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                    <text>( 38 4 )
la sec tion les commissionnaires à la venle qu'il n'y
aurait de raison d'en exclure les commiSliionnaires
à "ochol.
Les sieurs Leroux et J acolot conclua;ent don c à la
nullité de la vente faite le 25 oc tobre par Torrents à
Jaudou et demandaien t d'ètre remis en possession
des marchandises.
J U G E MEN T.
» Attendu que le connaissement du 30 août 1 8" l,
et ,sur lequel la vente des quatre balles de toile
dont il s'ag it a été faite, désignait pOUl' consi gnataire de cette marchandise le sieur Bonaventure
T orrents; qu' ill'ésulte d'une facture, à la date du
25 octobre 18" l, que lesdites t!uatre balles de toile
ont été vendues à livrer au sieur Jaudou, qui en
a payé le prix comptant; que ces ventes, qui so nt
d' un usage fréqu~nt dans le commerce, SOllt nonseu lement autorisées par la loi, mais qu'encore
elles sont une exception au droit accordé par l'art.
57 6 du code de commel'ce;
» Attendu qu'à l'époque du 25 octobre 182 1 ,
le sieur Bona venture Torrents était sur pi ed, puisque l'o uverture de sa faillite n'a été fix ée tJu'an
30 du mème mois; que pour que la vent~ dont
il s'agit pùt être nuerellée avec fondement, Il faudrait prouver qu:elle est le fruit d' Ul~ e fraud e pratiqu ée entre le sieur Jaudou et le sieur Torrents;
ce que rien ne démontre dans la cause;
LE TRIBUNAL, sans s'arrêter aux exceptions
proposées par le sieur Lerou x et Jacolot dont Il
l~s déboute, ordonne que le SleUi' Marte l, co urti er
de' commerce se dessa isira, en fav eur du sieur
Jaudou , des q'uatre balles toile dont il s'agi t ; condamne les sieurs Leroux et Jacolot aux dépens.
Du 2 décembre , 822. - Pl'ésid.' M. P UG-ET Plaid.' MM. SERMET pOul' Jaudou, NEGRE pour
Leroux et Jacolot.

JOURNAL
:DE JURISPRUDENCE
COMMERCIALE ET MARlTIME

,

RÉDIGÉ

P A Il MM. G l R 0 0 n T e L A RIO ND,
AVOCATS, A MARS EILLE.

TOME

III.

1822.

SECONDE

PARTIE.

DÉc l S ION S diverses, Lois J Ordonnances,
Arrétés et Réglemen s Adminislratifs , en
matière de Commerce de Terre et de JWer.
AD

UTILITATEnt

CO LLI G I 1H U,s .

A MARSEILLE,
De l'Imprimerie lf.,o\DÉL.o\ IDE BREBION , Jmprimeur du Roi ,
.ur le Cours , N,O

4.

�(

1

)

JOURNAL
DE JURISPR U DENCE COM ME RCIALE
ET

MARITIME.

SECONDE

PARTIE.

Lois, Ordonnances et Decisions dieer ses.
FE

Lettre de change. - Pour compte. - Donneur
d'ordœ. - Tiers-porteur. - Garantie.

.

,

Celui pour compte de 'lui une lettre de .change a
dte tiree et dont le nom n'y est ùldi9ué 'lue par
des lettres initiales , est- il obligé p ersonnellement
cneers le tiers-porteur, et peut-il être atta9ue
personnellement par ce dernier ? (Rés. nég. ).
( Gor.gnou

C OU Ire

Martin d' André. )

EN 18 18, les S.rs Garagnon et Comp." de Marseille
•

avaient autorisé le S.r Bazi lio Xenis, d' Odessa, à tirer
pour leur compte une somme de 36,000 fr., Stlr
les sieurs Guerin de F oncin et Comp. e de Paris.
Pos térieurement à r émission des traites, et SUL'
la nouvelle ùu dérangemen t des a ffaires de Bazilio
Xenis, Garagnon et Co mp! c!criviœnt à Guerin de
Foncin et Comp" de ne pas accepter.
Les traites furent protes tées.
Les siems Martin d'A ndré et fils, porteurs de ces
traites, attaquèrent Garag non et Comp" en remboursement , comme étant cellx par ordre et pour
Siconde Partie.
a

�( 2 )

compte de qui les lettres de change avaient été
tirées.
Le 21 juin 1819 , le tribun al de COJUmerc~ de
Paris rejeta la demande de Marlin d'André et fils.
Sur l'appel , la Cour royale de Paris réforma ce
jugement par arrèt du 3 1 aoùt 18 19, et condamna
Garagnon et Cam p.- au paiement des traites.
Ces deux différentes décisions sont l'apportées
dans ce reclleil, tome I.e, , 2. e partie , pages 1 et
suivantes (1).
Garaguon et Camp.' se sdnt pourvu s en cassa lion ,
et ont obtenu ga iu de cause devan t la Cour suprême,
par fanèt suivant.
ARR Ê T.
» Vu les articles 1 18 , 140 et 142 du code de
commerce, por tant:
Arr. J 18. " Le tireur et les endosseurs cl' une leltr/J
de change sont garans de l'acceptation et du paiement à l'échéance. »
Art. '40. « Tous ceux qui ont signé ou endossé
une lettre de change, sont tenus à la gurarrtie
solidaire eneers le porteur. »
Art. 142. « Cette garantie ( l'aeal) est fournie
par un tiers sur la lettre mtme , ou par acte séparé.
. L e donneur d'a pal est tenu solidairement par les
mêmes eoies que tes tireurs et endosseurs, sauf les
' Dneentions différentes des parties. »
" Attendu que l'~n ne peut être obli gé que par
des engagemens volontairement contractés, ou par
la force de la loi;
. » Que le donneur d'ordre n'a pas con tracté avec
le porteur de la lettre de change; qu'il est inter-

(1) Voy. aussi même tome , mêm&lt;: parlie, page ,49,
le jur:;emellt r.endu dans une autre aA '\l re, sur,la meme
que'lion, pa&lt; le tribunal de commerce de Pun .. , le 14
t.vrier 18, 0.

( 3)
venu un simple contrat de mandat en tre le donneur
d'ordre et le tireur de la lettre; d'où il suit que le
porteur ne peut avoir d'action directe contre le
donneur d'ordre résultant de la con ven tian , et qu 'il
ne pouvait, dès-lors , avoir d'action contre lui que
par lâ force de la loi ;
" Que le code de commerce, introdu ctif d'un
droit nouveau SUI' la matière des lettres de change
pOlir compte d' un tiers, est la seule loi à consulter,
et que ce code ne donne aucune action directê au
porteur contre le donneur d'ordre;
" Queles articles 11 8 et 1~o, qui s'occupent de
la ga rantie du porteur, ne hll donnen t action que
contre les signa taires de la lettre, tireurs, endosseurs
et accepteurs, et que le donneur d'ordre n'est ni
tireur , ni endosseur, ni accepteur ; qu'aucun article
du code ne l' assimile à aucun d'eux;
" Que le lég islateur n'aurait pas négligé de faire
peser la garan tie sur loi, s'il avait été dans son
llltentiQn qu'il en flÎt ainsi; qu'il l'aurait placé au
mème ran g que le donneur d'aval , par acte séparé
comme il J'a rait dans l'article 142 ;
,
" Que ce tte exception au principe général établie
par les articles r 18 et 140, à l'Pgard du donn eur
d'aval, ue peut être étendue d' un cas à l'autre '
qu'au contraire, elle confirme la rèo-Ie;
,
» .Qu'il résulte de là, que le l;=;'rteur n'a pas
d'actIOu direc te dérivant du l'ontmt de chan o-e
contre le dOllneur d'ordre, et que s'il peut ~n
exercer une, ce ne peut être que l'action du mandat
pal' subroga tion au tireur, son garant;
. " que cette action étant purement personnell e,
. Il dOIt la porter pardevant le juge du domicile
du donneur d'ord,re '. et subi~ toutes les exceptions
qu e le donnelll' d ordre aurait à faIre valoir contre
son commissionnaire ;
" Que cepcuuan t, la Cour roya le de Paris a iuO' ~
que le défendeur ( Martin fils d'André), pOl'te~

�(4)

d~ lettre~ ~e change

en ques tion , ava it une action
dlrec te dcnvant du con trat de change contre le
d~~a~deu~ &lt;. Garagnon et Cornp.· ) , donneur
ol.che, mdlqué dans la lettre par de simples
IOltlales ;

?

. " Que la CO~lr royale n'a pu juger ainsi sallS
eX;ès de, pOUvOl~S , en Supposant dans la loi ce
II u elle n a pas dit , et s'écartant ainsi Ou vertement
de ses dispositions.

LA COUR casse, etc.
Du 19 décembre 18:l1. - Cour de cas!ation. _,
_
Section civile - Prés. M.
Plaid. Mi\!. DARRIE UX et LOISEAU.
Société. -

Preuve. -

Raison sociale. -

Faillite.

L e. créanciers d'un négociant failli peupent-ils être
admis à prouJ'er (existence d'ulle socilfte elltre
leur débiteur et des tiers, ct à f aire déclarcr
ces tiers en état de falïlile, comme associés solidaires du failli, lorsque lcs cllgagemens de ce/uià n'ont pas étt! contractés sous uae raison sociale,
mais sous son flom indipiduel ? (l'Ih. nég. )
( Cahen, Emerique coutre le Syndic de la faillite L . . )

E N18 16 , le sieur L •..

avait établi une maison
de commerce à .\1e tz.
Le sieur Cahen 'entra dans cette maison et y
travailla comme simple commis; néann:lOins, . les
livres portent, à diverses époques : apOlr le slcur
C a/œn n ia ( no tre a socié ), pour apoir npporté c:'
caisse etc" doit le sieur Cohen nia, pour 0I'01 !"
r elire etc.
•
D' un au tre côté, un sieur Emerique ayant épouse

( 5 )
la fitl e du sieur L ..• , passa avec lui, le 17 janvier
.J 8, 7 , un acte sous sigllffture prip é~ par lelluel
II fut convenu, " que les époux Emerlque seralent
a~sor i és des S.T et D." L ... pend ant qu atre ans;
qll e Icur part serait du cinqui ème pendant les deux
premières an nées et du quart pendant les cieux:
autres; (j'J e leurs dots, montant à 1 2,000 fI'. , serviraient cie mise cie fo nds ; qu'ils se raient maîtres,
à l'expiration des quatre premi ères années et mème
après les deux premi ères années, ci e renoncer à
la soc iété et de retirer avec leurs fonds, affranchis de toute parti cipation aux dettes, une rétri":
bution annuell e de 1,:l00 fr., à titre d'indemnité, '
comme co mmis; enfin , il fut convenu que les
opérations co mm erciales aura ient lieu les deux premieres ann ées so us la raison d'Anne C ... ,femme
L ... , et pendant les deux ann ées su ivantes sous
la raison, f emme L .. . el Emerique. "
Cet acte fut men tionné dan s les reg istres timbrés de' la maison L ... ; mais il ne fat rev~ ta
d'a ucune des formalittls prescritès par le code de
commerce pour les actes de société.
'
Depuis lors , les opérations commerciales clu sieur ,
L . .. se firent sous son nom individu el , et to us
ses engagemens fUl'el1t souscrits : par procurnlùm
du sieur L ... A fllle C .• " femme L... I.e sieur
Ca hen et le sieur Emerique ne signèrent aucun
bdl et nt aucun ac te en ·fav eur cles ti ers.
Par ,un acte d" :l 8 mai ' 1 8 1 9 ' les époux L. , •
ct le Sleur E meI'lC(ue déclarèrent leur société disso ut~ ; il fut. COL] ven u " que le sieur L... conserveralt tout 1 actlf et se cbargerait de to utes les
dettes, qu e le siem E merique retirerait sa mise de
fOllds à des d élais fixé s , et qu 'il con tinu erai t à
l'es ter dans la maIson , comme simple co mmis avec
'
,
1 ,:l00 f l'. d' appomtemens
par an,
Ce t a r ~e fut in scrit à sa date sur le journal
tirnbré de la maiSOIl L •••

�( 6 )
A l'échéance- du premier terme de paiement , les
époux L .•• n'ayant pu se libérer envers le sieur
Emerique. , ils le garanti rent par un nantissemen t.
En mal l 820 , le sieur L ... tomba en faillite ;
un syndic fut nommé et l'on procéda à la vérification des créances.
Le sieur Cahen , qui avait r etiré su ccessivement
tous les fonds qu'il avait versés dans la maison
L •. . , ne réclama rien et les créanciers n' élevèrent
contre lui aucune prétention.
. Il n'en fut pas de mème du sieur Emerique qui
s·é tait présenté comme créa ncier; le sy ndic nOl1seul ement lui contesta ses créa nces, mais encore le
so utint associé du sieur L . .. et provoqua sa mise
en faillite.
Le l 6 aoû t t 820 , jugement du tribun al de comm erce, qui déclare associés solidaires de L . •. , et
comme lui en état de faillite, le sieur E merique
et le sieur Callen, ce dernier d'office.
.
» Attendu , portent les motifs, quïl a été convenu
par Salomon Emerique fils , et non contes té par
L .•• , qu'une associa ti on verbale a eu lieu entr'eux ,
qui n'a po int été contrac tée co mme le prescrit le
code de commerce ; que la prétendue annotation
de Salomon E meriqu e , écrite par lui ail registre ,
est n ulle aux ye ux de la loi, COlUIlle é tant irrég ulière et con traire à l'usage du commerce ;
" Attend u que SalOLuon Emeriq ue fils, reconnu
·sociétaire par les reg istres de la société , et , mème
d'après son ave u , ces r egistres étant ton us con formémen t à la loi , i l est de fait que S,&gt;.lomon
Eilleriq ue étant un des associés actifs de la maison L • . . , conn u de tous les cOl"respond ans , a pu
déterm iner pour beaucoup ces derniers dans la
confiance qu'ils lui accordaient; l'on n e peut voir
dans Salomon Emeri q ue qu' un associé solidaire
en vers les créanciers du comm erce du failli L . . •
» Attendu que si , comme l'annonce E mericlue

( 7)
Gis ? il s'était réserv é le droit de se retirer de la
société , Il deva tt en prévenir les créa nciers en
temps o p~ortun , taot par des circulaires que pal'
un, ac te regul ler de dissolutIOn ; qu'au reo-ard des
Crt'a llC I~rs . ces form alités étaient bien pl ~s indispensables que la r~vo lut lO n dlt terme de l'associat IOn tlui prùvoq ua it uo ~ entière li c['l ida ti on, tandis
rl ~Le la , ~·ctra Jte d' Em er~que fil s .et du capital qu'il
U\ ait miS dans la maison, ]Jl'lva lt les créanciers
de leur gag0 naturel , ga rautie que l'art. 4 du code
de, eommeœe leur a positiv ement conserv ée ;
q u all1 St , sous tous les rapports, Salomon E m~ri (lu e
ci o!! part ager le sort de L ...
." Sur la deuxième q uestion (rela tive à SalomonL IOn Cahen ), cOllsicl ~ra nt q u'il es t constant que
le nommé Salomon-LIOn Caben figure sur le livre
de com merce conan: associé, pour avoir apporté
en &lt;;a lsse, le t 6 mal 181G , 4000 fI'. et 400 fI'.
le t." octobre de la . mème année ; que ces enr~
glstremens sont faits de la main de Salomon-Lion
Cahen , et portent : avoir 111[. Salomon-Lion Calu n
noire associe , pour apo:r appari é en caisse , elc , e;
que to ~ s les retrai ts quïl a opél"és pour son cOl1lpte
son t stIpulés de mème ; qu'ainsi , ces raits établissent se ul s sa solid arité avec les au tres intéressés et
prouvent elu 'il a voulu pri ver illégalement les créan-.
Ciers de ce tte somm e et de sa garantie;
. » Q ue c'est mal-à-propos q ue les agens et syndIC n"ont pas compris dans la faillite L . .. , SalomOn Cahen , do ot le h·ibunal , com me sauve- garde
d e~ intérêts des tiers, doit d'office provoquer la
mise en faillite. "
A ppel de ce j ll gemp.nt de la part d'Emerique
et de Ca hen.
E meriq ue so utenait qu'il n'avait jamais été l'associé de L ... ; ([ Il'en supposant l'existence d' une
~oc ié té, elle avait été disso ute par r ac te du 28
janvier 1819' qui n'était autre chose que l'exécu-

�,
( 8 )
tion de la clause résolutoire contenue dans l'acte
du 17 janvier 1817 , et dont Emerique avait usé ,
en renon çant à la société pour devenir simple
créancier;
Qu'en admettant m ême que cette prétendue
soci~té durât encore, ell e n'a vait point eu lieu en
nom collectif; qu'aucune rai son socia le n'ex istait
entre L •.• et Ernerique; qu'aux termes des art.
20 et 33 du code de commence, l'essence d'un e
société, en nom collecti!', es t la raison sociale; et
pour que les associés soient tenus solid airement
des dettes, il f aut qu'elles aient é té contractées
sous la raison sociale. Sans cette condition, les
créanci ers n 'on t que des ob li ga tions purement individuelles, et pour débiteur unique que celui dont ils
ont accepté la signature; que, dès-lors, dans l'espèce,
toutes les obligations de la maison L , .. ayant é té
con tractées, non so us une r aison sociale , mais sous
le nOm particulier de L .• . par la signature' Anne
C •. , , femme L .. " Emetique ne pouvait se trouver
engagé vis-il-vis des créa nciers.
Cahen, de son côté, s'attacbait à démontrer ~lu e
m algré les expressions n'a ( lIotre associé) (lUi se
rencontraient dans les registres écrits de sa main,
il ne devait pas être considéré COI11DJe associe,
mais seulement comm e simple commÎs intéressé.
Le syndic opposait qu'il é tait f acile d'é lab!lI' ,
d'après les actes ct les registres , tlU'il Y avait SOC ié té
en tre le failli et les sieurs Emerique et Cahen; qU'II
Y avait une raison sociale, en ce que la signature
de l' un d'eux ava it é té adoptée comllle telle; que
ce tte sig na(ure liait tous les associés, d'autant plus
qu'il était avoué (PiC toutes les dettes contrac tées
par le failli ne l'avaient pas été pour affaires particulières, mals pour des faits du commerce, c'està-dire, dl! la société; qu'ennn, cn supposant que
l'on ne plÎt, pas conSidérer E~nerique et Ca ben
comme associes en n om co ll cctl! , Ils 1 p. talent , lout
au- moin s, en cOIlJl:nandilc , ct par cela seul ,qu'ils

( 9 )
avaient fait des actes de gestion, ils étaient passibles solidairemen t des dettes.

ARR È T.
" Attendu que 'le commerce de la maison Loo.
a été constamment tenu sous la signature, par
proc/Jralion d,e L . . " Anne C .•. , f emme L.,.;
" Attendu que cette signature constitue d'autant
moins ohé raison sociale ou un nom social , qu' elle
n'a pas même é té employée en vertu du tralt~ de
soc iété, IÎlais en vertu de la procuration tlu'e lle
rappell e et qui avait été donnée antérieurement à
la Jem me L,. " par son mari;
,
" Attendu qu e cette signature n'a été obli gatoire
que pour L, .• seul , et qu'elle n'a pu engager
Salomotl Emerique, ni le rendre débi teur solid aire;
" Attendu que les choses ne se sont évidemment
passées ainsi ' tJue par suite des dispositions des
parties, consignées dan~ l'acte du 17 janvier 1817,
et pour ne point nuire aux réserves que Salomon
Emeriqu e y avait stipulées, dans le but de ne point
se li vrer inconsidérément;
&gt;l Attendu, en elfet,Cjue si, d'une part , les parties
eusse nt voulu adopter ·dès-lors une raison sociale,
elles n'auraient pas manqué de prendœ immédia~
teillent cell e que néanmoins elles déclarèrent ne
vouloir employer qu'après les deux premières années;
et que si , d'autre part , la seu le signature Anne C... ,
f emme L . .. , eÎt t constitué , comme on le pré tend ,
leur nom social , dans le sens de l'art. 23 du code
d e commerce , elles n'auraient eu aucune raison de
le changer pour ' en prendre un autre après les
susdites deux ann ées;
&gt;l
Attendu qu'il est bien clair que, pat' l'acte dl!
17 jan vier 181 7 , les parties ont vO,uln sul;ordonner
à une épreuve de deux ans, la pleme exec utlOI1 de
leur con ven tion sociale ;
» Attend u , au surplus, qu'elles ont agi de bonne

�(

10 )

(

fai, qu'il n'a élé exercé aucune fraude ni aUl!une
surprise à r~gard des créanciers, qui se ;ont contenl'':s d'une sIgnature individuelle;
» Attendu .qu'il résulte de. là. que, sous aucun
rapport de faIt ou d ·~n te nti o n, . on ne peut considerer. S.alomo? EmerlC(ue comme associé en état
de faIllIte solIdaire avec lui;
:' A~tendu qu'en réformant la sentence, sur ce
pomt, Il.e~t juste de le comprendre dans le passif
~e la faIllI le pour ses dIverses ,créances, qui sont
Incontestables et portées dans des titres non suspects, etc.;
:'. At.téndu, en ce qui touche Salomon-Lion Cahen,
qu II n apparalt d'aucun acte de société entre lui
et la. maison L . • , ; que s'il a versé ses fonds dans
la caIsse de cette maison ce n'a été qu'à titre de
d epôt,
et p&lt;&gt;':lr les retirer' au fur et à mes ure de ses
besoms, amSI qu' il ra fait, et même par petites
som.mes; d'oll il syit q\,'il n'y a 'v éritablement aucun
mouE qui. pUisse faire maintenir le jugement rendu
contre lUI ;
J"A COUR, émendant, décharge Emerique et
Callen des condamnations ' prononcées contr'eux;
ordonne que Salomon Emerique sera compris au
passif de la faillite, eto.
Du 21 décembre 1820. - Cour royale de Metz.l'rés. M. GÉRARD-d'lfANNoNcELLEs. - Plaid. MYI.
DO~HrANGET, OULIF et VVOIRHAYE.
Femme. -

Obligations commerciales. Responsabilité.

Mari. -

Lorsqu'il eJt natoire .9u·une femme, sans tire marc1tande publique, est habituellement chargée fie
gérer le commerce de son mari, ce dernier est-il
tenu des obligations commercialçs 'lu' elle contracle,
lors sut-tout que 1 pendant long-temps, il a ratifié
.

.

l

.

11 )

cr e:J'/!cuté tous les engagemens commerciaux d8
son épouse? (Rés a ft )
( Quilleuy contre divers créanciers. )

LA

darne Quitteray gérait depuis vingt-ani le
commerce de SO\I mari , marchand épicier à PontAud emer.
Ell e souscrivit, dans cet intervalle, pour environ
20,000 Ji'. de billets à ordre, au pl'Ofit d'un sieur
Henry, ruarchand de Rouen, qui les négocia.
Quelque temps après, Henry fit faillite.
Les porleurs de qu elques-uns des billets souscrits
par la dame Quitteray, en réclamèrent le paiement
du sieur Quitteray; celui-ci prétend it alors qu'il
ne pouvait être tenu des obligations contractées par
sa fem lue à son insu et sans son consentement ';
il so utint , en outre, qÎle ces billets n'avaient étQ
souscrits pal' la dame Quitteray que par complaisance pOll!' le sieur Henry, qui n'en avait jamais
fourni la valeur.
Cette défen se fut d'abord accueillie par quatre
juge mens en demier ressol't du tribun al de commerce de Rouen, des 17 février, 1." et 8 mars
1 8 1 9D'autres porteurs des billets de la dame Quitteray
ayant formé leur demande devant le -tribunal de
Port-Audemer, trois jugemens rendus le 8 mai . 8 1 9,
condamnèrent le sieur Quitteray à en acquitter le
montant.
Ces jugemens furen t basés sur les motifs Sllivans,
" Considérant, en ce qui concerne le S.' Quittera)',
qui prétend n'ètre point obligé de payer le mOl:t.nt
des bille ts à ordre dont il s'auit,
!Jarce que
o
. ces bIllets
,
sont so uscrits ]Dar son épouse, sans mentIon que c est
pour le compte de lui sieur Quitteray , nI énonCIation de procuration de sa part;
" J. O Qu'il est de notoriété publique et reco?nu
par le sieur Quitteray , tant dans les conclUSIOns

�(

( 13 )

r.2 )

prises par lui, que dans les plaidoieries de son
défenseur, que , depuis son mariage contracté il y
a plus de vingt ans. la dame Quitteray s'occupe
seule presque exclusivr.lent du commerce de Son
mari, qui sait à peine li re et écrire; ciu 'elle est
dans l' habitud e d'aller chez les marchands et négocians acheter des march andises; qu'ell e règ le les
factures, qu'ell e souscrit des , billets à ordre ,et
accepte les lettres de change tirées SUl' son man ;
(lue ces billets et lettres de change on t été jusqu'à
préspnt payés et acquittés indistinctement pal' le
mari ou par la femm e , o u pal' tous deux sllllultanénwnt;
" 2 ,° Que la bonnp foi , qui est la base d" ~0 111rnerce, ne peut ni ne doit ê tre trompée; qu e pUi squ e
le sieur Quitteray a touj ours acq uitté les engagemens
con tractés par sa fem me , il est encore obli gé de
r emp lir les billets il ordre dorit le montant es t
demandé , d 'a utant plus que, de so n propre ave u,
il se reconnaît débiteur envers le sieur Henry,
bélléficiaire de ces billets, d'une somme de 2,300 1'1'.
pour fournitures de m archandises, les quelles marchandises ont été soldées en partie , du m oi ns tout
porte à le croire, pal' les bill ets rep~ésentés ,;
" 3.° Que, lors-même que le sleUl: QUltteray
allrait osé méconnaitre a voir r eç u du Sieur Hemy
des valeurs en marchandises, et d'après les commandes faites par sa fem me, les juges n'en l'esteraientpa6 moins con'vaincus CJu 'eUe ont ét é fourn Ies,
puisqu'i l est non-se ulement à leu l', co nnal ss~nce per~oTIJleli e , mais encore de notol'lété pub1tqu e ,que
la majeure parti e des marchandises que le SJeur
HeDly adressa it à SOn père, demeurant" P ontAudemer, étaient livrées par .ce dermer po ur le
compte de son fils, aux sieur ct dame QUltteray,
et 'lu e c'était ce tte derni ère qui rég lait ou donnait des à-compte ou des effe ts de commerce ;
" 4·° Que de tous les faits c i~d ess u s énoncés et
reCOQl1l1S par le sieur Quitteray , il r ésulte éVldem-

ment qu e le sieur Quitteray avait conféré à sa
femme le pou voir de faire tous , les actes relatifs
à son COJllmerce et que, s'il pouvait s'élever quelque
d oute raisonnable sur l'é tendue de ce pouvoir, on
devrait se déterminer pal' ce qui s'est passé antérieUl'enlent ;

" Considérant que le sieur Quitteray ne peut
tirer a ucune iuduction qui lui soi t favorable de
ce que les billets souscrits par sa femme ne fon t
point men tion de sa procuration, parce que, si
l'on se reporte aux vrais principes de la matière,
qui son t développés par Pothier , dans son excellent
traité du mandat, on sera convaincu que cette
circonstance ne peut produire d'avantage qu'au
profit des tiers 'lui on t traité av ec le mandataire,
et qui en ce cas , sans perdre leur action directe
con tre 'le mandant, ont une action utile contre 1"
mandataire llui n'a pas fait mention de sa procuration , lorsque ce mandataire est capable de s'obliger
personnellement; que si, comme dans l'espèce, il
es t incapable de s'obliger personnellement, alors.
les tiers n'ont plus l' action dite utilis institoria
con tre lui , mais ils conservent toujours l'action
direc te contre le mandant;
" Considérant qu'il ne s'agi t point ici de décider
~i la dam e Quitteray est marchande publique: si,
comme telle, elle s'est obligée et a obligé son
mari , mais bien de savoir si la femme Quitteray
a pu recevo ir un mandat de, ,son mal'i: si el1 ~ l'a
reç u en el'Iet ; que l ~ premlere de ces, questIOns
es! résolue par l'art. ' 990 du code clVI l ; que la
seconde l'est pal' les faits constans a ~ procès et la
reconnaissance du sIeur QUltteray lUI-même. "
Le sieur Qui tteray , s'es t pOU1'V il en cassa tioll
contl'l! ces trois jugemens. LU Pou r violation de3
, articles,:, J 7 et 220 du code ci~il, portant ,que la
femme ne peut s'ob lJ ger III obltger so n man, s,ans
le conco urs ou l'autOl'lSatlOl1 écnte de ce derlllel' ,
,

1

�( t4 )
à moins qu'elle ne soit à la fois marchande publi-

,

que et commune en biens;
2.° Pour violation de l'art. 1995 du code civil ,
relati f au m and at ;
3.° POUl' violation de l'article 1353 du code
civil, qui défend d'adm ettrè des présomptions hors
des cas OÙ la preuve testimoniale est permise; et,
pour contravention à l'art. 1356 du mème code ,
relatif à l'indi visibilité de l'ave u judiciaire.
Le sieur Quitteray disait, à l'appui du premier
moyeu :
'
La dame Quitteray n'est ni m arch ande publique
ni commune en biens; elle ne pouvait dOllc obliger
son mari ni s'obliger elle-même; elle a pu gérer
le commerce de son mari; celui- ci a pu ra tifier
et exéc uter les en gagemen s qu'elle avait pris, mais
il ne s'ensuit pas pour lui l'obli gation d'acquitter
toutes les dettes qu'elle a pu s'aviser de con trac ter ;
elle n'en reste pas moins so us l'autorité de S03 mat'i
pour pou voir l'obliger légalement , et, à plus forte
raison , pour pouvait' s'obliger elle-même.
A l'appui du deuxième moyen:
I,e mandat ne peut être donné que par ecrit ou
perbalement ; or , le sieur Quitteray n'a donn é à
sa femme aucun mandat ni de l' une ni de l'autre
espèce. Prétendrait-on qu'il y a eu de Sa part un
mandat tacite? Mais le mandat tacite , admis dans
/ l'arrcienne jurisprudence, est formellement rejeté de
, nos lois civiles, comme dan gereux dans la pratique;
l'art. ' 985 admet seulement l'acceptation tacite du
m and at , m ais il suppose touj ours qu e ce mandat
a été donné pal' écrit ou verbalement; les juge mens
attaq ués ont donc supposé de la part du sieur
Quitteray Un lien obliga toire (lui n'existait pas.
A l'appui du troisième m oyen :
En premier lieu , le tribunal de Pont-A udemer ne
s'est fond é que sur des présomptions pOUL' admettre
l'existence d' un mandat donné par le sieur Quitt~ray
li sa femme.

( 1:' )
En s~cond l ieu. \ ce tribun al a scù,dé les aveux
du sieur Quitteray , pu isqu'il s'es t fond é sur cés
a veux pour valider, à son égard , des effets souscrits
par sa femme, qu oi qu' il n'eût jamais déclaré avoir
dO~lD é pou voir à celle-ci de signer , pour lui , des
eHets de commerce.
'
ARR È T.
Sur le premier moyen :
» Attendu, en droit , yue les femmes même mariée!
peuvent ~ tre choisies p our mandataires; ,
" Attendu qu'il a été reconnu , en f ait, par les
jugemens attaqu és que ,Quitteray. ~vait donné à sa
femme le mandat de gére\' exclusieement et genéralement toutes les affaires de 'son commerce , et qu'elle
les avait en effet ainsi gérées depu is leur mariage
jusqu'au procès actuel , depuis envi ron vin gt ans ;
qu e, d'après cela , en déc idant que led it Quitteray
avait été pour tout ce qui ~ on cel'll ai t son commerce,
valablement obligé par Sa femme, non pas comme
m(J rcllOnde publi'lue de son cluif, mais bien seulement comme sa mandataire , les mêmes jugemens
ont fait une très-juste application des lois de la
matière.
Sur le deuxième moyen :
» Attendu que , loin de déclarer tacite le mandat
dont il s'agit , les juges l'ont regardé comme e:rprès
et/ormel , résultant des aeeu!c et f aits multipliés
de Quitteray lui-même, et nota'mment des actes
par lesquels il ava it , pendant led,it espace ~e vin gt
ans, touj ours et indistinctement, ratifié et e:nicul/!
tou s les engagemens commerciaux contractés par sa
femm e; qu'ai nsi le vœu des articles invoqués pal'
Quitteray était pal'faitement rempli.
Sur le troisi"me moyen :
» Attendu 1.0 qu e de tout ce qui vien t d'ètl'e
établi , il rés ulte qu e ce n'es t pas de simples conje,ctures et présomptions , m ais bien des aew,'C et fa its
formels et réitérés de Quitteray lui-mêllle, que les

�( ,I 6

)
. î ont !aLt
r . sortir
. 1e man cl at d ont 1·1"
Juges
s agLt ; qu'a u
surplus, en matière de commerce, et eu faveur
particuli~rement des tiers, dont la bonne . foi ne
doit pas ètL"e trompée, les juges peuven t constater
les engagemens par d'autres élémens que par la
preuve par écrit, toutes les fois. qu'elle n'est pas
expresséll1ént exigée par la loi;
0
2.
Que si la loi défend aux juges de scintler
les aveux des parties; elle leur impose l'obligation
d'en fixer le sens véritable, en le coordonnant
avec les autres élémens, faits et circonstances de
la cause;

LA COUR rejette, etc.
Du 25 Janvier 1821. - Cour de cassation. _
Section des requêtes. - Prés. M.'· lliNRION
PlaId. M.r ROCHELLE (1).

DE

PENSEY. -

(L) La même questiol) avaiL é;é pareillement décidée le
:'7 février 18'9, par la Cour royule d'Augers, (voy. Sirey,
tom. 2.0. l,' p., p. 148) . mais dans UDe espèce qui présentai t une circonsUtnce de plus que celle que 110U 5 venons de
rapporter. La femme lIon-s.eule ment gérait habituelleRlent
Jes affaires de sou mari, mais eUe avait signé des engagem ens , en ajo llt aR l: pour m.on mari, tandis que la dame
Quitleray ava it signé saas celte indication.

Il faudrait bien

S9

garder d'app liquer ces décisions, en

thèse générale, à tous les cas où des femmes, sacs représenter une procuration, se sont immiscées dans le Com merce de leurs maris 1 et ont contrac té des engugemens
relalifs à ce commerce; pour que ces engagemens soient
obliga toires à l·él'ard du. mari. i\ faut uue notoriété

publique. des faIts muillpltés , qUI ét.bhssent qU'li est
dana l'habitude de faire gérer so n commerce par sa
femme J et de reconnaître les obligations qu'elle Co ntracte pOUf son compte. Sans àoute, il es t de l'i,ntérêt
du commerce que la bonne foi des tiers ne soit pas
trompée i mais il est aussi de prin cipe, en droit, que

p'ersonne ne doit i~norer la condition de celui av ec qui
Il contracte. Ainsi, les tiers qui traitent avec une femme
comme mandataire de son mari, doivent, à défaut d'unc
procuration êcrite 1 s'enquérir avec soi~, si . le mand~t

qu'ils lui supposent, est suffisamment établt par 1 u.. ge hablluel et nOloire du mari.

( '7 )
Lettre de change. - Provisioo. du tireur.

Faillite

C"

UN E lel/re de change non acceptce , mais dont la
propision existe en mains du tin!, rend-elle le
porleur propriétaire ex clusif de cette provision,
q.uoique le tireur soit tombé en foilltie orant 1'11c/llionce? (R és, nég. )
(Boscus cOlltre le. Syndics de la faillite de Candellé. )
U NE let,tre de change de 3643 fr. 64 c, est tirée
de Pau , le 27 avril 18/ 9, à l'échéance du 3 1'
mai suivant, par le S.' Candellé su r le S.' Sacaley
aîné à Toulouse, Il l'ordre des sieurs Dornecq et
Momey!'a de Bordeaux.
. .
Ceux-c i la négocient, en indiquant un besoin
chez les sieurs Bosc us et Cornp.c

Le S! Candellé avait envoyé, à diver~es époques,
au sieur Sacal,ey des marchandises pour les vendre,
et du produit payer les traites qu'il fournissait
sur lui.
Le 28 mai 18 L9, le sie ur . Oanclellé est déclaré
en faillite paL· jugement du tnbuna,l de commerce
de Tarbes.
Ce ). u""ement fait remonter l'ouverture de la
.
fai lli te au '9 du même mOLS.

'"

Instruit de cette faiU;te , le sieur Sacaley rerus~
de payer la lettre de change.
Protèt.
L es S.r. Boscus et Cornp. e indiqués par le besoin,
remboursent le porteur pour compte des sieurs
DomecLl et Momeyra.
. Le

24- juin, ils font signifier au sieur Sacaley,

Sec~nde

Partie.

�(

J8

)

sommation de déclarer si, avant l'échéance de
la traite, il avait proeision du tireur. 2.° D~rensc de
se dessaisir des so mme.s ou m archandises ll"i seraient en ses mains polir compte du S.' Candellé.
1.0

Le sieur Sacaley répond qu'il est détenteur , soit
en marchandises , soit en argent , d' Ilne valeur
égale au montant de la traite , et qu 'il paiera à
qui de droit.
Les sieurs Boscus et Comp.- l'assig nent alors en
r emboursement devant le tribunal dr. co mmerce
de Toulouse. Ils assignent égalenl ent en condamnation solid aire les sieurs Domecq ct Mo mey ra. '
Le sieur Sacaley cite les syndics de la faillite
Candellé en interven tion dans l'instance, et il fait
o nce, dans tous les cas, de payer à qui le tribu li ai
l'ordonnera la somme de 6643 fr. 36 c. dont il
est resté débiteur au sieur CandeUé.
La discussion s'engage entre les syndics, d'une
pal't, et les sieurs Boscus et Dornecq, de l'autrc.
Ces derniers soutiennent que , pal' l'effet de la
cession ou transport qui résulte du cO lül'at de
chan ge, la traite dont ils sont porteurs les a rendus
proprié taires de la proeisùm des tinée à l'a clluitter ,
et qui se trouve en mains du sieur Sacaley.
Les syndics opposent que l'ouver ture de la f aillite
de Candellé dant antérieure à ["échéance de la
traite, les sommes ou marchandises d ont le sieur
Sacaley se trouve détente ur , ne peu,'en t être dévolu es qu'à la masse des créanc iers du failli; que
les porteurs ou d onn eurs de valeu r de la t['aite
l,ont pu avoir de droit accjuis Sllr la proVlSlun
avant J'échéance ; que le tireur eu a conserv é la
propriéré jusqu'à cette époque et CJu' il nI' pouv ai t
la transmettFe au porteur ri l éclu!ancc, qll'autant
qu'il aurait, dans ce moment, la libre di&amp;position

( 19 )
de ses "hiens ; que, depuis la faillite m ême dans
les d;K jou rs ([ui l:ont préêédé~ , nui ne pouvait
acguerlr de pl~lv.t ege Sur les bi ens du failli, au.&gt;:
termes des articles 442 et 4 43 du code de commerce;
Que, d ès-lors, le sieur Sacaley ne pouvait se libérer qu'en mains des syndics du failli , sauf au."
porteurs d e la traite à se présenter clans la faillite,
et;l partICiper avec les autres créanciers a u partage
de l'actif.
Le 23 aout / 8:&gt;'0, jugèmen t du tribunal cle commerce de Toul ouse, q ui ordonne CJu e la lettre d~
chan ge sera payée par le sieur Saculey ail moyen
d es sommes clont il est détenteur.
MOTIFS

DE

CE

J UGEMENT.

» Attendu C[ll' il est constant, en fait , et qll 'il
a é té prouvé qu e, lon g-temps avant l'échéance, le
sÎeur Sacaley ainé était nanti d' une quantité consid ~ rabl e de marchandises appartenant à Candellé;
qU'Il étai t chargé de les vendre, et, du produit,
payer diverses traites de ce demiel'; qu'a insi , allX
termes de l'art. 1 16 du code de commerce, il y
ava it réellement pro pision; qu'i l importe peu à la
décision de la cause que toutes les marchandises
fu sse nt ou non vendues pal' ledit Sacaley, à l'époque
de l'éc héance, puisqu'il se tl'Duvai t pourvu d' une
somme et de valeurs plus que suffisantes pour co mpléter la provision ; yue, dès-l ors, il est incon testable, en point de fait, qu e led it Sacaley, Sur lequel la lettre de change es t tirée, se trouv e réellement pourvu de la provision nécessaire au paie~ent ;

" Attendu, en droit, que, consid érée dans son
essence et dans sa nature , la lettre de change est
un contrat pa~ lequel uu illdi viclu ~ranspol'Ie à Ull

�(

.10 )

autre une somme qu'il a d ans un auh'e lieu , ou
qu 'il s'ob li ge de faire trouver à l'é poque indiqu ée;
qu e de ('ette d ~ finition , confirlUpe par tous les
,auteurs, il r~s u 1te que la lettre d e chan ge es t une
ces~ion q ui donne a u porteur des droi ts cer tains et
in co nte,tables sur la p rov ision des tinée a u paiem en t , en tell e sorte, que celui-ci se trouv e revêtu
d es droits et acti ons du tireur contre le tiré ; que
ces prin cipes sont encore co nhrrn ps par la combin a ison d es ar t, 11 6 et 1 70 du coel e cie co mm erce,
d 'a près Ips1lu els on d oit reconn ai tre e t è1isting ll el'
les droits du porteur , soi t sur le til'cur de b lettre
d e chauge, so it sur le tiré; qu 'en eHet, in déopend amm ent de l'ac tion ordinaire en rembourseme nt
contre les so uscripteurs et endosseurs, le porteur
peut et d oit exercer so n recours contre le tiré ;
IjU e c'est m ème contre ce dcrnier qll e le premier
acte jud iciaire, le protêt , d oit ètre dirigé, et que ,
dans le cas d e pours1lÏtes tardives , le porteur ne
con.serve d'action que contre le tir" , au x termes
de l'article ' 70, lorsque l'ex istence de la pro vision
es t prouvée; qu'ainsi, d' apr~s m ême les ex pressions de cet article, le porteur conse rvant ses
droits et actions, en vertu de la lettre de chan ge ,
contre celui sur lequel elle est tirée , et se trouvant
r éd uit ft cette se ule action, pal' le motif que c el~i-ci
est pourvu de la prov ision, il est manifeste que
le porteur a d es droits acquis sur cette provision;
gue rette provision e,t aHectée au pai ement de la
le ttre d e change, et qu'elle doit n écessairemen t
servir à éteindre l'actioll à laquelle ell e donne lieu;
Attendu, surabonda mment, qlJe les demandeurs n'ayan t pas exercé leur reco m's contre les
endosseurs ~t le tireur dan s le d éla i utile, ce serait
encore le cas d'a ppliqu er les dispositions de l'art.
J 70; de décl arer q ue les demand eurs n'out conser vé
d 'action que conu:e le sieur Sacaley, oui é tait nanti
,

»

(

:. t

)

d e la provision, ~t qu 'il ne dépend point des syndiCS d cm p~cher 1exercICe de ce tte ac ti on ;
" ,A ttendu q ue c'es t mal-à-propos qu e les syndics
dU.'leur Cand ellé on t invoqu é les art, 44" et 443,
qUI ,ne peu;en! avolI' ? u ~u n e application à la cause,
jlu,lsque, ,d un ?ôté: Il IInpor le peu llue le fai lli
SOit ù ess81~1 d ~ 1adil1l11lstratlO n cie ses biens à com pter de la Jaili lte, tandiS que la lettre de chan ~e es t
d' ~ne é po,!ue l)I'e n ant~,l'J' e ure, que la prov ision
"
a
è le fourn ie aUSS I anténeurel11 ent :, la faillite, que
les drOi ts du por teu r sur la pro, ision étaien t encore
~ C qUI S, ava nt I"cl ite faillite, et qu e, d'autre cô té ,
Il ~e s agit pOlllt de pl'i v il~,;:e ni d'hypo thècl'le à acqu enr Su r les biens du lailli,
Appel.
L'é tendue des moti fs énoncés dans le ju g~ ment
et clans l' arr"t , nous dispeuse de rapporter les
m oyens (lui ont ~ t é dé veloppés devant la cour.

ARRÊT

IN F 1 RM AT H.

" Attendu fIue le con trat de change n e l'enferme,
en f~ve ul' d u donneur de va leurs et de la part de
celu i qu i les reçoit. qu' une obligation dcfaire que
la som me ou la va leur, obj et du contra t de cbau ge ,
soi t mise à la disposition du donneur , et ce, Il
l'époque , au lieu, et au dOllli~il~ conven us entre
les contractans ;
" Qu e la lett\'e de ch ange en soi n'est qu'un mode

cl' exécu ti on cl u contrat de chan ge, Illode d'ex éc u tiOl1
qui fournit au donneur de valeu rs un moyen de
prouve r l'existence du contrat de change et de se
f ai re reconn ai tre pal' le tiré, et 'lui co ntient, à
l' égard de ce dernier, uu mandat de compt er pour
le tireur la somme portée en la lettre de ch ange;

�(

22 )

~ Que si l'intérêt du commerce a voulu qu'un
tel hillpt fùt cessible , ce qui l'a fait assimil er par
quelt(ues auteurs à Ulle piece de monnaie, il n'e n
résulte pas que la lettre de change ait une va leur
}'éelle et intrinsèque, puisque, enCOre un coup.
elle n'est que le mandat donné pour qu'au terme
fixé, la valeur, objet du contra t de oltange, so it
réalisée, e t se trouve disponible dans l'intérêt du
porteur du mandat;

~ Qu'il suit de ces premières notions que ni

le contrat , ni la lettre de change , ne tiennent eu
aucune mani ère du contra t de vente qu i suppose
l'ex istence actuelle et certaine de la chose vend ue,
cédée o u transportée ;
" Qu'à la vérité, suivant les intimés, ail mom eut où le contrat- de change se consomme enh'e
le donnE'ur et le preneur de valeurs, la provision,
c'est-à-dire, ce qui servira à l'acquit de la lettre,
doit, a u moins fictivement , exister au domicile et
dans les m ains du tiré ; d'où les intimés conclu ent q \l' il s'opère, au m ême instan t , un tran sport
de celte provision en faveur du donneur de valeurs , lorsqu'il en est instantanément sa isi; mais
que ce système, inconci liable avec la nature propre du contrat de change, tel qu'il vient d'être
dt'fini , est inconciliable aussi avec les usages les
plus cons tans et les plus utiles du commerce ;
" Que si la lettre de change est la plus ordinaire expressioll du cOlll ri,l t de change, on peut
aussi employer le billet 11 ordre pour mod e , d ' ~xé­
cutian du contra t de change; et 'lu'alors toute
idl:e de provision ac tu ellemellt cédée.e t transpo l~
tée s'év an ouit, puisque la lettre de change est
seu le suscep tible de provision;
»

Qu 'en second lieu , là où la form e Ele la luttl'e

( 23 )
de chauge eS,t employée pour signe du contrat de
ch~nge, le tIreur ,de la lettre peut tirer sur /u imcm e, pourvu qu Il tire d ' l1n lieu SUI' un autre
et que , dans cette hypothèse, qui se vérifie jOGr~
n ellement , on nc saura it éga lemellt adm ettre l'existence actuell e d'une provision cédée pal' l'eHet seul
du con trat de change , et cessible comme la lettre
de change elle- même;
Qu'enfin , c'est presque tOUjOUl'S so us la cond ition d'un délai plus ou moins long, que le pre~eurde, va leurs contracte l'obligotioll defaire qu'à
1 expu'a tlOn de ce délai , la som me ~ ' lui e.t l'objet
d" contrat dt change, SOit au dOlUlclle du uré et
qu e la stipulation usuelle et licite d'un tel délai
prouve assez qu 'il n'est pas de la natul'e du contra;
de change que la prm' ision soit rai te , qu'd ie existe
au moment où le contra t s-op~ re ;
, »

» Qu e l'obj ec tion prise pal' les intimés du clroit
qu'a le porteur de la lettre de se présen ter , dans
l'intervalle de la souscription de cette lettre à SOIl
échéance, au domicile du tiré , pour requér il' son
acceptatIOn, ne présente &lt;lu'un e conCusion d'idées;
que la loi a si peu entendu lier à la concession
d'un tel droit la nécessité de l'existence de la prov ision , au moment du contrat de change, que lorsqu e l'acce ptation su it l'exercice du droit de présenter la lettre au tiré, la loi n'induit de ce tte
acceptation qu' une supposition qu e la pl'Ovision es t
faite , supposition tlui, en déterminant les obli gations de J'accepteur envers le por teur ~ annonce
assez que le législateur n'a ' attaché aucune importance à la r éalité de la prov isioll ;

" Qu'en outre , si le refus clu tiré d'accepter
autorise le porteur à recourir sur-le- champ coutre
le tireur, c'est moins par~~ que celui-ci n'a pas
fait la pl'Ovision , Clue parce qu'il avait promis une

�•
( 25 )
garantie, un cautionnement dont le refus ,du tiré
prive le porteur; qu'a ussI le recours. donne.' en ce
cas, ne tend pas à obtenir que la I?rovlSlon SOlt fatte,
ruais à la résolution du contrat cie change, SI mIeux
n'aime le tireur fournir une ca ution qui remplace
celle promise lors clu con trat ;
n Attendu, d ès-lors, que si ce tte provision , .(lui
n 'est pas obligée, existe d'aill eurs 11 ce tte épollue,
o u es t faite par le tireur , avan t l'échéance, elle
dem eure sa proprié té jusqu'a u m oment cie l'échéance, seule époque olt le porteur acquIert un
droit r éel sur la provision existante, co mme cela
résulte des dispositions d es articles 11 6 et ' 70 du
code de commerce;
•

» Qu e le seulruoyen clonn é au porteur d'assurer,
avant l'éch éance, le paiement de la lett.re au moyen
d' un e provision préex istante, es t d~ présenter la
lettre à l'acceptation , no n que le tIré pUIsse è tœ
contra int par le porteur ci e fournir so? acceptation, mais parce tlue, si elle eit fourme, l'accepteur trouve dans la provision un gage qU'Il es t
autorisé à retenir, et doot le pri vilége s'étend llld~­
r ectement au porteur; mais q ue ce gage, ce p nvt'lége son t si peu perso? nels au porteur, tlu e , ~am
le cas de faillite de 1 accep teul', le porteu r n a à
faire val oir contre l e failli que les droits rés ultan t
d'Jne créance ord inaire, sans pouvoir prétendre
que la provision était une sorte de dép6t entre les
mains de l"accepte ur ; .

Qu'à plus forte raison, d ans le cas de nonacceptation, dans le cas où consélfuelllment le
tiré ,,'a aucun intérêt à retenU" ce qUI constItue la
p~'ovision, .cette provision fait to ujou~'s partie d~s
blens du tU'eur, sa ns qu e le porteur de la, ~l c ttl e
non échue y ait plus de droit que tou t au tre créanCler;
n

• Qu'il en résulte , et les intim és n'ont osé contes ter aucune de ces déductions , quelque contraiœs
llu'elles soient à leur ~ys tême de transport et de
sa isine, qu' il en résulte, 1.0 q ue les intérê ts des
va leurs constitu ant la provision courent, jusqu'à
l'échéa nce , au profl t du tireur ; ~.o gu e ce lui-ci
p eut , tant Ci"e la lettre n'es t pas ':c l"'t , retirer la
pro visi on , en cliwoser , et cela sans dol, ni fraude,
au point que le tiré , qui , n'ayant pas accepté, se
r el"ùsera it à la remise cie ce qui constitue la prov i,sion , y serait évidelll ment contrain t par la justice;
" Que ces princ ipes , vrais cn thèse, sont plu s
nécessairement applicables lorsque, comme dans
l'espèce et au lieu d' une prov ision spéciale, toutes
les dispositions faites par le tireur, desquelles on
voudrait induire l'existence d' une provision, sc
réd uisent à des envois de marchandises dont la
valeur est sans proportion avec le montant de. ln
lettre; de marchandi.ses sur les'luelles le comm Issionn aire seu l peut , par son seul rait, acq uérir des
p riv iléges ; de marchandises que l'e,' péd iteur ne
peut pas avoi r vo ulu s'interdire de vendre ou de
rée~pédier Sllr des places ou à des maIsons de comm erce qui lui oITi'iraient de meilleures chances;
" Attendu que si ces valeurs ou ces marchandises ne cessent pas d'ètre in bonis du tireur , tant
que la lettre n'ast pas échue, une con s~(lu ence
jrnlsistible de ce pri n cjp~ est &lt;Iu e la faIl l,t e du
tireur su rvenue avant l'éch~ance de la lettre, au
lieu
détacher ces valeurs ou marchandises de
l'ac ti r du failli, les comprend dans l"aUèctation I)r o~
noncée pa r la loi de tous les biens lil?l"es du laIll1
il IJ prout COll1lllUn de tous ses créancIers;

le

" Que s' il en étai t au trement. le por teur, qui
évidemlllent n'a des droi ts SUl' la provi,ion qu';)

�compter du jouv de r échéance, acquerrait donc,
après la faillite déclarée et au préjudice des autres
cr éan ciers, des priviléges qui détruirai ent toute l'économie de l'ar ticle 443 du code de commerce;
" Que s'il en étai t autrement, les sy ndics d'une
faillite chargés d'administrer les hiens du failli ,
autorisés mème à vendre le mohilier, serai en t dans
l'impuissance de le faire, puisqu'ils auraient toujours à craindre que les marchandises eonsignées
dans di vers lieux n'y fu ssent la propriété Oll le
gage sccret du porteur inconnu d'une lettre de
chan ge , quelquefois aussi inconnue;
" Que s'il en était autrement, les faillis don t
il est si difficile de pré voir et de déconcerter les
frauù es, trouveraient dans l'ex trème foci lité d'antidater quelques lettres de change , l'eHi'ayan t moyen
de soustraire, d' un trait de plu me, à la masse de
leurs créanciers, non- seulement leur argent , leur
porle - feuille, mais encore leurs m archandises,
mèrne célles déposées au loin ;
" Attendu que le tireur de la lettre de ch ange
dont il s'agi t au proc~s est tombé en faillite pl,~­
sieurs jours avant réehéance de lad ite let tre \ qUI,
cl'ai lleurs, n'avait poin t été acceptée ; llu 'ainsi, et
sans exam iner le poin t de fait, de. sa voir si , à
l'époque de l'écht!anee, 'il y avait provl; lon ? on dOit
dire, l[U'.en supposant cette pro visI on fa Ite.' ,elle
ne pou\'alt plus devel1lr , par une s?rte d ~ pl·l.vdeqe ,
le gage spécial d'un seid créa ncler ; d où Il SUi t ,
q ue le tribunal de T oulouse a mal ) ugé, en décidant 'lue les por teurs de ladite lettœ de chang.e
avaient, depuis le 27 avn l, 8 19, un droit acquIs
SlIr les marchandises, qui, 11 celte "poque, se trouvai ent consignées chez le sieur Sacaley a(né, pour
Je cOlrI l'te du si e~ r Candellé, et en or;IOi.lllan t que
le pruduit de ces marchandIses serVirait, à due

( 27 )
co~cl1rren ce, ·au paiement intégral du montant de
ladite leth'e de chan ge , etc., etc. ;

L A COUR, réformant le jugement du 23 aOllt

1 8:,,~ , déclare les fdndsqùi. sont eutre les mains
d.u slcllr Sa~aley , la propriété de la masse des Cl'éan-

ciers du ste ur Canclellé , et ordonn e qu'ils setont
versés dans la caisse des syndICS , etc. (1)
Du 17 avril 182 l. - Cour royale de Toulouse. _
PréSld. M. le Baron DE CAMRÙN. - Conc!.1
M. CA V,'LIÉ , avoca t-gévéral. - Plaid. MM. ROMIGUIBRES, BARRUE , GUHTART.

Navire en relâche. - Provisions. - Droits d'entrée
et d' octl'Oi.
Les droits d'en/ree et d'octroi peu"~nt _ ils étre
exiges sur les provisions existant à bord d'un
Tla vire en reldelle, lorsque le capitaine Les déclare
destinees pour la consommalion de l'équipage?
( Rés. nég. )
.,

.

.

( Leprince cOlltre h Régie de \'()Ch·oi. )

LE capitaine Leprince, commandant le navire Le
Frederic venant de Marseille, arrive en relùche ail
Havre, en mars 18 18.-

Il déclare à la douane avoir à son bord 253
(l ) V oyez la décisio n cOll tra ire sur la même quesli on .
rnppo rl ~ e

l om ~

:t . m"

de .ce Tf' Clleil, première f ll r~i e ,
puge 344 el ql11 liOU S pal'a ll plus conforme aus pflllClp C3

du coutra L de chnngc.

�Iih'es de vin en fùt et 20 livres d'huile restant
des provisions destinées pour la consomn:ation de
l'équipage,
, La dir~ction générale lui demande 39 fI', 52 c.
pour drOIts d 'octroi SUl' le vin et l'huile qu'il avait
à s&lt;."n hord, en se fondant S'il' l'art. 28 de l'ordonnance du 9 décembre 18'4 et 24 de la loi du 28
a vril 18 d J.
Sur le refus du capitaine Leprince, contrainte est
d':cernée ,contre lui; il Y forme opposition.
L'affaire est portée devant le tribunaf civil
Havre.

dOl

Le capitainesoutient que les lois citées ne lui sont
pas appli cables, pui sque ses provisions d e bord sont
d~s tin ées à la consomma tion de l'équipage, et qu' il
n'entend ni les introduire, ni les faire transiter daus
la villé du Havre.

Il invoque en sa faveur la loi des 6 et 22 aoC,t
179 ' , qui déclare exemp tes des droits d'octroL les
marchandises et denrées , même cell es apportées
d e l'étranger dans un port l'ranç'ais, lorsqu'elles
sont déclarées devoir rester a burd et ne sont pas
décharf)éas,
'
Sur ces ' d ébats, conclusions du ministère public

,

aIn Si CODcues :

" ConsidJrant qu e les droits d 'en trée à percevoir par l'octroi ne SOll t dus que sur les choses
in troduites dans le lieu Olt ce tte perception est
étahlie;
" Consid érant que les choses destinées à la consomma tion de l'ét[u ipage d ' un nal,i,'e en relâche,
comme les pro'l.Îsions d e l'hollll11 e qui voyage" ne
pCl/\Cent &lt;l tre assujéties au paiement. de ces drOits,

•

qu'autan t qu'elles sont introduites pour être consommées dans ce lieu et pal' les habitans de ce
même lieu ; que l'introduction des provisions d'un
navire n'existe et ne peut être censée exister que
par le rait de leu r débarqueIT\ent; que, tant qu'elles
l'esten t à bord \lO Ul' y ètre consommées, elles ne
d OLv ent o! tre, à 'clga rd de l'ortroi , soumises à aucune !'ormalité ni pass ibles d'a ucun dl'o it ; ainsi c'est
à tort que la direction des contributions indirectcs
s'es t perm is, saliS qu 'aucune loi l'y autorisât, et
même contre l'esprit g~ n é /'al de la loi du 28 avril
,8, 6, d'ex iger que le capitain e Leprince payàt un
droit d 'entrée sur ses provisions dÎl boi'd, déclarées
telles an bureau de la douan e, et demeUl'ées ,
comme telles, à bord de son navire; d'où il suit
que la contrainte décernée contee lui pour le 'paie'llent de ces droits, ra été indûment et mal- à-propos, nous estimons qu'il y a lieu de l'apporter ladite con trainte n •
Le 4 janvier 18'9 , jugement conforme à ces
conclusions, ainsi conçu;
" Vu la loi du 28 avril 1816 ;
" Considérant que les provisions étant à bord
clu navire d u cap itain e Leprin ce et dont i l s'agit,
ont été déclarées 10 la d Ol1ane du lieu , lors d,c la
relùcbe clud it nav ire en ce port , "tre pour la conso mmation de l'équipage; que les provisLons à bord
d' un na vire des tin ées à la consommation de son
équipage, dès qu'elles ne son.t pas debarquées, ne
sont so ulilLses par aucune loi aux droits indirec ts
ni d'octroi; le tl'ibu nd l'apporte la contrainte décCl'Ilée contre le cal'itaiac Leprince.
Pourv oi en cassation de la part de la direc tion ,
1. 0 POUl' violation de l'artide 20 de la loi du
,28 avril 1816 , portant qu'il se.'a perïu, au profit

�( 3, )

( 30 )
du tro!SQr, dans res villes et communes d'une popu.
lation de 2000 am es et au-dessus, un dmit d'entrée SUl' les boissons introduites ou fabriquées daus
l'intérieur et destinées à la consommation du lieu;

2.°

Pour contraverition à l'art. 24 de la même loi,
d'après lequel tout condu6leur de boissons es t tenu,
avant de les introduire dans un lieu sujet aux droits
d'entrée, d'en faù'e la déclaration' et d'acqu itter les
tiroits ;

•

3.° Pour viblation de l'art. 48 ainsi conç u : «les
droits d' octro i continueront à n'ê tre imposés (f"e
~ sur les obj ets destiués.à la consommation loca e;
n il ne pourra ~ tre fait d'exception à cette rè gle que
" dans les cas extraordinaires et en vertu de lois
" spéciales. "
n

Dans le développement de ces trois moyens, la
régie sO lltena it que les dispositions de la loi étaient
générales et s'a ppliquaient au coÎunlerce par mer,
comme au COmmerce par terre; eUe faisait observer ,
en outre, qu'elle avait offert) pour les provisions du
navire le Frederic, la facilité de l'en trepôt, en sorte
que la quantité de boisson consommée pendant la
T'cUche aurait seule été soumise aux droits d'entrée
et d'octroi.
ARR Ê T.
" Attendu qu'en matière d'impôts la loi doit être
claire et positive, et que les perceptions ne peuvent
êh'e basées sur des analogies, ni SUl' le simple fon':'
dement qu'elles sont dans l'esprit de la lég islati on;
que telle est la disposition expresse de l'a rt. 247 de
la loi du 28 avril 18, 6 , qui cl éfend aux tribunaux
de prononcer des condl'mnations qui ne résulteraient
pas fomlellement de la loi ;
" Attendu que, ,dans l'espèce, la direction, géné-

.

l'ale elle-mème a reconnu qu'ell~ ne réclamait pas
le droit comme dù sur la totalité des provisions
du voyage du lla viœ du capitaine L eprillce , puisqu'elle avait offert un bulletin d'elltrepÔt , au ll10yen
duguel il n'y aurait ell d' assujétie à la percep tion
qu e la consommation qui aurai t eu li eu pendant
la relâche; mais que cette o th'e n'es t pas praticable, et ne se conc ilie pas avec la législation sur
les entrepôts; d'a bord, parce qu e la loi ex ige une
Cjll antité de boissoLl s ( 9 hec toli tres) qui excède la
provision ùes ll avires ordinaires" comme il arri ve
particu li èrement dans l'espèce; ensuite, parce qu 'elle
n'acltnft à l'entrepô t fictif que les domicili és patentés, et encore à la charge par eux de J'o umir une
ca ution suffisan te pour répondre dll droit; que,
sous ce double poiLlt de v ue, un càpitaine qui est
le plus ordinairement étranger au port de la relàche,
comme cela se rencontre encore dans l'espèce, se
trouvera exclu de cette fave ur don t l'o Hi'e devi ent
donc illu soire, en même temps Cju'elle es t contraire
au tex te de la loi; d'où il résulte qu'en rejetant
les prétention s de la direction et en décid an t que
les prov isions de voyage d'un navi re en relàche
dans ,un port , quand elles ont ét é régllli èrelllent
dédarées devo ir être conservée à bord et y ,l tre
destin ées exdusivement à la consom mation ci e l'é'l uipa;;e pOllr le co urs cie sa t:'avcrsée, ne sont pas
sUj
ettes aux drOIts loca ux d entrée d d'octroi , Je
,
Jugement attaqué n'a for mellemen t viol" aucune
loi;

LA COUR rejette, etc.
Du 24 juillet , 320. - Sectic,11 civi le. - Pl'psirl.
M.r le Comte DESÈZE. - Rapport.' i'l'I." LECO NI OEC. Concl. M. r CA l-lIER , avoca t - gé néra l. - Plait!.
~M. COCHIN et DELilGR!I.1'iGE.

�( 32 )
Enregistrément. -

( 3.

Lettres de change. -

Acquits.
Billet li ordl' . -

Les acqu/ts de leI/l'es de clwnge , lorsqu'ils resultent
de mentions inserees dans les protdt s, sont-ils sujets
à l'enregistrement? (Rés. né g. )

---_...

DE C 1 SION

A

le failli qui, Ol'ont SOli rtlfl('(II'IItII, fi ,ff/II,II)!'!I . /Ili
profil ,fun df s~s ('J'pn"d"r, .. , ;1/1 billo' Il I/ Ilif tJ
donlla dnte d'abord loiw1f' l'II tlflllf, ) fi dt il J'If/llfl/11!
postérieurement nu concordnl, pflIÛ- /t flflpIUf,r' 1ft
nullité de ce bil/et, sl/r le fIlOI i./ 1'" il l' fi ,MIJ/erlt
penddnt 1u'il eta,'t en Ja/Ilile ot J/l1I.f caull! IJJ-.
gilime ? CRés, nég , )
les al/tres crédnciers de te /a/llL' seralent-/IJ ri!cepob/es il demonder la nullité de ce bt'lle', comml
40uscnt pendont la foillite r ( l\és. atr: )

MIN J STÉ Il. J E L ,VE.

"

_-~'

.

ux termes de l'art. 70, n.o 15 de la loi du 22
frimaire an 7 , les acquits de l ettres de change sont
exemp ts d e la formalité de l' en reg istrement.
On avait considéré ce tte exemption comme résul:
tant uni&lt;[uement de ce que, sous le régim e de la
loi du 22 frimaire an 7 , les lettres de chan ge ellesm èmes étaient, dans tous les cas , dispensées de
l'enregistrement. On faisait observer que, d'aprèS
j'art. 50 de la loi du 28 avril 18 16, les lettres de
change doivent ê tre enregistrées en cas d e protêt ,
et on en concluait que lorsclue l' acquit d'une lettre
de change es t mentionn é dans un protèt, il Y a
liell de percevoir ~le droit de libération sur ce dernier acte, indépendamment dù drOit fixé pour le
protêt.
S. Exc. le ministre des finances , à qui la question a été soumise, a d écidé, le 28 septembre
) 82 l , que les dispositions de l'art. 70, n. O J 5 de
la loi du 22 frimaire an 7 , n'ayant été ni abrogées ni modifiées , en ce qui concerne les acquits
de lettres d e change, ell es doivent continuer à
ê tre suivies; que, dès-lors, ces sortes d'acquits son t
exempts de la formalité, soit qu'ils résu lten t de la
mention du paiement insérée dans les protêts ,
soit qu'i ls aient été mis S Ul' les le Ltres de change.

( Journal de " enregistrement et des domaines. )

DnLr n billn

( Abram fils contre Holioe Silv~' el Graff.o, )

LE Sieu r Samuel Abram fi ls fatsa it
so us la raison d 'Abram jeune,
AtJ mOls d e mars ! 8 18 ,
de failli te,

le

commerce

i.1 fut déclaré en

t

~ta t

~I présenta d'abOl'd un proJet de concol'dat j dia_
pres le-quel Il devait payer à ses créanciers tI'e.Me
pOUl' cent d e leurs créance-s.

, ~Otl\' eh~a,ger les sieUl's liai Ive Sil vy et Gl'à flào,

cl AIX, qUI eta ien t aü nombte de ses créanciers

/

à signer ce concord àt, il leur i)rol11 it vin gt p u;
cen t de plus; à cet effet, il souscrivit un billet
de ,745. francs &lt;èj u'il signa du nom d'Abram jCWlC,
e t Il laissa en blanc la date que les port&gt;m" devaient l'empln' après que le Goncordat aui' il \\1
homologué.
Les créanciers formant la !lu; l'il ' j'Cru ' ,II '1\1
~e cooco,~'da t IJI',oje lé; il eil ru t pas~é UI't outl',' '1111,
à ,c ~ qu il para it, é taJt 1ll0ms uvallLag 'u\, llt'UI' 1
failli.

Seconde Partùi,

�,

( 35 )

( 34)
te jour de l'homologation de ce dernier concordat, le sieur Abram fit au tribunal de commerce
,de Martigues, la déclaration qu'il ne signerait plus,
à l'avenir, aucun acte public ou privé du nom
d'Abram jeune, et que sa raison de, commerce
et sa signature seraient dorénavant Samuel Abram
fils.
Le 1..rihllDal de commerce lui concéda acte de
cette déclaration par une ordonnance qui fut imprimée et affichée.
En cèt état de choses, les sieurs Holive Silv'y
et Gratfan remplirent le billet de 745 fI', que le
sieur Abram leur avait souscrit, d'une date postérieure au conéordat; ils négocièrent ensuite ce
billet à des tiers, Ceux-ci le firent protester, à
('héancc, et attaquèrent les sieurs Holive Silvy et
Gratfau en l'emboursement devant le tribunal de
comm@rce d'Aix.
Les sieurs Holive Silvy et Graffan appellèrent en
g.aranfie le sieur Abramfils.
Celui-ei reconnut formellement sa signature, mais
il- .s@utint que le billet était nul, premièrement,
p3œe qu 'il l'avait souscrit pendant sa .faillite, ain'si
que l'indiquait sa signature d'Abram jeune , qui
étili t alors sa raison sociale; secondement, en ce
que ce billet se ' trouvait sans cause, puisqu'il n'avait
été so uscrit que pour le cas où le concordat d'abord projeté aurait été accepté par ses créanciers.

ré-

Les sieurs Holive Silvy et Gl'affan convinrent
que le billet leur avait tlté remis avec la date en
blanc qu'ils avaient rem plie ensuite, mais ils sou-'
tinrent que cette circonstance ne pouvait leur être
opposée par le souscripteur, et que sès autres créanCIers ,seuls seraient fond és à S'Ion pr~valoir.,
, Le 16. uo;vembre ISI!')"jugemen t qui .'condamlle
le sieur Abram fils.
' , .

Pourvoi en cassatiop.
Le sieur Abram fils prétendait que ce jugement,
en déclarant le billet valable, av ait violé l'art.
188 du code de commerce, d 'a près lerluel tout
billet à ordre doit ê~re daté, et l'art. 442 du mème
code, 3"X termes daqu elte failli est dessaisi de l'administration de tous ses biens.
ARR Ê T.
• Attendu que le sieur Abram fils, lors de la
si o-nifi('a tion du prot~t du billet à ordre en ,q u estj~n, a reconnu que ce billet ~tait souscrit de sa
signature;
" Que les difficultés qui se sont élevées, relativement !t la date du billet de la part d'Abram fils,
ne pouvaient ~tre valablement opposées que pat
ses créanciers, s'ils eussent prétendu que le billet
aurait été fait pendant sa faillite,

LA COUR rej ette, etc.
Du 1~ ' a~ril1821. Cour de cassation. - Section
des l'eCjuètes.
- Pl'ésièl.
M. LASAUDADE. - Plaid.
,
1
M. ODILLON-BAl\l\OT.
Navire. -

Vente. -

Mise à pnx.

,
Le créancier, qui poursuit la vente .forcée d'unnavire, doit-il.forcément demeurer adjudicataire
pour sa mise à prix, si, lors des enchères et
des remises ordonnees, il ne se présente pas de
surenc1u!rissc/J' ? ( Rés. nég. )
( Aubert, Mulot et Fesquet contI e Bouèhor. )

L'Al\T1CLE 698 du code de procédure civile,
t:e1atif aux saisies-immobilières, est conçu en ces
termes:

�( }.; )

( 36 )
L e' poursuipant demeurera adj udicataire pour la
mise à prix , s'il ne se présente pas de SU R E NCH É RISSEUR.

L'article 643 du même code, relati f à la saisie
des rentes, oblige le poursuivant à mettre au " l'elfe
un cahier des charges contenant la mise à p'/;x.
Ce dernier article n e dit pas qu e le poursuivant
de?1eurera adjudicataire, sur le p ied de sa mise a
prix, d a,n ~ le cas où il ne se présclltel'ait pas de
surenchen sseur.
'.
Néanmoins M. r Pigea u pense qu'il doit demeurer
adjudicataire. Voici son opinion;
L ' article 6~8 pour la saisie - immobilière, p orte
9ue le poursuLPant demeurera adjudicataire pour str
mise à prix. Cet article est applicable à la saisie
des rellies. L e poursuipant a le droit de mettre t el
pn;x 9u'il peut : il doit donc fe .fixer t el 9u'il ne
craigne p as 9u'on lui laisse la rellte, s'il ne lui
cOll plent pas de s'tm T61ldre adjudicataire (1).
L'article 204 du code de commerce, relatif aux
,:entes des navires ,. veut que les criées, publicatIOns et affiches déSIgnent la mise à p rix .
. Ce t article. est enco.re muet sur le pain t de savoir
SI le poursUIvant .doIt demeurer adjudicataire du
na v1re pour la mIse à prix.
Le silence de la loi , à ce t égard , peut être regardé comme une véritable lacune s ~rto ut si l'on
considèr~ que la difficulté peut ' se pré;enter li
chaque lllstant.
En l'état , il faut n écessairement reco urir aux
interprétations et la ques tion l'entre d ans le domame de la jurisplUdence. '
(.) Voir Pige au , procédure civile, loro,

2)

pa;;, .30,

Elle s'es t présentée dans l'espèce suivante,
Les 1 0 et 1 1 septembre 182 " le sieur Bouchor
négociant li Marse ille , fait saisir le brick l'Af ricain:
appartenan t au sieur Nicola de Naples et comma lldé par le capitaine Astarita.
'
L' instance en ven te es t ensuite introduite devant
le tribun al civil de Marseille.
Les sieurs Aubert , Mul ot et Fesquet , créanciers
Eriv il ég iés, interviennent dans ce tte instauce.
Le 28 septembre, ju gement qui ordollne la vente
du navire et qui prescrit qu'elle sera effectu ée en
con formité des articles 20 1 , 202 et sui vans du
code de commerce, et que la délil'l'allce sera faite
au plus offrant et dernier enchérisseur.
Le . 5 oc tobre, le sieur Bouchor fa it déposer
le cahier des ch'J.rges au gre lfe du tribunal.
Suivant un e des cOlld itions insé rées dans ce
cahier, les offres Ile depa ient être reçues 9u' en sus
de la somme de 8000 f r. , mise à prix du poursuivant.
La même mise à prix se retrouve dans les placards imprimés et affichés.
T rois en ch~ res ont lieu success ivement , les (i ,
13 et 20 novembre ; le sieur Bouchor renouvell e
sa mise il prix à chacune d'elles; ru ais ilne se présent!! pas d'enchérisseur ou soit de surenchél'lsse ur.
Lors de la d ern ière enchère, le sieur Bouchor
fai t demander une remise à huitaine: elle est conselltie par t ous les intéresses.
Le 27 novembre, nouvelle enchère : la mise à
prix. est encore renouvelée par le sieur Bouchor:
personne ne [a it des offi'es,
L e sieur Bo uchor fait demander une seconde
l:em,ise, qui est pareillement consenti~ par tous les
m t cressés,

�( 38 )
Cela fait, le sieur Bouchor l'este danilinaction:
il ne remplit aucune des form a lité~ relativ es à la
publici té de la dernière remise, et, au jour fixé,
il ne se présente pas pour requérir l'ex position du '
navire allx enchères.
Le 12 décembre, l e~ sieurs Aubert, Mulot et
F esquet demandent qu'il soit procédé a l'enchère
ordonnée pal' la seconde l'emise et qu e, dans le cas où
il ne serait fait aucun e otll'e au-dessus de la somme
de 8 000 fI'. , le sieur Bouchor demeure adjudi cataire du brick l' Africain sur le pied de sa mise
à prix.
Le sieur Bouchor convient qu e l'on doit ouvrir
l' enchère ordonn ée par la seconde remise; mais il
so utient que, dans le cas où elle seraitinfruc.tueuse ,
il ne doit pas deme urer adj udicataire, et qllil n'est
pas lié pal' la mise à prix.
La difficulté roul ait donc sur l'unique point de
savoir si, en absence de toute olfre ali-dessus de
la somme de 8 000 fr" le sieur Bouchor était ou
n'é tai,t pas s?umis à demeurer adjudica taire pour
la Dlise à prIX.
Le poursuivan t , disaient les adversaires du sieur
BoucllOr , le pours ui van t qui fixe une mise à prix
dons une ~cnte forcée , est lui - m~me le premie~
offrant : il doit demeurer adjudicataire, si Son oHi'e
n'es t pas couverte.
Il ne peut se plaindre de ce tte règle; car, il
a été le maître d'es timer ainsi qu'il l'a trouvé
con venable,
Lorsqu'il a fait un e estimation ou soit une mise
à prix , un conh'at s'es t formé entre lui , le débiteur et les autres créaHc iers.
Ce contrat consiste en ce qu'il s'est implicitemelü o~hgé, à demeurer adjudicataire et en ce que
les mto;resses se sont obhgés à le reconnaitre pOUl'

( 39 )
adjud icataire. '1défaut d' olfres s upérieures à la mise
à .pnx.
L e poursuivant es t clonc adjudicatail'e conditionnel, dès l'instant 011 il a fixé sa mise à prix.
Dès ce même instant , il e"l lié envers tous les
autres intéressés et ceux- ci sont liés envers lui.
. On contracte devant les magistrats comme on
con tracte .ailleurs: les contrats formés en présence
d e la justi ce sont même les plus fermes et les l)lus
inébranlabl es.
On conçoit que, dans une .ente "olontaire, dans
une licitation, par exemple, la même règle ne doit
pas ètre suivie et qu'en pareille occurrence, le
poursuiv ant ne peut être forc ~ à demeurer adjudi ca taire pOUl' la mise à pri x.
Il y a, pour ce cas, une raison bien simple de
décider, c'est que la mise à prix a d'autres élémens
qlle la volonté du poursuivant. EIlt eiret , elle est
déterminée par des experts,
,
'
Mais, dans les ~entcs f orcées, la mi se à pme
es t uniquement l'ouvrage du poursuivant et le résultat .d·un acte de sa volonté, Il ne peut donc
refuser de demeurer adjudicataire sur le pied de
cette mise à pri x.
S'il en était autrement, on tomberait dans un
système abusif. Il arriverait que le poursuiva~t
pourrait spéc uler Il co up sùr, c'est-;~-dlre, q~',]
retiendrait l'obj et mis en ~ente. s'tllUl ~on vena lt ,
et que , dan s le cas con tralre, Il le délaisserait,
On ob;J ec te d'abord qu'il
n'existe auc un texte
de\
•
'
loi qui oblige le poursuivant, con tre son gr", a
demeurer ad judicataire.
La réponse est que l'articl: :w4 du ;.ode d e
commerce établit cette obli gation, pUIS«U Il ex ~ ge
que le poursuivant fixe lui-m~1'De. uue I~ lse ~ P~'I X, ;
ce qui, en d'autres termes , stgnifie qu il doit laH~
la première offre.

�( 40 )

( 41 )

D'ailleurs l'article 698 du code de procédure civila
relatif aux saisies-immobilières, doit, par analogie.
êtrp. appliqué à la vente forcée des I}avires : il y a
identité de raisons, dans l' un et l'&lt;I utl'a cas: ad
,rimilip leges tralwntur, si eadem sit rat io,
On obj ecte, en seoond li eu , que deux remises
de l'en c h ~ pe ont été demandées pa r la S.' Bouchor,
ponsenties par les autres intéressés et ordollnées
par le Ju ge- commissaire.
~ais qll'importe ? Les remises ont laissé les choses dans l'état 011 ell es étai ent auparavant : ell es
n 'ont pu délier le sieur BOllchor de son obli ga tion .
Enfin , Oll oQj eç te que le juge - comqlÎssaire J;l'a
pl'Oooncé auoune adjlldi catioll.
Qu'impor te encore? Ce tte acljuclica tion ex istait ,
de plein droit, el} fav ellr du sieur BO\lcb or , en
'lbsen ç~ d'offr es SlJpérie ures ~ la sien Il e et il suffisait
de la prononcer le jo ur fi xé par la dernière remi se.
Ces raisons n'o!]t pas pal'u suffisantes pour fa ire
triompher le système des sieurs Aubert 1 Mulo t et
fesqu et.
.

" Que, dans l:espèce du procès, pOUl' que l'on
à prix par
lIL faite dans IlO stance en vente du brick l'Africain .
cO lOm e une o ffre réelle et comme le résultat de
j'i ntention oà ce négociant était de s'en rendre adjudica taiœ , là 011 cette mise à pri x ne serait point
couverœ, il faudrait supposer que le sieur Bouchor
a pu connaître , ou , en d'autres termes, qu'il existo·
dans la loi, en m ati ère de vente des navires comme
en mati,&lt;re de vente d'immeubles, une disposition
(lui obli ge le créancier pOUl'Slti vant et qUI fait la
mise à prix , à demeurer adjudicataire, s'il ne se
présente point d'enchérisse ur;
" Celte displlsition n'existe point dans le code
de commerce, qui est la loi de la matière, au titre
c) es saisies et ventes cie navires: au contraire, il
résulte des disposi tions combinées des articles :lO4,
:) 0 5 et .206 du çoc)e de commerce que la mise à
prix n'es t '1u'une cond'ition de f orme, q ui ne lie
poillt le poursuivant , pu,isqu,e les e n cl~è res s~nt
ouvertes, que ce n'est 'lu apres la trolSLcme cl'lée
que l'adjudicatiol1 es t prononcée en faveur du plus
û lli'a nt et dernier enclu}risseur;
" Il a été mème examiné au conseil cI'état, lors
de la rédac tion de l'article 206, la qu estion de
~~\'oi r si, lorsqu'il y avait une remise, le dernier
encbérisse ur se trouverait lié;
» Cette ques ti on a été résolu e pour la négative ,
sur le motif qu e le t/ernier enclll!risseur ne s'étnit
cflga aé 'lue sous la condition '1u'il aurait à l'instant
la cl~ose , et 'lue le lnisser, pendan~ huit iour~ , dans
l'incertitude, ce serait , en certams cas, deranger
toutes ses combinaisons, et , par SUl te , l'e:xposer à
tiçs p ertes ;
Attendu qu,l est convenu par toutes les parties
au procès que des remises ont été pr~non?ées , lors
de la mise aux eI)chères du bnck 1 Af ncam, sur

J U G E MEN T.
• Attendu q ue la loi exige , po ur la valid ité cie
toute espèce de conventi on , q ua tre co nditions psscntiell es, une ca use licite dans l'obli ga ti on , un
objet certain forruant la mat ière cil] contra t , le
consentement des parties obligées , et leur capqcit,;
il cqn tracter , res , pretium lit consensus ; _
" Que a'est s u r t ou ~ dans les ventes que ces condi ~ i on s sop t pl 4s irnpériellsement exigées, soit qu e
les part ies stipulent e l!es-n1 ~ llles, soit que , par le
défa ljt de ca paci tp. de l'un e d'elles pu sur son refus
de consentir, les tribll llaux inter vieuQcI)t a 4 cOll trat;
" Q!le le consentement, pour être valable , do it
çtre expr~s et avec la conn aissqnce parfai te cie la
chose q ui en forme l'obj et , no!,? yiçlçflt lJr 'lui çrrqnt
consent ire i

f.

t'~t opposer ~u sieur BouchaI' la mise

)l

�( 43

( 4" )
la rilquisi tion de la partie poursui vante d du cimsehtemen t exprès des parties;
» Qu'il est également reconn u que le juge-comzilissaire n'a prononcé ancune ad j udication. Ainsi,
point qe ,manifesta tion, de la part du représen tant
de la par tie venderesse, de son consentement à
l'aliénation du navire à vendre, en faveur du sieur
Bouchor;
" Vainement les demandeurs veulent-ils arguer,
au soutien de leur sys tême, des dispositions de
l"al,ticle 698 du code de procéd ure civile, e t plus
va inement encore prétenden t-ils, surtout en l' éta t
de la contestation actuelle et de la manifestation
qu'a faite le sieur Bouchor qu'il n'en tend poiut
enchtfrir, dans la vente du navire dont il s'agit,
vainement, disons-nous, les demandeurs prétendent-ils que le juge-commi5saire pourrait , par une
adjudication postérieure, lier le sieur Bouchor con tre
le gré de celui - ci et le rendre adjudicataire d lt
navire, sur le pied de la mise à prix, là où il
ne se présen terait pas d'adj ud ica taire;
" En premier lieu , la loi générale demeure sans
elfe! , lorsq u' il existe une loi d'exception et que les
termes de celle-ci sont précis et non équi,' oques;
E n second lieu, il n'y a poin t parité entre l'ap":
pré" iation ù' un immeuble dont la valeur peut, à
ppu de chose près, ~tre fa cilement comiue, et celle
d \ m navire dont la valeur, sous certains rapports,
D'e5t clu' idéale ; et cela est si vrai qu'il ne g"e, t pas
présenté d' ench érisseur, sur une mise à prix de
8 0 0 0 l'l'., pOUf le navire l'Africain que les parties
intéressces avalent évalué amiablement de 2;;00Q
à 3 0 , 000 fr.
" En troisième lieu, les jugemens , comme les
Ibis , ne doivent jamais avoir d'effet l·é troactif : ils
sont sans effet, lorsqu ~ les choses ne sont plus '
au m ême ét-at.

)

" I.E TRIBUNAL déboute les sieurs Aubert,
Mulot e t F esqu e~ de leurs conclusions; .ayant tel
égard que de raison à celles du sieur Bouchor
ordonne que les parties se retireront dev ant M,;
DUMAS , juge-supj)léant ~t commissaire délégué .p.our e tre poursuI vI, amSI qu'il appartient, SUl' la
vente a u ~ enchèr&lt;;s pU,bllques du brick l' Africain,
sur la, mise à j)rtX faite par le sieur Bouchor l
créa nCier pourSUivant, portéé à la somme de 8000
f rancs , pour être ledit navire adjugé sur nouvelles
o m'es "si aucune il en est, au plus olli'ant et dernier
enchérisseur, le tout en conformité des articles 205
et 206 du code de commerce; sauf et réservé auz
parties interessées de se pourvoir, ainsi qu'il appartient, pour fa ire ordonner un RABA l S sur
ladite mise à l'riz " là où il ne se présenterait pas
d'enclu!risseurs,; condamne les S.rs Aubert, Mulot
et Fesquet au:x dépens (1).
Du 1 4 déc~mhre 1 82 1. - Tribunal civil de Marseill e, - Seconde chambre. - Pl'ésid, M.r DEL A
il 0 U LIE. - Plaid, MM'. RUGNON pour Aubert,
l\'iulot et Fesquet. - BERARD pOlir Bouchol"
Faillite. -

Frais: -

Loye~, - Privilége. - Appel.

lfn jllgement qui prononce sur une question de
priorite de prifJilt!ge entre deuz créances, dont
L'une est inférieure à mille francs et l'autre
excède celte somme, est ,il susceptible d'appel?
( Rés. al[ )
Le propriétaire de la maison louée au failli a-t-il,
sur les meubles qui la garnissent, un prt pi1ége
(,) Il Y • eu "ppel env ers ce ju sement ; mais 1. cour

n'a pas s tatué sur la qu e stio ll . parce qu'il s'est pl'ése~lé
un ench é risse ur qui a rait one offre supéri eure à la m\se

à pri" du sieur Bour,hor, ce qui Iranchailloute difficulté.

�prifcrable à celui dcs .Irais f aits pour l'admi" Îstr.ntion de la faillite ? ( Rés. a lr. )
( T l'ocrné contre Chevcrry, )

I.J

E I. er

aoôt 1820, le sieur T rocmé loue, pal' acte
notarié , pour neuf ans , à la veuve Mich el , l'allber ge
de la P etite B ertranc1le, pour le pri x de 1592 [1'.
et au tres charges.
Par autre acte notarié, du 15 novembre 18 16 ,
la veuve Mic hel con sent la résolutiou du bail et,
vend au sieur Trocmé tous les meubles qui gami, sa ient l'auberge, pour se libérer de 3854 fI'. (lu'ellelui devait.
J..e 18 du même mois de novembre, ju gement
qu i déclare la veuve Michel en faillite et fait rem outer- l'ouverture au 12.
Le sieur Trocmé transige avec les syndics de
la faillite. Il est convenu qu e le mobilier sera vendu
il sa rellu ète , -en présence des syndics ; qu 'il se retiendra sur le produit le m ontant de ses créances
pr ivi légiées, ainsi qu e les frais de ven te, et qu e le
surplus appartiendra à la m asse des créanciers de
.
la veuve ~ii c h e l.
La vente a lieu et prod llit 4 540 fI'.
Le sieur Cheverry , g reffi er du tribu n al de COlllrn el'Ct' de Prov ins, forme opposition , entre les mains
de l'buissier q ui a procédé à la vente, pOlir avoir
paiemeut d' une snllllue de 335 1'1'. 59 c. es quï l r éclalDe po ur frais d'ad m;nistrat ion de 13 failli te.
Il demande, con tre les syndics, q ue cette somme
SOIt déclarée privilégiée, a van t toute a utre créance,
comme ayant pOUl' cause des .Irais de j ustice.
L e 2 ' n ovem bre r8q , juge ment qui d éclare
l'opposition valable et auto ri se l'hu issier à payer
au sieur Cheverr'y les 335 fr. 59 c.e'

(45 )
Le .sieur Ttoc ~é se pourvoit contre ce jugemenb
p'!.l' tl erce-o pposJtIO~, Il sout,ent que le privilége
qUI lu, comp è ~e, à ra ls~n de son loyer , sur les me u~,
bles qUI gar\1lssalent 1auberge de la P etite B ertranche, doit passel' avant les frais d'administration
de la faillite; qu'all surplus, ces meubles lui appartenaient et avaient été vendus à sa rC'luête ;
'lue, pal' conséquent , le S.' Chevel'\'y n'avait aucun
droit SUI' leul' produit.
Le :1. 7 mars 18 18 , jugement qui déboute le sieUr
Tl'ocmé de sa tierce - opposition : " attendu que
les frais faits pal' le sieur Cheverry étaient des
dépenses de l' administration de la faillite de la veul' e
Michel qui j a ux termes de l'article ~::'3 du code
de commerce, sont prélevés pal' privilcge et préférence au x autres créances , même vérifiées ', et .sur
le n10ntant !!le l'actif mobilier de la veuve Michel ".
Appel de la pa rt du sieur TroclDt! .
Le sieur Chcverry oppose à ce t appel un e 6n
de non-recevoir. Il soutient que sa demande n'étant
que de 335 fI'. 59 c.es , le jugement attaq ué était e n
de['[1~el" ressort, et , pal' consé quent , non sujet à
l'appel.
•
Le 20 novembre 1 818, arrêt de la cour royale
Paris qu; rejette la 6n de non-recevoir , réforme
le jugement e t ordonn e qu e Trocmé sera payé
IJ.ilr pri \' ilége, e t préférence à Cheven y.
Voici les m otifs de cet al'\'êt :
" En ce 'lui touche la 6 n de nou-recevoir proposée par C heven-y , a ttendu qu' il s'agi t d' une question de pril'il6ge, oiiet indeterminé;
" En 'ce qui touche le fo nd, a ttendu que le pri vilége
du propri':taire ne peut être primé que par des priviliges l'el a tif~ à des !'rais exposés dan.t son intérêt;"
Le sieur Cheverry s'es t paur vlI en cassa tion
contœ cet arrêt : ' 1." pOil!' violation de l'art. :;,

qe

�(47 )

( 46 )
titre 4 de la loi du 24 aoîlt '790 (r) ; 2.· p01l1'
violation des art. 2101 du code civil (2) et 558
du code de commerce (3).
li disait SUI' le premier moyen :
Le pri.iléfJc que réclamait le s.r Cbeverry n'étai t
q~·un . accessoire de sa demande, un ~oyell de
lUI faue donner la préférence : cela ne 'cban ueait
en rien la '1U()tit~ de la demande ; le tribunal é tait
donc compétent pour prononcer en dernier ressort ;
.
l'appel n'é tait donc pas recevable;
Sur le seoond moyen:
La division établie par les articles 21 0 1 et 2102
du code civil, indique le rang que doivent occuper
les priviléges.
.L'article 2I o , . p.lace les/rais de jrutice au premlet rang des prlvlléges qUI fra,ppent sur la gt!ntJ~
ral,té des meubles, et , aux termes de l'art. 2102,
le privilége du locateur n'est rangé que parmi ceux
qui frappent sur certains meubles,
Il es t évident par là que le privilége des frais
de justice et, en général, tous ceux dont parle .J'art.
2 10 1 , priment le privilége du loca teur et tOIlS ceux
énoncés en l'art.

21 0 2.

~

D'autre part, l'art. 2105 fournit un arg'urdent
qui seul,suffit pou~ établir 9u' un pri~ilége spécial
n e peut )amals nUIre au privIlége qUI s'étend sur
la généralité des ' meubles.
1
•
D'après cet article, les priviléges généraux énon~
(t)" L es tribunaux d'Rrrondissemf"nt connaîlront eu
premipr et der ll ier f essort . de tou1 es affaires pp rsonnell es
et mobilières , jusqu'à la valf'ur de 1000 liv. de principal,, '
(» ArIicle o t O t,,, Les créa nces privilégiées ,ur la géné-,
ralité de.. meubles ••. , . s'exerçent dans l'drdre suivHul ,
1 .0

L es frais de justj c,e .•,

,(5? Arliole: 558" ',' Le mO~I.nt de l'a ctif mobiliPr dl!
fSllh, dlstra Ch0!l talle des frals et dépenst:!s dt! l'administratio n de loi Jai(lire, du secours gui. élé accordé ail
fai\li e l d e~ sorpmes Vayée-s aux prl~~i égié5, se rà rép&lt;lrü
c ntre tous les créanciers, aà marc l'e franc, de leurs créào":
ces respec tives ) vérifiée, et affirmét!~. "

,cés en l'al't.' 2 H)\', sont ran gés sur lé prix :d'un
immeuble: avant les créances privilég iées sur cet
immeu]?]e, même a,:,ant celui d~ ~endeur pOUl' restant pl'lx. Quelle l'alson y auralt-tl, lorsqu' il s'agit
du prix d'un meuble, de traiter pluG favorablement
les vriviléges énoncés en l'art. 2 102 ?
SI le v ende ll~' ~ui-mêm; de l'imm~ uble ne peut
çxercer son Jll'l vllég~ (lU aprè~ les pr,viléges géné~
raux, ne faut-Il pas declderaussl, par par ité de raison,
il l'égard du loca/eur sur la valeur du mobilier qui
garnit l'immeuble?
, Vainement la cour royale a-t-elle dit que le
pri.vilég e du propriétai.re ne peut être prim.! que
pal' les frais faits dans son intérêt et que, dans
.l'espèce, les frais d'administrati on de la faillite n'ont
,point eu pOlir objet de procurer au sieur Tr,ocmé
le recouvremen t de sa créance.
La loi ne distillgu ~ pas lorsqu'elle parle des frais
de justice; il suffit qu'ils aient eu pour objet de
conserver le gage des créanciers et tels son t ceux
qlli coucernen t l'administration de la faillite.
Pour que le sieur Trocmé pùt exercer ses droits
dans la faillite de la veuve ~'hchel, il fallait néces· sairement q ue la faillite füt organisée ; la gestion
' de ce tte fai llite lui a donc profité. Ainsi, à bien
prendre, c'est dans son intérêt , comme dans ce lui
des autres créanciers, que les frais réclamés pac le
sicur Cheverry ont été faits.
Quant à l'article 558 du code de commerce, il
met les frais d'admini, tration de la faill ite au premier rang de ceux dont la d éduction doit être faitè',
av!mt la répartition, parce qu'en effet, ils profitent.
il. tous, aux créanciers privilég iés comme aux autres.
C'est donc à tort et contre les dispositions de
· la , lot qu e l'arrêt attaqué a rangé le privilége, ' ;1
raison du loyer, avant celui des [l'ais lidatifs il la
· faillite.

�( 48 )
ARR Ê T.
" Considérant, sur le premier moyen, que le- lr~uÛl1at
de Provins n'avait pas eu à pronon cer sur la quotité des
créances respectives, quolité Sur loqll ell e il n' avail é té
élevé aucune contes lation ; mais snr la pré fére nce récla mée
de part el d'autre et pal' vhu cun pOUl' sa créance parti-,
culière; qu'une ùes deux créances, celle de 1."l'ocmé,

'élevait beaùèoUp a u-delà de mille rran es ; d' ol' il résul le
que la cause excédail la compélen ce du Iribuo.l eu dernier ressort, et qua l 'appel é tait receV'able f
Il Considérant, sur. le
s~cond moyen., \. 0 que les frais

de- justice auxquels l' article 2.101 du rode civil accOl-de
uoe préférence. ne son t qu e ceuX qui ont é té faits dans

l'utililé des parlies sur lesquell es la préfé rellce doit aV9 ir
lieu; que celle vérilé cs! prouvée par l'article 662 d,/
code de procédure civile qui • appliquant le privilége ". cordé par l'article 210' ùu code ci\.' il aux frais de justi ce;
porte : Il les frais de pourduite secont prél ~vés p'ar pl' ivi Il lêge 1 avant tonte créa uce mllre que celle pow ' loyers dul'
a u p,.op,'ihai,.e j le motif évident de l'excepll on en , faveur
du propriétaire 1 est que les po ursuites D'ont é té d'aucune

utilité pour lui j que les frais d'admlnistfallon d'uDe rtll-Ilite
u'oot , SOus aucun rapport, l'utilité du pro priétaire pou t
objet, et qu'ainsi ils 11e peuvent primer le pri vi lége du
propriétaire sur les meubl es qui garnisse nt sa maison.

.. CODsidér'D!. 2,° que l'arlicle 558 du co de de coro- '
nle'rce dispose seu lement qu'ava nt de faire la dislribu tion
de l'ac tif mobilier au marc le franc entre' le$ créanc"Î.er5'
chirographaires, il faudra ( chose nécessaire pour cOlmaî \re
la somme à dls trlbuer) faire dis lF8C\ iorT des frrtis d'admi~
nlstration de la fai ll ite, des secours accordés au (ail li et
des ~~mmes payées aux pri vilégiés ; que 1 dans cel article "
le légIslateur ne s'occupe pas de faire Ulf ordre' , qu'il
ne décide certainemen t pas que les frai s d'administratioll
de la faillite seront payés par préférence aux créanciers
privilégiés à qui celte administration est étr~llgère) rréan
J

ciers privilégiê-s que le législaleur suppo"" même pay és.
eL qui. ont .d û l'être, s'i l y a eu lDoyeu, àinsi qu.~ le
prescnl l'artJCIe 533 du même code; d'où il résulle qu'il
n'y a ni violation de l'article 2101 du code civil, ni viola...
lion de l'arlicle !;!;8 da code cIe commerce.
, LA COUR. sur les ~onclu,ions conformes de M."
JàUR:DE; avocat - généra'l, rej'eHe , cct.
Du

20

août

1821. -

.

.

Cour de cé1ssa tid n. - Sec tion civile, -'

Présid. M.' BRISSON. - Rapporleur M.r GAoNDùN - P-l.id,
~lM. MATl-IlA5 el GUE~1:.

.

-.

.

.

Faillite. - Saisie-Arrêt. - TribuQal de cOlfimerée.Compéte_'!.s,e. - $yndics. - Dépens.

•

JJans une f ai(lite, lorsqu'~n jugement du tribunal
de commerce a di!claré "n indiyidu CREANCIER
DE LA MASSE. ce tribunal est-il compétent pour
connaître de la saisie-arrêt faite par ce', cniancier
entre le~ mai~s du syndic-caissier? (Rés nég.)
Les syndics d'une faillite peuy ent-ils, suiyant les
circonstanceS ,être condamnés, en leurs noms personnels ;aux depens d'unq instance qu'ils ont suiYle
. en leur qualité de syndiqs? (Rés. afl: )
(Les SyDpics de Dumont el Gillo!_contre le s.r PoullsÎn. )
_&gt;;o~~.::. ~co-c--

EN

1810" les' sieùrs Dtlm~nt l'ainé et Gillot :
hanquiers , achetèrent, de m~itié avec le sieur
Poullain, les forgés ,du moulm Renaut.
Ils s'associère'n t avec lui pour l"exploitation de
ces for ges.
'
En 181 1 faill ite de Dllmont l'a1nté' et Gillot-;
les syndics provisoires cdh tinu èL'e~t jusqu'en, aOllt
18 . 3, la socié té formée avec le sIeur Poullalli.
A cette époqlJe." les syndics devenus définitifs et
le sieur Poullain passt:rent au siellr Goupil un bail
des forges dn moulin.
La société fut ainsi dissoute. L'on procéda
sa
liquidation.
. Une contestation s'éleva relativement aux avances
faites par Poullain depuis la faillite; il so utenait
qu'il était, à raison de ces avances, creanClCr de
la masse; qu'e n conséquence, il de,vait être p,ayé
de la moitié de ses avances par pnvllége et prefél'ecce aux créanciers personnels du failli ..
Les synclics , au contraire' , soutenaient qne
Seconde Partie.
d

.

:à

�( 51 )

( 50 )
Pourrain n'avait pas plus de droit que les autres
ëréanciers, attendu que la société poud'exploitatian
des forges n'avait pas été continuée par eux postérieurement à la faillite.
Le 14 septembre IS14, jugement du tribunal
de commerce qui déclare le sieur l"oullain creantier Je la masse de la faillite, et renvoie, les parties
devant arbitres pour y procéder 11 la liquidation
de la société.
Ce jugement est motivé sur ce que les synd ics
avaient adhéré ostensiblement à l'exploitation des
forges jusqu'au jour de la dissolution de la s'Ociêté.
Le 2 septembre 1816, jugement arbitral qui
eondamne les syndics à payer à Poullain 23395 fr.
pour la moitié du reliquat, et ordonne que Poullain
fournira " In état des dommages-intérêts qu'il réclamait.
Le 8 oovembre , P0uUain fait une saisie-alTêt
en mains du sieur Desaignes, syndic - caissier de
la faillite, pour sùret~ des adjudications prolloncée~
à son profit par les arbitres.
'
Le 12, il cite les "syndics en validité devant le
tribunal ~ivil : les syndics appellent alors d" juge7
ment arbitral.
~ Le 20 juin 181 7 , arrêt qui déclare rappel nonrecevabl~, attendu que les arbitres avaient jugé
en dermer ressort.
Les parties reviennent devant le tribunal civil
pour faire s'ta tuer sur la validité de la saisie-arrèt.
Les syndics soutiennent que le sieur Poullain
D;'a pu f~ire ~alablement aucune saisie ou oppositIon; qu 11 n est pas créanCIer de la masse et n'a
pas plus de droits que les autres cr~anciers du failli.
Poullain' répond que sa qualité de créancier-de
t'IZ masse ne peut lui ètre contestée, puisqu'elle a

été reconnue, soit par le jugement dn 14 septembre,
soit par le jugement arbitral et l'arrêt confirmatif
du 20 juin 11117 passés en force de chose jugée;qu e, dès-lors, son opposition entœ les mains des"
syndics était valable.
Le .6 avril 1818, jugement du tribunal civil
qui valide la saisie-arrêt. En voi ci les motifs.
» Attendu que Desaignes confond en sa personne
la qualité de syndic et mandataire de la masse des
créanciers de la faillite Dumont et Gillot et celle
de caifsier de cette faillite; qu'en conséquence",
Poullain a procédé régulièrement en formant une
saisie-arrèt dans les mains de Desaignes, en sa
qualité de caissier de la faillite , et en formant
ensuite contre lui , en sa qualité de syndic et contre
les autres syndics, une demande en validité;
» Au fond: att endu que, de l"aveu des syndics
de la faillite Dumont et Gillot, il y a eu , depuis
la faillite, continu ation des travaux commencés
dans l'usine indivise entre Poullain et Dumont et
Gillot faillis; que les condamnations prononcées
contre les syndics par la sentence arbitrale, ne
l'ay~nt été que pour la part contriblltoire de la
faillite Dumon t et Gillot , dans les avances d~
Poullain , postérieures à la faillite, et dont la masse
a profité, fr appent n écèssai rement sur la masse de
la faillite; qu'en conséquence, POll l1 ain a droit
d'en demander le paiement par privilé~e et prélërence aux créanciers personnels du fatllt, etc. »
Les syndics ont appelé de ce jugement devant
la ('our royale de Paris.
I,e 7 août 1 SI Il, arrèt qui confirme et qui de
plus , condam ne les syndics, en leurs noms personnels, à l'ame nde et aux dépens.
Cet arr êt ne porte poi nt de lU otif relativement
à la condamnation au,,- dépens.

�( 53 )

( 52 )
Pourvoi en cassa tion.
).0 POUl' violation de l'art. 557 du code de procédure civile, et des art. 5"7 , 533 et 559 du code
de commeroe, en ce que l'arrêt allaqué a déclaré
valable l'opposition form ée par le sieur Poullain
sur les synd.ics de la failli te, ail mépris des dispositions de ces articles qui établissant une saisie
sur les biens du railli, dans l'intérèt de tous les
créanciers, ne permettent pas qu' un créancier isol~
vienne saisir de nou veau dans son seul in térèt.
2.0 Pour autre violation des articles du code de
commerce précités et de l'ordre des juridictions,
en ce que le tribunal civil a incompétemment conou
de la saisie-arrèt du sieur Poullain , tandis que c'est
au juge commissaire et au tribunal de commerce
qu'il appartieu t de régler la distribution de l'actif
du failli et les priviléges ..
3. ° Pour violation des art. 2093, 2094 et 20 9 5
du code civil, en ce que l'arrèt dénoncé a accordé
au sieur Poullain un privilége qui ne lui était
attribué par aucun texte de loi.
4.0 Pour viol ation de l'art. ' 999 du code civil
sur les droits du mandataire, et de l'article 558
du code de c-ommerce, pom' fau sse application de
]"article 132 du code de procédure et 'v iolati on de
~l'article J 41 du m ~\Tle code, en ce qu e la cour
royale a condamné les syndics aux dépens, en leurs
noms personnels, et sans énoucer les 010 tifs de ce tte
condamnation.
ARR Ê T.
~

Attendu que par divers jugemens et an-ê ts qui
ont acquis ["autorité irrévocable de la chose jugée,
Il a été reconnu, en ' fait, que la société indivise,
form ée entre les S.rS Poullain et Dumon t et Gillot,
pour l'exploitation de l'usine du moulin Reuaut,
n

avait t!té continuée à la réquisitio~ même des
synd ics de leur faillite, et que, par l'elf~ t de ce tte
continuation de société , Poullam ~talt de,,:enu
créancier de la masse de cette faillIte, à raIson
des avances par lui faites pour favori ser ses opérations ; que le montant d~ sa c~éance . re.con nu et
fixé par un ju gem~n t arbItral, Il avaIt ll1contestabiemeilt le drOIt de faIre des actes conservatOIreS
pour parvenir à se faire payer des sommes dont
la condamnation avait été prononcée à son profit;
" Attendu que le tribunal de première instance
était seul compétent P?llL' prononcer sur la. valIdIté
de la saisie - arrèt faIte par ledIt Poullalll entre
les main s du caissier de la faillite et des synd ics,
et sur les suites qu'elle devai t avoir, puisqu' il s'ao-issait de l'exécution d'un jugement rendu pac un
ftibunal d ~ commerce qui, aux tennes de l'article
442 du code de procédure civile, ne pouvait pas
connaitre de l'exécution de son jugement;
" Attendu que ce j\lgement, dont les m otifs et
l , dispositif ont été adoptés par l'arrêt attaqué,
a pu drcide r , en la forme, qu'étant créancier de
1 t .nasse de la faillite Dumont et GiHot, puu llam
avait pu valab lement faire la saisie- arr~t dont il
demand ai t la validité, et, par sui te , au fond , que
la continu ation des travaux commencés clans l'u sin e
eo tre lui ct Dumont et Gill ot, aya nt cu lieu, de
l'aveu des sy nd ics et avec leur participation, cl epuis la faillite particulière desdits Dumon t et Gillot
dans leur maison de Banque établie à Paris , lcsdIts sy ndics, en leur qu alité ci e mancl atairps et
représe ntans descréall ciers de ladite f aillite, avaient
é:é ju ~temellt c-ondamn és , en lpur dite qu alité, pa,
senten ce arb itra le du 2 se ptembre 18 16 , à payer,
pour la part contributoire de la m asse, le m on tant
d"s av all ces faites par Foullai n postérieurem ent .o.
1 . fa illite et dont ladite Ulasse avait pro~it~ , par

�( 55 )
préférence aux créanciers personnels des, faillis:
d'où il suit qu'en maintenant le jugement de première instance, la cour royale de Paris n'a violé
aucune disposition des lois invoquées par les demandeurs, qui toutes , d'après les circonstances de
)'alfaire,étaient évidemment inapplicables à l'espèce;
ce qui suffit pour écarter l~s trOIs premiers moyeng
de cassation ;
Attendu, sur le quatrième moyen pris de la
condau1Dation de dépens pronoucée contre les syndies, en leurs noms personnels, que la cour royale,
qui avait sous ses yeux tous les actes de la procédure , a trouvé , sans doute, dans l'appréciation des
faits et des circonstances particulières de la cause,
des motifs suffisans pour condamner les syndics
personuellement aux dépens;
»

. L..o\ COUR rejette, etc.
Du 27 juin 182'. - Cour de cassation. - Section
l'ivile.-Présid. M.rBRISSON. - Rapp.r M.rM1N1E;R. Plaid. MM. DELAGRANGE et GUJBOUT.
Enregistrement. -

Compte de retour. Retr aite.

Protêt-

Le compte de retour peut-il être signifie en même
temps 'lue la retraite , sans apoù' Clé p realablement enregistré. (Rés. arr: )

L ~ sieur D. a souscrit un billet à ordre de

50 0 fr.
qui (- tait payable le 3, ao ût 182 1 : ce billet, revêtu
de plusieurs endosse mens , a été protes té , faute
de paiement, le lend emain de l'échl'ance , et il a
été enregistré en mème temps que le pro têt.

I.e sieue. B. ,

l'Ull

des endosseurs , ayant rem-

bonrs'; le montant . du billet, a voulu exercer son
recours contre l:endos,seul' qui le précédait,
A cet effet, 11 a tiré, sur ce dernier, une . re.traite qu'il lui a fait signifier, le ' 7 septembre
1821 , avec sommation de paiement. L'acte contenait dénonciation du protèt fait au domicile du
sieur D. et énonçait qu'il y avait été laissé copie
d'un compte de retour.
Ce compte de retour n'ayant pas ét~ préalable-went enregistré, on a prétendu que l'huissier ne
v,ouvait pas le notifier, et que, pour l'avoir fait,
Il était passible de l'amende.
On se fondait sur l'article 42 de la loi du 22
frimaire an 7, ainsi conçu :
.
,) Aucun notaire, huissier, greffier, secrétaire ,
'ou autre officie1"public, ne pourra faire on ,rédiger
un acte en vertu d' un acte sous si'gnature privée,
ou passé en pays étranger, l'annexer à ses minutes,
-ni le recevoir en dépôt, ni en déüvrer extrait,
copie ou expédition, s'1l n'a été préala blemen t enregistré, à peine de So fr. d'amende et de répondre
personnellement du droit ...
Il est évident que l'interdiction pr~noncée par
cet article ne porte que sur les actes qUI ,~ont sUj ets
à l'enregistrement avant qu'on pUIsse fau'e un acte
public en vertu de ces mêmes actes.
Il faut donc examiner si les comptes de retour
'sont dn n ombre de ces actes.
Aux termes de l'article 178 du code de commerce, la retraite est une nouvelle lettre de change,
'au ~ oyen de lacl,uelle le porteur se rembourse .sur
le hreur , on SUl' un des endosseurs, du pnnclpal
de la lettre protestée, de ses frais, et du nouveau
change qu'il paye.
'
"
L'article 180 v eut que la retraite ~Olt , accornpagn~e d' un compte de retour , et ,1 artlCi~ 18 1
définit le compte de retour de 'la mamère SUIvante.
~ .Le compte de retour comprend ;

�( 56 )
), Le principal de la lettre de change protestée.
" T,es frais de protèt et autres frais légitimes)
tels que commissions de banque, courtage, timbre
et ports de lettres.
" Il énonce le nom de celui sur qui la retraite est
faite, et le prix du change auquel elle es t négociée.
, " Il est ce~tifié par un agent de chan ge; 'd ans les
h eux où il n'y a pas d'agent de chan ge, il est
certifié par deux commerçans; il es t accompag né
de la lettre de chan ge protestée, du protêt , ou d' une
expédition de l'ac te de protêt.
" Dans le cas où la retraite est faite sur l'un des
endosseurs, elle est accompagnée, en outre, d'un
certificat qui consta te le cours du change du lieu
où la lettre de change était payable sur le lieu où
ell e a été tirée.
Il résulte de ces dispositions, que le compte de
retour est l'accessoire obli gé de l'effe t négociable
connu sous le nom de retraite, c'est-à-d ire, de la
nouvelle lettre de cb ange, et que, par conséquen t ,
il n'es t suj et à l'enregistrement que lorsque la retraite ell e-même y devient suj ette.
Dans l'espèce, l'huissiei"u'é tait tenu de faire enregistrer le compte de retour qu'a utant qu e la retrait-e, qui n'était au tre chose que le p,'otêt d'une
leth'e de change échue, n'aurait pas été suivie de
remboursemen t et qu'il y aurait eu assignation.
Alors la retraite, com lne le compte de retour,
aurait dû être soumise à l'enregistrement avec l'assignation , conformément à l'article 50 de la loi
du 28 ayril 1816.
Ce cas excepté, la formalité n'était pas plus obligatoire pou r le compte de reto ur que pour la
retra ite.
Son Exc. le Ministre des fin ances l'a ainsi décidé le 2'" fév rier 1 822.
(' Journal de l'enregistrement et des domaines.).

Obligation. - Contrat à la grosse. - Énonciation. Privilpge.

Des billets causes pour fournitures faites à un na"ire
désigne, mentionnant un intérêt maritime compris dan s le montant de l'obligation, et portant
promesse de rembourser à une i!clzéancefixe, a"ec
/0 clause que l e prêteur courra tous les risques
de mer , ont- Ils le caractere et pcu"ent-ils a"oir
les i fets d'un contrat à la grosse, lorsque ces
billets n'indiquent ni le tllux de l'illl/irêt maritime
compris dans le prillcipal, ni les objets affectes
au prét, ni le "oyage que le na"ire "a faire,
ni /0 durée précise des risques? ( Rés. nég. )
( Les créanciers de Canna c con lre Bernadac.
B egoy el Compaguie.

• •

IJE 7 décembre

181 9, le sieur Pierre - Valp.n tin '
Cannac , capitaine du brick l'Heureuse Félicie.
so uscrivit , à Marseille, trois obli gations po ur des
sommes différentes et conç,ues en ces ter,mes :
« Je soussi gné, Pierre-Valentin Cannac. capitaine du brick l'Heureuse Félicie, armé èn ce
» port, décl are avoir re\'u de iYI.' Mi ége vi lle. ,
» [abl'icant de toil es à vo iles, la somme de . . . •
" intérèt maritime compr is, pour payer fin srptem» bre 18:!O, et c'es t à compte de la fournit ure
» faite aud it brick; moyennant ledit intérêt , le s.r .
» Miégeville courra tous les risques, périls et for»

n tunes de mer.

»

Ces trois obli ga tions furent transcrites au greffe .
du tribunal de ' commerce.
Seconde Parlie.

e

�( 58 )

( 59 )

Les sieurs Jouvin frères étaient armateurs du
brick l'Heureuse Félicie.
Le capitaine Cannac avait sur ce nav ire une copropri été de huit quirats. Il céda ensuite deux de
ces quirats.
Le navire fut nolisé et se rendit à la Havane.·
Dans la trav€rsée de retoUl', le capitaine Cannac
décéda à bord , intestat ' et sans postéri té.
Sa succession fut dévolue, moi tié à ses père et
mère et moitié à ses frères et sœurs.
Tous acceptèrent cette succession par bénéfice
d'inventaire.
J,es héritiers firent vendre, aux enchères, les six
q~irats d ont le capitaine Cannat é tait res t~ propriétaire sur le navire.
D'un autre c6t.!, les sieurs Jouvin frères, armateurs, avaient fait le recouvrement du fre t , et ils
se trouvaient débiteurs d' une certaine somme envers la succession Cannac.
Divers créanciers fil'ent des oppositions, so it sur
le prix des six quirats , soit sur la somme due par
les sieurs J o uviu frèr es.
L es héritiers Cannac provoquèrent la distribution
de ces fond s.
Les sieurs Bernadac , R egny et Comp. e demandèrent d'être rangés dans cette distribution, et par
privilége, comme prt/eurs à la grosse, en vertu
des obligations préc itées.
Le juge-commissaire rejeta toutes les demandes
en privilége, à l'exception des frai s de justice relatifs à la distribution , et il colloqua tous les créanciers a u marc le franc.
L'état de--côllocation fut clÔturé provisoirement,
le 18 juin 1821.
' '
.
•

~e 2~ , les sie ur~ Bernadac, Regny et Comp,·
y l o ~n:~ e rent OppositIOn, au chef qui avait rejeté
le pl'lvdége qu'ils réclamaient.

\

C'~s t en cet .éta t des choses (lue la discussion
relati ve a u pl'lvIlége réclamé par es S." Be1'l1adac
Re1?ny et Comp.- a été agitée devan t le tribunai
Cl VIL

J,es sieurs Boissin et Guieu, deux des créanciers
rangés dan s la di s trib~ti on, contestaient le privil ége
et demandaient le mamtIen de l'éta t de colloca tion.
Ils soutenaient q" e les trois billets don t les sieurs
Bernadac, ~ eg ny et Comp,- se prévalaient, ne pouYal ent val&lt;;&gt;lr com me contra ts ti la grosse, parce
que ces bill ets rnanqu~lIen t des énonciations les
plus essentielles et les plus caractéristiques de ce
contrat.
Aux termes de l'article 3 , 1 du code de commerce , disaien t-ils, le contrat à la grosse doit
énoncer:

1.° Le capital prhé et la somme coneenue ptJur
le profit maritime;
2.° Les objets sur lesquels le p rh est affecté;

3. ° Si le pdt est f ait pour un poyage, pour 'luel
po:xage et pour quel temps ?
4.° L'époque du remboursement,
Or , les billets représentés par les sieurs Bernadac,
Regny et Comp" énoncent un intéret maritime,
qui , réuni a'l princi pal , forme la somm e pOIll" laquelle l'obli gation est souscrite; mais on n'y trouve
aueune division de sommes; d'où il rés ulte qu'on
ne peut reconnaître quel a é té le capitaLfourni.
Ces billets portent que, moyennant l'intérét
maritime compris dans la somme capi tale, le prêteur coun'a tous les· risques de fller; lUai~ ils n'in--

�( 61 )

( 60 )

fait, n'est pas moi ns indispensable pour constituer le contrat à la grosse.

diquent aucune affec tation spéciale des objets SUl'
lesquels le prêt a été fait.
D' un autre côté, ils ne font point m ention ùu
voyage que le navire va faire, ni de la durée précise des risques.

En effet, suiv ant l'article 315 du code de commerc e, les emprunts à la grosse peuven t être affectés
SUl' le corps et quille du navire , sur ses agrès et
apparaux, sur l'arm ement et les victuailles, ou sur
la totalité de ces objets conjointement , ou sur une
partie déterminée de chacun d'eux.

Ces div erses omissions ne permettent pas d'attribuer aux billets dont il s'agit les elfets d' un contrat
à la grosse.
Les énonciati0ns indiquées par l'art. 3 11-ne sont
pas , il es t vrai, prescrites à peine de nullité.
Mais. il ne faut pas oublier, non plus, que la
nullité existe, de plein cll'Oit , toutes les fois que
les vices ou les omissions qu'on reproche au titre
sont substantiels et se rattachent à son essence.
Or, il es t év ident que l'énonciation du capital
prête et celle de la somme co nvenue pour le profit
maritime sont des fQ.l'mes substantielles du contrat
à la grosse; car, souvent, il devient indispensable
de connaltre le capital prêté : tel es t le cas où le
navire n'effectuant pas le voyage pour lequel le
prêt a eu lieu, le prêteur n'a droit à aucun change
maritime , puisqu'il n'a couru aucun risque: tel est
aussi le cas Oll le contrat à la grosse est à ordre
et a été négoc ié, puisqu'alors, d'après l'article 314
du code de commerce , la garantie de l'endosseur,
à défaut de paiement , ne porte que sur le prin cipal prèté, et ne s'étend point au profit maritime.
à moins que le contraire n'ait été stipulé: tel est
enco re le cas oil il s'agit de partager le produit des
_ effets sauvés, entre le prêteur à la grosse et l'assur eur , puisqu'alors l'art. 331 veut que le produit
de ces effets soit partagé, au marc le franc, entre
l'assiIreur pour la somme assurée et le prêteur à
- la grosse pour le capital prêté seulement.
L'énonciation des objets sur lequel le prêt a fit

D'a près l'article 32 5 du même code, le prêteur
à la grosse n'a plus aucune récl amation à ~lever
co ntre l'em prunteur , en CilS de perte des objets
sur lesquels le prêt a eu lieu.

•

&gt;

Or , si l'on pouvait se dispenser d'indiquer les
objets affec tés au prêt à la grosse, soit par une
énoncia ti on générale des corps et quille du vaisseau,
ce quI , d'après l' article 5:!O, comprend le navire
et tous ses accessoires , soit par une énonciation
particulière des objets seuls aflec tés, il en résulterait souvent des contestations, en cas de perte
partielle , contestations que l e législate ur a voulu
prévenir.
, Dans l'espèce particuli ère de la cause, l' énoncIatIon des ob jets affec tés au prel t était d'autant
plus nécessaire, que les billets étaient so uscrits par
Cann ac, en qu ali té de capitaine dn hrick l 'Heureuse Félicie, et pour fournitures raites au navire,
sans aucune indica tion d'oll il pùt rés ulter qu'i l
ftlt propriétaire de tou t ou de partie cie ce navire .
et dans le lieu de la demeure des armateurs. Oll,
d'après l'article 32 1, ce capitain e n'ava it pas le
droit d'emprunter à la grosse , pour compte des
propl'iétaires du nav.ire, et n' aurait pu le faire que
sur la portion qui lui appartenait. '
Enfin , il n'est pas moins de l'essence du contrat
à la grosse qu' il énonce le poyage ou les poyages

�( 62 )
po~r Ie~que~s .l'emprunt a lieu et qu'il incl:que , au
mOlDS llnpllCLtement, le temps et la duréé d es risques que doit courir le prêteur,
Car, d 'après l'article 3:.5 du code de commerce,
prèteur perd le capital et le change maritime ',
s' les objets su r lesquels il a prèté périssent, dans
le temps et dans le lieu des risques.

1:

C'est d'après la durée des risques et selon les
m ers dans lesquelles un navire doit navig uer que
se règle le profit maritime.
Enfin! il est ?e princI pe que le risque du prêteur
cesse, ~ ' le '.'avlre ent,'eprend nn voyage dilférent
de CelUI qUI a été convenu, ou s'il déroute, cn
cours de voyage.

Il est donc indispensable, pour tous ces cas
que le contrat indique à la f ois le temps c'est-à-dire'
l~ durée des risques et le lielt des risq~es, c'est-à~
dll'e, le voyage que le navire doit faire.
- On ne peut se dispenser de désigner expressément le temps des l'I sques dans le contrat que
IO,rsque 1&lt;; prêt est fait pour un voyage déter:niné.
~,\O~,~atlOn de la durée des risques résulte a.lors
lmpl:cltement de l'indication du voya rre d 'après
' 1e 328 cl u code de commerce. " ,
l,artlC
L'indication seule de J'époqu e du remboursement,
ne peut pas s~ppl~er celle de la durée d es risques.
pu ,sque la lOI eXIge l'un e et l'autre de ces indicatlOns: en effet.' la du rée ùu risque peu t ê tre et
es t presque toujours différen te du terme accordé
pour le remboursement.

Il es t donc év ident crue les billets dont l es sieurs
Bcrnadac, Regny et Comp" sont porteu rs, e t qu'ils
veulent présenter comme constitutifs de contrats
à la grosse , manquent des énonciations les plus

( 63 )
essentielles pour con!tituer un, pareil ~ontrat , et
pou r conférer le prtvllége qUi en dél'lve.
Les sieurs Bernadac, Regny èl Comp" répondaient :
La loi n'a pas soumis les contrats à la grosse
à une forme sacramentell e,
Les énonciations indiquées par l' article 3 11 du
code de commerce ne sont pas prescrites à peine
d e nullité.
Elles ont pour objet, non de tracr.~· un,Po forme
de laqu ell e 011 ne puisse s'écarter, ma's d" nd'quer
quelle cause doit se rencontrer d ans un contrat,
pour qu'il ait le carac tère et les eHets d 'un contrat
à la grosse.
Toute omission relative à ces énonciations n' annule pas le contrat: il faut distinguer les omis~ions
q'Ji d étl'Uisent l'acte dan s son essence, ou qu, e,n
empêchent l'exécution, et celles qUI peuven t faCIlement se suppléer.
Il suffit q~e le titre contienne, dans l'ensemble de
ses expressions, ce qui est de la na tur~ et ,de
l'essence du contra t '1 la grosse, pour qu ,1 dOive
obtenir les eHets qui rés ultent de ce contrat.
Or, les trois billets don t ks sieurs Bel'lladac,
Regny et Comp,- son t porteurs, indiquent suffisamme,lt qu'ils ont pour objet un con tra t à la
grosse.
. . 0 Ils
contiennent la stip ulation d'un change
maritime compris dans le capita l '1 rembourser.

Le taux de ce change n'est pas exprimé; mais
eeu impol'te : il suffit qu'il y ait change maritime:
II suffit que les prète urs aien t couru les l'isques
de m er.
La cnm ula tion du capital et du change maritime

�( 64)

( 65 )

ne chan ge rien à l'essence du contrat et ne saurait
l'invalider.
2. 0 Les billets portent que le prêteur courra tous
les risques de mer.

ce voyage que le capitaine Cannac fit l'emprunt
dont il s'agit, Le défaut de désignation du voyage
est encore ici une de ces omissions qui se suppl éent par ce que les circonstances font connaltre.

Quant à r objet affecté, s'il n'est pas e:r.pressement
énoncé, il n'en es t pas moins connu ; l'emprunt
a été motiv é S UI' .fournitures .faites au navire
[ Heureuse Ftilicie: il es t donc certain que le navire
es t a 6ècté ou , du main. , la portion qui appartient
a, l'emprunteur.

5.· Enfin, les billets représentés par les sieurs
Bernadac , Regny et Comp.- ont été transcrits en
temps utile , conformément à la loi , au greffe du
tribun al de commerce.

L'o ubli ou le vague de l' énonciation de l'objet
affec té, " dit Locré SUI' l' articl e 3" , " n'ann ule pas le contrat , toutes les fois que d 'a utres
circonstances fo nt reconnaître l'o bj et du prê t ;
car , alors le but de la loi est atteint ; aussi l'énoncia tion n'est-elle pas prescr ite so us peine de
nulli té.
«

"
»

"
"
"
"

" Supposons, par exemple, que l'emprun teur
" se solt born é à dire : je paierai, dans un tel
» t emps, à un tel, la somme de tant, valeur reçue
» de lui en grosse m'enture : l'ac te sera irrég ulier ,
» sa ns doute; mais il aura néa nmoins so n elfet
" si Je vaisseau étant d'a illeurs connu et certain :
" l'emprunteur n'y a a ucun in térêt et en a , au
" coc traire, dans le chargement ; il dev ient évi" den t, dans cette bypothèse, q lle c'es t sur le
» chargement q u'il a voulu emprun ter. »
Ce raisonnement es t décisi f pour l'hypothèse de
,
la cause.
3,0 L'époque du remboursement est fi xée nn
septe~ br e 11520 ; cela suffit pour indiquer le temps
des nsques. ( Voy. Locré SUL' l'art. 3 11 , note 8. )

" 4,0 Quant au ~ oya ge, il n'était pas essen tiel de
1 IndIquer : Il était connu: le navire était nolisé
p OUl' la Havane, et c'est au moment d'entreprendre

L'accomplissement de cette formalit é, prescrite
surtout dans l'intérèt des tiers, ne permet pas d'invoquer, contre les porte ur~ des billets , une nullité
qui n'es t point prono ncee par la loi : il prouve que
le prèt a été rég ulIèrement fait et qu'il n'a pomt
eu lieu au préjudice d'autres créanciers de l'emprun te ur.
Dts-lors , il serait injuste de r efu ser aux sieurs
Bernadac, Regny et Comp.- , le privilége que leurs
titres leur co nf~ rent.
Subsidi airement , les sieurs Bernadac , Regny et
Comp.· réclamaient. en vertu de leurs billets, le
pri vilége accordé par l'art,· 1 9 1 , n,O 8 , du code
de commerce, pour fournitures faites au nav ire.
Leurs adversa ires opposaient à cette pretention ,
qu e si les billets ne pouvaient valoir com me contrats à la grosse, ils ne pouvaient pas davantage
conférer le privilége accordé au fo uL'Disseu r.
Qu'a ux termes de l'art" 1 92, n.o G , du code
de comm erce, le pri vi lége d~, fournisse llr ~ e pe~t
être exercé qu'a utant qu e sa créance est JustIfiee
par un état v isé par le capitaine, arrêt" pal' l'armateur , et dont UI1 double doit être déposé au
greHè du tribun al de commerce, au plus tard,
dans les dix jours après le départ du nav ire;
Que, daEls ~'espèce "il n'avait é ~é d~p~s,é aucun
état des fourmtures falles par le sIeur Mlegevllle ,

�I( 66 )

( 67 )

en faveur de qui les billets avaient été souscrits;

doivent, dans les dix jours de leur date ê tre enregistrés au tribunal de commerce du lieu 'dans lequel
ils on t é té souscrits ;

Qu e la transcription d es ~ill e ts ~ u greffe ne
pouv ai t suppléer cette formaltté, SOIt parce q~e '
ces billets n'indiquaient pas la n ature des ,fourmtures faites , soit parce qu' ils n'en contenaIent pas
l'éta t.

J U G E ME N T.
Attendu qu'aucune partie 'au procès n'a contes té
aux sieurs Bern adac, Regny et Comp.- l'endossement fait à leur profit SUl' les b~ll e ts ci - dessus
énoncés , quoiqu'ils ne fussen t pomt à ord re ;
»

Attendu que le d l'Oit r éclamé par les sieul's
Bern adac ReO'ny et Comp. e d'è tre IJayés intégra,
b
l
' d
~ m e nt d u mon tan t d' une cl'éance ~ sur e pnx e
la vp.n te d'un gage quelconque m~ u Œsan t poUl'
sa tisfai re les créanciers y ayan t drOlt, es t certa Inement un pri vilége ;
»

Attendu que le PRJ VILÉGE es t défin i pal' la
jurisprud ence, jus singlllare quod non protend:tur
de re ad rem, de cam ad caswn et de pe:sona ad
personam; que , dès- lors, il ne peu t eXlstel: qu e
'pour les cas, so us la cond iti on qll e la loi l,ui ass ig ~ e,
et dans les li mi tes oil il se tro uv e clrCOnSCl'lt ,
quelque r estreintes qu 'ell es puissent paraltrr. ;
»

n Attend u qu e les con trats o u billets à la grosse
do iven t , 1.° pour acrl uérir un pri.,'fdge, énoncer le
capital prété et la somme conven ue pour le profit
maritime; les objets sur lesq uels le prê t est affec té ;
les noms d" navire et du ca pitaine et ce ux du prêteur et de l'emprunteur ; si ce prêt a lieu pOlir Uil
payage , pOUl' q uel voyage , pour qu el temp s, et
l'époque du rem boursement.

2.° Pour conser.cr ce privilége, ou, ce qui est
la mème chose, à p eine de le p erdre, ces contrats

" Que les expre,sions , à peine de perdre son
p ri.i/ége, employées dans la rédacti on de l'a rticle
3 . 2 du code de commerce , ne permettent pas de
d outer que le législateur a entendu que le privilége ex istât d éjà avant la transcription exigée par
ce t ,article; car, On ne perd que ce qu'on a acquis:
et comment ce privilége a-t-il pu être acquis, si ce
n' est par l'accompl issement des conditions imposées
pal' l'a rticle précédent ?
" Attendu qu e les bill ets dont les sieurs Bern acl ac,
Regny et Co mp.- sont porteurs, n' énoncent pas
d'une manière précise le profit maritime.
" n s n'indiquen t point les obj ets sur lescluels Ce
pl'êt es t affec té, et si ce prêt a lieu pour un voyage
ct pOUl' q uel voyage;
Q ue le défaut de ces énonciations pl'ive ces
b illets du priv ilége que l'on veut réclamer eu leur
, fave ur.
»

" Ils n e l'ont pas perdu , mais ils ne l'ont pas
ac quis.
" Ces billets peuvent être valables comme si mples obli gations, ma is non comme con trats à la
grosse.
» Attendu qu e si, malgré, cette définition .' il
é tait enco re nécessaire d'exammer, daLls le spteme
des sieu rs Bernadac Re O'ny et ComIJ.- , l'eHet et
'
"
r
l'influence, da us l' hypo
th~se,
des IOr~
a l".tes su bstan tiell es d'tm acte e t comme telles fa cdcll1en t suppl ées ou pouvan t ètre omises ~ans dan ger , la prétention des demande urs n'obtIend raIt pas lin me.lleur ,'é,ultat , so il que l'on consid ère les omissions
f aites dans les billets dont il s'agit , et quant aux

�( 68 )

( 69 )

;tctes eux-mêmes et relativement à l'intér~t des
tier~.; car, dans ~a jurisprudence actuelle, on doit
consIdérer comme formalités substantielles du con~at, celles don~ l'or;nission attaque la substance de
1 acte, ou peut mdutre le public en erreur;

3.0 Le vO)'3ge pour lequel l'emprunt est. fait ,
puisque, d'apr~s l'article 325 , la perte ne dOIt être

. » Ainsi , sous l'un et l'autre point de vue , il faut
regarder comme formalité substantielle d'un billet
de grosse:
.
1.° La dist.inction d: la somme convenue pour
le pro ~t maritIme, pUisque, d'après l'art." 314:, la
garantte du cédan t ne s'é tend pas jusques là ;

2.° Les objets sur lesquels le contrat à la ""!"Osse
est affeC'té , puisque. ra1't." 316 autorise le p~èteur
11 demander la nullIté de l'emprunt fait pour une
somme excédant la valeur desdits obj ets , et dans
le cas de fraud e de la part de l'ewprullteur ;
Et que, s'il n'y a pas fraude, l'article 3 '7
declare le contrat valable seulement jusques à la
concurrence des 1fets aff.ctés li {emprunt;
» Que, suivant l e~ articles 324 et 325, le prêleur ~ la grosse ne supporte la perte des effetS
affectes que lorsqu'elle arriv e par cas fortuit ;
» Que, dans l'espèce du procès aduel il es t re' qui rats
co~nu que l' e mprunt~ ur ne possédait que six
SUt le corps du navire I"Heureuse Félicie;
•»

" Que c'est seulemen t sur ces six quirats que,
da~ls !a conventIOn des par tIes, J'em!)runt était
aHec te.
." Cependant les billets sont causés pour f ourmtures fa ites au na pire.
. ". ~ette éno~ciatio n , évidemment fausse. a pu
mdune le pubhc en enem et empêc her d'autres
emprun ts, dans la fau~se sup position que ce n'était
pa~ seul.ement SIX q&lt;Jlrats , m ais la totalité du navire
Jl.UI élalt .aflectt!e à la sûreté de l'emprunt;

5upportée par le prêteur qu'autant qu'elle a ltell
dans le temps et dans le lieu du risque;
" Que ce ne peut être sérieusement que, dan"s
leurs fins subsidiaires, les sieurs Bernadac , Regnyet Comp." ont présenté leur créa nce comme entourée du privilége attribué par l'art." 19 l , aux
fournitures faites à un navire, puisqu'a ucune des
e
formalités prescrites, en pareil cas, par l'art. 19 2
du code de co mmel'ce, u' ont été remplies par le
prétendu fournisseur.
LE TRIBUNAL confirme l'état de distribution
et déboute les sieurs Beroadac, Regny et Comp,'
de leur demande .
Du 10 er février 1822. - Tribunal de première
instance de Marseille. - Prés, M! DE LABOULIE ,
Cheva lier de l'Ordre royal de la Lég ion d'honneur.Plaid. MM. DESOLLIERS pour Bernadac ,Regny et
Comp! - MAURAND! pour Boissin et Guieu.ARNA UD , ODDO pour les autres créanciers (1).
Billet à ordre échu, -

Endossement.

La propriété d'un billet à ordre échu et non acquitté.
peut _ elle être transmise, même li l'égard du
souscripteur, par un endossement posterieur li
l' I!cheance , sarts qu'il soit besoin d'un transport
légalement signifié ou accepté f (Rés. air. )
( Nettancourt contre Lambert.)

UNE décision de la Cour suprème sur cette question
(1)

Voy. un e décisi on analogue. mais dans Ulle hypo·

thèse dia·éroute. ropp0née ci-dev.1Ù " "~." part., pag. d"5.

�( 70

( 71

)

est d'autant plus intéressan te à rapporter , qu e depuis
long-temps les t n bu naux et les juriscons ultes ne
sont généralemen t pas d'accord SUl' la va lidi té des
endossemens de bi llets à ordre ou lettres de change
'
après l'échéance.
Sui vant les uns , quis'étayen tde l'opinion deSava ry,
pa r~res 36 et 75,
qLles tion , la transmission
d' une lettre de change ou d'un b,llet à ord re ne
p eut plus a\~ oir lieu , après l'échéa nce, pal' la voie
de l'endossem 7nt ;. il fau t Lln acte de transport
slg.mfié au débiteur , co mme pmll' les créances ordinaIres. Mo' DELV INCOU RT dans ses in stitutes de droit
commercial , t. 2 , p. 108, proresse ce tte o'pini on.
Suivant
après l'échéa
nce
· d'a utres , la transm ission )
,
~e udt b len s'opérer par endosse ment; mais alors,
~ n o~sem e~ t ne ~a ut que coml:ne Ul~ transport
Or?malre, c est-à-dll'e, qu ~ le cesSIOnn aIre est soumIS aux ~o mpe n sa tion s et exceptions que le débite ur aurait pu opposer au cédant lui- même,
.Cette dernière opinion es t celle de M. PARDESSUS.
traité du controt de change) n,· 132 et suivans.
E lI ~ es t conforme à un arrèt de la Co ur roya le de
Pam , du 24 juillet 180g (1).
D'autres, encore, distinguent s'il y a eu protét.
ou non, à l'éc héance.
Ils pensen t (~ue, ,dans le 'premier cas , le protêt a
eu pour effet d arreter la cIrculatIOn du billet d 'en
fi xer I~ propri~té d?" s les ma in s d u por teLlr 'qui a
fa It pLOtester et qu alors le bIllet n'es t pIns susceptible d'endossemen t (2).
~1ai~ que, dans le second cas, c'est- à-dire, l o l'~
qu Il n y a pas de pro têt à l'éch':ance Ic bill et
contmue d'ê tre transmissible par la voie de l'ordre,

2"

l

( 1) Yoy . . S,irey , 1807 , 2,· parti e , pag. 933.'
. .( 2 ) Al nsl Jugé p ar 1. Cou r roya le de Limoges le 13
JUI 1leI 1 8 ~o . Voy. Sirey
, 821 t 2 P 7"
'
,

,.

,

.

Jo ,

)

avec la différence, se,ulement, que l'absellce ùu
pro t~ t et la présentation tardi ve du bi ll et font
perdre an por teur ses droits contre les endosseurs.
aux termes de l'art.· 168 du code de co mm erce.
D'a utres enfin, admettent la h'a nsmiss ibili té de
l'e lfet après l'éc héance, qu'il y ait eu ou n on p rotêt,
ce tte formalité ne pouvant, sui vant eux , chan ger
la nalure du bi ll et à ordre on de la lettre de ch an ge ,
dont la proprùite ,. aux termes de l'art." 136 du
code de commerce, se transme t p ar' la voie de
l'endossement. Ils pensent d onc qu e, même dans
le pas de pro têt à l'échéa nce, celui auq llel l'effet
a été endossé en l'état de ce protêt , en devient
propriétaire sans être passible des exceptions que
le so uscripteur aurait eu à opposer au cédant qui
a fait pro t e~ t er, sauf n éanmoins les cas de f raude.
Dans une espèce qui s'é tait présentée , le 30
avril 18 12 , devant la cour de Bruxelles, cette
co ur ellt à examin er si un billet à ord re endossé
après l' échéance ( et non pro tes té ) avait perd u sa
qualité d'tdfet de commerce, relativement à la compétence du tribunal de commerce.
En décid an t la n égative , elle admit , en principe
•
dans les motifs de son arrèt :
" Que le carac tère du billet à ordre n 'est point
» pe.rd.u par l' é~ h é an ce ; q u:ainsi ce m ode de trans" ml s~lOn coy tmu e de subSister pal' l'endossemen t .
» quoIque pôs tél'leur à l'éch éance" (1 ).
. Dan,s l'espèce q~e n ous allo ns rapporter , la questIOn s es t présent ee plus d, rec temen t
m ais toujours en l'absence d' un protèt à l'écl;éance.
Le ~ déce":llbre 1816, le vico mte de Ne ttan court
souscnt un b,llct de la so mme. de 3752 fI'. 7 0 c.e.,
~aleur el! lieus, payable, avec IIl térêt , le 1.'" janvier
(1)

Voy. Journal du palais, tom. 34, p.g. 496

�( 72)

( 73 )

J8 17 , à l'ordre et au domi cile du sieur Étienne,
notaire à Nancy, son chargé d'a ffaires.

compte qu'il produit, en date du 8 m ars [ 8 [9, non
en ~'eglstré , . Il s'e~ es~ plein ement libéré envers
Etienne, qUI devait IUl rendre ce hillet et non le
laisser en circùlation.

J_e sieur Étienne transporte ce billet au sieur
Lambert de Bathilier, par un endossement daté du
29 mai 18'7, postérieurement à l' ~c h éa n ce.
Cet endossement es t également ca usé pour valeur
en écus, et porte que le paiement doit se faire
chez Etienne , le 1. or mai J 8 1 ~ .
A cette dernière éclléance, point de paiement.
J_ambert accorde de nouveaux délais à Euenne.
Quelque temps après, ce derni er s'éloi gne de
Nancy sans acquitter le billet. On lui. nomme un
curateur.
Le 8 janvier d $20 , Lambert assigne devant le
tribunal civil de Nancy, 1" sieur cie Ne ttancou rt ,
souscripteur du billet et le curateur du S.r Etienne,
endosseur, en paiement des 3752 fI'. 70 c.e' et cles
intérêts courus depuis le 2 d ~ce mbre 1816.
Le s.r de Nettanconrt conteste au s.r Lambert
le droit d'exige,r le paiement clu billet.
. Il sou tient que l'endossemen t , qui lui a été passé
par Etienne, n'a pu lui tran sférer la prop~iété du
billet, parce qu e cet endo sernent a été fait p ostérieuremen t à l'éch éance et sans qu'il y ei".t de pro tH.
Que du moment que le b.illet était échu, il ,ne
pouvait plus être transporté légalement que dans
les formes prescrites pour les cessions de créances
ordinaires par l'article 1690 du code civ il , c'est-àdire, par un acte de cession sign ifié au débiteur.
Il invoque, sur ce point, l'opini on de SAVARY dans
son parfait négociant, parères 36 ' et 75 , et celle
de plusieurs autres auteurs.
Enfin, il oppose, en fait, qu'il n'est plus débite ur , du billet ; que d'après un 'r églement de'
,
.compte

. I.e 4 mars 1820 , jugement qui condamne le
SleUL' ~et tan court et le curateul' du sieur Eti enne
soll?al~'em ent à payer le montant du billet avec
les mterêts, et accorde au sieur de' Nettancourt sa
garantie contl'~ le sieur Etienn e. '
Motifs de ce jugement:
u Considérant que l'opinion de Savary n 'a pas
été adoptée pal' les commentateurs qui ont éèl'it
après lui ; que les lég islateurs qui on t concour u à
la formation du nouveau code de ~ommerce connaissaient c!'t~~ opinion, mais qu'ils n'o nt 'pas jugé
c?~venable d msérer dans ce code aucune dispoSitIOn d'o ù
soit permis d'inférer &lt;-[ue l'endossem~nt postérieur à l'échéance du billet à ordre ne
p~lsse ,plus êt,re c?ns!déré ~lue, comme ' un transport
oldmall'e (lUI • doit etre
slan.fié
au débiteur , 011
'
0
accepté par lUI , conformément au code civil;

!I

," Que les juges ne peuvent pas suppl éer à la
101 ; que, dans le co mmerce, un billet à ordre
après son échéance, peut être valablem ent end ossé ~
q'~e celUI qui le reçoit a pour ga l'ans solidaires e~
l'endosseuF et le souscripteur du billet;
Que Lambert se trouvait dans cette posi tion;
que 1" s,eUI' de Nettancourt ne pouvait lui opposer,
le 'pai em e~lt f;,!t à Eti enne; que le décompte par
lm p~odUlt n etait que du ,8 mars 18~9 , tandis,
que l endossement remontait au 29 mal 1817 ;
l&gt;

Q'le le S.r de Nettancourtdevait se souvenir de la
nature de son billet; qu'il savait qu'il était n égoc iable
~t 'lu'il s'é tai t oblil5~ de l'acquitter à tout portew:
S/lClmde Pi/Tlù. "
f '

�( 7.0

. ( 75. )

d'un endossement régulier qui le lui présénterait ;
qu'avant de rien payer à Etienne, il devait s'assurel'
què telui-ci ne l'avai t pas négocié, ou relirer le
billet,

hill ets à ordre faits entre négocians et pour op~­
rations de commerce:
2,° Pour contravention au principe consac re! pat:
l'art. 4, tit, 5 de"\' ordonnance de co mmerce de 'l 6,73 ,
et .par les art. J 61 et di:! du code de commerce
.( la nécessité du protèt à l'échéance), dont les
conséquences son t que les billets à ordre, comme
.les lettres de change, ne son t plus transmissi.bles
pal' simple endossement, après le",r éch ~ance ,. ou
que du moins l'endossement n'est alOl"s qu'un trans,..
port civil , qui laisse le cessionna ire passible ~e tou-.
tes res excep~ions qui pourraient ètre opposées au
cédant,

Appel par le sieur de Nettancourt devant. la COUl'
toyale de Nancy, le 28 juillet 1820.

ARR Ê T

CON F 1 fi

ni A TIF,

« Attendu, portent les motifs ci e cet arrèt, Qll e
l'usage tolère la transm ission des billets à ol'dre,
après leur éc héa nce, et qu 'aucune loi ne le défend;

. Que le débiteur d'un billet à ordre, en le laissanb
circ uler co mm e tel, fait croire par-là au public
EJu'il s'agit toujours d' un billet qui retient etconsel've
~a nature de billet transmissible à ordre et non
acquitté; car, le public ne connaît pas et ne peut
pas présumer le paiement ou la compensation i

3.° Pou'r vi olati on des lois ~03 ,206, Vigo tle reg.

jur. , et de l'a rt. J 70 du code de commerce, en ce
que le sip.ur Ne ttanco urt a été condamné à payer le
hillet , quoiqu'il 'eô t fait provision au 'lieu 011 il
-était payable, et (lue cette provision se fût trouvée
dissipée par suite des di!fërens pactes inter.ve)lu&amp;
entre le porteur du billet et le dépûsitali'e des fonds.

- » Que, dans le cas possible d'une compensation
consentie, il en rés ulterait une déception publique,
infaillible et fatal rés ultat de la distinction admise
P?r ces opinions particulières;

A R l~: É T.

» EnGn, que l'arrêté de compte entre . le sieur
de Nettancourt et le sieur Etieqne ne portait pas
'J~ec lui la preuve de son enreg istrement.

Pourvoi en cassation.
'1, ° Pour violation des art, e, J 690 et J 69 J du code
civil, d'après lesquels le cessionnaire d' une créance
. n'en est valablement saisi, à l'égard du débiteur,
qu'après la signification qu'il doit lui faire du
transport;

. . Et, pal' sui.te, pour fausse application des disposit,IOns du . code de commerce, .d'après lesquelles le
simpleendossemerit suffit pour la transmission des

,

.

" Attendu, ~ur le premier moyen, 'qu' il résulte
. de la disC'ussion qui a eu lieu au corps !égi.5Iatif' ,
lors de la présentation du code de commerce, qu'à
l'appu i de motifs d' utilité publique, on a ",d~is
en principe, 1.° que tout particulier pouvait créer
des b,lIets à ordre , quoiqu'il ne rÔt pas négoC'iallt,
et ·que la ca use dubill~( ne fù-t pas commerciale;
2.° que la propriété ~Ie celte espèce de billet pouvait être transm ise par la voie de l'ordre, et sans
que le cessjonnaire fût tenu de notifier la cession
au débiteur;
» Sur le seco,!d rrwyen , !;onsid&amp;'ant que l'échéance -dl.l mUet, flui ...,ée ~vant l'endossewent , \l'en

�( 76 )
change nj la nature, ni le privilége, et que , ma) g~é
cette échéance , le bdlet conserve sa transmlSS1bili té par la voie de l'ordre ;

.~ Attendu que le seul cas qu~ pourrait ~aire

difficulté, serait celui où le souscl'lpteur four~,ralt
la preuve qu'avant l'endossem.ent d,u billet ? II en
avait payé le montant au domicile elu; maiS que,
dans le cas particulier, il est cO ~l s taté tan t dans
les motifs du jugement de première Instan ce que
dans ceux de l'arrêt dénoncé, que le dema ndeur
n'avait pas fourni cette preuve qu'i.l puisa it uni'quement dans un décompte P?sté,n eu.r .de l?n g-;
temps à l'elld~ement, et qUI n avait JamalS éte
enregistré;
Sur le troisième moyen, attendu que l'appréciation des faits qui lui servent de base était abandonnée, à la prudence du juge, et que, dans ~ou~_ l~
cas, l'arrêt reconnaît que le demandeUl: devait s IIDputer d'avoir payé Etienne sans retirer le bJllet
qui se trouvait en circulation,
n

LA COUR rejette, etc.
Du 28 n~vembre 1821. - Section des requêtes.Rappor. r M! BOTION DE CASTELL~ NIONTE. - Cone!.
M! CAHIl:R, avocat-géné. l - Plaid. M.r GUICHARD ,
père.
Billet à ordre. -

Faillite. Recours.

Endossement.-

En cas de protêt tardif d'un billet à ordre dont
le souscripteur est tombé en faillite, aeant l'é'lui l''!Ifet a été endosse
chéance, le porteur
posterieurement à la .faillite ,peut~il,J nonobstant

a

( 77 )
le retard du p'rotJI , avoir son recours contre son
endosseur? ( Rés. aff. )
Dans .'e même cas, le difaut de protÜ en temps
ulilr pr;ve-t-ill' endosseur 'lui a reçu l' '!Ifét avant
la fill'lLite et l'a négocié après, de son recours
contre ses cedons immédiats? ( Rés. aff. )
(Pelletier Mareille et Comp .• cOlltre Marquèze.)

LE 3 décembre 18,8, Lillet de 2000 fI'. souscrit
à Caen par le sie ur Manoury-Lacour, payable le
10 mars 18 , 9 , cbez les sieurs Colin et Comp. e ,
banquiers à Paris, à l'ordre du sieur Vic tor James,
négociant à Orthez.
Le S. r James endosse ce billp.t aux S.rs Dauphinot,
Malot et Comp.· , et ceux-ci aux sieurs Pelletier,
Mareille et Comp.·
Ces deux endossemens ont lieu de ' décembre
1818 à janvier 18 19'
Le 1) fév rier suivant, le sie ur Manoury-Laco ur
est déclaré en état de faillite.
Postérieurement it cette faillite, le I l février
18 ' 9 , l.:s sieurs Pelletier, Marei lle -et Comp.passent le bdlet à l'ordre du sieur Marqll i:ze; celui-ci
l'endosse au sieur Blanchard, et ce demier au si~ur
Famallcl.
Il ne fut point fait de protèt à. l'échéance, mais
seulement un mois après.
Le sieur Farnaud présenta l'effe t aux S.rs Colin
et Co~p" ; ,ceux-c i en refusèrent le paie,nent , sur
le . :notlf qu ds n'avaient point de fonds au souscmteur, et (IU'il avait été · déclaré en faillite.

�( i8 )
. Be sieur BlanC'hard rembourse le sieur Farnaud
sans difficulté; il assigne ensuite le s.r Marquèze,
son cédant, ~n remboursement, devant le tnbunal
de oommepee d'Orthez.
Le sieur Marquàe appelle en garan;ie PeH"tier,
i)'lareille et Comp.- qui" de leur côté, metten~ en
cause les sieurs Dauplunot Malot et Comp. , et
le sie ur James.
T.e 19 novembre 1819' jugement qui condamne
!,fartluèze à rembourser Blanchard ; !,ellel18r -fWa,
reille et Comp· à rembourser Jlifarr;ueze, et rejette
l'ac tion récursoire de Pelletier Mareille et Comp"
éontœ Dauphinot, Malot et Comp.·
Ce juge~ent est ' fondé sur une distinctio~
(.lue, le tribunal :' etabhe en,tre les endosseurs , qUI
;tvalent reçu le billet, avant 1ouverture dé, la fatlltte
du souscripteur, savon' : James, Dauphmot , M~­
lot et Comp.· et Pelletier Maredl/J et Comp."
d'une part; et les endosseurs 11 qui le bi~le t , n'avait
été transmis que p03t"l'leUre me n~ " la Jallltte, savoir: Mar'lltèze et Blanchard, cl autre part.
I,e tribunal a considéré, Il l'égard de ces derniers,.
" que le débiteur ,étant CfI faillite , au mome ~t ou
l'eHet leur avait cté tran miS , III créance n avait
plus alors '. d'existence réelle; qu e, dès-,lors, l~en­
dossement était QuI, il leur éga rd, et C(U tls avalent
le droit d'exi O'e r le remboursemen t du billet en
vertu de l'art." 1693 du code civil, qui l'end le cédant O'arant de l'existence de la créance cédée au
m om:tit du transfJort, sans être obligé de faire
Jro t~t~r l'effet à 'éc héance, ni de recourir, ~.a ns
n qumzame, conformément aux art. 163.' 160, et
1,87 du code de c~mmerGe, qui n~ so~t obllgat~res
'(jue p0ur le cas d cndossemens regullers, &gt;,
Quant aux endosset.riens antérieul:,s à b failhe', '

l

( 79 )

le tribunal a pensé " qu'ils avaient eu pour ohj~t
une créance réellement existante, puisque le dé!JI-'
teur était encore en possession de tOIlS ses drOlts ;
&lt;f"e ces endossemens étant régu liers, ~evaient ê\re
exclusivement rp.gis pal' les règles spéC iales du code
de commerce, rel!!tives au protêt et à la,garantie des
endosseurs; qu'ain si les auteurs de ces endossemèns
ne pouvaient être recherchés qu'autant que le porteur ou les ",Idosseurs subséquens du billet non
acquitté l'a uraient fait protester le le!1demain dt;
J'échéance; et auraiènt exercé leurs reco urs dans
Id 'luin zaine d" protèt ; "
» Que, dans l'espèce, le protèt n'ayant eu ,lieu
qu'un mois après l'échéance, avait été fait tardlvelllent ; Cf,u'ainsi les S.r&lt; Dauphinot, Malot et Co:"p.e
et rictor James, porteurs d'endossemens antérIeurs
,. la J:aillite, se tl'ouvaient irrévocablement affranchis ùu reco urs en garantie de Pelletier , Mareille
et Comp.-; que ces' derniers ne pOLn'aient se préva loir ni de la circonstance (!"e la lettre adressée
~ Blanchard et qui contenait e billet , avait l:eçu
une fausse dil'ection qui avait emp Œché qu'elle arrivâ t à temps utile pou r fai re le pl'Ot~t, n i de ce
qu'i ls avaient é t~ de bonne l'oi et ava ien t complétement ignoré la faillite d u souscrip te ur;
» Que c'éta ien t là des événemens de force majeul'e tels qu'il en alTi\'e ji' ~qu e !l1tDent dans le
comm erce, et qui devaient ètre SIl[Jporti's excl usivemen t par ceux SUl' lesquels ils tombaient, attendu que chacun y était exposé;

• Que P el/ctier et Comp.,' ne pouvaient pas non
plus exciper de ce qu e, le bdlet n'était pas en leu r
pouvo,lr, au mo r?en t de l'échéance , et qll'ils s'étaien t
trouves dan,s llmposslbtllté d e faire le protèt ,
parce q ue s'ds avaient connaissance de la faillite
du,sou scl'ip teul', à, l'':poq:Je de renuosscm ent qll'ils

�( 80 )
avaient rait du billet dont il s'agit , ils ' avai~nt ~
s'imputer de s'en être dessalsis , en cédant un droit
illusoire , et Llue s' ils oe la connaissaient pas, leur
igno,rance , à cet égard, ne pouvait nuire qu'à eux
'
seuls.
Appel de la part de P elletier , Mareille ct Camp,"
dev ant la Cour royale d e Paris.
Le 21 juillet 1820 , Arrêt confirmatif paf les
mêmes motifs que ceux des premiers juges.
Pourvoi en cassation.
, . . 0 Pour fausse appli cation de l'article 1693 d"
code civ il , en ce que l'arrèt attaqué a appliqué cet
article à l'espèce comme s'il s'ag issait d' une créance
p urement civile, tandis qu'il s'ag issait d' un e ffet
de commerce, d' un billet à ordre entre marchands,
régi par des principes lout particuliers, et à raison
durlue! il fallait exclu si vement cOlls ulter le code de
commerce.

2.° Pour violation et en même temps fausse applica tion des articl es 16 1 , 162, 163, 168 et 187
du code de commerce;

, Violation" en ce que l'arrêt attaqué a admis l'act IOn réc urSOire de Marquèze contre P elletier ',
Mareille et Comp ,-, quoique Mar'luèze n'eût fait
qu' un pro têt tard if, ce qui est contra ire aux dispOSitIOns des articles préci tés, qui déclarent déchu
d~ tout reco urs contre les endosseurs, le porteur du
billet ou de la lettre de change qui ne l'a pas fait
protester le lendemain de l'eell/jance et cela sa ns
q ue 1a l01' açlme lte a ucune distinction" ni exception.
,Fausse application , en ce q ue, par le motif du
defaut de protêt en tem ps utile, l' arrèt a refusé
à Pelletier , Mareille et Comp.' leur garantie con'tl"e
Daliphlllot, ]JI/alut et Camp.' , leurs cédans , ce qui

( 8 ( ,)
est d'autant ' plus ' injusÎe que Pelletier ', Marcille .
et, Cump.' n'é tant pas .porteurs de l'ea:et , à l'échéance ,
il n'avait pu dépendre d'eux de faire un protêt en
lem ps utile.
P ourquoi donc les rendre passibles du fait d'autrui ?
'
Pourquoi n e pas prononcer l~ d~chéance contre
Marquèze , pOI'teur , par, le fait duquel ~e protêt
était tardif? ou pourquoI refu ser à Pelletier : Mareille et Comp" leur recours contre leurs cedans,
au moyen d' une di~tinction ent~'e les ~ndosgeurs
antérieurs à la faillite et ceux qUi lUi étalent postérieurs, distinction qui ne se trouve nulle part?
Un billet à ordre, quoique.s~uscri~ par ,un ntlgociant qui tombe emuite en faillite , n a-Hl pas une
existence réelle? T ant qu'il n'est pas écllll , n'est-Il
pas toujours susceptible de négoc iation, avant comme
après la faillite du souscripteur ?
.
Peut-on jamais, dans aucun cas autre que celui
d'une force maLeul'e bien constatée, dispenser le
porteur d'un billet ou d' une lettre de chan ge , d'el}
faire le l'rotêt au temps utile ?
Pellt-on le relever de la déchéance, sous le prét exte que l'eflet ne lui a été transmi s qU'ilprès la
faillite, lorsque la loi porte expressémen t ( art.'
163 du code de commerce ) , que le porte ur n'est
dispensé d u pr o t~ t , ni pal' la mort, ni pal' la f aillite
d u sousl'ripteur ?
Enfin , relever le porteur de la déchéance, parce
qu' il a reçu j'effe t après la f aillite, et prononcel:
cette déchéance couti'c son cédant , à l'égard des
endosseurs prée édens , parce qu'il a reç u et n égocié
, ce même efl et apant la fa illite , n 'est-ce pas introduire un système bizarre' , 'un droit n ouveau

�( 8.2 )
cootrau:e au textl;! de la IQi et subversif des règles
~dinaire~ en ID_a ti#e de négociation d'e.ffe(s de
cQlllmcrce? - _

ARR 11: T.
Sur le premier moyen, attendu q ll'il est cons"
tant Ilue, lors de l'endossement du billet à ordre
dont Il s'agit au ,prout de MarC(uèze, la faillite
de , celui qui ravait wuscrit était survenue cil?q
jours avant cet. endossement, ainsi qu'il conste' pal'
jugement; que, par suite de celte faillite, la créancè
n'existait plus, !lU moment du transpol't , ùec la
même étendue - et les mêmes droit s; qu'il faut
distin guer le cas où la faillite survient après le
transport , d'avec celui ciù la faillite existait déjà
au moment de la cession; que I~.s principes et les
articl~s du code de comluerce in voqués par les
demandeurs, sont applicables au premier cas , et
cela est reconnu pal' l'arrèt attaqué; mais tlü 'il
en est autrement du cas où la valeur de la créance
transportée n'existe plus au tem ps du tl'ansport ;
qu 'en faisant cette distinction, la Co ur royale n'a
violé aucune des disposi tions des ar ticles cités, qui
on t pour objet des endosscmens ou cessions d~
créances réelles;
" Attendu, sur le secoud moycn, que l'arrê t
n'a fait qu 'appliquer la conséqueuce de ces principes et de cette distinction, en condamnan t les
demandeurs -à indemniser l'endosseur du billet passé
à Marquèze dal'S le temps où la faillite était ouverte,
et en les déboutallt, faute de rapport de prot~t ,
vis-à-vis Dauphinot, par te motif que le souscripteur n 'était pas encore eu faillite, au moment
de l'endossement fait à leur prout.

•

LA COUR rejette, etc.

( 83 )8
-' - Coui' de cassation. Du .20 d~cembr~l, ~ lM' r BetTON DE CASTELLAciVile - n -eS, t ,
1 M'
SeC t'6
ln.
r i\f" ROUSSEAU. ~ Conc •
'
~1ONTE. - Rapp. é ré: 1 ~ Plaid. M! LOISEAU:
LEBEAU, avocat-g n

la •

, - Ar b't
'
Étral\ger. - Compromis.
" ra ge . -Interprète.
eut-il demander la nu/lite d'un coml ln dt ranger p
if Ilil l'a
signé salis tire
promiS , sur le mo tl q
,
, )
assisté d'un intcrpretc? (Res. neg"
( Slraforelio irères conlre Romeo. )

A

LA suite d' un compromis passé ~ntre -les sieu~~
S traforeUo frères , négocl3ns à MarseIlle 1 et l~~ capt
t'
Romeo commandant la bombarile
urse ,
aille
"
t
b-t'al
rendu
le
18
mars
étrano"er, un Jugemen al' 1 l
."
1 8 (8 ~ statua sur les contestations qUl eXlstalen~,
ec,tl'e les parties,
Ce jugement fut enregistré et homoiogué.
I.e capi taine Romeo se po~rvut par oppositi?~_
à l'ordonnance d'excquatur, et demanda la nulhte

du jugement arbitral.

Il fond ai t celte nullité sur ce qu'il avai t signa
le cOI}lpromis sans ètre assisté d'un interpr~te.
J U G E ' MEN T.
• Considérant qu'aucune loi, aucune or(rOnnâ~ce
n'exige, en matière civile, qu' un étranger SOit assisté
d'un intcfprète ;
".

&gt;1

Que c'es~ un prmclpe fONdé sur le droit des

�( 85 )
gens, comme sur, le droit civil, que l'étranger a
pleine capacité pOUl' traiter et contracter en France;
qu'il t'st maître d:agir seul et par lui-même , dans
tous les actes qu'il souscrit volontairement et de
gré à gré;

et forcé que pour ées actes seuls, et " ue peat
s'étendre au-d elà;

Que la présomption de droit est, en elfet, que
celui qui a contracté ou concouru à un acte quelconque, connaissait la langue en laquelle l'ac te a
~té rédi gé; qu'il est censé avoir suffisamment connu;
ou par luÎ-même, ou par les explications qu'il s'est
{ait donner, la teneur de l'acte auquel il a apposé
sa signature.

l'étrange~ ~u'en faveur des tiers qui peuvent se
~ouver , l~t~ress és à ces actes et devenir victimes
des OlmsslC:lUs ou ,déclarations énoncées q~ e pour-

»

" Considérant que l'étranger ., quant à 'ce, est à
'l'instar du régnico/e et que sa signature l'obli ge
ëgalement, sauf toutefois les cas de dol et de
fraude;
,
" QJle, d'ailleurs, l'étranger qui souscrit tin ac te
sans se fairé assister d' un interprète, ne peut l'imputer q,u'à lui-mème, et r:est à lui à prouver la
surprise qui aurai t pu être pratiquée à son égard ;"
" Considérant que ' les nullités doivent être prononcées par la loi et que le juge ne peut pas les
suppléer;
" Que ce n'es t qu e dans les matières criminelles
que la loi prescrit"par une disposition expresse ,
l'assistance d'un inlerprete jurt pOllr tout étranger
,
q ui figure comme accusé ou comme témoin;
" CODsidér~nt que si l'article 89 du code de
commerce attri bue aux cou rti ers - interp retes le
droit exclllSif de conduire les ca pitaines étran gers
et de leur serv ir d'interprète, pour certains actes
p ubl ics tenant aux affaires co ntentieuses de corn.!
lDerce, ou au service des douanes, il en résull ê
~ussj"que l'emploi de leu r ministère, n'est re'luis

1

» Que, relativement m~me aux actes spé 1fi '.:
e 8 [l " [
Cl leS
dans ['art.,
0" e egls ateur a prescrit le concouts

d' un rourtzer - mterprète , moins dans ,['intérêt de

rait faire un capltame peu familier avec la langue
ou les r églemens du pays;
"
» Considérant que, ces, cas , e,xceptés! l'étranger
demeure placé sous la dlStyoslhon du droit commun, et qu'ainsi on ne saûrait l'admettre à'demande~ la nul1ité d'u~ acte ou obligation par lui polontalrement consenhe, sur le seul molif qu'il n'aurait
pas été assisté d'un interprète;
..'

n Qu',une exception pareille, si elle était admise.
frapperait, en y-uelque sorte, d'in capacité les étrangers, comprom ettrait les droi ts des tiers qui traitent
avec eux de gré à gl'é et de bonne foi, et jetterait
l'alarme et le d ésordre danJ les transactions civiles
et commerciales;
» Considérant que , dans l' esp~ce particulière de
la cause, il s'agit d' un co mpromis volontairement
signé par le capitaine Romeo;
» Qu'il n'impute aucuns faits de dol ou de surprise aux sieurs Stralforello frères, dont la moralité
Lien connue et la rf putation dont ils jouissent
iuffiraient d'ailleurs pOUl' en écarter l'idée; ,

» ,Considérant enfin, qu'il résulte des circonstances ·de la ca use, des débats et du jugement arbitral lui-même, que le capitaine Romeo a parf-aiternent connu l'acte qu'il:signait ; qu'il a compa!',
pardevant les arbitl'es, a assisté à leurs ,opérations ,

�( 86 )
leur a prësenté. uq é.tat de ses ava~·.Les et tou~es les
pLèces à l'appUi, et finalelu ent qu tl a roumi parElevaot eux ses l110yens de d éf~nse, tant oralement
'que, par écrit;
" Que, d'après ces diveI's motifs ,1'opposLtion du
capitaine Romea doit être rej etée, puisque. la 'Ilullité
,arguée par lui n 'est fondée sur aucune llin;

, LE TRffiUNAL déboute le capi taine Ramea de
son opposition,
- Du d, juin 1818. - Tribupal de premi~re ins-tance de Marseille, - Prés id, ' Mo' RIGORDY, chevalier de l'ord;'e royal de la Légion d 'honne"I', Plaid,' MM. COURNAND pour Stra(fol'ello frères . ...,..
TERRIS pour Romeo (.)~

Faillite. -

Concordat._-

L , •.• contre Boujean.' )

-

LE sieur J•.....•
failli fait un
ses créanciers.

cbnco~d~t

a'l'ec

Le sieur Bonjean, l'un d'enx form

..
e apposItion.
Un jugement rejette cette opposition et homo..:
logue le concordat,
Appel pal' Bonjean.

Il soutient qu'il n'y li pas lieu à COI) 'd' : II
' de Craude etCOId" a"
reproc1le au f al'11'l d
es faits
.
'1
'
IncondUite1; 1 -mOtIV; surtout son 0pPQsi\i0n Sur e~
ue ~'."'" , 'n a pas. tenu' ou
. ne représente
. pas
e reglSt re d lnpentalre, ainSI que l'aN. 9 du c'6de
de COmmerce le pl'e~cnt formellement à tout commerçant.

:l

Défaut d'inventaire. -

°IJPosition.

Peut-on refuser /'ho",ologatlon d'un concordat sur
le mOlif que le failli n; a pas tenu de livre d'inl'entaire , lorsque d'ailleurs on ne proul'e contre
lui aucu.n fait de fraude ni d'inconduite?
(Rés. nég. )

établir la nécessité d'nn livre t!'im;entaite
~t . I ~ pr~so~ ption de fraude . qui. S'élève "Contre l~
ladlt qlll n en ' a pas tenu, le sieur Bonjean lil'~
argument •• odel'art. 521.du codeprhité, (luidéfen~
1011t traité en tre le failli et ses créanciers s'i l résult~ de l'exaTtle~ des actes', livréS et p;piers du
failli quelque presomptlon de banqueroute;
POUl'

' .

,

~.o De_l' art: 587 ',§ 3, ~ux termes duqu el le failli

q'J~ pl'ésenter,a des livres lrrégultèrement tenllS, on
ne les presel/tera pas tous, pourra li tre paursuivi
comme banqueroutier simple.
':l lll

(.) Par autre jugement du 3 octob re 1817, le même
tribun.t avait déjà rendu ulle pareille décision à l'égard
du sieur Hassuna Dg"ÎI!., négociant Turc,. Il y eut appel
.et le jugement fut confirmé par arrêl de la Cour royale
. d'Ai~. du l.ldécem,bre ,817. PlaMlnatMM.PERRI ,l&lt;
el l' ,u SIC.

3.° De l'art. 594, § l.cr, portant que le failli 'lui
n'a pas tenu cJè li ~res ou dont les livres ne présenteron,t pas sa vér~.t~ble SituatIOn active e~ passive ,
pourra dre pourS UIvI comme halltlueroutiel' frauduleux et déclal'é tel.

.

�( 88 )

Le sieur L.,... , de son côt ", soutient que les
articles invoqu és n e Ini son t pas applicables; qu e,
nulle part la loi ne d éfend d e faire un concordat
à défaut de registre d'inventaire ; que la jurisPI'udence s'est d éjà prononcée sur ce point ; il cite un
arrêt de la cour de R ennes, du (( janvier ISII,
rapporté dans Sirey, 2.· part. , pag. 462 ; enfin,
il oppose que le si eur Bonj ean n e justifie d 'aucune
manière la fraude et l'inconduite qu'il lui reproche.

Co().) rnissio!ln.a~l'e, .-'Défaut d'
,
____~. , en\'o,1. - Prescription.
jE"

" Attendu que Bonjean , créancier opposant,
n 'a d'ailleurs nullement justifié les faits d 'inconduite
et de fraude ' par lui allégués ;
» Attendu que, dès-brs , il n'existe aucun motif
d e refuser l'homologation du concordat dont il s'ag it,
n! conséquemment d'infirmer le jugement d ont
est appel ;

,
LA COUR re;ette l'opposition de Bonjean, etc.
Du 17 mai' (82 (. - Cour royale de Metz. Présid.' M. GERARD d'H ANNONCELLES. - Plaid.'
Ml\!.. CHARPENTIER, OULIF, WOIRHAYE.

• •

.

I.e commissionnaire otto li à
'
fhandise dunt il s'éta/f:h ~alson d' une mar,.
,e:rpédiée ,à sa destina/ion' ar~ ct 'lu'L1 n' a point
cription de six mois é/ab,!eu -, lnP0'luer la pres!&gt;
' 1./0 par l'
t' 1
c.ode de commerce? ( Rés " ) ar. le e ( QS du
. n"g.
(Per.r,d contre MiP.e~r, )

1

ARR Ê T.
" Attendu que le seul défaut d'avoir, de la part
du faLIli, tenu un livre des inventaires , n 'é tablit
pas un moyen ,suffisant d'opposition à un concordat
consenti par la maj orité des créanciers;
,

-,.;

EN
ja,r;tyicr I SU, , le sie&lt;Jl' F't 1
@·Aix.-la.,chapel~e , e~pédi~ pOUl' ~ lsCle,r , ,nel',?oGian t

fi~ ,ôieu!,s P~lit p ère et' ~ l , '
.

.

WS

J

wms ," ,a?l'~ssç

Ulle caisse ~e SOlel'le •

Celte catsse p~IW)nt ~'j!pord à r 'è e ' ù '[
f
l'ellme au S." Perard
"
,.;. g &lt;il .e le fut
,
,
" comm~SSlO un aH'e \1000' l' 1
)JJIQ,e r ~ sa des tlll,a ttou.
"
, aC. l~.

~e sie,ur
.Perard
l'odreosa
DaI' les d'I'
.
•
,
~
.'), " tt1 fO'e nce.s
pleur Mme!!r ? ,co~UlJ;lissi9nnatre il Cha~l~ 'Il ' ~~
'
f
'
VI r.
La ca'isse ut l'er\1e nar l'énouse du s,'t e '4'
,
,
'I)
;r
if
ur -l,.,lloeur
(j lla el) st,gna,el e-Ul,êrne la ~écep'I'on s 'j - , " 1
~
,
'..
. .,. u~ e regIStre
Mes messagel'les.
..
•

:Mais la ca isse
,ne f~t poi,nt aekess'e
" p.r M'me11r
P tll' pere.et
fils
et ne ~eur 1) 0" ' t
'
'
l'
~~' ln 'Ro)",t
CeliX-Cl' attaqu erent
e sieur Perard de
t l ' ' ,'
h
1 l
"
vao. e U'l; " UQ'" (e ,c omm e.n;e
de Lte!l'e
(l"y "i le cn
d '
à
"
..
' &lt;:; ,
, ~,I,l amoa
l,e,ur e)l payer le pnx.
a\lX 'Sl eUI\~

te s.

r Ptt'll l'~ a-t.t~qu a , de soo c~té 'le S r M'
.le ' L al
" )
. , \qe\lr
flVfJjlt
trjU\Ill .. ,de cOt,W}lerœ cie Cbarleville.
M'.~",r opposa da p.r.escription de.six mois établie
par 1art. 1 0 8 du code d e CO lllmerce.

.d

clJn ~ugl\rl\el}t, d l~ 2,~ iaW"·,ie~' l S;2.'J~G.c,ueill;t ,qette

~~cept~&lt;;\n ' ~t ,d écla l;a j~ §.W..Ir Pie~.i'lçd :J;!9 0 -,ece,vab\e
dans sa demande.
• "
...

~~~l ~J; li! PMI fie tle~a.tQ.
Se,onde Pl1rtie.

g

�( 9° )
A R' H È T.
" Attendu que l'article 108 du code d e eolUm erce n'autorise la prescnpllo n cle s ~x, Ul OIS et
d ' une année des actions contre I ~s comllllSSlOnnall'es
ou voituriers que lorsqu' il s'agit d e la pef':e ,ou
d e l'a porie d es marchandises ;' que la preSCl'lptlOn
aablie par cet article s~ i~, ern ent ~nlell d u,' ne. fait
pas cesser la r esponsabd tte pOUl' dr/aut ,d e;,pol, et
qu'à ce t ég~ rd , l'a.ctlon res te, pour sa dur~ e , dans
les term es du d1'Oit comm un ;
" Attendu, au fond, qu 'il est dé mont~' é" d'a près
un bordereau envoyé à Min eur , conunlSSlO nn alre
à Charl ev ille, qu' il dev ait fa ire pa r~ en ir la caisse
dont s'a ait a ux sieurs l)etit père et lils, à Rheims ,
chargés f leur tour de la r éexpédier au S. r J oachim,
à Chàtillon-sllr- )'1 arn e ;
" Attendu qu e ce tte caisse a ~té reç ue pal' Min e ~r
on plutôt pal' sa femm,e, en son absence, a\n~~ qu Il
est consta té par un rccéplssé que cette derOi cre ell
a d éliv ré; q ue ni lui, ni sa femm e ne l'Ollt fait
p arvenir à sa des tination ; CI,,'i ls l'ont conservée p,ard evers eux ou l ont laissée en tre les ma ms d un
tiers, le sieur E lavier , qui paraî t en ~ tr e le dépo~
sitaire; ,{u' ils ont m anqu é par là a u m andat q Ui
leur étai t donné;
" Attendu que ce d éfaut d'e nv oi ne permet plus
d e retirer des marchandises contenu es dans la ca isse
le prix qu'elles valaient à l'époque où elles auraient
dû ètre réexpédiées; qu' il m et Min eur d ans le cas
de la responsabité et doit faire acc ueillir la d emande
form ée con tre lui ;
L A C 0 UR, é mend ant, condamne Min eur à
payer le p rix de la caisse et les frais supportés
par Perard.

Du

25

juin

1821. -

Cour royale de Metz, ~

( !) 1

Pl'l-sid. M,· C OL C TI EN.
CHA R PEN T

É tranger.

j

ER

(1 ).

)

Plaid, ~M,

H UOT,

Matière comm erciale _ C '
, d'
.
auhon
lit lcatum solpi.

Un dt ranger demandeur est-il te
d fi
'1
.
'ù'
nu e ournlr a
cau/IOn. JU Ica tUlll solvi dans un e 'n 1
" / l
' '/
1 sance au
Cl Vl , ,ors1u 1 ne s'agit que 'l'un
' 'den t e'1CP é
~,
lnCl
sur ulle
,1
, demande portée par cet
" ét ranger (,"vont
le tl'lbunal . de
commerce
et
/
.
,
lorsque ce trzlJ'/ /l no 1
csl rcstd sam du fond de la demande? ( n és. nég, )
( Pros contre Guyaux, )

ENjan~ier,

1 8:&lt;0, !e sie ur Guyallx , marchand
belge, fait citer le sie ur P ros deva nt le tribunal
de c?mm erre de llocroy , en paiement d'u n billet
de clllq œ n ts francs .
Pros, d é.n,i e la si!? natlll'c appo,ée Sllr le billet;
sur ~e t Ill ClOc nt le tri bun al l'en vo ie les pa rti e, devant
le tribun al clviI et surseo it Il [lrononéer SU I' le roncI .
Cuyal/x (,Ite Pros devant le tribu nal civil et
d emande Cf,,'i l so it procéd é à la \'érificai ion cIe' la
signa tu re .
Al ors Pms d em,1nde yu e préa lahlement (;l/rall3;
.sOi t tenn, en sn lJn alité d"p/ranger, d ,· roul'lù: ca utJOn pour les fro i~ ÙU procès, jusqu';\ concurrence
de 1 500 fI'.
. GI,:raIJX d c\c'bre s'en rappoller :, la pru dence du
tl'lbuna l.
Le 24 février jugement, qui fixe le caution nemen t Ù 3 00 fI'.
Celte somme es t consi gnée par GuyauJ-'.

\ () Voy, Locré sur l'art. 108, uote ,,"

�( 92

)

n101lr qlleie cautionnement Il'es t pa fixé" une somme assell
~Iais

Prbs appel!é du jllge ment ,

su~ le

considérable.
CUr0ltX fournit proviso irement lin co mpll(ment
en inlmeubl es, puis il 2ppelle inc icl ell11 nei:J f~u Ill,l~ \1l e
ju gem~!1 t, en se fondaDl s ur cc qlle, ,lom cl N,:e
p a ,ible d ' un cauti on nement d e 1 :;00 Ir. , 11 éta it
dispell sé, d'après la nature d e l'affaire et aux terlll es
d es art. 16 du code c ivi l et 166 du code de procédure de fournil' la ca ut ion ludieo//lm solel , pu isqu 'il s'~gissait d 'une aflà,ire rclati~'e ~ une ob ligation commercia le, et qlt'J! ne s'ag issait plus deva nt
le tribun al civi l ll ue d 'UB iocident , qlli ne cllàllgealt
h én à la nature de l'atraire Pl'incipa le.
Pros oppose la dispoSition d e l'al' tit le 16 du ccd ~
civi l et d e l'art. , 66 du code de procédure, d 'après
l esquels tous é trangers, d cmaudeurs principnux ou
intervenans, sont tenus d e dohn er &lt;,a utlon pOllr le
paiem ent dés {rais et dom mage'- i\J tét-è ts résulta lit
du procès; Il soul~eîit que l'exce.ptioil fa ite par
l'art. J 6 du code ci ': il et par l'a rt. 423 clu wde
'd e procéd ure po ur les matières commerci ales. n'es t
point applicable à l'espèce, puisqu'il s.ag it d 'une
i!:islance penda n te au tribuna l civ il , s~ ul cO lll pétenl;
polJr en cohnaitre.

ARR Ê

'r,

"Attend1lque si les art. r6ùu coùecil'il, \ 66
"et 423 du code de p l'oèéd ure ci\, ile o'bli gent l'éll'anger , demallde o\' ou in ten -ell ant , ~ fournir la cau.
t,i on judicnl um so!&lt;'i , ils l'ont t1 ~an llloin s un e exception fond ( e sur des raisons vraim ent d'iutérèt
généra l , en fave ur de l'étraoger qui acl,io nn e en
mat/cre comm er{,~iole ;
" Attend u que l'affaire à l'occasion d e l aquelic
Cuyoux a forme dem aode contre Pros lIu Iribl1nal
de commerce , est commerciale, pui sC{u 'il s'ag it d u
paiement d' un .billet sousc rit entre n ~g(Jcia ns et pp UJ'

( 93 )
1113I'ch all,àises; que ce po in t ne fai t aucune diffic:u lté, cl où son la cons(-c!uence Clu e C
'ét :.
"
'
f,
'
uynux Il aU.
pOint astl'elll t à ournu' unecautio n dans' l' : ~ '
'
Ollome, ce
CI'"'estII
te Cillen t ~'ral qll'e1 le n'a point été demandée;
", Attend u q ue la dénéga ti on de l'écriture et de
la ~'gnature d u b ill et don t s'agit, faite par Pros
uevRllt lé ITlbuna l de commel'ce où la d
1
.
el11anc e
aval~ été pOr tée, a Corel! le tribunal , aux termes
?c Jar t. 4"7 d u code de procédure,à S il l'seoir au
lligernCJ1t
IJrincipa
le et Il l'en\'oye,'
' de la de
l ' mande
,
,,
l,es parties
po ur aire vénher le t itre devant des
Ju ges clvJls, to us d épens delO euran t réservés en
défjnitive;
," Attend u que cet incid ent n'a point dessa isi le
tl'Jbunal d,e commerce, n'a point dén a tul'~ la demand e pl'mclpa le, n'a point changé l'a l'faire commercia le en tlne affa ire civile, qu'i l n'es t q u' un
~oye? de fo~me à l'aide r~quel on pal'viendra à
fau'e Juger le l ond en définitive pa rdevant les juges
de co m m~rce; que ,ce moyen de vérifica tiOll il\diqu é
par la 101 pour decouvl'll' la vérité, en &lt;,as de d énégation de sig nature , ne con stitue n ull emen t en
lui-même une au tre affa ire; q u'il n'empèrhc pas
y u'il n e s 'agi~se to ujo ur s de la mème ca use à laqu elle la vérif1ca tion à opérer se rattache essentiellemen t , mais comme procéd ure, comme l'ormalité
préliminaire li remplir avant ù'arriver à la di sc ussion de la l'ralité d u droit rédalll é;
" Atrendu con séquemment , (p,,;'a;u'il est de
toute é l'idence qu'il ne s'ag issait point deI an t les
Juges cl\' d~, d 'ull e affaire ci l'ile distincte d ind épendant e de l'~ Il oire l'ommen,jale, et que CI/Joux
aurait III ten t.!'; par dem aode principa le ou incidente,
llHlJS uniqu ement d ' un ilJ cident ;\ rccc~sioll de r.:d~
faire comm erc iale restée pcndante a u fond au triLlIl:a l d .. commerce) qu e cen'était point le cas d'ex iger de Cuyol/x une caution de \'2 11t les juges civi ls
SUI' la demand e en vérifica tion cl'écriture
billet ;

uu

�( 94

t

( 95 )

" Attendu. s'il éta it possible qu'il en ftH autrem ent , qu' il al'I'ivera it Cili e I ~ même é t,'a,n ger se,ralt
obligé eTe ro uroir un e cautiOn p '~ ',Jr ,fa ire vél'lfier
un tin'e dont on mécom,altl'alt 1ec l'ltlll'e, et que
retournant ensuite au tribunal de com ~ne rce, ]lo,:r
, pro non ce r sur 1e Ino ntan t d e SO~ tl tre verdie ,
fan'e
il n'eh d e vra it plus e t p nùl'l'ait se f:lIt'~ dé(;bar~el'
d e celle q,,'i l allrait fo urn ic d evant l,es Ju ges civ ils ,
résultat qui ne peut t!trc dans la 101 ;
), D'un autre c ôté , il 3nive l'ait encore q~ c la
loi, CJui ve ut p ,'nl &lt;'"p,: le COlll mprce pn Ire les n ~,t l,n n s ,
en perille ttant à \"é tra nger d e plaid er en m a ll: , e de
co mm erce , co mm e to ut fra n \'a ls, san s ? o nn e ~ c ~ u­
tio n, serait facile men t élud èe,
Il s ulIlr~ lt à
un débite" .. p Ollrsu ivi d e vant un tr ibu na l d e com1 l'10"'C[' l't" tra. n '-'O'er
m erce de Il "le r sa sig nature p O IlL, Ç))
co mm erç ant à foum ir cau i'ion e t le cOl; ll'all1 d l'e
p e ut-è /~'e p ar là il aband o,nn er s,cs poursu,ltcs: ~n~
c ,' n vélllen s g raves CJue la 10 ' a prevus e t e [.lpèch s ,

P"' ''I"

»

Attendu cru e, d'après ces raiso n&lt;, il n :y a p oi nt

à s'occuper , dans h cause , J e 1"ppel pl'l:l cl' pal de
P ros J'ela lif au quan fu m d e cauti o nn ement r eclamé
à Guy au.",;

L&lt;\ COUR , émell d ant, d écbar(;e Gllyaux d es
&lt;,oll clall1 i1atio n, pl'Ollo,.,cées co n tœ lui e t J e tou te
o hl i" ali on d e f Oll rn ir caution ; cond a mn e P ros au x
fl'a i; oceasionés pa" I p~lit cautio nn eme nt ta nt d e
cau se princ ipale q ue d'ap pel, el c.

Du 2 {) mars 1 R:l I, - Co ur royale d e M e:z ,,--;
S ection c ivil e, P résid ,')1; P YRO T . l' laid ,
i\1 \1, CROUSSE , C HARPENT1ER,
S ocié té e n p al,ticip ation, -

D es associés en p artiripation

Solida rité,

SOllt -

ils solidaires à

raison des?Wl~a~io,,:s conl;ocléespar cJwcun d'eux,
pour ce 'futfatt 1 objet de , association? (H,és, nég, )
( Granie r conlre DUlilloy el Dolru, , )

EN

18 18, les sieurs Desprez, Martin Puech
Durilloy e t a utres ba nquiers formèrent Cnll" e ux un~
société en participation pour un achat d e rentes
sur le royaume d e Nap les.
Le sieur D esprez, l'un cles associés, souscri v it cleJl.

lettre~ de chan1?e pOUl' :l80~o fI' , a u profit du sieur
Granier, négOCIant à MarseIlle, il raison de l'objet
d e l'association,

L e sieur Desprez et le sieur Martin Puecb étant
ensuite to mbés en faillite, l~ sieu l' G ranier se pourv~t en remboursemen t contre les sieurs Dutilloy et
Dolfus, comme eo-associés tenus s01idai rem en t de
la d ette contrac tée par Despl'ez,
U n jugeme nt du tribun al de commerce de Paris
rejeta la d emande du sieur Gra nier,
Ce ju g cm ent rut confirmé pal' arrèt d e la Co ur
u yale dé Paris, du 8 juill et 18[ 9'
" Attendu, en d ro it , por ten t les motifs, qu e les
m e mbres d ' un e associa tion en participati on ne sont
point solicl ,,~ 'es; qu e le urs arrangem ens partic uliers
ne regard ent qu 'e ux et so nt é tran gers aux tie,'s qui
n'ollt d 'ac ti on q[Je contre le m embre de la socié té
avec lequ el ils o nt traité e t non co ntre le5 autres,
à moins (lue ceux-ci ne se trouvellt red evables à
la soci,Hé de qu elque chose, a uquel cas ils peuvent
ag ir con/r'eux jusqu ';' COllCu i'l'ence d e la so mme
due, non pas d e leur chef , m ais comme exerçan t
le droit de l'associé, le ur d ébiteur ; q U' Cl! fait Du li Iloy
n 'a point traité avec Gl'al1i c~' ; cl u'il ne ,d oit r!en ~
"là société; qu'on n e disc on Vient pas 'lu Il aIt {.ourlll

�( 96 )
~a (nise e t au-delâ, et qu'1; t 'égard ' d e Dolfus sa
pa~ticipation à la socié té n' est pas pl'.o ..",ée" ,
Le sieur G.raniel s'est poUl'VU e,n ca'Satio n pour

violation d es articles 18 et suiv ans du code de
commerce,
Tl faisaÜ eonsister cette violatien en ce que l'arrêt
a-ttaclué a~'a it décidé, en &lt;'lL&lt;o;Ît, qu' i! ,n'exista it point
de so lidarité eatt'e les a6soc iés en parti o~pation.

ARR ~ T.
" Attend,} qtle l'atTèt a ttaqué en d&lt;!clarant , en
droi,t, qu e les membres rI'uoe SQc ié tk en p&amp;rti c ipa~
tion 0 ' éb ien t 'poil'lt,solida'"cs et n' étaie\.,t tenu.s que de
leurs engagemens person nels, loin d'avoir viol.! les
c;I'isposiÜ,on s du code ,de commerc~. e t Ljalamment
les art, 18 et 48 dndit code, s'y est exacte mep,t
conformé;
» Et a;~tendu qu'ayan t jugé , en f"it , Ç[u ç Duti1
l loy
n 'avait poi nt trallé a vec Granier, qu' il ne d evait
rien à Ja société, qu 'on ne disconvient pas qu'il ait
fourni sa mise et au- delà, et qu'à l'égard de üolfus,
sa participation n'es t pas m~me prouvée, l'arrêt a
sainement appliqué à ces raits ,les pri",c ipes ,ci-dev,ant
rappelés et n'a contreve.nu A au cune 10i ;,"1
": _,
COU6 . sur les concl usions courQrm~s d e
Lebea l', ,avocat-général, r ejette, etc. ; ..
Dt' 9 jan vier . 82 1. - Cour de cassa t,jj)l}. - Section
d es requêtes, - Présid. M.' le Ba.:on IIENRION DE
P ENSEY . - ~appo rt.' M.' L.En:SSJE-GRANP~\EY . ­
Pl;lid. M.' LülSEAU ( 1).

LA

M.T

s:: . __ _

( 1) Dans une espèce à-peu -près s e. robl ~b lo, l,a ',!\l êrq~
Cour, même Seclio!\, a déCId é, au r.olllrai 1e , par ~rré,l ctu
r
t6 mars L817, rapparié da ns le recueil de Sirl"'y , 8 18 , I. •
})arlie, pag. 53 " qlle des Il.. ttl'e~ de chan ge so uscrites par
deux d'eS 3!.socié5 }':lJan t été pOUl' fourniture.,; .nAc~s.sain~s

" l'expl oit• •ion d'u ne verrerie , q.ni [.i'ui! l').&gt;pi. t g,!')a
Jio~i é t é, la co"J9mnal~on solid~i,.e ,a_ait }J.II#U,/ P."PMnit ,
conb'e les aSlolM'és.

-

Société en participation. - Sard '
I an té. - Créancier. _
Recours.

-

Le créancier envers lenuel
",
7
Un membre d'
.
en partIcIpatIOn a contracté li dune socIêté
tirét de la société pe /_ t es eltes dans l'indroits de son debit;ur ,u " en Sf. meltant aux
J
'
, exercer une
t'
.
~aIre contre les Co-associé li
oc ,'On soll( Rés. aff. )
s e ce dernlCr?
(W.il cOlltre P'.car d , L ev.ill.nt et Pless ).
en

EN
décidant, en prin cipe u 1
,, é
' ,
, q e es membres d'

soclet en part,clpation ne sou t oin ' , , une
leurs engagemens respec tifs, la ~ou: ~olldalres, de
, e cassation
et Ja Cour royale de P :
ails ont, avec Just
'
écarté des associations en participation J' e ? s~n,
de l'art. 22 du code de commerce ui a,PP Lcatlon
qu'aux sociétés en nom collectif. ,q n est relatIf
' , les arrêts que nous venon s
d Mais en m ême temps
'
.e rapporter ont reconnu que si Je "
,,,
l' " , ' .'
CleanClel' n a
d
ras ac tIOn so .dau'e ou'eete contre le
'
i1e saIl débiteur , il peut du moins s co-assoc.és
les d 'o't , d
d ' b"
, eu exerçant
, • / s e son e Iteur, poursui vre les co-associés
IOl squ ds sonll'edevables à raison de l'as SOcta
' t'.on,
"
Cette
, 1 action indirecte est accordée au creanCIer
pal es art. 1 166 et 2002 du code civil.
,.on considère alors l'associé qui a traité avec le
CiejOCLer, comme le mandataire de ses co-associés
et c laCUIl d e c~s derniers comme tenu solidaire~nen,t ellvers lUi d es effets du mandat aux termes
ta;t. 200:1; le créancier, en exerç;nt les droits
cl ,actions' de son débiteur, profite de l'action soli~re qUi compéterait à celui-ci contre ses co-assaCI S, aux termes de l'ait. II 66.
'
Seconde Partie.
h

t

�( 98 )
Il est à propos de faire remarquer ici Ja di Iférence qu' il y a entre J'action so lidaire directe qui
est r~ fusée au créancier contre les membres d' unI!
société en participation , lorsqu'il u'a trai té qu'avec
l'un d'eux, et l'action indirecle qu'il lui es t' permis
d'exerc~r , en se mettant aux droits du co-associé,
son débiteur.
Dans Je premier cas , Je créancier du co-assoc ié
considéré comme créancier de la société, viendrait,
de son chef, pal' acti on direcle et soLidaire contre
tous les créanciers particuliei's du co·associr , son dé·
biteur imm éd iat; tandisq ue, dans le second cas, le
créancier n'exerçant que l'action qui appa rtient à
son débiteur , il ne peut év iter Ja co ncurrence des
autres créanciers particuliers de ce demier, qui ont
le même droit que lui, de profiter de la disposition
de l'art. 11 66 du code çivil , quelle que soit la cause
de leur créance, D'un autre côté et vis-à-vis des
co-associés de son débiteur , son action peu t se
trouver arrêtée ,par les compensations et autres excèptions (IU'ils auraient à opposer à celui-ci.
Du l'este , la question de savoir si J'action solidaire directe peu t être accordée au créancier q IIi
n'a traité qu'a vec un des membres d' un e société,
ou s'il ne peut exercer que l'ac tion indirecte, est
d' un e solution plus ou moins difficile, sui vant les
espèces auxquelles il s'agit d'appliquer les principes
reconnus par les arrèts précités.
Telle société, quoique n'étant pas établie 'en nom
collectif, ni convcnue par un acte social, ni su ivi e
des formalités prescrites par la loi po ur sa publicité ,
peut néanmoins être une soridte ayant l'elfe t de
rendre tous les assoc iés solidaires des engage men s
qui se rapportent à l'objet de cette société.
Et tëne autrë so~iété, quoique présentant, en app m'ence , les caractères d'une société èn nom. collectif ,

( 99 )
peut n'é/re réellement u'
, ,
tic/palion.
q une aSSOCiation en par-

ri est donc essentiel , pou 1' Juger
'
du dro't d
'
contre les mem bres d' une société d , l es tiers
connaltre et à fixer le cal'aC'tèl' d' I~ s att~ch,er à ree e aSSOCiation
' , à
\ ' 01&lt;;1
cet égard ce que d 't .. r
•
l..
l ''', Pardess us·
" e caractère propre d' une
"
'
cipation est d'ètl'e relative à assoclatlo'! en partide commerce dont l' l '
un ou plUSieurs actes
,
'
oJ)et est né a
les parties font leur convention e u moment où
prolonger au-delà du temps .' t d e ne pas se
acheves; tandi s qu' une société o:~t ?:/ctes seront
vue de se II v l'el' à des
"
mée dans la
operatlOlls successives ~ t
Il
1
te es que es a mènera , pend an t sa d u " ' '~e 1 ' des choses, et la suite des aL\" '
: &lt; , e COurs
u alfes qUI se pré se
tel'Ollt (1ailS 1a branche de C·OI
l' n, d 1
Il
nmerce pour exer
clce e aque e les parties seront unies.
, '
" J.es juges peul'ent donc s'arrêter à c
h
f '
' '/
e pOint '
C aqude 0fl:~ ,qUI s verront que les parties sont CO I1V~
e all'e ensemble une ou pl'
ff' ,
clnues
'
' é cl
USleul'S a aires
eterml? es , ont l'objet existe au roonent de leul'
conventIOn,
Ils ,
r eco unaltront une Slmp
' 1e assocla"
t'
"
~on en partlClpa tl?n, et repousseront les rétentj()n~ des tiers qUI voudraient faire consid~rer les
partlclpans
COlllme
,
. . associés 'ell no m coIIech' f ; 1orsCl" au contr?lre. Ils ,verront qu e ce n'es t point telle
U
teLle opera.t'0~l Isolée, ou dé tel'IUin ~e 'qui a été
~l"1 de la , reunl on , m ais un e série d'affaires qui
~ t~lent ,P~l11 t nées, ou ne pou vaient pas être pré~~s ,alols, en un mot , qu'au lieu de simples faits
c~ltal~s cl et en vlsagés 'par les parties, elles ont
pl'?Jet ,e ,sc lt vrer , SO It pend an t un temps détel', nllll é, S~lt J,usqu'à ce qu 'il plaise à l' une de se retirer
aux oPderalhons 'lui se présenteraient, pendant I~
t emps e eul' l'"
so ' "
"
I:UOlOn. , 1'1s en conc1Ul'ont qù'ulle
enJle a ,e té con tractée- " , ( V (i}yez C~UfS ' de dl'j)it
commel'clal , N.o 1044 lit ,uivans). -

ï

�(

(' l OT )

10 0 )

L'arrêt que nous allons rapporter , relatif à un
cas de société en participati on, n e décide rien sur
la ,(luestion de l'action solidaire direc te ; mais il
accorde au créancier l'action indirecle, et en cela
cette d écision se trouve d'accord avec celles de la
Cour de cassation et de la Co ur l'oyale de Paris.
Les sieurs Levaillant, Baron de Plessen et Picard
avaient formé entr'eux une société en participation
pour la fourniture des chevaux de remonte de la
cavalerie.
' Cette fournitul:e s'effectuait à Saint Avold ( Moselle ).
Le sieur Levaillant était chargé par ses associés
de résider li. Saint Avold 011 il recevait et délivrait
les chevaux.
Il logeait chez le sieur Weil, aubergiste, en·
vers lequel il resta débiteur pour sa nourriture et
celle de ses employés, pendant son séjour à S.t
Avold, d'une somme de 652 fI'. 75 centimes.
Le sieur Weil assigna en paiement solidaire le
sieur Levaillant et ses associés devant le tribunal
de commerce de Sarguelllinl's.

Un jugement condamna solidairement tous les
associés au paiement de la dette contl'actée pal' le
sieur LevaillalH, comme rayant été dans l'intérêt
de la société.
Le sieur Picard, l'un des associés, appela de ce
jugement.
ARR Ê T.
» Attendu qu'il est avoué par Picard qu'il y
avait société entre le Baron de Plessen, Lev,aillant
et lui pour la fourniture des chevaux de cavalerie
qui ~'est teL'lnin~ à' Saint Avold au mois de m ars
derlller;
•,

• . ne se
'" Attendu ( 1'encore bien (lue l es ' parties
Salent pas. exp Il[u ées sur les régI
d
" é )
"
1
d
emens
e ce tte
qu l ' emeure néallluoin '
socletr
'II
S pour constant
(téle 1~ e v a ~ anét 'dcoml me marchand de chevaux a
et e ,prepos, e a société à Saint Avold
'ur
recevoir et li vrer les chevaux que l'
d po ,
fournir ;
on evalt
" Attendu que le séjour, de Levaillant à Saint
Avold,
pendant près de troIS
d"
" mois l' a 0 bl'Ig'é à d es
el?elnses SOI.t pOlir sa nourntul'e , celle des chevaux
'Iu "1 recevait et celle, des
individus q Ul, 1es ame,
SOI
t
pour
d~s fraIS de bureau d'
.
nalent
,
,un écuyer; ,
' un comlillS
,

d

" Attendu que la dépense de 6" f
5 .s
r 'Il
r.
'
,,r. 7 c.
due :evt' ; n~ ~ alte chez Jacob Weil, aubergiste,
epuls e II ecembre 18"0 jusqu'au 22 f évrier
Sillvant
; ce
,
' "e de 8" fl'. 80 c,c' pOUl' le camp te'
d un secretaire , depUIS le limai 18?0 J' S '
0"
II
u qu au
.) Jan VIer, et ce e de 15 fI'. pour un éc uyer sont
des"dettes
contra
,
. ctées dans l' intérêt comm un ' de 1a
soc l e t~, et qUI ont obligé cette société , ainsi que
le Baron de Plessen l'a reconnu lui-mème ,'
0

';, Attendu que L ev,a illant , en sa q ualité de prépose ~ u de m and a taIre de la ,société pour l'objet
dont s ag it, aurait eu une actIOn solidaire contre
se; mand ans , pOlir le remboursement des 65:l fl'.
p centl~~es d e d ~ penses pour le compte de tous
les assoclCS, (artICle " 00 2 du code civil ) ;
;' Atte~du que J acob ~Veil , SOn créancier , a la
meme ac lw n qu e celle qUi appartenait ,1 son d ébitellr ( arti cle 11 66 du code civil) ; d' où il sui t
que c est en se conformant à la loi qu e les preml lcrs Ju ges on t co nd amn é Picard , le Baron de
Pd essen_ et 1, e~a l Il ant , SO l'l'
ltalrement , au paiement
es 6;)2 f I'. 7:1 centllues envers Ja cob Weil ,'

�(

(

102 )

LAC 0 U II, met l'appellation au néant, avec
amende et dépens.
D~ 21 juillet 1821. - Cour royale de '\ietz.Pr~S ld.t M.r COLCHEN. Plaid.' MM. CROUSSE

OnLIF.

•

Lettre de change. -

Endossement. -

Date.

La date d!,~n ~ndossement doit-elle être expressément deslgnee par le 9uanlièrnc du mois et par
l'annce? (Rés. aff. )
L'en~ossement est-il .alable si la date n'est expri-

mec fI,ue par les ,,!ots ut retrù Olt ut sup ..:' se r'férant a ceLte dont l '!.Ifet est dl/a rc.étu? (Rés. nég,)
L'omission , ~ans l'~nd~ssemel7t , de la .aleur fournie
p~ut-elle etre répara par la preu.c résultant des
û ercs de commercc? ( Rés. nég. )
(F auv pau conlre D e pras e t Lngrange. )
( V. e Roussel e l fil s ce nl re DUm'ou; lier. )

•
I,;'ARTICLl! :;3, tit. 5 de l'ordo nn ance de 1r, 7.)\
porta It :,les signatures au dos des lettres de changc
n~ ser. ,ront 'Ille d 'mdossement ct non d 'ordre , s 'il
n est. DATE et ne contient lc nom de relul 911i a
paye la ealeur, etc.
Sous l'empire de cette disposition, il était SOtlFCn t
usagp, parmi les négocianset hanquiers, d'exp rimer
a date des endossemens des lettres de cllall~e et
Ld lets
' nt pal' ,es
•
-, ~ ord re , en se r c·c,era
1110tS ut " r&lt;tro
o u 11t supra à, la date de l'eHet ou à ce ll e de l'en dosseme n,t (lUI précédai t cel ui pal' lenue l on transmettait 1 e ff et.
•

f

o

Le code de comm erce a èg~l rment prescri t la
date daus les endossemens. L'a rticle 13 7 de ce code

10

3 )

porte: l'elldossemellt est date; m,ais il, paraît que,'
lors de la disc ussion de ce t artIcle, ~l ne fut faIt
cune observa tion sur l'usage de d éSIgner la date
~~r ces expressions. reJat~ves u,t ret:o ~ 11~ suprà.
Il ne ful pas ques tton d ~xammer SI 1artIcle, tel
qu' il était rédi gé, suffisaIt, pour abohr cet usage
ct pour exiger une expre.;slOn formelle de la date
par t[lIantième de mOlS et année.
Le 'si lence qui fut gardé , à cet égard, dut 'entretenir l'en'eur de beaucoup de personnes. On put
croire qu e l'u sage qui ava it é té toléré sous l'ordonIlance l'é tait enCOl'e SO llS le code de commerce,
ct que' la date ~xigée da~s les endossemel~s, p~r
l'une et l' autre 10 1 se trouvaIt suffisa mment deslgnee
pal' les mots ut retro ou ut su,rà.
Aussi n'est-il pas rare, nIème encore aujourd 'hui,
de rencontrer des e[fets d e commerce da ns lesquels
la date d'un ou de plusieurs endossemens n 'es t exprim ée que de cette manière.
Cepend ~ nt la jurisprudence es t m aintenant fix ée
sur la valid ité de p ' l'eils endossemens. La CoU!'
suprême appelée à d ell);: reprises à prononcer ,S UI'
la questi oll, a cassé les d éc isions qui les avalent
mai ntenus comme a utorisés par l ' I1sage.
Il es t donc essentiel p o ur toutcs les ilrrsonn es
qui s'occupent de la négoc iati on d'e ffet.; d e comInel'c:e, de renoncer à cet usage reconnu V 1C Ieux
et d'écrire la date de leu rs endossemens dans les
expressions ord in a ires.
No us allons rapporter les décisions qui (mt été
rendues dans les dellx espèces où la qu estion s'est
présentée.
PRE M ) È RE

E

S P È C E.

Le 2~ juin 18 J 3, le sieur Scgo nd , n ..r-gociant
à :\1a,stllle , til'e SUl' les sie ul's F a uveau et comp: C ,

�(

( 105 )

1 04 )

négocians à Paris, deux lettres de change de 700 0 fr.
et 5000 fr., à son ordre, valeur en lui-même.
Il transmet ensuite ces deux lettres de changp. au
sieur Césaire Depras par un endossemen t ainsi
coneu
, :
Pa:x ez à l'ordre de M.r Cesaire Depras, paleur
en compte UT RETRO.
. Le sieur Depras les endosse à son tour aux sieurs
J"agrange frères.
L'endossemens mis sur celle de 7000 fI'. était
con r, u en ces termes :
P ayez à l'ordre de M.rs Lagrange frères, paleur
reçue comptant, UT SUPRA.
L'endossement mis slIr celle de 5000 fr. portait:
Payez à l'ordre de M .rs Lagrange frères, paleur
reçue. jVlarseille , le 30 juillet 1813.
Les deux traites furent acceptées par Fauveau
et Comp."; mais, à l'échéance , ils en refusèrent le
pa iement. Elles furent protestées.
Les sieurs La grange frères assi gnl:ren t en paip.ment le sieur Depras devant le tribunal de COlUmerce de Marse ille; le sieur Depras appela les sieurs
Fa u veau et Comp. e en garantie.
Les sieurs \fauveau et Comp." opposèrent un
déclinatoire qui fut rejeté : ensuite ils firent défa ut
sur le fond, et le 18 octobre 181 3, un juge ment
les condamna, par défa .. t , ail paiement des let tres
de change.
. Ils se pourvurent par appel devant la Cour royale
d Alx.
Ils soutior~nt qll'ils n'avaient pas eu provision
du tll'eur et 11s excipèrent de l'irrég ularité des end ossemens.
'
Ils faisa ient résu ltet· cette irrégularité :
0
1.
Des expressions ut retro , employées pour

cl

à.
. dossemens d e Segond
.

_désigner la dat.e es e~ient-ils , qui n'expnma~t
Del)ras, expressIOns, d'~d '
n e ïouvaient temr
ucun 1 IOme ,
.
d
un e date ans ~
. ée par la 01;
. d
Il
Ul est eXlg
lieu e ce e CI
.
t supr à employées pour
0
2.
Des expressIOns u d l'une des traites par
la date dans J'endossement e
Depras'à r,agI'an "&lt;Ye frères ; ,
fi .
.
d la valeur ourme
3.° Du défaut d'expressIOn e' par Depras à
t d 1 autre tral te
el
t valeu.r reçue.
dan s l"endossemen
.
La &lt;Yran ge, portant seu eroen
"
.
. et La range soutenaient, au
Les S ieurs Depl as
g• étalent
.
' ullel's ,.
.
r~g
,
,
con traire, que les endossemens
.
. mployees dans 1enles expresSIOns ut retro, e
. t éVI'
Oue
~
.
rapportalen
dossement de Se gond à Dleprlas, se
chan&lt;Ye'
demment à la date de a ettre d e
0
'
Qu'il en était de même des expressions ~t s~pr~
employées dans l'un des endosseruens de upras
Lagran ge;
t
Ou'on ne pouvait se méprendre sur le ~ens e
l 'ap~plication de ces expressions adoptées par ldusage,
1a date es en·
dans le com merce , pour d éSlgner
flossemens.
Ouant à l'irré&lt;Yularité résultant de ce que la va. ex pflm
. ée . d ans l'autre
leu I'~ fournie ne "se trouvaIt
rndossement de Depras que par les. mo~s palcur
reçue, les sie urs Depl'as et Lagrange ~)outa l ent :
Que les premiers endossemens étant régulie.rs et
ayant suffi pour dessa isir le tireur ct pOUl' opérer
Je transport des lettres de change ell fave,ur de
Depras, l'imperfec tion des endossemens subseql1ens
ne pouvait être opposée par les accepteurs auX:
tiel's-port&lt;:urs ;
Qu'au surplus, il résultait des livres des sieurs
La gran ge frères la preuve positive qu'ils avaient

�(

106 )

réellement fouro: la valeur des traites au sie ur
Depras, qu i les leur ava it transmises, e t qll'ils en
é taient, par conséquent , devenus propriétai res,
Par Arrêt du 9 Fevrier , 8,'=;, la Cour confirma
le jugement du tri bunal de commerce de Marseille,
Voici les princi paux: m ot ifs de cet arrêt :
~ Consid érant qu'aucun des moyens présentés
par Fau vea u et Comp,· pour faire déclarer irrégulier e t sans e(fe t , à leur égard, l'endossement passé
par Se gond à Depras, n e pell t ê tre acc ueilli;

" Q ue celui til'é dll défaut de provision ne peut
valoil' que du tireur à l'accepteu r ; qU'à l'é 6 al'd
de ce deroiel', d'après l'art. 1' 7 du code de co mmerce, l'acceptation suppose la prov ision; sallf la
vérification de la r éalité de la créa nce ;
, ," Q lle le moyen tiré du difaut dc datc n'es t pas
mieux fond é, paçce que l'endossem ent remp li ssan t
déjà p1r la désigna tioo de la valeur cn comf'te
et pal' le nom de Depras, deux de_ troi~ fOl'lO l lités
cs-en ti elles prescrites par l'art, , 37 clu code de
cem merce pou r sa 'va lid ité. les m ots ut retro n e
peuven t pllls se rappor ter , dès-l ors, CJII'à la troisième
forma lité, qui est, la dfltc; fo rme de date usitée
• d ans le commerce;
" Consid éra nt ' gue la validi té de l'elldüssellwilt
de, Segond à_D" pt'as un e fois établie, il ne peut
eXister au cun dou te snI' la valiel it" de celni de
Depras, ,en faveu r des frères Lagl'ange, ~ ïl pouvai,t
être \'l'al que le sort de cc dernier end osse ment
eû t d épendll du sor t du premier;
" Que lïnégiilarité qll'on repl'O che à l'un de ces
d eux endossemens, r és ultante de ce que la nat'U l'e
d e la valeur n'est pas exp ri l.l) ~e, se tt'o uve couverte
p :n' le transpor t consigné dal!S les li l'l'es des [fè res

( 1"°7 )
La grange
que la Cour' a eus sous 1es yeux mo de
r
d e translert non prohibé par la l ' t
? é par
O l ea u~ s
"
l a }ul'lsprudence de la Cour de cass t'
d
' 1
'
d
d
a IOn, CpUIS a
promu l ga llon u co e de commerce t
l"
prud e" cc de la Cour , etc.
e pal' a lurlsL es' sieurs Fall vca u et Comp ' · se po urvuren t en
cassa ttOn contre ce t arr~ t pOUl' violation des articles
136, 137 e t 138 du code de commerce.

ARR Ê T,
Vu les articles l ' 0, 137 et ,38 du code de
commerce, amS I conçus:
Article l ' 0 , " La let tre de chan ae est tirée
d'un , li eu sur un au tre. Elle est °datée elle
"nonc ~ la som me à payer, le nom de ~el~i qui
dOIt p,a yer, l't'poque e t le lieu o,à le paiement
dOit s effcc tu 7r, la valeur fourDie en espèces .
» en ll~ar(' h and l s es , en compte, ou de toute autre
" man ière. E ll e est à l'ordre d'un ti ers ou il l'ordre
" du tireur lui-même; si elle est par I,r., 2", 3."
" et 4'&lt;, e tc., elle l'exprime »,
Art, 137 ' " L'endossement est dalé ; il exprime
" la valeur fourni e; il énonce le nom de celui Il
&gt;' qui il est passé &gt;' ,
Art, , 38. "Si l'endossement n'est pas conform e
» a ux dispos itions de l'article précédent , il n'opère
&gt;, pas le transport; il n'est q u' une procuration »,
" Attcndu qu ' a~x termes c1 esdits art, , 37 et , 33 .
les e nd os~p mens doivcnt exprime l'l a valeur fourllie,
pOUl' opérer lé tran sport d' un effet il ordl'e, et
qu 'aucun ar ticle du cocle ne met de différence, à
ce t r ga rd , entre la let tre de chan ge tirée valeur
en soi-m ême et à so n ordre , et l ~ lettre de chan ge
tirée à l'ordre cI 'autrui ; que les un es et les autres
se trollven t, ail con traiœ , assimilées par les dlspositiolls de l'al'l. l 1 0 ;

•
"
"
•

�( roB)
" Qu 'à la yérité, lorsqu e la lettre d e chan ge est
t'nie valeur en soi-m m e e t à so n ordre, le contrat
cle,change n e se forme que par le moyen d e l' ordre ,
m ais qu e cela ne change pas le ca rac tère d e la
lettre de change , et qu e (jela ne dispense pas le
tireur qu i passe l'ord re, d 'y obser ver toutes les fornla lités presCl'ites pour en transmet tre la propriété
au porteur ;
Que la Cour d'Aix a n éa nmoins jugé tlue pour
remplir le VŒ U de l'a rticle 137, et pour transmettre
a:.r porteur la proprié té d 'une lettre d e change tirée
ya le"r en soi-mêm e , il suffisait , à d éfa ut d 'indication, dans l'or dre , d e la valeur fou rnie , qu'il
résultùt d es li vres d es contracta ns que ce tte valeur
a rl'd lement é té fourni e, et que la clate se trouvait suffisamment exprim ée daus l'o rd re par les
m ots ut ret ro , ut supra, lorsqu e toutes les a utres
formalités ex igées par le code de commerce avaient ,
~ I e rempl ies ;
, " A ttend u qu 'en jugeant ai nsi , la Co ur d 'Aix a
comm is un e double erre ur; qll e l'art, 137 n e por le
pas , en eHet, que pour opér er le transport d 'un e
L I Ire chan ge, il suffira 9u'ilX ait eu ealeur;ournie;
(lue cet article ord onn e , au contraire , qu e l'ordre
'1~: en est passé, exprime la ealeUT fournie: cl 'où
il suit qu e c'est d ans l'ordre rnème, et n on clans
d('" élérnens é tra ngers, qu e l'on d oi t rechercher Sl
l-JcI!ement la val eur a été fourni e , e t l'indi ca tion
d e la manièl'e don t ell e r a é té , Sl c'es t en co mpte ,
e:l marchandises 0 11 en argen t ;
,. Attend " q ue la da te da ns les ord res es t egalen wn t de l'lg ueUl', po ur Ci!!' ils pUlsse nt produ ire l'e He t
dé traD smettre la pmpriété a,u porteur d e la lettre
c;,' ('ha a ge, et que I~s mots ut rctro , ut sup ra
,,'cx,n'i men t ~ne d a te d aus au cun id iome ; qu'ils
l": ~ \'~nl mème signifier tOute a utre cllOse, suivant

C l og )

Il lace dan s le cl isco urs ;
qu'ils occ upen t- tell e o u te e PlI n ce (lue ces m o ts
"1
d e la vrêlselD ) a
que S I y a I l t
u'à toute autre
se r apportent plutôt à al ( a e ; olltes les autres
c hose d ans les ordre~ ~ té o~i~;:I~vees ce n' est tOL1fO l'l1l ahtés eX igées ,on
,
u' un ~ supposition,
jo urs là qu' un e preso lDl) tl on , Ci
par ind uc tion' ;
' 1 t d' n r a lson n,'01 ent
l
que e l' eS Il ta
u f ' )' ) li cati on à la d a te,
qu' il faut , pOUl' ell aire al!oir discré ti on n aire;:&gt;
que le ju ge exerce un pO ~t
(u'il co mm ente ,
"1
r
e clu' .! mterpre e , 1
clu , 1 exp Iq" , ''1 ecoul'e à d es ac tes é tran gPr:;,
qu Il compare, 'lu 1 r
" t nue les ordrcs
t and is qu e le code, ell eX lgean l " " la &lt;im pie
'
é
m ent vou u "lu"
'
SOIent datés, a n cessal re
lé 'd
[' la form ali!,;
,d
'
on
p
û
t
(
CI
el'
s
,
1ee ture d e l 0 1 le"
' , t )'usa o'e d an,
'
"té
mphe ' que SI ces
0'
,
p resente a e , r e
.' 'd '
1
d 'en user a inSI
1
P 'ovmces m erl JOna es,
qu e 'l ues 1
d
h O'e sont tirées v a leur, ,ell
lorsq ue les lettres e c dano
t usa " e es t abusif,
i oi- mê me e t à son or re , ce
" l ' et ( ,,'il
'
''1 est contraire au VŒ U d e la 0 1,
1
pUl
squt
l
d
ès
lor
s
'
de
le
f
airo
cesser
;
mapol' e ,
,

JJ A CO lJ R cassie , etc.
Du 23 J'uin 1817 ' - Cour d e &lt;;assation. - Sec :ioIl
r Ç ARNOT.civile. - P l'~s id, l M.r DESÈZE, - R ap~, l' M 'C
)
l'l aid.' MM. DELAGRAN Gt:, DARRIE UX. 1
(1) C e ·te ., Il"aire ful renvoy€e d e v a nt ln C o ur ro)'a \ ~ ci., .
; e C OUl: n' e ut pOll1t
. ,),.
N î.m es · m• ais"uceli
5 or.c ~p e r deslJq Ut!S!
" IO '"l
1 C o ur suprê m e Les Sle u rs
eplo s (&gt;
Ù . dé 1
éCl
g es par : va h ll'e nt dev ant ' e lle d ' Ull urratlgeIlH' l\ :

La ,," nge se pr eau e t le tireur des lettres de ch"" ,;- "
c one u e ntre F a uv,
. ce n eu t
dans c e l arra n ge m e Dt, n.n acqUlcs l . ~
d e la art dp. F a'a ve:. l.U ·, - a ux co odamu a tlon:; pro,ll o.ncl:€";:'
cOntre ~lIi pa r le tribll n ~l de comme rce d~ Ma~;el\le .( ~~

La Cour reco n nu t

uence , et par afl et dn, ~­
1a Cour r ay a,e d'Aix. En conséq
.
F'
o n rece V'I" I'"
'Jui n 1818 ell e déclara le s,e ur, auveau dn
'b' ",',
"
dans ses poursUlt
• • -ell " ppe1 d u lugement liS 3tn U.lu. ....-::
commerce de Marseille , du . 8 octobre ,~ l ,

�(

D

t

10 )

EUX l fi; NI Il

ES

(

P È C E.

J JE

16 février 181 8, le ttre de change d e 5000 fr.
tirée d e Paris pal' le sieur Degas, n(.gocia nt, à
SOn ordre, valeur en lui-mème , SUI' la ve u ve fioussel
et fils , qui acceptent~
Le tireur passe ce tte traite à l'ordre des ~ieurs
Dumoustier e t fil s; l'endossement est ainsi co nç u;
" Payez à l"ordre de :\1:\1, DIlIn ou. tier èt fils, va leur
" en compte, ut retrb (signe ) A. DEGAS, "
Le sieur Degas tombe en faillite peu de temps
après.
L es accepteurs refusent de payer la trai te à
l'échéance.
Protèt et assignation devant le tribunal de commerce.
La veuve Roussel et fil s exeipent du d éfaut de
pro vision et d e l'irrég ularité de l'endossement, qui
Ile porte aucune date prJcise.
Les sieurs Dumoustier sou tiennent qu e les m ots
ut retrb désignent suffisa mment la da te; Clu e ces
m o ts ont été franci sés par l'usage, e t qu e c'é tait
l'ancienne forme d e date usitée dans le commerce.
L e 10 er septembre 18 18 , juge ment qui condamne
1es accepteurs au paiement d e la trai te.
Appt! ct le 7 d écem bre suivant, arr~ t confirma tif
rend ll pal' la COllr r oya le de Pa ris, SUI' le motif l( 'le
ln date de l'endossement de Degas à DumOllstier
es t constante.
P ourvoi en cassation d e la [fart de la dame Ro ussel
et fil s, pour violation des arl. 137 el &amp;3~ c.!u code
de C0mmerce.

111 )

AR.R.ÊT.
" Vn les articles 136, 137 et 138 du code de
commer ce;
" Alt endu (lu'aux termes de l'art. 138, l'endossement n'opère pas le transpor t de la pl'Opriété, e t
n' est qu' ulle proc llratio u , s'il n'es t pas conforill e
aux dispos itions de l'art, 137, qui est ainsi COllÇU :
l'endossemellt est date, etc.
» Atte\ndu q ll' un e dispos ition aussiimpérative, aussi
peu suscep ti ble d'érluivoCjue, établit clall'e lDeut (lue
la da te d oit se trouver dans l'endossemen t (de m ~ lD c
que l'art, 11 0 veut qu'elle s,e trouve d??s la lettre cie
change ) sans pou vou' y etre suppleee pal' aucun
équivalent ;
.. Attendu, en fait, qu'il :st consyint auproc~s
que l'endosse men t don t Il s agit n est pa: date.
puisque les mots u~ ret~o , dont les de/cudeurs
avaient argumen té n expnment une c.!ate daus aucun idiome;
» Attendu qu'en supposant que ce fù t sur ('rs
etro combin és avec la date de la Idtre
m o ts u t r
,
f ' f cl
de chan ge, que la COUI' l'Oyale se ut on :e l'OU I'
la da te ( non expn
mée dans
é nuncer'ue
q
_
, 1 end
\' o~sement) était constan te , cette ~OUl' ,au ~'al t , C LUJe
é
l'esprit de la lOi (lUI " ad",c t p~ '
Pd~ér t , ,ru ·l conn~ l'accomplisselO ell 't d'une fonn aJi [J
Cju",a ens '
.
'1
Il ' la
subs tantielle et constitutive, tel e que ce e a (ue lle elle a d onn é l'etIet d'opérer: un t ran~po r t
l pl' o pl'l~té
,
.1
l',
de
, et, u"
. uU t'le, comrms un eXCèS
f!' , de
1
)ouvoir eu substitllan t au mode de tra,ns ' 1er 1 a
l
par
pi'opriété d'un e 1ctlre d e c h an ge prescnt
.l ' dLS
't "
t 3:l du' code de COlDmerce, ce III , e
al • 1;)7 C I
, . ,
d f' its et de (' 11'l'a[JI)rochem ens d'appxeclatLOlls e •
,
souveut
les
par
ties
au
.'
'
t
con,s tances , qlll expose L'alen ,
,,
dan b" cr ' d e la {1'a ude .e t de

J el',r~Ql"

LAC 0 U fi casse. , etc.

�( 1I3 )

( 1 12 )
Du 14 novembre 1821. - Cour de cassation. _
Section civile. - Présid.' M." GANDON. - Avocatgénéral M.r JOURDE. - Plaid.' M~1. DELAGRANGE,
NI COD.

Contrat à la grosse. -

Capitaine. -

Formalités.

Un capitaine qui , en cours de poyage, emprunte
une somme à la grosse pour les besoins de son
napire, oblige-t-il le propriétaire armateur enpers le pri!teur de bonne foi, lors même que le
&amp;apitaine n' q pas fait auparapant constater la
n écessité de l'emprunt et obtenu l 'autorisation
du magistrat local, aux termes de , 'art. 234
du code de commerce? (Rés. aff. )
En d 'autres termes : les formalités prescrites par
l'art. 234 du code de commerce au capitaine qui
emprunte à la grosse, ne concernent- elles 'lue le
capitaine à l'egard du propriétaire, sans 'lue leur
omission puisse être opposée au prêteur de bonne
foi? ( Rés. alf. )
(Torladès contre Leveux. )

L 'ARTICLE 234 du code d e commerce porte:
" Si pendant le cours du voyage, il y a n écessité de radoub ou d'achat de vituailles, le capitaine, après l'avoir constate par un procès-verbal
signé des principaux de l'équipage, pourra, en se
faisant autoriser en France par le tribunal de commerce , 0 11 , à défaut, par le juge-de-paix , chez
l' dtranger par le consul fran çais, ou, à défaut , par
le mag ish'at des li eux, empr~nter sur le corps et
cjuill è du vaisseau, mettre en gage ou vendre de~
marchandises jusqu'à ,concurrence de la somme que
les besoins constatés eXigent. '"
L'art.

L'article 312 du luême code porte:
" Tont 'prêteur ,à la grosse ,Iance,est
en F '
f
alre
d
tenu el' d
enregIstrer son contrat au gre ffe du
tnbun a e commerce, dans les di x J'ou' d 1
d ate, a" p'etne de perdre SM prieilcge. [5 e a
" Et SIle contra t est fait à l'étran ~e[' 1'1est 50 '
r
l'
,
0
"
umlS
aux' ! orma Ités prescntes à l'art. 234 &gt;'.
L'ordonna nce de 168 1, Ii I', " tit. \." art 1
exi,g eait aussi des formalités de l~ part du 'capi;ai~~
qU L vou laIt emprunter à la grosse en COUL'S de
voya ge; il ~eva it faire ,attester sur ie journal , paL'
le contre-maltre et le pIlote , la nécessité de l'emprunt et la lJualité de l 'emploi.
Cette disposi tion était conforme à ce qui était
observé ;précédemmen t par les us et coutumes de
la mer.
Mais l'ordonnance ne pronon çai t aucune peine,
en cas d'omission de ce tte formalité.
Valin pensai t que cette formalité n'était nécessa ire
que pOUl' la sû reté du capi taine et pOUl' le disculper
envers l'armateur ou le propriétairedu navire. "Cela,
dil-i l , n e regarde nullement le prêteur à qui l'en gagemen t du car itaiue suffit pour être en droit d'exiger du propri étaire 0'1 armateur du navire, le profit
maritime a l'ec le [Jrin cipa l, en cas de prèt à la l?rosse,
et que le nav ire arrive à bon port, ou le paLernell t
de la somme empruntée, à l'échéance du mandement ou de la lettre de change. sa ns qu'il soit
obligé de prouver que la somme ([u'il a prètée a
réellement tourn é au profit du vaIsseau, Se?tence
de Marsei lle du 9 aoùt '748, et cette dé,ClSL?n est
fond ée SUl' la loi l , § 9, D. de exerCltontl actione ».
Emerigon, traité des contrats à la gross~, chap.
4, section 5, § 2, rapporte cet aVIs de Vallll , sans
le comba ttre. Se ulement il insiste ( § 4) sur ce

S/Xonde ParlÙl.

1

�( 11 4 )
q u'il faut que le prê t soi t ca u s~ pour la ntJcessité
du no. ire , et que le prêteur solt persuadé q ue son
argent aura l'emploi ~ési g n é .
,
.
Valin rappor te ensUite que « Loccem us de l ure
marziimo, vo udrait que le prêtem , m t en état d e
prouver la n!!cessité du prêt , à ra Ison des beso ll1 ~
du nav ire , conformément l ia loi 7 , D. cod., C[lll
exige de plus que la somm e prètée a u m aî tre n'ait
pas excédé les beso ms du na v1re , et que dans le
temps où le prêt a été fa it , o ~ trouvâ t à ac heter ,
Sllr le lieu, des choses dont le vaIsseau avaIt beSOLD ;
t outes lesqu elles conditions, Vinnius c,roit, nécessaires ' pour ne pas eXJlos~r les propnétan'es des
n av ires à devenu' les v lctllues des fraudes et des
mal versations des capitaines; mais tout cela, ajoute
Valin , comme tl'Op sub til et trop po i ~ till e u x, a été
l'ejeté dans l'usage du commerce, et li suffi t , pour
autoriser le créancier prêteur, à agir contre le propriéta ire ~u navire" qu'il , ait prèté la s,om~e de
bonne fOl au ca pltame, c es t-à-d ll'e, qu Il n y ,aIt
n i preuve, ni préso mption suffisante de collUSIOn
en tre le cap itaine d lui ".
"
,
.
Cette man ière d'interpréter la dl sposll,on , q UI
oblige le capitaine à remplir des formalités lorsqu'il
emprun te à la gross: . en CO urs de voyage, dOIt-ell e
être la mème sous l'empll'e du code de commerce?
O u bien la règle établ i~ par l'art. 236 de ce code
est-elle tellement impérative, tellement absolue qu e
son accomplissement doive être considéré comme
nécessaire pour la validité du con tra t, à la grosse
passé par le prêteur , avec le ca p,tame? ~n~n ,
l'omission des formalt tés presentes au cap,tame ,
m ême en pays étranger, peut-elle, à la fois, P~ ire
perdre au prèteur so n pn vllége sur les o bJ ~ t s
affectés au prêt et son recours contre le proprtétaire du nav iré?
Les premiers auteurs , qui ont écrit sur le code
de commerce, n' 0 111 pas abordé directement la ques-

(

11 5 )

tion. On ne la trouve traitée ni dans l'esprit du
code de commerc~ de M! Locré, ni dans le cours
de drOIt commerczal de M.' Pardessus.
Cepe? dan t , il semblera it résulter de ce que di!
ce derm er auteur , n.O ' 786 800 80 1 qu"l
'
'
l'
l
'
'
"
1 conS Idere, accomp ,ssement des fo,'malités prescrites
pa,r 1art., 234 du, ?ode de commerce, comme néces~
saIre, meme à 1egard du prêteur, pour la validité
du ('o n trat à la grosse passé avec le capitaine.
M.r Delvlll court , dans ses institutes de droit
commercial , liv. 2 , lit.
", sec tion 2 aux notes ,
,
ne pro n o~ce, p~s postllv e m e~t co ntr~ le porteur,
en cas d oml ss,on des formal,tés, ma,s 11 ra,t une
distinction très-judicieuse.
,. Si l'autorisa tion d'emprun ter existe , dit-il , le
prêteur peut poursuivre le proprit&lt;taire du navire ,
en vertu de SOIl contra t seulement et sans être tenu
de justifi er de la nécessité de l'emprunt et de r emploi de la som me prêtée; au lieu que si l'autorisa tion n 'existe pas , il n'a ura d'action contre le
propriétaire qu'en prouvant , au moins, la nécessité
d u prêt ; peut- être même irait-on jusqu'à l'obliger
de justi fier r empl oi » .
M.' Bo ulay - Paty , dans son cours de droit commercial et maritime, ouvrage n'cent , tom. 2, pag.
62 et suiv., se prononce plus ouvertement sllr la
qu estion.
'"
'
Selon lui , " les formal,tés prescntes par 1arttcle
,,3~ du code de commerce sont de necessité absolue . • • . • " L 'on ne peut plus dire auj ourd'?ui avec
Valin que ces formalités, ne sont nécessa ,~'es que
po ur la sû reté du ca pl talD e et pour le, d,se ul pel'
envers l'a rm ateur ou propriétaire du navll'e... . Ces
fOl'ma lités servent é O'alement à prouver la bon ne
foi du pl't' teur , qui ; e peut poursuivre le propriétaire du na vire en vertu de son contrat seulement ;
et qui doit , dans ce cas , justifier encore de la ml·
cessÎtI! de /' emprunt ,. • • •••
,

1

�(

( 116 )

~ Celui llui prête son argent ~ u capitaine, le fait
volontairement ; il est juste llu'll y apporte la prudence commune. S' il prète pour les besoin s d u n~.~
vire, n'est-il pas d e cette prudence co mmune qu 11.
se fasse certifier par pièces justificatives qu e ces
besoins sont réels ? Pourrait - il arg umen ter de
sa bonne foi , s' il avait négli gé de s'assurer de la
n écessité de l'emprunt par les beSOin S consta tés du
navire et de d éclarer , dans l'acte de prê t, que ce
prêt é tait en constquence et e ffecti vement rait pnur
ces même ~ besoins? Le défaut de précaut,on , au
contraire, de sa part , es t un e preuve 011 du motOS
uue présomption légale qui s'é lève for tement contre
cette prétendue bonne fo,: H.len ne démon tre da va~­
tage la réahté d es besotOS du navire et d u pret
fait pour ces besoins qu e l'accol:npltssement publtc
et prouvé des formalités prescntes ar l a 101•• •• •
Ainsi, et en dernière analyse, celUI (lUI , pendant
le cours du voya&lt;&gt;"e
prêterait d e l'argent 1à unb caplo ,
.
taine, qui n'a urai t point fa it . constater es ,eS~1I1S
d e son navire, d'après les d iSpOSitiOnS de 1 article
234, et qui ne se ser ait point rait .a uton ser à emp runter ; celui qui n e consta t~rall pas ~VOll' " en
conséquence , pr~ té pour les beso lOS du nav,re , n a ~­
rait d'a cti on que contre le cap ltall1e d ont 11 aura,l
geul ern ent suivi la foi; malgré toute a lléga tIOn possible d e bon ne foi, il serait réputé par la 1?1 n'avoir
prèté qu'au capitaine et non pas (lU naelre.
.
En 1818 le tribunal de com merce d e Marset!le
eut à s'occ~per de la valid ité de billets de grosse
souscri ts par un capitàin e, en cours de voyage, sans
l'observation des forma lités prescrites par l'art. 234
du code de commerce.
Ce tribunal d éclara les billets val ables , et , sur l'appel , son jll ge~ent ~ut confirmé par arrêt d e la
Cour royale d'AIx, qUI reconnut, en pnnclp~ '. " que
les formalités dont il s'agit n'ont été é tablies que

.r

Il 7

)

d ans l'in f(.rèt du l'api tain t d '
l'articl e 234 du code d e e e 1armateur, et que
e commerce
.
t re, n'a ttachent à leur 0 ' .
, nI auc lIn aumission la p ' d
Il '
e1li contra t à la &lt;&gt;"rosse
&gt;
pme e nu Ité
"r
'
0 , ou meme de 1
d
f
a perte e
l iluectatlon clu navire et d
. .
e son ret" (1) .
Cette déCISion cru i e t
'
,
. s contraIre à l'opinion de
M.r Bo ula _P
y aly, se tt ouve confo'
à1 . .
dcnce q ue la Cour de cas t' Ime, a )unsprul'arrê t llue nou s allon s rap~~I~~e~. a consacrée par

.
E n . ~ f',07 , le sieur Levens, né ociant cl
propr
lclalre
de
nav
ire
les
De
gA
.
e
D"eppe.
.
,
•
Ut,
mIS expedla ce
nav Ire ft Sé tu .val. ' en Portu&lt;&gt;"a
" l , sous le 'commandem ent d u caplta lll e Lev illain.
1 II. remit à ce capitaine une lettre de crédit pour
es sieurs Torladh et Comp.' né&lt;&gt;"ocians à Se' t v 1
' 'lt cette 'maison
" à procurer
u aa~
lIlvtta
Pa ... l a~l ue Ile 1'1'
cap lt3 111e tous moyens et facilités pour l'expédition
d u n av Ire.
Le 18 octobre 1807 , le capita ine Lev illain reçut
d es S.r, Torlad ès et Comp. ' un esom me de 2854 rr.,
pour laqu ell e 11 fourmt , à leur ordre, sur le sieur
Leveux, un e lettre de change causée enleur pour
besotlls de son navire.
En O ll tre, il so uscrivit , le même jour, au profit de
cette m aison , un contrat à la grosse pour la même
somme de 2,R54 fr. empruntée pOLIr les besoins de
son na Vire , a u change maritime de 15 p. ,', , avec
stIpulat ion que la somme serait remboursable trois
Jours apl'ès l'arrivée du capitaine à Dieppe , et sellle cas OL' la lettre de chan 0&lt;&gt;"e ne serait
lement dans
.
,
pas acquittee.
La lettre de change fut présentée au sieur Leveux ,
maiS Il refusa de l" aclluitter; elle fut protestée faute
de paiement.
(1) Voyez ce recnei l , IOID . z , 1.'&lt; porlie, png. 199·

�( "9 )
Alors les sieurs Torlad ~s et Comp.· assi gnèrent
le ca pitaine Levillain devant le tribunal de commerce
de Dieppe, en paiement du contrat à la grosse.

Je prêteur,
le recours ("
·1 d' t
d
1 sauf. néanmoins
.
1 man an t
~ontreé' e, ca Pdllalln e '1s.ou mandataire , il raison de
\Dex c u tlOn e a Dl;

Le capitaine appela le sieur Leveux en garantie.

» LE
, 1TRffiUNAL
.
, condamne le sieur L eveux à
payer a a maison 1 orlad~s la somme de 3 0 2 f
es
.
.
'-9 c.
p. c. , montant en prll1clpal et prime du contrat
.
de g rosse, a vec dépens et pri viléue SUL' le
1~s D
A' d ' l
"
naVire
. eux ..mls; ec large .le rapit aille Levillain de
1actIOn dll'lgée co ntre IU l par les sieurs Torladès
et COl;oP: " , sa uf le recours du sieur Leveux con tre
le capltall1e pour raison de l'inexécution de l'art"
234 du code de com merce. »

L e sie ur Leveux opposa que l'emprunt à la g rosse
n'ayant é té précédé d'aucune des forma li tés prescrit es par l'art." 234 du code de commerce , le
contrat ne pouvait l'obli ger.
Le 26 juill .8.8 , jugement ainsi conçu:
" Consid érant que les formalités prescrites par
l'ar t." ~3 4 du code de commerce et exigées par
l'art. " 3 , 2 du même cod e ( titre des contrats à la
grosse), en sa deuxiè me disposition , sont des obligations imposées au capitaine, et q ue l'i nexéc ution
de la loi de la part dudit ca pit ain e ne saurait ètre
illlputée au prêteur de bonne foi , puisque les emprunts sont dans les att.flbutiolls du ca pitaine, comme
m anda taire du propriétaire , et qu'il es t de principe
que le manda nt es t tenu des faits du mandataire, à
raison de l' exécution du mandat, (art." ' 998 dll
code civi l ) ;
" Considérant , d'aill ellrs, qu' aux termes de l'art."
~ 16 d u code de commerce , tout propri étaire de
navire est civ ilement responsabl e des raits dll capitaine, pour ce llui est relatif a u na l'ire et à l'expédition ;
" Considérant que, dans l'espèce, il n'es t allégué
au cun moye n résulta nt de do l ou de [raude contre
le prè tcu r , se ul cas où le propriétaire pourrait pré1~D&lt;:re l' ann ul at ion du contrat, 1.. son égard;
Considérant qne le ca pitain e n'aya nt so uscri t
le contrat 11 la grosse (lu'en nom qua li fié, n 'a agi,
cu cela , lJu ~ com me man dat airc du propriétai r~, et
li"", d~s-Iors que SOlI mandant es t dans la cause ,
lui se ul est tenll de l'exécution dudit con tl'at en vers
»

I

Appel de la part du sieur Leveux devant la Cour
roya le de Rouen.
Le 28 n ovembre . 8.8 , arrêt infirmatif en ces
termes:
» Considérant qu'il faut distinguer entre les for·
malit ~s requises par l'art.' 234 du code de com-

merce et cell es exigées par l'ar t" 3 12 du même
code; qu e celles fi xées par l'art" 234 ont pour
but la va lidité du con trat à la grosse , tandis que
celles portées en l'art. e 3 12 son t relativ es au priv il(lge accordé au con tra t ; qu'il n' ~s t point représenté de procès-verba l dressé par le capitaine avec
les prin cipa ux de l'équ ipage , lequel aurait attesté
la nécessité d'un rado ub ou de vi ctuaill es pour le
bùtlln ent ; qu'il n'est point surtout justifié que le
con sul frallçais ait autorisé l'emlJrunt fait pal' le
capitaine L evillain , a utorisat ion dont la maison
TOl'l adt!s devait absolument s'assurer pou r la va lid ité d u con trat à la grosse qu'elle fa isa it avec le
capitain e Le villain ; que ce tte maison ne doit donc
jmp utar qu'à sa n,lgli gence, qu'à ,on imprévoya nce
l'llJ vali di té du titre en vert u duquel elle a ac tionué
le sieur Le veux ;

�(

12 0

)

» Considérant, d' un e a utre part , qu c le capitain e
Levillain était porteur d'une Jettre de crédit du
sieur Leveux pour la maison, Torladès, e t Comp,";
qu e, par cette lettre de credit, le Sieur Leveux
im ' itait cNte m aison à proc lI\'er à so n cap ilam e
tous les m oyens et facilités pour l'ex pédition de
so n nav ire; mais cJu e, pal' ce lle le ttre de créd it,
elle n' était pas in vi tée à fou rnil' d e r a r~e nt , à la
grosse, m oyen très-onéreux pour celuI qUl est
contraint d 'y avoir reco urs; que , dan s cet é tat
de choses
la maison Torladès ayant confiance
d ans le sie;r Leveux, d evait se conten ter de l'av iser
d es avances qu'ell e ava it f aites, et s'occuper des
moyens d e recouvrement desdites avances, suivant
les usages du commerce, en parei l cas;
» Consid érant, enfin, que le con trat à la grosse
étant inv alide à l'é &lt;&gt;a rcl clu sieur Leveux, il l'est
é &lt;&gt;alement en ~e qui concerne le si eur Lev illain ,
d?a utant plus qu' il est con~tant que , dans la somme
énoncée en ce contrat, Il Y en avait un e portion
qui é ta it représentati ve d e la valeur d e m archan,dises fo u\'llies pour le compte particulier ducllt
sieur L evillai n ;

" LA COUR , émendant , cl échat'ge Lcveux cles
coudamnations pfOnollcées con tre lui.. au profi t d e
Torladès et COlllp·, sauf à ces derniers II se pourvoir où et contre qui ils aviseron t, po ur ètre ,;~ m­
boursés des avances qu'ils justIfieron t aVOir lcgalemen t fa ites."
Les sieurs Torlaelès et Comp" se sont pourv us
en cassation.
ARRÊT

DE

CASSAT I O N

Sur les cone/usions conformcs de lW. ,'A pocat générol.
" Vu les art."' 216, 234, 236 et 312 clu code
de commerce ; vu aussi l'art." 1998 clu coele ci vi l ;

(

121 )

" A tl endu que les formalités portées par l'art."

23 4, du code cie commerce ne regardent que le
caplt a l~,e re~pectIvement au p:'opriéta ire; que ces

forma lités n on t eu d au tre, objet que de mettre Je
r apJtalll e à portée de JustIfier de la nécessité de
l'crnpn~nt, et cI'é ~' iter tout recours de la part dl!
prOpl'l etall'e; lIlI elles ne con cernent pas le prêteur
qui a con tra c té d e bonne foi et sa ns fraude avec
le capltullle, penclant le co urs du voyage;
" Que c'es t ainsi qu 'avait touj ours é té exéc uté
l'ar t" 19 du titre du capÙaùlC de l'ordollnan ce de
168, , lequ el ex igeait aussi des formalités de Ja
part du capitaille, qui voulait em prunter à la grosse;
" Qu e le véri table sens de l'art" 234 rés .. lte égaIement ci e l'art," 236, qui ve ut que le capitaine
qui a ura, sans nécess ité, pris cie l'argent sur la
quille du navire, so it respo nsa ble en l'ers l'armement , et person ll ellemen t tenll du remboursement;
ce qui pro uve qu e le propriéta ire est fond é II recourir
sur le capita ine, m ais qu'il est obl igé cie désintéresser le tiers en vers lequel il demeure tenu par
le fait d e son capitajne , qui était son mandataire
léga 1 ;
" Que l'art" 3 1 2 contient une nouvelle preuve
qu e les formalités de l'art" 23 4 ne sont pas obliga toires pour le prêteur vis- à-vis du propl:iét a,ire,
pUi squ e ce n'es t que pour con server son pn vdepe;
à l'éga rd clu propriétaire , qu e Je prê t~ur es t obll ~t!
de veill er à ce que ces formaiites SO leIl! remplIes
pal' le ca pitaine ;
" Atten clu , smabondamment, que le propriétaire ,
en don nan t a u ca pitain e une le ttrc ? e c rédit S UI' le
p r~ te ur , avai t a uss i d onné à celUI-CI, un mand at
partic uli er qui , an besoin , aurait for ll fié celUI que
Je cap il aine tena it cie la loi ; qu 'enfin Je prèteul:,
s'il n'é tai t pas rcmbo1Jrsé pnr le pl'opn élall'e, dev ait

•

�(

( r 23

12~ )

au-moins l'être par le capitaine , contre qui le
prêteur :vait conclu subsidiairement;
" Que n ~ a nmoins la Com royale de Rouen a
refusé , pour la totalité de la créance, de prononcel'
llne condamnation non-seulemf tlt con tre le propriétaire, mais même contre le capitaine: cl'où il résu lte
que la Cour royale a faussement app lir.rué l'art." 234
du code de commerce, et qu'elle a violé l'art! 1998
d u code civil ;

LA COUR casse, etc.
Du 28 novembre 182r. - Cour de cassation
section civi le. - Prés. M. GANDON. - Rapp.' M. le
Comte JAUBERT. - Avocat- général M. JOUBERT. Plaid. M:\'I. DELAGRANGE, BUCHOT.

Banqueroutier. - Commerce. - Bill et. .
sement en blanc. - Preuve.

Endos-

---_ . ~._--

Un failli qui a été condamne comme banqueroutier
simple et qui a subisa peine, peut-il, sans concordat
ni réhabilitation, foire le commerce et transmettre
..aiablemenl les rdfets ndgociables dont il est p ortCNr? (Rés. aff:)

Le porteur d 'un billet, qui lu,' a été endossé en blalle,
p eut-il cfre admis à prou_cr, cOllt re les creanciers
d e l'endosseur , failli qu'il aJourni la _aleur de ce
billet ? ( Rés. nég. )
( Syndics de Virard con tre V ivier-Deslondes et Lucas. )

Après avoir subi sa peine, il fit ·de nouveau le
commerue. DIverses personnes traitèl'ent avec lui
comme s'il avait cessé d' ~ tre en Hat de faillite.

JI éta it porteur de billets ' souscrits à son ordre
pal' le sieu l' Veillat-Popelin.
Les 26 septembre et 9 octobre 1818, il passa
troIs de ces b Illets à l'ord re du sieur Vivier-Deslandes
pal' un endossemen t rég ulier.

Il en remit un quatrième au sieur Lucas av ec sa
'
simp le signature.
Le sielV' Veillat-Popelin nt faillite. T.es sieurs
Vivier-Deslandes et Lucas se firent adme ttre comme
c,:éanciel's dans ce t t~ faillite.
Les créanciers du sieur Virll7'd agirent alors pOUl'
profiter de la nouvelle position de leur débi teur.
Les syndics de la faillite de Virard étant décédés ,
les créanciers firent nommer, en l'emplacement, un
syndic provisoire qui intervi nt au procès- verbal de
vérification des créanci ers de Veil/at-Pope/in et revendiqua les billets adm is en fave ur des S." Viviel'Des landes et Lucas , comme n'ayant pu être transmis
valablemen t à ces del'llicl's par Virard, failli.
Le 4 aou t 18 r 9 ' jugement du tribunal de commerce de Châtea uroux, qui rejette la demande eu
revendicat ion et maintient l'adm ission des sieurs
Vivier-Desland es et Lucas au passif de la faillite
Veilllll-Pop e/ùl.
.

Appel par le syndic de la faillite Virard.
Il souti ent que le fai ll i Vira rd n'a pas' cessé d'ètre
dau s un état d' interdicti on légale, puisqu'il n' existe ,
sa faveur , ni con corda t ni arl'ètderéhabilitation ;
clu 'illl 'a pu , par conséLluent, disposer de son av oir
('n faveur de qui que ce soi t , au préjudice des
Cl'éall Clcrs d e sa [aiilite; que, dès-lors, les endossee ll

E N , 8 r 3, le sieur Virard , failli, fut déclaré baHqW:'rQutier simple ~t condamn é à un an de prison.

)

�( '2 5 )
mens pa ~sés par Virard 11 Vivier-Deslandes et à
Lucas s'ont irréguliers et sans force pour transmettre
la· propriété des bill ets, surto ut ['endossement de
Lucas, qui n'es t qu'en blanc.
Les sieurs Vivier-Des land es et Lucas soutiennent,
de leur cÔlé, que le système d'interdictLon dont se
pré"alent les créanciers de Virard, ne repose SUl'
aucune dLsposition de la 101.
Le sieur Lucas, en son particulier , fa it obser ver
qu e, t{uoique la simple signatu re mise SUl' un bill et
puisse n'ê tre consid érée que comme un pouv oir
pour recevo ir, la jurisprude.nce de la Co ur ~"; cas~
sation (arrêt du 27 vendémtalre an 12) et 1 ell ul te
veulent qu'on puisse opposer à des tiers la preuve
de la valeur fo urnie par le pOI'teur.
Le sieur Lucas demande en conséq uence, à prouver que· le bi llet qui IlIi ' a é,té ren, !s par V/rard
est le prix d'une vente de lam e qU'li a fai te à ce
d crn ier.
ARR Ê T.
Consid érant, sur la premi ère qu e~ ti o n, qu'à
la v,' rité le faill i , par l' art.' 442 du c~d e de co mmerce , est dessaisi, de plein dro it , de 1admlll istration de t OllS ses biens; qu'il s'e n ~ ult qll' Il ne p eut ,
en aucun e man ière, disposer de son ac tIf eXlstan t
an moment de la faiUite;
»

» Olle les créanciers exercent pour lui les droits
qt: i viennent à l ui échoi r , pend ant le. c?urs des
opé rations qui doivent précéd er . la di str ibution,
e~tr'e ux, de ravoir de I\!ur débIteur.
» Que cependant la loi ne pronon ce pas dï~terdic­
tion contre le failli, et que l'hum al1lté, d accord
av ec Jo loi , lui perm et l'emp loi d" tons ses 1~10.l:'ens
j1"ur ass urer sa subsistance et ce ll e cie sa fam il le :
d'",\ il suit que s'il Obt LCllt qu rlque cr éd it , les
acl,'~ cie commerce qu'il 'peu t f&lt;llre sa ns fraude

•

doivent être respec tés par ses créa n~i ers, et que
s'il ne peut diminuer l'ac tif '(ui leu r est dévolu,
ils ne doiven t pas le grossir au préjudice de ceux
qui aur,aient traité de bonne foi et réguli~rement
avec lUI;
» Que cpla est vrai , surtout , lorsque to us rapport5
entre le failli et ses créanciers, rés ultan t de l'état de
la faillite, ont cessé pal' la clôture des opérations
du syndicat, ou pal' leur abandon.
» Que le dé faut de réhabilitation ne s'oppose pas
à ce que le fai lli repre!) ne le commerce; qu' il ne
résu lte de ce défa ut que l'interdiction de certains
, droits particu liers} exprim ée pal' les lois, tel que
celui de paraitre à la bourse, etc.
" Considéran t que, dans le rai t, Virard, condamné à un an d'emprisonnem ent, comme banqueroutier simple, en ',ll , 3, a ~ubi sapeine; 'lue ~o n
actif ne sufllsant pas a COuv!'lr l e~ lI'als de Just.lee,
les syndi cs ont abandonné la Slllle d'une aUall'e
sans intérèt pour les créan~ie~'s et sont, depuIs .
décédés l' un et l'a utre; que les créanciers con v
qués pOUl' nommer de n ouveaux sy Dcli ~s, .ont né" Iio-é de se présen ter j (lue,
dans cette Situ at IOn.
b 0
.
Virard a fait , pendan t plusieurs années, un petit
comlllerce de laines; q ue, par suite de ses trav aux,
il est devenu possessenr de billets de commerce ;
l[ue cet te n ouvelle position de, son débiteur ay ~nt
éveillé l'a tten tion d 'un créancier, celUI- Cl a fait
nomm er un nouvea u syndic à la faillite Virard,
leq uel a récla mé , pour le compte d es cl'éanciel's
Virarcl ,la propriété de deux bi llets sortLs des mains
de Virard, et passés en ce ll es de Viv ier et de Lu cas.
" Qu'il suit de ces faits qu e 'Virard, exerçant publiquement le COlDm erce, sa ns opposition de qui qu e
ce soi t , a pu va lab lemen t dispose r des effets par
lui accluis depuis qu'il a repris les afIaires, .se ur à
lies cl'éanciers l'eAel'cice de tous leu(s dl'Qlts sur

�-(

( 1,,6 )
l 'actif demeuré en ses mains par l'e :nploi de 5011
indnstrie ;
» Considérant , sur la deuxième question , que la
loi qui prononce que l'endossement en bl anc n'opère p a~ le h'anspor t, est absolue et n'admet aucune dlstmctlOn;
" Que lorsque la loi , dans &lt;a prévoyance " da ns
la crainte de la fraude ou d'uu abus, prese nt des
formali tés et dans le cas où elles ne sera ient p~s
observées 'aun'ule un ac te, ou ne lui donne qu'uil
eU;~t différen t de celui qu'il aurait, s'i l était rég uli er , le porteur d' un pareil a?te n'est jamais a~rnls
pour lui faire produire un eHe! que l ~ lOl lu l re[uoe,
à argumenter de sa bonne .fOI ; qu aull ement" la
loi manquerait son but ! qUi, a, été " surtout, d é"iter les procès et la dlvel'slte des )ugemens auxquels la difficulté de prouver la fl'au~e et la div ergence des opinions sur l'apprécia tIOn des fal ts
pourrait donner lieu ;
,
" Que c'est surtout, en faveu r des créanc iers
de l'endosseur 'et con tre' le porteur , que la loi, a
é tabli que l'endossement en blanc ne transmet pOlOt
la propriété;
LAC 6 U R dit qu'il a été bien ,iugé, en ce
qui con cerne le billet tran sm is à, VIVIer, etc. ;
réforme le jugemen t , quant au btllet transmis à
Lucas qu'elle déclare n'av?ir pas cessé d'appartenll'
à Virard, soit à sa faillite, etc,
Du 16 juin 1821. - Cour royale de Bourges. Présid,' M.r TROTTIER. Plaid.' M~. MAYETGENETRY , MATER.

Lettre de change. -

Étranger. -

Compétence.

Un Tribunal de commerce est - il compétent pour
connaitred'une contestation née entre deux ëlran-

12

7 )

gers , do~t a,ucun ,n'a son domicile habituel ~n
France, a raIson d une, lettre de clw.?fJe SOUSCrite
en France par Ull étranger, pour paleur reçue en
Frunce et pay able dans l'étranger? ( Rés. n ég, )
( Orrock contre Wolmaar, )

LE 29 décembre 1818.., lettre

de ~hange de 100
li v. sterl., tirée de Pans par le sieur Bearcmft,
anglais, à son ordre, payable à Londres.
Le 6 janvier ,1819' le tireur endoss:- cette I ~ttre
de chan ge au Sieur Wo lm aar, an glais . haLltant
alors près Paris, Celu i-ci la p~ sse ensui tc à l'ordre
du sieur Orrock, autre anglaiS.
A l'échéance, protêt fait à Londres, faute de
paiement.
Orrock assigne W olmaar en remboursement
devan t le trib'Jn al de commerce d e Paris.
Wolmaar oppose un d éc linatoire : il soutieut que
les tribunaux français sont incompétens, parce qU 'IL
s'agit d' une contestation entre étrangers, à r aison
d'une lettre de change sou~crite pal' un etranger
et payable hors de France.
, Orl'ock répond qu'il suffi t que la lettre de chan ge
ait été souscrite en France, pour que les tribunaux
franl'ais soient compétens.
Il argumente de l'art. 420 du code de procédure
civile , portant qu'en matière de commerce , le demandeur Pp.ut assigner, à son choix , d evant le tribunal du domicile du défendeur, ou de vant celui
dans l'al'l'ondissement duquel la promesse a étti
faite et la marchandise liprée , etc.
D'après cet article, dit le sieur Orl'ock, qui n'est
que la répéti tion de l'art. 17 , tit, 1" d e l'ordonnance de 1673, les trihunallx fran çais sont campétens pour connaÎtœ de tous actes de COffJ flIerCe, en-

�(

(d9 )

128 )

tré étrangers , m ~ llle non domicili és, lorsqlle l'obligation a été con trac tt'e en France P. t q UI' la marchandise y a été li vrée. Dans r es Jère, il s'ag it
d' un e lettre de change souscrite li Paris, et don t
la valeul' a été fou rnie li Paris : c ' e~ t donc li Paris
que la promesse a été faite et la marc hanrli se li vrée.
Voyez R epertoire de jurisprude/lce, v. a etra/l{fer, § 2 .
'
Le 5 mars 1819 , jugement qui rejette le déclinatoi re, par le mo tif que, " bi en que la lettre dont
il s'agi t ait pris son ori gine en France, il n'en es t
pas moins cons tan t qu'elle est tirée par un étranger
et l[u'elle es t stipulée payable à L ondres; qu e, d'a iLleurs, il n'est pas justifié an tribunal qu'a ucun des
contpstans ait son domicile hab itu el en F rance et
y jouisse des droi ts de citoyen.s françai s. "
Appel par Orrock devant la Cour royale de Paris.
Le 30 avril 18 19, arrêt confirmatif.
Po urvoi en cas~a tio n pour violation de l'art. 4:W
du code de procéd ure ci vile.
ARR Ê T ( après délibéré. )
" Attendu que les tribunaux français ne sont
com pétens , pour conn aître des contes tations llui
s'é lèvent en tre étrangers, que dans les cas où ils
y so nt léga lement au torisés , et que, dans l' espèce ',
la Co ur r oyale de Paris., en reconnaissant qu'elle
n e se trouvait dans aucun de ces cas, n'a vio lé
aucune loi;
.
LA COUR rejette, etc.
Du 6 f~vrier 1 822. - Co ur de cassa tion . - Sec·
r
tion civile. - Pres id,' M. BPdSSON. - Rapp.' M.
CA1UI'OT. - Plaid.' MM. GUIBOUT, LASSIS. ( ,)

Capitaine marm
' . --, Sa1au'··
~.

S"

-

•
alSle.

Les salaires des capitainQs de "
sont-ils insaisiuables P n( ~élreJ marchands
Il

s. aff. )

( Eyrié. contre Donldiell,)

-

DEJA
.
. nous avons eu l'occasion d'ex. amuier
cette
questIOn et nous avons rapporté deux dé ..
'è .
l'
CI!IOns
entl Illm ent opposées une à l'autre (1).

Dep~is lors ,. elle s'est présentée de nouveau
dans' 1espèce sUIvante:
•
Le sieur Clau~e Douadieu s'ét.ait emba"qué iL b'ord
du bn ck le L ouIS , comme capitaine en second.
Le 20 !uill~t 1822, le sieur Jean- Louis Eyriés,
porteur d un Tugement rendu par le tribunal de
commerce de MarseiUe et créancier du S! Douadieu
pour un e so mme principale de 82,0 fI'. , plus d; quelques mtére ts 'et fra,s, fait procéder à une sa ,siearrêt en Ihains du sieur Rougon, affréteur du navire
le Louis.
Il fait principalement porter cette saisie - arrèt
Sur les appdilltemef/J et salai,.es revenant au sieuI'
Douad ie n , comme officier à bord du na I·ire le Louis.
pendant son derniel' voyage de Marseille iL la Mavtiniqlle et ·r etour.·· .
•
Le 23 juill e~ , le sieur EY~'iés fait pratiquer une
semblable sa , s ,e-ar~t eu maLDS des s,eurs Roustdu
et G uion, ca pitaines marins.
Le sieur Donadieu demande l'annulation de ces

, ( 1) Voyez les décision s conformes rapport'6es dans.ce
recueil, tom. ~,l.r~ p artie, pag. 188, .206, e t 2. ~ parne ,

page ,06.

,,) VQIr ce R ecueil,

Seconde Portie.

tOll). l , 1."

par'"

p'"

.39 et suiv.

Ir

�(

t

30 )

salsies-al'l'êts , en tant 1u' elles frapp ent suries salaires

el appoinltMlCllS dus au sieur Donadieu et 'lu' il a
gagnés comme officier à bord du brick LE LOUIS,
capitaine Roustan,
, Il excipait de l'ordonnan ce du Roi , du 17 juillèt
J 8 1 6 , pOl' tan t l'églemen t et instl'uction sur l'ad III inistration et la comptabilité de l'établisse ment des
invalides de la marine, d'après laqu ell e (art. 4 2 )
les parts de prises des lllarins , comme leur salaires,
sont il'sa isissables.
, I,e siebr Eyriés opposait que cette ordonnance
ou ce rég lem ent ne s'appliq~ait qu'aux marins
empl oyés SUl' les vaisseaux d e l'Eta t; que , d'ailleurs,
elle n 'avait pas été promul guée, puisqu'elle n'avait
point été in séree a u bulletin d es lois; que, par
conséqu ent, elle ne pouvait avoir force de loi
d evant les tribunaux.
J U G E ')1 E N T.

, "Considér;nt que si, sous l' ordonn ance d e I;!,S ,
il é tait possible d' élever (luelqu es doutes sur l'in saisissabilité des salaires des matelots et d e tqlls autl'I' S
gens de mer, ces doutes on t entièrement disparu
depuis la publication de l'ordonna nce du i 7 juillet
18 16, qUI embrasse, dans la dérense qu'elle po!'te
de sa isir les sa laires , appointem ens, parts de pri ses
etc., etc., n on-seulement les matelols, mais encore
tous les marills indistinctement; qu' il rés ulte des
dispositions e t d e l'ensemble de ce ttc ordonnance
que l' insaisissabilité des sa laires s'étend aux mau'ius
des navires du comme rce comme à ceuX de la
marine de l'État;
" Considérant que la lJue~tion de sav~ir ~i 1'6rd_onnance dl,l q juillet IIll6 a pu, ou non, être
rendue en l' état de l'ordonnan ce J e 1745 , ~t si elle
a; ou 'non, violé les formes const'Ïtutionnèlles ciu

( 131 )
roynum e, est hors de la juridiction des t ,'1
'"
"1
l ,
'
"
, Il )unaux ,
(dlU ' n,e , e"'dappar.lient pOIDt d'entrer dans J'examén
es actes
' du
u mC\'lle
.
. . revêtus- de la Sl' aona tIlle
So uv el'all1 ; que,
sUivant
M,'
~1erlîn
vO
l
'
s 3'
'
, ' ut,~,
et Jes expressIOns d'uu arrèt de la Cou,r ete" "
, d 3 JI' '
,ass.tlOn u.
eVl'l.~r 182.0,' les trib~naux ne participent
Las au:, P O,UVO I[ S P?llhelU ~s ef n en peuv cnt excrcer
es attnbutlOns ; qu amsl, 11 ne peut lé"r être pC'llIis
de prononce!' SUl la léga L,té d'un acte du So uver ain'
qu'c n agir autrement , ce serait violer les rèales d;
la cornpétp.,nce et de la hi érarcl1ie des jUl'icJ.i~lions ;
que le drO it de fau'e réformer un acte inconstitutionnel n'apparti ent qu'aux branches d" po uvoir
,législatif et Cju'on ne sa urait le déuider autl'ernen!
sallS s'exposer aux plus graveS iuconvéniens ;
» Considérant que l'ordonnance qui exige l'inse rtion au bullet in des lois, pOUl' fhc l' la pl'omulga tion d es lois et ordonnances qui s(O'on t rendues
~ l'avenir , étaot du 27 novembre 1!S 16, ne peu~
~tl'e apl; li eable Il l'ordonnance d,mt il s'ag it , puisque ce lle-ci étant du 17 juillet , SI6 est anrpl'ie ure
à cell e ci-dessus énoncé. ;' que, d~s-lors , il faut,
pOtlr HaDlir ~a pronmlgalio" cle J'ordonnance du
17 j.uillet ISI6 , suivre d'autres règles 'Jue celles
fixées pal' l'ord onn ance du 27 no\'cmbl'e , et qu'il:
résulte d p. ce tte d el'l1 i~re ordonnance qu e le plus
so uvent ou 3' r,,~aI'(J~ la prom ul ga tion' comme r"su ifan t d e la sal~,tion .Jonntle aux· 19is par Sa Majesté; qu e, d~s-lùrs , celle sa~ ctio'l1' a suffi pOlir
donncr ù l'o rdo nnance du q JUIllet , 3dl, la publicité ll éGessaire pOUl' la renJ..'e exucutoire;

~ Consid érant, de pTus, quïrser~ it bien étrange
de r eprocher un dé rau~ de publlclte,~ une ordonnance dont le~ drSp03!tlOns multlpllees reçOIvent
chaque jour leur exéc'utioll et ser~enr de regle dan~
le seryice d es bureaux de la manne et des, classes ,

�(
»

13~

)

( )33 )

COJlsidtirant que l'on ne peut pas dire que

~ette ol'dollPance n'étant qu' interprétative d'un ar;

tide cl" code civil, son effet doit remonter à l'èpoque de l'émission de ce code. puisqu e , d'ulle part,
elle ne porte que sur un objet de forme e t que,
de l'autre, il résulte des termes même dans lesqu E'ls
elle es t conç ue qu'elle ne d oit avoir d'cffet que
pour l'avenir;

"

LE TRIBUNAL déclare nulles et de nul dl"t
les saisies - arrêts a uxquelles le sieur Eyriés a fait
procéder entre leg mains des S,rs Rou goo et Gtlion
et du ca pitaine Honoré Roustan, les 20 et23 juillet
demier ; ordonne (lue ces saisies-arrêts seron t et
deme ureront soulevées, en tan! qu'ellesfrapp en! sur
les solaires el oppoinlemens dus au sicuT Donadieu;
condamne le sieur Ey ri ~s , aux dépens (,) ,
»

Du 3 aOtlt , 8:u, - Tribunal civil de Marseille, Première Chambre civile. - Présicl.' M.r RlGORDY,
chenlier de l'orclre royal de la lég ion d'honnem'.M.r CASTELLAN. substitut du procureur du Roi ,
pO,rtant la parole. -Plaid.' MM. URTIS pour Eyriés ,ESTRANGIN pour Donadieu.
Capitaine matin. -

Consulat. -

Présomption.

Lorsqqe le consulat 'd'un capitaine murin est reconnu faux, dons une partie, doit-on présumer
fju' il est faux dans toutes les autres parties?
( Rés , aff: )
(C.ompa~nie rOyl.l e

d'AssH!'ance , de

Paris conlre

le capi,aine R., . •.. . )

1.1 E ,6 janvier

J

8 19, les sieurs Westzlntbius Gil

et Camp. e font assure" , à Marseille , pour c.ÇJIDpté
, ,) Le sieur Eydé! a émis appe1 eUverS Ce lu~"me u!;

de qui ,il appartieoora, la somme de 3(1000 fl'.
sur enV'l'on 27 00 cantaras soufre chargés ou à
c:ha l'gel' sur la Polacre Napolitaine la Sanctissima
Trirâ:a, capi taine lt ~ ... " de sortie de Licata et
Georgeuti jusqu'à Marseille" à la prime de J. 'f~
pOUl' cent.

Il résu 1te de la police que la GQtnpàgnit ptt1l4 '
à ses l'isques la barat/erie de p'a/ron.
Le capitaine R ..•. . . , après aval!' thal'g~ à bord
de so~ navire. soit à Georgenti, soit à Lient! , là
quantité de 2750 cantatos- soufre, met à la voile,
l e 14 jan viet 1819, en destination pour M~rs~ille.

Lp. 19, il relàche à Syracuse et il dMan, devant le magistrat du lieu , que le. vents contr~ires
l'avaient forcé de rétrograder; lilie les , 6 et '7.
la tempê te lui ava it emporté la grande voile; qu'au
m ~ m e ins tant, ayant rait mesurer l'eau de la sentin e , il en fut trouvé sept pans, et qu'étant en
Pél'i l de naufl'a '""e , 1,1 fut délibéré, pour le sa lut
l
commun. de faire jet à la mer d'une partie de ~
cargaisun, ce qui fut exécuté; que 1'011 jeta 'aussI
one aDore et plusiours cOl'dag~s; que la tempêté
~'étaf) t acc ru e, il fit suspendre le let, pOUF Ull
moment et ordo11na ci e pl acer de sUite la grande
voile de' réser ve; q'l'ensuite il fit recommencer le
jet; qu e la quantité de so uf,'e jeté'e est de 600
canlal'OS env iron ; qu'eufin , It temps etaot deveoll
caluHl, il parvint à gagner le port de Syracu$c.
, L e cap itai ne R....... :rJ'~ ve :i, iVJal'seille : l es}~art es sont am,ablement reglees : ,ll ésu lte du le" em ent qu e la Compagnie royale, assureu r S UI' le
chargement de sou fre , doit payer aux assor,és, pO,ur
la cOlltribution dans l'avarie gi'osse, Md uctlOn (aire
dé la fl'anchi1te , un e somine de 7454 f1'. 70 C.
, ref user le palf&gt;'
La Compagnie l'oyale ne pouvait

�( 134 )
ment de cette somme aux as'ml'és , parce qu'eHe
était responsable de la bnratterie du p atroll.
MaIs clle soutenait qu e le capitaine R, .. . . ,.
avait commis d es malversa tions ,. dans te cours de
son ':,oyage , quïl avait dispos ~, à son profit, d 'Ilne
parlle soufre, et que le jet à la Iller m entionn é
dans
le consula t é Lait purement imaginaire.
.

.

, En conséquence, elle demandait que le capitnin '; '
R, •. •.• fil t, condamné à lui p'yp r la so mm e de
7454 fr. 70 c. , qui avait ~ té admise en a va rie
grosse et qu'elle se trouvait ouli gée de payer elle~ême aux consignataires, en [oree de l'assurance,
, Le capitaine R •••••• prétendait, d e son cÔté,
q&lt;:e ~e j e~ à ~ a T?er é,tait n:el ; que son consll iat c,!
faISait fOl: II ajOu taIt llue ce consulat ayant é te
Ugalem ent vêrifié, d evait üre cr u jusqu'à la préuve
contraire et que si l'on par venait à le d t: truire •
sur un point , il n,e devait pas moin s subsis ter pOUl:
le reste : d'où il ti rait , la conséq uence que l ~ d emande d e la CompacOle royale d evait è Lre rej e t" ~..

Le jugement d e la contestation, enl:'e la Compagnie et le capitaine R .• . • . .. , est t1~f6ré à d es
ubitres.

»

J U G E MEN T.
Consid érant qu' il r~sulte d" la correspon dan ce

de M.r l'Agent consulaire de F ra;Jf'c :, :vJessine e t
du d ocument oIBc iel d élivré pa r M,r ie Marq 'Ji s
L~opo ld de Gregor io , di re r-t~ur principal des dauanes r oya les en lad ite vi ll e, qll e , SO II S la d ate du
H mars 1 8 1 Cj, il a étp trallsbordé dll navire la
Stlllctissima i 'rinita , capitaine R .. • .•. " SUl' la bar(lu e du patron F.S Gatt ll zo, la qu antité d e 90 cantaros so ufre environ vendue au sieur Augustin
:AuJjé, qui a payé pour cette marchandise le droit
d e' sortie auquel le soufre es t soumis;

( 135 )
, " Que
f ' lad preuve de ce fait . résult-c encore ' de
l aveu a It evant nous par le capitaine R••••••
lui-mêlne;
" Considérant qu ' ~l est rertain, d'aprèscelà; que
le ca pltam e a dIspose f~audul eusement d'une partie
du char~em~n t, llUI lUI a~lt été conSé, et que
œ tte pre vaneatlOn le constitue en faute et en mauva ise [o~ env;rs les i.ntéressés, d'autant lluïl a p~r­
s&lt;'vér é jusqu à la fin dans sa déclaration faite à
Syracuse portant qu'il avait r.it jet à 1.. -mer;
" Considél'ant que, d'après la loi, tout capitaine
est garan t de ses fautes ou prévarications, dans
l'exercice de ses fonctions; qu'il est de mêlDe responsable des marchandises dont il se charge, à moins
'{u'il. ne soit prouv é qu'elles ont péri ou souffert par
s uite d es é~é ne mens de la navigation;
" Considérant qu'il est jusIiSé au procès que"le
défici t reconllU à Marseille., lors du déchargemen t,
a pour cause les malversations ,que le capitaine
R....... a commises, en cours de voyagé , en
v~pd~n.t, à so~ PI'oSt , une cer taille quaptité de
sou fre; lJue ce fait le rend personnell ePlentresponï
sable env ers les intéressés, non - se ulement de la
partie qn' il a vendue à Messine " mais, enc?l'C ~e
t01lt le d"ficit existant , parce que I on dOlt presumer
qu'il a employé .le D1~me moyen d,e fraud~ pour le
lo ut , suivant cette max Ime de drOIt: semBl malus,
semper prœsumz'tur ma/us in eodem,gcnere ma 1.

,-

" " C~nsidéraDt' que le.. capitaine R, . .. • , ~'est ôlé
le m oyen par 'sa conduite , de faire valOIr ' 11 sa
déchal'g~ l~ consula t ou rapport qu'il a faIt à Syracuse;
" Ou' il est d e règle qu'un con~ ula t , quoic)ue
·vé.l'Ïfi;' ne peut pl,« ra ire r"i co justIce? dès qu on
,
, ' cl!'
',1 COlltlcut et (lue
a la preuvè coutralre eS aH' 'lU

�( .136 )
la ~aussere en est reconnue; que les princip es d e
d~lt veulent, en pareil eas , qu'une d éposition.
qUI est fausse et mensongère, d ans un point, salt
çensée ·fausse dans to.ut le reste : f a/sa in uno,
..fats(/. in toto.

" Que cette règle doit être appliquée s';vèremen 1
au capitaine R ........ , et qu'on d oit regarder
comme supposé , ou comme ayant é té fail frauduleusement et sans nécessité , le Pl'é tendu jet d 'un e
partie du chargement; l'J"@sa co ndu~te e l to utes
~es circonstances de la cause a n, ènent à tirer re tte
inductioQ; que la. fausse d éclaration n 'a eu d'a utre
ob}et que d e lll.ettre sa r esponsabilité à co uvert ;.
Considéran~ que la responsabil ité du capit ain e
R ••.•• • " é tant r econnue, il d oit ê tre tenu de
r éparer le dommage qu'il a occasioné;
n

• " Que ce domma ge doit comprendre toute la
valeur du soufre rn anquanf , admise en avarie
grosse , et pour laqu elle la Compagnie r oyale, ga-:
rante elle-mèm e de la baratterie, se trouve so umise
li. payer, en faveur des assu~tls, la somme de
7454 fr. 70 C.;
.' LES A.B BITRES condaœnen Ile capi taine R ...•••
à payer à la Compagnie l'oyale la somme de 74- 5 4J'r. 70 c. , a titce d 'indemnité et de dédomrnageroent,
p Olir raiso n des pertes ou ava r ies q'Mlla Compagnie
r oya le d oit payer aux cO!'l5ignataires du. chargemen t so ufre dont il s' agit , a·vec intérê ts, contra inte par corps et d épens,
Du 1';; juin r8 19' - Mar~ei,lle. C OURNA ND et PtEYN 1ER.

~'bilxes MU.

.,
,,, ,. ,",

.

"

Tribunal de Commerce - J
ugement par défaut."·
Perem phon.

La péremption de six mois étab!"
l'
dit code de procédure eut ,:/ ar art.' 156
j uucment par d ' r.
- e e alletndre un
n
c; aut renPdIl par
un tribunal d
dans
le
cas
où
l
commerce,
d
.,
a partte' ou son fo ndée
e P
d~~"Od
' ''s s est frésentù et a seulement refusé
d e '!J en re au J und ? (Rés. nég. )
(Cré an ciers de F urn agall i co nlre créa nciers de Cremleux
"
).•

UNarrêt de la Cou r de cassation ' d

. .
U 1 8 Janvier
8 20, r appo rté dans ce Recueil tom...er ". t
Pdg. l 16, ava it déjâ décidé ce'ue questi;n-'p ~~; i~
1

n ega tl ve .
Elle s'es t présentée de n(luvea u devan t la même
Cuur , et . a r eçu une pareille décision par l'arrét
de cassation cl- ap l'ès.
. Ce d eruier arrè t doit d'a utant plus fi xer l'attentI on qu e l e~ tnblln a ux et les jurisconsultes ne sont
p as un anll nemen t d'accord sur la distinction admise
par la Cour s u prè~n e, en tre les jugemens par déraut
l'endus par les lnbu nall )( de commerce fau te de
comp aroir et ceux rendus faute de plaider ( 1).
li
L. es créan ciers unis de la maison Fllmaual
0
a valent a ttatl ué le sieur C" émieux, en paiement
( . ) Il n'est pO' indiffére nt d. rappo,ler ici "opinio n
d e tVI. C A!\I\~ 1 sur cr tte: dist inction . ( T raite et question.
d e procè, /w 'e civile, lo m . I. 0.. " , 0 .° 2 173 ).
" NO LI S ("s timons • di t-i l , q u'e n cet Lt' circo nstance mê me
o ll la p a rt it&gt; choisit u n agrl'é pour mand atai re . les a rr~­
c1 .s , 50, 15~ e l . 59 d u code de procéd ure so ul o1 pphca hl ,-,s e t n Oli s n 'lUS rOlldo!~s sur ce qu' un agréé n'a
8tle un Cllracll?re lég Il et pub ljc , et ne pe u t . c~D~éq uC",;1 "
Ole n! 1 é t n~ (lSS lIni lé il un aro ut!. 11 en est douc let co nune

Seconde P artie.

1

�( 13S )

( 139 )

d 'une somme, devant le tribunal de commer ce de
Paris.
A l'audience de cc tribunal , du S avril IS I6,
l e sieur Crémieux s'était [ait repl'ésenter par un
agréé-, qui s'é tait b orné à d em ander pour lui la
r emise de la cause. Mais le tribu nal avait refusé
cette remise et avait pron oncé contre le sie ur
Crémieux un jugement par défaut [aut y de d,'fendre.
En vertu d e ce jugem ent , les cr éancie rs Fumagalli se !irent colloquer utilement da ns l'ordre ouvert
sur le prix des biens du sie ur Crémieux: ,
, Cette colloca tion fut contestée par les autres
créanciers du sieur Crémieux, su r le rondem ent
que le ju getllent de d éfallt, qui lui servait d e base,
é tait p érimé, [au te d 'exéc utio n dans les six: mois,
suivant l'art. C 156 du code d~ procédure.
Le 30 juillet IS I 7 , ju ge ment du tribunal civil
d e la Seine, qui déclare périmé le ju gement du
tribunal d E&gt; comm erce du 1) avril II:S 10.
Le 4 juin IS IS, arrê t confi rma tif r endu par la
Cour roy ale d e Paris.
P ourvoi en cassation de la part des créanc iers
Fumagall i , pour fau ; se appl ication d e l'a rt." 156
du code d e pro cédure civile e t d e l'ar t. " 643 du
code de commerce, en ~e qu e la Co ur r oya le de
Paris avai t déclaré perimi! le ju gemen t du 8 avril
du CoiS où la par tie ~ll r&lt;J i l chargé toule au tre personne
dt' l a r eprésenter i IPo Jugement r endu SUI' d é f lU l de ce lt e
p ersonne

se rai t é ,·idt:: mmen l . suj pt il l' appl icallo n

des

ar li c\es préc.i tés: ca r 1 il serait 1 en eff&lt;'l! con trad i c toire
qu e la parlie qui e ût i nstitu é 1.1 11 malH.lil l oire rùl aull cruent tr ai tée qu' e ll e ne doit l '(-t l e lo r"q u'(" ll e Il f" cr o it p:lS
aevoir se faire f pprésen ter. Au surplu .. , J" dis t!nc tion ,
admise paf rapport aux tr ihun9L1'&lt; ordinili.,ps 1 e ntre It's
ju gell .e o s faute de comparaitre (' 1 Ips dé faul" fa u l t"' de

pl aid e r, u'élaot , uniqueme nt. fo ndé e qU (' sur l'ob li ga tion
oû sont les pHrlles de co ns tilu er avoué da ns ces tri bu ...
naux , Ile peul S :1 ppl iqt.d' r il ct'u .&lt; de CO lllln t:rce où hl

procédure se fail sanS ministère d'avo ué.

'I 816,

tand is qu'ayant été, d
rie plaider, il n'était poi t l en u par défautfaute
n sUjet à péremption.
ARR Ê T.

" Vu l'art. - 156 du d d
643 du code d
co e e procédure et l'art."

e commerce'
Attend u qu'a ux termes' d
'
;uge mens par défaut faute dee ces art~cles, les
, 1 é é
'
comparaltre, sont
faute d' , '
, lseu s ' r put .s n on avenus ,ex~cutlOn
dans
es SI X m OIs de leur date '
cl " , Que I.e j~geme~ t du 8' avril 1816 n'est point
e (.ette nat u~e; ,gu 11 est , au contraire, faute de
d ~fend~'e, PUlSCJII Il a été rendu sur la comparution
d u,,: p lOc ureur fondé qUI, après avoir pl'Oposé une
rem,lse don t Il a é t~ ~ébollté, a refusé de défendœ
au fond ; q ue, par sUite, Il n'a pu ètre réputé périme
sans VIOlet' ces artIcles',
»

LA coun, casse, etc.
Du 26 décembre 1 82 1 ,
Sec tion civile. - Prés. M.

-

Cour de cassation
Plaid. MM:

BRISSON. -

'D E LA GR ANGE, N ICOD,

-

Étranger. - T ribun al choisi. -

Refu s de juger.

Un tribunal français peut-il, sons deni de iustice,
rifuser, d'qjfice, de conna/tre d'un di!!ùend existant elltre étrangers, lors-même que ces etran{fers consentent ' respectivement à êlre iugés par
lui el qu'il s'agit d 'opéra/ions faites en Fronce
et exécutoires en Fronce ? (Rés. afr.)
( Davel co u.lre Morel el Coosor,l', )

LESdiverses décisions que no us avons rapportées

(1) sur l'incompéten ce des tribu nal)X: français , 11
.(. ) Vu)'e" cl -ueva!&gt;l page 126.

�(

14 0 )

raison des contestations entre é tran gers, s'appli~ ­
quent à des cas où l' une des parties avai t proposé le décli na toire.
Voici un arrêt qui va pl us loin , en décidant q ue
le tribunal peut , d 'office, déclarer l'in compé tence,
lo rs m ême qu'au cune des parties n'en exc ipe , et
qu-il s'agit d'une operation faite en France et exécutuire en France.
L es sieurs Zie gler' , Mange et Dav et avai ent
form é, en l'an 3, à Lyon, un e société en participation pour acheter des marchandises en assignats
e t les revendre soi t en France , soit dans ' l'é trauger.
A la fin cie ce tte société, le sieur Ma nge se prét endant créanc ier de la soc iété, ut sa isir et arrèter
les marchandises sociales deposées li Lyon e t à
Dij un.
Les contesta tions élevées en tre les assoc iés furent
portées devant le tribunal de commerce de Lyon.
Le 16 g~rmiual an 4, un jugemen t de ce tribunal
p rononça la main-levée des saisies et renvoya les
parties devant des arb itres.
L e 10 octobre 18 ' 0, un jugement arhitral condamna Davet et "iorel et consorts, héri tiers de
Ziegler, à payer certaines sommes a u sie ur Man ge.
Appel de la part des héritiers Zieg ler devant la
Cour royale de Lyon.
Le 29 juin 18 16, arrêt par lequ el cette Cour,
attendu que les parties n'élaient pas su jettes dn
Roi de France, se dessaisit de la contesta tion qui
lui é tait soumise.
Pourvoi en cassa ti on de la part du sieur Davet ,
pour déni de justi ce et pour violatio n des ariicles
17' , tit. 12 ai! l'ord onnance de 16 73 et 420 ~11
code de procédure civile.

,

( 14 1 )

Il so utenai t que la Co ' l'
"
deni de j ustice, s" dessai'~ :r (d?ppel n avai t pu, sans
les parti es lui avaien t '
' dune con testatlOlI que
.
SOumlse lun
et à raIson de laqu elle elle étai co~mun accord
compétente , puisqu'il s'aaissait d' 1 t necess,au'ement
me1"ce contrac tée en F"
1 ne socléte de cOmn o tamment à Lyon 011 rl:ll~~~tr:~é~utée en France ,
valt été passé et
la marchandise fournie.
Le sieur Ma~1ge répondait qu'en France le II: '
au nom de qUI se l'end la justice, ne la doit ~:à.
ses, p; upl es; que les, tribunaux fran çais ne ~l1t
ob!tges , par aucune lot, de connaître des différe d
qU~1 des é tr-an gPi'S voudraient porter devant e: :
qu 1 S sont hbres de J'U ael' ou de s'abst '
'
"
entr ; que
1 l ' f
es, OIS Tan çalses ne. sou ~ faites que pOUl' les françaIs e t ne peuvent ,etre Hlvocluées que par eux;
q~ ;, de,s,-lors , le sieur Dav~t ne pouvait point se
pl e v a ~ o~ des, articles 1 7, ht. 1 2 de l'ordonnance
d e ,167':&gt; et 420 du cocle de commerce pour se
plamdre d'un, déni de justice.
'

ARR Ê T.
Sur les conclusio n ~ conformes cle M! Joubert
, . al ;
•
avocat genet'
" .Attendu que les parties sont étran gères et non
d OI:nIcd lées en France, et qu'i l ne s'agit que d'une
actio n purement personnelle don t aucun e loi, ni
aucun traité n' imposa ient â la Cour royale de Lyon
l'obli ga tion de connaître ;L A COUR, rejette, etc.
Du 8 avril 18 18. - Cour de cassa ti on . - SectioQ
civile. Présid.' M.I' BruSSON. - Plaid.' ~1.'il
CHA~lPlON, DARRIEUX..

�(

, ~~

)

Lettre de change. - Pour compte.
porteur. - Garantie-.

( 143'
Tiers-

Celui pour comple de qui une lettre de change a
ôtti tirée el dont le nom n'y est il/ diqué ql/e par
des lettres initiales, est-il obligé per.ronnellement
envers le tiers - porteur et peut-il être attaqué
directement par ce dernier? ( Rés. nég. )
( Garagnoll contre Martin d'An dré. )

LEtribun al de commerce d e Paris n,solut d 'abord
)a qu es tiou pou r la négative, en fav eur d u sieur
Garagnon , d 'o l'dre et pour co mpte de qUt les le ttl'~s

de chan ge avaient été til'ées, 4Voy, ce recuetl tom.
me
J. er , :2a
partie , page J ).
Sur l'appel , la COllr royale de P a l'is réforma ce
jugement et se pronon(' a, au con trail'e, po ur l'affil'mative , en fa ve u!' des sieul's Martin d'André et
fils , tiers-p0l'teurs. ( Voy, ibid: )
Sur le pOl1l'voi ém is par le siellr Ga l'agnon , la .
Cour suprême cassa l'arrêt d e la (;ollr r oyale de
Pal'is e l renvoya la ca use et les pal'ties d evant la
Cour royale de HOll en, (Voy. ci-devant pag. 1 ).
Cette d e rni ~re Cour s'es t conform ée, daus sa d écision, à celle de la Cour de cassa tion.
Voici son arrê t , qui complète la jurisprudence sur
cette question intéressante.
ARR Ê T.
Sur les concl usions conformes d e M.r Bou\lan ge r, ~
avocat-général ;
» Consid érant qne les sieurs Martin d ' André et"
fils ont intenté leur action comme dérivant dù
contrat de .change ;

» Con sidéra nt que la loi a d:t . ' é 1 c
[ el m ln a &lt;orme
d e 1a 1cttr\! de C1lan ae et a de ,uè
,?
me dé'
sIgné, ceux
.d .
qU I Ol\'cn t necessa n'ement concouri,· à la ~ ,

tlon d e ce con tra t;

olma-

. " Quc ~'art, 1 1 1 du code de co mmerce alltorise le
tll'e ur à fall'e mentIOn dans la lettre d 1
'd
~ Clange que
c es t . p~r 01' l'.e et pour le compte d'un tlers qlr'ell~
est tll'ec; m aiS q lJe cet ar ticle ue lui i u
.
d" d '
1 pose pas
l ,O.)Il 'Iga tlOn
111 Iquer , de quelque manière ( ue ce
SOit , le d onn eur cl"ordre;
1
" .Q u'a ux term es de l'al:t, 11 5 du· même code
modifi é. pal' l'ar t. , L or ~: la loi du 19 mars 18'7:
la prov l ~lO n d Oit etl'e faite, soit par le tirenl', soit
par CelU I pour le co mpte d e qui la lettre de cban ge
e~ t t Irée ' . et que les articles III et 11 5 n·ass uj ettissent pOlilt le d onneur d'ol'dre à so uscril'e de sa
sig ~ at ur e la lettre de change; qu'en conséquence,
le tll'eur, qu oique pour compte d'autrui, ne cesse
pas d'ètre obli gé personne llement envers les endosseurs et le porteur sew lemen t ;
.. Que cet art. 1 1 5 reçoi t aussi son effet contre
le donneur d 'Q['d re, en ce que celui- ci se trollve
ob ligé envers le lireu·r et le tiré, n'ayant ag i qll.'en
vertu du man da t qui leUl' avait été adressé;
.. Con sidérant que ; i le législateur eû t voulu que
Je d on neul' d'o rd re fùt garant solidaire du paiem ent
d e la le ttre d e change cOlUme le ti reur, il s'e n se rait
formellemen t expliqu é, saLt dans [" ar t. 11 5 du code
de co mm erce, so it dans l'art.
de la loi du 19
Ulars 18 , 7 ; llu 'a u contraire, s'é tant borné à dire
que la provision devai t être ra ite par l',u n o ~ par
l'autre, e t ayant personnellement obI. ge le tlre u ~'
. po u,' le compte d'a utrui , la conséquence toute ~a­
turdle qui sort des termes form els de la 101,. c ~st
que le d onneur d'ordre n'est point ga rant soI.dalre
et ne peut être poursuivi, so us cette quahté, pal; le

1'"

�(

J

44 )

porteur , et qu' il n'a point conco uru pll ysiqu ernent
ni matériellement au contrat d e c han ge;
" Que les art. J 18, J 40 e t 14:! du m ême code
prêtent u ne Douvelle force à la conséquence tirée
des articl es 1 1 J et J 15 ;
" Q . 'en effet, il résulte d es term es pl'pcis de
ces articles 1 18, I ~O et 14:!, qu e ce ux-là se uls
qui ont signé sur un e le ttre d e c hange son t &lt;Ta raos
solidaires du paiement envers le po rte ur. par~e que
ce sont les si!1;natures d o nt un e le ttre d e c ha ng e
est revê tu e, q"i p e uvent in spirer d e la co n lian ce
à celui Il qui elle est oHerte, o u la lui f aire re fu ser
si, suivant lui, ce' signatures lui la issent lluelqu es
doutes e t quelques incer titu des;
" Qu'o n n e peut avoir ég ard à l'all éga ti o ll du
p orteur d ' un e lettre de chan ge q ue l' enollcé par
ordre et pnur compte lui a d o nn é la plu s grande
séc urité SUl' le pa iemen t à l'échéance, Pui s1lu e ,
comme d a ns l' espèce, les sieurs Martin d 'A nd ré et
fils ig norai ent qui d ésig nai én t les simples le ttres
-initiales J. G. et Compagnie de Marseillc, e t qu e
ce n 'a étti que lors du p\'o t ~ t fa ute d e p aie m ent
qu'ih ont appris qu e ce tte maison était le donn eur
d'ordre d es lettres de chan ge d ont ils étaient porteurs, et les'Iuelles n 'avaient é té ni acceptées, ni
protest ées faute d"acceptation ;
" Qut! Bazilio Xen is, tire ur d es lettres d es chan g e
dont est questi on , é tait à la vé rité le mandataire
de la mai son de Marseill e, m ais qu'il ne faut pas
confondre le contrat de mand a t avec le contrat de
chan ge : qu'en signant p,""pm ent e t simplem ent ces
lettres d e c han~ e , il a a g i comme commissio nnaire, (" es t- ~-dire, en son pl"Opre nom , e t pour le
compt.e d e son commettant ; qu"a u contra ire, s' il
pùt signt&gt; lesd ites l eltre~ en qu alité de mandataire,
il l'aurait exprimé lin d éclaraùt llue c'était pour et

(

J

45 )

au nom d e l a maison J o 1 G
d e Ma rse ill e c u'il si nai~e"p 1 aragnnn et Comp.'
l
d 'André e t fil s 0 t ~ 1" ' que les s,elll" YJa,"tin
""
" n SI J,en reeon"u la d"f"Ti"&lt;renee
'llll eXI, t a "tl entre un contrat de cllange et unl con
trat
d, e .ma n d at. e t qu e les lettres cl e r 1lange d ont ds
"
etaie nt
po
rte
urs
ne
form
aie"t
CI e 1
cl
",
'""
u e contrat e la
prel11le
re es pece, qu Ils ont int"llté l'ac t"IOn d"
d
él"lvant
e ce contra t e t non celle à laquelle le contrat de
mandat aurait pu don ner lieu ;
" Que peu importe que le code de commerce soit
une lOI exce pt, onnell e aux prin cipes généra ux qui
régissent les contrats et obllgat,ons conventionn elles e? gé néral ; de m ème qu' il )' a des règles
partlCu~, e res p OU ~" c~rta ll1 s contl"a ts, de mème il y
a d es r eg les particuli ères aux transac tions commerci a les , lesqu ell es règles sont établies par les lois
relativ es nu commerce;
»- Que c'es t donc au code du commerce CJu'il fallt
se r e porter , pour s'assurer si un don neu r d'ordre
est ass im ilé et est un être identi c[ue avec le tireur;
qu'aucun article d e ce code ne l'a prononcé et CJue
conséqu emment ce serait ajouter à la loi que de
, décider qu e ce lui qui Ol"donne de tirer est obligé
comme le tirenr lui-même;

" Qu 'enfin les sieurs ' la din d'A n clr~ et fils n'ont
p o in t d 'ac tiùn direc te dérivant du con trat de cha nge
co ntr\! la maison Joseph Garag non ct Camp.' de
Ma rse ille, en sa ,[uali té de donn eur d'Dl"clre, sa uf
all xcli ts sie urs Marti n d'Anclt-é et fi ls " intenter
co ntre ce tte m aison l'ac tio n du mand at , comme
subrogés " Baz ilio "Xenis, tireur , lellr garant, et ,
cl ans ce cas, ils auront à subir toutes les exceptio ns que le d o nneur d 'ordre pourrait opposer à
son mandataire;

LA COUR a mi s et m et l'appellati on au néant ,
ordo nne que ce d on t est ap pel sortira" son pleul

�( 146 )
et entier effet; condamne les appelans en l'amende ..
etc.
Du I. er m ai 1 8 :!2, Co:!r r oyale d e Rou en,
Sections r éuni es, - P résid,t M.r CA REL. - Plaid.'
MM. DE ~1ALHERBE , THIL.

Faillite. -

Revendi cation. Marchandises.
Pai ement en billets.

Lon'que le vendeur d 'une marchandise quittance la
facture en billets, à t erme, souscrits à son tprqfit
par l'ac!wte"r, y a- t- il nopation et le prix de
/0 marchandise est-il censé payé, de telle manière
que le vendeur p erde le droit de revendiquer la
marchandise, en cas de faillit e de l'acheteur?
( Hés. n ég. )
D es bois ou planches ex pédùis II flot .mr ",ze rivière
et lflJi sont arrives au lieu de leur destination.,
peuvent -ilJ être considrirés com m , étant ciltres
dans les m agasins de l'aelle/eur, lors'lu'ils sont
encore à flot ct n'ont eprouve aucun changement,
ni altération? ( Rés, n ég. )
(W uill aume coatre les Syndics d e la faillile de Barlhéle mi,)

LE

code d e commerce dispose :

Art. 576. " Le vendeur pourra , en cas de faillite',
r evendiquer les m archandises p ar lu i vpndu es et
livrées et dont le pri x n e loi a pas é t ~ pay é , dans
les cas e t a ux cond iti ons ci-après exprimés. "
Art. 577' " L a revendication ne pourra avoir
lieu que pen dant q ue les m archandi ses expédiées
sont encore en route, soi t pa r terre, so it par e~u,
et avant qu'elles soient entrécs dans les magaslDs

( ' 47 )
du failli, ou dans les ma ~' d
' ,
chargé d e les vcndre pou,,~~tns u com missionnaire
e
1 e compte du failli. "
Art. 580. "La revend ' l'
Jca IOn ne pOUl' ' t
exer€ée qu e SUI" les marcha r
'
ra &lt; re
nues t9 tl'e identilluement 1ne ISC; qUI seront l'eeones ml:lues , etc. I l
Il est important, dans les cas au ' l '
,
quent ces articles , de déterminer ~:IU;I~' s apt'-entendre pal' eendeuI" non paye,
' "
on ott
Le veD~eur peut n'avoir pas rer u le ) .. , d
marcl
d
.
l" X e sa
lan Ise cn al'gent et cependant elre
:
paré ' par ex
l
''
1
cense
if' ' ,d
' emp e , SI a re\' u eu paiemen t des
e, e t~ e commerce et s'il a (luillanet! pUl'ement et
'
sllnp ,e ment la facture sans menti onner que l
m ent lui a été fait en ces elfets 1'1 n'est el paled'd
'
,
pus en
roit e revend iquer, parce qu'il a opéré novation
d ans sa créan ce.
Mais illl 'e n est ,pas de même lorsque le vendeur
ne ljUlttan ce ,la l ac ture qu'au moyen d'e Bets di
co;nmerce qU 'Il a reç us et qu'il a désignés , parce
~u ~I?rs , ce nlOd e de réglement ne change pas
1orl ~me et la ca use de la delle, Le vendeur dans
ce cas, doit ètre admi s à la revendica tion, (Voyez
Cours de droit commercial de M,' Pardessus,
n.o 22 0 ).
Il n 'est pas moins impor tant de savoir aussi ce
qu 'on d oit entendre pa r magasù, de /'arltelcur, Il
est d es marchamlises de gra nd encombremen t qui
n 'entren t jamais en magasin , Les circonstances,
l'usage d é termin ent alors, suivant la nature des
m ar ch andises, quel . est r emplacement qui doit ètre
censé le magasin de l'acheleur. En général , le lieu
où la marchandise a dCt être transportée et déposée
et où elle es t restée, d ès-l ors , à la disposition de
l'ache teur , es t censé son magasin, ( Voy, l'ouvrage
précité , 0.° (2 88 ).
Voici une espèce dan s laquelle les deux points

�( 148 )
essentiels qu e nous venons d e signaler se sonf
trouvés en disc ussion.
L.e 28 n ovembre 1820, vente par le sieur
WUlll a ulOe au sie ur Louis Barthélemi, marchand
de planches à Metz , d' une ('e rtaill e tluantité de
planches et d e madriers, .po ur la so mme d e 2076 fr.
Le pri x de cette vente ést r églé en e ffe ts à tel'm e ;
le vendeur d éclare au bas d e la fac ture qu' il en
a reç u le m ontant en des "alCUTS d ont les lluotités
et les dates sont d ésig nées.
Les marchandises vendu es son t expédiées par
la Moselle.
Qu el'l.ue temps ap rès, le sieur llarthélem i tomhe
en faillite.
L es planches et les m adl'iers fl ottaient encore sur
l a Moselle.
Le sieur Wuillaum e assig ne les syndics d e la
faillite d eva nt le tri bunal d e comm erce de Met;&gt;;
en revendica tion d e ces marchand ises, a ux tenues
d e l'art." 576 du code d e COlllmerce.
Les syndics contestent , et le tribun al rend un
jugement par lequel il rejette la demande en re velldicatioll.
Les mo tifs de ce jugement son t qu'il y avait
eu novat ion de créance; qu e le vende ur , en accept ant d es bill ets à ordre en pa iement , avait donné
quittancp. du monta nt d e la facture; qu 'il é tait
p oss ible que ces billets fu s~e nt ac tu ellement entre
les main s de tierces personn es Llui , plus tard , viendraient en réclamer le pai ement , d e so rte qu e le
failli se trouverait avoir 'd eux créa nciers, l' un à
raison d e la vente, l'autre à raison des bill ets ', et
qu' il ne pourrait cepend an t refuser d 'acquitter ces
billets, qu oir{lIe d éjà il eùl satisfait le vendeur en
lui r es tituant les marchandises ; que le se ul m oyeu
•

( '49 )
de remédier à un inconv' .
elllent auss'
.
d e d éC l'd er que le Pl'ix a c't'
Id
1 maJeur éta it
"50 é et
,
.
.'
5 76) .d u co d e de commerce ne
.qu amsl l'art..
applicatIOn.
peut '""ev~lr aUCune
Appel d e la par t du sieur W uillaurne
Il soutenait, 1.° qu'il n'y '
.
'
1
é
1
.
avait
pas
e
.
qu 1 r su ta it , a u contraire cl 1
./1 nova tIOn;
au bas de la facture que j eb1Î Clulltance mise
sentait l ui avai ent été remi es II oets qU'Il repré_
qu e pOI~' .co nsommer le paie~e~tut t pour f~ciliter
n e pouvaIt devenir définitive cu; que la qUittance
de ces htllets et qu'à défaut le pard le palell1e~t
daus to us ses droits.
'
ven ellr rentraIt

2.° Q ue l'iden tité des marchandises n'é t t
contes tée et les marchandises étant
. an pas
.
' Il
, .
enCOle en route
pUlsqu e es n étalent pas encore en trées d l "
chantiers on dans les maaasins de l' 1 ans els
.
0
ac Jeteur a
· ·
r even d Icatloll était fondée , a u .~ terln es des artlC
.' 1
5 77 et 580 du code de commerce' enfin l ' es
W "lI
f "
,
e sieur
UI a ~me alsa lt obser ver que tlu oiyue les plaliches
et m ad n ers fu ssp.nt statI onn és, depuis lona-tem
slll;.la Mosell e, on ne pouva it pas décider~our tel~
qU,ds éta lent parvenus à le ur destination , parce
qu ~~s n e se tro uvaient poi nt dans une partie de la
rl Vlere qu 'on pUt considérer comme une dépend ance d es chan tiers.
. Le syndic s'appuya it des motifs des premiers juges ;
II soutenait, en outre, q ue, lors de la demande
les ~arc hand i ses n'étaient plus en rouIe, puisqu'clle~
é talent ar~' lvées dans J'in térieur de la vi lle et que
B.arthéleml les avait fait descendre jusqu'aux environ du sas, où il les avait laissé dépo s~es, et
où elles é taient à sa disposition.

ARR

ft

T.

» Attendu , en fait , que ' ''' uillaume a vendu, le

�( 150 )
28 novembre 1820 ·, à L ouis Barthelemi, des pla nches et des madriers pour la somme de 2076 fi'. ;
n Attendu que les arrangemens pris, dès le lendemain , entre les parties et dont ell es convi enn ent ,
n 'ont eu pour objet que le m ode de pai ement du
prix de ce tte vente et la fixation au 15 mai et à
la fin d'avril 182 1, des deux termes accordés pour
ce paiement ;
" Attendu qlle ces nouv elles conventions·, qui
ne sont qu'une suite du ma rché de la veil:p , n'ont
pu opérer aucu ne es pèce de no vation, puisqu'aucune des conditions imposées par l'article 1:!.7 ' du
code civ il , pour qu'il y ait nova ti on , n'a é té rem plie, e t qu'il s'a g it toujours, entre les parties, de
la même dette , du meme débiteur et du wème
créancier;
" Attendu que les pl anches dont es t ques tion
flottaient encore S Ul' la ~Ioselle, au moment de la
,revendication; qu'eUes ne sont point entrées dans
les magasins de L oui s Barthelemi, tombé en fai llite;
qu'eUes u'ont subi , en na tllre 0 11 '1u antit,;, ni cha ngement, ni altération, e t qu'elles sont reconnues
ê tre identiquement les mêmes que celles livrées par
W uillaum e, le 28 novembre dernier;
" Attendu, en droit, que l'art. 576 du cod" de
commerce autorise, en cas de faillite, la revendica ti on des marchandises vendues et livrées, et dont
le prix n'a pas été payé ; qu e cet ar tid e ne f ait
aucune distinction entre les ventes au co mptaht et
celles faites à terme ; qu ' il y a donc lie u à san a pplication, dans l' un et l'a utre cas, d' autant plus
que le code civ il , article 21 02 , § 4 , con tient , en
termes exprès , un e règle générale, .à ce t égard, e t
que l'on ne tl:ouve nulle pa rt d'exception à faire
pour les matières comm ercia les;
" Attendu que les co nditi ons imposées, pour la
rev·endication , par les art•.57 7 et 5t$0 du code de

( 151 )

c~mmerce existent,
· d . dans l'espèce •' que c' es t d one
1e cas de f aire
l'Olt à la demande de rappelanl;

L~ COUR, émendant , ordonne, au profit de

W uil/aume, la restItutIOn des marchandises par 1 vendues à Barthelemi. le 28 nO\'embre dernier u~

dont le pri x n'a pas été payé, à la c1tar~e par I~i
d e rendre l'actif du failli indemne de toute~ avances
pour . ces m Œmes marchandises; donne acte aux
syndiCS du consentement de W uillaurne il remettre
au failli toutes eSllèces de titres qu'il pourrait avoir
et qUI cons telleralel:t s,a créance de 20 76 fr" prix
des planches dont Il s agit; condamne les syndics
aux d épens, etc.
~1etz.­

Du 18 a" llt 182 1. - Cour royale de
Présid. ' M. ' HUMB ERT DE POMCOURT.
MM. P ARA UT , DOmIA UGET.

-

Plaid.'

Compagnie d'assurance mutuelle. - Directeur.Billet à ordre. - ·Compétence.
Le direrteur d'une compagnie d'assurance mutuelle
contr e 1'i!lcendie est-il ju.rticiable des tribunau:J:
de commer ce, à raison des engagemens 1u'il souscrit elt cette· ,!ualite? (Rés. oég. )
( Thuilier cootre Gosselio. )

l 'E sieur Gasselin assio-ne le sieur TllIl ilier , direc-

teur de la société d'ass~rance mut uelle conh'e l'incendie, établi e à Roul'n , devant le tribunal de
commerce de cette ville, en paIem ent de deux
hillets à ordre so uscrits par ce directeur , en sa
qu alit é.
.
. . . .
: 1. 1
Le sieur Thuilier déclme I ~ JU rid IctIOn du tll Juna
-de commerce, sur le fondement 'lue l~~ btllet~

�( 153- )
(

152 )

n'ont point été souscrits POUL' a Ifaires de commerce .
qu'il n'est point n égoc iant et qu 'il n e peut ètre
considéré comme agent d 'affaires,
L e 22 septembre tlbo , ju ~ ell1 e ut qui r eje tte le
dél'lin atoire.
Appel par Thuilier.
ARR É T.
n Con sid érant que la co mpagnie d 'assurance
mutuelle sur les in cendies, établie en cette vill .. ,
n e peut être assiLO il~e aux cba rnbres d 'assura uces
pour les risq ues et ppl'ils de m er e t ne peut ètre
consid érée com me un e agence d 'affa ires; qu'elle
est d ' intérè t public et q ,je Les ass ureurs sont eu
. e temps l es assures
' ;
m em
» Que l e sieu r Th uilier , n ommé par la com pagn ie SOn direc teu r, n'cs t pas un agent d 'affaires,
q'j' il n'es t qu e le m and a taire de cette co mpag ni e, à
la c11al'ge par lui de se conform er a ux arrètés pris
pal' le consei l d 'administration de lad ite compagnie;
n Que, quant aux bill ets tlui fo nt l'o bjet de la
contes tation, le sieur Thuili er, qui les a souscrits,
ne pouva it ètre justiciable du tr ibunal d e co mmerce
d e Rouen, qu'a utant qu'il s aura ient été le résulta t
d ' un ac te d e commerce , ou que le sie ur Thutller
eût fait la profession habitue lle de co mmerçant,
ou qu'enfin, il eùt été à la tète d 'un e ageoce
d 'affaires, ce qui o'est pas,

L A COUR, él11cnd a nt , d éclare le tribunal d e
commerce iucompé tent (1).
Du 9 octobre 1 820 . - Co ur r oya le d e Rouen:Prés. M.r CAREL. - Pl a id. M'd. CALëNGE, DESCORDES.
(1) Voy. L'arrê t renou dans le même se liS pOl' la Cour
royale de DOUhi J tom. 2. e de ce Recueil t 2.. e partie.
pU6e

'70.

Fonds de commerce. - Vente. - Suocesseur. R é tablissement. - Empéchement, - Usage.
----~_.--

Un marchand 'lui a vendu SOli fonds de commerce
\ ' avec t ou tes les marchandiscs, ustehsiles et nbjels
en dépendans, et qui a recommandé son acheteur'
à ses correspondalls , comme Jon S/lrCeSSeur, est-il
etlnsé, dans l'UJoge d" commerce, avoir renoncé
• ù exercer, â tovcnir, le même genre de commerce,
dans l e même litu? ( n~s, a!l. )

E(l consequence, et

dans le cnS où, quelq~c temp!
. ,a}!rès la "cnte et ccssiM de SOli f onds , zl aura,l
' lormé dans la même ville, un n o~ v el ttaUlSsement
du m;m e genre, peUl-on lui faire difense de le
continuer? ( nés, alf. )
(M ercier con Ire les époux ~li chel. )
1

•

,

EN nove~re, 1~ 19,' les ~pOllX Miahel. marchands

' Il ' à VouzIers 1 Ardennes ), vendent leur
el
' "
'
fond s d e cPLDli:)erce au SIeur Meraler,
.'
'
enle
Peu
d e' temps, apres
ce li e v
? ils énivent à
•
d
" 1 se retlrenl du
comleurs conespon lins qu 1 S
•
...
'
es
t
leur
successeur.
merce et 'que i\1
1 e rc l~1
"
8
ils t' Iaulisseot et remontent
Cepe:,d anf , eo .. Z l , commerce de &lt;luiocaillerie •
à VouzIers un nouveau
' 1 ten u le llrécédent.
l
. l
' lue l ocal olll l s al'a len
,
(jans e m e
,
J"
'b 1 d
-.' ") ",
1 devan t le tn Ulla e
oJOme ayant conM ercier l es attaqucva or~,
,
•
t
e de OUZleJS "
.
prt;~~re ,lD 1'l-LjL,Ci
1établissc\hent, aux con vent,"eveL?u p"r ce n o uve
,
ë ' " ~'I T ' , t faites ave~ lulo
u ons qu,l $ avalen
l
'1
.,
"
'1 1 Ll' soit inle.dit de contInuer e
- ~l d~,.tlabde qu, 1 ~l'l '" à Vouziers et il coudut 1
eÎrÙllllevèel de qUloral' elle , ,, '
,
.
en outre,
a'd es doronl ages-11&gt;tw eLs,
m
Sç.onde Partie.
-

.

l

qllmc~1

�( l,55 ),

( 154 )
Les époux Michel opposent q'J'en vendant It&gt;s
marchandise&amp; de ,leul" premier fonds à Mercier, ils.
11e se sont IIltcrdlts , par aucune clause expresse, de
reprendre le cOlll merce d e quinca ill erie,
Le 2 août 18:H, jugemen.t a insi conç: u :
» Cobsiclérant qu' il est constant entre les padie~

qu e , le 19 nov embre 18 19, ll'liehel et sa femm e
ont vendu à Mercier la to talil~ des marchandises
composant leu r commerce d e quin ca illerie , d étai ll ées dans un inventaire es timatif' amiablemeut fait
entre les parlies, ense,rîb le leurs c heval , voiture,
caisses, [('li les e t a utr~s ohj ets en d épendans, po ur
en jou ir il compter dudit juu r, e t moyennant la
so mme d e 6189 fi', en ]ll'incipal, d on t 42:!5 francs
ont été payés, partie, , • , , de, ;
u Cou?'idérant que Michel a vendu pub liquement
S011 m ohd 1er dev an t Hotaire, en jan viel' 18 :,&gt;0, et
qu'il a fait anUOl~c"r e t affic her , auss i publiquem ent , la vente d" sa ma iso n et jardin ; .

Considérant que, sui v;n t' ur\e l.d tre du " :!:!
mar? 18,19, écrite tant pal' ~1 e rci l!f qll ~ par Michel
au sie ur Hazenclever, n ê&amp;odan1:
' en A: llè inaune
il
b
b
,r
est consta té qu e Mi chel s·é ta i·t 'œtiré du comm~rqe
e t que Mel'cie~' était son sllccesJ~ r1 ;' .iue ce tte lettue : '
d~nt la dern !èœ page es t écrite et signé,e p~l'
M ichel , con tient u lle deman d e assez consid érable
d e m,archan~ ises , et qu e ce d èl'Di~r déclare que
MerCIe!' m él'lte l a confiance d e ' ce négocian t ,' 'et
qu 'eu le servant bien, ils rJrOll t d~s àlr:iiré'J en-'
semble;
l , r. ' 1
1.
. »

- " Considérant que les fa its et conventiOlJ~ cid evant exprim és ont été formellement 'a voués et
reconnus par Mi~hel en personne, à l'exception
cependant des faits consignés d.a ns la lettré snsdatée ~ qui 011 t é té ni és par Micher, 'avant la l'epl'é~
~entatlOn de cette lettre;
,

" Considérant qu'au moment où cefte eftre fub
mlse sous les yeux de ~liche l , il, est convenu et
a décla ré avoir, en eHet , écrit et.si~n é la quatrierue
ct d erni ère page de cette lettre ;, J
1
&gt;1
Co n s id ~rant que de tou.s ces faits,' il l'ésulte
év idem ment que Michel pt sa fem mè OI\ t .r~rloltcé
à forlll er nn nouv!'a u débit ou 11 reiùooter un comme rce de quincai ll eri e, dans la ville d'e Vouziers,
d ont la popu lation n'es t que,ld'ènviron 2 0\,0 alnPs;

" Con si d~ran t qu'en su pp~sal\ t.,(ll\e lIa reQonci~­
tion n'a it point été expressément stipulee,. il . es\d .
principe enseigné pal' Pothier, eo so~, traM ~Ies
ôbli ga'tiôlls, Il, US 91 et 95, que l'Iln dOIt , f)al)~ les
COll ell ri'o ns, rechrrchèr quelle a élha ,c6n;unune
. tontrawnt9;.
. "
qu,e "'1~ s~'ge esf
lntepti oil des parttes
d' urie 'S i grande autoi'lté ,SUI' cc p~\nt , 'lu 0 l SOUSentend dans un contra
t '1les clauses
ljui, "y,sont
dIl)Jsage,
•
, "lf t .
' 1
~ ~
qa'oiqû'élLes de SOle'ot pas expJ'\rnees ; "
, _
,, ' Con~i&lt;ilérlth t que les con\'enLlo~~ dOlve.~1 s exé:
~ù ter d e honne foi, et ,qulll b t des' condl~~ns ([~I
D ' onJ:,pas besoin l:l'êtce,expliqu~es "parce ~luel équ!t",.
a l'a isp o . l' usau~ sltppl ~en-t aUJ s\l elloe ;des pathei,
, ,ne "pel1f:
,
l'
'l' n' des q&lt;lnWacet qu e l' on
\Q c~e r'. qu . u . - "
d
tans se so it ménagé la 'acul~é cie prtvel' 1alultre net
. ' 1 ci dOit nature e~ne
to us les ayar' ta g~s que ce UI- , ,
1
\
attendpécLu t::larché ~ ,
,
" s e trouvent con~ COj1Sidérant q.ne ces pnnc\p?S.
6
,
,1
34 1 3~ 1 1 56 et 1 1. a
sacr~s pal' les aruC ,~ s 1..1 , ' 1 ,
du ~o d (~ iv iL
.
" 1
., ' "
, 1 1 t .a fem me en veu" Considprant que Mie lé ~ ......
' P'
e
"
l'
f d d boutlc[n e sans r , serv ~
dant ainsi , eur on s e
.\ ' t tout.ce 'qui
1eurs e1l eva l , VOl't ure,...caiSSes, ,- tOI eSt e tendu cesset
,
t ':cessa)remeu en
en l ~ rsal t parlle, on n"
our successeur Mercie.r.
.to"t rOlD Tllerce et aVOl! P"I erait souverainement
et ClUfl , S puss enl relllOnte[
q ui'a été leurMgëndre,
.
'"
1. 1 et -sa
elUll1tl
'
h)juste que Icue

l

�( 156 )

un

( 15, )

rond~ de bou~&lt;'Iue à côté de celui de 'Mercier, qui

serait exposé à des pertes cOl'lsid6rables et don t le
eommerce deviendrait n écessairement nul;
» Considérant que Michel et sa femlbe , depuis
plosieurs mois , ont ,é tabli et remon té le co~ m e(c:
de quincaillerie, dans la maIson où se t ro uval~ ce l',11
qu'ils avaient cédé à Mercier; que, par ce faIt, Ils
ont con trevenu au" ,conventions bi en entendues,
taites entr'eux et ledit Mercier ,; q\liainsi la demande de Mercier tendante à la cessati on de ce
corum!!rcè èt 11 fins de dOlllmages - intél'ê ts, est
liien foHdée ;
l ,
l' Con; icÜr;mt, 'd'après 'ce qui précèd~ , qu'il 'est
Înûtile a'è)!a'mi~~r la' demand e subsidiaire t~ ndante,
ft résilié; les conventions et à remettre le~ par\i~~
dans l'ét~t où elles étaient pl:miti vernent, tant,
parce que, les c~oses ne sont , plus ,enlièr;s q~'à
c!ausedes ddIi,cultes que cette réslllatlOq en,tra,mel'(ll,t !
- LE lfRIBUNAL fait défehse à Michel eUà sa
femme dé 'c(;)ntin'uer le ' commerce de quIncaillerieç à.ns,la ville ,de Vouziers, les cond amn e à 2~b ,fl~
de dOlttma ge~jntbrèts et aux dépens, eto. ; l ' cr
Alpp'el· par lés' ~p(j!1X Miclleli •
, , ! "j' jJ

A'Ü Il Ê

'11
•

-.;....,

-

T.

,"

l

n J

ct

)

,

• f t ) Pat'.,lIlè d'éci. ioil , esl, à pins w rte ,t'à\son . applicable
auX c as Où la renonciation à l'exercice rJe t~l art ob '(;je

~lIe industrie es! IIDe conditio 4 ~xpresse du C() II'l~a t pal's.é
';olre Ips p.riies. Voyez ce titeueil, ~ow. ~ ... r , •. ro Par,l. ~
lf1/.
,

pat.

( Rés. aIr. )
( Martin deRPuechh1del
olse l ,

Do 2'7 novembre r8!! r. -' COlir tciyal~ a e M~Ü. 7 '
Section civile. - Premier P rés id.' 'M.r GI!RA~ &amp;
D'H 'A N N-ONCEL LES. 'Plnié!; M~l.o il 0 US S E,
/ .

La provision d'une lettre de change acceptie est-elle
affectée au tiers-porteur, en ce sens que ce demier
jouisse aUf/; droit Ù p ropridtl ou d'lin l'ri.il''ge
sp écial sur cette prOVlSlon exclusl.cmenl aux aulres
créanciers de l'accepteur ,jailli ? (lHs. nég, )
En d'autres termes: les tiers-parleurs de lsltres de
chan"e acceptées par le tire n'ani-ils contre ce
d ern7er qu'une action purement personnelle et non
un droit de propnÙé ou de pri.ilege sur la propision? ( Rés. aff. )
L'accepteur d'une lettre de, change est-il, resf ,eclipement au tireur et au lurs-porteur , propTl et~~, e
exclusif de la pro.ision, quoù/ue utte prOPlSlOn
ait été faite entre les mains d'une t/Crce personne
conpenue? ( Rés. aff. )
Celui ui a concouru à remplir un crMi~ commercial qetrectué par lettres de change est-li, c~~c~r'.JI'
remment
avec celUI' qui l'a accorde .' propnetalre
'd ' ?
de la provision deS/inCe à coum r ce cre II

•

Adoptant les motifs des p~ell!ie-l:s j uges" 1
LA',COUR a confiriné ·le jugement (l ,).

DaMMAN G-E'T.

Lettre de change. - Pl'Ov ision. - Tier,-porteur. _
Privilége.

C

1re Gold,chmidt,
vid'Jatlsnie etconautres,
)

t de, Londres
.
Stanisfortb et BI un,
" avait
matson l 1ndes on,ent'a1es , cmq l'Icbes car-'
acheté, d an~ es
la méditerranée: elle l~s avatt
gaisons destlDées pour 1 s et Bell et Comp. e de
adressées aux SIeurs Ca ver
hl
e cette opération
l'isle de Malte.
'déra es qu
, é
Les avances COI)SI
é ' tait e core élOlgn
e,
avait exigées etd?,.n t~a~entr ~e tl et~~lunt dans la
,
' 1es steu."S, ' Stamsl or l
IIllS
a valent
,
fi,
Seconde PartÎe.

L

A

�( 158 )

( t59 )

néc'essité de demander un cred it de 700, 0 00 liv, ster!.
Ils s'étaient adressé s aux sieu rs Martin de Puech
et Comp.· de Paris.
Il résulte de l a correspondance qui a ex isté cntrc
ces deux maisons, flu e les sieurs Stanisforthet Blutlt
avaien t proposé a ux sie urs Mart in d e Poech et C"
d e leur ouv rir un cr éd it de 30,00 0 li v. sted. en
traites, à trois mois de d ate, qu e les prem iers [ourni ra ien t tan t SUI' les sieurs Martin de P uec h et Comp,·
que sur le sieur Vid al fils, d e Marse ill e.
Pour garantie de ce crédit, la m aison de Londres
ava it oflert de [aire expéd ier et consigne r aux
sieu rs Martin de P uech et COtnp", chez les sieurs
Sa lav)' p ère et fi ls, à Marseille, l es marchandi ses
provenant des cargaisons précitées, pour une somm e
supérieure au m ontant du crédit demandé.
L es sieurs Martin de Puech et Comp.- avaient
accepté ces propositions, à la condi ti on que les
marchandises convenues et fai sa nt partie des
chargernens des navires Co/hares , la Fnma, le
Ru/hier, le Wasp et l'Hébé, qui devaien t ètre
adressés par l es sieurs Cal vers e t Bell 11 Marsei ll e,
seraient vendues pal' les sieurs Sa la,y père et
fil s , e t que ceux-ci remettra ie.lt a ux sieu rs Ma nin
de Pueell et Comp" le montant de leurs avances.
• et tiendraient compte du surplus à la maison de
Londres.
E n conséquence de cette accepta tian, les sieurs.
Martin de Puech et Comp.' avaient a utorisé les.
sieurs S tanisfor th et Blunt à faire traite s ur eux, à
trois mois de d ate, jusqu' à concurrence de 1 0,000&gt;
liv. sterl. , et sur le sieur Vida l SIs d e Mal·seille.
pour 20, 0 00 liv. s ted. payables dans Paris.
Le sie ur Vidal devait se rembourser sur les sieurs
StanisfoBth et'Blunt, quinze jours avant l'échéauce
d e ('Cs h'aites ,..1&gt;ar d'autres tl'l1 iré~ 'qu'il ferait luiJIlême SUl' l eS si1iurs Stanisfortu' et Blunt.

Il pàra't qu'en exécution de ces co nven t'IOns.
d es or,d l'es'dfoUJ'e nt adressés ,
aux s
St'eut' Ca1vers et
B eIl d expe 1er, pour Marsetlle, la quanti té de marchand t ~es con,venue, aussttÔ t après l'anivée à Malthe
des bâtlmen~ CI-dessus désignés.
TrOIS naVtres , le Henri, la Fama et le Ru/hler
f~ren t , en e [fe~, chargés d'Ilne partie d ~ marchan~
dIses et adresses aux sieurs Salavy père et fils,
Ceux-cI prévenu s par les sieurs Mal'lin de Puech
et Camp" , reç urent ces consignations pOUl' le '
compte de ces derniers et s'occupèreut d'en opérer
la vente.
E n conséquence de ces conventions, il fut fait une
grande quantité de lettres de change, les unes pal'
l es sie urs Stanisforth et Blunt de Londres sur les
sieu rs Martin de Puech et Comp.' et sur le sieur
Vid al , les au tres par les sieurs Salavy père et
fils et pal' le sie ur Vidal sur les sieurs Stanisforth
e t Blunt.
Le 3 t décembre 18 t 8, les sieurs Martin de Puech
et Comp" suspendirent leurs paiemens,
Quelque temps après, survint la faillite des sieurs
StanisfOl'lh et Blunt.
Pal' suite de ces événemens, l'arrivée des march andi ses , qui devaient cOlltilll1e:' ,d'ê tre ex pédIées des (ndes à MarseIlle, fu t an et"e: les trattes
fournies tan t pal' Stan is[orth et Blllnt que ~ar
Mar tin Puech et Camp.' et Vidal furent protes tees
fau te de pai ement,
,
'
Au nombre des porteurs des traites de StaUlsforth
e t Blunt se trou va ient leS Steurs Rotschlld frères
de Paris , les sieurs Goldschruidt et Comp.' de
Londres.
Les sieu'rs Mallet frères étaie nt porteurs de lettres
d e change tirées pal' Vidal lils SUl' Stantsforth et
Blu n t touj ours à l'occaston du crédit de 3 0 ,000
)'i v. s t~J'1. et de la consigna tion des marchandIses

:6

\ . .ur.

des Indes.

�( 160 )
Dans ces entre faites, les sieurs Salavy père et
fils, sur l'invitation d es syndics pi'oviso ires d e la
m asse Martin d e Pu ech e t Co mp.', ve ndirent la
,maj eure parti e d es marchandi ses.
Ils en é taie n t encore d étenteurs, lorsque . le 3
mars 181 9, les sieurs G o lJ schlllidt e t Comp.- firent
~n e saisie-arrèt, entre le urs m ains, d e tOlites les
marc handises et d eni ers v enus à Marseille pour
le ,ompte d es sie urs Stanis fvrth e t Blunt , par le
na vire le {lut Mer e t autres , consign és a ux sieurs
Salavy pè re e t fi ls, comme r eprése ntant les sieurs
Martin d e Puecl. et Comp, c, a uxque ls ces marchandises é taient destin ées co mme provisioQ. e t garan tie
d es accepta tions par e Ul&lt; fourni es.
P a r le m ê me ac te extrajud iciaire, les sie urs
Gold schmid t e t Comp.' d ecl arèrent fai re po rter
le ur oppositinn M il' Ip p md t&gt;it d es marchandises.
d a ns le cas où la veo te en aurai t été o pér ée.
De lellr cÔt , les sie urs Hotsc hild [l'ères form èr ent une pareill e oppos~tiol) pou r sùre té du
paiement d"s traites d o nt ils étaie nt po rteurs,
D'a utres ,oppositions furen t faites ens ui te par le
sieur Vida i !ils e t par le sieu r Pe lT~e .
Pa r suite d es pre mières sa isies- a rrè ts , un jugem ent du tribm1al de comwerce d e Ma rseille . du
!1 ju ill e t ' B'9 , ordonna que les sieurs Salavy père
et fils versera ient d a ns la caisse d es d é pÔts e t
consignations toutes les som m es reeo uvrées et à
r ecouv rer, prove nan t des cargaisons de. n av ires
le Henri, la Fama et le R uth/cr, sa ns préjudice
des droits d es parties inté ressées , les opposi ti ons
fa ites entre les m ains d es sieurs Sa lavy p ère e t
fils tenant to utefois en celles du rece ve ur gén ér al
d e Marse ille.
En exéc ution d e ce jugem ent, les sieurs Sabvy
père et !:ils o pérèrent la comig na tion d e :!. 7 3 ,807fl'.
Go c. es. à payel' à ceux qui y a uraient droit. '

•
( 161 )
Le :!. 2 lnai 1819, les sieurs Goldschmidt et C,'
firent assigner , d evant le tl'ibunal de commerce de
Pans, les SleUl'S Stanisforth et Blunt et les syod i
d e la f a illite ~artill de Puel"h et Camp,', en conda,~~
natton so ltd alre atl paIement cie q~,325 rl', . montant
des traites dont ils étaient p0!tetll's: ils demand èrent, en outre, d'è tre payés par priv il ège sur les
marcha nçlt ses consignées à Marseille, ces marcbandises é ta nt, suiv ant eux, la provision faite aUl&lt;
traites.
Mais d epuis cette assignation , les 'sieurs Martin
d e Puech e t Comp,' avaient assemblé leurs créanciers e t, le 5 ju illet 1819 , ils avaient pmé avec
eux un concordat par lequel ils s'étaient obli gés de
leur payel' un dividende de 25 p, 'f, , et leur avaient
en même temps abandonné environ 2,500,000 fI',
d e err ances à recouvrer , pills un supplément de
2 p. '/. , en cas de l'en trée, au pI'Ofi t di' la masse,
du produit d es consignations des marchandIses provenant d es na vires le H enri , la Fama etle Rat/der.
Suivant le même concordat , les ; ieurs Martin de
Pu ech avaient été chargés de faire, sous la surveillan ce d e trois commissa ires , le recouvrement
d es c réances qu'ils avaient abandonnées.
C'est a près la sig nature de cet acte que les sieurs
G oldschmidt e tComp,- pou rs uI VIrent, su r leur citation du 22 mai 18 19, contre les Sieu rs StrullSfortl:
et B lunt e t les Synd ics de ~1artm de Puecb et C,

Le 27 juille t , ils obti~re.'Jt un jugemen t qui d~­
clara, à l' égard des syndiCS de ~làrt\l1 de Puech
e t Comp' qu'il n'y avait pas heu de sta tuer, en
l'état a~t~1du que le concordat du 5 )u"llet r~~
t
S
mis fin à leurs pouvoirs ; et à l'égard de StaOl o'd
, d :J', ut au "aleIlrent e
et B lunt les condamna pal e a
ri
'
,
,
'donn a que es Sle!lfS
9 83 :!. 5 fr. et acceSSOI res, et, 01
~
"a OllCurSalavy père e t fils se dessalSlralcot, )usqu c

�( 162 )
rence, du produit des marchandises séquestréesdalls
leurs mains.
Le 2 décembre J 819"'t l'instance fut reprise, à la
diligence d es sieurs Martin de Puech et Comp", soit
de leurs commissaires, contre les ~.rs Goldscbmidt,
Stanisforth et Blllnt, Vidal fils, H,otschilcl. et autres
créanciers. Ils appellerent dans la cause les sieurs
Salavy père et fils.
Voici le résumé des moyens et des prétentions
respectifs des diverses parties ~ n cause.

Systâme des sieurs Martin de Puech, soit de leurs
commisJoires.
L es sieurs Stanisforth et Bluut, disait-on pour
les sieurs Martin d e Puech e t Comp", n'ont rien à
p ré tendre sur le produit des marchandises réalisées
par les sieurs Salavy père et fil s.
Cal', le crédit de 30,000 liv. sterlin gs, qui lellr
a été ouvert par Martin de Puech et Comp", a é té
entièrement épuisé par les dispositi ons d e Stanisfortb et Blunt sur cette mai son et sur Vidal fil s.
Pour sLÎreté de ce crédit, les sieurs Stanisforth
e't Blunt avaient promis e t affecté diverses consignations de marcbandises dont le produit deva it être
mis à la di sposition de Martin de Puech et Comp:",
pour les couvr ir tout premièrement des 30,000 liv.
sterlings et accessoires.
Le surplus seulement devait être remis à Stanisfortil et Blunt.
Or, les marchandises arrivées aux sieurs Salavy
p p.re et fils ne s'o nt qu' une faible partie d es consignations promises et non efrec tu ées.
.
Il ne peut donc rien r eveni r aux sieurs Stanisforth et Blunt du produit de ces marchandises,
tant qu'ils n'ont pas remboursé inté g ralem ent le
crédit d e 30,000 liv. sterlings, ou n 'en ont pas
libéré la maisan Martin de Puech et Comp.·.

( 163 )
Le sieur Vidal est également sans droit sur le
même produit; car, les valeurs affectées specialp.cu ent a ux sieurs Martin de Puech et Camp.' De
l'ont été au sieut Vidal ni directement, ni indirectement, soit avant, soit depuis la faillite de
Martin de Puech et Camp.'.
Quant aux sieurs Goldscbmidt et C~mp.' de
Londres aux sieurs l\otsc\u\d frères de Pans, et aux
autres p;rteursde traites porlantla siguatul'edeM a~tin
de Puech et Camp.' , ce ll es de ces traItes &lt;JUI proviennent direc teme nt ou indirectemen t du crédIt de
3
00 liv. sted . et qlli peuvent s'y l'attacher, et, à
0 ,0
.
,
t 1 t
s
plus forte raison, ce\les 'lUI ne s y ra t~c len pa ,
, t
donner à ces porteurs aucun drOIt aux ,lfecn on pu
"
d r h Ce
tations consenties à la ~alson Martm ,e uec ~\ '.
ni aucun droit de préfeœnce ou de tlflV11ége exc USI.
a il l'éjudice de la masse des créanCiers de cette mal'
sonPd on t ils doivent partager le sort co~nmun. .
Les sieurs Nlal'tio dé Puech et Comp. , SOI t leurs
.
cl
d' t en conséquence. que
cotUm iSS3lres, ell1an aleo ' . ,
1"
{' . 6 es con , wnes par es sleUl,s
les :q3,8071 1. ~,~'âe~iers à ~'ecevoir du prodUIt
Sal avy, et es au le
.
la Fama le Henri et
,
.
d navu'es
. créanciers de Martin
des c~rga lso~S es . '
le Ruthler , jussen~ l'eIOlS tU~ant toutes oppositions
d e Puech ct Camp. , Ilono s
.
et tous empêchelnens quelcomlue •.

f

. Systême des sieurs Goldscllmidt et

~o~p.,

.
.
d marchandises, disaient I~s
T.es conSignatIons e
' r o osées à Martm
sie urs Go ldschllll dt et ComPS' , Pfo~th et Blllnt ,
'par taOlS
.
. l'er de ces dermers
d e Puech et Com p.
"
t'
'
t
tout
partIcu
l
,
t
étaient dans 1111 ère
cl traites (lui devalen
. 1 porteurs es
et pour CO Uvrll' es
être ém .ises.
C
e peuvent d" aUt an t
Martin de Puech et oIDdP' tte consi"nation ,
b ' éfice e ce
" 1
moins invoquer Je en t e" 'p:OUI' (luelque ClOse
.
1 Il al' t pu en l' • •
qu e qllOlqU e e

�( 16 4

)

dans Ta d élivrance de leurs acceptations , néanm o ins rien n'a été légalement rég ularisé, ni même
commercialemrnt réglé , à cet égard,
Loin que Martin de Puech et Comp," aient pu
compter sur les avantages légaux, soit du commissionnaire, ' so it du ,consignataire, soi t du prèteur
sur na ntl"s,:ment ~ Ii es t consta~t qu' ils on t suivi
la se ule, fOI du tireur, abstractIOn faite de to ute
id ée de garantie sur une consignatioQ quelconque.
En e ffet, les marchandises venant de l'Inde
d evaient être adressées à Marseille, n on pour y
être tenues à la disposition d e Martin de Puech et
Comp.· , maïs pour être vendues, et leur produit
affec té spéc ialement au paiement des traites en
mains d es porteurs.
Il e,st éviden t que Martin de Puech e t Comp,"
a gissaient dans des vues spéc ulatives, et notamment
~ans la vue de l'intérèt qu e , "tomme banquiers,
Ils trouvaient dans cette opération, à raison des
commissions auxquelles le crédit qu 'ils accordaient
d evait d onner lieu : ils ne peuv ent, d ès - lors
s:appliqu er les dispositions e t les conséqu ences d;
1article 93 du code de commerce, et encore moins
cell es d es articles 2 07 1 et 2073 du code civil :
ainsi, leurs acceptations rentrent dans la classe des
crédits ordinaires d e hanquiers li négocians e t sont
so umises aux m êmes chances,
Il faut faire observer que, même avant l'échéance
d es traites d ont les ~ ielJ rs Goldsc hmidt et Comp"
sont porteurs, ~artlD de Puech et Comp" étaien t
tombés en faillite.
Sous ce second rapport, si les marchandises soi t
leur produit, eussent été adressées à la mas~e de
l eurs créanciers, elles ne pouvaient y arriver qu e
pour le compte des ponteurs et frappées d es droits et
p riv iléges que d onn ait à ces porteurs la nature d es
traites dont l,es tireprs avaient, pris soin de faire la

( 165 )
prOVISIOn au moyen de ces mêmes marchandises
o u de leur produit.
En outre, l'acreptation de Martin de Puech et
Comp.c n'a été ni p,'écédée ni suivie d'aucun
co nnaissement, ni facture, m~is d'un simple avis
donné pa l' St~01 s forth et Blunt, lireurs, du Mp6t
des polIces d ~ss urance et de l'affec tation spéciale
des marcha ndises et de leurs produits au paiement
des traites ; d'oll il suit que rien, dans l'espèce ,
n e peut atténu er le droi t des porteurs , et que,
par conséq uent, les fonds déposés à la caisse des
consi gnati ons par Salavy père et fils appartiennent
exclusivement aux porteurs, jusqU'à concu rrence du
montant d e leurs trailes en capi taux , intérêts et
frai s.
Enfin, les sieu rs Goldschmidt et Comp,- agissent
tant com me porteurs des trai tes et avec tous les
droits qui s'y rattachent, que comme exeryant les
droits m èmes des tireurs sur les marchandises affectées au paiement de leurs trai les, et ces ,marchandises n'é ta ient pOlO t au pouvoir de Mal'tm de
Puech et Comp" , au momen t de leur faillite"
Par toutes ces raisons, les sieurs Goldschmldt
et Comp" persistaient donc à dem a~der palCment,
pal' privilége, sur les sommes conslguées,

Systéme des sieurs Ro/sthild, JI/allet frères el

Louis purie.
La prov ision des lettres de change, ont-ils dit, est
'
exc l USI' ve d es por teul'S'" c'est la
, valeur,
l a propnété
(1ulleur a é té nép'ociée, cédée et vendue en cchange ,
,
? 1
t de ce, tte, va leur aux
1 sont cornpk e montall
' d 1 e'gocw tlOl1 coovenue
,
tn'e urs comme pl'lX e a n "
,
',1
. '
t saiSIS Irrévocau eentr eux: les porteurs en son
1
1
m ent , et à l'exclusion de tous alltres , par e sen
,

f ait d e l'émiss ion des tra~tes.
li ' ( d'abord au
Cette valeur, ou prOVISiOn a enee

�( 166 )
pr06t des porteurs, et qui leur est transmise par '
la confection des traites, qui en sont la Pl'emière
disposition , ne peut jamais dev en i: la pr0f'riét~
proprement dite de l'accepteur ou tiré : celUI - Cl
n' intervient dans le contrat de change que comme
tiers indiqu~ pour le paiement, c'est-à-dire, pOUl'
la d élivrance à faire aux. porteurs de la prov ision;
cette d élivrance est pour le tiré, accepteur, de
nécessi té absolue et de rigoureuse oùligation,
Dès-lors, 'rela tiv ement au pol'teur, l'acceptenr,
s'il es t saisi de la provision, ne l'es t qu'a u titre
précaire d e simple d étenteur et dépositaire: il ne
p eut, dans aucun cas, e ll êtr e consideré comme
propl'iétaire et maître, puisqu'en toute hy po thèse,
il est forcé de s'en dessa isir ; qu'a insi, à quelque
titre que la provision soit entrée dans les main s
de l'accepteur, ou lui alt été engagée o u promise,
à titre de vente, cession ou transport, naotissement ou consignation, ces div ers m odes d'engagement n'opèreut toujours qu ' une remise pou r le
com pte du porteur et ne const ituen t pas d'a utres
propriétaires que lui, d 'a utre valeur que, la sienne.
Il suit de là qu'en aucun cas, l'accepteur n'a
droit à la provision qu'autant que le porteur est
d ésintéressé. Que Hour le d ési ntéressaI', loin de
, y nen
'
J
d l'e, avant 1e porteur et par
pouvoIr
preten
préférence à celui- ci , l'accepteur, en cas de perte
ou insuffisa nce de la provi sion , es t tenu d e la lui
garan tir, de la compléter o u de la suppléer.
En un mot, le porteur de la lettre de change
acceptée a des droits acquis, d'abord SUL' la chose
n égociée, ensuite sur la personne de l' accepteur :
il lui est loisible d'exercer ces deux drolts , soit
cumulativement, soit l' un après l'autre, suivant que
la provis ion , es t plus ou moins disponible, plus ou
moins sa tisfa isan te,
Dans l'espèœ , par la teneur m ême, de .la de-

( 16) )
matlde d, e Martin
de Puech et Comp'
d'
" acce
p teur
des traItes e Stamsforth et Blunt, tout est ex- '
pllqué et ,rend u p~Slt.r, en fa,'eur des tiers.porteurs
de ces IDernes traites,
Ainsi, la prétention, des accepteurs à \ln 'droit
quelconque sur la pl'ovlslon , qui p,imerait celui
d es porteurs ou mème entrerait en concours avec
eux, es t d ér isoire et illadmisslble,
En équité, ce tte prétention est vraiment sca ndaleuse, puisqu'elle tend à s'emparer de 40 pour °/.
que donneront ~nvi ro n les 2)3,80) fI', 60 c," ,
pour ne donn er aux porteurs des traites que 25
pour 0/0 , à titre de dividende de la faillite,
En co nséquence , les sieurs Rotsrhild, Mallet
frères et PelTée de,nandaient aussi que Martin de
Puech et Com p,' fu ssent déclarés uon-recevables,

Syslême du sieur Vidal fils.
Le sieur Vidal , a- t-on dit, n'est intervenu aux
traites dont il s'ag it tlue sur la réquisition et la
prière des sieurs :\'Iarlm de Plletb : t Corup,', et
sous la condi tio n expresse qU'Il seraIt co uvert par
les marchandises consignées aux sieu rs Salavy père
et 61s.
Cette convention est Hablie pal' la correspondance d e' Martin de Puecb et C0!11 P,' tant avec
Salavy père et 61s qu'avec Vidal l~ i-mè1De,
,
Dès- lors, il répugne à tous JeSprlllCI~eS de drOIt,
d'honn cur et de délicatesse de vou' MartlO de Puecll
à V,dal " Ull
' d'lspuler, apI' ès coup
et C omp,' venIr
"
gage qui lui a été splfcialement aHecté, et cela ,pOUl
le réd uire aux chances désastreuses d' ulle fa llh t;:
Dans le but d' éviter ce désastre, Je drOI t et llll•
'
V'd
1
e coobll ",
ué aux tratles
ter ê t d u ~Ieur
1 a , comm
de Stanisforth et Hlunt, est de pourVOIr à ce que
• par la prOVISIOn
,
d" é
les p o rte ur~ sOIent eSlO t l'esses
,
1 1
faite, ou, dl! moins , à ce qu'ils en l'eçolvent e Il uS
,

.

�( 169 )
( 168 )
possible, afin que l e r etour sur lui soit mOInS
onéreux.
Le si.e~r Vi,dal ~emandait, en conséquence, que
la provIsIOn fut adjugée aux porteurs et qu e Mar tin
de Puech et Corn p.' fu ssent d éclarés non-recevables dans leurs d emandes.
Le sieurs Stanisforth et Blunt et l es sieurs Sai av y
père et fils ont fait d éfaut.
Le 13 décembee 182 0, jugement du tribunal de
commerce d e Paris ainsi conç:u :
" Att~ndu que la lettre de change ne donne que
de.s drOIts per sonn els ; que ces droits sont d étermmés, d' une manièee pos itive, par les articles 1 40
e t 1 4 1 du code de commerce contre tous ceux
.
.
'
'lUI ont signé , accepté ou endossé une lettre de
c/lOnge, ceux 'lui ont donné un aeal de garantie;
" Attendu q~e, dans aucun cas, la provision ou
les valeurs destInées à faire la provision d es trai tes
ne. pe~vent devenir la. propriété d es tiers-porteurs,
pUi squ aucune diSpos itIOn d e nos codes civil et de
commerce ne donnent â ces d erniers un semblable
pri vilége ;
" Attendu que la jurisprudence d es arrêts d es
Cours supérieures n'est pas plus favorable à la prétention desd its tiers-porte urs , et que les a rrèts
qu'ds on t ~ités ,. à l'appui d e leur sys tême, ne son t
nullement Identiques ou ana logues à l' espèce;
. "A.ttend u que si l'on ad metta it lin pareil principe
Il se~a lt, dans ses conséquences, su bversif des transac tIOns commerciales.
.. A l'égard de~ sie.urs Martin de Pu ec h e t Comp.·
e t de leurs commissaires IDtervenans dans la ca use:
. " Attendu que les m archa ndises ré unies e t r éalisées par Salavy père et fils leur ont é té adressées
d e Malte, d'après 'les ordres et sui vant les conventions pri.n:&gt;itives de S~ani s fo rth e t Blllnt, pour ser vir
d e proVIsion au crédit de 30,000 liv. sterlings , 'lui

leur ava it été ouvert par Martin de P uech et Comp"
que Sa. lavy père et 6Is et C
ompe ·ont,
'" Attendu
.
é.te .mIs en possessIOn .de. la marchand'Ise d·ont 1'1
s agIt, comme co mmlsslOnnaires-mand t .
d
M . dPI
a aIres e
ld. art~n à eS uec l et Comp.'; qu'ils avaient été intam· sérordth et Blunt et reconn us par eux
Iqu es
en cette qu a1It , ès le principe de l'opération; ,
" Attendu que les sieurs Martin de Puech t
e
Comp, • ayant é"
te. mIS en possession des marchandIses d ont Il s'ag.lt, pal' l'intermédiaire des sieurs
Salavy père et fils et Comp.' , ces marchandises
sont. entrées en le?rs mains comme provision au
crédIt de 30,000 llv. sterlings donné à Stanisforth
et Blont;
, " Que, dès-lors, elles n.'auraient pu être réclam ées et saiSies par ceux-CI qu'à titre de revendicati on, ell se oonf01'lnant à toutes les dispositions
du titre 3 du code de commerce, notamment en rendant indemne l'actif du failli, ce qu'ils n'ont pas
fait et n' on t pas demandé à faire;
" Attendu lJue les porteurs des traites de Stanisf orth et Blunt sur Martin de Puech et Comp.' n'ont
pu, d 'après les jJrincipes ci-dessus établis, agir, en
vertu de lellrs titres, au nom des tireurs, puisque
les traites dont ils sont porteurs ne leur donnent
pas un privilége spécial, et que, lors même que la
m aison de Londres eùt revendiqué utilement ces
m archandises, le produit serai t dans la ruasse au
profi t de tous ses créanciers, sans distinction, ce
qui éca rte de plus fort les prP.tentions de Golds-.
chmidt et de tous les tiers-porteurs de trattes.
A l'égard de Vidal fils :
» Attendu que, d'après l'art 11 56 du code civi l ,
on d oi t dans les conventions, rechercher quelle
a été la' commune intention des parties plutôt que
s'arrêter au sens li~téral des termes.;

�( 17 0

Attendu qli'en rapprochant toutes l e~ circonstances de la cause, il es t co nstant, po ur le tri~
bunal , que la commune intentio n d es parties, Marlin
de Puech et Comp.-, d ' une part , e t Vida l fils, d e
l'autre part, a é té que Vidal fil s acceptant e t se
chargeaut d e la moitié du cr édit d e 30,000 li v.
sted. que Martin de Puech e t Comp e avaient o uvert
à la maison d e Londres Stanisforth et B lunt , cClt
êga lemen t un droit d e moiti é sur l"g marcha ndi ses
promises, e t plus tard a rri vées, en partie, pour faire
la provision çlu cr édit d e trente mille li v. s ted. ;
" Attendu que cette co mmuue intentioll d es
p ~ rties s'établit d ' une m anière positiv e., d 'abord, par
la le ttre éc rite le [ 2 j uiu [ 8 [ 8, pa r Martin de Pu ec h
e t Comp" à Salavy père e t fil s, où ils disen t à ce tte
m aison: que quinze jours aeant!' écli/iance des traites
n

lie Vidal, elle pourra s'arranger apec lui pour lui en
perser le manIant et épiler par là des débours, soit sur
"Londres, soit sur eux .
» Ensuite par les le ttres d e Martin de Puech p~re
et A im,é Ma rtin , as~oc ié d e la m aison; le pre mier
écl'lv It a V id al , le [ 0 JanvIer [ 8 [9, d ans la premihe
quinzai n e de la faillite, avant qu'elle ["t prononcée
par le tribunal:

J 'espère q!le les marchandises attendues de
Malte à Marseille, y sont arripees chez SaltNy , et
que de leur produit po us serez rembourse des crédits
que nous leurs apons ouperts sur po us et dont ib
a paien t fait usage , ou de pas remboursemens sur
eux quipourraien{ po us couprir; c'd/ait l'ordre primitif, flue nous allons renoupt/ler à Salapy.
»

L e lende main, [[ janv ier [ S [9 ' Aimé Martin
écrivait à Vidal fils: pos traites sur Stonisforth
»

sont garanties par les marchandises en mains de
Salapy,
Attendu que mal-à-propos Martin de Puech
et Comp" voudrai ent [a ire cons id érer ces lettres
c'omme sans valeur, parce qu'elles ont é té écrites à
w

( '7 1

)

)

une ?poque où ils étaient en ïaillire p'ar"e q ,
,
d 'l '
l
'
,
u auJour 1UI, rep acés ;\ la tête de leurs affarr
es en
,
d '1
vertu d un conco[' at, '. S ne peuvent opposer raison.
nabl e m e nt. ;\ leurs éCl'lts IIne mcapacité transitoire
dont Ils se t.rouvent relevés.
., Et s ~l'to.ut, p~rce qu ~ ces lettres n'étaient pas
;tlors altl1butlv~s d un d(ol~. nouveau, mais plutôt
confirmatIves d un drOit d~j à eXistant et qui était
appuyé sur une précédente correspondance en
matière de commerce.
• Attendu que , d'après les ordres donnés par
Martin de Puech et Comp.' à Salavy père et fils,
communiqu és par ceux-ci à Vidal fils , la maison
Salavy é tai tdevenue mandatairede Vidal fils, comme
elle l'"tait d éjà d e Martin de Puech, pour la réceplion d es m a rchandises qui devaient lui être expédiées de Malte;
" Que Vidal fils a été mis en possession, de la
m ême manière que les sieurs Martiu de Puech et C.'.
des marc handises ani vées à Salavy père ct fils. à fin
de provisio n au crédit de trente mi,Ile liv, sterl. ;
" Attendu qu'en s'appuyant toujours sur !~ commlme intention des parties et les pl1nclpes d equ,lté,
qui servent de rèO'le invariable pom les transactions
comm erc iales, l ~ prétention de ,Vidal fil s , sur la
totalit" du produit des marchandises ~rl'lvées à la
maison Salavy père et fils, est exage: ée; ~lue ce
produit ainsi qu e les chances du crédit de 30,0 00
liv. steri. doivent être parlagées également entre
Martin d e Puech et Vidal fils.
s"
A l' égard d es sieurs Mallet frères et L, PerIee, le
tribun al les reçoit parties interv enantes dans ,~ ~afGe.
_ " Attendu qu'ils agissent au, noru de VI ~ u:'
commp. ayant d éléga tion de lUi, à cet effet, ~ d;
d~s-lors le urs droits se confondent avec ceux
,

,

Vidal 61s;
'. 'LE TR~UNAL déclare les sieurs Goldschroidt

�( (72'

el Rotschlld frères non-recevables dans leurs de~
trlandes; dùnne d éfa ut contre Stanis['orth e t Bl'Illt
et ,&lt;;alavy père fils et C.' ; ordonne que les marchandises adressées de Malte à Salavy père et lils et C." ,
ou leur produit, seront partagrs , pal' m oitié , ent.-e
Martin de Puech et C. • , ou ses porteurs de d élégations , et le sieur Vidal fils; donn e m a in lev ée des
saisies d e Goldschmidt ou de tous autres; compense
les d t'pens entre les parties ', salJ f ceux du j lI gement,
mis à la charge de Martin d e Puech et C." et de
Vidal fils.
Appel de ce jugem ent d e la part de Rotschild
frères, à l'égard de ~1artin de Puech et Comp." ,
soit de leurs ('{)m missaires et de Vidal fils.
Les sieurs ;\1artin de Puech et Comp." ~ t leurs
commissail'es ont dénoncé ce t appel à Mallet frères,
Perrée, Vidal fils, et ont appelé eux-mêmes du
jugemen t au chef qui Ol'donnait que le produit des
marchandises serai t partagé entre Martin de Puech
et Comp.'. et Vidal, au lieu de l' attribuer en entier
aux premlers.
Goldschrnidt et C! , de leur c6té, ont ém is appel
vis-à-vis de Martin de Puech et C.' et de leurs
créanciers , de Mallet frères, PelTée et Vidal fi ls.
Les partiesont respecti vement reproduit les mêmes
moyens et conclusions qu'en première instance.
A, R R Ê T.

Adoptant les m o tifs des premiers juges ;
L A COUR ordonne que le jugement dont est
appel sortira son plein et entier eff'et; condamne
Goldschmidt et Rotschild frères aux d épens.
Du 4 février 18 22 . - ' Cour roya le de Pal'Îs.Présid. ' M.' AGIER; - avocat général, M! J'AUBERT.
Pl aid. ' MM. BLANCHET pour Goldscbmldt ; BERRfER
p ère pOllr Rotschild ; GAUTIER pour Martin Lde
Puech; TRIPIER pour Vidal fils. DUPIN Jellne pl#Ul'
Mallet et l'errée.

Faillite. -

Dette échue . - Pa'
,Iemeo t. marchandIses.

Veute de

--------

En général: ·le paiement
d 'une deu e t! cIl ue fait.
.
dans 1es dIX Jours nui ont pricede 1 fi 'll~ d
'
./
7
a alite u
dêb lteur, est-l pulable lors mgme 9'''e l
' ,
·
·
'
~ e creanCler
a !U ,que, 1a fiad"te allait ec/ater? ( Rés. aH: )
En ' parttculter : ce paiement pe"t-il être m . t
' ', , 1 1 :
am enu,
l orsqu 1 a. ett! I!.u ~ctue au moyen d'une pente de
marchandIses fOlie à une p' ersonne inter é ~
( Rés. aU: )
pos e.
Dans ce dernier cas, si le prix de /0 pente excUe
la somme due au créancier, la pente doit, - elle
être annulée pour /' excUant? (Rés. atf.)
( Darboi., Simoo contre les Syndic, de la faillit.
Bougleux. )

J..JE

sieur Gabriel Simon, banquier 11 Metz, était
fl&lt;?rteur d'une lettre de change d~ 10774 Fr. 41 c.",
ttrée à son ordre sur Frandort, le 5 février 1821,
à trois mois de date, par le sieur Bougleux.
Cette traite fut protestée faute d'accep tation.

Le sieur Simon en prévient le sieur Bougleux,
tireur, et le presse de lui [aire, ou de lui garantir
le paiemen t de la traite.
Le 16 février Bougleux passe au sieur Darbois,
neveu du sieur Simon, vente de 22867 kilogrammes de fer, au prix de 12119 Fr. 50 c.e' , et a,~
sieur Ladra&lt;&gt;'ue Ulle autre vente de 80 b.ectol.
30 litres de", vin pour 6707 f r, 23- C. "
, D'après ce qui fut convenn, le total de ces deux
,v entes s'élevant ~ 18.1hG fI'. 7S c." devaIt être
Yers~ dans la caisse du sieur Siluan •
t

•

$econde P(JTlie.

a

�( 174 )
Sur cette somme totale, le sieur Simon remit au
'sieur Bougleux celle d e 7000 fr., dont partie fut
reçue par un sieur Dumont.
Le 21 février, un jugement du tribunal de
commerce de Metz déclare le sieur Bougleux en
état de faillite.
I,e 23 avril, les syndics de la faillite font sommation au sieur Daroois de restituer les fers à la
masse, et , sur son refus, ils demandent la nullité
de la vente qui lui en a été faite par le failli.
Darbois appelle Simon en garantie, comme ayant
reçu le versement des 12119 fr. 50 c.e' , montant
du prix des fers ,
Le 15 septembre 1821 , jugement du tribunal
de commeLce de Metz, qui déclare nulle la vente
du 16 février; ordonne que le montant en sera
remis aux syndics de la faillite Bougleux; condamne néanmoins ces derniers à faire état à Simon
de la sC,)mme de 7000 fr. sur celle de 1211 9 fr.
5 0 c.e. , pr;x des fers, et accueille la demande en
'garan lie.
Voici les principaux motifs de ce Jugement:
» Considérant qu'il est constant qu'au moment
de l'opération, qui fait l'objet de la con testation,
la maison Bouglenx était dans son état enti-er ,
jouissait, en apparence, d'un bon créd.it et p,'avart
eu contr'elle , ni protêt, ni ,réclamation de paièment;
» Qu'il est constant que le premier protêt est
seulement faute d'acceptation d'une traite sur Francfort, fournie par Bougleux au sieur Simon, valeur
de 1077 4 fr. 41 c.e', et donnait droit à celui-ci
d 'en exiger le remboursement ou une caution
'que ladite traite serait payée à son échéance; que,
d ès _ lors , dans la position où se trouvait le sieur
Simon vis-à-vis de Bougleux, il pou vait user de
tons moyens pour rnettre li couvert ses, intth:êts 1

( 17 5 )
" , Que le respe~t que l'?n doit porter aux tran' "t
sac
, é tIOns commerciales,
'f
' faites de bonne l'rO'1, aulal
et, u,:, motl pour le tnb,unal de considérer comme
reguhère une ,v~nte qUI, pour l'objet d'un remboursement eXigible, eût été faite directement au
sieur Simon; que l'article 58 1 dll code de commerce qlli donne privil ~ge au consignataire, eClt été
même applIcable au sieur Simon si les marchandises eusse nt é.té données en nantissement; que
ne p,as reconnaltr: ce prmclpe, serait attaquer les
relatIOn s commerciales dans ce qu'elles ont de plus
sacré;
• Considérant qu'il résulte des plaidoiries et de
divers faits que le sieur Darbois n'a été qu'un ami
officieux et jugé nécessaire pOlir faire porter li la
caisse du siellr Simon la valeur des fers dont il
s'est rendu l' acheteur complaisant;
" Que s'il est vrai que le S,r Darbois n'a été que
prête-nom dans la vente dont il s'agit, de ce fait
le sieur Simon devient récursoirement garant des
condamnations, etc.
"
Appel de ce jugement, ta~lt par les sieurs Simon
et Darbois que pal' les syndiCS.
Le ",èUr Simon justifiait de sa créance contre le
sieur 'Lu ugleux , et il soutenait ~lu'en .s upposa~t
m ême que la vente faite à DarbOls,ne fut pas s,crieuse, el qu' elle n'eût eu pO\l~ objet que de faire
parvenir entre ses pro,pres malUS les fers vendus
en apparence à u,:, tiers, la valeur d,e ces fers
des tinée à le COllVl'lr de sa créance devait de,m,eu,er
sa propriété; que ces actes faits avant la faillIte, de
Bougleux et pour payer, une dCfte ü hue, étalent
légitimes et en hannome avec 1art. 446 du code
de' commerce' que par suite, ces mêmes actes ne
,
'
'é
me fa'its en fraude des
pouvaient être attaqu s com
'
autres créanciers de Bougleux: non dola cre,dl/or
ofJit, qui suum recipit. L. 129' D. d, reg,/ar.

�( 176 ) .
Les syndics insistaient sur la simulation de la vente
et soutenaient que la valeur des fers ne pouvait
être retenue par Simon, à titre de pai ement; suivant
eux, le s.r Simon ne pouvait ètre considéré comme
ayant reçu son paiement de bonne foi;
Si, d'une part , disaient-ils, la loi (art. 446 du
code de commerce) maintient les paiemens faits de
dettes · ühues, qUQique dans les dix jours avant la
faillite, d'a utre part , elle frappe de nullité tous
les actes ou paiemens faits en fraude des créanciers
(article. 147, )
Or , ici la loi n'entend pas seulement par paiement
en fraude celui d' une dette qui ne serait pas réelle,
mais tou t paiement reç u en connaissance de cause ,
c'es t-à-di re , avec la certitud e qu e la faillite ' allait
éclater; ell e a voulu, par la disposition de l'article
44 7, alteindl'e le créanci er qui , plus à port ée de connaître la po 'iti on d" débiteur, a voulu améliorer sa
position au préjudice des autres créanciers.
L e sieur Simon se trouve parfaitement dans cette
hyp othèse; c'est en connaissance de cause, au
mom ent où il a su que la faillite cie son débite .. r
allait éclater qu' il a cherché à se faire couvrir de
sa créan ce, au · moyen de ventes simulées.
Douc l'art. 447 du code de commerce lui est
applicable et repousse sa prétention"

ARR Ê T.
n Attendu qu'aux termes de l'art. 120 .du code
de commerce, Gabriel Simon , porteur d' une traite
tirée par Bougleux, et protestée faute d'acceptation ,
li pu, à défaut de caution offerte, exiger imm édiatement son remboursement et prendre, à cet elfet,
par lui ou par d'autres , des marchandises de
Bougleùx;

( 177 )
.. Attendu que 1a connàissance qu' il avait, '
comme on n'en peut· cl outer, de l'~ tat qhancelant
de Boug,leu,x et de l'i~nl~inence de sa faillite, lQio. l
ci e devou' .1 arrèter, etait au. contraire pour lui un
juste ~ o tlf d e ~Ius de le pres~er pour en obtenir
son pai ement, SOit en argent, salt en marchandises ;',
,. Sous ce rapport, la conduite tenue par 'Gabriel
Simon ne peut être critiquée, il n'a fait qu'user de
ses droits et qui jure sua ittÎlur, nemini injuT'iam
fo~;

:

Mais attendu qu'au li eu de se borner à prendœ
?es marchand ises pour une valeur égale à sa créance,
Il en a reç u po ur un e beaucoup plus forte et a
aussitôt acq uitté le prix cie cet excédant entre les
mains de Bougleux ;
» Attendn que, quel qo'ait été le motif qui a
déterminé G abriel Simon à aller ainsi au-delà de
ses dl'oits, et qu oi qu'i l soit très-probable que ce
fiit là un e condition imposée par Bouglellx, qui
autrement n'a urait pas co nsenti à effectuer le paiement , et que Simon y a accédé de bonne foi et
dans l' uniqu e but de se cOll vrir , il n'en faut pas
moins reconnaître qu'à cet égarcl et clans cie telles
circonstances, la vente n'es t point légitime, puisqu'elle a eu pour effet d~ réa liser au profit ~e
Bougleux, à la veill e de faI llir , une partie consIdérabl e de m archalldises , et, par sU ite, cie mettre
à sa dispos ition des fonds qu 'il po u ~a it aisément
détourn er a u préjudice de ses créanc iers;
»

La, vpnte, quant à cet excédant, dev rait donc
être aunulée, s'il n'y avait lie u , d'après le consentemen t d es , synd ies, cl' ordonner se ul em~n,t que le
prix en s«;ra rapporté à la masse de la fallltte;
»

» Attendu, cependan~ , qu'il est reconnu qu'il,'!
a eu exagération dans la fa cture des fers? vu qUit
en avait été précédemment distrait, 1,° mille kilog,.

�( 179 )
vendus à Vallières; 2. 0 douze barres transp.ûl"tées
à Peltre; que , d ès-lors, il doit être fait une réduction proportionnelle sur le prix à rapporter;
» Attendu que si François-Gabriel Simon, quoigu'~yant agi de b'o nne foi ne s'est point valablement
libéré du sqsdit excédant par le versement de la
somme de 7,000 fr. qu'il a opéré les 1 6 et I7
f évrier, au moins reste- t- il créancier de cette
somme, et dw.t-5J , comme tel, être admis au passif
de la faillite ;
,i Atteudu que Darbois n'a ~ té évidem ment qu'un
prête-nom , qu'ainsi la demande r écursoire ne peut
souffrir aucune difficulté;
)\ Attendu enfin qu 'il a été avancé dans les
plaidoiries que la somme touchée, le 17 février,
par le nommé Domont et qu'il a depuis rétablie à
la masse , provenait préciséme nt du versement d e
7.000 fr. que François-Gabriel Simo\} venait de
f;lire , et comme, s'il en était ainsi, il en rés ulterait que les créanciers sel'aient dès - à - présent
désintéressés et qu'cm nouvea u rétablissement de
la même somme ne serait véritablement qu' un
qouble emploi, il es t juste de délaisser à FrançoisGabriel Simon de vérifier ce fait , s'il le juge
. à propos, et d'ordonner à cette fin que les synù ics
seront tenus de lui communiquer toutes les éCI'itures faites à cette époque;
LA COUR émendant , condamne Darbois à
rapporter seulement à la masse l'excéùant du prix
des feu sur la créance de Simon, déduction faite
de la valeur des fers vendus à Vallières et à P eltre;
accorde à Darbois sa garantie contre Simon, sauf
à celui-ci à être admis, comme créancier, au passif
de la faillite, et à vérifier le fait du versement
.dans la masse de la somme reçue .p ar Dumont et
provenant des 7,000 fr. payés par Simon, etc.

D~ 9 j~n,vier 1822. - Cour royale de Metz. _
. Sec tiOn CIVile. - Prés.' M.' GÉRARD D'fuN NONCE LLES. Plaid.' MM. CROUSSE, DOMMANGET
•
CHARPENTIER.

Remplacement militaire. - Traité. - Compétence.

r

Les contestations relatiees à e:xeculion de traites
enlre des conscrits et des chefs d'entreprises de
remplacemens militaires sonl-elles de la competence des tribunaux de commerce ? (Rés. aff. )
(Blanchard et autre. contre Jadot, )

Nous avons rapporté ci-devant , 1.'. Partie, page
94, un jugemen t du tribunal de commerce de Marseille, du 4 mars 18 22 , qui a décidé cette question
p OUl' l'affirmative.
'
, Il est à'propos de faire connaltre un arrêt conforme
rendu postérieurement par la Cour royale de Bordea ux (1).
I,e sieur Jadot •directeur d'un bureau d'indication.
s'é tai t engagé, par actes publics passés en 1 820, à
fournir des remplaçans, dans l'armée , au sIeur
Blanchard et à deux autres jeunes gens, dans le ca
011 ils seraient désignés par le sort.
.
De leur côté les trois conscrits lui comptèrent
neuf cents franc~ le jour du contrat , et s' ol?ligèrerrt
à lui payer pareille somme clans l'année qUI SUlvrart
le tirage.
,
Le tira ge a Ijeu : les jeunes gens SOllt déSIgnés:
ils font somma tion à Jadot de les faIre rempJacel~r
ainsi qu'il s'y est obligé; sur son refus , Ils l'ass l(1 ) Nous puisons c e l arrêt d~n~ le méOl o:ia! de jurisp~u ...

'ilence des Cauro royales du
tom, 5, pas. 305,

w'o, , pa, M,

fal"D, ","ocaf,
'

�(
(

1

TABLE
ALPHABÉTIQUE
DES MATIÈRES CONTENUES
DANS

LE

LET fi 1BUN A L rejette son exceptinn et le
'Coodanme à payer les sommes demand ées.
Appel pal' Jadot.

A R' R Ê T.
~ Attendu 'que Paul Jadot était chef ou directeur
d 'une entreprise ou agence qu'on peut cons idérer
comme une assul'a,!ce pEl ur les chances du tirage
au sort prpscrit par la loi du reCl'utenlent;
" Que la nature des obligations détermine la oompétence, qnelle que soit la J'orwe des actes qui les
constatent, et que celles qui donnèllt lieu au procès,
étaient bien relatives au trafic vers lequel Jadot a
dirigé ses spéculations depuis quelques années; d'où
il résulte que le tribunal de commerce étalt compétent ( art. 632 du code de commerce), etc.

COUR a confirmé le jugeme nt, quant ~u
déclinatoire, et quant au fond, jusqu 'à concurrence de 900 fI'. pour le rembo ursemen t des sommes
reç ues pal' ,J adot, ce dernier condamne, en outre.
aux dommage.;-intérèts à régler et à la moitié des
dépens, l'autre moitié réserv ée.

tA

aoOt 1822. - Cour royale de Bordeaux.
4. me Chambre civile. - Présid.' M! DUPONT. Plaid. MM. CUSON ponr Blanchard et DE C!-IANn:L
' pour Jadot.
27

)

So )

~nent devant le tribunal de commerce de Bordeaux
-en paiement de 6000 fr., rriontant des f"ais qU 'il;
ont déboursés pour se pl'Ocurer des remplaç:ans
'
et 3000 fr. de dommages-iutérèts.
Jadot oppose un décli natoire : 11 soutient que
.,'agissant de l:exécution d'un contrat public le
tribunal de commerce est incompétent pour' en
connaître.

Du

[

TOME TROISIÈME

1. re et II. me

,

PAR T 1 E S.

N, B. Lp chiffre Romain dé,igne la Partie , et le chiffre
Arabe la Page.

A.
ABand on.
1.

(Incendie . -

Perte. -

Preuvt . -

Présomption. )

En ,généra l, l'assuré qui rait abandon est obligé de
prouver à ses assureurs no n-seu le ment que la perle a eu
Eeu, mais enCore qu'elle p[Qvient d'un cas fOl tUlt ou de
for ce majeure.

Ainsi, l'in cen di e d'un navire en mer, dont la cause
es t ignorée, es t par cela même présumé t de pl ein droit,
provfnir de la faul e ou négligence du ca pilaine , et les
assureurs sont, dnns ce cas, affrc10ehis de la perte, faute
par If's 3s!)uré s de ju st iJi er qu e l'événement provieut d'un
cas fortu it o u de force majeure.
1. - 1.
.2. . ( n10Tchandise pl-Îse pow' le service d'un Prince
ami. An'el de Prince. )
Lorsqu'e n cours de voyage , la cilrgaison d'un navire

est re tenue el payée par un Prince ami, pour les beso iD!'
du pays; ce t évént&gt;meo t ne peut être consi~éré comme
un arrê t de Priu ce donnant ouvertufP au dé l:u ssement.D'ans ce c as ' le dr oi t d es assuré s SE' b orne ~ ré c lamer de!
il,5SUl'eUrs, p~r forme d'avarie, la pe rte ou le défici t

A

�( 2 )

(3)

, résultnnt de la différen ce qui exi. le . nlre le pr ix qni fi
é lé pay é e tla valeur primitive de 1. marcband ise, 1.-78.

3. ( Inlw \lJ"g abilite. )
Sous l' empire du code de comm eTce, co m rne so us " empire de 1. déclaratio n dfl 1779, l'inn .v igabilil6 doit , pour
donn e r n aissan ce à l'a band on, avoir é té p réa l ab l ~ m t&gt; 1l1 e l
légalemelll déclarée.
I. - 310.
( p,.euve . )
Lorsqu'un e pièce au thenti que é nonce l' f'xistence et I"e
contenu d' un e autre pièce DOU Tepr ésf' ntée cette é no nciation ne p eut suppléer la représe nla lion de la p ièce
elle-même.
Ibid.
1

V oy . Assurance.

1 I. 12..

Ve qte.

:!.

Appel.
( Créances. Priorife.
Un jugpment qui pronon ce snr une quC'sti on de pri o ri~é
àe pl'i\'il ége enlre deux créa nces dout l'un ~ e sl inférieure à 1000 fr. el l'autr e excède celle somm e . est sus' replible d'a ppel.
Il. - 43.

V oy. Assurance. 6, F ailli. ~ .

Arlllateur. Voy. Capitaine,

1.

4. 5. 7-

é
' est nulle
" pour
, cause de rél,'cence 1 10 r Sq ue
, L ' assurance
l ~ssur . ' qUl conllalssa l~ 1époque du départ du Davire .
Ibid.

re m~ n.\ au dép.art du naV lfe, l ~ ~o ntrat est nul pour r,ause
d e. l'e ll~en ce , 51, au moment Ou II est souscrit les assurés

cachent aux assureurs la circonstance du dép art et son
époque.
1. - 35.

( Frei. -

Conlla;'sem enl.)

En matière d' assurance , le ch argé peut ê tre pro uvé
autre me nt que p ar )e c onn a issement, alors que le na vtre
est parti . d'un pays où l'usage dts connaissem ens n 'es~
pas a dmIS.
J. - 23,

. La preu ve du chargé , au lie" du dé part, prouv e le
çbargé pour le reto ur 1 si 1 au lieu de la deslination 1 1.

Nu llile. -

Ordre public. )

La nullilé d'une . ssurance fa ile sur le Cftt l faire est
d'ordr e p~bli c , de manière qu't! est permis d'ln voquer'
celle nullité 1 malgré la reuouciation insérée daus la
police.
Ibid.

( Commissionnaire. -

Respon sa bilite . )

Dans ce cas e t si d'ailleurs la nullilé n'e.t pas invoq uée par l es assureurs , eHe peut être invoquée par le
commissio nn aire qui a fait prendre j'assurance, à l 'en contr~
de son commett aat, e t po ur re pousser la respansabilitê
qu e ce d e rn ie r ve ut fai re peser sur lui , à raison d'un e autre
cause de lIullilé du conlrat.
Ibid.

4. (

Assurance.
Preuve. -

Nullite. )

En gé néral. lorsqu'une assurance esl prise pnslérieu-

U De eolreprise de rem placemens milil ai rps es t r ~ put ée
acte de commerce. E n conséqu ence, les trib un a ux
de commerce so nt compé tens po ur ju ger les dema nd es
form ées contre les e Olff' pre n e ur s e t à raison de ces é lab lissemens.
1. - 94.
D écision conform e.
JI . - ' 79,

Charie. -

( Relicence. _

3. ( Reticen ce. )

( Remplacem ens militaires.

J. (

C e lui qui a prls une assurance pour co 1 d'
.
' bl d
'
.
mp 0 aulrul
est paSSl àe es
me
ru
es
excepllolls
:lui
po
rr'
t ' •
l '
u alen e tre
oP.pos é es
ce UI pour comple duque l'assur. nce a élé
pme.
'
l. _ 33.

na pOlllt déclaré ce f.,t à l'assuré.

1.

Acte de co mmerce.

Agent, Voy. Faillite.

cotnmtrée ne se fail que par échange et • d' '11
.
, . 1
d
l"
SI,
a, eurs ,1
u eX ls e , a ns ce le u 1 nt co mpl oirs '
d' l '
tiqu es , n i Qu c un e aut orit é ni au c u~ Dl age ns I p omacure r une a utre justifica liOD'
moye n d e se pra.
Ibid.
2. (Pour comple. Ex coption.)

Rélicen ce. -

Nul/il;. )

L'aSStlTa n Ce es t nllll e p O llf cause de rett cen ce , lorsque
l'assu ré, q ui connaissait l'é poque dPjà reculée du départ
du navire e t sa relâch e forcée dans un p ort de la rout e ,
n'a point décl aré ces circonstances à l' ass ufPur p t 8 fait
co urjr If's ri squ es d ~ pul s le p re mier p oi nl du eMport, L a lIullité d p. l'assuran ce d oi t ê tre pronon cée lOfS même
'lue les fa ils dissim ul és, c'esl- n-dire, le dép. rt el la re l"rhe ,
n 'ont pas é té la cause direc te du sinistre , e t qu o l q u~ .Ips
assureurs l'ussent fra ncs d 'avèl ries.
1. 115.

/

�( 5)
5. ( Réticence -

9. ( Cl/{,rge mrnt sw' couverte . -

Nullité. )

L'assuré qmi sai~ q.ue le navire es t parti e t que de puisle dé part , le capltalDe u' a p as donu é de sei nouvell es
comme t un e rétIcence qui a nnul e le co ntra t 100"squ'i l n~
d~clare pas ces circonstimces à l' assur eu r. ~ L'assuré ne
p e ut être adœis à prouv e r qu'il ava it verb ale m e nt donné
1

oonnaissance à l'assurelt!' de ces circo nstances non déclarées. Le taux de la prime qui emb rasse les risques de
guerre et la clause sur bonn es et mauv aises Douvell es
ne peuve nt fouroir à l'assuré la présom ption qu e le risqu~
était suffisamment COllDU des- ass ure urs.
I. - 121 .

6. ( Demier ressort. -

Appel. )

En matière d' ass~raDce5 prises par la TDp.me police et
Jorsque les excephoos et les moye ns d b dé fe ll lie sont
communs à tou s l es a ss ure urs 1 la fa c ult é d 'appe ler d o it
ê tr e déterminée su ivan t la masse total e dC6 sommes
assu~ées.! e l non suivant la quottt é d e chaqu e risque
partIculle r.

En d'autres le1'm es :

Ior s qu~une ass uran ce a

é té prise
par la m ême police , sur les mêmes obj e ts et par div ers
ass ur eurs donl l es un s ont souscrit pour d es sommes qui
n 'excèd ~ nt pas, l es aotres pour d es sommes qui e xcèd e nt 100 0 fr., le juge m e nt n'est pas en d erni er ressort
à l'égard de chaque risque partiel qui ne va pa s au-de là
d e 1000 fr., lorsque la tOlalit é des sommes assurées s'élève
au-d e là de cette somme e t que les exceptions e t les
moyens de d éfense sont communs à tous les assu reurs.

1. - 40.

7. ( Prél à la groue. - Sau"e/age. -

Concours. )

La di sposition de l'art. 33, du code de commerce
portant que le pro?uit d~s effets sauvù' du rlOuf:'aQe iil St
partagé eotre le pre te ur a la gross'e pour sou ca plt .. 1 seuleme nt, et l'assureur po ur les so mm es assnré es au marc
Je franc de le ur intérê t respectif. n'o,t pas limitée à la
seule hyp oth èse du nauf.ro,l;e j e ll e est, au co~traire 1 applic.able à tous les cas ou li y a un sauvetage, par snited' un accident maritime qu elconque.
1. - 126.

8. (Police. - Errew\ - Change ment. )
Uoe foi s la police d'a ss uran ce signée, le. rectificationsd 'erre urs ou les chaogemens à fair e sont purement volontaires de la part des p ar ties. - Ainsi, le changement ouI. différe nce du pavillon désigné d ans la police annule
le contrat i1'aSiurance.
1. 17'"

P~/'le.)

En genêml : lorsque la police
.
clause: p m'mis de cha rger Sur co~:er~~nhtnt poin t la
~ o mma ges surVE' nus aux marchandises ~b rs pe rl es e l
tdlac ne sa lit pas à la charge des assur
.rgé,es sur le
euu.
. - 231.
Spécinlerncnt: la même règle doit êt
d'
Oll l'assurance a é té prise ~n Fra re a mise ~ ans le
"
- nce el souscnte par
as s ar ~ ur s f ran ça lS, mais sur facu llés char é
~
d UH navir e é tra nge r e t d;ms un pays III g es a ~ord
range r ou le
,.
c hal gem e nl s ur COl'IVer te' est au torisé par 1es 1OIS
- ou 1es
l oca ux. En
cl autres termes '• l'assurance pflse
.
u sages
L....
•
en J.' ran ce e t SOuSCrite pa r des aSSureurs fran c'
d'· t exc
. 1 é .
cre
r ~le par les lois frallça,'se
. .'s h' o,t
, II USlve rn ellt f
i
s , nana stallt
qu e e por~e su r 3Cu tés chargées en pays étran er et
cas
d~s

la. (Chm -gement

SUT'

..

g 3
.-'

sur un ltavlre é tran ger .

1

couvel'te. -

.7et. - Conlribution.)

En cas de ie t des effels chargés sur le tillac le.
a ss u~ e urs n e so nt p as ~'esponsables de l a per te rés ~lta nt

du J ~ t , l orsque ra polt ce ne co uti en t poiul la dause:
perm.ls de cha rge r , sur couverte,
1. - '143.
Il. (

Temp s limité. -

Fran chise. - Sinistre majeur. )

Lorsqu'one ass urance est prise à temps limite cl avec
]a cl.au se .J,·onc cl'avar'-es, les ass ure urs ré pondent de la

co nhnufl,110n .d~ voya~~, en ce sens, qu'ils sont responsables cl un sllll slre lDaJeur co nstaté postérieu rement au
term e de l'ass ul'r1nce. mais dé ri va nt d'u ne ca use survenue
pendant la durée de ce te'ane.
1. - 3.0.
( r-lav;re èvalue. -

P crte des trois qu.arlos. )

Lorsqu'une assuran ce po rte sur un navire évalué, de gré
à gré, dans la poliCe e t que le délaissement est mOlivé

Sur la pe rle ou la délérioration d~s troi s quart s 1 \a qu otité
d,. la pe rt e 011 &lt;1e la délé ri ora ti o ll ne doit pas êlre déterIDlllée par la cornparflison ci e li! valeu r estim ati ve portée
dans la poli ce avec le montant de la dépense iu~ée
n écessaire p o ur ré p are r le na vire. - Cette pf"rle ou cette
dé té-rioration d oi t, a u contraire. ê tre déterroiné-e par la.
co mp araison d e la va leu r es timati ve porlée d&lt;l.ns la police
avec la val e ur donnée au navire a u lieu où l'é\'énemf'nt
est survenu.
'
Ibid .
l::l. (

Dc signation., -

Declaration.)

Une assuran ce ilyan t été prise sur des marthnndisf'1
nominativement e t spécialement désignées et l' assuré a1,01

�( 6 )
déclaré, dans l'abandon ~ n'avoir pas pris d'autres assur3nces . l'assure ur ne pe ut infirme r ce ll e dé claration e u prouv aot seulement qu e d'autres assurances ont été prises ,
sans prouv e r e ncore qu'enes por ten t aussi nomlnalivemf"ut
et spécialemen t sur les mêmes m archandises.
1. - 348.

V oy. Abando • .

Avarie.

2.

4.

Capitaine. 7. Coulase.

Assureurs.
( Dif.n ...

~

Cas fOl·luit. - Marchandius li'rel . - Con l,.ib uÛr)n . )
La per le ou le dommage survenus t par cas fortuit e t

de force majeure, à un bateau loué pour 1. décbarg. ment
d'un na vire, HE' pe uve nt) dan s auclln ras, être considérés
comwe avarie commun e ou parti culière.
1. - 153.

Les marchand ises débarquées ne doivent pas contribuer
aux avaries grosses sur ve nues aprè s le ur dé barquement. -

Le fr et de ces mêmes marchandises ne doit pas non plu.
contribuer à c es avaries.
lbid.

In culpations de barauerie. )

L o rsque les aS5Urf'urs attaqués e n p ai e me nt de l a perle ,
publieo t une défense dans laqu e ll e il s exr Îp enl 1 co utre
l es assurés , d'un e baraHerÎp rrauàule use du c apita ine 1 e fl
foudaui sur des cir co nstances qui re nd put la co nd uite
du ca pitaine ré pré he nsible, m ais ne suffise nt pas pOUf!
prou ver li] fraude , ils ne p eu\lpn t êt re soumÎs à une
réparation p t à des dOfflmages-inl " r~ l s enver i ce cap itaille, pour ca lomnie 1 injure e l diffama ti on.
I. _ r.
SE"

Avarie.
1. (

3. (Âçarie comm une. -

n ;glt&gt;mpnl. n o n -rece~oir.

CIlPÏlaine. -

A ssureu,.s. -

Fin de

)

Entre l 'as~uré et l'a ssureur. le réglem ent des av aries
communes e t partic ulières doit toujours avoi r pour base

4. (

A ssurance. Fra nchise. )
En "'eneral: l'assuré qui ne p aye la contribution aux

avarie~ co mmu nes que sur une parlÎe des fa c ultés assu-'
rées et qui ré?\ a~e co ntr~ ses assureurs le re~bou~sem~n'

de cell e co utn hu tlO u. dOI t supporter la fran chlS.e d avanes
sur loutes l es facult és assurées, ou soit sur l 'entier capital

évalué.
1. 16,.
En particulier: la clause insérée dans une police d'assuraDce e t parlant . qu e l es aV3nes scro!} t supportées par l es ,
llssu re urs lorsqu e ll es excéderont dlx pour ce~t ~ur les
facultés, es t ind t\risible , en ce st&gt;ns que la franchise de
dix pou r cent do it ê tr e accor~ée .aux a s~ure?rs sur toutes
les facu ltés assurées ~ ou sur 1en ll er capltat eva lu é e t ce la
d3ns le cas même où tou tes les racultés [lssurées étan t parve nues ùans une rad e du li e u de la destination, une partie

I~ capital évalué daos la police, et. à défaut, 1. valeur
réelle de l'objet assnré au temps et au heu du dé parl.
1 . - 17,

de ces facult és aurait é té déchargée et pl acée dans un
laza re t , fra nc he e t exempte de tau te av.arie , e t qo e .Ia
partie res tée à bord aurai t seu le été SO UIDlse li une conln-

Le c:.apitainf'l. du navire n ~ r~pr~sen t e pas les assureurs

bUlion pour avaries communes p osturie ure ille nt surv e nu,e s
au na vire .
Ibrd.

dan s l E' rég;l ~rue nt des avaries particuli è res, alors que
la m.r cb a~dise a é té déba rquée au lieu à u r.ste - En
conséquence, si les assure urs n'onl pas é té appel és dans
l'in stance pn régl eme nl d'avari es parti c ul ières, la fin de

oon-rerevoir é lablie par I·arl. 435 du cod e d e commerce
peut êlIe invoquée cootre les assurés.
I bid.
~ (R;glemenl. -

Cap;taine. -

J uges éu·ang ers. )

Uo capitaine dont le n,,' ire a été déclaré innavigable ,
en cours de vOy Rf;e, e t qui a fait Iraos porler sa cnrgalson
p ar uo El utrp naV l r~ , au lieu de sa d ~'l ination , D ~ peu,t
faire procéder au réj!;lement des avanes dans l e h e u ou
son na vire a é té co ndamné.
J. 10 :1.

Un r ~gl e meo t d'avaries fait en p~y~ é lr an~e.r, e st sujet
~ révision e n France ~ntre le ca plt a ll~ e qmla pro v oq?é
et le consi!;nataire qui n'y a pas concouru.

Ib,d.

5. (Avarie gl'o." e . -

Objet perdu. -

Remplacemenl. )

L orsqu'un obje t vieux, abandonné e n m er pour l e s...~ lut

comm un, a été rempra cé pal' un objet neuf d .~s le pO~1
pe r.lâche forcée, le coû t du rempl aceme nt doll etre admIS

en avarie f?rosse ~ous déd uction d'un e différence de valeur

eo tre l'obJet v i~,,&lt; et l'objet neuf. Si le çoût du rempl ace ment excède de beaucoup le prix que l'obj et remplacé aurait coû té au lieu du départ ou au lie", du ...este.
la dé duction il faiTe ne doit pas ê lre calculée sur l' e ntiè re
dépense fai te ponr Je rem placeme nt. Elle doi t l'être,
:lU

contraire. sur le prix qu e l'obje t re mpl acé Burait coûré

au lieu du déport ou au lieu du reste.
I. '9"
f . (Pa iement. _ R épétition. - Réglemenl extrajudiciaire.)
L'assure"r qui, par suiLe d' une erreur de fail ou de calcul,

�( 8 )

( 9 )

a payé ny-delà de ce qu'il devait pour avaries co mmunes et
parll cuh ères t esll'ecevable il répé ter Gontl'e l' ass ul'é "e
~édan t de ce gu:i1 devait réellement. -'- En tre 1 ass~ré :~
l .~ss ureur., le r~glem.ent des avanes COmmu nes e l particu..
h e re. dOll 'v,0)r touJours pour base le cap ital évalué dans
la poltce et , a d ~ r.ut, la va leur réelle de l'ob jet assuré
au. te mps . e t . a.u .heu du dé part. - Le règlement d'avaries
f~lt .ex traJu,dICl81reme~ l, à. l'amia ble e t au li (~ u de la df"stm a llo n, n est pas oblIga toire pour l' ass uré qui n'y Q point
adhéré.
l , - 36 7.

B.

'2,

ValeUl' reçue.

Un bille t à ordre causé valeur "e çue et dans lequel la
n a tur e d e celte va le ur n'es t pas exprim ée , es t ré pt1\ é sim pl e

promesse.
2.. (

J. -

184.

Prescription.

L. prescription d .. cinq ans établie par l'art. , 89 du r.ode
d e COmme rce p our l es bi ll e ls à ord re , n'esl pas applicab le
au x bill e ts souscrits avanl ce code e Lqui, depuis E&gt;a promul gali on 1 sont d em e uré s cinq ans san s pou rs uües. 1-285.

3. ( T ra nsport. - - Endo ssemenl ap,'ès l'ùhéance . )
La propriété d'un bill e t il ordre échu e t non acqu itté,
p e ut ê tr e tran smise ! m êmp à l'égard du so uscripl eur , pal'
un endossenwntposté ri e ur il l'éch éancp, san~ qu ' il so it besoill

d'un tTansport légà lemen t signifi é e t acce pté.

4: ( Endossement en

(

Visite. -

Ibid.

Voya;re de ,'elou /,, )

U n c~ pitflin e qui voyage au long cou rs doit faire v isi ter
prendfe charge pour le voyage
da ll er, qu avant de prendre ch arge pour le voya ge de
re toul', - Lor ~qu'u n ca pila ine es t au Lorisé à se re nd re du
p ort de sa d es t ination clau s nn &lt;ln tJ'p. port pour y complé ter
son ch argemen t de relo ur, le V0,)' age de re Loer coromt&gt; nce
du m oment où le navire 'lU itte le por t de la destina tio n
p rim iti ve. - Dans le mêmp cas . IOI'''q \1p If' ca pitaille, ap rès
avo ir débarqué son chargemen t d'entrée au port de sa
d estination primitiv e , e t avolr re çu une par tie de so n
chargement de rc"lou r ne fai t pûS pror,édPr il la visi te
d e sOn navire 1 avant ùe peu,ti r pour le port où il doit
com pl éter so n chargement, ce défau t de visi tE' le relld
re sp o nsable des évéll eme ns qui su rvie nn ent.
I. - 11 0 .

s~ n naVlre " tant avan t de

Billet à ordre.
(

Dans la m ême hypo tbèse, e t , e n cas de décès e n cout'S
de vo):a&amp;e 1 du ~ap i,ta in e auq ue l la p aco tille a é té ('o n6 ée t
l e ca plt'lI ne 'lUt lU I a succédé d ans le comma nd eme nt du
navire c l ~ui a dr~ss.é à bord \lO illv enlairt&gt; ùe lou\ ce qui
ap,part,enalL au C&lt;lp1 181Oe d écédé ou avai t f ié eru barqué par
lUI. 11 es t pas respo nsa ble de la paco tin €" faute d' avo ir fait
vé ri fier l'iO\!Cnl&lt;1ire pal' l'autorit é compéte ute au premie r

port où il a abordé.

BAnqueroutier. Voy. Failli. 3.
l

till e co nfi é~ au ca pitaine, l orsqu'e lle n' es t point m entionnée
d ans le regtstr e de b ord e t qu 'il n' e~is l e ~ bord ni con naissem en t ni acqui ts de douane rela ti fs à ce ll e pa co till e . 1.-97.

Parleur. -

blanc , -

I l. -

69·

Preuve.)

Le port eur d'un b ill et. qui l ui a é té elld Os.é e n blanc,
pf"ut ê trp ad mis à pr OUVf'T • contre les créa. ncie rs d e )'c n-

dosseurfailli , qu' il a fourni la valeur de ce billet. Il.- 12 2.
Voy. Compétence. 7. Failli.

1.

Protêt.

c.
C Apitaine.
1. (Pacotille. Deûs _
R espon sabilite. )
L'armateur d' un navire n'est pas respon sable d' une paco-

3. ( Emprllnt. -

Obligatio n. )

L orsqu' un ca pitaine, en co ur s ùe voya ge, e mprunt e
un e somme pOUl' l es besoins de so n nav ire, e t souscrit un e
obliga ti on portant qlle celte somllle, l'cm boursnble à u nc
éc héa nce déterminéé . es t prê tée à la grosse ave nt ure ,
avec affec tati o n sur lp. n avi re e t mOj'&lt;'IlIHII1 1 un lutél'É' t
excéù an t le taux léga l de 6 p. °/~ , ru ais salis {'Il ùnc i&lt;t lio n
de ch an!)e D?ar! tirne e t sans d~si~n;'lli o l,l pl'é~ise &lt;.Ju voya,St" •
ce tte obligatIOn ne peu t aVOir les eflets d un cOll tra t il la
g rosse 1 lors surtout que l'e mprunteur, t' n cas de p~l'te
d u navire affec te au re rnbollf se mcn t de la so mme prelée
l e mo uta ll~ des ass ura nces sur corps.
1.- 133.

4. ( Conge . -

Annulalion du voyage. -

Indem nilé. )

Un cn pit ai ne qu i a été cha rgé , par une conventio n è~rile,
du co mmand e m e nt d'un nav ire, qui, pendan t pl ?~l eUrs
mois, a gé ré ce navi re e l donné se.s so ins .Il l'ex p éd 'I1 ~ ~ e t
qlli eusuit e a reçu son co ngé, a drOlt, q uoique t 'f'xp~d,tloo

sail définitivement rompu e, avant le déparl, 11 une Illdem-

�(

10

)

(

nité J ,luS forte que s'il o'av.it pas élé engagé par écril , _
En autres œ,'mr.s : lorsqu'un capitaiu6 avec \
1 '1
a c
.,.
"
l'
eque , y
~:mv n Ion ecnle. ,re ahvemenl (hl co mmandelDent d' un
l!8vlre , est congédie ava nt le dé part on ne doit as rel
tlvem~nt à l'indemnité à laqu ell e il ' ~ dro it , disSng~er Î~
cd~s ou , alP~ès ,le) congé , le navire ne fait pas le voyage
avec ce Ul Ou e voyage a lieu ,
1,-'97,
5. ( Congè • .- Convention èCI;te. _ IndemnitJ. )
La conve ntIOn par eC,·~/. e~ i gée pal' l' art. :11 8 du code de
c0n;a.m.e r r.e, p o ur .qu Il y ml I.I P.. U ;\ inderu nitê en fav e ur d'u n
ca pttallle d~ nav u'e congédi é p ar le propriétuire, ne doit
pas n.écess~\l re m e nt s'e nteudr e d' ulle conv ention sur 1'10 ~ e mmt~ ell e -';né lIle,. Il suflit, pour qu' il)' ait lie u il
md oLDnllé . qu 11 y. a~t convention eo'île relative mp.n t à l'eÏlgagemen t du capllalne et au commandeme nt qui l~i est
confié,
1. - 30 r.
. 6, ( A ssurance. Jus tification, )

Chargement sur couver te.
( J et. Contribution. )
L e propriétaire des effets ch"gés 5Ur le lill ,c ne pe ut ,
en cas de je t à \a m e r de tou t ou pa rtit&gt; de res effe ts ,
fo rcer les autres cha rge urs à. un e co nlribuli on, l orsquftres derniers n'on t ni con nu ni approuvé ce mode de
charge ment,
1. - '43,
Voy. Assur ance. g. la.

Commissionnaire.
1. ( D~fl1LtL

d'e nvoi. _

Prescription. )

Le commissionna ire att aqu é à rai so n d 'une m archan&lt;lise dont il .é ta,1 chargé et qu'il n'. po int ex pédiée à sa
ù es tin a tion 1 ne peu l invoqu er la prf'5c l'ipliou de six m9is
é tab lie par l'arl, r08 du code de commerce,
Il, - 89,

~ e capitaine pOUl' com pte duquel un e assuran ce a étû
prIse, n est soumis qu 'aux justi6cations imposées par l' art.
344 du co de de commerce el non à ce ll es impàsées au x autres
membres de l'équipage pif l·art. 345 du mê me code. 1.-349'

2. (

Qualite, )

l .a qunlité de commi ssionna.il'e s'acquiert par \E' rait e t

non par le titre.

7. ( Contrat à la g rosse. -

Formalités . )
Un capitaine qui, e n co urs de vo)'ar;e , emp runt e u ne
somme ~ l a. grosse pout l es b esoins de SOll navire, ob li ge
]e prop!'l é talr e armateur envers Je prê te ur de bonne fOi ,
lors m ê me qu e l e ca pitain e n'a p il S fait auparava nt co nstater
la nécessi té de l'e mpr un t e t obte nu l'a ut orisa ti on du magistrat lor.al. a ux termes de l' ar t. 234 d u code de cOJnme rce. E n d 'autres fermes: les formalités prcsc rît ei p ar l'a rt. 234
du code de c omme rc e au ca pÎlain e qni emprunte à la grosse ,
ne co n cern e nt qu e le ca pitain e, à l' égard du proprié taire t
sans qu e le ur omisslo n pllisse ê lre- opposée a u prê te ur de

11 )

1. -

353,

( Privilège . Residence.)
La qualit é de com mi ssionnaire et le pri vil égr. qui
.e;;t
atta ché so ut néc e ss3i reme nt subord onné s à la condIlwn
d'uu e résiden ce di ffére nte e ntre le co mmisiion nàÎre et le
ibid .
comm ett ant.
Voy. A ssuran ce . l. 3.

J:

Compéte nce.

J

1. (

Co nsul, _

Saisi. -OI'ri.t. )

" 9-

Lorsqu' un e Misie-a r rêt faite en p~y s é tran ~er contre \l1"l
fran çais. en verlu d' un e ord~n?an ce de co usul., n'a pH S t té
suivi e d'tlo e c itation en va lidit é devan t le Illen lf' co nsul,
la par tie saisie. de re tour en Fran ce 1 . pC"ul c1E"lnander l,a
mai n-levée de la saisie-arrê t devant le lnbunal de so n do mI-

Lorsque le co osulat d'un capitaine marin e st r eco nnu
faux ~ d Jns un e partie 1 on doi t pré sumer qu'il est fau~

~. (Saisie-reflendicalio n. - FaiUite n on decla,.èe. )
L es présid ens de s tr~b.uoaux de ~o~merce son t co~p~t:ns

Il. -

b onne foi.

8, ( Salai"es, -

112.

Saisie. )

. L f'!s salaires des capitaines d e n aV lres marc h an ds sont

Il. -

iusaisissabl es.

9. (Co nsula t. -

P" Jsoml't"m , )

Il. - ,3:&gt;,

dans tout es les autres parties.
Voy. Avarie.

1. -

5r.

pour autori ser uoe s8 1s1e-revcndlcatlOn con tre un 11ldlvldu

qui. disparu, mais dont 1. faill ite n'a pas é té décla rée,
1. ,37'

r, 2.

Chargé. Voy. Assurance.

cile.

1.

�(

J.2 )

~?mm~r.ce sont compétens pour statu er

Les trib';lu.r\ux de

Sur la vnhdlté Ou l lUvabdlté d'une salsie-re vendicati o

qui

alors qu'elle a été autorisée contre un individu
a d!1 ~
paru',el c~la nonobslanl que lafaillile n 'ail pas é lé déda l'~e
e l .qu un h ers .ré clame, comme ache leur , la proprié lé des
Ibid.
obJels revendIqu és.

3. ( Ét/'angel·s. -

(Faillite. -

Créancier. _

Saisie - arril. )

Dans un e fa illile, lor~qu ' u ll jugemenl du
commerce a déclaré un individu creancier de
ce tr ib unal n'e st pas compéteut pour connaître
arrê L ra ite p ar ce créancier entre l e s mains
calSSter .

5. ( L ell"e de change . -

lribunal de
la masse
de la saisie:
du syndi c -

Il, -

49,

Étrangers, )

Un tribunal df' c Olllm er ce n' es t pas compé tent pour coulâaitre d'un e contes tali on née e nlre de ux etrnngers dont
a uc un n ia son do m icile habituel en Fran ce, à rnisoo d' ulle
l ettre de ch ange so uscrite en fr ance par UII é tr an gpf, pOUl'
valeur re ~ ue eu FraDce e l payabl e daus l'é lranger, U.- 126.

6, ( Ét,·allge rs . -

Homologa lion. )

On ne peut refuser l'homologati.on d'un concordat !ur
le motif qu e l e fai lli D' a pas tenu de livre d'inv f' nlaire,
lorsque d'aill eurs on ne prouve contre lui aurun fait de
Il. -

86.

Congé. Voy. Capitaine. 4. 5.
Connaissemen t. Voy. Fin de non-recevoir.
Consulat, Voy. Capitaine. 9'
Contrat à la grosse.
( Énonciation. _

PI7.'",iles e. )

D es bill e ts causés pour fOUfoitures failes à Dn navire
désigné. mentionnant un intérêt maritime compris dans le
montan t de l'obligation, et portant promesse de ,remb ourser
à une échéance fixe, av ec la clause que le preteur courra
tous ks risques de m er, n'ont pDS le caractère et ne peuven t avoir les effe ts d'un contrat à \a grosse, ', lorsque c~ s
billets n'indiqu ent ni !e taux ~e l'in lé!ê t marI l l m~ compns.
daos le prillcip al, Dl les o?Jets ~ff ec t és au pret! nt le
vo,yage que le navi~e va faire, Dl la dur ée préclse des
risqu es,
II. 57·

Voy. Capi laine. 3. 7, Prime d'assuran ce.

Refus dd jug e/" )

Un tribunal français peut 1 S3 ns dén i de justi ce , refu ser ,
d'offi ce de co nu ai:lre d'u n diffé rend ex is tant entre él rangers , Idrs m~m e que ces. é trans:.rs ,co ~ se~ le n l r~spect,iye­
m enl à ê lre Ju gés par lUI e t qUll s agll cl opérallous f,utes
139.
en France et exécutoires e n Fran cp.
Il. -

7- ( Compag n ie d'a ssurance mutuelle. -

( Defaut d'inventaire. -

fraud e ni d'inconduile.

n1esu l'es con ser'l' oloires. )

Les m agis trats fr~n ç ais sont COmpé lf"us pour autoriser des
m esures c onserv a toires, à J'occasi o u de ~O [1trals passés en
pa.,rs étra.D ger~ , e ntre de ux é tran ge rs de nation d1fù'ente et
qUI devale nl e lre exéculés en pdy S é lranger,
1. _ , 64.

4,

Concordat.

Billéf.)

L e dir ec te ur d'une compngni-e d'assurance mutuell e co ntre
l'incend ie n'est pas ju sticiable ,~ es Iri b U1~aux d e comm e l'~e,
à rais o n des e nga ge meos qu II 50uscnt en ce lle qualité.
Il, 157.
V oy. A cle de commerce.

Compte de l'eto ur.
e Enreg istrement. )

Convention écrite. Voy. Capitaine. 4. 5.
Coulage.
A ssurance.
Franchise. )
Ln dause franc ùè coulage affran chit les assureurs non·
seu lemen t du c oulage ordinaire prov enant de. la faute de
l'homme ou du vice propre de la chose, mais encore de
celui qui provient d'uu événement de mer e t de force
majeure.
I. ' 77
Même decision.
1. 146.
1 (

Dr
D Ébarquement.

Le comple de relour peut êlre signifié en même f~mps
q ue la reLraile, sans avoir é lé pré alablement enreglSlré.

ll,-54·

,

)

,

(Helard. - S6I.,·eslarzes.
Lorsque le débarquement d'un navire est refard é par un
1.

�( '15")
rait iudépendant de la volonté du consignataire et du capi-

Enregistremer:t. Voy. Lettre de change. 7' Compte
'
de relour. Nantissement. ~.

taine, et qu e ce cas n'a pas é té prév u pa r la char te- parti e
il D'y a pas li e u d e faire courir les sl1res lari es en fav eu;
du capitaine. pendan t la durée de ce re lard.
1. ~ 149,

Delai. - Usage. - Suresla,ù,. )
. L'u!HIge é tabli sur la place de Marseille et d'après lequel.
2.

Étranger.

(

en absence d e conven tion, Ull dé lai es t accordé aux consignataires pour re cevo ir les mnrchandises , n' es t app licab le
qu'aux navires de portée ordinaire et non aux batea ux
de petite portée. - En conséql1ence ', si le consignataire
de ID t\rchaudi.ies venant pm· un béllea u de pe lite parLée .
re tarde le dé barqueme nt t par so n raiL, il doit ê tre condamné à payer de s sures laries au capitaine.
J. - 105.

1. (

l

Compromis. - Interpré/e, )

.Un é tranger n~ pe u~ , de.ma~der la nullité d'tln compromi S , sur le mottf qu li l a sIgné sans être assis lé d'un

Il. -

iUl erprète.
1. (

83.

Caution judicillum salvi . )

Un étnmger demandeur n'est pas tenu de fournir la

caution judicalum salvi dans llne instan ce au civil lorsqu'il Ile s'agit que d'un in cident élf'vé sur UDe d e ~ande
portée p ur ce t é tranger de vont le tribunal de commerce
et lorsque ce tribullal est res té saisi du fooù de la de~
mande.
/l, - 91 •
Voy. Compétence. 3. 5, 6.

Déconfiture.
. ( FaiUile. )
En maliè re commerr.iale, la d éc oD6tur ~ Me peut ex ister
ell e existe dans le se ns de la loi c ivile
e l ne peu.l avoir l'effet de 1. faillile déclarée.
1. - 377.
l ~ga l e lD e l1Lt com me

Expédition maritime. VOJ'cz Capitaine.
Faillite 1.

4. 5.

F.

Voy. F dillite, 5.

Délai. ~ày. Débarql1ement. - Obligation.
Déficit" r oy. Fin de non-recevoir.

•

Dommages. Voy. Fin de non-receVOll',
Douane. Voy. Pavillon.

E.
( Date. )
La dale d'un endossement doit è trc é~ pressé m e nt désignée par le quantiè me du ~ ois e t par, l'an née ..- L'en-

( Valeur Joumi•. )
L 'o mission, dons l' e ndossement, de la' valeur fo~rnie

ne peut ê tre réparée par la preuve résultanl des h vr."
IbId.
de co mmerce.
Voy. Billet à ordre. 3. 4·

1. ( Billet Il ordre. Dale en blan c, )
Le failli qui, :\vant son con cordat, a souscrit) au profit
d'un de ses créanciers, un bill e t à ordre dont la date,
d'abord laissée en bl anc:, a été rempli r. postérieurement
au concordat, ne peut ?pposer la nU,I)ité d.e ce bill.~ t., sur
le motif qll'il l'a so uscnt pendallt qu Il éw!t en faillit!! . e~
l ans cau se légi time . - Les autres créa n ~l e r~ de ce .failii
seraient seul s recv&lt;r.bles à demander 18 11Ulhlé de ce bIllet,

comme souscrite pendaDt la faillite.
11, - 33.
2. ( T..oyer. Pri.il&lt;ge , )
Le propriétaire de la maison l ~ u~e au faiiii a , ~ur l e~
meub les qui la ga rniss~n~ , un. pnvll ége ~réfé. l'able' a celur
des frai s faits pour l'admmls lrahon de la raliliie.
Il,-43,

ENdossement.

d ossement n'es t pas valable SI la date n est e xprIm é e qu e
par les mo ts ut relr? .ou ut.supra st:! référant à cf'lIe a o nt
l'endossement es t de )a r ev~ tu='
Il. - 101.

I~Ailli.

1

3. Banqueroutier. Commerce. )
Un railli qui a é té co n~a TDn é corofn e b n l1qu erou(ie~
.imple e l qui tl subi sa peine. peut, Sll ns concordat m
réhabilitati on, faire \0 co m lY1f&gt; rc ~ et tr&lt;l Hsmellre va ltl blem ent les effets négociab les dont 11 est porteur. 11.-1 :11.

Voy. Concordat. L ettre de chauge, 1. 3,
Socié lé. 1. - Venle. 4·
.
.

4, S. -

�( 17 )

( 16 )
Femme.

Faillite.
1. (

Ex pedition marilime . -

.Acte d e propriéte. -

Sy ndics JH·ovisoires . _____

Un e expé diti o n m arit ime co mme ncée par un négoc iant,
qui tombe e n rai llit e , ava nt l e dé par t du n av ire t ne pe ut
ê lre co ntinuée p ar les sy ncii cs prov iso ires de ce lle raillite ,
nono bstant l'o pposition d'un ou de plusieurs créa nciers. _
En d 'a utres le rmes : lo rsqu'un e ex pé dit io n ma ritime es t
comm encée . e t qu e néanmo ins le nav ir e n'est pas e ncore
parti, sa co ntinu ati o n es t c onstitutiv e d'uu ac te d e pro -

1,- '49.

prié té e t n oo d' uo simple a ctc d'administra tion.

( DtHib ti l'ation. -

l1!lajO,.iléL -

m ajorité des créancÎ.p fs ne so at pas o bliga loir es pour la

minorité , h ors des cas prév us e t spécifiés par la loi.
A ge n t. -

Ib id .

Reco uw·emen s. )

fa ill i, hors des cas ô'urge oce dé termi nés p ar la loi. 1.-18,.

3. ( Syn dics. - Dépe n s. )
l.es syndi cs d'un e faillite p e uve nt , sui va nt les circons tan ces . ê tre concl arnu és , en le urs Do ms pe rso nn e ls, aux
d é pens d'uD e in stance qu'il s o nt sui v ie e n l e ur qu nl ité de

sy odics.
De.lfe echue. -

U. P aiem ent . - V ente

4g.

Je m archand ises . )

En ,énhal : le paiem e ot d'une d eit e échu e , fait dan.

les di~ jours qui ont précédé 1. faillite du de bite ur, est
v al abl e, lo rs m ê me qu e le créa nc ier a .s u qu e la fa illite
allait écla te r. En parlicl.I.lie,· : ce paie me nt pe ut ê tr e
m a int e nu , lorsqu' il a élé e frec tué a u r:n o y e n d'un e ve ut e
de m arc h and ises f aite à une personn e lllte rposée . - Dans
ce de rn ie r cas. si I ~ prix d e la ven le excèd e la somme
du e au cl'éa Ll cie r 1 la v e nle do it ê tr e annulée po ur l'ex-

11.-1 73•

céda nt.

5. ( Venle sur ctm n oisse m ent . )
Un e v ente ne march andises fai te sur. c onnaissem e nt ...
a van t la fai llite du ve ud e ur, es t v alid e à l'enco ntre du co mmiss io nn a ire qui a a c he té e l: e xp édié ces m arc ha odi ses poür

le co mpte ilu ve ndeur e t o'a pas é té payé du pri x. 1. - 377·

Voy . D é coufiture. -

Failli. -

Responsabilite. )

publiq. e • est habituellement chargée de gérer le co mmerce
d e son mari, ce dernie r e st te nu des o bliga tion s co mm e rc ial es qu'el!e contracte 1 lors surtout que 1 pendant
]ong ;te mps 1 il a ralifié et exécuté tous les engage mens
c ommerciaux de son é pouse.
11 .-10.

Fin de non-recevoir.
( Mal·chandises. -

D~ficit.

)

de comm erce contre l'ac ti on pour dommages arriv és

~

la

marchandise , est appli cable au t as où le consignataire
se plaint d'un d~fi cit ou manrlue dao s l es caisse s qui lui

ont été consignées. - Elle est applicable au cas où le
consignatair e , après avoir reç u la ma'rchandise s.ans protes ter 1 a néa nmoins fait , signifier UDe pro testation dans les

L 'agen t d'une fQillite n'a pas le P OU VO ll' dïnt en,te'r d e s
ac ti o ns re lJtives a u recouv re m ent des de tt es ac ti ves d u

4. (

Mari. -

La fin de non-recevoir établie par l'article 435 du co d.

Minorite. )

En ma tiè re de faill ite , les délibérati ons prise s par la

2. (

( Oblig alions comm erciales. -

Lorsqu'il est noloire qu'une femme , sans ê lre marchande

A cfe d 'ad m inistration . )

Rev e ndication.

Femme.

:&gt;.4

heures de la réceptIO n.
( Connaissement . -

1. -

100

Clause que d il être . )

L orsque le c onnaissement. a é t.é signé avec la cla use
ue dil être et qu e le consignataire a .reçu les .ro archaoai ses et o'a protesté qu'.après .l a réce phon , qu o ique ? ans
l es '14 he ures, ce conslgnataire est ~o n- rece v ~bl e a se
plaindre d'un dé fi cit existant dans les ca isses co nSignées. l b.

Voy. Avarie.

1.

Fonds de commerce. Voy. Vente. 6. .
Franchise d'avaries. Voy. Avarie. 4. Coulage.
Assurance 1 1.
Francisa tion. Voy. Pavillon.
Fret.
( Poids n el. - Usage.)
.
I4ol'squ e dans un co nn aisse me~l t ret~ il f à ~es marchan dises venant des Colonies fr.anç~lses 1 cl Am~rlque, le fre t
e st stipul é à lanl par livre, Il dOI t ,. d après t usate du
m e rce n'êtr e payé qu e sur le pOI ds I lt' t de c .i1que Iv!e

d e m a;chandises
l'emballa ge.

, saDS égard

Voy. Assurance. 3.

au poid s

l?mdes fut.lllles Ol~ ae
.- ;"6
B

�( 18 )

( 19 )

I.

é (' ~t:an ce, le port e ur pourra e xerce r cf"l'lains droits dé terHl ln é! , la .surv~llance du pro tê t fallte d 'acce ptation ne
donne pas ln con llu e nt ouver tur e à l'e xercice de CP; dr oi ts.

INcendie. Voy. Abandon. 1.
Innavigabilité. Voy. Abandon 3.

(

Tra fl.~port,

1 . - 3'9'

)

m e u~~ avan t

J Et à la mer. Voy. Chargement sur co uverte.
Jugement par défaut.
1. ( Saisie .. arrèt. Exèculion. - Opposition.)
Un jugemeRt par dé faut est réputé exécu té et l'opposi tion
est censée conuue du débi.t ~ur, dans le sens de l' art. 159
du code de procé dure civil e, a\ot s qu'un e saisie-arrê t a
été faite en vertu de ce jllge me nt, e t que néa nmoins le
d ébiteur n'a pas constitué avo ué sur la ù e m&lt;tnd ~ en validité. _ En conséquence, l'op posilion e nvers le lugement
p ar d éfaut, est n on-recevabl e, si e ll e est formée posté rie ure ment à la dénonciation de la sa isie ~ arrêt el à la
demande e n vali dité.
l. - 144·
2. ( Phemplion . ) L. p éremp tion de six moi. établie
p ar l'article 156 du code de prorédu re ne ppu t atteindre
un juge ment p ar d éfaut rend .. par un tribullal de comm erce , dans le cas où \a p artie ou son fondé de pou voirs
s'est présentée et a seulemenl refusé de dé fendre au
fond.
Il. - 137.

L.

De.s mar chandi ses adressées à la co nsignalion du tiré·
cOtls!ilue nt, m ême avant d'ê tre réali~ées , la pro . . ision d~

lb id.

la le ttre de chaoge.

Celt e prov isio n exis te en main du tiré consignataire t
p al' l ~ ra it seu l de la tran smissi on qui lu'ï a é té fa lle du
co nnal sse rn en t d es m archandises,
I bid.

3. (Pr ovision. - Fa illite du tireur.)
. Un e ~ etlre de c~a ll ge no~ acceptée , m ai s

don~ \a provieX iste en mall1s du tiré , ne rend pas le por ltm r propr ié ta ire exclusi r de ce lte prov ision, quoique le lÎl'eu r soi t
SI O II

11. -'7'

tombé en faillite avant l'échéance.

4. (

Pro . . i~io n. -

Tiers -porleur. -

Privilege . )

L a provision d' une lett re de chauge n'c st pas aff~cl ée
a u ti ers-porte ur, en ce sens qu e ce de rnier jouisse d'un
dr oi t de pro pr ié té ou d' un privi lége spéc iJ I sur cette provi sio n exclusivement aux au tres créa nciers de l'a cce pte ur
failli. _ En d'(wlreS termes! les tiers rporleurs df' Je ur es
de c han ge acc,e plées par le tiré n'o nt, co ntre ce rl er ni er,
qu'ull e action purem e nt p ersonDell~ e l no n un droit de
' proprié té ou de privilége sur la prol';sioll.

LEttre de change.
Provision. - Tran sport. - Faillite du tir~ur.)
Lorsque la valeur destin ée à former la prov ision d' unel e ttre de change cooslsle e n march a ndises ex pé diées par
l e tireu r ~ avant l'échéan ce , e t qui ne sont parvenues au
tiré qu e p ost é ri eurement, le porte ur est proprié taire exclusif de cette provi sion, quoiqu e l e tireur soit tombé en
faillit e après le p~o têt faute d'acceptation et de paiem en t.
1. - 83.
1. (

Décision contraire.

Protêt faule d'acceptati?n. -

-

~a l ettre d e, cha nge opère le transport de la provision,
1échéaoce, e t en absence de l' accep tati o n
du. ll ~~ , de t ~ !l e m a ni ~r~ q? e le. po rt eur en deviPlI 1 propné t(ure, dès 1lD stanl ou 1efle L \Ul a é té remis ou cédé. lb

J.

2. (

P,.o~ il ion.

Lor~t"fn e par d es s ti pal atinns p arli c uli è r t=&gt;s, il e~ t

( Accepleur. )
L'accepte ur d' une lettre de cha nge est, res pect;vp ment
au tIreu r e t au tiers· porteur J propriér.tire exclu sir de la
provision J quoique ce lte pro vision :tir é té faite entre les
m ains d'une tie rce perso nn e co nven ue .
I bid.

( CrUit. )
Celui qui a concouru à rem plir un crédit commercial

effec tu é par le tt res de change es t, ('oncurr.f&gt;~mell t ~vec
c e lui qui l' a accordé , prop ri é tai re ùe la pr o~vls lOD des t1o ~ e

à ~ouvrir ce crédit.
S. ( Jours de .ue. -

A ction, )
COflvetHi

qu'à défaut de p aielDeat d'une l ettre de ch ange. à

SOli

il. - ' 57.

Ibid.

Ec1.ea nce . Prolêt)
Lorsqu' une le ttre de change es t à plusieurs jours de

�( 20

)

v.ue le"p:em; er protê t q ui en es t fait t not; fèlnte d'accepl(t~
llon , .mals fa/~te de p(l ie m ~ n t, n'a pas se ul e m e nt pour eflio-t

(

2 1 )

t

de r. lf e COllnr le délai de l' ~ch é a n ce . L e porteur n'esl

pas t ~o u , e n c o nséqu e nce, pou r co userver Son reco ur
de faire Ull. sec.c nd protê t faul ~ de paie me nt 1 à l 'expiratiosL~

de c.e déla,. SI, lors, d u premi er prol êt, le tiré étai, en
fallllle . L e pre mi e r l'r o té t suffi t 1 &lt;JU contraire, daos è e
cas '" p Oll1' as~ ure r le recours du porte ur et tous autres

pro tets postérieurs ne SOnt que surabo nda ns.

6. (

P OUl'

co mp~•. -

Donneu,' d'ol·dr•. -

1. -

' 93.

CaraY/ti• . )

. Celui pour compte de qui une lettre de change a été

~I ré: et do nt 1. nom ~'y est indiqué que par des I. Hres
inItial es , n'est pas ob lIgé perso nlld lemeul e nv"' rs le tiersp o rt~ u r

dermer.

et ne peut être atl aqu é personnell ement par ce
II. 142.

7. ( A cquit. -

Enregislrement. )
J

ne son t pas suje ts à

11- 32-

l'enregistre ment.
Voy. Compétence. 5.

L ivra ison. Vo)'. Vente.

2.

le urs sa date soit deven ue cer taine par la mort de cel ui

q ui l'a écrit, et qu'il ait même été suivi d'exécution. 1....:..353.

Nav ire.

1.

( Navire en relâc1le. -

Provisions: -

Les droit s d'e ntré e e t d'oc tro i ne peuvent être exigés
sur les prov isioni ex islantes à bord d'.un nav ire en relâche.
l o rsq ue le ca pitain e les déclare desl1u ées pour la consom-

5.

V ente [orcee . - M ise à prix . )
Le c ré anc ier qu i ponrsuit la veule .fo r~ée ~' un. nav ire,
ne doi t p a~ rorcé ment dem eurer ad)ud\ catau:e po ur sa
m 1se à prix , si , lors des e ochères e t de.s remtses ord ou2. (

Na ufrage. Voyez Vente.

olisernent. Voyez Pavillon.
N ova tion. Voyez H.evendica tioo.

O Ctroi. Voy. Nav ire.

N LlJ,litJ. )

3.

1.

Obligation.

min e ur no n é mancipé ni autori ,é légalement ne
peut raire le c o mm erce e n son partic ulier e t ~' e n ga gf' t·

1. -

' 98.

N.

N A~lissement.
Trad ition. -

2.

O.

Un

1. (

Il-3S.

1.

Nullité. Voyez Ass urance.

MIn eur commer çan t.

valablemeut.

11 - ' 7,

mation de l'é quipage:

M.
( Enliag em ent. -

Droits d'entree

et d'Octroi . )

llées , il ne se présenle pas cl e surenchémseur.

L es acqu its de lellres de change , lorsqu'ils résultent
d e m ent ion in sé rée da ns les pro tê ts

un état détail1é des choses mises en gage , quoique d' ail-

( Defai. ) Les tribulHlU x de ~omm erce, qui ne pebvent
e t de s bil\ ets à o rdre 1 peuvent acc or.der es
paiement des autres dettes co mm ercIales.
gro sse .

Privitege.

U n ac te d e n an ti ssomenl , m ê me auth~ ntiqu e 1 !l'.enge ndre

at

pour e
.20.-

V oy. Mineur. _ F em me. - Capitaine. 3. - Contrat a

la

pas p rivilége en raveur d u créa n c i er, ~, la tr.d ll lOu réelle
de la ch ose n'a pa. é té fa,te , et SI celle tradillon ne
r emonte pas à l'époque du contrat.
l. - 3 2 9,
2. . ( Erl1'egist,·e ment . Dù ignation. )
Un .cte de nant issement Ilest pas v,~ lid e, ~ l' é~ard des
tien, s'il n'a pas é té enregistré. et s ,1 ne coollenl P"

1

accorder au cun di lai pour le palemenl desdl eu.;: r de c on e

P.

PAcotille. Voy. Capitaine.
Paiement. Voy. F aillite.
Pavillon.

1.

4·
.'

Droits de douan e.)

( Na vire . _ Nolise ment._ T! ran clsallon.l' semeDt fail en pays étranger . le
Lorsque t daos un DO l

�(

22 )

navirs nolisé est désigné par ces mots: avec pavillon fra nçais
celte dési~nalionl1e pe ut, entre le ca pitaine et les chargeurs:
avoir l'eHet de fnire e nvisager le DHvire CO mm e muai d'une
fraDci satioll définitiv e. - Dan s le même cas 1 si celle désignation ne fait présumer qu'une fran c isatio n proviso ire et
si, à l'arrivée du naVLre dans un port français 1 l es marchandises importées sont soumises aux droits de douane
imp osés SUl' marchandises venues par nav ire é trl.l1 f;;e r 1 le
cbargpur ne pp ut répéte," contre le ca pÎlnÎll c I~ diffërence
de droit qui existe entre Je tarif des marchandises venant
paf navirps français et le tarif des marchandises venant
par ",vires é trangers.
1. 185,
Voy , Assurance. 8.

. Prescription. Voy. Billet à ordre.
SlOnnatre. 1.

2. -

Revendication.
( Ma,'chandises. -

I.orsque le vendeur d'une marchandise quitlance la facture en bille ts, à terme 1 souscrits à. son profit par l'acheteur,
il n'y a pas DQ.vali'on elle prix de la marchandise n'est pas
. censé payé, de ~e ll e manière que ~e vendeur con~e~ve le
droit de revendlque;- la marchandise \ en cas de fallhle de

( Privil';ge .)
L es primes des assurances prises sur {a cullcs jouissent

une riviè re e t qui sont arrivés au li eu de leur des tination,
ne peuve nt pas être considérés comme étan t entrés dans les
magasins de l'acheleur \ lorsqu'ils sont encore i fiat et nlont

Privilége. Voy. Commissionnaire. 2. - Contrat
à la grosse. - Failli. 2. - Lettre de chan O'e. 1. 3.
3. 4' - Nantissement.
0
ll ecour.&lt;. )

En cas de protê t tardif d'uu bil let a ordre dont le so uscriptE'llf Po st lombé e ll filillite . avant l'échéance . le portt'ul'
à qu i l'e ffet!, é té endossé pos térieuremen t à la fai llit e, peut,
nonobstant l e retard du p,'otêt. avoir SO n ft'COUrs contre
5 00 e ndosse ~r. --:- D aos le même cas, le déraut de protê t,
en tpmps ultle . prive l'e ndosse ur, qui a reçu l'effet avant la

faillite et l'a négocié "près, de son reCOtifS contre ses
cédans immédiats.
Il. 76.
Voy. Lettre de change . 2. 5.

R.

B Ernplacemens militaires. Voy. Acte de commerce.
Réticence. Voy. Assurance.

2.

3.

4.

5.

146.

s.
SAisie-al'rèt. Voy. Compétence. 1.4. - Jugement
par défaut.
Sauvetage. Voy. Assurance. 7'
Serment. Voy. Vente. 3,
Sinistre maj eur. Voy. Assurance.

1

t.

Société.
1.

(Commandile. - MesinteUigence. - Injures. - Di"olulion,)
, ,

Protêt.

Il, -

éprouvé aucuo changemeDt ni altéra tion.
Voy. Compétence. 2 •

d'un privilég~.
1. 353.
L e privllé~e attaché aux con trals à la grosse sur fa cultés
est antérieur à celui des primes d'assurances sur facultés. l b.

Faillite. -

Des bois cu plaDches ex pédiés à Ilot sur

l'acheteur. -

Commis-

Prime d'assurance.

( ReIQl·d. -

Paiement en biUels.)

l ' une mésint elligence grave surv el~u e entre

de~~~t:~é:~ ~stü~:s~~irq~i dd!:~~~~ll.d;L~as~\u~';~~ .a~~~~
~~~se
°

de

P rOYle. •nt

~ésintelligence, es t d~éspensé deLProi:J~~e~u d'~~
r °t des autres aSSOCI
s. es
.
u al
'é
t nst'Itut'I" """ d' une' v\o~

d

Cl son co
~ ~ .
associe e nvers son c~~lasso
. te e ll es sont une rallse
latton du pactf"! SOCta et, par SUl 1
1 - 209:
d.e dissolution de la société, avant SOD terme.
.

.'
.
' rè.\es sont applic.blrs auX
En parttcu7zer: les. mernes f 0 °
"associé COID01ansociétés en commandJt~, de aço~s~~~lIicrence ou (lps 1\lditaire peut se pré l'alOlr di l~r!D ll",'on °à l' eucontre des
Jures pour taire prononcer a ISSa U l ' I b i d .
associés gérans.
", ( Failli. -

d .

Preuve, )

fai\liner.el1vent~ trea n1\S
Les créanCiers d un ~egOClantélé ntre eDf cl6bileur et des
à prouver l'eXistence dune SOCI c
•

,

'

°

�( 25 )
ti'lfs . e t à faire .déclorer ces tiers en étal de faillite, comme
associés solid a ires du failli, lorsqu e les engagemens de
celui-ci n'oul pas é té contractés SO us une raison sociale
mais sotts un nODl individuel.
Il. -

4:

Société en participation,
1.

(Associes. _

Solidar·ite. )

Crea ncier. _

Il s.erait tenu de recevoir, .lors r;nême que le tnité exprimeralt une clause r~solutolre di~ecte et Don une simple
fac ulté en faveur de 1 acheteur, 51 le retard d. la livraison
n'é tall pOlDllmputable à la faute de l'acheteur.
1. _ 53.

3. ( CourÛer. - Serment. )

D es assoc ips e n partic ipiltÏon ne sont pas so fid aù'es 1 à
raison des obliga ti ons contrac tées par chacun d'eux pour ce
qui fait l'o bj e t de l'associa tion.
Il. 94.
2.. (

ê tre tenu de recevoi;.1iv;ais?n tant qu'il n'a point déclaré
user de la faculté qu 11 s étal! réservée.

Recours. )

L e créanc ier e nvers lequel un m embre d'une soc ié té en
participati on a con trac té des de lles , dans l'int é rê t de la
socié té , peut, cn se m ettant aux droi ts de son déb iteur,
exercer une ac tio n so lidaire con tre les co.associés de ue
d ern ier.
Il. 97.

Lorsque des négoci ans ont traité de la vente d'une marc hand ise par le ministère d'un courlier. qÛ'OD ne représe n t~ auc un bord~r~au ou arrêté ~u courtier signé par les
pariteS , e t qu e d adl eurs cell eS-Cl ne se sont pOln t abouc hées, le se rment d6cisoire peu t être déféré sur l' existence

1. _ 60.

de la ve nte.

4. (

Failli. -

Preu ve. )

Une ve nte de marchandises félite par un fa illi, à une
é poqu e antérieure à l'ouverture de la faillite, est suffisam·

SUl·es taries. Vo)'. Débarquement.

men t prouvée par un e facture acqui ttée et par des bill ets de
p e,eurs publics.
1. _ 65.

Syndics. Voy. Faillite.

L e, sy ndics de la faillite ne peuvent pas être admis à
prouver la simu lation de ce lte ven te , au moyen d'un e
con tr e -l e ltre ou dé claration qu'ils prétenden t ex ister entre
les main s d'un tie rs, et il ne peut être fai l inj onction au

1.

3.

U.
U Sage. Voy. Débarquement.

2. -

Fret. - Vente. 6.

v.

a

VEnte.
1. ( Marchandise. IIesolution. )

Naufrage . _

Daaissemen l. _

D.ans le. cas de, venle d'.un e ~narch ~ nrlise ve nant par un
na.v1re d ~Sl gll é , SI le naVlre fal t naufrage e l si If" vend eur
falt d él ~ l ssem e nt aux assureurs, ce dé laissemen t opè re la
réso luhon de la vent e, nonobs tant qu e l'on ai t sauvé des
m archa ndises égales, en qu antité et qualité. à cell e vendu e
et que le ve nd e ur eD offre la livraiso n à l'ache te u r . _
L 'achete ur peul, dans ce tte circonstance, refuser de rece voir la livraisoll.
1. - 9.
2. (

Livraison . -

T erme. -

tiel's de représenter la pièce don t on le di t dépositaire,
sans qu'i l soit prouvé que ce dépôt ail eu lieu, ni qu e l'obi,et
déposé so it relatif à l'affaire en litige.
Ibid.

Clause résolulo ire . )

Lorsqu'une mRrchandise a été v e ndup pour ê tre li vrée
dans un terme désigné et avec fa c ul té il l'acheteur de 1.
refuser après l'expira tion de ce terme, l'acheteur peut encore

5. ( Livraison quai et au debarquement. _ Illlerpré.
talion. )
L 'ob li ga tion de li vrer à qlJfJÎ et au dt;b(Jl'q uem. e~t ne. doit
pas être e nte ndue e n ce sens qu e Je vendeu r dowe h vrer
à qu ai J à l'in stan t même du dé barquemen t.
1. - 71.
E n a'autres te,'mes: lorsque des ma rchanùises on t été
vendues pour être li vrées à Quai el au debarque.ment, le
ve nd e ur sa tis rait à son obli ga ti on en li vrant à .qU~ l des ~ar~
chandi ses provena nt de déba rqu ement . quolqu e\~es ~l e D

é té débarqu ées plu sieurs jours avan t celUl de la ltvr' ISo.n .
IbId.

6. ( Fo nds de commerce. - Successeur. - Bètablissem ent. - Usage. )
U n m arrhann qui n ve ndu son ronds ~ e comm,rrce avec
tont es les marchan dises , ustensil es cl ob jets en dependans,
e t qUl. a reCO OlOlilll dé so n fiC' h e teur à se"~ correspondans ,
comme Son successe ur, est censé, daus l'usage du com-

�( 27 )

( 26 )
mer.ee, avoir renoncé à exercer, à l'avenir, le même genTs
de commerce, dans le même lieu. En conséquence,
et dans le cas où. quelque temps après la vente et cession
de son fonds, il aurait formé J dans la même vil le , un
nouvel établissement du m ême geore, 00 p e ul lui faire
défense dG le continuer.
Il. _
153.

Voy. Faillite. 4. 5.

Visite. Voy. Capitaine.

FIN

DII

LA

T ABLE ALPHABÉTIQUE
Des Noms des Parties entre lesquelles ont étt rendues
les düisions rappor/ùs dans le tome 3,e du Journal
de Ju risprudence Commerciale et Maritime.

2.

TABL E.

---------~ ~.--------

contre H olive.
Abram
Au ze bey.
André
A ssureurs.
Argenli
Assurés, Ma cedo
A ss ur eurs.
Argen ti.
A ssu re urs
Assur eurs.
Assu1'eurs
le!. (Com p. e,!e )
Id.

Id.

Irl.

Id.
Id.
1(1.

Id.
Id.
Id. ( C." R.le )
Id .
Id.

rd.

Id. (c.e R.l e)
Id.

Id.
Aubert
Audibert
Au ze bey
Ban cal
Badelly ( Syndics)
B audoi n .
B arlh éle my (Synd.)
Belhomme
Berengui er
B ern adac
B e lhrort (Ve uve)
Blanchard.
Boille t

Parlie. Pag.
II.
33.
,85.
1.

Baudoin .
Cazalis Tull ein.

Double 1 Bancal.
Es ti eu.
Gismondi.
G uerrero , etc.
Guez.
Ollaviani, Chi. pp"
Payan.
P eder,e n.
R oll and.
R .. .
Salavy.
Sonsino.
B ouchor.
Gau tier.
André.
A ssure urs.
Lagrange.
Assureurs.
W uillauroe
Olive.
Sicard . ~
Cnn oac.
B elhrort, D am.ye.
Jadol.
&lt;':airé 1J'.

l.

u S.

1.

4.

1.
1.

115.
12.7·
368.
78•

l.
1.
1.
1.
\.

\1. '1.

1.
1.
1.
\.
1.
\.
\.
II.
1.
1.

II.
\.
\.

36.
311.
175.
353.
177·

/ 43.
41.
' 9 1.
232.
, 32.

,3.
33.
35.
201.

285 .

1.

36.
65 .
78.
146.
51.

1.

'44·

\.

1.
\.

II.
Il.

1.
Il.

1.

57·

'09·
179·

94·

�( 29 )
( 28 )
Bonjean
con tre L ••.
Boscas
Syndics Cande lié.
Bouchor
Aubert.
B ougl eux ( Syud . )
Simon.
Boy de Latour
Sal"bert.
Brès
Torrents.

Partie. Pag.
Partie.

Pag.

11.
1 1.
1 1.
1 1.
1.
1.

87'
' 7·
35.
173 •

r·3.

.60.
Cahen
Cai" ety
Canaple
Can dell é
Cannac (Créan.")
Cazalis Tutain
Chabert
Chaud oin
Cheverry
Chiappa
Cormureilu

Crémieux (Créan. rs )

Croce, Cu sson

Faillite L ...
Baillet.

Westze nthiu ••
B oscus.

Bern.dac.

1 1.
1.
1.
Il.

11.

A ssureurs.

1.
Cha baud V.a Masse. 1.
Timon.
1.
Tro cmé.
II.
Assureurs.

1.
1.

Serve l.
Créanciers Fumag dli . Il.
Jouvin.
1.

Duœou stÎ er

Dupuy
Dutilloy et D olfus
Estieu
Eyriès
Falkenberg
F lluvea u

F esquel
Fonlanei ll e
Fumagalli (Cr!')

Pou lain.
Roussel.
}"'ontaneille.
Granier.
ASSUTf' UTS.

Donadieu.
H.wker.
D epras , Lagrange.
B ouchor.
Dupuy.
Créan." Crémieu" .

II.
II.

J.

lsnard

R ochon.

1.

3020

J adot
J .udou
Id.

Blanchard.
Leroux et J acolo t.
Syndic. Segond.

44·

' ~7·

97·

Hawker

Assureur s.

Jouvin

Croce, Cusson,

Kock

Fiertz.

L agrange

B adeuy.
Fa uveau .
N e ltancourt.
Octroi.
Jaudou.
Torl "dès
Virard.
Bonjean .

l ~~.
~

.

' 7'

110.

54.
49·
10 2.

Il.

1.
II.

3 11.
12 9.

Il.
1.
Il.

,5,.

'43.
2.82.

326.
9 5•

J.
II.

1.

Il.
Il.

33.

Il.

Sauvé.

184.
'98.
'7 5.
, 57·

' 0.

1 02.

1.
1.

Thllilier.
Duti ll oy et Do1fus.
A ssureurs (C . C.)

1.
1.

.6~.

Ey riès.

Dubois
Dum as et Auhert
Dumon t et Gillo!

A ssureurs.
M artin.

,33.

1.

Donadieu

l.

.2.01 .

142.

Il.

Il.

1.

Goldsc hmidt
Gosse lin
Grauier
Gu errero
Gu ez
Guyaux
,

1.
1.

Vailhen
Audiberl.
Montagne.
Syndics Segond.

F alkenberg.
Abram.

11.

Despine.
Raspal.

Gismondi

163.
1.

Holive

1 12.

137.

[i'auveau.

Drpson

Gauti e r
Geii lin

1.
Il.

P ros.

2°9'
,39,

A ssureurs.

Garoute
Gaut ier

Martie.

95.
353.
177,
9',

4·
94·
60.
17·
57·

Bethrurt.
Morel, etc.

Doubl e

contre Patac • Onfroy.

11.
1.
\.
11.

Damaye, lle thfor t
Davet
Depras, Lagrange

1.

Ga!u!a
Gar.gno n

:&gt;64·
102. .

35.
:126.
137.

"Lagrange , D epras
Lambert
L e prince
Leroux e t J acolot
L f'vCUX

L ucas

L .. .
Macedo
M arab out
Marqu èze
Mart e l
Martin

Assureurs.
Timon .

Pelletier.
Paillasso n.
Garagn o n.

Il.
1.
1.
1.

179,
377·
'49·
97'

1.

149,

1.

65.

II.
Il.
II.

r02.

1.

6g.
'7'
377·

II.

11 2.

11.

1 '1 2.

II.

87·

1.

f.

1.

3 1 9.

II.

1.
II.

72'

..

' 9"
J

Martin

Goldsclllnidt , e tc.

Il.

42 .

tS?

�( 30 )
Masse (veuve) contre Chabert.
D ivers.
Maurand
Michel
Mercier
Mercier
Michel
P érard
Mine ur
Gautier
Montagne
Dav et
1\'lorol, etc.
Ra spal
M oynier
Bouchor
Mulot
N ettancourt

Lambert

Nodet

Paran

Octroi
Odier Aubert
Olive
Oliv e
Onrroy , P atac
Orrock
Ouav iau i

L epriuce
Sara la
Belh omme
Ro lland
G alul a
Wolmaar
Assureure

Parlie. Pa~.
,37,
1.
1.
. 53.
11.
. 55.
Il.
155.

1 1.
1.
II.
l.
Il.

"9'
1 84.
.39·
J 02. .

35.

1 1.

6g.

1.

Ig~.

II.
1.
1.
1.
1.
1 1.

1.

~7·

186.
51.
34g.

12 7.
"43.

Poulain
Pros

Rivière
Mill eur.
Weil.
Dumont et Gillat.
Guy aux.

29 r.
77·

Quiueray (D.· )

Créanciers.

li.

la.

R aspal
R aspal
R ebccquy
Rivière
R occa frères
Rocho u
Rolland
Rolland

Dubois.
Maynier.
Séjourné.
P elloquin.

1.
1.
1.
1.
1.
1.

Picard, etc.

Marlel
Galul ...
Nodet
A!sureurs
Assure urs . etc.
Marqu èze

So051no.

Isoard .
Assureurs.

Olive.

1.
1.

S.labert
Salavy
Sal omon
Sara lo
Sauv é
Séjourn é
Segond (Syndic,)
Id.
Servel
Sicard
Simon
Siewokillg T.ndon
Son sin o

Partie. Pag.
Il.
83,

Il.

102.

Boy de Latour.
l.
Assureurs.
gr:ce 'ACï.sson.
\:
D .er u ert
1.
R u~.s et Aubert,
1.
e ecquy.
1.
Geslln.
1
Ja\ldou, elc.
1:
C9 r ,!, ur eau et Tedeschi. 1.
Berenguier.
1
Syndics Bougleu.. 1
Assureurs ( C. C. )
1.

i.

7t •

23.
97.
186.

54.
246.
29 8•
249.
282.
144.
17 3.

368.
33.

Assureurs.

l

Siralorello

Rocca frères,
Romeo.

11.

81.

Thuilier
Timon

Gasse lin.
Chaudoin.

Il.
1.

15t.

Marabout. etc.

32g.

44,

Id.

1:

ln2 .

1.
1.
1.
l.
1.
1 1.
1.
11.
Il.
II.
11.

Paillasson
P atac , Ourroy
P ara n
P aya n
P edersen
P elleli er Mareill e
P elloquia'
P erard

Romeo
cootre Sirarorollo.
Roussel ( veuve)
Dumou'lier.

19 3.
102.
Ig8.

41.
205
89.
97·
49·
9'·

Id.
T orladès
Torrents

Leveu~.

Brès.

1.
Il.
l.

Tracmé

Choverry.

Il.

V.ilben
Viall (Syndics)
Vida l
Virard.

Garoute,
Assureurs (C. C,)
Martiu.
Vivier Deslandes.

1.
1.
Il.

W eil
W eslzel!thius
Wolm.n
W uill , "m~

Picard, etc.
Canaple.
O,rock.
Synd. Barthélemy.

120.

102.

24 6•
205.

g.

302.
232.
349·

FIN.

Il.

11.
1.
11.
Il,

20.

111.

83,
260,
133.
353.
,57·
1 2'1,

�</text>
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                  <elementText elementTextId="959">
                    <text>( 208 )

lonvent le pairmentdes dividendes, el compromettent l'exi5tence d.. faillis et des créanciers légilimes; que la justice
ne saurait tolérer de tels abus, et qu' elle doit les proscrire
• évèrement toutes les fois qu 'elle peut les ail cindre ;
H

•

Adoptant, au surplus, les motifs des premiers juges,

« LA COUR confirme, etc. »

Du

CONTENUES DANS LE TOME SEPTIÈME

aoilt 1826. -

Cour royale de Bordeaux,
4me chambre. - Pr~s. M. DUPRAT, - Plaid. MM.
DUFAURE, BOYER et BOUSSENOT (1).
1 1

(1)

Voyez: ce Recueil, tome 3,

.m. part. , page 70,

.m. part. , pa~e33, et tom.

FIN DU TOME SEPTIÈME,

,

1" ET llm, PARTIES .

.'

G,

TABLE ALPHABÉTIQUE

- .._--...._--.................- ..
---_..._......--.........._-....

N . B. Le chiffre romain désign e la p&lt;trlie elle cl 'ffi
Il

b 1

r'e ara e a page .

ABANDON.
J. En mati ère d '~ssurance sur argent pr~ t é à la grosse,
la p erle ou la délénorahon de~ IrOiS quarls , qu i csl nécessaire pour donn er ou,rcrlurc a l'action d'abandon doiLse
réFérer 1)on au gag~ du. prêt , mais au monlalll ' du prrt
lUI-même. - Par s Ulle, SI la perl e ou la délérioral ion eprouvées l,al' I ~ gage du prêt excèdent les Irois quarls de cc
gage, malS ne pnvelll pas le IJ r ~ leur des trois quarl s de
la somme pr êtée, j'abandon ' cst inadmissible .. !. - 87.
( Voy. Assurance. 5. )
2. L'abandon fait, acccpt'; et jugé yalable, a un erret
r élroaclif jusqu 'à l'évcn cment qui lui donne ouverlure, de
t ell e sorte que les assureurs sOlît censés avoir élé, des le
prin cipe de cet évé nemen t , propriclaires de la chose assurée . .... . ........... .. ... .. ... .. . . .... J. - 167.
(Voy. Assurance. 10 . )
3. Dan s le ras d'une assurance sur marchandises, l'aclion
en délaissement et en paiement des sommes assurées, pour
cause de sinislre maj eur résull anl de la subm ersion du
navire, comprend l'acli on en indemnilé des pertes ou al'aries, de telle sorte que le délaissemenl élanl non-recevable,
faul e d avoir ét e signifié dans les dé lais pre.crits, l'assuré
conserve n éanmoins la facult é de demander la réparalion
des pertes ou dommages spécifi és dans l'arlicle 350 du t'ode
de commerce ........................... Il. - \1 3,

1

�( :. )
( 3)

4. Les ass~ reurs peu.vent excipe~, en ap ~ el ,. de l' expiralion des delalS prescn ls par. la 101 pou~ 1 aE lIon en
laissCOlcnl , quoiqu'ils n'en aient pas exc ip é en premlère
juslance. si d' aill eurs il n e r és ulte d'aucun acte, de I~ur
part, qu 'ils aient renoncé à ce moyen . . . .... .. .. . IbId.
(Vo)' . Assurance. 2. 1 0. - Chargement. - Echouement. Voyage de long cours. )

de-

relalive à lin dCpÔl de 'è
. r
f·
pl ces et qui 0 d
aUla leu aux raIS de l'un e d
. r on ne que le ù6 Jllt
m ent Simplement préparaloi:: p~r~,cs, n'esl .pas Un ju~e. . . . ....... . .... . " . " .... .'. n suscepllble d'appel.

Abordage.
Lorsqu'un navire est en quarantaine dans un port Ou
dans un e rad e, l e ca pitain e n'es t pas censé pouvoir agi,.,
dans le sens de l'a l·ticle 435 du code de commerce. de tell e
sorte qu'cn cas d'abordage il doive nécessairemenl rérl amc r
l'indemnité du dommage r eçu, dan s les vingt-qu alre heures
de l'événement , aux term es de l'article 431; du m ême code,
à peine de déchéance. - En pareil cas, l'ac tion en indemnité est r eceva ble, m ême alors que la r éclamalion esl postér ieur e aux vingt-quatre b eures de l'éyénemenl, si d'ailleurs
elle a été constatée dans les vingt-quatre heures qui ont
suivi l'admission du ca pitain e à la libre pratique. - Il n 'y
a aucnne différence, à cet égard, enlre le cas où l'armateur du navire réside au lieu où l'événement es t arriv é
et ce lui où le li eu de sa r ésidence est plus ou moins éloigné. - Et, par suite, la r éclamation est utilement consta tée dans les vingt-quatre heures qui suivent l'admission
du capitaine à la libre pratique, nonobstanl que l'armateur
du navire r éside au li eu où l'événe ment est arrivé. I. - 348.

Abroga tion. - Voy. Innavigabilité.
Acceptation. Accepteur. Voy. Femme. 2. Lettre de change. 4. - Revendication. 2.
Amende. Voy. Lettre de change. 3.
Affrétement. Affréteur.
L'affréteur es t responsable des suites qu e peut noir la
prohibilion de l'entr ée, au li eu de destination , des marchandises chargées sur le navire. - L'action du capitaine,
à raison de cette r esponsabilité, ne peut pas êlre exercée
avant le déparl du navire .. ..... . ... ... .. 1. - 3,,6.
( Voy. Charte-partie. - Force majeure.)

Appel.
'1. Un jugement rendu sur une contestai ion incidente

\

2. En mali èr e commerciale l' ··········· 1. - '10.
de comp élence esl privé d' t ' 1a l'tel envers le juge ment
cas Où l'exécution pro"isoi~e ~\s~i el sU~ ~Cllsjf) même au
sorle qn e, nonobslant cel a "cl
pas oldonnee, de Idle
tance conservenll e pouvoir ~~ l' Iles luges de premi ère inss a uer Sur le rOlld 1
.
3. L 'appel envers un '
. ·-'7 J ·
par défaul el avec conlra!~lgeement de condamnai ion rendu
. rooo' fr
par
corps ' po ur un e somme
a u- (l O
. . Ssous ue
1
t
pronon ce la contrainle'-:. ~'.e.s .. ~~~ . ,:~c.e.vablc ~~ cher .qui
4. Un débileur rondamn é
" . . - " 7·
par corps , el dont l 'oPposilio~a~ défaul, avec COulrainle
déclarée lion- r eceva bl e
t nvers le lu ge ment a élé
ch er qui prollonce la co' Pieu Ise pourvoir par 01'1''' au
n J'am e par co
. '
·
COn damnatlOu soit en dernier
rps, quOU[U C la
r ..sort. ...... li . - 138
( Voy. Abandon. 4. - Arhilra e ~
.
par corps. 2. 3, 4. _ Enq}c' Ic oreé ' 3 · -é Contrainle
.
. - Soelé l . 2. 4. )

ApprobatiOn. Voy. Lettre missive.
Arbitrage. Voy. Experts.
Arbitrage forcé.

au~' ~b1:r~';1f:~~~a~:n1:~él'.

lorsq u'aucun délai n'a été fix é
cas d 'a pl,liqu er l'art icle 10 l.ur lu gr ment , cc n'est pas le
d
born e le délai de l 'arbilra".~7à ~ ~ode de procédure,. qu i
forcés ont au conlral'" o 0 d
OIS molS . - Lps arlJllr ..
,
c
ans ce cas u d Il . lI' .

pOl~r prononcer leur senl t!~ce, sauf auxp'arl ~s à:,'ad J mlt~

au luge pour délermin er un de'1al.
. . . . ....... J. - ressC!
" 9,

cié~é Les conl e.slalio ns r elatives à la liquidal iQo d'uo e sod

com merciale conlrart ée avant la promulgalion du code
e co mmerce, sont so umises à l'arbilr3"e
J - 19 3 ,
o force' . .
( Vo)'. Compétence. 4. 5.6. et sui•. )

~ 3 ' Ltsqu ' il s'agit d 'une malière so umise à l'arb ilra"e
01 c é 'é Incompélence du Iribunal de co mm erce IJeul ê l~e

o~Jlo
'è s
fC

nu

e' en appel , quOiqu
" e n ayanl pas cie
l '
opposée

CU 'pre6~ •.

mstance t ..• ••.. . .... .. .. , ..• , ..... II,
-

•

�( .0
(t'oy. Compétence.

Sociéte.

1.

5.6. ct su iv. -

( 5)

Requête civile. -

4. )

Associa tion en participation.
Les ob jets versés par un societaire, dans un e oJlération
en participation , ne peuvent être ensu it e engagés à des
li ers, par contrat à la STosse ou au tremenl , avec ou sans

privilégc, à moi ns de consignat ion ou de uani'issc mcnt
e ffecti[s , qu'avec la charge c l so us la co nllitio n de sub ir le
prélè vemen t J e tout ce que cc sociétaire doit à l'assoc ia ti on et même à ses eo-parti cipes, pour ava nces relatives à
sa mise de fonds. - SJlécinl,'ment : un pr êleur à la grosse t
qui a traité avec Pun des associés en part iru li er, ne peut
exercer un droit , en v ertu de son contrat , sur l es marchandis.s en par ticipa tion qu 'après la liquidation défin itive
des comptes sociaux e l so r la seul e portion qui revienl à
son emprunt eur, et ce la quoique le con trat à la grosse ait
été enregistré avant l'acte de société, si d 'ailleurs il es t
constant qu e la sociét é existai t avan t l' empr unt, et qu e le
prêle ur aurait pu, s'il eût voulu s'cn donner la pein e, en
avoir conna issance .. ... .... .. . · . .. . . . . . .. Il. - 172.·

Associés. VO)" Compétence. 5.
Assurance. Assuré. Assureur.
L'assureur est recevable à exercer l'action en rcpétilion après avoir payé la perte, si le paiement es t le fruit
d 'un e err eur .... . ... ... ......... .. ........ I. - 18.
1. Des assureurs sur marchandises, qui ont pris à leur
charge la baratt.erie de patron , ne peuve nt , e n allrihua nt
le sinistre à la faut e du ca pitain e, opposer à l'assur é chargeur que le capitai ne n 'a fa it faute qu'en a{;issan t contre
sa vo lonté et d 'après les ordres même de l'ass uré, si d'ailleurs il n 'est pas prouvé qu 'il y ait cu vio lence ct qu e
l'autorité du capitaine à son bord ai t été m éconn ue. I . - 56.
( Voy. Cap ita ine. 1 .)
3, Lor sq ue des marchandi ses assurées sous un nom ~é ­
n érique ( de, .ins, par exemple), se trouven t m élan;; ées
d 'un e substance qui n'en change ni Je no m , ni la nature,
ce mélange ne doit pas, quant aux. assureurs, être con-'lidéré comme prt\sen'tant deux ohjets distin cts et séparés.
_ Dans ce cas, il n 'y a pas, en tre ces mar cha ndises et cell e.
désignées dans la police, un défaut d'identité qui annu le
l' assurance ou la r éd uise à la yaleur de la substance pri1.

m it ive. - TI n'y a pas
. 1·
' , non l' 1us cl
1
slInu ahan Ou réticence d l ' ans e mêmE' cas d'
l'as déc laré aux assure~r; J~ pa1ldc l"assuré, Cn ce qu 'il ~~~
marchandises ......... . . ... ,m ange qU I composait ses
4· Dans le cas d 'une ass ura . .. : .. . .. . . . ...... Ibid .
sans dcsigna tion de leur (lllan~~le/alfe sur des marchandises
s ure" l'~ss llré peut êt re SOll~ 'c en nombre, poids ct mecOnl'en llOnn e lle stipul ée d
IlS , n?uobstant l'évalu ati on
vale ur des ma rchandi ses ~;; s. polJ ce , à justifier que /a
ass ur ee . ... . ..........
31g es est éga le à la somme
-,
. .. ... .. ..
1
o. L ass urance prise su
. . . . . . . . . . - 57·
es t nulle, pour défaut d 'ali; arg~nt prêté à la grosse
tion du contrat à la grosse
e~\1 SI el le précède la créaId en lite en lre la somm e . :- é e est nulle, s'il n'y a pas
g r osse. . . .
aSsur e et la somme prêtée à la
G. Les a~~~;~t;;: .~; ~~~; .... .... ........ l. - 87·
d 'un e sen tence injuste 0 d' pas responsables des suit es
alor s qu e la sentence a é t~ und acte arbilraire d'autorité
J. é
.'
a cf
com mi·s dans le l · c1r en ue ou '1 li e l' ac t e arb·ltratre
h'U ( u "e ~l e el
d
. , non pen· ant le COUti
d u voyar.re assuré

é

1

o
· ·· .. . . . . ..... . ...... . . . .. 1. -88
7· E n gé nér al , l'assur é- corn"
l'
.
s ionnairc sont iden tifi és au ) ~ e an~. cl assllré-commi s_

m ~ IIles oblif;a ti ons et passibl~sol;;t 'l u ~Is sont soumis aux
L'a!;s urancc' faitl~ Sur bonnes cs m m ~s exceptions. . l".ès la perte d~ la cbose esl n~~l rna~llalSes nouvelles et
trul t du sini stl·e à le
é C, SI C co mm ettan t,. ms,
m!,s pou r r voque l' cl
le ré" oquer. _
Elle e t
Il .,
r or re , a 011l 1S de
l'
é
s nu e, uJns ce cas même al
, uc" ass ur ,:-com~is.sionnaire aurai t éte de bO;l1le foi ~J:s~~
a- d" e, qu Il aU(311 Ignoré le sinistre à l"élloqu e d ' 1 •
g nature de la police,., .... ,. .. . . . .t . ... . .. . 1. e- aH~518. L'ass uranc~. faite sur bonnrs ou mauvaises nou velle~
et sur fac ult és deJà perdu es es t valide si l'ass uré
..
r al ll 'é"éneme.nt , au moment où il ; donné l'orJr~ud:f~~~
a S.fi~rer , ct qUI ~ ~ connaissait,lors de la signature de la polire
a Olt tout cc 'lu Il a pu , maIS n'a pas été à Icmps pour ré~
"oqu er l'ordre. - En pareil cas, la null ité ,lu co ntrat
n e pent êlre pro noncée qu 'au lant que l'assure serait de
mauvaise fOI, c'es t-à-dire, qu 'il anrait connu l'cyénement
j;l1 ffi,oOlent de ~'ord rc, ?u que ne l'ayant conTlu qu 'aprè~
ord!e donné, Il n 'auraIt pas fai t Ioul es les dilige nces lIe:Jessa!rcs pour le révoq uer el pour empêcher la co nfeclion
u contrat. ... ... ... .. . ......... ......... 1. - 99.
9· I.e serm ent décisoir e déféré par les assures aux asiU-

�,
( 6 )
reurs et non r efusé par eux SUl' le fai t de la connaissance
du dé parl clu navire, ahnt ou lors de la signature du
conlra l , peul êlre refu, é par les Iribunaux, s'il leur paratl
inulile, el si d'aill eurs il ex iste d'autres élémens de conviction. Le serment décisoire ne peut pas être d é fér~ aux
assureurs sur le fait de la conn aissa nce du ""part du
"ire si celte connaissan ce se r éf re à une époque postér ieu;e à la signature du contra l. ..... . .. . . 1. - 1 l b .

n,-

L orsque des assurances sur fa cullés ont été fait es
pour le voyage d'aller e t p.our le voy~gc de retour, pour
com l, te d' un e personne désIgnée , SI 1 assuré ~alt abandon
aux ass ureurs du voyage d'a ll er, par sUI,te d un sl!lI slre
surv enu pendant ce voyage, tel que la pl'lse du nav.l1'(; ct
du ch arge ment , l'assurance du voyage de retour dOll elre
10.

ristourn ée comme n 'ayan t pas cu d'altme:nt. -

Dans ce

cas, les assureurs du voyage de relour sonl sans droit pour
exiger la prime, quoique la pri s~ survenue da.n s le voyage

d ' all rr ait ollé en suite restituée, les marchandISes as~urCes
,'cnrlues 1 et leur produit 31Jpor té par I ~ m ê m ~ n ~vll'e au
li eu du déparl, et quoique l 'aban~on alt cté SIgnIfié a ux
assureurs du voyage d'a ller , non a la récephon de la nouvell e de la prise, mais seulement après le retour du na\'ire ... ... ...... ..... .. .... .. ... .. .. , . .. I. - 168.
11 . En général, la clause l'OUI' compte de .qui. il appartient qui en temps de guerre, suffit pour mdlqu er aux
assureur~ qu e les effels assures sont propriété hostile simul ée
nrutrc, n'est pas ~gal cm e nt suffisante P?ur IIld.lquer un e pl~O­
priété hostile ct, non masquée par la slmulallon d ~ neut l alilé . - En consequence, la propflclé de? effets. hosl des, dans
le cas où e ll e n}es t pas couvcrl'c par la stmulallon de neuhal ité, doil êlre exp li citement déclarée aux assureurs. , malgré
qu e l'ass llrance ait élé prise pour ro.m pte de qU , IL apparticll t .. ........ . ..... . ... .... . . . . ..... . . I. 117·
Il. L:é\'al uation cxageréc du ca l)it al assur~, surto~t
lor.,q u'elle est co n"entionnelle, n e suffit pas pour cou slli uer l'ass uré en dol et fraud e, à l' égard de ses assureurs,
ct pour moli"er la nullité de rassurance . -. En pare Il
cas, le J ol el la fraud e ne fo mmencent à eXlsler, de la

part de l'ass uré, qu ~au mom ent .où l e~ assm:curs ayant ~ I­

go alc l'exagérali on d.e l' évaluatloll , Il perslstc néanmolIIs
à réclamer là tolahlé d e la SO IllIDe assurée ... I. - 3 18.

( Voy. Abandon.

1. -

'peus.liou. ,.. -

Chargem ent. - Ava rie. 1. - ComCOllllalsscmen t. - Co nsulat. -

( 7 )
Erholl.ement. - Innavigabi lil é. - Réticence . _ S'1
Illslre. - Voyage. )

Autorisa ti on, Voy, Femme.

l,

Avances. Voy. Compensation, - Revendication.
Avar ie.
T. En général, le tri bun al du lieu dll r este n'cst pas
f ompè te.nl , ent.'e l ~s assurés et les assurell"s, pour réglet
les avanes parhcuhcres et pour prononcer condamnation
à raison de ces avaries. - Et spécialement: le tribunai
du lieu du rcote n'est pas compélent., à cel égard, dans
le cas où d ~s assura nces ont été pflses en divers lieux.
-:- La competence r elatIVe au règlement des avaries parI lTllllères, entre les assurés et les assureurs n'esl attribuée
qu 'au tribunal du domicile de chaqueassur~ur. 1 - "0.
2. La r éduction à opérer pour différence entre le nenf
et le vieux , cn cas de survenance d'avaries et de rcmplacemens, n'est que la représentation ou la soustraction de
la détérioration antùÎcure de l'objet perdu . - Par suite
le coû t de l'ob jet acheté en remplacement est une valeu~
é t rangèr e à la réduclion. - Par suite encore, la réduclion
Il e doil être calculée que sur la "aleur ou prix codtant de
l'objet prrdu, au lieu du déparl, ou soi t de l'armement du
navire. - Par suite en fin, auCune tlistinclion ne doit être
a dmi se entre le cas où les r éparalions onl été faîtes dans
un port de relàc he ct celui où c1les ont été faites dans le
lieu du reste .. .. .. . . .. .. .. .. . .. .. .. .. ... Il. - 17 ,

(Voy. Ahandon. 3.
B ARATTERIE.

4. -

J et à la mer . -

Voy. Assurance.

Sinistre.

4. )

~.

Billet.
Des billets ou obligations souscrits par un failli après
son concordat , au profit d'un de ses créanciers, pour'

supplément de dividende, quoiqu e causés va leur reçue
comptant el o-arantis par un tiers signataire, comme ca u1ion, sonl nul~ , 1ant à l'égard du sou srripteu~ gu'à l'égard
. de la ca ution. - Dans le cas d'un e seconde fa""t e du souscript eur, la nullit é de pareils billetS peut être prononf;ée
sur la demand e des syndics, lors même, ql~e le cr éa n c ~er
qui les a représentés déclare renoncer a 5 en prévalOIr.
. ...
.
. . . . . . . . . . . . TI, - 105.

. . . . . .. ... .. .. . .

. .. ...

�( 8 )
Bi llet à ordre.
1. Dcs billets à ord r e n'ont pas le caracl re d'effcts de
f'o mmerce, lorsqu'i ls ne sont pas sousrr il s ou endossés
par lies négocia as on marchands, ou n'onl pas pour can se
des opéra ti ons commerciales. - En conséq uence un indi vid u qu i ra it usage d'un rallx billet à orrl re ne pru t pas
être co udamné comm e cou pab l. de rall x en écritu re de
com merce, s i CP billet n'cst re"êtu d'aucun e signature de
n égoc iant ct s' il n'a pas servi à un e opération de commerce .. . ..... ... ... .. . .. .... . ..... . .. .. II. - 174.
2. Un hi llet à domicile, c'est-à-di,e, un billet à ordre
souscrit dans un lieu ct paya bl e d a ~ s un autre lieu , ne
peut pas être ass im ilé à une lellre de change , comm e
contenant r em ise de place en pl ace, lors9 u'i l ne porte que
des signat ures d'Îndi\-idus non co mm er~ll s et qu'il n'a pas
pour cause une opérati on de commerce ... . .. Il. - 177 .
( Voy . Protêt. - Remise de place en place.)

C ABOT.\G E.

Voy. Inn av igabilité. 4.

Capitaine.
L a volon té J ' un capi tain e doit seule le diri ger dans
]a conduite tic son nayire, de tell e manière qu'il n'est
point ob ligé de déférer à l'ordre qui lu, est donné par
l e ,'haf gf' Ur de mettre en mer , lorsque le ca pitain e juge
que le temps est contra ire ...... ... . ... ... ... 1. -- 56.
(Vo)'. Ass urance . 2.)
2. Le pr opri éta ire du n avire peut congédier '&gt; capitaine
d ésigne dans la charte - parti e, nonohs tant l'absence de
t oute réserve et l'o pposition de l'affréteur ..... 1. -- 135.
3. Le rapitaine congéd ié par le prop ri étaire du nav ire,
en verl u de l'art. 218 du code de co mmerce, n'a pas
droi t à une inde mnitc par cela scnl &lt;Iu'une conventi on
écrite consta te. so n engagement. -- Il n'a dro it à un e indemn ité qu 'antant quï l existe une convention écrit e sur
l 'indemnité ellc-même ......... . .. .. ..... . . . . 1. -- 17G.
4. Le ca pitaine d'un n av ire n'a pas droit à des domm agesintérêts, à raison d' un e cont estation élevée sur son fr et ,
si l'affré teur n' est pas de mauvaise roi , et s i Ja con testat ion n 'est pas évide mm ent chican ellse .... .. . . 1. -- 249,
( Voy. Chart e-parti e.\' )
5. L e capitaine, hors du lieu de la dem eur e des pr o1.

( 9 )
pri e t~ il' es, est investi des actions relati ves
.
t
m a nI ère tellement ahso lu e qu ' il lu ' t au nav Ire dune
vo ir el &lt;Illill anccr le nolis alors mê cs permiS de recege est
I r r min é et . 'l ue le propr iéta'irc du n3\~ree ~~~
aVOIr beso lll de nouveaux pouvo irs de 1
c
, sa ~ s
tiers . . . . . . . . . . . . . . . . .
a part des hen9'
6 . L es sa lai r cs des cap;l~;~':; d~ '1;;,;i~~~ ~;;cï

jéV
llt

1.; ;6
_r_a ~-

ça ls ou étrangers, sont saisissables . .. .. .... ~~n. ~,
7· Le domicil e d'un capit ain e es t a' Il 'cl d .

. '
.
1.c , pour toules les con test 01t'
U na vire
qu lï comman(
.
ve nt con cern er son bâtim ent _ En cons: Ions qUl peclud
. l 'c d
. '.
. quence, Ja cman c ~n. f!1 alO- e, e es OPPOS itions mises à la déli vrance
des ~x pcd "tlOn s est. valahlement portée deva nt Je tribunal
du l,eu ou le navIre se trouve ............ Il _
3
( 1'0)'. Co mpétence. ' 4. )
'"
19,

( Voy. Aborda ge. - Affréteur. - Char te-par tie. - I ci ~
Ja mer. - Visite. - Matelots.)

Ca pitaine d" Port. Voy. pilotage.
Chargement.
, T . Dans un e assurance à pr im e li ée , pour un voya~e
d all er ct de re lour, le r harge ment léga lement justi hé
pour le voyage d'all er rait présum er que le charge ment a
c te effectu é pour le voyage de l'ctour. . . . .. . . . . 1. -- 3'9'
2. L'o rigi na l. du connaissement n'est pas un e pièce tellem cnt esseTitlell e pour la jus tificat io n du char aement
qu 'c li c ne pu isse êtr e suppléée par une ropie l''gafi sée et
par d'autres pi èces à l'appui. - Spécialement: dans un e
ass ur a nce à prim e liée pou r l'aller et le retour l'assuré
qui pro duit le conn aissement du chargement d'e'ntrée est
receva ble à ra ire ahandon, pour cause de na urrage surven u dans Je voyage de r etour, quo iqu' il ne justifi e le
c!largcm ent de r etour que pa l' une simp le t'o pie léga lisée
d,u n con naisse m ent dont l'origina l est déposé au greU'.
cl un tribuna l , ct par une fac ture d'achat faisa nt ment ion
d e l'embar quement . . . . . ............ . . . .. . .. .. . Ibid .

Charte-parti e.
'.. Lor sq u 'un e charte-par tie contient la clause que le
ca}J1ta me s upporte ra les droi ts dus à la clta mb,.e de comm ,TC,' s ur des marc handises im porl éesau nom d'un étranger,
On ne pCllt, à j'aid e d'un e intcr pr ctalioll ct de présomp-

�(

( 10 )
tions, 5'écarler du sens litt cral de la cI:l llse, l'cc h (' r l' l lC~ li

un sens intentionnel cl porlel' l'ob ligation du capitain e
jusques au paiement des droit s d'importation dus à l'admillistratiofl des douanes .... ..... . . . ... . .... J. - '49'
(Voy. Capitaine. 4. )

• . Un capitaine qui a frélé son navire ct a reçu à bord
le charge ment convenu pour le tran sport er cn lm port
désigné, ne peut pas r efu ser de meltre;\ la voile ct demand er la r ésiliai ion de la charte- parl"ir sur le motir 'lu e
les marchand ises chargées sont prohibées , au lie u de la
destinati on, lorsque l'affré teur déclare qu e son intentio n
n 'est point de les introduire en contreband e .. . I. - 3.0.
(Voy. Affréteur .)

Chose jugée. Voy. Compétence. 2.
Commandement. Voy. Contrainte par corps.

1.

Commettant. Voy. Assurance. 7. 8.
Commis. Voy. T émoin .
Commissionnaire.
Un commissionnaire, qui a r CClI J'ordre &lt;l e son commellant de lui faire J'cmise du produit d'une ycnl e en
rO'ets de commerce sur une place désignée, cl qui a effeclu é
ret ordre 3U moyen d'une lettre de chauge qu 'il a achetée
el qu'il a transmise à son commettant avec sou endossement , sa ns com mission ni ducroire, ne peul pas être tenu,
en cas de failljte du tireur survenue postcrj eurement, de
garantir son commettant du défaut de pairment de celle
lettre de change, - Ce même co mmissionnaire, en pareil
cas, serait tenu de la ga rantie envers un ti rrs-por' eul' ,
autre qu e son com mettant. - -- Il ne l'est pas envers le
porleur ;dc la ret rait e fourn Îe sur lui , par so n commett ant,
en remboursement de la letlre de chan ge l'rotest''e. 1. - 14' ,
( Voy. Assurance. 7. -

Co mJ,ensat ion.)

Compensa tion.
I. Celu i qui est aclionné par les syndics d'une faillite ,
devant le tribunal du lieu où elle a eté ouverte, en versement de sommes qu 'il a r eçues pour compte du rai lli,
et qu i oppose ulle compensa tion opérée en sa faveur ,
ava nt la fai ll ile, doit obtenir d'être r envoyé, sur celte
exception, devant le tribunal de son domicile . . . Il. -- . 07·

11 )

2 . Des effets de commerce reçus ar
é'
coml, te de son déhi teur , avant la r.illi~; ~r ancl~r, l,our
sont censés de l'argent, de lell e sorte
elce ernter,
.
"
.
1 bl
que é a com'lensat l O l1 S opel e va a ern ent (' Il fav eur cl e
'
. hé
d
{r '
ce Cl" ancler quoi
qlle
"c
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let
s
soi
t
post
érieure
à
1
f '11 "
S ' ." 1
1
. .
a .. It e - ~ecla semeént: ~ commlssllOnnairc qui 3 fait tout es ' les
avance
l'es pour 'arm ement ' les VIC
. 1nal'11 es la
. 1 n cessai
t 1
mise lOrs, e cs assurances d'un navire el
.
~
' c's la pc·t d '
,
qUI ensuite
a pI,
.I ,C e ce naVire, a reçu des assureurs diverse;
1raites en paLemenl des somm es assuree'
t
ê
cl r ' 11 '
" Il e peu pas tre
tenu, en cas ~ al ltC du propriélairc survenue ayant l'éc11 ~.ance des traites, de rappo rter à la masse les sommes
qu Il a reçues , - La compeh~atjon, enlre ses avan ces et
les recouvremens qu'il a faits, doit, au con traire, lu i profit er , lors surtout. que les effets de commerce délivrés
pa~ les assureurs lUI ont été r emis, avant l'ouverture de la
fatl ilte, du consentement du propriétaire du navire .ll.- lo 7.

Compétence.
1 . Un t~ibunal . de commerce est compélenl pour slatuer sur 10p)'oslllon etn'crs un jugement rendu par de.
arbitres forces, apI:ès le dél.. fix é pour la durée de leurs
P ? UVO,ll'S , - - En ? autres termes,' la demand e en nullit é
d un Ju ge m ent. ,arbltr~ l rc!',:u en tre associés, par des arbitres
O?nl les pouvoirs. étaL ent ex pirés, peut ~Ir e rormée par voie
d op pOSItIOn au Jugement ou à l'ordonnance d'exécution
c t portee devant le tribunal de co mmerce . ... . 1. - 12 9,

• . Lorsqu'après des j ugemens qui ont déclaré les tri-

llU ~a u x fran çais inco mpétens pour connaître d'une cont es-

tatIOn entre étrangers, le dem and eur ob lient des leltres
de déclara tion de naluralité, ct vient alors en sa qualité
de français, aclionner de nouveau le d éfend~ur devant les
ITibunaux frall çais, le défendeur ne peut pas exciper de
la chose jugée , si d'ailleurs, in dépend amment du changemenl de qualit é du demand eur , il n'y a pas, entre
l'anC ien et le nouveau procès, idenlité Je causes et de
personn es .. . ... . . . . ... .. .. .. .............. 1. - . 53 .
(Voy. Etranger. 1. )

3. Lorsqu 'il ne s'agit pas du fond du droit, ma is seulement de l'a ttributi on de juridiction, c'est .Ia loi en viI;ueur à l'époque à laquell e J'aclion est intent ée, et non
la, loi de l'époque du CQntrat qui doit déterminer la competence .... . ................ . .... .. .. .. .... 1. -- 153.

�( I3 )
(

1 :! )

4· La compéleuce d'un Iribunal doit ~ I re délerminée
non ,par ',a lui en vigueur à Pépoq uc du conlral , Rlai s I)af
1.1101en vlJ;"ueur au moment où l'action est inten tée. ]. -- 1.93.
(Vo)' . Sociélé. T. )
5. Un tribuna l de co mmerce n 'esl pas compelent pour
connallrc des cngagemcns partl cu lierscon lraclés cnlrcd cux

assoc ies de commerce, à raison des avances fai tes pal'
l ~un .d ~s associes à l'au tre et pri ses sur les fonds sociaux,
SI d'ali leurs la ca llse de l'ob li "alion est élran aère à la
. ' 1e .. . ......
0
SOC l'c le' el pure ment CIVi
.... ... . . . "1. -- 1 9 T.

6. Les tribunaux de commerce sont exc lusive men t compélens pour statuer sur la question rel ative à la durce
ou à l'existence d'un e société de co mm erce, cL les arbi tres
fo rcés &lt;l evaut lesqu els celte acl ion sc présenl erai t doivent
en renvoyer l'exa men à ces tribunaux . . .. . ... I. -- 19 3.
7 · Les con testati ons qu i surv iennent (' litre associés
Don à raiso n de la sociélé, mais sur la nat ure r ll'ex i s~
1ence de la sociélé, sont de la co mp "Irnce du Iribun al
de co mmerce. - En conséquence, c'es t aU lribunal de commerce qu 'il appart ient de prononcer la nu llité d'une sor ielé à l'égard de laq uelle les form ali lés prescril es par la
loi n'onl pas été obser vées .. ... . . . . '.... .. .. . Tl . - _ G ~.

8. Un Iribuna l cle commerce n'est pas com l,elent pour
connaît re de la deman de en dissclu li on d'uu r soc iétc com-

merciale, lorsque ceUe demande est contestee el qu'il ne
s'agit point de statuer sur la va lidité ou l'invalid ité de
l'acte qui constilue la société .... . . . .......... II. - -70.
g. Un Iribu na l de com merce est compétent pOllr prononcer la dissolution d'une société en nom collectif, sur
la demande de l'un des associés, sauf à r envoyer à des
arbi lres l'appréciation drs molifs du demand eur, ct la fi xation des dommages-intérÛls dont cet associé peut êlre
passible . . .... . .. .. . .. . ......... . ........ . . . II . -- 73.
TO . Lorsq u'un tribunal de commerce prononce la dissolution d' une société dont la nulli:é es t d.ema no ée par
un oes associés, pour difaut d'e nregislrement ct de publicalion, ct n'est point conteslée par les au tres associés,
i l n'est pas compétent pour décider cn mèm. . temps et
définitivem enl à qui la liquidalion 0" la sociélé doit êlre
déférée. - Ce ll e quesl ion est une conles la lion sur laqu ell e
des arbilres 01t seu ls le pouvoir de slalu cr. - Le Irihunal de co mme rce peut néanmoins nomm er des grrans
011 des liqu.idateurs provisoires, .. ... , .... " .. II. -7S'

1 t. Les tribunaux de commerce sont c
ct
'
d
.
v
om p e n~ pour
connal tre cs contcslahons relalives à l'cv' l '
à1
rd ' té d'
'! é
., IS ence ou
a
va 1 1
un~ SOClei " '" '.' .. . ..... . ... . .. . 11. __ 86,
T'2.. Un tnbuna l de comm erce qui" re
l"
,
'éle
. .
" connU eX IS_
tence d un e .SOC I
en pal'lIclpalion, n'l:st pas CO rn etent
pour MlermlIIer la part de chaque associé el
p
'0'"
~ 1
d
'
pour pro-C~ Cl &lt;Hl reg cment cs co mptes sociaux ... . .. . .. Ibid .
13. UII. Iribuna l dv il est COmpeien t pour prononcer la
nullde d' un empnsonn ement exécul e en vel·tu J'
.
'b
'
un JUgement r en du par l e Il'l unal, d" .co mmerce , dans le cas
où !a cO I~lramt e par C?l"jlS a eté IIlégalemeni prononcee,
quoIque d'a l!kurs la par"c IIJcarcéré~ait arqlli escéà cc jugement ct ne 1aIt pas attaqué par les YOles ordinaires .II .- J41 .
. 1 ~. Les dema ndes en main-levée d'opposilions ou de
~?tslt&gt;s-al'rêIS ayant pour cause des opérai ions com merClaies, sont de la co mpé lence des tri bunaux de commer ce ... . . . ... ... . ... . . . . .. . . . . ... . . , ... .. . II. - J93.
(Voy . Capllame . 7.)

( Voy. Appel.

Arbitrage forcé. 3. - Avarie. 1 . llillet à ordre. 2. - Compensation. 1. - Con lrainte
jl3 r corps. 2. - Etranger. - Letlre de cbange. 5. Requêt e civile. )
2, -

Concordat.
Le failli ne peut "pposer son concorda t homologué ~
un créancier qu 'il a omis de porler dans son bilan.-En conséquence, le creancier omis dans le bi lan a le
droit, nOllobstant l'exi stence du co ncordat , de r h lamer
l'enti er paiement de sa cr ~a ncc ...... . .. , .. . . . II, -- 37,

Conduile. Voy. ~1atelots. - Voyage,
Con gé. Voy . Capitaine. 2. 3.
Connaissemen t;
1. Le connaissement, qui est la preuve léga le du cbargement, ne fait pas foi , enlre I;assuri' cl Passureu r, jusques au
poin l de né po ul'oir êlre atlaqué que par la l'oie de lï nscri!,tion de faux. - Il peul êlre allaqu é par excrption de dol
ou de frauuc, ct le dol ou la fraude l'cuvent êh'e prouvés
par témoin s et merne pa r présomplions . .... , . II. - 33.

2 . .un connaissement 1ran smi s pal' endossement ne confère
pas à c~lui 'lui en csl jlorlcur un privil é~e sur la marchan-

�( r4

( r5 )

)

dise qui y est désignée, à raison des avances qu 'il a fail c.
au propri étaire, si cell e marchandise ne lui a pas élé
expédiée ,l'une autre plrtee, ou s'il n'a pas en sa faveur
un acte form el de nantissem en l. ..... . ....... Il. --, Sr.

( Voy. Chaq;em ent.)

Consignataire. Voy. Revendication.
Construction. Voy. Navire.
Consulat.
Enlre l'assu r é et les assureurs, le consulat r égulier fait
foi, nonobslant qu ' il n'ait pas été affirmé par les gens de
l'équipage ...... ... ... ..... . . .... . ....... 1. - 260 .

( Voy. Rapport de Navigation . _Sinislre . 4.-Voyage. 2.)

Contrainte par corps.
Les tribunaux de commerce peuYcnt, dans leurs j ugemens, commettre un huissier pour la significa tion, avec
commandement, qui doit précéder la mise à exéculi on de
la conlra inte l'ar co rps .. .. .. ... ... ........ 1. - 2 30.
Décision contraire. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. Il. - 133.
J.

2.

L'emprisonnement d'un débiteur, en verIn d'un ju-

ge ment r endu par un tr;hun al de co mmerce , doit être déclaré nul, par cela seul qu e le cr éan cier, non domicilié dans
le li eu de l'exécution , a n égligé de r éit érer, dans le procès verhal d'écrou, l'élection de domi cile faite dans le procès verbal d'emprisonnem ent. - Ce m oyen de nullité peut
être proposé en ca use d'appel, quoiqu' il n'ait pas élé proposé en première mstance . .. . .. . . . . . . . . . . . . . ... Ibid .
3. Un individu non n égociant , qui a été condamn é ave c
contrainte par corps par un jugement en premier ressort
émané d'un tribunal de commerce , peul app eler de ce jugement au c he fs eul ement qui prononce la contrainte, sans
appe ler en même temps de la condamnation pécuniaire.

..... .. ..... .. . ........................ Il. -

. 4.

12 1 .

L'acqui escem ent donné à un ju gfment de défaut par
la partie cond a mnée , ne la rend pas non-recevable à atlaqu er le jugement au chef qui prollon"e la contrainte par
corps. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . ibid.
5 . Celui qui a acquiescé à un jugement pac défaut qui
le condamne avec contrainte par corps , est recevable à attaquer le jn~ement, par opposition ou appel, au chef qui

prononce la contrainte s'il n'e t
.
. t, quoIque
.
le j uge mentlu'
'
Clan
ds pas prouvé qu "1
1 SOit· né gG.'
.
1 onneccll equalité. II _
5
6. La pallie qUI a acqu iescé à
. 12 .
un'
tr'e lle par défaut ct avec. conlra' t Ju gement rendu con.
hl e a. d emander l'a null ilé IDdee I)ar corps.' n ' es t pas receva
c hef r e lallf à la co ntrain le 10
Îon acqlllescement au
,,' esl plus susce plible d 'èlr~ allr:q~é e Jugem.e~t acquiescé
- Dans cc cas, l'aCllu iescemenlqd oiPa: 0pposl lwn ou appel.
un ac te du q uel r ésult e l'exécu!'o dt ëlre consIdér é comme
des art. 158 el 159 du c~de d' n u J~gement, aux lermes
&lt;lue. le déla. i de l'o'pl'el a co urue d~~~,~~dcure , de .telle sorle
'Iu ? ,qu e le Ju ge menl n'ai t pas été ' . ' fieétàac qulcsc~ment,
damn ée
slgn l 1
la partie: con-

7. uni~~~~'e~; ~~~ Ù'f~~~ ;~i"""" Il. - 127.
par corps contre un mine
1 prononce la contrainte
. II
ur non-commerçant t b
tI C em ent ct radi calemenl n 1
1 1 f
,es su stan. . . . .. . .. .. .
u sur cele de la contrai nte.
8. La ralifica ;i~;,' rl~ ~~;'~ ' ~~~ ',;~ ...
:d"
II. - '4!.
çant, devenu maî eur à Ull 'u
III IVI U non commerdéfaut cl avec contr~inte p1r gc~~pesnt re~u co ntrc.'ui pa r
est null e, soit parce que la co nlra'i!t~na aétl/~ mIDonlé,
pron onr ée , soit parce qu e relie r ail' t'
dlé~alement
la )n c n l'Ion (CS
1 nu Il'IteS
, qui viciaient1 Ica
IOn ne conll ent. pas
1 .
e t l'intention de les co uvri r
e Ju gement acqu,escé
.
. . . . . . ... .. . ....... . I bid
9· Un tl'lhuna l civil sais i d' un e diffi cult é su l' . . '
,l'un ju ge ment pal' défaut émané d'un t ' b r l ed,ecullon
rncrcc ct prollonçan Lla '
.'
ri una
e corncl é '
.
con h alllle par corps, a le pouyoil'
,? ré vi ser cc Ju gem ent , quant au chef relatif à ce mode
Cl e'X culion Cn cc
sens ue
le ~ d d!'
d'
9 , .sans porler Son examen sur
on
e a COli amnallon, Il peut Mcharger la arli e
~~Il~allmé néle de la co ntrainle par corps, si elle a été pr~lIon.ce 1 ga ement ou par erre ur.. . .. . . . .. . . Il. - ' 46.

d···

( Voy. Appel. 3. 4· -

Comp étence . r3. -

Femme. 2.)

Contrat à la grosse. VO)'. Abandon. I.-Assurance. 5. - Associa tion en participation .
Correspondan ce. - Voy. Lettre missiv e. - Vente
par con espond ance.
Courtier.
, Un titre de courti er n 'est pas un bien app r éciab le à prix
... d argcn l, en ce srns qu 1il ne 1JUisse èfr c transmis va lablemenl pal' le lilul"rc que d an~ les formes llresGril es pour

�( 17 )

( IG )

E Ifet d e commerce.
VO L' . Billet à 0 d ·
•
J
r ie. - C OUl pensa !lon.
Emplà. tr es. Voy. Vente. 1 . - Exper ts• t. etSU1
' V.
Empl'l sonl1 emen t.

le!t ventes , dona.ti ons ou lestarncns . - Specialem ent : Jou ..
que le t i tu lair~ d' ulle pla.ce de courlier, dans une .\rllre
adressée a u prefet, a désIgn é un successeur , sa ll ~ sllpu lcl'
aVCG ce dernier auctLIl priI pour la trans miss ion du litrc,
en annon çant , au contraire, vou loir,

Cil

ce la, lui accorder

Lorsque les endosse urs d' un erret de tom
.
ètc condamn és solidairement avec le sou sc r~elrce , qà u, ont
·
Ip eur rem
bourser 1c 1Iers-porteur cl (lui onl oht enu
l
' •
&gt;
e
t' 1" . cr
t'
, par e meme
Juscm
n
,
. , UI ~ar8n le con lre Je souscri l)trur
.
"
•
1
•
, "ICllne nt
ensuI, e eXCI ce r eur 1,('CO I\TS Gonlre celui·ci Cl le fai re
emprisonner, cet empn sonn ement est Tlul si le '0
'.,
"
mmaDd cm e n t quO~ l'a v,rc1 r,é'u' é n'l'nonce
pa s cx pressr mcnl que le
port eur a clé dés lOt eressé et si cet acle ne conlienl
e~ outrc., l' olfre ,le remeltre les titres , quoiqll e ce ll e ~fr'r~
aIt étc fatt? dans. le procès verbal cie caplure. Il. _ 133
( Voy. Contralnle par corps. 1 . )
.

une rémuncralion, les hériliers du titulaire décédé ne
peuyenl pas S'oP lloser à sa présentation, ni réclamer tI.n
l'rix pour la lransmission du lilre . . . . ...... Il . - d36 .

D .HE. V. Lettre de change. 4. S.-Endossem ent.
D élai. Voy . Arbitrage for cé. D élaisse ment. -

t.

Abord age.

Voy. Abandon.

DépÔt. Voy . Livres.
Dilfér ence du vieux au neuf. -

Voy. Avarie.

2.

Dissolution. Voy. Comp étence. 7' et suiv. Socié té. 2. 3.
D ol. Voy. Assurance. t 2. - Connaissement. 1.
Dom ici le. Voy. Billet à ordre. 2. - Cap itaioe. 7'Contrainte par corps. 2 . - Lettre d e change.
1. - Pro tê t. 2.
Dommages-inté rêts. Voy. Capitaine.
majeure. - Navire. 1.
Droits. Voy. Charte-partie.
ECHELLE.

Voy. Voyage.

4. -

Force

.

'

Endossem ent. En d osseu r.
Les mot s: u t , up,.li employés dans l'endossemenl d'un
elfet de commerce ne le rendenl pas irr écr ulier 10r"lue e
~ 1 dé "
b'
C S
ma1s,. p1ac é s ap!'cs
a, )signai IOn du preneur,
de la "aleur
fOI!rnl e, el du lIeu. Ou 1 endos,,' menl est passé, sc réfèreut
é"ldemment ~t uniquement à la da le exprimée dans l'eudosse men t qUI précède .... .. .. ............ 1. - ' 97.
2. La forme cxtrmsè&lt;.{uc d'un end ossement souscrit en
pays étr angers, e ~lr e étrangers , ne peul pas êlre réglée
l)ar les lo IS rranç3lses . ........ . ..... . ..... . 1. - 198 .
( Voy . Etranger. 1 )
( Voy. Connaissement. 2. - Emprisonnement. - Lettre
de change .•. 4. 10. - LeUre de voilure.)
J.

Enq uê te.

1.

r, ~cs CJHluêtcs, en mati ère co mm erciale ct sommilÎre,

1.

E chouement.
Lors(tu 'on a slipulé, dans un e police d '"s~lrance sur
marchandises , que le délaissement ne pourrall être
qu'lm cas de pe,.te des tro is fluarts, l'ech oue~cn t du na"lr ~,
en cours de voyage, donne ouverlure à délalSs.ement, quOIque les marchandises ass urées , aient élé enllerement sa uvées et mises en Sll reté, SI d a ,ll ~ urs " est constallt que

fatt

ni le capi taine, ni les ass ureurs n'ont ~u se pro cu~'er ,un

ao tre nav ire pour les transporl er au h eu de ùesllllation
désigné par la police ...... .. .... .. .. . ... Il. - 10 ••

n e dOIvent pa s être co mm encees el termi nées dans le délai fi xé par le jugemenl qui les ordonne , à peine de déchéan re ou li e nlllli Lé, si ce jugement n'a pas lu i- même
pron?nc~ la d éc h é a~ce on la nullit é. - En d'aulrtS le,.mes:
la lOI n 'a pas éta bh pour les enquêles en matière com~ erria le ,el ~o mm aire, (,omm e pour les enquètes en matIèr e ordmalfe, un MI .. falal dans lequel ell es doivent
~ tre co mmencées et term in ées ... . .... .. . . . . 1. - 104 .
1, Ce lui qui souffre ou poursuit la continu ation d'une
en (lu~ t e, après un jugement qui admel l'excuse d'un lem,oin, soit la dispense de déposer, ne devienl pas , par ce
1, non-r ecevable à appeler de ce jugemenl. 1. - 24',
( Voy. Témoin.)

rat

�( 18 )

tnregistl'ement. roy. Pouv o ir~.
Erreur. Voy. Assurance. 1.
Estivage. Voy. Frais.
Etranger.
.. L 'el r a nger naturalisé français acquiert, dès le mom ent de sa nahualisation, le droit de citer les ctrange rs devant les tribunau x fran çais, même pour des obligations anl érieures à l 'obtenlion de ses leftres de déclarai ion
de naturalité . . . ............. . .... . .... ... I. - , 53.
(Voy . Competence. • . 3.)
• . Un élranger a le droit, par cela seul qu'il est négociant, ètahli et patenlé en France, de cil er un é lranger
devant les tribunaux fran çais pour faits r elalifs à son commerce ..... · .... ...... .... .... .. ... . .• .. J. - 197·
( Voy. Endossement. 2. )
3. Des conteslations entre élran ge rs residans e n France,
à raison d'opérations commerciales failes en France, sont
de la compétence des tribunaux fran çais ... . II. - ,,6.
( Voy . Capitaine. 6. - Charte-partie... )

Evaluation. Voy. Assurance. 3. 4' '2.
Exécution. Voy. Procès verbal de carence.
Expertise. Voy. Vente à livrer. 3.
Experts.
,. Des amis communs nommé. pour régler, enlre un
vendeur et des acheteurs de sucres, les diffé rence, relative. aux lambours et emplàlres, doivent être cons idér és
co mme investi s de 1. qualilé n'ex perts · arbilres, quoi que
désignés seu lemenl par la qualité d· •. rp. rls, si d 'avance les
parties se sont soumises à leur décision et ont renoncé à
tout e voi e d 'appe\.- Par suite, ces amis communs doiv ent
se conformer aux lois re latives à l'arbitrage, et leur déc i.ioR &lt;st nulle, si ces lois et les formes substanlielles prescrites par l'arlicle '4 r du code de procéd ure civile ont ét é
violées. - Dans tous les cas, et en n e supposant dans les
amis communs que la qualit é de simples expel'ts, leur opinion n'est pas nécessairement obligatoire pour les parties .
_ Celle opinion doit être réduite à l'état de nullité ou d'inefficacité absolue, si les formes tracées pour les experlises
ont été violées, et si d' ailleurs elles ne présentent pas les

( '9 )
f!. ranli es désirables , notamm en t S ,.Il apI' ,
commun s n'onl Ilas fait les . 'fi . aralt que les amis
é lairnt l'ohjrl de leur nominat':~~,.,ca llOns matérielles qui
( V oy. Vente. 1.)
.......... 1. - 33.
2 . Un règ lemen t am iable et
.
déduclions 011 différ ences pou . par am,. communs de•
. r Vices sur une
h
,
v en due, n empêche pas que 1 • .
marc andise
nouyeau règlement par experls e J~'7~ ?rdonne d'oOice un
' s, u, est démonlré nécessa,re ....... '"
3. Lorsque les dÙu'c~;~~; ~ .. ci :fi-é ..... " I. - '0 r •
perts, l&gt;our em pl âlres el tamb~ur~ ren c3s réglées par exà l'entrepô t, sont fixé es au I" cr , sur cs sucres vendus
reconnus, el sont évalu ccs d '~ lI'~sCîcn a '?re des emplâtres
l'enlrepôt, cc r èglement est) 1
Pl''' de la "en le à
du commerc~ .. .. .......... ~~~." .et.c.o.nf~~·m~ à l'nsage
4. Lorsq u après un premier r è lel'l
. - 2 0 '.
amIS commun s, des déduclions 0 ~ïf , en t, par ex p"'ls ou
faveur de l'acheleur sur des s Il 1 cr ences à étab lir, en
,
'
ucres "end us fr an d
.
cs e lambours et d emplâtres une nouvelle
par le juge , l 'achele~r qui , dans 1~~I;~~I,lS~ a clé ordonu':e
parlle de la marrhandise n " sl
, a e, a fondu un e
c pas censé par là
.
'
renon c é , pOllr celte partie à l'ind
. é' é
,aVOIl'
d ern ier s experts sur les pa/ties resl:~Tllt t r glée par l.,s
..........
n es e représenl ées.

(Voy. V~~tc·.·;:

i .. ·.. .. ...... · .. .... .. ·..

Ibid .

FAILLI. FAILLITE.
J. ILa masse des créanciers d' un failli est tenur d'
comp ,r l'exécu lion des ma re hés ou loua cs d'
acconlraclés envers des li ers et exécnl es en ~a"lie oU;é~ges
rement à la îa iUil e .... ......... .. . ..... '" II ",'-.Tleu(Voy. Nav ll·e . )
.
9° ·
Les
a: 'le
procès ve~ba,!x de véri.r..' ation de créan ces dressé.
d lf ge-ro mm,ssalfe ne do,,'ent pa s cont enir la mentIO~. c a patente d'Cs créanciers. Décision adminisra ' ve .. ..... .
II
6
( Vo:r Bill et. ~. c~~;~i;si~ ~~;i;e·.~· C~;,;pens~tion.' ~
Concordat.- Lellreae chan ge. 5. 6.- Revendicalion. )

r-

Faux. Voy. Billet à ordre.
Femme.
~

l

. LorSllu'un'
man , commun en h'!Cns

souffre que s3

~mtne fasse, dans' Je domicile conjuial , ~n ,ommel'Ci df

�(

(

20 )

}'ra ud e.

l

1•

engagent la comm unauté. _. - Le

mari ne pc nt pas exciper du dHaut d'au torisation expresse,
lorsqu 'apr~s 3yoir manifesté l'int ent ion d empêcher sa rcmme
de faire le comm erce, il r a néanmoins laissée con tinuer
ce lui qu'ell e ava it commencé .. .. ... . . .. . .. . II . --- GL
2. La contrain te par corps ne peut pas ~tre prononcée
1

contre un f' femme, à raison de son aCCCIJ talion sur des lettres de chan se , par cela mème qu e sa si!;uatur e cst sui"ie
de la qualilicalÎon de marchande, si d'ai ll ell n cllr n'es t ni

man-hand e, ni étran gère . .. . . . .... . . . ... . li. ---

GARA NT iE.

Gu erre. I-IulsSIEII.

2.

IDE NT ITÉ.

_

Protêt.

Lettr d
e e

2.

Voy. Assurance.

Il. -

Réticence. 5.

Voy. Contrainte par corps.

1.

Force maj e urt'.
On ne doit pas qualifrcr f o,'ce majeure la nécessi té de faire
des réparations plus ou moins importantes à un navire,
alors que ce na"ire a été fr été dans un port et que le proprietaire s'est ob li!:" de le livrer Il l'a[rcteur dans un délai
deter min é . _ En consé,tnence , si dans le dé lai f. xé , le
propriétaire ne livre pas le naviTe, il est tenu à des dommages- intér êts envers l'a[réteur, même dans le cas où le
r etard ne provi endrait que de la nOcess ité des réparations .
... . .. ..... . .. .. . ...... .. .. .. ......... . 1. - 135.
1.

L orsqu'un nav ire es t nolisé pour rerevoir un chargement

de coton et avec la clause que le vide sera payc pour plcin,
les frais d'es tivase des cotons, mis à la charge du navi,...
dans le cas où ils seraien t chargés, ne doivent pas être déduits sur le fret, dans le cas où il n'en a pas été chargé.
_ Dans le même cas , si le capitaine, sans y être obl igé,
a volonta irement reçu, en rempla cement du chargement
de co ton, mat ière contum ace , un chargem nt composé de
marchandises non contumaces, les frai s ex traord inaires re-

latifs à ces marchandises et occasionés par la nécessité de
décharger le navire au lieu de la quarant ain e et pendant
la quarantaine pour qu ' il puisse obt enir la libre pratiqu e ,
doivent être au compte de la marc handise el non au co mpte
du navire ... .. .. . ........... . ......... .. 1. - 236.

Voy. Assurance. 3.

5.

In cid en ~. 170)'. Appel. - Enquête.
Ind em l1lté.
170)'. Capitaine. 3. - ...
.
L-xpel' ts.

2.

FOI'tun e de mer. Voy.Il1navigabilité.
Fournisseur. Vo)'. Navire. 2.
Frais.

Voy . Comm .ISSIOnn3lre.
.
. -

cange.
h
2.

121 .

Fin de non-recevoir. Vuy. Abordage. - Vente.
- Pro tê t.

~0)' • ...&lt;
~Ssurance

? - Co nnalssement,
.
. I -'
Fret. VO)'. Capitàine. 4. - Frais.

détail distinrl de cel ui qu 'il exerce lui-même dans cc domicile, il est censé l'avoir lui-m ~ m e aut oris ée ou consti tu ee sa mandataire, et les ob ligations de la femme , à
raison de son négoce

2 1 )

et

S UIV.-

Vente.

1.2.

J. ')
_.

Innavi gabilité.
L'innavigabili té ~ar fortune de mcr est à la char
fissyreurs, &lt;tu olftu :elle ai t été décla rée au lieu où d~~
a •t 'filr le n sque, SI d .. Ileurs sa cause se réfère au temps
u flsque , . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . .••.. . .
J - "uO
"
2: La dCclaration du ' 7 août ' 779 relative à l'in;avi~
gabd.té a été abrogée par le code de commerce . . J. - 283 .
I dem .. ....... . . .. . .... " . . . . . . . . .... JI. - ,61.
1.

dc~

d

..3 . Dan s l~ sens de l'article 390 du code de commerce
1 :n~av . ga bIIM est suffisa mm ent déclarée par un rap port
.~ exper ts, o~ par les motifs du ju gement qui ordonne la
cnt e du navll e: - II n ' ya pa s de termes sacramentcls
pour la déclarat IOn d'in naviga bilité , de te!!e sorte qu' il. ne
pUISsent être r emplacés par des termes équipollens . I bid.
4· L' innavigabilité par fortune de mer est à la char e
des assureurs , nonobstant l'absence des procès verbaux ~e
vISI te. a"ant le départ , si d'ai ll eurs il , 'agi t d'un voyage
au cabotage . - En d'a ulres lermes: la loi du . 3 août
' 79 ' a dérogé à .Ia déclaration Ju '7 a~ .1 t ' 779, en cc qui
conce . ne la vlS .t e des n",1rCS desllnés au ca botage.
. .... . . . . . . ... ... .... . . . ... .. . . ... . ... JI . - lG,.
Int e rpl'~tation.

Voy. Charte-partie.

�(

J ET

à la mer.

Lrs formalit és prescrit es à un ca pitaine par l'an. 412
du fo de de co mmerre , dans le cas de jct à la mer, savoir:
la r édaction d' une délibération de l'équipage ct la transc ription de cet acte dans le livre dr bor d , so nt , pour le
1I1Od e ct le lern[ls de leur accomplissement , subordounées
auX circonstances lie la navigation ct à la posi tion plus ou
moi ns criliquc clans laqu elle le ca pitaine peul se Irouver.
_ En PUJ'liClÛi'!1" : un capitain e, qui a rail j et à la mer,
est l'c('cvabl c à faire entrer les marcha1ldises jetées cn avarie commune, quoiqu'il n e justif. e de la nécessit é du jet
que par UII prucès "erbal ue d,Hibération de l'équipage
d ressé qu elqu e temps ap rès le jet ct non lranscrit dans le
registre de bord , si d'ailleurs le procès verbal est mentlQll1\t! sur ce registre , et s'il est reconnu que le c311ilaine
l'a r édi gé aussi tôt que les soins qu ' il devait donner à la dir ecl ion du na vire lui en ont laissé la possibilité. II.- . 85.

Ju g~men t. Vo,Y. Appel. - Contrainte par corps.
1. 2.

( 23 )

:12 )

et sui v.

Ju ge ment arbitral. Voy. Requête civile.
J uge ru ent par défaut.
Un juge ment prononcé par défaut par 'Ill tribuna l de
co mmerce n e pellt pas ê tre consid ér é comme un e con damn ation volonloire, de la part de la partie qui n ' a pas lomparu , si d' ai ll eurs il n 'est pas prouvé, par des acles ou
par des présomptions gr aves, que ta parti e poursui vante
e t la pa l'lie condamnée se sont concer tees pour fair e proDoncer la condamnation .. ......... ···· · · · II . --- ' 46 .
(Voy. Cont rainte par corps.-Pr ocès yerbal de carence.)

Juridiction. -Voy. Compétence. 3.
L ETTRE de change.
1. L'i udicalion d' u"e maison au bas et non dans le
cor ps d' une letl re de change , n ' est pas équi,' alen te à
une indication dt domi cile. - Si, avant le prot êt, cette
indication est raturée , la rature ne doit pa. être menlion née dan. le protêt. ...... ................ 1. - ~8 .
(Voy. Protêt. )
:o. Une diffél:euce entre la signa ture du dernier endos-

seul' d' une Irttre de cl ..nge ct 1
.
l'ordre qui lui a Qté Iransmis' ar 1e nom eXpflm e dans
constj,tue unc irr égularité ql1~ aUl~i{écid en.t cndoss''' ur t
le pa iement. _ Dans ce cas le l' 1 se e t.ré à r efu ser
dédar~ être prêt à payer le ~ontIntO dê: Idaî s lequel le tiré
QUI lUI est présent ée
mai s ue l"
a eltre de change
dan s le dernier endos~ement ~ e 1 .rrégulanté 'lui existe
tu er le pai ement, ne peut pas do~:.:reTlCt pas d'r.{fecun
contre les ondosseurs et le tireur ct
cu àà
rccours
, rangers cette irrégul arité . . . . . . . . . . . . . . .
3 Le tireur d'une 1 tt '.j'
J. - 146
doii, dans tous les c~s r~tr: ~~~~~e sUl papier bon tilllbr~
de l'am ende perçue p~ur défaut den r aUb rem ou~sement
refus de paie ment qui a donné lieu ·~u re ~ ~uOlque
le
el
sui le , il la perception de l'amende ne lui,;:tt ~t 't par
putab le. . . . . .
"
pOIR .m4: La prop riéi.i ;~~~ 'l ~it~~ 'd~ 'cha~g~ .~~ 'p~~t' êir!b~~:
gu hèrement
·t . ) ' transmISe
ê
,que
.par un endossemen t éCfl't sur
1e t • l e u.- m me
, , c est-à-d.re " sur la P'r cml'ère ou sur
mIs au profil d' un t'.crS-pOl-.
l-' L endossemcnl
1
.
t1a seeon dc.
eur sur a slInp c COplC d'une lettre de change n'est as
r égulie r et ne suffit pas pour transmeltee à ~e tier/la
propnété de la première acceptée, préférablement aux
porteurs de la seconde, si d'ailleurs il résult e des circ?nstances .que la dale de l'endossement mis sur la copie
n est pas smcère. -- Dans de tell es circonslances, l' accepteur qu., sur la représentai ion de la seco nd e, a paye le
!"o~tant de la letlre de chan ge aux syndics du port eur
md.qll é dans .l 'en,dossem en~. il e l~ premi ère accepl ée, est
val.a bJ ement hbére . guo.,u .•1 n '3It l'as retiré son acceptal .on , et 11 a le dro.t d ex .ger la restillltion de la prem.ère accep t é~ de ceux qui en sont délenteurs ..1. - 310.
5. Les synd.cs d' ulle . failli te assignés, à r aison d'une
let/I'e de c" ange, collectl ye ment ayec les endosseurs deyant le tribun al du . domici le de l'un d'eux, ne peu~'ent
opposer le declmato.re et demand er le renvo i devant le
tribunal du domicile du failli ..... .. ...... . .. JI . -- 40.
6. Celui qui a tiré une lettre de chan!;e par ordre et
pou~ compte de son débiteur , transmet au pre nellr un
dro.t de . propfl été ou de privil cge sur la provision faite
par ~e hll l'our compte de qui elle esl tirée, de telle
m amère qu e , dans Je cas de faillite du tireur pour compte,
avant l'échéance, ses a~ens ou syndics ne peuvent r éclamer
cette provi sion, ni s '~pposer à ce qu'ell e soi t compl ée
au portenr de la Jellre de change .... .......•. . Ibid.

ï ... . " .... .....

d

�( 25 )
Lr preneur d' un e leltre de cbange non acrept6e,
mais dont -la provision existe chrz le tiré ~ acqui ert sor
cette provision un droit de propriété ou de privil é ~c
tellemen t eHlusir, qu ' il ne peut lui être con testé par les
7.

créancit~ rs

Dans nn procès en aPl,el entre assocl"s l'u d
d
dl'
'
",
n es asso_
piers relahfs à la ,oclété et dont l'un d'eux se trou\' e
tellteur ......................... . . .. ........ 1. "4.
2.

.é '

c~ s l,eu t . eman cr .e dépôt au gr.n·e de la COur des

ré-

du tireur, même en cas de faillite de ce lui-ci,

.vant l'échéance ...... . ..... .. .. ... ......... lI. - 46 .
8. L'art. 1328 du ro de civi l , qui porte llue les actes sous
sign1 ture privée n ~on~ l)a5 de date certaine .co ntre les
tiers . avant leur enreg is tremen t , n ~est pas ap phca bl e aux
lellres de cbange ......... .. . . ..... .... . . . . .... i bid .
9. Le porteur d'une lett re de change peut reclam er la
propri été de la provision desti née à l'acq uitter, lors mème
flue relie provision n'cst arrivée Cil mains du tiré qu 'après
l 'échéance et I~ prot êt , et consiste en effets de comm erce
d ' un e échéance postérieure . ..... ... . .. . .... . . lI. - 51.
1 0. La propriété d' une lettre de change dont le premier endossement est irréguli er , faut e d'exprimer la valeur fournie, peut être ensuit e va lablement transmise par
un second endossem ent régulier . . ....... . . . . .. il. - 51.

( Vo)'. Commissionnaire.- Femme.)

L ettre missive.
Le négociant q ui garde le silence sur un e lellre reçue,
ou qui n" la contred it pas, est censé, en th èse gé néra le,
en approuver le con tenu , et , par s uit e, il est Icnu d'exé_
cuter les engagemens qui s'y trou vent exprimés. I. - ~73.

Lettre de "oi ture.
Une leltre de voiture peut être transmise par v~ie
d 'endossement, quoiqu'e lle ne soit pas à ordre .Il. - 104·

Libération. Voy. Lettre de chan ge. 4.
Litlui da tion. Voy, Association en participatio n.
- Corupé tence. JO . J 2. - Socié té.
Livres.
1. Dans nn arbitrage entre associés. il est de eonven"nce
et d'us"ge que les livres ct ecritures dont l'une des parties
drmandc la communicai ion hors du manoir social, so ient
3époses chez l'ar bitre le plus âgé plulôt qu'au grr/re du
t,ibllna! de comI!l~rCe, ou chez ull ollicier public . . 1.- 210.

M ARClI E:. Voy. Lettre missiv e.
Mari. Voy. Femme.
Matelots.
1 . Les. mari ns ne sont pas censés avoir renoncé au droit
de cOlld1llte dans leur quartier, par cela seul que leur engageme nt port e la clause 'lu e le navire pourra être désarmé a ill eurs, à la vo lonté de l'arma teur. . '" 1. -- 335.
(Voy . Voyage .)
~. L es. matelots engagés pour un voyage il la part sont
co-propn éta lres. du nohs gag né dans ce voyage, de telle
sorte que la déhvrance de leur pari doit être ordonnée et
opérée, nonobs tan t toutes saisies-arrêts apposées par des
creancIers particuliers du capitaine, même à raison de
prêts à la srosse, ct sans qu'il soit besoi n d'appeler en
cause les cr éanciers arrêtans. . . . . . . . . . . . .. 1. -- 357.

Mineur. Voy. Contrainte par corps. 7' 8.
NA1'JONALITÉ. V.Assurance. Il.-Réticence. 2. 5.

Natura lisation . Voy.Compétence. 2. - Etranger.! .
Na ufra ge. Voy. Chal·gement.
Nav igation. Voy. Voyage de long cours, 1. 2,
Nav ire.
1 . Le n avire dont la conslruction a été commencée pour
le compt e d'un ti ers, el d'après un marche convenu avec
lui , par un entrepreneur qui ens uit e tombe en. raillite,
ne dev ient l'as propri eté de la masse des cr éanCIers, par
cela mê me qu :au moment de la faillit e, ce naVire e~ CO!lSlruction était en la possession du rai IIi . -- CelUI qUI a
commande le navire, a, au contraire, le droit d'c!igcr
qu'il lui soit liné, après avoir été achevé par la masse
des créanc iers 1 ou par lui-même 1 aux fra iS, de ~ masse.
--- J"a masse doit supp orter les dommages·mtercls résultans du défaut de li vraison du navire à J'époque convenue
dans le march,é passé avec le failli .... , .... II. --- go.
(Voy. Failli.)

�( 27 )

( 26 )
Lorsqu'un navire es t construit par Ult en trepreneur,
non pour lui-même, mais pour le comple d'un tiers, à
forlàit, les rournisseurs et les ouvriers !])l ' il a employés à
la const ruction n'ont pas de pri"i lége sur le navire. --lis n'on t de recours contre le liers avec leq uel ils n 'on t
pas traité, que Ilour ce qu'il res te devoir à l'enl'fcprcneur
sur le prix. de la construction ... ... ....... . II . --- 94·
( Voy. Ahordagc. - Ca pitaiGe. 5. 7.- Force maj eure.Frais. - Innavioabilité. - Traite des noirs. - Vente
à li vrer. 1. z. - Visite.)
1.

Neutralité. Voy. Assurance. I l . - Ré ticence. 5.
Nolis. Voy. Capitaine. 5. -- Frais. - Fret. -Matelots.
No toriété publique. Voy. Sinistre. 3. - Vente à
li vrer. 5.
Nouvelles. Voy. Assurance. 7' 8. - Voyage de
long co urs, 1.
O PPOSITION.

Voy. Compétence.

1.

P

Voy. Assurance. 1. - - Lettre de
cbange. 2 , - Prime,
Patente. Voy. Faillite. 2.
Perte. Voy. Abandon. 1 . 3. -Assu rance. 1 . 7' 8.
Pi lota ge. Pilotes-lamaneurs.
Lorsqu' un navire n'a pas eté abordé à la premillre ligne
MEMENT.

de station des pilotes-la maneurs, le droit de pilotage n 'est

da en entier qu 'autant que le pilote prouve que la tempête
J'a empêché de tenir le large. - Le temps qui menace de
derenir orageux, mais qui n'est pas encore à la tempê te
décla rée, ne dispense pas les pilotes-lamaneurs de tenir le
large. - Les alles tatious du capitai ne du port relatives à
l 'existence de la tempête , dans le cas SIlrtout où elles
ont été données long- temps après .l'événement , peuvent
être contredit es par des aLlestations contraires ... 1. -7 5.

Pouvo irs.
Les au tor isa tions verbales de plaider, données devant
les tribunaux de tommerce et mentionuées dans les j u-

gcmcns, ne sont pas soumises au droit fi xe d}enre . 1 _
ment de deux f,·a n.cs, comme s'il s'ag issa' t d'
gis r~
é ' .·t
1
un pouvOIr

"" ....... . •.. .. , . . , . . . ..... . , ....... , . . .1I. -- 54.
Prescripti on. Voy. Abandon. 3. 4.

Présomption. Voy, Chargement. I.-Connaissement,
Preu v e. Voy. Chargemen t. -- Connaissemen t. _
Notoriété [Jublique.-- Pilotage. - . Réticence.
4·- Sinistre. - Vente à llVI·er. 5.
Prime.
Le liers,- pOl:teur d'une police d'assurance qlli" déclare

r enon ce~ a fane aband on , n'est pas tenu du paiement

de Ja pnme enve rs les assureurs ....... . ...... r.
( Voy . Âssurance . 10. )

--

21 5.

Prime li ée. Voy. Chargement.
Prise. Voy, Assurance. 10.
Privil ége. Voy. Connaissement. 2 . - Lettre de
change. 6. 7,- Navire. 2 . - Revendication. 2,
Procès verbal de carence.
On n e doit pas nécessairement induire d'un procès verbal de ~a~euce fait , e ~ verlu d'un, jugement par défaut,
au domIcile de la I,arh e condamnee , qu'clic a eu connaissance de l'exécution , si la copie de cc procès verbal a été
laissée non à la parti e e ll c- m ~ m e, mais à un e personne
qui s'est dite son domestique ..... . . . , ..... . . U, -- 138.

Procureur fondé. Voy. Témoin.
Protêt.
1. L'article 68 du code de procédure civile n'est pas
.pplicable au x actes de protêt, en ce sens que copie de
ces actes doive être remise à un voisin, au maire ou adjoint , e n cas d'absence de la persolllle contre laquelle on
prot es le . . ' ..... .. ...... , . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 -- .8.
2. En ,·tgl" gem!ral., le prot êt d' un billel à ordre ,
fai t a u dom icil e d'un ti ers et non au domi cile du souscripteu r, n 'est valabJe qu 'autant 'lue l'indication du domicile

�. ( 29 )
•
d u liers est compr ise da ns te cor ps du billet, ou écril e sur l e
billet de la IDain du souscripteu,' lui - mème. --- Spécia lem ent: le (Hotêt n'est pas régu lière ment faitau domicile d'un
tiers, si ce domici le est seulement indiqué par une annotation a joutée a u-dessous de la signature du souscr ipteur
et écrit e de la main du dernier endosseur. -- Dans ce cas,
l e tiers-porleur est, faule de (H'olêl au domicile r ée l du SO Il Scr ipte ur, déc hu de toul recours co ntre les premi er s endosseurs é l raJ1g ~rs à l'anl1olati on indi ca ti ve d'un autre domicile. -- Le dernier endosse ur , auteur de Pann otalion qu i a
induit le porte ur à erreur sur le li eu du pa iement , est par
cela même, non-recevab le à exciper de l'irrégularité du
protêt , tcnu de rembourser le porteur, ct , par su it e, sans
reco urs contre les précédens endosse urs ... . .. :1. - 305.
( Voy. Lettre de change.

t.

2.3. )

P rovision. Voy. Lettre de cban ge. 6. 7.
Q

UARANTAINE. VO)'.

R APPO RT

10 .

Aborda ge. -- Frais:

de n avigation.

Les greffiers des tribunaux de comm erce ne peuvent
pas délivrer sur papier non timbré, aux employés des
contri butions indi rec tes, copi e des rapports 'lue font les
ca pitai nes de navires lorsqu' ils arri vent au lieu de leur
destination. - Décision administrative ...... . .. 11. - 158.
( Voy. Consulat. )

R écolemen t. VO)'. Visite. [.
Registre de bord.
Le regis tre de bord . quoique nOIl tenu jour par jour,
mais d'ailleurs r égulier, fai t foi de son contenu jusqu'à
la preuve contraire .. ..... .. .. . ........ . .... 1 --- 260.
( Voy. Jet à la mer . )

l\dàl' he. VO)'. S in is tre 4.
Remise de pl ace en pl ace.
Il n'y a pas re mise de place en place , dans le sens
de la loi, par cela seul qu 'une somm e est r eçue dans un
lieu et qu'on signe l'eogasement de la rembourser dalls un
aut re lieu , si d'a illeurs l'opér ati on n'est pas fait e entre
commerçans, et si le lieu où la promesse est souscrite ne peut

êlre considéré co mm e une place de comm erc
' l d'
1e (•ommcrce d'argent. - Par su'te, c 1est-a-'b Ire •
odÙ se f al·1 .
, t
t
1 e, e IfI un at
,e colmm e, ce ~ els pasdcompetent pour connait te d'un bill et
a Of( re sousent ( ans e pareliles circonstance
II
(Voy. Bill et à ordre. 2.)
.... . '-- ' 77·

R éparations. Vo)'_ Force .majeure.
R e qll ~ t e civil e.
La voi e de· la1 requêle
d civil e' est admi ssi bl e contre une

1
sen t encQ.
. ar Htra e l'Cn Ile en dernier l'rsso ,·t e l en mat'è
1 re

(1C

c, .

--- Dans cc cas
· ·te
é
" la " C"1
" 1C"te CIYI
· SOACI te commerCiale.
(1O,t cire port e Il eva nt la cour qui aurait étc
.
lent e pour conn aître de l'appel. .. . . . . . . . . . . .. II~~~~~

Responsabilité.
Réti cence.

V O)'.

Affréteur.

.. Il n'y a. pas, de la part de l'assuré, un e réticence
de nalure à ,nfluer sur l'op mion du risque. lorsqu'il n'a
pas .l écla rc ~u x ass ure urs la qualité on la provrnan ce
d,CS marchand,s,es assurées el le parti qu'on pounait en
lirer, cn cas d abandon et de sauvetage .. .. . .... 1-- 57 .
. (Voy. Assurance. 4.)
2. Il n'y a pas ré ticence, aux yeux de la loi
alors
qu e le fait et les circonstances non déc lares ou dis;imulés
ne sont poi nt influens sur l'opin ion du r isque. --- Spécialem ent: l'ass urance prise pour co mJlle Je (J tl~ il appartiendra
n'es l· pas null e, 1'0 111' cause de r ctlcence, par ccla seul que
la nationalit é des marchandi ses assurees n'a pas été déc1ar ée, si d' aill eurs, à l'époque dll contrat, l'opini on du
ri sque n'é tait pas agg ravée par la nat·iona lité de ces marehandises . . .. . . .... .. . ..... . .. . .. . . . ... .. . Il. - - - 97.
3. L'assurance es t nulle, pour cause de réticence, si ,
connaissant l'époque du déparl du navire, au temps du
contrat , l'aSSlfre ne l'a pas décl ar ée . . .... .. .. !. - 18.
4. L'assurance es t null e, pour cause de réti cence, lorsqu e l'assuré, qui connaissai t le retard survenu dans l'arr ivée du nav ire, n'a point déclaré ce fai t aux assurellrs.
- -- La prellve or ale de la connaissance de cc re tard n'est
pas ad missi bl e .... ... ... ... ....... . ....... . 1. -- 11 6.
5. L'assllrance est nulle, pour cause de re ti cence, lorsque
les cfrets ass ures étant propri été hostile ct se tro uvant
ex posés à de plu s grands risques que les neutres, leur
n a lion alile n'a poinl élé déclarée aux assure u.fs. l . -- "7

�( 3, )

( 30 )
Revendication.
1. L a dispositiGn de l'art. 57~) du code de commClw ,
d'après laqu ell e ccl ui qui revendi que une marchaudise
contre un failli doit indemniser l'ac tif de la faillile de
toutes avances fail es, est applicable non-seulem{' nl au cas
où il s'ag it de marchandises vendues el non payées; mais
encore au cas où les marchandises onl été consibnccs à
titre de dépôt, ou pour le compt e de l'euvoyeur .11. -- 199,
• . Les acceptations donn ées par le consignataire d'une
marchandise aux traites fourni es sur lui par Pcnyoyeur,
constituent des avance.' donnant droit au "rivil ége elabli
par les article ~3, 94 et 579 du code de commer ce ,
de telle sorte qu'eu cas de faill ite du con signalaire, avant
l'éch éanc e des traites, la masse d. ses creanciers doit profiter de ce privilége, nonobstant le défaut de paiement
de ses acceptations ? --- En conséquence, et lorsque le consignataire et l'envoyeur se trouveut tous les deux en é tat
de faillite, la masse des cr éanciers de l'envoyeur ne peut
pas exercer con lrc la masse des c:réancicrs du consignataire, en verlu de l'art. 58 1 du code de commerce, la
Tcvendicalion des marchandi ses consignées, sa ns lenir
comp te du montant int égr a l des accep tat ions données pa r
le consignataire aux lTailes de l'enyoyeur et que ct' Iui-ci
a néGociées à son profit. .. " ... , . . . . . . ....... . lbid,

R évoca tion. Voy. Assurance. 7. 8.
V. Capitaine. 6. - Compétence.
Matelots.
Salaires. Voy. Capitaine. 6.
Sauvetage. Voy. Echouement.
Serment. Voy. Assurance. 9'
Silence. Voy. Lettre missive.
Simulation. Vuy. Vente à livrer. 4, 5.
Sinistre.

SAISI E-ARR ÊT.

'4'-

1. En mali ère d'ass urance, et lorsqu ' il s'agit de sinistre
maje ur, le ge nre et le ca r actèr e des preuves ne sont pas
limitativement désignés par la loi . --- L e genre et le caractère des preuves sont abandonnés à l'arbitrage et à la
prudence des tribunaux . .... ,. , ... . ... .. . ' I. - . 345.
2. Lorsqu 'il s'allit de l'appréciation des preuves du si-

nistre , le li eu où l'événement est s
d .
en cons id ération pa l' les tribunau x ~I:venu Olt ê!.r e pr.is
vent êtr e plus ou moins sévères;
ce sens q~ ds dOIprécision des acles justifica tifs suur:a r égulanté et la
é te r édi gés dans des lieux plll;ou lva~ que ces ac tes ont
la civilisalion est pl liS ou moins al':::,ol~s fréqu ent és et.où

'

.

nu

c, • .. . .. . .. ,

~d.

3.La not onété publique doitétre
'e
d
du sinistre maj eur. .
~ au rans: cs preuv€S
......... ..... , . ........ ,. Ibid,
4· . nd'es consulat
s ct des déclarations de là 1
bl
·
re C le ne sont
pas ~n. Ispellsa ement nécessair.s pOlir établi la
,
r 1 preu, e
du smlstre et dcs avaries. ___ En co nsé
.
t t ·
'
.
qucnce, es assureul sb s~n t le,nbus au padlement de la perte ct des ava ries
nono s an
a sell ce es consulat s et d
dl 1
.
,
ê me da l
' 1
cs cc arallOns
ID
ns e cas ou es cap itaines auraient eu le l e '
ct ffi
la facu
ml"
1 ll é de les faire, si d'ailleurs il ex'
• lste deS pl.CU\/cs
5,U sa n es pOllf constater , d'une manière cerl ai ne la ' _
ht é de la pert e ou des avar ies ......... .. . . II ~ __ r~a
( Voy. Abandon. 3. -Assurance. 7. 8.)
.
7·

Société.
. 1: Une s~ci é t é dont le terme est ex piré, mais dont la
hqUldalion u a pomt été op eree, est censée durer encore

de tclle sorLe tlue l'a ctlOll en Ii~u idat:ol'l ne l'cul être por~
t ée qu e devant le .tr ib unal du liel! où élait ':lah li le siege
d~ 1. a société, qUOl q \le le défeud eur n' y ait plus son domiCil e . . ... .. .......... . " . . ..... .. , ' " I. -- 193 •
2. L'a~s llcié altaqué en di ssolution de la société et qui
a con senll à c~ que des liquidalems fussent nommes, n'est
pas r ecevable a ap peler du lu gement qui a déc laré la socléte nulle et a nommé des liquidat eurs ...... n. -- 55.
3. Une so~ i é té en nom co ll ~di f con tra ctée pour un
t emps d étermmé, peut ê tre dissoute, avant le term e convenu, par la seule yolonlé de l'ull des associés , sans le
consent ement des autres ...... , .. .. . . " ... II , - 7 3 ,
4· Un ac t~ .d e société, entre ~om~erça n s, nul pour défa ~t de publlc" e, dOit néanmOinS regler tout ce qui a été
fatt entre les associ és jusqu 'au jour où la nullit é a eté
Invoqu ée par l 'un d'eux. --- Ainsi , la clause de sOllmis.sion à des arbitres, avte r enonciation à l'appel , stipulée
da!,s l 'a~ te social , en cas de cbntestation entre les associés,
dOi t aVOIf son etret, nonobstant la nullité de l'ct acte pour
défa ut de publici lé ... " .. . .. , ........ , .. II . - Igo.
(Voy. Arbitrage forc é. - Comp étence, 1. 4. s, et iuiv,.Liyres. - Requêti ciyik)

�( 32 )
Société en participa tion.
parlicipation.
T HIBOURS.

Voy.

Voy.

Association

en

Exp~rts. -

Vente.

1.

Témoin.

T em pête. Voy. Pilotage.
Tiel's-porteur. Voy. Pl'ime. -

Protêt. ".

Timbre. Voy. Lettre de change. 3. - Rapport de
navigation.

Traite des noirs.
Les disposit ions pénales de la loi qui prohibe la traite
des noirs doivent être appliquées non-seulement lorsqu'une opération d'achat ou de ven te de noirs a r lé elfectu ée, mais l'ncore torsqu'i l n:y a eu qur des actes pré-

paratoires indiquan t une entreprise commcrcia le relative à cc trafic. -- Ainsi, la co nst ruclion particulière d'un
J13Vlre, toules les dispositions intérieures pour Je rendre
ropre Il la traite et la dir ection qui lui est donn ée vers
es lieux où elle se fait, sont aul ant de circons lauc(&gt;s qui ,
par leur concours, consli tuent le délit punissab le par la
confiscat ion du navire et l'interdiction du capilaine ..U. - 118.

r.

Experts. 3. -

Vente

à livrer. 3.

VENTE.
1.

tempsÙ de la. lfonl e 'des sucres , n'auraienl n·s
mt: me su
l' ·
(J uan. elIl SI s .amls comèmuns avaien t fait les op élatiolls
m até"e e. rc alives au l' glemc llt des différences .. _ Le
vende ur des sucres esl r eceYablc à altaquer le r ' ~l
t
• d'lfé
. ' '1 .
Co cmen
ocs 1 ren ce~, quolqu 1 ait reçll, après le règlemelll et
sa ~ s proles! al l.on, une so mme qu elconque à valoir sur le
pflX non i1qu lClé de la marchandise ........ 1. _ 33.
(Voy. Experls.)

r

En matière commerciale, le commis ou Je procuTeur
fOOil e d'un négociant peu l être produit et rntendu, comme
1émoin , dans une enquête poursuivie à l'en co ntre de cc
n égociant. . . .. .. .. . . . .. .. . . . . . .. . . .. ... 1. --- 242.

USAGE. Va:)'.

( 33 )

Des sucres ayant élé vendus à l'entrrpM ficti f , avec

la clause franc de tambours li d','mF'ôtrcs , ct la dW"ércnce
pour tambours et emplâtres ayant eté r églée par amis
communs, le vendeur n 'est pas non-recevable à atlaquer
le règlement , par cela seul que les acheteurs, après ce
r~glement, mais avant le transfert en douane, auraient
fondu tout ou paTtie de la marchand ise. --- La fin de
non-recevoir doit surtout être rejetée par les tribunao.,
àans le cas où il serait constant que les acheteurs, au

2 . Le vendeur d'une !"arrh~ndise qui, après avoir sommé
l 'a~ he t.e llr d~ la recevoir , obtient par défaut Cil juslice l'autonsahon d opé re~ el opère un e -:enle tractalive cl Don
aux enchèrespubilques, fait son affaIre personnelle de ce ll e
vente Iradatl ~f' . -:- En. conséq uen ce, il se rcnd nonT'cevab le à 1 appliquer a son acheleu r primilif el à réclam er les dommages-lOtérêts résu ltans .de l'inexéculion
du con lra l ............................. 1. - 108.
( Voy. Vente à li vrer. 4.)

Vente à li vrer.
1. Lorsqu 'un négociant "cnd à livrer des marchandises
qu' il dcclare l ui al'oir été annollc,,"s d'un port étrangeret
devoiT être chargées, à sa consignation, sur un navire dcsig ne, il n 'est pas pa ssible de d o mm a~cs -intérêts env crs
l'acheteur , à rai son de l'in exécution du marché, quoique,
l es marchandisps n'arrivant pas sur cc navire, il se borne
à prouver q u'. lI es lui ayaient cté annoncées ct ne justilie
pas eTl m ~me temps qu 'il ayait Clé avisé de leur charge ment sur le nayire désigne el pour qu elles ca uses le
char gem ent n ' a pas eu li eu . . . ......... . .. !. --- 65.

,

Ccln i qui a vendu à livrer des marchandis.s i9diqu ~ es comm e devant arriver à sa con signation par un
navire désigné, n 'est pas censé avoir compris Jans celte
vell te les m a rchandises de même espèce qui arrivent par
ce na,tire et sont sa propriété, mais à l'adresse et consignation d'un e aulre l'ersonne .................. I Lid.
3 . En ma lière de venles à livrer, el lorsque la qnalilé
de la marchandise yendue a été désignée, l'usage du commerce n'accorde pas la vue Pl1.'U S à l'acheteur, en ce senS
q ue ce dernier conserye la facu lté illimitée d'agréer ou
de r efuser la marchandise Il sa volonlé. - - En d'al/trI's
t ermes: la clause de
en tu, ou soit la fa culté d'agreer
ou de r efn ser arbitraire ment la marchandi se n'est l'as
sous- entendue ou suppléée par l'usage dans les ma:ch"; il
livrer. --- Cette clause doit être IOl'mellemen l stipulee,
~
2.

"I/e

�( 3.0
__ En conséquence, cl si les pa rtie. ne sont pa s d'accord
sur la qu a lité ci e la marchandise, il y a li eu d'ordonnrr
une expertise pour déterminer si elle est con forme au
traité ...... .......... ...... ...... ....... I. --- 69'
4. Une "ente à li"rer doii être,. déclarée simulée ct,
par suite elle doit être annulée, sil apparalt par lu Clrconstance's que les parties se ~ont proposees non d'ex.éculer
effectivement le contrat, mais seulement de se tenIr respectivement compte d es di!,:érences qui pourraient exister
sur le prix de la marchandise .. . ..... ... .. 1. -- 108.
S. Lorqu'il s'agit de savoir si une vente à livrer est simulee, la notoriété publique peut ~.tre U? élément de
conviction pour les tnbunaux sur 1 mtenllon final e des
parties. --- Et, par suite, la nullit é de la vente doit être
prononcée s 'il est notoire , sur ta place et au temps où
le contrat 'cst intervenu, que l'acheteur sc livrait habituellement au jeu sur la hausse ou la .baisse des huiles ,
quoique le ,' endeur fùt connu pour faire r"eIlement le comm erce de cetl e marchandise et pour en aVOIr touJours ddns
scs magasi ns...... .... .... .............. I. -- 109.

Vente par correspondance.

Le négocia nt qui, par c6rrespond ancc, offre une part ~ur
des marchandises déterminées par le ur espèce, leur quaht é,
c l leur prix, mais qui ne fi xe pas cette part , est cense
en laisser la fixation à l'arbitrage de la personne à laquelle l'ofl'r e est faite. -- En consequ en ce, si, dan. un
href délai le correspondant accepte l' olfre et fixe la quotite ou la 'part d' une manière raison".able ~t modé~'ée,
l'auteur de l'offre est hé par le se ul fait de 1 acceptahon,
sans nOUTeau consentement de sa part et, par sUite, Il est
tenu de livrer la quantité acceptée ... ..... ... 1. --- 1 .

Visite.
Le r écolement des procès verbaux de visite dresses
an lieu du départ n 'esl néc.essaire ,. lors des procès verbau.x
de "isite dresses au lieu de la des hnahon, que pour établIr
la préso mption lega le du bon état du navire, avant que le
voyage de retour SOit entrepns . . --- En conséquence , ce
récolemenl est inutil. en ce qui co ncerne la constatahon des
dommages survenus pendant le voyage d'aHer: I. -:- . 60.
2. La "i.ite du navire à laquelle le capltame dOit faire
procéder avant de prendre charge, n 'est prescrite que pOlir
les voyages de long cours el non pour les voyages ordl'Iaires .. . ..... ......... . .....•.... . ..... li . -- 89'
(Voy. Voyage de long cours. 2.)
1.

. ( 35 )
3. Dans les porls où il n'y a pas de tribunal de commerce, les pxocès verbaux de visile des navires peuvent
ê tre reçus par le juge de paix du ca ntoll . --_ Ordonnance ...... ... . ... . .. . .... .. . ......... Ir. --- 156.
( Voy. Innavigabilité. 4. )

Voyage.
Entre ,les marins ct ".a~malellr , le voyage entrepris au
port de 1armement prnnllif et le. voya~es successi"ement
e ntrepri s dans d'autres ports, sont indivisibles nonobstant
le renouv ellem ent des rôles d'équipage et des e;lgagemens,
en ce sens que les voyages entrepris à la suite du l,remier
ne doi:"ent être eO!lsidérés q~e comme des échelles, et que,
par sUite, les marms ont touJours drOIt à la conduite dans
leurs quartiers.. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .. .... 1. - 335.
(Voy. Matelots.)
.2. Le ,'oyage du navire est indivisible, en ce sens qu'un
consulal fait ao li eu du retour doit sen 'ir de règle, entre
les assurés ct les assureurs, quelle que soit la partie du
voyage qui ait été assurée . .. . . .. ... .... . . . Il . - 17.
( Voy. Assurance. 10. - Chargement. - Innavigabilit é.
4. - Matelots. 2 . - Visite. .. ..)

V oyage de long cours.
Dans la disposition de l'article 377 du code ~e commerce, qui réput e voyages de long COu rs ceux qUI se fon,t
dans toutes ;es cô tes Il pays situes sur l'Océa;, \ au dela
d es détroits de Gibraltar' et du Sund, l'ex pressIOn au delà
doit être prise dans son sens le. plus généra!, c ' est~à. dire,
snit qu'on passe le détrOIt de Gibraltar de lest à l.ou es t,
so il qu 'on le croise dans sa latltude. - AmS!, la navl gat~on
d ' un port fran ça is de la Medlt erra née à un port de 10céan ronst itue un voyage de long cours ... 1. - 18•.
• . La navigation d' un navire de Rou en à Saillt-Peters- .
bourg ne doit pas être rangée dans la classe ,~s ,' oyale~
de 10llg cours ........................ , . . . ,
9
Vue en sus. Voy. Vente à livrer. 3.
1.

�( 36 )

TABLE ALPHABÉTIQUE
DES NOMS DES PARTIES
ENTRE LESQUELLES ONT ÈTE R ENDUES LES DÉClSlONS
R APPORTÉES DA NS LE TONIE VU.

Parlie. Pag.
contre
Amyot. .. ... .. ......
An J'ès .......... . .. ..
Assurrurs. . . . . . . . . ..
Id .. .. , .. . .....
Id . ...... .. .. ..
Id . .... .. . ... ..
Id . ... ... • , .. ..
Id . . . . . .•......
Id .... . . .... , ..
Id . . . . . .. ......
I d . ............
A'Œ"VAL .. . ..•

Foache . ......... . . .
Bonvoisin . ......... .
Assureurs.......... .
Piment a ... ........ .
Malhy ............. .
Wcstzynlhius ...... . .
Gowcr ... .. ......•.
l!rucc ll e ........... .
Fonlaneill e....... .. .
Négre . .•..... .. .•..
Bensa ... .... . ..... .
Bouffey........ .... .
Id~lgo .. .. . .... .... .
Duchêne . . . .... . ... .
Loriaf\'ue .......... . .
Aurès ............. .

ld . ..... . .. . ...
I d . .. .... .... ..
Id . .. . .. ... .. . .
I d ...... . ......
ld . . (C'A. G.) .. . thll ....... .. ..... .
N .. .... IcI . . .•. Baudry ........•....

1,1. ( C' de Bord. ).
1d. ( C' A. C.) ....
Id . . .. , .ld . .. "
Id . (C' GenevK ) .
lIAÇn.I.
'1 . .• , .

.

1 ••• •••••

Bal . ........ .. . . . ..
Bar barou:. ...........
~arbé ...... ... ......
arge .. . ... ..... , . ..
Balaille
la ........... "
, . .... .. . . "....
Ball4l'y •. , ... , , . , . "
lleau Larat. , ... , . ' ..

Chicala!.. . .. . ...... .
Carré ............ ..
Ferrière .. .. ..• . . ...
Clerc .. , . ..... , .... •
Barr,' . ..... , ....... .
'Ionlong
"
, Brl'sson ....
M Il d B d'
JuOge~r.. ~ ..o.. '~::::::
Robert, Desp lagnes . .
F r émon ! .... . " . . .. .
Divers .. ..... , .... . :
Assnreurs. (A . G. l ... .
Bell' t,'
t , , • • \ '
..

,. 1 •

•

•

,

II.
11.

107.
14 1.

II.
1.
1.

J

1.
1.
I.

13.

5G.
88.
8~.

9~ .

11 0.

1. "7.

I.
I.
1.
1.

260..

283,
318.
329 .
II. 33 .

11.

Il.
11.
II.
1.

U.

97 .

0 3.
102.

193.
1 20.

8q,
16; .

II.
I.

~IS.

1.
II .

153.
73.

II.

79.

Il.
11.

137.

133 .

JI.
II.
II.

1'1 3,

JI,

51 .

qo.

185.

BC'3nSSÎer. . . . . contre Gautier .. .. ... . .
Bellati .... . . . ...... . Beau Laral. ...... :: :
nensa . .. . .. . . . . .... Assure urs .. . .... . .. .

llernadac Regny.. .. ..
Id . ............
Id . ......... .. .
Bidon . .............
Blais ...............
Blanchena y.... . .... .
Blin, Desprès .. . ....
Blohm. , ..... , .. '....
Bolbène.......... . . .
Bompar ...... . ......
Bom·oisin ...... . ....
Boudon . ... .. . ... .. .
Bou ffey . .... ...... "
Boydelatour. .. . .....
Id . . . ..........
Boyer ..............
Brindrau , FieveL... .
Brucelle ....... . . ...
C AMPARAN . . . . . . . . . . .

Campou ............ .
Caron Drrozière ..... .
Car re.. .. . . . .. .. .. . .
Casati . . .. . . . . . . . .. .
Cha lm as .. . ........ .
Chica lat. .. .. •. . . . •..
Clerc ....... . ..... ,.
Clérissy ....... ... .. .
Couhitte .. . • .... ....
D~I-AG ~~NGE ..

. ..... .
Delu?e..............
Dheran .... .. .......
p uchêne.... . .. . ....
Dumo ulin . . . ........
Dupré. . . . . . . . . . . . ..
Durin. . . . . . . . . . . . ..
OUI'erdier .. , .. " . . . ,

Va llarino ......••...
Sciama ........... ..
Roussier. ......... . .
Bompar ... .. ...... .
Ministère public .... .
Vaucher .. .. . ... . .. .
Lenfant ........ . ... .
Folsch ........ . .... .
hubert ct Chalaud,Embry ........ . .. . ..
Bidon . ......... . .. .
Amyot. ..... . . . ... . .
Sa illy ... . . . . ...... .
Assureurs........ . . .
WieHng ... . ..... .. .
Lebasli er . .... .. ... .
Viv ens ......... .. ..
Leseigneur ... ...... .
Assure urs .......... .
Milh et.. . . ... . " .. ..
Juliany .... . .. .... . .
May . . ... . . .. . .. . . .
Assureurs. (A. C. ) ..
Magg i...... .... . .. .
Poncet , Gaul hier .. ..
Assureurs. ( C. de B' l.
Id .. .. (C. Gell". l.
Musso.. .. ... .. . . .. .
Guerrero .......... .

Parlie. Pag.
1.

1.

U.

5t.
1. .83.

1. 12q.
1. . 35.
1. 345.
Il . 65.

11.

11 8.

1.

182.

Il. 146 .
11.
1. 357.

11.

65 .

Il. 141.

11.

40.
1. 183.
1. 135.
1. 176.
U. 127.

11. 15 ..
1. 116.
Il.

86.

Il.
Il.

89.

1.

214.

11.

' 77 .

1. 3Q5.

J.

1.
1.
I.

Langliet. ........ .. . . 11.
Taffe............ ...
I.
Gouyer .. .. ......... n.
Assure urs . .. .. . .. . . n.
Thomas..... . ... ,... Il.
Mourgues Dalgur....
1.
Quatremère......... n.
Ross ... . " ..... ,...
D.

70 .

110 .
215.

310 .

316.
'90.
142.

138 .

33.
57·
28 .
105.

,66..

�( 39 )'

( 38 )
Partie. Pag .
J. 357.
1. f 33.
Escalon Mery ...... . . l eard . .. ... ...... . .
&amp;IBRY •• •• •.••

contre J ull ien , Bolbène.... .

t

Estournel. . . . . .. . .. . Yvan . ....... . ... . .
FAURE . . . . . .. . . . . . . .

Ferrière . .. ... . .. . ..
Foache ... . .. . .... ..
Folsc h . . . ... . . .. • . ..
Fonlaneille. .... .. " .
Frémont ..... . . ' •. "
Id. .. .. .... ... .

Pascal. .... ........ .
Ass ureurs. (C. C. ) .. .
Amerva!. ... .. .. ... .
B1ohm . . . . . . ... .. . .
Assureurs ... .... .. •.
Bataille .. ... . .. . ... .
Lemère .. ......... ..

1.

1. ' 04.

, 6 1,

Il.

1°7.

Il.
1.
Il.
II.

J.
Il.
1.
J.
1.
1.
1.

Assureurs. ( A. G. )... .
Hamaou y . . . ... ..... Lauticr ..... . . . ... ..
Happenstall ... . ..... . Jullien ..... . , . .. . . .
Homon. . .... ... ... Lejudec .. . ..... . .. .

II.
I.
1.
II.

Gauti er. . ...... .. . ..
Gazielle. . . . . . . . . . ..
Giraud. .. .. . . . . . . . .
Gouyer . . . ... • ......
Cowcr ... . .. . .. .. . "
Gros .. . .. . .. . . . .. "
Guerrero.. . ..... . .. .
Guez ll t!c ........ . ...
Gui bert.. . .. . ... .. "
H ALL. . .. . • • • • • • • • • •

' 9' .

II.

Zaguri .. . . . . .. . . . . . .
Beaussier. ... .. .. . . .
Luce ... .. . . . . . . ... .
JlIa liez , Rousset. ... .
Dheran ... . . . . .. .. . .
Assureurs...... . . .. .
Loir Piot. ... . • ... . .
Couhitte.. ......... .
Marins . .. . .... . . .. .
Musso ... . ......... .

G ALL ULA • •• •• • ••• •••

20 2.

1.

21 7.

90.
94 .

1.

1 ~7.

1.
I.

1.

' 46.
242.
138.
99,
. 273.
326.
335 .
108.
1 02 .

65.
340 .
62.

Ic.U\D .. . .•••••••••• .

Escalon Mér y, Roubaud . II. 33.
Id . .......... .
I d. . . . .. . . ... . .
1. '202 .
ld. lgo . .......• .
Assureurs .. . ...... . .
1. 326 .
lsraë!. . . . . ... • .... .. Na lis..... .. .... . .. .
1. 269 '.
Imbert et Chataud ,
Embr y .......... .
Bar bé ... .. . . .... . . .
Campo u .. . .... . ... .
Happenstal!. . .. ... . .
Olive .. . .. . . ....... .

1.

305 .

1.
II.

348.

Delagrange .. . . . .... .
Lautier. ....... ..... Hamaouy..... . ... .. .

II .
J.

l QO.

J A.ULlER . . . • . • • • .• . . .

Juge. " . ...... . . . . .
J uliauy ... . .. . ..... .
J ullien .. ..... .... . ..
Id .. . . ........ .
LA.NGLF.l' . . . . . • . . • . ..

1. 35 7.

II.

, 37·

Part ie. Pag.

Lebasti er .. .. .. contre
Id . ..... . .... ...
Lejud ec . . ..... .. '"
Lcli •. e",' . . . . •.... ...
Lemère.. . .. ..... .. .
Lenfant.. . .. ... . ....
Leray ...... . .... ... .
Leseigneur .. . ... . .. ,
Id . .... ...... ..
Loir Piot ... . . .. .....
J_opès et Muscat. ... "
Lori ag ue... . . .. .. . . .
Luce . . . .. ... . .. . . .

Boydel.touT .. ... • . ..
Wielin g . .. . ...... ..
Homon .. ... .. . ' " ..
Lemaire. . . ........ .
Frémunl. ... . ... .. . .
Blin, Desprès .. . .. . .
Or in e!. .. . ... . .... . .
\lrind eau , Fievel. . . .
Picard ... .. .. .. .... .
Gros . .... ..... . . .. .
Henaud ... . .. ... .. . .
Ass ureurs. ... . . . ... .
Mathieu, Gazielle, etc.

MACGt. ......... ....
Maison .. .. ... . .. ....
Ma ll ez .. .... ... .....
Marins .. . . . .• . • .....
Martin . .... .. ... . .. .
Mat hieu . .... ..... ..
Mathy ... . . . . ..... ..
Mau ry Ca lsada . .... ..
May. ' .. ... .... . ....
Meye r. . . . . . . . . . . . . .
'Mic he!. .. . . .. , . ,., ..
Milhel. .. ", .. . " . . ,
Ministère public . , . "
Id . . , . . . ,. , .. "
Monlon g, Brisson ....
lI1ottard , Bodin ... . ..
Mourgues Dai gne . . ..
Musso . .. ... . ... . . , .
I d . .... .. ... . ..

Casali ..... .. .. .... .
Ministère public ... . .
Gira ud . ... .. ... ... .
Gueznee . .... .. . ... .
Pi4uet. .. . .. . ..... . .
Luce ....... .. . . . . . .
Ass ureurs.. .. . .. .. . .
Vidal . . ...... . .. . . .
Caron Derozière. " ..
Sur het MOll corgé .. . .
Handon ..... , . . .. .. .
Ca mparan , . . . , ... . .
Blais, . ...... . .... ..
Maison." . . ... . ... .
Bai!. . . , . , .. . ... . .. .
Barb. roux. . ....... .
Dupr é..... .. . ..... .
Pierrefeu , etc.... . ..
Guibert. . . .. . . . . ... .

1. 214 ·
li . 174·
1.
'4'·
1. 335.
Il. 37·

NALIS . .. .... . . . .. . . Israël . ... .. ... . ..•.
Négre . . . ... .... . ... Assurenrs...... . . . . .

1. 269'
I. . 60.

OLIVE .... . .. . ...... J ulli en . ....... . .. . .
Oméa ly . ......• . . ... Swan . . ........•. . .
Orine!. ... . ......... Leray . . .... . . . .... .

Il.
II.

' 7"
l, h o

11.

46.

1.

167 .

l.

1.

n.

II.
Il.
II.
11.
Il.
Il.
1.
II.
II.
1.

1.
1.
1.

' 76 •

135.
62.
121 .

94.

' 46.
46.

15, .

199,
273 .
125.

97.

' 46.

' 4~·

88.

11 0.

II. 7°·
1. 230 .
II. ' 96 .
II . 8~.
II. 11 8.
II. ' 74·
Il.
73 .

li. 79 ·
1.
28.
1. 310 .
1. , 08 .

' 72 •
P AGANO •• . .• . . . . . • • .

65.

'V in cent. ... . ..... • . .

l'ailli as ... . . .. ..•.. . Luce . ... .. . .. . .. . . .
Parrot. ... .. ...... .. R... .... .. ... . .... .

1. '46.
J. 18.

�fl)~, '~-o' :i (

40 )

j

\

,

"

l'as~~~.......... ~ ~

• e Fabr~ ............. .
P.card. . .
. .... Lese.gn eur. ... . •....
Pi errefeu , etc.. . ..... Mussa ........... . . .

Pim enta ... ..........
Piquet ....... ... .. . .
Poncet , Gaut hier .. "
Pozza. . . . . . . . . . . . . ..
Q UiTREMÈR&amp;. .• • •••. .

R . .. ............ ...
Randon . .. . ... . .....
Rebecq ui .... . ...... .
Rena ud . . . .. , .. .. . "
Riou Kalet . . .... . ...
Rob ert , Desplagnes . . .
Ross . . . ........... "

Ass ureurs . . ....... .
Martin .. .. .. . . . .. . .
Chalmas . ... ... .. .•.
Scia ma . ... . . . . .• . . .
Durin ... . .• , ...... .
Parrot. . ..•. . . . .• . . .
Mi elle!. " . . . ...... .
Tourre .. . . . .... . . •.
Lopès, Muscat. .. . • .
L uce ...... .. . . . ... .
Barge . . ..... " . ... .
Duverdi er . .. ... . . . .

Rouh aud . . ... . .. .... l card .... . . ... . . .. .
Roussel. ..... ... . . . . ~1all ez ..... . ... .. . .
Roussier . . . .. . . ..... Bernadac Régn y . . . . .
S AI LLY . . . . . .. •. . . .. .

Baudon . ... .... . . .. .
Sanlso n . . . ......... . Val/a r ino . .. . ...... .
Sauvairc . . .... ..... . TouR·e t . .... . ... . .. .
Sciama. ...... . ..... . Bernadac Rég ny .. '"
Id .. . ...... .. .. . Pozza . ... .... ..... .
Suchet Moncorgé .. . . . Meyer ..... . ....... .
S\\fan . ........... .. . OID éaly . .. . . .. ... . . .
TATFE . .. . .. .. . .. ... .

DeJuze . . .. , . ,

Thomas . ...... . . . . . . Dumoulin . . . . . .
Touffet.. .... . ... .. . . Sauvaire . . . .. . .
Tourre ......... . . Rebecqui .. .. .. .
VllLARlNO • • . • • •

Sa mson , Bel·nadac.
Blaochenay .. . . . . .
Verrier . . . . . . . . Viallet. . . . . . . .
Vida!. . .. .. , . . . Ma u r y Calsada.
Vincent. . . . . . . . . l'agallo. . . . . .. .
Vivens . . . .. .
Boyer . . . . . . . . .
WESTZYNl'BlUS . . . . . Assureurs . . . . . .
Wieüng. . . . . .. . L ehastier, Boydel. tour
" auche r. . . . . . .

YVA.N . • • •

.a.4~tlRl. • • .

Estourne!. . . . . . .
. Gallula . • . . . . . • .

Partie. Pag .

1.
Il.
J.
I.

' 04.
' 99 ,

3 10 .
56.

1!. 37 .
II. ' 77 .
1. 249'

Il.

205.

1.

18.

II.

I q6 .

I.
II.
1.

'9 ~ '

1.

24"

.0

,,5.
146 .
n. 133 .
II. l GG .
1. { 33 .
2. 02.

1.

II.
1.
l.

,125 .

41.
12

9'

76 .
1. 235.
I. 249'
I. 230.
11.

IIG .

J.
II.
J.

'42 .
57·

1.

193•
12g.

J.
I.

II.
1.
1.

76 .

,8"

, 54 ·
210.

, 67'

II. '27·
J.
89 ·
1. , 35.
1.
J.

'9 r •

' 97·

�</text>
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                  <elementText elementTextId="960">
                    <text>TABLE' ALPHABgTIQUE
( 2,0 )

DES MATIÈRES

les l, 93~ fr . 50 c., dans la persuasion que tous les créa nciers
ah, rs exista nt s recev raient de Posez , dan s la mêmo propol'tion, le payement de co qui leur étai t dû ;

CONTENUES DAN S LE TOME Ll V ( 18i6),

Pal' ces motifs,
LA Coun met 10 jugement don t 0 t appel au néant, etc,

n.. I ~ f év/'ie/' 1876 ,
M . D Uli E'!. -

- Cour do Douai (2' Cil .) , PI"id. MM. LEG llAND ct ALl.AEnT.

t" ET Il' P A RT I ES,

P/'és,
N. '8. _ Le chiffre r omain désig ne la pal'tie 1 e t le chiffr e a rabe la page,

Abandon , -

V , Aval'ie commune,

Abandon du n avire et du fret,
FIN 0&amp; LA DP. Ul 12ll l! P.\IIT IE

•

t. Sommes du es (LU const~ ucteU1', ­
Le pl'opl'iél ail'c d' un nn\'lI'o c!l co n~
strucLion ne peut s' a~l' èlnc h ll' , p~lI'
l'abandon, de l' obli gatt on de p~ y Cl:
3U cOllSh'lIclcur les sommes qu, lU I
sont dues, et cela bien que la. c~rn.
m:lndc aiL61(' faite pn\' \l,Il ~a jl l l a lll C
mnl'În. - 11 en es t ~Hn ~l . a p!u s
rt.ll'I C raisoll, si c'est d ~ n s .Ie ltell
de 1:1 demeul'e du I)I'O\ll' lcta,,,c que
l:l consll'\\Ction :l eu lieu. - Mal·s.,
10 ~où t '18i 6, - Galibcl' t e . 1\0:

mnn ...... .. ....... "" . I-:UI ~

~. Service 1)osLal , Pcrtc de cUpù hes,

POlll' que deux ml\'II'CS à vapeur
soient l'é putés s'ûtro tl'ouvés dan s
le cas de l' M L. 13 du d ~cl'e t du ~5
oclol}l'c '18 6~, c'est-a-dire OOU I' 3nt
J'un SUI" j'nutl'c dit'cetem enl ou à
peu près, il faul quo chaque n:wire
ait aperçu les deux roux de côté de
l'autre. - LOI'::;qu e, au co ntraire,
chaque vapeul' n'a aperçu CJu'un

feu de cô té de r autre, les deux \" peul's doiven t ètl'l! l'é pUlcS s'êtl'e
l r'ou\'és dans le ens de j'at'L. 1'1 du
décl'c t , c' est- tl-dil'e fais:lIl L des l'Ollles t( ui sc cl'obcut. CI, c1:J IlS cc ca ~ ,

r'esl celui qui a vu ,'au tre pOl' 11'1bOl'd, qui duit mnnœUVl'el' de mnnièl'e à ('vilel' l'nbol'drtgc. - Mal's.,
1_' jui n 1870. - Dal'l'in c. Lachaud
l -li9

mpr ll s, Mi1Jistl e.. - . ' ; n ~' nl{'I ~ Ur~ 2 . Na vi r e sortant, Navire f! ntra,tl t. qui s'cs t l'ondu ndJudlcalnl l'o d Ul~C
La l'Gglc ll'apl'CS laq uelle c cst au
entrepl'ise de t l'~ n s po l'L dû de peIUwÎl'e sOI'lant :) manœu\' I'e~' pOUl'
ches , a contrncté par là une 01,111 laissl:n' ln l'OUte lill1'c au n3\'H'e engalion pOI':;onnclle, cL, pal' SU i te,
tr3n l n'cl)l !l3S npplicable à deux
nc peul êlre admis, en cas de pe rt e
n3vil'~s qui sc l'encontrent d:lllS la

d'un de :sos n:.'I\'il'eS, SUI' l el\u e~ des

dél1~ch es élaienL cha rgée~~ fi .se

de toute "csponsahlilt6 \' I S~
:\-v;s de l'adminisll'ution cl ûs p~s­

Iihl.'l'el'

ICs, en fai.;:ant ahnnd on (~U n:1\'II'O

et. du fl'cl , - Dans les \O slance.s
ndminisll'ati \'cs oll fi gurent les 1111-

nÎ:sLt'CS comm o t'Clw(osc ntanl l' Elal,
il ne peut IcUl' û l!' C ni loue des dépens , - C. d'Et. l, 8 mai 18i l l . V~I t\I')' c, l'Et al .. , ,. , , . . . ' 11 -35

Abordage
t Décret do 'i SG~, 11I1, ,,p,,élal.io". -

l'ade de Mal'seille, entl'e le Chàteau
d'If et te Canoubi el' .. " . , ... Ibid,

3 . Chomage. ll1cIMJ1"ilé, ~(Ipe ur , Su-

J'e,~f a rips. _ l.'imlemOllC due par
l'abol'deul' à l' abordé pm\!' ch6n~3 gc
pcndnnt hl l'l'l'31'31Îon (\':l\'nrleS,
doit êtl'e Clablic ~Ul' ~es mêmes ~a­
seS que les s ll\'esla l: ~es; ~e He \11demuit r rli'lil donc, S Il s nglLde bateau a \'"PoJU I' , ~ t,'c de U l~ fl' ane ~a l'
lonnOèl U c1e jauge eL par J0Ul', Ibtd.

4., r Oft , I\ 'av ir c Ol1crépr Js de la IJOSSt ,

�AFFRÉTEMENT .•

A marroge

par devant Jcultmen l,
Evulution. PMse ,.étrécie. - Un
cnpi laillc fait f,Hlle lorsque. l'lnnl
d{ll1~ un pOI'I, il n':uu:lITC son n:l,"jl'o que p:1 I' l':wont el le laisse n on
O1ll31'I'Ô 1:11' ral'l'iL'I'l' .• - Il cn es t
smlout illll,sÎ lùr:)quo le llnrÎl'c es t
:'IlCI'C' h'cs pre:&gt; de la passe, qu'i l

p cu~ réh'éclI' CH évolunnt SUI' son
:H'{l ilt pm' su i tt..: de ln direction du

' -Cilt. -

Le capi l nine doit douc cJ e-

m CUI'CI'

respo nsable do l'ahordage

SUl'\'onu :lrec Uil nUVil'è cnll':mL qui

!l'ouro la passe l'ell'écie. si , du
l'os to, :IUCIllIe faute p:lI'liculîct'c ne

:l

peuL ètt'C nlléguéü l'ontre CC del'-

niel". - MOl"s . 14 jnil. 1816 . Acébol. c. C' llixle. ' .. ' .. 1-229
5. Bâleall picheuI" ti,'am

~'es

fi/tis

Natn'"e, Ùbligation d'h:itn' le bd~
t"au. - Un bateau pêcheur dont
l'équill;'lJ~e c~t oCI'upé [1 tÎl'el' les filets, (Olt 61 rc COllS ldél é comme 1111
objeL immobile en me!'. - Pa l'
SUlle, C'e!) l aux nnvit'es qui le l'Cllcontrcnt SUI' leu1' chemlll, li 01[1nœuVI' cr pOU l' l'civile!', fnut e de
qu oi ils sont l'cspons:lblcs de 1'3hord:lgc. - M:lI';L, 7 aoûllSïü.Cndencl e. Snuton . ....... 1-2/1 0

•

ARMATEUR.

AUOR DAGE.

ABORDAGE.

6. Marin tu é, Actinn en 11Ulemtl1le
Delle d'aliments. - En cas de d é~

~t!~ ~l' un Illal'in dan.s un, &lt;Jhardage,
1a~1101l en ln clcll1 ll1t e n nppal'tien t
ql~ à ceux de ses parents qui nu1':1.lCn t eu (Il'oil!l lui r éclamel' des
allillents . ... , . . . . . . . . ", Ibid

où il sc lI'o uve. - Mais Ic délai
dan s leq uel s:1' Ill'otesl:Hion doi t
h'e siglllfi éc, ne rail pa s partie de
ln rOl'lllû de la pl'OlestaLion clle-mêmû. - Pal' suitù, sO l'ait lion ,'ccoY:'Ib IO I:aclion rJu 'il inlJ'oduil':lIt
contre 1nbul'deuI' (!t;\,:llll un 'l't'ihUilai l'J'nnçais 1 si S:J IH'olcstalion n':lvait pa s été signiti ée dan s
le déln i de vingt- qufl ll'c heu l'CS

biûlI qu'cllc l'ûnl élé dons le &lt;Ié~
lai flx~ pal' ln loi clu pO l't oil il 50
ll'auralt!lU mome nt cio j'accident.

E st pnl'oillcmenL nulle dnns le
mûme cns, ln pl'oto~lalioll sirr nifl éc
ullel'iclIl'CIllClH pat' le j1l'oIH,iet:lJ:'t.!
d~l chargemcnt du na\'lre abo l'dé
blcn qu'elle l'aiL etc d:111::; ks ringl~
quatl'c helll'cs du moment oil il a
r eçu ln 1.1Oll\'cllc du ~ inistJ'c . cette
proteslntIon ne pournnt m(}mc
d:.tlls l'Illtél'êt do la Cat'rruison raire
. c 1cs &lt;,l'Olls
l ' que " le capitaine
,
l 'e YI~-r
a Irllssé CICIlHIi'c pal' so n t'tHt'lI'd à
-

Il1'OLeslel'. ', ... ",. , ."". Ib ill.

9, ,Y avircde l'Etat, Mo)'t Action con hl' l'annatem', Appel' Cll ClHlse de
l'Elat , .- EH cas d':thOI'cI:,'Jc entre
un 11a\'ll'e de rommOl'CC el un l1avire de l'Etnt, les Trihunaux civils
sont compétents pOUl' stalU (}I' sur
l'&lt;1t;!iOl~ ,c,n indemnité diri gée pal'
hl'I'I~I~I'S d'un p:lssngcl' tué
dans le SIJlIstl'C, contre l'imnal('u J'
du nu\'il't~ mal'cllnnd. - M:lis c'c"t

l es

!l l'n.lltol'ilé administl'aliv::! qu'i l appn rt lent de statu CI', dans GO cas
SUl' l'action en S~lI'antie de l'al'lna~
tcu~ contre l'EtaL IH'opriétail'c du
na\'lre abO l'llé, eL SUI' l 'action dil'cctl:: dil'igée contl'e lui pnr les demandeul S Il l'incipau'\. - Tl'ib des
can O. , 17 janvier 187/1.- Fcrrnndini c, Valél'Y CL l'Elat " I1- I '! j

7, Fin dt non-rrcel.'OÎr, Perte tOfale,
- La fin de non-l'ecerOlr l'ésultant
du § 3 de l'al't, 435 C. Com . 5apph~IU C aliSSI Ju en ;'lu cas de perlC
t?lalo .du l1avi~'e abordé qu'au cas
rl a\'i.lI'les partlClles, Cass , 4
oont 1815. - Moullcl e. Messa'10. Décret modifia ni 1'3I't 'I S dc ce~el'lcs ................. 11-80
lui du tz5 octobre 186'2 SUI' les me8, Capitai~eitra"ger, Port étranger,
SUl'es de précaution i.I pl'endl'û pOUl'
Protestatl "1, Fo,.mes, Ddlai, 11ru_
évite\' les abol·ùogcs . (2S oclDbl'û
t~stlltiO~ ~w nnm du c"arge~r, _
1873) .... .... ... · ....... 11 -200
Ln en l llta~lle éLl'anger abol'dé pal'
u~ rl'ançal s d&lt;Jns un pOl't étrangc!',

Il est lenU;1 pl'otes tel' qu e ùans les
for'me s établie s pal' la loi du l i eu

11 . Déc l'c t appliqunnL aux navires

de ,commerce les l'èglcs pOil l' l'exccutlOn des manœuvr es du gOUVl:I'-

03il déju appliquées SUI' los navircs
do l'EtaL. (2sept. 18711) .. 11-200

Acceptation .Accident .-

V. Effels de com .

V. Ai'maloul·.

Acte de francisation , - V.Nav.

Affrètement.
1

Serment décisoire, -

L'a lft'élC-

'men t d'un nnvi l'8 peut être prouvé
pa]' le SO l'lIlCIlL dé~ i so ll'c , - .COUI'

d'AiK, 23 ré". 187,. - GalidJollnzoffc. C' Husse ........... 1-41

2, .Affrétmu nt en bloc , Sous- affl'ilement, Dini!rcfl ce à payer par l'affré/ eur m bloc. Intérets. - L'afl'réICUl' on bloc d'un l1a\'ire, qui s'est
C1l1'::lgC CIl\' t;!rs lù c:lpilailh': &lt;l lui
pa~ el' la dllIël'ûncc de fret, au cas
olt lu s connaissements des sousaffréteurs pOI'Lel'aienL tlll trct moindl'l! que celui dl} l 'affl'~lCllleIlL pl'imitif, n'es t p3 S en lh'oit, I01'3qu'il
esL l'O[l uis clt.: l'emplir sl,)lI obl1l:;'~­
lion, de déduire de la somme lJuï l

3

accidenls inév ila bles de loule n."i.
{pillon. -

Le capitaine ne peu t

échappel' à.Ia responsabililé ci-des.
su~ en exclpanl de ~e fail que les

~m élcurs onL \'l~ lte 10 nnvire et
1 ont agr éé avant la Ill i sc cn chart7e
I;t que I ~s :lutol'Ïlés du lieu bd~
c.haq;ement en Ollt per mi s la sorIle 3 pl'è~ Cx~men ct cOnstal3LÎOll de
s?n bon étal. - Le cel'tiflcat cie
\".I~ilC a l'è tl'nngCl', co mm e les cc rtJll~at s (/ 0 visite nu départ, ront
pl'c.sllmol' le bon éta t dll llavit'c;
mn lS celle pl'ésoOlplÎon doi t cédet'
dcvanlln prcu"c COnll'airc , - C.de

Houen, lU fé" . 1876 Inr. lI avl·.
2:\ 30\1L J8-;-5, - Dreyfus c. Mar:
lm ............. . 11 -163 Cl 203
1 , V, Compétence ,

Aliments ,- l', Ahordngè,

Appel. -

l'. FoillilC, Tl'ib.deCom.

Application , -

l', Ass , ma1'it.

Apport, - V. Na\'Ït'o.

paie, \'intcl'~LjllSt lll 'n J'époque prohable de l'aJ'l'ivée il duslÎnutiun cL

Arbitre - l ', 'l'db. de Com,
de l'cH,;héanee du t'l'cL - M,ll'S" '21
Arm ateur.
mal'S 1876, - Dav el' c, PelTier,
1-11 4 l, Accident de machi/l~, Bless ure,
Absltlce du l~écallicie n , Présomp3, Art. 291 C COnl., Nao;l'e 110,..,
tion. - L'a.ccident de machine qui
d'état de lIaviguer, IToya!le accompli, Absence d'inllavigalJ/"lilé absobless~ un chaulrûul' a hOl'd d'un
"npeur, doit, il défaut cie 1)I'Cuvû
{tle, Vis ite avant de prendre charge,
dimpruJencc dc la p:ll'L du chaufCrrtificat l Preuve COll/rao'e,
ft:: li l' lui-même, èll'e présume pro - L'm't. 297 C. Com., punissant
\'t!nir ou du "ice dt! 13 macbine,
dc 13 pCl'lo de SOI1 fl'el Cl du dOIllou d ' ~n défaut de direction i.I la
mages-inlél'èls lecnpitaine qui met
chaq{è de l'nl'Illalelll', s'il e:i l jusà la voile SUI' un na\'i l'c llOl's d'etat
tilil' qu'au Illollltml o~ y3cci,del~t
de naviguer, e~l applicnblt: au cas
9ù le na\'it'c est arl'Î\'é:J destination
avec son chargement, s il n'a pu
terminer SOIl \'oyage Iju' apl'ûs plusieurs l'el~ches successives ~L de
nombl'cuses ct impol'tanlos répal'alions nécMsilé~s pOl' son m3u\'ais

élal - JI n'ûsl donc pas nécessoil'e, pOUl' l'application de ûes péIl:lHtés, qu e lu l1a\'it'e Soi L atteint
d'inn:l\' ignbiltté nbsolue; il suffi t
qu'il ne pui sse, sans dan ger, r éSiStCl' nux coups de vent et aux

s'L' st pl'oduit. le mét:aOlCIen n elail
p3S dan s 13 chamul't! ~~ la m~chine,
_ Mu!'s" 2U murs 18,ij, - \ erzura

c. Yalûl·)' ..... ' . . . ... ... . 1-105

2. Ahmœut'/'e du Cünoll, Absell ce d~
chef de pi ce. - L' :lI'In3l cUI' qUI

faiL Lil'l~ 1' c',' .. COllpS de canon a
bord du ~Oll n:wil'e, es t :csponsa!JIu des hlessul'es occasIonnées à
ceux qui manœ\l\'I'cnl ln p.ièce,
par leur propr e inhabiletéJ S'I l Y a

�AS URANCE MAR ITIM E.
employé cles mnl'ins ne co.n.naiss anl
qu e l ûS IlHl Oœ U\'I'CS ma l'llllnes, ct
n'fly an t p:'!s 1:1 conn:lIssanco des
lll:JÎlfCU\' I'CS sllécÎnl cs du canon, e l
s'il ne lus fi p:IS mÎ:s sons ln directi on d'un chef de pièce expérim enlé. - ~ I O I ·$., ~ü ooù l 1875 . - Soldllli û . Messageries . . ...... 1-'251

3.

Ca r t ~s et ifistructions uatlliques.
1..' :lI'IIl:lt Olll' n'est pn s tenu de

muni!' l e c:1 pitainc des CUl' t es ct
instl'u cti ons nccessnil'es à la n:wi-

galion ; c'est au capi taine tl se .mu~
nil'

~

ce l ëg:u'd de tout co qUI lLlI

esL nécessairo. - T. de C. 113vl'e,
'2 8 juillet 187[l. - Poul'po int et
CeolrrOj' c. Ass .. .. . ... . . 11-1 48
L r . .\ 88 . mm'iL, C:1pitainc .
Arrimage. -

l' . Cnpilainc.

Assurance maritime .
1. Cho1'bons. Combust ion spolllané("

Vice propre, Relâche1 l'ente en cours
dt voyage. - L'incendiè qu i se
décl:ll'e cl ans un clw rgemcnt de
char bons ~ans qu'oo pui:)se l'cxpli.
quel' l'il l' aucunù cÎI'COllst:.lIlce oxtl'insequc, doil étl'è altl'ibue à la
co mbuslion spol11anée, eL p~lI' suite
nu vice pr opl'l:, - Les assureu l's
~on t donc exemills des conséquences de ce t incendie, soil qu'elles
consisten t da ns ln dû~ l l'lwtion de
la IlHu'cllanciisc pal' le fcu môme,
~oit {ju'i;llles eon~ i s Lent cu d.. s l'eI.kllos, dèS dépenses cL la \'enle
do lu Ill::l l'clwndise Cil cours de
\' eyagc. - Mars., lU nov , i8iS, Z.lirù pulo c. Ass . . . ... ... 1- 2\

ASSURANCE MARITIMF..

qu i . signé 10 polico . -

Il on os t
:l u h' ~ lIlC lil si J'assul'é demeul'e SUI'
une autro pl:1.cc, et si los ol'dres
ont é té dOllnés p:'!!' cOI'l'espondancc . - Spécin]ement l'nssHI'é
qu i, par COl'l'cSpOnclnllcc, a dUI1l1é
ol'cll'o do fail'o une police! en sLipul anlllll term e détol'miné pOUl' le
pnÎemcnt de la lll'ime, n'os t pas
lie, quant à cc, pm' un e police non
signée pal' lui, qui a stipulé le pai emunI ci o 1:1. pl'iU1 Ù :'1 un tCl'llle plu s
co urt . - MOI·s., 27 jan v. 1876 . - Ass. e, Lav3I'el1o. " .. " 1-14
j

3. Douelles , Nau{rage, Dtilaissem · Il l ,
Uét rocessi(ln à 1assu ré, Chargemen t SU l' lm aut/'e 1lauire , Dé{aut
de dénombrement, Nouvelles ava"us , Ri sques des Âssu reurs. _ Lu
vc nle au compte oit n la mosme
l:tisse les objcts \'cndus :lux l'; S lillO~ du vc ndcUI' jusqu'a u moment
olt ils sont comptés ou lllesUl'és.
- Specialement, IOl'sque les assul'eUI'S tl' un chargement de douclks,
qui en onL accep té le délaisscment
nJll'cs n::\ll fl'age, s\'n ten den t avec
leur asslIl'C POUl' lui réll'oeédel' ln
par ti e snu\'co ùu clt:1. I'~cman t emb:1.l'qllCC SUl' un null'c na\'ÏJ'e, le
pd" dcvn nL êl l'e l'églé a dcs Lin alion ~ lll' les douclles en ola L sain,
cl arce bonification SUI' les dou elles cn::isées, cL 10 (h~n omb ]'c m r nl
dCv~Ult aroi!' l ieu aussi à clcSlÎU:l -

lion, il y a lieu de décidel' quo 1.
mal'chandis ù a étc flUX l'isCJ ues des
j usq u'au momenL du dénombrement, cL de 13isser à leur
cbu l'ge les aval'Îcs qu'clle a subies
pendant le tr::ljet du lieu dû sauve ·
tage au pOl't de dcslination, - C.
aS~UI'lWI'S

2. r uilct' , Assuré sur Ul1e autrc place,
d'Aix, 8 Ju il. 1875. - Ass. c.
Ordre donné pa r correspondance,
Vigne. , . , , .. ...... , .. . , . , 1- ï 9
Vrune, Tf;rme de paIemen t , Police
stipufarlt un terme plus courl, A s4, DJlaissement, t'icttwill(s pOln- passure non 1 é. - SI, d'apl'ùs l'usage
sagers non comprises dmls l'assu de Marscillt;, l'assUI'é esl oblige pal'
ranc;e. Déd ucf1'on sur te {ut à rap les condi tions de la police faile en
IJlJrter, - En C:JS d'aSSlll':1.llee d'un
son nom, bien qu'il ne l'ait pas sibntt:a u il \'npcul' a temps limi té, on
gnée lu i- mC:me, c'e~ t sculemenL au
Ile saul'ai t con~idcI'c l' co mme COI11cas olt il l'éside !:lU I' place, cL es t
pl" ises dans la somm e assul'ée ,
l'épulé, p:lI' SUi te, avoit' don né VOI'sou s le nOI11 cl' ul'memeM, les débalemcllL ses ordres au courtiCl'.
penses de victuailles faites pO Ul'

ASSURANCE MARITIME.

ASSURANCE MARITIME .

p.ss. ger s pond~nt

do nom l)l'e,,'

un long \foyngo, SI cc v~rnge n était pas dans les préVISIOns des
tll'tie' au momen t du co ntl'a t. a donc lieu, cn cc cas, do.oon· lercr ces dépenses COnll'l~C IInpu~.I~)lcs SUI' lt} l'l'ct CL (l'nl1~ 01'l scl' 1a\'~l~aleUI' qui ;l fuit dél a l ssell1,~nL, à

fi \'

les dé&lt;Jolro

SUI'

le

IOnu cie 1':'IppOI toi'

[rc~

'l u Il os t

~ U \ ass u l'c u l~S

C , d' AI X, ... août 1 ~1 ;),
_ Ass. c. f Cl'l'er o" .· ·" , · I- SII

SUI' CÙl'p:t -

5, Irl tér Als, l'ri mes. - I:a cré:l n c~
du [l' BI r.pPOI'laille pal' 1 assu ré aux
assul'eurs Sllr corps, ~ n cas de
rlelaissClllcn t, 11I'end n a l ss~.nce en
lll ~me temps quo eell(' dû l1l1demnilé duc pt'll' lus assUl'c~I'S, .ou
plutô t eUe conslituo \~no deùuc~,on
de l'indemlllté eJlc-melllc. - L ~~­
sUl'é IH.: peut d~ n e cnlc.uler 17s Il!lél'ûls de cutte Illdell1ll1tc (ju opres
décluct ion du frct a l'appul'tUI' .
JI cn esl de mème (\ l' c~3rd de ~a
IH'Îm c cI'assu l'ancc .. , .. , " . ' Ibid

6, Temps limité" .l!édil~,':allée el Océan.
_ l..'e'\pl'Ci'Slon Medllerrat1ée et .0·
céa,~ JlOlll'. in.cliqtll.!I', d?ns. une pûl,!ce
à temps li mité, It!s lieux des llSqu es assumés pnr les aSSUl'CU I'S,
ne sn ul'a iL s'entendrù de. toutes l ~s
mer s du glohe , ma is dUIt être l'Û~­
ll'cinlO" là Medilerranée eL a l'Océan
alianli' luc . -

C. d'Al", ~2'I J ::ln~.

18, 6. - A.s. c. Ghirl.n&lt;Ja . 1- ~8

1. Temps limité, Voyage t'ers des me"
t'tl/M'dites, P erlf' dans les mers permises. - tians 10 cas d'une assurance à tormo, fI\'ec indicaLi?n des
mel's dans lesqwJlles l e navlI'c es t
auto ri sé ü naviguc!', il ~um~, pOUl'
que l'assul'ancIJ sorte à cllet, que
la pcrlL ail eu ~ icu dans le tem ps
ct II.; lieu mentIOnnés n~ contr3 ~ ,
lor s même fl ue le lHIYU'e ser~lI t
al ors d;1I1S Ic L'Olll'S d'un \'o~ nge
donL la pnl't ie e\:ll'l~ml' ~e I,rOU\'I,::l''' Ît " n duho1'S dcs ml'I':; IndIquées.

• ••

Ibid

S. Corps, Up/dc he, Dr{a ut de r~.( ­
$Oltr'ces IJOU?' se raparer, I~atc!~! '~­
{érieures (Hl X 3}4, In naVlgab l//te .

5

- Doi t 011'0 l'ôp ulé inn.v ig.hle, ct
peut &lt;'1 1'0 Mln issé.comme 101, le n.-

\'il'c qui, ont l'(~ en l'cl:'cl1 o forcée
rlans lin 1l00'L, n'y lrollve pas les
l'cs:;ourccs n ecl.;s~ail'cs pour s'y
l'éJlnrer, ct ccln hlcn que les répa·
1'3tions jug6cs néct:s~nil'es ne
~oÎt.:n L évnl uecs pal' expel'ts qu'a
une somme i nférieure au" Irois
qU3l'lS cie la vo leur as,sUl'ée. - Le
capitaine, dans ces ci l'con~ta n ces ,
n'cst pa s tellu de l'elevcl' pOlU' un
pOI'L \'uisin IJI Î'.:u x pou['vu de
moyens de r6pa l'ntions, ::li scs
aval'ies ne lui permettenl dc 10
faire qu'un coul':lnl cl es l'hques
CXl.;l'plionnels. - Il cn est SHI'Lou l
ainsi an CUs oÎt le na\"il'Û assu ré n'a JIU Il'ou\'cr de l'emol'qLJeUl' pOUl' ~e faÎI'c c(\n~ujre au
port voi sin. - ~I ars , 24 Ja~\:-, C.
d'.\ix, ~7 a\"l'. 1876. - Gu.rm c.

A,s. . . . . . .. ...... . 1-91 ct

~5 1

9, EcllCiUeflltnt , Impossibilité de renflouer, Perle inférieure allx 3J4,
D.. laüselnenl, 1 ellle, Rerlflouemellt
par l aelie/eur. - L:illlpos~ib!li té
d~

l'CnnOUl'!' un na\ll'C con~tltl!Ù
uno illna\'Ïgnhilitc ~h~ollle, I~dc~
p~Il(I:l\lllncnt du pUlIlt du snvou' SI
leS 3vfll'Îl':'i s'élèven t CHI non au:oc
tl'ois flUfll'ls. - Le dê l n~ss,emen t
pOUl' ce motif d,oit l'H'C valide 1?I'squC:! les C"\IH-'I'tlses nyant con,~~flt6
l'éta t tlu no\'il'e onL clé l'e~u ilerc­
ment faites ~lIi\'anl l'u~il~e dl.;s
lieu .... cl flue h~ navirc a élc \'endu
après ces cxpel'llScs! 10l'S I,néme
quo l'ac1IUêl't.!Ul' alll'~\lll'éussi ~ 10
l'CnnOl1l!1'. - MMS., 10 3\'r. lSj6.
_ VitOll c. Ass., ..... ", 1-141

10. lMlicrnre, Atl t resa~uraflc,s. Déclora/ion 'IO n néce,~alre ~ ." ~ome11 ~
du con/l'at. -

L'flssurc n est p~~

coupnble de réticence IÛl'sflll Il
bisse i~nOI'l'I' à l 'as~UI'e\lI', au moment du contra l, les autres aS~lI­
rflnl'C~ c"\blanl ::iUI' le Illl\m6 ob!rt,
13 dcela!'atiull dl' ces . auu'es as~u ~
\':1nCCS n'('\.ln t l'\.i~(~C. pnl' ln ~Û I
qll'an mOlllenL du slnt~ll'e 'CIL
délaisscment. - Mars., ti
.\ l'naucl C. Ass, . , . , , . , .. , .

76

mfl\..!\ 64

�6

ASSU RANCE MARITIME .
AS SU RAN CE MARITIME.

dl'

1t. Facrûtés, C011no issement

fl un

P"o-

d!lit. - 1...&lt;1 l'elll'ésen!:1tion du connai ssemont put' r assuré su r racultés a SO Il :tssul'eul' n'cst pri S Lino
con ditioll illdlspensal.lle à la vnli -

dilé du délais.;:.emonl, si, du l'este
il n'y il pas de dout e SUt' le l'ait. dL~
Ch3I'gé ... " . ' ....... . ..... I b,d

J:? fn qllovis, Application. -

Dans

quov is
le rnit du cb&lt;ll'gclllcnLdan s les con~
le cas d' Ulla aSSl1l'rmcu il1

ditÎo,lIs du ~ontl'n t suffit pOUl' donnrl' il 1;1 Jloil ce tout son oile t, indép en d a~nJ1len L de IOute declat'ution
d'nppllc:Hion d'al,illlen t , eL ce l
cfl'I:1L l'emonle nu JOUI' même 013 la
I~olicc: - Si ~OllC une seconde poItl:O nent a cIre so uscrite, mètllC
nvnn! le ch:lI'g'clIlcnL, et Ilommf'm~nt. :S UI' I,e n:l\,Ït',d chargé, elle
dOit etre l'IstoU l'nec jusqu'a due
concurrenco . ' . .. . ' ....... ' Jbid
13. Jugé au cO'itrf./ire qlle ln
c1~ralion de l'~l l imenl doi t
r:U.lC pnr l'assure des qu'il ri
na~tisnJlcc du cha l'gcmenl.
SUI le ~SL l~ull e

déêtre
000-

Pu]'

l'applicntion qu'il

voudl'alL f,m'c n l'n :s~ ul'an!;e d'tille
ffinl'chnndisc fIl'rivée fi deslinati on
depuis la veille, biun que cl131'rrée
d:lllS les conditions de la poli~e,
- M,nl's, IH sept .. ISiG , - Agnel
c. SIC3I'd ,.,." . . , ,' ... , 1- 265
14 , Police in quoris, Police sur nalJirc
désigné, Jll'emièrr police alim elltéP
Rlst olu'ne de la seconde, - Un n ssu~
rance ill '1uOL'i~ ;) son ene t dès que
I~s mal'ch 3n~l~es

ASSURANCE MARITlME.

7

ASSURANCE MARITIME.

~ont cha l'gees

c1:lIls les conditIOns de la police, _

LOI's. donc tlU'un assuré a r(lil faire
LouL à la fuis, ul pOUl' les mèmes
cspeccs dû Jll31'chrlOdises renant
d'un mèlue pOl' t, d'abord une assu
l'an ce i1l (/uovü, cl ensuite IIne null'c aSSlII'ancc SUI' lei 1l3Yire dé·
signé, ~ i c'u..;L c,,; Ila\'il'e qui pOr l
le /Jl'e~lI1l,;l' drillS les conditions de
la poli ce III quol'is, il sert d'al iment a celle police, cL la seconde
e~ t risto uI'nûc, -:- I..'HSSUI'è ne peuL
~ot~rnmc lït app~ l qucr ,3 ce navire

l oflet de la poltee qUI le désigne
pnl' so n nom, pOUl' l'eserrer l'effet

dû la police i'l q"or;is à Uil au tl'e
11:.w il'e pal'U (/uell/lles joul's npl'ès
dans dl!s cÛllc.i ti ons identiques, _

ll' I's"

12 1ll,1 18,6. - C,illol c .•
Ag .... " ... .. . . ....... 1- 169
15 ExagératIOn de valel"', Perte .
Ci/'cohStances (ortllites, Uéduction
J' DUce mainlellue, - Bien (IU'lIll~
assUt'anco SlIl' COl'pS nil élû CXrlr·Ôl'éo au point ci o clégénél'Ol' en OSI)6\'nllco de bén éfice, il y n lieu tOllIt::foi.s, en C:1S de pel'tc , do l'cduÏl'e
la somme , eL nOI1 (l'nnnll lol' le contl'al, 101'slllIe la pOl'Le csL nl'rivée
(1:1ns des cil'constol1Cus qu i n'o nt
l'ait Il:1i1I'O nlieUIl sOllp~o n sm' les
cau!&lt;.es dl! l'c\'ènûment. - M~H'S"
12 Illai IS16. -Sanli c ..\ ss, 1- 173

pont
Bamterie, Ass ureltrs 7'esponsables'

16, Faclûlfs, Chargf'1)J fO nt $ul'Ie

Itecoll/'s CO'l lre l'arma ie,,r, As~u/'an~
ce de ce r1sq',e en (al.leUr de l'an)l(Ltc"r. - Les nSSIII'l.HII'S SU I' f::\cultés
qui ont :l:SSUI'C le l'isque cie lu lJaJ'O lel'ie de potl'on, ::;onL resflonsnbles de la pOi'te dus Jll:JI'chanJises
c1wrgl;o$ SUI' le ponL dnns lin \'oyag'1! ;HI {;l':mcl eahotng-I,), 100'que ce
chargement SUl' II,) ponL;] été fait
sans la pal'ticip:JlÏon de l'assure,
Cl uniqu emclIL pal' suite cI'une fau te du capitaine, - Ell pal'oil cas,
~ i l'al'lllnLeul', in sll'uit :l temps de
ce fait el de ln l'csponsahili té qui
en l'ésulte pOUl' SO li capilaine eL
pou\' lui , ~ fait SO llsCl'iru lui-mème une U"SlH'nnce cOtlvl'nnl lc l'is-

ponl, SI!S &lt;lSSlll'ClIl'S nt!
pt.!urcnl, :lflrè::. 1:1 pel'le, excipel' ùe

'Ille clu

l'n s,u l'ance faite Il:11' le 1}I'opI'iétrlÎl'c
du ln mal'ch:1ndls0 comma l'undnnL
la h~lIl' sans ulliJt j 1:'1. seconde: aSS~l­
l'a nec SOit, nu COnll':lil'c, ~ cn"l't en
gtlJ'nnLis:;nnt l'al'lnalt'ul' du l'OColirs
que fOl'moront contre lui l'ns::,ul'é
SUI' fncultGs ou ses assur'cul's Subl' ogés ft scs (Ii'oib, - Mnl's" J
juil. 187G. - Abl'am c. Falli·c c t

a

Ass, . , , , , . . , , , . '" , ' , , " 1-223
17, Fac u llés, ntll aissemenl, Il,ft1'ocPSsion d!: la marclta,)d'i~(&gt;, flf(Jfem enl

des in tcrêts. - Le d61aissenwnl fail

:l U l)I'ofit do l'assu l'6, les

20 Ordonnances consulal1'ts, - Les

ur fncullcs C011-

liant pas le juge du iond ; elles rorment toulerois pOUl· lui des élé-

~ou 'N's de la somme a ss u\'~ ~, 10lê l ( 110 " ln suite d'un Slnlstl'e
LO!"S
l ,&lt;
1·1'
cours
dc vOy:lge Cl (l'·un, «(~
al$en cnl \' 3",8ur6

S~D1,t "~'cc sos

n"S II "C III'$

de leur

ordonnanc(:s cOllsulail'cs prononçant l 'i nnavi~abilité ne sonl que
cie simples mesul'es pro\'isoir'es ne

"
ment s cie conviction qui ne pcu·
" 'hetCl'
la mm'chnn(1Ise .\" un C~I\'cn t céllel' quû devn nt des prou!'i x, il l:l ch:lI'gc pal' ces d~l'­
ves cCl'taines .. '" "". " .. Mid
l,OI e r ~Y(le 1",l Ch:1l'rrCI'
s ur, un navlJ'e
' ~
'
ct de la lui fail'e parv enu' à (h~stma­
21. Assureu/'s {LI,torisés li r,llnwer le
lion, l'cxécu tl on de, cl.:-lle C01l\:en1lavire . - I.'autol'isfltion donnée
t' on équiv:Hlt:lU paiement, pnl les
3U'&lt; aSSUI'UUI'S, pal' le juge ùu fond ,
IsslI l'eurs à l'assuré, d'une COI'cie l'umeIlL'I' lu n:wil'c 3 son port
~aine parti e dC,la ~o,mme 3l)su ~'ée,
d ~ dllslination, 3 l!Jurs l'ISI fli CS et
nu tomps do 1fll:nveè a dcsL,tnapCi'i lsl so us Il:ur j'esponsnbilité,
tion ; mais cclle 0I1'COns~3n~t:, Il em cL en dehors &lt;le v&gt;utc instance en
lèchl! null elllunt les II1Len;lS de
ùclaisst:!llt.:llt, n'ost qu'une meSlll't}
~OUl'il' antt~l'ieul'emcnt !:lUI' la t~la­
pl'ovisoi,'c qui ne Illodific en I·j.:.:n
lilé do la soml~e ~s:;ul'6u, JUskt situation ch,}s parties nu fonel. qu'n u jOlll' de la h\'\'~\SOIl, pOl~r ne
Si done Cl:tte m CSUl'tl peul C'&lt;t:rcer
plu s COllI'ÎI',
partu' de cc Jo~r,
quclqut} in!1ucncIJ, nu fond , sur
que SUI' le soldo - )101·S., 13 deo.
J'nction d'avaries, clle ne peUL cn
18;5. - Vignu C..\ss,.,. 1-'!62
c'\t.:rcul' :Iucune SUI' l'action cn délaisslJillcnt, qui doit èlt'c appré18, Delaùllsement, lun(l,v j,(f~'~llfté rc i
lotlve nAciclle. I IIIJ)o,~sd)tltte ae r{circ en sû l'epOrl:1IlL au temps I:l
pareI': - L·"I' t. 300 du Gorle clû
:lU licu du sinistl'c . ",."", Ibirt
Commel'cc, qui :1tl n~~L le ~1t' lrIl5~e ·
mont pOUl' cnuse cl Innu\'lg:1!!ll1té, c:!"2 , POitr compte rie qui il appa rtiP/llira, I ll/hef jw~tifié, Actiun, Primes
comprend, non sCl1 IC\l1~nt Ill1naalltérieures, COlllplJnsatioll noll op\'io'l'nhilitc absoluo" mais cncol'c
posable - LOl'squ'une police a fH~
l' i~navi gnllililû l'u!n.II\'~: :- L es ~asOll scl'Ïle pOUl' COUlptc de qUI Il
1':lCtèl'es d'inn:lYIsnhl,lit~ l'dative
appnrlit;lH!J'a.,
l'at.:tÎon d'rlV3l'ie:i
son t Ini ssés i\ l.'aPII\'cc laII0~1 s~o~lve ­
peu t ètl'e intentée con ll'C les assurai ne dIJs \llngl stl':1ts, -:- ~P?cla l e­
rCLI\'S par quiconque, clanl portt:l.Ir
ment con:stituo l'inn:1\'lgalnhté 1'0dl! la poli eu, peul juslillel' pal' la
Intive l'im posslhihlt~ d~ l'épure\' le
(h~tl!ntion des connais~t.:,men ls ~t
n:wil'e, mêmo pl'OVIS01l'emcnt. sur
pal' les uyanccs llU\1 a ralles, qU,II
tl.i lieu du sinistl'û, ou dans un, po!'t
a\'oiL un intél'0t dil'~eL ct cûrta l!\
voisin. C. de Itouen, t 9 Janv.
SUl' la chose nssul'ce, - En pareil
181G. - Quesnel c . Ass . . Il 54
C;\S, les asstll'ClIl'S ne, peu\'tm,l opV\C1

1~~l

a

i n. Uépartions anormales, A l'rivée. su r
lest , _ L'exécution do réparatiOns

anormn\es cL insolites, 1I,}U~S, par
excmple, liuO la cunl\::ClÎon d'uno
lIlul'allll! en !;imont PUlll' aVl'l,lgler
UIH: voie d'c:llI, qui a pel'mls au
navil'c de g:lgllc l' son pOl't dû (,I~~­
tÎna ti on, ne peu t 6ll'I; ?ppo~ec à
l'nl'111ateul' comlllû une lin de n.on
recevoit' co n1l'o l'[lctio n en délaiSsement - Et. il on û::;t surtout
ain si q;lflnd colle l'É'p~l'alioll n~3
réussi ::t rnmcn cl' Ic IHl\'\I'C que ~tJ ­
pal'û de S[l cargaison"

' .... , J/nd,

1) 05el' à J'i.nté~'c..;sé ,qullI,ll~ nlc COI1 tr'e CU" 1 fictIOn li 3\':lrIC:S, que la

compûnsrllion (\I!S pl'imes dues a
1':lisO Il

tic \';I::o&lt;o;,UI':lIWI! m~m.è "

non euHI,)

el

primcs «UI et:Jlcn t
nntcd0UI'CllWtll liul!s pa.I' l'assUI'é
(\è::i

(k nOmllh~ dans II! !;ontl'f1t, -

Ha-

vre 31 m:1i 18:5. - L edcl'c c, Ass,

,

11- 93

23, Vapeur. Corps, ,l(ac!iiI1' s, As!u ratier Il,ni,!u'', Sommes sPpf)/'~es~ 1
A l'a rie ait corps, - LOI'S&lt;lut:: 13:S~
tiUl'ancc d'un vnpeuL' porte toul a

�A~SURANCE TERRESTRE.

ASSURANCE TERREST1\E .

8

ASSUll,\ NCE AI .\IlITIM E.

1'1'0, ~8

la fois 5111' CO l'pS, agl'ès, dopond ~ n ccs.

ct SUi' machines ct

3t;CeS-

saires, il y [l , &lt;lU point df.} "ue du
délaissement , indivisibili té entre
les objols assurés, bien que la SO I1l·
me nssurée nit etc divisée ontre
10 ,COI'IJ:' .c ~ la macl~i ne. cl qu'une
pl' tllle cilUI3I'cnte :Ht clé stipulén
pOLI!' chacune des f,'actions. :- En
cOlls.équoncc, s' U sa IJl'ocluit des
a~' al'! os dom, la ,'opal'ation dép asSC I':HL les l"OIS ljUi1l' ls de la somme

assuree, le cl ct,nisscmont doit por-

lUI' SU," la tot alttè des obj ets assu-

rés. bien que lus ilval'jus n'aient
atTccté quo le CO l'pS et aiL'nt laissé
I ~s machines intactes. - C. de Pil1'1 8,30 no\', ISi5 - Ass. c . Ques-

nel. . ... ' ... ...... ...... 11-96

9

ASSURANCE MARl'l'IAlE.

I.. a pel'lo de~ ll'ois quarts, donnant
hou au délaissement du corps, doit
l'r811 lter do, la co mpal'nison du cOIH
dos l'épa l'atl ~ns, non ~l\'ec le pri '\ devenLe du n~ vll'~ n,a1'Îû, mai:s 3\'ec sa
\fa leU!' cS Lun all\'.O d'après la police.
D::lI1s ce cn leul , JI ne doil 6lrc tenu
compte quc des dépenses s'ap pliquant au COl'pS clu n;wÎl'c cl fi ses
tl épen,dancos J eL 110n des rrai s acC~SSO Il 'CS Lels tlue rl'ais de docl\
p,I1~tage, COn1 l1lÎssion , change Illa~
l'l tulle de l'em pl'lulL:i la gl'osse. etc.
J&amp;id
21, HJcf.S,~m'allce} Presc r iption , Compte-courant. - La conven tion pal'
I;,HlllUHu une Compagnio s'esl UI1gngé0 ;,\ jll'ùllt..II'C en 1't)aSSlll'ancc
(Ians dt's PI'OllOJ'tiollS eL :\ des con:
~iltloll!) d,e~el'minél!s, tous les risquo.;;. mal'lLllnes 3SSUI'CS ou :\ assul'e,!' pal' une aulro Compagnie, consLlt.ue, non Uil conlr:1( d'assul'ance
l~l:1IS, un con~I'~ l d'uilo nalure pal'~
tlcullèrc P,ul'llClpanl do 1':1ssul'uncc
du la SOCiété cl du IIlanda!. - El~
cO,llséquencc, la. PI'CSCI' ~ plio n ~p­
pltcttblc aux netlons qUI en dél'i\'~IlL, n'es t p.as ln l)I'cscripLion de
CllHl, ans, nt::us la proscl'ipLion lrOllten:m'ü., - JI ,en e:;l ainsi, ft plu s
fOl' lu l'rtl,Son, SI, CI':lpl'CS le co nlrat
Ill () n~e , il a dO. ùtr e étab li cnll'c l es
par,Lles un com plc-coLll':l nt où
f.tf\l CnL pol'tées Ics sommes l'ccipl'oq ucmenl ducs , - Cass '1.5 ré\'
1871. - Ass . . .. ....... ."' 11- 138

24. Corps, Réparations. Réduclioll du
ticrs, Frais de Dock, VlfUX cuivre.
- I.es rl'ais de sêjoul" cl'un nm'ire
cl.a n:; le ~o c k pendant les l'cpm'alions, dOI\'ent, dans le l'èglemenl
:-,,'e&lt;.'. I ~s nSSUl'CUl'$ sur COI'p::;, subil'
la dltltJl'ence du neuf au vieu'\
comme le eQlH des l'épa raliolls el~
I cs - m~mcs. - l)ans un règlemen t
d'aval'Ics SUI' eorps cnll'e 3i5Sur cUI'S
ct assures, s' il y 3 un vieux dou·
bingo ~u d'~lUtl'CS dêhl'Îs dont le nct
pl'Odlllt dOJ\le diminlIeI' le montanl .de la dépcnse, la déduction
du l !OI'S, pOUl' ~inël'ence du neuf
au \'Ieu'\, ne dOit par ler qu e sur
la c,lépen~e \'éduite pnr la compe nsation de ~e ,n ~ L produit, eL non sur
le coù t ]l1'IIlHllf des l'épara ti ons. - 28, ~ap itaùi~ a~s!tré, Faule. - LorsC. de lIennes , "il dM. 1874. qu UII C::Jplt:l111e a rail assUt'ûl' sa
Hermann c . Ass, . . , .... , 11 -101
pa~',L dc Pl'Olwiété clans le n&lt;1vi l'C
qU,il. co~nll\ande, les assureurs :\
25. Co:ps, /nna vigabi/ilé relatiue
qU I " \'uclamc, en cas dc pel'le le
Déla '~$em~t , ~/:a n chise d'avaries:
monlant de la somme flSSUl'éc, 'IlO
-:- L tnn3\~l gfiblllté l'l;!alive don ne
Ih':lI."cnL
l'CpOUS80l' 8:1 dCIll:mdc cn
h ~u ~ ~ é"",s~ement , nU::isi bien qu e
eXCipant dû fautes lègC'l'es qu ' il
1 1ll1l~\'I~a l)(lt té absolu!;:, - 1\ Cil
rt,lIl'alt pu commettl'e t![IIl S ses fûncest ainSI mèlllt.: en l'él;H d~une c1a ull ~ns, Cc:; faliles , qui cn'.f;v:re:sC ,d'apr ûbo laquelle les aSSU1'eU I'S
nl,lonl ,1[1 l'e~ pons:lbil i tè du I::&gt;C:lI)i _
é talen t ~l'an,CS d'av:ll'ies mal ét'i ~l ~
talllû ,V IS-ft-VIS ~us chn l'gcu l's, IlO
It::s parll cullCI'cs, ::;3Ur celles d'&lt;JS~UI~[IIe~lt pl'odu u'u lu mûme effet
lJorcl?ge, cr echouemcn t ou d'in\'!S-a-V ls des assurclll's , CL CULlXce~ ~ t e , - C, de BOl'dea u\:, 13 aoù t
CI ne peuvent 50 dég&lt;1çrcl' qu 'en
18 /0 . - Oestl'o)"'1 c. Ass. 11 -11 3
IH'Oll\'u nt con tl'Û lu cap ilain o Cf u'i1 \'
26. Perte des 3/4, Fra is accessoires . _
a eu roule loul"cte. - T. de C. lia:

juil . 1875 . - Poul'\loin l el
Gell"l'OY c. Ass .... . .. . .. 11-1 /,8

'19 . Pret pOI,r les besoins d'un navire}
CUTldioollS du drott commun , Assurailce iTltlficace en cas de perle dll

fla ire. - L~s choscs ou valoul's
sujeLtcs :lllX l'i sques de 1:1 na\'igati on pell Vl}ll t $L! ules I,)tl'e l'obje t
d'un con traL d'[I::lsurance mal'itime.
_ Ainsi, nu pout rain} valablomenL
l'Ohj0 t d'un o ël SSUl'ancu nl&lt;1l'itillle,
au pl'ofh du 11I'ülelll', la sommc pl'èlèû il lin O sociele de l'c l1l ol'quuge,
mêmo pOUl' les be soi ns du nav ire
cOlllpûsnnt le ~cu i actif de l a so ciété, 100'squo cc Jll'êt esl relit da ns
les condi tions du dl'oit comm un,
qU' Il ne résulle pa s do ses clauses
quc ln perte du na\'il'c dispcnscl'u
l'ompl'Ull tctll' de l'e~tilllcl' la somme, cL qu'il n'est p3S mèmc dit
que le nn\'i1'o cst affecte comllle
R:1~U spécial à la g:li'anIÎl~ de la
cré'nncc, - Casso 3 jan v. 1876. -

AS •. r . Ch. de C·· de Dieppe.
11-1""
30, DebQurs d'OJ'mement, Pert!!, DélaÎssr'mell l , Frel pallé d'avance, Le ft'et çrag llé IH1I' 10 n:wil'c, quand
mùme il nUI'::l Ït ètu paye d' a\'~lI1c("
fait par ti e ULI dél3i &amp;scment, ct appUI' Lic lÜ a 1' :1ssurcul'. Cc principe doit êtl'e admis même duns
une nSMlI'anco SU I' dCUO Ul'S d'm'moment. - Il n'en poul'l'alL èll'O
3utl'0!l1cnt que si une cla use spécia le de la polic!.} avait ,'éscl'\-c le
fl'e l :i l'asblll'é. - T, de C. POl'is,
15 ,cpt. 18;6. - Que.llel e. As;.

11 -1 98

31. V. Cam. de Iran sit .

Ass urance t errestre .
l , RrticPlIcc, Fait inconnu à rassuré,
- 1..1 l'olit..:cncc, telle qll'cll e a plo
IlI'évuu \lai' l'a l'l. 3 ',S C. Com" ne
peuL s'entendl'e lJue u'un rail connu
pal' l'i!!)SlI l'U ot non declfl re !lfl!' lui,
- L' i~nol'ancl) de l'assu l'l' a cetégal;ù
esL luujolll's !)l'ôsumée, do mùlllC
que sa bon lle foi, - La déchéance
ne peuL ôl1'o cncoul'uc de ce chef

que , i la l'cticellCC parle sur des

rails personnels à l'assuré ou sur

~es

fails a lui étl'angers, mais dont
il es t convainou d'uvoÎ!' eu connaissallee. -C. d'Aix, 15 avr. 1815, -

Asti. e. Société d'avances ... 1-17
dll ul)cmt, Assureurs de
dl:venes national iUs, Tribunaux di r~
(er."ts, Art. 350 C. Com., Excé-

2. Echelies

dant, !(édllcl i01l, - l,a ci l'conslance

que, dans le. Echelles du Lcyant

l'ass~ ,'é sc tl'OUVU en !ll'cso ncc d~

phlS1UU1'S assurclII's de llatiollnliLés
dill'C \)enlus, justiciflhlcs de 'l'l'ilJunaux dill'él'unl~, n'3 aucune inll uonce SUI' l':l llplicatiun des Ilrincipcs
ronLlnl1lcnlaux du eOnll'&lt;lt toi qu'il
est régie par lu lui fl'ul1 ç'u ise. ~ola\llmcnL, si le monlant tolal des
a5~Ul'anct.:S d'~pas5e le monlanL des
ohjel5 assul'é~, la circonstance cidussus ne dbpun:;c pas l'assUl'é de
subit' la l'éducliun Pl'OPOl'lionnelie
demandée, en VCI'lu de 1'01'1. 358 C.
Culll . , p:lI' les a8SU1'ClIrs contre lesquels il plaide . . ........ . . . l&amp;id .
3, Dl:pens,- Le:; 3:;SUl'cms qui n'onl
Jll'is en risquc qu'unu pal'lic du la
va leur dus objet:) ;}:;:;urés, ne peuvent c~l.:i\lCl' du l'existence (l'aull'es

polices couvrant le 50ldo de cette
vaIUlu', pOlil' 50 fai l'u cxoné l'cr d'une
pal'li0 des dl!plntS de l'inslance en
l'cglcmontd'indemnité., .. . , Ibid.
IJ ,

Assurance sur la vie. Garontie d'apances, Prilw' s paydes pa,/' le creancier, l'rolJriété entl 're de la ~(,ml11:e
ossurée, - LOI'~q u'un C1'éancle,r fatt
f;)il'C une U5SUl';,1nCe SUI' la \'10 de

son d0bileul', en gnl'a.nlie de sa

créance, cL en paie lUI-même les
pl'imt's, la somme 3,bo~UI'ê(' doil, c.n
cas de mOl't du dcblleul', 1'0\'CllIr
loutc enlièl'c au cl'lluncicr, 10l's mê-

mû llu'clle dl:passel'ail nûlabl~mcnt
10 chifi't'c de lu delle g3l'anlle. ~Ia]'s" 12 mai 18i6. - Chassellô!:e
c. syndic Silllond .. . ,., . , 1-1/1

5, J', Compélcnûû,

AvaJ.- l' . EfiolS de CQI1l.
Avances .- l'. Competence, Etl'cls
de co m., l''l'ct, Na\'iro, Soci6lé,

�'10

AVARIE COMMUNE,

A varies. -

V. Ass. maritil1l' l Ch.
de fe.r, Cam. do tl'anSpol'ts, Fin de

non l'ecevait" Yen tr .

Avarie commune .
1. Vapeur, Insl'lfisance de charbon,
.ll are/amldise brùlée., - Le cnpitainc
d'lI ll vapeul' qui n'a pas mi s a bord
ln quant ité dù chal'bon IlcCèSsail'u
p~ut' lout lù voya ge , cL qui a cil)
nlllllcn lcl' sus fOtll'tlcaux ave~ ries
IIlfll'chnndisès , n 'cs t pa s fondé :'t
cl elllflndl3" l'admi ssion do cos mar'chand j ~cs en ayat'jes co mmun es. Le c:'Ipitainc es t l'épulô nt} pas fl \'Oit'
un appl'ovi:-.ionnomen L de charbon
su ffi sa nt h)l'squ'i! n'ou a pa s une

qunl1lllé double dl.! cc II...: qui doit sc
consom mel' daos lIne navign t iOIl
nOl'Luale. - Mars ., JO mai 1876. _
Mac Nab................ :-1 6;
'1 . r oie d'eau.. Napire abandon né en

CAPITAINE,
AVAnIE COMMUNE.
navit'o :) ln cape cL do l'obsl!'ucLion
dos [tl y~u" p:1I' dos COI'pS ctl'angors
P'I' l'CnûL dû l, lempOLO. . .. Ibid.

q. MiSE; li

cape, - La miso ;) la capo, clan s lin mOllh.m t do liilngol',
((1

qu elles qu 'lm aient o le lus CO Il SUll l/ c nCOS, ot e n ~o l' c qu'on puisse
ta '\01' d'e l'l'e l~l ' d'aplwéeinlioll,

la
no
constitue pn:; une fau le à la clt,l l'ge
du C' piL'ine" .,,' . .. , .... I bid .

5. Avawloll - L'abandon du n&lt;lvi['c
en mOI', njln;s dùlib6i':llioll l'égulièl'o, ct dans des ci l'consLan!,;es où
le naL~fl'age p;")I'n i s~ait IH'obabl o, ne
SUUI':l11 non plu s cons ti tuel' ullefnuLe
il ln chal'ge du capitaino, lol's mêmo
qll e le Il:IvÎI'O, ['ullcolltré 10 lendemain pm' des saUvOl etll's, il pu (M c
oond uit en liell ci e sÛI'c té ... Ibid ,

G, Indemmï d do sauvi'tayt:, Pra is de
remorquage . - L'Indemnite payée

mer, Ce,fl!ical de visite . Pdsomp flUX sn u"oteul'S cI 'un na vil'o abantioll cie bon état. - Le eel'lific3 t cie
donné cL los fl'ais de l'ClllOf'qungo
vi site deli\"l'é il lin nn\"Ï I'e a pOUl'
de cc nnrit'c, du pOI'L 0(1 il il é lc
em~ t de créel' en sa faveul' un e 111'6conduit pal' les sauvolCUl's, jusqu'a
somp t ion de hon élat dû n:wigalJ iliLé
des ti nalÎon, cOllsLi lu on L des avaries
qui ne peut otl'C delruile que p::ti'
COJllmunes . , , , , . , . , , . , , , '. ibid.
dûs PI'ClI\'eS conlt'ail'os. - Ne Cons 7,
Classement. Fra is el ltonorai1'cs ,_
lillle pas, pal'Iui-même, unc pl'euve
Les intc\' uti:3CS dans un classemcnL
dû vicc IH'Opl'O pouvant délf'uil'e
cI 'aval'ies !jl'OSSCS auquel il es t Pl'o·
celle 11l'ésom ption , le raiL quo, dans
ceùe par voie judit.:i:1i r'c , sont en
une violente tornpêle. le navÎl'e :.1
(Ii'oit de filin:: passcl' dans lc ['èg-Icfait de l'cau au point d'oll'I;: nbanmenl, COIllIllL' Ulle co nsùquence didonné pnl' son cqu~ pa ge . - II;)YI'c.
l'ccle du c1asscment l el eOlllm e rl',li s
'.W juil. .1875. - C' ll'nnsatlanlkluc
a l'ôpal' t Îl' , lcs J'l'ais cL honora ires de
c. Conslgn. cl ,\ S5 ... .. . '. 1I-3i
vedH cation nllouos :'llcUI'S conseils.
3. Système de pompa,qp. - L 'armnleur
- l l iwl'c,!J juin I Silt .-Nol'lh. II -6!J
Ile peut èll'e l'esflon~abh:: du fo ne
tÎ onnement ct d ~ l'efficacité d'un B anque de France . - V, 'l'I'i1L
de Com.
système de pompagc in-;lallc:.'l bOl'ct
du navil'C, 10l'squ'il a pris toute s
B
a
nquier . - V, Com petence,
l e~ mesul'es commandees pal' la.
sClcnee cL pal' l'cxpëriellce , - Un Baraterie , - V. Ass, mUI'iUII1 .
systi}mo de pompage installe à bord
d'un vapeul' Il O peuL êtl'c con sidéré Billet à orclre.- l' . Compétence ,
co!nm e ~crecl ll Cl1 X, lOl's(/u e, ay:mL
êle étahlt dan" des eun( ilions dé- B illet d e poids, - 1' . Yontc ü lir ,
tel' n~Înécs IKII' les l'cglt.:s de l'art, et BÏés,- V. Défh:i l., Venlû.
admiS,Il;") l' los commi ssions spéciales qlU onL ['eçu l ~ n:wi,l'c, il n'a Blessure.- V, AI'll1:ltOUI',
cesse ch.: fon ctionnel' efll caCClllont
que sous l' inOuencc de la mise du Bonification . - V, Ven le .

CaD on -

V , Al'mateUl' ,

capitaine.

Cotons gras, lndjca,tio n insuffisant",
sur lemallifeste, DI' barqu.ement, lnLeS co t ~ II S g~'é:l~ Il e Stodn~
:1S UIlO mal'chandlse JlI ~ent rm 0
tl3 urt CI'S dù com bu stIOn . spo nt~l~èOI q~' lln cap itrli ne ne PUI SS~ les
'''CC\'O il' !I son bOl'd que da~s des
~~ndition s s~?~ia~o.s, - (l il!' sUI~e, le
ca pi wine q li dal t I ~\ll'l~ son débaHI u e~
mont pal' l:l Ce d ~s 00(;1, ,"Î, cL q~ 1
lui l'omel so n 1ll:111,I~e s le 1 n ,eJ~c~u~ ~

cCMlitl. -

ri'

a\l CIIM J't.:s pon ,.;;ahlhl~ p OUl Il mO Il

CAPITAINE.

il

SHI' un aull'e navire, 10 capitaine
n'est pa s lcnu d'affecle.. le produit
d!.: la ven le de son na vil'o a pa yer
I c~ dépùnses incombanL à 10 Cargai son. - Il eSL, au contl'aire, cn
dl'oit de bi ssel' cc pl'odui t cnl l'e les
mains du ('on ~ u l ct a la disposition
do son al'nw tcul', ct d'omjll'untel' à
lu gI'O:i~O SUI' ln c:]['~a i so n, avcc l'autOl'Îsation du (:on sul , pOUl' paye\' les
dépen ses qui co ncernent celle-ci.
- P:II' suite, le ehange mal'i tÎ mc de
ccL empru llt doit C:lI'O exclu si veIll ent ti l1Jlpol'lé pal' la ca rç::ai son. C de Itollen, II, juil. 1 75. -Jouet
Cicily c. MOI'enas .... , . , . . II-Z0

dcs ignè la lonl'chanchse SUT 10 manifes to f1UC sous lc, nom l?(' n6r~ 1 de 4. COIl!}é, IIltt!rêt, l ndemn ile, - La
cotons,
Et si 1I1l 1llcem!lc attl'lbu6
disl'osi l ion llc l'orL . 218 C. Com .
il la com bu stÎon spontanee dû ces
llUi atll'ibuc nu propl'iélaÎl'o du nacotons vient il cn usel' la 1)('I'le ?U
"il'c le droit (/ 0 cong-cdicl' le ca pil'avarie d'ulle autl'c mm'chamhsc
taine J l'sL d\wclr't;: public, ct il ne
dcposéC dans Ic mùme. b 3 n ~~I', I ~
pOlit y ètl'o dl'I'Oge p:w des co",:l.;o:
capitaine ne peuL cn ci re, d,"Clal'c
Li ons ('ontrail'!.!s . - Il cn cst :1I1lSI
l'cspon sahlc co mme nyan ll'll' call même dans le eas Oll le capitaine
sc, p:w son :si lL'llce Slll: 10uI' ré!'I.taIl 'ao!Jtenu son cumma ndemenLqu'eo
hie qllalile, de lelll' JlI "\la pO::i lllOll
j1I'enant unintél'êl dan ~ le nn\'ire.
nvcc ce lle jlllÏ n .6te pel'tIuc ou a\'a·
_ Tout efoIs, le ca pitaillC .n ~ pt:uL
l~ll'e l;ong-édic san:; Imlemo lte 1000s l'iée pal' l'inccndlC . - Mal's " Il ot'.l.
1 8j~, - Chni" Bryan c, Se~O\ï~
qu'i l a tJ as:-,c aVCc . 1':J I'mal~lH' une
Cuo&lt;ll'O et les Docks . .. . , ... 1-1,
l'oll\'ûntion I,k l'Îlû lUI gar~l1ll l s::,aI1L le
comman düment pend:JIlL un t~ mps
~ Arrimage Clo "se (/'irrl'spoll!.abidetel'lnin e, - Et II n'es t pas nt.:ces. lité Ar m at ~!l,r . - E ~l nulle ?L dû
snil'e que cetlù convention ai.L PI'Ô...
nul' cfTt.L la c\iltl Sè d'un COnI131$SCru el l'e('rle le cns d'indemmte ; il
mont pa l' laquell e le cnpit:1ino. desuffit qtl '~l1e ait JlOl'lé sm l'cngngecla1'l} ne pns l'cpondl'c ch.: l'fl1'I'lma ment du cap itnine. - Nantes, 10
~O. -I. ':JI'lH atcul' I lli- m èn~o nt.! pL'uL
al'I' .1 87j. - oriand c. CI·os. 1I-1 30
ètre c" on él'é pal' une pal'cille c1,1t1se
d~ l 'n\'~l1'ie 1'0::i\lIt:Jllt du contncL 5. Connaissement, C/al.,~e i/llfr-imee ,
d'lino mnl'cha ndÎ:'Ie 11I'1~cit:llSC ('~ l'ë:--)
1l'responsabilité dl, pOIds, Pu, d~eno~·
avec une :.mll'c (cu irs), lorS! IU'1I cs t
Ct salIs l'es/riel iOI1, CI~wse .no~ ap{&gt;
lI co n~ t anl qu'il n'y :\rail Jl.lti ;) buni
cable. - La clau so IInpl'lmee d ~n
des insta llations sulli s::mtcs pOlll'
conllai~til:mlml duclHu'g't!anL II} l;.aqurccconi nc t rut l-"ilé, - C, d'AI",
pitflinc tic la l't'sJlontiab\li~û du POl~3
18 nms 1875. - LOI'Ol'cllo ct FCI"'o
dos mfll'challliitics ch:'ll'gl.'~:;" n O,d~~~
c. Robel'L ct FOl'e/.. . . .. . .. 1-75
~'enlendt'u tlu t: du cas ou li s a",l~
d'un poids non l'cco~nu: - C ett~
3. Nal' jl'econdam.nJ ri vendu en cours
c1all~u c::,l sa n ~ applte3~lOn ?u ca:,
rie rf'/dv/w Pr ix Cil fJwi l1 s du conn/l,
oi! lu poid .; fl étu en:;lHlû e n Ol~l:c
C(trgaj~o1; tl'un .r,tJOrd le, Emprunt, li.
~,lIb l'L\s tl'idion , la ,pl'c::.omphon
la fJ1'osse sur C(lfli l lisolt, Change 1I1rll\la
nL, dan ~ cu cas, qu tI ~l ~ ~6P~:
,.;I iml', - LOl' S( PI'UIl nn\'il'c a ü~é
" afTC _ 1 e jU'1'cment qUI h.:
t.:1( t;:
co ndamne ct vcn du comm e inn;1\'\:j~tI , , ' nl''''a l) I)I~ci:ltion de la con:.lIllSI, p, &lt;
,
• haPIP au
!'l'ahle dans un pol'L dl} l'ù\:kllû, ol
vcnlion dûs p::trLlcs, cc &lt; \j &lt;
~IUC la ca l'gnison il été l'embal'LJu ée

�COMM IS-VOYAGEUR.
li

CHEMIN DE FER.

CO!lMlSSIONNi\IRE.

COMMIS.

C Lie lien ion no sau,'ait non plus

contrO le de la COll l' da Cassation. Cass.,O no\'. 18;5. - Mess . c. Hucillo . .. . ' . . .. ' .. , .. . ... 11-145

nu destin atnil'o, [ol'sq ue celui-c i ne
sc présente pas do lui-m aille le len~
demai n dû Cutto al'l'ivéo , - F:"lul e
cli o de l'avait· lM, elle peut ôL!'e
décl:"ll'éo l'uspon::;ablo dos avarie s ou
des nggl'nvations cI';WfU'ics qui scl'nienL l'O Cllllnucs a/r'o luS su ites du
,'el'B'd . - !In,'s. , IG fov. I SïG . Dclonno c. Cil. de fo,'., '. I - Jn

p""

6. Ca rtes el 'Îllsl ru ctions nautiques 1

Erreur, P'/olc r~rusé , Pt1'le. Irres -

p01isabilitti. - L e capitaine qui a ü
so n boni los carIes ùt ÎIl Sll'uclÎons

conn ues:1l1 port de dèplHt, n'est prtS
l'uspons:.lhlo do ta pOl'lu du naVII'\:l
alTH'éo pa l' SuÎlU de l' inexactitude

de ces

caJ'ttJ~.

- Il n'est pas

1'05-

pOl1 snblo non plus d'avoir refusé un
pilole qui s'esL IH'6senlé :'1 bOl'd cn
dehors des limites oille pil olagt: est
)lI'escl'i t.-T.deC. II n\Te, ~t! juil.
187j, C. de HOllon, 6 mars 18ï6.Pourpoint cl Geill'oy c. Ass. 11 - 118
et 211
7. l'. COlu'lic l'.

Cartes,-

y . AI'Jl1nt clIl', Cnpilai nc.

Cautionnement.
:1. Mtme terme que lê débiletlT, Solidarité, Faifl-i le du debileuT , Discussion impossible. - La caution qui
n pl'OllllS de payol' au même tel'llW
que le dolJitcUI' principal, cst ce nSl'O :woi l' l'en0l1c6 au bén éfice de
di scu ss ion , - Ln discus sion du débil cUl' pl'inciprll no peut plu s êll'e
demallrléo pm' lil c:lUtion quand ce
débiteu,' est en faillile - Mn,·s. , 20
aVI'. 1876, - Cl'elss:.lJ'd c. Nicola s.
1-1 54
2. V. Compélence, Faillile, T,'. de
Com. , Vente :i liVI'tl'.

Certificat d e visite . -

V.

Ant'é-

tement, Aval'i e commune.

~,

Retard de ral'/"ivée, Remisc a" desrcwrdée .- Le Chemi n
do l'CI' ne doil pa s (\'Îndellll1itc de
l'l~ l;'\I'd :111 rl ustinataÏt'o, IOl'squo la
nWI'challdhw qui clcvait fl n'ivel' le
dirnnnehc n'es t al'l'ivcc qu e 10 lundi,
mais lui a (Ho l'em ise le lundi mèmo,
c'csl-ù-cli l'c le jOlll' ûli clic lui cût
étc l'cmisc d;lll S Ic l':lS mêmo où clle
sel'nit Ut'r'Î\'êc la \'cille, - Mars" J()
tll:lÎ 1870, - ])cpoli zicl' 1). Chom . de
lina({,,;rC11011

fe.................... ". 1-1 88
3. Toril spécial, Clause de 1/011 ga1'a1Itie . - Ln clnusc d'un Inl'il" spédal de chemin de ft.:'I'qui , pOUl' CCI'tnin s 1['nnspOI'ls (snes vid es lI'nnspOl'lès en l'etoul' ct gratu itcment),
déclal'o la CUlIlpagnic IlOIl 1'l.:S pOnsu bi e de ln pel'te ou ri e l'~lV:lI'ic, n'a
pa s pOlll' ellc l clc l'n fl'r·an c.;hil' de la
l'cs pûn sa htli tô de ses rallies ou de
cu ll es de scs ngellls, mai s seuloIlll.\lHde mctlr'e la pl'ouve cie la faule
a la char ge cie l't..:xpüdileul' ou du
des linnlaiJ'C._ Cass., /j j nnv. I S75.
- Ch .dtl l'CI' c. MÛI'dîMe OL .\ ncll'ù .
11 - 107
Chom age.- If, Ahol'lla ge .

Chronomètre. - !" N3" il'c.

Change marilime.- V. Capit.

Commis.

Ch~rbons._ If. A:is mariL,Ava1'10 cOllllllune,

1. Pcnsion de rptraife, En!Jagcm ent ,
Obfigatiolt inJ! pendante de la IJosil.ioll li U PCll siollnair(', /"m"1 ICs. - La

Chargement s ur le pont .- 1' .
Ass. nWl'il..

Chemin de fer,
l , Arrivée, il /..'is obfigatoi,.c, Retard
Ava1'ies , - Une Compagnie de ch e~
min de fe l' est obligéc de donnel'
avis de l'alTÎ\'cc des Ill:)['chandises

pension dl;} l'cll'uite qu 'un pa.lr'on
s'a ng3 ~0 a faire fi S~ II employé, à l,a.
sUllù dû longs SCI'\'ICOS , nc ::;aur:lJl
àll'c nssim iléu ü unu pen sion ali lll entnÎl'c, - Ellu ne peul donc ùtl'C
slIppl'imec pal' le seul moLif que
cului ;) qui cli c était faÎ l e jouit des
émolumenls d'un aull'C emploi. -

o~'c nssimilée il

lino d,onatlon .

P~l'

'le l'engagement IH' IS à celégnl ct
St"
'
1c f~u,1C d' ~,fOIl,
. , élé
n'ost ,pus annul.ab

dos !01'111:"l1l10:-; pl ~s~I' I.l es
donations pnl' la 101 cl\'lle.
Pot'l' ro 1" déc . 187:' . - !licou\:
- .", •. ,
1 61
en

10UI'0
Il' Ics

c. OO('l"andon. . . . . . . . . . . . -

2, Congé, Liq"fd~tion V?101~taire, l n{/c",nité . - S, 1emplo)é d un négo-

ci ant qui tombe 011 s ~sp~nslOn ~I~
payements n'a pa s dl'O.ll a, Illdemmlc

po",' b.. "squc congé, ,1 n en est 'pas

cie môme du cas ou le. né.goe~ant
entre vo lontairement cn Ilqu~dntlo n.
_ L'employé, dalls cc del'nlel' cns,
:l droit ù êlrc pl' ~"c nu .d'a.rn~ ec, ct,
à dorant, indemnisé s ~l"ant 1us:-rge.
_ Mn .. s., 16 mars '18,6 . - Dufou~'
c SlIllIan . .. . " .. ... ,., .. 1- 10 1

3.

voyage",' qui a fai t conclure une
vcnLe do mal'cltandises, a droit à

sa commis~ion , ::tlol's même que la
vente vi ent il atl'e annu lée pal' suite
de 1.:1 convennncc l'écipl'oque des
parlICs. - Ma,'s., 12 juil. 1816. _
PaLet C. Cunlhe,' ... . ... . . 1-220

Commissaire-priseur, Commissionnaire,

1. Privilége, Marcnandises c01uignées
pour les réexpédier. - Lc PI';VÎlége que 1'0"1. 95 C. COn!. aU"ibue
:lu commissiollanil'c SUI' les marchnndlses qui lui sont cons ignées,
pOUl' les aVrlllCes failes mèmc

ava nL leu,' .. éceplion , s'applique
mèmc aux marchandises qui lui
sont cnvoyées pOUl' ûtJ'c l'~expé­
diécs à unc destination délel'lnimince. - Mal's, 18 no\' . 1875, C,
(l'.\i,, 16 fé\'. 18ï6 . - SI'nd. Milon
C. LaUes ct Ricoux .. 1 ~36 ct 132

le,'ess6 doil, pou,' le ,'èglemcut do

C. d'A'i" 31 Juil. 1875. - BclcOl,,·t
c .\ utlibC!'t ct Ut'unet ... ,. 1-130

4. Patr.}" , Conge, Obligatioll réc i~-:
proque, Do mlllag es-i ntértJ~ . - SI
lIll p::tlt'on ne pout congédwl' bl'u.squcment son employé sans mollfs
"niables et ~' i1 est ten u, dan:; ce
cas a dommnges-intcl'èl-::;, l'écipl'oquèmellL l'employé ne peu t abandonnel' son tl mploi sans en don~ler
~l\'is utilc ù son pa ll'on, - Et SI 1~
bl'u sque cessation de son tI'avall
causc au patl'on un pl'éjudic~, rCl!lplo) é est tcnu ~l domm::rge-::;:-ln lel'l:ls
en\'e.. s lui.- Ma,'s ,~l jud o 1876 .

- Im m' c' f ond .. . . . ,.". 1-232
5, l'. FailliLe.

Commis-voy age ur.
VCll te ronclu.e Antl1Û l/lÎon volontaire,

CommissiOl; duc. -

Le commis-

Voy,

Coul'tiel' ,

Jntér~t, Inventaire arrêté p~ r .le
chef de la maiso/l. - Le comnllSIn-

son intél'j)L clan s ln m::uson n laquelle il apP3l'l iont, s'en l'a ppol'lel'
il l'inventaire loya lemen t nt' I'ù(c pnl~
le cht.:r de lu mUÏ::Ion,.1I nl! pcuL.ll\
IHI.I'Licipol' fi la con r~~u on de ccl, 111vcn1aÎl'u ni cn cl'l tlllu er' les dément s I ~ CilS ci o fl'ftudc excûpté , -

13

~,

Participation,.rI bse ncc de commisSlQn d'achat, Com.mission de vente,
DIJcJ'oil'e. - LOl'sque deux COP31'ti cipcs s'occupent, l'un de l'achaL,
l'autt'e de 1::1 "cnle d'une mal'ohandbc, le f:lil, pal' Cè del'nicl', (~C I~as­
SC l' en cOlllp te ulle COmll1lSSI011 1
tandi s quu l'autl'c n'en pa ss~ .pa s,
implique de sa pal't la qualttc de
COll1ll1ls!:iionnnirc ducl'oire, ct e ~­
traine l::l I"cspollsabilite des pl'IX
non p3yés. - Il en OS L, ~ U1'lo~l t
;li n:;i alors que c~ copal'tlclpe " ,;1

pas fail conn3Î11'c à ::,on coparllcipe 10 Ilom des achcleul's. -M ~l'S. ,
P juin 1816. - Boura .. d C. "mos .
1- 196
3 . l'. Compélence .

Commissionnaire de transit.

Expédit.ion par mu . ~ss~Tanc~ obligatoire. - . Le C?mml~s[(\nnatr,e d~
ll'nnsiL d0l1 , li a pl'~::' les lI~age"::i
dl; COlll lllcrct.:', ct :\ moins d'ol'cll'es
conl!'aü'e s, faire ;1S~lIl'èl' .les mal.'ehant.lbus qU'ill'l?:OIL.~t l'cex ~é(h~
par 1ll('1' :-ru t1c~llllalallc . -:- ~aulu
pal' lui d'avoir pris cc SOIl1, Il esL

�"ospons,ble de la pe,·le. - na"re ,
25 Jal1\'. 1876. - 1 inèdc c. Gt'osas.
II-?Ol

Commiss ionnaire
ports .

de

t r ans-

-! . Reta rd. Prescript.ion 11011 opposable. - La pl'llSCl'iplion de six mois
:lUX l Ol'me s do l'al'I . 108 C.
j
Com. , a~ l o inl ta ule action conll'O le

qui

\'oi llll'iol' ;) ra ison do la pÙI' tc Ou

de \':W3I'iO des m:lI'cll andi ses ne
:'\ 'ap pliquo priS :lIt" l'(SctamalÎolls
P0 l:l l' ('CI31'e! ti ans le 11'311 5p OI' I. -

Mars. , 23

1ll 3 ,'S

ISiG. -

Co ulure

oL l'aleo il. Ch. do fo,·. . . . . 1- 1 Il

'1 . A varies , il CIiOIl , Commissionnaire
chargé de ,·ée.l'oédier . - L'action
p ~ u r 3\"31'Î es ~llI X ~ bJ e ts Il'anSp OI'les peuL tHe!.! C'\CI'Cl'O pnl' lù desli-

Ilalail'c indiquësul' In leLtl'c de \'oitllt'C. 101s mdme qu 'il ne se r aiL
qu'un c~ mmi ss i oll n ai l 'o chargé de
l'éexpédlèl', - M:H'S. , 18 mai 18ï6.
Pélissiol' c. Ch. dc fe.... . . . (- 189

3. . Colis . p&lt;'l'du, Irulemll ité pay étt li
1expé~ . t e ~r " ûestf7Hlt,aire porteur
d t, 1·ecép,'.$st!) Obll gat/(m Je payer
deux {Of.S . - C'est lù des tinat aire
d ' u ~~ coli s q,ui . en . pl'Încipc, a dl'oit
a I mdeillnlté q UI peut (HI'e duc

pal' I,e

tl':lIl spo l'l eUl' pOUl'

COMPÉTENCE.

COM PÉTENCE.

COMMISSIONNAIRE.

perl e ou

3\':U'IO de la mal'ch:lOdi se. -

Le

ll'anspoTtcul' ne peul , cn pareil
cas ,. tnlile l' de l'indemnité 3\'CC \'èX-

p~(h t l'U I' qu'a la condition de se
r:~ lI·e. l'epl'esenlel' pal' lui le l'écc-

Jllsse l'çpl'csenI 3llL la mal'chandise.
-- A dcraut, il peul èLI'C tenu de
pa yer une seconde fois l'i ndemni té
a ~ dcslinalai,'c pOl'teu!' du l'écé1 )I ~sé el qui j u:,tilic êtl'e propl'i éume de la marchandise ar al'iée ou
pe.·Jue. - Mo,·s ., I ~ j uil. 18,6. Ba sso c. Ch. dc fe'· ...... . . 1- 218
4, A lJa1'i~, ~/uies. - Des pluies ex tr ao l'dlll rllJ'e~ Ile sonL pas un cas
de fOl'ce l11 aJcul'u exonérant un enll:epl'cneul' de l\'nll spoJ'L s de l'uval'I.e c~lU sée pOl' l'cau aux mal'chandises tl'::lI~ s po l' tées . - 111 ;1 1'8., 28
sept. 1870 . - Bou ge e. Fraissin ~ L . . , • . .. , . . • . , . . . . .. . 1- 285

rO"III()econl .. e lui. - MOI·S., 5 ocL.
1875. - Ga lilJol'L c. Coolcy 1)01'sOlti CL sl'nd . Sa uteL. . . . ... . . 1- 8

5. V. Vonte.
Compa gnie d es docks .

(nce/'aldido,. Combt~s~. ion .spontanee, Marc ' 11 Ises t IOI S llle,)' , E lltrep6t com11~lm, 1/(I.1I9Ur5, Pilie rs fil bois. _
L lJ\ ~e ndlu prod uit p ~lI' une CO I11-

b ~l s l1 o n

spunta née de

mal'chan-

\hses. cst pnl' lui - même un cns
j ~l'! l1lt. - D:l ll s 10 cas d'lIll i ncendlo do co Li o ll aLUI' C qui a dê\101'0 d c~ mnl'cl!:1 ndiscs voi sines de
nolles. ou le rC lI n cd ntu, ct pl'o\'cliant .du tn ûmu Cllill'gcmcn t, ln Compn &lt;;{1l10 ti cs Doc'ks, lIu i n opéro le
de ba l'4uen.l ~n l , Il'oneourt aucunc
l'cspo ns:1bll llC pOUL' ar oil' Iwoviso Îl'~mcn L placé toutes ces llHu'chandises ensemhle dans le mème hangn!', sauf il cn fil i r ~ la sépal'nLÎoll au
1lI0m c~t de la !lU SC définiti vc en
~n agas ln s , npl'us le dolai dc Cinq
JOU I'S pondail l l.cqu cl le magasin.n~\3 c~ l com pl'Is dnn::l le pl'ix tal'1re du c\ L'brl l't[ UCIlWlll - Elle n'enco ur t, non plus, d:l lls lù mômc cas
all c lI~l c l'c::.ponsa hil i t6 l'osullnnt d ~
cc f;.l l L lille lùs piliùl's CL la toi Lul'e
:lc ses han ça J's de. dùpùL provi soire
sont en bO l::; au Iiell d'èt l'O cn muço n n ùl · ~c. -. Mal's., 'II] oct, t 875.
- Chal'': BI'l&lt;l1l c. Segovia Cu adl'n
cL l es Docks . . . . ... . . .. . . . 1-11,

Compensation. - JI. Vente à \i n.
Compétence
1. Faillit c, Commissio1lnai1'c

Action

née III dl:pendtlm ment dtt /a rai/h iC.
- .La COI~lpé I Cll CC spêcinlc nl lI' i!),1I~ pn l' 1ar l. 5~ C. jlroc . ch' île nu

Il'lh~ n ~ 1 du li eu dû " ou\'cl'lu J'ü de

13 fa ll!llC, floi t t: lJ'û l'L'sl l'einte nu
cas ou lcs cO ll testn tiollS na issent
do la raillile cltc,,:,mème, cL ~c s'é-

L?nd pas. a ll ~ nctlons don t le 1)I'in Clpe ÛX1St::ll l nntCI'IÛU1'cmcn t Speci:~ l cme nt, le COllllll issiun,;a Îl'c
du. frutt i , ac ti onné pm' un tiûl's Ù
l'a.l s~ n .des Illnl'chandises que le
failli lUI a ex pédiées pOUl' les ven~l\,'~ , peuL appelcl' devant le même
J l'ibu nai lc syndic de son commet·
tant en gal'anLie SUI' ln dCll1 nndc

2. Oc mêmc, c'est devn nL lu Tribunal du domicile du eummis~ion­
nail'c quO doit CIre pUl'tée Jln l' ce
dOl'llicJ' ln demande en pa rcmenL
de ses :wnnce::l, ma lA' l'c la faillite
du COllllllctl ant.-C. d'Ai x, 2 1 j uil.
1875. - Synd . Chabc"L c. Al'dui n
Turin ... . : . ... . ...... . .. . 1 - 83
3. Ou ln duman de cn J'èglement de
complc ou cn J'énli sation du gage.
_ !JOl's. , 23 ma i 1876. - C"edi t
Lyonnais c. sy od lI onnoJ'uLùt lk va ux........
. ... .. . 1-1 78

4. Courtier ma l'l ti nu , Cautionnement
pour un capital1le. - Los cou l'lÎ ers
ti c comm el'ce son t ju sti cinb lcs de lu
j ul'ÎcliClion cOlll lller ciale pUUI' les
neles de I OUI ' jll'orcssion. Le fail, p~lI'
un cour tier, de ca uLionnu' II:} l't;:!llboursemenL d'une ava nce dû rl'd
raite à un capÎt nino dont il a l'o ncl u l'nlfl'élc mcnt, co nstituu une
opél'n ti on ::le 1':.'ILtnclwnL a l!l l'l'O re 'sion mèOl e du cou l'tiC!' ; le '1'I'Î bUllnl ci e Comm ol'cc est donc COIHp6tent pOUl' cn connnÎLl'c. - Mal's. ,
II oCL. 1875. - Cassa m31' itirna c.
Lachaum e . .. . ... . . . .. .. . . 1- 12

5. Expert amiable, Payement d'émolumellts. - Le Tr ibunal de CommCl'ce est competl'nl pOUl' statucl'
SUI' ln demandc cn payemen t d'émoluments rOl'mec pal' un expcl'l
nommé aminb lc\lI cnt, pou l'r u qu'il
s':lgisse d'une expel'tisu en m3tiul'C
commerciale. - MD I'S., Il no\' .
18i 5. - Funel ct MOI'quand c.
Laugicl' . " ... . . . . . . . . . . . . 1- 21)

6. A,t. 420 C. l'roc., Affrétem· nt . L·art. 420 C. p'·oc. ci " i le qui, cn
malicl'o du conlln tH'CC
attribu e
co mpétence au Tr ibunni ~l ll lieu de
la [ll:omessc Cl de la 1i\'I'n ison, cs t
applicable nu cas (\ 'a tlh:! It.:meI1 L. Est donc eomp6lent pOUl' connai Il'0 de la demnndc en sUl'cs tnl'ies
le TJibu nnl du lieu où un ::t m'é tcment conclu pal' leUrc a été COI1 -

CO!! PÉTENCE.

15

fir me, ct Où le navire devait ca m
monCOl' son voyage. - r. d' \ . 15 déc. 1875 . .:... Savon fr"c 'DIX,
l'an
. . u-

. .. .. .. .... . .... .. .... 1- 30

7. Par/icipatio?I , Contestations T 'bUllai du domicile d" défend' fi
1 es ass . l'
euro

~. " &lt; oela I O~S en par tic ipa tion
n :) ~ :l1~t pns de slége social. les co ntebtn" l loll...S lJ ui un sont 1.." sIII' te,
do'
1\ en! t.:(I'(~ pOl'tées devnn t le Tl'ihU!lrl,l cl u. domici le &lt;lu défendeur _
C~ l u l qUJ s.e. !ll'ctt:nd cl'(hlllcier' de
sl~n eo·pal'llClpe, ne snurail excipe!'
l ~. ce ~ ~ e.' dans . 1 'o p~J'at i o n qu'il 3
c fl.~C~ U l e,! 1nlll'nll3{p COlll llle comm l ~s lo~ nall'~ de la pnl'tic ad \'crse,
pOUl' dl!)tJ'3u'e celle-ci dll TI'ibunal
de son dOll1 icile, etl'app&lt;JIcr del'ant
ce}u J .du heu Ull il eSL domicilié
IU J:~H~mc . - C. d'Aix, 13 30fll
18,;,. - Poulain c. Gl'os . .. 1-38

8.

~onseil dt~

7Jrucl'homm(s, Juridlc-

lion e:r;ceptwfmlile, /ldtelier . ~ons? J1 ~

Los

despl'ud'hommcs onl une

JUI'H.lietlon cxecptionncllc, ct qui
Il~ peul :;'appliqut.;r qu'aux indusll'.IC:) nOlll luemcnt Ill't'cisécs ct clas
:)~es pm' les luis et t.léel'cls qu i J'û glssent cettc i nslÎluLion. - L'i ndusl ric(\'hûtclier n'dall t pal) co mprise pfll'Ill i l'!:lUes pOUl' Iûsquelles
le COll~e; 1 des p('Uc! 'hommes ùe
Mm'seilh:l :1 élè institué, les con testations en ll'c un hùllllle!' et un pi sl eul' chargé d'amenel' les \'oyagCll l',; cht'l l ui son t de la compétence du Tribunal de Commerce. Mars. , 10 déc. 18i5 . - MalhCl'on
c .Pol'lal. . . . ....... . .... 1-45

IJ. Société, Part ici nation , Elablissefflftlt appal'rnt. nnison SOCiale, Rèyltment d&amp; compte. Tribunal dl'. domicile social. - Quclle que smL la
d6nominat ion donnée pm' les pa l'tics a une sodé!\! formélJ enh'c
cil es el 10l's même qu'clics l'nul':J.Îcl{tqu alin.éc pal' ticipation, il ~u f­
fil qu'ûllcs :'ncn l adoplé une raison
soci~ l e, s0uscl'Ït ùes en~?ge.mont s
solidaire::, cL d onn~ enlin fi. leUl'
n:,~ocin li o n uno cXI::,lenco CL. un
élab llssement visibles il l'cx térleul',

�pour qu e lB Tribunal du lieu où olle
était établie en fM, SOit compélent

bun aux rrançais. -

Mnrs., 24 juil.

1876. - Str3l1b c. Ifoll'mann.

1-234

tg. nilleL â ordre, S ignatures de com-

merçants . Non , c~mmerça~t . seul

(Ilsigué. - I.e {I·,bunal CIVI\ esL
scui COIll\&gt;étenl pOUl' co nn ~tl l'e ~c
la ùUl1lnJlc0 Cil p ayc ll~ cl1 t d lin hllloLfot'lll éo pal' lin ll o n,co mlll e l' ~anL,

pour conmlÎU'o do la demande cn
l'èglomollL de &lt;!~Illptc rOl'IU ~e p,ar
un des fi socle.s c~ nll'C 1aul l ~1

14. Aswra'flce SU1' la vie R(lmise en
garall tie d'at'ances com1;lt:rciales. _

n'es t que lorsqu 'une :\Ssocl3tlOn n
pnl'tiClpntion l'os te comJll è te~ Cll L

Un 'l'l'ibUll:'l\ do Commerce es t
compoLl.!lH pOlil' co nlwtt l'c cn tre
un négoci:1.llL c t les hél'itie'l's d'un

"ion quc 10 billel pOl'le des signatUl'CS ci o CO lllIll01'ça nts, SI cos dOI'-

nu tl'e négociant, de la question
dû IlJ'Ojll'jél6 d'uno police d' nsslI-

Mars., 1't juil. '1876 . - Hoche c .
Colletin .... . . .. .... . .. . . 1-221

bien que ce dcruICl' :ut son dOlllleile SUI' lIll O fllIll' O place: ,- Cc

mconnue des Lior s, que les nctlOn s
en tre flssociés doivent êtl'e pot'técs
nu Tribunal du do mi cil ~ du défen-

deul', - M3rs " 273\1'11 1876, Ha battu c , Sadin ......... 1-11 8
iD . Co"rtagB, Fabrique d'allumettes,
Cession à/' Etal. - Est de 13 COIll tenoo du Tl'ibunnl do Comm erce
dOllln ndc en payem ent de CO tll'tfl g'C in ten tée conll'o un ralH'i cflnL
d'nllumcltcS p::II' cel ui qui ri négociô I:l cession de son établ lssement
:'l l'Etal, 100'squ' il est co nstant que
1
] fi

ln rente

fi

eu pl'ÎncillnlemenL pOlll'

objet l'induslrie, l'outillage et les
marchandises , cL n'a compris Les
"nleuI's immobili èl'cs que pOUl' Ulle

raibl e portion. - Mm's., 17 rév.
1870. - Féra ud e. Flouest. 1-12'.
Il, Représenta nt dl' commc,·ce . - Le
!'Cl)I'Ôsentan t de commcrco ne peut
im'oqucr l e droit 'luta le commissioonni l'e cie Ile pl&lt;lid el' que dc\'an t
le Tribun al de son propl'o domicile.

-

COMPÉTENCE .

COMPÉTE'NCE.

COMPÉTENCE,

16

Il doit, au conll'ail'e, procédel'

denmt le Tri bunal du domicile du
neg-ociant qu' il représente. - C.
d'Aix, 18 juin 1875 . - Cayol e.
LaloUl'.... ......... . .. 1-25'1

12. Et cela tant en demandant qu'en
défendant. - MOl's ,~O avril 1876 .
- Baligne c. Jarzue!. .... 1-1 56

13. Etrall.qer. -

El il en doit être

:) În ~ i

même au cas oh ce del'nier
est un ell'angel' r'ôsidallt il l'étl'angel', si du resle le l'eprésûnlnnt est
ctr angel' lu i-mèmc, el quoiqu'il soi t
étalAi en France. - 11 v a lieu, en
péll'eil cas, de faire néclli l' la l'è glc po sée par la ju l'ispl'udencc, el

d'a l'l'ès laquelle l'éLI'aoger établi
cn Fi'ance a le dl'oi t de ci ICI' son
débileur étl'a nger ùevanl tes tl'i-

l'flnce SUI' ln via l'emise pnr l'un à

l'auLI'c on g::mmtic de cl'éa nces
ûOJllm cl'cia les. -M~l1's, i 'l mai '1876.
- CI13ssc l1 èl'o C. synd. SimoneL

1-111
15. Banq"ier, Avances, Gage, Droit
du com.m.issio7l1Iai,'e. - Le banquiel' qu i raiL dcs n\'ances SUI' Lill'CS, a les mÔlIl os droits que le
comm issionnnil'c qui rai l des avanccs SUI' n13l'cll:mdiscs.- EL il peut
aussi, comme le comm issionnail'e,
a pJl ~ l c l' son
debiwuI' dcvant le
TI'i bunal de son 131'Opl'O domici le.

-

Mal's.,

~3

1ll3i J8ïO . - Cl'édi t

I.yonnais c. sy nd. 1I 0nnol'ut eL 1)0v:'lux ... ..... .. . ... . ..... I-J 78

16. Action en l'ecrml blf')ue nl. Tribunal
de la (aif/ite, Faillite décla.rée à
,lhûholtSe. - TOlite action Cil 1'0comhlemonL doiL Cl l'O POl' LuC dcvnllt le Trihunal (l c la fa ill ito, n(ol's
mêmc que 10 syndic consontil'ai t à
la nOI'lor de-\':Hll Ic 'l'I'ibullal du
cl'éallci l' actionné. - Co pl'i ncipc,
qui doiL l'eccYoi,' son nppliC:l1 io!;
d:ms le cns d'Ulli" f;'li ll ile déclnl'l'e
en 'Franco, doiL être nppliqué
aussi dans le cas d'UllO faillilC dl)l'la l'éc dans les dépnl'tomcnts l'éccmment sr pm'és do In),'I':JIlcc ( Mulhouse), oil t!lIc s' in ~tl; uil confol'mèl1le-nt nu" loi s fl·anrflises. ~ I OI'S . , 2 juin 18,6. - Synd. Fl'e)"
" 'Hz c. Hoscmhll \'gc l' .... 1-1 00

'1i. rl1st i/ u/.,·tt1·, Achat d'arimcl1t.s. -

Cn instilulCUI' n'os t pa s commo\' ranI, ni justiciable du 'l'I'iblll1nl de
r.om lllCk'CO ;\ l'nison de l'ncluü des
foul'niLlll'es nécC'ss:1il'cs à l'n limentalion de ses élèves. - Mfll·S., 6

juil. 1876, -

Lall l'c nt . .... 1_2'1.

nilll'S ne sont pas cn cau so . -

IQ Locat.ion cl'u.n fonds de commerce,
Spectacle pub/,.ie . _ . La localion
lFun fonds do comlllûl'CC con stitue,
comme la vente ollc-même de cc
ronds, un ncLe commercial soumis
~ la juridicti on c1es 'l'l'Îbnoaux de
COnllnel'CC . - Sprcialemcnt, les
'J'l'ibUllflu x de Commcl'cc son Lcom pétents JlO~t1' c~ nn aîl\'c de ln loca tion cl' UIl cl alJlt ssemenL dc spec-

Incies publics. - MaI·s., 26 juil.
1876. - lIimbaud c. Robcl'l.l-231
~o.

Assurance contrc l'incendie, Commerça.li t, Mal'chancUses ct immeubles. - Est cOlllm el'ciale l'a:&gt;su-

COMPÉTENCE .

t7

IOC~t3 Î1'C du tCI'I'nin qu'il cultive

maiS ~Iui nc l'ail , que vendrc les
pl'OdUitS de COlle t.;ultul'C, nu rait
pas en cela un aclo de commercc
~ t n'cst point COIllIIlCI'l;anL. -M:lI'S,:

6 scpl. 1870. - Faeh c. GiI'oud.
1-275
n. Courtier, Billet. - Les IJiliels
SOUSCl'lts pal' les COLI l'lien; ne son t

pas Pl'éSlllllés Ctl'e le l'éSllltnt d'ucle

do c~m lll cl·cC . - En conséq uent.:c
le Tl'IlJUn al ci e Commel'ce cSI incom;JélenL pour connaitl'c del'action
cn paycment de ces hillcls. -M al's.,
20 scpt. '1810. - Cuchnud c. Le-

clerc . ................. . 1- 284
24 . Journal , Articles scientifiques ct
littéraires, Annonce.)', Acte de commerce. - La publicalion d'un jotll'nnl contenant des al'ticlcs scienlifitlues Ol lillél'ait'os, mais dont une
pm'tie est consacl'éc a l'ccc\'oil',
moyennant l'ctl'ibutioll, des annonces/ inscl·tions, ote. , constituc un
ac te dc COlllmel'cc SO lllllt::tlall t cclui qui . s'y 1i \'I'C, n ln jUI'idiction
COlUlllol'cinte. - C. de Hen nes, 6
jnnvicl' ISiS. - Bochin e. de 1"I'v

l'nllCC contre l'incendic fnÎt c pal' un
ct qui com Jll'end, SO llS
et l'in3ull ... . ....... .. . . . 11 - 19
la même police, dcs immeubles
pOUl' une faible SO nllllU , cl cl c::; '25 . Directeu/' de llléat,.e , JI l'Liste d/'a·
lllfll'cbnndiscs pOUl' Iri pl us gnl\1dc
/llCltir/tie. - I.e tl':1ilé IKIl' lequel
pal'lie. - Le Tl'ibun;)l ci e Com un nl'lÎ stc dl':1maliquù s'oblige 011 mOI'CC es t donc compétcnt pOlif
Vûl'S lù c\il'ectûu l' d'un thé,)!I'c,
cOIlJl:Jilt'c dc:&gt; acti ons qu i dérivent
constitue un louage c1'industrie oL
cie co contl'al. - Ma!'s. , 2 aoftt
non un acte de COlllmel'ce. - L'fll'1870. - Ass . e. Ch3mllel. . I -na
lbtc c1 l'flmn tiquc ne dL:vicnt pas,
cn vertu de :&gt;on cngagemcnt, lc
21. Etrangers , Deman deur dtabli en
factol1l' ou commis du dil'ÛcLeul'.
France 1 Assim ilation aux étra1l- En conséquence, tla jul'idictioJ1
9Cf'S au.torisés à y avoir leur doCOllllllerciale csl incompéLente pOUl'
micile. - t:éll'angcl' établi Cil
~lal ll Cl' SUI' l'action IIllClll~C l'al'
Fl'anco dopuis plu sionl's annces J
lù dil'ccteuI' contt'e l'ilI'Lble.- Cnss.
r fa isant 10 COlllmcl'CÛ et y payant
8 dé\.:. 1813. - Paola Madé c. Canles impôls} doit 611'0 nssilllilé aux
tin.... . . .. . . . . . . . .. . .... fl- U7
tHl'angcl's alllO l'i sé~ il avoil' leu\'
c\om icih:l en F1'anco . - 11 jouit, p:1I' 26 . Conflit, )('llcmenL rejetant le dcsuitû, camillO les FI'n nça is, du dl'oit
c/illatoire, Jugcmmt re(tlSC!'lIt le Sttl'do ciLCl' un :l.ull'C élJ'flngol' do\'allL
sis. - Le jllgemcnl qlll, lO~I L en
les Tl'ibunanx do FI'ml cc J cn VOl'lu
rejetant lc duclinntoil'c ûle\'c p:w
cie l'art. '111 C. civil. - !13I's., '1"
10 Pl'Mû t, statu e ~1I fond :l\Tant t'cxsept. 1876. - Unloslm c. S0ll1cl'i3.
piration du d(:lal pCIHln~lt leque l
1 - 269
cO ro ncliOllnail'e (leul clu"e\' le
con fli t, ne doiL èll'0 :Jnnulé qu'en
?l . lIorticu/t,wr. - L'hol'UüIlllcur
c0 1ll mc l'~anl,

�cas do COnn l'llJ:ltion de )'arl't'té. do

Cot ons . -

loujoul's nnnulé le Jugcm ~uL pnl'
loquûl 10 Tl'ihun al l'Musc d ordonJll'l' un sunii s lorsque 1'31'1'ê L~ de
conllil fi ôté pr is, 1)1 COllllllLl11lqué
au 11'ihunnl. - 'l'l'Ill. (~e~ co n Il., 17
jnrw . 1874. - li\H'I'an cllm c. VnhJ,~~,
61 1 ElOI." .. " " " " " , II--J. o

Cou rtier .

connil. - noît ôu'c"au contl'all'C,

Compte-oourant.
S olde garanti par 'tlt ... , Elret impayé. CO/jtre-pas~aliun,. A~o~ifica­
tion cfu chiffre. C/u ff"/! pnmt/" f seul
(la ranti . La cil'culaÎl'c Jlm' 13«licHe le sueccsSelll' d'un négocinnL
écl'Ït à dir cl's cOI'I'cspondn nt s de
ce lui-ci qu'il pl'end il sa cbrtl'gc le
solde cl ù COI11 \) IO fictif ou passif
cx islan l 3 lei 0 é poque enll'e le

2. .liare/hi

CMldu, Résiliat ion cOI/venue, Com'l (l ge dû, - La venle 1'0silicù du comlllUIl conscntement
des parlies, IOI'squ' i1 dC(lcn daiL do
l'uno d'elles d'en fO l'l'el' l'oxôcutioll } laissu intact lu ch'oit du CO UI'ti CI' a ln ccn ~c l'ic. - M:ll'S, 30
ju in 1876, - Moulon c , AII,Uni,

cO l'I'es pondanL cL l e négociant qui

cédé son co mmerce, ne doit l'tl'C
l'cpul ëo .:,'::t ppliqucl' qu'au chim'c
pOI'le SUI' le co mple " la dale detcr minée , ~ans c1wngcmcnt J)o:-.;sibic. - Si dunc, PO::;lcl'Îclll'Cmenl ft
cul te eit'{mlnil'c, le non pa yemen t,
cL, p:'lI' suite, 1:1 COnll'C-paS8:1tiol1
d'un cnc t p:l ssé d:111S ce com pl e
vient augment cr h~ J)::assi r, cc l'ni t
dcnll:ul'U étl'nn gL'1' Ù 1::aut eur de ln
Cil'Clllnil'c , qui ne cl oill'iun au-clul:)
du chill'l'C port é n la c1ate illdiqllce,
- M:1I's, , 2 1 juil. 18ï6, - CI'. Agd e.
c. Fèvl'c . . . . , . .... , . . . . . . J - 2:16
V. Ass, marit"

Conflit. -

Congé, -

Effel s de com,

V, Compelence.

V. Ass .ma l'i t.,
Capilain e, Fr et, Surcs l al'Îes.

Conseil des prud'hommes. V. Compelenee.

Consignataire , -

V. COlll'ti CI',

l'l'ct.

V, Capilaine ,

Contrat à la grosse ,m:lI'il. , Cnpil:lin o, Fl'c L

V. Ass ,

Correspondance .- V, Ass, mar .

l'ente 11011 C011c1tLe, Re,tponsabilité,
Il1demll lé, Co ut/age. - Le cOU l'licr
qui, :l):1 IH n5s1l1'6 n 1111 vondcU I'
q ll 'UIlL: Illnl'cl1 ::m dÎ ;o est v~nd ll c ;',
Lei ndl c tL' lI l', Il e peul ensuit e 1':1pport ol'lu conSClllCIIJUIlL de cc (lCI'nir l', &lt;[ tI 'i l :1\':1 iL jll'csu mê, ct cs l,
pal' su ite , tonu c! 'Î nc1L-mniscl' 10
vendeu\' il l' :Ji~on du déf:llll d'exé cUlion de la ren i e, n':1 Hucun cI"uit

de lu i rédunll'I' 1111 COll l'lngC a l'aison de Celle Opë l'f1 tl on. - Mal' s. ,
5 sept. l ~i 6 .
L:Jb at ul c, Bruniljuol . , ..... ,. , .... ,., .. I- ~ Î O

r, Capi taine, Commi s,

Connais sement ,-

Consul. -

1- 2 10

3.

'l.

CO l/ r l tus matit mes .

D~F\CIT,

cou l,tiOl'~inL el' llI'alC , ~o derni er nc
out sc l'cru ~el' fi f:ll1' c co u e . L!'3-

V. Cap itain o,

l, L oca L/o/l, Périlldc (l'lI cl irmlléc , J'acu,flé dt: rti~ iU(Jth1t , C()Urla.fl~&gt; partiel. - L e COUl'Li cl' qui a f;IÎL t.:O I1 clu l'o IlI~ O IUl:il Liol1 tI ·. illllll uulJlu pOlll'
une pl~ 1'I0dc détcl'lIlHlPC, m ni ~ avec
la fac tllI é POU!' h.l localrli l'c de f:lÎl'c
cesse l' lu b:1il :\ l'c'\ pit'ation d'uil o
cUI'lai no fl':l~t i ûn do cotte pÔI'iodu ,
no puul c~lge l ' 011 l'état son COUI'ta ge quo &amp;II!' co tr e l'l'a ction, sauf
Ses dl'oits pOUl' 10 cns Oll 10 bail
dUI'(:'I'n it to ute 1:1 pél'iotle cPa bol'cJ
fixoe . - M:lJ'~., 'i scpt. 1875. __
Ueglioly c, " Teillcl'" " " .. . 1- 5

::t

~,

COURTIER,

COURTIER

COMPTE-COURANT.

lB

[lrid/Cyr.

Consi!. lwtol1'e /llJ ique du chw!Jl' D(:clUI ations (' 71 doua Ile, ,IJoni/e· 'e, Traducliau , Irefus OIL r efard, lJomma!Jes-Hl /tirets. I:c

m e 1l'.

consignntni l'c II nique do 1:1 carga ison a Ile l'Sonnc lle tl1{; l~ t(lll:JIiI C pouy
f:til'c en ùon:l1)u le depoL du mnnlf0 StC, - S'i l es t tenu, IOI'sq lle cc
docu ment est un l:lI1 g uc él l':1ngcl'e,
d'l'n l'Cp I' L:~C lllUl' Lill e Ir:1dut,;lion
ûllîciulle , c'o::,l-â-di l'c failc pal' un

~UCLion, ni .1I11(lOSCr I~ cOIl.dltlon
que la COIlChlli o du 11;)\' 11'0 lUI SC I~3
conliéu, S fln ~ sc l'l:rull'l..l (lnr. 1:.1 1I1C111 0 pns' ible de cl o mlll ;lB'c.:) · lnl él'~IS
a l :lÎ so n du l'olnl'd qnu son l'o tu S
POUl'!';) ùCC;H, ionllcr;. - C. d ~ UOI:dun ux, 2 cl ée . 1810 , - \. ' ''"0~ ,
Lncillnpilgnc. " " .. " . , ,. 11 - ;,')
5. Navire, Déclaration en dOU.ff1Ul ,
ROIJport de mer, Capitame parl(l. ,,~ t
,t CCI'iUOllt le (ranra ls . - Le cnjJ ll:linc qui pnl'lo ct écl'Ït 10 fl'a nçnis,
peut faira pal' lu i-n~ è l1l o cn c1.ouallc
loutcs lus OpCl'flUOfiS r ûtl ll lSOS :t
l'ill'l'Îvéc d û son ~la\'il 'c, notamment (lI'cssel' CL dc(}osCl' son m:1nifl.lslC d'cnll'éc, san s : J ssiSI:1I1CC
de c UI1illl'. Peu illlpoI'lcl'nit
que des cop ies du m~n~feslc p~JI'
Illi dûposécs arcc l'OI'lgIIWI, ClISsenl èlc ('cl'î tes p ~u' lmc ll1:lîn éu'angèro, - " pe UL égn le lllc lll déposer
fI::1l' lui - maill e son \' nppol' t dc m CI'
nll g'l'cllè du Tl'ihunnl. - C. de
\louni, 30 no\', 1815. - SpicI's e,
Ue" uli eu ..... " , , ..... " Il - 118
6, DCmallde do r cmor'l'lCHT, Décfm'ati01l 0" bureau dl, pt,l't , Ne consLitue pa s uno functi on de cOttl'ticl'
1ll31'ilnll0 10 faiL d'a ller dCllwndCl'
un l'umol'qll c t11' pOli l' lc navire, ni
c01ui de fn il'C ail bureau dll pUI't, ln
décla l nlion d'cnll'éc. Lu c3pil:l ine
P\~ tlL donc sc fnÎrc n:ssislcl' 011 l'el111lncur . dans ces Opél':ltions p:l1' qui
1Jon !tll semble, , ..... , , , .. ' Ibid.
7. Consigwlaire du nOt'ire. -

Lü con

signalnil'c clu navire n, co mme le
capitaine , le ch'oit de fnil'O Oll
dOIl:lIlC les déclnl'nlion s \'ou lu es
p:'II' la 101 il l'cnlrcc du nar Îl'o. Il
'JPCllt, ;) cC L ég:lI'd , sC fnil'c rumplnce l' pal' son commi s . .. . .... Jbid.

19

son cfll'(lctbl'o do navit'c, ot n'élant
pn s réduiL :1 l'é tat d'épave ou de
débl'is. - (; tlo Oc. lIni 1 3 mal'S
18,6. - I(l cin c, Spi cl'" , 11- J83

n.

l' , Compûtcncc, Ven le.

Coût, fret et assurance .

V

Venle p:ll' n:1\' . dés,

D ébarquement,
l , (;aTilbier, COl/tagt', u.~age. -

1t cst

c! ' l1 ::,ngu fi MDt'S('illc qllû les m fll'ch :l ndi ~cs (~:l mblul') 1(1Ii s'cmlJal'lI uL'l1i cn lJ;l ll e~, mnis qui sont ~ 11j ullt:::&gt; li un t.:OU I:1"0 :lyalll pOU l' en'c t
de rOI'IlI U!' dus n~:;loll l t' r':l li ond qu'on
ne puul d;~ tin g-lI~r, ,', l':tl'1'Î\'ée, dûS
h::l lles OI'iglllnÎl'f;s, doin:::nl, lorti'I" 'cil 'ssunt a t'ndl'I!o;,sc dcplusicu!'s
con:-igllalnÎl'us, ètl'C 1i\T~l.ls pal' voie
de J'cpa l'li lion DU pl'ol'nlD dcs qnanLit~ $ chal 'Rél~". - M:ws., ~ O déc.
1 8 ~ (). - Bacine ct \'clIll:1l'e c, Lcmoi no. , , .. , " , . , , . . . , '. , 1-137

2 , V. Capitnillc.
D éfici t ,
Blés de

nerclion s/;o. , Pucl, Ilclldc"!f nt.

- Est co nsidéré- comme sufll san t
Ic l'ul1lkm cn t a M:lI'scille de 16 kil .
pnl' pue! de bl és de B t.:l'di :u1:;~ a
chal'gl;s l'll ~1'(,ll iel' ct Il'an~bol'd t:s

en grande p:ll'lie SUI' des all t'gcs

a~

pnssagc d'lénil\::I lè. - Mal'g". 11
18,6, - COll(lpn c, B, ellich.
J'onl'
" '
1-73

Délai. -

l' . All Ol'dn~e, " c.nte à Ii-

wei' , Venle pal' nn \'i l'c déSigné.

Délaissement ,-

l' . Ass . ma riL .

Dépêches - V . .\ bandon du navÏl'o
CL du fl'CI.

O épens . -

l' , Ab,nclonclu ""il'CCI

du l'l'el, Ass-. tC!'I'.

8, Navire éc:how!, Veil l e, Commissaires-priseurs. - Il appnl' l icnL (l Il X Désign ation . - l' . Vento pnl' 11::1COUl'tiel's mnl'iLil11cs, ct non :lUX
c, \ml1li ss ai l' es - pl'i ::';~ IlI' S, de pl'OCUd~/' J ln vt'nl u pu bliqllu d' ull Il :l\' U'~ 6choué Cl c1écl;tI'(! inl1:l"ig:lbIC,
lllijlS &lt;l yn nL consel'vé cc plmdanl

"il'U dl; ~ I ~IIC.

Détournement. - l'. Socielü,
D omicile , - V, Faillile,

�20

EFFETS DE COMMERCE,

Douane.- V. Coul'tiel' .

p OUl'

Doublage . - V. .\ 85 . JIl aril., Vente.
Douelles .-

Ducroire . -

EFFETS DE COMMERCE,

V. Ass . Ilwl'Ï l.
l'. Commissiol1tl3il'o.

Eaux thermales.- l' . Mal'i ll s

Echelles du Levant, - V, Ass ,
lûl'l' .

Echouement. - V. Ass . IU nl'i l..
Effets de commerce ,

le POd

111 01'1,;0 l,d u

OUl' d'uno ollet de com.
clul'a ul cio d6nonciation

do lli'otet !lall S la qu inz3 Înc, peuL
011'0 lt IJI10SCÛ , nOn sc uh.:llIùIH pal' les
o nd osho~l l'S ~I c l'e ll'el, m:l is encOre
pnl' IJclul q lll l'nUI'nit siHné CO _lI Ille

:wnl d ll~ SO ll SCI·ip,lClII' . ~ M ;l l'S. , 22
rûv, 'I S/ G. - M ,"'o~ Dell'c)' e. Ma~ h, ou .. . . " " " .. " " .... 1-1 02

4 , tt val , Pa!le ment, nccoun ' contre le
SOltscdpt,em', Prescription cie dml
ans. - Le donn ell t' cl'av::I 1qui il pave
un ofret de CQlIlIlWl'CO à la cléch,ll'gc

du souscrip teur, est soumis ù l n

l, Jours d ~ vue, Porleul', Visa du Liré,

Absence d'acc.:ep/atioll ct de pl'olèt,
- I.e pOl'iClI I' d'ulle leUt'o do chan "0 à phlSicUI's j ours de vu e Il'IJS t
;'pas tellu d'Cil [exiger l'accepLal ion , ou 1 il défaut, de fail'e PI'O LcslCI'; mais il pOliL se cO llt -.;ntûl' do
pl'escnler ln lell ro de chnngc nu
lil'c uL d'y fa il'û apposer le vis;) de
celui-ci , 'l'cl es t, {l U sUl'plt!b, Fusa ~c do 10 place de MOL'seill e, - C 'cs ~
la clate de cu visa qu i faiL co udl' le
dolai pOUl' l'éché:mce . - Le po/' t OtH' qui s'cst contenté de ce visn,
nc peul , on cas de pl'otèL fnu lo cie
p a ~!e lll c lll :1 l'cL:hén ncc, ê tre tenu
d'a ucullc ,'espollsllbilité vi s-ù- vis

prcsci'Ïption ci e 5 (ln s pOlll' l'c xcrcice dt} son l'cco urs co ntre 10 débi-

l eut' IlI'incipal. - M:lI's . , 2&lt;\ 11I:1I'S
187G - " s ~io l' c, hlaul'" !. . 1- 11 2

5 . Négocial,ùm à forfait , RcnouvcUcmCl/t, lIéticell ce . - La négociatio n li
fOl'ralL d'un cOol dû commerce ne
Sfllll':lIL (;11't.! l'eglée pal' les I)t'incipcs
du conlnlL d'nssul'a ncc au point de
VUl} des null ités résultant de ta l'éti COJ1Uc . - POli l' qu' une l'éticcnce
cnll'n În c b nullité d' uno négociati on dû ce Llc n ~tt u I'Ù, il frlllt qll'cll c
co nsti tue IIIl C cli ssimul:u ion vo lon-

taire, calculée, cl olfl'nllL lous les

L:~l l';JCLè l'cS

du dol ll égnlif. - Spéciaiemell l , l)I'éselll e ces cnl'aclèrcs,
dest}IHlosSOll l'S pl'ucGdenl s. --~ l n l '3.,
cL doi L 011'0 :l Il Il Uléc, l:l nêgociaLioll
li sep t. 1875 - Antig-n ESl\ ui cI'
il fOl' fai t d'em:.: lS de commerce déj ü
L: , D]'oche Hobi ll , .... . .. . , . l 32
n :tloll vc lés doux fois, nlol's ([ U!! cc
double 1't}1l0Uvc ltclllent :1 éte c~lch è
2 , Tiré, Acccpta!ion b l~ffde . Passation
(·essionn nÎl'o, que ccl ui-ei a été
",! comple-coura" t a rec le I.1"reur, :lU
induit Cil en'cur, pal' le contcx tc
J}ravisioll cOl/stit uée. - I.n pa ssndûs clTel s, SUI' la clai e vél'Ïtnble (I l}
ti oll d'u,ne !t'ai le pnl' le til'é cl an s
leul' Cl'en Li on, et quo, de plus, le
son comp tc-COlll':l ll t n\"ec le til'è
cédnnL :wnit , nll Illoment de la cesuonst i lli c provision, Sur to ut qU:l ud
sion, la ccrhtud e IllOt'nlo que le
II l1u leU l'c pos tet'iclI l'!} fai t conll fl iLl'C
sO tl scl'iplelll' ;) lIait suspend re ses
:lu tirour qu'il y SOI'::1 l'cse l'\"(: bon
)Jnyo lllont s, - C. d'Aix, J6 mal's
accucil. - En conséqwcncc le ti r'é
1SiG in!', jugelll . de Mn!';:; " 5 110V.
csL tenu, cn Cc C:lS, vis- à-vis du
1875. - Yl'he c, Uo nni o ~, 1-20 eL
ti cl's-pol'leul', 10l's même qu'npl'ès
'133
a\'oil' npPo-::,é so n nccept.n ti oll SUI' la 6, Décisions nnniogues , - Mal's" 6
ll'ai te, il 1'f1 11 l'nit !Ji/fée n\"(lnl de la
aVI'. 1t)7G . VCI'lIlitlcl{ c. Asl:li ssel' sOl'Li l' de ses mains. - C.
tl'n ncl, . , , .. , . . .. . . " ... " 1-111 5
d'Aix, 16 jllin '1875. - FOlindcs c ,
fl:H$LÏtlt.! ct Pincholl .,. , , . , .. 1-85 - Mnl's . , 5 ju il. 1876 . - nicol'cI c ,
ASLrond .",. , .. , .. ", . , . 1- 213
3, Ava.l , IH(au t €le poursuites Déchéance , - Lu ducltcancc l'ésuttanl , 7, Mais UIlOnégocinLion à,rol'rai Ln'est
J

1

IlFFETS DE COMMERCE .
os onl"ohéc do l'é ~i ce n ce pm' le
10 cécl." n~ c1es effcl s
n"llII'nit pns déclal'é a son cesslonn~i l'C ([UU d'auLI'~s ûfl'e,ts du mêmc
souSCl'Îp lCUI' n\'3lCilL Olé l'cnou'lC les si du l'es to, ces ent.:ts ['CnOll \,j,;I~:i ' :wai cnt ûl 6 l'éç.:uliul'crn ent
jlO\'06 :'1 10Ul' nou\'ellc écllenncl}, M:1t'S" ~7 jui n '187G , - Bai llc c,
Asu'nnd . , . , . . , . . . , , , , , ,. 1-1 84

rOll1 rni ~ que

8. Ma.rcltandise , 11 ffectation speciale 1
Ti r ,! Laissè pou'/' co mpte, M aJldatair; c/tt/ rO t! de ,·ecevMr , Ai vances
al/!érlew'ss . - Le nwnd:llail'c cha l'-

(16 pal' l'e xp éditeul' d'une mnl'cll an-

(Iise, de la l'ccc \'oir ct de l'om'il' au x

dcsti nat:li rl?s con tre flcèep tnLion des
tt'flilcs qu'il es t ensuito chnl'gé de
l'emottrc à un Li er s dcsigné . 1 qu i
los secondcs sonL dej " négociées,
ne RauI'flit, cn cas de Inisse pOU l'
pOlll' compte de l:l m:1I'chandist} p:ll'
les desli natai l'es' , so (':lpplilJ lICI' en
gnl'nn ti c d':wances a n lé t' i c lI l'~S , nu
pl'cj udico du pOI'teut' dcs tl'nl tes ,Celui-ci es t Cil dl'oit, au co nt l'n il'c )
de se fnit'c r etll c ttl'e 1ft !llnl'ch:lI1di se
ou son net produit, JUSqU':1 CO IlCtll'l'once du monlan t dcs tl':J i Lcs en scs
mains. - Il en es t du moins ni nsi
100'squo 100'sque lri 111,,'chondise 0
cté sp éci o l em en~ offocLee ou payc11Hm t do ces Ll'nitos, - M:) I'S., 3 3\' 1' ,
i 876 . - 1III el' O ~ Lecnho,' t c, Thé1/)\1 e.. ... .. .. ..... .... .. I -H ~

n. Faillile rJu. I,iré,

J&gt;roViSt'0 1l dét ruite,
Abst1lce de proUt, Dénonciation fl on
suivie de ju gemen t. - La suspcn-

sion de payoments du ti J'é d'unc
change a pOll l' cOi::l dc détl'llil'C ln 111'0\"l s10n. Pft l' suit e, en
ce cos , le dMaul de IlI'o t "~ ou de dénonciaLion en Lemps utile ne fnil pas
pct'cll'e nn Hal's -pol'LeUl' son l'CCOUI'S
cont re le ti ro ut' . - Ln dénonûirllio n
du Pl'OLèL es t ('éguItère et consel'\'û
les cIl'oil s du liet's- pot'lOIl I' pourvu
qu'olle contienne un c demande en
justi cc, sn lls qu'il soi t necessail'c
quc Cl1 llc demando ni t Cl é sll idc dc
jugement. - Mnl's., 22 ju in 1876,
- Cnl,'ix et Cos l e c, Boui sson .
1-20.
Ictll'O de

•

EFFETS DE COMM ERCE.

21

! 0, Lctt.rt; m·issive, A !IlorisatioH de
fourmr éqtûvafCIIl t il acCtplatùm
-:- ~c pcuL ~1 1'e eonsidrl'Cc com mé
cq lll v~l l cn le:) une ncccptnlion p~w
"C,lC s('p",:é la lelll'c écr'tc po,' le
tlt é ~ 11 tH'('lI l' pUIlt' l'au torise!' :1
fOUr1l11' SUI' lu i, - Ull e jl:ll'l'iJlo Icttl't! nc p~ ul'I'nil:lVo it' ln va Jeut' d'un u
nceepl allOtl qll e bi elle CUL élé
ndl'css6c nu porlcut' (le ln tl'nite. _
En co n scq ~I C tlCC, le pOI'lcur , même
cn possess.lon dû ('Clic ICUI'C, n':l
aucune nCllon co ntl'c Ic til'é non accCpte lll' qui n'fi pns Ill'ovision, _
'! Cn est SltI' t,out :l În si IOl'SqllC le
tlt'CII I' n fo ul'Il l drlns des con ditions
~u li'es. que ,celles dc la Icl t"c qui
1nulOl'lsn lL a le fn ll'C, - Mal's., 28
"O,\L 1876. - Banque de Tur in c,
An thoun ,'dl· ."" , ., .. , . , 1-?47
1'j , JI t;a~, . r~ytmcn '

par le souscrip-

l eut·, f al fll/e, Rappo rt, AcHa" conI re fe dOnlleu1' d'ava l . - Le don -

d'avn l doit êtrc :Jssllnilé à
l'ohligé 11I'incip:l 1 qu'iI :l cnu ti on ne.
- En consôq lIcnce, IOl'sq ue des
payemenls faits pal' II! dcbitcUI' sonL
annulés il cnllsc dc ln fai lli te de cc
dCl'niCI', cL q ll C, prl\' suite, l'obligalion l'cvil, 1':lVal l'cvit :lVCC elle, ct
ouvre au cl'éa nciol' obligé n~1 t'n pPOI' t UIlC :lction con lt'e le donneul'
d'ol'ol ,- C, de Uoua i, 7 j uil. 187 5.
- VCI'hnl'lIc c. Sémi ncl CL synd.
Yel'l, a,'nc . . , , , , .. , .. .. . .. 11- 7
ll('lll'

12, Prescrip tion, Ac/mission

au

passif

L'admission d' uo
cOht dc commCl'ce au passi f dc la
failli tc du d('hi tctl l' ne ~al1l'ait être
nssÎlIliléc h un jU;jcmcllt dc coo damnntion ou à lIne l'econnais sance do ln dcllc pM acte sepn!'o ;
cli c ne conslÎLuc q U'lIll :lcte inter-

d'u ne {amile. -

"upli!' do la p,'csol'iplion. - Elle
no pOUL donc substilUCI' la prescription Il'enlenfl Îl'e à ln Jll'e~CI 'lp­
lion &lt;l uinquonnrl lc, - Cello mtel'l'lJptioll sc cont in uc penrlanL tout
Il} OOIIl'S cl es op&lt;."-rn l ions do ln f:lilIil e; mais ln pl'f,'scription de cinq
fi ns l'oprend son COlll'S :'Ipl'ès 10 lll'
CIOt\1 1'(; ct nOI:lnllll('nt , en cns d' union, nj)l'ès que 10 $;~ll d ic a l'enclu

�•

l'AI LLlTE.

sc co mptes, cl quù lilS C l'é~nci o l'S
~ont

do 80S sn luÎI'OS des six del'niel'S
ll1 ~ i s, S'f1ppl,iqUI.l indi sl inclt.:ll wnL
SOit ~u l'Olllllll,!). e,...:cl usi"elll(:\l lCI Ii.
pl oYI'. par le J i~tl lt , soit ~l er.:lui qui
Ile lUI dOll lH.'!':UI qu e quulques heul'CS dc tl';lv:1I 1 pal' JOUI', _ ~I '
'"
181"
fil S.,
",~ ocl. , ,), 'ogu in c. ~1svnd.
GIl'alid Slias .... ....... ... (-1 0

don s l' C'Xèl'C ICU ti c

j'L' HltPS

'l'l'il&gt;. de COIll . du
LI 'ncpn'u th· CaroCOI' l u. UOUdl O.. Il - H
leul'''; til'uH', -

1:1 :''Il'ÎIlL'. :! I ;1onl f 8H. -

J3. l' . raillitc.
Enregistrement .
L I.oi rcl:lth'c il di \fC I'S dl'oil s d'ùlI rc..'gisl!'CIlH.:nL, 2 1 juin

1875, jJl'o-

lDul~uée

ail JournaL oDiciel du 23 .
Il - ~7
~. Ikcrcl pOUl' I\:xéclll ion de l' rtJ'L. 5
dt'Ia lui pl'écédcnto. (15 déccmlJI'O

3, C"I/c"rdat amiable, Créalloi.., Cau/'iUli d'uli I/.ors. Au,m:ion du c,.&amp;ollce
Cial/ se ., es/.doline, 1rI /,~lp,.dtal,ion ~
- Dnns 10 eas oü ce lu i qui est tout
à 1,1 rois cl'C:lllcie l' aetll el d'un negoei:lIH pOUl' sommes versées ot
cr :J ll eiC:I' é\'ontuel pOUl' sommes
":l I'u nti èS à un ti el's, consenl nu
moment de la sti spensiull de pavemonlS de SOIl dcbitoul', :'( IIU rien
l'Ccl:Wlèl' du la Iiquidrllio n pou I'lcs
S~ lIlll1 CS. vOI'sées, en sl ipulant quc,
Il c:l 11111 UIIl S, &lt;.Inns cc t nlJ:lllduli ne
so nt priS COlll jJ l' isL'S les SO llllll es
dllc ~ p:lI' Illi nu l icl's, qu i doit on
(~Il' c l':l~é pnl' 1:( liquid:l linn, le sell s
du. l'ct. :ICI'OI'~1 n'cs t pns qnè I:l lilj11 1d:lll on dlm:c pnycl' lout CC q ui
Ci l ch) a Ce lICI'S, l i e SOl' tù qu t.: le
cl'é;uICicr g'J\'illl l. boi L en l ièl'c\ll cnt
cxonél'é, 1!I:l is bi en seUICI1IOlltljU e
\'ah:ll idon consûnLÎ de la créa nce
pO Ul' sommes "crsét::::; 11 0 s'é len d
pas:1 la CI'é:lllce évontuelle l'éslllI,wt de la ~:1l'allli o . - En cO llséséij t1 cnc.;e , ln lillu iclaLion n l'umpli
sos oLtig:Hions cn donnnn t , Sm'
c~t!Ll I;I'én nc?, ~ 1I tiCI':; gal'an ti , le
dtnd ende dl Stl'thllé U lOu s los :wtres ct'é:lI1del's, eL I~ 01'è311CieJ' gn.
l'nnL esl lU1l1I d'Cil complé lCl' le

10;;' ., .. " .... , .. , ..... 11- 90
Enseigne . trielle.

V

Etranger. - l ',

Pl'ûpl'iélu indusA IJol'dn~

• Compé-

knl'C, S:wil'c.

Expert, Expertise ,
1. rt'fldt'IH' ct oellf'l l'l/r , Hrr'l)I"".~ TlfJlJ/nll'$ pa,' ordumwfwr. I rn}yu,'m-jtt;.

-

I.us di s positiu ns titi Cu:lc de

COlIllIICI'CC autol'isanl los ÛXpl;I'-

ti:;c$ !'i UI' OI'tlOIIII:1 Jl CC du Pl'êsi dl! llt
( I OU C, Com.) Ilu sonl pn , "ppl il'a illes :w x co nteslatio ns qui s'clè\fom onll'o "endultl' cl fu.:lldeuI' OU
cnll'C c" péd ilt:!U l' cl dCSLinrllail'c.
- Dans l'c C;lS, l'expcI'list: doil Ôll'è
ol'donnée contl'adicLoin":'lllent, co nl'ol'mcuh..:.nL au'\. disposilions du
Code de pl'OCedlll'O. - ~ I :ll'S . , :'6
juin 1 ';6. - liaI'. de la Médit. c,
Fl'ugùs et Sandl'ié" .. ' .. , 1 - 20G

2. l'. CompeLence, Vtmle .
Faillite ,

~lL ~:l ll ', l' ~COU I'S ~.on tl' e _!a
1 );ly~tlle
ttjuldnl lon. - L ,d .\I X, 6 le\'. 18/;)

- Bu iJaLu l1 c. Dl'oclw Ballin el li -

1. Créancier unique. - I.I! déhitcUl'
qui Il'fI qu'un seul Cl'éfl ll CiC l' Ile
pcUl èil'c déclnl'c cn railli te , _
MM..", 1'2 oct. l F:î5, - lI ul'cl c,
Lalil..........
.. . .. 1 Id
-

1.1 av. 18'7ti. PICfJn ., .... . .

Puipin ct Mu sy c.
",

,.' .• ,

l''AILLITE.

FA ILLITE.

I -I~JJ

:!. Pr'vilirJt, Commù, Trc va 1 lW"
tol"i."". - Le IJl'irilége assul'e pftl'
t:. I(JI au commis du cOllllncl'('ant
tomt~ en faillite, pOUl' le pa~fem en L

qllid TrOliclieL . . . , . . ,."

4.

I~ mpfoyt!, !tH/, l/wité

1 -40

stipulée pnur

L'um pl oyé de comme rcc
qu i s'o ng:l~L: pOUl' lltl temps d (~ ttH'­
luimi, cL qui stipu le ull e indolllnit!' pOUl' lu t::lS Oil il sOI'nil 00 11 gùdiu U\':H1L lt.: Lenue, Il e peut J'éclnnlcl' co ll e indutllililc IOI'SI/UC le
congé n pOUl' C:l 1l 80 ln l'ni l îl e ci e
son p:1 li'oll . - ~ 1 3I'S" 22 dûc, 18ï5 .
- TlJolllnssin c. synd . OeLhez.
1-47
cnnY", -

M61llo d éci~ i Il I~O llr ,l e com mis ,ïn5' Iél'cssè qUI 3V:ut Sll]~ul6 une .II~­
d \lll1lÎlé l'OUI' le ca' o u sa parLICIl~tiOll rc:-;sCI'nit contl'c sa \'0100t6.
de IlO I'dcn ll x~ 26 juil. 18;5. 10h01')' C. s)"nd, Ch aulon , .. 11- j 1

b'.

6. (:tdlnre ponT , in.sllffi~anc~ d'acl'if ,
Action li" (~tI/i. cn JusttC~ . ~ La

c10tllf'O pOU t' Illsum sa ncc. (~a ctlf ne
rail p:l cassO t' 10 dessa lsl sSemel,1t
du rai ll i; il ne pouL dono poul'SUl \'l'C personn ellcmont 10 l'OOOUV I'OIll onl des SO llllll e~ qu 'i l prélend lui
ètl'l: dues; ce dl'oiL n,~ peut C:lt'C
exerce qUll 1131' le synd IC. - Mal's.,
3 Illai J876 . - BaI'l'ot c. Ilu ,.beo
,
1--~6;
7 juge aIl contraire que le failli n
'10 dJ'oit d'esLol' pcr sonncllement
on juslicc POIlI' l'l'cl 31llel' le pl'i...:
do son Ll'uva ii acqu is post6.J'ie l~l'e~
ment h la r;lillite. - Il cn est ainS I
,,"'l''"l lol'8q"o ln rai lli lo a élé 016Itl1'~Ù pOUl' in slinbanc c d'rwtir. C. d',l i', 13 no\". 1875. - MOLdcl
c, syncl , GI'anollx",." . .. 1-81

8. Rrport, Cessali01~ dt: payements,
Billets de comp l al sanc~, Désordre
illtérieur . - La COssfltlon de pa yemont s d' un

CO ll1l1l cl'çant ne peut

FAILLITE.
faillil e, Annulation. - Les nullil~s
pl'ulloncées par les al' t. HG c~ Hi
C, Com . , en matim'c de railliLC, s'é.
Lundenl 1I1êmc :-tu...: disposiLions
d'~l~ j ugement qui, peu avant la
rat1lJte, aUl'a iL ontonné CJuc la IlHII'ohandiso liVl'éc il 1"3chelelll' non
payée, et déposée pal' lui en l;lains
d'tlil ti OI'S, sel'ait vendue IHl!' un
co urtier dcsigné, lequel en ver scl'nit 10 pl'odult l'lu vondoul' à vuloil' $ 111' S~l créance,- MDr s.,' 9 juin
1876. - Synd, 1l31'bon o. Uoy6,
1- 103
t 0, Cessai,ion de payemmts,Cal'act"rf'.s ,
Pet it co mmprrant, j'l'oUt, Ju.qement
par Jefaut. - Un p"oloL Oll lin

Jug em~ nt

pal' défaut ne eonslÏluent
pas, pa l' cu,,-mt'IlICS, eL dan s lous
les C:lS, la pl'eu\'c dc la cessa lion de
payemcnls . - 1\ en esL ainsi, notamment, quand il s'ng-iL d'un peLit commel'~alll, eL celui qui, en
cOllnai~s,lncc d'un r:'!il pal'eil, a l'CCu, t.lans les de lnis de l'nt't. ltlJi C.
Com" le p:lyemenl d'une ucltc
éehue, n'ost p:Js, pal' ccl:'! \l1 (~ mc,
l'éputé ~l\'oil' l'CCU a"cc conll:lissancc do la cess:ltion dc payclIlunts
de son d6biLCUI" ni, pm' suite, tcn u
il l'eco",blemonL, - M3I's., 6 eL '11
jllill el 1816 . - Synd, "",phoux c,
AngsL I(ooh oL GouberL. ". 1-2 15

ll'e cons tnléo qu' ail lant qll'elle sc
man ifeste pnl' dos raits CxLél'icUl's.
- Un pl'ol liL isolo n'esl pas sulfi - 11 . Société de (ait, Déclaration . sant pOUl' 1ft co nsl:-ttel', si, dep uis
Unc soci6té non publiée, mais exislol's le comlllcl'cant cs t l'esté pllllanl de rail onll'O deux ou plusieOl"
sicu;'s ann ées fi ln tète de ses arI'nicommûl'CillüS, peul ètl'e declarée
l'es sa llS avoil' subi d'autl'es pouren faillile Slll' la demande de ses
sui tes .
JI cn es t ainsi ;Jlol's mêcl'éancict':;, le c16fauL, de. publicame quo, pen dant co temps, il n'aution ne pOllvnn~ !H'éJudlcler aux
rait souten u son Cl'éd iL que par
dl'oits dù ceI1X-CI. - Mm's., 9 aoOL
dus bili olS de co mplaisance, oL
1876. - Ocveneau o. Al'nnll&lt;1 eL
qu'il y all l'nit eu un gl'and désorOIiviol', . "" .. , ... ,·, ,·, I-~;~
drc dans ses alll1it'os, 8i 1'ien de
tout ce ln n'a été Illnnifcsté :-tu de- 1'1 . Domicile, Direclmr do Cirque. Le dil'cclelll' d'un cÎl'ql1l~ ,a~llbulant
hors. - En co nséquencc, cc n'ost
:l S:l ré~idcnce cl son dOllliClk dans
pas à lil daLo de cc protêt isolé
le lieu Olt il \J'i1nSpol'te son personqu'on peut l'epol'lcl' l'ou\'erture de
nel ct son Illatériel (}t donnc, ~~s
Iorai ll ilo . - C. d'Ai" '19 janv , 1876.
r cpl'ésentations. C'est donc le 1,'1Sl'nd, S,coman c. Lomb,,.l el Boel.
hUilai de ce Iiell qui esl s~ul. com:
,
1-'131
pélent pOUl' dcoli.1\'cl' la f~lllhtet SI,
9. Marchu11(/ise livrée, Jugement ord'ail1oOl's , o'est dans ce hCLI qllo la
donnant ln vente et le ve rsement du
raillilo a oclalé oL quo so Il'ouvenL
7&gt;rix au ven deur, S urvenance de la

�l'A ILUTE,
ses }ll'inripnllx cl'énncicl's. -

C.

do Nnncy, 1" dtc, 187!. - Uel'Il,nl C, L,S'oull o, . .. ....... 11- 3
13. Doltbf8 déclarat iOIl, n èg/enunt de
jflges, Syndic nommé ci lort, Prais
et li ot/araires. -

L OI'SQU O,

une rnil-

IÎl e :ly:lll! ét6 décl:wé pnl' doux TI'ihlll.l;lUX dinël'cnls. In COU1' do Cn ssn i Ion :"l, pnl' un fl l' l'ut do l'èO'lemcnt

do

jll g'CS,

reconnu ln comlJélcncc

de l'un d'eux ct nnnulé le jugement l'Cl1(111 lHl!' l'nutl'Q le syndic

~oml~l é p:ll' cc clcl'nie/ n'ost pns

lond t, ;l ] 'èc l :lIl~.C l· fin fnilli l e p&lt;1yc-

menl des.

fJ' ~lI s

et honol'nil'os qui
pOlirent lUI Oh'o dus. - C. de P:'ll'i s, :!8 juin J875.

-

Rég i s-130~1-

l'ct e, l)eleuze ... . . . .. , , ,~ 11-16
I~.

JU9tm~"t

,décla"alif,

FRET.

FA ILLITE,

C,.éallc :er

n01' partl8 a ce jugW1C'fIt, Appel

eomplc , été l'cru jlOSlél'io'Ii'cmonL

-:- En p:lI'cll cns, la fJi!lil e Ile POll~

, anL ;Jd IllCLll 'C ~ son pn ss' f
somm c sllpél:i clll'C à cell~
li~:~c
la ca ution qUI :l pnyô un 'l-C
'
ne S:1UI'n.il èll'O admi se ':lll o mpl,~',
l
II00ll' la monlan
(1
p:l
s~
11
, ~ 0 ce qu'clic
pflyr, S:lUr son (Ii'oit COO ll'O 10 po ~
1Cil l' :111 cas olt cc lui-ci l'eCe \'1'nit 1tout plu s q llc l'inl c"l'n li té ~Ie on
cl'L\n~('c. - lI anc , SOfév, '1875, ~

cl:.

DOlolll e e, ' )'11(1. LeeonLe cL I) c
IOl1le eLsynd . Su lzel' "'OI'L , 11- 109
IG, .Concordat
.
.amiable' Avanla q8 J) al''!CU. /1('1',
f' C'1I CS. correcliolltlciles , _
l.cut ~ II'O pUIll dc peines co l'l'CCLlonnellcs, pal' :l]lpl icntioll de ln sc eond,o p",'lIC de 1'01'1. 597 C. Co",
le C I'~f1 n ~IÛl' qui nUl'a foi t un tl'nité
pm' tl culiel' lui IJI'oeul'nnL un a,,::mta ~c n la cluu'go de l'actif du fnilli
llI C Il~ e n.lI.c~s oil la faillitc n'n. ) ;l S

recevable. - Le cl'éancier qui
n'a p ~s cté pnl'ti e nu jWl'emcnt déélé Judl elO ,,'emenL déeIOl'éc. _ 1C
clnl'ntlf de fai llit e de so~ débiteur
d~. P:1I' I~,? 7 no\'. 'ISi5, - p, c ·
no Jlf.' ~lt nttaqucl' ce jugcment PfH~
M pllblle." , . ...... .. ,. 11-1 33
I~ 1'010 do l'l1ppel. - 11 ne pou L
1:1llnqne.r que I~nl' opposition, en 17 . .A~agasills .'léfléra/lcc, Récépissés et
co n,rOl'llllté ~I c 1rll'~. ,jSO C. Com.,
I( a 'rants, Udlr.nteul' Sa1IS endosseSfllll son .&lt;h'oll ci o fan'o nppcl en cc
m~tlt, ~l bs(,I~ ce dt' Ilriv ilr,fll'. - Ceea~, dll Jugement qui te déÎ)OUl ûIl!1 , ~lll c16 1 ~e.llt dos l'uucpi ssés ct
l'nit et o so n opposili o ll. - Ca ss o 2
\\allants doll\'l'oS en suite du dé:10111 'I S75, - lI omot'clin gm' c. Hopôt.de mal'clwndiscs drill S un ~h­
non .. " .. .. " .... " .. .. . 11 -8.
g-nslll gé l~ 6 I'~ I , n'n, cn C:1S de railli&lt;te
dit. Jll'OPI'ICl:lll'O. d,c cos m31'chandi 15 , .Effet de co mmerce, POI·teu}', Failsc~~, :.lUClI ll pl' lvil oge SUI' clics à
hte du. sOfl.$cl'iptelJ.1' , A-compte reç u.
1':1I::;on d c~ ~\"a~.ces qu'il avait fniposténeuremetlt rI'une caution Pf'O~es ;l,li failli , s " ne s'cs t pu s fait
d,uctioll poU?' le montant illléq;al du
1~?U lJèl'omcll t endossel' ces 1'006~'t~e . , - Les dispos itiollS de l'm't.
P1 SS~S ct \\'ul'l'ants pm' le dépo sant.
o~~ C, ~om . nULol'Îsant le por teU!'
- C CS L, en etfeL, JI'" l'endossecl l~n efl~ l cl co mmCI'ce n exerccl'
1Ion

lll en ~ soulûmcnt qu'il pouvuit (jll'c
s,c'S tl l'ons palU' l'inLég l'alit é de son
c~ n s ld él'é comme uyant ln po ssestlll'C, en ~:1S de fnillitc, contl'c tous
Sion du gngo. possession sn il S In ses coobhgés, n'exigent pas 3b so q ~lel~e lç contl':1L dc nantissement
IU~ll~nt que tous soient en étn t de
~'S t morTlcace , - C. de Paris 15
faillit e. - En co nséq uence. 101'5Jany. ISïG, - J ~l m c to l c, s{'ll cl,
q.lIC le pOl'teul' a l'eçu, d'une callBI :HSC ....... . , ... ,,' .. ' Il '''':'lï4
llO ~ du SOUSCl'ipI CUl', un à- compte
S l~l I ~ monlant de l'effot, il peut 18, Art ,.H? C. Com" A m wla tiofl(a 1~~?d llll'C, d&lt;1 ns ln faillite du souscU.'latwe. - .L':1I't. 44ï C, Com. no
l IP,l OUI'" pOUl' 10 montnnl intégral
f~IL p:1 S nux Jl1ges lino oblig:üion
{e ~o n till'e. -: Et on nc pculilli
cl ,a l1l11I~ C I' les p:1y emell ts qu'un
opposel' les dispositions do 1';J I'L
CI éan elCi' n l'eçu s avec con nais5101
C
CI .
' ,
,
. •. , l'C allvcs aux à-complc s
s~n cc de 1:1 déeDlllllul'c de son dé1crus 'l'anl la f' illite, 100'sque l'il!lllcLl I'. - Ils peuvent don c, tout en

ï

l' RET,

con ' lntnnL co tte CD n~a.i ssnncc. \'alide!' Sllivnnt les l'1I'eonst:1ll ccS ,
lèS p~y(';m cl1t~ l'fl~e tu és. -: ~. , dc
Ilouai , 12 fév, 18/G. - 1\1lclH111all

c, "ep'ge . .... , . ... .. , II - nu
ln, l'. compelelleo, Efrels de eOI11mOl'CC, VenLe,

Faute. - V, Ab Ol'c1age, Ass, lll fl l'Ît

Filets . -

JI, il bOl'd,gc.

Filière,- V. VonLO CI

lil' I'CI'.

Fin de non-recevoir.
AGat/es, 11'O'1i Sp 01·t S mU1'iiimes, Défaut rJe protestatiou . - La fin du
non-l'ccevoir J'ésullanL des 3rt. 435

ot ~3G C. Com. eonll'e l'action en
indemnité pOUl' avnl'ies ri la mrl\'-

ch,n"ise 11'3nspol't60, s'applique il
toutr espèce ci o t J'~l1l S Jl Ol' t pUI' mel',
cl pout (Ul'e oPPoséû, non seulcmont pfll' 10 capi tnine, mni s enCOl'C
pm' l'fl l'mfllcul' et pn.l· l'entl'cp l'CnûU1' de 1l'n.nspOI'ts Ill:l l'itimcs. A ce ca ne s'upplillUC priS l'nl' 1.
lOS C. Com" UnitluomonL l'c!;:ltir
nux lt'nllspo\'l s SUI' 10 co ntin ent, Cnss. 24 jntl v, 18ï6. - FI'aissincL
c, l'etI'onelli.". , . , . . . . , . 11 -105

Fonds de commerce .- V, '~enl c,
Vento h Iivl'cr,
Frais, - Il, Ass , mal'itim " Ayat' Îe
co mmunc, Faill ite.

Francbise .- V , Ass, mal'iL

Fret.
1, l'idl', Charne mtnt dans les lieux

'l .

25

1~ance.9 non restituables en cas de
,YIn1.slr8, Contra t de 91'088e SOuscrit
en ~o urs de voyage, NaVire ct ca/'g~l son vendu s il destination Sinl sl1'e réalisé, - L'al' fllatcUl' fÎlli ri
rOÇ u d'un ti er s ~J cs a\':1nccs s UI'I~

fl'~ t de son .n:1\:" 'O, a\'t.!c stipu lation
de non t'cs tl lullon en CriS dc sil1i ~­
LI'O, n'osL p:1 S tenU:l les l'cs tilll CI'
I ~ rsqu c le nnvÎI'e, [II'!'Îvé :'\ dustinn-'
tH) ~l , es t "on d~ avcc S3 c3 I'C:1ison,
SI1I 13 POUl'SUltC du pOl'lClll' d' un
con tr:l t de gTos~e souscl'iL Cil COlll'S
de voya ge pOUl' pavol' la \'cpal'a Li on d';wal'ios pro\'enant dc rOI'Luncs do mOI'. - On ne peul uxigcl',
cn cc C:1S, qll e l'fll'lll:1lelll' fa ssc l'a.\::1 I~ce cl t,;s sOlnn~ ('s néccssail'cs pOUl'
li bcl'cl' le nn\'lru eL la c:1 I'~a i so n
olemp~ch Cl' la \'enle, - C. ~d' Ai x

c:

5 juil. 18i 5. -

Casso M'l'ili",a
Cal\'oeol'cssi. ..... . .. .. ... 1-7·9

3. Sésames en COllr,tl.,.

-

Lcs sésa -

mes al'I' Î\'és cn co ureUcs dû 1'0seaux doÎ\'ont 011'0 nssilllilés , ]10111'
le l'cslclllent du fl'Cl, nux sés3mes
en sacs, ct non aux sc:;nmes cn
mi S, - M:lI'S., R mars '1816. - Su-

th orl,nd c.

n é~i"

.. , ... ,. 1-103

t'I. Consignata ire, Fot'nullités, Qualité
acceptée. - Celu i qui a rait les formalités n 6cc:;::;fl ÎI'c~ pOUl' le déhnl'CI" emcnt d'une cal'gnison, cl qui
en :l traitô la \'CnlC il un ti ers, a
aecer, té la qU:llilc dû consignnt!lil'c
de celte c3 1'gaison, CL eSI, cn co nséquence, tenu du fret "is-à-vÎ s du
ca pitninc. - C. d'Ai... , 31 mai lSï:).
_ Minllon, l1égis ct .\l zi:1I'Y C. SUI'-

I, ,,do . . .... , .... . ", .... 1-1 ~9

réservés, Deduction, - Le ca pitaine
qui sc pl aint que l'nfl'l'éleul' ne llll n G, Avancespar un tiers, Affectation du
{l'et au remboursement, lVon restipn s cl on né Ioule ln. Illnl'ch::mdisc
lutivll en ca~ de sinistre, Interpn;llll:i1 s'était cngogé il roumi\', cL
taLio n. - Lorsqu'un cn pitnine 1'0qUi , d'autl'c Pfll' L, :l chnl'f:é cie la
('oit d'un tiCI'5 des nvances sU!' 5011
Illfl l'chandise dans les lieux ol'dil'l'ct à l'ail'B, :Wt;C s tipula~io n que le
Ilnit'emcnt \'ésOl'\'é~ il l'éq ll ip3&lt;?C ct
au x pl'ovisions de bord , ne "peU L
l'éc1:lIll(!\' Ù l'afl'I'él elll' le l'l'et sUl'le
vidû,exislant ;'l bor d, qu e so us dt' llu CL~OI1 dû ln qunnlilé ch:'lI'géu drlns
les lieux l'ésel'vus. Mnl's" 13 cl ec.
1875,- 'l'ZO I'WS C. Gal'l)o. " 1-57

ft'CL l'este nffcel c n lell\' l'cm l)omsement,"cl qu'cliCS ne .S~ l1t pas l'es t itut1 hlûs cn cas de SI I1I SII'O, ce lt c
doullio clnllsc doit èl l'c en tcndue
cn cc se ns C/lI':lll cas lie sinistre,
los tli'oil :; (u 1)1't}telll' sont l'U-

�26

FRET.
duits flU Sfl tI\'OL:lg'O du ff'ct. -

Co

doit 0 11'0 ôt:lbli cn dôrluÎ sfl llL du frcl POI'{'lt-1cS déponses
Sflll"Ct3pO

qui ùn sont les c hal'~os IlntUl'cllos,
tcll es li uO Il~S mi ses hOl's Cl lus SfI !t'lii'OS, sour loulefoi s la pOl' tic de
ces llh:'II'gcs auxqu elles il n é té

moyen des avances elICnssn
us- mômes . - M:lI's., ? doc . 1875.
M:wilimn c. Sfl lgé .. . 1-1 35
)Oll l'VII 3U

Indemnité . -

l' . Abol'c1ol'l'c Artlri c

uomm ulIe, Cflpilainu, Con~nis, Com,
ll'tln Sp, J COUl'tiCl', l'aillilo,

dû

Innaviga bilité , - l' . Am'61elllcnt
Ass, IlIfll'iL

v.

Ass . mfu'iL.

Gage . -

In quovis . Instituteur , -

Jugement par défaut.
Péremptio n J Procès-verbal de carcnce , Opposirion, Vn pl'ocèsn ,' l'ba l de ufll'cnce clll pèclJ c biun
un jugùllIclIL p:lI' dëf:wt de tomh el'
011 PCI'ctllp tion, 1I1flis ne fa iL jlns
ob sta cle à ce tlu e la Pfll'lÎc CO I1d,llllnéû fasse oPPosition, l ont que
lu jugemont n'es t pa s CXCOlllÔ clc
l'uilo d o~ mani âl'CS

1';1I'l. I5n

é nlltll OI'ÔCS dan s

C. proo. -

Cass o 7 déc.

1~ï5. - l''ou ssicr C. HolJerL.l I- l u3

V. EII'cts cie

V, Dêhnrqucmcn L.

Location

Garantie . -

V. Ch .de fel", Vcnl e .

1. Objet pM'du, " &lt;f'ia; de IlofJjet , Pr ix
de locarion ju\'qu'â l'offre de remhoUrSf1Jle1it. - Si le loc,1lclll' d'u n
objet, a qui CC L objet n'es t pas l'ondu, 3. (h'oit touL a la fois au Ill'ix

l'. 'ooièlé.

Grains, Graines . -

V. Venlo.

Grue , - V, SUI'cstaries .
Honoraires , - V. Avftl'ic commun e
Faillttc.

'

Horticulteur . .Huissier. Impôt, -

V. Compétence .

V. Vcnto.

V. Ven Le.

Incendie .-

l'. Ass, Illftt'il., Capi'

taill o, C· dos Docks,

(J/ltér iwre (lu. desfl rm erll ,su
Lo mnrin
(lui n dD 611'0 dé,
IHll'{ ~I é cn COltl' $ du voyage pOUl'
,: IJO de lH~dmlic, n'a pas ,dl'01L,flU

(rll

'1 fi élé !;uét'i avnnt ce lt c opoque,

',,, ;~1 1!'Îé ot mis en él nt clu l'e pt'l} n101 75
li
"~ I OV ,'1
II :1l's." ~ 1 l
u 9.
_ Ln M:1I'i ne c, Launol , ... 1-_9

1,'
1,
tll'e
ln l'
11ul'. -

M{/!url ù:, 1'raiteme~L p,;"r ~C8'- ea~x
-' tl el'I'lares, - L'obh;;aLlon unpo::;6c
1
1 "... 6"- C.
nu'\
:1l'IH:1101lI'S, par l' al':
Com du lrail ul' flUX fl'nl s du na\'Îl'u i ~ matelot tombé ~n u l:ld t..: pc nd:1Ill un voy n:..:u, 11 0. dOIL S'ul11CIHII'~
quu fl u motles du l!':lll elllcnls lI::H.l cl:s,
'L lion du mudL's c'\uc puonn ob. Spéeiah.: nl unl , rn l'11I:l ,l u~I I' 1,,'cSL ~~~s
lulll! dl! fourn il' ilU '\ lI'ill:; LI un Il .uIClilent pn!' les U:ltl '\ th~I'tll:llL:s ~~
du roy,p'û \111'11 nCul.:s:5IIC, olvl ~
InÙUle ' q~' iI sUI':,it allégué i.jt! Û cu
SUI':-tÎt lu suul moyun de guen s.oll ,
'Il,
, 1",'.:... . ,
'l3 oc
t 18iü . - SecolJC
'
:)'6.

9

Mcssa:;cl'ics ...... , . . . , .. ' 1 :,.H

Mécan icie n . _ . V. Al'm ateul' ,
Médit erran ée.- V. Ass. mnJ'it.

Mélange.- JI. Venlo pal' nuv . dés.

de location el au !)l'ix do ln chosc
pel'd ue, le pl'ix (e lom1lion cessc
to utefoi s de COtIl'il' ù parlÎ l' du 1110ll1 elll oll 10 locnt:-t il'O, en l':wisa nL
de ln pOlte de l'obj et, lui un fl offur t le payemellt. - Mn!'s , 7 juin
1876. - Viole C. Lou rcncin. 1--19 t

2 V. COlll'Liel'.

Machines . - V, 1\ ss , mal'il,
Maladie .-

t.:~\OI" O llt d u Sl}S sn hHI'us Ju squ nu
l:~;fll'1ll UlllOnl du n:wit'o, si, ,on rait.,

V, Com pOtonce .

Gambier . Gérant . -

J " t/

1. :

V, Ass . mal'il,

Lettre missive, com,

l'. CompèLence .

Marins ,

1/11-/1

I

S.

rdanlfeste . __ V. CouI"Uer.
Il IUt/' e DJllw'f/u.iHllent, Sa /ail es J

'

I ntérêts . - V. Am'élOlllenl , Ass ,
G. Po;ds du COmla1SSemrll l , Poids suIllnl'j L.
1Jt/,..,'cm' cw débal'quemellt. - Le fl'C L
Intervention
, - ,'" . 1'l'ib .(lo Com,
doit êtro l'ô~lo :HI c:lpitai nc SUI' lu
lOid s ,'ucon nu au d6bal'qu8mcnt,
orsquc Cù poids es t supcrieul' a Inventaire - V. Commi s, Navil'c ,
celui tJui e ' L port o au con nuissc- Journal . - l'. Compélenee .
lIlenL. - Ma!'s., /2 juin 187 6 . Hosscl \' , UCl'Oich BnstOl',. 1 183 Jugement.- V. 1'oillilo.
1. NuvirtJ , Cargaison, l'arle clan s le
port 1 Fret fl O" dli. - Tant qu e
la Illal'c hand isû nJTÎW'C :1 des tinati on n'ft p:lS "lê dulivl'éc nu cl ûstinal:lÎl'C, uUu es t ex posée aux l'isqti OS nWI'llimcs. - En conséq uence,
~i lu IHWi l'C, tllTi\'é &lt;I all s lu port et
;1I1lfllT": tl till a i, ri enL :'l somUI'ol', et
que la c:lI'gaison sc tl'OU VC pm'duo,
il 1I \ :8 t dll fluc un fret au cftpitftin o.
- Nantes, 11 déc. 'ISiG , - I.e ·
boollpin c. Zolling .... . .. 1I -'i7 3

NAVIRE.

NAVIRE.

LOCATION.

V. Marins .

Minis tre.- JI, Abando n du llav .eL
lIu fM.

Mise en demeure . - V. " cnle :i
IIvl'el', Ventû pnl' n:lv. dés
Mort . - V. Il bo,·dogO.

Nantissement ,- V , NnvÎl'c.
Naufrag e . - l' .\ ss, Ill nl'it,
N avire ,
l, Venl a, Appo rt dmlS

2i

lOS d6finiti vcs , mais encol'e ~ cel'Ies qlli sel'ait,m l soumises a ralilicalion, - Ello s'npl)liq uc paruilletU Ont;i l'n ppol'l d'un lI ~t\'il'c d:m:;;
1I1l0 sociétû, quand cel UppOI'L doit
ùtl'e une nliénntion. - Mal's . , ~t
IIlllrs 187G. - Cholllbon c. Moulei.

1-1 08
'l., l'ente, Cltro/1fJllIètre non portll à
l''j,ventc,ire, - Un chl'onomètl'c
n'esL pas un obj et ('ai sant to ujou l's
cL n6cc ' sail'Utncnl pnl'lie du lIInLél'iel d'un na vire; il peut, suivant
les OflS npp:H'lunil' au capitaine
pel'sollllCllemClll ou avoi!' été loué
pOUl' ur. vo)'agû :l un h OJ'lO~CI', En con ' équ8Ilcc, l'udjudlcalaÎ I'e
c1'un nnvil'c tlui n'a va s ll'~lIvé d0
chl'onombtl'u SUI' l'iO\'enlall'O 3011 0XC :lU cflhiCl' des chal'gos, ne
pOlit ffliro considùl'cl: uom m ~acllclé
pal' lui , fl\'uC le nn\'lI'o, à tl tl'C .(h~
dcpendnncc, le chl'onomèll'I.: tl lU ;~
sun'i :lll prêccdent \'uyngc, ûL qUI
n été dépoS0 a 1'31'I'ivl!l! L:hc~ ~11
hOI'lO~CI' , - M ~l'S" ~~ déc Itil0.
- 0',"01" e. PUJol. . .... , 1-16U
3. Acte de (ran cisatiO/1! Coproprié-

latTe appnrent, Ob.tifJ(I.~ , of1 de l)~YP.l'
les dettes, - CelUI qUI ~st dcs tgné
SUI' l'acle do fJ'['lIl CI S3~\0 11 C01l1l110
CO!lI'opl'iétairc d'un n:1\' II'0, ~s t responsable, clons la pl"opOl'LlOn ~?
son intérêt, des ch.': ltcs cO llll'act~c~
pOUl' cc nuvil'o, - 11 on. est ~IO~I
1 0 1'~ même qu'~ 1 no set'alL pa::;. c~­
pl'opl'i elail'c l'ocl, et que s~n l~::;­
cdpLion SUI' l'aelc dû francls~llon
ne con slituel'niL, au fond , tlU un~
g:l1'antic dû Cl'éan~e, - Mars" 1
' . ISiS - Smith c. Homan.
JIIIII
.
1_1 97

4 CnJu ll c:er ayant CO/lll~ le, propri~' tClL'e
. ,.ee
. 1 - TOlilefols "Il' :en)e!)l
'a

aull'l! ll1enl au cas oil le CI:~al1.clt;l . ,
~onllu lu \'el'itable Ill'Olll'lct!lll'C, ~t
'o"IA fl\lûC lui un cclte qu~ I'rl ..
O
, L, , l J '
'l'l) (l Ui nlL
_ NOl'lmIll UJl l , le enD' l'HI t;
• 1
aV~IlL:e ~ son ::u'mnteul', leql1t;
u" Ij"
,
l
" " ne peut
"iunl d'ach clOl' (} nfl\ l1U ,
en l'eclamel' 10 l'el1l\)ollt'Sè~ne lll ft~~
u
)I'OprÎLllai rc IlI'6ccdlH,lL qUI" o
I
. ct son pl'I'\ de \ ull lC,
gnl'anll e ,13 , ~ 'II te de fl'un osl l'oSlO ItlscnL ::;UI ue
'l

ttll C

sociJt~ ,

Ln pl'olllbiLion de PI'OU\'CI' pal' témoll1 s la
l'on le d'un navi,·e(arl . 195 C. Com.)
s'applique, non se u lement aux vel1Pr e; /lv e l f'Jti/luJ/liCfle., -

p

�PHOI'HIETÉ INDUSTRIELLE.
28

NAVIRE.
cisntÎoll , -

Mnl':;. , 9 1ll3i i 876, -

I.csealic,· c. Sel'l'cl. .. .... 1-'186
5. A V/W Cl'S sur (l'el par t iti /.iet·s,
Remboursement , Pl é{IJrencc li la
cl'éance du vendeut' . - La Ill'ôt fail
;) 1111 :lrIllnlcUI' p~lI' un l icl'S, ;'l till'C
d'n"nIlCCSSUI' le rl'CI, doi t ûl l'!) l'LlIl1houn:é, nl l l'cl Olll', SUI' le fl'c t pl'Oduit P!H' 10 \'oyn gc, p:ll' pl'Mol'ûncc
m(fll1 t} ù ln cl'én ncc du "onde ul~
du Iln"i l'c \)0 111' solde do so n
pl'Î x, ut :1 Ol'S mûme que cc
vcndclI l', P!H' mCSUl'O do ga l'anti e
sC.I'n it reslé U1 SCI'jL co mme Pl'opl' i c~
Inll'C SUI' l'ncl o de rl'nll cisa tion. _

\l:lI's. , 30 juill 1816 . - Cassa ma,'i lima c. Sel'l'el. .... .. ... 1- 208

G, Velldeu',. resté inscrit sur l'acte de
{rafl cisal ion, Nantissement, Pn·vile.
ge pOlir solde dl' pr ix , r ossession, _

ç~ i S, sont S~ tlllli s, co mmo les nu\'Il'C ~. frança is, fllIX. di spositions do

ln 101 du 27 vu ndômi"i,'c an II ct
:lucune vonte non inSCl'Îte SUI' l''l el \
de, I.lfllionn lil o n~ pOli L, On e::1~ d~
sa l:$le do ce~ JlflVII'es , &lt;1tl'C opposée
nux cl'é{l n C I(}I'~ du voncleul' , :llol's
n~ ém o lJu o ln 101 du pnys OLI Ccs n;l\' II'C~ onL , lou!' pon d'attache, n e
cOIl/'lendl':lIL n u c ll~ a dispOs ition
sO!'1h lnble, - L a 101 anglni se pn 1':l1l., du l'es t~ , S UI' cc point COIlfOl'llle :'l la . I ~ I f" flll {'Dise . - 'e, do
n~ lI ~ n, 31 JUIL 1876.- Bui Sson e.
\\ Ji ll •.... .. . . . . " . . .... Il - 'I ~S
8 . JI. Courtier.

N égociation à fo r fait .- V. Errots do cam ., Sociélé.

Océan . - V. Ass. mal'iL.

Lo \tcndeul' ~I'tln navil'c.;qui::l conti· Opposltion .- V. Jug, pn,' dMa ut.
nué :1 fi ,!I11'CI' comme pl'opl'iétnil'e
5111' !':lCIO do fl'an cis3tion, pOlll' ga·· Ordr:e de livraison , - V, Vente
à Ilvl'el',
,
l':lntlè dn soldedcprix à l UI dO doiL
ùtl'C considéré com me cl'én:lCicl'
nant i, on ons do faillite dü l'ache- Participation , - V. Comp él ence .
I ~UI' , cL admis co mme tel, pal' l)J'i- Péremption.- V . .I ug. pa,' c1C1'.
\' ilégc, SUI' 10 pl' ocl ui!, clu navÎI'C,
Perte des 3 14 . - V. '\ ss. ma,'il.
pour le montant de sa cl'énllcc . L,'acto cie fl'nllCis:l ti on ct la polico
d aSSll ,'ancc 3U nom du cl'én llcÎel' Pluies .- V. Cam . de t,·~ n s p .
co n s ~iLu cn t en sa f,weul', il l'égfu'd Poids,- V. Capitain o, Fl'eL, Venle.
des IIOI:S, lino possession su ffi sa ntc
d,u navlI'c pOUl' nSSUI'e!' la régula- Port ,- V, AbOl'dn ge.
l'li é du nantissoment. - Mnl's. 2
~oa t 18;6 . - Sel'l'el e . sl'nd.CereLLi . Postes , - V. Abnndon du na\'il'C cL
du rrot.
1-211
7.

Ac/~ de nation.al,té, Vente fiO"
II~ell tl Ollnée, Natnl'c étranger, SaiSie clans U II port français, Veule 110"

SAU VETAGE,

29

PHorHIÉTE INDUSTHlELLE.

Prescription . -

V. l\ SS . mariL,
Com, de transp, &gt; Efiùls de com ,

La men ti on Prime .-V. Ass . mari !.. , Ass. tOI'I'.
SUI' l'acle de franci s::lliOIl, de Ioule
\'ente IO!alc ~~ pm'tielle, cxigée Privilége. - l' . Comm issionn::1Î1'e
Coul'tie!', Faillile, ' V:'1I'I'anl.
'
Jl~H' les (lispo sil ions de la loi du 2ï
r endéminil'e an Il ,cst indispen sable Proprié té industrielle .
pOll l' nsslIl'cl' ln v:1lidlté de la venle
Ù l 'êg~II'd des Li ers, Lûs immeu- '1. ~j 1i cien o uv~ie/', E,llseigllc, ~/ève
bles possédéS en France )l n,· des
cl'lfn tl'I .- L Indusll'lûl , flllCicll Olléll'fl ngcl's étanL soumis nln loi fl'a nl'. d'un :"l Ul l'C, n ':J pn s le dl'oil
('!'lise pal' l'nrL.::J du Coele ci\'il il
cl 11lcll ql1el' SI1I' son enscigne 1:1 qUfldoit rll &amp;II'U do môme dcs Ill oubl'es,
li,té d'élève d 'lm 1('1.- Ln SUPP I'OS- Pnl' suite, les nnvil'Cs élr[1ngcl's
SIOIl de COLl e CjU :ll iOcfltio n pOli t C' !.i'e
qui sc tl'ouvcnt dans un pOlt fl'an·
poursui vie pnr l'nelleteur du ronds

oppot'Oble aux tie rs. -

"riO

G!\ploit6 pal' l' ancie n pnl l'oll, c~ m­
mClui r:llsant lInC co nclu'l',once ! " ,I-

cilo.- Mn,'s ,21 ~v. 187ü .- Sp'IInel e. And ,'(j ct Is tl'c .... , 1-1 57

:) Etiqu cuês\ 1l1lituliolt, -

Con sli" lUO une con~lll'l'oncc illiei tc el dé·

IOl'nlo le rm t d'nllPoscl' S lll' des
,n n,'ehandisos (paquets do boug'cs)

des 6tiql1 cUe~ SUl' les,quollcs les
d~ss iJl s des 6LICjll eLLes (~ ll~ concurl'ont sonL co piés Ou Illlllés dans
LOUS leul's délni ls. ct cela, :1lol's
1Il~ IllC que ces étiqu ettcs portel'aient le nOI11 du ve ndeur vé: i L~­
hic, si, du l'osto, cc nom est ?el' Il
ou petits ü(ll'aclèl'cs. - EL il en
est SU l'lout ai nsi lorsq ue ces éliqueLleS pOl'tent en gl'os ca1'actèl'es
uno d6nomÎnation fOl'mee d'\111 nom
comillun ayant la plu s gnlllde analogie avec 10 nom Pl'Ol)!'è clu 0011 cUI'I'onL éCl'it SUI' les étiqu ettes de

celui-ci. - Mn,'s., 19 juin 1876 . ~ou,'ni e ,' c . l'DpDm n,'co . .. , 1-200

Rapport de mer. - l'. Coul'tiel'.

Réassurance ,_ V. Ass, m:lI'ÎL,
R el âch e. - V.ASS, 1ll3I'iL., Capitainc.
R emorquage . - V . .\ vnl'ie comm ,
Représentant de commerce
V, COl1lp~Loncc.

R éserves .- V. SUl'estal'ios .
R ésiliation. -

V. Vcnte, Vente"

IIVI'OI', Vontop:u' na\'. dés ,

R esponsabilite . - l'. Capitain e .
R etard.- V. Ch. de rel' Com. de
tl'an sp" SUI'est::ll'ies,

'

Ré ticence . - l', Ass, marit., Ass .
tel'I'., En'cls de cam .
Ristourne , - V,A ss mal'il.
Saisie ,-

V. i\',wÏ!'c.

3, Enseigne, Grand cal é, &lt;Jrand caf,:

S a l aires , - V, Mal'Î ns.
ylClciel' . - L' in ~ll1 s tI'i 0 1 en p~ sses­
sion d'une cnselgna a le dl'D l t ex- Sauvetage .
clusif de s'cn sCI' vi l', ct peul f;.lil'o
SUppl'ÎlUCI' lont auLl'e enseigne prise 1, Navire Iton completement abandon·
poslcl'Ïcul'ülll cnt Jlal'lI1l eonclIl'l'onL ,
lié, nlfmwi/Jratio'11 . - POUl' qu'il y
(ILti aurait flSSCZ dc l'csscm bl ancc
:lit sn\lvClage c1::1l1 s le sens lH'é\"lI
f1VCC 1;1 sienne propre pOUl' enuscl'
pn,' l'Ol'donnn nee de 1681 (M t. 27),
HIlO confu sioll, - Spécialemeilt,
ct, jl:Ji" su ite, ntll'ibuLion :lU S:l ll\'eIOl'sque dan s uno vi lle il oxis: tc un
tÛtll' du ticrs de la \'nlelu'du 11:1\'i l'O,
~flfé so us le nom dc Grand c3 fü
il f:lut (Ille lû navire aiL êtc 1'011gl:lciei', le f:Jil d'é trtb lil' un c&lt;'l fô
contl'c pll!' le S::lU\'ClCllI' llollnn l
nOtl\'cnu sous le sim ple Litl'C de
sa ns direction, co mill o unc épave,
Gl'n nd cafe, constitue, si non une
eL l'nmené (l:1I' lui. - I)üs 101'5, il
USUl'p::ltion d'ensoi~ne, du moins
n'y :J pas Ü pl'opl'cment pal'ler, sali·
IIn(} ca ll S(} de confus ion entl'c les
\'Clnge dans cc l'aiL qu'un ou dcu:-\
deux établissemenls, ot l'i llduslriel
hom mes dcmcUI'és seul:; ft bUl'cI,
qui a adopté coLlü dCl'nÎùl'e desip;,u' suito Ù0 l'abandon du na\'ire
gn:llion, doit GIrl: co ndamné il lu
pal' \'étJuipag-0, ont Pli, sr:icc à leul'
énel'gÎü, g-uidet' 10 113\'il'c ct 10 S:lll~
complète,' de raçon " ce que toute
confusion disp:II'aisse, - Mars" ~O
\'Cl', - Cc fait donne il ceux
juin 1816. - L1u x 1,~ ll1 o tte c. Esl 'ont accompli, le clroi t de réc aIllOI' non l':1l1 ocaLioll tb::ëc pm' 1'01'telle ................... 1-203
dOOl;nnce, mais une 1'~mll n él':1 Lion
Protestation , - jf, Fin dc nOI1~I chHCl'minel' pal'lcs Tnbunnu x, C, de Hcn nes, 15m::lI's 18';5 . - Lç
recevoir , Abol'dagc ,
Hote. Sonniu . .... .. · .... · II --~ I

(lU'

Protêt.- V. EII'cts de eo m. , Faill ite.
Provision ,-

V. ElI'cts de COIll,

2. V, .\ \'aJ'Îû COllllll uno.

�1. Com matHlite, Gtlrant • .Rr~/lOlIsalli­
litt t/a·t'I·~ It\&lt;: n)mtl101lflt l l IH'CS, Emplnyc", I k l' Ultlt'IIIf1"t S , /) /I(0"t d ll

G.

Le ~O I' :l1\1 d lI ll O SOl'Il' Il' l,lll Ct\Jul1l:l nd i to n u l'l' pond
poi nt (1' ll1h) mnniol'o ~I).:w l \l (" ~' i $­
,~ - \"i $ tll'S cùmm:uHltlnl l' CS, dus l:l llh!~ lIl'So rllllllnis. (IU'il a chOIs is. Mtü~ S;l rl's pÙIl S:l HlilO OSI, o n g[J~t; O
.&lt;: ül'l'r'ilitH/ rt. -

.1l't' l l;~;lI'll lLw~ ~IU ' lI ll f:ULlies choix
IInprtllhmlS, ou IÙ1',sIIU' il n':1 pns
l''\CI'l't' .-,nfors 'l's l'omm ;::; ln di l'ucIIllil t)t
SIU'\'i\ill n lll'O don t i l es t
l'h;lI'~t) . ~ l' t\ci n l u ll1 ù nl, 10 gÔl' an t

':1

,!.,)it IlIsptH.'l l\I' do I..:- mp · ,1 :H ltl'e c l
p'H' l ui-lHt\ lI\Q 1· pÙl't ufl.'u illc do ln
~ll\'il~Ii? t'l ~i .

r'. Ulu pat' lui cio l':woir
dl'lùul"ll cmunls ont JIll éu'c

ùl\t.'rl's l':lI' un empluyé, II.! ~&lt;' I':lIlL
l'U l'::, l

t'l'::,ponsnblu. -

Ca ss o

Commmh!1l e pal' fl otiorlS nachat
d'lI~fjCl "s: N I/ lf i /II , - I.c J';:l~ h:l t dcs
:l~UO Il S, d Il IlU SI.l('lt'&gt;I{' cn COllllll fl llch i e el1 cc t,l l(' Jl:lI' le gel':l ll l avec des
f~ lld s ~oeJaHX, esL nul ù t't'g:l l'cI dcs
I I0f S. - E n cn~ de r:l il1i lo de ln Soeié lé, 10 synd i(' es t fond e a demandeI' :lU x cl\d:lI11s lu l'embuul'semcnt
cl es somlll Cs qu'i ls onl l'c('IH':S , - Ce
l'umh,olll'so lllcnl d'lit ùll'l..l ol'do nné
i~vec Ill l é l'l'\ l~. (t!1J O L~ l' cl lI ll::l Yl'lllCIlL.Sl-Mnlo, 2 1 J IIII. I ~ ï5 , -S Y ll rl . C I'U _
la i c , de I.fI MOl'vo nnais" 11 - 161

7, V, Co mpétencc , FnillilL' i\" 'wÎl'e
Trib, de Co m .
, &lt;
,

S pectacles publics -

V. Co m-

pétcnce.

~3

en'd . mollo cs p. c, Surest aries ,
11 - 63
1. Clause:. Salis pf'l'te de lcmps , 11l ~ , ,h'dllCt'-S su/" n çus . Lc gCl'mH
L:l cl au se d' une
l erp t / lal,w n . d'unt! societc en COllllll:1l1dilc, auchnl'lC- p:ll'lill pOl'trln l qu o l e cl1 ;) l' Illl\",

18j;J. -

)JIal " !. , ' , .. ' , .. .. , ' , .. , "

toriSt' Jl ~lI' lûs sLatuL$ i.l fail'C 10 11leii Il,s opû l':1 tioIlS onlina il'cs c1 ~
I,)allqu~. nu t'o llltlw L p:IS une fil Ul o
l'ngagc:lIl t ~:1 l'cspo ll sn bll i l c CIWl" I'S
œ~n,lm ll w n d il ai l'l:s . h.H'iiqu ' il &lt;1 ,'&lt;1 11 l'l' , tlnns lju elqu cs CÎ I'CÛ IJ sL;ln ccs ,
des Stll\l 1H eS sm' si III pie s l'eçu:::i, si

l'\:st

l'Il H W (h~

t;c lll c nL ~e fùl';)' san s perlo do tc mps
cL sa ns tn lCJ'l'Upl ton , doit S'l' ntcn-

drc ,

l'Cltli:::it::s pl'oclw incs

d'dMs .. """""" .. ' " Il,,J,

3. S ,igocialio1ls à (orfait. - J( cn esL
de ml~IllC du r3it ù'act,;ùplcl' l a negocial ion ((' clrets !\ fOI' r3 i~ , ce genl'e
ll'opcl'ations c t3nt (J'admi s IKII' les
U:&gt;3:,{t:S de la pl:lClJ &lt;l e MM~ei Il e, eL

l'a ll i'c~ t C ll l'

De pouvant èt r e con::;idéJ'é CO IIIIll C

defend3n L les spéculaLl ons pOUl'
c&lt;Jmplcrle la socie te, " . .. ' , ) /'icl,

t..

Lni dt~r;I :II':IIl[ q uo Il;S flisposi t,ion s
dc la loi du '.W j uill I Hi't ll e SO li t
IHJlS i.li'plicableti aux so uiéLcs en

:lecOI'danl

Ull

ou de

SeS

ag'l.'llt s , no-

lalllm ent IOl':,qu'i l ... prov ienn cnl cie
cc que, co nfol'm émen L aux l'ég ll'Ir Cl1lS cie co P0l' t, l e c:l pi l;lillC a dO
iltl endl'e Ro n tOUl' de l'ùlc pO lit'
l'c mbal'tIUClIl ent . - Mal's" 10 J'U" .
1816, - S:WOIl c. Oll l'îll1 " , 1- 9S

prohihe p3 1' unc cl auso des statut s

4, AppTéc iof ion , - 1/i1 PPI'éci:1tion de
la rc po nsa bilittÎ du gêl'anln ccs di\'CI'S (!.ga rd s OsL unc quest ion dè
rail ((UI éc h:l ppc !'l. In consure de ln
LVur (l e Cassl.l Li on ""." .. , I bid,

CO llll ll C III nI;\lI ~l,;

dëlni 1I101'fl I , du tem ps necessn il 'c
pOlll' ctl'eclut! 1' le e I 1:l q.~ e IlH'Il L ell r:li sant 1111 Lllile lisage (h:s j oul's Sll Scepl ibll.:s cI:ùt!'u ul ilullI ull t Cl11l l lo)"os,
L c cn lHtfll ne ou 1':1 I'lll fl LI' UI' ne
S:.l lll'îl iCJl Lcl o ne J'('lcl :lmel' do ::; ll l 'CS t ~l ­
r ies , on l'élfl t d'u ll e Jl:ll'cillc c lil ll se,
lorsque It::s l'c l al'cl s quu Il: Il:l \il'u ~I
suhis :l U pOI'L de cll:.lI'ge , ~O Il L I1I1iqu cment IIJ l'cs lIIl.lL dc cil'co nstances ind épendan tes dc l:l vo lo nté (IIJ

'2 ,

DI:barquemellt ,

IJéranyeme"t

-

Grll c rMsi gll Jc,
Diltl:) lu C:lS u Îl

lIll c;l pit ain0 s ' c~l en~;lgl" :t o p (' n~ I'
le

d("hal'l]U c llll'I1 L

~U Il S

Hil e g"1'llC

sp('cia!t'lIl lmt dl'"igllcc (\ sali s pCl'l c
lcmp ~ , au x rraÎ s eL l'isl lU ùS dcs

du

SURESTAI\IES,

dcslinal fl iJ'US, :lVe~ sur c lar ics fix60s POII I' ch:Hlu e JOUI' de l'et:''lI'd '0 ,
dél':l ngcnwn t SUI've nu dîln s le
rOIH~Lio nnùlll c l~ l ci e cc t ~ c gl'uc n'cst
pri S un c~ s dc /ÙI'.JU m ~J c ul'O , ut I ~s
SlIl'éstill'ICS ~onl :1 C lJUI $ C ~, :ln ~a pl ­
!::lino PO ttl' le l'c tnrcl OC(;:1:' l onnc \lîl l'

(1 " déccmbl'c
1875) .... .. .. ' ""'" '' 11 - 130

nom co ll ccLir, cle ,

Sooiété ,

nlit. dl'~

SURESTA I\ IES,

SUI\ ESTAR IES,

SOCIÉTÉ,

30

f.onsêq uenec, les ret:H'ds suhis au
I CU ,de chn!'gc aprcs l' o:'\J)irali on
des Slll'CS t:1 rt CS co nve nucs, cunslitu ont (\ c~ CO lltl'c-slll'csta l'ies p:1\ 3-

ie

lu d cc h :ll '~O Jl H; n L opuJ'e SO II S UII O
:1Ulro gl'llU ~lVt)C . 10 co n s cnlu~n e n l
du Cil lJltaino , 1Il:.l 1S nvcc des l'OS(&gt; I'\IOS fOl'lllcllcs de sn pn l'L. - C,
d',\ ix , _. j llil. '1870 GfI \':1 od e.
Il ,icCl'icll. ,,,, , ,, , , , , , ,,, 1- 116

3

hlcs,l. Slll\ nnt l'II S:lgC, :'1 lin tau '(
~Upe l' l O lll' , - Tl'ih de co m, 1)ulll\orqu c, 1·' noOt 187ü. - Horlin c
Dl' c)'ru . .. .. .... .. " .. 1I-~ 1 5

-'l'l' il! " ci e Com, Nan tes, 7 al'I' , 'l g7G,
I l'I lJ oL ct Ct'ouan c, Il l'cy rus ,

11- 22 1
5,

Charle-part ic , Fixa l ioll d p"s staries

' il l'em lm/'quC/1J11I f, l )rc,tcRl ali ûn n01/
Iu'cesSfJire, Comw i.\semenl signé S0 1lS
rést'r ues . L Ol'sqll e 1ft chnl' l cpMli c fi xe le nombl'c do j ou l's de
stal'ies :1C('ol'dés p Oll l' l'cmlwl'f(u emellt, les SUl'cs tal'Î es COlll'c ol en
,'m'Lu même du co nll':H cl indopcl1dnllllll cnt 1.10 toul e j)I'OlctitalÎu ll . Eu
pflrci! cas, ln ~ i gn3LIII 'c du co nnaissement !ifl ns l'é~el'\' l"s du 1:1 r ad (\11
cnpll ain c ne pe ul éqn ival oit'llU'ü un
tl!.ir311L cl u pl'o tcst :H i on • c t , pnl'
sui te, no le l'c nd 11f1$ non- I'ccc,'::! blc
dans::;:l c1 cnl :l nflc Cil pilycm cn t de

surcs tfll'i cs, -

DUl':lzz:l IlO

d.cs CO lI ll'e:,S~II'CSlfl l' ies, il :lppnl' ll cn t au x I l'Ibull fl ll X de l e faire,
Dn.ns Ic cas Oll les ::;u l'cs tnt'Ïcs on t
élu I!xêes p:1 I' la convcntion :1 un
taux IIl rM IClll' a il t:lUX d'u ::;:lg'c, les
conll'C - ::;u l'c't:lt'i cs pClI\'mù l~ It'C
porlécs p31' Ics lrihun:l ll '\ ~ dèf:wt
d'f1ccol'd, :l u dou bl e clu d;im,u li xé
pal' Icss urc~ta l'ius , 1J - ~ 1 5 e l 2~ 1

7. Mon naie française, - Bien fllle
les SIIl'cStUl'il'S, eva ltl ées Cil mOIlnfl ic rl'a nçn ise, dusscnt , (\ ':1 pl'ès ln
cû nvcnLi on , rl l'e p~l yec ' au lien do
chrwge en Illonnnic rlu pays fl tlll
change détc l'minc • c'est cn m(Jn nai\.: J'I ':lIl\:1 i:;û qu e le p:lyclll cnl tl oil
èL,'C ol'(hl nné, si , a Ifi suill! de di ffi cultés cntre los !lfll't ics, II! pflyCmen t Ile s'l:dTuctll e tpl 'all l'ClOu l' en
FI'(1 llcc. ", . . .. , 1l - ~ 1 5-'!2 1- 'n l

~I a l' s" ler rt'\' , IB/n.
c, CU l'li . , ., I - I '? l

cc.\'si/é à tnufe pf1r iodr da ooya!)e ,
/1I dem n' /é id /'n /iqw' , / ll fl'/'1'I'Cfalio n.
- Lorsq ue, I!;' IlS Ulle ch al' l ù-pfll'lie
rulnli vc a un \'oyîl~e d'fl lI el' c t J'U~ tiJlu lr,

d'lm '" ptl rt , l( llt'

l' nlfl'l.lleul' :l nl'[1 d l'oit. nu l i0U de
ü un cL' l' tai n l1 om hl'c tIlJ
jours rie Slll'cs l:l l'ius n Ull t:l UX (h! tCl'lIIin o t'la centimes ]) :ll' tonnea u),
ct , {I"null'e pal'L , qU I', si le n:lrirc
sc Il'ollvC l'cttn'clé Sfl il s m;ct!ssilc. a
tlll Ch\lI c pel'iode que: cc soi t &lt;lu
c h n l '~(' ,

~,

voy~gi..', ~é l'd :ll'd SCI':l payé pm' l a

1)fl!'lI o 1] 111 on SC I';t cause, :l U L:l UX
dc~ SU I'cst:l l'i c:-;, culle dUl'niûl'e st iplll n!ion ne s'n ul'nit s'îl Ppli ll UOI' aux
nou\'t;:1U '( l'Clfl l'd s su bi s au li eu dc
Ch 3 1'~C :1 111'cS l' cx pir:ll io n du rlel ai
df's t:iIll'cs l:lI' ic~, Ell c Il'c:, L :l pp licahic {J tI'fl l! X l'l' la1'd::; qui Jlol ll'l'nif'n L
sc Ilt'odllll 'l,: pendant le traj et d'n lhl l'
Ou pendant cel ui de l'utOll l' , En

Déc isir", cfml ru ire . 't'db, de
Com, I l:11' 1',, 25 01' 1', 1 8~G, - POI'qu cl' c , Il l'cy ru s " " , ' " II - n i

G. COl1 trr - Su.rpstari ps, Tall,t.. - Ffi Il te
pal' la charl e-p al' tie de fi xe r le taux

1. Taux (JlltN'm lmi, Nel l/tris sa ns 116-

IOUl', JI cs t

:1 1

9

Si,rl'I9./ure dt, c011/whsI'IJlenl sans
r éserves - I.a ~i"l1:ltlll'e du COI1 nni:h;ctll c ll l snlls l'I;~I.' I' '' C~ ne l'cnd
pas le crtpi tainl! 1101l l'(;,ccv(lbl e a
l'(-clamel' a c1 c::;linntioo les slII'('stal'ics Cl con lr c-::,lI l 'cstal'i~s él'(lll l ~cs
nu HUll dc clwl'gc, l or sq uïl csl
co nst:l nL (Jlle l'am'clcu!' :l l'cru ~é de
hÜ$sel' in sl." I'C!' des l'é"CI'\'CS, et que,
du l'este. l e capit ainc y fi su pplèé
pal' dcs pl'o l cs t.ali on ~ . . , 11 - ~'! 1
II t:ceptioll s des sllr pswries sa"~ T/;1.:1 l'l\CCp lillll jl:1I' Il' (':l pitai nu, ail lieu rl c t: h :l1'~c , d'111W i ndeilln ilu ca l!..:ul(' ù SUI' le nombl'c
tOLal dc:&gt; j oUI':) de slIl'c::; tal'Îus ut de

Sf'I't'CR, -

�n

TRI BUNAUX DE COM MERCE.

VENTE.

co ntl'c-sUI'ùsL:.ll'ics flU taux des sul'estaries seulement, no 10 l'end pas
non pl li S nOlll'ccoyn bl c :l ,'éclrullcl',
à destination. l'excédant dù pOLU'
les co ntl'c - Slu'esta ri es , IOt'sq ue ,
(l ' tlllU part, il Il'a pn s o:qw ÎllIc qu 'il

pl'udence, l'oxéuution pl'ovisoü'o
nonobstant appel , des jugem ont~
l'endus pal' les 'l'l' ibunau x de CommOl'ce, peut génél'nlollltmL m'oil'
Iiou :l Il S (,jaution 10l'squ'iI 11 0 ::;';lgit
pus du, pnyom cnL d'une sommc d';.IJ'gent, JI n'Cil ost pa~ ain si toutefois
dans le cas d'un jugemont ol'don nant uno Ii qlllcl~tio n ; l'iIl1POI'!~1IlCC
cie coLt e 11I OS UI' Û, qu i t1UI'ait pOlll'
cfl(.:L d'nllcindt'Oil'I'cvocablomonllo
fond , nc pOl'lllel pns cie la l;lissel'
exccutûl' S;1I1S caution avan t ln dû·
eisioli des jugos d'a ppel. - Mal's.
17 mai 1876. - CI'OSSO e. Melchion.
l -lï6
IJ, Interventi01l, Fo /'mes , - En matièl'o comm el'ein\o la dcmrllldc on
intcl'\'cntion ne peut èlt'c fOl'méc
\)[11' des conclusion s :) la baltre; cli c
doit l'ètl'o p;ll' njolll'nBlll ont.Mal·s. 9 aoOt 1870. - Cachai I-'I'OC
c, Chcl'ticl'"., " " " " " 1- 241

l'ocû\'nit. pOUl'

solde,

et que, d'autl'c

pa!'1, il a supplé6 pal' des pl'o tcs lations au" l'ésf.wVCS l!tlO l'arft'ctOlll'
ne vou lait pas lui Irusse\' in sércl'.

11-215
10. V. Aborclnge.

Surveillance . - V. Société.
T a rif. - V. Ch. de fel·.
Temps limité. - V. Ass . mal'iL.
T erme. - l'. Ass. mal'Îl.

Théât re. - V. Compétence .
Tr aduction .- V. COlll'Lier.
Trans bordemen t.- V. Vente pal'
nav . dés.

Tribunaux de Commerce .
1. Rtiglement cie com.ptes) Commum:ration de pièces, Arbitre - En cas
cle débo ts SUI' l'églements de comptes COIllII1 e1'cÎnu x 1 c'e st devflnt J'fi\,bi~I'o dont I,n nomi nflLio n est pl'I3Scl'Ite 1 ~f! I' 1il !'L ."I ~a C. pl'oc. ci""

que dOll avolI' lieu ln com munication des ]lièces, Une pa l'ti e ne saul'ni t donc ex igel' ClllO cOllllllun ication lui soit donnée des pièces adn)l'ses pat' la voie du g l'C(fC, M::u's. JO no \l, , '1875, - Houx c,
Mei lr.·en ....... . .......... 1- 23

5. Elinibilifé, Di-I'ec/ourde stlccursalc
do fa /Janque de France. - Lc Dil'ecteul' d'une succul'sn lc de la Uanqu e do FI'fl, Il CC est in61igiblc :lux
ronctions de juge au Tt'Îbunal de
COlllllle!'ce. - C, ù'Ol'léans , '18
fél' ., '1875. - MOI·in. . . . .. 11-20

Usage,- l', IJéb:lI'{Juclllenl, Ven to.
V a leu rs a u p orte u r,
Décrût porta lit l'èglolllont d'adm inisli'aLion publique pOUl' l'oxécuti on des al'LI I ct 13 de la loi du
'J5juin 1 8i~, l'clative :lux tiLl'es uu
pOiteu l' (10 aVI'il 1873 - 27 j uin
1874 .. .. .......... .. .... 11-71

2. !-'xécutionprovi,soire, Ca utù)1l~ SoCiété anonyme, - Une socié té ano- V a p eur. - V. Abol'dJgo . As::; ,IlHll.' iL,
nyme de banqu e peut èli'C lH'ésenAva l'ie co mmune, Vunie pal' na\' ,

toc comme caution de l'exécut ion

dés .

clu ] l'Ibutwl (0 Commel'ce , ilion
quc ses stutul s n'antoi'Ïscnt pas
spécialcmCllL cet acle de sa pal'l,
- Mal's.lu fé"I',. ,1876, - Ollivicl'
ct Foulj ue e. Ullina ... . ... l-a4

Vent e .

nOn~?~lal1L :lP/lCl , d'un jugcment

a,

EaxJcutiol/. 7Wovisoù'e sans caution
Appel, Jugement ol'dontia.lIt une fi~
'luidation. - Si, cI'tlpl'ès la juris-

1. Blés, Ma.riallfJpofi, Semen.ce d'Ami·
La \)l'OS0I100 , (Inns des
blés Oflè!l'ls cn iVI'ni son COlllmc blés

1'Ù/UC........

do M::u'i : lI1opoli, d'une ccl'lnine
(junrHitc de S'I'ains ci e ln qualité

'lppclée semcnce ll'Amcl'iquc, ne
fai t pas ohs l~elo il cC fi lte los !Jlés

VENTE .
oOùrl. soient l'éollement considérés comme blés de. Mal'ia nopoli ct
appliqués ~ un tl'a lté aynnt pour
obleldes blés de eeLLo jll'Ovenancc,
s'il est notoi l'c quc, (ans le pays
do pl'oduelion, il a été employé
dûS blés d'Amél'iqu e comm û semcnco. - M'I·S., 7 oeL. I B75. Bazin C. Seal'amanga ....... 1-'10

2, Pri::ccomprenant le tt'al1,sp,ort, Augmentation à payer pm' l acheteur,
ImpfÎt S lt/' la petite vitesse, - Duns
10 cas ùo ,&lt;cnte d' une m31'chnndi se
à un pl'i ~ dClct'lllin é, CDI1lIJl'Cn:l nL

VENTE.

33

qu'un l'empl,eoment a 6lC faiL en
COur s de r el:lche à l'élranger, par
un foul'nl sSeUi' rie la localité, ne
saUI'~ l t avoII' POll l' con sérluence de
mod ifi e!' cn l'ion l'obli gallon assumûe pal' 10 \'t.:ndclll' . . - Et il nc
peUL êll'o tenu ((Ile dc payel' il l'al'lIlaton!', cn Ce cas, la v:ll eur d'un
douhlnge neuf d, " S 10 port dn TI'ibUllai qUI co nnaiL du litige SOns
lIéducLion de cc qu'aurait valu'} dans
10 môme POI't, le doublage J'econnu
lIOl'S de service, ct !:'ou s les autl'es
d6duclions convenues , - Sont surfi s:l nlcs , en pnl'cil cas, p OUl' COnstOi CI' l'élOI . du doubl3ge l'emplacé,
Ics ex pel'tlses falles a l'étrangcr
clall ~ le::. rOI'mes lIsitées en matiel'e
d' a ~::i u[' ance , - Mal's" 24 nov, 18i ;:).
- Cabl'ol e. ESlira nt . . ... . 1-53

le !l'anspol'L ju squ'a une g:lI'c indi quée, 3\' Oe stipulntion qu'en cas de
modincation 8111' le tad!' du chemin
do l'CI', les parlÎ es sc bonifi er ont
l'éci lll'oqu cm ellL ln dJ1fél't:ncc qui
en l'ësul lel'uH cn plus ou en moin s,
il y a lieu ci e con sidét'CI' comlllo 4 Grains, Poids, Usage - D'a pl'cs
un usagd qui tend a s'établir a Marune augmentation du pri x dc li'unsseillc, les r entes de gl'ains su font
pOI·t ct de fail'c suppod el' pm' 1'3au poids ct non ~I l a mosUl'C , chel eUl' l'im pôt mis pur la loi du
C'cst donc au poids que doit ètl'c
21 mal' 187'1 SUI' los lranspol'ls
l'é pul~e faite toute vente de gl'ains
par potito vitesse, - C. .œAi x, 2'1
oil il n'est p" stipulé le contraire.
fé\'. 1875. - Ca!'dair e. La GI'and'
Mal's., 'l'i janv. 1870. - Mal'ceL e.
Combc . ........... ... ..... I -n
FOul'nie!', .. """ .. .. . "., 1- 11
3. Doublane, Gm'untie 1 C011ditiolls 5, Jug e at~ contraÎ1'e que, d'après
spécialts J Interprétation , E x pertil'usage de Mm'seille, les blés se
ses, Forme.- Le \'cndoUl' d' un dour endent Ù la llteSu!'e. C'es t donc
blage cie navil'e, qui le ga l'antit
d'apl'ès le mes UI'age et non d'apl'es
sous la condition qu'il ne p OUI'I' rI
le pesage que doit être calculée
être prononcé SUI' les cas d0 l'cmune avarie co n ~ l a t tie pat' CX pel't.
placemcnt que cl ans si, po!'IS dé- Mal·s., 1\ juin 1876. - Sidel'itcrminés, n'esL pas moins obligé à
eoudi o. MOI·nills . . ..... . . 1-199
réali sel' sn g:ll'unl ie 101':squc, le navÎI'e ay:mt rcltlché à !'cU'flllgel' dans 6. Prelwe, Courtu r, Témoign age . un porL uull'C que ceux que le con L' ne vente comlll ~ rci 3l c nu peut
trat a pl'6vus, I ~ douùlag'o a dl!
êtl'û pro uvée pal' le lcmoignage du
êlre changé pOUl' usure lu'o\'enall t
l'Ou \' L i~l' pal' l'intùl'médlail'c duquel
de l'iee pl'Opl·C. L'elld do la
l:l h~ :lI1I'ait 6te conclue. - Ma\'s.,
clause ci -dlJssus ü::;L seulement que
2 fél' . 1810. - Pl'ou- G"illal'd c.
le l'emplacemcnt, ûll'l,!clué ln olt le
'['" l'I·ni . .. . . . . . . . ..... ... . 1-95
vice pl'opre l'a l'oncin néccs:::iail'c, IlO
peut êLi'c aplli'écic que dans l'un 1. Prise d'écha/ttilfolls, Huissier. La Jlrisc d'échantillons ~lIl' ,u ne
lies six porls déllomml's , - Lorsm(l ['cll andise otl't: rtc cn II\ï'3180n
que If! gal'nnlie :lin si convenue l' fi
pcut 0tl'0 l'égulii!rcment ~ft it e pal'
été SOll ~ la condition quc 1'nt''JllUhuhssil.w . - Une expertise, peut
lem' devl'fliL l'es tiLuCI' le ,'ieux doudon c avoit' lieu SUI' des éclwntillons
blagO::lu vcndeur, qui serait tenu
ninsi pl'clcvés, s' ils ont ét6 cachedc le rcmplacer pal' un neuf, sou s
tés ]lai' l'huissiel' au momenL dIt
nne l'éclnetion déterminé o, l e fait
3

�prélù"CllIcnL. -

M:lI's. 1 9 l'Cv. 1816.

- IlOl.ssO c. R.m b.ud .... 1-96
8. Fonds de liquoriste, A ulorisat ion
transfinis, Pérernptio'l }Ja.r le '1011
tJ,.r:age, Ouvert,ure d'fm all,t.T p. elabli$s~rn811t par le vende«', . - L'a chatou!' d'un rond s do liquoriste,
qui a laissé pél'imo,' pOl' le non
nsnge l'auLol'isnLion admin isll'nLivc
qui lui m'ait é té l'égulièr ement

ll'::mslël'éc ponr l'exploil;'lt.ion do ce
ronds, ne peuL se plaind l'e de. ce
que son vondeul' a QU \fel' L, illH'ès
ceLLe pCI'cmplioll, un nouvel établissement dans un nutre qU3l'tim' .

- Mal·s., 15 fé\' . ·1876. - Leco mle
c. Bonhomme.. . .. ' . . , ... 1- 100

9. Ex ptrtisB, Gara'il appelé posté ritureme1lt . - Le vendeur à qui
une m::n'chandisc n été laissée p OUl'
compte pm' son ach eLeut' 1

oprcs

ulle cxpm' Li se qui 3 prouvé son dé~

f.Ul de qu.lilé, ne peul opposer
cette eX llCl'ti se :'l son pl'opl'e \lendeul', s' il ne l' appelle dnlls l'in slanco qu e po slél'i eUl'omenL aux

opél·.Lions de l'e, perL.- C. d'Ai"
14 Ill.i 1875. - lllanch3l·cl eL 0 01·
e. L.u l·enli eL n am b.lld .. 1-1 27
10, Graines oléagineuse3, AvaYie, Bo~
nification ex ceptionnelle, Huiles non,
comestiblt's. - Dans une ve nt e cie

gl'aines ol éagin ouses, l'acheteur a
qui il es t o llc l't un e lTIni"chancliso
atteinte d'aval' ic, ne peut., ouh'e
la bonification ol'dinail'e l'elative
celte 3val'ie, obten ir un e boniOc:l Lion exception nelle relat ive il l'in-

a

fériorilé de l"huile

VENTE A I.lVRER.

l'ENTE.

VENTE.

a ex tr ail·e

de

'l 'l , Mfli~ unû rlvHI'ie l'CI)l'é!ô;cnlflnt le
quart do la "fllcUL' de la Ill:.lrchandise expédiée {éco r cc de chanel,
doit entl'flincl', Ilon lIll e bonifi cati on
do pa r eille quo tit c , II1 ;H S la l'ésil i ~ tion cie ln rcnlO . - Il on es t SUI'tout ain si IOl'squo l'n\'fu'ic es t 1'0connue nntél'i clIl'o il Pox pcd ition
do la m:lI'chand ise. - M:u's . • J 2
nov. 1875 . - HÎl; :llld ct Rd ou:u'cl
c, Per l' cL, .. , .. , .. , .. ,
1-260
t

• ••

'13. Graines oléa.llineuses, Règlement
pal' amis COml1tlltlS, Clause obligaloire, rllO ia;, - La ClAUSC J 'ulle
venlo cie g'raine' ol uagineu sus POI'tflnL qu e t;0 qui ne se l';) pa s marchand ct dû l'ecello, SCl'a l'églé pal'
: lInis co mmun::;, cs t IIne clau se VfI-

l.bl" cLn l'''lucll e nu cun a des [l0l·lies no peul sc Sousl l'ail'e, - Les

'fl'Ïbun::lltx ne doivent donc int el'venÎl', en pm'eil cas, qll e pOUl' donner acte . à ln pal' tie q ui veut exécuLel' ln clnuse, do ln désignation
qu'elle a l'ai Le du $o n expert, ct
)OUI' d és i~n e r d' oflico l'cx pert de
a pm'Li e aoverse, si celle-ci se refuse à le fair e, - Ces dés ig nations
ne doivent pus nécessail'c ment sc
fail't3 pat'm i les pol'sonllCS se 1Î\ï'ant
pal' pl'oress ion Ü ce s sO l'les de l'èglellJenl s, et co nnu es sous le nom
d' ex perts au x. g l'ain es o lôagin eusos, - M3 l'S . , 3 mai 1876 , el'-

I

,·el c. J{.nqur . . . ... .. . .. ,

1-1 6~

14, L iurnison au mandataire de l'a-

clleteur, f mpdt nouv('a u, Achelettr
déb ll eu1·. - Cne mal'chanclisc vendue e::.L l' l~ l)tlté e ent l'éo c n

posses-

sioll de ("."llcleul' IOI·squ'elle csL
l'cm is(' pm' le

\-enc1our fi celui

qui

ccs rrra in es, qu e s' il s'agit de graines destinées à ta fabl'ica tion d'huiles co mes liblcs . MUI's . , 19 ::W.

esL chargo de l'e,pédiel· pour
comple de l'.cheleUl'. - Si donc

Servel el fils c. Hanquc .
1 152
ii,A varie aJltérlwT8 li, l'expéd itio1l
Résiliation , BonifÎcation.- Une aYa~

une loi fl'a ppc cello notll J'e cIe marchandi se d' un impôt nouveau à la
charge de ('el ui qui cn sel'u Cil
possession :m mo menl oil ta loi

1876 . -

rie qni ex cède 5 ou 6 pOUl' cent de
la va leur de la mm'eh:mclisc VCIl du e, nc sam'ait enlratncl' la r ésiliation do ta vente, mai s seul emen t
une bonifi cation en fa\'eUl' de l'nchetoul'. - Murs" :l7 av, 187 6. -

Zypci c. l'uge L. . . . . ... . . r-1 58

devicndl':l

exCCll l.oÎI'C , ce

n'est

pns fin vencl c u\' que cet impOL
doiL &amp;Lt'C l'ec lam é, si , à ce m oment il a opé l'é la l'emi se, mai s
c'c st ~ l' flch cLeul' qui on fi pl' is possession pal' son m::mdaLail'o. - Et
l or s lllèm c qu e 1:1 l' emise cut élé

nlile uans le co ul'an L de la JOUl'll ée
mômc oll la loi es t doyenne exécll toil'e, l' iulpOL nOl1\rcau n'en est pas
moin s iJ la Chfll'gO de l'acheteul' si
l inv cntnÎl'o faiL pnl' les empIO)'c::,
de ln H6g ic l'n élu en main :l du
mandat:lil'c du cc dl'l'nier, -- '!clrs.)
!) aVI'i l 1875. - Allc1ibCI'l c . ,louH eL
~ e l'l' o t. ........ , .. . ... , .. I- ~;:&gt;'i

I~H~ m e au cns de vonle apl'è~ fai lIlle, à l ~ I"CljuCle du » ndi c, du
fond s 'lu explollal! le fai lli. - Le
syndic, en pa reil (;~S, ayanl agi au
Ilum do la lI1as::;o, l'IfItcl'd lcLion ci d e:-;s lI s !Jose SUI' chacun des t;l'ëa neiC f'S qui Ir! cOnlpOSeJlI. - En co nsrqùC IIl'O , un

15, Cartes, DiffJl'ellce, Oarle de t'acheu'ur. - En C:h de dilml'C Ilf'C SUI'
les co nd ition s de la \'onle enl l'c la
carle l'om ise : \lI Y('IH.lClU· pt cclle
ci o l'ilchetcul' , ce sont lcs cnoncintions de CCl te dCl'ni èl'c qu i doiVL' 1l1 pl'é":l IOi l'. - ~Iill '!l", l~ $('PL.

1616. - Poi llon c. BOLLdin .

19, LIvra ison dans les magasins du

ven.deur, Remise au commissionnaire tie t,.an~pol't, Impot, nouveau,

I- '!~~

'l6. Fonds de rommerce, .vouvf'l étabLISsement OUl1l'I'( pal' le 'v/:mdeul'.
La VL'nt e d'un fonds de eOIll cL ci l' la t'lil' ntel e ll ui y ,'~ l :ltI na lH~e, n' ull1!wl'lü pas pal' elie-même el d' un e manlurc ahbolllü, intel'(IiC'liun pour le YI'n ch!ul' (l'G len':l'
IIll oul l'o CI:1JIIÎ :;M:l ltle nl du I n~lno
gen l'e . - Il ~ uJ1jt que If,} nou\'el
établissement Ill' ~oH pns, p"l!' sa

-

mel'ce

p\'oxi mil6, al' pal' sn dthig nation,
ou Ptl 1' son ensc. if;llc. de ll:llul'e à
nuire, pal' une l'lva(iLû abU Sive, à

l'&lt;ilahlissclllenl céde. - C.de BOl·de.ux, 1"di'u .1 815 . - Coudalc.
Toyes . . •. .... ... ... ..... . Il-G
17. Fonds do café, Défaut d'autorisation admmistrativ(', _l\,~u/l ité. - La
vcntc d'un rOllll s de l'art, est tOLlj Otll's l'CtlS(o(' faitf' nH'r la ('!lndition
ql,lC r adlcL~ul' t)hlkndl'fI l'ilUltwÎ s::Jtion adminl~ll'alh'c p01l1' e'\plo lh~l' Il! fo nd s l'élll". En l'Or;:-'l'~
qIlCIH'l', CL't(e f'undilÎlJll \-','11:1111 3
Ill' p:1S ~(' l' t~:11i:-t'I', 1:1 n~nlt' doit
ètl'{: dtl('I;WL' 1.: nuill'. - JI:1\TL', 1!J

mai

Iwn. - LYllch
.

f'.

LnclIlIl'

11-14

J8. Fonds dr COulInercc, Faillite, :\"ou1;('1 dlab!ù'cnllm t ou'Val {Jar un
La \ ulltu d' u11 rùnds
cl t; ('omlll\'; I'l~e ('ullIpLlI'Lc ,'ir(udlt.}-

crt1lll1cÎ,'I', -

monL l ' inlurdicLiull dt! ' \ouL ::1dO
pOll vu ot &lt;U'IUlll'\WI' la elicnli;le du
fonds vcudu, - EL il en es l ainsi

dû ceS ('I,{la ncicI's ne

pcut. flpl'èl) ('cUc vc nto, OU\'J'il', ;'1
pou de tl i sl311CO du fond s \'endu
un alll,l'e 6tab lissement p;wcil, S UI'~
tuul. s'II cn " onO o la o-estion ù la
rcmmc du failli. - C . d~\llli en s , 3u
a\', 18'73, - Quentin l.: FI311 .II- û5

1

Acheteur deln leur. - LOI'sqll'unc
m:lI'chandi so l'Sl \'l'ndue livrable
en mag;asio$ , cllt1 cnll'e cn ln possu~s io n rie l'al'hch:\u' d l!~ '1u'c:.,lIc fl
étù r emise all rom mi ssÎonnail'f'
c h a r ~l·' du transpo rt. Si donc
un e loi, rrappan t d' impütllll c mal'ch:lndÎsp, dit que l'cl impùt dt' yrn
êt l'I,) acqu i tte pal' cd ul qui ::oera
pO:-; SI::SSCUI' des qUflntites imposees
au j ouI' où la loi cl c\'Ie ndl'a exéClItuil'e, cc n 'e~t puinl a l'c"péditeUl'
tlui, a ('e mOlllent, fi li\Té 1:1 marclw lldi se fl U u'ansp0I'lt;UI', mnb bicn
au clc slin,llail'c, qu e l' impol doiL
être l'éclr!IOè. - II n'en pourrait
êLl'C :l utl'omcnt till e ~ i le des tin atairu l'cfusnit, a l'nl'l'ivec) la nwrchnn cli sc pOUl' défaut de quali lé,
ou::.i l'eXIH;ditC'ur, Cil cas de faillitl' du l'm:hctl'ul', ln l'l~\'c ndiqu a iL
l'Il ('O!l l'S dl! "OYflgt!, l'n \"1~I'tli des
displ1~ilitJns dè l' fll't 5,G ùu C. ùe
COlllllll'I't't:. - Ti'il!. èir. :'\ ;In t e~ , 10
aoùl J ..-'; L HM. Xanl~i"cs c.
Culill'. inrhl' ........ , .. _ H- 14 1
20. I ~ . \:-;..;, . IIlfl l'Îl , Capitain û, Cour UCI', FI'd, ~;l\'il'e .

Vente à livrer.
J. Faillite, CUlttion, D/jlai. - La cauliull l[UL' l~ f:lilli csl tL' nu de l!onnel'
ponl' l'c\,('cution des marches non
échus, SUI' 1:\ dCI11and c. (!c \'~lItL'e
l'ürLic cont l'&lt;lct:.1lltc, d O l~ ctre I?,lll'Ilie dans un hI'cr dél:ll. -

SI le

�failli oule négociant on ct-aL de S U ~­
pensio n do p3\'emenls garde le SI-

lenco

SlU'

la somm nlÎou qui lui en

es l fait e, cL

Il'0 11'1'0 cautio n quo

quelquG l emps (l 9 j Ou!'s) opr e.,
so n oifl'o est tal'dive, CL la l'éslil:1-

lio n doiL (\lm prononcée cOllll'e
lui. -

Ma!"s., 50Gt. 1875. -

Féli-

cian c. OftLlIll :1S . .. ••.••.• . . 1 - Î
2. Mais son offl'o est l'cccvn ble si clic
:1

\i('u 10 sixième j Oll l' apl'ès celui Ol!

)'rdnlÎI'O il été pOlll' la première rois
appe léo à l' nud icnco. - M:lI's., '2'2
mars ISi6. - Schlcgoi c. Miehat .
1-1 09

3. Filit!re, Payement intégral Cju livreur l ,On're partielle 1 Velde allJi
M cllères. - En IlHllièl'C de ven l e fi
li'fI'CI', le détenteur de la marchan-

di se qui livl'e à un lÎCl'S, trOt'cll'c
do son achelem" osl en dl'oiL d'exi-

gel' le payement complant du prix
COlwenu 3Vl.'C son achc teUl" e t non
du IlI'ix inrt! l'icul' nuquel le lim's
alll'ait llchcLé la m:u'chandisc, - Si
donc le l'écoptionnail'c n'oO'l'o, en
ce cas, que son pl'i x, cl quo ra chc... telll' ne compLe pa s la diOë l'encc,
le pl'emicl' vendeu!' cst en dl'oiL de
r efusc l' lin ui son ct de fai ,'c r endru au x enchcl'es pOU l' compte de
son achete ul', - Mal's" 3u sep t,

iSi5.- Oecoup c, GUigues et BilleL . .. ...•...... . . ... .. .. 1-3/1
4., Dèlcû expiré, SOl1'un a/ ion de livrer,
Remise cI'un ordro de livraison le
lendemain. soit, Héstliulioh, - Le
venJcltI' d'une

I\lnt'chantli~e

VE NTE A LIVRER .

VE NTl; A L1I'HEH .

VENTE A LIVRER .

dans

le co ul'onL cl'ull mois t.létcl' miné,
doit. IOl'St ill e ce Jcli.li est e"pil'l',
èh'e prêt a la lincl' il la pl'emi~l' c
l'équisilit11l dfJ son achelt.:ltl', - Il
nc peuL l'cclamcl' CJue le délai moral néces::,ai l'u l'OUI' l'upé ration m3té l ' i c ll ~ de la linnison, - St, SUI' la
sommaLion qui lui en C::il f&lt;l ilc clans
l'un des 11I'cmiel's jour.:; du illOis
sui\'::mt. il aLtcnd le Icndcm:lÎll soil'
pom' Olll'il' un ordre de li \'l'u isO ll,
ou pOUL' l'emplace!' prH' un nouvc l
QI'dro un précédcnt qui n'é l ait pa s
sorlÎ à erre t, son olli'c n'oaL pn s 1'0 eevablo, eL 1. l'ésilialion doiL (j11·C

illl.'tlinil'C 1 Cl, s'il agit conlt'c le
l'lil;cpLionll:lirO en ûxcl'{'unl l es
d\'oits dll dûl'nicl' vendoul', dont il
a la r~ldlll'Ù ncquiltcc on main,s, il
IloU subir to tllc~ It~s compensatIOns
donL 10 d('[' lliCl' vondou[' eu t 6lC
p3ssiIJlc Illi-Ill l~ mc. - C. d'Aix, 31
dec, 187;), - Milnuolli c, l"e['nud
lOlinoral , ' , , , .... '. , , ,. 1 -5~

pl'ononcée con tro lui, - Mal's,. 17
nov. CL 1" déc. 1875. - Oli viOl·i C.
Donllet el Puzin eL Ranq uo, 1-42

5, Flli' re 1 Comptallt" OJlai rio dia:;
j91U'S, Payt'Ilum t, par le réccpLiounalTC li son vendaur le dü;ièmc jO tl.T ,
- Uno v(lnlo ail CUmplant COIllpOl'Le &lt;ln ns l' usnge UII d él:IÎ &lt;le dix
JOllI'S de pnyumont,. - Le c!t'oit que
l' us;.l1;c. ail m::lti0t'e de fll i èl'lJs, l'eCOll ll :1ÎL rlllU VI'Clll' do so fail' c payol'
dirocIomenL dUI'écopLionnni l'o, peu t
donc s'cxel'eo t' ponda nt cc dél:1 i J
ct 10 l'éccptionn :lil'c no poul, [1ondmlL 10 llIèllle délai , I1n yol' \'nI3blc lIl ont son vendûuI' qu 'cn ~' U SS ll 1':lnLque le li\'l'Ùlll' cs t c1csi nt61'essc.
- Mais, ;ld\'onnn t 10 dixiclllc jou I'
apl'ès la lin de la livl':ÜSOll , sans

en

7, Filière, Livreu/', Jtt:ception d'ull
Jlrlxjnpl'icJIII' à, sa (a ctll1'e, A cl/(' -

direct nun fmit:l' /I Il , Inactiün,
Faillit e d" ~'eco}/{l acltel('w', D1nëreuce . fl f'$ponsabil il l! du livl'l'ul' ,
_ Lorsquc , dan s uno filièl'L.'l le
18tU

nicop\JOlllwirc n'off!'e :.lu li vreur'
qllC le l'l'i\ qu'il doi t lui-mÙ,llle a
SO Il \'onùL'ul', el qu o cc J) I'I X es t
inrûl'i cU I' :'l celui qui e::. l dt) au lî\'l'CUI', Cl' dCl'niul' doiL Cil 1"'( \'cn!r
immrd iaLclllcll l son acheteul' Ùl-

lilie Ii\TClll' niL l'ion l'éclarnc ;lU 1'(:copUollnairc, celu i-ci a 10 droit de
croirc quc Ic l'è.glcm€' nt a cu lieu
entre le livl'CUl' ct son rcndeur di l'CCL. et peuL sc !ibCi'cl' cn mains
de cù dÛl'ni el' dansjlcs condilions de
son nWl'ché, - C, d' ,\i x, 13 mars

l'CCl, ct c\i~cl' cie lui la di lfér encc.
CSL du moins ailb i CJu and
l'ordre porLe la clausc: pn Y3 111e
nvan l enlcvulll cn t. - Si le li\'reul',
so conll,:nlnnL pl'OV i su Îl'c lll enL ri e
l'on'l'C du l'ôccplionn ai l't.!, nt. : pré-

- Il en

iSi5 , - Hllvnaud c, MonlaclacllÎ.
.

1-49

vient pa s ::;0 11 achèlcut', il est l'espon sahlc cl es suit es de l'ignol'ance
oi! il laisse co dUl'ni er louchant cc
rili~. No lillll\ ncnt, il 1113 pcut lu i
l'écl:UllOI' ultél'Îcul'om cn t l a, diflël'cnce lorsquc le SC~'o ncl acheteu r ,
qui dCV:1 Ît unc difl'ér('ncc \)~\['C ill l.',
ct (lUi aur:1il pn 10 poycl· s'i cùL été
poursuivi en Lemps utile, tomhe en
1:1111iLc dan s i"inlCl"l"ollc,pûndanL leql1 01 le pl'enliel' achùlclI l' esl l'esté
inaclif 11:11' suite de la croyance oil
il 61nit que le lilTCUI' eloiL désinIr l'oss6. - Mal's., ~~ oct.; c.
d'Aix,30 déc , 18ï:ï, - SC:ll'amanRn
4', ,\ UCl'",. " , . . " "
I -(i'l c t tifJ

6, Filière, Livreur dJsl1l{ÔI'cssé pal' le
premier achetc! /'/', Action de ce der,
nier contre le 1ï1t:eplioltllairel Co mpel/saMon - En malièl'c cl u venle
):'11' filiL'I'l' S, d'après ks l1 ~ ag-Gs de
1a pince ci o .\1an;eillo, le 1!\Teul' a
10 droit d'ex igel' du l' ~ce ptjollnail'o
10 pay ement clll pl'ix inlég-l'al cùn venu cnll'o lui-llll1llW cl le pl'Cmiel' ach clûlIl', el, :.t liMan l, il peuL
l'el cn it' la mlll'chandi:)u , - .\u oon Il'niJ'l' ,l'hnquo \'cndt.:uI' inlèl'mé(lJail'c n'a d'action Clllltl'O ::,O !l acheIClI!' quI.! pllUl' la dlll't'n.:llt'C I.:l1tl'O
lû prix nl1l\'cl1n et le IlI'i" pnyc au

"lais le droit du li \ï'L'U l'
lu Ilt'i'( du 1'0ct:ptiIJ1IIlnil'c
esL rillaehû a la qualill' de livl'C UI'
et a 13 lIL,tt.!nlio li dt. : ln l1lnl'chondbu, II ne passe dllllC pns, pal' sltbl'og'ntion, llU null'cluL'nl, SU I' la
tCto du pl'cmiOl' acllclèlll', dans le
Ga:) oü cdll i-ci aUl'ait (ll.:sinlt' ('CSSC
le li VI' l' III'. - Lc pl'cmiOl' ncheteut'
no peul , en p~I 'c H cas, CXCI'CCI'
Clue sOS droits (10 rûnclûtlL' inlcl'-

1i\Tl'Ul', -

It \.:\.i~er

~,

Ordf'e l'cmÎ;r à l 'ac hetl'lIl', Refu s de
/Joltr dt:rcwt d(' 'lua fiU, D(lla i
e::rpit't1 , Second on'/'e '1011 receva ble,
- En 1I1~I L i èl'C do rente :1 l i\ï'Cl',
l'nchcl clIl' qui rel:o îl l' ol'd l'l~ do li \'l'lli:;on, ct l)l1i :-;1;) prcsente:1I1 lieu
indiqué pOlll' l'ec(' \'o Ît' , met, p:1I'I O
fnil. même, $011 H 'llclcul' on cll'llIOHl'Û
de livrel', - Si rlOllc ', :1 çc \llVIllUllt,
1(, lil'l:,1 {\(' li\TilÎ &lt;;t\1l est ÛXpil'C., ct
ce fni~ c i

VENTE A LIVREH.

37

quc 1',nChelCu l'. ayan t VII lil tn al'chnndlsc, décl:lI'e la rcfuscl' pour
d ~ r"U L de qualilé, Ic vcnclellI' qui
n n )l!'lS CI'U dcroÎ,' insister pOUl' eo
fO I't,;t'J' lu rt'('cpLioll, n'es t plus "ectwnlJIt: a en olJ'rir ultéri eurement
uno .nUl~'û . - 'la,'S" 1 ~jan\' ,1 8ï6,
- E) IIIICU C, Il cYI'ies " " ' . J-iO

9. V~ndeU/' ct a&lt;;h cteul' Sm' des places
dlfféreil les, Franco, Cil [Jarc du, vcnd/lllr/ ~l ch ele!ll' l en!C d'agréer au lil:u
dl: la ~ lvJ'(t'son, - LOI'squ'lInc vente

C~L f!'llie cnrl'c dCl!" négociants r éslrlanL SUI · des plaocs dilTéI·cnles
aVlJc hl co ndition dt.: (ronco ou Ii\'l'ablc en Ç(al'C du domicile du \'en.
deul', cc dernier;) le ("'oi t d'exiger
que l'aell,eleul' vienne a~TC(;I' la
IIlfll'e!tnndISO au moment Oll elle est
l'onelue en g:II'~, ct ce la alor.s mème
{(ue, ]lOlll' dûs livraisons J)récédcnLes uepcndallL du mèlllc mal'ché
il aU I'ait tolcI'6 que l'acheleUl' n 'a ~
!;l'e.H qu'à 1':lI'l'I\'ée chez lui, - C,
d'Ai x, ln mars 1875 , - AzauberL
c. Moulin .... . ...... . .... 1- ï7

JO, Vendeur il l'élrall[Jer, Connaisse ment envoyé à l'acheteur, Récepti01'
p(lr le r epréscntant

dll

t;ClIdeUT ,

Livraison il de~' sous-acheteurs,
Billets {/(: p u id~', F,lière, Action di-

recte, -

L'r,clion dlt'ecle du li-

VI'C UI' contrc le bou.s-ac h e l ~lI\' l'Cccpli onn3Ï1'e, en paycmen t du prix,
etahlie pm' 1'1I sa~e eL la jUl'bpl'u -

dûncc en matitl'e de vente il livrer.
s'npplique même au cas où le \'en deur ol'i~inaÎl'e l'éside hm's du lieu
d~' la 1i\'I'aison, CL oit il a ell\'oyè a
son nchetclIl' imlllcdiaL le connaissement de \::1 loal'chnndise, si, d'auLt'C )lat'\ , la mal'cl13nd isc 3 été cfrccLi\'clllellL l'CClle 1'31' le l'Cl'l'éSCnl:.lnL
du ve ndeu,.. 0 étê lil"l"éo pa,. lui à
des sous-acheteul's, d'OI'd,'e de l'achclelll', N a raiL l'obj eL de bill els
de poids \lDI'I:mt le Ilom clu Ii\'reur
prÎmiLil' ct indiqu:.lllL ln filière, La ~O l1 SC l'i\) tion d'efl'els de commel'de pal' ';)cheteul' illlmédial, eo
payement du prix, ne ra i L~a s .obst~­
cio il " applicOiion du pl·IIlClpC CIdcssu" , IOI'S'I llù la déconnlUl'O dt:

�38

ccLnchr tcul' l'ondcCl'lain le non 113ÎOment de CL'~ cfl'l'ts il l'éohéance ct
lui fail pl'I'd,'c le hénMice du Ll)l'Ille. - G. {l'.\ h: , 10 juil. 1875.
Gèlloud Gil'oud e. BOI·el. ... 1-80
1J . Filih-c , Comptant 1 Lâla; de dù;
; el/tl's , Pl' !lcment par le rt!cepl;on 1/0ir6 fi SOI/ (;81ldem' dans le dd/ai

Obli9 u/ io" de payel' duux fois . ~

Uno vcn tu;lt! comp tan t compol'te
d:ms l'usage, un dol:li de dix. jOI1l'~
dans le p'Jyeml'nL. - 1..0 droit CJue
l'U $ fI~O

VENTE A LIVREH.

VE 'TE A LIVR ER.

cn

mfl W~I'O

do

liIièl'es, 1'0-

1

ll'ouve pa s, 110 snul'aiL S':.l!ljlUyel'
SUI' CcLlO eonsl ataLÎon pOUl' ( cm àn c! ÛI' ln l'c 'i lt:Hion ci e ln \fcnLo, on o~l i g atioll bt, cn pal't:il (,3S,
d~ ~ éSlgI I OI' ;) SO I) vc ndout, 10 li eu
Olt Il vcu L quo la IHnl'l:hnndise soiL
pOl'tre, CL 10 ve nd euI', qui n'esL pa:;
t C1~l1, dans un co ntl',H pfll'oil , d'u\f QU' la 11 1 :lI'('h:\Ildi~o ehez Il1i no
P~ ll t rIlC\~lIl'Ïi' t;l !'l;sil iatiol1 qll ~ s' il
Il obl,ùmprl'll p,l~ a 1,1 S0l11111iJlion
de II\'I'el' :) 1end l'oit c11~:-; i'·n Ü. Mal':)" 23 fé\'l'ic l' JHï6. - tlllO1&lt;.l SSU
c. Mntho" ......... . .. . " 1-126

C?IlI1:Hl nu li \'I'cu!' de ~o faiJ'e pnyer
cll,'uctemenl du r eceptlOnn ait'l', peut 14. ,Rlceplio,n pa,. lm tiers, Prix ÎII(tIdonc S\~XC I 'CC I' pendant cc délai, eL
J'leI.'}" Quit/ance ri valoir, 11Ill'r/me
~H~ lIIe le lendemain lie son cxpi t'ataIHJ1l , - Le vendeut' CJui, d'm'dl'''':
l~on. ~ En ~o n séq ucncc. le l'CCCpde ,son a{'h~tyll l', Une ü un th. 'l's
llol.m ~lI1'c qUI , s;~ns allend J'c l' L''\ piqU I n ~l'h~Il':1 un PI'Î'\. in fL'l'ioul'. il
l'nlwll de co dc lfli, a paré il son
le (h'~lJl il U:'\I~l.'I' tllH.: cc UeJ's p3io
\,l'ndeut' dil'cCL ou l't'n ie :)Yce lui
le pl'IX COIl\'~nu eull'e le pJ'('~miCl'
10 IB'ix de la mal'eh31l~ksr, est ell
acbCll'lII' el lû \'endtlu l' lui -mème
ra~te. cL ~ellu tic pnycl' une sCl'ondo
el, ,1 th:J':1UI, il peul Sl' l'cfll SCI' !l fail'é
rUl~. au Il.nem· (pli :)0 présentu 10
la li\Tabon, - Mai :; celle jll'étt.'nonZlClllC JOUI' fllwes la linaison. tion u'c"L pas l'é~ulilH'eme nl manÎ C. d'Ai x, 10 juil. 1875 . - M",'cet
J'estcc lorsque le ,"cndClI1' , l'ecüvanL
c , Lazzaro. , ,.,. " '.' . . ,, 1-81
du sOll:s-acllctt; ul' le Pl'Îx l'éclle1lI ~~lL , dtl pal' cc dOI'n iol' , sti pule
'12. Prix comprenant le transport
qu II I a l' e~ u ;) valoit' sur' toile lIl:J rRé~uctiol1 de larif prévue, A /lgmen~
chandisc qu'i l il it lui linol' pout'
talton- Dans 10 cas de vcnte d'une
COmple dn 111'cmi01' ~'ch eLel1l', C c ~te
mal'chandisc ;l un pI'i:\. détcl'miné
SliP U.'&lt;.lLÏO,1I doi~ êtl'e Simplement
co tllpl:en~n L le ll'anspol'L ju ~q u 'e ll
cOllsldCl'Cl: comme lI ll d l'ÙSUI' \'C LIli
ga l'e tlld Irl ll VÛ, la :::ilip ulatioll qu'en
vcnd~lll' dc l'OClaIllCI' lu solde il so n
C;lS de l'é rluc tiOIl SUI' l c l'H'ir du
acheleul' dil'(:cl , cL non c01l1111e un
Ch cmin ,de fel', cettc l'cduction
engageillent du l'l.}ccpLi onnfl Ît'c dc
j1I'On,Lel'alt à l'acheteur, J1 (! saul'aiL
le p,lyCI' lui- mèmo,
Si ùonc lu
lIupltqu BI',.a u cas Olt le tadf serait,
Iivl'eu t', suspend la lirrnison f~1llto
au conll'a n'c, augmenlé, le dl'oiL
pal' le 1'6ceJ1 Lionn~irc d'avo i~' pa yé
~ O lll' 10 \'end.cul' d'augmenter sa
le solde, l'C dÛl'mol' :.l. 10 dl'oiL de
laCl urc du supp lôtllellL de pl'ix de
lJemandcl' la l'é-silialÎon il son pl'Oh'anSpOl'L, payc au Ch emin de fel'.
J1:e rcndclII' ::l\'e~ dommagcs·inlé- C. d'.\iX , 28 juil. 1 75. - Grand'
l'ctS.- Mill'S., 0 fc\' . 1876, - DilltlCL'
Combe c. (;'JUrjon de GOl'ct. 1-S4
e, Cogol'd:m eLCUClll'ny , ., 1-13f1
13, ~i'l),.oble Clt gara ou il quai, A ccddil

cnt&gt;: le vendeur, Absence cie m.ar-

~ha:ldisc, llfisll ia tton non acqlûse
a 1 achetcu.J',
L'achctcuJ' œune
ll1al',clWJl ~li sC livrable en gare Ou à
qU31 , &lt;JUI, sommé de recevoit' et
à défaut, cité Cil vc nte au"" en ~bè~
l'CS, fa iL, accodcl' un huissiel' dan s
Je l113 go III du vondclII', et faiLconstalol' (lue la mar chandiso IlC s)y

15. Filière, Vente au.c encltères ordollntie , Somma /l on }Jar {C' premier VCI/ Jeu1', EfIl:t sur loute la /iliere, Lorsqu ' lIll j llgeJll('nt ::t ol'donne la
vc nL~ rtt1 ~ cnchèl'es, fau le Llo l'ÛC~ llLlon, d ull e ma l'cha ndi se sllceess lv omc l~L t'ev c ~ldll U
plu sicUI':;, ln

n

sommnLIOJl fa l lu \lnl' lll'enlÎcl' VOI1dru\' nI! pl'omicl' acbeteur a son

VE NT!:: l'AIL'I .\VlllE llI!:S I~NÊ . :l~

VlèNTE PAR NAVll\!:: O!::S IGNIt.

211,'W O/Ùp lllJOllllwe, (;L lie 17,155
DIOen pOid s, Il CH t:s t ainsi même
:lU cas 0(1 I(!s e'(\lCI'l~ dC(ilal'cl'aic:nl
Il ue les hil's (\e la m&lt;1me pro\'enancc
sont tù ~ s mulallgés dHlts ln mêmll
pI'OIJol·llun. - Ilaos. 25 juil. 1816.
- MOlitCL el !.ol nlJnl'(\ c, V:-Igliano,

oO'C Lconlro tou s les inlôl'cssôs dan:s
1:1 fIIi ÛI'O, pL l'en(! 1:1 rc nle régu·
Iièrù môllle a 1'('g:11'd de ceux a qui
10 llllllPS o'au!'::li L \la~ pCl'lIlis. de
sign incl' ulle sommatIon pa.l'elllc.
_ )I~I· S ., 9 ~oO I 187 6. - El' mi cli
c. L~ulli·callx ... . .. " . . ' .. 1- 243
IG , Vente il '.livrer, lIeurln,J' l't ache!()II" Sltl' des Illaces

1-236

3, Goût, frèt et O.l'SW'a/l':C.

d';flëreli/ es Néd ell/CU1'e, Leltre

d'Hile //ljs/.' cu
IIlissive, - Lu nécessité d'upe mi se

CC!lsilti

en domcul'O pl'éalable pOUl' que
l'acheteur plllsse ruiro lH'OOOI1CCI'
la l'ôsiliatio11 do la ven le faute de
Il\'l':\ison p3!' le vcndeul' , exislo
:mssi hien dans le cas olt le V011IIrul' eL l'achetcur l'b ident SU I' d c~
placos ùill'ol'o nlCs, quo le cas 011
Ils l'ésidonL SHI' la môme Jlbll'C. La mi se on dcmcul'c, Cil mati~l'c
CÙlUllI CI'c iak , pouL l'l':j ultc r d'une
simple leul'o missl\'e, - ~lal's " l U
::.cptclIlbl'C IS7 lL - Hel'l l'and l'.

Ô Cl' port, mab doil \\ll'l' l:IlLcnclLlI:
cn cu 'ieil S quû l:1 tlI::lI'ch:mdh,c ,

dOllt le prix l'omlH'ClHI 1.' roCt L lu
ft'CL et l'asMll'allcc, vo~a~t,l aux ~is­
qlll'::' CL

1
1

1 "6"

\ .

v~~~~J'~~·~ '~~~~~~~~', ~' V, ;~Il~ 1 L
:t

lin'CI' .

Vente par navire d ésigné,
1
l, Vapeur venant de l' I flde , l'raHsfJfl/'dem ent. - Les dau sc5 ùe 1'8ClJlté do

LI'~lIl s hOl'de m c IiL ~IJnt (I C\'Ull UtlS tks

d:'luses d' lisage, dans les ni.ly ign-

ni.sql(e,~

de l'achetel/J'. 1.3 ~lip l1l;)lion
qu'Uttt.: IJlrll'(ihandisll e:,! re ndue
(ioilL, l'rd eL n!\$lII'3 tl Ct.: ;\ tt:l po!'1 ,
n'equÎv:lut pa s:1 une VC lllC (ra ncu

j

1

p&lt;'l'Îb dl!

\' :JdIl'IC lIt' ,

do nt

cJ1e dc\"icnt la propriétc clês le moIllent rlu contl'al. EH f'1I0:;équcnce,
)':t\"al'Îe slibio L'Il l'oule est a la
('lliJrgc du l'achclclll' , Ilui ne pcut.
pOUl' celle ('ni ' on, t1ctllandt:1' l:l l'C:-oitialiull tic la \'l'IILt;, -~I :II'S" l n;:\\'I',
lSjj _ -:- .\ yllL' e, Hollanrl. 1-:.!5G
('()lit, ( r et et assu/'ance,

Obliqatioll

dl" chal'ycr im,mtldilltemelll, AlJSt'I!f C

de mise 1'11 demeure, Résiliation de
plein cIroil, - Celui qui reml une
Illal'chandisl: ; ca M , fJ'C L CL nssu1'3nee, an:c la COJlJitioll quI.: le n:),
" il'C qui duit l'ap pO\'lCI', ser::l chal'gl!
CL expédié illllllcdi:11ell1rnL, sc trouve l'Il dCIIIClI l'C pnl' Ic l'ontl'aLmèmc,
ct doit subit' 1;) l'ési li::ltiou a','Ol:
c\ol11Jl1n~Cs-i nlel't' ls ::,i 10 na\'il'c n 'il
p:1S ôte ch.ll'~e a l'épûquccon\'cnuc,
alol's même qu'il n'a l:lü sig-nific
fl l1 CU n e mbü en c1 CIll Ul1I'e pal' l'achctuul'. - M:H'::i. j scpL , lSï6. HOÜOC:lO:1dli c. Valette CL Jullien.

tions jl3l' V3pCUI'S de:s !Hcr s de l' Ind u 1
celles de l' Europe, dcpui:5 le
POl'CC IIlcnt dc l' Isthme de SlI CZ.
En co n::l'{Juencc, l'achctcUI' de blés
it linol' pm' n::l\ti!'o à désignel' r Cnanl do l' Inde, h Il ili il 0 élé l'nit
designalion du v,lpC lI l' ll Ui ::t Ch&lt;.lI'l:)l'
la m31'chnndise au point de dopa l'L,
C:sL obligé do la l'ecc\'oil' même du
1 - 2i'~
IJOI'&lt;1 d'un autt'e \-a pcl1l' qui l'a
chargee en tl'anshol'domcnL en rel'Lu 5, Désirpwt.ion Iw/tr ieul'e au delai ,
d'uno cJfluse do cc ~e l1l'e in scl'ilc
.ri /'riâe du tJ(1(;jrc le p"tnticJ' jouI'
dans le co nn :1 issemcnl or iginairc ,
du dt,lai, Nullité , - E::,L Dulie cl
si, du l'c::;lo. l'idontit e en est consde nul onèLla dé::,ignatiull du na\'Îl'e
t:JnLe. - Ma!'::; . 18 nuv. , Jt:;75, 1'01'lCUI' do la mal'ûlt::lndisc \' cndue,
Schhû::;lllg c. I.a vit)"
1-'! 7
IMsqu'ellc csl f,.litc, nOIl dan:; le
dolrti impal' ti pm' le êonLt'al l'om. 1;)
~ , MéItUl[Je, Résilia/ion. - Doil Otl'O
fai l'e, mais 1,1 \'cille (\1\ pl'OnllCI'
l'ési\iùe pOUl' dOfn ul de quatiLô UIlC
joUi'
de .ce dclni. Dan s le cas mèmc
vcnl C de bl é~ à IiVI'CI'
nnvil'û
oh hl d esign~Liol1 esL fa ite pal' l\ü t!
dosigue, lot'SCluC les Il és on'crts
loLtI'~ mise :J la po stu la , oille, el
sonL mél ~lO ~és (û sei~l e OLde CO I'pS
&lt;H'I'i"cc au li ll~li nal :Jil'l' d:ms (a ma ttj;lrllngcr::i d:.lns uno propol'li on de
(\\ltlS

\)at'

�TAOI.B ALPIIAntTIQUE DES NOliS DES PARTIES.

10 l'ENTE PAIl iUVII\E oÉsIGNB.

Part. Pag.

nec du pl'cllliol' jOlll' du (U-Iai , û ll ~
OS l Ilulle, si, il l'heul' e do la l'rmi .sû
dfl la leUt'l'. )r mn'iro 8e 11'ouvnÎl
dans le pUl' t depui s Qu elque::; heul'CS. - M::u's. Î scp., J876 - Sl'-

nrnnt "C!lelu ~I M[lt'scillc un clwl'gClIlcnL de soull'ro de Sicile, li nc
1'l'llIr i qu e 10 26 .1Ont un co nnai sse
mont sihlw dcpu i' 1030 juillet. M;II·s. 1:1 sapL , 18'j ti. - S:1l va l ol'l,;
dû P:.l CO l'. Hul'lel' , ., .. , .. 1-27\)

V:lSIOPlllo C. )Iouli ll . .. . ' . 1- 276
ILEn !'églegtil1 cl':llc,o n ne pout ulilcment dlh,Îgntw un n:wÎ,'c qu i :u'\' jrt'
II.! pl'cmict' jouI' du dt)I;) 1 accordé
pOUl' la désis n;.lliOIl , il un e hem'o
lellcnlcnt m:Hl1lale ,II lI 'ii est ililpossi·
IJl C;/S;lIlS s OI' lil' dos lisages co mmOr ciaux . dû f;:li r e pnt'\'onit, il l'nchctclt l'
UIlO d rs ign~tli o n nnlcl'ieul'clll CnL il

Voie d 'eau - .\ \'nt'Îo (jOli 1III Uill'.

Arduin Turin eL C·. . .. . . .. 1.
Al'naud (EL )... . . ... . . . .. . 1.
Al'n:lUd ûL Oli\'icl' ' . . . . . , . . ( .
A SUI'CU!' ,;" , . .• ·" , . . .. . , 1.
74. 77 . 79 .
8S . fi l. 14 7 .
1 6~ . 113. 2~3.
25 1. 2Gt.
Il . 37. 511. 03
101. 11 3 . Il,S.
IDS . 211.
Asti( l' , , , ' • , .. . ' , , , , . , , . • , l.

Warrant

Ash'nnd , , . . , . . , , . . . . , . . , .

Vice propre . - l'. A:,;:.. 1I1a1'i L
Victuailles .- V, A Sti . 1I 1:1 1'i L
l'. E llu LS de COlll.

Visa , -

celle he.ul'CJ .... ... . .. .... ,. I bid.
i . Renouvelhmmll . - La nullilé du

1. Portem', Droit, de fm'ro velldre la
marchal/dise, A tl t rD crë(wciel', }' l'iv ilé.'lc prdten du . jJarc/w nulsc ' )111'1'.&amp;.";a blf. - Le CI'Ù[l nl'ic\, pOI'leu t' d' ull
\Y:ll'I' ~nt ne poul l'Cclnml' \' le droi l
exclusi r do 1',1I1'e nmd l'o la mnl'. .: h:1 nllisc anèctce ~I 13 gnl':.lnlio ..

1:'1 désignation faite dans lûs cÎI'constrInùes ci - dessus n'auto l'ise p 3S ,'acbctülH' a l'~s ilic l' , lIIais laisse au
,'endcu!' Il' ~h'oi t de fai l'c, dans lu
délai , Hnc nutl'e dési Il::t ti on qu i
soit l'cgulièl'c. , ",. ,. " . , . . i bid.

que IOt'SCfu 'il ,:)0 tl'QU\'O ~o ul CI'é:.l llciel' lll'i \' i l ~gi c, LOl'sque. ail Co ng, Coût 1 r rc f et a s,'m"an~e) R ~m ;se
l l '~i l 'e , il ::-0 l!'Ol1\' O 011 ]H'csenct'
la"dù'c du COll1laiSSemtllf , Rési ia(PUll mlll'ù cl'éan ciEH' pl'(! tend~1I1
lioll" - Dans la vc nle cOIH , rl'cL
!) ussi ;~ 1111 pl' i\' i legè. cL dont la
cL aSS tll'tlncc , le r OnÙelll' cs t obligé
prctention Jl:l t".IiL :;él'iellse 1 il ne
d'inrol'mel' l'nchctelU' du chargepeut S'O PP Ol:iCl' !l ce quo cc d ~l' nÎ c J'
ment fait pOlll' lui, de lui désignel'
obtienno l'Utl lol'isalion de r;li l'e \'0 010 navil'o qui 1':1 l'etu. eL de lui en
cll' c 1&lt;1 llWI'l.:handi so ~lI X ench èl'c~ 1
1l'3IlSmcltl'C le conn::lissemcnL nnsSUI'l oul, lorsqu 'il ~~ a des l'i squ C'~
:,.; iloL npl'ès qu'il es t signe; fnutc
d'ar:tl'Îc::: ou de dêtéJ'io l'nl io li . dû quoi 1 il UJlcO lll'll:J l'cs ili3tion du
i\t ;ll' s. 3 j nllv ' 1876 , - Mi-l l'lÎlh.!ugo
mm'ubë. SllécialCHlel1L , dan s lino
c . GutLlllnr1, ." ., .. , .. , . . r-tiS
" onto 1131'Oi 10, le ro ndeui' onCOUl't
la 1'6si intion du mal'ohé lor sque, '2, v, f:lillit o,
j

- --.....

83

16/,

2~ 2

21
84
161,
2?0
QG

l',:.
112
?G7

1. 1/,5
IS4. 213
Audibc"l. . . . . . . . . . . . . . . . . . 1. ~f&gt;.\
.\n dibc,·L cl Ikun ct ... .. . . . 1. l:lO
Au ûl' . . , . , . . ' '"

, . . . •. ....

Ayné ct C· . . .... .. .. . • ....
.\.Zrtllbct'L . . , . • .• •..••• . .. .

Uachich . . ... .. .. . . ••. . . . .
Bacon . " . . . . . .. • " . . , . .

Uaillo cL ~ I s . . . . . . . . . .. .. .
Il,les t.. a . .. . ....... . •.. .. .
Uanquc de Tul'Î n . , . .. . . . • "

Um'l'el ... . ... .... .... . . • .
Ban'in , '. , .. , . . .... .. . , ' •.
Bas$o . . . . , . . ... .. . . , . , •••

HasLidc cL Pinchol1 , . . . , , ••
Ua lignc . ... .. .. . . ...... .. .
B:lnrlin

. . , .. . .. , ,. " ' "

Bazi n CL C· . .. , . •...•.. , , .
Beaulieu . . . , ' . ' . •. , . . ... .
Be~lio l y . . , , , ...• . ..• , . ' ..

Belcolll' . . . . . .. , , , . •.. , . . .
l3el'nul'd .. . ' . .. .... .. , , , . , .
B:.lster cL C· ... . .. .

ALPHABÉTIQU.E

1.

6'1.

SG

, . 25fi
1. 'ji
l.
J.
l.
1.
1.

73
2'10
·1810
269
2\1

1. 261,
1. 179
l. 2 18
1.

85

1. 15ti
J. 28?
1. 10
Il. Ils
1.
5
1. 130
Il . 3

U~I'nich,

J. I R3
1. 261
l. 66
Blai,e (.Y IIlI. ) . . ........... . II. 1i4
B1anch, .. d cL De,· . . ....... . 1. 1Zï
Bla""1 (P.) .. . .... . ... . .. . Il. 63
Bnchill ' . .. , .. . .... , ". ' .. JI . 19
Buot , ... ' .. . ' . . " ... . , . . 1. 131
Bonhomme. . ... . . ,
1. 100
l3ollnioL lils ainé., .... . •... 1. 20
Bm'lrand ... . , .. . .. , .... ' .
Bel'tl'alH.lon .. ,. """ . . '

Des Noms des Partie.
1" ET JI' P A RTI E S.
N. G. -

41

WARnANT

•

Le ch iO'rc romain dés ig ue la partie) et le chiffre arabe la page .

Pari. Pag.

Boll~C de Med e. . . . . . . . ...
ROUlssen . . . . ..... .. . ... .
Buuva,·d (J. cl F.) . . . . . . . .
Uoye. . . . . . . .. . ... . ..... . .
B,·'and .. . .. . . .. .. .. . .. . ..
Ilrlluiquel cL C· .. ... .. . . . .
BU~Hl to n cL t..: . , .. . , ' . , , . , '.
I\)II 'sen... .. . . . .. ... . ... . .
ll urland o. . . . .. . .• . . .. . . . .

1.
1.
1.
1.
II.
1.

CniJ l'ol j cune. , .,.. . • •••• ..

1.

285
204
196
193
130
210
[, 'JO
II. 188
l. 1?9
53

Cadenel (L. ) . .. .. . ... .. .. l. 240
Cachai Frec .. ... .• .. . .•• I. ?H
Caillel CL C·..... . .. . . . . ... 1. 109
Ca lmuLICeL C· . . . . . . . . . .. . . l. 211
Ca lvoeorc::;si .. . , , , ' . '" ,..

1.

i~1

Cailleus . . . . . . . . . . . . . . . . .. 1. l OS
Can liu . . . ... . ..... .. .. ... . II. 61
Ca ssa Mnrit ÎII1 f1 " "',."..

1.

7a. 135.
Calo·i, uL Cesle .. ... . .. . ... 1.
Cayol cl C· (J .). . . . . . .. . . . 1.
Cerelli . . . . . .. . . . . . . . . . . . l.
208 .
Challert (synd.).. . . . .. . . .. 1.
Cho" llo')"a n el C· . . . . . .. . .. 1.
Chamllen . . . . . . . .... . . . . .. 1.
Ch. CU I11. de Dieppe . .. .. .. . Il .
Chamue l.. .. . .. . . .. ..... .. 1.
Chanlou (. ynd .) . .... ... . . . Il.
Chassuliè,·c (lI ei ,·,). . . . . . . .. l.
Cllemi ns de rc'· . .. . . . . . . . . . 1.
ln. 1 ~8 . 189 .

n

208
204
252
186
?II

83

H
108
155
239
Il
111
I II
218
Il . 101
Chertier.. ....... . .. . .. . . 1. 244
Co~ol'd:1n .. , .. ". , .. • ,.". 1. 13a
Collelin .. . .......... . . . . 1. n i
Compa~niù mixte, . ""'"
1. 229

COll1pngniù l'U::;sè . . . . . , .. '
Cumpa:;l1ic St!!;OYÎ:l t:uadI'3.
Cllll1l1:\~nÎû tl':ms:.lllantic(lw . .
Compngnil' \'illu ~sa . , . . , . .
Cumpt. Gën .\ ss ....... .. . ,

1.
1.
1.

!I l

14.
31

1. 14
1. ~39
Cendal. .. . ... . ...... . . II.
G
Cùnlt'ihl1liuns indil'cc.:h'S ... , II. J41
.
l. 738
COuic) Bal'salt\..,..
.. ".' 1.
Conppa ... ' .. . .. . . .
Ceulurecl l'a lce . . ........ 1. III
CI'l'(llb abl'icole" . . , , ., . . .. 1. 2~6
C,·,·dil Lvunnais .... . .. . ... [ . 178

Parl. Pas,

Part. Pas .

Abl'3m el C· . . . . . . . . . . . . . . . 1. 223
Accbnl . . . . . . . . . . . . . . . . . .. 1. 22B
Afriqu e rran çaise .. . ... . ... . Il . 13S

Amp he ux (syndi c) . . .. . . .. . 1. 'l15
And" é . . . . . . ..... .. . . .... . 1. 157
Angs t I( euh Cl C' ... . ..... . 1. 2 J5

Bul"' 1cL C· . , , . . , .. ' ••• . ' . •

J.

lIeI3sso . ........ . , .... . •.

J.

12G

CrédiL lI Îobiliùl' osp:.lgnol" .. 11 . 73
Cl'c issul'd .... '. .. . ' , . ,. , . l. 154

Anlhollfll 'd eL C· . " .• ,.,. ,

Uellcllé . . . . ... . .. .. . .• • . .• [1. 7\
llell Lle Cl ~I s . . . . .. , •• . . . , . 1. 279

C,·cl,1 (s"ncl.) ... . .... . . . . . II. 161
C,·O, . . . : ...... . .. .. .• . ... Il. 130

Agnel ., , , , , , , . " .• . , . . . , ,.

, . 205

Malini el C· . ... . .

1.

~I

n

.\nlis ,

E s~ui o ....

1. ,!I(';

.. . .. .. . . 1.

:{~

133
SO
96

�T.\lH.E AI.PIIA1\bTIQUE DtS NQ\lS ORS PARTieS.

Cuehoud .. . .. ' . . ... . •.. ' ..

rart. PDg .
1. 284

Cucurny .. .. . .....•.•.. . ..

1. 139

Curli. .... . ... , . . •. , , .. , ••

1. '1~1

llal'bon (SYlld.\ .. . ....... "
Il.um.s (.\Iph . .... .. .. . .

1. '193
J.
7
1. 114
J 60
J. 34
fi . 16
l, 123
1. 2\0
1. 188
II. 109
1. 41
Il . J 13
J. 24'2
J. 139
1. 14

',3
r art. P3g .

l'art. Pag.

J. '190
Fl'ugès. , . .. . ... , . ....... , 1. 2ùG
FI'y (de) ..... . .... ...... . 11. 10
~'un c t .. . . .. .. . .. . . . .. • .. .. ~.
26

Ln"a lll L '" . . . . . . . . ... .. . . 1. 2iO
Lac.mpagne eL C·. . . . .... 11 . 75
IJflchn ucl , .. .. • .... . ... ... 1. '11 9
L.ch~llI" e .. .. ..... .. .. . ..
1. 1 ~

r l'ey-Wilz (sl'nd.) .. .... .. .

Donnal Cl Puzin" ..... ' . , . 1. '1 '2
Ill'C) l'us .... . , .. .... . ... "~dL J63

GOltl'jün de Gnyc L cL C· . ... "

G,·. nd'Combc . . . . . ... . ... .

S
245
l. 4'1
1. 57
1. II ~
1. J 16
Il . H 8
2 11
J. SO
1. 88
J. 208
2i5
1. '19
1. 217
J. 84
L 42

32

CI'flnou x (sytl{l.) , . . , " , . ...

T.

I)avel', , , . . . . .. . . , .'" .. ,
)lOCOUp... ...... .. ... . ..
n ~lou 7.C . . . . . . . . . . . . .. • ....
J) CIO I'l1h .l. , . ' , , • . , , • , • ' • ' • •

Dcls" '1 (\\ ·c).. .. .. .......
T)ppou zicl' ... , . ' ,.", .. '..
Dc taiIlL, ...... ' .. .. .......

IlClh c7. (synd. J .).. .. ......
1l0ll·0)·OL. . .. . . ........ ... ,
Ooycnca u ... . . , ' , , , .. . , . , ,.
Dinnor cl C·.
. .. . . .. . '

Docks .. ....... . ..... .. ..

215

Droehc Hobin cl C' . .. . . . .
J)UfOUl', , •. ' . , , • '. , ..•• • .•
])lll'flll , , , , ... , . . .•• '. , .. . '

DUI':l ZZlmo .... , , •• ' " , • . ..

Ilu l'l)ce .. . . ........ · .. · ...
Estelle .......... . .. . .. ..
EsLi\':1llL rl·Cl'es . ... , •.. . . , .

"l aL (l'} ...... . ..... . .... .

Eymicu ... . , . . . .. , . .. , . . .
F.b"c cl C' (Cyp .) . .. . . • ...
F:lch . ... . . .. . . . . , . . . • , _

FellCi.n (Cés .) ..... ..... . ..
F~I':lUI1 .

. . . . ... ... , . • • ..

F",oud d'l lonnol·. l. ... • . • .
FCI'I':mLlini, ... , .. ,

1.

·\0
1. 104
1. 30
98
1. '12J
1. 264
1. 203
1. 53
n. 35
J25
J. 70
243
1. 223
J. ~ 7 5
1.
7
T. 12.
1. ;'9
Il . .J 25
J. Si,
1. 75
1. 226

F CI'I'C I'O cl C· .. , ... ". ..,
Fer ro. .. , .... . ,. ' , .. . . • .. '
FC\'I'c el C· .. .. . , • . ... . ' ,.
FI.n ... ... .. .. ........ .. . Il . 6;;
F'louesl d C· ... .• . .. . . , ' .. 1. 12 \
Fonù . . ... . . .. ... .. .... . .. 1. 232
FOlioùes Cl C' . . .... . . . " . r. 85
Fournitll' . , , .... , . . ... , . . . r. 71
200
FOll ssicl'. , , ., . , . . , . . .. , ... Il . '103
FI'Dis:sinct '" .. o. , .• , • . . . , J. 285
Il. 105

GaliberL.. .. .. . .. .. . ... ..
CanJ zo unzolr .. , ..•••. , ...

G.""e ... ... . . ' . ... .
Cfll'dnil' . . . ",.,." • • . . .. "
Gnv!'lnd ... " ' .... ' ., .. , " ,
G c m'o~· .....

" , . . , . . . , ., . .

Genolld-Cil'Oud Cl C· ... ... .
Gh il'i'lIldn cL C' .. .. .. .... ..
Gil'u ud. , . . .. .. . , . . . .... .

Ch·. ut! Silas (sy nd.) . . . . .. . .
Goullcl'L . .. . . . . .. . . .. . . . ,

1.

84
81

1. '3
11. 20 )
Gl'osso ... . ... . " ..... , .. . 1. 116
91
G u~ l'Ïn HIs. ,. " . " .. , . . : . . 1.
251
Cuigues Cl Billet. . . .. . .. . . 1. 34
Gun lhe!' el C· .. . .... ... .. . l. 220
Culll1l rt ll . . " .. . . . . . • ' .. ,. J. 68
CI'OS. , . , ' , ... . '. , " .. •..•

GI'OSOS .. . . , . • •. . , .• , •• , ..

I-I:lac!.'. .. " .. • ' .. . ' .

1. 265

lI eIll Cl'din gel' ., , , . .... , . , ,. Il. 84.
Hermann. , . " . . .. . ... • , .. Il. lOI
lI el'riès (M.) .... . . ....... .. 1. 70
lJ otlmann . , . ' . . . .• •• • . , . . . l. 234
1I 0n nOl'flt . , . , . , . , .. . .
. . 1. 20

184

1I 0nnor.t Cl Dev. u, (synd.) . 1. 178
Il 01'1 in . . .. . . ... .... . . . . II. 2J5
" '"·Cl . .. . . ... ... ... .. ... . 1. 18
II n"lel' de L. Déo na el C' . . . 1. 219
Il
J. 232
1. 142
J. 157

Icll cl'Y ..: . ' , .. . . . ...... ' . • Il.

huel' ~"I'fl i s:iind eL Baux , .. .
Imol' eL LecnbaL' Ll t. . . ' .. . . .

lslt'e , , . .. ,. " . . . . " . , . . , .

Jamclcl , . .. ,' . ", . . , . . . . Il. 174
J. 156
Jal'zucl .. , .. . . , .. .
Jouet Ci cil y cL C· , , , , , , .. , , n. 29
Joun el Serl'el Cl C· . ... .. . . 1. 254
Klei n .. .. .. .. .. .. .. .. . .... 11. 183

Lnco llI' . . . , .... . • , ....... . 11 .

1'1

LaOlle .. . .... ... .. ..... Il . 1;'
L. gou tle .. . .. .. .. . .... ... Il .
3
Lnlil.. ............. .... .. 1. 18
Lalolll' .. .. . .. .. .. .. .. .... 1. 252
Lotles eL Rico ux fil s . . .. . . . 1. 36
132
l.üub"Oflu x (synd.), ... , ... • 1. 243
L :lll ~ icr (U.) .. . ... , ..... ..
1. 26
LaHl'e ncin . . .. .. ..... , . ' . , 1. 1~ t
L:lHl'cnL. .. . .... . ....•. . , ,, 1. 'l 14
1. 127
Laur'cn li . . , ...
L:ltll'iol . . . .. , . , . . , •..... , . 1. 2!J
o ••• ' ••• • • '.

Part. Pag.
M css .~e l' ics .. . .. . ..... Il. 80 . 145

Miallon Hégis eL Al zi"·',,...
ll,eh. L...... ........ : ...

1. 129

Milon 1','. (synd. ).. .. ......

1.

Mimbelli. .. .. .... .. ... ..
Monl ada ehi . ... . ... . . . .. "

1.
l.
1.

1. '109
Michiniau .... , . . , . ... . , .. Il . ~39

MOl'nïli s , ' . . ,' . . . ,. . . ' "

Mo"olièl'e CL And l·é . ..... .

Il .

MOI'en:ls ...... ,." .•.•• . • Il .

MOI'in . . "., ...... . . . .... , 11.
MOl'l'onnnis (de la) . .... .. . li .
l loul ot .. . .. . ... .. ..... . . 1.

)f olllin . , . . . .. , , . '" .. '. . .

1.

36
132
59
49
199
101
29
26
161
WI
108
77

216

7 !1
Jt oul el cL Lombal·cI. . . . . . .. 1. n o
75 Moulon. . .. . . . . . .. . . . . . .. . 1. 200
Lal'ie (Dme) .... ... ... . .. . 1. 21
210
La zzni'o .. , . . ' ... ' " . , . . . . 1. 81 Moull el .... .... . . ....... Il . ~O
Lobee tl pin, . ..... , ' .. . ... . Il . 173
1. '154
Lcclel'e ...... . ... ...... .. . 1. ~8!1 Nicol:ls.... . .. . .... .. , ..
1I'ol·lh
....
..
..
.........
...
II.
69
Il. 93
l.ecomte ,fanal. ... , , . , , .
1. 100 Olil'iel'i (Th. ).... . .... .. .. 1. 42
Leeonte Cl Delaille ... . .. . . Il . 109 Ollil'ici' Ol FOllque . ....... 1. al
1,l}moin c " . . . , . . .. ... , .. " 1. 137
Lone pvo u de Ca"'·ort .. .... . Il . 14 Papnlll~l' Co ."., . . " ' . . , . .. 1. ~ ÛO
1.cp"ge . .. .............. . Il . 239 Pat el (J .-Il .).. ............ 1. no
Le Het.. . .. . ....... .. .... . Il . 21 Peillon ... .... .. . ....... 1. 28~
Lescoli er ............ . .. . 1 '186 Peipin cL MURy. " . ..... ,.. l. 151
l.Io)'el Mérid ional. . . . .
Il . 138 Pélissier 1',' ........ .. . . . ' " 1. 189
I,ombnl'cI., .... . ... , .. , . . . r. 13 t Pel·qu er ... ... .......... . . JI. 23 1
L~I I , Lamolle ... ... . . .... . 1. 203 l'cl·I'el .. ... . ' . ... . ... . . ... 1. 260
l,.-yn ch .. .. . , ,., . " , .• ' , .. . II. 14 Pel·l·iel·.. . . . .... . . . .... . . . 1. 1 H
Pell'o nelli .. .. . ... ... . ... . II. 105
M3c-Nab ... , . , . .. . ' .. . " .. 1. '167 P,con .. .. . .. .. .. ...
1. 131
~Inil'o t Oetl'ey et C· . ' , . . , .. l. 102 pi n.ult ......... . ......... II.
19
Mdl'cel tH s de Sicnl'd , " . . ' J. 11 Pinet! ... .. . .. .. ....... . '. II. 201
81 1'01'1;1 1.. ................. l. 45
M"'ié ( P.) ..... .. ... ... . .. Il . 61 Poulain rI'. .. .......... " 1. 38
Mari ne (La) . . .. ..... ... . . . 1. 29 Poull.i n.. . .. .. .... ...... 1. 19i
Mn1'tlu::md . ' . .. . .. . ', ... " l. 26 P Oli t'point fi ls .. . ... , . . •. ,. Il , J 48
àl:ll'lÎn . . , ... , , . .. . , ... . , . . Il . 163 l',,ou r..illa"d el. C· .. '. . . . . J . 95
203 Pugel (Th. ) .. .... .. ....... 1. 13S
Mal'tinengo ci e Novack . , . , . 1. li8 Pujol. . . . . .. . .. .. . . . . . .. .. 1. 160
M" lhieu (VI'e).. .. .. .. .. .. . 1. 102
MaLhel·on . ... ' .. . .. ' . . . . .. 1. 45 Quenli n. . .. . . .. . .. .. . . . .. JI. 65
MOlho n el C' .. .... .. .. . .. J. 120 Querolle . . .. . . . .. . . . . .. .. . l. l OS
M :l III'CI. ................ ,.
1. 112 Qllosnel fr.. .. .. . .. . .. . ... II. &amp;.
96. 198
Meim·ell . .............. ... J. 23
Molchi on . ............. ... 1. 176 Huballu...... .. .. .. ....... 1. 'Il S
Mussflgel'ies, ... ,. . . . .. . . .. 1. 257 !locine el Ols... .. .. ... . .. l. 13]
Il . 145
~80

L~\\'flI·cl1o. , ., . . , ..•.. . .. .

1.

�44

TABLE ALPIIA8STIQUE ORS l'tOMS DES PARTIE S .

ParL. Pag.

fi . mn . do 1. Méditerranée ..

\. 206

Haic8\' ÎI.:h .... .. .......... .

1. 1 16
1. 9G
127

Rafl1n. NaolaisrJs ..... . . .. . Il . 1 41
Rfunbilud.. .. .. . . . , _. , . . .

Ilanquo ...... .. .. · .. · .. ·

"15J: I ~~

n .l'n. ud . ........ .. .. ·....
1 ~~
RegIS afné ........ .... .. ·
. 200
Hé"is ct C' .. . . .. .. .. .
1. 16
Hé~is- l3o u vet . . . . .. .... . . 11.
H e~o n .. .. .. .... .. .. .. '" Il . S4
Hibcu i ... . . .. .... . ... ".. 111. ~G205
Ricaud ct Edo u. rd... .. ...
'
Ricord.. . .. .. .. ..... ... .. 1. 213
nîcoux .. . . . . . . . .. . . ... . . ' 1. 66
mmbaud ... . . . . . . ....... . 1. 237
Hobert .. ......... ..... .. .. t. 231
II . 103
fiobert ct t'ol·el. . . .. . . . . . . 1. 75
Hoche (Vve) .. . . .... . .. .. " 1. 22J
RoJoC31l3chi. .. .. , . . . .. .. . 1. zn
HolI.nd ..... . ........ .. . . 1. %6
Homan .. . .. .... . . ··· · ··· . 1. 245
Ilom,n ms . ... .. . . ... . .. .. 1. 197
Roscmbul'ger el C· .. . . . .. . 1. 190
Ilossel . .. . .. .... . ...... . . 1. 183
Roux .. . .. ' . .. . .. , ... . .. . 1. 23
S.eom, n (synd.) ... . .. . . .. · L m

J'

S,lgè .. .... " ... .. .. .. ..
Salv3 tOl'e de Pace . . .. . .. .•
Sanùrié . .. ........ ... .. . ..
S.nli fi' ... . ....... . ..... ..

1. 135
1. 279
\. 20G

1. 1ï3

1. 11 8
l.
8
Sautet (sl· nct.) ......
Sauton ..... . ...... " 0 " " I. 240
Savon ft'.. . .. . ......... . . \. 30
Stll'Iin .. " . .. . ... , .... • ...
0

.

.. ...

98

Scaramanga et C· .. . .. .. .. .

1.

10

Sehlcgel. .. ... . ...... . .... 1.
Schlœsing fi'. , . , .. ' . . . . . . . 1.
SeI1\ 'ilzel' cl Menken. . . . . . . 1.
Secoli ......... .. .... . .. .. 1.
Séguiu .. . ...... , ........ , I.
ScmCl·ia.. ...... .. .. . ..... 1.
Semine\. . .. .. . .. ... .... . II .
Sm'cl cl fil s..... .. ....... 1.
162 . 186. 208.

109

64 . S6

27
Zï2

286

Part. Plig.

Sevas topulo et C· .. .. . . . •. . 1. 276
S ica l'd .... .. .. .. ..... . .. .. 1. 2G5
Sider ico ud i c t C· . . . . . . . . . . 1. 199
Sillli. n et C· .. . ... . ...... o ' l. 1011
Simo neL (syndic)..... .... . J. 171
Sm ith ...... .. ........ .. I. 197
Soc. d·uva nces........ .. .. 1. 77
Solùi ni ... .. ... . .. . .... . .. 1. 251
So nni c . .. .. .. .. .. .. .... .. Il. ~ I
SOUlllcil'c . . . . . . . . . . . . . . . . . 1. 145

213

Spiers .... ... .... ........ . Il . 178

·t83
Spin n.el.·. ........ ... .. . .. 1. 151
Stl·.ub ... . .... . . .. . .•. .. . 1. 231t
Su Izel' W3I't eL C· . ..... , .• 11. 109
Sutherland . . . . .. ... . . . .. .. 1. 103
Tnt'l'uzi .. , . ............. . .
Thll lè ne. .. .. .. .. . .. . .. ..
Th omassin (Ull e) .. .. . •... . .
'l'oyes . . .. .. . .. , . . ... . .. . '
Tl'i lioL CL Cl'ouan", . . ' .. .
TI'ouchet(Liq . ) . . . . . . . . . . ..
Tzol'zos ...... ' . . . " .•. .. .

Ullin •..... . ... . , ... . ....

0

I. 95
1. 11!~
1. '17
II. 6
Il . 22 1
1. 40
1. 5i
1.

Vagliano . . . . . . .. . . . . . . . .. 1. 236
V'lé l·)' .. . ................ ; 1. ~ 05

IL

35. 125

Vnletle eL Jullien .. . ... ... ' 1.
Verhal'n e. . . .. . . . . . . . . . . . . Il .
Vel·lI1.ro c t C·...... . . . . . . 1.
Verminck ct C', , . .. . . , .. . . 1.
Verzu l'a .. .. .. .. .. ... .. . .. 1.
Vial e c t C·.. .... .... .. ... 1.

Vi gne. .. .. .. .. .. .. ... ....
Vi".s ... .. .. .. . ...... ....
Vilo n ..... .... .. ..... .. ..

7

272

7
137
0145
105
19 1

79
262
I. 196
1. 147

1.

W cill el·.. .... .. " .. .. .. .. . I.
5
Willis.. .. . .. .. . .... .. ... II. IS8

Yché ct Bou squet. . . " • . .•

1.

Zafi l'opu lo CL Zal·in . . . .... ..
Zellingel' ct C' . . . . .. .. ... ..

1.

19

269

94

,'f

..,... ..

'152 z)'pci/e~_~.'i
.
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21 1
&lt;,\\\\~K t ~~

FIN DE LA TABLE D.f.

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'J,. rt'... ~.
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....

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211
173

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1. 158

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                    <text>TABLE ALPHABÉTIOUE
~

DES MATIÈRES
CON TENUE S DAN S LE TOMIl LV ( 187i) .

N. 13. -

1.0 ch lffro r oma in dés ig ne la. part ie, et le chifn·o arabe la. page.

Abandon.- V(I!I. Avnl'. commune.
Abandon du navire et du fret .

postérieurc ù l laccidclIl, Fin de
uon-1·ccc,'ui,.. - Si lu pCI'te du na-

Perle

viro, dans l'at::ciùcnl l ui-même fJui
ouvrc J'oction clll'csponsabiliLo contrc 1'::lI'll1ntcul'. n'empêche pas ce
dCl'niel' de se libérer pal' l'aballdon
CL s'il en es t de même au cn s où J ~
n ~l'lil'o vi!;IlL à péril' po~térieul'e­
mont, lllnis :w:mt toulc demande dû
la pnl'L de5 intcl'cssés, il n'en esL
plus 3Î nsi lorsque la pCl'le al'l'ive
aprl~s leB pOUl'sulles coml1lcllcée~.

- L 'al'lll:ltel1l' qui J Illa lgre ces poursu ites i rai l CllCOI'C naviguCi' so n naVi l'O cl l 'expose :tux 1'Î::iquos de ln
mol'. sc l'cnd p ~lI' lu m(:lIll! non rc cC\' :1ble.\ lIpél'CI'I'nbnndOIl, cl l'este
tellu pC I'sonne!lomcnt des co ndamnatiolls enCourues . - TI'. civ. dû la

,,

Bochello I G Ill,i 18;G . - D'OrbiCl Faustin c . Guél'in . . . 1I -1J6

gny

Abordage.
t. Navfrr. a!' 1I!!)uillagc, Absence de
(eux . - Los b,1limenls, tant :.1 yoiles qu 'a Yapeu!', mouillés sur une
!'ilde, doivent porter, dopuis le cou che l' jusqu'au le"cr du soleil, un
fou bl:lIlc l)l'oje t::mt unc lumière
unirorllle l oul ~ulOl1l' de l'hori zo n ;)
ln cli sl:'H1CC d'an moins un mille. Le 1l3VlI' û qlli n munqué à et::lte
pl'esCI'iption, doit Hlppol':or, sans
l'op6Lition , 10 d ('l mm n~L' qui lui ad-

vient pm' slIite d'u n ~bOI'd:lgC do
1ll1iL.-M oI''' '1 11 déc 1876,- 11ougn icl' ot Ass. c. Mes s ...... 1-61

2. J'oPCUI', Apparcillagc. Manœuvre.
- Un baleau a vopour qui, &lt;ovo-

IU:lnL Stll' tl'Ibol'd nll moment de
)' nppn,'c!llnB'91 \'oiL pal' tribord un
o3yll'C a Yotle~ muuillé 1 cl qui le

VO ,Llrop 1,,·cI CLdo lrop près f,ulO
p~r le navire d'avoir cu so~ rOll ,
n,,c;)l pas tenu dc "cnil' Slli' babord,
s il n y a p's do probabililé qu'il aiL

le temps d'évitel' le choc pal' ce lle
L e cnJlilaine du "n peur ngll sagemcnt CL ne commct
3U~llnc .rnut c , en p~lI'eil cas, 101'5'lU Il r:ltL stoppe\' ct rnirc tn!lchine
cn :1rri c l'I ~, sans changcr ln direc tIOn de sa bnl rr, ût si ln manœuvrc
n'~lllpdcho pa s 10 choc, ln faute
dO!l en êtr e imputée nu capitaine
qUI n'~ pns sig-Iln lé sa présenco pa r
le rell rliÎglcmentniro. " . . ' . . Ibid .
mnnœu~l'e. -

3. DL;crct de IR;/!, 11llrrpl'élfllioli. _
P~ ul' que deux nnvil'CS :l vapeur
sOlCnt l'cpulés s'êu'û (l'ou\'(!s dans
le cos do 1',,'1. 13 du décroL du 25
oct. '18/j~, c'est-il-dire co urnnt l'un
SUI'
nttrc dil'cctemcnl ou il peu
pl'ès, li r:mt que chnqllc navire ail
'Jle,·~u Ics deux leu,," de cdlé de

I:.

r~llItrc.

-

LOl'squc, au co nlrnil'e,

chnquc \':1\'elll' n'a apcrrll qU'lin reu
d~ cùt6 (û l'autrc, lés Jeux Y:1pClll' S doivent èll'O l'pputès s'èlrc
l,·o\l\"és dans 10 cos de l',rl. 1:, du

décl'cl , c'cst-il-dire rnisant des rouIes qui sc cl'oisen l , l·t, clans ce cas,
c'cst cel ui qui n 'lu l'nutre par tribord qui doit mann:uvl'cr de mani ûro ~1 6 vilCr l'abordage - C .d·A IX,
'1 0 no\'. IS i 6.- LJrllTin c. Lach aud .
I - l i;J

�ASSU RAN CE MAR IT IME,

ABOllOAGE,

4. Navire sorlaut, Navire ctllrant ,La ,'bglo d'ap,'ès laquolle 0 es t au
navire sorlanl à man œuvrer pOUl'
I:lÎssel' ln t'oule lihre 3U nayil'c elll rant , n'es l pas :lpplic&lt;\blo à dpux
n::wil'cs llUi se l'O li co nll'c n~ dans la
"od e de Marsei lle, 001,'0 le Cb&lt;\tcau
d' If 0110 Caooublol', ..... . .. , Ibid

5. CI/(Jmaye , l 'IdclI1t1itl!, !'('peur, S/tf"t'stoT ies. -

!.,.·ind omnilé duc llfU'

l'abo rd elll' il l'abordé pO Ul' chômogo
pondan t ln l'épu l'ation des nV3 1'ies,
doiL è ll'C cLablic SUI' les mûmes basc:; quo lèS sUI'OSI:lI'ios; colle indemn ité doit donc, s'il s'flfti t de \)[1lcaux à \':l POUI', ètrc de un fl'n ne pfl!'
tonnea u de jauge el par j our. /l,id

ii, Port, Navircallcrépl'è'Joe la passe,
Amarrage par devalit seulclllct,!, El'oilttion , Passe "etrecie . - Un ca-

pitaine raiL fu ule lorsque. étant dans
un pori, il n'301:lrl'e .son navire que
pa l'

l 'a van~.

eL 10 laiss.e non amarré

pa l' ":lI'J'ière . - Il en est sll l'louL
\linsi lorsque 10 navÎt'c est ancré
L,."S pr ès de la passe, qu'i l pout r èLl'éci l' en c\'oluant Sllr son avan t
par suito de la dil'eeLiou du vent.
- Le eallitaine doit donc demourer

responsabl o de j·3borc.l\lge surven u
:J\'OC un na \' ÎI'c cn tl'o nt qui::l trollvé
la passo r~ll"écic, si, du l'este, ancune rau to ne pcut {\( re alléguée
contl'e ce dOl'niel', - C. d'Ai'\, 22
jallv, 1817, - Acéba l c. C' mixte,
1-1 97

1. Scco"rs ,'e{usts par I"abordeur à
l'ab?)"~/L - .En C,IS d'abol"da~c, le
captt..'\Ine 'lUI , sans excuse sutns3n te, Ile pOl'le pas secolll's :111 capi taine de l'au tre n~virc, doiL NI'l' décla,'é r esponsable des suites de l',ccideDL. - C. d' Aix, 10 janv. 187;.

-- Dozzo ct Grllliani c. Gl'clicr el
Viaud, .. . ' .... ' .... ' , , '. 1- '!43

S. Doute,

RJparation à fr();s communs, DOl/lllw!Jf' aux ma,rehandises, - LOI'squ' d \' a dou lc sur les

~fHl~~S do r:llJordàge. 13 répal'otton
u rnlis communs, ol'donnee f)tll' l'al' t.
1U7 C. Curn. , nc co mpn3nd que le
dommage causé aux n:l\'ircs, el Hon

celui qui :l pu att cimh'c les cal'Raisons , - Rn p:'lr'oil C:1S, 10 clHll'gell l'
dont les m:ll'chnndbes ont soulhwl
dans l'auol'{lago 1 nt:' peul exe r cer
d'oliLion en indcmni to cOIlLr'e :'llIcun

dos capl\aincs ,j anv,

i ~Îti.-

C de Rouen, 24

L al'geL c,

C ~ du

go . ................ , ....

Toua1I -6~

9. ClrdmogfJ, i lldemnilé/ Taux rflOS
sttrcstal'ies. - Dans le dommage
cause aux Iwvil'CS, at qu'i doit 611'e
l'ép :l('c :1 rrai s

com muns, est

COI11-

p l'i ~ e

l'indcllIni l Gdue pOli l' chùmag-e
pOlld:lll t loS ('Ùpal';H ions. - CoLlc
Îndcmllllé doiL Qu'a calculée sui\'fl nL
10 IH'incipo et au taux des surcstnries . . , .. , . . , , .. , ,. , . . "" Ibid

r, Compélonce.

Accident. -

dan' la gue .... o actuelle ent,'e la
Russie ct la TurquÎc, I ~s lOl'pilies
dont les "bords de cC PO,'L ,onL 1'"1'som"s, constituant, malgré la possibilit é 111/:-1 01\113

Alléges. -

1. COllelusioll par dépèeltcs, l fle:r:éwt ion, Courtier respom;able, V/ause
pénale ilisé,'eesans son consentement,
n t'),"pon~abil ilé de droit eom mun. -

Appel. -

po,'

dépêche" d,ns l'in Lé,'él

dJun al'matClII', Uil nO'r'é lcmen l fI\'ec
lin aulre cou l'Uer l'cprésCll l fint l'arfl'étOIlI".. ne rait pas SO I'IÎI' ccl :lfl'rêLemen t a en'ct, ne \lClIL Nl'û déc.:lal'c
l'esponsnblc dan s es LOI'lllûS d'une
c1au.;;e pénale contenllc clan s lïmpl'im c de ehflrle-pal'ue ~igné pal'
l'\llrl'éteur CL son COllrIÎCI', SI les
dépèc he:; é('h:mgéos n'on raÎsaient
pas Illcntion.- II ne j10U~êlre l enu
do dommi.lges-inlCI'tHs il cct égard
que dan s les tel'lnes du droit com llIun. - Mal'S . , 15 janv. 1877, Gale" c. LactHlum e" ...... I- Q4

2. Guenr, l)ort dr dfwtiliaticl11 TorpiU!',!;, Cas assimilable il l'i11ierdictiO/1 de CQlllfII('TCe • J/u/'(;hwHlise T(t 1Jl('IJ Je ait J'orl cl" départ. - Doi t être
assimile &lt;l une in tCl'dicLi oll dc COIllmel'ce la situation du pO lt d'Ddass:l

qu'elles

3, V. Compétence, Courtie!', Fl'el.

Affrétement.

conclu

passa~c

1-2a3

Agrément, -

1'01'1 1 expl'ossemcllt consentic, NOl31lllllont, le Cou l·ticr qu i , ay:lDL

tic

laissent à cC l'wincs condÎliuns, un
dan ger Ilu un urmntcllr n'est p35
tellll Je ruit'a L:Ul1rll' a so n naVil'lL
- 1.0 cap itai nc csL donc en droH
d o 11 0 p3S :lChe\"cr le vo yage enLI'cpl'is pout' l l'anspol'lel' des marc handi ses on ce port. - Mais il doit, on
pareil cns, lBS laisse r clan s le port
le pl us voisin, el il l'nit raute sïllcs
l'amone :.u pOI'L dc départ sanS consullel' l'cxpcditeuf'. - Mal's., Il
jui l. 1871 . - Tal'dieu c. Me ss.

Acte de francisation, .- l'. Nav,

Une clollso pénal e insérée dans lin
contl':\l est IIne clau se e~ceplfon­
nelle 1 CL qui ne lie que ceux qui

ASSURANCE AI \HITIME.

V Velite, Vente par

mw. dés.
J'. Capitaine.
V. T,'ib, de Com .

Armateur.
Manœuvre cllt ccmon, Accident. Allci~n
/Ilute/ot de ['Elat .- L'D rmatcu r qui
fnil til'Ol' le cunon n bOl'd de !:iOIl
nnv i re, n'cst

pflS responsa ble, sau r

prcuve du rau l e spéciale, des accidonts qui pCUVE'lIt arrivel' aux homIlles manccuvrant la pi ~cc} s'il a

cho isi pOUl' cc ~OI,,,ice c1es hommes
ayanl sOl'vi a bOl'U des l1avÎI'03 de
fEt:lt el y ayant t"lrpl'is It"I man œu vre du conon. - C. d'Aix, 2&amp; juin
1 ~:6 , - Mess. c. Soldini .. 1-35

Assurance maritime ,
1. Corps. Pe-l'le pendant un rel11o)'quaye, - Les :lSSUI'eurs d'un navil'O iJ voiles no peuven t rairo griel'
11 l'assu,'é de ce que, pendnD L une
parlie du IHu'cours assurê, le navire aUl'nÎL navig-ué a 1aide d'u n l'emorqueur . - En cOllséqucncu, 13
perte SUI'vonue pcnclallL le l'cm orqua~e est a la chnrge des ~lSSU'
l'clUf'S, salls ((n'il rol heso in de leul'
donn or connflissa l1 ce prealabl e de
cc roiL.- C. d'Aix, 1" moi 1876.Ass, c. UOul'al'd" .. ....... 1- 37

3

~, Navire anglaiy achtté panHl Pranrfli-;l. /~/fp(,.rt d'A ""gleterre , CertJ{i,.ut

de Ii/.ult! ol;{i.'/atoi!I!, :tngl~IS

Un naVlre

nelll'le en Angleterre par
UI1 l, nlllP:llj, cl It!l1f'né en France
pOlir y ètl'c r.'anciséo, doiL 6tre, a
son dI'P:H'lIHt!mo d'AllfFleterre muni, raMo l'momonL nif! Îoi françait:ie
ct un curtificat do visite conslalant
son bon él:H , - Cc certIficat Jans
ce c's, doiL Nre dclivré il hi sui le
d'une visite faite par des expel' ts
nommé!) I)al' le consul de F'r::lOce.
M:I,'s ,3 j,nv. 181ï, - Jullien c .
As" " .... .... ........... 1-80

3,

Ab.~e1i. C8

de ct'I'lificat, Preuve à {ai- L'absence de
certificaL de visite flU déparL d'un
na,'il'c n'a d'3ull'e erret que d'enlevel' a l'assul'e la présomption de
bon claL l'csulant pOUl' le navire de
lu po~scssiun lie cc document; clle
\::T h;;:H': a l'fissure le dl'oit d'établir
p'" cl autres lIloyens le bon élat de
son 113\'ire . " ',. , . , .... . . '. ibid

re par ' }assuré.

4. RafJport de mer, Lettres

dlt

capi-

faim'!, Enollcialiolls COll traires. Vice
propre, - Lu ,'3pporL de Iller
gulll'remenL rai l est la piecp. princip~le dalls Inq llell t'l les juges sa isis
de l'aclion ('Il ul'laÎssemcnt duivent
pui ~e l' les élélucnls de leul' conviction en faiL.- XotfllUmcnt, ne peuvunt pl'ûvaloil' conlre les enoaciatlon ... illl l'npporL lie mer, les IpUres
éel'itl's :t\':ll1tlù départ pur le capitain e qui c~t vcnu prendre posses sion Cl eommullllcmenl du n:n'ire
nOllvollclllcnt flchcto pal' so n armalcur, cL dans IC:iquellt:s, sous l'empil'e de cr aintes reconnues plus lard
C'\flg'prêcs, il a pl'otc~te des drOlls
de celui-ci con~I'e son vendeur à
,'abon d'un~ vûied'ca'i qu'il croyait
\lvoi l' reconnue, - Les fI:;SUl'curs
no pouvent donc, en l'état d'~n r?pport Je mer r clatflnt Il.ne naylgallon
exemple pendanl plUSi eurs JOUl'S de
toute voie d'eau, excipe\' de ces
loUres comme pl'ouve d'un YÎ~c

re-

Pl'O[H'C

nu n.wil'o asslu'c .... , Ibut

5, Somme alJallwc pour les

bt'~oin.1

�A SURANCE MARITIME.
(l'un tlGvj,.c!
Stll!velagt. -

inistl'e, RélicetIC(',

l,'ossul'unco d' une
somme :wancéc ~ un capitaine pour
dOI'll iOl's besoins el expéditions de
n'rst pu une gar antie
de lu sol\'3bIlilè du capiluine Olt do
:aOIl IHl\' II'01,

l' ~lt'malc ul'.

-

L'aSSlll'eUI',

dalls lin

parei l conll'ut, no peut .::o pla indr'û,
comme d'une ('éticoocc, qu 'on l ui

ail laissé ignore l' que l'flssuré uvaiL
1'8('U IllnndaL do (" i,'c assUl'el', ct 1'0nonce 3 toute action cn ons de siniSLrc . - Il no peuL. non plus. dcmandel', en cas Ela sinisll'O, la cessi on
dl) l'obli g:.\ lion sOllSCI'llC pal' le capiLaine, cc dern ier ét&lt;lnL
pal' la
perle de so n M\'il'e, d'après l'u::iagc
que l'ass ureur a dû connaître, ct le

llbc,'o

s::mvolagc 110 pouvant consister, en
pa r eil cas, que dans Co qu 'on aurait
sauvé des cflc ts !'Ichales avec les
som mes a\"ancécs. - Mars . , 'l8 fo\,.

18,7. - Hoy c. Ass ....... 1-1 43

6. Exagératio/l de va leur , Perte, Circonstances (ortuites, Réduction, Po. lic:c Il ainteulle .-l3ieo qu' une 3SS11 l'nnco sm' corps ait été exagéréo
::lU \lOintde dégénêl'el' cn eSpCI'31lCe
de )éné ficc , il Y u l ieu. toule fois,
en cns de pel'te, de l'édu il'e l a so m
me cL non d'rlllnulel' 10 contrat,
IOi'sque la pOI' le est rlrt'iréc don s
de s circonstanccs ql1i n'onl r:1it n;)1tl'e aucun so u ~)/'on SU I' I c~ causes
de l'c\'ènClllenl . - C. d Aix, 2G circ,

1876.- San l i c. Ass ......

1 -~03

7. Facultes, Compagnie de transports,
flarat erie, Marchtwdise ayant (ait
(atlSSe roufc. - Ne peu L ètl'e r ép uté
pro\"en il' d'une bar:l\oric de pnl l'on
le rait qu'nlle marchandi se chargée
SUI' lIll dos vapolll's d' lino Compa-

gnie dc tI'anspol'ls

0

clé. pal' cr-

condui tc su\' un aull'u point
que sn ,'éri talJ lc destinaLion et cn
dehors de la ligne qui y conduisa il
- Les ass urours SUI' Incultés son t
donc, cn cc cns, déchargés des risqu es qlle peu l couri l' la Ilw l'chant'OUI' ,

disc . - M3rs .• II m~i I S77.- As,ouad c. Ass ... , .. .. ..... 1-209

8. Assureurs de places différclltes, Po-

ASSURANCE MARITIMf,.
Uc~s distinctes , Compctence, - Di en
Qu'uno :'lssul'ancc ail été souscrite
SUI' plu sieurs poli ces IH\[' (les :JS'3Ur OUf S di llol'ent s, l'assu r é :J le droit
de les cÎt m' tOli S devant le Ti'ibullai
du domicHe do l'un d'oux, si l'ohjeL
ass lI l'é est uniquo, ct si J'acLion contre lOll s :l ln mamo ca usa ct le maIll e but. - M:'II's, , 29 III \li 19i7. VC I' l1lincli. c. Ass" ' . , . . ' ,. 1- 235

9. Rapport da mu, /)rcuve COPI/ rai re.
- Le capitn inc l'empli ss 31H un orfi ec publ ic L non lin mandat pri vé
IOl'sllu'i1 rait son r appor t do lllC'I',
les énonciations do &lt;.:c l'appoI't PClIvcntiètl'e comba tt ucs au moyen do
la prcuve cOnLI':t iJ'e, mêmo pal' l'al'nwtclI l'. - .EL ce ttc pl'ouve peuL résullc!' sail dcs enq uôles, so it des
con U'acliclion s ou impossibililés
con~el~ueli dan s le l'apport. - Mars,)
'!.7 JUill J87'7 -- Jullion c . .\ ss,

1-2/15

10 l'ice prop16, ~I'elll 'c à la charge
dcs assW·CfLrs. Dofaut d'cntl etier, dcs
pompes, Rarnff'rie, - LOl'squ' il est

éta bli qllO le n~virc :lssure est parti en hall é l ~l t de naviga bili té, c'C~L
;)llX nSSUI'CUI'$ il justi fi el' clu vico
pl'op l'e qlli sc sûl' ui l pl ad lIil .111 mû·
mcnt du~ill i~ tl'C , r:1ule dc qlloi ln
pe t'lO dOll être llli~c a h:: lll' charge.
- El il s ne l'on t pns celle pl'6 11 ve
en cxCiP::lIl l d'un défnuL cl 'cntl'eticn
cL cie fonclionneme nt des pompes,
~ i cc raiL résulte (l'uno négl igente
des hom mes clo l'eqllipa gc, et'constitl!O, pUI' sui te, n,on un vi ce Pl'OIH'C,
mais unc barn tcl' le . . . . . . . . .. Ibid

JI . Echouement cr, l'ivière, Navire
rll;cll1/'é sorti salIS accidelli. - Les
échouements lions cel'taines l'iviè1'65 WilL dcs ra ils communs el sa ns
gl'ayité, - Pm' suile, le rai L qu'un
navlI'e nssul'é flul'ait subi dtvcI's
échoue men ts dans une l'ivière dc
co Ue naLul'e, ne SfIl\l'ni l autorisc l'
les aSSU I'eUI'S ta qu ol'cllel' de fau s-

scié la déd nl':ltion f"i tc p"' I'l1ssuré
que Ic n3vil'C, objet du co ntl'n t.
etait sorti de celle l'iviè('c so ns ac-

AssunANCE MARITIME.

ASSURI\ NCE MARITIME.

cid ent, si du l'osLe ces éc lloue men Ls
n'onL clé su i vis d'aucune ava r ie. M:Jrs., 20 juin 1811 , YCI'min ele

12. llétic(Hlce, Départ a/lUrieu.r, Délai
de 12 )Olll'S, Appréciation. - Un

(Iuitlancc à l'assuré ct on so n Dom
j)el'lio nnel , doit CLl'e conlSidl~ré co mme mandataire do l'a ssuré et non de
l'a::isureur. - En conséquence, s'il
tombo cn d ~con fjlul'e avant d'avoir
l'c mi s :'l l'assurcut' les ronds encais::ics, J'assuré n'ost pas Iibér 6. -

d61"i ~ c douze jouI" écoulés depuis le dépal'l, dans un voyage on-

Fnlllcoll ............. .. . r- 30.)

C.Ass . . . ............ .. . . 1-219

u'o N is:33 do Cnl:lmaln ct Tl'ieste 1
n'os t /)38 suffisant pOU l' fail'c concevo i l' (e~ appréhensions S UI' le sOl'L
du n avirc. - Pal' su ilO, le 1)['0pl'Îûtait'o de marchandi ses embal'Huées pOU l' ce voyage, qu i donne
10l'dl'c de les rait'è 3SSUl'OI' douze

j our. 'p l'~S 10 dép~rL,

n'cs L pas

Lenu de déc hU'tH' celle cil'constance
aux aSSlIl'curs et no peul être laxé
ÙO l'clicanee pOUl' n'en avoÎl' l'icn

diL. -MOI· •.• Il juil. 1877. - Sidel'icoudi c. Ass ...... . . . . . 1-29 1

13. Poltce in quo vis , Compa.'Jlli~ de
transports, Police SOIl$cnte il l".
Compa gllÎe, Applica/io n ]Ja)' le COlj.1wisscmerit, C01ICOlLfS, Dates. - A
la différence dCà policcs in qu.o·}is,
don t 10 c:l l'actcl'o o3sen ti cl est ci o
s'ap pliqu er, pa t' le seu l fait du
chal'l;emcnL, a tou tes les m ~l1'c han­

dises cha l'géos dans les conditions
pI'6vues 1 les poli ces quo ro nt so us·
cr Îl'e cel' l3 Înes compagnies de
tl'an sporl s mr.rititllèS, no s'np pli quent flUX mal'chflndi ses chal'gécs
quo pM suitc de la d éclal'ation rait e
Il:JI' le chargc ul' SUI' le connals se-

monL, qu'Ii cn tcnd proOlel' du Ilénéflcp- dc ceLte asSurance. -

F:n

conséquc 'lCC. c'c,L il la date tlu
conn:lissemcnt, et 11011 de la police,
(,'11 p31'eil cas, qu' il rnut sc l'el&gt;Ol'lOI'
pour snvo il' si [' assul'nnce e:;l , ou
non, prunt'·c pal' une autre USSUl'nnce qn'aul'aiL rait rail'c, au lieu
d'OI'I'lvce, la dc:stinalairc do cc:s
IlHlI'challÙises ou tout anLI'c inlél'ussé. - M:Jl's., J7 juil. IBn. ~

Credi L Lyo nnais c. Ass. . . 1-300

1'1. Cotutter, EllcaÎ.sscm.cllt des pri",e.~ I MO/I'Clbilité, Assure non liiWI'IJ - La cO\lrUe l' d'assul'ancus
qui encaisse les pl'ÎJl1CS CL ell donne

Mnr,..

n

juil. 1877 . -

Ass. c.

15, Notairo, Prime.,&gt; c1icaissées pal' un
LifTS, Irrespollsabilité. Le notaira Jlui a l'cvé tu de Sri siç:nature
une poliec d'a ss uran ce conc lue pal'
un ti el's non cour tier tÎtulaÎl'e.
n'e st pas respon sa ble des primcs
encaissées pa l' cc ti el's, lor sque celui-ci n'a pas donné quittance au
nom du nOluil'c etqu'il etait co nnu

pour no pos Cll'C son employé MUI'S., 17 .epl. I Sn. - Garoy Ibal'roi" CL C' c. CI·ovHi . . .... 1-327

16. Difft!tI.!Uce du neuf au vicux, J'ieuX'
dou61ayt!, Dédt,clion préalable. Dans un règlemcnt d'a\':Jries SUI'
corps entl'o a!:iSIl I'elir eL assuré, s'il
v fi un vieux doublage ou d'autres

i1ébris donL 10 ncL pl'oduil doive di·
minu er le montanL de la dépense.

la déducLion dll ti cr, . pou.' tlilfércnce du neuf au YiOllX, ne doiL
portel' que sur la dépense réduile
Ilal' la èompen sa tion de cc. n~~ pl'Oduit, el non SUI' le catH prlOllllr des
l'èpal'otions. - C:1ss .• , 15 mai lS~6.
Ass, c. Oal'lnanrJal'lt z .... 11 3

1i. Corps, Délaissement , .l/a1'chamli~t!S vendlle~ SOliS l'CatI., Fret dû. Les m ~lI'chaJidiscs vendues sous
l'eau apl'e!s naurl'age, doivent êtl'e
cOIl~IlIt!I'l:cS comme s:H1vëes jusqu';,1
COIlCUI't'cnce du 11I'ix tïndjlllhcaLion . - Par suite, cites d0i\'cnt le
fl'cl ct l'assUt'eUI' S1I1' COl'pS a qui il
ost j'aIt d ~ laissc ment, es l fonde ta le
l'cclamor. - Cas:::., 13 ré\', PSi"
casso d'un arl'ùL de Houen, fi

",' 1'.1 875. -

Ass., .

11 -9 eL I R6

18 Corps, Il!llavig(lbi~i! t! r,e/ativ.e. Dé·
/'1isse-mellt, Frtlllc!use d at'QftfS, L'innn\'il1'nbilile reli1tiVI3 lionne lieu
a delnh s~oll\ e nt, aussI bien que 1'111nlwignbililû absolue. 1\ on esL

�G

ASSUl\ANCE MARITIME.

ainsi maIne cn l'étnl d'ur,c rlausc d '&lt;l llI'èS laql1cllo les :)ssnrt,m rs
élaienl fl'anes d'avnl'i cs ma lériell es
I)QI'ti culièl'CS, ~au l cl~ lI \!s d' abordnhO. tléehouomenl ou d'incen di e. Coss., 11 "oQL 181 6. - .\ ss . c. OcIroyaL ... .... .. . . ...... 11- H

i 9. Fac"lt és . f rarlclu'se, Déchet de
route. -

Les (l SS lII'CIl I'S sur f:IO\1ILes il qn i est dem:l ndé 10 p:J ye melll
d' une a \'a l'Ï.~ con sÎBt.&lt;l n t Cil \ln défiCIL, sont Cil dl'o il do dcduil'6 do
cette nvnl'Ïo, ou tre ln I ranchisc con·
venue. le déchet de l'olHo quo la
11l3rch:mdisc nl1 l'ail subi dan s tou s

les cas. - Cnss. , 2; janv. 1875.-

Dnirca ll x et Briand c. Ass .. 11 - 76

"itaùriJ. ASlru'c urs

nO li

22. Pret po ur {es besoitls d' un 11Ot'1r C,
('()ndit ~·olls du dtoit COlI/ fU IHI, Assurance tIlclficacc en ecu de verte du

20. J'jee propre, nu p'urc dl' l'arbre de
l' hélic!', Temps calme , Tempé/es prénlwirl', - Les choses ou' vuh.:ul's
eMet/ Ln;. Pu:w'{' ù la Cl1a 1 gC des
sujettes au'\ l'isques de 13 navigaaSSUTew 'S, l'oilt,rc ;u.su,/!iS(wl, . tion peuvent ~c lll e5 ùlr'c l' objot d' un
Les A · 5UfCltl'S qui exci pent d ~u n
con tl'aL d';lbslu'ance mfi r'itim o, ,'ice propre. on t l'obligati on d'oll
.\in si 1 no pout fail'a val3blemon t
fail'o la pre uve, ct, f:J ulC p~lI ' eux
l'olljet d' lIne nssur'n nc" marilÎm e,
do le f;lI rp, l'accident doiL êlro l'énu Pl'o nt du pl'él Olll' , ln sommc p,'èru té Pl'o,'cnil' de ftll'l ulleS do mCI'.
t~c Cl une soci6té de ,'om ol'quage •
- Specialûmcnt, le bds de l'ar!)I'c
mOmo pOUl' las bosoins du navi r' e
de couche d'un ba teau à va peu r ,
cO lllposanL 10 seul ilctif ci o la S&gt;JqUOIque nl'l'ivc pel1 dant un bea u
cieté, lorsquo ce pl"0L CSI rait daos
temps, doit êtro al l l' ibuo :l la fO I'les conditions du dl'oil commun,
(,uno de Iller et non nu vico propro,
qu 'il ne l'ésulLe pflS do ~cs clauscs
malgré quelquo défa ut d'homogéque la pel'to du l1 av Îl'c dispensera
néité qUrl les exper ts ont l'eco nnu
l 'C mp l' un le lll ' d e l 'e~ LiLu C I' la somme,
dan s le métal , ~' II C5 t reco nnu
ct qu'il n'esL jlflS rn èmo dlL que le
d',ltI tl'c pan qno c'es t la uno imn:1\' lrc cs lflllccL6 co mme gage !'pép e l' ~ecl i o n orcl i na i.'e dans la conci
al a ln gnl'nllllc de ln cl'éa nce. feellon do ces pièces, ct s'il est
C de Pnl'is, 2~ j~n v ISi7. - A s~_
constan t, d'au l l'lJ )la!'t que le n:1c. Chàmb,·c cio C' Dieppe . 11 - 11 8
vire ~\\' a it ép rouve, avant l'acciden t, de::; series de mau\'ais temps 'l3, V. COlll llliss. dc Ll'ansil , Compend:m L leiq uels 13 m ~lc h inc a su bi
pelence.
des fr.tigues considel'ables, - Ne
constitu e pas non pl us un vice p,'o - Assurance terrestre .
pro le fai l quo Cù V:lpcut' :waiL lino
vo il ul'e i n$urn~antc pOUl' l ui pel'- l, Police r(lchelér', Titre égiln:, Paye '/H'llt sous cautioll. - Lorsqu'une
Illettl'e dt' nilvigue .' :wcc co seu l
polièC ù ·asSl1r~lIl co SUI' la vie es t
secolll's, ~i cc lail a été connu des
l'aehelCu p:II' un il~Slll 'ù \ll' , moyenassur't'IU'S nvunl lc con tr'nl, et n'a
nanL 10 p:1YOlllûnt d'une somme à
pilS ompêc hé d'nilleu l'$ la dcli"I'[Hll'as,'\ 1I1'C , Cl que cc dO l'lllCl' ne pcu L
ce d'un cnrLificnL de visile l'éguliet'.
IlI'cscntol' I ~, police I\lI' il :l cgaréc,
-1I:l \'I'e, U jn llv J8ï7. - Cic tr'a nil \' a lieu d'assimilel' ce cns a ccsaLL c. Consi-gnat. et 1\S5 . 11- 18

2'J. Bara /erie) M atelot blesst! par le ca-

payer 1:1 S01l\lll f' COllVcnue pOU l' 10
l'aclwL, moyonnant 1:'1 dalion d' uno
Ciluli on, qui ne dcr':) déc h ilr~éo que
tr'Ois nns apl'os r 6rw(JlIC ou la pa !i(!O h\L ve nue :l échéance selon bes
conditions pl'imili vcs, - ~l n " 3., IS

,'esponja-

bles. - L'a SSUI'auoe de la baràtel'Î e
do p3l 1'0I1 no ~n l' a nLiL pa s l'al'matou!' dl! la r aspunsabililc ùes faits
délictu eux. commis )l,u'la cnpiLnlfl c
pcndanl le vo yage, contro un homma dû l'équipage , - N o t ~lI11m o nL ,
101'SfjU 'Ull homm o d8 l 'équ~page ,
blessé pal' un coup do fCll trl'é SUI'
lui par' ie capitain e pellJ fl nt le voyago, a obLell u des dOlllmagos-inLél' ~ L S con tl'o 10 capi taine ot conl!'e
1'3 I'maLolll' , co derni el' ne peuL en
demander le 1'~mbolll'Se Il1 Cnt à ses
n~~Ul'O Llrs , - Ca ss . , 22 nov, 18;6 ,

- MulOt c. Ass .. . ... . .. 11-10 1

lui de la pCl"te cl unc Ictll"e de
changc, ot d'oblige,· l'as'u,·cul" :\

AVARIE COMMUNE.

AVARm COMMUNE.

ASSURANCE TIlRRES'fRE.

ocl. 1816. -

Drougnon c . Ass.

I-~ I

2.

Ua1'lf,ft lÏe tl 'fl.v(m ce~, Primes payees
l/ar /u crlla nciel' , l'roTt1' irtll é" tièrc
de la som me Qss'Jrec, Quotité disponible, - Lorsqu 'un Cl'é::lllcier fait

•

fail'c une !'lSSUl'ancc SlIl' la vie de
SOli débiteu l' , cn garan ti e do sa
cl','nnce, ct cn pale IlIi-m()me les
pl'i mes, l a b0ll11l10 :lssn rée c1o i ~ en
cas du mor t du débiteu r', l'c\'cnil'
toute t'n lien'\ au cl'rnnciel', nlol's
mômt' qu'clic clépilssC:I'ai t Ilotaulement le (·hill'I'c (10 la de lle ~al'anl i t' .
1.3 conven ti on faite dnns ces
l el' mes onLI'O le dübi tclir eL 10 cré:lnCiOL' consti tue un ndO [\ til l'e onû,'ellX • non ~\lbceptihlo d '~trc soumb aux l'ù~l cs de la q 110Li l dispo-

ni ble - C. "·Aix, 2', "0~tI 8;6. -

ChasSCrll)I'C c . SimoneL. ... 1- 11 2
3 . Cas de uenle, C[lJ use IJa1'ticullèrc,
li'(lbriqua d'a.llu-m elles, Ccsûon à
l'EtClt . - 1." cla nse cI 'un e police
d'assurllnce r ontl'e l'in cond ie qui ,
on cas de von te de l'objet assuré,
obligo l'assuro à im poser' à son
acheLelll' l'o'\écution de toutes les
cl::msrs de la police ou :l p3)'01' unp
ann ée de pr ime :.'1 litrc d' indem nité,

n'est pas applicablo au cas où l'obj et Slsslll'é cLaiL uno fnbl'iq uc d'allum('t\('s cêdl-c a 1'F.lnl en "t' l'lu de
la loi du 181'! (, tuhlist:,i:lnl le monopole. - E t ccla, sa ns di sting-uel' si
le fahl'ie3nt a tl'oi 16 areo 1 ~taL n
l'arni :lblc ou p:ll' l n \'o Îa du jll r'y.Murs., ( 1)01:11 1811 - Crrussemillr
e. A ss~ ... . ... " . . , ..... I-23~

,. v. Competence, Faillito .
1' . t~ pl lai nel COnlm iss.
de tl'~I11::; p " Compétence, Yen te,
Venle pU I' nav, li és,

Avarie, -

Avarie com mune,
l , COJ't i~cCl t de

visite, Pnlsomp / io ll

1

de bon étal . - Le ce,·lificat de vibile déli vl'é it un nnvir e a pour cOet
de Cl'éCl' on sa raveur une préSO~l l'tr o n de bon état de navigali on
qUI nc fioul è ~r 9 détruite que par
&lt;lOb pr'ouves précises co ntr'alres. C. do Houen , I l, JUIn 187 6. - C'
ti' ansa t!. c. Conslgnalaires et Ass .

11-·12
2. Abandon (ln mer, Fautc, - L'abandon en IllOr' d' un nnv Îr'e doi1 êlre

alLl·ib ue à la rO uLC du Caj,itaine et
de r équi(1 "~o, et no n à a rorlune
de mer, 10l'squ' il n'est pa s démonll'C qu'il aiL ét6 nlloint d'une \"oie
d'eau ::él'icuse, - lorsqu e l'eau
qu'il fa Li::l lt euL pu êlre facilement
"puisée :"JOli l'im;'l'udel1ce du capilaine , qui , mettan t a la cape mal
il I)I'OpOS, ~ arl' té 13 m:Jchine, pl'e1111('1' mat CUI' des pompes, - lorsque le mauvais, temps qu i régna i t
n'a pns ernpl?che pl u::.ieurs navires
(le se mainte nir cn vlle du navi re
abandonne pour "c'''::':':':'l::i:- son éq uipage , - eL IOl'sque enfin le nav ire
:l bandonnu IUI-mùmc n'a pas som-

b,·o, mais" elé rccueilli le lendep !"H' des sauveteurs, et condui Len lie u ae ,nreté ... . ... . Ibid

main

3 , ClausI' d' Irrespollsabilit/, J'a l i (Nté,
Pta~' de sal/vetage et remorquage ,

- E,t valable et licite la clause
d'un conna issemenl par laquelle

l'a,·n13teu,· clocl",e ne pas répondre
des raules du capitaine et de ("équ ipagc . - En eonsoquence, l'aba oùon d'u n nnvi re en mer étanL jugé

~lI'e 10 !'PSUll 3l de c.elte faute, l'a r-

matcur', protégé pal' celle clause,
n'en oonservo pns moins conl re les
clr31'S'cll r'~ l e dl'oil de fa il'c n'par tir
cn a\'al'ios communes l'indemnilé
p::l\'ée nux suuvctOlll'S eL les frais de
l'{,inorqllago du nnv ire du pOlt où
il a été conduit pnl' les s3m'eleurs

jus4u'à cclui do de,ti oalion .. Ibid
'l,

Défa"t de ddibêration , r:tiWé des
sacrifi&lt;p,. - Lu c1érauL de déli bél':JlÎon prealablo do l'équipage ne
consl i luu Jlas li no nn de non-l'ee:cvoi !' contro la demande !en admiSsion Cil avm'ics communos d&amp;6 sa-

�CAPITAI NE ,

CA PITAINE,

8

cl'inecs fails vololllait'omont, s'II es l
d' aillcllI'S CO nsl{IllL (IUO ces aCl' ifi~
ces onl été fmts ul! OIll CIll p ~U I ' le
s:lIUL commun. -

J 17. -

lI av,'o, 9 JàIlV.

Mêmes parties . ... . lI -i S

5. N/1:uiJ'8 clés6mpanJ de S(.I machine,
Remorquage. - Doil Olt'C considcl'c
cumllle un sII.cl'ificc utilùmcnt fait
pOlll' 10

salut

co mlllUIl hl

l'osolution

prise p.H' le c:Jp Îlain o d'un vnpeul'
désempfll'o de sn machine nu miliou
do l'AflnntiQl1 o, eL n'ayanL qu 'une
voilul'e insu lTI s3.llle, de se tenit' SUI'
un pal', lIcle dOLel'min6, ol d'envoyer
chel'chm' nl1 l'cmOl'qu cUl', lor3qu'll
est constant qU'II était hOl's ,felnt
de l OI' min c l' ~ on VO)'3gù, Ou même
do gagllol' un pOl't de. refu ge. - En

con;;éq ucnco, les

rl' ~lI s

de remor-

quage sonL, dans cc cas, aval'jas
commun es ............ .. .. lbiel
Banquier ,- ,' , Compétonee ,

Baraterie . - V. Ass. mal'il.
Blés.- V. Vente à 1i\II'()j,', Vente pal'
nav, dos,

Blessure ,-

CASS ATION,

CAPITA I NE.

V, Compél ence ,

Bois ,- V. Vonle.
Bureaux. - l'. Compélence ,
Canon . - V. Arm nteul'.
Capitaine ,
1. Entrife da'ls " flC "ivièl'e 1Jan dés 4:maée a·u contrnt. Arrêt loin du. poùlt
de cllargement. Frûis d'alléges. Le c3pilaino ClllÎ s'rs t engagé à alIcI' pl'end l'e sa ca l'gaison dans telle
ri vi ère détel'minée , eL qui co n:;eM
ensuite, sur la demande de l'affrél eul' 1 à cnlt'el' dans ulle :lutra rivi el'e où son na\'il'e ne peuL l'emuntei' jusqu'au li\3 l1 de chargemen t ,
est en dl'oiL de laissel' fi la c b a l'~e
de l',rfl'éleut' les fl',is d" lIéges qui
onl por lé la Ill",'chandise à bord, lIal's" 6 oeL 1876, - P,olinelli e,
Gal'Ile, .... , .... .. .... , . , 1-1 3

2, Chargement 8"r le pont , Défaut
d'auerUSSem'lIt au destinataire, Re.s-

Jlon.sabililJ , Marchal/discs cOIl{on-

d,tI~j ,

Présomptioll , It.xpartisf&gt; amiaLe c~pit:lin c ou !'ill'IlWlcul'
qui il appo l'lI~ dèS ma l'..:handi.ses SU I'
10 pont san s 10 conse ntoment du
ch:lI'goul', doit cn :wCI'li l' le deslin:Hail'ù, cn cas d'ilva l'ies , et cel3
!'Ivaut 10 débm'qu emelil. f:tuto de
qu oi il l'es te l'Cs llonsablc tl os consequoncos do l'in aelion Oll es t ut)m Cll t'ô 10 dosLÏtla la Îl'o p~lI' suile do
so n ignOl'an co de cc fait. - Spécialoment ) IOI';iqn'o n débrll'qu o cI 'un
na virc dcs ball es [lvill'iées il divers
degl'és, et qui sont l'ceonnn es plus
ta n l ava il' Ole Cil pOl' ti o SUI' le pont
tt cn pal'ti c dans la cala) lèS :lSSUl'OU"::; sur facultés son l 011 dl'oil
d'at trib uel' la plus fOl'te aV31'io :i.
ce llcs du pont, si la distinctio n el1tre les un os c L les iluLl'OS est devenue, en fail, ilnpossibJo p~lI' suite de
la vente dl.: la mal'chal1C1 il::c. - Et
si la ditfél'ence de fl'anchisc a été
pl'ôvll e p OUl' cc cns pal' l n police,
l'a l'lllntcul' est l'esponsable, vi s-à-vis
de l 'a,;ul'é , de l 'oxeé(l ,n~ de r,',nchisc qu'i l est tenu de SllppOl'lCI' .
- L'm'matou l' qui 1 en p:ll'l:dl cas,
n'a fail con naHl'o le faiL du chargcIllent sUl' le pont qu'np rès expei'tise
ami ahle enh'c l':l SSUI'OUI' et l'assul'6,
et ap l'ès que ce dCl'o im' flvail disposé de la nW I'clt andise, ne peut sc
plaindl'e de n'avoi l' pus été appelé
à l'ex pel'I ise cL doiL en acceptol' les
l'ésultats l els qu' ils sont. - Mal's .,
'19 févl', 1877, Deboul'g e, Paquet cl Ass .............. 1-1 3'1

bill.

•

•

3. Congé. {mlemnité. - Le enpitainll
co ngédié n'a pa s dl'o it il indem nité
pal' cc la sèul quo son engagement
cs t cû nstat é pal' une convention
écri te - Il n'u dJ'oi l ù indemnité
qu'nutant qu'il y a conven Li on é ' ~ I'ilo
SUI' l' indemn ité elle-même - Mul's ,
28 fé\'I', '1877, - RellLleei e, R, stoin .... ...... .. .. , .. .... I-Jlt!

4. Avarie, E:rpcrtise, l'ente aux CI/ chères, - Le l'écep Lionnnil'o d 'une
marchandi se avul'léo peu l , même
après une expertise faite à J'enco ntre des :1ssul'e urs eL du capil:lin o

1

p OUl' évaluel' l'a\'arie, ob tenil', tanl
co nLl'c l' un quo contl'o les fl ulr('lS. la
\'cnto :lUX enl'hCl'CS de la mal'challdi ~e pOUl' pl'écisel' d a vanl3~o III dogro ~ o dolét'iol'alioll, - ilL le c,pitaine Il l,} peuL l'cpOll ssel' cc modo
d'évalu ation comlllO résultant d'un e
cJ:1U SO do l a poli eo qui no lui esL
pas opros:t bl o, cella elause n', yan l
pOlll' obje t quo do fi xe!' IHl mocl e
pIns précis cl'estunation d'un domm'ge subI. - M' "s" 20 mars 1871.
- AssoLiad c, Ass ""," 1- 160

5. Pori dtran ger. Rè(Jlement du { l'Ct,
Protestation ttltél'ieu,/'c, Rétraclation
{01'Cée, {mlenl1litJ parl' de,. Retoltr en
France Affré((!ltr, 1 ctlOn recevable. -' Lorsqu'un capilaiotl, upl'ès
avoi r l'églé son fl'c l d, ns un porL
élran gel', pl'olesle eL fat t des l' és~r­
"es :.1 l'aÎsoll t1 'cl'I'ours dans le l'e .
glcmon L, el qu'ensuiLe, SU I' l a demnnde du des tÎnaLaÎl'e, il ès t con LI'ai oL, (J 3r la sa isie dû SO~l oa\'il'e,'
à l'éll'acteL' sa pl'otest:Jllon ct a
compte r une somme :'t titre. d'indemnilé, il l'a lieu de conSidérer
celle l'ctractatlon et cc payem ent
comme non \'olontaires Cl comlllO
ne l'OI'mant pa.; une nn de nOI1-l'ecevo ir à l'enco ntl'c de la demande
nltél'iclI l'o en l'ectifi cat lon du l'cgleIllent qu'il rorme CO lltl'O so n all'l'étou r au pOl' t de dépal'l. - En co nsequenco, si cc l'cglcment e~t I.'éfO I' mé, l 'aO'l'ôloul' dui t au C:l I)ltalne
le l'Clnboul sement des sommes retenues ù tOI' t pal' son COI'I'cspondonL au pOI'tdedesti naUon. - Mais
quant nu l'embouI'sement de l'indemnité que le C'p il"ine a été conl l'uint de puyel', il Il e. peu l ètl'e prononcé cio cond~mnallOn que contre
le destÎna l 311'e lui-mèmc, seu l autOU I' de l'acte do contrainte dont le
cn pitnill e est fondé :.l se plainclt'o ,
ct l'all't'éteul' doiL y l'ostel' ëlransel', - M'l'S " 3 mai J877, - Guérill c. A , Vi gouroux oL Guayd an.

1-226

9

ehandise qU'II r,'6!end ,voir ehar gée à bOl'd d'un nn vlre, no saurait y
suppléer pn!' lino pl'ouve t~g tim o­
niale. - Mars., 22 juin 1817. Slieglltl. c. UI'aschi"... .. 1-'2ï6

7. C011 ,luil e du. navil'e, Court ier de,çig1lé l'w' la chal'ie-partie, tlau ro
p,}lIale. ~s t valnlJ le la dau se de
ln ch:l l'le-prll'lic pn t' laquell e 10 c~ ­
pilai ne s'ohli;:-e :l ndl'essCI' son navil'o nu cou rtl OI' désigné P~\i' l'am'étau]'. - Pal' sUIte, le ca pilai ne qui
emploie nn nuLl'o courtie r que celui qui l ui n été tl éiigné, cs t passible de llommages-io lérélS en vOI':;
celui-ci , - Tou tefois, ces dom maI!es-inlcl'ôls ne doivent compl'ena"o que l e dl'oiL de conduite du navi l'e a l'en trée, même au cas où la
cba l'lc-partie contiendl'niL une clnusc péoalc slll)ulanl IIll0 somme supél'Îelll'e. - Mars., 1 sept. 18ï7 . Pl essenLicl' c. Fri sch el lJudd . 1- 3~5

8, V, Ass, mal'it., Comp olenee, COUI' lier.

Cassation ,
Sommes IlolLcll/ies Cil vertu de l'arl'ét
cassé , IlItJ'éts. - Celui qui fi touché uno SOllllll e en vortu d'un :lrJ'(; t
passé cn IUI'ce de èhose jugée, ne
peuL èll'O l'CPU[Ô l'uvoil' lOul:hc~ de
mau\'ai so roi, malgl'c 10 pOU\:\IOI en
Cass'lion déja fOI'mé, - SI donc
l'arrêL csL ",ssé, eL que J, Cour de
rell voi Ol'donne 13 l'eStilulion de la
somme louchée, les inlcl'èts n'cn
sonl di'ls quù du jouI' ~ll ils ont cté
demnnchh p~lI' conclusIOns, eL non
du jouI' lin pny~tlH:ol.- C. de Pal'is, n janv. IS77 . - Ass. c. Ch.
do Com , de Di eppe .. , ,'" Il J1 ~

Caution . - 1" . Fnillile, il'. cie Cam .
Certificat d e vIsite, -

1·, _\ s.s,

mat'Ît., A\'l'lI'io commune.

G, Chm'gelne'lt pl'élemlt,

1
A bsellce de Charbons, - V. Von Le,
Preuve lestimoniale
ùwdmis~ibfe, :-.- Celu i qui n'u rati l'ô Chargement sur le pont . C'pi l aine ,
au cun connaissoment d'u ne mal'-

cO llllaissemell t

JI.

�Chelnin de fer.
1. 'J'ransl'0'" payé par

lui rem boursel' ses :lctions, toute
!'ÔdllCli oll du C;l pit:ll social au
Jll'ofit. d'nu :)Cli~n~ail'~ se~~ étant

t'e."C/~,ldi te~,,·,

Defaxt demaucit&gt;e par le desllT'Iatai re .
_ L e d6slint1l:1Î "C d' uno m:wcha n-

llllCI'dltÙ .-C d.\IX, 6 1lH1I :) 1876.
_ Monlnnat'O c. C· Hulo-Plutonsu.

dis~ c .... pédiée

pal' Chemin de fot' :l
qualilé 1'0111' tl l3mandC l' ~ II SOli nom

la détn ... e de fl'.d:Hlc 11'3nspoI'l :'l l ~­
qu ello la mal'chnnditio pelll .:WOII'

dl'oit, lors

Illl~me

quo les

rl'&lt;l18

de

Commission , -

Chèque. - l'. Faux.
Chômage . - l' . Abol'liage.
Chose jugée. - l'. Faillite .

Patron, Conge, Obf1'gatio1l récipro-

que Dom1l1oyes-tntérdls. - St un
113ll'00 ne peuL congédier bl' ~squc­

menL son employé sans motifs "filables et s'il esl tenu , d::ms cc cns,
a don{m:lges -int.él·ôts 1 l'éci pl'oquc-

men t, }'crnp!oyé no peUl 3b:lndo l~­
uLii e à son patron. -

V, HopI'. de COOL

Commissionnaire .
Ortil'e donlll l POtt,,. comple d'Ime pa1't'i,
cipalion A c/iOlt contre te donnellr
d'ordre 1 Co"firmation pli)' tes cop(lr(ici,J~$, Ac~ioh solidl!'ire. - Le
com llllssion ll;.lIrC à qUI un com -

Clause pénale.- l' . AiTI'él~menl,
Capilaine.
Combustion spontanée. - V.
VenlO.
Commis.

80 d o~ncr 3\'1$
EL SI ~a bl'lIS-

avoir aucllnc conlrc ses copa~'lIcl­
pes, - El si ce~ dcrni o,rs ~Cl'lv~nl
ullOI'ioul'ement au conllUlS~lOnna ll'O
uno lelll'o collective pour ~OI~ fil'­
mer l'ot'J\'e donné, le COO1 nll SSI(~)n­
l1ail'e acquicrL pa\' 13 une action
solid3il'(~ contrc chacu n ,d 'eu~. s~n s
qu'aucun pui sse soutel1l1'qu" n es t
cng::l )!.é que pOlir un li~l's.· - Mars.,
10 J'nnv. 1877 . - Rn clne c. RozeL,

1-92

Commissionnaire au Mont-dePiété .

que cessation de son l l'av::l1 l callse
au pall'o n un pl'éjudice. rom ployé

Dépdt, A!andat de ~eno,,'Vc1er, {Ila~­
tian 1 cnte des obJets, Responsabllité.' Lo commissionnail'e au
VeI' S lui.- Mnrs.. Il ftvr. 1877.!lonl-do Piélé qui " cngagé des
Garhn l'ol c llighelli ... .. 1·-181
objels donL " a ~",'do l es l'econnai:s~a nces, et qUI , prie pal' l,cttl'~
2. ~l yet)t d'une Compagnie, !,"tions
t}sl tenu 3 dOlllm3ge s-i nl ~ l' èls CIl-

souscritl's, Conge sans mul1f.~, I/ldemnlté . - L'agent d'l1ne Compa-

"o;e (bos uno granda

vill~,

qui

Il ' 3

gbtenu C~ Lt c position qu:) ln condillOn de souscrire lin cel'win nom III'e d'acLÏon s. ne peu l èl l'e "évoqué
pOll l' les seules cnnvenances de la
C('\m[l;l~nie. - Ce C:l~ se ré.ali ~a nl,
il lui est tin dèS dommagùs-lIIlcl'èt::;
PI'opOI'LÏonnés au dOlllmage ,subi, et
:H1 IJénêlice jll'LlbalJlc dOIlL Il a cLé
pl'lve.
Me is. l'agenL ~e p eut~ en

pnl'eil cas, obllgel' la Compngnle à

du l1 épo::;a nl de lui r:'l!rc savoll' S'Il
vcut sc chargcr d'opércl' 10 l'cnou\'ellement, garde le silence et l'es te
dnos l 'inaclion. e$L responsabl e du

préjudieo causé ou déposant par la
venle do ces objds. -

Il
peu que le d 6 pos~ nt n'.ait
voyé ail COlllml~SlOnn;)Il'C
du r enouvellemont, a10l's
fi

Impor te
pa s O~~
le ,'pl LX
qu il on

rait l'oln'o, eL que, d,u l'osle, la

possession des ~'ec_onna l,ss ance~ asSU I'3I t le coml111SSIO nn311'c du 10111bomsement de sos

a.\'3 ncos, - Le

J

COM MI SSIONNAIRE.
Commissionnaire
ports ,

Il

de trans-

'1. Transports maritimes, Connaissement, FranchiJc de carse, Interprétation . •_- La el:1usù d'lin connaisse ment aln':wchissant une Comp~\­
~niu de tI'ansports de 1:1 casse des
marchandises embarquées, n'a pas

1. Jlagasinay' , Décret de .' 8 10 n,JO
appliraule. - Ln d,spos,l,on du dé·
pOUl' olrot d'oxooél'e l' la Compagnie
crel clu 13 aoû l 18 10 P"ûsc",vanl
de ses fnules ou de cclles de ses
:lUX comm issionnaires de lransprépos6s, mais seulement de metpOlts do raÎI'c v ndl'e 1 six mois
lre la preuve do cclle faUle à la
;JlH'ès leul' rtl'r ivée, les colis non
cha l'ge do l'expMileu l' ou des desréclames n'est pas :lpplica!)le au
tinataires. -- Mars., 12 févr. 1817.
eommissionnail'C de tl'an Sll sllllple-- noux de rl'ai" ineL e. C' Péninment chargé do l'eco v,oit' une ,ma rsulniro ........ .. .. ..... . 1--t26
cl",ndise ol de la lenlr à la diSpo'2 , Retard, {ndemnité, Préjudice. non
sition d'lino pOl'sonne désigncc. ju stifié, A bSPlICl' cie mise en demeure.
En conséquence, le pl'opritHaire de
-- L,'enli'eprl:neuI' de ll'nnsporls
la m3J'ch fllldi se es~ tenu (le l'cmeSL soumis ~ indemnité en cas de
bOUI'St~ I', en ce r:as, les rl'ais de ma·
retlH'd dan ::; l'o1'1'ivée des objels
gaslrage, mOm~ l,our un temps .e~ ­
tl'3Il sportés, cl cela sans qu'il ~oiL
cédant SIX mOIS, -- M.lI'S., l 'lJuln
IJesoin dc mise cn demeure 01 de
1877. -- Jollion e. ComeL. 1-~73
JUSlificalion pl'écise d'un domnwge,
C)
Ordre d(' réexpt1cl ier, Absence d'or- -- Mars , l 'I mUl'S 1 ~ 17, -- Iler_. (Ire d'a~s l/rer, O,'drc de lenir à fa
zog c. Ch. dc F,' .. . ....... 1--15.
disposition, ExpedItion sans ordre,
Assw'aTice oulif/aloire. - - L e COIl1- 3 . .Ârarie, Gdte, Expertise l-ardive,
missionnai l'c do 11'3n$11 H qui des
Prt&gt;tll'e in ~ ufflsante, -- Une Commnl'cha ndiscs sont adressées pOUl'
pagnie de CEemin dû rer qui préêll'O léexpédiécs pnr me l' il "nc
tend s'exonérel' de l'a\'u ri e d'une
pel'sonne désignée, n'est pas ohligé
marchandise (bombon,n es ea u de
de pou1'voir:J leul' a... SUI'3I!C C, 101'sfl et;l's d'ol'angc l's) en 1O\'oqllant la
qu'il n'cn ri l'eru l ' OI'JI'C ni Llo l'excelee sub ie ('11 J'oule, ne prou\'e
pédltour pl'Ïnlilir ni du del:llÎn3Lail'c.
pns su ffi sam ment ('c~te fOl'ce ma--- Il en est SUI'tOut :\in~i lorsq ue.
j eu l'e pUI' un,e e~pel'tlse Pl'O"o,q~é.e
clans l:t lo tit,!.! de l'expéditeu r . ulle
seu lement $1'&lt; Jours après lalflrormulc imprim ée conlcnnllL \ '01'véc. ct sans que l'exp.ert ail pu
cll'c de r~ire aSSUI'el', a été baton-'
conSl:Jlel' si \:1. m:H'chuI1l1Ise a ~voya­
née. l'l lo ~'s quc les prospectus du
gé en wagon cou\'l'rl ~ l. ~unl~am,­
commissionn:Jlre l'ellfd' menL une
ment allH::nagû, - C. d .\l '\:, 3jan~· _
el:mse specifillnt qu';\ n'est pourvu
187;. - Ch. do fCI' c. Mazze~.
1--2_1
à l'a SS UI'31lCC lIue sur IOI'd,'c éc rit
des expéditcurs. - Mais le com missionnail'o de transit n qui une II. Ilemise à un commisslomlai,~ intenlll1dlalrr, f 'l yemellt des frc~ls lie
m:lI'chanth :se est ndn ssét! POlll' êtl'c
Iran.~porls, Fin d,' '10"·~l'Cl't'Olr non
tellllO 3 la di ~ po S lli on d'ulle peracquise. - Le commlsS,lOnnoll'û d.c
sonne dl~::.if!'l1éc, el qui prend SUI'
tl':lnsporl s chargé de raire pOr\'eOi r
lui du J'cxpüdic l' pat' Ille!', au lien
un colis a telle personne, IIC peut
d':Hten cli'e , c::. t tenu de la r~il'e 3Sl'\cipol' cie Ir! l'cccplion, du colis et
~lI\'e l', r:'lule do quui il est l'tspondu 1H\\'rment dos fl'fll S p~H' celle
,nblo cle ln perte . --- C. cIo J{ ollen ,
person'no comme d'une fin de 110029 ju in 1876. -- GI'OSOS c. Pin èdo .
l'cceroir conll'O lOllto demnnde ul11--71
1

mCI'('ant donne ol'dl'c d'achuter une
m:lI'cllandi so POUl' comple d'~ne
pUl' LicipallOn cx i stnnl cntre lUi el
deux autl'es, a action pOllr le tout
con lt'c le donnolll' d'ol'tlt'c, sans e,n

• •

commis ionnflirc a, en pareil cas,
le dcvoÎl' llfl faire eonnatll'e son 1'8rus en Lemps uUle :i son m:lIlLl:lnt.
- C. d'AIX. 29 mar; 18i6. - Gonelle c. Mailfl·edy... . ... . 1 237

Commissionnaire de transit ,

3, V, Compétonce, Ii'nillito , Fnux.

MOI'; . 3 jui l 1877 . - CouLuro el
Faleo 'c . Ch. do fe r ...... 1-28~
2. J'" . Commiss. lie Lran sp.

nor son emploi sans

4

1- - 206

L":lll SPO I'L al1l'aie~L été payé~ pa l'
l'exp6ditf.HII' ail lI ou du dépm' L -

t.

COMMISSIONNAIRE.

C O~lMI SSIONNAIRE .

COMMIS

10

�n

quo l'éelclIlle ['lI1LUI'tH dos p:.l rLi culiel's. -- - 1.. :1 ,'i llo dl) ~ I a l' sei ll o, COI1cession nnil'0 des Du.:!,s , qu '~ lIe n.
l'ét.l·océdûs :1 lino CO tl lpagn ic, 11 0
pouva it , quelles qllo fussen t los l'éser ves l'ailes p:'ll' oll e co suj eL 101'5
de 10 l'OLI'OCossion, em pOchel' 13
Compagnie d'exnrcOl' Je droit cicl ess tl ,s , C'n l'étn L 1- du ca hi or des
c h :l r ~ c s cll'cosse IHl!' 1':1Il1ol'ÎLé supél'ieul'o , ut moL tant cûs opol'nlions
:lU nombl'e de celles que pouvni t
rail'o l " l:oncessionnniJ'c ; 2° de l:l
clause contenue dans l a loi do concession, e l pOl'tnnt 411 C la rdtt'ocession 110 POI1\'3i Lsc raire quo sOus la
cOIIr/itioll cle la str icte cxérution d"
ca hirJ/' des charges . --. Tl'. sim ple
polico, Aubagno, 10 ao~t 1876. -

llll'ù lui :l f:1ÎL COtifloÎtl'e que cehu
a qni le colis fi oLé j'omis 1 n'él:.lÎL
qu'un simple inlerm édiaire cllul'go
de 10 fai l'c j):lt'\'cnit' il sa dos tionLion vOt' tlnùlo . -- M:lI's. ~S juin
JSn . . _- CI'eiss,c r. Mess . 1--2ïS
fil

J'cslitt~lioll,

- --

L'aclion c n

l'ÛSIiLlIli ûn do J'n"\ i:; de LI'&lt;1I1SpO I'tS
}lCI'rus pal' une Compagnie do (,~h c­
min cie fer en Sli S du tarif, n eSL
pa " soumi so ù 1ft fin {Je !lon-l'eccvoÏl' l' sultan L de la l'écep ti on do
la I1lul'ch::ll\diso el du payement des

rl·,is . -- Mors . , 20 se pl 18n. -r~l'l'a l' ~T c . Ch. de rC[' . • .. 1--328

G. Chemin de (t", Payement dl' t rallSport, Ema rgemwt du livre de sortie, Formalites e.rlgàs fluant en/è·
I.:emenl , Incendie postérieur, Action,
Rccevabiltté. -- Le p3 Yemen t du
tt'anSpO t'l el l'énlill'gcUlènt du li vl'o
d e sOl'tio P31' 10 destinalail'o d'lI ll O
mar cha n d is~ tt'ansporLéc par le
Chemin de rOi', ne suffisenL pa s
POlll' éldindre toule 3('lioll con tre la
Comp:lgnic, :\lol'J ~I Lt ' ll est cons tan t
qu e, œnpl'ès les lisages de ceLLe
t: olllpagnic l CO~ rOI' I~l alilés SQ.!1 l ex iguos des aestlll:\to.l1'es ayant lou t
cn lè\'(!mcnt de la marcba ndise. -La Compagnie l'esl e donc l'csponsable,jusqu'a h livra ison efi'oeth'e,
de la des tt'uction des mal'ch::lIldises
pal' un ince ndie, -- Ca ss . ) 13 jan\'.
1875. -- Ch. de rel' c. Géhio .
11 - -47

Comp agnie des Docks .
1. l'esage, Cahier des c/wrges, Age nts
de la Compayll e. - La Compngnie
ùes Uo"ks et "n ll'cIH)ls ÙC !lal'scille
pen L. en \'el'lU do soo cahi er des
cha1'ges et S:l ns contra vell tian aux
lois el at' I'l1lés réglallL le pcsage,
le jaugcnge ct le mesul'age, filil'e
pe sol' , jau gel' et mesurel' pal' ses
propres agen ts les ma . ehandises
déposées d:1 ns ses magasins. Ce dl'oit esL :Ib~olu, stln s di \ linc-

lioo ent\'o les opérations falles dans

nal , pou r ob tcn il' j'nu tol'isat; on de

\'enrll'o les li tres don t il esL n:.Jnli
et ci o s 0 0 appliqu er le net prodnil.
-- Il s ' a ~ iL, on enet. dnns celle jos-

2. J'. Fin de non-t'ecevoil'.
Compétence.
'rramtvay .~ ,

Accident, Blessllrc. -

N'esL IlUS de !a compéten co commet'cia e )':\!)Lion exercéc co ntre la
Compagmo des tramw ays par un
individu qui a é l ~ blessô pal' une des
vo iLul'es do colte Compagnie au
mOlllcnL oll il chel'chait à la l'opl ace l' clan s sa voic, njH'ès d6t'aillcment, et il pl'o tégOl' un voyoge ul'
~gé. -- Mn\'s .. 12 oct J816. --- Ancelin e. Cie des TI·a mw n)'s . 1--1 8

J

4. .Marchandisc avariée, Capitain c ct
A SS ll1'Otl1' ) l1/emc Tl'ilmnal. -- 1..0
récepli onnni l'e {j 'une ma.rchandiso

fI\' :'l1'Iée fi !o dl'oiL de citer de,,:mt le
même Tri hunal le capit :'lioe Cl l' flSsureu!', tous ci eux é\'enttlellement
1' ..~~Jl o lI ~:.I ble:; cio l 'ava ri o . -- Et
l'assureu l\ domicilie su r une autre
pince quc le pOl't d':H'ri\'cc, no peut
exciper do cc qu 'il es t tenu d e 1'[1val'Ïe jl:1l' d 'autt'cs ca uses qllo le
capitaino, pOlit' rail'o consid6rCl'
l'action Înten teo CO 'lll'C l ui commo
dj{fél'cnlo do l'nclion co nlt'c le capitai ne, ct dcmandel' son renvoi devant 10 jtl~C do son domicile. -Mnl·s., 7 déc. 1876, C. rl'Ai x,
2~ mal 113:7. -- CiniCt' C .\ ss .
1---55 cl264

5 . Al'l./120. C. flroc. A(Jn!lcment. I/ nrt. /âO C. pl'oe. cJ\'ile qui, cn
ll1~ti èl'e cOlllmerci:llc , attribue com 1

pel ence au Tl'ilJllll tli du lien de la
promes se ct d e lit Ii VI':lisOIl, est ap-

plicable 'u cas tI 'IO'\'ulcment. --Esl
donc compc\ent pOUl' connaÎtI'c de

2. El/lp/OyJ, Patro1l) Salaires , Pcnsion de refraite. -- L'oblig:Hion
prise p::u' un COm1l1Cl'çant de raire
une pension de l'etl'nite à un empl oyé, es t com met'ciale nussi bien
que colle de Ill i pn yel' ses salaires
d"nct i\'ito. -- En conséquence, le
'1'1';l&gt;u1lnl lI o CummcI'ce ost compélen t pOUl' eonnnUl'c de la question
de savoir si celle ohh~n li ull tl Clé
pri::;c. -- C. d'Ai x, G 1I1a i l ti7G. -Uel'll'nndon C. Hi co tlx .. , .. . 1 -3~

3. Faifli f6, /lanquic l', A J)Qnces sur 1itl'es
Uda fisot,iOll , Tribunal de /(t
faill ito. -- Lü Ua.nquiel: !llll :) raiL
des :W3ncos Sil l' litres a un CO!TI mCITflnt plu s lal'd toml?o on fai lli Le,
doiL s'nell'es sel' au tnbtwnl du la

l'ransalJtion auec L'Etat. - Le Tri -

pOlenl pou\' eonnalL\'e de la de-

C. Crédit I. yo no ~i s . . . . . .... 1 ---~8

~

7. Co urtage . Pabrique d'allumettes,

i nlél'ess::mt la masse, cL clon t le TI'i·
soul eo nnaitl'c. -- C. d'Ai x, 7 jui l.
IH76. - - S)'nd . II onn oral et Devnux
t

Mnrs., 2fi janv. 18n. -- Charles
d' AlbCl'L c. Crédit Lyoonais . 1--1 06

bunol cie Commercc n'cst pas com-

Ilunal qui a déc lora ln railli te peul

Reyn'ud . ..... . ..... . ... 11--106

t.

d uno qu estio n de

13

p1'Ïvil.~ge

tnnco,

a

5. Chemin dt': (el', Ftais pel"çus CIl sus

COMPÉTE NCE.

faillite eL non " son propre trillu-

l'inlél'Ill ù la Compagllie et celles

lêl'icul'O, lorsque la loUre de \!Oi:

du tarif. J)ema1Ulo
Fin d8 ,t011-reCèl..'Oi,..

COM P~~1'E NCE.

COMPÉTENCE.

COMPAGNIE DES DOCKS.

la dcmnndc en payement du Jll'Îx
de h1l'ntion d'un oa\'il'c, le Tribunal
dlt l ieu oh l'allh!temcn l s'est con ~
clu cl où le n:l\'irc c!t:va iL commenCCI' son voyage, - - ~ 1 3I'S" 18 jan\'.
J87Î. -- Scmol'illc c . AuL t'a ll. I--HO

6.

II fpa/,(J t ion~

immobilières, Instcdlndo' btm:'aux - Les construClions ou l' ëpa l'~lions immobilières
tiOI1

ne sont pas clC's opcl'~lions COIHm C l' c i~l ûs de 1:1 r ~ l't, du p,'opl'ic tail'e
nI du loc:t tail'o de l 'i llllllcuLl e. -EL il en est ainsi, mème :.lll cns oil
cos l'cpal':ltio ns atH'niellL Cu pou\'
ohj et l'insl:'llIntioll cl es bureaux
d'une maison do commel'co. -_.

m::m de on payement de courtage

inlenlée conti'" un rab l·ie.nt d'nllumettes pnl' celui qui a négocié un e
Ll'an saction entre ce rabricant eL

l'Et' l il l'aison ddS ioùem nilés re!;llives il l'exp ropl'ialion de celle indu::)Ll'ic. -- Et cela, alors même que
cette tran saction ::l cu llt'illcipalemen t p OU l' cOèl de ll'anSlllcUrc il

l'Elat l'i nduslrle, l'oulillagc el les
marchand ises du r;lhrieant. --- C.
d'Aix, 5 juin 1876. - - Flouest c. Fe-

I·aml ................ .. .. 1--10;
S. Assurallce .Hl/' la VÙ', Remise en
garantie d'av(mccs cOI1l/JIerciall's. - Un Tribunal de Commel'ee est compétent pour connnH,'e, cntre un né goc ian t el les hél'itiers d'ull autre
né ~oci ant, de la question dc pl'Opl'iété d'lIne pOil ee d'assul'nllce bUI'
la vie l'{!m Îse par l'un j l'au Lt'e en
gal'fltlt ie de créances commercia les.
-- C, !l'A ix, 2 j 30tH Hn6, --- ChasSoncl'Cc . synd. ~jmonol . " 1--- 11 2

O. Gt:nmt (l'un ElalAissement, -- Si
le l'cprésc nl;lnl doit pl'océdel', cout l'C 10 ncgocia ll t qu'II l'epl'éseme,
de\':1nL 10 Tribunal du domicilc de
cc dOI'n iCI" il n'en est pas de même
nu cas oil il s'agit, non du l'epl'ésentant proprement dit, mais du
gel'ant d'un établlsscment fondê
pa l' le patron. -- - C'es t alors devanl
le 'l'donnai du lieu de CCL élaLlis·eIllent quo doit sc rê~del' le compte
enln! le pntl'on ct le f[L'I'::tnt. -.Mnl·s., 15 rllv. 187"1 .• - Uuoosl c.
Imbel't . . .. ......... _. .. J- -l~\:l

10. Francais cité pOl' !Ill élrall!Jt')·,
TribulIalfrançais, Dési.slemPnI. Refus. -- 1..0 Fi'ançab cité far un
étJ'nngel' clevan t Ull TI'lbuna rJ'al1 cais, a le droit de l'Musel' le désistemont signifio pal' CCL élrange\'
d31'S 10 but d'investil' ensuite un
Tribunal étranger , CL do rail'o l'ctc-

�COMPÉTENCE.

COMPÉTENCE.

COMPÉTENCE.
nit' ln cnuso devant 10 Tribun al fl'3n('ais pOUl' qu'cllE. ~T l'eço Îvc jugo1ll00H. - - M:1I'$., 15 mtlr s 1871 . - FOUl'cado c~ lIains c Catzunis.
1-- 157
I l. Co",I;!',., Cens~rie. Tribluta i du
dé(rmleu,/' , -- Le COll l'lier qui r é-

clam o pa ye ment d o sa ceusel';c ,
dCJit procéd Ol' devant 10 Tl'ibu nal

du dUfollllolll', cl no ptltlL s'aLtl'ibu ol'
le tll'oi L qu o ln jl1l'1 spl'udence accorde nu co mmÎ ssio nnair. ' de Ile

!&gt;Ia idm' qllo devan l la 'fl'i bnn :11 de
son p l'O pl'C domid le . MUt'S,,2 1
1113 1'S 1877. Liohtenstei n c. M&lt;I -

don . ...... . ............

1--16~

l 2. Charge de courtier d'assll,rallcc. Gérant, Action en 1'embvurscment d' a-

va1iC'es.- Bien que la loi défende:.lu
courlier de fail'e des opérations de

commerce pOUl' son propre complo.
les acles de courlage n'en sont pas
moins des actes com merciaux l'e·

It!vant do la juridiction consulail'c,
--- Le Tribunal de commerce es t

dOIlC compétent pOUl' co nnailre de
la demande fOl'lnée conlro los hérili Ol's d'u n courtiCl' d'assurance
p". celui qui a gé ré sa charge pendalll sa derni ère mal ad ie. en payement des avances pal' lui faîtes,

-- Ma.·s., 4 OI"'il 1877. ' - Henufa l.
1--IiG

sition, _. Le Pl'ésiclcnL du Tribuna l
de Commorco qui fi t'cndu une 0 1'donllunoo :lulol'i stl lll ull e s:usie-arl'èl, Si,ln:) y insol'ol' aucu ne l'cse l'vo
ni r éto nliun d'un dl'oit do révision
n'est pas compétonl pOtIl' slatu el:
SU I' ln dcmrtlltlc en l'ct nlCLal ion do
ce lla ol'donnaocu pO l'l él,} d ova nt lui
pal' ln partie s:.Iisic , -- C. d'Ai x , 25
Jan v. 1877. -- CaI L.o.· c. Cnve li •.
1--20 1
J6, Participation, Sù;yc social , It Jg lemCI~t

de comptes, T/'ib/tnal du. srége

s(,c ~al. -- Les soci6to.:; Cil IHll'Licip~Llo n p o u~'e n,1, par dcr9gatiol1 ;,l U:\.

l' cgles 0I'clll1 all'08, avolt' lin sierre
Ou dom i( Ue SOCÏ&lt;I\., -- Et I Ol'sq~i1
CS~ . co nsta t,li, cn fall, q uo cc sioge
SOCIal a eX lslé, c'est le Tt'ihunal du
HUll oh il est établi qu i os t co mpé-

LODI. cn vc rlu do l'art. 59 C. de
l'l'OC" pOUl' l'onna ÎlI'c des actions
des nssoc iés l'un contro l'autre en
liquidation de la société.--C. d'Ai x ,
13 juin 1876. - - Sadin c. Raballu.
1--201l
17. l...itispcndanoo, Renuoi (acultat,i f.
-- En cas do l iLi ~pc ndanoe, le renvoi n'c st fol'cC pOli r 10 Tl'ihuna l
saÎ "i ell seeond li eu que df/Ils le cas
oilles deux Tri bunaux: étaient égaIement compétcnts pOli t' statue r
f: 1lI' ln doulJlo demande pOl'lée devant eux . -- C. d'Aix, 1"'déc. 18ï 6.

13 , Etrangers , Mesures cOl1sarvato\-- Ch. do 1er c. Cuérin .... I--~/.O
ru , -- Un 'J','ibun a\ de Commerce
fl'untais est co mpétenl pOU l' 01'18, l'ente , Rcpr(:sentallt du vendeur
d~llner, m ême enlrd deux négoRat i!ication de ce denl'ier , Lieu d~
Ciants ét l'nngers, de:; mesures conla prolll/'s$c. -- La vente PI'oposéc
~c n'tltoil'C s eL pt'ovi:wil'es devan L
au domicile do l' ~cht1 t e ul' par un
s'exécll tl r on Fi'ance, - Mnrs" 5
représentant du vendeul' nc deavl'., C. d'Aix, 16 avr. ISï 7. -,:ienL définitive que par la l'atirLCaGalldzoun~o {f c. Cbehiantz .
tlOn donnée pal' 10 venJeur lui-md1--17~ Cl 259
ma, -- C'ost donc, Cil pareil cas
1 \ , Propriété industrielle. - Est de
au domicile de ce lIel'nlOl' qU 'c ll è
la compé l ence du Tribllnnl cie Comdoit ôll'O l'éputéc conc lu e nu pOlnl
merce l'action l'elalin: non à la
de vuc do la compétcnce Cl drill S 10
propri été d'une tllarquo ùe fubrison:) ùe 1':lJ'l, 1120 C. pl'OC. ci vi lo, -q ue, Illnis n ln conCl1I'renCe déMars., 20 juill ISïl, -- Mouron c.
loyale l'ôs ultnntcle l'imitation d:llno
F.. achon . . . . ............. 1-- ~i5
cti qucllC, -- C. d'Aix, IG nov. 1876.
-- 1'::J1l3lllfU'CO c. Fo ul'niel'. 1- - t 9V 19. VCtltf·, A 1'1 . 4'2:0 C, lJl'oc., Validité
couteNtéc, -- Si los l'ègIC$ de com pé15. 0l'dOnl1a1lCe du Présidtmt, OppoLencc posees pa.' l'a.t . .\20 C. 1)I·oe.
J

nc

~on L

COMPTE-COU RANT.

pas app lic.bles au cas ou

la vente est déOléo, on no sa ul'ai t
assimilel' ü ce ca~ celui ou la vonte,
fnilo pnl' un représontant du 't'ond OU I' , est 1'('connIl O par celu i-ci
commc un fail, mnis contc!)tée pm'
lui cO lUlll e no l 'enga gean t pns faule
cie l'aliOcnLÎon de sa pal't. - Mw's.,

4 juil. 1877.-- Alm .giac. R.ymond.
1--'lS!l

20, I...ocalo ;n' d'tut

1IIOU,u,l,

Plus va-

(IIC, -- 1.0 l'èglement de l a plu s ou
JlIoill ~ va lue Sil l' les uSl ensilos,

entl'o 10 locCllail'c d'un moulin el
so n pl'oprietnir'o , n'étant que ln
consequence d'une clause d'u n L:lil
dïmlllCuolc, consti tu e un acte pul'emont civil ct qui ne peul, on cas

de conle l.lions, IlI"e deféré au
Tribunal de Commerce. - - Mal's .,

20 juil. 1877 . -- OasL.de c- Milliou.

1--303
21. S L:cll crie il Morues, Construction,
-

1...3 cons truction d 'une sécherio
à mOl'ues constituc, do la pal'L du
négociant qui
commandée, un
acle do commel'cc. eL le l'cnd j us-

ra

li ciable du Tribunal de Commerce
snI' la deman de ùe l'on trep ren eur
en )lnycment de ses trftvaux, --

t5

qUI en ont élû lu conséquence, -Mal's., 3 1 noOt 1817. - Rons~icr c.
Ca lay lhurl'ola cl Cl'avcri . . 1-3'1.1
2~, Fa illitf , AdiOfL, Orr,fJÎ'le anléTlelt/'c, Gage 0" priVifl'Yf. - La
~Oll1pClt~n,Cc spécI~ l o attribuée pa r

1arl. 59 C. pruc. CIVile "li Tribunal
d u IlOu de 1 OIl"crtUl'e do la fail1ile

doit èll'ù r eslrein te au cas ol1 les
co ntesla tion s naissent do la faillile
cl\~-mlhno, cL ne s'étend pas aux.
ncUons dont le principe existai t
af)l~!'lC u t'emont. -- Les avances garanties pn l' un gagc (lU un p 'i vilégc
no sont assujctties à l"alOrmalion et
a lu vé l'ific3lion qu'autant que les
créanciers veu lcnt se rai l'c payer
dan s l a Ol:.lsse chirograpbaire ou
\'olOl' 311 concordaI. - L es créancie!'s agissanL à raison d'un gage
ou d'un privilt'gl", ne ~onl donc pas
tenus de pOl'lel' leul' nction de\'anl

le Tl'ibun,1 de ln r,illile. - Havre.
29 dcc. 18i6. -- .\ ynard el Runer c.
~ynd. Germ,in lIe...,•• nos . .. 11--33
26 . V. Ass. m3riL.

Compte-Courant.

'l2. Ouvrier, Accident, /ruleml1iU, --

So/tle ga1'anri pal' Ietln', Effet impayé,
Contre-pa_ilsatum, .1 /odification dt,
chiffre, Clnn're primitif seul ga·
ranti, - La cil'culH ÎI'C pal' laquelle

Le TI'i\.lu1l31 cio Commel'ce est in-

le SUCC(!SSCUI' d'un négociant écl'Ît

compelenl pOUl' slatuc.· sur la demande cn ind em nité form ée pal' un
ouvl'ier conll'O son pal l'on à raison
d'un accidant arl'Ï\'é pcndnnt son
tt'3 \'ai!. - Mn n;, 30 juil. 18.7 . Liégenge.' c. Marié . . . .... . 1--309

il

Mo.. s., 26 juil. 1877. -- Gi"aud c.
Cabissol. ... ..... . " ..... 1-306

23. Liquidateur. -- Lo liquidaleur
d'uno maison de commCl'ce csL justiclalJlo du Tribunal de Commel'cc a
1'3iso n de sa gestion. -- Mal's ., 30

1877. _ . GasLon c. ilocoplon.
1-320
2t Assurance maritime, Notaire. - OO~I

I.es not'1ÎI'es qui ronL (!l''S polices
d 'asS lll'31lf..:e sont jll~liciabll:ls dcs
Tt'ib ullaux dc Comme l'ce, lotit rommo les cO ll r tÎ OI's, tl l'aisoll soit de
ces polices, so iL dcs ~lgissomcn t s

dlvcrs curl'cspondants de celui-c i

qu'Ii prend à sa ch.rg" ID solde de
complt) aem ou pa::osif ex.istant à
telle opaquc entre le correspondant ct le négociant qui;) céd.é son
comlllCl'ce, ne duit être ré~lItée
s'appliquel' qu'au chilfl'6 pOI'IL' SUI'

le comple il la d'lC délerminéa,
sans cbangcmenL poss ibl e, -- SI
poslel'lcul'clllent 3 celle cir~
cu l:lil'e, 10 non pa~'emenL, ct par
suile h cOIHt'rp:1SSnlion d'un elraL
pnssé dans ce compta vient augmen ter le paSSif, cO fait uemcurll
cll';]ngUl' à l'uuleUI' de la ('j l'cll iaire,
'tlli ne tloill'll.lll au dela du chiITl'c
!lllI't0 ~l la dctLù indiquèe. - - C.
d'.\i x. 30 janv. 1$77.--Crcdil Agri-

donc,

colo c. rime ... . . . ... . -.. 1-17 2

�16

COURTAGE. COURTIER

Concordat. -

V. Foilli/ e.

Congé . -- V. Capitaine 1 Commis,
Navi re, n ept'ds. de com m.
Connaissement . -- V. Capilaine,.
Commis s. de Lransp.
Contrat à la grosse .

1. Forma l ités OmfSsio/,. 1

Les for-

", " liLés 1"'oseriLes pal' l'al·1. 234 C.
Ca m., en ca s d'ompl'unt à la gl'osse,
onL pOU l' obj el do meLtr e à COU\'C1' t

la responsabilité chI ca pi lai ne visà-v is de son ormatCtll" p:l1' la j us-

li fieal.ion de 10 néeossilé de la dépense; ma is l'om ÎBsion de ces fol'-

malitcs ne saurait ètl'c opposée aux
licl's-p orteur s do bonne foi de 1:1
leUre oc grosse . - Mars. , 19 fevr.
/S77 . - 1I0ussiel' c. P3scal, EsLev3
ROllchotli CL Eu slaLi os .. " 1-1 3/

2.

r.

NJ\'ire.

Courtag e . Courtier.
J. Fu bf'iqu e d'al1um.ett cs , Tran saction
avec (' Eta!, Tau::o . - La l'cmuncralion du ~ fI U COlll tiel' qui a ncgocié une tl'ansacti(\nlentrc l' Etal ct un
fabl'i c::m t d'nllul1l eltes , :'t l'nison ci e
J'cxpl'Opl'ialion de SOll ind usll'Ïe ,doit
C:lr'c fl xée, non en pl'cnant PO\lI' base
l'lI~ n gc cn mnlièrc de venles ci e
de m 3 1'c h 3Il di sc~ ou rond s de eo mmOI'CC, mnis en é\'3lu3nl éfllli l::dJlcmenl les pei nes cL sO in s de lïntermédiail'û cl les l'ésn!t:lIs oblenus,
- c, d'Ai " l 5 j uin l 87G , - Flouesl
c . Fél·aud . . . . .. ....... .. . 1- 101

:!, llepl'lfsenfCln t du vcndt"ur , - En
pl'incipe, cl salir conventions oontl'rtil'cs, l'acheteu r qui t1'ai te de l'rt chaL nvec le représentanL du VCIldeu l', nc doit ;l ce l'eprésenlanl nucon courlnge,- Mnfs" 8 t10CIL 1877,
- TUI'e' L eL Gauber L e. Jou l'd, n
RlI)' .. .. " " .. " .. .. .. .. . 1- 3 / 1

3,

C{JII~mr/'cc dcs

offj'élemen/s, Specu-

lat ion. ProJu'llil ion 'lTi, Î-:-'l'f"/C doSUUI) {l'rter il bénd fice, Abrogation, - I..e
t:om mcJ'CC des :-tn l'étemenls nc s:1ul'ni t êt rc confondu n,'oe le courlngc
des atrl'étclll ents, (lui seul con stituc

IlFFIlTS DIl COmIEHCE.

DÉllARQUEMENT .

un monopolo l'CSCl'vé au x courtiors,
- Faille commel'Co, et non le COUl't :l ~ O cland es tin dcs nnl'é tcmenls,
cel ui qui S!)écUle :'t ses ri sques cl
pÛl'il s sur OS vOl'ialions du co urs
du fl'cl l, aL qui j ustiri e ovoit' tant ôt
gnr;né, L:m tù l pet'du SUI' l es sousall l'élClll etHs qu' il n conclus, - La
prohibition établ ie pal' l'al't. 27, li v.
3, IiI. 3 do l'ordonnance do '/ 68 1.
contre le faiL do sOll s-fl'6101' 11 bénéliee , ne saUl'ai L, en I l'élaL dll silence du Code de ommel'cc , êlt'o
co nsidél're co mm o étnn t encore en
vigueul' - C, de Dordenux, 28 111tli
1 ~ 7 1. - Cadol c . co urtiCl·s . 11 - 53

4 , Cap itainc étrange/' l}at la nt f/'a nrais, p épdl du manifestc:, PIt!ce cl,
tradul1'c, {(cfus cllt courUc/' , - Un
cn piLaine éLI'angc \' pUI'lan t le fl'an (':l is es t en droi t do l'emplit' {~ n
Douane, seul et san s 1'3ssislnnce
d' un co ul'ticr , l es form alités l'OI3li\'es :'l l'cntl'èe de son navi1'e, - EL
ce la, 101's méme que la Douane, 011tt'c le mani rcs te ecril pm' 10 cap i!:-l ine cn f[' unçn is, cxi gor :tÎL la LI'ndU .;Li on üffi cie lle d'une pièce qu elconque du bOI'd. Lclle, p ~U' exemple,
quo l'actc dc nati onali té, - Un
cOll l'LÏCI'-inle['I!I'C: to à qui un ca piIni no s~:ld l'esse pOlll' llli f:l iro Ll'nd uil'o (un docum cll i ex igé pal' la
Douone. no peul l'c fu scl' de fail'e
celle ll'rtducLi on, ni la subOI'donncl'
tI la eondilion que la condui l e du
navire l ui sora co nfiée , - Havl'e , 4.
nOÛ L I S1 ti , ,C de ROllon , 19 rév.
1877 . - " ï llia", c. Me,·ville .
11 - 67 eL '122
5, l' , AS3 . mil l'il , Cnpilninc, CompéLenee , l'ni llile.

Coût , fr et et ass uran ce , -

JI .

Vente pnl' nrl \'. cl és ,
D ébarquem ent .

Marchandises de memc 1lC1(ltre', Deux
pa'/'ties, Memc cale , ~6pa/'(/ t ioH de
~ implrs

1wUes, fJéficil à rép(u't il' ,
Ga le et ell trepon t , - Sui vanL l'usage

dc Mal'se ille. lorsque cl aux pnl'ties
do ma,'chrlndiscs do m6me tn nLu l'o,

I::PI'ETS DE COMME llCE.

11

il l',,d l'osso do deux eonsign3L3i l'es ,

!ui de l'avoh' lait, môme en ce cas,
sont miscs da lls la cn le du mèrnc
Il cst san s recOltl's con tre le tll'eUl'.
nav i ro ~ elllt: sont séparées que pa r
Ibid.
dc simples n3lLes , le défi ciL ép "ou3,
~u(Jé
au
cO
I,ltraiT€'
que
la
suspenvé jl rl l' 10 del'niel' l'écf.!pti onnnire
sion dc p:lI emenls du til'é d' une
doiL H"d l'(' purti cnll'o los dellx n
lelll'c de change a pou,' effcL de
p" o,nL" des qua"liLls chargées , la
délruirc la prov,ision. - Pal' suile,
pl'C8ompti on élan l que les d ~ u x parCil cc cns, le defnu t de prolêL ou
Li es so sont mélang6es cn "oul e, do
dUllonciation cn temps utile nc
Mais il n'cil est /)3S ainsi , et C!HHl lIO
fai l pa s PCl'dl'C nll li t: I'~- port cll\'
,.éeopLionnnil·e ( ai L sllppor lel' 10 déso n l'CCOU I'SC011tl'O lc Lil'OU I' . - C,
fi cil qu'i l LI'Oll \'O, IOt'sqlle les deux
" 'Ai x, 23 fév . 18i l . - Uouisson C.
pru'tir;s do marchnndisos J chargées
C3L"i, cL CO.le . .. . . . . . .. I - I ~a
dans doux jlOt' ts dill'él'cn ls, on t été
mlScs l'u no dilllS la cu le, l'n ll Ll'o
Dellonciation nOIl ~uivie de juge dnns l'e ntl'eponL, ct qu' il n 'cs t pas
ntC1lt. La dénoncin tioll du pl'olêt
j llsLifi é qllo les (l3lln enUX de l'ontrec::.l \'cguliè l'C Cl conSC l' ve les droi ti
pont ai ent étc mal fCl'nlés , - Mar5"
du tiél'S pOl'tCU I', POUI'VU qu'clic
'1; dée. 1 ~7 G.- Savine e. Rodoc3 conLiennc un e demande on j u:&gt;lice,
n"chi .. ..... .. .. .. .. . .. . . 1- 68
snns qu' il sail nécessai l'e tlue cette
d ~mnndc :li t ctûsu i\'icde jugement.
D éch et.- V . •\ 5S . mnl'i l .
Ibid
3, ,'(Jt, Faux endossement, PaytJJ éflcit .- V. Débarqu ement.

'1.

mcnt clans de.~ co/Uliliotls

D élai. - V. 1'3illilo, Pin de non -l'ecevo it'. Vente, VIJ!ilo à Ii vl'ol' .

Dél a isseulel1t .-

l'. Ass, 1113ril.

D étou r n enle nt - l'. Voux,
Différenc e du n eu f
- JI. Ass, IH 31'il.

9.U

vieu x,

Dis ponibl e,- V. Vente .
Doub l age , - I' AS3,
E c houeme nt . -

m aril.~

Ven te ,

l', AS5. maril.

Effets de co m merc e .

l , IIcmise " l'encaissement, Obligat hm de pro testc /' , - Le ilanquÎm'
fJ ll i pl' nd une ll' n it l~ 3. l'ünc:'lIS5enl en l , I~s l lenu de f!'l i l'o pl'oteslel' a
l'cchéa ncc. :1Ust i bien que c(: luÎ
qui la prend al 'cscom plc. - ~1 :lI's"
9 fuv It:n ~ , - Ange è, J lIlli ~11 et
Vel'dier CL G3ill ard.. . . . . . I - I n

2. Faill ite (lu tiré, A bsence du Iwo/et.
- LOI'SCjll 'iI csl ju s ldiô quc la provision :wni l él6 J'ni to ('11 tlln lllS du
ti l'é, SD Il ol~ü Ùl) déconfitul'o on de
f:l illilC no di spenso pa s le pOl'lCUI'
de f3i,·c f, ;'·c le pr olèL ; eL f" ule pal'

norma-

les, /)ebiteur lif.Jc/'/! , - Doit vln~
considct'l.: C01l1tllü \'o lablell:wnl li ,
bé "é le dehiteû l' d'lIlle lelll'e dl'
chang-c qui payc snns opposition :J
I·Cché.nee, hien que l'cll'el aiL élé
sOll stt'aiL à son propl'iélai l'e eL revêtu cI'un fflu'&lt;. elldossemenl , a
moins (( 1\'1)11 Ile prouve qu'il y a cu
de S!'I pnt'l collu::.ion, (";Jude ou
i mpl'tItlcncc :;:1':l\'e. fi en est
~u\'lou t ain:&gt; i au cas Olt rcn~! l, apr &amp;3
la Sou~ll'ac t IOtl ct le fnux cndo sscllH!I1L, ;1 él6 l'ol\jt!t de plu~i ell1';)
m;l'l'QcÎalions sél'ÎclIses Cl fUlles dû
bo~tle fui, Cl pl'é~cu lé :1 !'encais;)cmen t il sa \'r:l io ~chéancc, dan.:i des
conditions r.ol'malcs, cL pal' ulla
mai:&gt;on co nnuc do I!'I placc uù dc,
1llIJIIl'C le ~ÎI'û . - L!'I pel'te, e l.
parei l cas, doil l'domb(,I' :'.U" I~
(l l'Llp l'il~t:lir~ li tlU! \'rlfcL a clé ~OUS­
l l'ait, ct qUI nU l'alL ch), cu nO,I'cccvUnL pilS d'at.:c~, se tic réccpt,lon ,(~e
CChl1 !'I qui il 1;.l\:3Jt adl'esse, s cmotlvolt' de son ;) t1 encc ct prendl'e
I.lcs mesmes eOIlSCI'\'3tOIl'CS, M:lt's" 26 !'IV I', I 8ïï , - CouJ'tol c.
A",,,I " orL. ........ " .... 1- 190

6, Portcul'

IIrJll

responsable. -

~ .IJ

LH\nq nie l' qui a ~ncJ i ssé celte tl'::tltl!
~

�tS

EI'~' ETS

DE COMMERCE.

I,'A I LU TE.

FAtLLITE .

pOU l' compLa d'un l icI'd, no sau/'ai L
rnco ul'ÎI' anCltn O l' e;; jJon 3ubi litè vis·

Enseigne , -

y.

à-vis du

PI'OPl'l l' l&lt;lIl'O}

;v~ i s ~;) n l

pOUl' quelqu'un !l u'il 110

Eti&lt;Ju ette. ll"lollO.
Etr anger ,

V. Pl'upl'Îètô in du:;-

si, tout cn

cO ll n:IISSî.Ul P;);;, Il IH} \';1 rait r'J uc
SUt' If! l'ücu mm:lI1datioll d'unù pUI' -

Ll'i e l l ~

Pl'OIH'iôLé ind lhi-

V.

GompÛI (:llCI',

COUl'l lCl', jo'lIiU ile, Navire
c lli ~IIH Jcs cil'con stances qu i no lui pel'metta ient p il S E x p e l'tise.
dd s C Up ~~ÙI H1C I' qu'u ne
f"fludc
1. •Vu/ liI J couverff' , IJd{ tmse lm ( ulld .
ox isL.i l. - MOI'.)., Il j uin l S7ï .
- L a ll nllité d' uno ex perti se esL
GOll t'lot c. Zido . . . .. . .... r- '27 1
CQu\'ol'te pa l' le:; d6r01l5cs au l'un d ,
1. Pnscriplio ll , Instance abando1l1uJe,
IOl'squc lc:) c:tLl ses du Illlll illJ ne
PJI'I'IHpt iuli nou J em(mdde. Si
sonl !lns l'ol'ùro plllJl iû. - C, ù .\ i'\,
UIIO action en ju stico i llLel' rom pL 13
18 :1\'1'. 1877, - Eymiell c, 1.:11/ p t' e~c dpti on l 'u l ~l ti vè au'\: billets ;)
lH'eauI( , . .. . , ... . . . ", . . . I -'lli l
ordl'o cl leltt'es de c ual1 g~. co LLe
~, V, Capitnino, Commi.ss, lio Ll'ansp"
pl'csc l'Ïpl ioll ,'CCOll1 ll) oncC fi coud l'
'l'I'i1J . do com ., V c nt ~.
fl ualHI coLLe action est :tband oo nèc,
san s QU' II soiL nécessail'e 'de de- F a illite .
1ll:lIHh~ l' la pOt'empll ol1 dïllSL:m ce.
'\13I'S, ,3 III ai ISi7 , - Tesl ::\- 1. Ce_~~ i on rie cr Jelncl:', D;faul de s;911lficatio-·I. Les ee:ssioll5 de
ni èl'o c. Pally .. . ... . ..... 1 221,
crea ncc:) cOlllulc l'ci;l le:i ~u n t ai':&gt;!] 8. Négocia/t'oll à forfait, }eetieB l1ce.
jClliûs , comme les CIJss itlo) de
- La llclgocin tion a forfait d'o Uels
crc a nc~s civ iles, ~I 1:) fOl'mnlilc tl e
de CO lllntcrCû tlSl c nl;lctwc dd l'û lila :signilical ion nu débllèUl' cedé,
cellce dolûsi\fc Cl J oittHrc :.lnnnlco,
ou dc l'ncc(' plaLÏ on )laI' cc derni el'
IOl'squu b:, ends nOi-!ociés n'clai ùnl
dan:; un aclu il uthonLiqu e. - .\.
q ue il.: l'ulIuurullcUlenl t1 'e llûki il n11i Oill:) quu le déh ihHIl' (:0(\0, se
tul'Îctl l':; nUIl pa yé:i, cL quù celle
ll'OUvall t on cu mplt: - t;u u r ~ll lL avol.;
u i l'co n ~ l a n (' o a 6'é cuchéü p ~lI' le
h~ cédanl CL l {~ CCsS iOllllnlt'C, ne
ccd 1111 au ces~ i o n nai ['c . C.
Cl'oditû le com ple clu CcSSiOlln:l i!o
J'AI X, S mai 1871 . A sll'ür,d c.
du monla nL de la cl'éa nee PO!ll' en
Yermin cl\ cl nicoI,d , . . . .
1- 2ô'2
débile,' le com ple du céLl:lIl t. _.
M:l1'3 J 16 auô t l ~iÎ . - Dcmesll'c
~t a i s, en (li ,hOl'S du C8 cn3, Cl fau te
c. 1\OI'iil cl Pig3..:é .. . . , . . 1-- 317
de ~ i ~ni lk ;)l l o n 011 tl'acceptallO n
pal' acle au thentiquo, 1:1 ce::;sinll ne
9 . Prm/uclio" ddliS la fUillite du So,,~­
sa ul '~lÎlli Ll'e op p0:,c!ü a dt.ls \lul'a, cl
GJ' ip tl'uT Et Cu dûl'lliCI' n \~:i l
spcci al c lllCll t jl l1 synd iC de la
l'as non l'ue, v alJ I~ tian;) SOIl actiuu
l'aillilo du céù,lnt déohll'éc pO"itécon \ro 10 eéùaot ptU' le fài L &lt;lall! a
J'ieu rcl lllcol.
Mil l'se ille, 1'1 déc.
prod Uil d,H1S la faill itc du sousISi5. C. d' Aix. 26 j ui n 1 ~1(j .
..:a'ipl eur, s'i l n'cs t pas jU3Lil1é qu' il
1- 8 cl 173
cuL alol's co noaiss:lnce des f;l its
2,
Cnurtie-r,
IJilll'l
.
Les
COUl'tiers
I"cp"ochables au cédant. .. . 1-3 17
ne sont pa s co mmcl'(':mts. - Le

sonuo connue,

10. Pays étra"yer, P ri's~riplion, Loi
étrangère. - L..1 dUl'éc de 1:.1 prescri l,lion d'un effet de com!ll Cl'cc
souscriL Cl pa ya bl e en pays étra nge\' C::;I l'tht1ée !l:W 13 loi de ce

défa ut de paye ment

pay.s. - C. ùe Dord f' au x, 2Li ch!c.
187G. - Baj on de Pi no c. IJcni s.
11 - 174
Enregistrement , - l'. Navi re.

~?

d'un billel

so u cl'il pnl' 1111 cour lÎOl' no pCll L

donc on tr~ Î nol' une décl anll inn dc
faillite, .- M ~ll's'J 'l7 ocl. 187(). Pt\ 1'3nquûe. Ga::;t l ., . . ..... I -'!:{

j anvlcJ' l t3î7 . - BI'unr ton eL
Dau det c. Michclon Cl G u L Il1~n
1-&gt;100

3, Notaire, Acles de commerce, -

Le

1'.\1 LLI l'E.

lIol jllro qui sc Ii vro habi tuullcmell t

vilement tout ou pal'tie du sold e
nun pa yI: dc 1' :lI1I; i c n n~ cl'éa nc(;,
CIJtLc l'CCO;]lm is3anco f:llt rov ino
la dl'110 ~'J\fec lou teJ los actions qui
en décolIll!n t. - Specialement, en
cas do nouvell e dcco nfiLllre, 10
cl'cnnl!i('I' :l Jroit d'Ol re admis :ln
pnssif, nOrl seulcmenl pOUl' Ic~
nnu\'cIl C$ "vallce.; fai tes, mais cnCOI'O pOUl' ln pal'lic de J'allcionne
dollo (fui :l. (~tü reconnne à cel lO
occ~$ i on. - Mnl'; " 18 ùéc . 1876.
- - MulhC1'Le c. Coudevi lle Zill des
Iles el C· .... . . .. ... . . ... ' J- - , 0

~)

des :1Ctl'S dIJ commOrCC tel:; que
sou:;cl'i pti on lI 'elful s, achats cl fCvenlus de ll1~l1 'cha ndi ::;oj , ÙO tl I~tl'O
l'éPlILù COll lllh'l'~'alll, Cl peul.
co
til t'C, ètl'c doclal'é en f~ ill i t e. ~l ar::l., IJ nov, lSiG. FrH is::illlcL
c. synd . B . ....... .. .. .... I -·'I;j

a

4, SI/j et

a t19I a i~,

n ,Ir/«ration en Arl-

'I /ell.'l'r e, Hffd~ Cil F, anct'. La
faill ilc d' un slljûL an ~ I :\Î ~, dec l al'oo

pnr les Tt'lbtlnil UX :1 l1g1ais, en An glctel'I'c ou dans les posse:isiolls
unglili:-ics, duit ~h'o i l' son ell'oL el1
F'J'allCe, ct L:illp~(; h (, l' lcs t,:t'émlC icl's
fl ';ln~'als

d'l;jxu 'CC t' en l'l'ance de:;
actions ('ont ro lenl' dl'lJilcU l' personnellement. - TO ll le action, en

7. Comm.is, Frai,')' dl!. 'Juyaq ~ '\ COOl-mÙSÎoII, AI"çrnct' de priviLége. - Les frais de voyag:.} e~ les CaUl·
m i ::is i on~ ql! 'un !lnll'un doiL il ::ion
comm is, nu jouissent pas, d~.ns la
f3illi tl,; du \1:11 l'on. du pl'i\l légc ~c­
cOI'du p:ll' la loi nUI( s:llai,'es de,:;
::;i x dlil'nic;,s lIloi~. -- lbrs., 1t
j:II~\t ... 18ji. -- Teissié c. syndic
lelssle ........ " " ...... 1--90

C~lS, duiLèLI'O i ntentée contre
jJ3c I'Cil
syndic nommé pal' les Tl'ibu nau'(

a n g la i~ .

-

- Marseil le, 20 déo. ISIG
Lublin c. du 1'0:;:;01. ... . . I - ~ 7

5. Bilau déposé. Paiflite 1Lan dt!clarp.t!.
- Mais il n'en est pas du mèmc du
eus Oll u n suj'-'t angla is, poul's uivi
cn Fr:;.nco, j lI::.tifiernÎ t a\'oir dépose
son bil an dC\'.IIlL une Cour allglai:ie,
sn nS ap pol'l(' I' lit Ill'euvo que sa
fai llite a Clé ùécl:lI'no et t1\10 les
opé rllli uns s'en poursu Î\'cnl. - Il
ya liou :iO-lIlcmon t, en co cas, dû
sUl'scu ir au jugement de la causc
pcndant le Lemps néces~n i l'û aU
debitcll l' pOli l' justifie l' quo sa
faillilo li élé décl"l'ée, Cl qu'clic a
about i ou lJu'cllC e~l cn vo ie d ab011tl l' ~~ IInt~ s(,IIIl LÎ on. - Marseille,
7 déc. ISïG. -- UOl'clli c. P,gliano .
1- 57
6. CUrl c.)rdaf, J&gt;lJrlton dè la d..Ue
1107&amp; payée, Obli.'latioH morale, RecOll1laissallct' ô,,.,ile il. l'occa~ion
d'un IIDUI..'CaU prél, l'a!jdilé - - Le
débituul' en faillite ou en suspcn siun de p:lyclIlen Ls, qui, pal" suite

d'ü n conr~ol'da t., ne paie a scs créanciel's qu'une quotile de leul's
cl' éanccs, l'osLo tenu d'ulle oL ligalion I11ol'ule de leul' (' 0 J1nyel' le
solde - Si donc, ayant cmandü
11ltél'icll l'ClIH.lll L a " 1111 cI'cn tre oux
de Ilouvclles ::1\'nnces, il ~l consc ull}
pOU L' les olHeni/', :.'l l'üconnailrü ci -

1!)

8. CI'l'Q.tH'ù'rs n',JI' ·~B'llt:~' par le syndIC, Tit'l'ce oppositio1l. - Les créan·
ÛÎC I''; ,l'Ullli f:l1l1itt;; sont légnlclIlc;I L
l'epl'ésunles pa l' 10 S) nùic dans les
instanccs lIoursuiviû5 ou soutenues &lt;111 nom dlJ ln masse, - P'Il'
sui t!!, lo!'squ'unl' l'I'é:loce n l'lé ad mise dans la faillite 31lt'ès dcunt
cooll'ml leLoire pl pal' jLl~emenl qui
a cond~Ulllt~ 10 s\'ndll; cn sa qun-

li te,

lin aul l''': c,;Jnnricl' es t 11 00 -

l'eL'cvablc i1 lail'û tit'I'ce OPPOSiLiotl
il cc jugomcnt Cl u prtilcndrc con tes te!' 1&lt;1 IWllttû de lu CI'(:nncc admi::ic. - Mal's., n fev. ISi7. - Moulin c Mkhol .. . .. ... I-- n ·j

9.

Jtl!Jemt1lt de report, Opp(}.~ition
Velu;, Art 51;0 ct 5RI -- 1:t!"I. 58 1

C. Commcl'ce donne allx l'l'éanc ors
lù lirait du dtlll1andol' la fixation de
l'oun.lrLul'O de la fai lli te a une :lu l l'e
dato quo cl:! l1e ql~1 l'ésu~ le l'a,i t du
j urrCtllC lI L dé~laratl r ou d un Ju ge·
l1\:nt posl(}l'iol!I',/!.It?clu lan~ que les
délai::i do \'él'lfl c:lllOll ou Ù atnl' mation nc son t pn:; ex.pil'vs . - -. Cellc
dISr.o:)i tiOIl n\.lsl pU::i con tl'edltu plU'
colo do l'art. 5\)0, qu i Ii miLC a un
mois 10 délai ar..:col'd': pOUl' faire

�FA lLLlTF..

l".\l LLlTE.

F.\lLLlTE.
Opposilion au jugement qui tlU~'ai L
l'opOI'le l'ouvOI'tul'e. -- P:lI' sUIte,
l:mL quo les dél:lis de l'aml'mation
no sonl pns oxpires, un créa nci er a.

COllllllOI'cialûs qu i font de lui lin
COllullol'{'ant , ot la l'endcnL susccptiblo d'èt[·o déel3['o en fnillite. -nid

la droit do demander la rétracta-

tion du jugement de 1'{,POI'l , nlol's 13. 'l'itJ'es vcmlus posl{:riol,r l'/1/cIIl 1
RtHllisc du l'/'ix au (nilti, !1 ('spolIsamêmu qu 'il no Su Il'ollVûl'nit plu ~
hait e du "ay ctlt dt! c:lW.l1g C, LoDi dt,
dans le délai d'lIt1 Illois fix é IHl\'
15 j/ân 1t37'!, Arrct c[1acquitlcmcllt.
rMt. 580. -- M(l l'd. . 23 rû" . 1877.
Chose JI~gdc . - - La loi clu '15 juin
- - Pinel c . synd. G~lrcin .. 1- - 130

10 , CI11ltIlli"'1 I'r'ivilégs, Poillt de départ.
-- Les ::,ix moi s pOli l' les appoin temonts desquùls Il} commis es t pl'i"ill'Sié dans tri faillite de SO Il j)::l ll'on,
dOÎ\'onl êtrc complCi\ il p3t'IÎl' de ln

lhllC du jugemen t déclaratir, cl non
a pal'lit' ùu jouI' 0\1 l'ouverture de ln
faillite n été rcpo[·tée . -- Mors., 6
mars J817. -- Pûillon c. synd.
Oolholll ... . ... .... .. . . . . . l-l 50
Il .

USpCII itOU de payemellts. flessoul"-

ces IIotlveflc,J) ndlra ctaLion 1tw(/mis.!l IMe,

-

LOl'iiQll 'lln

CO llllllOl'ça nl

e,t décln['ô en fni llitc on l'étn Ld '"ne
suspension de payements llui est
l'econtluû CCI'win e, le fai t qu e,
pcnd nnt lc CO UI'S de l'insl anc:e pnl'
l ui intl'0lluil 0 en opposit ion à S;I
déclnl'aLlon de f!'lilUl e, il lui sCl'niL
survr.nu des 1'l;:SSOlll'CCS nouvclles
lui \1ertncttanl de désinLél'csSCI' tou s
Ers èl'(&gt;nllclel's, ne 11L'U l perm ettre
ùe l'cll'acte l' le ju gc ment déd31':l.ll l
l'étal de faillilü, - Ma rs" 8 111&lt;.11'3
1$; ;, - TI'inlignfll1 , " , , .. 1- 151

1872, l'ef;bnt h3S oppositi ons il signHiel' Cl ln l'csponsabiliLc dos
ngon Ls de chango au ('fiS dc vo l 0 11
I)C I'l a de lill'O.s, ]l 'n aucune nJlJlllcftti on ::nl L:as oit IIll agent de chnnge
:1 vellclll dos Litres l'omis 1':.11' \Ill
lailli CL lui cn a comp te le Jll'ix, - ,
En consequonce, en dchol's mêmc
d ~ toute opposition, l'agent de
dl:.1n ge l'os l e tellU dc compter ~1I
syndio la so mmo iodClIllent l'omi sb
pal' lui au fa i lli IIIÎ-mèmc, devcnu
incapable Ile ln l'cCe\'O;I' , - - Et 1':.1gent do changc ne peul oppOSCI' .
OOntlnc tl éfc n:sc ù l'action du syndic, uno excepti on de choso ju g60
lil'oc d 'un al'l'èt dû COU I' (\'ass l :Ws ,
ncqui u ::IIlL le failli Mil' une accusalion de b:.lIHIU CI'oulo fl':ludulou sLl
bas6e SUt' 10 mê me fait. -- Mars.,

lUav[·. 181i . -- Synd. JOl[['(l"n e .
C'lI'03SSonne .. . .. ........ 1-1 8G
l ,i. Cesslltioll de payemen fs J Dhord re
ùllJricur. - - I.e maUV rl;S éta t des
an ~, il'l.:s d'un G0Il1111CI'('an L ne peut
Ûlt'O pds en co nsidcl':'ltion pOlit' la
Oxntioll de l ~o uv~ l'lu('c de sn faillite, IUI'squ'lI n'a pn s él6 su nu de·
h O I' ~ , Cl qu'ùn n'cil a eu conn&lt;Ji~­
:;,unco qu'apl'cs la f;Jil~iI C, - - C.
d'.li x, I I juin l ~ i G . -- Mi chel e.

12. Jugement correctionnel Qualifi catio" dc lI oli-com merçant. -- Le
jugement correctionnol qui , acllu ill:lnL UI1 prévenu SUt' le chef de
baclluel'oulc simple Cl le condamsy nd. Ailhaud. . . . . . . . . . . l -nO
nant SUI' cehli d'escl oquCI'ic, Se
b ilSC SU I' cc qu'il ne fals:lit pas le 15 lreucndiCCtlion , Marc1la nd ;se 1'('fu.séc par le deslinatairc, M'/9asill
commerce, mais sc livr ait s~ llle­
dtt, ca/llionllettl', - - PeUl (:LI'C rement a des a ~ i sse m e nt :; (;11 VlIC de
vcndiquée 1 en cns dù raillitè de
ll'ompol' les Ller5, l'c nfCI'l11tl unc apl'ncholeul'. uno mal'ch::1 nd bo l'cfupreciaLi on d' in tCll tion CJui nc :sa u·
see 11::1 1' lui ctl'csléc entl'O los \H::1in ii
l'ait !i Ci' un Tribull ai ci e Comm erce
du enmionneul' chal'Ç!"é cl u la port er
dHlI'g é cio staLuol' SUl' hl dûclarnLioll
de 1&lt;1 ga ro au domicile du dcs tÎna de fai ll iLe. - - Le Tribunol de COIlllClil'c, - Ce cam ionneu r no pcut !
mOl'ce peul. on pal'ci l cas, l'oco nen l'étnt du l'CrUS du dcs tinalail'c ,
naHro que, quellcs que fu ssent les
èlt',} consid èl'e comme 10 Hlandaintentions du d6lJilcUI', il ;'l Oll , en
I ~; l'C do co del'niel', - Il en ::iül'::lÎ).
fait, a"ec les (iors 1 des l'clalions
J

FA lLum.

fli n3i 101'3 mûme quo le l'crUS n'auquo l 'impossibi Iitu oil l'ac hrle ul' s:l v:l il qu il 6t:lll
de p:lycl' le prix . - Mars., 29 llIai
1':lIt (\ ':lIIll',,) lllolif

1877. -

l'ed ey e. Synd . OUfOlll'.
l ·-23/o
1G, Créanci('r !wi'lu', - Un déhiteUI' rOlllmc l 't~lll peul OLru dCI:laré
rn /,;lillile, bien qu 'il n' nil qu'un
seul cl'é:lneic r, - C, d'Ai x, JO' Illfl l'S
18ï7,
MClI'ÎC e, Fal)!'c" . , 1-'!59

Il, l'cndeur, Résilia fion p"rc et sim-

pie , March r}! il échoir. deul' qn i faÎll'ésili el' la

Lo VOllvento, c n

cn s de fai llite On dl! déconOlul'c dû
l'~ c h oLe ur ,

doit la fOll'e résilie[' pu-

r Clllont el simplemen t, sa ns po uvoit' prétendrc :.1 li X dilfûrcnces de

2l

!!nrs., II juin l ~i 1 .
I.evv e.
Flellry""""" .. " .. " 1-:1r,U
1(J .. JI rt: .41G C. Cam" Uquidation
J~dlC1~lre . Defaut dt' J"ai.t.. CréanClers mtf'l'vmants, N ulf irés pronon.
c~cs sans rléclarali on de (ai llite. __
Il;on qu'un Iiquitl:tteul' judicinirc
n ~lIt pn s qu nlilC: POlU' demander, Cil
v el't~[ do. l' ",'L. 4\ 0 C. ci o COOl. , la
nullllé d ncIC3 fnll s pm' 10 ElJuidé,
celle' nullit6 toutefois pellt èll'c 0 1'donnre, IIl rme en dehoi's do J'éta t
do fnili ll e déClarée, SUI' la demande
pOl'sonnelle des créanciers intel're llan t dnns la mèmc instan ce. -- Les
sommes 3 rcnll'Cl' pn l' su ite de celtc
nUllit6, doivcnt, dans co cas êlre
l'cmiscs au liqu icl nlell r comme' mnnd a l ~i l' c s!léc ial dejllstÎcc quant ~ cc,
Cl POll(' cn faire ln l'épal'W ion :111"
cl'~'a n l!iCt'S, -- M:II'6" I l jll!i1. I B'j.
- \':lis se c, CI'U:5mnn , , , "
1- -'lSij

auxqu elles il flUl'ait dl'oit
dans 10:5 cond itions ol'dinn ÎI'cs , cL
\' is-:)-vis d'u ll nch ctcul' OIlCOI'O ln
honi.v . - Et cri;), S:l11 S disli lll-{lI Cl'
cntro la l'é'û lÎ,1IÎIJn pro"cllan l du d é~
1"1 ut dû l'éCC \lli OIl pOUl' cll.!s m:u't:hés 'lO" Nantissement (1fIIltdé, l\'ulli/d rl'lalIne, Ret:cliCltcalion empile't ie par le
échus ct cel c qui pro\'ient du déf~ul
nanlis~ement , - - Les nullités dc l'art.
de ca ution pOli l' les m;"u'chés aécholl',
HG C, cie Cam. Il e SOl. t pl'olloncées
- Mor3" " juin 18ï7 , - Lumbl'oiio
que l'ldati\'Clllunt a ln 1113S:;O, - Pal·
c. 5ho[' ['0 Glllr ièrcs . . .. . . ' 1- ?66
su ilO, un nrln tissemenl consen ti rnr
18 COllcol'dtl t amiable, RemÎs(', Caul'nehcleul' d'uno nuu'chn ndise enco f·i on, Signature au ml1m" cO fl cordat,
re on l'OU te, nu moyen de la l'em ise
J)(:(a.llt de libération., - L::1l't. rH5
du con tlaiSSOlllonL, peul cncol'c, bien
C. Cam., portallt qne le el'éanciol'
qu e déchll'c nul j'c.:lnli\'clllPIlL :'t ln
consC I've soJl ac ti on pOUt' la LoWlitc
Illassc des cl'l'ancil!I's, fail'o oLstnde sn c l' L'~ll1(,c conln; les coouligés
cie ù ln l'C\'cncl it.:allon eXC'I'cée pnr
du III il ti , nonob~ta n t l e concordat,l,) "cn&lt;Ieul' non pnyé ;lU momènl de
ne s'applique qu'nu coneol'd:Jt jucli
1'31'I'i\'t!e de la 1ll31'chuncl!sc , " Ibid
ciait'c, -- Il:u' su it!', le cns ùe l'oncOl'claL amiablu l'en ll'o ::iOtl 5 la di !:&gt; - :? I Sociélé 11011 publiù, Somme payéc,
Faillite personnelle d'un MSOClti, Repo sition do J'::1I'1. n8~ C. civi l.
comblelllcllt INUI' M pllrl. -- l'nc
d'apl'cs lequl!1 la remise cOIl\'ensociete non publi('o no forme pas
liolll1el1o raite 3U &lt;Ichi lcu l' pr in cipa l
lin êtl'o mOI':lI, Illais une :sim pic
lihùrc ln caution.-- Il rallùl':l.IL , pOUl'
l'o'nmull:luICtl'inlél'ùLs.- P:ll' suitc,
'lu ' il cn fut nutrcmcn l, que lûcl'é;rl1k: èl'l~ nn(.liel' qui l'e('oil son pnycl'oiL! l' cu l f;lil, en sign:ln tl ~ cOllcol'daL
Illt) nt ù'lInc Lcl10 socil!lÛ, peut être
:l IllÎaLl e, u llo l'C SCI'\'O :1cceptèc pnl' l,)
l'cpulO, SI elle est composëe do deux
caution, - Mnis on (hlit considél'CI'
nssllciês ~l\InnL dC3 p:H'ts ('gales,
commo lIne réscl'\,o :lCecptee pnl' la
1':wo Îl' l'L'COÙ Ù raison de !\lOll ié do
caution, Oll pareil cns, le fnll que
lo pOI'L de chneun d'cux. - - Et il
ln cauli on clle-mème, étant d'nilpenL ôll'C tcnu , si 1un des nssoclés
IClll'6 pel'son ne1Iù,'ltllL cl'é:lncièl'c
(':;L dcrlnré pCI'301lIWlle \lH"ln t on fnildu IIhill10 delJittllll'! a pal'cil!onlûllL
lit~, fi l'appUl' tel'
la nwsse ln ~':ll'l
slgn6 la eonco l'J:IL fllllla1Jl c con tcdl! 1:1 so mme l'el~ue an'crenle a 1a$nant l'omise pal'li ello dl! ln d c ttl~, -COUI':;

a

�FAG:\:.

FA ILLITE.

soci \ f:1ll1i. -- Mnrs., l~jlli J. 181i.
__ S\'lld. OCl'llnrcl c. Pccl:-tl Mun-

ciel' ............ . . . ....... 1--296
':1. Uqlûclolionj/Uliciairr., RepartItion

l'd!/,,' ihe , Racomb lemcnt ",a~missi­

bic. -- N'est pn~ I ·~pll t.é (WOII' reçu
son p;\~'c m Cn l avec COUllfliss::lllCC de
I ~ deronfitul'o de son dt' bitenl'. le
çl'~:lllcior qui la l'cç-oi L des mains
d'u n IIqll;(I(110Ul' judiciaire dans une
l'oprn'Lition régulière rniLe à tous les
CI'énncicl's. -- En consequence, les
pn)!Olll cn.Ls ninsi rails 110 s~tLIl'aicn l
êt re sl1 jels :11'l'comblomen t. .' I bid

?6. Pat/l'Illant par

WI li 'l'S, l'oli(Ut!!.
Mnis il en doit être :lU ll'clllent
ello ti el's doit hén~fiei(,I' de l'nssu:
rance, s'il osl ju stIfié quo les primes onl ôté ]lnyéc" pnr un aul l'C

-

qu.a l'a ssul'r~ c~ qu'clics n'o nt, l'fd'

SUltP, pus dUlll1lllé son acUr. - - c.
\Ie Caon, Il IH al'S 18;-G, -- Synd.
Leco mLc c. Vve Lccomte" , .. " n'(/
27, Soci JIJd'acf]flcls. -- Ln sommedlle

p:ll' une COlllp:lgnio d'assu r'nnces

~\lI' 1&lt;\ vic, eL [l:.tynblc
;'l U cl écL'S du Jll:ll'Î, ne

:'t ln remme
snul'ai t ôlre
eonsidurt'C com me fai:-flnL partie de

ln sociéLé (raCIj\1ols éto hli e onlre
:-3. Vrille ci lit&gt;/'. r . CalltiOn, Ddrn', -Le raill i à qni ulla cnUIiOll cst dc-

Jll;lnclce pOUl' l'exécution d'lin 1Il:H'eh6 il lC'I'Ole, CRI J'ccc\'nhic :1 l'oO'ril'
h' sixÎémc jour nrros celui oh l:l

dt'ID:lIlOl' n élc pmll' ln premiiwo
fob flppd6d a J"nudicllcc.-- C. (rA i x,
'JO janv. lx7i. -- Midmt. c. Schlcge l . .... . .... . ........ . . 1--25 \

'H . Juge que la caulio n, Oll pal'eil cas,
poul en CO I'e être
tO UI' douze jours

an'cde I)nt' l'fiche:'lJll'ès la somma
Li on dn ve nd eur. 10l's surtout que
les cours étaient tclsl :111 moment do
ln sommati on, qu'il 3\':JiL dès 10l's
inl érêL ; l'om'ir. -- )lal·s., H 00(1
IR71. -- Vl"Îs::tchi ........ , 1--315

eux . . . .... . . . , ... . , .. , .. ,. Ihid
28. MOyQs;IIS !I ·1J(:rau:r. R t "pi,Çfi(!s et
/l'aranls, /)dl'lIlt'u,' ....tJl/s endo\'ScIIII'11'S, .lbs(&gt;1lre d(' prin'ld9" -- C:o lui
qui dettellt clc'5 réet&gt;pissés cl wn-

l'anis clüli~'I'cs en SuilO du dep,)l de
mal'chnndlSl's tlaus un maan'SÎn ~é­
néral, n':1, cn cns lic fail lite (\u 1"1'0pl'iètnÎl'c de cos man:handbes,
aucun pl'iviléa-c SUI' elles à l'aison
d 35 aV:lIlccs qU'II rivait rniles 3\\
fni lli, s' t! ne s'e!\:l pas fail réguliùl'ern l;r,l cnc!û$sl' I' C('S l'éellpissés cl
\V: l'J nnls pnl' le dt'po!!&gt; anL -- C'ost,
C.: ollet, par l'endossement sen Irn'il n~ qu'il pOllv:\iL ôtre considc l'é
eUll mc ~ynnl l:l possossion du g['l;e,
1 oss' sSlon san s laquellc 10 conlra t
de nantisseme nt est insumsant. -Cass., 1t jll1 l. IBiG. -- Jamelel c .
,ynd . Bloi.e .... '. ...... 11- 189

?5. AS"ur&lt;lI/cl.' sur fa 't:ie, Stipll/at ion
au profit d'ull tjers, Temps suspect ,
Payment des prilllf!$ T'ar l'o.ssuré,
Nullité. -- E st nulle, au prvfit de la 2n . l'. Coml'clell("p, Elle!s de COIll masse, comme constituant un :lclc
morce, Ju gement pM défaul,Nnvil'c.
a titrc g-raluit dnns le sens do j'art.
446 C. Com., si elle est postéricure Faute,- l', Ahol'dag'o, A\'fII'ie coma la date de la cessation de payemune .
ments, l ::t cl:llIsc d'une police (l'assurance !-;ur la \'ie p:II' laquelle l'as- Faux.
sUI'è n stipul é qu'ail moment de son
décès la sommc.ilsSUI'(.e sel'ai tpay éc Commis. Chèques, Dtltfmrnemcnt,
Fallsses si9Jl(lt lt1'l'.~, né(w(/ d~ ,ql/'par' l'asslltC'lIl' ~l Iill Hul'!) -- Il en
vf'lÎlm,cJ, Patron. tl'sponsablt', est clu moin::; ain si (tuanel les primes
Lorsqu'un hanquier', l'PllH: tl:1Il L il llll
ont éLr. p:l y6e~ pa l' l'(l~sllré In iIlc'goCI:l[Jl un cn hicl' (1tJ chc'ljllr,s.
mame. -- En conséquencC', 10 bénéstipul e quo cC dtj!'l1icl' Sl:ra l'csponflce de l"aS:3UI'anCo, Cil parcj l C:JS,
sable Ile leu l' pcrlc ou do leul' do ~
'i oi t êll'e :ltLI'iIHl(~ fi la 1I1:lsse, -- C.
(j 'Al ger , 15 juin IS7G . -- Chal'dard
lourncmenL, celle clnuse doit $'CC'. sy ncl. BOlli liL)ud ... , .... 11 --3.
londl'c :lll tins do fflllsse si~l'ra tu l'c

FIN ilE NON - Il ECE I'OlH .
:'lpposéo SUI' un 011 plu sieurs chèques par Ic comlll l$ du né~ociant
hli -tn(\nw, - gn conséquence. c'est
l'U n"~lJc.innL qUI doit &lt;.I umclll'cr 1'8Spon::\31110 , \'Î s-;l-vi$ du h::lI1qllicl't du
{lclOllll1ClllcnL dcs fUlldti l 'elin~s par
le ('o mmi s. a l'aide de fau sses signntUI'CS, --II f;.n csl SU I'tO ut ainsi lorsque co comlllis a été laissé S3ns
sn r vcillaoce pal' son J)t.l Lron , eL qu e
CI, llIi-ci, notnmment, n'a j nm:l is vérifie les comptes semestri ols du
hnnquicI', ct ne s'est ja m ~ i :; assuré
SI Ir:; comptes qlle son com mis !rll
PI'(\scnlnit comme tels, élaien L co nl:tWd:IIlLS avec les l ettro" d'cm·oLLe f.IÎL q\le le banqu ier anl'3il remis

au commis, sur ~3 clcmnnclc, des imlu'imés de S3 J1l:li so n, dont le COO11111:-1 :U1r~il f'nsuile usé pOUl' fabriqllrl' des rornptrs raux. ne s::\UJ'oit,

cn 1'(&gt;l31 &lt;!ns &lt;:ÎI'consl~nces ci-(\ l:S-

eOI1!:ililuCI', a 13 eh:lr~e &lt;1u 113nqui· ,', llno raule sumsante ponl" lui
fan'o en ol1rir' ln l'esp0Jlsabililé dcs
d~IO\lrn6 In onts. opél'és . - Mor.;" U
Of't. 1876, C (l'Ai,, , H Imnrs IRi?,
- SC\'3'IO pulo c. Ill'och e Houin.
SilS ,

1 -15el~5S

Feux.. - l', Ahordngc .
Filière.- V. Vento ~ Iivl'Qi',
Fin de non-recevoir.
, . INbnrqul'/)ll'lIf al/x {Jocks, At'a ,.ic~,
Consi!J" ', larrr, frésenfQtiull du ùon
Il délit'rer, J)Pltll lir ',n heufn . Dan s Ic l::JS ail UIIC marchandise
31'1'ivo lIaI' \'apeur, 8: C'sl débar·qla.ie
nu" Oooli..s, la CotllftfJf!ni.c; des Oocl\s

tloilon ('I ro l'épulée d'abord dépo-

SltfJÏI'C pOlit' ('ornp l e du c~pitaine ou
tle 1':)I'm~lCIII' , ct clic Il' en dc\'icnt
dép05ilnll'e pOUl' comple du consl~1l :1I :1 il'r quo lorsque ('elui-ci 50
~I~ prescnte ;tyC'c l e bon à délivrer
qn o lui n. r'Ûomi s le cilp itnin e . - Ct:
n 'h~t donc qll'n ('e momer t quc
commenre ü courir le dé lai de 24
heures :h!col'dû pOli l' PI'vtcstCI' ft
l':lhllll lIes:1\ al'Îc ti . - Mn l'.:). , '2(1 n\'!',
1R7ï . - Ii esson t; Ics Doc: I\~. 1 J 88
'2 V. A\)nndon du navir'c ct du fl'ct,
Commi ss. dc ll'n n RI) . • Jugemen l pal'

défaut, Venlo.

23

~nET .

Forfait. - f'. Elrcls de co mmerce .
Frais de rapatriement
M~lI'in s .

.

_ V.

Frallchise.- V. Ass . n13l"il.
Fr a ude . - l', Ven l e,

Fret .
'1. Marchatu!isp sur le P01lt l Jet . Ln mnl'chnndise t lt ~ J'a-ée SUI' le
pont, en dehOl's du petiL cabotaO'c
l:l j Nee :J l~ Ill~r , ne donnanl
heu il contl'Ibullon, ne doit, reci-

pas

pl'oqucment, donner lie\1 :HI pave-

III COl d'3UCUIl rl'cl. - EL il ('n ~esL
ainsi tn('"lmc cn l'état d'lJnc stipulation porlant que le frel Sl'r:l p:wé
SUI'

Ics m:lI'chandisc::i embarfJlI~es.
févr. IBii. - Balsln c .

M;J I'S.,8

1l00lf:tI' .............. . ... I-J ?O

2, A!Trptrme,ll
(wy/a i.!;,

f

('Il

Allgleltne, .Yar:ire

har[Jl'mf1lt Qllg1fli.', Dé-

barqu{1l11&gt;n l rn FiU1,rf&gt; , [J'·age an{fIais. -- Doit l~tJ'C l'l'gle ~ui\'anl Ics
m.. :lges :-In{.!lais, qu:tlll :111" l'oints
non pl'evu ... ((:-lOS le cOlHr~l. bien
que le port de dcb:lrqucmcnt soi L

rr'::IIl('ais . le fl'et dO à lin n3\'iro nngl3is, lor squ"j\ a étê ~fli'élé en An~letC' l'I'c pal" lin An glais pOUl' allcl'
pI'cnl"ll'c un cha['g~mcnl dans l es
pos sessions :-:ll~laitic", cl ::tj uc c'est
slIivflnl les llsag4'S :lngbis qu'onl
l'lé fail es Ioules les sliplI lntions
cl'I'ites dring ln cli:lrlc-pHI·tie. Mars , 16 rC\' 1~.7. - ~hiblon c.
Vermine/, ........ . ..... 1- 129

:3. l' ..\ ss mil!"i!., Cflpilainc.

Garantie. -

V. Vent,.

Gelée .- l'. ommiss . (\e lram::;p.

Gérant. - r. Compélenee.
Gla ce. - J". Jll' ~pon!)il hilit{-.
Guerre - 1'.Am'élclllent,
lUi\'.

,"pnle pm'

dés.

Huissier. -

1' . Vcnlo a li\'l"i'I'.

Hypothèque maritime . navil'c.

V

�Incendie . -1'. Commiss. tic

tt'flll

p.

Indemnité .-1' . Abo l·d:l ~c, Cnrit:1ine,Commis, Com . dc 'I\'ansp . • Hep.
do com.) n ospoll sfluilil é, Vcnte.

Innavigabilité. - l' , AS$, mnl'ÎL
III

quovis .- V.

A S3.

m:H'il.

Interdiction de commerce .
l'. AOI'clemont.

Intérêts , -

l', Cass'lion ,

Jet , ,- l', l' l'et.
Jugement par d é faut ,

1. Péremption, Faillite cf" débiteur
tians {es six mois . - La fa ill ite du

nOll\', so IlrOelll'OI', dans 109 pl'O1'1'1(\165 pl'Î\'éos, des 1llaléi'iaux. pl'Opl'C a fnÎl'o du les t , el los fourn il'
:'IllX C:'Ij)it ninos ou UJ'lIlf11CIII'S, !I la
sellic condition do IlC ]l3S en fail'o
des dopôts pCI'manents SUI' les quni s,
- M'l's , 18 mai 181 7, - Couédon
e, Vol .... .. ............ , 1 - ~ II

Liquidateur , Faillile, Soeiéttl,

V, Co mpélenee ,

V, Co mmiss , do

transit .

"., V, Arm at(:ur,

M a rqu e d e fabrique , pl' iélé i nctll stl'i ell c,

V, Pl'O-

Maximuln et minimum , -

If,

V, Il ,,'i ns,

déLîtClll' l'ondamno. r endant toule

oxécu tion impo sible. empêche ln Ma rins .
po,'omptiol1 d'un j ugemen t do défau t lorsq u'elle es t declal'ée aV:lnl 'l , Ue1àclt e . JI ugmmtal io" de salaires
l'expil'fltlOn dûs six moi s. - Mnrs., f
obtenue pal' me/laces, Nullité. 5 déc , 1876, - Synd, 'l'oulanL e,
E SL nul el de !luI ell'eL l e co nsenleAl' g ~w.li Cl· . ... , ... .. ...... . 1-53
monL donné pal' lin oap lt aine, d i'Hl S
un I)OI' t de l'c'''che, à la dcmande
2. Dn'uier l'L'SSQ)'/, Appr:1 6mi.s pm'
d'augme nt at ion de :-:31ai1'05 fOl'lIlu . Ctrew', Opposition ultérituTo, ReceIce pal' so n 6q uipngc, SOU:; menncc
uabiiitA. - L'nppcl émi s p UI' Cl' reUl'
de no pfl 5 continuer le voyngo cn
0 11\'01'$ un jugemenl de l1efaul suscos do l'efns, - MOt's" 26 j, nv,
ceptible enCOl'C d'opposil lon n'es t
1871 ,- Equip , du Goëla",l e son
p:'lS une fin do 11011 J'ocevoit' fi ce
e'pi lain e", .. ", .. """ 1-1 05
tlUC l'opposition soi t ensuite formée, si ce t appel étail Illi-mèmo 2 Frais de T4Jpaln'emc1it , Na u{ranc ,
non r ccevable, le jugemen l étant
Perle entirre, Voya ge de rclow', I)é·
en dOI'nicl' ressort. - Mars, 26 Juil.
cret du 7 auril18{jO, - I.es fl':li s
18i?, - ll'e)' I'elon e, Ch,uvenel ,
de l'apaLl'iemcnl , 0 11 cas do naufl'a1- 307
go du lIlf1vil'O dans un voyage do
L estag e ,
l'e toul', sont LdQs pal' 1' ~\I' malc ul'.
conform6ment nu décret du 7 a\'r i l
Entl'epl'ise, Ca hier des charges, Ab1860, SUI' l'ense mble des fl'ets gasence de monopole , - Lc ca hier des
gnés d epuis le dé por t du POl'l d'nt'ch:lr gc s l'ela tif n l'entrcpriso du
mement, et non pa s SU I' la \'~:II C UI'
lesl"ge dan s le (lol'l de M'l'sei ll e n',
seuie dos débl'is du navire :eL SUI'
pas créé un monopolc au l)I'ofit de
le fre t des marcha nd ises sauvées.
l'enll'opl'cneul' , - Il lui a seu lement
- Cass , 25 aoOt 1875 , - La Mnt'in e
assuré le dl'oit exclu sif de prendre
e, Fabl'e .. " .... .. .. .. " 11 -105
du lesl SUl' les pla ges faisanl pn l't ie G fév, 1877 ,- Flo rnoy e , l, Mal'ine ,
du
,
,
11 -1 26,
, domai ne publt e à Mal'seille ' ct
(l c n form el' des dépô ls pel'm,nents
dan s les porcs à lest établis SUI' les 3. Frais de maladie, Dtt.r éo, - L'ar'Iu,is des pOl'ls de celle vill e , - En
maleu l' es t tenu de fairo trait cl' Jo
conséqu ence , lOli l indll s tl'iel peul
matel ot 'lui lombe malade pcnd,nt
san s lésel' le (!t'oit de l'en lt'cpl'e:
le voy'So, - Cetle obli g, Uùn, lOll-

décl;u'é exécuto,l'C, - - Mais c'os t 3
1':\ cond iLion OX.pl'OSSC flu C l'inscriplion on {llll'a éll'! l'aite en fran co 1'.:01)form(:lIlen l tJ. la ioi fl'an('aiso, ',lUla
dt) quoi cUl! n e peu t produ ire n UCllO
cfl't~l. ,- C, d'Arx, 22 nov, 1816 -Mi laras c, U at' ba rcs~os CL Nicolaïd à; ...... "" .... " .... , 1- 161i

3, Veld euJ' l'esté ùlscrit ,çu!' l'Ilete de
{, 'ullcisal iJ/I t NantissP /n ·'lll, Priuiléye
]Jour te sol de (lu prix , Possess'on,-Le vcndeur d'un n:wil'c, qui n co ntinué à n ~ ll l'C r co mmc propl'iélniro sur
l'acto da fi'unci saLion, pOU l' ~ar ~mlie
du so lde de pl'i, à lui d~ , doil êlt'o
co nSidéra comm e crêancier llonLi.
en cas de faillile de l',dlelcll l', ct
ndlllis comma toi, p~lI' pl'Îvilégo, sur
10 PI'OcluÎL du navi l'o p OU l' 10 monlanl dol s, créance, -- L'aele do
l'I':lnrisation ~ L ln polico d'o:iisu l'nnco
:lU nOIll dn cl'éaocier constiluent cn
S'l favclll', à r é~ard du ti er3, une
pos3essiIJn su(fi::i3n tc du n3\'Î1'c
pOlll' :.lS'iitH'C!' la l'égul:1l'ité du nanti 5som6nL,-- C, d ',\ ix,~:.? fl! \T, ISi7,
-- Synd, CUl'ctt i e, el'vel, I-I n

Mise en demeure , - V , Comi ss ,
de ll', nsp,
Monopole , -

Magasins genéraux ,- V, r , ill ilO,
Maladie , -

t,)fois, 110 snUI':llt èll'O indéfini c
quallL a ~ d'JI'éo , la m ~ l ~dic POI\ vnnt (' Lro Incu l'n hlc, - I..)nlnt-M fl lo,
" 'l'l' , 181j , - Ilame i e, Glllb el't ,
11-1 75

Vente (1 31' tl av, dùs,

Litispendance , - l', Compétence,
Magasinage , -

~AY lRf: ,

NAV IRE,

M,\RI NS,

LEST,\GE,

2\

Moulin ,-

V, Les t' ge,

V, CompoLence,

Nantissement ,- V, Failli le, Na\',
N a ufr age , -

V, !l 'l'lnS,

N avire,
l , Vapeur, Fournitu re~ Q" "e··tauraleur, ..V OIII /'itw'e non compri.se dalis
16 Jll'i"Ç dt~ pa ssage. -- Les Compa ~ n :cs de balOflll'\ à \'apoU!' qu i onL
n bOI'li un l'C!) laLl I' aleu r ~I qui Ics
passagers pn yc nL di l'eClem~nt Ic
pri x. dû IClI l' nourr itu l'e, no sont
pa, l'es ponsnb lcs du mon lant des
fOlll'nilures faites a ces l'o:::.laU I'a l eul's, -- 11 en rsl ninsi, du mo in s,
qunnd 13 silu:llion du l'e:;tauraleu l'
3 été COt1ntlO des foul'nÎssolIl'S, -Mill'S, . '2 1 mars ISi7 -- TOl'ango c,
Mu ehel" .. .. .... " .. .... 1-- 163
2, Pr iudJge, Confrat li la grosse at'allt
l e départ, 1f!J potltèr}Ile maritime con -

sentit! à l'étranger, Defaut d'insc)'ipU01l (' l' Fl'ance,- - La displ)silion de

l, loi du 10 dcee mbl'e 1811, qui
:lbl'OgC le 11I'ivllégd du con tr:.1 t à la
g-I'OSSO fail3vnnllo départ du navil'c,
doi t êLl'O rlpp liqu 60 même à un conll'aL dc da le rlnlél'iclll'l3 n cett e loi,
s i l, di sll'ibu ti on dans l'quelle il
est produit ri été ouvorlo p05Lél'Îetll'oment. -- L'hypothèqu c maritimc
lég-nlcmont oonfù ~6ll en p:l yS 6trnngel' SlU' un llaVII'C étl'30 ~C I', puut
])l'od uil'O ses offcl tS on F'I'anre 101"5 qu u le li tl'o d'O lt cli o l'ésull il)' , été

Il ,

Enregistl'Cllll'nt , Vt!nte à l'ét ranger
il IH~ f'tI'a/l.ger, Druit pr~port jon?"l
1/011 dû, -- La \'oole cl un nn\'Il'o
fl'aoçals faî te ~ l'étraoge!' à un
éll'angel' n'esL point pnssible du
d l'uiL pl'opol'tionnel étnbli SUl' les

vonll.iS des navir~&gt; pUI' l'a rt. 5. n°
2 d e la loi du n lél' I'icl' J8n. -Ti', ci \', Nanles, 17 mai 1Si6, --Lau l'iol e , Enl'egL" " , ,"" " 11- 57

5, Navire étranger, l't'nfe à un français, T e1'lllP, Francüation proj~lée
a " 1I0m d'un tiers, -- La rcnte d un
113\'il'C (' trange\' &lt;l un acheteul' fl'an çais. pa.yable i.I tcrmc. ct so~s ln
condit ion qne, pour l a g?r::lIltle ,du
voncteur, III nn\'il'\} scrall rl'anCI ~é
au nom cI 'un tiel's dcsigné,doil êt ro
con sidél'oe oommo un e vente puro
OL simple, et 110n comme ,une \'ent~
Sa LIs conditi on suspenslvo, -- SI
donc le navire, :'1 i'l suito dc cc t~c
ven te n cté maluri cllumcnl 1'01\1 \ 5
Ù l'ncÎletolll' cl a nn\'igué pOUl' son
comple, il lioiL at l'o conSidéré, :lU
rog~li'lI des liet's, com lllO l'cclle-

�tG

fl':li::; clu pl~ s a gp ll tCCSS:1. il'C pOUl' le
l' glollwnt dt! rl 'l'I dOI\'ollt ,ill'C suppOI'tr~ p:lr Ic cnpllnÎllu l1t II' co nsÎgn;' trlil'u Ill' la c;l I'g':,i son à roison
dû moitié Ch~H! UIl -- Mal's,, !1 nu\'.
18iG. - -OlivilJI' c. William s. I--/J;Z

ment en sa possession cl cnll'é

dans son aNiL -- EL ('c1:1, al oI';;
11lême qu o le n(l m dd r ~w h e llmr no

figurerait sur ::WCIIIl :lcto tlo rl';lilch;alioll ou autre Litre ndlllinistr:llif.
-- Cn:ss. 9 juil. 1Si? -- Lungc l' c.
syndic. GOI'llwiu 1I 0l'lnan05 li-- 1:8

Poids - - 1', Vonte à

lm llallli'm·mtm t. -- Les créan-

ciers du j;Jilli doivont 611'e co nsidères, non comme scs :wunts- causc
mnis commo des ti CI''::' , • vis-n-v is dè
CCliX d'enlr'cLI'\ qui rél'l amcnt llil
dl'oit p,'jvill'gié; le sy ndi c, qui les
:'e" l'cscn l c,::t donc'lu ;l lil é pOlll' conte:,slCI' le n::tnLi s::;t:men L I"Pd am 6 p:l r
l'un d'cil"'. -- EL so n dl'ùil. on pnl'cille m::llièl'c, ne sc born e pa s il
comil('Sl l' les ~tlcs entachés de dol
CL de fl'''lIIdc ou 3tLei:l\s JJU" les
/ll1l1itl'S dl! ran. J\ Hi C. Com., il :)'1'-

Port., --

Poste::L
Leli n' /'PCOlllmfHlrl"c, l'(' ,'I~, Elal, HespOllsabilllcJ, -- 1.:l d i ... posit i oll de
l'm'l, IOdl' ln loi dll ~. )Jnnvi el' 1873 ,
qu i 11I11it o a :5 fI'. lîlldemnit é du o

puté&lt;l\'Oi l' ctl:: nH S l'égl1l1Cl'ûment en
IOl'sque, il défaut (k~
l' fll~lc de fl'nnci..:aLiull qu i n'a pas
cncol'e étc d('li\'I'l', il c~ L in scrit
comllle pl'o pl'lct:lil'c SU I' le con~é
pro\'i~o'l'e emnnnnt de l'ndmiu,btl'ulion des dlluftncs .. ,.,., . ' " Ib id
l,ossr.:s ~lo n,

P;H' l'Adlllilli:-LI'Ulioll dett IlL)stes en
C:IS (ho pCl'te d 'l1l1c lelirC l'I'com-

1lI:lnd,"û, l'~l :IPldtcnhl.l ItUi'lId'

{lu e

:,oi(.'nL IUtt CÎ I'con"lilllces !l"n nt (él('l'miné la pcl'lc. ('l :lloi':; 1ll~IllC
qu'il sC I':li l a l 1t·,~t1é ptll' le ré (~~ :lOlanL
qu e Ir".. l'èf,dl'mC'n l ' ll 'o nt p3":; l'lé

Com-

pélence, Fni llite.

Opposition . -- V. Compétence,

OI.J~'C I'''CS,

FilÎlli tc.

-- t: d 'EUH, 'l I janv. 1S7f).
. "., l i - 187

-- Bodin, ., . , .

Ordonnance -- l', Compétence,

1

Prescription,--

Preuve testimoniale, -- V. Ca-

Il el'Ct', ,Iuguml!nl p31' dlr:llll.

pj[;!iUl' ,

P esage.
I,('g

l

Privil ége, -- J', Competence, Ffl illite" Nn\'i r e,

a

111("1 ••• • • • • • • • • • • • • • •

Morel .. .... : .. .. ...... 1-

3,

EI /(jltell(W, Im i l"tirHl, --

I ~J 3

Con ... ti l l1c
doloyalo

lln e {'onCll l'l't' ll Cu illieÎlc (L

h~ f,lIl d ':1 j1j1o sC1' ~ lU' dc ,:; Illiu'chandiscs ( paqu el::; de IJOllgICS) Ùt'S étiqu ett os ::, tU' Icsqu el les I ~s des:)ins

des Ot Îqul; l1es d'lin

I-I~ ~

lI.

l'OIlCHI'I'C'nt

sont

Hngeiyne , Grand caf'!, Grand ra!,:
Glacier. - L 'l l1dujl l'l t:! CU POSSÙ3sion d'une en~t.:i~nl' a le dl'oit ~'\c l u ­
sif dt' !i\"11 scn-ir, el l1I'ut fnire
SI1f1p l'iml'!'IO'l h.: ;ltIt' c t.'n .. ei~nc 11I'isc pm&gt;l(~rif"l11'l'llJl'nL par lin ,·onl'url'cnl, lpli :mr;\it :l.,~l'Z de \'!'.""C1I1hl:lf1l'e !I\'rc la :-;;1'1.11:" (11'01'1'(' 1'01.1'

1-113

.} .11n"'Iur,II,' fal,riqlH', Type !Jhlliral,
ImlllJ8 de la r'jerye, Dtffr;/'e"ces de
fiyures, -- LOI'S411'UIl indl1:)LI'iel
adopLe,collllllc 1l1 3rqucdc falll'jqul',
un I)l1jut sc l'upPùl'lant ~ un type
gcnl'!'al susec lllilJlr d'dlr e 1'C'!H'l' scnte ~ ou s dl\'cnws li rrlll'CS (:l denominuti ons di . . Unctcs PIcs unes dc;:;
:mll'(:s, il n·a du dl'oiL prÎ\"olir qlle
SUI' l a Hgtll't' el la dém1 minntion
IIU 'i l a sprci aletüCllL c hoi.,ies. S:H!j
pouvüi l' elend!'e cu cll'oit au type
donL II ~'cst in::.pi1'l.":i tous g('S modes
de mftnifesL:ltÎons.- - Spécialement.
l' inclu sll'iel q\1l a pl'is rouI' m:'lI'quo
de fahl'iqllc ulle i Jlla~p de la \ïel'gc,
ne snUI'ftÎl nvoil' le (ll'oÎl r1'cmpl,\..Iwr
lIn COllCu l'I'cnt de prendrc .'0111' sa
mal'f]llc une antrc imag"è dû la \ï cl'~e, si les deu ... im ages onl, I1nlre
l' Il es, de s dlllël'c nccs qui lus fossen t f:1cilcmcnL clisLÎllg1 CI' , - l:,
d'Ai", '2i dû':. 1876, -- f:yrlllu", c.

l '~ Effl'\ s de CO nl-

IIh':;·I:I.:, S(lcit':~l,i,

Pérempt ion , -- l'. EflHs (Il' ClJm-

1 , nèg {emcnt dl, {rel, P, ais. --

l'. Ahûl'd ago \ Vcnte r~H'

qui

r/·WI l it',·s, l''a l idilé - - g sl valahlo le nnllli siH'tlH3 1lL Li \ln Il:lvire
donn ê SO ll S fOl' me de vente, si lu
cl'ûnncicl' g:lgi ste ft cl é mi s cn 1'0&lt;;session du nu\'il'C . - - Et il est l'C-

Illnl'il.,

(l'i/ldwdrifs, EIIL,.,'/uA des
la,/fls cl marchés, l'ente la criPe,-Lü facl cul' llluni cip;,J qui ::,'cst fnit
cnnn~f\.l'c :lU pulJli c SO tl S 10 nom de
f:lClClII' ~ 1:1 ol'Î6e du poisso n, I~e
ponL cmpèchet' un nutre indu ;)tricl
l':lÎs:mt 10 coulmCl'CC des come::; lihies de prend l' e pOUl' titre de so n
éH\ lJli tiso lll cllt les mots: EnlrepôL
cl es h:tllcs N n,:ll'chés, ft ll cnne conrusion ne pOll\'anL r csltlter de cc
titrc,-- Tou tefuis, il pent lui intcl'dire de dcsignci' son cl~bli"";l}mcut
EoOllS Il' nom tic : \'..:1111' :J la cl'iée,
ceUe dësigrw li oll dnnl d.~ 11:ltlll'e a
,'l'l'CI' lino r'onfll ... iu!l, -- \l:rr:s. ;,
fl'\' , IS~'1,-- (101'0110. ll'i c. JncqllP-

Q1latiùlJ,';:

,Q',ci ant.-- Un mnill'\' pOl'tdili'\ dOl l
t'Ire c'Jllsichil'l', n ol1 CO III III 0 l'emplUyl~ dl} hl IIlfllSlJlI PO\1I' laquell e il
11':.)\',11 Ill', 1Il::i" tOmllH' lin ('n ll't.: IH'cIIcur de ll',l\':wx :l 1111 l1I'i '\ dClcl'm:Ill'. -- l':ll' snilr, le III(' SIII'OUI'

110111

Notaire , -- V. Ass ,

1. Faf'lellr à III crié" du pOù,lum, f),tsi-

Po r tefaix .
M e\l'Te IIT, Ordrl' (/onn,: pm' le }wrtp.(mJ:, {&gt;tIrall ! d'actioll ('(mite ft' 111;1-

.,. Santis:Jemrnt, COflgt! prorlsoire au

f~OJli~\s ou imi les onn s Lous leurs
r!~t:lJls, ct celn alors m{~me que cc)
NHllll'lIP-s portp r aÎ"I1L I ~ nlJm do
\-e nllelll' véri tabl e, 5Î, dn \'e~tc, ce
n01l1 t~st eCl'i t en pctlt:; cn l'3c l èrcs.
-- El. il en est :o.tll'lout :lin~i lo\'sque
crs rllquet tes PO\'ll'lll f'1l eros crt1'3Clc\'e:-; un e dcnomin:Jtion fOl'lnée
d'un nom commu n nyanl ln plu s
g-I'i.lndc nnalogie Uvee \e nom propl'c
un concurl'c nt écrit SUI' les 6li qul:'tles de celui-('i.-- C. d'Aix, 16 nov.
18j(i, -- P~lpflm:lI'CU c. Foul'nil' r , .

Propriété Industrielle.

liV I'C I' .

fi l't(' COIllUlfilult\ pal' 1111 11,:\1'11'0
l'l}J'ld;li'\ pnul' Il' nH'SI1J'a~f' dû ~I'ai­
Iles :1pp:ll'tcnnll t :1 un lIl:l ison de
CUIlIIIlUI'CO, Il'a :l ' I{'un l} nction COlltre ep ll ('-li cn p:ly!!llI cnl de œ ql l i
Illi est dl) pnllr cm l !~ opé l';tl inn. ut
doit !)':IIIt"'~:;~I' I' ail m:IÎu'o purIC r:1i ...
SUI' l' ol'd l'O dUlJl1r~ 1 il n opére, Mfll'" J 13 oeL. ISin. -- Ucnso c.
Tal'Jicll. ,.".,.,.""", 1- 19

rnOpl\ lETÉ INDUSTR IELLE. 27

Prompt . -- If. VCll le,

nav. dÔti.

tund :lUS~1 a toutes Il's con Leswliolls
rl,)OcI!!('s :;L1I' l'IIlob:;ùI'\'ftIIOn drs 1'()1'mnlitC:s II~gnlcs pOli r j'ol, ten ti on rt
ln cons"I''';llion des IlI'l\ iltlges cn
gènérnl, cL spéci:l l elll~ ntldu Ill'ivilc,g-e dn CI'l:!\IICÎCI' nnnti, ... Ibid

fNIlUSTR IELI.E.

procès-verbal. -- l' . Ven le à lil"r .

'2, l' , GOlllpn gni o des Docks, Ventr .

fi. Fmllite, S!lf1l!ic, Qi/alité pour COll(('sl l' l'

l'norn 1ETE

POSTES .

PESAGE.

1

C'fl'lSt r une couru i n. -- Sl'l't'W!CIllL!Ol, !lJ\'s'l'lt· i!an~ U!I(&gt; \'Ille il
I· ... i~lt- urt c:or, .~IJ1h Il' nOIl1 dt.: G' Mid

Caf., ylflf"u'r, le fail d'étid,IIl' !ln cafe
nUII\l':l11 SOUS le Silllpl c till'l' tic
(;1'(/1111 C"f,l 1'11n~Litl1e, :-;.ÎllOIl unc
U~ul'p:tlion

d'ClbJig-·IC, du moins
du confu:-.ion cntre les
den" lH;111I i s~elllcllts, el l'indu stl'l cl

110C caltSu

t\lli a aduptu l'u!lu d,~r'lli0t'e dr~sjJ;I1~ ­
liun, dOit ôll'C cond:lIl1né u ln com pll'ICI' dl' rJi'on a ce que t onle confusiun li "p:1 l'~i ssc. -- C. d'Ai"'\) fi

l"e\'I'. 1811. - - E,lelic c. Llu&lt; de
L:,mol l ...' ."" . ' .... ,., . . 1- ~5,)

;). l'. Compé tence,

P rotêt. -- r. Efl't.:I" dr 1'f)1l1l11rrcc'
Quotité disponible. -- l', AS8,
lerr.

Rapport de mer , _. r ..\ SS .IlHlI' it.
Batific~tion ,

-- l'. Com petence,

RécépIssés et w arrant.s.

V.

VrHI IIlt" .

Relâche. -- l , M;trins,

Remorquage . -- l'. ,\ ~s mfll' Ît. 1
\ \',ll'io l'IIUHIl1l1l0.

�Z' IlEPRÉSENr.~NT DE COllMER CE ,

son honol'abililc, n'cst pas l onu dc
lui domnnJel' Ifi production de bOI'-

Réparations , -- l', Compolonco ,

R esponsabilit,; ,

Report , -- l', Faillite.

l , Porlell r cl',,,,e traile 11011 écIme
C~~illtl'.'1 mal fOllddes SI" I,t Sol va:
b)tfl,'.~ cl~ t l't!, MCSt~ rel 1'igourettses ,

R eprésent ant de commerce ,
lie, Ven te lUI mois cl J~lIIi après. -Le,) au tol'is::lL10Il,) do vPllle c! otln érs
fi un l'C pt'éSC llt ::\ll l dû CQllHllC"CC no
peuvent : woÏi' qu'ulle du l'OC Jim il oc.
-- NOlamment, le négocÎn nt qui fi
oll voyé fi son rClwcsc nlflnL des é-

\"cnles quo co rcpl'éscnt:lllt fÛl'ait
un Illois ct demi npl'ès ccL envoi.

IlHl I'ch:mdisc, onl pu fail'e C1'oil'e au
négocia nt que le ['cpl'ésentnnt 3v::lI L
c! (l3 IOt'3 ,'cnoncè a la pin CCI' . -.
Mal'ô .. 2 1 dec, 18;6, -- B1oncl e"u
e, UJ"neh" "cI .............. 1--,6

'1. Com mission. Affaires r(fif e.~ par ellt l'rmi,~(', Iiffnires directes. - - Le 11 6gOt.:in nt qui pl'omel;) so n l'cpréscn LtlnL SU I' une pl:tcc une cOlll mi ssi on
SU I' les nlf:.lÎ l'cs l'ailes SUt' cette piace, s:) ns s'expliqu er null'cOlClll os t
r éput é, d'::IIWès ['usngc 1 ::Ivoi!' Îwo mis la com mi ss ion, Ilon se ulement
SUI' les anàircs qui lui ' :)l'I' i vc l' ~, i cn l
par co l'cp l'ésen l flflt , mai;:; cncol'c
sm' ccHes qui l ui :trl'ÎvcrnicnL di-

rectemen l -- Mn rs.,

~'I

janv. IBn.

-- Lnpollllncl':lyc c. Hamoct'je:;.
1--101

3. COPlgd fm,piné , Ab~cnce de droit à
:ndelli nité -- Le l'cpréscnt30L ci e
conlm~l'ce don t le lI'3\'{i i( n'cst priS
cxclus l\:cmcnL b~I'n6 à !'Cp l'cscn lct'
une. m~ ;so n 1 m:l.l~ qui n QII p.}ul
:1\'011' cl autres nll:ul'cs , IÙ I pas (lJ'oiL
:\ domtll:lges-in térôts pOUl' jwusq ue
co ngé IOI'sque cellu l'epl'Cscn Lali on
lui es t enlevée S3 115 f.lvi s jll'é:llnhlc,

Ibid
~,

V, COtll'l3g0, Vl3nlO,

Résiliation , -- V, V!lill ite Ven le
" cot e ~ Ii VI'CI" Vont.o

p~II' Il:'1\' ,

des .'

~u nt s::t pl'opriété.

EL :ti les li tl'es
n'n pp::II'lieDnenL récllemen L
pll S ::tu l'omettanl, le banquier'. C('lI1lI'O qui on ne pcu L :dtégUl l' ni clol
ni rl'aude, n'o::,l pas tenu do les l'CS li LUCI' il IOU1' " ~l'i t ah l e IH'Opl'iûl aÎ l'c.
-- A cc cns IlC s'np pliqu cnl 1ll1llcment les dispositions de ln loi &lt;lu
15 juin Isn. - C. d'Aix, ~l'l aoClt
1'0Ç US

eondallln :llion ~ dus dOlllmn'Ycs- inh~ I'Ôls , ce lu.i qn i. illlp l'cssion~é p:ll'
les nlléga llol1s d'un ticI':) Cl les
f,!U:)scs nppfl roncos ci o l'nits mfll iI:leqll'ctés, prend, môme de honne
foi , conll'e te liré d'ulle ll':l it e non
ûcllUo ~ o nl il c:H porteu l', des moSUI'CS r lgoul'Otlscsdo Ilaturo:\ nui l'c
a la l'éput:'lli on e l :'I ll cl'éd it de ce lui-

chnnt;lIo!lS ~l\ICC indicfltÎon do P"l'i: ,
ne suul':lIl ~t l' C tenu d'exécu ter los

l 'échan tillon , S UI' la qualilo de la

del'caux d'agcnl dc change élablis-

1 r t'JlullCU , / lH/el1l lUté , - - Commel
uno raule sllseepLihl e d'crltr':l Îllel' la

1• .l tlfor isu tial1 Ju veIlle Du.rée limi-

-- Il on ost SUl'tout ninsi lorsqu e
des ollsol'valions f&lt;l iles p:H' 10 ,'0I" 'ésrnlan l, cn l'éponsc il l'cnl'oi de

SOC I ÉT~,

Il E VI, N III C,\ TI 0:0&lt;,

ci , - - (; , d'Aix, 13 al'l','18iï, - - llc-

son
j.

C.

Savon"". , ., '. " . 1-- 25 1

Glace pa/Ile DJrai de trois ails
ClnÎI.', -- La l'csponsnlJililé incom~
b:lnl pelldnll~ dix ans :l UX entrcpl'e-

18i6,- Synd , 1I 0nnol'aL c l UCI'" UX
c, C l'udi ll )'onn" i ~"" " 1. -~ 1 6

2, J', F"illilC,

•

S alaires , ,- J', Compélcncû,

S auveta ge , 1'10

J

ne~II's

l'~I:1l l \'cmcnt :l UX Oll " I'f1gCS

qn Ils excculc ll t, no S:lUl':lil s'nppli quoI' ~ Uil IlJ:lI'chnnd ùe g~accs qui
:1 posé tlllO gtaco daJl3 un nppnl'lcment, -- En conseq uenco, 13 chCltc
Je ce 110 gl,cc , Ll'ois ,ns "Pl'OS l'épU' lue oll elle " él é po,ée, ne peUL
ûLl'e l'OpllLOO pl'ovcnit' de ta faul e
ci o cc lui qui l'fI,,nill11tse en place,
~, -M , l's" 2 Juil. '18;;, -- l'opo n'c,
l' al cn .................. , 1--28 1

'3. V, Cnpitaine, Com mi ss . au Montde-PieLe, POSlcs,

R estaurateur , --

l', l'n"il'o.

R etard , - - V, Commi ss, cie U'ansp,
Vcn le,

R éticence,- l', Ass , lllat'i L , EifeL
de commC t'ce ,

R evendication.
J . Tet/'es au porleur, /(Muse Cil nant ·ssement par un au/re 'que le yl'opriJlail'? A bse nce de dol et de fraude , Créa licier valablement flall/i, D ~ 3 Litt'os au. pOJ'tClll' sonL pl'és lI'
mcs nppal' tcnlr Ù celui qui los a Cil
O1ni11 s,
P:.1I' suile. un h:lnq ui cl'
qui l'e~oi L des litres .1 11 pOI'teul' cn
Il.!r tlh scmcnL J'II IlO pOl'sollne qui
lU I osL con nuc Jlrll' sn positi on cl

V,Asti, mal'iL" .\..vo-

com mune,

Société.
1. AcUr sociol, Gaye des créaI/ciers
30cial(,v. Cl'dancidl's persowwls dt's
associés, -- Taule socicté l'égu lièl'rlllenL publiee consltluant lin ètl'e
mora l dbllllct de la pl'I'SOnne des
;1550c16s, ii cn ré sulto que l'actif Je
la socioté rOt' llle le gngo des cl'é:lnuio!' s ::;ocia ux à l'exclusion des
cl'~a n cie l's pcrsonnels des associés.
- Cos del'll iel';:j C:I'énncicrs ne peu ,'ent O:-\Cl'CC I' 1('ul's ùroils que SU I'
l:l part l'O\'CI1;)l1t pel'sonncl lcment
:i lmll's déhitcu l's npl'cs payement
des dcucs sociales rt ::;U l' l'aCl if Il Ct
-- Mnl's" 'H no\', ISi;;. -- TcÎssj'1ro
c. Cait'lIs" " .. ", .. , . , . ", l- ~
2

PTr.~c)·lplio'l

tiol!. - -

dl' cim/ Cl/IS, Part icipaLn pl'CSCl'ipli('1l dû cinq ans

édlcléc pOl' )'Ol't. 6\ C, (;om, en

1Unlit: l'c de s(\\,;iél e legalcmenl publiec, ne s'appliqu c pas aux i.lssocialions cn pm'Ii clpnli oll. qui sont
dispcnsécs clo$ form~,lilés de ln puIJlic:Hion. - Mnl's" 2 ocL 18j(i. Tuu che uLCal1am::Hld c, ~[Ittl'C 1-1 J
3, Pnit, FOllds à verse/' en socidté, Pro1/INSC d'H W ' pari de fJth!élices, I lIterpl'etalirJ/l ,-. L'nccol'd ]lnl' Icque:l une
so mlllO ù 'n rA'onL est lll'otec ~l un
CO IllIll CI'C'3I1 t pOtll' l'aidcl' à onl l'Ol'
dal1s uno socié té1 :w(:c sLi Jlulation

SOC IÉrÉ,

20

quo Ic prèleu l' rCCCl'1'3 lïn torél dû
la 'ommc prOlée el unc part déLcrmlnéo dans lcs bcn6nccs, doit ~l l'e

conslùél'é, non commc un Pl'ûL usur airc. ma is comme un acle pal'
leq uel un associë s'a~socie ulle tierco ~Cl'son n c l'elnU"CIll CIlt à s::t part
soc",lc ( 180 1 C, civ il), - - O"ns cc
cns , ,. les j,u~es pcùvont déclnl'cl'
qllc 11I1lC!ltlOn dcs pa l'tics, bi en que
non eX Pl'lméc ~ CeL cgol'd , Ol,il que
l e pi'êteu l', qUI &lt;I\':u t droi t â une
pan dos b éIlCllcc~, ùcv;\it aus-:;i

sUppol'ler

\lnt;

pfll'l l1 es perLes, le

cas échéanl.-- M",'S" ~ l oel 1876,
C.d'Aix,8 mal's IS7 1 -- Fl oue~L.
1 - 20 el 2:'7

IL A~sel~(,C cie l'~iso~ sociale et de pub~lcalio", . LU/tuda/e"I' judiciair/}
cl Wl aSSOCIé, Action contre l'a/llre ,

-- l.oJ':-oqu 'unc ::tssocintion existe
CIILI'C deux c('llllmcrr;mts. nIfiis sans
rabon sOC:În le cL sans puhlicalion,
('t (pl,e l'un drs dcux :l t'lu poul'ru
d 1Ill,l1quid.Jlcur Jl'diti:lirc, il n':lpparl lCll l p:'s :1 cc Itqu idateul' de
dem:JlI~lcl' quo ho: jl1g-clllcol qui l'a
nomme SU it déclal'é commun et
cxcctlloi l'c conll'O l'autre :ts50cié.
-- L'action ('n solid:.rl'itc ne pCul
ûll'e o'\Cl'cé(', C11 pnreil cns, quo
pal' l \,;~ cl'o~1I1ciel's ou pat' le syndic,
IeUI' l'epr ésenlanl en cas de rai IIiU' ,
- - QlI:l1l1 il chaque 3:;socié, ou ;tU
liquidaleur, qUI n-e::-l que le l'CPI'CsCIl{nnt (\û celui Clu'îlliquide, il n'i.!
contre le coassociG lJlIO l'action en
r èglement de cû1Hptes , - - Mnl's" ri
janv. 181i ,-- Pdiljcnn c. 001'.1- 89
5. COlllmallJitail't" Proporlion délcr ~
millét' dall~ les pates, Capital ausor-

bé, /(emocmrsemtllt partiel l'il/' le
9ératll - - LOI';,qu'i! n èlé ~ lipulê!
dans l:ne socil'tü en eOlllllwndlle,
quo les pOl'los CL les b~néllces
sel'aient supportes pal' les as~tlcië3
gérants CL Ics coltllnandilail'l's dans
des IH'oponiolls tl('lur minécs ct nu
ll'ûS lilla la propol'lion dûS mises do
rond s, lin commanditnil'c n d1'oil, Cil
cns du I)CI'IU 101n le dn capllal, ~
l'cclanle l' &lt;lUX gJl'nnts le l'cmbOlu'semcnt de la ptll'ti on dc ~a mise ci e
ronds excédant ln quolilë de porte

�VENTE,

30

SUHES I'.\HIES,
SOIIl IlÎ S :'1 ~ lIp pOJ·tol· . -110\' , 1t)7;j, C. Ut' H OtlC'II,

qu'il s'était
Jl flVI'l\

3)

-- Ellc Il'es t :IJlplicahl ù qu'aux 1'0 1::lI'llti qUi P O ll,I' I':.l; ~II L se pl'oduin!
pCllt!allL le ll':IJ~t d all('l' 011 pc nd :lnL
cûlui do 1'0 10111'.-- En consélllJr.IlCC
les r c.L'll'l}..; subis :1n licl\ ùe ch '\I'rr~

1QuI' t', 16,6,-- Dttrottt' 11-31 cL 103

Ci. ,', Compétence. faillite.

:l\l l'O~ l'cx ph'il tion

Société d'acquet!:i. - ,', (taillil!.!.

sUI'c:St:~ I'i~:;

des contl'o-

S U I'e~lHI 'I ÛS paynblc~, S('/ll rl l ' lI ~ :1 gc
il IIlllau ... sup el'iC\lI'.-- C. de Hou en '

t.!:3 HutU 1 ~1(j - - POl'q uel' C. U l'oyfu ~
11 -'211

pari ieul je l'. (' /wrte -pal'l ic 110 11

(Ippo~'aIJ'r Ù l'achcl('ul'.- Les slipu\:l~iùll lrune ch arte-poll'Lio fiX:l nL

a

un i:l\J'\ p:1l ' lh~ IIl :(, I' le p:1)'cfncn t des
~ UI'C$tal' I C6. no ::;o llL J'a s oppo::.a!Jl es

pal' Ie vondcül' dl! Chnl'ijclllonL :) son
:lcIJOlc ur cn retard oC 1'l:CL:\'OiJ'.-L' achel eul' ne do ' L le l'em holl\'"l!-ment des :su l'os ta1'i es c3U3ecS par tin

r:\Ulc, quI.; ùnns les ter mas cie "u: age de hl placu. soit '-,0 ccntllncs pal'
lonne:1U dt! jau g-c cL pal' j ou I'. M:.lI's . '2 maJ'S 1877. -- Savillo c.

- C fk
1

Il ,

RÛlIll rJS ,

19 iau\'. 18. 7,--

/J(lcisiom' coull'aire.;:. - - C. do BOI'deall'\ , '!~ nov, 1X7G , C. do Oouai
rl~V. ISn, t.: do Henno $ 24 nud
1$., -- DI'c\fus c, Cnhl'ol' 1101'1;n
CL Gct'mn ttt. : "" " " " " ' 1J--13 1

':!',

d lisage, 11,}3 conll't.'-su l'eslaritj:; peu-

oU" I'ab l!!s, :;'jl a tHé l l'n \ta i ll é nu ùc....h:I,l'gcmenl pt nÙ;lllt un jou I' lél'ié,
IIlll'n l' IJ~ ulto pas Itlle cc JOUI' doi œ
l~t ro eom plc, d.l ns 10 cnlcu l d cs tilal'ies 1 comnle jOlll' ouvl'a blc.~~:lI: :; .• ,-) 111:'11':) 1871. GorS' c.

:t

. . . . . . 1- -1

', 8

TOlU tl/'terminé. /( ltta ,.d sa1lS lléccsI:Ilfê. à t ou te pJriQflt' du voyag~, l lHlem.

niid idelllitJu8, In'crprélaJiotl, ('OTl Ire-su.r(;.~lari,s -- Lorsq ue, cl 10:;
ulle cll:'lI·te-pnl'lic l'clnth'c a un
Yuyagc d'al1el' Cl l'Clt,H1l', il o::;L ::itipu lé , d'une p::'U'L, q1l3 l':llfl'éleu r
!lll!'n t1l'oiL, au li eu dt! c1l31'gr !] tin
cCl'tain nomlJl C de jour:; do SU'l'è::;lal'ios;) un l au'\: dCtcl'mi ul: (25 c('ll l i·
mes p~~I' IO'l1H~nu). I:.ll, d'au ll'o pn!'l,
qu o, ::'1 Iû: navlI'o se l l'OH'e l'cln rdé
~:m :; nécessit é, ~) quoique IJcriodo

rcspon::i:lIJill lc, il
cn e~t (las dl,} même l'1111'c veLld\,,'\II' ct aC lll.:lulIl'.-- 1,'::H,;heli!u l', qui
~:til tlLl O la I\l:ll't.:hanI! hU til l'Ii aehèlL:
l':'\t ue U:ltHre ;j pouvuir' n\eéll'l' f;U
'vice, dLlll :lu ppul'ler sans l'ép~litlon
la pl'rte qiH ('11 l' é~llltc, luI'':; lue 1:1
III:lI't.:IliUH.lI;o,C \'uy ilgu ;j ~l!':' l'I~qllC;:,.
-- 1\ on c:&gt;l du Illoius :lill~i IUI' ~ quc
:HII;t1l1U l1l!~I1!-!t.'nel,; !l31·tielllll..:ru Ile
1H.! ,l l êll't,) ill1JlUlCt: :lll \'l'ndClll' dans
la 1ll!IO;CI'e 1l0llt s'C .. L r,ritO! l'oPCI':1tion 11\:mb::l'Ilt1l!t11cnt. -- ~t:ll' :i " 1.1
IId\'. l'7G, C, d'\lx ,"29 lnui 18ii.
_ _ SUl!. Chal'bonllnges 1,;. Bragg OUi

2. l'. HC\'c,'lullçalion

V apeur. -- l' ..\IJllnl a;:0 .

V ente,
1. AIIIIIWl, é' .n'lIll1tùm dl' l/Jlll ne.'
fJ"d conqu , 1 j l' n,m J'C lhiflllt)!I·I'.--

7. DJciSÎulis caTl lr(J,irt'~, -deaux, '18 nov. l t)ï6, C. de Ren nes

Dun s la vcul,' lI 'ull :1I1i!ll [!I, la C!;lihC
quïl c;:, l l:XCmpt dl~ t ')\lL \'iet! '1" 1• 1èonqno, dOIL s·cnlt~ntl]'\,,~ nun st!ldL:ment des \';Cl'D l'L,tlhlhituil'l'S, tuai ...
ûllcore dcs ~ll llt'Cs \'icu~ q11i l'I..!ndcrl l
l 'lI:-.:I~e dl' 1';lllÎlllalI1'dp 111t;O\ll;noJ .'
LIU ùa llgul'l.! lI 'i.. - - l.a t.:{)I1:;tat:lli~lll
li e \ iecs (IL- ccUt' lwtU!": duit ..111 11":
entraÎnel' la l'ésolut i on d'ulle \'!jota
co ncluo ;\VUI,; une r l:J u::h: p;ln~i1k.- -

..,. . . 11 --13 l'

Ab oI(Ja ~c.

Tribunal de Commerce .
1 , JU{jcnllJ1lt, Appel , /:.'..cdcutiull proui-

l' ~'III'S de luulC

\1

Illd u:-;lt'lf,III'S sO l all, dan:; l'U:-.:lj:W,
mailh du pOl'll1u\'. - I.êl ::;OC,'I l'tI',
qUI :1 :lÎnsi pa)',;, ~t· l!'nu"C uonc
'·:LlablulllOlll 1t1H'I'I~U, !lrlUt' ci,'(:')1:-'l;lntO:; 1 ~'i.Cct) 1I 0Il n L'II\JS cL tl'u .;)-~I' a·
\'e~. mùmc [111 ClS OU II~ porlCll l'
:llll'ail souslralt lus t~ L1upnns qu',1 a
clICHis:;l; ':;. - - Mill'j.,:1 ::;\,:pl. JX:i.-~alz.u c, S\IC. G~"ncl':tllJ,., ' I --:J-~J

que' co SOi t du vO)':'Igc, ce l'cttll'd
scr~ pnyc ptu' la pal'Ue l(ui en sera Traduction, -- v, Cou l'li CI' .
Can.,l" ~H I taux d t':; slI l'es tarics Tram",-vays. - - l', CO:llpt,HcncL:
ccltu dOlïlill; O ~L ipul;lli on ne :s :)ul'~liL
s':lppliquCI' nux nouveaux l'ol al'ds
sl1 bi s au liou do ch:lI'gc après l'cxpi l'3tion du délai des sU I'estaries.

\Ill \' Ict} l'I'0P I'C oxoncr:llll lèS ns;,u-

Cil

Ibid
C. de Bor-

8, V.

cUlIluusL lon :-punluucLJ d·un
uh:1t'f!clllcnt du chal'lJuns eSl, :'lU
puinLdl.: "uc Liu conlf':IU!'a:nurnncl.:,

l. Coupon,ç IJlI!jI:.)· au l' !rleur - - Lu
1':I~llnlUnl UU COli pOil " . .li.: ya:l'lIl':)

vClltlon, êll'l.J payee:; au Iwu &lt;.l e
chargo 1~1l monna ie dt! pa r:) a un
clwll~e dé lt~ I'mi n é . c'esl on IrlO llllaie
fl'all r&lt;lisc que 10 payemcnl doiL être
o l'ùo:~né, si. à ln Slllto de diOî L:ullé:;
O!lll',C les !l(lrti cs, (,,; p:Jycmenl IlO
s cJh:c lue qu &lt;tu l'etoul' Cil (;&gt; l':1ncû.

nwi 18iÎ . ... '.

~I LI

Valeurs Indus trielles,

JlvmlCli~ franç,,;')c. -- Ili ull qu o I,,;. s
~u r cs l al'IC::i, i,,!v~1 1Il éûs en monna io
rl'a nç'ai~o, dU SSCfl l , d'::'1l1'I;'S 13 co n-

~'!

lacll-l'leur, CambuSlilJII ~pont(m';e_-­

Usage , -- I+'I'cl, " en t~.

ycnt &lt;111''': I!ol'lèus IHII' les Tl'ibun aux,
dM,lll t J :ll:col'd, nu doulJlo du ublffrc n. . é pOlir Ics sUl'vst:JI'ios. -- C,
de nou en,:tJ HO(U 1816, C. do H e l1 ~
nes, I D j;tnl', 1 ~ 77", 1J- ~4 cL 13 \

6,

"."irt' E..c(ll'r Lise , ()IJULÎO/I IIrHl 7~ ;,'es­
~~~I'S, '. ~ ort J ~7ü. ·- Satin/cI' f~
,1wlre'.-- L UXl'CliLioll pl'ovi"'IJII'C 110I l' lIlf ltlICI', ... , .... . .... , J--l(l
noh:-.lar,l :J llpel esl du Jl'oit pour Lous
k' s jll ~c nlt' nI S l'Ulldll!i pru' les Tri- 2, fJi·\'/~(m iu,tc, Orlai, S.UPJlldtlliun ,
1,I()f~'lu(/(m -- Les ll'o lsJo urs 'Iu e
hUIl:lU'( de COIll.l,CI'Ce,-- CNte c'&lt;éInstl:!c. :lccordo ~ l' tlchotcur en
L'iltiun pl'oYbuÎI'o d"iL :1\'uil' Ii,~u
\!I SpUlllblL: 1 ~" III' :lgl'l:CI' Ol! l'c fu:;or
muvonn:lllL c:I'JliOIl t utlnt! il ::;':It.; it
la ~lral'l;lIam ISC ,colll pr enncn L It!jou l'
d lIil jll gf'IlHHI L pl'on v n~'a llt UIl (:: CÛII Illl:me de la \'cII1(~, -- EL si l'nchedamllilllull pl't:.U ll i&lt;l i l'O ot! OI'd onll~wl
l, ur l)] 'ét'~n d avoil' élé C\lI[,t?cllé du
tllIO InOSlIl'!j qui po ,1'I'ni t H\'ùi l' , en
\'01 1' I:J Illill't.:haudisc p;'lI' il uég-licas tlo 1'I"fll'lIl:1 ti oll, dl~s cot):-)(~q]lcl1-1
guuce dil \'cndlllli' I ~r lui loonlrer
Cll;) i l'['c pal'ahles; cHu doit :. VI)i l' IIcl!
~'Cl::il cncOre daos cc dé lai dl,} ll'f)i ~
~:1I1~ l':llItÎ OI1 ÙiJllti tous \t;:; 3111,'e.:;
Jf)llI'S, l'nlt~nd\l COlllllll,} (' i-ll es:i.u'i
C:I ,L -- gn const"' lIJt'nL:c.r~Lppcll\11Ii:;
qu :il d u i ~ prolesLel·.-- Tou tu Pl'o t(':)~
oonll'e un j uge mcn t (l l'don nant une
~ ;'llIO U fall(, ::l cct ~~al'd le quaLr i cmè
l ''.;.peJ'lbo Il ~ tI:lUl':\it être lIli O"::. t~l­
JOUI' l:~t I:u'd l\'o CL În snllhanlr,-cie a c..: qu'il ~(J\t :-. L:IlUf: 3U fonù
)I~II'$" li nov. 18iti. - - l3lanch[l ('d cl
:IIH'US lu l'apnu l't d\;x!'crl.-- ~1;'1l·.s"
UOI' C. Sanli,., .. " . . . ,.,
1-- 'U
1 cJécClIl. 18î6,-- Chl')sson o. Mal'linol . .. . ", ..... .. , . . . . , I-:J I 3. ~'h/jrl;oTls, roya!Je aux (i~'JfJes de

2. Loi du f. rlOvembn' I t: ~li 1/ludifiwd
l.!.S a rt, (j~LJ el ti'~h C. Co:u. 11--l1i

d.ù li x.cr le l:l uX dcs COllll'C-Sul'eslal'IC S,. II app:Jl'tlOllt (lU'i. Trihunaux de
le rall 'c . ~ - Dall$ le CriS oil Ics sUI'es1?I'ièS c,l1H clê fixées pal' la co nVt;nlI,on :1 un taux in fél'jl,.;UI· ~IUX. Wu x

c,'nHmt lI'uII n~\'ir~ doit avo il' Ilcu
d:ln'$ un eel'I:HIl nl.Hll LlI'c lie JOI.rs

..... ,

•

5. Ta '!,t', -- FaillI,} pa l' la chal'tc- portic

? DJ/lo r fJu e1nC llt, Tral JQil petulant un
jour férir, -- LOl'sque le déchul'ge-

(,U CI'lIl . '"

31

a

Ul'll\'l us 1,;. 'l'I'lllol ct (; "0113 11 If- 13 1

1

l'agllnno . ..... . " . . ...... l-1 4ti

3.

d l!s

('OIl\'OOIl.CS, COIl~~iLllCnL

Surestariea .
. TCtuJ:

VEN'm ,

'l'J\III UNA I. Ill&gt;: CO MM Ell eE

,

1--45 cl
"

~6;:'

Héraul ac qucJiile, flellre»l&lt; tU par lm
flllJ't'pl/wf/irc non commIs pal' jusli re, L-'olls~;llt'm"lrl dt, rdprl'sClIlulIl,
H.l'flfl'/i i&gt; - 1::lchClCUr d'une ma\'dWlldi.;c no ~c l'end p3:; !lon rcce-

\:Jhlc a dû:lllandûl' une c'\:pel'tisc
cünh·t} :'-1111 "L:l1d un r domiciltü SU I'
11I1t! :lrll!'t' IlarlJ, p;lI' cda seu l que,
Im'n qlle 1'.l y:ml nJl'OnllllC :l\':1I'icc,
JI :'" r nL l'L'lil'~'r dll la l!:ll'C p:lr un
èllll'l'pù.,ila;I'IJ non (h"h:~u0 pal' ju s:
ti cl!. -- Il cn û~ t du mOlUS :lIPSI
kll'squïl n ~lg-i 3\'re III COIl::iCnlemClll

�du ropl'~scnlanl du vClldoul', cL
même &lt;lU cas oil co l'cpnisont:lOL
IÙHII';)ÎL pas cu pOUVOII' d ':.lgi l' ainsi.
- - Mars., 15 LI ée. JSi6. -- AmÎl!1
c SchwoilzCl' ....... . .. ,., I--GG

Ill ùmo des tl'ois JOU I'S, contl'o la négligonco du vendolll', -- M:'ll'&gt;5, l 'l~

déc. 18i6.-- Ri c,,'d c. JoUl'cI," cie
Gall ice ........ ..... . . .... 1-78

S, Doublll.ge, GOl'alltie, Conùitio1H

5. Jugc au cOlltrai,.e que le l' C lll'~SC Il­
trlnL dl! vendeu!' n'u pn s qU3lilé, !l
d6fnul do m:md:lÎ. spécial, pOlll' ;)l\- 1
tOI'i SC l' l'nchcl cuJ' Ù l'ctil'cr chez l ui
la ma l'chnndisc cn la soule qU:HlLo
do tiars consignatflÏl'c. -- En conse
Cill OIl CC t'ncholclll" demandeur r. n
expcrtise, à qui son \'endclI l' Opp03C

ln l'ûccplion qll'il fi rnilc dt} 1ft mrll'clwndlsc, ne peuL oxcipel' du COll·
senl ClllcnL du l'cpl'ol:lcn l anL. à l'oneontl'c de celle fin de 11011 J'ecovoil',

-- M,w • . , 10 juil. 187; . · - S,mat
C. Chuclwllft .. . .......... 1--2Si:I

G. l'cri!icalioll t o[Jrbm·nl ct marque
par l'(Jchf lcw', frise de pr&lt;ssesioll,
Obstac/u li l'enlèveIl1C1l(, DummagesI rl/.erelS . - Le "COdÛtll' d'unc CCI'-

lninc p:1rlie de m:1l'chandisc, qui fi
Înll'oduiL :on :1chetcul' dan:::; un lll)jgasin con tenant une qu:tntité plus
rOl'te, ot qui l'a admis a vcrifiCl',
:1gl'cel' et mrll'quel' les brilles devant
rail'o l'nlttllcnt du mm'ché, ne peut
ensui to S'OPP05CI' ;) lell!' on lè vcmcOl, SOllS prétexle que l'acheleul'
du l'cste de la p ~1l' ti e élaiL pl't::micl'
en dale ct devait ::I\'Oil' 10 premier
le choix, -- l..: acbeleUl' ainsi cmpd chê de sc mettl'e en posses:::; ion do
sa m3rchandi3e, doiL obtenir, COI11me dommages-intél'êIS conLre son
vondeur, la diO'ercnce cn baissc
0011'0 le COU 1'S du jOlll' al! ln 1Î\'I'aiso n aUl'a it du avoÎl' lieu ct ce lui
du jOlll' où elle a été rénl iséù. -Il'1" • . , 20 déc. 18iG. -- Tri nx"1
c. Tal'd ieu .. "" ......... 1--ï2
Î, Di~pollible, Délai
r~"lis tardivement,

~

été foiL en cours de l'cl,kll e "

d'uli dOll lJlnge nellf dnns le porL dl!
1'I'ibullnl qUI connaÎl clu litige, SIJUS
duduClioll dc cc qu :.llIl'flil "nlu, d:lns
le mC'mc pOl'L, le dOllblngc reconllU
!lOI'S &lt;10 serv ice l Cl SOllS Ics :llltres
tl cduction::; con,'cnUC:i. --Sont ~ lIf­
fbanlcs, cn pnt'l'i1 C:'lSl pOU l' consl:t l Cl' l'l-Int du d otl hl;I~C' 1'C'lIlplacc,
les CXpC'I'LÎ:;CS r:1ilr S il l 'e tl';lI1 f!l! I'
U;lIlS I(,s l'Ùl'II1(:5 ;,Hilt~cs ell maliùl'o
d':lSSUI'fltlCC -- C, cl'Aix, 18 juill.

éCJul';, On/re
Défaite de pro-

181G,-- ,", III',n Lc. Call1"oi. 1- 110
n, l'IOII/pt. K.I.:pertiH', /tt ceL'abilitl i ,--

Il'ois JOUl'S san s dëclnl'('l' son oplion, n'est plus l'ecevablo Ù rC(ll Sel'
la mnl'f.:h:lOdi se, lol's même qll il
nllégucl'uit nlavoir l'CÇU que tru'diromonL un ordre de II vrniso ll . s'i l

pus proleslê, du ns le dél,i

spéciales, ' tlterl'I'éf(l!i01l, EJ:pel'tise.
-- 1.. 0 vondL\lIl' d'un c1ouh l:l ge de
n,wil'.), qll l lù g;ll'nn Lit sous 1&lt;1 coodition qu'tlne pO\ll'l'n Ôll'C 1}l'O Il OnCo
SUI' lèS &lt;'aS do l'clllp l;lcClllent quc
dans ~ ix ports clclèl'Illiné s, n csL
pH moi ns ob li gé ~ l'énliscr sa gal'an tic 10I'SlILlO , I l.l Iln\'I I'C n)':1 ll t l'clùchu :) l'cll'angcl' d:ln'S lin pùl'L nutrc
(l'IC coux qUL' 10 CJn l l'aL a pl'érus,
10 doublnge n dO. ù(rc clwngé pOUl'
ll SIU'O pl'o\'CI1:1nt do vice pl'opro,-L'c Jlû t do 1:1 clausc ci-dessus eSL
seulemenL qllO le l'cmplnccmenl,
ell'i:l'Iuo là al! le \'icc Pl'olwO":llondu néccssnÎl'ol ne peuL CU'è appréciü quo u:'lIlS l'lin des six pOI'tS
dénommés. -- J.OI';iquC ln gat'nillic
ninsi con venuc l'a cté SO li S ln condition que l':1I'IllülCU1' dC\'l'&lt;lit res tituel' 10 "ieux doublagc nll vondeul',
qui sOl'n it tenu de te l'cmpl'lccl' pal'
un noul SOUS lino réductlOll determinée, 10 rai L qu 'un l'emplacement
l'élnlllgcl' pal' un rou l'n issell l' de 1:1
local ité, no saul'nÎl a\'oil' pOUl' conséquence de 1ll0di!1cr en l'ien t' olJliR'ation aSSLIll1 éc Jl::lI' lu Vûndelll', -EL Il ne peulêLl'C tenu que dc puyel'
à l'a l'll13lelll', cn ce (.a s, ln raleul'

lestation. -- L'acheteul' cn dl spollibic qui, loissé passel' le dei,,, de

n'~

VENTE .

VENTE.

VENTE.

1

I.c ,'U lltu ;Wœ 1II'0 1llpi ne ::i:Hlr:J1L
t:lt'C :1ssi miloc a \fI ronlc cn dispo·
nible -- \,';lchclcUI' :1 donc le dl'oit
dl,} fnit'c "él'Î liel' p~H' cxpul'ls kl con
fOl'mil6 do la tn ::l l'clwndisc aux con -

VENTE.

ditions do la ven lo, pOUI'VU qu'il
tn:1niresto sa pt'éLont ion dùs qu'il
o~ L appelé ~I \'oil' la llla l'chand isc
ofrel'tc pOUl' l'cx6cullon du Ill:.ll'eh é.
-- M :Jl'~" 1 mars 1817, - - L:lcl'oix.

c. S'pal·oO·., . ..... . ..... 1- 145
10, Transport che: l'acheteur, Pesa08
cOlllradictoi,.e, Expertise 11Of} recevable. -- Lc pcsagû COlllI'3 dictoÎ!'o
de ln march:llld iso chez l'ncheleu l'
Iln pliqu e nç:l'émont pl'8:1lable do ln
pal'L tic cc der ni cr, ct le l'end i['I'o-

cevoble à conl eSLer ln qu,lILé livl'ée.
-- Mars" 6 mu!'s 1877 -- CouOl'clan

c. Couret ........... ... . 1:-149
il . I)rompt, Eœpel'tise pour défaut de
qua/itJ, Retard, Fin de M1I-recevoir.
-- Dans une vonlc nvcc prompt de
llluchandises ntlcn~ucs a l elle opo·
que, l'nchclclIl'qui veutsc r..!::icl'\er

la fncull6 de ne p'. :'gréel' la mllrchandlSc pOlir défaUl do qualilé,
doit allel' 1'ex:Jminer eL énoncel' sa
préLcn tion nu moment mc;mo où il
CSL pl'évenu de l'nl'l'i,,éo, ou l ont au
moins ùans un Ll'ès brer délai, --

S'il laisse p,,,er un Lemps considédérable (six sem, ines) sons lise" do
cu dl'oi t, il en OSL déchu. el l'esl e
obliSé de prcnu .. e livl',ison il r cxpil'aLlol) du dèlai convünu, -- MUt's "

33

tralnerait la r6siliati on. -- Mar•. ,
t aOnL 1877. -- Milliau et Tornczy
e. Apy .. , ..... . ......... 1-310
H . Ayrl:ment el réceptifJn, F,.aude,
lter.o urs, Expertis6 J'e.streinte ù la
C01lstu.latiol' de la fraude. -- Si J'ag"élllent eL la "éccption pOI'tielic
d'une m:\rch:lniJitw inlfrdiscnt :)
l'achcteu r tOlite r~clam al ion à rai-

son rio la 1ualité, il en est nulreOlont dall s c cas ou l'acheteur se
plaint d'un mékmgo "olonlairc ou
d'une rr3ude, -- Dans cc caSt une
experLise d01L être ol'JüUnte, même
npl'c~ réccpti on, a la seu le condi-

tion que 1ioentité de la marchandi",e pui ssc all'e conslaltc. -- Mais
CC Lte c'&lt;pertisc doit sc borner, en
cc c ~s , a la con;i;lalation de la fraude
ou du mtlange, CL nc doit l·ns pùr-

tel' 'ur l, '1u,lit6.-- Mor,., Il août
1877. - - PI'ou-G,illnrd c. Hnc, nc.
1-312
ij, Disponible, Qual,té marchande et
de recette. -- Ln ,"cnte d'une marchandise el. disfloniblo, lor~f!u'clle
eti t faito avec 13 ~tipulal i on de qualité Illnl'Ch31lÙ C ol de 1't!celLO. constltuC un 1113l'cllé rel'Ole,- - M:1l'S , ~ 1

se pl. 1877 . -- l'lOnisl1'''d et M,,'lineL c. Houarel ... , .. , . . .. . 1-33ù

16 mal'; 1877. - - Raccall c. III'onniant z .......... " ....... 1-158 16. Lit11'aiso1ls faites à terme, Résiliation, Mise ell (/t'meure préalable. -NOnOu::ilalll "cn oncinlÎon d'ullc Iil'l. Bois, Avaries, Usage. -- L us3ge
J

do 1:1 place do Mnl'seillc, cn malicrc
do vento de !Jois, cL en cas d'3vol'Îes :\ I:.l marclwIldisc 1 a étnbli :lU
pl'ofiL do lJncheteul' une majoralion
de 50 0/0 5 "1' l, p3l"LiC de 1'00'arie

qui excède

I~

0/0 suivant les esLi-

nwlionsdc l 'cxpcl't et du

m eSlu'ellr,

-.- Il",s. , Il mni 1877 -- lIa"Lin en~o
c. anlon, ....... . . , .... I-no
13. Retard de payement, Résiliation
110" acquise, -- Un simple l'l.:t:\l'Ù
dans le payomonL d'une facLure no
s:luraiL avoi r pOUl' consequ encc la
l'é~i1 ialion du mnl'ché nu pl'OO l du
vend eur pOUl' ln P:Jl'tÎc non enco!'J
li vrée, mOmo dnns le cas où il :lUl'niL CoLé form ellcment convenu que
toute iqfl'3Clioll aux accords en co-

\'l'abon en dÎtiponibllj, le vendeur
qui. dalls un J1f1I't:il marché, a consCllli;) lail'odcs Iivr::bon:; pnl'liellc3
quinztljoul's et même un mois npr~s

l'époque du control,e.t réputé aVOir
consenti p31' la a unt! pl'oro~alton
du tel'me , el ne peUL, sans OllSO 0.'1
dcmoul'ù pr~al:1ble, refuser la 11\'l'aison du solde à l'ncheleut' qui
sc pl'cscnlcon\'Îron deux mois apl'~s

celle même époque ... . .. ... Ib,d

11. Subslollct, Elliplui prohibé, A ut/:e
emploi Il'g ilim e, Xu~lité,-,- ,La p~lbh­
CftlÏon d'uno CÎ1'clIlnu'c nllOlstérlellc
pl'ohibflnt l'emploi d'unI,} subsla~ce

(b:lies de sUI'cnul.pùur 13 COIOl'fttlon
tlu \'ill, nc con~lllilc pns un C:lS de
10l'ce m:)jcul'û dl! llt'llUl'C tI rendre

�34

VENTE A LIVRER

VENTE A LIVRER.

nulle la vonlo d'un e cerlaine quanlité dc cello subslanco acheléo
pOUl' ceL usage, :JI01's quloUû cs t
suscoptiblc d' un au tl'e emploi dans
10 commerce, CL qllc l'ien n' indiquo

que les parties conll'oclanles : l ient
eu en vu e so n emploi pour' l1n US:l go dClorminè.-- Lu vent o d'un e lolle
m:lI'chandiso n'est poinL nulle, 1&gt;:11'
cela se ul quo 10 vcndcUl' saUt'a it

'1"0 l'uchelour al'intontion probable
d'on fait'o lin usage illi clle. - - C.

d'Aix , 7 juin 1877 . -- pt'ivat c.
CI'oissac.. . . . .. . .. . . . . . . . 1-332
18. V. Compétence, Faillito.

Vente à la criée. - V. Propri élé
Induslriclle.
Vente à livrer.
1. Cot1stCJtatiou du refus de livraison.
ll uissier, Proces-t'erbal. -- Un huissicl' a quali té pOUl' cons tater l'égu-

li/wemcnl un déf:ull do livraison de
m31'cbandisos.- - Toutefois, un acte

d' huissiel' rai t daos ce but doit Il tl'e
l'estrei nt au x constatations 111 3lC-

ricllûs les plus simples , eL au tres

que coHo5 'lU! ex igent les conn aissances d 'un expert . - - Mars., ;; 0

ocL. 1876 , C. d'Aix, 5 mars tS77 .-Joansoulin c. Gounelle 1-24 el 256

2. Notamm ent, un huissier ne peul
l'égul iè t'O Ol ent co nstatcl' qu' une
mal'chandiso o(frlr to en livrai son esL
de tt'op l'écenLO rnbt' ica ti on pour
ètre do l'ocelle, 31 0 l'S mémt'! qu' il
eonslaler aH que la contre-maitrc
du li vl'eul' la l'oconnu aÎn sl.- Mat's.,

réception dcJ.tls lm bref dilai. - Un
ve ndOlll' ou un achel eur qui a cité
s,o n ~rlvcrs'1i l'c en r écoption ou on
hVI'31so n, Cl, 3 défaul, cn vanla :lUX
onchèt'Os ou on l'empla cc ment n 'est
IH1S li o pal' los co nclu sions d '~ b o , d
pl'isos p:lI' lui , cL peut co nclu rc a
la l'Jsiliil tion tant quo l'auLI'o pal'li e
n'a pa s rail d'olTl'oséri eusc. - Dan s
10 C&lt;lS où, npl'os une citation on
vante aux enchèl'es , le vendeul' ruit
sig.ni t1er des nttS en l'c-s iliation,
l'ilchetoll l' peut pl'éven;I' lus suites
do cc ch:lI1 gemcnt de fins, en pl'O n:1. nt Iivl'aison ou en fn isant lin o
oITro réello de r ecevait', mais dnils
10 plus brel' dél, i. - Ne se ll'ouvO
pas dans ccs condi ti ons, ct doit subi l' ln ['ésilia lion l'achetclll' qui sc
contente de déclal'ol'. vi n gl~p atl'c
hOlll'es apl'ès, qu' il a 10uj oUt'S été
pr Ot 3 l'ocovoil,, oL de ci tor cn l'cmpl acemenL. el ce la, sa ns se pr6sonter chez le vo ndeUI'!lOllt' prendt'o

l'éception 1'60Ile. - ! ars. , 31 oct .
l ~lG. - Hanque c. Long . . . 1-33
5. Refus de livraiso n faut e dlJ paye11lent , Délai de huit jo[~rs, Résiliation
sans sommation au profit du venclw r.
- L e vondeu !' chez qui l'achetou t'
s'es t prése nté pOU l' l'ocovoil', et
qui n'a pas vou lu li VI'C1' , raute de

payellloni compl' nL, esLen dl'oil de
Leni r la venlo pOUt' annulée sans
somm atio n, eL de disposel' de la
mal'cbandisc, si l'achel eur r cste
h uit j oul's do se pt'csentel' pour la
payol' cL l'enlcve r .- Mar 3., 12 oc t.

1876.- Boukel' et MOlzus c. Dehesa
ct Hultin!}.. .. . ........... 1-44

2\ nov. 1875.-- Eymic u c. Hey ri ès.

6. Olé" dUlange, Résiliat ion . - Uno
m,,'c bandise (blé) qui n'esLsll'icle-

3. Copie.-- Pour qu 'un procès-vel'bal

mcn t eonrorme que pour lIne mOitié
envit'o n aux co nditions du tIln ""hc,
ct dont l'aull'e moi lié sû compose
de mal'ch andiso de même n!lIl1r'o

1- ~4

dl! co nstatatio n dressé p~ r un hui ssier pui sse rorm er pl'cJve au pl'o fi t
de celui qui l'a t'ait f:üt'e, i l rau L

qu'il en soil laissé copie. - TOll terois, le défau t de signi rt calion immédiate n'est qu' un e il'I'égulal'ité

qu i d011 êll'O ap pl'éciéo d'ap rès les
cil'co nstances . .. . , . . ,

1-2/1 ct 256

4. C1'tation elt vente a,ux enc/t è1'es, Fùu

110uuelies tm résilialio'l, Dé{aut de

ma is dû qual ilé ou couleur dilTét'entes, nc sau r ait Ot:'o onel'lc cn
exécu Li on de co mnrché, mêmc avec
boni fkal ion:.i. - Il ya l ieu, Cil p::lI'cil
cas , de pl'ononcol' ln l'ésilialion

pOli l' déra uL do quali te. - M,l's.,
20 nov. 18iG. - Chanssalld c. Sidél'ico udi. .. . , , ... . . ... . "., 1 -48

VE~TE

A LIVRER .

VENTE PAR NAVlnE DÉSIGNÉ . 35

7, Filiére , Ju,qement rend" sur la drmande du {j vre ur , Vente Oll X enchères . - L a ve ntc aux enchères à laflu ClJlc ra it procéder', en vertu d'un
jUG'omôn t, le détenlcul' d'un e mar-

chandiso livl'abl" par fIIi èro, 1'606chtL con tre tous los acheteurs de la
fIIi èro qu i sonl mis en demeure do
pl'encre Ii n'ui:Wll , 101'5 mêmc que la
jllgomont ordon nant la vCllte n' aul'n iL pas 6té t'ondlt co ntre tous. Mat's. , 21 mai'S IB17 , - Dd m égier

c. OlIve .. , .............. 1-164
8. Blé d'un poids inférieur, Exception
tardiue . - L'acllett: ur de blés qu i
Vl.1u t exciper do cc que la mat'chan-

ment dl, solde, Clause envi r on non
applicablr. , - La clauso environ :1j~t1 t éo il 16nnnc tation de la quantité \'endue, no c10il avoit' :1ucunc
~f pl ica li on :;u.nd 10 marché no
s exocule pas d::lOS son entier, mais
que l' tnsnlllsance de Iivr nison donne
lieu à l'achetell l' de ~emandc r Ic
remplacemen L avec dommagcs-inléL'ÔtS. - En cc cas, l'acheteui' doit
obLcnir l'autol'Î s3tion de se rempla-

cer de la diOérence entl'e la qua nI.ité livl'éo ct la quan ti té vendue,
Oxe et sa ns r éduction. -

Mars., li

jui l. 1871 . - Dupo rL c . Molines.
1-290
12 . V. Fai lli te.

dise offerlc n'alleint pas le poids
convcnu, doi t 10 rairû au moment Vente aux enchères . - 1'. Capi cio l'olft'e; il est non recevable il
taine, Vente à livrel'.
op poser celte cxccption pOUl' la
pl'emièl'e rois 'pl'ès ~uo la vente Vente par navire d é signe .
aux enc hol'os on a élé effectuM
rauto do l'écepLion .. . ... . ... Ibid 1. Blé, Mélange, IUsiliation. -- Doit
êtro l'éslliée pour deraut do qualilé
~. !..i uraison sur fe qt'li, J1fatchan·1ise
une "cole de bIcs il livrer' pal' na"roueno1lt d'un ma,qasirL - La vente
vil'e désigné, lorsq ue les blés oflcl'ls
d'uIlt,} ll1ar~hancli so Iivl'nble sur le
qn:1 i n'cmpOt'te pas pOlll' le vendJ3ut'
l'obligal ion de liv['et' li no mar'chandiso en cours de d6bat'quemenLLe \lendolt l' saliar;1i~ donc ~ son
ob l igation, en pal'cil cas, en om'an t
à ~O t1 :lCheteu l' uOC tllorchandise
provenant d'u n magasin, pOUI'VU
quï \ ta l ui ofrt'e sUl'le quni. - MOI'S ,)

5 ,vl'i l '1877. -

n ~cine

c. Amie\.

1-178

10. Velite à liurer, Jlitière, l'nite a/lX

e::r/.ères. Sommation flal' le premie r
VClldcUT, Effet sur toute la filière.-

sont IlltH::lI1gés dans lu proportion

du

~\ o/~

en nomb

on poid:). -

0

ct de "0

0/0

Mnr::;., 30 nov. 181li .

- Ghanssaud c. Sidcricoudi. 1-49
2 . Coût, (,.et t.'t assurance) franco au
port d/arrivée. - Dans un marché
conclu avec la clause: cotH, rrct et
assurance, franco nu pOtt d'a l'rivée,
ces dernières cx. pres sion s doivent
pI'évuloil' !our les premières, oL les
avarios subies pendant le tl'njeL
doivent re Slel' à 13 cbal'gc dn \'endeur, contl'ail'oment :'t ce qui sc
pl'alique dans les ven les ordlOairC's
coo.t, fret et assurance. - M:lI's., 18
jnnv. I Si7. - ~scal'r:ls Mal'lin c,
Paganini el Peirano Oanovaro.

L OI'squ'Ut1 jugcment a ol'donné la
vcn le aux enchères, raute (h: r écepLion, d'une marchand ise sl\cces~i­
vemen t 1'0\'on&lt;1110 à 1)lusiellr5, la
1-98
sommation faile pal' le pl'cmicl' ven deut' au J)1'cmiCl' achcteur n son 3. IJ/ és, ,llPlany e, Ré,iliation. - Doil
erret conll'C tous Ics intél'('ssés dans
Olt'C résilico potlr défaut de qualil';
1:\ Oll ol'c, et J'end ln vente l'éguliol'0.
une '!cnle de blés à livrc-r par nam60lc &lt;.1 \'6gard de ccux n qui le
vire désigné,lorsquo les bl és olTel'ts
temps n':wl' atl pas pOI'm is qu'une
sont m ëlan~é s clu seigle cl corps
SO tll tllnLÎo n par Cllle fll t signifiée
éLrange!'s clan s unD pl'oportion dû
C. d'A ix, 18 :lVl'tl 1811. - Eymi cli
&lt;'?'I, ~rJ 010 cn llotnhl'Ü ct de 11.85
c. L aubt'c:.lux., .. , ..... , 1-26 1
0/0 en poid~L - li en ost ain si mêma au cas Olt les ex perts déclat c1l , 1:,,'xécutioll partielle, Remplace-

�36 V~:N TE PAR NA V1\\1': OÉ SIG NÉ.
,'aionl quo los blés do la môme proycn::mcc sOll1 tou;; m é l an~ês dnns
ln mùmc propol'Lioll. - C. d'Aixl 10

VE:Nm

PA.R NA VIR E DÊSIGNÉ .

orcil'os. -- Mars., -133\'1'.1 871.- AII:llini c. Serbos ........ 1 -- 1 8~

18io. - Vagliano c. Moulel el 6. Maxinwl» et millilllwn, Un ou plttsieurs navires cie tcllc à tulle époLomb.,'d . .. ...... . .. . ... 1--II I
qur, Ma ximum arriva, LivrolStm
T( l d!t1Ce att millÏllwln,
Dommo.ges1\. Deu:'C acheteurs 1 Avarie. Rtlpara·
il1th~ls puur la soUt!. L a vento
tialL - LOI'sf(u'n n ch91'gcmenL est
do 500,) 000 lonneau x de lelle ma ,'vonùu à li\l'0l' n duux flcheteul's
aO~l

~i.1n~ .des 'pr~p~l Li ons Indiquées,

1 aval' Iù qUI clllUlllue la (/llanLilé à
Iivrol' no daiL ètl'o à la C la l'gO cn tidre ni lie l'acheLeur second en
date 1 ni de l'acheteul' qui $0 pr ése ~Lc

la s.cconcl pour l'ecevoir, mais

dOIL ètre répfl l'lle en tl'O eux à 1)1'0-

portion dos quantité,; ('espectivc-

monl achelées.-llars., 6 rliv. 1817.
- M.rLioy c. D.I.yor . .. .. 1-1 16
5. Port désigné po'" ordres , Navire
arril'é datif lm port VOiSÙl . Capitaine allant pG)' terre p,.mdr~ des
ol'tlres, O/'drlJ dc "elevement donné
par erret,,.. II ll s-iliation , - Lorsque
dans un conlt'aL pOl'tant sur un
chargement :lllcndu par navire désigné, il a été convenu quo 10 nana\'il'c irai t Ill'endl'\.! d:'tns tc l port

les ol'dt'CS de l'acheteut' pou\' allol'
débat'quer d::m s l'un ou l'au t!'ù de

deux POl'tS désignés comme lieux
de l' este, celle clause ost do l'i guou!',
CL le vo ,deul' ne peuL sc dispenSai'
de l'ae.compli l' tiLlôl'nlomont. - Si,
pal' SUl to des nécessité.:; de la nayi~alion, on pOtit co nsid cl'cl' quehluefuis comme cntl'é dans le pOl'L un
navire qui s'ost arrcrl6 en rade tandis que son capitai ne nUait il 'lCI'I'C
prendre les Ol'tll'OS, il n'en est pas
mèmc du cas où 10 cap i taine
condUil son n:wÎ!'o dans un 311tl'C
pon, mèmo voisin, eL V3 1)31' tel'I'C
pl'cndl'c les ol'dl'CS nu port dé.:)iO'né,
-- L':.whl}t,e~r a le ~l:oit ,en pal'cil
cas, de Iall'e l'csllIc!' le mal'ché
eOllll~~ ayant m::mqué d'une dos

uC

COnchtIOIlS con ven lies -- Et ce droit
su b si~ tc mêmc au cas OL[ les ordl'es
do l'clovomcll t aill'aien l ét6 trans-

mis

p Ol'

lui, s'ils ne l'onl él6 que

clan s !Ia fflllSSC porsuasion où il

élail que Ile nnvi re étail réellemenl
mouillé dans le porl désigné pour

chantl iso devruH al'l'i'lor pal' un ou
plusieurs n:lVlI'cs l , de tello à lolle
époquo, nc salll'a iL ~tl'O l'éduite au
minnllum par la sou le vo l onL~ du
YCndeUl', si, on fa it , il oaL ~\I' I'ivé à
sa co n s j ~ n aL i on , dan s le déla i prévu, ~lnc quantllé au moins égale ~u
1~1aX lm um. -~ Lo \ ond~ul' qui n'a
Iivl'é néanmOIns que la quantité minimllm, ùoit don{!, en ce cas subir
1:1 l'ési liation avec dommages-intél'Ols pOUl' le so lde non livré, -Mal'o., II juin 1877. -- Vel'mincl, c.

Callonder Sl'kes el Malhe,'.

I --~~Î

7. Ayrémcllf , Dro i t de l'achel ur. LOl'squo dan s uno vcnlc à li'fTCI' à
l'hcUI'eusc nrrivéc d 'un navire dés igné, l'acheteul' s'est l'ésOI'vé d'a!iI'éCl' la m:wchandisc, l 'offet de

cettc elausc c,&lt;ccplionnûlle esL de
subol'donnel' ûnLièr omcn t l'cxccu-

Lion du ",areho cl l'agrémon l de t',clleLClII',-- Mars ., '13jqil. 18ï7. - -

Oaudun e. Monier' ... . .... 1--299
S. Navircà désigncl', I!.poque du chargement seule illdiqw1e . Char.'Jeml!n t
sw'/('~ lieua; do pruduction CIlt; /,I'C
B ésilifltlQIJ. - I.orsquo. cians lInô
von~e dû IIV:II~chandiscs ~ Iivrcr par
03\'11'0 à tYéSlglICI', il ost indiqué,
non l'épofJuodo l 'aI'l'ivco, mni s celle
de l'cIll IHlI'qncmont, on doit admettrc, dans le si lencc des accords
Sil l' co point. que l'embarqucm ent
dcvnit m'oi r liou SUI' lcs hcu'( m~­
mes de pro luetion. -- Si donc les
!"lorIs d'clllbnl'~lIcmcnL ain si ontendus son t dans lino local ité où ln
na\'i~ ; llion es t in tel'dilo p~'lI' faiL dc
gUCI'I'C, 1&lt;1 ve ntc dOit êtl'e l'ésili ée.

VENTE

VENT!';

l'.IR NAV Il\ E DÉSIGNÉ.

frot Cl assurance met 1;) marehandiso· nu,,&lt; ri squos de l'achctcur dès Il
son em \)al'qu crn cnt -- En eonsé-

quenee, le clé00il qui so lrou\'o
oxblel' n l'al'rivéc est à sa charge,

PAR N,\VIl\ F. DÉSIG~E . 31

n'a faiL. ;lll su j(' l de ce déficit, au ..
cunc l'éclamation contl'e le c;lpitaine - - Carca ssonne, ';!'L avr .ISi6 .

-- Bouge c. Forl Ooudel .... 11--5
'
Vice propre , -

.
ct no peut Oh'C l'objet d'un ['('eou l's
V. Ass, marli.
cio sa p"'l conl,'o le vendeu,'. -- \1 1 Vice redhibitoire. - V. Venle.
en cst surtout ainsi lorsque l'ac.hcLeur, seul ch:ll'gédu débat'quemen t , ! Vol -- V. Elfds de comme r ce.

TABLE ALPHABÉTIQUE
Des Noms d es Partie.
1" ET Il' PARTIES.

N. O. _ Le chiffre romain désigne la partie, et le chifrre arabe la page.
I)ar!. l'ag.

Part. Png.

Acchal .................. , 1. 197 B,slido . . ....... , ........ '
Ailhnud (synel. cl") ....... . 1. 220 Bnudun ........... ' . .....
Allalini ....... ..... ... . .. ' l. 182 Bognet .... . ....... , ... ..
Almu gia ....... " .. . . .. . " 1. '284 Bonse.... ........ ... ....
i\ mall)cI' t, ............ ' , • . . 1. 1~lJ UOl'.ud. .. . . . .. . . . . . . . .. •.
AllllCl cl C' .. " . .. . .•... , 1. dG Ue"g (c.p .) ......... . ... ,.
178 Be,'n,,'d (s ynd. de C.) ... ,
Ancclin. .. , .. , .•.•..... 1. 18 Berlrand on . . . .. .. .. .. .. ..
Ange (J.) . .. ............ .. 1. 122 Bes;on. . .. . .. .. . .. .. .. . ..
(sy nd. de) ..........
AllY fils cl C·.. .. ........ . 1 31U !Jlaisc
lllnncl",,·(\ ................
Al'ghatl c l' . " .' , ...• " , .•. 1. 53
Al'u!1rlÎ;lnlz. rI' .. ,"
.. ", .. l. 108 BI;mchal'd el Dor. ", ..•. . ,
Assou.cI f,' ........ . ...... . 1. JOO lIle~ier (de).. .. .. .. .. • ....
209 Ulonde.u.... ............
ASSlH'CUI'S . '. , , ... , l, 2 1. 31. 55 , Bodin . . ................
61. 80. J3/1. 143. Bonsignoul', , .... " . , .• . "
16U. 203. 209. 23!. Dvrt}\l, ..... '" , " .•.... ,.
235. 21j . 261. ~79, OoU~" d. llede el C', ,. . ..
Il.

1.
1.
1.
l.
1.
1.
1.

l.

'"

1.

5ï

11.

Bou I.e,' el Mazzus ... . . ' .. ,

Alllran .... , ..... ,., .. . "
Avil"l"a ôl Roberl (d').. ...

1. un
1. 188

Al'nal'd ct !luire'· ....... ' Il.

33

-- M. ,'s , 11 'OÙl 1877. --- F'&gt; l'a" cl
d' !lonnOl'at e. Séehia"i . . .. 1---319

Bnjon dc Pino. ' .. , . , , . . , , II. 1; 4

9, Cotît, (ret ct aSSI,,'anc ~ , Risques dl!l'achete ..r, Dl ficU. - La venle corll,

1. 1GO
1 1ï5

l3al:'\ol1 . , ... , ..........•••
B al'b3['~SSOs ....... , ' •.....

Il nr ,'in (cap.) . . ...... , .. . .

l. ,20

t'I ~

Il. 18,
1. 224

3. 9. 12 ,4. 16.
18. 101. JJS. 186.
1. '!/):z

19
3n

l. ,6
1. 4U
J. 164

Huullloud ........ " ...... , Il.

A ~ll'anù , " ' ........ , . , .. ,

1 ~6

296
l. 3il
1. 188
Il. 1~9

291. 300. 30:;.

Bouisson .......... ,...

303
299

5

3~

1. 199

1. H
1. 37
Bozzo ... ... , .... " .. , . ' 1. ~43
Bl'nggi oLLi cl C·,. " .. , 1. 45. :W;)
Brns!;hi, ......... ,...... 1. '2ïG

Bolt\'31'd ' , , ' , ' , . , , . . . . . . . .

Ul'unûton cL DaudoL .... , ..

1. IUd

C,IIJissol ct C'. . . ... ... .. .
Cnb,'ol .. , ........ , ...... .

\. 306
\. 110
Il. 131

�38

Part . Pag .

Gnil'us. . " . . .• . . . . . . . . . .. . 1.
Callondol' Sykos Cl Malhor . . 1.
Carcasson no .. , . . , ... , . . . . 1.
Call'i, cl COsle . . ...... , .. , l.
Calzullis .. . .. , . , ' ........ , 1.
Callssomillo jeune Cl C· .. , , . 1.
CavOllo .. .... . .. , , .. . , . , .. l.
COl'elli (s)' nd. do) .. .. , .... , l.
Ch . de Cam. de Dieppe . .. . Il.
Cil nnssaud . .... , . . , . .. ... , l.

Charbonnages des B.-du-n ,

1.

5
267
186
.199
157
232
20 1
197
118
48

50
'15
~65

Cll3I'da .. d , .. , ...... , , .... , JI , 37
Ch.lflo d'A lbert, . . ,.", .. , 1. 106
Chasse fière (ho irs). , .. , , . . . 1. 1I ~
Ch&lt;luvcncl. . . . . ... . .... . . . l. 307
Chchianlz ..... , . , .. , ... , ., 1. ng
259
Chemins de fOI' .. J. 154. n I. 240.
278 282. 3Z8.
Il . 47,
Che)"sson . , ..... , . ... , . , .. 1. 51
Ghuch.na .. . .. , , . . , " .. , . . 1. 285
Cogordn n .. , ... . . .. .. , .. ' l. 149
C' British India .... . ' ., . . 1. 12ô
160 . 209
C' des Oocl&lt;5 . . ' " . .... ' " 1. "1 88
C' Ilalo plmense. " . . , . . . . . 1. 206
C' mi'lo . . .. . , ...... ,.. . .. 1. 191
C' Pén ins . 01 ol'ienlalo",. . l. 126
C· Segovia Cuadra . . . . . . . .. 1. 163
C· du touage ... ........ ' .. 11. (~2
C' ll'.nsatl anlique., ... . ' II. 12. 78
Go .. nol , . ... , '.. .. . .. . . . . . 1. 273
Couehoud el Ussl. ub .... ,. . 1. 72
Coudeville. Zill des Iles el C·
(I iq . do) ........ . .. ,.. 1. 70
COllédon fI' , , .. .. , , , . . . , " 1. 211
COllreLfr . ' ..... . . , . . .
1. H9
COllrlot cl C· . .. . . . , . ,. 1 190 . 211
Coulure el l'alco ...... . . , 1. 282

Cr:1\'el'i ... .... , .... . . 1 321. 3n
C,édil agricole ... . .. , . .. , 1. 172
Crédit lyonnais, " ...... '"
1. 38

f) nl'llHl nd 3l'ÎIZ '.

. .... . . • '.

Il .

UeiJoul'g . . ... " ... , .......
Oehesa Cl Ilulling . , ., , .• ,

1.

l,

Oolhom (synli . do), ... . , .. 1.
Oomesll'o et C', . " .. . . .. 1.
Denis. .. . .. . .. ... , .... , . II.
Dese n, .. , . . , ..... , .. . . . . . 1.
Oéll·O)·al. . , .. ... , . .. . . . ... Il .
DOl' \:llf. ) ....... '" .. ,. . 1.
Dl'CY us.. . ,..... . ... . .... Il .
131, 137. 14n.
Drocho Robin Cl C· ... ,. 1. 15.
Orougno n ........ ,.' '.. .. J.
OllbOsl., ... . . .... , . . . , ,. . 1.
Dufour . ,., . . .... ,., . . Il . 31.
Dufour 01 C' (synd, de V'). , 1.
Dll p01'1 Ol C' . . ... , . .. , . . . . 1.

150
311
17.
25 1
"
89
~H

15 1
258
21
'128
103
23"
290

1. 2 G

Enregislremenl , .... , , . , . , . Il .
Esc.I'ras MOI'li n Cl C' . . . . .. 1.
Eslelle .. , . . .. .... . ..... , . 1.
Esleva Roncbell i el C· . , . . . 1.
Estivant . . . .. .. , . . , , , . ... , 1.
Euslalios. ' ... ,., .. ...... l.
Eydoux .... ' ...... " . . ,. 1.
Eymieu , ., . " . . . '" . ,. 1. 27.

57

98

255
131
110
13 1
193
26-1

Fabro ... .. , .. _..... _. , . '.

1. 259
Il. 105
l'alen ..... ' .... . , . .. ,. . .. 1. 28 1
Feraud . . .. .. . .. , .. .. , . .. , 1. 107
Féra ud J' lI onnol'a l. .. ,. , '"
1. 319
l'erra .. y . , ... , .. , .. , .. , . , . 1. 328
Fèvre . , . . ......... , . , ... 1. 172
Vloury.. .. . . . • . . . . . •. . . .. l , 269
Flornoy . , .. .. _ . . . , . ..,. II. I?"
Flouesl .. . ' .. , . .. _... ' . . 1. 29
101. 257
FOI'g,,,,so n, . , . . . , . . , ..... 1. 28"
F'OI' L Boud et.. . . . . .... . ... Il .
5
~oure"de .. . .. ' .. , .... , .. 1. 157
I·OUrI"O I', ....... ... .. . .. , 1. 199
Fracbon pèl'e Cl fil s .. . ..... 1. 275
FI'.issinel (L ) ' . . .... . , ' . 1. 43
Fl'aneou . .. .... ,. . .. . . . . 1. 305
Fdseh el Budd .. . , ... , .. . . 1. 325

Cale. cl C· . .... . , . .. . . . . .. 1.
Calliani.. . . . . . . . . . . . . . . . . . l ,
Gallier . ... , .... , ...... '"
1.
Candzo ur,zolf.... .. . , . , 1. 179,
76 Ca ra)· IIl' I'I'ol. et C·,.,. 1. 321.
11 6 Garb,,'Ol. ... . , . . . , . . . . . .. 1.
106 Gar bo... . ..... .. ........ ' 1.
3 Carein (.ynd. do II. ) ."... 1.
134 G. rlll &lt;l'(s)'nd , de) .. , ... 1. 8,
"', C.sq el C' ... . .... . .. , ... , 1.

106. 216. 300
Creissac , .... , . , . .. .. , 1. 278. 332
Daire.ux ct B,'ia nd . , . . . . . . Il,
Oalaye l' el C·.. . . . . .. . . . . .. 1.
Il.lmas. , ....... ,.... ... II.

r art. Pag.

Edw31'd B,'ot hel's ....... , '.

39

TABLE ALPHAUET IQUE DES NQ)IS URS PART IES .

TABLE ALPHABÉT IQUE DES NO).lS DES PAnTIES.

9"
2"3
20 1
259
327
18 1
13
139
173

n

Part. Pag.

Part. Pag.

CaslOn .. ,. ., .... ", .... , 1. 320
Gohln .. , .. , ..... . ..... . . Il . t,i

Liégengel' .. , . , .. . .. , .. . . , 1. 309
l.I ux de L"molto . . ' . .. ' .. ' . 1. 25;;
Long (Il . ct Il. ). , ... , .... , 1. 33
Lu blin .. .. . , . . . , ' ..... _. " 1. "a
Lu mbroso ............... 1. 2G!;

GCl'lllfli n........ . . . . . . . . II. 1&amp;1

Cel'main lI el'mano; ("ynd.de) Il.
Cinier cl 1;' , .' ..... , . . 1. 5j.
Gln,",1 (/\ ) .... . ,. . ..... 1.
GodaI.. . ........ , ....... Il
Coülan d (équi ll. dll) . . , . . .. ' 1.
Go nelle (l'ouve) . . . , ' . . . l , 2'1.
CI'cHcl' ..... , .. ". .... ....

33
1,8
2[j4
306
53
105
256

1. 2!t:;

CI'OSO,. ........ , . . .. , . .. ' Il. 71
Cl'OssllIann .. ..... . .. . .... . 1. 2S(l
Gu61'i n .. . . ..... . " 1. '226. 'lin
II. 96
Guérin dll Cayla (de)" . ... l, l 'I ~
Cll eyd.n fI' .... " . , , .... ,. . 1. 226
Guibul'l, ..... , . ' ..... , , .. , II. 175
Culmann ..... , .. . . .. , ... , 1. 100
II rli ll:i .. , , , , . . ' . . .•.......
1 1t~ I'zog ...

. ... ... ..... ' .,
lIe)'l'iè; , . , .... , .. , . . .... .

1I0n nonlL et Dcvflux ..... '.
1I 0nllonlL cl Devaux (syod de)

II Ol'lin .. . .. " ... . ........ .
lI ol'llboslel.. , , ... , .. , .... .
Imbe l'l fI' .. . ..•.. . ,. _....
Issel'!. . . ........... , . . . ..
,Iacona (cap.) ......... . ..
J acquemel .. , . , . , , .. , , . , . ,
Jumclel fI' . ' . ..... , .... , .
JeansouUn .... . . . . ... . 1.

Jou .. c1ao (s yod, de).. , .. , .. ,
Jourdan Hu)' .. , ....... , . . ,
,Iourdan de Calliee... . . .. . .
J ullian (Cum.), ... , . . . ....
Jullieo fI' . , .... " ..... . . ..
Jullien ("cuve) . . ,., .". " .
J ullien ct C' (Ed.) . . , . . , 1.
Lachaud (ca p, ). .. . .... ....
LachfHUTIC ... " . " ... .... '
I..ucroi" cousin cL V . ......
Lange Donifny . . . , .. , .... "
L anfrl,;l' ct C·" . .. . ......
L"P~II""CI'.)'.e (F, de)., . ...
Largel ... , , .... . ' ., . , .. ..
Laubl'o.ux .. " .. , .. ,.,....
LUllI'io l. ...... ' ,.........
Lecomte., .... " . .. , ., .. . ,
Lé"y . , .. ' ....... ' .... . ..
Lichlenstein , . .. , .. , . . , .. .

Mad on (hOIrS)... ..... .. ...
~l a lifI'cdy . . ....... , ... , .. ,
Malhel'ilc, . , .. . . , . . . ....'
Marie .. . . ... , , . . . .. . . . ...
Marié CLC·.. . . .. . . .. .. '"

1. ;6 '1
1. _31
1. 70

1. 25')
1. 30.1

Marine (la).. . ." ... . TI. 105. 12tj
lIarlinengo ., , .. , .. . . ,. . .. 1. 2311
Mul'linoL ..... ".. .. . ..... 1. 5l
MarLin y .. , . . . . . . •. . . . . . .. 1. 1 W

Mazzci .. .. . . ....•. . .... L. 221
Merville., .. . '" . ... . Il . 67, p .,

Message ri es , . . '" . . .. . . .. 1.
GI . 2;8.
Miehal ...... , .. . . , .. , '. . 1.
1. J;.\; Michel ..... . , .. , . ........ 1.
1. 104 Miehol fI' ...... . . , .. __ .... l.
1. 21 Michelon ... , ........... , 1.
1. 38 Mi gllelli. ' .. .. .... ,. .. .... 1.
1. ~IG Milliau .. ' . . .. , ., . .. . . . ... 1.
II. 146 Milliau 01 Torne7)' ... , ., . .. 1.
1. -113 !Iilaras .. .... . ... , . ....... 1.
Mill ... ai né, ., .... .. ,.,... l.
1. 128 Mol in es el C·, . . . . . .. ...... 1.
Il . 106 Monier .. ' ... . .. . ........ ' 1.
Montanaro. " ........ ,."
1.
1. '181 MOI'eL. .. , ., . , .' ..... . . '. 1.
1. 113 Moulin .. ... .... ",... .... 1.
II. 189 MOlll'cn (G. ct L )o,........ 1.
24. :!56 MOlllet ........... " .... 1. S.
1.
1. 186 Moulel Cl Lombard. .....
1. 311 Moulon ......... , .. .. , ... 1.
1. 78 Mucbel'u (cap .) . . . . . '.... 1.
1. 122 MulOt , . . ..... . .. , .... . .. , Il ,
1.
5
1. 213 Nieolaïcles . , .. , , ........ , . 1.
80. 245 Nol'În (L.) .. , ... , .... ,., .. 1.
1. 175
1. WI
r. 145
1. 120
II. 1;8
1. lOI
Il . 62
1. 261

Il .
Il .

57
'13
1. 269
1. 162

3:,
2U:l

2;; \
12.

nll

10,1
181
3D:!
3111
IGI;
IL

29tl
29\1
2ul:
19:\
1~ 'l

27j

l"i~

111
19n
163
101
166
317

Olive .. . ..... .. ..... .... . 1. 164
1. 42
Olivie!" ..... ' . . " ..
Orbigny et Fauslin (d') .. .. . Il. D6
P:lganini el C· .... ... .... ..
Pagliuno ... . .... ' . .... ".
Pagl iano de Mathieu .... ' .
Pail)' .. , ...... " . . , . ' , .. ..
Paoli neHi. " ...... . , ..... .
Papanwl'co.. . .. ...... , .•.
Paque l ainé Cl C·, ... , ., ...

1.
1.

98
5i

1. 146
1. 22~
1. 13
1. 199
1. 1 3~

�4U

"fAIl1.R ALP IIAnltrIQUe OES NO 'tS D~S l'AHTI ES .

Part. Pag.

Part,nqu e (Ed ). . .. . ,., . ...
Pn.co l fils ct C·. . . .. .... .
Pccl.1 Munder...... .. .....
Pclll" n .. ...... ..........

Part. Pag.

1. 23 Savon "'.. .. .. . .. .. .. .. .. .
1. 13 1 SbOI'I'O GuUiercs Cl C· . . . . . .
1. ~% SullleS,,1 lils .. . ...... , .. . ..
1. 150 Schwci lZOI'. . .......... . .

PcL ::InQ Oano\':1I'O eL C·.. . . . , .
Pt'rqllt~ r cL fils . . .. ', ... . . ' 11.

~8

Sùchb l'i. . ......... " . ....

24

1. 25 1

1. ~61)
1. 25,)
1. 66
1. 3H)
l. 9n

Sémorillo.... .... ....... .
""LiUcon.......... ... . .. 1. 89 SCI'bos.. .. ... ,.. . .. ..... 1. '182
Piel'I'Îsnfll'd eL M:lI'lincL. . . . . 1. 3::l0 Servel. .. .. .. . .. .. .. .. . ... 1. 197
Pi Coc6.. .. ............... 1. 317 ~ u\"as t op nl o . . .. .. .... " 1. 15. 258
Pi nède .... .. ............. Il . 71 SIIil,ton . ... .. ...... ..... l. 129
Pill et (ll enri).. .. .. ........ 1. 139 ~ i d é , ' , coll" i ot C' ' . ....... 1. ~8
Plessenlier . ... . .... . .. 1. 325
50 . 291
Popoll.. .. .. .. .. .. .. .. .... 1. 28 1 SimouN (sl'nd. cie). . . ...... 1. 11 2
l'ossel (C h cie) .. . ... ".... 1 59 Société géné'·a le.. . . . . . ... 1. na
Pnnau. " ........ , . •• . .... 1. 2~ t Soldini ............. .. .... 1. 35
p,'i \'al.. . .. .... .. .... ,... l. 332 Sti(·~li l z . ... ............ . 1. 276
l'rOll-Gailla,'d . , . . , .. . . . ... 1. 312
P.omadès .... , ... , . . , . . .. , 1. 3n Ta,'dieu.. .. ... .... . .. .. 1. 19
-9 293
l1.ballu . . . .... . .. . • . . 1. ~ O \ Teissè,'o (A. )............ . . 1.
5
Raccah ............... '"
1. 158 T c i s~ié ... ' ... . .. ....... . . 1. 90
Haclll c ct fil s . . ...... . .
1. 92 Tet'I'jeu . _ ............... . 1. 76
li8. 312 Tcst:lIlièl'c .... , .. " . .... . 1. 224
1I01f. de la Méd,t... ...... 1. 101 Torcngo . ... . .......... .. 1. IG3
"3111el .............. .. .... Il . 17 5 Tou lnnt (synd . do),. .. . .. . 1
Hanqlle .. , . . , ........... , 1. 33 TI':llllways '.' .......... . l. 18
fin :-, toi n.. . . . .•.... ' . . . . 1. 'J'I I T,'illot ot C"OtlOn ......... " Il . 131
naymond ... ... . , ..... , .. ' 1. 284 Tl'inquicl' , ..... . . . ... . . . 1. 10
HcbulTal. .. .... .. ....... 1 176 ~1·~n Li gna n ......... . '".' 1. 151
Bcgis .. .. .... .. .• ,.. .... 1. 199 1 ,'lIlxC L.... . ..... , ....... . 1. 72
Hellueci.... ... .. .. . ... .. 1. 141 Tl'ouche el C:lllama nd . . ... . 1. JI
I\cugoic". ...... .. ...... .. 1. 61 Tu,'cat el Gaubert. . ..... , . , 1. 311
I\ey....... . ..... .... .... 1. 143
Re)'naud .. ... . .. ... , . . . . . . Il. 106 Vagliano. . . . . . . . . . . . . . . . .. 1. 11 1
Bic31'll . ........ . .... ..... 1. ï8 Vaïsse el C· . . ..... . ' . . . . .. 1. 286
Ri card ... ' ... ' .. . • ' ...• . 1. 252 Vnl ...................... 1. 211
Hiroux . .... . .. ... . ... . '.. 1. 38 Verdiel' Cl Gaill13l'd . , . .. " . 1. ~ ~2
Rocoplan. .. .. . .. . ... . .... 1. 320 Verley f,' .. .. .. . .. .. . .. .. . 1. 234
Rod ocanachi . . . . . . . . . . .. .. 1. G8 Verminck.. .... . ...... . .. 1. 129
~35. 262. 267 .
Rouanl. . .... .. .......... 1. 330
2ï9.
Houssior(Cam. ) . ...... 1. 131. 32 1
Rou"ier . . . . . . . . . . .. . . . .. . 1. 224 Vuy roton ..... . .. ... .... . . 1. 307
Hou, de F,'aissinct ct C·.... 1. 126 V'aud . ....... . .......... .. 1. 243
Hazel....... .
....... .. 1. 92 Vidal. .......... . ..... . .. . 1. 286
Vigouroux. . . . . . .• . . . . . 1. 2,6
Salze (vc uve).. ... ....... . 1. 323 V,·isaehi ...... . . , .• . . ' . .. , 1. 315
S.mal. .......... ... ..... 1. 285
SanLi f,' ......... . ...... 1. 40. 203 William . . ....• . . '. . .. . . .. 1. I, ~
..__--:::--11... 67 . 122
Santon f,' .. .. .. ...... , .. .. 1. 230
S['paroO' f,' .... . ..... ... . '. 1. 145 'l.irio. .....
27 J
Sorlin.. .. . .. ... .. . .. .. ... 1. 204
('"&gt;
Sanniu,'.... '" . ....... .. 1. 10
Savill o li ls ........ .... 1. 68. 146

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FI N DE LA TABLE DES MAT1~ I\ ES. , f Ai

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                    <text>TABLE ALPHABÉTIQUE
DES MATIÈRES
CONTENUES DAN S LE TOME LVI (1 878 ).

N.

n"

Le ohHrl' o romain d6s igne la parti e , et le chiffre arabe la. page.

Abandon du navire et du fret.
1. Refdr.1ie . I lI1wvigabilité. Cargaison embargute sw' un ar~t1'e ?lavirc,
I:;mpnwt a la grosse, ::ialalres . LOI'sau'un navil'o c5L déclaré inna-

ri sques de 10 mel', se rend par III
nOIl receva ble il opér er l'abandon
eL r cste tenu personnellement de~
cu nd amnations cnco ul'ues. - C. de
POiLiers, juil. 181G. - D'OI'bign\'
eL Faustin e. Gu érin ...... 11-26

a

\.jgllblc Cl vendu cn ?OUI'S de voya-

go, el quo la C:ll'g::l1S0n est ::lChc· Abordage.
mince il. c1 es tioution SI1 I' tu n autre 1 . Vapcur, Voifier.- En cas de men:.lVÎ I'c cL grevée d'lin cmpt'unt à
nacc de collision entre un vapeur
1:\ ~ I'OSSC conll'flcté 110Ul' pnyer les
et un voi liel', c'est au "apeu l' à faire
frais faits pend ant \fI ['chiche , l'at'les manœuvl'es nécessaires pour
motoul' Il'csL pas déchu du dl'oi Lde
évi1el' l'abol'd3gC . -M31'S., 29ma rs
fail'e abandon du nav ire cL du frct,
1878.- RosLoll e. Fabre.. 1- 183
1

pal' cc seul fait quo l'emprun t COO1 -

IlI'ùndl'lI iL qll olqllo,déponses qui l ui
sel'aien t per sonn elles, comlllo los

salai l'es lie l'équip:l ge. -

1.\11'111 3-

loU!' est seu lement jOllu du ['001 boul'semenL de ces dépen ses envCI'"
le Pl'OP I'iét:lÎre de la carga ison qui
a payé le billeLdc grosse . - M~I·S.,
18 jllil. '1878. - Dreyru s c. Gal'iribaldl. " " .. " " . .. ... 1-226

2. Navi!Ja/.Îoll postérieur e ù l'acciClt!lIt, Perte, /- ir~ de non-recevoir, -

2 . Aborclagc }laI' l'aI'rière, Feu flon
montré ou montré 1,1'OP tard . Dan s la cns oh lin nuvil'e n été

abol'dé cn mcr , la nuit, pal' l'arrièl'e, on ne peu l fnil'c un reproche
:i son capi tain e de n'avoil' pas monLI'é ou d'avoir monl l'é ll'OP tard un
fcu

à son &lt;Il'rièl'c

pOUL'

signnlCl' sa

présence ::w navi re qui venait del'riel'e lui, celle mnnœUVl'c ne lui
étant imposée pnr aucun r èglemenL. l bi&lt;l - M,l's., 18 juin 1878 .

_ GOllzalès c. J'abl·c ..... 1- 194.
Si la porle dn na \'il'c . dan s l'accident lui-même qui ouvre 1'3ction 3. Temps calme , Navire immobile ,
cn r esponsabili té conll'C1 al'mnlelll',
Ft'" prescl'it pour les navires au,
n'ompOche pas cc del'Iliol' de sc li 111ouiflage.-On ne peut, non plus,
bérer pal' l'nb:lIldon, ct s'il en est
exciper conli'C lui de ce quc son
de mG me au cns où le na\'ÏI'c vi ent
navire étail momenlanément pl'esà p6ril' po slél'ieul'emenL, mais u\':Jnl
quo immobile, pal' l'clrel du temlls ,
IOule dem[lnth~ de l a p3r t des in1épOUl' lui rni l'e un rcp l'?e.he de n'aressés Il n'en est plu s ainsi 101'.5yoi l' p:.s cu .10 feu speCial quc,les
quI,} la pertc al'l'ivc dan s LIn voyage
règlements Imposen t aux navires
1

Cllll'Opl'ÎS :lpl'ès les pOU l'suites COlllllH:IlCeCS. -

1 :~lI' III ;J l eu J' qu i , mal-

Rt'é CC$ pouI'suites, fuil encOl'e 1U1-

viguel' so n na.vÏl'c, ct l'expose nux

qui sont au mouill nge . " .. 1-1 94
fi ,

Le crlpilaine qui, cn pn l'cil cas 1
signale sa pl'é:-:ence par le son de

�.\FFRBTEMI!:NT.

ACENT DE: CII ANGE.

AFI' IIBTI!:MEN T ,

la l'loche ct du co,' PL p~ll' (es cris
de I"cquipagc, a faiL l ouL ce qui lui

rais, Po,.,

él:.llt COlIllll:lndé pal' la Pl'udullce

L eLI'al~~el' alll'oLeur d'un navil'o
fl'anç&lt;Jl s:'l l'él \'ang0l' est SOUIIlIS à
l it JlIl'idiction frttllç:lÏsu pOlll' to utûs

pOUl' c\' itel' Ie choc. - EL !Ol'sqllO
ces moyens n'on L pas l'oussi. on

lIolt r;lUr il.Hl cl' au dèfaut de SUI'veillance à bord d" rabol·ùeul'. - Il

on ost sur tOut aill~i qunnd le temps

non brumeux pel'mc u ai t de voi r le
navire abordé il une di;;tance 011 le
choc pouvait tlll'e o,'ilé, ... 1-183

5. Pin de 'lOn-I"ecef..'oi·r . l'ert.e totale.
- Ln fin de non-recevoir édit; téc
par l e ~ 3 de l'art. 43; C. Cam.

s'appliqu o aus~i bien

:lU

cas d'a,'a ries l:.atticUes. - C. de
H.ou en, ~1Ilo"'. 18i6. - Ami ce c.
Tupmann ............... 11 -126
6 . Délai des dis/allces. Le délai
de vingt-quatl'e beures accord é pa l'
l';l~l. 439 pOUl' signlliel' la pro lestalion ,n esL pa~ suscep ti ble d'aug-

mentatIOn 3. raison des distnnces.
Ibid

Âct!OIl ~itJac,A c.lion publique, Sursls. 1. acllon pub~1(1 uequi 5us peml l 'ex er-

Clt'C de 1action. Civile, doit s'entendre ~e.celte qUI cst poursuivi e par
le ministère publie lui-mêmc._ En

I-IGO
i . Affrtlltur élrangt:r, Navire (rllTi -

1-17

le port de charge, A bVov oge rompu, I~r.et en tl e1' , - LOrsqu un nav il'c
est alll'cLé pOUl' allcl' prend l'c un
ch~li'gemenL dans un allLI'e POl't que
ce lui OLt il St! trouve au momcnt dn
contl'ut, c'est;) ce dcrn lcT port, ct
non pas au por t de chnl'genlt:nl quc
le: voy~ge est réputé commoncé. SI donc, au pOI't de chn l'r'ement, it
est dccl:ll'é au capitaine q~e ln l11al'chan("s~ pl'o.mise nc s'y LI'O ll\'C pas,
le voyage li ait tJu'c considére comme rompu pundant son cours el non

sence ~ de

Action .

A1lrétement.

les mOSUI'eS pl'opill'alOil'Os el cûnSOI,v.Hoi!'cs qu 'il peul )' avoir li oll
do IWèndl'û cn COlll'S de \'oyal'Tc et
dans un pOlt d'échelle ou de ~eh)­
che, rolativemcnt :)Ux. marchandises elllb:.wquées, - Spécialement,
IOI'S.lIll.C. dan s un port &lt;l'échelle, le
capH:llne d' un navil'c français 1'13co nnaît ql1 'u ne mal'clwndise, 0111-

non susceptib lc d'èLI'e prouvé pal'
lomoin s, - Spécialement, un afrr6lemonL au poLit c~boLage peUL ôLl' e
prouvé pal' ce fniL que 1 a!l't'éLcu!',
ayan t accepté une car te le co nstatant, Y a dOllné un co mmoncement
d'cxécutio n en pl'cnan t Ù la Dou ane Ic permi s d embal'quement d o
la IlH\rchandi se cL ell en ch~\I'\Zea nL
une pal'tl e. - Mal's., 7 aoClL '1878.Olivier e. Blanc .. ... "., 1-244

2. Depar t

Accident. - V. Compét., Mariu.

conséquallce, ulle plainte form ée
devant le ~'I'jbunal cOl'rectionnel
pal' la pa l't~e elle-même ne suOi t
pas pOUl' f:'HI'c ordo nnel' le SU J'sis
de 1 action civil e. - C. d 'Aix ()
aolH 'I H77 . - AI'~isso n c. M"lia~d-

moLlenl {J'atlmini stl'cl' l es aull'd5
preuves quJatlmeLLr:lit la loi ciVile
comme justification d'un contl'at

'fl'ansp. mal'il ....... . . , ..

clpe l' de la connaiss:loce tardive
qu'ils on t èUC du sio ist l'C .. " Ib id

pOli l'

ma~clw.lId i$e,

avanl son commencement. CL le C:.lpitainc a droit, Ilon nu demi-fl'et
~ll ? i s au f" el enlIOt·, - M;u's.,
JU illet ur; 8. - Uittion cL Osel' c.
HougcL. . ........ . . , . . . . [-211

!;

3

lu preuve l os lllnùni:llc, lllai~ Jl~I'­

C?."sul rrallça,:~,

bOl'gu ée dans le pOI'L Ill'écédenl pal'
u.n etrange l', es t atteint e d'une aval'le pouv~lnt avoi l' des conseque nces
gl'~\'es, c'est le consu l de Fi'ance
qU I est compélont pOlir nommer
l es .expel'ts ehal'gés de vérifier l'a \',lI'te ct pOU l' onlonncl' l a vcnlo le
cas éCllcanl, ot cl!lle cxpcrtise et
celle venle sont opposables a l'a ff~ét ellt' oll'angcI'. -1I cn ~sl surtout
amSI quand cc demier. prevonu ù
l emps, a WH'dé 10 silencc. C.
d'AIX , t) mni 1876. -J ean Luce c.

cas de

perle tOlale du navire abol'dé qu 'au

1. A ct ion des chargeurs, Déchéance.
L 'omission pa" 10 c&lt;ipitaine tles
1~l'olest~l i ons prescri tes p:u les arllClas cHl ossus entJ'aÎne la dôchônnce de l'action des Ch:lI'gCUI's 1'0l:l tivc lIl enL 3. la pCl'le de la m;Jl'c~l a n dise, sans qu'i ls puisse!) l ex-

(fticllellc, Expertise,
CJmp"tl:uC8. _

.\l\lIATEUII.

Pre~ve, Petl't cabotagr, Carle, l'TIse d un permis CIl Douane, Char(fl' men! partiel. - Les pl'csc l'ipLions
ti c l':wl. 273 C. Cam. cxi~e;Jnt un
acle éCI'lt pl/u!' 1)I'Oll\'CI' un alll'élcul cnl, (/oi\'cnt êtrc ent end ues cn cc
scns &lt;lu'elles pl'ohibcllL scu lemcnt

tmu' de la Soustl'3ction
Mars"
5 nov 18ii -- Teisscl'o c. Vaïs::;e.
1-·34

Algérie .
Cilatjo,~ dcValtL ILU tribtu~alclt [-'lance

I~e",i~e dr:, la copie ail parquet , ~
Est 1'~glllJcro ct valable I~ cila l ion
donnée à un habitant de l'Alrrél'ic
devant nn Tl'ibunal do FI':ln~e aL;
d~micit e du Pl'OCU l'Utll' de la RJpubllque pl'es le Tl'ibun,1 ou la demande O:H par lée. - L'ol'donnancc
l'oyole des 16 nvril-3 lIIai -1 813 l'elative 3 l'Algél'je, eL pO l'tant qu'auCllnc cilntion ou sign illC:lLlOn ne
poulTa ùlrù valub lemont fnile qu' a
la pet'sonne ou au domicile de la
pal'ti c citée, n'a cu pour but quo
d'éLen dl'e à l'AI?él'i', l'a pplicOlion du
Codo ùe procedul'e, cL n'a uullemcnL 1II0difié l 'nrL, 69 de ce Code
aulol'isanL, dans un cas pareil, la
l'omi sc de la copiû au parquet. Man, 17 jnnv . -I8iS. - Mnrlel et
Gibelin c, MCI'wul, '"mah . 1-14

t Art. 297 U. Cam.. Navire hors
d'état de navigue/' , Voyage accompli, Reldohe. - L' al'l. 291 C. Cam.
punissanL do ln pCI'Le de son fl'eL eL

de dommagcs-intél'èts le capitaine
qui meL à la voile SU I' un navil'c

hors d'éLal de nnvigu 81', esL ~r p li­

cable au C,3S Oll le navire esL arl·jvé il destination ~vec son charge·
mcnt., s' Ii n a pu tcrmincrson voyage

qu'~pl'è;

(J llIsie,,,'s

l'olnchcs

succossives eL du noml)l'cuses et
importantes l'éparatioo$ n ?l!es il é~~
par son mauvais (Hat, - Cass. , I J
nov, 1876. -

MarLin c, Dreyru,.

11-22 1

3

A ppel, - V. f'ailliLc.

Arma teur .
1.

CI(~usc (lu connaissentent. lrrespoll.sa.bilittl des fautes (/u capitaine et de

Agent de Change,

l'equipage. - -

T~t,.es Vt){ês,

pal' laquelle l'al'mnLeur déela!'e ue
pas l'épondl'o dus lautes ou ~é~li­

Néyociatioll, Oppositüm.s

non verifiees, Rt.Jponsabillté. - L 'agon t de change cha t'go do négocic['
des LiLres au pOlteUl', fniL fauLe,
s'it négligo Jo verifier s'ils ne sont
pas fl'~ppé3 d 'o pposi Lion dans les

form cs p('ûscrites pat' la loi cl u J 5

EsL li ciLe ct vala-

blcl la clau se d'un connaissement
senees C(uclco nflues du capi tallle.
tlu pilote, des marins ou aut t'CS
personnes embarquées à bord. Casso 14 mars 1877. - Duclau, c,
Messag.................. 11 -6

juin 1 87~ .- Si donc ccs lill'es on L
été volés, il esL responsable de l en l' 2. ArmatCtLl' non propriétaire, O,.~r.es.
donnés
cupitai,tc, RespoIlS(Jbd~te
\' aleut' vis-à-vis du PI'Opt'iétaÎI'e
de droit cornnwu. - L'al'mateur,
legitimc qui a ('empli les f01'll1 3JiLé:3
qui n'est pas indiqué 9ûmn~e l~ro ­
pre sc t'iles pal' la hli ci - dessus.pl'iélnil'e pm' l'acl e dc !t'anctsallon ,
Dans le cas oll un e action cn l'ess'il n'est pas l'esponsable des acles
ponsabilité s'e:&lt;.e l'cc conLl'd lui à
clu cap itain e d:lI1s les lel'mes de
cet ég:lt'd, l'agent de c hange ne
l'3rt. 'llfi dll Code de Commerce,
pouL ob Leni l' gal'a nti e con Ire le POI'pe"tce!lell[lanL on êLl'e d écl ~I'é res·
l~UI' de bonne f oi de qu'il tenait l os
pons ab c dans l os ,'.'ègl ~s du drOl~
LILl'es, eL ponr compLc de qui il les
eO!l1IUUn, nlo['s qu Il l'lJsu lte des
a ne:zociés, si l e déln i éco n16 depuis
circonstances
quïl :l, par Ic~ orJl'es
r6po~ no de la négociaLion a pl'il'é ce 1
qU'Il a donnés, exercé une wl1uendel'Olel' des moyen sd'aLL~ indl'e l'nu ·

a"

�,\ -' SUl\AN~~ MARITIME,

,1

ce pl'é pondér,nlo SUI' les délOl'minations du ca pil::ullc. - C. do
DOI'doa"" 17 relTiel' 1876, - Pédal'I'jeux c.TandonneLel Elchcvcrry.
11-50

- Ass, c, les mêmes " ..

CUSS . 18 mars 1878. - - Ass. c. les

mèmes.. .. .... . .. .. . .. .

11--1 i 4

3. L':lI'I'ùL qui l'appl'écie ain si , le rail
souver ain oment, ct ne peuL lombel'

sous ln COIl SUI'O de la COHl' de Gass&lt;l11- l H

I;on ................ ...
4, l '. ,\ v. Com ., Compé!.

Arrimage .-

Y. Capilaine .

Assurance maritime.
J. BombollneS
d'acide , [,l c~lIclie l'air
,
'
(l. eau, A bam/on du na V1'Tl'. E a'cepLIOn de l'iee propre. - Ne peuL ètl'c
altl'i buée au l'Ice propre la pel'te de
bombonnes d'3cide arrivée :'i. la suil e d'un incendie et d' :lIle voio d'on u

q~i

ont nécessilé l'aban don du na-

vlI'e , lorsCfll"i1 n'es t pas prouvé que

I~ natufe même de ln marchandise
al~ été 1:1 c:3Use,du sinistre, el quand

meme lin ccrta lll dou te subsisterait
SUl' la cau se vo ritable - Mnr s, 12

déc . ISn -Weis; c. Ass ..

ASSURANCE MAR ITI ME.

ASSURAN CE MAI\I' I'IM E.

[':"'57

2 ~élai.ss~mellt,1 ,N(wil:c" étranger,
l ourslnte crl1Jllnelle (( 1 etranger.Des poursllitcs CI illlinelles en barateJ' i~ ~irÎgécs ~ l'o trangCI' contl'e un
capl tm nc don t lc na vi l'e s'es t pcr elu
ne sa urnient a\'oil' pour ene t d ~
f~il'e s ll l's eoi~ au Ju gemen t de l'actIOn en délrllsscmenL i ntentée en
France pal' Ics eon signatait'es uu
chargemenL de ce navire contre
leu_rs assu,'cu r s. - Mars , 18 janv ,
~ 8/8. - Larol'et Sievekin"
o cAs'
'
!) .

1-77
3, Faculté de faire échelle et de rét/'o[J'rader, Arrivde à destination Déport de cc port pOUl' tm autre a'vec la
1IlarcllUn dise , tVc1uveau t'ol/ag e. La el ~u se d'une police SUI' facultés,

aulol'Iso nt toute escale et tout dél:outomenL mdme l'éll'ogl'acle, ne
l end les aSSUJ'ell l'S l'espollsables de s

l'Isques que pendant Ics dérou le-

n~ e~ t~ qui se

]lI'odt1 isent

ASSU RAN CF: MAR ITIME.

bien quO ln perto so~t ~ I'I'i v~e avant
sa so rt.ie des mel's ou Il étalL autorisu:1 nnviguel', - Il en, cst ain si
non-se ulement ~ n cas d assurance
au voy:l ge, mai s ('ncor e en cas

nvun t

cl at,mndl'e 10 ,port de deslÎnatioll,_
o.unncl le nnvlI'c a touché a cc del'm OI' POI',1. le voyngo esL tOl'Illi n6 eL
Lout t1'flJel l'éLI'ogr ade CO tl stitue ' un
n.ou vea u vOyflgc qui n'est plu s :lux
l'lsq~ cs des nSS l1l'CUl'S, - 11 n 'o~
se~n lL , fluLl'cmcllL quo si 10 n,wirc
qU,l lLtH t, la pOI' t ci o destinati on par
SU Ite d ,lIlI nccidellt de mel' d'une
bal'~l~I' 1O de pal l'on, Ou de tôuL autr~ bu t qll e los fl ss urelll'S fIuraie nt

d'assu"nce à tomps limité.- Gass .
8 aoM 1876. -A ss. e. Chil'landa.
11-3

6. Action ell délais~eme1!t, pl'esc/:üe,
ActIon d'avories, l ' ral1Ch1se. - L nssuré qui a laissé so prescrire l'acti on Cil d6l::ll s!'ement, es t r cce vable

pl'lS à lelll' elwge. - Ne peut Ilt"e
~ss llllll é à ulle bal'3LC'l'ie de paLI'on

à inten ter l'acti on d·avar ies . - Et
il on cst ~i n si mOme dans le C:l S

l ,ol'c1l'O de, l'a!'m nlelll' qui u fai L paL'tlt' le navll'd du pOI't de desti nation
avant ,le c1 ébnl'Clllcment de la marchnnd lse 3SSlll'éc, - Mm's,} 23 mai

d'une assurance fl'a nchc d'av::Iries,
1·3I'l. /,09 G. Com. déclaran t cette

l Si8. - V(,elkl

Ass . et I\ubatino.
[-l i 5
4. fa clûtés , Ilelâche, Déchargem(mt ,
J:' lIlbol'quement S!LI' U11 autre navire
C01isen tement pl'é,~umé dos asSU,r e11&lt;TS'
Erreu r, Rcchal'gemcl'lt sur le ore~
mùr nal)ir c, Assura/lce matn te;we.

clause sans cO'ct dans les cas qui

•

donnen t ouvCI'LU I'O au délaissemenL

_ C. DOI'deaux,3 1 déo. 1811.'fandonnet c. Ass . . .... . [1-1 23

û.

- Lor 3qu'un na vil'c, apl'ès une 1'0Wche, l'cJlI'cn d sa naviga ti on, les
mal'chandises momentanément débal'quées èl l'aison des 3\'31'ies du
navire. eL l'cchal'gées en suite, co ntin ucnt à (;Ll'C co uveJ'tes par les
nssurance5 ol'iginail'cs, - L e rait.
pnl' l'ass uro. à la su ile de pOU l'paICI's avc c ses aSSl1l'eul'S d'avoir
embarqu é momcntanément ses 11131'chn ndises SUl' un au tre llnvil'e, ne
s3 111',nit constituel' unc prise de possession l'omp::lnt le voyage et nnn ulanL ln police, si l'a ss ul'é croyn ît de
bonn e foi y êlre nlllol'i sû pal' les
assUl'eul's, ct si, à la nouvelle du
conlrairc, il fi fait r cmetlre se s
m ~l.i'ch and lscs à Lerre pour les ftlÎre
r echar ger SUI' le navÎt'e sur Icq uel
le voyage ::Ivnit été com mencé. -

M..·s., 8 juil. 181S . - Eu stathollulos c, Ass " " ' . ', ' . ,,,

J-&lt;t1!i

5, Temps 1illl ite, ,'oyage dal1s dts mers
ùllerdites, Perte dans des mC1'S permises, Nu.lIité, - L~ass ul'e llr os t décharg6 des l'isqu es lo"sqlle le navi-

l'e. entrcpl'end un voyage dont le
pOIllL ex tr (~m e so tl'OUVO dans des
mers que la polIce lui intel'di sait, et

7,

Baraterie, Sltspensioll disc ipUllaù'c,
Pourstâte crimintlle, Ordonnance de
lIoll-fieu , - L a suspension disci plinaire pl'onone éc contro Ic cap ilaine
pal' la co mmi ~s ion des na url'ages
ne sau rait !iCi' lcs Tl'lbun aux dfln ~
r~ p pl' éci ation

qu 'ils ont à rail'e de

ses acles a pl'OpOS dc l ' in stanco en

délOlsscmen t. -

Les ass urelll's ne

peuvent in voq uel' non plu s till e
pOlll's ulLO cl'il1lioelle cn bar aterie

diri gée con tl'e le capi tainc et l'éq uipage, lorsqu'elle a abouti à une
ordonnance de non-lieu , - T, de C,
Nanles , 'l3 oct. 1877. - Radigo is
c. Ass ................. 11-1 48

S,

COllh'eba llde,

Débarqucmcnt

de

mllt, Accident de mer, -

L OI's qu'une policc am'an chit les assu-

re",'s de la l'osponsa bilité des événemenls qu elconq ues pr ovenant de
co ntl'ebnnd e ou de co mm er ce clandestin, ln pert e des facu lté5 aSSll-

l'ées doit lill'e attribuée à un rail de
con tl'cbancle ct non à UIlO fortun e
de Illcr, quand ces f:lcu llés, cha l'-

gées et ex pédi ées sa ns qu 'on ,it

l'om pli nucune des fOl' ma1 iLés n é ~
cessfl il'cs ni qu' on les ait pOI'tées au
mani res te, ont élÙ, à dcs LlIlnLi on,

débal'q llées ct pOI'tées à tel'I'e pendanl hl nui t, pO lit' échappel' aux
regal'ds de la DOLlane, Cl qno c'est

pentlal!t cc tl'ajot qu'alles on t péri
avcc 1allége qll l les port ait. - Et

il en c~t. :lÎn s~ alors ,m~me quo celte

allége n aurOll chavlI'é qll e P'" sllite
d' un COli p de vcnt subi t. - C.
Rouen, S janv. ISiS. - HUI'el c.
Ass ................. . 11- 153
ordo~l1Ié par jugement,
Appel sur les avaries parttclûi~res
Acqlûescement sur les avun es com ~
1HtulCS, Recevabilité, - Lorsqu'il la

9. Règlement

s uit~ d' une aval'ic de ma chine 'l t1i
n mi s un VOpOUl' dan s la nécessité
de sc f?i~'e l'emor qucr au po rL le
plu s VOISin , un l'èglemen t d'aval'Îes
co mmun es etd ':w3 1'ies pn l'licu li èl'es

a été ord onné P'" jugement à l'encon li'e des nssul'CuJ'S Slll' co rp s, qui
excipai ent du vice propl'e, ces del'ni cl'.:) ne sont pas lIon-l'oce \'nhles à

l'aira appel SUI' le cher seulement
des ::Ivaries pal'liculièl'cs, cn acceptant les disposillons du j ugement
re!ativcs ::lUX uval'jcs co mmuoes. 11 en cs t du moin s ain si quand
l':lcqu iescemenL qu' il s donnenL;) cc

cbef, est basé SUI' IIl1 e clause de "

police qui au l ol'Ïsa it Ic va peul' â
naviguer il ln voilc, - C Rouen,

6 rév. IS78 . - Ass. c. C" Tansall.
11- '160

'10 II ..pt"re de t'arbr, de l'hélice,
Temp s calme, Dd(au t d'homogénéité
du (Cl', - Doit ôll'C attri bu ée au vice pl'opl'e, eL non â la fOt'tune de

Il l et' , la l'UpLu l'C dl;: l'~lI'bl'e de cou che d'lin vapeur, lor sq ue, d'une
pal't, co fa iL s'est produit au ~lil ie u
d' un tcm ps calme, cL que, d au tre
Jlfll' l , des oxpCI'IS on t con staté un

défau t d'lIOIlIO"Jlléilé dll re l' ;\ l'endroit de la l'upllll·e ... ...... " Ibid
1'1, Dd/(lisseIll1'11t, Act ioll COlltre U~ I
ticrs CQllllaissement endossé, Dro/t
dil'e~t. - L ':)ssul'eu l' Slll' facllltés,

qui a paye ~ l ' a ss \tr~ ,l e monlan t ,dc
l'assu l'ance :lPl'Û3 Sl nl stl'e eL dela lssemen 1, jl1slili c su ffis,rllum e,n t de sa
qUfllile ct de son cl 1'01 t à agll' con tre
l cs tlcr s pal' lfl possession du con nai sse mel1t endossé n son ol'dl'~. EL comm o pOI'lC\Il' d' un conll ;H sse,mont \'{~glllil'I'l!1llcnL cndoss6, Il

�6

.\V.IRII': COMMUNE.
c~crcc,

non pa s les droits du chnr-

1Il!~!;h~,

geul' de ln marchandise. mais un
droiL dit'ect Cl pel'solHICl. - T. de
r.. HAvre . t.i murs I Bi8. - Ass c .

Hagar . ... . .. . . '. ' ...... lI-n-l
J2. 1'..\v. com .
A ssurance

terrestre.

1. Coups d.! 601"s cld.poséa dans telle
propriélti. Boü Sin' pied ,luOfJndie.L'asslll'ance conll'o J'incendie d'une
coupe de bois do pins Mposée dans

lelle propriété, dOit s'entondro d'une
coupe déjà faito.- Les assureu rs
ont donc le droit de ,'ejeter ) cn pa-

rd I cas. la "csponsabilité d'un incondie qui a détruit un bOts de pills
SUl' pied dans la propriélé désignée .
- Mars., 21 jUin IS7S. - Montanaro o. Ass ..... '. '. '.' 1- 204
2. Compagnie. Cession de portefeuille.
- La cession qu' une Compagnie
d'assu l'ance f:lit a un autre de son
porlefouille, ue peut êtl'e opposée
aux assurés de la Compagr.ie eédante. - Les assurés, liés seulement
avec cette dCI'n ière, ne sont tenus
d'aucune obligation vis-fi-vis de l a
Compagnie cessionnaire, - Mal'd"

12 aoù I1 S;S.- Compngnie provinvincin le c, Ol1iviCl' eLViviaud. 1-2!J1
3, V. Expertise, CompéL.

Aval. - V. CompéL. , Eif. de Corn.
Avarie commune,
1, Navire
coulé volontairement.
Echouement, Naufrage , - On doit
consl dércl' comme naurl'agé. et non
comme échoué, un navire qui es t

resté sllbmel'gé pend,mt plusieurs
et qui n'a pu êtl'e remis â
Ilot qu'a prOs qu'au moyen de plon-

JOUI':;,

geurs on en avait extrait la cargaison. - En eonséquence\ nc peuL

donner (lieu à règlement" d'aI'aries
commu nes, dans ces circonstances ,
le rai t par le capilai ne d'a voir fai t
cou ler volontairement son navire

pour lui éVIter d'êtl'c brisé Sll r des
l'ochers, ce rai Layant pu atlénuer les
con séq uences du naurrage, mais
n'nyan t pas Pl'évenu le n::lUfr:lge

.\VAR IE COMMUNE .

.~Y.IB I E COMM UNE.
-

Mars, , 25 oct I8n,

Esteiln c, Long .... ' . " . . .
2.

1-29

Clau~çc

de l'anrdlemen/ , Franchise
des ot)jets du bot'd, - EsL licito ct

do it èll'c oxéoutéo la clauso d'un

BI\EVF.T D'INVENT l ùN .

tivement an d,'oit d" ppel, a payé

:HI capiLfl llle 10 m~nt~~nL do sn, contribution Cl s'os t 311131 rendu 1&lt;Ippel
impossible, lùs n&lt;::,'illl'OUI'S O~L 10
droit ti c raire cOIl!;ldé1'ol' 10 yeglement ainsi rait com!~'l o nul a le,u l'
é~nrd

- Cotte .nu lll té, tou lefolS,

:IO'rétemcnt qui, dérogeant aux règles légales sur ln clnssiOc:.llion des
:lvnl'Ïes, laisse:) la chnl'ge de chaqno !Iltét'essé les a\!a l'Îl!s eL les sacr ifices &lt;lu i atteignent sa 1)I'opl'iéLé.

!l'enlèvo pns :) 1nssul'é le drOIt de
provoquel' à lotir encon trc un nou·
voaU 1'~glemo nL- Mal's" 13 m ar~
1878 ,- AgolaslOo. Ass. . [-- 120

II en est cie mômo do la clause

5, IMg/cm""I, Nllvi,re, 91'(~C, !fx pel'lS à

-

pm'Iaqucllele cnpilni ne s'in terdit de
l'éclamcl' au cune conll'ibution pOUl'
10 sacl'Î ficc des objets du bord, s:ms
que le cha l'gour s in lel'dise J'ien de
pnl'cil rolativemoll l aux mal'chan-

eh,ndises jetées. - Mars .. 7 f6vr
I S7~. - Castorani c. Taylvr .. l - gS
3. Relâclle, DéC/largement. de la ca/'qJisou, Commisi';Oll, Taux , - Dans

ie cas oit ln cm'gaison d'un navire
est emb:H'quéo dans un por t de rolàche, la commission allouéo au
cons igna t.aire qui en :l pris soin , ne
peuL ol tl'e supérieure il 2 1/2 010 . En consequence, si le capitaine a
payé 1l1l0 commission supé t'ieure.

Il ne peut faIre admollre r "xoéda nt

en aV~'II'ies comm unes. -

Mar s" 15

fév. 1878. - Millél' C, V0l'minok.
[-108
4, RI)glcme-lltarbitrCLI, Comp1'om:is approuvé pm' les Assureurs, Droit
d 'appel, Exécution vOlOlitalre par
l'asSU1ïJ, Règlemen t fIOn opposable
a"x Assw'eul's. nég/ement nouveau.
-

Le compromis qui dispense les

arbitrcs de toutes formes CL délais
judicinil'es et du dépôt au gl'elfe,
Ile IcU!' donne pas, par cela seul ,
le pouvoir de jJgel' en dernior
ressort, ni celui de procédel' comme
amiables compositeurs, - Cet le dlsponse n'enlève donc pas nux partics qui l'ont signée, le droiL d'é-

mettrc appel du jugcment m'bitra!.
- Dans le cas où &lt;.les assureul's

SUl' f,oullés on t appro uvé un oompl'omis en ces tCI'mes, passé enlre
1'05SU1'6 ct Ic capita ine relalivement
à un l'èglemen l d'avaries com munes, el olt l ~assUl'6, sans aHcn dl'e
de connnÎlI'o lours intcnlions 1'013-

nommer , Cons !~l, COl1ventlOn

con-

sllltdrc,-- Lc dl'oit CI ui est l'OC0I111 Uaux

ne la ,rupture du vOy:lgc que si la
C31'!~f\UWn n'est jlus r C!mb~lI'quéc

r,o""lo ponde dostination.--M"'o .•
lO JIIIII 1878 .-- Dl'cyfus o. Garibaldi
1--200
7. Asstmw,rs sw' {acllltés , Domicile dilTérPnt .-- Lo Tribunal du port
do dC3tinalion , compétenl rouI' orlIonnol' 1\0 règlement ('f\\'a l'ics
communes contre un capitnine el
un 3t'1naleur étra.llgel's, n'ost pas,

pOl' col, seul. compélent pOU l' slatLlcl' su r 1:, dcmnode en g31'fmLlC
qU' Ils ont rOI'mée con lre IClIl'S assu l'eu l'S, -- En conséquence, c'cstdevnnt Ic~ jnqe&lt;:: du f! ûmicilf'l de ces
del'lHCI'S 4 lH' doi!. Otl'C portée la deUla nù~ UÙ ":lI'maloul' [Is:;uru,. I Md

consnls rr:mça is ou h eIl 6~1Iqllc s, p::u'
l'al't, 23 do la eOnvcntlon ro nsui'lil'o enll'8 ln F'l'nnGc ct 1ft Gl'eCC,
1;I'Ollllllgueo le "l m::H' ~ 18i8 , du
nomllll.!l' dc:;cxpCI'LS dnns ~I n l'ùg!emcnt Înléressrnlllèlll's nnLIonnux eL S. Abanduli du navire en mer, Faute
du capitaine, Clause d'irresponsabid'autl'es habit3nl s du pays oit il ~
té,
Validité, Fl'a is de sa"vetagc et de
l'csident ne f:l it nnl obstaclc [1
1'ell1orquage, - Est valnblc ct ltci te
l'CXC I'CI~e du dl'oit qu'on t los TI'i bula cl au se d'un conn;li sscmonl pnr
nau" d'ordo nncl' oll x-mèmes lese,xl'armateul' déelnre ne pas
laquelle
pm'liscs dans les :l Irai l'es dont Ils
l'épondro
des fau tes du cn piLai ne el
doivent conllnH,'e 3U roncl, -- Eo
de l'équ ip,ge.-· En conséquence,
co nséquunc . .: , 10l'squ'un l'I;} glomel~t
l'ab:lOUon d'un n:wil'e en mer étant
d':IVfll'IC:S communes sc pOLU'SUlt
ju"é
êll'o 10 l'é,u ltnt de celto fau jndiciai l'cmcnt el1LI'O un cnpilain.e
te~ l'tll'matou\', pl'otégo pat' cC,tte
A'I'OC eL un consignat3Î1'e rl'anç.fl1 S
clnllse n'en conserve pas mOins
dans lin por t dc FI'Jncc , c'est 311
contl'e' les chal'gclll's le droit de
Tl'ihuna l dû cc POl't flU 'il ::tpparralrc l'épal'lir en avaries communes
lient, nOIl seulement d'ol'donner
l'i ndcmnilé payée aux sauvelou:3
le règlement cl de stnllWl' S l~I' les
olles fl'ais de remol'qllngc du navldilncl1llés qu'II eompO t'lC, m;lIS enl'e clu port Ol! il a été eonduit par
COI'e de nommel' les expOl'ls Ilécoslos snuvcleu l'sjusqu';) celni de dessail'es pour y al'l'i"CI', -- M:lys, ,
tination. - Cass., 2 avril 187S. - 19 j uin J 8ï8 , -- Sa ua c Vûl'Illin cl,
Ass. e. C· transatl.. , .... 1\ --1i7
1--197

6, Contpétc/lce. Port de destination,
llinavig(}uiLité. Uembal'quem.ent de lt.t.
cargaüon, l'o!lag ~ nun rompu , -- L,e
règlemrllt (l'avarws communes dOIL
sc rairc au port du d éc h nrge m ~n L , et
c'e3t la Tl'ihunal de ce port qui est
comp6tent pOUl' en connniLl'e, - Il
00 est onCOI't) ainsi 311 cas Oll, le
nnvir'cayant été déclal'6 inn;lviga bl o
en ~CO\II' S de voyage, la e''I'gaison
:ll'l'IVe nu port clu d6b&lt;lI'q llümenl
MI' li n n\lll'O nnvÎ I'cnrIl'étéà la place
cIu pl'cmicl',-- Il o'en sOl'ait aull'cIllonl que cl ans lecas de rupLul'e de
\'oyngc, et l'innavignhilité n'en ll'aî-

B agages. Baraterie, -

V. Com. do ll'ansp,

V, 1\ss , mm'iL.

Bat eau à vapeur. Billet à ordre. BonifIcation, -

l'. Compét.

il. Compét .
V, Venle.

Brevet d'invention,
Ces "ion 1 Exrloitation, -:, Le c~ssio n ­

oait'e d'un brevet d \OvcnL~on ne
pouL 1 à moins de eonvenLlon exp,'esso, ex ige!' que 10 cédnnt COI1-

�CAPITAINE.
lribue pal' Sll présence. son expé-

rieUI.:6 al ses conseils à l'exploItation du
no~t

hl't~va~

1878. -

codé. -

CAPITAI Nr,.

CAPITAINE.

Mars., i

~

Monier c. l'ouque.
1-251

Capitaine.
L Chnrte-parll"e, Courtier der/:g1llJ au
port d'arrivée . - Est v:t1able la

clallse de la chalte-pal'Iic por laqu elle le capitaine s'ob l ige:1 nell'essel' son navire au cou rU el' désigné
pm' l'affl'éteu l'. - Par su ite. le capitaine qUi emp loio un altLt'e cour-

lier qlle celui qui Ill i a élé désigné,

est passi!Jle d~ domm:lges-inlél'ots.
- Et Il en est ainSI même au cas Ol!

catleclausa a ,)Lé annulée p.!' l'affréteur, si celle annu lation n'a eu li eu
qu'nprès que le courtie r au profil de

qlli elle éLOIlSlipulée, a déclal'é voul ait' en pl'ofiler. - Mars., 3 oct.
1871. - Frisch et Uudd o. J aski .

11-2t
2. Toulofois, quand le COl\l'liel' désigné n'est pas commissionné comme
interpl'é1 e pour' la langue de l:l na tion a l :1quelJe 3l1p:lI'lienL le capitaine. la clause devient sans cnet. _
Notamment le cou t'tiel' désigné n 'a
pas le d,'oit de céder ~ un au tre
courtier de son choix, ,'égulièl'ement approuvé pour intel'prèter

oeLte langue, 10 bénéfioe de la clause

dont il n~ peuL profiter lui-môme.
- Mal's., 6 mai H178. -- Frisch et

Uudct c. Lee.... .... .... .

1-1 66

9. Embarquement SUIl$ palar., Obhgation de (aire élmguer. -- Quand

lin chargement doil aLre pl'ésenl6
au capitaine sous palan pOUt' l'embarquem en t, c'est au capitaine eL
non al'alll'éteur qu 'it appUt'lient de
fuire élin~uer les co li s . -- Mnl's.,

,demande

Ult él'ÎOll l'O

en

Fratl Ce, Affréteur , Action 1'ece'UlJble.
-- Lorsqu ' un capitainfJ, après avoir
r églé son rrcLdans un porl étl'anger
protesle et faiL des ,'éserves à l'ai~
son d'crreurs dan s le l'èglemen t , ct

l~é~11 0

ét:lt oXl61'ieu l' ou ils ont ,élé

l'cm;s .• - ~Ile doit, ~u cont('a~I'C,
èll'c déclarco s:lns ~n dt, et la 1 esponsallilité clu caplt:l!lle est, cnga éo, IOI'sl\ue I ~s col iS s~ Lto.uven,t

~It(k6s au mom ent de la lt vl'rll SO!l a
destinalion.- M:l.I'S .., 21 mal' s ISI8.
_ Mar lin c. F,·aiSSlnel . .

pitain e 10 l'cmbOll'Sc.merll des SOIll['elcnllcs a IDI't pal' son COI'l'OSpondnnt au pOlt cie des tination. _
Mais quand au l'cmbOlll'SIJment de
l'i ndemni té que le capilainc a été
conu'aintde paye!', il ne pe UL êt l'o
pl'onoltcé cie conn:1I1Hl'l lio n que
contl'ù le consignatait'c lui-maille
se ul :lu IClIl' de l'a cte de corll r ,linte
dont le ca pi t,lin e ost ' fondé à sc
plnindl'O, et 1':Jffré teu l' "dùit y l'estet' otl'::mgÛI'. - C. d' ..\ù:, 2i&gt; nov.
'1877, -- Vi gOtu'eux el Guoydan c.

1- '131

Verd~t, Vi ce. d'a r rimage,
1.0 falL de placer,
I!\ cale d'un nnvil' o, cI~s !Jalle,)

S. Amandes.

mûs

R'sponsflbllitd. -

d~ns

d'amandes" côté de bUI:l'lques de

\!cl'ùeL consLÎluc lin vICe cl arl'Ima~e.

_ M,"'S., 10 juil

1818 . -: hnel' el
LeenhardL c. SLean~ SIHp n:l~g .
Comp. Cl Mess. ma l·IL... . 1-_19

9. G1'atificalioll, ~I'iv ilége. - L e pr i.-

vilégc liuO la 101 .accord e ~u CaPIL:l,Ine pOU l' ses sa l:l.lI·cs ne dOit pa ::; ~ll c
étendu à la gl':lti[i " ntion .ql~i IUI_ :'Ia
élé pl·omi se. -Murs., II J UII. 18 1~ .
Gt'ipat'Ïs, ... , .. . " . ...... l -Z ~ I

1--85

5, Emigra nts. Logemenlsdispnsésdans
la cale. -- La loi du l S juillCl 1860

10, Remorql~age, Risqlles de mer. Service postal, Pa,yemcnt du ~'er!lO)'qua-:

sur l'émig['atlOn, on f:1i s[lIlLmention
de l'entrepont comme lieu oil peuvent ôtl'O logés les émigranlS, n'[I
pa s, pOUl' coin, fOl'lllellclllcn t exclu
la ca lo du n:wire . - Pal' sui le, un
capitaine qui s'est engagé ft tl'an sIlol·te l' des émigl'an ts. peut faire
disposer, même dan s la cale, les
inslnllntions dostinées ü les rece voil' pendant le voyage, si ces i nstallations se nt faites de f;1çon à garantir un o aération sll m ~antc ct toute s les cond iti on) sanila it'es désil'a bles . . - Mal's., Hl fÜv. 1878. --

ch el Uudd c. Georgiadès .. 1--1 36
7. C(lP1n().(~semen', l'oidt: cl con/MI Il

Colis allhé~', Responsaui cl auso du coon:usSelll-9nl

1 "quo les colis sont r ~ ndu s dalls 10

clu l'Oglcmcnt qu'il for'tIlû conll'e
son arlr"JLelll' au pOI'Ldu dépan. _
En cOlIsôq ll once, si co règ lemen t
est l'éfol' mé, !'nn'l'ô leu l' dOit :HI ca-

n;1Lul'e CL la pl'ovenance de la m:ll'chnildise doivenL êl l'O payés pnr' le
consignatai re eL non p:.1l' le c;1piLaine. - .' l al's., 2U lIIal'$ 11:)18. -- Il'l'i s-

_ L~

q ns!\1Ji liLé du pOid s ou du contenu
rl~; ~olis. ne ~I'od"i l son orr et quc

('cl!llfi(;alion

Gnél'i n ........ .. .. ..... :

01lTlUS

'ut' flll'ranchit le c?pituino dl: lu l'CS-

a

Gaslaldi c. Colombo ct Teissèl'c.
l4 déc. 1811. - Roussin c. Xenos.
1--109
1- 6 1
4. Port étranger, Règlement du. fret 6. Quarantaine, Frais sanilaires.--Les
fl'ais sani tnit·cs occns ionll és par la
Protestation ultérieure, Rétractalio~
forcée, l ndemn'ité payée, Retour en

.

;'~C.

qu'en suite. Sil l' ln demunde du dcsIlllaliliI'e, il 0::,1 contl'nint, p:1I' ln sai SiC d.! :,011 navÎl'e.
l'O LL'act el' sa
Pl'olosta tion cL n complOt' UIlI;:) somIllû n litro d'llltlèlllnÎlé, il y:l lieu
de considé,'o,' CCllP. ré Lracl&lt;Jllon cLeo
p:lycmenL co mlll e non volOJlL:l il'cs
Cl commQ ne fOI'lllant pns lino fin
de ll on -l'ecevoÎI' ,) l't.:ncolltrc do la

CII8MI N DE l''r,n.

ge, Pro/'ata.. -

•

L e caplLmne qUI
s'es t engagé, suuf l e::; l' lsq~es de
mel', à l'cmol'quol' un 03\'II'e, en
danerol' cl à le condllil'e nu mOUillage d'un pOl't désig né, ne com m~L
aucuno faule IOI'sque,. nyant f31L
ln majeure p!\rlie du lt':lJet, c.t pl'e3sé
pal' les cxigcnces d'u~ s~l'vlce postai qui lui incombe, Ilhlisse l e na\'II'C l'cmorqué :lUX soi ns d'un anll'O
l'cmorquclll' rcncontl'é su~'I~ rout~ .
- En pal'eil cas, le cnrHumc dOIt
r ecevoir la 1'0lflun él':ltion convenuc
dan s h.l pl'opattion ob le navi['o 1'0mOI'que a éte ('nppl'ol:hc du lieu du
mouill:Jge dcsi gné au contrat.Ma!'s., 2 aoCit 1878. Mess. c.

FOI·gll sso n........ . . . ..

1- 23~

,l i. Assig/lation al~ bu rea,~ du Courtie~.
-Le ca pi taine:: es t valahlo l,nenL assI gné nu domi ci le clu eOUl'tlel' l'cpl'ésentant l'u l'matour, et chez lequel
les destinaln Îl'cs étaienL invilés il

\fCni l' payer le l'I'cL - C. d'Alget' l 'j

juin 1 81~. - Deglail'e ct Fouesnel
c. MOl'alr ... .. ........ . 11 -139
1.l. Arrllnaye, Tissus, Troi,;-six. COlllmcl ulla l":hltC' d'ul'I'im:lge, ct
doit ('!l'C déclal'6 J'e :) p(ln~:lhlc tic
raral'ie, le c:lpi lnine qlli pl~ce de,:;
ti ssus atHlossous de 1Cils de tl'o is-

fix . . , . .... . .... . ... , .. , .. Ibid
13, Déro utement lJo/ontalr/!, f&gt;la"{1·uge .
ResponsCluilité . - Lc c.lpiLaine qui
dél'o ule pOUl' rail'c échellc, sa ns y
6LI'O autol'ise pal' les clauses de
1'!\ITrctcIllent et S:IIlS V 6tl'e con ll'::ainl
pal' aucun C:l.S de force mnjolll'c, cst
l'espons;1ble de toules les su ites de
ccltedévi:Jtion, natammcn ldu naul'l'age ~u l'venu ;lptès 10 dél·oulemenl.

- Co BOl'deaux. l l fcv. 1816. -Péd:lI' l'ieu x c. 'fandonLleL ct Elehe"eL'l'y. -

Ass. c. les mêmes..

II- fJO

Casso IS mars 1S'8. Ass. c. le; mêmes ...... , . . ....... ,.. lI- l1t,
\fI. L' al'I'éi qlli l'apprécie ainsi, 10 fail
sOllve r :linClllent, ct ne peuL LombUt'
sous la censUl'c de la COUt' de
Cus5ntian.............. 1I- l"i4

I j. Chapeau, Absence (!e, lIlellf~'Oll \tU
role cl'ùjltipa!)e, I IIS.~1I~1ssabll1~é.,,~
Le ch::Jpenli ÙU C:tIJll:l. lne. est lIlSd~­
sissabl o co mm o S0 5 sal:.H I'es ~ hL
ce!;I, bien qu'il ne soit P;1S mentionné
nu l'ole d'équipago. -Le Règlement
~énél'~1 clc la m:.1l'Înc mal'd1anclo du
'; na\'clllbl'C 18GG n'fI ~p[lot'té fllICU ne modifici.ltÎûn il ces pl'Îllcipes. Tl'ib . Civ. 1I ~\\'I'C, 2 auM IS7i.

lI ul'el C. Mcnn equin .. . ..
Carte d e Courtier. V.

Cautionnelnent. -

Z-

11-191

V. Am·él.
Cotllpél.

" aillile.
Cession.-V. Faillile.
Chapeau. - V. Capil,line .
Ch argement sur le pont. - V
Venle pa.l' nDV. d6s.

Chemin de 1er.

1 I~!rs idttS de

COC01lS,

EXIlù1itiol~

SO Il.S

. le nom de chrysalidf's de uel's a S01l:
pour m{JJ'ais . - Lc f&lt;!iL qu.e, pal'
suite

dù )ll'ogrès dc

l'indusll'le , ons

�lU
o~t

Pfll'\'C lItl il lirel' qucl.lu es pnr-

'1 3 juin ISi'; . - I)rslandes c. Cil. de
ecllcs dt"! mnLÎoI'c rich e (déch ets de
fer . . . . . . .. . . . .......... II_I ~
soie) d'un .-! IlWIÎ t;I'C (l'éS ldus de cocons dits p"' elles) jusque 1ft con si- T,'ib. &lt;l e C. Nanlos , 16 juin IS77.Pen cau c. Ch. do rll r . . '.. 11 - 103
dôrée COlllIII e hl OI'{e , cLunique!nenl
ûmplt&gt;yéd ..1 l'engl'ai!; , ne' clulll ge

pa s la naturo do cNte matièl'e . _

Spécialement, ce fait ne perm et pa s
!l une Compn gnie de Ch (} tIlÎn de fer
de fail'e pa ssor celle matiè,'c du tnrif spécia l l'ése t'\'é ;'lux mm'chaudises de pou do \'n leul' commo les
cn gr .1Îs, &lt;lU t::u'if relatif aux m.? rcù andiscs plu s r iches, telles que l es
déchets do soie - P2l' suito, ne
COtnmel aucu ne d o cla ra ~i o n fnHlduIcusa ce lui qui c'\ péùic ce lte IlltH'ch::wdl se ~ ous le no m dc dlt'V:w lidcs
d,e yCI'S-:l -s~ i e pOUl' engrais, - C.

dAI&lt; 17 mal 181 7 .- Ch de rer c.
Riboul el. ...... . ... . . .... 1-1 4
2. !~,..if, Encre en fû ts. - La dispoSillon du lar ir du chemin de rer qui
r ange dans la 3- sél'ic l'encre co
nus, doit s':'npliqucr même au cas
Où !es.C:s renrel'1ll0Jl L de l'en çl'c cn
bou te ill e~, - Mnl's., 1'J ré" '1878. __

O'II I1r1abol'(le c. Ch. de re". 1- 101
3. l'oit ures pOUl' enfall ts . - Les voi-

COM MISSI(J ,NA 11\ E,

COMMI SSIONNA IRE.

Cil EMIN OE FEn.

6. ~ug~ a" contrairo quu los IcHl'cs
d a VI s 11 0 sont pa s obl igatoiros et
qU't' lIt!~ no s ~nt nccessail'cs que
pOUl' raite CO li l' II' les cl l'oits'dc Jll ')I"asinage. T. de C, Seine , 31OCL 1877.
- 1\I,,'c Gallo is c. Ch.de for. 11 - 97

7. 1'ar;f spérial, Application sJricte.
- Le lal'Ir sp3cial é&lt;licLc POUl' le
tl'all SpOl'1 dune IlHli'chandi se d' uilo
gal'e u une autre NnJ'C dCLcl'minée
Il ~ peut ~ll'C ~q) Pli (~ 6 nu:,..: mal'c han~
dises q UI ll'are l'~en l celte gal'(' : 1 ven
ulle ,de::.llll:1lio n plus lointaine, _
Am sl le tal'if spccinl au tl'nnspol't
d e~ S:l vons de Mal'soilla à !..von ne

po uL ":LI'e réol, mé p'" l'oxpédileur
de savons de Mnl'seillo ft Genèvc. Cil SS Il mars 18i8 . - Ch, de fer

c. Filhol.... . . . ..... . . 11- 184
S. l'. Com. de Ll'ans".
Chèque .
1. Délai de c. nq jours, FailUt e dit li r }
1Jenda nt le d.i lai, ri bsencc de protêt

LIII'CS pOUl' enfants doivent , nu point
Reco u~$ contre ie til'~u.r. - Le POI'~
ci e vue ti c l'a pplicaLi o:1 des l~ l'irs,
teul'
cl uo ch èque qUI ne le fait pns
ÔII'C compl'isos d:lns la c.'l leNol'Îe cles
prolcstel' 1311 temps utile, ne pord
j oucts POUl' enf:lnIS, et- nOon dans
son ,'CCOII],5 conLI'c 10 LiI'etl1' que s i
celle des o!:ljets de C:ll'l'OSsel'Ïe, Ibid
la ,.u'ovision a pûr'i par l;l lauLc du
4. Tuyif spécial. Clause de nor. [] at"'é "p l'ès 10 cl dlal de cinq joul's
r.ml~ie . , - La cla use fie non gal'annccol'd é pO l1l' l'éclamet' le p a iCllW llt.
lie losel'oc dans lin t:lI'if spécinl ùe
II conse,'vc nu contl'a i r' l.} son reCOIII':)
Chemin de fO I' n'a pn s pOll l' clrCl
si, ~ 'es t pC n(~a o L le (~élai que la prod'oxonol'el' la Compngn ie de la 1'05VI Si o n n pél'l , eL le tirent' nc snul'aiL
p,m . . abililé dos aval' tOS ou déikits
lui fili,'e un l'epl'oche de ne S'l}tl'C
slIry enu s pa l' la f:ulle de ses agp. nls,
pa s présenté imméd iatement eL d'nm:IISde menre la preu ve de la l'miLe
voi r attendu le ci nqu ième JO UI', :'l la chnrge do l 'e'\p~diLellr ou du
M:H'S., 5 sep t" 'lSï8 , - Nico las c.
destinatai l'e.-, c..; d'..\ix, 13j uin ISi S.
IlllleL.. . .. , . . . . . . . . . . . .. 1- 2G6
- Ch. cl \! fO I' c. Bounin .. I- 2ï 9
î. Provis ion, Null ité, Protêt, Recours.
5. Lellre d'avis , - Les CompaNll ies
- La nullitôd'un cll èque, résultnot
de Chemin de f01' sont l en ues\l'nde l'nbscllce de pl'o vi sion Jll'é ~lla­
vcrlir les des ti nnlail'es de l'flI'rivée
bl e, l:'l issc subsistel' l'eog&lt;1" emenl
ti cs mnl'cl! :lIldbcs li vra bl es en O'al'd.
pl'is par le til'Oll l', pu is Lrfln Snl.S cL
-- F'aulü de l'avoi r rail, non-sêulegal'nnti pnr les di ve l's end osseurs.
men t elles no OCti venL l'ccl:l mel'
- Cette nullité IlC s3lLl'aiL, dès 101'5,
au cu n droit de m :lga:-.in ;J~e , mais
dispensel' le pOl'teu !' dc l'ohlig:"llion
encore ell~s sont Jl:) s~ ibl es do dOIllci e présentel' ct do f:lil'c j)I'oLeslCl'
lll;Jgc$ -inté l'~t!', -- T. dû f. . Scine,
le chèqu e dans le delai imparti pill'

Il

1 loi. - Rn con séqllen ~c , le por ·
l~tll' qui n'A pas l'cmpl~ en Lemps

mi ssionnnil'o il ln w.m to 'l 'Ji I~ ...ignore!' :1 son (;(J11 l1n(~U:Hll h: n'/llJ
de son acheteur, foW l'tncl rC pt/O-

oxercer contre 1en do, seur m 1Detian en r ecours cl é l'lv~n~ d~l non

sa ble do l'inso il'"llIlilf:
- Mars. , fJ 3n it J X7~. - Bj;rtr:tol
c. Ma zel. .. " . . , . , . .. . .. 1-1:,1
3, l'. CompéL.

ulilc cette d oubl~ rormalité, ne I~eut

payement du ohèque, ni 1 a C Llo~ e n
tnyomenL de la cl:cnnce pl'lI111ltvC
~Ieillte par la l'emlse de ~el~~ vaIOUI', -

Cn~s "

Hl déc . l R(I.') -

H,ssol c. V,!lcmsens. . . . Il -.11
3. l'. Faillile, Venle à 111'1'01'.
Commis .
Commis intvres,s J, Hèglement , Il1 v~n­
taire arrêté par le patron , Redressements signales , Livres !lon. communÎqllts . - Un commis mt él'e~ sé
dOit, pOlll' 1", l'èglemenl de son tn,térÔL d,ns 1:1 maison à l aq ue ll~ "
,pparlicnl, s'en rapporLer à Ilnventail'e 10yniemenL ar rêto pnt' son
patron, -- Touleroi s, lorsqu'un
comm is sign31e des redressement s
fi faire à \ln inventaire pOIl.r le l'~n ·

dre loyal, il d?iL èL.I·e . dmls il f"lre
fni l'c les vel'lOcaLlOns propre s à
éclnil'dl' les points indiqués , -

Mais ces vél'W CflLÎ ons d ~ivent ê t~'~
failes S3n s qu e le commiS, lor sQu.1i
est sorti de 13 maison, pl'cnn e IUImême communi caLi on des l ivres)
le l)3.ll'on pouvant avoil' un légl~im e

inLèrllL il ne pas les lui r,li re connaiLl'o. - Ma!'s . , 13 Juin 1678 . ColLelioni c. Lions . . . . . .. 1- '192
Commissio n . - V, Avarie corn . ,
Surestal'ies.

Commissionnaire .
1. Commettant . Com pte accepTé, Justi{lcations , Fin de ll on-rec" ,:oir. -

Lc eommettant qui

:l

l'c('u ot ac-

cepté la compte de venLe ou

d' ~ch .l

envoyé pal' son comm lSSlOnnm re,
ct qui a con senti à en \'('rscr l e

d" ""1,,,-&lt;:,

Commissionnaire
ports .

de

tranr-

'1 . Chemin de fer, Ré&amp;eTve! P(JUT retards, iJu.lletÎw; restés aua; 1Tl.aùu
de fa Compag nie, VcslruclilJft, Pin
de non-ret:c I1oir. - Lr:; réœrJ1ÎQO-

nail'os d'ohjels trnnt'porif'!!&gt; rr:Jr

Chemin de fl!l' , qui, 011 rcct\'anl b
m31'chand ise el en payanlle trau!tPOl'l, ont fail des r(:ser\'e!:i pour J(;
r etal'd, onl Ù leul' cl w r ~c la preu,"€:
des l'ésCl'vcs ainsi railes . - L habi tudc où ils sora ien t de conslgnt.r
cos résel'\'es sur des bulletin:, restant en mains de la Compa~ie.

n' oblige pas celle de rniè'e a wn-

son'er ces bullctin s pendant uo

temps d6te l'miné, ct sïh;. \'icD~eol
ft êtl'e dl:lnl its, les récepl1ûnnalres
doi ven t ôtl'C déclal'és non rece\'a -

hies dans leurs l't'clamations. M"l's., 6 rév . I S~8. - Caillol tl
Sn1l1L- Picrre c. Ch. de rer . 1-106
2 , COll l1ouen tion aux loi~ surJ'! .régie. Fau te ('onmw,~e . - L ~ ,pedlllOo
(l'ur. e m:lI'L' hand I;e sUJeue aux
dl'oi ts de 13 R c~ i e, et non accompngnée des pièces qùe .Ia loi eu 1
consl itue une f:lllte, SOIt de la part

de 1"0'péd itcul', SOit de la part Ms
co mmissio nnaires sUccesSI '5 qUl se
sont chnrgés de l:l l rnnsrorler . -

I.es co nsequcnces dc cetle raute

dlJivo nL donc èt l'~ n\1'3r.lu;:, . cnlre
l ous ccux qui onl parllClpl.' ~ la
cont"3\'cntioll . - C. d'Aix, t9 no\',
18ïj - ~1 :lZzei c Cb. de r&lt;r.
.
l -l86

solde d, ns un compte 3m\té, n'esL
plus l'ecevaille ~ demand er," com- ::J. Clte1l11'1l de {er, Frais pttrs U,~_lll .$US
dn tarif. Dema nda en r~sllt.utl (m,
missionnaire des jusl i ri cali ons de
Pin de tIf)7J-/'l'cet'otr , - L :lcl1ùn L'Il
poid s eLde p,'i, il ,'31so n des rn"rchés conclus pOUl' lui. - Mars, 3
l'cs titllti on ci o fl':ltS dl', ll'allsporl
jonv. i S7S. - NO\'clla c. " el'i, in.
}1 C!'(, II S pn l' un o CO m p:lgnl~ ~I.l' C~lf'­
1- 68
mi n" do f"I' en sus du t;lI·lI. n ('Si
pflS soumiso :) IfI fin do Ih.. n-I't'l~"""
2, Vr.nte, Nom de l'achetew' non dé\f oi r l'éSllll :l11 1 d t' la l'l' t'l'pth\1l dt' 1:1.
cfctré, [(rsponsaMlit(l. - Le com-

�I?

COltPAGNIF. DES OOCI\S,

Illfu'chandisc et du pa)"emenL des
fl'ais. - M ~lI's., '24 ju i l. 1878. Depoll zie l' c, Ch , de rel'. . I-no

T, dc C. Nnntes, 9 rév , I S; S. de rel' c. Gcyorl.", . . ,.

Ch,
1I-t 9!,.

4. rraw'!p()rts maritimes, na ga,qes,
Perit&gt;, Hf/OUX (ttin u,~age jo urnalier,
Sommed nrgent, Coupons de valeu rs.
- Des bijuux d'u n llsngo jOlll'nnlier , tels que mou tl'C, bagues, !Joutons de chemise, c.t uléme des
sommes d':lI'gcllL d'une méd iocre
impol'tlln cc, peuven t êMe considér és
comme bagages Cl enfe rmés sans
im pl'lllJ. e n c~ dan.:) une malle de
voyage, - En conséque nce, la
Compngn ie de tl'anspOl'lS qu i a
ég:.H'o ('rlLtc malle, IIC ~~lLIraiL déclinel' 1 :ll"cspon~alJil i lé qu i lui incombe
quall t à c~s obje ts, en sc \l rëVfl lant
d'uno clilllse clu eontl'aL ob igc::mt 111
voyageur
fai re llno déclara lion
speciale pOUl' les objets precieux
non compl'ÎS SO II S la dénom ination
de bagngcs. - Mai.s il n'en es t pns
de même cie coupons de \'aleu rs
mobilières (lue le \'o yage ul' :lllca iL
mis dans sa mnlle, de pU I'cils objets
Il 'étan t pns habituellement empol' tés
en voyage , CLi c Il'iHtSpor teu t' n'ay:.J nt
pns dù supposer qu e ln malle en
re nrel'll1cl'aî l. - Mal's" 2 sepl. 1818.

a

-

De Faudoas c, Mess" , .

1--263

Compagnie des Docks ,
l ,

Marchandise p01· t éc CIU tarif, Obligation de ,-euroir. - L'arL 12 du

cahie l' des clHll'ges do l a Compagnie des Oocl;;s de Marseille, por lant que l'cntn pOt des m~H'cll:lndl ­
ses non sujclles au régi me de "enll'ûpOt rcc l est des tiné aux mal'chundisc; qu'il conviendru au commerce d'y déposer ct:t la Co mpa gn ie d'y recevoil', nulorise seulemcnt la Compagnie à oxcl ure les
ma rchand ises pOU l' le3C(lIelles elle
n'aut'i.lIt pas d :lménngcnl!:i inlél'leu l's
011 c1:..:spaco suffi::.nn t, ou qu i n'exlster'U lent pas dans ses tal'ifs, mais
ne l'nutol'be nullemcnt , qllant aux
m:'II'chancl ISCS de l:l nalU l'e do ce ll es
qu'clle reçoi t, ù exclure ce lles de
Ici Ou Ici enll'I:'posil:lll'c. -- L::l

COMPE'I'ENCE.

COM P}~TENC E,
Compagnie esL l iéo il cel égnrd pnl'
les t3l'Irs qu'clio pOl'Lü ù la connaissa nce du publi c 1 eL obli gée,
l:J ll t qu 'clic ;] de la place. de l'eccyoi l' les marchnnll ises pl'ésentees
dans les co ndilions c1es lal'ifs . _
Cass., ~O mal's 1S7G . - Doolis c.
Chnix Br ynn . , . , . . " . "" Il.-1 3 1

? Pesf1ge, Ca hiel' des ch a1'ges, Ayellts
de la COlllpag,lie. -- La Compagnie
des Docks cL cntl'e pOts do Mn l'sei 110
pout, en YCI'lu do son ra hiel' des
Ch 3 t'~es. CL san s èon tl'3VCl1LIO Il aux
lois ct 3l'rè lés réglant le pcsngl),

le j au geage cL le mes ul'ago, faire
pese l" jaugH ct mes ul'C I' par ses
pl'opl'e:s flgen ts les mal'chand ises
dcposéo3 da ns ses m ag3si n ~. - - Ce

dro it ost absol u , sans cl istinclion
en lt'e les opérations fai tes dans
l' in lél'è t de la Compagnie CL celles
que l'rclamo lïntél'l, t des pal'licu11\3l's. - La ville cie Mrll'seillo, ooncession nairo des Doc l ~s , qu'elle a
l'etl'oc.cdés ;'l lino Compagnie, no
pouva it, quelles que fussent los l'éSt! I'VOS faites pal' clic;) cc sujet 101's
de la ré ll'ocession , empèchel' la
Compagnio d'cxCl'ccr le dl'oit cidc:ss u3, cn l 'ét~lL . '1° du ca hi el' des
clwges dl'essé par l' auLOI'lté supéJ'iclIl'e, cL IllcLl an t ces opérn ti ons

au nûmlll'e de ce lles que pouvait
faÎl'c le co nccssion nnil'e; 20 de ln
clause conte nue dans la l oi de COIl cession, e t pOl'tan t que l a l'étr ocession ne pouvait sc fail'e que sous
la cond it ion de la stricte exécu tion
du cah iel' des chm'ges . -- C:lss., 23
rév, 18ï7,· - Reynn u". " , 11-- '133

Com p étence,
'1 . Ordonnance du, PnJside-,d, Opposition, - Lc j uge du l'MéI'é qu i a
uutol'ise une sa isie-al'rêt , a épu isé sa compétence, ct il ne lui uppru'Lient ,lus de l'Ctl'ac tel' ni même de morli nol' son ol'donn nnce SU I'
l'opposit ion dont elle esL rrappée,

- - Cc princi pe es t applic:J bl e uux
ol'donnulll'cs rend ues pal' le Prés idenL du 'fl'ibuna l de Comm erce .-C. d'l\ ix , 12 j uin 1877. -- Jnnocent
e, AII "rd .......... .. .... ..

1·- 7

COhl PETENCE,

~ . Jltgti ceI&gt;Eltlllattt que le Pl'ésidellt du

I~

'fl'tbunal de Commerce conser YC le
dr'oit do l'éli'actel' son or(~ onn ~n.ce

civi le n'étanL appl icable en Il''"il
ens. -- Mnr s., 25 rOI', 1878,- Ruba Uino c, Kuntz, Werdel' et Ass.

Sil l' l'opposition dc la parlle Sa iSie,

1- -/,9

101'Sqll' tl Y a inséré une r.6sel'vo ~ e
maintien ou de l'O Ll'actatiOn apr cs
révi sion, -- L'Ol'donnance ~en cl ue
dnns ces lerm es, CL c~lIe qUI la rétraclc son t l' une CL 1 :J U ll'~ du dolntline' de la j u ri ~li ClÎ on gl'~C1cusc,'e t ,
camill e tell os , Il1suscep tlbl t.s cl ap pel. - - C. d'Ai x, Il 01' 1' , 1878 . .
Capd evill c c, Pons." " . " l --nO

3, Sn eom pélence I,on,terois ,n'exisLo
que dnn s le cas ou 1OppOSi tIO n es~
faÎle p\ll' celui ;\ l'enco ntre de qU I
l'ordonn ance es t l'cilli ue. -- LOI'sqtH~, au contl'ail'c, l'opposition 6!11ane d'un L101'S soutenant qu e l ordonnance porl e attein te à ses dl'~i lS,
c'es t devant le TI'ibunal que l'Ins-

6 . Siégc à l'étranger, Agent en .'1,.all-

qe , --

Une Compagnie de bateaux

a vapeu\' ayunt so n siégo il l'étl'a ngel', ne peu t cxcipCl' de l'existence
d' uno agence dans un port frnnçaÎ;;
pour se d:rc assimi lée rt ux étra ngers fllllOI's és: ~1 ctrr bI ll' lell l' dom icilc
en\ i"t'ance, ct s'alll'ibuCl' le droit
d'tl ppelel' un aoll'e ctl':'tngel' Jevun t
u n TI'i bullol fran('::Iis" , . . ' . . , Ibid

1--21 0

7, Saisie-ar/'èt, JI uto risdtion par le
j uae rrallflPS, Tribunal incompétent sur 10 rond.- Lorsqu'une contestation doit, d'après les l't:gl~s du
(h'oi t commun, C;I I'O pOl'tée devan t
un Tt'i hunal étrangt:H', le f;ül qu'une
mesu l'e eonsel'v::ltoÏl'e (sa bic-arrêt)
a êté autorisée pal' un juge fran enis, no :WlIl'ui t sunire POIl(' rendre

4, Al'al , B i llet non endossable, Ca utionllement ordillairo . :-- L'uval ne

naÏl'e on vel'Lu duquel l'ordonnance

"1

Innce doit êl l'C pO I'lée. -- Mars.,
se pt. 1878 . -- Gabella e , Schrœcler

soumet :\ la j UI'idil'l ioll commer-

cinle celui qu i 1'0 donné ~ n c 100'squ'il es t appo sé Sllr nll blllct a 01'(iI'c . -- L' nvn l apposé SU I' un billet

non end ossabl0 ne eonstituc qu' un
cautionn emen t ol'd i na i l'e, don t les
TI'ibun :w x de CommCl'cc ne c1oiVl1l1 L pas COll ll uÎtl'e, à moi n\) qu'il
n', it été donné en vlIe ,l ' lin bénéncu, - - Mo r,., 9 oc t. 1877. -- CailleL c , Haoult. . .. ...... ... I - -~I,

le 'l'l'lbuunl de cc juge com pétenl
SU I'

le fond, le pouvoil' discl'étion-

a été l'cndue, clan t dis tInel du pou -

voi l' judici:Ji l'e. ' " '. ' , . . , .. Ibid

S , Elr:clionde domicile, l lleificacitd.-Le r;lÏ t qu ' une' élection de domicile
a étc f::lile en FI':Jllce d~HlS cet te saisic- al' t'êt,ne SUUt'::lil suffire non p l u ~ ,
en pareil Cil S, pOIl I' l't:ndrc compétenls l(!s Tl'iIH\lWlIX fl'an('a is, ce tl e
élec ti on de dom icilc étant impél'ieusement cOll1rnnndée par !a loi

pOUl' lu va lidi té de l'ncte " .. i bid
5, Com pagnie d d bateaux à 1 apc,w',
Agence , Domicile pour les arral/'e~ 9. Courtiers (J'immClûJll's, ParticipaJ

lie l'agence, A ffaires élrattgn'es ((
tion. - N'est pas commercia lo, ct
l'agence, - - Une Compngn ie de bane salll'::lit ètt'e S.OUllllse au TI'ibuteaux. il vapeul' n'es t t'éputée avoil'
nal de COllllllcrce, 1 association Cil
lin dom icile dans le po r t oil elle a
pn l'ticipation qui aill'ait existé entre
une agence, et ne peu t Cl ne doi t
deux cOlll'liel's d'immeublcs pOut'
jll'océdcr devnnt lu Tl'i bunn l de cc
l'accomplissemen t d'Ull ~lcle de ~~~l'
pOlt, que IOl'Squ'i l s' agi t œnfl'c.l il'es
}lI'ofcssioll. -- MtH'S, , 2:) déc _1tll 1 .
t'ait es pa.l' cette agence mÛlIlc , - - - MDtt in c. I3I'cmoncl .. " " 1-61
Lor sque, au conll':lil'e, il s'agit d'un
co nll'a l de tl'::l nspol'L qui a clé fai L 10 , Billet à ordre, Sigl/ll/W'csclccom merralll.~, Non cO/llnwTonl seul aset qui doit s'exccute l' &lt;lilleUl's qu'nu
sÎ.Ql1d. - 1.0 Tribunal de COlllmerce
por t de l'ngcnce , la Co mpagni e ne
es t :oeOtnlleLenl pOUl' conn::tfLr~ de
pOUL ni cilol' ni ôlt'c citee ùcvanl le
la dcm:lIldecn pDyerllent d'unlJtllct
Tl'ibunal de co porL , au cune des
forméo eon tl'e un non com met'ran t,
disposilioll s de l'arL , I, ~O C. ci e pl'oe.

�Il

COlIP8TESGE.
lJi~1l que

IUI'CS du

:, i ~lla­
coulIUel'çallls, SI cos d~l'­

Icl ullleL pOl'lb des

niol's no sont P&lt;B ùn ca use . --Mars.,
15janv. 1878. -- Lévi c c. Pati o',
1--i3
14 .ont 1878. -- Cheysson c. S:lIl'ato,· .. . .... . . ... .. . ..... ' . 1- - 250
J J.

Ouvrier, Accidunt.- Si 10 Tribu-

Ilat da COllllllerco est comp6lcnL
pour cOlln8ill'C des dema ndes cn

l'cspo lli:o:lbilité ;l l'nison des bl essul'OS

su bi es pnr les m:lI'Îns dD ll s letl!'

servi ce, il en est aut['ement du cas

d'un o UVI'il' l' tl'&lt;l\'aillam au déch~l1'­
~emcnld't11l oavÎ('c ,-- La demande,
en pareil cas J ne peuL èl l'C basée

qu e SU I' l'allégation d'un qu asl-delit
n'ayan L aucuil c::U-3cle l'c cO lllmer-

cial, cl dont, pm' su ite, le Tl'ibun a!

de Commct'ce ne peul conn ail,'e. M ~H'S .• ",

mars 1878. -- Maurin c.

S.\'on ......... . .. ... .... 1--l ?8
l'.! . Fourllüures pour inhumat ions,
Mardlc CIt'ec un membre du comeil
presbyteral. -- Le Tribunal de Commercc n'cst pas compétent Pl ur
con nafll'e du couleat passé enll'o un
cOlillller çanl eL UI1 memhr e du conseil ~pl'csby té l'a l do l'Eglise l'éfol'mée, 3gis~i.lnL on COLLa ljlHllit é, pOUf'
des rou l'OiLuros relati\'es aux inhumalions. - Mal's .• 10 m:H'S 1878.I\oslel' c. Scillœsing . . .... 1-13\
t 3. Explo itation d'!lU a coupe de bois.
- l...'exl&gt;loitation d'une coupe do
bois, moyennant un prix déterminé a J)a~e l' au pl'opric'ail'e, constlLUe, e la pal'b de celu i qui s'y li\'l'C, un aclc do commerce, eL le
l'cnd jU!lLicialJlo du Tr ibu nal de
COmnl el'C~, -

-

MMS" 1er mai 1878.

Gillo u, c Garn ier .. ...

1-163
14, Action nJe de la faillite, - J./inslance inu'oduite contm un rmlli el
SOIl syn dic, ùans le but de fail'Ll ordonner 1:.1 venlO pou r son comp te
a'u no mal'ch and i::w achetée et lion
reçue pal' lui et de le raire con damJl(W au pflyelllcnt de la (lHl'erence
qui en l'ésullera , présente la queslion cie sa voil' si !'ét:1L de raillile et
10::; l'cg les de la rovcndicatiot1 ne
:s'OPP0;:)Cllt pas :l l'adoption de ced

COMPÉTENCE.

CO~I PÉTENCE .

C'ost donc Iill tj action néc
do la faillite , ot 10 Tribuu.1 do h
rmllite ost seul compc tent pOUl' c~
con~lailre , Mar:s. , 8 mai 1878. RaCIn e c . Froment...... 1- 168
linti -

15, Individu, "0 ~'1 Ilah!!, Nationalité
prdsumée, Mann, Engagement devant fe com",t anglais. _ L 'individu né cn Italie, el dans l'acte de
naissa nce duquel il 1l1est pas dit que
so n pel'o fUl d' une auLre nationali té
doi t Olre pr'csu mé italien. - L'en~
gagemenL de s'om1.Jat'qu fl l' SU I' un
naviro an glais, con Ll'acté par un
mar'in d CVtlOl la consul d'A.nglelerrc
à M.rseille, (Ioi t être l'éputé co ntraèlé à Mm'seille en mêmo et non
pa ys anglais. - Mars., 15 mai 1878.
- Becchré c. Soc. St-Andrew.
1-174
16. Sucit!té~ Clause des statuts , Nullité. - LOl'qu'une sociëte:: est irrérl'uIièrement constituée, l a clau se des
statu ts qui :lttribuc compétence exClll Sivc au Tribun:11 du siégo social
pOUl' LOUles les dimcultes pouvan t
sUl'gi r a l'aison dcs opél'ations so cintes, doit Ctl'e consiùérée comlllo
nulle et l'('ster snns efl'et. - Mal's"
'I H juil. 1878 . - Simon c, L amou reu' .......... .. .. .. ... 1- 209
17. Faillite, Aclioll née a'ltér ieureme/it . - La compétence spéciale
aLtribuée par l'ar t 59 C. ci e proc.
civ. illl Tl'ibu nal du heu de l'ouvel'LUI'e de la faillilo doit 6lre restl'einte au cas Oll Ic.; contes tation s nnissent de la raillito elle-même, mais
ne s'étend pas flUX nctions dont 10
pl'incipe eXistait an tél'ieul'cmen t .

ibid
18 . Min uterie, Consl,uctioJl par un
non commcr('wlt, Terrain appa'rtenant à autrui, - Ln constl'ucLion
d'une minoterlC, mêm e pal' un non
commol'(':1n L, SU I' un lerr ain appal'teoan t à autrui, ne petit êt,'e co nsidérée &lt;1/ 10 co mme fa ito dan s un bll t
COIll lIIel'cial, et sou met ce i lli qui
s'y livre à la JUl'idicLi on du TI'iIJUnnl do Commerce, - Mars. , 'H
juil. 1878 . - Caillol c. Aubert.
I-nl

t ;,

ln, Chevaux de lu:ce" Achat pu,. un
néyociaflt, PJ't;SQlllptl.01J, A~le CO?lmerci,d. - Un nrgocw nt qUI achete
dos chOV:lu'\, est fll'ésumé les acbepOIU' les bosoins do son co mmel'cc.- Il Cil est ainsi 101's même
qu'il S':1 gi ~ du cllova ux de luxe, s'il
n'es t pas dOIHOlltl'é quo ce négoéianL les ai l spécialement et exclusivement ac h ~lé s pour son usage
pCl'soliuel ct cel ui de sa famille. Mnl·s., 26juil. '/ 818 . - LelJlond c.
tOI'

VCl'Illinclc. . .. , .. , , . .. ,..

1-'l37

20, 1'ribtmau,"'(; c01Jsu lai1'es , Edit de
1718, Obligdtion contractée da1ls les
Echflles d t' L eV(Ull, Donticile actuel
en Prance, - Ln compétence atll'ibu6e pal' l'édit do lii8 aux co nsulats français ét.blis cl , ns les Echclles
du Lev:lIlt, esL essentiellement aLlach ée a la l'osidence actucllo et simultflllee des p.u'tics clans le Lovant
au moment de la conle~t3Lion. En conséqutnlce, un rl':1n ('ais qui ,
'1\'3nl l'ésJ(lé dans les Echelles du
Le va nt, es t clI!luile l'en tl'e en Fl'ancc, peut cilel' devant l ~s Tl'ibun :lUx
do Ii't':mce un null'û FI'a n('fIis résidnnt enCOI'e d:1 IlS le L evant, même
à 1'(I iso n (t' obliga Liùns contractées !l
l'époque oiltous doux y l'és'd.ienl.
- Mars., 30 aOllt 1878 . - ",,,I&lt;el'CI' c. Ber nal'cI . .. " . ' . "
(-25'1
21. E. ""lIes du Lev.nt, P&gt;-otégé ("allfais, Epoqu.e de lJoiJliyatioll, Epo'l!te de l'action, - En illnlièro du
(:ompc lencc, c'est le temps de l'action qu'il f:lul considérel' et non
l'é poqu o ft 13qllclic l'emonlù J'ol'Igi110 dll lIl'Olt exercé , - En conséquenco, lIll protéogJ rl':1Il('n is, dan s
les ~:(' h ellos du LC\':1llt, e~L \'aI3ble·
ment nssigné dc\'allL le Tri bun:1 \
cOllsu l;t1l'o fl'&lt;lll('ais au slIjd d'oblig::niolls nées avant l'cpotfue a laqll,~ lI e il s'os t plul!o son.s l ~ ['II'oloction fl'an('n iso, - C, J' Aix, 31 jUil\'.
t oï6. - Tann ollgi .... . .. 1-250

2t Vmt r. d'tm (rmlls de commerce ,
LrJca.tiu1l accessoire, - Le Tl'ib'lnal
de COIllI11CI'l!C devant qui est pOl'tee
une C()lllûst~lljon l'ol&lt;lll\'O~I (a \'onte
fOl\cls UO 00 1l1l1101'CO, cst COIll-

d'un

lH.Hent Pour,slatuer' bur to ute {fllest~on. 3CCOSSOII'O, el spécialcl1Il:llt ~lll'
1eX I::slonc,c .du bail des 1ll:lgasiOH ou
e~t.~'\pl olte le ronds \'t:lndu. - C.
cl AI X. 25 mal's iBï6, _ U om~.
1-?58

23" Navire étra11g er, Copropriitaircs
e~ranY,el's , Crdmlcier perso1l11el de
f .HI! de ux, P?l't frllllra'is, Oppositi.On. li fa SOl't lf', J lige f ra n çms incumpétent. - L'OPPOSitIOn à la sorLie d'un na\'il'e, 1..)I'squ'el1e eSI faite

non b rai so n cI'uno deLle du navil'O'
Illfiis à t':lisoll d'une dette flCl'so n~

nell~:J l'un des cop l'opt'ié taires du
n3 \' ll'e el Ôll'fIl'gèro flUX aUll'Cs, no
pent OU'e considcl'ec que co mme l e
j)réltminair'o d'uno licitation a domanclel' par le cl'éancie l' exerç•.m t
Ics dl'Oits de son dcbilcul'. - Considérée ainsi, cL en lant qu'clle
nll cinl les dl'olts des COpl'ù(lI'iCl3i l'es élnmgel's à la delle, clio n'a
pa s 10 ca l'actero d'une mesure con ser vatoil'e. - Pnl' suite, le juge
fr31l(':lis n'est pa s compélt3nL pOU l'
3utol'isel' une parei lle opposition,
fOt-cc à la l'equète d'un crénncier
fl'ançfli s, lorsque. 10 navirc qui en
est l'objet Ol:lIl~ étl':mg(w ainsi qUE:
ses ct i\'Cl'S cOPI'opl'iet:tÎ I'CS, ce sc l'ni L \ln TI'ilJunnl cU'angor qui ilU l'ait à cunnaft l'c de l'insLance en
lie itat ion. - Mal"" 19 sepl. 1878.
- Coviclis c . Cat'aillan os"
1-213

2'1. Participation , Sù!gP social, Règlemen t cie cc.mples, Tribunal dll,·'i!'l'.9t
social,. -- Les SOCiétés en parllclpation peu\~~n~, par dél:of;illion .~ux
l'è tT I0S ol'cllnall'es, avoil' un Slel{C
ou~ domicile socia l. - EL 100'squ'ii
o:)L consl,lté, en rail, quc co slége
socl:! 1a existé, c'ed le TI':buil al clu
lieu où il est ctn!Jli qu i est compéLent, en vtl'tu tic J'ait. 59 C. p~Ol! .
civile, pOli l' co nllaLlI'C dûs acllOns
des associés l'uo eon tl'e l'anll'o en
IiquiOation de la soc,iClé, --..Cnss. G
mars '1871. -- Sarlm c. h ailaL W.

11-- 1
25, Tribul!aux civils, Fa illite. -- ~i
l ' incompe l el~ cc des , Tri bunaux .c~­
vil s, en m:Hl èrc l:ommcrClale, Il O:i t
que l'ohllivc, il en es t &lt;lULI'OIllCllt

�HJ

COM l' liT t;NCE: .

cO.llpliTENGE .

COM l'ÉTENCE.

dans 13 lIl:llièl'c spéci~tlc des fai llÎtes. --- L OU I' incompétence â ccL
ü~aJ'cI c:s l absoluo, e t dOit êll'c dé clm'èl1 pal' eux, méma d'ornes. -l'rib. civ. N:lIlcv, t .. Ill:'!Î J8ï7.Vial'd c. Noel cL' syndi c Tll omassi n.
11- 15
~G. EI,ranger, làillite ell France Dé-

s~onn.a il'o, comme responsab le de

n a\lou' pas pOUl'VU. n l'asslIl':lnce.C~ ~ont là des acLlons entièremcnt
Ch sllllcles , eL auxqu elles no peut

s'applique .. 10 § 2 d. l'arL. 59 du
Code de p,·oeéd,... e civile. - C. de
Hennes, 16 janv. 1877 . - ~o,'cl e.
Leg .. os ...... " . ". . . . . II-H6

bile",r ét/'anger, Poursuite (If/nom 29 . Traité en/l'a la. FraI/ce el fa.
du. syfldic, 1'rilnmau$ {l'allcois ÙlStûsse . - I.e Il'ai lé! du 15 juill J869
compéttmts. - 1...0 doss::lisisscmcnt.
entro I~ FI:ance cL la SU Îsse fait
r6suiLant de la déclar.tion de roiluno obilgalion au FI,~tn cais demaoI~t c ne porle que SUI' ('administra-

tIOn cL non SUI' la PI'opl'iét6 des

biens du r.illi. - l'... suite, 1. sy n-

dic qu i pOllrsu iL les d~LileUl'3 de cc
del'nÎel', (I:ŒI'CC, non des

aClions

proJll'es nux créan ciers, mais les

actiolls du railli lui·même, ct no
peu l les cxcrCCl' que suivant lus

l'i!glos de compelcncc qui mu nienL
étc suivies si la faillite n'cfll pa s
~ te dêclarcc. - Spécialement. lin
ctra ngcr :lya nt été déclaré en faillil ~ c~ FI:aoce ~ ln l'equête de
Cl'canCINS fl'ançals, le syndic Ile
peut appelel' devant les lribun:Hlx
franç ais les dcui lCllI'S étl'an "'cl's du
r&lt;lilli, qll~ celui-ci lùll11'ail pu y
:I(l pclcl' IUHnême . - Cass o l '2 ja nv.
1875. - Synd. LClbb ri,lge c. London lll'lghton,., ."..... II -35

'27. MM, cin , Etablissemen t hydrothéFait aclt:l de commCl'ce
I? rendant justiciable dc la jt1l'iclic~
tlOn co mnl e l'ci~tle, le médecin qui
cx plolle un établi sscment hydl'othél'apiqu e, y délivrc des nLonn ements, el y l'CeOil des pensionl1ai\' e~ Hl::llaclcs. on nOll , qui J)l:u\'èn L
::' UI\TC le tl'mtemcnt, même sans sc
SOu ml!ltl'C :) sa dircct ion ni l'cc l amCI' ses conseils. - C. de HOllon
2~ juin 1877. - notl e lllui ~ c. L~
rapiqu e. -

Hoy.. . ... .. . ... . .. ... ..

11- 39

'18. Marcha1lClise perdue, .-! rm alwr
l'espollsabft,, COl/lllli"siollllail'e char-

gé. de .t'assura lice. - I.e propl'iét~lIro li. une m3fch~n(]ise pel'due en
mel'..n ~ pell t np peler dc\'ant le mè!l~e, Il' l lJ lIn~l , S'115 ont dos domiciles
dlll ércn ls, l'm'mnteUl', comme l'es I!Onsable de la perle cau~éc p:H' la
J;lU le du cop it::llc c, et Ic comm is-

cl elll: ~?nlrC un Snisse d' actionnel'
Celtll-Ol cl evant les 1'l'IhUIl::lllX suisses , S~l n s pouvoÎ!' mêmc so prévaloi!' des dispOSiti ons de l'art. Ij~W
dl) C. du pro c. (IU'il pOlll'l'uil in\'oqU,e l';\ l'ega!'d d'un défendeu!' fl'a uÇOiS. - T. de C. llà,',·e, l, oct. 18i6 .

- Busc h c. Bioll. hod eL Post.
11-152

30. Faill Ite, Uypolfl{:que . - Doit être
co nsidérée comme dél'ivan t de la
f::lIliite, el , pal' suite, co mme étanL
de la compélencc du l'l'Ibu oal de
Commcl'ce, l::l contcslntion conce t' ·
Il:l llt la va lidité d'unc I~YPOl h ëqll c,
fondée !'Ut' cc que la failli te c1evnlit
êu'e !'cpol'l ée a \lIl C dalc a l! le r,tilli
n'all l'ait pu confél'e l' une I1 YPOLhè-

que ,'"loll ill. - Casso -1 5 OVl". 1 87~.
- Bee'lue Le . Bonl'oisin. 11-1 80
3J. Cummande {aile pal' co/'respondance/ l:.'J.]Jrditiou p ' ll' le t;e1lfIeui'
Tra 1lsport OllX n'~'ql(es de l'achrleur'
Lieu de la promesse et rie la li vrai~
SOHo Quand uno co mmande est
faite par COI'I'cspond;lllcc, ct qu e le
ven deul' l'at;C0pte en l'cxéc ulrllll
c'c,st ,10 dO\lli~lle du vcndcul' qui
dOIt {'ll'C cOII~ldél'é comme le li cu
dc la 1'1'0 111(:5$0, au poinl dc vuc de
la comuclencc C'L Jans lû sens dc
l'al'l. q ~ll C. do (lroc. ,- El ce domicilo duil êt l'e considé l'p nu mêmû point do VlIC, comme le lieu dc
la li\'('nboll, qua nd la lJ1 arch fl ndise
cxpédi&lt;:'c p:lI' le vcndell l" "o\'ng~
au x l'I~4 u CS ct pél'i ls dc J'nc!lc(clIl'.
- C;l SS . 13 m:1 I',') 1878. - AI'noultD" nppie,' C. Cordi er. .... 11 -18 1

32. Facture, Payeme1lt
du llende"r , -

(Lt!

domicile

L a mp.ntioll dc ln

CON TllAT J\ LA ~l\OSSlè.

ro ct''''e pOI'I"ut que 10 pei, esl
pnynl&gt;lo::lu domicilc du vendeul' esL
nlLl'd)ulivo de jllridiclion au Triuun31 de cc domicile . - Et col. bien

que le vend clIl' ai L faiL Lr ait~ SU\'
l'.cholet"·.. . . .. ....... . . Ibid.

33 . L''''rêt qui le décide .insi, p.,.
apPl'éclrlllOIi des cil'con slances dc
la ca use, échDppe ::tu con ll'ôle &lt;.le la
Con,. de Cossot.ion . . . '. . . . I bid .

34. ASô' urance terrestre, Comm,erçanl"
lm mellbfe,' ct ma. r chandües. - 1 e

négocin nt qui faiL aSSlll' CI' eont~'c
l/i nce nùio les ma l'chDndises de son
commel'ce, los édi fl ccs où clics se
ll'ouvenL, cL même le l'ecou,'5 des
voisins, Il C faiL pa s un ::lcle com·
merria l. - Le TI'i bunal civi l est
donc seul compéten t pOUl' co nn::lill'ü
de cc cont ,·"t. - Coss. 3 jni\. 1877.

- Londes C. Ass. . . . . . . . .

][ ·196

35,

1,!,'t'r oll uel's , Ga1'al!tie. - Les TI'i ·
bunflll x fl'rlnça is so nt i ncompétents
P?lIl' con naitl'c, entrl.! étrangc!'s,
cl cll~ar;cmen ls contl'f1ctés el exécutOIl·.eS cn pays éLrn ng-crs . - Et
ceLlc II1compél ence sllosisle mème
au cas ail la C? nl~ S l:ltion s'engagc
sous fOt'lllc cl :lollOn en ~al':lnlie
SUl' une demande pl'incipale de la
compétence dcs TI'ilJunaux. fl'a n(·ois. - Coss. '15 j""l'. 18i8. Cil. de re,' c. Ch"l"lie,. . .. 11 - 218

36. Etals-Unis, T1'ailés dip/(lmatiqt,es/ J'l'oill'; de 1869 avec la Suisse.

- ~es truités diplom::lliques en tre
ID l'rance el les Elal s-Uni s ne sli-

"ulellt qu e pour cc qni olsL rela lir
3u commerce ct à la navÎ oation. La clause do ces LI'::litésO stipulnnt
~llIe (l les }1 nl'lies con tl'aclnntes
Joulsscnt dcs faveur s paI'liculi èl'es
accordées à une aut re Il ntÎon » nc
sall l'ai~ avoil' pOU l' clrct de donner
aux. citoye ns des EtaLs· Unis le5
dl'Olts dont jou issent les Suisses
en ma~i è rc de co mpétence/ en ve l'tl;
dn 1" "lé de 1869, ellL"c la Suissc et

1" F'·,,"ee. mal'S 'I SiS. -

T. dc C.
A58.

c,

mv,.e

Les TI'ihunaux de COlllllJcrcc sont
co mpétcn ts pOUl' connaîlre cntl'C
comlll~l't'anl::; de. tou s engagemen ts
nés .d un. qunsl·conll'aL ou d'lin

quos'- délit, lorsq u" ces engage-

Il~cn ts dûrlvent J 'acte s comm er-

ciaux. - EL il n'est pas nécessait'o
pOUl' cela &lt;J.ue les ùeux pal'tics aient
co n cou rt~ , ~ ces ;lCtCS. - Notam ment/ le I l'Ibunnl dc CommCl'ce es t
compétent pOU l' con naitl'c de la demancie cn clomma gcs-intcl'êlS fol'Il ~~e pal' 1I~1 négociant conll'e le
du CClcul' d unc agence dc l'enscig~len~ e nl S qui, dnns une feuille
tlJstl'lbué~ ;~ sa clten lele, a signalc
ce n ésoc~al,lt comme Îll solvable. _
~" ss. Il Ju,llet 187i . - Grange,' e.

l urmann ct pm'di.c ... .. 11-232
38. V. J\O·,·ét., J\ 1'8"ie eom., Courlage.

Compronlis, -

V. Av. com.

Compte - courant. -

V. Er. de

Com .

Concordat. -

V. Faill ile.

Co~ai,ssement.

_. V. Ass . mal'. ,
CaplLalno, Faillite l Stll'OSlnri os .

Consul •. - V. Av , co n1., Fin de nOIll'COeVO II'.

Contrat à la grosse.

'1. Procès-verbal de l'équipage . - Le
j)l'09ès-\:eI'i131sig,né des pri ncipaux.

de 1éq Uipage, qu" d'.près l',rt. 23.
C. Com./ doit con stalcl' ln nécessité d'lin empl'unt Ü l::l gl'osse en
COlll'S de voyage, n'est )lOI S exigé il

peine de nullité. - Il peut y être
suppléé po,. des 6'1uil'0lenls, spécialem ent par lIll l'appor t de mel'

"ppuyé pOl' 1. d6cl"alion de quelques membres de l'équipage. - C.
d'AIX, 3 Janv. IS·18. - Clozel ct

Cosloc.

A SS . . . . . . . . . .• . • .

1- 116

2. Nécessitd de pay e/' les sa/aias,
Créance ordin ai re, Ntt/lité du cùn
lrat, Assu/'allce nulle. - Les dis6
pJs ilious de l'on . 23·\ C. Com., re-

li nga\' .

lI-n3
31. QI/ a~ i (/[;liI ,

17

f/ l'IISeigl/l'l/If'llls .--

I:lLivcs au cas où un emprunt à la

S"osse pcuL &lt;lu'e r"it en cou rs de

voynge, sont Iimilnli\'c~: e ~ ne doi~

2

�18

veul pas êlre élondues, - Spécialement, le payelllenl des s" lalre~ de
l'éq uipage él.,nlllne delle dd 1armatour,lo prêt cooscn~i pour y ~::lire
f~('e ne saut'aiL constitue" qu uoe
créance ol'dinnirc, non soumise
aux l'isq ues do la navi gation, ct

par suito. aucu n des car3c~
tères dn prél à la grosse, - En

O'::1\'30t,

conséquence, l'a!SUI'3DCe de ceue

CI'é.nce dOiI !lll'e déclarée nulle.
Ibid,

3, l' , Ab , du uav, et du fl'et,

Contrebande , -

Courtage , Courtier,
t. l'ente à UI)'rer 1 Livraison elfeclllée.

- D'après l'usage de Marseille, le
droit de courtage sur la 11l3l'chan:-

dise formanl l'objel de la vente a
li vrel' n'esl acqUis quo dans la prodes

livraisons. - Mars . . 22 oct. '1871 .
- Laohamp c, Dussau el C', 1-25
2. Ma,relié résilié, Dommages-intérêts.
- Le oou rtage est'dn, malgré la
résiliation du marché conclu, lorsque o,lto résilialion est le résultat
de l'i n e~éc u t i o n des con ditions de
la part d'une des parti es, eLqu'elle

a donné lieu à des dommages-inlé,
réts au Ill'ofit dc l'autre, - Mars "
260CI, 1877 , - A, Dhuy r, Mad ier,
1- 32
3. Velite d'url fonds de commerce,
DJfaut cl'aulonsa!ion aclrJl1'nistrat1've, Nulltté, nestituL1on. - La
vente d'un fonds de commerce dont
l'cxp loi talion est soumise à ulle
aulorisalion administrative, es t
nulle si celle autol'isation vien~ à

611'c refusée il l'aoheleul', -

règlemen t d'ac1 minisll'alion publique ayfll1 t un c3r:lCtol'e législatif. _
Les Tribunaux judiciail'es sont donc

compélenls pour l' interpréter,_
Cass. , i.l1. noM 18i7, - L ~lmte c.
Lacampagne" , '" , ' , '"
11-229
5. Consignataire u.nique du chargefilent , Dép dt d" manifeste, 7'raduct·iorl, Relus 01' retard, Dommages11ltérèIS. - Le con signalail'c unique

sonnellemen t qualit é pOUl' raire en
Douane 10 dé\'llt du man ifestc , _

Correspondance, - V , Compot.

a mesure

droits des con l'LiOl'S murilimcs n'es t
pas un acle ad miniSll,.Uif, mais un

de la c::lI'gaison d'un navil'c a per-

V, Ass, mar,

portion el au fur eL

EFFETS DE COlIME1\CE .

Dt~IlAnQUEMENT ,

COURHGE, COURTIER,

Par

su ile, il n'est ct!), co ce cas, aucune
rémuoël'u tion au courtier qui a fait
co~clure la vente, eL celle qU'II aura it l'eçue, doit êtrc par lui rcslÎ-

tuée, - MOl'S, , 9 avr, 1878, Martin c, Cre pel. ," . " " 1- 149
4, Irèglement, flilerprétation, Compet ~nce
- Un déGrel réglant les

S'il est tenu, ol'sque co document
esl en languc 6tl'allgère, d'en l'e·
pl'ésonler un e lf'adl1ction offi cielle,
c'es t- à-dire faite par un courticrinterprète, ce dern ier ne peut se
l'efusel' à faÎl'c ceLlc tl'aduclion, ni

imposor la eoodilion quc la conduite du navirtl lui SCI'3

confi ~e ,

sans se l'encire par là même passible de dommages-i nlé rêls il rai,on
du l'elal'd que son rerus pourra ocI.!asionncl' .. , , , . , . , . . , . , "
Ibid.
C, do n ouen, 9 avr. 1818, - Long,laIT c, Franque" " ".,' 11-1 98
6 , V, Capitaine, Compét.

Criblage,D écès, D échet , -

v, Vent e

pal' nav, dés.

V, Société,

V, Fret.

Débarquement,
Frais, Mise Il quai, Consignataire. SUlvanll'u sage, c'csl au capitainc
qui appol'le dcs marchandises dans
un port, ~ les exll'rt il'c de la cale, et
c'esL au consinnala il'e il les recc·
vOÎl' sous le pai311 du navire, soit .n
quai. si le navil'c ra al!cos té, SOIt
dans des cmbal'calions, si le naviro

n'est pas il quo i, -- En conséqucn-

cc, si, pa l' suite des disposillO.ns&lt;lc
1':1ulol'iLO comp etente, le navire a
dll être dêchal'gé au milioudu pOl'l,
les frais faits pOU l' tl'anspol'lel' la
m~rc h andise a quni sentnl:) chm'go
llu c'Jn signatail'o UOcclle-ci·-Mnrs.,

EFl&gt;'ETS DE CO MMERCE ,

2~ mal" 1878 , -- Vczian c, &amp;Iess,
maril .. , , ... , .. , .. ' , .. , ,. 1--139

l'encaissement à sa vra ie échéanG6
dans des conditions nOl'males
p ~ I' une mai:wn ,connue de la pl~ce

ct

Délai,-V Abo l'da gc, Chèque, Fail-

ou domeu!'o le tlro , - La perle cn

lite, Fi n cio nOll-I'eccvoÎl', Jug. pn!'

pa!'61I ,cns . doit l'otombcr su r le pro -

déf" SUI'cslarie" Ventc à livrer,
VonLo par nav, dés,
Déroutement, -

Douane, -

prlélau'e à qui l'effet a élé 'ousLr~lIt, cl qui alll'ait d~, cn ne rece-

van t pas. d'accusé dd l't'ce pl ion de
ce~tl l à qUi III nV3lladl'cssé s'émou-

V, Capitaine ,

Dommages-intérêts, Inge, Ven te[\ liv rer,

V Cour-

VOII' do son silence , el prendre des
des mesul'cs conservatoires _ C
d'Aix, 7 déc, '1877 , - CO~I'tOt c:

Jf. Wa rrant ,

Amalbel't. ' , , , . ' , . , , , , , "

a,

Echelle, - V, Ass , maril.
Echelles du Levant,- V,Co mpel,

Echouenlent. -

V. A v. com.

Effets de commerce,
1. Signature du ma,.;, Aval souscrit
pUl' la fe-mme, Défaut d'au,tol'isation, Nullité. - La signall1 l'(l du
du Illal'i , comme débiteur pl'incipal,
sur un bi llet gnnlllti P::lI' :wnl par:;3
femme non marchande publique. ne
pcut 01('0 considérée COlllme aulol'isnnl la femme a signel' pour 3ral.
- En con séquence , s'il n'est pas

,'aPJ1ol'té ù'Hcle d'outo l'isalion scporé, Pavai souscrit pal' la remme
dans ces ci! co nstan ces doit être
considél'J comme donné sans :lulori salioll , eL p~lI' conséquenl, comme

n'ét3nt pa, volaille, déc. 1877 , -

Mars"

t9

Il

A, Avignon c, époux

Lagc t .. , ... ' .... ,...... 1-56
2, Vol, Faux emIo,f.'semeut, Pay ement
dans des condition; normales, DébiIDw'libéré , J)orieu/' 1Ion TCsponmble,
- Doit Mre consldél'é comme valablement libél'o le débileur d' une
leltre do ('hange qui pa)'e san s op10SiliOll à l'éché:'lOce, bi en que
1 effut ait élé sousli'oit il son propriélail'e Cl l'evètu d'un faux endossement, :1moins qu'on ne prouve lIU'11 y a cu cie sa part collusion,
fraud e ou imp rudence gl'::we, - Il
en est ain SI SUl'tout au cas 011

1-86

Le banquiel' qui a encaissé cetle
tl'alle pOUl' comple d'u n tiers ne
sall~'~it e~cour! I' aucune l'cspon sablhlé VI'+VIS du pro priétai l'e,
Sl,}Ou t en aglssanl, pOUl' quelq u'un
q~ Il nc connai ss ait pa s, il ne ra
fn lt quo sur la l'ecommandation
d'une personne connue, et dans
des circonstances qui ne lui permettaient pas lie soupçon ner qu'une

fl'audc cxistat. - C, d'Aix, 7 déc.
'1877. - COIH'tOt c, Zi rio.. f- 86

'1.

Négociation à forfait , Retice'l ce, Ln négociation il forfai t d'effels de
commerce est entachée de rét icen-

ce clolosire, ct doit &lt;lt re annulée,
10l'S1ue les clTels ncgociés n'étaien t
que e l'cnollvellcment d'ell'ets antéri cul's non payés , et que cette
circonstance a été cachée p"r le
cédant au cessionnail'c, - C, d'Aix

31 déc, 1877, -Nouisc, DemeSlro,
1-,8:
5, Pre.1crÎplior" Traite nO'1 acceptée,
Facture, Compte-courant, Novation
non opr!rée . - La traite rOUl'nie p~u'
le vend eu\' sur son acheteur , el non
acceplée pal' celu i-ci, ne forme pas
novation à la facturo des m3l'chandises livrées ou au compte·courant

dans lequcl cette factu l'e avail été
versée. - L'achelcUl' ne peuL dope,
en pareil cas, oppose r la plesc~ip­
tion de cinq ans ;lU vendelll' qUI le
poul'suiL on pnycmenL do la f:lcturc
ou du solele de co mp te. - Mars ,

rellul, apl'ès la soustraclion et le
9 juil. 1878, - Uoudon c, Tho",osfaux endossement, a Hé l'objet de
si n.. ......... ....... . ... 1--2t7
IJI~ S I Clll'S négocialiolls sé ri euses el
ralles de bonne foi, ct pl'é,,, nte a 6, Endus.H'mclit en bla1/c, Twrs-por-

�ciaÎl'p . - Ma l'5., 1" mai '18ï8 . -_
S"brogati~lI.
VCI'di el' c, As&gt; .. .... , " .. 1--'164
_ Celui qlli n'cst pOl' tClIl' ct un
billc~ q~t'cn vorlu. d'~~ .cndosscmC~lL ?. re-lIte, Mo'/'chmldiso, é xperts 1I01l~­
irl'c.rllhor eLqu l , l ,1 ~ nn L cri d?ssé
més SUl' reqf/fJt~, J O//l' et heure des
1 1Ii _~lômc'l'égl\ li crcmcn L il un ll el's,
opératiotls .- L' al' L, 'IOG du Code de
est ohligr etc 10 lu i l'o mbou\' 5~1' nprûs
Commcl'ee, aux tOl'm cs cluque l , en
pr otêt , 50 tr oll ve, pOl' le fn lt de cc
cas de l'c fus ou de con l estation
remboursemen t, subl'ogé à to~s Ic,S
pOU l' l a r écep tion des objels tl'ansdroits de ce tlors . - Par Slll~C , 11
pOI'tés, ICllI' él"l doil li ll'C l'Miné el
doit êl l'C considéré com me un 1 1 ~I'S­
consta té po r des exper ts nommés
porteul' rêguliel'. el ~ 'cS L paSSible
P'I' le Pl'ésidenl du Tl'ibllllal de
d'allcu no des exccpl1lJl1S que le
Commerce, ou, ~ son défau t, pa l' le
sOllsCl'iptClll' nurnit pu pl'éc~(~ cm­
juge do pai x, n'cs t r el(l lIf qu'aux
mont lui opposer en sa qU~llile _d e
dl'oi ts l'especli l's du VoiLUI' ier et du
IlHllldal ail'c.-Mnl's., IÛ JUI L 1 8~S .
doslin, tail'c , - Il n'esl pos appli_ Gl'cgoil'e c. Conle . .... 1-- ... 28
cable aux conles lnl ions qui s'élèvent cntrc le \'ondeul' et l'acheteul',
: V, Faillite ,
- - Dans cc cas, t'expel'lise doit être
faite dans les tel'Illes du dt'oit comElection d e d omicile ,- V, COJll}l ,
mun el do l 'al'L, !,:Z9 du C. de pl'ae ,
l ell/'

lfelll/)oW'SCnltnL,

E m i grants, -

V, C'pilaine ,

Endossem ent.- 1'. Err. de com . ,
War t'n nL.

Envir on . - r. Vente à livrer.
Etat s -U nis, -

Etranger. -

V, Compél.
V. Am'et ., Ass . mar .,

Comp6~., Co ul'lagc) Navire. Société.

Ex p ertise,
i . Assuran ce terrestJ'è , Experts amiables , NomÏ1wtioll d'un tiers pm' le

Président, Refus 1 Nomination 11al'
les detla; experts. - Dans le cas ou
deux experts amiables n0mmeS, cn

-- La pal'Iic qui n', point élé pnjsent,=, au se l'ment des experts , doit
Cll'O, pal' une sommation CXp l'CSS~,
informée du jouI' CL do l'hoUl'e de
leu l' s op61'ations, faute de qUOII'ox-

peltise nc lui csl pas opposable,-C, de l'al'is, 'i7 déc, '18i 7 ,-- Pelel'se n c, Rmlon'c" , ," " '" 11--81
J . v, Afr,'éL" Av. COIll., Fin de non
l'ccevoi t' .

F acture,-- V, Compél. , Ef,dc eOIll"
Ven l e tJ 1i,I'CI' ,

Faillite,
1. Date de l'olt')ertu,l'e, Petit commerçal11 , Pl'utet, Ucssion . _. Un prolêt

vel'lu des clauses d'une police, pOUl'
eslirnol' les dégàls l'és ullanl d'un
ince odi e, n'ont été d'accont ni sur

ne constitu c pa s, par lui-même et

l'estimation elle-même, ni SU I' la
désignalion d'un liel's-expert , ct Ol!

es t ain si nolammènl quand il s'agit
d'un peLit commerç:lO l. - Pal' suite,
cc Il est pa s il la ùatc du premiel'
prol.èl qu'on doiL rail'e l'emante,l'
l'ouverlll l'e de la ra i llitc, en pal'cii
ca s, tOI'sque le failli est l'es té 3 la

celto désignation a été faile par 10
Présiden l du l'libunal de Co mm erce, les deux experts out encOI'e le

droit, ca oas de refus de la personne ain si d6s i ~n ée, dc r evenir sur
leU!' premier désaceol'd r elatif au
choix du ti er s et de lc désirrncr
"
d,une commune' enlcmle. - Et f1prcs

que celte désignalion a élé ,insi
fai te, l' uno de s parU es csl non l'e ce\:able à la lenÎL' pOUt' non avenu e
et .1 IlI'Ovoquel' une expel'lise j U(Ii -

FA IL LlT I':

FA ILLITE.

E" I' EI\T I S~~,

dans lous les cas, la pl'eul'c de la
cessatÎ 0n des payements. - Il cn

tôtc do st,S anail'es pendanl plus ie ut'~ Ill ois :lprè5 celte date. -

Ne peul constiLucl' non plus la
pl'euve do la cessati on des I~ayc ­
ments eL SCl'vil' de ba se :) un Jugement de l'epOl't, la ccssion &lt;!l,le le
d6bitcu r nUI' ail clJllsentie à I1n tlcrs,
si , non·so ulellient eUe n' fi pas élé

FAILI.IT E,

su ivie d'un n'.'I'(!t de ses ~fhll\'es,

aflltulée . - L e banqui el' qui a reçu
des elrels cn comple,courant oSl
en dl'oit, en cas de susponsio'n de

III,is encol'O SI clic a été f' lle pOUl'
,nl'el6 d', 1'3nces on partie déjà fa ites

el en

p ~\I'lie:\ rail'o. -

~I

Mar5. ,

payements du l'emcHant, de cOll tre pa:;sCi' immédiatoment a son débit
le3 eO't!ts l'COlis pal' cc dCI'niCl' el
non onOOI'O échu s . - Et si celle
Opél'3lion cteint cnti 01'emenlle Cl'edit du l'emell:lnL, 10 banqu iel' cst en
(tt'oil de ]'cruse \' h:; p:l~'e m c n t d'un
chùque lÎl'é SUI' lui et qui au rait cu
pl'ovi sion dans Je Crl S où la coo tre-

20 n0V, 1877, - Ulnoc c, s ynd,
CI'6gll l- Roy .. .. , ........ 1_ 1,2

2. Exploita tion d't/Il jO~l1ll~/" Ql!aHtJ
du cOfnmerçant. - Col m qUI exploite Uil j Ollt,t1:l 1 de lh 6:)tres, doit

CMe cOllsiclé l'é co mme co mmel' ç:lnl,
cl pCIII, p'" sui le, a tl'c déclal'é on
faill ile, - M"'s ,, 30 nov , 1877, l~ab l'ec , Hcbou l"" , ,""
1-44

passati on n'cM pas été fai te, Mars" 26 '1'1', 1878 , .-- Gonncl e,
Roudon Cl Bl'o ussel cl Garottllc,
3. Condamnation, Appel, C(wtion. '1 -1 51
Une déclal'aUon delfni ll ile ne saul'OIl
êlre pl'o noncée f.uto cio payemen l 7. Société non publiée 1 Somme payée'
Faillite perso1lnelle d'Wl associé, Redes eond:lI11 nalions pl'ononcées p:ll'
comblemen t pOt,r sa part. - Une
lIli juge lll onl f",ppc d'appel. El
sociélo non publiéc no forme pas
cela même au cas oit il sel':lit donné
1\n êll'o mOl'al, mai s une simple
c""tion, - Mnl's" 'II déc, 1877, co mmunauté d'mtérê ts. - Pal' suiC~lI'cassonn c c , Call1erec , 1- 5;1

l C, je cl'éanéic,' qui reçoit son paye ment d'une lelle société, peul &amp;l l'e

4, Pemme séparée de corps et de biens,
A f'l'éroges de la. pension afimen t(tire. - L a remme d'un railli, qui
a obte nu sép"'ation de COl'pS ol de

répulé, si clic esl co mposée de
deux :J ssoci6s aya nL des parts égales, l':1voi l' l'CÇU à l'ai son dc moitié

de l, l'nt'l de chacu n d'eu x, -

hiens ct allocnlioll d'Oll e pension
fIlim cnlai,'c , \l 'a pa s clroit il être
admi50 au pa ss if pOUl' Je ca pilal
l'cpl'oscnLan t ce lle pension, mai s
seul emen t pOUl' les nl'l'ét':1 ges au

aITél'anl à l'associé failli - C,d'Aix,
21 fév, '1 $78, - Synd, Bern"l'd c,
Poclal Mululer" ", ,"'"
1- '1 81

flll' cl à IlICSUI'O des éc héances, MOI'S" '15 mur, '1878 , - Mulllol'on
C, sy nd, Malhe ron"",, ' 1-1 32

8. Liqlûdatioll judiciaire,

5. Fixatio1l du concordat, Délai des
I)ël'ifications, Clôture. - L a fixa-

des vél'ificalions des cr éa nces, Les cl'canciel's non encol'c vél'ifitls
:\U moment do l'ordonnance do
fixation , ne peuvent donc plu s obte-

nir de sé, nce sllpplé monlai ,'e de
\' criliefiLi on, CL nc sont plu s admis à
exerce l' leurs dl'oilS, que pa t'Ia voie
do l'opposition SU I' les deniers de
la rail1ile. - Mal's., 'IH aVI', 1878,-Nrllhan OU\'y c. sy ncl. David Mossé ,

1- '1'18

G, Eff/lts l'emü à, un ban quier, Faillite
(/" rellletta11t, COlltrepassation des
(!fl'e fs tlon dr/lUS, Chèqur , r rorisioll

Il,é pal'ti~jor:

1'ég tllière, lIeco mblement 1 I1a ~lm'lSSI, ­
hie, - N'esl pas répu té avoll' reçu

lion, pa l' le ju ge-eommi ss:ail'e d'und

fnillile, de 1" se,nce du coneord'l,
n pOU l' elf'ol de cl6llll'e l' le dél ai

Et il

peuL CU'c tenu, si l'un des deux
aSSOCIés ost declaré person nellenell cme nt Cil raillilc, à 1':1ppol'tcr à
ln ma sse la pa,'L do la somme l'eç uc

son payement avcc
1

connals~a D ce

de l, déconlilul'o de so n déblleur,
Ic créancier qui h} reçoit des mains
d'un liquidateur judicl3!l'c ~I a n s une
l'épal'lili on l'égl1h i::l'e fal te:1 tOli S les
el'ca nciol's. --- En co nséquence. les
p:1yem cnls 3in si f:lits I~ e saUl'aic,llt
être sujet s à l'ccomblemenl. Ibut.

9 . Unioll clissolt /t', Poursuites indi l)1:ciuelles. -- L'ar t. 539 C. Com., qU I,

nlll'ès ln disso luLi o.n de l'tlllio~ , ,fai l
rCO\.I'C1' lcs cr canClcl's clans \ exerci ce cie leu !'5 action s i llcli~' i d uelles
00 nt\"e le fail li SUI' ses blCns,. ne
leu\' impose pas l'obli g:1lion de JUstificl' qll'i\ :1 :1cq lli ~ dc nouvea ux

�FAILLITF:.

FA ILLITE.
biens depuis la chl ture. - - Chaquo
créancier l'este donc seul m ~tlre el
apprécialeur de l'opporluOllé de
sos pou rsuites, et les 'ft'lbUll aux ne
pouvent rcfuser de pl'ononrcr la
condamna tion qui leur eSI,de.m3nd ée
con tra le rai lli.-Mm·s. , 13jn ln 1818 .
Barl be e . Paolini .. . . . . . .. 1--1 90
t O. Nant,issemcnt, Comwüsemellt non

à ordre R ~mis6 , Irrég ul.a,rité, Re-

vendicaL1·on. - . - Le nanti sse ment
cOll nuisspmenl qui n'est pas à
ord l'e n'eSt ré"uliol' il l'égal'd des
Li ers ' que parC ln signilication de
d 'un

l'acle de nan tissemen t au dÔlCI1l OUl' de la marchandiso. -- Fa ll i e

de celte formalité, il ne saul'ait être
uo O bS~'lC :C à la l'cvcnd ication exercée par le vendour non payé . Mars . , 24 et ?5 juil. 18, 8. _.- Drache Robin e. Lé, y, Ledga r et ll ornby
fl syod. Lacoue . .. . . . ... , l-n2

Il. Sul/iUs, r rofit exclusif d. 1.
masse. -- Les nullit6s prono ncées
pa r l'art. 446 C. Cam . ne peuven t
è ll'C invoquées que dans l'lIllér êt
de l:l ma sse et non nu pr ofi t exc lu sif d' un cl'rnn cict'. --- M:ll's., '15 jllil.

,1818, .... .. .. , .. ... ,.... .

Ibid

12. Revendication, Créancier nanti de
la facture et d" cOll1la'issemellt . --Le c réanci er r égulièremt nt n ~ nti

de la r,cture d'ol'igi ne ct du connaisse ment d'un e mnrchand ise en
COlU'S de ,·oyage. doi t être assi milé
à l'acheteur SUI' facture et con nai ssement, cL, co mme cc dernier, il
cst en d roi t , en cas de fai llite de
son débi teur, de s' opposer :i la
r evendica tion exercée par le ve ndeur non payé. -

HiiS. --

Mar s, 14 !l1 ~ rs

Maumus c. Stevenso n

Yerm er hent . .... ' . .. . .. '

1:-·-'161

13. Jugempnt déclaral.if ou de report.
Créancier n071 plJrtic li ce jugemimt ,
AppeL tlon recev able• • '- Le cl'éa ncio!' qu i n'n pa s cté pa r ti e, principale ou inter venante, au j ugement

déclamlir de r,i llite de son débiteur
ou ou ju ge ment de report do l'o uvertu re dt: la fa illi te, ne peut aLlaquer ce ju golUont par la voie de

l'oppel. ... \1 ne pen t l'altaquer que
pal' oppo silion , en confol'mit é de
l 'al' l. 5S0 C. Com " sn llf so n droil

do raire app el, en co C:1S, du jugement q ui le déboul era it de son oppos ition . -- C, de n ouen , 1"' I1l :l Î

1816. -- ~ oll il e t e. synd . Robot ct
Comptoi l' d·escomple .. .. , 1I -3~
111. DJlai d'o,ppcl , Jugement par aefaut. -- En mn Li"l'e de raillito, les

Jugo ments ne so nt susce ptibl es
d 1 nppel qn c d::l Il s la quinzai ne de
leul' significat ioo, sno s qu 'il y fli t
lieu de dlstin g uol' cnt l'8 los ju gements co ntl'ndictoi!'cs cLles ju gemenls pnl' défaut. - - L '::\l' l. 582 dn
Code de Com merce fi dél'ogé en

cela au ' OI't. 645 du manie Code ct
4\ 3 du Codo de pl'océdul'e, d'apl'ès
lesq uels le délai " 'appel ne cou rt,
à l'égard des j u ~en~ cn lS 11.3: déf~Ul ,
qu e clu j Oli l' ou 1 opp osi tIOn Il I15L
plu s l'ccev!lble. -- Cass., 2 j an\'.
1811 . - - Cézard e. II cIII·ley. II- - li
15. C,'éall Ge hypothécaire' . Somme
toucluie dans un ord1'e, Imp utation,
111t ér8/...~ , Masse chil'oarapliaif('. Le créflD cier hypotli 6ca il'o d'un
fa illi qu i, nprè5 :wo Îl' Louché IIne
parUo de sa creanco SUI' le pl'ix des
biens hyp othéqu és , ::iC IlI'éscnt.c
pOU l' le solde dans la masse 0111,'orrraph ai l'c, a le dl'oiL, conforme m;nL ta l'art. 1254 C. ci\'iI , d' imputer la so mm e l'cçue pa l' l ui , d'nbord
S lll' les inlél'èLS dû la cl'énn cc coul' US depui s l'oll vet'turc de la f~ i\I i lt::,
Cl sub sid iai r ement SUI' le capttnl. - Et ce, nono bslan t les disposilions
de 1':H't. 4'd'&gt; C. Corn" qUi ne son t

pas ~ p p li c ~"l es il l'es pèce. -- Cass.,
l Zjll il. 1Ri6 . C. de POitiers,30 jnn\'.
18i8 . -- Crédit agrieole e. synd.
Ilou!'so n ... . " ., . " 11 ·90 et 181

'1fi . n eux amlécs rt l'ami lie couranle,.- Ma is l'imputa tion ne peUL 3e nure
sur tcs i ntér êt s qu e jusq u';) COlleur]'ünce de dcux an nées ct de 11annéc
co ur anle
si aucun e inscri pti on
, n' ;) été !lI'ise pOU l' d' :lUprl r li cul ièl'e
ll'es ",·!'é l'~ges . . . . . . . . . . 11--181

17. TVarfanl , Mu/'c handise détruite ,

PIN OE NON -RE CEVO IR .

FIN ilE l'i ON- Il F.CEVOIR . 23

I"demnill!, Dé{au,t de priuilége,

Los pl'olestalions preseriles pOl'
les art. 435 et4 36 du Code de Com-

Le privilége du pOI·teul· d'lin \V OI'l'ant ne s'él end quo SUI' la mrlrchandise \Va l'I'alltéo ou sur 10 pr odu it de

mel'ce ne

so nl

pas nacess aires

lorsque los marcbandises on t été

la vente . -- Il no s'élend pas, on
cas de perte de I ~ mOl'ebandise,
Sllr l'indomnilé qui peuLêll'e due il
l'aison de la perte, - - Cette indemnité si le débiteur est en raillil.
doit être all ri buée 3 la m asse d os
el·oaneiel·&lt;.- -T. do C. Sein e, 20 nov.
1877. -- Soc. gé n. e synd . Lema ire.
Il.. ·99
18 000bli9é, A-comple reç" depuir
la {ail/Ue P,'odl~ction ponr le 'montarl'i'lt(igf~al.-- - L 'ru'L. 54'1 C. Com.,
suiva nllequ cl le porteu!' d'eng3ge-

)'cti r 6cs par les

chargeurs J

en

co urs de voya ge, après un naufrage qui a amené la perl e du nav ire
et d'un o par lie de la c ar~a i son . _
C. de OOI'deau" 11 rém er 1876
- l'édal'rieux c . Tandonn et et Et~
cbeverry. - Ass . c . les mêmos .
II - 50
Cass ., 18 ma rs 18i 8. - Ass . c. les
mames .. .... .. .. .. .. .. 11-114

2, Vente, - Dans tOLlS les cas, la fin
de nOIl- t'cccva i r ne pout être encouru e p ~r le chargoul' dont les
ments so llda il'os cn tr e le failli et
mUl'chandises av aient déjà élé vend'autr es coobli gés, nc peuL, s'il a
dues, pour cnuses d'nvnl'ies , au
l'CÇll dc ceux- ci un 3 -c~m pte avan t
moment oll il s'est présenté pour les
la raill ile, aire compris da ns la
I·elirer.- Aff. Pédarieu, . . 11--50
masso qu e sous dédu clion de cc
qu'il a l'ecu, ne saura it être élenJ u 3. Ex pertise provoquée par le Cons ul,
au cas oh l'il-comp le n'a été payé
Protestation suffisante. - Une cxque dep"i s la rai llite , - - Le eréanpertiso provoqu ée por l'age nt conciol'. dans ce cns , consel' VC Ic drOi t
sulaire fl'an çai s sur le lieu d u oaude Ill'oduire pOUl' l'inlégl'al ilé de sa
fl' a ~e , ct qui a cOlllCsté l'imporcr éan ce , sans ~lll C l1ll e r éd ucti on . - l~n ce el l' o.tat des u,""chandises
C. de OOl'dea" x, 23 mOl'S 1877. - sauvées , peut Olro in voquée p" .
Com ploi!' d'escolll plcc. sy nd, Mauchacun des int6ressés comme équil'l'as ... .. .. ..... ' " ' . . . 11·- '120
valmlt" la pl'olestation exigéo par
l' al'l . /,35 du C. de Cam . en cos
'19, Clrit U1'C POU?' insuffisance d'acUr,
d'ava t'ies à la ma rchandise, - Aif.
Dessaisissement, Dcma1ll!e 1!Il par Ass ........... . .. .. .. . . . Il - 50
ta'l e. --La clOtt,,'e des opérati ons de
la' fa illilc pOUl' insumsa nee d'actir 4, Délai d' un mois à partir du r etirene rait pas cesser l'élnl de raillite
ment. Délai des distances, - LorsDl le dessaisiss ement du fail li . - -q ue 'dans un pal'cil cns, le char-

~c u~ r cl l1'c sa 11131'chandise après
l'experti, e dont H vient d:êLre parlé,
10 délai d'un illOISqUI lUI esL accor-

C'cst donc:l u syndi c et non nu f::lilli
qu' il ~pp ~l rtie ni d'e~erccr lus nc-

tlOns compétant à celui-ci, pal'
exemple, 1 acti on en r ~Il' t&lt;l g'c d es
biens ind ivis qui lui ndviend raient.

dé pour agir en ju s Li c~. pal' l':lr ~ .

436 courl " pal'til' du Jour du rellrCl~enL el non de l'ex per ti se . - Et
cc délai doit CIrc ""gmenté d e ee-

-- C. de Bordent", 15 mal's 1876.
-- Chaderaud . . . ... . . . . 11--23/,

lu i des distances cntre 10 h eu ~u

20, V. CbCque, Campé!. , Navi l·e.

Femme.- V. Er. de Cam., Faill ite.
Filière . - V. Vnete à livrer .

naur"age et le domicile do l'expédlleul' . .. . . . .. ... . . ... ... " IbId.
5. Art. 105 C . Com . , Pret payl
atmllt récl'ptio1l .
Ln fi n do nqnrecovoir résul la nt de la r éoeptlOn
de la marchand ise ct du payement
du lranspol·t, d'après J'~ l' l. 105 C.
Cam. , esl ~ ppli ea bl e 01" lr~ nsporls
-

Fin de non -r ecevoir,
1, Naufrag e, Marcha ndtscs sattt)/!es
Ret tr pment pat les clwrg eurs, -

J

p

�marilimos; nwis.

p OUl'

JllGGMENT PAR DÉ" ACT.

FR ET.

FRET.

2\

cn LI'a incl' ln

pOI'tee. ~-Lc C~ I)itfl ino fi (~ l'OiL seulemem, n p:ll'CI cas, à f :III'O njoulel'

fin de non-recovoi!', cc pnyemou L
doit I1h'O pUI'cmon t volonta ire :.HI lloid5 ,'cconnu 10 montnnt du
En co nséqucllc..:6, la fin de 11011-1'0d û~ho L (111,i a pu pl'oveni l' des op6 !levoit' n'eSL l)nS cnCOU l'lIC IOl'squc
l'n llons mIes 10l's de ln mise en mnles des tlna tail'es n'onL pu oblenir
~:1;S lll. -M nl's., '14. nov. '1877. _
l'cm ide de la mal'chnndisc qu'en
Mnt,IOl'azzo c. Hoc1oca nachi .. J-3n
payant pl'é:l lablemcnt 10 fl·ct. - C.
d'Alge!', '17 juin 18:5. -Deglait'c 3.. Marcha!lClise desig née. Ta nt pal
~ ,00(1 k, lo9'r ammes, Ma rchandIses
ot Fouesnel c. A1 ol'al)'. .. 11-- 139
11011 dls if)mjas, l' rOl'a ta. - Ln cla u6. V. Aband on du nav. ct du fl'ot,
sC d'u ne ch:lI'l e-pa r'ti o fi xant il tant
Abol'dagc , As:). nl fH'it., Capita ine.

Com de lt'ansp.
Fleurette, -

V. Ven le.

Fonds de Commerce,- V. Venle.
Forfait, - V. Er. de Com.
Franchise.- V. Ass. mar., AV.com .
Fret.
1., Action contre l'affrétet,r, Act1'on
réelle sur la, marcJUJ/Iclis'J, Optioll.-Le cnpilaine a, tou t à la fois, palU'
le payement de son fl'eL t une action
réelle SU l' la marchandise el une
action pel'sonnelle contre l'a ffl'éteu t'. - L'exercice de la seconde
de ces action s n'est pas subord onné
" l'cxel'cice préal,ble de la première, - L'a tft'éleur actionn é, en cas
de reru s de la mal'chandise par le
deslinattl il'e, pt'étendl'!'lit €Ionc il
lort que Ic capilaine .urait dQ d' , bord ln fait'e vcndl'e pOli!' sc payer,
et ne réclamel' qu'en cas d'insuffisnnce du neL produit. - Mat's. ,
?5 oct. 18i7 . - You ne- c. Larol'ilt
Sieveking . ... .. , .... .~ , . . 1--30

pal' 10nn CCHI de 1, 000 l&lt;il. le fl'ct

d' uil o ecrlai,ne mUl'ch:lndisc, les
~lUll'es

PI'O{lLIl IS cl evant payer sui-

vant le tarif d'ull port do mOt' indiqué, doit L' Lt' C inlcrill'Mée en ce
sens que le fl 'C l des produi ts non
désignés doit être réglé au pro rata
du fl'elcl c ln m:u'chand isc désignéè,
cn cn lclI l nn l, d'nprès le t:lrif indi-

qué, Ics

é~uiva l en ls

des 1,000 l,il.

de la m ~l'chand i sc dé signée cn cha~
CU Il des 3ul l'CS produi ts. - Ma r s . ,

29 juil. 1878. - '1', )'101' ct Sholton
c. Vcl'm inck.. . ... .. . .. 1-238

4. Marchandise ven due cn voyage, Fret
entier. - L e fl' Cl est CfQ en enLiel'
mal'chandises
qu e leU\' état d'uval' jas [1 fOI'cé do
vend l'c en COU I'S do l'elnche; ce cas
doit OLre nssimilé 3U r elÎl'CtIlenl vo:.HI cnp Ïl:line pou r les

10nLai l'e Pl'évu raI' l'a l·t. ~93 C.
Ca m. - Et il en doit êtl'e ainsi au

cas où le capiLnÎnc rq)l'ès avùil' r emis le reste du chal'gemcnt il un
slea mCI' qui doit le pOI'tel' à des liJ

n:ltion.

voyage et conclu un nouvel nll'I'étc mcnl - C.
il

rompu

l~

BIlI'deaux, 25 juil. 1817 . - Keigh le)', Maxstetl c. Roussnnne e\
hl ichnelsen . . . . . . . . . . . . . . 11 -- 11

2. Quantité déli/trie, Pesage non fait,
Pesage en magasin, Déchet à ajouter -- Dans le cas où le fre L esL 5. V. Afi'rét., Capitaine, Fin do no n
stIpulé sur la quantité délivl'ée , Ic
recevoir.
capiLn ino ne peut exci per de ce
qu'aucun pesage n'a eu lieu au Garantie. - l'. CompéL.
déba l'quement pOlll' exiger le fret
sur l a quanlité portée au connaissc- Gra tification. - V. Capita ine .
menL . - II en est du moi n8 ainsi
lorsque le c~pitain e n'a pas protes- Guerre . - V. Ven Le pm' nav. dés.
té conIre le déf,ut de pesage sur le Hyp oth èque . - l'. Comp., Faill it...
quai, et que le pesag" a été fait ou
peut êll'e f:l iL encore dans les maga- Incendie. - V. Ass. mari!., Ass.
sinsoù 1. marchandise a été lranslerl' ,

Innavigabilité. -

V Abando n du
n:w , etdu fl'ct, Av, co tll.

Intérêts.

senco, ct qui 'CCCplo môme d'èll'o
sequcstl'e, est ['6PUlé ::tvoÎl' con nu
l'exécution du Jugement clans le

sons do l'al't. 159du Codo do PI'oe6-

\. Demando dll, capitaL --

Le~ inté-

rets Illorntoil'cs couren t du Jour de

la den13n de du capilal Cil ju sti ce,
a10l'5 mêmo que celle demande
n'n urniL pas f:liL monlion IOt'mellc

des inl61·tlts. -- Ca ss. , 21 fév. 181 7.
__ Michel c . la MaL'inc ... .. 11--107

2. JI . Fnilli l e.
Inventaire . Journal. -

!J.\ NllAT.

V. Société .

V. Faillile.

Jugement par défau t .
1. Dé{allt {alite d, plaide/', Opposition
dans la huitaine. - Le Jugemen t
l'cndu pal' défaut 3U rond, pa l' UII
'l'l'ihullnl de CommCl'cc 1 contre un
défendeu l' qui a d'abol'd compal'u ct
c1e m ~ndé inu ti lomcnL un sursis, est
un jugement do déraut faule de
pl aider et non t'nu tc ci e com p:lI':lÎll'e.
- JI n'e,t do nc s usce ptiblc d'o pposWan que dans la huitaine ci e la
signt ncatio n . - ~I al's . , 6 l11 al's 187 7.
--Al vel' nh e e . Al' Iloucl.... 1- 182

2, Ga/"Jlltie pn,. défant,

Jugp.mcnt

contradictoire contre fe defcruleur

IJ/'incipal , Opposition, Réouve rture
des débats . - L'opposilion rOI'méc
pa l'Ie défendeur on gal'anti e eOVtll'S

le jugement pal' défaut l'enclu conll:e
lui :lU pl'o fit du défondeui' pnllclpal, ri pOlll' en'eL de raÎl'o t'ovivl'o les
èébnls en Lr e co del'nie l' et le delll:.lodeur prin ci pa.l, bien que 10 ju gemen t
qui ri statué (Jnl l'e eux soiL CO III l'adicloil'o. - Peu impOI'lCI':liL que ce
jugement ol)t été l'onci n b l a suite
d'un pl'emiet' jugemen t par défaut

eonLI'e le défend eul' pl'incipa l au
profit du demancleul' principal, et
SUI' l'opposition de celu i-ci. - C.

d'Aix. '19 nov. '18i5 . - Ma zzei e.
Ch. de ror .. ...... """ 1-1 86
3, Saisie, Saisi constitué sequest re,
Oppo~itio1' /Jon 7·ccevab!r . - Le déhi ll,}U l' con dnmné pnl' dMaul qui
laisse saisit' ses meubles cn sa ]wé-

~ul'e CIVIle, c ~ n est plus rcce\'nblc

a rorlllcl' ultol'ielll'clllcnLopposition .

- M,,'s., 8 oct. 18i8. -hlazet c.
Galb)' ............ " ... , 1-282
4. l'. Fai llite .
L estage.
Ellt,reprise, Cahier des charges, Absence de mOrIopolil . - Le cnhiCl' des
chnr ges l'claLi f il \' enLrepl'ise clu h~s­
l age clnns le por t de Mnrseille n'a.
pas créé un monopole nu pl'('Ifit do
l'entrepreneu r. - 1\ lui a seulemen t
nssuré le droit exclm,ir cio pl'endl'c
du le, t SUI' les plages r.isant pat'lie
du domaine public à MUI'3Cillt', cL
cI'on fOt'mer cl cs dépùls perman enls
dans los pnrcs a lest élnblis Sut' 103
quais des pOl' ts dc cotIe villo . Ge droit s'exercc SUI' tous les mal ét'iau x qui se lI'ou\'cn t StH' les p l a ~
ges, snns distinction entre le cns Olt
ils s'y trouven t nnlu l'c llclll ~nt ct celui olt ils y ont ôto délaissés ou
nhandollnés pn!' CCliX qui voulaient
s'en déiJm'I';lsscr , ct oh ils se son t
:Ji nsi , avcc le tcmps, incorporés au
domaine pliblil:. - Mais tout industl'iel peul, sans léscl' le (i1'oi t de
l'en trcp l'cneut', se procurel', dans
les PI'opl'ictés pl'i\,(&gt;es, do:; n~aLé ­
l'iaux. jH'Opl'eS a. f3ire du les t, c t les
fournil' aux capi t3in es ct nl'm n.teUl's,
à la seu le cond ition de ne pas E.n
fnü'e cles dépôts pCl'lnanenls sn I' les
quais. _. C. d'Aix , 7 "oùt 1877. Couéùon .,. Val. .. ...... " 1- 5

L ettre d'avis. Location. -

V. Ch . de fel'.

V. Compél.

M and at.

Somme elwoyee J'a?' le
1llQIldal1t,

ma,l1d(L~aiJ:c ait

Tra,itcl'lldossee, f~chea"ce

ci IrolS mols Abse1lce de (ante. Le manclnl:JiI~0 qui, pOll!' fnil'e ~3S­
sel' nsail mnlldan t Ulle somme c] [tI' gent) lui cndosso une lettrc cie
change , pri!;c)l cet cnet ch('7, un

�bnnquicr. n'est point présumé;' par
cela soull, avoi r voulu s'engager
personnellement, comm e endossoul'
ol'dÎ[]aÎI'o, il en ga l'uoHI' le paye-

ment. -- Le faH, par un m:.mdnlnire, de rnil'c pat'\lonir à son mandant

lino somme d'a rgent nu moyen
d'une tI'aite à trois mols do da te ,
souscrit e pal' un banquier en l'épul3Lion do credit 1 ne sallrniL consti-

tuaI' le mandata ire en fau le 1 alors
SUI'lout que le mandant a conservé
celle \l'ai te par devers lui , sans
proLcstntion ni réserve 1 sans l'envOyCi'

il l'acceptation , ot que plu-

sieurs autres traites til'éos par le

même banquiCi' ont été acceplées
por le même tiré et payées. - - C.
d'ki" 11 fév 1871. - Bud illon c .
Giro rd .... . ' .. . . . . ... . " 1. 277
Manifeste. -

r . CourlÎer, 'SUI'CS-

lario~ .

fran çais, Créan cier (l'anrais Loi
(rnll faÙeapplicable, v'e,ite i rrl ,.,ulièred'a prt1s la loi frOllÇaise.-Les·navil'CS éLI'angCl's'se Ll'ouvant en Franco
sont soumis :l la loi fran çai se, not:llllm cnt quan d aux rèO'los relatives

à la t",msmission de la" pl'Opriété ct
à l'oxel'clco des d"oits dos C1'éanci el'.s , - SpéCi:l ltHnent, 100'squ·un
n:lVII'e éll'angel' se trouve saisi dans
lin pOlt l't'ançais au nom de cl'éhnciel's fl'a~ç ais , on ne peuL opposer à
ces del'nlOl's une vonle fa iLe PUI' le
débiteut' :l tI~ Li ers. lorsque ceUe
vel. le a été faite el~ Co urs do voyage, oL qll O, Ll'an SCl'lLC sur les l'egisLI'es de la I)oua ue du POl't d'attache

ell. nc l'esLpas sur l'acte de natio:
nalité que Ic navire doit toujours

avoil' " bo rd . - T. de C. I1O,'re
'14 aoCt '1877 . - Levis ct Gall c:
AS5 . ... . . . . . . . .. .. .. . . . 11 - 19
2. Copropriélaires, Cla use dïud·j'IJision , Faillite, Validité , -- La con-

Marin .
1. Acciden t, Ca!tSe non indiquée. l'résompUoll . - L'accident qui blesse
un marin à bord d'un na vire, doil
être répulé provenll' d'une faute du

du capi taine Ol! de l'équipage lorsqu o aucuno faute n'es t prouvée à Hl
ch;lI'gc de la victim e. et qu'a ucune
autre cnllse ne peul étl'e indiquée ,
- - L'ignonlllCe où so ll'ouve le capiLaino SUI' les cil'collslances eL les
C:lUSCS de l'accident , fnit presumer

en e!fet qu'i l y a el! défaut de s",'vei ll ance ou de pr'écautions dans la
m ::mœ !I\T I' ~ pend:m t laquelle l'acci-

venti on pal' laq uelle les co pl'opriélaÎl'es d'un navi l'e, rononçant au

hén6fi ce de l'art.

no &lt;l u Code

de

Comm l"l'ce, s·inLel'disent pour cin q
ans le dl'oit de provoqu er la licitati on du na vil'c, os t va l ~lb l e CL obligntoij'e môme :l u cas de fa illito de
t' un d'eux. - Et le synd ic ne sal'i' ~ iL soutenir qu 'ulle tclle convonlion constitu e uno nssocia ti on on
p:1I'tÎCl pati on suscoptihle d'être dissoute pal' la fnillile ou la décon litu re de J'ut! des associés. - T. dc

C. de Nantes, 26 janv. 18;6. Sy~c1 ,

Lafol'gue-Desm:mgles

c,

dent s'ost produit. -- Ma l·s., 9 moi
GUi llet et Vall in.. . ... . ... 1I--?9
1 ~78 . Morelli c. I1rignasqu i et
3,
Nantissemelltsous (orme de vente
Rl co"x. . ... . ........... l. 169
Posse!~Si01', C0 11 y6 provisoire. -_\
2. J' . Compé\.
Est val:lblc le nan tisscment d'un
navlI'O donné sous fo rme de vcnte,
Médecin. - V. Com pét
si le créancier gagiste a été miS en

4. Acte cIt! francisation, Proprit&gt;taire
désiO"'!, Obl-iqations . -- Celui qu i
csL inscrit comm a ochelelll' SUl' le

Ouvrier . -

Pension aliment aire . lite.

ost personnell cment Lonu &lt;l u payoment dos dOltes du nav "'e eL spécialoment des sala il'es de I·équ ipa·
,(:tO, - L'Aquipago n'a, en con sequenco, aucune snisie- al'rêt :l faire
en lre ses mains pOU l' oblenil' le

payement de co qui lui est ùn. Cass. , 27 fév. 1877. - Michel c. la

marjllc .... . .. ,. ' " , . .

f . Etranger , Saisie dans utl port

1. LeU,·c chargée , Rem ise à un. autre
que Le dest i1lataü·e . Responsabilité ,

- - Les facteurs de la poste ne doi-

11-'2.07

vcnl re meUl'e les lettres chm'gées
qu'au dOSlinat:lil'c ou à son fo ndé

l'emploient a la nav iga tion. - Pa,.
sui te. ils sont solidaires, Vi5- à- vis

-- En consequence. lorsqu 'une lelll'c I~ h al'sée contenant des yaleurs
ndressées il un commerçant est l'emise a la femme du ,deslinalairc,

des créanciers. des dl!lh::s contl'actées p OUl' le navil'c pm' I' al'ma teu r :)
qu i ils en ont confié la gestion. I bid

sans qu'il soit justi fié d'un mandai
donné:'t ce tle femme pal' son m;)ri

c"'s , 27 f6v . 1877' - - Michel c.
synd . le lIéga,.a l. . . :..... 11--1,8

le factenr commet ll ne fa ute dont Il
est l'ospo nsable pel·son nellement .
1: Adm in isll'alion des postes est éga-

G. Construction ci (orfait, Faill.ite de
l'e ntreprene ur . Pr imïégc du (ottrlI isseur. -- La pl'Op l'iéLé d'u n n:.lvi1'0 constru it à 101'f:Ji t réside Sll r la
tt1 te de l'cnll'cpl'oneul' ju sq u'a l'achèvement intégl':1 1Cl à la livrêlison,
- Si dooc l'en tl'epren eul' tombe en
failli te avan t ce moment, le nnvÎl'e
e~ t cOlll jlri5 dans so n ;)eUf. EL
celui qui lui a fou l'ni des matériaux
pO\l1' la constl'uelion esL pri vilég1é
SUl' le na vil'e. cn ve rtu de "ar t. 19 1
C. Com. qui s'appliq ue d'une manièrü génél'nle cLahsolllc nussi bien
:1U cas de constl'Ilction :l forffl it
qu'au cas eonu'nÎrc , - Cass" 17

mai 1875. -Mahé c. I.egal 11--237
ï , V. CompéL.

Nullité , -

tion dos &lt;l ouanes. - C. Caen, 7
rév. 18i8. - Langer c. sl'nd. GOI'main Hcrm allos. . . . ... . . 11--168

Postes.

de pouvoirs. ( Instructions génél'ales des Postes du 20 mars 1868) .

Novat i on . -

ta l'Ies,

V. Fail-

Pesage . - JI . C' des Docl(s . FI·ct.

société do commerce entre les
copro pl'i éL3 il'cs d'un navii'e qui

l'aClC de fl'uncisation, qui n'a pu

N avire ,

l' . Compét.

:t

en possessioll lorsque,'à défaut de
enCOl'O ût re d6li vl'é, il es ~ in scrit
con. me pl'opriélail'r. SU I' le congé
prov isoire 6m:ln:l nt de ,'Ad ml nistra-

JI . Venle

Périm ètre . - 1' . Vonlo.

5. Copropriétaires, So lidarité. - Il Y

Nantis semen t, - TF . Fai ll ite, Na v.
V, Av. corn., Capifm de non-I'ccevoi r, SUl'es-

a Im 'cr .

n:l\'il'C, es t réputé êt!'c le vél'itable
propri 6tairc, 101'S mOme qu e la ve llte SCI':l it simulee, - Pm' suite, il

possession du na vire. - Et il est
réputé :lvoÎl' étc mis l'éC'u lièrement

L ,-II~ e,

Ordre de livraison . -

dos do r aeto &lt;le francisation d'lill

Minoterie. - V. Compét.
Na~rag~ , -

rRO l' R I ÊT I~ INDUSTRI ELLE. 27

NAV IRE.

~A VIR E.

NA VIRE.

1

Coul'ti er.
V.

En'. do com.

V. Ass . 11131' . , COlll pé l. ,
COlll'UCI', EH. de com, \ Fai lli le.

Soeiélé"
Opposition . - V . CompéL., Ju g .
pal' dM.
Ord on n ance . - V. C OOl pé\.

Iement l'espon,.ble du fai t de son
préposé, on vertu de l'"'t . 1384 du

Code ci\'il. -- Trih eivil de Melun,
~"

juin 1877. -- Moulin c. Buto t et
los Postes ..... . .. . ... . . . . . 11 --9

~.

Loi l'ela tive il unol'éformo poslale.

fi al'ril 1878 ... . . . .. . .... . 11 --8;

Prescription . - V, En. do com.
P rivilége. -

V.

Capitainc, Faillito,

Navil'o\ War rant.

Proprieté industrielle,
1, Titre commercial , Dénominalion
semblable. Suppressio n, ~- L' ~ndu~­

tl'icl qu i est en posseSSIOn d un l ~­
Lrc \'O llllnercin l, fi le dl'oit exclUSif
ri e s'en sel'\'II', ct peul faire supprime!' Lout aull'(j till'e pris pos~éric u.­
l'cment pal' un conclll'I'cnt.qui aUI':lIL
;\SSCZ de l'essembl :lnce [l veC 10 sien
pl'opre POU l' Cfi USCl' t1I~e confus ion.

__ SpéCialement, le f" Ldo p,.cnd l·~
pO Ul' ti tl'o d' un journal pulJhé a
Marseille la dénomi na ti on de

NO I/,-

�loriiqu 'i1 ex iste
dans lu même ville nn JOUl'onl ap pele Petit Marseillais, .;onslllue une
uSlll'pation qui doit Oll'o l'éprimée.
- !l,,'s., 'Ii juil. 1878, - Saillat c,
veau Jfar,lI:oillaill:,

Ga1ti~r: ..

, ., , .. .......... ' l-~~'
2. Ancien employl1, Prospectus et cil'Ctlla1hs, Nom de llall cien patron.L'i ndustl'icl. :mcien employé d'un
nutt'c, n'n pas 10 dl'OiL de sc prévn-

loir de cellc qua lité SU I' ses pl'OSpecl us et cil'cu lail'cs pOUl' iie ('0conunnnd ol' à ln clien tèle qu'il chel'·
chc à 101'mel' ,-- T, de C. dc la Sei-

ne, 30 mors 1871) , -- Courtois c.
Holzmann , ............... 11-\5

Protêt. -

V, Chi!que, Faillite .

Provision. - V. Chèque, Faillilc .
Quarantaine. -

Quasi-délit. Relâche . -

... Cnpitaine.
V. Compét.

V. Abandon du navet

du f('el, Afl't'éL , Ass . mat'ÎL., Av.

cam.
Remorquage . -

JI. AV.com. , Ca-

pilnine.

Remplacement. - V . Velltc à IiVl'el', Vente pnr nav. dés.

Réticence. -

V. Eif. de com.

S alaires , du fl'CL

V, Aband on du Il:.lv.et

S aisie, -V. N:w., J ug , p:lI' dM.

Saisie-a rrêt. -

~.

CompeL

CQ.1·ga iso l~,

Fraiscoml1Ht1lS

llepartit.oll , Fret p/'opOl'l i01ltlCl n/

qu otilé ég-a lo " celle qu c l'eJll'é-

peuvent, en pUI'eil cas, ùemnndc r

sen lo, par l'npPol' L celle nHll'cll an disc , le monta nL des fl'nis de snuvelage l a eonce1'llanL, -- JlIg. arb"

dl'oiL se bOI'lle:'l vél'ifi el')'invClllaire
eL à en demandel' le r ed ressement

e~an.ge, A.rmateur ,

IllISSl0nnalra.

V. Agen t do
CnpiLnine, Cam

Inventaire dTlMst! par {ILi ,
flU a: héritiers. Est valable et opposa blo nux bél'iti el's la clause d'un acle dc soeiélé
por tanL qu'au cas de décès de l'un
passif

Claus~ opposable

des nssocié5, l'aull'o l'cslCl'a seul
pl'opriéLai l'e de la 11\nison de co mdll passif, les droits des hél'iliCl's

du décédé devant dtl'e réglés SUI'
le pied de l'inven tail'c il dl'essel'
par le su ,' vivan t. -En conséquence,

L Nullité faut e de p!lblicaUoll , Société de {a.it, Liquidation . - Ln
nlillité d'u cc 'Eociéto com merciale,

resuli,nt du défaut de publica tion,

lan .... """ ... " ......

1- 9

Suisse . - l'. Compél.
Surestaries.
1 . Point de dépaJ'l, Elltrepdt de Douanc) IJébm'quemc nt avant la "em ise
du manifeste. - D'npt'è, l 'usflge

slal'ies doivent êtl'o cnlcu léos à par-

2. Cial/se spéciale, AclivitJ et céléri-

- En conséqllence, Ioule sociélé
élnblic 1l ~1I' eux sans les fOl'lHalités
de publicité pl'escl'itcs pal' la loi nc

quemen t dcvra se faire avec nctl \'t-

mande de tout associé. -

contt nuée Jusqu au jO\lI' de la deJl)rIndc, cl en ord onnel' ln liq uidati on conformém ent flUX cla uses dc
l'actc social.-·C, d'Aix, li jui l. 'I S';7.
- 1..0Ul'dcau it o. Salenave el Rous -

Subrogation. -- V. Ef. lie Com.

élnbli une maison de comm CI'ce. ne
peuvent contl'actel' lino socié té que
scion les r ègles de la loi frnnçaise,

la demande en nullité. -

tence d'un c sociélé de r"IL qlli s est

1-68

tir lin jOlll' al! il a e n'~ct i\'ement
commencc, cL non ~ pm'lÎI' du j OUl'
po stél'iel1l' qui a suivi la remise du
Hlaoifeslc.·-Mtu's., lit no\'. '11:177 .- -

doit êli'e déela réc nulle SUI' la de-

bunaux qui prononcont cette nullité, doi vent donc conslnLer l'exis-

- lIey l'iès c. l" bl'e.......

Étrangers I r/ (~blis en Frrl llce, Fol'1/tI'S cie la loi française, Société de
(ait, Modes de prcm:e. - Des éLt'angel's éLablis cn Fr:lllCu el y nyant

s'il Y a liell .... . ......... '

ne peul avoil' d'efret l'étron clif SUi'
l es fails accomplis j usq u'au jouI' de

Les Tri-

QttHl::;a.lJle, - Ln fnculté quo sc l'éSCI'V? un (h\'~~~e.l1 l' do spec tacl es
PJlIbltcs . dc , 1'U~ llt OI' l'engagem ent
d lin ::l1'ttSl.C a uno. époqu e délcl'miné~, sn l~ s ltHlenH~ l l é , n'impliqlle pns
qu Il put sse le rall'c san s a\is pl'é:Jlal~l e . - D'apres l'usage, cet avis
dOit èL,'c donné quinzo j ou I';) d'uv:lIl CC, Cl fnuto (\c l'ovoi ,' donné 10
dil'cCLCL1 1' ost tenu d'lIlle indc m~ilé
éqUivalente rIux ~pp o inte mcnts de
laquin z~ lll e .-M a l's . , 4 j :lllv,1878.

Ibid.

la li qllidatio n de la sociéle, et ICll l'

lj.

l'. Fail-

Engagement d'artiste, Faculté de l'ésilw'. sa11~ indemnité, A vis préalable,

de Mars.;i ltc, les st::l1'i es ne commencen t que le lend emain dc Jn l'Cmisc du mnn ifesle en Douanc. Toutefois, lorsquc, 10 nnvÏ1'c sc
tl'ou\'nnt dnns un cnll'epOt de douane, le déchargement n PLI ~voi r liou
sans nttendre cette fo rmalilé, les

les héritiel's dc l'associé décédé ne

9 av\'\1 '1818.- Ass ... .. .. 11-- 135
C0111 .

Spectacles publics .

106I'ce, et seul chargé de l'aetif ct

a

S éparation de c orps . lile .
Société .

Responsabilité. -

pouvant ûlI'O l'épulés l'avoil' ignoré. - M3I's., Il Janv. I Si8 . - 11.0za n.... .. .. . ........ . ... 1-70
3. SW'vivallt cha)'g! de l'actif et du

1. Bonne foi, Créance, -- Les re nseignements donnés pal' un COl\llltel'('nnt su,' la soh'ubilité d'un nut l'c
commer('ant n'engngent sa r espon ·
snbité que 10l'squ'ils son t donnés
do mnu":.li:ie loi.-- La muuvaise foi,
on cellc m::t ti erc, nc résu lte pns de
ce SI,;U ! f&lt;li t que celui qui a donn e
ces renseignements étnll crcancier

nav, dés .

mi sc :\ publica ti ons 10l'squ'clle cst
amunôo pat' ln mort d'UIl des. nsso cies 10 raiL du décès constlluant,
cJ 'np'l'ès l'nl'L. 'IS65 C, ci vi l, un dcs
modes natur el s Cl Ol'din:ül'l":s de la

ductioll. - - Dans le eus de Snu\~e La­
ge d'un ;nnvil'o nnufl'ugé, s'il est
impossible de distingu CI' les fl'ais
l'clatifs nu nnviro do ce ux qui conCdJ1cnlln C fll'~ nlS0n , la l'épMtition
doit en .C:tl'e raito :) pl'ol'ala do la
vnleul' respcctive des obj ets sa uvés.
-. ~Iai s on no doit ; faire conl lÎbuel'
le naviro qu e pOUl' sn valetll' matéd elle , et snns y ajoutel' 10 fl'cL acquis.-- Dnns le mème cns, le fret
dll. ~ propol'lIon de l'a,,nllcemcn l du
voyn ge slll' in par tio de la mal'chnndise sa livee, doit f:l l'e diminu é d'une

.2 . V, Av.

Résiliation,- JI. Ven lei Venl') pm'

DJrè,.; (/ Jttll associJ avant le tenm ,
publicaliou non nécessaire. - La

fin de la société, et les licl's ne

Sauvetage.
Navi/'e,

~,

SUliESl'Allms .

dissolution avant terme d'une société co mll1cl'cinlo n'est pas sou-

Sacs, - V . VenLc.

Renseignements.

de celui qui en élé l'objct.-llal's ..
25 juil. 1~7 8 . - - DI'oehe Robin c.
Ledgar eL HOl'nby et synd. LacoLie.
1--232
2 . V. CompéL

SOC IJ&gt;:TE

SOCIETÉ.

I\ENSEIGNEMr.:-:TS .

28

conslitue qu unI,; socié té de fait l et
La pl'eu-

ve d'une ,ociélé de fait pellt l'éSIlI1er ,le la cOI'I'es pondancc et de tous

les nuLI'es moyens cl ~ preuve admi s
en malièt'o co mm et't:iale, - Mars. ,
i rév. 1818. - Assouad .. .. 1- 93

5. V. CompeL. !',ill ile.

Solidarité . -- V. Na vil'c.

M,Iat'azzn c. Ilodoeanachi..

1--3n

lé, Delai d'usage. - LOI'.!:qu'uno
cllal'lc- IW lie slipule que le débar.-

lé cl célérité, ct quc lout relard
devL'a comptel' comme sllt'eslnl'ies ,
cello clausc doit (::toc en tendue en
cc suns que le navire dcvra ~ ~re

décllOl'oé dans le délai fi xé pal' 1 u-

save d~ pOt't de des tination, - Ccl
u s~ge, en effet, doit Cll'C répulé nc
compOI'Lol' que le te1l1ps n ~cessn l.1'0 soil pOUl' les pl'épn rallfs, sOt ~
pOlll' l'opérnt ion môme dLl décbnl'"Cillent. - Mil l'd ., 2rl jell1\'. ISiS ,
~SOI'l~ ns'::: ll c. Consigllfltfli rcs. l - S1

�30

n~LÉGI\APIiE .

3 . Nu,,{rage, Commission stipu lie par
l'affr~leflr. - Les s ut'estaries el les

con trcslIrestal'Îrs encourue' par
j'am'éteur au lieu de ch:lrgc doivent
être pay6cs méme :lU cas où le f,'et

cesserait d'è ll'e dO., par :il1ilc do la
pel'ted u naviro en cou r s de \'oynge,
à moins d e co nventi on conlrail't}, -

La convention contraire nc l'ésulte
pas d'une C)3USO sou meLLanl les
s urestori es, com me te fr el, " la déduction d'une commi ssion en faveu ,'
de l'alTréteur. - Mars . , 13 ao~t
1878.-Uringuic r c. Régis.. 1-21,8

4 . Point de départ, Remise du ma1li(este. Debarquemen t CJmmen cé le
mt!lIIe jour. - -llien que les clauses
de l' alfrétemont ne fassent co uri r
les s l ~lI'ies, pour le li éc h ~ll 'gcme nt ,
que du lendemain de la ('emise du

lIlanife:ile cn douane, il y a lieu
touLefois de comprend re dans le
d61ai le jour même do la remi se,
si. eD fait, on a commencé le dé chal'gement ce jour là. - MUI·S., 5
sep t. 1SiS. -- Uoucal't c. " 'atsofl

et Parke.·..... . .... . . . ..

VEl'iTE .

VENTE.

1- -268

5. Connaisserr.ent à ordre, Tiers-porleur1 Su,rcstarics al" Ue!, de charge.
- Le lier s-porleut' d'un connaiSsement a ord l'e n'est point tenu des
surestaries enCOU I'ues au lien de
charge, lorsque le connaisseme nt
se rMère il la charte-partie pou r le
fl'eL et les autres conditi ons. -C. Poiti el's, 25 juil. 18ï6. -- CUrl'et
e . Accolas .. .. .. ......
II- no

Sursis. -- V, Action,

Tarif . -- V. Cil. de fe".

Quittance prtiparie et restée en mains
du cI'!Clncl:cr. -- La quittance pl'épar ce. ct slgnéo pOUl' une somma

supénou,'e il 10 fI'. a-t-elle besoin
d'Il t,·o l'ovétue du timbre do 10 centimes l,nnt qu 'clle t'OSle en mains du
~1'~a n ~I,or? -- Casso 27 déc. '187G ,-lrlb. ~ I V. Charl ev ille 7 déc . '18i7
- -Will. Cil'. Soine, '22 juin '18;7:
- Enl'egls l. c. As s .. .... Il .- t 06
Traduction. -- V. Cou rti er.
Tribunaux Consulaires .
Co mp ét .
Jt,g~me,lJ t, . DemQ1Jd~ '.lO uvelte il

menl s des Tribunaux LIe Commel'ce

sont exéCU l Oit'cs de plein droit,
nonob stant appe l. -- Celte exécu tion
doil ~l\'O lr lieu moyennant caution

quand il s'ag it d 'une cond~lInnati o n
pécun iaire. à moin s de disposition
COnll'all'C dans le jugement, et sa ns
cau l ion dnns 105 aulres cas. -- En
conséquence, la demnnclc fOl'mée
devant 10 Tl'ibul1 al d,) Commerce
pour faÏl'c ol'donner qu'un j ugcmen t
ordOnll3tlt ll ne cxpcl'lise. et précédemment rendu , sel'a exécu toire
nonobslan t appel sans cau tion, es t
Ilon -l'ecevable, so it comme inulile
soit co mme r:ontl'~i['c aux d i sposi~
lions de 1'~I't. 442 C. proc" qui in tet'dit aux Tribunaux de Commerce
de connai tre de l'exécution de leurs

jugemonts. -- Ma,·s, 19 juin 1878 .
Amigues c. G'·aille. .. .... 1--199

Errtur, Expéditetll' 1'esponsable. -L'éta t n'étant pas responsable des

Vente .

Tiers-porteur, ,- V, Surcsl aries.

fins

d cXdcuhon prov/soLre. - Les juge-

Usage. -- V. Surestaries.

l'exlléditeul' de la dépêche, et non
Ju l'écep tionnai re. -- T. do C. Nantes, ~1 j uill et 18i7. -- Dupon t c .
Mort eau .. ...... ......... 11 --17

l'.

Tribunaux de Con1merce ,

Télégrap he.

fau tes commises p;.lI' la télégrap hie
dans la corr espondance privée ces
erreurs doivent être fi la cb31'g'e de

vel' ln venle d' un fonds de com merco.-Mors. , 12 dUc . 18;7 .-Guér' rd
e. Duran ...... .......... 1-59

Timbre.

i. Fo"ds de commerce , Acte à un seul
origÎ11ff1, Ilemisp à un tiers , - L:l
preuvc de8 con t['ats commerciaux
n'étant soumisc :\ nucnne forme detCI' minéc, un :.Icle:\ donb!e n'es~ pas
nécessa ire pOUl' on co nst alOl' l'existencc , - Spécialemont, lin aolo fai~
ü un seu l original l ol l'cm is pa t' les
deux parties contl'acla ntes entre les
main s d'un tier s, suffi t pour peou-

•

VENTE.

31

f['a nL une mal'chand i .;~ qUi,3 1'1'il'éo pal' vape ur, a di) être débarquée avec cé lérité et est encore
sous les han gars des Message ri es,
à la Joli ette. - ~la.·s . , 26 m3l's
lB78 .- Miehel c. Décomp.. 1--141

Fonds de commercc,Soci6tédissou... te Enchères Pl"bliques, Associé
a~J"éreUl' , Dro/:t exclu.sif de s'inti
ttder successeur. - LOl'sque la ven- 6. Fonds d. caf', V' fa ut d'autorisa·
te d'un fonds de co mmercc, ouh'c
tiol~ admim strative, Motif personnel
le !llnlôl'Îel ct la 1l131'chnndi se l 001llà l'acheteur.- La vonle cl un fonds

C)

"end auss i la clie ntè le et I"aella-

.ndage! ell e. eOlllp0l'le vir tuelle~
Imcnt
l'lIl tcrdlctt On do lout co qUI

dc cafe est toujou l's censée faite
avec la conditi on qu e t'o cheteH r
oIJlicndl'a l'UU LOt'isaLioll administl'ative pOUl' exp loitel' le fond s eédé.

peut détounl e l' la clientèle du fonds
Et il on es t ain si nu cas
- En conséquence, celle condi ti on
de vento !JUx. cnchèl'cs publiLlues
ven:mt fi ne pas se r éaliser, la vencomlllo nu cas do venle lI'nctaLi ve .
te do it Nre déclarée null e . - Il en
_ Spécialemenl, lorsq u' un fond s de
est ainsi, même au ca s où J'aucommOt'CC :1 été ve ndu dan s les co ntori sa ti on aurai t été refusée pour
dition s ci-dessns , à la sui tc d'une
un motif personnel à l'acheteu r, si
disso lution d e société, et acquis pa r
cc motif étai t connu du vendeu l'
l'un des cieux associés, l 'acqué['eur
nvanL l a venle, - Mars . • 27 mars
n soulle d['oi t de s'inti tule l' suec~s ­
18i8 . --Iloyer e. Moul'et.. 1-· h 2
seul' ti c la socicté, et son ex- associé doi t s'in tel'dil'c toute dônomi nn- 1. Marclwudiso comestible , Bonification, R(!sil iation . - Unc marchanlion p3l'elll c . - Mars. , 6fél'.1878.
di se cOlllcs ti~l e (ra isins) dontl'infé_ Cauvet c. Caillau. . . . . . . 1--9'1
l'iorilé de qu"ll té entrainc une bo3. D1'spon'ible, Sacs, Dimensions d'Itnification allant il '12 010, ne peut
sage. - Ln venle d' un nombre déêll'e "ép utée de la qualité qu e 1'0lCl'miné do S:1CS d'une marchandise
cheteur a euc en vue - L ~ résidoit s'enlendl'c de sacs d'u ne (11Ii ati ou (\ e la ve nte doit donc êtl'"
mension cO'lfol'IllC :) l'us3gc . - El
Ill'olloncée en un pareil cas. Il en est ain si mame au cas de venMars ,~8 mars '1878. - Jonque t c.
te en di s ponible . - L' 3dlete",' esl
Dallapol'ta.. . . . ... ...... 1- 1,7
donc bn dt'ol t, même en cc cas,
d'exiger que les sacs ontwLs soienL 8, fn(ériùdté de qua/.ité, Bon ifi cat.ion
de la dimem)Îon voulu e, et de rési de 2 112 010, Obligat ion de recevoir.
lier avec dommages-ir.lérêls s'ils ne
- Dans une vcnle ol'dinairc, une
le sont pas. - ~13 1·S •• Il fév.1878.
infériUl'ité de qualilé donnant li eu à
- Ca zae ntl'e c . Ricm'd ... 1-- 100
unc bo nin c~ li o n de 2 iJ'l OJO, n~est
pas suffisante pour' enh'&lt;tiner la r é4. Corps étrangers, Mélange volonsiliation du nWl'ché. - Mars" 11
taire, Proportion normale, {(t'si/laal'l'i l 18;8. - Palanea Castella c .
tion. - Le mélange de COI'pS ctt'unde Possei.. ... . .... .. ... 1-1 53
Rers dans une I1lat'cllandisc, ~e
fût-il quo dans la I"'oportlon Ol'ctl- 9. Défaut de réception, Enchères,
nuil'e, doit cntl'afn er ln ré siliati on
Aclu:tcU/' condamné al' payement de
s'il a été rait vo lontairement.la différence. Quantités non IJI"éciMars., 12 ma l'S 1878. - Rigaud c.
sées, Instance en liquidati!&gt;n, Joul',lon de Colli"c. . ..... 1- 123
Lorsqu ' lln jugement 3utOl'lSe un
vendeu r a rail'c vendre uno ma!'5. F1'anco boni Marseille, March(mehandi se aux enchèl'es publi,lues,
dise so u-.$ les hrmgars "es Messagefnule de ,'écepLion pal' IJ~ch ele u l',
ries. - - Le vendcu l' d'une ma['ch:\nCL condam ne ce dcrniel' a.lI pay ~­
dise livl'able franco bord Marseille,
mcn L de ln dilrél'encc qUI cn 1'0snlisfaH n son obligation en orvendu . -

�VENTE ..\ LIVRER.
VEti l'E.

SUHel'3 le vcndclu' doit , apl'cs les
CJlchèr~s. ~'aùL'cssCl' au T('iblil131
do CommCl'co POlll' fah'c liquider

celte dillërence. lorsque, le

j.lI ~c ­

ment pl'imitifn'aynnL ~as pl'CCI3C ln
quantité de mat'chandlse à " encll'e,
le c hilI!'o du pl'ix d~ pao' l'ncheteul'

n'fi pas été pl'éCtsé non pln s..- E,n
p:u'cil cas. le vc nd CllI' ne S:1u l'a l L ngu'
pat' voie de commandement. M:lI'6eiHo 2U avril 1818. -- Stocker
Goldsmith c. Nicole Snl",lol·.

J-159

JO. Cafés triés. Triage i/lsuffisant. D,ns une ven lO d e cnrés qui devaient Ôll'O triés , une În sutfisance
de li'i,ge de 10 010. donnanl lieu il
une bonificalion de 5 010, est assez
considél'able pOUl' faire pl'ononeer

la résiliation. -

VENTE A LIVRER.

VENTE ,\ LIVIIE I\.

Mm's. , 15 mai

1878. -Udo Scbradel'C. Gig.ndel.

J- 173

i -1. Poivre, Fleuret/e, Lau.19c. - Ne
I!onslilue pas un€' fl'aude l'opération
qui consis te à faire subi!' un l u\'ag~
à des poivres alleinl s de fleurette, Toulefols, si le vendeu!' qui a fail
fail'o ce hl\'ago, a Iivl'è ensuite la
mal'chandi sc impa l'failemenL séchée, il doil:} son acheteUl' une bo·
nific'tion pOUl' l'excédan t d o poi ds
pl'ovenant de l'humidité, - M:H'S "
29 mai 1878. - Bertrand ctllel'ge
c. AhMlgia . . . " ... ... . , . I - ln

12. Disponible , Stipulation cie qttaWb
Marché ferme, - La vente d'une
m3l'chun&lt;h se disponible faite avec
une stip ulation de qualité, ou mèrne
avec la simple sti pulation de mal'chande ct de l'cce lto, constitue un
marche ferme, à r aison duquol l'acheleur es t obligé de recevo il' si la
march,odise est dc la qualité coo venue, Cl en est dispensé dans le
cas eon tl'uire, alol's même qu'il
n'au rait fai t connaÎlre so n r efus
qu':Jpl'ès les troL;; Jours. - Mars., 9
juil. 18i8. - D, bdah o. Condamiu
Fritsch........... . ... .. 1-2 1G

13 , Fonds de comme/'ce, In terdiction
d" s'établir dfl1ls un périmrtl'e détcl'·
mi/ié, DlstallCe à vol d'oiscatl-. Lorsljue le vendeul' d'HO fonds de

co mmOl'cc s'inlel'dit de fOl'lllel' lin
nouvol étab liss.ement dans llll pél'imè~l'o détCl'l,lllllé, le l'a yol1 de co
pél'lmètt'o dOit ClI'o c:lh.:nlé cl. !Jal
d'o;s~a"" eL non Cil lenan t complu
du. CII'ClI}L quo de\'l'rt fail'c celui
qU I, de 1 ~nci c n établissemenl vou dl'a se l'end 1'0 à l'établ isse mcn't nouvellemen t créc. -T, C, de la Sci no
SCpl. 18iG.-M al·ig,ux . . 1l- 8D

n

14 ...,. 1'. Campét, Coul'tage. Exper!iso,
l' In de non-l'cccvoÎl', Navire .

Vente à livrer.
,1 . r 'ita/ion en rdmplacemel/l, CitatiOH
nouuclle ell l'ésil latio,~, 0 lfre de fa
marchandise 10 lenJemaiti. - L'a-

cheteul' d'ulle marchandise, qu i a
fait ~itCl' son vùndcllI' en l'emplaceceme:nL lau te d ~ livl'uison, peut
ulLél'lolll'emenL ('llCl' en l'ésilialion
de 1. ven lO, lant qu c Ic vendeu i'
n'a pos rait d·om·o . - MOI·S., 8 nov.
1817, C, d'.\.ix, '18 mnl'S '187S .
- Milli,u et 'l'ornezy c. Ri chard.
1- 37 et 83

2 , Mais dans ce cas, le \'ondeul' [1
enC01'0 le délai d'usage pOUl' opél'el'
la livraison. - Notam men t, le ven deuJ' qui, d 'abol'd cilé en l'emplacement, pui s cité 011 l'é::; iliaLion Ü 10
hou l'es du matin , fait con stalel' le
lendemaill.à 10 heureSUIl{llIal.l l
qu e ln marchandise esL ft la disposition de l'a.chetcul', a. suffisamment
l'empli so n ob li gation, ct ne sau l'ait
eneomÎ I' la l'ésiliation avec dommages-in t ~ l' êts. - C. d'!\ ix, 18 mars
1878, lof. MUI·S., 8 nov. 1817 .

Ibid
3, Livreur, Pacl/u'c sur le dernier
acltett ur , Présentation, Ddlai dcs
payements au. comptant. - Le liVl'OUI'

d'u rI o

m3l'Chnlldl se ,

cncaissel' du

qui doit

r écepti onnai l'c

&lt;lU

moyen do la fncturo l'em ise pal' Ic
del:niel' ve ndeu!' de ln fi lière, n'cst
pas en l'elard, ni, pal' suile, en ra,nl e, lorsq u'il sc présente pOUl: f[lll',C
cet enca isse me nt dans Ic dél" Iiablt:1C1 des p::lyclllents :lU com'p~ant.
- Si donc:J ce momcn t 10 di.!IJltCtII'
cst il1 ::;o" ':\IJlo, 10 11\'!' uul' pout excl'-

CIJI' son ncti on cont rc son acheleul',
celui -ci con tl'e :;o n so ~ ::;-uch etcur,
el ain si jusqu'au dUl'ntCI' \'endeul',
qui doiL soul !:&gt;~pporlc1'l ' in::;olv&lt;llJi ­
ht du l'é,'cp tlOn nai l'c. - Mat':;.,
I l et I? dél,,;, 'PSi7 . - e.'~ni qucl
c Il eg is. - Iloul'c c. Suvo l'nln GI''':
nie\'.,., . . ... " ....... ,. ' 1- /1:&gt;

4,

D;HlS les mOlllos ci rconstances, le
livrcu r n'csl )las en f.Hl le eL ne
pOI'd pas ses dro iLs enverS son
achetcur diroct pour avoir i.luccpt6
~Iu l'ôcepl ion nail'e un cll cqll e cn
pa ye lllelll. Si donc le chèquè
n'est pas pay é, Ic li vreur es t l'eceva lJlè fi l'ecoul'ÎI' conlrc ::.on achcleul' dil'oct en pn ye lllcll l de lu l';I Cwc. - M,,., .. 17 dec. 1877. Ibid

5, Filière, Prix payé pm: le n1ceptionnaire, Dinë rc1lCc , ,.Action cie ,chaque
partie coutl'C ce/ut at'e~ qUI elle a
trait!;. - Uans \t' cas ou une Illrlrchancli se a Cll' li\'l'co par !i lil!l'e,

c'e~t-:l-dil'c a un autre qU'~1 Ir :1Ch~ ...

3S

inlerl'ompuo jusqu'à l'hclIl'C de la
suspension du tl':lvail . - L::t hVl'ai·
son ainsi commencée; doit êlre COIltinu ée des le Icn Jem ain, et le vendem'qui reru~e de la contin uer, encOll l' tla l'ésiliation avec dommagesi ntérêls, - Lorsquc l'nchelcul',
~lyaul dté le vendeu r' en l'cmph.l ccment, co nclut ensuite à la résiliation ;lvec dommages-i ntérêts, ces
dommages- intérêt::; doivent êll'e
reglés SUI' le CO urS dll j ou I' de la
prclllic l'e citatlOll, et non du j ou I'
des co nclusions nouvelle::; . - C.
d' Ai x, ~6jllil. 1877 . - Ralf. de la
Médit. c . Adam00·.. . .... 1- 103

1, Délai expiré, Sommation de livrer.
Bemise d'ordres de livraison le lendemain ;)oil', - Le vendeul' d' une
I1Wl'chandise à Iivl'el' d:lIls le coul'ant d'un Illois delcrminé, qui , dans
l'un des pl'emim's j OUl'S du mois

suivan t, J'ceoiL une sommation Lle
faire la liv/'flison immédiatement,
accumplit sllffi::.allllllc nt son obl igalion en présentanl à son achtleUl',
le len demain ::;O il', dos oI'&lt;lI'I::s de
li\'I':Jison pOUl' 1:.1 quanlité vendue,
encol'e bien que l'heul'c soi L tl'Op

teu" dll'ocL du li vl'eu l', eloillc pl'IX
a éLé directcmcn t Jlayé pfll' le l'~­
ceptionn:1i l'c fIU livl'twl', ~ h:I~IUC
vencleur, cn cas de \)al:)::;o"Il u cl ac:
tiùn, pOU l' ln oill'el' cllce qUI peuL lUI
avanc6c pOlll' que l'acheteur puisse
l'cvcnil', qu'il PenCollll'e de ~~ n
rn Omo commence!' la l'éception Illaachetelll' dlre cL SeU lellH.:IlI , el l'éCltél'idle le môme jOll l'. - C. d' Aix,
pl'oquelllcnt, chaq ue uclleleU\', cn
2 juin 1877. - - R"nque c. Oli"i01'i.
cas de hflUSSt.., n'a d'action ~lue con1--II 4
tl'cson vcndeul' diI'OCl.-L lIl::;ol\'a8,
Citation
en
résiliatiofl,
Fins
/lOUbUilé clu vencleUl', en cns de hauss6,
vel/es eu vente aux enchères. -- Le
doiLl'ester pOUl' compte do son a~l~f' ­
vendeUl' d'une mal'chandi se qui , il
tcu!' dil'ecL, eomllle l'in s?lvaulhL,é
dMaut p". son acheteur de l'ecede l'ach~ lcul', en ca:) do b~)]5Se, dOit
voir l'a cilé en l'é::;llIallon, est rel'oslel' pOUl' comple d~ son \'e!ld~l1I'
cevablc, lant que la résiliation n'es.t
direct, sans qu'il puisse y ;1\'011' heu
pas expl essement acceplée, a
a l'CCOUI'S conll'e le:) aull't!s l11f;IHmodifiel' sa demande el a conclure
bl'es de la filière. - M"rs , IS déc.
a la von te aux enchères pou!.'
IS??, -Pla l'l'lliol c. Bertl'and, Dauçompll: de \'ach ~lell l' . -- Mars" 1 J
mas d'AlIéon ct synd, Tuy.. J-6~
marS 'I SiS, - HlClulI'(l c. Du ssau,

6, Sommation de l'ercuoir, IMcePfio~l
commencée le dernier jour du delq.l,
Refus de lim'aison le lendemall1,
Resilia/ion prononcée ~olltre le Vlm-

dew'. - LI ~lc hetelll' IllIS on demeure cIe prendl'e li vraiso n Jans le
mois convenu , l'empli L su ffisam men t
son obligalion en s~ pl'éscn tant le
del'niel' jouI' ÙU mOls 1 ct ~n , commençant un e rCceplion parliclle non

,

1--1 30

9 . Produits de l'usine du vendeu~,
, Livraison~ pa rt','cllcs ~'tI~le ou /,re US I ·
IJe Solde eXÎqe dc l USine du. vende~r, - Le j'abl'ic:ml qui :1 ~end~
des lnal'chundiscs de so n USllle a
livret' tl divcrsl}s époques , ne .peuL
excipe l' de ce quc, dans plUSICU l'S

Ii'Vl'fai-sons p:H'tielles l

!'acheteut' 3
J

�VENrE A LlVIIF;R .
consen li il recevoi r des produits
d'u,le :wlro usine, pour le forcer à
r ecevo it' le sc ille clun g l es mêmes
cOl1&lt;htl oos.- 1I ya lieu de déül(h.:r,

3U contl'aire, que la tolérnnce do
racheLsul' dans CBS livl'n iso ns pnr-

a

tit)lIes n'a r ien enlevé
son d l'OIL
de dtwl3 ndcl' le so ld e drmd It:s co nditi ons du marc hé. _. Mars., t5 mai
1878.--Deiss BOUSSOl c. Verm inel...

1- 171

JO. Du. bord ou du nlagasin, Ordre remis le dcrmer jou.',. dIJ délai, Navi-

redans le porl, IlJcepLion.àmesure du.

VENTE PAR NAVIRE DI&lt;S IG É.

VENTE PAil NAVillE OI&lt;SIGNÉ.

VENTE PAR NAV illE M SIGi'iÉ . 35

12. nal/sr e1lviron,' Dommages-nifé_
~él$. - . L? clause environ. ajoulée à
1ÔIlOn ~Il)Ll O H ,de ln quanlité vendue
no dOit avou' aucune applicotion
quand le m~I'cho ne s'exécute pas
dans son C1.llICI:, mais que "in suffi sance de. 11\'I'aISon donne li cu a l'achetcu l' Ide demU!hlet' 1;1 l'ésilia:ion
avcc d om m a gcs -U1l~ l Û l.s. -. En ce
cas , It's domu\ ages-lIll él'èts doi vent

esLinLolrdite par raiL de gue rre. la
, enLe doiL dU'e rési liée. -Co d'Ai x,
15 janv. 1878: -- Fé,'aud d' ii onnorat C. Sccillarl . . . . . .. .
1-90

5. Livraison sans criblage, Droit du
vendenr de {(,ire cnble,'. -- La clause d'une ve nte d~ bl é à livl'c l' p:lI'
navil'e désigne, p OI' Lan t quo I ~ m UI'chandiso sOI'a liVl'ée sa ns crihl~fro,
doi t él l'e con::.idél'ée comme i nsè l'ce
cn f3VOUI' du ve nd eu l'. -- Elle n'colèvu done p ~s à ce denti el' le dl'OIL
de rai/'c C1'llllel' avant livr3ison 113s
blés qU' Il yout om' il' à l'~cho le ul',
si cette opél'alioo lui p:lt'aH tléces sail'c pOUl' les fairo 31'1'ivcr au poid s
convenu. - - Mars ., 21 juin '1878.
-- MoulcL C. noux fil s.. . 1--20;

êtl'e calcul é~ sm' la d ifférence entl'e la ql1alltll6 ti vl'ée et ln quantité
vendue, fi xe ct S,l ns l'rd ueLion , __
M.al's.) 19 sù pL. 'I SïS , -- Simon c .
DUlIl cl' .... , . . . ... , . , ... ' 1 -- ~7 1

débarq uemc,u . -- L e vendeut' (l'une
m:lI'chaod ise à linel' en nUH'ché 13, V, Coul' l age.
ferlll e du uord ou du magasin dans
un délai délel'mille. l'emplit SOIl Vente aux enchères . - V. Vente
Venlc 3 livl'el'.
'
obligatIOn en l'emeUanL à l':wheteur,
le d el'nl~l' jouI' du delai. un Dl'clI'C de liVl'aison su ,' un na vire ac- Vente par n a vire d ésigné.
lu.llumenL dans le po,t. - Vache- l, Guerre, Lieux de prOdtlct1'on inacteu l', muni de cel 01'd,'e 1 n'a le d,'o il
cessibles. Lieux d·ell1.repdt l Absence
de !'CCevoÎl' Qu'au moment not'nUlI
de marchandises. - - En l'égle gé nédu débal'quemenl. et ne peul derale, l e vondeu!' cI'une mal'cbnndise
m::mdel' la 1'6siliatiou su r le motif
~ Ii vl'cl' pm' navire désigné n'est
Ilu C. s'élafl L pt'éscn t0 Cl bOl'd le lenpriS tenu dn hl fau'û ll':lJlSpol'lcl' didemain ch.: ln rE'lllisc do 1\11'dl'c. il
recteme nt uu ItOlI do pl'odliction; i-I
ne lui ft l'ion éLu Iivl'é. -- M;Il's., ~4
peUL se la pl'OClIl'cr d'un lieu d'e DJuin HnS . •-Augiel' el i\leis tl'e c.
trcpùL - En adlllell:lOl quo, l'éciAlicilland. . . .. .....
1- 205
pl'oqucmont , 1I aiL l'obligat ion de
faÎ"c a iJl ~i 10n:hIUO les lieux de
II. Filière, Remplacement . J/Igemcnt
p!'oduclion son t l'enrlu!S inaccessiroulu sut' la demande du dernier
bl es pal' ln S'ncrrc. il eSL délié de
acheteur, Jug ement subséquent, Noceue obl i g:ll ion 10rsql1e Ics circonsmination. de deua; CO!"rtieTs difJétan ces prou\"l'enL qu 'il n'aurait pu
nl/t.~. -- Le jugement qUI, dans une
tI'OU\'C I' d :l ll ~ Irs licux d'enll'epôl un
Olièl'c, ilLilol'Î SC un :lchCLeUI' à se
:lltment suffisant pour l'exéc ulion
!'emplaccl' pOUl' compte du "cndeuI',
de son mal'ché -- :\lal's., '!4 OCL.
cL le l'emplacemen t opél'é en exe18i ;. - Billaud c . JuUinn)'. 1--~ 6
culion de ce jugement, sonL opposables pa l' tout achcteui' pl'éc(:dcnt 2. Epoqw~ du chm'gcmclit seule india son \'cndcul' dit'ecL, lors même
quée, Chargement SUI" tes n " fX de

qu'aucun jugemenllle serail

production, Guerre, Resiliation,-

Ven ll c ntl'j~

LOl' ::.qne, clnlls unc \'cl1te de m3 1'chandises à 11\' 1'0 1' pal' n;h'i l'e il dési:,: nt'I' , il c:)t indiqué, non l'epoq ue
de l'al'I' Îvéc, mnl S ,'ollo ci e l'PII1 bnl'qllcm CI l, on cloi l ndmelt l'c, dans
le Silence des :lCCOI'cI::; SUI' ce p"in t.,

inlercux. - EL dans le cas aù
un jugl'menL i ntel'venu entre les
achetcu l's el vendeul':) précédenb
:llll';lIL comm is pOUl' le ,'emplacemcn l un COl11'tiet' :luLI'e qu e celu i
qu'n design e le jugement rendu en
lête de la filièl'e, le l'emlllnccmcnl
aporé par ce del'rif:'I' n'cn serait pas

moi ns opposable a tOllLes les pm'ties. -- M;lI's., 15 jUil. ISiS. -- Jean
ct Alanc 0, Laugim' . , ... ,. 1 -2~2

3, Arr ivée sans la !Ilal'challdise, Se·
Gond voyage posstble dans lc délai,
/(ésifiaLÏolt, -- Lo vendeur de mm'cbandises il li vrcl' IKII' navil'c il désig nOl', qu i a fn it, cn temps utile, la
désignation d'un n3v il'c, sa ns con dition ni Hl cl1L ion p:lt'Liculi èl'c, ne
pouL sO lllcnÎl' que, 10 dél ai do 1'31'1'ivée él an t enco r e éloigne, son obIi"alioll sc borne à rnil'c trouver la
~ulrch a ncli se à bord dan s lc second
voyage que le nnvi,'e d6 s i~né aUl'a
le lCW I)S d e fail'c rivant l'expil'ati oll
de cc délai. -- Il doit, au contrairc ,
subi l' l a l'osiliation :1Vec domma gesintérêls si le navil'o :ll'l'ive, apl'cs
la désignation, SiJllS avoll' la mal'Ch:1Oct i se, 10l's mème qu'il l'estel'3it
allCOI'C I d 'apl'ès les accol'(\S, un
temps sldl1san t pOUl' uu second
\'oyage, -- Mal's . , 28 mars 1878. --

Tardieu c . Jourdan de Gallic.'.I--145
~, Tonte la murchandi \e atlcwlue

jus-

I/t" «' COI1CttJ"rCllCC de.... . , FtJculté
de pl"o/"ogat'iolt réservée, Réception
partielle après le délai, II dsiliu-t ioll
OU gl'é d~ l'achet eu r. _. Lorsquï l a
été

vendu,

ju squ/à

conûlIl'I'cnce

2~

sept. '1878 . _. Vngl iano C. G,'os.
1--215

6. Epoque du clw1'gem ent fixée, Cha)'·
[Jemen t posterieur, nésifiation, ('our~
de f'fIpoq ue dll cltal"gemcllt. -- Lors·
quc, dans une vcn le de marchandise a Ij\'r el' pal' navire à désignel',
011 a Ox.é l 'o POlIUC où l e chargement
devait sc fnil'o, e~ que lu chargement s'o 't fait poslel'ieul'emenL à
cc dél ai, l'acheteuI' 3 10 clroit, en
demundanl la résiliatioo, dc fail'e
]'ôglel' 13 diflel'CIH.:C, soit au co urs
du jour do l'al'l'ivée, soit au CO UI'S
du j ouI' ou le cha rgemen t devait
êLre ell'ccLu6. _. Mors. , 7 ,o~t 1818 .
- Milli:lll cL Tol'llozy e. Ralli SclliHzzi Cl AI'genti .... , ... .. ' I-·2!t'l

de . . .. , tou les los ll1al'0h:lOdises que

l e vendeu l' rccevl'fl clnns lino pè - 7. Chargement sUl'le lJont, Faute, Jet
à. la mer, Remplacement aux trai.s
l'Iode dé tel'1ll1l1éc, faculté à l'achedu vendem', -- L'acheteur d'une
leu\' de pl'oro ge!' une ou plu s ~ e ll l's
marchandise à livrer pal' navi l'e
fois si l a lOLnl i lé n'est p3S lIv('ée
désigné n'est tenu de co urir que
dons l e déla i li xé, la pl'Ol'oga tion a
les l'isques 0l'Jinail'e3 eL prévus de
lieu de [Jlcin droit. pfll' le silencc de
la navigalion. - - rai' suite, son \'enl'achetaul', ct celu l·ci conservc le
dou!' est cn faute si, sans son audl'oit de mn in Leni l' le 1I: 31'C116 tant
lOl'isaLion, Il chm'se la mal'challdise
qu 'il le ju ge convcnable ou de. le
SUI' le pont 10l's'lue Ic vOy:lge es t
ré Sili er a sa \'olonl~.-- L a l'éceptlon
au lon g eoul's ou au gl'3nd. cabl?l::l d'une pal'lio cie la III afchflllClise.
çe . -- Si don c ln mm'cn:mdlse vient
opél'oe pal' lUi après l'e xpil'ntion du

délai pl'imil ivctllcnL Ox6, n't'.:;t pas
lm c n ~a~Clllcnt de sn p~ll'l de pl'O-

n èl,·c jetée 11 l'Ille ,' pOUl' le saluL

duction, -

qU"il peu l exel'cel' quand bon lui
semble. -- i\t~H'S., 25 flvl'il 'I R7S, -

commun, le \'cndolll' Il est pas.delle
pal' l a de l'obliga ti on de IlvrCl',
et doi~ subit' I~ t'clIlplal;cmcnt avec
dOIllUl3tYos-intérèls. ~ - Mal's., t) 30ûL
'1818 . -~ B CI'n c:x Bout'gogno c. 130uva,'d .. .. ........ " ... " 1 --~16

dan s un o locnlit.é où ln navi[Znti on

'l'i,n c. 1 Ja cquemct eL I\ichard .eL
i'icohl1ctês eL Mout on. .. . .. 1--1 04

8. Chargement à faire d(lns tel mois,

que I/em bal'quemcnl devait avoir
lieu ::;n l' Ic::'i lieux mailles de pro-

Si donc les pOI' l .. l'embnl'qt1 emcnt ai nsi entendus son t

l'ogew ju~qu'&lt;I livl'üi so ll de la qU;lI~ ­
li té tOlalo, mais lai sse , au contl'aIre intact son dl'oit de l'ésiliation,

�Priv Uégc dIJ fa Douane. -

j)!signatiun antérieure, Na vit'/:! cli a/'-

Ir ge dl- 1 ~ ,\t1 l1l in \.s tr a ti o n des dou a-

bilit! .• Le vend eur d'une mal'·
L'l1 3ndisc :l li vrel' pal' navi ro :i tlési!l'net' qui doiL èLl'e char gé d:ms tel
Illois cJ éto:minc, peu t valablcmOlH
désisncr a SOIl :lCh ClCUI': dès le
mois prêcédoll l, le n:H'il',J qu'il on tt' ntl alfectCl' à l'exocullOll du mal'-

avoir été ell réali té chargé /.J ans le.

ous, ou. de ln cau l ion subrogee à
scs dr oits pal' le p;lvemcll L ne prime cel ui du [lOI'lCUI' 'du w ar'l'ant Sur
une IntH'èhalldi::;l: ci dposéc dans un
m a~ns ill ~c n l-\ ['ul, qtl ' ~lIlali t qu' i l
s'a ~i t des dl'oiLs de douane specia1" lIle11 1 dus p:1I' 1.1 m;lt'eh:mdise \Val'1·' ll1 l l; lJ. (Al'l, H de ln l oi du 28 mai
1858) .-- D:l ns 10 cas, au èOlltl'a i re,
olt I ~!:i rl l'ùilS ÙLl S so nl l'olatifs ~ d' &lt;lULl'IJS l1l:ll'ùhan(/ ises , le Pl'ivilege du
pOrl eu[' du W;l I'I';mL doit pt' Îm el' ce-

mois pl'ccédl' nt, eL ch,u'gé (r Uil e

lui de 1:1 Oouaoc . - - TI' . civ.

m ~I1' c h al1 (h se

~g

che. _. Pn r suit o, celle d6signallon

d'ulIO qU:1JHé ditlëren-

te, le vend oll!' ne peuL fHi t'O cO llsidél'el' la désignation comlll e f.tÏ ta
par er re ur eLen substÎl tlel' une nou velle.• - L'acheteul' 3, nu cO ll trai l'e.
le droit de ::;'cn teoil' a la désignation fai Ld, el de resillel' le marché,
J'aute pur clIo d'eu l'empli l' los t: OI1 ditions. -- Mal's. , 15 oct. ISiS -Amsinck c. AI'IHl.url, ..... ' . 1·-28 4
9. EL il en sel'ait ain si, même au
cns Où l ' a c h c l~ u t,, r n ]'ecevnnt la
désignation, aUl':.l il déclu l'é qu 'il nc
l'acceptait qu'autant quu la ma l'chandlse sel'ail emlJal'quéc dans le
coul'unl du Illois ind iqué. - - ..-\m-

si nck c. G:wLiel'. . . . .

lb1'd

Vice propre . - l'. Ass . nUI'i l .
Vol. - l' . EIT. de com.

no\'. 18'i7 . -

)13 1'5 ,

Mal'tinengo c. Ma-

zuo dc SaUl t-Genes t el les Docli:s .
lI-n2
~.

EndosstJlMn t lion lrallscl'it S /l1' lcs
" ~g isl !·es .- En :lclmettanl que l'endossement du w arrant Sé prll' ~ du

récé p iss~ ne fut valabl e ct opposablù :l UX lier s qu Jnu t,mt qu' il aurai t
été ll':lIlSCl'Îl Sil l' les l'egistl'cli du
m:lg:lsi n génél'i.ll , conrorm ément à
1':1I'1. 5 § 3 de lil loi du ?S mai 1358,
il n'cn es t pn s de même de l'cndos,se m e n t du ré.!épi::;sé , p OLII' la ' 'i.llici i l.é dtlf [uel la datc seule suffit.
- En co nsoque nec, 10l'sql1C le porLeUI' du W 3 1'I'a n L l'est au s ~;i du récépissé , il peut eXCl'ce l' tous les dl'oits
èt pl'i vi léges !'ésul lnnt ci e son ti tre,
mème en l'absence de tran scl'Î plion de l'endossemen t du Wal' l'&lt;l nt.

Ibid

Warrant.
1. Récépisse, Priv ilége du porteur.

3. V. Foillile.

TABLE ALPHABÉTIQUE
Des Noms des Parties
N. Il - Lo chi l[l'e l'omlin dési gne la par ti!), ot Ic chi /rl'c (ll'J.l)(~ hl page ,

Pa rt. Pag .

Accolas. . . . . . . . . . . . . . . . . . Il . 220
.l d,molT. . . . .. . . . ... . . . . 1. 103
Agclaslo Cl ms. . . . . . . . . . . . 1. \ ~5
Ager u p PelOl'sen Cl C· . . . . . . Il . 8\

Pa.l't , Pilg.\lI ard . . . . . .....• , . . . . . . . . 1.
7
JI lIeman d . . . . . . . . . . . . . . . .. 1 200
Almag ia Cl C' . . . . . . . . . . . .
1. '/77
A I ~et· nhe .. . . . . .. . .. . . . . .
1. 1 8~

Parl.Pag .

Purt , Pag.

Le privi-

ge d~tns le mo i,' p,.rcMent, Irrévoca-

l'CUI. Cl doi t êtl'o ncco ptéc p31' j'nchetour comillo il'I'évocnble. - ' Si
cl OIiC te n:wil'o d ds i~né sc Ll'ouve

37

TAR I, g ALI'IIA UÊTl QUE h ES NOJIS IJ ~S PARTIE S.

WARRANT.

W. \HBA~T.

36

Caillol r,'ères. .. . . . . . . . .... 1.
Caillol Cl S,inl-PlOl"I"c. . . .
1.
Cali .. .. . . ....... .. . ... . "
Camau . ... . .. . . . . .. ... . . . 1
C:l prh::vilh.: .. . .. . .. . .. .... l.
Ca l'nma nos .. .. . . . " . . . .. •. 1.

.I !lI,'bcrl. . . . ... ..... .

1. 86
A1lIicll . ... ' .... , . .. . ..... II. 126
Amigud fil s .
. . . . .. .. 1. 199
AlI\ SLnül, ct C· . . . , . , . . " . . 1. 28'1
.I I'd;'sUIl . . . . . . . .
1. 160
.\ l'n:wd . ... . . ... . , . .. .. 1. ! 8~
ill'nolld Cl C' . . . . . . .. . .. . .. 1. 284
.\ l'lli1Udo . . . . ......... .. . .
1 ~ OO
t\ ,'ll ouH n \':lp~ i ûl' . . . . . .. , . . Il . I SI

Ca,'cassonne .. . . .. . . " . .. ,
G:htol'&lt;l nÎ .. . . . . . .. . . . . . ...

Cau voL CLC· . . . . . . . . . . . . . .

1SSOllall.. .. .. .. . .. . . .... 1. n3
A 'iSl1 J'C UI',s . . . , . . 1. 'lU. !19. 5i. ï7
I II'. 12;' . Ill'i. 17 5
'100. '20 4. 211. ~ 11 7
Il 3. 19 . 50 . /13
·, 35. 1'18 . 153. ·160
1711. 117. 101;' ~n
.\ ubcrL . . . . . . . . .. . . . .. .. . 1. 23 1
.\ u ~ i c r

cL Mei strc . . . . . ... . .
.\ v'gnon . ..

B:H'L1Je. . , . . . .... .

..

Ua sS(IL . . . . . • . . . • . , .. ..

. . . , ... . . , .. . ..
Becq uet. . . . . . .

B ~ c ~ hl' é.

B iJ l' , 131' 1 •. . ... . .. . . . . . . .

Ilermll"l l (sy ndi.: de) . . . ... .

Bou l'gognu eL C~ . .
HCl'tl'a nd .... .. .. , .. . . . . , ,
B t.H 'll e X

B \'l l';Jncl ct Uèl· gU . .
Bill:\lIù ain e. . . . . . . .
Bill et. . . . . . . . . . . . . . . . . •. . •
Billion eLOsel·. . . . . .. . .. .
Blanc . ... .. . .. . .. . . . . .
Bla nc cl t:' . . . . . . ...... . .
Bla nchOlI el pus t. . . . . ,. . . .
Bonl'oi, in
. . ... . , . . . . .
Bollcnlili l . . . . . . . . . . . .. . .

1. '!O j
1. 56

C:1Zaôntrc frèl·cs. .. ,. . . . . ..

23\
106
Hl
91

1:W
27:)
5~)

1.

1. 98
1. ~ 1
1. I OU

l:ezrtrd .. . ......... . . . . . JI .
Chalier" "cl . . . .. .
Il .
Chai, ~I'V" " el C· .. ...... II.
(: h,,", iel· Cl Sehei" lel· .. ..... Il
Ch emi ns dl: fOi' .. . 1. 1'1. 10 1.

/11

~3 4

131
218
106

186. 230. 279
Il . 1'!. 9, 1lI3 18'_
Chc"s:io n

n ev~ u

194. ~ 1 8
. .. . .... . .

1.

~ 50

Cloicl eLCos,,, . . . . . . ..... . 1. 1\1.
1. IgO Co lombo cl Teissè l'c .. . " .. 1. IOU
Collell01i. . . . . . . . . . . . . . .. 1. 1 9~
Il1.. " "
C' d'assU\';}I)CCS génér:lles, . , Il . 10r;
ü' des Docks, .. . ... .. . . . . . Il . 9·&lt;
Il .
131
1.
C' 1" S:&gt;lul (sy ucl de ,, ).. .
1. ~ 0 9
1.
i . -? Hi C· 1'I'ansa tlaotiq uc . .. , .... Il . IGO
'1,';
, . Gi
151 COlllpL d'esc de Pt.ll'Ïs . . ... II. 3l
Campt. tI ·esl!. li ' An gou lême. Il . 120
1 Ii i Con(I:l1nin F l'il s~h Cl Co.
1. 21Ü
1. ~ lj
, . 218
Conte
..
.
..
.
...
.
.
.
'!lili
1.
II. 18 1
.)
Il
COl'dlÜI'
pèl'c
cL
fil
s.
.
.
.
"
.
'.
5
COllcclo n l'rères .. .. . .... , . , 1.
1. !I ~ Coul'lois. . ... . ... . , . .. . .. .
45
, . '1', '1 CoU/otOl cL C· .. . .... . . . . .. . "1.. 80
Il . 1 j'~ Cov:Jecvlch (liq. du) ... . .
1. '!i O
Il . 180
1. 2,3
Co\'id
i5,
.
..
.
......
'
.
.
.
39
"
Cl'éd
il
agri.
..
cole
.
.
..
.
.
.
.
" . 90
_~ . 268

UO ll cal'l .... . . . , . . .. , , . . . '
Bou lon (l'c uve) ... . . . 1. ., ,,, .
Bounin fl'ères. , . . . ....... ' 1.
BOUI'50n. . .. , . . ...... . . . . I l .

l Sï

~ 17
4~
279 C,.tig ul· Hey (sy nd . de) . . . . 1.
C,.epel .... . . . . . . . .. . . . . . . l. 1!l'.}

90
Il .
IS' ClIn'eL ... . .. . . . . , . . .. .. •
1.
2!d3
BOl1vrll'd ....... • . · • · ·•· .
1. 67 Dahda" . . . . . . . . . . . . . .. .. 1.
Il l'émonc\ . . . . . ... . . . .... .
1.
Bri rrn :lSllU i . . ' ..... . . .... . 1. 169 Dall apolta . . . ... . . .
1.
Dnu
m:.ls
d'
Alléon
..
.
1.
?
48
Bri ogu icr . . . , . ..... . . ' . . . . .
Oucamp .. . .... . ... . . , .. . 1.
,
.
151
Bl'ou sseL eL G'1I'0ulte .. . ... ,
1. 45 DeSlnil'lj ......... .. .. • · .. Il .
Hl'uniquel et C· . . . . . ..... '

Budill nn , . . . . .

. . ' .. . . . .

1. 2i 7

Dusch eL C~ . . . . .... . •. ... . Il . I:JI

BuloL . . . . .. . . . ... .••. ..
Caillel. ...... . ' . .. . . ' . ' . .

".

9

2'2\.1

'! 16
1 /j'i'

6&lt;~

,.1

139
Dciss 130nssoL et C~ . . . .. . 1. '"
Dcllll::ls .. . . . .. ..... . • . . .. . Il . ·133
DClll cs ll·c .... .. .. , . . .... . . 1. 8ï
DepouziOl' . . . . . • . . . . .. . . . 1. '!30
I~
Deslandes .. .. . . . , ... .. .. . Il

�38

Part.Pag
Dhuy . .. .. ......... . ... _. 1. 32
Diuner el C' .. .. .. .. . .. .. . 1. 211
Dreyru $ ......... .. .. . 1 200. 226
Il . 22 1
DI'Jche Robin ct C' . . . . . . .. 1. 232
Duclaux.. .... . .. .. .. . . . . .. Il.
6

Dupont ...... . .... , . . .... . lI.
Duran. ..................

J)ussau ei C· . . . ........ . . '

17
59
1. 25
13U

1.

Graille.. .... .... . .. ... . 1.
GI'anger .. . . " .. . .. . . . . . .. Il .
G,ogoil·e .. . .... ......... 1.
GI·l pal'lS........ ......... 1.
CI'OS eL C· .... .. .. ... ... . 1.
Guél·a rd . . .. . ........... . 1.
Guér i n.... . ........... ' .. 1.
Guol'ln fil s ........ .. .•... 1.
Cu clrlll ( vouvo) ... . ..• . . . Il .
Guillet. . .. ... . .... .. ... Il .

23~

228
22 1

275
59
85
22 1
26
29

HUI·el. ... ' .............. . H . 1.)]
lI ul'el 01 C· . . ....... . .... . Il . 153
lI urlaborde (d') .. .. . ... . . . . 1. 101

1.
136.
FI'omenL.. .. .. . ........ ... 1.

68
;7

68
lI olzmann . ..... .. " ..... . Il. 45
lI oms. ' . ' ... .. ....... , . . . 1. 208

Mal' ti nengo de Novack . . . .. Il . ~l'l
Malal':lZi',O ....... . .. ..... 1. 39
Ma th eron .. .. .... .. ... .. .. 1. 132
M, url"s (s yod . de) .. .. .. ... Il. 120

10101' fl'èl'es cL Lcenh,u'dt .. . 1. 2'1 9
I lI llocelll . .... . , . . .. . . .. . . 1.
7
Issc l't ........ . .... , .... . H. 1:3:3

Jaequemel CL RicllOl'll. . . . . 1. J54
Jaski .. . . ....... . ....... . 1. '22
.I ean CL Blanc .... ' .. ' ...• 1. 2'n
25 1 Jonquet .. . ....... . .. . . . . 1. -[47
137 .J ourd:lIl de Ganicc.
1. 1n
198
!J5
2n Julliany pèl'e eL fil s
1. 'lG
22
'166 f( eighley Maxsted CL C· .. . .. II. Id
168 Kunl z.. . ..... .. . .. .. .. 1. 4n

Gabelia .. .. ... ". . . . . . • . . . 1. 270
Galby .. .. .. .. .. .. ....... 1. 282
GalLlel' . '. . . .. . . . . . . . . . . . . 1 n4
G.merre (veuve).. . . . . . . . .• 1. 55
Gal·ib"ldi.. ... ....... .. . 1. 200
'126
Garmer .. .. .. .. . .. ... .. . 1. 163
Gaslaldi . ... ... .. . ...... "
1 1O ~
Gautie)' ....... . .. • ' . . . .. J. 284
Georgiadès .. . . . . . . . .. . . .. 1. 13ti
Germain 1IC1'manos (synd .de) Il 168
GévorL. M.houd eau eL RaI'mond ..... ..... .. . : .. Il . 194
Ghirlanda ........... " .. . Il.
3
GiffandeL cL C' .... .. . .. ... 1. '173
Gllo" x .. .... .... .... .... 1. J63
GII·ard .... .. .............. 1. 277
Gonnet fr;'res . .. .. • . ... . .
1 '151
Con zalès .. .. .. .. .. .. .... 1. 194

Lac:unp:1gnc. ...... .. . .. Il .
Lacham p. . . . . ... ... .. . . . 1.
L.colLe fl'èl'es (' ynd .de). ... 1.
Laffite.. .. , ... . ..... . ... JI .
Laroret Si e"cld ng et C·. . . . 1.

2~1)

'!: ,

n2
'.?1~'
3~1

77
Larol'gue Desmanglcs . . . .. . Il . ~!J
LageL '. . . . . . . . . . . . . . . .. . 1. :-,1;
Langel' Cl C' ............ . Il . 1f&gt;'
L.ngslalf, Ehl'elllbel'g el PolI.k . .... . ........ . .. . Il. I U,~
Laugicl' . . '. . .. ., .. . .... . 1. ".!'l:!
Lcb lond ................ .. 1. ~37
Ledg3i' eL Hornby . ' ..... . 1.
Lee . . .. .. . . .......... . . t. tG/;
Legal . '. ' . . ..
' .. ' ... . Il 23i
Legr.s .... ... . .. ........ . 11 . j ill:
Le lIégal'aL ('ynd. dG)'. ... . . Il . !I~
LemOiN (synd . de). . . . .. .' I l. t19

2n

Oli vier . .. . .. ' . . .. . . . .. . .. 1.
OIil'iel·i... ............... 1.
OlilVicI' cl Viviallcl ......... 1.
Ol'bi goy eL FausLin (d') . . " Il
Oul·y....... . .... .. . .. .... 1.

244

H4
24 7

2G
148

1. 254
1. 32 1', lanc. ';aslClIa eL C". .. . . . J. t 53
Il . 237 P,olini .. . ... . ........•. 1. 190
1. 100 P'lI'ioL. '. , . . . . .. . . . . . . . .. J. ~3
II. 80 Pcelat Mllnclel· . .. .. . .••. . .. 1. I SI
50
Il . 20ï Pcd "'I',eu" eL C· .. . .. .. .... Il
1. 74 Peno:&gt;u .. . .. ... ......... Il . 10&amp;
67. 1',9 Pli.lgniol. . . ....... . . . . , .. ' 1. 6~
Il . n 'J Pons.... .... . .. .... ...... 1. 120
Ma ,'li n rrèl·es . ..... . .. .... J. 'J31 Possel nISl de).... . ....... 1. J53

Il . OB
1.
1.
lI.
1.

J'tar L Pag.

Nicole S,lvaLol·. . . . . . . . . . .. 1. 159
Nol1l. .. ........... . ... .. 11. 15
NOll Îs. . . .. . . . . . . . . . . . . . . . 1 87
Novella .. .. . . ' . . ...... ... 1. 68

M,cI_er er . .. . . . . . .
Madicl·.. .. ... ..... . ... .
M. h" (synd. clo). '" . . • . ' ..
MaIl3l·d .. .. .... . .. . . .. ...
Mal'igaux.... .. ........
Marine (lai . .. .... . ... .
Marlel et Cillehn.. .. ..... .
Mal'!in ........ . ........ 1.

2n

F.bre ........ . . . .... '.
Fabl'e (veuve) . ... ... . .. . .
Fabre et C' . . ... .. ..... . ..

1. 239
Il . 18&lt;\

1.0 Roy..... ... ....
Il. 39
Lolh briJgo (synd . do) ...... II. 35
LevlO .. .... . . ....... . ... ' 1. 73
Lewis.... .... ......
Il . '19
Li ons ....... .... . ....... 1. 192
Londes .. .. . ...... ..... . Il 196
Lond on BI·ighlon . . ...... . . Il. :35
leolirdoalllL ... .. .... . ...
1.
9
Luce.. . .... .. .... ... ... .. 1. 17

'199

Hagar . . ...... ...... " ,. . Il .
Hcl bin .......... . . .... . 1.
Helll'Ley . . ...... , ....... . Il .
HeYI·iès ........ . ........ .. 1.

Faud oas (de) . .. . ' .. ' . .... .
Fel'aud d Uon noral ...... . .
li'C1'gusSOll . . . .... . ....... .
Fi lhol ..... . ... . . . .. .. . .. .
Fouesncl. . ........ , ...... .
Fouqu e. Boggel'o ct F'ombel'Leaux . . . . . . . . . . . . . ..
Pr.i ssineL eL C'. .. . .. . .. ...
Fra nque ..................
~' I'a L elii Lévy. . . .. . . . . . . ...
Frisc h eL Budd . .. .. , . . .. ..

Part. Png.

Pt\l't . Pag.

Enregistrement . ....... .. , Il 106
ESlelin ...... . .......... . , 1. 29
Elchevel'I')' .. . . .. .. . . . . .. .. Il . 50
11-\
Eusl aLbopulos eL C' .. .. .. .. 1. 214
1. 44
1. 68
1. 183
19\
1. 263
1. 90

99

fA.ULE \L I'IIA8KTIQoe OE S NOUS URS I·AI ~T I r.S.

TABLE ~J . PHA8ETIQUB DES NOliS DES l'AnTIES.

•.

Posles ............. . ..... II.

9

7
Hall'ILu . ......... .. .. .. II .
RalloL (synd. do) .... . . , . ' I l. 32
Maulllu s.. . . . .... .... . . .
1. 26 1 Ri.lcinc CL fils . .... . . .. ... . . 1. 168
Il. SI
Mau ri n. . ' .. .... . .. .. .. . .. 1. 128 Radcnnc .. ..... . . .
Mazel. ................... 1. 1; 1 R:ldigois ...... , . ... ... . , . I l. '/48
1. 103
Mazel .. ..........
1. 282 Rail'. cl e la Méd. . ... . '"
ôl azll c de Sl-Genest. . . .
Il . 92 Rnl li Schilizzi CL Argcnli ... . J. 2!12
Mnzei.. .. .. . .. . .. . .. .. 1. J 86 Ranqno . . .. .. ........... . 1. 45
1111
Menn equln .......... .... . Il . J91
1.
24
Raoli
lL
(d"')
..
.
.
.
.......
.
..
Mel'zoul\: Zel1lah .' .. . .... 1. 711
1. 111~
Messageri es ... . . . .. , .. ... 1. '13Q Rebolii. .......... .
115
219 . 239 . 263 Regis alné oL C' .... .. . . .. . 1. 2,,(8
II. 6
II. 1 3~
Michel ...... .. .. ... .. .. ... I. -IH Heynaud. . .. . . . . . • . ..... 1. 14
II. '18 HillouleL .... . ...... . . . ' .' .
l. 100
Michel eL fil s.. . .. . .. . .. .. . 11 . ?U1 Ricard . . ........ ' ...... . l. 130
Hi!;h:ll'Cl
.
.
.
..
..
.....
.
.
...
.
Miller .. :.... .... .. .. . ... 1. '108
J. 3ï
Milliau el Tem ezy . . . . . . . . . 1. 37 llicllni'd Ols alné .... . . ' .. . .
83
83. ~42
l. 169
Mil'c Gallois. . . .. . . . . . . . . 11. ~ï n icoux . . , .......... . . . . " 1. 'J ~3
Manié ... ... . .. ,......... J. ~~ 1 Hij.!nml .. ..... . ......... '. 1. tll2
Monln naro. .. .... ........ 1. 21)4 Hulli n (d'Ille) ...... ... .. . . · 1. 39
MOI'nl\'.. . .. . . . .. . . .. . .. .. I I. 1~ g H.odocanachi . . . . . . . . . . .. . 1. 13',
MOI'CI'i .. . .. .. . .......... 1. IIla H. osi!.! !" .. . . .... . .. •• ••... . ' 1. 181
MOI'Leau . ... . ......... . .. il.. li Hoslan. ' .......... . . . , .. . J. 2 11
Mossé et V (synd. dei . .. ' .. !. I .'I ~ HOllge t. .... ' . . . . , . . , . . . . . Il . 3~
Moulin .... . '"
... , . . ' Il .
~) HUlI lleL ..... .. . ..... .. . 1. 115
MO tll'el . .. . .. .
L H-? HOlll'l! ...... ···. · · .
Il . 4-1
MoulûL. .'
.. .. . . .. ..
1. 207 Rou 5~nnnc Cl Michaclsc n . . . 1. 6 1
R Olls ~ i n (tlf\ \ll ~). .. . . . .... .
J.
n
Nieol, ïd ès CL MOlllon . . .. .. 1. 154 RouSLan cL Sa\cnavo . . . ... . 1. '207
Roux fil :; . . . . . . . . . . . . . . . .
Nicolas........ .. ... .. .. . 1. 266

�40

nOLE \ lI'HABliTIQU&amp; b ES NOMS DES

"'\R1' I ~S.

Part . Pllg .

Pa rt .Pag .

HOla n .... . . . '. . . . .. . . . . . .
Hubalt ino Cl C· . . ' . ' .. ' ... '

70 Th omnssin .. . ' . .. ' . ..
1. 2 17
1. 4V Tho nflSS 1l1 (~ y ll d . dt:) . .. .. Il . 15
11 :1 Tl,II1 .. . . . . . . . _.. , .... .. . ' 1. 15'1

Saba.. .. .. .. .. .. .. . .. . .. .

1. 197
!. '250
l. nI

S3I\':l 10 I' .• . ... '. . • •• . •• . . .

1.

Salllal &lt;1 C' .. ..........
Sadin . . . . . . . .. . ..... . . ... Il .

L. 45
l. 134
1. 200

1. I:.?B

Scchial'i. . . . . .. . . . . .. . . . .

1.

90

Shonon cL C· ... . .... '. . . .. 1. 23
~ i t1l o n.. .. .. . .... .. ...... 1. ~09
27 1

SOI·el . .... ..... . .. . . . ...
SOl'cnse ll.. .... . .. ..

Stea m Shi p Na\'. Comp . . ' . '

Slcven ~O fl VCi'mel'hen t el C~ .
Slo·,ker Goldsm ilh el C '. '

üd o Schl'ador cl V .. .. ....

1. 17:l

Î

Savon fI'èl'cs .. . .. . . . . -,.
S:J "ol'n in GI'&lt;l niel'. . . . . . . . .
Sch lœslng .. ...... .. .....
Scltrœdel' el C·.. ...... .. .

Soc. Générale . . .. .. .. . ....
~ OC . Mal·seillaise. . .. . . . ...
Soc. ~ l-And l·c w ...... ....
SOl;. des TI'an s p. Jll m'il .. . .

Ttl p m ~ln n . . . . .. .. . . . . .. , . . i l. '1~ t)
f Ul'lIlnnn cL P:.I l'dia c ..... .. . JI. 232

Va gliano .. . . . . . . .... • .. . . 1. 2iô
Vaï:::.sc.. . . .. . .. . ... . ... . . 1. 34
Va l. .. .. .. .... .... . .... . 1.
ô
Vall in. ' .. .. .. . .... .. .. .. . II. 29
Verdi er

V c rmin ~ k'

1 '164

. . . .. . . . .. . . . . . l' '10
. .. ..... ..
1. . 19;
237. ~38 .
I I. 99: Vézian cousin. . . .. . . . . . . J. 130
( . 1 3~ l Via n .. .. . . .. .. .. .. ..... 1. 209
1. 71 Vla l'd .. .. .... .. .. . .. ..... Il . Ji&gt;
J. l î Vigoll l'enx cL GucH.ta n . .. .. 1 85
If . IS16' \ï llelllsens .. ... .... ...... II. 211
1' .' Q_ I ~1 VOl::lld .. .. ' .....
1. l ï5

ïos."0

~I

1. ~6 1

1. 159

TandollnoL eL rl'el'es . .. .. . . .. I L ~U

123 . tH

T' nnougi.. .. .. .. .. ... .... l. 256
Tan licu . . . ... . '. .. . ..... l. 14 5
Tay el C' (s ynd . de) .. .. .... 1. 62
Ta ylol·.. .. .. .. .. .. .
1. ~3S
:1::',)'lo.l" Norm and l'a l'lIer el C' 1. ns
J e ISSl'1 e . . . . . . ' .. ... ... J. 34

1. :!G8
Weiss ... . ... ... . ... .. , _ J, . 57
\Ve lss el Daniel. .. . . .. . . . . 0. 29
W C!'cl CI' . ... . . .. ... .
1. l ~

" .:lbon el P;:u 'km' . . . . ... . .

Xenos .. . . . . . '.' ..

1.

youn g . ...... .. . ..

r, 30

Zil'io .. . '. . .. .• . . ... . . .

r, 86

F I;:'; li E LA TAnLE DES 1f.\ T IÊnES.

II I

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                    <text>'fABLE ALPHABÉTIOUE
DES MAT IÈRES
CONTENUES DAN S LE 'fOllE I.V II (1810) .
N.B.

La chiO'r o r omain désig ne la pn.r Lio 1 ot le chdrl'c arabe la pag e.

Aban don du navire et du fret .
Nav1'gation postJrieu'/"e à l'a ccident.
Perte, Poursuites commencées) 1ns-

2 . Protesta tion, DUJ)I icite de l'abordëtlr. Cfil l'ch6 le ll'lHlcma ifi 1 Copie
' ·C/Il.l$C (W l'arqIH'1 f(· .surlendem ain.
_ Nu consti tu e pas Ulle pl'otos tnti on 1'1.'~ulière eL co nfol'Ille aux
PI'cscl'iptions de l' fl l'l. IJ 36 G.Con).,
J'c'\ ploit fnit :lU nom de l'ab ol'ué à
l 'cnco n lrQ de l'nbordClIl', cl l'onsl otant qu o le domicile de celui·ci n
élé clwl'cllc tOIlLe la j Oll rnée du
len demnin do \'nb o l'd~ ge, ~ L que,
f:lUlc de [':'I\'oil' lt'ou\'é, ['hui ssie l' :l
j'c mi:; 13 copie nu p~rilu c L le Slll'lüllliemni n. - Si lin ex ploi t parci l
snL l5f,l1t u ln pl'cscl'ipli on do la loi,
qui veut qtlU la protcSl&lt;l lion soiL
fa i te d;l ns les \'il1gt-qu:1 l l'C hcmes,
il nu sa lÎ sl'rlÎl p:1 S :) celle lJui veuL
qu'clUe sail ~igni n ce cbns k: mèmc

lance contradictoire. - L'abandon
du 11:1\111'0 Cl du fl'cL n'est p:1S uno
exception, mai s un mo\'en de lihération qui peut ètrc op'posé en Lout
6LilL de CJ U S~ , c L trllll qu'il ne r ésulte d'aucun :lote qne 1':\I'm:1 LCm'

ya \'oool1c6. - Specinlcme nl, n'es t
pas \'C PU IC avoir renonce Ù ce clroit
l'fi l'Ina toul' qui, I11nlgt'c l'in sl~lI1CC
comm encée contr e lui comme 1' 05)onSa bIC d' un domm :l~c ca usé pn\'
a faute dl; so n c:1pil:1inC,:l l:Ji ssé
SOIl navire co ntinu el' sn l'oule \ CL

!

qui, dnns ce tte in slflOco. :l :1cccplé
UllC expcl'lise , el s'es t pl'èté il un

dclni. - - C. d'Aix, 211 j an\'. 1819.-

débat contradictoil'e. - En co nséqu encc, la per le du lU'I\' ir c fllTIVéc
p",nd:mt l'in sl al1ûo Il O por te :ltlcune
.1Llein te ~llI X cll' oilS de l'fl l'IlWlCUI' :)
cet egnl'd.-'l'I' .COlll.;'\ ::m les, /1 j:lll\'.
1879 . - All ema nd c . Bium. 1I-'1 0ï

Mess. c. C,.ego,.i .... ' ..... 1-- 65

3 . "«peur, J' oi/ier auorclJ par l'ar1'iCr~', Ft' U 110/1 '/Ilolltr6 à l'al,,.ière,

Ab ,l'nce de {mar, TempS calme , Navire immob llt:, Feu , l' CSC1'1 t pOUl' les
IwviJ'l's a" J/touiffagc. - - Dans l e
eas Ol! un Il ~ri l'e ~ éte nhordc en

Abordage.

mer, \n nuit, IKII' l'::l l'l'ièn..\ 1 on ne
peuL fail'c un l'epI'oehe a so n capillécessai'rc.- Le dom mag-c cnusé ;l
taine dt} Il':1\'oi l' pa s monlré un l'cu
un ponton pal' l' ~ntl'l.lpr0 ne U1' llUi
ü s n alTi cl'C pOUl' sig naler sa !J1'él' a lou é, et qui l'emploie au sa uv esellee au Il fl dt'l~ qui ,re nait dCl'l'i èl'c
lagc d' un e ancre CL d' une cha ine,
lui , ceLle lll anœUVI'C ne lui 6t3nL
ne satll'flil éu'c as si milé ::Hl'\ avaimposéc p:1l' :lllCllll l'èg1emenl. - rics causées Jlfll' un flbo l'dagc. On ne peut, non plu s, excipcl' e011L ':1ction du Ill'O pl'Î èl:ÜI'ü on r éparalre lui ci e cc qu e so n Il::t\ÎI'C c lai~
tion dc cC domma~0 n'es t donc pas
momcnt;ln élll cn t pl' O:sqUli immobile
suhordonnée ~l ln sig nifi cati on d'un e
p:w l 'cO'eL du Lemp s, pOUl' lui fai r e
pi'otestation dan s les vin gL-tJuat~ e. .- lln t'~p l'oeh o cie n':J\'oÎl' pa s cu le
heures. -- Mal's . , 7 nov. 1878./ ~ ' 1 fou spécial que les règlemenLs im-

1, POllton, Avm'ie, Protes l atiolt 11011

OLLonnelli c.l'itLol'ino., ... f '
1.

1;--:2'9'

-c

�AGENTllJE CHANGE.

AfFl\ETE~Œ"'T.
navi:e~

pOSllnt aux

qui

SOnl~_:lU

". Cdhlt ~t)upe .. Fin de non-recel'oir.

- Le rait de

couJl~r

\'oloutaircmcn L

un c:)blc a!U:lrr3Ilt •.In naviro nù saurait ètl'u assim il é il un abordage. d
rac~it)n

en

1~I)al'alion

du dommage

t'aus!! pal' Ct) r.lil O'C:"L", pal' suih' ,

Jlas soumiso à la conditioo de raire
~il!'nilit!r lino \Wotc~ta.1I0n dans 1.::5
\'ill~l-quatn.) leUI·C~. - TI'. Com.

Burdeau,. lIjonv.ISi5. -. Mo ·sc .
CouzineL. ... . ............ 1I- ~9
5. F in de non-recevoir. Perte tolalt ,
-

~

3 de ,'arL. 435 C.Com.

:-;'uppliquc aussi bi en au cas de
Ilcftc tot:tle. ÙU n3\'Îr6 abordé qu'au

cu:; d'avnrics parllellcs -- Cass . ,
1800M l 'i' . -- .\Olice e . Tup-

enll:-.Ô nux L!OI'S p:l1' Il:ldnllSSlO1l :1

cononbsemcnt, il l'eSlO l'lJcc\'able
t"t fondé il y ~ubsLit u er l'indica tion
de l'aull'l!, si la première mention
:1 010 faÎle pnL' CI'I'CUI', ct si l a l'CClilicalion c~ l pl'oposoe immédia te·
ment c t ;)\,nllL 1:1 mi so il la voile, cL
:tccompn.~nee de la représen lalion
de I Ous los O\ùmplilires cllI co nnai 'sement ~ I;;:IH~S pm' le ca pitain e.
-- L'n.llh.i lelll' esL sè ulell~ent tenu 1
cn cc cns, dus SUI'e:Wln èS encourues pondant l es ql1elques jours dc
retard qu e cc fa iL a pu illlPOl'tct' :tu
dcp:lI'L du n:wil'C, -- Mnl's" 29 OCl.

tl on CIllIS p::ll' un e CompaC'Tnie
du
c
chomins do fol' éll'angi.wc , nlol's
f1uo, d'un o p rll'l, 10 cn pital social
ou la po rtiun de cc capi t.1 l'OP I'O~
scnt éc pa l' des notions, n';) pa s
" cr S!.... et que, C)'~HttL·C p:1I'1 , celle
admiss ion n'a pas élu &lt;llltol'iséc pUI'
les mini stres des lin::tnces c L des
ll'a"aux 1lt1blics. - l .alolc':f::tIlCO du
mini strc qui a. l:li ssé admettre tille
vflleur' :) ln cotc ollic iell e no saurait
Î\ cc point de vue, l'emplacer uné
:wtor is::llio n form elle. - Ca ss. , 4

1878.-- !lol'ielle c . Boudun et Gib.on . ..................... 1-16

L a On de non-recovoir 1)t'oDon-

cée par le

~,

ASSUI\ANCE MARITIME.

l'un do deux pOI'ts d~ ' ignês a in ..

diqu~ l'un de ces deu\": ports ~U I' 10

lIIùuillu"o.- C. dAri(. 4 re\' .1~,9 .
__ Fabr~ c. Gonzalès ... .. l- ~:U

.\R BITRAGE .

1·. CapiL., FrcL J Yen le par mn",
de:;igno .

la cole .olnl'.lellc de t!lres lI·obliga·

('le

dée . 1877. -Ag .dech.e Loboul'geois .... . .... . ........ '. II - 54

Agrément. V. Venle à Iivl'al'.
Alcool. V. Capit.

bic d':l\':ll'ics eOllllllllllCS dan s l eCJu el
l'aL'l)it l'c ,sans Iwononcer de co nc1amn:1lion fOI'llle ll e, précise le chirfl'u q ue la co n.., ignataÎrc ri o la cal'ga i::wn dniL, pOlU' s:\ co ntL'ihllti on
a 1':II'Ill:lU.HU' du n:w il'c, ct (\ Ûl;J;H'~
qUI! celui-ci lou cllUl'a ccLto SOlHme
dûs mains de cului·la . .... , . . Jbid

Architecte. l'. COlllpOl.

Armateur, V, Ass. IIlnrit, , C:lpiL,
COlllpOL. , Fret, PI'oscl' ip tion.

Arrimage. 1'. Capit. , Corn. ùc
IL'an sp .

A ssemblée générale. V. ociéte.

A ssurance maritime.
1. Naufrage, Dtilaiuem-e /lt J .Autorite
admitu" trative , I)licision disciplinaÎ1'c, - Les décb iuns de l'a uto·

Agent de change.

Algérie, V. Douane ,

1. Delle de jou, Fonds en comple-couTant, CompensatiolJ, AppTobationdu
compte, Comptes suiuants, S,lence.

Allége. V. Ass . m31·it ., Av. com .

1.0 delai do

mcntaLion :\ l'ai so n des distances ,

- - LOI'squ'un :'Igcot de change ,
CI'cnnCler d' un de ses clienls pour
cleLLes de j eu, les co mpense avec
des sO lllmes appartenanL ..\ ce deL'nicI' eL llU'il :'1 en comptc-co uranL 1

monn ............. .... . 11-33

3

1. Ju gement, Date, Preuve co ntraire .

l' ÎLe fldmi ni sll'a ll\'c , Slaluanl disc[pli n::1iremClll ;1 l '('g;lI'rl d'un cn pitai no
qui a raiLnallrl':ll-{C, ne liulll cn;lUClI ll
cas les Tl'i lJtln:lux Î1l\'c ... tis de la
que stion de d"l flissumonl, 1l1l~1Il0
f]lI:lnd c'Os L h~ cnp itaÎrlè qui esL
l'assut'(,, - Mnl':)" i nov , ISiS. POI'ta l c, A ss. , "., . , ' ",. 1-25

Action publique .

l'approhation don nec pOl' le elicoL
au Cllmptc·colu'nnt indiquant celte
Opél'3lion lui conrere l e carartol'e

- I.e jugement al'bitl'al raiL foi dlJ
sa dato jUS&lt;luJ:1 prouve co nlt'i1if'O,-

2. E fli:ls dIt capita ine , Ol/jets pOIMJant

Failli, J, ...~t(J m::e eu fixatioll de ['ou vertllre cl,. fa faillite. -- La fixation de
1:1 Ù:llc th: 1\lu\"cl'ture d'une faillite

ùu payeme nt vol onta il'c de la dette
ùe j ell, lequel n'est pas sujet:'1 r épétition, -- Au cas oil cette com-

J'ill' bi l r e de toutes rOl'lncs dc droit,
no peut exciper do cc quo 10 double de la ::,cnlcncc ne Iln a é té 1'(:lIlis qu'apl'ès l'cx pÎl'nti on du delai
Icga l de tr ois mo is, POlll' qucrcllc I'
la (Iato qu'cllo pOI'tll l IJt qui csL (In·
lPl'i eu l'o a l'cxpil'uLi on do ce c1l'iai.

6. Délai des disfances. -

,-iogl-qualrl3 hcurc~ accordé par
l'arl. 43G pour signifiel' la protes·
tation, n'est pas suscepLib le (l 'augIbid

Acceptation . V. El\'. de cam.

L'tant indepcnd:lnlù dts fraudes que

Il! railli a pu c,lmmdl re, ....t dcvant
~'t;laillir pal' dL's fails d'une nature
spl'L.:Î:lle, l'instnwtion criminellu
un\"l:rlo conln} le failli nP. saurait
faÎl'o sUI':-.~oir au jugèlllunL d'une
upposition n la décision Ilui a l'CPOrle l'ouvcrtul'ê. -- )1afs . , tu aot)L

I SiD,--Syndic .\louren, ,"

l -~ï l

A ffrétement .
l , Facule i de charqer pour tel ou tel
p ort dhigne, Jndication d'un port
sur le co"na~scmelll, Erreur, Recli/il ation proposée auant le depart ,
Surtslaries, - Lorsquc l'atfrélelll'
qui ~'cst réSl!rré dans la ch:lr l e~
par tie la facuité de chal'gel' pOUl'

pensation c il comp tc-cOul'a nt :;'est
renouvelée il rli\'cl'sl,}S repri ses, a
la sUite do dircr ses IlfluldaLions

donnant des pertes, l'apPl'obalion
dûnncè pal' le client au prenncr do
ce::i comp tes a sulli sa mm enL autorisé l'age nL de change n en user
ain::,i, pUUL' qu'on pui sse interpréler
10 silence du client sur la remise
des compLes suivants comme une

approbation implicite. -- Ma rs., 3
juin 1879 . -- Gron~iel' c . Arnaud.
1-206
2 . Chambrt' syndirale de Paris, Admt.)"sio n de valwrs il la cote, Faute,
R e~p(msabilllt;, -- La Chambl'e sy ndical e des a~cn ls do change de Pa-

ris est l'e.pon"able du préj udice

Allumettes. V. Con II'. indil· .
Appel. V. Tl'. de CUlll.
Arbitrage.

P U!' W iLc , 1:1 !l ill'tiO

(Iui:\ di::ipcn sé

- Mars .. 18 sepL. 18,0. -

C,lillol

eL l-Pi cl'I'e c . Hei sachcl' cl CI'OS,

1-3UO

2. !(è9Iemenl

d'avaries communes,
Absence de cOlldamnut iort formelle,
jlixatton de la SO/llHle il, poyer par
le cons i!J nataire à t'armateur. La loi n' IIIl JlOSO ;,IUCUIlC fOl'mo sacramentelle pOU L' cOIl::)lituc r un j u-

gement, surlout en IllULL0l'e (l'at'bi tl'agc. Il suin t que la décis ion soi t
cl::lÎl'e SUI' h~ point on li ltge.- Spécialement , constituo un jugenlon t
al'biLral r ég uliel' le r oglemenL amia-

cfl cm'c ,~erVI/', l 'l'litt' aU . f enchère,\,
Rachal. par le capiflLllle, - Dan ::) unu
:lSSlIl'flltcO MIL'clllHs, C:1 l' tC::i cl in strumcnts du capit3ille, Cul11l1lC cl :ms
Uill) a:,sur:ltlCc SI1I' m:lI'ch:lttdisl!s,
le Il:lUfl':lt;"l! d III lit..l l ais~"ltlcnL qu'il
autorisc. tl':ltt Srcl'cnl au\ :l!'j" UL'C UI'S
1:1IH'oPI'iell! dl!s drcls ~t!'jsllL'és; on
ne (leut dOllt: fail'\1 un 4riuf .Hl capiLainc du n'a'·ùiJ' p,l:) L'uprb en
naturc ccux dc Cl'S clli.llS qui pou vuient enco l'e èll'c cmployes cl de
les:1\'oir l:Ji sst· \'UIIlII'CnU\cnçhul'es.
- On 11\.: jll:ut non plu s Illi r:lire
un ç;-r icf de I ('~ :wuil' :lchctcs luimèlllo aux cnchcl'es :l b:1s prix .
I bid.

3. Deux poliçl'.J, - 1.0J'squ'iI :J éLé
fait deux co nlr(l ts ù'a ssu L'ancc SUI'
l e mOllle objcta des dates di lTcr cnteS, le plu s ancien su bsb lC s' il
co uvre l'cnLiul'u va lou!' des obje ts

�ASSURANCE MARITIME.

t

.\5

ch3r~L". -Mars., c.!o ré\". tSin. Songl" ~.Ass ......•.. . .. 1- 11 6

4. Police in quo,"i ', Palace sur navire
disi!l'~ Premièr~

police alimentie,
P~r~ .Âssureurs dt lu seconde police

Iitwr/s. - line 3;:,surancc

ln

-

Jullien c . Ass ..... . . . . 1-13 1

6, Lettres du capitaine, Prolesttltions
co ntre le 1:elldeur , Voie d'eau préteudue, Rapport de mer, Navigatio"
sall$ accide/lt. - On ne saUL'aiul'o n\'CI' la pl'eu\'o d'nll vice pl'opre dans
dos lotu'es cC l'Ïlos, a\'allL 10 d6par t,
pal' le cap itai ne qui es t \, t)nu prondl'c possession CL comm:lIldomcnt
du navire nOlt\'cllcmen t ftchOLé par
son :l1'1I1:llCUI' , ot d:.ms le scl LtClles ,
SO ll S j'empire de Cl'ft Înt os ['OCOI1 nues plus ttll'd exagël'éos, il a pro '
teste des &lt;h'oilS du cel ui- ci oonll'0
son " ondeur, à l'uison d'une voie
d'l!3u qu'il C1'oyait avoil' r econnue,
100's'luc, d'aull'c P31't, le navire uLant
parti ~u elqu c s Jours apl'ès, le ra p·
port do Ill OI' n'a ri en ignale qui
Indiquùt une voie d'cau pend:1nt
plUSieurs Jours de navig3tioll. l bid-.

quovis

a son efret dès quo les march andisos sonL cb ar~6cs dans . Ies cond i-

tion s de 13 poltce. - SpcCialemtlnl,

lorsqu' une assurance in q"ovis a été

(ail!} pour une somme déterminée,

et quoI postérieurement. une autre
ass urance :1 étu ra ile pour des mar-

ch~ndisos de môme nature, pOUl'
1 mêm e voyage ct SU I' un nnvirc
désigné, si ce n:l\fÎl'e est cb:lI'gé
avant que l'a ssurance in quovis aiL
été alimentée, il en rorme lui-mê-

me l'aliment, eL, en cas de pOl'Le

de ce navi re, le sinistre est il la
charge des assureurs in quovis, et
non des assureurs de la police oit
le n:l\'Î1'o élait désigné , .... Ibid,

7, Sinistre, Enquête administra tive,
Production , - Les Tl'ibunaux de
commel'ce peu\'cnt r ecourir aux
Illo"ens d'in slruction qui leul' pa l'aissenl I ~s plus êCOnOmi(\UCS et
l es plu s simples. - Spcc ia CIllent
10l'squ'i l s'agit de r echel'cher les
ca uses de la pelto d'un na\ril'e assuré, ils peuvent, sa ns qu e leur
jugement cn soi t frappé de nu lUté,
ordonnel' la Pt'Odu ction d' une enquête aclminislt'a tive déjà faite SUl'
le sini stre, au lieu d'ordonner une
nouvelle enquêLe à faire dans les
formes judiciaires . ..... , ... Ibid.

5. Navire anglais acheté par un {ran·
çai ,Dépa rt d'Angleterre, Certipcat
de v;site obligatoire, Absence de certiforat, Preuve à {a ire par l'a.ssuré,
Preuve du vice propre à la charge
des ass ureur!, - Un Davire anglais
:lCblJlÔ cn Angleterre par un Francais, ct amené en F[' ance pour y
être ftancisé, doi l être, à son départ même d'AngletelTe, muni ,
confol'mé rn cnt à la loi frança ise,
cI'u n cel' tifi cat de vi sile con Slalanl
son hon étal. - Ce cerlificat, daos
cc cas, doiL être dèli"re à la suiLe
d'une \'Î5ite faile par des exper ts
nommés par It:: con ul de Fran ce .
- L'nhsence du certi fica t de vi si te
n'a tuutefois d'autre effet que d'enlever 3 l'assure la présomption de
bon (' Lat résullanl pour le navire
de la passe sion de ce document;
clle laisse a l'assuré le droiL d'établir le bon étaL de son navire par
d'autres mo"ens. - EL dans le cas
où l'assul'é à pu aio si suppléel' à
l 'absence de cCl'lificat de vis ile,
c'.est aux assureurs de justifier du
Vi ce propl'e qui , d'après eux, aura it
été la cause du si nis tre, faute de
(Juoi la per te doit demeurel' a leu!'
charge. - C. d'Ai " 1" aIT. 1878 .

ASSURANCE MARITIME.

5

ASSURANCE MARITIME: .

RA:&gt;(CE MARITIME.

S. Facultés, ChaTigement de voyag~ ,
Ordre de l'arma teur. - Ne cons tl-

1

tue pas un c bal'alel' ie le fait du capilaine qui, après avoit' signé, le
connais ement d'lIne mal'chandl se
pour un voyage déterminé, ~n tl'e ­
prend un vO~'agc dilrél'cnt, SI c'est
su r J' ordl'e forme l de son al' mateul'.
- Si donc, en pal'cil cas, la mal' cbandi se ri ent à périr avec le na\' ire en dchol's de la lignc du
vO)'rlge qu'elle dcvait faire, et pour
l equel elle nvaiL éLé assul'ée, son
propl'iélail'e ne peul fail'ccon sidél'e t' l ec h r\O ge m e nld c v oya~eco mme
uno baraterie meLtant la chal'ge
de l'ass ur eur la perte subie même

a

cn deh or s du IrajeL prévu par la
police. - Mal·s., 12 mar s 1879.
BroL c. Ass . •• . . . . • •• .. . 1-139

9. Baralel'ie , Tribltnalcrimind étrange/', Décision 11?" obligatoire pour
le juge ( w ncals. - La décision

qu'il s' agissail do be oins au Ires
que CC li X qui nattl'aient du seul
voya ge à enLI·ep !'endrc. - Mars . .
n mai 1819. Oemes Ll'e c. A ss. 1-'1 90

12, Arriuée i, dcsUnntioll, Voie d'eau,
Relèvement p OUl' un port voisin,
r endue p~H' un Tribun::!1 cl'imincl
Manq ue de louels, IMparnLÎo1is 1)1'0·
étt'angOl' SUI' la p OU l'sui te en bal'avisoi/'es seules possibles , Clauses
teri e dil'igéo co ntre un ca pitaino ct
spéc iales. - L e navire qui, Ul'un Chftl'gCllt' de mar chandi ses, nc
l'ivé à des tinati on :wec une voie
lio pas le Tdbunal j'['ançni s saisi de
d'cnu, l'olàvo, apl'Os débal'qu ement,
l , domande en validiLé du délaisse sement. - M, l's., 21 avr. 1879.
L afo rÔL-Sicve ld ng e. Ass ... 1- '162

10. Réalité du. chal'gement co ntestée,
Volume des mai'challdises, Ta rif du
ton'lIeau, Ex pertises. - L or sq ue la
sincel'ÏLé etl:l l'éalitéd u ch::u'gomcnt
d' un navit'o naufl':Jgé sont co n les tées
p31' les :1 SSUreUI's, et que cette conLeSLaLlon esL basée sm' la pl'élendue
im possibili té de faire enlt'er d:Jl1 s 13
ca le du navil'c les mal'cllandises dosignées au co nnai ssement, on doi t
s'cn l'apporter aux l'èglcs fi xées
dans le Tarif oITiciel du Lonneau de
mer pOUl' l a co nvel'sion du poid s
en vo lume, plulôL ~u' à dos e'pe!'ti ses fait es 3VCC d.es mal'chanclisc3
simil:l.Î l'cs cl an s c1 es magasins où il
{était impo ssibl e que 1':JI'I'i ma ge et le
' ta ssomcnt fu ssent l es mêmes que
dans la cale d' un n"vi l' e . ... . Ibid .

i l . Contra t à la grosse, Rell olwellement d'un. emprUllt antérieur, CirconSta nce non déclarée, Réticcn ce. -

L e pl'ôLeU!' à l, ~1·O SSe. pOU I' les be·
soin s c1' un navu'o, qUI f:J.lL ass urcr
son pl'ÔI, n'es L pas coupable de l'élice nce pour n'avoir pas déclaré aux
nssUl'cur s qu e l'omprunt fait pal' le
cap itaine n'était que le r enouvellement d' un cmpl'unt antér ieUl' . JI cn eSLSLII' tou l 3insi IOl'sq ue, d' unc
p3l't l a bri é\te té du voynge à cHecLu er' (de MOI'seille à B"'celone) 01
ln f:Jcilité cl es communi ca tion s en tre
le pOI'L d' emp.'unl el celui de destin ati on qui se tl'ouve a~\'e au ss tle
pOI'L d'ai tache du navi l'0 eL la l'ésidenee de l''''ma teu!' , eLd'nuLI'c p,!'L,
l' impo\'tan co ci e l'emprunt, on t dCl
faÎl'e comprcnd t'o aux :JSSUl'CU['S

pOUl' un port voi sin , afin do s'y
f:Jil'e l'épm'cl', ct n' y tt'ouv e pa s les
fonds nécessail' os, no petit êL['e dél:liss6 aux JSS lU'eUI':;, en 'étal d'une
police n'admottn nt l e dêl:J issement
fauLO de foncls ou de cr6diL quo si
cc ca s sc l'éal i c dan s un por t de
r elùche. - Lo pOI'L ail s'esL r cndu
lc navire, on pal't}il cas, ne peut
élt'e co nsidol'é comm e Uil pOt' t de
r elâche i il doit 6tl'cl'egat'dé co mme
ayanL pl'is l, pin ce du pOI:L de clesti nation . - MaiS St la police admc t
nuss i le délai ssement fau le de
moyens malér iel s de 1'6P:1I'3 tions, et
que, dans le POI't où le nav il'e s'est
t'endu, il n'aiL tro uvé à raire que dcs
l'ép31'ations provi soi l'cs, le délai ssemenL doit étt'e p['ol1onc6 pal' ce
motir des r épa[':Jtions pl'ovi soi['CS
ne pou vant suffi['o que dans un lieu
de J'el:1chGetpo Ll J' nchever un voyage en COUI'S. -M al' s., 15 mai1 87 9.
- LaLy e. Ass . .. ... . . . . . 1-1 99

13. Police {1otlalll(), J..ettre d'ordre à
expédier avant tOttt évérICme nt co nflU, Lettre f10'~ 1'cprésentét, Transcription SUl' le copie cie leUres, - La
tl'nn scl'Ïption d' une lettl'o sur le
!'egisl1'e cop ie de 10LLI'OS d'un C0111mer{'an t es t uno pl'CllVO qu'elle
a étë envoyée . Spécialement,
dans l e cas d'une police 1I0tLanle
npplicnble au x marchandi ses pOUl'
lesq uelles les c01'1'espo ndan Ls de
l'asslll'é lui alll'ai ent donné l'o r(\['o
do fai J'c assu l'C t' avant tOL!l 6vé ~ e ­
mont co nnu, et :weC stlpu,l:1llOn
qu'il :3ulli l'ait quo la lettre cl ordl'e
Cl'tt été lIli se :'t la posl e 011 qu'un
OI'cli'e LéléN l'ophiquc cD! été expé··
dié on doit co nsidérel' comme co uVO l'tes pal' l'ass ul'ance des mm' -

�G

A

chaodi ... cs J'our lesquelles une JeUre
d'ordl'c! ~() Irûu\"e mt'nlionné~ :l une
dalo ulilt! sur I~ r(',~istre copie dt}

tion de cltll#'. Enga{Jemt'nt remontat!l
à la datt' iniliatt', ' '(q'iatUTe d01l nù
po,flrrieurmwnt. - L':tssuroul' qui

It! ltrc.;, du eûrrt?:o\pondaot. bLn que

soucrllunc police 'nns llIomionner
lui-mùmo I~ dale de.sa souscr ipll,?n . e~L ropule 3\'0 11' con~l.1nti ~\
fatre remontt!l' son engagemonl à
1:l d:llu apposoù n la sUite des condi~ ~(\n ~ ~e l:l pùl ico CL avant la prcIIllOI't) ~lgn:ltul'C, Pnl' suite. 10l's
tn\1mo qu'il :;CI'nil dl~ JllOnlt'é c l reconnu lm raiL {(It'llllo police sousCl'Ite ll'~hol'rt Pl1lll' lInc somme t1 étL' l'm in ée a 1:1 datd indlqul'C :lUl'ail
I~te nll{~l11cntt'l!. pal' ci e nou\'elles
s~usc l' iIHl on '. a une dnte postél'IClIl'l' du (lIU $Îl~ ur s JOU1'S, il SU ffi L
que CCs n ou \'e ll l'~ souscriplions
n':lienL é~(l n~'.co lD(lagn C:i d' aucune
1.1&lt;\I.e IHlrllt:ullt:H'Û pour qu'clles pl'OdUI~t:ntle même etfel (11I~ si elles
3\'alcnt c té l'éellement donnt'es à.
la date initinlo . Les aSSUl'eurs
dl'I'niel's ,so ll ~cr i ple ul's ne peuvent
donc C\:C lpCI' de l a postcl'iorité de
ll'u ~' signature pOUl' so utenir Ilue la
POh Cd a fOl'mé deu\: co ntl'3 ts di stincts, et que celui ob il s onl été
pal'ties, oe doit Su ppol'te!' la perle
&lt;{u cn sonco ul'S nvec une nut l'\} po 1.lce fiUle Ù lIne ua te qui se lJ'ouve
l'~ I" C celle- là mOnl!) de leul' propre
s l~n::llllro . - Co d'A ix. '!5 fé\' , :1 879,

4.~oUt! IL-Ure nt' pui:s~ t! èlre l'dpree nl~c. Mars .. III juin 1879.

Caodassamy CheUyc. Ass.

1 ~IO

1\ . FlJcu1tt . Il,.ldch,.. Transbordt'rtl' Il l'ar I,.~ a~'·"rf.'ltr8. CmMt'"tt'ml III il" portl'ur cI/4 cm",ai~~·t!'mpnt&gt;
j);la;\·...,.mml inaJ"u·s:-,jblt&gt;. - LO
fai L pM des :'lSslI,'curs SUl' racullt'S
dt' rnit'l~ l:hargcl' sur un aulre na~
vire. pour la POI'Let' fi deslination.

la marl,.'handlsu d ~ b :ll'qué~ da os ua
PUt'l dt} ('d:khe. oiL clio aurait dO
~~jll~r~eJ"

longtemps. ne peUL ~lre

cOlb.lI lcre comme lino pri ~t'de possc:-.slUn }laI' l'U'I:, 31l l0ri ':loL le del ab~èmt:nl,

sÎ ce fail s'esllwoduit

non scult:nlent aveC l'apP l'uhntion
du l'nlll'lI'Îtt' du IitlU de rcl:lche
lOai~ ~n~OI'e a\·.ec l'rltlhcsion du PO I'~
le~r tlu connals"\emel1t, qui 1'(1 l'eIllIS, cl l'~ ~ r~('u un autre signé
par le ('apltame du nouveau narirc,
- Mars" J6 juin l 'ï9. Rasslan c.

Asti ,., . . . .. . ... . . . .•.... J- '211
15. l'a]&gt;('lIr. CfmlSf i mprimét- .Yavi-

galioll dans dÎverstS mers,' Claus('

mlUW8crit". RemonJ(toge entre lels
ports dt&gt;terminé8. - Lor sq u ~ la police d'n:'l:oiuranct:: d'un bate au à \'3peul' porle toul a la rois uno c lau se
imprimee gal'antis~anl l es risques
de navigation d:ms di,'et'ses mers.
tt une cla use. mnnuscI'it8 d'apl"~s

laquelle le nanrc as 'ure es t afleelc
au r~ l11 orqu3ge entre tels porls t1 étermlnl's. Celtè del'niere clau!)e doit
Nre ~onsit1t'r'ee eomme une stipu)lulalton cn faYeur des n~sut'tUI'.s.
Cl nun comme une simple dt.'clal'atil?n de l'ùmploi qua l'assure dc\'ait
fillre de :,.;on navÎre. - Elle doil
dO,nc PI'û\'tlloir SUl' la clause impl'Îmec, el, au cas oil le navil'b yicndrnit a pr;ril' dans les mers indiqu ~csl m:tis en dehors des r oyages
ftx es par la clause manuscrite, I ~s

:lssul"cur~ n'en so nt pas re~po n s:l ­
hies. - Mar;; . 1ï juin i87~1. \' accaro C. .-\ ... $ . . . . . . . . . . . . . 1- &lt;J 13
J6, Signalure de l'assurtlur sans mtn-

ASSURANCE MARITIME.

A SUR.\NCE MAR1TIME .

UR.\NCE M.\RlTI.u E .

-

DI'eyfus c. Ass . .. '" . . 1-233

17. Facuftl:s , Nau.frage. Navil'e échoué.
Ren fl nunnml impo.h'ible, CargaÎ~'o1l
sauvée et poril'l' à de:)'t Înaticm. DOit èll'cconsidct'éco tlltll en&lt;.luf,'alYé
ct non com me inna"ig~lblc un n~­
VII'C. qui, étant choué, ne pe ul Otre
r emiS a flot, ct c~ L fatal ûmeol des tin é

a èll'C déll'uit pnt' la Illet·. - En
con.se111l cncc. l 'C sinistre coll'aine
Il! delaissemenL de la c3l'gaisoll.
même au cas Oll clic f1nraiL pu ùll'c
sa u\'ee pour ln plus gra nde pa l'tle,
ct p~ rt éc n de:slination (l31' un autre
IHl v lI'C . - M.l's . 18 juil. 1879, Vermin ck C. Ass .... . , . ' . 1-2GO

18 . ."taufra.qe , Délaisseme1lt, Vice
prtJprt'1 E xpprtisr nota conll'adicUno cXpCJ'li~c dtJstinéu a
l~~I'l: produite co mm e pl'6u\'e d'un
vice propre. dans unc instance en
1011'1'. --

délaissoment . doi t Ctre conlr adictoil'o. - En con sé' qucnce, cn cas
de noufl'age d'un oa\' il'o nssul'6 le
vico propre n'es t pa s suntsamment
prouvé nu moycn d' un l'appol'L dressé pal' dos O'\ pCI'tS nomm és p:l I'lo
cons ul le plu s l'approche du l ieu
du stn iSlL'Oj CL qui ont opéré san s
quO l'os"ul'e y .iL ét6 .ppolé, Mm·s., 31 juill. 1S7D, - Domestl'e
c, I\ ,S ,." .. , . . , .... " .. 1-206

in.

Pn'se de posscssÎon pal' les assu-

1'furs, /)ücu.ssùm de la. t)Q11'nr asJ I/ rf/' , Ilt'cc l·"bi fittf. - 1.:1 prise de
possession du navirc nnufl'ngè p:l1'
les as ll l 'c u r ~ Slll' co rp s. :-.i d lo rail
l'êpUl OI" le dc l n l sscm~nt acccplc, ne
l'en d pas les aSSUL'CUt'S non l'Ccevnbics a qucrellel' d'cx:Jg-ér:H ion la
valoul" &lt;tssul'éc . . , ' . ....• . . Ib id.

'!O. Certificat de visite 'l'Agulif1', Conteslati un du b011 étal du 'Ilal.lire par
l'assUJ'c u'I', I nvita tioll df' provoq/tCt'
ulle experli \(', Rés,.,' /'f's, IJeboiJlrmellt . - L'a ss UI'é SUI' l'aculles, !lui
los a chaq;êcs : o ur un na\'il' e pOUl'\' U

d'un cel' tifica l de visiLe l'ég uli ûl'.

n'es t pas tenu , SUI' l ' inviL~ti o n de
son ~ SS Il I'e lll' qui co nt es te, au momenL du départI le bon eUH du naviJ'(; , c!e provoqu cl' lui-m Jlllo une
e'\ pm'Lisc pOUl' fail'u const:1lCl' cc l
M:1L. - E t l'nssul'clll' n'est pa s cn
dl'o it, en pal'ci l ('as, de so fn il'o
concédcr acte ci o ré ser ves qui pourr aien t j eler du doute SUI' les ofl'uts
fu l UI'S de l'nssul'ance. - D:l ns 10
même C3 S, l'nssu l'cur SUI' COl' pS n'es t
pas cn droit, non plus, de sc fail'c
concéder acte do l'O SCI'ves pm·cilles.
- Mnl's " l 'J noltt 187!.l . P ll ~cL
OllloUI'31'd c. l\ ou'5iol' ",. 1- 3U9

2 1. RAticcnc(', P1"t llllÙ'C police, AfltlUlat ion, Seco7JCle poh'Cl', Silence s ur
la prem iérf' . - L';lSSlll'é qui f,lil
CO ll v l' ÏI' un r isque, n'csl p:1 S teou de
déclal'cr,:lu mom ent dc la ::&gt;Îgnalllre
de la pol il.:e, les a:ssur:1IH:C:S e'\ isl ;m l tl eja bUl'l' obj e t :l S~ Ul'c . - Pal'
suite, n'est pas coup:;lble de r éticence l'ass ul'c qui l 3~ rlllt fiJit raÎl'e
une fISS UI'311 ce SUl' un c11nrgt:ment.
1':Jll llulc Cl la r cmp l ~ce !ln!' une nu-

ASSURANCE MAHlTlME .

7

tl'e, sans nvorLiI' les nssul'o urs de
la seconde police qu'ulle ])l'cmibl'c
nvait 6lô d'nbol't1 sou scrito, - Tr.
de Comm . Seine, 5 juin 1878. Langel' C. Ass. ,., . " . • . ' . . 11-3

22. POUl" compte dl' qui ilappart ielldra,
Mal'cllalldisl's apl'orlt'nant ci Imlif'1'S.
~

I.'assu l'Oul' qll~ a souscriLull c pol~ce SUI' fncultes, dans !:Hl lIcUe
1n::&gt;:SI1.I"~' a lIecl:u'l\ agir POlll' rOml) tc
dC,q~H tl :lppal'lIcncll':l. no pouL f:li,'o
~ I'i e i de cO qu o les Ill nrch:1 ndiscs
décla l'él~s ul terieul'clIlent COIllIll O
ali mcnL dc ceLte polieû sel':licn t ln
Ill'opri élé tl'lIli ti c!'s.. " ., .. lMd .

23. Faculth, f Ri'ylt'IUt' llt ~rp(l/·(I Sil)"
cf,aq m' fllll'a/'. MlIrc;han dl\'C déposée
sllr un dock, SU/JlIII ' IÛ01' , J)(:laisse11lell!. - En cas d'assUI'an cc pOUl'
un "0~3gc dcS:.Jn- Fnmcisco il l'I c\\,\' ol'k . il:ll' l' isthm e tic Panama. avec
st ij1ul:1LÎon de \' è~ l c JlJ On L s('pnl'é SUI'
chaque navirC'. chaqu e :1l1é1;C. chaquc ç;a bnl'I'c, ch:ll iu e n!lturc d'aliw ont chaquu IIInl'l(lllJ ou con lrellla1'que il y:l UIJU (\p considérol'
COlllllle furmant cnpi lal SÔ Jl ~lI'O une
parti e de 1:1 llHll'chandisc qui. lkL
}JO~l'C SLlI' un dock en c:s l!lcade.
ap r ès 13 tl'i.lvCI':;éc de \ï sth I11 L' . ponl"
y atlendl'C un n:l\'irc dont clic de\':lit, formO l' sculIJ le Ch fl !'h'O lllOllt, :1
rtu submer géo pal' sui te du choc
d'ull uull'c 11:1\'il'o qU I :1 dômoli le
docl.;. - L':l SSlu'U peutdollc, en Cc
l'a:::. fnil'c delaissoment de ceLle
pal'lÎ c, bi en lIU'cllo soit inf~ I' i c u l'u
:l U'\ tl'ois qua!' ts do l'alimclll l uta i
ti c la police. - Ca ss" 1 ~ Jll:lr~ 1 ~78.

-

Ass. c, Laz:lI'd .. ,.. . . .

11 -3j

24. Navire nupol'l, AIlI'l1te dIt 'L'l' nt
favorable, Temps I;mil,:, Hœpiratian, -

Un lHl\'ü'e n' c~L pri S en

ci e \' oy:lg-c 10l'slluc, so n ch:1I'gomcnLclanl te l'mine tJ l ses c'\ p(,clitions prises, il , l" c~ t c dnn s II,} pMI.

CO tll' ::;

at1cnd:lIl llu ven t fflVo l':lble POIII' t,;11
SO I'li!', - Si donc le n:l \'il't,; l'~ l :1:='S l\I'(~ a l el'Ille. OL que le tel'IIICIJ'\ pil"è

pondant ce St"j UIII' , j':Js~u l'a.ll cu
j1I'Clld fin . S:ln s quo l' fissu re jHll SSC

r:lil'C "l' pliqu e l' a co l'ns ~[l clnu ' C
de ln police 1'01'tonL qlle SI, :\ 1'0'-

�AVARIE COMMUNE.

A t: R.\ :I"CE MARITIME.

8

piration du temps assure. le !1::l\"ire
e~L en cour~ de ,·o ~~g~. le .. rl~que~

serout Jlrolongl'~ j usqu'a 1'31'1'Î\'CC a

dcsûn:nion. - Tr. Com. Nantes. '!4
nO\'. 1 i7 . Cbau \"e.Ju c. ÂSs. ll--ll L
25. Ri.\'qlus d~ gtu&gt;rl'~ e.rclu..~. lnsuTTt'clion. YaVIrI,' reqtu,~ par 1 autorail
pour I r atlspo1'ler
d·a rmt~.

un

c!,o ryCmelil

La réquisition li'un 0;)vÎl'c de l'omIllCl'ce. pal' " autorité du
pa\"s où il :i.e lrOll\"e. pOUl' 10 ll'fllh poi-, d'un ch;wgcment d'Ol'Illes cn

-

\ uc tI'une inslIl'1'ccliûn qui n'a pas
cclat~. doit Nl'c qualillcc 1',lll
~Ul'I·le. - En consuqUl:11ec. la

encore

de

pel'Il! du n:l\'i1'u

3ITi\'é~

pen.danl

l't''Xc{'Ulioll lie ('cue ('eqUt::,llloll.

même pal' accidelll tle navigalion.
nc

:o3UI':liL

èu'c :lIa charge dcsassu-

rcurs qui n'ont pas ~aJ':lU li les l'i:-.que:. tic ~UCI'J'l'. - Tr . de Comlll.

Seine, 21 juin I ~j:::. - YCll~n.'('hc~
c ..b s ....... .. ......... 11-1 31

et ob il cs t res té snns nécessité,-

Touleroi ~, même dans ec cas. la
perta du rl'ct rés ult~nt de ce séjoul'
prolonge. ne snur31t ~ lI'e Con idél'ée comlllo une con 'cCfuence immédiate et directe de la barn te rie, ni .
pnr suito, rotomber a la chnl'ge des
:ISSUI'eUI'S. - Tr. de Comm, Nantes.
'~7

juill. 187 '. - Lauratct et Leroy

c. A.s . ... . . . .. .. . ..... 11 -177

~8 .

E ohotll'ment. Rnlflouement possi-

bl e, D/i la ; impostJ pOtl." le réali~er,
IIl1lavÎgal.dfilé, - Un Ilm' Îl'e él.:houé

nu peuL N l'o dûclal'é, pal' ce la seul.
innrl\'ignblc. tant quo son l'enUouement est possible. mùmu avec de
~I'alldcs dillicu ltl;s. - En consét(lIcnco, les aSSlIl'f:UrS qui se so ot
c b ~H'ges de ce l'c nllouemcnt, peu,'l' nL l'Cpous::;CI' le délais::;ement basé
sur l'innavigabili té. - TouLefo i s.
les juges saisis de l'instance on dél ais::;cmcn t peuvent imposel' nuX.
aS!)Ul'eUI's un dëlai pn ssé lequel le
r enOouemenl , s'il n'est effec tue.sel'a
réputé impossible el le délaissemelll ::iel':l admis. - TI'. de Comm.
Nanles. 24 févl'. 1879. - Ilaentj ens c. Ass .. , . . . ....... 11-'1 10

26. IJourcomptt:' de ql" il nppar(ienJra.
Ti,.rs porteur du connai$St'ment. Le ti ers rorl~ur du connaissemenl
d'unt,} IlHlI'cbandise doit bénéficier.
exclusircment à tous autres. de
)'assurance faile sur ceLLe marchandise. el cela bien qu'il ne soit '29. If. Compét.. Conlt'. il la gl· . , Mal'ins, Vente par nuv. dés.
pas delenleul' de la police. si elle a
cle faile pOIU' co mple de qui il ap- Assurance T er restr e, V. Compét,
pal'tiendra. - TI'. CI\". Seine. 10
aonL 1 ïti. - Pommil.!l' c. synd. A val. l'. Compé!.
Sublin . ...... ... .. . . .... 11-1 51
21, Baraterie, Domf'llages matériels.
Frai~'. Consiquences directes. Pltrt~
dt {ret . - Les assureul's qui ont
pris à leur ('har~e la baralel'Îe de
palron. rcpondeoL noo·::;eulement
des dommngcs Illalêl'iel::. qui peuvent :lfTedcl' la chose as::;urûc, mni s
encore de tOU$ les dommages qui
sont la ::;uÎle immédia tt: et djrecLc
de la faule dll ca~itai n e . - Spécial emenl , les assureurs sur corps
doivent non-seu l~meDt rembourser
à l'armateur lecoO l des réparalions
faites au navire et celui des apparaux perdus pnr la rnule du capitaine. mais encoro toutes les dépenses
faites pOUl' le navire dans un port
éll'30gel' Oll le capi laine "n conduit,

Avarie commune.
1. Vapeur échoué, Renflouement,
Charbon consommé . - En cas d'échouemenl d'un navil'e à \'apelll'

qui ne peut être l'en noué qu'au

moyen d'un allcgemcnt pal' ti t}1 Ct
de l'emol'queUl's, on doit admettre
en avarie commune la COllsommation du ch:woon penliantl'opé,'ation
du l'cnnollcment pal' la machine du
navire échoué . - Mnrs. , 22 nov.
l SïS. - Uigginson c. Va gli ::l no.

1- 37
12 mai 18i9,- CI'Om c c. Sechial'i.
1-1 93
~ , Objets jetls , Di {aut de mentioPl à
l'invelltairr, /l appo7't de mer, 111-

AVARIE COMMU NE.
t:raistmb laPlce . - Le l'apPOl'L dB mer
régulièl'cmCll t faiL pral' le c::lpilaine
ne lie pa lcHoment le j uge, qu'li

AVAIUE COMM UN E.

9

16 mai 1879 . - Suttora c. Sp.l'tait.

1- 188

6, Echouement lortuit , Renflouement,
Frais et avartes. - Les frais faits
et uval'ies subios volontail'ement
sont invl'nisemblables . - En conpOUl' l'cnnoucr un navil'o fOI'luiLoséquence. les 'J'1'ibunaux doivent
mont échoué sont :lvaries commur ejetcl' d'un règl ement d'avar ies
nes. - Mars ., 12 mai 1819. - CrOcommunes, malg ré un l'up \)ort de
me c. Sechiari . ..... .. .. . 1-193
mel' qui en ('ons tate le jet, es objets que, d'npl'ès les l'enseignemonts l'ésulLant d'une ex pcl'ti se , il 7. Dél ibéwt ion préalab la. - Le défaut de délibé .. ation pl'calab lo de
Jugo n'nvo ir pu so Ll'ouvel' à bord,
l'équipflge no eo nstiLua pas ulle On
eLqu i, du l'osl e, ne sont pas mende nOIl - r cccvo ir conLl'e la dcmando
ti onnés dan ~ lïnvenlnil'o. - Mal's.,
en admission on nvnrios communcs
28 ja nv.1 879.- Calicl'o c .R.ci ne .
dos sacl'IO ces faiLs volontairement,
1-87
s' il ost d'uilleul's con stnnt quc ces
3. Objets laissés sur le pont, Faute.
sacl'Ï fi ces onL élé faits utilemont
- Lo ca pit.ine fait faille lorsqu'il
POIII' le salut COlllmun ...... Ibid
placc SU I' le pont dûs objets qui,
d'areos les l'ègles do la navigation, 8 . VapeuJ' désempaJ'é de sa mach ÎlIe,
Frats de 1'cmorquQge, - Sont avan'au l'aient pas dQ y ètl·e.- Si donc
ri es communes les l'l'ai s do l'cmorces objels sont jetés à la me .. , il ne
quago d'un vapeul' désempal'é de
peut. en faÎl'e admettro la valeUl' op
sn machine en pleine mOI', ct deaval'Ie commune .... . •. , , . . , IbHl
vonu pal' suite, incapable de gagner ~tn port dc .. eloche . .. Ibid
4. Forcement de voiles 1 Vent frai chissant Voilt,re conservée. - La
deli bél'aLion de 0011SOI'\'el' ln voi- 9. Gambù'r , Liqué{acU?Il , R~ldc~le 1
Frais Debarquement a destwat lOn.
IUI'C exi stante, pOlll' 10 salut COl11Frais' extraordina ires, SUl'cstaries,
mun dans un moment ob le ven t
Vent ilation. - Les frai s de la l'olnfraîchissant et pa ssJnt en tempête
che efl'ecLu ee pOUl' l'omettl'e en 01'aurait exigé qu'clic fut diminu.éo,
dre un ehaq;ement ~ompose ~n
consti tue un fOI'cement do VOiles
{jl'aode pal'lIe de g :l~lbl e l', ~L qUI,
\'olontail'o, au ss i bion que ln déliboulel'C1'sé pal' la Ilqu Mactlon de
bération d'au gmen ter 13 voilure
celte substllnce. pouvait CO~lpl'O­
dan s un moment oil le vent n'aumelll'e I·cqu ilibl·c et la sécurtté dll
rait pas augmenlé de vio le~ce. --:
n ~\\'il' e , sont avaries ~o mmune s , ­
En conséquonce. les a\'3"les qU I
Les fr ais ex tl'aol'clillnll'cs de dé~a~'­
[sont le résllliat de ce fait doivent
qucment à des tinati on n ~~ess ltes
~Me admi ses en aVfll'Î es communes .
pat· cet élat de itquéfactlOn sont
_ Mal·s 2 mai l d79 . - Alibel·t c.
aval'Îes communes pOUL' I.a pm'llc
Ass .. . :.' ... . ... ..•.... . . 1-179
qU I se l·apPol·te a" , opél'atlons génél'.les et applicables à l'cnscmble
5. Capitaine lou chant à lm po~t pOUT
du chal'gement, et pOU l' le resLe,
ordrcs Livre de bord non tmé . .aV::H'ies Vi1l'ticulièl'es : lU ~ mal'ch::ll1L e capita ine qui fi s ll l~i des, avaries
dises qui les onL nécessl Lés , - Les
n'est pas tenu de faire vl~e l : son
sUl'esla l'Ïes eneou l'Ues pOUl' le mêlivl'o de bOI'd à un port ou 11 no
me mo tif so nt au ssi avnl'ios comto uche 'Ille pOli r Pl'endl'e des 01'munes pour tout co qui . se l'apdres . - CeLle nbsence de \ï s:l ne
lOl'LO aux opél'tHions ::Ipplloab les Ù
pcut donc Ill i Ill .. e o pp~sée . à des'ensemble du chrn'gom(}IlL , eL avatination, comme une (111 ci e nOIll' i0S particulièl'es pOUl' le l'oS to, r ecevoit' à S3 de1llande en règleMat·s., 2 juil. '1 879 .- Biohtll . 1-242
ment d'uvaI'ies communes -Mal's"

soit obligé d'ad metlre les faits qui
y sonl énoncés, IOI'sque ces faIts

!

�10

CAPITAINE.

\VARIE COlIMUNE.

10. Echou""",t. A/Mg,mml, RtfIflounrll'fl' • Frais olluriturs et frais
/HJdtr1tur. , Rt=parlitiun sur renstmbit' du chargnllmt. - O:lns I(! ca ~
où un n:wil'è l~chùuo pr0 ' du l10rt
do t!(':;lioatilln. ct vu, pOlir OP~I'CI'
11.' r.:nnou..:ment, Il l'st allérTë de la
pins j!'rande partie de on "'èhal' .... clI1ent. qUI è~ll'ont1uilè flU port :111'
des allt';':C's, on doit raire conlrihuer :m\. fl'flis ll":'I:llegemenl t;;l de
l'l'nfluUClllt.'ol I\'nsl'w ble du 1:1 C~l'• :.tai:,,~n, ~nns ctislilH'tion l'nli'e la
l~al·tlO cnlcycc du n:.l\'II'û CL 1:\
(lc rt!.Sll'lJ ;\ hOI'd. ni t.'uh'c les l'ais
:1Uh.'rlèlll'S l.'t les l'l'ai::; l'o~t ('l'Îe urs a

f131'-

1'::JI~l·gùlllt.ml.-TI".

de Com. Nantes

15 JUin n:ns.- Rit:ck C. Rarazi el
MODtfort...... .. ...... . . Il 19

t 1. T'aleur à l'arn'vü, Frais dt bonification. Plus-t'aIlle . - Le capital
contribuable, lIans un recr!c lIJcnL
d'n\'aries communes,.doil êll'e base
sur la valeur d~ la lIlarchandise :m
momonL de l'arl'i\'ee , sans en déduire les rrais de bonification
qu'elle :1 Illl c\i{:el', ni y ajouter la
plus·nllue que celte bonification lui

Banquier. V . Revendic.1lion .

1!araterie. l'. AS8, mnril.
Baraque. V. Comp6l.
Blés, l'. Capit., Ven tl::) Iivrel',

Bonification. l'. Ven le. Venle:)
li\Tcr.

Cable. l' . .\borù,gc.
Capilaine.

l , ,!ra"sbordt t1~enl aux rrai~ d" natHTf' rt aux rl,)lJues de la car[Jaison
I)nûl d~ cluuan8. - LOI"qu 'un lrans~
b~rd~ml'!lL. c~L autol'hié pOlU' ~l\'e

f;lI t aux Il'als du navire el aux. risque de la marchnndiso • les dl'oils
de dO,uane qui sont porçus à celte

ocenSlon dans le l'0l't 011 le l1'ans-

bort.lemellL ~ liou, ne doirenL pas
êll'o compris dans les frais à la
charge du navil't,}, mais dans les l'isllues ala chal'gc de la mal'chandise,
- :\1al'S, , 16 ocL. 18i8. - M:lI'agliano c, GI':l \'i lz. .. ,., ..... 1-11

2 . Salaires de l'équipage payes, Dea donDée .................. i bid
mande en remboursement ,\ ur le fret
Redd·iti~m. de comptes préalable. ~
12. Chtvaux. PanTleaux fermis penLe C3I}1tam~ ne pou Lexigel' le payed,!"t Ime tempele , - LOI'squSun nade ses salall'es ava nt d'avoil' l'endu
Vlfe tl':lnspol'te !.les ohm'aux dans
ses comp tes à l'al'1uatcul'. - Il no
sa c.'lh~, cl na\'I{;ue. pal' Suite, a\'eC
p~~ll p3S d:l\'anlag-c, av,mL la l'eddises panneau'C OU\'CI'tS, le rail de
dilion de COlllp tes, e",iger le rem renner les panncau'\ pendant une
bo.unwnl,enL des alail'ès qu'il :l lll empète ne constitue pas une manO,.'u\reextl'aordinaire pOUV3 nt donner 10 c.'u'actère d'avaries commu ne~ aux dOflllnage qui en sont la
sUite . Il Y a lieu, au contraire,
Lie ne cUIll:i1dcl'er ce fait que comme une m3nœuvre ol'dinaÎl'e que
l eS rCÇ!lc.s ue 13 narigation eL les

pr\!, L'rlp,llons LIe la loi rcndai nL
ol:I1,1;;alolro poUt' le capitaine, et de
CIcCILlèl" par sui le. que la mOI't des
che\·aux. l!ui CD :1 été la conséquence,. ne constitue qu'une a\'al'ie
\jorde ~IU,(,

Hl mai
IB1 ,' . - Auberl c. Dejoie. 1L-126

partlCuilcl'e, -

i 3.

r.

l'all )layc. a l' éq uipage ou des .utres :lvances qu'il :llll'ail laites :l
j'aI'mement. - L':'IcLion di l'Bcte at~
Ll'i~ueo )lnr la jUl'ispl'udcnce à l'éqUipage en payement d~ ses salaire~ ~onl l'e le ui!\Jih'UI' du fI'cL est
spccwle ,:1 l'l'quipagc lui-mèmc, ct
ne ,sa urait ùll'c étenduo au capilaine
q.lII pI'L'lCn,~ l'avoir payé , - ) 1:'11'5.,
13 no\' . I x.S . -S:\bnsc.Vel'minck.

1-33
3. COn1iais.sel1u .. t 1 Etat extérieur .
Abse'ice de réserves, lfelltion ,'elaIlye il l'état intérieur, R/'{U3. - I.a
sl~naLul.'c

Arbitrage ,

Bagages.

r.

Corn . de tranip.

,d'un

connais:S~U1e nL pa l'

un (':lpltalOo , san s ré se l'ves SU i'
l'c'lat de la marchanùise, est unc
pl'esomplion qu'clle a cté embar-

CAPITAI NE.

CAPITAINE.

qu ée en bon. ét.L exlér ieur. - Le
ch3 r~~ur qUi embarque uno march:lnd lso cn l~on état exlél'icul' no
peuL donc e"'I:':-OI' que 10 capitaine
le con'la to aull'oment lluO (l31' l':1bSCIH.'O de l' ,serves :) ccL cO'al'd Lo capitaine n'esL pas te~u d;appl'écic.l' l'éta t interioul' d'ulle m~l'­
Oh3lHilsc, e~ 10 chal'f:cu l' IlO pout 10
rOl'CCI' :-\ SI~nCI' le l'onn:lÏssement
avuC une clauso g:lI'anLi:;s:1nt tlue
COl Nat est bon. - Doi t l~LI'C con ·
sidcl'éo commo lino cl:1uSO de ce
genre, que 10 capitaine eSL fondé j
Il e 'p:l.S signOl" , la Illonlion l(ll C des
JlW I$ ombal'ques sont secs cL hien

condilionnés.-M;lI·s .• Iti jan. 187Q.
- D;w lson e . Sû chiari. . .. , 1-77

4, Arrimage, Blés, Alcool. - Le r~i t
de charger du hic :\ pro-.;:imilé de
b:lI'riqucs d':1leool no constitue pas
un vi(ie d'al'I'imn~e pou\'anL donn el'
lieu a responsabi litr contre le cn·
pilain e. - Mars, '! 1 j:lllv. 187!) ,

I\ obol'l Cl Forci c. Parlh ... I-SI

5. Déprmses en COt"S de voyage Formalités do l'art. 23'l 'lOIt remplies
Actio1l contre l'arma/eur . - Les fol'~
malil és i ndiqu oes p:1I' l'art. "13'1 C.
J

Com pOU l' 10 cas où le capilaine
alll'a il a rail'e des c1 é pen sc~ en Co urS
de voyage, d,ns l'i nlérê L du n.vil'e, ne sont pr escrites qu'au point

de vue cie l a responsabi lilo du ca·

piLaine vis - tl - v is de l' ~ll'mate UI' cL
du pl'ivil égc des fournisseurs. Mais 1'3bsenco de ces fOI'maliLés no
raiL pas pCl'dl't~ au~ fOUl'llÎsselll's de
bonne foi l'nclion con tr e l'armateu l'
en p:wement du monlnnL de la fou 1'nilur~ . - Mnl's" 18 rév. JRiO,Bonnefoy c. BoUini . ..... . 1-110

û. Avaries à la cargaison, Cert1'{icat
de bO'l arrùnaye, Expert du Lloyd,
Ctau.se du. connaissemettl, Rapport
de me,.. - Le C:1pilainû qui :1 des

la cargai so n , pout \'alab lement pl'oduÎl'e il sa cl ochal'gc

n\'al'ies dans

10 cC I·tifical de bon a l'I' ima~o d61Î\'yo pal' un experL du Lloye! !lulI'i·
Lime à la suile d'un e vi site faito mi!·
me on l'abse nce clu cOllsignalail'e,

si cc mode cie v6r iOc:1LI011 a été

prescriL pal' uno clause du connaissement. - Il en C:; L surtout ainsi
quand los é~o n cinl ion s du l'appol'L
de mm' c'\phqucnL los :l\'al' i es donL
la cargaisu ll csL 3lLcintc. - MilI'S.,
Ig mOl's 181g. - Mal·tinelli c. l'nlél·y ..... . .... .. .. . . . . ... t-1 57

7. , Dommage causé par les mil, Chat
a bord. - 1.0 ca pi taine qui a ell1bal'que doux chats n'csL pas l'OSpon sable do l'~l\':lri u c;lllsce J)nJ' les
l'ais à la IlHII'chandisc tl'aLlspo l' tcc,
- Mnl's., 18 ::1\'1'. 1819. - lI ainse.
Savo n .. ................. I- Ili l

8, Clauçe que dit être Nombre des
col,is.- 1.:1,olanso quû dit èll'C, ou
pOid s, qU:111té cL con lenu ineonnus,
ne déchnl'gc pas 10 crlpilaino do 1:1
l'espolll3ahi lit é fin nomLwe dl~s colis
embarqu es . - l lors .• tH juil. t 87Q.
-~elson Oonl\il\ c . 0I'ey ru s.1-221

O. Capitaine, Gambier, Arrimage. Tl n'y a nucuno fauto (l'al'l'iIll3ge il.
l'epl'ochel' a un ca pitaine qui mOL
dans sa cale du galllbier en contacL
avec d':Hlll'CS n13l'chnndi ses . - Si
donc, pal' suite de la chal eu!' ou du
mauvai s tomps 1 le gambicl' \'ient :'l
sc liquéfiel' ot ~ endolTInwgel' pal'
la les aull'US mal'chnndisos cio la cale
ce ~:l~L Il e pOOL. C~g3gèl' la l''cspon~
sabdlté du ca pitaine. - Il co nstiLuc, au contl'ail'e, com me pl'ovcn:m t
d'Ull cas fOI'LuiL , lin o :'lVal'Îe pal'ticliliCl'e au x mal'c.handi scs qu i en
onL SOUnbI'L, - Mars .• 2 juil. ISin.
- Dlohm ............. . .. 1-2\2

fO . Cfa!l se du. comlu1'ssement , Debarql101iWit all.v risq ues cie la marchandise, Avaries cOllsee.s par la 11~gli-.
ge~ce, Rtsf'ollsabil1te. - Un cnpitaille et un cllll'ùp l'eneUI' de Il'anspOl'ts so nL responsables des aVUl'ies

calls~es par I(;lll'

négligence, quclles

{lue soient les clnuses du conna isse ment. -

SpeCi31l:llhHll , la c l ~uso

du oonnnissemenl des Mussagol'io s
m:lritillles Slipul:1nL quo le ùéh&lt;1rlluemont doit avoil' lioll :lUX rl'ai"
risques eL pél'ils dos mal'chandises,
ne sa ul'uit oxonél'cl' ta COlllpa~nio
de l'avarie causée :1UX mal'chnndi-

�CII EIII N DE FEIl.
12

COALITIO N.

CHEMI N DE FER.

C.\ PITAINE .

ses par la pluio pendanL le débarquemen t, faule pal' elle d'avoir pr is
des précautions su ffi sa nLes.- MaI
6 aM l 1 8 7 ~. - Tbliologo c. Mess
marit . . . . . ' . . , . . .. , . ..... 1- 275
P

"

l~ch e ollc-mdmo . e l dc ses agisse-

lUont p e n d::UI ~ Son co urs. - Il cn
esL SU l'tout ainsi quand la r e l ~c b e
ri eu lieu au pO l't même du départ

eLquo le capiwinc a procédé ave~
\'ussist:mce CL le concoul's des as-

i l . Sig nature du connais enlent, A.t·
(r&lt;leur pr incipal , Défau t Je qua/ile.
- Le co nmllssoments do ivenL, en
Pl'Ïncil)C, Nl'e S i gO~5 pat' le capi laine ou par son QI'maleu!'. - Le
sou -..1lfl'èteur nc peul exi!;el' qu'ils
soiun t signé:; pal' l'a ll'réleUI' pdnci pal, ou du moins, si ce dernier
l es signe, ce ne doit èLrO llu'au
nom eL comlIIe lIlnudatail'c du capitaine, el sous ~a responsabili Lé pel'sonncllù. - Mnrs" aoùt ISï9, Caillol eL Saint-Pierre n . Walson
ct PM~~r . . .... . .. ... . . . . I- '.?SO

Caution n ement.

12 , Xornbre de coli3. -

2. Effels à sousct ire. Bénéficiaire flon

Le capHaine
ne pl!ut se rùfusel' Il mentionnel' SUI'
le connaissemeot le nombre de colis embarqués .. .. . . ... ..... i bid

13. Marchandises élinguées, Pe'r le,
Rtsponsabt'lité.- Les march:mdises
présentées à l'embarquement pa5sen t aux r isques du navir e au momenL où ellcs so nt élinguées eL enl evces au moyen des engins du
bord. - Si donc, à ce moment, p31'
suite de la ,'uptu rc de la cnaille
d'embarquement, l a mat'cbandisD
vi ent à se per dra, le capita ine en
est présu mé I·esponsablc. - TI'. de
Cam. lI avre, 20 nov , 1 78. - Currie e . Mob l' 'icole.. .... . . 11 - 52

1.4. Relâche au port de diparl, Avarits à la cargaison . OnHssion de la
relâche dans le rapport de mer,
Preuve par tout autre fTU)yen. - Le
capitaine qui a fait, en cours de
voyage, une rel~che pou r le salul
commun, mais qui 3 omis d'en raÎl'c
mention flans son rapport de mel',
n'est pas pour cela non recevable
il inl'oquer le rail de la re/l\che pOlir
se déchargel' de toute responsabili te r" lalil'amenl il l'éloI de la co rgaison. - Il pe ul, à dMa ut de la
pl'cu"e qui l erait résu llée de son
r:lppOI'L de Illor, j ustifier pal' to ut
autre moyen de pl'euve, eL mOme
par s imples cerlifi cals, el de la l'e-

sureurs. - Tl' . de Ca m. Il:1 \'1'8,3
rév . 1879. - Gull i" sen c . Epill'ussi.
11 - 185

15. If . Ass . mMiL .
VenlO

p;,)t'

J

n:w . déti.

Proscription ,

J . Nature commerciale, S olidarité. -

Les ca ut ions ou g31'::InIS. en mntiècommerciale, sont, cn pl'Încipe
~ùlidail'cs du débite ur pl'incipa l . ~

1'0

Mal's., '12 no\' . 1878. - Jullien c.
Va ::;il j ct Bi anchi . . . .. . . " . 1-3'2
.i~·lOmme

Validité, Motifs de résulu-

t iOn du cautionnement. Béll éfi ciaire
a,ue rti, Crédils oll té,'ieurs seuls g arantis. - Est valable eL l'égulier
l't}ngagcm nL do grll'an lir l es effcl s
do co mmerce souscri ts, occeptés
ou endosse' pOl' uno pe['sonne déLel'minée , j usqu'à telle somme et
pOUl' tel tel'mc , bien qu'il ne contienne pos le nOIll de ceux â l'égal'd
de q ui l'oblig~~ion es t co ntractée .
- Si, loutefois} cel ui qui a pl' is ceL
engagem~ llL " lent à avo il' de justes
moti fs de s'en déliel' vis- tl- vi s du
débileur gara nti , ct qùïl notilÎ e ces
motifs au cr éancier, ce lui-ci n' a
~ésol'Jlla i s d'action co ntre lui que
Jusq u'à concurrence des C1'édits
faits ou pl'om is antérieurement, ct
ne peut. à p:;u' th' de ce moment, en
faÎl'c de nou\'eaux à la charge du
garanl. - Mors . , 12 déc. I si8. C.
d~.Ai x. 5 mal' 1879. Lage t c. Ch 3ÎX,
GI ra rd e l Boudi el' . . . 1- 5i el 223

3. l'. Tr . de Ca m. , Vento il lil' rel'.

Certüi c at d e vis ite . V. Ass . mar.
Charbon. V. Av . ca m. , Défici t.
Cha t. V. Capil .

Chemin d e fer .
1. Grande vitesse, Arrêté du 12 j uin

1866, Vélai de trois heures, Ferme.
tu:e des gares pen dant la nuit, Déla, n Ol1 s!lspell du ,- L' an'ôlé du 12
juin 18613 .l'(}glant, dans son nrt. 2.,

C(~IC les nm,maux ~L obj ets, ;,) grande
vitesse ,do lve~t 1;11'0 t,}xpodiés ])3 1'

13

le, la l'o:llisa ti on do ces l'ésor r ûs
?U loul' annu lal lOn . - M3.l' s., 29
Jalw . 1879 . -J eanlon c . Ch .tlc rer.
1- 89
~,

Rédy ctiolL de taxe, Rlie:Dportation,

le pl'enllel' tl'::\1n de voyageurs comJILSI.I(i,cat ion, Dd/ai . - La réductio n
d ~ ln;(e dont j ouissent, SUt' 10 chepl'cnnnt dos VOi lul'cS do toutes
nHn dc fc!', It}s llWI'C h:llldiscs c1 cs ltclasses, pourvu qu' ils niont été pr6nées a la l'êC\; PO I' I ~lti o n , n't,}st 3.esen tés à l 'o nl'e~ i :) l l'c m e n l tl'ois heu~o ,'c! ée q u' à 1:\ co ndition qu'il SOl' 3
l'cs :Hl moi il S uvant l 'heUl'e l'ec.leJustifié dl.: ooltu J'6o\.pol'tatioo dans
I11cnlai ,'o cl u dépfH'L do ce Ll'a i n ~ ne
les tt'ois mois. - Cu n'cs t ptl S au
co ntient aUt~ u n e dispositi on qui susChemin dc 1'01' il domancler cotto
pende cc délni do trois heures penjustifi cati on. mfli::; c'ost all destinadanl le temps de rOI'''1O lul'o des gaLai l'e li l'om'i,' lui-mèlllc, cL fanle dc
res dUl'nl1t la nuit . - Notamm ent
l' al'o il' ra il dons le d6lai. il doiL
si une mal'chandise devant vovurre:'
ûl l'o co ndamné ~ J)::lyel' Ic sUJ)pI6en gr ande vitesse est pl'esen'téa à
IllCnL de taxe li xc pOU l' le C(lS Oll la
scpt hom cs à une gal'e qui se renne
justilÎ ca ti on ne sm'ai t pas faito. à huit heul'es pOUl' se l'ouVI'i1' à six
Mars., 19 roI' . 18ï9 . - Ch . de rel'
heul'es du malin , ct qu'un lruin
c. Uoubs . . .... . .. .. . . . .. 1- 11 4
ptll' te 3 si x hell l'cs du matin même,
l a Compagnie ne peut pl'élendl'c
'\U 'il ne s'es t écoulé qu'une heure 5. Transport Iw yé d'avance, - Il en
es t ainsi môme au ca:) oü le récep( epui s la prést,}nlation de la rnal'·
ti onnaire a l'eçu la mal'chandislJ
ch undisc pOUl' en l'envo yel' Ic défl':l tlCO, Ic tl'31l dpOl'L aya nt été pa yé
part au ll'uin sui vant. - Mars" 21
c1'a,'a nce pal' l'cxpédilOU l', - M:lI's'J
Janv . 1879 . - Biéll'on c .Ch.de rOI'.
19 ju in 1879 . - CIl. de rcl' c. Bayé .
1- 83
1- 2 19
2. Tar if le " lus réd uit , Ddlai plus
G,
l'.
Cam
pé!.
,
Cam
.
de
LI·311.
"
.
long, - La dcmtl ndo, pal' un cx pédit.Clll' ü tl no Compngni e de Chmnin Chèque, V. Vontc ù li vl'ol'.
de ret', du uu' if le plu s l'ecluiL, s'appliqu e an pri x du Ll'aospol'l ct non Chevaux . V. Av , cam,
à sn dUl'ec - N'cSl do nc pas en
raute ni l'cJponsabl c d'aucun 1'(Hul'c1 Chose jugée. V. As::;. mal'iL.
la Compagnie qui , SUI' ccLLe demande, ;) choisi la voie ln moins Circula ire. V. Pl'opl'iélé ind usll'.
cOlH cuse, bicn qu'eHû soi t plus
C oa lition .
longue, - II en es t SUl' tout ainsi
qua nd la dillc l'enee du dé lai est Fabricants, Société. l'ente ('xc lI/si ue
pOil importante - Mul's . • 21 j an\'.
de Il.'lIrs procl/lll s, Faculté li la 501879 . - Fa)' el Rizz i c. Ch . de rcl' .
ciL/le d'CIl achetf'1' à cfa"tres. Con1-86
CUl'n:1!ce possible, Nt,} co nsLÎ :uo
pns une coalitio n Ic raiL. J)a l' plu3, Livraison de la mal'chanditic, Payesiüul's J'a lJl'icants d' un pl'O uit. d'ament dt, transport , t7éservt's , - Une
l'ail' fon de un e sociélé à laq uell c
Compagnie de Ch emin ci o rer nc
ils sc sont i lldividuellclllcll L oblig6s
peUL ('efusel' de Ii\' l'el' une l11 al'de vu ndl'e cxclusi\Tc menl toute leul'
clll'ndisc au dcs tin ata Îl'e qui oiTI'e
pl'oductio n . si coLte sociÔlé rOl'm~
le payt:.:1llent des rl'ais de tt':l nspol't
li n ÔlI'e disLinct c1 es rabricants qU I
sous \'ésCl've dc se fail'e l'emboul' l'on t fondée. si unc p:l l'Lie de sos
SCI' tout excédant en cas de rausse
actions peut deveni l' la Pl'opl'Îc té
a p l'lica ~i o n des t... irs . - Saur il ell e
de tiOl's étl'a ngel's à la rabri cation
il POlu'sui vre, dans un bref délai ,
si elle a le dl'oiL d'acheter el de
dera nL la j Ul'idicti on compéLen-

�n .'ndre

dl~

t.:~

Iralill' e~

produit · que ceu'(
rùndntt.:ur::.. C~ ~I t.::ntin cil '

trou\'e une l'oneurr~nce, non scuh!lllenl dans Il'S fabricants des 10\'alitl!~ t,.'lrnngcrcs, mais tlncOre
dans pll1sieul'~ rabl'icalll'i de la 10l"aliLt,.· 1Ol-IllÙ où e1lu eSL cLablie. qui
n'y vnL pas :u1bl!rt.i. - Mars ... 6
l''.'C. l '78 . - Joure c. C· des CIIIlt:OI~,., ... , ... . ,. , .. ,.,. 1- ;j2

Commis.
1. Lit.'raisotl dt&gt; marchandises. Bul',,'m mm .'\i,qne. Timbre humide.

Patron fi on t#"nU il l'l'gard du li{'rfur. - rn negociant n'e:il pas
tenu du payemenL d'une marchandise Iivrt!c par un ti el' ft un de ses
cmp lo~'c', lorsque ceL empluyé n'a
rOUl'ni d'autre ju::;tificatlOn de son
mal1daL qu'un bulletin non signe et

rcvt:tu seulement du timbre humide
de son patron. - Si donc celle
marchandise a été détournée par
l'cmploy6, c'est con t r~ celui-ci
seul que le li\'reur peut avoiT' reco urs. - Mars., 29 oct. 1 i8. Roman c, Moure)' . . . . . . .. 1-308
~,

V. Faillite .

Commission. V, Faillite, Heprés .
de com.

Commissionnaire.
Vente. Nom dl' l'acheteur non déclaré,
. Ibsf"nce dt' respo1lSabilité. - Le
commission nairt! a la \'enle n'est pa s
tenu de raire connaître Ü son eolU mellanL le nom d~ l'acheteur :l\'ec

Ilui il:l traité. - Il n' en serait autremen t qu 'au cas al!. lors de la
reddition dû ses comptes. ces
compte::; seraien t suspectes de fraude, - En conséquence, le silence
du commi'Ssionnairc SUI' le nom de
::&gt;on acheteur ne snurait le rendre
res pon ~ab l e de l'inexécution des
cnga.~c m ellt::, pris par ce dernier.
- C. d'Ai x. 10 aoilL 18;8. - Mazel

c . Berlrand .............. 1-143
Commissionnaire
ports.
1. Chemin de fer

J

de

trans-

187Ü. - Seguin CanceL c. RubaLLin o .... . ... " " ... . .. , .. 1-68

trmJ,~I'0rlti,""

commt' I;agogfs, .A rril't't: lan/iut',
Délai de la grande
vjlr$.H' 110 11 J paHt', Dommages-in-

3. l'oyag pur, Montre enfermde lions

IUf IS. - l lne Comp3~nio dû Chemins de fer qui t'onsenL il l'ccc\'oll'

comme
rait un

ll:l~ agcs [I\'ÛC

mlille. Pflrte. ne monll'o
peut ètl'c considér é\} COlllllle IJagag'cs OL enrcl'mcc s:ms impl'udence
dans lIllO 111:.1 110 de \'o)'agc. - En
conséq ltcncc, cn cas do (lOI'1 u de
celle 1ll;J lle p:lI' ln rnulc ci e 1::\ ComlUgniC dc tl'[I nSpOr l s, la valc\1l' de
a montl'C doit étl'o compl'ise dans
l'indemnité à paycI' au royngeul'.

Uni'

u'anspol'ler

dûs marchandises à

un voyageur.

COlll)'~il clilfércn l de cel ui
Ir an~pOl'l il grande vitesse. - -

tl'un
Elie ù:::;l donc t(lnue Lle fa ire al'river
ces IlHlrchandiscs p:\!' le même
tJ'ain que le vo~'agCtIl' , cL l'espon:::I3ble de dommages-inlél'êLS si cites
n'arl'i ,'enl que plu s lard , bien que

!

10 llL'lai du tl' ans porl ~l grande ,-ilcs:::;c u'aÎlpns éle dcpnsse. - Peu
imporleraiL llu'cllc Pl'ou,,"L qu'un

l' è~ l eUlCnl lUI imerdlt d'occopler
tles mal'chandises comme bng:llges,
si , cn r ~3Ii t ô. l'engagemen t 3 été
pris par ûll e v i$ -a~\' is du voyageu r.
-- Mars., 17 OCL. IS7S.· - COU I'ladee. Cu. de fer ......... 1--13

2 . Transports maritimes, Faculté de
transborder, InterfJrélatinn, Faule
origwaiu, Erreur d'arrimag('. Retard. -

La raculté que

~e

l'eserve

une Compagnie de transports maritimes, pal' les clauses de ses co onaissements, de tran sbol'der une
ma rch andise on rours de \'oyngc
:;UI' un aul ro de ses navil'es, nc
doit s'appliqucl" qu'aux cas oil ce
trao sbol'deOlen t est ncccss ilé p::u'
les exig-onces d'un service postal
ou de l'entreprise de navigation
elle-mt:mc. mai:, ne !)a ur:lIl sen'ir a
cou \Tir uno errcur ou une fau te
antel'icul'c. - Specialement. lorsqu'un o mal'chandbe de~tince au
dernier port de destlOation d'un

•

\"apcu l' (!Iarscille), esl déborquée
d,ns un porL d'écbelle (Cènes)
parce qu'clio il ctô conrondue dans
la ca lc :l\'ec d'aulI'cs marchandi es
de::;linées a ce pOlt d'échelle. et
qu'elle n e::; t al'I'ivée a sa \Tai e deslination que plus L:lrd , par un
autm n3\' 11'6, il y a heu de voir
dans

cc f:lI lla COIlSeli uenL:o d'une

elTt:.UI'

cha r~e
raculll~

d'arl'imagc :111 POl't de
eL nOIt l'ex(:rcice de la
ci-deG!)us, uL de soumettre

l'armateul' à

Marchandises

COMMISS IONNA IRE.

COMMIS ION 'AIRE.

COMMIS IONNAIRE.

dOUlma~es -in té I'O t s

â

raison du re lal'd, - Mars., 2. janv,

•

COMPÉTENCE.

15

I,nls. - Mars., 9 sep\. 187n.
LelerLro e. Vnléry ....... . 1 -~nG
6. Réception, Fin dt'. non-rCC'eVOlr.
E xpéditeur. - La lin cie non-I'ccevOÎl' résultant . au profil du voilUrier , d'apl'ès \'nrt. 105 C, Com .• de
la réccpt ion do ln m:lI'cli:lndise ct
du pa yement du pri x dn ll'all:) pol't,
ost nussi bien opposable 1\ l'e'\ péditClIl' qU'HU destinatairc. - Cnss ..

'10 0\"1'. 1878 . - Ch. lIe fel' , c.
Jul eo u ................ '.' 11 -32
- Mors., 6 mni 1879. - Ilt'udo c. 7. 8a tpaux st,r 'riVÎtres, Naufrage,
Marchandises sau.tJdes, Fret non dû .
Ch . de fel' . .. . . . .. .. . . . . 1-1 84
- L'orl. 303 du Code cI e COtU4. Marcha1Jdise ,'etou1'1&amp;éc, Séjour en
InCl'ce n'esL:tppliuable qu'a ln n:1\'idépdl, Prrscrip,ion tre1Jtenaire. gation mal' Îtllll e. En co nseLe commi ssionnaire qui a été
qucnce , le Jllariniel' qui ll'::mspor tc
charg6 d'cxpédhw une mal'chandes mal'chandiscs SUI' une l'ivière,
di sc, à qui celte mnrchandise a été
n'a droit à allcun prorata SUI' le
l'eloul'née l'al' son co ncspondant,
prix du ll'an::;pol't, on cas do nauCL chez qui elIc csL resLée depuis
frage du hateau pondant le pal'lors, doiL êlre répulé. dès ce mocour s, et de sauvctago du chargement, ln dMenir a li Ire de dépôl eL
ment. -- TI'. Com. 1antos, '1 4 ma i
non il titl'c de commission. - Il
'1879. - GranseoLc. Guérin 11-1 60
ne peut donc, en cas de réclnmi)8,
Chemin de fer, Frai, lJcrcus en
lion à co suj eL. bénéfi cier de ,la
sus du tarif. Demande en n~titu ­
prescripLion spéciale cIe l'arl, 108
tiou, Fia de 1Ion recevoir. - (:acdu Code de Commerce, eLla pl'CS '
ti on ell l'es titutÎon do l'l'ais do ll'allscripti on trentenairc os t la seule
pOI·t pel'ç us pal' un c Compa gnie de
qu'il pui sse opposer. - Mnrs .. A
Chemin do l'el' cn sus du tarir n'os t
juil. , 1879. - Reulcau x e. Bounlll
pas so umisc il la On de non l'CCOcl Charnvcl. , . " ...... . ' . 1-258
vo il' l'ésultant dc la réceptio n de la
mal'chnndisc cL du pavement des
5, Tran sports maritimes, Colis disfl'3 is. - Mon lpeIlicl', 28 julO 1878.
tincls, C01J1laissement uniqw~ , Même
Cass., 8 janv. 1S7U, - Damnas
destinatain, Livraison parlielle, C. Cb. de fer .... . . 11-107 CL Hi5
Le r::lIlque plu sieurs colis di slincts,
:1 l'adrcsse du même destinataire, Compensation. - l', Ag, do ch .,
on l é té réunis sur le mème conFI'eL.
naissemen t ne saUl'ait avo ir pour
conséquenée de rendre I ~ l'ée.eplion
indivi sible pour le des tlnal alre, et
de le rorcer à l'ccevoil' le lout ou
a laisser nomm er pOUl' le tOut u.n
Licrs consignataire, - En prll'Cll
cas. au co nlr::.il'c, l'en trepreneul' de
transports maritim es es t tenu dû
livrcr au des tinataire les co lis que
celui-ci est prêt:'i recevoil', sauf"a
exercer ses droits Jlour ceux qy l~
refu se. - Il en es t sUl'lout fUIl SI
quancl le consignataire ~S L un.COlllmisslonnall'ù de tl'an slt agls sanL
pOUl' comptc de divCl's contOlot-

Compétence,
1 . Ddfe7ldeur cité hors de son domicile, Art. 4'20 1WU applicable, Acf t'Oll en pe,.pétuel ~tÏen ce illtent /je par
lu': devant le tribu1lal de son dumi~i lc. De cc &lt;l u'un nCg'ocian t,
assil;né hU l's dû son d omi~! l o pO,UI'
l'ext;;cut ion d'une \/o nle qu ll dénw,
il lû dl'oi t do plaldCl' l'lIlco mpélence
du Tl'lbuilai cl de dOinalld~1' lu l'onvoi de":'lOL cel ui de so n domicile, en
soutennll L que l'ul'L. ~1 20 C. 'pl'oe.
civilo n'c~L Il;)S apphcablc, 11 no

�16

toutefois 10 do\'cnil', si elle c Iivl'e

'rnsui'l pas Qu'il soiL cn dl'oiL d'ap-

Ù

peler lUi-Illt)llIc.!)OndaOl ce praces,
son adn'r:;airc ( urant . ~on. propre
Tribunal pour lui f;llre Im ~oscr
p('rpducl l)ilcnC8 sur ses preten-

cL dC\' icnneDL Justiciables de la

j ul'idiclion commel'ci ale ,dos sociétés
de SCCOUl'S mutuels (]lll ont formé
lIll syndicaL p OUl' éta blit', fa,ire g r ~ r
eL exploitel' une Il h ~H'lllaCle desltnée a fournil' des Ol édic3menLs,

non seuloment aux membres de ces
sociûtos Illai s oncol'o Ü toute per-

la qu.lile de demondeul' qu·il l·cl'6L
cn mtenlant _l'ac!ion en perp~t u cl

so nne q~li voudrait cn aclJ elor, ct
~ IH'oduil'c ain si des bênéfic,es à

silence, 10 dcpoUlllo de co dro.l l.
Mal's, 15 ocl. 1878. -- PommlCl' C.
Zerma li , ... . .... ... ,. , .... 1--8
d'tltu~ sal/f'

des actes comm8rciau'\ , - - Spé-

cialement font acle de ('o mmerce

ti ons. - - Co o'c:;L, en onet, que
comme dMcndoUl' qu'il Il.C UL . i.ll\'o·
quer le droil do n èll'c JU S.ll ~l3bl e
qu u du Tl'ibun al de sou domlCl lo, et

!!, Location

COMI'ETE NCK

COMPÉTENCE.

COMPÉTE:&lt;CE.

l'épat'lit' entre le gél'anLct les dlvere:; sociétés devonues ses commanditail'es. - - Mars., lB j anv. lSi9. -

de spectacle,

Baraque en planche. -- La locaHon d'unc sa lle do spectacle par un
entrepreneur de spec tacles ~ublic5,
est, de la p~lI't de ce dermcl', un
aCLe commtwcial. - A plus forte
rai on en est-il ainsi de la loca tion
par un entreprencul' dc spectacles
publics d'une bnraqlle ~n p~anebe.s
con::,truitc SUI' le terram d :mtrlll.
-- Le Tribunal de Comm el'ce est
donc compéLent pour connaitre ...de
cc con ll'al. - Mars" G no\'. 1S 1 .

Lom lle c. SyndicaL des soc. de soCOUl'$ mutuels ............. 1--75

5. Marchandise perdue,

Action en

indenl1lité, Armateur, A ssureurs
sur fa cultés, Domiciles diff rcnts.
Le consl O'nat;l Îl'e d'une marchandise perdue en mel' ne peut
assi"'ner devant le même TI' lbunal ,
s'Useonl des domici les dinë l'ent-s,
l'al'matcur du navil'e, comme responsab le de la fOUle du ca pi13ine,
cL les :lSSUI'CUI'S SUI' fa cultés,
comme r csponsables de la rortune
de mel'. - Ce sonllâ cloux actions
on tiol'omen t distin ctes, pui squ'l3l1cs
dCI'ivent do co ntrats dlstillClS, el l e
§ 2 de I J~II't. .59 C. pl'OC. civile ne
sa ul"~it lelll' étl'e appliqu é. - Mars.

Villard c. Laulier . ...... I- -~O
3. j t'al pfJur effet..~ à so uscrire. Cn ol'n l peUL ,iIrc doD ue pOlir des
-

ellet' a so userÎl'e comme pour des
souscrits. -- L'acLe pal'
lequel même un non commer çan t
déchll'c garantir les effets de com merce souscrits, 3cceplés ou e~ ­
dos~és pal' une p et'~o nn e déLernllneo, jusqu'a telle somme et .pOll l:
tel terme doiL êlre .::onsldére
comme u~ a\"al donné pOUl' des
cnèts n sou::!crire. el a pour ellèt
de rendrc ce lui l'lui;) assu.me cette
Raran li t', ju::,tÎciable du Tr ibunal de

e l1't~ t s d~ja

3 fUI'. 1879. -

Brel

A&gt;s. el
Piaggio ................. . 1-102
G.

6, Clause attribuant le litige ci un
Tribunal e,ranger. - Est valnble
la clause d'un co nnaissement par
la4uelle Ics cltal'geUl':; rl':lllçni s d'un
navire étran gcl' sonL COn\'onus que
toutes co nteslations cntre eux el
l'armat eur sCl'a ien l jugée pal' lc
Tl'ibunnl du domicile de cc del'-

Lommcrce. - - Mars .. 12 déc. IS78,
C. d'Aix 5 mars i Si 9. -- LageL
c. Chaix, Girard eL Boudier .
nier situé a I"él ran ge r. (Il ésolu
1- 5i eL 223
impÜcilemcnL.) ... .. . ....... i bid
4., ocùites de secours mutuels, Eta·
blissemnlt d'une ph{lrmacie, Remè- 7. March é conc f" par un représen des ve-ndu,1;; au public, Bfrléfict-s ré·
tant, Ratification. -- Un mal'ché
parti,ft, A cte de commerct'. -- Une
conclu pal' un l'r,pr ésenlanl dt.! oom1

socié té de SCCOUI'S mutuels n'est
pas pu clic-même une société
~omlltel'&lt;!Îalc ni justiciable des Tr i-

bunaux de Lommerce. - Elle peUL

1

mOl'ce ne dc\·ien t défin itif que par
la ralificalion rlu ncgocia nt pour
qui 10 r eprésentant [1 trnité. -

C'C5l donc au domicile do ce oégo-

cian L qu e 10 mal'ché doil être réputé co nclu au J)Oint de VlIe da la
compétence el an s le se ns de l'art

420 C. pl'oe. civ. -- Mars., ~ 1 fév.
1 79. - Toissoirc c. Louit. 1-121

8. Ju gé at, contraire que la ratification nccessai l'o POUl' valider un
co ntraL l'ait pal' un r eprésenlant
1'6tl'oa git au jouI' ci e cc contrat, et
doit ÔLI'C, par suite, r éputée donnée
au lieu môme olt il a été fait. C'o ' L donc en ce lieu CL non au
domicile du cO rlllll elt::lIltllUi;'\ ratifié,
quo le mal'clté doit êLl'c censé co n·
elu au poinL cie vue Je la compé·
tence el dans le sen s dl! l'al'1. 1120

C. p,·oc. civ . -- Coss., 25 f61'. 1879.
- Donnoue e. Vavasse ur. II -H2
9. Assurallce co ntre l'il/cen die, Commerçant , MarcflaTUlist's et mobtlier.
- Lu melluisic['-cbénisle qui fail
assurer conl l'e l'incendie tou t:) la
fois S3 marcha ndise el son mobi·
liel', fai t Ull acle {llt l'clémenL commOl'cia l pt'édominc SUI' 1'~ lén~ enL
civil , eLqui le. l'end , pal' SUIte, JUsti ciable du Tl'lbullai de Comme l'ce.
- M:l!'s ., 20 mars 1879. -- Ass. c ,

COMPETENCE.

li

moins un auh'e défendeur, qui ne

puisse décli ner la compélenee du
Tl'ibunal sai si &lt;.le ln ùemalld e. -

1\

ne peuL dépend,·e du eo nsentemenl
seul d'un des défende",·s à procede!' devant un tribuna l incompé LCn L, que l'autre soi t tenu d' y pr o-

cédel· aussi .... .. .... . . , .. .. Ibid
12. Elltl'epreueut de PJ'OfMStOtl, Construction sur un terrain acheté pOUl'

le revetulrc. - - Un e n ~l'e l)l'eOl:mr de

l)l'Oression fail :Jete de com merce,
non seu lement 101'squ' il baUt I)our
com pto d'nutl'ui 1 mai s encol'e orsqu' il b;} ti t pOU l' son pl'opl'e comp te
SUl' un tel'l'nin qu' il n' a acheté qu'en
vlI e de le l'crendl'e ap l'ès l'achève·
mcnt de la consU'ucti on. -- En co nséquence, le TI'ibuna) de Conllnel'ce
est com petent pOUl' co\l nait l'c des
conles tati onsllui naissentdeces SOI'·
tes d'opérations, notamlllent pOU l'
co nnaÎlI'e du l'èglcmenL de com pt e
cie deux entl'cpl'cn r,ul's associes pO lll'
des co nstru ctions de ceLle nature.
-- Mars. , () mtli 1$7U . - CUl'til c .

Blone ... . .. . . .......... 1-- 185
-13 . Machille locomobile, Exploitation
,t'Ime propriété rurale. - - La. ve l~ l e
B,·émol1el. . . . . . . . . . . . . . . . 1-1112
Ou la location ~ un IH'OPI'lét:.1 I1'o
iD, Effet do commerce. LIe!' de l'enl' li l'al d'une machi ne locomobile
pOUl" l'cxploiloLion de sa pl·opriété
dossement. La disposition de
nc consLit ue pa s un acte de coml'arL. 420 d" Code de procédure,
qu i :lttl' ibue co mp élence au Tr i·
bunal dans 1';,\I'I'ondissement duquel
la pl'ome sse a été faile et la lll fll~­

chandise liv,·ôe, n·ùsL pas. applicab lo en Illatièl'c de cession de
tilt'es. - NOlamment, le Tribun al

du lieu oil 3 élé possé I·cndossemenL d'un billeL à oreh·e payable
dans un autr e lieu, ne devien t pa s,
pal' le rfliL ci e ccL cnc!o sselllcnt,
compétent pOUl' con n:)ltl'o de la
demande cn pa ye ment de ce bill et.

- M, rs., 2'1 OIT. ·1879. -- 0110gnier c . Paul. BeziuL cL BoqueL.
1-l i2
I l . D' fendeur appelé hors de son
domicile, Co-défendeur acceptctllt fa
compétellce. - - Un dMendeul' ne
puuL êtrc op pelé devo nL un Tr,bunnl aull'e que celui de so n d?lllleile} qu' à la con dilion qu'il y mL au

Illorce. - - Le Tl'Ïhun nl de Commerce est clonc inco mpétent pOUl'
en co nna îl l'e. -- M:'l l'S., Hl ju in

1879. - MUI·Lin c. Mai m·edy. 1--216
i4 . Facture , Payement au domicile
du, vendeltr, Laissé pour compte. --

Le laissé pOUl' comp te ba sé s u~' la
qualité ùt.: la mal'chtlll(h se expédiée.
no s:J ul'a it cO llstitu Cl' une Pl'Olcs t:ltion co nll'e les clauses co ntenues
tlnlls la faclul'e, notnmmenl eon ll'e
celle qui indique le lieu du payemen t. - En co nséqlwnce , 1'3chett.! UI' cité devant le TI'i bul1 al Ju
lieu indiqué Jlnl' la fuc tu l'C CO Il~llle
celui ÙU pil~re lll en t, ne pOlll cXCl pel'
ciL: son laissé pOlll' CO Ill!) t~ ,p.OUt'
co ntes leI' la compél~ I~Ct} (li I I'Il.lu-

nal. -- Mors., 3 JUIl. 1879. Roumicu ct Bau doi n c . Gischll'd.

1 - -~ 53

2

�15.

Clau.~t

DÊFICI'J'

COMP\tTENCE.

COMP\tTENCE.

t

Montcel-Sorbier c. Varagnat.

de poytment à leNllt.

11 --50
La claus~ manu:scrite de la faclure
3l'Cordanl terme 3 l'acheteur pOUl' 19. Traité entre la France et la
le payament. ne saurait modifier
Suisse, ,1cticm en matière de sucÎeté .
l'a ttribution de juridiction résullan L
_ Les dispoitionsdu traité de t869
Lie la clau:)e imprimée qui fixe le
cntl'c la France ct la Suisse, rel3Heu du p3yemen~ au domicile du
tivement:l la compélence, ne dé·

rendem' . . . . . . . . ... . .. .. . i bId.

16 . Etrangtrs , Demandeur résidant

tn Frattu, ASs1fJulation aux étran·
9,rs autorisés à y avoir leur domicUe. - L'élranger établi en France
L1t!puis plutiieUl' années. \' f:lisanL
le eOOllUCt'CC. y p'ayant.les' iml)Ôls
doit ètl'e assinlllt: au x élranaer~
aulorisês a n\'oit' leur domicil~ en
l'ranCI!. _. IIjoulL, pal' ujlD,comme
les Français, lIu droit d~ citer uo
autre l:"lraugCl' dC\'unt les TI'ibu l1aux dt: Frunce, en ,"crlu de l'url.
I~_du
1~.9.

Code ci,·il. - Mars., 31 juil.
- - l'lOnello c. Colvari. 1- 269

li. Quasi...dJ!lit, Acld de commerce En admt:tlant que les Tribunau; de
Commerce tioÎt;Ol incompélens pour
st.3tuer ' UI' les consequences d'un
délit ou cl'un quasi-délit commis pa r
un commerçant à l'occasion de so n
commerce. il n'en est l'oint ainsi
pourtant. eL ils demeul'ent compelent~ .quand il s'agit du comrnorce
marltl1n~ . -- Nolamment ils son t
CO~lpetents. pOUl' accorde:' la répa ·
~ltOIl duc 3 un proprietairc de navlr.e I~ar celui qui a coupe le c:lb le
qUI laIl13rr.::IIL, -- Tl'. Com. llordeau~. Il Janv. l '(j. -- )105S c.

CouzlOeL. ............... 1I --~9

18 . MÎflts de charbon, Exploitation,
A.chat de brai pour agglomirés. SI l'achat d'une cbo&gt;c destinée à
êlre. re\'endue con:)tiLue, en thèse
génerale. un acte dé commerce
celte théorie cess!! d'ètl'c vraié
lorsque l'OÙj~l :}1.:beLé nc joue qu'lin
rOle acccs:)olrc dans la "aleur du
produi1I'e\'cndu. - Ainsi les compagnies houillcrc~ ne perdent pas
leur caractere de socieles civiles
ct nc ront pa.;; 3e1e de commerce e~

acbetant du brai ou goudron pOUl'
Ja fabrication de leurs charbons

agglomérés. - Lyon, 13 rév. 1818 .

llOUANE.

C~,~;é~.r~'~~~I~ijl~loyale. v. Pro·
Con~ais~ement . V.
1~la.l.! Cap., COIllIll

AIf.·ét., Ass.

de tl'a nsp,
1· [u lhtc, Frct, SUl'e sl:wies.
.

Construction. V. Compél.

19

chet doit è LI'o apprécié à un pour
ecn~. ~-

En c(,nsél luence, quand le

C~pltu lll e

.es t l'ocon nu l'esponsa bl e

d un défi cI t . le c.leul doit e n être
établi en

tenant co mpto d'un pOU l'

cent de décheL. - M.rs., 24 rév.
1819. - Mas tel's c. Smith .. 1-121

ro;enL pas ::IUX principos parlicllcuuel's do competence en matière

Contrat à l a grosse .

de société, ct pal' suite, ne Cont pas

1. Snlaires de l'équipage. Vali dilè
A.s~t,,'a,nçe ma,ritime , - Les di spo:

Délai. V . Ass . m,dL., Ch. de rer
~o~n: do }l'ansp. , Err. de com '
Falilito, ~ 111 do nou-recevoi l' Vcn L~'
Vente à IIVI'CI', V0nto p:'!l' na~. dés:

s.lllon s de l'i.ll'L: 23!1 C. Com . l'olali ves au cas ou un empmu t b la

D élai , des distances. V. Ab ordage, Fal lhte.

obstacle à cO

qu~un

Suisse soit appc16 dcyant un Tl'ibunnl français à

l'uison dè sa qualit dû membl'o
d'une soci6t6 ayant son siége en
Franco. -- Cass., ~5 fcv. 1819. -S)·nd. Ct· diL Foncier Suisse.

gl'osse pOUL ôl l'e f.it en COU I'S cie
\~oy'ag~, so nt énonciatives eL non

Itl1ulaLlvcs. -

11-- 14 \

~o.

rommel'çant. Const,.uction d',,~e
u.sùle, AnMfecte Honoraires. .Le TI'ibunal de Commerce est compétEnt pour connaHre de la demande un pnyemcnL d'honorai l'CS
formée par un ::lI'chitcctc con tl' c le
c~mmcr('anL qui l'avnÎl chul'I;é de
dlnger la construction ô'une u:;inc
destinéo :.\ l'exel'cicl.' de son commel'ce. -- Cass, '18 janv. 1 8ï~. -DayrauL ct Rumcau c. co ugombles,

11 -- 148

21.. Chemm de fer, Tarif interll a~
LlOllal, Attribution de juridiction â
un Tri~lmal étranger, Contrat entn
françai s . - Un larif internaLional
de chemin de l'CI', mème approuvé
par j'admini sLL'ation supérieure, ne
peut dél'oger aux l'è~les de compé-

lence qui son t d'ordre public. Spécialement, un Larif internatio-

nal slipulan t qu'en cas d'accident
~u de rCl'te, le dOIl1Jl\:1ge se l';) touJours l'cglé au lieu de deslination
et, :)'iI y:l litige, devanl les jll~es
de ce lieu, Ile !::Iaurail :l\'oil' IlI,ur
cJr~L d'enlever a la jul'Ïdiclion
fr.anplisc . poU(' l'aw' ibucl' a la juridlCllon éll'angèl'c, 13 conn:1is~ance
d'une con testation née d'un con traL passe en F'nmce cnlrc Francais.

l'al'is, Il juin 18i7. - CoigneL
c. Ch. de fer .. . ...... . . . 11-110

-

Concordat. V. Faillile.

Concurrence. V. Coalilion .

Un empl'llOt fi la

SI'osse peut Otre v.la blement faiL

D é libération. V. Av. CO Ol.

pour lou s les besoi ns du navit'c en
C~UI'S de voyage, et mûme pOUl'
fau'e face ::tu payemen t des salail'cs.
--. En conséquence, un emprunt

Dénégation d 'écritures .

f~lt

dans ce bu L peuL NI'e l'objet
CassnLÎon J9
aoù L 1819 . - Clozel ct COS I; e.
Ass .... " .. .. .......... 11 --182
dune ::tSSUl'unce , -

2.

Délaissement. V. (\ss . mnrit.

v.

Ass . ma t'il.

Contributions indirectes ,

Allumettes soufrées. - Le monopole
créé pOU l' la r.bdc.tion des all umeltes chimi ques ne peut s'éLend l'e
:lUX objets qui ne peuvcnt s'enJlammel' que pat' le conlact direct
uvec une mati ère en combustion
spécia lement ~IU X ::tllum cltcs so u:

rl·ées. -- Bordeaux , 8 m.i 1819 _.
l,'e n'asson c . Contr. indir. 1l--Ü6
Courtier . V. Vente.
Coût et fret. V. Vente pal' nav .
déSIg né.

Date. l'. AI'l&gt;ill'a ge, Ass. murit .
D ébarquement. V. Vente à livrel'.
D éficit.

Clmrbon, .Déchet de 1'ou fe, -- Un cha 1'ge ment de ch. rbo n al'fil'6 d" Ao ~l e­
lCl'I'O à M::lI'seilie subi t toujour s un
dé/;het, su/·tout par su ile des opéraLlons du déchal·gemenl. -- Ce dé·

Pl'océdur.e sI&gt;éci~le, Emploi fa cultatif,
POltVOlrS d!lo Jllge. - L'emploi des
n~odes in~iqué s ~.r les art. 195 et
"~1. C. pl OC . cl\'lIe pOU l' la vérin callon d' une écrilul'c déniéc est

p~"' emen~ f.cult.tif . .ct le juge 'peUL

pt ononCer SUI' 10 II ttge sans v ::tvoi l'
\'~co~rs, s' il tl'ollve d'autt'es rilOycns
d :lI'I'IVel' à la décOll\'el'le de la vél'Ité . - Mal's . , 5 mai '1879. - L an-

te. um e c. 11ey ........... 1- '181

D é pôt. V. Co m. de lI·a lls p.
D é tournement. V. Sociélé.
Différence . V. Vente" li vt·er.
Distribution. V. Faillite.
Dock. V. Ass. Illarit.

Domicile, V. Abord::tge, CompéL .
Doua ne.
1. Droi ls de 1lavigatio1t

qu~i, Algérie. -

F"ais de

Le d l'~iL de nuviqat,lon établi \)0.11 1' l'l'ais. de quai Jla l'

1011. 6 cie la 01 du 30 l.nvic/· 1872

SUI' les navlI'cs de lout pavillon vonant do 1'611':JngOl' ou des colonies
ct p osscss ion ~ rl'unt;'aisos. s'applique aux navires vcnan t des ports
de l'Algé l'ic . - Cass., 5 mOI's 1879 .
- Douanc c. Mess , mal'iL., etc ,

1l-128

�EffET

~o

DE COMMERCE

E chantillon. V. YenLe, VenLe à
liner.

CI'édil, bien quc Ic prolêl n'y soil
pa s joint. I L. "Ut' l'an1rfll.ation qu'i~
a élé régnlièl'emenl fall. el qU I
vien l ensuite à apprend l'e que ce lte

Echouement. V. A s. ruaril • A".

"able à con lestCl'le l'cmboU\'semenL

n

V. Vente.

com .. Prescription.
~ets

de

co~erce .

fr{)'~t Rembou1"Sement par un enuOJseu/ dans la qUI1l.:aine, Poursui'es contre l'endosseur précident.

D~la l lloltt'eau. -

Lorsq u' un eirOL
de COlllll'erce es t pl'otesté. chaque
endossem' 3. pour exercer son re-

cours canU'e celui qui le précède,
un delaÎ d~ lluinzaine qui COU l't ~u
jour où il e:::.l regulièrcmenL Cllé

luÎ-müme . -

El lorsqu'il n')( a pas

cita lion mais r moou,'scmenL
amiable eDll'û le porteul' eL l'entH!

t.losseur qUI le précède, la citation
apnl pu êlrc donnée pendanlloulo
la quinzaine du protêt.. c:esl du
derni~r jOlll'

de cette ()UmZ3ILle que

l!ommence a COUri l', à l'encontre de

~sserlion étai t

erronée, l'este rece-

pOUl' dél'aul ou il'l'égn l. l'ilé do prolêL - M.is 10 fail da 1. reprise de
la Il'aile Ic l'end non recevable ~
co nlestel' le ('omboul'semenL pOUl'
défaul de dénonci.lion dans la
qu inzaine - Mal's" 30 SOl'I 18;9 ,
_ Cl'édit I~'onnais C. LaW et Vassa l.
,
1-304

4. Clause d'un tanf . Irresponsabilité
des protllts tardifs. 111 fllicacite ..La clause des tarifs d'un banqlllCl"

d'après I.quelle il ne répondrail
pa, de 1. l.rdivilé dos pl'ol&lt;lls à
l'éll'nnITer, ne saul'31L hel'Ies ehen ts
qui traitent 3\' eC lui.- ne pal'cille
clause no pourl'ait déchargel: . I ~
banquier de tou le respol1sablhU:~

qU'3ulanlq u'èllc sel'ai l inséree da~s
la no le de négoci.lion , , " '" Ibid

l'endosseur qui a remboursé l'en'et. 5. Tiré insolvable, Prol:jsion détruite,
Tireur responsabl e malgré fe dt!(l1:"t
le délai pOUl' ci 1er l'endo.,eul' prode protêt. - L ' insolv abilité du li ré
cédenl. - Mal's .. 10 fév, 1879 , :lU moment de l'écheance d lruit b
Ha~tide el Pinchon c . Ailbaud CL
provision qu i pouvaiL &amp;voi.r é lé
Ilondil. .............. , . , 1-107
faite cntre ses main s pal' le ltl'CUI'.
'! . Acceptation biffée. - L'accep teur
- En conséquence,. c.1l pal'eil ca~.
d'une leure de cbange ne peuL plus
le défaul on la laI'dll'llé du prOIe 1
biffer son acceptalion après que
ne saut'aiL di spenser le tireur du
l"ellat est sorti de ses mains pOUl'
('embou r se ment de la ll'aile iml'onlrer dans celles du negociant
payée .. , , , , , , ' , , , ' .. ' , , , , " Ibid
chargé de le prt:!)e~ler. - Alors
même que ce derlller aut'ad con- 6. Prescriptioll l Leltre écrite par l'h éritier d" debileur. - Ne peut consst!oli a laisser le tiré biner son actiluel' une reconnaissance par acte
c~plali o D . ce fai~ ne sn urait DUIJ'~
sépal'o de la dOUe résullan l d'un
au\ droits du hel's-porleur, qUI
billel" ordl'e, la lelll'e éCrile pa l'
peut. co pareil cas, se pré\"nl?ir ue
j'hériticl' du debi tclII' au fllanclalnil"c
l"aceeplation biffée comme SI elle
du créanciel'. déclal'ull t que ~Ll n
etait intacte.- Mars . , 5 mai 18i9.

- Psomadcs c. Petrococbillo el Si-

dcricoudi .... , .......... 1-197
3. Traite impayée, Ireprise par le cédant, Affinnation que ~e prottt est
{art, f.,.reur, Con.teslatlOn n~ce-va­
ble , Défatn de dénonciation Tlon opposable.- L'endosseur d'une trrute
qui. après relu s dt: pa~'emenL pa l'
le tire, \.!o nseot à la repr endre de
son cessionnaire el il lui en donner

EXPEHTlSE,

EFFP;TS DE COMMERCE ,

d'uno faillilc ne conslituo pas non
une ree:on naissance par aClC
soparé, sub slltuant la IH'Cscl'iplion

plu

ùe ll'enlc ans il celle de cinq ans,
- Elle n'a d'a utl'o elfel 'lue d'intùl' I'ompl'e l a prcscl' iption quinquenn alc . qui l'Ccolllmcncc;) cOllrit'
lol's de la clOtt\l'e cie la faillite. Jlu',1

8, l', Compot,
Endossement , l', Compét,

Enquête. 1'. Ass. mal'it. , Tl'. de
Com.

Enregistrement ,
t. Traité non en registré avant fa demande en j tlstice, J ugement 1 Exoéda'it de droits à la cli C/rge du cl, -

1'.lablc qu c cellc qui a élé ordonnéo p~1" le Tl'Ïbu nal 1 l'nd\'el'sail'o
présont ou dùmentnppdé. - Mm's.,
1~ sepl, '187 9 , Malenchini c ,
Joul'dan Du y.. , ' " , , , , " " 1-208

2. V. Ass mal'it. , Cnpit. , Von l o p3r

nal', dés ,
Facture . V. COlup6l. , Venle à Iiv,
F aillite ,

qucl coUe demande eSI baséc , doil

scn l pas, dans la faiHile du pali'on,

~l\'oil' pOUl' effet de

fair e lllcLtl'e,
dans tOlIS les cas, à la charge du
deman aeu l' l'c xcCda nt des dt'oilS
perçus à l'enregisll'ement SUI' coux.
qui l'auraient été dans 10 cas d'en-

privilég('.- L es cOlllllli ss ions qu'un

patron doit ~ so n co mmi s. ne joui sdu pl'ivil 6~e quc ln loi accorde aux.
sa laires des six. del'n iers mois. -

Mars, 10 0CL 18,8, - Allard c,
")'l1d, Scheiblc ,,',',',"', 1-5

l'cgisll'cment Iwcal.bl c du ll'ailé, 2. Commis. Congé, Failli{e du. paM.rs .. Gjuin 1879, - Zaliropulo et
11'011, - L'cmplo)'écongédi é nc peul
Zarin c, Albanès" ' , " " " 1-?17
pl'étcndl'e3 au oune indemn i tequand
le congo a pOUl' ca usc la faillilc du
2. Jugement, Partie cO'lda!nnée, Co.npall'on, " ' , , , , , , , , , , , , , .. , i bid,
traillte, - Dans le cas ou les dl'Olts
du s pOUl' "clll'cgistl'emenl d'un ju- 3. C01lcordat, Jug ement d'homologagement n'ont pn s été consignés,
tiOIl. Uappo/"t du JU f/c-Commissoire.
l'administnllioll ne peut en pOU l'·
suivl'c le l'ecouvl'emen t que contrc

-

l'apport du ju ~e-çOlllmissn i l'~. Si le ju ge ne faIsait p::ts pi.lrllC du
Tl'ibuna l qui a homologué, so n

ti ons de ce jugemcnt , CL Ilon con-

li'C la pal'tie défend eressc cl co ndamnée, - Cass .. 3 fél', 1879, -

rappol'I doiL,é lrc fail pal' éCl'il, ,Si, au contl'all'c, ce Ju ge a pal'tlclpé
au jusemont d' homologa ti on,. so~
l'apport peuL Nrc ve rbal , m?IS li
doiL 011'0 mentionné dans le Ju ~e­

Meniel' c. Enreg .... . , ... 11-1 08

1'equt !e, Nttllité . - L'UI'L. l OG C.
Com " au x term es du quell'élat des
ohjels li'anspol'tés doil Cire l'ol'Ifié

Le jug-emcn t qui homologue uu

concol'dat doil alre pl'écédé d'un

la tlal'ti e qui prolile des disposi-

7. AdmisS1'on au passir. - r:admi ~­
sion d'un billet à ol'ùre au paSS if

11-162

ut consta té pal' cxpel'ts nOll\lnés
prit· le Pl'ésident du Tl'ibunal de
Commerce, n'e t l'elatif qu'aux.
droilS l'cspcctifs du voituric!' et du
dos linntaÏl'(' , - 11 n'es t pas npplioable au" contes lations qui s'elèvont antre vondoOl'S CL achOlclIl'S.
- En pal'ùil cas, il n'y :l Li' cx. porli se

1. Commis. Commissions, Absence dl'

pal' 30 ans , - 'l'l', ~om , i\'anles, 10
mai '1879, - Gl'arenhahn c, Leblanc,

canl qu'il est décéli~ sa ns fOl'tun e.
:..... En conséquence . IIne pal'eille
lettl'e nc peut con~lilue l' un lill'e
nOu,'ca u pl'e~cl"iplibl e seulement

21

Le défaut d'em'elIistrem ent . 3\'alllla demande cn JU Sticc. du ll"aité com mcl'cial SlIl' le-

tIl011deur. -

Enseigne , V, Pl'Opl', indu stl',
Entrepr en eur , V, Compét.
Erreur. V, Am'étement.
Etranger, V, Compét.
Expertise,
'1. Vente, Marchandise, Contestation
sur la qualité, Ex pert nomme SILr

auteur dt!\'aÎl la somme, ct :JIlnon-

FA ILLITE,

ment lui-mêmc, à pein e de nullité.
_ C, d'Aix, 1 ~ déc, 'l 871, - Uonncfous c, sy nd, Aun c" " ," 1-1 8
!1.

Nullit és, P1'0{it exclusif de fa masse,

_ Les nullilés pl'ononcucs pa l' l'art.
11/16 C. COOl. ne peuven Lêll'O Invoquées que d::ms l"intér êt d0 I.a m,as·
so, cL non au pl'ofl .L ex.clu slf cl ~n

cl'ôa nci el', - C, d'AIX, 2'1 ao(lt 1818

�FAILLITE.
FAILLITE.

d'une distribution parcontribution

Oroche llobin c. Ledgar el 9. Séance du concol'dot, Heure avaucét'. Renvoi du 'Vote à U1I8 a!,tr(t
UMoby &lt;!l s)od. Lacolle .... 1 -\ 3
sèance. - Un concordal CS\ réguliel'
bien quo 10 procès-v ol'bnl constate
5. Sa"'i,fsement. C()nnai.~semenl non
que l'hemo :wanceo a,obligé à renà ordrt Ut'mise. Irn!gularit ·. /(evoyer ln délibération à un autl'û
tHlIdica',ion . - L e nanlissement
JOUI' , si , a cotle secondesé:mce, onL
d'lIll connaissement qui n'est pas il
eu liell , sans dcsompnl'el', les \'olcs
ordre, o'csL l'ég ulie~ a yéga,rd dt,}S
el lu signnlul'e. - M::u's " 12 uWÎ
tie,' que par la slgmfie-alion de
ISiD . - Ilobolll·g ......... 1--1 86
raCle de nantÎssement aux délen-

teutuurs de la m3l'chandise. Faute de colle formalité. il ne sau-

rait être un ob ~ taclo a la rcvcllllication exorcée pal' te vendeUl' non

payo. i bid. -

C. d·.\i x, 26 aoO t

18j", -

Drache Robm c. Levy el
sl'od. LacOlle. · . ... , . .. .. . 1-·43

ll. ProUt, Tirt'Ur decédé avant so n retour, Défaut de t"tmboursement , CrsatÎon de payments l&gt;ostérieure au·
decèJ. - Ne peUL constit uer la preu-

ve do la cessation des payements 10
prolét d'nne lell" e de change l'ouroic sur un tiers pUl' celui dont on
demande la declaration de faillile.
i donc le lireur est décédé
{Iprès le protêt, mai ~ avant le retour de l'effet. et Que sa succession

nc soil pas cn étal de le l'embOlll'ser, il n'y a pas lieu de considél'cr
la cessation de payements comllle

ayanL exis té pendant sa yic, ni, p ~H'
sùitc, de prononcer sa déclaralion
de failille. - Ma rs., 5 déc. 1878. Orocllo I\obio c. Marie ... . . 1--51
1. Delit' cCJm:tatJe par un jugement
,"sceptible d'opposition. - Une déclarntio n de faillite nc saUl'aiL êtl'o

prononcee a raison d'une dette 1'0-

sultant d'UD ju~emeDt de défaut
eDcore susceplible d'opposilion . ~t3rs " 27 fen. 1879. - Euzièl'cs
c. Fauberl .... ..... ..... ·. I--I H

8. Jugement déclaratif, Délai d'opposition, Délai de.s dist01lces. - Les
dolais fixés pa.' l'art. 580 C. Com.
Jlour forme,' opposition au juge-

ment déclaratif de faillite, no sont
pas usedplibles d'augmen tation a
raison de la,dislance entre le domicila du failli et celui de ses créancie,·s.
- Mars. , l i avr. 18i9 . - Mariet e.
Mossé et Daudé . .. . ... . · .. 1--159

FAILLITE.

FAILLITE.

'10 . M arché cédé à un créancier, Ct'$sion annuléc, Rapport ci la massc,
B ~n!fice au moment de ln ce,o;sion. Le cl'cnncier qui, en pnyemenL de sa

créa DCC, se fait céde,· par sou debileut' un mar ché donnnn t ;) ce mo
ment un bénéCi ce cté tel'miné. doit,
si son débileur tomb e en faillite. eL
quecellece sion soit annulée SUl' la
demande du s\'ndic. en Lenil' compte

à 1. masse sui, le pied du benélice
lei qu'il êlait nu moment de l a ccs -

sinn, Cl non SUI' le picd de la sOInme inférieure à Inquelle il a pu la

le syndic n'osL ,'ccevabl e à r even:

dique,' au 11I'01it do la masse la
somme 3 distribuer. que si les délais de production no

on t pas ex-

piré , cl si, pa(' consequent les
cl'éancler s p~odui sants n'ont' pa s
oncol'o acquIs S UI' cos somm es le

droit exclusif qua leul' confère l'ort.
660 du Code cio procMu"e civile.
- TI'. Civ. Seine, 21 , oùt 1877.
- Synd . Soulaine. - Alger, 61l1,.,s
J 878 . - Espinasse c. M essag~\'.
11--19
13. Art, 4!,6 C. Com.. , If!JPoLheq u.e
constituée ctt trmps ,)'uspect , Pret cO llcom-ito1lt, Versement hors la vue des
" otaires. - I /ul'L. 'dG C. Comm.
n'annule CJu e l'hypothèque consentic cn t emp s suspect pou" dolles
:lI1térieuros ~\ $a ~onstiLution, et
qui , au moment où clle cs t donnée.
forme , nu pro fit d'un cl'éan cier, un
nVtlntagc préjudiciable Ù la masse .

jUill. 1 71J. - Syn cl. Du ssau c. Car-

- Mais il n'est pos .pplieable 3 un o
constitution d'h l'Pothèque concomilante au prôl, et qui a éte la
eonclition du prêt "éalisé pal' des

1 j. Jugement Jécla/'olif, Dèssa,isisseJJlcntpendant le jou/'entit'r, ValeuJ's
reçues ce j our, Revcnllication. - L es

vcr sc lUcnl s successif;:; à lIltel'valles
l l' ès r3ppl'ochés. - L'énonciati on,
dans l'acto hypothécai l'o. que les
vCl'sem cnts de partie des sommes

liquidcr plu s lard. -

Mo,·s., 21

bet ..... . ...... . ....... . . 1 - -16~

e nts n'élant jamais datés de
j·lI~cm
' heure, doivent avoir leU!' plein ct

enliere/fet pendanllo joUI' lout enlicr oit ils ont êté l'cndus. - En
conséq uence, le failli est dessnisi
de l'ndministra tion de ses biens

ponda nt 10 JOUl'née entière oil a élé
prononcée s. déclaration de fail:
lite, ~ans distinction des heures qUI
ont précédé ct de celles qui onl
sui\' i Icmomenldu jugement. - Et
s'il a r eçu, ce joul'-la, il quelque
litre que cc soit. une lettr e r enfe('maol des \'aleurs, ces "al eul's peuvcnt elre revendiquées pur celui

'lui les a ox p6diées. - Cass.: 21
mai IBiS. _ . Synd. Lachausseee.
Purnot ...... . ......... .. 11 -- li
i :? Distribution pal' cOll t/'lbutioll , Reve'ldicatio n par fe ~ynd ic des som....
mes à dùt,.ibl/l&gt;,', Défais de produc-

tion, - Lorsque la faiHile du do ..
biteur est déclarée pendoDt 10 cou,·s

23

lilieation est fait o. le déposanl doit
élre admis au passif pOUl' l a somme, supéri eure uu cours, que le
déposi tau'o avait l'é alis6c cn violan t

le dépôt. - Par is, 29 mars 1879.
-l'ockentoyn c. lomOme ... i bid .
16. Reco mbfem81lt , Marchandise,,· livrées a" (ailli en temps sus pect, D é~
dUCtl01J.- Lc:s pa ycmt;nts l' c~ u !' pa l'
un créancier du railli , ap l'\'}s la ù:üe

à laquelle a été repol'léo la fai lli te,

el avccconnai ssn llce dc la ccssa tion
de payomen ts, no doivont Otl'O an .
nulés el sujets :\ l'ccomblclllonL quc
so u dcduction du monlnnl des
rournitures Cl li \' l'aisons de marchandises CJue le créancic l' n f::lÎtes
depuis la 1l\ ~11l0 opoqu e. - '1'1' . de
Comm . I"I UVl'c. 11 juill, 181tl . -

Sl'nd. Sonson c. BoulTal' .. 1I--tO I
1. 7. Délai d'o/lpel ,

J 1l.st an c8 ~!:ib\l,j.

-

1.0 d61:li d' appel r églo, en matièl'c

de faillile. pa,' I·a,·!. 582 C. COIll .,
n'es t npplicable «U'U U'i: jugemen ts
rendu s par Ics Tl'ibunallx de COI11mOl'ce. - Il ne l'es t pas au x jugements l'cndu s pal' les Tribunanx
civ il s, mèrnl! dans des conteslations
intél'cssa nt une faillile.-Uord ca ux,

28 no\'. '18iS . - Sl'nd. Mesta yer c.
Steecle " ............... 11-- 110
prôtées ont été faits hol's la vue '18. Jtlgrl1lcl1t de va.tidité de saisie-ardcs nOlnÎl'cs, n'es t pa s suffisa nte
rêt, 'J'umps su~pcct , Nullite, - Les
pOUl' faire supposcr que la delle
nullités prononcées pal' les arL. ',46
était pl'ôcxisLanto ü la dation d'hyct H i C. Com., en malÎc,'c de fail pothèque. - Pal'is, ~6 déc . 1878.
lito, s'étendcnl même aux dispo si- DI'01l31'd c. svnd. Jovoneau .
tion s du jugemont qui, dans I ~s
.
11--85
délai IWCV US pal' cos articlcs} \lall 1'1. Titres détournés, Admission du
clcrait unl! ~ai s i e-a l'l'èL fi l'encontre
déposant a" pass if, Cou.rs des tif!'tS
du débiteur plu s laI'd déclal'é cn
au jolO' de fa dec laratioll de (ailllt e,
faillite ct IH'OnQncCl'ait au pl'Olit du
Prix su.périeur 1'etiré par le (aill-i.

LOI'Squ'Ull dépo sitaire de till'~s
estdécl nl't~e n faillite alll'ès los aVOir
dCLoul' ncs, le déposant ne ~oil èlre
admi s au p::lssir de ln f~ilhle P~U!'
l eu!' val eur au CO UI'S du JOUI' du JlI ~em ent décl:H'atlf, Qu e s' II lui ét11t
lin po ssible dc justl net' que le f.lIlh
on nvnlt l'el ll' C un pl'Ïx supérlCur
_ Pal'Î s, 3 :.1\'1'. I S·HI. - Leblanc

_

Cl'éanciel' sa isi ssa nt l'altl'iblltion
dcs somm es sa isies - ru'l'ô técs. L'a ttribution judiciaire l'ésullanL dl!
co jugement lle J)e UL p::l S plu s subsislCI' à l'égal'cI c la masse qU' Ull C
flnl'ibulion volon taire et COl1vcnti onnello, IOI'squ'i\ es t Olflbli .quo le
cl'éanoi l'qui l'a obton.ue nvallconnai ssa nce de l a cc ssaLI O!' des P:lYt;ments. - Pari s, 8 l-ry:ll I R70. -

c. synd. Oclrue . . ,.,.··. · · 11--92 1 Ménagc,· c. sl'nd, ~I .rtll,ot . 11--1 19
15. Lorsque, ou contl·ai,·e. cette jus- 19. PublicatIOn d'un jOll",al scienlifi-

�qlW. Ânnonct'~ rllribuàs. - Si,

en

principo, 1. publiC3tiond·un journal

~"(clu ... iremonL:,l'i('nlifiqne

no

co n ~ ~

tilue pas un acte de commerce, il
CD C!l1 autroment lOl'squ'une parUe

du décès du lestale",·. - Si donc
apr~s le ~ë(:èsj il y os t entre de~

blica tion d'un j ournal dans ces conditions constitue une \'éritablc 0 0-

en faillite.

- Pans, 93\'1'. ISiS. - Arnoult.
11--1\ 1
~O .. l'.

ciete. Vente.

So1

2.

Fin de non-recevoir.
1. Action tn ga rantie. Délai de ~·l
he.urts. - L'action conlfc un capi-

~3j

C. Co,n., qu'olle s'exerce

pal' voie principale ou par voie de
garan tie. - Dans ce derni cl' cas la

proleslation co ntre le garant d'oi t
aVOir li eu dans les \fingt-quatre

heure ' de la protestalion principale. - ·pécialement, la CompagnlO des Docks de lIarseille assi gnèc comme responsable 1 d'une
soustraction dans une marchandise

déborquée par eUe, est non-,·oce\'a~le dans la demande en garantie
~u eUe forme contre le capilaineou
1armateur, si celle demande n'cst
pas formée dans les vingl-quatre

3.

v. Sociélé,

l'enle.

com.

Frais. V. Ass. marit., Av. com.
Frais de rapatriement. V. Marins .

heures de la demande p,·iocipale.

Fret.

- Mars" 5 mal'S 18.9. - TOl'I'ents

J. Marcha.Tidise désig nù Tant par
1,0 15 kl log., Marchandise plus
lourde. - LOI'sfl u1un navir~ est

c. les Docks Cl l' inuesa .... J·- 135
2. Déficit. - La nn de non-rece\'oi,·
de rart . 435 C. COOl. est applica -

au

d6ficiL dans la marchandi se

Iransporlée . . . . . . . . . . . . . .. Ibid.
3. Y. Abordage, Ass. marit. , Com .
de transp.

j

a~rë lé pOlll' prendre une marchan-

dISe déte ... ninoe (a ra chides) au f,'el
de LallL par tonneau de 1,0 15 kiloSt' anHlles, Cl que lc capitainc co nse nt. ;1 rece \'oir son chargement
partIe en celte marchandise) par-

1. Liquéfactio1l, Expéditeur Tl on 1'tSponsabfc. - Le gambiel' n'os t. pas,

l'oids porté au conna isseme1lt
RJso rue de vérificatio n en
up.ur du capitaine, IMc lproque
non admise. - En pl"noipe, eL sa ur

fa:.

J

co mm o l es gl'ain es ou marchandi ses
de môme nature embal'q u cs trop
humides, susceptible d'entrer en
rCl'lncnt:ltion. - En conséq uence,
ln liquérnction do celle mal'chandise

pendant le cou,·s dUl'oyago ne

~eu l

Nl'e r éputée la co ns quence dune

fauLe de l'expéditeur qui l'aurait
ûlllbal'quéo lI'Op humide, ni, )lUI'
suite, donnel' lieu à l'CCOUI'S contro
lui à rai son du dom ma go causé pal'
ce rait au l'osle de la ca l'gaison. -

co nnnisscmenL La slipulalion
lIue le ca pilainc se 1'6scn 'ail de rait'e
védfierlo poidS el du l'éclamel'l'ex·
ceda nt de fl'et s'il v aV3il un excédant de poid s, ne j JClIl être co nsidél'éo comme une clnusc contraire
au pl'incipe ci-dessus, ct. donnant.
droiL au co nsignataire j dnn s l e cas
où le poid s r éel serni t. infel'Îctll' au
poids pOdé au co nnai ssement, de
dem:mder un remboursement. par-

2. V. Av. com., Copi\.

ti el du [,·et payé c1'avnnce. - Mars. ,
15 janv. 1879. -Ilrozzi c. lI ain s.
1 -73

Huile ,

Mnrs., 2 juill. 1879.

Gérant .

v.

Blohm .
1·-242

Soci6t0.

Gra ines oléagineuses. V. Ventc
~) livl'el', Venl e par na v. dés.
Guerre , V. Ass. mUl'il.
V. Venle

à livl'C1'.

3. ArmatelL1'j Sous-affréteur, Action Huissier. V, Ven Le :\ livrcl'.
ditecte, Compensation, Sommes non Hypothèque . V. Fnillite.
liqu 1'des, -

Forcement de voiles. V. Av.

nage Uea ugt)ois, .... , . . . , . 11--17

ôtre caloulé sur 10 poids porté au

So~~été~ Liquidation à (orfait, .;1 ssoc,e ct'danl, Commerce ~imilairt .
ne liqu ic!alÎon à rorrait par la·
quelle un 3s ~o ci é cède à son coas-

en posse sio n. - C. d'Ai x. 16 juil.
1878. - Fe,·audi .. ... . .... 1--239

liqui dé· pa&lt;. jugement. - Houen,
2 1 fél" ' . 1878 . -Ilalcomb c. Mé-

clausc con tl'a il'e, le rl'el d'une mal'ch andise tI'an pOl'tée par mOI' doil

socie tous ses dl'oilS dans l'actir
socia l , movonna nL une som me délCl' minée, ès t lInc véritablc \'cnle,
- Elle implique, par su ite pOUl'
l'associé cédan t l'int erdi ction d'établir dans un cer tain l'avo n un
commCl'ce similail'e à ceiui donL
l'associ6 cessionna ire es t re s ~ é

tame ou un m'mateur, pOlir avarie
;.1 la ~n a r c handi sc tran sportée. esL
SOUllllSC a la I1n de non- r ecevoir de

ral"l.

~,

II lfsch et Lé,·idan c. Rofritsch ct
Du rbec . ....... ... .. .. ... 1-- 119

Faute . V. Abordage, Ag. dt! ch .,
Av. corn., Capil . . Cam. de transp.

F ,,;::or;-. Abo. dage.

l onnngc on vigueur au port d'm'I'ivéo, - Mal's ., Il no\', 1878 . Han on c. VOl'minck . . ,., ... 1-30

et

Action publique, En·. de com .,

:'\ anlissemcnL, PI'opr. indust.

ln prop or tlOll fi xée pal' l e l al'Ïf du

m:ll'chandl scs com mandée s pt'ecé demmenL p ~H' le tostat om'. ces march.3 ndise~ apP:lI' ti cnnent 3U lé{!'atau'o unt ve l'se l, cL Il,} lé"'ntairo
pm'liculiol' ne pcuL les COI;=;t)I'\fel'
qu 'en se chuq;eant dc ptlYCI' luimômo au vendeu l', au lieu
place
du t~gatai l'e lInircrsc l , la traito
rOUl'1l1e SUl' 10 défunt en pnyc menL
dl~ prix. - M ~H'S ,&lt;.!o té\", ~S79. -

t!"cprisc commerciale, el rend celui
qu i . s'y livre susceptible. le cas

25

Lo fj"et d0it, au oo nt,·aire, être r é~ lé 4. V. Ass. mal'it .. Capi t .. Com. de
lit' la marchandis~ lourde, relatill' an sp., Mal'ins. Surcstal'ic ',
vomen t il la marchandiso plus 16Gambier.
gèl'o m enl~o nnéo nu Co nll'at, dans

tlCultor de • tout ce quI.: COll tien t
uo l1l:lgasin 0 n'a droit qu'aux ma,'chandises qui 'f c\:is taiell l au j ouI'

voir, moy nm'mL rétribution, de
nnuonccs indu ' trieHes. - La ru-

d~cl ::lI'é

particI,liers , Consistance au
dlcès . - L e léga taire p31'-

j~ur. du

du journal C:,I co n aCl'ce 3 ('cee -

échenoL, d'ê trè

Lie t) n m~l' cllandi se plus lourde
(sésame ), il ne pCllt exiger que
son fl'et soiL l'égl6 au môme taux
5111' l'ensemble du chal'gemenL. -

Fonds de Commerce .
1. Lfg

JUGEMENT PAR DÉ~AUT.

FRET.

FRET.

fIN DE NON-RECEVOIR.

L'3 1'ma leur d' un navil'e

a, pOUl' le pa~! ement du fret qui lui

Innavigabilité . V. Ass . mal'Ît.

es t dô pal' l'am'éteur j une actio n
directe con l l'e le so us- afrrétem

In quovis . V, Ass, maril..
jusqu', concufl·ence du fret dû pa,· Insurrection. If. AS$. mal'it.
ce de,·ni e.· . _. Et le sous-am·éteu,·
ne peu t opposer à cet action qu'un Inventaire . V. Av. cam.
pa yement réellement fait a l'am·él eu!' pl'incipal ou une compensation Jeu. V. Ag . de ch .
équi va lenle à pa yement, "·est·à-dirc
,·ésuilant c1'un e delle liq,Lide ct e,i· Jet. If, Av, com,
gible. -- Notamment, Il ne saUt'aiL
échnppcl' à l'action de l'al:ma,le,Ul'
en excipant de dommages-lIltcrlJts
qui lui ser ai ent dùs pal' l'alf!'éteul'
pJ'În cl\)a l j ct qui dUVI'aient sc compûnsOl' avec le rl'eL, si ces dOlllma-

~es-intérêts sont cncore à l'état de

11I'étention ct n'ont pas enco,'c élé

Journal. V. Faillite.

Jugement. V. Al'uill'agc, Faillite,
Tl'ih . do Com .

Jugement par d éfaut.
l , Rellvoi deua nt arblfre, Rapport

�~6

contradictoire, LYOlJwlle assignaUan Dtfaut faute de comparaitrl'.
- Le rcnroi d'une alTaire dc\'anL
1'3J'bitrc-r:Jpporleut' implique un
rNr31l du rOle do l'audience. .
Par suite l'as:;igo3tion donnée 3pl'è~
depüt et ~i~nificalion d'un ('appol't,
1

IDl'me cOlltr:'lÙiètûirerncnL

relie

as~ignation

L ieux des risques . V. Ass. mariLime.

Livraison, V. Venle

Vcn lo il

1

livl'er.

Livre de bord . V. .\ 1' . com.

d,'essé, Lloyd.

doit t'trl! considérc6, au poin l de
\'ue de la lH'ocèdul'e. comme Înll'oductirc cl'une nOll\"L'lle inSlunce, el
le jugement Il:lt' défaut ('endu su r

NANTISSEMENT.

MARlNS,

JUGEMENT P R D~FAUT.

V. Capit ,

Location, l', Yenle.
Machine. V. AI'. COOl,

est un jugement Marins .

faUle de compal'aître et non l'aute
de ronclure ct plaidel', - l.'oppû~ilion est dODC l't}cC\'able jusIlu'a l'cx('culion - :lIars., 15 oct.
Ibl', - Perr~t c, Jugla .. . J--9

1. Frais de rapatriement, Fret brut,

Déductioll des salaires ct ries frais
Je sauvetage. - L'al'mateul' d'un nu\'ire naufl'agé,actionné cn payement
dt! frais du rapall'iemcnl SU I' lu l'l'el
'!. Procès-t'ubal de cartllCl", Perempç::a~no pendant le royage, DC peut
tioll. Opposition. - Cn procès- Vt,.'I'faire subir !\ cc fl'ct d'autrcs débal dû carence. f:lit en execution
ductions tlun cûlles des fl'nis de
d'un jll~emenl de d~f:lul, emllècho
sam'o ta gc cL des saln il'cs dû l'équihit3n la peremption de six mois,
page, - Si done ce'::i dépenses onl
mais nc sauraiL $utllrc, quand il n'a
cté payees '::iur 10 produit des dépas L'lê fait parlant ü la personne
lH'is du na\'irc, l'nI'IlHlh1111' dOit les
du dchiteur . pOUl' fail'e réputel' le
l'l'ais de l'ap3ll'icOlCnl JUSqU"'1 conjUJ.!'cmenl executt; cl rendre "oppocurrence du fl'et brut. - Mars., 1~
sition non rccèynble, - Mm's., 2ï
mars 1 i9. - La Marinc c. Guibrrl.
fén. l Si9. - Euzières c, Fnubcl' t.
1--155
I --J~~
~ . Frais de 1'apalriem8n/, Paquebot
des Messageries, Paquebots transat3, Opposition, rrocès-1)e-rba/, Reitéra lantiques, 7'arif du décret de 1860 ,
r(llio,i dans les ',ois jouri, - La
- LOl'sque r ëCJuipage d'un nnvire
disposition del'mt. '3SC.de pl'OC. ,
d'apres laquelle l'opposition au junnufJ'agé :l étc rapatri é pal' un paquebol des Messagcri es ou de la
~clllcnl de defauL, faite sur le
IlI'ocè~-\'erhal d'üxecution, doitètrc
COlllpagnie Tl'amatlanLiqu e, l'admi.. ~îlél'ec danl:' le::) trois jours sous
nistration de la Mal'lne esl endroit
peine d't\tre ccn~e\1 non 3rcnue, a
de réclamcl' il l'al'lUtltCll l', non pas
pour cll'et d'nutot'iser le pOlu'sui- 1 le monlan~ de cc qu'elle a payé à
\'aol a rep,'cndl'r j'c\:écution, sans
ce' Compagnies par application des
qu'il soit lIe~oin de la faire ordon cnbier'::i des ('har~es annexés aux
nCI', mais ne met pas d'obstacle ~
con\'enlions intervenues eOll"elles
cc ~ue l'opposition soit ralableellic minisll'c des f'in:lnccs, mais seu menL renouvelée tanL que le jugelement le montant de cc qu'nUl'nit
ment n'cst pas exëcute. - Mal's.,
colllé le rapatl'iement au lal'if c:tn~ août 18". - Gonon .. [-- 278
bli par 10 déel'ct du i avril 1860.
- Bordeaux, 8 a\'ril 1878. La MaLaines. l' . Ycnte.
l'ine e. Debotas I)al'al. 1I --~5
Rouen, ~7 aoQt 18iS . - Moriae
L aisse pour compte . V, Compét.
e. la M3J'ine ..... ' . . . ... . . 11 --8:l

J

l

Legs. V. Fonds de eOIll.

Lettre missive. Y. Ass, mm'it.

3. Et celn, lors mème qu'il serait ni·
légue que 10 rnpatl'Îclllcnl ainSI
opél'é aurait é té avantageux il l'or-

21

POSTES.

an téricu l'os à cotte époq ue . -:- Pa,
lllaleul' en diminuant les fl'ais do
ris, 28 nov. 1878. -:- CordJOr c.
Séjour des marins à l'é tranger . sl'n". Hoblot . .... .. . . .. · 11-1 55
11- 83
4, A rnoins quo !, ndmil1isll'atio~ no 2. V. Faillite .
justifie qu'one 11 a pu t~'om' ea' d aulI'CS moy~n s ~o l'(\pntrlem~n l dans N aufrage. V, Ass .. mal'iL , Com.
de tl'ansp., SlH'ostarlos.
10 lieu ou étalent les marms nnurl'agé$ ou dans les pOl'ls em'i1'on- Nom commercial . V. l)I'OJlI', inn ~ nts. - Mnrs" 14 m~\l'S 1810clnsLI',
La Marine c. Guibort .. . . " 1- -155
Nullité, V, Faillite.
5, l'n uiléYB su.r le fret, Fret payé
d'avance Navire perdu, Somme Opposition . V. Faillite, Jug. par
payee pa~ les assurc~,,'~, Défaut de
défaut.
p,.lVildge. - Le pl' IVll égc que la
·
V . Venle ù
Ordre
de li l'raIson.
l oi accol'de ::wx mnlelots pOUl' le
..\ livrel'.
pavement de lem's salai t'CS, n'a ~as
d'tlutl'O nlim ent que le rl'ct, eL (hs- Panneaux. V. Av , com.
pal'nrL nvec lui . - En conséquenco, IOl'squc 10 rt'oL a été payé, mOme P articipation, V, Sociélé.
d'avanco, l' équipage ne peut, il
l'encontrc des auh'Cs CI'éanC1Cl's de Payement.
l'al'malCUl', pl'étendre prlvilége SUI'
les sommes dues pnl' les assureurs '1 . Monnaie de bWoll , APP?i~lt, de la
S UI' corps pOUl' indemnité du napièce de cinq (l'anes, Et~~lwi~mellt
viro perdu ou déclaré innavigable
industriel, EC/'jtea~ mO~l/lcatlf. au CO Ul'S du voyage , - TI'. CO,Ill.
L'npposition SUI' 1onll'ce ll,un. élaNonles 1·' mai uns. - La Mal'ille
blissemen t il;duslriùl, d'un eCl'tteau
c. Lo Studer .... , ..... " - - 1 ~9
indiqunnl qu'on ne l'ceovl'~ en 11;011naie do billon que ra ppolll t dune
Mines. V. Compé L.
pièce de un rl'anc au ma~lmllm, ~e
pcuL Otl'O réputée ~onSll111e r cnll,o
Mise en demeure . V. Vente il
('i ndustriol CLses cllenls un a~co td
livrer.
dél'ogeant au d"el'c,L du ,18 ma~ 1850
ct ù la loi du 8 1ll0i 1S02, qU I per~
Montre . V. Com. de transp.
Ltent d'emplo~'ül' colle nlol1?a1u
~~UI'
fOl'lllcr l'ap point de la pIèce
N a ntissement,
de cinq l't'alles, - M,ars.,
sopt. .
1819 . - Cavalicl' c Slcm'd. 1 . 291
1. Ti/.res nominatifs, C01:rtSp(J!I~a/lC8

'I

et livres, J?aillitedudébtteur. THWSfat posterie(tr, - Le ~a~e ~om­

•

mel'cinl constiLué SUI' des. 1I11:CS
nominatifs peut être éta blI il 16.,
gal'd des Liol's, ~on seulcmen,l pnl.
un lI'an sfcrt mais encore p::u lOUS
les moyen s admis pour la. 11I'0UVC
d gngc commcrcial, spécl:l ~mcnt
P~I' ln C01'l'cspondance cL I~S livres.
_ En co nséquence , le .gage, constitué en till'CS n0ll1111alirS nu peU,l
ôtl'C annulé, bien que .I ~ tl'ansfcl L
, ' t III \ fait nue postCl'l CUI'cmcnt
al dateCde la' 1 cessation
•
iln la
(l e'&gt; l'"l'o
, ;l1Cl1t; si la cOI'I'espo.ndance oL
les éC;'itures qui l'établIssent son t

,!, V, Sm'ostal'ias. Venle.

Perte , V. Ass. mul'iL.
Pharmacie . fi. Compel.

Poids. V. Frct, Vento à l ivl'el'.
p olice. V, A5 S. lllrll'iL.
ponton. V. Ab ordago.

postes.
Loi :ltlLol'isnnL 10 l'OCOUVl'Clllent p:H'
la Posto des cflèl s de commerce,

�2

PROPRIÊrÊ INDU mlELLE,

factures.

r31~ur~

commercinlc .

ole (' al'ril 1879) .... , .. II-J O·\

Prescription.
1. Eclwuffl1r"l.

R~ldcht.

J/archandise
tJtn~Ju~. l'rCld"ù absorbe par le.\
{rais dIS murchandis"s non Vtt/du €'(:
Dt!nandt if! ,.tmoour.\'emtnl. - Lor~:
qu à ~n SUI le d un ecbollcmenl ln

carR.I~son (l'un n:wi,'c esl déchar~ée
~~al'It'~ dans UI~ pOl't de rel;.\clle.
\t!1l~lle ~n partit}. cL ,'éexpédiée a
d('::,tlll~ttun pOUl' I ~ solde. ct que le
prodllll de la parlie vcudue a "té

Ilouffiù c. CI'OS . . . ' , , .. 1- 137

rcpt!~~tlon ~e~ frais tlu'elle a supportes pOUl d 3ull'üs - Elle n'est
d?nc pas sOllmise tI la pl'escription
cl un 311: -:- :\131'5 , :?S anil 1819 , Oenwrtlfl l c, Transp. marit. 1-1 ï6

2. l'. Com. de tran,p. EII'.ùe
lu'estarles.

COlll..

Privilége, v. Faillite, M.rin,.
Procuration. V. Sociélé.

Propriété industrielle .
1. Enseignt. Similitudf. -

Il n'va
:ul'pnlion t.l'enseigne dâns
~Illplol dè~ mOls: Mercerie pari')ltnne, J/ odt.~, places sur sa de\'31ltu:c par un commel'(~ant dans la
m~m~ rue o~ u~ .au.lre, exerçant
une., IDdu!)trJe slnlll:lIre, a, depuis
plu~leurs années, Jlour enseigne;
aux Modt:~ p~risiennts. - JI en e:::iL
urloul3lOS1, IoI'sQue rien dans la
nuancc, la dllnen::.lOn L1l!s lettres et
l'eosembl!! dl!s deux enseignes ne
paraft ,de nature &lt;i amener unc
c~n!u ,on . . C, d'.\ i.x, 9 juin

r.ns

li

t 7 .. - - l'ecoute. COt'lon, 1- 39
~. TItre commercial, DI!"ominal ion
se!nblab~, Suppression, - L'industrtel qUI est cn possessio n d'un

au ssi bien que Ic lill'e luÎ-mdme.
- Spécialement, si une cnll'eprise

al'"nt le Lill'O do Compayni, gé/lé'm le desvoitul'cs cs t connuo univer sellemcnt so us le nom de Campa,
gnie générale des Petites lJoillU'es,

au b~111 Cl la cliente le OtlL clc vell -

1acheleur n raison de celte \'ente.

En consl~q ll enc!!, son nOIll, ne
Oll'c employc ni pal' lui-mème,
ni par un lÏel's qui le prcndrait à
s~ n service, pOUl' détourner la
clientèle de l'e lab lissement "endu
rers un 6tablissement similail'e
on , faisant nHitre une confusio l~
e:ntrc eux. -- pécialemenL, un
11 ~ I'S exel'C'anL la même indus lI'le ,ne peul. en pl'coant à son
ser"lce le fai ll i ancien chef de
l'élnblissement I:i,'al annoncer au
-

Ass .

Publication , V . Société .

mai 18i9.

1- 203

4. A ,lciell emploVr 1 Prospect IlS. Nom
de ~'ancicn patron, - L' industriel

•

Ratification. l'. CompéL
Rats. l', C"pit.
Recomblement. V. F"illitc.
Reddition de comptes. l '. Capit.

Relâ che. l ', Ass. Illal'Ït., A\'.colll ..

7, Nom commercial, Homunyme, ConCU/Tence déloyale, - Tou l individu

sa mai son pal' des cil'culaircs l'éd igées &lt;.le manièl'e à laisser croil'e
que l es deux maisons n'en font

anclen,employé d'un null'e, n'a pas
le cl~OIt de sc prévaloil' de cette
qua,l Ilé SU l' SeS prospectus, faelurcs
eL C1HIUeltes . - I.a supp l'cssio n
de cet~e, qualification peuL êtro
pUUI'SII I\'IO pal' l'achùleul' du fo nd s
eX'pI~ité par \':lncien patron l eomm e
lUI fa isant une concu rrence illicite.

Ab o l' da~e,

mal'iL .

elle est, pal' cela mêm o, en droit

11 - 11 6

public l'entl'ée de cc del'nicr dans

Niel c, 1I0reau . .... ,

Protestation If,

de s'opposel' li cc qu' une entl'epri se rivalo fu sse entrer l'expl'ession de Petites voilures dans
l'énoncé de son lill'e, - TI'. conl.
Seine, 9 aVI'. 1Sï9. - Cie dos voitures c, Cie des Petiles voitul'e s.

I} ~ul

-

Prospectus. V, Pl'opriélé indush'.

pl'ise l'i v"le , - C"cn, 20 "oùl 187i. Qualificatio n. V. P I'Opl', indu stl'.
- Feuillet e. Esn"ult et Louet.
Il - Q Qualité. V. Vùnlo, VenLe à livl'er,
6 Titre vi rit.able, Qualifieat.io" Il abi- Quasi délit. V, Comp t.
t", lIe. , qualiDc"lion Il.bituellemcnJ don nec il une en tl'cpl'Îse Que dit être . V. Capit.
comme l'clale, cn dehol's mam e de
son titre ,'él' Îlnblo , eonstitue a son Rapport de mer, V. Ass. mal'it.,
A val'Ïe cam,. Cal)it,
profil une pl'opl'iétc particulière

~us pal' le syndic, doiL garantie a

~O

Cuél'in c.

faire peinch't} ses voilures cio la
môme co uloUl' cl des mOmes dessins qu e les voilures d'une entre-

3 , Faillite, J'enle de la clientele
Failli employt: da"s ttll éloblis~'e:
mellt ri~(J~, Virculaires , Confusion.
- LC,fi,l ll!J dont le rnalél'id, Icd l'oit

l'lus qu'une. - Mars ..

aofit1879. -

Ne consti tue pa s un ac to de con OU!'l'ence ùéloyale le fait, par un Protet. V. En'. do conl.
entropreneu r de dil.gcnces de Provision, l' . Err. de co m ,

cl une marcbandise \'en-

due uu de -on nel pl'oduil. doit ~tre
conSIderee non comme une demandû en ùe ~i\frnnce de celle marchandlStL .1l~rl1s comme une demande cn

~

5. ConcurreTlce, VoituI'es, Couleur. -

a~ol's qu'!1 existe dans la mémé
vIlle une mdustl'io sembl"ble sous
le till'e d'Office gtjnrral des contri-

li e. 1armnl~Ul' uu le capitaine en

Mal's"

l'EPRÉSE TANT DE COMMERCE . 2Q

'::m ziè l'e, . . , • . ' . . , . .. . . 1-214

d'Office mars6ill(Iis dll cont;ibuable

bu~blp~, constitue une usurpation
llUt dOit Oll'e l'cprimcc. - Mars.
6 mars J ~ :9, Do Laleu cL

pa~cment

-

ti,lre commercia l, a le droit exclusif lI~ s'tm servir, CL peul fnire
S~~pl'Jmer tout aull'e titl'e pris postorlùUI'(HIlCIlL pal' un COnClII'I'6nL
qui aUl'rti~ ~ssez do ressemblanco
uvec le SIC!l propre !lour causer
urye confUSion. -- Speeialement, le
f~ll de pl:oudl'e pour dénomination
d 11~ cab met do co nsuHations en
matière cio enn tl'ibutions 10 titro

a,bsorbe par les rralS fails pOlll'
1en~~mble de la cal'gaison. l'action
f~rm~e p~H' l'un deti chargeurs coo-

PUQPRlÉTÉ INDUSTRIELLE ,

PROPRlÊTÉ INDUSTRIELLE,

cxc l'çan t rée llement el personnel lomen t 10 commerce a le dl'oiL de
mettre so n nom patronymique SUl'
ses enseignes, faetul'cs, elc - Les
'J'I'iblinaux nc peuven t, pour réprimer la concurrence dêlo\'alu a
l aquelle ecl individu sc H':t'e envel's une flul l'e mai son dêjaconnue
sons le mûmc nom, lui inlel'dil'c
d' une nU\l1icl'u absolue l'US;1gl! &lt;10
son nom IHlll'Ollymique. - Mais ils
sont juges ~ou vcl'aills des mesul'cs
Ü édictel' pOU l' l'opl'imel' celle COI1CUl' l'ence délo\'ah.: ct é\'iLIJI' tout!!
confusion entrè les maisons rivu10s.

Ca ss" '15 juiI. 18i9.-EI'Ot·d . II-In
Propriété rurale. V, CompéL
Prorogation. V. Ven le " livrel'.

C3Jlit., Prescriptio n .

Remorquage. l', Ass . marit, . Av,
com,
Renfloeument . V.IA sS . ""l'il., ilv.
com.

Renseignements .
/Jonne foi, Créallcc, - Les l'enseignements donnés l1rl l' un comlllen:ant
la solvabilité d'un 3ull'C COlll-

sUl'

m(!l'~anL n'engagent sa l'cspùns311i-

lité que lor squ'ils sont donnés de
mnu\'ilÎsc fui.- La mauvaise foi ell
celle matièl'e ne l'CSU ItC J)as du ce
seul faiL que celui qui a 011 11 0 ces
l'ên~ci~numcnls èlalt cl'l~anciL'[' de
celui t(lll en a ete 1'0bjiJL . - C.
d'Ai \. '1 1 :100t I S18 - Dl'oelle Bobi,1 c. Leùg::Il'd Cl lI ül'nuy l'l ~ynclic

L"collO .................. 1- 113

Représentant de commerce.
'1. Comnu'ssion promise. Tall x uné-

reux, Droü du l'eprlsefi té de s'abs-

tenir, COlIstitUtiO'1 ({'w, autre repn!~

�sa

en ~n gc a n t sa !' c ~ p o n s ab ililé cel ui

stntallt . f' ri.r-cou rants tIlvoyh di- 1
rtc~mrnt (l u.Ji d ienu. DornmagtS'"t t'rlt~ - Le négociant qui a ét.'lbli un r epre ~e nt3nt ~ ur une pl ace

pour un ~ periode déterminée, :l,'ec
stipulation d'une commission sur
LOulc!'i le:o; ven Les qU'Il procurera. a
le droi t de ne pas exécuter les ordre:) qu'il transm et. el de cessel'
ml~m e toutes relations ar ec l ui . s' il
'nge que la comm ission promistl

1 qUI . rnyanL déposé' des litres chez
u~ banqu~CI" c L ne pouvant sc les

fall'e l'estlluCl' parce quc lc ban llu ier a \·iolé 10 depùL. s'en rnit remeltl'o d' nu tl'cs pOlU' se cou\'ril' dc

1

C~llc. perte, al~ l's qu e sa qualité

d anCien banqUier

Mai s. en co cas. il n ~
s'3~r eSSe l' à un aulre l'cpl'èse ntant. Dl miJme em'O\'er dir cc t ~­

qu' il faiL. -

peut ni

proc urés par le représentant pri-

mitif. sans ,'iolcr les accords cons~n Li s :J\'cc ce dernier, eLL'iro pas-

sIble de d o mm a~es - intérêls . ' lars .. 8 nov . l 'i . - PerleL c.
Sca ramelli cl Mûulon . .. . ... I_ ~O

2. \' COlll pé l.
Rëserves . V . .\ ss . m3l'it. . Capi l..
Ch. de fer, Fret.
Resiliation. V. Yen le. Yenle à Ii vl·.
Res p.onsabilité : V. Ag de Ch . ,
Cnflll. , Commi ssIOnnair e, Vente'pal'
na\' . dés .

Retard . T'. Com . de lransp . . Sure~ l afic5j VenLc à livrer , Vente par

na\' . dés ,
Réticence . V. Ass . marH.
Revendication.

la connais-

slt.ll:Hlon .du. dépositaire, ne pou,,?tenL hu lUIS&amp;C I' C1'oil'o qu o ce dernmr fUL propl'iélail'o l ég i ~ im e des
\'a l e u l' ~ ain si l'emi ses . - C. d'Ai x,
23 ma i i8n. - Bo~!c l' c . Aumél'an ,

le constitue en perte sur les "coles
ment ses pri'\-couranls -aux cliont.,

ct

sa nce. llOrtieulièl'e '1u ïl al'.it de la

1-9 1

2. v . Fnill ite .
Révocation . V.

ociëlé .

Saisie-arrêt. JI', Faillit e.
Salaires . l'. Capit . , Marins, Conlrat à ln grosse.
Socié té .
à, la
chflr.qe du directeur, Clause non
opposable aux tiers . - La cla u:w
de sl:lt u Ls d'une soci été en "CI'tu

1. Statuts, F/'OlS d'adm inistration

de laqu e))e lo directeul· doit se chOl·~e r fi. forfai t , à ses ri sques el pél'il s,
des ft'ais d'a dministr:.lLio n, fruis de
bur ea u, etc., ne concel'n e que Ics
associés clan s leurs t'ela tion s arcc
lc directeur , mais n' est p a~ opposable au\': fourn Ï!;soUl's, lesqucls con servcnt leUl' action contre la socié té, sauf l'CCOUI'S de cette derni el'c
contre l e dil'ecteul' qui ::a fai L la

comm and e. -

Mars., 16 ocL. 1 78.

Mouton c. l'Unt'oll Méridionale.

i , Titres depo i s che:; un banquier

] -· ] 2
l'iolation ûe dellÔt, Remise d'au're;
titre en couverture 1 Ba nquier nOt i 2. Portic1'palion, Achat en commwl
proprit lairt, Co nnai~sa nce. - La
d'un fonds de commM'ce , Solidarité.

re\t~ndicalill n de va leu!'s Olubi lièrrs nutoris,;c par l'ar L. ::'2H) d u
C od~ l'i vil ne [lt;Ul (UI'C L'tendue a
d'au ll'es cas &lt;l ue ce u\': pl'evlIs p::l l'
13 lui. - Cepend an t, le possesseUl'
ne peuL in\'oquer la maxi me: en
f?i t de meubl es, la possession vaut

-

L 'achat, par plu sicul's comm èl'-

('ants conj oinlement, d'un fonds dc

éle co mplè te: ct qu' il n'n pu soupI.'o nn ~r l es \'Ices do la possession

co mm er ce , cmpol'tt:: la pr ésompti on
(!' u nes?C i~ le fOl'méeoll ll'c eux pOUl'
1exp lOitati on du fond s, ct enl raî ne,
par ::,uilc, leul' ~o li dar ilé , -- Alol's
même q uc la société fOI'IlH,'e entl'e
~ ux ne sCI'a!L qu 'cn IHlI'ti cipalion,
Ils n'en ser alcn t pas moins solidni l' CS ri s-a-\'Ï s du vend eu!', eomm c

de so n aulcur. - Comme LlIne raule

ayant tous fait" so n ég ard acte de

llll'e. qu e IOI·. qu e ,a bonn e foi a

31

SOCIÉTÉ .

SOCIÉTÉ .

socnlTÉ.

REVENDICATION .

de gérant. -- Mars., 3 déc. 1878 ,
C. d'Ai x, 22 m 31·S ] 87~ . -- Synd .
Lamenl c , Lamor te, Achal'd ct Des l1. )'es . .. .. . ... .. . . . 1- 41 eL 225

cas do faill ite, ee tiers cl·éancier do
l a sociét6 cll e-InOmo, s' il n' e s~ pflS
justi fi6 llu e le~ autrcs associés aiont
connu l' ol'i~ino do ces fonds, ni
leur véritable pl'opriélai l'c, ni le

3. Dissoltdion avant terme, Acte publié plu.s d'tm mois al)rfs sa dute,
Effet produit du jour de la publica-

délour nement qui :1 éta co mmi s pal'
leur con ssoci6, -- Il en es t sudont
ai nsi qu and les funds détour nes
n'uvaient pas môme
l'omis Ü
l'associé en Quali te do c o mm Ol'~3 nt ,
mai s cn sn qU fl lit6 do l rcso l'iOl' d'un
Cer cle !l qui lis ::lppnrlenaicnt. -Mal's" 1'1j 31l V. J S7~ . --- Cm'clo Pu-

tiOti . --

LOI'squ' unc société est disque l'acl e de

souto :wan L ter!ll0, el

di ssolu ti on n ·a été on registré et publ ié qu e plu s d' un Ill ois a)lr ès sa
date , il n'en rés ulto pas que COI

to

get c. s yncl. Suzan ot Lem.ig nen .
ncLe so i t nul vis-à-vi:; des Lie}'s,
1 --~ 4
mais seul cment qu'il n':.) d'cOe t à
lour ég3l·d q ue du jour de so publication l'égulièl'e. -- Mars., cz'7 déc. G. Commandite, Défau t de 1)ublicatioll ,
Tiers, Contma nditflire, Ab~'e nce de
1878. - - Couret c. sy nd . André .
solidaritJ. - Le d6fnuL de puh licaI-- G1
Lion d' un acto lie sociélo donne
dl'o iL au x ti cl' s de co nsid ér cl' , a
4. _~rom collectif, GJrance, Pt'ocuraleUl' "olonté, celle sociéte comme
ti01l , Nullite, Droit de vérification
exi stante ou commc nu\lc. -- Mais
et surveillance. --- La gel'ance ,

({nns uno sociélc en nom collec tif,
cst une fonctio n pel'so nnelle cL qui
ne peUL ûll'e délég uûe ù un tiel's
sa ns le con sc ntement unanime des
con ssociés gél'aots. -- En consé qu enc.e, si un associé en nom collecti f Il donné pro cul'n tion
un
Lie!'s pOUl' le remplace r dan s la gél'ance, ce ltc pl' ocur atio n doit Cu'c
annulée SUI' la dema nde dcs ~lU lr'e s
associés . - - L'associé a toutefois lt~

a

droit de dèlug ucr quelqu'un pOlU'
sUl'vei llel' ct vél'Ï liOl' les écritmcs,
et 13 jll'OCul'atioll, en p:.\I'eil ca s, doit
êtr e l'cstrc intc ~ ce pouvoir de SUI'vei ll anccc td e " él'ilication - - M:'lI' S . ,

17 janv. 1879. -- Basse t et G3\·ni el·
c. Il.ssel . ..... . . . . . .. .. . .. ]· -7U

s'ils la con sidlH'Ont comm e ex istanLe, ct s'il s veulent en eXCiper ,
H:; doivt1 nt pl'enclre l' aett} de société
en so n enli er , CL no pcuvent en
scind er les cla uses, - - Not:l mm ent,
lis ne peU\'e nl sc oasel' SUt' lu dé-

r~ uL de pub licn tion d' li Il acle de société on cO lllmand ite, pOtt l' altr iblWl'
::lU commanditaire ln qu alité LI' associo on nom co ll ecti f ct la solidal'iLc

dcs deLtes sociales. - - Le co tnillnndi Lnil'c , en co cas, comm e on
cclui LI' une sociotc léj.JulülllCIlL p ubliée, 110 peut Oll'e tenu :solidail'cment CJu 'au cas ail l'on )ll'OU\'C
qu' il s'osLimmi "lcé dans la S'cr ance .
__ Mal's. , 23 janv, 181 9. -- BOI'Cll'

gicl' c. Fomlliel' . . . . . ..... , 1-99

5. Assoc'ié, Dépdt de fonds pal' 1111 7 . Assemblée généra le , J)élibliratiotl,
nésel've statu taire, l'ote d'wl e seconde
tiers, Nom personnel , Détourlle ment,
réserve, Assiette différ C'nte , - Les
Versement da liS III soc iJl e en compte
nrlionn ail'cs d' un o socicté anonyme
particu/ie,', Profit ti~'e pal' la :,.~­
nu peu\'c llt allaq uCl' une dl: l ibl'r~l ­
ciété. Faillite, .IS50ClC seul Je/Ji
Lion Iw ise jl al' la majorité tl û l'a5 tew'. - _ L OI'::itju'u n IUcm lwt) d'une
scm b ce ~ù n él'ale, qu e !ol'sq uc cotte
soeiule COIll1l1 cl'cÎ::l lc déLolll'n e clûs
asse mbl ce a depassè dans sus l'éSQfond s q ui lui :1vfli enL c t~ l'cmi s en
lution s les Iimi les im posüos ü ses
dépOl pa l' un ti cl's, pCI'so nn cl l em~ ~L
pouvo irs pUI' la loi ou les slntuts,
ct 'SUI' sn seule sign:1 lul'C, le 1 ~\l L
_ Specialement ,1'::l:;sC'llIbléc généque ce s fonds aUl'aient élc vC l'ses
dans u n compte per sonnel lill' i~

:lv.it da ns la société, cl q ue colle-CI
en flul'aiL pr olilé, ne l'end pas, cn

l'ale d'une soc iété dont los sla tuts
pl'évo ient le vote d: un e l'és~ l' vO délOI'minée, pe ut} :J prüs y :.\VOII' pOU1'-

�\'u. former une seconde réser\'c par
prl\ll'\"cmentur IllS bénéfices rt!\'t!-

llaDt aUlseuls actionnaires, el ~an ~
que I~ quolil~ de hénefices aUri.bUée au consoil d au directeUl' ml

contribuer. - C. d'Aix, '18 aoli t
1 '7'. - Ros olin c. Soc. de produit chimiques ... ... ..... t--146
&lt;.1 \

. Girant nomm( par lt's statuls, Rèvocation sans motif. Dommagesintt'rets. - A la dillërence du gérant nommé j13r rassemblée géné-

rale. après

;,l

constitution lI'une

SOCiCltl, le go "t'nnt nomme par les

statuts eux-mêmes no peul èll'c

re-

VOllU~ ~3ns une cau::oe lëgitimc,
sous pein~ de dOlllmages-intél'èls.

- C. d'Ai" Z déc. 18,6. -- Soc. dol
na\'ig. c. Mayl:n .. ' ... . . . . . 1--282

9. Asstmblù gtnérale 1 Convocation
n'Indiquant pas l'objtt dt' la reu nion. - Doit èll'e annulée comme
mal übvenue la dclibéralioll de
"assemblee genél'ale des actionnaires d'une socielé anonyme, qui n'a
pas été precéd6e d une convocation indiquant e:t3clemcn L l'objet

un seul ct même intél'êL. Dans le
mèmtl cas, il existo cnlre l ous ce ux
qui onL administl'é Ctlltc sociéto de
Init , une l'esponsabilitc solidaire résulWnldc l'art. ~3 C. COOl . -- Cass.,
23 fé\'l' . J ï9. - Svnd. Cl'édit
fonciel' Suisse ... , ..... ". Il --14i
I ·~ .

V.

Coalition, CompéL.

Solidarité . V. Cautionnement" S()ciété.

Spectacles publics . l' . . Compet.

Submersion . V. Ass, mal'ÎL.
Surestaries.
1. Naufrage, Perte clu, (ret. -- Les su·

l'eSlat'Ïus ou les con u'c·surcslaries

JO. Mod ification aux statuts, Actiollnains, J/oit ùJ au moins du capital
- Les di posilion de l'a rl. 31 dc
la loi du24 juilleL 1867, réglant que
les abScmblées qui onL à délibérer
sur des modHlcalions aux sta tut s
sociaux, ne on t l'égulièremenL

C. d'Aix, 10 janv. 1879. - I\égis
c. Dl"inguier .. .. . . .. ..... . 1-230

constiLuées qu'Q la cond'Lion de "éunif un nombre d'actioom,il'cs repl'c:)entanL la moitit' au moins du

capital social, sont imperalives t!l
d'ordre public. -- II ne pourraiL
donc)" être dé"ogè par les clauscs
des st:HUls cux-mêmes " . Ibid.
JI. Annulation, Socitité rie (ait, Faillitt, ~yl1flic, Salidarlt~ des admini\trall'!.lr ~. Lorsqu'une société
declarée en failliLe a CLé annulée
r:wlc t.I'ubscl',·alion des di::;posi tions

'2, Taux délermitlJ, Retards sans

7tê-

ce,HUé à toule période clu voyage,
IndemfiittI Mentique. IlIterpréta·
tion. - Lorsque, dans une chartepartie relative !l un \'o y~gc d'alter
ell'CLOlll". il est ::tlipulé, d'une part,

que l'alll'éteul' aura clroit, au Ijeu
dû cbarge. a un cel'win nombl'c de

jours do ::iurc:;l:u'ies il uo !:lUX déterminé, CL, d'aulre part. que si la

n'cn a pas moins qualité POUl" re
pl'csenlCl' la masse des cl'éanciel's

nn,riro sc trollve J'etal'dé sans nécessile, a quelquu pél'iode que ce
soiL du \'oyagc, cc !'c t:.wd ser;l payé,
pur la p3l'tic qui Cil sera cause, au
taux des sU l'es tari es, les juges du
rond ont pu, san::; que leur décision

dans les actions qui ooL pour tous

fCit ;ujettc i, rOPP"écinlion de lu

de ln loi, cl dcmcul'c, p~l' :wilc, a

l'ôt'' de société de faiL, le syndic

Cou,' de Cassalion, décido,· qu e
celte ~ti pulalion ne S:lUI':lil s"applilluel' :111\ 110U\'é:lUx l'etards subilS
:lU lieu de chal'~l: apl'cs l' c'\pil'atl on delS ~UI'csl;]l'ics; qu'cllu n'cst
applicable qu'aux l'ctal"ds qui pourraient sc J1I"oduil'c pcndanl lo lI'ajo~
d'allcI'Olll'etOl1l'; qu'cn conséquonee, les l'Ol:lI'ds sullis au Ii!.;u dè
c h ~lI'Be apl'cs l'ox pÎl'atioll des sul'eslarios COll\'cnul,}ScO llsl itllont dl.!s
conll'o-sul'estat'ies payallles , :-uivnnl \'usa~c, :', un Lau" sUpCI'iOlU' .

folhaq;c, ne de\'l'ail p~HII'li.l llt s'e m~c­

IUCI' C11 Fi'aneu qu'i.lU Laux du chan~o

juil l. 1878, -

Bodin

1

Gel'mnil~,

Call"ol c. Il'·Cl[US .......... i u,d
4. Payeme11t en monnaie frulI{;ajçe. L Ol'sque les surcSl :Jl'ies, é\'aluces
en n)onnuie fl'ant~aise 1 doiv~J1tJ
d'a près la COI1\'cntion, èlt'e payees
nu lieu tic chal'ge en monnaie du
pa~'s jj un Laux detl':I'llIiné, les juges
du fond ont pu, sans que leu!' decision lombe sou~ \'appl'e,cinlion, d.c
lu Cout' de Cast&gt;u tlon, décldc!' : S.Olt
qu e le défant de payement au lieu
de cltal'g-e pl'u\"enaiL dû la f:Jyte ~cs
nllh?teul'$, et que, pal' SUite, 11 y
avaiLlieu de l'cllcctllcl" en Fl"allCCCIl
monnaie fl'an('ais~, &lt;;L sans l'GLlucLion. - Pe1'4uel' c. Ol'Û) fus, lliid.
5, Soil que cc dérnul de p;Jy.ell~ent
pl'ovenai t de la rau.le ?u cal'.II~H!l:,
ct quo, pal' sUlle, li n y n~mL lIe~
de l'e tTeclucl' en Fi'ance Cju au tnux
du ch::\Ilf'e co nven u d::ms 1:.1 ch:.lI'ICpa ni c , ~ Gel'main c. Dt'e~~~~,

G. SoiL qu e, œapl'ès le con traL. I.e

pn yclUc nl, m~me au cns oll cc sarmt

L'II ~ ajoulnnt, n
dOlllln:.lg(;s- inlé l '~ts 1 le

con\"enu, mai:;

11l1'0

dc

mon tant des inlé t'ô ts CU UI' US depuis
la sonllilalion dt,; pnyol'. - C:llJl'ol

c, Dreyrus ... , , , , ... , . ' ... J(ml.

La pl'e~c l"iplion
d'un an 1't!:;u1t:'lnl de l'al'l. ~J3 C,
Com, COtlll'13 j'action cn \")uycmont
du l'l'CL, n·O:.L priS nppijû:lIJh;:l J':.lt.:l ion Cn payt.!lllcnt du ~ ul'u :;tMies,
- Houen, ;?G m :,lI'':':; 1 ~1~J. - Bocca

7. Presc f'i/I/ion. -

- Cass., 10 jui ll. IS'S. - Pcrquel' c. DrCl·[us .. . ' .. , ..... 11 -43
mùmcs ci l'cons tances, décidcl' au
contl'ai l'c que celle sti\)ulalion s'appli llUC mèmc aux.nouveaux l'clul'ds
:o.ubis au lieu dè chal'g~, après
l'cxl'Î1'alion des sUI'estades, CL qu'il
n'y a p3:) lieu, en COI.séquènc~, au
puyenwnt dtl conlt'e-S Ul"c:;t3I'le,s.ù
lin Laux plus él13v6, cL leui' dcClsion en cc scns ne tomb e pas da\'anl;jO'o sous \'apllI'éciaLion dc la
COlll,ede Cas.:Hltion. - Cass., JO

33

pnt' la taute des ilO'\"éLCUJ' qu'il
n'ilunl ÎL pns eu l ieu nu \1 li de

c. Il,'cyrus . ... ........ .. 11- 1;; 1

3. Les jugos du [oncl onL pu, clans les

Suisse . l'. Compét .

encourues pal" l'affrctcul' :lU lieu
de chaq~e doivent êtl'e payées même au cas Ollie f,'ct cesse l"nil d'être
dO. pal' suitlj LIe la llel'lc du navire
en cours de \'o)"agc, . - Il en cst
ainsi mt!me au cas où ln Oxation du
laux des SureSl:ll'ies cL des contrcSUl'csl:lI"ies aurait é té faite dans la
chtll'te -partie, 10 sens doccUe clause
et:lnl de dè termÎn cr d'avance le
chill'l'o des dommagcs·inlcl'ôls. el
non d'3ssimilct' le sOI'L des sUI"estal'ies il celui du f l'CL lui·même . -

de la réuOIo n .............. Ibid.

TI~ LEe 1\.1 l'II E.

SU I\ EST.\ 1\ 1ES.

SUREST.\RI~:S.

SOCIÉTÉ.

s,

Porteur du conllaissemeut, urestaf'ie.1:j ail dt1pa rt, Irrespollsabitlttl . Le porleur du con naissemen t, lJui
n'c!)l pas ou même lumps atl't'éteul"
du navil'e ou l'cpn':sclllant de ceL
alft'Ncur, n'e·t p::lS lenu des $uro':ll::ll'ics el"!COllJ"uei pal l a ch:ll'geut'
au lieu d'emuarquclllenl, :;Î ellcs
ne ::.'tont pas Illenlionilces SUI' le
conn3i:;sctllcnt mtllllc, - Il cn e:;L
ain~i lllèlllC au c:)s oit lu 1.'011nnb:;ellll!n t. !)C l'oruro il 1:-1 0hnl'lejl31'Lio pUlIl' .Ie 1~I'.e L CL, lys ant l'e:;
eondllÎolls slipu lcllS, - Il', Com.,
II nvl'c, 22 aVI'. 1879. - Fl'tlt'ichs
C. LéguiHol1 , ... , .. " .... f1 - 184

O. V. AIl'I'lHemonL, Av. COIlI.
T arif. 1'.

Ass,

COlllpêt., Ell', do

I1H1I'iL, Ch. dt! f0l",
Mal'ins.

Culll ..

T élégraphe
Erreur, EJ.:ptiditeur TI·.\·p011sable. Les ut'I'CU I'S CUllllUislS pal' III lele.·
~I'apht: dnns la COt'l'l!:;pondance p l'I-

\"I~C (\ul\'cnL èll'c a 1:1 chfll'ge de
l'cxpe(htCl!" de. 1:\ dt'pèche CL 110,11
du recopllonnau'c. :-- Il un es t
surlou' aill~; Ijlland 1Cl't'elU' P?I'lt:
SUI' unè quantitc de 1\I:lI,t.:handts~s
lJue l"expéditclll' a indiquée lin chlffl' es :lU liull de J'inlliquur en loyle::.
It'ttt'c:s. - TI', Chal'jol'o)', 2~ le\'I'.
1875, - Ii on nflyc, FUlhlut:lllbe1"~.

11 - -1 '11,

T é moignage , l'. \' on l e.

3

�31

Temps limité. V. ASB. marit.

r. Compél.

Terrain.

Tolérance. ,.., Vente.
Tonneau. r ..\ 55. marit.
Transbordement. " . .\ 85.
CaplL., COOl. de lransp.
Tranfert.

r.

mal'"

NanLÏ:;::;emùul.

T ribunal de commerce.
1. M i~t

~

f."'U

caust" dts garants, . Irt. 3~

ciation (~ l' t'tra1lger, .YuJlit~, -- Les
lh;;J;Osttl~n s de la loi du 15 jui n
t 1:' , qUI . én ea~ de pOl'te de ":lIClll'S au por~Cul', indlq uenlla l'urme
dcs oppo:-..iliulls 3.1:.1il'c, el duclal'cnL
nulle:l l'ègnrLi de l'UpPÙS;lI1t touLo
négllt.'Ïation postcrit·l1l't.!:.lU jour Oll
Il; hulletin lIos oppositions usl p3l'\ cn u Olt.,U!':.1lt pli pal'\'ûnit' au lieu
oll clio S'osL faite, SOnt applicablt:s aussi bit.' n aux cll'aogul's ~L
au\. nCf.:'oci:ltions li t! \'alllut'S fl'al1pises. faÎlds a \'eLl':.1n ~": I', l lu'aux
r('un~',.Hs èL aux ncgocintio ns failes
en Frailce, - M:lI's" ~S juill. lSi9.
- YtH'anc c, AmOl'ctÜ ..:L Ponlcclll'lIoli. , . , , . , . .. ' .. , . , . , 1--26',

C. d. prùc. -- E.l applicable ,1 la
tni::;i:l cn l'uu.;;e de:; garants dt!V3nl le Tnbu1l31 de Commel'ee
l'art. 3'~ Code de l'''oc. qui di:;pû'i û :! , Cott\ et p(lrap/le~I,;, Y égociation par
trllnslIlissiun. -- I.es titt'~s au po\'qut!, dans l~:; Înstallees poul'suileur onl pOUl' c81'acluI'o essen liel
"H~ 3 dl:\'anl la j u~tkt! do paix. si.
d'ètl'è ll'3nS1llis~illIC::i pal' la simple
au j01l1' d t~ ln ill'cmi~I'ù comparult':lllilioll, cl IcuI' pûsses'::ih.lIl cûOslion, Il! ddt!ndl!ul' dcmrmdc a mellituuullu pl'ésomptlon d0 111'opriété,
trI! un ~atanll.!1 ..:au:-&gt;t!, le jll~t!dùit
- Us nI! ~Ollt \l:\::' sûumi~ aux pres ·
ac.;order un delni 'uflhinnt:1 raison
cl'iplions tic l'al'l, 1J\3 C. de IWOC .,
dt: la di:,tanetl du domicile tlu ~:l­
lI':.1IIt'CS IC'lud les paplel'::' cOlllpl'i~
ranL. - M"U'3., c:!S avr.1 'î 9. - Thi ùans un 1I\\'cnlail't! doi\'l:nt Oll'C
b:ll c . fl'aÎ::;::;in e l.. . . . . . . .. 1- 1î l
Cules ct p:lt'aphcs. -- ~l ais dnns le
cas Où Iii co lü eL Il! p:1rnphe leur
.lpptl, Ex,;cution provisoire. EnUI~l été ind~ ln c llt appliqués, ce
qtufU, Cautio" n171 nrce.$~'aire, ~
f,n L no SaUI':lIt changcr IOlll' c::u'ac L 'exécution p l'o\'i~oil'e nonobstanl
ta r'c eL l!::; cmpùcher d '(' Ll'u tl t!goappel e'l de droit pou l'les jugeclablus pal' tl':IIlSlllissiun. - Il en
mt: llts d ~s 1'l'ibuoau'\ de com merce,
est de 1110111C des mentiGll ' nLte'::)_ Elle nt} doiL \lvoir lieu moYentan L quc les titt'cS on t etâ jOlllts à
nanL caution qut! lorsq u'clic a pour
UIlIJ . il1 ~ll' u c Li on crim incllc, ou des
effel d'ù~"ger la pa .. lie appelan lC a
mul1l:üillns faites dans le bul de
un payement ou de changer sa sif3il't} dbpal'nitl'e ces cotes, p:.1ratuation dt: manièl'e à donner lieu :1
phl!s ou mentions, - En cunse des r epal'ations pécuniaires eo cas
4Ut.:H}CC , une Compnsnie du chemin
du rMoJ'matÎon, - En conséquende rCl'a qui sont pl't!scnlées des
ce, un jugamenL ordonnant une en obligations .lU pOl'leur pour en obquête è~ t exécutoire nonobstant
tenlt· la conversion Cil till'cs nomiappel et :-.;lll~ caution. - Mal's" 12
30lU i i9. -

Noel c. llon toux,
I - -~

1

Tribunal étranger, V. Ass, ruar. ,
CÙllIpél.
Usage . 1". Yenle .
Usine. l'. COOlpél.
Valeurs au porteur.
1. Perlt, Loi du 15 juin 1812, Nigo-

n3tif~ , OU pOUl' Y fail'c joindl'I!

VENTE,

VE/iTE.

\'ALErRS .\L POBTECII.

',\LErnS .Ir rOI\TEUR .

de

nou"cllus feuilles dt: cuupons, ou
pOUl' le pay~mcnt des co upons
ecbus, ou pOUl' le rem bour~c m cn L
du capital en cas de sOl' tie au tira~t.:, Ili; peut ,CXCip U" de ce que les
tltl'es porl ul'a lcliL des cOles mention s ou mutilati on'::) do CI!' genre
pOUl' se l'cfuse!' :lll X opel'ations ou
l)a~'Cll1ents d e m3nd ~s, lorsqu'il n'a
étt! fait. du l'es te, en lt'e ses mains
aucuac des op positions prescrites

par la loi clu 15 juin 1 8 i~ pou.. 10 oas
perl c. - 'l'l'. ci\!. Seinc, 19 m ill'S
1 19, -- Ag. do ch. c. Chcm, de rtw.

~I o

11-1U

3.

v.

r oillilo,

V ap eur, V. Abo('{lagc, Ass, mal'il..
.\ \'. com,

Vente.
l , l' ict 1'('dllibiloil'e, D/:lai (rallc. -

Le Mini "ccol'cle po r ln loi de ·1838
pOUl' l'ù:-\el'c ictl de l'nclion l'cdhibi-

toi\'c doi t être 1'1aile, - I.'action
('s l donc rl~~lIliÙ I 'e m o nL inten tée le
londclilil in du dl! t' nicl' JOUI' de ce
c1ulai, Il t'n est ~ UI'to ut ~in"i
ctl13nd 10 dCl'niûl' j ou I' du uch1i était
lIl! C
ItU13IWhc, jl:J l'S ' , :?9 Ol: L
lSi8. - .\l ''lhicu C. Sel·o .. an. 1- 6

comptant , L ivraisons
D';l pl'ès l'u::.:lse dc \3
pl ace do Mal'::;cÎlle, 1:.1 clause de
p:.1ycmcnt co mpt:lnl 3pl'';5 la récep-

2, fJa ycmtnt

partiellts. -

tion donne dl'oit au vcncleul', lor squo 1:1 livrai son :.1 Ihm en plu sieurs
roi s, de l'ét..:lamCl' le p:.1ycm ent du
pl'i '\. à chnq uo livl'aiso n (1n l'lieHe,
- Mnl' ~., 7 no\'. ISiS. -- Nav:Il' I' C
l' , .\ ugiel' ct ~I ci~l l'e .. ,. " , 1- 2J

l'rodsUn
huissier n'a pa::; qualitl!: I}Q UI' constater, au moyen d'un procès \'el'bnl, Ics clillicu ltés SUI"\'tmucs nu
moment d'unc Ii vl'aison, - En
co nséqu ence, les constatations
:linsi fnltes doivent &lt;!tl'C tullues
pOUl' nulles el non avenues. Ibid.

3. Jl uiss icl',

Constotation,

v erbal d 'ellfjll l.:te. Nullil /I •

-

35

pal'cille f(lclllté CI:.1 nl inconcilia.ble
a.\' ec la ('(}ceillioll CL l'expédition
opl\l'ét~S - ~hlrs., 30 clel~, IS78 ,
- Polnnca Ca.lella c. lIobert CL
Fo.. et . .... . . . . .... . ...... 1-63

5. MO l'cllQ1[(lisc tout pl'emie,. cltoü: ,
MaI'chandisc secoml cho ix , Trois
1l0U/' cent, lJollipcat ion, - La slipu131i on qu' ull o marchandise vendu e
(cocon s) . sm':) fout pl'c:nier ciloi:v ,
(lonno i.I l'nchetcu\' lu dl'uiLd'oxigol'
uno marcha ndls!,) ::; \1pèrieul'c;\ ce lle
llui CII L Hm 110111' l':llimenL d'un
nl AI'ché raiL uvec la cla uso pre-

Mier choioo ou même bOIl promit)·
c lioiJ.~,

-

Not:lInmenL la présenoe,

dans la fJlI:ll1tit c olll: I' IO, de troi s
(l011l' cent de Ill:ll'chanclisc da ::;13co nd choh sulliL p Oli\' donner . il
l'achet UI' 10 droit du l'éclam cl' co nIl'0 la quolile. - 'l ou lCfoi s. l'ocbeteul' no saurni t, clans ccs circo nstances, obtenir la ('é::;ilintion , mais
il doi t obtenir ulle honincntion ,
bi en que, d'apl'cs r a\'Îs des explwtS. co mélange ne dlH pas y
donner lieu dnn::; UIW "cnle fail\!
n\'cc 1::1 si mpl ecl:l llsc 11I'cmic/'choia;
- Et celle h~)lIlrh;:ltio n doiL COIll!1I'Cncll'C, non-seulement la moin sva lue de la quolit é du mnl'chandisc
de secoll ll c h oi~, l11::1is rnCO l'c un e
indemnité l'cllrésen t:lnt l'illfél'Îol'ilé
do qualit é qu i l'é,::)l1ltc, p UUI' l'onsemble, c1 û 1:1 pl'ésunce de l'e tte
mal'chandi se inf0l'Îcul'e , - Mul's"
7 jan v, ISi9, - Anlh ouul'ù c, Hi-

chard .. ,......... ... . . .. 1-71
G. Lailles, /l1(e rior ifé de qualit.8, To-

lerancl', l'St/9l' , - D 'a l)l'~S les lIsngoes do la pl:.1 ce cil! Mal'seille, dan s
le co mmer ce des laines, la tolérance c1'infûl'iol'ilé de quolilé ne
peul dcpassel' 2 ou 3 010, surtou l
lJuand il s'agit de lai nes lavées , En co nséquence, lino inféri ol'ité
de qualil é de. 010 do it dou ner lie u
a .. ôsiil,lion. - Mal's., 5 fév. l,l79.

/" lléceptiol1 ExpédiliiJlI il l'elran.qer,
IIesf.'rves sur la qualité, EchantIllon
prélevé, 1J0n 'i fi(;(ltioll, l1ési fia tioll ,
_ LorsqU'li n achetelll', en l'oçe\':lllt un e marchandi se qu'il e.... pedi u
en pays lol l'angel', fait des l'ésc!'vcS
SUI' la qualité. et qu' un échantillon
est pl'clcvé 3 CCl {'g:1l'd, ccs l'ése l'_ SC;lI'::IIIHlnga c. AI'bib .. . 1- 106
ves ut le pl'élc"cl\lell t de cct
-;,
EcllOl1tillo l~ cachet/:, Obliy alio ll
éclt :l nLillon peuvent hi ~ n oo naervcr
du vr.1Uleul' , Bonification d , 80}0,
~ l'achcteur le dl'oiL de dCI1l:lndel'
Ilès lfiafion, Une venlc sut'
lino bonifi ca tion s'il y ;} lieu, Illoi s
échanLillon c3chelé l'enferm o im·
non celui de demandel' la ré siliaplicitemen t l'obl iga ti on du vendeur
ti on pou.. défaut de quolité, un e

�do linl'r une marchandise llU Î ne 1
s'ec!lrllJ 1':1';' ~cn!)ihll!lIh.mt du Iypt'
chobl l'omml' puint dl! ccunpal'ai~on. -

1 n \ enlt' ùoiL donc NI'o
:-.i la 1ll31'l'h;lIldi~c LlI1CI'I~
pJcUl t'trtl al'CL pll'e 1 lI'aprL'5

rf!'Îlil&gt;("

ne

l'~\'b d·t:'\p~l·tsJ qu'avec une bonification s'llll~\'anl aS 010. - ~1 3 I'S"
Il
1 8 7 ~. Paglia ll ù c . .\ vd l.

rt'r.

1- 109
S. Conlurmité li f~chonti1lon. Cumposition c/llmirJue, .1'fH'cl tt coufl'ur.
- Ln conrol'mil!' d'une mal'chanlhsl' a l 'cchalltilloll tiur lClllH.:1 la
'cnle :\ Cil heu, doil ti'cotentln'!
non- I::ulcmcnl dû in composilton
chimiquc. mais encol'e de son aspecl el dt! sa couleu!'. - En con ~équcnl't!, doit ètr~ déclarée non
rec~\"able

1I1l0 marchandise 'lui
n'est pas conforme à j'ëcbaolillon

ltuanl

a l'aspet.:l

et a 1:1 caulcU!'
bicn qu'elle Id soiL lluanl a la com~
position chimique. - Mal's. '10
mai 181\) . Rauque c. Pl;zin.
'1. Courtier, Tèm(jig nage . -

1-ISg
Un ll'~ilé

conclu pnl' Înl el'lncdi3Îre decoUrlicl'
ne pcu~ ètl'c pr u\·c en juslice p~u'
IClemolgnag-l,,\ du COUl'lier lui-mèmc.
- ~I nrs , 3 j"il. 1870. - no", c.
Code,' eLemu·eL. . . . . . . . . . 1- 256
10. .A tlimaux. J'iees redh ibitoires
Loi dt! 1838. Enonciation limita/ive:
- En maLÎcl'c de vente d'animau"
il ne peut y ayoil' d'autres \'ice~
entraiflao t la ré:,i linlÎon du mm'ché
qu(' ceux qu'enonce IinlJtati\'emelll
ln loi du ~8 ",ai 1 ~3 . - Cne mnhliJit: non comprise dans l'enonct!
de ct!Ue loi ne pourl'alt entraincl'
la réSiliation qu'en cas de manŒ'U\re~ rraudult:uscs CXCl'ct:tlS [1 l'encontre de l'acheteur pOUl' , la lui

cacher, - Mar:;. '?~ Juil. 18i9 . - l loOIallanl c . utanc . . . . . . 1- 263
Il: Lù;rable lA oordJ Droits de douane
a la charyt' du vendeur, La
vente d'uno mal'chandi::;c livrable
~ bOI'd dr..s na\'i1't::~ envoyés IJa l'
1 achet~u l' pour la Iranspol'tcr', suppos~ qlle le:, cll'oils de dou&lt;lnc de
~fJrlie sont a la cb3 1'se du vcndeu r,

V'ler If prix elllJlaillS tierces, n ~rU.s
du. v e nd ~u,., nbit l(lt ;'"l - L'nchelellr d'hlli~ es pOI'lalll', · (palmi stcs)
est en droll do no luS il"l'éel' quu
L1nn s lèS vin gt-q uatre h eu~'cs du mom ~ nt ott ullcs ont Dtè dcposéc::; chez
lUI. - 1.. 0 \'cndeur ne sa ul'aiL le
t'o rcer ~ les agl'éCl' ft l'instant mêlllo
otsur cl\::l1'rt)ltcs, - En co nSélJuonct}. I'acheleul' qui om'o de co nslgnel'
011 IIlnÎns Licl'ccs 10 \1l'i \: da la IIlfll'\.ih\lnd ise qu'on lui om'c. sc l'OSOI'\'fIllL (1..:, l'ngl'écr da us les vin A'L'!UaLI'C hcul'es. l'empli t son obligatl ün. ct le vcndeu l' qui l'Musc celle
0 11'1'0 et l'ctil'e S3 mat'cha1ldise
depa sso son dl'oit CL encoul'L I~
l'ésilialion avc\.i dommages- inlt:1'~ t S . - M ill' ~., 1:&gt; no\' . ISiS. Licutaucl c. Verminck. ". ", 1- 35

El il cn c~t ainsi alors Illt'mc
Ic Chôl l'{Nmlmt aya nt eu liou
tln,ll ' lino (''''Il;I'l', les t.lJ'oil~ Il'ct:\It..'nL payab.k::. qu';} 1\.'lllbout'lHlI'C
dt..' Ct..'lle l'IVICI't!. C. d'Aix C)4
juil. I ti1S. - Maccdo c. Vt.l l·minc~ .
qUl,

I- ~no

I ~.

V~; NTE

l' ENTl'; A l.11'1\E II .

VENTE ,\ I. IVltEI\.

l'E:'\TE.

36

Location I,Jtéalabk Faillit e du

p,.f1ieur lient OTil II! tt!mps de la location, - Con~tiluo une loca tion ci,
non ulla vcnlo le co ntrut ptu'loquel
Ull objel mobili el' a clé loué avee
la condi tion {llIO le loc3tail'c en
dl'\'ÎcOlll'a PI'Olll'il'tai t'c en pn\'ôlnt
p~nllBnt lIll cCl'lai n nombl'c i:1 'n tl~
lH'll=&gt;, Il! pri\: de I:l localion. - En
CO,nsulluenee, la faillitc du lûcal~lIr(', .slll'Venue avant l'c''pÎI'ation
dulcl'mc CI.)Il\"CnU, :lUlOI'ÎSC le loeatcUl' a l'opr~lldre "objet. -- 'l'd b.
de com . Seine, '2 ma l'S ISiS. -ynd, I3cyl'ie c. Pfcifl'el' ..... 11--7
% no\". l~ï8. -- )laldanl c. sy od.
:\twbollncau, ... , .. ' .. , ., 1(- -16

13 . .Fonds de cOlllme-rce Fl/;Uile. J::tabllss~mcllt similaire formé }Jar le
faIllI. - La \'en tc (l'lill fonds de
com met'CC co mporte \'irluellement
l'i,ntcl'dieti on cie toul acte pOllvunt
cJ ~lo lirn e l' la Glicntèle du fonds
vendu. -- Dan s le cas mèmc où
C~Ltc.: \'ente :1 ctl! faite p::lI' les s\'n(Ites du la fQi llite de l'ex ploilant: cc
dt:l'nlcr c.s t SOlWlIS. comme un
\'~ndeul' ordinairc, a l 'in tel'c1icliojl
cl-dcs::i llS. - - Il ne peut donc for Ille!', dalls la mênlt.! localil~ ct
d~~ns lin l'n)'o n l'nppl'ocbé, un établissement de commerce similai l'c.
, 11 cn e.sl ::iUl'tou t ai nsi quand
c c~l m'cc son adhèsion pe!'sonnelle qu~ la "ente, demandée pal'
~cs ~yn(ltcs! a ~tc autol'is.cc pUI' le
JU$~-eOmmlssalrc, -- .\ Igel·, '2 ·1 an,
1 7 ~ . -- Legey c. BeneL.. 11--1 5
l 't. 1". Comm issionnail'e, Exper ti se,
Pl'Opl'. indusll·.

Vente aux enchères , - - V. Ass,
mill'.

Vente à livrer.
J . lI uilt·s p&lt;,/'tablci, Agrémcnt off",.l
dan'i le,' -.? 4 I{('un-s, Offre de eOflsi-

,!,

Livreur , Factu re SUI' le dernier
ac/lcleu.r, Présmtatiotl , Délai des
payemellls au. comptan t. - Le li\l'CUI' d' une mnl'chancli se, qui doit
encaisse l' du l'éeop ti onnail'o au
moyo n de la faCLUt'e l'erni sc pU t' le
dOI'niel' vendeul' de la filière , n'est
pas en reLard , ni , pat' suite, en
r3~lte, lo!' squ' il se pl'éscnle pOli l'
faH'c cel oncaisscment dans le délai
halJiLLa:! des pa yemt) l1 ts:lu comptant. - Si dOllC, il \.ie moment , le
dcbi te ul' i,:sL insolvabl e, l e li vrcUl'
peut C"Cl'cel' son action cO llll'e
.sOli acheteur, celui-L:Ï co ntrc son
Sous-:1l.ihel elll'. eL ainsi jusqu' flu
dCl'niel' voncle ut', qui doi t se ul
supportel' l'insol\'&lt;lb lilte du l'éccpLi on nnirc, -C.d'Aix, ?5 jl1il. 1878,
_ S:wol'nin - Graniel' c. Roul'e.

1-1 1

3,

Chèque. - Dans lèS mèmes cil'constan,.;es, 10 li\'reul' n'es t pn s en
faute ct nu pOI'd pa s ses dl'OllS envel's so n :;wheteul' dircci pOUl'
avoit' 3CCCplé du l'éceptionnail'c un
chèq ue Cil payement. - Si donc le
chequ e n'est pa s pn yé . le IIvl'eul'
cst l'cct:\'ab le
l'cCOUl'il' conl l'e
son achcte ul' dil'ect I,1n pnycmunt
dc la fac LurC.. .......... . .. l Oi,/.

a

4, Constatation, par huissier, Co mparo.isoll d'/;c!tanlif(olls. - UII huis~ic r a qualité pOUf l.io llst'llcl' le fait

.\ LIVI\E ll.

3,

maté! ici de l'exlstonce d'une mar-

chandlS" pou,'

I,~u e ll e

il , faiL uno

sommation de h"I'u!' ou de recevo ir.
- Mai s il n'n aucune qualité pout'
pl'endl'c un éch::lIltilloll de la mal'chandi '0 0110 !'10. 10 com paror 3\'eo
un ,a utre cl.ibantillon qu'on lui di t
aVOII' rlppal'lonu a une mal'c!l;lIldiso
pl' éeéd0mlllcnt l'ceue, cl àl}prècior
quo 13 C1tHlli t6 08 L dll\'61'enlo. Oc pnl'eillos consL3taLÎons doÎ\'ont
êl re l'aitcs pal' de' cxpcrts régulièrement nommés , - En conséquence, l'acheteUl' qui ne ba su so n
l'efus d'ncccplali on quc SUI' un
dOûum ent de c.ê. UO natul'e 1 doit
subi!' la rési lia ti on nvoc dommngosinLéc"êls. - Mar s . 3 déc . 1878. -

BarLhélemy c. Ami ~"es .. . . 1-~ 5

5 , Caltt iofl du. VClIdi'ur, Mise en demeure sig nifiée au vtndeur selli
lJ ifférence dema1ldée il la ca ution , J

Celui qui s'cst l'cndu ca ution du
vendeur pOUl' l'exécution c1'un marché à livrCI', peut Otre cittS en
pavemenl des dommages-inlcl'dlS
,'és ullrtlll du dCfau l de li \'I'nison,
Sfln s mème nvo il' Clé mis en demeul'e d'elfl}ctucl'la livl'ai son lui-môme,
pOUI'\'U tlu e ce Lle mi se on demeuro
ail étè signifiée au vend eul'. -Mul's.
'l8 f6v. 1879. - n o" , c. Milliau.
1- 11 2

G. Blés. ilfillimwn de poids 11 0 /1 atteillt ,
Clause spéciale , /l éceptioll aUeC bonificafion 0 1' l'ri'ct, IlItrrprctation..Dans Ics mal'C l es du hlés en li sage
SUI' 1:1 place de Mal'::;eillc, :WCI.i
la clau se quo 10 vcnchml' ne pou l'I'n .
011 aueun ens , linol' des bl és n':l ll eignan t pas un minimum de poid s
déler miné, si la ma!'chandi::;6 oll'el'Lc cn l ivl'ai:ion est l'ejuLée fauto
d'aLlcindrû cc minim um , le Illal'ché
n'est pn s cxéc ut6, cL le vL'ndeu l'
l'o:,tc tCIlU d'ùflhl' et l'achel eur l'es te
cn (h'uit d'c'\iglH' d';) lI u'e::; blés cn
l'emplacemont. - Dan s Ic l'as, nu
eonu'ê.li rc, oLI il aurnit Clé convenu
C1u 'en-desso us dll minillllllll fi "é ,
1';:u..: ll cle ul' aut'~lil le dl'o il, soit do
rej ctcl' les bl os ofl'cl'!s, soi l de les
reeovo ir sous les bûnifil.iation.s indiquces pOUl' 1:.1 diflërencu cnlre

�\

,l':
le~

Jl~r

E ~ TE

dt}ux pOids extrèmes indiqués

11.'

trailé,

celle clause doit l'tre

illlerprt'ttlc en t.~"t' ~en~ que l'ofTl'c
d'unt' mar{'bandi~e n'all~i~n:\nl p::t'
le minimun fi\.t! e~l unil execulion
sullhanto du marchti-, soil (1"0
l'ach ~lcul' r:lCCCrtil :}Ycc bonil1c::ttion , :')oit qu'il l::t l'~jellû, Cl flUè,
dan~ cc lIlJrniül' C~$, le \'endeul' Il è
peul en ulfrÏt', ni l'achetenr en d"\ig-er
un autre. - "al's. ~1 déc, 18-;8.
auti'l' c. ~ I outet. . . , . 1-1;12
-;. D" bord ou dll magasin, Orl/re
rnni, I~ tIt'rnier jOllr du ddai, .val'Ire dans Il' porI, Recertioll ri nu'sure
du dt'lJnrtlul'ml'nt. - Lc voncteur
d'unu IlInrchandisc âlivl'cr cn ml\!'l'hé rt..'I'ml! dulJol'd ou du nw:;asin,
dilo::i un delai dl'h.'rminë. l'omplit
:;on obli~ation cn remettant il 1'3chetl.'ur, le dl'rniel' JOUI' du délai,
un onlre de li\"l'3ison sur nn mwire :u~tuellcmenl rl:1ns le 1)01'1. L'af'h ùh:ul', muni dû cct ol'llre. n'a
le {ll'oi t dt:: rt'ct:!\·oÏl' lIu'au mOIllt:lnt
normal du dt"barqucmenL. et ne
peUL ùem3nd ~1' la r ési liation sur le
motir (lue, s'ctanL pl'ésenlO 3 ho rd
le lendemain de la remise de 1'01'dl'C, il ne lUI ft rien été lin!). d· .\ i~. 23 janv. ISï9 . - _\ ugie l'
el 1l eistre c. Allemand .. _ l -'!n
'L Graints oléagint'uses. Marchand
tt dfJ r tcdtt', Itpglf&gt;ment par amis

c.

communs, Graines de la 'lOU/ 11'1le
récollt.&gt;, Examen de ce point pal' ex perts judiciaires. - Dan' le cas
d'une venle de graines olea~ineu ­
ses m:1I'chande' et de r~Cètte ce
qui ne serail pas tel de\'ant ~lre
régie par ami communs , ainsi que
l'avarie, 11.1 mandat dcs amis com muns ne !aul'ail s't!lendl'e au-d elà
des lerme:; ci-dessus, - Si ùonc
't!lcve, cntre les parUes. la question de ~3\'oil' si la marchandise
orrerte e~l ou non de la nou\'dle

recolle (.ulre clau •• ctu marclle).
c'est a dèS CXpt:I'lS à nomme,' pal'
le Tribunal que doit ';li·C dOllné le
mand al d'examiner cc point -

Mars. 30 Juil. 187n . - Gai'he
c. Goun ello ............ 1-228
ft

VENTE p.\n NAVIfi E DÉ IGNÉ.

\ LlrtlEH.

Au {ur et il mU!lrt dt la {abrica-

lion. Hetard dt&gt; l'achl'leur ci. !6 p,·tIstlll,.r, Di'po .~·;tion par It vendeur
Rf' iUalùm r~{u'lée li l'a elieteuT '
Jlamljen dt' l'I)/}ligatif.ln cl,. r"cevoir~
- Lorsqu'i l L~sl vendu IIne quanlité' délel'lllillt~O de marchanùÎ:so à
l'cce\'oil' au fur et à mcs ure do sa
r3lw ic~linn , sa ns alll!'o n'\ation de
tel·l\lc. l"H::hoto lll' qui a lardé longt em p ~ :.l se 1)['\'&gt;sen l cl' , no pcut l'eIlI'oc hel' au \'cnclcnl' (10 n'aVDÎ(' pas
mis cn l'L'SCI'\'C la \U 3I'chandi sc fa!}l'iqUt"\c, mai s d'cn :woi1' nu COllIl'ail'l' di~pO~t\. -II en esLdu moins
ainsi I OL'~qu'il ''l':Ig-it (l'un o m~\I'chan­
rli.sù tic péutle valcIII' cl d'un ~I'[md
clll'Omhl'el1ll'n l. - l :achl!leUI' ne
peul, cn ce cas, ohleni l' la l'c:-;Îliation du marclle, mais l'este tenu
dù I·t'cc\·oil' 1:. pnl'tic vendue à IllC~UI'C qU'Clll' SCI'a fabriql1ëù. M:lI's. i aUlH ISï9. Robert\'
c. llonnul':lL. _... , .. . .... I - '!i~

10. Au débarquemmt d'u1I ou plusieurs uat1Îres, 1'erme rlOr1 fixe.
.lIa rel amli.\c t.JfTale , Dé{aut de
qualité, l'erH/fltr
par SOIl offre.

lie

- 1.0I'.3qu'une n!nte de mm'chandises :1 éLe faile pour li\'l'el' ~
l'heureuse arrivèe el au dcbarqllemenL d'un ou p l ll ~ i e ul's na\'il'cs,
S~IIS fix3lion tle I C I'," ~. le \'c o dcUl' es l li é p3l' l'o m,c qu'il n faite
d'une IIwI'ch3ndi se en exéc ution
de cc Illal'l.;h~. - Si donc l'acheh,:uI' l'cie\"!;} d c~ défauls dans la
marcbnndi·c otfertc et demande
des bon ifi cations. le \'cndcul' ne
peul ~\cipc l' dc la cla use qui l'au100'isc n li\1't;(' rie plusioUl's nn\'i1'es,
pour p!'elèndl'c substilucr
sa
pl'emiBl'e of1h.: celle d'une autre
mart:handiso qui doiL arriv e!' postel'ieure Il1eol.- Mal's_, 4 sept. 1819.
- Yalcllc c. Palanca . . .. 1-292

a

V ente par n avire d ésigné.
l , Cl1.lllse

l'U

el agrJt! , -

La dause

vu l'l a,qnJe insérée dan~ une \'cnle

do marchandises attendues pal' navire 1 a pOli l' elrcl de mcure aux
ri sq ues de l'acheteur la co nrormi te
de la mat'chandi sc avec l'écban tîlIon sur lequ el on a Ll'aité. - L'a-

chetcul' ne peul donc, cn l'étal de
\.~eLll! c1:'lllSè, l'cfust:;r Il e l'CC voir a
1':lI'l'Îree pOUl' defaul de confol'mil6
n l't'l.:hanlillon . -- Mars, ft dl'c.

l Sïr:. - .

Gu c~uan

c. Chaumont.
1-- 4D

'!. neprésenla1Jt du v endt!Ur , (oùt et
{r/'t, (;onlesloticm ,m,. la ({uautti,
Expertise Ull. port d'expéd11IOn. La vcnto faiLe pal' un l'cprÙ S(;nlalîl
e~ l ce ll ~ée failu :.lU domicile du né-

VE NTE l'AR NWII\E D I~S I Gli lt 3D
g.I'ain e en so. Ii\'l'ant à des expél'Icnccs de ll'llul'alioll. -- Le:; 0"\pû\'l s t1 oi\'l' lll a\'oil' l:icUl emonl pOlir
mfLlld:Jl d'C\iLltlln l' lu IlLal'chandise
au tL'iplc point LlIj \tl e de l' a\'3l'Îo,
du Ult' I ;lIl~e d ~ CUl'pS tl'illlgCI'S el
~II (.lef:LUl Lie qualilô ou nec Ill'Opl'C
!Iltl'lll ~c qu e, - - l'OU I' Ct:L examen,
Ils dOl\'C l1l pr end l !.: pOUl' point de
compa l'~ i l:io n , lion puint UII I)'pe
donné p~l' .des oU\'I'ages lh 6o l'Î (!lI CS, IIl:I1S bl ell 1:' moye n no de q ua1110 do la del'Illc('e l'écolte, telle
quo. lu compor l:licnL l'espècc de
g' r ~lI n es \f(; ndli CS c L 10 Jlri x r elati f
qui i.l\'nil ëto con\'Cnu. - Mn l's., 11
fè\' . et23 mal'S 181U . - Cou nellec.
Schlo'sing, , ... , .. , ..... 1- 125

gocian t pOlU' comple de qui il agit.
O ~II1S un e ventu coù l el froL, la livraisùn c:, tl'('putéc a\'oil'licu au po!'t
l!'e mh:ll'qtlcmc nL - Cesl au lieu
tlu conlL'al l!l de la linilison , et ~ ui­
\311t 10:&gt; uS:"!l;e~ de Cl' lil,;lI, que doit
sc fail'e l'l!X(lt:L'tise (l'une Illarchi.l\ldi su cxpcdil:t: d'ulle pl&lt;l l.:1J a un t:; all- .\. l'ri mières marchandises qui arr;U'C, :lU cas 011 l'at:ht'tcu l' la l'dll~C
un cml à l'ad/'tHe du vl'ndeur, 111VOlll' dl'faul de ljllalilc. - - Specialete'J!I'étaticm_ - Lorsqu'un llwrcllc
Illcnt,dans lu cas d·lIn marchû condll
a 11\'rol' a l'heureuse al'l'i\'6e d'un
:1 1"1.:\\-'ork pOUl' unc 1Il:l.l'chandbe
navire à dés igne!' porte , en outl'G.
ven(hw cuûl ct l'rd 1\;11' un 111.'1;0la claUSI! que le vendcul' s'obltg-c a
ciant de t\'c\\-Yo('k à un négociant
IÎ\'fcr les premières nW l'chand'lses
de Mal':;;èil1e, c'est a New-Yol'k 1
qui a\'rivea'~luIlL a ~O ll adl'essc.
ltt.m de la IU'ontcsse cl de 13 li\'l"aiCClll! clau se doit pt'é\'i.I loil' SUl' les
so n, que doit sc f;til't! l'ex perti se.
:] ull'ûs, CL modifier la nnlurc de (a
~i la qualilü c::.L con lestée p:1\' 1':1\'cnlo . - L'acheteur est donc: cn
l:hL'll'ur. _. II Cil c~l ainsi, a pili s
âroiL cie l'efUSt: I' la d ~s i ~n;)ti{J1l lJU I
l'ùl'll) l'aÎtiun , :,i la faclul'e du ven lui C::.L faitc p:1I' le \"cnde uI', si ccdeur pOl'l e qu e ln rente a li eu (m
l ui-ci a 1'01.'U d(:jit pal' un ;wtl'd naeonfOl'llIilé des li sages de Ne\\'\ire des Illal'ehandbcs de 1:1 llaLul'e
Yol'i\..-- Mars .. '1 fuv., C. d'Aix. 25
de celles qui unL fait l'obj eL du
mars una. -- Couret c. Caznde
mal'ché, et (\ 't:\Îgcl' la livrai son do
C..ool,s cL Rayn oud . 1- 104 eL ~2ü
ces l1l a r cli" ndi sc~ ou la l' é:,ilinl ion
a\'l!C clommages-inlrl'&lt;:ts.- Mars"
3. Graines oléagineuses, Marchand el
:?4 juin 1879. - Huuro c. Dl'e) fu s,

--

de ,'(cdit', J:.',l'pt'rtisr, Trituration

nOI1 admise, }:J..'amen cie l'avarie.
d~s co/'ps étrangers el du vicl' pru-

pre. Pt.Ji1lt de cumparai..llOll. - O,H1S
unt:: \'lmle de gl'aines oléagi neuse:;
a l'ecc \'oÎl' pal' na\'il'ù a dèsigncl'.
m'cc 13 seu le slipulnti on qu o la
g rain e SC I':1 mnl'chrmde eL de l'ecctte, eL que cc qui ne sCI'a pas leI
SCI':l réglo pal' amis comliluns, l'at:he tcul' n'ctiL pas cn cll'oit de fai l'c
pOI'tCI' l'ex pcl'Uso sur le point de
savoi l' si 1;) l;:'I'n i ne n'est pa s de qm~­
l i1é tt'op in rél'iclIl'C' pOlir pOll\'Oll'
pr odu ÎI'e de l'hu ile comesliLle, ni
de fai l' e donn el' aux expel' ts le pouvo ir de pt'océdeL' il l'examen de la

1 -2~ j

:). Obliga/ion de charger dans un délai fiX(I, " ,.orogalÎo1t tacile 11011 ad-

mise - Le m:lI'ché qui impose au
vendeu l' l'ubligoalion dû meUre une
Illul'ch:'lIldbû :.t !Jard d'un navire
dans un dtllai dotcl'minc, eJ. dans
Ult pU L't eloig né du domicile de 1';)cilelelll', IIC compor te pas de prol'o~a t ion lnCÎlc. - En conséquence,
le ,·onJeu!', :,omm é de jll slÎliet' qu' il
a l' cmpli son ob liga tion, doit subir
la l'è si ltation si celle jllslil1caLi oll
n'est pas l'ait o, sa li s pouvo il' prétend re que ln sommation doit lui
lai ssol' un délai pO li l' l'exécution .

�10 " E:-TE P!R :;, "IIlE D~;S IGNÊ.
_ Mars .. 8 30tH 1'79. - Avril c

Donaud) .. " . . ... . ... .• 1-~~17

6. Ildard dlJrls rarrit'ft-, Remplacemml du Cllp;tO"It' t'fi cuurs de tJoya'
ge. A \\urtlAr" 1 Agi.\~'t'f1H!:ltS J /l e.\·
pon~'lJLj/ll", - Si il!' rbques de mû,'
cl le relards èn IH'U \'~nanL, daus

ra rrivé-c dune 1I13I'c!wndi ' C a li,' rtH'
"31' IUl\'Îl'e désignt! . sonl J en principe, a la, Cb3l'g~ dt! l'acbelcul', on
ne ;:,3uralt asslIlIilcl' Ù CèS risques
les rClnrll::i subis par suite du l'em·

placement du capilaine en eoul's dû
\ùynRu. sollküé d ob tenu par les
:ls::.-urt:urs de la car~aison. - L'achehlUr a douc le droit de résilie l'
le marché lorsqut! les relard ' onl
une cause do celte natnl'e. - Mais
les ;):'::iureur qui. en lh:mandulll au
\'~Dd~ur sCS pou\"oin; pour obLenll'
le l'~Ulp13ccmenl du capilaine, onl
de l'au~t}s de ~ retard. lui doi\'enl gtll'antie pOUl' le préjudice que
celt(' ré;:,ilmtion peut lui causer Ti'. de Cûm l an tes. ~9 juin l "iS.

_ lIoud.1 c. Labodié eU" . 11-3
'j . Coû t el (,.el, Epoque d'expédilicl11
non fixée, .lf{rtflt'ment ,·b'ifje. Retard. Nouvel affrélement il un lau-:z;
ill(l!rirur, Brntfice du vendeur. Dans une \'enle co'Ôt tl t rl'Cl. l'acheleur esl l l'anger au laux du fret et

n; ~T E

1'.lIl è'i .I\'11\ E Il ES I C~E.

toules les circOns l:lIlCes 'i ui peuve nt
l'augmenlel' l.IU le dinlluuel' l'eslent
ôll:.l chal'~c u nu protit du \:cndcUl' .
- SpcetallmWIlL, si un all l'clemen t
l'ondu Pl.lul·!·cxéculion d'une \'enLo
pal'eille a elc ('IlSllié pat' le rait du
L'31}il3inc, ut l'omplaèé pal' un 3Ifl'élement:l un Jll'ix 1ll0illlln1, le ren deur suul doit béncliciol' do ln dirfCl'cnct!. - El ccla, bien quI.! Il;: 110U"el all'l'elOllient ait é te conel u a"cc
le mêllle calHlnino. et que l a di Uél'en ce en moins 1111isso 6 11'1,) COll sidel'cc comme ulle indemnité payëe
pUt' lui pOUl' le l'el31'l1 dnns l'aceômpli:;semenl dc la pt'cmièl'c chartepal'tic, SI ù'aitl"ul':) :'lUcunc epoql1c
Iw~ci:;e n'3\,ait cie stipulee pnl' 1'achclt:,ul' pOUl' l'expédition de 1&lt;.1 marchanùÎ;:,tL - C, de Houen. l U jui n
ISi8.-lI ullIbel·l cL Noel c. Kcmpé.
11-97

Vice propre. l' .A ss . mnril.. Ven te
pal' oa\', dés.
Vice redhihitoire. V. Veole.
Voie d 'eau, V. Ass. ma l·i l.
Voitures. 1'. Propr . indust/' ,
Vu et agréé. V, Vente p:l l' n:1\'.
désigné .

TABLE ALPHABÉTIQUE
Des Noms d es P a rtie s

~.

B, -

LIJ chilfœ l'om tin Ilu:;ign", Il IMrlil'. N

I,~

chilTl\) unl.be lu )Hlg'· .

Part. paç-

Achard.... ....... . ... . 1.
I\ gcnts de Ch . ..... , ...... II.

1(:

51

,0

Ailhoud ...... . .... . .•....
Al bani" .. . . .. .• . .. . ... . .
Ahbcrl . . ... .. .••..... ..•.
Allanl. .... ... ........ . .. .

1. 107
1. 217
1. 119
1.
5

Allemand, . ... , . • . • . , .. , ..

1.

Amorctl i , , , . , . ... , " . . , .,

1. 15
1. 26 /j

Ancl,·(\ (svnel.) . . . ..... . ...

1.

il ndré ot· il vice (synd.)....

1. 61
1. 71
1. 10[;
1. 20G

Anlho\l:1l'd ... ' ..... .. .....
MIHb ............ ......
MnaUlI. . . . . . . . . . . . . . . . . ..

GI

A1" no ull ................. Il 1'11
Asslll'eul's , .... " , .. ' . . . . . 1. 'l5
101 . 116. 131. 139. 1,2.
162. 179. 190. 199. 210.
211 .2 13. 233. 2,2. 260.
2[;6. 309.
Il

l3iandll,. , ' .. , ' , . . •..•.. "

1.

32

UiéI1"On. . . . . . . . .. . . ... . .

1.

83

llIallo . . . . . . . . . . . . . . . . . • .•

1. 1 :;

BOII\"31't1 . " . . • . •• . •• . •...

1. 30a
1. 219
1.
1. 14 2

~23

Il . 20i
Amiee .............••. .. . II. 33
A tlll~lIes" '. , , , .. .. .... . '.

Bellet. ........•... . ...... II. 15
H(\,·ongo,·. . . . . . . . . . . . . . . .. 1. 99
Borlranrl . . . .. . .. . • •. . ... 1. 1',3
IlC)Tio (,ynù.) . . .. •. . . .... Il . 1
Bezi;.ll .. ,.. ., . .. , ..••.. "
J. 112

3

26:1
!llohm... . . .... . ........• 1 2·12
Bonùil. . . .. . ............ . • 1. 107
Bonnufulis . . " ...••. • .•.. 1. 18
Bonnefoy, .... ,.' .. ,., ... 1. 11 0
Bonnl1ttc, .. ,' . ... , ..•. .• ' Il . 142
Boquet ....... . .......... . J. '172
Bouclier, . . . , , ... . ..••.... 1. 51
223
BOllès .. " , . .. " .. ,., .. . . r. ·IH
BOUIl":lY .. , · , . ...•. . •••.. , . II. 1Dt
BOUlllll ... , ..... . ... " .. , . J. 258
Boye. . ..... . .....•.•....
BOyël' . ......•... , ..••• ,. ,

30. 38. I I I. -131. 171. Ul'cmond ,., .... . , ....• . ,.
Bl'èl . . . . , .... ,' . . .•....
182. 210.
Aubert. . . " .. ' ., ...... . II. 126
Augier eL Meisll'e., .. . ' ." , 1. 21 BI·CZI'.Î • . • , . , .•. , •• , • • • •..
Aumeran . , ' ... . . ....•... ,

Aune (synd.) ...... . •..•. . ·
Avri l. .................. .

1.
1.
1.

u. lcomb ....... . .• . ....... Il ,
uorielle .. . .... . ... . ...... . 1.
Barthélemy . . "
B~ ssct

.. , .... ,.,

ct Garn iol',. . ., ...•

l3asti dc ct P in(;han . . , ... .. .

nauc! un. , . . .. . , . , . . ' , ... ' .

1.
1.
1.
1.

~96

al

1. 102
139
1. ï3
2?3 Bringuiol' . . " ' . ", .. " .. . . 1. 230
91 Drlldo ....... . •• • ......... 1. 184
18
lOa Cabrol .... . ... . ........ . Il . ,9
277
CaGcro",. " .· . ··.·,···· , 1. 87
7'"i Cai ll ai eL Saint-Pi cl·I'e . ' .... 1. 280
300
1G
, 5 Calva!'i,., ..... . , . . . ", . • l , 269
7Q CandassullIy ~ h et~)" ...... . . 1. 210
107 C:lI' ton .' .. , .. . . " . ,.,.'. 1. 39
16 Cavalicl'. , . . , .. , .. ',." . • ' 1. '/94

�TABLE ALPHABCTI!.! E DE S NOliS DE S PART IES .
Pa ri. Pa.g.

l'art. pa g

1I 01'lin . . . .... . ........... Il .
Houdet........ .. . .. . ... II.
lI umbert et Noel .... . •.. .. Il .

Enregistrement .. " . . . . ' ..
Ephru ssi . . . .. .. . . ... ' ..
E'·anl. ....... ... ...... . ..
Esnault ot Louet. . .. ... . . .
Espinasse et Jacques .. . ... .
Euzièl'es . .. . ... . .. . ' .... .

II. 108
II. 185
Il . 192
II.
9
Il .

1

1 2~

Jeanton.. .... .... .... .... . 1.
Jourdan Bu y...... .. . .. ... 1.
Jouve.. ... .... . ... ... .... 1.
Jovene.u (syod.) ..... . •. . . Il .
Ju g la.... ... .... .. .. . .. . . 1.
Jull i n ... .. .... ..... .. . 1.

1.
1.
1.
1.
Il .
II.
II.
Il .
1.
1.
II.

~3 1

Jutea u . ............ ...... Il .

128

Fabre ........... . ... ... . .
Faubert .. . .. .. .. . ....... .
Fayet Rizzi ......... .. .. .
Feraudi . . ... .. . .•...... .
Ferr:tsson ....... . .. . .. .
Femllet .... . . ......... ..
Focken tevn ...... . ....... .
FOl"luemberg ...... ... . .. .
Foul'niel' .... . . . ..•... ' .. .
Fraissinet .... . ... .... . ... .
Frel'ichs . . . . . '" . . . .. . . . .

136
155
I-iS

Carbe ....... . .... .... .
Garbet .. . ......... ... . ..

1. 104

Cercle Puget.. ....... ...
Ch3ix ....... . . ... ~. .... ..

1
1.

n6

Charavel .......... . ... . 1.
Cbaumont .... . . .. ....... ' 1.
Chau, elon .... . . . . . ....... Il .
Chemin de rer .. . .... . . . . . . 1.
83. 6. 89 . 11 4. 184.
Il .
70 . lOi . 165 .
Clolel et Costa. . . . . . . . . . .. II.
Coder ..... .. .. '.. . . . . . . . . 1.
CoigneL. ' . ... ' .. ' .' . . . . .. Il .
C· des Ciments. . ..... . ... . 1.
C' des Docks. . . .. . . . .... . 1.
C' du Montcel-Sorbie,· . . . . .. Il .
C' de ~aI'igotion mixte ..... Il .
C' des Petites voi tures .... , II.
C' de Transp. marÎlimes. . 1.
Il .
Contributions indircctes .... II.
Cordier .......... .. . ... . ' II.
Cougombles ........ . . '. ' .. ]1.
CoureL. .. .. . .... .... .... 1.
104. ~26.
Courtade ........ , .. .. . .. . 1.
Coulinet . . . .. . .. . .. .. .... Il .
Crédit roncier suisse (sy od. ) Il .
Créditlyonnai,... .. . .... 1.
Crilme . .. .. .. .. .. .. . .. ... J.
Currie ..... ....... ... ..... IL
Curtil. .. . . . . .. . . . . . . . .. .
1.

l'art. PLI&amp;;.

On' ua'·d .......... .. ...... II. 85
Du rhee.. .. .. .. .. ......... 1. 119
Dussaud (synd.) .. ........ 1. ~6?

Caude, Crooks et Rel'M ud.

.

TA.BLE ALruABÉT IQUE nES NO 'l S OE S PARTIES .

94

;n

~23

25
\9
III
13

~19

3t
170

1 8~

256
170
~~

135
50
I~

11 6
I -;(j

n

124
86

n9

136

9
94
11 4
99
154
184

1. 228
1. 262
6 1 Germain ....... ....... ... . Il . 48
256 Gibson .......... . .. .. .. 1. 16
13 Cira l'li . . . . . .... . ....... . 1. 57
29
223
I-Il Giselarel. .. . . .. . . .. ... .. .. 1. 253
304 Gonon .... .. .. .......... . . 1. 278
193 Gonzales ................ . 1. 231
:12 Gounclle .. .... ..... . .... .. 1. 125
185
2?8
Graren hahn. . . . .... ... . .. Il . 162
Daudé .................. , 1. 159 Grangie r .. ...... .• . . . ... 1. 206
Oaumas .... .. .. ..... .... II. 107 GrangcoL. ... . ' .. ' . .... , .. Il. 160
1. 137
165 Gra:; " . .... .... . . . .• . .. "
O:l\'ison . .. . .. .... .. ..... . I. ;-; Gravilz ....... .. .. ... .. . '. 1. 'II
Oayrautet Rum eau ... " . . Il . 148 Grégou·e . ..... . . ... " . • .. . 1. 65
Debolas Daval. .. ...... .. . Il . 25 Gu érin .. ............•.... 1. 274
Il . 160
Oebou rg.. .. .. .. .. .. .. .. . 1. 186
Dejoie .. .................. II. 126 Gueydan ..... . •. .. .. . . . .. 1. 49
Delrue (syod.) . . . . .•• , • . . . . Il . 92 Guibert. ... . ... . .. .... ... . 1. 154
Dema!' lini ..... .. . '" .... . 1. 1;6 Gullicksen ..... . ....... . II. 1 5
Demestre.. . . .. . . . .. .. . .. . 1. 190
Oesba)'es...... . ...... ... 1. 47 lI aenljens .. .. ........ .... Il . 210
266 fl ains. ....... . . . . . . .. . . .. J. ï3
Oonaudy ..... . ........... ' 1. ~i 7
16 1
Douane ................... II. 128 Hauscli . ........... . . ... . 1. 30
Ore)'rus .. . . . . . .. .. . . .. ... 1. n i Higginson ... ' ... , . '" . . .. . 1. 37
227. 233 ll Îl'ch eL Leiidan ....... .. . 1. 11 9
Il . 43. 151 1I0nn.y ..... . . ...... .. .. . Il . 114
Drochc Rubi n .. .... .. 1. 43 . 51 Il onnor.!. . . . . . ........ ..
1. 2;2

Kempé ................... Il .

47
3S

97

97

Labadi e .. . .. .. . .. .. .. . ... Il . 38
Lachauss6. (synd.) . . " . .. . Il . Il
Lacotte .. .. .. .. .. .... .. '"
1.
Lamte...... .... .. .. .... .. 1. 75
Laro ret Sieveking..... . .. .. 1. 162
Lage!. .. .. .. .. .. .. ....... 1. 57

',3

223

Laleu (de) ct I\ oum o.. . ...
Lam orte.... .............

1. 137
1. 47

225

Lan gc,· . . ......... ... .... . II.
3
Lanteauffi 'o .. .......... .. . 1. '18 1
Latil et Va ssal. .. .. .. .. ... 1. 304
~~

. .. .. .... . .. ... . .... .

1. 199

Lauratet ct Leroy.... . .. . Il . 177
Lau,'ent (synd.) . . .... ' " ' . 1. ',7

225

Lantic'·. .. . . . . . . . .. . . . . . .. 1. 20
Lazard .. .. .. .. .. .. .. .. ... Il . 35
Leblanc .. .. ......... II. 92 . 162
LeboUl'geois .. .. .. .. .. .... Il . 54
Ledgar el lI ol'nb y . . , .. ' . . ' 1. 113

Legey . . ..... . .. . .. . . .. ... Il .

15

Légu ilion .. .. .. .. .. .. .. ... Il . 184
Let ..·t,·e .. .. . .. .. .. . • .. .. . 1. 296
Levy . ........ . ..... .. . .. 1. 43
Lie utaud.. .. ..... ........ 1. :15
Lou it.. .. .......... ...... . 1. 121
Macedo .. .. .. . .. . . . ... . .. . 1.
Mai lfredy ............ ..... 1.
Maldant ........ . ... .... '" Il .
Malenchini .. . . . . .. . .. . . . . . 1.
Maragliano.. . . . . .. .. . . . . . . 1.
Mari e........ .... .. .. .... 1.
Marine. .. .. ....... ...... 1.
Il . 25. 83.
Ma1'let ....... . . .. , . . . . . . .. 1.
~I .r lin .. .. ... : .. .. .. .. .. .. 1.
Ma rtinctti ..... . ........ 1.

290
216
76
298
Il
51
154
189
159
216
157

Pa.rt. Page

Martin et (sy nd .) .. .........
Mas ters. .. . . . . .... ... ...
Mathiou .. ... . .. . .. . .. . ...
Ma y n.......... .... .. .. ..
Mazel. ...... .. .. ...... .. .
Ména ge lIea ugeo is ...... .. .
Ména ger.. .. .. . . . ........ .
Ménicr ...... .. ...... .....
Messagcl' .. ...... ... ....
Messagel'ies maritimes. . . . .

Il .
1.
1.
1.
1.
II.
1.
II.
Il .
1.

Mes l'l'o r (sy nd.) .. . . ...... .
Milliau..... . . . . . . . . ... . . .
Morh Nicole. " . ......... ,
Monta n:ll'd .. . . . .... . .. ... .
Moreau .. " . ... . .... " ... .
Mori ac .. .. . , .. . . ..... . .. .
Moss ...... . .. .. ... . .. ... .
Mossé .. . ... .. .. ... .. ... ..
Mouron (sy nd .) ... . .. . .. . . .
Mou'·ey .. .. . .......... . .. .
Moute t ... . ..... .. ... . ... .
MOulon ... .... . . . ..... . . .

II.
II.
1.
II.
1
1.
II.
Il .
1.
1.
1.
1.
1.

Nau zière .. .. .. .. .. ... .. , 1.
Nuvarl'o . . . . . . .. ......... 1.
Nelson Donkin ...... . . ,. .. 1.
Ne"bo nn ea u (synd.). . . . . . .. Il .
Niel. . . . . . . . . . .. . . . . . . .... 1.
Noel. .. ...... .. .......... 1.

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282
143
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11 2
52

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29
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271
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12
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227
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28 1

Oli agniCl' . ..... ••. .... . . . .
Ottonelli. .... ........... .

1. I i?
1. n

Pagliano ..... .... .... .. ..
palane. Castella ........ . ..

1. 109
1. 63

Parth ...... .... . ........ .
Pau l . . ' . ... .... . ... .. . . .

1. 81
1. -172
1. 3~
1. 28

~92

PôcouL .... . .. . . ... ..... .
P ~r l e t . . " . ' .......... .. .
Pel'quO!'. . .. . . . .. ... . . .. . Il. 1) 3
Perrot. " . .. ,...... . . . . . 1. 10
Pelrocochino ..... .... . . . . . 1. 197
7
prei n&lt;w ...... . . ... . •.. ... II.
Pia nell o . ..... ......... . . . 1. 269
Piogeio .... .. ' ......... . . 1. 102
Piltol'ino ... ...... . . .... . . 1. 23
8
Pommier ...... . . ...... .. . 1.
Il . 154
l'on locol'bolL . ........... . 1. 2M
Portal. ....... ... ........ . 1. 25
Pso madès . .. ............ . 1. 197
PugeL ... .. . .... .. . . . ... . 1. 30a

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J. 2 0

Znl1ropu lo cl Z3riffi .. .....

l. 217
1.

Zermal i . .. . .. . . . " . . . . . . .

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                    <text>JOURNAL
DB

JURIS P RUD EN CE COMME RCI ALE
ET MARITIME
F ondé en 1 820
P a r MM . GIROD e t CLARI OND, Avocats,
Continuè par

FÉLIX DEL OBRE, .\ vocat.

TOME LXV. 1887
.lr!AR SEILLE .-

I.\I PlmIEI\I E lIAl\SEIL I.A I ~E, nUE t'\J:\Tt:,

3U

PHE m ÈHE l'AH l'lE
Dt;C ISIONS DU TRlIll'NAL DE CO:\lYEnCE DE MARSEfU R
ET DE L .\ coeR n'APPEL D'AIX

JI D UT1 LlTATEM COLLIGIMUS

.

,

---,
~I

,/
MARSEILLE
DUnEAl'

DU JOUR NAL DE

JUAJ::,PRUDEiSCE CO\f"ERCI.-\LE

Rue Sainte,
1 887

j.

ET

~ARITI"G

J

�JO URNA L

5000~

D.

J RISPRUDENOE OmUIEROIALE
ET MAR ITIME

PREMI ÈRE PARTIE
OéCISIONS DU TRIBUNAL DE COYMERCB DE MARSEILLE

ET DE LA COUR D'APPEL D'ALI.

PR OPR IÉTÉ INDUSTRIELLE.
MA INE P UJJL IC.

SP~C I ALE. -

-

-

B OUTE ILLES. -

ApPLICATION

CONTE NANCE SPÉCIALE . -

Do-

FORlIE. -

PARTICULIt:nE . -

BoiSSON

MARQUE ntpOSÉE.

B iell gu'ulla (opme dUerminée de bouleille soit dans le
domaine publia, loulelois l'idée de débiler "ne cerlaine
boi880n (bier.) dan .. des bouleilles de celle (orme el
d',.ne conlenance déterminée (11 4 de li/,'e) peu/ él,'e
susceplible a'appropria/ioll pa"ticulie,'e,
E n consequence, tinduslriel qui a mis le premier cette idée
en l'ratique et qui a 1'éguliè"emen( déposé une marque
à cet é,qa rd, peut fair e 1.11le1'dire à (out COI1CtU'T enf le

débil de la méme boissoll dalls des bouleilles de celle
(orme et de cette contenance .
( Bn As En I ES DE LA MÉD ITERRANÉE CONTRE MARX),

JUG E~ffi;ST •

Auendu que la Soc iété anony me des Brasseries de la Méditerranée a eu l'idée de débi ter sa bié,'e daos des bou-

)\

-

�( (j )

( 7 )

teilles forme cbam penoi e, à laquell e ell e a fait llne mod ification cn adoptant un fond plat, d'lll~e contenance
d' u ll qual't de litre environ; qu'elle a rel'etu ce; uoutei ll es d'une capsule et d'util!Ueltes ct leu r a donné
le nom de " bock lyonnais»;
Qu'el le a rég ulie r ment déposé au greffe du T ,'ibunal de
commel'ce de Nar cille celle manjlle de fabl'lIl u C ;
Attendu que la forme de bouteille champenoise il lond
plat existait sans dOllte dans le commerc~: pou~' le deuit
tl'autres Iiqllides ou boissons; maIs quo l "ke d apP"quer
celle forllle de bouteille, ayant une capacit" Il'un qual't de
lill'C, pour y déb iter de la !Jièr , ne parait pa al'uir re~u
u ne application et être tombée dans le Ilomaine j1l1lJlic antérieurement au dépôt lait par la 'oc i ~té demanùeres 'C ;
qu e ce fait emblerait ressortir de plu ieurs procès en concUl'Cence déloyale pour: uil'is pal' celle-ci contre divers
ca fetiers et propriétaire de brasseries;
Que, dès lors, la Société, ayant eu ou parai sant avoir la
première l'idée dont s'agit, a acquis, pOUl' on commerce
de la ])icrc, et comme Gtant la marque exclusiv e ct spéciale
de sa mU l'chandisc, la forme de bouteille champ noise d'un
quart de litre, il fond plat, avec capsul' t éti'juettes par
elle adoplées ;
Que ceLle marque de fabrique est donc, pal' le fail même
de son dépôt, sa propriété et qu e nll l no saurait être autorise soit ;\ l'adopte r après elle pou rl'approprier;\ un débit
de bièl'c, soit à l'imiter de manière à rellùre inël-itable chez
les con ommatellI'8 une confusion d s deux [ll'oduits ;
Attendu que la Société demanderesse l'l'proche il Marde
débiter de la bière dans sa bm_serie, au moyen ùe bouteill es forme cbampcnoise, à land plat, ù'un 'l'IUrt de litl'e,
et de faire ainsi une cont'urt'ence r1omma "eahlc .
~

.

Attendu qu'il est indisculableque Marx a tlébité sa bière
da ns de bouleilles de celte forme et tic cette contenance,

postérieurement au dépOt de la marque de la Société desoit après le 15 avril 1885 ;

manderes~e,

Attendu qu'il a été impossible au siellr )[arx, malgré ses
affirmation s il cet égard, de justifier et d'établit, 'lu'al-ant
ce dépôt, le déb it de la biel'e ait cu li eu, soit il Marseille,
sail ail leurs en Fran ce, dans de parei ll es bouteilles forme
clwmpcnoise, il fond plat, d'un quart de litre;
Qu'i l peut y avoir cu un pareil débit de bière dans des
bouteill es forme Champenoise d'un litre; que ce fait peut
avoir cu pour coos~queoce de faire supposer à ~Iarx que
cette larme, réduite ail quart, pou l'ait appartenir il tout
brasseur ou débitant de bièl'e;
/Jais que i sa bonne foi peul, dès lors, être pleinemenl
admise. il ne s'ensuil pas nécessairement que sa concurrence ne soit pas dommageable à la Société demanderesse;
Qu'en effet, sauf des différences de détail, in iguifiantes
au premiet' coup d'œil et auxquelles un consommateur
d'une attention orùinaire ne s'arrête pas, l'ensemble de sa
bout eill e, comme colorat ion, forme et capacité, e confond
avec celui de la bouteille des Brasseries de la Méditerranée;
Qu'il y a là cette confusion possible, pour ainsi ùire inévi table, de nal ure à porter atteinte aux droits et aUI interèts de la Socié té défenderesse et dont elle est fondée il demander la ces ation ;
Att endu qu'en l'ét at, les fins par elle prises à cet égard
doivent ctre accueilli es;
Ouc, quant aux dommages-intérêts réclamé- par elle, YU
le rircollstances ÙU pl'ocès, et l'absence d'un préjudice matériel ùémontl'~ il ce )OUI', il y a lieu, pour tous dommages,
;i imposel' 11lle publicite nécessaire, quoique modérée;
_\lIenÙu, quant aux fins recoUl'cntionnelles ùe )[arx, que
la Société a étc en droit ùe prendre les mesures de cons ta
tation orllinaire de la concurrence ùommageable qui lui a
été fait e;

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                    <text>50004

JOURNAL
nE

JURISPRUDENCE COMMERCIALE
ET MARITIME
F o ndé ·e n 1820

Par MM . GIROD et CLARIOND, Avocats,
Continué par

FÉLIX D E LOBRE , Avocat.

TOME LXVI. 1888
N'AR SE ILLE.- Ill PRIMERIE MAR SEIL loAISE , RUE SAINTE ,

39

PREMIÈRE PARTIE
D I~CISIOi'iS DU TRIOUNA L D E COMMERCE DE MAR SE ILLP.
ET DE LA CO UR n'A PP EL n ' AIX

AD UTlLITATE M COLLIGIMUS
&lt; '

MARSEILLE
UUR EAU

DU

JOUIlNAI. DE

JU RI S PRUDENCE CQ)(\IEIlCIAl.E

Rue Sainte, 7.

1888

--E l'

~ I Al\ l l'r\l1i

�JOURNAL
DE

JUR ISPR UDENCE COMMERC IALE
ET MAHITIME

PREMIÈRE PARTIE
DECISIONS DU 1'RlBU NAL DE COM MER CE DE MARSEILLE
ET DE LA COun D'APPEL D'A I X.

CHEM IN DE F ER. -

VOYAGEUR . -

AGRESSION.

ReSPO NSAllILITÉ.

Ulle compa,q11'ie de chemin de (er est en faute et 'r esponsable des accidents en provenant, notamm.en t quant à la
SéClt1,ité desvoyageu1's, s i elle négl'igc d'accomplil' une

d es p,'esc1'iptions gui lui sont ('aites d cet ega,'d pll?'
l' adm Î1u'st1'a tion 8upérieu1'e .

E lle p eut étre déclarée en ('au le, même en ayant exécu té
toutes ces p1"e::scl'iptioI'Ls, s'il est ,'econn u que certaines
p,'écatttions de plus ét'lient nécessai1'es POU?' aSS!l1'e1'

cette séc,,,,ité,
T outefois le voyageu1' viclime d 'un accidenl ne peul la
,'end,'e responsable des domm.agcs qui en sont , 'és!l ltes
POU?' lui, qu'autant qu 'il p,'ouve qu'il y a enl,'e les
,,'ep·t'·oches qu'il (ait li la compagnie, et l'accide /l! d on t
il se plaint, un lien él1"oit dl' cause à effet,
Ne (a i t 1-as celte p't'euve le voyageu't' qui, victime d'U11e
ag1'ession pendant le voyage, se b01~ne li 't'ep't'ocher à la
Compagnie la }Jossibilité d'enb'ée à con/re-'voie dans leB

•

�(6)
v agons , le' défaut de commu nica tion ell l1 '~ les ~ompa.,·­
l iments et (in s uffisance du, pe1's011n,el, "te11 n établu-

salit gue raDressio" eût été évitée l'm' r emploi des
moye1ls qu'il ùt.dique.
(C HEMI N DE "R CONTRE BR lAI,) ,

Le T,'ibunal de comm erce de Marseille avait jugé le
contrail'e le 22 a",i 11 887 (ce rec, 1887, 1. "170),
Appel par le Chemin de fer ,

Attendu que le contra t de transport, est commutatif ;
tJu'en échange d'un prix payé ou à payer, le voiturier assum e l'obligation de rend,'e à ùest in ation la personne a vec
laquelle il trai te ou la chose qu 'ell e lui confie, en accom plissa nt le ser vic~ objet du louage,c'est-à dire en exécutant
le transport da ns les conditions im pli citement ou explicitement stipul ées et avec tous les soins possibles; qu e, par
consequ ent, si la personne Olt la chose n'arrive pas dans le
temps "oulu et sans dom mages éprouvés autrement que
par cas fortui t ou de fo,'ce majem'e, la "esponsa bi li té du
voi Luri el' est engagée;

Att endu que l'art icle 1784 du Gode ci vil ne saurait, il est
vrai , recevoi,' dans J'espèce l1ne application tex tuell e ; qu e
cet at'ticle n'est pas même applicabl e par analogie, ma is
q ue ce tex te ne cOl1t ien t qu 'u ne consta tation et u ue consécration des effets du cont"at de tra nsport, et q ue,s'il les formule expli cit emen t quant aux chose8, ceseITets, q uant au x
pe",on nes, ne peuvent être exclu s par le seul fait de son
silence à leur éga rd;
AtLend l1 que si la responsabilité du voiturier est dégagée
par la preuve du cas fort uit ou de force majeure, elle re commence q uand la preuve d' un e fa nte an tér ieure génératrice de l'événement es t administrée',

( 7 )
Attend u que l'acte crimi nel et violent dont l'intimé a été
victime , cons til ue, sans nul dou te, un cas de fOl'ce majeure,
et que, même en vertn de l'obli gation née du contrat, a ussi
bi en qu e réd u it , comm e l'ont pensé les prem iers ju ges , à
rechercher la répara tio n d' un ·déli t on d' un qu asi-déli t en
vert,u de l'a rticle 1382, le dem andeur est dans la nécessité
de prouver qu'i l y a entre les reproches qu'il faiL à la compagnie Pari s-Lyon -Méd it erranée et les violences dont il a
souffert, un lien étroit, de cause à effet ;
ALtend u qu 'il ne rapporl e n ull ement cette preuve; q u'il
se p laint d'un e manière généra le du manqu e de sollicitude
de la Compagn ie pou r la séc urité des vo yageurs; q u'il lui
reproch e spécia lement de ne pas s'appliquer à éviter la possihi lit.é de l'entrée à contre- voie dans les compartiments, à
enketenir et à am éliorer les moyens d'i nte rco mmu uication ,
à maint enir lin personnel suffisant il ce poi nt de vue
comm eà tant d'a ut res et rendan t possibles, aux d iverses
s tations, des investi gations pl us fréq uentes, une s UI'vei llance pl us effi cace,tontes mesures qu i, d'une manière géné,
l'ale,d iminlle raiellt les chances rlecrimes ;
Att end u qu e, sans do ute, à q uelqu e point de vu e qu'elle
se place, la Compagnie se,'ait en fau te si ell e négligeait
l'exécution d' une prescriptIOn de l'adm inis tration ; qu'elle
n 'est pas couver te par l'exécu tion de toutes ces prescriptions, ainsi que l'on t a vec rai son décidé les premiers juges;
mai s qu e les d i vers g riefs r ésumés ci,d es; us n'ont aucune
corrélation assez précise el. di rec te avec les circonstances
de l'événemen t qui donne naissance au pmcès actuel, pour
consti tuer la fa u te sans laqu elle sera il. établ ie l'impossib ilité de réalisa tion de ce cas de fo rce majeure; q u'ainsi l'intimé ne prétend pas qu e l'essai d' un moyen généra lement
recounu pOUl' offrir de grandes chances d'efficacité, déjà
empi oyé avec s uccès,a it été omis pa t' nég li gence ou économie inexcusable ; qu' un moyen par lui indiqu é eù t nécesrement déjoué les effort s de ses agresseu rs; que ceux-ci

�l

~

)
lian s des conditions telles
qu'une surveillauce plus acLive, due à la prése~1ce dans
chaque statiou du personnel indispens~bl e qu~ Y faltdéfau t,
les eût écartés ou eûL empêché leur fUite; qu en u n mot, Il
ne fait et ne psuL faire aucu ne appltcatlon aux circo nstances dont il a été victime, des cl'iLiques par lUI énoncées;

.
seraient

. JU
' Sq ll 'à lui
arrl. ves

Par ces motifs,

Réforme le jugement dont est appe l, déboute le sie ur
Briar de ses Bus et conclusions .

n .. 7 j .. illet1887.

- Cour d'Aix ( 1" Ch. ) - Prés., M.
1" prés . - M. GRASSI , av. gén. - PI., MM. RIGAUD
pour la Compagnie, AnnAM pOUl' Briar.

BESSAT,

ASSURANCE TERRESTRE. CHARRETTES . -

ACCIDENTS CA USÉS

PAR DES

FA UTE DU CONDt:CTEun.

les accidents causés }Jar des
char1'etfes atteLées, doit com.p,'end1'e les accidents causés
pat' la faute du conducteu.r, en tant gue ce del'J'/:ie1' a
agi dans les limites de ses (onctions.
aS8l.f1'anCe

La

COU\'

cont1'e

Spécialement, 107'sgue, dans t'opération du décha"Oe1nenl
d'une char1'ette~ le conducteur laisse m.aladl'oifement
échapper la bane de 60is vuluairement appelée Lara velle,
l'accident causé pa,' ce fait est à la cha"oe des aSSUl·eU1'S.
(A~SURE~RS CONTRE B ENSE) .

Le Tribunal de co mmerce de Mal'sei lle l'avait ainsi j u gé
le 14 décembre 1885 (ce l'ec. 1886. 1. 56).
Appel pal' les assureurs.
ARR êT.

Hoplant les motif; des premiers juges;

confirme.

nu

19 ma,·. 1886. - Cou r d'Aix (2' Ch.) - P ,·es. , M.
CUAunI NIAc. - M. FAUR,", a,,:. gén. - T'I., MM. B. ADRAM et
DR UJON.

EFFETS DE

LA COUR,

Une

( 9)

CO~IM E RC I!:. -

TIll É.
LlvnE S.

-

PAIEM ENT

CH~QUE. AFF I Ri\I~.

P EnTE . -

D UP LI CATA,

VÉnIFtCA1'ION

DES

E II cas de p e1'le d'un chèque, le paie me lit peul-il e/re
'J"~clamé Slt1" un duplicata, conune en matière de lettre
dechanoe?(150 C. com.).Nonl'ésolu .
Quelle que soilla so/ .. Iion de celle queslion, la législa tion des chèques ,ta ell ..ien déroge a((,~ "èoles géllérales
du d,'oit comme1'cial, en ce qui concel'ne les p,'ellves
des obligations et des paiente/Ils.
Si donc Il est constant qu'un chèque a été j'ow'ni avec pro vision et endossé à un tier s porteU'r, et si une contesta tion s'élève entre le tic/'s pm 'leu?' qui af'/i1'me l'avoir
perdu et qui en 1'éclame le paienwnt $U1' un duplicata ,
et le t;,'e qui a(/il'me l'œvo;"l'ayé sans l'oUVO;" le "epré-

sentm', le T1'ibunal peut ordonner la véJ'ification des
liv,'es de ceilli ·ci po",/, 1'echel'chel' la l'éalilé du/ait du
l~Cliem,ent .
(G ILLIO ERT CO"TRE CRÉD IT

Lvo"N.\IS).

Le Tribun a l de commerce de Marseil le l'avait ai nsi jugé
le 16 j uin 1885 (ce l'ec. 1885. 1. 237).
Appe l pal' Gill ihel't.
ARRÈT.

Adoptant les motif des pl'emiers juges,

�( 11 )

( 10 )

AR neT,

La Cour confi rme,
, 1886 - Cour d'Aix (1" Ch ,) - P,'és " M,
nu 2 m a t S ,
_ Pt, MM, Gou n BESSAT, 1" prés, - M, GRASSJ, a.v, géu ,
,
DEZ

eL Pau l HIGAUD,
FILIÈRE . -

VENTE A LIVRER . -

_

RENPLACEMl!:NT.

-

JUGE'ŒNT RENDU
EN 'f~TE,
,'. ,

\C ITÉ CONTRE LE:s DERNIERS.
I !NEF FIC
'1

LOl'sql/e le ,'éfllemenl d'une vente se (ait pa ,' filière, le
jl/flemenl ,'end" ait pro(il de celui q"i est en léle, n'est
pas opposable à lous ceux qui (ont l'm'lie de la méme
filiére, mais seldement à ce~x q'" ont été mzs J,,'éalablement en demeure .

IVotamm,el1t,lo7·squ.'1111 jugement ordonnant la v:nte d·u1.~e
marchandise aux enchè1'es pour compte de qut de d,'ott,
est rendu. à une date OÛ cette vente a d~ja eu, lieu, ~n
vertu d'un jugement pareil rendu ent1'e d'aul1'es pœrtus
(Ol'mant la léte de la (iliere, les ,'ésultats d e cdte vente
ne peuvenl 611'e opposés ci l'achet ..,,, contre q'" ce J"flement postérieur a été rend1lJ s'il n'a pas été mis en demeut'e aniérieu1'emen{ à la vente.
II en esl s",.101l1 ainsi lorsq"'il appa,'all d es ch'conslances
que l'acheteu1', mis en demeu1'e en temps utile, alt1~a'tï
p li 'recevoù' ou (aù'e 1'ecevoir la marchandise.
(COMPAG~IE DU SÉNÉGAL CONTRE FOURNIER FRÈRES),

Le Tribunal de commerce de Marseill e a vaiL jugé le contrairele20 mai 1885 (cerec, 1885, 1. 195),
Appel par la Compagnie du Sénégal.

(1) Voy . l'indicatio n de la jurisprudence antérieul'c en note du jugement réformé.

ALtendu que le ju gement qui a ordonné contradicto ireme nt avec la compagnie du Sénégal le remplacement de la
ma rch andise objet du li tige do nt s'agit,n'eSL int ervenu que
postél'ie u remen t à ce remplacemenL déjà opéré en vertu
d'u n p l'écédent jugemenL rend n à l'eneonLre d'une auLre
parUe;
ALlen d u que ceLle mesure avait pu sans doute être ordonnée à LiL re p nremen t conservaLoire, mais que précisément
à cause de ce tit"e, ell e ne saurait préjudici er aux moyens
de défe nse de la parLie à qu i on pré tendrait impose" la résilia Lion du mal'ché et en faire supporter les conséquences
à titre de dommages - intérêts ;
Auendu que la compagnie du Sénégal, se pl'évalanL du
pr in c ipe de l'arLicle 1184 dn Code civil qui excl u L la résilia Lion de ple in droit des contrats synallagmaLiques, invoque avec Jaison le défauL de mise e n deme ure en Lemps
uLi le, laqnelle mi se en demeure manque comp lètement e L
ne saurai t ê Lre suppléée pal' la connaissance que lui allra ienL donnée dn remplacement les avis des journaux et les
a n non ces légales, avis eL annonces qui d'aill eurs en fait
n 'on t pas ex isté da ns l'espèce ;
ALlend u que la Compagnie du Sénégal, si elle avaiL été
mi se en demeure e t si on ne lui avait pas laissé ignorer que
la filière s'é taiL étend ue jusqu'au sieu r Sape, lequ el p,'éten-

dait à une prise de livraison effectivE', aurait pu vou loit'
réaliser ceLle liv,'aison elle , m ême, eL que dans l'in certiLude
qu'ell e ait rerusé de sa Lisraire ù son engagemenL, elle , ne
poul'I'ait ,'ncourir la résiliation et ses conséquences;
Attendu, au su l'plus, qu'elle ju stifie au contl'aire avoir,
quant, à ell e, exécuté autant qu'ell e le devaiL son obligation,
puisque é tant, dans là filièl'e, acheteul' de Couret frères à
qui, en dé fi n iLive, elle étaü, !lat' ac te extrajudiciai"e du 2 1
avr il 1883, six heures du soir, sommée de livrer, elle a, à

�( 12 )
, d 93 sommé ceux-ci d'effectuer la
son tou!' pal' exp lOlt n ...
'0"
c"s'
"
dl're
de se livrer à eux-mêmes,
,
~-il l 1\fI'alS l ,
1

•

( 13 )

('O,/s et Mre l ,,'é{ à admelt,'e le p,'opriétaù'e ait passir
pOUl' teu?' valeUl'.

I:i

Attendu surabondamment qu 'on peut lll~lll~~d ilre q~~é
en droit, l'obligation de la compagnIe du én oa a d
éteinte pal' confusion, gràce à la réulllon s ur la tête e
Couret frères des q llali tés de créancier et de déblle ur,
extinction qui profitait nécessairement :\ tons ce nx q~l ,
po ur eux-mèmes o u pOli r d'autres, étalent ten us de satisfaire aux dro its desdits Cou ret frèl'es ;

Par ees motifs,
LA COI'n,
Met l'appell ation et ce dont est appel au néant, déch a r ge
la compagnie du Sénégal des condamnatIOns prononcées
contre elle par le jugement infirmé, condam ne FournIer
frères à tous les dépens,
•

Du 10 décembre /885 , M,

BeSSAT,

H IGAl"O e l

COI1\" d'A ix ( l''Ch,) - P ,'és"
M, ~'\DnE , av, gén , - Pl" MM, Pau l

1" prés, Ch. TAVERNIER.

~'AILLlTE . -

BAIL. -

FuTS. -

LOYE BS JUSQU'A LA

HES1'ITt:T ION.

La (aillite du locataire n'est pas une cause de ,'ésolution
du bail,
Spécialement lorsqU'lm commerçant q',; detient des ('ftts
en locatio'" tombe en (aillite, et ql/e ces (ûls 11e pewvent
éi1'e rendus à leu?' p1'op,.iétaù·e, le syndic n'est pas
( ondé il offhr d'admefl,'e celui-ci au passif settlentent
pour leu,' valeu,' el po",' le prix de la location ,'églé au
JOl&lt;1' de touvert,,,'e de la (ailli/e,
lt doit enco,'e l'admeltre 1'0111' le prix de la location cout'ue jusqu'au iom' où il a déclaré ne pouvoÏ?' 1'end,'e les

( D URANTE ET

C'

CONTRE SYND IC L EONIEIVSK I ET AZAN)
JUGEMENT.

Attend u qu e Duran te et C' réclamen t leur admission au
p assif de la fa ill ite sus-indiquée, savoi r :
Chi rograp ha it'em en l" pour le montant de la location de
ftits, du '16 mai 1884 au 30 ju i n 1885,5,449 fI', 80 c , ;
E t pa r privil ège, pour le montant de 189 demi-muids
loués et n on re ndus, 8,505 Ir , ;
Attendu, quant à la location, qu 'ell e a cessé au 4 juill

1884 , jour où la fa ill ite Leonie\yski et Azan a été définitivement reporlée qnant à son ouvertUl'e ;

Quit paltil' de ce moment, ce fait de la faillileayantmis
fin à la location des fùts. Durante et C' n 'o nt plus eu, à
l'encontre de ladite faillite, qu'u n droit, à savoit' celui d'en
ex iger la r esti tution du fai ll i;
Que cette restit u tion n'a pu âvoir lieu, les fù ls do nt s'agit
n'ayant pas été trouvés par le syndic;
Que Duran te et Cie sont dès lors deven us créanciers de la
va lem de ces fù ls no n restitu és, mais '-fue c'est là une
créance pure eL simple à laque lle ne saurait être attaché
aucun pri vi Iège ;
Que l'offre fa ite par le syndic doit donc être accueillie;
Par ces motif.,
Le Tribunal, au bénéfice de 'l'offre faite par le syndic de
la fai ll ite Leoni ewski et Azan d'admettre au passif de celte
fai llite, à tilre chi rographall'e,pou r la somme de 8,505 fr"
les sieurs Dmante el C' , et r éa lisée que soi t, cetLe offre, dé-

�( 14 )
Slll'plus de leur

demande, avec
boute ces derniers d u
dépens,
,
b,..e 1885 . - Prés " M, HIVOIR
E, off, de la
Du. 21 d r:cem.
.
' d'h onlleUI,' - P l " MM ' FOUR NIER et HORNDOSTEL ,
léglOn
Appel pal' Duran te et C'.
A"R ~T .

\ 15 )
d'avoir man ifes té plu," tOt l'im possibilité Oll il s'est tl'OUvé
de les restitu er ;
Qu'i l l'ésulte au co ntraire des débats q u'en eutra nt en
fon ctions, le liqu idateur a constaté l'existence de nombreux
fùts en magasin, ou aux mains des acheteurs, ainsi que
celle d' une quantité importa nte de vin qu i réclamait l'emploi desd its fù ts ;

Sur la demande des appelanls il être admis ponr le montant de la location des fùts chirog rap halrement,. salt pon r
5,449 fI' . 80 c., au passif de la faill ile LeoIllewskl et Azan:

Que, da ns ces circons tances, c'est à to rt q ue les premiers
j uges ont fait cesser la location au jour ail l'onverture de
la faillite a été repor tée;

ALtendu que dans le silence dl! 80de de co?"merce à
l'égard des baux qui ont un caractère comm ercia l, Il faut
recourir au Code civil , q ui consti tne le d rOIt commun ;

Attendu , enfin , que la loca t.ion don t s'agit a été contrac tée
bien a ntérieurement à cette date, d'où il suit qu e l e~ disposi tions des ar ticles 446 et 447 du Code de commerce ne sont
pas applicables il la cause;

Attendu qu'aux termes des al,ticles 1728 et 1732 du Code
civil, le locataire est teuu de payer le lo yel' conven u pour
tou le la durée de la jouissance, et q ue si, à la lin du ba il, il
ne peu t res ti tuer la chose louée, il doit, en outre , en payer
la valeur, à moins qu'il ne prouve (j u'elle a péri saus sa
fau le;
Attendu que l'état de faillite et l'élat de cessatio n de
paiement~ du loca taire, n'on t pas pour effet de mettre fin ,
de plein droit, au contra t de louage;
Qu'il résul te au contrai re des dispositions de l'article 450
du Code de commerce, mod ifié pal' la loi du 12 fé vrier 1872,
que le syndic peut opler pour la continua tion du bail, et
que faute par le bailleur de formel' sa de mande en l'és iliation dans la quinzaine de la notification du sy nd ic, il est
réputé avoir renoncé à se prévaloir des causes de résil iation existant à son profit;
Attendu que, sans contester le principe de la créa nce des
appelants, le sy ndic sout ient q ue la location a cessé à u ne
époque antérieure au 25 ju in 1885, fixée pa l' e' IX ;
Mais attendu qu'il n'a pas apporté la Pl'euve qui lui in combe, à délaut d~ la perte des fùts par force maj e ul'e,

LACOUR,
Héforme le jugem ent dontes t appel sur le chef entrep ris;
dit, en conséq uence,qu e les appelants seron t adm is au passif de la l ail lite Leoniewski et Azan pour la somme de
5,449 fI'. 80 c. ch irographairemen t; condam ne Dul our , en
sa qualité, à tous les dépens.

Du 2 5 ma"s 188 6. - Cour d'Aix (2' Ch.) - Prés ., M.
-Pl., MM . DR UJON et Paul RI GAUD. '

CHABRlNIAC.

FA1LL IT E .

-

SUSPECT. -

MENTS . -

COMPT E COURA NT .

-

HY POTHÈQUE.

OP Éfi AT IONS POSTÉRIEU RES.

-

-

T EM PS

R ENOUVE LLE-

N ULLITB.

L'h yp othèque co nsentie dans la période visée pa,' l'article 446 Code de commerce, p ou,' gfl1'antù'le solde ("tUl'
d 'u.n C0 1np te cou/rani , es t nulle) si les opél'atio1ls postérieur es p assées dans ce compte, n 'ont consisté que dans
le renou:vellem,ent, à l'échéance, d 'obligations anciennes
non acqtti ttées .

�( 16 )
(SYNDIC BRIAN CONTRE B,IRIELLE) ,

té dans ce recueil ( 1885 , 1: 161) le juNous avons rappor
Ir '
a' le Tribunal de COffigement rendu dans cette a allreI 8~5[
Le Tribnnal avait
de Mal eille le 23 aV1'1
' merce , , de' fait en sens contl'aire et en ava it tiré des
la questIOn
, fi
J'uaé
b
,
'd'Iqu es que le présent arrêt ne con l'me,
conséque
ncesJul'l
ni ne con tredit ,
Appel par le syndIc,
AR neT,

de fai llite le 4
At ten d u que Brian a été déclaré en état
é
97 "
1880
juillet 188 1 ; que la faillite a été repor t eau - JUIn
,
et que, par jugement et arrêt de, la Cour, cette date a été
maintenue sur l'opposition de Bal'lelle;
Attendu que l'hypothèque dont s'agit a été consentie à Bal'ielle par Brian, su ivant acte reçu par M' Paul,
notaire à Martigues, à la date du 2 1 jui ll et 1880, c'est- à dire à une époque postérieure à la cessa tion de paléments
de Brian;
Attendu qu'il s'agit de décider, en premier lieu, si la
créance de Brian est antérieure à l'h ypothèque;
Attendu qu'il n'l' a de contes tation que SUl' un billet de
2,000 fI', en principal, qui est indiqué par Barielle, comme
sonscrit par Brian à la date du 13 aoùt 1880, coutre le versement en espèces fa it à cette date, et qu'il est reconnu que
les autres sommes ont été comptées antérieurement au 21
juillet 1880;
Attendu qu'il résulte des livres de Brian, mis sous les
yeux de la Cour, que la somme de 2,000 fI', dont s'agit a
été reçue par lui le 17 mai 1880 ;
Que, d'autre part, le compte produit par Barielle porte
cette mention: « 13 aoùt 1880, renouvellement et frais de
négociation chez le sieur Dessane, 2,045 fI', ; »

( 17 )

Que, de ces documents, ressort la démonstration de l'antériorité du versem en t à la date de la co nstitution de l'hypothèque;
Attendu que Bal'ielle allègue vainement que le mot ,'01!o«vellement est mis pal' erreur dans le libellé de l'article
de son compte ci - dessus tl'3nscri',;
Qu'eu effet, i l ya, en outre du mot ,'enouvellement, le
chiffre de 45 ajoulé aux 2,000 f,', du bill et, et qu'on ne
saurait prés umer que ce chiffre, représen tant les frais de
n égociation et autres, est a ussi arri vé so us la plume par
erreur ;
Que Bariell e a bien établi qu'il avait, ci la date du 13
aoùt 1880, envoyé à Brian un plI chargé, mais que rien ne
démon tre que ce pli , dont la valeur n'est pas connue, ne
contint pas que la somme nécessaire au paiement d u billet
qu 'on reno uvelai t et dont il convenait d'éviter le protêt;
Att endu que Ba rielle, in vité à Pl'oduire son copie de
lett res et ses livres, Ile les a pas apportés au jour indiqué;
Attend u que le rap por t de l'arbitre-rapporteur se borne,
sur l'o1'Ïgine de la et'éance, Ù dire qnï l est constant que les
avances ont été faites aux dates su ivantes: 5 juin 1880,
1,500 ]", ; '1 3 aoùt l 880, 2,000 fr" sans donnel' auc une indi,
cati?n, Ili motif à l'appui de son appréciation ;
Qu'lI résu lte du compte de Barielle, que l'effet du 5 juin
1880, ci-dess us relaté, est aussi u n renou vellement et non
le b ill et orig in aire; que l'eneur du l'apport est recon nue
su r cet ar ticle et que, dès lors, il est impossible de s'a lTêter
à so n avis non motivé sur l'article suivant, relati f aux
2,000 fI', ;
Attendu , enfin, qu 'on ne samait oublier que l'acte d' h ypothèq ue dont s'ag it a été consenti pal' Brian à Dari elle à
1'1llS U de ce demier, qui a été représenté à l'acte pal' un
mandataire verbal, et qu'il est résu lt é de la correspou -

l ' P,-1 88B,

2

�( 18 )
e Brian annOllcall '~ (11 Barielle sa situation difficile,
dance qu . &lt; .', lui av'aitdo nne une h ypot hèque et quesa
lui apprenalt qu l 'en,rdée' qu'en tena nt com pte des dispo.
situatIOn était sau\d c'B' 'envers Bariell e son cousin, on
't '
favorab les e n ao
'
1'
d
Sl lOns'
d te les énonciations des 1l' l'es e
ne saurait mett re en ou
.
1I1'ian relevées da ns le débat ac tuel ,
e dans ces circonstances, il ya lieu de faire app lica~ e des dis positions de l'article 44 6 d u Code e t,
tlOn, aéca usuee de prononcer la n ullité de l'hy poth èqu e;
en cons que ,
Auend ll , en l 'état+, qu'i l est sans in. térêt
. d 'exam i ner les
•
autres questions du procès et de sa VOl!' Sl le comple pl Oduit pal' llarielle rêllllit les conditions d u compte co~rant,
el SI. l' al' t'le 1e 4'7
.:a du Code de rommel'ce dOIt receVOlr son
application;

o

. l\;

LACoen,
Recait le syndic en la forme en son appel , et y faisant
droit: au fond , réforme le jugement entrepris;
Annule l'bl' Pothèque consentie il Bariell e par ac te du 21
ju illet 1880, la créance de ce de m iel' mainlenue comme cllirogra phai re ;
Ordonne la rest itutio n de l'amende et condamne Barielle
aux dépens,

n"

10 décembre Hi85, - Cour d'Aix (2' Ch. ) M. Cn .\BI\INIAC. - M. FABRE, av. gén. - PL., MM.
(du barreau de Marseille) et DnUJON,

CLAl:SE

CO~PRO:\lISSOIRE. -

NULLITÉ. -

P ,'és.,
J OL'RDAN

( 19 )

tian, ne désigne pas suffisamment les objets en litige
pour satis/a;,'e aux p,'esc,'iptions de l'm'licle 1006 du
Code de p,'océd''''e,
Elle est donc nulle comme clause comp"omissoire.
I l en est de même de la clat/se confiant à tttle personne

désignée le pOllvOi?' de régi." les comptes en demi."
1'eS801't .

M ais celte n/tUité laisse intacte la qualité de liquidateu,'
atl1'ibuée à la même personne, dans ta même clause, et
ne lui enlèL1e rien des pouvoirs attachés ri cette qua-

lité.
( H EVEST

com'nE 1l0COPLAN) .

Le Tr ih un a l de commerce de Marseill e l'avait ainsi j ugé
le 9 j uin '1 885 (ce rec. J885, 1. 234).
Appel par Hevest.
AnnÈT.

Al tendu q ue l'acled u 5 av ril J884 cons titue un doub le
manclilt donné il Hocop lan ; celu i de liquida teur de la soc iété
et celu i d'arbitre, e n cas de d iffic ul tés a u suj et de la liq uidation ;
Oue le premi er mandat a u n ohjet préc is, déterm iné et
i ndé penda nt de l'objet du deuxième ma ndat, qu i n'est
qu'éventuel, e n cas de diffi cultés ;
Ou'il n'y a donc pas indivisibilité dans les stipu lations
insél'ées dans lediL aGte, et qu'en conséquence la nu ll ité
d' un des ma ndats ne saurait e n trainer pal' ell e-même la
n ull ité de l'aut re;

OBJET EN LITIGE NON DÉSIGNÉ. -

POUVOIRS DE LIQt:IDATEUR. -

l\JAIN'J'IEN.

La claltse par laguelie les membres d'une société dissoute
convien"ent deconfie1' li ,,"ois arbit,'es désignés le iugement des difficultés fi ?laUre au sujet de la liquida-

Attendu d'ai ll eurs que le mandat de liquider a été exécuté pal' Hocoplan avec le conCOllrs plus ou mo ins di rect
des intéressés; qu 'i l s'agit donc d'un fait accomp li dont il
y a lieu seu lement de régler les consequ ences et qui ne
salll'ait èt l'e supprimé;

•

�( 20 )
,
e Rocoplan pal' acte du 1" juille t 1885,
Attend", enhn, ~~x al'ties d~ prendl'e communication de
a faIt sommatlO?'1 déPpendn des appelants d'en avoil' conson l'appol't . qUI a
.
"
'11'
sera
loisible
de
pl'Odlure,all
.
naissance et qu 1 elll
. moment
1 .
,
,
d e rapport toutes les artleu atlOns
de la diSCUSSIOn e C '
"
l '
qu'ils ont énoncées à l'encoutre de Rocop an ,
. en n'offl'irait aucun intérêt act uellement,
Que leur ex am
, 1 ct t 1
1l'té
al' suite de la cessation du mandat arbItra on a nu 1
~ été définitivement prononcée pal' le Jugement dont est
appel;
Adoptant; au surplus, les motifs des premiers juges;
LA COUR,

( 21 )

Elle pellt existe&gt;' méme au cas où l'actif serait s!&lt;pé1'ieu1' au passif, si le commerçant ne peut (aù'e lace ci

ses engagemenls exigibles ( 1).
Spécialement, au cas oû un acheteur éC1'it ci son vendett1'
pOU1' soLLicite?' la p1'o1'ogation des liv1'aisol1S 1'estant ci
lui (aù'e, attendu que leu?' 1'éception lui causerait des
pe?'!es le metlanl h01'8 d'étal de J)ay'" 10118 ses cl'eanciers,
il !J a dans cet aveu 'Une p,'eU1,;e de s1.t."'Pension de paiements qui autorise le vendeu1' li ne pl1..l.Y maintenù' les
fel'mes convenus dans le cont1'at, ci. m.oins qu'il ne lui
soit donné caution.
( HAFFI NERIES DE SAINT-LoUIS CONTRE ODDO),

Confirme le jugement dont est appel et condamne les
appelants aux dépens,

Du 5 août 1885, jugement du Tribunal de commp.rce de
Marseill e, aÏllsi conçu:

Du 6 mai 1886. - Cour d'AL, (2' Ch,) , - Pres., M,
M. FABRE, av, gén, - PI" MM, GUlLLIBERT

Atlendll qu'Oddo, acheteuI' de diverses quantit és desucre
en 1883, 1884 et 1885, a différé de recevoir jusqu'au 16
mars 1885, époq ue oil , à raison de circonstan ces, il asollicité là Société des raffineries de Saint -Louis de lui accorder
terme , en n 'exigeant pas la réception immédiate;

CHABRlNlAC, -

et

DRUION.

FA ILLITE. -

-

SUSPENSION DE PAlEMENTS. -

ACTIF SU PÉRIEUR AU PASSIF.

-

CRÉANCIEH UNIQUE.

ACHATS. -

TERME. -

DÉCH ÉANCE.

La fai llile d'un commerça ni exisle par le fait de la sus pension de ses paiemenls, en dehors de Io ule declar'alionjudiciaù'e (1).
Elle peulélre constalée pa,. le défaut de paiement d'u"
c,'éancie,. unique (2) ,
(1) Voy. Con l 'l'able générable, y~ Faillite, n° 225. - Tal.lle décennale, Ibid., n-' 32. 113. - 20 Table décen nale , ibid. ) nO, 63 . 76 .
(2) Voy. Conf, Table générale , vo Faill it e, no 4. - 'l'able décenDale, Ibid ., 0- 1. - 2" Tabl e décennale! lb i(I. \ w 9. - Ce rec. 188 1.
1. 230. - t884 . 1. 296 - 1885. 1. 64.

Que la Société a consenti à proroger jusqu 'au 3 1 décembre 1885 l'exécution des qnantités restant à livrer à cette
date sn r les marchés verbaux de '1883 et 1884, le marché
verbal de 1885 devant l'eceyoir son exécution dans le délai
convenu, c'est ·à-d ire jusqu'à fin aoùt 1885 ;
Attendu qne le sieu r Oddo n 'a encore rien reçu jusqu'au
18 ju in dern ier; qu'à celte date la Société des raffineries de
Sai nt-Louis l'a mis en demeure de recevoir 5,980 Idl os;
qu e sa prétention éta it que le sieur Oddo ne pouvait aLten d;'e les derniers jours du terme à lui acco rdé pour exigel' Ia

(1) Voy. Con r. l" Tabl e décennale,

\ '0

Fnil1ile, n° 9.

�( 22 )
,

'

'

'd'ate de toutes les quant,ités et mettl'e ainsi

hvrai on ImmlJ 1
.
.
" té n présence d'un crédit consIdérable, le pI'IX de 1a Soc le e
"d'
é
vant être payé vingt jours après la hV~';uson ; ,que, apr s

'été l'intention des parties aUl'alt .é té sInon qu e le
1a SOCI ,
, 'Oddo rerùt cbaque mois, pal' dOll7.lème exac tement,
SleUl
,
'
, Il
, qu'il retirât mensuellement des quantItés pal'tle es
malS
,
éd"
,
qui n'excédassent pas raisonnabl ement le cr Jt qUI pouvaIt
lui être fait ;
Qu'à raison de pins fOl'tes livraisons, la Société enten dait
exiger caution de son achetem ;
Attendu que c'est avec d roit qu e le sieur Oddo s'est opposé aux prétentions émises paI' la Société et lui a fa it il
son tour sommatiou par exp loit du 27 juin 1885 ;
Allendu que, en effet, le sieur Oddo n'est point tenu pal'
ses accord s de recevoir pal' douzièm e ou par toute autre fraction déterminée et mois pal' mois les q uantités il lu i vendues; qu'il doit recevoir au fUI' et à mesu,'e de sas h esoins
et dans un intervalle de temlls qlli lui est accordé; qu e c'es t
donc en ,a faveur que le terme a été stipulé, et qu'il pouvait
ainsi réclamer l'exécution desdi ts accords pal' la livra ison
intégrale et immédiate de to ut,es les qua ntités échues, le
vendeur devant être prét il l'emplir ses e ngagement,s à pt'emière sommation de sa part; que celui-ci n'était pas en
dl'oit de modifier à sa convenan ce les conditions du paiement; qU'Il n'aurai t pu être autorisé à exiger canUon qUé
si, postérieurement il la vente, la situation de son ach ete U!'
se fût modiliéepar una déconfitlll'e on sus pens ion d e paiements ; que rien ne pronve qn'Oddo soit dans cette pos ition;
que sa lettre du 'l2 mars 1885 n 'est pas un aveu ou une
preuve de mauvaise fortun e ou d' impossihilit é de faire face
à ses engagements; qu'au contt'ail'e, en sollici tant un e pl'Orogation des accords, il affil'me pouvoir intégralement
payer ses créanciers; que la Société des rafftn eries de
Saint-Louis aurait donc dù obtempé l'e r à la sommation à
elle fai te;

( 23 )
Pal' ces motifs,
Le Tribunal,
Faute pa l' la Soc ié té des raffine ri es de sucre de Sa in t Louis d'avoir livré dans le délai de vin gt jours du pron oncé
du présent les quantités r éclam ées par Odcl o, faisa nt d l'o it ,
pOLll' ce cas, aux fin s de ce dernier, rés ili e pUL'emenL eLsimpleme nt: l ' 12 1,000 kilos s ncre l'affin é ilTégul ie r ; 2' 100
ball es SuCre blond ; 3' pl'on once la rés iliation de 30 000 l"

Sl1 cre irré~Llli el', el conùamn e la Socié té ci-dessus 3 ~ayer ft
Oddo la c1dfét'ence entre le prix conve nu ci e ces 30 ,000 kilos
at le COU I'S au 27 juin 1885, tel qu ' il sera fixé pa,- le sy ndicat des courtie rs inscr it s de Marseill e, avec intél'êts dedroit
et dé pens,
Appel par les Raffineries Saint -Louis,
ARR ~T,

Attendn q n'Od do, invit é à recevoir diverses qu anti tés de
il lui conse ntis pa l' la
SOCIé té des raffineries de Sain t- Loui s , a recou n u l'i m[1o" iItlé de remplir son obli gati on pal' sa leUre dn 22 mars 1885
,
,
'
qUI sera enregtstrée en même temps que le présen t, ;
s ll c ~'eéc hl1 es à valo il' sur les m UI'Ch l'S

Qu' il r,jsulte des terme8 de cette le Ure:
'l' Qu 'Oddo cesse son comm erce en réalisant les mal'chan-

di ses qui llli l'estent , sa ns fail'e de n Oll\' e aU X achats, encore
moins de prov isions, cL en faisant rentrer ses cl'éances·,
2' Qu'i l est arrivé ft ce tt e détermi na tion ft la sU It e de pertes subi es depuis un an e t de la position criti que du mo ment et pa rce qn'i1 ne convre pas ses Irais de c haque jour;
3' Qu 'a y ant fait jusqu 'ici honne ur à to utes ses éc héances
,
'
il ne peut g re ve r son é tat par les per tes q ue lui ca use l'ai t
la réceplion des m archandises offertes e t qlli l'empêcheraient de paye r tout le monùe, e t qu' il ne pent en ce
moment faire expédier ces m ar chandises;

�( 24 )

( 25 )

Attendu que la Société des raftine l'~es de Sa in t-Loui~ a
reçu, par l'al'eu de l'acheteul' et sans s éta rer sUt' des b~Ults
lus ou moins malveillants et des renselgnemeuts dune
~xactitude contestable, la preuve de l'impossibili té olt il est
de payer son prix, on soit de régler la perte pl'ovenant de la
différence entre le prix des marc!:lés et le cours actu el et
s'éle,'ant à environ 9,000 fI' , ;

Que ce dernier état peut exister, quand même l'actiC
d'un commerçant est supéri eur à son passif, s'il est constant qu e ce derniel', com me Oddo dans l'espèce, ne peut
Caire face à ses engagements ex igibles;

Attendu que, celle impossi bilit é ainsi const,alée, il est
juste de reconnaill'e que le vendeur se tl'ouve en danger
imminent de perd re le prix, al'ec d'au tant p lus de raison
qu'Oddo, mettant fin à ses opél'ations commerciales, n 'es t
plus dans la situatio n qu'il al'ait au moment olt il a contracté ;

fourni caution;

ALLendu dès lors que l a Société des raffineriea de SaintLouis a été fondée à demander la r ésil iation des quantit és
échues des ma rchés dont s'agit, faute par Oddo d'avoir
L A COUR,

Recoit en la forme la Soci été des raCfin eri es de Samt-

Loui~ en son appel envers le ju gement du Trilluna l de corn·
merce de Marseille en date du 5 aoùt '1 885 ;

Attendu que la faillite d'llll commerçant ex i ~te, par le
lait de la suspension de paiements, en dehors de loute dé··
claration judiciaire;
Ou 'elle peut être constat ée par le défaut de paiement
d'un créancier unique ;
Qu'en conséquence, la Société des raffineries de SaintLouis n'est ten ue que de démontrer que la suspension de
paiement, d'Oddo est certaine à son enco ntre ; que sur ce
point la leUre du 22 mars derniel', sus-relatée, ne laisse pas
l'oUlb,'e t1 ' un doute ;
Qlle dansees cil'constances les condi tions qui, aux term es
de l'article IGl3 du Code cil'il ,autorisen t le vendeur à refuser la délivrance, à moins que l'acheteu l' ne donn e cau tian,
se rencontrent dans la cause;
Attendu que les premiers juges, en déclarant qu'Oddo
affi rme pouvoir payer intégl'alement ses créan ciers en sollicitant une prorogation des aCCOl'ds, et qu e sa lettre du 22
mars précitée n'est. pas un ave u d'I mpossibilité de faire
lace à ses engagements, et qu'en conséq uence il n 'est oas
en suspension de paiements, ont con Condu l'état d 'insol~a­
hilité avec l'éta t de Caillile ou s uspension de paiements ;

Et Y faisant droit au fond, réform e le jugement dont est
appel et déboute Oddo de ses fin s tant principal es que subsidiaires;

•

Emendant,donn e acle à la Société des raffineries de SaintLouis de son offre de livrer les quantités échues à charge
pat' Oddo de donner caution ou de pa yer à charJue liVl'aiSO I1 ,

avant en lèvem ent ;

Et" à défaut pal' Oddo de :donner caution dans la huitaine de la s ignification du p l'ésent an ê t, prononce la réSlli aLio n des marchés pour les quantités dont s'agit, autorise
la Société à fa ire vendre a ux enchères publiques par le premier courtier requis, aux frais d'Oddo, lesdites quantit és;
Condamn e ce der nier au paiemeut de la différence ent l'e
ie prix convenu eL le uet produit des ench ères, et ce avec
iutél'é ts de droit,el il tous les dépens,
Du lu décembre '1885. - Cour d'Aix (2' Ch .)- P "és" M,
Pl" MM , HIG AUD et Cn"" IEu ,

CHABnINl ,I C, -

�( 26 )

ABA NDON DU NAYIRf: ET DU }'nET. A"EC UN CONSIGNATAI RE .

-

( 27 )
Tn AITt

FO VI\ NIT unES. -

PAR1' lCIPATION

ENTRE

LUI ET

L'ARM.\.TEUR .

Le (O !l1'nissew' de lJictuailles pout' un navù'e a action
conb'e l'armateu1'personllellement et sans qu'il puisse
y avoir lieu à abandon du nav'jre et du 1,'et, lO?'s ?néme
qlt:d lI'a f,'ailé 'lit 'avec un consionataiJ'e ,s'il existe entre
celui-ci et l'aj'mateHl' une pa1'licipa tion POU?' l'expLoitation du nav;"e po",' lequel les (ournit",'es ont été
(aites.
( FERRI ET

C'

CONTRE L AV@ GNE El' LE MARQUIS DE

CAMPO) ,

JUGE MENT.

Attendu que Ferri et C' réclament 1" omm e de 74 ,45211'.
14 c., montant pour so l&amp;e de 10lll'nitmes [aites pOUl' le service du restaurant des navires A sia , il/adn'cl e t , ralencia '
qu'ils 0111 cité en paiement, ron joill tement et so lida iremen(
le marq uis de Campo , propriét ail'e desd its nav ires e t Laver:
gne et ,directement engagés à leul' éga.rd ;
,
,Attendu, en effet, qu 'en vertu d 'accords passés a vec lesdIts Lavergne et C' , les dema nde ur ont fait des fo urnitures .de victuailles pou,r les besoin s de l'équipage et des
paS5a o ers de divers navIres l'Ilsant partie de la ligne dite
II ~ue régulière du marquis de Campo, ad min istrée à MaI'seI lle par les sIeurs Lavergne et C' ; qu e ces de rniers sont
dIrectemen t et perso nnellement tenus ,\ l'égard de Ferri
et C' ;
Attendu que le marquis de Campo, en sa seu le qualité de
proplléla ll e des naV Ires, sera it égaleme nt tenu de payer
les fourllltures
foites po li!' 1es be::;oll1s
"
. navires
.
'sauf
desdlls
.
1a faculle de se lIbérer Pl'' l' a b.ndon des navires 'et du
fl'et ;

Mais attendu qu'il s'agit eneore, dan l'espèce, d'appré cier si le marquis de Campo n'est pas, e n outre, tenu personnelleme nt il l'égarJ. de Ferri et C· ;
Attendu qu'il résu lte de toutes les ci l'constances et des
doc um ents de la cau se, qu ' il a ex is té en tre Lavel'gne et C,
et le mal'quis de Campo , pour l'ex ploita tion d' u ne lign e
de bateaux à vape ur S UI' la Plata, une sorte de parti cipation dont les condi lions eL le règ lement font l'obj et d'u ne instruction pendante d evant un arbitl'e l'apporte ur ; qu'en elret,
le servlee fon 0tionnait oste nsi bl em ent sous le nom et la banni ère du marqui s de Campo; q ue ce demier s'occupait des
détails du service, ex igeait la com munica tion pl'éalabt e de
toutes les pièces et notamment des accords conclus avec les
demand eurs; qu'il agissa it en maitre, déro utant ou retenant les navires à son gré; qu' en réalité, il re présentait
aux ye ux des tiers le di recteur d' une ex pl oitation do nt
Lavergne et C· ,,'étaient q ue les agents intéressés à .u n t itl'e
qu elconqu e; qu e, dan s ces conditions, la responsabilité du
marquis de Campo se lrou ve engél gée ;\ l'éga l'd des ti er , :.\
rai so n des ,,"ctes faits pal' Lavergne et C· pOl'" l'exploi tat ion

dont s'agit;
Pal' ces motifs ,
Le 'l','ilJun al décl.,'e le marquis de Campo personnell em ent tenu ;\ l'éga ,'d de Ferri el C' , con jo intement el
solidairement avec La ve L'gn e et Co, du paiement des Io ul'nit'lI'es "éclam ées; l'envoie tOlltes les part ies devant M' Lejourdan, avocat, arbitre l'appor te ur , pOUl' l'ap urement du
compte présenté par les demandeurs,

Du 29juillet 1887, PL I\TY -STMofA TY

les défend ellrs.

P,'é.", M, AnNA ua . - P l" MM,
pout' ~'e L'\'i el Co, ES'rnANfHN et CO UVE pOlir

�(28 )

CLAUSB COMPROMISSOIRE. -

( 29 )

EX PERT ISE A L'~ ']'RA NGE n ,

V AL IDITÉ.

fle do it p as étre considé/'ée comme une clause comp,'omis_
soù'e la clause d'",. mat'ché pa,' laquell e IfS pa,'ties
convienne"t qu'en cas de di( fiCitltés su,' la quali té d'un e
marchandise e'''pédiée cl l'é!?'a1lge,', elles y se,'ont ,'églées pm' experts désignés pa,' le consul de F "ance ,

Cetle clause, en elfel, ne pO/' fe que s",' le lieu OÛ l'eœpe,'tise
doit éb'e ( aile el le mode de nomina fion d es expe,'fs, el
lai8se il/tact le d,'oit des pa,'hes de ( a;,'e j"ge,' leUl'S
contestations suivant les "ègles d u d'l'oit commun.
(B EGUÉ , MARTL'" NOÉ ET DE

8noc .•

CON TR E A ZÉ MA ET C·).

JUGEMENT.

AUendu qu'en date des 12 et 15 novembre deruier , les
demandeurs ont expédié à New- York des boît es de sardines
il l'h uile;
Que 100 de "es boites de la marqu e Doucelin font l'objet
d' une contesta tion ;
Que le réceptionnaire à New-York prétend Lj ue lesdites
boites Ile contiennent pas des sardines, ma is des al ac hes,
pO l on d'u ne qua lité inférieure',
Attendu que les demandeurs repoussent le l ai~ser pOUl'
compt~ qUI leur en est fait, en se fondant sur le fait de la
réceptIOn de la marchand ise et sur l'impossibilité et le da nger d'une expertise dans ces circonstances où l'identité de
la marchandise n'a pas été sauvegardée;
Mai&amp;qu'i l s'agit d'une ma rcbandise spéciale con tenue
dans des boit
h
' .
'
es ,ermetlq uement scellées portan t des
marques
des
étiquett
d
, " .
é.'
es, es numéros qUi ne pe uvent aVOI r
te n altérés, ni modi fiés, sans que le fa it soit fa cilement

constaté; que leur identité est donc toujours reco nn aissable et que r ien ne s'o ppose, dès lors, à lell r ex pel'tise;
Attendu qu e la diffi culté,est de savoi l' où cette expertise
doit être fai te;
Que, d'après les demande ul's, elle devl'ait avoi r lieu en
France, SUl' des échan ti ll ons prélevés; mais qu e, d'apr ès
les défende urs, c'es t à New·York qu'elle doit avoi r lieu ;
Attendu , en fait , qu' il a été form ellement convenu ent re
les parties qu 'en cas de difficultés sur la qualité de la mal"
chandise à New-Yo rk , elles y seraien t réglées pal' expertise et pal' des ex perls qui seraient désignés par M. le consu l
de France, lesdits experts ayaut à vérifier si la march andise
est marchande et de recette, conforme a ux accords des parties, avec mandat d'indique r les bonifications, s'il y a lieu;
Que, c'est da us ces termes mêmes que les défendeurs requièrent eux-mêmes l'exper tise; ,
Qu'il ne s'agi t donc pas d'une clause compromissoil'e
null e, les par ties n'aya nt pas entendu remettre la solution
de diffi cult és à sur venir à des j uges arbi traux non dés ignés;
Que leur accord n 'a porté que su r le lieu olt s'effectuerait l'exper tise , s'il en était besoin ; que cet accord, librem ent consent,i, est valable et doi t sorti r à e(l'et ;
Par ces motifs,
Le Tribunal, préparatoiremen t, ordon:&gt;e que pal' experts
nommés par M, le cousul de France à New-YorJ" la march andise dont s'agit sera véri fiée, pour en constater d'abord
l'intégri té et l'identité, et ensuite pour dire si elle est marchand e, de receLle et confo rme a ux accords des parties et
indiquer, s' il ya lieu , les bonifi cations dues;
Dépens rése r vés,
Dt! 5 oètob,.e 1887 , N~GRETTI et COUVE ,

P rés" M, AnN,.un. -

P l ., MM .

�( 30 1

SOCIÉTÉ. -

_

DÉcÈ

O'l'N ASSOCIIL -

( 31 )

D1 SS0 LUT ION.

PUDLICATION NON NÉCE SA IR E.

La dissolulioll d'une société de commel'ce Pal' la mort de
l'un des associés, n'est so umise, pO'l..lI~ él1'e opposable
aux hel's, à altcune /'o1'1nalilé légale ( 1) ,
( SYLVESTRE COl&lt;T R"

P USTE L ET BESSON),

J UGE MENT,

Attendu qu'une société de fait a existé entre les siems
Pustel et Besson, di oute pal' la mort de ce dernier, survenue le 20 novembre 1885; que néanmoin s, le 22 décembresuivant, le sieur Pustel, associé su rvivan t, usant de la
signatme sociale, a fa it un emprun t de4,000 ft'. au siem
Sylvestl'e; que le 29 décembre, en tre le sieur Pustel et la
veuve Besson, tant en son propre qu'en sa qualité de tutrice, la société a été liquidée pal' l'aband on de l'actif et du
pa if, moyeo nant certains avantages déterminés; que le
même jour une nouvelle société s'est form ée entre les
sieurs Pustel, Victor Long et Louis Dail be;
Attendu que Sylvestre a cité en remboll1'sement du pl'êt
sus-mentionné le sieur Pustel et 1" veuve Besson, demandant à lem encontre une condamnation solidaire; qu e la
veuve Besson a appelé en garantie la société Pns tel et C',
soit les sieurs Pustel, Long et Dailhe; qu 'elle conteste
d'ailleurs for mell ement, en ce qui la co ncerne, la demande
de Sylvestre, prétendant n'être nullement engagée, com me
représentant l'hoirie Besson, par un acte indùment passé
pal' le sieur Pustel, avec la signatlll'e sociale, après la dissolutIOn de la société; que Sylvestl'e objeete qu 'i l De pou-

(1) Vor, ce rec. 1887. J. 268 ct la note.

vait connaître cepe dissolution , qui n'a ét6 puLliée q ue le •
10 jan,-ier 1886 ;
Att endu qu'i l résu lle des termes même de l'article 6 1 de
la loi du 24 juill et 1867,et d'une j urisprudence aujoud'hui
fix ée depuis. les ar rêts de la COUl' de cassation , en date des
10 jui ll et 18/,4 et 10 novembl'e 1847, que l'obligation de
publier les Iaits qui modifi ent leg sociétés commerciales ne
s'applique qu'aux fails de l' homm e, ou, en d'aut1'e~ termes, a ux seules modifications qui sont l'ro uvre de la volonté de! associés; que la dissolution par décès est opposable aux tiers, quoique non publi ée, alors surto ut que,
comme dans l'espèce actuelle, la société avait été établie
sans les formalités ordinaÎl'es de publi ca tion; que la dispense de pn blication étant absolue, i l n'y a pas lien de
distinguer entre les tiel's qui ont plI cOll11aitre ou ceux qui
ont ignoré cette cause de dissolution;
Aliendu que le s ieur Sy lvestre ne saura it objecter que,
apres la d issolut,ion de la société, survenue le 20 novembre,
la société aurait été continuée en fait entre le sieur Pustel
et les hoirs Besson jusq u'a ll 29 dacembre s ui vant; qu 'entre ces deux dates la société n'a subsisté qu e pOUl' la préparation rlesa liqui dation défini tive, survenue le 29 décembre, c'est-à,dire dans un délai des plus co urt s; que d'ai lleurs celle objection ne pourrait être fait e ;\ l'encontre de
l'hél'iti ère encore mineure de l'associé prédécédé ;
Attendu , en résumé,que le sieur Pllstel, pal' oo n emprun t
du 22 décembre , fait so us la signature social e, ,,'a pu
valablemen t engager la société dissoute et, pal' s llite,J' hoil'ie
de l'associé déf unt ;
ALiendll que les sieurs Long et DaUhe, appelés en cause
pal' la yeuve Besson, so nt étrangers au litige ac tu el et doivent être mis hors de cause purement etsimp lement ;
ALlendu que P ustel fait défaut ; que la demande est
d'ailleUl's dùment iustifiée à son encontre;

�( 32 )

( 33 )

Pal' ces motils,

.
1 me t h 01'S de cause
la veu ve Dess011,
Le Trlbuua
'
'
Ltant en
. re ue ès-qualités, ainsi que les SleUl'S ong et
P
sonlPllo t ;Iatuant pal' défaut il l'encontl'e (lu s ie ur Pustel,
Dal le, e)
se l' Sy lves
Hon comparaissant , le condamne à paye r au 1 u
4
000
fI'
montant
du
prét
de
pa
l'eille
tre 1a som me de , ' )
.
d d .
somme l al' t le 92
- décembre 1885 , avec lIlt.érêts e l'Olt et
dépens;
la significaComme t hl . Co U let , 11lüssier de sel'vice,pour
•.
tian du présent jugement au défendeur deladlanl,

n u 13 octob,'e 1887, - P,'és., M, PALAIS, juge" -

P l"

MM, 'l'BIERRY pour Sylvestre, Dalthazard ROU","IŒ pOUl'
Desson,

CHOIX DU CAPITAli'oE . -

DEBARQUE MENT AUX

ORDRE DU CONSIGNATAH\ E. -

EXCÉ DAN T DE FHA IS

D ÉDARQUE \J ENT. DOCKS . -

A SA CHARGE.

Attendu que le cap itai ne, il moins de clause contrail'e dans
la charte-pat'lie, a le choix du lieu et du mode de débarquement ; q ue les consign ataires ne peuven t l ui imposer
conLl'e so n gré le débarquen,enL dans les Docl,s, pouvanL
entra t ner des frais supérie urs à ceu x du débal'quemenL sur
les quais libres;
Qu'en l'espèce, le cap itaine Giacopello es t fondé à récla m er à Perdomo eL C' la différence en plus à payer pal' lui,
rés ultant du déba rqu ement daus les Docl&lt;s, effectué SUl' la
demand e expresse desdits Perdomo et C· ;
Pal' ces motils,
Le 'l','ibuna l condamne Perdomo et C' à payer au capitaine Giacopello la somme de 399 fI'. 15 c " montant des
causes de la demande; avec intérêts de droit e t dépens,

D u 14 oclob ..e 1887, - P ,'és" hl, LAPIEnnE, ,j uge, _
Pl. , MM, Roux ,~'n E rSSINE NG pO\ll' le capitaine, RONCHETTI
pour PerdolllO et C, ;

Sau( clause contmire dans la cha1'le-pa1'iie, le capilaine
a le choix du lieu et du mode de déba"quemen t,
Notamment , le consiy nala;,'e de la ca/'gaison à Mm'seille
ne peut lui imposer le déba"quement dans les D~clcs, et
s'il adonné des ordres po",' qu'il y /'ûl elrectué, .t dOlI
"épond,'e de l'excédant de (rais qui en ,-ésltlte,
(C.\P1TAlNE GI ACOPELLO CONTRP. l'ER DOi\lO ET C'),
JUGEMENT .

Attendu que le na vire Pro(eta, capilaine Giaropello, est
al'I'ivé à Marseille, porteur d'un chat'gement de bois de
campêche il la consignation de Pel'domo et C' ; que ces der·
nierson t demandé que le débal'qu em e n t fùt opéré dans le
bassin des Docks, et rait eux-mêmes la commande ;

ErFE'J' DE COMMEnC E . MENT.

-

SANS FRAI S. -

BllEF DÉLAT. -

AVIS DE NON -PAIE-

DI~C I-I ~ANCE .

Si la clau se J'etoUl' sans frais dispense le pode",' d' n"
e/l'et de comm"'ce de ( aire le p,'otél et la dénonciation
dans la 'l"'i nsaine, eUe lui laisse l'obligation de donll'"
ci ses gw'ants, da ilS un b1'e(délai, l'avis du non paien'Lent ,

Fa nte de l'auoi&gt;' lait, il pe,';! son ,'ecolO'S conl ,'e enx (1).

( II Va)', Cauf. ce l'ec, 1885, 1. 16 el GO,

l ' p, -

1888 .

:3

�( 34 )

( 35 )
acc01,ds, ont, 1,ar suite, qualit~ pou?' s'expliquer sur

(GER BAUD ET FILS CONTRE DnOUGNON).

toutes les CÙ'co1!stallces gui lem' p"'melte1!t de (aù'e
cette apP,·ecialion.

JUGEMENT.

' d u que Gel 'balld et fils ont l'ecu
en négociation
du
,tien
. •
. '
.
'
.
J
h D OII~100 des lI'aites tuées pal' lUI SUl" dIvers,
Sleur osep
r 0'
.
.
à l'ordre d'un sieUl' Victor Nichel , toutes Impay ées à leur
échéance;
Que partie de ces traites, portant la mel1Lio~ ,'eto",' sans
("ais, étaient bien dispensées de là for~ ahté. du protêt,
mais que le devoÎl' de Gerbaud et fils étall, d~r,s un bIef
délai, de donner avis à Drou gnon de c~ non~pal emen,t , pour
conserver leur recours contre lUI; lJu au h eu de 1 aVIser
sans retard, ce n'est que plusieuI'S mois après qu'ils l'ont
fait;
Que, quant aux traites qui ne portaient pas la mention
ci-dessus elles auraient dû être protes tées le lendemam de
l'ëchéanc~; que Gerbaud et fils ont négligé de faire dresser
les protèts réguliers ;
Qn'ils se sont ainsi ex posès, vis- à-v is de Drou gno n , par
l'effet de cette donble négligence, à une déchéance de leurs
droits contre lui;
Par ces motifs,
Le 'l','ibunal déboute Gerbaud et llls de leur demande et
les condamne aux dépens.

DI&lt; 19 octobre 1887, -

Pres., M. ARNAUD. _ . PI " MM,

HOR'BOSTEL pOUl' Gerbaud et lils, 1l0'liAFoNs pour Drongnon.

EXPERTISE . -

MODE PART1C ULIER D'OPÉRER. -

LIBERTÉ

D'APPRf:CIATION.

Les experts charges de vérifie&gt;' si la ql&lt;alite d'une marchandise offe'r te en liv1'aison est ou non con(01'me auX

Toutefois , on tte saut'ait, en géné1'al, letw p"éciset· li
l'avance un mode pat-lieulie1' d'opé,·e1'.
Spécialement, il n'y a pas Ueu, en nommant des experts
pOtt?' app?'écie1' si des anis sont con/ormes aux accords,

de let'" donner le mandat (ormel de (aù'e c"ible,' la
quanl'i té de sable et de g,'abeaux que contient la marchandise,
Saur aux parties de leu,' (aire, à cet ega?'d, le Ile inlerpellation qu}elles avise1'ont, et aux experts de voir s'ils
doivent 01&lt; non y avoir égard (1).
(ZOUROS CONTRE AnuEr).

JUGEMENT.
Allendu que les parties sont en désaccord sur le mandat à
donner aux exper ts qui doiven t procéder à l'expertise, reconnue par elles nécessaire, des 30,000 IL anis de Houmeli e
verbalement vendus par M. Zouros à 1' . Arbey;
Attendu, en effet, que ce dernier prétend fa Îl'e donner
aux experts un mandat spécial à l'effet d'opél'er, même en
fa isant cribler la quantité de sab le et de gra beaux que
contient la marchandise;
Que les anis de ce tte provenance ar rive nt toujol1rs chargés d'une quantité plu s ou moins cousidéraLle de corps
étrangers et de grabeanx, et variable sui vant la récolte;
Que les experts compétents qui doivent être désignés
pour procéder aux vérifications nécessaires, auront donc
à constater et apprécier si les anis offerts contiennent la
(1) V oy. Conf, ce rec. 1887. 1. 14 Clio. noIe.

�( 36 1
.
1 de ces corps étrangers, en procédant ainsi
quant.tédn,orma e le faire c'est- à-dire dans les termes du
qtùlest usage de
"'.
dé'
mandat général qu i leur est habituellement onn ,
Oue le Tribunal ne sauraU leu r prescrire, par. aVal~ce,
d'avoir à prendre des mesures spéciales de vérlficatlO'~,
dont le but, l' utilité et l'importanc~ ne peuvent être appreriés par lui ;
Que les experts ont à avoir tel égard aux observations et
. d'c ,'ons des parties el qu'ils peuveut tO Ujours all151
1I1,a,'
. à!'
prendrp. les mesures qui leur paraissent nécessau es
accomplissement de leur mission;
Par ces motirs,

•

Le Tribunal, préparatoirement, nomme MM. Cade,
Ch . 'l'al'dieu et Antlloine, ce dernie.· courtier. ex perts, pour,
après serment prêté entre les mains d e M. l e Président,
. vérifier et examiner les anis dont s'aglt, et d U'e Sl la marchandise est loyale et de recette et conforme a ux accords
des parties;
Pour, SUI' leur rappOl·t rait et déposé, être stat ué ce que
de droit;
Ordonne l'exécution provisoire du présent, nonobstu nt
appel, sans caution, avant enregistrement vu l' urgence .

n u20 qc/ob"e 1887. - P,·és., M. ARNAUD. 'l'ALOK pour Zouros, ACTRAN pour Al'bey.
VENTE, COUT, FRET ET ASSU RA )iCE . -

IH:SILIATION NON ADMISE. -

Pl. , MM.

D éFAUT DE QUALITB. -

B ONIFICA'l'ION S . -

FR AIS

DE

ST ATIOl\;N EM ENT .

En matiè,.e de vente, coût, (,.et et assurance, le dé/alti de
qualité ne dom,. pas lie" ct ,'ésitiation al&lt; p"ofii de
l'acheteu,·.

I( 37 )

Ii don"e sell lement lieu cl bOllificatiolls (1).

E n pareil cas) t'ache/eu1' qui, apt'es Le dépM du 1'appm't
d'expert fixant les bonifications, persiste cl "e(lIsc"la
1na1~chandùeJ doit les (,'ais de stationnemen t El aHb'es
"és"Uant dl&lt; séJow' sU?' le quai, depuis la date de c~
dépôt (2).
(DENIS

FnimEs CO~TnE JEAN) .
J UGEMENT.

Attendu qu'il a été procédé par les experts désignés contrad ictoi rement par j ugement du Tribuna l de céans, à
l'examen des 250 sacs r iz extra de Saïgon, offerts en livraison à Jea n par Denis rrères, et dont cc dernier rerusait la
li vraison ;
Attendu qUtl, s'agissan t de marchaud ises vendues COti t
fret et assurance, le sieu r Jean ne pouvait se refuser i~
prendre livraison, à raiso n de la qua li té de la marchandise; que seul ement le sieur Jean pouvait avoir droit à
un e bonifica tion pour défaut de q ualité;
Que les experts, en procédant, on t écarté de leurs opé" a ti ons une certaine quantité de sacs atteints d'avaries; qu 'ils
ont eu ra ison d'agi r ainsi, les vendeurs devant demeurer
ètra ngel's au règlement des avaries, pour lesquelles toutes
réserves doivent être faites a u pront de Jean pOUl' en poursu ivre la r épartition contre qui de droit;
Mais que, d'après les constatations du rapport, les riz
trouvés à l'état, sain ont été recon nu s être inférieurs, quant
;\ la blanchellr, à cellX de l'écha ntillon cacheté;
Que sous une bon ification de 2 1/20/0, la marchandise a
( 1) Voy. ce l'ec. 1886. 1. n, 31.
(2) Voy. ce rec. [ 8~'l . 1.203.

�( 38 )

( 39 )

été reconnue marchande et de recette et con forme aux

accords;

SOCIÉT I~ ANONYME. -

(.lue Jean aurait donc dù retirCl' la m archandise dès le
dépOt du l'apport d'experts;
Qu e si les frais, jusqu'au joLll' de ce dépôt, concern ent
Denis frères, Jean a à supportel' les dépens à par wl' dudit
jouI' et tou, les fl'ais de stationnement ou antres résu ltant
du séjour prolongé de la marchandise non re tirée du
quai;
Par ces motifs ,
Le 'l'dbun al homologue le l'apport des espel'ts; et de
même suite, condamne Jean à r ecevoi r immédiatement les
riz en qu estion dans les cond iti ons du l'appor t, dans les
24 heu res du pl'O llon cé du pl'ésent , et à en payer le prix
con, enu, sous déduction de la bonification accordée;
Et faute par le sieur Jean de ce faire, autorise Denis
fl'ères il vendre les riz dont s'agit aux enchères publiques,

par le ministère de Barral , courtier insc rit, aux r.i squ es
et périls du sieur Jean, et à s'en appl iqu er le net produit;
Condamne d'ores et déjà le sieur Jean il paye r à Deni s
frères la différence en tre le prix conv enu et le net prod ui t
des enchères ;
Les dépens à la cha rge de Dmis fl'ères jusqu'au dé pôt du
l'apport, y compris les honoraires des exper ts et le coût de
ce rapport ;
Les antres dépens et frais de stationn emen t ou alltl'es encourus par la marchandise depuis le dé pOt, il la chal'ge de
Jean ;
Ordonne l'exécution provisoire du présent sur minute,
avant enregistrement, vu l'u t'gence .

Du20 oclob,'e 1887 . - P,'és" M, AR NAUD. _ , PI"
Com'E pour Denis frères, SE NÈS pOUl' Jean.

)i M,

RACH AT D'ACTIONS . -

Dt Sr nmUTION DU DBNÉFICE . ADM IN I S'I'HA'l'Eu n s . -

PnIX UÉDUIT ... -

TnR~:GU LAnJ T IL -

P .\RT DES

R EST I TUTION.

L01'squ,'1l 1le société anonyme ,'achète à Vl'Îx ,'éduit Jtn ce,'-

Iain nom,b,'e de ses actions, on ne saurait considél'e1'
conune un bén.éfice i/?'1médiaf et suscept ible de disi" ibu tion, lft monta-nt de la difféJ'ence en f1'e le p,'i:x; d'ach at
de ces actions et leu1' p"ùr. d'ém,i$sion.
I l n'y a dans cette opé1'ation qu1une e:'Ctinc tion d 'un n01nb,'e détenniné de parts sociales , et pa?' suite, 11 ne ,'éduct1:on du nomb,'e di? celles enlt'e les quelles , au moment
de la lùluidalion, se 1'éparl;,'a le (ond s social,
S i donc cette opéJ'a tion constitue un avantage

pOt t?' les
actionnaires, c'est seulement à la liguidaf1:on qu'il doit
se 1'éalise1" et au profil de toules les aclions ,'eslantes
uni(m·mément .

En con séquence, c'esl à t01'l que le montan l de la différ ence ci-dessus aurait été disl1'ibué li la fin de l'exe,'cice
o'/.!. le ,'achat a en lieu, et conj'o1'mément al/X clau,ses

,'elatives ci la 1'épa1'iition des bénéfices annuels , et les
administ,'atelll's qui a1.o'aient touché 8tH' cette son'l.1ne la

quotité al/1'ibuée li lell1'8 (o"clions sm' les bénéfices, se,'m'en t soumis ci 1'estitution.
( LI QUIDATEURS DE LA SOC1ÉTIi DE S MINOTElllES D" MARSEILLE
CONTR F.

ADi\II NISTRATEURS).
J UGEMENT .

Atte ndn que le sieur Mou ttet, ayant acheté de la Socié té
le Créd i t de F rance, an prix de 24 1 fI', 86 C. l'\1n e, 996
actions de la Société des Minoteri es de Marsei ll e, a proposé à cell e-ci de lui céder , sans aucun bénéfice pour lui, les
avantages que pouvait procurer ledit l'achat;

�( 40 )
Que cette proposition, a pr~s avoi r ,é t~ examin ée, a été
acce ptée pal' délibératio n de 1 asse mblee genéra le des actionnaires du 31 mai 188&lt; ;
Que les avantages auxquels il éta it fa it all usion comme
devant, résulter pour la Sociét.é de l'opél'a tion ci-dessus,
étaient, entre au tre~ , une diminu tion dans le sel vice des
intérêts, mais principalement la sup pression co m plète des dites 996 actions, port ées à 1000 par l'ach at pos tél'lel1l' de
4 au tres actions;
Qu'ainsi le capit al social primitif de /1,500,000 Il', a été
réd ui t à 4,000,000 seu lement ;
Attendu que de cell e opération, ainsi envisagée et réa lisée, il n'est pas résu lté et ne pouvait résu lter a ucu n bénéfice pécuniaire immédiatement réalisé ou d' une réa li sa tion
imméd iate et ayant pu ét re l'ohjet d' une dis tribu tion aux
intéressés;
Que ces derniers ne devaient retrouve r l'ava ntage défini tif leur revenant, pal' ladi te opération, (!u'&lt;\ la li q uid ation
fina le de la Société, alol'5 q ue, tou t étan t liq ui dé, i ls auraient " U leur part de l'ac hl net restan t augment ée, pal'
suite d' un partage, non plus entle 9000 actions, ma is 8000
seulement;
Attendu qlJ 'en rédui.. nt le cap ital de 500,000 11'" les
1000 actions rachetées ont bien été évaluées au taux de
leur émission de 500 Ir., et devaient l'être ains i, puisque
leur suppression défi ni tive était ordon née; mais q'.l 'il ne
suivait pas de là que la différence entre le pri x du rachat de
24 1 fI', 80 etce taux de 500 fl' " pû t consti tuer un bénéfice
socia l réalisé ou réalisable et qu i pût être d istri bué immédiatement;
Que non-seulement celte différence n'a pas pu constitl1er
UI1 bénéfice spécial qui serait ve n u s'djouter aux bénéfices
industriels et consti tuer avec ceux- ci, au 31 ma rs 1882,
un total de bénéfices de 899,207 fr ,; mais qu 'a u con traire,

( 41 )
en adm et.lant q u'il r.ette date, les bénéfi ces i ndustriels
s'élevassent exactement ,\ 643,207 fr " ceux-ci ont dû nécessairemen t être d im inués pal' le prélèvement équivalent au
montant des 2A LIr, 86 d us pal' chaq ue action l'achetée, il
m oins que ce paiem ent n'ait été,à défaut,pl'is sur le capital
mêm e;
Que, dans aucun cas, il ne pouvai t y avoÎt' bénéfi ce réalisé à d istribuer;
Att endu q ue c'est donc par suite d'une erreur matétérie lle éviden te et incontestable, (lue les 256,000 Ir " dillér ence de l'opéra tion de r ac h at dont s'agi t, ont été considé rés comme bénéfice réalisé;
Qu'en décida n t de portel' ce prétendu bénéfice à un e
,'ése,'ve eœtmordina;,'e, le conseil d'adm inistration était
demeuré dans la réalité de la situa ti on, en ce sens que
c'étai t il l a liqu idation de la Société qu'il reportait ainsi le
r èg lement défin itif à fa i re de l'opération dont s'agit;
ALiendll, dès lors, qu'en faisant ultérieurement dispara ître ce comp te de réserve ex lraordi naire pal' un viremen t
au compte de profit s et pertes, et en faisan t opèrpl' I1 ne d istri bution qu i a attribué, SUI' cc prétendu bénéll ce , au
di recte ur son 150;0 et il chacu n des ad ministra teur s son
10 010, il a été fai t un acte qu i ne ]louvait être yue n nl et
de n ni effet;
Olle la preuve évidente q u'en l'éalité, cette d iffére nce ne
cons ti tuait pas un bénéfice , c'est l'im possibil ité Oll J'on se
serait trouve de verser aux act ionnaires les 75 0;0 qu i devaien t lem êt re att r ibués, im possibilit é q ui a été tomnee
au moyen d'une prétend ue applicat ion à lm fond s de ré
ser ve, pour la presque totalité;
Attend u que les administrateUl's et directemquiontainsi
touché lem part Sur des bé néfi ces no n ex ista nt, l'ont donc
l'e\,ue sans cause effecti ve et légitime et sans Ma it, et se

�( 42 )
Irouvent soum is il l'action en répétition de l'in du dirigée
conlreeux par.Ies liquidateurs ;
AiiendulTue vainement les directcUl' et administral eurs
invoquenl le5 délibél'ations des assemblées gél~éral es des
actionnaires qui auraient donné un e approbatIOn el une
ratificatiou complètes il tout ce qui ama it été résolu et

aocompli ;
Qu'une approbation et une ratification ne peuvent raiSOllnablement s'admettl'e que de oe qui a pu êlre connu et
êtl's l'objet d'une volonté et d'une appréciation déler-

minces;
Que, dans l'espèce, les actionnaires n'ont pn entendre délibérer que sur un bénéfi ce réel, acquis et imnl édlatement
partageable, et nullement SUI' des bé.léfices non ex istants ou

( 43 )

se prévalent du quitus qu i leur amait été donné pal'
l'assem blée générale des actionnaires, que ce quitus n 'a
pu couvrir que les actes de gestion pal' eux faits dùm ent ou
indùment, en leur dite qualité; mais qu e ce n' e~t pas, en
réalité,pour un de ces actes ql.-Lls ont recherchés et 'Tue les
liquidatems veu len t aujo urd'hui les rendre responsables;
Que le quitus ne peut avoir eu pOUl' errét de les dispenser de restituer ce q u'ils ont tou ché indùmenl et sans
canse valab le;
Attend" qu e la bonne fo i des direc telll'et admini strateurs
cn tou cha nt les somm es qui leur sont réclam ées, les dispense seu lement de l'intél'êt de ces sommes à partir du jour
Ol! elle;; ont été touchées ;
Pal' ces motifs,

des avanlages futurs ;
Que, n'ayant pas été in5lrnits el snffisamment prévenus.
ils n'ont donc pas délibéré en pleine connaissance el pu
auloriser ainsi les dll'ecteur et adm ini strateUl's il perce-

voir, par avance, lem' ~, art SUI' des avantages deva nt ne se
réaliser qu'ultérieurement;
Attendu que l'al'licle 541 du Code ùe procédu l'e qu'invoquent lesdits direclelll' et administ,r ateurs, n 'est pas , d'autre
part, applicable il l'espèce;
Que, entre eux et les actionnaires, i l n'y a pas eu de
compte rendu, ni re~ u; qu'il ne salll'ait être qu estiùn d'interdiction de révision d'lm compte approu vé et qui ne pourrait plus êtl'e rectifi é que pOUl' les causes matériell es énu mél'ées audit article;
Que, même il ce poinlde ,"ue, les directe ur e t administrateurs seraient mal fond és , puisqu 'il n'y alll'ait eu bénéfi,;e
appal'ent que pal' sui te d'un double empl oi qui aurait été

comnlls;
At.1endu , en ce qui conce1'l1e les administl'ate urs cités qui

Le Tribu nal condamne le sieur Moutlet il payer aux
liquidateurs de la Soci été des Minot eri es de Marseill e, la
somme de 2,894 fi'. 10 c" montant des Causes ci-dessus,
avec intérêts du j01ll' de la demande, eL dépens.

Du 26 oclob"e 181&gt;7, - P,·és. , M, ARNA UD. - PI" M~L
TALON pour les Iiqu idateul's,AILHAUQ pour les admi lll stl'a teu rs,
SOCIl~1' IL -

D ~;rAU'r DE PUBLICATIO N. -

NULLI'f1:: DEMANDJ:; E

PAR UN 'fIER S .

La nullilé d'"ne sociélé po",' dé{aul de publications peut
~l1'e

ma'l·.~

demœndée, non-seulement pa?' l'un des a8socié~,
encore pa1~ un tiers qui y a un intérêt ùnmediat,

,'éel et légitùne,
Spécialement, $'e trouve dans ce cas et 1Jeld de11'l,a'11.de1' la
mt/lité d'"ne société dont i l ne {ait pas pm'tie, ceilli

qui s'esl engagé cl fa ;,'e des avances ci cetie "ocù!lé,
moyennant cerlai"s engagements do"t le défaut de

�( 44 )
"é9" 1m'I'Ié de sa cOllslilu lioll"end la ,'éalisatioll moi".
certaine.

(1hl ULLER

E"'•

PIGNAT EL CON"I," BLANC AILLAUD).
JUGEM ENT.

Attendn que les tiers , quand i ls on t ua intérêt immédiat.,
time , ont eux- mémes le dl'Olt
de deman der la
et l é~i
0
• . •
nullité d'un e société avec laquelle Ils on l Il'alte: qu.and
tle nu llité est la conséqu ence du défaut des pubh catlOns
ce
'é . d f"
.
légales;jcomme il est arrivé pour la SOCI te e nt , eXIstant
entre les défendeurs;

1'ée1

.
Oue Muller et Pignatel ont év idemment in térêt de se

dégager des obligations résultant de l'ac te du 12 m ars '1886
par lequ el ils ont consenti à faire des aval~ces à celte
société, moyennant des engagemen ts dete l'mllleS lmposés à
celle-ci et dont l'accomplissement ne leu r parait pas

certain;
Oue la consequence de la null ité de la société de fa it
do nt s'agit, étant de faire dispa raît re r une des parliescontrac tan tes, il s'ensuit que l'acte précité do it ê tre r ésil ié ;
Mais qu' il y a compte à régler enlre les parties à raison
de l'exécution qui peut y avo ir é té do n née jusqu'à ce jour;
Attend u que Muller et Pi gnat el, étant é tra nge r,; à ladite
société , n 'ont point il se preocc upel' de sa liqu ida ti on qui
doit avoil' lieu entre les int éressés seu lement ;
l'al' ces motifs,
Le 'l'dbunal déclare nulle la société de rail ayant exis té
entre les défendellrs ;
En conséquence, rés ili e l'acte du 12 mal'S, pl'écité;
Et de mème su ite renvoie les parti es devant M' Lejollrdan, avocat, arbitre- rapporteUI', pour fai l'c rappol' t SUl' les
difficultés relatil'e.s il leur comp te;

( 45 )

Dépens r éservés .

nt&lt; 3 1 octob,'e 1887, - P,'és. , M. ARNAUD. - P I., iIlill .
NA'r HAN pour Mu ller et P ignatel, TALON et BREMOND pour les
défendeU\'5.
A SSU RA NCE 'l'EnnESTRE . DU DOMMAGE . -

DI::MANDE SU PÉRIEUIIE AU MO NTAN'l'
DÉCHÉA NCE NON ENcou n UE,

La cLause d'une police d'assu1'ance cont1'e l'incendie por-

tant d échéance coni?'e l'assuré gui ex"g/n'e sciemment
le montant du dommage, ne sa,o'ait êl"e appliquée pa?'
cela seul gu e l'ass!!,'é a demandé tlne somme plus (o,'te
que ce/le que les e:cperls ont évaluée ou que le T ,.ib'&lt;I!al
a allouée,
Il /iwd,'ait encOl'e, pOUl' l'application d'une }JareilLe
clause, éla bli,. l'intenlion (,'aud!!leuse et la m,,!!vaise
( ai.
( V EUVE R EYNAUD CONTRE ASSU REUR S).

Le Tribuna l de commerce de Marseill e l'avait ainsi j ugé
le 7 Juil let 1887 (ce re c. 1887. 1. 26/1).
Appel par les asslIl'eurs.
ARR È'r.

Adoptant les motifs des premiers ju ges;
Et attendu encore que de l'i ns truc tion el des débats
devant la Cou r résulte de p lus fOI'I la preuve:

'l ' Ou e l'intim ée n'a point fa it de fau sse déc lal'atio n , bien

au cOlltraiœ, les term es de la déclaration se tl'ouvent en
pa l'fait accord avec l'état des li eux, puisqu' il est certa in
que l'ensemb le du hangar assuré, y compris le peti t
hangar annexe, est mix te; qu'i! est presq ue cllI ièrem en t,

-

�( 46 )

( 47 )

et à quelques mètres près, couvert de tuiles, e t qu e .sur les
trois faces, dont le développement s uperficiel con"tltue la
pl"e.5que totalité de la cIOtlll'e, il est clos en pierre ;

moins compl ètem ent prouvé, l'écrit p roduit constitu ant un
commencem ent de preu ve pal' écri: , cO l'l'oboré et co mplé té
pal' des présomptions graves, préci es et concorda nles;
qu'il est éta bli que l'engagement invoqu é pal' Sy l vestre
n 'est qu e la reconduction expresse d 'un engagem ent an térie ur exéc uté; que l'existenc3 de la convention a été
avouée d'aillelll's pal' Castelain d ans l'exploit d' aj ournement;

2' Que la dame Reynaud n'a commis dans ses declarations au juge de paix aucune exagération volon taire;

Attendu que ladite dame ne justifie d 'auc un préj ndice,
dont les allocations des premi~rs ju ges ne constituent
une réparation suffisante;
Pal' ces moûfs,
La COUR,

Pal' ces motifs et pal' ceux des premiers ju ges que la Cour
adopte en tant qu'ils ne sont en rien contraire anx précédents;
LA COUR,

Met les a ppellations principale e t incidente au n éant, ordonne que ce dont est appel sortira son plein e t entiel' effet;
condamne l'appelant principal à l'amen de et chaque appelant a ux dépens de son appel.

Met l'appela tion aUlléanl, ordonne que ce dont est appel
sortira son pl ein e t en tier elIe t ; condamne l'appelau t à
l'amende et a ll x dépens.

Du 8 decemb"e 1887 . - Cour d'Aix ( l " Ch.) M. BESSAT, 1" prés. - P l., MM . Dfl UJON ET AURA"'.

hl. BESSAT, 1" prés . -

PR EU VE. -

ACTE

sous

SEING PIH VÉ . -

D OUDLE

p,·es .,

Du 13 decemb,'e 1887 . - Cour d 'Ai x ( 'l" Ch.) - Pres.,
P l ., Mill. DnUJON et ADRAà!.

ORIGI NAL

NON EXIGÈ.

COMMl SSI ONN AlI\1:: DE TRANS POfi TS. -

La .f0,'malité des dOl/ bles Q)'iginal/x , dans les actes S OllS
seing privé, n'est point exigée en matière com.me1·ciale.
(CASTELAIN CONTRE SnvEsTJ\ E).
Le Tribunal de commerce de Marseille l'avait a insi j ugé
le 18 aoù t 1887 (ce rec. 1887. 1. 293).
Appel pal' Castelain.

A tte~ldu que, l'acte querellé fùt-i1regi par l'ar ticle 1325
du Cone Civil , l'engagement de l'appela nt n 'en serait pas

•

C OMPÉ'f ENCE .- PH I VILÈG E.

AVANC ES ANTERIE URES.

Le commissionna;,'e de transpo, ·ts gui a ( ait des
avances à l'occasion des colis ci ltti confiés, a le d,'oit de
cite?' son débitew' devant le T ,'ibunal de son 1J1'op,'e
domicile ( 1) .
L e commissionnaire de !?'ansp01'{s a bien p'1'ivilege SU?'
les colis qui lui sont 're1nis) pOtt?' les avances pm' lui
( ai tes à leu1' occasion, m ais il ne peut exerce?' SU?' ces
colis aucu.n p,'ivilège, ni d r oit de rétention à 1'aison

( 1) Voy. cependan t ce rec 1880. 1. 183 .

�( 48 )
r. 'ies po",' des colis p"écédemmeni
d'auances ,al..
.,
. ,'emis
.
pal' le lnéme expédi/e",' ei doni tl s est dessals, . (1),

Il en est su1'loal ainsi lorsqu'il a su. que C~8 dt~eJ's
à des dest",a/ati'es
fp'oltpes d e co l,'s a'npal'ienaieni
'J~

différents ,
(P';['ISSlER

ET C• CONT RE CAILLOL E1'

SAINT-PlEflflE),

JUGEMENT.

A" du que Pél issier et C' , en le ur qualit é de com mis"en de tranports, ont chargé Caill o1 et· S'
sionnaires
mut- P'len e
d'expédier 47 colis tt diverses destin alions ; que Ca illoI el
Saint-Pierre ont émis la prétention de retemr ces colis en
garantie d'une somme de 1,33 1 Ir. 25 C. , montant de déboursés et avances laites par e ux pour co mple desJ lts
Pélissier el C' ; qu'i ls ont cité ces derniers d el'a IJt le TI'ibu·
nal de commerce de céans en paiement de ladile so mme
par eux réduite en cours de débats à 857 fI'. 80 c. ;
Attendu que SUl' cette demande Pélissie r et C' opposenl
une exceplion d'incolll pétence ;
Altendu que le commissionnaire de trans ports, il ril ison
des avances pilr lui fait es ù l'occasion des coli s à lu i conGés,
a le dro it de citer son débiteur devanl le Tribunal de son
propre domicile, comme étant celui où le paiement doi t
être effectué; que le Trib unal (le céans a dont hien éle
investi compétemment; qu'il es t, en effet, démontré, en ce
qui CJncerne les 47 colis, obj et du litige, que Caillol et

Saint-Pierre ont dù avancel' pout' ces marchandi ses une
som me de 215 fI'. ;
Attenrlu , quanl a u surplu s de la demande de Caillol el
Saint-Pien'e, soit au solde de la so mm e ~us-i ndiquée, qu'il
s'agit d'avances laites pal' eux St;r 15 coli s de m archandises

( 49 )
par eux antél'ielll'ement reç ues de Péli ssier et C'; que
Cailla i et Saint-Pierl'eamaien t eu un privilège s ur ces 15 colis pOUl' le paiem ent de leurs avances; mais qu' ils s'en sùnt
dessa isis en les transmeltant à le ul'd estin at ion , el onl ainsi
abandonné le ul' dro it Sur la chose pOur ne plus conserver
qu' une créance di l'ecle et personnelle SUI' Péliss ier et C';
que Cai llol el Saint-Pienc ne peuvent être londés à faire
revivre pour cette ancienne cl'éa nce le privilège SUI' les 47

nouveaux col is reçus qui ne peuvent et ne doiven t leul'
garanlir que les nouvell es avauces laites à l'occasion desdits co lis; c[ uc:ce ux-ci ne son t pas la pl'opl'iété cie Péli ssier
et C', mais des tiers donl les nom s onl élé indiqu és il Cai llaI

eLSaint-Pierre eux-mêmes; qu'ils ne sauraient donc être
l'objet d ' une silisie au p rofil de Cai ll oi et Sainl-Pierre, e l
qu'ils n'onl auc un d l'oil Il les re len il' en leurs m ains, payés
qu'ils seraie nl de leurs 215 fI'. d'ava nces;
Atlenduque, poul'le sl11'plu sde lademandedeCa ill ol et
Saint-l'ieITe, il y a lieu Il l'envoi devanl .. 'bilre-l'apporleur,
les comptes n'étan l pas apurés;
Pal' ces mali fs ,
Le Tribuna! rondamne les 5ieurs Péli ss iel' el C, ,\ payel'
a ux sieu rs Caillo l et Sain l- Piel'l'e la somme de 2 t 5 Ir. , privilégiés SU I' les 47 co l IS uunL s'ag it, et c'es t avec inlêl'è ts de
droit; el pa yés qu e so ienl lesd it s 2 15 fi', IL Cai ll ai ct
Sil inl-Piel're, ordo nn e qu ' ilssel'onl ten us, Il pei ne de d ommages-i ntérêts, de fai l't:sans relal'd l'exllédiLion desdits 17
col is, etc" elc.

D u 2sl'!ptem,b1'e 1887. - PJ'és' M. LIE L;'l'AUD, juge. _
P l ., M,If. AUfll " pOUl' Péli3siel' et C' , Pau l SCNÎ,;&gt; pour Caillol
el Sain t-l'iel'I'e .
i

(t) Voy ,ce rec. t883 , t 25D,

l"

P -

1888.

4

�( 50 )

JUGEMENT

r .\R

SI G~ I F I C A Tl ON
1

~ UT
DE'F..,..
A

-

PERSONN f,. 1 l "' ,

Pnoci::S-VEnBAL

( 51 )
DE

SAISIE.

-

QpPOSl1'ION NON - RECEVABLE.

Le p,'ocès-v,,'bal de saisie-exécution l'ail. pa,' l'1",is~iel'
debtielt1~) constitue
ell pm' l al? t à la j Jer$onne }/l,éme du.
.
lin des acles qui (0111 "éplltel' exec,dé, dans le sens de
l'm'lieLe 159 du Code de p"océdw'e, le J ugemenl de
délil1d en v,,·tl&lt; duquel iL y est 1,,'océdé,
E n conséquence, le débil ..", qui ne (o,.me pas opposition
au. )uflem,ent de défaut à ce moment mê1ne, e~t nonl'ecevable à la fo,'mel'plus lard (1).
(S.\U VAII\E CONTRE CECC.UDI) ,
JUGEMENT .

Attendu que d'après l'article 159 du Code de procédure
civile, le jugement de défau t est réputé exécuté, lorsqu'i l y
a quelque acte duqu el il r ésu lte nécessairement que l'exécution du jugement aété éonn ue de la partie défaillante;
Attendu que la dame Ceccalùi, opposan te au jugement de
défaut du 13 maideruier, a laissé pl'océdel' à la saisie exécution de ses meubles, en vertu dudi t ju gem en t, et en a
accepté le séquestre; qu e ce n 'est que postérieurement et
lorsque l'huissier s'est de nouveau présemé pour faire son
procès-verbal de recolemen t, llue ladite da me a cru devoir,
en vue d'empêcher la vente,lair e opposition; mais que cette
opposition laite à ce moment était tat'dive de sa part; que
la connaissance du jugement de délaut rendu contre elle
ne pouva it étre contestée; qu'elle connaissait nécessairement aussi l'exécut ion à laquelle il avait été procédé il son
encontl'e en vertu de ce j ugement; que son s ilence à ce
(l) Vo y . ConL l '· Table décennale. \,0 Jugement pal' défaut, no' 6
el7. - 2' TaLle décennal e, Ibid. , no 17.

moment a rendu le j ugement dé'fl nitif a ux termes de l'al,ticie stl s-visé ;
Pal' ces motifs,
Le Tribunal dit n' y avo ir lieu de fa ire dl'oit ;\ l'opposition de la dame Cecca ldi envers le j ugement préci té, comm e
inece vable; et c'est avec plu s grands dépens,

D u 16 seplemb,'e 1887. - Pl'és" M. DELE"EAU, juge,
P L., M, DELODnE pour Seuvai!'e,

D É nAR QUE MENT . -

MAïs . -

B ALAYURES . -

HÉP/\ R'1'I 'fION.

L a balay",'e tl'ouvée à (ond de cale ~p,'ès la mise à {e,','e
d'un chargement en sacs (maïS), appal'tenaHt à plu.
sieu1's consignatai1'es: doit être 1'épm'lie enl1'e ces dive1's
cOl1sigltataÎ1'es, enp'I'oportion, non du nom6"e, Inais du
poids des sacs emba"qués à le",' adl'esse.

(RACH

CONTRE HAYMOND ET DREYFUS) ,
J UGEMENT.

Att.endu que le vapeur O,'io"e~d e la Compa gnie Flo,'iu Hubattino a appo rté à i\larseill e,il la conSIgnation des sieurs
Hac h , 'l'empi el' et Dreyfus et C', trois parties maïs de La
Pl ata en sacs; qu'au débarquement à Mal'seil le, i l "été
l'amassé il. fond de cale 26, 600 kil. de ba layu res de celle
mal'chandise;
Oue la prétention du sieur Hach est de se laire alll'iLuer
sm ce tota l 8,726 kil, comme proportion afférente au nombre de sacs chargés à sa destination;
~ I ais

que ce mode de répartition , qui a pu étl'cl ancien-

nemen t en usage pOUl' la marchandise dOllt s'agit, alol's que
les connaissemen ts se bornaient il la s imple énonciation de

la quantité de sacs, se trouve et ùoit ètre aujourd'hui abandonné pour une base p lus équitaLle et plus juste; qll 'e ll

�(

5~

)

ffi t depuis q ue l'habitude d u com m el'ce est d'énoncer

:u~ l'es con naissements, non-seulemen t la q uanti té de sacs,
t, c'e;t ce poids
is eucore le poids total qLl'ils re pl'ésenten
fi a
.
lui-même qui doit être et q Lli est malll te natÜ pns pour base
de la répa rtition de la bala)'u re trouvée à fa n'e en tre tous

les consignataires intéressés; que pal' ce moyen on arrive à
une approximation plus complète de la pe rt e que c.hacun
d'eux pent avoir éprouvée pal' le cou lage de ses sacs; que
la com paraiso n du poids tota l embarq ué et ù u poids lotal
reconnu au déba rquemen t permet de dé te l'l1lÏn er le déficit
subi pal' c h a~un des consignata ires ; que c'est là une base
ra t.ionnelle qni doit êt re mai nte nue ;
Pal' ces mo tifs . ..

Du 19 seplembl'e 1887. - P rés ., ~! . AnNA uD. MM. SENÈS pour Rach, HonNBOSTF.L pour !laymond ,
pOUl' Drey fu s.

FAILLITE -

Pnopnl ÊTAlRlL -

Pl.,
'l'A LO~

A CTION EN nËSILIA'l'ION DE D,HL.

-

RETAR D DES OPÉRATIONS DE LA FA ILLITE. -

C.

COM. -

ART ICLE

450

Dt:LAI DE HUiTAINE NON COMMEN CE .

Le délai de hl/ilaine qlte l'a,·ticle 450 dit ende de comn... ·ce accorde au syndic de la (aillite P0ltl' nolifie&gt;' au
}"'op"iètail'e son intention de continlte,· le bail, délai
pendant lequel tolttes ac/-ions en ,'ésiliatiol1 son l slIspendUi:s, ne court qu'a daie?' de l'expi1'a tion elt'ective du
délai dOl11,é par l'article 492 all X créancie,'s domiciliés
ell F rancepolt" ta;" e vérifie,' lell"s c,'éanc'-s.
En conséquence, tant que le délai de l'a"iicle 49'2 n'a pas
commencé à couI'i f ', pou }' quelque cause que ce soit, (ûtce par l'inaction du. syndic p1'ovisoi1'e à j'aire statuer
SI&lt;l' l'opposilion dit ( ailli au jltflemelll d éc/m'ali! de
(aillile, le délai de l'aI,ticle 450 ne peut commence&gt;' li
caio';" lui-m6me, et le },,'op"iétail'e esl désillvesti du

( 53 )

,/l'oil de pOUl'suivre le paiemelll des loy"'s échus el la
"ésiliation dit bail .
(SYNDIC J EANDEAU

CONTnE

CIIT ESt\).

Du 28 aVI'il 1887, ju gement du Tribuna l civil rie Marsei lle ainsi conçu:
Attendu que le sieu r Jeandeau, loca taire du sieu r Chiesa,
en ver tu d' un acte de ba il,en date d u 5 novembre 188!1, d'u n
m agas in ru e de la Dat'se, 13, doit la somme de 1,560 fr.
pOU l' solde de lo ye r échu à la Saint-M ichel 1886; que le
s ieu r Chiesa demande le pa iem en t de celte somme et, faute
pal' le locataire de l'exécuter, la rés ilia tion du bail non
expiré;
Attendu que le s ie ur JeandealL a été déclaré en fai llit e
pa" j ugem e nt du T ribu nal de comm erce, aucJu el il a fait
opposit ion ;
Attendu qu 'en r enon ~ a n t il l' excep tio n d'incompétence
qu'i l avait d 'a bord ~ou l e v ée, il présent e sa défense au fond;
q u'i l l'appell e qu 'aux termes de l'article 450 du Code de
commerce, les pours uites en pai ement de lo)'er et en résiliation du ba il son t, en ras de fai lli te, s tIspend ues pendant
hu it jOUl'S après l'expira tion du délai accordé pal' l'article
~92 d u mêm e Code pou r la vérification des créances;
Qu 'il soutient que la pou rs uit e actu elle ne pe u t être continuée, pal'ce qne, eu égard à l'op position qu'il a formée,
la marche des opérations de la fail lit e a été ar rêtée, le synd ic défin itif n'a pas été nommé et le délai de la vérification
des créances, et pal' s uite, ce lui dans lequ el le sy ndic doit
fail'e connaître son option pour la conti nuation ou la résiliation du bail, n'a pas nlème comm encé il courir ;
Attendu que Jeand eau parai t vouloir abusel' d'une difficulté de procédure comm el'Ci ale au préjudice de Chiesa ;
At tendll que, s llivant le droit commun, l'action de ce
del'niel' sel'aiL abso lum ent jlBtifi re ;

�( 5', )
Allendu que les inlél'ét, de la masse des c réanciero.paraissent inditlërenl s dans la cause; que le sy nù lc qlll les
repn"enle et à qui il appartie nt d'ag ir, [a It défaut ;
Allendu que Jeandeau ne saul'ait, dans sail se u l intérèl,
concul'I'emment, d'un e part,souteni r que la fa i Il i te a é té mal
il propos dédal'ée, pretendre en arréte r la ma l'c he pal' Son
oppo~ilion au jugement déGlal'ULir, el, d'antre pat'L, se P !·~·
valoiretdeson état de faillilecléclarée et des e ntl'aves do nt
il embarrasse ses opérations, pOUl' l'en voyer l'e xe rc ice nOI'mal des droits d'nll cl'éancier pril' ilégié en ex igea nt de lui
la continuaI ion de ses protestations jUSljl1 'a près l 'expil'ation
d'un délai donl il a réussi à Cra l' te l' el dont il para it vouloü'
éloigner indéfinim en t le point de départ ;
Qu e c tle façon de procéder, in ique e t cont radi ctoire, est
ralionnellement inadmissible et n'e.t pas la conséquence
fi es dispositions de l'article 4,,0 du Code de comme rce;

( 55 l
qua li t6s e lles-mêmes du jugeme nt, a compa nl e l. a formellement, a il bénéfi ce de l'a rticle 450 du Cod e de comm e l'ce,
conclu au lll'sis que cet a l' ticle lui donne le d roit d'exiger;
Attendu, en outre, que le syndic est appelant ct pre nd
devant la COLll' les lIlêmes conclu sions;

Att e ndu, pell' co nséquent, qu e les consid é l'ations d'équité
oppo,ées pal' les premi ers juges aux fi ns de Jenndeau lu im15 me, opérantes qu 'ell es puissent l:tl'e vi s-à- vis de celui-ci,
sont impui ssa ntes à faire re pou sser la revr nd icallon de
l'artic le 450 faite en appe l comme en prem ie re in slan ce par
I ~ syndi c;

Attendu CJ u' il es t i mpossib le, soit q u'on consult e son
tex te, so it CJu 'on consulte son esprit e t les travaux pl'é pa ratoire, de la loi du 12 févri er 1872, d 'interpréter cetarticle
e n ce sens que le déla i de h uitai n e com mencerait il cauri l'
no n d u jou\' oü en fait le dé la i de con vocation prescri t par
l'art icle 1192 serait ex piré. mais dll JOU l' où ce dé lai ex pirerait si la convocalion n'avait épl'o uvé ancun re tard ; que

Par ces moLif:;,

Le Tribunal condamn e Jeancl eau à paye l' à Chiesa la
somme de 1,650 Ir" pOUl' so lcle d'un emestre de loyer échll
d'avance,\ Saint -~li che l 1886, d'un magasi n s is ,\ Marse ille,
l'Ile de la Darse, I:l,et c'est avec inté rèts de dl'O i t,et f a&gt;lte je
ce fai re dans la hu itaine de la signilicaLio n du jlréSèllL jugement, jll'Ononce d'ores etdéjil la résiliati on du bail exi stallt
el Me les par ties, et dit qu e des lors le sieur Jeandeau sC l'a
ex pulsé desdit&gt; lieux pal' toutes les l'oies de droit; COllda mne ledit Jeandeau il.tous les dépens.
Appel par Jeandeau et son sy ndi c.
AnRÊT.

Attendu que le j ugemen t constate pa l' erre ur da ns ses
IO ol lfs que le syndi c a fa il défaut, et que, da ns son dispoSIt If, Il omet compl ètement de statuer à l'é''a l'd de ce m ê me
syndic; qu'en réa lité, celui- ci, ainsi qu e ~el a r és ulte des

sans doute, il

es t r egre ttabl e qne trop sou ven t, comme

dans l'espèce, la m a l'che de la fai ll il e soit para l yséc e t q ue
l'in action du juge-commissa ire etdu syndic prov isoi re soi l
préjudi ciable ;\ j'intérê t d'uu créancier ou de divers, mais
que la loi n 'a donn é ;\ l'ob,erva lion des dé lais, si souvent
eL an cas aC Lu el si ab usivemen t outrepassés, d'au tre san ctio n que la s urve illance du mini s tère public, le recoul's
a u juge -commissaire lu i-m ême, pa l' voie de doléances c t de
requête au beso in , et a u 'l'ribun a llui-mêm e (ar'l. 466 et
467 ), e t enfin il toute extrémité l'action en respon,abilit é
personne ll e contre le sy ndic et la plainte en dén i de ju stice, Ol! la prise à partie;
Attendn que ce serai t ajo ul e r il la loi e t l'a mende r que de
pl'on oncer contre le syndi c la déc héance d'invoquer l'article l,50 à l':J ison des len te urs qni peuve nt lui ê tre imputées
ou qui ~ellventrésulter de la force des choses;

�( 56 )

( 57 )

Allendu que par les mêmes mO,tifs ~~ nt re ~ou ssés l'appel
incident et les fins en dommages- mt elet s de I ln tlmé ,

l CAILLOL CONTRE OLLIVIER ),
J UG EMENT.

Sur les dépens :
Attendu que ce sont les lenteurs d es opér~tion s ~le la
fai llite qui occasionnent le présent lI tige et qu Il es t Juste
de laisser les dépens à la charge de Jeandeau et pou r lUI de
la fai llite;
Par ces motifs,

La Cour met l'appellation et ce dont est appel au néant ;
débou te l'intimé de toutes ses fins et con clusions, dit et
ordonne qu'il sera sursis aux poursuites en pai ement des
loyers échus des locaux compris dans le bai l coment i pal'
Chiesa il Jeandeau le 5 novemllre 1884, jusqu'à l'expil'ation
du délai imparti par l'art icle 450 du Code de commerce;
condamne Jeandeau et le syndic ès-qualit és aux dépens;
ol'donne la rest itution de l'amende ,
Du 3 aOIt! 1887 , - Cour d'Aix ( 1" Ch ) - PTés" M,
BE SSAT, '1 " prés, - M,GRASS!, av,gén,- PI" MM, MASSON
et TlIounEL (du barreau de 1larseillc),

COMMIS. -

CONTRE- MAITHE DE MI NO'l'EII IE , -

I NDEMN ITÉ .

Un con{1'e- maU,'e, dans une mùwte1'ie, 1W saw'ait, au
point de vue du confié, éh'e e01isidél'é comme u n DU.
v,~ier .

Il doi/même Ure considé,'é comme un employé d' II Il ,'ano
pll/s élevé qu'un employé DI'dinai/'e,
Si donc il &lt;st confJédié sans p,'éavis s"fli san t , il a dl'oit
li Îme indemnité supér ieure à un moù

ments ,

d'appointe-

En ce qu i concel'ne le congé et l' ind em nité réclamée
de ce chef pal' Ol livier:
Attend u q ue la situation d'un contl'e-maUre dans une minoterie ne peut être assim ilée il cell e d'un simple ouvrier;
qlle la natLll'e de ses fon ctions, la surveill an ce incessante
'l u'il doit exel'cer SUI' les opéra tions de la mou ture, doivent
au contraire fa ire considérer un co ntre- maHI'e comme un

employé cl'un rang plus élevé que le simple employé; qu e
c'est en tenan t compte de la situ ation occupée pal' Ollivier
dans l'usine, qu'il laut régler les dommages-intérêt s à lui
dus; qu'i l doit êtl'e alloué à Olliviel', en sus du mois d'indemnité, une so mm e de 150 II', ;
Att endu qu'il est dù , en outre, il Ollivier, pOU l' ['emi ses
SUl' moutures, une somme de 366 Ir" etc , ;
Pal' ces motifs " ,
D u 7 seplembre 1887 , - P ,'ès" M, COUVE, juge, - Pl"
MM, AUTR" N pour Caillol, J ules Houx pou r Ollivier,

lî'AILLIT g . -

EFFETS DE

COî\l~fEn CE .

-

COMPTE CDun ANT.

F AILL IT !!: DU ::;OUSCnIPTEVn ET DU PR BNEun . -

lh:couns.

Dans le cas de faillile de deux néfJocian ls aya&gt;ll enl,'e fi':"

,

un compte- COU1'ant dans lequel ils versaient les
7'e11l't ,
ses en ellets de conunel'ce q u'ils se faisaien t ,'eC'l}J1'oqu.em ent, il n'y a 1Ja s ci c0l1t1'epasse1' au d ébit d u S01tSC 1'lp~
teur le mou tant des elJets qu'il a laissé p r otes(el', et q~n
son t en mains des tiel's pOI'leurs atdorises ci veHU'

lwend,.e lell /' dividende dans les deux faillit es ,

Il y a lieu seulement, dans ce cas, pm' dérogation à [lm.'_
licle 548 du Cod. de commel'ce, d'admelb'e le synd,c

�( 58 )

( 59 )

al&lt; l,assi( de ln. (aillit. dl&lt; souscrip/e",'
. .
d Il lH'eneu l'
,/ant
de la}Je1'le é})1'ollvée
Pal' la (alll,te
dll
pour l e mal
.
, .
l' suite du no/!-patement de ces eflels)OH 8011
preneu J' , Pa
.

fail mème du non-paiemen t en mains des Uers; 'ma is q ue,
cel te con tre- passatIOn const ituant un vérit able paiement ÎIltégl'a l, a u profIL de Ba r thélem y et C' , la da rn e ve u ve Cabane
n'en l'es terait pas moins te nue vis-à-vis des t i ~ 1'5 port eurs
proJu isan t dans sa fa il lite; qu e ce résu lta t est inad m iss ible eL inj uste et ne sa u ra it l'essor tiI' des règles du co m pLe-

pOt//' le ",oll/ant du d;vidende ]Ja!lé su,' ces eflets all x
liel's {lO,'t,,",S pal' l a {aillile du I,,'eneu r ( 1) ,
( P E'I'l'l'JE.\ K,

snmrr:

B ARTI·nt LEMY gT

C'

CONTRE SO NN EX ,

co uran t;

SYNDIC CADANE).

At tendu, eu e fl'e t, q ue le s l' ndi c de Bar Lhélemy eL C' ne
peuL e n réc lamer l'a pp lica tion à son pront, pu isque ces der -

J UGEM EN'l' .

., . ALi endu SUI' les 112,55 1 [" , l'eprese n ta nL les 17 effets
so uscrits pal' r euve nabane et que Ba l'tbéle m y et C' por LenL
;\ son débit GOmllle pa l' eux payés à le ul' échilan ce e n m ains
des tier; pOI·teurs, que le sy ndic Son nex ne repousse celle
réclamation que parce que les elfels ne sonL pas re présenlés
par te sy ndic PeLiljean; ma is qu'à l'aison d es faits men tio nnés au rapport, il l'es te démon ll'é que lesd its effe ts onL
élé effecti vemenL payés des fonds fou r n is pal' BarLhélem y
et C'; que ces effets onLété expédié~ de Genève il Marseill e
au srndic Petitjean qui a dû les fa ire retou rner ensuite à
Genèl'e pOUl' produ ire da ns la fa illi te Cabane; qu e ces ene ls
se sont égarés, mais étaient bien la propr iété de Ba r Lh élemy
et C' ; que malgré la date ancienne de leu l' éc héan ce, ni la
l'cuve Cabane, ni sa fai llite n'ont été rec herch ées pal' des

ni ers n'on t poin t les titr es en mains et ne peuvent,par con séqu e nt , les restitue l' Ù la veuve C~ba n e; que, d'a uL re pa rt,
pa l' la négociati on rj u' li sen Ollt raites aux tiers,i ls en ont louc hé le mon tan L; que le seu l préju d ice qu' ils e prou ve lH d u
non- pa iemen t des bill ets à l'échéance pal' la ve uve Cabane,
est d'et re ex posés a u paiem e nt d' un d ividen de a ux tiers po rteu rs; q ue la seule consequence de l'i nexécntion des obli ga ti on:; de celt e dern ière, est qu'elle soil ob ligée de r~pa l'el'
iL: pré.j udice q u'e ll e cause, e n ayanL a u passi f de sa fai ll ite
les sieu l's Bar thélemy eL C~ co mme cl'éanciel's chi l'ograph a il'es pOU l' le mon ta nt de ce mème dividellùe'lu'elie leul'
fa i t pel'ilI'o ;
Atte ndu que ce n'es t pas lù uno vi olati on de l'a rticle
543 d u Code de comm erce, q u i in Lel'd iL tou t reCOu I'S des
fa il li Les des coo bligés po ur ra ison des d iv idendes payés;
q ue la d is p05iLiun spéciale de ceL artic le n'est pas appl ica ble en ma ti ère de co mp te comant ; que te l est le cas de
l'espèce et que tell e es t aussi la jurispr udence d u Tribuna l ;

tiel's porteurs;
Atte ndu , ur les 100,507 fi'., monta nt des 12 a u tl'eS effets
souscrits pal' laditt veuve, et tous ven us à éch éance postér ieurement aux deux fa illiLes veuve Cabane e t Barthélemy
et C', qu'à l'inver5e des p"écéden ts, ces en'ets son t enco re
impayés en mains des tiers po rteurs q ui on t produit su il'ant leurùroitdans les deux fa illi tes;

ALlenùn q ue, par su ite de ce (l ui précède, le débit de la
dame l'eu ve Cabane est de, , .

Attendu que le syndic Peti tjean prétend q u'à ra ison d u
compte courant qui existe entre Barthélemy et C' et ve uve
Cabane, dans lequel cd le-c i a été cl'éditée d u mo nta nt desdits U'effets, elle doit ètl'e débi tée du mêm e m ontant pal'Ie

Pa l' ces mati fs ...

D u 13 seplemh,e 1887 . - P rés ., M. AIIN .ICO. - P l. ,
hl M. COUVE pOlll' le sy n ~ ic Balt lléle m y e t C', 1I 0llNDOSTEL
pou!' le synd it.: v-ellve Ca ha ne.

( 1) Voy. Co n!. Ire 'l'able décenna le, vo Fai lli te , n° '"'0.

•

�( 60

( 61 )

1

CAI'IT.\INE. - .'\ Rli 1\TEVR • - CONGÉ, - AnsE,cE 0&gt;: CONYENrJO:--.' J~cnt'fE. I NDEMNITÉ NON DUE. SOL',STRAC'l'JON. CONTRIBUTION IMPOSÉE. -

ACCEPTATION FOflC lm. -

CON SEN-

TEME!\'l' YIC I ~:.

Le d,'uil de l'a,'maleur de congédie!' son capitaine esl
absolu et ne SatO 'ait dOl/11er' Neu pal' lui-ménte à dommages-inférél" '
Il n'en sel'alt aut1'ement que si Carma/eul' avait conunis,
en donnant congé, tin acte de nattwc ci aog,'ave )' ce
congé el li l'orle&gt;' aileinte li la réputation d" capitaine,
Le capilaine congédié n'a pas d,'oit li indemnité li moi11S
de convenlion éc,'ite pO!'la11t sm' l'indemnité elle",éme (1 ).

Le capitaine ci qui SOli a1'1na{eltl' a imposé de con t1'1'buer,
]lotir une part d éle l'minée, li la ,'econstitution d'u 1 1e
somme soustraite dans un p li 1'emlS à bor'd, n'est réputé
auoi?' acceplé à cel égal'd la oolo11 lé de son aI'matem'

que sous une contrainte morale qui a m'cié son consenlemenl , alOI" su,.loul gu'-il esl juslifié gue la ,'esponsabililé du capitaine ne pouvait étl'e engagée à mison de
CEtte 8ouslract1'oll .

(THln_\L CONTRE CO"PAGNIE TnA NsAT LA NTIQUr.) ,

J UGE~I E?\T .
Attendu que le demandeur, capitaine au lon g COUl'S, qni
avait le commandement du vapenr Cha"!cs-Qui11t, appartenant à la Compagnie Transatlantiqne, a é té congéd ié pal'
cel le-ci à la suite d'un abordage qui a eu lien dan, le port
d'Alger éIltre ce bateau et le "apem Le PeZu se , appul'te-

(1) Voy . Tabl e gé n?rnl(&gt;, \'" C:'l pitninc, n" 3~G .

nant il la Com pagn ie des Messageries Mal'Îtim es; que Thiba l
se plaint d' ul/ congé im noérilé et fai t dans des conditions
qu' il considère comme injurieuses et de na lme ct porter
att einte à. sa réputation comme capitai ne marin;
Att endu que l'anicle 2 18 du Coele de commerce donnait
il la Compagllle défenderesse le d l'oit de congédier so n capita ine; qu 'ell e ne lui deva it pas de elommages- in térèlS pOll\'

r.e co ngé, puisqu' il n'en était pas convenu pal' écrit , ainsi
que le veu t led it al ticle; que , dès 10 1'S , la Compagnie usant
de son dl'oil', même avec un excès de l'igllcul', ne pourrait
ê tl'e condamnée ct des dom m ages-intérêts CJ ue si e ll e avait
réellemen t commis, en donnant congé, un acte de nature il
agg raver ce congé et il préj udicier à la r é pl/tatio n de ce
marin; que le fait, après le congé donn é, d'avoir offert à
'l'hibal la p lace, refusée d'ai lleurs pa l' lui , de second capitai ne du Chw'les-Quint, n'es t pas un ac te ayant cc caractère préj udiciable;
Attend u que le capi tain e Thibal avait droit il des rem ises

commerciales déterminées qui lui étai en t c1éfinitivcme nL
réglées à ch aq ue fin d'a nn ée ct SUl' lesq uell es il touchait
des à-comptes me nsuels;
Attend u q u'en 1885 un pl i cach eté, prélendll contelJant
lO ,OOO ft-. en bill e ts de banque, a é ltl con fi é par l'agent de
la Com pagnie à BOne, et plus tard par ce lui de Philippevill e
au second du Chal'ies-Quint, lequel ne l'a reç n 'J lle sous
réserve du con tenu incon nu; que ce pli a été remis à destin ation paL' le capita in e 'l 'hi ba l lu i-mêm e, personnellement ; qu' il est certa in qu 'au momen t de cet le remise, le
pli et les cachets étaient in tacts; qu' il est Jonc certain que
le capi taine 'l'hi ball'a r emis au destinalaire te l '1uïl avait
été reçu pal' so n second; que si les bi llets, lors de l'ouvertLII'a , n'y ont pas é:é trouYés et y é tai ent remplacés par des
morceaux de papiel' S(lns valeul', cette ft'a ud e n'é tait pas
imputable au c:,pitaine 'l'hiba l ; qu e la Compagnie n'a
cependant fa i t au c nn e déma l'ch e pOlir recherc her e t atlein -

�( 63 )

( 62 )
dre le vrai coupable el &lt;lem devoirimposer,nolammenl , au
capilaine 'l'hi bal une contribulion de 2,000 fr , po ur se ren:bOlll'Ser de la perle; qu e cet acte a é té doubl ement arblIl'aire par le motif qu e, le pli cachelé ayant é té remis à bord
par l'agent de la Compagnie elle- m êm e, pOUl' le servi ce de
la Compagnie, c'était un ordre lIue le ca p i talll~ avmt à execu ter et qu'j\recevait de ses:chefs dIl'ecls ; qu 11 n e pOli l'ait
donc exciper du règlement qUI ne l'Ise que les p lIs cachetés provenan t des liers ; et pat' le moti f encore que le capi-

taine, à peine de briser sa canière)

11 '(1

pu qu e protester

en termes ménagés contre la prétenti on de la Co mpagnie et
subir la volon lé définitive de cell e-ci, ce qu i est un véritable cas de contrainte morale; que le ccn ente ment libre
de 'l'hibal n'a donc jamais couvert le fait de la Compagnie;
qu'il l'a snbi forcém ent, mais non vo louta il'ement accepté;
Attendu , quant anx fIns reco nven tionne ll es pl'ises à la
barre par la Compagnie et tendant à fa ire payer par 'J'hi bal
le montant des al'aries qui out été ca usées pal' le Cha"tesQu inl au P etltse, que le Tribunal ne pe u t qu 'en prononcer
le déboute ment ; qu 'il est év ident qu e si la Compag nie avail
enlendu considérer Thioa l comm e pécunia il'emen t responsab le de ces avarie"elle les lui aurail récla m ées, ou lout au
moins en aurait fait résel'ves expresses e n lui do nnant

congé;
Pal' ces motifs,

Le Tribunal condam ,le la Compagn ie à Vayet' à TIlibal :
1" 59ï fr, pour solde de remises cvmmercia les il lui Jues
pour l'aunée 1885 ; 2' 60'. fI', pOUl' ce ll es de l'ann ée 1886;
avec intél'èts de droit; déboute les parties de toules autres
conclusions; condamne la Compagnie défender esse aux
dépens ,
•

Du 21 septembre 1887, - Prés" M, AONA VD , - P t"
MM, CORTICHIATO pOUl' lecavitaine, NEGl\ETTI pour la Compagme.

VE NTE. -

l i'0N.0S De r.O~DIEnCIL -

I Nl'ER DI C1'IO N UI:: S' ÉT/\OLIfL

ENGAGEMEl\'l' COMM E PLAC llm.

L e vende1.t1' d 'un londs de commerce qui s'est ,inte1,dit de
c,'de,' di'r ecleme nt ou 1:,1di,'ectement un londs de m ênle
gen/re, ne contrevient pas à cette interdiction lOJ'squ' il
s'engage comme placi e,&gt; dans une allb'c maison déjd
existante et faisant le même (. ornnt~,·ce dans la lnéme

ville,
Il en esl s",'ioul ainsi lorsqu'il s'était d'abO?'d engagé
com,me plaCt'el ' che,; 80 n propre acheü:lw J et que ce n'est
qu'a la suite d Jun congé que celui-ci lui a do nné J qu'il
s'est l'}ourvu. d 'u n emploi similaù·'e dans une autre

maison.
(MONTEL CONTR" Bnn:y),
JUG EMENT.

Attendu que,dans l'acte so us sei ng privé du28 av,'il 1887,
enregis tré, p o rlant vente il Moutel du fonds de com m e,'ce
de \,in s li ns e t liqueurs des s ie ur; Ill'ixy et Fab" e, e nsem ble ach alandage, m até riel e t clientèle, ces derni ers se
sont inte rdit expressément de cl'ée r directe m ent ou indir ectem ent un entl'epOt de m êm e genre;

Que BrÎxy) à la sui te de cette ven te , a pris avec le sieur
Moutel des arran gemenls pou r devenir so n r eprésenlant ou
commier -plac ier su r la place de Marseill e;
Qu'au bo u t de deux mo is etdemi, soi t le 15 j llillet l 88ï ,
le s ieur Montel l'a co ngédié de cet emp loi ;
Attendu que le s ieur Il,'ixy s 'est po urvu d'un autre e mploi

simit ail'e dans une autre maiso n de cett e vi lle) faisa nt le
m êm e commer ce qu e le sieur Mon le l ;
Qu e celui-ci préte nd II'011verdansce fait un e infractio n

�( 6', )
·
c'1- dessus eL unc conclII'rence
à la clallse d'interd·
IctlOn
déloyale dODlmageable ;
.
.
Attendu que 1e f,\· Il llal' Bdx)"
. , à la sllIte du congé à. lIn
e'
comme
cmployé, "
dan c
unet
maIson
.
1
dOline, de se p ac l,
.
F'lbl'e
ne
sau
raIt
êll'e
consl
eré
'eul'
d
concurrente U SI
(,
comme ane violat ion des accords;
que dans la
"
One 1e drOLl,.', (au travai l ne peu t "t l'e limité
, . te (lue le-~ jlarties ont pu prévoll' ; qu,e cc n est
mesure s\.rlc
·
, el' (à la èréation d'u n cntl'cpOt de 1 meme
t
pas par lClp
1 genre
qu'était le fo nds cédé par Bdxy, que de se p ace r (ans IIne
aulI'e maison déjà ex istante, à tllre de SIm ple em ployé
appoin té;
Oue Bl'ixy ne s'était pas interdit celte faCil it é el que
si Montel ;vait \'011 111 qu'à lin till'e Cjup-Iconque, Bl'jxy ne
s'ocCllpât pills des afIaires l'elath'es à un entrepôt de vins et
liqueurs, ill'amait expl'essément stipul e;
\!ue Montel lui· même a inte'1)1'été le contrai de vente,
quand il a pris lJrix y comme em ployé; qu' il lui a défendu
alors de s'occuper de la représent ation d'une antl'e maison
tant qu'il serait au serv ice de la sienne;
Qlle nrixy, congéd ié pal' la volonté même de son pat l'on ,
a l'epl'isson dl'oit d'uliliser, dans une autre maison, son
travail et ses aptiludes de comm is, pOUL' Il! genre d'industrie qu'il connaissait ;
Pal' ces moUfs,
Le 'l','ibunal

deboute Montel de sa demande, avec

~épens,

DI&lt; 4 novembre 1887, - Pd"., 111 , LE;If c", juge. - P I:,
)111. VALEXSI pOUl' MOlltel, GElI!lOKOY pOLI r IJrix)'.

( 65 )

TRIBUNAL DE COMMERCE. -

ARn~T. COMPÉTENCE, -

DOMMAGES-tN TÉRtTS

poun

SAISIE-

D EMANDE SIGNIFIÉE AU DOl\llC ILE ÉLU .

DOMMAGES ' I NTÉR~1'S POU R SAISIE·

ARR~T,

ApPEL EN GARANTIE DE L "H UISSIER.

La dema nd e en dommages -intér~ls à ,'a;son dv. p,'éJu.
dice causé pat' u ne saisie -a n'ü , est ,'éllulièrement si-

unifiée au saisissant au domicile l'a,' lui élu dans l'exploit d e saisie · a'Té/.
Un T'ribunal de commet'ce compétemment ù wes ti d'u ne
1

d emande en dommages·intér6ts li raison d'une saisiea1'1'êt, n'est p as compétent pour statuer sw' la d emande
en garantie formée pa',. le sœisissant, dé( t:ndeu1' au p 1'Ocès, cont,'e l' hU'l:8sie1' cha't~9é de signifie,' la saisiea"'t'êt inc't'iminée.
(VANDENDERa CON TR E SALMON) .
JUGEMENT.

AUell du qu e l'opposit ion de Salmon envers le jugement
de défaul du 4 juill et dernier est régulière en la forme et
faite en temps u ti le;
Attendu que Vand enberg réclam e à Salmon des dommages-intérêts à raison du préj udice que celui-ci lui aurait
causé par des saisies· arrêts pratiqu ées à son enco nt re au
nom de ce derlliel' et maintenues pal' lui, malgré la li bération complète dudit siem Vandenbel'g vis-à-vis dudit
Ralmon ;
Attendu que celui-ci oppose deux exceptions à cette
demande:
l ' Une nullité de la citation;

TA

2' Une exception d'incompétence;

l ' p, -1888,

4: c;,,\"-, IRf'.';':,.
,
V:'
,Il
{$.
~-

'..:5"

~

JI

�( 66 )
ia null ité de la citation, que Salmon souALtend u, sur
dé'
d' ,
Ile- ci aurait, dù lu i être on n e a son omlelle
,
Ilentquece
, '
l'
d'
,
,
' anL les preSCri ptIon, de la 01 , tan 15 qu elle
à Pans, SUl v
.
,
d d T
" été sl'~nifiéo
à Marseli le, en 1 éLu e eN .. "
lUI, aural\&gt;
0

huissier ;
AUendu que c'était en celle étude, constituan: l e domicile élu par Salmon, pour la procéd ure en salS l e~lU'l'êt à
l'enconLre de Vandenberg, que celUI-cI a pu valablement
ciLer son créancier, pour uue cause ~'l' rat tachan t d irectement et nécessairement;
Attendu SUl' les fins en incompétence, que Marseille, par
l'tffet de ~elle élection de domicile et du fait qni a donné
lien à la prétention du sieur Vandenbe l'g, es t incon testablemenL devenu le lieu où serait néo l'obligation du sieur
Salmon et celui où elle dev rait s'accom jllir et le paiement
êLre fait ;

( 67 )

pal' les tribu naux de commerce, à qui la loi a refusé la
connaissance de pareil s actes;
Que les fin s de N" , so nt donc fondées et doivent être
accueillies, dès à présent;
Mais que N" , r éclame à Salmon des dommages-in tél'êts'
que le 'l'l'ibl1nal, incompétent s ur la demande en garanti e'
l'est éga lement sur le chef des dommages-intél'êts ;
,
Pal' ces motifs,

Le Tri buna l, admet en la forme le sieur Salmon en son
opposition envers le ju gement de défaut précité;
Se déclare compétent SU I' la demande de Vandeuberg;
renvOIe ell conséq uence les plaidoiries au fond à l 'audience d tl 14 novembre;
Dépens de l'in cident à la charge de Salmon;

Que la demande a donc été compétemment poursu ivie
devant le Tribunal de céans;

Se déclare incompétent sur les fins en garantie contr e
N . .. , hll iss ier ;

Attendu que Salmon a appelé en garantie le sieur N""
huissier;

En conséquence, l'envoie parties et ma tières devant qui
de droit ;

AlLendu que le Tribunal est in compétent ,-atione maleriœ pour ap précier celle demande;
Qu'en effet, Salmon repl'oche à N, , " h uissier, d'avoir,
malgré son ord re, tenté un~ saisie -al'l'êt sur Vandenberg;
de ne pas lui avoir signifié main-levée des sa isies-arrêts
opérées à son encontre; enfin, de refu ser la restitutioll du
dossier de l'affaire et des pièces l' relati l'es;
Que celle demande du sieul' Sa lmon implique donc en
elle-méme un désaveu, un refus d'in strum entçl' et une
rétention de pièces, qni, sou levés contre un ofücier ministériel et à raison des aCles accomp lis par lui ensa quahlé, ne
pourraient être appréciés valablement et compétemment

Dépens à la charge de Salmon.

D u. 7 novémb,'e 1887 , -

P ,-és" MM . L E MÉE , -

Pl"

BAIl 'fOLI eL EYMAR.

AG ENT

DE CHANGE .

RN FONCTIONS. -

-

CREANCIERS ANTERIEURS A

CnÊANCIER S POS'f ÉnI EU RS. -

L'ENTRÉE

EGALITÉ. _

SOCIÉTÉ,
SOC I ÉTÉ. -

D ÉFAUT DE PUDLICATION.- NULLITÉ. -

SOCIAUX . -

CRÉANC IERS

CRÉANCIERS PERSONNELS.

A ucune disposition légale ne perm el d'é lablù' une distinction ent re les c1'eancie1's chiro orapltaù'es d'un
agent de change, et de p aye,' les c,'éances nées pendant

�( 68 )
a cha"fle de p,'élé,'ellee à celles qui

, d
l'exel'ct.ce e s '

( 69 )
8011/

1lées allfé,·iem·ement.
.
'/
1 q"e si ragent de chanoe avml
Il 'ell sel'ad au remen
.

"
II
l 'Iaft'on de Sl charge, une poc Lété
fOl'mé pou" exp Ot
, , t d
II d
/"
( ne pP" 'sonne dl.sltnc e e ce e u
,'éO"lièl'e {orman tt
'
ti/ulai'l'e ,
.
ociété est ""Ile po",' dé f çwl de 1'"bliDans le cas 01t une s
,
t
II 'lé peul él?'e opposée at/x c,-éancte1's
,
calton cet e nu t
.
_'
_1
-éanci."s pe'-SOllnels des assoc,és ,
soct.aux pa1 es C1
l S cJ'éanciers personnels ont le d,'oit , en
En conS équence Je
.
, '1
d'être adm1:s en conCOU1'S auec les créanczers
pa'", cas,d
la dislribttlion de 1,acl,'f d e 1ew- ,déb',-.
Soclaux, ans
feut· , y camp' -,'s la po,-tion leu,' ,-evenant dans 1 act'I

de la sociélé annulée ( 1) ,
( HOMSY CONTRE FOURNIER, VIGUIER E1' CONSORTS),
J UGEMENT,

ALLendu qu'il n'est contesté par aucune des par ties en cause que Homsy ait prêté à Fomnier la som me d~ 24,935 fI',
95 c" les 17 janvier et 6 févr ier 1883, an tél'leurement à
l'entrée en fonction dudlt Fourmer com me agent de
change;
Attendu que, Fournier éta'lt tombé en déconfiture et
pourvu de liquidateurs judiciaires, Homsy demande à c~n ­
courir ave~ tous les autres créanciers dans la dlStl'lblltIOIl
de l'actif réalisé par les liquidateurs;
Attendn que Viguier et consorts, créanciel's de Fourn ier,
et dont les créances sont nées poslél'iemement iL celle
d'Homsl', pendant la gestion de Fournier, agent de change,
( t) Voy. Table gén érale, vo Société, nO 18 . Ib id.; n ~ 2'2 . . :. . 2~ Table décennale, Ibid . . no 41.

Tab le d~cennale.

s'opposen t à la demande d'Homsy et pl'étendent se faire
• attrib uel', en quali té de créanciers de la chal'ge, undroit de
préférence sur l'actif à répartir;
Attendu que le patrimoine d'un débi teul' est le gage commun de tous ses cl'éanciers, sauf le cas de pl'iv ilège ct d'h)'·
pothèq ue; qu 'il n'ex iste de privilège que ceux expressément prévus pal' la loi ; qu'aucune dispos ition légale ne
permet d'établil' u ne dis tin ction entre les créanciers chiro·
graph aires d'un agent de change, et de payer les créances
nées après l'en t.r ée en fo nction de l'agent, de préférence iL
celles qu i remo ntent à une date auté rie~re ;
Attendu qu'il en serait au trement si l'agent avait formé
pOU l' l'exp loitation de sa chal'ge une société régu lière, en
con for mité de l'article 75 du Code de commerce; que, dans
ce cas, la société amait constitué une personnalité distincte de celle du titu laire, ayant un patrimoine distinct, et,
pal' suite, des cl'éancier, distincts;
Attendu, dans l'espèce, que Viguier ct co nsorts excipent,
en effet., de l'existence d'une société entre Fournier et u n
commanditaire; mais attend u que celle soc iéte n'a pas été
publiée aux formes de droit; qu'en ve l·tu, soit de l'article
75 du Code de commerce, soit de l'a rtIcle 56 de la loi
d u 24 juill et 1867, elle est nu ll e et de nu l effet à l'égard
des tiers intéressés ; qu' une jurisprudence constante et
unan ime décide q ue les créanciers personnels des asso·
ciés ont le droit d'opposer la nullité de la société, pour
défaut de publicité, non pas seu lement aux associés, mais
encore aux créanciel's sociaux;
At tendu, en résumé, que la société entre Fournier et
son commandi taire, le sieur Boucher, devant êtl'e réputée
inexista nte a u regal'd d'Homsy, ce del'nier est fondé dans
Sa prêten tion d'être admis, en concours avec Viguier et
consorts et tous au tres créanciers chil'ograph aires, dans la
distribution d' un acti f faisant partie intégl'a nte du patri moin e de son débiteut' ;

�( 70 )

( 71 )

teur à une

Par .:es motifs,
Le 'fl'wunal, joignant toute, les ins tances, eO lld~m ne
FourD ier, ou soiL pour lui ses liqtudateurs ]UdlClatres
Roux.hlal,tin et PetiljeaD, à payer à Homs)' la somme de
24,935 fr, 95 c, mont ant des ca uses de la d em a;~ d e ,. avec
intérêls de droiL ; reçoit en lem mterventlO n " g Uler et
Bressl'; les dé bonte de lenrs fin s et co ne lus lOn s et l es con damne à tous les dépens de la présente In stance,

nit 11 1I ovemb,'e 1887. - Pr~s" hl . LE MliE, j uge.
Pl" MM. BLANCHA.Rp pour Homs)', SENÈS pOUl' Fomnier,
T HIERRY pour Viguier et consorts.
S OCI ÉTÉ, -

LIQUIDATEUR . -

R ÈGL EMENT . -

SU R REQUÈTE . -

POUVOIRS . -

COM PTE. -

~'R A I S DE DtFENSE.

ApPROBATION PAR JUGE M ENT

OPPOSITION PAR LES ASSOC IÉS . -

H ECE-

" ADILITÉ .
COllPÉTENCE,
COMPTE. -

-

SOCIÉTÉ , -

CONTESTATIONS. -

LIQU ID ATW Il

J UD rCIAIRE , -

ARTICLE D ' HO~ OHAIR ES POU R

FRAIS DE DEFENSE.

I l entre dans les pouvoù's du liquida lem' d'une soci~/ê,
de "égler avec le défens",,,' de celle-ci les ltouomires
qui pelwtmt lui ét1'e dus t.i raison d 'une exp7'op,'iation
pow' cause d'utilité publique ,
Toutefois,les associés peuvent discllter le compte de liqui.
dation, sur cef a1,ticle comme su1' (out autre .
A u cas où ce compte a ét~ app,'ouvé pa.' un il/yemenl
"'endu, sur la 1'efJu~(e d tt liquidateu1', pm' le T ribu.nat
qui l'a nommé, les associés sont .,'ecevable3 à exe1'ce"
leur d,'oit de discussion pm' voie d' opposib.:on à ce
jugement.
Le Tribtmal de commerce qui a nommé un liquida ·

soci~ t ~ ,

est seul

comp~t~nt

p o",' connaUre

. d es con tes lations que les associés p euvent éleve)' StW le
compte )','ésenté pa?' ce liqu idateur et sur tous et chacun
des m'ticles qu i le composent ,
A lo1's m ém,e qu'a s'agiTait d'un m'ticle comp,'e nan t les
honor ait'es d'un dé( enseu1' à ra ison d'une exp,'opl'ia-

tian pour cause

d'utili t~

p ublique ,

(CH EMI N DE FER CON T RE CARCA SSONNE) ,
J UGEMEN T ,

Att endu qu e le sieur Henri Néri, actuellement décédé,
avaiL été nomm é par le Tribunal de commer ce de céans,
liq mdateur de la Société Falguière et C' ;
Qu 'en cette qualité, il a eu à suivre l'instance en expropri ation pour cause d'uti li té publiqu e, à l'encontre de la
Compag nie des chem ins de fer P.-L,-M., de l' usin e et dépenda nces appar tenant à cette Société;
Que lediL liquida teur a confié la défense des intérêts de
la Société à un avocat de son choix et que la liquidatio n a
ob tenu une ind emnité de 3,600,000 fI'. , alors qu e l'oITre de
la Compagnie P. - L . - ~ L ne s'élevait q u'à 1,200,000 fr .;
Attendu q ue, dans son compte de liqu ida tion, le sieur
Né ri a passé au débit le chiifœ des honoraiJ'es du défenseur
de la Société tel qu' il était demandé et tel q u'après examen et vn r iflcat ion de la part d u Iiqu ida tenr il a été admis comm e exaet et dù ;
Qu 'en agissa nt ain si ,le Iiqllidateur fa isait un acte qui l'en·
trait dans so n adm inistration et q u' il avait qualité de fa ire;
qu'entl'e lu i, r ep résentan t de la Société, et le défense ur de
celle -ci, il s'est a insi fait , au profi t de ce dernier, un ac~ord
et q ue le liq utd ate ur a constalé et consacré cet acco rd en
passant l'article dans son compte;

�( 72 )

( 73 )

Que ce compte de liquidation a été l'objet d 'une approbation de justice, pal' jugement en date du 25 novembre 1886,
rendil sur la requête du sieur Néri ;

donc pas e ngagée vis-à-vis d'uu tiers, qu i n'est pas au procès, m ais bien entre deux parties, toutes les deux justicia bles du Tribunal de céa ns, à raison des difficult és nées sur
le compte dont s'ag it;

Allendu que la Compagnie des chemins de fer P .-L.-M.,
comme propriétaire d'un certain nombre d'actions de la
Société Falgu ière el C', fait opposition andit jugement il
l'encontre du sieur Carcassonne, liqnidateu r nommé en
remplacement du prédécédé ;
Attendu que la Compagnie P.-L.-N. est recevable en cette
opposition; qu'en sa qualité de porteur d'actions de la
Société Falguière et C', elle était intéressée il la liquidation
opérée par le sieur Néri, avait droit de l'examiner et de la
contester dans ses détails, à l'encontre du liquidateur, son
mandataire ;
Que le droit de la Compagnie P .-L.- M. était donc d'être
présente à l'examen et approbation du compte devant la
justice ;
Que, par suite, son intérêt et son droi t de fai re opposition au jugement sus- énoncé, sont incontestables; que s'il
en était autrement, tout liquid ateur judiciaire pourrait
échapper au contrOle du liquidé en requérant u ne approbalion de ses comptes à l'insu de ce demier ;
Mais a!lendu, sur ladite oppo~ition, que le seul TI'ib unal
les comptes de gestion
d'un liquidateu r judiciaire est le Tribuna l m ême qui l'a nommé, qu and, entre ce mauda taireet ses mandants il s'élève
.
'
sur le bien fondé de ce compte des contestations diverses;
com ~tent pour apprécier et appl'Ou ver

Que c'est l'ensembla de ce qui est compri s dans ledit
compte, et par conséquent chacun des articles qui contribuent à la formation dudit compte, qui est so umis au controte exclusif de ce Tribu nal compétent;
Que c'est le cas de J'espèce; que c'est, en effet, un des
mandant&gt;, qui discute à l'encontre du liquidateur un article spécial admis pal' ce dernie,-; que la con tes ta;ion n'est

Attend u qu' il n'y a pas lieu, d'autre part, à sUI'Sis, la
Compagnie P. - L.-M. n 'é tant pas seule int éressée et ayant
à cOté cl'elle d'aut res actionnaires non con testa nts, et ayant
aussi intérê t à une prompte approbation des comptes du
liq uidateur;
Qu' un seu l cas pourrait contraindre légalement le Tribunal à su rseoir, cel ui où la contestation soulevée contre
tout ou partie d'un compte d'un liquidateur tendrait à une
action criminell e ou correctionnelle, le criminel tenant
alors le civil en état;
Mais que tel n'est pas le cas de l'espèce;
Attendu que le compte présenté pal' le liquidateur,
comm e résultat de sa liquidation , a été 'déjà apprécié et
vérifié pal' les premiers juges; que le liquid ateur actuel ne
pré tend pas avoir à y apporter une modification quelconque;
Pal' ces motifs,
Le T"ibunal admet comme recevable l'opposit ion de la
Compag nie des ch emins de fer P. - L .-M. envers le jugem an t sur requ ê te précité;
Se déclare compétent; dit n 'y avoir lieu à sursis; en
conséquence, d éboute ladite Compagnie de sa demande;
Avec dépens.

D" 15 novemb,-e 1887. - P";;s., M. ARNAUD . - P l .,
MM. ArcARD pour le Chemin de fer, NEGRETTr pour Carcassonne.

�( 74 )

ASSURANCE MAnITIME. -

CINQ ANS. -

( 75 )

lltAssU RANCE. -

CLAUSE. -

PnESC RIPTI0N [)E

DISPEN SE OES OI!:LAIS ET FORMA-

LITÉS JUDICI!\IRES.

La p,'esc1'1:ption de cinq ans appl'icable aux actions derivant d~une police d'as8u1'ance, s'applique aussi aux
polic", de ,'eassurance (0,
Quand ime police de 1'éasS1t7'anCe (aite PO'U?' un temps in~
déterminé a été ,'ésiliée d'u.n commun acc01'd à une
dale fixe., c'est à pa,'fit, de cette date que cOlt,'1 le

temps 1'equis pour p1·esc1'i1'e .
Ne (ail pas obslacle au cow's de celte presc1'iption la
clallse de la police de réass.wallce qui dispensail le
,'eassure des delais et (o,'malilés judicia;,'es (2) ,
(LLOYD FRANÇAIS CONTRE

ASSUREURS),

JUGEMENT.

Attendu que l'article 43Qdu Code de commerce dispose
que toute action dél'ivant d'une police d'assl1rance est prescrite après cinq ans, à compter de la date du cont ,'at;
Attendu que la loi non seu lemen t ne p"oh ibe plIS les
réassurances, mais qu'elle les reconnaH au cont,'aire' que
, l
'
,
des 01'5, les régies relatives aux polices d'assuI'ances sont
applicables aux polices de réasslll'ances' que notamment
la prescription quinquennale atteint é~a lement ces derl1Ières, quand le Cas y échet;

Attendu q ue les polices d'assurances passées entre les
parties ont pris fin, du commun consentement de celles-ci,
pal' ave nant de résiliation (lu 11 juin 1880 qui a fixé le jour
de cette résiliation au l" jui ll et suivant;
Ou ' il est donc certain q u'à pa rtir de celle derni ère date,
toute app lication nou ve lle, en vertu des polices de réass urances, n'a pl us pu avoir lieu et que le délai pOUl' la
pres('.ri ption q ui nquennale doit être nécessairemen t compté
à partir d u 1" juill et 1880;
Attendu que la dispense des délais eL forma lité,; judiciai ·
l'es, accordée pal' la police du 12 avril l 8S0, ne pouvait pas
se référer il autre chose qu'aux délais et fo,'ma lités nécessaires à l'exécution même des po lices en co urs et aux prescriptionsde la loi en ces matières; mais qu'elle ne s'appli·
quait pas à la presGl'iption ell e-même, qui ne peut être
acquise qu'après que la police même s'est trouvée interrompue dans son exécution pendant un temps déterminé;
Attendu qu'il ne s'agi t paR entre les parties d'une sorte
d'association da ns laquelle leurs opé,'ations respectives
d'assu,'ances et de r éassurances aient été mêllÎes et confoncl ues et ne pou vaient être connues, quant il leurs r ésul tat s, que pal' un ,'èglement final;
Ou 'entre les parties il n'y a eu , en réalité, que ùes rapports cl'aSl::iUré à assu reur;

Ouel'assmé, clans l'espèce, le Lloydf&gt;'a1lçais,devait donc
exercer son action en tem ps utile, soi t dans les cinq ans, il
compter du 1" juillet 1880;

Oue, dans l'interva ll e, il n'y a eu aucun acte intel'l'uptif
(1) Voy. Tabl e géoéra lê. \,0 Assurance maritime, nu 761 et suiv .
- Tabl~ décennale, ib id, n·18l. - Voy. cependant 2- Table di!ccnna le. lbld., n* 125
(2) Voy, Tabte générate, 1"'&lt;1" n' 763.

de prescription, aucune cédule ou reconnaissance émanée
des d&gt;Hendeurs qui puisse permettre de rejeter l'exceptiou
proposée pal' ce ux- ci;

�( 77 )

( 76 )
Par ces mot,i(s,
Le Tribuual, admeuant les fins prises pal' les défendeurs,
dit que l'action du Lloyd français est prescl'ite; en conséquence, déboute ce dernier de sa demande;
Avec dépens.
Dl&lt; 17 novembre 1887. - P ,'és., hl. AnNAuD. - Pl.,
MM, COUVE pOUl' le L loyd français, ESTRANG IN pour les

assureurs.

COMM IS, _ CONGÉ SANS PRÉAVIS. DATION JUDICIAI RE DE SOC IÉTÉ . -

DISSOLUTION ET LIQUIINDEMNITE NON DUE.

L'employé congédié sans avis préalable n'a d,'oit li aucune
indemnité, 100'sq"e ce congé lui a été d01111é li la suite de
la dissolution et de la mise el1 Uqttidat-ioH:p1'ono11cées
pa,' justice, de la société li qui i l avait loué ses sel"
vices(1).

(LOMBARD CONTRE LIQU IDATEUR OLIVE ET C') ,
JUGEMENT.
Attendu que le sieU\' Lombard était emplo yé de la maison Olive el CO, de Casimir Olive, en quaJit~ de comptable
aux apvointements de 150 fI'. par mois;
Qu'à la date du 1" septembre dernier, le Tribunal de
céans a ordonné la dissolution de la Société Olive el C', il
la suite de difficultés qui en rendaient imposs ibles la continuation et le fonctionnem ent',

Que ce n'est que le 5 octobre suivant, que le sieur Lombard ~ été remercié ,de ses serv ices par M, Dufour, liquidateur JudICIaire; qu à ratson de ce congé, Lombard réclame
des dommages-intérèts en sus de ses appointement s
d'octobl'e;
Attendu qu'une indemnit é n'est due ;\ l'employé que
dans le cas d'u n congé don né bru sq uement et sans motifs
plausibles; qu'i! appartient toujours au Tribunal d'apprécier les causes du congéd iement ;
, Qu'eu l'espèce, Lombard n' ignorait pas que la liquidatIOn ordonnée par JustICe mettait fin il la maison de com merce dans laq uell e il était emp loyé et qu 'il ponvait être
rem el'cié dés que le liquidateur judiciaire n'au rai t plus
besoin de ses services;
Que, d'autre part, la liquidation élant im posée par le
Tribun al et ne résultant pas d'lllle dissolution volontaire
des membres de la Société Olive et C' , doit êtl'e considél'ée
comme un cas de force majeure, on, plus exac tement,
comme une cause légitime de congédiement vour les employés;
Attendu que l'offre de Dufour, ès-qualit é, de payer les
appoi nt em en ts des ci nq jours d n mois d'octobre, est suffisante et satisfactoire ;
Par ces motifs,
Le Tribu nal , au bénéfice de l'offre fai te par le sienr
liquidateur de la Société Olive et C' , de payer au
Slem Lombard la somme de 25 fI' , pour ses appointements
des cinq premiers jours d'octobre, et réalisée qne soit cette
offre, déboule ce dernier du snrplus de sa demande et le
condamne aux dépens,
~ ufour,

Du 23 novembre 1887, -

P,'és" M, LIEUTAUD, juge , -

Pl" MM, AMBARD po ur Lombard, STAMATY pour le liquida( 1) VOl' . ce rec. 1882 . 1. 787 el La note.

teur,

�( 78 )

CH EM IN DE FER. -

DnoIT

D'USER

D ÉLAI. -

( 79 )

MARCHAN DISE Ann IVÉE AVANT. _

DU Ot LAI ENTIER. -

L ETTR E O'Al IS. -

OBLIGATION DE LIVR ER DE SUITI!: .

E n p"incipe, ti ll e Compagnie d e chemin de ( e,' est en
d"QI:t d'use,' de lo,ti le délai que lui accqrde le lat'if el
de ne lif)1'er une marchan dise qu:à l'e:r;pù~ation de ce
délai, alors méme qu'en (ait elle serai t an'ivée quelques
'
jours plus t6t (1) ,
Al ais il en est aut1'eme1lt si, des son a1'1'ivée )la Compao nie
a éC1' lï au destinataire une leUre d 'av is .

En pa"eil cas, si le destinata;" e se p" ésenle i m médialement p om' 'r ecevoi'l' , la Compagnie est tenue d e
tans pouvoir exc iper du d élai.

[iv1'et',

El cela quand même la marchand ise serai l li vmble à
dom.ie,le, si le destinala;,'e 8'esl déclaré p"êt à ,'eeevo;,'
en ga1'e .

(MAn.

CAliEN ET C' CONTR E CHEMI N DE FER).
J UGEMENT ,

Attendu que la caisse jel'seys du poids de 37 l&lt;i los, expédiée de Pal'is à l'adresse de Marx Ca he n e t C', es t a l'rivée
en gal'e de hlal'sei ll e le 19 aoùt de miel" ,
Oue le méme jou r avis ava It été do nné au destinataire
par la Corn pagnie défenderesse ,'
One le lendemain, Marx Cahen N C' , oU leur préposé, se
sont présentés pour retirer ladi te ca isse ,'
Oue l'emplo yé de la Com pagnie a r efu sé de la leur
( 1) Voy, ce rec, 1881. 2, 61. -

1885 , 1. 1\9 ,

rem ettre pal' le m oti f qu e la ca isse était « li vrab le à domicil e » e t q ue la Com pagnie a va it à en fa il'e op érer le
ca m ionnage; qu e, de plus, les déla is r églem e ntai res pour
la livraison n'é ta ien t pas expirés e t n e deva ient fin ir que le
24 aoùt au pl us tOt;
Atten du qu e ce re fu s éta it inoppor tun et m al fond é;
qn e, sans dou te, la Compagnie a le dro it d 'u ser de tou s les
dé la is r ég lem entaires q ue les tarifs ap prouvés l ui acco r"
dent, eL q ne , pe nd an t ces délais, les r éce ptio nn a ires ne
pe uvent la con tra indre à livrer e t la cons idérer co mm e en
retard , a lo rs m ê me q u'ils pourr a ie n t prou ver qu e la m archandise est arrivée; q ue la Compagn ie, en effet, es t seu le
a ppelée à connaitre des n écess ités de son service;
Mais qn'ell e ne peu t pl us invoquer ce m oti f lorsqu'ell e
m ême, en envoy ant au destin ataire une le ttre d' a via, lui
fa it savoi r qu'e ll e tie nt à sa d ispositio n la marc handise

arrivée à son ad resse ;
Oue , dans ce cas, e lle manifeste qu'ell e est prê te à dé livrer immédiatement la march andise, puisq u'e ll e ent end
faire cour i r, dès ce m ome n t, llll magasinage à son profit;
Ou'e ll e n 'a do n c p l us à i nvoqner les dé lais réglem entai res vis- A-v is le destina ta ire q ui obtem père à son
appel ;
Attendu e n ce qu i tou ch e le m o ti f tiré du « camion nag e
à domi cile, » q ue ce camio nage n'es l é videmm ent stip ulé
qn e dan s l' inté l'êt et po ur la comm odité d u desti na la il'e, et
q ue lorsqu e cel ui- ci , appelé pal' la Com pagnie elle-même,
se p résen te e t la dis pense de ce cam io nnage, elle n 'a aucun
prétexte pour r efuser d e déliv l'e r la m arc hand ise r é.clam ée ;
Ou'il a donc été cansé un préjud ice a ux s ie ul's hla rx
Cahen et C' e t qu e le T rib u na l a les élém ents po ur en ap pré·
cier l'im portance;

�( 80 )

( 81 )

Par ces motifs,
Le Trillunal condamne la Compagnie défendel.'esse à
" .{ Cahen et C' la somme.
de 50 fr
., à tItre de
payer", lUa\.
.
dommages-intérèts pour les causes cl-dessus, avec lIltéréts
de droit et dépens.
Du 1"' décembre 18S7. - P1'és ., M. AONAUD. - Pl.,
MM. VlDAL' NAQUET pOUl' Marx Caben et C', AlcAno pour le
Chemin de 1er.

EFFET DE COMM!nCE . -

PERTE. -

CAUTION. -

At1ENCE

D'CNE SOCIETE A:'- ONYME.

Une qgellce d'une société a,JOnyme pouvant cesse1' d'e~istel'
pm' la volonté de la société qui l'a créée, ne saw'atl éh'e
p"ésellfée comme cal/tiol! pow' obtenir le paieme~lt
d'"" effet de commerce peI'd ... (/52 C. de com.)

Oue cette dernière, soit la société le Crédit Lyonnais, est
seu le acceptée comme caution et qu'elle doit être admise
à laire sa soumission;
Pal' ces motifs,
Le 'l'dbunal déboule C, Moutet de l'offre qu'il lait d'une
cau tion à l'effet ci-dessus PD la personlle du Cl'éd it Lyonn ais, agence de ~I arsei ll e; mais décldre bonne et sufflsante ladite caution en tant que ce serait la société le
Crédit Lyonnais, en lant que société; dit qu'en ce dernier
cas, celle-ci Sera admise il faire sa soumission au greffe du
Tribuna l de commerce de céans;
Dépens à la charge de C. Moutet.
Du 12 décembre 1887. - Prés ., M. LE MÉE, juge, _
PI., MM. HOONDOSTEL pour Mou te t, TALON pour Rivoil'e et
Lombard .

(MOUTET CONTRE RIVOtnE ET LOMBARD).
VENTE A LIVRER . -

-

JUGEMENT.

E~lB ... nQUEMENT

AU PI US TOT.

INTERPRÉTATION.

Attendu que C. Moulet a égaré un bi llet à ordl'e de la
somme de 4,924 Ir. 60 il l'échéance du 25 novembre 1887,
avec eudossement en blanc, il lui remis par les défendeurs
à la date du 27 août 1887 ;

La cial/se embarquement au plus 16t, dans ""e venle à
liv,'C1', diffère de la clause embal'quement immédiat, en
ce sens qu'elle laisse une certaine latitude m01'ale au
vendeur.

Ou'aux termes de l'article 152 du Code de commerce, il a
présenté requéte il M. le Président du Tribunal de céans, à
l'effet de faire ordonner le paiement dudit billet sous
caution;

Mais elle ne le dispense p~s de fa;,'e lo"Ies diligences
pour que l'expédition ne suh'isse aucun '"ela1'd de son
chef.

Attendu que Moutet ayant présenté comme caution
l'agence de Marseille du Crédit Lyonnais, cette caution a été
contestée avec raison, puisq ue son existence dépend de la
volonté même de la société qui l'a créée;

El elle Illi laisse l'obligation de jllstifier des causes d ..
,'e(at'd, s'il y en a eu.
Spécia lement, si une vente pa1'eille, conclue le 5 du mois,
n'a été suivi d'embarquement que le 29, et qu'il soit
i llst ifié que plttS~'eu1's novù'es $011/ partis enb'e ces

1" p, -

1888,

6

�( 82 )

de .. ", dales, le vendeu,' doit élre réputé en (aute el
suu'a?
b ' l 'és ,,/iatioll dit marché,
(FRANGENHElM ET

C'

CONTR E JAcOUEMeT ET R I CHARD),
JUGEMEN T,

der nier Frangenheim et C'
5 sep tembre
Atten d u que 1e
,
'
vendu
aux
Slem
s J acquemet e L RI chard
nt
1
out ver ba eme
d
' 1 fé Java Malang du gOlll' el'l1e ment, es en,
250 plCU S ca
'
, l ' 1 1 lé
, "t à raison de 114 10', les 50 lu I. , e plCU ca cu
chèl'es d aou ,
l
'
'd
d e
61 kil
au pOl s
· 76 , « embarquement a ,u P us tôt, »
Attendu que ceUe clause se diffél'e n ci~ de cell e «d'emimmédiat » en ce sens qu elle corn porte une
b arquement
1
d'
,
1
t't
au profit des ven
em
s, SUlvant
certame a lU de morale
,
.
, .
les circo nstances de temps et de lien x ; malS qn ell e ne d,spense pas ces derniers de faire t~ute cltl'gence pour que
l'elpédition ne souffre, en ce qUl le. concerne, auc un
retard ;
Attendu que Frangenbeim el C' ne se sont mis en devoir
d'expédier qu'à la date du 29 septembre 1887, ainsi qu'il
résulte de la date du connai ssement dont il s se prévalent ;
qu'en fait, le na vire porteur des cafés dont s' agit n'est
par ti de Ja va que le 17 octob l'e ~u ivant;
Que méme, en ne tenanL pas romple de cette dernière
dale, mais seulemen t de la première, il y auraLl eu entre
la venle et le 29 septembre 1887, un interv a lle de temps
pour lequel les vendeurs n'ont fomni et pu fourn il' aucune
explication plausible; que la clause « emharquement au
plus tôt. ne les dispense pas de j ust ifier des ca uses du
retard apporté, quand ce retard alteillt, comme dans l'espèce, une durée qui semble une véri table négligence;
Que ce ne peut être la difficu lt é de se p rocurer un navire
qui a empêché une plus p rompte expéd ition ;
Qu'il est établi, en effet, qu'il est parti, dans l'intervalle

( e3 )
du" a u 170c tobre, une série de nav ires Il vapeur hollandais et des Message,'ies Maritimes de n~tavia pOUl' Marseille;
qu' il eù t été du devoir d es vende urs de profite,' de l'un de
ces départs;
Que leur n égl ige n ce, à r.et égard, a é Lé cause que la
marchand ise don t s'agi t n'est parvenue à la d is positio n
des défe nde ul', que 7 1 jours après la vente , alors qu'une
fo ,'te bai sse s'était produ ite et que, dans l'int erva lle même,
étaien t arrivés il Marsei ll e des navil'es porteu rs de café
de m ême pro venan ce, mais des enchères de se ptembre 1887,
il diverses antl'es destina tions;
Qlle les défende urs qui avaient achp.té des ca fés des
enchères d 'aout précédent pour êt,'e des premie,'s en possession de celte marchand ise, n'ont pu l'avo ir CJu'a un moment tout à fail in olJportu n et p,'t\judi ci able po n l' eux pal'
le fait des re ta rds injust ifiés mis pa l' le urs venaeul's;
Qu e, dès lors, les lins en ré, i1i at ion de la vent e nrÎses pal'
les défendeurs sont fondées et que la demande formée par
Fran gen he im e t C' aux fin s de les cont,'oinr1re il accep ter la
trait e fourni e pal' ces demiers, doit être repou ssée;

Pa l' ces motifs,
Le Tribun a l, résilie la vente des ca fés don t s'agit ; en
conséquenl'e, débo u te Fi'a ngenheim eL C' de leu r demande,
avec dépens ,

D u 14 décemb/'e 1887, - P,'és. , )!. AIINAUD, _ P I"
MM, COU I E pOUl' Fra ngen h eim et C' , SICARD pOlir Jacqllemet
et R ichard ,

ARMA TEu n . -

CLAUSE n' EXONÉRATION DES FAUTES DU CAPITA INE .

F AUTE COMMISE. -

PnOFIT RETIRÉ PAR L'ARMATEU R . -

RESPONSA OlLI TÉ,

Est ualable en p";'lcipe la clause de la cha,'lt-pa"tie ou

�( 84 )

,
nt qu'i exonère l'a.t·mafe1l1' de la t'espoll _
du connalsseme
. .
8abiliU des {autes dll cap',laH,e (1).
r.' '/ 'en saut'ait étl'e ainsi dans les cas pa1'tiToute/o,S, t PI
.
d'
,
' s faldespottl'l'a1ent éb'e la cause un p,'oCUllers ou ce l '
.
,
.
' , ale,," ou de l'exoné ratwn d IIne obltgafil po",' / mm
tio1l par Lu t assumée.
,1
1 lm'Bqll'il résulte des accOl'ds ~ lIe le (a)'Spécta
eme11
1 r
,
dage élait Il la chm'ge de l'arm emen l , a ,aule qu a
, le ca'1'l1caine
en néghgeant de se p rocure1' 'lm
commtse
r
'
d
''(isanl
ne
saura.it Ure comptée au " omb,'e
l at' agesu/j
,
de celles dont l'al'male,,,, est eXOl,éré par la clause ci1

desslcs.
L'arma/ellr esl dOllc ,'&lt;spollsable, mal[l"é cetle clallse, des
domma ges qlle l'absence ou l'insu {fisa"ce d u lm'dag'
ont causés Il la ma,'chandise (2) ,
( MANTE FRtRES ET BORELL' CONTRE CAPITAINE J OHNSON),
J UGEMENT,

Attendu que le capitain e Johnson, command ant le vapeur anglais Khavale&gt;', a appor té à la consignation des
sieurs Mante frères et Borell i, de Régis ainé, u n chargemeut de sésames et d'arachid es;
Que ces dernie,'S, à raison de diverses avaries qu'ils ont
trouvées dans la marchandise dont ils opéraient le débarquement, ont fait nommer un exper t pour constater leur
cause, leu r imporlal1re et leur valeur, et notamment pour
dire si elle provenait ou non d'un m anq ue de fardage;

(1) Voy . Coof. Table déceonale, v' Capita ine. n' 99 . - 2' Table
décennale, \'. Armateur ,lI' 5. - . Ce r~ c. 1882 . 2. 116. - 1884.2.63
et 96, - 1885, 2, 31.
(2) Voy . anal 2. Table décennale, V' Capitaine, 0' .Ii'l . - Ce rac.
1881. 1. 1; 7, - 1883, 1. 72 , - 1886, 2, 17i.

( 85 )

Attendu que l'expert dés igné a exécu léson mandat; qu'i l
a accédé à bord , alors qu'il n'existait plus qu e les mal'''"
cha ndises du dernier pl an, le surplus aya nL été en levé
comme ne donnant matière à aucu ne con les la tion j
ALlendu q ue, des constatations qu e l'ex pe,'t a fa ites, i l
ressort qll e des suintements et des écoulements d'eau de
mer, provenan t du je u des bordages et des rivets, ont eu
lieu le long des parois inté rieu res d u vapeu r, et que l"est
celte eau de mer, en con tact av ec la marcha ndise, qui l'a
avariée;
Que l'ex pert a, en même temps, constaté l' abse nce d' un
farclage, qui, s'il eu t existé et lait réguli èrement, auraiL
protégé la m a rcha.ndi~e et l'eû t empêchée de s'avarier;
Que la ca use de l'avarie provient donc du fai t eL de la
faute du capitaine;
Qne, vainement, ce dernier all ègue qu'à l'embarqu emen t
il aurait fait des résel'\'es su r l'élat des marchandises à lui
)'emises mouill ées pa r eau de pluie ou par eau de mer;
qu 'il ne s'agit pas, au procès, de ces avaries antérieures au
voyage de reLour du navire 1(!zawater, mais bi en des avaries survenu es, pendant ce voyage de retour, par le fait du
manque de fardage;
Oue le rapport SU I' ce point ne laisse a ucu ne incertitude;
qu 'il s'agit bien d'ava ries p,'od uites en cours de voyage et
comme conséq uence de la fau te commise;
Que la responsabilité d u capitai ne est ind iscu table;
Qu e l'article de la ch arte- partie lui pe,'mettait, en cas de
nécessité po ur lui de se procurer les objets prop res à fai,'e
son fard age, de les demandel' aux alIréteu l's ; que non seulement il ne les leur a pas réclamés par écrit, mais m ême
verbalem ent , et q ue s'il l'ava it fait et s'il eut éprouvé un
refus, il aurait pl'otesLé; que sa négligence est do nc cer-

tain e ;

�•
( 86 )

( 87 )

All endn qne les armat eurs du navire Khaw ale&gt;' , les
sieurs Dickinson et C', à qui les sie nr; Man ie frèl'es e t
Borelli, de Hégis ain é, ve ul ent reten ir le montant desd ltes
avaries, fixé par J'expel't il 5602 fI'. 50 c., sn r le solde du

ALLendu q ue, dans l'espèce, ce n 'es t point l'affré teur qui
avait l'ob liga tion e t la charge du fardage; qu e s'il avait à
(omni r ce farda ge, ce n'était pas pour son compte, mais à
la charge du navire ;

fl'et par eux dû, soutiennent, cOl1l,!'e ces derni ers, ne pas
être res ponsables des fa u tes on négligences commises par
leur ca pitaine, eL qu'i ls invoqu ent, à t:el égard, une s tlpU lation spéciale contenue dans lin article de la chartepartie;

Attendu 1J1l e ceUe charte-partie est int ervenue le 20 novembre 1886 entre les sie urs Dicki nson et C' et les sieurs
Nan te frères et Borelli, de Bégis ainé ;
Que ceux-ci ont acce pté, en effet, la non responsa bilité
des armateurs à raison des actes de ba ra terie que pourrait
commettre leur capitain e ;
Que cett e clause, qui affranchit ai nsi l'armat eur d'une
responsabili té qu e la loi fait [,eser sur ln i, comme m a ndant du ca pitain e, ne peu t et doit ê tl'e conside rée comme
valable qu'a utan t qu 'e lle n'est pas contrai re à la moral e ;
On 'ell e pen t, entre par ties capables de con trade l' libre·ment,êLI'e autol'isée tou tes les fois qu e l'arlnatem ente nd se
dégager, par avan ce, des actes imprévu s qu e le capitai ne
peul comm ettre dans le cou rs de sa navi gat ion, e n dehors

de tout e influ ence dud it al'ma te ur et contrairem ent à sa
volont é et il ses prop res i.1l té rê ts ;
Oue ce

n 'e~ t,

en effet, q ue pour ce cas, qu e la clause dont

s'agit n'est poi nt im morale ;

Mais qu 'il ne sa urait plus en êt re de m ême, toutes les
fo is q ue la barate rie d u patron pou rrai t être sonpçùnnée
avoi r pu résulLer d'u n coneert frall du leux entre lUI et son
armateu r, l'our exonérer ce dern ier d' une obli ga Lion ass umée par lui , spéCIalement dans la charte-partie conclue
avec l'affré teu r;

Oue te fal 'dage é tait don c un e ohli gation directe et per sonn ell e de l'armateur, reconnu e el admise par lui;
Oue s' il ne lui était pas permi s de s'en afl't'anchir direcLeme nt et pal' un fait de sa sim pl e volonté, il ne pouvait en
être afft'anchi indirectement par un acte du capitaine luimême;
Oue, dans ces conditions, il serail immoral qu e l'armateur. par un con cert fraudul eux avec son ca pi taine, e ùt le
moyen d 'alTi ver il annul er une obligation par l ui prise et

qu 'il est tenu de respec ter ;
Oue, dan s l'espèce, la négligence et la fan te d u ca pitaine
Johnson proft te l'ait aux s ie urs Dick inson e l

C~ )

qu i,

n OD

seule ment seraient déch a rgés des dé penses llu 'e ù l en trainées
pout' eux le fardage, mais y auraient encore trouvé cet
avanLage d'avoir, en év itant le fardage, plus de place
dis ponible da ns le ur navire poul' les marchandises et., par
suit e, d'avoir u n fret plu s consid érabl e;
Alt endu qu e ri en, il est n ai, dans la cause, n e permet de
suspec ter l' honora b ilité des sieurs Di ckin son et C' el de leu r
imput e r un con cert fra udu leux avec le ur capi taine, sans
preuve;
Mais qu ' il n'est pas n écessaire q ue pareil concert so it j nstifié e Lé ta bli ; qu ' il suffit qu'il soi t possible et qu'il puisse
ê tre pl'ésumé ou soupçonné, pour démontrer q ue la clause
dont s'agit doi t être déclarée nu ll e com me contl'ai re à la
mo ra le, tout es les fois qu e ceLte dause est telle que l'a rmate ur pui sse avoir un intérêt à la baraterie de son capitaine pOUl' s'exon érer d'uo engagement direct;

�( 88 )

( 89 )
salle de spectacle, a y installer son éclaj,'age, dans les

l'al' ces motifs,

6'01.'8 mois du JOU?' OÛ le locataù'e adhérera à ces
accot'ds, constitue , nOn un conit'al li term e, mais un
cont,'at avec condition. suspensive, et dont l'exécution

Le Tribunal conda mne le capitaine John son à payer anx
sieurs Mante frères et Dorell i, de Régis aillé: l ' la somme
de 5 602 Il'. 50 c. ; 2' cell e de 1,53 1 fI'. 90 c. mon tant des
frai; d'expertise et d'enchères, et c'est avec intérêts de
droit ;
Déclare les sieurs Dickinson et C' responsahles solida irement des condamnations ci-dessus;
En conséquence, faisant droit, en tant que de raison ,
aux fins pal'eux prises con Ire les sien rs Mante frères et
Borelli, de Régis ainé, condam ne ces derniers à payer le
solde du dernier voyage de. Madagascar et de la c6te OCCIdentale d'Afrique à Marsei ll e, mais sous déduct ion à faire
des sommes ci-dessus, allouées à ces derniers contre le
capitaine Johnson, et c'est avec in lérêts de droit;

dépend absolument de l'adhésion a donne&gt;' pa,' le localaù'e qui y est enCOl'e étran.ge1·.
Il ne peu t donc so&gt;'lit, à etrel si, en (ail, le locata ;" e "e(u se
son adhésion.
La connaissance qu ~un individu a1.wat.'t de l'existenceJent-re d'autres personnes, d'un proces dont la solution
peut lui p01·ter préJudice, ne lui cree aucune obligatl:on
d'y inter venir .

Il est donc ,'ecevable, en pareil cas, et malg'-é son défau t

.,

d'ù1.lel"vention, à (orme,&gt; tù1'ce opposision au Juge-

ment qui lui (ait g,-ie/,

Dépens à la cllarge du capi la ine Johnson et des sieurs
Dickinson et C' ;

(GILLI8ERT ET C' CONTRE hlrLLOU ET CONSORTS
ET SYLYESTR8) ,

Et en cas deconteslation sur ledit solde, renvoie d'office
les pal'lies devant /ù' Lejoul'dan, arbilrz-rapporteur, pour
en déterminer le chiffre;

Les faits qu i ont do nné lieu à ce pl'Orès, sont relalés sommairemenl dans les motifs du ju gement suivant rendu par
le Tribunal de commerce de ,Iarseille,

Dépens quant à ce réservés.
J UGEMENT.

Dit 20 décemb1'e 1887, - Prés., M. ARNAUD, - Pl .,
MM , HORNBOSTEL pour Mante frères et Dorell i, NÉGRETTI
pour le ca~i t aille .
OBLIGATION. -

Attendu qu'un arrê té de ilL le Mai l'e de Marseille , en date
du 5 août 1887, a prescrit l'applical ion immédiatement de
l'éclairage éleclriqu e au théàtre du Gymnase da"s toules
les pal'ties du 1héâll'e offrant plu s spécialemen t des dangers
d'in cendie, notamment SU I' la scène et ses dépendances;

TERME A COURIR DU JOUR DE L'ADHÉSION

D' UN TIER S. -

TIERCE OPPOSITION , -

CONDITION SUSPJo!NSIVE.

CONNAISSANCE DU PROCÈS, -

O'L'\TER \oENTION. -

Le cOl1b'at pm&gt; lequel

ZUt

DÉFAUT

RECEVABILITÉ.

enlrep"eneur d'éclairage à

l'éleci,'icité s'e"gage, vis-d-vis du p,'opriélaire d'une

•

Que, sur la mise en demeu re et li la di ligence de Sylvestre, locatai re et direcleur du tbéatre, M, le Président du
Tribuna l civil de Marseill e, statuant en référé, a rend u, le
20 aoùt s uivant, une ordonnance pa!' laque ll e il concédait à
Millou et conso!'ts, propri étaires du théâtre, aC le de ce
qu 'i ls se déclaraient prêlS à faire procéder à l'inslallal,ion

�( 90 )

( 91 )

de l'éclairage électrique dans les conditions prescrites par

par Sy lvestre du trait é à in tervenir entre lui et Gill ibert et
C' pour la fixation de la redevance journalière relative à
J'éc lail'age électrique;

l'auto rité lDullicipale ; qu e la même o rdonnan c~ nom,mal t

M, Sixle Rey, expert, il l'ell'et de dirige r et surveil ler 1 exécution des tra vaux;

All endu q ue pour sat isfa ire l leurs obli gations, les p ropriélaires se son t mis en mes ure de provoqu e r les pr,'poslti ons des entrepre neurs d'éclairage, nolammenL cel le de la

Compagn iedu gaz de Maoseille et des sieurs Gil libert et C' ;
que le 29 aoùt,dernier délai il eux Imposé pal' le mand atatre
de j ustice, ils ont c!:toisi parm i les devIs présentés à celte
date celui qui leur paraissa it oll't'ir les Icond LtlOns les plus
avanlageuses et trailé avec Gillibert et C' pOUl' l'éc lairage
total,du théâ tre;
Attend u que Syl vestre s'est form ellement refusé il laisser
accéder dans le théâtre les ouvriers de Gi ll ibert ct C' ; q u'il
prétend avoir, il la date du 6 seplembre, co nclu de son
coté, avec la Compagnie du gaz de Mal'seill e,u n tl'aLléayant
le même objet, soit l'éclairage tota l du théâlre pa r l'élec,
triciLé;
Ali endu que Gillibert et, C' réclament il l'enconlre des
propr iétai res l'exéculion du trai lé du 29 aoùt ; que les propriétaires ont ap pelé Syl veslre au procès;
Atlendu que les q uest ions mulliples soul evées pal' Sy lvestre au cours des débats, se résum e nt dans les poinls suivan ts : apprécier l' si, le 29 a0ù t dernie r, Millou et consorts
ont fait avec Gillibert et C' un trai té (erm e et défi nitif ; 2' si
ce traité peut être opposé il Syl vestre et exécuté nonobstant
sa résistance;

Sur le premier point:
Allendu que la difficulté gît toute entière dans l' interpl'étation d'un e clause des accords, celle pal' laqlle ll e il
est accordé à Gillibert e t C', pour terminer les lravaux
d'inslallation , un délai de trois mois à dater de la signature

Qu'en s' in spirant à la foi s de la lellre pt de J'espl'it des
accords, on l'eco nnal l qu'il s'ag it lh,non d'une condi tion des ~

tinée à tenir en s uspens l'ex istence même du conlrat, mais
d' un simple term e aya nt pour ob,iet de retal'der seu lemen t
J'exécu tion dudit conlrat il la soll icitation et da n~ l'intérêt
excl usif de Gillibert et C' ;
Qu e, pal' celle clause annexe réglan t lm point accessoire
du conlrat, les parties n'ont pas eu lïnlention de faire
un e sli pu lation en faveur de'Sylvestre qui ser.Jit acquiseà
ce dernier pal' le seu l fait de son acceptalion en conform ité
de l'arti cle '11 2 1 du Code civ il ;
Que le droit de Sy lveslre, de disc uter la fixation de la
r edevance journalière à sa chal'ge, dans un tl'aité poslérieu r avec Gillibert et C', élait évident et n'avait nul besoin
d'être expressémen t réservé pal' les propr iélail'es; que celle
c lause peut étre modifiée de l'accord des parlies qui l'ont
consentie;

Que ce t accord s'est réalisé à l'a udie nce dans les conclusions pri ses pal' Gillibert et C', acceptées pal' Millou et
consorl s, il l'ell'et d'acce pter pOlll' point de départ du
délai oécessai re aux lravaux d'install atio n le prononcé du
présen t ju gement ;
Qu'en résum é, le traité du 29 aoùt es t un coott-at parfai t,
liant d' une m anière défi nitive les parties qui l'ont signé;
Sur le second point:
Attendu que Millou et conso rls ont a~i da ns la plén itude
de leurs druils de propriétai L'es, tenus de par la loi et la
convention des grosses réparations;

�( 92 )

( 93 )

Que ces réparations leur étaient imposées l'al' une n éces sité supérieure à laquelle ils ne pouvaien t se soustratre ;

vance journalière à sa charge, en profitant de la condi t,ion
stipu lée en sa faveu r et ci- dessus rapportée;

Que Sylvestre lui-mémequi les avaien t l'éc l,amées et fait
ol'donner en justice,serait ma l fo ndé à se plalndre,au)ou rd'hui du préjudice q u'ell es poul'I'a ient entrai ne(pou r lUI ;

Qu'il importe de mu ni r les Pl'opl'iélaires de moyens suffi sanls ponr triomp her d' une résistance qui paralyse depuis
trop longtem ps l'exécu tion d' une mesure de po lice pl'ise
da ns l' inté rêt de la sécurilé publ ique;

Que ce préjudice d'a illenrs n'ex iste pas en l'espèce;
Qu'en elIet, les propriétaires se préocc ~pa n t à jnste titre
des intérêts de leu r locata ire et les sauvegal'da nt da ns la
mesure du possible, co mme il appert d'un chef de leurs
conclu sions, accepté fOl'mellement pal' Gi ll ibert et C' , ont
stipu lé en sa faveu r la condition suivante, à savoi l' que
Gillibert et C' ne pourraient dans aucun cas exiger de Sy lvestre une redevance supérieure à celle que celui-ci payait
antérieurement pOlir l'éclairage au gaz;

Attendu que le Tribuna l ne peu t s'arréter sf\rie llsemen t
à ce fai t que Syl vestre au rai t trailé lui-m êmp avec des ~n­
trepreneu rs, con lre la volonté des pr opr iélai res, pom faire
exéc uter des trava ux à la ch al'ge et pOU l' le co mpte de ces
derniers;

Qu'en ce faisant, en traitant le 29 aoùt dernier avec les
entrepreneurs qui avaient présenté, à celle date, les propositions les plus avantageuses, Millou et consorts ont fai t
acte de bonne et 10l'ale gestion;

Att end u que l'exécution du présent jugement est suffisammen t assurée par les mesures sollicitées par Mil lou et
consorts da ns leurs fins à l'encontre deSy lvesII'e; qu ' il n'y
a pas lieu d'admetlre encore les conc lusions directes prises
pa r Gilliber t el C' à l'encontre de ce dernier; que les droits
de Gi ll ibel' t et C' sou t s"uvega,'dé, pal' les résel'ves qu 'i ls
form ulent à l'égard de I&gt;lillou et consorts en cas d'inexé cution ;

Attendu que Sylvestre serai t mal venu à p rétendl'e que,
l'arrêté du JOaoùt ne prescl'Ïvant que l'é;lairage mixte du
théâtre au gaz et à l'électricité , les prop l'iétai res auraient
eu le tort de traiter pour l'éclairage total à l'élect,ricité,
puisque le même Sy tvestre, à u ne date antérie ure, avait
déjà traité avec Gi ll ibert et C' , sauf ratificat ion ùe ces derniers, et qu'il a traité postérieurement au 20 août avec la
Compagnie du gaz pour l'éclairage total du théàtre ;
Attendu que les propriétaires sont fondés à poursuivre
l'exécution d'u n contmt régulièrement conclu par oux dans
la limite de leurs attributions;
Que Sylvestre, simple locataire de l'immeuble où doivent
s'effectuer les réparations, esl lenu de les subi l', sad à lui
de trailer avec Gill ibert et C' pour la fixatio n de la rede-

Qu e Sy l ves lre esl sans q ualité à cet e.ffet;
Que lout traité de ce genre doit être d'ores et déjà répu té
nul et non avenu à l'égard de ses propriélaires ;

Pal' ces motifs,
Le Tribu nal ordonne que Mi llou et comol'ts seront tenus,
dans les trois jours du prononcé du présent jugement, de
mett re la salle d u Gymnase à la disposi lion de Gittibert
el C' el de leurs ouvriers pourt:sécuter le tl'aité du29 aoùt
1887, et de fail'e vider leS lieux pa,' tous autres entrepreneurs; à défaut, r ésel'l'e Jes droits de Gilliberl et C' à
l'efl'd de réclamer aux propriétaires du Gymnase tels dommages-intérêts que de droit;
Coucède acte à Gill ibe l't et C' de l'uffre pal' eux faile et

�\ 94 )
'
Il
et
consorts
de terminer l'installation
acceptée par,Ml ou
é d
u
des travaux d on t S 'agit dans les trois mois d u pronouc
présent ju gement;
Leur caneèd e acte e0aa lement dece . qu'i ls décl aren. t acep, ément la clause slli vante ll1sér ée pat' Mil la u et
ter expl ess
d
l" té êt d
consorts dao3 leurs conclusions , et ce ans lU r
e
Sylvestre, à savoir:
Qu' ils s'engagentit donner la lu mière électriqu e ~u Gymnase mOyennaut une redeva nce journ ali ère et qut ne sera
dans allClln cas s upérieu re au prIx payé Jusque là pour la
fourniture du gaz;
Déboule Gillibert et C' du surplus de le urs conclus ions;
Condamne Millau et consorts aux dépens wr les Ims de
Millau et consor ts à l'encontre de Sylves tre;
Dit et ordonne que dans les trois jours d u prononcé du
présent juge ment, Sylvestre sera te nu de laissel' entrer
dans le théâtre du Gymnase, Gillibert et C' et leurs ou vrlers
pour procéder il l'mstallatio n de l'éclai rage électl'ique da ns
les conditions du trai té précit é dn 29 auù! ;
A défaut autorise Millau et consorts il faire accéder lesdits ouvriers, même pal' la force, à l'exclu sion de tous aut.res entrepreneurs, et condamn e Sy l vest.re à payer il ~ till ol\
et consorts 100 fI', de dommages-intérêts par chaque Jour
de retal'd ;
Dit et déclare qu'eu traitan t pout' l'éc lairage élcctl'ique
à raison de 40,000 fI' , pour l'insta ll ation des ap parei ls, à la
charge pour Gillibert et C' de se conformer à la clause cidessus l'apportée, fixant un maximun de redevance jou rnalièreiL payer pal' Sy lvestre, Mill au et consorts on t fait un
trailé loyal et de bonne gestion; déclare d'ores et déjà n ul
et non aVeilu à l'égard des proprié taires, tout a utre tl'aité
conclu en son nom ponr l'éclairage électrique du Gym-

( 95 )

nase que Sylvestre pou rrait avoir la préten tion d 'opposer à
ces dern iers; condam ne Sy lvestre en ce qui le concerne aux
dépens ,

D u29 .eplemb.'e 1887 , - P rés .. M, AR NAUD, - PI" MM,
Aimé AILHA UD pout' Gillibert et C', DE JESSÉ pour Millau et
consorts, AUTR AN pour Sy lvestre,
La Compag nie du gaz a fait tierce- opposition à ce juge m ent, Elle en a été débo ut ée par le jugement suivant:
J UGEMENT .

Aliendu que, pal' jugement contrad ictoirement rendu
pal' le Tribun al de céans, à la date dll 29 se ptem bre dernie r, il a éte stat ué sur les diffi cultés penda nles enlre les
sieurs A, Gillibert et C', fa bricants d 'électl'lcit é, les propriétaires d n théâtre du Gymnase et le siem Sy lvestre,
directeul' de ce th éât re, relativement a ux travaux d'ins tal latio n de l'écla irage électrique de ladite sa ll e, ordonné par
ar rêté de M, le Maire de Marsei lle, en dale du 10 aoùt 1 8~7;
Oue ce ju gemen t a enjoin t a ux propriétaires de mettre
ladite sa lle il la dis position de Gi lllbert et C' et de leurs
ouv riers, dans un délai fix é, et a fait la même injonction il
Sylve; tre vis-il- vis des propr iétai res, il peine de domma ges-intél'êts par chaqu e jour de retard, el a autorisé
l'ex pu ls ion de tous autres entrepl'e neurs;
Que led it j ll gement a déclaré encore nul et non avenu,
il l'éga rd des pl'opriétaires, lou t traité concln au nom de
Sy lvestre p Olll' l'éclairage électl'ique du Gymnase qlle celuici pourrail avoir la préte ntion de leul' ovposer ;
Aliendu tjue la Société ano n yme de l'éclail'.1ge au gaz, des
hauts fO tll'neaux et fon de ries de Marsei ll e, se prétenda nt
lésée pal' les dispositions ci-dessns, a fait tiel'ce opposition
il ce jugement ; qu'il préjud iciel'a it il ses droi ts dél'ivant des
aceo rds int e r venus en tre ell e et Sylvestre le 6 sep tembre
1887, pal' lesq uels elle s'est engagée il lui fou rnil' le courant
électriqne quotidien, avec location du matél'iel nécessaire,

�( 96 )
et e n vertu desquels elle a fait déjà des travaux d'installation dans la salle du Gymnase ;
Altendu que la Sociélé demanderesse n'est pas,il est v.r ai ,
parti e a u procès vidé par le ju gemen~ sus-r elalé; que 1 arli cle 474 du Code de procédure cIVI le l UI fOUl l1lralt le
m cyen de la tiere- opposition, si elle se tl'?u valt dans les
cond itions de recevabilité vou lues par la lOI ;
Qu 'i! ne suffit pas, en elfet, de n'avoirpas é té partie au
pl'Or.ès; qu 'i! ne faut pas a ~'o ir eu COn ~lalSSan C e des déba,ls,
engagés eCn'avoir pas ll égl1 gé voloPl an'emen t d e vBn~r s y
défendre, alors que, d'a utre part, on s'y trouv ~' t repr,esenté
par une des parties elles- mêmes en ~a use; qu enfi n, Il faut
encore qu'il y ait préj udice et ce préjud Ice ne sa uraIt eX lster, s' il y a eu fau te;
Attend u que tou les ces circonstances se rencontre nt dans
la cause contre la Sociélé du gaz, demanderesse;
All endu, en elfel, qu 'elle ne peut pré tendre et soutenir
t/u 'elle ait ignoré l'existence du procès so ulevé par la dem ande des sieu rs Gi ll ibert et C' co ntre les propriéla il'es du
Gy mn ase et Sylvestre; que ces débats la louchaient et la
concernaieut directemen t" puisqu 'ils deva ien t porter précisément sur l'exéc ution des traités ci-dessus du 6 septem bl'e
1 ~8 7 el du précéden t traité du 29 aoù !' , m ême ann ée, e:!lre
les propriétaires du Gymnase et Gil libel'! et C'; qu e c'est donc
in tenlionenllement et volonta il'ement q u'ell e a négligé d 'inte rvem r à ces débats, pou r y soulenir ses p rélen tions, con joi ntemen t et concu rrem ment avec Sy lvestre qui a va it un
inlérêt absolument iden ticJue au sien, pOlir le m ai ntien du
traité précil é d u 6 septembre 1887; q u'ell e a donc élé, e n
réal ilé, représe ntée aux débals et qu'elle n'a p u se m énage r
ainsi de les h ire revivre et de remeltre en q uestion tout
ce qui serait décidé, pal' Ulle tierce Op posilion ultél'ieUl'e
qu'elle pouva it éviter) en intervenanL à tem ps, ainsi
q u'elle au rait pu et du le faire;

( 97 )

Atle ndu , d'ai lleurs, qu'il n'y a pas de préj udice IlO UI' elle
a u sens légal de ce m ol, pu isq ue le dommage qu'elle lll'é~
tend sub iL' pa,&gt;la m iseà l'éca l'tde son tl'aité d u 6 septembre 1887, est le résu ltat de ses lll'Opresagissements;
Qu'en e lfet, lorsque ce tra ité est in lel'venll entre ell e ct
Sy lveslre, celui du 29 aoù t précéde nt., eu tre les propriétaires du C'r y m nase et Gilliber t et C', étaH déjà conclu ;
Qu e la Sociélé, a ussi bien que Sylvestre, en avaien t une
compl è le connaissance, et qu' il ya eu imprude nce de leur
part à prendre en tl'e eux des engagemen ts destinés nécessairemen t il am ener les déba ls sol ulionnés pa l' le j u ~eme n t
précil é d u 29 sep tem bre deL'lliel' ;
b
Attendu, dès lors , que la tierce oppos ition de la Sociélé
dem a nderesse do it êlre l'epoussée comme no n-recevable',
Par ces motifs,

Le Tribnnal déclare la Société dema nderesse non-receva ble dans sa tiel'ce-opposition envers le .jugemen t jll'écile
du 29 sepl embl'e dernie r ;
Dit n 'y avo ir lieu d'adj uger des do mmages-i nté rêts à
Gi ll ibel t et C' à l'en contre de ladite Société',
Conda mn e cél te de mièl'e au x dépens et ,) 50 fI' , d'a mende,

D l&lt; 13 octobre 1887. - P rés. M, AnNAuD. - P I" MM ,
AIcAn D fi ls po ur la Compagnie du Gaz, Aimé AIL HA UD, Dr.
JESSÉ, AUTnAN pOUl' les autres parti es en cause .
Appel a élé fa it tant de l'u n que de l'aulre de ces jugem enl s. Ils on t élé l' un et l'autre l'éfoml és pal' les deux
arrêts ci- après:
PR EMIER ARnr~ T.

Ali end u q ue le jugem en t dont esl, appel, fait avec raiso n
dépendre la . solulion du procès de lïn lCl'prétation de la
clause des accords pal' laquell e il est accordé à Gilli ber t

l' p , -

1888,

7

�( 98 )

( 99 )

el C', pOUl' lerminer les 11'avau x d'iaslallation, un délaI d:
lrois mois, à daler de la signalul'e pal' Sy l vestre, du tl'all é a
inl ervenir entre lui "t Gi lli bert et C'; mais qu e la Cour n e
peut acccpter l'interprélation donnée pa r le 'J'ribnnal à

et prouve, au contraÎl'e, que, an imé sans dOUle d'
d
esprit de co 1 T t'
'1
un gran
.
1 CI la IOn , 1 n'ad me Ua it cependant point être
engagé sans son conCOUl'S ar.tir ,'

ceLle clause;

Atte ndu , , s urabo ndamment, qu 'il résulte de l'é 1
d'actes e 't ' d ' , ,
c lange
il 1 'JI x raju IClalreS, que Sylvestre a expressément dénié
, Il ou e t cousorts le droit de lraiter pou r lui avec G'IJ'
bdert e t C', et que NilJou et consorts ont reconnu la just~s~~
e ceLle pré te ntlOu ;

Attendu, en eil'et, que, loill de constituel' nn simple le l'Ole,
elle cons ti lue un e vé l'itable condi ti on suspe nsive, faisant,
dépendl'e l'ex istence m ême du con tra t de la réalisa tion de
celui ft intervenir avec Sy lvestre, sans laq uelle, en effet,
le premier co nll'a l sera it in executab le ;
Attendu que, les bailleurs ne pouvant obligel' le1lr loca-

taire eL n)ayant aucun droit de le contl'aindre, on ne sa u l'ait ad mellre, quoiq Il e pu issen t prétend re a ujou rd' h ui dans
l'inté rêt de la cause Gillibel't et C', qu'ils aie n t e1l l'impru dence de s'engager sans cel te cond ition , qui est d'ailleurs
clail'e et précise;
Allendu qu e, dans tou s les cas, s'il s se sont obligés vis-àVIS de Gillibert et C', ils n'ont pu lier leur locatait'e vis- à -

'lis duquel le traité invoqué est t'es t'nteJ' aho8 acta; qu 'en
vain l'on prétendrai t que celui-ci est tenu , pal' suite du
quasi -contrat de negotio1"'u m yestio, ce quasi-contrat
n'ayant jamais é té ou pu être dans l'inl enlion des parlies,
alors que Sylvestre é ta it lJerSonne llement présent lll ê lé à
toules les négocia i ions, et d'a illeur3 l'engagement qu 'auraient ainsi pris pou r lu i les baill eu rs, ne r épondan t pas
aux conditions déterminées par l'ilrticle '1 375 Code civil ,
puisque c'est contre son gré qu'il s auraient fait un acte
beauco up plus on éreux yu e celui fait pal' Sy lvesll'e luimême, ge rant sa propl'e ail'aire ;
AUendu, au surplus , qu ' il résulte de la procédure qn e
Sylvestre a fait tout son possibl e pour établir un concel'I
en tre lui et ses bailleurs, les ayant mème appelés en référé
pour essayer d'y parvenir sous les a'ls pices du jup;e ; qu e
cela, dans tous les cas, excl ut la présomption s ur laquelle
est fondé le principe da quasi-contrat de gestion d'ail'aires,

Attendu q u e, les parti es de Scolard intim e'eo cOllcl

•

'
' et slm
' p 1elllent à la con firm a tion d '
ualh
I)lllemelh
C
' fi
'
u jugement la
0

OUI' ne pe,UL III rm,er, quoiq ue contrail'e aux mOLifs'du
préselH arre l, l a pa r tIe du disposit if du jugem ent qui les
que
ces motIfs
jtlstl' tl'ent ,,' 1r01' l''lO}'~' 1e J'ej' et
concell1 e, malS
.
.
'
de lem a ppe l lllcldent contre Sy lves tre;

Pal' ces motifs,

La COUR,
, ~a n s S'al'l:êter Ù l'appel incident, disant dl'O it a n contraire
il 1 ~PP~1 P,llllclpa l de Sylvestre, dit et déclare q ue led it
Syil est!e n est en l'leu oblI gé em'e l'S Gillibert et C' les
1
l' t '
,
'
d
'
'
que s
1 on l'Ien a eXIger e l UI; qu'il n'est non plus tenu
'_
à ' d M'JI
' VIS
-VIS e , 1 ou et consort s, de l'exécution de le l1l's acco rds
quels qn 'Ils SOIen t, avec Gill ibert e t C' , ~ n conséquence'
déboute lesdi ls Nill ou et consorl s, de to uies lins el cOllclu~
SlOns à l'encont re de Sy lvestre, et décharge celni- ci de
tou tes condamn ati ons pronon cées co ntl'e l ui et de toute
clauses d, u jugement
'
d ont est appel, qu'o n invoqueraits

con tre

I Ul ;

C~ndamne les intimés aux dépens; ordonne la restitution
de 1 amende,
D u -1 5 nooemb,'e / 86 7, - CO UI' d'Aix ( l " Ch,) - P l'és"
M, BESSAT, 1" prés, - M, GRASS!, av, gé n, - PI., NM ,
Dn UJON pour Sylvestre, ABRAM pour Millou et Conso rl s
HIGAliD pour Gillibert et C· .
'

�( 101 )

( 100 )
DEUXIRMB AnH~T.

Attendu que le jugement du 29 septembre 1887 . rend Il
entre Millou et consorts d'une part, e t Sylvestre et Gllltbert
et C' d'autre part, préjl1diciait évidemme nt à la Compaglll e
de l'éclairage au gaz, en validant un traIt é con,tralre à ~ellll
passé entre ell e et Sylves tre, et en ordonnant 1 exécutIOn du
premier traité incom pat ible avec cell e du second ; que la
Compagnie du gaz n'a été, dans l'instance, tranchée par ledlt
ju gement , ni appelée, ni représent !'e; q u o? n e peut,. III en
lait, ni en droit" lui imputer à faute de n êtl'e P?S IIlt er ·
venue; que la tierce opposition, rejetée pa,r le luge,ment
dont est appel , était donc recevable et qu ell e ammt dù
être admise;
Attendu que le jugem ent du 29 septembre 1887 a é té in firmé par arrêt de ce jour et, par suite, il su mt de consta ter que ce jugement cessant d'exister vis-à-vis de S~' l ves·
tre, ne peut à plus forte raison être opposé à la Compagnie
du gaz appelante, ni être exécuté contre ell e;
Attendu que l'admission de l'appel pri ncipal en traine ici
nécessairement le rejet de l'appel inciden t ;
Attendu que Sylvestre, qui s'en rapp"rte à justice, doit
être indemne de tous dépens, lesquels in comberont à la
partie succ0mba nt e ;
Par ces motifs ,

LA COUR,
Sans s'arrêter à l'appel incident, infirme le j ugement
dont est appel ; di t et ordonne que la tierce opposi tion était
recevable; dit ql1e le jl1 gemen t du 29 septembre 188ï visé
par cette tierce opposition a cessé d'ex is tel' vis-à ·vis de
Sylvestre; qu'en conséqu ence, sans qu 'il soit besoin de staluer sur le mérite de la tierce opposition, ce j ugemen t ne

peutétre opposé il la Compagnie du gaz appelante, ni exécuté contre elle; donne acte à Sylvestl'e de ses conclu sions
comme il s'en rapporte à ju stice et le met hors de cause,
sans dépens; condamne Gillibert et C' en tous les dépens de
premi ère in stance e t d 'appel; ordonne la restitution de
l'a mende,
.

nu 15 novembre ,/ 887, - Cout' d 'Aix ( 1" Ch.) - P,'és"
N. BESSAT, 1" prés .-M , GRASSI, av . gén. - Pl" MM . AICARD
fil s (du barrean de Marseille) pout' la Compagn ie du gaz,
DnUJON, ADRAM et RIGAUD pOUl' les a ull'es parties en cause,

'l'nIBuNAL DE r.OMMEnCE. -

-

T IE RS

NOMM É PAR

SU R REQU I~TE.

-

EXPERTS NOMM ÉS PAR

LE

IlnÉSIOEN1',

PARTI E NON APPELÉE.

cO~[pn OM I S.
ORDONNANCE

-

OPPOSITION ET

APPEL.

Lo,'squ'un comp,'omis désigne deux experls pour p,'océde,'
au. 1'églem.elll d'un ince ndle, en stipula /li qu'au cas de
désaccord Ul/. tie1'S serait choisi par le P 1'ésiden{ du
T7'z'b unal de commerce, ce choix ne peut étl'e 1'égulière-

ment (ail par le P résident que contradictoirement et
les deux pm'ties présenles ou appelées,
E st donc i1'1'éguliè1'ement t'eadue, dans ce cas , l'ordonnance qui désign.e tin tie1'8 etcpel't Slll' 1'eguéte présentée
l'a?'l'"ne des parlies, sans que l'aub:e ait élé cilée,

L'DI'donnance 1'end1.le en pa1'eil cas , étant de na{w'e à engage,' le (ol/d , esl suscepiible d'opposition et d'appel,
encore qu'on la qualifie d'acte de la iw'idiction gra ·
Cteuse.
(CONTE

ET

ALDANtS CONTRE LA FONCIÈRE).
Ann~T.

Attend u qu 'à la sui te d' un incendie dont: il a été vic time

�( J02 )
le 22 mai 18Si, Albanès, en exécution de son contrat
d'assurance a signé le 2 jui n dernier avec la F onciëre lin
compromis ~ux termes duquel les partie~ ont désigné chacune un expert pour procéder au règlement du sllllstre;
qu'elles ont expressément stipulé qu'en cas de désaccord
e ll es s'adjoindraient un tiers ex pert, e t, le cas échéant, en
déféreraient le choix au Préside nt du Tribunal de commerce;
Que les sieurs Conteet Dermond, experts désignés, n 'ayant
pu se mettre d'accord, la Compagnie,sans ajourner Albanès,
ni son expert, a présenté requête au Pl'ésident du Tribunal
et a obtenu , à la date du 4 aoùt, une ordonnance désignant
le sieur Poncy comme tiers expert;
Que dès que cette décision est arrivée à leur connaissance, Albanés et Conte, aprés ajournement rég ulièrement
signifié il la Foncier., ont formé opposition devant le
magistrat qui J'avait rendue ; qu 'à la date dn 9 aoùt le
Président, déclarant receyable en la forme ladite opposic
tion, a purement et simplement confi rnl é sa première déci-

sion;
Attendu qu'aujourd'hui Alban ès et Conte défèrent à la
Cour les deux ordonnances préc itées; qu'ils pré tendent
qu'aux termes ùe leurs conventions i ls devaient ê tre appel és
à concourir à la nomination du tiers expert; que c'est
subrepticement et, sans les prévenir que la Fo ncière s'est
hâtée de provoquer la nominat ion de Poncl' ;
Que les intérêts d'Albanès se troul'eraient ainsi compl'omis par la constitution de l'a rbitrage ;
Attendu que,sans s'arrêter aux griefs al'liculés par Albanès, la Fonciè,'e sout ient que les ordonnaDce~ dont il s'ag it
relèvent de la juridiction gracieuse ct ne sont, à ce titre,
susceptibles ni d'opposition, ni d'appel;
Attendu que, sa,lS rechercher ce qu'il peut y avoir cie
fondé dans las reproches dont est l'objet le tiers expert" on

( IUJ )
est oblige de reconnaître que la désignation cl ' un expert
clans ces cond itions est de nature ù fallsser les résult a ts de
l'expe rtise; qu'lI importe peu qu e les ol'donnances so ient
qua lifi ées d 'o rdonnances S Ul' l'equ ète ou de référé; qu'lI
faut avant tout se demandel' s i elles so nt de nature li pré.iudici e r au prin cipa l e t à engager d'une manière définitive
le fond du débat; que dans le cas parti culier la d iffi culté
port ée de vant le Président elu Tribun a l, a près avoir ou levé
une question plu s Oll moins dé li cate d' intel'prétation de
convenLiùn, engageait d'une manièl'e sérieu se et définitive
la solution de la diffi c ulté qui les divi sa it; qu'il est de pl'incipe, en celte matière, qu e le juge cie référé n e saul'ait préjud icier au principal sans sortir de sa compétence et donn er ou ve r ture à la l'oie cie rappel ; que sous l'empire de
notre législa tion, l'a ppel est de droit dans les matIères con-

lenti euses;
Attendu, au surplu s, qu e J'al'tic le 417 du Code de procédure c ivile , dans le but de m énager les intéréts corn m el'c iaux, a l'éser vé de la manière la plu s large aux parties la
doub le ve,ie de l'opposition e t de l'appe l contl'e les ordonnances du l' rés iden t du Tribunal de commerce;
At.tend u que pour justifi er sa décision, le premier juge a
prét end u que, le sie ur Conte,expel't d'A Ibanés, a yant refusé
cie faü'e, pOUl'ia nomination du tiers expert., les démarches
utiles, il avait dù passel' outre;
Atte ndu que s i pou r des raison s pal' lui déd uites, le sieur
ConLe reconnait avoir refusé de signe r le pl'oeés-verbal de
désaccorù , on ne sau rait en conclure qu'i ls aient, ni lui, ni
son mandant, entendu dégager la Compagnie de l'ob ligation qui lui é ta it imposée de procéJer contl'ad ic toirement,
et aient renonct: au droit de COllCOllrÎ!' à la nominalion du
ti ers expert ; qu'on ne sa urai t davantage s'al'rêter à cette
objection qu'en refusant de Jemandel' la nomination d'n n
tiel'sex pel't une port ie pounait ent l'a ve r l'expertise; qu 'en
elfet., la pal'Li e advel'scpeut toujoul's régulariser la situa-

�( 104 )

tion en p,'ovoquant uue désignation contradi c t~i,'e d eva nt
le juge chargé par la convent ion de compléter 1arb,trage ;
qu'à tous les points de vue l'at'pel doit être déclaré recevable;
Au fond:
Attendu q ue le Président a prononcé le 4 aoùt , en dehors
de la présence d'Albanès non assigné; qu 'il résu lte des termes et de l'esprit dn comprom is qu e les denx parties devaient concou rir à la nomination du tiers expert et qu'en
procédant ai nsi qu'elle l'a fait, la Fo ncièl'e a méconn u les
droit s d'Albanès et de son expert, le sieur Conte;

( 105 )
Dit que la demande pal' les consorts Albanès en nomination d' un nouvel expert constitue une demande nouve lle ;
qu'il n' y a lieu d'y faire droit; les délaisse à se pourvoir
ainsi qu'i ls aviseront ;
Condamne la Compagnie la Foncil!,'e il tous les dépens;
Ordonne la ,'estitution de l'amende,

Dt&lt; 19 novemb,'e 1887. - Cour d'Ai, (2" Ch. ) - Près.,
hl , LOII' N DE RE liRE . - M, BEVILLA C, substitut du proc, gén.
- P l " MM. BAnTOL! (du barrea u de Marseille) et hlASSON,

En ce qui concerne l'évocation:
Attendu qu' Al banès conclut deva nt la Cour, non seul ement à la réformation des ordonnances précitées, mais à la
nomination d' un nouvel expert aux lieu et place de Poncy;
Attendu qu' il ne ressort pas suffisamment des termes de
l'ordonnance du 9 aoùt, rendue sut' opposition , que cette
demande ait été formu lée pal' les parties de M" Scolard ;
qu'il semble, au con traire, que cell es- ci se soient bornées à
demander la rétractation de l'ordonnance an téri eure, sans
insister sur l'assignation qu 'elles avaient laù ùonner la
vellle à la Compagnie aux lins dont i l s'agit ; que da ns ces
conditions leurs conclu sions à la barre de la Co ur constituent de ce chel une demande nouvelle ;
l'ar ces motifs ,

Déclare recevable l'appel form é coutre les ordonnances
des 4 et 9 aoùt 1887 du Président du Tribunal de commerce
de Marseille ;
Réforme l'ordonnance du 9 aoùt 1887 et, pal' voie de
conséquence, déclal'e nulle et non ave nue l'ordo nn ance
SUl' "equ éte du .. aoùt;

.\UOR OAGE. -

R EMORQUEUR. n.

1884 . -

FAUTE

I NEXÉCUTION OU RÈGLEMENT

NON

PRÉSUMlOE ,

Un 'rem01'queu:r occupé à donne}' la ,'enwrque li u.n au {,'e
navi1'e, ne jouissant pas de la liberté de ses mouvemenis, doit être assùnilé li un navire li voiles , lm'squ/il
s'agit d'app"éci." l~s manœuvres q",1 a j'ailes au montent d 'u n abordage avec un aub'e vapeu'r.

Sp écialemenl, i l n'est pas de plein droit ,'éputé en j'aule
pOll1' avoir manqué d'exécute1' littéralement quelque
p,'esc,'i"tion du ,'èglement d" 1"' septemb,'e '/ 8114 ,

l V EZ IAN

El' CAPITA INE CHA MPIN CON'rnE CHAMDON).

Le Tl'ibunal de commerce de Ma l'sei ll e l'avait ainsi jugé
le 31 décembre 1885 (ce rec, 1886, 1. 79),
Appel par Vezia n et le capitaine Campi n,
ARR tT,

Sur les fin s su bsidiaires des appelan ts:
Attendu que les articu lations en preuve manquent de
précision et que la cause est su ffi samment instruite ;

�( 106 )

( 107 )
Spécialement, la condamnation c01'1'ecNonneile qui aurait

Au fond:

frapp é rassuré li l" suite d'un incendie et

Allendu que les premiers juges unt P"" e lTeur supposé
qu e le remol'queur avaiL vu pal' tribord le P ergame, étant
certai n au contraü'e qu 'il a vu le tribord du Per[Jame, c'esta-dire que celui-ci lui passait a Mbord ; mais que cette
rectification est sans conséquence, et que le ~ urplus des
motifs des premiers juges sufll tà justifi er le ur sente nce;
Adoptant par conséquent ces motifs,

Met l'appellation a u néant ; Ol'donne que ce dont est appel
sorti ra son plein et entier elfei.

D u 3mai 1886. - Cour d'Aix ( l" Ch.) - P rés., hl .
1" prés. - M. Ulussr, av. gén. - P l., MM. Pau l
RIGAUD pour l'appelant , l'LATY - STAMA 'IT (du ban'eau de
Marseille) pour les intimés.
BE SSAT,

TERRESTRE. -

CONSI!:N'l'l!:~I ENT

A EX PERT ISE . -

EXCEPTIONS OPPOSAB LES POS 11~ RlEU n E)r BNT. -

DE

L'ASSU RÉ. -

i'i ELLE . -

I NCENDIE. -

RI SQUE O'JNCENDIF . -

q',; se)'ait

demni té,
L01'squ/une poli ce d'assw'ance [JQ1'a nlit le 1'isque d'ùtcPItdie, mais nOn celui d 'explosion , cetle clause ne laisse ci

la chm'[Je de l'ass,,,'é que le8 dé[Jdls provenant d'une
explosion dil'ecte et spontanée, mais non ceux {flt t
pl'ovien nen t d'u lle explosion dêtej'minée Pal ' le ( eu
ea t -elle eu. lieu instantanément ,
'

LA COUR,

ASSURANCE

'

,

basée su r son un pl'ud ence , ne saurait él1'e un motif
pou?' l'assu1'eU1' d e se SOtlst"aire aH paiement d e {in -

IMPR UDE.NCES

CON DA MNA TIO N CORRECTIQ N-

RI SQUE D'EXPLOSION.

Le consentement ci la nomination amiable d'eJ:pel'ts donné
pm' un aSSU1'ew' ci la suite d'un incendie, ne co ns titue

pas lIne dicMance du d,'Où de se Jl1'évaloi,' de toute8
les e.cceptions pouvant e:ris te1' en sa /aveu,,, et de natu 're
à le dégager de Son obligation en tou t ou en partie.

L'effet d'une a8surance est de relevf!' l'as8u)'é des conséquences de ses négligences ou imprudences,
L'assure'ur ne peut do nc, pOlt1 ' s'exonérer des conséquences
du. sinistre, excipe1' de la négligence et de l'im})1'udence
de l'ass1I1'é, (i nwins qu'elle ne soit le 1'ésulta t au clol .

«( L E NORD»

CONTRE HOGGE RO).

Le Tribunal de com merce de :l1arseill e l'ava it a ins i jugé
le 12 janvi er 1886 (ce rec. 1886, 1. 87).
Appel pa." la Compagnie le Nm'd ,

Adoptant les m otifs des premiers juges ;
Et encore 1 aLtendu qu 'aucun des reproches enCO llt'IlS

par Hoggero n'impliqu e que celui-c i , s'en re posant abso-

lument sur la couverture pal' l'assu ranc€': des suites
d'un sinistre possibl e, ait pou ssé la néglige nce ju squ'à la
li mite où ell e pOUl'l'ait êt re assimi lée ail do l ; que les faits
é tablis à son eocootl'e, so it dan s le dé bat " ctuel, soit de vaot
la juridic tion cO l'l'ectiOl,nell e, se réduisent à des imprudences qui n'excèdent pas le cercle des risques dont l'inten tion com mune d es parties avait é té de le co uvrir pal' l',,su rance, tell e qu'ell e a été contractée dans l'espèce;
ALlendu qu 'il en est ainsi mê me des contravention s aux
dis posi\.ions clu décre-t du 19 ma i 1873 ;

�•
( 109

( 108 )
Par ces motifs,

La Cour met l'appellation au néant .
Cour d'Ai, ( l'· Cil.) - Prés., M.
prés. - M. GRASSI, av. géll. - PI., MM. PANNIER
(d u barreau de Paris) et Paul HIGAUD.

Du 1 / mai 1886. -

i

gement rendu dans cetle affaire pa" le Tribunal de COlnm erce de Marseille, le Z mal'S 1886. Le 'l'l'ibunal avai t considéré les dellx parties comme étant en fa nte l'une et l'alltre
et avait réparti la perte et les fI'ais à raison de denx tiers
po ur Chaix et (j'un tiers pour Hochebrun .

BESSAT, 1"

Appel pal' Chaix. Appel incident pal' lIochebrun .
ARR~T.

VENTE. -

EXPÉDITION. -

R EfUS. -

A PROVOQUER PAR LE VENDEun. TRANSPORTEUR. -

AVAR IES. -

EXPERTISE

VENTE A LA REQU I~TE: OU

EXPERTISE IMPOSSIBLE. -

FAUTE.

Le vendeu1' expédileul' d'une 1nm'chandise qu.e l'acheteu1'

"e(use pour dé(aut de qualilé Olt ava"ies, est lenu de
(aire la preu,'e de la bOlllle qHalilé Ott d lt bOIl étal de la
marchandise expédiée, en. p,'ol)oquant, à cet ell'et,tw.e ex
pel·tise (1) .

LO"sque /'inslance introduite da .. s ce but est "eta,'dée pm'
des difficultés S'&lt;1' la competellce, et que le l1'anspo,'tem' , pendant ce temps) (ailo1'donHe}' la vente de la
marchandise ,'estée eH ses mains, ct. l'encon tre de l'e:rpé di/ett1', celui-ci est tenu, ou d'appelel' SOlt acheteH1~ en
cause, ou de (aÎ1'e nomnte'r 'l/H, tiC1'S consign.ataire, Ott

Attendu que Hochebl'Iln a refu sé pOUl' mouillure antérieure à l'embarquement les haricots que lui a vendus
Cb aix ; que si le fait n'est pas juridiqueme nt é tabli , il est
rendu très vraisemblable par la différence de 302 kil. ex istant entre le poids de la march andise au moment de sa
mi se en gare et celu i qu'elie avait lors de la l'en te;
Que Chaix, assigné pal' la Compagnie P.-L.-M. en retirementde la marchandise, a fait défaut;
Qu'avant la vente opérée pal' les soins de la Compagll ie il
n'a pas fait prélever un éc bantillon de la marr:handise Slli'
leq uel eùt porté l'expertise, et qu'il n'a pas fait reOuer
l'ajourn ement ù Hochebl'tlll ; qu'i l l'a mis ainsi dans l'impossibilité de j ustifier le bien fondé de son refus de li vraison;

d'avoir pris ces précautions, l'experttse devient impos -

Attendn que Cha ix, ell s uccomban t SlI l' le fo nd du litige,
eloit sup porter les frais de m agasinage qui sont une co nséquen ce de sa succombance ;

sible par s"ite de la 'venle de la 111a,'chandise, il doil
ét"e déclm·. "espol1sable de la pel'ie qui en "ésutle et des

Attendu qu e Hochebrun ne j'.lstifie pas du dommage par
lui a llégué;

de (ail'e prélever des échanlillons avant la venle, pou,.
que l'experlise puisse se l'a''·e,. et si, (aute pal' tui

l','ais

acce88oÏ1·e.~.

(CHA IX CONTRE ROCHEDRUN) .
Nous avons rapporté dans ce recuei l ( 1886.1. 11 8) le ju (1) Voy. cepend an t 2~ Tal·le déce.nnale, v· Vente, n- 40 e t le pl'êsenl
volume , .: . pal1if' , p. 7,

La Cour, sans s'arrê ter il l'appel principal de Chai x, dont
il est débouté, aya nt tel égard Cjue de raison il l'appel incident de Hochebrnn, émendant., déboute Chaix de sa demande, dit n'y avoit· lieu cl'a ll oner ù Hochebl'nn des dommages- inté rêts, coudamn e Chaix à l'amend e et aux dépens.

D,"'8/ëvl'ie,' / 887. - Coul'd 'Aix (Z'Ch.) tERMONDY. -

P t ., MM. ARNAUD et CR':"IEU .

P,·és., hl.

�1

•
( 11 0 )

( III )

ciel' hYl'otltécai1'e doit ét,'e aelmis Il p"odu;"e dalls
(a illite.
D'UN' IMME UBLE. ACH eTEun
F .HLLlTE . '"
FAVEUR DES CRÉANC IEHS DYPOTH tCA IRES .

L'ACHETE::UR. -

DELEGATION EN
-

~'AILLITE DE

ACCEPTATION POS'l'ÉR IEURr. DES CRÉANCIERS.

VALIDITÉ .

L'acheteu1' d~un i mmeuble, à qui son vendeu 1" 'ùnpose
l'obligation ele l'ay"', à sa décha"ge, les sommes d ues
au.v c1'eancie?'s hypothécai'l'es , se t?'ou ve lié, quant ci ce,
vis-lÎ-tds d u vendeu r lui- méme.

M ais les c"éallciel"s hYl'othl:cait ·,s cOllser'vent le d"oit
d'acc"pte,. Ott de ,·e("s." c.lle délégalion, et, au cas ou
ils l'accep t ent , il dépend d'eu x de consenti?- 'Une nova tion ell libé1'ant le v endeu1', ou d'accepter Sèttlement

l'acheteu1' comme débilew' déléfl" é ,sans que le vendew'
soit libé,'é.
Une acceptation d e cette nature peut 1'esulteJ' tacitement
de la quittance donnée nominativement ci: l'acheteur
des intérêts ou d'un à-compte SU ?' te capita l.

lIfais elle ne ,'ésu /(e pas de ta qu ittaI/ce (aite au nom d "
vendeu1' et mentionnant seulemen t que le paiement est

lait des mains el eleni ..,s de l'acheleur.
Lo'r sque le c1'éancie1' 1'éah'se son acceptation, Bote tacitem.ent, soi,! surtout expressénlen t, cette acceptation se
réfère au consentemen t o1'ioinairement donné pa?'
l'acheteu?', sans qu'il soit besoin d''lme nouvelle mani-

(estation de la vatan té de celui-ci.
En conséquence, l'état de (aillile de l'achele",. au momenl
où l'acceplation du créanc;." est décla,'ée, ne l'ait pas
obslacle à ta validité du lien de d,'oi l qui ,'ésulte de
cette acceptation, si l'ache teur n'a iamaz's révoqu.é son
co nsentement o1'i{Jinaù ·e.

L'acheteu1' se trouve dOll c débiteu1' pe'l'so'l1.nel et le c1'éan-

Sa

L'achetelll' en pareil cas ne saurait 1'en'voyej' le c1'éal/,c-le"
à (a ;"e sais;" el vend"e les immeubles hypolhéqués, le
c1'éa1lciel' ayant, out r e ce dt'oil, celui d'exerce1 ' L'acf'':on
pe1'so ll l1elle.
( SVNDrC

IMPERIAL L AND

COMPANY CONTRE

CRÉDIT FONClER

DE FJlAN Cr.).

Le Tribunal de commerce de Marseille l'a vai t ainsi jugé
le 28 décembre 1885 (ce rec . 1886. 1. 69).
Appe l pal' le synd ic.
AnntT
AdO}:lta nt les motifs des premiers j ll ges, et attendu que
l'accepta tion de la délégation faite pal' de Caze, pal' l'acte du
16 mai 1866, a ré troagi a u jOlll" du cont I'at auquel le CI'éd it
Fon cier doit ê t"e considéré com me ayan t été pal"lie ;
Par ces moti fs,

La Co ur co nfirm e.

D u '12 aV/'il 4880. - COUI" d 'Aix ( 1" Ch. ) - P ,·és., M.
hl. E VBBY, Ru bstil l1ldll proe. gén. - P l. ,
i\JJIl . B. AonA" e t Pau l HIG .IUD .
GEHl\IONDY. -

EFFET DE

CO~llI ERCE. -

SU PPL 8'rI VE:. -

ENDOSSEMEN T IR RÉc:t:LlEH. -

PR EU VE

IR RECE VAI3ILITl~ A L'Ii:C:ARD DU 1' /RÉ ACCEP-

TEUR .

Si le po/'tew' d'un elTet de cornm.eree, en ver tu d'un endossement 't'1'1'éguliel' , peut pl'OU Ve?', pa?' ses liu t'es Olt
a l/t l'ement, qU,'1l en a réellement (ow'ni la v aleu1', et se
faire attribuel' pm' là méme fo us les (lJ'oit:s d'un fiers

�( 112 )
or(em' eu vertu,

( 11 3 )

,'éguliel',
endosseu'I'.

d'ull !!nd088enunt

n'est

Toulel'ois, si t'eltet a été IÙ'é en paiement d '"ne Ina.'chandise e..cpédiée avec la clause de paiement au domicile

Qu.and il se t1'o'uve, alt con(1'aù'e, en p,'ésence du i'ù'é

du vendeu1', le tiel's pOl'teu,', ces~t'onnaù'e des dt'oits
de cetui-ci, est (ondé à ciler le tiré con/oinlement avec
le tire.u1' devant le domicile de ce dernie1', non en vertu

~ue dans ses 'J'app01'(s avec SOIl

accepteu.', celle p"euve est ine(fic~ce, el

Cf

el.' la supposant

ra~le, il n'en demeurel'a,i 1l,as mm,n,s passlble des excep-

de t'efl'et et pal' application de l'al·ticle 59 du Code de
proc~dur'e civile, ma18 en vel'tu d u coni1'at et pal' application de l'adicle 420 (1).

lions que le tÙ'é pOltl'l'ad oppose?' a son cédant ( 1).
(SYNDIC BOURCART CONTRE BERGERET).
Le Tribunal de commerce de Marseille avait jugé dans
ce sens le 28 janvier 1886 (ce rec. 1886. 1. 102).

(OLIVE CONTRE DrscAZAUX ET SOCII,"," DES PATES
ALJMENTAtnES).

Ainsi jugé pal' le Tribunal de commerce de Marsei lle le
12 octobre 1886 (ce rec. 1886. 1. 298).

Appel pal' le syndic.

ARnt.T.

Appel pal' la Société des P,Ues alime ntaires.

Adoptant les motifs des premiers ju ges;

ARRÊT.

La Cour, confirme.

Du 2 août 1886. - CO llr d'Aix ( 1" Ch.) - P rés., M.
BESSAT, 1" prés. - M. GRASSI, av. gén . - PI., MM. Panl
HlGAUD et BINOCHE (d n barrea u de Paris).

COM PÉTENCE, -

:EFFET DE COMMERCE. -

'l'RJDUNAL DU TIREUR. -

-

PA1EMENT AU DOllICILE DU VENDEUR. -

T I ERS PORTEUR

enet d e

commerce,

n~é(ant

pas

pa,·tie au conl1'at de change, ne peut éi?'e cilé par le
p01'(etl1',

Du 12 (év"ier 4887. - Cour d'Aix (2' Ch .) ,-- P rés., M.
GEmIONOY. - M. BREUILLAC, "Ibstitut du proc. gén. _PI. ,
MM. Muy (d u bal'l'eau de Lyon) eL AORAM.

EXPÉDITION DE MAR CHANDISES.

sU ORoet .

tiers

La CoU\' con firm e.

TIR É NON ACCEP'IEUR.

-

Le t-irénon acce.pteu1' d'un

Adoptant les motifs des premiers juges,

cony'oinlement avec le tù'ell1', deva1it

le Tribunal dl&lt; domicile de ce dei' nie/' en paiemellt de
l'e/t'et.
(1) Vo~r . l'indicatio n des )H'écéde nl s en
firmé,

note du jugemeot con-

NAVIRE. -

SERVICE POSTAL.

ET DU MATÉRIEL
SA BILITB.

DE L ' ETAT .

TRANSPORT DU

-

SOÀlMES OVES. -

PERSONNEL
INSAISIS-

L01'squ'une compagn'ie de oatem.13' d vapeu1' est cha1'g~e

du "'ansport d es dépéches l'os la/es, ail/si que du pel' sonnel et du matériel de l'Etat, les sommes dues pa1'
l'Etat pou,' le (,·anspm·t d u pel'sonnet et du matériet,
CI) Voy, l'indication de la jul'ispl'udence eu note du jugement
confll'mé.

1" P. -

1888.

8

�( 114 )

sont insaisissables au. tn~me tib'e fJtle la subvent ion due
po"" le ("a"spo/'/ des dépéches ( 1) ,

(OnsoNI CONTIIE MORELLI),
J UG~MENT.

Attendu qu'à la dale du 8 février 1887 le sieur Ol'soni,
pouravoir paiement de CQupo ns d'obli gation s de la Compagnie MOI'elli , a pral iqu é une saisie- alTêt en m aIns de M, le
trésorier-payeur généra l des Bou ches-du-HhDn e, SUI' les
sommes que ladi le Compagllie doit loucher des départements de la gnerre et de la marin e pon r le transport des
tronpes et du matériel de guerre qu'ell e a à effectuer pOUl'
le comple de l' Etat ; qu'Orson i demande a il Trihunal la
validité de celte saisie-arrè t ;
Attendu qlle le Tribuna l de céans et la Cour d'appel d'Aix
onl, les 24 mars 1886 et 27 janvier dernier, décidé que les
sommes dues par l'Elat pour le transport des dépêches sonl
insaisissables ;
Attendu que les motifs sm' lesquels reposent ces décisions, relèven t de l'in térêt généra l et sont partan t d'ordl'e
public;
Qu'à ce point de l' ne il ne saura it y avoir de di stinction
entre la snbvention qne le gouvel'l1emen t don ne pOUl' le
transport des dépêches et cell e qu 'il accorde pOUl' le Irans,
port du personnel et du malériel de l'Elat; qu'en effel,
aux termes des arLicles 1" et 59 du trai té interven u en exé,
cutiou de la loi en lre le ministre des pos tes et la Com pagn ie
Insu laire F, Morelli et C', celle-ci s'est ex pressément engagée à exécuter, à partir du 1" août '1 883 jusqu'au 30 juin
1895, le Irausport offi ciel , par paquebot à vapeu r, des dé pêcbes postales amsi que du personne! et du m atériel de
l'Etat ;
(1) Voy, ce rec, 1887, 1.

1 9~,

( 11 5 )

Que, pal' conséquen t, les somm es dues pal' l'Elat pour le
transport ùes tro upes et d u matél'iel ne sont pas pills saisissab les qu e cell es due~ pour le trans port de la poste;
Attendu qu e si, aux termes de l'a rlicle 567 du Code de
pl'océdure civi le, to ut créancjer peut sa is il' -arrêlel' les
somm eset effels appa l' ten ant à son débitellI', il es t faiL à ce
principe généra l des except ion s prévues pal' l'm'li cie 58 1du
même Code, qui dit: " Sont insa isissables les choses déclarées in saisissables pal' la loi, &gt;1
üu'e n effet, en tre autres d ispositions, le législatellI' a
vou lu mettre il l'abri du premier cl'éancier venu le fo nctionnem ent de divers services publics, n o l a~lme nt le sel'vice des posles cL le se l'vice des adj udica tions ou entreprises pour le compte de l'Elat (Da ll oz, v' saisie-alTél
n' 26), lorsq u 'il a inscrit dans les décrets-lois des 23 juille;
1793 et 26 p luviôse an Il des articles forme ls ne permettant
pa s aux créanciers particu liers de former des oppositions
su r les so mm es deslinées il ces sel'vices spécia ux ;
Qu'i l importe, com me dans l'espèce, que les paiements du
Il'ansport du personnel et du matériel de l'Etat ne pu issent être arrêlés par des opposition; qui mettl'aientl'entreprenelll' dan s l'impossibili lIi de payel' les éq ui pages, ou-

vri ers et accessoil'es nécessaires à "en ll'epl'ise l et pourrai en t
priver l'Etat d' une des resso urces s ur lesquell es l'article 56
lui donne le droit de compler pour le service d~s amlces
de te n e et d,) mer ;

Qu'en conséquence,Ol'son i, en Jl'appanl d'une saisiea l'I'èl des sommes dues pal' le go uvern ement il la Compagnie Morelli pour le transport du pe l'son nel el du malériel
dp. l'Etal, a atteint des choses dcclarées illSaisissables par la
loi, et que m ain-levée dO it êlre donnée de ladile saisiearlêl ;

�( Il U J

( 11 7 )

Pal' ces mol ifs,

( OLM ETTA ET PL.'TON CONTIIE

Le Tribu nal déboute le siel1l' Orsini ùe ses fins eL conclusions; en conséquence, e éc l are nu ll ~ eLde n,"l effeLla sa isieal'l'é! qu'i l a fai le le 8 féH ier de l' l~ler a 1 encon lre de la
Compagnie Morell i entl'e les ma ll1S de M. le !l'é~ol'lel' l·
Pa l'elll' 0~é n éra l des Bouch es-du - HhOne ; QI'donne la mall
.
1
levée pure e Lsimp le de lad iLe sa isie : al'l'êL eL. aulol'lse a
Compagni e Morelli il 101l cll er des mall1 S dll .ll el's-s'" SI les
som mes qui lui sonL dll es; condam ne 0 l'S011l aux dépens,

nu 1" aVl'i1 1887, _ Prés., M.

J ULLH:N,

Tribunal civi l ùe Marseill e ( 1'" Ch. )
juge. - P l ., :\nL ~L\ IITI N el Fernand

ROUVIÈRE.

Appel purOrsoni .
AnR I~T.

Adopta nt les moLifs des pl'emiel's ju ges,

nu 26 mai 1887.

- COll\' d'Ai, ( 1" Ch.) M. GHASS I, av. gen. - Pl .,
(dll barreau de Marseille) eLABRAM.
L ORI N DE REJ.;I1E . -

ENTREPOSITAInE . -

Le Tribunal de commerce de ~[a l'3n ill e l'avaiL ainsi jugé
le 19 mai 1886 (ce rec. 188ti. 1. 21 1).
.\ ppel pa l' Olmelta eL Platoll .
An H ~'f.

AdopLan Lles motifs des p" emi el's .l' u"es
eL ellco !"e ',
0
.I Ll endll q ll e l'o bligalion ass llmée pal' les appelants consistaiL pl'écisément à [Jarde/' les objeLs à e ux co nfiés eL
qu'ils avaienLplus strictement encore qu 'un autre déLenlem le deroir d'exel'cer, par eux-memes ou par des préposés, le gardi ennage de leuI' ma gasin, l ~ lu' client ayant
le droiL de comptel' non seulement SUl' la ~rotec Lio n matérielle du local, siège du dépOt, mais enC0resUl' la vigi lance
du dépositaire sa larié, Olt pOUl' mieux dil'e SU l' l e~ services
dont la locaL ion élaiL l'a limenL du contraL ;

S,"' les lin s rcconvenLiollnelle.s de l'in Limé :

La Cour confirme.

RESPONSABILITÉ. -

BQNI ~).

P rés ., M,
~l M. MARTIN

ALl"-ndu qu 'il Ile j usLifie ni d'une faute impulable aux
appela nLs, ni d'u n pl'éjudice a ppl'éciab lc ;
La Cou r meL l'appeli aL ion au néant ; ol'donne qu e ce do nt,
est appel sorLil'a son p lein et enLie!" e]J'el.

MALLE ENTRE:POSÉE.

VUL AVEC EFFRACTION.

n u 27 Juil/el / 886 . - Cour ,Llix ( 1" Ch. ) - P rés., M.
1" prés . - M. GR .\ SS I, av, gén. - P l., )Df. GUILLt UEHT et MA SSON.

B ESSA T,

L'en trepositaù'e chm'yé, moyennant salaù'e, d e "empli?'
les (m'malit és nécessaires pour la 1'eception d'une
malle ait débarguement et sa "éea'péd ition à destinatiol/,

est "espol/sable de lap.,'te de celle malle causée I,ar
vo l avec eff1'aclion commis d an s ses m.agasù18.

,,1/

T''rlu~s
-

AU PORT Eun , -

CI-IA NGEUIL -

'l'1'r IlE

VQL~S . -.-\.CHt\T.

AUSENCl:: ut:: Rf:GLES PR QFESS IQNi'\ëLLE S. -

LITE. -

HESPO ;\S ABI-

DROIT COMl1l UN,

11l1e peut taire considére1&gt; ce vol comme un cas de fm'ce

majem'e .

Le changew' de jJ/'o( ession n'est asf1'eùt{ Û aUCu ne 1'ègle
prolessionnelle, en ce glli tOI/che l'achat des litres au

�( 11 8 1

( 119 )

pm'feur, et 'l e saurait étl'e 1'espollsable que su,ivanl lP,8
règles du droit comm.un .

qlllie ur ont été volés à le ur dOlllicile à Aviguon, pend ant
le m absence, le 30 aoù t 1885, entre 8 et Il he ures du sa il' ;

Si, da ns la p,'atique, 011. e."cige souvent de celui qui veut
vead1'e d es Nb'es au JJ01'{eu1' , la preu lJe appare11te d e
8011 identité, Ott la 1'ep,'ésentation d'un borde rea u,
d'achat , cette p"ati gue ne constit ue pas un usage constant, Hllivé1'Sel (ft s'étendant ci l'indust,'ie du chan -

Qu 'ils ont déposé, le m ême soir, une plainte enll'e les
mains du com missaire de poli ce de le ur quartier, laquell e,

gew' spécialtment.
E n conséquence, esl à l'ab,'i de tou t ,'ep1'Ocl&gt;e de (altte le
changeu1' qu'i a exigé d'un 1'ndividu, se prése ntant li lui

po"r vendre des titres au porieU?' de ,'entes su,' l'Etat,
Cindi,:atioll de son nom, de son d01n?'ci le et la produc -

tion de cm'Ies de visite et d'enveloppes de le{{res 1'0/' tant ce nom accompagné de la qualité de pl'opl'iétaire,
si d'ailleu1's aucune ch'constance ne pouvait éveiller
en lui aucun soupçon, s'ü a Ù1SC1't't im médiatenlent 81/1'
ses 1'egis!1'es l'opé1'atioll et les indications li lui (o u.J'nies, et si enfin il Il 'en a 1'etil'é qu'un bénéfice minime
et 'lOf 'ma l .
Et au. cas ou ces tif res au 'r aient été volés , le changel'1'

n'aurait encouru aucune t'esponsabililé vis - à-V1'S du,

jll'op/'iélaire dépossédé ( 1) .

transmi se au parquet) a été sui vie d'une instl'uclion r égu-

li ère, clôturée , le " no vembre 1885, pal' une ord onnan ce de
non lieu, le vol éta nt consta nt, m ais les recherches laites
pou r en déco uvril' Ies au te urs élan t l'estées sans resultat ;
Attendu qu'e n m ai 1886, la dame MoulTe ayant éLé inlorm ée, pal' les agent s du trésol', qu ' un co upon se l'a pportant
à l'lin des titl'es vol és avait été enca issé à la trésorerie des
llonc hes-d n- HhOne, s'esL re ndu e à ~I a rse i ll e, Où ell e a
appl'i s qu e le coupon ava it été p,'ésenté pal' un sieur Dosithée Bevo ;
Qu'ell e a signalé le rait au commi ssa ire du seizième
anond issem en t, qui a ouvert une enqu ête de laquelle il est
résu lt é Clue le titre dont Beyo ava iL touché les arré rages,
l ui avait é té livré par le siellr Bonnifay, agent de change,
qu i les tenait du sieur Ba uzan , son collègue, lequ el l'avait
vend n e n bourse à Marseill e, ponr le comple cl u si eu l' Marre,
change u l'

;

Attendu qu e les époux /J au n e jusLifient qu'ils étaienL
propriétaires de trois titres de ren te fran ça ise , l, 1/2 010,
deux de 50 fI'. de rente chacu n, portant les num éros
11 2,4 1i et 154,5 10, et un de 90 fI', de l'ente, numéro 40 ,379,

Attendu qu e ce dern ie r, mandé àso n tour, a déclaré avoir
achet,é les tl'oi s titres so ustl'ails au préj udice des époux
MOUl're, le lendemain du vo l, 31 aoù t, dans la matinée,
d'lm indi vidu àgé de 35 à 40 ans, taill e moyenne, correctem ent, vêtu, lequ el avait dit se nommer Charl es Garnier,
propr iétaire à Septèmes, et avoil' nn pied-à- terre il Marseille, boul evard Chal'e, 124,et[\ l'appui de ses dires avait
ex hibé u ne carle de visi te port ant ce nom et cette adresse,
e t, en outre, des e nveloppes de lettres a u même nom s uivi
de ces mots·ci : propriétaire à Septemes;

(1) V oy . Sur des questions ana log ues, 2: T~th l e décennale,
dl' cha nge, no' 2, 6, 7 el \". Chan geur.

Attendu Cju'i1 est résulté, tant des investi gations de la police, qu e des recherches faites pal' les époux Moune, que le
soi-disant Charles Gal'l1ier n'a jamais logé bo ulevard Chave,

( NARRE CONTR E ÉPOUX MOURRE),

Le 3 mars 1887 , le Tribunal civil de Marseille a rendu le
jugeme nL suivan L :

\ ,0

Age nt

�( 120 )
124, et qu'il n'existe à Septèmes aucun propriétaire de ce

nom ;
Attendu qu'en l'état de ces faits , lesd its épo ux Mourre ont
assiané
le sieur Marre devant le Tribunal , lui imp utant à
o
faute de n'avoir pas vérifié l'identité de son vende ur et,
pour réparation du préjudice que leur a causé cette faute,
lui demandent, il ti tre d'indemnité, le remboursement de
la va leur des titres dont ils on t, été dépou illés, avec intérêts de droit ;
Attendu que Marre résiste ù ce Ue demand e, e n faisa nt
valoÎl' que, en matière de titres au port eu r, la possession
est une preuve de propriété qui dispense l'acheteur de toute
autre vérification q ue celle du bulletin des oppositions, et
que, les titres de rente sur l'Etat n'étant pas susceptibles
d'opposition, celte précaution était sans objet dans
l'espèce;
Qu'il n'est tenu à aucune obligation professionnell e, en
ce qui touche la négociation des va leurs de boul'Se,et qu'en
fait , il a été au delà de son devoir e n exigeant les nom , profession et domici le de son vendenr ;
Que sa bonne foi est à l'abri de tout Soupçon, puisqu'il a
régulièrement inscri t sur les registres l'opératioli qu'il a
faite avec le soi-disant Charl es Garnier, et qu 'il n'a re ti ré
de cette opération d 'autre bénéfice qu' une modeste commission de 12 ou 13 fI', ;
Qu'aux termes de la jurispruden ce, sa responsa bilité ne
,pourrait étre e ngagée , (lu e si des cil'constances particulières avaient dû éveill er ses SOu pço ns, et q ue rien n 'avait
pu lui faire supposer qu e son vend e ur ne fût pas léaitime
0
propriétaire des val eurs qu 'i l lui a transm ises ;
ALlendu que les changeurs ne sout il est nai astrelllts
,
"
a aucune règle professionnelle, en ce qu i touche l'achat des
titres au porteur, mais qu 'ils sont tenus am obligations
communes à tous comm erçants;

( 121 )
Attendu q ue la SuspICIOn qu i s'attache, d'après la loi ,
a ux acquisitio ns de m eubl es faites, en de hors d 'un marché
publi c, à des personn es ne vendant pas des choses parei lles,
su r laq uell e est fondé le dl'oit de revendication étab li pal'
les articles 2279 et 2280 d u Code civil , a fait ent rer dans la
pratique co u l'ante du comm erce, pour ces sortes de tmnsactions, l'emploi d e certaines précautions propres il constatel' l'ind ividu ali té du vendeur; que ces précaut ions
sont une précieuse sauvegarde con tre la ven te de la cho.e
d 'autrui , dan s l'inté rêt du légitim e p,'opriéta"e auquel celle
chose a été vol ée, comm e a ussi da ns l'intérêt de celui entl'e
les mains duqu el elle passe, qui a jus te sujet de cl'aindre
d'être accu sé de r ecel, s'il a acheté d'un inconnu;
Attendu que ces précautions, en m atiè re de titres a u porteul', consisten t, soit il exiger de cel ui qui veu t les vendre
la re présentation d'un bordereau de négo ~iation s 'appliquant à ces titres, ou la preuve apparente de son ident ité
pal' la produ ctio n d 'une caJ' te d'électeur, d 'un passepol't,
de lettres portant le timbre de la poste, etc" ou pa l' l'assista nce d'un répondant connll, soi t il faü'e le paiement du
prix à domicile; qu 'elles ne créent d'ent raves qu 'à la cil'c ulation des titres dont la provenance est fra udul euse;
Attendu que MalTe a lui-m ême reconn u l'ex istence de
l'usage qui prescr lL ces précauti ons, en réclamant de l'inconnu qui lui a présen té les titl'es appart ena n t aux é poux
Mourre, des pieces éta blissan t son identité, mais qu 'i l a
été léger, en acce ptant comm e tell es , un e s imp le carte de
visit e imprimée et un e enveloppe de letll'e qui, certainement, ne portait pas le timbre de la poste, puisqu 'elle éta it
a u nom de Charles Gamier, p-op"; étaire;\ Septèmes, qu i a
été reconllU être un personnage imagi naire;
Attend u qu e l'insuffisance sus pecte de ces pi èces, qui
n'ajontaient rien aux déclarations de l'inconnu , l'impuissance de ce de rnier à en fournil' de plus probantes, l'énonciation sur la carte de visite d'u 1 domicile situé ù une ex,

�( 122 )

Il'émilé de la ville et présenlé comme Ull simple pied-àterre dout la mention, par suile,ne pou "ait existE.l' Sur 1'[Ildicaielll' marseillais, la qualité de simp le propl'iélaÎI'e, et
non de néNocianl , que le vendelll' s'allribuail, rapprochée
de la som;;'e relativement importante Cju 'il demandait il
encaisser sans délai, ét"ient alliant de cil'consla nces qui
tlevaieut éveiller la circonspection d Il sieUl' Marre et le porter à ex iger un supplément de justification;
(lue s'i l l'eût fail" com me la prudence le lui conseill ait et
comme l'usage l'y ob ligeait, il n'eùt pas ache té , car le soidisant Cha rles Garnier n'eùt pu établir que ce nom Ini
appartenait; de plus, cet individu , qIli était évidemment
l'auteur du vol commis la \'ei lle au so ir chez les é poux
Mourre, du moins le complice des vole urs, rencontrant
chez tout autre les même difficu ltés, eàt été empêché de
réaliser le produit de SOIl \'01, et le signalem ent des titres
volés tl'~nsmis, pe'.l après, pa l' M. le ju ge d'i nsll'uclioll
d'Avignon à tOIi Its pat'quet s de Fi'anee et d 'Algé rie eût
permis de surprendre en sa possession les litres dont s'agit;
Que le sieUl' Marre a ainsi comm is une néglige nce ou une
imprudeuce qui a causé aux époux Moune un préjudice
don t ceux ci sont fou dés li exiger la r épanü:on, laquelle
réparation doit consister dans le remboursement de la
valeu r des titres qui leur ont été clél'obés ;
Par ces motifs,
Le Tribunal de première instance de Marseill e, troisième
chambre, condamne le sieur Mane à payer au x é poux
Mourre la somme de 4,832 fI' . 88 c" valeur au jour de la
demande, d'apl'és le cours officiel, des trois titres de l'ente
français 4 1/20/0, imprudemm ent achetés par lui, lesdits
tilr~s reconnus être la pl'opriété des époux Mourre, et ce
avec intéréts de droit, à partir d li jour de la demande ; le
condamne, en outre, aux dépens, distrait s au Pl'Ont de
~f' Bellissen, avoué.

( 123 )
Appel par Marre,

Attendu que Man'e, changeur de profession, a achelé
dans son office, où il exerce publiquement et honorable ment son commerce, les titres qu i font la matière du procés; q u' il a tl'ail é avec une personne se présentant sous
des debol's et dans de cond itions l ell~s qu'aucun soupçon
n'eût élé éveil lé clans l'esprit le pilis attentif, et dans des
circonsta nces qui auraient, au besoin, exp liqu é l' ulilité
pou r le vendeur cl'une réalisation imm édiate de ses va leurs
au porteul' ; que, néanmoins, MalTe Ile conna issant pas ce

client" comme cela lui ar rive fréq uemment d'aill~ul's , dans
une boutique ouverte à tous venants, il pl'is la pl'écaution
d'exige r la produ ction de certains l'enseignem ents de nature
à justifier le droil de ce client de porter le nom invoqué,
et. a laissé tl'aces de ces dil'es quant à son domicile; 'lue, il
moins de refuser le change immédiat, qui est dans la
nature de son commerce, Marre ne pouvait se livrer à de
plus amp les investigations ; que, sa ns doute, il eIlt du le
fail'e si un sympl ôme quelconque ou les lel'mes de la négo·
ciation proposée ava ient élé de nature li le mettre en défiance, mais q ue le contrail'e est élabli ai nsi qn' i1 vient
d'étre dit ;
Attendu que le pri x de l'achat j es vale urs dont s'agit,
laissant un minime bénéfi ce "n &lt;: han ge m et co nstituant
de la part du vende ur des ex igences normales, et le soin
pris pal' Mal'l'ed'inscl'il'e l'opération sur ses regi stres, co nliI'men t non seu lement sa bonne foi, non contestée d 'ai lleurs, mais démonlrent, de plus,quïl opérait correctement
et sans avoir aucun s ujet de crainte;
Attendu qu e le changeu r de profession n'est astreint à
aucune règle professiounelle en ce qui touche l 'achat des
titl'es au porteur, et ne saurait être responsable que suivant
les règles du droit comm u n ; qu e ce serail ajouter à la loi

�( 1Z-I )

( 125)

quede considérer cet te responsabilité comme eu gagée pal'
cela seul que le changeur aurait payé comp tant, et sans
ex iger la prod ll ~lion de documents déterminés r a ~' \II),lIsage,
ô'ai ll ellrs plus ou moins constat é, com me dans 1 espece, olt
on fournit bien qu elques aLiestat ions de maisons il bo n droit
jalouses de leur trauqu illil.é, mais no n la pre uve d\1Il
usage constant, uni versel et s'étendant il l'induHLt-ie du
changem spécia lement;
Atlendu, par conséquenl , quï l appal·ti ent a u juge d'ap .
prérier si le changeur a manqué aux l'ègles de la p rudence
vul gaire et commis une fall ie entraînant l'app licat ion de

l'a rticle 1382 du Code civil ;
Attendu que le contraire a été élabli au procès actuel el,
ressort de tOlltes les cil'conslances et de tous les document s
de la ca use;
Attendu que, sans doute , les éPOI" MoulTe sont dig nes du
plus grand intérêt; mai:; que, Ù s llppO~el' qu 'i ls so ient, euxmêmes , ce qui n'est pas hors de loul Joute, absolument
exempts de loute impl'ud ence, le malheur qu i les frappe
ne saurait êt re sou lage aux dépens d'une personne qui,
Gomme Marre, n'encou rt aucu n ('epI'ocbe ;

l'al' ces mOUfs,

La Co ur met J'appellalion et ce dont est appel au néant,
émendant , déboule les époux , 'ourre de lem. fins et con·
clusions; déchaq;e r appelant de Ioules les condamnations
prolloncées con Ire lui ; condamne les inlimés en lous les
dépens de première iustallce et ct 'appel ; ol'donne la restitu tion de l·amende.

nu 1" decembl'e / 887.- COUI' d'Aix ( l" Ch. ).- Près., M.
BESSAT, 1" pres . M. GRASSI, av . gén. _
(du harreau de }[arsei lle) et ABRAM.

Pl ., ~IM.

BAll ET

Socn~TÉ. -

COMMMiD ITE

DI SSOLUTION. -

LI QUIDA'l'EUR JtlDlCIAIRE. LES LIQliIDATEuns

EXPIRÉ S . -

PAn

A SSEMnLÉ I~ . _

ACTIONS . -

LIQUIDATE URS AM IABLES. ACTIQXNA l nES

AMIAnLES.

-

J UGEMENT. _

nEPRI~SENTÉ~

A SSEM UL}O~ E. _

PAn

POUVOIRS

A pP EL DE FOXOS,

L m'sque l'assemblée générale des actionnaires décide la
dissolutz'on d'une soâété en commandite pm' ach'ons et
nomm e des Zz'qu't'dateurs arrLiaûles, et que plu s [m'd , $10'
la )10111'Su1le d'un 'intél'essé, ci t'encontre des oéral1ts et
des l't'qu't'dateu1's amiables, le T1'ibltnal prono nce luimême la d1'Ssob.ttion et nomme 1.l n liquidalew' judiciaù'e , les actionnaù'es doivent él1'e con sidérés comme
a,v ant été 1'égulie1'em.en t "" el'J'esentés dans cette iHstwwe
et aucun cl'eu ,c nepeutse 1'e(uSel' ci: l'econnai/re la qlta-

lité du liquidaleu ,·.
Ap,'ès la dissolu tion ,pa?' décision de jllstice, cl '""e société
en conl1nandite par actions, r assemblée gêné/'ale n'a
plus ci: exe1'cer aucun pouvoù',

En conséquence, le liqllidafeu1' jud1'c1:aù'e n'a pag ci la
convoque}' POU'I' se (aù'e altfo1'isel' li appele?' les }J01·üon.r~
non vel'sées de la cam,maudite .
( LI Qt:IDAT IWHS DE L.\ SOCIÉTÉ DE S ENGnAIS CH IMIQUES

CONTRE HOl·Ano).
J UGEMENT.
Attendu que par jug·ement en dale du 17 mai 1887, la
Sociélé agricole des engrais chimiques du Midi, en comma nd ite pal' aClions, 1. Micoulin el C', a été déclarée dissoute, sa liquidalion ordonnée el le sieu r Pel.itjeanllommé
liquidateur il cet effet;
Qu'en celte qualilé,il a fail un appel de fonds aux action-

�( 1'26 )
nail'es, à l'elfet de faire lace au paiement de créances urgentes et indiscu tables ;
Que Rouard Auguste, l'un des actionnail'es, résiste '\,ceue
demand e e t refuse de verser en maltls du llq Uldat em ]Udlci,ire le montant qui lui est réclamé su r ses a c tions;
Qu'il pretend, en ellet, ne pas avoir à reconnalLre les
pouvoirs du liquidateur qui serai t sans qualité pour exigel'
ce versement ;
Attendu que l'assembl ée générale des actionnaires avait
le droit de dissoudre la Socié té; que, pat' procès- verbal du
6 avril 1886, cette dissolu tion a été prononcée et votée pa,'
l'assemblée générale, régulièrement co ustituée ;
Que des liquidateurs amiables ont é té dés ig nés;
Attendu que le jugemen t précité, en p,'ononçant la dIssolution, u'a fait que confirmer ce qu'avait décidé ~ouveraine­
ment l'assemblée générale et n 'a fait que reconnaître et
constater, une loi; de plus, la nécessité d'une liquida ·
lion;
Qu'en nommant un liquiàateul' judiciaire, en l'emplacement des liquidateu rs amiables, le Tribuual a r égulièrement
constitué un mandataire de j ustice pour tous les intéressés,
ayant tous les droits et les pouvoirs a tt a chés à cette qua·
lité;
Que les actionn ai res ont été r eprésent és valablement,
dans la cause, par les gé ra nts et liquidatems amiables cont,'e qui la demande en dissol ution et liquidation avait été
lormée; que 1eR dé lais de l'a ppel sont expirés; qu'ainsi
le jugement a acquis l'autorité de la chose jugée à l'encon ·
tre de tous les in téres~és ;
Que la voie de tierce opposition n'est m ême plus ouverte
à Rouard, en ad mettant qu'il ait dù étr'e personnellement
appelé en cause, l'ayant été représenté pal' les gérants et
liquidateurs ;

( 127 )
Attendu que, pa l' suite de ce jugement, la Société des
eng,'a is ch imiqu es n'ex istant ptus que pOUl' sa liqu idatio n
définiti ve, il est év ident qu e le liquidateur judicia ire in vesti de tous les pouvo irs nécessa ires pOUl' l'opérer, n '~va it
plu s à ré uni r l'assemblée généra le pOUl' faire voter aux
term es de l'artic le 9 des statll ls, l'appel du tl'oisième ~t du
quatrième quart ;
Que l'assemblée gé né ra le n'avait plus, aux termes de
l'a rticle 53 des mêmes stat uts, à continuer il exercer aucun
pouvoi,' pendant le COlll'S de cette liquidation ; qu 'elle
n'ava it plus auc un e existence, pas plu s q ue la Société ell emême, définitivement éteinte;
Qu e le liqu id ateu r n'avait donc plus à la convoque,' pOUl'
la consu l ter ou la faire délibére,' Sur les actes ,\ accomp li r
da ns sa liqu id at ion;
Qu'ayant les actions actives et passives de la Société
pour l'accomplissemant de son mandat, c'étai t à lui seu l,
sous sa res ponsabi lité, qu'i l incombait de les exercer;

Par ces motifs J

Le Tr i bull a l ~ sans ~ ' arrèlel' aux fin s eL conclu sions du
sieur A, Hou ard, le condamne à payer au demande ur, èsqua lité, la somme de 5,750 fI', montant des causes de la
demande, avec intérê ts de droit et dépens ,

D" 3 janvi,,' 1888, - P,'és" M, ARNAUD, - PL" MM ,
DUB~nNAD pour le liquidatelll', THIERRY pour Rouard,

F'.\I LLITE. -

DÉCLARA'l'ION APRI~S DÉCÈS.

L a ( ailLite d'un comme"ça"t ne peut éil'e décLm'ée ap,'es
son décès, LOl'sq",L a (ait ho"ne",. li ses alta;,'es jus-

�( 128 )

,,'au de,."i." jOli" de sa vie et que c'esl après cette épog self 1emenl gl&lt;'il y a el&lt; '''' p,'olét con"'e lu, (1 ) ,
que
pnE~lIèRE ESPÈCE.
(AMAYEN CONTRE SVNDIC TAXIL ET AUTRES) .
JUGEMENT.

Attendu que l'opposition du sieul' Amayen a u ,jugement
8 juillet dernier est recevable comme réguilère en la
fOl'me et faite dans le délai utile;

~u

Attendu au fond, qu'il s'agit de savo ir si la déclaration
de faillit e ~rononcée contre le sieur 'l'axil à la requête du
sieur Durand de Picard, doit ou non être maIntenue;
Attendu que l'article 437 du Code de commerce permet
de faire déclarer la faillite d'uu commerçant aprés son
décës, à la condition qu'elle soit demandée dans l'année, ce
qui a eu lieu en fait, la demandedu sieu~ Du~'and de Picard
ayant été formée deux jours avant 1 expu'atlOn de ce
délai ;
Que cette demande était donc recevahle ;
Mais attend u que pou;' que ~ette déclaration de fai ll ite
puis~e être valablement prononcée, il faut se reporter au
jour de la mort de 'l'axil pOUl' savoir s'i l était réellement
alors en état de cessation de paiement s;
Attendu que rien ne dénote à ce moment que Taxil eùt
s uspendu ses paiements; qu 'il n'existe aucun protêt contre
lui et qu ' il n'y avait aucune poursuite judiciaire en paiement de fournitures ou autres, commencée ou dirigée contre lui ; que sa veuve a continué l'exploitation du fonds de
buvette pendant pl'ës de deux ans, salis qu'aucune récla(1) Jurisprudence constante . note.

ro y. cc l'ee. 1881. 1. '257 et

J~

( 129 )

mation pOlll' dettes antérieures a u décès ait été fOI'mulée;
qu e la se ul e in stance qui ait existé au Cours de lad it e an née, a été relative à \lne contes tal ion SUl' des travaux
de plomberie, termin ée par une concilial,ion ; qu ' il est donc
matét:iellement évid en t que Taxi l, à l'époque de son décès,
éta it enco re à la têle de ses affaires et y faisait face, puisqn 'il n'a laissé a ucun e dett e en so uffrance à ce moment, et
q ue cell es qu i on t été énoncées dans l'in ven ta ire f ai t à l'ouvel'Lure de sa s uccession, n'ont génél'a lement qu 'un caraclere civil " ,; que ledit invenlaire lle peut donc êtl'e pris en
considél'ation pOUl' apprécier la vél'ilable situalion Commer,
ciale de Taxi l au moment de son décès et pour décider qu'il
éta it alol's en état de suspension de pa iements, ainsi que le
veut la loi ;
Pal' ,;es motifs,
Le Tr ibunal réll'acte le jugement déclaratif de faillile,
etc, , ,

DI&lt; 13 seplemb"e 1888 , - Prés" M, AnNAuD, _ PI"
MM. NA 'I'HA N pOLll' Amayen, BARTH,h.. EMY POUL' les défendeu l'S,
DEUX I .b .fE ESl-'J~CE

( llARRAL CON'l'fiE VEUH HOCRE) ,
JUGEMENT.

AUendu que la demande en déclaration de faillite contre

1. Hoc he a bie n é té formée pal' J, Barral et C' dans l'année
deson décès; mais que celle condition seu le ne suffit pas
pOUl' que ladite demande soit accueillie;
Que les tl'aiLes dont i ls se prévalent" ne sont venues à
échéance et n'ont été impayées qu 'après le décès de J,Hoche,
et qne, pal' suite, il ne serail pas mort en état de suspension de paiemenls, aUCun pl'otét antérieui' n'existant à son
encontre;

l ' p, -

1888,

\

1--,

•\

J

.,

�( 130 )
Hoche vont jusqu 'à soutenir CJue
MalS qne les dhOIl~t ' as les trailes, bien que tl'ois d'entre
leur auteur ne eva P
, ,
elles fu ent revetues de son acceplatlOn ,
,
Q e les élémen ts de la' cause démontren t qu ,enl re
u
J Roche il y a eu de nombreuses
slgnaJ Barral
et C' et "
"'1
'
laisance
données
pal'
ce
de
m
ler,
et
qUl
peut
P
tures de com bl
e les qllatre traites dont se prévalen t
être présuma e qu
, '
J. Barral e t C' sont dans ces conditIOns;
,

"

( 131 )

J

,
l'l.eu , dès 101'";,,'Il une vérifi ca tion préalable, avan
Qu 'Ilya
L t
'
ne
condamna
Lion
qu
elconque
pour
lou
ou
de prOnOI1Cel U
(
partie du chiffre l'éclarcé ;

L e (ait d'lme pa"eille ,'eldche a changé le voyage dont le
chm'[Jeu1' de ta car[Jat"son a consenti à cauri?- les
t·isques.
E n consequen ce, le capitaine est non 1'ecevable dans ce
cas à in /e nte}' conb'e le consignataù'e d e la ca1'oaison
l'action en conf1"ibution ci "at'sort des avw'Ù$ communes
qu'il aurait ép?'ouvées, et il doit ét1'e, en out1~e, Condam;né enVe1'8 lui à des donl1naoes -inlél·als cl 1'aison du

rela.'d ( 1).
(CA PrTAINE HaSE CON'l'nE

Que celle vél'ification doit avoir lieu deva nt un arbitrel'apporteur ;
Par ces mOLifs,
Le Tribunal dit n'y a"oir lieu de déclarer J. Rocbe en
état de faillite;
Préparatoirement SUl' le fond, renvoie les parlies devant
M' Lejourd au, avocal , arbiLre-rapporteur, à 1 elfet de ploceder au règlement de leu rs comptes;
Dépens réserv~s,

D u 5fanvie,' 1888, - P ,'és,) M, ARNAUD , - Pl" MM,
HOI.:V1 8RB pOUl' Barral, ,JOURDAN pour veu ve Hoche.

AVARIE CQi'llMlJNE. RAPPORT

DE

MER. -

HELACI-IE
F AUTE.

NON
-

MENTIONNÉE

Dt\N S

LI-;

NON-I1ECEVADILITÉ,

DOMMAGES-rNTÉR~TS.

L e capitaine esl en (a ule lm'squïl ne d éclare pas, dans
SDIl rapporl de me/', une ,'elâche qu'il a (aile,
Ce si/en ce esl ulle preuve que la relâche n'a pas été causee pa1' des événements de mer, 1na?:s 1Ja1' le6' conve1lances seules d u capitaine.

VEn NAZZA

AINÉ).

JUGElIIENT,

Allendu que le capitaine Hase réclame au s ie ur Vel'nazza le solde de fret à lui dù pOUl' un voyage, a ller et
l'etour, de Mal'seille à Bou gie;
Oue Vemana reconnait devoi r ce solde qui s'élève à
I ,UI 5 fi' ,; mais qu'il réclame ;\ son toor des dommages- intérêts au capilaine Rose et repousse, à l'a ison des agissements
de ce derni e r, la demande en règlemen t d 'a varies communes formée pal' llli à so n enconLre;
Attend u que tan t capitaine est Lenn , dans~on l'apport de
mer, de signa ler lous lesévénemenLs de sa naviga~ion; que
l'u n des plu s essenLiels il signal er pa r lui , est précisément
I..'d,\chcq uïl peuL è Lreob ligé de faire da ns nn porten
cou rs de voyage;
Atte ndu que le capitaine Hase a malJqu é à celle olJligaLion ell passant sous silence, daus son rappOl't de mer, la
doub le relliche qu'i l a faiLe à l'allel', pendant cine! JOUI'S,
dans le port de Celle, et au retour, pendant Irais jours, dans
le port de La Nou velle;

(2) VO~' , Table gén érale,

\,0

A vari e co mmull e

n 0

207 ,

�( 132 )

Qu e ce silence gardé par lui est la preuve que ce tte double relàche n'a pas été cau see pal' les événements de mer ;
qu'elle n'a pas été amenée par la Jl écess~t é des opérations
commerciales du sieur Vern azza ; maIs n a été que pour la
cOI1\'enance du capitaine fui-mème;

( laS )

LO UAG E DE SE RVICES . -

ENG.\ GEMENT

'f1l1~ A T n A L.

_

CLA US I~.

I N TE [lpnJ~ 'fAT I ON .

Qu'en aO'issanL ainsi, ce dernier a non seul ement pl'éJ\l dicié à so; am'éteU\' pal' les retards qu 'il a apportés dans
le voyage, mais encol'e a, par suite de ces retards, changé
le voyage lui-même, et, par suite, le cours des événements
de mer auquel le navire aurait été exposé dans un trajet
direct ;

Lorsqu'un ell{Ja{J~me nt t"Mlml (i.ce le nomb,'e de ,'epré.

Qne le capitaine Rose, dans ces circoI1stances, ne peut
exiger le règlement en avaries commun es des 5acrifi ces
qu'il a soufferts pour le salut co mm un ; que ces a varies doivent ètre laissées à sa charge personnelle ;

Et l'a'r tis te ne pO lOTai t s'y ,'c/ user qu.'au cas où le d i1'ec-

Que, de plus, il a à repal'er le dommage que, dans une
certaine mesure, ces retal'ds ont occasionné à Vernazza ;

se11 {ab ons qu e l a?'t18{e d ent donne r 1noyen'lIant appoin.

ments mensuels , et ,in d z'que, en ou l1'e, une som.m e

p OlU '

c~wque "ep''''é8~nta~ ton en JJtus, 1.1 en 1'ésutte p OU1' {a'r t tste une obhga t LOn de dOJ/ne1' des 1'ep,'ésen(ations
en plu s tou tes les lois q,te le dil'eciet/?' l'e,,,i{Je,
lem ' exel'cer ait ce d,'oit d 'une ( açon excessive pouvant

comp,'ometb'e la santé et les (acultés vocales de
l'm'i'is(e,
( D EMOISELLE C HEYRI ER CON T RE S YL VESTR E) ,
J UGEMENT .

Par ces motifs,
Le Tribunal déboute le capitaine Rose de sa demande en
règlement d'avaries communes;

. ALLendu que la demoiselle Chevrier a été engagée par le
sIeur Sy h'estre, diI'ecteur du Gymnase, comme chanteuse
d'opérettes ;

Alloue à Vernazza 200 fI', à t,itre de dommages-i ntérêts;
dHque cette somme sera compensée avec celle de 1,91 5. k
pour solde du fI'et dù au capitaine Rose; di t qu 'il n'l' a
au cun manquant de marchandii'e ;

Que d'après cet engagement, ladite demoiselle avait il
chanter quinze fois pal' mois, moyenn ant une somme de
2, 500 fI', ;

Eu conséquence,condamne Vern azza à payer audit capitaine la somme de 1,7 15 fr" pour solde de fret,avec intérêts
dedroit ;
Les dépens à la charge du ca pitain e,
Du 9 j anviel' 1888 , - P"és. , M, ARNAU D. - P l" A[M.
GERMONDY pour le capit aine Rose, TALON pOlU' Vernazza,

Qu e ce nombre de représentations n'était pas un maximum pal' elle limité et au delù d uquel elle ne pouvait êtl'e
contrainte de paraitre SUl' la scène;
Qu 'en effet., il lui était alloué, en ou tre, une somm e de
170 fI' . pal' chaque représentation en pl us;

Que cette stipulation ne pouvait avoi r d'effet utile et ne
peut. se comprendre que tout autant que le directeur
était en droit d'exi ger un nombre de représentation s supé l'leur Ù celui de quinze;

�1 134 )
tout es les l'epréQue ce n'est que pou r la rétri bution de
l
'
l 'fI
sen tatio ns qui escMeraien t cedern iel' C ll reque espartles
se sont entendues d'avance;
'~l ll e,(
pal' suite,
la demoiselle
Chevrier, d'ap rès son engae .
.
ent ne pe ut se refuser à Jo uer a u delà de la q UIllgcm ,
'
l' '
zième représen tation lorsq ue son dll'ecte ur eX Ige;
Qu'elle ne pourrait s'y refu ser que si le d il'ecteur usait de

ce droit d'une fa con excessive et de mamère à com promettre et sa santé et ses facultés vocales; m ais que su r ce
pOlllt,

en cas d'unecontestaLion, le r ribu,nai auraità donner

une appréciation qui, en l'état, ne pe u t eLre donnée, le cas
n'échéan t pas;
Attendu que le di recteu r Sylvestre réclame à sa pensionnaire des dommages-intérêts pour avoil' faiL manq uer des
représentations, nonobstant sommation à elle faite de l'emplir son l'Ole; mais que l'artiste ne sau rait être tenue à des
dom mages-i ntérèts to utes les fois que c'est la maladie qu i
l'a empêchée de ten ir son engagemen t;

( 13- )

COM PltTENCE. -

SYNDICA t}' rHOli'ESS10NNEL o'ournlERS.

ENTREPRISE COMMERC IALE .

Un synd ica l professionnel d'ollv}'ie1's (ait acte de C0111.1~u1'ce lO'l'squ~ ses mC1nb1'cs sc sont 1'~unis POU?' coopérer
(t une entrep1'tSc commerct'ale de sa llatu1'C no{anunen(
une entrep"'ise de construction S'tH' un tc',:,'aùt appartenant à aul1·/ti.

Les ouvricl'S composant ce syndicat doivent donc élre con 8id~1'~8J ci cet égœrd, no,.~ comme de simples OltV1'iel'S,
n~,a't8 com.me m,embres d'u ne association en pa1'licipatzon POil?' un acte de commorce .
Les contcsta/ions nées entre eux de cette association sont
donc de la competence du Tribunal de comme't'ce . '

('l'ISOT

CONTRE LE SYNDICAT DES OUVRIERS MAÇONS) ,
J UGEMENT.

Que, daus la cause, il est certain, d'ap rès les nombre uses
attestations de m édecins l'apportées pal' la dem oisell e Chevrier, qu'elle a eu une fat igue considérable q uoiq ue momen tanée des cordes voca les qui l'on t mi se dans l'impossi·
bilité de chanter et lui ont im posé des so ins et du repos;
Qu'elle ne peut donc être passible de dom m ages-in térêts;
Pal' ces motifs,
Le Tribunal déboute la demoisell e Cbevrier de ses fins et
concl usions comme mal fo ndée, sans do m mages-intérêts il
son encontre au profit du sieur Sylvestre;
Condamne la demoiselle Chev rier a ux dépe ns.

Du 10 ianvier 1888, - Prés" M, ARNAUD, -Pt" MM,
ESTIER pour la demoiselle CheVl'ier, JOURDA" pOtl!' Sy l··
vestre,

ALLendn que 'l'isotréclame il Jouve, en sa q ua lité de pré-

siden t. du syndicaL des ouv ri ers maçons, une somme de
6,7 112 Ir. 72 c. ; que Jouve oppose Ù cette demande une exceplion d'incompétence;
Attend n que cette exception n'est pas foudée; qu'il s'agit,
en elfet, no n pas de débattre en tre les parties une ques tion
concernan t le syndicat des ouvrièl'" a u point de vue de
leurs intérét~ généraux et de leur dCIensc mais bien
d' un règlemen t de compleit pl'OpOS d'une vé l,itable entrepl'ise commerciale faite pal' ledit syndicat ;
Qu'en elfet, Tisot, précédent p résident du syndicat, a obteuu eu son nom person nel l'adjudicatio n des travaux de
maçon nerie à fa ire pour l'église pl'ovisoire de Saint-Martin'
q ue, pOUl' l'exécution de œs travaux, i l a coopéré avec l e~
autres mem bres dtt syndicat des oUVl'iers maçons et qu'il

•

�( 13ü )
.
. , lormé une vérit able association en parti cipation,
sest am 1
l' d' d ' .
1
dont le but et l'objet ont été ceux de a JU Ica tlOn e lecoopémteurs,
une
Oi't, de la part de 'l'isut et de ses
Jll è me, S
,.
•
.
véritabl e entreprise commerciale ; qu Il ne s agit ~as de
considérer les membres d u syndica t comme de simples
ouvriers, mais comm e ùe l'rais pal't ici p a l~t s il un acte co m·
mercial dont la demande de 'l'ISO t poursuit le r èglement;
q ue c'est donc compétemment qu e le Tribunal de céans a
été investi de cette demande;
Par ces motHs,
Le Tribunal se déclare to mpéten t et renvoie pour les
plaidoiries au fond à l'a udience du 27 co uran t; co nd amne
Jouve Bruno ès-qualités aux dépens de l'incident.

Du /3 seplemb,'e 1887, M. GENSOUL pour 'l'isot.

VENTE . A,MIS

AY.·\R l ES f;T

COMMUl'S.

-

cours

P,·és . , M.

B EAU,

ÉTRANGERS. -

DéSIGNATION

DES

jll ge. -

P I.,

R ÈGLEMENT PAR

AMI S

COM MUNS.

-

P ORTEFA IX DE LJUN~ DES PAn TI ES.

L es mnis communs qui do i-v ent , d'ap,'es un t,'aité de

vente, rég ler les boni/icftlioll8 pm.O" ava1'ies OH CO?'PS
t!lmllgel'S, pellvenl é!1'e désignés selon la vololllé des
l'm'lies, el sans qu'el/es soient lelllles de les choisi,' dalls
lelle ou lelle caléga,'ie de }Jel'sonnes.

( 137 )

appelé, ait nom el dalls t'inlb'él de son palroll, li pl'élevel' ,,"e parlie de l'échal/lillon qui doil sel'vir de
base li l' exp"'lisc .
(CYPnI EN F AnnE CONTRE FABnE ET MAGNAN).
J UG EM EN T,

Attendu que les 100 quinta ux métriques envÎI'on aman des de Palme écossées, de la côte de Guin ée, à li vrer pal' les
sielll's Cyprien Fabre et C' aux sieurs Fabre et Magnan , de vaient être 1e qualité marchande eL de rccette à 5 010 de
fl'Un chise, l'excéda nt devant être réglé pal' amis communs,
ainsi que l'avarie, s' il s'en trouva it , de q uelque cause
qu'elle pùt provenir ;
Attendu q ue, la va lidité de ce tte clause étant hors de
contesta tion entl'e les parties, cell es-ci n'ont pu se mettre
d'acco rd en ce qu i concerna it le choix des am is commu ns
qui sera ient chargés de procéde r il l'opération nécessa ire
pour la dé termination d" prix to tal et effectir dù pal' les
acheteuI's à leurs vendeurs ;
Atten du que les amiscommuns qui ont été désignés sont ,
d' une pa!'t., le siem Si au pour les détend eurs et, d'a utm
part" le s ieur Bey na ud pOUl' les demande urs;

ble a,'biire, cesl·a- dil'e d'indépendance absolue et d'ùll pa,'tiaWé.

Attend u q ue c'est ce tte dern ière désignati on q ui est seu le
so umise à cont esta tion ; q ne ce n'est point pat' le motif
qu e le sieu,' Heynau d n'au rait point la compétence voulue,
qu 'il est repoussé; q u 'il importe peu , en effe t, q u'il ne soi t
poin t expert de profession en graines oléagineuses; q ue
chaque pal'tie in té ressée es t libre de son choix qui ne sa u rait être limité à une ca tégo l'ie de personnes ;

Ne réunit pas ces conditions et ne sai/1'ait p a?" conséquent
éb'e désigné comme ami commun, celui qui est le pm'·
lef aia: habituel de l'une des pal'Iies, el qui ?né",e, a ce
lib'e, a opé,'é la liv1'Qison de la marchalldise ci a élé

Mais q ue les am is communs que les parties on t à nommer , aya nt à procédel' à u n vél'Î table al'il itrage qui doit
dé fi niti vement fixe r les bonifi cations dues pO Ul' excédant de
corps étrangers et pour avaries, il s'ensu it qu' ils doivent

Mais ces amis com.mu.ns, devant procéde1' ci un vé,·itable
a1'hitrage , doivent 1'étmù' les C011di tions de tout vb'üa-

�, 138 )
réunir les condit ions de tout véritable arb itre, c'est-à- Jire
ùïudtipendance abso lue et d'impar tialité; que ces condit ions ne peuvent pl us ètre présu mées chez cel ui qui serait,
d'une part, remplo,'é de r une des deux parties, et qu i,
d'autre part, au ra it pu, à l'aiso n de cet, emp loi, se fo rmel'
Ulle opinion préconçue sur la march andise elle-même;
Attendu que telleeslla situation du sie ur Heynaud visà-v is des sie"rs Cypri en Fabre et C'; qu 'i l est le l1l' p ortefaix
habituel ; qu'il l 'a été dans la li vra ison de la m arc h a ndise;
qu e c'est lui qu i a été appelé pOUl' le com ple, au n om et
dans l'inlérêt des sieurs Cyprien Fabre et C', à c hoisir et à
pl'elevel' une parlie des échantllious qui doit serv il' de base
à l'expertise ; que Heyuaud ue peul donc ê tre considéré
comme n n ami commun dans le sens qu e les parties ont
dù attribuer à ces mols au moment de la ven le, et que la
pratiq ue a thé ;
Par ces motifs,
Lé Tribuna l déboule Cyprien Fabl'e et C' de le urs conclusions; donne acte à Fabre eL Magnan de la dés ignation
pal' eux faite et non cl'itiquée du sieu l' Sia u ; dit et ordonne
y ue Cy prien Fabl'e et C' au l'ont à désignel' u n am i comm Ull
autre que le siem Hey naud, et faute pal' e ux de le faire
dans les trois jours du prononcé du p rése nt, nomme d'office
M. L. Lall ement, e'pert, pOUL' procéder conjoi n tement avec
le sieur Sian à l'opération convenue; les dépens à la charge
de Cyprien Fabre et C' .

D u 2 / seplemb,'e 1887. - Prés ., M. AnNAuo. - P l ., MM.
_\IcAnD pour Cyprien Fabl'e e t C', F. Boe v",nE pour Fabl'e et
Magnan.

( 139 )

FAIL LITE . -

D rnTE CI VILE .

Le défaut de paiement d 'une delte civile ne saurait eut.,·al/~e1: l~ r~illi~e d'un com.merçallt, t01'Sf)u'it n'cst }Jas
Jttsi1fie q ln' a~t des dettes com,mel'ca'ales en 8ouf-

ji'allcc ( 1) ,
(CULAS

CONTRe D eucIlO'l ').
J UGEMENT.

Allen du que le sieul' Beuchot est actionn é pa l' le SIeur
Cu las eu déclaratio n de fa illi te à ra iso n du non-paiement
d'un e summe de 10,000 fI'. échus;
ALie ndu qlle Beuchot n'e t devenu débi lel\r de celle
somme vis-à-vis de Cu las qu'en se meLlant aux lie u et
place de la véritable e t précédente débitrICe, la demoiselle
Larguiel'l sa tall te ;
Que la delle de celle-ci était civile et qu'en passant su r la
léte du sieul' Beuchot, elle n'a pu avait· un autre caractè re
et ~,l~ \\ l'oison ,de cet te delle, pour l'a pp l'éciation de laquel l ~
le Il lbnnal 11 est pas competent, Beuchot ne sanrait être
déclm'è en é lat de fai lli le ; qu'i l n'est point poul'suivi po ur
d'autres de ttes ccm m el'cia les ,.
Pa l' ces motifs,
Le Tribu na l débOUl e Cn las de sa demande ,'

Avee dépens .
DI&lt; 16 jal/viel' 1888 . - Pres., M. AR NAC D. HOllNDOS'fEL pour Culas, BcnGASSE pOUl' Beuchot.
( 1) Va,Y. Conf. Tabl e généra le, \'. Faillite, n° 18. nale. Ill/d, n° 2. -

1. 109 et 26 1. -

2- T able déce nnal e, Ibirl., no 12. _

ISg3. 1. J8!,. -

188;. 1. 72 .

FI., MM.

Table déce nCe

l' CC.

1882.

�( 140 )
C O~Ml S . --

CON1'R E-M.\lT RE O'l 'SI i"i E . -

-

( I!t! )
ITAUT ES . -

CONGÉ .

D OMMAGES· INT f:nt': TS.

Les (ali tes commises paf' un cont,'e-1na1h'e.d 'USÙ,le et qui
, ' ,'ésultaf Hile mazwaùe marl1pu la hon d e la
OH t eu p 01 l
,
.
. ' .
matiè1'e à tr availle}', et p a1' BUt t e une. perte p ow l 'usl..
n1et',
n ' 011 t e" 9 t::~l1é,'a l d'all t,'e sanct wn ql/ e• le congédiement de remployé ;lIsuffi'ali t ou malhabIle ,
P OU1' enf,'ai lle1' , en outre ,

Hile

la somme de 3M2 fI', 75 c" soit 282 fI' , 750, rembou rsem ent d'avances, et 100 r.-. il titre de domm ages -int él'êts ;
.
avec i ntérêts de droit et dépens.

D u 16 iallviel' 1888, - P "és . , hl , D ELE VEAU, ju ge, - P l"
MN, J OUVE pou r Thibaud in, A ICAR D pour Novell a.

SUHE S'I'Afl I ES . -

'J',\T NE . -

conda mn,ation ci d om,ma[jes-

i ll /e,'Ii/s, il ( al/ d,'ait la p ,'el/ve de (a'lis gl'aves de mauvaise ( oi.
(THUlAUDI N CONT RE NovELL:' ).
J UGE MENT .

Attendu que Thibaudin était employé comme contremallre dans la mi noterie exploitée pa l' No vell a; qu 'il a é té
brusquemen t congédié le 1" ju illet demie,' ; q~ 'it lui est dti
une indemnit é de quinzai ne, soit 100 fr . il titre de dommages-i ntérêts; qu'il a justifié, en outre, avoir payé aux
ouvriers pour le compte de son patron une som me de 282 fi',
75 c, qu i ne lui a pas été rembou rsée;
Attendu que Novell a réclam e ,'econ ve ntionnell em ent il
Thi baudin ulle somme de 3,000 Il'. de domm ages-intérêts,
à l'aiWll de moutlll'es manqu ées e t de bll1 teries détériorées;
qu'i l demande il lai l'e par témoins la preu ve de ses allégations; mais attendu que la sa nction de lautes de ce genre,
l ussen t-elles établies, commises par \l n pré posé tel qu' un
contre- m ailre, consiste da ns le congédiement de l'empl oyé
in sul(j sa n ~ ou m alh abi le; qu e pour entrain el', e:l outre,
u ne condamnation à des dom mages- intél'èts, il faud l'ait., ce
qui n'est pas le cas de l'espèce, que des lait s gt'aves de
mauvaise fo i Inssen ta rticul és et prouvés;
Pal' ces motifs,
Le Tribunal, sans s'arréter au x Ons ta n t pri ncipales que
subsidiaires de No vella, le condam ne ;\ pa yer à Thi baudin

B ASS IN NON

DESIGNJ~.

E NCO MDREl\I EN 'l'. -

-

CHOI X PAn LE CAPI-

HE 'I'ARO. -

H ':; PATlTIT ION .

L e cap1' taine qui s'est sùnplenwni engagé à. délim'et' son
charoement dans tel pori déterminé, sans p,'écise1' l"en d 1'oit , peu t choisi1', ci Son a""ivée, l'un 'luelconque des

bassins de ce po,' f,
I l en est du moins 2ùzsi l01's qu. a ucun ol'd ,t'e spécial ne
lui est donné, ci cet égard, pm' le consignatai1'e de la
cm'gaison, à son a1'J'i vée.
J

Et 8i la ca1'o aison est à l'adl'eS8e de plusieul's consigna(aires J le cap i taine n'est tenu de dé(é1'el' ci tOl'd1'e
do nné ci cet éfJa1'd, que I01'squ'1:l ~m,ane de tous , Olt /01'8-

que, émané d'un selti, ?l n'est pas contredit pa?' les
aub-es, ni manifestement contraù'e ci l'inté1·~t {jéné l'al.

E n conséquence, les ,'e/a,'ds dans le décha,'gement p,'ovenant de l'encOJnb rement du bassin où est eatl'é le copitœù'te , ne sau1'aient donne}' lieu à reproche cont,'e lut'
de la p m't des cOllsignafa;,'es qui ont ga/'dé le Sltence
8h1' le choi.'C de ce b2ssin POU}' y enb'e1' ,
Et t'ls doivent, au cont1'aù'e, domier liet' à s1t1'estaries,
quoique les consi[}natai1'es aient mis toule l'activité
possible à déba.'qt&lt; er, si le délai des stm'ies a été dép assé (1) .
A u cas oû des sU1'estaries OHt été encow'ues cl 1'aison d'un
(1) Voy, à ce t éga rd , Ire 'l'able dt!ce unale,

et 1L

\,0

kSurcsla d es, no' 13

�( 1',2 )
.
. :Jar ltts ieu.1·S oonsignalaÏ1'es, sans
déba"quement /ml J
P
r.a le le montanl doit en
.
18 aucltne l' Il
qu'allcun. al,{ comtn
. p01.tion des qu,anütés ,'es'l,' el1{t'e eux en 1)10
61,'e " é'P a,
peclivemenl ,'etirées ( 1) ,
J

•

..
.
CONTRE DREYFUS FRÈRES ET
1
( C.\PITAINE K NEEDONE
,
E1' AVTI\ES) ,

C·

JUGEMENT.

, A"da1' es~ en ~ré a ux bassi ns de
d
e le naVire ~
1 lès
AUen li qu
Do~kS e~ En~repôts de Marseil e, ( son
la Compagme des , 1 29 octo b,'e dern ier ; (lue le m ême
'é
ui a eu h eu e
l
'
arnv e, q ,
' é dé José en doualle et que e .capljour le maUlfesle a et cl là la Compagnie pour la prIse en
- e a fal' t sa comman
lam
. e,
càle de la marchandIse;
,
,~ ent du navire ACdm', faiL il la CUeillette,
Que le chUlcem,
" diITérenls les sie urs Dl'eyf,ls
' t 1l'ois conslgnatalles
J
•
concernaI
,
Fé' d d'!-lonnomt et C' et le sieur
frères e~ C', les sieurs ' 1au
Vagliano ;
, , t mis aucun retard à fail'e, chac un pOU l'
Qu~ ceUX- Cl n,OI\ leu r commande de débarquement de
ce qUlles concelllal ,
1
la marchandise à la Compagnie des Doc &lt;s ;
,
Attendu '-lu e pom opérer ce débarquem ent, il ne l'es tal~
, - ' rs c~urallts de staries, commençan~ le 30 oclo~~: :tl~~~~an~ le 4 novembre; (lU 'en 11Iil,le débarc[u~men~
n'a été achevé que le 8 novembre, il 4 heures du ma~lO ,
Que le capitaine Kneebone réclame &lt;', , ses co n S 'gnalaires
I
le paiement de quatre jours de SUl'estarles ;
, d es, Docks
,
Que les défendeurs ont appelé la Compagnie
en garautie, lont en conlestant la de mande du capitallle,

(1) Voy. Conf. tu Table déceonal e, \'. Sures larie s, n· 15 .

( 143 )

A~ten du q ue la Compagnie des Docks soutient n'avoir
enco Ul'u aucun e responsabilil é e ~ n'avoù' pu terminer plu s
lôt le débal'quemen~, so i ~ à l'ai son des pluies persistantes
qui ont duré pendantcetle période, soit sul'loutà raison de
l'encombremen~ de ses bassi ns, pal' s uite des nombreux arrivages ;

Que c'est là u n fait constan ~ et qui ne saurait être mis en
dou~e ; que le navire A ida.' n'a donc pu êll'c admis qu'à
son lour de l'O le ainsi q ue la Compagnie y était aulol'isée
pa r son cahier des charges e~ par son règl emen~ ; que, pour
pouvoir opérer plus tôt qu e ne l'aurait comporté ce tour de
l'Ole, J'rl idar a été envoyé au bass in du Lazare~, Ol! son
déchargement a eu lieu avec un ancien matél'iel et dans
des conditions défavorables à raison des in~empéries; mais
qu e la Compagn ie des Docks n'a, personnellement, au~une
négligence à se reprocher ; qu'elle a fait exécuter un tl'avail
de nuit gl'atuit, à J'eITet d'activer le déc hargement ; qu'elle
a fa i~, en un mot, tout ceque les circonslances lui on t permis; que sa responsabilité se tl'ouve donc dégagée;
Attendu, en ce qui touche le capitaine Kneebo ne, que les
défendeurs lui font reproche d'être allé dans les bassins
des Doc]{s et d'y êt re demeuré malgré J'encombrement qui
m ettait obstacle a u débarquement immédiat ;
Mais que, d'après les clauses imprim ées des connaissem en ts, le capitaiue Kneebone n 'avait qu e J'obligation de
délivrer la m archand ise dans le port de Marseille, sans endroit spécia l à ILli impo,é;
Quïl pouvait don c, lorsq u',\ son arrivée aucun ordre ne
lui élait dO:lllé pal' a ucun des consignataires de la cal'gaison el dans le s il ence par e ux gardé, se di l·jger vers l'un
des bassins divers du por~ de Marseill e;
Que le capilaine n 'est, en eITet" tenu d'obtempérer (I U'aUX
ord l'es q ui lui sont do nnés par tous les consignataires quand
il s se ll'ollvept tous d'accord ou pal' l'un d 'e nx si les autres

�( IH )

«ardent le silense et que l'ordre donn é n e soit pas manifestement con t.raire il l'int él'è t géneral ;
Oue, dans l'espèce, non seulem ent le c~pitaine a agi su ivant les accords et sans passer outre à des ordres donnés,
, qu e les consign atail'es eux-mêmes
ont encore ap"
mais
.
).
, 'é le choix par lui Cait des basslIl s des Docks; 'lU Ils
plOU'
, , " { '
,_
n'ont point protesté et ont, au CO ll t.."e, a It eux-memes
imméd iatement, il la Compagnie des Docks, une commande
de débarq uement de lem s marchand Ises respect Ives;
Ou'ils ont ainsi ratiné ce qu'avait fait, spontan ément le
capitaine ; qu e, pat' suite de cette ratdlcatlOn, le capItaine
1 e pouvait plus ètl'e responsable d'ètre demeuré aux Docl&lt;s
1
,
'1
et de ne pas être allé ailleurs, ou de ne pas avolt' mIS Olll'S
marchandises Slll' des allèges ;
Qu'il ne pouvai t plus que se tenir à la disposition de ses
consiguataires qui seuls avaient à s'entendre pour lui donner de nouveaux ord l'es, il l'eITet d'év iter les pertes de
temps dont ils étaient metl acés pa l' su ite des circonstances
fortuites ci-dess us ind iquées et dont les ?onséqu ences sont
à leur charge ;
Attendu que, le déba rquement de l'JUda&gt;' ayant été terminé le 8 novembre, il '1 hem es du matin, i l n'y a li eu
d'accorder au capitaine que trois jours de sll res taries ;
Pal' ces motifs,
Le Tribunal met la Compagnie des Docks h OI's de cause
et de procès, et, de même su ite, faisant dl'oit ci la demande
du capitaine Kneeb'lI1e, condamne les défendeurs à
payer il ce derniel' tl"Ois jours de suresta l'ies pOUl' les jo urnées des 5, 6, et 7 novembl'e dern ier, à raison de 1,000 fr ,
pal' jour, soiL3,000 fI', pOU L' les tl'ois jours, à l'épartir proportionnellement aux quantités aITél'ant à chacu n des consignatail'es; et c'est avec in térê t de droit et dépens,

Du t 8janvie.' 1888, A ICARD, T ALON

et

P "és"

ESTRANG IN.

M, An~AVD, -

P l" mL

COMPETENCE. -

SA ISIE PAR UN SYNDIC. - DEMA ND E EN NULLITÉ .

lÜ; VENDICA'I'ION. -

'l'I1lD IJNAL DE LA FAILL ITE.

L'acb:on, el~ nu~Lité ~e la saisie pt'aNquee pap un synd ic

de (at/hte, ',mJ'I' que, de la pa,'t du de man.de",', la
p,'étentwn d ét"e le p,'op1'iélai,'e des mm'chandises
saisies .
Elle équivaut donc ci une revend'ù:alioH, et , li ce h:t1'e, elle
est de la.co.mp éten ce du T" ibunal de commerce du lieu

de la ( atlhte, et ne 8att1"ait êtl'e I,o" tée devant te T,'i bUllai ct'v il.
( S\'NDIC SA LOUONE CùNTRE j3IANCHI ) .

Du 16 novembre 1885, jugem ent du Tl'ibunal civil de
Grasse, ainsi conçu :
Le l'l'ibunal,
ALt end" qu e Bianchi ne peut sou lever la question de la
nu llité de la saisie qu'eu étab lissant aIt préa lable qu'i l est
le pl'opn élalre des marchand ises sa isies ,'
Altendu q u'il es t reconnu que ces marchandises avaient
été remises au failli , à l'eflet d'être vendu es pour le compte
du pl'opl'iétaire;
Attendu qu e dès lors la demande de Bianchi constitue la
l'evendication pré vue par l'article 575 du Code de com-

merce;

At.tendu que, ce tte action étant née de l'éta t de faillite de
Salomone, la connaissance en appartient il la juridiction
comm ercial 6 ;
Pur ces motifs, le Tribunal se déclare in compétent.
Appel par Bianchi,

1" p, -

1888,

10

�( 146 )
( 147 )
AnR~T.

LA COUR,
Attendu quïl resulte des documents de la procédu re que
le sieur Salomone, commer('ant à Cannes, a été déclaré en
é tat de faillite pal' le Tribunal de commerce de Grasse, le
8 aoùt 1884;
Auendu que Gu e rby, nomm é sy ndic de la fai ll ite, ayant
procédé, aux termes de l'artir.l e 590 du Code de commerce,
le 14, août suivant., à la sa isie de la marchandise chargée
sm le nav ire TAéod01'ina, ancré dans le port de Cannes,
Bianchi a fait assign er, le 22 du même mois, le sy ndic et
Salomone devant le Tribunal de première instance de
Grasse, pour se faire déclarel' propriétaire de la mat'chandise saisie et, pal' suite, faire tomber la saisie e lle-même;
Attendu que la Cour n'a !las il s'occuper de la saisie faite
autérieul'ement à la faillite pal' un créancier de Salomone,
mais qu'au pointde vuede la compétence, qui est la seule
question soumise à la COU I', il importe de retenir que la
saisie il laquelle Bianchi il fait oppos ition, a été ope rée pal'
Guerby en sa qualité de sy ndic de la faillite Salomone et

avec l'autorisation du juge-commissaire; gue

ce~te

saisie

était la conséquence de la décla l'ation de fai ll ite et q ue l'action dOHtle 'l'l'ibunal civi l éta it sais i pal' Bianch i, puisant
sa SOllrce dan; la failli te, il s'ensuit qu 'aux termes de l'article 635 le Tribu na l de commel'ce était seu l compétent pOlir
cOllnaitre des contestati ons auxquelles la déclara tion de
faillite pouvait donner lieu;
Oue c'e3t donc avec raison que le Tribunal civil de
Grasse s'est déclaré compétent;
Par ces motifs, confhme,

Du 3 am'i1 1886. -

COlll' d'A ix (2· Cb.) - Prés., M,
conseil ler, - M. FURB\", s ubs titut du proc , gen.
P I" MM. ABRAM et DRUJO N.

BoNIFACY,

-

F ,\ILLITE. -

J UGEMENT DE lWPOI\'r . -

AFFICUAGE ET

OPPOSITION. _

DtÙAI.

pnocts-veBOAL.

Le délai p,'esc,'it pa&gt;' l'article 580 du Code de comme,'ce
pO~t1' ·. (o1'mel' opposition au jugem.ent de 1'epo'r t de la
( at/hte, ne COllrt qu'a date,' de l'a(fic"aoe de ce /"oem"nt cOl/staté pa" un p"o,cès-rerûal du o ,'e(fi.e,'.
Ce p,'ocès-ve,'bal ne saw'ait étre ,'eml'Iacé par une attestation du {Jre(fi.." n'ayant pas une date cel'Iaine,
(llRUN ET SECCO CONTRE BONFlLS ET AUTHES),
Du 15 mai 1885, jugement du Tribunal de com merce de
Nice, ain si conçu:
Le Tribuna l,
Attendu que pal'âcte de llarbiel', huiss ie l' il Nice en date
du 16 avri l l B85, enregistré, les sie urs p, Brun et' Antoine
~~cco ont formé opposition il un jugement r endu par ce
Ill bu na l, le 7 )anvler1 885 , il la requête des sieursP.llon _
fil s, A, P ell egl'in, A, Goira n , p , P lese!1t et A, MuaUx èsqu a li tés, reportan t l'ouverture de la fai lJite Secco fl'è:'es il
la date du 2 1 sep tembre 1884, et en demandent la rétmctation pal' !es moti fs que les frères Secco n 'étaienL pas en état
de cessatIOn de paiemen ts il la date fhéepar ce ju gement ;
Attendu que les syudics opposent il la demande des sieul's
Sec co et Fran çois Brun un e fin de non -r ecevoir tirée des
disposit ions de l'article 580 dn Code de commerce',
Attendu que les sieurs p, Brun et Secco soutiennent
Cju'aUC\lll procès- verbal constatant l'aWcbe du jugement
reportant la date de l'ouverture de la fail lite des frères
Seceo n'ava it été dressé, et que dës lors, aux tel'mes de l'ar-

�( 148 )

( 149 )

licle 442 du même Code de comme rce, celte exception ne
saurait letl!' être opposée;
580 e.
t 442 du
At t en d II qlle de la( combin a ison des articles'
Code de commerce il résulte que l,es formaltt és prescrItes
, ' t bll'I'le point de départ de.
1 ouverture
de la .
fa.llne
pOUl e a
. . .
et des délais pendant lesq uels" so .t le fatl lt , so .t toute part.e
intéressée, peuvent se pOllI'VOll' cont,'e le Jugement déclaratif de fai llite et contre celui fixant il ulle date a n tén eme
1'&lt;' oque de la cessatio n de pai em ents, cons is tent dans
l'affiChe qui doit être apposée da ns la. sall e des audiences
du Tribunal de commerce, dans l'mserttOn p ar extra.t
qui doit être faite dans les journaux désig nés par la 10.
Attendu qu'au cun de ces articles n'impliqu e Ot~ n'imp?se
aux ureffiers prés les Tribunaux de commerce l obltgatlOll
de c~stater par procès-verbal la fOl'm a lité de l'a pposition
de l'affiche ;
Attendu que dans l'espèce les créanciers de la fai llite
Secco f"è res ont été avertis par le tt.'es individu ell es, par la
voie des jo urnaux, et que les affiches ont é té faites conformément aux dispositions de l 'article 42 du Code de com-

merce ;
Attendu que les nu ll ités sont de droit étroit et qu'on ne
peut les étendre par analogie à des cas non prév us par la
loi;
Par ces motifs ,
Ouï le juge-commissaire de la faillite en son rapport ,
joint les deux instances, et statuant par un seul et même
jugement, déclare les sieu.'s Fra nçois Bl'llll et Antoine Secco
irrecevables et ~n tous cas mal fondés en le m opposition
au jugement rendu pal' ce 'fribun a l le 7 janvier 1885, enregistré, les en déboute et les co ndamne a ux dépens,
Appel pal' Brun et Secco,

LA COU R,
Sllr la recevabilité de l'opposition au jugement de report
d'ouve rtlll'e de faillite;
Attendu qu'il n'est pas justifi é d'u n procès- verbal du
g reffi er Gonsta tant la fo.'malité de l'apposition de l'affiche
du ju gem en t de re por t ; qlle ce procès-verba l ne samait
êt" e remp lacé pal' une attestation du g.'e ffier n 'aya nt pas
un e date certa ine ; (lue, dés lors, l'apposition de l'affiche
n'est pas démontrée; qu'i l en résulte qu e le déla i prescrit
pa l' l'a.·ticle 580 du Code de com merce poUl' faire opposition
au j ugement de r eport n 'a pas couru , en l'absence de cette
forma lité, e t qu 'en conséquence l'opposition est recevable
e t laite en temps uti le;
Sur le fond (sans intérêt) :
La COlll', statuant par défaut, reçoit, en la forme, les
appe la nts en lem appel, et, y faisant droit, déclare recevable l'oppositi on an ju gement du 7 jauvier 1885.

Du 7 av,'iL 1886. - Com d'Aix (2' Ch.) - P '·és. , M.
CHADR .NIAC. - hl. FUIIBY, subs titut. du proc. gé n. - PL., M.
DnUJON.

AGE NT DE

CHA NGE .

COUVE RTURE .

-

-

EXBCUTION.

-

R ÉAL ISATION

D ÉFAUT DE MISE EN DE MEUR E.

-

D'UNE

AVIS

POSTÉll IEURS.

L'agen t d e change ne peut exécute1' son client , ni ?'ealise1'
les v alel t7's à lui 1'em1.'Ses li tib'e de couve1'(u1'e, sans
l'avoù'p"éalablement m'l's en demeure .

Il ne peut,

ci"

ptus (orte 1'aisoJl , agù' ainsi avant l'expù'a-

tion du teJ'me.

�( 150 )

( 151 )

L es aut's 1'eçus pm' le client d es opérations aÙlsi (ailes,
1Je petwenlJ a/o1's méme que le client n'au.rait pas pro.

testè, wpplèe1' ap"ès coup au dèfa ut de m,.e en deme","
p,'èalable (1 ),
( DE FISCHER CONTRE

1\vo,,),

JUGEMBNT.

At,tendu que l'opposition d'Avon au jllgement de défaut
du 22 avrJl 1887 es~ réguli ère en la forme et fa ite en temps
utile;
Au f&lt;md :
Attendu q ue de Fischer, agent de change, réclame à
Avon la somme de 6,3 10 fr, GO c ,ponr solde de compte,
résultant d'opérations de Bourse laites par son entrem ise et

de co II rtages ;
Attendu qu'il est constant que de Fisc her, à la liquidation du 31 janvier 1887, avait consenti il Avon le report
aux 15 et 28 févri er de diverses opérations sur les l'entes
fran çaises et turqu es, la Banque ottomane et le Crédit
Foncier ou autres; que, nonobstant ces reports, de Fi schel',
avant lerm e pour p~ I' tailles desdi~es va l ~urs, et dans io~s
les cas, sans aucune mise en demeure préalable, a exécuté
son cli ent à des dates diverses dans le courant du mois de
février; qu 'en outre, toujours sans ordl'e et sans mise en
demeure, il a vendu d'office pour le comp te d'Avon trois
égyptiennes et six helléniques qu'i l dé tenait en couverture;
Attendu qu'en ce faisant , de Fischer a procédé ÎlTéguIi èrement; qu 'il a commis deux fautes : la première, en
(1) Voy.à ce t égard l 1&lt;· Table déceo nFlle, v. A g~nt de change, ne 5.
Si cependant le client était en faillite ou en déco nfi tu re, J'agent de
chan ge serait dispen sé de la mi se en demeul'e et mè me de l'obliga.
fion d'a ttendre l'expirat ion du l~ I'me, Ai nsi jugé, [Md " n0 6 .

méconnai ssant le tel'me con cédé au moyen du l'eport; la
!;eco nde, cn exécuLant ~o n client el en réa lisa nt la co uverture salis mise en demeul'e préalabl e; qll e celte mise en
deDleul'P- est une formalité prélimin aire indis pensable pOU l'
l'exécution forcée, et qu 'ell e est imposée par l'arlicle 93 du
Code de commerce au créancier gagiste qui prétend dispo ser du gage à l'écMance ;
Attendu que cette double ilTégul arité ne sa ul'ait être cou verte pal' ce fait qu 'Avon aurait reçu sans pl'otestation les
avis successifs des ven les effectuees; que ces avi s ne sont
pas ci e na tu re à attirer l'attenlion de l' inl él'essé a ussi fOl'lemen t qu ' un e mise en demeure pl'éa labl e, et ne peuvent y
supp léel' après cou p ;
Altendu qu 'en l'élat des fails et des appréciations ci dessus, les opérations incriminées doivent êl1'e réputées
null es et non avenu es il l'égard d'A von ; que de Fiscber
doit, il défau t de r estitution en nature des titres aujourd' hui vendu s, êtl'e débil é de la valeur desdi ls tilres au
cours du jour du prononcé du présent ju gement ;
Attendu , a u surplus, qu'il ya un compte il régler entre
les parti es;
Pal' ces

motif~,

Le Tribunal reçoit en la forme Avon en son o'PPosition au
ju gement de défaut du 22 avril 1887; pl'éparatoirement,
l'envoi e l es parties pal' devant M' Charles Ca uvet, avocat,
arbitl'e-rapporteur, pOUl' le règlement de leurs comptes ; dit
et ol'donne qu e dans le règlement il inl erv~ nir, Fisc her sera
d ébiL~ au cours moyen de la Bo urse de Poris,;\ la date de
ce jo ur, tels qn 'i1s r ésulteront des bull etin s offi ciels, du '
montant des titres par In i indù ment vendus dans les conditio ns ci - dessus spécifiées;
Dépens de l'opposilion réservés, ceux de délaut te nant,

D u 23 janvie?' 1888, - P rès " M, LI EU'J'AU O, ju ge, - P I"
pOIl!' de Fischer , AMHARD pour Avon ,

MN , Panl SENÈS

�(

1 5~

)

( 153 )
OOUGATION. -

ENG.\GEMENT 'l'UÊA'l'RAL. -

Cf:IJDATAIRE. -

~.L\nIAGE. -

l i'nfME SE DISANT

KX CEPT lON DE NULLITÉ.

Lorsqu'une fenune, se disant célibatai'J'e J a cO l1i1'ac té, en

celle qualité et sous SOli nom de (am"le, 11 n engage,
mellt théûlml , elle ne saurai! en demand." la nullité
ell excipant de ce qu'elle étai t en ,'éalité sous p",:ssallce
de mari au IJ"tom.ent de l'en.gagement, si le directelf1'
avec qui elle a canlt'acté, n'avait alo t,s aucun m.oyeu
de recon:naU.,.e celte situaHon.
La fau.te quJelle a commise en trompant le dÙ'ectell1' SIt?'

sa ve,'i lable quaNté, la .'end passible du dédit stipulé
dans son engagemenl pou,' 2e cas où elle ,'e(userait de
l'exéwter,
Il en est SU1'tOUt ainsi au. cas où cet engagement n'étml
que le rel/ouvellement d'un 1,,'écédel/t qui avait été ,'éguliéremen/ exécuté,
(SYLVESTRE CONTI\E DEMOISELLE DICK),
JUGEMENT,

n ullité de l'engagement pour défaut d'autol'isation ma,
ritale;
Allendu que la défenderesse s'est constamment pré~entée
au di recte ur, aussi bie'1 qu'au pub lic, so us le nom et qualification de demo iselle Dick ; qu'à aucun moment elle n 'a
fait connaître à Sy lvestre sa qualilé de femme mariée; que
la légi"la tion aetuell e ne foul'l1issait Il Sylvestre, si d iligent
qu'i l fllt, aucu n mOl'en de co ntrôl er l'exac titude des Mcla.
rations à lu i faites pal' la demoisell e Di cl&lt; ; qu e cette del'lIière, en prenant un nom supposé et une fausse qualité, a
sciemment induit en erreur celui avec lequel elle contracta it et Ile saurait. aujourd'hui se prévaloir d 'une faute par
elle commise pour se soustraire, de mauvaise foi , à l'exécution d'un engagement dùmenl concl u;

Attendu, SUI' le montan t du dédit, que la soi-disant
demoiselle Dick était engagée pOUL' une durée ferme de huit
mois, à 250 fI', par mois, et deux autres mois au gl'é du
directeur et à prix réduit ; que le dédit ne doit êtl'e calcu lé
que SUL' le montant de l'engageme nt ferme, c'est -à-dire
fix é à 2,000 fI' ;
Pal' ces motifs,

Attendu que le 23 avri l 'l88ï, la défenderesse , se disallt
demoiselle Dick, a renouvelé pOUl' un an l'en gagement
contracté pal' elle l'année précédente e t exéCuté SOUS les
mémes noms et qualification au th éà tre du Gy mnase de
Marseille ;

Le Tribu nal, sans s'al'r êtel' à l'exception sou levée pal' la
dame Guenneau, dite demoiselle Dick , déclare résilié l'engagement contracté le 23 aVI'i! 1887 pal' la défenderesse au
tholàtre du Gymnase de Marsei lle, et la condamne à paye r IL
Sy lvestre la somme de 2,000 fI'. à titre de dommages- intérêts, avec inté rêts de droit et dépens,

Attendu qu 'au début de la nouvelle saison th éàtl'a le, la
demoiselle Dick ayant formellement refusé d'exécuter ledi t
engagemem, Sylvestre l'a citée en rési liation et ell paiement du dédit convenu, soit une année d'appointements;

D" 24 janvier 1888, - P ,'és" hl, DCLEVEAU, juge, - Pl"
11M, AUTRAN pOUL' Sylvestre, ESTIER pOUl' la demoiselle
Dicle

Attendu que la demoiselle Dick ne co nteste pas le fait de
la violation du contrat; qu'elle se borne ù exciper de la

�( 154 )
AnORDAGE -

HAPPORT DE MEn. -

08 L'ACCIDENT.

VITESSE.

-

-

T EMPS DE

ApPRÉ CIATION . -

PRESCRIPTIONS.

-

ARTICLE

( '/ 55 )
ENONCI.\TIONS. ORL"ME. -

DHtr ~UTJON

Hl:GLBMRNT

23. -

MOM EN T

DE

DE

1884. -

CIRCONSTANCES PARTI-

CUL IÈRES.

Lorsqu'il s'agit de ,'echm'che!' les causes d'u". abordage,
les énonciat ions d es "app orts de 1net' ,'égu,lte1's et nOn
démentis pm' les cl1'consfances d e la cause, doivent
l'emporte1' sut' to utes les md1'es apP1'~ciations ou p,'é-

somp hon.' quelque gl'aves qu'elles pl/ lSsent 61,'e.
Spécialement, lm'sque la mi"ute p ,'écise de l'accidell t a
d e l'impo'rta11Ce, qu'un des "appO'rts de rn.et' la fi xe avec

précision el esl conji,'mé quant cl ce pa,' les."éslll/als
d'une enquéle, et qlle l'au tri: 'J'app01' { de met', lnd1.quant
un aul,'e moment, ne le (ait que d'une manière app,'oxi.
native , On ne saurait , sans tombm' dans l'arbih'ai1'e,
pre1ld'r e une moyenne enb'e ces deux instants, et on
doit sen ré(b'el' à celui des deux rappo1'/s qui détel'mine avec précision le moment où l'abordage s 'es t
'

p,·oduit.
L'article '/3 du "(qlemenl illtm'nationnal du 1" septemb,'e
1884, qui .,:m1JOSe ci tout navÏ1'e, en temps de brume,
6"ouilla-r d Olt neige, de modh'et" sa vitesse, ne prescrit
li cet égm'd aucune limde, et laisse l'app,-~ciation de
la vitesse à conset'ver, ci la J»)'udence du capitaine, et, en
cas de contestat1'oH, à la saoesse des T ,'i6unau,T compétellts.

1'empli tou tes les alt.t.,'es })1'fsc,,'iption8 du "'églemen t
p O/n° les t emps de (J1'ume .

Si l'm'ticle 18 du "èglement ci· dessus p,'esc,'it de stopper
el (a ùle machine en a1'1'ÙJ1'e en cas d'aPP,'oche de deu:c
vapeurs l'ari'':cle 23 pl'escl'it aussi de tertù' compte
de tous les dangers de la n a vi{} ation et d es cLI'consJ

tances pa1"ticuliëres qui pellvent l'at'cet' ci s'ecat'lm' de

ces "ègles po", ' évite,- un dangel' imméd,:at ( 4).
Parr suite, n'est pas en j'a:ute un. capitaine de vapeto' qui,
entendant cl bdbol-d te si(flei d'un aul1'e vapeu,- r-approché 1nais don t la b"ume lui cache la 't'Ou te donne m'dre
de venù' tout à tribm'd et de (ait'e machù;e en 't'oute ci:
toute vt'tesse .
(FRAISSINET E'r

C'

ET CAPITAINE

D AJJCH

CONTRE

Cm,IPAGXIE

GÉNÉRALE TRANSATLA NTIQUE ET CAPITAI NE M .\IHN I ) .
JUGEM ENT.

Atl.endu que, dans la nuit du Il au [) mai derni er, un
abordage a eu lie u entre les navires il vapeUl' Asie et
Ajaçcio;
Qu e peu d'i nstants après le choc l'Asie a cou lé à pic;
Qn'u ne instance en ju st ice a été introd uite, à la su ite de
cet événement, par les s ieurs Fraissinet et C' et le cap itai ne
Dau ch, contre la Compa gnie Cénél'ale 'l'ra nsaLlantique et le
capitaine Marini;

Spéciale ment , un vapeu1' qui, lo'" squ'il mm'che en ''ou te,
file onze nœuds et dem.i à l'heu1'e, es t 1'éputé avoir mo-

Q'I'un e enquête et une contre ·enquête contradictoires
ont eu li eu et qu 'il a été pl'océdé contradictoirement à une
ex pertise par des experts à cet elfet désignés;

déré su(jisammentsa vitesse en temps de brume, 101'8qu'il l'a 1'éduile ci six nœuds au maximum.

Quïl s'agit, ell l'éta t, de savoir qnel est l'au teu l' de l'abordage et la cause réélle du sinistl'e ;

L e capitaine Ilesaumi! donc é!re de ce chef p,'ésum~ ,'e8ponsable de l'abordage survenu, alors s",-tout qu'il a

( 1) Voy. ce '·ec. 1886. l. 180.

�( 156 1
Attendu qu'il est constaté pal' I ~s rappol'ts de mel' ,des
,leux capilaines el confil'mé pal' toutes les déposItIOns ,des
témoins entendus, qu'a u moment de l'abordage un e IlL'ume
exce sivement épaisse rég nait en mel', dans les pa l'ages oil
se sont l'eneontl'és les deux navires;

o

e lepoin toü la collision ~ eu lieu , est fix é par les exl' 20' de 10ng~tude,.~st,
an croisement rles l'or.les stllVles par les deux na, lI es,
l'Asie, parli de Saint-Sébastien, allant il Marseille,
l'Ajaccio, so rti de Cette, se rend ant à Algel' ;

pe;'t~ par41 ' 11 ' de latit ude No~'d et

Allendu qu' un point encore fixé pal' les expert s, et devenu
certain par l'acceptation des parlies intéressées" est que la
distance que chacun des navires a eu à parcou1'll', ~ou~ al'river il l'int ersection des deux routes, a été de 2~ mtlles
pour l'As;e et de 74 mill es pour l'Ajaccio;
Allendu que les expel'ts ont admis, en fait, que celle del'niêl'e distauce a été franchie pal' ce navil'e en 7 h e m es et
20 minutes;
Que, tenant comple des vit esses variabl es de l'Ajaccio,
ils ont estimé à 4 milles son parcours dans sa premièl'e
demi-heure, à 61 mill es son parco u!'s dans les cinq he ures
et 20 minutes de marcbe en route pal' temps clair ;

( 15i )
Attendu, quelle que puisse ê tre l'autorité lIu i s'attache
nécessa ll'em ent, au Iravail d 'experts d' un e compétence
reconnue et q UI se sont enlomés de taules les mesures d " _
, , 1
1
I II
vesllgatlOn es p us complètes, q11e le 'l'ribunal ne saul'ail les, Sllll'l'e dans leur co nclusion, que si les bases d~
leut' ra isonnement sont recon nu es i n (~On lestah l es ,.
Qu e, dans un événement si rap id ement accompli et '
, d ' o U
la s upputat, IO~' es mmules m êm es est d'u ne imporlauce
ex trême, ce n est pomt pal' apprécia tions ou pal' présom _
tions,quelques graves d'ailleurs qu e cell es-cl puissent ê tl~
CJu 'il pent être permis de déduire un e faute de la part d~
l'un des deux capilain es ;
Que c'est dans leur l'apport de mer même qu'il fau t puiser les données de la solu tIO n à intervenir ; que foi est due à
ce dOJ:Ument j11squ'à pre uve contraire;
Que le l'apport des ex perts, dès lors, ne peut avo ir de la
gravité con tre le capilain e Marini CJue si la foi due à son
rappol'! de mer est détruite, so it pal' des mentions y C011tellues, dém ontrées e rrQnées, soi t par le rappo l'l de mer
adver se, soit par l'enquête ou tout autl'e doc um ent probant;

Qu'ils ont trouvé que l'espace à franchir pal' l' Ajaccio,
en Lemps de brume, pendant u ne beure et demie de temps
restant, aurait été conséq uemment de 9 mill es; qu'ils ont
estimé que lrois sloppages de la mac hi ne a va ie nt été commandés; que ces trois sloppages, selon eux, ayant fa:t perdre un qual't d'heure, il en serait résu llé que les 9 milles
auraient été franchis en une h eure un quart, avec une
,'itesse de 8 milles à l'heure, avant l'abordage;

Attendu qu e le rapport de mer d u capItain e Ma dni établit, et l'enqu ête le confirme, qu 'i l est pa l'ti de Cette à
7 h eures du soir ; que ce docu ment établi t égalemen t et
d 'une ma nière précise, que le choc des de ux vapeurs ~ eu
lieu à 2 heures 30 minules , le 5 mai au matin; que, sans
doute, on ne peul supposer q u'à ce moment le capitaine
Mariui a consulté sa monLI'e; mais qu'une cil'constance
peut lui a voir fa i t connattre cette he ure, la cloche du bord
devant piquer loutes les demi ,be ures ,'

Que c'est à cette vitesse, trop conSidérable en temps de
brume, qu'ils attribuent,I'abordage, et qu'ils en font ainsi
retomber la responsabil ité sur le cnpilai ne Marini ;

,oue, quoiqu'il en soit SUI' ce point, le l'apport du capila me Dauch n 'infirme nu llement l'énonciation précise du
rapport de m e r du capitaine Marini ;

�( 158 )
Que d'aprè le capitai ne Dauch , G'est vers '2 heures 15
minutes que l'abordage se sera it produ it ; que l'he ure n'est
donc point rigoureusement précisee et laisse p laner une
certaine incertitude;

Que la mêm e ex pression appl'oximalive « Vel'S » ou « envu'on " a été employée par les té moins de l'e nq u ê te, i nterrogés su r l'heure de l'abordage; qu'un témoin de cette en qUêt,ecepend ant a indiqué l'helll'e de 2 heures et demie;
que, quant a ux témoins de la contl'e-enquê te, inte rrogés
également à cet égard, c'est à cette dernière h e ure , précise
ou approximative, qu'i ls ont fixé le moment de l'abordage;
Attendu, dès lors, que, rien n'é tab lü;sant l' iuexactitu de
de l'altirmation du capitaine hlarini da ns son l'apport de
mel', les experts ne pouvaient a rbitrairemen t tranchel' la
différence existant entre les dires de de ux ca pitaines, en
adoptant l'heure moyenne de 2 h eures 20 minutes;
Que si, en calcu la"t la marc he de l'Ajaccio à raison de
7 heures et demie de durée, les experts arrivaient à des
conséquences qu'i ls jugeaient inaccep tables, i l e n eùt été de
même s'ils avaien t lait, le calcu l pOUl' la march e de l'Asie
avec une durée de marche de 3 he u res 15 minutes, soit avec
5 minutes de moins qu e ce qu'i ls ont cr u devo ir admettre;
Attendu, d'autre part, que c'est encore SU I' des suppositions plus ou moi ns sérieuses et clans tou s les cas arb itraires, que les experts ont encore apprécié le temps de
marche de l'Ajaccio dans la première dem i- h eure de son
voyage et le temps perdll pour les s toppages, ainsi qu~ le
nombre de ces stoppages;
Que les raisons par lesquell es ils arrivent à déter mi ner la
vitesse du vapeur Ajaccio, comme étant excessive, ne
reposent donc pas SUI' des poi n ts de faits acquis, indiscutables, reCOllnus exacts et londés ;
Que ce sont de si mples h ypothèses q ue les experts ont

( 159 )
faites pour pouvui l' , dans lllle matlert::
"
aus' d'fn
répondre aux questions qui leu'
SI
1
cile,
,
,
1 ont été posées;
Na IS q u une sim p le considérat 1' a n aUI'all
' dù les frapper;
Que pour ellx, comme pour le Trib
'
tout doute que l'Ajaccio 'à
t'
unal, Il est hors de
al'mtrale nti la mach ille':(~ 'lln~artll'
de 1",b , 30 du matill '
... Vl esse
s ufO samment de vi tesse pou'
,m llllma, conservant
l pou VOII' gO tI ve
moment de l'abordage cetle vit
,
l'Il er; qu 'au
réd lli te ; qlle si elie n 'était esse ddel'alt êtl'e donc tl'ès
d' b T
à l
'
pas escend ue '1 2" t
e lee c a mlllute, le nombre d
~ '" ours
excéder 35 ;
e ces to urs ne devait pas
Que, pal' su ite, l'Ajaccio fi lan t
'
'
1 1 nœuds 50, à raison de 65 tOll~~Ud~~dl:l n:a rche ~n 1'0llte,
pouva It pas avoir a u moment d r é ce.\ la mlllute, ne
dépassant 5 n œud~ et demi à 6' e abordage, une vitesse

,

Qu'i l était impossible
vitesse de 8 nœuds'

,

maté ' Il
&lt;
l'Je ement qu 'il eùt une

Que cette vitesse n 'a pu et' déd '
coque cie l'Ajaccio;
1e
U1te des avaries de la

Qu e l'i mpol'tan..:;.e de ces avaries ue saurait fo ur '·
moyen
exact et ]'10'oureux
'
.
o · d'é va 1uer la vItesse
qll' nu 't un
navlI'e;
que cett e éva(. luat'wn serait
" al'bl Ll 'aÎl'e
aval ce
.
ependre
qu
e
d'é
lément
'
d'
,
"
,
,ne
pouvant
d
~ nelS com pl ètement inconnus'
Attendu, dès lors, que le rap art d'ex rt
'
- pe s dont les demandelll's se prévalent do't ' t p é
, l e re carté et qu 'auc
f
' , une
aute.
ne saul'a it ê tre imputée spéc'la lemeot au capitallle
Mal'Îni
6 Attendu, en effet, que la vitesse de 5 nœuds et de .'
nœuds au maximum dont l'A'
.
'.
ml,
ment d r
'
Jaccw é tall alllmé au moage
, ne saurait être considérée comme uue
vitesse c abol1
qUl ne ùt pas modérée, en temps de brume'
Que l'article 13 d 'è l '
'
tembre 1884
" u 1 g ement , IIlternationnal du 1" sep 1 qUl Impose à tout uavil'e , en temps de brume ,

�-

160-

brouillard ou neige, de n'aller qu'à une vit,esse modérée,
ne Pl'esCrit et n'impose au cune limit e et }aiS~e, pal' c~,nséei au na, Ire il
t l,a ppréc iation de la vitesse il ,lmpilln
queL!,
'
_ d' ,
l'expérience et il la prudence du capitallle, et, e n ca, ,accident e t de contestation SUI' ce pOlllt, il la sagesse des Tribunaux compétents ;
Attendu que les experts eux -mêmes ont reconnu que
6 mi lles il l'heme, en temps de brume, pour un naVIre
comme l'Ajaccio, est une vitesse modér ée, pour qu'i l
puisse l'ester gouvernable; qu~ c'est dans ce sens également
qu'out opiné la comOllSS100 d enquête, la comm lss~on supé:
rieure des naufrages et les autres autol'ltés mal'ltl111es qlll
ont eu il s'occuper de cet abordage;
Que le 'l'ribunal lui-même ne saurait avoir une ault'e

opinion;
Attendu , d'autre part, que le capitaine Marini a rem pli
son devoir de commandant en se tenant SU I' la passerelle
pendant la durée du brouillard, en prenant, conformément
au règlement sus-visé, toutes les précautions voulu es, c'est·
à· dire en ralentissant la machin e il la vitesse minima , en
raisant usage du sifflet, en stoppant pal' üùer valles, en lin

moL, en naviguant avec prudence, ainsi que le compol'laiL
le temps;
Qu'enfin au moment de J'abordage, quand les deux navires se sont entendus et vus, il une dista nce malhemeusement trop rapprochée pOUl' que le sinistre pùt être évité,
eu stoppaut aussitOt et raisant machine en a rri ère, il s'est
con form é il la manœuvre prescrite pal' l'IIl'l.icle 18 du même
règlement;
Que cet ar ticle qui vise le cas olt un navire i\ vapeur e n
approche un a utre, est bien celui qu'avait à suivre le capi ·
taine Mari ni ;
Qne c~t arLicle est général, aussi bien pOUl' ie cas de

( IGI )
brume, que pour le temps clair ; qu 'il n'est Cait au cune
distinction à cet égard;
Que,
par suite, on ne saurait reproch er au ca pita 1' ne
, , j
~ [ a rlnl (e ne pas avoir manœ uVi'é diffé remment c'est-àdil'e de ne pas avoit' viré à tribord',
'
Qu ' il aurait pu, san s doute, exécuter cette manœuvre
mais qu 'il est difficile d 'admettre qll'i l eÙL réuss '
'
'
l,VU
l "all'e ct es naVIres
et lem' trop grande proximité;
Que la n:anœuvre régle mentaire par lui accomp lie parait
encore avoir é té la plus sage,étant données les circonstances'
Attendu, en ce qui concerne le capitaine Dauch que ll' ~
é l
'
,
1
ga ement 11 a encouru aucun reproc he da ns ses agisse-

ments ;

Que, pendant la durée du brouillard, il a donné les ordres
nécessa Ires pour que la marche du vapeur l'A sie Cùt ra lentie dans des proportions de vitesse trés modérée' que ce tt
't
"',
,
e
VI esse, en euet, 5 est trouvée rédu ite à 4 milles à l'heure;
qu~, par mtervall es rapproch és, il a donné des coups de
slrnet; qu e l'enqu ê te éga lem ent Cait ressortir que, pendant la brum e, Il était à sou poste de com mandement ,'
Attendu qu 'il résulte deson l'apport de mer confi rmé il
ce~ égard auss i par l'enquête, qu e, peu avant ' l'abordage,
ayant entendu slCfler par bâbord à très peLite distan ce il a
donné l'ordre immédiat d'aller à tribord , pour s'éloigner
amSI , sans perdl'e de temps, du danger imminent dont il
percevait le signal à bâbord; qu'entendant un nouveau
co up de sifflet tou jours à bdbord e L voyant aussitôt à 50
métres environ un vapeur venant dl'Oit Sur son travers
de bâbord, il a ordonné de Caire machine en route à tout e
vitesse en continuant tribord tout ;
Atte,ndu que cette double man œ uvre tst reprochée au
caplta11le Dau ch , comme il'\'égulière et non réglementaire ,
pal' les défe ndeurs, et comme ayant été la ca use de l'abordage ;

1" p , -

1888,

Il

�( 162 )
d'a l'ès ceu I -ci, le capitaine Dauch aurai t , dù se
Oue,
p , 'escriptions de l'artICle 18 sus- visé, en
'on former aux pl
h'
,faisant, comme le capitaiue Marin i' slopper et mac Ill e en
arrière;

Attendu que SI, cet "article dans la gén, ralilé de ses
l' ler,
dl
cas
de
deux
vapeurs
s
approchant
mes compt en e
. d" un , de
'
.
saiL
masq
uê3
par
la
brume,
Isl l11 ctlOll
l'autre SOit en vue,
,
,
'f ' t as le rèolement il est, d autre part, pl'esC l'lt
qu e ne al p o
'
,
t d t
e e ous
par l'art 'lc1e 23 , il tou t capilaine. ' de
. tenu' comp
~ ,"
lavicrat
ioll
a in Sl que de;, cLrconsLances
1
d
les dangers e a l "
,
, 1
particulières qui peu vent forcer de s'éca rler de ces reg es,
pour éviler un danger Imméd iat,
Oue c'est en s'inspirant de cet article qu'a évidemment
agi le capitaine Dauch , avec un e déCISIOn promp te et mtel,
Iigenle;
Ou'au signal si rappI'ochédu siftlet de l' Ajaccio, ce ~er­
nier a dù nécessairement comprend re l'imminenceextreme
d'un abordage ; que, ne voyant pas encore le navire at~­
noncé, caché qu'il était pal' une brume intense, Impénetrable il a cherché il s'éloigner le plus rapidement pOSSl '
bled u' danger quïlredou tai t il bàbord; qu'e n , \'1I:ant gUI'
tribord il a exécuté la manœuvre édictée pal' 1 art icle 15,
que lorsque, ayant en nn a per~u l'Ajaccio, i l a pu con~laitre
sa direction et qu' il a fait machine en rout~ il toute vllesse,
i l a encore cJmmandé la seu le manœ UVl'e uti le qlle les
circonstances fatales dans leslju elles Il était placé lui Olll
permis d'exécu ter pOlir sauver les vies il lui confiées;
Oll'ainsi, ni Je capitaine ~l arini, ni le capitaine Dauch,
n'ont dans l'exercice de leu r comma ndement respec tif,
com l~ is aucune faus:5e manlf'll vl'e eL aucu ne faute ou négligence entrainant leur responsa lJilite personnell e et celles
de leurs armateurs;
Attendu , dès lors, que la seu le cauSp. r éell e, évidente ~t
certaine de l'abordage entre ['Ajaccio et l'Asie a été Ulll-

( 163 )
quement et eI elu sivement cette brume qu i les a ell veloppés
lous les deux et les a cachés l' un à l'autre j u qu 'au point olt
il leUl' a été impossible de s'év iter;
Oue l'enq uête a révélé que les deux navires avaient leurs
feux réglementaires; lju 'une su rveil lance active y était
exercée de part ct d'a utre; mais que l'épaisseur de la
brume était si grande que les feux n'ont pu être apel'ç us à
temps ni d'un bord ni de l'auLI'e, et que, par un effet saliS
doute cIe la brume elle-même, les si ffl ets d'alarme qui
étaient pratiqués à intel'va lles fréquents n'ont pu être, non
plu s, entendu s qu 'à très co urte dis tance, et qu'entre le
moment oi.! les deux nav ires ont pu s'entendre et s'apercevoir, il ne s'est écou lé à peine que quelques secondes c'està-d ire alors qu'il n'éta it plus a u pouvoir d'aucun d e~ deux
capitain es de faire une manœuvre utile pour empêcher
l'abordage;
Attendu qn'il suit de tout ce qui précède que cet abordage constitue un cas fortuit ;
Pal' ces motifs,
Le Tribunal déclare que l'ahordage qlli a eu lieu entl'e

J' Ajaccio et l'Asie doit être at trib ué à un cas pu rement
fort uit ;
En conséquence, déboute chacu ne des pat'ties des fin s
par elles réciproquement prises ;
Dit que chacune d'ell es s upportera, pour son compte particu liel', les pertes ou aval'Îes qu'a pu leur occasionnel' ledit
abordage;
Et, attendu que l'enquête et l 'expertise ont eu lieu dans
l'intél'êt commun, déclare leur coùt partagé par moitié entre les parties, lous autres frais et dépens Supportés pal'
celle des de ux qui les a exposés,

�( 164 )

,
' '1888 - P,'és, M, ARNAUD, - PI" M,\!,
,
D b N
our Fraissinet et le capitaine auc, j €GRET'r1
COUVE
HORNDOSTEL pOUl' le
pour laPc ompagm'e Transallantique,
,
capitaine Marini,
Du 30 Janv"'"

CL. AUSE

DÉBARQUEMENT. -

_

LIVRAISON

sous

SPÉC IALE. -

PALAN. -

INTEAPRÉTATlO~.

/T'élemelll est (ail avec la clause que ,le
L01'sq~t
a".1 ,
encer son débarquem,eHt dès 8011
1tavU'e POU? 1 a comm
' .
. ée s a1l $ d ,'SC0 11tinuel", la 1n,anu(enf1on
pOti?' ta IIa1'1'tv
.
.

.

Du 30;'a" Die,' 1888. - Courd'Aix( l" Ch.) - Prés., hl,
BESSAT, 1" prés, - ~l. GRASSI, av, gén, - PI" \lM, ABR.,""
et D nUJON.

FA ILL I TE. -

PÉRIODE SUSPECTE. -

PAlEMEN'r EN NATURE.

EXÉCUTION D' UN CONTIlAT ANTÉRIEUR.

LIVRA ISON A QUA I.

,tm

d cha"gemellt devant él1'e (alle pa,. les

COl18/ -

U
.
d
' l'
,
d IL '1 ,av,','e , aux l'frais et 'J '1sques es 1'ecep wngtta l au'es
.
d la marchandise ») il n'en 'r ésulte pas qUé le
llQ1reS
e
,
1
t /l'J'ce'
capitaine pu'isse 1'e(usel' d~ li~re1' ~OU8 pa an, e 0 1
le 'récep tion naire à 1'ecevou' a quat.

vratSOl1

( 165 )

S'i donc le "éceptionnai1'e s'est mis, dès l'm'rivée, en meSU1'e de 1'ecevci1' immédiatement sous patan, sal,ls aI~­

cune perle de lemps, le capitaine est ell (aIde, d avo,~'
"e{usé ce mode de /iv,'aison et déba"qué a quaI, el dOIt
'indemniser le '1'éceptiol1naù'e des dommages et (,'aiS
gu'ill"i a causés par ce {ait.

L e paiement en nallwe (ail dalls ta période fixée par l'a ,'hcle 446 du, Code de commerce) ne saurait être annulé
par application de cet a1·ticle, lorsqu'il a eu lieu, en
exécution d 'u,n cont'r at a 11térieuJ' qui avait réglé qu'il
serait (ait ainsi.

(SYNDIC COUESTE CO"TRE LlEUTAUD J.
JUGEMENT.
Attendu qu e par acte du 16 septembre 1884, reçu par
M' Mouravit, notaire à Aix, enregistré, Je sieul' Coueste
s'est reconnu débiteur en vers les sieUl's Lieulaud frères,
d' une somme de 8,060 fr" montant de fournitures et travaux de maço nnerie par eux faits à !Sa maison, rue Adanson,
n" 1 ;

(CAPITA 'NE MITCHELL ET HENDE"SON BROTH ERS
CONTRE WALLER mtREs ET C'),

Attendu qu'il fu t stipnlé dans l'acte que, le 10 octobre
suivant, il ~el'ait payé anx sie urs Lie1ltaud frères une
somme de 1,2UO ir" soit en espèces, soit en raisins, au prix
quP. les raisins auraient alors;

Le Tribunal de commerce de Marsei ll e l'avait ainsi jugé
le 26 juillet 1887 (ce l'ec. 1887, 1,244) .

Attendu qu e le second paiement, pOUl' une somme de
1,000 fr" devait être effectué en espèces le 15 janvier 1885;

Appel par le capitaine et l'armateur .

Adoptant les motifs des premiers juges;
La Cour confirme,

Attendu que le paiement du surplus de la dette fut Convenu pour diverses époques s uccessives et déterminées;
Attendu que le paiement de la première échéance, fixée
au 10 octobre, eut lieu le 5 de ce mois, en raisins, livrés
aux sieul's Lieuta ud flèl'es, pal' Coueste, pOUl' une somme
de 1,620 ft· ;

�( 166 )

( 167 )

Attendu que le sieur Couesle,décédé le ï novembre 1884,
a été déclaré en faillit e a près son décès, et que l'époque de
l'ouverture de cette faillite a é te report ée a u 17 décembre

Lie ut aud frères ont donné ,t la ma ison Co u este une pl usval ue qu i a profité il la masse;

1883 ;

Ali endu qu e so us a uc un rapport il ne doit donc y a voir
1ieu il recomblem en t ;

Attendu qu e le syndic a aClionné les sie urs Lieulaud
frères en recomblement au profit de la masse des créan ciers de la susdite somme de 1,620 fI' . par application de
l'article 44ti du Code de commerce, qui déclare nul s et de
nul effet, re lativement à la masse, lorsqu'i ls ont été faits
par le débiLeur depuis l'époque dé terminée COTIlme é tant
celle de la cessat ion d e ses paiem en ts, On dans les dix jours
qui ont précédé celle époqu e, Lous paiem ents fa its antrement qu'en espèces on effets de commerce;
Attendu, d'a utre pa rt, qu e le syndic, par ses conclusi ons,
excipe encore de l'a r ticle 447, q u i décla re susceptibl es
d'annulation Lous autl'es paiements que ce ux énumérés
dans l'article précédenl ,Si, de la part de ceux q u i ont reçu
du débiteur ou qui on Ltra ité avec lui , ils ont lieu en connaissance de la cessation de es paiem ents ;

Pal' ces motlfs,
Le Tribunal , s ta tuant t on tradicloire me ll t et en premie r
ressort, déboute le sy ndic de la faill ite Cou este de
deman de lant comm e non-recevabl e qu e co mme mal fond ée;
met en con séquence SUl' icelle les s ie urs Li e ulaud h è res
hOl's d 'instan ce e t de procès, e t co nda mne le syndi c, »n sa
qu a lité, au x dé pens, laxés et liquidés à 23 ft" 50 c" ainsi
qu'a ux frai s du présent jugem ent, le vée d'icelui , signification et accessoires,

,:l

D u 28janvie&gt;' 1886, - 'l'rib . de com . d 'Aix. - P rés " M,
LAIIOQUE . - P l " MM . Ho ux et HO!IAN.
Appel par le syndic .
ARn ÈT.

Attendu qu'aucun des articles in voqués par le syndi c
n'est opposable au x sieu rs Li euta ud frères; qu e le paiement fait autrement qu'en es pèces ou effe ls de commerce,
pour un e det Le échue . qui se trouve fl'appé d 'un e nullité
radicale, doit s'ent endre du paiement effectn é sans con trat,
sous la pre ion exercée pal' le créan cier sur son débiteur,
et non celui pré vu da ns le cOlü l'at qui a donn é naissance à
l'obligalion ;
Attendu que les siems Lieutaud f l'ères, en recevant leu r
paiement en raisins, le 5 octobre 1884, n 'on t fa it que se
conform er à l'exécution d' une obli gation préexistan te, sans
qu 'il Y a it eu lieu de leur SUppOSer l'inten tion de s'avantager au détrimen t des autres créanciers du sieur Coueste ;
Attenà u q ue, par leul's trava ux e t fournit ures, les sieurs

AU endu qu e les premiers j uges ont p al' e n e ur admis que
l'obliga tion de Couesle e nvers Lie ut a ud sera it née seul ement dans l'aet e no tal'ié du 16 septe mbre 1884, ma is qu e
cette erre ur rec tifiée la isse subsisler l'a rg um entation et les
considérations qui les ont dé ler m inés, e L q ue, pa!' consé quent, la Cour, "au ! reclilicaLion d0 l'eITeu r ma téri elle,
doit adopt e r le urs motifs;
Attendu , en outre, que l':l rtic le 446 d u Code de com merce est ina ppli cabl e a n cas Oll une vente sérieuse a été
faite à un créa ncier comm e ell e a lll'ait pu ê tre faite il un
tiel's, et ce sans détriment pOllI' l'actif e t pal' le ministère
d'un officiel' publi c;
Allendu qu e lei est le cas de j'espèce, où il est cert ain
en fait que Coues te a ya nt il vend re un e récolte qu'il ne

�( 168 )

( 169 )

pouvait garder en nature, l'a ~endl1e pal' acte public passé
devant notaire à Lieutaud frères qUI avalent eux, de leur
cOté, accru l'actif immobilier d'une plus-value que les
créanciers de Coueste retrouvent en nature ; que, par conséquent, cette opération, avantageuse à la masse, loin de
lui être préj udiciable, est à la fois loyale et légale;

La Cour, confirme,
Du 25 oclobre 1886. - Cour d'Aix ( 1" Ch.) - P rés., M.
LORIN DE REVRE. - PI" MM. B. AnnAM et DnUJON.
VENTE. -

Par ces motifs,

La Cour met l'appellation au néant; ard" nne que cedont
est appel sortira son plein et entier effet.
Du l'' j uill 1886. - Cour d'Aix ( 1" CIl. ) - Prés., M.
BESSAT, 1" pré..&lt; . - M. FABRE, av. gén . - P l ., MM. DRUJON
et ABRAM.

"ENTE , corT, FRET ET
-

FONDS 011: COMMERCE . -

PArEMENTS ÉC HELONNÉS. -

DROIT DE REPRISE EN CA S DE NON

ASSCflANCE. -

D ÉFAUT DE QUALITÉ.

RETENUS COMME INDEMNITlt

-

PAIEMENT.

-

A- Cür\fPTE S

VALIDITÉ HOR S OU

CAS DE

FAILLITE.

Est valable et licite la clause pal' laquelle le vendeu r d' ,m
londs de commel'ce a-vec pat"ements échelonnés, stipu le
le d1'oit de 1'ep,'end1'e le fonds ve ndu, au cas de non
paiement d'une des échéances fixées) les à-comptes 1'eçu8
lui demelt'rant acquis à titre d'indemnité.
Il en est d u moins ainsi lO1'sque l'ach e fezU' n'a pas été et
ne peut plus éh'e déclaré en (ail/ile ( 1)

RÉSILIATION NON AOIDSE .
( AMAYEN CONTR E H oms T AXIL F.1'

La vente, coût, ( l'et el a8sul'ance ne comp01·te de r ésilia .
lion 'Ille dans le cas où il au rait étë emba1'qué u.ne mat' chandise d'une autre espèce que celle qui a été vendu e,
el dans celui OÛ la marchandise set'ait atteinte d'un
ciee propre anlériew' à l'embarquement.

En lo ut aulre cas, le défaut de qualité
qu'6 de8 bonifications .

Ile

donne lieu

Houx-MARTIN).

J UG EMENT.

Att endu que le sieur Amayen avait vendu il Hippolyte
'l'dxil, vivant liquoriste, le fond s de débit de liqueurs qu'il
posséd ait à la Joliette ;
Qu' il avait été stipulé en tre les con tra ctants qu 'en cas de
nou· paiement des échéan ces fix ées pOUl' la li béra tion de
l'acheteUl', le vendeur serail autorisé il reprendre son fonds

(TOULOUZ .• " CONTR E RANDICH).
Ainsi jugé par le Tribunal de commerce de Marseille le
16 novembre 1885 (ce rec. 1886. J. 31).
Appel par Toulouzan.

( 1) En cas de faillite, au co ntraire, une parei ll e clause serait nulle .

Ge rec . 1885. l. 94 . _
Sur la réso lution de la ve nte en matière commerc iale, voy. Table
gènél'a le, v· Ve nle, no' 1n6 , l!n . 1" Table décennale. Ibid.,

n" 79 etsuiv.
ARRÊT.

Adoptant les motif de premiers juges ,

Sur le contrat de location sui vi de vente, que la jurisprudence
valide mê me à l'égard de la faillite du preneu r, voy. 1.• Tabl e décennale, v· Vent e, "·9. - 2" Tabl e décenna le, Ibid., n" '22 . _ Ce ree.
1886 . 1.35.

�( 170 )

et que tous le; iI - com ptes à 1ui , pa l'ès lu i sel'aient défini tivement acquis à titl'e d'md emmté;
Att endu qu 'Hippolyte Taxil étant mort , en l'état de cel'taines sommes déjà payées il son vende ul', celui-ci n'a plu;
continué il êtl'e désint él'essé soit pal' la ;ucccssion bénéficiaire duditl'axil , soil pat' la lilJuidation judiciaire de ce
dernier ;
Que, dès lors, le sieul' Ama yen réclame l'a pplication, à
son profit , de la clause ci-d essus ;
Attendu que cette cla use n'est contl'aire ni il la loi, ni il
la morale; qu 'elle est donc valable, ayant é té librement et
volontairement stipulée pal' Hip po lyte Taxil ;
Ou 'elle ne peut donc être déclarée n ull e et non-avenue,
ni même modifiée eu partie;
Ou 'elle constitue, en eITet, une cla use spéciale stipulée
entl'e les parties pOUl' le cas de no n-exécution tota le ou pal'tielle de la ve nte;
Oue, d'après la loi, la clause péna le ne peut être ni diminuée, ni aggravée contrairement aux prévisions des
parties;

( 171 )
Ou 'en effet, pl us la possessloll du fond s par l'acheteur
aura été longue, et plus, au moment oit le vendeur aura à
r eprendre ce fond s, le bai l cédé ama diminu é de durée;
qu 'en réalité donc le vendell!' ne reprend son fonds qu e diminu é de valeur proportionnellemen t au temps CO uru et
que c'est aussi, par s uite, propol'tionne ll ement aux à-comptes ou échéances payées qu 'il est autorisé il gal'der, qu'il
re prend SOli fonds;
Par ces m oti fs,
Le Tri bunal, sans avoir égard aux lins et conclus ions des
hoirs Hippol yte Taxil et du liquidat eur j ud iciai re, faisant
droit il la demande du siem Ama yen , résilie la vente du
fond s de commerce dont s'agit;
Autol'ise Amal'en à s'en mettl'e en possession e t à en expu lser tou s occupants etiam manu mililm'l, les sommes
déjà vel'8ées lui demeurant acq uises;
Dé pens à la charge des défendeurs;
Ol'donne l'exécu tion provisoire du présent, sur minute,

1

Atteudu qu'Hippolyte Taxil n'est pas d écéd ~ en état de
faillite; qu 'a u contl'aire, la déclal'ation de sa faillite ayant
été poursuivi e dans l'année de son décès, il a été définitivemenl ju gé qu 'il n'élait l)as) au moment de sa mort, en
é tat de cessation de paiements;
Ou 'on ne peut donc, eu l'éta t, appliqu el' il la cause, l'elativement il la st ipulation dont s'agit, les p r incipes qui
l'égil'aient la situation de la masse des cl'éanciers vis-à-vis
du vendeur se pl'él'alant à son encontre d'une clause
parei ll e;
Attendu, d'ai lleu l's, que cette cla use ne para it point, en
l'éalilé , aboutir à un résu ltat aussi rigoUt'eux que les
défendeurs le soutiennent ;

avant enregistremenl" nonobstant appe l , sans caution ,

attendu qu'il y a titre,

D u 7 décemb,'e 1887, - P rés" M, A II N AU U, - P l" ~t ~l.
pour Amayen t BAH'rI-IÉLEMY p OUl' les défe ndeul's.

N.\T HAN

VE NTE. -

MARCHANDI SE PORl'ABLE.- Tn.-\NSPO RT A LA CHA RGE

OU VEN DE UR.
-

-

LIE U IlAPPROC HÉ. -

ECONOMIE DE FR.\ IS.

BÉNEFICE DU VE NDEU R.

Dans le cas ou u.ne ma1'chandise vendue est p01'{able par
le vendeu1' ches l'acheleu1', les (1'a1:s du, transport sont
à la cha1'ue du vendeur seul, et si t'acheteu1' en a (ail
pOUl' alle1' cher'clze?' la m.m·c}randise
il doit en ét1'e
1
1'emboursé.

�( J72 )

le vendeur doit récip,'oguemellt bénéficie,'
.
. seul de
l'économie de l'rais que lui p,·ocu.re la sl,lu,a(ton ra}J~
p,'ocMe du lieu de livrais?", et si l'acheteur a désigné
pou,' cetle livmison un heu S1 rapproché . q~e le8 fra! s
de l1'ansport soient nuls, il n'a auc~n drol,( a 1'éclam,er
de ce chef une bonificatioll SU"le p"'""

H aM
.
~t'.J.

( CYPRIEN FABRE ET C' CONTRE

A,

VERMlN CK) ,

J UGE MENT .

Attendu que les sieurs Fabre et C', en mai 1886, on t
vendu au sieur C.-A, Verm in cl&lt; un e certain e quantité d e
kilos d'huile de coprah , SUl' le prix de laquelle il reste dù
un solde de 2,725 ft'. 05 c,;
Attendu que C.·A. Verminck n'offre que 874 fI', 65 c" prétendant avoir droit de cam oenser le 8u rph, s avec une bonificatioll de 1850 fI'. 40 c. qu' il réclame pOUl' camion nage de
la marchandise;
Attendu que l'huile dont s'agit se trouvait dans un e pile
aux Docks; que, après avoir été mise en fùts pal' les soins
et aux frais du vendeur, el le a été, pal' le sie ur C.-A. Ver minck , reversée dans une aut re pile de la m êm e Compa gnie;
Attendu que les huiles sont port ables; qu'il est, par
couséq uen t., certain que le réceptionnaire ne doit avoir à
supporter aucun Irais; que s'i l en fait pour all er l uimême cherche,' la marchand ise, il doit en é tre remboursé
par son vendeur;
Oue, d'autre part e1}COl'e, ce dernier doit s upporter tous
les frais qu'entraine pour lui la li vraison de la marchandise au lieu que l'acheteur lui indique, que ce lieu soit
rapproché ou éloigné ;
Oue s'il est rapproché, les frais seron t moindres; que s'i l
est éloigné ou s itu é dans une situation oi! le charroi est

( 173 )

c ber, ces frais seron t plus coil teux ; que c'est une chance
que cou r t le ve ndeur;
/Jais que l'acheteur, de sou COté, quand il reçoi t sa ns
a ucun frai s pour lu i, lA où illa désire, la marchandise qui
doit lui être apportée, ne sau ra it être recevable a réclarr:e r
une ind emnilé quelconque de son vend eu i' ;
Que celui-ci ne lui en doit, en effet, aucune, si, par
suiLe des circonstances, il a pu réaliser une économie plus
ou moins considérable S Ul' les fra is cl sa charge; qu 'il ne
doit à son ac heteur qu e le remboursement des débours
qu 'i l aurait lui-même pa yés et que l'acheteur aurait luimême avancés;

Attendu que, C.-A. Ve rminci&lt; ne j ustifiant pas d'un débours quelconque, sa prételltion ne saurait être admise;
Pal' ces motifs,
Le Tribun al, sans s'arrêtel' à la prétention émise pal'
C.-A. Verminck ,dans laq uell e il est déclaré Illai fondé, le
conda mn e à payer ù Cyprien Fabre et C' la somm e de
2,725 fI'. 05 c., m on tallt pou ,' so lde des causes de Ja demande ;
Avec intérêts de droit et dépens.

D u 19 ianvie,' 1888. - P ,·é8., hl. ARNAUD. - PI., ilIM.,
AICA RD pour Fabre et C' , HORNllOSTEL pour Vermincl&lt; .

FAILL I TE. -

REVENDICATI ON.

-

CnÉANCIER NANTI.

CON ENDOS -

NAl ssEMENT A!'i(}LA IS. -

CLAUSE

SE MENT EN BLANC.
LE BÉNÉFICIAIRE.

HÉGU LARISATION POST";;R JE URE PAR

-

cc:

1'0 ASS IGNS. » -

_

La clause ta aS3igns, dans un COllHaÙSement an9lais J doit
él"e inle'prélée comme l'équivalent de la clause à
ordre.

�( J72 )

le vendeur doit récip,'oguemellt bénéficie,'
.
. seul de
l'économie de l'rais que lui p,·ocu.re la sl,lu,a(ton ra}J~
p,'ocMe du lieu de livrais?", et si l'acheteur a désigné
pou,' cetle livmison un heu S1 rapproché . q~e le8 fra! s
de l1'ansport soient nuls, il n'a auc~n drol,( a 1'éclam,er
de ce chef une bonificatioll SU"le p"'""

H aM
.
~t'.J.

( CYPRIEN FABRE ET C' CONTRE

A,

VERMlN CK) ,

J UGE MENT .

Attendu que les sieurs Fabre et C', en mai 1886, on t
vendu au sieur C.-A, Verm in cl&lt; un e certain e quantité d e
kilos d'huile de coprah , SUl' le prix de laquelle il reste dù
un solde de 2,725 ft'. 05 c,;
Attendu que C.·A. Verminck n'offre que 874 fI', 65 c" prétendant avoir droit de cam oenser le 8u rph, s avec une bonificatioll de 1850 fI'. 40 c. qu' il réclame pOUl' camion nage de
la marchandise;
Attendu que l'huile dont s'agit se trouvait dans un e pile
aux Docks; que, après avoir été mise en fùts pal' les soins
et aux frais du vendeur, el le a été, pal' le sie ur C.-A. Ver minck , reversée dans une aut re pile de la m êm e Compa gnie;
Attendu que les huiles sont port ables; qu'il est, par
couséq uen t., certain que le réceptionnaire ne doit avoir à
supporter aucun Irais; que s'i l en fait pour all er l uimême cherche,' la marchand ise, il doit en é tre remboursé
par son vendeur;
Oue, d'autre part e1}COl'e, ce dernier doit s upporter tous
les frais qu'entraine pour lui la li vraison de la marchandise au lieu que l'acheteur lui indique, que ce lieu soit
rapproché ou éloigné ;
Oue s'il est rapproché, les frais seron t moindres; que s'i l
est éloigné ou s itu é dans une situation oi! le charroi est

( 173 )

c ber, ces frais seron t plus coil teux ; que c'est une chance
que cou r t le ve ndeur;
/Jais que l'acheteur, de sou COté, quand il reçoi t sa ns
a ucun frai s pour lu i, lA où illa désire, la marchandise qui
doit lui être apportée, ne sau ra it être recevable a réclarr:e r
une ind emnilé quelconque de son vend eu i' ;
Que celui-ci ne lui en doit, en effet, aucune, si, par
suiLe des circonstances, il a pu réaliser une économie plus
ou moins considérable S Ul' les fra is cl sa charge; qu 'il ne
doit à son ac heteur qu e le remboursement des débours
qu 'i l aurait lui-même pa yés et que l'acheteur aurait luimême avancés;

Attendu que, C.-A. Ve rminci&lt; ne j ustifiant pas d'un débours quelconque, sa prételltion ne saurait être admise;
Pal' ces motifs,
Le Tribun al, sans s'arrêtel' à la prétention émise pal'
C.-A. Verminck ,dans laq uell e il est déclaré Illai fondé, le
conda mn e à payer ù Cyprien Fabre et C' la somm e de
2,725 fI'. 05 c., m on tallt pou ,' so lde des causes de Ja demande ;
Avec intérêts de droit et dépens.

D u 19 ianvie,' 1888. - P ,·é8., hl. ARNAUD. - PI., ilIM.,
AICA RD pour Fabre et C' , HORNllOSTEL pour Vermincl&lt; .

FAILL I TE. -

REVENDICATI ON.

-

CnÉANCIER NANTI.

CON ENDOS -

NAl ssEMENT A!'i(}LA IS. -

CLAUSE

SE MENT EN BLANC.
LE BÉNÉFICIAIRE.

HÉGU LARISATION POST";;R JE URE PAR

-

cc:

1'0 ASS IGNS. » -

_

La clause ta aS3igns, dans un COllHaÙSement an9lais J doit
él"e inle'prélée comme l'équivalent de la clause à
ordre.

�( 174 )
E n conséquet ,ce, le créancie1' à. q ll'Î un conna'
. issemenf
./
été
endossé
es
l
réflultè,'emenl
nanil
de
pm'et a
,
.
d la mm'-

chandise et peltf oppose?' 80n d1'OJ,t au. vell eU?' non
payé qui exe'-ce la ,'evendicalion (1).

L'endossemenl d',,,, lilre à o,'d,'e doit ~t.'e considéré
comme ,'éflUh.", quoique dOllné en blanc, s'il a élé
,'empli ensuite pa,' le bénéficia;,'e,
Jl en est du. moins aillsi, en m.atièl'e dt! connai.ssement
,'em'is ci tOl c1'éaJ1cier nanti. l01'sque ce créanc~er peut

juslifie,' de sail d,'oU pal' des p,'euves extrinsèques, et
ces preuves

sont opposables aH

vendeu r 1'eVendL-

quant (2) ,
( NOWENh:EL ET FILS CONTI\E SYNDIC VEUVE IVALDI

ET D,'NOUE DES WARRANTS) ,
J UGEMENT.

Attendu que Nowenkel et tils ont expédié de Derghen à
la dame veuve Ivaldi 100 caisses stockfisb; que celle-Cl a
élé pourvue d'un liqu idateur jud iciaire le 23 octobre;
ALlend u q u'an térieurement à ceLl e dale, et alors qu 'elle
avait encore la pleiue admin istra tion de ses blens, elle a,
con tre u ne avance d'argent, constitué en gage et nan tisseDlent lesdites 100 caisses à la Banque Marsei llaise des
Warrants ; que ce gage a été constaté valablement, la nt
vis-à-vis des parties con tractantes que des tiers, conformément aux dispositions de l'article 91 du Code de commerce;
Que le 11 octobre 1887, comme conséquence et exécution
de ce nantissement , la veuve 1va ldi a transmis à la Banque

(1) Voy. ce rec 1882, 1. 211 .

(2) Vo)'. ce rec. 1884, 2. 183.

( 17:; )

slis-nom mée le connaissemenl de la marchandise pal' voie
d'e ndossem en t;
Attendu que le connaissement étant réd igé e n langu e
anglaise, contenait la clau se to assigHs ;
Attend u que ces mots ind iquent clairement le droit du
bénéücia il'e du con naissement de désigner celui à qui i l
ent end transmett re ce titl'c, et qu'i ls ne peuven t êt"e t ..adu its en langue frnnçaise que pal' les mols qui lui Correspondent dans la loi , à savoir: Ott. ci son oJ'cz,'e ;
Que c'est donc un titre t,'ansmissib le pa,' la voie de l'endossemeu t, et q u'" ce point de vue la discussion Soulevée
pal' les demandèlll's, qui prétendent ne voir dans la Banque
qu 'u n simple pl'OCllreUl' fondé de la veuve Ivald i, doit êtl'e
écartée ;
Attendu qu'un autre reproche adressé à l'endossement
dont s'agit est q u'i! aurait été donné e n blanc, c'est-à-dire
irrégulièrement, et rempli ensu ite pal' la Danque elle .
même;
AUendu que le dl'Oit de celt e del'nière de complétel' et
l'emplir l'endossement à son profit, ne ~allrait être l'objet
d'une con testation sérieuse, ce d roi t étant établi et généra lement ad mis;
Attendu, dès lors, qu 'au x termes de l'arli cle 92 ùu Code
11I'écité, ce con na issement, "alab lemeut et régulièrement
endossé, a sai,i la Danque des W",'l'ants de la possesRion
de la m .. 'cllandise donnée en gage et que son privilège s ubsis te, dès lors, indisc utablement ;
Qu'en admetla n t m ême qu e le con naisse ment ait été endos3é en blanc et que, l'empli ap,'ès, il n'y ait eu qu'une
simple procura tion en dérivant pour la Danque, celle-ci
peut établir, en dehors et en concordance avec cet endossement, au moyen de son nanLissement régulier, son dr'oil
propre et IJerson nel sur la marchandise;

�( 176 )

Attendu, dès lors, que l'opposition du 10 novembre pra·
tiquée pa r Nowenkel e t fils à l 'encontr~ de la dame Ivaldl ,
~'cher la délivrance à celle-CI, est sans valeur et
pour emJ!"
'" anants à
'
Jfe
t
à J'encon tre de la. Banqu
sans e
,_ e des , 1
" qUI
cette opposition n 'a pas été signifiée, e~ qu e a ~ond,~n~tlon
consignataire de Jus tice n a pu preJu ICler à
d ,un t'ers
1
d' B
'ercice
du
droit qu 'avai t acqll is la It~ auque Sur la
,
l
ex
.
1a dél'1marchandise'1 qu 'ell e pent don c en pOllrslllvre
' .
.
vran ce eITecLi\Te en ses mains chez ce 11 el'5 conSlgnalélll'e
n010bstant
la revendication des sieurs Nowenkel et fils qui
1
ne sauraient invoquer à leur proHt les dispositions de l'UI'ticle 576 du Code précité;
j

Attendu quelesdites 100 caisses, un e fois r éa lisées par la
Banque des W arrants et cell e- ci couverte d e ces ava nces,
peuvent laisser un solde en espèces en malllS de cette dernière ;
Que, dans ce cas, comme il est évi1ent que lesdites
caissflS ne sont pas confondu es dans l'act if du failli, ce solde
ne saurait appartenü' à la faillite, m ais il l'expéd iteu r luimême, qui sera en droit tIe réclamer un compte spécial,
marchandise par marchandise, de la réalisa tion du gage;

( 177 )

Condamne Nowenkel et fils aux dépens.

Du 6 décemb"e 1887. - Prés " lU, ARNA UD. _ P t" MM.
Aimé AILHAUD pOUl' Nowenkel, D UBEn NAO, A ICARD , ESTIlANGIN

pou r les défendeurs.

~"AILLITE.

-

REVENDI CATION. -

CRÉ ANC I ER NANTI. _

NA ISSEMENT A PER SONNE DÉNOMMÉE . DU CONNAI SSEMENT ACQUIT'r É. -

LA CRÉANCE. -

CO:'i -

CR ÉANC IER PORTEUR

E XCÉ OAl" T DU PRODUIT Su n

REMI SE AU HEVENDIQUAN'I'.

S 'i un con na'i ssement à pe1'sonne dénommée ne peUL sel'v''''', ci. (1'an8/~ 're J' 1'éoulz'èremenl la possession d e la ma1'-

c"andi.e au profit d'un créancier nanti ( 1) , toute/ois,
le cr éancier pOt-tem' de ce connaissement acquitté a le
d,'oit de 1'ecevoù' la marchandise et d 'oppose" cette
1'éceptio ll au vendeu,1' revendz'quant.
Et il en. sel'ait ainsi même au. cas où , avant la ,'éceYltion
,-,
le 1'evendiquant au r ait ( ait signifier une oppositz'on en
maills du capitaine.

To utefo;s, la "evend;cation ne doil 6b'e écat'Iée, en pa/'eit
!lar ces motifs,

cas, qu'au p1'ofit d11, cl'éancieJ' nanti, et doit sortir cl

e/Tet au profil du vendew' non payé pou,. tout ce
Le Tribunal, joi gnant les deux instan ces, déboute
'o",enkel et fils de leur dema nde en re vendicat ion des
100 caisses stockfish dont s'ag it ;

qui excède ta c1'éance ga1'antie par le nan t issemtmt,

DES

Dit et ordonne que Hobert Homan , so it pOlir eux le
tiers consignataire de justice,sera tenu de délivrer ces marchandises à la Banque des Warrants, moyennant quoi bien
déchargé, sinon contraint aux formes de droit ;
Rèserve les droits de Nowenkel et fi ls pour le cas où,
après réalisation du gage, il y aurait un so lde en mains de
la Banque des Warrants;

I VALDI
W" III1,INTS).

( ALMAGlA CONTRE SYN DI C \ EUVE

E'r LA BANQ UE

J UGEMENT,

Attendu qu'en septembre 1887, Almagia, de 'l'I'ieste, a
expédié paL- vapell\' Japigio, capitaine Dellisanti, à la dame

( 1) Voy . 2· 'l'able décenna le.
199,

1- P. -

1888 .

\,0

Faillite, nu 151. _ Cc rec. 1882 . 2 .

12

�( 178 )
veuve 1va Id,' . 50 balles haricots, en
. fa isant le connaisse_

ment au nom même de cette dermère;
Attendu que la veuve Ivald i a élé pourvue d' un liquidateur judiciaire le 23 octobre et déclarée en élat de fai llite
en novembre su ivant;
Attendu qu'avant sa mise en li quidation, elle a ~'eçu de
à ralSun
de
1a II anqu e des "'f ' arrants une avance d 'argent
.
d'
laquelle ladite dame lui a do nné en nan ti ssemen t Il'erses
marchandises, parmi lesquelles fi guraient les 50 balles
haricots ci- dessus;
Attendu que ce na ntissement, constitué à une ép~que
, la dame "euve Il'aldi avait encore, aux yeux des tlel'S,
plénitude de ses act ions et l'administra tion complète de
ses affaires, a été valablement constitué et constaté;

~:

Que l' article 91 du Code de commerce, tant à l'égard des
parties contractantes, qu'à l'égard des tIers eux-mêmes,
n'exige pas qu'elles se conforment à d'autres di spositions
que celles de l'article 109 du même Code;
At,tendu qu'Almagia, qui revend ique aujomd'hui les
50 balles tantà l'encontre de la fai ll ite I valdi, qu'a l'encontl'e d~ la Banque des ' \' arranls, su ivant sa citation du
31 octobre dernier, ne peut ùonc critiquer en la fo rme la
validité de ce nantissement, ni le considérer, à raison du
temps oit il es t interven u, comme sans valeur et comme le
résu ltat d'un concel'! fraudu leux entre les parties;
Que le dol et la fraude ne se présument pas;
Attendu , il est vrai, que pour soutenir le bien fondé de
sa revendication, Almagia excipe des dispositions du p ,ragraphe 1" de l'arti cle 576 et de cell es de l'article n du
Code précllé ;
Que, d'après lui, la marchandise ne serait jamais entrée
dans les magasins de la dame veuve Ivaldi ou de ceux d'un

( 17U )

commissionnaire, chargé pal' elle de les recevo il' e t de les
vend re;
Que, d'au tl'e pari, il soutient que la Banqu e des
vYarrants n'a pu avoir aucun privilège SUl' le gage, c'està -dire s ur les 50 balles hal'icots, ne les aya nt pas eues en
sa possession autrement qU e pal' l'eITet d'u n title préca ire
et d' un ac te irréguli er de sa par t ;
Al.lend ll q ue, pOUl' étab lir sa prétention, Almag ia invo que l'opposition pal' lui faite le 25 octobre, en mains d u
ca pi taine, a la délivr ance desdits 50 sac à la veuve Iva ldi,
et le procès -verbal de constat dl'essé le 26 et d'a près leq uel
il ressol'tirait que lesdits sacs étaient encore sur le qua i ce
jour- là, non retirés pal' la veu ve I valdi ;
Que, pal' s uite, la Banque des ' Varl'anls,en se présentant
po ur les relirer elle-même et en les retirant eJfeclivement
le 31 octobre, en vertu d'un con naissement nominatif qui
n'avait pu va lablement être transmi s pal' la voie de l'endossement, n'aurait agi,selon le sieur Almagia, que comm e
llll simp le mandataire n'a yant pas plus de droit qu e n'en
avait à ce moment la dame veuve Ivaldi;
Attendu q u'il est vrai que le counaissement était au nom
de la dame veuve I va ld i ; (Ill 'en principe , dès 101'S, il
n'é tait pas transm iss ible pa./' la voie de l'endossement et
que sa propriété ne pouvait, dès lors, ètl'e r eguliél'ement
tran smise pal' ce mod e il un ti ers;
Ma is qu'i l est certain et établi qu 'en deho,'s de cet endossement, la dame venve haldi al'ait mis au pied cludit connaissemen t son acquit et décharge au prolit du capitaine
Dellisanti, débiteur de la marchandise;
Attendu que la Banqu e des WaJ'l'ants, recevant ainsi u n
titre dùment acqu itté et déchal'gé, devenait conséquem ment ma ndataire de la veu ve Ivaldi , à l'effet, non-seu lement de reti rer la marchandise, mais de garder en ses

�( 180 )

mains celles- ci, en vertn de son titre régulier de nantissement ;
Que, p~r r effet de cette combinaison, dont la légitimité
et la régularité ne sauraient être séneuse:nent dIsc utées, la
Banque des W arrants avait en malns_ le tItre qUI représentai t la marcbandise elle-m ême; qu elle avall le d rOIt de
venir la reti rer , puisque le ca piwine, avant même l'opposition du 25 octobre, l'avait mise à quai ,à la dis position,
I-isqu es et fraIs du porteur du connaissement contre due
décharge ;

• eu
Que vis-A-vis de la Banqu e des \ Varrants, agissant
vertu d'un droit pl-o pre et pel'Sonnel qui lui ava it été consti tué sur cetl e ma rchand ise, r opposition fa ite à r encontre
de la dame vem'e Iva ldi n'é tait pas dès lors opposable,
et que la Banq ue il qui cette opposi tion éta it in connue, puisqu'elle ne lui avait pas Até sign ifiée, a pris à q uai et fait
mett re les sacs dont s'agit da ns des magas ins de son choix
pour exercer son droit de gage et privil ège;
Attendu que la demand e en revendi ca tion d u sieur Almagia n'est arrivée qu'a près led it enl èvement de la marcha ndise et n'a été motivée qu e pa l' ce fai t con tre la Banque des
Warrants, jusq ue là incon n ue &lt;tu demande ur ;
Attendu , conséquemment, qu e la revendication d'Almagia ne s'est poi nt produite, à ladite date, cl 'un e manière
u tile; que la marchand ise était, à ce m oment" en la possession du créa ncier gagiste, ayan t priv il ège su r elle;
Mais attendu que, dans ces circonstan ces, le fa ill i n'ayant
jamais eu la possession de 50 ball es h a ricots, il s'ensuit
qu'après réalisation du gage, et l'ap plication du net pl'O duit au pa iement des avances priv ilégiées, le solde du prix
dei 50 ba lles de l'l'a être versé, non poin t ù la fai llite Ivaldi,
mais au propriétaire de cette ma rch andise, le sieul'
Almagia;
.
Qu 'à cet elfet et pOUl' déterminer s'il existe un pareil

( 181 )

solde, la Banque des Warra nLs devra èt re tellue de rendre
compte de la vente et du produit spécial de chacu ne des
ma rchandises comprises dans son nantisse men t ,.
Que des réserves expresses des droits d 'Almagia quant il
ce, doivent lui ètl'e concédées;
Par I;es motifs,

Le Tribuna l déboute le s iem Almagia de ses fin s en
revend icaLion des 50 balles hari cots donLs'ag it, Lant il l'en .
contl'e de la faillite Ivaldi , qu'à l'encontre de la Banq ue
Marseill aise des Wal'l'an ts;
.
Héserve expressémen t les droits d'Almagia dans le cas
où, après liquida tiou . du gage do nné il cette dernière et
paiement de ses avan ces pri vilégiées, il serait établi q u'il
existe un solde en espèces, applicable Il ces 50 ball es;
Condamne AIm agia aux dépens.

D u 6 décemb,-e 1887 , - P rés" M, ARNAUD , _ P I" M"L
poUl' Alm agia, D UDE n NAO pOlit' le syndic, AICARD
pour la Banqu e des W arrants,

ESTnA NGIN

COMP ÉTENC E. -

FRET . -

S AISIE -ARR f: T . FRET.

CRÉANC IER D'UN COPRO PRI ÉTAIRE. _

CAPITAINE. -

D I::MANDE EN VE RSEMENT DE

L01'sq ue le cl'lancier personneL d'un des cop,'opl'iétaires
d'un naviJ'e, a saisi-a1Tété, entJ'eles maùls du déhùew'
du, (l'et J la pOl-tion q ni reviendrait à ce copropriétaire,
le T ,'ibu.nal de conunel'ce est compétent pou.1' statuer 8W'
l'instance intentée pal' le capitaz'ne, et contre le débi (eU1~ dit (l-et et contre le créancier saisissant, POU?' se
(aù'e att1'ibue)' à lui-même en sa qualité le montant

enli.,- de ce (rel,

�( 182

i

Ce n'es! pas la une instance $,,1' la validité de la saisiear.,.~t ressortissant à la;'u1'idiction civile .
( CAPITAINE HE INERTSE N CONTRE CAMO IN FR ÈRES

( 183 )
Que le capitaine Reinel'lSen, en exel'~aut ces droits et
actions con tre les sieurs Camoin freres , débiteurs de ce fret ,
agit donc régulièrement et valablement et dans la plénitude de so n mandat ;

ET CARL ' ' 'OLSSERG).
J UGEMENT.

Attendu que Carl W olsberg oppose un e excep tion d'incompétence il la demande du capitaine Heinert sen , comme
tendant à soumeLLre au 1' ribunal une qu esti on de validité
de sa isie-arrêt;
Attendu que.Cal'! \\'olsberg, se disant créa ncier d'un sieu ,'
Nostvig, copropriétaire d' un s ixième dans le navire
Elue/'hoe, commandé par led it ca pitaine, a fait pratiquer
UDe saisie· arrêt pour un sixième du fret dit par les sieurs
Camoin frères ;
At tend u qu e le capit aine Heinert sen a fait citer ces derni ers pou,' les faire co ndamne r à leur payer la totalit é du
fret, ~o it la somme de 3,851 fr, 45 c" nonobstant la saisiearrêtdu sieu r Wolsberg ;
Allendu que le fre t, en effet, est dti en entie,' au capitaine qui représente, en COurs de vo yage, tous les intéréts
du navire; que ce fret lui est dû et doit ê tre régu lièrement
payé en ses mainf, poul'qu'il puisse fail' e fac e aux besoi ns

du navi re et continuel' utilement son vOy ~l ge ;
Que les intéressés, à qui il a il rendre com pte de ses opérations comme capitaine, il la fin d u voyage, n e peuvent
étre crédités, pour la part lelll' affé,'an t, qu e sur le solde
qui rest erait net. en mains du çapitain e;
Quï l suit nécessairement de là, que le créancier d' un des
intéressés il la cop,'opriété d'un navire n« peu t, en pratiqu ant nne saisie''''!'êt il l'encon tre de ce lui·c i, sur une porlion du fret dù au cap itaine, entraver et arrèter les dro its
et actions de ce demie,' ,.

Que sa demand e, exercée en mème lemps contre le sieur
Wolsberg, créancier saisissa nt., tend donc à faire statuer
sur un objet tout différent de celui de la vnlidilé de la saisie-arrét de ce dernier à l'encontre du sieur Nos tvi g;
Qlle l'objet de la demande et les parties, dans les deux
in stances, étant a insi réellement différen ts, il ne saurait
même y avoir de litispendance pouvant êt,'e invoquée par
Carl Wol sberg;
Pal' ces motifs,
Le Tribuna l se déclare compétent et fixe pour les plai doiries au fond l'audience du 16 février co urant ;
Dépens de Iïncid ent à la charge de Carl Wolsbe"g;

Du 8 ( éu,-ie,' 1888. - P ,'é... , M, AnNA ull . - Pl" MM ,
pour le capitaine, BONN ,IFONS pour les défendeurs.
ES,' nANGIN

FAILLITE . -

PR IVILÈGE. -

SYNDICAT AG RICOLE. -

TAXES.

La loi du 21 i"in 186 1, créal,'ice des syndicals auricoles,
en déclarant que le 1'ecou vrement des latces dues par les
associés altrait lieu comme en 1natiël'e de contributions di&gt;'ecles, a conjé"é li celte créance le p,'iuilèue
do nt Jouissen t les co?lI,'ib1.l(z'o1lS directes d'après t'm'ticie 1" de la loi du f 2 novemb,'e f 808,

C'esl do»c li lilre p,'iviléUié el nOlt li tib-e ch;,'ouraphaù'e'
gu'''n syndicat aU"icole do il être admis dans la (aillite
d'un de ses n.emb1'es POU?' le montant des taxes à
1'~CO UV1'e 1' •

�( 184 )
( 185 )
( SYNDlCAT DF.S PENNE S CONTRE SYNDI C VACCANÉO),
J UGRMENT ,

Attendu qu'Ange Vacca néo a été d écla ré en étal de faillite
le 28 octobre 188- ;
Q 'à cette date il était en retard de redeva nces éch ues,
ens:mble 490 fr _, pal' lu i du es au sy ndica t du canal des
Pennes ;
Que celui -ci dem a nde il être ad mis pal' privil ège au passif de la fai llite, ce que le syndic contest e, offran t seulement de l'adm ettre comme cL'éan cier ch irogra phaire;
Attendu que la loi du 2 l juin 1861, qui a créé les syndicats agricoles, a eu en vu e de favori ser l'ag ric ulture et
qu-à cet effet, elle a fixé, dans son a rticle 15" la manière
dont les taxes ou cotisations d ues à ces aSSOClallO ns syndical es seraient recouvrées ; qu 'elle a vou lu que le mode
de recouvrement en eùt lieu comm e en matière de contribu tians d irectes;
Que celles- ci, d'après l'arlicle 1" de la loi d u 12 novembre 1808, joui ent d'lm privi lège pour les sommes qu i leur
son t dues ;
Que ce pri&gt;ilège est douc inh éren t il la nature de la
créan ce même e t constitue nécessa irem en t ULle portion du
mode de recouvremen t organisé par la loi pour la faire
rentrer dans les caisses du fisc, en tota lité;
Que c'est, en réalité, en matière de faillite, le seul moyen
d'atteindre ce bu t ;
Attendu , dès lors, qu e la créa nce d ue au x syndicats ag ricoles étant assim ilée, pour son m ode de recouvrement , il
Cl'Iles des contributions d irectes, il n'l'a pas à d ist ing uer,
r,omm e le fait le défendeur, entre les for m a li tés de la procéd ure, qui constitu eL'aie nt, d'a près l ui, ce qu 'il fau t consi-

dérer com me le m ode de recou vrement dont parlerait la loi
s usvisée, et le privi lège;
Qu 'il ~H de prin cipe, il est vrai , ~u e les privi lèges sont
de droit ét roit et qu e, da ns le silence de la loi , ils ne SdU l'aient être admis, quell e q u'ait pu être à cet égaard l'i n tention d u législateur ou l'u tili té m anifeste ou démonL rée
du privil ège;
Ma is q ue, dans la loi fL'ançaise, il n'y a poi nt de mo ts
sacram entels et q u'i l n'esL, dès lors, pas nécessaire que le
lllOt de pri v ilège y soit exp ressément inscrit , si, d'a il leLL L'S,
on y trouve tout all lre mot équ i valent, exprim ant netlement la pensée du légis la teur ;
Qu e les mo ts « mod e de recouv remen L» ne laissent à ce t
égard a ucune incertitude ;
Que le législateur a vou lu donner à ces mo ts la plus large
extension , c'est -à-dire permettre a ux syndicats de pouvoi r
se faiL'e paye " ra pidemen t et effectivemen t les taxes d ues;
Que, dans la géné ralité de l'ex pl'ession ado ptée pal' la loi,
le pri vi lège se tL'O ul'e implicitement et necessaiL'emenL Compri s et englobé; q ue, sans cela, le bu t poursui vi, celui de
favo l'iser l'agricul ture, ne st l'aiL pas atleinl , puisqu'on enlèveraiLaux sy nd ica ts le m oyen le plu s é nergiq ue et le
plus effi cace d'obt enir les reSSOllL'CeS péc uni aires qui lell r
sont du es et qui sonL ind ispensables à leur fonctionne-

ment ;

Attendu que les débats qui on t eu lie u au corps législati f
10l's de la présentation de la loi susvisée, ne laissent, SUl' la
vo lonté du législa te ur, auc un do ute; q ue le mot de « pril'ilège)) n'a pas été in sé,'é d ans l'a rticle 15 (.om me in u ti le
et constituant une s upe,'féta tÎ&lt;&gt;ll eviden tr;
Qll e telle est, a u s urplus, la ju l'Îspl'Ildence de la Cour
de cassa t,ion ;

�( 186 )

( 1&amp;7 )

Par ces motifs,
Le Tribunal ordonne qne le demandeur sera ad mis pal'
privil ège aIL passif de la faillite Ange Vacea~éo,: l ' pour la
somme de 490 fr " montant des causes princIpales de la
demande; 2' pour celle de 14 fI', 85 c" pour fraIs;

Conjamne la faillite aux dépen s,
D l&lt; 10 (év,'ie,' 1888, - Prés" M, LE MEE , ju ge, - P l"
MM, AUTRAN pour le syndicat des Penn es, VIDAL-NAQUET
pour le ynd ic,

délai réglementaire, au lieu de ne les livrer que le Il
septem bre;
Attendu qu'en fait, la marchandise devait réglementairement arrive!' le ~9 aoùt, et qu e l'a rrivée effective a e u
lieu le 28; que cependant le Chemin de fer n'a envoyé la
lettre d'avis qu e le 8 septembre, et que le 9 septembre la
marchandise a été mi se il la dis position de Brix )' et l'aill'e;
Attendu qu e ceux-ci a uraient dù se présen tel' à la gare
et ex iger leurs marchandises clés l'expirati on des d~l ais
réglement aires de transport, sans avo ir à attendre qu' ils

aient reçu avis de l'anÎvée de leurs co lis;
CHEM IN nE FJm. -

-

L ETTRE D'A VIS NON-OBLIG ATOIRE .

DROIT D~ MAGA SINAGE.

Les compagnies de chemins de (el' ne son,' pas. tenues
d'avertir les destinataires des n1.a1'chandlses ltv1'ables
ell ga10e de l'a1"1'ivée de ces mat'chandises.
L'envoi d'U1ie leIt1'ed'avl:s n~est pour elles qu'une (acuité
el ne devient nécessaire que pow' (aire COU I if' ci leU1'
p,'oftt les droits de magasinage (1),
(BOIX\' ET FABRE CONTII E CH EMIN DE

E'CR),

JUGEMENT.

Altendu qu e Brixy etfaure se plaignent de onze jours de
retard qu'ils alHaient sub i du lait de la Compagnie défen deresse;
Que, d'après eux, cell e-ci, ayant reç'.l , le 2 1 août l886,
n bonbonnes liqueurs, pour être expédiées Il leur adresse
de lttvel (Haute ,Garonne), aurait dù les r emettre dans le

( 1) Voy. Couf. ce l'ec. 1881. 1. 148 et la Ilote .

Que la le ttre d'avis n'est point nécessa ire pO UL' qu'u u expéditeur soit en droit de réclame!' la marchandise qui lui
est destin ée; q ue, les délais réglemellt aires étant fixés pa!'
des larifs qui mnt à la co nnai anee de Ions, chaque récep,
tionnail'e do it savoir à quell e date il peut se pl'esente r ;
que si sa marc handi se n 'es t pas "''l'ivée et n'est pas mise à
sa dispos itio n, il a le droit de protester et de constitu er la
Compagnie en retard au po in t de vu e des dommagesint el'èls;
Que s'i l attend la récepti on d'un e lett ,'e d'avis, c'est pa l'
sui te d' un e fa usse a pprécia tion de son droit;
Qlle la lettre d'avis, en elfet, n'est pas obligatoire pou l' la
Compagnie; que cette obligation, e n e ffet, ne résu lte pas
dul ex te rte l'artic le 10 de l'arrêté d n mo is tl ej uin 1866, 'lu i
n'indique qu'uneseu le obligatio n pOUL' la Compagnie, celle
j e mettre les colis à la disposi tion de l'intéressé, à parti l'
du jour qui su it leur arrivée effective;
Que par ces mo ts « mettl'e à la disposition, » la lettre
d'avis d'ar rivée n'est pas nécessai!'ement exigée ; qu'elle
constitue une form alité toute spéciale qui am'ait dù êtl'e
nnposêe d'une maniè l'e plus claire et précise; _

�( 188 )

( 189

Que si la lettre d'avis e3t nécessaire, ce n 'es t que pour
faire courir les délais du magaslfiage au profit de la Com , en cas de retard dans le re tIre ment des cabs pa r le
pagaIe,
l'éceptionnaire ;

J

qu 1 a achet é le cabinet el a le d, 'oit de se dil'e 811CCesse'l/' de l'a[Jen t décédé (1),
( PA SC AL CON nE

NonL"),

Oue la lettre d'avis sert aloI' de vél'itable mise en dem; ure à J'encontre de ce dernier ;

JUG E.\I ENT.

Qu 'il ne saurait y avoir doute, à cet égard , l'a~'ti c l e 16 du
tarif général fais"nt courir les dl'Ol ts de magaslllage dans
les 48 heures de la lettre d'avis;

Att endu q ue Pasca l a acqui s, au x e n c h èl'e~ pub liques, le
cabin et du sieur Léon Riboul et et le droit d'en continuel'
seul l'exp loitation ;

Que celle-ci n'est donc obli gatoil'e pOLIr la Co rn pag nie qu e
lorsqu'elle veut faire cou ril' Illl magas inage à son profit ;

Allendu qu e le sie u:' Nob le, qui exploitait , concurrem ment , un cabinet d'agen t de l'éclamat ions S Ul' con tributions, a , dan s un e circulaire, portant la date du '1" ja nvie,'
1888, indiqu é au pnbli c q u'à la suit e du décès de Son con frère ni boulet, i l fai sait ses offI'es de service pour le genre
de tra vail don t il s'occupait;

Par ces mOlirs,
Le Tribunal déboLlte BI'ixy et Fab re de lel1l' de mande avec
dépens ,

Du 21 ( ém';e)' 1888, - P )'és , , M, ARNAUD, - P l" MM ,
AIITHA ~ pou r Brix y et ~'a b re, AICA RD pOLI r le Chemin de fer,

PROPRIÉTÉ

I NDUSTRI ELLE .

CONTRIBUTIONS. -

-

A GENT

DE n tcL AMA'l'IO NS SUR

CONCURR EN1' DÉC I~ DÊ . -

Cm CU LAIR E MEN-

TIONNA NT LE DÉCÈS.

(Tn illdltst?'iel n'a pas le dl'oit d e se set'vil' du nom d 'un
concurr ent et de le faire en t rer dans la rédaction d lune

ci1'cuLai"e adressée aux clients .
Spécialement , en ca. de décès d'un agent de réclamat ions
SU1' con t ributions, celui qui, exel'çant une rH'o(ession
semblable, prend texte de ce décès po,.,. (a;,'e appel à la
clientèle dans une cù'culaù'e ad,'essée au, pub lic, commet un acte de C?IlCU,','ence déloyale à l'é[Ja,'d de ce/"i

At tendu qu'en employant le nom d u sieu I' Ri bo ulel, da ns
cette circulaire, le s ieur No bl e n'a point dit ou fait en tendl'e qu' il fùt le s uccesse ur du s ieu r Hihoulet; mais qu 'il est
évid en t q ue, n'aya nt nul droit à se serv ir de ce nom, il ne
ra indiqué qu e da ns le b ut q ue la clien tèle de ce de rnIer
vint s'adresser à lui ;
Qu e, da ns une concul'1'ence loyale, No ble ava it parfaitement le droit d'attire r cette cl ientèle; mais qu'il ent été
de son de voit' d'é vitel' tout procédé pouvant être de nat ure
;\ amener une con f usion quelco nq ue da ns l'esprit des
client s; que c'est pa l' suite d ' un ab us et pal' l'effe t d'u ne
allusion à un nom qu 'il ne pou vait comprendl'e dans sa
ci l'culaire, que No ble a pn por tel' u ne certaine at teinte aux
droits de Pa~ca l ;
Qu ïl n'y a pas préj ud ice ma tériel et pécn niail'e démo n-

( 1) Voy . SUI' des ques tio ns a nalogues , 2' 'l'ab le déce nna le, v. P ropriété indu stri ell e, no' 22 et sui\'. - Ce rec. 1883. l,50. _ 188ù, 1. 130

�( 190 )

( 191 )

, ' t t · mais ('ue Pascal a dt'Oi t ù dé tL'Uire, au moyen
Ire en l e a , "
, éé
é '
qui peut aVOLL' t poL'l e ~ ses
&lt;
de la pu bl L' CI' té , l'aLteiote
intérêts par le fail de Noble;
Par ces motifs,
b
1, a l' ant tel éœaL'd
que ,
d e. l'aison aux fin s, des
l "nuna
0
.
Irise
le
sieul'
Pascal
à fa,,'e Insé rer, aux fraI S du
partles, au 0
.
.'.
1 •
sieur Noble, dans de ux Journaux de Mal seIll e, à son C 10IX ,
le jugem ent ci-dessus;
Ordonne la suppl'ession de la circula ire et fait défense à
Noble de s'en servir à l'avenir ;
~

Du 21Iév ,'ie,' 1888, -

P rés ., M .

Que le Trihunal de céans est don 0 compétemmenl investi
de la demande e n paiem e nt desdi ts bi'lI els ;
Par ces motifs,
Se déclare compétent ; l'envoie pOUl' les pla idoil'ies au
fond à l'audi ence du 29 février courant ;

Condamne Noble a ux dépe ns,
DELOBR E

Attendu qu e, d ès lors, les billels qu e la demoiselle Didier
a sou scrits à l'Cl'dre du sie ur Besson, doivent, a ux termes de
l'article 638 du Code ùe co mmerce, ~ tre censés fa il ~ pOUl'
les besoins de so n comm erce, e n l'absence d 'énon ciation de
Ioul e autre cause et de circonSlances précises élablissant
une destination diffél'enl e ;

ARNA UD, -

P l" Ill!! ,

pour Pasca l, Jules Roux pour Noble,

Condamne la demoiselle Did iel' a ux dé pens de l'inciden l ,

Du 22 / ëv,'ier 1888. - Prés" i\l.
COMPÉT ENCE, -

L API ER RE,

juge,

L OGEUR EN GARNl.

Le logeu1' en ga1'ni est com,mer çan t.

Les billets q,,'il soltsc" il sont donc cMsés (aits pou,.
son com nte )'ce, et {ac t'ion eH p atentent de ces bl Uefs est
de la competence du Tribuna l d e com m erce.
( BESSON CONTRE DE"OIS ELLE DfDI ER) .

JUG E~Œ N'T.

Attendu qu e la demoiselle Hosal ie Did ier déci in e la compélence commercial e;
Attendu qu'il est établi que la de moiselle Did ie r exploile
à Ma rseill e une maison me ubl ée et qu 'elle n'a ce;sé, de pui s
1885 , d'ètre imposée a u l'Ole des pate ntes en qualité de
logeuse en garni ;
Que celle exploi tation constitue une profession com-

merciale ;

,
(

COMPÉTENC P-. F'l CIAln E. -

DETT E COMM ERCIALE. -

SUCC ESS IUN

nÉN~: ­

OBLI GATION PR ÉTF.NDUE pnI SE PA R UN HÉIUTI EO.

S i les h,!?'ili."s d u débite",/, d'u ne deite comme,'ciale peu .
ven t él1'e cité$ de va nt le T ribunal de COJnme1'ce, en

leu1' qualité et co mme ,'eprésentant le de cuj us, lo1's
méme qu e pe1'son neUemen t ils ne se1'aient pas comm erçants, i l en est autrenunt du cas DÛ , la success ion étan t
bénéficiaù&gt;e , le c1'éancier cite personneLLement t'u.n des

hé/'itiers en prélendan t qu'i l a p,'is l'oblioatioll de pay'"
personnellement la dette li dé(aul de ,'assou,'ces su(fisan tes dans la succession .
Une p at'eille obligat1'on constituant un cautionnement, le

T ,ibunal de commerce n'esl pas co mpéten t p01t1' en
conn af t1'e.

�( 192 )
( HoooUL CONTIIE LÉONCE

DE

VILLENEUVE-FLAYOSC) ,

JUGEMENT.

AUeudu que II! sieur Léonce de Villeneuve -F layosc
oppose une exception d'incompéte nce il la demande form ée
contre lui parle sieur J ,-B, Hodoul ;
Que celui-ci, en effet, poursuit i\ son encon tre le paiemenl d'une somme de 25, 640 fi' , 30 C, pOUl' solde de co rn pie,
valeur fin novembl'e 1885, qui lui sel'a it due pal' l'hoirie
bénéficiaire de feu de Villeneuve-Flayosc père, vivant ingénieur et assoc ié du sieur Hodou l, pOlU' l'exp loitai io n
d'une mine à ciment ,\ la Bédoulle ;
Attendu qu e le sieur Léonce de Vi lle neuve-F layosc, defendeur au procès , n'est qu' un des héritiers l&gt;enéficiaires
dans ladite hoirie:
Que si, au point de vue de la liquidation des comples
sociaux ayant existé e ntre l'a uteur commun et le sieur
Hodoul, e t entre celui, ci et l'hoirie elle-mè me, tenue à la
continualion de la société, le Tribunal est compéteu t pOUl'
prononcer sur l'homologation du l'apport dans lequel lesdits
comptes sont apllI'és, il n 'en sa urai t être de même quand
ceLl e homologation est poul's uivi e, non pas contre l'!1oirie,
c'est-il -dire à l'encontre de lous les cohéritiers bénéfi ciaires de Villeneuve , m ais à l'encontre d'un seu l de ces

derniers ;
\,lue, de plus, ce n'est pas comm e héritier bénéficiaire el
cOlOme pou vant être action né en cette qualité, que le sielll'
Léonce de Villeneuve a élé cil é ;
Ou'en ceLle qua lil é, en effe t, le sieu r Léonce de VilleneuveFlayosc, ainsi que le 'l'I'ibunal compétent l'a déjà jugé, n'.
faiL auc un acte d'aJition pure et simple d'h ér édité, et ne
peut être tenu d'a ucune somme s ur ses biens personnels;

( J U3 )

le sie ur Hodou l es t don c obligé d 'ail
, ' ,'
,
con trat particulier pal' lequel l ' égll el 1 eXls lenr.e d un
se sera it obli gé de lui pa)' e ,el sl.eur Léonce de Villene uve
.
l lll-même 5 '
biens, la créa nce de J'hoirie bé éfi "
' Ul ses propres
' 1
n IClaire dans le c
l'eSSOlirces de ce ll e-c i seraient'
as 011 es
(
In su ff"15antes;
Que ce contrat est dénié' qu ' '! '
,
bunal de céa ns de rec h er cÎ,el' s\ n ,appartient pas an Trico nnai ssance de cet le diffi cUI:é e:~~ le l'~ell em ent ; que la
compé tence;
,
eUel, éc happe il sa
Que l'obligation qu 'aurait prise le
avoir que le caraclère d' un ' 1
l'hoirie bénéfi ciaire elle- è
Sll11p,e
m me , q u il
l "
Ull ac e Cl,v Ii , puisqu 'i l n 'aurait pas é lé

com mercIale;

Qu'en considérant celte obli"'alion co

déf

1
em eur, ne peut
cautIO nnement de
cc lI tre ce sera it
don ' '

ne en la forme

caution, mais com me principale et ~~:.
lence du Tribun a l de céans e,islel'al" l
•

,

l&gt;

é

l an~~ l10n l1J:e

,cie, 1 Incompe_

OUJOUI'S;

Que le défelldeur ~n effel n'e t

prenant à sa h ' . '
s pas commerçant; qu 'en
'
, c arge entIère et exclusive la dette d
è vis-à-VIS d 'Hodoul '!
pre
" e son
. ,
, ) ne pOllLT3tt
aVOll' fait
.
acte gUI n a eu aucnn caractèl'e comm el'ci:ll ;
qll un
Pal' ces motifs ,
, L e Tl'l'b unal se déclare incompé tent SUI' la demand 1
sieur Hodoul ' renvo 'e
'
e ("
par devant qui de dr~i; en consequence, parties et malières

,

Condamne Hodoul aux dépens,

Du 1" l évr;er 1888 , - P "8"
é M, ARNAUD, - P l MM
DUDERNAD pour Hod 1 S
"
'
V'll
ou, AUVAIRE -JOURDAN pour Léonce de
1 enenve-Flayosc_

Que pour pouvoir le tenir personnellement responsable,

1" p, -

1888,

�( 194 )
( 195 )
fAILLITE, _

R"

'ENDICATION , -

NANTISSEMEN'l'S SOLIDARlSts .

CLAUSE NON-MENTIONNÉE DANS 'J'DUS.

consent à son créancie1'
plllSiewl'$
Lo'rsqu ,un d t:'b,'leu?'
.
• .
.

'
nls l et ",,'il
est conventt 'lu ÛS se' 'ont so/'llan {18seme
'1
d a?,"18e8, d e manié,.e à éll'e affectés dans leu,' ensemble
.
au paiement intégral de l'en3Omble des avances (a,le"
celte clause ne peul élre opposée a~"" {tel'S que pOU l' les

laq uell e ell e a donné en nantissement le dils 50 sacs cidessus et une quantil é déterminée d'au lre marchand ises;
Attendu qu e la dame veuve Iva ldi n'a été déclarée en
état de faillil e que le22 oc tobre 1887 ;
,
Qu'ell e a don c pu valablement et régulièt'emen l, vi s,àvis de la Banque m arseill aise des ,~ral'l'a nts, con trac ter le
prét &amp;u r nanlissement dont s'agit, et qu e, au rega rd des
liers, ce na ntissemen t doit sortir à elle l ;

actes d e nantissement qU'l: la conl1,ennent.
Si donc SU1' un des actes de nantissement cette clause ne
se tJ'ouve pas, on ne peut rOpp08e:~ au vende1l'1' H01l ~
payé qtti ,'evendique la mm'chand,se,

En conséquence, le solde du produit de cetle mm'chaltdise ,'eslé disponible après patement des avances auxqueLLes elle a été affedée, ne doit pas Ure empLoyé à
rembou rse'!' les aul1'es avances, matS doû étl'e renus
au ,'evendiquant.
( R AYMAKERS FIERENS CONTRE SYNDI C VEUVE IVALDI ,
BANQUE

Mais qu'i l doit être pris lei qu'il a été fai t, sa ns qu 'il
pui sse y être, pal' voie d'iutet'jlrétatiotl, ajo uté une clause
qui ne s'y trou ve pas;

Qu' il impot'le peu , en effet, que des nantissements antériem s ou postérieu rs à cel ui du Il, oClobre 1887 aien t eu
lieu entre la veuve Ivaldi et la Banque marseillaise des
Warranl s, et que dans ces nantissemenls il ait été expressément inséré u ne cla use ayant pOUt' but de so lidari ser
tous ces wat't'ants et de les alfecte t' au paiement intégral de
toutes les avances faites pal' la Banqu e marsei llaise des

Wal'1'ants;

DES WARRANTS ET AUTRES) ( 1),

J UGE~r ENT .
Attendu que le sieur Raymakers Fieren s revendique 50
sacs pois verls par lui expédiés à la veuve Iva lui, par navire
Cora-Maria, lesquels ne seraient point entrés dans les
magasLns de cette dernière;
Mais qu'à la dale du 14 oclobre 1887, la dame Ivaldi a
réalllièrement
endossé le con naissemen t de ce tte marchano
dise à l'ordre de la Banque m1trseill aise des ·Warranls, contre une avance à ell e faite d'u ne somme déterminée, pour
(1) Voy. deux jugemenls dans la même affaire. ci-dessus, p. 173
eL 177.

Que cette clause peut être invoqu ée pour tou s les warrants qui la contiennent ; mais, quell e que "oit l'inlention
des parties conlractantes révélée par cetle stipu lation , il ne
saurait s'ensuiv re qu'elle pu isse être invoquée pou r un
nantissement ou, pal' excepti on, soit l)ar oubli , soiL volontairem ent, la clause de solida rité n'a pas été insérée;
Que le nantissement des 50 ball es pois v~rts ne la pOt'te
pas ;
Que vis -à-vis de l'expéd ite ur de la marchandise, q ui la
revendique, ce n anlissement, invoqu é contre lui , ne peut
êlre modifié, ni étendu dans ses conséqu ences;
Que c'est le seu l acte qui puisse l ui être OPposé, en effet,
et qu 'il n'a pas à conllailre, ni à subit, des clauses qui sont

�( 1% )

particulières à des contrats q ui l ui sout étrangers et qu'il
n'a ni à discuter, ni ft admeLll'e;
Attendu qu'i! suit de iiI , que la Banque marsei llaise des
Ifan'ants, quand elle aura réa lisé les marchandIses il elle
données e~ nantissemel,t pal' la veuve Ivaldi le 14.oc;.obre
dernier, devra, après prélè\'ement des avances faItes lecht
'O \ll' et s'lI l'este un solde en ses mallls, Ir. remeLLI'e, non a
la f;illi te de celle dernière, qui n'y a aucu n dl'oit, mais
au dema ndeur revendiquant auquel cc solde appart,ient ;
Pal' ces motifs,
Le 'l'ribun,l , ayant tel égard que de raison aux fin s et
conclusions des parties, dit et ordonne que le capitaine
Ward et les sieUl's Gekalley, Hanl&lt;ey, Sewell et C' seront
tenus de remettre, ainsi qu'ils offrent de le faire, la marchandise à la Banque marsei llaise des 'Warrants, laquelle
sera tenue de réaliser les marchandises il elle remises en
nantissement le 14 octobl'e 1887 et de remettre le sold e qui
l'esterait net en ses mains, aprè prélèvement de ses
avances faites ledit jour SUl' ces mêmes m archandises, au
sieur Ha}makers Fierens, demandeUl' revendiqnant;
Déboute les parties de toutes fin s et conclusions contraires ;
Les dépens il la charge de Raymakers Fierens revendiquant,

D" 7 (év,';e ,' 1888, BARTHÉLEMY

ESTIER

Prés" hl,

ARNAUD.

pour Haymakers Fiel'ens l

-

P l" MM,

MAilorES. -

de sa respollsab ilité au cas où il J'end au destinataire
~e8 .balles pot'tant une al/b'e m.arq ue que celle qui est
1ndzquée au. connaisse ment.
(NAEGELY ET

C'

CONT RE BUDO),

J UGEMENT .

Attendu que le capitai ne Molfat, commandant le navi"e
Gu.ld(01)d, a reç.u .'t Bombay, il destination des s ieurs
Naegely et C', '100 balles coton, mal\juees Hall i ;
Qu'au débarquement, 98 balles ont été déli vrées à celte
mal'que; mais que deux auLl'es, de qualité in férieure, ne
portant pas cette mème marque, ont été refusées pal' les
destlllatall'es qm en réclament la valeur au sieur Budd en
sa qualité;
Que le défendeur invoque la clause du co nnaissement
portant : « que le vapeur n'est pas responsable pOUl' in exac~
« tlLude, oblitératiOn ou absence de marques, ne répon« dant pas des contre- marques et numét'os; "
Attendu que la difficulté ne pOite pas SUI' ces contremarques et num éros, mais bien su r la mal'que ellemême;
Qu'elle n'est ni oblitérée, ni absente sur les deux ball es
dout s'agit ; qn'elle a pu être di tinctement apel'cue et
qu'ell e es t dilfél'e nte de cell e portée SUI' le con n a i ss~m e n t
et r econnue par le capitaine ;

D UDERNAD) AICARD ,

Qu 'il ne s'agit don c pas d'une simple inexactitude mais
d'une différence qui indique bi en que ces deux ba {les ne
sont pas celles destinées aux siem's Naegely et C' ;

pour les défendeurs.

CAPITAINE. -

( 197 )

CLAL'SE D'IHRES PON SADlLl'l'É .

La clause d'après laqu elle le capitaine Ile ,&gt;épand pas de
l'i nexactitude, oblité1'ation

absence de marques,

(.lU

des conI1'e- mm'ques et Humél'OS

1

nt

ne sam'ait l'exonérel'

Que si la clause ci-dessus protège le capitaine, ell e ne
Saut:ait le dispenser de rendre à der tination l'objet qui lui
a éte réellement remis au lieu de l'embarquement ;
QlIe la pl'e uve de la faule du capi tain e doil, il est l'rai,

�( 198 )

( 199 )

our détruire l'elfet de ladite clause, être admin.istrée Conp
. qu edans l'espcce , cette preuve
t ésulte
tre lm. ; malS
.
d bdes
.
d u conua'tssemetü et des constatatIOns au é al'mentIon

quement ;

.

.

Que l'erreur ue saurait être présumée avOtr été commtse
pru' l'expéditeur il l'embarquement;
Par ces motifs,

L Tribunal condamne le sieur Budd , ès-qualité, à payet·
e .
Naegel).' et C' la somm e pl'Îllcipale
uxmH~
, de 470. lt'.
30 c. , valeur des deux balles dont s'agi t, et c est avec 11ltérêts de droit et dépens.

n" 13 (év,'ie.' 1888. - Prés ., M. ARNAUD. - P l., MM.
TALON pour Naegely et C', NEGRETTI pour Budd .
DÉBARQUEMENT. -

FRAI S. -

MAKUSCRlTE. -

CLAUSE IMPRIMÉ E. -

CLAUSE

INTEI1PR BTATION.

Lorsqu' une chm'fe-pa1'tie JlOt-te lL~1.e cla'Use 'l'm.prim.ee
d'ap"ès laquelle le chargement dOIt él1'e amené le lono
dit bord et .'el;'·é du long du bo,'d al/X (l'ais d u néoociant et une clause mam,tsc1'ife mettant le décha1"ge-

men/aux l''ais dit capitaine, il y a lieu de décide,' que
la première cial/se a été .'est.'einle, pm- la volonté des
pm-lies, au seul (ail de l'emba.-quement, et que c'est
1

con(01'mément à la seconde) c est-à-d i'r e aux (rais d u.

Que, il l'atTivée dudit navire en ce derniet' port, le sieur
Diego Montagna a payé au capitaine une somme de
53 1 Ir, pour les fl'ais de dé barquement à lui réclamés,
comme étant il sa charge, d'après les stipulations de la
charte,-partie;
Que Diego Montagna réclame aujourd'hui la restitution
de cette somme comme ayant été i nd ùment payée par
lui ;
Attendu qu 'il y a, da ns la charte-partie, deux cla uses,
l'un e imprimée, l'autre manu scrite;

Que l' un e de ces clauses, cell e qui est imprimée, porte
que la marchandise doit être am enée le long du hord et
retit'ée du long de ce hord aux frais et t'isqu es du négo-

ciant;
Que la deuxième clause manu scrite port e que le navire,
étant ainsi chargé, se rendra à Marseille et lit, toujonrs à
flot, devra livrer la marcbandise, suivant les usages de
Marseille, aux Irais du capitaine;
Attendu qu e ces deux clauses n'ont rien de contradictaire ; qu'ell es étaient destinées, pal' la volonté des parties,
il régler deux opération s différentes, au point de vue des
Ira is qu'elles devaieut occasion nel';
Qu'à Gi rgenti, li e u de l'emharquement, le chat'geUl',
soit Diego Montagna, avait à supporter les Irais de l'embarquement;

capitaine, que le déba.'quement doit avo;,' liplt.
(DIEGO MONTAGNa CONTRE JACK SON

ET

CAPITA INE ·WEBER).

JUGEMENT.

Attendu que le navire à vapeur R iebuch a été affrété par
Diego Montag na à l'effet d'aller preudre à Gil'genti un
chal'I(ement soufre et l'apporter à Marseille ;

Qu'à Marseille, lieu du dé barquement, le capitaine devait
en supporter, à son tour, les Irais, en se conlormant a ux
usages de cette place ;
Ou'i! importe peu, dès lors, de savoir de qu ell e manière
ce déchat'gemBnt a été opéré pal' lui; qu'il ait délivré la
marchandise sous palan ou qu'il l'ait mise à quai , dans

�( ?OO )

( 20 1 )

to us les cas le ca pitaine ne pouva it réclamer a ucuns
Irais au chargeur on, pou r lu i, au réception naire de la
cargaison ;
Que c'est donc pal' une fausse interprétation de la chal'tepartie et une applica tion en'onée ~e la cla use im pr imée,
que les 53 1 fI', do n t s'agit on t été eXIgés pa l' le capl lame ;
Quïl '! a eu réellemen t u ne somme in dùmen t payée;
Pal' ces motifs,
Le Tdbunal condam ne les déte ndeurs à payer à Diego
Montagna la somme de 53 l fr" m on tan t des causes cidessus, conjointement et solidairem en t, avec intérêts de
droit et dépens,
Du 22 ( évl'ie,' 1888, HORNDOSTEL

P res" M, AnNAuD , -

pour Diego Montagna 1

E STRANG IN

P l" MM,

pour le

capi taiue,

CO~M I SSIONNAmE DE 'j'RANsponTS. MAGA Sr!iAGE, -

COLIS NON RÉCLAM ES . -

D ÉLAI DE srx Mo rs , -

D ÉcnF.T DU

13

AOUT

1810,
L e commùsionnaù'e de h'ans}J01'ts, et spécialement la

Compagnie de chemin de fer qui ne sest pas conformée
aux dispositiofls du décre t du 13 août 1810 , el! (aisant ven dre, six mois après leu1' a1Tivée, les colis nOIl ,'éclamés pat' leu1's destina(al'1'eS, ne peut 1'éclame-r des
/l'ais de maoasi nage p mu' un tentps excédant :::ix

mois ( 1).

(1) Voy . Con L , 2' Table dOce nnal e, v· Comm issionnaire de
porls, n- 4;.

Il'à l1 5-

( CHEMIN DE FER

CON'l'n E

SOC I ÉTI~ G J~N ,.~ nA LI~ DI~ 'l'IIA NSPLJRTS

M,\ IlITIME S

E'r CII /\'I' ELAIN ).

JUGEi\lEN1',
Attend u que Cha telain il ex péd ié d'Algéri e à un des ti na tai l'e de 'J'rU!" ( Val) et pal' l a Société Gé nêl'ale des 'J'ransporls Maril imes ?50 ball e, li ège ;
Que la Société Géné rale des Tra nspo r ts Ma l'i tim es a chal'gé
le chemin de fer 1' ,.. L,-M, de tt'an sporter rie hlm'seill e il
'l'l'an s lesdites balles, et que le dest inataire a refu sé de
prend re li vraison de 43 ba ll es;
Qu e pa r j ugement de Mfaut d u 12 aoùl 1887 , le Chemin
de fer a été autorisé il faire vend l'e cette mal'cha nd ise
anx enchères publiques pal' hl' Leclerc, courtie r , et a fait
pro~éder il ce tte vente le 12 novem bl'e suivant;
Que la ven te a produit un e somm e nett e de 67ô fi', 75 c,
ct qu'à cette dernière date, la Compagnie du Chemin de
fer réolamalt, pour fra is de tt'anspo l'I, magasinage et débours payés il l'ex péd iteur, n ne somme de 1,534 fr , 35 c, ;
Qu'elle resterait, par s uite, il décou ver t de 858 Ir, 60 co,
pl'JS les dépe ns;
Attend u q u'ell e réc lame ce solde à la Société Générale
des Transports Maritimes, q ui a appelé ell e, même le sieur
Chatelain en ca ll se ;
Attendu qu e c'est il celui-ci, expéditeur d't&gt;lle marcha n d ise q ui n'é tait pas de mture à être rpçue par le des tin ataire, qu'i l incombe de paye r les ft-ais dont elle peut être
grevée au profit du Ch emin de fer;
Qu'i l n'y a pas de difficult é de sa pal't en ce qu i conce me les fl'ais de transport ; mai s q u' il conteste à la Compagni e les frais de magasin age qu'elle réclame;
Qn' il Illi olIre 104 fI', 55 pour so lde :

�( 202 )

Attendu que la Compagnie prétend être en droit d'exiger
le magasinage pendant 333 jours, à raIson de 0 fr, 10 c,
par balle et pal' jour ;
Que Chatelain soutient ne devoir que le magasinage de
six mois seulement;
Attendu en effet, que .'il a été négligent à reprendre s.
marchandise, il y a aussi une néglil(mlce évidente qui a été
commise par la Compagnie du Chemlll de fer;
Qlle celle-ci qu i avait la marchandise à la disposition de
Chatelai n depuis le 7 décembre 1886, a attendu jusqu'au
I? aoùl suivant pour se faire autol'iser à vendre, et qu'elle
a apporté un retard encore très considérable dans l'exécution du jugement qui n'a eu lieu que le 12 novembre;
Qu'elle a apporté ainsi , par son propre fait, des retards
et des lenleurs inadmissibles; qu'il ne saurait dépendre
d'elle de faire durer indéfiniment un magasinage qui excède , au détrimeut de l'intéressé, la valeur de sa marchandise, en le laissant débiteur d'un so lde onéreux;
Que le devoir de la Compagnie, aprè;; une attente
suffisanle pOUl' permettre le retrait de la marchandise pal'
son propriétaire, est de la faire vend re da ns nn délai raisonnable et normal ; que ce délai peut être fixé à six mois;
Que c'est le délai que le décret du 13 aoùt l 81O,rela tif aux
colis non-réclamés ch ez les transponeurs, parait avoir
reconnu être celui oü l'on doit supposer que le colis est
réellement abandonn!\ par son propriétaire et au lerme duquelle transporteur doit s'en décharger;
Que la Compagnie demanderesse n'aurait donc pas dù
excéder ce délai pour faire cesser le magasinage des 43
balles liège;
Par ces motifs,
Le 'l'ribunal met la Soc iété Générale de 'l'ransports Mal'Î-

( 203 )

times hors d'instance et de procès; et au bénéfice de l'off,'e
que rait Chalelain à la Compagnie P ,-L,-M, de lui payer la
somme de 104 fr, 5 1 c, et réalisée que soit ladite offre,
cond amne ladite Compagnie à tous les dépens,

Du 5 mar. 1888 , - Prés" hl, ARNAUD, - Pl" MM,
AICARO pour le Chemin de Fer,
pOlll'la Société
des Transports Maritimes, GOIllA.ND pour Chat elain ,

SOC Il~TÉ ANONYME . -

VERSEMENT EFFECTIF'. -

SOUSCRIPTION RÉELLE. -

ADSENC E DE

Pn ~Tl!:-NOMS.

Une société anonyme est nulle, malg1'1J ses appm'ences

extù'iew'es de ,'éoula,'ité et le versement effectif du
qua1'! du capital, s~il1'é8u,lte des cÏ1'constances que ~ellx
qui l'ont (ondée, n'étœient en réalité 80USc1'ipfeu,t's d'aucune acüo'n., mais seulem.en( p1'éte-noms de l'un d'ent)'e
eu.'t.

En l'état de cette "uUilé,

CCliX qui Ollt ainsi cOllsenti à
p,'éfel' leur non1. 1'0111' CQ}lstitUe?' cette société , doivent

éb'e déclal'és solidairement "esponsables enve,'S les
cJ'éande1'8 du montant dit passif.
( HEYNIER ET JommT CONTRE GADflIOT ET AUTRES).

Juca:ME:NT.

Atten1u que les demandeurs actionnent les sept défendelll's devant le Tribun al de céans, en nu ll ité de la Société
anonyme par actions dite des Fo",'nit",.es lillwOl'aphiques d'A vèze, leur réclamnnt le paiement de diverses som mes, notamment à titre de dommages-intél'êts;
Atlendu que la loi du 24 juillet 1867 sur les sociétés a
déterminé les conditions nécessaire~ sous lesquell es les
,ociétés anonymes pourraient êt,I'e formées et constitu ées;

�( tOi )
que lï"obsel'vation qui en serait faite entraine fatalement
la nullité de la société;

(

~U5

)

Attendu qu'elle ne peut être constituée si le nombre des
associés est, inférieur il sept;

Attendu, en effet, CJue le capita l de IUU,OOO fI', pr~vn par
les statuts n'était point souscrit en entiel' au moment de la
déclal'.lion fai te par Emile Gaddot et de la séance de l'assemblée générale;

Que les fondatems doivent fait'e la déclaration imposée
pal' l'article 1" de la dite loi constatant la souscription
de la totalité du capital social et le ver sement effectIf du
quart de ce capital en numéraire;

Que les prétendus sept actionnaires qui ont composé cette
assemb lée générale et pris les délibérations y relatées,
n'avaien t n ullemen t ce lle CJ ualité d'actionnaires et n'a vaien t
souscrit aucune nClion;

Que cette déclaration doit êtl'e soumise à une assemblée
générale qui en vérifie la sincérité et nomme les premiers
administrateurs, et, pOUl' la première année, les commissaires, dont l'acceptation est constatée pal' le procès,
verbal ;

Qu 'il n'a pu être apPol'té aucune preuve ou a ucu ne justifi cation qu'u ne souscriptio n que lco nque ait eu li eu de leur
part ;

Que la société n'est constitube qu 'à partit' de cette époque;
Attendu que, dans l'espèce, les forma lités ci-dessus visées
paraissent régulièremeut avoir été accomplies;
Qu'Emile Gadriot , fondateur de la société, a effectivement déposé, le 4 juin 1886, aux minutes .de ~e Roubaud,
notair'e à Marseille, les statuts de la société et fuit sa déclaration que le capita l prévu 100,000 fI', éta it intégralement
souscrit et le quart versé chez un banquier ùési:;né ;
Que le même jour, "juin 1886, la première assemblée
parait avoil' été régu lièremen t tenue , composée qu'elle
était de sept prétend us aetionnaires dénommés,représenlant
l'intégrité du capital socia l ;
Que par cette assemblée, troi s administrateurs ont été
désignés, et un commissai re de surveill ance administrative
nom mé; que tous ont accepté leu r mandat ;
Qu 'ainsi la société parait régulièrement et définitivement
al'oir été consti t née;
Mais que ce n'est là qu'une apparence et qu'au fond il
n'y a eu, en réa lité, aucune des cond itions essentielles exigées pal' la ioi qui aient été effect ivement. respectées ;

Que Laurent Castelin, même,porté comme présent à cette
assem blée en cette qualité d'action naire, n'y a, de fait,
jamais assisté et déclare avoir toujours été étranger à la
société;
Qu'ainsi, en attribuant aux autres membres de ladite
assemblée, la qualité d'ac tionnaires qu'ils n'ont jamais
eue, ils n'auraien t été que six, nombre radicalement insuf lisant pour const ituer une soc iété anonyme;
Mai s que cette qua lité d'action nair'e elle-même ne sa urait leul' êt re reconnu e; qu'outre l'absence de toute administl'ation de preuve, aucu ne in cert itud e il cet éga l'd ne
saurait snbsister , en l'étal de la lettre du 29 aotit .1 886,
éCl'ite pal' le sieur Emile Gaelriot au s ieur Jobert ; qu 'il en
ressort , avec toute évidence, que les prétendu s sept actionnail'es, membres de la pl'emière assemblée, n'étaient souscripteurs d'a ucune action;
Qu'i ls n'ont été absol ument que les pIète-noms du sieul'
Ilmile Gadl'iot ;
Attendu, dés 100'S, qu'on ne peut attachel' aucune imporlance serieuse au versement d(&gt;s 25,000 fJ'. espèces, figurant
le quart du capital social;

�( 206 )
Que ce versement, s'il a eu lieu matériellement et très
temporairement, ne représentait pas ce qual't et ne pouvait le représenter, aucun capital n'ayan t été souscrit
au 4 juin 1886;
Attendu que la société e.t ainsi radica lement nu ll e dès
son principe;
Attendu que l'article 42 cIe la loi précitée porte que les
fondateurs auxquels la nullité est imputable et les admi··
nistrateurs en fonctions au momen t où elle a été encourue,
sont responsables vis-à-vis des Liers, sans préjudice des
droits des actionnaires;
Que, par suite, cette responsabilité doit peser sur Emile
Gadriot et sur ceux qui ont sciem ment et volontairement prêté à ce demier leut' conCOLlfS pour fonder une
société qu'ils savaient pertinemment devoir êtl'e nulle;
qu'en admettant que leul' responsabilité ne puisse pas
résulter pour èux du titre de fondateuL', elle amait sa justification dans l'article 1382 du Code civil, leur complicité
avec Emile Gadriot consL ituant l'acte réprébensible et
dommageable;
Attendu que la société dont s'agit doit être liquidée ;
Que cette liquidation ne peut couti nuer à être confiée à
Reynier et Jobert, liquidateu rs nommés par l'assemblée
générale du 8 novembre 1887 ;
Que la liquidation n'est pas le résultat de l'application et
des conditions et lormalités des statuts eux-mêmes;
Qu'elle s'impose pour des laits spéciaux et en dehors de
ces statuts;
Qu 'elle doit donc être confiée à un tiers;
Attendu, quant aux sommes dont le paiement est réclamé
par Reynier et Jobert, qu'il y a lieu de smseoir avant d'en
fixer le montant; que le Tribunal n 'a pas, en l'état, les
éléments nécessaires poUl' apprécier cette partie de la de-

( 207 )
mande et qu' il convient
d'attendre l'eS renseignements qui
.
pourron t ressortu' de la liquidation ,'
Par ces motifs,
Le Tribunal déclara nnlle la société
'
des Fou,'nit,,,,es lithographiques d' A ~~~:,yme pat' actIOns
cette société sera liquidée ' nomme M' L .' ~Ldonne que
liquidateur, avec tous les' pouvoirsJattac~~~~~d~~itavocat,
ILté, notamment de réaliser l'actif éL . d
e quaI .d
l
'
, mn re le passif etc
Ul onne e pouvoir de se faire remettre les \' ,
'
.,
documents sociaux',
LVles et tous
Emile Gadriot J Gustave Gad 110
" t,ierre
P'
.
H Déclare
r
Grisa
'
onot'é Touche, Louis Castelin et Baudoin AI . ,
lll ,
sables ; met Laurent Castelin bors de ca use', eXls, l espouEt, pour statuer Sur les conséquences péc ..
dite l'es
bT é
umaLres de laponsa l Lt ,so us réserves de tous les droits d .
léressés qt~ant il. ce, su rseoit jusques après l'acbévem:~tL~­
la ILqlLLdatlOn et le rapport du liquidateu L',.
e
Condamne les six susnommés aux dépens,
1 Du 14 ma,'s '1888. P ,'és ,, M. ARNAUD. - PI , MM
r ernand ROUVIÈRE pour Reynier et Jobert BSHGASSE L~GnÉ'
B~~DARIUDESl DE GOMDEflTpour les défende'
, ~
,
urs.

pn;PRIÉTÉ

INDUSTR IELLE.

OCIÉTÉ ÉTRANGÈRP:, -

-

CONCURRENCE:

DÉLOY \LE

ADJUDICATION PUBLIQUE.

_

1

D ÉNON-

CIATION DE SA NATIONALITÉ.

Un e société créée li l'élt'anger et en con rOt'milé d',,, 1 .
étran e
d't
/'
1 e
01,
. 9 . 1'e,

Ot étre considé1'ée comme une soct'été ét?'an-

gè,.", ",dépendant",e"t de la nationalité des memb,-es
glU la composent.
Il n'y a al/Clin acle de conCI,,'rence déloyale dans le (ail de

�~08

celu I. qU'l,. e.r:e"'çant la 1Héme indusl1"ie, a tu'ai t qualifié
celle société d'é/,'al1Uè l'e ,
I l en es t .'~W · 1ou t ai"si quawi celle ques/iol1 a élé d'ab01'd
auilée dans la p,'esse ,

déloyale
iVe conS tt'/ lie pa s nOI! plus une
. COHCU1Tence
. . ,
. le
, 't
dn "s une adJ'ud /catwn pu bltque d Ott les
, a, qu e, ~
d
lt
"té
e ce e SOtte
Mranoe rs son / exclus
,
'un
.concur rent
.
. .
aU1'a'l.'t dénone é sa nai'io,\aldé },olll' L éca,'t e,' de L adJu dication ,

(l'ABRIQ UE

INTERNAT IONALE U'O BJETS DE PAN SEME NTS

CONTnf~ MON GI N) .
JUGEMENT.

Attendu q ue la société di te : Fabrique interna/ioHale
d'o b;'ets de pansemellts,et désignée sou ~ ce tte appell atIO n :
la Croix-RouUe, i mpute a u SIe ur Mongln des fa It s de concurrence déloyale, do nt elle lui dem and e répal'~tI,on pal'
l'allocation de dommages-in térêts et pal' une pu blICIté dans
les joumanx ;
QI&gt;'elle cote en preuve lm cer tai n nombl'e de fait s;
ALt elldn que lad ite société a son ,s iège à Schaffouse
(Suisse allemande), et ya été créée d après les lo, s de ce
pays;
Que c'est do nc un e société étrangère dont le Tl'ibnnal
n'a pas à recherc l:ter la nationalité véri ta bl e, a u palO t de
vue des membres q ui la com posent ;
Que des ar ticles de jOUl'n a ux, bien an té ri eu rem ent à la
date du procès actuel , et parus soil à Paris, so it à Montpell ier, soit à Ma rsei lle, ont agité celte q uestion ;
Qu'il est donc inadmissible d'at trib uer 11 Mangi n la responsabilité de l'épandre ce b ru it dans le monde méd ical ;
Que l'enquête est do nc in u til e su r le premi eI' po in t;

( 209 )
Attend u qu e Mongin , devant la commission des Mpilau x, à la séance d 'adj uà icali an des fou rnitu" es Ù faire au x
hôpita ux de Marseill e, s'est prévalu de la qua lit é de soc iété
étrangère qu'a la société d éfe nde resse po u r faire écart er ce
concunen Laux enchères; que, SUl' ce po int, il ne saurait
être accusé de con CU l'l'e nce délol' ale, puisqu'i l n'a fa it
qu' user d 'un d l'oi t (lu e le cahi er des charges réseI'vait à tout
ad judi catail'e fran çais , a llc un e adj udi catio n ne pouvan t
avoir lieu au proftL d'un étranger Ou d'une société étl'angère;
Que la société demanderesse est dans ce cas; qu 'elle est
réell emen t étl'angère, éta blie à SchaO'house;
Qu'il n'y a urait e u dans le fait de Mangin a ucu ne concurrence délo yale, ni au cune m anœ u vre blàmable pour éloig nel' un conCUl'rent q u'il pou vai t redou ter;
Que si, en de ho rs de ce qu 'il reconnalt avo ir d it et fai t,
Mangin a ajo uté l'ind ication de sociéte allemande ou de
société p,.ussienne e n dés ignan t la société dema nderesse,
ces all égation,;, dans l'espèce, n'a Ul'aient aUCu n carac tère
de fa its déloyau x de conC UI'I'ence et n'au ra ient e u que
celui de simple allégation diffam ato ire ou calomnieuse,
pouvant être de natu re à po rtel' a tteinte 11 la réputation de
ladite société ; mais q u'i l n'ap par tiend l'a it pas a u Tribun al
de clu alitier le fa it et d'apprécier et d'éva lu el' le dommage
qui en serait résu lté, s'i l r en avait e u un ;
Pal' ces m otifs,
Le Tribullai me t le sie u!' Mangin h ors d'instance et de
pl'ocès ;
Condamn e la société demanderesse a ux dé pens ,

Du 14 ".a,'s 1888, - P rés" M, ARNAUD,
IÎS'fl ER pOUl' la société, HOCHE pour Mangin,

1" p, -

1888,

P l" MM .

14

�( 2 10 )

FAILLIT E. _

CONCOnDAT AMlt\nJ,E . -

( 2 11 )

AVANTAGE P,\fiTICU LIEn.

NULLITÉ .

Attendu qu 'A rnaud est donc fondé il. d
Doyel' et C' le remboUl'sement des &lt; 1 emande., à Roma:n
payés , sous déduction de 180 f '
,500 ft. llldùment
.
1., maniant d u d iv'de d
prom.s, e t la r estitution du bil let
.
,.
• n e
impayé;
au]ourd hm échu et

L es dispositions de l'm'ticle 598 dl&lt; Code de commerce
qu.i annulent toute oblioatioll constituan t }JOU?' un
créancier un avantage part1:c'Ulie1', sont applicables a it
concOt'dat amiable consen ti pœ/' les c1'éancim's d'un com·
me1'çant en état de suspension de paiem.ents, mais dont
la (ailli te ,,'a pas étéiudiciaj,'ement déclarée (1) .
(ARNAUD CONTR E R OMAIN

B OYER ET

C·).

J UGEMENT.

Attendu que Romain Boyer et C', créanciers d'Arnaud
pour une somme de 3,600 fr., ont signé le concordat am iable intervenu, le 20 janvi er 1886 , entre lediL Ar naud et ses
créanciers, acceptant un div.dende de cinq pour cent ;
Attendu qu' il est constaut qu'en même temps qu'ils
acceptaient led it concordat , Hom ain Bo yer et C' se faisaient
remettre une somm e de 1,000 fr. en espèces et deux billets
il. ordre de 500 fr. chanlll , a llx échéances des '20 janv.er
1887 et 20 janvier 1888 , le premier payé et le second impayé;
Attendu qu'il est de Jurisprud ence constan te que les dispositions de l'article 598 du Code de commerce qui annulent toute obligation constituant pour un c.'éancier uo
avantage particulier,sont applicables au concordat amiable
consenti par les créanciers d'un commercant en état de
suspeusion de paiements, mais dont la faiil ite .,.. pas été
judiciairement déclarée;

(1) Voy. Coo l. , ce rec. 1887. 2. ~ O!j eL la Il ote.

Pal' ces mOlifs ,
Le Tribu nal condamn e Romain B
Amaud la som me de 1 320 f' &lt;
oyel'. et C' il payer il
avec intérêls de d.'oit du jOll :, 'd/I: ' e~:., ll1dùment re~lle,
donne que lesdits Hom a in 130 'Cl' P co?t.on; d .t et 0 1'Mn au d le billet à ordre de 500 J.,. é~l~ll C re~t.tuel'~nt il
n .er , il peine de 50 f., d d
. le 20 ]anVle. de.·l'eta"d il dale r de la ~i&amp;.~ifiC~,~:,agdes-.nléé.'êlS pal' jo ur de
.
0
&lt;
Il pl' sent ]llNern ent·
Con d am ne RornaIn :Uoye.' et C' ca Il :\:. dépens.
0 ,

Du 26 mm's 1888 , - P rés ., ".
'r Il EAU ]u&amp;e
.
- PI 'r"
G
) b '
_, 11 lU.
1SNELpour Al'naud Stanisl
et C' .
, a s 'RA UD pOUl' l\om~in Boyer

VEN'f I~, -

UtCB
PT ION ET PAlBMENl'. _

A CTION RECEVA DL1L -

H':' LINGE
OR
1 l
'
J'
AIJ DIJLEUX ,

1\1 ~

I O I~ N'1'11· 1~ .

L'ao,·ém.ent,
la '1'I!ceplion défilIHFwc et Le pawm,ent
.
d'
vo~:~e. ~1.a1'chandi8~ nI? (o1'1nent pas une fin de non- J'ecea l.enconb~e d une demande en J'ésil iahon el d

"1',age8-tnt~1'êt8
aud 1 _

(

li

in.tentée

lla?'

l'achetew ' PO"I'
OJn m.élanfJe
caché ( 1) .

eU,t; cOHstdual1t un vice

Il ne' pOtl1'l'ait
y avf'ù' ' e11 pm 'et'1 ca.~, de fin d e nolt-'t'ece.
vou'
!llllemenl
opposée pa?' 1e vendeu1', que celle qui se
b
l
asem, su,' le dé(aul d'identité de la marchandise.

(1) Vo y. 1·· Table décennal e v· Vcn le
nale, Jhicl.) Il.~O. _ Ge ree' 1883 J I 62,w';fJ.t.o . - 'l-Tabledécen.
1886.1. 268 .
'. .
• 20.) cl28 1. - ' 885. 1. 1'6.-

�( 2 12 )
tes tel' t'identité d'ulle m.al'chanLJe l'en d eft1' ne. Ilpeu 1Alcon
I J'emise pm' lui-lnéme à la compadl'
,
d ' e lo,'squ e e a &lt; C
ZB
.
'
l ' de du, (,'anspor( à es 'l.natwlI,
f)nie de son
nav'f)altéolt
,e 'd'e'sf)lilla l ,ol/ eUe a Mé l'objet des
enl)' e a
~
)
el q~, a ,
d l' l'oi olli
saisie en constatant le
vll"lfiealta"s e oc l
,
II/élal/f)e ,
o

•

(KNonLocH

ra

CT RiII~ I N II I::nlEn COftTnE EYDOUX ET

( 2 13 )
til'ée de l'agrément et du paie menl de la marchanùi se et
de sa réception défit!ilive;
Att endu qu 'il s'agit dans la cause d'ulle imputati on de
m é lange fraudu leux qui alll'ait é té pratilju é pal' les ven-

deurs;
QlIe ce mt\lange con stituerait un vice caché gu e l'aGhelcur, au m om en t olt il a agl'éé et payé la march andise, ne

CO) ,

pouvait ni supposer et pl'és um er, ni recon naître, lIne ana-

J UGEMENT.

lyse se ul e llouven t le dé m ontrer;

,
b 'e 1887 Kuoblo ch et Hheinh eimel'
Attendu qu en novem l
"
C' ct ' f '
t
eus lits
ont acheté verba 1emen des sieurs El'doux et
huile d'olive de Dari man geab le;

Que, pal' s uite , ce lait de l'agré me nt e t du paiem ent ne
pou l'ait couvr ir le do l des venJeurs, en admettant qn'i l
existàL r éell ement;

les sieurs
Que celle marc'h ao d'15e 1 descenclue à quai par
•
d

Que la seu le fin de non - rec evoir ulil e qu e ces vendelll's
sp.raient admissibles à opposer conLl'e le rècours formé pal'
leu l's ac h e Leurs, n e DOlll'ra iL don c étl'e e/l'eclive que tout
autan t que, par le lait de ces de l'Ili el'S, l'identi té de la marchandise pouna it être mise en doute;

s ur un
Eydoux e t C• a é te" lm m édiatement embarquee
,
'" ' es
,
'd
l
'S
'été
non
velle
de
navi
ga
tlOn
à
vapeur
rl'a15navires e a OCI
sinet et C· ;
Qu'elle a éte transpot'lée il Nice olt elle est arri vée le 19
t est r estée so us les h anga rs de ladite Société
novem b 1'e e
. 1 . r Vissi'lU

.

es au') décembre suivant ,

JO Ul'

ou e

Sl e ll

~,

jllSqU &lt; d- 1 dite marchandise des s ie urs Knoblo ch et
acheteur a a ,
' t 1 la're ell l\heinheimer, s'est présenté pOUl' la retlre l' e a , 1
trer dans Nice;
Que l'administration de l'octroi, -'l'ant cOI:staté que cet~e
huile n'était pas de l'huil e d'olive pure, malS un m él an~e
'30 010 d' huile de coton, et ce tt e denllère IHUle
contenal" , e à des droits d'entrée, a f al' t, d l'es sel' procèséta n t SOUilllS ,
verbal e t sais il lesdits 11I1s;
Attendu qu 'en l'ét at de ces fait s, K no bl oc1l e t Hheiuheimer actionnent Eydoux e L C· en r ésiliaLion de I~ ,v en le, en
restitu tion du prix pay é e t en dommages- 111Leret, ,
Qu'BydollX et C· le Ul' opposent une fi n de n on-recevoir

Mai s qu 'à cet égard il est imposs ibl e m atéri ellement
d'adm e ttre que la marchand ise ai t pu être altél'ée et
lals ir, ée;
Q,,'en effet, les deux fùts dont s'ag it ont été tt'ans port.és il
quai pal' les ve ndeu rs ct r emi s a ux s ie ul's Fra issine t et C' ,
gui en ont pl' is charge imm éd iate m ent c t ·qu i e n ont eu la
gal'de j usques au 2 décelllbre 1887;
Qu'à ce moment, la lllat'chancl isc cn tl'ant imm édiatement
dans la v ille de Nice et étant clans les hangars so us les l'eux
même des emp loyés de l'octro i, il estde tou te impossiùilité
que des man ipulations cou Jab les a ient pu èt t'c pratiquées
pal' le sieu l' Yissiall Ou ses charreLi ers ;
Que l'ide nti té de la mal'chandi se ga rd ée pal' l'oc tl'Oi de
la ville de Nice es t clon c ce l'tai ne;
Olle l'expel'tise peut e n ê tt'e en col'C uti lem en t fait e ct 'lu e

�( 2 14 )
' 1 l" d

1

( 2 15 )

lll é lan ~e est constaté, les veud~urs eu son~

e ah l ; : ,
\ 'l ' t '
de la l'CSI la Ion;
sen 1s res'p 0nsables et SOll~ llas,ibles
.
Si

Pa r ce motH,;,
Le Tribunal, p ,'épa rato ir~mcnt, nomme M, G, Michel de
Lom1lal'd, expe,'t, pour, après Sel'lllent prêté en mains de
~r le P,'ésident à cet eITet délégué, vénfier et ana lyser
i'llUile contenu e dans les deux [ùts sa isis pal' l'octroi de la
ville de Nice, et du'c si cell e huile est de l' h uile d'olive
pure de Bari mangealJle, DU s i ell e est, au contraire, rn,élall "ée d'une quantité d'hu ile de cOto" ou to ut e aut re hlllie
étr:ngère et préciser la propol'tion de ce méla nge;
Pour, SUI' l'apport lait et déposé, êt re statué ce qUO) de
droit au food;
Tous droits des parties et dépe ns l'éservés ;
Com met rogatoirement M, le Pl'ésid en ~ du Tribunal ùe
commerce de Nice, à l'eITet dc désigner un expert" lequel,
serment prêalablemenl pl'èlé entre les mains de ce magistrat, jJrélévcra un éc han till on des deux lilts huile, retenus
pal' l'octroi de la vi lle de Nice, et le f('ra parvenir à M, G,
) fichel, expert ci-dessus désigné ,
D !t~ 1 nla"s 1888, -P,'és" M,AnNAm, - P l" MM, Pa ni
D AVID pOUl' Knobloch et Rheinheimer, l'ELlSS!En ~our
Eydo'JX e~ C' ,

L e velldeul'p,·imilij' ne peul (la ne, en pareil cas, deman deI' la l1ullite de la ,'evente,
Alais cette 1'evente constùuant une diminut'ion des sû,'etes
données par le conb'al, a pOUt' effel de (ai re pel'dt'e à
l'acheleu?' le bénéfice du, terme pOtt?' ce qui lui ?'esle à
payer ( 1).

(CnocY ET CONSORTS CON'fIlE l'OUQUE),
JUGEMENT,

Attendu que Fouque a vendu ;\ Roc has un fonds de
comestibl es, 13, r lle du Petit-Sa in t-Jean, pour le prix de
700 Ir" payable à term e, avec inte rdiction rte revendre le
fonds ava nt paiement intégl'al dll prix;
Attendu que, nonobstan t ladite clause, Rochas a rel'endu
,\ un sieuI' Grangicl'; q ue l"ouque à cité ledit Rochas pOllL'
ent end re prononcpr la null ité de cett e revente;
Attendu qu 'un e clau se de cette nature, conforméme nt à
la juri sprudence cons tant e, ne sa urait être opposable aux
Liers; qu e Grangel') sOll s-ac heteu l', dil'eclement intéressé
dans la question, n'est pas au procès; qu e s' i! y était, la
vente ne pOlll'ra it être déclarée nu ll e à son encontre qu e s'il
s'é tait sciemm en t prèt é à une fraude, ce qui n 'es~ null em e n~ é tabli;
Attendu d'ai llelll's que Crocy, Ci ra ud e t Nègre, créanciers
Hochas, in ter vienn ent au pl'océs et demandent" [tU contrai re, le maintien de la venle en litige; q u 'ils sont des
tiers lég itim emen t intél'essés dans la question ;

d~
YJ::~TE. AV.\NT

fO:\DS DE COMMERCE. P.\IEhlENT.

ACHETEUH, -

-

CLA USE

Dt CHÊ.\I'&lt;i CE

ou

JN'I'EHmCTION DE nEVE1\'fE

NO~-OPPOSABLE

AU

socs·

'l'El\~IfL

La clause intel·d1·salll à l'ac(j1-/é1'euJ' d'un fonds de commerce de le revendre avaJtllJaiemenl intégra.l, He peul
~{I'e "l'posée au sous-acheleuI' d e bOllne ( ai (1),
(1) Voy.Conr. t'e l'et'

1~i:(1.

1. :Hi.

Attend u, to utefois, que pal' le fait de la revente Hochas a
d iminué les stlœtés qu 'i! avait promises à son vendeur ;

(1) Voy , diw,)l'sesdécision s sur ce point. ce l'ec.188 4. 2 . 39 el 178.
1887. 1. 20. - 2- partie du présent \'olume, p. 39.

- - 1886 . 1. ;$00. -

�( 216 )
que pal' ce f~ it il pel'd le bénéllce dn lel'm e, la lolalité dn
prix reslant à payel' devenant eXigible;
Pal' ces motifs,
Le Tl'ibunall'eçoH Crocy, Gil'au~ et Kégreen leul' intervenl ion " déboute Fouque d ~ ses Ims en r estil allOn ; condamne, ;I"au1 l"e pat"l, Hochas à payel' à Fouqu e la ~o!l1me de
475 r,"", pOUl' solde de prix, avec l"nlérêts de droü el lous
les dépens; y compris ceux de 1'll1ter ventlOn"

nt&lt; 21 mars 1888" - P ,"és" , M" DEr.EvEAu, juge" - Pl",
MM" MorToN pOUl" les demand eurs, GAUTIER pour Fouque "

( 2 17 )

Un e ,'éalisatz'oH pm' vellte mniable le ,erub'ait HO)/ -l'ecevahle ri ,'éclamel' le d étol/ve?'t qui en 1'ésultel'ai/ POli?'
lui,
Spécialem,ent, l01'sque p lu.'::ieu1's pm'ties de m,archandises
ont été dO/méet:; en gafJe par U11. seu l acte de nantis .
ser~Hmt, le ct'éancier yu i a ,'éaUsé am1'ablament les prem'tel'es, est saliS actlOn pOUl' ,'éclame1' SUI' les su 't'vantes
le découve1't qui 1'ésu lc e pottr lui de cette réalisat ion ci
l'enco nb'e du vendeIt?' ?lon payé de celles-ci qui 'en
exel'ce la 1'evendicaUon,
l B I\I"i'QUE DE S ' VARRANTS CONTRE

fRÈnEs ET
FAILLITE. SUSPECT .

R E' ENOlCATION.
-

GULIER . DISES

PR EUVE 1:'\Sl'FF1 SANTE. -

DONNÉES EN

PREMIÈRES. VERT. -

NANT ISSEMENT .

-

SIM ULT.\ N~ITÉ DES AVANC ES .
GAGE.

-

-

PLt:SIEURS MARCHAN-

J{ É.\LISAT ION

.\MIABLE

HEVENDrCATfON DES DERNIi::nE S .

-

FLORIO

Rl 1BATT f NO, COSTA

VE UV E Iv.H.or) ,

T EMPS

J UGEMENT .

ACTE iRR É-

-

SY!\"DIC

DES

DÊcou-

ALlencl u que Costa frères onL vend u à veuve Giovanni

rvaldi des fromages dont il s lui ont envoyé le con naissement délivre par la Compagnie Flol"i o Îl ubat lino ;

FI ' DE NON -RECEVOiR.

L'acte de nantissement dans lequel la somme p,.élée est en
blanc , et n'est men t'ioHn ée qu.'en ma1'ge et par un 1'envoi non app,'ouvé, ne saH/'m', ( ai,'e une ( oi compléte à
l'éga1'd des tiers, lIotammell t ci CégaNl du vendew' nOIl·
payé qui ,·evell d iq'.J. e la marchandise donnée en gage.
Spécialement, on ne peut th'el' d'un acfe pareil la prel/'ve
de la simultanéité des avances (aites et de la dation de
la marchand't'se En nan t issem ent,

Qu'en faiL , ce..'=i fromages, ensembl e six co lis énoncés audi t docum ent , n"ont pas été embarqllés SUL" le vapeur
Pal"ana , ayant élé retenus par lesd its Costa rrèl"es, av isés
de la suspension de paiemenl S de lem achete llr ;

Allendu que la Banq ue mal"se il lai se des WalTant s, il
l'al'l'ivée du vapeur P m'al/a, a l'f&gt;clam é les Gco lis fromages
il la Compagnie Fl ol"io Huballin o, en vcrtu du connaisse~
ment qu e la veuv e Iva ldi a end ossé;\ son ordl'e, valetH' en
nanti ssemen t, à la date du 2 1 oclobre 1887;

En conséquence, {ors9ue cet aeie a été passé dans la
p ériode déc/aI"ée suspecte pal" l"art icle 446 du Code de
comme"ce, il doit éb'e déclm'é nul COH't1ne ayant eu pOUl'
b1d de ga1'antù' des avances antél'ieul'es .

" 'ul'l'ant s;

Le cl'éanciel' 1wnfi qui "éalise les mGl'chandises ci lui
données en gage, ne peut le ( ai1'e que pa,. la voie légale
des enchères }Jlfbliques ;

Que, }; lll' cette instance, Costa fl'ères Îllt el'vienn en l, pOUl'
prendre le fait et cause de la Compagnie Florio nuballin o;
qu e ce ll e intervention doit èlt"e accue illi e;

Qll e, par s uit e rIe l"impossibil il é olt la Compagnie Fl orio
Hllbatlino a été de remell '"e les fromages, ell e a étc cil ée
en pai ement de leUl" pri x par la Banqu e Ill al",eilla ise des

�(

21~

)

Sm' ce :
Htc ndu que l'ouverture de la faillite de la vel\ve Ivaldi
a été fixée au 22 oetoure derni er;
Que la marchandise qu'elle av~iL achetée des sieul:s
' f 'è es ne l ui est Ja mais patvenue, qu e les SleUlS
COSt,1
1 l' ,
l dé
'à'
Costa frères n'en éta nt pas payes, ont é lé on s, VI S- -VIS
da ns le ur revendication ; que, pal' s Ulle, c'est
d e 1a f al'Ille
l ,
"l
'
A 1é
il bon droit qu'i ls l'out retenue et qu 1 s e n o n . empoc l
l'embarq uement ;
Mais qu'il s'agit de savoir, en l'é tat de l'envoi par eu~
fait d'un connai ssement à ordre , queHe peu,L ~t re lem
ituation vis-à-vis dn tiers à (Jui la dame lVdltll 1a transmis par endossement;
Allendu que cet endossement, fa it au profit de la IJanque
marseillaisse des 'Yarrants, indique que le titre n 'est tl'ansmi s qu'en nantissement ;
Oue lad ite Danque, en effet, pl'é tend avo ir avancé , s ur les
sis- colis de froma ges por tés audit ti tre, une somme de
6,500 fI' , ;
Allendu qlJ e ce tte pl'é tendu e avance aurait e u lieu le 2 1
oc tobre, da te de l' endossement l u i-mê m e;
Que la fa ill ite de la veuve Jvald i r emonte au 22 du même
mois, c'est-il-dire le lend emain du jou r du pl'étendu pret et

du nantissement;
Que cette opérat io n au rait ùonc e u lie u dans la période
de dix jou rs qu e ral,ti cle 446 du Code de comm erce déclare
suspecte e t pendant lesqu els il rl écla re nuls tous drOits de
nantissement pOUl' deLtes antérieuremEn t contractées;
Que c'est donc à un mom ent essentie ll ement s uspect que
la somme de 6,500 fI', aurait été avan coie pal' la Banque
m arseillaise des 'Va n'a nts à la veuve Iva ldi ;
,
d
' exCI
- ' [Je ladit e
Allendu que l'acte de nantIssement
a il.

( 2 1a )
Banqu e e L il'l'égulier; que la somme de (j ,500 rr. , c'esL-àdil'e le montant même des pl'étendues avances, ne s'y tl'ouve
pas inscrit ct énoncé, mais y est laissé en JJla nc ;

Qu ' il est vrai (lU ' Il mal'ge ct en lète de l'acte des indicati ons sommail'es de la somm e et de l'éc héa nce ont é té pOI'tées; mais que ces in dicatio ns, ne ~e trouvant pn s approu vées et étant ex lel'i e\l l'es à J'acle lui- même signé l1ar la
veuve Iva.ldi, n'ont aU Gun e va leu!' el ne ro ntqu e dénoter la
pl'éci pi tati on avec laqu ell e les parti es on t agi;
(Ju 'ai nsi, vis-à-v is des tiers, la 13anque de~ '\\'arran ts
dem eure avec de simples all éga ti ons é ma nées d'ell e, mai s
ùont e lle ne peu t just il! el' l eg uli èl'cment ;

Qu' il n 'est do nc point établi CjIlC Je vel'seme n t de 6,500 fi',
à la dame veu ve Iva ldi ait eu li eu le 2 1 octolll'e 1887, plu .
tô t qu'ant é l'ie urement, et Cjuece ne soi t po b.t pourcouVI'ir
des avances antéri eures que le nanti ssemenL invoqué aiL eu

lieu;
QlI e s i ce doute existe, c'est au pro li t des ti el's qu'il doi t
être interpré t.é c:o ntre la Danqu e des \\'al'l'ants;
~J ais att endu lju 'en adm et lan t la réalit é et la si ncéri té de
l'a vance des 6,500 Ir, au 2 1 oClobl'e 1887 , d' a utres motifs
légitimes ex isteraient po ur laire l'epouse r la dClllande de la dite Ba nqu e;

Attendu, en effet, qll e les s ix coli s ll'Omages do nt s'agit
allraient été compris da ns un enseln b le de mal' 'handises

ayant fu rmé l'objet d'u n se ul eLmème wal'rant ;
Qu e ce bloc de m arc handi ses, constit uant un gage pOUl' la
Uanque des \ VUrra nls, de vait dOli c dOlllw l' li eu à une réalisaLion ;\ opêl'e l' parel le; qu e l'OUI' Cjllelle pû t réclamer ù
Costa frères lIne sOlllm e de 2,572 fI', '20 c" il faudrait qu'e lle
leur j ustifiàt qu e cette r éa lisai ion dos marchandises au tres
qu e les six co lis f l'oma ges lui Cl laissé ce découvert SU l' le

montant de ses avan ces lot ales;

�( no )
Que c'est là la juslifl ra li on qu e la Banqu e des \l' anants

ne sau rait régulièrement l'apporl e'' ;
Qu'elle Il'a point l't'ali sé l(,s marchandises dont s'agit pal'
la voie légale des enchères publiques, mais q u 'el le a procedé à cell e réalisation de son gage par des ventes amiables ,
s'écarlant ainsi des d ispositions de l'article 93 du Code de

comm erce;
Aliendu, il est vl'ai, qu 'elle prétend s'abl'iter delTière
l'autorisation que lui en " lirai ent donnée les syndics de la
fail lite Ivaldi;
Nais en admeLian t que pareille autorisation ait pu être
suffisante} même au rega rd des Li ers inlél'e3ses. pou r permellre à la Banque des \\' a\'l'an ls d'opêl'er par voie de
ventes ami ables, dans l'espèce, celte autorisation donnée
seu lement le 4. janvier 1888 1 ne su uI'ait ,en aucune manière,
ré troagi r sUl'les l'entes amiables arhitl'ail'ement opérées en
nOl'embl'e e t en décembre l88ï,et pour lesquell es la Banque
des Warranls a agi sans p,'endre aucune précaution pour

( ni 1
l)al' ces moti fs,

Let. Tl'i bdu\la ll~dmet les sieurs Costa fl'ères en le ul' inlel'v~n Ion

ans. ll1stan ce inlroduite pal' la Banqu e mar-

se illaIse des \\ arrant~ conlre la Compagnie Flol'io Huba tl.ino, el de m ê me su il e, dé boute lad il e Banq ue des \Va l'ra nts
de sa dema nde e t la condamne à lous les dépens,

D I&lt; 2 1 "la"S 1888. - P I'és " hl, AnNAUO , - Pl" Mhl.
~ I CA.I\O po nl' la Banq ue des \Val'ra nl s, 1l0RNDOSTEL pon L'
l' IoL'JO Rubattlll o, ESTI\ANGI N pour Costa ft'ères DUDEI\ NIO
pou r le syn cl ic,
'
,.

COMPÉTENCE: . -

G.\IlA N'l'

MIS

l~N

CAUSE . -

D'::CLIlXATOI IlL:

NO~- JmCEVA OLE.

L'e.,'ception d'incompéten ce ci 1'aison du lieu doit Gll'e
proposée avant (ou(e dé/ellse au l'and .

en assurer une constatation sél'iellsc;

Celui qui a appelé en cau se un garant, est r éputé s'étl'e
dé/endu al&lt; lo nd ,

Que les résu llal s qu'accusel'aient l'es ventes, seraien t, en
elfet, désast l'eu, pour Costa ll'ères qui serait ainsi constitués débIteurs d'une perle cousidérahle de 2,572 fI', ;

It n'est donc plus ,'ecevable, après cel al'lJel en cause Ct
proposer le déclinatoù'e (1).
,

QlIe ces venles amiables n'a urai ent don c aucunement été
faite s dans 1\\1 se ns plu s lavorab le qu e n'auraien t ]lu l'être
les ventes par enchères pub liques; qu e ce lles- ci au moins
auraient garanti aux tiers la sincél'Îlé des prix obtenus;

( BANQUE DES \VAnnA NTS CON l'llE CÙM P.\G N IE IL\VHAISE

Qu ' il ne saUl'a it en être de m ême ponr les ventes amiab les dOllts'agit, quand on voit fi gurel', pamlÏ les acheteurs,
le frè re mê me de la failli e e t son bai lleur de fonds, dont la
personnalité, comme ach eleurs, est de nature à lail'e supposer que les ventes n 'ont pas été failes avec un soi n bien
jaloux des intél'êts des tiers;

Attendu que la Baoqn e des "'al'ran ls a cilé la Compagnie
HaVl'aISe-Pélllnsl1 lail'e;de Nav iga tion ù vapelll' ~leYanl l e Tribunal de céans en délivran ce cie 50 ca isses rOllsen'cs SUL'
vapeUl' 1Tilie-de-1Tale&gt;lce, dont le con naissemenl lui a été

ET

ECOMAI\O),

J UGEMEN'I' .

régul ièr ement

(1) Voy, Conf.

endosse par la ,-euve Jv(tldi;

1' 0

Table décenllalej

,"0

Competen ce, 00202.

�(2n )

( 2?3 )

Que la Compagnie Hav raise a appelé en ga l'anLie le sieur
Ecomard, expéditeur de ces marchandises;

Attendu que ce del'nier,ain i qu e la Compagnie Havraise,
opposent uoe exception d'incompétence, tirée de la clallse
du connaissement qui atLl'Îbue compétence ail 1'l'ibunal de
commerce du lIavrepO llr tous les diITerent qlli dériveraient
de l'exécution du tralls p0rt ;
Attendu que cette exce ption aurait dù, ]Jour être examinée et accueilli e, si ell e était fondée, êtl'e proposée pal'
l,a Compagnie lIavraise au dé but même de l'aITail'e;
Qn'elle a cité en garantie le sieu l' Ecomal'd pOUL' venir
faire J ébouter la Banque de sa demande et le relever de
toutes condamuations qui pourraient êtl'e prononcées con·
tre elle au profit de cette dernièl'e;
Qu'elle admetta it don c qn'ell e était compétemment citée
devant le Tribuna l de céans et n'entendait pas aius i faire
usage de la clause ci· dessus ;
Mais qlle de plu s, les débats se sont ouverts devant le
Tribunal de céans, sans qu'elle r a it tout premièrement
invoqu ée;
Qu'e lle est donc non receva)ll e dan s ceLle except ion ;
Attendu , quaut à Ecomal'd , qu'il est te nu, comme appelé
en gara ntie, de procéder devant le Tl'i bllnal qui doit statll el'
sm la demande princi pale;

Par I;es motif ,
Le Tribunal se déclal'e compétent; l'ell\'oie pOUl' les plaidoiries au fond à l'a udience du li avril courant ;

FA I LLITE. -

nEV END ICATION . -

NAISSEr.JENT
ENDOSSÉ RN Dr~ AN C .
)
- l o SSESSION. -

-

-

L'endossement
en blanc
. .

d'IIU

CON-

F HI

LIT E' Dl! DlŒITE
.
l,
un.

PREUVE PAR LE S Mon:r-;s o c: L'ART .

109.

titr e à ord" e ne v au t en

p,'tnC Zpe, que comnte P"OCU1'ation .

J

Si le bénéficia;,'e de cel endo.&lt;semen l peul le ,'emplil' luiméme" son p,'ofit ( 4), ce n'esl que lout au lant que le
m.al1dat 8ubsls(e enCO f'e .

Il ne pett( dOliC plus le (a;,'e ap,'ès que le mandai "esl
Il'o,wé ,-évoqué par la (aillile du malldal,l.
T oule/m's,'

if n~en

est ainsi gu'a ufant qu'il s'auit d' une

(,'al1SnltSSZon de p"'op,'iété du tib'e à ot'd ,'e.

Il en est ~ lttrement quand 1'[ s'a(jit de !1'ansmis81'on de la
possesszon seulement .
Spécialemen t, le creanciel' nanti d'une l1w1'chand,t"se en
v0v.age, ci qui le connaissement a été endossé en blanc et
qu?' a pe1'du, le d1'01't de 1'eIl1plù' cet endossemen t à son

pl'ofil Pal' suite de la (ail/ile de 80n débileu,., ,,'el' a pas
1?1.ouzs la possession de la 1nat'chandise ,

El si, con(o,'mén1e1l1 li/'a,'licle 91 da Code de comn""'ce
i l élabli t la cOllslitution de Son gage pm' l'u n de;
maye ilS de l'aI'licle 109 , il pelll oppose,. son droi l de
c1'éancie)' nanti ct l'action en. 1'evendicatioH e~'"Ce l'cée par
le vende1.l1' non-payé de la 7nm'ch andise donnée en

gage.

Condamne Ecomard a ux dépens de l'incident.

Du 22 mars 1888. - Prés ., M. AR N.' UO. - Pl., ;I[;I\.
.~ICARDpOUI' la Banque des \Vanants, SENÈS pour la Com pagnie Havraise, CEZANNE pour Ecomal'd.

Gnl:'. /\1NCI "R
N \ NTf •
•
1, 1

(I ) Voy . ci·dessus p. 173 .

�( 224 )

( 225 )

(D. \:"Ol COLLE FILS ET G .\UDIN .\INÉ c~:-l'Tnr;;. SYXOIC

VEI;VE

l ' 'ALDI ET BANQUE DES \\ AR'UNTS)
J UGEMeNT,

Altendu que Dand icoll f !ils et Gaud in on t, il la date du 15
oclobre 1887, ex pédié il veuve, Ivaldl, pal' vapeur Camb:at,
100 caisses sardines il l'hu ile, qui on t, é té, dès le ur arl'lvée
à Marseille, arrêtées pal' eux en maIDs des s , eu~'s Sdi\VOIl!
frères et ne sont pas ai nsi entrées da ns les magasll1s e a
destinataire, dont la fai ll ite a été déclarée ouverle ,\
parti.r du 22 dudit mois;
Qu'au regard de la faillite, les sus- n ommés sont donc
fondés dans leur revendicalion ;
Mais attendu que la Banque marseill aisse des Wal'l'a~ls
s'est présenlée pour prendre elle-"?ème récep llOn desdl~es
marchandises, en vertu du connaissement à elle endo;sé
pal' la l'eu ve Ivaldi ;
ALlendu que ce cOtl naissement da té du 2 1 ootob,'e est
causé valeur en nantissement;
Que la Banque marsei llaise des 'Warranls , en eJl'el, ledit
jour 'l I octobre, a fait à la l'eu ve I valdl une ava nce de
5,700 fI', s'a ppliquant, partie aux 100 calss s sardllles 01dessus et partie à 2 fùts tabac, provena n t d un autre expéditem': et qui ont été ensemble l'objet d'u n se ul et mème
nantissement;

7

Attendu q u 'en l'éta t des preuves régulières que la Banque
fourn it pal' son journal, dùment visé et parapllé, pal' SOl!
livre de caisse, son copie de lettres, régu liè reme nt tenus, et
tous aulres élémenls conformes, la réalité du versement
des espèces ci-dessus à la da le sus-indLlu èe, ains~ que du
nantissement à elle f~it il la même date, ne peut etre nllse
en doute;

Oue 10 conuaissement q ui lu i a été t,'ans mis pal' la voie
do l'end ossemen t, pOUl' tenir l ieu de la ma"chandise nonenCOI'e arrivée, se trouve ainsi confi rmé et cOl'l'oboré pal'
des documenl s certains, ind isc utables et établissa nt, sa ns
aucune incertiLllde, la matél'i alit e du fait des avances eL du
nantisseme nt;
Allendu que Da nrli co ll e fil s e t Gaudin alné contestent la
régula rité du titre, en vel'Iu d uqu el la Banque "éc lame la
"em ise e n ses mains des 100 caisses sU l'dines;
Qu'ils so ulienne n t que l'endossemen t du conna issemen t
a é tè fait en bl anc et que ce lil"O, ainsi rem is en blanc pUl'
la veuve I vald i, n'a élé l'empli q ne postérieurement et daté
du 2 1 oc tobre 1887 ;
Attend u que la Banque des Wal'l'an lsélait fon dée etau torisée à l'emplir e t régul ariser elle-même l'endossemen t à
son profit; que rien , dans la cause, n 'élabli t qu e celte régula risation ait e u lieu à une époq ue postérieu,'e au 22 oclobl'e 1887, jouI' où a été reportée l'ouve rlu re de la faillite
l va ldi ;
Mais qu 'en adm etlant m ême cette prétendue régu lal'isatian lard ive, les droils de la Banq ue des Warrants n'en
se ,'a iéllt po in t compromis et ne dispa rall raient pas;
Ou'ent"e ell e et la veuve Iva ldi le co nnaissement rem is
pal' voie tl'e ndossement n 'a pas eu pou r but la t,'ansmission de la propriélé sur les marchandises qu' il représen-

tait; que, dans ce cas, l'endossement en blanc, ne valant
que comme procuratio n, ne peut plu s ètre valablement
l'em pli pa,' le porteU!' ap rès la fail lite, pal' su ite du retrait
du mandat qui en rés ulle nécessairement ;
Oue, dans l'espèce, il s'agit enlre la veuve Ivaldi et la
Banque, non d' u ne transmission de propriété, mais d 'un
simple gage e t nantissement;
Que c'est donc aux dispositions qui régissent celle matière spéciale qu'il faut s'en réfère,' ;

1" p, -

1888,

la

�( 226 )
Que l'article 91 d u Code de commerce é tablit le mode de
constatation du gage; qu'à l'égard même des tiers elle a
Heu par les moyens de preuve énumérés dans l'article 109
du Code précité, e t qu e s'il s'agit de vale urs n égociables
cette constatation peuL aussi être faite par un eudossement
régu lier;
Que, dès lors , en supposant qu e l'endossement fùt en
blanc, la Banque serdit eu m esure, dans l'es pèce, de fail'e
la preuve pal' ses écritul'es ;
Attendu que l'article 92 du même Code exige que le
créanciel' gagistè soit en possession de la marchandise ou
qu'avant sou arrivée) il en so it saisi pal' le connaissemeul ;
Que la Banque remplit ceLle cond ition, et que, dès lors,
son privilège doit primer celui des sie urs Dandicolle fils et
Gaudin aillé ;
Par ces motifs,
Le Tribunal déboute les siew's Dandicolle fi ls et Gaudin
alné de leur demande;
Ordonne que la Compagnie générale des bateaux il vapeur
il hélice du Nord sera tenue de r em ettre immédiatement à
l a Banque des 'Warrants, nonobstant toule opposition desdi ts Dand icolle fi ls et Gaudin ainé, les "100 caisses sardines
à l'huile don t s'agit et, en cas contraire, condamne ladite
Compagnie à payer à ladite Banque le prix desdites caisses,
soit la somme de 5,000 fr" avec intérê ts de droit;
Donne acte aux syndics de la ve uve Ivaldi de leurs lins
et conclusions;
Condamne Dandicolle fi ls el Gaudin ainé aux dépens,
D u 27 ma,'s 1888 , - P ,'és., M. ARNAUD. - P I, ml.
NEGRETTI pour Dandicolle et Gaudin, DUBEl\NA DpOUL' le syndic, AICARD pOUl' la Banque des \Varrants.

( 221 )

SonES1'ARIE S . -

CHARGEMENT E'1'

DE JOURS ACCO RDÉ. -

DÉCHARGE~ M ENT.

D ÉC I-IARGE~IEN'I'
1
•

A UG I\IENT.\TION DU NOMUHE 'l'OT \L
•

t

• -

LI MI TE

-

LI MIT
1

-

NO~.lDnE

. _
F I XE!-;.
.
E DU OECH.\nGE -

MENT NON-l!:TENDUE.

LOf'8q" 'e,,t,'e (réleu,'
et a1/",'éteu,' il a élé conve tltt d ' un
.
nomb,'e t olal de JOU1'S de sta1'ies J'0tt1' le caa1'[jem,ell
'
{ et
Le déchargement, av ec st ipulation que l' op é'r a l'tOn d u.
déchargement ne pou1"'aite1:céde1'
u"e pœ" l'te ma:u-.
.
mum de ce l~tal, et 100'sque postéri.urement le (,'étew'
a consentt
Cl augm en tel' le nombre lot a 1 convenu , tl
.
' .
y a heu de d,éctdel' ql~e les pfJ.1'titts nIant modzjié en cela
que la pre m,ère
pa,'/te
'
. de la clause c'.. - des sus, e t nOn 1a
seconde pm 'lu r elahve au déchm'gement .
E n conséquence, cette aU[Jllwn.lat,·o"
fluence sm' le nomb,'e maœimum de

,,'a
j01l1'S

aUCune

.

ln-

(l.ré pow' le

ddécharflem ent,
" et . ne dispense pas l'affréteur d e payer
es $U1'estm'tes s tl l'a dépassé.

(OA PI TAl.L'\'E NEWTON COI\TAE:

SCllR,,\'I,\NG
.\ 1&gt;'1ANUSSI ET C') ,
..

J UGE ME NT.

A~ tcnd u qn e le navire anglais 111ù,tle, capetaine New ton
a ~le a~J'é ~~ par les sie urs Scaramanga Manussi el Ce, pou;
p,endle à l agalll'ock. e t .le portel' à Marsei lle ' u 1l cllaI'gement blé à leur destlllatlOn,; qu' il le ur avait été primitivement accordé onze JO urs de stal'Ïes pOUl' toutes les opératl,ons du c hargement e t du déchargement, mais sous la conditIOn que, dans tous les cas, le déla i pOUl' le dec har ~e­
ment à MarseIll e ne ponrrait dépasser six jours (.Qlll'antsOde
stanes, les dimanches exceptés;

Attendu que les a rmateUl's du navil'e ont ul té rieurement
consentI à ajouter deux jours à l'ensemble des stal'Ï es Can-

�( ~~H )

( 229 )

venues, soil de fixer le nombre de jOl1l'S de ces staries
de onze à treize , les affréteurs ne devant user de celle prolongation qu'en cas de n écessi té;
Que ceux-ci ont mis huit jours pOUl' 'le débarquemen t à
Marseille soit du 8 novembre au 16 novembre 1887, en ne
tenant pa's compte du dimanche; qu'i ls prétendent ne pas
devoir deux jours de sUl'estal'Îes qui leur sout réclamés pal'
le capitaine, il raiso n de l'augmentation de deux jours c"nsen tie en leur faveur;
Mais que cette a ugmentation a eu li eu SUl' J'ensemble de
joursde staries convenus; que c'est donc comme si" dès le
début les parties avaient stipulé treIze Jours all !teu de
onze ;'que rien, pal' conséquent, n 'a été , modifié qua~lt à
l'obli aation stricte de n'employer que SIX JOurs à hlarseille;
que ;our que cette obligation ait été modifiée, les deux
jours en plus accordés SUl' l'ensemble aurment dù être
également étendus au délai du débarquement; que ce delal
ne peut être al'bitrairement étendu;

Pal' ces motifs,
Le Tribunal condamne les défendeurs ,\ payer au capitaine Ne,ytun la somme de 1, 187 Il' ,, montant des deux
jours de surestaries dont s'agit;
Avec intérêts de droit et dépens,

b" 26 'M"S 1888, - P"és, , hl, ARNAUD, - Pl" MM,
NEGRETTI pOUl' le capitaine, HORNDOSTEL pour Scaramanga,
Manussi et C' ,
VENTE A LIVRER. -

HUILE.

-

LI\'RABLE

DÉSIGN.\TION A FAIRE PAR L'ACHETEUR. -

PAn LB

YENDEUR, -

SILENCE , -

EN

FADRIQUE. -

MISE EN DEMEURE

éfre portée pa,' le vendell" et à ses (,'ais dalls telle jab,'ique q ue llli désignera l'achete1t1'.
En conséquence, le vendeU1', dans ulle pareille vente est
autorisé Il attend?'e que l'achetew' llli désiglle le Îieu

de la liV1'aisoll ,
Et lorsqu'il l'a sommé, 1ném.e JJal' leUre, de (aù'e cette
dés1'gnation, Cacheteu,1' qui 1/'a pas répondu, a el/COllru

la résiliatioll du mm'ché,
(FoUnNIER

FRÈRES ET FlmnlE:R CONTRE: VE IUIlNCR).
J UGEMENT .

Attendu que C,-A, Vermiuck l'es tai t devoil' t\ Fournier
fI'ères et Ferrier la quantité de 2,000 kilos hui les de palmiste pOUl' sold e de deux marchés verbaux des 28 aoùt
1886 et 24 mars '[887 ;
Attendu que pal' sa le ttre du [0 lévrier 1888, valant
somma lion, lesieul'C . -A. Verminck a. demandé à ses acheteurs (ravoil', dans les yingt-quatl'e heures, à peine de
rés iliation, à lui désigner le lieu ou la labrique oil il devait
pOI'ter et li vrer la quantité dc2,ÙOO kilos;
Que les sietll's Fournier Irèl'es et f'el'!'ier n'ont fait à ceUe
sommation aucune répo nse précise i ndiquant une labrique
quekonque; qu 'ils se sont bornés il fail'e savoi r qu'il s
s'éta ient eux-mêmes immédiatement, adl'essés à leurs ache,
leurs;
Que le '[ " mars comant, ils ont eux-mêmes cité le siem
r.. -A. Verminel.;: en résiliation, pour n'avoir pas livré le
solde de marchandises dont s'agit, en laisant porter à leur
labl'ique lesdits 2,000 kilos;

RÉSILIATION,

L'exp"ession livrable en fabrique, dans une venfed'lwiles,
ne signifie 1Jas que La Lim'aison doive avoù' lieu che .•
l'ache{eu1', mais seulem,en t que la 1na1'chandise dm!

Atte ndu que les huiles é taient, en eITet, portables pal' le
vendeur; mais que la stipulati on de " livl'aison en fabrique" qu i est desti née ù consacre l', dans les accords euxmêm es, l'usage &lt;l'après leqllel la marchandi se dont s'agit

�( 230 )

( 231 )

est portable pal' le ,'endeur et non-quérable, n'a nullement
la significa tion l'esLricti "e que les sieurs Fournier frères et
Ferriu veulent lui donner actuellement;
Que la stipu lation « livraison tn fabrique» ne s'applique
point restri ctil'emen t et exclusiveme nt à la fabriqu e s~u l e
dé J'acheteur , mais a pour but , dans le senB général qu elle
embrasse, de perm ettre audit acheteur d'exiger que le vel~­
l'eur porte la m archandise vendue dan s toute autl'e fabnqu e que la sienne, et que, d'a~rès J' usage qui a fait il1 t,roduire celte clal1 se etqUl est dune applIcatIOn cons tante, le
vende ur ne saurait se soustl'aire;\ celle obligation;
Que c'est pourquoi, dans Pespèce, le sieu r Vermin ck a
étu fondé il demandel' que les ach ete urs lui fissent COllnaill'e la fabrique ail il s ent endai ent que la marchandise
fM portée;

Que par le fait ùes sie\II's Fournier frhes et Fel'l'ier de
lui avoir indiqu é qu'i ls s'étaient eux-m èmes rctournés l'ers
leurs acheteul", il éta it év id ent pOUl' le sieu r Verminck
qu'il s attendaient de ces del'lli ers une désignation quelcun-

q\l e pour en faire lln e eux -mêmes;
Quïls alll'aient dù la faiI'e dans le délai l'oulu, soit pour
le U!' fabrique, suit pour toute autre;
Qu 'ayant laissé passer le délai, en gard ant le sil ence, il s
n'ont pas obtempéré il la somm alion qu'i ls avaient reçue et
la rési liation est encourue pal' e ux ;
Pal' ces moti fs,
Le Tribunal débo ut e les sieu rs Fournier frères et Ferrier
de leur demande, et, en tant 'lue de besoin, àéc lal'e résiliée
la l'ente dont s'agit ;
Les dépens à le ur cha l'ge,
D u 26 mm'8 1888 , -

P ,'és"

AICARD pOUl' FOlll'niel' r l'è l'es

l'ermi nck.

M,

AR NAU D, -

e L l~e r l' i er,

P I" At M,

H ORf"OOSTEL pOUl'

YE N'l' E. -

REMISE D'UN TAnIF' DE MAnCHANDISES. -

D t FAL'T

D'OOLIGAT rON FERME.

La simple 1~emise d'un {m'if de ma1'chandises ne sau1'atl,
en d eh01's de toute auh'e circonstance, constituer celui 4qui ce tarifest ,'el"nis. ni achetel/t', ni 1't3p?'~sentant d u
vend eu.r pO U f' faire des ventes à ce prix d'une manière
indéfinie et j usqu'a nouvel o?'dre.
Le lait que, peu ap ,'ès la remise du tari!, u.ne commande
aU1'ait été (aite et exécutée à ce p,'i:r:, ne constituerait
pas davantage PO U?' le vendeut' une obligation (erme

d'exécute/' les commandes qui seraient l'aites posté1'ieu1'emen( .
( HOTHPLETZ ET FREY CONTRE

REY E'r JlOYER) ,

J UGEMENT.

Attendu que l'un des s ie urs Rey et Uoye ,', se trou vant de
passage à Gênes, à la da te du5 janvier dernier, a do nné aux
sieul's Hothpletz et Frey des prix-coul'ants de divel's articles
de gobeleterie;
Que le 13 jan viel', Ro thpletz et Frey onl fait un e commancie, basée SU l' ces prix et s'élevant à la somme pe u im porlant e de 44 fr" laqu ell e a l' lé exéculée pal' Rey et
Bo yel' ;
Attendu que près d ' un mois après, Rothpl etz et Frey Ollt
faiL une nouvell e command e plus considél'able et s'élevant
à 2,000 fr., mais toujours bas~e SUl' les prix-cou ranls cidessus;
Que Rot hpletz et Fl'ey prétendent que Hey et Boyer devaient exécut er cetle commande et qu 'en s'y l'efu sant ils
ont inexécuté des accords pris il leur profi t, et qu'ils en
dema ndent la l'ésili ation avec domm ages-înt érêts ;

�( 232 )
Attendu que Rothplet z et Frey n e peuvent justifi er de la
réalité de ces accords qui n e résu ltent ni de la conespon_
dance échangée entre les parties, ni d'au cun autre document du pro&lt;:ès ; que la simp le remise d'un tarif, au commencement de janvier dernier, saus au tre explication, ne
saurait être interprétée com me un ac te constituant ipso
(acto Rothple tz et Frey représentants sur la pl ace de Gênes
de la maison Rey et Boyer de MarseIlle, chargés des placements des marchandises de cette maison et juSqlÙ\ nOl\\'el
Oldre aux prix de son tarif ;
Que Rey et, Boyer , au contraire, ne doivent ê tre censés
avoir remis leurs prix-courants, à ladite date, aux sieUl's
Rothpletz et Frey que dans l'espoir de se procurer, dans
cette maison de Gê nes, un nou veau client, avec qui ils
pourraient faire des opérations en goheleterie ;
Que ce n'était don c pas une représentatio n confiée à
Rotbp letz et Frey; que cer tainement, dans ce cas, ceux-ci
n'ayant été que des mandataires au raient été en droit dc
placer des marchand ises aux Pl'jx cotés tant qu e contre
ordre ou que de nouveaux prix ne le ur aLlI'aient pas été
notifiés;
Mais que considérés comme cli en ts, les sieUl's HOlhplelz
et Frey n'avaient aucun droit de se faire li vrer des marchandises aux prix-courants du 5 janvier , d'une manière
indéfin ie et quel que fùt le moment où le ur commande se
produisit ;
Que Rey et Boyer demeuraient toujours libres de la refuser , suivant l'époque où elle pouvait se produire el, les
modifications appor tées pal' les cours à le urs prix-00 urants
du 5 janvier ;
Quïls ont donc élé Ion dés à n e pas accuei ll ir la commande à eux faite en février à des prix qui les atll'a ient
constitués en perte ;

( 233 )
(ln'en ce faisan t, ils n'on t violé aucun accord, ni podé
aUCGn préjudice à Ilolhpl elz e t L'l'el' ;

Pal' ces motifs,
Le 'J'I'ibuna l débonte les sieurs Hothpletz et l'l'el' de leur
demande, com m e mal fond ée, et les condamne a ux ùépens ,

Du 4 av!'il L888, Mi\!,

DE JESSÉ

P rés ., M. D "L EVE ,IU, jugc. - Pl.,
pour Ll othpl elz et Feey , Coun pOUl' Heyet

Boyel',

VENTE. -

CHOSE n 'AUT RUI. -

NU LLlT lt

-

HATIFICATION.

M AN DAT TACITE.

L a 1'aUfication d' un acte radicalement nul ne saut'ait

avoù' d'ellet "étroacti(
Spécialement J celui q1..d vend un f onds de comme1'ce dont
il ,,'était 7"'opriélai'!'e 'lICe pOtt?· moitié, ne pellt (aü'e
valider cette vente après coup pm' une 1'atificalion

posté,·ie,,,.e du p,'op"iétai?'e de l'autre moitié.
Toute/m's, il en e8t autrement et ta vente doit être tenue
POU?' valide, lorsqu'il appa1'al t des circonstances que ce
de1'nieJ' avai t donné 1nandat au. moi11 s tacl.le au ven-

dell?' de t"aiter de la venle, et 'lue at/esituation a été
connue d e l'ache le m',
( GOUYERNO N

CON1' nE

Nonl.E),

J UG EMENT.

Altenùu q ue pal' acte so us seing Pl'ivé du 1·' juillet 1887,
enreg is tl'é à Marseille le 26 janvier 1888, Noble a vendu aux
époux Gou vernon un fond s de maiso n meublée, sis à Marsei ll e, 18, rue Belsunce; que le 22 lévl'ier 1888, les époux
GOllvernon on t introdu it à l'encontrc de No ble une de -

�( 234 )

( 235 )

mande en nullité de la vente, par le motif que led it No ble
le ur avaiL vendu la chose d'&lt;l Ull'Ui ;
Altendu, en effet, ql.1e le fonds en qu esti on fait partie de
la com munaul é léga le de biens ayan t ex isté entre Noble et
sa défunte épouse; qu e ' able, llsufrllit.ier universel des
biens de a femme,n'an il pa la nue- propriété de la moitié
du fond vendu ;
ALiendu qu e les héri tiers de la dame No bl e ont donné et
s ignifié leur ratifi ca tion exp resse de la vente par exploit de
Girard , huissier à Marseill e, du 15 mars 1888; qu' il n' y a
donc plus à cette he ure pOUl' les époux Gouvernon aucune
menace d'é,-iction ;
Attendu que les acheteurs persistent néanmoins dans leur
demande en nullité; qu'i ls sont fondés à so utenir, con fOl'm êment à la jurisprudence, que la ratifica tion d'un acte

radicalement nu l ne sa urait avoir d'effet rétroactif ; qu'il
reste donc à rccbercber et apprécier si, le 1" juillet 1887,
Noble a réellement vendu la chose d 'autl'ui;
Attendu qu'il résulte, en fait, des circonstances de la
cause, que Noble, de puis la mort de sa femme, avait reçu
des cohéritiers le m a ndat verbal, ou lout au moins tacile,
de liquid er la succession; qu 'en conséquence, il géra it le
fond s en litige et cherchait ù en effectuer la vente; que les
épo ux Gouvernoll , ell rapporls s uivis d'affaires et de voisinage avec Noble, ne pouvaient ignol'er cet élat de cbose,
Don plu s que la qualité de leur vendeur; que si une omission a été faite dans l'instrum e nt de la venle, cette omission, de pure forme, a été réparée par la ratification posté rieure des inléressés ;
Allendu que les épo ux Gouyernon sont débiteurs d'une
somme de 1,075 h" échue le 1" jan vi el' '1 888;

Pal' ces mot ifs,

Le Tribunal admet cn leur inlel'ven Lion les hoirs de la
dame Noble; déboute les époux Gouvernon de leurs fin s ct
conclusions en nu llité de la l'enle et en paiement de dommages- int érêts;
TI econvenlion neli ement, dit et ordonne qu e l'acte du
1" juill et 1887 sera exécuté en sa fOl'me et teneur',
11;n conséq uente. co ndamn e les épou x GOllvernoll , CO Il -

jo int eme nt et solidairement , il paye r ;\ Noble et consort s la
somme de 1,075 k, montant de l'éc héa nce du 1" jan vier
1888, avec intérêts de droit;
Et fall te de pa iement dans les quinze jour; d u prononcé
du présen t Jugemen t, déc.laI'e l'ésiliée la vente dont s'agit;
autor ise No ble e t consOl'ts à se remettl'e e n possession du
fonds ve ndu, par toules l'oi es et moyens de droit , eliam
manu militm'i, les sommes déjà versées o u corn pensées
l'estant acqui ses à Kohle eL CD li so l'l S, à Litre de dommngesint érêts, conformément aux clauses el co ndiLions de l'ac te
tl e vente;

Co ndamne les é poux Goul'ernon;\ tou s les dépens ,
D t&lt; 4 av, 'il 1888, -

Dr::

L A MARCIIE: ponl'

P ,&gt;és., M, COUV", juge, - P I" MM.
Gouvern an, l\[AII TIN pOlll' Nob le.

.Il'GEMENT DE DE FAUT. TOIREMENT. -

rE NTE. -

D ÉFAUT DE

L'i\CQUÉHEUfL -

EXPERTISE ORDONNÉE CONTRADIC-

D J!:I"AUT FAUTE Di:: CONCLURE.

QUAL IT ~;. - PR EUVE A J. ,\ CHARCP. OP.
RF.QU~TE DU TIlANSPQRTEUR.

VENTE A LA

Leju gemen t de défaut ,'end" a u fond, ap,'ès experf;se
conb'adwfoi?'emenf ordonnée) n'est J'as unjltfJement de

de((wt (aute de C07npal'GÎlJ'e, mais (aule de COnclu1'e et
plaid.",

�( 236 )

( 237 )

Il ,,'est donc sllsceptible d'opposition que dans la huitai ..e
de la signification (1) ,

Attendu qu'en admettant même qu'elle ait été régulièrement faile et dans le délai utile, Lefebl'.'e Ducl'Ocq,
prételldant que la marchandise était de mauvaise qualilé,
était devenu, SUI' ce point, demandeur, et devait rapporter
la justification de sa pl'étention en pouL'suivant l'expertise
qui avait été contradictoil'ement ordonnée;

L 'achetelll' qui ]l1'l!lend qlle la mm'chandise olle,'te n'esl
pas de la qualité convenue, est demandeu1' dans
exception.

8011

C'est donc li llli ci (uil'e la pl'ellve et ci veil/el', dans ce 6111,
à ce que la lnm'chanllise ne dispm'aisse pas.
dO'JIC, 1,endaut p,'ocès, la ma"ch(tHd/se est VeH(~U~ ci la
,'eqlléte dll chemin de je,', et que l achete.!?' n mt pas
méme (ait ]l,'élevel'1m échanhllon SH?' lequeL p'Hs8e 1'0"·

Si

(el' une e.l'Pertise, il doit ~11'e condamné au paiement
de la (act.".e (2) .
([SABELLE

MaSSÉ

CO,TRE LEFEBVR E D UCROCQ) .
J UGEMENT .

Qu'en restant inacti f et laissant dispa.'aitre la mal'chandise, pal' la vente qu'en 'a fait faire la Compagni e du che.
min de fer, sans prendre même la précaution de faire
l,,'éLeve&gt;' régulièrement des échantillons, Lefebv.'e Ducl'oc,!
s'est mis dans l'impossibi lité de rapportel' la j'.Istification de
son allégation; que, dés lors, la vente doit être considéré(:
comme bien exécutée pal' le vendeur et défiuitivement
sortie à elTet ;
Attendu, toutefois, que les el'l'e urs matériplles ne fo nt
pa~ compte et doivent toujours être réparées quand elles

Aliendu que l'opposition de Lefebvre Ducrocq en l'ers le
jugement de défaut du 4 jauvier 1888 est régulière en la

sont constatées et reconnues;

forme;

Que, dans l'espèce, une erreur de ce genre a eu lieu;
que Lefebvre Dncrocq, acheteur de 3,000 kilos, a été condamné au paiemen t d'une somme représentallt 6,000 kilos;
que ceUe erreur est constanle, non déniée; que les parties
se trouvant contradictoiremen t en pl'éscncc, il y a lie n de
la l'éparer ;

Attendu que ce jugement de défuut, intervenu après un
jugement qui avait ordonné l'esperLise de, en gr~is vend~s
l'ar G.-J. Massé il Lefebvl'e Du crocq, ne saurait etl'e consIdéré comme jugement de d éfant faute de com paraiLl'e ; que
ce dernier ne pon vaU pretexter ignorance de l'lIlslan.;e
engagée contre lui et devait se presenter pour conclure et
plaider au fond;
Que son opposition aurait donc dù être faite dans la huitaine de la signification il lui faite du jugemen t de defant,
laquelle a eu lieu le 20 janvier 1888 ; que l'opposition du
1" février suivant est donc tardive;

(1) " 01'. à cet égard, ce l'ec, 1881. 2.87 et la note. - 188J, 1. 151. 1887.2. i5.
(2) roy. le présent \'oluI11P, 2' partie, p. 7.

l'al' ces motifs,
Le Tribun al déboute Lefebvre Ducrocq de son opposition
envers le jugement de défaut , tant comme non-rEcevable
que comme mal fondé;
Et, pal' suite de l'errelll' matérielle commise au préjudice de Lefebvre Ducroc(I et dùment et contradictoil'ement
constatée, dit que le chiffre réel de la condamnation prononcée contre lui audit, jugemeut de défaut, en principal,
u'e,t et ne pent è t.'e que 810 fI'. ;

�( 238 )

( 239 )

Condamne Lefebvre Du crocq aux dépens.

Au fond:

Du ~ av.',;[ 1888 . - P rés. , 11. DBLEVEAU , juge, - Pl.,
~IM . AUTRAN pour Isabell e Massé, ESTI ENNE pour Lefebvre
Ducrocq.

ApPEL . -

JUGE;)IENT DE CO)I PETENCE . -

ABSENCE D'E f FET

Sl'SPENSIF.

Un T,'ibwtal de C01nme1'ce) ayant le d,'oit de stail/el' au

(ond pa r le jugemenl mémc qui "ejette le déclinataire
d'incompétence, a aussi le

dt'O ll

d e statuer' au (on d pal'

"njugemenl }J0slérie",., malg.'é l'appel qui am'ait été
émis du Jugement pa,'/eque/ il s'est décla,'1l compétent,
L'appel de ce Jugement n'a donc }Jns d'effet "".pen·
sir (1) ,
( JOSEPH S.UlD.\ CO"THE JEA" ET PIERRE S.UlD.I),

JUG E:\lENT .
Attendu que pa l' ju gement du 22 mars dernier, le Tribuual de céans s'est déclaré compéten t pour connaitre de la
demande portée pal' devant lui pal' le sieur Joseph SaI'da,
et a fixé l'audience du 26 du même mois pour les plai·
doiries au fond;
Que toutes les préten tions du sieur Joseph Sarda ont été
accueillies pal' un jugement rendu à celle dernière date,
faute par les siellrs Jean et Piene Sarda de conclm e et
plaider au fond ;

(1) VOl'. (;onr. Table général e, ' " Appel, no' tO CI sui\'. dëcennale , Ibid, n" 9.

2' 'l'a~le

ALlen (~ lI que Jean el Pierre Sarda ont régll lièrement

form é opposition à r encontre de ce dernier jugement, dans
les délais prévus pal' la loi ;
Qu 'ils concluent à un sursis Jusqu 'à ce que la Courd'.\jx
ait statué sur l'appel émis contre le jugemen t pal' lequel le
Tribunal a reconn u sa compétence;
Attendu que cet appel n'est point s uspensi f; que les Tribunaux de commerce peuvenl , aux tel'mes de l'article 425
du Code de procédure civile, statuer S UI' le fond du pl'ocès
tout en rejetant le déclinatoil'e ;
Qu 'ayant le pou voit· de vider immédiatement le foml , LI,
ont le droit d'en connaîtl'e en tout état de ca use, soit CJue
les défenJe urs accepten t leur décision SUl' la compétence,
soit qu 'ils en appell ent;
Que c'est toujoUl's dans ce sens que la Jurisprudence a
intel'prété l'article 425;
Attendu que bien q ue les défendeurs au principal n'aient
conclu qu'à un s Ul'sis, l'affaire doit être jugée au fond sur
les conclus ions du sieur Joseph Sarda, demaudem ;
Qu 'elle est en état etqu 'i l ne peut appartenir aux sieul's
Jean et Pierre Sarda d'en l'etal'der la sol ution;
Pal' ces motifs,

l e Tribunal,
Admet en la form e les s ieurs Jean et Pierre Sarda en leu r
oppos ition envers le jugement du Tdbunal de céans en date
du 26 mars dernier;
Les déboute de lems fin s en su rsis et, sta tuant au fond ,
confirme le susdit ju gement et ordonne qu' il sera exécuté
s uivant sa forme et teneur ;

�( 2/00 )
Condamne les sieurs Jean et Pierre Sarda à tous les
dépens,

D" 18 av,'iI 1888, - Prés" M, J UEnv, juge, - Pl" MM,
VlD,u.- NAQuET pour Joseph Sarda, FADnE pOUl' les défen_
deurs,

(

GATION. -

_

EMPRUNT. -

YEN'l'E . -

lUEUR. -

ACCEPT,4.TlO N TACITE. -

COl\lPAGNIE DE NAVI-

AFFECTA'l'ION DU MATÉRIEL NAVAL.

D É LÉGATION DU PRIX .

-

EMPRUN 'l' POSTÉ-

PRIX AFFECTÉ AUX P11EI\IIER 5 PRÉTEURS.

La délégation faite pa,. lin débile "" qui donne "n autl'e
débiieu.'J' à SOt~ créanciel', si elle n'opè,'e pas novatioll,
fau te par le c,'éallciel' de décha.'ger son débite",' primi,
tif, n'en. cree pas moins un hen de d1'Olt enl1'e !e ~~b~­
(eut' nou.veau el le créancie1'J pou']'vu, que celu:t-cz. 1mt
acceptée,
Et oelle acceptation pellt 611'e expresse

01&lt;

tacite,

Spécialement, lo,'sq"'u,,e compagnie de navigation, ap,.es
avoir affècté son matériel naval au se1'l'ice des inté,.éls
et à l'amo?'!issement du capital d'obligations pa&gt;' el/,
émises, vien! à cédel' à un tù"s pm-tie de ce maté1'iel)
avec délégation du p,'ix convenu en fave",' des obligata;res, l'acceptation tacite de ceile délégation pe"t ,'esuite,', au profit de ces de,'nie"s, de cette Ci ,'collstallce
qu'au, moment de la cession du matériel, ils n'ont pas
,'éclamé l'exigibilité immédiate de leu,' créance, et qu'li
plusieu,'s échéances successives, ils ont touché du débi,
teu,. délégué le ?/lontant des intérêts échus ,
Dans de pareilles circonstances, si la compagnie débi,
trice primitive a (ait 1 posté1·ieurement à la cession de
son maté}'iel, une seconde énlission d'obligat~'ons, les
nouveaux obligataires ne peuvent prétendre allCU1!

)

d/'oit sw' le JJI'ix de ce matériel, au préjudice der:; o9ligatail'es de la ]J7'emièl'e émissioll, seide e:rislanfe au
mOlllellt 0/, la déU()atiol! a été /aile.
( G J\ UTIEn

PAGNIF;
D ÉLEG.\TlON . -

~ II

E1'

l

,

HEDlJFrAT

Co~rPI\GNIE

COi\TIlE

IUNSATLANTIQUE,

Duc

MOB ELLI , COM-

D1~ HIVOL I ET COl'\SOIlTS).

Nous avous rapporl' dans ce recueil (1887 , 1. 280), le ju.,
gem c n~ rendu da ns ce.sens pal' le Tribuna l cie comme,'ce
de Ma/'seill e, le 20 jui ll e~ 1887, e ~ !lOUS l'avons fail précéde r d'un exposé des fa il s ù la su ite desqll e ls il il été re ndu ,
Nous avons au ssi rapporlé, dans le p,'ésen~ volume
(Z' partie, p,G7), l'ul'rêl de ,'églemenl de ju ges du 13 fé vrier
1888, qui l'envoie devanlle Tribunal de commerce de /Jarsei ll e la décisio n de la même qu es lion née ellLre d'autres
parlie '
Nous avous fait aussi p"éceder ce~ at'l'èl d'un exposé de
fait s auquel nous nous rt'férous pOli " l'exp licat ion de la
manié,'e don l la question s'esl posée enl re les diveJ'ses
parti es en cau se,
Le Tribuna l de commerce de /Jarseill e, en p,'ésence,
celle foi s, de lou s les intéressés, a ùonn é une soluti on
cOllform e iL cell e du 20 juiJlel l 887,
JuGEMENT.

Attendu q u'en 1878, la Compagni e "al é l' )' fl'èl'es e~ fi ls
a émis des ob li ga tions de 500 11'" procluisan~ 30 fI' , d'in té1'!ltS, payables les 1" aVl'il et 1" oelobre de chaque année;
Que, co mme gal'&lt;.I ll lie spécia le, la Compagnie s'est ellgagée de mainteni l' sa floUe Slll' so n pied lol's actuel ou d'appliqu er le proùui t de Ioule l'édur tion aurel1lboul'sell1en~ des

obligations en cou l'S ,.
Attendu qlle la Compag nie de navigation in sulaire /Jol'elli et C' , co ntinualion de la pl'écéde nte Compagnie, a, pal'
deux actes sous sein g privé des 4 février el 2 1 sèptemb,'e

1" p, -

1888,

16

•
/
y
(

�( 242 )
1881, domenL enregistrés, vendu douze de ses paquebots à
la Compagnie générale 'fi'ansatlantique, moyennant un
prix détermine;

Que la Compagnie générale Transatlantique a pris l'obligatio ll de pa yer ce prix aux obliga taires de la Compagnie
Yalér" frè res et fil s, aux mêmes cbarges, leI'mes, conditions et intérêts stipul és entre eux et celte dernière;
Allendu qu'en 188 1, les seul s obli gata ires existant sont
ceux de 1878 ; que les s iem s Moreil. et C" n 'ont eu d 'autre~
obli gata ires qu'en 188;1 se ul emen t ; qu'il était clonc bien
évident que l'engagement pris par l'ac h eteu r, dans lesdit,
. deux actes de vente, ne concernait el ne pouva it concerner
que les obli ga taires lors exi,tant , soit ceux de 18i8, et ne
}louvait concerner lOl1 - autres obli galaires à yenir ;
Attendu qu 'en déléguant ai nsi, par une stipulation expresse, le prix de la vente aux obligatait'es de 18i8, les
siel! rs Morelli et C' ne faisaien t q uc rem p li l' un engagement
formel et spécial préexistant au profi t de ces derniers;
Que , se p la~ant dans le cas de réd uction opérée sur
leur lIolte, ils etaient tenlls d'appliquer, oit de, déléguer à
leurs obligataires le produit de cette réduction ; gue celle
délégation était dunc dé finitiv e et irrévocable, pour les
sieu rs Norelli et C' , à partir des actes de vente eux-mémes,
et acquise, dès ce moment, ;\ lem's obli gataires;
Que ~[ol'elli et C' leur restaIent cependan t toujours débiteurs, n'ayant pas été déchargés , soit dans les actes de
vente, soit en dehors, par leul'S obligata ires;
Que la délégation, bien qu'étaut ains i dtmeurée impal'faite, comme n'ayant pas opél'é novation, a eu pOUl' effet
de donner un second débiteur aux obli gataires, dans la
Compagnie général e Transatlantique;
Qu'en prenan t l'engagement de paye l' elle-même son pl'il
à ces obligataires, cet te dernière a spécialisé ainsi, en ses

( 243 )
mains, on prix de vente il leu l' rofit e
'
défJnitivement liée vis-il-vis d'~llX; xcluslf et s'est trouvée
Qu'l I n'é tait pas hesoin pOlll'
bélléDciàt, que les 'ob lig,,:aires ;~"~8~; tte délégation leur
ex pressément, soi t dans les a t d
eussent man ifesté
A
(,
,c es e vente soO t
supares, leur vol onté de l'acceptel' ;
, 1 pal' ac tes
Qu 'il suffit gu e cett e volonté se soit il
co nqu e, tacitement révé lée pa .
f.' un mom ent guel&lt;Ion aiL ce l'Lam "

Que le fait , par les obligatail'es de 18i8 '
:
montant de leurs Co upon s écJ
, cl avoll' touché le
"
llI S, non pas à la 'a'
d
Compagul e insulaire de navÎ O'aLion M JI" C isse e la
.:elle de la Compa~nie "énér."'1 l '
,Ore 1 et C', mais il
o
1:1
(C l'anc:.atlanlique
. 1
1es Jlanguiers chez lesquels ce ll e-ci ;'d
' SOit C l ez
de so n pl'ix, il lelll' di&lt;posit ioll ' l " éposé les annuités
"
'
exc lISI\'e est u l f 't
'
constItue 1acceptation tacite d 1 d l "
1
a l qUi
niti vement toutes Jes parties in~ér:ss:e~ga t lOn et a lié défi-

:tt~end u q ue c'est en l'élat de celle sit:'ation '
rail etre douteuse qu 'ont élé' .
qlll ne sautions de 1883 pn'r la Co
em lses les nouvelles obligaMorelli et C~. ' (
mpagll ie dè naviga tion insul ail'C
,

Ollïl
s'ag
" S1 les nouvca ux obli f! ' .
...
, it de sa VOll'
vent avou' un dJ'oit quelconquc s . 1
~alaues peubalea ux d t ' ,
1II
e prIx des douze
de 18-8 ~n , s agI!, ,conculTemm enl avec les ob li "'ataires
l ,e SI ce pnx peut être considé'\
0
encore partie de l'actifdes
s'
'1
'
le
comme
fai sant
,
leurs \, oJ'e llt et C'
tous sescl'éanciel's, anciens ou nOllve:1l1 ,x ,'
commun à
1

Attendu que, lorsqu'en lS83 l
"
,
fait avpel au public et é n' d' es SleUlS MOl'el1t et C' ont
1 IS e nOn vell es obI'
l'

dou ze bateaux dont

S'Ll'riL

n'ël'Li cnL pl

d

,Iga Ions, le::;

possession des susJl o~m' "
.. us,, epuls 188 1, en la
partic de leur fi
'
cs, qu Ils avatent cessé de faire
el que l 'achete ul~~I~ étCJ,;e cela etaIt de lJ oto l'iét" publique
al con nu de tou s;

�( ?4\ )

(m )

Que les cond itions spéc ial es sous lesquell es avait eu lieu
l'émission des ob ligations de 18ï8, étaient l'ga iement Ull
fait de notoriété publiqu e et qu 'il était connu de tous
qu'en cas de réd uction de la Ootte des sieurs Morelli et C',
le produit éta it attrib ué exc lusivement au xdites obligations;
Que cett e réùu cti on et les conséquen ces qu 'elle entrainait , étaient acqu ises a u moment de l'émission de '1 883 ;
Qu'à ce mom ent les sieu l's MOl'el1i et C' s'eta ient déjil ,
en éxécution de leur obli ga ti on, dépouillés de tout droit
à toucher directement et personnell ement le produit de la
veote des douze bateaux; que ceprodu it , ou portion quelconqu e de ce produit, n'est jamais entré depuis 'lans la
cai s~e sociale;
Attendu , dès lors, qu' i! est cel'tai n que les obli gataÎl'es
de 1883 n'ont pu faire con fian ce ni a ux douze batea ux,
sortis déjà de la flotle de leu r emprIl n te ur, ni à leU\' produit, délégué déjà spéc ialement aux obli g'a taires rie 1878,
comme leur gage exclu sif ;
Que la bonne foi desdits obli ga taires de 1883 n'a pas été
el n'a pu être sUl'JlI'ise, même pal' la lect ure des bilans des
sieUl Morelli et C';
Que ces bi lans, en eO'et, examin és attentivemen t, portent
eu eux-mêmas, tant ceux ant él'ieurs que ceux postéri eurs;\
1883, l'i ndication claire de la situation et de l'aO'ectatioll
s péciale du produit des douze ba teaux ;
Attendu qu e le montant de ce prod uit, tenu ainsi en dehors de l'actif des sieurs Morelli et C', ne s'y e,t jamais
confond u ; qu e ~I ore lli et C' n'y avaient plllS aucun dl'oit
depuis 188 1;

l',

Que leurs so uscri pteu d'ob i iga Lions en 1883, ne peuvent
avoir, pal' consequent, reçu d'eux p lus de droitsqu'i ls n'en
"l'a ien t eux- mêmes, et que, n'ayan t de leur chef aucun

d,:~it direct POUl'. venir en ~onclll'I'ence avec le5 ob li gatalles de
1878, Slll . le produIt des dou zes I),t,
, 1
'
(l C~lUX, etll'
pl'élentIOn ne sa Ul'alt êlrc accuèilli e',

Pal' ces moti fs,
, Le, Tl'ibu nal ) joi gnant les instances , reçoit le sieur Pau l
L.aul ler en son intel'venti on) et., de mCme su ite, déboule

les dema ndeu r.;, porteurs d'obli ga tions de la Compagnie
llnsulaf',l'e de navlga t~on MOl'e ll i et C", émi ses en 1883, de
eul's Ins et protesta t lO n ~, comm e ma l fo ndées',

•

Dit , en conséqu ence, que les 3,000 obli ga tions de 1883
dont le du c de Rivoli el conSorts sont porteurs n'amont
pas il êt re comJlrise, dans les r~ partitions" ' ann'lÎ téS
échu es ou à échoir du prix d'acq uisition des douze batea ux
à vapeur dont s'agit;
Dit et ordonne, au contraire, que ce prix et ces an nu ités
appartiennen t exclu sivement aux pOl'teurs des obligations
enlises en 187S pal' ln Compagnie Valéry fréres et til s et
deHont leu r ê tre aO'ectées, spécial ement pour le paiement
des co upons et le rembomsemen t des obli gations am orties
,
pal' la Compag nIe généra le Transa tlantique;
Donn e acte à cette dernièl'e de ses conclusion s pal' lesquelles ell e déclare se joindre il la demand e des sieurs
G,aut ler et HebuO'at , en tant qu'elle a pour obje t de faire déc�d er que les annuités dues pal' elle sont alIectées spécialement et exclllSJl'ement au service de l'intérêt et de l'amortissement des obl; ga tions de 1878;
C?n Céde acte à lad ite Compagn ie de cc qu'clle est et a
tO UJOUI'S ét é prète il verser en main s de qui serait dit pal'
JUStICC, le montant des an nuitcs pal' ell e ùues, an fu!' et li
m e~ul'e de leurs échéances, avec affectation exclu shre aux
obiIgatai l'es de 18i S ',

�( 247 )

( 246 )
En con~équ en ce, diL que lesd ites annuités seront versées
par elle, en mains de MN. Robin 110ndel e t C', banquiers à
Marseille, et de la Société des Comptes-Courants à Paris,
suivant le mode ct a"ec la propoI·tion qui ont eté pratiqués
jusqu'à ce jour par elle;

Moyennantguoi ladite Com pagn ie générale Tl'ansatlantique bien et dùment libérée, sinon contrainte a ux formes
de droit, et sous l'ésen'es de tous dommages-intérêts qu'il
appartiendrait en cas contraire;
Condamne les obligataires de 1883 à tou s les dépens visà·vis de toutes les parties en cause, y compris ceux exposés devant toutes les autres juridictions .

wivanl le Im'i f général, le capilaine Cf"i a )'éclamé
re",ploi d'un la ,-i( spécial, doit supporle,' raugmenta .
lion de ("ais qui en )-ésulle .
( FERA UD O' H ON NORA'I' ET

Col

CONTRE

COMPAGNIE

DES D OCKS

ET COMPAGNIE NATIONALE DE: NAV tGATION ) ,
J UGEM ENr ,

Attendu que le navire Ché)'ibon, de la Compagnie
Nationale cle naviga tion, est arrivé il 11arseille le 30 novembre derni er , ayant à bord 9,000 ball es m aïs de La Plata, il
destinat ion des sie urs Fera ud d'[fonnOl-at et C' ;

Du 18 au ,-il 1888. - Prés., ~ r. AH~AuD. - Pl., MM.
pour Gautier el fi ebu{]'al, Fernand Ron' II~nE pour
la Compagnie i\Jorelli , 1\EGHETTI pOUl' la Compagn ie Transatlantique, Léon H'Ii.'C LT (du baneau .de Paris) pour le
duc de Ri voli et autres.

At tendu qu e, le 1" décembre 1887, le capitaine dll Chéribon a fait il la Compagnie des Docl\s et Entrepôts de Marseill e sa commande pour le désarrimage et la prise en cale,
au tarif spécial n' 4, tandis que le même jou r , les sieurs
Feraud c!'!-lonn oratet C' faisaient à la même Com pagnie une
commande pour le débarquement de leu rs 9,000 sacs maïs
par tarif génél'al ;

DÉ!DARQUEllE~T. -

Attendu que la Compagnie des Docks, en acceptant cette
de rnière comm ande, a spécia lem ent excepté le cas de clébarquement de nuit et jo urs fél'iés ;

ACTRAN

CAP[TAINE. -

CLAUSE. -

D OCKS. -

DÉDARQUEMI~N l' AUX SO INS DU

D EliANDE n 'UN

TARIF SPÉC IAL. -

EXCÉDANT DE FUAIS.

L a clause du connaissement d'wte compagnie de bateaux
à vapeur, sl'pulanl que tembarqllemenl et le d ébarque ment des rna1'chandises seront exclusivem.ent opérés pat'
Les soins du capitaine, con(ol'}nément aux usaoes du.
port de départ ou de destination, aux /l'ais, risques et
périls de La marchandise, - ne donne pas au capi-

taine déba&gt;'qllanl li ,lia)'seille dans les Docks, le droil
de choisir ent1'e les divers tarifs celui qui Lui assure la
célérité la pLus flrande, au détrimen.t et nonobstant la
volonté conl1'aÏt'e du "éceptionnaù'e ,

L'usage de ta l'lace élanl d'opérC1- les debarqllemmt8

Que, par suite de celle résel've , la Compagnie des Docks
et EntrepOts a dégagé sa responsa bilité, le cas pl'évu par
elle s'étan t réalisé pal' suite de~ ordres qui lui ont été
donnes par le capitai ne du Ché1-ibon , ou so it la Compagnie
Nationale de nav igation ;
Atlendu qlle, par le fait de ces ord res, il est résulté, de
l'applica tion du tarif spécial n' 4 au débarquement d' une
partIe des maïs dont s'agi t, un e différence de frais, se
chiffrant pal' 410 fI'. , excéda nt le tota l que les sieurs Féraud
~ - lIonnorat et C' auraient e u à payer si le déba l'quement
eùt été fait en entier SOllS le tarif b~é n é ral ,.
Qu'il s'~g i t de savoir si cetle différence doit être supporlée par eux v U la Compagn ie Natio nale de navigation j

�( 248 )

( 249 )

Allendu que la navigation ;\ va peul', à raison des ll'élis
considél'ablcs 'l n'elle en tralne et de l'i m porlance de ses
apI'l'alions. ra certai nemenl be oill de ré lt~l'i t é; que C'CH;\
celle nëce~sit; que répond l'arlicle 5 des con na issemcnts de

consigna ta ires; q u e ceux-ci, lorsqu'i ls cn l'éclamen l l'ap-

la Compagnie nalionaJede Kav igatioll , qu i porte que, sauf
stipu lation conlraire, l'em Larq uemen t et le déba rq uement
des marchand ises seronl exc lus ivemen t opérés pa,' Ics
soins du cap itain e, Lonfol'memenL aux usages du porLde
dé par t ou de des tinalion, au x frais , ri squ es e L pé,'ils de la

marchandise;
:Uais que ce dro it , accordé au capit a ine, doit se conc il iel'
arec le dl'Oit et les intérêt des consignbtaires eux-mêmes ;
qu'il ne saurait donc dépeudre du capilain e, sous prétexte
de célérité eL pOUl' acliver ses opéraLions, de ch oisi ", an
détriment desdi ls consignatai l'es, des mes ures et des lal'Îfs
entl'ainanl des frais plu élevés que ceux q ui pou r raienL
êlre adoptés ou que les coo ignalai res eux-m êmes vou draient adopter, si, d'autre pa r t, i l était pal' là donné satisfacl ion à la célérite voulue de opérat ions d'embarq u ement
ou de débarq uement;
Aliendu que le connaisseme nL ne don ne pas a u ca pitaine, déba rqu ant aux Docl&lt;s, le droit de choisi r le tat'if q u i
lui convient, au dé tri ment et nonobsta nt la volonté con tl'a ire du réceptio nnai re;
Ou'i l doit opére,' suivant l' usage du li e u;
Oue l' usage ne l'a u to rise pas d'avoi r reco urs exclusil'emenl au larif n" 4 ;
Oue le tarif général es~, au cont,'ai,'e, un de ceux que
l'usage de la place parait p lus général ement employer,
comme permeLiant au réceptionnaire plus dc facil ité pOl1l'
suivre le débarquement de sa marchandise eL vé rifier celleci au fur el à mesure;
Olle ce tarif généra l offre a u capitaine une rapidité bien
suffisante e~ qui concil ie à la fois ses in té l'è ts e ~ cell X des

plicnlio l1 , comme dalls l'espl'cc, do iv ·nt donc voil' 1e Ul'
volollt é el leu r d roit préva loir co n ~ I'e le capi tai nc, de qui il
ne sa111'ait dépendre, pOU l' sa seu le u ti lité, de lem imposel'
de plus grands fra is;
Atlendu qu e le com merce a besoin de rechereher lou tes
les économ ies ,'éa lisabl es pour luller contre la co ncurre nce
étl'angère; qu e de nouveaux tarirs,notam ment le tarif n" 5,
mo ti vés pat' l'emp loi d'eng in s nouvea ux perfection nés,
son t 61aborés ou offerts a u pub li c; qu' il seraiL don c souverainement inju ste d'en priver le comm erce en donn ant aux

capilaines ou a ux Com pagnies le d,'oit absol u d'im pose l' au x
réceptionna ires le la l'i f de l'lU I' prop"e choix con Ire la
,'olonté e ~ l'int érêL de ces de rni ers; que ce système sera it
cont l'ai re il l'équilé, 11 la jmisprudence, q ui est cell e de la
COUI' du ressort e ll e-même, et ù l 'intérè~ génél'al b ien
ent endu ;
Oue, sans doute, le capitai ne doit, su ivanL les nécessités de ses opéra tions, titre libl'e de pou l'oil', pa,' tous
moyens il Sa disposi tion, accélé rer dava n taoe ses embal' ·
qu emeuts ou dé barq ueme n ts; mais, dans le cas Ott il ne
cherc he qu e so n ava nLap-c pa r tic ul ier, nlo1's qu'aucu ne
négligence n'8sL l'cpl'ochable au consignataire, le cap itai ne
doit seul s uppor ler l'excédant des frais qu 'i l occasionne;
Ou'en réclam a n L l'appli cation du ta l'if spécia l 11 ' 4, la
Com pagnie Nationa le de naviga tion s'cst placée dans ce

dern ier cas;
Pal' ces motifs,

Le Tri bunal condamne la Compagn ie Kat ionule de navigation à payer au x demandcl11's la somme de 40G fI', 65 c.
pOli\' les causes ci-dessus, avec intél'~ts de droit, SOll~
résel ves des droits ùes demanùeuJ's pOUl' la somrne de
359 fI' . 35 c, pom excéda n t de fra is;

�( 250 )

( 25 1 )

Mel la Compagnie des Docks hors de cause;

Condamne la Compagnie

fat ionale de na\rjgatiou aux

( DELART-LANZ CONTRE i\h :SSAGE flI E:

J UGE~ EN T.

~ épe ns.

Du ~5 aV/·il 1888 . -

P ,·és., M.

ARNA UD.

-

P l. , MM.

TALON pour Ferand dï1onnoraL eL C', AICARD ponr les Docks,
HORNnosTEL ponr la Compag nie national e.

COMMISSIONNA I RE DE TRANSPORTS MARITIME S, -

n EEXPÉDI ER. -

D OM)JAGES SU BIS

EN

CONSTATATION AU DÉBARQUEMENT. LES AsstREl,;RS. -

MARI T I ~I E:S).

MER. -

OBLIGATION DE
D gFAUT DE

RECOUR S PERDU co~'rRE

H ESPONS ADILITÉ .

L a Compagnie de transpoJ'ls maritimes qui se clwl'oe,
1lon-SeUle1nenl du tr'anspo1't pm' me)', mais encore d'un
transport jJostér 1'elC1' "m' terre,

doit (aiJ'e cons tate1'

1'égulitl'ement, au moment du clébaJ'quement, et avant
de "ée-xpédier à la destinai ion définitive, les aum'ies,

déficits ou autres dommages qui auraient pu ",slllle,'
des laits de la navigation,
Fa ute de l'avoi']' fait, et si une avat~ie o u tOt déficit exis(ent à l'at'l'ù;ée à destination , la Compa[jnie en est t'espOJlsable sans pouvoù' invoquer ci. sa décharge les événements de met') sa négl1'uence à les (ait'e constate r en

IEmps ulile, ayant (ail pe,·d,.e au prop,'iélaù'e de la
marchandise tout ,'eCOtl1'S con!1'e les assw'eUl'S (1).
Et il en est ailUJi m r} me au cas où la Compa[Jnie n'au1'ait
stipulé aucune rémunération pOttt' le mandat pm' elle
accepté de rée:r'p édiel' la ma1'chandi~e au moment du

déba,·quemellt.

Atlendu que la Compagni e des Messageries Mal'iLim es a
transport é de Constan tinople à Marseill e, Sur le vapeul'
Sindh, cinq ba ll es déch et de soie qu e le sie lll' l1elart-Lanz
avaiL à faire parvenir à Dâle, aux sieurs Stech lin eL Iselin ,.
Que ce trans port a é té eITectné moyennant un fre L con,cnu , la marchandise éLanL à radl'esse à Ma l'seille de )l. le
directeu l' de la Compagnie des Messageri es Mal'Himes, ponl'
qOl l eûL à en faire l'expéd ition aux desL in a tail'es désignés;
Attendu que la Compagn ie, qui étaiL ainsi ten oe, comme
enLrepreneur de tl'anspol'ts m ariLimes, de port er la marchandise de Com ta ntin ople à ~I a l'sei ll e, ava iL pris, en la

personne de son directeu r et r;omm e commissionnaire de
t1'3nSpol'Is l'obli gation de recevoir ce~te mal'cha ndise au
1

débarquemenL etd'en procu rer le Lran porL par terre jusqu'ail lieu de desLinaLion défin iLi ve ;
Qu ' il import e peu que ce de rni er mandaL aiL été accepté
sans s tipulation de r émun ératio n ; que la responsallilité
des fautes commi ses dan s l'exécu tion du mandaL n 'en subsiste pas moins quan d e ll es ont été préjudiciabl es au
mand an L;
Attendu qu e, dans l'espèce, les destinata ires à B,lIe n 'onL
reru qu'un poids notablemenL infél"ieur à celui d u dépa!"L à

Constall tinop le, et n'ont, ainsi que c\~Lait leu r droit, payé
que sur le poids par eux réell ement rel:u;
Attendu que, d'après la Compagnie défenderesse, la ùiITérence du poids sera it due à l'acLion des rats ,\ bord du
Silldh, qui auraient rongé les cinq sacs eL rendu nécessaire

un nouvel emballage, ainsi que cela résulterait des co nsLataLions de la Compagnie d u chem in de lel' à qui il allraiL
(1) Voy, lA 'l'able décennale, v· Commiss ionnaire de lransports,
n· 22,

cté remis six ba ll es, plus unaballe de balaymes;

�( 2:;3 )

( 252 )
Attendu tlue le résel'l'es faites pa,' la Compagnie du cl\c min ùo (er ne sauraient éq uinlloil', pOUl' l'expediteul', à des
cc nstatat ion régulières de nature à établil' les cause3
l'l'ell es de l'aval'ie subie en COUl'S du Il'&lt;lnspOl't pal' mer, et,
suh'a llt les cas, à lui permetLl'e d'exercer son recoUl'S COIl t re ses assureul's ;

Que, com me tout autre com mi ss ionnail'ede tl'anSpo l'Lquù

Belal'l- Lanz aurait pu choisi r à ~I al'se i ll e pOlir y recevoir
la ma,'chandise au déba rquement et la l'éex pédi el' à Bùle,
la Compagn ie défenderesse aurait dû r emp lil' les fOl'ooalités régulièl'es nécessail'es pOUl' la constatation de la natu,'e , da lïmportance et des causes de l'ava rie;

Qu'en négligeant ce soin, la Compagnie a causé un dommage il l'expéd it eur, en le pril'a nt d'un recou,'s possible
contre qui de droit et en l'exposan t aussi il une perte ;

Pal' ce motifs,
Le Tribunal conda mne la Compagnie défend eresse à
payel' au demandeul' la somm e de 90'.! fl', montant du déficit dont s'agit, avec intérêts de droit et dépens,
D un Juin 1887,- P l'és, , M, LE MÉE , ju ge , STA MATY pOUl'

COMPÉTEN CE . -

llelal'l-Lan z,

T ALON po ur

D El"X MARC UÉS DI STI NCTS. -

M "~:\I ES PARTIES.

-

P I"MM,

les Messageries .

CON'l'ESTATIO!\S. -

TnrDUNAl'X DIFFJ~ RENTS .

-

CLAUSE

IDENTIQUE.

On Ile saurait vOù' aUCll1Ze connexité enf1'e deu,'c de1nandes
(OI'mées ent/'e les mém.es parties, ci raison de deux

mQ1'chés portant su}' la même mal'chancZz'se, mais distinctsrun de l'autre .
E n cOllséquellce, le (ait que,pouf' {un de ces /11.a I·ches,
une instance e,âste devant un Tribunal , ne saurait

,l'HIle instance p Ol'tée devant lui à l'aisolt de l'autre
mw·cllé.

b-ï Ü en se1'ail ainsi alm's mél1'l.e que les deH.c mm'chés
contieJidl'aient Hne cla use -i dentique .
Le danger de DOÙ' cette clause l'eceDoù' dell .I' ùtle1'}J/'étalioll8 di//ërell tes ne pOl/l'mil 81t(fir'e, elll'étai de l'illdép en dance 1"écipl'oque des deu:c m,al'ches , l' Olt? ' /o1'cel ' le
l'eHvoi de la seconde cOIztestalioH devant le 7'1'l"b Hnal
saisi de ta pl'emiè1'e .
( H A rF I NE nIE S ~)) E SA INT-Lolli S CûNl'HE CREDIT rDNCIEIl

COLON IAl.),
J UGEMENT "

Atlendu que le Créd it foncier colo niat 0Pllose, i. la demande de la Société nouvell e des l\affinel'ies de sucre de
Sai nt -Louis, une exception d'in co mpétence pour ca use de
litispendance el de connex ité;
Attendu que le C,'édit fonc.ie " colonial a passé avec la
Société nouvell e des Haffjnel'its de SUCre de Sa int- Loui s
deux marchés sou s sein g privé, l'un à la date du I l, mars
1887 , l'a utre du 24 juin '1886 ;
Que le r.l'edit fonci er colon ia l,;\ ,'aison clu pai ement d'u ne
som me ù lui clue pOUl' les causes du p,'emi e,' de ces marchés et des difficultés en dél'iv ant, a cit é son acheteul' devant le Tribu nal de com merce de Paris pal' exploit du 2:8
décemIJre 1887, et que sur cette demand e le Tribunal susdit
s'est déclaré compétent;
Atlendu que la Société nou velle des Itaflineries de 5l1 l' ,'e
de Saint-Loui s, à son tour, pal' exploit du ,. j3 1l viel' 1888 ,
huissie,' Berton ,a fait (' ite,' le C,'cdit foncie,' colonial del,lnt
le Tribunal de comme,'ce de Marse ille;
Attend u que ces deux demandes, Cju oiqu e entre les

empéche1' un aul7'e 7'"ibullal de ,.eteni,. la comzaissallce

•

�( 254 )

( 255 )

inémes partie , n'ont ni la mème rause, ni le m ême obj et,
la premi0re en date, ayant sa ause et so n objet dans [e
traité du 14 mars 1887, tandis que la seconde a, au con traire, sa cause et son objet dans le traité du 25 juin 1886 ;

Ire, qnel que puisse être le sens dans leqnel ils el'OllL
rendus ;

Att endu que ces de ux tl'altés sont bien distincts et séparés
l'un de l'autre et constituent deux ventes qui n'onl entre
elles aucune relat.ion, puisqu'ell e portent s ur des mal'chandises de qualité et de proyenance din'érentes ;
(lu't! ne peut donc l'avoir, entre les 'demandes formées
devant les de ux Tribunaux différents, une question de
litispendance à juger;
(lue si le Tribunal de la Seine est compé tent ;;0'11' jugel'
des duficullés nées à l'occasion du tra ité du 4 ma rs 1887, il
est certain que le Tl'ibunal de céa ns est compétent pour les
diflicultés auxquelles donne na issance le tra ité du 24 juin
1886 ;
(luïl serait donc permis au Tribunal de céans, à raison
de cette compétence, de l'etenil' l'aO'aire, même au cas où
la litispendance existerai t, d 'apr,,, l'article 171 du Code de
commerce ~
Attendu, quant à la connexité invoqu ée et prételldue exis·
tante ent re les deux demandes, qu e ce prétexte doit être
écarté; qu'il n'y a pas, en e[fc t, de connex ité possible entre deux demande, distinctes portant sur deux objets dis-

tincts;
(lu'il ne saurait doue y avo ir de danger de deux solutions
judiciaires intervenant en tre les mêmes parties en sens diamétralement contraire, visant nn même objet, et, pal' leut'
contradiction même, rendan t leur exécution im possible;
Qu'lI est certain que, dans l'espère, les jugements qui
inter\'ien1l'ont d'autorité du Tribunal de ceans et de celui
du Tribunal de commerce de Pal'is, pou l'l'ont rece\'oir séparémentleur exécu tion, sa ns que l' un fasse obstacle à l'au -

Attendu , sans doute, que les deux traités dont s'agi t
contiennent lll1e ceelaine clau se, qui a été insérée illentiqu emenl dans l' un et dans l'a utre, Cl destiné\":, dans chacun
d'eux, ~\ viser certai nes conditions spécia les détermi nées
en vu e de la fixation rles co ndU ions du pl'ix ;
Altendu que celle cla use peu t Ctre sllsceplilJle de dive rses
interprétations; qu'i l peut don c inLe l'venÎI', suivanlle setls
qu i y sera donné pal' chacu n des de ux Tribunau x compéten ts sa isis, une décision différente el pouvant contenir une
dissemb lance d 'i nt erprélal ion et d'application;
Nais qu e qu elque regretoble que puisse être ce résultai ,
s'il venait à se prod uire, quelque convenance qu 'il y aiL
qu'lI ne se réalise pas, la loi, dans l'arti cle 171 susv isé, n'a
point prévu ce cas comm e emporlant obli gation ou possibilité ponr le Tribunal in vesti ell second lieu, de se dessaisir ;
(lue la loi a laissé à chaqu e Trlbnnal la plénilude de sa
liberté en ma tière d'interprétation des contrats ressorlant
de sa compétence, et qu'un demandeur ne sa urait être
p,'ivéd u bénéfice de la compétence ù laqu elle il a droit,
SUI' un mo tif, non de con nexi té réell e el démontrée , mais
de simple convenance;
Pal' ces motifs,
Le Tribun al, deboute leC réd il foncier co lonial de ses lins
en in compétencC', pOLlL' eallse de litispendance eL de connex ité;
R et i en tl' ~ffai re , el, pou l'les pl aidoi l'ies ilU fond ,nxe l'audience du JG mai courant;

Condamne le Cl'édit fonciel' co lonial aux dé pens de l'in,j·
dent.

�(

~56

( 257 )

)

nu ~ mai 1888. - Prés. !\l, AnK.u ,: u. - PI., MM . DERG,\ SSE
pOUl' les HaWne' ie., lIon~nosTEL l'OUI' le Créd it foncier
colonial.

Ire le prix conven u et le t'ours des ha,'icu ls au ~g rév1'ier

dernier;
Que Je sy nùicat des coul'li el's inscrit s n'a clé que le man·.
Jataire désigné pa ,' le 'h ibuna l pou,' donner le renseigne-

ment nécessail'e, à savoÏl' ledil co urs;
r ENTE A Ll rRER . -

INn;nl-~TS . -

,1I..iG EMEN'l' DE 1"~SILlt\TION AVEC DOMMAGES·

DIFFÉRENCE.

~I.\!\D.\T nEn'S~. D'EXPERT. -

-

SYND I CAT DES

h 'GEMEN'r l'OSTI~ nll!.U R . -

COUIlTŒnS.NOM INATION

COMPI-:TENCE.

Le Tribunal de conl1neJ'ce qui a co ndamné une pm-tie au
paiemelll d'une di/lërence li fi,tel' d'ap,'es "" Cel ,! ifica!
du. syndicat des cOtl1'tiel's, J'este compétent JJoUJ' appre-

ciel' les énonciations de ce certificat et liqu ide}' pal'
SIIi!e le chiffre de la diffél'ence,
Il est donc compéten t, aIl cas 01G le syndicat des eOlo,tiers
décline1'ait ce mandat) P0tl1' Hommer un e,l'pel'! chm'flé
d'y suppléer,
El sa compélellce à cel égal'd Ile peul él1'e délliée, IIi SOIIS
p,'éu,"!e de la chose jU[Jée pm' le j"gemeni 1"'écédell!,
ni sous prétexte qu'il s'aoil'ait d'lIll acte d'eyécutioll
de ce juge me ni ( 1) ,

Que ce mand ataire, à ca use de la co nfol'Illit é morale à un
echaoüllon cacheté que devait avoil' la marchandise ayant
l

été dans l 'impossibilité de rempli,' son manda t et l'aya nt
décliné, le sieur Fabl'~ demande la nominat ion d'un expert ;
Qlle Segnra S'l'oppose par t,'ois motifs:
Qllï llll'é iend qu 'il y
peut êlre modifié;

a chose jugée et que le ju ge ment ne

Oue, d'au tre part, il s'ag irail de l"execuLion du jugement ;
Qu'enfin il n'l' aurai t plus d'ide nti té de l'échantillon
cacbelé ;
ALiendu, SUl' le premie ,' gri ef, q ue ce qui constitue la
chose ju gée, c'es t le princ ipe du d,'oit de Fabre iL des dommages-inlérêts;
Que le chirIre cie ces dommages-i nl é rNs a été laissé en

( FADI\E CONTRE

SEGURA),

suspens c l subordonné à un l'enseignement l'estant à
fourni l' ;

J UGEMEKT,

Allendu Cj,,'en accordant IL Louis Falll'e d~s dommagesinte,'êls, il raison de la résiliation prononcée il son Jl,'ofil, le
jugement du 15 mars del'niet' les a thés à la ùi(fél'ence e 11-

-

(1) Yoy, ~. Taùle dêcenllale, v· ,"cnle, n" 115, Venle il li\'l'e.', Il - 93.
Cc 1'0&lt;,1 882, 1. 10, -1 883, 1.14\. - 18~1. 1. 'l i, _ 1~85, 1. 20i,
IBn 1. 3,

Qu'en efIet , le syndicat n 'avait pas d'aull'e m ission 'l'le
d'éc laire,' le Thbunal ; qu'i l n'éla it pas chul'gé cie fixer définitivement le chiffre, ses indi cations et ses appréciations
reslant loujours soumises au conl rô le et à la décision clu
Tri bunal, seu l appe lé ,\ nxe ,' définilil'ement le ch ifIre des
dommages-intérêts al lou és;
Que c'es t a u Tribun a l , dès lors, q u'il appa "lienl de Jaire
sorti" son jugem ent à effet, par la nomination d'tlll second
mandala i" ej faule par le prem ier d 'al'oir rempl i la mission

l ' i), -

1888,

17

�( 258 )

( 259 ) ,

il lui confiée; que c~ choix appart ient au Tribunal qui est
seul compétent poU!' la désignation de ses mandataires;

d'une s tipulalt'on /OJ'melle, que la marchaHdise gui, à
b01'd de ce navire, est â la consigllal't'on du vendew' et
non cell~ qui appartient cl 'lUt tiel's,
'

Allenùu, 8ur le second chef, que ce tle substitution d'un
mandataire à un autre ne peLll être considérée comme un
acte ù'exécutiOI1 du jugemenl. mai simplement comme
nne. mesure préalable nécessaire pOUl' perm etlre, au con·
traIre, de compléter et parachever la décis ion tenue en
su pens quant au chilfl'e l'estant à déterminer;
Allendu , sm le troisième chef, que ce n'est qu'au moment olt l'expert susnomméprocédera, que la question de
l'identité de l'échantillon pouna naitre; que la difficulté
ne peut être soule,'ée et so lutionnée pal' prévision, les faits
matériel, restant il constater deyant l'e.\pert:
Par ces motifs,
Le Tribunal nomme lesieur Loui. Barra l, expert,à l'eITet,
après serment prêté cn mains de ~L le Président il. cet ellet
d.Bégué, de dire quelle cSl la valeur, il la date du 29 Jévl'iel'
1888, de.; haricots vendus pal' Segura &lt;'l J.... .Fabl'e, et ce, en
ayant égard il la qualité de l'écha ntillon cacheté qui lui
sera remis et dont il aura à vél'iliel' l'identit é;
l'OUI' sur

5011

rapport fa it el déposé être dit d l'o it ;

Dépens réser\'és;

Le jugement exécutoire sur minute ava nt J'enregistrement, vu l'urgence.

Du 3 mai 1888, - Prés" M, ,\nNAuD, - P l"
GASSE -pour Fabre, Y IO,\.L-KAQUET pOUl' Segul'a,
VENTE A LlVREn , CONSIGNATION

nr

~[hl, BEn-

NAVIRE DÉSIG!'iÉ, -- !\IA RCIIAl'\DISE A LA
YE"DEun. -

QL'.\NTITf: tNSLFFlSANTE.

En conséq~lence,' lO1:sC)ue le l1avi1'e a1'1't'oe n'appo?'{ant, à
la cons~una{lOn du l..'endeuJ', qu'une quan t ité 11/oindl'e
que la quantité convenue, le vendenu' ne SalO 'ait éh 'e
adm is ci la compléte1' au mO!Jen d'une rna l'c/w,ndise a1'1'ivée JJa1'le même navi1 'e â. la consionatioH d 'Il n l iel's,
et il d oit su.bi&gt;' la ,'ésiliation }Jo u,' te 10/lt ( ' ) ,
( D 'ALAYE R ET

C'

CON'l' nl!: H AFFlN8nlp.s D8 SA INT - LOUI S) .
J UGE MENT.

Allendu q ue, pal' traité du G janvier 1888, enreg istré, les
sieul's d'Alal'el' et C' ont vendu à la Société nouvell e des
Haffi neries de su cre de Sa int-Lou is, ?25 il 250,000 kilos de
sucre de la Héuui on , chargés SUl' le na\'i,'e P etit.Boul'[jeois, attend u il Marsei lle;

Qu'à l'al'l'i vée de ce navi l'e, il ne s'y est trou Vl\ à la con signation des SIeu rs d'Alal'cr et C', qu'u ne quantité n 'atteignant pas le minimum obli galü il'e;
Que ponr olJtenir la différence ma nqua nt pOUl' parfaire
l'exécution de leur en gagement , les sieu rs d 'Alaye r et (i'
ont olTert un e q u antité de suc re provenant d'u ne autre
peu,tie, débarqu ée du navi re ci·dessus désigné, mai s appal'tenant ft un autre destin ata ire, au pr \ de qui il s se la sont
procu rée, après déha rquement ct constata ti on de l'insu ffisance des Sll c,'es à leur pl'op re consignation j
Attendu que la Soc iété nouve ll e des HaflinCl'ies de sucre
de Saint-Lou is a repoussé cette oO'l'e ci, se fondant SUI'
l'indivisibilité de la vente, de mande la l'és ili atioll de la

MARCHANDISE A L\ CONSIGNATION D'Vi\' TIEns.

La veille de lelle ql/aillilé de marchalldise chW'[jée Slll'
lelllavire attendu, n'est ,'épldée compl'endl'e, ci: mo'ins:

( 1) Voy. cependant , Tabl egéne l'ule,

11° 117,

\,0

Venle' par na\' ÏI'c désigné,
.

�( 260 )

( 2GI )
qui devait toujours leu l' pcrme ttre de déliv "er le muxi-

totalité, non -seulement pout' la p.H'lie non -livl'ce, maiS
pou,' celle de 200 balles déjà reç ue;

mum ;

Allendu LJue le trait é susvisé n'indique pas CJue les ~ t à
250 tonnes vendues élaienL à la consignation des SieU l'5
d'A layer et C' à bord du Pelit-Ba,"'geais ; mais que,

Ql1 e~

consignation, ou si les destinataires des aut res sucres n'eussent point l'oulu leur en cédel' une part ie que lconque;
Mais que , saur ce ,'isqu e, dont les acheteurs aura ie nt dü
étl'e nécessairement av i és et qu'i ls a,,,'aient dù expl'essément accepte,', les sielll's d'A1ayer et C' n'aUl'aient eu aucune nécessité de stipuler un maximun et un mi"imuUl, le
navirePetit -Boto'Ueois pouvant portel' une cal'p:aison tolale

la

~tipu l ation

d Que ,la" pens,ée comm une des parties se déga ge donc bien
u t,,'alt ; qu en admettant qu e les termes e n so ient obscurs, ol s dOl\'ent être int erprétés au profit de l'acheteu r
contre les vendeurs ;
Attendu que l'ofJ'o'e d'une marchandise ét,'angèl'e, quoiqueprovenant du débal'qu em ent du navire Petit-Ba",'geo.,', n'est pas satisractoire de la pa ,'t de ces del'l1iel's qui
ne hVl'e nt pas la marchandi se p,'omise, c'est à,d ire celle
qu, a é té spéclahsée au profit de l'achet eur ,'

Attend u que si les sieurs d'Alal'er et C' avaient voulu
demeurer libres, pour l'exécution du m arc hé cO'lI'enu , de
prendre les quantités nécessaires SUI' l'ensemble de la car.'
gaison, mème sur la partie qui y aurait êté embarquée à
uue consignation autre que la le ur, il s auraient dù l'exprimer clairement,à raison deo éventual ités d'exéc u tion qu'eùt
comportées un pareil marché et que les ach eleu rs auraient
dù counait ,'e ;
Attendu, en eITet, qu e les siem's (l'A1ayer et C' au,'aient
cou ru le risque de n e pouvoi,' tenir le nr promesse, si le
navire désigné n'avait pas é té parle ur de sucres autres que
ceux qu'ils pouvaient l'avoir embarqués il lem' propre

I ~rs,

d'un minimum et d'cm ma&gt;i ll:um Ind l~ue c l ~ll'ement qu 'ils vendai ent une mal'chan d ,se dont
ol s '
étalont p,'opri éta ircs ' don t ils con",'
.
( 1ss'
alen t 1a
q.ua,nLILé approxim ative devant vari er entre de cerlain es
Illnot es en plus ou en moins, qn'ellcs ne pouvai ent dépas el' ;

nonobstant, l'inten tion commune des parties est év idente
et n'a pu ètl'e que de tl'ait er pour un e partie de sucres réellement embarqués SUl' le susdit na vire à la consignation des
vendeurs; que ceux ci ne pouvaient, en effet , vendre
qu' une marchandise leur appartenant, et que les acheteurs
ne pouvaient, d'autre part, su ppose r que leurs l' endeurs
ent endaient faire portel' le marché sur la chose d'autl'lli,
c'est-A-dire SUl' une q uan tité détermi née il prendre dans
l'ensemble de la cargaison du navire l'etit-Ball/'geais, sur
laquelle il y avaitdive"s il1léreo és ;

dè,s

Qu e la ,'ésiliation de celle partie non- li vrée doit êt,'e
ma mtenue, mais non des 200 balles déjà rc tirée~ ; que pour
cell es,cl le mal'ch é se trouve exécuté définitivement l'ache-

leul' ayant consenti à diviser ainsi la vente et ay;nt con-

•

rondu ces sucres avec tou s ceux conl enu s dans ses magasms, de telle SOl'te que le ur identité n'a pas été sauvegardée;

Pal' ces motifs,
Le 'l'l'ibunal, ayant tel éga rd Cju e de ,'aison aux fins des
parlles, déboute les sieurs d'AI~tl'e,' et C' de leur oITl'e
comme non suffisante e t non sa' iRractoi re; déboute la
Soc,été des Haffineries de Sa int- Loui s de ses fin s en rep,'ise
des 200 balles sucre',
Condamne les siems cl'Ala yer et C' anx dépell s,

�( 263 )

( 262 )

nu I lIlai 1888,
M~1. lI on~DO,TEL

P rés" M, D ELEVEAU, ju ge, - P I"
' \I a J'el' et- C', BEnGASSE pOUl' les
pour d '
-

!l,ffi aerie ,
AIUfATE un . _

..,
RE POt"l SABILI'l' É . -

BLESSURE A L'OE I L. -

Sf:nnunmn-MÉc:\!\ ICI EN.

AOSE!'\C I~ DE LUNETTES.

Une Compagnie de baleaux li vapet"'. est en (a",le lo,'sgu'elle ne mel pas de l"nelies ci la d',spoSttwn d 1/1' ~el'­
"ll1'iel'-mécal1icien t1'avallLanf Slt?' lun de ses navt1'es .
En conséquence, si l'oHV1'1.'et' est blesse ci l'a:il

pa l '

Attendu, SUl' Je de rnier geri el, que l'acc id ent ne sc Il,t
évidemment pas produit si Lacaze avait eu les yeux protégés pa ,' des lunettes; qu'il appartenait à la Compagnie
'l'I'ansa llantique, ponl' é\'ite ,'toute responsabi lité, de melt re
ceL engin protecteur à la disposition de I"ouvriel' ; q~lï lil e
s llffit pas qu'u ne provision de lunettes existùt à ce moment
dans le ma g-asi n de l'outillage de la C:oml)agnie, au bou leyard des Dam es; que pOUl' un ouvrier travaillant la nuit,
;\ bOl'd d'un navire ancré au quai des FOI'ges, on ne peut
dire que des lunettes étaient à sa disposition effectiye s'il
devait, pou r les aller prendre, lai re un trajet de pl liS d'u ne
demi-heure, all el' et relour, révei ller le concierge de l'outilla ge et foui llel' tout un magasin ù'out ils; que ces
lon ettes ellssent dù exister, tOtlt au moins à bord, ou)
comme il se pra tiq ue aujoUl'el'h ui, dam, la caisse à outils
remi se à l'ouvrier; qu'en l'étal, la Compagnie Transat lanti que a commis une faule engageant sa responsabilité
civile;

un éclat

de (el', la ,'esponsabilité de la Compagme est engagée,
La Compagnie ne saurait échappe&gt;' " celte ,'esponsabilité
en établù:sant qllJ tm e p,'ol.)'/,stOn de !!tJlet~!s eXlslat,t

dans le magasin de son outillage en v,lIe,
se ( aisait ci bord et pendant la ",,,t,
( LA CAZ E

CO~TRE

81

re sortis~ant normalement à hl proIes ion de Lacaze; que,
d'alltl'e part, la Compagnie 'l','ansatlan ti qlle étai t lib,'e de
lail'e exécuter le t,'avail néces aire pour la répara tion de
l'avarie, de la mani ère qui lui paraissait la plus expéd itive
et la plus comm ode, de même qu'ell e était seu l juge de
l'opportuni té d'uil travail de nu it ; CIu'enfin l'éclail'age
fou ,'n i à Lacaze était celui dom on se se''i us uellement et
(Ju'il n'est null ement étab li qu'i l lùt insuffisant;

le travail

CO"P,\CK I E T nA NSATL,\ NTIQUE),
J UGEMENT .

Att endu que Lacaze, sel'l'urier-mécaniden, au se,'vice cle
la Com pagnie Transatl antiqu e, tl'ava&gt;l lalt pour le compte
de cette Compagnie, à !Jard de l'Ajaccio, dans la lllllt rlll
1" au 2 mai 1887 ; qu'à un moment do r. né &gt;1 lm fut commandé, pour réparer une avarie survenue à une pat:ll.e
d' une banière en fc r , de cou per les têtes de boulons !talsés qui retenaient u n des chandeli ers; que, dans l.'ex~m
tian de ce trayail, un éclat de fer ymt le frappel à 1œil
ga uche eL lui faire une blessure grave qUI a enll'alllé la
perte presque complète de cet orgeane ;
ALiendu que pal'm i les riels articu lés pal' le de~nandeur
à l'effet d'é tablir la re- ponsabilité de la Compago,e T,'an
satlantique, il conv ient d'écarter tout d'abord les trOIS, pre;
miers; qu'en e!fet, le travai l commandé éta,t un t,av~,

Attendu toutefois lJue Lacaze n'eot pas exem pt de toute
faute perso nn ell e; qu'il ,ul'ait pu et dà, pour sa propre
sécUl'ité, demander des lunettes qui, sans doute, ne lui aul'aient pas été relu sées ; que, si l'on eùtl'èpondu pal' nu l'eIllS, il eM) du moins, entiè rement dé~age sa responsaLilité
et ap:gravé la faute de la Compagnie;
Attendu que les ùommages-inté,'èts doivent Et,'e fixés en
tenant compte cles considél'ations ci-dessus, de la faute
comm ise et de la gravité de la blessure;

r

�( 263 )

( 262 )

nu I lIlai 1888,
M~1. lI on~DO,TEL

P rés" M, D ELEVEAU, ju ge, - P I"
' \I a J'el' et- C', BEnGASSE pOUl' les
pour d '
-

!l,ffi aerie ,
AIUfATE un . _

..,
RE POt"l SABILI'l' É . -

BLESSURE A L'OE I L. -

Sf:nnunmn-MÉc:\!\ ICI EN.

AOSE!'\C I~ DE LUNETTES.

Une Compagnie de baleaux li vapet"'. est en (a",le lo,'sgu'elle ne mel pas de l"nelies ci la d',spoSttwn d 1/1' ~el'­
"ll1'iel'-mécal1icien t1'avallLanf Slt?' lun de ses navt1'es .
En conséquence, si l'oHV1'1.'et' est blesse ci l'a:il

pa l '

Attendu, SUl' Je de rnier geri el, que l'acc id ent ne sc Il,t
évidemment pas produit si Lacaze avait eu les yeux protégés pa ,' des lunettes; qu'il appartenait à la Compagnie
'l'I'ansa llantique, ponl' é\'ite ,'toute responsabi lité, de melt re
ceL engin protecteur à la disposition de I"ouvriel' ; q~lï lil e
s llffit pas qu'u ne provision de lunettes existùt à ce moment
dans le ma g-asi n de l'outillage de la C:oml)agnie, au bou leyard des Dam es; que pOUl' un ouvrier travaillant la nuit,
;\ bOl'd d'un navire ancré au quai des FOI'ges, on ne peut
dire que des lunettes étaient à sa disposition effectiye s'il
devait, pou r les aller prendre, lai re un trajet de pl liS d'u ne
demi-heure, all el' et relour, révei ller le concierge de l'outilla ge et foui llel' tout un magasin ù'out ils; que ces
lon ettes ellssent dù exister, tOtlt au moins à bord, ou)
comme il se pra tiq ue aujoUl'el'h ui, dam, la caisse à outils
remi se à l'ouvrier; qu'en l'étal, la Compagnie Transat lanti que a commis une faule engageant sa responsabilité
civile;

un éclat

de (el', la ,'esponsabilité de la Compagme est engagée,
La Compagnie ne saurait échappe&gt;' " celte ,'esponsabilité
en établù:sant qllJ tm e p,'ol.)'/,stOn de !!tJlet~!s eXlslat,t

dans le magasin de son outillage en v,lIe,
se ( aisait ci bord et pendant la ",,,t,
( LA CAZ E

CO~TRE

81

re sortis~ant normalement à hl proIes ion de Lacaze; que,
d'alltl'e part, la Compagnie 'l','ansatlan ti qlle étai t lib,'e de
lail'e exécuter le t,'avail néces aire pour la répara tion de
l'avarie, de la mani ère qui lui paraissait la plus expéd itive
et la plus comm ode, de même qu'ell e était seu l juge de
l'opportuni té d'uil travail de nu it ; CIu'enfin l'éclail'age
fou ,'n i à Lacaze était celui dom on se se''i us uellement et
(Ju'il n'est null ement étab li qu'i l lùt insuffisant;

le travail

CO"P,\CK I E T nA NSATL,\ NTIQUE),
J UGEMENT .

Att endu que Lacaze, sel'l'urier-mécaniden, au se,'vice cle
la Com pagnie Transatl antiqu e, tl'ava&gt;l lalt pour le compte
de cette Compagnie, à !Jard de l'Ajaccio, dans la lllllt rlll
1" au 2 mai 1887 ; qu'à un moment do r. né &gt;1 lm fut commandé, pour réparer une avarie survenue à une pat:ll.e
d' une banière en fc r , de cou per les têtes de boulons !talsés qui retenaient u n des chandeli ers; que, dans l.'ex~m
tian de ce trayail, un éclat de fer ymt le frappel à 1œil
ga uche eL lui faire une blessure grave qUI a enll'alllé la
perte presque complète de cet orgeane ;
ALiendu que pal'm i les riels articu lés pal' le de~nandeur
à l'effet d'é tablir la re- ponsabilité de la Compago,e T,'an
satlantique, il conv ient d'écarter tout d'abord les trOIS, pre;
miers; qu'en e!fet, le travai l commandé éta,t un t,av~,

Attendu toutefois lJue Lacaze n'eot pas exem pt de toute
faute perso nn ell e; qu'il ,ul'ait pu et dà, pour sa propre
sécUl'ité, demander des lunettes qui, sans doute, ne lui aul'aient pas été relu sées ; que, si l'on eùtl'èpondu pal' nu l'eIllS, il eM) du moins, entiè rement dé~age sa responsaLilité
et ap:gravé la faute de la Compagnie;
Attendu que les ùommages-inté,'èts doivent Et,'e fixés en
tenant compte cles considél'ations ci-dessus, de la faute
comm ise et de la gravité de la blessure;

r

�l 265 )

( 26'1 )

droil de rétention SUI' la chose ponrlaquelle lesd ites avances
auraient été laites;

Par ces motifs,

Le Tl'ibunal condamne la Compagnie généra le TL':msatlantique il parer il Lacaze la somme de 2,500 II', il titre de
dommages-intérêts, avec intéréts de droil el dépens.
D" 4 mai

Atlendu qu'il ya lieu r1e renvoyor les parties devant UIJ
arbilre-rapporteur pOUl' l'apurement de leurs comptes;
Pat' ces motifs,

IS~8 . -

P,.és, , M, COUVE, juge, - PI" hlM,
ARDISSON pour Lacaze, NECRET'rr pOUl' la Compagnie.

HÉTENTI0N. -

Le Tribunal, préparatoirem ent., nom me M, Charl es Caul'et, a l'oca t, a rbi tl'e-ra pporteur, il l'effet de vériner et de
règlet' les comptes des parties el, d'une manière gé nérale,
procéder à toules mesures d 'instruct ion nécessail'es:\ cel
elfet; autorise Uobert à conserver la gé ran ce dll fonds en
liti ge jusqu'après règ lement desdits comptes, si mieux
n'aime Mar y entrer en possession immoidiate dudil londs, Ù
la charge pal' l ui de donner cau lion ; dépens réservés,

GÉRANT D'eN FONDS DE COMMERCE .

-

AVANCItS.

Le oél'anl d'un fonds de comme)'ce pour com}Jte du )1'1'0pl'iélaiJ'e, qui a (ait des avances li 1'aison de sa gestion,
iouif su,' ce rouds d'un droit de rétention iHsqu'au

DII 14 mai 1888, - P "és" ili. PALAIS, juge, - Pl" MM,
Alexandre PoiL[S~IEn pour Hobert, COnTrCHI.\TO pout' Mal'Y,

moment oû ses comptes seront aplo'és et tes avances
1'embou}'sees.

(ROBERT CONTRE hlARY),
COMl'ÊTENCI::. -

JUGEMENT.

Attendu que Roberl a été chal'gé pal' Mary de gel'el' la
buvette, sise à Marseille, bOlllevard de la )[adeleine, 233,
et ce, sous son propre nom, mais pour le compte dudil
hlal'Y; qu'il convient aujourd'hui il. ce dernier de reprendre
la possession du lands dont il est l'esté propriétaire; qlle
I\obert ne lui conteste ni ce droit, ni cette lacullé ; qu'il
prétend seulement que, le règlement de compte il intervenir pOl",ant le constituer créancier, il doit êtl'e autorisé,
en ga rantie de sa créance éventuelle,à détenir la posses3ion
du londs jusqu'après règlement, Ei mieux n'aime Mary
donner caution;

ETRA NGERS. -

•

MESURES CONSE RVA1'0 fl1ES .

DÉDAl' AU FOND.

Les T1'1'bunau:c f1'ançais sont compétents pOlO' O1-donne}',
m&amp;me ent/'e ét1'a11.[je}'s, et ct 1'm:soH de contrais passés ci
l'et'ran[Je1', des meSU1'es COrtse'&gt;l)atoi,'es eH F,·ance.
Mais ils SOllt incompétents 1'0"'&gt; juge,' le fOlld même
(l'1IH

débat, né entre étl'an[je1's, méme de nationalités

difféi'enles, ci 1'aison de tanlt'als passés ri l'étrange1'.
Et alors n1.éme que les pm-lies accepteraient lem' .iul'idiclion, ils pellvent se décla,.e,. incompétents d'office ( 1),

Attendu que la gestion de Hober t comporte des avances
la it es pour compte d'autrni ; qu'à ce titre il doi t jouil' dn

( 1-2) Voy. SUI' ces qu estions, les ùiverses 'J'ables, v· Compétcnce.
chap. 6. -C('I'cc. 1883. 1. fl5f't 150.

J

�( 2Gï )

( 266 )
( MERL! ET LUGG ,ln O CO~TRE '''UIT E) ,
J llGEMENT .

Att~ ndl1 que \Ybil e, sujet anglais, l'ésidant ;\ Gènes, a [(.it
pratiquer, dans le courant du m ois de déce mut'C ISS6, c n
vertu d' une ot'donnance rendue pal' M, le Pré$idcn t du Tri·
bu nal de céans, une opposi tion à la so rtie du por t de Mat'sei lle du navire italien Ori:;;onte) ci~ devanL Fra ncesca,
pour "'oir sûreté et !laiem ent d'une somme à lui due par
le siem Gazzino, de Gènes, sujet italien , propriétaire pré·
sumé dudit nadre;

Att endu qu e

~erli

1

conséqu ences immédiates, ma is d'un débat S Ul' le rond
même d'un liti ge ù apprécier e t résoudre d'après la législation étra ngère ;

Attendu qde les étrangers ne peuvent êtt'e soumis à la
juridiction des Tribunaux françai s que dans les cas expres-

demeurant à Gènes, se disant propri étaires du navire saisi,
ont obtenu, le 20 du même mois, de M, le Pt'ésiùent. la
r ét t'actation de son ordonnance, moyennant le dépOt à la
Caisse de Dépôt s et Consignations d'un cantionnement de
3:00 rt·. ; que ledit dépOt ayant é te régu lièrement effec tu é,
le na,' ire O'''' ,o&gt;lle a pu quill er le port de Marseille et

sément déterminés pal' la loi; 'lu'alol's mê me que les pal'·
ttes VOUdt'i11ent se soume ttre à la ju ridiction rratll"aise il
appartient au Tribuna l de décide r s'i l lui con"ientou don
de juger le différend qui les divise ;

continuer son ,"orage;

Attendu que cette demande se tt'ouve aujourd'hui sans
objet puis'lue celte opposition a déjà é té levée par ni. le
Président dans les conditions ci·dessus indiquées; q"e,

d'ailleurs, Merli el Luggal'û ne réclament aucune somme de
dommages-intérêts pour le préjudice passé, m ais se ule·
ment des dommages- intérêts à titre de sanc ti on qui se
trouvent également sans objet pal' suite de l'exéc ut ion
préalable de la mesure à sanctionner ;

:\\1

garD, est une venLe sé l'iell SC, 1ll'ÎvanL les créanciers de Ga~ .
zino de leul's dl'oils d'exéc uti on S Ul' le navire; qu'il ne
s'agit poinL là œune simple mcsul'c conSC l'vat oir'e ou de ses

et Luggaro, également sujets italiens,

Attendu que Mer li et Lu ggaro poursuivent aujourd'hui
sur leur citalion du 16 décembt'e ISEG; qu 'i ls se bornent à
demander ail Tribunal d'ordonner la mainlevée immédiate
de l'opposition mise à la so rtie du navire et le paiement
d'une somme de ! ,000 fi'. de dummages-intér6ts par chaqu e jour de retard;

Attendu, d'autt'e part, que White, par ses fins reconven tionnelles, prétendrait faire décider pat' le Tribun . 1 de
céans que la som me déposée par Merli et Lu ~ga ro lui sera
aul'ibuée déûnitivem ent ; qu'i l soumet don c
Tribnnal le
liti ge ex i lant en tre lui , Gazzino, Me rli et Luggaro so it la
quest ion de savuir si la venle du navil'e 0 1·ü:.ontd fa ite à
Pégl i (ILalie), le 6 oc lobre 18B6, pal' Gazzino à ~r e rli ct Lu ~­

Attendu que pour décide t' qui
3,500 fr, déposée, ù :\Iarse ille, à la
signalions, pal' jlel'Ii eL Lu g'garD,
c,onJiLi?lls de contrat s intervenus

a droit à la somme de
Cai sse çles DepOts et Con
il fauL pl'OllOnCer SUI' les
à l'élrangel', entre pa l'-

lIes qU l sontloutes étran gères; gue cela ne peuL appartenil'

i

qu'ù uu Tribunal é tran ger;

Par I!es motifs,
Le Tdbun.1 se décl al'8 incompetent ù'ofli ce, l'envoie les
parti es ù se poutToil' de vant te ll e juridiction qn 'i l appal'ttendl'a, les dépens de l'in cid en t partagés.

Du 15 mai ISSS . D/\R'l'OLI pOLlI' M Cl'li

P rés., M. TIE,H', juge. -

et L u~gal'o, S El"d:s pOlll' \Vhite.

P I. , hlM,

�( 2liU )

( 268 )

SOClt:TÉ. -

PARTS. -

A CTIONS. -

CAR .i\ CTÈRES.

D es parts d e société ne sam"aient éb'e cOHsidérées conl1ne

des actions, Qjl sens de/a loi du 24 Juillet 1867,10I'squ e, d'après les slall/Is, elles ' .. pel/velll élre cédées autrement que pm' une sionificalion (œite au [lbo'ant, qu i
,'esle lib,'e d'acceplel' 01/ de ,'e("sel' celle cession .
Une société constituée sous ce 'r égime n'esl pas soumise
aux reg/es des sociétés pat' actions, mais au.t' 1'egles
des sociélés en commandile simple,

(ANFosso ET AUTRES CONTRE MA S) ,
JUGE MENT.

Allendu que le 1" octobre J 82, il s'est fond é à Mar-

seille, sous la dësignation la P1' udente, entre les sieul's

Uu'i l n'a pas é té, en elfet, créé des actions transmissibl es
au porteur et dont la proprié té peut ai nsi fa cilement e t rapidempllt passer demain ~n main, mais de simples parts
ou rl'actiOns du capi tal SOCial, dont la propriété repose sons
le.r,onl e t a ll compte excl usif d u ouscriptelll', et dont il
ltu e~t Inte l'd it de faire cessIOn autrem ent que par voie de
SIljlllhca tlOo au SIeur Mas, libre d'accepL€-l' ou de ref ll ser
ladite cession , su ivant l'arti cle 6 des statuts',
Aliendu, dès 101'S, qu e cette fOt'm e de comm a ndit e pal'
pan s ne ton:be pas &lt;o us l'a pplication de la loi p l'écitée,
pour ce qUI concerne les formalit és spéciales e t rigoureu ses attac hées ù la valable constitution des sociétés en
commandite pal' ac tions ; qu 'a ucune analogie ne peut être
Invoquée, pOUl' en trainer des ri g ue urs de droit et desrE'sponsabilit és péna les à un cas qui n'est pas celui de la loi
invoquée;
Qlle la société dont le sieur Mas éta it géran t, n'a dO llc pu
~ tre so umise qu'aux formalit és OI'dinaires de publications

Mas et diverses personnes, une société en commandite pal'
parts, pour le conimerce des assurances maritimes, au capital de 100,000 fr., divisé en 250 parts de 400 fr. ;

imposées à toute société, e t que le sie l11' Mas a réguli eremetll rem pli cette ob li gati on ;

Attendu que cetle société a é té, dans les délais légaux,
réguliè.rement publiée dans les formes prescrites;

Que ladite société n e peu t ê tre, dès lors, en tachée d'au cune n ullité;

Attendu que quelques-uns des proprie taires de parts prétendent aujourd'h ui fai re déclarer cette société nulle à l'enconlre du sieul''S Mas;

, Que si, après un laps de temps écoulé depui s sa cl'éation,
" est démontré q ue son fonctio nnem ent est devenu impossible, ell e doit être dissoute et mise en liquiùation ;

Qu'ils considerent lad ite société comme une société en
commandite paraclions, e t qu 'i ls reproch ent au sieur Mas
de ne pas avoir accompl i toutes les prescl'iptlOns spéciales
que la loi du 27 juillet 1867 a ordonnées pour la régularité
et la validité dela forma tion et de la cons titution définitive
de ces sortes de société;

Que les statuts socia ux prévoyant ce cas, ont confié la
liCJuidation au gérant; qu'il n ' l' a pas de motif suffi sa nt
pour que cedroit lui so it en levé; mais q u'il ya lie u
de lui adjoindre deux des principau x com man d it aires
pour la surveillan ce ùe ses opérati0ns ;

Attendu que la société dont le sie ur ~I as est g'érant, ne
peut être consideree comme une ,ocié té en commandite
par actions;

Que Jeur choix doit "tre fait pal' le Tribuna 1 ;
Par ces mo ti fs,
Le Tl'ibunal dé boute les sieurs Anfo»o et consol' ts de

�(n o )

( 2ï 1 )

.
ell ce qui concerne la llullité de la
lell rs fins et conclusIOn
sociélé dont s'agit ;
Déclare au cou ll'ai re, ladite société valablem~nt formée;
, d's'olution' dit qu'elle devra ê tre "'1111dée par
prononcedsa
' I a~ ~él'al1l' nomme Nil!. 'l.'h éodol'o
les SOlOS U SIeurs l ' 1 t I )
.
· 'd pOUl' la surre ill"n ce des opérat.lOns
Chabert et GairaI,

et le sieur Michel, son ma ri, commel'~ant, aujourd'hui en

1:

ùu liquiùateur ;
Dépens à la charge de la liquidation,

D u. 15 mm. 1888 . - P ,'és ., M. 'IRNHO. - P l ., iIlill. Bo~pour Aofosso et autres, D l OlmN AD pOUl' Mas.

-

BI L LET A onOR E . -

MERÇ ,\::'\TS. -

Attendu qu 'en vertu de l'arti cle 637 du Code de comme rce,
les Tri bu naux de commerce sont compé tents pO Ul' to nnai tre des actions en pai emen ts de bill ets à ordre pOI·tant il la
Iois des signa lures d'individus négociants eL ù'indiviùus
non-négoc ian ts; qu e l'ar tic le p l'écit é édicte une règle gé né -

rale de compétence, sans dislin gll Cl' le cas olt le non -com-

NAFO:\'S

' 'E .
CO~PETE~C

é tat de fa ill ite;

SIGNATL"RES DE COM -

.'

Xm'i - COMMEnçAN T SEl'L ASSI G:'.m .

Le non-commerçan t qui a signé tOt billet à O1'dl'e pO~tI·
{ait nO'1-commercial, est toule/ois compétem~nenl CLlé
devant le T"ibl.lnal de cOlnmerce, lorsque l,e b'tllet po/'le
aussi des sionatuJ"es de comme1'çants , qUQl,que le non-

commerçallt soit le seul défellde",' en cause ( 1) ,
(Epon MICHEL CO"TRE GROS)
JUGE:\IENT.

m el'~' a nL est seul assigné, de celui oü des signata ires Commel"~'a J1IS eL des signataires non-commCI'~'ants onL été simu -

ltan ément mis en cause; que la compétence com mel'Cidle
est déterminée pal' le se ul fait matél'iel de l'ex istence des
signatu l'es sur le titre e t non pal' la qua li lé des défendeul"
assignes; que cell e question 1l'ès conLl'Oversee, il est vrai ,
jusqu'à ce jour, vient d'être réso lue en ce sens pal' les
arrêts les p lus récents, n otamment pal' anét de la Cour de
Paris du l 't février 1884 ;
Pal' ces mctifs,
1 e 'l'I'ibu lla l autorise la dame Mi chel à ester en justice;
la reço it en la fo rm e ell son opposition au jugement de défaut du 2 1 octobre 1887; et s tatuant SU l' l'exception, se
déclat'e compé ten t ; l'e nvoie pOLIr les plaidoiries au fond h
l'a udience du 24 mai ; condamne la dame Mich el aux dépens de l' incident.

Attendu que l'opposition de la dame Mich el au jug~ment
de déCaut du 2 1 octobre I S8ï est régulière en la fOIme et
faite en temps utile;

D I&lt; 17 mai 1888 , - Prés., M. BEAU, juge. - P l"
BOUVIER po ur Michel, Alexa nd re J" :LISSlEn pOUl' Cros.

.I ttendu que l'opposante élève l'exception d' incompétence
par le motli qu'elle n 'est pas commer~ante ;

ArAnlE CQ:'IIM UNE. -

.\ttendu qu'il s'agit du paiement ù' u n bi ll et à ordre s,ouscri t, conjointem~nt et 50lidairement, par la dame Michel

FnANCIiItiC

FORCEMENT DE VO ILES . -

TOTALE

ET

YOIE D'EAr. -

MM,

IÜ:C{PROQn~. _

HELACIIE. -

F n Al ti

DE m:CIIAROEMENT.

L orsqu'il a étê COIl'venu, dans un aill'étement, que le na(1) Yor . cc rcc.

18~5.

2. 55 et la notC'

vire et la cargaison scraient (l'alleS d'aval'ics C01nmuL'OÛCS, le nat:ù'e

nes, et qu'à la suite d'un (orcement de

�( -212)

l ,lï:j )

' lâche el déchal'[Je sa cal'[Jaisoll J'al'" ,'épal'."
ell / re en le
, (i'eall qll i eH a éU la cOHs~queHce, tous les
une vOle
,

l'eùL juge uti le, suivre, à Tl'apa ni ,les divcl'3es opël'a Lions eL
procédures qui s'y sont accomplies;

fl'ais de déchm'[Jemen/, ,'ecltai'[Jemclil el a il 1l'es ,' elal'fs
li la cargaison doive"l demeul'el' à,la chal'oe du, lla~t1·p',
à moins qu'ulle avarie à la Ca1·[jn.I.~OH elle-méme al,l été
1'0111' quelqlle cltose dans la ,'esolll / IOIl de l a d écltal'[JeI' ,

Attendu, dés lors, en ce qui concerne le s ieu L' Lam ia,
porteu L' d u bi lle Lde gl'osse, qu'aya nt ainsi valablement et
rég uli èrem en t prèté 9,000 fr " au change m a ritime de
1,000 fr" il est en droit d'en ex ige r le pai emenL e rrectif e t
i mméd iaL e n ses mai ns, é tra ngeL' qu' il est e L qu 'il do iL
dem eul'el' aux co ntestations fjlle peuvent avoir cntl'e eux

(CH,IMDON

", L AMIA ET Ct\Pl'l'A INE GRIM.umo) .

CO~ T 0 "

J UG EMEN 'l' ,

ALtendu qu e les ins tances fo rm ées les LU, 2 eL9 mai cou'
ranL par Les sieurs Sai vatore Lamia, Cba~lJon et cap Ltan:e
Grimando sont connexes et doivent ê tres JOLntes p our qu!l
soit prononcé sur Le tout par un seu L et même ]llgement;
Attendu (l ue J'emprunt à la grosse fait par le capil~in e
Cri toforo Grimando, capitai ne du naVLre CO/'fesa, à 1rapani, su ivant acte de !II' Michele Pûlizzi, du, 3D, mars de~
nier dù ment enre~istL'é, est mterve nu apres 1 accomp h.em~nt de toutes
formalités prescrites pom sa validité
par la loi italienue ;

1;5

Quïl y aeu requête présentée au Tribu n ~ l de T rapa~,i,
présen tée par le cap itaine Grimando pour e tL'e autOL'Lse ,\

débarquer la cargaison pO U l' pl'océder aux vénficaLlOn ~ nécessaires, et Il empru !)ter les som mes qu i seraient s tl'lctement ex igées par les circonstan ces; que cette autOl'lSatLon
a été accor dée paL' le 'l'L'ibunal avec fac ult é d'afIecter la
cargaison à l'emprunt;

Qu' une expertise a é te ordonnée et qu'i l y a été procédé;
Que le capitaine, se conform ant aux disposit ions de l'u rticle 509 du Code de commerce italiell, a donné d u tout
avis au sieur Chambon à qui était d~stiné le soufre chargé
à Port-Empédocle à bord du CoNesa ; que Chambon a reçu
cet avis; que l'em prunt n'a eu 1ieu déDniti vemen t q ue da~,s
uu délai qui aété plus que suffisant pour qu' il ait pu, s Li

le capitaine Grim ando et le sieu!' Chambon ;
ALtend u qu 'il doit donc être ordonné, au profit dud it
Lamia , que la somm e versée pal' ChambOIl en mai ns des

sieul's lI offman et C~, de Jean Luce, eL indùmellt saisiearrêtée ens uite, lui sera rem ise pal' ces derlliers, nonobstant toute opposition de la part dudit sieu L' Chambon ;
Attendu , en ce qui to uche les difli cu ltés nées entre Col
dernier et le cap itain e Gl'imando, qu 'il a êlé convenu e l1l l'C
eux, a u m omen t de J'afTrétem e n t du navire COl'f esa pOlll' le
tL'anspo rt d'un ch a rgement de soufre de l'on- Empédocle cl
Marsei lle, qu e le navire et la cal'{;a ison sera ient (l'al/cs
d'av a',"zoes communes ;

Que, pal' l'efl e t de celle cla use, qu els que fussent, dès
lors, les événem ent s de la navigatio n qui allait s'accompli r, les avaries que le nav ire ou la ca l'ga ison a.u rai ent ù.
su biI', so iL pa l' cas fO L' tuit, soit pal' la volonté cie J' homme,
devaien t nécessairement L'esteL'Ù la chaL'ge pal'ticu lière de
l'un ou de l'autre, respectivement ;
Attendu qu'i l L'ésu lte du L'a pPol't de Ll'CL' du ca pitaine
Grimando, qu 'a u SOL'tiL'd e POL't-Empédocle, le navire COI ' lesa a é té assail li pal' une tempête fUl'ie use, qui, ou tl'e divel's sacri fi ces d 'obje ts du bOL'd , a L'endu nécessai L'e un forcement de voiles pOUl' éch appe l' Ù un péL'il immi nent ;
Atteudu que le na vi re CO/'/esa s'est réfugié dans le port
de Trapani , ol1 il a été constaté que'la conséquence du 101'-

1" p , -

1888 ,

18

�- 27

( 2iI )
cement de ,"oiles avatt 'été de d isjoindre les cou tu l'es des

son é lut pat'licu lier n'en nécessttait do nc pas le décharge -

borJages et de créer u ne voie d'eau qui rendaiL nécessaire
une réparation aUllit navire;

mellt;

Allendu que c'est en l'etat de ces cil'conslances que le
capi laine Gl'imando a pl'océdé à l'empl' unt i\ la grosse cidessus mentionné et qu' il a spécia lemenl affecté au rem-

à tran sporter cette mat'chancl ise à Marseille, éta it cie faire

boursement la cargaison appartenant au sieur Chambon ;
AlIenùu que les événemen ts de mer relat s dans le rapport de mer du capitaine, ne peu ,'enl, enl'élat des stipulations spéciales qui lielltles parlies,d onner lieu il u n règlemeut d'ava l'Îe commune; q ne le navire, à raison ùes sacrifice , quels qu'ils aie nt été, accomp h s en vu e du b ien et du
salu t commUll, doit seu l supporter le dornmage J sans répélition possible con Ire la marchandise, celle-ci gdrdant à sa
charge les avaries qu'e ll e aurait pu avoir d'aul ::e part;

Qu'i l s'agit donc de savoir dans l'inlérê l de qui l'empt'utll
;\ la grosse a eu lieu; que s'il a été exclusif au navire, celui -ci seu l doit le rembourset' ;
Attendu qu' il ~st cert ai n et incontestab le qu e le forcement de voiles a créé la voie d'eau, en désemparant les
membrures du navire; que cetle voie d'eall a rendu i ndispensables des rêpal'utions à ce navire; que, nécessairement, pour fai re ce3 ré parations, le navire a dû èlre dé-

barrassé de sa cat'gaison ; que le déchargement de la marchaudise 11 dû ainsi précéder nécessairement le commencement de ces travaux de réparations;

Que ce n'est point l'état de la marchand ise elle-même
qui a nécessité son débarquement pOlH' la Rauver d'une
avarie imminente ou pour empècher l'augmen tation de
cetle avarie; que les é\'énements de la na vigalivn n'ont,
en effet, causé aucune avarie au soufre du sieur Cham-

bon; qu'à l'entrée dans le pOt't de Trapani et lors de SOli
débarquement dans ce pori, ell e n 'é tait poi nt avariée; que

Attendu que l'o bligation du CalJi ta ine, qui 'éla it engagé
lout ce qui dége ndait de lui pour l'emplir cette olJ ligalion ;
que sc trouvant ame né da ns lin port 'lui était ceilli de son
a rmateu r et dans lequel les l'épat'ations nécessai t'es pou-

vaienL se faire, son devoi r, vis-à-vis de son chargeul', était
de les y pt'a tiquer promptem enl, pour reprendt'e au plus
tOt sa na vigatioo ;
Que c'élaiL donc au cap itain e à prendre, aux frais, ris-

ques e t péri ls de son n avi t'e, les mesure, exigées pal' ce ll e

obligation;
Que celle ob ligation qui l u i été créée à la fois pal' son
conlt'atet pal' les évé nemen lS de mer subis, ne pouvait en-

trainer aucuns fra is auxquels la mal'chand ise eùt à contrihuer ;
Attend u, en etret , que du mO~lCnt qu e la l'éparalion au
navire ne pouvait avoir tjue le simple ca l'ar.tère d'une avarie particul ière au navire, ce caractère s'est répercute sur
toutes les m eSUl'es et dépe nses CJui en ont été la co nséquence
nécessaire et imméd ia te, ccmme l'accessoi re participe d u
caraclère et du so rt du pri ncipal ;
Qu'ainsi, le déchat'!;ement, les frais d'allège, les ft'ais
de l'em barq uement, n'p.yant nullement pu avoi r le sa lul ,
la préservation Olt la conservai ion de la cargaison pour

cause immédia te et directe, mais n'ayant été que des
opét'ati ons exclus ivem e nt exigées pal' la nécessité et pour
la faci litê des opérations de réparalions seules du nal' ire,
c'est celui-ci qui doit en supporter exclu sivemen t les
dt'penses;
Attendu, pat' suite, que le capilaine Urimando, en engageant la cat'ga ison au remboursement du b illet de gl'Osse,

�( n6 )
a pu \'H laLlemenl af ir vis-à-visdn pl'êtem' el obliger son
chargeur au proUt de ce derllidl' ; ma is que vis·;)- vis de lui,
capitaiue, le chargeur, qui n'anüt aucune avarie particulière à sa marchand ise eL de\'ait demeu rer ell'angel' aux
réparations du navire, est en droit de se faire restituer les
sommes q u'il paie au préleu r ;
Altendu qu'i l ,! a donc lieu cie ma inten ir la saisie du
naVlre COl'tef:a et de débouter le capita ine Gl' imando) ta nL
ùe sa demande en l'èglement dlaval'ies pat'ticulièl'es qu'en
dornmages·inlél'èts;
Par ces motifs,
Le Tribuna l joint les instances; en ce qui concerne le

sieu!' Lamia, sans 'arrêter aux conclusions du sieur Chambon, dit et CI'donne que les sieurs lloll'man et C', de Jean
Luce, seront tenus, nonobstant toute opposition et prétentions contraires dudit Chambon, de ve,'Ser er, mains du
sieur Lamia les sommes par eux encaissées, moyennant
quoi lesdits Hoffman el C' ,de Jean Luce, bien et dùment
libérés, sans dommages ·intérèts contre le sieu r Chambon
au proliL de Lamia, dépens à la cha"ge de Chambon ;
En ce qui touche le cal,itaine Grimanclo, le (khoute de
sn demande à l'encont,'e du sieu r Chambon, tan t en ce 'lui
est relatif au règlemen t d'avaries particulièl'es q u'aux dommages-intérêts, avec dépens;
Faisant droit a\lX fi ns et conclusions du sieur Chambon,
condamne le capitaine Grimando à lu i payer la somme de
de 10,000 Ir., mo n tant en principal et cha llge maritime
du billet de g rosse dont s'agit, sans dommages- inlél'èl;
avec intérêts de droit et dépens.
D" 17 mai 188 .- P,'ès.,
pOUl' Chambon, ESTRAI'\G I N
capitaine,

~1. AnNALIJ.pOlit'

Lamia,

PI. , :\l~1.
TALON

AUTnAN
plJUI'

le

( 277 )

jl no pn l l~T I~ INDUSTRI ELLE. TEcn. -

PnOOU I TS FAnnrQU J~s . -

A C III~ ­

D nO IT O',\P POS lm SA PRO png M,\ nQI'E.

L 'achete1u' d'une marchandise (ab1'ùlHée, es! cn ch'oit,

après aVOiJ'p1'is liv1'aison) (l'appose}' sa prop/'c
que SU1' celte mal'chandùe.

HlaI'-

IL ne commet en cela aucun acle de C0I1C1.t1'1'enCe dé -

loyale.
En cOHséquence,le vendeu1' qui a e:rpNcilement consent?' ci
ce ql/ e l'acheleu1' apposdt sa }J1'Op1'e marque SUI' la 1HQ1'chandise ci. livre?', ne peut empéche1' son achetelO' d' accorder le mém.e cOHsentement â. un sOlls-achetem' ,
(BAnnE CONTnE MAfiQUIS).
J UGE MENT.

ALlend u q ue le.sieu r Marqu is a acco,'dé au sieur Bane ,

son acheteur d'une certaine quant ité de caisses savon
bleu p,\ le, la fa cult é de recevoi r ces ca isses en faisant a pposer sa marque j

Oue le sieu r Mal'quis ayan t, reç u nvis de livrer, pOUl'
compte du sieur Barre au sieu r Cha uve t, une partie desd ites ca isses, s'est refusé il la isser apposer la marq ue de ce
dern ier;
Qu'il soutient avo il' seu lement concédé une facu lt é personnelle au sieur Ban e;
Attendu que le fa it don t le sieu r Narquis se plaind,'ai t,
cie la pa r t de son acheteu r , n'es t en aucuue manière de natu re à pouvoir lu i porte" préjud ice; que l'apposit ion, SU I'
llneca isse de savon de sa fHbl'tcation, d'une murtj ue nutre
(Jne la sienne, nJest po in t U il acte qui puisse constituer) en

�( 2ï9 )

(21 )
effet, une conCUl'l'ence déloyal e el n'est prohi bé par aucune
loi ;

Oue ce fail ne peut, d'aulre pal't, êtl'e empêché pal'lui,
quïl ail ou non accordé, comm e dans l"espèce, la Iacullé
d'apposition de la m arque de on acheleur sur les caisses
quïllui livre ;
Qlle celui,ci, une fois la livraison faite et élant propri étaire desdites caisses, peut toujours, sans excéder son
dl"Oil el s'exposer à des dommages-intérèts, apposer sa pl'Opre marque ou celle d'u n so us-acheteur;
Ou'ainsi les parties, en s tipu lan t la fa culLé ci-dessus,
n'ont pu entendre la born~r à la marque person nelle de
l'acheteur ;
Oue Marquis a donceu tortde refllser la livraison ;
Par ces motifs,

Le Tribunal autorise le sielll' fian'e à se remplace r , aux
frais, ri gues et périls du sieur Marquis, par le ministère
de J, Fraissinet, cOUl'tiel',de la qllanti té decenl caisses savon
bl eu pâle, coupe ferme, nu et en pièce;
Et condamne Marquis au paiement, en faveur de Bane ,
de la différence qui pourra exister entre le prix conven u
et celui du remplacement ;
Avec intérêts de droit et dépen ,

Du 23 mai 1888, - P,'és" M, AnNAI;o, pour Barre, SABATIER pour ~ r arqu i s.

Pl"

M~r.

BEn-

G.\SSE

SrnESTARIES. -

'J'AN,. DE JOrRS counANTS DIMA NCHes EXCE PTI:S.

-

JOVR DE LA T OUSSA IN T.

D ans la clause d'ull aff1't&gt;temel1t accot'dan ! tallt de jours
com'anls de sla1'ies, dt'maur!Jes e.l'ceptés, le mot dima/tche doit élt'e ellfend" 1"'estric{ivemen{ et ne peut s'éfe,l d,'e au:r' au{res;'ou1'S légalement lé}'i~s ,

d'!I1~ vapCtt l'

dé -

Spécialement, le jou ·r de la Toussaint d oit , efl pareil
Nre compté dans le délai comme jou,' u /ile ,

cas,

Il en est sU1'{ou f ainsi, lO1'Squ.'i1 s'aDit
barquant dans les Dacie .. ,

( CAPITA INE KmTON CONTRE DREYF US Fn~; nE S).
J UGEMEN'l'.

AUenc1u que le vape ur anglais Ru gby, capitain e Kirton,
est arrivé à Marseill e avec une carga ison de bl é il la consignati on des sieurs Dreyfus frères, et qu'à ce mom en t, quatre jours courants, dimanches exceptés, restaient seulement
à ces derniers poU\" le déchargement de cet te cargaison;
Oue ce chargement a duré du 3 1 octobre au 5 novembre dernier; qu e, dans ceL intervall e de temps, il y a eu un
dillltln chc; qu e le ca pitaine Jiirlon réclame, en cOllséqu ~ n ce, deux jours de s ures t al'i ~s; mai s que, le l undi qui a
suivi ce diman che , é tant le jOllr m ême de la Tou ssaint , les
siems Dl'eyfus frères 11 'offren t qu 'u n se ul jour de smestaries, assimil ant ce joUI' férié à un dimanche;
Atten du que cette assll11il atio n ne saurait êtl'e acceptêe;
que les seu ls jours mis en dehors des jours cou rant s onl été
expl'essém en t les dimanches, et &lt;l ue si l'on eùt entendu excepter encore les au tres jours fériés, il eùt été facile et
simpl e de l"exprimer par ces mols : «diman ches et fêtes
exce plés ; •
Qlle la na,'igat ion à vapeur a des ex igences de rapidité
qni expliquent la restriction apPo l'tée a u,&lt; accords et l'exclusion des jours fériés autl'es que les dimanches;

(lu e si les jours fériés ont pn , pa l' assi mil ation et quand
il s'agissait de nav ires ft voil es, êLl'e assi milés a ux dimanches, à rais') n de l'i mpossi bilit é de ll'availler penda nt ces

�( 280 )

(

mêmes JOUIS, toutes les admin i tl'ulions elan t fermées, il
n'en saurait être de ml;mc aujourLl'hu i oit ces ad mi nislrations, moyennant un supplément de droit ;\ payer pal' le
consignataire, reudent po sible:\ ce dernier d'elJ'ectue!' le
déchargement même un jolll' ft'dé, surto u t quand il s'agit
cl'un vapeur qui opère w n débarque ment dans les Docks;
Oue, dans l'espèce, les sietll'S Drey fus frères ont pro li té
de celle faculté, puisq u 'ils reconnaissent eux- mêmes avoil',
sans discon ti nua tion, fa it opérer le décbargemen t du navil'e Rugby, aussi bien le dimanche et le jour de la Toussaint que les quatl'e autres jotll'S non fériés;
P'1I' ces Inolifs,

Le Tl'ibunal condamne les sieurs Dreyf us frères il parer
au capitaine I\il,ton la somme de 1,428 fI', 85 c_ pour deux
jours de sure taries;

Avec intél'èts de droit el dépens.
Du 30 mai 1888, - Prés., M. ARNAUD.
P l., MM,
pon ,' le capi taine, TALON pOl\!' Dreyfus.

\EGRETTI

YENTI~ A LI\' RER. -

CITATION EN REMPLACEMENT, -

NOUVELLE EN nÉSILIATION. -

CITATION

ÙFfRE IMMÉDIATE.

L01'sque l'acheteu" d'une marchandise, ayant cùé son
vendeur en l'ernplacement, l~ti (ait sigJ/1lle1' une nou-

veUe citation en ,'ésiNalioH, le vendeu1' est en d1'ml de
considél'et' cette nouvelle citation comme emportant
somm ation de livre)', et s'ilod)'e imm édiatement sa
mm'cllalldise, l'acheteu r est tenu de la 1'ece/;où' ( '1) ,

( 1) Voy. Conf 2- Tah le di!cennale. v' Vcnl e ù liner, n'" '!8 Cl
&lt;::ui\'. - I&lt;.n s('ns ('o nlntit'e, Ibid ., n· n.

~8 t

)

( U ILLlDEHT 1~1' 'l' 1~z llm CONTRI·; MOVI'TBT ).
J UGEMENT.

At tendu que C. hlout tet a,-a it à, li vl'e,' ,\ Git li bert et Tez iel'
1,000 q uint aux métriques de blé dur en avril dem ie" ;

Que le 30 ù udit mois, c'est-à-d ire dans le délai, il leu r a
donné li n ol'd re pOUl' recevoir lad it e quanlité au ilébar'l uement du navire H m'old ;
Oue Gilliber t et Téz ier ne se sont présentés que le 2 mai
seu lement et, à raison cie difficultés sur le poids du blé
oilert, ont refusé de retire" la m archa n d i ~e; que le 5
ma i ils on t demandé le remplacement , faute par Moullet
d'avoir présenté une autre marchandise;
Attendu que Gill ibert et 'l'ézi er n'ont point persisté dans
leu,' demande en l'em placement ; qu 'en ef.fel, ù la date du 8
mai, ils on t fait tenir à C, Moullet une citation devan t le
Tribuna l de céans, en résil ia tion des accOl'ds;
Attendu q ue le sieu r C. Moullet, SUl' cet ex ploi t., teur a
fait olJ're de leur li\'l"e,' les t ,000 quintaux du bo ,'d du
navi re H m'otcl;
Attend u que, pal' le fa it de la pl'oroga tion des délais
jusqu 'a u 5 ma i, prove nant cie la vo lonte des sieurs Gil libert
et 'l'éziel', C, Mou ttet ne peu t, être considéré comme ayant
été en retard de livre" les q uantités stipulérs pon,' le mo is
d'avril ;
Que par le fait de l'abandon de leur demande en l'emplacement formulée le 5 et il laquelle Gitlibert et Tézier
ont substitué une demande en résiliation formul ée le 8,
la prorogation des délais de la vente a été, en efl et, l'onlinu ee du 5 au 8 ma i ; qu'à celle date le vendeur, cilé en
rt" silialion faule de livraison, a eu le droil d'offl'il' la marchand ise ;

�(

~82

)

( 283 )

Oue la citat ion en ré ~ iliati o n emportait, en effet sommaJ

tion de Ii""er immédiatemment la marchandise, et que
C, Moullet, en l'olTrant immédia temen t, c'est-à·dire, dans
le délai moral pour pou l'air faire pan'enit' sa réponse, a
rempli son obligation de " endeur; que par le fait de la
prorogation des accol'ds, il é tait dans les délais utiles pour
fail'e cette olTre ;

COMPÉTENCE. -

J UGEM EN T ÉTnA~C J·:n . -

J UGEMENT ÉTRANGER . -

}\nORDAGg . -

EXEQUAT UR . -

N AVII\E ÉTR1\NGER. -

-

LOI ES PAGNOLE , -

PnocÈs

VÉRIF ICATION,
A L·ÉTRA NGER. -

PROTES'fATION NON - NÉC ESSA In P..

FIN Dfo; NON -R ECEVOIR, -

Oue le débarquement du navire IIa,'old était en core en
cou l'S, et que C. Mouttet élait fondé Il prendl'e et à olTril'
dan ce chargement la quantité nécessa ire pou r remplacer
celle précédemment refu sée comme n'all an t pas au poids;

E 'ŒQul\ Tu n.

EXCEPTrON.

I!:XÉCUTION EN FRANCE.

La. denuwde en. exequaitl?' d'un jugement 1'elldu pm' tin
Tribunal éh'ange1', est une demande avant pO lO' o~iet

une difficulté

d·e.~éc"tion

de ce jl&lt;[!ement.

Par ces motifs ,

il ce litre elle est de la compétence dl&lt; T,'ibunal civii,

Le Tl'ibunal déboute Gillibel't et Téz ier de leur demande;

L'incompétence du T1'1'bllnal de comme1'ce à cet é[Ja1'd est
absolue, ef) au cas où elle ne serait }Jas soulevée par les

El de même suite, faisant droit aux lins reconventionnelles prises par C, Moullet, faute par les sieu rs Gi llibert et
Tézier d'a"oir pris linai on des 1,000 quintaux m étriques,
solde d'avril, du bord ùu navire Ha mld, et ce, dans les
trois jours du prononcé dn présent, antorise C. Monttet à
les faire "endre am enchèl'es publiques pal' le ministèl'e
du premier courtier requis, à leurs risques et périls, et les
condamne à lui payer la dilférenre entre le produit net de
la vente aux enchères et le prix verbalement convenu ;

Avec intérêts de droit et dépens.

D u 31 mai 1888, FERRE

L'GllAN GE

pour Mouttet,

P rés. , M. AnNAuD, - P l .. 11M. DE
pour Gillibert et Té.iel', Aimé AILIlAuo

pal'ties, le T"ib"nal dewait la déclal'el' d'office,
Il en se1'ait ainsi même au cas dû. cette demande se p1'Odu ù'ait deuant le T /'ibunal de commeJ'ce cornille excep tion ci une aut)'e demande sm' laquelle il sel'ait compUent, si d'aitlew's ce /l'est que pal' occasion qu'elle a

été présentée so"s (orme d'e.rception, cl si eUe pouvait
ét1'e au be&lt;foin f01'm,ée comme d emande }J1'inâpate .
La décis'l'on ;'enelant exécutoil'e CH F rance lin Jugement
éll'auoe,', ne c01npo1'te pas un {u[Jement nouveau sw' le

( and,
Le juge français d oit ell pa/'eil cas se bOl'J1el' à ue,'ifiel' si
le i uge ét1'al1 [Jel' a f aï Il ne sai Ize G}JjJl t'caHon dES 1'èUles
de la compétence, des ]J1'illet'P€S cl'OI'd1'e pHUlic reçus en

F,'wlce et de la loi qui doit ..cOi&gt;' le deual,
La nécessité d'une ln'otestation en cas cZ'abOl'daye, établie

J'a&gt;' Les ad;cles

~ 35

et

~36

dn Code de co"",,",'ce, »e

1'ap]Jo1'te qu'aux aU01'da[jes cl/tJ'e nat..·l,'es f l'ançais
entre (l'ançais et éb'au[jcrs.

.IM

OH

�( 284 )

Elle ne doit étl'e appliquée elltre étrallgers qu'alt cas oli
ces étl'anoel's l'ienr!l'aienl dil'ec{emcn{ l.Jlaide1'en F"allCe
SUI' les ,'esponsabildés naissa"t de lew' abOl'dage (1) ,
Elle ,,'esl donc pa.. applicable ci "n abordage elltre étrangers jugé pa,' lin Triûunal éll'anfle&gt;', si la loi du pays
oû le p,'ocès a lieu, ne con tient aucune disposition

semblable,
Et la necessité de 've"ir plaide" en F ,'a"ee pou,' y faù'e
déclarer exécu(où'e le Jugement ,"endlt à l'U1'anpe,\ ne

,'e.. d pas applicables
loi fl'an çaise,

SU"

ce point les dispositio"s de la

La loi espagnole ne contient aucu ne disposition semblable

ci ce/le des Q1,ticles 435 et 4,% du Code de comm,,'ce
fra nçais,
( MAC LA RE" CRC'" CO"TRC OLLA"AnI ,' ET C' ET .'CTRES),

:-ious avons l'apporté dans ce r ecueil ( IS8ï , L liS) le
jugement rendu dans ceLle affaire par le Tribunal de commerce de ~[arsei ll e le 19 avril IS8ï ,
Appel pal' Mac Laren Crum ,
AnR f~T .

Attendu qu e le Tribunal de com merce ùe :liarseille a été
sa isi d'une double demande, la première formée par 11ac
La l'en Crum e t C' à la date du 29 a"ril 188;. en sou lèvement du cantiounement de 200,000 fr " fourni pal' le Crédit
Lyonnais el consigné pal' eux pOUl' dégager le nav ire l'A 1'dentiell de la saisie pratiquée à Marseille à la re~uè te des
sieurs OIla varia et C',et e n paiement de dommages-in térêls
en réparation du préjud ice ,\ eu x causé par la dation de ce
cautionnerr.enl, et la deuxi~me, forwée \Jar Olla"arin et C'
et les Compagnies cI'assurances l' [/l1iol1 e l P hénix espagllol

( 1 Vor . Conf. te rN", I SR6. 1. 'l'?G.

(

~85

)

et le Lloyd Alid"lo/ls, à la dale des 12 c t tn juin 188G
afin: 1- ü'obtenir l'exécuLÎon en France de trois jugemenl~
rendus à leu l' prom plI' le Tribunal de Valence (Espagne),
les 1 t octobre 1 88~, 12 mars 1884,3 etn décembl'e 188', .
2' d'oblenir que le cautionnement d~ 200,OUO fI', so it versé
par le Crédit Lyonnais en leurs mains à concu n ellce de
leurs créances;
At.t endu fJue la premièl'e question qui s' impose à la Cou r,
con siste à examiner si le 'l'l'i blln al de commnl'ce ne (levait
pas d 'office déclin er sa compétence; 'lue SUI' ce point il
faut distin guer les demandes l'elatives au ca utionnement
de 200,000 fI'" et la demande à fin d'ex Cj"atur ;
Que les pl'emi èl es demand es soulèven t des contes tations
lI ées;\ raison cie la sa isie dans le porl de lIldl'seiHe du na vire l'A rdent/en el du cautio nnement prescrit pal' un e
ordonnance de M, le Président du 'l'I'ibunal de commCl'ce
de Marseille cL mainlenue pUI' jugement cl LI même Tribunal
e l par arrêt de la COUI' de céans, j usqu';) la sol u tion ùu
procès au f0l1d devilnL les Tribun aux élran gers; que, aux
termes de l'article G33 du Code de comm erce, ces contestations renlrenL dans ia compétence des Tl'ibllnal1X de com merce;

Attend u qu e les pl'emi el's ju ges sais is de ces d em~lId es
ont déclaré, dan s la derni èl'e ]J~rtie du paragra phe linal J es
motifs du jugemen t, que, "li le ma nclll c dïnlérèt, il éta it
inulile de les examiner, et qn'ils Ollt omis de prononcel' ;
qlle ces demandes sont reproduites, soit pal' l'appel princi pal, soit pa l' rappel in c ident , et qu'i l échet en vertu de
l'effe Ldé,'olutif des appels d 'y staLuer;
Attendu qu e la denxième de mande n'" pas cu l'OU I' ol,jet
une affaire commercial e, mais nne dilJi cll llé d'exécution
qui pat' elle - même sort de la compétence s pécia le ùes Tri bunaux consu laires et qui so ulève, en outre, des ques tions
de dl'oit international el de souveraineté Ilui ne leur ont
pas été dé volues ;

�(

~86

)

"
élence du Tribunal de commerce, juridicQue 1 Ulcomp
,
d cl
d
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' " t" 11 est donc absolue il 1égar
e celle et IOn li excep 10, •
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,
"
' 11 n'a pas été so ulevee par es partIe. ; 'lu aux
mamle,que e &lt; ,
d
"" 1 " 1
4du Code de procé .ure Clvle,
sl e
termes de l ,al,t"cle!I"
l
...
.
"
1 d commerce est incompétent, II uoll renvoyer
'l'nbun a e
'
"' "
éè
"
"
core que le décli natolre n aIl pas t propose;
les {&gt;artles en
, f'
tl"
"
'" ya cl ou c lieu de suppléer d a lIce ce e lncompeqUll
tence"
'"
t on ferait remarquer que la demande à fin
(lue va memen
" .
1d
' ,
,
se produit devant le Inbuna e commelcc
d'exequal\ll ne
. 1 d
'l'"b
,"
Il ne demande commerCla e ont ce 1'\ uqn en réponse &lt; U
1
t d
nal était compélemlllenl saisi et que, dès 01'5, e ~1 ver U e
,
1 " "e de l'actIOn e5t Juge de 1 exceptIOn,
la re~l e que e )U o
1 "
,
~ t
"d
ude devait èt re appréciée pal' UI; q u en e e,
cette ema d ttal1' que ceue règle soit app licable aux
mème en a me ( C\.
d"
"
" "cepll"ou et puisse amener une erogatlon
d
T 'ibuuaus ex
'd
1
1
" : es qui ré ~isseut l a compétence et 101' ra (es
aux
pnuClp
"
1
"1
e
s'a"it
pas
" "" ""
"1 est établ i qu e daus a cau se 1 n
0
" propo.
- ée po UI' lal"re
J UrldlctlOns, , 1 récier uue exceptIOn
pp
Ide principal e mai , de s tatuer sur une
seul emenl d a
1
'e lOLlsser une (emal
)
d'
1 [
" ,"
le préseut ée au besoin sous forme exdemande prJUclpa
ception ;
"
,"
i atteudu que s i la CO Ul' , pOUl' la l'~~U~Ul' des plln"hla sdoit rononcer l'incompétence du 1nbunal de comClpes,
P
"
' II est compélente pOUl' conualtre
'ce il est cel'laln qu e e
"1 " t
111el ,
1 1" "tude dejuridiClion q UI UI es
du litige, eu vertu de a p em
e t que dès lors,il y a lieu
é tat
dévolue; que la cause est e~ s diSPositions de l'article 4i8
ù'él'oquer le fond en ver tu e ,
d mande à fi n d'exedu Code de proGéd ure clvde SUL la e
quatur ;
"
t de
"
r appréCIer cet e ,
au fond "
Atteudu que le juge françaIs, pou
,
à ronoocer UIl]u gemcnl nOU\eau
.
'
mande, il a pas P
.' .
. l . l'':l'e éll'alllTer a ralL une
quïl doit se bOl'oer à ven Ger SIl e Jl~PétenC; des principe,
saine applicatIo n des l'eg~es de a ~o I i i qu'i devait régir
d'ordre public r eç us ell l' l'ance et e a a

(

~87

)

le débat ; qlle sa mission consiste uniqu ement à [JI'ouoncel'
sm l'exécu tion du jugement étranger et non à substituer
sa décis ion à celle du j ugeme nt étl'anger;
Que c'est en l'état du principe ains i posé du pouvoil' du
ju ge fran çais,qu' il ya lieu d'a pprécier les exceptions et les
mo)' cns de fond qui ont été Pl'oposés dan s la cau e;
SUI' la Il n de non- recevoir tirée des articles 435 et 436 du
Code de comm erce:

Attendu qu e ces articl es ne visent évid emm ent que les
cas d'abordage en tre navires appartenant, à des FI'an ~' ai s ou
entre navires Iran çai s ou étrangers; que le législateUl' ne
peut s'être préoccupé, en effet, qne de protéger les nalionaux en imposant des délais tels que les fai ts e~ se ntie l s de
J'abordage pusse nt être rapid ement recherchés, rec ueillis et
vérifiés et qu e les témoins de l'événement pusscnt util ement être amen és à l'enquête; que le cas d'abordage entre
élI"angers dans des ea ll x étrangères, éc happan t naturell ement à lout e juridiction fl'a n ~'ai se, n'a pu être visé par les
articles ci-dessus; que ce ne sel'ait que tout au tan t que
ces étra ngers viendrai ent directelnent el spont anément in -

vesti r un Tri bu nal françai s des ca uses et des l'esponsabili tés
de leur abordage e t se soume llraienL ainsi à la loi française, que la Li ll de non "recevoir dont s"agit lem sel'ait
applicable ;
Attendu que dans l'espèce il ne s'agit pas de statuer sur
un procès d'abOl'dage porté devant la Cam de céans par la
volonté comm un e des parties, mais d' uB e demande d'exequatur d'un ju gement l endu sur un abo l'dage, pal' un Tri-

bunal étran ger , seu l compétent ; que cc Il 'est que pal' su ite
d'u ne circonsta nce fortu i te Ci lie cetle demanùe en exeq li a tu l'
ze pl'nduit ; que l'étranger, en effet, trouve nn moyen de
pou rsui l'I'e son pai ement en France; qu 'au momen t de l'abordage il ne pouva it in cont es ta b l ~men t pré,'oll' qu e ce moyen
lui sel'ait présenté; CJlIe repousser sa dema nde par une fin de
lion -recevoir, seraiL souve l'al11emen Lri go ureux et injuste;

�(

28~

)

sa qualité d 'étran ger ne lui imposait pas J"?bligation de
se con (ol'mel' cl la loi fl'anc;aise au moment de 1 abordage, et
qu'il lI'avail à ce lllOment 3uCll.n il?Lél'et à la connaître .~ l à
l'app liq uer, rien ne poul'au t !l\1 fa n'e .upposer que la JUstice française aurait à in tervenir un jour;

(lU

Attendu que les a l't iclcs !135 e t '13U s usvisé ne ~o nt p~s
d'ol'dre public; que les règles et les formes et délais Ù SUIvre en cas d'abordage entre deux él l'anger.s doivent lléces~;ü l'emenl être ceux du lieu oit se trouve le Tribun al
êll'anael' qui doU en connaltre; que la maxim e locl/s 'l'eDit
acttl1~ doiL tl'ollver ici son app lication ; que, la loi espa·
gnole ne contenant aucune prescription anal ogue ,aux art icles 't35 el !l36 susvisés, aucune lin de non - l'clCeVOll' ne peul
être opposée aux demand eu rs ;
Attendu, au surplus, que s'il étaiL adm is que les1.'ègles
et les formes et délais à suivre e n cas d'abordage à 1 ell'aU gel' entre deux étrangers, 1I 1élaient pas seul.emenL ceux ùu
lieu oil se tro uve le Tri bun al ét l'an ge r ~ m31 S encore ceux
des lieu x olt se lrouvel'ollt les Tribunaux qui auront ù
donner l'execluatur de la décision int ervenue, on se h eu r terai t presqne toujours à une impossibilité de faire exéclltel' cette décision pal' suite du défa u t d'unifOl'mité,dans les
diverses légbla tions du m ond e cOnlm el'c ial ,desd ites règles;
qu e cette impossibilité d'exécution est contraire au droit
nalurel, à la morale uniyerselle eL aux exigences de la société moderne qui tend à favoriser les l'elalio ns com merciales entre les pe up les;
SUI'

le fond:

.\ttendu qu'il ap parait du l'apport de Ill er du o:apitaillc
du vapeur .rl.ydentiell, que le ,'apeu r FalgHet'a n'aurait eu
que ses feux vert et l'ouge allumés, sans feu blanc au
chouquet ; mais que cette assel' tion e,t contl'cd it e par celle
du capitaine du Fa igue ,'a ; que celttl-ci a a[lirm é aVOll' eu
ses trois feux réglement aires alluill S; que les témoignages

( 289 )
~nle n ùns en la fonne prescl'i te pal' la loi espagnole, con,
fll'men~ cette de rn ière a ffi l'mation ; qll e celt e enquêtc, i l est

"l'al, n a pas été con tradictoire, mais qll c c'es t pal' le fa it
du capita ine de l'A ,'dentien lui - même, qui s'est dél'Obé il
tellc e nqu ê te en f uyant le pOl't du Grao, ct qu e pal' l'effe t
du tem ps éCa ill é, toute nonvellc enqu ête est impossible;
Qu 'il fau t bi en , da ns ces ci l'co nstances s'en teni r a ux'
dépOSitIOn s pl'OdUl tes il l'époq ue dans les fOl'mes de la loi
espagnole et sous la slIl'"ei ll ance et le contrôlc de la justice
de ce pays;
,

'

.

1

Qu'ainsi, q nant il la 91&lt;estio/l des ( eux, le capitainc dn
Falgu.,'a ne pent être regardé comme ayant été en fa u te',
Att endn qu ' il ne parait pas li on pins avoir acco mp li une
fausse manœuvre qUI :ut pu causer !'aborda ue . qu 'en effet
si le capita ine du Falfl llel'a dans son l'appo~t ;10 mer dé~
clare avoir vu pal' l'amure de tl'ibOl'd l'rb 'denlien suivant
une direc,Lion OPposé~ au Fa l[Jllel'a, il est cer tain que les
deux naVIres ne venalenL pas l'un contl't! J'autl'e et cap co ntre cap ; que d ifféremment dll F alguera, on n 'a ura it
pli voir les tl'Ois fe llx de l'A ,'dent-ien pal' J'amu re de
tribord;
Que d'aut re pa r t, le rapport de m er du cap itaine de l'A,,dentien indique bien qu e les deux navires ne nav ig'la ien t
pas cap contre ca p, c'est·à·dire dans un e li gne directem ent
opposée; que différemm e nt du bord de l'A I'dentien on
au rait dù "ail' les feux du F a/ouera (ous simu lt anéll;ent
~u lieu ùe tes apercevoir success ivement et l'un apl'é~
1 autre; que, dès 101'S, le l'e proch e fait ail cap itaine ct Il Fa l[J/lel'~ de n'avoil' pas ~vo J l1é a tl'ibol'd, de n'avoir pas fait
mach Ille en al'l'iè l'e ou stoppé, n'est pas fondé; qu'en e voI,u ant au co ntrail'e à hùbord en ayant vu l'Ardelllien pal'
1amure de tl'ibord, le capitaine du F alfluera a manœuvré
conformément aux disposi tions ùu règlement intel'nationa l
pOUl' év it er le navire qui cl'oisa it sa l'ante; qu'ai nsi la fausse

1" p, _. 1888 ,

19

�( 290 )

( 29 1 )

m anŒu vre qui a occasionné:l'abordage, ne provient que du
fait du capitaine de l'A ,'delltiell; qu'en constatant ceLte
faute, même pal' des con idél'ations et raisonnements puisés dans le rapport de mer, les juges espagnols ont fait
ju tice; que, pal' uile, l'exequatur doit être accordé;

- Qu'Ollal'aria, et C, ayant obten u le dépôt de celle somme
comme cOlldlllOn
de la li bre sortie du nal' I're l'A l' d en (zen
'
. .
pal' euxl'lsals l, lajdenmande, en ce qui les concerne, doit ètr~
accuel le sans CIf cuité;

Allend u qu'en outre des raisons tirées des feux et des
manœuvres réciproques des deux navires, il n'est pas san:::;
intérê t de retenir que le capi taine de l' A .. d"ntien qui,
d'après son l'a pport de mel',a éprouvé des avaries sérieuses,
n'a pas cherché ù en demandel' la l'épal'ation à la j ustice
espagnole, et qu'au lieu de se défendre co ntre l'action de
l'armateur du Falguera, il a gagné le lal'ge a u plus làt et
fait défaut devant le Tribunal 0\1 il était cité;
Qu'en l'état, il n'y a pas lieu de recourir 1t l'experlise demandée subsidiairement par ~I ac Laren Crum et C· ;
SnI' les demandes relatives an caut ionnemen t de deux
cent mille francs, el en dommages- intérêts, et d'abord S\ll'
la demande de /JacLa ren Cnlm et C· en soulèl'ement du
cauLionnement et eu dommages-intérêts:

Allendu que, pal' la solution donnée ci,desslls, la l'èspon sabilité de l'abordage "l'ant été mise ù la charge de Mac
Laren Crum et C', i l en l'ésulteqlle leur demande en soulèvement d u cautionnement dont l'objet élait de l'em plac'el'
le gage que leur nav il'e offrait par suite de la saisie à leu rs
créanciers alors éventuels, basée SU I' l'absence de Ioule l'esponsabililé, n'a plus aucune espèce de fondemenl, doil èlrrl
rejetée ainsi que celle en dommages-intèrêts qu i en élait
Ulle conséquence;
Sur les demandes d'Ollavaria et C' eL des Compagnies d'assurances l' (T'lion et Phénix espagnol et Lloyd Andalous :
Allendu CJue ces demandes tendent 1t l'attribution de la
somme de 200,000 ft" au proUt de tous les susnommés collectivement et jusqu'à concurrence du montant de lèurs
créances;

En ce qui concerne les Compagnies d'assurances :
, Attendu
. .

q ue les Compagnies
n'ayant
pas fa't
' 1er
.
~
( 1 praL lql

d .Op pOS itIOn à .
la sOI"Ll
. e du navit'c ct le ca
(li t'IOnnem ent
n ayad"t [las ête fourni ù ell es-mèmes, on pourrait se deman
"
'"( el' SI,ell
. es clOll'cnt èll'e appelées ù cn pl'O"t'
Il el, mals
q Il 1 ne s agi t pas de détel'm ine r la portée et J'étend Ile de
ce .
cautIOnnement;
qn'en effet ' l'Instance pelld (Il
a 1.ea pour
..
'
obJet 1alll'lbutlOn du mani ant du caution nement, ou pllls
900"
000"
fI' , SO 'lt à JI' 1ae Laren
exaclem en• t de la somme de "
et C' à qlll ell e apparlienl, soit à Ollal'al'ia et C"
1

.
'l'
, que e
Cl'éd 1't LyOllna
,
, ls qUI C ét, e nt lad ite somme déclare
• s'e n ~~
parler à ]usl lce ; que la prétention des Gomp.gnies d'ass uran ces, d~nt Jes ?ré~ n ce.s S01:l cLabli es pal' les jugements
S U Sé~l~n cesd don t 1executlOll Vient d't:!tl'c aUlorisée, est de
participer ans la l~,e~Ul'e d~,leul' cl'énnce ù la répa r tition

de la somme do n t s agtl; qU 11 n'est pas fai t de difficu lté ;\
ce,ue, ~réte nllon, ]l~r Ol laval'ia et Co; qu 'a uc une questio n de
pl éfél ence ne s agIle entre ces de rnie rs ct lesdil" s C
_
=~
gnJes q~1I aglssent d'un commun accord avec eux; que lÏnterVet~~lO n des Compagnies do il, c1ès lors, cIre assimil ée à
c~lIe a u n créanCIer dan s la di slribut ion faite 1t l'audi ence
~ une somme appal' le.mmL à un dt'biteur commu n ' qu'en
1élal, Mac Laren Crum et C" n'ont pas le dl'oit de fai;'e e _
chll'e lesd ites Compagnies et leur cl'éancier de la l'épar;~­
tl,on de la somme dont s'agit; qu'il n'ont même aucun interêt à cetle exclusion, Puiselu'au cas olt elle sera it pl'ononcée lesdites Compagnies feraient une saisie-arlêt SUl' le
solde de ladite somme et renouvell eraient leUl' demande
cl'attl'ibution ,'

,

..

"

�( '292 )

( 293 )

l'al' ces molif ,

TOltle(ois, ce Ile peut ~I&gt;'e 9"à la conditioll de payel' immédiatement au, vendew' fout ce qu' il lui doit à ce ma .

LA COGR,
En ce qui louche la demande d'exeq uatu r, déclal'e que 10
Tribunal de commerce de Marseill e était i tH.:ompétenl,
annu le en consequence ledi t jugement;
Mais staluanl pal' évocation, dit que les tl'ois j ugemenls
rendus par le 'l'ribl",al de Valence seron t exécu toi res en
li'rance;
En ce qui touche la demande en libéral ion de la cau tion
et en paiement de dom mages-intérêts, en déboute Mac
Laren Crum et C';
En ce qui touche l'attribution de la somme de 200,000 f i'"
dit et ordonne que le Crédit Lyonnais sel'a tenu de paycr
les 200,000 fI', à lu i vel'sés, aux siems 0I1ayaria et C' el aux
direcleUl des Compagnies d'assurances susénoncées et ce,
j usqu'à concurrence de leu rs créance,
Dit 9 (ev"ier 1 88, - Cour d'Aix ( 1" Ch,). - P ,'es., M.
- M. GOASS! , av. gén. - Pl., tu ",. AUTRAN (du
barreau de Mal'seill e) et IlIGAUD ,

CHA"R I ~ I AC ,

V ENTE

A

LIV RER. -

ENCHÈRES. -

J UGEMEl'"T

onDON:'\ANT

MENT PR~A LABLE DE TOUT L·~:C H l1. DE YENTE. -

LA VENTE AUX

D ROIT DE L'AC H ETEUR DE TIECEvorn. -

BÈN~flCE

ou

P AIE-

FH Al S JU orCI AIRES E'I'

TEIlME,

L'acheteur contt'e qui a été 1'e1idu un jugement DI,doHnant la v ente aux enchëres de la m.a1'chavtdise qH'iL est
en retard de l'ecer-oir, a enC01'e le droit de demandf:1'
qu'elle llti soit liv,-ee, tallt que le iuoemenl n'a pas été
e,~écllté Slt" ce point ( 1).

li) Voy. ce rec.1881.

1. 210.

ment.

Spécialement, l'acheteur qui, en faisant somm,ation de
L-iv?'pl' , dans un pm'eil cas, H'ol/1'e pas au. veHdew' le
paiement des (J'ais (aits jtlsquc Id , n'est pas ?'ecevable
dans sa dentande el! liv?'aison et Ite peut s'op/Josel' à la
continuation des (o?'malilés de la vente aux el1chèl'es.
L'aclzetell1' qui a laissé pl'OIlO?U'e1' un jugement de venle

aux enchè1'es de la marchandise qu'il est en 1'eta1'd de
1'ecevoù', a-t-il perdu 1 pa/'la,le bénéfice du tel'l11esfl,'-

pulé pa1' lui POU1' le paiement? (Non résolu),
( FI L~ DE F OURNIER CONTRE F ERRON ET SOEURS) .
J UGEMENT .

Atlendu Cj ue J , Fel'1'on et sœ ul's, pal' jugement contradictoire du Tribu na l de céans, du 2" novembre 1887, faule
pal' eux d'avoil' l'e('u 1,5 10 paquels bougies, so lde d'une
vente à eux fa ite pal' les Fi ls de li'réàéric Fourn ier l ont vu
ceux-ci aulo risés à vendre celle marchandise aux enchères
pu bl iques, pal' ministère de courti er, pour s'en appliquer
le net prod ll it en déd uction du prix il eux dù;
Ou'en faH, fadite vente a eu l ie u le 27 janvier del'nier eL
a laissé, an p,'éjudice de Ferron et SO'U I'S, une ditrérence de
710 fr ., dont les Filsdc Frédéric Fournier lem réclament
le monla nt;

Atlendl1 que J. Ferron et sœurs col,teslent celLe demande
il laquelle ils opposent u ne série de griefs, tendant princi palement il la fa it'e repoussel' d'u ne man ière absolue et
subsid iairement à en Iait'e dim inuer le montant;
Attendu, Sllr l e~ fins pl'incipales, qu e pal' une sommation
du 26 janvier de rnier, J. Ferron eL sœur3 ont req uis le5
Fi ls de Frédéric Fourniel' d'n voil' il lellf' liv rel' imméd iate·

�•
( 295 )

( 294 )
ment ou daus le délai moral nécessaire les 1,5 10 paqu ets
bougies, suivan t la composition des lots indiqu és à ces
derniers audit acte de sommat ion, le tout sou les conditions des accords, nolam:nent quant au paiemen~ du prix à
terme convenu ;

Attendu qu e s'i l est de principe que l'ache teur, tant qu e
la vente forcée, pou rsuivie à son e nco ntre pal' le ven deur,
en exécution et réalisation des accord s, n'est pas consommée, a le droit de demander qu e la m arch andise lui so it
livrée conformé ment à ces accords, 'i l peut ainsi empêc ber la vente publique, c'est à la condi tion, tou tefois, de
payer immédiatement à son vendeur tout ce qui peut lui
être dù à ce m oment;
Attendu que sans examiner s i pal' le fait du j ugement
susénoncéet duretarù constaté dans leq uel s'étaient mis les
défendeurs, ceux-ci étaient dcchusdéfinitivemen t du bénéfice du terme et avaient, pal' con éq uent, à fa il'e om'e du
prIx des l ,510 paguels bougies, il est certai n qu'ils devaient
aux l'ils de FI'édéric Foul'nicr tous les dépens mis à leur
cbargepar le susdit jugement, ainsi que tous les frais fa its
jU"q11e-là pour les formalités de la vente aux ench ères;
{lue leur exploit de sommation dll 26 janvier dernier ne
cont enai t, à cet égard, aucune oU're d'uu chim'e quelconque
éva lué par eux, sa ul à parfa ire, ni même aucune olfl'e en
général d'en suppol'ter et payer immédiatement le maillant ;

Attendu , SUl' les fins subsidia ires, qll e la ve nte aux ellchères publiques Ile pouvait avoir lieu que so us les condi-

tions légales, c'est-à-dil'e «marc handi se tell e qu e lle» vu
la faC ilit é de vériflcation pl' alable et a u compla nt; qu e de
plus les l'ils de l'I'édél'ic Foul'I1i er ne pOllva ient vendre
qu 'à la conscmmation et non à l'entrepôt, pOUl' n e pas être
res ponsables eux-mêm es, vis-à- vis de t'admini stration, des
droi ls de consommat ion ;

Atte ndu, toulefois, que- le ju gement du 24 novembl'e
1887 n'avait p as adju gé aux ~' il s de Frédéric Fomniel' la
majo l'a Uon du prix convenu pl'é \' u~ pal' l ~s accOl'ds pOUl'
le cas de retard; qu'ils n 'y avaient pas con clu; qu'ils ne
pellvent don c la comprend re da ns la liqllidation de leur
prix, puisqu'il ;'agit là, non d' un vé ritabl e prix, mais de
dommages· in tél'ëIS;

Ouïl y a éga lement à réd uire de 50 fr, non-ju stifiés les
frai s pOl'tés pour les eocheres publiques;
]Jal' ces motifs,

Le Tribun al, ayant tel égard que de raison aux fin s et
conclusions des parties, et comprenant 220 fr, déduits au
pl'ofi t des défende urs Sur la 80mm e à eux l'éc lamée, les
condamn e à payer pOUl' sold e aux Fi ls de FI'édéric Fou r nicr 4~0 fr . , et c'est avec intcl'6t s de droit e t dépens.

D I/25 mai 1888, - P ,'és" 111 . D ELEVEAU, ju ge , AICAHD pour Fou rnier, MI CHEL p Oli\' Ferron.

PL"

M1\!.

Que le ur sommation, faite d'a ill eu rs la vei lle m ème du
jour fi l é pour les enchèl'es, éla it donc incomplète, insuflisante et que les demandeurs n'ont pas eu à s'l'arrêter e t
ont eu le dro it d'y laire proceder, sans se pl'éoccuper de
la composit ion des lots tardi \'en,ent i ndiquée et tell e qu'elle
avait pOlir bllt évident de mellrè les ven~eurs dalls l'em-

FAILLITE . -

nanas et d'entrav er ainsi l'exercice de leul's dl'Oits;

L 01'sque , dans l'01'd1'e ouvert sU1'[e prix d'un immeuble

Oue la yente a donc bien été poursui vie el pal'uchevêe
et est demeurée aux risques et pé rils des dé[. ndeur6;

IlrpOT Hl::OUE NUl.Lt~ AU PI\ OFlT DE LA M/\ SSE. -

H YPO'l' HI~QU E POSTI~ RIEunE VALAllLE, -

DnD Il E. -

ATTllmc-

TION AU CRÉANCIER POS'fËnIEUn,

d'un fa illi , iL y a des hypothèques nulles ait 1,,'ofit de
la 1IIasse,et des hypothèques poste,.ie",'e. opposabLes li La

�( 296 )
masse, la ""lUté des p,'emiè,'es doit Quoi,. po",. effet de
l"aire avance,' d'autant dans le 'r ang des collocations les
créancie1's illsel"ls p ,stérieu l'e men t ( 1) .

(HOUCH,\RD CONTRE SYNDIC CorEsTE ET CURET).
Du 30 mars 1887, jugement du Trib unal civi l d'Aix,
ainsi conçu:

Sur le conll'edi t formé par le sieUl' Honchard contre le
syndic et le sieur Curet:
Attendu que par arrét en date du 18 novembre 1886, la
Cour d'Aix, statuant sur rappel émis par le sieur Houchard
contre un jugement du Tribunal de commerce d'Aix, du
29 avri l 1886, a déc laré valable l'hypoth èque qui avait été
consentie suivant acte du 4 janvier 1884 par le sieur Cou este
au profit des sieurs Abram et ]lelTie, et aux effets de laquelle le sieul' Houchard a été subrogé aux termes d' nn
acte en date du 4 juillet de la méme année;
Attendu qu'en exécution de cet arrét, le sieu r Houcharù
s'est présenté il l'ordl'e ouvert sur le prix des immeubles du
sieur Couest.e en distl'ibution, et a demandé à être coll oqué
il sou rang il la suite des autres créa nciel's h ypo t,hécail'es;
que le syndic de la fai ltite el le sieur Cu rets'yso nt opposés,
en sontenant. que le reliquat du prix il distl'ibuer doit. être
altl'ibué jusques il due conCUlTence il la masse des créancien chirographa iJ'bs, qui aurait. droit il être colloq uée en
sous,ordre aux lieu et place du s ieu r Curet, dont l'hypo theque a été annulée par arrêt. du 18 novembre 1886 ;

el

( 1) Voy . co sens conll'airc , le présen t \'ol um e, 2- partie , p. 130
118,

I;n troisième système ava it é té adopté p:tl' un jugement du Tribunal civ il de la Seine, l'e lorlll t: par l'arrêt rappo rté p. J30 de la

'2- partie. - Voit' ce jugemcllt au vo lum e de 188û. '2. :i9.

( 297 )
Attenc1u que celle prétention du syndi c ne l'epose su r
aucune Ila e légal e; qu'aucune disposi tion de loi n-édicte
que les rréanciel's chirogl'aphaires p"endront le l'ang d'un
créa ncier hypothécaire qui n'est pas maint enll et sel'O llt p,'êférés il un créancie l' hYPo lhécail'e postériem ; qu 'il importe
peu que des décisions de justice aient donné acte au sieur
Curetdecequ 'ilrcconnailqu e son h l' Pothèque est nul le,
est, il di l,relativement ù la masse des ':l'éa nciers de la faill ite
Co uesle avec toutes les conséq uences que la loi aul'ibue il
cette nullité; qu'en fa isant. \Ine telle déclaration, le sielll'
Cu ret. a, purement. et simplement" renoncé il un droi t qu'il
ne pouvait maintenil')etqu e sa l'cnonciaLion n'a paseu pOUl'

elfet dedon nel' à la masse des créanciers chirog"aphail'es une
préférence su r un créancier hypothécai l'e qui fi gurai t après
lui dans l'ordre des in scriptions; que si l'on déc idait en
con fol'mit é des conclusions du syndic, on a1'l' ivel'ai Là ce

singul ier résultat que Curet, devenu cl'eanciel' ch irographaire par suite de l'annulation de son hypolhèque, serait
payé au marc le franc de tout ou pal-tie de sa créance,
tandis que Houchard qui a une hypothèq ue reconnue valable
pal' au tori té de justi.;e , ne loucherait pc:..1l · être aueune

somme, cequ i est inadmissible; que l'on ne comprend pag,
du reste, comment u ne co llocat.ion en So us-ol'l11'e peut exis- ,
tel' SUI' une col loration qni n'a pas de !'aiso n d'être et. qll i
n'existe pas; qU 'Il ya li en, en conséqu ence, de fail'e Ùl'Oit
;\ la demande;
Attendu qu e c'est le cas d'ord onnel' le p,'61èvement des
dépens sur la masse;
Pal' ces moti fs,

Le Tribun al, faisa nt dl'o it an contl'edi t fOl'mulé pa!' led it
sieUl' Hon chard, ann ule la collocation pl'ov isoi l'e ou tenue
au cin quième l'ang sur les pri x du domaine de Salut-Pons,
Cllj,; au quatri ème rang sur IC5 prix de la maiso n rue Cam ·
pra, etc.) et au deuxième \'ang

SUI'

les pri x de la maison

l'u e Campl'a , etc " pal' le s ieu,' Jean-Baptiste CUl'el, ancien

�( 298 )
m' o"ociant , actuellemen l l'entier, do micil ié à Ma rsei ll e,
po ur la somme pl'incipa le de 45,000 II'. ; annule aussi la
collocation eo sou -ordre 12il e ail profit ou yndic u r la
ro ll ocalion précéden le ; dil , cn conséquence, que l'ol'dre
détillilil sera réglé sans tenil' comple desdil es coll oc,llion
el so us-coll ocalion provisoire, et q ue le sieur Houch ard
viendra le premier :)U l' les so mmes trestant à disll'ibuer ;
dé pens ' privil égiés et distl'ait s au profi t des avoués .
Appel par le syodic.

Atteodo que dans l'ordre ouvel·t pour la distri bulio n d u
prix des immeu bl es vendu s sur le fa ill i COlles te, son s yndic a élé admis en sous-o rdre de la co llocation accordée à
Curel, l' un des c r~an cie l's illscrils ; qlle la n ll llité de l'h ypoth èque de Cllret a élé déc larée pal' an 'et du 18 novemb re
1886, en conformit é de l·..·ticle 446 du Cud e de co mmerce,
Cotl esl e l'a yan 1 con céd~e à Cure t pour dett es éch ues dans
les dix jours qui on t précédé l'époque que le Tribuna l de
commerce a dé terminée comme étant celle de la cessalion
des paiemen ts ;
Attendu que le sy nd ic a rgue de ce que la null ité est,
a ux ter mes de l'article précité, pronon cée " elalivemell l li.
la masse , el soutient qu 'ell e ne peut êlre invoquée quc pal'
ell e; qu'Houchard inscrit postérieurem ent ,\ Curet ne peu t
s'en prévaloir ; qu 'au regard de lui, l' b ypothèqu e de Cu rr t
subsiste; qu'l I est dès 10 l'S sans intérêt, pal' s uit e sa ns qua lit é pour contester le ous- ord re;
Allendu qu e le dessaisissementdn faill i rétroagit à l'époque sus pecle; que son actif fra ppé d'impignora tion au p rofit de ses créanciers doit èt l'e dislrihué suivan t les d roits
que chacun d 'eux avait au mom ent de la d ~ volulion de
ses biens à la masse; que tout ac te a ya nt pou r objet,
co mm e celui intervenu e ntre Coueste et Curet , de co nlérer

( 299 )
h une créan ce ex islante une canse dc préférence qu'ell e
n'avait pas à l'ol'igine, est réputé rl'audu leux an rega rd des
autres créanc iers de la fai ll it e do"t il lèsc les d l'oi ts ;
qu 'il s u it de là que la n ull it é "di clée par l'al·ticle 4'. 6 ne
pl'ori te n i a u fai lli ni il ccux q u i ont participé ,\ la fraude;
qu 'e ll e ne peut ê tre illvoqu ée pa l' ceux il qu i l'ac te impugné canse un préJudice t OllL personnel , pal' les creanciers
enfin dont les d l'o il S sont nés a pl'ès la la ill it e, et qu i ne pe uven t se prévaloil' de l' iOlpignOl'aLion SUI' les biens; Cj n'en ce
sens rh'y pot hèql1 e es t null e relativement à la masse ai nsi
qu e le porte l'a rticle 4/.6; qu e celte nu lli té cst r ela ti ve , ne
peut ètre in voq u ée que pal' elle, ne prolHe q u'à cli c, mais
qu'ell e prolite il la masse tout ent ière, aux créandel's
do nt lc' droi ts sont poslé rieu rs à l'h ypothèqu e comme à
ceux do n t les droits é taient a lors existants ; qu'ains i la
nu ll ilé éd iclée pal' l'articl e 4/16 est plu s a mp le qu e l'action
pau lien ne; qu e le synd ic, cepend ant, en tend pri ver dll
bénéfice de la nu ll ité de l'ar ticlc 'l4ô Ilouc h"'d, a lors que
l'h y poth èqu e de Curet ju gée f .. aud uleuse lésa it ses d roits ,
ct qu'ainsi il e ut pu pou r la faire tomber se prévaloir de
l'article li ln d u Cod e civil ; qu e pa l' arrél du 17 nove mbre
188G, un droit dc préférence a été reconnu ;\ Houchard à
l'encon tre des créan ciers chirographaires ; qu'i l serait, cependa nt , cont l'ai nt. de subil' leur concours et celui de
Curet au prorata de sa créa nce au béncti ce d' une h)'llothèqu e concédée à ce dern iel' et décla rée fraudu le use ;\ la
requête du sy ndic;
Atlend u q ue l' hy pothèque con cédée pal' le [a illi ;\ Curet
pendant la pé ri ode suspecte é ta it de Il,,1 e/l'et , a ux lermes
de ('al'li cle 446 ; q ue si ce tt e n u lli té n'a pu être declarée
qu 'à la requ ête d u sy ndic, c'est q u 'ell e nai t de la fai ll ite
qui l'a exercée;

Oue par !'al'l'êL intervenu, CureLa élé exclu de la masse
hypoth écaire; qu e cell e masse lie s'es t pas Irouvée ai nsi
nlod ifiée comm e j l a élé dit ;\ tOI·t , m ais qu 'i l a étc j uridi-

�( 30 1 )

( 300 )
quement et l'~troactivemellt vrai do dire qu'il n'avait pas
ùroit de préférence li" les biens du faill! au jour oh s'en
est opérée la dévolutiou à la masse;
pOUl' lui ne peuvenL ainsi, pOUl'
Ou e ni Curet ni le syndic
,
.
é l'
faire obstacl e à l'exercice du droiL d'l louchard, se pl' l'a On'
d'un droit inexistant;
ALlendu qu e pal' jugemement du 12 avril 188G, le Tri -

bunal de commerce d'Aix avait, au regard de Curel , consacre au profit du syudic les droits aujourd'hui prétendus
à l'encontre de Houcharù ;
Oue par a!'l'ét du 18 novembre suivan t, la sentence a été
annulée pal' incompéten ce et excès de pOUVO'l' ;
Attendu qu'à tort les premiers juges ont déclaré les frai s
de l'instance privilégiés ; qu e le syndic succombe et doit
les supporter aux termes de l'article 769 du Cod e de procédure civile;
Aliendu que le conclusions de Curet eront relatées aux
qualités de J'arrêt; qu 'il n'échet de lui concéder autrement J'acte pal' lui requis; qu'il succombe avec le s yndic et
doit éL,'e condamné avec lui aux dé pens;

Par ces mOlifs,
La Cour, sans s'al'J'êlel' aux conc lu sions de Giraudy èsqualités, faisant droiL à celles de 1I 0uchard, émend an t,
condamne ledit Giraud)' aux dépens de première in s tan ce;

ordonne qu 'au l'èsidu le jugement entrepris sortira son
plei n eL entier effet; condamne Giraudy ès-qualités et
Curel aux dépens d'appeL

D II4 août 1887. - Cour d'A ix (2" Ch, ) - P ,·és., hl . GERMONDY. - hl. F UnDY, subs!. du P"oc, gén, - P I " hlM.
DnUJox el AnR~M .

COMMISSIONNAtnE

DE TIlAN SPORT,
T I'l'UÉ. -

ApP ~ L . -

COM:'oli SSIONNAm E . -

CONDAi'lINA'1'I ON. NAInE .

-

COMMI SS IONN /\IRE SUDS-

IlESPONSA DILITÉ.

GARA NTIE. -

'l'nA NSPOH'l'lmn

rl'RAN SPoRTEUn APPELÉ

U'APPEL PIlIl'\C1PAL.

-

SUUST!1'U I~ . _

ApPEL PAU LE
EN

cml ~II SS I O~ ­

CAUSE. -

DEFAUT

INEFF'rCi\CITI~ n'APPEL I NCIDENT . _

CHOSE JUG I~ E .

Les obligations du co}]vnù,sz'onnaù'e de tJ'aHSpOl't sont
di/fé,'entes d e celles du mandataire,

Il est ua'I'ant, envers l'eLl'péditeU 1', des in tel'média i't'es
auxquels il s'adJ'essepOlt1' te,récIt/i on du, tJ'aHspol·t, et
le (ait qu'il n'au1'ait p ersonnellement c01nmis aucune
faute, He saw'ait (ai,'e dispa1'ail1'e sa respoJ/sabilité ,
Spécialemellt, le commissionnai1'e qui a confié la JJtm'chan dise ci une Compagnie de bClteau:c â vapew', ne sau,'ait e:l'cilJel', en ca,,; de pel'te, d renc ontre de son e:l'pédilew', de la clause du connaissen'lent qui e,l'ollè}'e la
Compagnie de la l'espollsabililé d es (a.tles du capita ine
el de l'équipage, et cela I/1G me au cas où il Sel 'ait obli[Jé
de subi?' lui - méme) à tenconlre de la COnl}wgllie, l'ap
plication d e celte clause,

Au cas oû t'expéditell1' drame mm'chandise Cl obtenu COIltre le commt'ssionnœù'e /In juge mell t le con da mnan t
du m.ontant de la ma1'chandise pel'due, et OÛ le m~me
jugement a conda m.né une co mpagnie de !raltt~/Jor/S
maritimes à gm'an/il' le commissionnail'e 1 si celili-ci (ait appel confl'e l'e"ÏJéditeIl1', el dénoneP. cet appel li la Compagnie en la som.man ! (l'intel'v enil' pow'
l'aidel' à d é(end,'e ses d,'oils, cetle déllo 'leiatio&gt;! el cel/e
so mmation n'équivalel!t pas ci un appellH'illcipal ,
Pal' su ite, la Compagnie ne p elll (aire appel i lleideli / â
l'encontre du comm issionnaire,

�( 302 )

( 303 )

EUe lIepellt davalliafle (ail'e appel incident à l'encontre
de l'expéditelll', l'appel illcidellt ,,'étanl pas valable d'intm

appel principal en temps

ulile, elle demeU1'e dépourvue de tous moyens de faire
ré/ormt!'r, quant à elle, le jugement rendu .
Et si lejugem.ent est l'é(onné e~~I1'e le com.mis~ionnai1'e et
l'expéditeu" et gue, l'al' sutle, la Oa1'~Ht'Le p'J.. ononc~e
conb'e

la Compagllie tombe

de pletl! droU , mats

qt,ulfériettremenl l'mTéi soii cassé, la Compaflnie de
()'anspo1'ls ne peul utilement) devant la C~ur de .,,.en~
voi, conclw~e, qua,,! d elle, à la "é(ol'matwn du Jugement .
E l cela alo,.s méme qu'elle aurait été maintenue en cause
devant la Com' de cassatioH.

BI si le jugement de premi~re illstance est confi1'mé pal' l~
Cou,. de renvoipar application des p"ùlcipes de la lo~,
dans la partie qui cOHdamne le comm.issioll1laire enve"s
fe.rpédite",', il doii Nire altssi, dans la partie qui admet la garantie contre le tl'ansp01'{elt1', alors même
qu'en cela, il violel'att ces pl'incipes, et pa,' l'effet du
dé(aut d'appel l'éflulie&gt;' en teml" litile,
D ans le cas oû, avant ce procès, une décision fu,diciaire
serait intel'venue directement entre le destinafaù'e des
rnémes mal'clland1.ses et la Compagnie de t1'ansp01'ts,et

aU1'ait exonéré celle-ci de toute 1'esponsabilité. cette
décision ne poun'atl avoir poU?' la ComplJ.gnie, dans

finsiance en flamntie, le bénéfice de la clto,,, y'ttBée
gu'autallt qu'elle aurail été invoquée pal' elle devanlles
p,'emie1's juges,
Faute par elle de Cava;" (ait, elle ne peut, dans les ci,.constances ci-dessus, l'ùwoquel' devant la COU1' de
renvot.

CmKou

CONTIl E

Rossy,

IJ ANIFlCAT ET

C'

.BT COMPAGN I E TRANSATLANTIQUE).

timé à intim.é.

Si donc elle néflli,qe de (a;,'e

( M OBAMEO-SAï D DEN

Les fai ts assez compliqués q u i ont don né lieu à ce procès , pe uven t s-e résume r ainsi :
Mohamed-Saïcl b en Chiltou co nn e à Rossy, Mani ficat
eLC" com missionnaires de ll'ans porLs, LrenLe- h uit ba lles
tabac po ur les Ll'anspol'ter d'A lge l' à Constan Line; ce Ll x-ci
les confi ent eux-mêmes à la Compagnie Tra nsat lantique
et elles son t embarCJ uees S Ul' le Chal'/es-Quilli,
Une ava rie cons idérab le se produ iLda ns le port de Djidjell i; les labacs sont vendus pour éviter un e perle. tala le,
Le sie'Jt' Teissiel',consignatail'e de la marchandise,i nten te
une actio n (l irecte contre la Compagni e 'f I'ansaLian Lique e n
livraison des tabacs ou paiement de leur valeur,

Un jugemen t du Tribunal de Philippevi ll e,confirmé le ~ I
décembre 188 1 pal'la Cou r d'Alger, déc la l'e la Compagnie
non -responsable, eu vertu d'u ne clause insérée dans son
connaissemen t.
Pl us lard Mohamed-Saïrl :hen Ch iko u, expédite ur, cite
i{ossy, Ma nifi cat et C' devant le T ribu na l de comrnel'ce de
Consla nLi ne, p OU l' les fai l'e condamner au paiement de la
valeur de la ma rchandise, comme l'esponsab les de sa pertc
en leul' quali le de com missionnaIres.
Itossy, Manificat et C', appell enl en garantie la Co?,pagnie Transatl antiq ue, Cetle Compagnie se défend au fond en
exci pant de la clause dont il a été question ci-dessus, mais
elle omet, pal'ait-i1, d'e.,ciper de la chose jugée contre
'feissier par l'arl'ôt du 2 1 décembre 188 1.
Le Tribuna l de Constantine a jugé comme suit:
J UGEMENT.

Attend u que le sieur Mohamed-Saïd bell Chikou a (ait
assigner les sieurs Rossy, Ma nificat et C' à comparailre de-

�( 30\ )

( 305 )

rant ce Tribunal, pOUl' s'e,ntend l'e condam ner à remettre,
dan3 les vingt-quatre heure, la quantité de tren te-huit
balle3tabac,pe ant 9,957 kilogrammes,qui leUl' a été confiée
pour en operel' le transport d'A lger;\ Constantine, au pl'ix
de 5 fI', 7U c, les 100 kil ogl'Hmmes, et faut e de ce faire,
d'avoir ,\ lui en payel' la valeur, soit 17,000 k, plus
2,000 fr, à titre de dommages-inté rêts;

chem in de fer, aurait permis à Bossy, ManiUcat et C' de
payel' une prime d'assurance, tout en conset'vanL une rémunél'alion surllsanle pout' teul's peines eL soi ns;

Attendu que Hossy, Manificat et C" ont fait assign sr la
Compagnie Transatlantique pOUt' ouÏ!' cli re qu'elle serait
tenue de les gara ntil' de toutes condamnations qui pourraient être prononcées contre eux, au prùfit du sieur ben
Chikou, ù raison des avaries survenues SUI' les trenle-huit
balles de tahac ;
Attendu qU'li résulte des documents versés au pl'ocès,
que les trente-huit balles de tabac dont s'agit, ont été em bal'quées pal' Ross)', Manificat et C' , SUt' le vapeur C1&gt;'I&gt;,1&lt;8Quilll de la Compagnie Tl'an atlantique;
Attendu que dans le port de Djidjelli, un accident SlIr-

renu au navire a occasionné à ces marchandises une avarie tellement considérable qu'elle a nécessité leur débarquemeut et leur vente immédiate pour éviter un e pel'te
total e;
Attendu qu'il y a lieu d'abord de statuer sur l'aclion
pl'incipale entre le sieu r ben Chikou et les sieurs Rossi,

Manifical et Cc, ses com misSlOnna ires directs;
Attendu, SUl' ce point , qu'il résulte des convent ions (11 ,
tervenues entre les parties, qu e Ilossi, Manificat et C' devaient exécnter le transport dont s'agi t au prix de 5 fI',
70 c, par 100 kilogrammes ;
Que ben Chikou ne leur imposait pas le choix des intermédiaires ;
Que le prix de 5 fr , 70 pal' 100 kilogrammes pour une
marchandise tarifée à la troisième classe, SUI' la ligne de

Qu'aux..
termes .des articles 97 e t 98 du Code de commerce,
le commlSSlQnnalre est garant de l'arrivee des marchandises dans les dé lais fix és ;
Que c'es t ù bon dro it que ben Chillou le Ul' réclame le
montant des marchandises ù eux conUées ,'
Sur la mise en cause de la CompaS'nie Transat lantique :
AttendLl que la Compagnie oppose le pal'agraphe 8 de ses
connaissements imp rimes, stipu lant qu'e lle n'est pas l'es,
ponsable des fautes du capitaine ou autl'e,; personnes em ployées sur ses bateaux ;
Que sa qualité de Compagnie subventionn ée par l'E tat

Pimpose le plus souvent aux choix, des chul'/l"eul's'
0
,
Qu' il e~t diffi cile d'admettre qu'un e Compag nie puisse
pal' un e slmpl ~ clause insérée dans un impl'im é, et qui le
plus souvent n est pas l ue pal' les intéressés, puisque rien
de particulier n e la signa le à leur attention, puisse s'exo -

nérer d'une garantie que le législateur a élablie avec le
plusgl'and soin da ns une série d'articles régissa nt la matière ;

Que la loi, r end ant le propriétaire d u n avi l'e garant des
fautes du capitaine et des S'ens du bord, a vou lul'obligel' à
apporter un choix rigoureux dans le cho ix d'un personnel
qui doit l'emplir toutes les conditions de moralité et d'aptitude Ilécessa il'e à la sauvegarde des intérêts dont il a
charge;
Que s i, pal' un e s imple slipù lation dans un con na issement, l'al'mateur peut échapper à une obligation si legitlme, il n'aura plus un intérêt direct à choisir ses age nts
aussi ri go ureusement que pal' le passé, et qu'il e n rés ultera un e diminution de ga rantie pOlir le public;

l ' P, -

1888 ,

~O

�( 306 )

( 307 )

Altendu que, dans l'espèce, le connai ement .est igné
seu lement par une personne, peut-être par uu employé de
Ro Y, Mauificat et C·, mais non pou rv u d'un pouvoir t'égn·
lier, puisque la signa ture est seu lement précédée des mots:

des condamnations prononcées con Ire eux pal' le présent
jugement

« pour les chargeu rs; ))

Oue ni la signatu l'e due, ni ce lle de ragent de la Compagn ie ne figurent sur ce document;

Du 6 fa n vie,. 188Z , P 1'és ., M,
et Bozzo,

tantine. GAILLARD

Tribnn al de commerce de ConsPl. , ADI. FONTANEAU,

BON 1FFAY.

Appel pal' Ross)', Manificat et C' à l'encon tre de Mohamed-Saïd hen Chikou,

Oue dans ces condItions, le conllaissemellt dont excipe la
Compagnie n 'est lloint un ac te comportant un contra t régulier;
Que pour apporter une dérogation (\ un principe de dl'oil ,
ce document aurait du moins dù être étab ti contradictoirement 3\'ec les parties con tractantes;

En même temps, pal' exploit du 5 mai 1882, il s signifien t
le j ugement à la Compagnie Transatl antiqne et lui dénon cent leu r appel en la sommant d'in tervenü' pour concourir
à faire dé bouter l'expéd iteur de sa demande.

Attendu qu'i1résulle enlin des documenl s versés an pro·
cès, que l"aval'Îe survenue aux marchandises embarquées
sur le Charles-Quint, est la conséquence des fautes du
capitaine ou dn mécanicien du bord;

Elle conclu t devant la Cour d'Alger, tilnt sur cet appel
principal que pal' voie d'appel incident,

Oue dés lors, en conformité de l'article 405, cette .varie
est une avarie particulière donnant au pl'Opriétaire de la
marchandise avariée pril·i1 ège sur le navire et le fret;
Attendu qu'en conIo l'm ité des dispositions de l'article J30
du Code de procédul'e civile, toute panie q ui succombe
dans une instance doit supporter les dépens qu'ell e a

occasionll ;
Par ces motif,
Le Tribuual, jngeant contradicto irement et en prem ier
ressort, condamne Rossy, hlanificat et C' à payer à Mohamed·Saïd ben Chikou la somme de 17,000 Ir. , montant de
trente·huit balles de tahac, et 2,000 fI'. de dommages·intérêts, aux intérêts de droit et dépens liqu ides à 8 fr,; et
statuant sur l'appel en garantie, condamne la Compagnie
Transatlantique à relever et garantir Hos;)', hlanificat et C'

La Compagnie Transatl antiqu e fait signifiel' un ap pelle
J5 mars J883, c'est- A-d ire longtemps après le dé lai,

La Cour n'a pas à slatuer SUl' le mé rite de Sôn appel, cal'
pal' l'arrêt suiv ant ell e réforme le ju gement sur le che f de
la condamnation peincipale prononcée au profit de l'expé-·
diteu r.
AnR ~ T.

Attend u que la Com est saisie de l'appel du jugement dll
6 janvier "1 882, interjeté pal' Bossy, Man ificat et
le 1"
al'J'il suivant, et de l'appel du même ju gement interjeté par
la Compagnie générale 'l'I'ansa tl antique le 15 mars 1883;
qu e ces appels sont connexes et qu'il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit s tatué pal' u n seu l et même an êt;

C"

En ce qui concerne l'appel de Hossy, hlanillcat et C· :
En Ja forme, a t tendu que cet appel es t régulier ;
Au fond , attend u que la convention inl ervenu e le 19 octobre "1 880 a constitué,de la part des premiers, l'acceptation
d'un mandaI salarié dont l'objet était de faire le nécessaire

�( 308 )
pOUl' que les marcbandises qui leur étaient coufiées,fussent
transport ées d'Alger à Constantllle, moyennant un prIX determiné dans lequel se trouvait compr is leur salaire; qu'en
chargeant ces marchandises S Ul' un bat eau à vapeur qui
devait les transporter à Philipeville et les adressant à un
commissionnaire ayant pour m ission de les faire parvenir
à Constautine dans les délais orùina ires, Rossy, Manificat
et C' ont accompli leur mand at ; qu 'on ne peut lem imputer
à faute le choix qu'ils ont fait de la Compagnie générale

TrallsallanLiqu e, puisqne le mandat n'ayant nominativeme nt indiqué ni exclu au cune compagnie, ils ont, avec
raison, chargé sur le na vire qui partait le premi er; qn 'on
ne peut davantage leur reprocher de n'avoir pas fait ass urer
les marcha ndises dont il s'agissa it; qu'en effet, l'u sage du
commerce d'Alger es t que l'ass urance m aritime n'est appliquée par les intermédiai res que sur la demande expresse
des expéditeurs ou destinataires, demande qu e MohamedSaïd hen Ch ikou n'allègue m ême pas avoir faite et qui ,
d'aill eurs, eù t eutralné pour le transport u n prix supé rieur
à celui qui étai t conv enu en tre lui et l e~ in ter médiaires
auxquels il avait recou rs et q ui avaient déjà, ainsi que cela
a été plaidé pour e ux, sans contradiction de sa pa rt, opéré
pour lu i dans les mêmes conditions;

Attendu , en conséquence, que Rossy, Manillca t e t C'
n'aya nt cemmis aucune faule dans la gestion du mandat
qu 'ils avaien t acceplé, l'act ion intentée contre eux par
Mohamed- Saïd bell Cb ikou n'est pas foudée et que le jugem ent q ui l'a accueill ie doit être in fi rmé;
Attend u q ue l'ap pel de Ro sy, Ma nillcat et C' doi t, ain si
qu ïls on t reconnu eux-mêmes, profi te ,' à la Compagn ie
générale Tran!!a llan tique, en ce sens qu e, s'ils sont sur cet
appel relel' és de la cond amna tion prononcée cont re en" au
proftl de 110hamed-Saïd ben Chikou , la conda mnat ion récursoire pa,' eux obtenue doi t éga lement dis parailre;

l 309 )
Attendu que le ju gement attaqué doit donc êlre inlirm é

sur ce point ;
En ce qui concerne r appel incident subsid iail'ement déclaré par la Compagnie Transatlantique et son appel principal ;
Attendu q ue la solution donnée à la question principale
du procès dispen se d'examiner s'il s sont r ecevab les ;
Sur les dépens;
Altendu q ue Mohamed-Saïd ben Chikou succombe da ns
sa demande contre Rossy, Manillcat et C' et que ce sont ses
prétentions à l'égard de ceux-ci qui ont nécessité la pré sence de la Compagnie Transatlantique dans l'instance;
qu'lI doit, en co nséquen ce, les supporter tous ;
Par ces mol ifs,
Joint les appels des 6 janvier 1882 et 15 mai 1883; reçoit f n la form e l'appel de Hossy, Manil1cat et C' , et, y faisa nt droit, ai nsi qu 'aux con clu sions prises sur ledit appel
par la Compagnie générale Transa tl autique, sans qu'i l soit
besoin de slatuer sur les appel s de celle- ci, annu le dans
toutes ses dispositions le jll gement du 6 janvier 1882;
décha,'ge, en conséqu ence, la Société Hoss)' , Manillcat
et C' , ainsi que la Compagnie générale TI'ansatlantique,
des condamnations pror.oncées cont,'e ell e par led it j ugement ; et, statuant par déc ision nouvelle, déclare Mohamed-Said ben Ch ikou mal fond é sa dans demande et l'en
déboul e; le condamn e en tou s les dépens de premiè re
ins tance et d'a ppel.

D1I 7 av,.il

1 8~ 3 ,

- Cour d'A lger, -

P rés" M, PÉnlNNE,

- Pl" MM, HURÉ et DAZI NlèR E,

Pourvoi en cassa ti on par Mohamed -Sad hen Chiltou,

�( 3 11 )

( 310 )

ne saurait donc ê tre appelée il statue l' sur ces moyens, qui
n'on t pas été apppréciés par les ju ges du Iond ;

Ann~ T .

Sur le moyen unique du pourvoi:

Attendu, d'autre part, qu'il exi le enlro la demande pl'incipalc et la demande en garanli e un lien de dépendan ce et
tif:' snbordination ; qu'en fin une condamnation aux dépens
ayant élé pl'onon cée profil de la Compagni e général e Transa tlantiqu e contre Mohamed,Saïd IJen Chil&lt;ou , celui-ci a
droit et inl érêt il exiger le maintien de ladile Compagnie
dans la cause pour fail'e l'éfo rm er, s' il y a li eu, sur ce
poinl , la déc is ion qui lui Iail gl'ief ;

Vu l'articl e 99 du Code de commerce, ainsi con çu: « Il
(le commissiounaire) est garanL du comm ission naire i n ~
« termédiaire auquel il adresse les marchandises; »
(t

Allendu qu'aux term es de l'article 99 du Code de commerce, le com missionnaire qui se charge d"t1l1 lransport
par terre ou pal' eau, est gal'a nt, envers l'expéd iteur, des
fails du commissionnaire interméd iaire ou du voiturier
qu'il se subst itu e; que la responsabi lité qui lui in co mbe
est absolue et n'est pas régie pal' les règles ordinaires du
mandat ; qu'il ne peut don c pas, en cas de perte des marchandise il lUI co nfiée, se soustl'aire à la ré pal'alion du
dommage qui en est résulté , sous prétexle qu'il n'au rail
commis aucune faule en remeltanl ces mal'chandises au
transporteur intermédiaire qu 'il a choisi et qui les a éga·
rées ou perdues; d'où il .uit qu'en j ngeant le co nlraire
et en déclaranlqu e I\oss)', Manifica t et C', commissionnaires
de Iran sport à Alger, à qui Mùh amed,Saïd ben Chikou avait
'remis trente-huit balles de tabac pour les e'pédier il Co nslantine, ne répondaient]lUs de la perte de ses marchandises
confiées par eux à la Compagnie Trans" lIantique, gui
n'avait pas élé désignée par l'expéditeur pour les recevoil',
l'arrêt attaqué a Iau ssementappliqué l'arti cle 1994 du Code
civil el Iormellement violé l'article 99 du Code de com-

Par ces motifs,

Cas!'e et annu le, à l'ôgnrd de tou les les pal'ties, l'arrêt
rendu le 7 avri l 1883 par la CoU!' d'appel d'Alger ;
Hemet la cause ell es parties au même élat gu'avant ledit
arrél et, pou r être rail droil, les l'envoi e de va nt la COUI'
d'appel d'Aix, ù ce dé,ignée en la cham bre du conse il ;
ordonne la restitution de l'amende consignée;
Condamne les défendeurs aux dépen ,
D it 2S oelo/n'e l eS5, - COUI' de cas~ation (C h,
P rés" /J, llAnlllEn , 1" prés,
La

d'A ix n statué com me suit.
AnnÈT .

Attendu qu e Bossy, ManiOcat et C' ont ag i, vis-à'vis de
ben Chi l&lt;ou, en qu alil é de comm ission naires de transport;
qu'il est élabli 'lu e, moyen nant un prix délel'miné, ils ont
assll mé l'ob ligation de Il'a nspol'ter d'A lger;\ Conslantin e la
marchandisedolll s'agi t ; qu'i l ne peutdoncèlrequeslion
de l'exéc ution d'un mandat , mai s bien d'u n véritaùle contraI de tl'ansport ;

merce.
Sur la mise bars de cause demandée pal' la Compagn ie
générale Transatlantique:
Attendu que la demand e principale élant rejetée, la Cour
d'appel a écarté, par voie de conséqu e nce, la demande
récUl'soire comme n'ayant plus d'objet; qu'elle n 'a pas eu,
par suite, à examinel' les moyens opposés pal' la Compagnie à l'action dirigée contre elle; que la Cour de cassation

COUl'

iv ,) , -

\

Atlendu qlleda ns le but de l'emplir le ur obligation et pour
raire franchir à la marchandise le traj et entre Alger et Phi-

�( 31Z )

( 313 )

Iippeville, Rossy, Manificat e t C' ont, poU\' leur propre
compte, fait avec la Compag nie T ransatl an:ique lI U contrat
d'affr ètement , auquel ben ChillO U es t comp lè tem ent é tran ger ;

Compagnie Tran satlantiq ue à relever et garantir nossy,

Attendu que la marchandise aya nt été complètement
perdue, Ross y, Manificat et C' sont tenus de la payer à ben
Ch ikou , sauf le cas olt i ls prou ver ai e nt leur inesponsaLilité, et que c'est ce qu 'ils prétenden t faire en a ll ég uant la
fortun e de m er; ma is tou l dém ontre et il n 'esl pas séri eu
sem ent contesté que le sin is tre dans leq uel la marchandise
a p ér i, n 'est pas dù à la forc e maje ure, m a is à la faute du
capitaine du navire le Charles- Quint , ou à d'a utres préposés de la Compagnie Transatlantique;
Atte ndu , par conséqu en t, qu e l'appelant principal , r esponsable du commi ssionnaire intermédiaire envers bell

Chikou, !J 'est pas en voie de relaxe ;
Attendu , il es t vra i, qu e le connaissem ent délivré par la
Compagnie Tra nsatlan tique il Ross)', Manificat et C' , contient, so us l'arti cle 8, un e clau se s tip ul ant qu e la Compag nie ne répond pas des faut es du capit ai ne Ou a ull'es personnes employées s ur ses ba teaux; qu e ce tte clau se, quoiq ue im pr imée, es t obli gat oire pOU l' la part ie q ui r a acceptée
li brem ent, ce qui est le cas actu el, e t qu e sa val idit é ne lait
pl us q uestion aujo urd' bu i ;
Attendu qu'ell e a é té s ignée par U II agent de Hossy, Manifi cat et C' , dout le pouv oir de sig ner les connaissem ents
avec tou tes le urs clauses est com plètem ent é ta bli et n'a
plus m êm e été contes té;
Attendu que si cette clause es t opposab le à Rossy, Mani fi cat et C', ceux-ci ne pem 'ent s'en préva loir contre ben ChillOU, q ui est resté compl ètement é trange r et qui n'ava it , ell
elIet, poi nt à intervenir a u contra t d'affrè te ment ;
At tendu q ue le j uge ment don t es t a ppel a condamné la

Manifi ca t et C' des
eux:

cond am nat ions

jll'o noncées

contre

Attendu, pa l' les Illotifs ci- dess us et par ceux de premie l's
juges quant à ce, e t en ta n t qu 'ils se concilient avec les
m otils du présent arrê t, qu' il y a lieu d'abord de confi rm er le ju gem en t en tan t qu'i l pron once condamna ti on de
Hossy , Man ificat et C' , au b énéfi ce de ben Ch iliOU ;
Attend u q ue la ser.ten ce , en tant qu 'ell e condam ne la
Compagni e Transatlantique à la gal'ant ie, est sans doute
co ntra ire aux mo tifs ci-dessus, mais qu e la Cour ne po urrai t l'i ntirm er que si elle était sa isie d' li n appel de la Com pagnie 'fl'ansa tl antiqu e ;
Att end u qu e sans d oute il est inter venu entre la Compagnie Transatlantique et le sieur Teissier, un ju gement du
'l'dbll nal de Phi lip pevill e, co nfirmé pa l' la Co ur d' Al ger
le 2 1 décemh re l88 1, qui exo nère la Compag ni e Transatlan tiq ue de la r esponsa bili té en vel'tu de l'ar tic le 8 d u connaissement, et qu e la Compagni e Tran sa tl antiqu e prétend
exc ipe r de la c hose j ugée pour se laire l'elever de la co ndamnatio ll en gara nt ie prolloncée contre elle;
Attendu qu'avant d'examiner s i cette except ion de chose
ta l'cliv em en ~ invoqu ée, il faut examine L'
la r eceva bi li té des fi ns en réfo rma tion deva n t la Co ur de
céans présen tées pal' la Com pag nie T I'ansatl antiq ue;

jugée n'es Lpoin t

Attend ll qu e ce tt e Com pag nie, cond am née pal' le j ugem ent rIu T ribun a l de cOl11 m erce de Co ns tanti ne du 6 ja n vi er 1831 , dont l'appel es t déféré à la Cour pal' Hoss)',
Man ifi ca t e t C' , n'en a pas, de son cOt é. r elevé appe l ; qu' elle
pré tend , il est vrai , q u'assig née de yan l la COtH' d' Alger par
Hoss)'. Man iOca t et C' e t maintenue en ca use par arrê t de
la Co ur de cassa tio n , elle a le droit de conclure et pl aider
contl'e qu i r a a p pelée en ca 1l5e;
Att end u q u e pal' J' ex ploi t du 5 m ai 1882, d ont se préva'lt

�( 3 14 )

( 315 )

la Compagnie Tran a lantique, Hossy, Man iUcat et C' n'ont
ni entendu remettre ni remis en question le bénéfice de la

un appel d u ju gement auquel la Compagnie reproche aujourd'h ui tard ivemen t d'avoir méconnu l'autorité de la
chose jugée;

conùamnation de garantie prononcée en leur raveur ; qlle
bien au contraire ils ont manifesté la yolonte de l'exécuter le cas échéant, en inyitantla Compagnie Transatlantique à yenir joindre ses eITort aux Jeul's pour faire repoussel' la demande principale;
Allcndu que la Compagnie 'J'ransatlantique se pl'évaut
aussi d'un appel re leyé pal' el le s nil'anl exploi t dll 15 mars
1883, mais que cet appel est tal'dif, l'exploit préc ité du 5
mai J 82 ayant contenu signi tica lion du jugement dont
s'agi!; que celle signification a fait cour ir le dé lai d'appel,
ayant été notifiee à uu des principaux établissements de la
Comp::.gnie Transatlantique, oil à Alger, soit au siège
même de la Cour d'appel deyant laqu ell e le même exploit
déclarait la cause déjà pendante sur la demande principale

et assignait la Compagnie;
Allendu qlle yainement cncore la Compagnie Transatlantique excipe d'un prétendu appel incident 011 d'une intel"
vention résll ltant des termes de sa constitution d'avoué devant la Cour d',ll ge r, Ou qu'elle réali e devant la Cour de
céans; qu'ell e ne peut appeler incid cmn,e nt contre Rossy,
Manilir.at et C', qui n 'ont pas appelé cOlltre elle, et qu'elle
ne peut inleJ'l'enil' pour fail'e l'Mo rm et' l'adjudication des
fins en garantie auxquell es elle a l ais~é aClju é ril' le cal'actère définitir par expiration du dé lai d'appel ;
Que sans doute dansl'arl'èt du 2 1 décemb l'e 188 1, in tervenu entre ell e et 'l'eissier,celll j·ci en sa qualité de cons ignataire, a repré enté Hoss)', hlanificat el C' ; mais qu e si cet
al'l'èL constituait pour la Compagnie Transallantique le
Mnéfice de la chose jngée, e ll e a cou vert ce moyen en ne
l'invoquant pas devant le 'l'riounal de Constanline, qui n'a
pas été au cas d'y slatuer da ns le jngement défé ré, et ,
d'autre part, la Cou r de coan ne peut y dire droit même
pOUf le détlal'el' couvert, jluisqu 'elle n'est pas sais ie par

Pal' ces ma ti fs,

La Coun,
Statuant ensu ite du l'envoi pronon cé pal' arrêt de la
Co u r de cassa li on en date d u 28 Oclolll'C 188?, sans s'arr6tcl'
;\ r ap pel de Hossy, ~ l anjfi cat el C", dont e ll e les déboute
comme m al fondés, confjl'nle le ju~ement dont est appel ;

El sa ns s'al'l'0ter à rappel principa l non p lus qu'au prételldu appe l incident et ;\ la pl'étendue intervention de la
Compagnie Transatla n tique dont el du tout ell e est déboulée com me non-recevable, dit encore que le jugement
dont esl appel sOl'ti l'a son ple in et entier eITet au bénéfice
de 1I0ss)', Manili cal et C" ;
Condamne 1(055)', ManiO cat et C' aux Mpeus,

D u 3 (t!v,'ie,' 1887. - Cour d',lix (C h, réuui es). - P ·l'és ..
M.llESSAT, JMprés, - M. Gn "ssl, av , gén .. - PI" MM.
Paul RIGAUD, FONTANEAU (du barreau du Paris) el ll. ,lnn AM.

PnOrr\lJ!:TE I NDUSTRIELLE. -

ou

ANNONCE. -

ANCIEN Ei\lPLon:: . -

PnOSPECTUS

NOM DE J}ANC IEN PATHON,

L'industriel, ancien employé d'un autre, )l'a pas le d1'oit
deselJ1'évaloi1' de cette qualité, SU1' ses ]J1'OSpectlls, ci'r cl/laÎ1'es et annonces dans les i0H1~l/alf,rJjJoU1' se r ecom mand." ci la clienlele qu'il chel'che ci se /'0,.",." ( -l) ,

( 1) Conf. cc l'ec . J886. 1. 130ella nole.

�( 317 )

( 3 16 )

supp rimel' de ses annonces, facLures, lettres, ca r le~J eL
( LEyr CONT RE SIGAUO),
J UGEMEN T .

Attendu que la dame Si gaud qui avait été,dans les magasins dénommés Armes de F ,'anee, di,.ectl"Îce de l'atelier
des costum es, a cru pouvoir faLl'e connaître au pu l)li c, pal'
la voie du journal le P elù Marseillais, dans les numéros
pa,.us les 29 mars et 1" av,.iI derni er , qu'e lle ne fai sa it plus
partie de la maison des A ,'m es de F ,'a nee ; que dans cet
avis elle s'est prévalue de sa qua lité d'ex-direct,.ice des costumes pour commandes des A rmes de F I'anee;
Attendu que le sieur Le vy, direcleur des A nnes de
Frallee, a ,u dans cet a vis un fait de concurrence déloyale
et demandé la cessation de ses agissements et la condamnation des époux Sigaud au paiement d' une somme de
1,000 f,., à titre de dommages in té,.éts;
,\ tlendu que la qualification dont s'est servi e la dame
Sigaud,peut amener une con fusio n dans l'es prit d u public;
qu'il estde ju,.isprudence constan te que l'i ndus t,'iel , ancien
employé d'un autre, n 'a pas le d,'oit de se p,.évaloi,. de celle
qua lité sur ses prospectus, ci,.cu laires e t annonces dan s les
journaux pour se r ecommander à la clientèle qu 'il che,.che
Ù

se forJller ;

Que probibitions doivent être failes à la dame Sigaud de
se prévaloir de sa qua lité ù'an cienne employée des A ,'mes
de F t, 'ance ;
Qu'i l n'est pas justifiéà celle heure d' un p,'éjudice occasionné an demandeu,. et comporta nt l'all ocation de dommages-inté,'éts;
Par ces motifs,

au tres toutes appelatious et notamment celle d'ex-di,'ectri ce des cosLum es pour comm andes des Ann es de France
ct ancien ne dÎl'ect,.ice de l'atelier de conture pon,. commandes des A nnes de F rance, à peine de tous domma gesintér ê ts;
Condamne les époux Sigau d aux dépens, sa ns a utres

dom mages-in Lérêts.
D I&lt;

l,

lu'in 1888 -

M, Stanislas

GIR AU D

AnMA'flm n. -

HE SPONSADlLTTK. -

B LESSURE A L'OE IL. -

P l"

S,..n n UIl.IEn - hlÉCMi ICIEN.

ABSENCE DE LUNETTES.

Une Compagnie de bateaux ci vapeu1' est en (au te lorsqu'elle n.e met pas de lunettes à la dispositùm d'un sel'"Ul'ier -1nécanicien b'availlanl $W' l'u n de ses navires .
En conséquence, si l'ouv1'iel ' est blessé ci l'œil JJW' un

éclat de (el', la ,'esponsabililé de la CompalJ,,,:e est
enlJalJée,
La Co mpalJnie ne saw'ait échapper à celle responsabilité
en établissallt qu'il y avait des lunelles â bo'r d; eUe
devait eX':IJ'" que l'ollvri." en (it "sage ( 1J,
( GOG UET CONTIIE 'l'OUAC HE),
J UGEMEN'!' .

At tend u que le 15 1I0vemb,.e dem ie", )e s ie '"' Goguet reçu L
l'o,.d,.e du m éca nici en du nav iœ I sly de pique,' les ,.ouill es
et sels qui pouvaient ex is te ,. à l'exté,.ielll' des chautliè,.es ;

Le T ribuna l,
Autorise la dame Sigaud à ester e n just ice; de m ême
su ite, di t et ordonne que la dame Sigand se ,.a ten ue de

Prés" M, LAl'lEl\nE, j uge , -

pOlU' Levy,

(1) VOÏl'ci- dessus, p. 2G2.

�( 318 )

( 319 )

Oue daos le cours de celle opération, uo éclat de rouille
a atteint Goguet à l'œil dl'oit et lui a occasiotJllé une blessure qui a eu pour conséquence la perte de cet œil;

Jtltérêts, en réparation du préjudice dont s'agit, et c'est
avec intérêts de droit . t dépens, sans pl'éjuc1ice cles salai l'es
lui restant dù, s'élevant Il 310 fr, '10 C,

Ou'il réclame, à rai 00 du prejudIce causé, une somme
de 10,000 fl'., à titre de dommages-in térêts;

Du 5 iuin 1888. - P, 'és" M,
Josep h ULA NC pour Touache.

Allendu qu'i l résnlte de l'enquête à laquell e i l a été procédé que c'est, en effet, en exécutant un ordre reç u de ses
chefs que Goguet a reçu la blessure qu i a am ené la perte
de l'œil droit; qu'i l n'a pas été démontré par la Compagnie
que cet accident soit llT\renl1 à. la suite d'une imprudence
dans l'accomplissement du travail commandé;
Oue dans ces sortes d'opérations olt la vue des ouvriers
est en danger, il est de règle que des lunettes soient tenues
à leur disposition;
Attendu que les témoins interrogés ur l'existence ou la
non-existence de ces lunettes à bord, ont fait des dépositions contradictoires; mais que. même en admettant,
comme l'indique la Compagnie, qu'il y eut des lunettes à
bord, celà ne suffirait pas pour dégager sa responsabi lité;
Oue la Compagnie amait du exiger que les ouvriers préposés à ce travailassent usage de cet apparei l protecteur;
Attendll qu'il ya lieu, néanmoins, dans l'appréciatioll
des dommages-intérêts à aCI;order à Goguet, LIe teoir
compte de la négligence qu'il a mise à ne pas faire COllnal tre imm édiatem enl'à ses chels l'accident dont il venait
d'être victime; qu'en effet, s'il en avait été autrement, le
navire se trouvant encore dans le port d'Alger, on aurait
pu laire examiner le blessé par un homme de l'art et lui
prodiguer des soins qui, peut ê tœ, auraie nt pu enrayer le
mal;

Par I;es motifs,
Le Tribunal condamne la Corn pagnie défenderesse Il payer
an demandenr la somme de 2,000 Ir. à tit re de dommages-

SOCIÉTlt

ANONYME .

CAPl'rAL.

-

-

PALAIS,

juge, -

. \ SSI-.: MIlLÊE cf:NJ~ n j\ L I:: .

DI SSOLUTION

ANTICIP I~ E. -

-

Pl" M,

DEMIE

CAS PIl EV U

DU

AUX

STATUTS.

générale d'actionnaù'es 1'éunissallt au.
moins la moitié du capital 80cial (a ,'t. 31. L, 24
juillet '1867)p,'o'lOnce valableme"t ta dissoill/ion anticipé d'une société anonyme, IOl'sque ce cas a été p,'évu
et ,'églé ainsi par' les slal"ts sociaux,

Un e asse m,blée

L ~u,naniJni(é

n'est pas 11éce8saù'e en ce cas et ne le serait
que s'iL s'agissait d'un cas que les statuls n'au1'aien.{
j

pas p,'évu ( 1) ,
(GARNIER El' CONSOnTS CONTRE AIlMANO).
J UGEMENT .

Allendu que les sieurs Garnier et consol'ts, ac tionnaires
de la Société anonyme par actions des Di stilleries Algériennes, pOlll'suivenLù l'encon tre des défendeurs, ad millistl'ateurs de ladite Soci été, la nullité de la délibération prise
le 22 marS 1888 par l'assemblée générale des actionnaires;
Oue cette délibération a prononcé la d issolution et la
liqnidation de ladite Société;
Oue, d'après les demandeurs, cette délibération serait

nulle, pour n'a voir pas été prise par l'ullunimité des actionnaires ;

(1) VOl', il ce l égard ce ,'ec. 1885, 1. 210, -

1886. 1. 185 .

�( 3Z0 )

( 32 1 )

Allendu que l'article 32 des statuts de la Société porte
que lorsque l'a emblée générale est appelée à délibérel'
sur les modifications auxdlts statuts 1 sur la prorogatIOn Ou
la dissolution anticipée de la Société, elle ne pellt l'être
valablement qu'autant qu'elle est composée d'un nombl'e
d'actionnaires rèprésentant au moins la moitié du capital
social, conformément à l'article 3 1 de la loi du 2'1 juillet

Attendu, dès lors, que si le cas de perte de la moitié d u
capital socia l était loin de s'être prod uit au moment de la
convocation de l'assem blée génél'ale dont la délibér'ation est
incriminée, les administl'ateurs ont eu le droit, par apPI'éciation des circonstances, de convoquer extraordinairement cette assemblée pour délibérer SUl' la dissolution anticipée de la Société;

laGi ;

•

Que, d'autre part, l'article 40 pOI' te qu'en cas de perte de
la moitié du capital social, les administrateurs son t tenus
de provoquer la réunion de l'assembl ée générale de tous les
actionnaires, à l'effet de statuer SUI' la question de savoir
s'i l ya lieu de prononcer la dissolution de la Société; qu'à
défaut, pal' les administrateurs, de réun il' l'assembl ée générale, comme dan; le cas où cette assemblée n'aurait pu
se constituer régulièrement, tout intéressé peut demander
la dissolution de la Société deyallt les Tribunaux;
,\ttendu qu'il re ort des dispositions de ces deux articles,
que le cas de dissolution anticipée est prév u pal' les staluts
sociau" et qu'une double distinction est faite;
Que ,'il y a perte de la partie déterminée du capital, la
nécess ité de réunir l'assembl ée génél'a le des actionnaires
est constatée et que l'obl igation de la recevoir est imposée
aux administrateurs;
Que, en dehors de cc Cas spécia l, tous autres cas de dis ,
solution pouvant se présenter et cette mesure pouvant être
utile ou nécessaira, l'assemblée génél'ale peut alors être
convoqu ée; mais que les administrateul's n'y son t pas
tenus et 'Jue la convocation dépend donc de leu l' part de
l'appréciation des circon stances;
Nais que dans le cas de convocation, les condit ions ponr
la l'alable et régulière délibération de l'assembl ée géné,
l'ale, sont precisées pat' l'article 32 susv isé, applicable
nécessairement au cas pl'évu pal' l'article 40 aussi susv is~;

Que J'assem bl ée , ainsi a ppelée à délibél'el', pOlir prendre
une dél ibération valable, devai t avoit, le nombre d'acLion -

naÎl'es représentant au moins la moiLi é du capital social;

Que cette condition a été obtenue et que, par suite, la dé,
Iibémtion attaquée a été valabl ement pri se ;
Attendu qne la nécessit é de l'ad hésion unanime de tous
les actionnaires ne s'imposait pas; qu'il ne s'agissait pas de
délibérer sur une modificat ion aux statuts pouvant amenel' un changemenl, une suppression ou L1ne transforma.
tion imprév ue el de nature à intl'oduire des clauses Dl! des
conditions nouvelles dans J'ex istence et le fonctionnement
essentiel de la Société;

Que ce cas constituant alors un accord vél'itablement
nouvea u, l'adhésion unanime de lO'15 les intéressés est
nécessa iremen t obl igatoire;
Mais qll ' il n'en sau l'ait étr'e de mème quand J'objet de la
délibél'ation est prévu, comme dans l'espèce;
QlIe les aclio n naires ont, en effet, été prél'enus par les
statuts e ux-mêmes, qll'à n' importe quel moment, ils pouvaipnt êt re réunis en assemblée genérale pOlir délibél'er su r
le cas d~ dissolution , et que pOUl' ce cas, en adhél'ant à la
Société, ils ont consenti au mode de composition de ceUe
assemblée suivant l'article 32 s usvisé;
AlIenùu, dès lors, que le seu l point qui puiSEe inl ércsser
les débats, est d'examiner si réellemellt les circon stances

1" p , - 1888,

21

�( 3n )

( 323 )

ont été tellps qu'elles aienl pu ren dl'e néressaire le mo yen
aJoplé, c'est-à-dire la dis$olu lion anticipéede la Sociélé;
.ttt endu que cette Sociéte a é té Cl'el'e ell .\l gérie, à une
époque où la fab rication el le co mm erce des alcools, dans
c~ltc colonie, étaien t exemp ts dè tous druits;

flu e c'c t évidemment en rue de proUler de cette sil uatiO~1 favorable, tjl1i , en effet, a procuré dt:~ benHices il. la
Société, ljue celle-ci a e'plo ilé celte indn strie ;
Mais qll e cell e sil uation farorable s'esl amoindrie d'abord
pal' la suppression de l'octroi tle mer q ui a eu lieu le ?G
decem bre 188'0 , et pal' l'app licatio n du demi droit ùe 20 fI',
pal' hectolilre fabriqué; qu 'c lic a, ensui le, cessé d'ex ister
à parlir des lIécrets du n juin 1887 el dn2't décembie 188ï,
par sllile Jesq uels les alcoo ls algê L'iens ont été déHnili \lemenl
soumis au mème régime liscal que ceux Je la métropole;

Que non· seu lement alors la fab ri cation en Algérie
n'offrait plus aucuo avanlngc, mais exposait inévitableOIent il des perles, pal' suite=des difficultés et des frais considérables de fabrication dé rivant du climat même de la
colonie;
Attendu qu'en préscncede modilicalions si considél'ables
dans la situ alion pl'imilive Llc la Suc iété, l a dissolution,
appl'éciée COi1l1ne nécessaire pal' les administrateul'S, re-

connue lelle el délibéree pal' l'assem bl ée générale exl raordiuail"e du~:2 mal'S l888, a éte une mesure utile, mème
n écessa ire;

l}al' ces motifs,
Le 'l'I'ibllllal débo ute les demandeurs de leur; lius et contlu siou=- ;

El les conùamne aux dépens .
Du Î jl/il1 1888. - P rés., ~L .' R"ACD . - PI., lj)!,
JOlBOAN pOU l' Garniel' et co nsorts, TALON pOUl' Armand.

VENTE . NOM ,\ IÉS

&gt;

M .\ncH.\ NO I SE "rE PAn
POUR FIXlm

UNE

SUR LA PROV EN.\ NCI!: . -

L'ACIIE'l'IWn,

DON l f TCA'r l 0N.

-

_

Expp.wrs

CONTEST.\TION

No~-nECEv \IIILITÉ.

L'achc(ell) ' d'une 1Jta1'ch 1wdise qui, a}J1'ès Cavoll' vue a
o~(eJ11l /1 ne lIon'tinafioH d'e,'pcl·ts po/u' (r,ccI ' la bOllific~­
hOIl don t elle est slIs'ceptible à l'aisoll de sa qualité est
non-l'r:cevable à en con(es/el' /tUé/'I'eu j'em,enl la }J}'~ve ­
nance pOHl' C01/ctl/l'e à la 1'ésdiation,
( 'l'O ULOUSAN CONTHE 'VESC I1L E n ).
J UGEMENT ,

Ali endll que pal' ]"ugement du ~O mai ùernier, tl'ois experts ont étl) nommés à l'effet ùe "OiL' les hal'Îl'ulg "enrlus
pal' 'Y ~sc hl er à 'l'oulo l1san, coùt, fl'Cl eL assul'ance, pOUl'

délermlll er la bonification qui pOlll'l'diL .:LI'e due il ce
dernier ;
All endu qu e 'l'onlon s" n, pal' l'ita lion po lérieure du b
juin cou l'anl, a cile le siellr \\'eschl el' ;\ l'erret d'enl endre
ampli Cl' le:, pou" oil's desdils ex pert s qu i Alll'aient ;\ sc prononcer S Ut' le point de sllyoi l' si lesùits Itari co ts son t bi en
de la rjtlalité ('o llyellUe, C'l'st- ,\-dil'c haricols de Bl'aïla Ou

de Pl ocsl i ;
Allendu qu e c'est cn réalité la provenan ce de la l11al'chandise qu e le sIe ur Toulousan entend contesler alljolll"
d'hll i, à l 't, (f~t de pouvoir cull chl1'e à une résiliation;
J!ais que cel le prétention est tard ivement sOlll èvée',
Que 'J'ouloll z:.an, qt1i anllll Lous debals a\tait YU la mal'L'hal,di sl' el avait pu ainsi l'cconnaitl'E' sa pl'o\'enance , n'en
a. pa:; f~lit gl'ie f (l I ne s'est fondé que SUI' Uil défau t de qualitequl pou";1it donn er lieu seulement ,'1 l'(illL)I'atÎon ù' une
bonilica tion en sa f;'\\l'e u r ,.

�( 324 )

(

cation q ui a été
Oue c 'est le m andat de fixer celte bonifi
,
ê
ù
é
donné aux expert ~ et qu ' il ne pou vait e n tre ,onn un
autre pl us é tendu, la question de provena nce n étant pas
soulevée;
d u m andat
Oue 'l'ou lousan , en demandant l'ampll iation' é
t
' '1
des experts , va donc à l'encontre ~e la Cl ose Jug e, e q U I
a défin itivemen t acceptée, pUlsqu tl a lut- même fa it slgmlier le j ugement susrelaté à son vendeur et aux experts et
po ursuivi l'expertise;
Par ces moti fs,
Le Tri bunal débou le le sieur Toulousan de sa demande
en am pliation d u mandat donné a ux ex perts;
Et le condamne anx dépens,

n ..

Il juill 1888 , - P,'es" M, ARNAU O, SICARD pour Tou lousan, COUVE pou r \Yes~hl e r ,

COMPÉT ENCE. -

-

P l" MM,

MARC HÉ CONC LU PA H con RES PONDANCE.

L IEU O'AHRIVEE DE L'ACCE PTATlON .

3~5

)

Att endu qu e le défende nr est do:nic ilié à Besançon; q ue
si Ma rseill e est le l ieu de la livraison , il n'est pas celui de
la promesse et du paiemen t ;
)

Atte ndu , s ur le lien de la promesse, qu'il s'agit d'une
vente tmit éeet con clu e par corres pondance: gu e la lett/'e
d'accept a ti on , relie qu i lie dé On ili ve ment le marché, es L
un e le tl!'e d u 28 ma rs 1888, écri te par Roze t" à Marseille, et
reçue par Manteaux, à Be:::.anço n ;
Attendu , conform émen t à la j urisprudence a ujomd 'bu i
constante du Trib unal, qu e, dans le cas d' une vente conclue pal' corres pondance, le l ieu de la promesse est celui
où arri ve la le ttre d'accep tatio n , c'est-à-d ire celui où se
produ il la re neontl'e des deux volon tés n écessaires pour
produire un effe t de droit ;
Par ces motifs,
Le Tribunal se déclare in compétent et condamne Hazet
a ux dé pens de l'i nciden t.

nu 25 juin
A IL HAUD

1888, - P "és" M, COUVE . pour Rozet, CÉZANNE pOU l' Manteaux.

P l., MM,

QUa11d un marché se fatt pm' C01'1'espolldance, c'est au

lieu d'a",.ivee de la lell,'e d'acceptation qu'il doit ét,.e
"épulé conclu au point de vue de la compétence et dans
le sens de l'm'licle 420 du Code de l'"océd/I1'e (1) ,
(HOZET CONTRE MANTE AUX) .
JUGEMENT ,
Attend u que le défendeur sou lève l'excep tion d'incom pétence;

( 1) Jurisprudence aujourd'hu i COllsta o le. -

1886. t. 5.

Ce !'ec. 188 4. J. 2!J3. -

A FFR ÉT EM ENT . -

CL AUSE. -

INTERPR ÉTATION.

La clause d'un conl,'al d'a(f"élemelll pm'tant que l'emba1'quem.ent ne pOU1'1'a commence" Hi a'van! telle date,
ni après telle au l l'e, et ql,'il ne sera ellectué que tout
autant que le temps le penne/b'a, doit, en l'absence de
toute autre explication, éb'e considérée comme insérée

ail benéfice r écip"oque des l'm'lies.
E n conséq uence, si le capitaine, n'ayant pu embarquer
da-ns le délai, quitte le port d'emba1'quement après son
expù al1"on, l'affréteur est sans dl 'oit ri lui demander

des

dommages -inter~ts ,

�( 3?6 )

(m)

( DO:;AUDV CONTRE COUPPA).

Attendu que le sieur Donaudy a alIl'~lé le navire Adelphi-Couppa pour aller prendre, en Sicile, sur un point à
déterminer, un chargement de 1,500 tonneaux de soufre en
grenier;
Ou'il a é léspécia lement convenu que l'embarquemenl de
la marchandise ne potinait commencer avanL le '2.0 décembre 1887, ni après k 31 du même m ois;
Oue l'embarquement devait êlre elIectué tout aulant
que le temps le permeltrait ;
AUendu que le 113\'ire Ade1phi-Couppa est arrivé le
2.6 décembre à Porl-Empedocle; que le point de charge-

s'i l pOil raiL avoir int érêt!t cc que l'embarquement Ile commençât ni av nt le 20, ni après le 31 décembre, à raiso n
des engagements spécial" qu'il pouvait contracler, il ne les
a pas signalés au fl'éteur qui n'a donc eu ni à les connalIre, ni ;\ s'en préoccuper; que, d'a ulre pur!, le capitaine,

li. raison des engagemen ts qu'il avait contractés, pouvait
pgalement 3yoi l' if'lléJ'ê~ ft n'êlre co nll'ainl à commencer
l'embarqu emen t ni avant le 20, ni après le 3 \ décembre;

que, pal' conséq uen t, la clause ci-clessus peul avo ir été stipul e aussi bien il sou p roOt excl usif qu'au profit exclus if
du sieul' Oona t: dy; que l'on doit admett"e, clès tors, qu'elle
l'a été dans lïnt érêt réciproque des deux pal'Iies;

On'il su it de là qlle Oonaudy n'avait a,lc un dro it à retenil' le nal'ire, apl'ès le 31 décembl'e, du moment que t'em barquement n'avait pu être comm encé à celle date, et que
le capita ine n'était pas obligé de laissel' plus longlemps

ment qui lu i a été désigné, est la rade foraine de MonleGrande; que le navire s'l'est rendu; mais que du 2G au 31
décembre l'état de la mer et les mall\'ais temps qui n'ont
cessé de r~gnel' sur celle l'ade, n'onl pas pel'mis que J'em-

son navire in(lclif ;

barquement pitt commencer avant celle dernière date;

Le Tribunal déboute Donaudy de sa demande, avec
dépens.

que c'est là un lait hors de dOl1te et qui se trOl1ve élabli
dans un acte proleslatilémané du dema nJenr lui-même;
Oue passé le 31 décembre l'em ba rquement ne pouvant
plus commencer, d'après les accoI'lls, le capitaine a quitté
Port Empedocle et est "enu se meltre à' la disposition Je

Par ces mot ifs,

D u 25 fuin 1888 , - P/'és., "f. An NAuo, ch . de la l ~gion
P l., MM. JounO.\N pOli!' Donaudy, lI OfiNIlOSTEL
Gis pOUl' Co uppa .

d'holl ll CUl' , -

on armateur, ayant ainsi inutil ement perdu son temps,
telle étant la conslquence pour lui clesdils accords;
Mais que le s ieur Donaudy prétend être en droit d'exiger
du ieur Couppa des domm.ges· intérèts ,\ r~ison du départ
du navire A de/l'hi- Coupl,a npr"s le 31 décembre 1887;
At/endu que la stipu lation qui limir ait

IfS

den' dntesdl1

20 et du 31 décembre pour le commeneement dèS opérationsùe l'~mba!'ql1emenIJ le tem(Js le permeUant, n'était

pas dans lïntérêt seu l et exclu sif du sieur Donaudy ; que

Cmri'lllS. -

COMPAGNIE . -

AGENCE. -

SuppnEsslON.

INIlE:UNI1'É.

La slIpp,'eSs1.'on, pm' une Compa[jllÏe, d'une de ses Q[jeH-

crs, dans

SOH

infé,'él

et pour sa con!'enance,

11e

C01/S -

tituepas lin (ait de {()l'ce majeu/'e pouvant justifie" la
,'évocation de l'agellt placé à sa té/e.

La Compa[J11'ie ne peut

dOliC,

que moyew/all{ l'ndemnilé.

en pal'eil cas, le révoquer

�(

3~8

)

( 329 )

Il n'y a aucune assimilation d établir' ~nt"e ce cas et celui
d'zal commerçant qui su spen d ses palem,enfs, ID/'sque la
Compagnie continue à faire des alfai,'es SlO' d'autres

places (1),
(BARTH ÉLEMY CONTRE PROGRÈS NATIONAL)
J UGEMENT.

Attendu que Lou is Barthélemy a été à Marseille l'agent
général de la Corn pagnie d'assurances le P,'o(J/'ès nalional,
dout le siège est à Paris ;
Oue les avantages qui lui étaient attribués en cette qua lité et pour la période de temps pendaut laquelle elle lui
était concédée, ont été réglés par des accords verbaux en
date du l " janvier 1884 , modifiés dans un sens avantageux
pour lui le 1" mars 1885 ;
Que Lonis Barthélemy ne pouvait être l'évoqué que pour
cause de mal versation ;
Que rien n'a jamais été reproché à Barthélem y dont la
gestion a été entièrement app l'ou vée,et que si les fou ct ions
à lui confiées ont subitemen t cessé, la cause eu est dans la
détermination prise par la Compagnie défenderesse de ne
plus avoir aucune agence sur la place de hlarseille et de
supprimer celle il la téte de laquelle Barth élemy avait été
placé;
Que la Compagnie outien t que celte l'évocation des fon ctions à lui dévolues pal' sui te de suppression d'emploi et
d'agence, ne saurait être considél'ée comme équivalent il
une rél'ocatiou subite et sans motif fondé;

Que, conséqllemmenl, la Compagnie co nteste le droit,
pour BaI'thélemy, à des dommages-intérêts;
Mais que ce n'est que par l'effel de sa volonté exclusivement et de son intérêt particulier que la Compagnie a suppdmé son agence à hlm'seille; que cette suppression n'a pas
été la conséquence d'nne suspension de paiements, la Compagni e, au contraire) continuant à fonctionner à Paris
comme par le passé avec le même crédit;
Qlle, dès lors, ayant retiré à Barthélemy son agence
avant le temps conven u, elle a manqllé vi s-à-v is de lU1 à
ses engagemen ts et lui a causé, pal' ce fait , un véritable
préj udice en le privant des avantages sur le quels il pouvait compter, d'après ses accords;
Que des dommages·intér~ts, dès lors, son t dus à Barthélemy ; qu'ils doivent être proportionnés au préjudice qui
peut lui avoir été occasionné;
Que le Tribunal n'a pas, en l'état, des éléments suffisants
pOUl' apP l'éc ier ce pl'éjudico, les parties ne se trouvanl pas
conformes en fait SU I' l'importance des affait'esde l'agence;
Par ces motifs,
Le Tribunal admet en la forme la Compagni e défender esse en son opposition envers le jngement de défau t du 20
avril 1886;
Au Ionù, dit que des dommages-intél'êts sont dus à Barthélemy pOUl' le préjudice qui lui a é té occasionné, et pl'éparatoil'ement et avant de statuer SUl' le c h ifT're des eommages-intérêts à allouer à son profit, l'envoie les parties
devant M· Lejollrdan, avocat, arbitre· 1'3l?pol'teul', à l'efI'eL
d'établir :
l' Les capitanx assurés pal' Barthélemy;

(1) Voy. à tel égard diverses espèces rapportées dans ce
1. 287 , - 1886, 1. 270, - 1887, 1. 22 et 104,

I CC.

1882.

2' Le mo n tant des prim es apportées pat' lui en 18841885 ;

�( 330 )

( 33 1 )

3' La chiffre des primes de la Cenll'ale, assuré à Barlhé_
lém y par ses accord&gt;';

AI telld u que ;{OIl SSct, ail téricn rem en 1 il cette da te,
mAis postérieu .'emen L il l'anét ci·dessus, el il la date dn 6
avril a 5011SCt'it au sieu r Paulin Lambel't,à ra ison de fonds
versés pal' ce dernier, un premier billet de3,000 f,'. sous la

Sous résen'es de tous droits des part ies , pour, sur rap-

porL fait el déposé , être staLué ce que de droiL;
Dépens réservé .

nt( 26 jU;'1

1888, - P,. és .. hl. ARNAUD, ch. de la légion
d'honnen t'. - Plo, )I M. AILH .\lTD pour Barlhélemy, H ORNnOSTEL pour la Compagnie,
OCI ÉTL _

D ISSOLl'TIO?\ . - PL'BUC=\ T ION .-

SIGN /\TUnE SOCIALE

POST ÉR I Et:RE A L .\ D1SS0Ll"TION ET .\ NTÉRlEl'n E .\ LA P UD~I­

1

igna lure socia le;

Qn'il en a so uscl'it un second an méme sienr Lam berl
sous la même signature socialp,de 2,000 fI'. ,le 28 av ril 1886,
c'est-&gt;\·(h'e postél'lenremenl il la publication légal e;
Altendu que le liquid atclll' co ntes te a u sieur Lambert le
droit de réclAmer il la Ii'luidalion lesdItes som mes qu 'il ne
l'erônnait pas avoir profilé, soil à relie dernière, saiL à la
Société, mais avoir été exclu sivement , d'ap l'ès lui , employées aux besoins pe l'son nels ('-ll SiCUl' Housset;

CAT10:\' .

Les tie1'S ne sont p1'évenus d e la dissolu/t'on d't/lle S ociété
de commerce que p a&gt;' la publication légale qui en esl
(a ile.
En cOIl.~équencet la ,çignalure sociale don née pal' un des
tx- associés, ap,'ès la diss'Jlution, mais avant la publication) engage la Société enve1'$ les tiers de bonne foi ,

Il en serait ainsi a/GI's méme que la disso/tdion 1,esulle ·
t'ail d'une deciSionJudiciai,.e.
( LAYBERT CONTRE

ROU SSET ET AUTRES) .

JUG ~MF;l" T

Attendu qne la Soc iété aya nl ex isté en tre Antoine el
Hou et pour l'exploit ation du bal' dil du llfa/assis, a été
dissoute par jugement du TI'ibllna l de ceans, qui a nommé
un liquidateur;
Qu e ce jngement a ét.' con firm l' par arrêl de la COOl' d'.Ux
en date du 1Î mars 1886 ;
Que les formalités de publication légale pOUl' ceLle·dis·
solution onl été faites il la da:e du ~4 av ril 1886;

AU cn du qu 'i l ne ,au rai Lêtre do uteux qu '" la date du 28
av ril 1886, alors qu e les publications léga les ont été laites,
I{ousse t n'ava it plus au cun droit d'lise l' de la signature
ociale, et que le tiel'squ i lui a fait confiance,sotlscette sisnal ul'l! qui ne pOllvait plus avoir sa ":lIeu!' antél'ieu re, n'a
1!U raire créd it qu 'a u sieul' l :ull!::iSH se ul el se trOllve sans
droit contre la liqui dat ion eLson liqu idaleul'; qu 'il ne peul
établir conll'e ce demier qu e la liCJuidalioli a iL réellement
proOt é des somm es Y e,.sée~ cn mains de HOllssel ;
Mais attend u , en ce qui co nce l'l1 e le prét de 3,000 fi-. du
li aVI'i1 ,CJ ne Pau 1in Lambert es t au lO l'isé Ù invoquer la signature sociale qui lu i a élé donn ée el CJui , ;\ reUe époCJue encore, pOUl' les tiers, avait tOlite sa force eL sa valeur;
Allend u que les d isposili ons de l'arli cle 60 de la loi dll
21 juillet 1867 re lati" e~ aux pllblica ti ons de dissolution
avant terme, sont édictées aussi bie n en "lie des associés
eux-mêmes que des tiers étrangers;\ la SocIété; que tant
que ces publi catio ns ne ~O l1t pa s fait ~", cell\: r i peuH'nt de
honne fui cl'o ire à la continllation de la Soc iëte el Dtl'c en
dl'Oit, dès lors, de fa ire crédit il la signature socia le;

�( 332 )

( 333 )

Qu'ils ne peuvent être prévenu s de la cessation de la
Société que dans les for mes légales,les ju gement' ou arrêts
dissolvant les Sociétés étant, par rapport auxdits tiers,

(HUDINO CONTRE HUDINO),

,'es ùl.ter alios acta "
Oue les tiers, en effet, n'ont point il connailre, ni à se
préocc uper de ces décision~ ent~'e associés; que ces décisions véritables contrats JudtClalres entre associés, rentrent'donc, par l'apport aux ti ees, dans la catégori e des actes

soum is il la publi cation léga le orga nisée pal' la loi, et qu'aucun de associés ne peut ê tre préjudicié par la ci rconstance
de l'inaccomplissement de cette formal it é, chaclln d'eux
ayaut)e droit d'y fai re procéder dans les déla is légaux ;
Par ces motifs,
Le Tribunal condamne les défend eurs à payer il Paulin
Lambert la somme de 3,000 fr" montant du bi llet souscrit
le 6 avril ,' deboute led it Paulin Lambert en cequ i concerne
le billet de 2,000 fr, ~O\lscri t le 28 avril su ivant, sous léserves de ses droits contre le sieur Rousset pers,mnell ement;
Et c'est ayec intérê ts de dm it, les dé pens, 3/5 il la charge
des défend eurs et 2/5 à la charge de Paulin Lambert.

D l&lt; 28 juin 1888. - P rés "

~l. ARIUUD, ch, de la Légion

d'bonneur. - P l . , MM. RONCAETTI pOUl' Lambert , NATHAN,
GVIBERT, Bor CE pOUl' les défendeu rs.

EffET DE CO::&gt;'.DJERCE. -

D EUX SIGNATURES . -

COMPTE-COt'RANT , -

P i\ SSATION EN

NOVATION .

La passation d'u" effet de commerce portant deux si!JuatUf'es. en compte -co m'ant au débit de l'un des si[j11ataires, ne saurait constitue,- une novation libératoù-e
au

profit de l'aut" .,

J UGEMENT.

Attendu que Antoin e Rubina, banquier à San-Hemo est
tiers-porteur d'un bill et souscrit le 2 juillet 1883 .\
l'échéance du 8 octobre 1883, pal' Jcan-llaptisle Hubino'
marcha nd de vin, à l'ordre de !lu bino, changeur à hlar~
seil le; qu 'il en réclame aUJou rd'bu i le paiement;
Attendu . qu'i! e ùt. appa r te nu à Jea n- Uap tiste Hubi no , po Ul'
se soustra ll'e au paiement dudit bille t, de prouver g ue le
d e.mand,eur n 'est pas un tiers- porteur sérieux et de bonne
fDl.; qu auc une p~'eu ve de cette nature n'éta nt faiLe, ni
ollerte, Jean-llap llste Rubina se trouve lié pal' sa signature
à l'égard de cel ui qui en est l' gu lièrement pOI'teur;
Attend~1 qu e le défendeur se prétendl'ait encore dégagé
pal' ce faIt que An tDlne Bu bino, fai sant ligurel' le montant
du billet en litige dans son compte-coill'ant avec 1\uLino
changeur, et ayan t produ it pour le solde ct udi t cam pte dan~
la faillite de ce dernier, il en l'ésu lterait u ne novation de
sa dpLle qu i auraÏL constitué Hubin o, changeu r, ou du
moins sa faill i te, débiteur unique, aux lieu et place de
Jean-Baptiste 1\ubino ;

Attendu que la no vation ne se présume pas; qu'e n l'espèce, Antoine Ru bina avait deux codébileurssolidaires le
souscripte ur du bi llet, Jean -Bap tiste Bubino, et le bénéficiail'e, son endosseu r, Hubino, chan geul' ; qu 'il éta it donc
naturel que le compte-couran t de ce del'niel' fùt déb it é du
billet impayé; qu 'en produisa nt à la fai ll ite de Hu bino
changeur, Antoine Bubino ne faisait que sauvega rder, pa;'
un acte conservatoire, l'une de ses garanties; ql1'il n'apparait d'aucun des documents ou éléments de la cause que
Antoine Hubino ait, il u n moment quelconq ue, reno ncé
eXl.Jl'essémenLou tacileme nt à son recours contre soo second
débiteur ; que les ar ticles 542 e t 543 du Code de commerce

�( 335 )

( 33 \ )
'èo lent la producti on - i m ulta née cl'lns
plu.
.
.\ l'fli ~ on de la 1\1 'me cl'éance g&lt;lralllie soll s ieu rs al l es,. '- ~
"',
1
"
''l'ol'fiOl';
ùOIHI e n dl'C dl. m me orsque
dml'ement
, llu a
1
admt!tlen t e t

,

f "11"t

l' Ull

1 c

( SCIIMID,

, "( 1 l'e'ontre
!:lon acllon
n l :Ile
' Jean-Jlap tl. te l,. ublllO que sous
dêùuctio n des di"iùelllies qu'i l a t.ouches ou touche ra à

valoir SUI' le montant Llu bi llet en il tJge, da ns la fa illi te ùe
Hllbino , changl3ur ;
Par ces motifs,
Le 'l'ribunal condamne J eal;- B~,pti stc, !\ ubino il pa)'~r à
, l'dl l'
'ommede a , 0,6 f,',,, C" "montant d Ull
AnlOme
1111 01'\
(~
billet éc hu et jlrotesté. a\'ec in té rêts de droIt et d epens ;
déduction toutefuis des dividendes touchés ou il tOLl·
sous
' d e J'"\lI b'mo, C1lancher pal' Antoine Rubina dans,la. fal' II Ile
geur, à raison du billet dOllt s a:;lt.

Du 29 j"ùl 1888, CÉZ.\~I\E

Prés" M, DE"", j uge, -

Pl" MM,

el SUCHeT.

C!\ PIT,\INE. -

DElX PARTIES DE

-

DI:n r. IT. -

;\1.\nCHA~OISES. -

MËL\NGE .

H I~ p.\n TITION.

L m'sqlle dell.t' parties d'une même . JJu(,/'~hand i.8~, chal'fJées
Sil}' le II/éll ie Havi/'e li d eux COJ/ sl{J/ la t W ll S cllllël'enfes t se
trouvent ,pa1' {m'ce majeul'e , méla ngées el confondues, et
9 u 'il y a un déficil SU" l'el/semble, le capitaine. ~st tenll
de fair e enb'e les cO ll si[joatai/'es une J'épartlllOn jJI'OpodiollHelle au."C quantités cl,al'oées.
Faille de ravoir fait, ef si l'Uil des cOlls/gnalaires l'l,J',eçu
plliB q u'il lie lld se l'ait revenu d'opl'f!s cette 1'épal'tltw~1,
le capitaine (st J'espollsable t:JweJ 'S l'autJ'e de la qua ntité
qu'il a reçue en moins (1) ,
(1) Voy . 2"· 'l'able décennale,

\ '0

Débarqu eme nt, n OI 10 et 11.

ET

C·

t.:ONTng

Jk ,\I '

ET

C·,

COMP,\ GN I E

DU J f..wnr:: ET CO.\ II)AONH; NATIONALE) .

J UGE~IENT,

des cooLligés restt! ::,ohrable;

foi ,
s que Antoine Bubino
Allen d u, t oteu
' )n'est. fo ndé
_ dans

EUE Y

COM.' I EnCl.\ LE

Allend n fl ue le vapeur IJII}Jlt,ll-de- L (jme de la Compagnie
commercia le des tr.a ll spol't~ r\ va peu\' du lI aVI'E\ consigné à
la Compagnie Nationa le de Navigatio n ;\ Marseille, a cha l'g~
à Singélpore de ux parties gam bi el', t'nn ci e 76,;)80 k il. à la
co ns ignation de Beau et C', l'au tre de GO ,GOO k i l. cl la cons ignaLion de Schm id, }' reyet C', de Zu ri cll (Su isse) ;
Atl endll que pendan t la traversée, SO ll S l'in ll uencc d'une
tem l)é ral ll re élevée, le gambie r est ellll'0 en fusion; qu' il
en esL résult é un mélange, au moins pa rUel, des deux parties de marcha ndises; que les mal'fjll es d'un Cel'Iain nomb re
de ba lles sont de "enues mécon naissables;

Ali lldu que le ]loids tO'a l l'econnu au débal'quemenL a
&lt;' té de 11 5,255 ki l. au lieu de In, IBO l&lt;il., puids porté S UI'
les connaissements, d'ùù lIl! ùélicit ùe 1 1 19 ~5 ld I , ou de

9,5' 010;
Att ndu que Jleau ct C' on t re~u dc la Compag nie Natio na le de Nav jgalion ï:&gt;,ï '2 0 kil. ; qu e ladileCompa gniea mis
à la d isposition de SC h mid, F rey ct C' 42,5!,5 k i l , Slll' lesquels ces cle l'llic ,'s ont reçu ',0,000 k il. , à va loi l', etl'eIusé le
solde de ~ , 5', 5 kil. val' le mollf que la Compagn ie préte ndait ne les I ~Ul' livrer que conll'e un reçu pOlir solùe empOl'tant Jécharge pleine Cl entièl'e ;
.\ t tenclu que Schmid. F rey et C' re pl'oc hent à la Compagn ie Natio nale de Navi ga lion. en l'éLat &lt;.l e la confu sion Sll l'Vl!llue entre les deux parties de marchan dises, de n'a"oir
pas fait la répa rtition des cplanlilés déhal'(ju ées au prorata
de3 quanlités consignées ;\ chacun ùes de::;1inataires; eu
d'auLres te l'mes, d'avoi l' délivré ;\ lieau et C' lllle quantité
de marchand ise supérieure ù celle qlli devait reveni r à ces
derniers, et, pal' suite, de leur offri r, à eus, un solde infé"leu r de :i,320 kil. à leur pal'L; q u'ils onL cité la Co mpagnie

�( 336 )
l'iationale et la Compagnie commerciale de transports à l'apeur du !laHe, conjointement et solidairemeGt, en paiement du manquant ci-de us ; qu'ils ont appelé en cause
Beau et C· ;
Attendu que le lranspol'teur est tenu de délivrer aux destinataire les mal'0handises qui lui so nt confiées et responsable des fautes par lui comm ises à raison de cette déli·
""ance; qu'en l'espèce, é tant donné qu'un cas de fOl'ce
majeure aI'a it détruit les marques des colis et entièrement
m élangé les deux parlies d'une m ême m arc handise de ma nière à les rendre méconn aissables, il appartena it à la Compagnie comm erciale du lI avre, ou so it, pour elle, à la Com-

pagnie Nationale, consigna tai re du navire, d'en faire entre
les dh'ers in téressés une répartition proportionnelle à l'intérêt de chacuo ; qu'i! n'en a pas é té ainsi; qu e la Compagnie l'iationale ne 'est pOIlH pr~ûccupée de faire cette répartition et qn'elle a laissé l'un des consigna taires du gam ·
bier,Deau et C' , retirer une qu a ntil ésllpérieureà celle que
lui eüt attribué la répartition, pOlir n 'offrit' au second des
consignatai res, SChmid, Frey et C' , gu'une q uantité insuffi sanle; qu'elle a commis, en ce faisant, une fante engagean~
sa responsabilité à l'égard des démandeUl's au procès;
Attendu qu e ladite Compagnie serait mal fonclée à pl·é·
tend.re gue Sc bmid , Fl'ey et C' auraie nt définitivement
dOline quittance pure et si mple sans réserve; qu'il est constant, au contra i.re, qu e les demancleUl's ont refusé de receyoir le sotde et protesté imm édi a tem ent contre l'insufiisance de ce solde; qu'ils ont dOllc conservé lenr action
coutre le transpol'teur;
Attendu, d'aut re part, que la Compagnie défenderesse n'a
pris aucune conclusion à l'encontre de Dea u et C· ; qu'il
n'existe entre ce dernier et SChm id , rre)' et C· aucun lien
de droit pouvant donner naissance à un e action directe;
qu 'il l'a lie u de mettre Bea n e t C' hOl's de procès purement
et simplement;

( 337 )
Par ces motifs,
Le Tribuna l, joignant les instances, sans s'a!'l'éter aux
fins prises par la Compagnie Nationa le de Navigation et la
Compag nie commercia le des transports du lI av re, con-

damne les deux Compagnies snsqnalifiées, conjointement
et so lidairement, à payer à SCh mid, 1&gt;'re1' et C' la somme de
2,025 fr. 20 c., montant de 3,nO kil. gamb ier manquant·
dit et QI'do nne que le3 2,545 l&lt;i l. offert s pour solde sel'on;
délivrés .nxdits Schm id, ]&lt;'l'e1' et C· fl'ancs de tous Irais
général emen t qu elconq ues; co nda mne lesd ites Compagn ies
à rembourser au demandeul', ainsi qu 'au x sieurs Beau

et C',la diiférence entre le fret versé pal' provis ion et le Iret
réellement dû, le tout avec intérê ts de droit et dépens;
Sur les conclusions de SChmid, l'l'el' et C' , met Deau
et C' hors d'instance et condamne SCbm id , Frey et C' .a ux
dépens de ce chef.

Dt&lt; 3 i uillel 1 8~8 . - P,'~s., hl. An NAUD, ch, de la légion
d'bon neur. - Pl" hl'r. COUVE ponl' Sc hmid , l'l'el' et C' ,
SENts pou r Bean et C' , Hon NuosTE L pour la Comp.gnied n
Ilane et la Compagnie Nationale,
COMPÉTENCE . -

SOC I ÉTÉ. -

D' JMM EU BLES. -

F onME ANON YM E. -

EXPLOJTATlON

C,\IlACTÈ RE CI VIL ,

La naftwe d'une Sociétê se dé/e1'mine pa,. SOH obiet et non
pa,- la (orme fJ u'i[ a convenu à ses membres d e lui
donne1' .

Spécialemelll une Soci~{~ qlli a pOli,. objet d'acqllél'ù'

011

de consfl'uù'e des immeubles , et de les exploite r en les
lattant, es t civile) malg1'é la (m'me uHonym.e q u'elle a
adopl~e

( 1 J,

( 1) Voy . ce l'fiC. 1886. 1. 301 et la note.

1" p, -

1888,

22

�( 338 1
( S OCI Ji TE• DE SALUBRIT r.

PUBLIQUE

( 339 )
CONTRE SOCl tT É

TMMODlLI ÈRE i\lAnsEILLAISE ) .
JUG eMENT.

Attendu que la Societé cl e salubrité publiqu e a cité par
devan t le Tribunal de ceans la Socié té Immobili ère Marseillaise en paiement des sommes qui lui seraient dues à
raison de ses services;
Allendu que la Société défenderesse décline la compétence du Tribunal de céans par le motif qu'elle sel'ait une
société civi le et qu'elle n'aurait pas fait, en l'espèce, un
acte de commerce;
Attendu que la nature d'une société se détermine par son
objet et non par la fo rme extérieure qu'il a convenu à ses
membrtlS de lui donner;

Dl&lt; Il Juillet 1888. - P rés" M. Ali NAUD, ch, de la légion
d'honneur, - Pl. , MM. Aimé AILliA UD pou,' la Sociétà de
Salubrité, GR"&lt;DVAL pOUl' la Société Immobilière Mar~eil l a i se.

FAILLITE. -

NON-COMMEnçANT. -

SOUSCRIPTION DE NOMBR EUl

BILLETS .

Le (ait de souscrire de nomb,'eux billets à O1-dre ne constit ue pas l'exercice d~une p,'o(ession commel'c1.'ale.
Il ne stl ffit donc pas p Ott?' ent,'alne,' la déclam/ion de
faillite d u sousc,'ip/eur ,
( ARNOUX ET AUTRES CONTRE SeVERAN) .

J UGEMENT.

Attendu que l'objet principal de la Société Immobilière
~rarseillaise consiste à exploiter, en les louant, les maisons
qu'elle fait const ru ire ou qu'elle acquiert à Marseill e;
qu'elle agit ainsi comme un pl'opriétaire fon cier faisant valoir ses capitaux immobiliers; qu'ell e pellt, comme ce dernier, l'endre, le cas échéant, tel ou tel cle ses imm eubles à
un prix plus ou moins rémunérateu r, mais qu 'elle n'a pas
pour objectif direct de spéc uler ur des te rrai ns e t des maisons, c'est-à- dire d'acquérir les u ns ou de construire les
autres en vue d'u ne revente imméd iate ou prochaine;
Qu'eu l'état, aucun doute ne saurait subs ister sur le caractère purement civi l de la Société défenderesse;
Par ces mo tifs,
Le Tribunal se déclare incompétent; renvoie parties et
matières par devant qui de droiL; condamn e la Société de
Salubrit~ publique aux dépens de l'in cid en t.

Attendu que l'opposition de Sel'eran a u jugement de défaut du 15 juin 1888 est rég ul ièl'e en la forme e t faite en
temps utile;
Au fond :
Attendu que Sevel'an a cité en décla"ation de failli Le
Amoux fil s, Arnoux père, la dame Adèle Payan et Hobion, et ce, à raison du non·· paiement d'un billet de
100 ft'. échu et protest é, souscrit par Arnoux fil s et la dame
Payan ; qu'à l'audience il déclare se désister de sa demande
en ce qui conce m e Arnoux pèl'e, Robion et la dame Pa yan ,
ct la maintenir à l'encontre d'Arnoux fils;
Attendu qu'i l n'est point jus tifié que ce dernier exerce
aucune profession commerciale; que le fait de souscrire
de nombreux bille ts à ordre ne constitue pas l'exerc ice
d'une profession; que, par suite, Arnoux fils n'est point
susceptible d'être déclaré en état de faillite ; qu 'aucune

�( 340 )

( 34 1 )

conclusion n'est p,'ise à son encontre en paiement du billet
érhu;
Sur les fins reconventionnelles en paiement de dommages-intérêls:
Allendu que Arllonx père et Robi on son t absolument
étrangers à la souscriptio n du bi ll et dont s'agil ; qu'i!
n'exi sleaucu n lien dedroit enlre eux e t Severan; que ce
dernier en les cilanl néanmoins en déclaral ion de faillite
leur a ca usé un préjudice dont il do it la réparat.ion ;
ALlend u, en ce qui concerne la dame Payao, que Sevel'an
abandonne la poursuite à son enconlre; qu'elle ne se ll'Ouve
pas dans le cas des défende urs ci-d essus pu isqu 'elle a souscrit le billet en lilige conjoin tement ayec Amoux fils;
qu'elle ne saurait donc avoir droit aux dommages-intérêts
alloués à Arnoux père et à Robion;
Par ces mOlifs,
Le Tribunal reçoit en la fOl'me Severan en son opposition
au jugement de défaut du 15 juin 1888; au fond, confirme
led it jugement en ce qui touche le déboutement de Sevel'an ; réduit le montant des dommages- in térêts y alloués à
100 fr. pour chacu n de. deux défendeurs Arnoux père el
Robion; le rétracte en ce qui concel'ne les dommages-intérêts alloués à la darne Payan; débo ute Se vera n du surplus
de ses conclusions et le condamne à tou s les dépens du défaut et de l'opposition.
D u 16 J uillet 1888. - Prés., N. A RNAUD, ch . de la légiou
d'honneur. - P I" NM, I SNE L pOUl' Arnoux et consorts,
YALENSI pour Severan ,

VeNTE PAR NA ~InE otSlGNt. -

ESSENT IELLE . -

DATE DU otPART. -

I NfRACTION COr\NUE. -

CONDITION

SILENCE.

L'indication de la dale du départ, dans une vente à livre]'

pm' navire désigné, constitue une condition substantielle du conh"at,
JI impo7'le peu, ci cet égal'd , que ce départ 80il indiqtté
CQ1nme un (ait accompl'i Ott ci acconlpl'''''' au moment des
accOI'ds, Ott qu'il s'agisse d'un voilier
d'une l1'ave1'sée longue Ou cou1'fe .

OH

d'un vape1.w,

01'

En cot,séquence, l'achetew' est en d,'oit de refusel' la marchandise et de (aù'e ,'ésiliel' le Inal ché au montent de
Can'ivée, si le navire n'est en. réalité pat-li qU'ap7'eS la

date indiquée_

Et cela alors méme qu'aprés l~ con(1'af, il aurait reçu,
sans y répondre , un memol'andum indiquant la date
d" départ (1) .
( ROBERTSON ET llER KSII E l.II CONTRE BARROIL) .
J UGEMENT .

Atte nd u que, le 14 mai 1888, Turcn t et Gauberl, traitant
le compte de Robertson e tl-Jernsheim , de J-Jamboul'g,
01lL ve ndu à Fernand Bal'l'oil \I n chargement de 500 tonnea llx environ amandes de coprah des île; Marscha ll, parti
fin janvier 1888, pal' navire Johanna;
pOli l'

Attend u qu e l'ac heteul' se l'efuse à recevoir la mm'chandise par le motif qlle, contra irement aux énonciations des

(1) Voy . ConL ce rec_ 1882.2, 165. - 1885. 1. 12D_ t8S6. 2, 113. - 1886 1. 256. - t887, 1. 8D .

tS85 . 2. 16.-

�( 348 )

( 342 )
accords, le navire ~erait parti après fin janvier, soit le 2
février sui vant ;
Attendu que la date du départ du navire n 'est pas, en
l'espèce, comme le prétendent les demandeurs, une simple
indication accessoire "ans influence sur le sort ultérieur
du contrat, mais bien une clause es entiell e, u ne condition
substantielle dudit contrat, que les part,ies ont dù prendre
en considération pour conclure le marché et faire le prix;
qu'il importe peu que le dépat't d u navire soit indiqué
comme un fait accompli au moment des accords, du mom ent que la date en est expressément spécifiée; qu'il importe peu encore qu 'il s'agisse d'un navire à ,'oile ou d'un
navire à vapeur , d'une traversée de courte durée ou d'un
long voyage; que les principes qui régissent la matière
sont également applicables quelque rigoureuses qu'en
soient les conséqueuces daus certains cas particu liers;
Attendu que les demandeurs ne sauraient préte ndre que
Barroil, en recevant, le 2 juin, sans y faire aucune réponse,
un memorandum de Turcat et Gaubert lui indiquant que
le navire Johanlla avait quitté les Il es du Pacifique le 4
février, aurait, par ce faiL, tacitement renoncé à se prévaloir du droit éventuel de rési liation que lui donnait la tardivité du départ; mais attendu que l'abandon du droit ne
se présume pas; que Banoil n 'était pas tenu de se prononcer avant l'arrivée du navire; que, jusq u'à ce moment,
il conservait son entière liberté ponr agir au mieux de ses
intérêts; qu'il lui a suffi de manifester son refus immédiatement après l'arrivée de la marchandise;
Par ces motifs,
Le Tribunal déboute Hobertson et Hernsh eim de leur demande et les condamne aux dépens,

Du 19juillet 1888 , - Prés " M, ARNAUD, c b, de la légion
d'bonneur , - Pl" MlL SUCHET pour Hobertsou et Hernsheim, HORNBOSTEL pour Barroil,

COMPÉTENCE . -

CAUTIONNEMENT. RILLETS A ORonE. -

D eTTE

RÉSULTANT DE

AVAL.

Celui qui caution"e une dette q,,'il sait ,'ésuUeJ' de billets
à ordre comme1'daux, doit é!1'e c01tside1'é comme un
donneu1' d'aval .
Ce cautionnement constitue donc

tm.

acte de com.me'~ce el

ent..allle la compétence commeo'ciale ( 1),
( hlAn'l' IN B EAUME CQN1'I\E

I~ POUX SA DRIN).

J UGEMEN'l' ,

Att endu que le sieur NarLin Beaume réclame à la dame
Sadrin le paiement d'une somme de 5, 1G1 ft" 35 c" montant
de pareille somme due par son mari , en é taL de faillit e, et
dont elle aurait garanLi le paiemenL ;
ALtendu que la dameSadl'În a décliné la compétence du
Tribuna l, la garantie par elle donnée constiLuant un sim ple cautionnement;
ALLe ndu qu 'en effet, à la date du 16 juin 1886, la dame
Sadrin a garanti par un acLe régulier, dùment enregistré,
le pai ement de ce que son mari pourrait devoir à Martin
Beaume;
Qu'à ce momenL la créance de Martin Bea ume résultait de
billets à ordre à des échéances échelonnées; que cette
créance était essentiell emenL commerciale et q lie la dame
Sadrin ne pouvait en ignorer le cat'actère ;

Altendu qu 'e n souscrivant cel aCle de garantie, la dame
Sadrin doit ètr~ considérée comme un véritable donneul'

(2) Voy, Gon[, ce rec , 1887, 1. 29 1.

�( 3-\4 )

d'aval ; que peu importe que cette at'antie ait é té donnée
sur les e[ets e us-m êmes ou par acte séparé;
Oue c'est donc a,'ec raison que le sien r Martin Beaume a
saisi la juridiction commerciale de la connaissance de ce

JOURNAL
DR

JURISPRUDENCE COMMEBCIALE

litige;
Par ces motifs,

ET MARITIME

.

Le Tribunal autorise la dame Sadrin à ester en J' ustice',
de même sui te se déclare com pètent., retient la cause et fixe
pour les plaidoiries au fond I"audience du 26 juillet courant; condamne la dame Sad rin aux dépens de l"in cident.

Du 19 juillet 1888 . - Prés., M. BEAU, juge. AMBARD pour les époux Sadrin.

Pl. , M.

Fondé e n 1820

Par MM. GIROD et CLARIOND, Avocah ,
Continue pal'

FÉLIX DELOBRE , Avocat.

TOME LXVI. 1888
DEUXIÈME PARTIE
FIN DE LA PRF.!t.llèRE PARTIE .

O';;CISIONS DIVERSES, LOIS,

Dl~c n ETS,

Ann~Tts RT nr.GLEMl::NTS

ADMINISTflATIf'S, EN MA1'Iè nE Dl~ COMMEIlCf:
DE

TE Rn E ET 01·: MEn.

AD UTILITA TEM COLLlG1MUS

MARSEILLE
BUREAU OU JOURNAL DE JURISPRUDENCE COMMERC IALE ET MARITIM B

R ue

Salnt~,

1888

7.

�( 3\4 )
d'aval ; que peu imporle que ceLle garan lie ait été dOllnée
sur les effels e ux-m êmes ou par acte séparé;
Oue c'est donc a l'ec raison que le ieur Martin Beaume a
saisi la juridiction commerciale de la connaissance de ce
litige;

JOURNAL
DB

JURISPRUDE NCE COMMEB CIALE

Par ces motüs,

ET MARITIME

Le Tribunal autorise la dame Sad rin à estet· en justice;
de même sui te se déclat'e corn pèlent, retient la cause et fixe
pour les plaidoit'ies au fon d l'a udie nce du 26 jui ll et co urant; condamne la dame Sadrin aux dépens de l'incidenl.

Du 19 juillet 1888. AMBARD

Prés., M, BEAU, juge. -

Fondé en 1.820

Par MM . GIROD et CLARIOND, Avocats,
Conlilluè pal'

FÉ LI X DELOBRE , Avocat.

PI., M.

pour les époux Sadrill.

TOME LXVI. 1888
DEUXIÈME PARTIE
FfN DE LA PRRMIÈRE PARTIE.

DÉCISIONS

DIVER SES, LOIS,

DÉCRETS,

Ann~'rts

ET RP.GLEMENTS

ADMINISTRATIFS, EN l\IATIimE DJ~ COMME RCE
DE TERnE ET DI ~ MEn .

AD UTILITJI TEM COLLIGIMUS

MARSEILLE
BUREAU OU JOURNAL DE JURISPRUDENCE COMMERCIALE ET MARIT/M S

Rue Sainte, 7.

i8B8

�JOURNAL
DB

JURISPRUDENOE OOMMEROIALE
ET MARITIME
~ --

DEU XI ÈME PARTIE
DÉCISIONS DIVERSES, LOIS, Déc RETS,

Ann~T~S

ET RÈGLEMENTS

ADMINISTRATIFS 1 EN MA'l'IÈnE DE CO~jM ERCB
DE TERnE ET DE MEn.

l NCE~DIE.
-

-

CHAnGEMENT srn QUAJ. -

CI·IAnGE DE LA MUNICWAL ITr::. -

LE NA ' l IR E ET LA

PnIVILÈGE ) u n

CARGA ISON.

-

1"nl\18 D'EXTINCTION.

Dl~FAi.j'l'

n'Ac'r iON CONTRE

FRAI S DE SAUVE TAGE . _

LA MARCHANDISE .

L~ soin dt(He'in d,'e les incendies rentre daTl8 le.. atb'ibu tions des mun:tci.p alüés, et les ( rais ( ails pori l' !J par ve11.i" constituen t u.ne cha1'[Je com.'m ttllale.
Il en est aùzsi m éme au cas DÛ l'incendie se déclare Sur un
qu. ai, enC01'e bien que la poHce des ports el d es quais
appart'l'enne ci l'auto1'ité mm'ttime, et que ce sot'l d
cette au(01'i(é qu 'appaJ,tienne le soin de pOU t"voi1~ â
l'extinction du ( eu et le d,'oit de "équisition d cet e/let,
El/._conséquence, les entr epreneul'S qui, sUl'la ,'équisiLion
des o(ficiel" du pOI'I, onl ( o",'ni leu,' malél'iel et leuTs
OUt&gt;1'ie1's pOUl' Ueind7'e un incendie dans une cargaison
d éposée SUI' le quai, ou POU?' empéchel'sa p,'opagalion,
,,'ont a UCU11e actio n pOlu'le paiement de leu,I's (?'at's, ni
conft'e le nav i?'e, ni conlre la cœrgaùoll.

�( 4)

(5)

Il !J a lieu loule(ois de disti"uue,: e"b'e tes (,.ais d'extinci ioll p,'op,.emelll dJis et les (J'a" de sauvetaue des ma" ,
chandises, et de1'econnaih'e aux enb-ep"enezH's I/Ile action p"ivilégiée pOUl" ces de,-niers Sle1' les ntal'chandises

et pal' quelques moyens nouveaux il écal'ter pal' les mêmes

sauvées.
('VILKES FRÈRES CONTRE L ANGSTAFF ET AUTRE S) .

Ainsi jugé par le Tribunal de comm erce du Havre le
15 juin 1885 , (Ceree, 1885, 2, 197 ),
Appel pal' Wil kes lrères,
ARR~T.

En la lorme :
Sur la mise en cause pal' Doublet intimé de Lallgstaff,
Ehrenberg et Pollack et aussi, quant à l'iutervention de
Franque et Taconet devant la Cour :
Attendn que la mise en cause et l'i ntervent ion sout motivées et justifiées pal' l'appel de Wilkes con tre le sequestre, par la procédure et l'in~ tan ce liées devant le premier
juge et lors de la prem ière décision rendue entre les parties, comme aussi pal' leur intérêt deveun manifeste au
débat soulevé devant les juges de l'appel;
Et attendu, d'ailleurs , que Doub let ès-qualités, qu i n'a,
lui, qu 'à s'en rapporter à j ustice, ne saurait être considéré comme représentant suffisamment les intéressés au
jugement frappé d'appel ;
Au fond:
Attendu qu'il a été jugé par le Trib unal que les seuls froi s
à la charge de la marchandise (sauf recou rs contre le navire, le cas échéant), éta ien t cenx qui avaient pour objet
le sauvetage de la march andise;
Que cette décision est attaquée pal' l'appelant en fait et
par les moyens déjà bien appréciés audit jugement

ell droit,

motifs;

Allendu que, spécial ement., les al'ticles 1375 et 2 102 du
Code civi l ne pen vent servir de base juridiqu e il l'a ppel il
dCfaut. d'u n lien de droit, d'u ne obli ga tion démonlJ'ée contre les intimé&gt;, e t en pl'ésence du fa it certain, non cont.esté, de l'incendie des marchandises au quai même de b
vill e du Hav re, et auss i il rai son des conséq uences de droit
qui s'im posent pour les secours il appor ter en vue de l'extinction de l'incendi e, et enun, pal' su it e de l'impossibilité
de trouver, dans les tex tes et dans les dispositions du Code
qu'o n invoque, le pl'incipe et la consécra tion des prétent ions excessives élevées pal' Wi lkes contre les parties en
cause;
Qu e celles- ci ne sont. point, en elret, ten ues vis-A- vi s de
11Ii , ainsi qu 'i l le prétend ; que le privilège de l'article 2102
notamm ent, limité A la seule ob ligation qu 'il vise, et qu' il
suppose nécessairement établie et préexistant.e, ne peut
être invoqué là olt l'obli gation n'est pas prouvée et n'existe
pas même;
Attendu, quant à l'applica tion et aux co nséquences prétendues du décret du 15 jll illet 1854 et dll règlement préfectora l du 6 janvier 1868 Canicles 31 et 40), que ces dispÔsit.ions ne font pas obstacle aux obligations spéciales qui
subsistent. quand même et toujou rs en matière d'incendie
contre la commune, s ur u n sol qui soumis, mais à certains
égards seulement, à une rég lem enta tion ét l'angère, ne cesse
pas pour ce la d'appartenir à la commun e, m'ec tou s les

droits et toutes les oblir:atiolls qui wbsistent en dehors de
cette réglementation ;
Que l'action de la commune es t même forme llement
maintenue et réservée par la législation spéciale que
Wilkes invoque;
Ilt adojJ tan t, au s urplus, les motifs du ju gement frappé

�( 6 )

( 7)

d'appel, eL les appliquant aux conclusions des parties en
cause d'appel ;
VENTE. -

LA COUR,

Donne acte à Doublet, de ce qu'il déclare s'en l'apporter,
et de la mise en cause, par lui faite, de La ngstaO', Ehrenberg et Pollack;
Donne acte, également, à LangstaJI, Ehrenberg et Pollack
de ce qu'ils s'eo rapportent su l' le ur mise en cause par
Doublet;
Reçoit Franque et Taconet, intervenants dans l"instance
contre Wilkes et Doublet et Langs taO', Ehrenberg e t Pollack;
Dit à Lort la prétention sou levée par Wilkes Contre
Doublet, aussi à boo droit la résistance des autres parties
en cause, quant à l'application prétendue des articles 1375
el 2102 du Code civil ;
Dit au i à tort la prétention de \\' illœs quant aux conséquences par lui déduites du décret du 15 ju illet 1854 et
du règlement préfectoral du 6 janvier 1868;
Dit, par suite, mal fOlldée la demande tendant au paiemeut pal' DOltblet ès-qua lités, des frais prétendus conservaloües par \Vilkes, et destiné, selon lui , an sauvetage des
cotons du R hodo1"a, mais faits en réalité en vue et. à raison
de l'incend ie ;
Dit à tort égalemen t et rejette toutes autres demandes et

conclusions;
Et confirme au .urplus le jugement;
Condamne Wilkes à tous les frais et dépens d'appel,
ainsi qu ' il y est conclu contre lui, le jugement étant
maintenu, quant à la rèserve faite des dépens de première
instance.

Du 22 novembre 1886. - r:our de Houen ( 1" Ch. )- P,·é• .,
hl COUVE'!". - PI., MM. MABAIS e t FBÈIlE.

EXPÉD I TION.

DI~ F'AV'f

-

LA cHAnGI:: DE L':\ CQUÉREun. -

-

m: QUALIT~. EXI'gulIse NON

VENTE A LA neQU~TE DU TRANSPORTI;UR.

IMPO SSlDLE. -

PREUVE A

pnOVOQU~E.

-

.l!:Xl'lmTISI:!

ACHETEUR RESI'ONSADLE DU PHIX .

L'acheteu1' qai prétend que la ma1'chandise odet"te en
liV1"aison ne rép ond pas au ;c condit'l.·Ol1S du m aJ'ch~
comme qualilé) est demancleu1' dans cette exceptio H.

C'esl do"c d lui qu'incombe l'obligation de (a;"e la prellve
du (a it qu'il allègue, el de ln·ouoque,. l'e:rp"'/ise (1) .
Faute pa'r lu,i de l'avoit" (ail, si la ma1'chmuiùJ8,1'estée
aux mains du t1'anspot·tel.lt',après t'e/H8 de l'éceptioJ~ pat'
l'acheteur, est vendue, la vente a eu. heu il. ses1'isque3 el
p~yils et pou'r son compte; il doit él1'e condamné au
paiement de la m.a1'chandise vis· a-vis de son vendellr (2).

Il en est SU1'toUt ainsi lopsque la 1nm'chandise, Nm-able
au lieu d'expédition, a 'Voya,flé aux (,'ais et 1'isques de
l'acheteur, et se trouve ainsi ~tre devenue sa prop1'iété,
sauf son droit de vér'i/ication li ['a1'1"ivée.
(GABaR IT

CONTnE l'En·nEoL)

J UGEMENT .

SnI' la dema nde en paieme nt:
AHendu, en fait, que les 75 b,llots morue dont Gabarit
réclame le montant, soi t 1 ,9Z'I fJ-. 5 c., seraient vendus
linables à Bordeaux;
Allendu qu'à l"arrivée à Marseille,Ferréol a prétendu que

( 1) Voy. Conf. 2"Tab le déce nnale, V' Venle, 11- 40. dantcerec. 1883. 1.232.
, (2) Voy. cepe ndant ce rec . 1886. 1. j t8.

Voy, cep en-

�( 8 )
la marchandise n'était pas conforme a,u condilions du
marché, e~ a provenu Gaborit qu'il la laissait pour comple;
ALiendu que Gaboril a protesté contre ce laisser pOur
comple, soutenant que la marchandise élai l loyale el marchande et répondait aux conditions du marûhé;
ALlendn que, dans cette situation, la!compagnie des chemins de fer P,-L,-M, a fait vend"e les 75 ballots morue
pour compt.e de qni i l apparl iendra ;
ALiendu que la queslion qui se pose, est cell e de savoir il
qui de Gabarit et de Ferréo l incombait l'obligation de
prendre des mesures nécessa ires à la conservation de la
marchandise, et, celle marchandise ayanl ol lé vendue, qui
doit subir les conséquences de celle vente;
Attendu qne les 75 ballais morue, él ant li vrables à Bordeaux, voyageaient aux frai s, risques et périls de Ferréol ;
qu'ils ét.a iem devenns sa propriété du jour de leur remise
en gare, !ous celle seu le réserve d'en agréer la qualité ;que
c'élait donc à Ferréol à prendre à ~i a rseill e les mesures
nécessaires à la conservai ion de la marchandise, mesnres
sans lesquell es la conslatalion des gri efs par Ini invoqués
devenait impossible;
Oue Ferréol soutiendrait en vain qu'en présence de son
refus, c'était à Gabarit à retirer la marchandise; qu'il
suffit, en effel, de constater quelles seraient les consequences de soo système à l 'égard des expéditions lointaines,
pour la faire rejete,' ; que ce serait meLlre le vendeur absolument à la discrétion de l'achete ur qui, su ivant les fluctuations du marche, pourrait, sans encourir de responsabilité, prendre livraisoo de la marchandise ou la laisser
pour compte, et par silite, la laisser vendre, alors que par
le fait de son éloignoment, Je vendeur se trouverait dans
J'impossibilité d'intervenir ,'
, Attendu que la p,'ésomption est que les ba llots en quesl,on rempl issaient les cond itions du march é; que Ferréol,

( 9)
demandeur dans son exception , aurait à faire la preuve de
la défectuosi té de la qualité; qu 'il ne lait pas celle p,'euve;
que c'est pal' son la Il et pa ,' sa faule qu'elle est devenue
aujourd'hu i impossible à établir;
Ou'i l ne doit donc s'en prendre qu'à lui-mêm e si, en pre sence du refus de Gaboritde rep,'endre la marchandise,il J'a
laissée en souffrance en gare, sans prendre tell es mesures
qu'il au rait jugées ul, les pour lui permeLLred'élablil'le bien
Ion dé de sa prétention ; qu'ainsi c'est il ses risques et périls
qu'il a laissé procéder à la vente ; qu e, pal' suite, il y a lieu
dedire que les ballots moru e ont été vendus pour son
comple et, fai sant d roit aux conc lusions de Gabarit, de le
condamner à payer le montant de la somme réclamée ;
SUI' l'assignation en demande de résiliation:
ALiendu que cette résiliation a eu lieu de fait ent,'e les
parties, et pour ainsi dire d' un commun accord, Fen't'ol
n'ayant pas r éclamé la livraison et Gaborit n'a l'a nt pas mis
Ferréol en demeure de s'exécu te,' ; qu'il y a donc lieu de
résilie,' purement et simplement le marché intervenu ;
Sur les dommages-intérêts:
Attendu qu'i l résuILe de cette rési liation pure et si mple
qu'il ne sau rait être accordé des do mm ages- intérêts à
Gabarit ;
Pal' ces motils,
Le Tribunal condam ne Fenéol à payer à Gaborit la
somme de 1,924 fI' . 05 c " avec intérêts à partir du jO llr de la
demande ; résilie le marché inl er\'enu entre les parties; dit
n'y avoir lieu d'allouer de domma ges -intérêls; condamne
Ferréol aux dépens,

Du 21 "'al" 1887, - Tribunal de comm erce de Bordeaux ,
- P rés" M, Pascal BUHAN, juge, - P I" MM, ASPE-FLEUR 'MONT

pour Gaborit,

MÉA NDRE- LAPOUYADE

pour

I,l e l'l'éo l.

�( 10 )

FAILLITE.

-

JUGEa1E~T. -

INCAPACITÉ. -

( Il )

PUDLICATION

BONN E FOI DE S TI ER . -

l'E.\U Cm.lM ERCE . -

mnÊGU LIÈRE DU

AC.TE NUL . -

Nou-

VALEUR S ÉTRANGÈRES A LA FAILLITE.

L'.,:ncapacité du failli,

}Jl'e11aJ/t

naissance d e plein droit à

pm'til' de la date méme dll .i",qement déclaratil de (aillite , ne satu'ail dépendre Hi de la 1'éfJulal'it é, ni méme
de l'existence de la p"btica!ian de ce jugement,
La bonne (ai des tie,.s gui a,waie,,! traité avec le ( ailli, ",
pelll sIII'fi/'e pou,. valid." les actes gue son dessaisisseme"t le rend incapable de (a;,'e ,
En conség"ence, doil ét,'e décimé nul,m t1'aIlSpo&gt;'t de
créance cOIl.8ellti pal' tm laillt, alo1's m~me que le cesSi0lt11aÙ'e aurait ifJHO"é sa qualité de f'ailli, et que le

jugemenl déclal'atil de (ail/i te aw'ait été publié avec
des p,.éllams inexacts (1) ,
Si le (a illi, guoique des.aisi de l'administmtioll de se8
biens, peut, p OUl' subvenir à ses be~oin8, entrep7'end,'e
ll1l nouveau cam.met'ce, et gat'der- la capacité nécessaù'e
pow' re,l'CrCe1', c'e8t à la condition qu'il n'y emplaie1'a
gue des vale",'s et/'Ongèl'es à la (aillite (2) ,
( J-ItEZ CON T RE SYNDIC V I VIEn).

AnntT,

LA Coun,
Sur le moyen uniq ue pris d e la violalion des al'licles 443,
44ï du Code de co mmerce, Il G7 du Code civil el 7 de la loi
du 20 avril J 8 10 :

(l) VO)'. ce rec . 1881. 1. 20.

('2) Sûr la capacité du failli, voy, 'l'able générale, Vo Faillite, n o' H,
46, - 2" 'l'allie (jêcennale, J!Jid, n" 119. - Ce l'ec, 18~2, l , 115,-

183,1.304. - 1887,2,1I7e1 175,

ALlendu qu 'aux lerme de l'article ',43 du Code de Gom merce, le jngement déclaratif de faillile opi,,'e de plein
droit, el à partir dn jour m êm e ail il a été rend u, le dessaisissem ent, pour le failli , de l'adminis l..ation de lous ses
biens; que, pal' su ite , tous ac tes d'administration, et à pll1 s
fOl'l e raison tons actes de disposition fait s par le failli après
le j ugement, so nt nu ls de plein droit;
Allendu qu e, la nu ll ité de ces actes rés ultant de l'incapacité dont le railli se trouv e alteint, il n'y a pas à r echercher
si les liers qui ont tl'ailé avec lui é laie nt de bonne foi, ni
s'ils ont COll IIll ou pu connaiLl'e le jugement; qu 'il n'importe pas duvanta ge qu e les il'l'égll iarilés cum mi ses dans la

publication dudit jugemen t aienL pu entl'ainer une errem',
puisque l'inca pa cité du fai lli , prenant naissance de pl ein
droit Il part ir de la da te m ême d u jugemen t, Il e peut dépendre, ni de la r égu larit é, ni même de l'existence de la publi-

ca tion ;
Attendu que si le failli, qu oique dessa is i de l'administrat ion de ses biens, })e ut , pout' subvenil' ft ses besoins, eotl'epl'enol'e un nouvea u com merce et gard er la capaci té
nécessaire pour l'exe,'ccl', c'e.t à la cond itio n qu'i l n'y emploiera q ue d es vale ul's ét l'angùl'es à la fai llite;
Attend u que l'H l'I'è t attaclué co nstate qu e le L,'an spol't litigie ux a été con sen ti pal' Jean Viviel', le ~O août 1880, alors
qu 'il ava it été d écl.,'é en failli te pal' jugement du 2;; mai
1875 ; que s i, dans les publications de ce jugement, le fai lli
est désigné so us les prénoms de Jea n-Hippol y te-Louis, il
est co ns tant qu'il s'appliqu e bien à Jeall Vi viel' ;
Qu'il était don c in capab le, lors dllJit t,'anspOl't, de disposel' de la C:l'éa nce pal' lui cédée, laque ll e éta iL une valeur d e
faillite et faisait parLie de l'actif dévo lu à ses cl'éanc:icrs;
Qu'i l s uit de là 'lu 'en p ,'o nonça nt , SUI' la demande du
sy ndi c, la nullité dudit tl'an s porL, l'alTél attaq ué, dont les
constatations répond en t d'ai li e u l'S à tous les moyens in\'o-

�( 12 )

( 13 )

qués pal' la dame lIu ez devant la Cour d'appel, n'a pu violer
le arlicles!o!o ï du Code de ~o mm erce et 1167 du Code civil ,
qui n'étaient pas applicables dans la cause, et n'a fait
qu'un e saine applicalion de l'article 443 du Code de corn,

le syndic de l' Union Géné,'ale pour l'a i,' dire (IU 'ell e serai t
autorisée à ga rd er ses 20,000 lonnes de l'ail s e t sera it adm ise
a u passif de la fail li te, pom la somme de 1,340,000 Ir"
dill'ére nce entre le prix de son marché, 202 ft', la tonne et
le cours au jour de l'assigna tio n, 135 fr,; que,repous;ant
celle demande, l ~ sy ndic a oll'ert d'adm ettre la Compagn ie
au pass if de la fa IllIte pour le montant des marchandises
dans le cas où elle en ell'ectuera it la li vraison; que le Tribunal a rejeté la demande de la Compagn ie e t donné acte
au sy ndi~ de ses oll'res ;

merce;
Par ces motifs,

RejeUe,

nu 16 lIovemb,'e 1887, - COUt' de cassation (Ch, des req,)
_ P,'és" M, B ÉDA RIlIOES, - Pl" M, SABATIER,
FAILLITE. -

V EN DEun. -

RÉ SILIATION PURE ET SIMPLE,

Le vend ..... gui lait ,'ésilie,. la vente, en cas de (aillile
de l'acheleu,., doit la ( aire ,'ésilie,. purement el simplement, sans pouvaù- pt·~te1!d}·e au x dilfé1'ences de
COU1'S auxquelles il alwait dr01e dans les conditt:on s 01'·
dinaÏ1'es et vis-a- vis d'u n achefeut' encore in bonis.
( COMPAGN'E DE T ERRE-NoIRE CONTRE SYND' r. DE L 'U N'ON
GÉN ÉRAL E) ,

Nous avons rapport é dans ce recue il ( 1884, '2, 34) le juge,
ment rendu dans ce sens pal' le Tribunal de commerce de
la Seine le 7 mai 1883,
Nous a vans aussi l'apporté ( 1887 , 2 , 93) l'arrêt infirmatif
de la COHl' de Pa ris du 4 mars 1886, e t l'anet de cassation
du 16 février 1887,
Cet ar,'ét a renvoyé l' all'aire devant la Cour d'Amiens,
Voici la décision rendue par la Cour de r envoi,
ARRÉT,

LA COUR,
En fait :
Considérant que la Compagnie de Terre-Noi re a assigné

Que la Compagnie, persis tant dans son r efu s d esd it e~
offres, s'est pourvue par appel contre la décision des premiers juges et a conservé les marchandises, objet du m a l' ,
ché, bien a u delà des délais convenus pour la li l'raison;
Que ch angeant de système devant la COUI' de Paris, elle a
déclaré accepter les oll'res du syndic et souten ir que son
acceplation constituait un contrat judiciait'e qui dispensait
la COut' de s tatuer s ur ses conclu sio ns primitives d 'appe l ;
mais que le syndic a repoussé l'accep ta tion comme tardive
et so utenu que, la Com pagnie aya nt r etenu la marchandise
bien après les dé lais s tipulés, le contrat s'étatt t,rouvé réso lu
sans dommages-iut.érêts pal' l'exercice du dl'O it de rétention que la Socié té ava it exer cé;
Que la Cour de Paris a déclaré ta,'dtves les oll'l'es de la
Société de 'l'erre-Noire et repo ussé le prétendu contrat j udiciaire; que, statuant SU I' les conclusion s primitives de
l'appelante, elle pronon ça à son profit la résolu tion du contrat avec dommages- intérêts en vertu de l'article 11 84 du
Code civil, et commit un expert pour rechercher le montant du préjudice causé;
Que le syndic n e s'es t pas pourvu contre le chef de l'arrêt
qtti prononçait la r éso lution du marché, puisq ue lui-même
avait soutenu que le marché était résolu ; mais qu'il s'est
pou,'vu contl'e ledit arrêt . en ceque, tout e n déc laran t l'é-

�( 14 )

( 15 1

so 1ue au proUt de la Société de Terre-Noire la. vente Consenlie par elle à l'Union Générale, l'anét, avalt n éanmoins
ordonné que la d emanderes.~e serrut admIse au pasSIf de la
laillite pour le montant des dommages-intérêts qui lui seraient alloués à raison de l'inexécution du mal'ché par le
syndic , »

lateur suffit pour qu'il y ait lieu de recourir aux r6g1es du
droit ci vil ;

Oue l'a l'rêt de la Cour de Paris a é té cassé de ce chel pOl1\'
la;sse applicaLion de l'arlicle 1184 du Code civil ; que l'arrêt de cassation remet, qnant à ce, les parties au même étal
qu'avant l'am! t de Pal'is, et pel'OJet au sy ndi c de contester
en son enlier, dans son principe com me dans sa quotité, la
demande de dommages-i ntérêts form ée contre lui ;
En droit:
Considérant que la survenance de la fai lli te d'un des
contractants n'a pas pour effet de s upprimer les contrats
qui les lient, mais qu'elle apporte de graves modiflcationsà
leur exécution ; qu'ell eentraine, en effet, avec ledeEsaisissement du lailli , la néce si té de régler entre ses créanciers
le concours de leurs d l'Oits respect ils, snI' des pr inci pes dont
l" ooalité dans le malheur comm un est l'idée dominante;
que ce rêglemen t est l'objet de la législdtio n spéciale des
laillit es, qu i constitu e un droiL particulier auquel I!e peuvent étre appliqu ées les règ les du droit commu n qui pl'ocèderaient d' un ordre d'idées au lre que cell e de la loi des
faillites; que les dispositions du r.ode de commerce qui
règlent les droits des di lJéren tes espèces de créanciers (cJ,.pitre VII, art, 542 et s , C, corn, ) consti tu ent un ensemble
de législa tion qui a son esprit propre; que pal' ces dispositions, auxq uelles se raLlache le chapitre X ayant pour
titre. De la Revendicat ion, » le législat eur a ent endu régler complètement la malièl'e ; que sa pensée à cet égru'd se
révèle notam m ent dans les ar ticles 574,575 et 577, qui ne
lont que reproduire des règles de droit commun ; qu'il est
douc inexact de dire qu'en ceLl e matière le silence du légis-

Considérant que, dans la secl ion II du chapitre VII relative au x créancie l'S privilégiés SUI' les meu bl e, la loi a stalu é en prin cipe SU I' le vendeur d'elTets mobiliers; que, pal'
une disposition fondam ental e absolument con tl'ai l'e Ù celle
du droit civi l, elle a supprimé le privi lège ,lu ve ndeur et
réduit celui-ci à la condition d'u n simp le créa ncier chi rographaiJ'e; que la di sposition de l'arli cle 550 il cel égard
est générale et absolue; qu'elle n'admet auc une d istinction
su ivant qu e la vente serait an comptant Olt à terme, que la
marchand ise serait ou ne serail pas délinée;
Qu'en supprim ant dans tous les cas le Pl'ivi lège du vendr ur, ell e supprim e du même coup égalem en t, dans tous
les cas, l'acli on résolutoire des a rticles 165', et 1184, qui
aboutirait pou r le vendeur au même résultat que l'exercice

du p rivilège; que l'exem ple de la cause actuelle suffit à
démontrer cette id e u tiLé en résu lt at; que l'exercice du privilège eùt perm is, en effet, à la Société de 'J'erre- Noire de
s'appliquer le prix de la march andise dont e lle aurait réa li sé la vente au cours par ell e allégué de '135 fI', et de produire à la f ai lli te poUl' les 67 fr, formant le slll'plu s dll
prix stipu lé au march é; que pal' sa demande de ré,olution
elle entend garder la marchandise et en m ême temps pro dUlI'e pour les 67 fI', laisant la difftirence des cou rs; qu'elle
poursuit don c un hut absolument identique; qu e le legis·
la.tem' n'a pu vou loit, au lot'iser à f;t ire ind Îl'clctemenl ce qu'i1
délend de fa ire directement ; qu ' il ré ulte donc de l'article
550 qu'en prin cipe le vendeur d'objets mobiliers n 'a, ?~'
matière C:e fai llite, ni pl'ivilège, ni a.ction résolutolre; qu il
est simplement créancier chio'ographa ire du prix et n'a
droit d'en réclamer le paiement qu'e n monnaie de faillit~ ;
Considérant que si à cette règle londamenlale la loi des
laillit es a ap porté certa ines exception s au cha pitre X, ces
dispositions so nt nécessairement limitatives et Il e peuvent

�( 16 )
être étendues au delà de ce qui en forme l'objet expresse _
ment déterminé; qu'elles sont relatives au cas où la chose
vendue n'était pas encore entrée effectivement dans l'actif
du débiteur au moment de la cessation de sa vie commel'_
ciale ;
Oue dans ce cas la loi permet au vend Eou r de résoud" e le
contrat en revendiquant la marc h andise si elle est en cours
de rou te (,u,ticle 576), en la ret enant si elle n'est pas encore
expédiée (arlicle 5ï7), e t qu 'elle accorde a u syndic la
facu lté d'empêcher celle résolution en exécu tant purement
et simplement le contrat si cela est plus avantageux à la
masse (article 578);
Ou'il résulte de l'économie de ces dispositions que si le
vendeur n e revendique ou ne r etient, quoique le syndic
n'use pas de la facu lté qu e lui réserve l'article 578, Ies
droits respectifs demeurent réglés par l'article 550, ainsi
qu'il a été dit ci-dessus;
Oue si au cont raire le vendeur exerce son bénéfice
de revendication ou de ré tention, la so lution du con trat a lieu sans _dommages-intérêts il son profit; qu'il ne
peut y avoir de doute il ce sujet dans le cas de l'a1'ticle 57G,
puisque l'o bligation imposée au vendeur re vendiquant ,
comme condition de la faveur qui ln i est faite,de rendre le
fai lli indemne de ce qu 'il aurait payé il l'occasion du mar ché, implique nécessairement exclusioll de tons dommages-intérêts ;
Ou'il en est de m ême dans le cas de l'a rticle 577 par
identité de raison, puisq ue les deux articles correspondent
au même ordre d'idées et que l'article 576 a pour obj et d'assimi ler à la situation d'un vendeur qui détient encore la
marchandise, cell e du vendeur d'une marchandise expédiée, mais encore en co urs de voyage;
Ou 'aussi la disposition de l'afl icle 577 sous le Code de
1807 s'induisait de celle de l'article 576; qu'ell e n'avait
donc point plus de portée j

( 17 )
Oue si, pou,' é vit er tOlite é,} uivoqu e, la loi de 1838 a exjlressément mentlOnné,
dans l'art ici"- 57 7} la( fal'e
f 't
•
•
c
LI l' al e
au ve nd e ~"' q ll1 déL,ent encore la chose, et a repl'Oduit ainsi
dans la 10l commerc,al e les ar ti cles 16 t2 et 1613 d C d
'"J"J
é l
u oe
ClV' , ' en r su le se ~l ement que le législateur a forme llement asslOlI lé, au pOll1t de vu e de la r éso lution du c " t
'
j"
,
.
on ~ I a ,
l a ,evenc
,catIOn de 1a rllcle 576 il la rétention de l'at'licle
577; que dans le système de l'appelante qui prétend q e
le sil ~nce de la loi d,es faillit es l'en d app! icables les règl~s
du d , o,t comm un , 1 art,cle 577 eùt été surabondant, cal' les
al'llC I~s 1612 e t 161 3 suffisaientl)O ~II' aSSurCl' au vendeur
le d,'o,t de rétentlOn ; qu'il eùt été d'aill eu,'s abso lum t
.
'1
n
mull e plllsque, s i les articles l 65!1 et 1 lB'. l'estaien t en
outre app hcables, le vendeu r n'cM jamais manqué de se
prévalolt, de leurs d,sposltions qui lui accorderaient nonseu lement ce même droi t de réten tion, mais de plus le
drOIt à des dommages int érêts;
Ou'i! fant donc reconnaiLre qu e le bénéfi ce atl,'ibué au

v~ndeur da ns les a rticles 5i6 et 577, so ns le nom de revend,catIOn ou de rétenlion, est limité il la résolution du COI1tra t salls dommages - intérêts;
Considé,'ant qu 'i! importe pen d'ai ll e u,'s que la vente
ail é té fa ite a u complant ou ù lerme; gu e l'on ne peu t créer
à cet égat'd une disLin ction qui n'est pas dan s la loi ' qu e ni
l'~''tic le 576 ni l'article 577 n'établissent , ù ,'aison d'e ceLte
d,ffé,'cnce dans la modalit é du cOaLrat, aucu ne d iffé"eucc
de situation; qne, bien p in s, il résul te dc~ a,'ticles t6 12 cl
1613 que le droit de "ctention est le mê me', so it que la l'en te
ait été faite il terme, soit qu'elle ait e u lieu au comptant;
Considé. ... nt en fait que le contrat dont s'agit est simp le ment Ulle vente au complanl ; qu 'il Ile constitue allC1ll1e m~nl un dI'oil de gage SUL' une marchandi se (l ui n'est
me~l~e. pas un corps certain, el ne crée pas au proUt de la
oClete venderesse un p,'ivilège pa,'ticulie,' Su ,' la chose
vendue;

2'

P. -

1888 ,

2

�( 18 )

( 19 )

Quïl uit de ce qui précède que la Société de Terre-Noire
n'avait droil qu'à la résolu lion du conlrat sans dommages,
intérêts;

Par ces motifs,
Statuant pal' suite du renvoi ordonné par la Cour de cas,
sation par son alTilt en date du 16 fénier 1887 ;
Sans s'arrêter ni avoir égard aux fi ns, mo yens et conclu,
sions de l'appelante, dans lesquels ell e esl déclarée mal
fond ée el don t elle est débou tée ;
Ol'donne que le j II gemen t dont est appel sOl'til'a son plein
el entier effel, sauf en ce qui tonche l'offre qu'avait faile
primilivement l'intimé ~ 'ad mettre la Compagnie de Terre-oire au passif de la faillite de l'Union Générale pour le
montant du pdx des marchand ises, da ns le cas où elle en
ferait la livrai on, olfre désormais sans objet par suite de
l'option de lad il e Compagnie pOlll' la résiliation définitive
du marebé, conformément à cell e&lt; des dispositions de
l'al'ré t de la Cour de Paris du 4 marS 1886, qui n'ont pas élé
annulées par l'arrêt de la COllr de cassation du 16 février
1887 ;
Condamne l'appelante en l'amende et aux dépens fails
devant la Cour de Paris et la COlll' d'Amiens,

Du 13i"illet 1887, - CoU!' d'Amiens (audience solenP rés" hl , D AUSSY, 1" pl'és,

nelle), -

CONTRAT ..... LA GROSSE. -

DE RESSOl'RCES. DE SA ISIE. -

A

NAVIRE S A L'ÊTRANGER. -

CONS IGNATA IRES. -

TQRISAT IO:S

nu

AVANCES. -

CONSU L. -

DEP,\UT

MENACE

VALIDITÊ.

Doivenlé!&gt;'e déclarés valables comme justifiés pm' la nécessité, les emprunts cl la g1'osse-contl'actés li L'éira ll gerl
avec l'autorisa t ion du consul de F rance et pa?' adjudi·

catio.n p ubliq ue, pm' de8 capitailles d e navires français
délatssés sans l'eSSOU1'ces, sans l,ivres et sans argent
IJat' leurs . armateut·s~ alors que le8 consi[}nataires q Ut,
leul' avatent (a i t des avanres, 1'e(usent de les continuer
et menacent méme de saisi,. les navires pOtt?' olJtenit'
leUJ' rem.boursement.
En pm'eil cas les capùaùles son t en d l'oit d'empt'unter à
la grosse tes som m,es suffisantes, non-seulement pOll1'
l'emÛOUt'SU' les a va nces de lew 's c071siflllalait'es, mais
encore POU?' se }J1'OCW'e1' les fonds Hécessail'es à leur
ravitaillement et d: leur ,'etouf' en F'Yll1Ce,
Et cela, malg'r é les O1'd,'es conb'aÎ1'es de leltrs a?'n1.atew's
alO1'S surtout q u'en s'ad,'essant li des consignatair e;
p OUl' le(avances antérieu?'lnnellt (a ites, ils avaù:u l }J,'is
l'engage ment, pour le cas de non 1'embourse1/e'It ci:
échéance, de conlt'ocle?' un emp"lwl à la g1'osse, et que
ce t ell{jagemen t ava1Ï eu l'assen t iment d'lI1l "epréseHtallt
des a1'ma{eurs, envoyé $U1' les lieux avec les pouvoù's
de ces de1"nim's.
( hlO RELLI C O~TRE n ' A UDI GN Y, POSTE L ET AUTRES).
J UGEl\IENT.

Ali end u qu'en jui llet 1885, François Morell i, en sa qu alité de géran t de la Compagnie inslliaire de na vigalion il
vapeur, sous la raison sociale (, Morell i el C', » dont le siège
est à Marsei lle, et en vertu des pouvoirs il lui conférés
par l'arl iole 20 des slatlltsde ladite Sociélé , et, d'au Ire part,
Frédéric Marcel in, m embre de la Chambre des dépulés de
la Hépuhliqu e d' lI aïti, se ~on L associés pour exploiter, en
commu D, une ligne de batea ux à vapeur desservant, en un
service régu lier el public, les différenls points de la côle
d'Haïti, lant pour le Iransporl des vo}'ageurs et des marchandises, que pour assurer Ics serviees posla ux et au lres
du gouvernement haï ti en ;

�( ~o

1

Attendu que :\lol'elli, au nom de sa Compagnie, s'enga geait à fournir quatre bateaux il vapeur, dans des conditions déterminées, pour effectuer les ervices dont il vient
d'être question , et s'engageait à faire passer lesdits vapeurs
SOlLS pavillon haïtien ;
Attendu que, de son côté, Marcelin prenait l'engagement
d'obtenir de son gouvernement le privilège exclusif pour
la ligne il créer (et ce, pendant un certain nombre d'annees) , d'effectuer les différents servi ces pnb lics sur toute
l'étendue des côtes de la République, Comme r émunération
de ces services, une subvention annuelle devait être accordée, par le gouvernement haïtien , à la Société concessionnaire de la ligne;
Attendu que, le gouvernement d'Haïti ayant accordé il
Marcelin la concession du service et la subvention qu'il
demandait, Morelli expédia , en décembre 1885, quatre des
bateaux à vapeur de la Société Morelli et C' : le Congo , le
Yanina , le Sampiero et le Minist,'e-Abaliucci, lesquels
arrivèrent à Haïti dans le courant de janvier 1886 pour y
cbange r de pavillon et commencer le service de la li gne
concédée;
Attendu que les quatre bateaux il ,' a peUl' s usnommés
étaient partis de France gre vés d' hypoth èques maritim es
au profit du comptoir Lyon-All emand et de la Compagnie
des houillères de Bessèges ;

(

~1

)

avances
i\d15,000 fi', environ J d ct
\ ,l',Il ,a, Il' -:)9 lllal"
"1 " .s'élevant
.
qu 1 n \l'ail pas au eh\ ' qu e dans ce ll e
..
..
~. . ,
la ' le- d
J
,
POs.ltlon, les CCl lJLIl ,
es quatre vapeurs d"lcconl
, ," 11
Morel li eL Ce avaient envO'l&lt;6 ~ lI aOOt ' avec 1 a, agenl que
,
, 1 1 pom te
l'eprése nl e
obtmrent
de 'd 'Aubign y ' n é~ocianl
d e pl 'elli
d 'e ia collsigna
,
l',
' d
0
J
LIon es n3" II'e5, mais que Ctlui~c i rH 1
.
~­
vantes :

es convenLtons sui-

« Q1fl 'il rembourserait il Pelonx le mon tant de ses avances
«en
eralt
de' non velles
' aux besoins
'
,
'
,
ponr su b ven u'
des,
" , apeUls, 111aIS que SI le 1" mai il Il 'e't al't
pas
b
t
( rem Gursé
« ..dU , mo
n ta n t de ses
'
,Sé
'O'. d ~
' . débours à ce lle d,dte, 1' 1seralLuutOt'I
« a eXloel e~ capItaines de faire les démarches nécessa'l'es
(\ pour obtenu' des empl'llllts à la grosse; )
(.

Attend,.! qlle ces condition s furent acceplées et (e

'

~~u~s l ettrdes du 5 avril, les capitaines en avisèl'~nt I~~l;a~~~
a au'es e J'rance, qui apprOll\'a la convt:mlioll .

A~tendu

~

0

qu e malgré les lettres et dépêches pre:sanles de
lem agent Villa, MOl'elli e t C' n 'c nvoya ienL auc uns fouds
se bomant à r é pondl'c qu'ils ent end aient qll e lellrs navire~
l'estassen L à Haïli ,.
t
Atlen,du qu'après deux prorogations obte nues de d'Aubigny, d abord au 15, et ensuite au 3 1 mai , MOl'elli et C' per s.lstant dans leur mauvais vou loir, ulle tl'oi sième prorolYaLIOn fut l'efusée pal' dlAubigny;
CI

Attendu que le chargé d'affaires de E'rance à Haïti, au
nom de son gou\'ernement, r elusa de les antol'iser à navi guer sous pavillon haïtien , e t que, par snite, Marcelin dénonça ~ Morelli le tra ité existanL e ntre eux pour l'ex ploitation de la ligne dont il avait obte ou la concession ;

Altendu que, dans celle pos ition , les capitaines Ile rou plu s obtenir 'd'a van ces e t compl ètement dénués de
vant
"
Je ,soUlces pour. fa,"&gt;e ,subsister leurs éq uipages. s'ad ressèlent au charge d affall'es de France pour obtenir l'autori SratlOn de contl'ac ter des emprunts;\ la grosse ce qui leur
ut accordé;
)

Attendu qu e les quatre bateaux l'estèrent ainsi sans emploi en atteud ant les i11stl'Uctions de Morelli et C', eL sans
ressources pOUl' les besoins de leurs équipages; qu' Ernest
Peloux, qui était leur consig nataire, après a voir fait des

1 Attendu qu e l'adjudication de ces emprunts il la g ro~se
e It h eu de vant le ch ar gé d 'affaires de l'rance d1ns les fOl'n~ es Ol'lhnall'es; qu e celle des empl'unt s pOUl' les vapeurs
(0"90 et Val/ illa se fil le n juin , et celle des emprunt s

�(n )

( 23 )

pour les vapeu rs S ampiero e t l1fi"isl&gt;'e-A batlucci le 2 1 dit
même m ois ;

taient , sava it:qu 'ils n'y donn aient pas leul' consent ement,
et cela d 'aulant plus qu'il n 'etait pas sans conn alt ,'e l'op po sition qui l' avait ét ~ faite pal' leur agent Vil la, cha"ge de
l'epré enter leurs in t,il'êts; cn co nséqu ence, voi r di re et
juge" que lesdit s emp runl s à la s ,'osse' sont nu ls e t non
avenus;

Atte nd u q ue ces e mprunts fu rent adjugés ,\ d 'A u bigny à
la prime de 30 0/0, et que les 'llta tre va pem s expédiés pour
le Havee y arrivèren t successivement en aoù l ;
Attend u qll 'au I u,' et ;\ mesu ,'e de leu l' al'l'i\'ée, l'Admi nistra tion de la marine, tan t en son nom personnel que
comme'représen ta nt les gens de Ill er e t la Ca isse des in valides de la marine, fit sa isir les quatre vapeul's, et que p3f
assigna tion à Mo,'ell i et C' ct a u x qua tre capitaines, elle demanda à ce T ribun al qu'ils fu ssen t condamnés solidairem ent à lu i payer le mani ant des alait'es et gages des équipages;

Attendu que le 3 aoùl, le cap itaine B,'un Marti n, Sur
requête adressée a u président de ce Trib un at, obt in t 1. nomination de Postel et ses lils comm e séquestres de son
navire Vanina
l'

Attend u que, pa,' j ugemen t d u 23 aoù t de ce Tribunal
et sur assignat ion des capitaines Nicolaï , Giaccobini eL
Brinasc hi à l'Ad min istra tion de la m a,' in e et à MOI'ell i
et C' , Postel et ses fil s l ure nt éga lem en t nommés séqltes tres
des vapeurs Congo, Sampier o et M,:"isil'e-Abatlucci ;
Attendu que, pa,' leurs m êmes assigna tions, les trois capitaines susnommés demandaient également à ce Tribunal
de fixe r l'i ndem n ilé qui lem était due depuis le d~sa rm e­
ment des l'oies d' équipage ju squ'a u jO ltr de la nom inal ion
du séquestre les décha rgeant de le urs ma n dats de capitaines ;
Attend u q u'à la date d u 13 octobre dern ier, Morelli et, C'
ont fa il a igner d'Au bign y à com parail ,'e deva n t ce Tribunal pour: alle nu u qu e ledit sie ur d' Aub ign y, en acceptant de fo ur nir a ux q ualre capitai nes de le u,'S vapell "s les
fonds néceRsaires pou,' l'em pru nt 11 la g rosse qu'ils solli.:1-

Alt endu qu'à titre de créanciet'S hypothécai res S\l1' les
q uatre vapeurs, le Co mptoi r Lyon-Allemand et la Compagnie h oui llère de Bességes inle,'vienn ent da ns l'iostance e t
pal' leurs as ignatio ns en da te des 14 et 15 décemb" e 1886
déliv ,'ées ,\ d'Aubign y, déclaren t do nn er adjo nction aux demandes de Mo re!li et C', pal' leu r ass ignai ion précitée, con cluant 11 la nu lli lé des emprun ts;\ 1. g,'o,se;
Attendu que Postel et ses fil s i ntervi enn ent également
dans la catlse com me tiers port eurs des qualre lettr de
grosse, et pa l' le ur assignati on h Morell i et C' en da te du 2ï
janvier dernier, demande nt à ce que leu!' valid ité soit reconnu e, e t que ta ul es préte ntions co ntraires de Mo rell i et C'
so ien t déclarées non vala bl es et mal londées; voir dire et
ju ger CIU'i ls son t tie,'s porte urs séri eltx des titres des prêts
à la grosse et les re nvoye l', en conséq uenc€:, exercer leur
reco u rs contre qu i de droi t et par privi lège SU " 1eR quatre
vapeurs saisis ou sur les sommes à provenir de leur vente j
Att endu que PAdminisLl'aLi on de la marin e n'in tervient

dans Pinstanr-e que

p Olit'

deman der sa mise hors de cause;

Atlend n que ce Tribn nal n'a pas à connaill'c ni à slatuer
les mot ifs q u i on t pu décider le chargé d'a ITai res de
Fra nce 11 reluser 11 Morelli ct r,. de fai re nav iguer les qu atre
vapeurs SO ll S pavi llon haïlien; que ces oel'nier3 l'ont
d'a ille n,'s s i bien compris, qu' ils son Len instance devan t le
Conseil d'Etat co n tl'e la décision pl'Î::e par ce l'e pré~en la nl
du gouvern em ent ; que le Consei l d'E tat es t, en effet , l e
se ul pouvoir compétenL pOll l' connaître du bien ou mal
rondé des agiss ments d'un fo n('tionnaire public dans ce
q u'i! c,'oit ê tre les dro its de l'Eta t ;
SU l'

�( 24 )

(?5 )

Attendu que ce Tribunal a uniqll emeuL ;\ rech erchel'
s'il y avaH nécessité de fa Îl'e le emprunl s;\ la grosse con Il'ac lés pal' les guatl'e cap ila ines, si le ur valid ité doiL èll'o
admise, e t il s tatu er SUI' les dem andes des parti es int ervena ntes dan s l'insta nce;

saisie e t lem venle é taie nt imminelllcs, el, J'a I'l icle 33 de la
loi de 1885 dé fendant sous de' peines sél'tires la l'c ntede na"ires h ypol héqué à des etrangers, le rés ultaL d' une l'ell to
même pub liq ue eùt é Lé désasLreux ; qu'il eùL même pl'obab lemenL é lé im possible d 'allendre les délais, si courls qu'ils
potl vaienL ê tre, pOtl r cetle venle; que, de plus, les capiLaines
Ile pou va ien Lpltls ob Len ir de rcssom ces pom la subsislance
de le lll's équi pages qui , éll en 'és pal' une lon gue inaction de
près de cinq mois, avaient déjà comm encé à se mu ti ner; que
la si!,u atio ll n 'éla iL plu s tenable;

Allendu q u'ainsi qu'on J'a vu pa l' J'e xposé des fa ils cidessus, eL m algré les de man des les pl us pressanl es qui
leLlr fn renL adressées, Morelli e L C' n 'ont jamais voul u envoye r les fonds nécessa ires;\ la subsi ta llce e L a ux beso ins
des équipages de leurs navil'c3; CJu e d'.\ ubigny, qui avait
fa it aux capitaines des avance jmportantes, (\Vait consenti
par deux fo is il prolonger de quinze joUl's le délai convenu
pour être remb0ursé, e t ce, dans J'e poil' que MOl'elli eLC'
reme llra ien t enfin l'arge nL nécessa ire pour acquitter lesdites avances qui , pal' su ile des dé la is su ccessivement

ALlendu q ue la nécessité d'empl'Unle r il la grosse étaH don c
pleinemen t j us tillée,et que MOl'el li eLC' a il( lO l'Lde s'en pla in .
rire, a yan Leux- mêmes créé, pal' leUl' imprévoyance volonlaire, la tr isle ct pé nible siLtlalion dans laquell e se SQll( Lro uvés leurs navires ;

accordés, augmentaient toujOlll'S ;

Aaend u, qua n t il la va lid ilé des leUres de grosse, que les
capitai nes ont dù demander les sommes nûcessa Îl'es , n 0 11-

AUendu qU'Ulle pal'eille situa tion de vai t cepend ant avoir
n o ter me , et que le 3 1 m ai, date de J'expira tion cl LI seconù
délai, d 'Aubig ny, ;\ b ou Lde patience, re fu sa de no u vell es
avances ainsi que c'était son droiL ;
AtLendu que daus de te lles circonslances,les capilaines se
tro uvant sans aucune ressource pOUl' faire vivl'e leurs équ ipages , a llèrent tr ouver le clJal'gé d'affail'es de France, et
d 'accord avec lui , il fuL décidé qu e des empl'llllts;\ la grosse
seraient fél its pOUl' l'embourser Ù d'Aub igny ses ava nClS et
obtenir l'argen t nécessaire au l'eluuI' ell France des quatre
vapeu rs; que telle était du l'es(e la convention passée avec
D'Aub igny a u cas où il ne sera i Lpas pa yé de ses avan ces
dans un dé la i détermin é;

seulement pO U l' l'emboul'sel' d'Au bigny, mais

pOU l'

Ioules les

dépenses à eat re pO U l' meUre leurs navires en état de pouvo ir l'entrer en France; qu ï t sJagit là de ca mples:\ rendre pal'
eux il leurs a l' ma te m s e L dans lcsyne ls l'adj udicalaire des
leLlres de grosse nIa rien à VOil' ;
r

-

ALLendu qu e l'adj udica tion de ces leUres de grosse a eu
lie n da ns les fOl'mes voul ues pal' Ia loi, cl que si les inLéressés la Lrouvent onél'euse, ils no peuvenL en laire reLomber
la lau le s Ul'd'Au big ny, l'adju cl icatai l'e, puisqu 'ell e a eu lien
publiq uem en t eL q u'il ne s'es t Ll'oul'é person ne pOUl' offril'

des conditions plu s avantageuses ;
Attend n que la validit é de, leH res de gl'osse est donc
aussi certaine qu'était la nécessité de faire ces emprunts;

Altendu que da lls ces condition cet le solulibn s'imposait
dO LIC eL élai( d ll resle la se ul~ ~ I'a li ca bl e; qu'en effet, dalls
J'état d'abandon eL de dé lres,e où Morelli e L C' a va ient vo-

SUI' l' inter ve ntio n du Compl oir Lyo n-Allemand eL de la
.
Compagn ie des Hou illères de Dessèges;

lontairement e Lpar leu r in cu rie laissé leurs navi res, leul'

AUe ndu qu e le Compl,)il' Lyon-Allemand eL la Compagnie
des lIoui llè res de Dessèges ne pe uvent qu o Stlb ir les co nsé-

�( 26 )

('27 )

quences de l'incurie et des fautes de Morelli et C-, et qu'a insi
'lue celle de ces derniers, leu r action contre d'Aubigny doit
"t,,!, rejetée;
(lue, d'ailleul''5, et ainsi lfu 'on l'a vu pIns haul,si les qua.
Lre ,·apeurs a "aient été saisis el vendus à Haïli ,lelll' position
ùe c"éanciers hypothécaires eùt été encore plus mauvaise
qu'ell e ne le sera par suite du ,'etour des na l'ires e u France;

est légitim ement ctlle ju sq u'à cette époq ue, et ce, dcpui$ le
jour du licenciement des équipages; que le 'J'ribunal possèùe les él~menls nccessaircs pOlll' rixel' cette ind emnité;

..

Sur l'int ervention de Post!'l et ses His:
Allenduq,"amterme desao'ticles 11 0, 136 , 137et 'l38du
Code de commerce, la valeur d'une lettre de cbange créée
ou son endossement, pomque relie lettre de change soit régulière, doit être causée valeur en espèces, ou en marchandises. ou valeur en compte;

ALiendu que l'intervention de l'Administl'ation de la marine dans l'instance ne peut êt re que de pure 10l'lne, puisque
les intérêts qu 'elle est cba"gée de dMendre, sont sauvegat'dés pal' la saisie des navires qu'elle a fait opérer aussitôt
leu r arrivée, eL leur mise sous Stlquc ll'C ;

Allendu qu'aux termes de l'article 313 du même Code, la
négociation des lp,ttres de groSS,) est assimilée à cell e des lettres de cha nge et autres effets de commerce et produit les
mêmes conséquences ;
Attendu que Postel et ses Hls sont tiers portems des
leUres de p!'êt; il la grosse souscrites pal' les cap itai nes des
quatre vapeurs à l'ord,'e de ù',\ubign)', lesqu elles leur sont
régulièrement en dossées valeur en com pte; que la propriété leur ep est douc régu li èrement transm ise et que, dès
lo,'s, Morelli et C'sont mal venusà s'opposer à leur intel',-enLion dans la cause pour y souteni r leurs droits incontestables;
Sur les demandes et co nclu sions des capit aines Nicolai,
Giacobini eL Brignaschi ;
.\llendu qllesi à l'arrivée èes vapeurs all Hane, les équipages en ont été débarqués, il n'en a pas été de méme . des
capitaines qui n'ont pu ètl'C déchargés de leurs fon ctIOns
q\le 101'5 de la nomination du sequestl'e de lf'urs navires;
qu'il est donc juste de reconnaitre qu'une indemnité leur

Attendu que les capitaines ont des comptes de gest ion à
rendre à Morelli et C', depuis teur départ de Marseille jusqu'à leur reLour au Havl'c; qu'il convient de les renvoyer
ainsi que leul's armaleurs devan t un ul'bitl'C, pOUl' l'apurement de ces comptes; qu'en allendant ce résu lt at, leur dcmande de paiement de leurs salaires et indemnités ne pellt
être accueillie qu'en partie ;

Attendll que les diverses interventions qui se sont produites au ('ours de l'instance, n'ayant eu lieu que par su it e

des fautes lourdes commises pa,' Mo,'elli et C', tous les
dépe ns du procès doivent ètre mis ù leur charge;
Pa,' ces mOlifs ,

--

Le Tribunal,
Recoit le Comptai ,' Lyon-Allemand, la Compagnie hou il lè,'e dol Bessèges, Postel et ses nl s et J',\dminist,'atiou de la
marine com me pat'lies intervenantes dans l'instance; joint
lenrs demandes respectives aux demandes principales et
reconventionn ell es avec les diverses instances intl'oduites
pal' les capitaines demandeurs, el, statuant sur le lout par
li Il seul et même jugement en premier ressol't;
Dit et juge qne, dans l'état d'abandon Ol! Morelli et C'
avaient laissé, volontairement, à Haïti. leurs Vapelll'S ConDO, V anina, Sampiero el A1inisll'e- Abatfucci,

leul'.~'eIO\1l'

e n Fmnce et la nécessité des emprunts à la grosse s llnpo-

�( 28 )

( 29 )

saÎent; que ces emprunts;.\ la grosse ont été rails l'eglllie-

laient Jus ju squ 'a u jour olt les l'Oies de désarmemcnt de
leurs n avires ont été al"l'êLés ;

l'emcnl, pal' adjudica tion, parùevanti\l. le chargé d'alfaÎl'es
lie t'I'ance, et que leur validité doil êlre recon nue ;

Hepol1 se, en conséquence, comme au si nou-recevable
que mal fondée, l'action de Morelliet C'coutre d'.\nbigny,
;\ laquelle le Comploir Allemand et la Compagnie des
houil lères de Dessèges a vaient don né adjonc tion, et les en
déboute;
Déclare bonne et va lable l'interven tion de Postel et ses
liIs dans la cause, comme tiers porteurs sérieux des quatre
let tres de grosse souscl"Îtes pat' les q ualre capltaines,et dont
d'.lubigny s'étaitl'enrlu adjudicataire,et les l'envoie exercer
leurs dl'OitS contre qui de droit et pal' privilège sur les

vapeurs sus désignés;
,\Jet hors de cause l'.\dminis tration de la marine, inter-

venanle

pOUl'

la form e;

Jlixe il 12 fr. par jOlll' l'indemnité due ;\ chacun des capitaines Nicolaï, Giacobini et Dl'ignaschi , depuis le JOUl' olt
le compte de len l's sa laires a é té arrêle pal' l'.\ d ministration
de la marine, juSy U'Ù celui dtlla nomination dll séquestre
de leurs navires, et co ndamne i\lorelli et C· il les leur
payer;

Condamne Morelli et C' en tous les dépens de la présenle
instance;

Dit qu'il n'y a lieu ù ordonner l'exécution pl'oviso ire du
présent jugement.
Du .28 févri." 1887.- Tribunal de commerce du Havre,
- P,'és . , M. DnINDEAu. - P l" MM, LAIGNEL, HOU SS EL, DoDER EAU , GODREUIL, GUimnA ND, LEMINIIIY ,

l!'AILLI 'rE, -

COMMI S, -

COMMISSIONS. -

Et, en allendant l'apure men t desd i,s co mptes, ordonne ù
l'.\dminislration de la marine, SU I' le vu d'u pl'l!seliL jugement, de payer,:\ chacun des Irais cap itaines Nicola'i, Gia cobini eL lll'ignaschi, la moitié des salaires Ci ui leul' l'es-

S ALI\Il\ ES ,

FnAIS DE VOYAGE.

Le }J1'ivilège acco1'dé au x commis pm' l'aj'(icle 549 du
Code de comm.erce~ne s'app lique qu'all.c s alail'es des si.,'
dendeps rnois .
I l ne salt1'ait s'appliquer ni aux commissiolls duespow '
ce1'taines affai1'es d ét erminées, ni au.!: 8omm,es que le
commis aurait avancées ]JOUI' (l'a is de voyage (ait s

pal'" compte du pal1'on (1) .
(HAYMOND CONTRE SYl&lt;DlC GILLET

Nomme le capitain e Morin com me al'b ilrc, enlre Morelli
et C· el l ~s capitaines N ico laï , Giacobini el Drignasch i ,

pOUl' vérifi e r et arl'ivel' Ù l'apnl'err.ent de lellr5 comptes de
gest ion, depuis leur départ li e Marseille jusqu'à leur reloul'
au Havre, et au cas olt il ne pOllnait anivel' à les concilier,
lui ordonne de faire son rapport, pour ê tre, ensuite, déposé
au grelfe de ce Tribunal ;

PnIYIL f!GE. -

E'r CocncoLLES) ,

ARR~T,

LA

COUR ,

•

la quotité des salaires dus ,\ Haymund ct sUl' la quali té pri vilégiée de ces salaires ;
SUI'

Considéran t que, sans qu'il l'a it lie u de s'arrêter aux
circonstallces part.iculières dan s lesquelles Gill et et COllr(I l Voy . Conf. ce l'CC . J883. 1. 06 . - 1884 . 2. IH - I SRG.I. J!)(j:'l- Table décen nale, \,0 Failli te, n" 130, t3J. - Voy. ccpc nd a1l1 [bHI"
n° I~n et I r~ T abl e df:cennale, IMd., ni 109.

�( 30 )

( 31 )

colles ont rait appel à la collaboration de Raymond comme
employé aux écritme de lel1l' maison , il est constant que
celui -ci a pris, en rait , la ha"ge de cette comptabilité et
qu 'i l en a rempli régulièrement les devoirs, du mois d'avril
18S- au mois d'avri l 18 6;

Et considé,'ant qu e, les pa,'li es étalll d'accOI'd d'ailleurs
s ur les éléments du compte à étab lir entre ell es, autres que
la qualité ct la qualité privil égié du sa laire de l'appelanl,
il Y a lieu de prescrire simplement l 'admission de ce dernier au passir de la faillite pour les six mois de salaÎl'esà
lui dus antérieurement à la déclaration de raillite, et ce,
par privi lège et sur le pied de 6,000 fI'. par an , sauf aux
parties à régler préa lab lement lenr compte définitif en conséq uence de la présente décision;

Ou'il résult e de la correspondance produite qu'avan t de
se consacrer à la comptabilité de la maiso n Gillet et Courcoll es, Ha ymond jouissa it dans une autre maison d'un ll'aitement annuel de 6,000 rr" et qu'il a pris chez ses nou veaux patrons une situation égale à te lle qu 'il quittait ;
Ouïl convient donc. de décider que Ra ymond a été dans
la maison Gillet et Courcoll es commis ail salaire anlluel
de 6,000 fI' ;
Considéran! qu'en présence du fail matériel de la commissio n ainsi rem plie par Hay mond a il prolit de la maison
àont s'agit, on ne sa urait con tester il l'appelant le droit de
revendique r le bénéfice attribué par la loi à ceux qui ont
éte commis par le failli aux soins d' nne pa"ti e de ses aITair e ; mais quïl convient de restreind,'e le privi lège auquel
a droit Hal'mond pour les sa laires à lui dus, dans les termes où il est strictement ad mis par la loi;
Ou e ce privilège n'est applicable qu 'aux sa laires dus aux
commis pour les six mois qui auront p,'écédé la déclaration de faillite ;
Oue ce priYilège ne sau rait, en eITet, s'appliquer aux
commi ssions afférentes ù certaines affaires déterminées, ni
aux avances de fond s pour voyages, réclamées par l'appelan t, lesquell es ne sont pas payables mensuellement et ne
présentent pas le caractère al imentaire qui a motivé pour
les salaires une co llocation privil égiée dans la faillite;
d'ou il suit que Harmond ne peut prétendre à son adm ission au passif de la faillite Gillet et Courcol les, et ce par
privilège, qu e pour la moitié seu lement de la somme cidessus déterminée pour ses sa laires ;

Par ces motifs,

Met l'appelatiou- et ce dont esl appel à néant;
Emendant, décharge Ra ymond des disposit ions et
damrwtions qui lui fon t gl'ief ;

COIl -

Statuant à nouveau ;

Dit et ordonne qu e Houc her ,ès noms,sera tenud'ad m~ lt re
HaymonJ au passi f de la faillite Gillet et COllI'colles, ct ce
par privil ege, pour les six mois de sa laires il lui dus antérieurement à la déclaration de faillile , su r le pied de
6,000 par an ;
Dit que le compte préa lable d'en tre les parties sera
dressé SUI' celte base;
Déclare Ral'mond mal rond é dans le surplus de ses concl usions;
L'en déboule;
Ordonne la restitution de l'amende;
Fait masse des dépens de première instance et à'appel,
qui seront s upport és par moiti é par chacune des parties,
Du)!1 j uin 1887, M.

VILETAHD

D UFHAISS E.

DE

LA

Cour de Paris weh,) -

GUERIE. -

Pl.)

P ,'és"

MM . lI ANQUIiT

et

�( 3Z )

F.\ ILLITE. -

XlLLrTÉS DE L'.\ I\'1'.

'tH),

- Y ENDEUR D'OBJETS MOBILIERS. -

( 33 )
-

D(:Cl SlO:'{S Jt'OIC I AInCS,
A CT ION nt so LllTOInE. _

JL'G EMENT St;SCEPTlDLE DE RECOURS.

Les nullités des articles 44 6 et suivants d u Code de cam,
ne 80Ht applicables qu.'auJ· actes énoncés pat' ce~ m-fic/es,
tn.ais n e sau. ,'aien t s'ételld}'e alhC décisions judiciall'es
rend"es avant le j /lflemellt déc/a.'a!i( de (aillite (1 J,

La disposition de l'a,'ticle 550 d .. Code de comme,.ce
(aisan! disparaît,'e, en cas de (ailtite, le J,,'ivilège et
le d,'o'Îl de ,'evendication du vendeu,' d'objets mobiliers,
s'étend aussz' cl l'action 1'ésolu, {où'e inu'oduite en vel'Iu

de l'arlic/e 1654 du Code ciL'il,
Et /e syndic pe/lt s'oppose,' à l'e,ve,.cice de cetle actioll,
alors méme qu'elle aU1'ait été accueillie l'al' une déci -

sion de justice, si celte déctsioll nIa pas acquis, avant
le j ugemellt déc/a.'ati(, (0 "ce de C"O,"j/lgee,
(SYNDIC 'l'H iEnR Y CONTR E S.\UNIE R),

AHH ÈT .

Que la question posée pal' le p,'ocès se pose uniqu em ent
l'appt ication de l'arti cle 550 qui prohibe, en "as de
fil illi le du d ébit e lll' , e t. d,m s l' inl érèt de 10 m;osse des créancie"s , l'a rlmi ssion du pr iv il i'ge et du d,'o it de rev endi cation établis par l'artic le 21 02 du Code ci l' il ;
SUI'

Qu 'i t u' est pas contes té, d'aill eu rs, que ce ll e prohibition
s'étend il l'action r ésolutoire in troù ui te, con fOl'mément il
l'article 1654 du Code civil, pal' le vende ur d'eITets mobilier. non payés, il raiso n de la nature et des eITets de celle

action;
Considérant qu e, s' il est constant que tout droit acquis

Considérant, en fait, que le jugement du 7 ja m 'i"r 1886
a prononcé, pal' défaut, SU I' la demande de Saunier, la résolution de la yente du fonds de commerce co nsentie pal'
'l'hi el'l'l", conformément il l'a,'ticle 165 l du Code civ il ;
Qu'en présence de la faillite de 'l'hien)' , pronoucée pal'
jugement du26 février 188o ,l'opposition formée pal' le sl' n,Ji c
il l'exécut ion de ce jugement a pour but de faire l'entrer le
fonclsde comme"ce sous la loi dela fa illite; qu'il s'agit don c

ror.

Considérant que celle actiou ne l'entre pas sous l'app lications des articles 446 et suivants du Code de co mmerce, lesqu e ls sont limi tatifs, e t n'ont t,'ait qu'aux act es qu 'i ls dé clarent frappés de suspicion il l'encont,'e de la faillite; que,
par s uite,le report de la cessation de paiements de Thier ry
à une é poque antérieure au ju ge m ent qui a fait droit il
l'actio n de Sa unier , est sans influence SUI' l'eITet de ce jugement et des ar tes qui y ont donn é lieu;

à l'encontre du failli , an!éri el1remen t au dessa isissement

LA Corn,

(1)

de savoir si celle loi est applicable il l'acti on en résolut ion
qui fait l'objet du jugement;

cependant 2- 'l'able déccn.o.ale,
j

,te Faillile, n° n.
1

qui résu lte du jugement de déclaration de fai lli te, éC: la ppe
il la mainmise d e la faillite, sau f les cas pl'év us par les
articl es 446 et 447 dn Coele de co mm erce, les di sposit ions de
l'a rti cle 550 ne permellent pas d'é tendre l'application de ce
principe à une préLention fOl'ml1! ,"e, soil dans Hne assigna-·
tian, soit dans un débat jlld iciaire né, mais non Il'anché

définitiv ement, avant le dessaisi!'semen t ; qlle , qu elle. que
soit, en prin cipe, ta pOl't ée de la réll'oactil'ilé des Jugemenls, on ne peuL invoque r, à ce point de vu e, l'effet do
jugem ent renon su r oppos iti on le t5 j uillet 1885, en présence de r appe l qui sa i,i tl a Cour, et 'lui remet précisément en qu estion l'eITe t de ce jugement ;

2' p, -

1888,

3

�(

3~

)

Que Saunier invoque, il est vrai, comme constitutive du
droit à son profit, la décision du 7 janvier précédent; mais
que cette décision, quoique rendue avant la déclaration de
faillite,n'a été rendue que par défaut; qu'elle a été frappée
d'opposition; que cette opposition a eu pour résultat de
suspendre l'effet de cette décision, de telle sorte qu'il ne
pourrait en résulter un droit acq11 is qu'après le jugement
de l'opposition rendu défi n itivement entre les parties; que,
jusqu'alors, l'article 550 s'oppose à J'adm ission d'un droit
encore discuté, et qui, pa r conséquent, n'a pas un caractère privatif le distinguant de la masse des créanciers, suivant le vœu de la loi qui ne veut pa. laisser incertaine la
constitution de l'act ü d'une faillite après sa déclaration;
Que, dans la siluation juridique ainsi créée par l'article
550 du Code de commerce, il ne uffit pas qu'une décision
de justice échappe au soupçon ou an reproche de fraude
qui a inspiré les dispositions de loi relatives am droits des
tiers en matière de faillite, pour qu'elle puisse prévaloir
con tre la règle posée par cet article; qne la distinction
entre les droits acquis antérieurement au dessaisi,sement
du failli, et ceux acquis depuis cet événement, est le seu l
principe d'interprétation de cette disposition en présence de
Jaquelle il ne peut être permis d'adm ettre l'action résolutoire du vendeur, alors qu'elle n'est consacrée antérieurement au de aisissement que par un jugement par défaut
ébranlé l ui-méme par uue opposition régulière;
Considérant que l'action en résolution du hail du 28 sep tembre 18 3 uit le sort de l'action en résolution de la
,ente dont ce bail a été la conséquence;
Qu'en l'état de la cause, l'appel ne soumet pas à la Cour
les autres dispositions du jugement;
Par ces motiIs,
Infirme, en ce que le jugement du 15 juillet I B85 a dé-

( 35 )
claré résolue'l'la vente
des époux" Saunier 11 "'h
,
, 'lerl'y et prononeé 1a r éSI 13tlOn du bail entre les mémes parties;
Emendant, décharge HOll sseaux, ès-noms et qualités
des diSpOSitIOns et condamnations prononcees',
'
Déclare les époux Saunier mal fondés dans leur dem d
à l' égard de Thierry;
an e
les époux Sa unier
'à 1a C1large
d Condamne
H
.aux
' dépens mis
e ousse?ux ès-noms par le Jugement et aux d~ ens
Bur
la cause d appel.
p
Du 21 mai 188 7, - Cour de Paris (3' Ch,) _

VENTE . -

E:tptDlTION CONTRE REMDOURSEMENT. -

RESTANT AU VENDEUR. TAIR E. -

Pn OPRI ÉTÉ

SAISIE-.ARRtT CONTRE LE DESTINA.

CHEMIN DE FER. -

HESPONSA DlLITt. _

Ih:couns

CONTRE LE CRÉANC IER.

La P"op,'iélé d 'une mm'chandise expéd'l.'ée cvnl ,'e remboursement) ,:epose 311 '1' la téle de l'expéd1feut·, {allf que

la ma&gt;'chand.se n'a pas été ,'eçlle et payée pa,' le des linata'L"e.
Pat' suife, e~ t nulle la '&lt;uzisie-Qt','ét }J1'atiquée

SU t '

cette

,,~al'chan.dlse en. mains du chemin de (et ', pœr un c,.éallCler du des tinafai·r e.

El la C0 m.p~9111.·e du chemin de (el' gui (ient comp te de

cette salsu-an'él , commet

Hne

(aule

au

p"éjudice de

l'expéditeur ,
Elle esl p~ ..ible, à cet égard, de dommages- i"téréts et ne
peut l ut "éclameJ' des d,'oits de magasù/age.
Ma is elle d otC obtenù' son

'r eCOIO\S

contre ['auteur d e la

saisie-a'TéI (1),
(1) Voy. en sens co nlraÎI'e, 2. Table décennale, v' Ven le, 0" 20.

�( 37 )

( 36 )

En ce qui louche la dame Gend l'and, appelée en garantie:
CL~MENT ET AUTRES),

. Attend u q~'on nesaurait la rendre responsable des conséquences dune
salsie-arrêt 1 illéoalement
pra t'Iqu ée sur
•
0
des marc bandlse~ dont la propriété ne lu i avait pas été
tra ns férée; qu e c est donc ,\ bou droit. qu 'elle a été mise
hors de cause;

Sur le moyen uniqua du pourvoi, en tant qu'il s'applique
à Clément:

, n e jette le pourvoi en ta nt que dil'igé contre Clément et
la dame Gend rand ;

( CH E MINS DE FER DE

L' ETAT

CONTRE

LA COUR,

Attendu-q ue la marchandise con liée par Clément à l'Administration des chemins de 1er de l'Elat élait expédiée en
port dù et contre remboursement ; que la propriété ne devait, par conséquent, en êl re transmise au destiualaire que
par le paiemenl du prix de la chose et du transpol'!; que la
saisie-arrêt prati qu ée à l'encon lre de la dame Gendra nd
sur cette marcba ndise, alors qu'elle n'avait pas cessé d'appartenir à l'expéditeur, était donc essenliellem t nt nulle;
Attendu qu e l'Administration soutenait, ainsi que ~es
conclusions insérées aux qualilés du jugement en lonl loi ,
gue, «si elle avait refusé de livrer la marchandise a u des• liuataire, c'est parce qu'elle n'avait pas cm pouvoir se
• laire juge des mérites de l'opposition ; »

Mais en ce qui concerne Faure:
Vu l'article 1382 du Code civil ,'
Attendu que l'Administration des chemins de le d
r e
'E
l qat , en gardant et e n em magasinant les mat'chandises
dont il s'agi t au procès; n'a lait qu'obéir aux injonctions de Faure,q ui le::; avait sa isies·al'I'éléesentre ses mains'
qu e celui -ci est ùon c tenu de la garant ir des cOlldamn alion~
motivées par l 'exé~ ulion donnée à ses ol'd res; qu'en le
mett ant hors de cause, malgl'é les conclu sions subsid iaires
prises cœllre lui à cet effet, le jugement atlaqué a lormellement violé l'art icle 1382 du Code civil , ci-dess us visé',
Donnant déIaut contre le délendeur ,.

Mais attendu qu e, cette opposition élant évidemment sans
val el1l' , le transporteur n'a vait pas à en tenir compteJet qu'il
ne pou vait se dispenser d'exécuter son mandat en remettant
les colis au deslinataire ou à l'~xpéd lte Ul' ; qu 'en les lais-

Casse et ann ule, mais seu lement en ce qu i louche la
garan t ie réclamée conl.re Faure par la direc tion des cbemins de 1er de l'Eta t.

sant en souffrance dans ses magasins et en ex igeant

Dt&lt; 13 avril 1885 , - Cour de cassation (Ch, civ.) Prés., M. BARBIER, 1" prés, - M. D ESJARDINS, av. g~n,

à

tort

des droits de magasinage qui ont motivé, e n dernier lieu,

le relus de livrai,oll opposé par la dame Gendrand, il a
causé à l'expédi leur un dommage dont il lui devait réparation;

D'oit il suit qu'en exonérant ce dernier des Irais de transport Jlller et relour, et des Irais de magasinage, le jugement
aU&lt;lqué n'a ,'iolé aucun des articles visés au pourvoi;

CAPITAINE . -

CONGÉ . -

CLAUSE n 'I NTEnDl CT ION . -

TATION. -

INTERPRÉ-

I NDEMNlfÉ.

Le d'I 'oi{ de l'aJ'mateu,' de congédie1' le capitaine, es!

�( 38 )
d'o,'d,'eplIblicei il"e peul y il.e d~,'og~par des co".
ventioll3 pa1·ticulieres.
Les parties peuvent seulement convel1i" d'une indeml1ité
pOlO' ce ca3.
Par' suite, la con !.u;l1tio1t par laquelle l'armateu1' s'est in·
tel'dit de c0l1gédie1~ le capitaine, coprop,'iéfat"re du
navù'e. sauf les cas d'inconduite Olt de mauvaise oestian, ne pouvant p,'oduit'e aucun effet dans ces (ef-mes,
doit éf1'e entendue en ce sen8 que si lep,'op"iétaire Con-

gedie le capitai"e en dehm's des cas p"~OIlS, il sem
te m, li indemlli!é.

( 39 )
hors certains cas spécifiés, ce qui serait en opposition avec
la règle d'ordl'c public formul ée dans le paragra phe premier de l'ar t. 2 18 du Code de commet'ce ; qu'interp rétée
suivant la règle inscrile dans l'at'ticle \ 157 du Code civil ,
la convention dont il s'agit est licite;
Sur les concll1sions subsidiaires de l'intimé:
ConsidéranLque le ju gement rl'appé d'appel étant con·
firmé, il n'appa rtient pas à la Cour de nommer un expert
en l'emplacement du sieur Jouve non acceptanL ;
Par ces motifs et par ceux des premiel's juges,
LA COUR,

(PAnnAS CONTRE CAPITAINE LEvEux ),
ARntT.

Considéraut que si la loi commerciale, dans un intérét
supérieur, autorise le propriétaire du navire à congédier le
capitaine sans a,'oir ni à motiver sa décision, ni à payer
une indemnité, elle permet aux parties contractante" de
convenir d'une inuemniLé pour le cas de congédiement, à
la seule condition que la cou vention so i Lfaite par érrit ;
Considérant que le propriétaire du n"virequi pl end,d.ns
un c.ompromis de navigation, l'engagement de ne point
congédier le capitaine, propriétaire d'une part dans le navire,hors le cas d'inconduite et de mauvaise gestion, manifeste su ffisamment par écrit qu 'i l consent il indemniser le
capitaine s'il vient à user de son droit de congédiement

sans être fo ndé à motiver sa décisiou ou sur l'inconduite ou
sur la mauvaise gestion;
Qu'un engagement de cette sorte entendu autremenL ne
puurrait l'être que dans un sens a vec lequel il ne pourrait
produire aucuo effet, le propriétaire s'engageant, non plus
à payer une indemuité au cas de congédiement non motivé,
ce qui est licite, mais bien à ne pas congédier le capitaine

Confirme le jugement attaqué; se déclare incompétente
snr la demande en remplacement d'expert; condamne
J'appelant à l'amende et aux dépens,

Du 22 iuillet 1886, - Courde Rennes (2' Ch .), Pl" hlM"GRlVAnT et LEDonoN E,

P,'~s"

M, ADA", -

VENTE. -

11'OI"OS DE COMMERCE. AVANT PAIt:MEN'l'. -

PRlvrd:GE. -

R EVENTE

D ÉC IIEANCE DU 'l'ERME.

Le vendel/'" d'un (onds de commerce ayant lO1 p1'ivilege
sm' le fonds vendu jJom' le paieme llt de son prix, i l
s'ensuit que la revente du fonds Pal' L'aC9t1~I'elt'1' dùninue les sûret és résulta1lt du cont rat.
En conséquence, l'acqllél'e!l1' qui 1'evelld avant d'a va ùpa!l~

sonp,'ix, se t?'ouoedéchu du bé&gt;léfice du ler'me(I),

Les sûrel~s do nt la diminution entl'a l ne déchéance du
le,'me d'apl'és l'article 1188 C, civ, ,&gt;le SO&gt;l1 pas sellleme&gt;l (

(1) Voy, Conl. ce ree, 188l , 2, 3g,
2,178 ,

En sens contraire 1884

�( 40 )

( 41 )

les st"u'etés cOlll)eH(ioIlHelles~ mais enco't'e les "rt,'e(ss
légales,
(DUMOULIN CONTRE

té résultant ~u contrat et en vue de' '1ucll es seu lement des
délais an ient été acco rdés',
Que, par conséquent, les époux Baudry doivent êt,'e considéres comme déchus du bénéfice du te,'me, et que la saisiealTê~ dOLL être, pal' suile) validée sa ns qu'il y ail li ~u de
s'arrêter aux obéissances inSuffisantes passées dans les dernières conclusions des é pou:, Baudry, Dumoulin n'ayant pas
à s occuper de la solvablille plu s ou moins certaine de l'acquéreur Baudry;

BA UDRY) ,

JUGEMENT.

Attend u que Dumoulin a vendu aux époux Baudry , le 15
juillet 1885, un fonds de commerce, pour le p,'i, de 9,000 fr,
SUl" lequel 3,000 fr, sont aujourd'hui payés, le paiement de~
6,000 fr , restants étant échelon nés jusq u'en l 8~9; que les
époux Ba udl")' ont eux-mêm es revendu le même fonds de
comme,'ce, le 15 octobre 1886, à un sieur Pol let, et que
Dumoulin, sou tena nt que les sùret es sur lesq uelles il avait
compté ee trouvaient diminuées par cette revente 1 et ql1~
les époux Baudry éta ient déchus du bén éfioe du terme, a
formé, en tre les mains de Pollet, lln e saisie-arrêt dont la
validité est demandée;
Allendu que I"."ticle 11 88 du Code civ il déclare le débiteur déchu du bénéfi ce du te rm e, IOr5,] Ue pa" son fait il a
dimiolllé le:; sùretés qu'il ava it données par le ronlraL à son
créancier; que, par ces mOls , sûretés dOllni es pa'!' le
conb'al, il faut entend,'e non-seu le men t les su retés sti pulées d 'UD commun accord ent re les parties, mais encore les
sùretés aUacbées de pl ein droit par la loi elle,même au
con trat intervenu entre ces mê mes parties;
Que c'est, en effet, aussi bie n au point de vue de ces sùre ,
tés , que des suretés conventionnelles qu e le créancier a
consen ti à accorder des délais h son débiteur; que la loi
(art, 2202 § 4 du Code civ il ) accorde au vendeur d'objets
mobilie"s, dans l'espèce, d'un fonds d e commerce, un privilège sur le fonds vendu, tant que le fonds est encore en la
possession de l'acqu é reu r ;
Que ce dernier, e n revendaut le fonds, a fai t perdre à son
vendeurson pri vilège et diminu é incontesta bl ement les sùre-

Par ces 1ll0tifs,
Le Tribunal,

•

Déclare les époux Baud,'y déch us du bénéfice du terme
que leur avait accordé Dllmou lin ; en consrql1ence t les
condamne conjoi ntement et so l id"irement il paye,' A Dumoulin la som me de G,OOO fr , qu'i ls restent lui devoir pour les
call~{lS susénon cées ;
Déc la,'e régulière, bonne et valab le, la saisie-arrêt dont
s'ag it ;

Dit que les sommes dont le tiers saisi se reconnaîtra ou
sera jugé dé biteur envers les époux Ba udr y, seront versées
aux mains du demandeur, en déduction ou jusqu'à concu rren ce de sa cl'éance, en prin cipal , intérêts eL frai s;

Condamne les défendeurs aux dépens ,

D" 2 1 janviEr 18137, - Tribuna l civil du Havre, P,·és., M, BAYE UX . - PI ., MM. LE~II N IH Y DE LA VILL EII BnvÉ
et

GODRI&lt;:UIL.

FAILLIT E. _

D ÉfAUT DE CONCOllOAT. -

Sr::CONDE FAILL ITE. -

OPÉRATIONS NOUVE LLE S.

Amllss lON DES CRÉANCIERS DE LA

PRE~IÈRE AU PASSIF' DE LA SECO"OE.

Lorsqu'un commerçant f a illi non concordataire vient à
~tre de nouveau déclaré en fa illitll à 7'aison de nou-

�( 42 )

( 43 )

velles opérations commerciales (aites avec des capitaux
nouveaux, les ct'éanciers de la première faillite Ollt le
droit de veuil' eH COUCOll1'S avec ceu.'C de la seconde,
dédllclion faile selliemellt de la valell l' de l'actif que 1.
dessaisisseme ,,' du failli leu,' a allrib"é lo rs de la l'remih'e faillite,

d'exercer son activilé personnelle non seu loment pour pourvoir à sa subsistance et à celle de sa (ami Ile, mais au ssi
pour préparer sn réhabilitation ("n sn créant et en meltant
à la disposition de ses créan ciers un complémen t d'acti f
qui s u fU se pOUl" les désintéresser; qu'une telle faculté implique nécessai remenl pOll l' lui, dans cel ordre de fa ils el

dans ces limites, le droit d'administrer l e~ ressources qu'il
se procure ainsi par un travail ou pal' tlll nouveau crédit.

(FAILLITE PLAÇAIS CONTRE SECONDE FAILLITE PLAÇAIS).

Le 12 mars 1885, arrêt de la COUl" de Caen , ainsi couçu :
Attendu queBourju ge demande il etre admis cb il"ographairement au passif de la deux ième faillit e Plaçais pour la
somme de 11 1,550 fr" formant le total des créan ces vériliées dans la première fai llite Plaçais, et de la somme
de 499 fr, 70 c" pour frais de première ins ta nce et d'appel,
auxqu els le sieurs Bourj uge a é té condamné en qualité de
syndic, et qu'il a payés au sy ndic de la deuxième f"illile ;
En ce qui concerne cette deuxième somme:
Atte ndu que ce n'est pas séd e usement que Bourju ge peut
prétendre que la de uxième faillite doit, à un titre quelconque, les dépens auxqu els a été condamnée la première
faIllite;
Attendu, sur la demande d'admission pour 11 1,550 fl",
25 c" y u'après sa faillit e déclarée à An ge rs, Pl aça is es t ven"
s'établir à Isigny comme entrepl'eneur, et que, pOUl" se
livrer il cette ind ustrie, i l n'a fa it usage d'aucune partie de
son aClif existant lors de sa premi èl"e déclaration de faillite;
Attendu, PO droit, que l'art, 443 C, corn " édictant contl"e
le failli, à partir du jugement déclaratif de failli te, le des saisissem ent de l'admi nis tration de tous ses biens et lïncapacilé de suivre o u d'intenter toute action mobilière ou
immobilière, ne place pas le failli dans un éta t, dïnterdiction ; q ue le faill i reste en pleine possession des droits et
actions attacbés à sa peroo nne et spécialem ent de la faculté

avec jes va leu!"s étrangères à ladite faillite, et, par suite,
capacilé pour stipuler et s'obliger de mème que pour agir
et dé fendre en justice à rai son des actes ou des faits de ceUe
industrie nouvelle;

1

•

Attendu qu 'il pe ut même, à l'occasion, êlre déclaré une
second. foi~ en fa illite, comme ra été le ~i e ur Plaçais ; que,
sans doute, ce qui, par slliLe de son trav ail ou de son
industde, entrera dans son actif, dev iendra le gage de ses
créanciers au même titre qu e les biells qu 'il possédait au
jou r de la décldration de faillite, sous la déduction, toutefois, des delles et des charges de celte partie éventuelle de
son acti f ; rnais qu'à cet égard la capacilé du fai lli res te
entière, sans qn'il yait à distin g uer entre les opêl'alious

minim es el les actes d'une plus ou moins grande im portance, sau f toutefois le oroit permaneut de con trOle et de
surveillance des créanr..iers cie la raill ite, qui, par l'OI'gane

des syndics, peuvent veiller ;\ leurs intérêts, intervenir
même pour s'opposer ,\ tOllt engagement ou tout acte qui,
de la part du failli, seraitde natnreà lui canser un préju-

dice, prendre les mesu res nér-essa ires pOUl' assurer le recouvrement des " leurs acq uises par le faillI ou en préveni r

le détournement, et enfin poursu ivre l'anllulali on des engagements ou des aLles qui aurOIlL eu li eu , n onob~ta nll'oppo­
sil ion des syndi cs,ou en frau de ou a\1 préjudice de la ma!;se ;
qu'en de hors de ceUe dou ble h)ïloth èloe , des lI'ansaclions
inte rvenu es entre le faill i elles tiers ne peuvenl êt re criti,
quées par les créanciers oules sy ndics, qui ont à s'impuler

�( 44 )
de les avoir labsées s'accomplir sans intel'ventiou ui opposition de leu r part;
Attendu qu'en raison de ce qui vient d'ètre dit, il l' a
lieu de rejeter la demande en ad mi ssion, sauJ à réserver
au syndic BOlll'juge le droit de survei lle,' les opérations de
la faillite, et de prendre ce qui pOlll'l'a l'estel' d'actiJ après
le paiement intégral de la deuxième (aillite ;
Par ces motifs,
RejeUe la dem ande d'admission formée par le syndic
Burjuge, etc.
Pourvoi en cassation pal' le syndic pOUl' violation des art.
2093,2094 C, civ, et 526 C. com., fausse application des
arL 443 et suiv. dece dern ier Code, en ce que l'arrèt atta'lué, méconnaissant les principes qui régissent les privilèges et les faillites, a refu sé d'ad meltl'e les créanciel's
d'une première Jaillite au pass if d'une seconde ultérieurem ent déclarée, et a créé ainsi, au profi t des cl'éanciers de
cetlle dernière fai llite, une cause de préJérence qui Il'est
pas écrite dans la loi.

( 4!&gt; )
avant la faillite, le gage de la masse des créa nciers antérieurs, et que s'il est déc laré en Jaillit e nouvelle, ceux -ci
doiven t être admis au passif de la faillit e nouvelle ; qu'à la
vérité, leur créance doit S~ compenser pour pal'Lie avec la
valeur de l'acti f que le dessaisissement du rai lli leu r a
aillibué, m ais que pO\ll' lout ce qui leu r reslera dû après
l'épuisem ent de cet aClif, Icu r admission au passif de la
deuxième faillit e ne pe ut leut' être rerusée en concurrence

'avec les nou veaux créanciers j
Et attendu , en fait, que Plaçais ayanl élé déclar'é en fai llite il Angers en 187 9, sans qu'il ai t obtenu un conco" dal
de ses créanciers, a Jait ensuite des en 1reprises de constmcti on à 1 igny et y a de nouv~au été déclaré en faillite
le 24 aoùt 1880 ;
Atlend u qu'en décidan t, dans ces circonslances, que les
créancie,." de la jlremière faillite ne pouva ient avoir droit
que sur le l'eliqu at de la deuxième après le paiement intégrai des cl'éanciers de cell e-ci, l'arrêt atlaqu é a créé, pour
une catégorie de créanciers, un privilège qu'aucune loi ne
recon naH, el qu'il a a: nsi violé le; dispositions précitées ;
l'al' ces mOllfs,
Casse.

LA COI'R,

Vu l'ar t, 2093 du C, civ. ;
Attendu q ue si le dessaisissem ent du fai lli , qu i est la
conséquence du jugement déclaratif de faill ite , a pour effet
d 'attribuer aux créancie,'s l'administl'ation de tous les biens
du fai ll i,de façon à ce qu'i ls ne puissent plus dé50 rmais être
grevés par son fait d'aucllne de tte nouvell e, il ne le libère
pas et ne l'end pas impossibl e l'acc:roissemen t de l'actif par
les biens qui plus tard peuven t écheoir au failli ou ètre
acquis par lui; q u'i l suit de là que si le Jailli acquiert de
nou veaux biens, ils deviennent, ·.comme. ceux qu'il avait

Du 2.2 novemb,.e 1887. - Co ur de cassatio n (Ch. civ.)M. DE SJAnDINS, av. gén .
. (co ne\. co nf. ) - P I., hl. L ESAGE.
P1'és., M. BAk.DUm , 1·' prés. -

FAILLITE . - Y ÉRIFI CATIONS . -

cntANC JERS. _
-

CONTESTATION PArt LES AUTRES

F ACULTÉ O" NTEnVENlI\ , -

D ÉFA)jT D'ACTION .

D ÉfAUT DE D[\01T D'APPEL.

D e ce que tout c'l'éancieJ' vél"ifié ou padé au bilall es t au(o1'isé a fourni?' des contestations au .c vérifications
(ailes ou. à (ai?'e des a!/l1'es creances, il ne s'en suit pas

�( 46 )

( 41 )

qu'il ait qualité pOUl' estet' en jus tice afin de 30utenir'le

hie" ( ondé de ces conleslaliolls,
Ce dl'oil apparlienl au sy"dic, sau( al&lt; T,'ihullalla (._
culté d'admell1'e le créancier' co ntestant à inler'ven/,'
En co nseq!lfflCe, le c1'éallcier' con lestan t ne p eu t p01·te,- d
l'a u dt'ence sa contestation, si le syndic t le la pOt'fe
l ui-m éme (1),

El méme au cas oû, le syndic ayant pat'Ié l'affa""'e à
l'aud'ien ce , le Cl'ea ncl:e1' aurait été admis à in (e1've nit,
ce del'nier nepeHt (ai1'e appel du fl/gement qui alO'ail
p l'otlance tadnu'ssio1l d e la créance

COl1(cs{ee.

Son appel se1'œif Hon ,'ccevable m éme au cas oû le s yndic ,
qui n'aUf'at! pas (ait appel daus le délai, i 1l fet' viell dr'ait
deva11t la COUt' pOUl' soutenir' les co nclusioNs du créan-

cier appelalll,
( TOUTAIN ET

SYNDIC T onatc HET CONTRE

CatOIT

AGRICO LE),

AnntT,

LA COUR,
Attend u que le régime de la fa illite organisé par la loi
constitue, tout à la fois pour le fai lli et pour ses créanciers,
un état exceptionu el, exorbilant du dl'Oit commun; qu'à
paI'ti r du jugement déc larati f, le fa illi est des3aisi de l'admi nist rat ion de ses biens, etq ue tout e action mobilière ou·
imm obilie re ne peu t être s uivie ou intentée q ue contre le
syndic; que, d'autre par t, en règle géné ra le, les créanciers
ne sunt pas recevables, se pré va la nt de l'al't, 11 66 C, civ.,
à exercer les droits e t actions de leur débiteu r,le vmu exprès
de la loi attri !lUant ce droit au s yn d ic, qu i réun it a ins i la
double qual ité de représentant du failli et de mandataire
(1) V oy _ Conf. ce rec. 1886.2. 164 .

légal de la masse des créanciers; que le législat eur a voulu
ainsi assurer l' unité de direction dans les poursuites de.tillées à assurer la réa lisation du gage commull, éviter des
lenteurs dommageables à tous les intéressés el l'a nta ll.0nisme insé parable de prétentions r iva les et contradicto ires'

qu'ain~i,

en principe, le sy ndic es t le conlrad icteul'

aUlo~

risé et l'adversaire unique de toute pa rtie, qu ell e qu'elle
soit, qui réclame en jus tice contre le failli 0\1 conlre laque ll e celui-ci peut réclamer l'exécution d'un en gagemen t ;
Atte ndu que, tout au plus, peut- on admettre une déroga tio n à celte règ le pour le cas oit le créancier invoCJue la
nu ll it é d' un acte fait pal' son débiteur ell fraude de ses
droits et en dehors de la fai llit e; qu e, dans celte hypothèse,
en efIet, loin de se prévaloir du droit de son débiteur, c'est
contre l ui et contre le complice de la fraud e qu'il exerce
son action, en ver tu d'un droit propre et d istinct qui lui
appar tient; qu 'on a donc pu ju ger qu'alors il a tout à la
fois inté rê t et quali té;
Attendu, à la vé l'it é, que l'arti cle 494 C, corn " consacre
un droit s pécia l au pl'ollt de tout créancier vél'ifié ou porté
au bilan , à sa voir : la fae u Ité d'assistel' à la vér ifi cation des
créances et de fou m il' des con tredit s aux l'érinea ti ons faites
et à faire ; qu'i l s'agit de dét erminer la portée et les conséquen res de ce droit relativement a\l x con testa tions judiciaires qui pl'ocèd ent de so n exe l'cice, et de rechercher si,
du tex te de la loi et de son espl'it, Il res.ort que le créan cier qui conteste une demande d'admission fat'mée par un
autre créancier ou se prétendallt tel, pui &gt;se sa isi r le '1'1 ibuna l de son contred it et en soutenil' le mél'ite con tre le
contesté;
Attendu que si la vérifica tion des créances est une vél'i tab le procédure, il faut reconnattre que c'est entre le s yndic représen tanl, le failli et la masse tout à la fois, d' une

�( 48 )
part, et le créancier produisant, d'au tre part, que se pose
et se débat la question d'admission; qu e c'est la résistance
du syndic, le cas échéant, qu'i l s'agit pour l'in téressé de
faire ceoser et proscrire; qu'i l importe peu que cette
résistance 'appuie l'ur des moyens produits par le syndic
lui-même ou sur un contred .t formul é par un créancier
opposant;
Attendu, en second lieu , que le droit accordé au x créan ciers de discuter en assemblée géné.rale les titres produits
et de cont red ire aux dem.nd es form ées, n'i mplique pas
néce,sairemen t et comme san ction l'atll'ibution du droit
d'ester en justice pour y po.'ter le urs sou tiens; qu ' il serait
excessif de préte ndre qu'ainsi défi 'li e t limité, le droit de
contredire eRt .lIusoire, des lors qne le procès verbal fait
men lion de la prolestalion , que la présence du juge · commissaire en garantit le sédeux examell, et que cemagist,'al
peut en saisir directement le Tribllnal;
Attendu, d'aut.'e pal't , qu e le texte est mu et en ce qui
concrrne le prétendu d,'o it d'action accordé an coutestant;
que s'agissant d'une dérogation aux règles générales en
matière de fai llite, d'une ex ception qui , légalement, doit
ê tre plutOt interprétée l'est,'ic tivement, lesil rnce de la loi
exclu t l'action personnelle du créancier contes tant ; qu'e n
meUa ut sur la m éme ligne qu e ce demie,' et investissant
d'un droit égal le fail ii lui-même contre leq uel la 101
éd icle un e incapacilé absolue d'agir en justice, si ce n'esl
com me inlervenant et seul ement avec l'aut orisation du
Tribunal, l'art. 494 ('ollfirme implicitement les pOllvoil's
exclusifs conférés en principe au synd ic, et limit e, par cela
même, au fait de contredire, le d,'o it spécia l et exceptionnel
qu'il a ttribue à tou s les intére!&lt;sés; qn 'il faut donc conclme
qu'au cours de la vérifica tion des créances, comme pendant toute aut"e phase de la failli te, le créancier qui lÙpparait pas investi d' un droit propre et di stin ct de celu; de
la masse , confond son intérêt avec celui de cette masse;

( 49 )
que, dé, lors, l'action directe qu'il p,'étend exercer n'est
autre que l'acti on social e qu'il appartient au s yndic seul
de mettl'e en mouvement; qu 'en adm eltant (Ju 'il ait intérêt, il n'a pas qualité e t ne réunit pas la double condition
à laquelle la loi subordollne la receva bilité de loute
action;

Att endu, à un autre point de vue, que, si l'on concède
qu'en l' ertu du d,'oit général conféré pa" J'article 339 du
Code de procédure civi le, le créancie,' contestant puisse intervenir devant la j lll'idi ction du premier degré, da li S une
installce suivie pal' le syndic, ladite inlervcntioJn ne lui assu re qu 'ull droit de s\II'veillance et de regal'J,dans les conditions indiqu ées pat' l'article 8B2 du Code civil ; qu'elle
demelll'e attachée au sort de l'action p,'incipal e, dans l'hypoth èse où elle n e procède pas d'un droit distin ct, mais
tend au m ême bnt, à la défense d'un intérêt commun;
qu'en appel, elle ne peut être recevable qu 'à la co ndi tion
que J'action principa le dont elle dér ive, et qui es t son
uniqu e raison d'ét,'e, soit elle-m ême déférée uti lement à la
juridiction supérieure;
Atte ndu, en fait, qu'en première instance, le syndic à
la faillite de 'l'orlJéchet s'étant approprié le contredit rormé
pal' Toutain cont" e la dema nde dn Cl'édit agl'icole, k s liquidatelll's de cet é tabli ssement fin anc ier ont assigll é le syndic
aux Hns d'admission de leur cl'eance; que Tonlain a demandé acte de son illterl'en tion et pris des conclusions
identiques à cell es dn sy ndic et basées Sn" les mêmes
motifs ; qu e le 'l'ri bnnal , e n disa nt ù tort l'opposition du
sy ndic ù l'admiss ion de la créance contestée, J'a co ndamn é
aux dépens de l'insta nce;
Attendu qu e le jug~ment, signifié tant a u sy ndic qu 'ù
'l'outain, n'a été (,'appé d'a ppe l que pat' cc de,'nier; q ue,
Posté,'ieurement, les délai expirés, le syndic a signifié une
requête d'intervention, puis a été appelé en cau se pal'
Toutain ; qu'actu ellemenL ce dem ier conclut pel'sonnel2' p, - 1888,
&lt;1

�( 50 )

( 51 )

Jement il la réformation du jugement, le syn dic ~e bornanL
à donner adjonction il ses conclusions;

qui y figuraient ou y étaient représentées, l'autorité de la
cbose jugée;

Attenù u que celle transformation de l'i ntervention primiLive en une action directe eL principale ne soulève pas seulement une question de procédure, mais encore eL su rtout
une question de qua lité; que le syndic n'ayant pas interjeté appel en temps de droit, l'action socia le qu' il avait

Attendu que, de son cil té, 'l'ou tain oppose à l'intimé une
fin de non-recevoir tit'ée de ce que, de,'ant les prem iers
juges, le Crédit agricole Illi auraiL accordé droit et qualité

mise et pouva it seu l mettre en mouvement, a péri et ne
p eut rev i vre ; qu'entre la masse eL Je Ct'édiL agricole, il y
a cbose définitivemen t jugée SUl' l'admission au passif de la
faillite de la créance contestée; que 'l'outain peut d'autant
m oin s provoquer de ce chef \111 nouveau débat que, faisant
partie de la masse, et légalement représenté par le sy ndic
lors du jugement, l'exception de cbose jugée p eu t lui être
opposée à lui même; qu'i l n'est pas douteux, en effet, que la
voie'de la tierce opposition ne saurait lui être ouverte; que,
rédu\t e même à une simple intervention , son action ne
serait pas recevable, l'instance il laquelle elle se raUacbait
ayant pris fin, et 'l'ou tain exerçant sous cette forme, non p.s
u ne action personnelle qu'i l ne trouve pas dans J'article
494 du Code de commerce, ma is en réalité l'acLion sociale
qui, en au('un cas, ne peuL l ui apparten ir ;
Attend u , d'autre part, que l'intervention tardi\'e d u syndic, pas plus que son approcbement s ur l'appel, ne peut
habiliter l'appelant il agir en justice dans l'intérêt de la
masse; que le sylldic n e peut, en changeant de rôle, matS
conservant en réalité même qualité et défenùant mêmes
intérêts provoquer en appel, comme intervenant,une décision c~ntraire il celle qui a terminé le li tige dans lequel il
était engagé en première instance comme partie principale,
et contre laqu elle il ne lui reste aucune l'Ole de recours ;
qu'en second Iieu,sa mise en cause est également lI'réguhère
et inopérante, dès qu'elle a pour but de faire indirectement
attribuer à la masse uu bénétîce qui l ui a été du'ectement
refusé par un jugement ayantacquis,entre toutes les parties

pour so utenir en justice son contredit, et ne saurait, par
suite, être admis désormais à les lui con testel' ;
Attendu qu'il ne s'agit pas d'une nulli té de fOI'me susce ptible d'être couverte par des défenses, mais d' une nu llité de fond toujo u rs proposable, tant qu'il n'esL pas intervenu une décision défin itive; qu 'une question de qualité
offre bien ce caractère; IJ Ut", d'ailleurs, en première instance, l'interven tion simple et à ses frais de 'l'outaLn, dans
un débat Ol! le syndic était le contradicteur légal et effectil du Cl'édit agricole, ne laisait pas gl'iel à ce demier , qu i
ne prenait m ême pas de conclusions à son respect; qu'en
appel seulement, l'attitude juridique du contestant mod ifi ée a ra it nallre une question nouvelle, en laisant apparaltre un contradicteur nouveau, al'suant d'un droit pl'Opre, et prétendant faire reviser uue décision considérée
comme défin itive par l'inLimé, qu i en avai t obtenu le bénélice; que l'exception de qualité opposée pal' le Ct'édit agricole est donc venue à son heUl'e eL, partant, est receva ble, comme aussi bien ell e doit êLre acc ueillie au ro nd;
Sur les dépens:
Attendu que Toutain succombe et doit les supporter, y
compris ceux occasionnés pal' la mise en cause du syndic,
mais à l'exception des frais de l' intervention de celui-ci,
qui doivent rester à SOI1 compte;
Pal' ces motifs, déc lare 'l'ou tain non recevable en son
appel et l'en déboute; décl,,'e également non-recev~bles
l'intervention et la mise en cause du syndtc de la 1"II11e
de Torbécbet ;
Condamne le syndic ès-qualité aux fra is de son interven-

�( 52 )

lion; condamne Toutain à tous

( 53 )
les

aull'e~

dêpens, à

l'amende.

Du 20 juillet 188ï. M.

our de Caen ( l" Ch .) -

Prés.,

a été dénaLul'ée par l'a'TéL auaqu ~ , eL qu e c'esL uniquem eul dans les consta tat ions de ce t "l'l'lit qu'il fauL en
rcchc I'I :hel' le caractère et la natme ;
Allendu que l'arl'èL a déclaré qu e, le 18 mars 188 1, la

H UE.

Compagnie la Confiance qui avai t l'eassll l'ê les risques d'ill AsS URAN CE MAnITL\lE. -

SU RAN CE Dt' SOLm: . -

H EASSUnA.NCE PARTIELLE. -

RÉAS4

P nE:\I I En nÊASSl'nEt'R NON AY ISt.

L 'article 342 dtt Code de commerce n'impose aUCune
hmite au d, 'oit de l'assureur de j'aù'e réaSSU1'e1' les 1't'8ques qu"il a p,';s,
En conséquence, l'asslo'cU1' qt,i a (a i l réassurer HJle pm'tie de ses "isques, n'encourt aucu n "ep,'oche de la part
de SOli 1'éaSSU1'eu1', au cas où, sans l'ave1'tù', il lait
,.eaS8Ul'er par un autrc toute la portion des risques

qu'il afJaÎl couse,'vee .

n

en est du moins ainsi quand il n'eJ..'1·slait, dans le

COIl-

tra! de r éass",'ance, allClI"e 1!1'ohib;tion ù cel égal'" (1).
(ASSU REUR S CONTRE A SSUREl'RS) .
ARR ~T.

LA COUR ,
Sur le premier eL second moyen pris de la violation des
articles 34'2, 348, 47 e l 48 du Code de commerce et des principes en matière dû participation, des articl es 11 34, 11 84,
1984 el s uivants du f:ode civi l eL des p"lllcipes en mat ière
de mandat;
Attendu qne la co nventio n du 19 mars ent,'e la Cvmpagn ie la Confiance et la Compagnie la Clémentine n'ayant
pas é té produite devant la Cour, on n e peut so ute nir qu'ell e

( 1) VOl'. ce l'cc. 188 1. 2. 178. -1885,2.1 51.

cendie et. d'explosions su ivies 0\1 non d' in cendie à plusit!u I'S
Compagn ies d'assurances maritimes, a cédë une pa l't dans
les bénéti ces e Lda n, les pertes de ces "éassman ces à la
Compagnie la Clémentine 1 moyennan t une commission
déle ,'m inée SUl' le m ontanL des p,'im es; qu e la Clémentine
a demand é la nullité de ceLLe convention , par le moLif que,
postéri euremen t au 19 mars, la Conflance, sans la préve-

ni,', ava iLcédé à un e autre Compagnie toul le su rp lus des
risques qu'elles avait conservés;
ALLendu qu e l'article 3 \2 du Code de comm erce pel'meLà
l'assu reur de faire réassu rer par d'a utres les e(fe ts qu'il a
assures; qu 'aucune limite n'esL imposée à ce droit de l'assurellr qui pe uL stip ul er un e prime de r éass urance plus ou
moius fort e que celle de l'assurance;
Qu'i l esLdéclaré , en la it, quo la convention du 19 mars
n'in Lerdisait nuliemenL à la ConfiaI/ce de LraiLer avec
touLe autre Compag nie comm e elle l'a faiL avec la Clémen·

tine , el cJu 'ell e n'a manqué i:.\ aucune cl au~e du contrat
. ,;
qu e l'arrêL, en rejetant la prétention de la Clément.ne , n a
don c violé, ni la loi du con L,'at., ni l'arLicle 3 /12 du Code de
com mel'ce;

ALtendu, d'ai llellrs , qu'i l esL encore consLa té dans les
moLifs de l'arrêt, que la convenLion du la mars pa l' laquelle la Confiance céda iLà la Clémen t ine ulle qu ote-qual·t
de ses gains, constituait un acte qui devilit être . rég i pal'
les règ les ordinaires du droiL en matière de CesSIOIl ; que
ces déclarations r endaient inapplicables dans l'espèce les
articles 348 ,4 7 et 't8 du r.ode d commerce, e.t qu'il n'est

�( 54 )

( 55 )

justifié d'aucune inlrarlion aux principes en maHère de
mandat;
Rejette,

Du 27 oclob,'e 1886, - Cour de cassation (Ch, des req,)
Prés" M, BtoAlUllDEs, - M, PETITON, av, gén , - P l" MM,
LEFORT el MORILLOT,

AGENT DE CHA!&lt;GE, ACHETEUR. -

OPÉRATIONS DE BOURSE , - VENDEUR ET

DÉFAUT D'ACTION DmECTE . -

COMPENSATlON

NON OPPOSABLE.

Les opé,'ations de Bourse (ailes pa&gt;' agenls de change, ne
(onl na lire d'obligalion qu'enb'e eu,,,,
Le vendeu,' et l'achetell't' n'ont aucune action directe l'un
contre rauf1'e ; tlS n'ont d'action chacun que conl,'e

l'agenl de change chargé de l'opé&gt;'ation,
En con.séque11ce, le vendeur, qui ne peut pou1'suivl'e direc·
lement l'acheteur en paiement du prix, ne peut, non
plus, lui oppose1' de ce chef une com,pensation, s'il est
débiteur de l'achefeul' POU?' une au!,'e cause.

(CRÉDrr LYONN AIS CONTRE SYNDIC DE L'UNION GÉNÉRALE),
ARRtT,
Sur la première branche du premier moyen tiré de la
violalion ou fausse application des arlicles 74, 85, 94 du
Code de commerce, des arlicles 1984 et suivanls du Code
civil, de l'arlicle 19 de l'arrêlé du 27 prairial an X;
Atlendu que dans les négociations d'effets puhlias et
autres valeurs à la Bourse, le vendeur et l'acheteur ne trailent pas personnellement; que le contrat ne se forme que
par et entre les agents de change respectifs, qui slipulent
en leur nom pOUl' le compte de leun commetlanls, et agis-

sent comme le (ont habituellem~nt les commissionnaires ;
que l'article 19 de J'arrêtédll 27 prairial an X lait même un
devoir aux ageuls de change de garder le secret le plus in vio�able aux parties qui les ont chargés de négociations;
qu'il résulte de là que l'opération de Bourse à laquelle ils se
livrent ne fait naltre d'obligation qu'entre eux; que le vendeur eL l'ac!leteur ne peuvent avoir d'action directe l'un
conll'e J'autre, mais seu lemeut contre les agents de
change qui seuls ont consommé le marché; que pal' suite,
cn décidant que le Crédit Lyonnais, vendeur de 75 actions
de l'Union gé nérale par l'intermédiail'e du sieur Picot,
agent de change, ne pouvait poursuivre directement le
paiement du prix de la vente contre l' Union générale, son
achelem, l'arrêt atlaqué n'a violé aucuu des lextes susvisés;
Sur la deuxième b.'anche du même moyen , tirée de la
violatiou des articles 94 et 5i5 du Code de commerce:
Allendu que le pourvoi reproche à l'arrêt de n'avoir pas
appliqué à la cause la dis positIOn du deuxième alinéa de
l'article 575 du Code de commerce, et l.'anché les questions
que cette disposition pouvait faire naitre; que la deman deresse reconnaît qu'elle n'a pris de ce cher aucunes conclusions devant les juges du fond, et qu' il est conslant que
la question sou levée par le pourvoi ne leur a pas é té sou mise ; que le moyen invoqué est nouveau, mélangé de fait
et de droit et, par suite, irrecevable;
Sm le deuxième moyen tiré de la violatIon des articles
1583, 1290, 129 1 du Code civil et de la lausse application
des articles 443 et suivanls du Code de commerce:
Attendu que pour que la compensation léga le s'opère, il
faut que les deux parties se tl'ouvent débilrices J'une envers
l'autre (art, 1289 C, civ ,) ; qu'il résulte de ce qUI a été d,lt
précédemment que le Crédit Lyonnais ne pouvalt POUrsUln'e directement le paiement du prix de la vente contre
l'Union générale; que, dans ces circonstances, en décidant

�( 56 )

( 57 )

que les conditions de la compensat iOll ,,,,,a
' ''~ 1e n'existaient
pas, l'arrêt n'a violé aucune loi;
Rejette.

D u 3 mai 188ï. - Cou'r de cassation (C h. des req. )
NAYlRE. -

SERI' ICE POST .IL. PARTICULIERS. -

FRETS DUS P.\R LE S

SAISISSABlLITÊ.

Lorsqu'lIne compao,,;e de baieaux à vapeur est cl . é
d'
.
l'
&lt;a'oe
l~n. 8e1·v.'L~e posta, tt en 1'ésu,lte bien à son p,'ofit L'insa/slSsablhté des sommes dues p ar Z' Etat pal&lt;!' l'accomplt88eme~lt ~e ce se"vice, m,ais non l'insaisissabilité des
~/'eids 9 Ut Illt sont dits par les pa,·liculi .. ,s ci raison de
'ln usft'te de {,'ansp01'{eu1' ntaritime qu'elle exerce.
(MOREL LI ET

C'

CONTRE REYKAUD ET AUTRES),
J UGEMENT .

A,ttendn que, par jugement de défaut du 15 jan viel' 1886,
le Trlbun al de céans a vahdé la saisie-arrêt pratiquée par
explOIt de Faraut, hu issier, à Nice, le 25 juin 1885, à la
requête d'Auguste Reynaud et consorls, entre les mains du
sIeur Jo,eph G:osso, courtier maritime à Nice,au préjudice
della Compagm e llls ulall'e de navigation Morelli et C' ;
. Attendu qne la Compagnie Morell i et C' a formé oppositIOn à ce Jugement par le motif que les sommes qui lui
sont dues par le tiers sai i,sont insaisissables aux tel'mes de
l'article 76 de la loi des 23-24 juillet 1793 ;
Attendu que cet arti cle di pose que les paiements, ainsi
que les chevaux, provisions, ustensiles et éq uipages des(1) Voy. sur l'insaisissabililé de s na,'ires et des subventions qui leur
sont accordées, lorsq u'il s font un servi ce postal, ce rec.188S. 1. 295.188i.l. 193 et le pré!'eol volume. l" partie. p. t 13 .

tinés au service de la poste, ne pourront être saisis sous
aucun prétexte;

Que c'est là une dé,'ogation au principe de droit commun
que tous les biens d'un débiteur sont le gage de ses créanciers, laquelle doit être renfermée dans ses justes limites;
Attendu q ne la Compagnie Morell i a obtenu l'entreprise
d'un serv ice maritime postal entre le continent et la Corse;
Qu 'ell e est autorisée pal' le cahier des charges à exercer
pOUl' son compte et à ses l'isques et périls, Sllr les paquebots
"lJectés à ce service, l'industrie du transport des passagers
et des marcha ndises, suivant des tarifs déterm inés, et il
s'appliquer le montant des passages et du fret;
Qu'elle est donc tout ,\ la fois, comme au surplus to us
les enLrepl'eneurs de courriers postaux, commi.ssionnaire

de transport pour le compte des parti culiers, avec le même
matériel pour l'ex ploitation de cette double SOli l'ce de
produits, l'une dérivant de son traité avec l'Etat et l'autrc
des prix de passages et frets;
Attendu que, dans \'intérêt du serv ice public de la poste
et pour en assurer la régu lari té et l'exact itude, la loi a

voulu que le mat ériel et les app ,'ov isionn ements de l'entreprise, ainsi que lespaie",ellls, c'c t-iL-dire le prix payé pal'
l'Etat, ne pu ssent être détournés de leur des tination, et les a
sous traits a ux exécutions des créanciers personnels de l'entrcpre nenr, mais q u'il va de soi 'lu'ell e n'a pu étendre celle
faveur aux biens personnels de cel f'ntl'cpl'eneul', qui n'ont
pas celle alJectation spéciale;
Attendu que les sommes saisiesentre les mains du sieur
Grosso représentent les Irets encaissés pOli" le compte de la
r.ompagnie Moœlli, et dès lors sont parfaitement distincts
des paiements destinés au serv ice de la poste, dont il est
parlé à l'article 76 de la loi de 1793, paiements qui, au surplus, ne peuven t être elJect,ués que pal' les agen ts du
Trésor;

�( 58 )

( 59 )

Que ces sommes étaient douc saisissables ,'
Par ces motifs, le Tl'Îbunal, etc.

D it 24 fé vrier 1 887. - Trib un a l civil de Marseille (3' Ch.)
- Prés. , M. hlA LLET , - P I" M ~l. F . B OUV IÈRE et J OU RDAN ,

DOUAIŒ . -

S UC nE S COLON IAU", -

D ÉC RET DE FABR ICATION . -

La!

DU

29

J UILLET

1884 ,

S UC RES A L' ENTRE POT LOR S

DE LA PROMULGATION.

Le déchel de ( abricatio1l de 12 O}O accol'dé all.t site" ..
colO/liau x p al' la loi du 20 juillel 1884, n'a pas te
caf'aclèr e d'une détax e.

Il s'app liqu e seu lem ent aux BUet'eS G1'1' ivés eH F 1'ance
apl'ès la promulgatio n de cette loi; mais 11e s'applique
pas aux sucres m'rives p,'écéd emmen{, et q ui , étant
alors à l'entl'ep6t r éel, n'ont été mis li la consommation
que postérieurement (1),
( DEVILLE ET COI,LI N CONTRE LA DOUAN E) ,

Le Tribuna l civil de Marseill e a vait jugé en ce sens le 2
j anvier 1886 (ce rec. 1886, 2, 12 1) ,
Pourvoi en cassation pal' De ,' ill e et Collin ,
AnR t T ,

Sur le prem ier m oyen pris de la viola tion de l'article 1"
de la loi du 25 ma i 1838 :
Attend u qu 'en tou tes affai res de douaues, la loi du 14 fruc,
tidor a n III, article 10, et celle du 9 !toréa I a n VII , titre 4,
article 14, ass urent a ux pa rties d eux degrés de juridictioD ,
(1 ) Voy. Con f. , outre le jugemen t con tre lequel le poufl'oi était
'o rm e, ce ree. 1886 . 2. 155.

qu elle qu e soit la va lem du titige ; que c'est don c à bon
droit que le Tri bunal civ il de Marseille a s tatué en appel
sur la contestation relative à la demande de Deville en
restitu tion de droit de douane, qu'avait ju gée le juge de
paix eL qu'il n'avait pu ju ger qu'en premier ressort ;
Sur le deu xième m oyen pris de la violation de l'article 5
de la loi du 29 juillet 1884 :
Attendu que l' avantage accordé par cet art icle sous le
nom de déchet de fa brication a ux su cres des colonies françaises, direc temen t i mportés en France, n'a pas une corrélation n écessaire avec l'acqui ttem ent du droit; qu 'en e!l'e t,
d'une part, il est attribué méme aux su cres qui ne sont
passibles d 'aucun droit et not"mment à ceux qui, in troduits
en France et placés sous le régime de l'eutrepOt, sont ensuite réexportés ; que, d'antre par t, il a été transitoirement
refu sé, par les articles 3 e t 7 combinés de ladite loi, au x pro,
du its indigènes qui sont soum is au droi t complémentaire
de 10 fI', ; qu'il en r és ulte que si, au,' termes de la loi du 8
floréal an XI, les s ucres placés da ns un entrepO t rée l sont
cen sés encore à l'étrange r au point de vue de la ta xe qu'ils
doiven t à leur sor tie, quand ils SOllt déc larés pour la co"-som mation à l'i ntél'ieur, la loi nouvelle a Pli, sans déroger
à ces d ispositions, n 'attribuer le bénéfice du déche t de
fabrication qu 'aux sucres coloniaux arriv és en France postéri euremen t à sa promu lgation ; qu e tel est le sens de l'al'tic le 5 de la loi d u 29 juill et 1884 ; que ce tte interpréta tio n
r essor t des débats législatifs et de l'éga lité de tra itement
que le législate ur a voul u é ta blir eut re les sucres in d i ~ènes
et les sucres coloniaux ; qu'on ne sau ra it adme ttre qUI I aIt
vou lu Caire jouir immédiatement ces derniers d'uo av.antage qu'il refu sait aux autres, alors qu'ils se trou valeD ~
dans les m êmes condi tions d'entrepOt ; qu 'il suit de ce qUl
précède que la faveur de la loi,qui n'est accordée au x sucres
indigènes qu e s'ils son t fabriqués après sa promulgatlOll,
n'est attribuée aUI sucres coloniaux que s'ils ont été m até-

�( 60 )

( 61 )

rie,llemeut import és après la mise en vi oue 'd l
'
' ,
" Ul e a 101'
q u en le Jugean t alOSI
et en refusant de faire droit à la d '
maude de DeVi lle en restitution de 1~ 010 d d '
ea' l' D '
es r01ts percus
des Sucres calTivês en F! rance et plaCés.en
eP1t1 il. 6tOU&lt;lue sur
1
1 l'ep
avant a promulgation de la loi du 29 J' uillet
'
ie J,tlgement attaqué n 'a dou c fait &lt;Iu'une JUSle apPli~~8i ,
d e 1 article 5 de ladite loi',
'
Ion

Altendu que Ph alippon a, le 19 juill et 188 1, il un e heure
dtl malin , remis des veaux il la gare de Celle pom être expédiés en grande v itesse il dest ination de )l ice;

Par ces mo tifs, reje lte,

nu 8

mars / 887, -

CHEMIN DE FEtL -

Cour de cassation ("h,
u
des req, )

GR-\~DE
..

"ITE"S
... I''•• -

DELAI.
'

L e (ait, par une com.pagnie de chem,in de je1' d'
.
accenté d l '
, aVOl-!'
:r.
es marc zandlses à une heure de nuit où elle
pou
'
r. va,! les re(user, la gal'e étant règleln en tau'ement
leJ'~ée,
de Les avol'), rate pat'til' }Jar lut train non
obltoa/o'tre) ne sau1'ait ta prive}' du. d"Oll de se
'
10 ', d d'I '
p l'&lt;va-

:t

"

es

&lt;

aIs fixés pal' les tal'Ils,

Elle es! dOll c a l'abri de loul"ep,'oelle si elle ,'end la ma?'c.ha.':~lse au des,t ina/m're, au. cas de gl'a1l de vitesse, li
la11wée du. f1 'W,1I pat'tant t r ois heu.res apl'es l'o uverture de la gal'e (1) ( CHEMIN DE FEn P, -L.-M, CONT H R Pll ALIPPON) ,

ARl\ t T,
LA

COUR,

Sur le moyen unique du pou r voi:
, \'~ les arti~ I e.~ 97 du Code de com merce,? , 4 et 5 de
1 al'lete mUlls tel'lel du 12 ju ill '1866 ;

( 1) vo)'. COol. ce rec. 1881 , 2, 61, _ 1885. l, 14~

Attendu que celte r emisil aya nt été fail e pendant le lemps
nxé pal' l'ar ticle '. de l'an été minis lé,'iel du 12 juin 1866,
'pou r la Iel'mel,ure ùes gares, le train réglementai re pOUl'

l'expédition de la m arch andise étail, aliX lerm es de l'article 2 du m êm e arrêté comb iné avec ledit arlicle I" le premier trai n de voyageurs compl'en~nl des VOilUl'C 5 de tou l es

classes 1?a rl ant Il'ois heu res après l'ouvertu re, c'es t-à-dil'e
le lrain n' 870, portan t il dix hem es quarante minutes du
malin el arrivant Il Nice le lendemain 20 j~i ll e t, dans la
matinée, à huit heures trente minut es;
Aliendu que le jugement allaqué, tout en constalant que
c'est bien le 20 juillel et il ce lle heure qu e les veaux sont
arrivés à Nice, a néanmoins condamné la Compagnie du
chemin de fer l' , - L ,-~ 1. il '100 r" , de dommages- intérêts
envers Phalippon , à ra ison d'un retard dans l'ex pedilion ;
que le j ugement se fonde, pour établi" ce prétendul'etard,

sur ce que la gare de Cette était, de fait 1 ouverte au sel'vice
de la g ran de vitesse, le 19 juillet 188 1, à un e helll'e du

malin ; que la Compagnie a re~ u les veaux de Phali ppon
sans aucu ne obser vat ion, et 'Ju'ell é les a expédi és pal' le
train de cinq helll'cs Irenle-cinq du mati n , qui devai t les
amener à Nice da ns la soirée du même jOl1l' ;
Mais a!lendu qu'en acce plantla marchandise à nne heure
à laqu elle elle pou l'a it se refusel' à les l'ecevoir, et en la faisant partir pal' un Irain no n obligaloi re, la Compagnie n'a
dérogé, ni pu dé roge l';\ l'ensemb le des délais réglementaires de transport tels qu'ils ont élé fixé, pal' l'autorilé
admini,t ralil'e; Llue ces délais sont obligatoires pour les
Compagnies aussi bien que pOU l' les expéditeurs et qu'il
n'est perm is d' y renonce\' ni expressément, ni tacitement ;
qu'il en est ri e m êm e de la prol'ogation de ces dé lais résul tant du temps de ferm etlll'e rég lemen taire des ga res;

�( 62 )

( 63 )

qu'une renonciation à se prévaloir de ce tte prorogation
constituerait une convention particulière ayant pour objet
l'abréviation desdit'l délais et, par suite, dépourvue de toute
efficacité; qu'il suit de là qu'en statuant comme il a lait
le jugement attaqué a laussement ap pliqué et, par suite'
,
violé les dispositions susvisées;

de la veuve Choisy, et attribuée audit Hippolyte Choisy
dans l'acte liq uidatif de celte succession;

Par ces motifs,
Casse.
Du 8 décembre /886. - Cour de cassation (C h civ.) Prés., M. llARDIER, 1" prés. - M. CHARRINS, 1" av. gén. _
PI.,~MM. DANCONGl&lt;ÉE et LESOUDIER.

f..... AILLITE. -

CRÉANCIER HYPOTHÉCAlRE. -

-

DtCHÉANCE. -

VOTE AU CONCORDAT.

UNION.

La déchéance prononcée par l'arlicle 508 du Code de
commet'ce conl1'e le créancier hypothécaù'e qui a voté
au· conco1'dat, est absolue et ne saurait éb'e limitee au
cas D'ti le concOI'dat a été consenti.
En conséquence, méme au cas d 'u.nion et apr~s la dissolution de l'unie", la masse C011$et've le df'ot. t d 'invo-

9''''' celte déchéance .
(CRÉANCIERS GuOISY CONTRE FRÉlIINET).
JUGEMENT.

Le Tribunal,
Allendu qu'un ordre a été ouvert au greffe du Tribunal
civi 1 de la Seine pour la distribution entre les créanciers
hypothécaires du sieur Hippolyte Choisy ù'une somme de
4~,301 Ir . 20 c. , laisant partie du prix de l'adjudication
prononcée au profit du sieur Lauzaue, par jugement du 2
décembre 1882, d'&lt;lU immeuble dépendant de la succession

Attendu que, dans cet ordre, ont été colloqués, notamment sous l'article 5, le sieur Fréminet pour une somme
de4 1,159 11'.50 c., à la date d'une inscription d'hypothèqne
judiciaire par lui prise snr les biens présents et à veuil' du
sieur Hippolyte Choisy, en vertn d'un jugement de condamnation rendu contre ce dernier par le Tribunal de commerce de la Seine, le 25 mai pl' cédent; sous les a,·ticles 6
à '14 et concurremment entre en", les créanciers ùe la
laillite d u sieur Hippolyte Choisy, Il la date de l'inscri ption prise par le syndic an nom de la masse, le 4 juillet
1877, en exécution de l'article 490 dll Code de commerce;
enfin, sous l'arti cle 15,Ie sieur Hulin , pour une somme de
13,612 Ir . 63 c. à la dale d'une inscl'iption d' hypothèque
judiciai re par lui prise le 22 avril 1882 contre le sieur Hippolyte Choisy, en vertu d'un jugement de condamnation
du Tribunal de commerce de la Seine, du 14 jnin 1877, intervenu q uelque temps avant la déclaration de la lailllte
du débiteu r ;
Attendu que la collocation du sieur llrémi net et celle du
sieur Hulin son t contestées, la première par les sieurs
Barras, Messagel' et Hul in, qui soutiennent que le sieur
Fréminet aurait dù êll'e colloqué, comme les autres créanciers de la lalllite Choisy, au rang de l'i nscription du 4
juillet '1 877, pl'ise au nom de la masse; la seconde par le
sieur Hulin , qui réclame, en qualité de créancier de la
laillite Choisy, le même rang de collocation, sans qu'il y
ait lieu de le fixer ilIa date de son inscription d'hypothèque judiciaire du 22 avril 1882 ;
En ce qui concerne la collocation dn sienr Fréminet:
Attendu que les contestants renon~ant à remettre en
question, soit le clliflre de la créance dn sieur Frémmet,solt
l'application de l'article H6 du Code de commerce à son
inscription du 25 juin 18i5, se bornent il attaquer celte

�( 64 )

r 65

1U5criptioll par le motif que ledit sieur }'réminet en aurait
perdu le bénélice en prenant part ù la délibération relative
au concordat que sollicitait le .ieur Hippolyte Choisy ,
concordat contre l equ~ l il a vo lé et qui a été refusé au failli
dont les créanciers se sont constitués, pal' su it~, en état
d'union;

FI'éminet et Ilulin seron t colloqués, le pl'emi er au rang de
l'inscription collective du ', j uillet 1877 et non à la date de
son inscription d ' h y po th ~.quejuc1 i ci a il'e du 25 ju in 1875 ;
le second , au même rang eL non à la date de son inscl'ipLion
d'hypothèque judiciaire du 22 aVl'il 1882; maintient pOUl'
le surplus le règ lement provisoire,

Atlendu que la déchéance édictée pal' l'article 508 du
Code de commerce contre le créa ncier h ypo thécaiJ'e qui a
pal'ticipé ;\ la délibération ouverte SU I' la proposition d'un
concordat faite pal' le fai lli , est absolue et ne ~aurai t être
limitée a u ca:; on le concordat a été consenti; que la masse
de la fai llit e con el'l'e le droit d'ill\'oque l' celle déchéance,
même après la dissolut ion de l'union sur venue dans l'espèce en 18ï9, à l'ell'et de maintenit' l' h ypothèque collective
résultant de lïnscription ordonnée pal' l'article 490 dn
Code de commerce; qu e l'hypothèque générale dont il
s'agil ,s'étend d'a ;lIeurs aux biens acq uis par le failli, postérieu rement à la d issolt:.tion de l'union, e l est, dès lors,
demeurée opposable au sienr Frém inet sur l'immeuble
recueilli pal' le sieur Hippol yte Cho isy dans la succession
de sa mère, après le décès de celle-ci, a rri vé en 1882,comm e
elle l'eùt été sur des immeuhles acquis au cours des opérations de la fai llite; qu'il suit de là que le sieur Frém inet
assimi lé aux autres créanciers de la faillite Choisy, à raison de la déchéance par lui encourue, ne peut être colloqué
dans l'ordre qu 'au rang de ces créanciers, c'est-à -dire à
celui de l'inscripti on coll ec tiv~ du 4 jui llet 1877 ;

Fu ce qui concerne la collocation du sieur Hulin :
Attendu que la qu alité de créancier de la fai llit e Choisy
in voquée par ce créancier n'est plS contestée, non plus que
on droit de bénéficiaire de l'inscription co ll ~ctive du 4
jui llet;
Par ces motifs,
Rectifiant le règlement provisoire: dit que les sieurs

Du 17 mai 1887, -Tribuna l civil de la Sei ne (2' Ch,)M, CADET DE NAUX , - Pl" Mill, 1'1.0'0 , LALI,E et

P,'es"

l~' nlh.,1I N E'l'.

N I\N 'l'I SSEl\IEN 'l', -

-

PLl:SlEURS

~

,

1

CONNAISSEMEN 'f. -l!LusI Euns EXEMPLAln ES .
CRÉANCIER S N.\NT I· .

-

AN'l'BRIORI1'B .

-

PnEFÉR ENCI!:.

EH cas de COll CO U1'S de lJllts iem's po/'lem's de dive-1's e,remp laires d' un méme connaissement, au xquels ils ont été
e'ldoss~8 elt oœrant'ie de créalzces ou avances Sllr les
11lm'chand-ises y désignees, la p,'e(é!'e&gt;!ce appartient a"
t iers po&gt;'leu,' de {exemplail'e t/'a"s(éré Ott endossé ci la
date la plus ancienne.

(SIM"ONDS CONTnE

lJUSC H

ET C'),

Le 'l' l'ibullal de comm erce du Havre l'ava it ains i ju gé le
6 jui llet 1886 (ce rec , 1887,2 , 136),
Appel pal' Simmonds,
Ann"~T ,

Adoptant les motifs qui on t detel'lniné les pl'emi ers juges,
Et attendu qu 'aux termes de l'a l'ticle 91 du Code de comIn erce, modifié par la loi du 23 mai 1863 :" Le gage consti(~ tu é,so iL pal' u n commerçanl,soi t par un individu non corn ·
«( mel'rallt , pOUl' un acte de co mm erce, se constate à l'egal'd
« d es tiel's comme à l'égard des pal'ties co ntl'actantes, conl( fOl'mément à l'al,t icle 109 du mème Code,'
c'est, à-dire,

.

2'

I~

)

r, -

1888 ,

�( titi )

( 67 )

par actes publics ou sous signat ul'es privées, bordereaux ou
arrêtés d'agents de change ou de courtier , dùment signés
par les parties, pal' factures acceptées, pa" la corresp ondallce, les livres des parties et la preuve testimonial e;
Attendu, en fait , qu'i l ré ull c de la correspondance et
des écriture vériliées par l'arbitre, que Lal oubère et C'
de Liverpool ont, pal' let,tre du 19 janvier '1886, proposé en
consignation à Busch et C', 1,700 sacs de café Jacmel dont
ils étaient propriétaires} moyennant une avance pal' l1'ail e
de 100,000 fr" et SUl' la pl'omesse de con naissements atten dus le S février uivant;
Que ces avances ont éta l'éguli èrement fait es, et que les
connai emen ts promis en retou,' ont été remis de Livel'poolle 7 février à Busch et C' ;
Attendu 'JUe si l'end05sement des con naissemen ts à per sonne déno mm ~e ne leur a pas transféré la propriété &lt;le la
m a rchand ise, il a eu pour effet de la mettre à leur dispofilion à titre de gage comme con ignalail'es avec pou voir de
la réaliser ; qn'à bon d ,'o it, le Tribunal r a ainsi ùécidti ;
Attendu par les raisons déd uites au
rilé de gage appartient aux intimés;

jn ge mell~ , qu e

la p,io-

l'al' ces motifs,
LA COUR,

Confirme le jugement dont est a ppel ;
Ordonne qu'il sortira son plein et entier effet;
Condamne l'appelan t à l'a mende et aux dépens,
Du 7 mai 1887 , - Cour de Houen (2' Ch,) - P,'és" )!.
LE St~tCAL , - P l" ~M, HO CSSEL (du barreau du Havre)
pour Sim mouds, hlAlUlS pour llusch et C',

Cmll'ÉT.EN C I~ . -

R~:GLEMENIJ.'

oc

JL'G~S.

J"908 1'a!' la Chamb,'e des ,'equ p/es , lorsque les di/ré,'end. pO"lés devant de"." T,,;bunau.'"C de première instance ne ressortissant pas ci la

Il !J a lieu à "è9lemen / de

méme Cour d 'appel, S()nt J pal' l'identité de letw cause el
de leu?' objet, de J'talu1'e à d Omtel'lieli â. des décisioiLs
con l1"adictoù'es enb'e les n'témes }Ul1'ties.

A u.cune lr;i n'att1'ibuant 'IOLe lJl'é fé,'ence absolue au siège
où l'u.ne des instances CQ1mexes a été Ù,11'oduite la 1),'emièl'e en d a te, le choù' du 'Tribunal devant lequel1l !J
a lieu de ,'envoye1' les ]Ja1'lies, d oit él1'e déle ,'miné pat'
l'inlél'é{ des plaid eu7's et les exigences d'ttne bonne ad minist1'ai'ion de la j ustice.
( H.A YNAUD E'l' CONSORTS CONTRE UA V1'IIlER ET HEDUFF/\T).

No us avons l'apporté da ns ce ,'ecueil ( 1887, 1, 280) le jugement ,'end u par le 'l'd bllnal de com merce de Marseille
le 20 j uillet 18SI, entre les ob ligataires de la Compagnie
Ya lér y et la Com pagnie 'l'ransatlanLique, et nous l'avons
fait précéder d' un exposé des fait s gui ont amené le procès,

En résum é, la Com pagnie Transatl antique avait été
chargée, par ses accords avec l'ancienn e Compagnie Valél'r
aujomd'bui Morelli, de ]laycr aux obligataires de l'em ]l1'l111t. contrac té pal' \'aléry en 1878, ce qui leur étai t dû
pour intérêts et amortissemen tf ,
Mais d'un autre côté les obligatail'es d'un emprunt contracté pal' 1J0relli, en 1883, postérieurement aux accords
entre la r::ompagn ie Valéry et la Compagnie 'l'rallsatlantique, émettaient la prétention de se faire payer, eux aussi,
sur les sommes due5 par la Compagnie Transatl antique;
or ces sommes étaient insuflisantes pour éteindre les deux
emp run ts,

�( 68 )

( 69 )

La Compagnie Tran allantique e, refusait donc il payer
les sommes mtses a sa cha'1le Jusqu il ce qu' une decision de
justice eùt dit il qui elle devait payet',

bre des requ ètes une demande en t'èglement de juges, sur
laquelle il a été statué comme suit,
ARRtT ,

Un certain nombre d'obligataires de 1878 avaient attaqué
la ,ompagnie Transatlantique devant le Tribunal de Commerce de Mat'seille eL, par le j ugement d u 20 juill et 18 7
)'appelé ci -dessu ' , le 'l't'ibunal an iLcondam né la Compa~
gnie vis-à-vis d'eux eL déclaré que c'é tait à eux se uls que
de vaient profil er les somm es dues par elles; ,mais ce ju gement n'ava it pas été rendu en présence des obl igataires de
t 883 dont les prétentions avaient été la cause de bésitations de la Compagnie 'l't'ansatlanti'Iue, CeLt e dernière " tait
donc s ur le point d'en émettre appel, lorsq ue, pal' transaction , il fut convenu que l'effet du j ugement rendu se bornerait au paiement du coupon échu le 1"' avril 1887, et que
les droits des parties l'esteraient int ac ts pOltl' le l'este ,
Pendant ce temps, pl usieurs ob ligatail'es de 1883 avaient
introduit une'action contl'81a même Compagnie devant le
Tribunal civil de la Sei ne, pour faire ordonner qu'ils seraient autorisés à prendre part, pont' le montant de ce qui
leur était dû, il la distributio n des sommes q u'ell e devai t.
AIOt'S, des obligataires de 1878, autres que ceux q ui
avaient fait le procès j ugé le 20 juill et 1887, introduisirent
con t,re la même Compagnie, devant le Tribunal de commerce de Marseill e, une instance semblable il la pt'écédente; mais ils eurent soin d' y appeler les obli gataires de
1883 demandeUl'S dans le procès pendant devant le Tribunal de la Seine, afin de faire juger COtllL'adictoirement
avec eu x, el d'nue fa çon défi ni tive, qu e c'était il l'extinction de l'emprunt de 18i8 que devaient être exclusivement
affectées les somm es dues pal' la Compagnie Transat lantique,
Les obligataires de 18 3, se trouvant ainsi demandeurs il
Paris et défendeurs à Marseill e, ont porté devan t la Chatn-

Attendu qu e la Compagnie insulaire de navigation n'a
pas compal'n sur la signification qui lui a été faite, il la
dale du '1 0 septembre 1887, de l'al't'êt de soit-commuuiqué
rendu le 1" du même mois, donne dé[au l contre ell e et ,
statuant d'une mal1ière définitive il l'égal'd de toutes les
parties;
Vu l'article 363 du Code de procédure civil e;
Sur la recevabilité de la demande en règlement de juges;

.

,

Attendu qu'à la date du 3 décembre 1886, Ral'naud et
consorts, porte urs d'obligations ém ises par la Compagnie
Morelli en 1883 , ont assigné il Paris, devant le Tribunal
civil, tant la Compagnie débitri ce qu e la Transatlantique,
pou r voir dire qu e le service de ces obli gations serait
compris daus la réparti tion dit prix des douze navires vendus pat' la première il la seconde des deux sociétés susénoncées;
A\tend u que Ga u tbier et Hehuffat, porteu l'S d'obi iga tions
émises en 1878, so utiennent, au contraire, que le prix de
lad ite vente est affec té pal' privi lège il la garantie de l'emprunt dont leUl'S titres représentent une partie ; que, pour
lait'e statuer SUI' cette prétention, ils ont, le 29 jui ll et t 887,
ass igné les deux mêmes sociétés à Marseille, devant le Tribu nal de commerce, etque, les G, 8 et 13 a\'t'i l suivan ts, ils
ont appelé Ilal' natld et co nso l'lS il intervenir dans le débat;
Atlendu qu e les ditTél'ends, ainsi portés devant deux Tribunaux ne ressortissant pas ;\ la même Cour d'appel, sont ,
pal' l'identit é de cause et d'objets, connexes et de nature il
donner lieu il des décisions con tradictoi res entre les mêmes

�(

J,3r1l 1

Il)

Iwu :.. r trlemen d~ Juzes,
Ir' rr""" "" , ~IIt D'I "rl.lu~ 1 tléfenl!eu rs pr~­
!!en"", '''''111'''' "lit tM,rI" A "IJ r11l'1, m~'1It ~, ne se !é{klreot
rle1I d,;manr]cuu 'l''b ~"r 1.. rlf. 1~'fl"tJc.n 'lu Tribunal de
f

( 71 )

'JI,4,·n rI' 1 t~" "

DIO , ~1I1.

rt::nvoj ,
An fond'
Attendu 'IlIC la loi n'attribue pa1 one ~f-ren'" alosolue
an piège ob l'une Ilt1! in.tan"es rA1llOex(:" a été intr",luite la
premi"'e en date, qu'il ya lien de coo olier fi tel Mard
lïntérèt des plaideurs et les eyi~ences d'une bonne administration de la justice;
Allenrlu que, dan. l'espèce, la demande d'attribution
privilégiée dont le Tril,unal de Mar:;eille se trou.e Compélemmeot saisi, est préjudicielle et principale, ao I"e"ard
de l'action en distribution e:rcercée par Raynaod et consorts
sur le mêmp gage; que cetle seconde artion 65t commerriale, pnÏSque Raynaud et ,"onso,t- proc&lt;dent contre la
Compagnie Transatlantique aux lieu et place de la Compagnie ~lorelli, leur débitrice; qu'il est expédient que le titiae
re~oi.e sa solution à Marseille où toutes les parties sonl ;n
cause, tandis qu'à Paris Gauthier et RebnHàt ne sont pas
inten'enus et n'ont pas élé appelés à le laire ;
Réglanl de juges:
Annule la procédure communiquée à Paris, ren\'oie
toules les parties de,-anl le Tribunal de tommerce de
Marseille pour y procéder aux tillS de -&lt;immlions susénoncées; condamne les demandeurs aux dépens.

D u 13 (év/-ier 1888. - Cour de ca -salion (Ch. des req.) P ré8" M, BÉDARRIDES.- M. PBTITO", a •. gén. - Pl., M\!.
PERRIN et CHAlTFARD.

SOCII~T(~

ANONYME .

SOllscn I P'l'~l'ns
v~nIFICATION . -

-

.\pponT EN NATUIII;.

O'.\CTIO NS

EN

NlJMÙIIATnE.

-

.r\PPOHT EllRS
-

VO'!"E A L .\

NULLITE.

La disposilion de l'm'licle 4. de la loi du 2 4 Juillel 1867,
qui ,'e("se la voix délibél'ative au,~ associés 9,â onl lail
'un app o'l 'lsoumis ri Vé J'1:ficalion pm' l'asserl1blée [jéné 1'ale . est applicable alo1's mAme que les alJjJo''I'lett1'S

CH

nal1l1'e sont aussi soltsc1'iplcUf'8 d'actiolt8 en numé,'ait'e.

E n consequence, la société est nulle lorsque les pJ'op1'iél aù'e.~ indivis de {objet aplJorté ell Ha(tWe, 80U8Cl'iptett1's aussi d'actions en nwnéJ'aire, ont p1'Îs 1Jad au
vole d'al'p"obalion de cel appol't,
Et il ell est aillsi méme au cas où, tes associés qui n 'on!
appo"rlé que du 1l'll1}lél'aù'e, ne l'ep"ésentant pas le qUQ1·t
du capital, la cOl!"tilutio&gt;l de la société s"'ail leoalement impos.'dble.

(Soclim&lt; ANON YME

DU F nEsNE),

Du 12 janvier 1887, jugement du Tribunal civi l de Chàteau - Gontier, ainsi conçu :
Atbendu que Ra getl y demande que le 'J'l'ibuna l déclare
nulle la Société anonyme du Fresne ct cond,mne les défendeurs solid airement à Ini payer: l ' la som me de83, 147 fr ,
OG c. ; 2' les inté,'èts de celle somme à G 0'0, à partir du
jour de la demande; 3' la somme de 10,450 Il'. pour 22
obligations émises à 475 fl',; 4,D la somme de R25 fI'. pOHl'
trois coupons de 12 fI' . 50 c., c'est-à-di re 37 fI', 50 c"de ces
22 obl i"ations; lJue subsidiairement il a,'licule et offre de
prouve~' que Barré, Choinet ct Coul'onne n'etaient 'Pas
sOllscripteul's sérieux; qu'ena n , il demande qU ? les pari les
compa,'aissenl personnellement à l'effet ùe sa\'o ,1' chez quel
jmpnmcu L' le rapport de Barré ft pH être llllpt'lIn é ;

':CS

�( 72 )

( 73 )

,IUendu 'lue les liquidateurs de lad it e ociéte s'en l'apportent" just ice ;
All end u que le défendeUl - prétendent que la nullité de
la Société ne doit pas ê tre prononcée;
All endu que les trois frères Hourda is ri llIanchard, lem'
beau -frère, étant co-propriétaires indivi sément d'une car l'ère d'ardoise nommée le ,' resne, sîluée en la commun e de
]lenazé, ont, en 1880, fo rmé, pour J'exp loitation de celle
carriére, une Société ano n yme au capital de 400000 fi',
divisée en 800 ac tions de 500 fr" ayant son siège' social
lIenazé ; que, le 19 mai 1880, les statuts on t été dressés et
signés pal' eux, par leurs femm es et par Ba'Té, Couronne et
Choinet ; qu 'ils ont été déposés le 4 jui llet sui ,'ant en
J'étude de M' Blu , notaire à Saint-A iguan-Slll'-I\oi ; que les
tr,ns frères Bourdais, Blanchard et le urs femm es ont a pporté ladite ardoisière indivisément et q ue, pal' ces apports,
ils ont reçu 450 actions libérées de 500 fr" répartie,;
113 aux époux Jean Bourdais, 112 aux époux Edouard Bourdais, 113 aux époux Th éophi le Bourdais et 11 3 aux époux
Blanchard; qu e les 350 au tres actions sousc,'ites en numéraire ont é té réparties: Il à Jean Bourdais, 22 " Edouard
Bourdais, 302 à Théophil e Bourdais, 5 ,\ Choinet, 5 à Barré
et 5 à Co uronne ; que le mème jour, les souscripteurs se
sont ré unis en assemblée géne,'ale, les statuts de la Société
ont été approuvés, les trois frll,'es Bourd ais et llIancha rd
ont été nommés membres dn consei l d'administratiun et
Barré a été charge de dr'esser le rappo,'t ; que Je 15 dn
même mois, les souscripteurs ont, en a em blée généra le,
procédé à la vérification des apports en fai sant successivem~n t retirer momentanément celui dont l'apport était
examiné et discuté ;

à

Attendu que le 20 novembre 1885, ladite Société du
Fresne a é té obligée de se m ettre en liquidation, accusant
un actif de 90,557 fI' , 35 c, et un passif de59 1,471 fr,I Dc,;
Attendu que de

documents produits, il résu lte que

fI.get! y a fait , com me banqu ier, il cette Société des avances
qui , tous comptes faits, s'élevaient aujourd'hui, non il la
somme de ~ 15, 847 fI' , 05 C"réclamce d'abord pal' lui , mais il
la somme de 83 , 347 fI', OG c, ot qu'il a souscrit ou acheté
pou r 10,4 50 f,',d'obli gations de lad ileSociélé (22 obligat ions
475 fr, ) ; Clu'i l prétend que cette Société a été il'l'éguhèrement constituée et qu'elle doit èt,'e annulée pou,' violation
ou in observa tion des articles 1, 4, n, 23, 24, 25 ,30, 41,56
de la loi d u 24 juil let 1857; qu'il invoq ue quatre motifs de
n ulli té ;
Attendu que les faits articulés pOUl' démontrer que llarl'é,
Choinet et Couronne n'é laient pas des sousc,'ip teu rs sél'Îeux
et n'ont pas versé le qu art de leurs actions, que pal' conséquent le nombre des souscripteurs était réellement infér ie ur à sept" ne son t pos pertinents; que la prenve de ces
fait s ne doit pas être admise;
Attendu que, dans la délibération de l'assemblée générale du 25 juillet 1880, on a constaté que le l'appo,'t avait
été imprimé et tenu" la disposition des actionnai,'es; que,
quoique ce l'apport imprimé ne soit pas produi t, il ne convi ent- ,pas d'ordonner ,\ cet égard la comparu t,on des
parties ;
Attendu CJue la vérifi cation des apport s n'a poi nt été
faite da ns les condition s et avec les majori tés exigées pal'
la loi;
ALlendu que les termes et les pl'escripti o,ns de ~ a loi du
24 juillet 1867 sont impé,'atifs; que cet te 101 do rt cire exécutée;
Atlendu que les arrê ts et les opin ions des au teurs, cîlés
pal' les défend enl's, se réfèrent;\ des Sociè lé~ dont ~es stalut s ne sont pas ide ll tiques il ceux de la Soc,été du Eresne;

Allendu que les défendeurs pOl1vaient constituel' to.t~ l e
autre Société, une Société en commandite ou u~c So?,eté
en nom collectif ; qu'en adop tant la con, tltut,oo d \lne

�( 74

1

( 75

1

Société anonyme, ils ont dù 'en aagel' à se conCormer aux
règles éùictées IJar ladite loi de 1867 ;

ti ers ans préj udice des droits des actionn nircs; que cette
nullil esl ahsolu e, d'ordre public;

Attendu, dès lors, qu'ils ne sont pas léga lement fondés à
soutenir que la vérifica tion des apports a été elTectuée dans
les limi tes disponibles;

All enclu que pom fixer le chil1're de la créa nce de Bagell y
le Tribunal ne possède pas en ce moment les éléments
suffisan ts ;

Attendu que l'article 4 de ladite loi porte: • Les associés
qui ont Cait l'appo l't ne con istan t pas ell num éraire ou stipnlé des ava ntages particuliers sou mis ù l'appréciation de
l'assemblée, u'o nt pas ,'o ix délibérative; ,

Pal' ces molifs,
Déc/are null e la Soc iété an ony me du FI'esne, ayant son
siège social il Henazé ;

Oue cette prohibition doit êll'e comprise e n ce sens que le
souscripteur ne peut Vos vatel' lorsqu'i l s'agit d'examiner
se apports et ses avan tage pel'sonnels, mais qu'il peut
valabl ement "oter lorsqu'i l s'agit d'apprccier les appOl'!S
eL les ayantages de ses co·associés ;
A.tteud u que la carrière du l'I'esne constituait un apport
immobilier fait indi\'isement pal' les trois Crèl'es Bourda is
et par Bl anchard; que c hacu n d'eux se retirant, les a utres
ne pouvaient, pas, à ra ison de cette indivis ion, successive ment voter SUI' l'apport de l'absen t ; que Chainet, Ban é
et Couronne, possesseul's de 15 actions, ne formant qu ' une
minime partie du capital social , avaient seuls vo ix délibérati r e; que, dans le cas m ême al! Jean Bourdais et
Edouard Bourdais n'auraien t pas été co - pl'Oprié taires pal'
indivis, la majorité qui , a ux term es de l'articl e 4, devait
représenter le quart du capita l social en numéraire, ne
s'est pas trouvée quand Th éophi le Bourda is, propriétaire
de 302 act ions en numé ... ire, s'est retiré;
tt~ndu que le public ne doit pas être trompé ou induit
en erreur; qu'aussi aux terme des a l'li c l e~ 4 1 el 42 de la

loi du 25 jui ll et 1867, dont le but e t de protéger les tiers,
e~t nulle et de nul elTet à l'égal'd des intéressés toute Société anonyme pOUl' laquelle n'ont pas été obsen'ées les
dispositions des articles 4, 22,23,24, 2S el 30 je ladite loi,
et les Condateul"; el les admi ni trateurs auxquels la nullité
esl imputable, son t responsables solidairemenl envers les

.,

Condamne Jean Boul'dais, Edouard Bourd ais, 'l'ltéophUe
Bomdais, Blanchard , Chainet, Barré el Cour0nne s~h dall'e­
m ent à payer à Hage Uy le montant de aVaJ:cesq\l il leur a
Caites, a,'ec les inlérèls à GOlO pal' an " parllr du]our de la
demande, et le prix de ses 22 obli gations avec lrOis coupons
éch us ,
Appel.

ARn l~ T.

Atlendu que les appels, tant de Banc que de Bourdais el
consorl s, ém is soit vis-à-v is de Hage tly, sa il au regard des
liq uidateurs de la Société du FI'esne, sont co nnexes et q,u li
y a liell de les joi ndre pour stat uer pal' un seu l el meme
arrê t ;

.

Attendu que les 350 ac tions inscrites en numérall'c contre les 450 actions libérées, reç ues pal' les é pou x llIanc!lard :
Théophil e Hourdais, les époux Jean Bou rdaiS et les epoux
Ed QUa I'd HOUl'd Ul's , ont e'té réparlles: Il à Jean BOlll
d 30d",S,
9 .~
'II li Edouard Bourdais , Il il Edoual'd B1ancha!',
-',
Théophile Bourdais, 5 il Chainet, 5 il H&lt;lrré el 5 il Couronne,
Atlendu que la loi du 2:, juillet 1867 a di~P~S,éd'cIl:,~
manièl'e généra le et n'a pa~ distingué entre les soc'"te~ r~n_
m ees pal' actions dans lesqu ell es le capital oClal e 1
' pal' les fon d'a leU! 'S el cell es dans estièl'ern enL so uscrit
1

�( 76 )

( 77 )

quelles il e t rait appel au public pour la sou scription de
tout ou partie de ce capit al ;

Attendu qu'i l n'est pas possible de soutenil' qu e la vérification de l'apport en natul'e était inutil e, eu éga rd il la
constitution spéciale de la ocièté du 1"I'esne, et qu e, pal'
cùn séq uent, il importe peu qu e les apporteurs en natme
aient pr is part il celte vérirlcatiol1 i que, d'aille urs, l'appl'O bation de l'apPOrL ayant eu lieu à l'unanimité, cette unaIliw ité compreuc\ l'approhation des londatelll's non appor leurs en nalul'e,eLque les associés ayan t élé se uls inleressés
il la vé rification , eux seuls pOlll'l'aiel1t se plaindre du mode
employé pour l'opérer ; qu 'enlin il n'était pas possible de
procédel' autrement;

Attendu que ladit e loi a e u pour objet de protéger les
droits des tiers non participants à la formation de ces sortes
de Sociétés, et que, dans celles où les fondate urs souscri ventla totalit é du capital social, les tiers peuvent êll'e
trompé:. comme dans celles oü il est fait appel au public
pour cell e souscription, puisqu e les actions souscr ites pal'
les seu ls rondateurs pe uve nt être émises, et qu'enfin la
Société peut contracter des deLLes et l'ecoul'il' à des emprunts ;qu'en ce cas, comme dan s l'autre, pal' conséqueut,
il y a iut érê t pOUt' les tiers à ce que la vérification , soit
des apports en natul'e des fond ate ul" ou de ced ains d'entre
e us, soit des avant ages pal' eux stipulés, s'opère selon les
p rescri p tions de l'arti cle 4 de la loi préc it ée relativem ent aux
éléments q&gt;ie doit compre ndre la majorité à réaliser dans
les délibérations, et aussi de l'article 30 sur la composition
des assembl ées de vé rifi cation des apports, lorsque, comm e
dans l'espèce, il s'ag it de Socié té anonyme ;

Ali endu que s'il en pouvait être ainsi, il serait toujours
possibl e d'élud er les dispositions des articles 4 et 30 de la
loi de 1867 en écrivant soi -même et de parti-pris l'impossibilité de les a ppliqu el' i
ALlendu que les fondate m s non a pport eUl's en nature ne
pouvaient réaliser pal' lel1l's l'otes les nombres et quanLités
imposés par les articles 4 et 30 précit s;

Attendu que c 'est ainsi qu'au procès, il est acquis qu 'ail
moins Edouard Blan chard a vendu un certain nombre de
ses aclions avec béuélice; qu e la Société a contl'acte des
delles et emprunts et qu'elle a émis 300 obligations dont
'1 30 ont été placées;

Aliendu que ce n'est pas clans l'intérêt des fond ate urs,
mais dans celui des tiers que la loi de 1867 a prescrit la
vérilicatinn de l'appol't en nature pal' l'apport en numéra ire, lorsque les deu x apports, comm e dans l'espèce, se
trou vent dans un e Société;

Attendu , d 'autre Pal't, qu e l'apport en natul'e des consorts
Bourdais e t des é poux Blanchard a été fait en bl oc et indivisément; que c'es t en vain qu e, pOUl' le \'ote, ils rOllt , en
quelqu e sorte, id éal e m ~nt di,' isé; qu 'en votant SU l' le pré tendu apport de son co-propriétaire, chac un a, en réalité,
voté SU I' son propre apport ;

Attendu enfin que le respect de la liberté des conventions
ue saurait all er jusqu'à laire sa nctionner des contrats formés en viol ation des prescriptions spéciales auxquelles les
a soumis le législateur;

Attendu qu'au prin cipe que les associés a pporteurs en
nature ou qui ont stipul é des avantages partic uliers n'ont
pas voix délibé rati ve, l'al,ticle 4 n'a àdnüs d'autre exception que celle édictée pal' le demiel' a liéna dudi t ar ticle;

Adop tant au surplus les motifs des premiers j uges en
tant que non contraires à ceux qui pl'écèdent ;

En ce qui concerne l'intervention du sy ndic:
Attendu que sa receva bilité n'est pas cont estée;

�( 78 )
AUl'ndu qu'elle est également fondée; qu'en effet, il élait
du devoir dudit syndic de pour uivre la confirma tion de
la décision attaquée, ann ù'assurer à la masse des créanciers de la Société auonyme ùu Fresne le bénéfice de dispositions des arlicles 41 et42 de la loi ùu 24 juillet 1867 ;

( 79 )
été vé rifiées,
faillite,

affirmees et admises au passif de celle

D u 27 iItiliet 188ï, - Cou ,, d' Angers,
Pourvoi en cassation.

Attendu au surplus que la Société du Fresue, déclarée

null e, constitue néanmo ins une association de fail, se survivant pour sa liquidation, rep"ésentée pal' le sy ndic;
Par ces motirs,
Donnant ac te aux liqll idateurs de la Société du Fresne
de ce qu' ils u'ont comparu que pour obéir et de ce qu'ils
s'en l'apportent à j ustice; donnant acte à Hagetly de ce
qu'i l s'en rapporte également à justice SUI' l'in te,'vention
du syndic Nobis ;
Enfin, recevant cette interveu Lion et joignant les appels
émis par Barré et pal' Bourdais et consorts enve,'S le jugement du Tribunal de première instance d~ Château-Gontier, jugeant commercialement, du 2~ jauvier 188ï 1 met
ces appels à néant et co nfirme ce jugement;
Déclare le présent ar,'èt comm un entre toutes les pal'ties
e t avec le syndic, e t faisant droit au fond il l' il)tervenLion
de celui-ci, dit que les sieurs Edouard BOLU'dais, Jean
Bourdais, Théo phile Bourdais , llIanchard, Bal'l'é et Couroune sont r esponsables envers la masse des créanciers de
la fai lli te de la Société anonyme du1"resne représeutée pa l'
Nobis, comm!' syndic provisoire de ladite faillite, des conséquences de la nullité originai,'e de la Société précitée, au
même titre qu'envers HageUy i
Dit pa" suite q ue, pa,' app lication des articles 4 1 et 42
de la loi du 24 juillet 1867, ledit sienr Bourdais et c.onsorts
dE'meurent personnellement et so lidairement tenus envel'S
tous les créanciers de la susdite faillite du montant inté ,
gral de leUl'S créances respectves, telles qu'e lles auront

LA COUR,
SUl' le moyen unique pris de la violation de l'article 4 de
la loi du 24 jui ll et 1867 :
Attendu qu'a ux termes de l'article l, de la loi du 2ft
juill et 1867, les associés qui ont faiL l'apport soum is à l'appréciation de l'assemblée géné,'ale, n'ont pas VOLX délibérative i que ceue disposition est absolue et qu'elle doit
recevoir son appliculiol1, même au cas où les associés j'oignent à la (lUalité d'apporteul'S en nature cell e de souscrip,
teurs d'actions en num éraire;

Attendu que l'an'êt attaqué constate que les trois frères
Bourdais et leur heau .. f,'ère Jllanchard, souscripLeu,'S d'ac,
tions en uum érail'e de la Société anonyme du Fresne,
étaien t co-propriétaires par indi vis de la cal'l' ière d'ardoi ses, dont l'apport était so umis à l'a ppréciation de l'assem b lée généra le, et qu' ils ont pris successi vement part au
vote d'approbation de cet appol't ; qu'en déclarant nu lle la
Socié té anon l'me constituée en ve,'tu de la délibération à
laq uelle ils ont ainsi concouru, ledit a l'!' t Il 'a fait lfU'une
juste applicatiou des articles 4,4 1 et24 Je la loi du 24
juillet 1867 ;
Pal' ces motifs, rejeLle,

DIt 22 lé"r;',' 1888,- Cou,, de cassation (C h, des req,)P ,'és" hl, B"oAnnlDEs , - Pl .. M, S.u,\TI.n,

�( 80 )

( 81 )

LO I
COXCE R NAl'\T LA HÉPR BSSION DES FIHUDES

D.\ NS

U : COMlI.E RCE

DES ENCRA IS.

( 4 f évrie,' 1888 J,

Arti cle 1" , - Seront pnnis d'lm emp risonnemen t de six
jou rs à nn mois et d'une amend e de 50 à ~,OOO ft'. , ou de
l'une de ces de ux peines seulement :

Ceux qui , en vendan t ou meLtant ell vente des engrais ou
amendem ents, a uront trompé ou ten té de tro m per l'acheteur, soit SUl' leur nalu re, leur composition ou le dosage
des élém ents uti les quïls contiennent, soit sur leur provenance , soil pal' l'emploi, pOUl' les désigne" ou les qua lifier, d'un no m qui , d'après Pusage, est donné à d'an tres
substances lertilisan tes.
En cas de réc id ive , dans les trois ans qu i ont su ivi la
dernière conda mn ation , la peine pou ,'!'a être élevée il deux
mois de prison et 4,0.00 l,'. d'amende.
Le tou t sans vréj ud ice de l'application du pa"ag raphe 3
de l'art icle 1" de la loi d u 27 m a,'s 18; l , relatil aux l''a ud es
sur la qualité des choses livrées, et des articles 7, 8 et 9 de
la loi du 23 j uin '1857 concernan t les marqu es de labriqu es
et de commerce,
Ar t. 2. - Dans les cas prévus à l'arti cle précédent, les
T rib unaux peuvent, en outre des peines ci-dessus portées,
ordonner que tes jugement s de condamnation seront, pal'
extraits ou intégralement, publiés da ns les jour naux qu'ils
déterm in eront et affichés sur les portes de la maison et des
ateliers ou magasins du vendeur, et SUl' celle des mairies
de son domicile et de celui de l'achetem .
En cas de récidive da ns ies ci nq ans, ces pu blicatio ns et
alfichages seron t toujours prescrits.

Art. 3. - Seron t punis d'une amende de Il il 15 fi'.
ll1clusivemenl ceux qui , au moment de la Iivl'uison n'au,'on t pas la it connallre à l'acheteur, dans les condili~ns ind iqllées il l'article 4 de la p,'ésente loi, la provenan ce natu relle ou indus t"ielle de l'eng''ais ou de l'amendement
vendu et sa teneur en principes ferti lisants.
En cas de récid ive da ns les trois ans, la peine de l'empr ison nement pendant cinq jours au plus pourra être
a ppl iq uée.
Art. 4. - Les ind icatio ns dont ils est pad é à l'article 3,
seront lom llies, soit dans le cont rat même, so it tians le
do u ble de commission déliv" é à l'acheteur au moment de
la vente, soit dans la fac ture rem ise au moment de la

livraison.
La teneur en principe, ferti lisants sera exprimée pa,' le
poids d'azote, d'acide phosphorique et de potasse contenus
da ns 100 kil ogrammes de ma"chandise lacturée ,elle qu 'ellc
es t livrée, avec l'ind ication de la nature ou de l'état de
co mbin ai son de ces corps suivant les prescriptions du
,'èglement d'adm inistration publique Jont il est parlé à
l'ar ticle G.
'1'oll telois, lorsqu e la venle aura été faite avec stipu lation d u règ lement du prIX (l'après l'anal l'se à lai ,'e sur
échanti ll on p,'élevé au moment de la livraison , l'indication préalab le de la teneur exacte ne sera pas obliga toi re,
nIais m en lio n dev ra être fait e du prix du kilogl'urume de
l'azote, de l'. cid e phosphOl'irjue et de la potasse contenus
da ns l'engrais, tel qu 'il est livré, et de l'état de combinaison dan s lequel se trouvent ses pl'incipes fertilisants, La
j ustifi ca tion de l'accomplissement des presc,'iptions qui
précèdent sera lournie, s'il y a lieu,en l'absence de contrat
préalable ou d'accusé de réception de l'acheteur, pal' la production, soit du co pie de lettres du venàeur, soit de son
li vre de fac tures régulièrement tenu à jour et con tenant
l'énon ce prescrit par le p" ésent artide.

2" P. - 1888 ,

fi

�( 82 )
Art. 5, - Les dispositions des arlicles 3 et l, de la présen te loi ne sont pa appli cables à ceux qui auront vendu,
sous leur dénomination usuelle, des fumiers, des malières
[écale, des compo ls, des g~doues 011 boues de vi lle, des
déchel. de marchés, des résidus de brasserie, des val'ec hs
et autres plantes marines pour engra is, des déchels frais
d'aballoirs, de la marne, des faluns, de la langue, de,
sables coqui lliers,des chaux, de plàtres , des cendres eL des
suies provenant des houilles ou autres combustib les,
Art, 6 - Un règlement d'administl'ation publique prescrira les procédés d'analyse à suivre pour la détermination
de matières fertilisantes des engrais et statuel'a sur les
autres mesures à prendre pour assurer r exécll tion de la
présente loi,
La loi du 2ï juillet 1867 est nt demeure
Art, 7,
abrogée,
ArL. 8,
colonies,

La présente loi est applicable à rAlgérie et aux

EFFET DE COMMERCE. -

_

B1LLET AU PORTEUR, -

EXCEPTIONS NON -OPPOSA BLES. -

DÉFAUT

TRADITION.
DE

DATE DE

L'ÉCIII~ANC E.

Le billet qui ne pode d'atd1'es mentions que Cindication
de la sOJnme â1Jayer' et lesslgllatures du souscripteur
et d'une caution, p"ésente les caractères du Mllel aH
j)ol'fell.. r ei est, pm' SlLite, valable.

La p,'op,'iété d'lin billel au J)orle",' se tl'Onsme/pa&gt;' la
simple tradition,
Et le SOUSc)'ipteu1' oJ'igillaÏl'e ne peul oppose}' au. déteHfeu?' actuelles excep fiolls qu'il aurait pu opposer au
détenfeur originaiJ'e.
Le billet au po1'leu1' ne pO'U1'1'ait ét,'e cOllsidét'é comme un

( 83 )
bIllet de bal/que émis en viola/iol/ du privilège de la
Ballqt' ~, de Fra nce, ~t pm' suife 'l'rl'é[Jlt/ie}', j)Qr cela
seul qu" 1l He portel'aL! aucune date d'échéance J St' 1 d'une
pm't J tl a été souscrit en suite d'/me opél'ation déteJ"
minée, pat' un individu dont la personnalité fl! la 80lvabLlité ne sont comwes que dans un rayon 1'esl1'e1.'nl
et ai, d'attfre part, il pOf'te une date de SOliSC1'iptiOrt
est pa,' 81&lt;ile 7",esc";ptible,

et

(COLS CONTRE LASSE RnE ET DUFOI'R -C LARAT),

AnR~T,
LA COUR ,

Altendu que Cols est porteUl' de quatril billets de 2,000
ft'ancs chacun, sur lesquels sont inscrils seu lement les
mentions suivantes: I( Marciac, 14 janvier 18ï4 , Don pour
2,000 fI' , " ; et plus bas: « Bon pOli!' deux mille fr, ; signé:
Lasserre; )) et ensu ite:

(t

Bon pour ava l de la somme de

deux mille fr ,; signé: Dufolll'-Cl3l'at ;, que Cols en réclame
au)omd' hui le pai ement au débiteul' pl'incipal et à Du[olll'Clarat, caution qui a 3\'alisé ces bil lets;
Attendu que l'on ne saurait \'oil' dans les billets dOllt Cols
poursuit le recollvl'emen t, de si mpl es blon cs-seings destinés 11 être convertis en billels il ordre, dont la propdété
ne devait êt re transmissible que par la voie de r endossement ; qu'ils ont tous les caractères de billets au pOI'telll' ;
que, si l'om ission de cel'taines indications peut les faire
considérer comme des billets en blanc, ils sont néanmoins
assimilables, au point de vue juri:lique, il rles billets au
pOl'teur ; que ceux-c i ne sont pas interdits par la loi ; que,
s'ils ont été prohibés par 'dl décret de la Convention du 8
novembre 1792, la loi du 25 thel'm, an 3 a ,iéc idé ~ue la
prohibition dont ils étaient fl'appes ne s'appliquel'ait qu'à
ceux qui auraient pom objet de suppléel' ou de remplacer
la monnaie ; que, le Code de com merce étant resté muet il

�( 84 )
l'égard de ces billets, on a considéré qn'ils étaient permis
puisqu'ils n'étaient pas prohibés ; que, d'aillems, la loi dl:
5 juin 1850 les vise expressément et en reconnait implicitement la légalité, en les soumettant au même timbre que
les autres effets négociabl e ;
Attendu qu' une juri prudence constante en a reconnu la
validi té;
Attendu qu e la conséq uence des principes qui leu r sont
applicables , est ([ue les billets de cet te nature se transm~t­
ten t pal' la simple lt'adition de la m ai n à la main, sans aucune formalité envers le débileur, ce demi er n'étaut obligé
qu 'envers le porteur; qu'il su it de là que le port eur e5t
devenu le créancier direct du ~o u script e ur , et non l'a)'antl'ause de celui dont il a reçu les bi ll ets; qu'il est un bénéficiaire direct, à l'égard du souscripteu r ou de la caution '
que, dès lors, le souseri pt eur ou la caution ne peu ven;
opposer au portel\l' les exceptions qu'i ls pourraient valablement Iaire valoir contre le détenteur originaire des billets'
qu e, dans l'espèce, Cols n'est pas rayant· ca use de Dessen~
( premier bénéficiaire) ; qu'il n'est pas un tiers-porteur,
mais le créancier direct du souscript eur ; qu e les exceptions
qu'\. pourraient être opposées ,\ Dessens ne saUt'aient donc
meUrH obs tacle 3. son action ;
•
Mais attendu que l'on soutient qu e les bill ets dont Caisse
prévaut ne seraient pas des billets a u port eu r légalement
valables; qu'i ls ne seraien t pas conçus dans la forme exigée pour les bil lets de celle nature, tels qu'ils sont tolél'es
pal' la loi et ad mis pal' la jurisprudence, ne port ant pas de
date d'échéance, d'olt il résn lterait qll'i ls sel'aient il vue;
qu'étant il vue et au porteur,ils n ~ sera ient pas autre chose,
en réalité, que des billets ayant pour objet de l'emplacel'
on de suppléer la mounaie ; que, dès lors, i ls seraient émis
en viol at ion des dispositions de la loi du 25 th erm, an 3 et
du privil ège de la Banque de l' I'ance; qu'à cet égard, la
q uestion à examiner est celle de savoir si les billets en

( 85 )
que,tion peuvent être considérés comme prenant la forme
et ~éulllssant les conditions de billets de banque al"ant pour
objet de remplacer ou de suppl éer la monn aie;
Attendu qu'aucune disposition législative n'a ré~ l em enté
la forme des billets au pOl'teur, etque l'ien ne leu~ inte rdi~
d'être payables à vue, à condition tout efois de n'ètre pas
de n a~ lIre à remplacer ou à suppléer la monnaie;
ALl endu , en seeonc1 li eu , que ce qu i a été visé pal' la loi
cl u 25 lh el'm, an 3, ce sont les bill ets émis pal' des hanq ues
ou SOCIétés de comm erce, et non les billets ém is pa l' de
simples particuliers dont la personnalité on la so lvabilité
ne sont conn us qu e dans un rayun restrein t ; llu'en fail,
les signatures ue La~serre et Dufour-Clarat n'avaient pas
de val eur en dehors de leul' vil lage, et qu'i l semble impossible de voi l', dans les billets p"" eux ém is, le danger que
le législateul' de l'an 3 a voulu avec raison évit er;
Attendu qu'il y au ra toujours entre la nature des billets
présentes pal' Cols et les billets ue la Banque de France,
qui so nt le type des bil lets remp l a~antla mon naie, celle
difTérence qu e ceux de celle banque sont faits et rédigés
ans qu'il s ai ent été précédés d'uneconl'entlOn qu elco nque,
saul à être l'emis ultérieul'emen t il des tiel'S pour une ca use
ou une opération non prév ue au momen t oil le billet a été
fait ; qu'au contraire, les billets pl'oduits pal' Cols ont été
le résu ltat direct d'une opération précise au maillent ou
ils ont été émis; CJu 'i1 )' a là un e dilférence al'ec les bil lets
de banqu e qu'il impol'te de relevel';
A~tendu que les billets destinés à suppléer ou il remplace r
ia monnaie doi \'enl rêurür, autant que possible, les coudilions et les caractères essentie ls de la monnaie elle"mème;
que la propriété de la monnaie se transmet, pal' la sim~le
~I'adition ' que sa valeur est de tous les lostaots; qu en
out.l'e, ell~ cooservesa valeUl' sans altération el sans crainte
de 1,\ voir dlmiJ1\ll' e et abrogée; que c'est en vue de toutes

�( 86 )

( 87 )

re. conditions que sont réd igé le billels de banque, ct
notamment les billels de la Banque de l' rance; que la simple Iradition suffit à en transmettre la propriété avec tous
les droi ts qui en résullent; qu 'il sont payables à vue, ce
qui rempl ace la valeur immédiat e et jamais suspeudue de
la monnaie, contre laqu ell e ils pen ve nt être échan gés à
l'instant ,ce qui lel1\' per met de Cil'cu ler il J'éga l de celle-ci ;
qu'enfin , comme elle, ils peuvenl se garder indéfi niment
sans rien perdre de leU!' valeur, sans po uvoir être ft'appes
de prescription , et n'étant soumis, comm e ell e, qu'aux lois
qui peuvent modifier leurs garanties, lelll' valeur, lem
durée, et, en quelque sorte, les démonétiser; qu'il faut en
concl ure que, pour que des billels a u porteur soient considérés comm e ayant pour objet de rempl acer la monnaie,
ils doivent, comme celle-c i, et com me l e~ bi llets de la Ban que de France, reunir Irois conditi ons essen tielles: l'être
au porteur; 2' èlre payables à Yu e; 3" pouvoir, comme la
monnaie ou les billets de la Banque de France, se conserver
ind éfin im enL sans perdre de leu!' valeul', et sans pou voit·
êl re atteints pal' la prescription ; qu'il ne su ffira pas qu' un
bill et réunisse deux de :ces condition s pour êlre entacbe
du vice prévu par la loi de l'an 3; qu 'il Faudra qu 'elles s'y
rencontrent Ioules les trois;

réclame le paiemen t, qui sont dat és , et, dès lors, prescri plibles, ne peuvent êt re con ~idël'és, soil dans leur nature,
soit dan s les droits qui s'y trouvent altachés, comme èmis
en contradiction aux règles posee pal' la loi, ni comme
contraires au pl'il'il ège de la Banqu e de l'rance; qu 'ils n6
sont pas an tre chose que des billets au portem dont Cols
est Fondé il réclamer le paiement dans les condi tio ns relatives il ces tlillets ;

Altendu que, si les billels do nt Cols est détenleur sont au
porteur et à vue, il leur manque le caractére essentiel de
oouvoir se conserver indéfiniment sans rien perdre de leur
n leur; qu e, datés, ils sont susceplibles d'être atteints par
la prescription; que, si on les supposa it non daté. , ils pourraient encore encou l'ir la mêm e déchéance, soit pal' suite
du décès de l' un des signataires leu l' donnant date certaine,
SQit par su ile de cil'consta nces en ayant amené l'enregistrement ; que les bi llets de la Banq ue de France ne sont une
véritable représenlation de la monnaie que parce qu'étant
au parleur et à vue, lis échappent absolument aux atteintes
de la prescription ; qu ' il suit de là qu e les billets dont Cols

Pal' ces moti fs ,

Déclare Du fOllr-Clat'at mal fondé dans son appel ;
r.onfirme,

D l&lt; 6 av,'ii 1886. 1" prés,

F .\ILLI TE.

COll r de l'au, -

-

II rpoTIl i:Qu r~. -

-

C -\[;TION. -

.\lI'rICI. F.

P ,'cs"

't't6 . -

j l. PIETTE ,

.\N NU L,\TI')N.

D lnli\NDI:: EN nÊCI-I.\I\GE .

L m'squ'une créance ei';! garantie cl la l'ois par

/Ille

hypo-

Iheque et pa" une cautiol1, et que l'hypothèque est an",dée pa&gt;' application de l'article 440 d" Code de comw el'ce la caution ne sau?'ail demalU{e,· sa déc!zal'!Je en
se p1'é~alant de l'im}Jo8~ibili'é où se Il'ollve/'ait le cl'éalt
cie&gt;' de la 8ub"09'" dans celle hYl'othèque,
p

Celle nullité l'ésulle, en el!,et, de la (o,'ce de la loi, et
non du lait pe1'sonnel du créaHCiel',
SadO td lorsqu'il a vailwment attaqué jJ~" L'oppo~ilioll ct

l'appel le jugement qui a "eporlé l Olwel 'ltlle de la
(aillite.
Il n'ùnpol'le que le cl'é 'l1lciei' ail 0" ,non connu la
situation du rlébitetw ail m.ome"t on OHI élé, consen tis thypotltef)tte et lé cauliollllemellt 1 pUtsque,

�( BR )
J"'I"u 1"'" l'ar/icle UA du rode de commerce, la Il,,llifd de rh!JPolhêq"e eBI i"d~ppndall/e de
dall~ le ca.

la connaissance ou de l'ifl l lOl'ance jJa/~ le cr~anrie,. de la
cessatioll de pal"emen /s .
I l en fsl aillai 8ur/oullor8que le f'reancin' n'a ell reCOur.1it
a aucune manœuvre dolos'-":e pour ohlenir de la caulion te calilinnnemeni conte8té.

(GONON CONTRE eOTELLE).
ARRtT.
La COUR,
Sur le moyen unique, pri

.:le la "iolalion des arti.;les

203i el 1551 du Code ch'i1 :
Allendu qu'aux termes de l'article 2037 du Code civ il, la
caution ne doit être déchargée que dans le cas où c'est le fait
personnel du créancier qui a rendu impossible la - ubrogation de la caution aux droils, pri"ileges et hypothèques,
courentis par le débitelll' ;
.\llendu qu'il résulle de l'arrèt attaqué que la demoise lle
GOllon sest porlée caution solidaire d'une obligation contractée, le Il mai ISiS, pour dettes antél'ieures, par so n
f rère Onésime Gonon envers Cotelle, et qu',\ la garantie de
celte obligation,le débiteur principal et la caution ont consenti une hypothèquesur leurs immeubles;
Attendu queGooon ayant été déclaré en faillite le 230cLobre 1 7S, un jugement du Tribunal de commerce de
YouzieNi, en date du 5 décembre uiBnt, successivement
confirmé sur l'opposition et sur l'appel de Cotelle, a reporté
an 1"' mai 18, l'c'u.-erture de la faIllite; qu'amsi,l'hypoIhèq'le consentie le Il mai par le failli s'est trouvée nulle
et denul effet au regard de la masse, au, termes de l'arlid e \46 du Code de commerce;

( 89 )
.\tt endu qu e, des faits ainsi cons tal és, il l'é u ll e qu e c'est
pal' r e lIe t de l'arrél de repo rt eL pal' la seu le force de la loi
qu e ladite h ypo th èq ue s'est évanou ie, et non pal' le fait
de Cote ll e, qui, en aLtaquanL par la vo ie de l'opposition et
de l'appel le j ugemen t de r eporl , li sall vegar~ é, au tant
qu ' il le pOllvait, ses propres inl érêts eL ceux de la caution ;
AUeud u qu 'il importe peu qu e Cotell e ait 011 non Cùl1l111
la s itu ai ion de son débilem au momen t oi! a été so uscri L
rac le du 11 m a i 1878, puisqu e, clans le cas prév II par 1'... _
t icle 446 du Code de commerce, la nullilé de l'h ypot hèqu e
consentie par le débite ur est indépendan te de la conn aissan ce ou de l'ignorance, pal' le créancier, de la cessation
des paie m en ts; que la demuisell e Gonon ne peut donc se
prévaloÎl' contre Colelle de cette connaissance, alors s urtout qu'il est é tabli par l'arrèt atlaqué que Cotelle n'a e ll
reCO III'S à au cun e manœuvre dolosive pOUl' obtenil' d'e lle

le ca ulionnt:mellL liti gieux;
Attendu qu e r àrrêt du 28 mai ISï9, dont le pouI'vo i
prélend que l'auloril C a élé méconnu e par l'arré,t altaqué,
n'a pas jl1gé et n 'a pas mème eu il exam lll er SI c est par le
rait de Cotell e que l' h ypo th èq ue Il l ui cOllsentie par Gon oll
es t devenu e sans effet, el qu e, pal' sui te, la s u brogation de
la ca ution dans le béné/ice de cetle h ypothèque esL devenue
impossible; qu'il s ui L de là qu 'en l'efusa nLde déc hal'ge r la
demanderesse de so n cau lionnem enl, l'a rrêL alLaq lle na
pas viol é l' ar Licle 135 1 du Code civ il ;
Pal' ces motifs,
Hejetle.

D u 22 décemb"e 1886. - Cour de ca55ation (r:I1. des
req. ) - P rés., N. Dto.lnRIOEs. - M. LEPeLLETIER, rapporteur. - N. PETITON , a". gén. (co ncl. 1'0nL) - PI ., 111.
r.onooEN.

�( 90 )

( 91 )
navire et le navire fran cais
. PrÜII1'Se U1' , c~l pilaille Cuignon

,

appar tenant il MM, 'l'andon nel.
COllPÈ'l'ENCt:: . -

D tLIT Dl' QUA {- DÉLIT .

ETR .\Nr.ER. -

AnORD.\GE.

.\ n.\~DO~ DU K.\\'IRE 1:.'1' Dl' FRET. .\NGLAlS . -

Lor

AnOHOAGE: . -

AnMATE UR

DU PA\'ILLOX.

L'Q1,t icle 1-1 d/l Code c/vil qui donne alt FI'am;ais le
dl'oil d'assiBllel' l'élJ'at/gel' d€v~lIt les T1·ib~uLau.t· (I-all çais à 1'aison des obligatioHs cOH f1'a ctées pa}' cef étranger, s'appliqu e au x obligations nées d'un délit ou d 'un
qua8 i~ délitl spécialement ci /'a'isoll d'un abol'dage .

Le droit de laire abandon du naoi,'e et du ( l'et n'appartie nt }Jas au ]Jl'op,-iélaÏ1'e d'uH navire ét1'all[jEI' par cl?la

seul qu'il es t assigué devant

Iln

T,'ibwwl français.

La responsabilité dit P,'o})7'irlaiJ'e du navire, à ,'aison
des (aits d u capitaille, doit éf&gt;'e dé terminée pal' la loi
du pays auquel appartient le "n avire (Olt loi. dH p avilIon) (1).
E n conséquence, I01'sq!L 'un a ûorda!Je a eu lieu ellb~e un
navire anglais et un naDù'e (,'ançais, l'al'malew' anglais appelé devant un Tribunal fJ'ançais, ne pe~tl se

libé/"{!1' de la ,'esponsabilité de l'abol'dage l'al' l'abandon
du navire et du (J'et, si ce moyen de libél'ation n'est
pas admis par la loi anglaise ,
( l\E='DnICf\,

\YrLso;,

ET

C·

CO:'\T RE G UIG!\ON E'r 'l'A J'li DONNET) .

Cn arrèt de la Cam de Hennes du 29 janvi er 188 '1 , conlirmant un jugement du Trib unal de comm erce de Bres t , a
déclaré MM, Wilson fil s e t C', al'mateuI'S du na vire anglais
Apollo, capitaine l\e ndrick, responsables d'un abordage
qui a eu lieu en pleine mer, au lal'ge de Brest, entre ce

(1) Voy. 1'. Tablf" décennalE'. v" Armateur, tl ° 5

Les a rmat e urs anglais ont prétendu se li bérer de consequences de ce lte responsabilité pa ,' l'a bandon du navire et
du I,'et ,
MM, Tandonnet ont l'elusé cet abandon et soutenu que
" ril son et C' ne pouvaient, aux termes du Mereha ll t
Sldl'pillg act, de 1862, art, 51" s'exonérer (I" e pa r le paiement de ~ lirres sterli ng pa,' to nneau de jauge de leul"
M~I.

navire.

Su r celle contestation , le Tri bu nal de comm erce de Urest
a rendu, le 22 ja n vie,' 1887 , le jugementsll ivanl :
l e Tribnnal,
Att endu qn e le droit , et padois mèrne le devoit' d'un Trihuna l français, d'ap[liqu el' ull e lég islati on éll'angi:! re est
depuis lonl(temps indi scutable et n'est d'a illeurs pas serieusement cont eslé par les défendeurs ; que ceux·ci se bornent
à prétendre qu'ayant été "ssign~s devant la juridiction ft'a n·
çaise, l'ayant acceptée, il s se sont mis sous la protection de
la loi Ira1caise et doivent en rec uei llir le bénéfice; 'ln e,
(rautr~ pa;' I, les parti es n'etanl , ell rait, liées que pa,' un
contrat judidail'e form e en France pal' lIne décigion frantaise, la loi r,'a neaise leur est sen le appli c1ble, comme 10'
du lieu de la nai~san ce du con trat ;
Attendu donc que le Tribunal a à se p"Olloneer sur les
qu estions s uivantes: le capitaine et les armateurs de
l' A p ollo ayant élé assignés devant le Tri bu nal de con1lne,":e
de Bre.,t COl1lrairement aux règles gené,'ales su r la cOlllpeI ~nce, a ya nt accep té le débat devant une ju ridiction rra n ~
ca ise doit.ill eur être rorcémen t rait appli cation de la 101
fmn;a ise ? Dans le cas olt " serait répond u négati vement à
reUe première question, quell e est la loi appltcable en
l'espèce?
1

�( 92 )
, Attendu q.ue c'est p~I' applicalion de l'article 14 du Code
c~nl , que l\endl'lck e t 'Wilson ont élé assignés devant le
1rlbunalde com~ er edeBresl; que cet article compOI'te,
" est vraI, ~lDe derogallOn aux regles généra les et naturelles
de la compe le nce ; ma i qu e, si on pout regreller les con.
sequen ces fâche uses de reli e disposilion de noire loi
' d
d
au
pomt e vue e la réciprocité qui peut nou en être fa ite
e llen 'en exis le pas m oins et doit ètre a ppliquée; qUï; es;
IIldlscutable qu 'édiclée comm e mesul'o de précaut.ion pOli!'
nos natIOn a ux, e lle e~t en quelque sorle d'ordre public, ct
que l ~ doclrlfl e e t la Jurisprudence sont d'accord pour l'inlerpreter dans son sens le plus lal'ge,e n fa isant l'app lication,
non· seu lem ent a ux obligations contractuelles mais il toules
les obligations de l'él ranger, quelle qu'en so'it la source'
qu'il est év idenl: en effet, que, si celle disposilion excep~
tlOunelle a sa raIson (l'éll'e quand un ~' I'a n ca i s a contracte
volont airement avec un éll'anger, a {ortio,:i doit-il en être
de m êm e lor5q ue le Français e5t devenu créancie r de l'étran.

gel' sans son consen lemenL, pal' suite d'un conLt'at, d'ull
dé li t ou, comme dans l'espèce, d'Ull quasi·délit de
l'étl'an ger ;
Aliendu qu'i l faut donc di l'e que ](endl'ici&lt; etl\'i lson,
lout e n se défendant de van t le 'l'I'ibunal de commerce de
lll'esl, n 'ont fait que subir un e dis position particulière de la
lo i fran i'aise s ur la com pé lence; que cetle juridiclion leu r
élait imposée, et que, pal' suite, ils ne peuvent en liI'er al'gument pOUl' se pl'évaloil' sur le fond du dl'oit des autl'es
d ispositions de la législation fl'ançaise; qu'il en résulte
don c que le droit du Tribuna l l'este entier sur le choix do
la loi qui doit faire la base de sa décision ';
En ce qui concerne la loi à app liquer:
Attendu qu'il est de pl'illcipe que les jugements ne sont
pas constilut ifs de droits nouveaux, mais simplement
déclal'atifs de droits préexistanls; qu'i l est dOllc in exact de

( 93 )
dire qu e le l'apport de droit qui li e aujourd'hui les pal'ties
n'a é lé formé que par la décision des Tribunaux lran~a is ;
qu'en effel, ceux-ci u 'ontété appelés qu'à se prononcel' SUI'
un fait: Y avail- il faute? A qui devait-elle êlre attl'ibllee?
Attendu qu e, de la constatal iou de cette faule, découlait
évidemment con Ire celui qu i l'avait commise une obligation n at urell e en réparul ion du préjudice causé; mais que
ce tte obli gal ion lalen le, po ur a insi dil'e pal'alysée jusqu'a u

jou I' du jugement, n'en a pas moi ns sa so urce dans l'abordage et est n ée :lu moment où il s'est ell'ectllé; qu 'i l s'en·
suit que, l'événem ent conslituti f du droit s'étan t passé en
pl eine mer, hOl's de Ioules eaux telTilol'ia les, l'app licalion
d'u n statut réel, q uel qu'il so it, n'est même pas disculable;
Allendu que, su ivant le dl'oit commun de taules les
législations, le mandant esllenu des obligations contractees
en son nom par le mandata ire, le mattl'e ou patron des
fa ils de son p,'éposé; que si, il la vérilé, les législalions des

nations maritim es, el, en parLicu li el', les lois fran~aise el
,malaise ont reconn u la nécessité de Caire pli el' la riguellr
d uoprindipe devant le lort qu'il causerai t au,x inl p.l'êls génél'a ux, l'tllleen pel'lnettant à l'armat eur de sexo nél'er de sa
re;pollsabililé pal' l'abandon de sa fortune de mer (a rt, 2 16
d u Code de conl.), l'an Ire par le paiement d'un fo rfait fixé
à 8 li vres sterling pal' tonneau de jau ge, il Il 'est pas d,oulen' que ces d isposilions, pal'Iicnlières à clwque natlOn ,
inspirées pal' le désir d'encou l'ager les armemenls, dOIvent
èll'e rangées dans la classe des droits stnclement CIvils, de
ceux dont le bénéfi ce est réservé aux nationaux seul , h 01'5
les cas spéciaux Ol! des Il'ailés les concèdenl expressément
pal' voie de réciprocilé à des élran gel'S ;
Attendu qu e, devant la fréquen,c,edes conllils en malièr~
mari lim e l'rivée, il y a, dans les lrlbunanx de toules le.
nations appelés à les résoudre, tlne lendance de plus en
plus grande il considérer le navire comme une chose essen·

�( 9'1 )

tiell e ment nation ale devant, com me les personnes, toujour'
res te r soumise il. la loi du pays (l'origi ne; qu'en l'absence
ù' u n ùroit mariti me internatio nal , celle méthode de résolution des conflits 'i m pose comme une néce,;sité quand
on soogr à I" usage de plus e n plu s l' pandu des escales en
dive rs pays étra ngers, de l'all','étement pour une des ti na tion inconnu e, et de vant presque 1 0 u jOl1l'~ rester tell e jusqu'au te rme d u voyage, el, pa,' uite, l'i mpossib il ité pour
le capitain e de se te nir a u courant de toutes le législations
d es pays qu' il s pa rcourt, et de suivre les p,'escr iptions souvent contra ires de chac une d'ell es; qu'au sUl'pl us, si l'application de la loi d u pavillo n peut donner lie u à ùisc us sion dans le cas où le navire se trou ve Sur le lel'l'iloire
d ' une n ation étrangère, il est universellement admis q u'elle
seule e~t applicable 100'Sque ledit na"Î!'e se trouve en pleine
m er, c'est-à- dire hor de toute na: ion territoriale,ne ,'econn aissant qu'u ne loi, celle de la na lion du pavillon qu'il
porte et q ui le protège;
.\ llend u qu'il résu lte de ce q ui precède qu'en l'espèce, où

( 95 )
AlIn t 'l' .

Adopl ant les motifs des prem iers ju ges,
La COU I' conllnne.

nu 2 1 décemb,'e 1887 . DE K f.RBE nT IN,

AOOll OAGIL -

Par ces m otif.,
Dit sur la question préjudicielle que Kendrick et \\Ii l,on
ne sont pas recevables à exciper du bénéfice de l'article
2 16 du Code de commerce;
En conséquence, déclare nu l et de nu l ell'et l'aba ndo n
pal' eux notifié à Guignon et à TanJonnet, etc .
Appel pal' )lM, Kendrick, Wilson et C',

Y '\ PEu n . -

H é LI CE. -

CI-IQC CONTR E UN

COrl PS

Il lt' y a abol'dage q!te quand il y a choc de deux navi.·e.,
ef Qllll e satu 'ait dOllner ce nom. au choc de l'hélice d ' tOI
vape u1' con Ire ?ln C01'pS fl oUant.
E n conséquence)

lOf'sgu' un

vapew' est assw'é ( l'anc

d'ava1'ies, sau( le cas d'abordage, les

ne sont
point (enus des avm'ies causées pal' le choc de l'hélice
con"'e li" corps (lol/ant (I ).
a88w'ell1'S

( F LO RNOY ET FILS CONT RE ASSU Il Euns).

,

dat a été donné, déter m inan t les pouvoir&gt; du m anda taire,
dé limite égalemen t la responsabi lité du mandant ; que les
term es de la loi anglaise ( ta tu t de 186'2) ne sont pas contest". par les défendeu ,'s;

P,·éR., M.

FLO'l"rAN'I'.

il sagll des su iles d'un manda t do n né par un armateur
an~ l a is il est de tou te éqGitê que la loi d u pays où le man-

"

Cou r de Hennes -

t-, p1'és.

Le s team er Pall'ie, ap pal'lenant ;\ MM , Florn oy CI
éta it assuré partie à Na ntes, parlie il Paris,

m.,

Nou s avon s rapporlé (ce ' cc, "1 886, ·1, 70) le j ugement
rendu pal' le T l'ibun al de commerce de Na n tesa u profil
des assure urs de ce lte place, à l'occasion des avar,es que ce
navire avait éprouvées pal' suile du choc de son hélice SUI'
un co"ps l1oLLan t.
Le Tl'ibu nal de commerce de la Seine, saisi de la dem ande form ée pal' l'assuré contre ses aSSllreu.''S de Pal',&gt;, a
ju gé dans le mê me sens et da ns les termes SUIvan ts ,
( 1) Voy.

Cf'

rflc. 1886. t. i Oel tes décisio ns citées en uole.

�( 96 )
J UGEMENT,

Le Tri bunal ,

Attendu q lte F lorno y et fil deman den t à la Compag nie
d'assura nces géné l ales mari ti mes , paiemen t de 8 ,~ ;'0 f,'"
m ontant des avaries ép ro uvées pa l' le s teamer Pairie ;
Attendu qu'à l'appui de 1«11' dema nde, ~' I orno y et fil s exposent q u'à ladate du 8 j u ille t '1 883, la Com pagn ie d 'assu-

rances maritimes avail as ul'é S U I' les corps, machines eL
dé penda nces du steamer Pal,'ie , un e somme 1 e 30,000 fi', ;
qu'aux term es du COllt rat intervenu entre les parties, la
Compagnie l'époudait des avaries qu i pourraient surv enir
a ux m a chines de la Pa trie , pal' s uite cl'abOl'dage; qu e le
sens de ce m o t aura il é té discuté e t exac tem ent fi xé pal' les
parties; qu' ull précédent contra t, qui ass UI'ait seulement
les al'al'ies urvenues altx machines, par s uite de collision
avec u n alttre navi re Olt u n cor ps flo ttant , aura it été annu lé
sur le ur dema nde parce qu 'ils vo u laie nt ètre couverts
non -seulem ent cles a varies r és ultaut de coll ision a vec un
corps flottant , m ais e ncore de coll isio n a vec un corps fixe,
comme un quai, nne es tacad e, u ne di gue, etc. ;
Attend u que ce serait su r leur dem ande que la police
all r ait été ann ulée; qlt 'o n n e sau raiL sou tenir q u'en faisant
eux- m êm es au n u ler cette poli ce e t remplacer dans une
nOltvelle police les mo ts « coll isio n a vec un corps fl ottant n
par le mot seul « abordage, » ils auraient pu ,roul oir sÏm
poser des clauses pl us fa vor a bles qu e celles contenues da ns
la précértente police; qu'i l sera il im possible d' ad m ettre que
le mot « a bordage n inséré seul dans la nouvell e police,
n'a m alt pas dans la commun e i ntentio n des parLies un
sens plus étendu q ue le m ot « coll ision avec un nav ire ou
COl'pS f1 0 Lta llt ; » qu'en tou ca , il n e po uv a it avoir u n
sens rest ri ctif de la susd ite c la use;
Et attendu qlt'au cours d'un vo y age e ntrepl'is de Ro ue n ù
Passagès ( Es pagne) , pa l' le s tea m er Pa"'ie, à la date du

c-

\

~

1

Coj

ft

I~\ \

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r~O
./

2 aVL'il 1 ~8~, ,le steamet' alll'ait ~Pl'O ll vé de gTaves ava l'je::;.
dans son heltee" à la su ite d' un c hoc épl'ouv é cnt l'c 2 et
3 he ures du n. aL ln, da ns la nuit du G 1"l'I'it J, (lU e l'expert
com m is pOUl' dé termlllel' l'impo r tance de ",'at'ies e' ' d' ' l' 1
• I II 1
qu e l' et vé 1'1 ler es causes , a urait constaté qu ' un e de ' 1
'
hé
l'
,
s al es
d ~ l . tce alll'a il été ras ée; ql1 e les vis de co ussinet
d étam bo t et de presse'éto upe éLaie nt tord ues et a rl'aclt ées'
qu e de pareils e ITe ts ne se produ isenL pa. pal' le fo n c tio n ~
n e m el~t nOl'mal d' un e hélice dans l'eall , mais ne peuvent
s'explIqu er qu e pa l' la l'enl'on tl'e de l' hélice avec un corps
nottant entre deux eaux, pièce de Lois, ('pa ve ou débris
o

•

qu elconq ue ; que , pal' slIite, les aval'i es pro venant d'u ne
pareille cause seraient, aux t t'mes du con trat d'assul'ance
à la c harge des ass ul'elll's; q ue, dès lors, le llr d e mand~
devra it être accueillie;
Ma is atte nd u qu' il appert des débats et des pièces versées

au procès, qu'aux termes de la police enregislrée intervenue en tre les pal'tic. à la da te d u 2 juillet 1883, J'assuran ce fatte pmU' le steamer P air ie, port e qu e les assureurs sont «( francs d'avaries pal'ti culièl'es SU l' les machin es
et accessoires, sauf clans le cas d'a bo rda ge, d'échouement
011 d'incendie;" que s i Flornoy et fil s soutiennent q u'i ls
auraien t deman dé la suppression dans la police, des mots
« éc houement oû incendie» pO Ul' laisser au moL«( abordage" un se ns génér iq ue et indéfini, la leH!'e dont s'agit
n'ex prim e q u ' une opinion personnell e de l&lt;'lol'lloy et lil ;,
qui n'é tabl issent pas qu e les ass urem s ai ent accepté cell e
snppress ion , q ui s'est révé lée postéri eure menL à la s igna ,
ture de la pol ice; qu e, dès lors, elle ne sau rait lelll' ètl'e
opposée ; qu'en l'état , il convient d'exam iner si le mot
« abo rdage» a bien le sens que lui alll'Îbllent Florn o)' et
fil s, e t pe ut s'a ppliqu er à un choc contre un e épave;
Atte nd u q ue la docLrine consacrée pal' une JUI'isprud ente
constante établit qu'en matière d'as 1I ,'an ce maritime, le
mol « ahol'da ge) désigne exrlllsi\'emcnt le chur de deu'\

')" p , -

~

;.''-:&gt;

( U7 )

l RRR,

7

�( H8 )

navires, arrivé oit pal' cas fortuit, soiL pal' la volonté Ou
l'imprudence de ceux qui diri ge nt les nayires, Ou l'un
d'eux ; qu 'ainsi , le choc d'un 11 .\\'ire ('ontre un autre ob lacie, ponton, jetée, pilotis , etc ., ne constitue pas un aborda ge da ns le sen s ju ridique du mo t ; que , dès lors, empl OYé

dans un contrat d'assuran ce maritim e. romm e dans l 'e~s­

pèce, le mot «a bordage, » à m oins de tipulations contraires pa rfai te ment préc ises, ce qui n 'a pas lie" dans
l'espèce, ne p eu t avoir un e a utre sig nification qu e cell e
c005acl'ée en ces mati ères pal' l'usage et la jurispl'udence;
Att endu , en outre, que si Fl ornoy et fil s soutiennent que
le choc contr13 une é pave n'est pa considéré comme un
abordage engageant la res ponsabilité des ass ll re lll'S, cet
ac.cident r entre, en tou s cas, da ns la cat égorie des fort unes
de mer don t ces derniers son t responsabl es,d'après l'aI'l. 1"
de la p olice;
Mais attendu qu e le mo yen opposé trou verait son application s'il s'agi saiL cl'ayaries surven ues à la coque du
n avire , mais ne saurait avoir aucune porlée e n ce qui con -

cern e les avaries aux mac hin es, les parties ayant limité à
trois cas par faite m en t détel'min és la re~ponsab i1it é des
a sureurs dans ces condi tions; qu e de tou t ce qui précède,
ill'essOrL que les avari es épl'O Ll v... es pal' le steamer Pal1'te
ne résultent pas d'abordage te l q ue l'enienden t la jurisprud ence et la po li ce qui li e les parties; q u'e n conséqu en ce , il y a li e u de décla l'er Fl ornoy et lils mal fondés en
leur dem an de et les en débou te r ;
Par ces motifs,
Déclare Flornoy el fi ls mal fo ndés en toutes leurs demandes, fins et co ncl usions, etc

D u 2 juin 188 7. - Tribu na l de com merce de la Seine,
- Prés . M. GA UDI N EAU, - l'l"~ MM . DEsOtCHEs etl'L EuRET ,
agréés.

ASSURAN CE MARITIME. ",
CINQ ANS. CLA US E.

RÉASSU RANCE _
-

P

.
'
R ESC RIPT I OI DE
DI S PE N E DJ.:s D"Co.
I,AIS ET FORMA-

LIT':S JUDICIAIRJ.:S .

La l'rescription
de.
cinq
a
l tons
'
dé'
,
, an s a"nlicable
'1 l'
ux ac
1'1 vallt
'
. d ·u ne pollee d aSS U1'ance , .,'al )/J l I.que
auss I.. al/ X
polLces de r éassu rance (1).
Ne (ait' pas obslacle au COu rs de celte jl)'esc/'iplion la
clause de l a p olic~ d e ,'éas8u1'allce qld d ispe1Uiet'ail le
"éassuré d es délaIS et ( ol'111alités;'ud iciaù '.. (2) ,

(LA

RÉA SURAN CE CONTRE COMPAGNIE"
•
.l'IlA NÇAIS E

hl

i AnIT]M~ ) .

Sl1r l'exception de la presl'1'ipt ion opposée pal' la Compa.
gOle a~pe l a nte à l'action suivie contre ell e pal' la Compagme d assurances m aritime :
C01~ s idéran t que, par lin ac te expre ément gu alitié
"pollce de réassura nce, » en date i\ Paris dl1 3 mai 1880, la
Compagnie fran çaise maritime a l'éaSSlll'é à la Compagni e
la Héassura nce une somme de 30,700 f,'. SU I' celle do
77,700 fI' . assurée par la Compagnie française sllr co rps du
vapcllr Ym tnden; que, le 10 juill et 1880, ce nal'il'e a sllbi
un sinisLre par suite d'lIne coll ision survenue entre lui eL
le nayire E ros; qu'à la da te du 15 juillet 188;;, seul ement
la Compagnie française a tra nsmis à la Héas Ul'ance avis d~
la collision don t s'agit; q ue le 30 novembre suivant elle
a adressé;\ la m ême Compagnie un IlO1'derea u de réclamation de 2,502 fI', 25 c" rep résrntant la paI't proportio nn ell e de la Compagnie réassureu r da ns les siuistres , et

( t-2) Vo r . Conf. l'. parti e du pré.sen l volu me, p i 4.

�( IUU )
qu'enlin, le 13 jan\'i~r 18 6, e ll e a a 'signé celle dernière

en paiem ent de laùÎle somm e;
Considerant qu e, dans ces ci rcon sta nces, la compagnie
appelante est fondée à oppo el' à cell e demande l'excep ti on
de p rescription édictée par l'articl e 43'2 du Code de COm ,
m erce, p lu s de cinq a nnées s'élant écou lées entre la date
du contl'at de réasslll'ance dont s'ag it e t l'aCLion dérivant
de ce contl'al en faveu!' de la Compagnie demandel'esse;
qu'en vain objec le - I,on qu 'a ux le rm es exprès de la police
du 8 mai 1880, la Compagnie Il'anrai,,e, Ù laq u ell e la Réass urance déclarait se substitu el' pOtlt' les avanlages el les
chal'ges res ull anl de la police, é tait form ell ement dispensée
envers cette dernière Compagn ie de tout e comm uni ca tion ,
s ig nification, el, specialemen t, de toule obsel'vation des
dé lais relalivement ;\ l'obje t de la poli ce en question;
qu 'en :;upposan l, ce qui d'a ill e urs est inadmissible, qu e
cel te clause eùl pOlir but, dans l'inten tion des parlies ,
d'afft'anehir la Compagn ie fl'a nçaise de l'obligalion de faire
va loir en temps uti le les droi ls dériva nl pour elle, en Cas
de sinislre, de son con trat de réassurance, ladite clause
devrait reslel' sans effet en tl'e les mains des parlies, puiqu'ell e constituerait une renonciation anti cipée à la prescl'iption édi ctée par J'article 432 s us visé;

Attendu qn 'on ne saurait dava ntage objecter que, dans
l'espèce, le contrat du 3 mai 1880 conslilue entre le; parlies
une sorte d'e participation SUI' a 'sUl'an ce avec mandat spEir ialllonr la Compagn ie Il'a nçaise de gél'er l'a llaire commune et obligalion pour la Héasslll'a nce de rembourser sa
part dans les ,inislres 511 1' simpl e produ ction de quillance ,

d'où il résulterait que, s'agissant, dans la cause, d\l11l'èglement de compte de socie té et de mandat , la sellle p l'escrip
tian ap plicable à l'aclion serail la presc riplion Irenl enaire ;
que celle objectio n ne sa lll'ait préva loir en présence des
clauses et conditions insérées dans le con trat dont s' a ~i l el
de la qualificalion précise qll e les parties ell es, mêmes lUI

( 101 )

ont dOllnée; que Ions les ca l'aC lères pl'opl'e Ù rassul'ance '\
savo ir l 'obligation de payer, con tre Ulle prime fixe, ~l~
cap ital déterminé en cas de iniSl l'e, se l cnconlrenl audit
aC,te; ,que sans doute lou te réas UJ'an ce Slll)posanl une COIlt~'lbu.tlon éven:ll c,lIe dans It'5 risques l)J'évllS, lïdéc de partiCipatIOn ne Satll'alt demeut'er étrangèl'e ,'l ('.e contraL; mais

que ce ca ractère a c~e~so il' e de raCle qui ne dev iendrait domin ant qu e par l'a pporl gé néra l d'une compagnie il une
autre de l'ensembl e de son pOl'te reui li e pOUl' cire géré à
rrais et pl'olit COmmlll!S, ne salll'a il ic i enlever au con trat
so n véri lab le caraclere ; qu e ce al'aclère de contrat de
r éass uran ce propre il l'acle du 3 mai ne sal1J'ait êl re affec lé
davantage par la ci rconslance que , dans J'espèce, la Com pagn ie réassul'anle laisse à la Compagnie réassurée, COIlfùrm émenl à J'u sage, les so ins de régler les sinistres el,
généralem ent , de vaquel'il la geslion de la police parli ellement rcassul'ée; que c'est 11.\ enCure une condition purement

accessoire mise au contraL de réassu rance so uscrit par les
parlies, et qui ne saUl'ail le faire dégénérer, conl l'e leUl'
volonl é ex pl'Îm ée, en un contrat de mandat dont les s uites
ne pourl'aient êt re co urel'I es lJlI e

pa l'

la pl'esniptioll

trentenail'e ;

Attendu q u'il n'est pas plus exact de soutenir Cj ue, dan s
l'espèce, la prescl'iplion invoqnée ne peul êtl'e ad mise parce
qu'il l'a eu obligalion de payer sa pat't dans le si nislre
conlrac lé par la Réass ura nce; que sans doute celle obligati on a é l6 p rise au jour de la passation du conlrat du 3
m ai, m ais qu e, depuis le sinistre du 10 ju illet 188U, qui a
do nné naissa nce à J'aclion de la Compagnie fral1raiseJ il
n 'appat'ait d 'aucun e céd il le, obligation, al'l'élé de compl e,
o u interpellation j ud iciai re, ayant eu pOUl' effet d'interrompre la prescript ion opposée; qu'on ne saurait, en eU't' I,
altribuel' celte pOl'lée au ris lourne du 10 ma" s 188 1, pui sq ue ce t acte ne comprend aucune réclamation s'a ppliquant
au l'l'glem enl du s inis lre du 10 jllillel 1880, lequ el parait

�( 102 )

(

avo;" é té e ncOI'e incollnu à cette époque, el se borlle à
a nnul er la police du 3 mai t880 il compler du
juill et de
la mtl me ann e, é porju e j usqu'il laquell e lad itè police am a
conlinué de produire effe t ;

IO ~

)

n

Attendu en li 11 , qu' il imporl e peu ici qu e la Compagnie
fran çaise ai t é té, comm e elle le pré tend, dans l'im pui,,
sance d 'agir conlre la HéasSUl'HnCe pa rce qu e son reCOUI'S
conlre ceile Com p a g ~ie est dem e uré incertain , jusqu 'il
l'i sue du liti ge augu el a donné li e u le règlemen t du sini stre du 10 juil lel 1880 ; qu 'en e lTel, en matière d'uSsur" nce
mariLime, l'arlici e \ 3'.1 du Cod e de comm erce as~ i g n e impérativement et d'une manière ab olu e, pour point de départ
il la prescl'iplion qu ' il édicte, non te fHit qui a permis d'agir

contre l'assureur, mais la date du contrat d'assu rance
nécessa irem ent a nlérie ure il ce fail ;

N .o\VIRE . -

COPROPR IIhÉ. - - CUËANClE l\ O'l'N corrlOPRIÉ1'AIRE.
S AISI E. -

S i la IJenle p al' licitation d'u1l l/avil'e peut ~t"e dem,aHdée
pat' cellii qui est cOp,'op I'ié lah'e de la moitié (at't. 220
C. d e co m .) et m~me pal' le c,-éallciel' de celui-ci, e::r'erçant les dro'Us de SOIl débitel/r) ce lJ1'ille/pe ne salu'ail
étre étend u li' la ven te SHI' saisie.
P OUl' q U'llH'cl'èanciel'

chzJ'09,'ophail'e

d'ull

des

COpI'O-

)J1'iétait 'es indivis d 'un nQvù'e }Jlt1sse (aj,'e ~ai811' ce
na vù'e eH totalité et eH ]10HI':JUiv1'e la vente li Cet/C01iIl'e deI') al/tres cOp,'opl'iélaires, il 11e suffit }Jas gue la
pa ,'t de 80" débitell" soit éBale iL la moitié .. il (a"l

qu'elle excède cette quoli/é,

De lout quoi il résulte que ta presc r iplion dont excipe la
Compagnie appelante, doit ê tre accueillie;

( LAIR CO"'I\E PLESSIS),
Nous a vons l'a pporléda nscerecuei l ( 1886, 2,18a) l'nnèt
de cassaLion l'end u en ce seus le 31 111ars 1886,

Par ces mol ifs,
Sans s'arrêler aux fin s et conclusions de la Compagni e
inlimée qui son t rejetées,
Heçoit la Compagnie la Héa sman ce représentée par ses
liquidateurs, appelant du jugem e nt Sllsdaté ;
Met à néant tedi t j ugement ;
Décha rge ladite Corn pa gnie des condamn ations et dispositions qu i lui fon t gl'ie r ;
Et sta tuant il nouveau , déclal'e pl'cscrite l'ac tion di rigée
par Yidal e t consorts contre la Compag nie la Réassurance;

En conséq uence, déclare Vid al en dil nom non-recevabl e dans sa dem and e, l'en dti bou te ,

n u :JO novemb,'e

l \\ nT N'excI':O,\NT PAS LA MO I T I É.

1887, - COlll' de Paris t 6' Ch.)

L'affaire a élé renvoyée devant la COl/l' (l'Amiens,
AR R~T.

LA COUR,

Con si déra nt qu'Il est juslifié a u pl'oces que les époux Le
Diabat é laienL copropriélail'es pal' moilié du navi re LouisaTh érésa .. que les inlimés étaienl, pa l' conséq ue nl, fondés,
corn"m e créanciersdesd ils époux, de provuquer la Iicilalion
de ce navire en exerçanl , dans les lermes de l'arlicle II G6,
les droil, qu i appa rlena ienl IL leu I's débilelll's en verlu de
l'article 220, troisième alinéa) du Code commercial cons ulaire; q u'au lieu de prucéder alll~i,ils ont rait pratiquer , le
:!'t novembre 1 88~, la saisie ùe la to talité ùu naYÎ I'e;
Mais considéra ni que le droil, pOUl' les cl'éanciers de
p OUl' part ie, rIe saisir

celui qui n'est copropl'i ctaire qu€'

�( 10'1 )
la lolalite d\1l1 navile,

e~l llil

( lU;:' )

droit exot'bi lariL qui ne peuL

mel'ce de Marsei lle s'était dcelal'c ilH.!ompêlenL SUI' la
demande int entée pal' les l:o lluni sail'eS- pI'Îselll's contl'e le
sieur Derois .

trOIl\'er sa bas. que da ns la disposition de l'article 220,
troisiè me alinéa, portant qu e ravis de la majùl'Î1'; dOÎl ètl'e

suivi en toul ce qui c....ncel'ne l'intérêt commun du navire',

Cette demande a été alors pOl'tée devant le 'l'l'ihun al civil
qlli l'a reje tée pal' le ju ge ment suivanl .

qu'il faut don c qu e le ~aisissant ju tiHe qu e son débiteur
est propriétail'e de plus de la moitié; que cette interprétati on est conlirmée pal' l'article 18 de la loi d" '10 décembl'e 1874 qui n'accor(le au créancier h y poth écaire le droit
de Laire veudre le navire appartenant pOUl' partie à SOn
débiteur, qu e si les dl'oits de ce co propriétaire s'élèvent à
plus de moitié; qu'il est don,; inadmiss ibl e qu e le créan,
ciel' chirogl'aphaire soi t tl'aité plu favorabl emen t ; qu'il
faut don c tenir pOUl' constant que la saisie dont s'agit est
nulle et que les intimés ont mal procédé;

J l!GIo: M~NI'.

Att endu qn e les demandeul's au procès occllp€'n l, en qua li té de co mrr:. issa Îres- pt'Ï seul's, à Marseille , un local bien
connu, da ns leq ll el Us sont da ns l'usage de pl'océder allx
vent es publiqu es de meubles orr n~es pal' lelll' ministère ;
que le sieur Deroi s a Ll'oé dans sa maison, l'ue d'Auba g ne, 47 , imm édiateill ent contiguë à l'imm euble des commissaires-pri seurs, uu magasin portanl l'ense igne suivante : « Sa lle de vent e de Meubles;» qu e cetle enseigne
pal'aissanL aux dema ndeul's de natu re à faire naill'e une
confusion qui leur sel'ait préj udi ciable, ceux-ci en dema ndent judiciai remen t la sup pression, aveC dommagesinlér êts;

Par ces moti fs,
Infil'me,

Du 21 juillel 1887. - COU!' d'Ami ens (Ch. réu nies), P ,'es" /J . DA uss\', 1" prés . - M, GRENIER, av . gén, - P I.,
MM. LEBLE U et MAILLARO.
PROPR IÉTÉ I N DUSTRIEL LE. -

-

INSCRIPTIO N. -

NAn c HMŒ OF. MEUDLJ.:S.

SALLE DE \ 'ENTF., -

COi\lmSSA (Il ES-PRlSF.URS.

Le lait , pa?"un mw'chaud d e lneu bles, d 'appose?' sw' son
magasin l'insc7'1.pf1"on: «salle d e ven te,» lIe sato'ait
constitue?' un acte de conCW '1'ence déloyale susceptible
de 1'épression, à l' égard des commissaù'es-p1'iseft1's,
alo1's méme que le magasin. de ce ma rcha nd serait
à côte méme, du local DÛ les cD1nmissai1'es-p1'iseu1's
p rocèdent à leuJ's 'v entes .
(CO""'SSAIR ES- PRISEURS CONTRE DEROIS).
Nous aVOllS rapporté dans ce r ecueil ( 1885. 1. 2ï2) le
jll gement du 14 aOlll 188fi pat' lequel le 'l'I'ihunel de com -

..

Allendu qu e les mots pl acés SUI' cette enseig ne, qu ell e
qu e so it l'int ention plus ou moins malveillante qui a pu
les faire choisir, ne co nstitu ent pas néanmoin s une appellation dont les commissaires· priseurs puissenll'evendiqu er
le monopol e; qn 'i1s n'ont donc au cun dmi t d'int erdire à un
indu striel d'en faire usage, alors qu 'ils n'ont au cunement
à reprochel' à ce de l'llier un e infracti on quel conque à la loi
réglant les ventes aux enchùres de ma rr handises;
Atte ndu qu e les co mmissai r~s-p ri seul's ne sont pas des
commercants , mais de;;: offi ciers publi cs l'émunél'és pal'

un e allo ~ation proportlOnnf'lIe SU l' le pri x des adjudications
qu'i ls prononcent ; qu'ils ne peul'en t par conséquent arguer d'un fait de concurrence déloya le à l'encontre de
Dewis, ma rc hand de meubles, vendant de gl'é ,\ gl'è dans
le m;tgas in olt il exe rce son commerce;
Alt enclll qn e \,:linPITIf'tll prétend l'ait-on, au Slll'plus , qu e

�( 107 )

( 106 )
les acheteurs, attil'é ' pal' une enseigne ra ll acieuse, sont ex,
po
à uue méprise dont le commerçant pl'otiterait au
détriment des commissaires'priseurs, une rois que les

Toutes stipu lations conlraires sonl nulles t de nu l elfet.
Cette dernière (Ii'position n'est pas applicable aux tran sparis inte l'nationaux .

acheteurs sont enlrés pat' mègarde dans

Arl. 108. - Les actions pOUl' avaries, perles ou retard,
auxlluell s peut donnel-Iieu conl.l'e le \'OiLul'ier le contrat
de transpo rt, SOl!t prescrites da n ' le délai d' un an,sans Pl'éj udice lies cas de fraude ou cl'inlidélilé;

Sùn

magasin, la

conrusion, si elle est possible, devant être immédiatement
dissipée aussitôt que les acheteurs ont fl'anchi le seuil dll
magasin, puisqu'i ls n'l'trouven t pa5ce qu'i ls sOlltsllpposés
chercher, c'est,il-dil'e l'occasion d' un achat au re u des

Tou tes les a utres actio ns auxquelle ce conlr"t peut donne t' li eu. tant contre le voiturier ou le l'ommission nllit'e
qu e co ntre l'cxpéditeUl' ou le dcstinatair , aussi bien que
cell es qu i nais ent des dispositions de l'article 5', 1 du Code
de procédure civ ile, sont prescl'Î les dans le délai de cinq

enchères ;
Que, dans ces ci rconstances, la de llJ a nde pal'aU mal
fondée et doit êt re rejetée;
Par ces motifs,

ans.

Le Tribunal , salls s'arrêter ni avoir égard aux fins et
conclus ions prises pal' les demandeurs, dont lis sont démis
et déboutés; met SUI' icelles le sieur Derois hors d'instance
et de procés ; condamne les demanjelll's aux dépens.

Le délai de ces prescriptions est complé dans le cas
de perte totale, du jour ou la remise aurait Ùl) être e[ecLuée, et, dans lous les autres cas, Ull jou I' ail la marchandise aUI'a é té rem ise ou olferle HU deslinataire.

Du 17 décembl'e 1886. - 'l'db. civ . de hlarseillep' Ch. )
- Prés ., M. ADRA'" Pl., IIDI. JOURUAN et l'LAT\,-

Le délai pOlll' intenter thatj ue action réc ursoire est d'un
mois , Cell e prescription ne court que du .iour de l'exercice

STAMATY.

de l'action con tre le garanti.
Dans le cas de transports rails pOUl' le compte de l'Elat,
la pl'escl'ip tion ne commence à courir que du juUl' de la
notification de la décision minislél'ielle emportant liquidation ou ordonnancemen t délinit!F .

LOI
i\lOOIFI:\N'f LES AnTleLES

105

ET

108

DU

COOF.; DE COMMERCE

(11 avril 1888).

Art, 2. - Dans les cas prevus pal' la présente loi ,les pl'escr i pl ions commencees au momenl de la promulgation seronL acquises par cinq ans à ùatel' de celle promulgation,
si, d'a près la loi antérieure, il reste un temps pl liS long à
courir .

Art. J". - Lp.s articles 105 et 108 ùu Code de commerce
sont l'emplacés par les articles suivants:
.Irt. JO;;. - La réception des objets transpOl'téset le paiement du prix de la \'o ltlll'e é teignent toule action contre le
voiturier pOUl' avarie ou perte pa!'1 ielle, si, dans les lroi~
jours, non compris les jours rél'iés, qui suirent celUI
de cette réception et de ce paiement, le de,linataire n'a
-pa notifié au voiturier par acte extraj udiciaire ou pal'
leILre recommandée sa protestation mot i "t'e .

•

AI' I. 3. - La présente loi esl applicable allx co lonies de
la Martini'Jue, de la Gnadeloupe et Je la Héu nioll.

•

�( JUU )

( 108 )

sign ili é à ""lui-ci qll 'il se re tira it d u syndicat pOUl' leq uel
il a va it déjà versé plus de 37, 000 fi'" c'es t-à-d it'e une
SO CIÉT '; , -

R ECHERCHE DE~ MINF.S. -

- Assocu!:

so mm e infinim ent supérie ure;\ cell e qui lui incombait ;

CA HACTÈRF. CIVIL.

TEN U PO LIR ... A PAIlT SE~ L E M E N T .

Qu e Ddecourt n e peu t prou ver que depu is le 12 fén ier
1884, La lou a it contin ué à pre l" "'e part a ux spec ul ations
du syndicat ; que 'est doue à tOI'l qu'l I pl'étend rend re celu i-ci responsabl e, même pOlll' pal'tie, ,Jes ordres qu'i l a
de puis exécu lés;

Ulle société ( m'rnée po,t&gt;' /'eJ'}J/o'ftatioll des mines élanl
]Ju remen t cil)zte, 1Ï ne saJwai t en éb'e a utremen t d'une

société ( D1'rnée p o" " la ,'echet'che des milles.
En conséquence, chaque associé n'est teHu, d es ob lifJatioHS
sociales qHe p01t 1' sa p m".

Ou'au surp lus, les comp tes u ltérieu rs de Delecou rt, au
li e u d 'ètre ad ressés à Lal ou sous fo rmes cie tl',dtes tirées

E t ceilli qui s'est /'etù'é de la sociélé el qui a (ail con nai"'e
sa l'e(raile a u tiers iJ/fé,'csse, ne peu t plus éh'e tenu ell
rùn d es obligations sociales l'0s té1·ieu1'es .

su r la caü:;se de celui-ci, éta ient in titul és:
«(

Doivent MM. les :Synd ica taires;

Pal'

l)

ces motifs,

(DELECOrR'" CONTR&gt;: LA LOl').

Dé boute Delecou rt de sa dema nde;
J UGEMEN T ,

Le condam ne aux dépe ns.

Atten d u q u' il es t de jurisprud ence consta nt e, en a ppl ica tion de la loi de IRIO, qu ' u ne ociété pOlir l'exploitatio n
de mine5 est pUl'em e nt civ il e; qu'i l do it en è tl'e de mème
J ' nne soc ié té pour la reche rche de mines; qu e, pal' suite,
en ce cas , les sy ndicata il'e ne son t, engagés ch ac un que
pour sa pa rt e t portion ;

-

COMP~'J' ENCE.

-

AR TICLE

DI' PAI EMENT. -

','20 COUl~

Soc u :;'l'IL -

DE r J\OC I:; lWHe,

S J/~C. E SOC IAL . -

-

LU:: l

DJn ~:CT Et:n

D'UNE SUCCU HSALE.

Attend u qu'il résu lte des doc um e nt s produ its que Delc-

courl a tL'ailé avec un sy ndicaL donl il conn aissa it tous les

L'a r iicle 4.20 du Code de jJ/'océdw'e cÙ1lle s'applique, //0118elllemeai au,)' actiolls nées d'un conhat d'achat (jll de
vente, mais ellC01'e li toutes cOlltestalio118 ayant pour
objet fOl paiem ent Ott Ulle livraison dans l'acception
l(tplus complète de ces dell ,)' mols.

mem bres, avec lesquels il a correspond u et aux réuni ons
desq uels il a fréqu emme nt assisté;

Que si, au début des tl'avaux, il a eu le plus so uvent des
l'appo rts a vec La lou , présiden t du sy nd ica l, qu i a vanr:ail
les ro nds, on n e satu'a it en in d uil'e que La lou soit seu l
obli gé;
Que, d'alltre part, il est cel'tain q ue le 12 fé vrier 1884,
é poqu e il laqu elle l 'expert établit dans u n ra ppo l't qu'i l
n'était dù;\ De lecoll rt qu e 540 fi', 67 c" La lou a nette menl

Du 3 jmlVi." /'888. -Tribu na l ciri l de la Sei ne (5" Ch.)
P r és., M . n ART HELON. - Pl., MM. DI'~ JAR DI NS et LE NTt .

.

Spécialement, le direclelll' de la 81lc:cur8(~le d'ulle com!)aunie, b1 'usq ueme at con[Jédié, pel/t., bitll ?lte le 8lëfl,e
social soit 8ftl' /lne autre 1l/ace, actlo /wel' la COJJl}Jaflllte
en dommages -intél'éhs devant le 'f'I'ibuoal de la SUCClt1'kf(le, Ri c'e:'d lfi ?/l'il rlet'(fit êt/'e 7w yé,

�( III )

( JlU )
(ASSUREIiRS CONTRE llARTHELEMY),

.\i m~i

jugé par la Cour d"Aix le '20 janvier 1 87 (ce rec.
J887 , l. 294),

SOC IÉTI!:

ANONYME FRANÇAISE. -

STA'l'U'l' PERSONNEL, -

PERSONN.\LITI!:

NULLITt. -

Lor

CIVILE. -

fRANÇAISE APPLl-

CAOLE.

Les assureurs e sont pourvus en règlemem de juges,
ARR~T.

LA

COUR,

Yu l'arrèt de soit, communiqué du 11 ma.i 1887 et les
mémoires tant en demande qu'en derense;
Attendu qn'il ne s'élè" e aucune contestation sur la recevabilité de la requête fondée sur l'ordonnance de 173"
titre II, art, 19 et 20 ;
Au Cond :
Allendn, d'un cOté, qu'il n'est pas contesté que, d'après
le contrat, les commissions dues par le PI'O[J"ès nalional
à I3arthélemy, à raison de ses services, étaient payables à
Marseille ;
Attendu, d'un autre côté, que la demande en dommagesinterèts dirigée par Barth élemy con tre la Compagnie était
Condée sur le tort qu'ell e lui avait ca usé Pal' l' inexécution
dn contrat;
Que, dans ces ci,'constances, c'est c\ bon droit que la Cour
d'Ais, pa,' application de J'article 420 du Code de procédUJ'e
civile, a reCOllllU la competence du Tribunal de commerce
de Marseille, pour statuer SUI' la contestation ;
Par ces motifs,
Hejelle la demande en règlement de juges, maintient ell
conséquence la cause et les p'\I'ties devant le Tribunal de
commerce de Marseille,

D u 23 av,'il1888, - Cour de cassation (Ch , des reg ,) Prés" M, B ÉDARRIOE , - P l " MM, C HAVF'l'ON et SAHAT'ER,

Le p1'incil'e gne l'état et la capacité des personnes sont
l'églés J'aJ' la loi de la naliol! à laquelle elles appal'tiennent, est applicable a l/J: personnes morales comme
aux personnes physiques.

EH conséquence, si une société anorlyme française a été
annulée en F,'ance pour 'vice de cOHstilu,lion, cette
.... 1/ itl!, pl'ofitant li lous les liel's iulél'es8és d'a!,,,;!s la
loi (1'ançaise peut aussi éll'e invoquée devant les Tribunaux belges.
J

(SOCIÉTé AMN"&gt;!E LA LINIÈRE DE MARCQ),

MAtT.

LA COUR,
Sur les deux branches l'éunies de l'unique moyen de
cassation:
Signalant la rausse application de l'al'lÎ c:e 3, alinéa 3, du
Code civil , en ce que l'al'rêt attaqué en induil. à 10rL qne les
jugements étrangers conccl'nallL J'état el la capacité des
personne:;, ont en Belgique l'autorité de la chose jugée; la
fau sse application de l'article J28 de la loi du 19 mai ,18ï3,
combiné a"ec r31'!icle 3, paragraphe a, dn Code (,1\'11, en
ce que l'al'I'ét attaqué induit rlu jlremiN' LIe ces articles que
les lois relatives à la constitution des sociétés commercial es ronstituent un st.tut personnel et qu'il applique le
second aux ètres fictifs dits personnes morales; el , comIlle
('onséquenc(', la violation des arL;cle::; 13jO, 13jl, 13!&gt;-l rlu
Code civ il , qui ne reconnaissent l'autorité de, la chose
ju gée, avec les effels qu'ils y attachent, qu aux Jugements

�l

II ~

)

,'endus par les Tl'ibun aux belges, el des articles 3\6 du
Code de p,'océdnre civile et 10 de la loi du 25 mars 18i6
qui refusenL l'autol'Ït ti de la chose jl1 gee aux jugemellts
élrangers, à moins qu'il s n'aient été rendus exécutoi l'es pal'

les Tribunaux belges;
Attendu que, d 'a près l ' ar~i c l e 3, pa,'agl'aphe 3, du Code
civ il, les lois concerna nl l'élat el la capacité des personnes
régissent les Belges, mè me résidant en pays étJ'angers ;
A~tendu

que ce lexie eslu ne application du prin cipe qu e
l'état et la capa(' it é des personn es sont régl é~ pa,' la loi de
la nation ;\ laq uelle elles appar tien nent , et que ce prin" ipe
esluniversellemenl admis pal' la doc trine ct la jUl'ispru-

dence;
Attendu qu e le moll'e, 'sol/lle désigne, dans son acceplion
juridique, tou s les ê tres qui so nt sujels de droi~, ce qui
compreud les personnes civiles ou morales, aussi bien que
les personnes physiques ; d'ail 11 sui~ que les personn es
morales on~ un éta~ e~ une capacité dans la mesure réglée
par les lois qui les institu ent ;
Attendu que cette assim il at ion a é té exp ressém en~ ,'econnue dans le l'a pport présenté pal"1. Pirmez sn,' la loi du
18 mai 18ï3, où il est diL que, « quand une société const( ~iluée il l'é tranger vient
faire qu elque opératio n en Bel" giqu e, la loi belge doi~ tra iter ces individualités moral es
« co mme elle traite les incliviJualités ph ysiques et qu'elle
t( les admeltra il con tracter e t il plaid e L
', en lai" ant discu« tel' lem existence ou lellr capacil é d'après la loi de leu l'
Il pays; »
AUendu que la loi du 18 mai IS73 , a rticle lO,.a implicit ement reconnu, en admettant les sociélés anonymes

é trangères il esler en justice en Belg ique, que le, cond it io ns
constilutive5 de le UL' ex istence et l'étendu e de le Ul' capacité
sont exclu sivement régies pa" les lois du pays où ell es ont
leu r siège;

( 11 3 )
Allend ~L qu 'il est constat é en fait pal' l'nl'l'et attaqué que
la SocLete anolly me la Lini.,'e de lIIa1'cq, constit uée il
l'ans en 188 1, a été déclarée nulle pour non versement clu
quart du capita l souscri~ pal' un arrêt de la Cour de Do "
99
.
UdJ ,
l'en d u 1e . maL 1886 , il la suite d' une actio n diri gée pal' un sieur l\inskopf cont,,'e tous les fondatelll's et
administrateurs de celle Société, parmi lesquels figure le

demandeut' en cassation ;
,Attendu que l'al'l'ét a~laqué constate égalemen t que,
d après la 101 frança, se du 24 juillet l867, la nullilé d' ulle
Société anonyme prononcée pour vice de constiLution
profite il tous les tiers inl éressés, e t que les ell'ets ct" juge ·,
m ents qui la prononce ne sont pas limi~és il celui qui l'a
obtenu ;
Attendu que, déduisant les conséquences de cet ~edo ubl e
la COllL' d'appel de Gand a déeidé que l'arrêt

conslata~ion,

rendu pal' la COllr de Douai a, en Belgiqu e, aussi bien
qu 'en France, l'autorit é de la chose jugée et t]ue, partant, la
nulli~é de la Sociélé anonyme la Li"ie,'e de Mal'cq doü
ê tre considérée comme définitivement acquise dans la pré-

sente cause;
A~lendu

(j'le celle décision n'est pas \Iniquement basée
la présomption de vél'it é que l'arlicle 1350 du Code
civil attache en général à la chose jugée, mDÎs qu1elles'appuie s ur les d ispositions particulières de la lui fl'ançai sc
du 24 juill et l867 , d'après laqu elle une société anonyme
dont la nullité a élé p,'ononcée j udiciail'ement" est nulle et
de nul elret vi s-il-vis des person nes l'erces;
SUI'

Alle ndu qU'dn réalité l'arrêt de la COll l' de Oouai n'est
pas invoqné co mme acte de puissance, empo ,' l an~ l'a utorité de la c ho~e ju gée, mais comme document probant,
attestant une siLuation de fait, qui affec te le statut per sonnel d'Ll1' individu et accompagne ce dernier parlout ail
il se transpor te;

21' ,-1888,

�( 11 4 )
Attendu qu 'après avoir reconnu, par une appréciation
souveraine des dispositions de la loi fran ~a i se du 2', juillet
l 867, que la nu ll ité prononcée par la COllI' de Douai peut
être i1l\'oqllée en f'rance pa r tous les intéressés, la Cour de
Gand devait n écessa irement proclamer, comme elle ra fa it,
conformément au principe énoncé à l'article 3, pa,'agraphe 3, du Code civil , que cette null ité exi te en Belgique
aussi bien qu'en l'rance, p u isqu'clle ùérive dir'ectemen t de
la loi qui r ègle eu F rance les co nditions d'existence des
sociétés anonymes, c'est à-dire leU!' é la t et leur capacité;
Attendu que le pourvoi r e proche à l'arrêt atlaqué
d'avoir contreven u aux arlicles 546 du Code de procédure
civile et 10 de la loi du 25 mars 1876, lesquels refusent
l'autorité de la chose ju gée, tell e qu 'e lle est définie par les
arlicles 1350 et 135 1 du Code civil, aux jugem~nts étmngers qui n 'ont pas élé révisés et rendus exécutoires en
Belg ique;
Attendu que la Cour de Gand s'est basée pour décider'
que la cbose jugée par la C0ur de Douai a au ton té vis-à-vis
de lous les intéressés, taul Belges que Français, non pas
seulement su r les a rticles 1350 et 135 1 du Code civil , mais
sur l'extension donnée à ces textes par les dispositions
exceptionnelles et dérogato ires au d r'oit commu n que cont ient la loi françai se du 24 ju ill et 1867, dont elle a fait ellemêm e et directement l'application à la cause actuelle, en
combinant ces dispositions avec l'article 3, paragr'aplle 3,
du Code civi l ;
Attendu qu'il suit de ces considérations qu e l'arrêt altaqué n'a contrevenu à aucun des tex tes cilés au pourvoi;
Par ces motifs,

( II :' )

COi\fPBTEi\'CE.

-

Cml f' AGi'\1E

COr\N o\I SSE:\IEN 'f. -

CLAUSE

De

N \\ïl,i.\TtON El'I\ANGÈ lW .

.\TTlIInUANT

LE

LITIGE A UN

T.RlD UNA L ÉTRANGEIl .

La clause du, cOHnaissement d'lwe compaguie de navigatio n éfl'angère atl1'ibuant compétel/ce au 'l'dounal dit
p o'r { ctaUaclle du lIavùe }JOUI' {Ott les les contestations
pou van t naib'e à l'occasion du t)'all s}Jol't} ne 'règle }Jas
seulement UHe question de compétence eul/'e les ditJel's
T1·ib1.lnatt ~· du, pays auquel appal'lienl la compagnie,
mais s'applique enCQ1'e att,"C011Ieslaliol1s enfl'c la comp agnie et des pe"80nnes de nalionalilé di/Terenle,
E Ue peut lIo{anunenl él1'e opposée d Ult deslÏlwfaÏ1' e

!1'Q nçais qui se p"ésente porteur dit cOHaaissement où
eUe esl écrile ,
L e destinafai1'e, pal'l'acceptation du connaissement j'el1(e1'mant lwe pm'cilLe claw;e, a tacitemeut l'eHoncé au
bénéfice de l'a,'!icle 14 dl&lt; Code civiL ,
On ne sau1'ait assinl1ler

lUle pareille clause li la clause
cOtnp1"om issoi1'e et l'ail Il u{el" pa?' applicaf ion de Ca1'l icle
1 OOC dit Code de p,'océdw'e civile ( 1),

(l"LO HIO Il lHATTJNO CON Tn/: nER1"iEX) .

Nous avon s r apporté dans ce recue il (188;, 1. 217) le jugement du Tribunal de commerce de )hu'seill e du 17 juin
1885, et ( 188G, 1. 28'1) l'arr6t de la COll!' d'Ai, ùu 10 novembre tES5, qui ont jugé la ljuesLÏon CJl8Cllscuntl'ail'e.

Rejette le pourvoi,

Du 12 av "il 1888. - Cour de cassation de Belgique,

(1) " or, en ce se os, cc l'ec, 1881, :.!, "!JO,.) - Da.n s le sens de J'and
cassé, cc l'ec, 1883, l, 211, - 1880, \. 5J et _lU,

�( li li )
Poul'\'oi en cassai ion pal' la Compagnie Florio Itub:\lIino "
AnnÈT .

( I ii )
l'éll'an gel' devant les TI'ibunan,
des conlral s "[lassés enlrc eux ;

f1'an~ai,

po III' l'exéculion

Oue la convention !'.l1s- 1ndiqurc n'offl'e point les cUl'ac-

La COUR,

lèl'es cl"un e c1au sse comprolIIissoil"c pal' laq uelle les parlies,

Yu les arLiules 11 3'1 et 1'1 du Code civ il :

c0J1 \7iendraient de soum ett.re à des aI'bilt'cs la connaissance

répudia nt d'avan ce la jul'idicliclll des Tl'ibunall x orel innÎl'cs,

Attendu qU 'l i est reconnu, en faii, pal' l'ul'l'èL aLlaquê,
que les marchandises li tigieuses avaienl élé l'objet du
connaissemeuL délivré pal' la Compagnie de navigation
générale ita lienne ~' I o rio Hubattino, et dont les conjitions
a\"aient élé acceptées pal" llernex fl"ères qu i en élaient porteur;; ; qu'aux termes de J1art icle 17 de ce connaissement ,
il est expressément Slipulé que tOllie demande quelconque
en dommages-intérêts pour cause d'a\'aries, manq uant ou

détérioration de la mal'chandise, dirigée contl"e la compagnie transpol"leul", lant pal' I"expéditeur que pal' le destinalaire, « dena être portée pour la liquidation el l'adjudica« lion du dommage devant le préteur ou le Tribunal du
« chef- lieu au distl'ict d'aLiachc du navire à vapeul" dont
« le capilaine est estimé ètre responsable, la compé« lence du Tribu nal du lieu Ol! la mal"chandise a élé
« chargée ou consignée, l'es tant ainsi de commun accord
« exclue, et cela bien que, dans cerlains endroits, il exisle
« des repl"ésenlanl s de ladite sociélé; ))
Attendu que les termes de celle clause ne pl'ésentent
ni amb;guïté, ni difficulté d'inlerprélalion ; qu'i ls sont
génél"aux el absolus; qu'ils aUl"ibuent compétence à des
Tl'ibunaux déterminés, sans distingu er entre les conlestalions CJui peuvenl, rela til'emen t ù la marchandise, s'élevel'
entre la Compagnie et des Ha liens, ou des personnes de
nationalité différente;

Qu'une pareille cla use n'es t point contraire ù l'ordre pu blic, et qu'i l est 10i,ilJle au FI'an('ais de l'enoncer à l'avance
il la faculté que l ui donne l'arti cle l ', du Code ci l'il, de citer

de contesta tions indéta l'mi nées;

One l'ac tio n inleulée dev ant le 'l'ribunai lle Cl1mm crce de
pal' Del'nex [l'ères contrc Iii t:olllpos ni e I~an spo r ­

~I al'se i ll e

leu!', el tendant c.\ obten it' des liommage~-inl ' rl\t~J par suit e

de la perle de ?OO sacs LIe riz rhal'gés;\ hord de l'ull tics
navÎl'es de ladiLe Compagnie, l'entrait dans ICS lJI'évisions ùe
la convention ;

D'Olt il sui t qu 'en restreignant 3l'bill'aÎJ'ement l'application de la clau se liligieuse, en décidant qu''''le ne pou vait
ayoi!' d'e1fet qu 'entre étl'all gel'S, el !lue les Tribunaux Il'an~a i s étaient tOmpélen ls en l'espèce l'OUI' slatuer SU l' le li tige, l'arrêt attaqu é il dénatUl\~ la convent ion; (1 li 'i 1 a dOliC
violé les disposilions de l'arl icle Il :J \ du Code cil' il et faussement ap pl iqué celles de l'arlicle l', du mûme Code;

Pal' ces motifs, casse,
D u Z9 ( év )·i." / 888, - COllI' de cassa i ion ( I~ h" cil' il e) "Prés" M. D AnC IIm) tH prés. - M. DE S J AnD I~ S, av. gén. Pl" , MM , S,II1ATIER et hlOIlILLû'""
AnOROAGC . -

I tÈt;LEMENT DE

L .\ DnDlE , -

NON

n \LENTIE

]H~GLE

188 '1. -

X ,\\'lR ES CAGIÜ;S PAR

OP. TI\lDonn tNAPPI.H':AIJLE. -

EX Tr.~IPS DE

IJRnIE. -

rITh~Sr:

Il i; F.\t'T DE HELA-

T IQN .\VEr. L E SI NISTRE.

I l appal'iieHt â la Cour de cassa/ion de "echel'chel' 8i les
(aits soztL'el'ainement cOlll;;la/~s pal' le.r;: i/lfje.~ du (ond,
}71'ésenfellt les caractè/'es ;'w'idiqlles qu'il.r; leul' olli
ath'ib,,!!s,

�l 11 8 )

( 11 9 )

L'm'Iicle 15 du "ègleme',{ dll ' " srplemb,.e 1884 &gt;le p"es-

ments se trc uvaient,l'un pal' rappol-L Il l'autre, dans la posi-

crit de L'en;r Su r (1'ib01'd que dans le cas o'li, pelldant le
JOU1', chaque bdtiment l.'OÜ les mâts de tau trI: t oul li
(a i t ou à (,'ès peu près dans le p"olo1lgemen{ de son ca)
et DÛ , pendant la Hl/if ) C/lOque b(jliment est jJlac~
maniè,-e à voi,. à la (ois le. deu,~ (eux de cOlé de
rautre .

Lion m ême décrite par J'al'Hele \ 5 du rl'glemen t interna-

d;

Cette manŒuvre n'est donc pas /w esc1'i(e dans le cas oû la

bl'um e a em~J~ché les d eu.Y: Havù'cs de S8 voir avant le
1?lament même OÛ l'abo,.da!Je a eu lieu, alo1's méme
qu'un coup de si(l/el am 'a il élé enlendu ava&gt;ll ce
m.oment.

Le

laa de n'avoir pas diminué

la t.'itesse d'un vapeu}' en

t emps de bru me, ne peul cOHstituer une (aide enll'aiJwllt
la responsabilité d'lUI abol'dage, qu'autant qu'il y a, ell(,'e ce /'ail el l'abordage, Ilne ,'elalion rte cause â effel,
( COMP,\ Gl'tE DU TO " KtN COl&lt;TnK F_\nRE),

Nous a VOlts rappor té dans ce recue il (1 885 , l , 2G5 , 1887 ,1. IGn) le jugement r ellr]u dans cet te affaire par le TI'i·
bunald e commerce J e ~I arsei ll e, le 3 août 1885, e t l'a''!'ot
confit'matif de la COllr d'A ix ùu ~ d&lt;'centbl'e de la même
année,

Pourvoi en ca al ion pal' la Compagn ie du Tonkin.

LA COUR ,

ARRJ~T .

Attendu qu'i l a ppartient ù la COll!' de cassation de rrche rcher si le- faits consta tés souverainemen t par les juges du
fond prËsentent les caractère~ juridiques de la faute par
eux reconnus; flue, pOUl' d!oc id er que la collision qui s'est
'1 mal'S 188;), enlre le Y~lpellt' 1I!tW1'ice Réunion eL le vapeut' Tonlein, da ns les I)al'ages du détl'oiL de
Gibraltar, é tait exclusivement imputable au vapeur le Tonkin, l'arrêt attaqué s'est fon dé s ur ce q ue les deux M ti-

produite, le

tional du \ ... septembre 188't, qlli prescrit, en ce cas, ùe
venir SUl' tribord ; qn'ainsi, 10 vapeut' le TOllkin a commis
une faule en ve nanL sm' bâbord , tandis qu e le vapeur

11Ialwice- R éuuion s'est, au contraire, conformé au règle-

ment, en v nant sur tribord;
Mais attendu qu 'il r és ulte des constatat ions même de
l'a lTôt attaqu é, qu e 10t'S du sinis tt'e le t mps était hru --

meux ; que les deux navi res ne se sont aperçus qu'au mom ent m êm e où l'abordage a e u lieu; qu e le capitaine du
11'laurice-R éunioH est venu sur tl'ibol'd parce qu 1il avait
entendu u n son de sifilet lui indiquant un bateau h vapeur
droit devant lui ou à peu près; (lue le capitaine du T01Ikin
est venu sur bâborù, e t ~uïl a déclat'é dans son rapport de
m et', sans qu e re fait soit dé nié par l'arrêt attaqué, qu'il
avait entend u par tribord un coup de si fil et assez 1lro longé;
Qu'il rés ulLe de ce qui précède, 'ju'on n'était pas en présen ce du cas prév u pat' l'arti cle t5 du règ lement In temational, lequ el su ppose, en term es forme ls, q "~ les deux navires, étant en vue l'un de J' aul"e, ont p lI ainS I se rendre
exactem ent compt e qll 'ils se trouvaient dans les seul s cas
que vise cet article, c'est-à-flil'c (( I ~R cas dans l es~uel ~,
pendant le jour, chaquB Mti ment VOit les m:lts de l au tt e
nav il'e, l'un pal' l'a utre ou;\ très peu pl'èo; ellout it faltou ci
très peu près dans le prolongement de son ca p, et pendan t
la nuit , le cas où chaqu e M tim en t est placé de mamère;l
voi l' les deux feux de cô té de l' autre; 1)
Que le navire le To»kin n'cst donc pas néce~airemen t
en faute pal' leseu l fait de n'lÎl t'e pas ve nu sur trtbord coofO t'm ément Ù la l'ègle écrite dans l'article 15;
Quï l résulte des constata ti ons pré- rappelées, que l'abordage s'est produ it dans des c it'c,lIlstances exceptIOnnelles

�( 120 )

(

I~

1)

qui doivent être appré cié~s et examinées confOl'mément aux
indications fourni e par l'article 23 ;
Quïl est nai que l'arrê t attaqué constate encore que,
contrail'ement aux prescriptions du règlement international, le TOllkin marchant il dix nœuds par un temps de
brume, avait une vitesse yui n'était pas modérée ; qu'il l'a
toujours maintenue; que, au contra ire, le ,n'fau,'ice-Ré!l _
nion a l'alenti a vitesse conrormément au règlement; qu e
l'ané t attaqu é déclal'e que la responsabilité du Ton/rill
résulterait, au besoin, de sa marche à ,dix nœuds;
Mais attendu que pour que cette déduction fùt jlll'idique,
il faudrait dans l'état des faits constatés qu'il fût établi que
c'est la faule que le Ton kin a comm ise, en ne l'alentissant
pas sa vitesse, qui a suffi par e lle-même à causer la collision ; que non-seulement l'anét attaqué Ile constat e nulle
pal't qu'il y ait, eu une l'elation direct e entl'e la produ ction
du sinistl'e e t la vitesse de marche du T on/àll , mais enCOl'e
qu'il énonce expressément que l'abol'dage a é té le résultat
des manœuvres ci -des us décrites, le A[a 1l1'ice-R~un i() n
venant SUl' tribol'd, tandis que le T onki n venait SUI' bâbord,
manœuvre qui auraiL é té fautive de la parL de ce del'niel',
en vel'lu de l'article 15 du règlement, ;
Qu'il suit de là, que la déci ion de l'anét attaqué pOl"
tant (fue l'abordage éta it exclusivement impulable au vapeur le TO ll kin , qui seu l en clevait s upporter la responsabilité, manque de base légale, e t a viol é les articles su svisés ;
Par ces motifs, casse.

D" 19
Prés"

mal's 1888,
COUI' de cassa Lion ( Ch . civile). _
M. BARBIER, 1" prés. - P l" MM. MORILLOT e l.

ARMATEun. -

Fi\ CT E DU r. ArtTAI NE. -

CLHISt::

o'mn ES PO NS AlJILI 'r ~; .

' c e et v alable la clause 1,a,' laquelle l'aJ'male",'
E ·t l!Cl
l
'f ' ( 1)
déclm~e ne ]Ja s ?'épol1d'1'e des (a il les (. Il cap' Gl ne
.
J

"

( ConK S'I'EAj\f 81i l1' CmlPAN Y CONTnF. GOSS EN E'l'

Co) .

Du 2~ j uille t 188!1, ju gem ent du 'l'riblln~1 de r omm e,'ce
d'A nver s ainsi con çu :
Vu le procès- verbal d' experli se ;

m,ï\ en'• résulte qu'une partie du maïs
transI\tl end u '"1'
.
L
é
)(:rté a été échauffé à cau se ci e la haute tempel'a m e l' 1nant dans les cales voisines des chambres de Chauffe,; que
~'avarie imputable à ces causes s'l! lève, avec les fiaIS, à
1
f I' . . qu 'ell e est le rés ult a t de la haut ~ temp~ratlll'e
,
. cn
provenant' d es m achin es', dès lors ' le capll~1I1e t dOit
ux
termes
d'une
jlll'is
pl'udence
con
stan
e
,
ré pon d re , a .
. .

487

\ttendu que la Cork St cam Ship Compan y, proPI'I;ll~l~e
DoUel'el soutient ne pas êLl'e tenu e et a Ig e
d
- fait s de son" capllalne,
"
u . les
aux termes de la conpa "
lée pal' les afTréteurs; celle
convenÜon de transport accep . t
({ les a rm a tenl'~
J steamer

conven tion contient, en ~ffel , la cl~u se ~1\1~ommages quel-

ne l'épandent pas des ;,ccldent s , P:I:~~~d~èl'es de la navigaconques résultan t des machll1es ,
te léfT!ifTence ou faul e
Lion c\. vapeur, ainsi que de 10uL :le ,1 '? 1:).
•
'llole, du ca pitaine ou de 1 éqlllpage ,
e dl'
qu e 1co n
qPu
1
Attendu qu e la Compaguie ne soutient pas q ue es

SABATI ER.

1,. v. A I'nuteuf, Il ' 5. -

( 1) Voy. Conf. 2- T3 b~C déccn;8~ ' 2 G3,.l !Itl . _
1882. 2. ,'26 , - 1883.1. r!. - 1 1. ,

1886 . 2. 6t.

Ge l'CC.

18Sfl. ? 31. -

�(

1 ~2

)

a varies dont se pla ignen l Gossen e l C', suient u ne conséquence nécessalJ'e et inê\'i tablt! de la navigalion à ,"apeul',
de ses mac hines eL de ses c ha ud ièl'es; cela ne saurai L èll'e
oulenu , puisque ces avaries pe tl\"e nt être évitées, soit ln
prena nt ce l'Iaines preca utions, solt en logea nt la marc hand ise da ns u n a u ll'e endroit, et en réservant les ca les 1'0isi nes
des machines à des ma l'ch andises non -su cep Libles de
'a var ier par la lempé ra tme plus é levée qui y régne;
AItend u que la cla ll se q ui exonère l'm'ma lenr de tonte
res ponsabili lé pom les fa il s, les négli gen ces et les fa nles
du ca pitaine e t de l'éq n ipage , est de nulle va leur, comme
é la n t con traire à des d ispositions d'ord l'e public; la Cou r
de cassalion a décidé, i l est vra i, que des clauses de celte
nature ne sont pas con traires a u x d ispositions des a l'ticles
1382 et s uivan ts du Code ci l'i l, parce qu'e ll es sont exc lus ivement régies par les disposi tions légales applicables aux
conve n tio ns ; notam m ent, la Cour décide que la clause qui
limite la responsabilité d u voitu ri e r à un taux ,nxe infér ieu r au dom mage véritable, est licite et "alab le , aux tel'mes des articles 11 34 et 11 52 du Code civil , même s i le
do m mage est causé par une faule prou l'ee eL avollee des
p ré posés d u vo itur ier, ou même de ce demi er person nellem enl., p ourn qu 'i l n 'ait l,as co m m is de do l ; la mêmc
solution sel'ai t app li cable, au x ler mes de celle jurispru,
dence, il la clau se q u i exonél'erait le l'o itu r ier de toute responsabilitti de pertes, d 'avarie et de do mm ages;
Mai attendu que, en matière mm'ilime, ces pl'inci pes ne
peuven L être appliqués; d'une p" I'I, il s délruiraienttoute
sécurité et loute confia nce dans les expéditions mantimes,

Iaü;anL ainsi l e tort le pl us gl'a \'e aux Il'ansaCI ions commel'cia les ; ils favor iseraient la fl'aude eL le do l, en encourageant le capita ine et l'équipage à détourner;\ ICllI' P"OUt les
objets quïls transporte nt; ca l' il est cerlai n que la ga rau lie
résultant pour le desti na la il'e de ce q u 'il peul prouver le
do l, esL u ne garan tie i lillsoirp, pu isq u'il sera presqlle lou-

( 123 )
jours impossi ble à un parl icu li er de pt'otlv~r l,ï rl lenlion
dolosive, UH dé tou l'lIement fraudu leux pel'pell'C pellll anL
un voyage loin tain;
Attendu , d'au lre Ilart, q lle ceLte clall se est contl'a h'c ,\ des
, d ispositions d'ordre public:
l' L'article 7 de la loi mar itime(C, co m., art, 2 16) défini t
les obli Cl' ations de l'al'maleu l', ai nsi quc le moyen de
s' affran J ür par liellement de ces obli gations , eL ce, en ces
t~l'm cs : « 'l'out pl'opl'iét.\Î t'C de navire est cÎyi lcment t't:!:i-.
ponsable des fai:s du capilaine, eL lenu des e,ngagem~n~s
contractés pal' ce dem ier, poUl' ce qm est rclal lf all nal li e
et il l'expédilion , II peuL, dans tOllS les cas, s alfl'an~~lIr de
ccs obli "al ions par l'abandon du navi re eL d~, fret. l outefois, la (acullé de se li bérer par l',,ba ndon n est pas accol'=
d'e à celn i qlli esL en même temps caplta111c et propllé
t~ire, II L'artde commence pal' poser e11 règle la rpspons"~
b i/i lé complète de l'ar malem pOLIr lous les e~,gagemen ls dl
ca p"ilaine re latifs à l'expédilion; ens11lle, ~I l11mle celle
respon"bi lité dans une seu le hypothèse: 1:HmateLlr l'ell l
s'affra nchir de ses obli gatIOns, et il ajoute d~ 11 11el~eé~;~~'~
ni èl'e, pal' l'abandon du I1nVÎl'e ct du fl'cl ; enhn Il ,. (',
que s i le propriétaire du navil'e C~L Cil mème te:nps '.t: ~ap l
.

l

'\

la111 e,

1

1e peu L pas même li mite r de cette l1WI1JèIC sa
b' 'l ité' pour Illi la respo nsa hililé de ses fautes eL

respon::.a l

l

,

.

l'~'e

ll se l'a l t

de ce ll es de son éq uipage l'este tou]oms CII', ICI' ci",dmeltre
l 'leet'\i'espn Ldcl'ctarttC &lt;
.
donc conlr::ure au ex
. ( '.
[. 'hi t' j'arma telJ r
q u'u ne si mple

con\'en~ l on 'plllsse, a 1:1;~ lo i soil d'ulle

d'u ne obligation ql1 i lUI est Imposee pal",
manière absol ue, soiLd'ullc nlallll'I'C ImHtéc
9'

1

'
fi l

J ', 'l' 'le', n' 13 de la lui mat'itime (C , corn" arL l , ,

. tH J(
l '
l'ivilt,,(1~ SUI' le nanl'C pOllf
§ 11 ), accorde au chargeur tin 1~ , ~ _,0 h marchandise pal'
&lt;
1'1 1'l: IH\raLion dl'S dommaAt's :11'1''' CS.l ~
, t'aute du capitaine t de l ' cll
\ lllp&lt;
. age'1
la
'.
des [lrÏl'i lèges. est d'O l'ùrc Jl11 Allendu que la mnllerc

�( 124 )

( ln )

blic, et qu'il n'est jamai permis d'y dél'Oge,' pm' une con\'ention, pas pl liS pOlit' crée,' des pl'i\'ilèges en dehors de la
loi que pOlir sllpprimer cellX q\ti s'y tron\'ent ; or, décha,',
ger à l'avao ce le propriétaire du 11avi"e de toute responsab,hté des dommages, c'esl upprimer, au m oi ns indirect em enl, le privil ège lui-m ême;

même de s'assur'er contre les conséquences de sa propre
laute (pourvu qu'elle ne soit pas grav ) (a r'L, 33, loi du Il
juill 187!t), ce qui esL une dérogation au principe public
desal'ticles t382 eL suivants du Code civi l. Si l'on peut se
prévaloir du bénéfice accordé pal' ces dispositions,c'esLuniquem enL dans la maLière spéciale pOli\' laquelle elles onL
été éCL'Îtes, pOUl' autallt que l'on sc Lrollve en matière
d 'assurance; si la loi perm eLdes dérogations aux pr'incipes
gén éraux moye nnan L des conditions dét~rminées eL sous
une lorme qu 'elle iudique, on ne peuL pas en conclure que
ces dérogaLions sont applicables à toutes les maLières sans
condiLion ;

3' La loi a défini, de la manière la plus stricte, les obligat ion s du capi tain e de na\rÎl'e, eL a indiqué les molles de

preuve qui, seu ls, peuvenl ètre invoqu és ù sa cha rge p01l1'
l?s dom mages al','ivés allx objets transporlés; il rallt que son
11\' ,'Il de bord soit r'éguli èremenL lenu, et que le rappor't de
m er soit rait aussitOt il son arl'Îl'ée il destination , a\'anL
l'oU\'ertme des éco ntill es (V, art. 15,32, 37,38 de la loi
maritim e) ; et ces dispositions légales sont lellamenL d'or'dr'e public, que l'ancien Code de commerce comminaiL une
peine (des pOUl'suite extraordinaireô) con tr'e le capitaine

qui commençait le déchargement avant d'avai !' Jait son l'ap.
port (a rl. 248) , 0 1', taules ces disposit ions, qui sont la sa uvegarde nécessaire des int é r'els des c ha"genrs, deviennenL
a ns objet si l'on valide une con\'ention libér'anL l'armalellr et le capita in e de toute responsabi lité des doU:mages;
Cal', i la cla use d'irresponsabilité est, valable en ce qui CO Il cer'n e l'armateu r, ell e le se,'a éga lemen t pOli!' le capitaine,
aux term es de la jurisprudence de la Cour de cassation
l'appelée ci-d essus, à moin s qu'on n e prouve l'eXistence
d'tlll dol conLre l ui;
ALtend u que vainenren Lsou tien t -on que la cla use cl 'i nesponsabilité de l'armateu r est valable, puisque la loi permel
à l'arm ateu r' de s'assurer conLre la barater'ie (loi marilime
du 2 1 aoliL 1879, art. 18\ ; C, rom, art, 353), c'est- à-d ire de
s'affranch ir pal' une aut,'e ' -oie de la res ponsabilité des
lautes du capitaine; il est à remarquer que la matière des
assurances eSL un e malière spéciale, dom les principes ne
peuvenL pas loujour's êt r'e étendus aux autres contrats;
ainsi, la loi sur les assur'ances contre l'i ncendie permeL

ALtendu que la clause d'irresponsabilité dont a rgumente
la Cork Steam Ship Company est donc nulle, et que la
Socicté doit répondre des dommages occasion nés aux marchandises transportées;
Attendu qu'il y a lieu de compenser jusqu'à due concurrence la somme réclamée par Gossen eL C' au capitaine,
qua/itate qua, avec le montant du freL réclamé pal' la
Compagnie:
Pat' ces motifs,

Déclare saLisfactoire l'ol1'1'e de Gossen eLC' de paycr à la
Cork SLeam Ship Company, pOtl!' solde de freL, 4It7 ft"
Pourvoi en cassation pal' la Cork ~te"m Silip Company,

L" COUR,
~lll' le premier moyen (violation des al' L, 11 07 eL 11 34

C. ci v. , fausse applicalion eL pal' cOllsél~ uent ,\'IOI~ttOn ~e

ra rI. 7 de la loi du 21 aoùt 1879, (a rt. 2 16 de 1 a(ncr et~ Co e
de COOl,), dera,.t. 4, .. ' t3de la mèmelol(arL , l OI, n I l:de
l'anüien Code de con!.), et, en tant que ue beSO llr,desa ltl-

�( 126 )

( 127 )

cles 13, 32, 37, 38 de lad ite loi, en ce que, tout en recon n aissant qu' il est permis tl e s tipu le r la non - responsabilité
d 'une fa u te personnelle 0\1 de celle d'tll1 préposé, le Tl'ibllnal a relu sé de faire app lication de la c1a u ~e la nnelle de
non-garantie visée au ju gement , en déc id ant yu'en ma tière
maritime e t su ivant les dispo itions légales éno ncées, l'armateur ne peut se dégager de la responsabi lité ùes fa utes
du capitaine p ar u ne cou ve ntion avec le destina ta ire :

Allend u que, pour justifiel' I'aunulation de la cla use d'irresponsabi lité. l'on arg umente en vain du danger que ca llit
le proprie taire des marchand ises, il l'aison de la difUru lté
de pl'ollver le dol ou la faut e Ju ca pit aine; 'l ue le cha rgeur est li bre, en effet, de pl'efél'el' une l'l~r1l1 c t io n de pri x
d u tr"!l'port il la res ponsabilité de l'a l'mateUl', t ell ~ lIu'elie
est limi tée par l'article 7, para g ra ph e~ , 'il trouve Sa il pru lit, soit il SUppol'tel' lui-même les risques de la cargaison,
soit à les faire couvri r complè tement pal' une assurance;

Attendu qn'aux termes de l'ar ticle 1134 du Code civ il
les COlw entlOlls lt'ga lemen t fO l'ln ée~ tienn ent lie u de loi ,1
ceux q ui les ont faite ;
Attendu que, suivan t l'artic le 7 de la loi du '2 1 aoùt 18iO
tout pl'Opriéta ire de n avil'e est civilem e nt responsable d e~
faits du ca pitaine, et tenu ùes engagements contractés par
ce dernier p our ce (Ini est r e latif au navire et à l'ex péditian ;
Attendu que, III cette disposition, ni les prilJcipes du
droit commun n 'interd isent aux parties, si e ll es croient y
tro uver avantage, de stipuler ql1e J'arm ateur sera affranch i de la responsabi lité des fa its du capita ine et des gens
de son éq uipage; qu ' il r e sort de la loi mèm e que ctlte
res ponsab ilité n 'a pas é té ins ti tuée dans u n intél'èt d'ordre
pub lic; que le para graphe 2 de l'article 7 précité donne à
l'ar ma teur la facu llé de s'y sous tl'ai rc au moi ns par tiellem ent, e n abandonna nt le nav ire et le fr e t, et e n ne laISsant ainsi il l'affréteur qu' ulle compensation ill usoire de la
pe rle de ses m a rc band ises, lor5(j1:e le navi re a péri ou ,,'a
q u' une va leur in fé rie ul'eà celle des m a rchand ises perdues;
qne l'a r ticle 18'1 de la dite loi du 21 aou t 1879 pel'met,
d'au tre part , à l'a rmateu r de fa ire peser le poids de sa responsabilité sur un autre en s'en déc ha rgean t a u prix d' une
assu ran ce; qu 'il n 'e t poin t contrai l'e, dès lors, à l'ordre
publi c de co nyenü' q ue l'a O'ré te ur se l'a son p l'opre asôUreu!', Ou prendra à son compte les Irais de l'assUl'a nce pUt'
un tiers;

Attend u que l'on n'est pas mieux rondé à dire que les part ies n e pe uven t déroger il l'article 4, parag raphe 13, de la
loi du 2 1 aoùl 18ï9 , qui accorde un privi lège sur le navi re
à l'all l'éte ut' pour le ga rantir des dommages-int érèts l'ésul tant du défau t de déli vra nce 011 de l'av31'ie des marchandises ca usée par la fau te du capitaine ou de l'équIpage;
qu 'il est de prin ~ ipe que le ct'éanci€l' a le dl'oit de l'enoncer
aux privilèges créés en sa faveur;
Atte ndu que l'on suppose également à to rt q ll e les ar ticles 15, 3~, 37 et 38 de la même loi, qu i déter min aient les
devoirs du capita ine qu ant il la tenue du liv re de boni et
au l'ap port de mer, seraient illutiles eL n'aura ient pas élé
i ntroduit:; dans la loi } si cell e-ci avait permis ù l'armate ur,
ct, pal' une conséquence logiq ue} au ca pil ~ i,n e, d,e se ~éga13er con tractuellement de leu\' responsabilIt é \/lS ,\ - YlS du
chargeur ; que ces dispositions, en etl'et, pOl'lees dans ,le
bu t de l' t'oté&amp;et' les illl éréls mul tiples a uxqu els 10 mauvaise
o
,
1
ges tion du capita in e pourrait nuire, tL'O ln~ent lOUJ~llrs eut'
ra ison d'è tre, mème quand ce dernier a stipulé qu 11 ne serait pas as lre int à la garantie de ses fault's ;
Attendu qu'i l résulte de ce qui pl'écède, q ue le jugemen t
d éno\lcé, en déclarant n ulle, dans l'cspèce,
clause ell
qu estion, a faussement inte l'l)l'été l c~ le:\l~s LJI'~m~Jl tJOlln e~
de la loi d u 2 1 ao ùt 18ïn, et par slll te, VIOlé 1 a rticle 11 3 1

1:'

du Coùe ci vil :

�( 1?8 )

( 1'29 J

Sans qu'il l'est lieu de 'occuper du deuxième mOlen :
Casse,

n u IZ novemb,'e 1885, que ( l " Ch,), -

P,'és,) M,

SOCÜ!TE EN1'IlB 1!:poux . -

DE

COUI' de cassa lion de BelgiLONGÉ,

NULLITB. -

SOC IETÊ DE FAIT,

RÈGLEM EN T ,

L 'existence d'une societé ent1'e épou:c, méme fudiciairement séparés de biens , con(é1'erait à chacun d'eux 1me

égalité de d,.oits incompatible avec la puissance mm'itale, et modifie mit les ,'apl'0"/s d'in téré! e,l'islanl enb'e
eux, contra;,'e11lent à la ,'égle de l'immutabili/é des
conventions Inalr'imoniales.

Une telle société doil donc éh'e considé1'ée comme "ulle ,
T ou/efois cetie n/lllité n'empêche pas qu'il il ail lieu fi
"è[/lement des opérations (aites en com·mU1/- pendant la

pé1'iode

0/1,

en fait, la société a existé CI) ,
( LEGEN DRE CONTRE LE BRET),
ARR~T,

LA Corn,
SUI' le premier moyen:
Allendu qu'aux termes de l'article 1388 du Code civi l, les
époux ne peuvent dé roger a ux d l'oits résultant de la puissance maritale sur la personne de la femme ; qu'aux termes de l'article 1395, les conventions matrimoniales ne
peuvent receroir auc un changement après la celébl'ation
d u mariage; que ral'ticle 1451 du même Code déclare

null e loute convention pal' laquelle les époux judiciairement séparés rélablil'aient leul' communaul é sous des condit ions différentes de cell es qui la réglaient antérieuremenl,
et qu 'en fin, a ux ICl'mesdes arlicles 5 du Code d ~ commel'ce
et 220 du Code civil , la femme ne peut être l'épu:ée marchande publique qu'autant qu'elle exel'ce un commerce
distinct et séparé de celui de son mari;
Attendu qu'i l résulte de ces ~rinc i pes que loute société
ex islant ent re é poux, même séparés de biens judiciaire menl, conférerait ù chacun de ses membres un e éga lité de
droits incompalib le avec l'cxel'cire de la puissance mari laie
et modifiel'ait les rapporls d'inlérêt exislant entre e ux,
conlrail'em enL à la règle. de l'immut abi li lédes conven tions
m atl'imoniales; qu'il suit de là qu e de telles associa i ions
qu i n'ont pu légalement se form el', doivent êlre considérées comme non-avenues;
Mais attendu que la nullil é d'une sociélé créée dans un
but d'intérêt licite en lui- même, n'empéche pas que, jusqu 'au moment olt ceLte nullilé est demandée par les in téressés, il n'a it pu l' avoil', enlre les pl'étendus assocIés,
des l'apports de fait qui doivent se l'égler sans qu e l'un
s'enrichisse aux dé pens de l'aulre, e t qUI, pur conséq uenl,
ouvrent à chacun d'eu x le droit réciproque de se provo que r au pariage de l'actif et du passif résultan t des olJéralions qui ont élé faites en com mun ; que c'est donc il bon
droit que l'arrét allaqué, après .. v~il' ,reconnu" el,üre les
épo ux Legendl'e,séparés de bIens Judlcla lr~menL, 1 eXIstence
d'une sociélé de fait poul'l'exploilation d un etabltssement
dit Café Glacier, si Lu é à Rennes, a ordonné la liquidation de
cette société con fol'mément aux règles de dl'olt e t aux usa·
ges de la m ~tii::re; qu'en staluant ain~i , il n'a violé aucun
des articles de loi visés pal' le pourvoI;
Ileje Il e,

(2) Vo)', ce l'ec , 1886, 2, 08, -

1887, 1, 10U,

2' p, -

1888,

o

�( 130 )

l 131 )

nu

7 ma,'s 1888, - Cour de cassation (Ch . ci". ) _
P rés. , M. BARBI ER, 1" prés. - P l" MM, ROGER- i\JARvAISE

ARR CT.

eL BoI\7JN·CH AMPEA UX .

l "'AILLITE. -

HYPOTH ÈQUE NULLE AU PRO FIT DE LA MASSE. _

HYPOTHÈQUE POSTÉRlEUR E VALABLE, -

OROIlE, -

ATTRI -

BUTION A LA MASSE DU MONTANT OF. LA COLLOCATION.

L Olr sque, dans l'Q1'd re o uve1'{ sU?' le p 'rix d' un i mmeuble

d'un (ailli , il y a des hypothèques nulles au profit de la
masse, -.1 des hypothèq ues opp osables à la masse, la nullité des p remiè" es ne dot! p a( avoit' p o,,,, et/et de donner
un meilleur r ang dans l'ord,'e au x c1'éancie1's ]J0sté.
'r ieurs, puisque ce n'est pas au ]J't'ofit de ceux-ci que

celfe nullité est prononcèe ,
Ma is il n 'en ,'ésuUe pas, non p lus, que les hypothèques
("app ées de nullité au profit d e la masse, puissenl sortir à effet ,
L a collocation alt,'ib!,ée à ces hypothèques doit donc élre
dévolue à la masse .
El cela ne doit p us '1.voit' lieu p at' ( orme de subrogation
en faveur du synd ic, ni de collocation en 80u8-01'dre,
1nais en d écla1'an t simpleme11t que le syndic pe1.d tou·
cher, com me une somme c/n:rogl'aphm:"e, pm' les voies

d e droit , le mOlltallt de la collocation dont s'agit,

Considé ra nt qu' un jugem ent d u Tribun a l de comme rce
de la Se ine, du l a j uin 1884, a dé fi nitivemen t fi xé a u 1"
a vri l 1882 l'é poque de la cessa ti on des paie men ts du sieur
Gasse ; que le m ê me ju gement a, par app lication des a rti cles 446 et 448 du Code de co mmerce, déclal'é nu lles et de
nu l effet à l'égard de la m asse créan cière de la faillite les
in scr iptions h y pothécai res pr ises par Provost et fi ls et par
Rousseau , les 1 1 e t 1'l av ri l 1882, et en a ordon né la rad ia tian ;

Considérant q ue Robert et consorts, créanciers, so utien ne.nt q ue les i nscrip tions do nt la n ulli te a été prononcée
par le j ugem en t sus-énoncé, doiven t être défini livement et
au regard de tous reje1ées de l'ordre et qu'ils ont le droit

de monter au rang des insc!'iptions annu lées;
Considéra n t q ue Bo ussUl'd, en q ua lité de syndic de la
fai ll ite Gasse, demande il la fois le mai ntien au regard
des créanc iers hy poth écaires postét'ielll's des inscri ptions
p rises pa l' Provost et Roussea u, et l'a tt ribution il la masse
clli l'ographaire des "ommes gara nties par les inscri pti ons,
lesquell es son t a nnu l6es il l'égard de celle- ci seul ement ;
qne Provos t e t Housseau so utiennent nfi n qu e leul'S inscri ptions fra ppées d'une nu llité rela ti ve il l'égard de la
m asse, et en ta nt seulement qu'c ll es n ui ra ien t ;\ cell e-ci,
demeuren t va lables il l'égard des cl'éanciers hypothécaires

( ROBERT CONTRE SYNDIC GASSE).

postél'ieurs,et que, dans la cause, elles do ivent être main tenu es à leur rang co mme ne préjudiciant pas, en fait, aux

Nous a vons ra pporté da ns ce rec ue il ( 1886 . 2. 39) le
jugem en t rendu dans cette a fla ire, par le Tribu nal civ il de
la Seine, le 29 décem bre 1885, q ui avait décidé en sens
in verse la seconde des de ux questions ci-dessus.

intp. I'êls de la masse,par suite de l'ubsopLion de lïn tégl'u li té
du pri x à dis tribuer par les créanciel'S h ypothéca ires noncontestés ;

Appe l par Robert et consor ts.

Considéra nt q u e la situ a tion d ll fa illi qu i possède des
imme ub les grevés d'h ypo thèq ues,se règle selon deux moJ es

�(

132)

distin,cts : par la voie de l'ordre pOUl' les créanciers hypothécall'es, par celle de la cont,'ibutioo pour les créancier
chir,ographai,'es 00 devenus tels par l'insuflisance du prh
des Immeubles; que le règlement de l'ordre doit s'opérer
entre tous les créanciers hypothécaires doot le d,'oit entre
eux n'~t pas con testé, sauf une fois ce règlement opéré il.
détermIner les droits partICu liers de la masse; qu'il y a
h eu à cet égard de p,'éciser le sens et la portée des articles
446 et 448 du Code de commerce ,'
Considérant qu'il résulte manifestement de ces mots:
• Sont nuls et de nu l elIet relativement à la masse tous
pai&amp;ments, toutes hypothèques "" etc,; » que l'exercice de
l'action en nullité prévue par l'article 446 el en annu lation
prévue p2r l'article 448 appartient exrlusivement il la
masse, c'est-à-dire il. l'ensemble des cl'éanciers chirogra,
phaires du failli;
Considérant d'une part que ces nullités édictées dans le
but de faire tomber des causes de p,'élérence irrégulièrement acquises, doivent produire elIet, et rte pas r ester il
l'état de lettre-morte; qu e, d'autre part, Il serait contrai,'e
à l'es prit de la loi, aussi hien qu'à son texte, que le bénéfice
en f ùt recueilli pal' d'autres que ceux dans l'intérêt desquels elle" ont élé prévues par la loi; que c'est d'après les
principes qui précèdent que doivent être appréciées les
prétentions respect.ives et contradictoires des parties;
En ce qui touche Robert et consorts et Chevalier:
Considérant qu'à leur égard l'annulation des hypothèques
de Provost et de Rousseau n 'apporte aucune modification à
leurs droit~ ; que la loi les laisse en dehors des dispositions
des articles 446 et 448; qu'i l" conservent leur rang sans
que rien justifie une vocation à leur profit à un rang
supérieur; que te caractère purement relatif de la nullité
des hypothèques de Provost et Rousseau oe peut être assimilé à leu r profit à la non-existence des créanciers hypo-

( 133 )
thécai res antérieurs; que d'a illeurs à leur égard le main tien des inscript,ions ann ulées ne port e aucune atteinte à ln
situation h ypothécaÎl'e en vue de laquelle ils ont contracté;
Considérant enfi n que les appelants ne sont pas davantage fondés à soutenÎl' que les règles générales du régime
hypothécaire s'opposent à ce que la radiation d'une inscription soit opérée au regard d'une ca tégorie pa"ticulière ùe
créanciers seu lement; que s'i l est v,'a i que les dispOSÎlions
des articles 1,46 et 4ft 8 constituent une dérogation au d,'oit
commun, cette dérogation est non-seulement expresse,mais
encore compatible avec la publicité du système hypothécaire; que la radiation n'est pas, en elIet, pme et simp le,
mais qu'elle doit, au contraire, être opérée dans los termes
mêmes de ral'licle 446, et du jugement ql1ll'ordonne, c'està- di,'e relativement à la masse seulement;
Que c'est donc à bon d,'oit que les premiers juges, dont
au besoin les motifs sont adoptés, on ce qu'ils n'ont pas de
contrai re à ceux qui précèdent, les ont débo utés do leur
demande;
En ce qui touche Provost et Itousseau :
Consid érant que malgré l'an nulation de loms in scri ptions,
les premiers j uges ont ',l'don né CJue Provost et Housseau
demeureraient définitivement colloqués à la date de leurs
inscr iptions, pal' ce moti f quo, le pdx des immeubles du
failli étant enti èrement absorbé pa,'les créancie,'s hypothécaires postérieurs, l'exercice de leurs d,'oits de p,'élérence
ne porterait dans la cause aucun préjudice il la mas,e;
Mais considérant, d'une part, que les nullités dont s'agit,
pou r n'étre que relatives ,\ la masse, il r exclusiûn des créanciers hypoth écaires, n'en sont pas moins fermes et déli.nilives à son égard ;
Qu'ell es n'ont pas le caractère éventuel et conditionnel
que leur attribue le jugement frappé cl'appel ;

�( 134 )

( 135 )

Oue, d'aulre part, le ma in tien au pmUt des créanciers
annu lés de leur droit de préfé~e n ce nuit à la masse ainsi
qu 'il.a être ci-après établi;

Roussea u soient tenus de lui procurer le bénéfice des bOI'dereaux de collocation qui leur seron t délivrés;

, Considérant enfin que c'est créer un e véritable antinomie
lu n d l,que gue de constater la n ullité d'une hypothéque et
de lUI fa Ire prodUI re cITet au rega rd de ce ux- là mêmes
con tre qu i t'a n n u lat ion est prononcée;
Ouï l y.. a do nc, li eu d'infirmer le jugement do nt est appel
en ce qu Il "mallltenu Housseau, Provosl père et fils a u
préjudice de la masse, dans le bénéfice d'i nscr iptions 'annu lées au regard e: dans l'i ntérêt de celle-ci ,'
En ce qui touciJe Doussard ès-qualités:
Cons idérant que le caractère méme de la nullité relative
prévue par les article' .\.\6 et H8 du Code de commerce
démon ke suffisam Olen t que l 'inscri pt io n est i ne,i tau te à
l'égard de la masse seulement et qu'elle subsiste, au contraire, à t'égard de tous autres, et notamment des créanciers
hypothécaire;;; qu'i l suit de là que les créanciers dontl'hypothèque a été. annulée pal' application des articles sus-

visés, doivent èLre maintenus dans l'ol'dre, au regard des
autres créanciers hypothécaires, au ra ng de leurs i llscriptians r espectives; mais q ue simp les créanciers ch irographaire3 relativement à la masse, i ls ne sauraient conserver
définitivement le bénéfir:e d'u ne hypbt héque nu lle envers
cell e- ci, et qu'ils doivent êt l'e tenus de fa il'e état à son
représentant légal de tou tes sommes à eux attl'ibuées en
vertu d'un droit de préférence inexistant à son égard; qu'il
est manifeste que le but de la loi ne serait pas atteint si la
nu ll ité relative qu'elle prononce dans l'intérêt de la masse
seu le, devait profiler, non à celle-ci, mais aux créanciers
hypothécaires postérieurs ou aux créanciers annulés euxmêmes; que c'est donc à bon dl'oit que Doussard ès-qualités est intervenu dans l'instance sur coutl'edits formés
contre le règlement provisoire, et demande que Pl'Ovo.st et

-

Considérant tou te fois que le syndic n'est pas fondé à
demander sa subrogation da ns les droits des cl'éallciers
h ypoth écaires annu lés au regard de la masse et la délin ance directe à so n nom, en sa d ite qualité, des bordereaux de collocation ; q ue la mass'e ne se tl'O uve, en e!l'et,
dans au cun des cas prévus par les articles 124 9 et suivants
du Code civil ; q u' il y a lieu de di re seulement qu'ell e li,
sur le montant de la coll ocation de Provost et fil s et de
Rousseau , un droit de créance dont il appartient au syndi c
de pO'll'Suivre l'a ttributio n pal' telle voie qu' il appartien dra;
En ce qu i touche Philippot :
Cons idél'ant que la n ull ité de ses inscriptions n'ayant pas
été prononcée par jugement d u 'l'I'ibu nal de commerce, la
de mande de Rousseau est, quant à présent , sans objet;
Considérant que JJo urse, avoué plus ancien, déclare s'en
rappo rter à jus tice; qu'i l y a lieu de lui en donner acte;
Pal' ces motifs,
Donne ac te à Dourse de ce qu'i l déc la re s'en rappor ter à
justice sur les cont estations q ui précèdent ;
Confirme au regard de Hobert et consorts le' chef d u
ju gemen t qu i les concerne;
Met l'ap pellatio n et ce dont est appel à néant en ce que
les premiers juges ont débouté Doussard ès-q ua lItés. de
sa demande d'attribution du montant de la coll ocatIOn
de Provost et fils et Je Ro usseau, ct en ce qu'i ts ont mainten u au profil de ces demiers le bénéfice de leur collo-

cat ion;
Emendan t quant à ce , décharge Houssard ès-q ualités des
dispos itions et condamnations cOllll'e lui prononcées et, sta-

�( 136 )

( 137 )

tuant à nouveau , salis s'arrêter ù sa demande de colloca tion
dU'ecte, laqueije est reJetée;

(S YNDI C BARDIER CONTRE VEUVE BARmER).

Déclare Bernard ês-qualités et Rousseau mal fondés dans
leurs demandes, fins et conclusions, les en déboute, dit que
le montant de la collocation de Provost et fils et de Housseau, mamtenue au regard des créanciers hypothécaires
postérieurs, dOIt étl'e attribuée à la masse, réforme de ce
chef le règlement provisoire; autorise le sy ndic de la fai ll ite
Gasse à réaliser cette attribution par t.elle voie d'action
qu'il appartiendra;

Nous avons rapporté dans ce recuei l (1887. 2. 18 1.) l'arrêt
rendu dans cette a(faire pal' la Cout' de Besan çon le 2 mars
1887 ,

Dit n'y avoir lieu de statuer sur la demande de Boussard
ès-noms contre Philippot ;

2' Vio lation, en tous cas, des mêmes articles et des articles 559 et564 du Code de commerce, en ceque l'arrêtattaqué a attribué à la dame Barbier le bénéfice de l'assurance,
quoique le sieur Darbier fùt décédé en état de faillite.

Fait masse des dépens .

pourvoi en cassation pal' le syndic ,
l' Violation des arlicles 112 1, l in, 1973 et 2093 du Code
civil, en ce que l'arrêt a considéré le bénéfice de l'assurance
comme étant acquis Il la dame Barbier;

nu 29 décemb"e 1887. - CoU!" de Paris (2' Ch.) _
Prés ., MM. DUCREUX. - Pl., MM. MOYSEN, AUJAY, DREYFUS
et

LAVOLÉE.

AnR ~T ,

LA

Coun,

SUl' le premier moyen du pOurVOI:
F'AILLITE. -

ASSURANCE SUR LA VIE . - - FElIM8 DU FAILLI

Bf:N ~J"ICIAIR E.

Lorsqu'un mari a cont1~acté une assurance Slll' sa P" o)J1'e
vie au p,'ofit de sa (emme, et, ci son dé/aut, au p"ofl de
ses enfants, le bénéfice de cetle aS8ut'a nce, en cas d e

jaiLiite el de prédécès du mari, ne lombe pas dans la
masse, mais reste la prop"ieté e:cclusive de la (emme.
Toute(ois , le maniant des p";mes payées doit 6/"e mppo,· lé pa&gt;' la (emme ci la (aillite, si lew' impm·tance
ne p"'met pas de suppose,. qu'elles avaient été p"LSes
S1&lt;" les "eve'IUs (1) .

Attendu qu'il est constaté, en fait, pal' l'arrêt attaqué que,
le 12 juin 1885, Barbier a contracté, avec la Compagnie
l'Aigle, une assl1l'ance de 10,000 fi'. payable .à son décès,
au proftt. n on de lui ·même, ni de sa succeSSlOn, maiS de
sa femme Eugène Lamy; CJue llarbicr étant décédé le 2 1
mars 1886, la dame Barbier s'est présentée pour recueLlllr
le bénéfice de l'ass urance;
Attendu que, dans ces circonstances, il n'y a pas lieu dcl
r echercher si les personnes appelées su bsidiairement à recue illir le bénéfice de l'assu rance, Il défaut de la dame
BaTnie l', étaienL suffisamment c!ésignées; qu'ainsi le premier moyen doit être écarté comme dénué ù'jntérét ;
Sur le deuxième nloyen :

(1) Voy. ce rec . 1887. 1. 47.- · 1887. 2. 3 e l 181.

Attendu que les dispositions des articles 559 et 064 dn

�( 138 )

( 139 l

Code de commerce, invoquées pal' le pourvoi ont
b
de conserver aux créanciers leur ~a"e et d' f ' pour ut
d
1
0 0
e au'e rentrer
an, a masse de la faillite les val eu rs qui en aUl'aient été
d lsllaltes à leur détnment',
Attendu que ces dispositions ne sauraient s'appr
à
une assurance sur la vie contractée directement Iqllere ,
d 1 f
' ,
au Pl'out
e a emme du fatilt , e t n'ayan t jamais fait partie du
patmnoUle :le l'ass Ul'é ; que l'avantage aill~i créé par l'assu ré au pr,olitde la femme n 'appa r tient pas pl us aux cl'éanc:ers de 1assuré qu'à l'assuré lui-mêm e sau l le dl'o it
d eX iger, suivanlles ci rconstances, la rest iL~tiou des primes payées pal' l'assuré sur ses fonds personnels',
Attendu, dès lors, qu'en décidant que le mnntant de l'assurance seraIt payé par la Compagnie l'Aigle ù la veuve
llarbler, et lion au syndic de la faillite d'Octave Barbier et
e~, donnant acte à ladite veu\'e Barbier de son offre de r~s­
t,lt~~r la pflme ~ayée par son mari et le coùt de la police,
1 alJét att?qué n a pas VIOlé les dIspositions invoquées par
le pourvOl j

Du 22 (év,'ie,' 1088, -

Cou r de cassation (C h , civ,)
- P, és " hl, BARDlER, 1" prés, - hl CHARR INS, 1" a l', gén,
(COllC!. con f ) - P l " MM, BRUGNON et NORILLOT

MAR ITI ME.

OBLIGATION

DE

-

SINISTUE. -

DÉLAISSEMENT.

THAVAILLER AU SAUVETAGE. -

-

DOMMA GES-

INTÉ.RtTS .

L'(Usuré qui manque à son obligation de travaille1' en
cas de sinistre, au sauvetage des objets assures (381
C ..com.), ne devient pas, pal' cela seul, non recevable d

(a,,'. délaisseme"I,

il/(é,'éls enverS l'assUrel/l',
(LAHAYE

CONTRE ASSUREUl\s),
J UGE MEN'I' .

Le Tribunal,
Attendu que La haye, capitaine ÙlI nav il'e de F Ol 'cade la
Roquette, ava it asslII'é, pal' police en date dll 7 aoùt 1887,
ses effets et instrumen ts lIalltiqucs pour la somm e agréée,
vai ll e plus, vaille moins, de 3,000 fI', ;
Attendu que cette somme était couvel'te par la compa-

gnie Orie1l1 assurances pour une période de douze mois;
Attendu que, le Il mal'S demier, le de Forcade la
R oqtlette se trouvant il 30 Inilles ellviron au Ial'(:;e de la
ri vière de Chittagong Salonna, L1ne yoie d'eau se décl&lt;lI'a,et
CJu'après avait' aLlendu vainement, pendant cinq jours, des
secours qui avaient été demandés, le navi re lut aban donné;

Par ces motifs, rejette,

ASSURANCE

li Tais il petll éb'e condamné de ce ch el à des dontm"[les-

Attend u qu e Lahaye, ayant perdu dans ce nalllrage ses
ellets eL instrum ents , moins \ 10 sex lant , comm llniqua à son
reto lll' en L'I'ance , à Guil lon agen t de la Compagnie défenùeresse, les documents constatan t la perte du navil e , l ui
réclamant le paiement de la somme de 3,000 fI' , assurée
par lui s ur eflets et instl'nm ents ;
Attendu que, SUI' le relus de Guillon, Lahaye l ui a fait
délaissement des objets assmés et l'a assigné à comparaitl'e
devant ce T l'ibunal pOUl' voir validel' ledit délaissement,
e nlendre condamner la compagnie Orient à lui payer la
somme de 3,000 [l', avec in t6rèts de droit,oe.... nt de déduire de cette somme ce ll e de 200 Ir" valeur repl'ésenta li ve du sextant sauvê ;

�( 140 )

( 14 1 )

Attendu que la Compagn ie défenderesse, pour justifier
de on refus, oppose deux moyen : le premier tiré de
l'ru'licle 38 1 du Code de commerce qui édicte que l'assuré
do il, sans préjud ice du délai ement à faire cn lemps et
heu, travaIller au recouvl'ement des objets nauCl'agés et de
l'article 19 de la police d'assurances qui, confirmant'l'arti_
cIe 38 1,stipu le que l'assuré doit, dans tous les cas de sinistres, vei ll er et procéder au sauvetage des objets ass urés'
le second moyen ti ré de l'ab en ce de preuve;
,

les cinq jours penda nt lesquels Lahaye attendit des secoUl'S,
il eùt été de son devoÎ!', puisqu' il en avait le temps, de
procéder a u sauvetage des objets assurés, spécial em~nt de
ceux peu encomb ran t.s qui Hgm en t pOUl' une somme Im portan te dans l'in ven taire particulier qu'il présen te à l'assul'etH ' qu'il eù t pu lacilem en t opérer ce sauvetage à difl'érente~ r e prises, notamment lorsq u'il envoya une embarcation à Chittago ng;
Attendu qu e si la préoccnpation bien lég itime qu 'il avait
de sauver son nav ire, l'a d istrait de ce S01l1, II pouvaJi ~out
au m oins faire procéder au sauvetage de ses effets et IIl Strum en ts par les hommes de son équi page qui, av~c SOIl
consen tem e nt, trou vèrent le moyen de sauver ce qUI leur
appar tenait;

Sur le p rem ier moyen :
Attendu que la q uestion est de savoir si Lahaye a satisfait aux vœ ux de l'al'ticle 38 1 du Code de com merce et à
ceux de l'al't icle 19 de sa police d'assurances, en Caisant
tous ses efforts pour procéder au sauvetage des objets
assurés;
Ailendu que des documents Comnis au débat et spécialelement du rapport de mer, il résulie que le navire de Fm' cade la R oqueffe écboua le Il m ars; que, dès le soir,
l'équipage, craignant un sinistre prochain, demanda à
Lahaye l'autorisation d'embarquer dans les canots tous les
effets, vivres et armem en ts; que cette autorisation l ut
accordée;
Aitendu que le navi l'ese trouva re nfloué le 12 vers miIluit; qu'à cette date il n'y avait encore que 0-60 d'eau dans

le navi re;
Attendu que, le 13, le capitaine envoyait une de ses embarcatiolls à Chittagong pour y demander des secours; que
le 14, elle revint sans aucun moyen de sauvetage, et qu'à

ce moment le navire avait de l'eau

SUL' SOIl le~l;

Attendu que, le 15 seu lement, l'eau ayaut gagné le p3l'quet du postede l'avant, et le navire s'enfonçant de plus en
plus, le capitaine se décida à l'abandonner;
Attendu q ue, de ce qu i précède, i l résu lte que, pendan t

•

Attend u que, dans ces conditions, il est certain que
La haye a manq ué à l'obligation qu'il avaJi d,e , che,rchel' à
sauver tou t ou partie des objets assnrés ; q u a1l1sI I1 a subi
un e perte qui ne peu t incomber tOtlt entière à. l'assureur
avec leq uel il a contracté, puisqu'elle est en partle, le Catt de
sa négligence et qu'elle eùt été bien mOI~,dre S Il se Cut
confo rmé a ux obli gations imposées pal' 1 artIcle 19 de sa
police d'assu rances;
Attendu que l'inexécution de cette obligation ne sau rait
faire obstacle a u délaissement; que, cependan t, ell e dOit
donner l ieu il fi xa tion de dommages intél'êts; que, dans ces
'!'ons il con vien t de dire que Gui llon est ma l fo ndé il
con Ù1 l
,
d ' à Lahaye le
S'opp05er au délaissement et qu'il Olt payer, "
m ontant de sa police d'assurances, soit 3,000 fr,,; que
Lahaye pou r réparer le préjudice cau se pal' sa négligence,
doi:à Gui llon des dommages-intérêts que les documents
fournis au procès permettent d'évaluel' il 1,200 fi'" auxquels il lautajouter la valeur du sex tant salivé, sOlt200 fr,;
ensemble 1,400 fI' , ;

�( 142 )

( 143 )

Sur le second moyen :
Attendu que
. les documen ts officiels qui constatent 1a
perte d u navIre et on abandon, .e trouvent au dé bat; que
ces documents constlluent lout au moin;; un commencepre~1V e sérieuse; qu'on ne saura it exiger d'un
capltallle st~ blssant des événement' aussi graves, desdocu-

nlel:L ,de

ments établ1ssaut des pre uves détaillées, lorsque surlollt
comm e dans ["espèce, il s'agit d'eITets e t d'inslr u menl~
nautiques;
Attendu que, d 'autre part, il est certain que, même ,;j
Lahaye avmt tent é le n écessaire pour procéder au sauvetagedesesobjets assurés, il n'eùt pu y réussir complèlement; que, notam:nent, le., livres et autres objets encombrants n'auJ'aient pu êt re sau vés; que, dans ces conditions
la perte doit être J'econnu e e n principe et son montan:
acquitté par Guillon, sous les résen 'e sus' mentionnées ;
Par ces motifs,
Condamne la compagnie Orient assllnnc", à payeJ' à
Lahaye la som me de 3,000 f J·. sous dédu ction de 1,200 Ir.
à titre dedommages-intérêts et de 200 fr. valeur du sextant
sau \"é ;

FAI LUT E . -

DAT . -

CRÉANC I ER HYPOTH ÉCAIRE. -

D ÉCHÉANCE. -

VOTE AU CO:-icon-

r.ONCORDAT NON CONCLU.

L e créanci",' hypolhécaù'e d'"n jailli est déch" de son
d ,'oit hypothécaire pa,' le selll (ail de Son vole au co .. co,·dat, et mérne al&lt; cas ou le conco"dat n'aw'ait pas élé
conclu (U.
(H OIRS MOR J ~ CONTRE SAUTON).
J UGEMENT.

Le Tribu na l,
Attendu, en fa it, qu'un concQJ'dat a été accordé le·
13 jui llet 1883 à Louis Sauton tomb\\ en faillile; que
parmi les créanciers ayant participé an vote de ce con,
cordat, figu rait Félix Sauton, père du fa ill i, qui ava it pris
inscription s ur les immeubles de celui -ci le 20 mai 1880,
en vertu d' un jugement du Tribunal de commerce de
Rouen ;

et conclusions ;

At tend u que [" homologati on donuée à ce concordat par
le Tribunal ~e commerce de HONen le 2 1 septembre '18 3,
Iut an n u lée en appel par la Cour de cette ville, dans u n arrêt
du 10 décembre 1883, pour des motifs tirés lantde l'inté rêt
public que de celui des créancieJ'S;

Dit qu e les dépens seront supportés motlié par la compagnie O";en ( et moitié par Lahaye.

el René Mol'in, créanciers de Louis Santon, en vertu d'un
arrê t de la m êm e Cour du t 9 avril 1883, ont pris nne ins-

Déboute les rar ties du surplus de let.rs demandes, fi nS

D u 13 aoM 1887. - 'l'ribnna l de commerce de Nantes. Prés., M. fllo". -

Pl.,

MM. GAUT1' i:

e l PrcHELIN.

Attendu qne, postérie urement à cet anêt, la veuve Morin

cription d'hypothèque judiCIaire sur les immeubles de
Loui, Saulon déjà frapp és de rhYPOlhèque de Fé lix Sauton;
Attendu que les immeubles dont s'agi t ont été adjugés
(1) Voy. Cool. ci-dessus, p. 62.

�( 145 )

( 141 )

sur licitation, et ljU'i! va être procédé à la distribution des
prix d'adjudication;
Attendu que la veuve Morin et René Morin inscrits au
second rang soutiennent que les inscriptions prises au profit de Félix Sauton doivent être déclarées nulles et de nu l
effet, à leur égard, par ce motif que Félix Sauton ayant voté
au concordat de 1883, aux termes de l'article 508 du Code de
commerce, reuonce à sou hypothèque;
Attendu que Félix Saulon, tout en reconnaissant avoir
voté au concordat, prétend que le refus d'homologation l'a
relevé de la déchéance qU'li av aiL encourue;
Attendu, en droit, que l'arlicle 508 du Code de commerce
est ainsi conçu: « Les créanciers hypothécaires inscrits ou
« dispeusés d'inscription et les créanciers privilégiés ou
« nantis d'uu gage, n 'auront pas voix dans les opérations
« relatives au concordat pour lesdites créan ces, et elles n'y
« seront comptées que sïls renoncent à leurs hypothèques,
« gages ou privilèges, L~ vote au concordat emporlera de
« plein droiL cette renonciation ; »
Attendu qu'il résulte des tet'mes de l'article 508 que la
renonciation de plein droit à l'h ypothèque ou au privilège
est attachée, non pas à la conclusion définitive du concordat, mais au fait seu 1 de voter dans les délibérations;
Attendu que cette disposition rigoureuse de la loi s'explique par la volonté du législateu r de garantir autant que
possible la sincérité du vote ; qu 'en effet, les créanciers privilégiés et hypothécaires étant, pal' suite du droitde préférence dont ils jouissent, peu iutéressés dans les opérations
de la faillite, on pourrait crai ndre qu'i ls ne soient déterminés, par des motifs étl'angers aux intérêls de la masse
chil'Ogl'aphaire, à faire prévaloir une opinion qui ne serait

pas avantageuse à la masse;
Attendu que cette sage précaution du législateur serait
sou vent vaine si la prétention de Félix ~étail admise;
,.

""""'-:\t Oi;r"

' c . ',...
'/

--

-

que ce n'est pas seu lement en cas d~ l'efu s d'homologation
qu ' un concordat n'est pas conclu, c'e t encore quand il n'est
pas voté, quand il est résolu pOUl' cause d' inexécution ou
annu lé;
Attendu qu ' il pounait al'I'ivel' fréquem ment que des
créanciers ilri vil égi,ls et hypothécail'es s'un issent ensemble
pOUl' empêchel' la fOl' lll ation de l'une des deux majorités
requises; qu'après avoi r fait éch ouer la délibé ra i ion pal'
leur inlerventioll, ce!:i mêmes créanciers aU l'aient la faculté
de se prévaloir du rejet du concordat , pOUl' fai l'e sen'il' l'et
événement il fa ire revivre leUl's priv il èges et hl' Pothèques;
Auendu que la résolution on l'annulalion d'un concordat
survenant au bout de plusieurs années après que des prix
d'immeuhles auraient é lé disLribués, pounait auloriser
un créancier hYPolhécaire ayant parlicipé au concordat, à
pré Lendl'e qu' il y aurait lieu de recommencer la p,'océdure
d'ordl'e sous le prétexle que so n inscription aUl'ait recouvré
tous 8es effets, ou Qll'il faudrait a,lmeUrc qu'un creancier
ayant renoncé à son inscr iption é'lfin de voter, pourrait être

coll oqué évenLuellement dans u n ol'dl'e pOUl' le cas Olt le
concol'dat sera it réso lu ou annu lé; que les conséquen ces
du système soulenu au nom de Fé lix Saulon, sont donc de
perme Ure d'éluder la loi, de jeter le tl'ouble et la confusion
dans les opérations des failliles et de porler atLeiote a ux
droits des tiers;
Attendu que Féli x Saulon invoque vainement les principes généraux du droit su r les contrais; qu'i l prélend qu'il
n'a renoncé à son hypolhèque qu 'en relour des avanlages
qu'il attendait du concorda i;
Attendu que l'existence d'un conlrat suppose la ti bel'té
des contractants; que tel n'est pas le cas da ns le procès
actuel, puisque la renonciation à l'hYPolhèque est.. non pas
un acte puremen t, volonluil'e de la part du créanCier, mats
une obligation imposée de plei n dl'oit pal' la loi; qLe le

2 P. -

1888,

10

�( 14G )
créancier hYPolhécail'e qui participe an vote agit à ses
risques et périls; qu'il lni estinlerdit de faire des réserves
expres es en Yne de conserver son hypotbèque; qn'à plus
fO l'te raison, des réserve tacites son t impuissantes pour
rel ever ce créanc::ier de la déchéance encoul'ue; qU'lIll
lexte de loi pou l'l'ait seul le permettre, mais qu 'une lelle
disposition n'exisle ni dans l'arlicle 508, ni dans d'untres
articles du Code de commerce;

( 147 )
(SYN DIC PINTER ET DIRKS {CONTRE SASSY),

Nous avons l'apporté dans ce r~Clleil ( 1887, 2, 202) l'a rrêt
rendu dans ce sens pal' la Cou!' de cassation le 10 mai 1 ~7.
L'afl'aire a été renvoyée devant la Cour d'Urléans qui a
sta tué comme suit.

Par ces motifs,
L A COUR,

Déclare nulle et de nul elTel, à l'égal'd de la "euve Morin
et de Ren é Mol'in, les inscl'iplions pl'ises au profil de Ftilix
Saulon, à la oate du 20 mai 1880, SUl' les biens de Louis
Sauton et frappant les immeubles silués à Paris, rue Cambactirès, 3, et boulevard Monlparnasse, 158 et 160,età Sa inl Cbéron;
Dit et juge que les demandeurs seront colloqués avant lui
sur les prix des immeubles frappés par lesdites inscriplions.

D l&lt; 5 août 1887. - 'l'l'ibun al civil de Rambouillet.

FAILLlTE. -

PRIVILÈGE. -

FRAIS POUR LA CONSERVATION

DE LA CHOSE.

Le p,'ivilêge que l'm'Iicle 2102, parau,'aphe 3, du Code
civil accorde aux (1'ais (aits pOlO' la cotlse1'vation de la
chose, exisle par cela seul que les (,'ais e:rposés 0111 1"'0filé aux c,'éanciers en e"'péchant la perle tala le ou partielle de leu,' gage,
I l"I,'t'st pas nécessaiJ'e que celui qui a e.cposé les I,'ais, ail
agi dan.s l'intention et se soit p1'o)José pOWI' but de saltvegard." les inlé&gt;'éls des créanci."s.

SlatuanLcomme COur de l'envoi ;
En ce qui touche la créance et le principe du privilège:
Aliendu qn'aux termes de l'article 2 102, paragraphe 3,
du Code civ il, toutes créances résultant de frais faits pour
la conservation de la chose,sont privilégiées; qu'il importe
peu que ce lui qui a faiL ces frais ou ces avances, aiL agi en
même temps en vue de son intél'ét personnel, ou même
que cet intérêtl'~it exclusivement guidé; que la dispo. itian précitée de la loi est absolue; qu'eJ le n'admet ni condition ni restriction; qu'i l suffit, pOUl' que le privil ège
existe, que les ll'ais exposés aient eu pOU l' elTet et pou r
rés ultat la conservation de la chose;
Attendu, en fait, qu'il est justifié qu'au moment de la
déconHtme de la maison Pinter et Dirks, les conventions
verbales passées entl'e ceux-ci et Labry frères, sous la
garantie de Sassy, pOUl' la fourni{ure de fùts , louchaient à
leur terme; qu'au 20 avri l 1 82, la location devait pre n dl'e fin; que les fùls devaient Ctre restilués ou payés à
raison de 40 fr. l'un; qu'à ce moment, la faillile détenait
un grand nombre de filts, conlenant pour plus de
800,000 Il', de vin; que celle marchandise élait warl'aolée;
AUendu que si Sassy ~t Labr'y eusseot alors exigé l'esécation de ces cOIl\'eolions verbales, la vente immédiate

�( 1'18 )

( 149 )

des liq uides s'imposait e t se l itt effect u é~ dacs des co ndih ons fâc he uses; q ue c' est pOUl' rem édier à celle situat'
' iel' et D'lrli ont soll icité et obte nu u ne prorogat'mn
qu e Pm
de délai pour la ,location; c[ue cette prorogation, consel~~~
pat' Sassy , e t qUI est le princi pe de sa créance, a eu manifestem ent pour résultat de conserver la ma rchand 'lse N
'
_
' oage
comm u n des créanCIers, en en permettan t le débi t ou 1
ven te dans des con ditions to u tes d ifférentes e t beaucou~
plus fa mrables que cell e d ' une ve nl e eITectuée sous l'em pIre de la convention or igin aire; q ue, dès lors, la créance
de Sassy, à r aison des frais exposés pa r lu i depuis l'acco rd
ve rba l de ma! 1882, a bien le caractère d'une créan ce priYilégiée ;
Par ces motifs,

Confirm e le jngement en ce qu'il a ad mis au profit de
Sassy l'existence du pr ivilège ,

D u 15 f évri." 1888 , -

Co ur d'Odéans,
P l" NIU , 1U1 LL rAlI0 et LI SBONNE ,

FA ILL ITE, -

NULLITE . -

-

P rS"m,
é "

H YPOT HÈQL'E r\t,;LI~E AU PROFIT DE LA MASSE . -

HY POTH ÈQUE POSTBRIEUHE YAL.\lJLE .

nUT ION A LA MASSE

L a collocation ali,'ibuée à ces hypothèques doit ét,'e dévo ·
hie à la masse (1),
L a promesse d'u"e hypolhëque ne pe.d ét ,'e assimilée à
sa constit ution.
E n conséquence, une /typothëgue constituée pendant la
période fixée par l'al'ticle 446 du Code de comme,'ce,
doit ét ,'e décla. 'ée "ulle ,'elativement à la masse, alo,'s
méme que la p,'omesse de celie hypotheque a"rait été
ratle antérif'H1'ement et aH l'a1Ï été concomitante avec le
p"ét lui- méme (2) ,
( Sn m 'IC DES USI NES DE SAIN T- VI CT OR CONTRE GRANDJ EAN

, Déclare mal fondé l'appel principal i nterjeté pal' le syudlC de la faillite Pi nter et Dirks, du jugement d u Tr ibu nal
de com m erce de la Seine d u 15 décem bre 1883',

B ou LLÉ , -

C1'éancim's postél'iell1's, puisque ce n'est p as ait p" ofit
de ceux-ci que cette nullité est ,,,'ononcée ,

DU MQ1'\T"\NT

TE:\IPS Sl.!SPECT . -

DE

-

ORDRE . -

ATTm -

LA COLLOCATION.

PRO~ESSr. ANTÉRIEt.:RE ET

CONCOM ITANTE AYEC LE PRÈT.

Lorsque dans l'm'dre ouvert SU1' te p1'ix d'un immeuble
d'un failli, il y a des hypothèques nulles a" p,'ofit de la
masse, et des hypotMql.es lJosté1'ieul'es opposables à la
masse, la nullité des p"elnièl'es ne doit pas avoir pOlO'
effet de donne?' un meilteu1' ,'aJl[/ dans l'Q1,·d,'e aux

ET AUTRES),
J UGEMENT .

Le Tribunal,
.. , Attendu q u' il découle de ce qu i précède q ue la Société
des Car rières et Usines de Sain t- Vi ctor-la-Cos te, é tait, dès
avant la date du jugemen t déclaratir de la faill ite, en é tat
de cessation de paiem e nl s et q u'i l échet de reporter au 16
juill et 1883 la date d'ou ver tlll'e des opérations de la
faillit e ;
Su r l'ann u lation de, inscl'iptions h ypothécaires:
En ce q ui tuuche Hu nebell e, Dalvel'll )' et Arnac:
Allend u que ces défe ndeu l'S sou tiennenl , en le urs concl" sions, que l'article 41,6 d" Code de commerce n'ann ul era it
les inscrip tions susceptibles d'etl'e annu lées, que relati ve-

( 1) Voy. Donf. ci-dessus, p. 130.
t.· partie du prése o t vol unle, p. 295.
(2) Voy, Conf. ce rec. 1887. 2. 1 ~'2 .

Voy. en sous cont raire. la

�( 150 )

( 151 )

ment à la masse; qu'il résulterait de cet,le disposition que,
i la nullité ne devait pas profiter à la masse, celle nullité
ne saurait être pron oncée; qu'en l'espèce, si l'anuulation
des inscriptions prises pal' les susnomm és é tait p"'ononcée,
ce tte a nnulation ne profiterait e n rien à la masse, dont le
passif demeurerait le mème, dans l'un et l'autre cas; que
l'ac tifn'en serait pas augmenté e t que l'annulatiou demandée ne profiterait qu 'à Grandjean, que le syndic fai sait
offre d'admettre hypotb écail'ement pour une certaine
somme, à l'exclusion des creanciers qui priment par rang
d'inscriptiou ;

aura ,\ requ éril' e t qu i profi te ra du oén fi ce des .bordereaux
de coll oca llon qui dev l'onLêtre délivres, dans 1 ordre, aux
c réan ciers h ) potlléeaires dé fenrlcl1I's ,\ l'insta nce ac tu ell e et
susnomm és;

Mais attendu que le carac tère de la nu ll ité rt lalive pré vue par les arlicles 446 e t 448 du Code de comm erce,
démoutre suffisamm ent qu e l'inscl'iption es t inexistant e à
l'égard de la m asse seu le , et qu 'ell e subsiste à l'égard de
tout a utre, n otammen t à l'égard des créanciers hypothécaires, et ce, au l'ang de le urs inscrip tions respeclives ;
quïl suit de là qu e les créancie rs dont l'hypothèqu e a été
annulée par application des a rti cles susl' isés, doivent être
maint enus dans l'ol'dre a u regard des autres créan ciers et
au rang de leurs i nscriptions respecti ves;

s.onL les suivant es :

Nais a ttendu que simpl es créan cie rs chirograph aires,
relativem ent à la m asse, ces cI'éanciers n e sauraient con server définiti vem ent le btln éfi ce d 'un e h ypothèque nulle
enve rs cell e-ci; qu ' ils doi ven t êt re tenu s de Jaire é tat au
r e présenta nt légal de la faillite de toutes sommes 11 eux
attribu ées en ve rtu d'un droit de préférence existant à leur
égard ; qu'il est m a nifeste qu e le bu t de la loi ne serait
pas atteint, si la nullité r ela tive qu 'ell e prononce, dans
l'intérê t de la masse seul e, devai t pro fi ter, n on il celle- ci,
mais aux créanciers h ypothéca ires posté rieurs à ceu x do nt
l'i nsc ription est annul ée; qu 'en conséquence', en l'e5pèce,
ce sera, non les créanciers postérieu rs, mais la ma e,sllbst itu ée et subrogée aux d l'oits des créanciers do nt les i nscri ptions auro"t é té an n ulées e t représentées pa r le syndic, qui

====
Soit au total , compl'i s l'ofrre du sy ndic relati ve il l'ad mi ssioll de la déc laration h ypOl hécal l'e de Grandjean à ,con\ l
1e
4098&lt;
clirrence de la so mme susn'st:e
, &lt;.1 fI' . , som me Infé-

Attendu, au surplus, qu e les immeubl es grevés des inscripti ons h ypoth écai res, obje t du liti ge , et a ppart enant à la
Suciété en faillite, ont é tl', le I G fév ri er 1 ~85, adj ugés pour
le p"'ix p"in cipal de t 52 ,000 fI'. ; qu e les in sc l'lptlOns l'elevées a ux bureau des hy pothèqu es d' Uzès étant an térie uI'cs il l'in scrip tion prise pal' Grandj ean , qu e
syndIC
olTre d'adm ettre;\ concurrence de. , .. . " 110,980 fr, "

1:

[' Du 14 décembl'e 1883, par Dalve rn y,
pour .. .. , . . , .. . ,' , . , ,· · ·, · , , ·, 18. 000 fr. D
2" Du l'2 j alwie r 1884, pa r I-lun ebell e,
pour ...... - ..... . ..... .. , .. .. .. 42. 897 fI' , 49
2.500 rI" n
3" D ll 10 mars 188!, , pal' 'l'all a, pou 1'.. , .
Et 4" Du 24 février 1884 , pal' Arn ac,
pOllr . , . . ....... , . . , , . , . .. , , . .. , 10.000 fr . n
'l'otal . , .. . II !, ,382 fI', 119

ri eure au pri x d'adj ud ir ation ;

At te ndu qu'ilressOlt de ce q ui pl'ecède, q ue le mainti en
on l'an nulation des inscriplions sl1sv isées., ne

Satll'al t,

dans

l'h ypo th èse de l'arc ueil , pal' cc Tribu," al, de ,la dem and e,e~
des oO'l'es de Pinet ès -qualI tés, motll ll er e n lien la sI tua
tion de Gra ndjeall, tell e fJ u·ell eressOl·t de la dpma nde eLdes

oL'rI'es ct u synd ic; C] ne, dès 101'5, en dl'oi L comm e en fall ) les

co ncl usions des dé fendeu rs susnommés SOllt m al fondées et
doi l'en t ê tre reponssées ;

�( 152 )

( 153 )

En ce qui touche Grandjean;
Attendn que ce délendeur requiert son admission au
P?SSil hypothé~aire de la laillite pOUl' 188,500 fr., montant
dune tn'CnptlOD J&gt;rIse SUI' les irr.m eubles de la Société
au bure~u des hypothèques d'Uzès, le 17 wai 1884, pou~
sùreté d un prêt de même som me fait à la Société, suivant
acte passé le 24 mai 1884, devant M" d'Hardi vili er et son
collègue, notaires à Paris; qn'il sou ti ent que ladite somme
de 188,500 fr. aurait été versée à la Société, savoir;
Les 24 et 25 aVI'i l, 2 et l O mai t884 ......
Et 14 mai 1884 ........ . .. . .. . .. . .. . ...
Cette dernièresomme à la vue des notaires.

25.000 fI'.
163 . 500 Ir.

Egalité.... .

188 . 500 II' .

Sur la somme de 25,000 fi'.
Attendu qu e l'iuscription hypothécaire pal' Grandjean a
été, à concurrence de ladi te somm e, pour sûreté d'u'ne
dette antérie ure con tractée; que si Grandjean excipe de la
promesse à l ui faite d' une garantie h y pothécaire,et s' il soutient que cet te garanti e aurait été l ~ conrlit i'JIl de so n pl'ét
de ladite S0mm e versée aux dates qui vienn ent d'êt re inùi qu ées, on ne saurait a&gt;si mil el' la pro messe d' une hypothèque à sa constitutio n; qu e l'inscription dont il ent end se
prévaloir, est postérieu re ;\ la création de la dette et à la
date de l'élat réel de cessation des paiements de la Société;
qu'il s'ensuit qu e cette inscription doit être annu lée à concurrpnce desdits 25,000 fi'. ;
Snr la somme de 163,500 fr. ;
AUendu, etc .. ,
Par ces motifs, etc .. .

Du 24 aV1'il / 888 .- TI'i buna l de commerce de la Seine,
- P rés., M. GAY .

ApPEL . -

COliMISSror-oNA In I!: . -

CONDA;\INATION .
SIONNA IRE. -

-

'l'nA NsPORTEUI\ Sl' OST ITUI!:. -

U J\ IL\N 'rIE .

-

ApPEL P.\ R LE: COMM I S-

TnAr\S POI\TE Un /\PPEL É EN CAUSE , -

n'APP E L PRINC IPAL. -

D ÉFAUT

I NEFFICAC ITÉ O'Al'PEL n,ClDENT,

A u cas Olt l'expéditett1'd'uHe marCha11disea ob tenu cOl1t?'e
le comm'issionnaù'e un il/gement le condamnant aH
m ontant de la ma1'chandisepel'due,et où le même iugement a condamné une Compagnie de t,.anspo}"ts mm'it imes ct fJa?'anfi?' le conul1isstonnm:l'e, si celui-ci /a~t
appel conh'e l'expéditew' et dénonce cet appel li la Compagnie en la sonl1nant d'inte l' veJ/ù· 1' oUl' l'aider à de( endre ses droits, cette dén onciation et cetie som mation
n 'éq uivalent p as &lt;i lUI appell'rincipal .

Po,- sl/ite, la Compagnie ne p ell' (aù'e appel incident à
l'enco nt J'e du commissioHl1aù'e.

EUe ne peut davantage (a;,'e appel incident &lt;i l'euconl,,e
de l'expédilell1', l'appel incident n'étant pas valable
dïntimé ci intimé .

Si dOllc eUe néglige de ( ai,'c

'u!

appel p"ù,cipal en lemp s

utile, elle d emeu1'e d ép0!l1·vue d e tous moyens de (aire
1'é( 01'1ner , qu a nt à eLle, lejtt[jemenl1'endu.
Et si le jugement est 1·é(01"mé enh'e le cornmissiollnaù'e
et l'e:Jpéditeul'J et que, pa)' suite, la gal·antie p,'ollOncée
C011t1'e la Compagnie tombe de plein droit, mais qu'uUé·
1'ielt,.~mel1t l'mTét soit cassé J la Compagnie de trans·
1JO?' ts ne peut utilemellt, devant la CalO' de 'r en vo i , COII eltu'e, quant à Elle, à la ,'é(01'mation du iugem,ent .
Et cela alm's 1Jtéme qu'elle aurait été maintenue en cau se
devant la Co ur de cassatioll.
E n co nséqu ence, si Le jugement de p?'emière instan ce est
cOI1(i ,~mé pm' la COll?' de J'envoi , 1Ja ,. applteation des

�( W )

( 15\ )

p"inci'pes de la loi, dans la pm-tie qui condamne le
corllmissimllwire envers l'e,rpéditelu', il doit télre aussi
dans /apartl.'e qui admet la oa1'an(ie cOI/(,'e le tlans po,·tetn', a/o,'s m~me qu'en celà il l'iolerait ces pt'in-

cipes, et )Ja,' l'effet dit dé(altl d'appel ,'ég"lie,' '" temps
utile,
(COMPAG!\'1E TRANSATLANTTQVI~ CONTRE
ET ~loH .\"E O

-SAïo

nEN

Rossy.

MANIFICAT ET

C·

GlIlKOU),

appe l de ce jugement coo tre ~I oham ed-Saïd ben Ghil&lt;OlI;
qn'i1s ont, il la date du 5 mai 188'2, &lt;1ènoncé lem appel ;\ la
Compagnie générale Tran satlant ique, en la sommant, en

tant que de besoi n , d' intervenil' dans l'instance, et ~n ' i1lui
ont, en mème tem ps, sig ni fié le jugement; que la Compagnie n'en a relevé appel qu e le ~5 mars 1 88~;
Atlendu qu e c'est ;\ bon droil, dans ce t éta t des faits, que
t'anêt a tt aqué a l'elusé de considél'er la Compagnie com me
intimée et qu 'i l a déclal'é lardif son appe l, qui, pou,' êlre
va lab le, aurait dù è t" e formé dans les denx mois de la signi-

Nous avons rapporté dans la p,'em iè re parlie du p,'ésenl
volume, p _ 30 1, l'arrêt rendu dans cetle aOaire par la
Cour d'Aix le 3 févrie,' 1887, SUI' l'e,woi de la Cour de cassation, et nous l'avons fait prtlcédel' d'un exposé des [ails.

fication du jugement; qu'en statu ant ainsi, loin de violer
l'a"ticle 1,43 susvisé, il en a rail une xacte applir;ation;

Il y a eu poul'voi conll'e cel al'rêl de la part de la Compagnie Trans.lIantique.

D" 8 (év,'i ..• / 880 . - Gour de cassation. (C h . ùes req,)
- Prés., M. BÉDAnnIDE:S .

LA GOUR,
SUI' le moyen unique du pounoi:
Altendu que, dan. l'espèce, Mohamed-Saïd ben Ghikou a
assigné, dev.nt le Tribunal rie com m erCe de Constar,line,
Hossy, Manifical eL Co, pO li l' les faire condamner, à raison
de l'exécution d'un conlrat de L,'ansporl, à lui payer la
somme de l i,OOO Ir., repr~senlant la valeur des marchandises non a'Th'ées il destination, plus 2,000 II'. de

dommages -intérêLs; que Hossy, l\lanilicnl et C· ont assigné
à leur tOUI' en garantie la Compagnie gr nérale 'l'l'ansallanlique, avec laquelle ils avalent t"oité Ilour le transporl des-

dites marchandises; que, pal' jugement du 6 janviel' 188:?,
le Tribunal a accueilli en entiel', clans ses deux chefs, la
demande de )lohamcd-Saïd be n Chikou et qu'il a condamné la Compagnie gén erale Transatlantique à relever et
garanLir Hoss)', )Ianincat et C' des cOllllamnations prunoncées contre eu x ; que Boss)", Manilieat et r;. onL intel'jelé

Bejelie .

ASSU RANCE TEnRESTRE. -

PARTI CULIÈnE. -

I NCENDIE. -

H ÉT ICENCE. -

CHlÎM ,\GE, -

CLAUSE

Di:CLAHA'l'lON A FAinE. -

DELAI NON FIXÉ,

Le 1'isql.le du chom,ttge , pOlU' Hne usine, esi diffé/'ent du
1'1:sque d'ince ndie.

E n conséquence, si la ]lolice d'assurance d'une !/sine confI'e {incendie stipule que 'L l'assuré qui alt~'ait déJd
(( (ait ga1'al1i{1',POH1' quel':Jue cause el quelque somme
(( que ce so{f, les objets SUI' lesquels p01'te la pl'ésente
Il aSSll1'anCe, Dl! d'autres ob/eis faisant )Jartie du l'né/Ile
« 1'isque, sera tenu de le déc/a"er, 1) iln'eJl 1'ésltlte ?H/llement p01l1'l'assu,1'é l'oblioaf{oH de déc/al'e1'l'exùtelice
d'une assurance antéJ'ieul'e de la méml! Hsine contre le
chOmage,

Le défaut de déclaration à cel éfJa ..d ne sa,o'ail élre considé1'é comme unc l'éficell ce pOIl/)ani m.odifier l'opiniort
du ,'isque,

�( 156 )

( 157 )

En admeUant que l"as,'uré ( ûl len" a déclal'ation, el ell
l'élal d'""e police qui ne fr·re aucun d élai p ou,' la (aire,
il appal,tient aux fuges du (and de décide"si, eu égal'd
aux circonstances, l'a8s u r~ est en (a ute pour n'avoir
pas (ait cette déclaration an!éJ'iett)'ement au 8ùtisll'e.

le quels portait l'assuran ce contraclée avec la Compagnie
la lItétl'opole, ni d'autres objets faisant partie du même

El leu,' décisioll s"" ce poinl échappe al&lt; cOlllr61e de la
Cou ',. de cassation.
(COMPAGN 'E D'AssURANCES • L A MünOPOLE »
CONTRE THÉBAVD ET C') .

Nous avons rapporté dans ce recueil ( 1887,2,96) le jugement rendu dans celte affaire par le Tribunal civil de
Nantes le 1" décembre 1887,
Appel par la Compagnie,
ARntT.

Considérant qu e, le 15 mai 1886, Thébaud a souscrit
avec J'Equilable, société mutuelle d'assurances contre le
chùmage et les accidents de toute nature, une police n· 1557, aux te,mes de laque lle il déclarait placer sous la gaz'antie
de la Société et contre le chômage résultant d'incendie la
somme de 56,000 fr" moyennant le paiement d' une cotisa tion annuelle de 806 fi'. 40 c,; que ce tte assurance garan tissait à Thébaud une indemnité destinée, non à lui teuir
lie'.! de la valeur intrinsèque des objets incendiés , mais
bi en à couyrir la privation de jouissance ou l'intérêt des
capitaux rendus improdu ctifs par suite de l'incendie ; qu'en
d'autres termes, après avoir assuré l'immeuble, le matériel
industriel et les marchandises contre le risque de la deslrnc tion total e ou partie lle par le feu, il assurait le fane ,
tionnement de l'usine contre le risque du chômage pouvant être occasionné pal" l'in cendie; que cette seconde
assurance n e ga,'an tissai t don c en réalil é ni les ohj ets s ur

risque;
Considérant, toutefois, que la police souscrite le 15 mai
avec la Société l'Equitable ne visait pas seulement le chômage de l' usin e; que, m oyennant le paiement annuel de
t rois aut l'es primes dis tinctes ,la Société s'engageait à répon d re: l' des dommages q ue la chu te ou l'explosion de la
fondre même non suivie J'incend ie pouvait occasionnel' à
la cheminée de l' usine; 2' des dommages causés, 101's méme
qu'i l n'y amait pas incendie , par l'explosion des appareils
à vapeur aux objets dés ignés sous les n" 1 et 2, c'est-à- dire
à l' imm euble et au malériel indus triel ; 3' des dommages
que l'explosion du gaz servant à l'éclai,'age [lourrait occasionner aux obje ts désignés sous les n" l , 2 et 3, c'est-àdire à l'immeuble, au matériel indu s triel et a nx marchandi ses ; qu'en contractant cetle Iriple:a urance;rh ébaud faisait garant i,' les objets , m lesquels portait l'assurance contraclée avec la M étrop ole; que l'article 7 de la poli ce le
liant à cette Compagnie est conçu e n torm es absolu s: « Si
l'assuré fait garanl ir pos térieUl"ement pour quelqne cause
ou pOUl' quelque somme que ce soit par d'autres assurances ou par des sociét és mutu elles les objels SUI' lesque ls
parle l'assmance, il es t lenu de les déclare,' ou de les [ai,'e

mentionner par a venant ; que 'l'hébaud ëlaiL dOllC daos
l'obligati on de port er à la connai ssan ~e de la lIféll'opole les
1)

assurances qui pl'écèdent ;
Mais consid érant qu 'au cun délai ne lui é la nt imparti par
l'article 7 ci-dessus transcrit, il appartient au x juges de dé cider si, eu égard aux circons lances de la cau:$e, 'l'hébaud
est en faute de n 'avoir pas Ja it sa déclaration antérieurement à l'in cendie qui a consum é l'us ine;
Considé rant que la poli ce 155- 7, souscrite le 14 mai
par le direc teur de l' E'qu ilable et le lendemain par 'l'hébaud, ne derait aroit' d 'e fl"e tqu'après le paIement de la cot,-

�( 108 )

(

sation de ln première. année, ar ticle 10 des conditions"é
0
nél"ale' ; que ce pa Iement a é té effectué le 19 mai, ainsi
quï l appert d' une dépêche en LIate de ce JOUI", émanant du
d irecteur de la ociété; ma is que, dès le 22 mai, Bazin ..

llintinays , manda lail'e de Thébaud,

ra i s~\l L

demander au

d irec teur, par l'inte rmédiaire d u di recteul" de l"Eq"itable
i ncend ie, d'établi l' un avena nt à ln police 155-7 ; qu' il n'est
pas contesté que cet ave nant eXIlédié de Paris le 31 mai n'a
pu être remis à 'l'hébaud qu e dans la journée du 1"' juin ;
qu e l'i ncen die ayant écla té dans la n uit du 3 au 4 du mois,
'l'hébaud n'es t point en fau te pour avoir laisser écouler
de nx fois ving t-quat re heures sans se metlre en règle au
regard de la M étropole;
Pal' ces motifs et par ceux des prem iers j uges,
Dit qu' il n'échet d'ordonner, soi t par enquête, soi t par
exper tise, la preuve des faits ar ticu les, la fa usseté des un.
étant d,'s à présen t dé mont rée et les autres n'étant ni per-

tinenls, ni concluan ts j
Confi rme le j ugemen t attaqué, con dam ne la Compagnie
d' assura nces la 11fétropole aux dépens d'a ppel et à l"amende.
D u 15 (év,'i ... 1887 .- Co ur de Henn es ( 1" CI1 .) - P rés.,
M. DE l (ER BERT IN, 1" prés. - P I " IW\! . GRI VART et LE
B OL'RD.\IS .

Pourvoi en cassation par la Compagnie.

LA COUR,
Sur le moyen pris de la violation des ar ticles 348 du
Code de commerce, 1134 d u Code civ il et 7 de la police
d'assurance :
Attendu que l'article 7 de la police interven ue en tre la
Com pagnie d'assurances la l1-fétl'Opole et 'l'hébaud et C', le

159)

18 nO\fembl'c '1884, sous la r ll brique «coa ura nces,») est

ainsi conçu : «Si l'assuré a fail garantir postérielll'cmenL
pal' d'autres ass urances ou pal' des sociétés mutue ll es les
obje ts s ur lesc!ucls pot·te l'ass\ll'ance ou d'ault"es objets faisa nt pa rtie d u méme r isque, il est tenu cie le décla rer et
Je le fa ire

men L~onnel'

dans la police

Ou

pal' avenant;

n

At.t end u qu'i l est constaté pa l' l'al'l"êt attaq ué que, sui" ant po lice en dale d u 15 mai IS8G, 'l'h ébau d et C' ont con·
traclé avec l' E quitable , compHgni e d'(lssll1'ances mutue ll es
cont l'e le chômage et les acc idents de tou te naturc, une
ass urance qui portait SUI' cer tains des objets co mpr is dans
l'assu rance con trac tée précédemmen t avec la l&gt;f eb'opole;
Allendu que, pal·tie de objet assl1l'és ayant péri dans
l'ince ndie qui s'est produit dans la nuit du 3 au ., juin
1886, la Compagnie la MM/'opole, pour l'epousser la demande en indemn ité formée contre ell e pal' 'l'hébaud et C',
lem a opposé une déchéance fondée SUl' ce qu'a\'t\lltl'incend ie précité i ls n'avaient pas déclaré la nOUl'elle assurance con tractée avec l'Equitable, le 15 ma i précéden t;
que la déchéance ain;i proposée a été repoussée pal' l'arrêt
a ttaq ué, qu i déclare, en se fonda nt SUI' l'i nte rprétation de
la police et SUI' les faits et circonstances de la cause, qlle le
r etard impu té à Thébaud et C' ne constituait pas une faute
enLrainanL la déchéa nce de l'assurante; qu' il n'est point

étab li qu'en décidant ainsi, l'a\"l'èt atlaq ué ait méconnu
les d ispositions de l'ar ticle 11 34 du Code civil et '/ de la
pol ice d'assurances, et qu'i l s'agit d' ll ne appréciation souvera ine échappant ail contrOle de la COllr de cassation;
[lelette.
Du 6 mars 1888. - Courde cassation (Ch. des rèq .)P ,'és., hl BEDARRIDES . - Pl.) M. SAlIA1'JEH.

�( 161 )

( ItiO )

J üti&gt;:lIBN T ÉTR .'''GCR. -

ITAL'". -

CO~MU N . COMPETENCE .-

JUG EMEN T ÉTR ANGrm. -

ASSCH ..\ NCB hl .I.R I T IlI E. OHA. -

1760. - DnOIT

EXEQ UATUn .

TRIBUNA L CIV IL.

Poun

COMP'I'P. DE QU I IL APP.\I\TI EN-

P o nTEUR DU CO~NArSS Ei\lEN1· . -

D'UN MOI S, . -

T RAITÉ DE

RJh' 1 ION AU FOND.

.-\ VA UI ES, -

Rl::PRÉSE NTANT DE L 'ASSUJ\F.Un. -

D ÉLA[

H ÉGLEMI!.:NT.

F IN D I!: NON-RECE '\orn l\'ON ENCOURUE .

L e Imilé de 1760 enll'e la Fm "J:e el la Sa rdaig1le et la
convel/lion de 1860 enl,'e la F ral/ôe el l'lia lie, en disposant gue, POU?' l'exécution récilJ'roQtle des Jugements,
les Co,,,"s s"p,-bnes de[è".,'ont de part et d'alttre a" ,~
"éqllisitions qui leu1' seront ad1'essées ci ces fins, SOus
le 11.0111 desdites CoU/'s, ont }JOU I' bu t de donner aux
pa1'(ies If; moyen d 'évite1' la révision dans l'un de ces
deux pays des jll[/em cl1ts 1'endus da/lB l'au(1'e mais ue
le"" enlèvenl pas la (aculté de se soumett,.e au d,'oit
comm un &lt;)ttÏ impliqu.e la ,'évision de ces Jugeme nts au,
( ond (1 ) ,
J

L a dem.ande en e..cequ,afu1' d' )o! jugement 1'end u pm' un
T" ibunai é'1'a nge1~, est une demande ayant pOU1' obJel
"ne difficulté d'exécution de ce jugemellt,- à ce lit /'e eUe
est de la compèlence du T ,'ib,,"al civil (2).
L 'assu1'ance p OU1' compte de qui il appartiend1'a CI'ée un

(1) Sur la question de savoir s i les formalit és presc l'ite s par le traité
de 1760 sont exclusÎ\'es de tout aut re moyen, voy . en sens contraire
de la décision ci· dessus , ce l'CC. 1887. '1.7 .
Sur la question de savoi ,' s i le droit commun implique la r6\i:;1011
du fond, vor . cn sens contraire, le présen t vo l ume, I·e parti e, Il . 283.
('2) Vo y . Conf. le présent volume, l n pa l'lie , 283.

lien de dro't l, non-seulement l:1l 11'e les pa1'{ies déno mmées au contrat , mais enC01'e entre tassw'eul' el les
P','ojJ1'iélaù'es successi(s de la chose aSSLl1'ee,
E1I conséquence, le J10rlclI1' d u comlaissement JJeut récla me" le bénéfice d e l'assurallce, alol'8 méme que la police
ne lui au l'ait pas èté t,'alls",i.e (1).
E n cas d'av at'ies , t'assuré n'encotwt aliC tme dühéance
pou,' n'avoi,. pas (ait S1.l'iv1'e sap,'ofestalion d' llne demande en Justice dans le mot's, si, dans ce délai, il es t
intervenu , enl/'e lui et le l'c},,'ésentan t de l'asSlt1'eUr,
Hne C01w eHtion et un ,'èglemeut d' a,uQ1'ies (2),

L 'a.&gt;')'ét qui décide qu'en (aisallt ce ,'èfllemellt, le ,.eprésentant n'a pas ~xcédé ses pouuoù's, He p etit étre de ce
chef, sujet ci cassation .
f

(ASSUREU RS CONTRE

Tno:\ruETTA

ET

CAnnAn A).

Pa,' poli ce du 27 novemb,'c 1883, M. Félix Faure fait asslI '
rel', pour comple de qui il appal'Iienel,'a, 3~,600 fI' sur 1, 100
CUlrs secs pOU l' le voyage de lJuenos-A l'l'es il Mess iIle, Il est
conyenu qu 'en cas d'avaries, à l'al'ri vée, r assuré s'adres sera, rOlll' la faire constate l', à ~IM. Pl'èvc et !ils, rcprésen tan ts des assureurs.
MM. Trombell a et Carra)'a, consignai aires à Messill e et
porleurs du conn aissemenl , r econ naissent C]u'en effet, la
m arch andise es t avariée ; il s s'adl'essent ù ~1~L Prève el
fil s; un expert choisi d'un commun accord é val ue l'avari e
à 9,7/11 f,'. 40 c., et Sll" le refus des asSlIreurs de payer

(1) Sur les caraeteres de l'assurance pour comp te de qui il appartiendra, voy. Table généra le, v- Assurallce Illa l'itime, n' 61. - Table
déceunalf', Ibid., n'" 9, 10, 1'2, - 2" 'fahle l'Iécenna le, Ibid" n" l, Ce rec. \881. 2.18;.- \883. 1. 251. - \885. I. 36.
('2), Voy. Table géné rale, v' Assurance ma1' it ime, n" 783 , 787, 7fl7 ,
_ '2' Table décennale, V' Fin de non·rece\'o Ïl', n O' 5 cl Il,

2'

r, -

1888.

11

�( 162 )

( 163 )

cplte somme, le Tribunal de Messine, pal' jugemenls des
29 février el 14 juill e l 1884, les co ndamnent à la payer.

Attendu que, dans la pré vis ion du cas olt ses conclu s ions
vi end"aie nt à ê tre ac ueillies p". la COLI!' sur ce poin/, ell e
conclut au fond ~ u rejet, pour cause de non-recevabilité,
de la demande en paiement des sommes auxque ll es elle a
é té condamnée au profi t des intimé pa ,' le Trib una l de

Le 8 uovembre 188'" ~IM. Trombetta et Carrara assignen t
les assureurs devant le Trib una l ci vil du Havre pour laire
déc larer les jugements c i-dessu s exécutoiresen France.
Les assureurs opposent qu e les demand eurs ont négligé
de se munÎl' des lettres rogaloÎl'es prescrites par le Iraité de
l ï60 entre la F"an ceet la Sardai g ne .
Le T"ibuoa l c ivil du Havre, par iugement du 8 janvier
1885, a ccorde l'exequatlll', sans ré viser les jugemenls au
fond .
Appel par les assurel\l's.
ARR~T.

LA COUR,
Attendu qu 'en r éponse à la demande portée de,·ant le
Tribu nal du Havre par T"ombetta el Carrara, à fin d'exequatur de deux jugements rendus par le Tr ibuna l de commerce de Messin e (Ita lie), en dates des 29 février et li,
juillet 1884, la Compagnie des D eH.c P ôles a soutenu que
le Trihunal de Messine éta i! i ucompétenl , et que, dans lous
les cas, des let tres rogatoires n'étant pas présen tées, la demande d'exequaLUl' n'é tait pa~ l'ece vah le; que, pal' jugement du 8 janvier 1885, le Tribun a l civil du Havre a fait
druit ;\ la demande des sie urs Trombetta et Car ra "a; que la
Compagnie des D &lt;wc Pôles a in terjeté appel de cette déci

sion;
Attendu que, devant la Cour, la Compagnie reprend ses
conclusions de premièl'e instance, et sou liell L, en outre/qu~1
e n l'absence de le ttres rogatoires , J'exequatur ne pou l'ait
ê tre accordé q u'après rév i ion du fond, soit par le Tri buna l
de commerce, s'agissant d'un litige pu rement commercial,

soi t par le Tribunal civil du Hane, s'i l était compétent pOUL'
en connaitre ;

Messi ne;

Attendu q ue, de leU!' cOté, 'l" 'om betta et Can'a "a deman de ntl. ronlil'l1Ja tion du jugem ent dont est appel, et subsidiaire m ent pour le cas olt la COUI· viendra it à déc ider qu ' il
ya lie u de rév iser les sen/ enccs d u Tribun a l de Messine, le
rejet des con clu s ions prises pal' les ap pelants s uri e fa nd ;
Att endu qu e, devant les concl us ions respec ti\'es des parti es e n ca use, la première q uestion qui s'im pose à l'exa m en de la Courest celle de savoir s i l'exequatur pou l'ait èlre
accordé, sans révision préa lable , aux deux jl1gemen~ dont
Trombelt . et Carrara veulent pou" suivre l'exécut ion cont" e
les Det/x P 61es ;
Attendu qu e les articles MG du Code de p"océdure, et
2 ln du Code civi l, donnen, aux 'l'ribullaux fran çais le
droit de procéder à la r évision de jugements étrangers
dont l'exequatur lçuL' est demandé, à moin s lJu 'i l n'e,d sle

des règlements in tern ationaux prescl'ivê1l1L Ou limitant ce
droit; qu 'il convient de décider q ue, dans ce dern ier cas,
la demande d'exequalllrdo it ètreprésen lée s uivant les larm es arrêtées e t convenues en tre les Etats contl'aGlanls;
Or, allendu qu 'au li eu de se pourvoir direclement deva nt
la Cour, munis de lettres rogatoires dé li néls pal' la juridiclion compétente, en exécution de l'arti cle
du Il'aité
du 2', m ars 17GO, entre la l'ran ce et la S.. 'daigne, et de la
déclaration d ip lomatique qui en a é lé la s uite, le 11 septembre 1860, Tl'ombelta et Ca ...·aL·a ont porté 1 LI" demande
devant le Tribunal civi l du lIavre; que cette dem and e,
n'élant acc'ompagnée d'aucune réquisition ou lettl'e J'oga'oire émanant de l'autorilé com·p é ten te, deni l, en efJe t,

n

�-

164 -

subir les deux Mgrésde jmidiction, et rentrait , en oUlre,
comme tous les autres jugements étrangers, dans les term es généraux
de la loi S\l r l'examen à faire pal' le l'u"e
,
0
f rançais;
Attendu,d'ailleu rs, que, nonobstant le caractère com mer,
cial de l a contestation pendante au fond entre les parties
le Tribunal civil du Havre éta it seul compétent, il l'exclu~
sion du Tribu nal de com merce, pOUl' procédel' à la révision
des décisions dont l'exequatur lui était demandé ; que les
Trib u naux de commerce, e n effe t, constituent une juridic,
tion exceptionnelle, dont les pouvoirs ne peuvent êtreéten,
dus en dehors des m atières qui lem on t été spécialement
dé"olues ; qu'aucune loi ne confè re aux Tribunaux de commerce la connaissauce des difficultés qui peuvent nailre
de l'application des tl'aités internatiouaux, par rappurt aux
questions de droit public ou de souverain eté de la nature
de celles auxquelles les demandes d'exequatuI' peuvent
donuer lieu ; que le T ribunaux de comm erce ne pem'ent
connaîtrr de l'exécution des jtigements, sans quïl J ait
li eu de distinguer entre les ju gements français

Olt

étran-

gers ; qu'à n'en pas doutel', la demande d'exequatur constitue un e dilficultê sm l'exécution, étant donné qu 'e lle a
principalement pour objet de faire attribuer à une décision
rendue par un Tribllnal étra nger un effet utile en France,
leqnel ne penl Iltre obtenn qu'avec l'assistance et l'assen timent de ta justice française; qu ' il suit év idemment de là
que la demande d'exequatur n e peut ètre compétemment
portée que devant le Tribunal civi l investi de la pl énitude
de juridict ion; qu'i l im porte peu que, pour y statuer, ce
T ribunal doive être amene à réviser le jugement au fond
du droit dans une .!fai re commerciale; qu'il ne l'examine,

en pareil cas , ainsi que l'a reconnu la Cout' de Bordeaux,
par arrét du 16 décembre 1867, qu'à titre de, conséquence,
el comme moyen de résoudre la question d'exécution; qu e

( 165 )
celle-ci, restant tonjonrs prin cipale et dominante, détermine la na ~ lll'e de la con teslation ;
Attendu , dès lors, 'lne le Tribuna l civil du Havre avai l
le ponvoir de procéder à la l'évisio n préalable des ju gements dont l'exécution était pOlll'suivie devant lui; qu'en
appel, les parties co ncluant au fo nd, et la cause étant en
état de recevoir ju gement, il ya lieu, procédant à la révision à bon droit sollicitée l'al' l'appelan t, d'y statuer;
Au Lond :
Attendu que, par police dn 27 novembre 1883, la Compagnie des D eux P 61es et le Cercle belge ont assuré à F~lil
Faure et C' , agissant pour compte de qui il appartiendra, la
somme de 32,600 fI', snI' 1,100 cuirs secs, chargés sur le
navire I lli.ialva pour le voyage de Bueno,-Ayres à Messine; qu'en cas d'avaries à l'arrivce à deslinatioll) il était
stipulé qne le réclamaleur del'ait s'adresser, pour le ul'
constatat ion, à ) 1)1. G,- C, l'rêve et fils, représentants des
assureurs, tous droits réservés , notamment ceux résu ltant
des al'Licles 435 et 1136 du Code de commerce;
Attend u'qu 'ill'ésulte des faits et documents de la cause
que les marcha ndises assu rées son t al'l'i\'ées en élat d'avaries d'eau de mer à Messine; llu e, dès qu'il a été possib le
aux réclama leuI'5 de constater leur état, ils en ont a\Tisé
télégra phiquement les ass nreUl'S, pat' l'intermédlail'e de
lenl' commet tant, F, Fau l'e et C· ; que, les repl'ésentants
des assureurs ayant reç u Jes instrucLioll s de CClix-ci, il a
été, contradictoil'ement en tre les part ies, pl'orédé à la conslatallOl1 eL à J'évaluation Jes avaries; qu'à CCL effet, l'ex ·
pert choisi d'u n commlln ac'!ord pal' les l'Cpl'é3entants des
assul'eurs el les réc iamateU I'5, les sieur.:; Tl'ombeLla el Car-

l'ara, a pl'occdé en présence des partie.;; el avec leur concours aux vél'ifiC;.iLions néces aires; qu 'à la suile des constatations ai nsi faites, le dOl1l~lage a lé fixé à 30 p, 100 de
la valeul' lotale des marcb.andises avariées, lesqnelles, vu

�( 166 )

( 16i )

leut' état, onL été, à Ll demand e mèl1le des assureurs, en-

avari es on t é té réglées à l'amiable mo yennant 30 p , 100,
soiL 9,ï51 fI'. 40 c,;

le vées pal' les li ers qui s'e n é taient l'end us acqu éreurs;
, Attendu que, dans ces circons tan ces, la Compagnie appelante ne saurait é videmment à bon dl'oit invoqu er contre
la dem a nd e en paiement des r éclamate. urs les déchéances
énoncées aux articles 435 et 436 du Code de commerce',
Attendu , tout d 'a bord, en effe t, qu e la protesta tion dont
parle l'article 435 n 'étant pas soumise à des form es spécia les, le télégramme ayi sa ntl e assurelll'S des avaries pou'
vait au besoin en tenil' lieu ; qu'adressé le 10 décembre,c'est,
à-di l'e le jour mê me oh les march and iseS é taient entrées
en admission temporaire da ns les magasins de la douane,
il fa ut conve nir q u e la dénonciation a é té fai te aux ass ur ems da ns le déla i de l'al't icle 436; qu 'en sup po,ant, ainsi
que le pré te nden t les ass ureurs, qu e la l'éclamation dont il
vient rl 'êt re pa ri é n 'aura it pas é té sui vie da ns le mois d'une
demande en justi ce, les assu reurs ne sauraient se prénloi l', eu éga rd a ux circonstan ces de la ca use, de la déch éance qu 'ils invoqu ent con tr e les intim és; que, d'une
part, en effe t, tous les docum ents du procès a ttesten t qu e
'l'rombetla et Carra ra ont dù croire qu e Prève et fil s, re pl'ésenta nts attitrés des assurenrs à Mcssin p, avaient mandat
de r égler aux mains de ce de mi er ; qn e Prève e t fil s avaient
mission d'intervenir pour com pte de l'assu rance e t de défendre au mieux ses intérê ts; qu 'au x termes des instru c tions insé rées d ans les lettres du 10 décemb re, l'l'èr e et
fi ls devaien t écart e r touL ce qui ne se rait pas avarié d'eau
de m er de la de rnière trave rsée , eL dédu ire d u m Gu tant de
l'estim a tion du domm age eprou\'é les fl'anchises stipu lées
au profit des assureurs; que le certi fica t dél ivré le 18 décembre à 'J'rombe tta e t Carra l'a pa l' l'rève et fil s constate
qu 'après avoil' examin é les cuirs a vec so ill , la marc handise
a é té t.'ouvée très a va ri ée d 'eau de mer , e t q ue, d'accol'd
avec les réceptionnaires eL afin d'el' iLer des fra is élevés, les

ALt e ndu que le règlement intervenu dans ces condItions
avec les représent ant s des ass ure urs s'impose év idemmenL à ceux,ci; qu e le fa it all égué pal' les ass ureurs que
leurs agent s auraient out!' passé leur mandat) n'est pas

opposable aux intim és; qu e, loi n de faire aucune réserve
dans l'intér6L de l'assurance, Prèl'c et IîIs onL conclu , pour
évit el' des frai s, un unangemenLamiabl e av ec les réceptionnaires de la mm'c han dise, ~ I , vu l'élaL des cuiJ's, dans
le but d'é vit er un dépél'issement pl us complet , donn é l'or,
dre à ceux-ci de les ret ire r de la douane; q ue, dans ceL
é tat de fa its, le règlement ami able constate pal' le cerLifi caL préci té de dérem bre 1883 constituaiL u n vérItab le
co ntrat l'en trant da ns la missio n des représentau ls des
aSSll l'eU I'S à Ness in e ; qu 'à ce point ùe vu e, il fau t dire t~u e
la dema nde en j ustice ne s'appliquait pl us à la con s t ata t~on
de$ avaries; que, dès 101'5, ceue dema ndc, consLl t.uanL bien
plutôt une instance en e:\écu li on d'lI ne convenlloll , pour
l'introdu ction de laqu ell e a ucun M lai n'elait im posé, ne se
tL'ollvaÎL pas so umise,:\ pein e de non-recevabil ité, aux prescri p tions li es "rtides 435 eL436 d u Code de commerce ;
ALtendu toutefo is que la Co mpagnie des Det.x Pôles
pré tend qu e, SUI' les 32,600 fI', mont a nt de l'assurance
ouscrile, ladite Com pagni e n'a ass uré q ue 20 ,080 f r, 80 c,
de l'assu rance tota le; qu'i l y a év idcmmen tlteu de rédU Ire
dan!; celt e proportio n le montanL en pl'Î1lt:ipa l desco nda l~1na! ions prononcées conl l'e elle; quc les i nti mes l'econm:us -

senL a u sur plu s dans le u l'~ conclus ions que le montanLdes
conda m natio ns prononcées pal' le Tribunal de MeSSIne dOI t
é tre acq ui tté pal' les ass ure Ul'S entre eux proportIOn nel-

lement ;
All endu que, s'élgissa nLdans l'espèce d' une police

p OLit'

compLe, laqu ell e doit èLl'e censée fait e pour les porte,urs d:l
conna isscmen L des 1, 100 c uirs, ils dOlvenL bénelLc.er , i\

�( 168 )
l'exclusion de tous autres, de l'assu rance maritime de la
marchandise, encore bien que la police ne leur ait pas été
remise; que leur qualité par suite ne saurait être valablement contestée;
Sur la question de savoir si l'exequat,ur demandé pouyait être accordé sans révision du procès au food:
Sans s'an 'Mer n i avoir égard aux conclusi ons tant de l'appelan t qu e des intimés su r ce poin t, en ce qu 'elles ont du
moins de con trai re aux motifs du prése nt arrêt;
Dit et juge qu e la demande d'exeq uatm dont il est cas
ayant été présentée au Tribunal civil du lIan e, sans être
accompag née des réquisions prévues par le traité de 1760
et la décla rati on de 1860, ce trait é et ce tte déclaration
n 'étaient pas a pplicables ;
Dit et ju ge qu'il y avait lieu de procéder à l'examen au
fond des décisions dont l'exécu tion es t pou rsuivie par les
intim és, et qu e le Tribun al civil séant au Hav re, à l'exclusion de tout Tri buna l de commerce, était compétent
pour procéder à cet examen ;
Au fond , la cause étant en é tat:
Sans s'arrêter n i avoir égard aux fin s de non-recevoir
proposées par la Compagnie appelante , lesqu elles sont mal
fond ées;
. Ordonne que ce dont est ap pel sorti ra son plein et entier
effet ;
Dit tout efois qu'il y a lien de réd uire la somme de
9,75 1 fI', 40 c., montant en pl'incipa l des conda mnations
pro nùncées con tre les Del/X P 6Ie. , propor tionnell ement
aux engagements contracté; par ce tte Com pagnie d'assurances, soiL à la somme de 7,80 1 fI' , 12 C,

D u 22 d écembre 1885. - COttl' de Rou en,

( 169 )
Pou rvoi en cassation pa r les assurel1rs.

LA Coun,
Su r la fin de non- recevoir opposée au poul'voi :
Attendu qu'a ux term es de l 'arti el~ 69 , § 9, du Code de
procédure, les pel'Sonn es établ ies à l'é trangel' sont assignées au domicile du procure Il l' de la Hépllblique près le
Trib unal où est port ée la de mande, leque l ,' ise l'orignal , et
envoie la copie au ministre des affai res étra ngères;
Attendu que, dans l'espèce, la ignification de l'arrèt
d 'admission a été faite à 'l'I'ombell a et Ca n'ara, défendeurs,
domiciliés à Messine, conform ément aux dispositions qui
viennent d'être ra pportées; qu e l'ori ginal a été régulièl'ement vi sé par l'avocat général de serv ice au parq uet de la
Cou r de cas~ ati on ; qll e, si la copie se borne à mentionner
que le v isa a été requ is, sans consta tel' q u'il ai Lété donné,
l a si gni fica lion donL il s'agi t ne saul'&lt;l Î L êtl'e annul ée à raison de j'absence d'u ne mention qu i n'est pas expressément
ex igée par la loi ;
Rej elle la lin de non- recevo ir ;
Et sta tu ant sur les moyens proposés par le pOll1'voi ;
Sur le premi er mo yen :
Att end u qu e le traité ùe 1760, entre la Fl'ance et la Sardaig ne,en vue de favori ser l'exécu l ion réci pl'Oque des jugeme nts, por te q ue les Cou rs suprêmes dé fèrGront, de part et
d'au tre à la fo rm e de dl'oit, aux réqu is itions qu i le ll!' seront adressées à ces fins mémes, sous le nom desd ites
COll1'S; que cette d isposi tion, main ten ue et expliqu ée par
la conventio n de 1860 entre la l'rance et l'lI alie, a eu pour
bu t de l'encire plus faci le l'exl'cutlO n des ju gements en lre
Fran çais et Italiens, et de don ner le mo yen d'éviter la

�( 1iD )

( 171 )

révi ion, dans l'un des deux pays, pour y demander l'e .' _
.
'
m
CutlOU des Jugements rendus dans l'a utre, mais qu'elie n'a
eu III pour but Dl pOUl' e(fet de contraindre les parties à
user des fOI'~ es qu'elle introdui l, et de leur en lever le
d,'o,t d~ se pr~se nt el', si bun leur semble, del'aut les Tribunaux de l'un des deux pays, ponr J' demander l'exéc'l tian des j ugements rend us dans l'aut ,'e, en se so umellant
au d roi t commun, qni implique la révision desdits ju gem ents au fond; que, dès lors, l'arrêt attaqué, en statua nt
ainsi qu'il r a fait , n 'a violé n i les tr a,tes snsénoncés ni
les autres disposit ions invoq nées pal' le pou n 'ai ;
,
Sur le de uxièm e moyen , pds dans sa première branche:
Atteudu que l'assurance pOllr compte de q ui il appartiendl'a crée un lien de droil , non-seul ement entre les parties
dénommées au conl,'at, mais encore enlre l'assu ,'eu " et
lOU S les propriétaires, présen ls ou futu,'s, de la chose assurée; yue, dès lors, T,'omhella et CalTa ra, porteurs du connaissement, on t été , avec ju sle raison, admis à réclamer le
bénéfice de l'assUI'a nce ; qu'en slatuant ains i, 1''''I'êt aLtaqué n'a violé an c une loi;
Sur la seconùe et la trois iè me branches du n::ème moyen:
Attend u que la Compagni e demanderesse a concln en
appel à cequ'i l plût ;';. la COll r é voqu e,' le fond et réviser
le jugemenL du Tribullal de Messin e dont l'exécu lion éiaiL
demandée; que la Co n r ct 'a ppel a déferé à ses conclusions et que, si elle a mainl e nu la conda mnation prononcée co ntre la Compag nie, elle ell a modifié le ch iO'rc;
que, dans ces ci rconsta nces, l'excepl ion d'i ncompélence
propo.ée cont re le jugement du 'l"'ibu nal lie )[essine devenait sans objet; que la Cour d'appel, ell révisanl, n'avait pas
besoin de moliver le rejet de lad ile exceplio n , et que la
Compagnie est sans intérêt, et pal' suite non-l'ecevable à la
reproduire comm e moyen de cassation j

...

SU I' le Iroisième moyen:
Attendu qu' i! est conslalé en fait, pal' l'arrêt attaq ué,
qu'il ya eu de la part de 'l'rom bel la et ~an'ara protestation
faite en lem ps utile, et que, s, celte pl'Olestat ion Il 'a pas
élé suivie d' une demande en j usli ce da ns le délai ù'un mois,
c'est pa l'ce qu'il es tinlerv el1l1 entre Ils parties lI ne convention et un règlement des ava,'ies : qu 'en décidant qu'à ra ison de ces ci,'consta nces, la déc héance parlée par les a1ticles 435 et 1t3G du Code de commerce n'élait pas encourue,
l'arrêt all aqué loin de violer lesdils a!'li cles, en a fait, au
con trai,'e , une JUSI" applicalion;
Stll' le quatrième moyen :
Attendu qu'il est expressément déclaré par l'alTèt alla qu é qu e le règlement ami abl e fait enlre 'l'rombetta et Car1'3t'J , d'un e part , ct r agent des asslll'eul'sJ d'autre part,
l'e ntrait dans la mission des l'epL'ésentants des assureu rs
à Mess in e, el que T,'ombetla el Canara avaient dù croi re
q\l e lesdits représenta nts avaient Jl1i ~sio n de régler au nom
des assureurs; qu 'ell statua nt ainsi, pa l' interprétation des
clanses de la poli te et pal' app réciai ion des fai ls et ci ,'conslances de la ca use, l'arrêt allagllé ,, 'a violé au cline des dispos ition s invoquées pal' l ~ 11011 rvo i ;
Hejetle,
D u 5 l1Ia"s 11i88. - COllI' ~ e cassation (Ch: civi le). _ .
p }'es . , ~1. DARBlEn , 1" pl'ês. - M. D ESJ AnDI NS , av. gén . P l., MM . MOR I LL01' et HouLLl En .

�( 173 )

( m)

SOCIÉTÉ. -

CLA USE DE CONTINUATION AVE C LES
-

HÉRIT IERS,

MI NEURS.

L 'a,.ticl. 1868 d u Code ciuil, p e/'mellall! de stipu le,'
q u'en cas d e d éces d'un associé, La Societé continuera

avec ses "b'itie,'s , s'appligue d tous les hé,'ilie,'s de
l'associé décédé, gu'ils soient maJe .. rs ou m illeu"8 (1) .
( NARIANI CONTRE HOIRS KEISSE R) ,

Du 25 septembre 1886, ju gement du Tribunal de commerce de la Seine ai nsi con çu:
Le Tribuna l,
Altendu qu'aux termes d'un acte so us signatures privées,
en date à P a ris du 30 jan vier 1877, enregistré le 27 révriel',
il a été formé entre Mariani et Keisser une Sociélé en nom
co llec tif pOU l' l'exploitation de la spécialité dite « vin tonique ~ari ani à la coca du Péro u » et J es produits qui en
d ér i vent;
Attendu que Ke isser est décédé e n juillet 1886;
Attendu que Mariani pré te nd q ue la Sociélé se l,l'ouve
dissoute par s uite de ce dûcès, et demande la nomination
d 'un liquidateur po u r dresser le com pte d 'entre les part ies
en se co nforman t allx clauses et conditions de l'acte de
Sociélé ;
Mais allendu que l'a rli cle 10 des conventions contient
ces mots : • En cas de décès de l'un des asso ciés, la Société

pourra se continu er, s i bon leul' semble, avec les iléritiers

(t)

VOl',

Conl. ca rae, 1881,2. 137, _ t885. 2. 58, - t887, 2. tOI .

de l'associé décédé, mais il la candi Lion , dans ce cas, pal'
lesdIts hériti ers, de fournil' un e pel'sonne apte à rempl ir
les fonltions précédemment l'emplies pal' l'associé décédé;

Oll e Mariani sOlllienL vainement qne I ~s mots «si bon
le ur semble » s'appliqu era ient a\lx associés eL non aux

hériti ers, et qu e l'inlerprétation con traire au rai t

pOllt'

ré-

su ltalde lui dou ner com me assor. iés des mineu rs qui ne
pe uv ent prend re qualit é;
Qu'en effet, en ce qu i concel'lle l'inler prétation des moLs
" si bon leur semble,» il r és Il Ile de l'examen de l'oril'ina l
qu e, si l a phrase r;on LienL une inversion, la pon ctuation,
l'emp loi du m o t « le ur » et le su rplus de la phrase indiqu ent neUem ent la commune intention des parlies;
Qu e , d'ail leUl's, la confirmaLion de celle in Lel'pr étaLion
r esso rt de ce fait qu e, le 28 décembre 18i6, pendant les
pou rparlers q u i ont précédé la fondaLion de la Société,
Ke isser consentaiL, sur la demand e de Ma r iani , à la continuation de la Société .vec ses Mriti ers en cas de décès d'u n
deg associés, et il ajoulaiL qu'il d "l'ait être entend u qu e ces
h é riLi ers devraient nomm er r. nc pCl'sonne apte à remp lir
les fonction s dll d écédé pe ndant l'association ;
Que si la phrase d" l'acte pouvaitenccre la isscr un douLe,
J' expli cati on en devienL m aintenant Irès clai re eL qu' il en
r essort qu e les hél'itiel's J( ei ~se r ont le droiL d'opter, s i bon
leur semble, pour la conti n uat ion de la Société;
Qu 'en ce qui concerne J' objeCLion Lil'ée par Mariani de
l'état de minorit é des héritiers Keisser, la jUl'isprudenoe
est constan te pour décide r qu'aux termes de J'artic le 1868
du Code civil, la s tipul ai ion qu'au cas de morL de J'un de.
associés la Société contin uera aver ses hél'itiers, est une

convention li cite;
Qu e cet arlicle ne d ist in g ue pas ent re le cas où les hé ri tiers seraient majeurs et celui oil ils sera ient encore en
minorité;

�( 174 )

Qu'une clause de ce geme dans un contrat constitue une
charge de l'hérédité à laquelle les héritiers Ile renoncant
pas à la succession ne pourraient se soustraire de leuI' s~ule
\'olonté, et il laquelle, par voie de conséquence, on ne
peut coutre leur gré lesobligerà renoncer;
Que la demande de Mariani en dIssolution de la Société
et en nomination cl 'un liquid ateur doit être repoussée;
Et attendu que, pal' ses con cl lIsions mot ivées, la dame
Reisser , ès-qualités, dema nde acte de ce qu'elle est prête,
comme ell e l'a toujOlll'S é té, à présen ter à hlariani une pcronne capab l ~ de participer il la gestion des affaire sociales
et ce en conform ité des prescriptious du pacte social;
Quïl y a lieu de lui don uer actedesa déclaration;
Par ces motifs,
Déclare Mariani mal fondé en sa demande;
L'en déboute;
Donne acte à veuve Reissel', ès-qualités, de sa déclaration
qu'elle est prête, comme elle décla l'e l'avoir toujours été, à
présenter à Mariani une pe rsonne capable de participer à la
gestion des affaires sociales, eu conformité des prescriptions du pacte socia l;
Et condamne Mariani, par les voies de droit, anx dépens,
Appel par Mariani,

LA COUR ,
Yn la connexité, joint les causes, et statuant tant sur
l'appel interjeté par ~lariani d ' un jugement rendu pal' le
Tribunal de commerce de la Sei ne le 25 septembre 1886,
que ur la demande d'intervention fOl'mée par Fayolle et
Keisser;

( 175 )

Considerant que, pal' un acte en date, à Paris, du 30 janvier 1877, Mariani et }(eisser ont (OI'mé entre eux une
Société en nom coll ectif pour l'exp loitation du vin tonique
Mariani à la coca du Pé,'ol1 ;
Que, J,eisse r étant décédé en j uillet l886,hlariani prétend
q ue la Société doit être dissoute et en demande la liquidal io n ;

Que la veuve Reis!e r, au nom et comme tut rice de ses
six enfan ts m ineurs, lesq uels sont les u niques héritiers de
son défunt mari, sou tien t, au cont rail'e, que la Société doit
contlllu er avec eux pal' application de l'al,ticle 10 des statuts socia ux, ai nsi conçu: « En cas de décès de l'un des
associés, la Société pomra se continuel', si bon leur semble,
avec les héritiers de l'associé décédé, mais il la condition,
dans ce cas, par lesdits hériti el's de fomnir une personne
apte It remplil' les fon ctions pl'écédem ment remplies par
l'a~socié décédé;
Que Mariani appuie sa prétention: t· sur cette même
clause , qui établirait, suivant lui, un droit d'option au
prufi t excl usif de l'associé sUl'vi vnnt; 2' sur lï mpo" i bilité
pal' les héritiers Keissel', en

l'ai S01!

de leul' minorité, d'exer-

cer, soU pal' eux-mêmes, soil par mandntail'c, les pouvoirs
conférés il leur père dans la Suciété ;
Sur l'i nterprétation de la clause ci-dessus rapportée:
Considérant que ces mot s « si bon le ur semble » ne peuvent s'appliquer qu'aux héritiers de l'associé décédé, puisque la Sociét é se composait uniqueme nt de deux assœiés
et que, l'un d'eux vellant à disparaitre, si la facu lté d'opter
pour la continuation eût dû app:ntenil' :ln SUl'VÎ\rant, la
clause eùL dit ({ si bon lui semble 1) eL non II si bon leur
semble; 1)
Adoptant, au sUI'plus, sur ce point, les motifs qui ont
déterminé les premiers juges;

�( 176 )
Sur l'objection tirée de la minorité des héritiers Keisser .
Considérant que les convent ions librement consenties
son t la loi des parties quand elles ne présentent rien
d'illicite;

( lï7 )

cel'Iains embal'l'as d'administration, ces difficultés possibles
ne sau raient à p,'io,'; les meLtl'e dans l'impossibilité de
profiter d'une stipu la tion faite pal' leur auteur et que leurs
représentants estiment devoir leur étre avantageuse;
En ce qui touche la di solution de la
termes de l'article 187 1 du Code civil:

ociété dans les

Que l'article 1868 du Code civ il , q ui autorise lacontinuation de la Société avec les héritiers de l'associé décédé,
est absolue et ne distingue pas entre le CaS où ces héritiers
sont majeurs et celu i où ils ne le so nt pas encore devenus;

Consid érant que Mariani n'all ègue aucun motif légitime
à l'appui de sa demande;

Que, pal' suite, l'état de m inorit é ne pounait faire obstacle à la continu a tion de la Société que si telle avait été
l'intention des parties;

Que si la dame [(eisser a refusé de se dessaisir des li vres
sociaux, c'est là un fail qui l ui est pel'son nel et don t les
mineurs ne peuvent supporter la responsabi lité;

Que l'ac te social est muet à cet égard;
Que l'on y trouve, au contraire, la preuve que les associés ont prévu l'incapacité possible des béritiers du premier mourant, puisqu'îll eur a imposé l'obligation de fournir une personne apte à l'emplir les fonct ions dn décédé;
Que la continuation de la Société, quand ene a été formellement stipulée, const itue un droit de l'tléri tage et que
les héritiers, quels qu 'i ls soient, ne peuvent en être dépouillés malgré eux, de même q ue,si elle était Ulle charge,
ils ne pourraient pas s'en a[ranchir;
Que Mariani oppose vainement que les héritiers Keisser,
étant mineurs, ne peuvent remplacer leur père dans une
Société dont il était le gérant et dont il avait la signature;
Que cette situation ou une situation analogue a été prévue par les partie3 et qu'elles y ont remédié autant que
possible en stipulant que les fonctions de l'associé décédé
seraient dél'olues à uu tiers;
Que si l'acceptation sous bénéfice d'invenlaire de la succession patel'l1elle imposée aux mineurs peut donner lieu à

SUI' la demande d'intervention form ée pal' les sieurs
Fayolle et Xavier Keissel' :
Considérant que les susnommés ue justifient pas qu'ils
soient créanciers de la succession de Jul es lCeisser; que
le ur préten tion d'être copropriélaires du vin Mariani est
litigieuse et encore actue llement pendante devant le Tribunal de pl'emière instance de b Seine; qu'en conseq uence
ils sont sans qu ali té pOUl' intervenir dans le débat soumis
à la Cour;
Pal' ces motifs,
Confirme le jugement dont est appel ; ordon ne qu'i l s~ r­
t il'a e(fet ; di t q u'i 1 n'y 3 pas 1ieu de pr?nonce rl,adls~olullon
de la Société' déclare Fayoll e et XavIer helsser non recevables da~s leur intervention ; condamne Mal'ialli à
l'amend e et aux dépens de son appel ; condamne Fayolle et
Xavier Keisser aux dépens de leur int ervention.

Du 7 av,'il1887. - COUI' cie l'at'is (5' Ch. ) - Prés., hl,
Pl., MM. LElSTt, FAunE el TII 8V8NET .

PRADINE S. -

2' P. - 1888.

12

�( 178 )

( 179 )
Attendu qu'en conséquence, le juge-commissaire renvoya les parties à l'audience;

FAILLITE, -

PRmLÈGE, -

GE"S DE SERVICE,

GARÇON DE CAFÉ .

La déllom'illatioll de gells d e se "vice el le TH'ivilège qlli

lew' est al/",bllé pOli" leu,'s gages par l'aI,ticle 2101 du
Code ci vil, ne satwaien,( s'appliq uer gu,~a/lx do mesti_
qltBS ou se1'vitetl1'S p'réposés au service de la pet'son ne

Olt de la j'ami Ile ,
No tammellt, elle ne s'applique pas à
fût-il n 01.1 tTi par son patron.

Ull

ga,'çoll de calé
'

Un garçon de cajé doil, ell cas d e failli te de Sail pat,'oll,
élt'e constdéré comme HU ouvrier , et, comme tel, admis
par priviUge po",' le der IIi." mois seulement des
sala;,'es qui lui sonl dus (1 ) ,
( LEGOURlt"EC CONTRE SYNDIC B OUCHER,COLLIN;,
J UGEMENT,

Le Tribunal,
Attendu que Legol1\'ié rec, garçon du café Molière, se présenta à l'assemblée pOl1\' l'afllrmation des créances de la
faillite Boucher-Collin et demanda so n adm ission au passif de la faillite comme créancier privil égié pour le montant de ses a ppointement dep n i ~ 1__ 1" janv ier derni er;
Attendu que le syndic repoussa l'admission de sa
créance dans ces conditions, esti mant qu' il ne pouvait être
considéré que comme ouvrier employé pal' le failli et proposa, aux termes de l 'article 549 du Code de commerce, de
l'admettl'e il titre privilégié pour son salaire du mois précédant la faillite, et à titre chirographaire pour le surplus;

( 1) Voy. Conf. 1" Table décennale, \,.. Faillite, u· 102 .

Attendu que Legouriérec soutient qu 'il a droit au privilège d' un e année accord é pour les salaires des gens de
servi ce pal' l'article ,2 10 1 du Code r.ivil; qu'i l était bien
au service de Boucher -Collin, noulTi pal' lui, et au rait été
payé de ses deniers si le produit du tronc où éta ient déposés les pourboi res des gar,ons n'avait pas suffi à parfaire
le montant de ses appointement s ;
Attendu que, subsidiairement" Legouriérec prétend qn'étan t pl'emiel' garçon de l'établissement, depuis longtemps
sa présence y avait été reconnue nécessaire pal'Collin pèl'e,
nommé séquestre du café de puis la première faillite de
Boucher-Collin ; qu'il ava it alors ,'e,u l'assmance qu'il serait int égra l em ~nt payé; que, san::; lui, le ca fé aurait péricli té et n'au rait plus la va leur qu'il offre aujourd'hui dans
l'actif de la faillite; que ses appoint emen ts peuvent ètl'e
considérés comme des fJ'a is faits pour la conservation de la
cbose et qu'aux term es de l'art iclr 2 102 du Code civil, ils
doiv ent être priv ilégiés, au moins depuis la première mise
en faillite de Bouchel'-Collin;
Atlendu, tout d'abord , que la dénomination de gens de
service inscrit e dans l'a rti cle 2 10 1 du Code civil ne saurait
s'a ppliquer qu 'aux domestiqu es ou aux sen ' item s préposés
au service de la personne ou de la famille;
Attendu que LegO LHi érec, gar,o n de café, travaillait à
l'exp loitation de l' industrie de Boucher-Collin ; qu e les cil"
constances qu'i l éta it nou ni par lui et qu'i l pouvait être
payé de ses deni ers ne chan gent ri en à sa siLuation ; que le
comme,'çant qui noulTit ses employés fait entrer ces frais
en li gne de compte du clliffre des appointemen ts ; qu e le
monLanL de la nourriture est donc une parLle du salaire el

qu'ol'din airement c'est bien des deniers clu patron qu'est
payé l'ouvrier;

�( 180 )
donc
- '
'Attendu
L
. qn'il n'l'a pas de raison pour pouvo'Ira::,Slmller , egourlérec
à
1111 dome lique OU à un servite
' ,
, ,
ur personnel, que, d ailleurs, le- prIvilège sont de droit étl'OÎL t
ne peuvent s'étendre par assimilation; que Legouriérec e
doit donc être admis de ce chel comme créancl'er
' ~_e
l'egl,
'é
'1
d
'
,
pmI
au pa l, e la lallhte Boucher· Collin que pour ses
salaIres du mOIs précédant la faillile ,'
Attendn qu'il n'a pas davantage de droits à voir ét d
"lè
.
ure
son pnvI ge en raIson des Irais laits pOUl' la conservat'
é
d'
Ion
de 1a chose; ,qu "1
1 pr texte
engagements pris pal' Collin
pere, nom,me séqlle~tl~e du calé avant la fai llite, pal' jugement du l1'1buna l CIvil de Nantes; que si celui-ci a engagé sa garantie personnelle, la laillite ne saurait encourir
la même responsabilité; que LcgoUl'iérec al'Dnt même
manifest e l'intention dequitter sa place le 1" novembre le
syndic avait déjà donné de, ordres pour son rempla~e­

ment;
Attendu donc que sa demande de privil è"e basée sur la
nécessité de sa présen ce pOUl' conserver la °valeur du calé
ne saurait être accueillie;

l 181 )
pour le surpl us des appointements qui lui sont du~ , montanL à 1,082 Ir. 50 c, ;
Décerne acte de l'affi rmation de la créance laite à t'au dience par son mandataire eL dit qui! sera admis au passil
de la laillite Boll cher-Collin comme il vient d'êt re diL;
Condamne Legollrièrec aux dépens,
Du 24 décemb re ISS B, - Tribunal de com mel'ce de
NanLes. - Prés " M. [lIOM , - P l" MM, LE Bo un o,lls pour
Lrgo ul'lél'ec,

PALVAD 8AU

COMPÉTENCE. -

pour le syndic .

EfFET DE COMMEnCE. -

_

TnmuNAL ou TInEun. -

_

PAI EMENT

AU

'rIfl É NON-ACCEPTEUR.

EXPÉDITION DE MARCHANDISES.

DO)Il C1LE DU VENDEUR. -

TI ERS PORTEUn

SUnROG~.

L e ti,'é H011·accep{eu 1' d 'un effet de commerce, 11'~/ant ]JaR
partie au contrai de change, ne peut étre cité ]Jal' le tiers

p01.teUl', conjointement avec le til'eu]', devant le Trib u, nal du do micile de ce dernier, en paiem.en l de l'en et .

Totlle(ois, si l'eO'et a élé ti,.é en paie menl d'Ilne

111a1'-

cha ndise expédiée at'CC la clause de paiement au domi
cite du vendeu1', te tù'1'S p adeur CeSS-IaHllaÙ'e de ses
d ,'oits est ( ondé li cile,. le /'l'é avec le li,.eu1' devant le
T1'ibunal du d om,icile de ce de1'nie,', non en vertu. de
p

Attendu, d'ailleurs, qu'il aurait pn se laire payer sur le
produltdu tronc des pourboires qu ' il versaitlui,même jour.
n ellemellt,à Bouchel'-Collin ou à Collin père, puisquece prodmt a tou jours dépassé le ch iffl'e des appointements convenus avec les garçons; qu' il a été vi ctime de sa connance
envers son patron qui ne remboursait rien à la fin du mois,
et qu e, si au jourd ' hui il lui est dit des appointemen ts assez
importants,il
ne pe ut s'en prendre qu'à sa né"li
"ence
de ne
,
0
0
s etre pas payé de ses mains, comme il en avaiL le droit;

l'effet et pa&gt;' applicalion de l'al'Iicle 59 du Code de procédlJ1'e civ ile , mais en ve1'tu du conl1'at et pal' oJJplica tian de l'm'ticle 420 ( 1) ,
(CAPELLE CONTnE GÉnAno ET SVLVA Humo),
J UGEMENT,

Par ces motils,
Décerne acte au sy ndic Boucher-Collin de ce qu ' il esL
prêL à admettre Legoul'iérec à titre pI'ivilégié pour un mois
de ses salaires montanL il 137 Ir, eL à ti tre chirographaire

Attendu que Capell e, Liel's porteur, demande la condam
3...signés ;\11 p;\Îem cnl de la

nat ion soliù~il'e de:, deux

(1) Vo y, Conf. ce rec . 1886 , l. 2!JS , ell e présenl \'olume. 1'· partie,
p, 11 2 ,

�( 182 )

somme de 420 fI', 'l0 c" maniant d'une traite créée pal'
Sylva Ru bio, à son ordre, sur Gérard;
Allendu que Sri va Rubio fait délaut e t que Gérard oppose d'abord une excep lion d'incom pétence ; que su bsidiairement et sous réserve de ses dl'oits d'appel, du chel de la
compétence, il contesle la prétention de Capelle comme
n9n-J'ecevable 0.1 mal fond ée; que, plus subsidiairement ,
il demaude une expertise de la marchandise (trois caisses
vin de la marqu e CMteuu-MolltUenry) ;
Sur la corn pétence :
Attendu que Gérard so uli ent que le tiré non-accepteur
d'un effet de commerce, n'étant pas partie au contrat de
cbange, ne peut être assigné pal' le tiers porte",', conjoiutement avec le tirelll',devant le 'r.'ibunal du domicile de ce
dernier; que l'article 59 du Code de procédure civi le ne
saurait recevoir, dans ce cas, son application;
Attendu que celle exception d'incompétence pourrait, en
effet, être accueillie si Gél'ard n'élait appelé del-unt le TI'ibuna l de BordeatlX qu'en vertu de l'article 59 du Code de
procédure civile;

( 183 )

Que la lacture de mal'chandises expédiées en aliment Il
la traite portait la mention de paiement Il Bordea ux; qu'elle
a été reçue sans !lrote,tation ni réserl'es ;
Que Capelle, cessionnaire des droils et actions de Sylva
Hubio,est donc fondé à cilel' Gérard conjointement aver son
cédant, non en vertu de l'effet et par application de l'article 59 précité, mais en vertu du contrat de vente et par application de l'article 420, 3 paragl'aphe;
0

•

Que le Trihun al doit donc se déclarer compéten t;
Au land:
Attendu que Gérard soutient que la marchandise ne
répondrait pas comme qualité avec les prix lacturés, qu'il
dit s'en être rendu compte pal' la dégustatIOn de quelques
bouteilles ;
Attendu que le Tribunal ne possède pas, qnant il présent,
des éléments d'appréciation suftisants Jlour statuer sur des
difficultés de ceUe nature; qu'i l doit recourir il une exper-

tise;

Qu'il n'a point accepté l'effet de 420 fI' , 20 C, ; que Capelle ne pourraiL donc trouver un lien de droit da ns le contrat de change anquel il n'a pas concouru;

Attendu, d'nn autre cOté, que Gérard a objecté qu'il ne
pou vai t payer, en raison d'une saisie-arrêt prallq,~ée entre
ses mains, au préj ndice de Capelle, malS que le l l'lbunal,
en l'état, n'a pas Il s'y arrêter ;

Mais aLl~ndu que ledit effet a été disposé au remboursement d'une marchand ise expédiée pal' le tireur Sylva
Rubio, et l'eçue pal' Gérard; que pal' ['effet de l'endossement,Capelle est devenu cessionnaire de la créance de Sylva
Rubio SUI' Gérard, créance dont l'existence ou l'impol'tance
fait l'objet du litige au fond; qu'il a ainsi les droits et actions de son ~édant, et qu'il s'agit uniqnement de rechel'cher si Sylva Rubio pouvait appelel' Gérard devant le présent Tribunal ;

Par ces motifs,
Le Tribunal se déclare compétent, l'et ient la cause;
donne défant contre Sylva I\ubio , non-comparant, donne
acte Il Gérard de l'e qu'il ,,'a plaidé au fond que sous re5erve
d'appel du chef de la compétence, et, avant de sta tuer au
fond , donne commissio n rogatOIre , elC.
D u 11 juillet 188 , - Tribunal de commerce de Bordeaux,- P l " MM, ASPE-~'LEuJ\IMoN", pOUl' Capelle,LAPA\AOE
pOUl' Gérard,

Attendu que la question ainsi posée ne saurait laire de
doute;

FIN DE LA DEUXIÈME PARTIE.

�TABLE ALPHABÉTIQUE
DE S MATI ÈRES
CONTENUES DANS LE

T O~IE

LXVI (1888).

N. B. - Le chin're l'omain désigne la parUe, eL le chifTre arabe la page.

Abandon du navire et du fret . Abordage.
1. Fournitures

1

T l'ailé

011(!C

un

consi9natainJ, Pa," icipalion en
t,'c lui et l'a,nnalcu1'.- Le fournisseu r de victuaill es poUl" llJ1 navire a action contre J'arm ateur
personn ellement e t sans qu 'il
puisse y avoir li e u à abandon du
navi re e l du fr et, )01'5 m ê m e q u'il
n 'a traité qu'n" fe un co nsi gna taire, s'il exi s t ~ entre cp lui-ci el
l'armateur un e partici pa tion pour
l'e~\)loitalion du navire pOlir loqu e les fournitures ont été faitPs.
- M;"ll's., 29 juil. 1887. - I~e rri c.

La vergne el Campo . ..... 1 - 26

hlc:réclition dit
1'c!Jlcmcn t da 188 4, Faw c 11 0 n

I. R CIII01'1 l1 CW' ,

]'l l'b wncc. - Un rcmol'quC'UI' occupé il donnr l' la n' morqu e n. u n
aulre na' irr , nc jou Î:).."ant pas de
la lihel'!e de ~('s 1ll011 \'('!nr nI So, doiL
c i rE' a$~Î m i l é à un n avire à \oilrs
IOI':-lju ï l !:l'i1l!it tl' ap pr dr l' 1('5 l11a~
nO 'U\'rrs qu 'i l a fau rs au moment
d' un aiJ on l a~(' an'c un aulrr \apeur. - Spcl'Ïa lr !l1enl , il n'est jlilS
clr pl tf in droit "l&gt; \)Ul é en faul e IJOUI'
a, oi,' manqu é t 'l'xéc lIl Pr lill (' l'a 1(' l11 r nt qU l' lqu c pre~criptÎon du
rr~l (' m('nl du le. septembre 1881,
- C. d'Aix, 3 lllai tr-: t:l 6. - Vé'l. Îan
ct Champin c, Cham bon. 1 - I U5

2 . AbordCl [jc, A?'maletl1' Cln g{ai s,
Loi du, 1wviUon. - Le droit de
faire abandon du nav il'c e t d u ft'e t 2. RUNJod de llIel ·, E llonc/otlO1I.': ,
l\}ol/Hmt dj' /'(l r('/(1r'11l , 101'::)n'nppur tient pas au pro})I' iétaÎl't:'
qu'il ~' a . . . il dl' rec ht' I'clH' 1' 1 ('~ (' au ~
d' un navire étranger par ce la sp ut
~t':'! d ' u~ ilhonla r\i", les èlloll ri ;\qu 'il est assigné dc\an t u n Tr i1 io n. . ti c,:; rn ppo rl !-. tll' 111('1' rr!!1.ll il' l's
hunal f ran~ai s . - La respons ab irl non dénH'ntii:) pa r les ci ITon~­
lit é du pro priétaire du nrw in.&gt;, t,
l;l n Cl'oS r!r la C3 u.::-r, d O Î \'(~ nt l'l' m rai son des raits du capiudn(', doit
pOl'lr r !'o ur lotll!?S l~:; autn's ;tpp n~­
(-tre détermin ée pa.r Ja loi d u p ll yS
CÎU I ions ou Im~:-,o1l1 p tions ql1t' lqu c
auqu el appal'ti enll e n:)\ il'f' (o u loi
f! l'll\'C'S q U't' I l'" puÎs.:;rn l l' II'C. du pavillon), - En co n ~é qu (' n c€' ,
s prCÎa lt"' m plll , lor:oqu p la minu ll'
lorsqu'un abordaf!e a (' u li eu enll'('
pl'l&gt;ci~(' dl' 1\1('('ir1enL a de l'impo run na vire an glais et un n;ni re
I ,UH'C' qu' un dl''; ra pport s df&gt; mer
fran~ais , l'armat e u r an glai s apla fh~' il Y(&gt;{' précbi on el pst CQ II pelé devant un Tribunal fran ('UI$,
lin né (juant ;\ ct:' pal' 1(';:; réi:)llltal S
ne peut se libére r de la l'ei:l po'n:saIl'lllW l' nqul' IC', e l qu (' J'a ulre l'ap~
hi lité de l' abordage pal' J' ab andon
port dl' 1l11' r, in d ~ lJlIanl 1.111 :\1111'('
du navi re et du frct, si ce m o ~C' n
mOIlH' nt , I1 r le {,lit qu e d une made libé ra tion n'cst pas ad nlis pal'
ni èrC' appro \ imati\'t~, Ol~ n ~ s ~u­
la loi anglaise, - C, ùe Benn es, Cf l
ra it, S.aI1~ tomher(\ans 1 (1 rlll tl'fUI'C,
déc. 1887. - Kendri ck, Wil son c.
I&gt;re n~~è U\) (}' l}lo)'e.nn c C' nlrc crs
Gui gnon et Tandonne!. ... 1\ - 90

�ùeux instan ts, et on doit s'en référer à ce:l.u i des deux l'apports
qui d6tc1'll;ine, a\'ec prec,ision le
moment. ou 1 allo1'llagc s est produit. - Mars., 30 ji\Il\' . l '8tL Fraissinet c. Comp. TraIlS~llantique .. . . " ......... ..... 1 - 15·\

3, T emps de b,.ttn~e,. Dfmùl utfo n
de t1itesse, A pl)/·('cltdI.Ol1,- L article 13 du rr~lelllf'nt du lU :!\cptembre 1 88 ~ , qui impose :\ IO~\t
"'n'ire,

(:'11

t('lllp:::.de lu'nl\lC',brolll.1-

Protestation non néces5-lIin' Loi
CSPlI!)110h',EJ'écI1lion en Fl"lI~/('c .
- La néc('~ilé d'une protf·~tôllioll
('n ,cas d'ah?rdage • ..!tnhlie par h.'s
nrlldl'$ fJ3;) et 1t31) clu Caùl:' dl'
COU)Ill('I'C~\ Il('

:,(' ll\}l{lortp qu',lUX

entre n01\'I1'(,8 r....uH'ais
ou entre rran. ais ct étrangers:Elle ne ùoit être appliquée entre
c t l'anger~ qu'au cas oil ces étri'ln~"('r~ vienùraient direc tement l'laidel'en Fra.JH'l' SUI' !('S \'t?!:'Jlûn::;ahilités nai~;,ll1t de leu!' ;JUOnlilW', EUp n'es t donc pus applkahl.:- à un
:lLordagè cn t l'e ctlï.lngeT') ju~é pal'
un Trihunal êtl'alljl;t'l', ~i la loi du
p... ys où It' procès il lieu, ne cùnlit'nt OlH.:unr disposition semb lable. - Et la néce&amp;ii t6 de vcnir
plaider en ll' rance pour y fa ire déclarer exécutoire le jl1!;-ernentl'rllùu ù l'ctl'nngf'I', ne l'r11(1 pas appli('able su r tc point les dbpositiolls
de la. loi ll'i1l1C'aÎse, - La. loi p~J1a­
gnole ne cOnllent aucune di~po,)i­
tian sf'mLlable à celles des al'tJch:s
435 et ~36 du Code ue commerce
Jran~' :lis. C. d'Aix, 9 fé\', I t-Il:Œ,
- Ollavaria c. ~Iac Laren Crum,
1 - ~83
ubol'dnge~

Jarll ou neÎgeo, de modérer sa \ 1t€'~(', ne prescrit.;) l'è,l egal'l~ i~U­
cun€' limite,et LU SSE&gt; 1 a.pprécHll!On
dl" la \,itesse il conser\'er Ù la prudence du ca.pitain€', et, en C~ Je
con testation, ?t la s::lge~e des Tribunaux compëlents. -: ~pécial~:­
menl, un \ apeur qUi, lorsqu li
marche en rout e, file onze nœuds
et demi ft ll.leure, est réputé avoir
Lllolléré suflisammcnt sa \ile~Se en
tl'rnp de brume , lorsqu'il. l'a réduite à. six nœuds au maXlllIum,
_ Le capitaine ne saurait donc
être de ce cbef présumé l'rspoJ1:iable de l"ahordnge SUl'\'enu, alors
su rtout qu'il a rCIll/) li toutes les
ilutres prescriptions (u règlemen t
pour les temps de hrume ... , Ibid 6, VlI pCW', }-/Jlice , Choc COlltl'C
4. R èglement dc 1884, P,'cscl'i1)tion, A rt, ~3) Cn'con~tal1ces 11(0'tIClt1ièl'cs . - Si l'article 18 du

AFI'RÉTEMENT.

ABORDAGE.

ABORDAGE.

2

U11

3

cie venir su r lrihord quC' dan s le Agent de change,
CilS Oll, pendant le JOU I', chaque
bâtimen t \'oit les m,Hs dl' raUlL't' 1. ('rhlllciers ew!tlJ'ÎclIrs iL {'r)ttout ù f:lit ou à trrs )lru pl'~'5 d,ill ~
lrec l'JI (01/C(iOIl ..~, Cn\(HUÙ"'S
le prolongrlllcnl dr $;01\ CltJ\ pt Oil,
1)oslel'ù'l'r~, Jf:yulitc, SO('tNt.! . pendant )a nuit, cLwqt1t" !Jülinu'lIl
Aucun!' tli SJlo~ition IcQa1c no 11('1'('51 pbcé th- man ière ù \'oir Ù la
nwt J'étahlir un e di stlll ction entre
Cois l('s deux [eux de cù té cIe l'nu ll'S cl'éanciers chil'ographaires d'un
trc. - Cette manCCU\'I'r n'csi donc
agr nt de changC', et de payel' I('s
créances nét's pC'ndant j'ex€'rcice
pas prescrite dan s le cas 011 1i1
de sa cl13rgf', de préfél'C'nce à
hl'ume a cmpèch6 les deux l1avicC'llps qui sont nées i!ntérielll'cr('s de sr \'oir nsant Il' momrnt
lIlf' nt. - 11 n 'C'11 se ra it autr('ment
mt; me Oll l'abordage il t'li lit'u ,alur~
qU l' ~i l'al;t'nl J e chango n\'ail
1l1t\ mc qu'un coup de sifilet aurai!
fu rLllé, pou r l'f'xploitalioll do sa
cté en tendu a\'ant ce 1l101llt'n1.chrll'~t', lIllP ~ociét6 l'éguliàl'o fOI'Ci!ss., 19 mars 1888. - Comp. du
mallt L1ne \) t'I'~Olllle distincte de
Tonk in c. I·'ahl'e . .. .. .. , Il - Il ;
t'l'liE' du t Îlu :tir(',- ~ l a r5" Il no\'.
IHH7. lIomsy c. Fournier,
8, B1"Ulne, V itesse 'flaH l'alel/tie,
1 - 61
Défaut de "elation avec le si11ist"e, - Le fait de n'avoir pa~
diminué la vitesse d' lIn \'apem en '1, EJ'hlitioll, Rhlli~(ftion d'Ilne
C'HIt\crtlll'C,
D,I{lfItI dc m lSt!
temps de brume, ne prut conscu dc.&gt;!1Il'IH'(', AI\i-~ }loslél'lclo's,
tituer une (aute entrainant la r('s- L',ISf'lll tle dli1nge 11(' \)eu t
ponsabi lilc d'un abordage, qu'i1l1rxû..:utel' ~on dit'nt, ni rca i~cl'
tant (lU 'i l y a, ent re ce fait t'I
il',) \alpurs il lui rell1i"t's il titre
l'aboI'( agr, une relation d0 causr
d(' COl1\I'I'lure, ~i1n!:i r.l\oir préa·
à oO·ol. ........... . . .. .... Ib id
lauh'11l('nt mis l'Il c11'IllNlI'l'. Il nl' Pl'ut,;\ plus fort t' rabon, agir
9, V.Ab, du na\' . ct tlu rl'l'l,COIl1Jlét,
ain :-,i ;1\ant l\'xpirnlion du !t'l'nU'.
l'('t'US par Il' dif'llt dl'S
&lt;lin::.1 fa Ilt'S, rl(' ]lNI 't'Ill ,
Il Ol'S IlII\nlt' qu C' h' l, lient n'aurait
pas )11'01('),16, ~u]ljllé,'r i.lpri's ro uI'
au dcfaut dl' Inj~{, t'Il delLlrtll'U
)réalalJll~, - _~1:lL'!-, . , ~J jan\' . 1XH~,
~i~..:hrl' c. A\on, , ..... 1- H~

_

corps flottant. -

Il n'y a abordage quo quand il y a choc do

Actions , - V, Société.

deux navires, et on ne saurait
don ner cc nom a u choc de l'h élice
d'un vapeu\' contre un co rps Ilottant.- En conséquenct", IOl's~u'l1n
\'apeur est assuré franc d n\aries, sallf le caS d'a!Jordagp , les
assureurs ne sont point t('nus
des a\aries causées par le droc de
J'hélil' e con tl'e un co rps f1ottan\.TI'. de com. f3.eine, 2 Juin 1 ~8i,­
Flol'l1o y c. Ass,. ,."" .. 11 - 95

Affrètement.

rè-glernent ci-J.essus pr scrit de
stopper et faire ma chine en arTière en cas d'ilppl'oche de deux
\'apeur;;, ranicle '13 pl'eiicl'it aus~i
de tenir compte dl' tous les dangers de la navi~ation ct des circonstances particulières qui peuvent forcer à s'écartN de ces
règles pour éviter un danger immédiat. - Pal' suite, n'est pas ('n
faule un capitaine de "apPuI" {{lIi, 7. Rt\!Jlemenl rie 18H.'I , Xl/t'ires
('(",,,(l.~ P(o' la bnl)}lc, Hè !lle de
('ntemlant à b:ihord Je sifllel cl un
tribonl ino)Jplic(lble. - il '.tpautre vapeur rapproché mais dont
appill'tit'Ilt à la .Cour ~e ca!' .. alJO~1
Ji! hrume lui cache la route, donne
de rechercher SI les faits o:)Otl\'eralordre de venir tout :'l tribord et de
nelllent consta tés par les ju~es, dL1
faire machine en route à toute
fon d, )lL'l!sC' Il te nt les carncl el'~s
\'itesse . , .. " ... , , , . " . . , .' Ibid
jurid iques qu'ils leu!' on t attl'Ibués. - L'article 15 du règleUlc~t
5, Nacù'c ét,'a11ge,' , PrOfès à
du l" sep tembre 188 /, ne present
l'et,.a11gcJ", Fin de non-1'ccevoù',

AGENT DE CHANGE.

Clewsc, 1 fllCI'}J1'é{rdio1/ . - La clause

L('s a\'i ..

O\'éL'fll ions

l

d'un contl'at d'atTrétC'mf'nt portant
que l' cmhar{luemrnt nf' )lOllrr~
COlllmenc('r ni a\ant 1('111' datr, III 3. Ojlh'flIiMU: dt' BOlil'.'W, l'( ,nleu )'
cl (/('IH't4JlI1' , f)/I(IIIJl rl'(H:li011 diaprès telle ilUlr€', f't qu'il IW ::-t'r;l
"{'(' t {.', (,'r)llll11' FJ ."(!ti~/1 Hon n )i},Of:(fell'rctué que tout ,:mtan! quC' Il'
b"'. - Lt's opl'I'atlons tI(' Buurse
!rmps le permettra, tloit, (' n l'nbfailt':-, pal' a~{'nls dl' changt', Ill'
St'nec de tolite autre C':\jl l iCi1 !ion,
(ont naÎtrr tI'ohlip-;,lIion 'lu l'n trC
(ol\,(' cOllsidérér commp in:o.érêl" au
('11'\. - 1.l' H'l1tlt ur l'l l'acllPtl'ur
hénéfice réciproque llps parti{'~. Il'OIl! ,HU'une nl"tion dir~ch' l'UI1
En conséque ncf', si II' capiti1irw,
conlr(' 1',lllln'; ils n'ont d'actiuLl
n'i,lyant pu l'mhar(luf'r di1ll:-' Il' dél'h,ll'Un qUI' rOll u'r, l' i\gr.nt de
lai, quitt f' h: port li l'l11hi1rqlll'J1wnl
t'lw Il!;1' (']1:4 l'gr tle 1 01ll'raILOn, -.
apr~s so n p:\piralion, l'all'rél€'urC'::-1
En con:-.l'qu{'nt'P •. Il' \l'r.ltll)ur, CJ1II
Sans droi t il lui l!C'LJlandl'r dps
Il\' l'l'III
JlUUI~IU\I'(' Jlrerl('llIl'.nt
domma ges-intén~ts. - ~ I ars" ';j
1';\I:hf't~l1r t'Il pail'lnf'l.l! tlu pn\",
juin 1 ~t:)8 . - Donamly c. t:ouppn,
I1C peul, non Jllll~, lUI ~r]lOs;' l' de
.
1 - 325
fl' {:hr f lllH' compf'matloll, ~ 11 est
débi teur ùe l'achcleur pou r une
V. Commis.
Agence-Agent .

�APPEL.

APPEL.
au tre rause. - Ca -,,3 mai 18 7 .
_ Cr. Lvonnai5 c. Svnd. Union
Gén . .... : . . .. . . .. . .. : .. Il - 54
l ~.

Amis communs. Angleterre. -

Venle,

r . Ab. du

na\'. el

du frel, Faillite.

Appel.
1. Jugeme nt de com pdcHcc, A~­

(l'en't.' ,&lt;:'u::: pclJ$.if. - 0 n
Tribunal
comme rce, il)'ant le
droit de ~ Iatuf'r a u fond l'a r h.'
ju~emenl mê me qui l't'jette le dô~
$.CIICC

ae

clinatoirc d'in compétenc(&gt;, a

:lllSSI

le droit de statuer au rond pilr un
jurrement postérieur, I?lalgré , l'apIl'''1 qui aurail éte ~ml~ du Juge:
ment par leq uel Jf s ('~t de~lal'e
competent . - L1appel de ce jtl1:!e-

ment n'a donc pas ù'rlfrt ::.l1:::-Ven::,if. -

Mars., I ~ a\Til 1 ~~8 . -

Silrda . ........... .. ..

2. CommissionnalJ'c
Icur

J

1 - '!38

TrllH ~po,,­

slIbstiIH4!, COndCl/rlfWÛOl1,

Ga1"Mitic, Appel par

le

C0111-

t('mp~

ut il", ell e demeure dépourvue lIo tons moyens lI" Iain'
rHormer, qUi\nt fl ()II(', Il' jl1grment rendu . - Et !)i le jl1grment
e:'.t réformé pntre le commi~ion­
mlÏre et l'c:-;pcditeur, l't &lt;1\1(', pal'
~lIit(&gt;,

la f!'n.l'antip prononcee COntre
la Gompn.~nie tombe dl! plf'in
droi t ,l1l&lt;li;-s IIU'l1l1él'Î(&gt;uremenl l'arrêt :=-Oil l'm-~é, l~l COIll)lagll it' do
Il'lllS \lort ne JJeu t u lil e nll~ nt, denmt n Cou r e rcm'oi, conclme,
fl ua nt à ellc, :) )a réformation du
juEtemellt. - Et cela alors même
Iju'p ll e ilurait cto mainlen\lt~ ell
calh(&gt; deV;l111 la Cour de ca~'lt ion .
- En cOll::.équence, si le jugemrnt
de \)l'emièrc in~tan ce est conGrmé
pa.r a Cou!' de rem'oi, pal' arplication des principes de la loi, (ans la.
partiE' qui condamne lE' commissionn&lt;tire l'm'ers fE':-;pédit eu r, il
doit l'l'll'(~ au:,Si &lt;!;lIlS la partir qui
admC'l la gl.ll'ilntiC' contre II" tl'anspOl'teur, alurs Il"l(&gt;m e qu'en cpln il
yioleT'üil C('5 principes, et par l' . . fret
du llefaut d'appel rêguli l"r en
temps utile. - C. d'A ix, J fé\'.
18:&gt;1, Cass. , 8 ré\' . 1888. - Comp,
Transat !. c. Hossy, ~ I anifkal ct

C1r&gt;- Mobamed-Saïd . . .. . ..... 1 - 311 1
Il - I j3
l'elê en cau'.. Dé(au t d·a1'pel
7Jrirlcl·pal , Jneffic(Lci~é ,d'(lp'p~l
l'rl Cldcnt . - Au caS ou 1ex pccIJ- 3, Cho.r:e jllg"(', - Dans le cas où,
t(' ur d'une marchnndi ~e il obtenu
il\anl ce procès, une décision jucontre le commissionnaire un judic i ai l'l~ sel'itÎt interven ue directegement le condamnant &lt;lll Illonment ('litre le destinatairc des
t&lt;.tnl de la marchandise perd ue, et
mènws rnnrchandiseset la Compaoù le mt~me jugement il con llamne
gnie &lt;1r trans/)ort s/et aurait (';..?unp Compagnie de tran!))l0 I'ts man ' rc cplle-ci le loute respollsalllritim e- :i garan tir le cOll1l11i::;......;ionlité crtle décision ne pourrait
nairp, si ce lui-ci fait appel contre
nyoi'.· pour la Co~pagnip. (~i~nS
1't."x)Jedit eur et dénonce Cl't appel
l'ill:;,ta nrc ('n garanl1e l le bénehce
à la Compagnie en la 50nunant
df' la t: ho~c ju[!éc qU ';lutant qu'plie
dïnterypnir pour l'aider il défroaurait ote invoquec par elle dedre ses droits, cett e dcnonciation
\anl l e;::; pre miers juges. - Faute
et celle sommation n'équi\al"n t
pal' &lt;:'lIe de l';noir fait,eJlc ne peul,
pas à un appel principal. - Par
dans les CÎrconstancC's ci-de~~lIs,
~lIitP, la Compagnie Il'' pt~ut faire
l'imofJul'I' dC\'alll la Cour di" renappel incülent à l'ell1'Ol1lrc du
voi. - C. d'Aix, 3 fe\'. IH8ï. m i$.sioTl nairc, Tl'ansportcuT

co mmi ~ ionnilil'e.

-

Elle ne prut

~1 1;~UJc an'ai re . . , .. . ..... 1 - 30 1

llavanlage faire a)Jpel incidpnt à
l't'ncontre de l'expéditeur, ral)pel
incident n'étant pas \'alalJie ('111- IL V. Trib . de com.
timé à intimé. - ::;i don c eUe néglige de faire un appel principal en Apport . - V. Société.

ASSURANCE MARlTll!E.

AllMATEUIl .
Armateur.
1. Clause d'cxo.ncmtion des (autes

d u.

5

avnit des lunettes il bord ; elle deva.i t exiger flue l'ouvrier en fit.
usage. - Mnni., 5 juin 188X.- GogUN c. Touache ... . .. . . 1 - 317

Fa.ute , comP ,'ofit 1·Ct.L?·~ pa1' l un,tatcttl" R esponsabtldé.- Est vala- 5. l'. Capit.
bl ~ ~n principe la clausc de la
chll rte-pal,tie ou du con naÎssemrnt Assurance maritime.
qu i exo nère l'a.rm ate ur de la reSponsabililé des fautcs du ca pilni np, 1. Réassu rance, Prcsc1'iption de

1)1

capital,ne '.

ise ,

-~Iars., 20 déc. 1887 . -

~I ante

ct Bore lli c. Johnso n., . . 1 - ~3
Cass o neige, 1 ~ nov, 'L885. - CO l'k
Steumship c. Gossen . . . . 11 - 121

cinq (111$, -

La PI,t'scl'i pt ion dc
cinq ans applicable' aux actions dérÎ\'anl d' une' pol ice d':lSSu l'ance,
s'ap plique aussi aux polices de
réass ul'unce. - ~ I ars . , 17 no\'.
1887. - A ·ureurs . ... .. 1-7 4
C. dl' Paris,·30 nov, 1881 .- Assu l'curs . . ,. '.'" . . . ', .", 11- 99

2, Toutefois, il n'en sau rait être
a ins i dans les cas particuliers où
ces [a ut.es pOU l'raie nt èt l'C la. causr
d ' u n profit pOU l' l'arma teu r 011 de
l'exon ération d'u ilo oblignlion pil l' 'l. Quand une police de rcassllrance
filile ponr un temps indéterlui il$umée. SpécialrTl1l'nl,
miné a été résiliée d"un comlorsqu'il résulte des accol'{l ~ que Ir
IIlUIl accol'd à ulle date fixée, c'est
f, u'daf1"e était à. kl charge de l'ar.\ pal'tir dl' C(' tl L' dilt l' que COUl't lù
lIIel11~nt, la fautr qu'a cOlTlmisf'
hmlps l'Pqu i:; pour prc!;c rire. l - i4
II:' ctlpi lainr en négli;!t';:U.lt de se
procurer un fnrda~1' ~ur h:"ant , Ill'
sau rait être conlplél' au nOJ1lhl'l' 3. D i.~}I('n.r:e de dNflis ct ({H'J/lOlitl's. - Xc rilit p;L"; Oh~'ilrlP au
de Cl' lI t's dont l'armatrtll' l'~t exorunrs th&gt; Ct'lIt:' pn'~cl'iptiùn la
n61'é par la c.:1aus(' c i - dt'~ql ~ . daus(' dl' la poli!"e dt' rêassu ran co
L'al'lllu tPur ost donc respo nsil hlt',
qui di slll'nsuil Iy yé,,;I:.~ll!·ë dt'S d~é;
mn lgré crUe c1UII :ie, d('~ tlOllllllaI.ds c' t rOl'mali\cSJlldlctall'l~S, 1-1 1
HCS qu e' l'abse nc e ou J11n ~u rn sunce
Il - ~Q
d u fàl'daf1"e on t cnllsés il ln marchandi se~ ... . . .. .. .... , ! - 83
1. RéO SSUralll'C pa1·t ielfe.' RCCfStIoI11'CHH'C du solde ,P1"emtC1' n~(t.'i­
3. ttespotlsabilitc , SernO"ù'r-HH1"ure!J)' l'lOI! Ol·ÎS{:.- I/ilrlicle 34'l
ca11.tcte1l./ Blc~s·urc â l'œil , Ab~Ill Cuùe J e COIllIll(',:ce n'i ~lpOStl
sene/; de lUfiette~. - Cne ComaUl'UIll' limitf' &lt;lU drOit cll' 1. a~ u ­
pagnie de bateaux ;\ ':IpOH!' ('si
n'lIr th' rail'l' l'é'Ll:.s ur{'1' les n:squl"'s
en fau te IOl'sq u'c ll e ne 01('1 pas tl ('
(tu'il a pris. - L~n ~onsé(lu('nce,
lunettes à. la disposition d' un sC'r1a~llretlr qui il ra,ll rC iL-;s ~r{'I'
1'1I 1'iel'-méc:\nicien tl'a.\'ilillant sur
une partir de ses rlH IUPS, n rlll' un de ses n"l.\'ir&lt;.&gt;s. - En co n::éCOUl't aucun rpprocl.l.l' &lt;le I.a parl
~ul'nce si l'ou\'I'ier est bl t'ssé il
Ile so n r C ;l ~, urI'U I', au cas ou, :sans
l œi l p;r UTl éclat de fer,.la respon l'a\,('I'IÎ I', il rait reassurer p~r un
sabi lité de la CompagnIe e:;,t ('11'\lItre lOut(' la portion ot&gt;s l'l sqUl"''')
gagée. - La Compup,nie 11(' saU ~ u'il avait conservce . _." en ~~l
rai t échapper ~l ce llt~ l't'sponsnmoins ainsi qu,lOd Il n'exIshilité en élabl i:kunt qu'un p protait , dans 1(' contl'il~ .d ~ ré"as;s~I~
\ is ion de lunetlPS exi~lait dans le
ran('f', :llICUIlI' pl'O!II!JltlOn , iL, Ct L
1lI3'"3sin dC' son oUlilla!!(' rn vi II!',
t'sard.
- CU-~" 2/ oct. I ~H~
s i l~ travai l sC' !;.IÎS(lit :) hOft! ('~
.IN; .. . . . .......... . .. .. 1
')t'orl ant la nui t. - Mars., II mal
1888.- L'lcazc c. Comp. Tran ~at1. 5. Sinistr(), Dé/ltÏ:"sc ment, Ob~i­
l - ~ G~
galion de trlwatllcr at.f.. siIl.ttC4, Ni même en étahlissan t qu'il "'j'

(lu

52

•

�6

la[}c , Dommages -inUrNs . L'assu ré qui manque à son obhgation de travailler, e-n cas. de $inistre, au sau\-etagC' dC's obJeI ~­
surés l3 1 C. corn .).n. de, ionl pas.
par cela seul, non-recevable à.
faire délaissemenl. - )jais il peU l
être condam né de ce chef à des

dommages·intérèls. - Tr. c. de
Nantes, 13 août 188i. - Lahaye
c. A ... . . ... ........ . Il - 138

6. POU" compte de qui il app01'lierld1'a, Porlew' du connaissement. -L'a..-.surance pourcompte
de qui il appartiendra cree un
lien de droit, non-seulement entre les parties dênommee~ au contrat, mais encore entre r&lt;1-~ureur
et les propriétaires sl1cce~ib de la
cho...;::e assure€'. - En con:::.(&gt;~ll1('nce,
le port('ur du connaissenlt'nt peut
réclamer le bênélke de l'assuranci', alors m~me que la police
ne lui aurait pas été tri\nsmbe. Ca.ss" 5 mai 1888 . - A~. c
Trombella .. .. . . , ... . JI - 160

AssunANCE TEnnESTRF..

ASSUn\NCE TEnRESrn E.

ASSURA:'lCE MAIIlTnlE.

dans l('s. limi t(&gt;s de ses Conctions.
-

Spécialement. IOf"que

dan"

l'opéra tion du dcchru·ge.me,{t d' un!'
charrette 1 le conducteur l aÎ~c
maladroitement échapper la bn;I'C
de hois , 'ulgairement a.ppe lée ta,'avella,l'a ccident cau:sé parer ("it
l'St à. la charRe des assurCUf$. _
- C. d'.\i x, 19 mars 1 8~{j. - 1\ss.
c. Ilense . . .. ......... . .. 1 - 8
2. Dflm ande slIpérie-ul'e au

mOll-

tarit des dommages, Décltéa1ice
La clause d'une
pol ice d'assurance contre l'in cendie ponant decbéan cc contre l'assure qui exagrre scie mment le

1JO?1 C1'ICOU1'ue. -

montant du dommage, ne saurait
('11'(&gt;

appliquée par cela seu l que
a demandé une somme
forle que celle que les ex pr!'bi

1'&lt;1~l1ré

plu ~

ont éyaluce ou que le Tribunal a
allouê(&gt;. Il faudrait encofe,
pOUf l'application d'une varpille
dilll~C, êt~d.&gt;lir l'int ention lrauùu·
leu ... ~ pt la mau\"aise f\l i. - C.
d'_\ix , déc, 1 ~8i. - HHnaud C.
.\s&gt;. " . .. ... . ....... : 1 - 45

i. Aum'ie, DMai d'un mois , Rc-

pn!se71tant de l'assw'eu1', Rè- 3. ConscntenH'rlt il cJ'j'crtisc, Ex
ccpt/ons 0PTIOS(lb lcs po.~tèrt,'I1glement, F in de non-receeoir
rCHIcHt. - Le consen temf' nl Ît la
non encounle. - En cas d'a\-aries, l' assuré
n'encourt a.ucune déchéance pour n'avoir
pas fait suivre sa prote~tation
d'une demande en justice dans le
mois, si, dans ce délai, il est inter"enu, entre lui et le repré::-entant
de l'assureur, une convention et

nomination
amiaLle d'pxpt'rls
donné par un assureur à la sui te
d'un incendie, ne constitue pas
une déch6ance du droit dp se prëvaloir de toutes les exceptions
pouvant exister en sa fav eu r, pt
de nature à le dégager de ~on
obligation en tout ou en partie . C. d'_\ix , 11 mai 1886. - Roggero
c..\ ' . . . . ... . ..... . . .. 1 - 106

un règlement d'avaries, - L'arrt't
qui décide qu'en faisant ce règlement, le représentant n'a pas excédé ses pouvoirs, ne peut ètre, de
ce chef, sujet à ca..o::.sation ... Ibid 4. . ImpnuJences de l"assw·e.lnrcll·
8. V. Corn. de lransp.

Assurance terres tre.
1. A.ccidents causés Pal' des char

rel leS, Faute du COlldtlctellf'.Une assuranre ("OOln.' Ip.1:. arcidpnts
causés par des charre ttes attelél's
doit comprendre les acejdent~
causés par la faute du conducteur, en tant que ce dernier a agi

die, Condamnation correction·
nel1e.- L'elret d'une rLi0;,5urancC e::l
de relever l'assuré des conséqllE'nces deses négligences ou impl'uden·

ces,- L'assureur ne peut donc,pour
s'exonérer dps con~équenct's du
sini:o-ll'E', t"xcipcr de la In(oglî;:::~'n('~
\lU dt' l'impntd('11t't~ ùe l'a~urt'" li
Jlloin~ qu't,li e Ile soit le rcsultat
du dol. - Spécialement, la ('ondamnation correctionnellf' qui au·
rail frappé l'assuré à la suite d'un

AVARIE COMMUNE.

7

V. l'ailli l•.
ince nd ie, ct qui serail bas6e sur
son impmdenco, ne snurai t ~tre
un motif pour l'assul'oul' de sc Aval. - 1'. Compét.
,"oustl'ail'e au pniemcnt do l'in;lcmnit é. , , ." . .. , . . . , .. .. ' Ib id Avaries .- V, Com. dc transports,
Venlo.
5, R isque d'incendie, R i.&lt;:'fJll('
d'CX1Jlosion, - Lorsqu'u ne police A varie commune ,
d'assuran ce s~U'antit le risque d' in- l , R cLUcltc l10n IH clltionnée dons
ce nd ie, mais non celui d'exp lole 1'(I PpOrt de me)', Faute , tYonsion , cette clause ne la.isse à la.
,'ccel'(lbilité, DOll1ll1C1!1cs-illtccharge de l'assuré qu e les déS:\ ls
,·Ns.
- La capitaine esLen {auto
provenant d'une ex plosion directe
lorsqu 'i l ne déclare pas, dans son
ct s ~ont :\Il 6e, !uais non c~ux qui
l'appo rt de mel', Ull e re làche qu'i l
provle nn ont d un e explOSIOn déIl faitc. Ce silence cst une
termi née par le feu, eût- ell e ~u
prcuve.
que
ln. rehlche n'a p&lt;lS
lieu instant :l oément . .. . " . Ibtcl
ctl! causée par des c\'6nemenis de
mer, mais pal' lrs convrnances
6 . l acendie, Chômagc. Cl(lu~c
sru les du c\lpitaine. Le [ail
7)articvl ib'c, R eticcnce . - Le d'ull e parcillo relache a ch\lngl! lp
ri squ e du ch.o m a~e, r01l1' Iloe usivoyaf:c do nt le c1.1~I'gPur ~Ie la c~r­
ne, es t diO'crent Ou ri sque d'in c(' n·
galson a ronsent l iJ couru' les rI~­
di e. - En COn SéfJlIPllce, si la poqucs, - En conséquf'ncf', le capIli ce d' assu rance d'une usine containe C:-o t non recevable da.ns cc
tre l'in cendie stipule quo. l'ascas ;\ intrnter contre le consigna.« suI'6 qui aurait déjà fait g-:U';lIlta.ire dl" la car~:l.ison l' acl ion en
«( tir , pO Ul' qu elque calls(' f' t qUf'Icontribution ;\ ra ison des avaries
« qll o SOl1l\llf' que ce soi t, les
COlnl1l llnrs qu'il :lul'ait ép rouvées ,
\( objrts SUI' l('sqll rl~ porte la prért il tloit l't1"i.~, en OH l I'C, conda.m né
( se n le a SSli ra Ilce , ou (1';1 tI 1l'CS obr ll vrr~ lui :'l d('~ tlOl11ma~f's·l nté­
( jNs faisant p:tl'tiC' du mt'mo ris·
n" IS :l raison du retilrd. - M;u'S.,
l( qu e, se ra tenu do le déd;\ l'rr, ))
D janv, '1888, - Hose c. \'P l·nazza.
1 - 130
il n'c n résu lt e llullemrnt pour
l' assuré l'oLl iga tion de d6dal'cI'
l'cxis tence d' une :\5sur:tl1('e anté- ? Fl'ancld.&lt;:'c totale el1·1cipr~q1.lc ,
ri eure de la m":-1I10 usine contl'{'
Forcell/ cnt rlc t'o/ïes, 1 oled ea1/ ,
Rclâche F)'(lis de (/!Ic/!al'gele chômage. - Lr dé frJu t de dédaJ)1("dt . ....: Lor:,quïl i\ été com'('IlU,
ration à. cet égard ne saurai t ètl'(,
dans lIn an'rétrmen t, qll o Ic naconsidé,'é comme u ne réticence
vire ('t la C\l rgaison sr ralenl f':?IlCS
pouvant modifier l'opinion du risd'a\' i)l'ÎCS communes, Cl q~ li l il
qu e, - Cass., 6 mars 1888.- Ass.
sui te tl'un ft.wcrfllPn l de \'oI I1!5, le
c. Thébaud .' .... .... Il - 155
na\'ÏI'C entre en rclilchc et déchar~c sa ('arsaisol~ pour réparer
7, D~dal'ati()n à faire, Dt'Iai non
lIne vo i(' d'eau C)UI ('n .:.1 été I.a
fixé. - En admettant qu e j';lSl:.u r é
conséquence, tOltS les fraIS de de.·
fût tenu à.déclaration , el en l'état
cha l'f!(' n1('nt, r('chargc l~ellt N. nud'u ne police qui ne fixe: aucun
tl'C'S r('l:ttils:\ la ca.rga l::.on d0 1.\'C'nt
délai pour la faire,i l :lpp.ilrtlcn.1 aux
tlrmeurf'r ~\ la dnlr!!e du nil\ Irc,.à
juges du fond de d6c ld f'1' SI, ell
mo ins qll'llllf' :l\uTin:\ la C;II'!;.talêganl aux circonslancrs, l':uo....,lIl'é
..on r ll p·lllt;l1l(' [IiI {-le pUlIl' flUf'l
est en faule pOUl' n';\\"o.i r pa..., rait
'\ll(, l'1tu:;,r llans la l'é:-oO~UliO~ f l', la
celle- d('(' lar:Jl ion anté]"l(~III'('ll1{'nt
(t\chal'~l'r.
1\lars. , I l lI1 ~tl lHlŒ,
an Silli:5tl'C'. - Et h:-ur t! ücision
_ Chambon c. Lami:lCl G1"1t~n~~t
SUl' cc point écha.pp~ au COllll'û!e
de b Cour de cassatIOn .. ' " lbul

�C.\PITAJNE.

8
Bail. -

C.\Pl TA INE.

V. Fa illile.

Balayures. Blessure. -

l' , Débnrqu emenl.

que &lt;J.ue celle qui esl indiqu ée au
connillssemellt. - )Iars. 13 lé,'
1888 . - 'aegely c. Uuùd.' 1 - ID·ri

V. Armat eur.

5. Deux 1)adics de m archandises
ft-letaJ1ye l Deficit ) R épart i tion:
Bonifications. - V. Vent e, Vente
- • Lorsqu e d e u ~ parties d' un e
c. o. 1.
me m~ m:trcb~ndI S(', ch al'sées Sur
I ~ m t' Il~ e, 11[\ \, lre ;.\ deux consig n:l_

Capitaine.
1. Arm ateur, Congé. - Lo droit
de l'a rl11a.leur de congédi t:'I' son cupit:line est absol u et ne saurait
don ner lieu par lu i- même à domlU ~u!t's- int ~r~ t s . 11 n 't'n se rait
au!'rt' Illent q ut' si l'al111a l e Ul' ava it
commis, r ll donn a nt co ngé, un
a.cte de nature il a.:zg ra.ve r ce ro ngé e- L à porter atte inte ù la. rép utati on du capitai ne . - Mars, 'l I
sept. 1881 . Thibal c. Comp.
"l''·'' n-all. ... . ..... . .... 1 - GO

'1 . A bsence de ronl'cnlioi1 écritc ,
Indemnité non duc , - Le ca~i­

lions dllJ.6ren les, se trotl\' ent, p ltf
force majC'lIl'e, .:mélan gée3 al Confondu es. el 'lU li Y a u n d6 11cit
SUI' J'(&gt; n s(' ~nbl e, le capitain e est
1 (, ~1U de [;lI re ent !,e les cûns i ~n a­
lall't,?S un e 1'6pnl:lIlio n proportion-

l1 (' ll e aux quantités charrrCcs. _
Faul ft de l'a voi r fait, cl si l 'u n des
cO~l :::-i gn ~lla i l'(,S

il

l'er u pl us q u' Ii ne
d'après ce U f' r6-

l U I ~e.ra Jt l'('\,(' IW ,

paru tlun , le ~ap lta j ll e est l'C'spon~a l!~f' C:.'n ,'{' l's 1 aut re de la qu an tité
d. a n:~~'Uf' en moins. - .\I ar's. ,

qu.

3 JUI l. 1 l)~8 . - Sch mi tl , Frey c.
Ucuu . . .. . . . .. . . . .. . .. 1 -·334

laine congédié n'a pas droi t ft 10- 6. Con.'lé, Clau~(' d' intcJ"rliction,
l ntcrprélation ,lndcmnittJ. - Le
dem nit é à moins de co n n~n t io n
éc rite portant su r l'indem n ité pli edroit Je l' arm ate ur de con"édier IL'
capitnin eest d'ol'drepuhli:('t il ne
mème . , . .. , . " ", . . , . . , " Ibid
pe ut y ê tre dCl'of!é pal' de5 COli "e nti ons pa l'ti culi è&gt;rcs. - Le.:; p;l rtirs
3. S ou~b' action, C ontribution impeu ve nt seu lement co n\'e n ir d'u ne
posée, A cccTJt ation (oi'cée, ConlI1d emn ité pour ce cas.- Pnr su it (',
sentement v i cié . - Le cap ita in e
la co nve ntion pal' laq ue ll e l'arm aà q ui son armateur a imposé de
te ur s'est in terd it de co ngédie r le
contribue r, pour un e part délerca pi t aine, COpl'Opl iétai rc d LI na,'i r(',
min ée, à la reconstit u tion d' un e
sauf les cas d'in conduit e ou de
som me soust ra.ite da ns un pli rem am 'a ise gest ion , n e pouvant promi- à bord, n'est réput é avoi r
du irr au cun e n~e t d:lns ces 1('l'l11t':-;,
accepté à cet égard la volonté de
doi l l\t l'r en tendue en ('1" SCIIS 1J 1ll'
so n armateu r que Salis u ne CO Il ~ i le prop riéta ire con7éd ir Ir c.tp itra..i nte morale qu i a , icié :son cùntaine ell dehol's des cas p l'C' II~, il
spn lemE' nl. alors s urtou t qu'il l";;1
sera te nu ;\ inùemnilé. - C. dl"
justifié que la responsabilité du
H entll'~, '1? juil. 1886. - Pan as c.
capita ine ne pouvai t (o ll'e engagée
Le,·cu x.. . .. . .. .. . . . . . Il - 37
à raison de cette :;ollstractio n .

Ibid
4. Marq ues, Clause d'ù'responsabilitè. - La. cla use d' après la-

7. V . Armateur, Compé t. , Dcbarqll erncn t .

q uell e le capita in e n p répon d pas Caution. - V. Compé!. , Er. de
de l'i nexactitu de, oblit érati on ou
corn" Va ill ite .
absence de marques, ni des contres-ma.rqu e.s eL nu mé ros. nI." sa u- Che rain de fer ,
rait r e.xon ércr de sn respon sa bilité
nu cas où il rend au desti nataire 1. Vovagcw ', A g1'essim1, Re'~1)011des balles portant un e autre mal'sab ,Ulé. - Une Compagn ie de

CHEMI N DE l'EH.

CHEMIN DE l'EII.

9

M, rs. , 12 déc. 1887.- Ma rx C;tben
chemin de fer est en faut e et resc. Ch . de rer ........ . ... . 1 - 78
ponsable des accide nts en Pl'O"('"l' Iwnt, not amm e nt qua nt i\ ln
séc urit é ùrs vOy::lgC" II I'S, si (' Il e né- 3, Ldtl'e (/'a.l'is liOn. obliga.toire,
DI'()it de mogfl!u?1o.yc. - ).('s
p:ligl", d' acco.m p!it' un e. ~l cs pr('scOlllpa~ n ies de chemi ns de fcr ne
cl'ipltons qUI lUI sont f::llles à cet
son t pas IrnuC's d'&lt;" 'erli!' les deslÏé"'ard pal' l'alil11inislnll ion su pi'nalail'C's Ù t'~ m\l rchandises li vrarfr ure . - Ell e p(' ut êlre dédal'éi:'
bles en !raro de l'Iu'I' ivëe de ces
('Il f:..lul r, Im'me en nyalll e\élIl :ll'chnndil-ies, - L'envoi d' une
culé lout es ces p r('s(' I'i pti oIl S, s' il
let1 ro rJla yis n'rst pOU l' ell es
est rr('onllll que cf'rtain es préca uqu ' un(' fac ulté el Ile d ('\' i~ n1. nét ions cl c plus etai en t nécessai rC's
Cl'~Sai l'c quC' pour l'ai rc eOlll'ir il
pUtll' a ~ - l1l'er cr t! l' sCt: ur ité. Iru l' Ill'oli i Irs droi ts do magasil'ou! cfui s, le v o y a~('u r \'Îl: tiuH'
11:1;.:.r. - ~ 1 . 11':'.., 2 1 fé\'. 18SR. d' un acc id r lll [H' peu t la rl' IHIt'l'
UI'I:" ri Fabre c, Chr lll În dr fe r.
rt':"ponsah h.' des dt.l 1l111l il ~t'S qui ('Il
.
1 - ISG
sont l'é:s ult és pO llt' lui, ~J l1'a, u l ;l ll t
qu ' il !)rou vc qu ' il y a entre Ir.s
1.0
l'eproc l es qu 'i l fait à la ~OI1lJli.l­ 4. Crawle rite~,"f', Dr/u.i. l'.LÎt l'al' \Ille CUlll pa~nil' dl' ..::hl'g n i l~I(' 1 1',H::ci(\ pll t don l il sr plai nt,
min dC' fl' r, d'a\'o ir acceplé des
un li C' n étroi t dE' cau~c il en·l'I. m;lI'(' h antli~(:'s à une 1)('01'0 lie nu it.
Ne f:l it pas cetto p"C'u\'e h' "oy:\Oll l' Il e pomail 1('::; rrfuser, la g:HO
A:p ur qui, ,tielillle d'une a{.!I'i.':;~ion
ètili i t n'~Il'ml' l lti\iremC'HI f(,l'IlleC',
pen tlant le "oya~C', se UOI'll (, :\ 1'('et tI \~ I l·~ ' a\oil' fai t pattir JIu un
proche!' :\ la Com p a!-! n Ît~ ln. }lo:,,, itrain non olJ lit-:-'lI oirC', ne ::;;turait.
lJili té d'en trée à co ntl't'-,oie tlan~
la pl'iu'r du droit de SI" pn':\,.Joi l'
les vaZOllS, 1" défaut d l~ C01l1 11111clt's ([t'lai::; li.\é~ ~1il I' .ks till'il's, nical ion cn tre Il",\; COIllI'&lt;lrliI1H'nt::Eli t:' e::.1 dOIH' a 1 ilh1'l de tout. rL~­
('l l 'ins ~lfHsa n cc
pel'sonl,l&lt;.'I, I'iC'.n
proche' bi ('Ill', re n ~ la mal'dlann 'étahlt!iSunt C
l ue 1 a~l'r~::lon eul
di,,(' ;"lU drstllla t:urc, :lU cru; de
ét é év itér par 'emploi dt's [l}O~' I'!l!:J
''l'andr ,tit l'.!)...e, ;\ l'ar rh'êr du It'ain
qu 'i l inùÎ(\U P. - C. cl' \i:\, 7 JUI l.
r
. 1
. l' ouvc riltll't an t I r@;
Icu ros al~ r e::.
1887.- C 1. de rer c. Bri"r . 1 - 5
turr de la ga l'c. - Cass,,8 déc,
1 ~8G. - Ch . ùo rer c. Phal ippo n.
2. DJLa i , M archandi:::.e U1'1'iN!t&gt;
11 - oU

uu

Droit d ' /tSl'1' dtt de/ai
entier, U:lI)'c d'at'i~, Ob l igation
de (in'el' de svite . - En J!l'in- 5. ll. Ven le.

al'U'YIt ,

l' ipe, ull e COlllpagnÎC' {\r (' hrmill
dr fe r es t eo d roit J' U!;('" tir tOll t
h. Jé l;li q ue lui accon lr h' l ara (,t
dC' nl' li, l'e r UIl (' man.: ltantli:Sl' qu';'
l'expil\ltiùn de CI' délai .. 310 1::-'
nl{'me qu 'l' n f,li t l'llC' s('t'uli a 1' 1'1 yé(' qlH'lques jour:; plu~ t~t. -:~ l a i s il (' Il e:-t autl'C'nll'nl ~ I , dl':'
~o n a lTiyéc, la Compa(-!'IlÎC' a ét'rit
au c1 es tinatnire Ull(' Il,ttre' Il ':t\is.
_ En pur('i l cas, :-i Il' dl':-tinalain'
se prése nte Îtnlll(&gt;t1Îalf'IIWllt pOli r
recevoir, la COlll PiI !-! Il il' t'1:-1 \('IlUl'
de liv r('r sans pOl1\uir ('M:ip('1' du
délai. - ' El cela qua nd nl\" IIl\~ lu
ma rt:hand i:se SCiait li\"' lhll' il domicil e si le dl'slin ata in' S' l 'S I
décla ré prêt. à rccc\'Oil' cn g~l"c . -

Chose jugée .
Circu l aire . -

v..\1'1'01.
V. PI'Op, int l u:,I I'.

Cl a u se c ompro mi ssoire ,
1. Objt't en litigc, ?wn cl.t\;o:.i:fll'\ ,
l\'l;lfi{/I, I J011/.,IOll·S dl' hqllu/o-

teu)' .\!f!lIl{Ù"1. - L a di1l1~l' 'pa l'
la q lll~llr Ir:-; nlCl11hr(&gt;s d'ulle ::-Ol:ll'lè
di:",."lHIIl' .'onyil'l1nrlll d('. conltl'I' ~
trois :I1'hiln'~ (Iê~i!!.nl's le Jug p.llI ('nt
11 1':-; dll'lil'ltlté:::: il naÎll'I: ;tU !;UJI't d,"

la 1iq li ill al iO ll , 11 ~ clt.!:'Ip;n~ .l'a::; :\ul--.
li:\i.llUUH' [lt 1(,., uhJrts. ( 'I~ llll!!" P:)U,1
.. at i:sfai n' au.\ prl':;'(' fl ptLo nsd,·l 011l ide IOu6 d\! Coue Je procedure ,

�10 CLAUSE COMP1Im ll

OIl1 E.

_ Elle est donc nulle comm('
('Iau~e (,ol11promi~oir.... - Il, ell
e-sl de mrlllE' dp la clau:o;e conll,101
il unE' per:-olllle de$i~nët~ le pou,"oÎl' de rezlet' les rùrnpt('!; 1."11 (h'r-

CO~I ~II SSI 0N.

CO~IMI S.

Cl de la llli:5~ c~ liquidation, prononc~~s r ~lI'.JUstl~(,. dc la sOI'iétc
:\ qUI Il a\'alt Ill\h' ses .sC'rvil'('1: _
)Ial'~ . , ~3 no~' . ISS"i. - Lorn'I;ard
c. Llquld. Ol,,·e . . .. .. ... 1 - 16

nier res,:;o~1. - ~J;\Îs rell(' nullité
Ini&amp;ie ilH&lt;lcte la (]ll&lt;llîtè de liqui- 3. ConlrC-HHl,U ,'e d'usine, Fautes,
Congé, DOHtntageS-t'nlé"i'ts, _
dateur attl'ibuêe ù la 1111\11"'1° Il '1'Les fautes commÎses par un COn~onn('. dan!:) la mt\me dam-e, (' 1 ne
l re-ma il r~d. u sine et qu i on t eu
lui C'nlè\"e rien des pouYOi l"S :\11&lt;1.p OU l'. res~tll at
u ne mau\'~ise
cllés à celte qualité. - C. d' \ ix,
m a III pu 1.'l..llOn
de la matièro
6 Illars 1886. - 1I0\'05t c. 1Iocoà 11':1\"i.u ll ol', et par suite uno
plan . . . . . . . . . . . .. . .... 1 - 18
per te pOlir l' usinier, n'on t en général, ~'autre sa n,ction que le
2. EX1Jertise iL rétl'angel", l'al{ congediemen t de 1 employé insufdité. - Ne doi t pas être consIfi sant ou malhabile . - }\Otll' endérée comme une dause comprotrainer, en outre, une coudamnami~oire la clause d' un ma rché
ti an à dommages-intérèts il faupar laquelle les J)arti.e~ cOI~\"Îen­
draitla. preu~'e de raits S\'a\'es de
ne11t t1u\~n cas €' dlfhcu lt.l'S sur
m~Hl\'al::ie fol. :'Ilar5, 16 jan\',
1a qualité d' une marcltanlit:,e e'\1888, - Thil.Jaud in c. 'Novella.
pédîëe it 1'étranger, elles y ~el'ont
1-110
réglées Jlar experts désignés pal' le
consul e Fran~c . - Celle clause,
en effet, ne porte que sur le lieu 4. COlH'fJ{/!Jnic, Agence, SU}Jpression, IrHlelHnitè . - La suppresoù l'E'xperli:-e doit l'Ire faile et le
sion pal' une Compa~nie d' une de
mode de nomination des experts,
l't'S agences dans son intérèt et
ct lai~se intact le dl'oit des parties
pour sa convenance, ne constidE' faire ju~er leurs contestations
tue pa.s un fail de force masuivant les règles de droit comjeu l'e pouvan t justifier la l'c\'omun. - Mars., [) oct. 1881 . cation de Ila~en t placé à sa tête.llêgué c. Azéma .... . .. '1 - 28
La Compagnl\~ ne peut donc,en pare il cas, le révoquer 9ue moyenCommis .
na nt indcmni té .-lI n y a aucune
nssimilation à établir entre ce cas
1. Conl,·c-J1IaU,·c de mÙlo{e,'ie,
el celui d'u ll commcrçnnt qui susIndemni/~. Un con trc-m\li tre.
Jend ses paiements, IOI'$que hl
dans une minoterie, ne saurai l, au
.ompngnie COlllinue ù faire Jcs
au point de \'ue du congé, l'U'e
alra i r~s sur d 'a utres places, considere comme un oU\'l'icl'. Mars., % juin 1888 . - BarthéIl doit mèmeêlre consideré comme
lemy c, le Progrès .. " .. , 1- 321
un employé d 'u n rang plus éleve
qu ' un employé ordinaire . ï
donc il eSl congédié sans IJl'ca.vis ;;. V. l'aillite, Prop . industr.
suffisant, il a droi t :l une indemnité superieure à un Illois d'ap- Commissaires-priseurs . - V,
Propl'. induslr.
pointeD1 t'n t. - )!ars., 7 sept. 1 S~1.
-- Caillol c. Ollivier.. . .. 1' - 56

2. C;on[)è sans
{HM

pJ'!JllJ1ÎS,

JJif;.c:.olu-

el /iZI,idofinH .i1lf1irian·c

Commissionnaire
ports ,

de trans-

de .r:ocia(:, 'Irlèllll1iU i/on d"e.- 1. " 1'ipifi'!J(!, Atwncc.s an(hù.:w'cs.
Lr cOl11ll1issionnairr de Ir:ln~ports
L'em ployc eongcdic sali, a\'i ' préaa bie n privilège sur les colis qui
lable n 'a droit à JLlcunp indeml ui son l remis, pOlll' Irs a\'a~ccs
nité, lur;:;que ce congé lui a cté
par lui faites à leur OCC3!JOn,
donné à la suite de la dis::,olulion

DE 1'11.\ 'SPOnTS.

CO mil

~I 01i .

DE llL\ :'\SPOIlTS. Il

mais il no peut cxcrcf'1' sur ces
même au ca~ oh ln. ComllJ\nllÎC
,
.
. lé
0
colis aucun pri\ ilège, ni droit de
n ayr::nl ~tl)U aucune \'c lTiuné·
rélC'ntioll,il rai~on d';l\'a nCCs raile s
"'.11 Ion \lOUr r malHhlt pnr ('Ile acCl&gt;pl~ le l'é('\pi'dif'l' la lIHlrl'hallpour dC's colis précétlemml?nl redb(';lU mOllwnl du lléhal'quC'l11cnt .
m is pal' le lllè1l1(' cxpéJ.ilC'UI' pl
....- ~Iars., 2i juin 1 ~8j, - Ucli.lrl~
don t il s'e::i t d(,ssi.Li~ i. - Il en e:il
L:.Il1z c. ~ I l':i~. marit. " , . 1 - 250
surto u t ainsi lorsqu'il aSli que ces
di\el'S groupes de colis appartC'naie nt à des de~tiJlatail'CS l1in'é- 4, CommissioNllaire substitue,
Rei_pOflS(lbilité. L l~S obli~a­
rrnts . - ~ ! ;lI·s . , '2 sep t. 1887. tiu ll.sdu ("oml1li~ionllair(' d(' tram,~
Pélissier c, Caillai et Saint~PierJ'e.
plll'I sont dilrcl't'ntl's de c('lIr~ du
1 - ',7
HHlIHl id,\ll'I', - Il c~t ,:.::a1'alH, en\t'r:oi 1'(').II\!di ll' III' , drs inll'I'mé'2. Colis 110n nklwnés, AJa!j(If;illiain's :11I\t]1I('1 ... il ~'adl't':.-s(' puur
?loye, DNai de si ... , IIIl)i.~, V(:('I'e!
1I'\i.lt'lllion du tran~I'0l"t, 1'1 II' {;li l
dit ]:i (lO(lt 18 111 . - Le cOlll1ni~­
qu'il n',lul"lil p('I~onlH'lIl'mCJll
sionna ire de transporh, C'I spécia~'lmIJllis :IIH.' Ulh' fallll' , 1"\1' :-:Iul'a il
lemcnt la COlTI\lugni(' de eht'Illin
r.lin' tli"p!ll'itÎll'(' ~a n·"'IIIJlhlhilitt·.
de fer qui 11(' s e:,t ptl.$ l'Onflll'lIléll
_ ~JjI:"'liIh'ml'lll, li' I·Unlllli ....... lon ail\: dbpo:iil iuns du décl'I'1 Ilu Li
nain' qUI il fonlit:- lot mardlal1dl:-l'
iloùt 1~ 1t), en fabant H'ntl!'!:', :-b.:
Illois après lelli' arri\êf', II':' toli!:&gt;
non réclamés par Irurs dC'~Iina­
tain"l&gt;!-i, ne peut rédanlt'I' d~' ... (l'a i;o.

de lHaga~ina!;c jJour \ln temps ('X~
cédi.lnt ~ix Illoi:s. - ~ I :trs., f) mal':,
1t;t-l8 . - Ch. d~ kr c, Tran s p,
llIurit .. , . . , ... , . . , .... 1 - '200

3,

T1'(01~p01'l S ma1'ltimes,

Ob/iY(I-

tion dd 1'cexphlier, Dnllll1l(l!J(f$
subis en me}', D,I(al.1I de const ala(i011

ft Ullt&gt; C\lmpilf.tllil· dl' bau'au," il
\;11'1'111', Ill'
IU'l'tp, Ù

:-.aurait

1'\l..'ip(&gt;l', t'n ("a ..

j't'IH'Olltrr dt' ~OJl 1'\jJ(idlll'lIr, d., la d,III ."[' du I·unnai:-.-

dl'

lJui l'\oni,rt' la CUl1lpilj.!lIi~'
01' la 1"l' .... l'oll:-.;\hilil(l dl'" [ .. UIt' .. du
l,lpil;linl' l't dt' l'cquipa8l', l'l ('l'Ia
mèlllc ait ra:-. ou il :-,cl'itit ohlil-!é tI(1
subi,' 11li-lllt'tlH', il l'C' ncont rc Je la
CUJllP:lënil',l'upplit:alion dl' 1.:1'110
dnu::Ol'. -Co Il ' \j\,3 fc\. I X~Î.­
;\]u!talllctl-Sa'lû c, BOb!:&gt;)', ~litnHicnt.
1- 30 1

)-('11 Il'11 t

débarquement, RfJconU'e les asso1'(:1(1'5, HC.':poil sabililci. La
Compaf.!nie de t l'a nspo rts marili- 5. Loi ntodi(iorlt les (jl'liclt's Hl;)
(:1 1O ~ rit! Code de CI) 111 111 ,'/'ct!
mes q ui se cltarge', non-::,cu lC' llH'nt
( II "\I"il 1~~~) ... . .. · .. 11 - lliti
du trall ::iport par mer, mais ('11core d'un tl'an::.port po.:.tél'iplIl'IHlI·
terre, doit faire con..,latpl' régll ii'- 6. , ", Appel, Compét.
renwnl, au mlllll C' llt du dl'bal'qurl11ent, ('t avant cil' n'cxpi.·dil'I':\ Compagnie des Docks . - l'.
COW'S

Olt

1wrd/l

Uéharqll t'I1W llt .
la destin~lion d~finili\,(I, Irs il\' al'i('s, défi ci ts ou nutre dUIllIll:Ip:('S Com pen sation , - , ", Ag, Ih' dl.
'l ui auraIent pu n':;u !t er t1 l'S f;.lit ~
(e la na\'i~atillil . Faut(' de
1',1\oil' fait, et si UI1f' a\ïu'il' ou lIll Compét en ce .
défÎi'Ît f'xistpnt ù l'aITi"l'/' à. dl':::.li- 1. Cnmmi$.&lt;:/oJl)wil'c .de (~'(I,, :'.
n at iun, la COlllpagnip ('Il l,,,t l'Pi'pfII'l$. _ LC' i.'omllli~IOlln;Ht'I' d~'
ponsahlC' ::oit Il::" pou \l)i l' in \ 0l! ILl'" :)
tnlll .... pOl'IS qlIÎ;t fall lks. :I\'an,\",I'''' H
sa ùccln.lq:w It's C,~nl'IIH·II!" dl'
l'ol'l'a:-.ion dt ' . . ~'oli~ .l hll ~'onllt':-., li
me r, sa Il l';.:-lig('IH·1' Ù h-.... r.lir~'
IL, dl'oil dl' l'i \l'r sun dcbilL'lIl' dt'rOnstalor l'Il tl'nlp ... utilt" ,1)&lt;1111
'alll Il' 'l'nbunal dl' !o.Otl l'l'0pn' dofail pf'nlrp au projJ l' iC lail't' dc' I ~I
llfidll'.- ;\I:II'$.,~ :-l'Jlt. I ~~'j.- JI,,marchandise tOut l't'cour.: ; Cù lllrt~
li NÎl' r C. Caillol cl ::;t-PiCITl'. 1- '11
les assureurs, .- Et il en ('si ain~i

�CO ~ PÉTE NCE.

CO MPETENCE.

2. Dommagrs- intrI'Ns1)Olo' sa isican'l.t, Appel en. !JaraJltic de
l'Il1t;ssù:r . - Cn Tribunal dC'

du con tra.t et par npplication ~ l
l'a~~icle ~~O, - .C. d'.\ix, 12 ré\~

12

H~~! '.- Oll\l~ c. DISC ;1Z01UX, 1 _ I I ~
- I nb, decom, d(' Uonl ei.l llx I l
comJl1(&gt;rc(', compel€'llll11C'nt in\"f':~ti
juil. H~88, - Capelle c, G~;arJ.
d'une delll:lnde en (]t&gt;1l111l&lt;lf.:"C's- lntért-ls à r.ü50o d'une sai!'ie-al'f(ol.
11- IBI
n'esl pas compétent pour stalllE'"
su r la demandE' en g-;lfantir ror- 5. S!ll1disat p,'o(ess ionncl rl'oHv?'le,.s, !!. Ht!'epnsc com I1icrciale,
mée p:lr 112' saisÎss:lIlt, l!tHend f' Uf
- , Un s~'n d lcat proIe ionnel J'ou.
au procès. contl'I' J' huissi er churg-é
vne rs hu t acte de comm('rce lorsde signifier la s;LÏsie-arrèt incriq ue ses memb res se sont l'éu nis
minée. - Mars., 7 nO\'. 1887. pO li r . coopé rer ;l une entreprise
VandeniJerg c. Sal mon . . . 1 - 65
cOlJ1merclale de sa nature, nOlam.
ment une entreprise de construc.
3. Société, Liqtâdalcu,. judition s,U!' un terra.in &lt;lppartcnant à.
ciail'c, Compte, COlltc~ta tions.
autl'ltl, -:- Les, OU \Tiers composant
Article d'honoraires lJow' ftai~
ce syndicat dOivent donc êlre con·
de d{\ren~e. - Le 'J rihuna l de
sidérés, à cet égard, non comme
cornmPfce qui a nomme un liquide ~imples ouniers, mais comme
dateur à une sociét é, est seul
u~('.mb~'e;; d'une a...'5ociation (&gt;n par·
compétent pour conn,lÎtre des conIIClpatlOn pour lIn acte de corn·
testations que les associés peu\'ent
merce,
Lps contestations
élever sur le compt e prêSf'l1te
n ees entre ('ux de celle a~ocia­
par ce liquidatf' ur et SUI' tous et
lion , sont dûnc de la compétence
chacun ues artieJes r]ui le cûmpodu Tribunal de comnlP rcf'. srnt. - .Alors même qu ' il s'agi)1 .1 r5" 13 sept !88ï . - Ti1.ot c,
rait d'un articl e co rnprf' nant (('s
~ynJi ca t dlO's Ula~ons,."
1 - 135
honoraires d'un défe llsf'ur à r&lt;.dson d' une expropriation pourcau;:,e
d'utilité publiqu e. Mars., lô 6, Sil isic l'al' lm s,l/lldic, Demande
en 1"/.HUilé, RerCiidicatio ~" Trinov. 1881. - Ch . de fer c. Carbunal de la (aillilc. - L'action
ca ·onne", . " . . . " .. , . , 1 - 10
en nullité de la. saisie pratiquée
par un syndic de laillite, impli4. Effet de commCl'ce. Tù'é non
qu e, de la part du demandeur, la
accepfCtI1", T1'ibunal du ~i1'CU1',
prétention d 'ètre le propriétaire
l!.'J..'pi:.lition dc marcha.ndises,
ùe marchandi ses saisi('s. - Elle
Ptlicmc »t au domicilc du. t'cn.équivaut donc à une revendicadCII)', Tiers 1&gt;orlcur ~qlb"fl!Jé, tion, ('t, à ce titre, elle est de I:l
Le tiré non acc(&gt;p trur d' un effet
compétence du Tribun:ll de comde commerce, n\~ lant pas partÎp
merce du lie u de la faillit e, et ne
au conirat de l'han~~, ne peuL
saurait être portée devant le Tri·
~I~e CÎlê par Il' ti ers rurteul\ co nhunal ci,·i J. - C. d'Aix, 3 avril
Olntflme nt ::l''ec le 11I'(\Ur, devant
Jf' Tribunal du domidll'" de ce der- 1886. - Smd. Salomone c. manchi ... . . : ... . . . ...... . 1- H5
nirr en pait~menl de l'ell et.l'outt'fois :;i l'e n'l'' a étê tiré en
pa ifl!ll(&gt;l1 t ù'une marchandise E:'X- ï, Fret. Crëancier d'lin COP)'~­
pnélai1'e. Snisic-arrf!t, ClIp'pcdiër aq·c la dalls(' de- paÎf'U'lf"nl
taine Demande cn t'C1' semCI1t
au ùomlcil e du v('ndf'ur,l(' li t"rs
de r,'~t,
Lorsquc le cr~an~ier
porl{'III', ce~iunnaire llt~ s droits; dt'
p('r~onnel d'un des copropnetil1reS
cf'lui-~'i, (\,t fond é ;\ cile!' le lil't!cl'un navire, a saisi-a rrête, en lre
l'onjoinll.."lllt'Ilt awc lt" lirNIl"tti."\':\nt
les ma.ins du debiteur du fret , la
1 'l'l'ib, du llolllil'ile Ùl' ce dl"rniN
portion qui reviendrait il ce copro11011 {'n ,,('l'lu de \,('Il'('1 €'I p"r nppli:
prietaire, le Tribunal de com(':ltion d(' l'ill'Iid(' fltJ tlu CodCl de
merce es t compétent pour statuer
procedure ri,ile, mais en vertu

-

COMrl~T ENCE.

co~rrÉTENCE.

13

511 1' l'instance intentee par If' cnp i\yarral1l s c. Camp. lI avraise et
tain(', c l contre le débileur du (n't
hcol1l3.nl", .. " ." , , . . , 1- 22 1
el ('ont l'(' le c rêanciel' Sili s i ~an t,
pOU l' sC hlil'e allribuel' il lui-mëmc I I. DClI:r 11I(/1'Ch';s distincts Conscn !:la qualité le montant ent ier de
(c:slatùm,&lt;:! ~IJ tl1lCS pm'tle;. Trict' (rel, - l :C n'{'st ]J:ls li\ lIn('
b~OHWX d/ocl'cn(s, Cl,allse ideninstance SUl' hl valhlitê de la ~ ai­
( /fl'lf' . {ln 11(' ~iutl'all ,oir au:.i('-;\rl't.~t, r e~orti s.':iant :\ la juricunt' cOI1 IH'~itè ('n tre deux tl odictioll ci\ il(,, - l\lal's., ~ fé" I ti$8,
mal1d e~ furUlép$ {'nln' Il'S mémes
_ Hrincrts(' 11 c. CalUoill. 1 - Ill i
1',11'111',..;, àrai:-uli dt, dt'lI~ nlal'cll(~s
pUI'lanl SU I' la lllt\IllC marchandise
8. LO[Jclo' en garni, - Le loge ur
mais (li~linCls l' un de l'au Ire, ~
("Il garn i l'st COllll1let'çant. !.('s
I~ I\ conséquC'llce le fail qu e, pour
billets qu'il souscrit sont donc
1 lin dt' CP!; marchés, une instance
censés (ai lS pOU l' son commerce,
('\blt' dt'\'ant un Tribulli.tl no
el l'act ion en paiement du ce~
1S11Ul'aÎI ('IUIU'dter un autre 'l'1~ibu11:\1 de r~' tcnir la cOllllais,"ance
billet s f' t de la compéten ce du
1'I'ibunal de COIll I11('ft.:e. - ~ l a l"3.,
d'une ill .... lall(,:(' porl ée deHtlll lui
2~ ré", 1888, lJes;:,on c. Didipr,
à l'ai:-on de l\llItrc marché, - Et
1 - IUO
il en liera it ain~i a.lors même que
Irs !leu\ 1lI:lI'1: hés contiendraient
n, D elte CflHllHcl'c,'alc, Sl!ccl'~,;;i'lI1 \111(' claus!' iù\'ntique. - Lc dan·
~t'l' dû ,oil' c('lt(' d;lllS~~ l'f'ccroi r
bhlr(iciCLu'C, Obli!lalion 1)I'étl l' U X illll'1'JlI'&lt;!lalion ~ din'e l'elltt's ne
tt'nl/oc 7)1'i,.:.e pal' 1I}/ J,(Jl'iti('/', l'OU n'ail ~urnr(', ell l'éta t de J'i n·
Si les hel'ilit~r;:, dn dcbilClIl' dlunc
dcpendal1 cc nk ipl'0'llic des deux
dette e:olnl11ere:i;l l l~ peu\'f'n t t' In'
ma]'\'hés, pOUl' (o1"t:er le reln'oi de
c ites devanl le TriLull itl de COIllla ~(,l"o nd e COIl IP:-.l"llion tll'vant le
mrl'ce, ell leul' quali t ~ ('1 comll1f'
Trihunal ~aj!:li de b prC'o,iè- rc,l'{'prés('nl:lnt le de Cl/jUS, lol'~
)Ial'S" 2. mai I B8~, - HalL (10
mèm c «u C' periionnrllrl11rnt ils ne
seraient pas co mn1Pr~'a nt s, il en (';:.1 St· Loui sc, CI'. Foncic r .. , 1 - ~5'l
lllltrcmenl du ('os ou, !;t succ('s!lion étant bé néficiai re, le crénnei('1' 1'1, 1!.'t1'lt1lj(TS, Mesures consC1'ualoi1'CS, IJ(\bat (lU fond. Les
ci te pel'iio nnelll"lllent l'un dt's
'['l'ihuTHH1\ rl'al1 ("~li s sont compeheri Lil'rs en préll'lHlanl qu liJ n
tl' nb ]lOUI' onlorincr, Im'me (' Iltro
pris l'obligal ion de payer perl-ionn('l·
rlr; ln gp. I '~, el il raison de conlrals
I t~lllent la dett e ;'l tl cfallt t1t~ l'CSp;\.""és ;'t 1\:ll'anger, d",;:, l1le!)l1l'CS
SOu rces suffisan tes dans la SUCl'est'oll~('l'\i.lIOir{'sl' n Franci."',- Ma is ils
sion, - l'ne pal'eillr ohligillion
~oll l incollljJ(otcn15 l'OUI' juger le
constituanl un ca utitJllIll' IIll' III, Il'
(ont! Ill(olllt' d\lIl deLal, ne entre
Tribunal de Com lTI t:'rce n'l'!:.1 pa:;
(.t l'i nlt!t~],:-i, 1Il('1ne uc nnlionalités
('ompétE'nt I)our en conna ill"t', dill'cl'l'nll's, :'l l'ili:ion de cont rai S
Mars, I ~' év, l!,t:8, - lIodo ul (',
(JfI ~es ;) réll'allf!'(lr, Et alol's
Villenem'c ..... , .. .... 1 - lU I
IlIl'I1W qn e , I(I~ y ,~rlif'~ accepteraicnt Il'lll' ~ul'UlIl"IIOI1, Ils IJ~'U\ ,(' nt
'I D, G(/)'{l11l l1lis en. rause, Dédisl.' décl al'(I1' In('oml'él ~'n ts tI uflll:e .
llatoil'e 11011-1'eCcl'ablc. - L 'e'.;_ )Iars" Ij mai I~ll$, - ) Ierli t!t
cc'ption d'i ncom pet('ot.:c ;\ rai 'ioo
J.lI ggaro \" While, . " ., ' 1 - 265
du li eu doit êt re proposee n\an t
loute défense au fond, - Celui
qui (l nppc lé f'1l C&lt;lU"{~ Uil g:u':lu l, 13, Billet li on/J'l', Si!plltlw'cs de
f'OJ/llllCI'('(ill t .~, [\'ol/-com mCl'ça lit
C!)t ré pulé ~'rtr(' défeudu au (onu,
~(,ll' (i~si(lll(\, - Lc' non-comme l'- Il n'est don c 111us l\'cl'v:lLh'.
~'ant qui !)isné un lJil,lct ft orùre
il}Jl'ès cet npJlPI f'1l C:Hl se , Ù pro·
pour fait non ·cOIll1lleI'CI~11, est toupose r le déclinatoire, - Mal's.,
lefois c01l1jJétcmmcllt Cité devant
22 ma rs 1888 . Uan'Iuc des

:l

�COMPÉTENCE.

COMPÉTENCE.

H

le TrHlllnal lie commerce, IOI'S'lul"
le billet porle aussi des ~ignatl1re'
de f'ommerl'ànt5, quoique 1(;' non·
cOUlIlH'rc:Ult :.oit le ::il'ul dcr,'ndt'ur
('n cau::oé. - )1 ~1I'S., 1j mai 1 8~$,lIkhel c. Crûs .. ' .. . ... , 1 - 2ïO
1-1. JUjcmcnt "lra7lge,', ExequCl{III'. _

La dl?mande en exequatur

\'('Illl

DPI:. -

à ~(&gt;S I~embres de lui don-

~jlécl3}emenl, une !';ociété

qUI il p&lt;?UI' ohJE&gt;t, CPi\cqucrir Olt de
con:,tl'ulI:c de~ unmcuhles, el (le
l~:) exploite'!' cn les louant, C~l ci\"11~, malgré la. forme anonyme
'Ill. ell e '~ adop~cc. - ) lalO.; II
JUIl. I S8~. - Soc. de Salubrité c
:jac. Immobilière . ..... . 1 - 337

d'un jugement rendu pal' un Tribunal ètrang('r, e~l une demande \9, Cautionnement, Detle rCSlda\.ml pour objet une dilliculte
5Hlt((l1( rie billots ù ordre Aval.
d'exécution de ce jugement. - A
-Celui qui cautionne un~ dette
ce lilr(' elle ('st ùe la compétence
,!u'i l sait l'é~lIltcl' de billets;\ Ordu Tribunal ci\il. - C. d ' Aix,9
c re commerciaux, doit c-1 1'c consiMv. 1 ~;s8 . Olla\'a1'Îa c. ~Ia (;
déré comme un donneur d'aval.
Laren (;l'um .. . . , ... . . , . 1 - c.:!83
Ce cautionnement C0l161Îtuc
_ C~ss., 5 mai 18ti8, - Ass. c .
donc un acte de commerce ct cnTromhen, .. . . . . . .. .... 11 - 160
traîne la. compétence commerciale.
- Mars., 19 Jui l. 1888. - Beaume
15. L'incompétence du Tribun" l de
c. Sadrin .............. 1 - 3.3
commerce à cet éga.rd C!:lt absolue
et , au ca5 où elle ne serait pas
sou le,-ée par les parlies, Jo Tribu - ~O.RèglclllCllt de /t/ges.-II y a lil'll
à rè-glement de jugli's par la Cham.
nal deHait la déclarer d'omc• .

1 - 283

'16, Exccpt ion. - Il en serait ainsi
même au cas où cette demande
se produirait devant le Tribunal
de commerce comme exception :\
une autre demande sur lil(l ueue
il serait compétent, si d'ai leurs
ce n'esl qu e pa r occasion qu'elle il.
été présentée sous forme d'exccp·
tioo, etsi eUe pouvait ë lre au bcsoin formée comme demande principale .......... ' ...... 1 - 283

bre des rcquètes, lorsque !rs dif-

férends porlés deyant deux Tribu·
naux de prem ière instance ne l'CS·
sortissant pas il. la n1PIOC Cour
d'appel, sont, par l'identilc de
leur cause et de leurobjet, de na·
ture ,1 donner lieu ;\ des décisions
contl'adictoirt"s ent re les mêmes
part ies. - Aucune loi n 'attl'iùuant
unC' préférence absolue au siège
où rune des instances connexes il
été introduite la première en date,
le choix du Tribunal deyant lequel il y a lieu de J'cnvoyer \e5
):ll'ties, doit être déterminc par
'intérêt des plaideurs C't les exi·
gences d 'une bonn e adminblratians de la justice. - r.as!'i., 13
lév. 1 88. - navnaud c. Gaulhier.

11. !llw'clié c011clH ]Jar COiTCSpont/IlHee, Lieu (Tal,'il'ée dc
l'acceptation. - Quand un marcbé se fait par correspondance,
c'e.!it au lieu d'arrivée de la lettre
.
Il - 6;
d'acceptation qu'il doit être réputé conclu au point de Ylie de la
compét('nce et dans le sen de 21. Etrange}', Dél it ov qI1osi-dl:lit , Abord age. - L'a rticle 14 d.u
l'article 4~O du Code de procédul·e.
Code civil qui ùonne au Fran ~a ls
- Mars., 25 juin 1 ~88, - Rozel c.
le droit d'assigner l'éwlnger d~·
Manteaux ............. 1 - 324
vunt les Tribunaux rn\l1rais;'t l'al·
son des obligations COll tract és p~r
18. SociJrè, Fonne anonyme, Excet étranger, s'&lt;tpplique aux ohilploitation d'immeubles, Cm'acga,1ions nées d'u n délit ou ~ '\1 n
tèl'e civil. - La nature d'une
quasi-délit, spécialement à raison
Société se détermine par son objet
d'un abordage, - C. de Rennes
et non par la forme qu'il a con·

I

CO ~I PllT ENCE.

? I déc. IRR7. - Kenddck \\' ilson
c. 'l'a mlon net. , . . . . . . .. Il - VO

CONT Ii AT \ LA Gno SE.
Florio

lluhatlino

c.

15

nl"rnex.

11-115

2'1. Al'lide','lO Coclede1'l'ocerlul'(', ~4. V. AppC'l, \'l'Iltr fi li\l'l'l'.
LH:tt du !wicmenl, S'oeiNt:,
Sii..'ge socia, DLrcctcvr tl'Ullé Compte,cou r a nt . - l'. Er. de
com. , F"illilr.
succw·salc. - L'article 420 du
Coue de procéduI'0 ch' ile s'appliquc
non-seulement :lUX .. cUons nèt's Cong é . - l '. C'lJlitaiIH\ Commi$.
d' u n con tm t d' ~l c hat ou de \l'nte,
mais t'ncol'c à toutes conh.'stil l iolls C o nn a i ss em e nt. - l ' ..\ ~!'i. marit .,
.. ya nt pour ohj('L un pail'l1ll'nt OH
COlnpl'l., Faillil l', N,tl1li~Sl'lIll'nt.
U ll t' livraison Lians l':lccrplion la
~ll1s cÛlllp l~te de crs deux mots.Contra t à l a grosse .
~JléciidenH'l1t, le dil't~l:ICul' Lit' 1,1
SlIccul':::alc d'ullf' cÛllqJ:t"nie, hru s- S(I!'il'(,$ If ral'lfIl,C1'1 Défaut ri,'
Ill1CI1lL'llt C'on~édiô,pcu t ,'tien q lie le
dl' 1'l!."~Ollr('(.'.':, COrlsi,lI(tl(fil'c,~,
~Ièl!e social soit sur une autr€' p!acC',
r11'a,/('('.c:, M nwfe dc saisie, A/I actionnt&gt;r la compagnie en &lt;10111lol'i.c:aliojj d" C())Jsu! l "lI lft/iltl •
l11 i.lges-intén\ts devant le Tl'ihunal
DoÎ\ellt ,'11'0 déclarés v&lt;\ la1;I ('s
dC' la SHcclII'Salf', si C"'!:'l 1;) qu'il
('0I111l1t' ju",'iliùs Val' la néCI~5sitl',
dcvait ('tre pa)c. - Ca:;s., 2:J :1 \l'i 1
Il'S ('lIllwunt::; il la J!ro~r conlrac·
1H88. - Uarthélcmy c. A~_':iurCl1rs.
tés il l'elnlllgpl', ilH"C ;1tI 10ri5illion
II - 109
dl1 'ol1sul Ih' France et
adju
dieatioll pll lJliqu t', pal' l ('~ cal'itainrs dl" nadres fran.'ais délais.:;és
23. Contpa!Jll ie de 11at'i!latloll
:-,a ns l'e:;.sOul'Cl""1 ~a ns \'i\l'(,~ pt :-;ans
ètrurl!)è:rc, ConllaissclH cnl ,Ct ('!C,u'gl'nt l'al' It~urs armatC'urs, alors
sc attribuant la lilige ci un Tri
qu e' Il''s con~i~nalail'l'S qui leul'
uUllai étrange/' . - La clau::ic Ull
a\'ail'ilt f;lit d('s rt\"anCL'S, l'eflll:i('\11
co nn aissement d'un e compaRnie
dE' I('!' l'on tinul'l' ('1 menaCenllllt\mo
de navigation étrangère allribuanl
do :-,abir h's IHl\il·P.5 pOli l' ohtenir
compétl'oce au TriiJunal du port
!t'Ul' J'C'J11hourM'ml!llt. En pnr('il
d'a ltacl!t" clu navire pom lOut('s
l'as II~s capitaint'S bon I L'II dl'oil
les contf'::;talions poU\'nnt naître à
d'C'lIlpl'lInlt 'r à lil Sl'o:..~e 1L';j :;:0111·
l'occa:sion Li li Iranspor l , Ile rl.'gle
Illt'!oi !:.u nii-lantes,
non·sc ulCfilcnt
pas scu h'!l1rn t une qll('~tion de
,our 1'C'Il1!Jour:)l'l' les ;1\&lt;lIlces de
cornpetl~nce ('n tre ks di\'L'r:-; T1'Î('urs con!li~na tail'('s, mais l'll('orc
bl1l1illlX du Pil)5 ill!cllH?1 apparti('nt
l'OUI' .:il' l'roell rt'l' l('!'i fond:) nüc(,$la compaRnie,l11ais;., applirllll' all::.~1
n . !-.... air(''i ,\ h'l1l' rH\itilill~lllC'nt Cl à
aux conte;.,talions en tre la ('0111·
11.'111' 1't'tOU I' l'il Franl'l~. - Et t'l'la,
l'agnie el tlt':-. ]Jt'r;oo,onnr~ dl' n.uiû·
JJlalgl'è Il'~ 01'Jn'~ CÛllll'ilirf'il f~l' ll'~n:;
nalité difi'érentL'. - Elh:! l'NIl 110arlllat('UI':', alors !:,lIl'lout '111 en::i a·
tanllll e nt ê tre oppo:'t!c il un dc,.,tidrt'~"i\llt ;\ 1Il'~ cOil:-ignati.lirrs pOUl'
natail'c fnlll~;)is qui ::ie prc:-;('IlIC
lps 3\anCl';S anterÎl'ui'I'nwn l 1',lÎtt':-,
pOl'l l"UI' du cünnai~~~llll"nt Oil rlh~
ib :l\ait'Ilt pri:-; rl'n;-'il;.!"l'I1H'IlI ,l'Dm
('~t écri le. Lr dl'::tinatain', p:I1'
pOUl' Il' 1':1:-.111' 110IH'('I1I!JùUI':'('11lrJ) 1
J'aceeplalion du connai:-:'l'llH'lll
;\
l'l'lil'ill1l.·I' , dl' nJ11trat·!t'1' un ('111·
l'enfermant une IKlr(;'ilir r1au;oo,l', a
l,nI nt :\ la 1..\'1\):0-"'1', et qUI' Ct' I ('[lt:lcitem e' nl renonc'é au hénl'lin' d l'
J.!,1"1'1l1l' 11 1 ,;,ait ('U rll~.. t"lltîJllt'nl
J' article lt. ùu Codl' ('idl. - lin lit'
d',fn r('I'I'\'~('l1titilt IIt'S ilrrnatPI1r;,
$tHll'~it as:,imiler Ullt' p"rt'j lh' t'lau t'rno\~' . . llr h':o- lit'u\. ilWt: lil;, pOI1·
se à la clau:-.f' "olnprOllli s~oirè et
\"Oir~\11' cps dl'rrli\' r".- T\" dL' l·. du
l' annuler pur itppliCi.llioll ùe l';t rli ·
lIavre, -.!ti ré\" 1 8~1, - Morclli c.
ti cle 10U6 du Cuùo de procédu re
d'Aubigny, ..... , ... " . . 1I- 17
civi le. - CIISS., 2~ ré,·. Ititi8-

l,al'

l

�16

DÉDARQUEMENT.

Débarquement.

DEDARQUEMENT.
frais ql~ï~ lui a .causés par ce rait.
- C. d AIX, 30 Janv. 1888.- Mitcho ll eL llenderson c. Waller.

1. Choix du. capitaine, DdbarqUCUlc nt aux Docks, On/I"e du
1- 161
consignalaire, l!.'xcedant de
{rais ci sa ebal"yc. - Sauf C~i1USO 1, Frais,CI,!ttse irnp1'im~c, Clause
contraire dans la charte-parue, 1('
manu~cnte, Illte1'prélation. _
capitaine a. le choix ùu lieu et du
Lorsqu unp chartr-partie porte
mod.e d~ debal'quement.- Nolamune clause imprimée d 'apr~'s lal11en t, le consi(!"na.taire do la Cl.\!'q uello la chargement doi t ètro
sa.ison à Marsei lle ne peut lui illlam e nc le long du bord et l'elirê
pose r le débarquement dans Ips
du long du bord au frais du né . . oDocks, et s' il a don ne d es ordres
cia nl, et une clause ml\nuscr~te
pour qu' il y flit eO'ectué, il doi t
mettant Ir dech argemen t :\Ux frais
répondre de rexcéda n ~ des frais
du capilo.ine,i l y a lieu de décider
qui en résul te. - Mars., 14. oct.
que la première clause a été re51887 , - Giacopello c. Pel'domo ,
tre in te, par la volon té des parti('s
1 - 3~
au seul rait de rembarquement'
et. que c'est conformement à I~
secondp, c'est-à-dire aux frais du
2. l\1afE, Balayu1'('~, Répm'tirion. .
capitaine, que le débarquem&lt;,nl
- La balayure trouvée;\ fond de
doit avoir lieu . - Mars., ~n fcv.
cale après la mise à terre d\tn
1 88. - Diego Montagna c. Jackchargement en sacs (maï:) apwn ... . . .. . ........... 1 -1 .
partenant à. plusieurs consignataires, doit être répartie en tre ces
divers consignataires, en propor- 5. Clause, Déba)'q1.œm(mt aux
tion, non du nombre, ma.is du
soins du capitaine, Docks, Dem.andc d'un ta1'if spécial, Expoids des sacs embarqués à leur
cedant de (ra is , - La clause du
adresse. - Mars., '19 sep. 1'87.connaissement d'une compag-nie
Bach c. Baymond et Dreyfus.
r -5 1 de ba.teaux à vapeur, st ipuhnt
q u e l'embarquement et le dchar-

3. Clause spéciale / nte1'}J1'étalio')1,
Lil;1'aiEon sous 71ala11, Livra ison li qu.ai. - Lorsqu'un affretement est fail a\'cc la. clause que
( le navire pourra commencrr
son débarquemen t d s son arrivée
sans discontinu er, la manutention
pour la livraison du chargement
de\"ant être fajt c par les consig nataires du na\'Îre, aux {rais et risques des réceptionnaires de la
marcbandise,)1 il n'en l'csu lte pas
~ue le capitaine puisse refui)('1' de
livrer sous palan, et forcel' le réceptionnaire ;\ recevoir à quai. Si don c le réceptionnairc s'est mis}

quem ent. des marchand ises seront
exclusivement opérés pal' les soi ns
du capitaine, conrol'memenl aux
usages du pori dc départ 0\1 de
de::.linatioll, au"X rrais, l'isqut's el
périls de la. marchandise, nedon nc
pa s au capiluine débarquant .~
~ I ,\rseille dans ll'S Doel,s, le dl'Oit
de choi!:iil' entre Il's divf'l'$ tarifs
celui qui lui a&amp;:.ul'e la céléritc la
la plus grande, au détl'illle.nt et
nonub~tant la yolontc con lnllre du
récl'ptionn aire . - L'us:lge dl' la
place ctan t d'opérpr les dcharqucCjll emen ts s uiyanl le tarir gen,crul,
le C&lt;l\)i t3ine qui il. réclarylé 1PI11)lIai ('un tarir spécw l, ÙOI~ supporter J'alP'mentation de rrrtls qU I cn
résu ltP.o- Mars ., 25 avril IH!'\8. Feraud d'jJonnorat c. Docks ct
"vamp. Na t'JOna 1e, .. .. " , 1 - 240

dès l'arrivée, f'n m esure de rcce, 'oir immédiatemen t sous palan,
sans aucune perl e de temps, le capitaine est en rau te d'avoir rcfusé
ce mode de li\Taiso n et dé ba l'que
à quai, et. doit indemnise r le récept ionnaire des dommages el Décès . -

V. Faillite, Société.

En 'ET DE COMl18 nCE.

D échéance. -

V . Ass. tcrl'Cstl'e,
EL de com., Fa illite, Vcn te.

D éficit . -

17

faite. - Mars., 1 avril 1888.Gautiel' c. duc de Hivoli . . r - 210
D élit. - V. Compet.

V . Capi!.

V. Ass. marie, Ass. torr., D é part. dé:;.
Ch. de fer, Cam. de tl'unsp., Er.

D é l ai. -

de com., Failli te.

li.

" entc pa l' nav.

Do mmages-inté rêts. mill'Ït., Avarie- com.

Dé lé gation.

V, Ass.

D ou ane .
A cceptation tacitc, COllll)(![Jnic da
'lat~t.qa,ion,

Ernpntnt. A/lacla-

tian dit IIHt((:riel llat"lt!, l l1.'111 l' ,
D(j/('!)ation du pri..c 1 1 ~'IO }H'11111

l Jos(l,;riCHr,P,'ix an't'ci(; aH:r JJra-

miers pn!tcvrs . - La dc l(.gatioll
[aiti..' pal' un debitrul' qui tlonll P
I1n au!!'? débiteur ,1 ~on cre;lIlcier, si ellE' n'olJl'l'C pas nO\iltiol1,
r.IUle par Jp créanciel' d(' duchargel' so n déhiteur primit if, II\-fl
crée pas moins un

lien de droit

co[onù:w,)', Loi dit 29 juillet 18 4, f)lIC/.ct de (Clbl'ic(ltion
Sucres li l'entrepôt 10"5 de le;
l}l'ollllllylt(ion. - Le dêchN de
r.dJl'ÎC atiùll (le 1'2 010 accorrlê aux
::'llCfrs coloniau\ val' la loi du 2\J
juillet It: ' 1, n'a pa:s Ir caractère
J'ulle dctaxe. - Il s'applique
::-cu lrment :lU'\ !Sul'res aITJ\'é:::i en
France aprh; la promul~,.tion de
('ellC loi; lIIi.1i s ne s'a ppli clliC pas
all~ ::' llt,;I't.' S arrÎ\C5 )ll'ceélit'l1ll1lent,
ri qui, l' tant ulùlos " l'entrepôt
rL&gt;C'I, n'ont clé mis (1 la consolllIllarion quI" pO:-.teril'uJ"rment. -

SlICl'CS

t'ntre le débiteur nQu,eau el h,
créancicr, pOlln' u que celui-ci l'ait
acceptéc,- El cclte acceptation pCllt
1;t1'e expresse Ou t:tcit('. ~pet,;la­
Ca s.'.. , S mars I ~~i. - Devi lle (Il
lemen t, lor::-qu'ullC&gt; cOlllpagnie de
Colline. la DOUrine.,. " Il -58
na.\'ig:Hion , apl'è~ avail' n.1l"e\!té ~on
matôriel nU\'f.\1 au se l'yice dC's intérèt s el à l'alllortissPI1H' lIt du Effet de commerce,

capittll d'ohligations pal' elle émiSC!:I, vient fi. cédcr :\ un ticl's pal'- 1. Chi'qvc, Pedr, Dup/i('alo. En cas dl! perte cl'Ull clLèquC', le
lie de ce mat él'iel , n\PC délég:l'
paiem ent pr ut-il ('11 être rcclamé
lion du prix CO IH"('I1U (&gt; 11 fa H' lLl'
SUt' un dUlllica lil, comme en mades obligataires, PaccC'ptation tatière de Il't trp de change"? NO'l
cite cl c ce tte délégation \lcut l'é1'(\s,)//I, - C, d'Aix, 2 mars 1886.
suller, au profit de crs ll'l'Ilil'r~,
_ l/illibeJ't c. Cr. Lyon ... 1 - 9
de celte circonstance qu'au 1110ment de la ce&amp;::lon du matél'il'I,
il::, n'o nt pas 1't!t1aI11C l'nigibilité 2. Th é, ! 'aù'n1(&gt;"llt (/ffirml\. l'(lr/finition ("'.~ lin ('s. - Qurlle ~luC
illll11érli.lte de leur créanc(', et
):loit la ...olutioll dt' l'rite question,
qu';;' plu~ietlrs cchéanc{'::i ::,un:l'$la Icp-i~I&lt;lt lun dl's chhllle~ n'" l'n
si\'l':5 , 1i:5 ont tOlwh é du délulpllr
ri('J1 dcroge aux rrp-Ie.:) Aénêral('~
dclég ué le I1IOnt:lI)\ ut's intel'("ls
du dl'OÎ l tOIl1I1ll'rCÎa.I, en cc qUI
ùchu~. Dans Je parC'illt,s cu'concerne li'.:) pn~u\e::. des ohligaconslancps, si la ('om)l;l~plil) Iléliittons et cil':! IHli('rylcnts. ,- ~i do.ne
trice pt'imiti\"e a fail , ]Jù::.t~l'il'lIrp­
ill'!&gt;t COJl:::.tant qu un cheque a Clc
ment;\ la cC5sion d(' son mal êfourni lW(&gt;C prO\ i~ion ~t e nclo~é à.
l'i('l, une seconde ëmb::.ioll d'ol, liun tÎ('rs- pol'lellr, lIt SI l1n ~' COllll:';,&gt;gat ions, Il':::i nOUye;lU"\ obli~alaire~
talion s'clè\(' ('!ltre le liers-porne j)rllvpnt pt'&amp;tenJre aucun droit
teur qui aflil'lile '\no.i r perdu l't,
:&gt;UI" le prix de ce Ill&lt;.ll ~ril' I, au pl'~­
qui fil rcclamC' Ir 'p"~len(.I'nt, SIlI
judice tirs olJlig-atail'e::j de Id prt!lIl1 duplic.da, Cl le tlrc. qUI aflll"Jl~e
Juièrc ëJ.lli~ion ~r \ll l' p~i::.tantl' au
l'aroir pa~ e sa ns POU\'OII' le rel'I'(!mom(&gt;nt Oll la de léga lion a été
2

�EFFET DE COhl:\lEHC E.

EFFET DE COmIEReE.

18

senI er, le 'rribumll peul ordonn~r
)a vérilication des Il\'fes de ('chllci pour rechercher la realit t1 d,li
lait du paiement .. .. ' ...... I bul

3. Sans {rais . l1t·is de non-pa iement, B,'c( d,liai , Déclll\u'Y.c'c .-;-

merce portant deux signatures,
('0 comple-cou rant au débit de
l'un des signa taires, ne sau ra it
con-lituer un(' novation libéraIOÎn' :UI pl'olil de J'autl'e . - ~Iar ;;. ,
~~juin 1$88. Hubino . . 1- 3~n

8i la clau so 1'ciOH T saliS fl ·Cfl.~ 7. ô;;,'ct (fIt porteur, Tl'o.d itio n,
Exc(.'püoJ/s 1I01l·Opp,0SCIblc.s, 1J (:~
dh.pense le port~ur d'un ~Irl't Je
commerce de hure le pl"otel l' I la
lau l de date lie 1 c!ChUClYICC. d énon ciation d'los la qUinzaine,
Le bilh~ t qui ne porte d'a ull'es
elle lui laisse l'oblig'ltion de donmentions «ur l' indication de la
ner ù ses garants, dan,s un b)'l'[
somme ;\ payer et I('s signat urcs

dêlai , l'avis du non-pat ment. Faut e de J'ayoir fa it, il perd son

recours cont re eux. ~I ars., l'J
Gerbaud c. Drou;!lIon .
1- 33

OC1. I t)$ï.-

4. Pede, Caul ion, A9("nce d'une
socièttl anon ym e. - Une agence
d'u ne société anonyme pOll\:ant
ce,:S:,e r d 'ex iste r par la volonte d.C'
la société qui ra cl"éée, ne Sêlll1:'lIl
ëtre présen tée comme catillon
pour ol.tE'nir le paiement d'un
t'Ilet tIe commerce perclll .- ~I al's.,
I ~ dé ..· 1K87. - ~Ioutet c. Bi\'oire
et Lombard , . . . ... , _. ,. 1 - 80

5.

En do$~('Jllc llt in-égu!ic?",P1'CU"l'C 5 u11l{':tÙ"r,

I,'/'{:COI'(I biliU

O.

81
le pOI' I f'i Ur d'un efl'et de commerce
en vertu d'un endoS5ement irréf;{ulipr l'(&gt;U I prou \,(' r, par ses l i\Tl'~
ou atltreult'nt, qu'il en a l'cell e1TIE:'lIt fourni la valeur , et se faire
attribu er pal' là même tous l e~
l"éy(fn dlL to'l1 (l ccepleur , -

du ::-ouscripteur et d'une cau tion ,
pl'cse ntC' les camctèrcs du billeL
HU portet1!' E't 12'51, par s uitf\ Yôllable , - La propri été d' un bi1lN au
pOl'teu l' s ' tl'ansm('l par la simple
trathtion. - Et le souscrip teur
ol'ip;in&lt;lÎl'e ne peut opposer au délenlflll' ôlCtUc! les exceptions qu'il
aurait pli opposer au détent eul'
ol'iginaire. - Le billet au pOI·telu'
n t"' pourrait l'tr€' considê.re coml~le
un billet de banque émIS en VIOlation du pl'i\' ilège de la B ~l nqu e
de France, E't par s uite irrégulier,
pal' cela se ul qu'il ne port erait
au cunc date d'édléan ce, si, d'une
p:'\I't l il a été SOl/ scrit- en suit e
d'un (' opémtion détel'minëe p;\r
un indi\'idu dont la pel'sonnalitê
el hl solvtlbilit é ne son t connues
qu e dans un l'avon restreint , el
s i d' nutre part, Il porte lIn e date
d~ SOllscript ion et est p:J1' suit e
prrscl'iplible. - C. de Pau, 6 avr.
1886.- Co ls c. Lasserre et Du fourClaral. . . . . . .. . . . . ...
Il - 8~

clroits d'un tiers-po rt eur ('Il \'Crtu

tI'un e ndossement régulier. cr s. l '. Compét., Fai ll ite.
n't':.t quE' dan:; se:; l'appol' ts avec
son e- ndo ~eur. - Quand li St'
v. Yente à
troU\ e, au co ntraire, en pré~e-nc(' Emb ê:i rquement .
li \ l'Cl'.
du tiré accepteur, ('elle- PI'(otIH'
t":=.t inefficac(', et en la upposan l
fait e, il n'cn ùc-meul'eraÎt pa:o. Endossement. - V. Er. de ca m.,
Faillit e .
moins pal)5.ibl(' des exc('ption s qu e
le tiré pourr~it . oPp'0:,C ~' à :'~,II cedant. - C. d AIX, 2 "out 1 ~~6. - Espagne , - V. Abordage.
:Syndic Dourcart c. D,)rgcl'et.
1-1 11 Etranger. - 1'. Abordage, Cluu se
compromissoire, Compét.. ProPI'.
indust !'.
6. Deux fiynaltl1'cs, P as~a ti on en
comptc~coul'ant,

La pa

~ ation

NOl:alion. -

J'un e(fet de com- Exequatur . -

V . Compét.

FA ILLITE.
Experties .

FA ILLITE.
c, Synd.

Leoniewski

19
et Azan.

1- 12
1. lUodc pmoliculier d'opè1'Cl', Lil
bCl'tl dO(11Jpn!ciation. Les ex- 2, COlllp(e couranf, Hypothèque
p('rl :; cha l'ges de \'ériner si la
T~mps S! / .~pcct, Ope l'ations pOM/
qualité d'un e marchand br offerte
IïCW'CS ,R enouoc{ !cllIe)1 t," IIllité
en livraison e:=. t ou non confortlH'
-L'hYP01hèqu e- t'onse lltie dan s la
aux accords, ont, par sidte, ((11 apériod e visee pal' l'artic le HG Code
Jitc pOU l' s'ex pliquer SUl' taul es les
de commt"rc(&gt;, pour g.Jran tir le
circonsta nces qui leur permett ent
~ol ùl' flilur d'un compte COu rant
do faire ce t te appréciaI ion. e~t Ilullr, l'i i les operations posté~
'l'outefois,on ne saurait,en gcnél'al ,
rH'lIn's passÜC's d.llts Ct~ t:Olllp l t~
leul' préciser à l'avilllce un mode
n'ont co n si~tc que dans le l'e noll~
pal'ticuli C' I' d'ope!"!?r. - ::-:'péciale\'pllt'ment, il l'éc hér.n cC', d'oulig;\ment, il n'y a pas li eu ,e n nOlllln:1I11
tians anCÎrnJles non fI('qllillël~S.­
des t&gt;xpCl'ts pour appréci er si des
C, d '.\i x, JO déc, l '~5, - Synd.
nni:; sont co nrorm es aux accords,
Brian c. Bnl'iello,., .... ,. 1 - 15
de leur donner le mandat formel
de faire cri bler la quantité de 3. S",cpension de 71uicmclits . - La
sable et d(' grabeaux qu e conlient
faillitc d'un comm er,a nt existe
l a marchandise . - '{auf au x parpar 10 rait ci e la susperl'iion de SPS
ties de le-ul' faire , à cet égïll'd,
p ,lÎ e m e nt ~, pn dehors de taul e J é~
telle interpellation qu'el les ;1\ i:,edal'ation judiciaire. - C. d',\ix,
l'ont, et aux c:o.perts de voir s'ils
IG dec. 1885. - nalL c. Oddo.
doiv ent ou non y avoir ég-ard.
1 - ~O
~ I ars ., '2 U oct. Ù~81. - tOUl'OS c.
Al'bey." . . ....... . . . , 1 - 3·1 1. C1·(.\ancier tm ique. _ Elle peut
ell'c constat ée pal' le défaut de
2. V. Ass, terrest re, Ju g. pal' dM.,
paie ment d'un créancicl' un i()uc.
Trio de COOL, Ve nte , Vente ;\ libicl
\ l'el'.

5, Actif snl'(l"icur Cllt pa.&lt;;sif. Elit:' peut existel' Illl'me au CôlS 011
l'actif
serait s upérieur au !l:.lssif,
Faillite.
si 10 COmmel'('{Jnt ne peut faire
face il :,cs eng,lgements cxi!-.dbl(ls.
1. Betil, F ttts , Loyers }usqu1à, la
rbicl
,'estitution . - La faillit e du locataire n'cst pas une cnll se de' résolution du bail. - Spéciale ment , G, Achats , 1"C/'IHi\ Dt'cMance , ~ pf'cia l emrn t.atl ca~ Oll un :'l ch l:'~
lorsqu'un co mm e l'~an l qui délient
teu r écril il ~Oll \'elld '"'ur pOlir so ldes rlll S en loc;l1ion, Iambe cn
liciter la prol'O~;\tion des l i\l'a i ~
faillil c, et quc ces rôts Ill:' peu::,o ns l'('~tan l à lui f,til'p, t\llend~
yem ~'trc l'elldus Ù leu r prO!)l'iéqu e leul' rccl:'ptio n lu i c au s~~'.I ll
taire, le synd ic n'est pas fom I.! il
des pe l'tes le nwtt a ll~ ho~'S d ~ t;Ll
om'il' d'admettre &lt;:(' ILli ~ci :\u 1'&lt;1...dOJlaypr tOUS ses CI'CilnCi('I'S, al )
!Sir ~(&gt;u l ('me nt pOU l' INI!" \'ôlieur et
ôl ans tet ,l\'NI lIne prc ~ve tic
Vou!" le pl'i \' ùe la loca.t ion réglé
stls p rn~i oil de paiements qUI ,-~Ul0 au jouI' d c rouv el'tu re d E' la faill'ise le \ {lIHlr ur Ù nl~ plu s Ill .ltnl ('~
lite. - 11 doit ('ncOI'e rac\m ('lIn~
nir I(&gt;s tl.!l'mt"s con vt'nll ~ dans I.p
p OUl' le
pri x ci e la. loc;u ion
contraI, à moin s qu 'il ne lu i SO.ll
cou l'ue jusqu 'au jour oi.! il a dédonn 6 caution . ", ... ", .. ', Ibid
claré ne pouvoir renclro les fùlS
el (ot t'l' pret il admettre le propriéta ire au pa.ssif pour loul' \'a leur,- 7. 1'1ooprù' tai l'c , Action en 1"t:si,liatio/l de bail , Retard des opeC. d' Aix, 25 niaI':) J886 . - Durante

Exp l osion . -

V, Ass. telTest l'c ,

�20

FAILLITE .

FA ILLITE.

FAILLI TE.

,'utions de la faillite, Arlicla 9. A chell'H'1' d'un immetlble Dtilegoliotl en (uecu1' des CJ'edncie1's
~50 C com., Dëlai da Imit rli nc
hypotht:caircs, Faillitc de l'aUiHl commcuâ. Le dl'Iai de
('II dt""', A rcc/lü/lioll 1)()$lb'ICllhuitaine llue rarticle~5U du Cod~
de commerce accord ... au $\ ndle de
la faillite pour notilil"1' 3U 'propri étaire son Intention de- CO lIlÎnu Pf
II:' hail, délai pendanl Il?qup) hlU-

l't'

lit·$. crh01cien , vil liditl j ,

-

l..:acl!C'teur cl un ÎmIlH'ulJlC', ;\ qui
son \pndru r inl/)O.:oC J'obl igation de
pa~el', ;\ sa d~c large, k ::: so mm es
duf'S aux cr~anciers hypotbècail'cs.
h'.:&gt; uClions en rësi l ia l ion l'ull l :,U::i!)t~ truuve' lié, flua nt ~\ ce yis-àpe-null (,~ . ne cvurt qu'ù d.lh~ r dl'
,is du \'E&gt;ndeul' ui -Illl-ill e. ~ ~I ais
rI"Xpir~\lion etr~('ti"e du dé lui tlun h's créanciers hYPolh ecnire connê par l'article q!.:l'! aux c r eanl'it'f!,
~Pl'"e nt te droit d 't\t~ce pt (' r ou de
dOll1iciliês en France pour f Lire
l'€'fll.:oel' cette delégat io n , ct , [1\1 cas
, ér inel' leurs créu nce.3. - En l'onou ils Llcceptenl, il fJ épen d c\'C'lIX
sequrnl'E.'. tant !lue le delai de
cl€' tons('lItil' tlne novation ('Il lil'art icle !tU:! n'a pas comnlE'nC''! ;.
l&gt;cl'ant le \·t'lIdeuJ', ou d'acccpter
courir, pou\' quelg,ue cau:;!? quC' ce
~ruleme nt J'nchete lil' COlllllle dé~oil, {lll-ce pa.r )'1Il3ction UU ~y n ­
die provisoire à fail'i~ statuer sur 1 lJitelll' dëlégué, sans que le \C II cl eur ~oil lil;él'ê,- Cne accept:uion
l'oppo::;ition du faill i aH jUt!C' IlH'1l1
de celt e nnlure peu t résultc\' l::Lcidéclaratif de faillite, le tll&gt;lai de
tement de la quitlan ce donnée
l'article 450 ne peut comllH.'nCI 'r à
nominaIÎ\" cn1€'nt à l'achet eur des
cuurir lui-mê11l(" et It' proprietaire
intcn.its ou d'U 'l ù-compte SU I' le
e~1 dé!.in\·esti du droit de- pOl1l':-. uicapita l. - \I a is elle ne l'csu ll r
ne le p ..\iement des loyers échus
pas de la quittance fai te au nom
el Il résiliation du bail. C,
du vl'ndetIJ' et mentionnant SNId'.\ix, 3 aoûl 18tiï. - Synd. Jëanlement que le paiement ('s t fa il
deau c. Chiesa . .. ... ' .. . 1 - 5?
des mains et deniers de l'achetellr.
- Lorsque le creancier réal ise son
8. Elld$ de ('ommc)'ce,Comp{(! ('Ou.acce ptation) soit tac itement, salt
1'(01/, Fa t 1{ Ile du sousC1'qllc
at
surtou t expressemen t, celle accC'pdu {II'I'1/ (''''', HerouT:::. - Dan:; le
l,-,I ion sc réfère au conse ntement
cas tl l~ {,d llne de deux ncgoc iant s
originairemen t donné par l'ach eny;lIlt en tre ("lIX un cornptC' cou teur, sa ns qu'll soil lJe~oi n d' un e
r.Lnt, dans lequel iJs n:-r~uicn t le::.
noU\'e ll c manirestation de la \'0n~mi ~E&gt;s t' Il efrets dt' comnwl'ce
lont é de ce lui -ci, En con~é­
'Iu'lis ~(' filisaienl réciproqu CJl1rnl,
qu ence, t'étnt de faillit e de l'achei n') a pas à. contrepasser :\11 déteur au moment oit J'acceptation
bit du souscripteur le morltan! dps
du créancier Cst déclarée, ne fait
t'm,t:; quïl a lai5sc prot ester, ('1 qui
pas ollslncle â. la yalidité du lien
:sOl1t PI1 mains de5 ti rl's-\)OrtpufS
de droit {lUi résulte de cette accepautorises ;'l venir prE' ndre eur ditation, si 'acheteur n'a jamab révidende dans IE&gt;.$ dl~UX failliH':i. \'oqll é !:ion consE' llt E.'lllent orignain'.
Il Y a lieu seulprnent, dan ~ CC' ('a$,
_ L'achNelir sC' tn.}u\·e donc dépar dérogat ion il l'al,ti cle 5'13 du
hitNlr per~onnel et le c r~ancie l'
Codp de Ci)mmeTCP, d'allm€'ttre le
hypothé\;aire do it l~ tl'e admÎ::! Ù
syndic du prt'-neur au p.li f d,' la
produire dan s sa laill ile. - L'afaillite du ::.Ollscripteul' pOUl' lt'
chrtelll', en parE.'iI cas, ne saurait
montant dr la. p~rte cp rouyér par
l't'nvoyel' le crea nCÎf'L' il fairt' s ai~ir
I.l faillite du pren eur, pitr ~;ui te
l' l v('ndrl' IE's immeubles hypoth edu non -paiel1lt'l1t dr cc:.- en'et .. , 011
(I uê~, l e cré an cie l' ayant, outre ce
soit pOUl' le mon tant du di\ u.lende
( roit l ('f'l ui d'ex('rcer j'actio n pf'I'payé sur Cf&gt;S Pfl't~ts all:\ l i('l'~-por­
sonnl'tle , - C.&lt;L\i .\, 1"2 il \'l'. 1886,
l eurs par la la.illite du pl't'neur._ Synd. Im perial Land c, Cr,
~I""s" 13 sep. 1$87. - ~ynri. UarFoncier" . ... , . . , . . . . .. 1- 11 0
thé le m y c . s) nJ.. Cabane " 1 - 57
H

}'

FAILLITE.

?I

10. Dtlclm'(llion l1ln'ès t/(I('(\,'1:.. g~l li(OI'C' mr'H nanti Of' la Illal'chanLa fai ll il€' d 'un COIllIllC'I'f'ilnt Ill'
tl t~l' 1'1 Iwut 0I'poSC I' so n droiL HU
)('u t fitre dcr lal'ée apl'&amp;~ soil c1écè~,
v{'ndrlll' non pavé llu i pxercE' la
jorsqu' il il f.. it honneur ,\ ses l'I'vendication. ~ ) ars. fi M('
I ~S7. - No\\'(' nk\~1 c, s,,~d. l \' ahli :
aO'u in?s jusqu'au dernif't' jour dl'
r-t Banque dC's Warran't!';" 1 -173
sa vie, ct que C't'S l aprl's ct;'&gt; tlf'
époqu e s€' u ll'l1lt' n l qu ' il \' u ('u un
protN con tre lui. - ~lal's., 1:1 I J, E~,d().~$. I! )/len{ ('ri blallC', R llyuIfO'LWtlOll JJo slhicu/'c . - L'e nst'p. 188;. Amnyi"n c . s~ nd.
t! O:'5('I'I\('lIt d'un titre i'L ordrr doil
'l'&lt;l xil.
5 jany. 1888 . - n:u'I'al
ètl\' rOl1 sidéré comme ré"l1 l ier
c. Hocho ....... . ..... .. 1 - ln
quoiqu(' uOlllle C' n hlanc s'il il été
IL D ette ci1:ile,- Le défaut de pail'l'I'IIl!J li e tl ~lIi ! r par le ue;léficiail'c.
llI ent d'un e drt!P civile Il(' salll'ait
- Il rI) l'ill du moins ains i ell
entr&lt;tÎlH:' I' la {aillit e d'un COI1lIllf'rlIIatii'l'l' dl' conllnis.'i f'IllC'nt r~mis
~'an t , lorsqu ' il n'cst pas ju ~ lirh"
:"1 111\ r rcallcirr nanti, lor5qu c cc
qu'il ail dC's deUes cOl1lllwreia lps
l'réa ncier jJf'ut justifier de son
e n so ufrl·ance. - ~I ars., IG jan\'.
droil par drs preuvf's f'~ll'insè­
1888 . - Cu l"s c . Bouchot. 1- 1311
t)Uf'S, pt cr!! pn~un~s sont opposables au \'cndeur rc'·endiqu:l111. I bid
1'2. Jl! gemcllt cie rcpod, Opposition, UClai, A (fic/iCl!lC cl p r oci!s- 16. RCI'cI/dica tion, Cn1anciel'
1\cJ'bal. - ' Le Ilélai pn~scrit pal'
lW/Hi l Conllai.o:sc mc"l ci l,c r l'arti cle 580 du Code df' COllllllcrce
-"{H1I1C
dhl0mnH:c,
Cn:anriel'
pour former opposi t ion au jU l:wl'0rlcll?' du cO)I1'!f1i.'1:.~ emcnt llCmcn t de report df' la raillill'. n('
(}llÎtl,:,E:.rchlalll tI'l ) /'oduit su)'
COurt qu ' à cl leI' de J'affkhag(' dr
1!L cl'l:unce, J?l!mi~e au )'cl'cl1ciicc jugf'menl l'on sl,lte l'al' un
QlWl1l. - Si lin conni\i~se ment à
procès-ver bal du greffirr. - Cr
pf' I '~o nTl{' dénommée ne pt'Ilt ~ pr­
pl'ucès-ve rb:ll ne sau rail l\tl'C' 1'('111\ il' .\ lI'ansférer réguli l'rr lllcnt 1:1
pincé P;L1' lIne a.ttestation dl1 gl'C'fJ1o':"'ît'~~ion de la lIlarchandi~e au
liel' n'aya nt pas une date c(~rlain (' .
prolÎl d' un t't'é\lnci r r l1anti, loutr- C. d Aix, Î aH. 1886. - Bl'un
fois, Ir cl'éancÎtll' porteur llt~ cC
ct Secco c. Uonflls .... , 1 - Illi
cOllnaÎ ~s{, ll1('nl ac(\uitt C. il le droit
df' rt'I'l'\'oil' la ll1,u'C tandi~e ('1 d'op13. P b ' iD lie sU.C1}Jcctc, P aiement
1'0::.1'1' l'('tlr rêct:'Jltio~l ?U v('ndel~r
en nat!l1'c, l!.' ~dcuti(m d'lin conl'I'v \'IHliqunnl. - 1,,\ Il cn ~(&gt;r~lLt
tl'at ant(j)'iclli' . Lf' paÎI' IIH'nl
ain si t1H\mc au ca~ olt, a vant I,l
cn nnlur€' {ail da.n s la pL'riodt'
l'êi'I'Jilion, II' rf' \'t' nl\iqua~l . aurait
fix('(:' pal' J'artidf' '1'16 du Codt' cl ..
fait :si .. nili rr une OppO:iIIlOO (' Il
COI1l IllE&gt;lTP, Il(' s..lIlL·ait (\tl'r annul é
Illôlin:-. du (, iLpilailH~.- TOUl rfo is, la
par application dt&gt; cet artirh'. 101'':;J'(' \'('IIf!i(',Ltion n(' duit l,tre êcartcl',
qu'il a eu lieu ('11 exél'lItion d'un
l'II pi,rpi l taS. rlu';,H1 prolil . du
contrat antériE&gt;ur ql1i .nait rc(!"l c
CI'{',1I1 ('11' 1' nanti , t't dOIt ~ortlr fi.
qu'il ~t'l'ai t fait ain si, - C. •1' \ix,
t'm' I aU )lrolit du , ••.ndeu~ non
1" juin IR86. - S\'nJ. Cou P:,,;\(' l'
pa yé pOUl' 10111 . CP &lt;Ill! ~XC'l·d.p~l a
Lieutaud ........ : .. . , 1 - 16:&gt;
\,1'(..':l l1 rr crarilutle par le naOIIs:.cIIlpnl. ~~ I ars., G deI.'. UŒi .
H . Rct'endic(ltioll, CI'\;ollrier
I\Jll1ill!i 'L c. !'ylliJ. Ivailli et nunq~e
11«nti. COn?l(lù:'''cI Hel"lt (t1l!J / (I;.':',
lil'5 Warrant ::; .. . .. , ,.' 1 - 141
C/(tu ~c Il to aS$i!J1l5 j)- La ('I;lll ~t'
Il to nss ig ns, )) dans un c0I1I1;\is51'Sylldico t .opI·ù'o l..:,
menl anf!lai s, doit {\ ll'e il1lPl'prê - I l.7'(1P/'ipili'f/C,
.(1'8 . La loi dll '1 1 j\Lln. I ~6 1.
tée COmnlf' l'èql1iv,:d l'nt de la cI .lUc r~ atl'i('t' clt':; sy n (lit' a\~ ;q..:;ncolps,
se Il à OI'drC'. Il - En l:O lb(:QUt'I1C(&gt;.
1'11 dednrant qur Ir l'CColl vr.t'mt'nt
lE' Cl'c:lllI.;it'r il. qui lin ('onnaiS'iedl's ta.xCs du('s par los aSSOC iés au ment pal'ci l a ctc ellllo!lse, t:'s t ré

�F.\ILLI'I'E.

FAILLITE.
rait lieu comou' en mati ère de ?O . R ':l)cndicl,tion, Na ntissement
T ('lnps s l/~Jlec l, Sinu!lla))(;i({;
contribl1tions dirE'ctl"s, a conr~l'é ta
de.;:, (1l'(1I1CeS, A r'll? iJTt:Y/llic,'
cette créllncc le pri\"ilègE' dont
P)'C/II'C iti.;:,u.rfi·~((lIte. - L 'act~
juuL..'5ent les contributions direc!rs
de n i1 l1ti~('InH' nl dans leq uel 1"
d'après l'article 1"' de la loi du l ?
~o mtlw }Jrèté€' t's t en blanc. ct
no\ em bre 1808. - C'est donc ;\
n 'est Ilwn tionn ce qu 'e n maq:.t~ t"t
tit re pri\'ilcgié et non à IÎu'e chiropal' un l'envoi non ~Ip pro u \'ê, ne
F,raphaire qu'u~ synd ical agr~c?le
sa ura it raire une roi com plble;l
doit ètre admis dans Ja. fallh lc
l'égard des t iers, notam me nt l\
d' nn d e se~ membres pour le monl'éH:lnl du ven deur non \);1.\'6 qu i
lant des taxes à recouvre!'. J'€'vend iq uC' la marchan l isè Jo nhlars. , 10 ré". 1 S. - Ryndica t
l1ëe rn ga~e. Speci alem ent , 011
des Pennes c. svnd. Va eca neo.
1 - 183
n e peut tirer d'Ull acte pUl'ei l la
pl'ClI\'f' de la simu lta né ité des
;1\, IIl CCS fait es et de la da ti on de
18. R e1:t'ndication 1 Nantissements
la marchanJise en nanti sse ment.
so l idan'sés J Clauso ?lOn-men.- En co nsêqu ence, lorsque cet
tiollnée daus tOl~S. - LOI'squ'u li
ill' l l' il Ci e pa:.sé dans la pél'iode
débiteu r conse nl à son créan cier
déclal'ée sll::.}Jecte par l\lt' tide H6
pluBienrs n a nlL~eme nt sJ e l ({u'il
du Code !de commerce, il doit l'Ire
est convenu 9.uïls. s:ronl sol ld ~­
déclaré nul comme ayant eu pOU l'
rii:é~1 de mallll'I'e a e lfe atTet.:tes
but de garotntil' dcs avances antédans leur ensemble au paiement
rieurcs. - ) Iars., 21 mars 1888. intégral de l"ensemble lles avances
Banque des \\'alTant s c. sy nd .
fai tes, cell €' dause nc peu t ètre
1",ldi .. . ... " ... . .. ' . . 1 - -nti
opposée aux tiers que pour les aeIl";:, de nanti.s..'iemenl qui la conti enn l"nt. - Si dalle SU I' un de;:, '1 1. l' l.usieurs m archandises donnl;cs en. ga:;e, lUaLi~(ltion (LmÙtactes de nantissement celle clause
bie des 1H'cmiè1'es, R evendicane se trouve pas, on ne peut l'option des secoue/es, Découve rt,
po:-er a.u vendeur non payé qui
Fin. de 1Ion-1'cccl.'oi1'. - Le
revendiqu e la ma rchandise, - En
créan cie r nanti q ui réalise les
conséqu ence, le solde du produit
mal'chandises à. lui donn ées en
do celle marchandise, reste disJlogag:e, ne peut le ra ire qu e pal' I;t
nibl e rtprès. pa iemen t des avances
\'oie légale des enchères publiques.
~uxqu Bes elle a éte affectée, ne
- Une rcalis:Hiun par \ento amiadoit pas êt re employé à rem bourse r
ble le rend rait non recevable à rêles autres avances, mais doit êt re
clamer Il' décoU\'el't qui en rcsulremis au reye nd iquanl. - )1 &lt;11'5" 7
terait pour lui . - Spécialeme nt,
ré\'. 1 88~ . - Oaymakers c. ,ynd.
lorsq uE' plusieu l's parties de marIvaldi et Banque des Warran ts,
1- 19.
chandises on t été données en gage
lnr un seul acte de nanlissement,
(' cré . . ncier qui a l'cnlisé ilmiable19. Concordat a miable, Al'on-

tage pal,ticulier, l\'Hlli{(l. - Les
dispositions de l'rtrtide 59 du

I

mE'lll I(&gt;s premières, e~t san:; a~­
tia n pom réc lamer su l' It's su i"an t e~ If' découvert qui 1'l~ !!lIlle
pOUl' lui de cette réalisation, il j't'neon trf' du \e nu cu l' non payt! de
cp ll e-c i qui en exerce la l't'\'endicat ion ... , .. . , ... , .. , , . . . .. Ibid

Code de commerce qui annulent
tout e obLi$a.tion con~till1:.lnl rour
un créanCier un avantagE' pal'tlCtllier, sont applicables au co ncorùa t
amiable consenti par les creanciers
d'un commerrant en état de suspension de pâiemen ts, mais dont 22. R evendication,
Cn:wlcier
nClnti, CO'J71ai.r;:~ement e11doss{:
la fa illit e n'a pas été judiciaireen blaflc, F(dllite du d(:bitcvr,
ment déclarée. - ~Iar$., 26 ma rs
1888. -

Arnaud c. Boyer. 1- 2 10

Possessiol1, Prcllve

par

les

moycn~ de l'a1"licle 109. - L'endosse ment l" n blanc d'u n ti tn.' à
ordre ne vau t, €'n princi pe, fJ lH'
commc l)I'oclI l'ation. - Si le bénéfic iai re dE' Ct)! endossement peut
le remplir lui -mt' lII e à so n prolil,
ce n'l'st qu e lout aut ant qllt' le
mandat su bsiste encore. - Il 11 ('
1e ut .donc plus le f,lÎr(' ilJlrès que
1(' mandat s'est trou\'c rhof( ué
pur la füill ile du I11 cll1(!ant. -Tout(" foi s, il n'c"n es l ain SI qu'nu tant
qu 'il s'agi t d'une trnn sll1 lssio ll de
propri été du titre à ordre. - Il pn
cs t autre ment qu and il s'a git lh~

transmission de Ii.L p osscs~ion Srtl~pêcialemc n t, le cr6anciel' nanti d' un o m:\rchandi5c en

lemt:' nt. -

1'.\ILLlTF..
aux crea nciers postérieu rs,puisque
cr n'est pas nu proHt de c€'ux-ci
t'Ju e ce tt e nullite est pronollcéC'.
- )'Iais il n'cil rêsulre pas. nun
phlS, qu e le., hypot hèljul'::i frapp é€'~ cl t' null ité au pro!!l de la
ma.N', puisH'nt sortir à C' lret. La collocation at tribuée Ù C('$
hypotltl'qurs doi t donc r trt" dévolue ù la l1la ~('. - C. de P:lr i ~, '29
&lt;1 0(' . I ~tn. Hobf'l't c, synd .
(:a&gt;Se. . ....

Il -

130

TI'. de ('. Spil1l',24 avl'. 1888. ~y n{1. ~. Vic tOl' c, (imndjcnn .
Il - 14
'l~.

Et crIa ne doit pas n\·oi.' lieu
rorme df' subJ'o(-l:a tion en fa\' ('LI I' du s\'ndic, ni dt' collocation
en sOlls-ordre, mais en déclar:l nt
:;ill1plement quc le S) ndic pc~t
touc l! r l', COlllllle une somme clurographaire, par les \'oies de droit,
le monlant de la collocation doot
Jl;)1'

\'oyagc-, à qui le connaisseme nt ri
ét6 endossé en blan c et qui a pel'
du le droit de rempl ir cet cnllossr lll ent ;\ son profit pal' suite de la
faillit e de son débitcur, Il'('n a pas
moins la posspssion de la ma \','aSIl . . . . . . . . . . .. .... Il - 130
chanchs€'. - Et si. co nfol'l11él11en t
à l'a rticl e 9 l du Code de commerce, il établit la constitu tion 26. Non-collllHerçant, S()lu;c,.ir~­
lion de nombreux bIllets. de son gagr pal' l' un des moycn~
Lt~ rait de ~Ollscl'irc de nombreux
de l' :trticl e lOn, il peul OppOSN 5Un
billets il ordre nc const itu e pas
droit de créancip l' nan t i ;\ l'aclion
l'pxc l'cice d'une profc~ion CO Il1en reve ndi ca tio n exercée pal' le
lIIC' rcialc. - II nc : - unit donc pilS
vendeur non payé de la mal'c han:
pOUl' en trnincl' la déclaration de
dise donn ée eo gage. - ~I ars., 21
faillite du SOl1scriptem. - M,ars.,
mnl's. 1888. - Uan dicolle c, sy~~I:
16 jllil. 1888. - Arnoux r. Se\:eI"aldl. .... ' " ... . .... 1 - _.3
ran ..... .. ............. 1 - 339

23. Hypothèque mt/le «u p"ofit
de la masse, J-1Yllothi:qllc 1JfJ.s{r L
ricllre volable:. Ordrc, Atlnbution. - Lorsque, dans l'ordrl' 011d'un il11mellhle
de:,; h~l)othèqlles
de la Illil&amp;-P. el
postél'it'lll'l's oppos:lh)es à la mi.l~e, la nullitc tI~~
prE'lllières doit :l\'oir Jlour {'[ct de
raire ;n-ancf'1' d':wtan l , dans Il'
l'an '~ {\rs col1oc~tions, les créanci(, l~ inscrits postél'ieul'eI1lPllt.C. d'.\i x, 4 &lt;10tlt 1 ~87. - 1I 01lclwI'd
c. sy nd . COlleslc., .. . ... 1 - 295

yert sur le prix
d'u n f,tillî , il y a
nu ll es au pl'o llt
des h\'po t hl:qUf'S

2/..

J!l g/\ (m co~b'ai1'c qll~: lbn~

cc ca!', la n ulll lé des 1)I'4! mll'l'C's Ilt'
doiL pas avoir pour em· t dt' &lt;101111('1' un m eilleur r~n g (hlnS Fordre

�claratif de fa illitE' aurait l' lé publié 3:?
f\\e~

de!! prénoms inexflcts.
Cass .. 16 no\. 1 81. - lIu ez c.
synd. fl\,ier .. . ... .. .... Il - 10

'l". j\'ou rea.tt com mel'CC, l ~Cllelll 's
drtnl9t,'es Ü la fuillit(', - Si ]e
fa illi, quoique de:;.saisi de L ldminÎstratlon de s{'s bie ns, petIt, pour
sub\en ir il ses besoins, ('n lrepren-

dre un nouveau

CO IlHnCI'CC,

"AILLITE.

FAILLITE .

FAILLITE.

et

~ardcr

la caparite néces.sair() pour
1' ('xefccl', c'('st ;\ la con dition qu'il
n'y emploiera q ue lI es valeurs
étrangères à la faillit e .. . . .. Ibid

l'elldew' d'objets mobilicJ"~
J\rtion 7"('soltdoirc. Ju gement
~11.;:,ccplibl,' de "e, ·o ur,~. La
dispo::-ition de l'ul' lic1e fl50 du Code
de cOOimerce fa isan t disparaitrp ,
('n cas de faillit e, l e pri vi lcge PI le
droit de revendication du ven deur
d'ohjet:5 mobiliers, s'étend au&amp;si
:\ l'action résol utoire introduit e en
\('rt ll tl e l'art icle 1634 du Codr ci\i l. - Et le s'yndi c peut s'oppo:,t'l'
:\ \'rxercÎl't' de celte &lt;lct ion, alol"S
Ull'me qu'r ll e itura.it étc acc ueillie
pal' u nl' décision de justi C(" , si
cette déc ision n'a pas a.cq llis,a.van t
Ir jugf'ml'nt déc laratif fOl'ct;' de
chos\? jugée. " . '" ., .... . , ibid
J

29. l"endeur, R esiliation ptU"c ct
$implc. - Le vendeur qui fai t ré- 33. D{'fal/l de concordai,
silier la vente, en cas de faillite
JE' l'acheteur, doit la fairc rësilier

purement

et simplement, sans

pou\'oir pretendre ilUX dilférences
de cours auxquf'lIe.s il aurnit droit
dans les conditiu ns ord in aires et
\-is-à-yi d'lm acheteul' encore in
bonis. - C. d'..\mipns, 13 juil.
1881. - Corup. de T .rr.-~oi l·e c.
synd. Union gén .. . . . .. Il - n

Oprlra ~

tians 11ou11clle.r:, Seconde faillite, Adm,ission des Cl'rancif;J'S
tle la pl'em ière (Hl p assif de la
seconde. - Lorsq u' un commer('anl failli non COllcol'tlati.\ire \ient
â être de nouveau déclaré en fai llite à raison de nom'elles opériltions commel'ciales faites ;l\'t'C des
capitaux nOU\'eaux, les créan cie rs
de la premiè l'c fi.\i ll itc ont le droi!.
de yeni r e n c:oncoul'S ~l\'ec Ce\l'.;: de
la second e, déduction faite seul emen t de la Y;,l leur de l' fictif que
le dessai sisse ment du l';lilli leul' a
attribué 101'5 de hl premi(&gt;re l'.tillite, - Cass .• :'2 nov. 1881, Pla t;:ais ............. .. Il - 41

30. Commis, Privilège, Salaires,
Commi~sl:o,ns, Fra,is de voyage.
- Le }Jflvtleçe accordé aux commis par l'i.lrtlcl e 5'-1J du Code de
commerce. ne s'applique qu'a ux
salaires des six dern iers liais. Il ne saurait s'ap pliquer n i au'.;:
commi -ions dues pOlir certaines 34. Verifications, Contestation
affairesdêterminées. ni aux sompal' les cllIl1'es CJ"(}({11cic1',r:, Fames qu e le commisa.urait ilxancéps
culté d'intervenir, DI'{O!l,l (fat'pour frai s de ,'oyage faits pour
tian, D(if ou l de dl'oit d'appel.
comp te du patrûn , - C. ùe Pi.\ris,
- De cr &lt;Ille tout creancier \'èriflê
21 juin 188ï .- Ra"l11ond c. sy nd .
Oll porté au bi lan est. atltol'i ~é ;'t
Gillet et Courcolle.: ..... Il - 29
fournird e!:i conte,:,tntiolls au", \cl'iHca.tion s faites ou à faire des aulm5
creances, il nc s'en suit pus flu il
31. X"lIilt's de ra"Uc/e 146 , D,'ai t qualit é pour eSler en j U!'it Îl'e
cÎlion ." jltdlC ù lire s. - Lp:- nu lalin de souteni r le bi E' n fon(lc de
lités de art ides H6 et Sl1i\ï \nl:s
ce~ con te::; lat ion s. - Ce droit apd~ Code de ~mmerce ne sont appar tient au ~yndic, S:lUl' au Triplicables qu aux actes énoncés pa l'
ces articles, mais Il(' ~alllïlien t
bunal la faculté d'admrlll'P If'
s'étendre aux d éci~ion:,. judiCiai res
cré:mcie r conrel:!ta nl il in lcl'\'C'n ir.
ren,dues ayant le jUl-tcmen t décla- En conséquence. le n t.:a lll'i C' I'
conte!)tant ne peu t porlel' à l'a uratlfd e faillite. - C, de Piu'is 2 1
mai 18 7. - Thierry c. S;lu~i e l'.
dience sa cont estatio n, si 1(' sy n.
Il - 32
dic ne la po rl e lui-m&lt;.'me. - Et

même au cas où , le syn di c ayant
porté l' al1'ai rf' à l'a udienct', Ic
créa ncier :1 urait été admis ,'1 interve nir, ce dernier ne peul f,lirr
a ppel du jugpment &lt;lui au rait pro,
noncé l'admiss ion (e la crêan ce
con H?,,:,tée. - Son appe l sNait non
rcce \tablE' m êmp au cas oil le sy ndic, qui n'aurait pas fait app~~ 1
d ~l ns If' délni,inter\'I(:ond rai l d(' \H nt
la COlll' p OUl' soutc nir Jes conclllsions du n6im ciêrappela nt. - C.
doCnen, ?Ojui I.1 887.- Tout :tinr l
Torbêchf'1 c. Cr. Ag l'ie ... Il - 115

FAILLITE,

25

~'?n s(' nti ::;

l' hypothèque et If' CltUtlonnl' mf'nt , ptli:-quC', duns le ca::;
}ln'\'! 1 pal' l'a rtil'll' t.Hi dll CoM
dl' ('omnu,'l'ce, la null itc de J' hypothèque ('~t inclép('ndnnte de "la
connal~sance 011 d l) l'irrnorancc
}l:11' Ir t'1'êtLllcil'r de la c!'~ation de
Jlai(,II1 t' IlI ~. - Il ('Il t'i\t :till~i surtOtit lorsqut' Ir ('l'éancicr n'a l'li
l'l'COurs:\ ilU ClllH' 1l1anœu\'f(' doIO:ii\'l' pOUl' 0111rnil' dt" la (';w tioll
le C;\lItionn('mrnt conl e:,lé.
Ca ~,.;., 22 déc. I H~G, nonon l',
e " tel1e . , . ... , ..... ..... Il - 81

35, C/"èancicr hypothécaire , \'o le 38., 1 5:~ I (/'fI11C" Sll1' lo V;c,F(' lIIml' r/"
failli bctlcficiatJ'e, - LOI'.. qu ' ull
atl eMuo/'daf, Déchéance, - La
111,\I'i a COnU':1 CIÛ ulle iI:SSlIran('c
déchéa nce \JI"OnOntêe pnl' l'article'
sur sa propre \ ie :1 li vro1it dl' 8:1
508 du CO( e de comllH'l'ce contl'('
femme , el, ;\ son dt\fowt, nu PI'O rit
le créancier hypolhec;Ji re qu i a
cIe ses enfants,lC' benélÎl'p dl' cr tl e
,'Olé au concordat, (Osl ah~ oll1(, et
a~urnnc(', en cas dc filillib' ('1 de
nc Sô1uri.lil 0tr(&gt; limit er 'IU C3S oit
prédecb du n1&lt;l ri, ne toml)!&gt; pas
le concordat a Clé consenti. dans la masse, mai s re:-ote Iii proTl'. civ, :-;C'ine, 11 mai I $~ i . pl'ieté c\cJusiye cil' la !'C'lllmr.Choisy c, Fl'eminrl .. , .. ' 11 - 62Toulefoi:i, le montant dt".; prnues
_ Ti. c:iv. HamhouillC't ) 0 aOllt
)a rec~ doit l'll'r l'apporté par la
1887. - "orin c. Saulon 11- 143
'e nlmt: Ù ln faill itC', ~ i Il'lIr importanl't' nc jJt"I'I11 Ct pas ,de su ppose r
36, En conséquf'ncr. m l\ mp au cas
qu 'elles tl\'aif'nl ~Ié pn:;cs sur les
d'unioll et après Ll d h~~olut ion (\(.
r('\' nL1S, - Cass., ~2 févr. 1 ~8~,l 'uni on , la masse COllb('l'\(' h'
U" rb ier . . ........ , . . .. Il - 136
droit d'invoqu er cp tte dt!cll~a.ne.::(',
Il - 6~
3~1 . f'1' iNïè gc , Frais 1)Ow' la Cf)1./~
,r:rn'atiOlI de la chOM!, - Lf' pl'I37 . Hypothèque, Article 1110, A n"ilè~c que l 'iH'licl~ ,'2 1 0~t p:1ril gra.11 t t/ (({ion, Ccwt 'OH , Demande
phe 3, dn Code end accon!e an\
en c{(lchCfJ'!JC .
Lor~ql1'llll(,
frais fail s pour la. con st" l'va\l on de
créance pst g,wilnti o Ù 1,1 foi::; pilr
la cho:ip, C'\i:.tC' par cela seu l CJuo
une Ilypotilèque C'I (1511' LIll(' cauIl~s frais e\po:ih ont profité au \
tion, t)t qu e l' hspotllt'q ue t'~l :.\11(, l'ê:l1l cicl"s en cmp(\c h:lIlt la perle
nul ël? par rtlJplicalion tif' 1': II,tlcl e
lOlale Ou partirllc de Il? ur ~agl' . -:
qqG du Coti e de COlll llll'rc\', la
Il n 'l'~t p:L":; nce.::e&amp;-~ ire ,quc. C~ llIl
ca ution ne saura it drlllan rlr l' :;iJ
'1 ui a l'),POS\' les fl'J.IS, 31t :Jt;.1 d.lIl~
dcdwr~e ell ::-E' lJI'é\'n lant rl l' l'im1 int en tion el se ~QlI propo!'c pOU l
possibilit é où se trou H· rait 1" cn:a nhut dr sau\'e~ a rtlt~r I l'~ , llItcrèt~
l'i(&gt;r de hl s uhrogl' I' llnJl ~ cl' II C .! ps r réane.::il'n. - C. d'Ode.ln:;, \"
hypothl-qul?, - Cette nullité ré~h nJ, Pinlerc. S3S~\I"
ré \' . 1"'88.0 .
11- 1 6
s ult e, en en'et, de la. force Ùè la
loi. eL non du fait p('rs:onul?l du
créancier. - Su rt ou l I01"~qll'i l a
\'aiuCIl1('n l attaquc pal' l'oppo:,isi lion et l' apprl Ir jU:.!f'IIll'nl qUI ~I
report é l'ouverture ('le la fai ll i ~(' ,
_ Il n'i mpol'Ir quI.' Il' néanclt'l'
"il ou non connu la situllI ion du
déb i!.eul' au mO lll e nt Oll ont étc

I

�hypothèllue con:)tituée pendant la
!.!êriod~ fixée par l'ar ticle 446 du
CoJe d(&gt; comme rce, dûit être d éclarée nulle- relatiw'mt'nl Ù la
ma§(', alor~ ll1t'me que la prome~ .. t' de ccUe hypothèque aurait
ct~

Imme uble - 1'. COIllJlët., l,'aillite,
Huissier. -

F . Compét.

Hypothèque . -

V . Faillite.

Ince ndie .

l,li lt' anlcrieurement e t a urait

t'lé concomitallll' a"cc Je prê t lllÎ- 1. Çhm:9('ment
tTI Pllle, -

TI'. dl" c. Seine, ~1 avl',

clC,'t(ilCltOll,

nLcil)all.tt~,

1888.- Synt1. S. \ïctor c. Grandjean . ....... . ....... 11 - 118

Fin de non · recevoir. - V . .\ borclngr, A' , mari t" A,'arie cam
Faillite, \'rnte.
.,
Fonds de commerce, -

V . Hé-

Irlllion, r en Ie'.

Frais, -

V.Dêl.larq., \'ente à liner.

Franchise . Fraude . -

V. A,-arie corn.

V . l'en le.

V. CompéL} Xavire.

Fûts . -

V. Faillite.

Garantie . -

v . ,11)pel, Compét.

Garç on de café. -

V . l' aillit e.

F rais

DéfwH cJ.'adion con-

Le soi n d'éteindre les "ince ndies
rcn tl'€' dans les ,Itlrihlltions df's
Il111nicipallt~s, et les {l'ais ra i l S
pOU l' y parH'ni l' cons titu ent une
charge commu nal E'. - 11 en es t
ainsi même ..Hl cas Oll lïn cp nd ie 50
déclarr !:'lIr un quai, cncorl;' bien
que la police des ports et des
qllais apper ti enne à l'autorité mal'itilllC-, et que cc Roi t à celle aulorité qu'a~lparti (' nn e le soi n de
pour\'ûirà 1 extinction du lell el le
droit dp réllu isition ft cet etl't'!. En conséquence, l('s en 1repreneurs
qui, su r la requi::-ition des offici('l's
du PO I'I , onl fourni le ur mal cr iel
et leurs oU\I'iers pour éteindre un
incendie dan s un e- carga iso n dépo~éc 511 1' le quai, ou pour empêcher :5a pl'opa~ation , n'ont aucun e ac~ion pour le !la iement dl"
leurs fra iS, ni cont re f' navire, ni
contl'o la cargaison.- C. de Bouen,
2~ no\'. 1886.- \Vilkes c. Lan~s tan·.
11- 3
~.

F'rlfis de satlUel(f9l', P ,'ù'ilège
sur la marChll1"/di~c. - Il " il

lif'u tOLit eroi s tle distint.!uer eiltre
les frais d'ex tinction prop rement
dits €' t les rl'ais de sa ll\'et~ ge des
mal'chanùises, ('t dC' l'eCOllnnit l'o
nu\': enlrE'prt~neur5 une ac tion pri"iJégiée pour ces J crni ers sur les
lllarclwndis€'!5 :::.au\'ees .. . . ... lbùt

3. 11.

.\ ~.s.

terrestre.

Indemnité . -

Fret . -

q Ufli,

Chw'yc de ICI. mll-

tre e nat'il'c et la cal'ooù·on.-

4 1. P1'iuilèyc, Gens ,le sel'uicc,
Garçon de café. - La dénominat ion de gens de sen'iee e l le
pl'i\"ilt\~ e qui leur est attribué pour
I('ur ,,~lt!'es par l'article ~ 101 du
Cod ch'i1, 11(&gt; sauraient s'applifjut'r qu'aux domestiqut"s ou ser\ iIpurs prêpost."s au sen ice dr la pl'r!:Ionnr ou de la ramille. - N'Ot:.Ullnl('IlI, elle ne s'nppliqul' pas à un
ga.r~on de cale, rôt-il nourri par
::'On patron. - LIn g:J.fl'on d(' cafe
doit, en cas Je fail~le ~ d ~ :"on paIron, l;tre considéré comme un
oll.":i~r, el, comme t ~ l, admis pal'
pn"ll e~e pour le dernier Illois .:)(,1II(' ment des .:ita la.ires qui lui ::ont
dus. - Tr. de c. Xantes, ~\ déc.
l 'H7. - Legoudél'cc c. Bouchel'Collin . . ': .... . ... . . II - liS
4? V. Compet.
F a ute . - Y"•.\bordage, Arma tC'ur,
_\ \'n.rie com .
Filiere. - V Ven te à. liy rer.

SUI'

Ita lie . -

V.

lf , Ca pi !., Commis.

JLI~ .

étranger.

Jugement étranger.
1. Ex equrdu1', Vérification. -

déci:::.io n

N A iI' TI~ SE )I\l :'\T.

.\UO EMEXT IlTI\A NGE n,

1~CEl\\lIE .

FAILLITE .

26

La

rendant exécutoi re (' n

Frnnce un jll~eme nl ét ranf!t' r, ne
compor te pas un jugemellt nOll"('ou /S ur h.~ fond. _. L~ jugt' franl'nis doi t ('n parei l cas sC' bornPI' à
'-éri f.i er si 1(' ju ge étrang('r a Cai t
li ne s,line a pplica t ion des l'èg les de
la CO n1I&gt;éIPnc&lt;." ch's prinCIpes d'o l'dre pu )Iic r('~ u s en Frnnc€' el ùe
la loi qui doit régi r le dAb,u . C. d'A ix, 9 rc,'. 1l)88. - OIl[I.\'uia
c , Ma c Larrll Crum . .... 1- ~83

2. Ital io, Traité de 1~GO, Droit
commun, Rh'ision (w fond. Le tra ité de l 760 entre la Fnll1 cc
('\ I II Sarda igne ('t la cOllyr nt ion
de 18GO l'n h'o la France et l'It alie,
en d ispmmnt qll e pour l'e'xécut ion
rec iproqu e des J\l ge ments, I f'~
COlll'::i suprêmes defi-I'eron l dl~ parI
cl d ' aulre aux requisilions 'lui
leur ~e rolH acll'essêes Ù ces nn:i,
so us If' nom de::-dîtE's Cours, ont
pOUl' but d(' donne\' &lt;lUX pa l, ti('~ le
moyen d'êvitC'f la ré\ ision d.ms
II1\Ii de ces deux pays des ju~('­
llI f'n lS l'pndtl s dan s l'aulre, Illai:;
n e leur e nlèvent p,-lS la facu ll ê dl'
sc SOlllllellre :lU droitcommull qui
i m pl iq ue la rcvi:5ion cie ces jU!-(l'men ts au fond.-Cass, 5 Illai 188H.
_ As• . c. '\'rol11 bett a . . Il - 160

3. V. Compél.

execUlê, c1:ln~ \(' srlls de l'a rticle
15U clu CodC' rlC' procédure, le juaelllC'n t de déf,nl! rn \('l'tll duC(u~ 1
Il y est l)I'ocelie. - En con:O:ll qU('IlN', Ip debitt'ur qui no {orme
pu ~ Oppo;,ilion au j\lWmC'IH dl' défaul il c~ lIlomrnt Im~llle. (&gt;~I non
recC'\'alJlt, Ù hl form('r plll~ tar,!.
- M : II'~., ltI ~('p .. USSi . - t-lau'''Iil'(, C. C('!;cal!li.... .. .... 1 - 50
Li~ui.dateur

1 . (.ompét.,

Logeur. Loi , -

-: L~9uid ation.

~ùClcl(..

V. Campé\.

1'. Ab. du n,H, CI ùU frel,

Magas inage . Cam, de IraJl~p.
Maïs. -

V. Lh. dp.

r('r,

V. Ucba rq .

Marché

V. r.nl e.

Marque

V. Capit., PI'OJlI'. il1-

dU51I'ipll t'.

Y.: ise en d emeure. - V. AS· dc
ch" \'ente ù li\T('I'.

Mines . Mineur. -

V. S.ociété.
V. ociélé,

Nantissement .

Jugement p ar d ef aut.
1. /1:,I'llcrlùe ordmn1/\c COlltl'(!(!iC(niremclll, DI&gt;(lWl {o.n(C de ('011 c/lI'·e. - Le ju gelllen t de défayt
l'l'mlu au fond, après C'xprrl1:-r

contl'&lt;ld k toiremenl 01 t1onn('(',\l 't'~t
pas un jugement ùe défaul r.\tll€'
dl:' comp:\I'a it" f' , mais, filul(' ti r
con clu l'C' (' 1 Lie plai(h' r. - Il ll'l'st
donc susceptible d'oppo~il.ion. ~IUt'

clans la htlllain (' dt' la s,l f.!llIhca 1 iOll , ~ l al'5, " an. 1 :-l8~. ~Iossé c. Lereb,Te ....... 1 - 2:15
2. Pl'ocès-t'crb(d de

.,

O·

,&lt;::fI

i,&lt;·ie, S lI)i' i-

1

COlln(li~sCI1H'lll,

P!'tISiCII1'i'

. c,'emIJ/aircs, P lu$icyl'~ C1'hu~­
ciers n(H/(is., Anf(l"tant,·, PI'I' -

(/l'-C'llCC. _ En cas de ~oncour;, Je
plUtiipurs parleurs de dl\~rs e:\emplail'C's dlun mrm('conn::u::-:o.eruclll,
auxqu('b, ib ont cté l'ndo~s:é::; ell f!;\rant .c de créances ou ;1\ [lnces ~ur
1('5 mal'c hanJbl'5 ~ dè .. i~nces, la
préférence apparli~'llt 311 lil):~.1JOr­
tpur dl' l'p'-C'lIlpl;ure l r;;ln~r~J(~ ou
endo;;sé .-. la tlate la plu::. anclc~.nc .
-Co lit' lIo u('n,ï mai 1~8?-:S1ll~ ­
monels c. Busch , .. ' , ... Il - ti5

/i=atirn1 à pCl'soJ01(', 0ll},? .. ilioll '1. , ' . Faillit(',
rlon-Tccc'NtMc. - 1...1" prûcl's-\'l'rbrtl il ,' 5'l i !'ii(,-l':--..é~l lljOIl fait p ~l1' Navire.
l ' huissier ('11 pa r! ;lllt il la pt' r.- \. SC1'I'ù:e Jlostal, rrall~~!O!'t du
~ onnC' mt;m e du dëbiteur, con~ll ­
pe1'so)lllcl èt du matl'l'wl d~

t ue un des acl('s qui fonl réput PI'

�X.\\'mE.

CEtllt, Somme$ dtœs, ln Faùis.o:abiliill . - LOl"$qu'un e compagnie
de halt'aux à Yupenr est c hargée
du Iranl:ipOrl tirs depèches postales,
:1in5i quc du personnel (' l du ma-

OBLI GATIOX .

Double ori!Jinal non exigé. La formalit é des doubles Ol:iginaux) dans les actes sous sell1·~·
privé, n'cst point exip:ée en Ill~­
lière co mm (,l'cialr, - C. d' Aix, 13
déc, l '$ï.- Castelain c. Sylvestre .
1 - 46

tériel de l'Elat. les SO lOm es tlues
par l'Etat pOUl" le transport du
prn;onnrl ('l du 1l1:\lêrÎel b{) nl in sai:-is.5ablp;s au même titre 'llie la '1. T erme, ci couri!' du ,iow' de
Sllb\'l~n l io n du c pour le' transport
l'adhésum d'lm tiC1·~. ConditiOil
des dépèches. - C. d '.\i x, 26 mn i
suspenswc.'. - Le con tra t pal' \('HŒ' . - Orsoni-c.)(OI'C'IIi. r - 11 3
quel un C:\I1ll'epl'('n elll' d'cclairni-!:('
;\ l'ékc U'Îc Îl e s'engage, YÎs-à-,';"is
tlu propriëlaÎI'C' (PUIl C' sa tIe d
'!. Sen'ia po~tal, FI'cis dus ]la)'
s pectacle, à ~ inst aller son éc lailes pa1'liculic)'s, Saisi~s(lbill((:.
rage, da ns les t l'Oi:- mois du jour
-Lorsqu'une compagnÎC' de haail \(" locil tai re acl hèrel'it il ces rLCt{'allx à "apeur es t chargée d' un
cord~. consti tu e, non un COntraI à
sE'nice po:;tal, il ('Il résulte hir n
t(,I'II1(" m uis un contra t a\'ec con:\ ~on prolit l' insaisi.s;;ahllitê des
dition slIspensi"e, el dont l'exesommps dues par l'Etal pOUl' l'ôlC cu tion dêpend absolument de
compli~em('nt de CE.' sen-icC', Illab
l'adh csion ;\ d\lnnel' pal' le loca.non l'insai::.i~a/)ililê des frpts qui
taire qui y e~ l encore é tranger. lu i ::ont dus par les pal'LÎculier:i ...
11 ne peu l don c sorti r ,\ eO'et si, en
l'ais.on de l'iTldu~,II'ip dt" transporfait, le loca wil'e refuse son adhéteur m:l.l'itime qu'e ll €' eXNce. ::.iol1. - C. d' Aix, t5 no\". l R8i, -TI'. ci,', ~Iars . , '!'\ ft!y. 18t'ï, l: ill ihert c. l\Jillùll et Sylresll"e.
)Iorolli c. I\ .y nau~. . .. Il - 56

1 -;- 88
Crt:ancie1' d'un
c()l".opr~"étoù·c,
Saisic . ParI 3. Louagc rie scrw'rcs, En.rJClgc·
n'e:rt'hlant lJC1s la moitù:. - ::;i
mcnt tlu:ât1'al, Clause, f'11tcr]11"étatI.OH. Lor~qll'tl n engaMela YenlE" pOli' li cita tion d'un nagcme nt th cô\t l'al li xe le nombre
'Î:c p~lIl t'Ire demandée pal" ccde représentations que j 'ar t iste
I ~.I qUI 'e::.t CO I~ I'O \)riétail'e de la moi lit! larl. ~~O C. te cam,) e t ml'me
doit donn€'1' mo yenn a nt appointepar le crêancier de celui-ci, exermen ts Ilwnwcls, et indique, en
oul re, une so mme pour chaque
~'a!ll ~ es droits de so n débil eur, ce
l'rllH.'lpe ne saurait rU'e étendu à
l'l'p l'cse ntntion en plus, il Cil rela \'ente sur saisir. - Pour qu 'u n
~lI ll e pOlir l'ar tbte une obligation
créancier chir()~I'~' phaire d'un dcs
dE' ùon ner drs l'epl'csenl alions en
copropriétaires indi, i::. d'un na.vir('
plus tou trs 1('5 lOIS que Je dirccPllis... e fail'e sai:oÎ l' cC navire en totl'ur l 'l''x ig:e.
Et l'artislC n('
talit ê C't ('n pou!"::'uine la "ente;)
pourrait s'y l'clu::oer qu'au cas oil
l'encontre c]ps autres cop roprietai1(': direcleul' exercerait ce droit
re!', il ne Siufli t }lM que la part de
c1 'u ne f il~on ('xce -'iu' pouvant
son dehiteur soit l"'ale à fa moitompromeltre la sa.nté ('t les
tié ; il fUll t..encorr cqll'clle excède
Jacul l es voca.les de l'art iste. Cl'Ue quotllC. C. t!' .\m iens, ~ 1
Mars., 10 jan\', t888, - CIH'nÎC'1'
juil. IS8j . Lair c. Plessis.
o. Sylyestre ...... . . . . 1 - I:J3
Il - 103

3. Coprop"iNë,

Novation. -

V.

EL de COIll .

O bliga tion .
l. l'rc/we, Ade sous sei11g-pl'iné,

LEngage men t tlt e(Îr rai , Fem ni (' ~c

d iS(I/1 t cél tbu ta ire, ,\/0 ria {Jc , r::rrc ption (lc Jl1Ilfitfo.- Lorsqu 1un e
f l~ lI1m (', se di s~ llt cclih'llili rf', il
contractc, r 11 ce tl r qUillilC N sous
~o n nom de fa mi ll c, un engage nlen l

PIlOP Il I I; TÉ INDUSTI\IELLE.

pnOPI1l~TÉ I~OUSTI\IELLE . ~9

j l ar~., '2 1 fcv. 1888. Pascal l'.
Ih C,i.lral , (' lie n !" sau ra it en ùrlllan·
i'\ohl,' . . . . . . . . . .. ..... 1 - 188
dC'1' la nullité en exci pant cie ('r
qu 'elle c t\lit ('11 l'éalité SO us l'ubS,ln ('(' dl' III il ri :Hl mOJ11(&gt;nt «r l'('n- 2. CO)/('!/ITC1H"I.' d(~/"y("c, Sotid,\
(~( rn H!)""", I l d) ",/i, (d,011 publi/!ll!-!:emrll l , si le dirt' l: leW' ""l't' qui
quc, INIl Olll'ù,tioll de $(t IIlttio('II~' il co nlra cté, n',n,lit ;llors ;111(wIUt\, - t'ne :-.ociclC Creee .\
con Illoyen de rrconnaitl'l' celt e
l 'c t l':1.ng:pl' pt Cil confol'mite d'li III'
si tuati on. - Lit ralltr qU'('lIè a
loi drangl'I't' , lioil èll'C cllllbiJérce
cO l1lmise ('n t rompan t le di rec teur
COlllnll' une l:ioric t(&gt; CI 1'iUlL'i'l'f' indëSIlI' sa ,crilllhl !' qu ali t ~, la l'C'n d
prndall1 ll1elll de la nal[o'lIalité dl's
passi bl r dll d ed it stipu lé d a ns so n
IlIolllllres Illl i la composent. - Il
C' n '~iI '''' e m t;' l l l pOLlI' le cas où l~lIl'
n'va al1cun iH'tr dC' rûIlCUI"I'('llCl'
rC'r~ls~~r.lit de \'t'.'\CCllt l~ r. - II en
d61oya l(' tian s le (,til de celui qui ,
('sI s u\"lOut il i n ~ i au I.:~I S uil c(' t ('Il(,\NI'an l la I1U"1111' indu il tril', au~il"(,lIwn l n 'é tai l qU E' le renùll't~l·
rait llualific C('II(' : oocil' té d' étrall l f'l~E'nt ù' un ))rccédt'nt qui avait
f!'t're. - Il ('Il l' . . l :;urlOut ;lin:;i
Clé l'(}g u 1it"'I"E'Il1E'1l 1('xéCU I(!,-Jla l's.,
lJuand t'e ll e qll('~tion a ctc d'abord
'2.' jalw. 1888.- Sylvc!:itre c. Uiel{,
at!'ltce (l.ln~ 1,1 Jlr('~~e, - Xp cons1 - Jj'l
titu(' pa:; nOIl plus tlllC COllcurl'L' ncc dcJo"dt\ le (:.lit qur, dans
Ordre . - V. Faill ite.
lIne ildjuJication puh lillue d'où
Ir;:; ctr;in!.!L'r:; :oonl cxdu~, lIn cunParticipa ti on - V . .\h. du n:I\'.
1.;1l 1Tl' 111 rh' celle :ool:l(~té au l'ai t déet du fl'('I,
nOIll:c :oa Ilittionahtc pour reeiu'ter
lie l'adj udicat ion . - ) IJI"'" 1\
P atron - l'. Propr. indu::,!.
mars I ~~t:l. - Fabriqur Intel'na\.
c. Jlol1 ~jn .. "., ... . . . . , 1 -:?lJi
V. Vente,
P la cier.

P r euve

- V , Obligation ,

3. Prodvlts {(tbriqw:s, il /"hctell l' ,
Droit (l'(tppo,~cr S(I pro/Ire 111(/1"L';lchl'lcul'd 'll lle ma rchantlbc fahl'iquec l'ill l'n droit, aprè'i
a,oil' pris !I\'raison, d ' appo~e l" .::iil
pro pre tllal'I[uf' : o ut" cette IlHII'/; !L;\l1ùi!:i(' . - Il ne commet. en cPIa
illlr ll l1 Olcte!ll' concurrence dcloy:.Lle,- En co~s~qu('n ce , lé Y(,Il:
dt'ut'lJui a expllcltell1en t consen ll
;\ ce qu o l',u: heteur apiJû~iit sa. proprC' marque :-,tll" la mal'I:handl::ie fi
li\l"('I", ne peut (,111J1l'c.he\" son
acheteur d'acl"onlcl' le l1ll'me COI1Sl'lltcllH.'nt;\ un ~OU~-i.l('hl' t eur. ~Ia~., ,'?J llIai I !{~,"\. - It J : e '!ïc-i
~ l arqnl:S, ........ . ·····
1
/1
l
L Au cù'/I CllI}.tny"
/'();"", l'C ys
OH (1IIlI01,CC, Nom liv.' 1 Clllcty't
,. 1
l
'1
}/(/trou. LIJHlI . . tl'Jr: allCI{1
C'l11plo\'c d'U11 autre, Il a pas h.l
drult de SC' pl'é\ alou' de C~ II(, q~l n~
1·,t,l. "u r .:oc.s IJl'O" llCc tu :::, l:.Jn'\lhllre~
... '"
el annonce:.- tians les, JOl1rn~~u'i:,
pOU l' "(' rl'\'omllmnder a la cllent·'ole (IU'il chen.:lle ,\ sc {orillel'...
qtJ(..'. -

P riv il è g e .
V. Com, de Iransp.,
Faillit e, Incen die, \'ente.
Pr opriété indus triell e.
I .AIJcnt de réclamations sw' (onU:ibt/,tioH~, C'JllCWTCllt décédé,
Cn';:'1d"i1'c mcntiolH1{Olt If) dl\-

cc~ _ Un indll~t l" ie l n'a pa::. II:'
Jl'oit de se :oer\"il' du nom d'un
conCll IT(~ nt l'I de il' lail'C enll'l' I'
dan :, I;l l'C dat.:lion d'unr tircula irr
adl'p::-.. ëe ail \ di&lt;'l1b. - ~I'é('i;\leml'nt (&gt;11 t.:as dr tltil'è~ d'un
u"(' nt dr l'I}t.:];un atio n:; .::iur cûntrih~l,ion s, t'elui (lui, t'\('I'~';Ult une
.,
p l'o fl':s~ion st.'mh lahll\ jll"ellu tl:xtl'
d (' c&lt;' dc!;,\s pOlll' r,LÎ re appd a . la
cliC'llll'&gt;lc d ,lll S une CII'C lll ~l11'(,
ud re::-scc au puhli~' , COll III tI? 1 u~
:lct r ùe c.: onCUn'l'lll:e ùéloy;dc a
l 'é~al'd d~~ celui qll i a ilc!lrlé ,Ir
cahin et rI a le dl'Oil dl:' :-.(' tlu'('
.. l '
s uccesseur de l'ilgent decCt e. -

�)!af"'$. .,

4 juin

1 ~8~. -

::;igaut.l .. ..... .......... 1 -

5. l' ltlrchand dc

!H t'II

cl'ipli,m , Salle dl'

bla,;: ,

l'l'1II('.

miutlireil1-p'·l.Set'rs. -

l'.

de commercE" pour compte du pro·

31j

pl'iétaÎl'e. qui a fai l des :wances :\

Leyy

[ JlSCIlIH-

Le foit,

ra b·on de sa g&lt;.'stion , jouit sur ce
(on,lIs d'lin 1I1'oit ~I c l'êlention jusqn ittl 111011U'01 ou ~('5 comptes .!'('l"ùl1!

ilpures

('1

le.s

:lYan('es rel11 -

bo ursees. - ~lal'S" III mai I Rt'\~.
par un ma.rchand li e metl bll&gt;:::i,
- 1\01&gt;(;'rt c. ~J.H·Y,,, . . . ... 1 - 26 't
d\lppo::er SUI' ~n ]l)aga~in l'inscri~tio n : «z,allc de 'ente,) \Il'
V . Co mpét.,
s,Hlra it con~tilUel' un a.cte d t' co n- Revendication . Faillil C',
CllI'I'CI1L'e déloynJe su~ce\lti IJl e d"
répre~io n , à l'égard {eS COlll ml~,üt'('~priseursJ ~L1o rs m{'me qu e Sais ie . S a isie- arrêt. - V . Campût., Tl'. de COOl., Vent e,
le nH\~tl~iJl de ce ma rchand
ser:.\ir ;'t côté ml\ml' du lucal oll le5
&lt;:ol1lmi ..~,\ire~-prbeur~ prol'l'dent ;'\ S ervice postal. - V . Nayire.
leurs 'ente:5, - TI'. ci\', ~L\t's . , li
dt'c. 1 8~G. CommÎ:;.s!irt's-Pri- Société.
::eul'::i c. Derois . . ... , . .. Il - 104

Prospectus . - V. Propr. indu::-tl'.
Provenance - V. rente.
Ratification.

V. \' en te.

Répartition .

1. Df.\('ès d'un associé, Dissolution
P/lblicolion non aécassail'c. ~
La di:olu li on lPllllC societê de
commerCe pal' la mort de Pun des
as~ociê~, n'e::.l soum ise, pOUl' (itre
opposa ble aux li el's, :'t aucune for-

malite lègale. 1 ~8j .

-

~.

l T,.\ rma t., Capit., Ch. de fer Com.de
transp., Tit res au porleu r,' \'l.!lltc.

Rétention .
Gé,'aut d'un fonds de commC1'&lt;..'e
A t'll'Y/CCS. - Le géru m d 'u n (onù~

3. DLlc//tt de 7Hcbliclltion, Nullile

. ... . . 1 -

moment de la lil luidation,::;(' ré
partira If' !onds socÎ.t! . -::-.i IIOIIC
l'Ntc oJlél'llt Îon cO Il ::;t Îtue un ;nan1~I ~e pOUl' les actionn aires, c'c:;t
St·I.llement Ù la liquidation qu'il
d oit ~e ré.ali$C'I', et au proû1 de
tO ulC's les actions rc:::otanles uniformément. En conséquencc, c'e&amp;l il
tort qUf' 1(" montant de la. différenCe cÎ-tl cs:::ous au rait été di::;ll'iLué

7)01' un lltrs. -

&lt;:ertaÎl1 s cngnl;en1cnl s dOlù le dcfaut de régu la rité de sa COIhlittltio n l'e nd la ré;di sa tio n moins crrtainE'. - ~1a1'5., 3 1 oc t. l !:\~i.­
Jluller et Pi gnal el c. Blanc .\i llillul.

3U

certain nom bre de ses action s, on
ne saur3it t:ons idérer corllmt' un
hénMice immédiat et susce ptible
de dbt riIJution, le montant de L\
din\:rl'Jlce entre le prix d'achat oe
ce::; action:-. c l Ipul' prix tl'êmis~ion. Il n'y il. dans cette operation ql1'llnr c~ t inction d'un 110111IJI'c dcll'rlllinè de j)arb "ociall's, rt
1ill' sui te, un e ré(!uctÎOf\ du nom1Il'(' de ('e ll cs entre If'.::quellcs, (1\1

d":lHCl 11(h~e

La ml1lit é d 'u ne ~()cic l ê pOUl' ùé fall l dc publi c ation:) peut èl1'(' ll ell1and c€', non-se ulf'l11ent P""!, l'un
des a...~oc i és, ma is t'llcorc pal' u n
ticrs qui y a un in térl' I inllll Cdii.ll ,
l'cc l ct légititllt'. - Spécialement ,
bC tl'ou\e dan s ce cas et pt'ut deman der la nullité d ' une ~ocié tc
dont i l ne (ait pas parti e, cl' Iui
qui s'(,:5 t eIlgil~e .\ (,\i re dps &lt;1\,111ces .\ celle société, moyC'nnant

.\1 .lI'S., 13 oct.

Rési liation. -1'. Faillite, Vente il
'.L Sodé té anonyme, R.achat d'acliner, Vent e c. a. r.
tions, P rix n'dllil, D istl'ibution
Responsabilité.
du brJm'fice, h n'r;ul(o'iü', Plu·t
des aclminist1'(cleuJ's, R estif ftLion . Lors qu\lllt' societe ano1. Entrepositaù'e 1.. l\.[alle enU'enyme l'achè te Ù prix réduit un
pos/:e, Vol aL' ec e/Traction
L 'en lre po~it ttire chargé, moyennant sal:ure, de rem plir les rol'malités n écessa ires \lOUI' la réceplion d'une l11:.tlle au déIHu'lluen.1cnl E't ~a rt: expédit ion il d e~J l ina­
lion , e ... l l'e:;ponsaLll' de la pf'l'lc
de l'ptte malle ca u~ ce p::.!' lin \'01
avec ell'raction commi~ dall~ :::oe;,
n.1;l~a... in ... - Il ne l'eut I.LÎ rE' conSiderer ce \'01 comme un tab d('
force majeure. C. d',\Îx, :?i
tuil .. 1 8~6. - Olmella e t Platon c.
omn .. ... " ......... 1 - I IG

ù la l'in de l'e,\el'ci ce Où le rac hat
n N I lieu, et cônlorm eme nt aux
cJnuses relatiyes à. la répartition
dC''i hê néfices nnllu('ls, Cl Irs ad miniolitl'tttcur:; qui &lt;luraiC'1l1 tond ,c
~ l1I' CE' tle SO Ill I1lC' l a qllOtité aUl'Ï buée ~I Icurs (on ctions ::.lI l· les ll(oné{icl's, seraient ~ounJis tL rc~ t i lu tioll,
_ ~lar~., 'lü oct. ltH3ï. - ~linot('l'i ('s d(' M ar~E'i ll (' .. " .. . ... 1 - 39

:)\" I\'e::.lI'O c. PU::.l el el

U('~on . ...... : .... ...

OC II~'I'~.

SOCIETE.

SOClIlTll.

HESPOli "\BILITE.

30

1 - ',3

4.

J)(lf(wt de7JHblicatio'YI, Nullité,
C,'ell.Hcil'1's sociaux, C,.é(OlCicl'$

31

Ile c('lI e,-c~ les honol:aires qui pE'UHilt hu ctrC' dus a rai:::ion Ù llll l'
e, \)r~rlrÎô'\lion. !,OUI' C.itUH' c1 ' utilitê
pu l!JqU('. - 1OH I P rOI:-, Ips; a~"oeics
jll'~I\t·~ t di~l:ut('r IL' CUm pl f' de 11 ~ Itt' CN arllc!C tOIllJUe

qltldatlon,

:-111' tùu t 1111 1l'r. -

Au ('a" uù rp

com pt e il élc ilppl'olnê pal' lin ju~{'m.(,111 r('ndu, ~\lI' 1;1 1'f1(juête tlu
l!(jllldateu.l', )laI' le. :J' l'iIHlnô'\] qui
1 a nomme, Iri; ilNiûC leS sonl re~('­
\'abl t's Il E'xel'('(&gt;r leu!' IIt'Oi l J e ùi ::;c u ~i on IHlI' \Oi l' d'opposit ion ù
ce Ju gf'mC'llt. - Ma r:;" 15 110\.

18 '7. - Cil. de

r.

c.

C : l rca~ollll€'.

1 - i l)

G. Commanditc po}' (Jetiolls, Il ssCll1b/{'e, Dissolution, L iquidate/lrs amiccbfe.lI;, Jugement, Liquie/lite"), j/ldicia ire, A('ltOitIl a Il'es repl'(:.~cn{t;s }Jal' le~ liqllit!ct!el(J'$

(lmiable~.

-

Lor::.qul'

l ' a :;'''l' mbj ~t' t!(:nt'I'nl(' dps aClÎonlIail'(I~ dècidi' la di&amp;-o]ution d'une
~ o ciete ('Il COIll JlHIIHlill' par a&lt;:1 ions

l't nomme Ilrs lilju itla tf'ur:- :HIlÎahle~ , t'I quI:' plus ta rd, SUl' la pour~ui t cd'u n intc l'(,:'::'c,ù l'r ncon tl'f dl'S
"érantii ('l des liquid :ltru rs allli;tb le$,le Tribunal pl'onon ce lu Î-mèJIll}
la dis:::ooJution rt nomme lin liquidat t'l\!' judiciail'p, lt:'s actionnili]'('s c\oi\'cn t l-t l'l) cOll::5idtl l'c:, comme i.1'&lt;lnt
l, tl: rét!ldi~re ll1 ('n1 l'('pré~enlcsè.lans
cclIe in $tan cc et au cun d'eux ne
)li'ut ~i' rl'fu s€'1' à rpconllaitrc la
lJualill' du liquidat rur. - ~Ial's.,
:i janv. ] ~8$. - ~OC. des En gl'ai:;
c. I\oual'd . .. ........... 1- J~5

Dan s 10 ca:; 01'
LIno ~ot,; i é l ê C'~ I nulle pour tl éfallt
dt' plliJli citliOn , ce ll e nullité peut
f'lre opposée aux crcancier:, sociaux pal' h's creanciers IK'I'::onncJ::;
dps assocIés. - En conséquence,
!rs crcanciers pC I'sonnels onl 1('
(lI'oi t, en pareil C:.tS, (]'èll'c aJmi:;
7. It~sclilbl(;e, Poltl'oi/'$ CJ'p -J'tIS,
rn t.:onCOlll':::i a\'ec Irs cl'êandc I&gt;::;
AJlpel de (rmds.. - \pri'!i.la t.lissot.: iau x, dan s la di:.lriùu lioll dt'
~ùllt lioll, par dé(.'ision de J\I~llC("
l' a&lt;: l i f tic I('ur débitNlr, ~. CÛlllpl'i ...
d'Wh' ::ol'Îl't0 ('Il (·ollllllilm.\JIP par
la portion leur rt'H'ntlnt dans 1 acilt'tions, l ' a~t:'mhlcl' ~én(&gt;ral~ 11 \ 1
tif dt! la ~otic t é annul ëe. - ~Ial'~.,
,Ill::&gt; ;'l ('\('l'C(,I' ilU&lt;:Un l,oll\O,r. 1 t no\'. 188'7. Iloms\' c. Fou 1'j';11 con~étj ul'n l't', Il' iqllltlal('tlI'
niet' .............. . : . . . 1 - 67
judiciaire .n'a pa:s ;~ la t:Oll\O(jllt":
10111' !:il' [aIre' ,11IIonst'I',;I, ilppclC'1
5. Liquidale",., r ot/t'oirs, Fnu'...
()S pOI'l ion~ non \ t'I·~&lt;:P::. tk !a
1
cI&lt;: dr:(ells(', R è!jlelHelll, COlllph',
\: otnnwildi tt:' .. , ... , . .. . ... IlJul
PC1'.'I1,onnel.ç. -

ApP)'ob(l tian

1)(1)'

.i 11 :/cmcn t

.sU?'

' ·(JfJIJ.Ne, Oppo.;:itioll por h·." lIS."O· ~. Soc;"tti (1I10I1.l/mc, VerS(I)Ile~l(
chls, N ccccabili!I:.- Il entre cl ans
efl'.(,{if, A bsr1ll'f.' dc so'ttscr./p-

I(&gt;s pOtlyoil's du Jiquid,lteur d' ulle
société,dc l't!gler.l\'cc le défenseu r

lion

rédie,

})1·é(c-110ms . -

Cnc

�~oci~tj} ano", lUe- ('!lo I nullr, 11l;.lj~ré
~t':, i\pparenCeEi e\.tél'iûure~ dt' l'C!.!ularitê et le ,et'SemC'nt etltlcl1( Ju
~llIal't du CilpitaJ, ::oïl l'c~Ull' ,cie::&gt;
cirt!oll.::-.ta nce:i que Cl'U X lllli 1.,)IIl
fondel' n 'cl,lient ('JI rcah te ::Oll~­

criplNt'rs d'au~ulle ~ction, n~ai~

M'lIlt'mell t J1l'l'It'-nolll:5 dt&gt; 1 un
Il'I"n lrl' eux . - En l'etut de cc ll~

BlIlii te. ceux qui on t aÎn!:.i con~('nli à {lft'tCI' le,ut' ,nom pOUl' r~":-;­
tit uer ccUe ::;OClèl e, tlolyenl l'ln&gt;
dth:larés ~olida i remcll t l'C'sponsuhie ... 1' 11\('1'::; l(' ... cn!a ll dl'l~ du 111011-

tant du p~~i{ - ~;\I"5 .• l ,Il IIl,tI'S
l t'~:-\. - Ht'~ nil'!" el Juher! c . Ga-

J1'iùl .. ' .............. 1 -

9. Ptl/'l:,

203

A.t' tion~. Ca"a(,lèrc~:

-

de ::.o..:iëtt! ne $~n ln.lI ('n t
êt fe con ... iderép3 comme des action~, au sen::; de la loi du '!\ judIN l ' ti~ 1 IOr5quc, d'après les ::.lalub. (' lI e~ ne peu\enl (-Ire cctl~('~

D(':,

part~

autrement que lhlr llne ::.ignilica.lion fail~ au gêmnt, qui re::.tlj libre u'accepter ou ùe refuse!' l't'Ile
cc~ion, - l'ne .:-ociële con::.tituée
sou~ ce l'l:gime n'est pas ~oumi::.e
uux règle::. dpii sociétés P,U' actions,
mais aux l'ègles de société$ ('Il
comma ndit e ~imp l e - 1bl's , 15
mui 18t;8,
:\n10550 (', Jlas,
1 - 208
I O,Socù;tl: (l?1onymc ,Asscmblt!e gJ-

71';l'ale, Demie du :{/pitcd,Dissolut ion WHIcipI1t',

SOClilTÉ.

~OCIÉTE .

SOCIÉTÉ .

Cas p1'évu aux

pn!\C&gt;llu:; de la dissolution d'une
lie rommcn:c que pur la.
puhlication lcga le qui en l~~t faile,
- En conM.'lIUf'Il CC', },\ sh:llatul'C'
~()L'iah' dOl\l1ct:' pi.lI· un de::j èx-;,l..~o­
ciés, apr~s la di ~olulion, mais
;lY.ln t I .l puul ic;ttion, e ngag(' la
~uritdë (ln\ers les lif'l'S de honnt'
foi. H en ~«I'ait ain::;i alors
mè lll t? CJue la di ssolution résu lterait li'lLnl~ dêcision judiciaire. Mars, '2~ jui n '1888. - LnmuC'l'l
~ocietc

c. HOll::iiic t.

0

•••

••

•

••

'.

••

1 - 330

l i:]. Sacù;lt; anonyme, Apport en
nntl/ re, A)JjJol'teurs .sott~(.'rip­
leu1'$ d'((ctio'l$ Cil 'fUIIU;)'airl',
\lote li la L"1:I'i{icatioH, lYuili it; .

- Lit di:::;po.:iition de l'ar ticle fi de
la. loi du ~'I juillet IBGj, qui l'cfu:;C'
la \oi\ uélihél'~lliYe aux a~ociés
qOlont Cait lIn apport soumis ù
\crillcation par 1'a.."Semblê:c ;!enemir, e~t applicable alol's Blême
quC' lè~ apporteurs en nature ~ont
aU~1 souscripteur~ d'aclions ('n
num érairC'. - En conl:lcqut'IICf', la
:,ociéh! l'::. t nulll' IOI'~que le:; l'ropriëtai l'rs indi\ is de l' ohjet appané&gt; en nature 1 l:)olls~riptcUI'i'
aussi Ll'ac tion s en num crairr, ont
))1'i.s part au vote d1a\Jp rouatioll de
de l'et apport. - Et i en est ainsi
même i.lU en.!) où, le::i as~oc i és qui
n'ont apporté qu e du num érai!'o,
ne. repl'esentan l pas le qua rt du
capital, la cons ti tution de la société ::ierait let!alemenl illlpO,:,:,iblc.
- Ca~:, , ~~ féY. lt:l8:3, - ~oc. du
Fl'e:Sllc ... ,.,. . .
11 - ; 1

,·IOl llt".- L' ne &lt;L~emblee géncl'a.le
d'actionnaire:::; l'êuni::;.::;a.nt au moins
lil moitié du ca.pital ~ol'ial (art. 3 1.
1. . ~,\ juillpt l$tJ-; 1 prononce \ala- 13. Recherf'h 11 des III i nc~ 1 ClOoactèTe civil, AIl SOf'Ù; tenv pOlir sa
hlel1ll'llt la di::; ..olution anticipée de
la ::-ociélc unonyme, lorsque ce Ca.:,
]Jud seult'IOt'nt. Une ~ociété
a el!! pre\'U et n.~t!le ain:.i par 1(':;
formêl." pOUl' J'e~ploitation. d('$
l:Italul::i soCÎ::\lIx . L'unanimit e
mine:- étant purementl'i\' ile, JI ne
n 'bt pas nêcC'~ail'e en cc ca~, et
saurait en ('II'C autl'emen l d' une
ne \(' ::iprait llue ;::.'il ~'agi~ô.liL d' un
~ociété formce pOUl' la l'echrrchc
cas que Il';o. ::itatul~ n' ,lUrail'l1t Jla~..;
des nlineso - EI1 conséquence
charjlH' it.....~ocië n'l':'t t(' IlU des ohliIJn!vu. - \Iar:-. " { juill It:tit:l. (jiJrnier c. Armand ... , . . 1 - 31n
gat ions :;,oci;:I! (&gt;!:i que pOUl' ~a part.
- El tt' luÎ qui s'(',5L rctiré de la
11 . Dtssolutioll, Publication, Sisocié të et qui ;1 fait connaill'C' sa
gHatU1"cJ socùde 1wsuh'ieure ci: la
l'l'tmit e i.lUX ti ers in i crcsst!s , ne peu t
dù;so{u(it))1 et onariew'o ci la
plus ptre ten u pn ri cn des ob ligajJltblic:at ion, - Lcs tic l's nc son t
tion s sociales p05tél'ieures. - TI'.

SU I1ESTA Rms.

33

ci\'. Sein e, 3 jun\'. 1888. - Dele- 17: V. Ag. de eh, Compé!., Propr.
courl c. Lulou ... .. ..... Il - 108
Industr.

Soustraction. - V. Capi!.
l L Sociéll\ anonyme fronçaise,
l'c,'somwlilfl chile, S'rdllt }'el"- Succession b énéficiaire , - V,
~01wet, Nttllit&lt;.;, L ()i fJ°(fnçaù:,c
COI1lJlél.
(/Pl,(icCible, - I. e principe que
l'élat C'lla capacité des pOl'sonnrs
son t rê:glés pal' la loi d(' la nation Surestaries.
1\ la ~u{'l1E' eJ!C'$ appal' lÎennpnl, C'~ l
app\J ci.lble aux pe1'::.0I1n('s m~ra l C':-. l, !3o sFi'l ,HW d,ln'UIlI], C/loix paJ'
le C(I}!lrflnle 1 }"nc{))1/brc1n(:Ilt,
COllnne :wx 1)('r:;onne5 phy ~ lqll(, S.
H..:lm·d. - LC' capilai nt"&gt; qUI s'cs t
En C0J18éqUl'Il CC', si un(' so('iété
slI l!p1(,Ill('nl ('nr:-;1~é ,i d,HivrC'1' son
:lllony nH' [l'an~'ai ~o 'l I! lé unnl,liér
charge'lHent tl;l11~ \t'! port dêir!'en Fr&lt;lnce pOlll' neC' d(' C'on st lluIllil1l.·, :::lll" pl'l'l'i~P I' fl'ndroil , ]lf' UI
lion , c('tlf' Ilullitc, }lJ'olit:UlI ;\
rhoi:-il', ù so n iIlTi\l'(', l'lin queltous 1('$ tiers inlérC'ssês tl ' ~Jlrl\s 1..
con«tll' c1('~ ha::''';l n ~ dl' Cf' POI·t. loi [l'ant;aisc, )leul au:%i (~trc inIl (' Il ('~ t du moins ain ::-i 101-:::\oquéc uC'vant les Trihunau.\ helqu'aucun Ol'drC' SJlrcial ne lui c~L
gf's. - Cass., Bf'I~(&gt;, J~ anil I Ht;1t
dOlille, ,', crt cg,ml, JI;11' If' con si_ Soc, La Lin ière UL' Jlàl'Cf( .
~nalairr dl' I;t cnr;.HlltiOn, il son
II-III
arri\l!C'. - Et si la carf!abon ('::il il
ratll'(,!'..'p fil' plU l)it'ul't&gt; consigna15. Société entre épolHl'. 1\ '"lfilt1 taire.. , '" \'apitailw n Oe~ t tC'IlU cie
de fair, R(\!JI('me11/. L'exil!"dêkr{' !' ft 1'01'&lt;11'1' dOlllll\ rI cpt é~~J11.
IpI1CC' d'une ~ociété ('nll'(' cpoux,
(jUl' lo\'~qllïl (&gt;nlllllè dl' tou :; , ou
m('nH' jud ici;ùl'(,1l1rnt "l'parc,..; ele
101":-'fpH\ émané d'un ~PII I, Il n'('~~
hirns., t;on fi'n'rait Ù chacun t1'ru,x
pas (' I,ml J'rdit par lt'~. ;:lt,ltl~~, Il!
un e é,·.t1 ité ur droit s in compatl
Jl1llllifl'.,\(,llIrnt conll,llrr a Ilnt /!hl(' :n~c 1;1 \ll1issa nCe maritale, l't
n~ l gcné,·al. En con~('lJu('nCt~,
mod ilierait C's rapports d'int c n~ t
k~ n'Ianls dans Ir dCl'har~l'nl(' llt
c\Ï.~ t a nt €'ntre ('IlX, contl'aill'nv'nt
pro\cnant rlr l 'rncomhr('.m~nt du
It la 1·(O .... k de l' iml11utilbi li1é drs
bas~ in oü ('~t cn ll'(&gt; l!.' ca pltal1lC',llr
conwntions 111all';1110ni:1lrs.- l'Ill'
~a.Ul'ai('nt dOI1I1('1' Url! i\ l'cprocll\&gt;
tl;'l1r !'ociélé doit donc l\ll'(' con siCOllt!'!.' lui dC' la parI dC's ~'on~It;lla­
l&lt;1il'\'5 IJlli ont gan,l," le sJ!{'ncc f:, ur
dél'cl' COlllll1(' nulle'. - Toulefois
crUt' nullill: n'r m(ll~cho pa.:; qu ' il ~.
lp t1lOix dr CI' hn:'''111 pour Y CI1I1:('r.
_ Et il:o. clui\ ('n t, ail l'onlr:J.lI'l',
ail liru :\ l'CogIC'!11('llt drs opéraIlon11('r UI'U :'1 ~un'~t ari (,5, quoique
tions raitt's ('II commun pendant
h's rOI1:,il!lwt:lirl':; aÎl'nl 1lI1 ~ tOUI~
la pCl'iotlr Oll , en fait, l.t ~oeit; t6 a
f'xi::.tê. - C:1:'5. i mar~ LJ{HH l'arthit é I)o. . . . il,\l~ ù lh:h:lI'CJ~('r;,~ 1
k dèlai {f't&gt; :lolam'~:l Clé dl'\~a~c.
1.I'gl'ndl\~ co Ll' Uret, . . Il - 1 ~8
_ \1 '11"
. , o· , I~ J·nl1\'. IHt-\8. - 1 I\nr('tH
hon(' Co nl' (,~ ru :, .... ,,··· 16. Clajl,lle de rnntilwatio/l a"cc
{l'S héritiers, flJi/l ell/°f&lt;. J. ' articlt"&gt; IRfiR tlu Coclt' ci\i l, pNll)rttant d e ::ilipulpl' qu 'en c;:l;,; dt' d ~­
cl's d'un a'Socié, la ~oti l't ~ contlnUC'l'1l a\ï'C s('s hél'i lit"&gt;fs, s'tlppli il lotiS les hérjti('\'~ tif' l ':t:;~ol'ié.
l éCé ilé, qu'ils soillnt !n:ljl'III';:, O~l
mincurs, - C, dl' Pal'Î:., 7 tI\ ni
188;,
~ la riani c. Kl'b:::Pl~
11- li.

'/U('

�31

SCI1ESTARlES .

3. Chol'!l"»uIIl d

TI1IO UN ,\L DE CO:'IlI EI1CE.

'l'IEI\CE OPPOSITION .

dét' haJ'geme nl , Tierce Opposition .

N ombre dt.' jfUlr:: accord!', n,L
chm'yemCnl, L;mite li.rée, AWI,- ConnaiS$a?lce dt( prociJ$-, D ~:r(lHt
d'UIft11Tt'Il(,Oll, Ueccl'tl,bilzt(:. lIl ellla tlOIi du lIomb ,'c tille/ l, LtUt conl1ai ~ alll'e qu'un indi\'idu
mite du dh/Ja.I'!}emc:ot '/1))/
aurait dt:' 1\'\blCnCC,E'n ll'e ll'uutrl's
t'lOHluc, LOI':;llu ('n u'e fre l ~ ur
Jl e l' .~o nnt'S , d\1Il procès dont la sol~ t alrrétf'ur il :\ éte conY(&gt;llu d lIlI
!Lllion pt"l1l l ui porter prejudice,
nomhre total de jours de :-;tnrit's
ne lu i crée alH.' une oblig-ation d'y
pour If' ch al'{!et,wn! et It~ dédwrint C' neuil'. - 11 est dOlle 1'f'CCH1!Z€'Il11'tll. a \f~C !:ltq)u lilt Ion
li \II?
hll' . l.~n p&lt;lrci t l' i,lS, ('1 mal~n! son
l'operation du dëdwl'j!(',ult1nl n.e
d l.~ f.\ut c1ïnINH'ntion, .\ [orml'r
pou rrai! rxceder une partll" nHI :"~­
t Ïl~rcl' OppO~ilioll au j ugemen t qui
mU1I1 cll:' ce total, C't lor::-que pO:'l i eIni fait gri l'r. - C. d'.\ix. l ~ IIU\'.
ri('ur~Il)('lIt le fl'cleu!' i:I l'Ùlhl' nU Ù
aU!:!l111'n l CI'

le nOlllhrf&gt; total C011-

188ï.

l; ill ilJe r t c.

\'l~;lll, il " a lieu J e déci der qu e
l e~ partie~ n'ont moùilié en cc la
qu P la première parti e de la clau~e Titres a u porteur .
l'i-t1"'~';'1.IS, ct non la. :::eroIH1(' parlll'

~lillou .
1 - ~8

.En Ch(W!lClO', T itres l' olés, A r ha!,
A b·enrc de 1'cyles }Jro(es.~ion11 ellt.s , R esprHt.&lt;::(,bihlé . Droil
n"a aucune influ ence :sur If' n0111CO,lnHun . - Le chan geur de probre ma\.imum tlt' jOlll'S li\.! pour
r ('~ion n'e~t fI !&gt;ll'ei nl à aucune rèle dèc har~emenl. et Ile lli8p~ n 5c
gle pror(-'~ionn('Il(&gt;. en ce qu i tou pa;:, l'alTréle-ur de p:\~er d{'s 5uresche l'ac hat dps titres au portC'ur,
laril'ss ïl J' a deJla...~ê. . - )'I a~., ~G
e t ne l:i3urait l'lI'e r('~ponsalJle
mars 1 88, - :\e\\ Ion c. ~cal'a­
que !:'uÎ\anl Ics règles ,lu droi t
nlUIll!:\ ..• ' , . .. , . , . , , "
1 - ~~ j
comll1u n. - Si, dans la. pratique,
un cxige !:!O u,'f'n t dl' ce lui qui \'eut
4. TC/nt d·] jo-u rs CO IIj'a n{$ diH'nd l'€' des ti t res au port eu r. la
l1f(UIC],C." excl:ptè-'-=, Jo tO' de la
)ll'eu \C' apparente de son ide nt ité ,
T()I l.&lt;::$((i111 ,- Dans LI t'lau 'ie t1 "UIl
ou III l"E' pl'éSe nlation d 'un bordealrr~ t em('n t acconl:1Il1 tant dl'
re:\U d 'ac hat, Ct' tl C' pratifJue ne
jouI':::' cuurilnls dL' slarirs, diman cOIl::.ti lue pas un LiSa!!!? co n ~ta nl ,
cliP!' P\t'.'!ltes, le mo t dimalH: hp doil
C't s'élC'l1(!ant à l'I ndu stri e du
l; lrp l'n lt'orl u re:.lr;cti\'elllrnt /;' 1 Ill'
chan~('ul' !'pécia le.me nL
En
ppu l ",·etE'Illh'c ;\lIX il\11J'('~ jour15
Co nsl!qu ence, est ;\ l'ahri de 10ul
légah&gt;lllt' nl féri él:i. 11 e n e~1
rl'pl'ocl1l' d e faute If' changeUl' qui
~1I110ul ainsi lor~lju'i l ::-'a~it d ' un
a exi:!é (\"l1n indi"idu, se pré::oe n\ ::l.Jwur debal'l!uant tb lh I p~ Dock ".
tant {I lui pour \cndre des tit res
~l'et'ial(,1l1ent. Il' jouI' ùe la
ail portC'lll' de rentes l:iu r l'Eta l,
'l'ou&amp;-.dn t doil, t'n pareil ea.'i, l\ tt:&lt;'
l'indicat ion de ~on nom, de 8)1\
comple tl.lnS Je délai comme- JO UI'
domicilL' C'l la production ue cru'util('. - ),lar5 " 30 mai I SS~. If':' de \Î:",ÎIC' et d'en\eloppes de
Ki r ton c. llre) [u s , .. , . , 1 - 2iH
11'1 Irps parlant CI~ nom a('{'ompa~mé
II_~ LI qualité de propl'létalr(',
~i d ' ;J i lJ t' ur~ all('unc circon:::lance
Syndicat . - li. Compét., FailIitf',
11(' pomai l ê,pi llrr ('0 lui aucun
~oup"on , ~ il a inscril imm edw.teTarif. - V . Débarq 1 Ve nte ,
I1l PI1 L ::o UI' :-;f'S l'f'gÎ::otres rOJlti~a tion
l~ t 1(' :0. in flicntion:; ù lui fournl l's, e-t
Terme, - V. Faill ite, Obli ,alion,
~i ('ofi n il n'e n a retire: qu'un bé
\' entù"
l1é Oce mini lne et nOI'mal. - Et au
ca!) Oll ces titrps [(uraient é tc \ ' 0lés, Ip' changpur n'aurait encO UThéâtre . - V. Obliga tion
rl'Iatin: au tlechaJ'gE'ment. con:,équ~ n ce, Cf' lI e

au~m('ntat l on

ru au cune r('~ponsobilit é yis-J-yis
du propriéta.ire dc.pos.,·;(hlê , - C.
lP _\ÎX, l " déCf' lllbl'e 188';'. - Mal'l'e
c . Mourre " . ... "". ". 1 - 111

Tribuna l d e commerce .
1. Domma gc,:.-ill t&lt;!j·(&gt;ts

])()lll' nâsic})c ll1an.de siynili(le (lit
dO)/lil'1/e él it. La demand e l' n
dommllges- intérêts il ra iso n du

('J'l'fol,

yr.,"TE.

35

maitJ) 1l déjù ('Xi~lant€' pt faisant le
1111'111l' CO\l1 l1l('rce dan s la 11H\ I1l P
,iUI', Il t'Il t'st ~lIr lOUl ainsi
lor:oql1'il ::,'étai l (l'nbord engage
Cùm n H~ pla Clt'r ch('7, son propre
acht~ll"lIr, f.'; l 'lU!' l'e n'e:)~ IIU':) la
s,ui lf&gt; d'un cO Jl ~ë qlll' ce lu i-ci lui
il donn(',
1]11 ' il !)'!' . . t pOUI"VU
d'u li l'IllIJloi similai l'I' dans LIlle
ilulrr 1lI,lbon. - )'I ars" ,\ no\'.
, ~t{j. - Mont el c, Bl'i\y., 1- 63

prejudice c au sé par lIllt~ saisir-arrêt, est l'éguli ~,t'('Ill(' IJt sig ni - '1" f: ,r'}/llrliUrw " Rt:fll~r th'fn/II de
/1(lfil/l, CIIC/r[jl' de la p/'Ilf/t'(',
li ée' au s~1.i~ i ::;i'i\.n t au JOI1IÎl'ih' pal'
~'"r'llel'(I,&lt;::e li p/'o t'oq/l1!1' , l 't'II~l' ri
lui clu dan s l'e:.. ploit cie ~aisi('-a r­
/r, J't"I/fNc du t/,(lJ;.~po1'(n/1' .ri:.r.­
n' t. - ~ I ar.s" 7 no\'. 1 8~7 , ­
}/(!l'l / ~(! !mpossiblc, Fuute. Vandenherg c, Salm on .... 1 - 65
L!' \'(' IHlru r f'\péùileur d' un e marchandise que l'adll'll'Ur rC'fusf&gt;
2. E 'J'])cl'ls nOllll1lh par comprapOli r dcfaut tiC' tjllalitê OU n'Mies,
mis. T icrs n01l1tllJ ] )(11' le P n;('~I 1!'IlU de faire! la pl't'UH' dE' la
:.ident . OrdOlll1f/..llce sur '-cf/IINe.
honn l' qualilé ou du ].on etitt Ul'
Pm'tic ,lOll appelée , ON) ,sillon
la lIl al'dlilntl ise e\.pédiéf', en pro(.'i C//Jpe/. Lor~qll'un compl'O\01111&lt;1111, :'1 cp i plr l'I, un€' ~xper­
mi s ùë:)jg:ne deux C'XpPI'tS pOUl' 1'1'0li~t', \'o !':-CjU P ,'inl:itallcr inlrocl' del' au r\'~ l r m{'nl d 'u n incendir,
duil(' t! Hns rI' but P::,t fP la rdér par
(' II stiPU l:l1il qu 'au cas Ùt' désacdt'~ t1inkulles su r la com pclt'nCp,
('o rel un l iel's Sl.' I'ait cho i"i pa,!' le
('1 tlue Il' Il'an"IIIJrteur, pl~nJ;,LIlI
Pré!!i dC'n t du Tribunal de t"O Ill Cf' It'l11lloi, faii onh. mnl"r la \"Pil le
men;p, ce choh Il e l)I'ut l\tl'.... rédt' la Ill ill'Chanllbl' 1'f'::;lèp ell sr.:'
~ uli èl'emc nt rail pi\!' le Pr~" i d ell t
lll ai n:oi, il l't'nconlrr ut' 1'C'xjlcdiquC' eontradi cloi l'('11lf&gt;n t P I Il's &lt;l eu\
tl'ur, ('('Iu i-('i P:'I t kll u ou d'appf'parti('s pr l:s('tl tt~ Si ou appelt,,('s,
Ir
l' lion flt'hrlN1 1' en Cf(usr, ou de
Est don c irr&lt;:"u lirt't'IlH' nt rC'n du(',
Iai n' nOtlllll('I' un tiers co nsig na d,l1ls ce cas, ronlonnant'l' qui détai l'r, 011 dl' l'airP prèlp\,CI' df's
signe" lin t.i('r~ f'X\lI'l·t:;UI' rt'qllt\lC'
(&gt;l'h:nlltlh.ms ;,,·:ln l la \'f' IIIt', pOUl'
)l';l\"f'll téc pa l"l'u n€' df&gt;s pal't Îl~:;,:,a ilS
I]tll' l't'\.pr,·ti.:.f' ptli ..~(1 H~ f aj ~,p : et
l'au tre ail l: lê cit éfi'. - ]. '01':.i,
fa tll P par lui tl','l\'Olr priS .c_'s
(unn ,II1(:(' l"I:onllu(' (In p;lrri! Cil~,
1"' Cl' a Il 1iun!'.,l' (' \ pert I. . t' dl" Il' n t 1111l.tant d t' nature;\ en~a!!l'r h' fun d,
)O:. ... lhlt. pal' s.uilt' .de la \:pnI P ~\C'
P!'I I sl1 St'C' pl ild p li'ûpjlosition (&gt;t
il l1lil.l'chandISf', tl dOit -.:trI' dc~
fJ 'a ppel, pnt'ore qu'on la q,~alifh'
clare 1'(''i(lonsablf' dt' 1,1 )1('1'1\ ljlll
c1 'ac tp de la juritliclion PI\ll'IPU:;C'.
(' II ,.(&gt; ... u\tp ('l t! ('~ fra is acce~;,o lr('.~ ,
- C, tl'.\i\:, I~ ) 1I0 \", IXXi.
_ C. t.! '\i\, 18 fé\. IStii.- ChaiX
Cont e&gt; et ,\ILan i.'~ c, :\:..5 , 1 - 101
c. Hochehl'un ... ". ' '" 1 - IU8.

1

'lue

I

Vente .

3"

1" F ond,.. d(! rOll/me1'('C, ! r11('/'{Iiclion do ,~'htrbti1', E W/{I!fI!lHellt
rIH1UHe

l"ocù.l/·. -

Lp \l'ml"lI "

ù ' nll fonlls dt' con Ul1('I'Cl' qUI ::;\':o.t
int('nlit dl' crêr r dir('clrllll'n t ou
illrlil'ectrmrnt un ronds cil' JIl I' Ill/'

~(,Ilrl" lW cuutrL'"Îrll l
1I1t c rdi ctÎl.n
lorsqu'il

pa:; ;'t t.!-r ltl'
s' enga f!r
comme placier dans tln e autre

J II!Jé 011 COil{l'(lirc que- l'acJll~­
tt'llI" 'lui pl'clt'lUl qHl' la IlH1.rch;ln(\ 1;:,(' Olrerl(' f' 1l li\'n.l1:o0n ne re pon~
p.tS ru'\. cOlldilioll&lt;;, du marche
l'Ollll1ll' qualllc, (''il Lit~mandl'tt1'
dan :o. crllt' ('\c('plion.- C'(-'S,I don~
;'t lui qlt ' int~o llll)f' l 'ol.J li ~a l,on
fil in' Ilt PI'l'U"l' du fa!~ qù ', II,.al ~
J.:"II(" r I dl' prO\'oqu('r 1 ~).pe~u~~' 1
1",11I Ie pal' Jill de l'a\'oll' hlll, SI a

t

�marchan..Ii:lc. re5~ée aux J11ain~ du
tr:\nsportE"ur. apre;:i r~rU5 de réception par l'achl:'tt?ul': e:ll ycndu~I.1&gt;1
\·entt.~ " lieu il ses l'Isques pl pel'lh&gt;
et pour son compte, et il doit t!trC'
couùamné an paiement de la
marchandise vis·â-yis de son ven-

deur. - Mars. ) 4. anil 1'88. Mo.. .! c. Lefeb\'re ...... . 1 - 235
\. Il en est surtout ainsi lor5qu~ la
marchandise, livrabl e au lieu
d'l!'\pédition. a voyagé aux fra.is e l

risques de l'acheteur, et sc

VENTE.

l'ENTE.

VENTE.

de {aiLlitc.- Est valable et licite
la clause par laquC'lle If' YendE'ul'
ct'nn ronds dt' COlllll1('rc(' ,(\"€'C
paiement.s ~chC'lonnê:'., stiPlllf' le
droit dl' l'rprcndn.' le fond::, \"CIH.lu,
au en.... df' non paiE"l11ent d'une des
êchéa Il Ct.';:, fi.xée:-., I ('~ ôl-comp tes n'(,1I~ lui Il l'1llNlr:lnt acquis Ù litl'I."'
~\indell1nité. - II cn C;:,t du moins
ainsi lorsque !',lc heteul' n'a pas
é t6 et Il e peut plus (;tl'O déclaré en L.dllitc. - ~[;J\'5 .• Î déc,
1887. - .\nlil ye n c, Taxil .. l-I(j~)

tr~~1\r,('

ainsi 0tl'C de."enue sa. pro~l'Ictc,' 7, .J\. lw'clwndi:::6 lJol"lablc, T I'lOlS'
])ol"t ct 1(/ chw'!Jc du vcndC'tl1",
Lieu r(lPll/'ocl!(;, Economic de
l'arrivée. - Tl'. de c. Don leau'\:,
,·ai..:., B(inf:ficc du l'endcl'l'. '! 1 mars IS8ï . - Gaborit c. FC'I'l'éol,.:
{ lan:; l e CilS Olt une mal'c1w.ndbc
Il - 1
\"endul"' ('st portable par le \'enueul'
ch('z l'achrtpur, le:; frais du trans5. Aral'ies ct cOJ'ps ëhoal1ge J's,
port sont :\ la ehar!-!f' du \endl!'llI"
R~9lcrneni pm' ((mi;" rom I/wns,
seui, el si l'ach!'ll'ur en a fait
Dèsi!}JllltiOn de.". {OlUS comlnu?",I:,

sau r son drOIt de vérification a

pOUl' a.\l~r ChNChcl' la tllill'chilnPortefaix de lllne dcs.]1"!'ucs,
Ji .. ~, il doit l'n \'tr(' remboursé. _ Les amis communs qUI dOivent,
~[ais le yendeur doit rcci\,roqurd'après un t~aité de vente, .régler
ment bellcfit!ÏC'r srlll dl' 1 éconoles bonificattons pOUl' aV:ll'le,s ou
mit' de frais quf' lui pl'octll'r hl
corps etr"ln"ers, peuvent {~tre
situation r:lPl'l'ochèt' du liNI de
déSignés selon )a volon.lé des parli vraison, pt si j'ache teur il dësities, el sans gu elles SOient tenues
gn.j pour cC'tlr linaison un liru
de ks choisir dans telle ou telle
si l' ~lPI)l'oché que !rs frais de tran~­
catégorie de personnes. - \bis
port Roient nul:-: 1 il n'a aucun Jroll
ces amis communs, d ~van t Pl'océil réclamer dr Cl' chef une honider à un véritable arbitr;:tge, doi!J.Cilliùn SIII' le prix. - )hll·~., n)
vent réunir les conditions de tout
J\.lnY. I t'8~, - !'ahre c. Vl'I'ITIlnck.
véritable arbit re, c'est-à-dire d'in1- 171
dépendance absolue Cl d'impartialité. - Ne réunit pas ces conditions et ne saurait par consé- 8. Réccplion et paicmc,.}l, Jlélanqe (nwclulclJ:r ActiOn l'C('Cquent être dé;:,ignê commc ami
vab'lc, l ,ldeml1ité,- L'ag:rém('~t,
commun, celui qui pst le portefai:..
la l'êc('ption déliniti\"1."' et Il' p:lll:&gt;habituel de l'uo(' des partif'5. et
ment d'une marchandise ne forqui, même , ft ce litre, a ~pérc la
mrnt pas une' fin dc ntJn-n~l:t'\"Oir
livraison de la marchandl~e N a
à l'rnl'ontre d'une demanJt' t'Il
été appelé, au nom el dans l'intél'csiliation el tlommage;s-inten"!s
rêt de son patron, à prélever nne
intrlltc!' -par l'a chl~t!'lIr 'pour m!!partie de l'éch,,ntilloo qui doit
lan""t~ frnudulrux conStituilll1 UI1
sprvir de base à l'e:\pel'lise. \'ic~ cache. Il ne pOllrn1it y
~Iars .• ~ I sepL. 188ï. Faur. c.
\.l,·oir, cn p~r€'i! cas, dl."' fin tir non
~agnan ... . . . .... .. . .. . 1 - 136
recevoir u tilrol('nt oPPOSet' pal' le
v... nch~ul', que ce' lI ... qui!-.(' ha ~r­
6, Fonds de com mCI'ce, Paientil su rir dêfuut d'idèn tÎt é dt' la
mcnts échelonnés, Droit de l'Cmarckmdise, - Le yrnd . . . ul· ne
prise en cas ,te non paiernc,,:,t.
j)('u t con lf'str r Pidentité d'une
A-comptes l'etenus comme lnmarchnndi e IOl'sflu'elle Cl été ]'edemnttc, Validit é ho1's du e(lS
1

•

mi se' pal' lui-même ;\ la co mpagni e
df' navigation chargée du transport à destin,atio.n, et qu'à SOI~
rntl'ée i\ dest ination , elll' a ête
J'objrt des vérilications de l'octroi
&lt;lui l'a saisie en constilt :1.nt I t~ mêbngC'. - Mars" 21 m::u'S l88S. Kn obloch
et Hhcinhci mer c.
Eydoux . . . .. .. ....... .. 1 - ~ II

9. Fonds de comme1'CC, lntcJ'dicllm? de 1'cvente QI'{l7"Itpwcment,
C /(Iu,.:.e 'non 0pp05(lblc (l U .&lt;:.Gus-

l'EliTE.

37

dont il .n.'~tai t pl'opr!~tail'e que'
pOUl' mOllte, ne prut tam' validel'
cette v('nte apri's toup pal' une
ratifica tion po . . térif'lI1'r du propriétaire de l'autre moitié, - Toutefois, il en e~ t autrl."'mcnt el la
'eutc doit \"tro tenue pour yalidr
lo~qu'i l appal'ait descin.:onstancrs
que ce drl'l.1irr ay~iL donné mandai au mOIn\:; taCite ;tU vendeur
de traiter de l il "cnte, ct que cette
si tuation a cLé conflue llc J'acl1pteuJ'. - !\!;\l'S,, Il avril I S8~. OOII\'OI'non c. NouIc, ... . . 1 - 'l:tl

o..;!wtcll1·, D {lchJur1ce du terme.
_ La cl a. use interdisant à Pacquéreui' d ' un rond s de commercc de 12. ft1a:rchrwdise vvc 1Ja?" l'w.·helc'o', Expc1'ts non/III';S p01U
le revcndre avant pa,ement intéfi.ccr l'Ile bonification, COlltesgrai, ne peUL être opposée au SOllStcdioll SIH' {a ]J1'Ol'CJiC/flCC, N01lacheteur dl' bonne foi. - Le \ ' CIl '1·ece/·abditr l • - L'achrtcuJ' d'unt:'
dcu l' primitif ne peut don c,en pamal'chandis~ qui, aprè.s l'a\"uir
reil cas, demander ln nulli té de
YlIC, a outcnu unr oomio;dion
la reven te, - Mais celle l'evente
d'experts pour fixer la bonilication
constituant un e diminution des
dont plie ('::,1 susceplihlC' ù raison
s\lI,C'tês donn ées pal' le contrat, il
de sa qualilt!, 1."':"11 nOll-I'ecc"aule ~I
pour en~e l de raire perdre il l'acheen conl(&gt;::,t(&gt;I' ultérirul'('lllent la
teur le bénéfi ce du terme pOlir ce
provcnance pour condlll'~ il la résiqui lui reste il pô.tyer. - ~ I a.rs . , 2 1
liation, - ~ I al's., Il juill IH1::IS. m~l1'S 1888, Crocy c. FOlique.
Toulousa n c. WescWer ... 1 - 323
1- 214

1.0. Rcmi&lt;;c d'un tm'i( de mar- '13. Errpédifion conlt·c remb01Usemcnt, PI'op1'iNJ rcstant au
cllonritScs, De(aut d'oul/gation
uendeur, Satslf:-o/'J'tl cont"e le
ferme. - La. simple remise d' un
de.~tlflat&lt;.li1"t', Chemin de (el· ,
t arif de marchandi ses ne aurait,
ReSpO}lSabitité, R ct:oul's C01l;t1'C
en dpl10 rs de toute autre circonsle cn1lttlcicr . L:t pl'opnélé
t ance, consti tu er celui i\ qui ce
d'une marcbandise expédiée cont arifest remi:" ni acbeteur, ni retre remboursement, repose sur la
pré se ntant du v('ndeur pour faire
t{îte tle l'f'xpédi tcul', tant que la
des vr nt es à ce pri x d'une manière
marchandise n'" pa~ été l'e~'ue et
ind él1 ni e et jusqu'à nOU\'elordre,
p::,)'ce P"I' le desl. i~ata.ir~, -Pa.r sui_ Le f.lit que. peu après la l'~mis~
te est nulle la s:\I~lc-arrct pratiquée
dlltarif,un e commande aurait éte
sur
celle marchandise l'n llli.lins
fa ite et exécut ée à ce prix, ne
du ch('[I1in dt' l'l'l", pal' un créanconstituerait. pas davantage pOUl'
cier du destin'llaire. - El I~ c~m­
le vendeur une obligation ferme
pagnie du chemin ~~ fer l~UI lient
d 'exéc ut er les command es qui secomptf' de cette saISle-i.l~I"f' t! comrai ent failC's postéri eurement. met une faute au préJlId!ce de
l\.1J.rs .. ft avril 188tL - Bothp1rtz
I\'xpéditeul'.- Elle C!:lt p:!S:Slb!e~ ;\
.t Frey c. n ey eL Boyer .. 1 - ni cet.
égard, de dommage!:i-tntérl:ls
et ne peut lui réclame~ des drol ~
11 , Chnse d'autrui, Nttlhté, R aUde magasi nage. - MaiS elle ~Olt.
/k(ltaJn, lvlandal laezte. ~ La
obtenir son reComs contre 1a.urat il1cation d'u n acte raulcalcteu r J e la snisie-arrt:t, - Cass., 13
ment nul ne saurait a ·,oir d'efret
avri l 1885. - Ch. de fer. c. Clérétroaclif. - Spécialement, celui
ment. .. . ......... . . . .. JI - 35
qui ven d un fonds de commerce

�nXTE .\ LI\' HEII .

chandhie. C. d ' Aix, 10 déc .
14. r t'nte, Fond.s de commc"~e,
IS 5. - Comp . du Sénégal c.
P1"i'l\i li\ge. Rerente at'ont lJalcFournier .. .. .. .... .. ... ' 1 - 10
ment , D (lc /H!anC 6 dit t el ' 11M. Le ,Te ndeur d' un fonds de C'omm erc(' ayant un pri\'i1 ~gc ur Ir "2 . Embarquement au plus t ôf, lnt c rpn.'tcllion. La. clause « emfonds Y('nou pour le pai e ment de
barquement au pluS tOt,» dans
son prix, il s'pnsuil que la. l'e\'e nt c
une yenr(' à livrer, din'è re tl e la
tlu ronJ~ par l'acqu ereul' diminu e
cl:\usc1 ( embarqu e ment. imméIrs sùrPles rèsultant du contrat.diat, » ('0 ce se ns qu 'e ll e laisse
En co n;;équencc, l'acqucreul' qui
un(' ct'flai ne latitude moral e au
revend : n 'aot d' a \'oir pave son
y(' mleut', - Mais eHe nc le di sprix , ~c trOtl\'e d écl lt~ du bénéfice
pense pas de faire LOu les diJiAences
du terme. - Les sure lès dont la
pour que l'ex pédit ion ne subisse
diminution entraîne déch éance du
a ucun l'efanl de son chef. - Et.
term e d'après l'nl'ticle 11 88 du
el\e lui lai &lt;;e l'obli lYalion de
Code c iyil , Of' sont pas sC'ule menl
ju ~tifiel' des causes du ret ard ,
les sluetés cony en tionnrll e5 J mai s
s'i l yen a eu. - Spécialement,;:,Î
encore les sùrelés légales . \ln e vente pareille, conclu e le 5
TI'. cj,', Ila\"rp, 'l I jan\'. 188i. du mois, n'a été s tli\'Îe d'e mbarDumoulin c . Houdry . . . . Il - 39
quem e nt qu e Je 29, el qu'il soit
justifié qu e plusieurs na\'l rl':, :sont
15. Loi con cern ant la répre--ion d l~:)
partis entre ces deux dat e,:;;, le
rraud e~ dans le commerce des envendeur doit ètre réputé en filtJt\~
graii (4 Jè\'fiel' 1888) . . . .. Il - 80
e l subir la. résiliation du march é.
_ rual'S. , 1'1 d éc. 1887. - 1'I'a n16. V. l'aillite.
genbeim c. Jacqu e lllet et n iclwrd.
1 - 81
Vente à livrer.
1.

VENTE A LlVREI\.

VENTE A Ll l' J\EH.

FU û!re , Jugement 1'cnd ll cn 3. H /Jilc, Lit.,.ab l ~ en (Clb)'ique,
De~i911 a ( ion à faire 1Ja1' l'ClchetNe, Remplarcment, Inefficacité
l eu?' , M ise en d eme J1re pal' le
('onU'c les dernic1's. - LO I'5qu c
1Jcl1detU', Sifc11ce, R ès ilwtinn .
le rè!! leme nt d ' une n'nte se fait
_ L'exprE'ssion n jjvra bl e en fil hripal' lili èrr , Je jugement rendu :lll
qu e , ) dans un c vent e d' huiles,
profit ùe cel ui qui est en tête,n' es l
ne signifip \)&lt;,15 qu c la li\Tai:son
pa s opposable à tous ceux qui
uoi\'c avoi r ieu che7. l'acheteur,
lont partie de la lllême fili ère, ma..i s
mais se ulem e nt qu e la march'lnseu lemen t à ce u x qui ont è té mis
dise doit {~ t l'e por tée pal' le ve npréalableme nt en de me ure . deur et .'t ses frai s dan s tell e fabriKOlamment, lorsqu 'un jugeme nt
qu e que lui désign era l'n che teu r.
ordonnant la ,"pnte d'une mar- En cOI1!'équ ence, lc y e ndeur, da ns
cha ndi se aux e nch ères pour compte
un e pare ille vente, est autorisé à.
dE' qui de drOIt, est rendu à un e
attendre qu e l'acheteur lui désidale Oll cette yenle a dèjfl eu lie u
gne le li e u de la livraison. - Et
f"n " erl u d'un jugement rendu enlorsqu 'il l'a so mm é, mê me par
Ire d'autres parties formant la tè te
lettre, de faire cette désig nation,
dE' la fili i.&gt;re. les résultals de ce lt e
l'a c h e te u r qui.n ' a pas répondu a
ve nte nE' pcuyent être opposes ;l
encouru la ré~ i l iation du marc hé.
l'acheteur con tre qui ce jugC'ment
_ Mars., 26 mars 1888. - Fourposteri eur a CIC re ndu, s' il n'a pas
nier c. Vermin ck ... . ... 1 - 228
él mis e n dem eu re antërieurf'ment à la vente. - Il en est surtout
ainsi lorsqu 'il apparait des circons- 4. Jtlgement de 1'i!siliation (l'C cc
lan ces que l'acheteur, mi s en dedommagcs-inte1'êts, Dinërel1ce,
DH'ure en te mps uti le, aurait pu
Sy'YIdiCld d es cou1'tie1's" M anrecr\'oir ou fairE' recevoir la mardat 1'efu sl: ,Jtt [JCJnent postcn eu1' ,

l'EliTE PAil N.IV. U tlS I G~"É . :1\1

Nomination cl'experts, Comp~­
tonca. - Le Tribunal do commerce qui a condamné une partie
au pai e ment d'une dilTérence ;l
fixer d'après un certillcat d11 syndicat des coul,tiel,'5, l'este compete n l pou r appréCier les ên on cia1ions de ce certifica t et, liquider pal'

:'elllieur h' paiement des Irai s f,\if S
là, n'e"l pas receyable
dans s~ dClllrl ndc (' n IinaÎ:iOll el Ill'
prnf :;'Ill'\lo.,;pr Ù la l'nnrinualion

Jusque
lies

tic la Wntl?:tu\. enM? rs., '15 mai 188ft-

fO l'J1lilllt'S

(~h(&gt;rc~. -

l'OUrll1 pl' c. hrron .... ,. 1 -

'1!).~

s u ile le c bi fi're de la dillérell ce. - 7, BI'nl'/icc dl' tenue. - L'acht' 1\ est donc compétent, au casoll le
~rur qui il Irli ~é prononcPI' un
syndica t des courlie rs déclil1E'rait
Ju grmclll dr "nille nt1\: f'IlChl&gt;I'CS
ce ma n ùa.t , pOUl' nomm er \In exdt· la mnl'chnntliso qll'il esl ell
pelt c hargé d'y sllppléer. - El S:l
!'ct:u'd de reccyo ir , a-t-i l perdU,}Jàr
hl , }(' héné fice du te rmo stipult:
compétence à cet égard nCJ)(, lIt
êt re déniée, ni sou s pl'étHte c l:l
pal' lui pOUl' le paiement?" n id
chose jugée pal' le jugement p,'écéden t , ni sou s prétexte qu'il s'a- Vente p ar n avire d ésigné.
Biruit d 'u n acte d 'exécution tif' cc
t~em e nt. - i\fal'S., 3 mai 18Stl .- 1. M OI'ch(l/ldisc il la cO /1 ~i!JnoliDIl

i'a ra c. Segur:l .... , ... ' 1 - '!5G

du t'endellr, Q /lCI'YIti{{1 t)J.~vfli­
~anlc, l\1(1)'cha1ldisc li /(1, con !~i­

5. Citation en 1'emlJlacemellt,Ci-

g'YIafio" d' lUl tie1·,ç. L ~I \en te
dl' h'lIr C]uantité de murchalldis:c
chargée sur le-I Il;n' iro att endu,

f.alion nouvrlle en 1'(}siliation ,

On'rc munédiatc. - Lo rsqu (' l 'achpteul' d ' un e mal'chumlist', ayant
ci té son \'e nd. eur en remplacccement, lui fait signifi er un e nou\' ell e cita tion en rési liation, le\'('n ùe ur es t en droit de con~i d é­
rel' ce tte nou\'eUe c itation com me
pmportan l sommation de liner,c t
s'il olrre immédiat eme nt la 111 ':tl'chandisc, l'ac l! Pleu r es t t(' nu de
J ~l l'ccc \·oir. - ~I"rs" 31 mai 1888.
Gi lliber l el 1'c7. ier c. ~ I outtet.

1-280

6. JIl gc 1H e11t O1'donl1Ctn t

{CI-

uel1tc

cnchères , Dl'oit d e l'arhcteur dc 1'ece't'où', Paicm~nt

attx

n'e~t

n!pulee comprrn dl'(', r. moilll:i

d' ull P ::itipu lat ion fOl'lll ellc, que la
ruarchandisf' qui , ;\ hord de ce
n,n 'il'c, est ù la con!'Îsnal ion du
\'cmlcur , et Iton (elle (l ui apparrie nt ù un tiCl'S. - hn conséCjlle!lc(',10I'HILH,' Ir IHl\'il'c arrin.~
n'apportant, à. la consignàtion du
\'C' ndpul', qu 'une IjIHlntit c moindre ([ur la quan tité \.'Oll\cn ul:-' le
\'C'lHlf'ur ne ~alll'ait {'ln' admis;\
lu compl ét('r àU moye n d'une
march:lndise urri\'ée pal' le TI1{\llIe
na\il'C' ;'l la con~ign;lli on d'un tiets,
pt il doit su hir la ré:!)ilia tion l'our
le toul. - Mars., -1 111;\i lSSti. D'Alu wl' c, I\;df. ~I(' :-\llint-Louis.
•
1 - ~f,H

pn:ctlab lc de to u t rh/w., F ntis
judiciaires et de llcnte. - L'achetf' ur con t re qui a é té rendu un
juge ment ordonnant la \'en t(' a ux '1. Date dl(, dl'}J(ll't, Condition e.~.­
scruÎellc, /nfr(lction caMille, Slenchères publiqu es de la mal'ICflcc. - L' indication de la tla~e
chandj~e qu 'i l ('st en retard de ('Cdu dcp;u'l. dan s Ullt' Hn te ~ 11ce\'oil', a (' ncore le droit dl' ù('\TCl' par na\irc dési!?né, ~o n slltllf."
ma nder qu 'elle lui soit linél\ !;tn l
lIn e co ndit ion substant lell(' du
que le juge me nt n ' a pas ét6 C'xéco ntl'I I. - 11 impol'tf' \J&lt;,u,iI ~e f
CUlé su r cr point. - TOUff'foi:s, co
ég:a rd , Ijllt.' cc d~pi.u't soi l . 111ne pe ul ètre qu 'à la co ndition de
diqué cOlilme un rOl L accompli ou
payer imm édIatemen t :lU \'endrul'
i't [lccolllplil' au momen t 1 des a~­
tout ce qu ' il lui doi t LLce mom e nt,
cords, ou qu'il s'ag isse (~un \01- "' pécial('men l , l' nchet eu l' qui,
li('l'oU d'lin \ï ljlI:'Ur, ou c\llnC' t r?rn I ~. i s a n t sommation de liv l'el',
\' ... rsér lon gu(l 011 COllr"'. - l'. n
dans u n parei l cas, n'offre pilS nl1

�\0 rE;(TE,

con',

sun .

FRET, .\

l' ENTE,

cou r, 1"1181', A

SUlI .

'L\ ULE .\LPR\U~TIQUE DE

rieur;\ l'embarquement. - En
COIl::.cquencl', l'acheteur €'51 en
Lout autre cas, le défaut de quadroit de refuser la marc handi~e el
li té, ne liollne l,ic~l. ~u )à des ~()~ifi­
dE' faire résilier le marchê au mocations. -Co d .\lx,.5 oct. 1880.flll'\nt ùt&gt; l'arriyée. i le n~:\\'irc n' es t
Toulouzan c . lIandich ... 1 - 168
Nl réa.lité parti qu 'après la date
indiquée. - Et cela alors mè01l'
qu'après le contrat, il aUl'aÎlTrrU, '? F,'ois de stationnement. - En
parei l cas, l'acheteur qui, après 10
san y répondre, un memoTandum
dé pôt du ra.pport d'experts fixan t
indiquant la. date du départ. les honificat io ns, persiste à refuser
) Ia",., I ~ juil. 188S. - L\obertson
lu marcha nd ise, doi t les frais de
c. Barroil ...... . .. .... , 1 - 34 1
stationne ment t au tres r ésu ltan t
du séjou r S Ul' le quai, depu is la.
V ente , c oût, fret et assurance .
dnto de ce dé pôt. - Ma rs., 20 oct.
188,. - Denis C. Jean . .. . 1 - 36
1. Dèfaut de qualité, Résiliation
non admise. - La vente COÛI,
fret et assurance ne comporte de Voie d 'eau . - V . Avarie cam.
rési lia tian &lt;lue dans le cas où il
aurait été C"mbarque une mar- V Ol. - V. Titres au parleur, Reschandise d' une au lre espèce qtH'
pon::nbil ité.
celle qui a eté vendue, et dans celui où la marchandise serail
atteinte d'un vice propre anté- Voyageu r . - V. Ch . de fer.

TA BL E ALPHABÉT fQUE
Des Noms d es P arties

1. 175
1. n7
169
"\n(=o .. ... .. .. .. .. .. .. . 1. 268
Arbey .. . .. .. • .. . .... . .. 1. 34
Armand.... . ...... .. . ... . 1. 3 19
Arnaud.. ..... .. .. .. .... 1. 2 10
Arnoux.. .... .. .... .. .... 1. 339
.\SSUl'eurs .. • • ' •.. ' . , ' . , • • •
1.
8
45. 74.
10'!. 106 . 3n.
II. 52 . 95. 99. 109.
138. 155. 160 .
Aubigny (d') ........... .. Il . 18
Avon.. .... .. .... .. . ...... l. 149
Azé ma.. .. . .. . .. .... .... l. 28

.\ im agia... . . . .. .. . . . . . . . .
.\mayen.. .. .. . . .. . .. ..

Par t. PaR •
Da rbier .. . ............. .. Il . '136
BarieUe .. .. .. .. ...... . .. 1. 15
Barra l .. .. .. .. . .. . ... .. .. 1. -1 29
Barre.. .. .. .. .. .. .. ...... 1. 277
Darroi!... .. .. . .. .. .... . 1. 3H
Ua l., hélemy . . . . ...... . ... . J. 57

327-

Il . -1 09
Baudry . . . ...... . . .. .. ... . Il .
Ueau .. . " ..... , . . . •. · , ·· , 1.
Beaume . , .. . .. , • , . " , . . J.
Bégué .. ' . . ' .. ' ... ' • . . . . . 1.
llelarl-Lan tz ... . ....... . . . J.
Dense , ' . " . , . ....... , " . 1.
Uergerel , . . ' . . . . . . , .,. , 1.
Dernex .... , . •...• ' • .. , ., . II.
Besso n .. , . , •. . , . • . . , .. " 1.

1. 17 3
n 5. '194. 'H G. Beuchot . . . . . . . . . . .. . ... .
22 1. 22:1. Bianch i , . .. . . , .... . . .. ,.

llanqu e des W arran ls . .....

Part. Pal; ,

Bla nc Aillaud... ...
. 1.
110n lils . .. . .............. 1.
Boni ll .................. . 1.
Boucher-Coll in . .. ........ . Il .
nOLlrc~U't , . ' , . .. , ' , .. • ,. . , l ,
UO)CI' ....... .. ......... 1.
Brion.. .. .. ... .. .. .... .. 1.
Uriill' , .' ...... ' " .. .. . . . l ,
lIrix)' .. . . . .. . ......... l.
Brix)' cl Fabre. .... . . . . .. 1.

39

33/,
343
28
250

S

'111
'11 5
30
190
1. 139
1. 145

41
Parl, pa g.

Co U\lpa .. " .. ,,, ...... , 1 ::r!;)
147 Ç,r~l!l .~e;ri('ol(', ......... Il : '5
Ilü Credll l'o llci t~r . ' . . . . . ,. 1. 1lU
113

11 8
&lt;..!5'2
I II CI'édit Lyo nnai s
1. ~I
2111
Il. 51
15 C:rocy ................ .. 1 ~ I \
.) (:1'0;; ..•. .. ,. , , ' .••• ' . . , l. '!~ O
G3 CUhiIS .•.•.....•.•. , .••. , 1. 13n
1 ~6 CUl'l't. , .. . ,. , ......... .

Brun .. . .. ". .. ...... .. ...

1. l'Ii

Chemin df' fcl' . . ' .. , . , .

\.

1!.
Ch iesa , . , .... , .. " .,....
Chr\TieJ'. , ' , .... ' ' .... . ..
Choisy . . ......... , ... , ..
Clémonl.. . . . .. .. . . . . . ....

:3;) . Oll Et·omanl ..
1. ~)'! E)doux .. , .

1. 295

1. ~58
Ilud d .. .. .. . ... .. . .. .... 1. 1% Oa l ay~r . .. , . , ... ,
Busch. .. . . . .. .. .. .. . . .. .. Il . 65 l):tJlJir:oll c l't lJallcli'I~" ~: .. 1 2~a
D,lIl&lt;'h ... .. " . .. ... .... 1. 151
Caba nc . ... , ... . ,. , . . .. . 1. j~ Del reo llrl . ............. Il. 108
Caillol . .. .. ... . .. . ..... . 1. 56 D !~ n is ......... " " , . .. . , 1. 31)
Cai llol el ainl- PicJ'J'C' .. , . , 1. .), Derois ......... .. ...... Il. IIJ4
Camoin ............ ,. , .. . 1 I ~ I DI',illr·Collin. .... . ... . . . Il. 5R
Campo. . .. , .... . . , . .. , .. J. ~li Dick . " ... ,. _. .. . ..... , 1. J rl~
Capelle ................ . Il . 1H1 llidi"· ... ...... . ......... l Ino
Carca "'onl1f' . , . . , ..• • " , . l, iO \}~pso Jlontagno ..... . ".. 1. I ~I:{
1. Il'!
~:ilrl- \V~bbcl'g .. , . .. ... . . 1. 1ti 1 llt ~('azalJ\. ...............
1. fJO Donaud y , . ,. "., ..•• ' .. 1. 3'l.}
(.a~tclilm , . , .' , .. • ', .. '"
CC'ccaldi , .. . . . ... , , .. . , .. . 1. ~O llol1&lt;lll{' ................. 11. 5$
Chaix, ., .. , . ' . ' , . , .• . , l. 108 llrc yfu,. ...... .. .. ..... . 1. 51
1 ~1. 2~S
Chambon .....• • . , . . . • ' .• ' 1. 1115
'?11 llroll ~noll. ... . ... . ...... . 1. 33
Champi n .. .... . .. .... 1. Ill.) Du fou r-Clarat. ,. . , •. ... '. Il R~
CllalC'lain, ., , ... . . .. . ... .. 1. 111U Ilullloulill ....... , .... . " II. :m
5 1l11C,lnlf' .. .. ........ .. "

'iD. /8. IRG. 'Wll

N. 8 . _ Le ch iO're romain désigne la part ie, ell e ch ifrl'e a rabe la page.

Par t. Pag ,

NOMS DES l',nTm~.

Cols , , ..... , .... , ... . , ."

1.
Il.
Il.

1. 13fi
1i 1. ~!)!j

Ii? Faine ... . .
;15

:-:~
11 . 104 F:lhn" et

Il. 111

1
1.
l'';dll'iqu
r
Int
L'rnal
ion
rllc
....
1. :J:l-'J Fér,tlul li 'lIonnor,ll. . .. .,. 1.
1. 140
.... , ... , ··· , ·· , .. Il.
1. .!-! 1 1&gt;'('I'I'l'ol
Ferri
..
" ..... , . . .. . " . 1.
1. ~"fi Fl'l'l'on,.".
, " ....... ' 1.
33'1
Fbdll'r
(dr
).
, .. ' ., ., .... ' 1.
C· du SénégaL , .. . . ... ' , 1. III Florio· Hu La Il i 110 ... , . • .. .. 1.
C~ de Trl'J'!"-Noire ., ' " ' . .. Il. l '!
Il.
c~ clu Tonkin .. ... ........ Il. \17
Il.
Flornoy.,
....
'
'
.
..
'
...
(;0
e- 'J' r;:\n::;atlantiqu(' ..... ". 1.
1.
rouqlle'
....
,'
..
IG/I. ~40. ~!ü'? 3111
1.

Commi$Sairps-priseu l's ... "
C· Commerciale ..... , ., ..
C' dl'S Duel" .. . .. .. .. .. ..
C· \1 " na isC' . ..... '. • ..
C. Natiollale., , ... . . ' . . ,.

II

1 ;,:~

J l a~nan. "

FOlll'llicl' . ," ...

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1. 211

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Il.

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1. 15/1
ContI' rl Alb:lnès. " ... , .. 1. 1111 Fl' ili~,ill('I ..... '
II.
1 ~I
Cork :::;teil lll :::; Ilip C' . . . "
1. '2 1li 1': I':,!n~cnl1('i1ll . .
11. ü'?
Cast a.. .' , ... . ... , ••...
l' r CI1t1!1C! •.• ' " ' ., •.•..•.•
CO loll e ..... ' ........... . Il . ri1
\fi;)
1
Couestf&gt; ... , . . , . . . .. . . .• ' 1 ~Q:'
Gaborit .. .. ... .. . .. ...... Il.

"1

�'fA,OLE ALPlIAn&amp;TIQUE DES NO~IS nES (lAnTU::S.
TABLE ALPH \BETIQIJE DES N..ms DES PARTIES.

Part. Po g.

~adriot. . . . . . •• . • . . . . . . . ..

ü&lt;lrOier . . ....... .. ' . .. . . .

G.L""'. ... . . . ...........
Gauthier . . . . ......•• ...
Gérard. . . .. . .. . . . ... . .. .
Gt&gt;rh,wd. . .. . . . . . . .. ..'
Gillel t't Courcolles . . . . . . .
Giacopf'1I0 ........... . .. . .
Gillibert. .. .. . . . ... . . .

1.
l.
Il.
1.
II.
II.
1.
Il.
1.
1.

Part. l'ng.

Part. Par:.

203 Lconie\\ski et Azan. ... .. l. 12
3 Hl Le'·ellx . . . . .............. Il. 31
130 I.(.,y . . .............•.... 1. 3 15
:,·~O

Lleu lauù ......... ......

1. 165
I. 76

6î Lombard . . .... . ... . ......
181
33 ),Iac L..\I·cn Crulll .. .... •.. . 1. '283
2\1 ) I,tnte el BOl'clli . ...... . . 1. 83
jf ..tntc ilux.. ......... ...... 1. 3~·\
32 Jlariuni
.. .. ........ . ..... 11. 17'!
8 ),larini . ......
.. . .. ..... 1. 154
88 ),Iarquls ..... ... ......
,.. . .. . 1. '27 7
2~1l
1. 11 1
3 1î ~I"n·e. . . . ... . .. . .... . . ..
)larx Callen .... , . ' , , . . . .. 1. ï S
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252 '258

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1\0bCI':)lon cl lI el' nsheim .. . , 1. 34 1 Touachc .... . ..... . ..... . 1. 31 i
Hobcrt. . ........... .. ... . . 1. 26\ TOl1lou::ian . . . . , ... ..... . 1. HiS
II. 1311
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Hoche ............ . .. . . 1. 129 Tout:lin ... . , .... ,., .. ,· .. II. '15
Hochebun . . ........•.••. 1. IU8 Tran:::.pol'ts lll :u·ilimes ..... . 1. 200
Hocoplan .. . , .. . ......... . 1. I ~ TrollllJclla ct Call'tu·u ..... . Il. IGO
lIoggcl'o ........ . . . . •.. . .. 1. 106
Hose. ' . . ....... ' ...... . . 1. 130 Union Générall', .. , . . ... . Il.
I\ossi i\1a.nifical. . . . ....... · 1. 30 1
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FI N DE LA 'l'AlJLE ilES

)IATI~I\ES.

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                    <text>.) OURN AL

50004

DE

JURISPRUDENCE COMMERCIALE
ET MARITIME
F ondé on 1 820

Par MM . GIROD et CLARIOND, Avocats,
Continué pal"

FÉLIX D E LOBR E, Avocat.

TOME LXVII. 1889
MPnl}{RRIE MAn SE ILLA1 !'E, nUE
MAn SEI LLE.- \ ,

~ AINTE, 39

PH E MI ÈHE l'AHTIE
O/::C Is tONS DU TRIOUN AL DE COMM EnCE DE M.\nSEILt~
ET DE LA COU R n ' APPEL n 'AIX

AD UT1LlTATEM COLLIGI M US

MARSEILLE
DuneA U

DU

JOUn NAl. DE

JU HI SPRU DENCE CO~l\rEnCIALE

Rue Sainte, 7 .

1889

P.T

MAn lTU1 8

�JOURNAL
DE

JUR ISPRUDENOE COMMERC IALE
ET MARITIME

PREMIÈRE PARTIE
DÉCISIONS DU TRIBUNAL DE COMMERCE DE MA RSE ILLE
ET DE LA COUR D'A PPEL n'ArX.

COMPÉTENCE. -

POLfCE O'ASF-UnANCE FA ITE A L'éTRANGER . -

C LAUSE ATTR ID UAN1' LE L1']'I GE A UN TRIBUNAL ÉTRANGER.

E st licite et non contl'aù'e aux lo is / 1'ançQ1,'ses la cLause
d 'une }Jolice d'assw'allce maritime laite à Cél ral1ger,
q',,; atl1'l:bue compétence au r,-ibul1al de la place où elle
a été signee, pOtt?' tou/es les contesta/ions auxquelles
eUe pOttr1'a donne&gt;' Liet"
Le F,'ançais qui a signé cette police ou qu'i en 'réclame le
bénéfice, a tacitement renoncé pa,- là au bénéfice de l'm'/icle 14 du Code civ il ( 1) ,
( MA NTE mÈRES E1' BO RE LL! CONTRE ASS" REUR S) ,
J UGEMENT ,

Allendu q ue Man te fl'ères et Borelli de Régis ai né, ont
Cil é pal' devant le 'l'!'ibunal de céans, la Compagnie

(1) Voy. CP l'cc. 1888.2. 1[5.

�( G)

,\, t ,su/'allces gel/emles de V el/ise, la Compagnie P atl'iot," la Comparrnie la P enice de Vic/IHe, LOUS aSSl1l'eUl'S,
l 1ca,
~
0
"
L1
" l"s
domici
le et demeu l'ilnt ft Gênes (Italie), en, pal emen
' f' ce'
la part leur incombant daos un règlement t.1 aval'les ait a

Gènes;
At.tendu que les Compagnies la Pail'io tlica et la P enice
font defant; que la Compagnie d'Assumnces géllé/:ales de
V ell ise comparait seu le, ma is sou lève l'excepti on clln compéten ce;
Attendu que la Compagnie défenderesse se prévaut, pOUl'
soutenir son exception , d'une clause de sa police, dùment
timbrée et enregistrée à Marseill e, port ant attribution exclu sive de compétence au Tri bunal du lieu où la police
est signée; que ladit e police a été [aile et close il Gènes, le
~6 mars 1884 ;
At:endu qu'il a été jugé par l,n arrêt récent de la Cour de
Cassation du 29 févl'Î er 188" CI u'un e clause de celte nalure
est lir,ite et non contrail'e aux lois fmnçaises ; que l'al'licl e
14 du Code civil , autCl'isant le Français il citer l'étranger
devant les 'l'I'ibunaux fI'ancais il raison d'obli gat ions COIl Irarotées en pal's étlan ger,n~est qu'une favell r au bénéfice de
laquel le le Fl'ançais peut l'enoncer expressé ment 011 tacitement;
Attendu, en l'espèce, que Mant e fl'ères et Dorelli ont évidemm ent renoncé au bén éfi ce de l'a rticle prècité, ex pressément d'abol'd en acceptant la clause susmentionnée de la
po lice, et tacitement ensu ite, en cita nt eux-mêmes la
Compagnie défendere,se devant le 'l'l'ibun al de commel'ce
de Gêne" il raison du litige actuel, antérieurement à l'inIl'oductioll de la présente in sta nce pal' devant le 'l'l'ilJunal
de céans;
Attendu qu'il importe peu que la clause dont s'a git ne
figure pas dans le compromis provisoi l'e d'assurance , du
moment que la police définit ive , qui constitu e seu le l'ins-

( 7 )
t l'llnlent du contrat, se réfère ex pr€ssémen t aux cla uses imprim ées dans la police générale et, pa l' suite, il la cla use en
liti ge;
Pal' ,;es motifs,
Le 'l'rilnna l, statuant pur défan t il l'enco ntre des Compagnies Pati'iottica et P enice de l'ienne, les condamn e il
paye,' il Mant e fl'è l'es et IJCI'eili : la P atl'io ttica, la so mme
de 1,722 fi', ',0 c" et la Compagnie P enice de Vieil ne, la
somme de de Il ,604 fI', 17 c" avec in té l'êts de droi t et
dépens ;
Statuant cont l'ad icloircmen t il l'égard de la Compagnie
d'Assw'al/ces génél'ales de Venise, se déelare incompéteuL et condamn e Mante fl'èrcs et Dorelli aux dépens de
l'incident.
D u ,/ 9 juillet '/ 888, -- P,.és" M, An NAUD, ch , de la Lég
d']-l. - PI" MM, l-lOIlNDOSTEL pOUl' Mante fl'ères et Borelli,
SE 'ÈS pOUl' les Assllreul's ,

NUTI SSE ME NT, -

VJN S, -

USAGE, -

T IERS pnOPIltÉTAIRE DES FUTS. -

FUTS A nENonE,

-

R EVENDICATION .

L'usage à 111a,'seille est de ne livl 'C/'les v i ns que sous la
condition ,' fùls il rendl'e,
PO Ul' 9u'il en soit al/iI'ement, 'il (ald

l/"

accOl'd fO/'lIlel,

E n conséquence, celui à qui des vins ont été remis en nantù;semel1{, 1j'est pas répu té avoir 1'eçlt au méme tilt'e les

(tUs dalls lesquels ils SOll t lOBés, d moins d'ulle COIlvention exp,'esse) et ne saurait 1"e(ellil' ces (-ais comme
gal'alltie do sa c1'éa/ /ce, à l'encontre du tiers lJu i les
1'evendique.

Il ell est ai nsi à l'lus ( o/'Ie raisol/ 10/'s91/e ces (1118 étaielll,

�(s)
11011 dia mal'que dit débileur gui a cOllslilué le oaoe,
mais d celle dll tiers gui les ,'euend':gue,

( 9 )
Et les ,'ésultats de cette experUse sont opposables au co",meltant, bien qu'il n'y ail pas été appelé,
E a conséquence , lorsqu'elle a abouti ci un laissé

(GuIOU ET C' CONTR" JULLI ARD),
Ainsi jugé pal' le Tribunal de commerce de hlal'se ill e le
JO septembre 1886 (ce rec , 1886 , 1. 27 1),
Appel pal' Guiou et C',

pOUl'

co/apte, le co mmettant ne peut exc ip e?' de ce qu:elle s'est
passée en de/zo?'s de Lui POli'-se l'e/u se l' à ~'emboll1'8e1' ci
son cOlnlnissio1tJlail'e le montant des (rais et dommagesùtié,'éls au,cguels oelui-ci a élé condamné (1 ),

AIl1\ ~'1'.

(MAI\'fEL ET C' co,n'nE CH, ZIZA FILS) ,

Attendu que Guiou J'econnaU, à celle (lud ience, que GilIibert, de qui il a reçu les fûts en nan tissement, n'était pas
le propriétaire, mais qu' il se prévaut de l'arti cle 2279 du
Code civil pour sOl,tenir que ce nantissement crée en sa
laveur un droit réel qu i pl'ime le druit de Julliard le pl'Opriétail'e ;
All endu que l'usage est, à ~l a I' 5ei lle, de vendre les alcools avec la clause : ( Cds à ,'elld,'e ; que Guiou , CJui exerce
~on commerce SUI' cette pl ace, n'a pu cl'oire, de bonn e foi,
que Gi llibert était propriétaire des futaill es, alors qu'il ne
lui justi fiait pas que, pal' uoe clause expresse de son co ntrat, il avait "cheté les vins et alcools (tUs p el'dus ; que l'article 2279 n'est pas applicable à la ca use;

Cl uellce

La COUl', sans s'arrêter aux conclusions de Gui ou et C' qui
en sont déboulés, ordonne que le jugemenl enlrepris SOl'lil'a son plein et entier efl'el.

sionn aires. ont ft se faire l'embourser pal' l ui lOldes les
avan ces Lju ils on t eu à f aire pour l u i et pou r son cOIuple, à

Du 9 mai 1887, - COul' d'Aix (2' Ch, ) - , Pl'és" hl, GEnMaNDY, - P I" MM ABRA" el Pau l HIGAUU,
COMM ISSIONNA IRE:. L'ACHETE UR. -

APPELÉ. -

VENTE. -

EXPERTI SE

LAI SSÉ POUR COMPTE. -

pn O"OQUf~ E PA n

COMMé.T'l'AN 'r NON

EXPERTlSB OPPOSADLE .

JUGEME NT.

Altendu que les sieu rs Mal'tel et C' n'onl ag i,dans la vente
qu' ils on l faile à un acheteur SUl' place, d'une partie avoi ne
no n ergotée, "pparlenant à Ch, Ziza lil s, ql,e comme com miS;3iol1nail'es de ce dernier ;
Que Ziza ne peul clonc repou"e r la demande de Marlel et
C' so us le pl'èlexte qu'i ls aurai ent été ses aCheleu l's directs
cie la par tIe al'oin e non ergotée el que le laissé pour com pte
qui en aur"i l eu li eu de la part ci e l'acheteul', les co n"e l'nera il se uls, ain si que lous les frai s qui en onl été la consé-

;

Que Mal'tel el C' , n'ayanl été en l'éali lé qu e ses commis-

l'occasion de ce tle ma rchandise;
Atlendu que, comm !.! comm ission naires, il s avai ent quali té pOUl' sui l' l'e direc tement et perso nnell emenl l'expert ise
qui a amené la constatation que Ziza livrait de l'avoin e e L'go tée, c'esL -à-dil'e nou confol'me aux accOl'd5 ;

Que celle ex pertise, l'égulièl'emenl faite d'autol'i té de juslice, eSl opposable:\ Ziza qui n'avait pas :\ y êtl'e pel'son-

Le co mmissionnaire à la vente a qualité pour suiv1'e elt

son l1oml'exp"lise provoquée par l'acheteu1' sur La qua lité de la marchandise oll'el'Ie ,

( 1) VO~'. c(&gt;rec. 188'2. 1. '193 -I S8 ~ . 1. t.!5'l.

�( 10 )

( Il )

nellement appelé pal' I/al'I el et C'; ceux-ci ayan t, dans leur
qualil é même, le pOUl'oil' de les y représent er valablement ;

garantie la Compagn ie l'[ndllsl,'ie nalionale, il laq uell e il
est assuré co ntl'e les accidenls, su iva nt poli ce en date du
5 nOl'embre 1884 ;

Par ces motifs,
Le 'l'l'i bunal condamne Ch, Ziza fil s à pay er à Martel
et C' la somme de l, 17n Il', 25 c, montant des cau ses de la
demande, al'ec in térêls de droit et dépens,
Du 7 aO'11 1888, - Prés " M, AR NA un, ch, de la Lég ,
d'H ,- PI" MM , SUC HET pour Martel et C', COUVE pour Zi za
fils,

COMPÉTENCK. -

POLICE n'ASSURANCE . -

CLAUSE.

I NTERPRBTAT loN.

L orsqu'une l,olice d'assurance porte éleclion de domicile
des l'm'lies ail siége ( Pm'is) de la Compagnie, el alt,'ihu /ion de juridiction aux T l'ibunmtx de cette ville, et

que, d'autre part, la Compagnie a, en jJ1'olJince, une
succur. ale oû la police a été (aile el oû, d'après une
au l,'e clal/se, les p rim es devaient él7'e payées el les si-,
",'sl/'es ,'églé,~, il ya lieu de considére,' celle dC1'nièl'e
clause cam me a!Jant 11!odi fié la p,'elm:él'e, el cl' all,-ib1lel'
compétence au Tribunal de la 8Uccu1's ale pO'lO ' une act ion en 1'èglement d'un sinistre .

I l en est SH1'tout aÙIsi, 100'sqlle celte action s'exerce pm'
voie de Dm'an/ie

SU1' ulle

action princip ale déjà pen -

danle devant ce Tribunal ,

(PÉI.ISSIER CON'I RE GIRIDONE

E'r

ASSUREURS,)

JU GEMEi\ T.

Attendu que le siem Gir ibone, cité pal' un de ses ouvriel'S, le sieul' Péii sssiel', en paiemenL d' indemnit é à ra ison de l'accident dont il se prétend vicli me, a assign é eu

Que la Compa gnie oppose à cette demande l'excep tion
d'incompétence basée S1lr les termes de l'article 20 de ladite
police, d'après lesquels les parties, pOUl' loutes difficultés
relalives il l'assl1l'ance contractée, font élection de domi cile
à Pads, siège de la Compagni e, avec alt l'ibution exclusil'e
de jlll'idicl ion aux Tribunau x compélents de cette ville;
Attendu que 10 Compagnie [ nd usi1'ie nalionale a élabli
une succlll'sa ie de son siège social à Marseille, olt elle se
trouve représent ée par un direcleur pal,t icu lier ;
Que c'est avec ce dernier que le sieUl' GiI'ibone a Iraité
pour le contrat qu'il a souscril, el, que c'est à son domicile
qu e les primes étaient perçnes;
Qlle c'es t au siège de celle succu rsale que le règlemen t de tou t sinistre do it être effectué aux termes mêmes
de la police d'assnrance;
Que le pdnri pe posé par l'article 'i O, inl'oqué pal' la
Compagnie, se tl'O Ul' e ainsi modifié pal' les aulres sti pulations de la poli ce qui;a lient al'ec l'ass uré;
Attendu, d'autre part, qu'il est de pl'inci pe que le garant
peut être appelé dévant le Tr ibuual sa isi de la demande
Ol' igin aire, alol's que ce Tribunal, comme dans l'espèce, ne
se l,l'ouve pas in compélent à l'aison de la matière pom slalu el' su r la garantie;

Qu e le sieul' Gil'ibone est don c en choit d'assignel' la
Compagnie l' I lldusl,'ie nationale devan t le Tribunal de
commerce de Marseille olt elle a un dom icile, et que c'est
à tOit que lad ite Compagnie eu décline la co mpéten ce;
Pal' ces motifs,
Le Tl'i bunal se déclare compélent; fix e la cause pour
être plaidée au fond à l'audience clu 23 aoùl cou rallt ;

�( 13 )

( 12 )
Condamne il Compagnie l'I n dllsl&gt;'ie nationale aux dépens de l'inciden t,
Du 9 a01U /808, - P ,'és , , M, PALAIS, ju ge , MALLET pOlll' les Assureurs,

SOC I ÉTÉ ANONYME. -

SOCI~TlL -

CESSION

A UNI:: AUTRE

H ÈGLEME NT AV EC SES ,\ CT IONNA InE S. -

n .l!!i\lDOunSÊ.l!:s . FRANCE. -

AssunANcEs. TIEns CRÉANC I ERS.

-

P l" hl ,

ACTIONS

DETTES EN SOU F-

OULI GATION DES ACT IONNA II\ ES .

L O)'sq'l'lIlie société aHOltym,e d 'assurances, ayant cédé ses
affaù'es ci une aul1'e qui ass u·me lous les "I,'sques en cou,rs,
"è[J/e eHsuife avec ses actionaail 'es â qllÎ eUe "em, -

uOtll'se leuJ's actions,

1., IL 'en 'l'esl/lle pas

li

ne libé1'ation

de la société ni de ses actiowwÎI'es vis· a- vis des tiel'S
creancz'e1's .

Si donc la compagnie cessiOlwai1'e n'a pas t'empli les
obligations pa1' elle assumées, les tiers créancie1's Ollt
le droit de ,'eche,'che,' la compagnie cédante, leu,' débitl'ice o1'ioinai1'c.

Et chaque aclionnaù'e est tenu, de J'apporte?', su?' le nwntant des actions 1~embou'rsées, les sommes nécessaiTes
pal'" éteind"e le passif.

IL n'en seraU au tt'emen t qu'au cas où les cJ'éanciers au,'aien! accepté la cession et libé,'é formellement la compagnie cédante .

( LIQUIOATEuns ou Cr.RCLE Tn,\NSPOnTS CONTnE OLIVE),
J UGEMENT.

At lendu que les liquidateurs de la Comp"n-nie le Cercle

T&lt;,'a'jspo,'ts réclament à Lazare Olive le montant
0
de deux
appels de fonùs Sur les actio nsdon t il est titul a ire ;

Attendu qu e ces a ppels de fonds, successivement décidés
par lesd its liquidateurs, sur l'ensemble des actions souscrites dans cette Société, so nt destinés au paiement des
créances passiv es; que les pouvoirs conférés aux l iqu ida tellI'S pal' l'assemb lée générale ne saurai ent ê tre discutés
par le défend eur;
Attendu qu'i l n e les discute pas et ne pré tend pas exiger
la ju stifi cation p,'éala ble de ces appels de fonds; que, dans
son système, il soutie nt n'avoir plus a ucune obli gation
comme actionn ail'e, ses actions lui ayant é té remboursées
intégralem ent , avec règlement des bénéfl ces y a ITérant, et
ayant élé an nul ées;
Attendu qu 'il est vrai qu 'à un certain m oment, la Compagn ie le Ce,'cl_ T ranspo}'ts a cédé à la Gl'ande Compagnie
son nom , sa clientè le, ses agences, son mobili er et SOIl
droi t au bail; qu'en même temps, elle s'est fait rcassurer
pal' ell e tous risques en cours;
Que, pal' cette opération, les alfaires de la Compagnie le
Cercle T,'a nspo,'ts ont pn être considerees pal' tous les associés comme entièrement liquidées, e t qu ' il a pu, dès 101'S,
être procedé en tre eux à une liqu ida ti on des actions e t à
un règlement des bén éfices dériva nt des accords avec la
Grande Compagnie;
Mais que cette liquidation et ce r èglemen t n'ont pu être
(Ine tout à rait prov isoi res; que les créanciers du Cel'cle
T 1'ansports n'avaient pas consent i de novation par l'acceptation de la G,'ande Compagnie comme nou veau débiteur;
qu e cette aeceptation n 'a pas e u lieu de leur part et que
le Ce,'cle n'anspo,'ts n' a pas été dégagé définitivement pal'

eux ;
Que la si tuation, poUl' devenir définitive, restait donc
soumi se à l'éventualité de l'accompli ssement intégral des
obligations prises pal' la G,'ande Compagnie; que cell e- ci
a é té dans l' impossibi li té de les tenir;

�( l '1

( 15 )

)

Que la Compagnie le Ce,.cle 1'1'allsporls,loujo ur5 liée visà-vis de ses créanciers, a dù, pHI' les SOIllS et à la dlltgence
de ses liquidai eu l'S, pl'endre les mesures nécessa ires pour
les désintéresser et s'adresser aux actionna ires eux- mêmes;
Que le montant de lems actions es lloujOl1l'S resté le gage
desdit s créa nciers, et qu'ainsi Lazare Olive ne sau rait garder eu ses mains, et à leLlr détriment" les sommes repré sentant les deux appels de fonds nécessairas faits par les
liquidateurs ;
Pal' ces motifs,
Le 'l'l'ibunal condamne Lazare Ol ive à paye l' aux demandeurs la somme totale de 640 f r. l'epl'ésentl llL les deux
appels de fonds de 30 ft'. et de 50 fI', pal' action dont s'agit,
avec intérêts de droit à dater du jonr où ces appels de fonds
sont devenus exigibles su ivant l'ar ticle 23 des statuts, et
c'est avec dépens,
D l&lt; 14 aort! 1888. - P ,'és" !Il . AR NAUD, ch, de la Lég,
d' H, - Pl., MM. D UBCRNAD pour le liqllida tc ur , MAG LIONE
pour Olive,

VE~TE. "-- FONDS DE COMMEnCCL -

H BVEN 'fe AVA N'!'

PAŒM ENT .

Le (ait, pal' l'acqué,'em' d'"n (onds de COIll",.,'ce de ,'evendl'e ce londs ci un tiers avant de l'avoir c~mjJlete­
ment payé, ne peut éf1'e cOHsidéré comme une d imi nution des SI~I ·~t~s do:u1.~es ait Ven de1l1' 1J1'imüi() si au.
cuue JJ1'olt/btfwn n e:clstait ci cet égCll·d .
L es sl1"elés dOl1t la dimin" t'ion ellil'aille décltéal/Cd d"
bél1éfice du t.,'me, allX lel'mes dl! l'al'ticle H 88 du Code

civil, SOIl! simplemell! celles qui
cialemen! pal' le cOl/!m! CI ),
(VEUVE ROMA N

Oll!

élé dOl/nées spé-

CONTRE VI NCEN T ET VILHO N),
J UGEMENT.

Attendu que le I&gt; mars 1887 la veuve Homan a vendu
à Vincent un fond s de café, sis à Marseill e, ch emin deSai n tPiel'I'e, 209, pour le prix de 1,588 fr" payable savoir :
250 fi', le 3 1 juin 1887 , 250 Ir, le 30 se ptembre 1887, et
1,088 fi'. le 30 octobre 1888, avec cette clause qu'en cas de
nc m-paiement la vente serait r ésili ée de plein dl'Oit, les
sommes déjà payées res tant acquises à la venderesse, à
li tre de dommages- int érêts;
Attendu que Vincent a satisfait aux échéa nces des 30 j uin
et 30 septembl'e 1887; qu'il n'est plu s débiteur à celle heure
que du solde de 1,088 fi'., ù l'échéance de fin octobre prochain;
Attendu que la veuve ROman pl'é tendrait toutefois se
pl'évaloi l' de la clause ci-dessus relatée et dema nde à l'encontre de son acheteur la l'~s iliation de la vente; qu'e lle
a\l ègue, à cet effet., que son acheteur, en revenda n t à un
tiers, le sieur Vilh on, le fond s de commerce en qu estion ,
avant le paiemen t intégl'a l du prix , aill'ait diminué pal' son
rail les sù retés de son créanciel' et, pal' suite, perdu le bénéfice du terme, con formément à l 'a rticle 11 88 du Code civil;
mais attendu que l'article pl'éc ité ne vise que le c:.s de
sùretés spécia les données au cl'éancier pal' le cO lül'at;
qu'i l ne saurait s'appliquel' au cas ou le débi\eur diminu e
simplement son patrimoine qui fOl'm e le gage commun de
ses cl'éanciers; qu 'en l'espèce, rien il'établit que Vincent

(1 ) Voy. en sens contraire, ce rec 1888. 2.. 39. précédents cit és en note .

Voy. o.llssi \p s

�( 17 )

( IG )
soit en état de déconfilu l'e ; qu e, d'au t,re part, les a~cOI'd s
de
des pal'1'les n'I'nlel-di senl nu llement il I.acbetenr
1d
. l eVen
, ,
fonds
avant
le
paiement
intégl'a
u
prIX
;
q
u
d leson
fi
. en
.
l'élal la veuve Roman est mal fondée dans ses '~ S en r cSIli alio'n sauf il elle il reproduire la demande ullérl e ul'ement
en cas 'de non-paiement (l u so lde du pri x il l'échéa nce de
fin Delabre prochain ;
Pal' ces moli fs,
Le Tribun al déboule la veuve Homan de sa demande et
la condamne il tous les dépens.
' Du2 / août 1888. - Prés" M, PALAIS, ju ge, - P l"
MM. AUBIN pou r veu ve Roman, PéLISSIER et MOR EL pour
Vincent et Vil bon.

( GIY OL CONn E CAHOTT I) .
J UGE M f~l\'l' .

Altendu lju e,Par acle sous sein g pl'ivé d u 5 oc lob re 188 7,
en1'eg istré le 4 jan vier 18H8, la dame Cal'lo Ll i a vendu à la
da me Cayo l un foncls de dé lJit de labacs et liqu ell1's, sis à
Marse ille, l' ll e Sainle- Fran çoise , "5, a\'ec ce tte cond ition
'I ll'ellc s'olJ ligealt il n'e xp loiler aucun e indu sll'ie si mi laire
ùan5 le ra yon ùe mill e mell'es , sou s pein e d'un e ind emnité
lixée il 2, 000 fI'. ;

Allend u qu'i l est constant qu e la dame Ca d oU i exploil e
aujuu rd'h u i un débit de liqu euI'';, ru e de la Hepllb lifJ uc,
51, so it da ns le l'Ryon prohibé; que la cla me Cayo l récl ame
l'appli cali on ri e la cla ll se pena le;
AUendn que l'in fr'lctio n aux accords commise pal' la

dnmc Carlull i ,,'e,t 'I"e ]1ar lielle; ljU'ell
V ENT I~ . -

D ÉBIT DE TA BAC ET LJQUEu n s . -

OUVERTUR E D'UN DÉDI T DE LI QUE URS . -

TIELLE. -

CLAUSE P.BNAL E. -

I NTEfio ICTION . -

I NFR ACT IO N' PA n ·

Dans ,m (onds de débit de tabac et lique!",s, le d ébit de
tabac doit é17'e considé1'é cOI1" "e le p1'Ïncipal et le d ébit
de ligueu,'s comme une annexe ou exploitatio n supplé mentaire.
E n conséquence, le vendeur d 'l m. pat'eil f onds, qui, au,

mép,'is de l'engagement par lui pris d e n'exp loite.' aucun fo nds similair e, a ouvert un d ébi t de li quetl1's,do'i t
éfre ,'ép td é n'avait' violé so n obl(qation q ue SU t' u 11.
p oint accessoù'e.

L o,'squ'u ne clause pénale a été stipu lée COmme sanction
d'une obligatiol! , et que la violation d e cetle obligation
l JOt tv01,'1'

le fonds

Carl ùLLi, ne con sis te qll'en un e bllvelle; qu'c n J' éta t, le.

A pPLI CATIO N PAI\TIELLE.

n'est 'lue p artielle, les T ribun.aux on t le

elT~l,

vcnull cumportail ù la fois li n délJit de {:lbacs et lI ll déhi t
de liq ue urs; (lu e le fÛ\ lds Ilou \'eau, expluito pal' la ùnme

de

n'appliquer la clause p énale que pa1'liellemel1t et en
}11'Op01'I;on de la gravité de l'i n(.'action commise.

'l'ri lJ llna l a la facull é de n'ap plique l' la clause péll ale q ll'en
pa r Ue ct de p ro poI,ti onn el' lï m pOt'l nnee de l'i nùemnit é

allou ée

&lt;.1.

la gravi té de l'i nfl'act ion commis,};

All endu qll e,d an s lin fOii ds lei q ue ce l ni q ui a élé ven: 1I
:\ la darne Ca yo l, le délJit de lauacs doit êl re cOI"idéré
comme l'oJJje l direct et VI'i ncipa l rie l'exploi lnl ion Cl la
bu\'ct te co mme li Ile si mple annexe ou expluilu ti on sup plëmenta il'e; Cj ue da ns ces condi tions le T l'i blll1;l1 eSI Î tne ll u'il
J' a l ie u ùe réd uire;) 500 fi', le montant de la fH) II&lt;llilê ell CUl ll' ll C pal'

Pal' ces

la dame Car/ùlti :

mO l if~,

Le 'J'l' ibllll" : conùiIlnll e la dame C,"'lûll i ;\ (layc l' ;\ la
dam c Ca yo ll n Eom me Lie 500 fi'. 1\ litl'e de dommag-es· ill lé1" P. -

1880.

�( 18 )
leurs conclusions
'ét 'débou le I ~s pal'iies dll SUl'p \ Ils de
1 s,
1 . r . ("
tant pnncipales que su )S IClall' s.
Et c'est oreC inlérêlS de droil et Mpens,

Du 28
'

a OI11

O('S

/ Ou

.

comm e l'accesso ire d'un e demande pl'Îl1 r: ipale fOI'l11Ul ée et
pOl1 rsui vie;

Oll e, da ns leul' ('ilo lion, Gil'al'dol, Ginet el C' ll e l'écla mellt

P ris ,' ~I . P,Il,AlS,
ju~e . ..

-

( 19 )

Cam!1lù
MM. Fel'nall d l,\Û L V I E'RE' pOUl' Cwol
(",

l' ÉLl SSIER

PI"
pOU l'

Cm'Iolli,

pa ') LI l' dOmn1&lt;'lgt s- ill lé rêls eL ne fOl'lTIlllenl et ne p,'écisenL
a1lcun chi lrl'c, au cun e préte ntion pëc uniail'e à cct érral'd
.
0
'
n1 l1J eme un laissé pO li l' co mpt e;

Oue l'objet de la demand E' n'ex isle done pas en l'éta t t t
EXPEIl'l'lSE . -

J!" 1"!' 5

PllE''PI
IIITolnF'"
,1
~~ .

PHll'i CII'.\L ES. -

DI~ J;-AU
'I'
.

I)C

fj j\S

.i\oN- n Ecl~ \' t\ JJ!I.I1' E.

Pal' ces mOlifs,

.
Des fi/118 en e:rpel ,( t'se d'une 11la,'chanclise ne peuvelllJ Nl'e

a !Ille demal1d~ 1 }'W-

prises que 1Jrepw'(lloi1'emeut

cipale.
Est donc 1I011-,'(c{:üaMe d(dlS sa demalide eli. e. p pel'lise
col1ll'e /t11 camioitnelll\ le }1/'oprietaÏJ'e d'tille marcll!lHdise gui) sans cOllclule {(u IJJ'incipal cl des c~o,nJJ.Ia!Je8ill{e,-éls allègue gu e I(! camioJ/o eul' aUl'aLt laissé la
mm'cha;ldise s'avm'ie,- par sa né!J1 ioel/ce ( 1)_
( GIIUI\lJO'1' ) GnŒT ET

C~

(Ju e le Tribunal n'a pOÎnL à ordonne r till e m eS llre 1'equise
l'n Yli e de lll'épil reL' une demande é\'Clllu etl e',

CONTRe DI HU Ee t'l' S.\i'Wn .\L).

Jt ' r.E~IE;\ ' I ',

Le Tribunal debolll e, en l'é tai. le, dfma nt!CIl I's de leurs
lin s et co nC!U Si 01 S) avec dêpens.

D u 30 aoz1t Ui~ 8 . - ['ré,., M. A R'Al"D, ch, de la Lég.
d 'lI. - P I" ;Il)!. Nr.nRETTI pOUl' Gil'ordol, Gillet et 1;",
AUTIlAN pOUl' Durbec etSandt" l1.

y Ei"'1'/·:

A LIYHEH .

-

Au

Fen ET .\

~JESlUE

DltL\I FIXIL - ~XPIn .\T/O ~. - L I\'n At:'o~s
Anr. !ü ')7 1"01'\-:\ PPLI C.,\ ilLE ,

/lES BE &lt;: OI:"S, _

PL STI; n/l-: t ' /t ES. _

malclull1di'e vendue doit, ~tJ'e Ihï'ée au lin '
el â. me,çUl'e des besoins de {acludeui' et dans lUI délIt
détermin é} le t'el/dem' qlli a cousel/ti â: (a/'I'e dicel'.5'e.~
(icraisollS apl'ès l'e.rpi)'atiol/ de ce d élcu, 1/e '\"wr1'ait
lI..'clnmeJ' l'opplicnt;OH de l'art, 1657 du Code CIL-il et
foil'e tel/il' le mm'cll/! pOlll' l'c,ilc'é saliS srJ/Ilm'l t iOIlI SUl '
la demande qui bd t&gt;8t ultérieHremeltl (aite l)(l]&gt; [ache .
( eUl ', du solde ll1ÎIZ livre.

L 01'SfjU'Ul1e

.\lIendu qlle Gil'al'dot, Gin el et C' 0111 , ;\ la date dll 27
aoüt dt::l'lriel') cité les sieul'i&gt; Dll l'l.ltC et tianù ral deYê\1ll _le
Tl'iuulIH I de ceans) en nomination d'expert s pour "érilie!'

1"&lt;' lal de mouillure d' lIn cerla in nomul'e ue sacs dc fèves
qu e tes ùerniersauraieil t eu il camionner iJOUl' leur comple
t:t rJuïls leu r 1't'(J\'uthenl ll';l\'uir !uÎ::;sès exposés i\ l'Ol'~lge
Ull 1;) c01lranl ;

Attendu que ce ll t' r.1('5urc ne sa ul'ait êll'e l't'qu ise qu e

(1) Voy Conf. "'Tall\r tlécellna!("

Y' E xpel'tis '~,

n'

n.

I l en est sU1'to1.d ainsi lorsque les tel'm es du mal'chfJ in .
te1'disaiellt cl l'acheteu1' de 1'ecou ril' ri lOI au{re rellcleU1' p?/I r celle m w 'chandi.-.:e ,

�- 20
(IJUI S~ON CON,' nE DI NAnTI "o),

( 2L )
Di Ma rI i no

o(Jne les disposi 1ion s ne sau rai l l'ecero i l' so n

T

iJ1\

j

app lication;
J UGEME~T.

l 'a l' ces mo! ifs ,
11o\'embrc

IS8G 1 Blli _ssO ll a \'erual ement
Allend li qu el 1e 3
'
l'
'l'
10
les
nuanli
lés de 1l JOO paqu e ls cercle,
,
acheté (e
'J (
1 D1 JI ,lI Il
douLles de se pt pan s el de 1,500 paquel s doubl es (~ e nellf
" de 3 fI' . le p"qu
pans (lll priX
( el prIs SUI' rl"al el 3 fI. LO c ,
pris à L' enclos;

Le 'ùibllnal déclol'e rés ili és an profit de nUiSSOll les
:u'conls ,'erhaux donL s'agit , de même su it (\ conùamn e Di
Mart ino ù paycr ;\ Bu i;son la différence enlre le pt'ix CO ll venu el le efH!!';; ùe ladite marchall d!se au 17 aoùL del'n ie!',
jOllr!le \a so mmai ion, lei qll'il sera fi xé pa l' le Sy ndicat des

ALtendn qu e les linaisons deva ient {"Ire cfTec t IlL'C'S.:n~
fur et il mesure des besoi ns de ['ael, elell r et da ns un dei:\!
de dOl1ze mois;

(,olll' ti ers de AJat'sc ill e ; ct c'est avec inlél'èts de cirai l, el
dépen ,

Attendu qu'il n'a été li vl'é au sieu l' BtI ~g~on q~I· .lIn e qU;\ll1Hé de 8GO paq u els dou !Jles ; li ue ce de l'n 1Cl' a l a It som malion à Di Mal'lino , le li aoul derni er, Ù'aYUll' a lUI Il\'r el' le
sulde du marché, 5011 ? I ',a paquets (t, à Mfaut de II\'l'a lson imm él.iial e, lIa cit é Cil l'ésiliation des accon!s el en
paiement, à (i!l'e de Ù011l1n ages-i nl él'èts, de la dill'él'cnce
qui poul'l'ait exister entre It~ prix convenu ct le COlll"S de
ladite mal'chanù ise au jOll I' de la som ma liuI1;

~IM , ~rOl'1'ON

Alt end u 'ln'il l'expiration cl n lel'me CUll\'enU, Ic sieur Di
Martino n'a pas mis en demeure le sieur Buisson dr. r et il'et' le so lde 011 marché; qtt'il:1, au co ntrai rC', contin llô il
fail'e ùes li vraisons les 5 nu rew brc d 30 dt'remu I'c \ 88Î eL
le l'!a\'l'i1 lo88;
Qu'il a donc reCOllllU lui-m ême que le Ina l'ché n':\,'ait
pas eté l'l,soL u pal' le lléfallt dc rel ire ment dans le déla i
conrenu;
Allendu qlle la mise e:l dcmelll'e élai t cl'cHltunl plus
nt'l'essai tc ùan~ l'espèce, qu'i l J' aV&lt;lil POlll'l':H;!H:lell\, Publi,

J) "

Î

sel'Iem",'e 1888, - P rés" M, BE,\l', ju ge, -

C II EMI:" DE Fr:n, -

nl~L.\T. --

U nol'!' n'l'~Erl Dl

J\f\nr. Il t\l'\DISE ,\lIn"'J~ J~ " , '-t1\T ,

]) ~~ L.\I Ei\T I EH.

-

LETTHE U'AVIS. -

OULlGt\'J'ION DE J. I\'BEB. DE SL' ITE.

Si tl11ecompa[JI11'e de chel'lin de (el' est en eh'oit d'/lser de
IDld le délai q"e Illi accorde le lal'/;; et de I/e liv l'el'les
objets {r'aH8pol'lés qu'à 8011 f:rpil'atioJl, même QU cas où

'il:s seraient ((1Tivéspllls tôt, il en est aut1'ement si, e/es
leio' a1'1'ivée, elle envoie

au destinalaire Hile lettre

d 'avis,
1:..' 11 ]Jflreil cas, le destinataire est en dl'oit el'e,-d oe} ' Ir"

/il.:rai"oll immédirtte, cf, s' il lui manque un colis, d'ob pOl/l' le l'fIord, lors lIIêm.e
que cc colis/ui sel'ait ellsllite remis ((L'a Il 1 l'e,''pira t ion
d" déLai(1J ,
lenll' de8 domma[Je~-il/tél 'éls

galioll eXJ1l'è~sede nel'lxouril'tjll';l Di Mnr lino l)OUI' ln fuur'

nitul'e des cel'cles dnnl i l pfJlllTiliL a"Di!' besoin; tIUC clans
ces cil'conslanc.:es, \' il 1'1 icle 16:&gt;7 dit CL'llc ci\' il, don! 1c sien l'

N"

pOJI' DuissOll, ArT",\" pOUl' Di Mal'tino,

(1 ) \'oy. cc

l'CC

18~e,

t. 78.

�(n )
( PIIELAZ ET

C·

( 23 )

CCoiSTHE CI-I~~IIN DE FEn ).
}UCIDI!::i'i'l'.

co mpl c,' SU " ln réceplion immédiale et sans division de
Ioul e Icu,' marchand ise;
Pn l' ces mol i [s,

A'iendu qu e le 10 nov emlJ,'e dernie r, E, P "c laz e t C' on l
élé nvisés de l'a'Tirée cn gn ,'e de ~Ia,'sc ille de cin'1 co li s
ti ss us, à eux expèdiés de Bercy;

Olle s'élant p,'~sentés de suile pour reli,'cr ces cinq colis,
il n'a pu leul' en être remis qu e qualre se l\l ement , le cin quiè,me é tant égaré e t n\ l)'a nt blé l'e l l'o\lvé e l mis à leu!'

disposilion que le 16 même mois;
Vue les ùemanùeul',s ont ainsi é(lt'ollv~ lIll l't:! t&lt;ll'd lIon t ib

Le Tl'ihllnal' con dnmne IfI COIll[laqn ie dé'rll ,lel'e:-.sc ;\
lJÎ'l)'cr rux c1C:' rn ;lllcleul'"i la som nJ e de'l5 fI', :\ li tre de domlll agès- inléJ'èIS, i\ l'ai son Jes causes ci -dessus;

Avcc inté,'';ls de dl'O it eL dépens ,
j)u 13 sel'Iemb"e ,/ 888. - P rés" M, AIIN ,'UD , cil , de la
lég. d' Il. - l'l " ~ Ii\[ , LEr.nÉ pour l'l'e laz et C', A,cAno pOlir
le Chemin de fer,

demandwt répara tion il la Compagn ie défende ,'esse;
On e cell e ci allègue. ce qui n'cst pas co nleslé d'ailleu,'"
qu e d'(Iprés ses délais

réglemenlail'e~,

EXPEnTl sl~, -

cit e al1rait Cl! le

droit de ne remellre les cinq col i5 que le 20 lI ovemùre5eu'
lement.,eLq ue lesdemand eu l's n'aurai enl pa:; à ~e plainLll'e,
nyant reçu leurs co lis avant ce tel'me, qu oique en de ;]x
fois;

L'e:rperfi::;e}Joul ' cOllstater la quallte cl'lUle marchandise
rendue, doit s.e (ai/'e au liell el slo'vant l es usages du

lieu de livraison (1) ,
(COUSTO U CONTl\l'

leSlrtblernenlpl'ofil el'd es ava ntilge3 de son tarif ; qu'ell e ne

Mais qll'en leur envo yant le lU no\'emLre LIlle lell"e
d'av is d'anivée des cinq coli s, ellc ent endait nécessai rement renoncer au bénéfice de ses délais réglemen ta i t'es ,
en vu e d'en obten ir un autre, celu i d&lt;! faire cou rir imlll é~
dialemenl il son pl'ulil le magasin age des cinq col is;

Ou'elle devai t dunc él re prêlC il les li ne,' all x desliual a il',e~à ,première réqui sition de ce ux-('i ; C]1\ e le retard dans
la IIVI'alSOn d'un seu l de ces co li s la constit ue en fnllle yi:;
à-v is des dest ina taires, el qu e celt e faule est évide mment
etm alériellementpréJ1Idiciable à ces d ,'n iers qll i ont dù

LI EU DE

LA LIvnAISON.

All endu 'lue la Compagnie défenderesse pouvail in co lI poul'ait èlre con lrainl e de mell,'e les co li s a dispositioll des
demand elll'3 avant le 20 ;

l\JAnCI-IANfJlSE YE i'\ I.Il1E. -

GALL I AN )

JUGEMENT.

,\ll end Il ' lU ï 1 a élé Jll'océdé pa l' Ga y de 'l'a,'ade l, expe .. l, Il
l'exa men des lourl ea ll x expédiés pal' Couslou Il Gallian , et
' I" e ce dernie r a prélendu lai sser pOUL' comple Il son
"emlent' ;

Oll ' il rès lli le du l'a ppo,'l dépose pal' J'expert que les lou ,'lea ll X dont s'agi t ~ont marcha ll ds el de l'ece llf' , el que le
l'li ssé pOUl' comp te du dél'endeur n'est pas justifie;

Allcnd" 'I"e le s iclI" Gallian a 11I'is Iles Ji ns en conl ..e-exl,e rli sc, IJasees s ur ce CJue l'exa ml'n de l'expel'I aurait él~

( 1) Vo y. cnec, 18S:3. 1. 1108 .•- 1881. 1. DO cl in no ie,

�( 2 '0

( 2; )

)

insuffisanl eL ne pom rniLèlo'8 eOec lué d' Iln e faço n com ·
(l lèle qu'au lien même où son l déposées les marchand ises ,
Havoir en ga rede Il.iresa ll es ;

L'ellvoi de celle lellre n'est dOliC po",' e/les ql/'ulle (acullé,
et ne dcàcllt HéccssaiJ'e que )JOW' j'aire couri)' ci leul'
p,'ofitJes dm/ls de ",aga ,sillage (/).

Mais allend u q ue les 10llo'lea u, onL élé vendu s ga o'e Marseill e; que les fac lures menli onn enL ceLle condiLi on, co nlre
laqu elle le siem Gallian n'a jamais proleSLé ;

JlIG F:~I gi'\'J'.

Oll e, d'après la jU l'i spr llde ll ce co nslan le d u Tribun al,
c'e,Lan lieu de la liVl'aison qu e l'ex perL ise doiLèlo'e fa ile, eL
qu'i l y a lieu de repousse" les fin s dll défende u,';

.\Ll encl u q ue h ui l co l is (J'U fs ont éll1 ex ped i('s de n llcr ièl'es
au sicul' Cou lange, le 13 décembl'c 188ï ; qu'ils ne lui ont
éLe li vrésquc Ic 2 1 dudil mois, avcc cinq jou rs de "elard;
Quo Coulange, en réparation, l't'f'bme des dommagps·

Pal' ces motifs,

Le Tl'ibun al homologue le rappol L dressé pa o' l'ex perL
Gay de Taradel ; en conséquence, débo ule le sieur l'iel're
Gallian de l'opposilion pal' lui fOl'lnée ail jllgeme nl de
défa ul.l'end u pal' le Tribu nal de céans, le 7 oc lobl'e 1887,
cLconfirme ledi t jugemen L pOUl' l'I re exécu lé s uil' anL sa
forme et teneu r, a\'ec plus gl'ands dépe ns, da ns lesquels
entrel'a le coûL des expel'Iises faites il M'II'seil le et il
nivesa lles.
Du 18 sel'Iemb,'e 1888. - P,'a, , M. AnNAuD, cil. de la
Lég , d'I·r. - P I ., MM. NEG J\El'TI pOli " CO llstOll , JoenDAN
pOlll' Gallian.

CH EM IN DE FEn. -

-

LI~TT n E

D'AV I S NON OBL I GA'l'O tnJ:: ,

Dno l'l'S DE MAGAS INAGE .

Les compa[j ll ies de chemin de j'el' 'le sont pas tell /les
d'aue l,tir le.f;J destina/ah'es des 1HQI'chanc!ises liv1'ablcs
cn [j(1I'e de l'm'rivée de ces rna j'chandises.
l JOU
' '1 l[ja
' l'WH qllt, leto' wcombe
,
de met/,'e les marchan-

i ntél'êls, se plaignant ùe ne pas avoir l'e(: u de la Compflgnie

de lellre d'avis dès l'arrivée des colis;
.\ lIendu que la f:ompagnie n'est pas lenue, pal' son cahicr
des c h al'ge~, de prén:lli l', au moyen d'une le/tre d'avis, le
ùestinataire de l'al'l'i\ee de sa lI1al'rllanJi ~J(', lorslJlle celte
I1HlIt'handi se E'!:l l li\'l'alJlc Cil ga re; !Jue sa seil le olJligalioll
cst de la melll'e à la disposilion duJit deslillalai,e dans
un dé lai déterminé après J'alTivée en gare, sui\'anl fju't'lle

a éle Iranspor lée pa,' pet ile ou pal' gralllie vilesse;
Oue melLre ù la dispos il ion clu destinalaire les colis Cft';
lui sont dus, n'im pli que lJ\.1I 1e l1l cn t la nécessité d'ull avi:5 à
lui donner pal' letLl'e de Ic ur al'l'ivee ;
Oue c'e5l élU desti nataire, qu i ne saurait ignorer les délais réglementaires impartis à la Compagnie, pOUl' l'al"com
pli.:sement de Sail macclat, à se prése lltel' lili -même ;\ leul'
exp irat ion el à exiger la l ivrai son de ses colis;
QlIe so n droil de I,rolesle e conlee loul rela,\I;\ mettre
ces coli; il sa di,posilioll,exisle de plein ùroil, tlè; l'ex pira·
li oll ùesù ils délais, qll'il ail ou non éle prerenu pal' lell,'e
ù'avis;

dises li la dispositiol! des destinala/,',s cI.IIS lei délai
n'implique Illlllemellt l'obligation ((éc}'il'e Hile letfl'~
d'avis.

(1) Yoy.COllf t:crl'c.ISq J. 14ti e l la noie.

�( 26 )

( ?ï )

Que la Compagnie est lihre de ne pas en envoyer ; qu'ell e
n' \· e,1 obligée Cju e lû rsCju'elle \'e ul h i l'e cour i l' un dl'oit de
m;ga,inageà SO I1 profitronll'e leclesti ll uta il'c en l'ela l'ù ùe
se presenter, la lel ll'e d'avis n'éta nt alot,s qu'un e véri tabl e
mise';l1 II elllClll'e ;
Att endll. dès lors, flu e la Com]1&lt;lgni e ne saoJl'ait êlre consillél'ée comme elll'elat'u VitH\-vis de Cou lan ge;
Par ees motif:i,
Le Tribunal d8bou le Coulange de sa demi.l nde, avec
d " pell ~ .

Du :2 1 seplemol'c 18S;). - f', 'é,'., ". A " ".11 0, ch. de la
Lég . d·B .- N., ll,l[. LCGll " pOllr Cou lange, Al e.lll o pOUl' l e
Chemin ùa fer,

C Oll .\II SS [t)N~ .\IRE n E 'l' Il \ SSPQ HT.":: ,
-

H "'I'.I IIO .

PH C'CR I PT10~.

La jl1'esc I'ip t;oll de ,"I,,'IIIOtS Ou d'/Ill ((Il 'jlft, {(I",' (CI'IIWS de
t'a/'ficle 10 ') du Gode de cOIl/me /'ce, at/einl fOl/fes
act;ollsf'onl'l'e lecommissirmlw/re ef le /Joillll'ie!' , â ?'ai"
de la pelte 01/ de l'avarie des mm'chal/dises) ne s'ap "
}J'l'Ille pas a/i .e l'éc:lam alioIl8 pOlO' 1'c{m'd clal/s Le h'aHs801,1

1'".( ( 1J,

( COtTUIlE

L'T l".ILCO CO"I'II I"- I.L' CII C \lI ~ De l'En.
' )
J LGl:.,\!é:N'l',

Allendll ~u 'lln e ca isse mellbl es tl'a n' pol'tée de r ClIi se p"r
lecliemin de fe r P. -L. . ) I. , cl l 'adressc de Conl llre et Fal co,

ne leu r es t univée fjll 'U\'CI' 1111 l'ülilrd de huit jOUI'S,!l l'aison
desqlJ els ces derni ers réclam ent des dO lTlm ages- in té rGts;

Qlle la Compa gnie l).- L. - ~ I. conlestece l'et&lt;.lt'd el qll e,
da ns Ic Cil S oil i l ex islel'a il ,e ll e r n illlpule la f"ute;\ la Compagni e dll chelllin de fel' de la lla ll le- [ 1" li e, qu'ell e appe ll e
en g,lJ'an ti e SUI' la demande des s i c l1l'~ COulu l'e el Falco;

AILendu que la Compagnie du chem ill de fer de l a Ilau teItali e 0ppose ln pre 6cri pLion ;
ALi end ll Cjue, la cil ati on des siell r; Cou LuI'C eL Fa lco, en
eO'et, d'après el le, étan t du n oelobre 1883, CL le Iran spor L
de la marchandise don t s'ngi t l'cmon:anLau mO lS de féni er
188!, ell e n'au l'a i t !-Le appelée en ga rallti e que p~r exp loiL
du 20 novem bre I St&gt;3, c'est à-dire IOllglelllp 3ap1'ès l'ex pirat ion des de lais l'resrri ts par l 'arlicle 108 du Code de COIllmerce, avec l' till e com me avec " il utre de ces deux de l'Il ièl'e:i
dal es ;
All endu qll e ce l al·tide n'edicle de prescriplion fl ue IOll t
autant qu 'il s'f1git d'une ac ti on en relJal'Hlion d'ulle a\'ill'Îf"
ou pOlll' perie de l'obj eL Lran sporlé, lorsqu'il s'e,L éco ul é lin
dt'lai de six mois ou d'li n an, snivant CJu 'il s'ag iL d'u ll objeL
tran sporté à l'inle L'i elll' de la ~'ranc e ou venant de l'exlë-

ri en l'

;

Oll e, la presc l'i ptiol l étnnl un mo\"e n dt' l ibération l'igou l'eux, doiL êtr e lJol'n ée a ll c(Js' SL l' tt.:t pOUl' l('ql1e l ell e e:-; \
éd ictée, et ne sa 1ll'a i t être étendue ù. d'a utl'es CêlS non Specili é::, so us pré tex te d'a nHlog; e ol1l.J'aasimi latioll ;

Qu el l'artic le slI sv iscl Ile parl an t pas du ('as de retard,
l'Hel ion qll i a ce mollf pOlll' ca use et pOlll' ohj et la l'êpal'f1li on dn p r~j lldi ce en pro\"e nanl. ne tombe pas 8(1U5 la pres"
cripti on desix mois 011 d'un an;
Oli C la demande print.:ipal e el l'a ppel en ga ranti e, d;I\H
le pl'OC~.3 [tclul.:!l, n"unl IJo ur cause qu 'ull relill\l el pO lit'
ohj et qll e des do1l11l1t1 ô eS- llllérèls et1 ['l'orena1ll;

�(

(28 )
Oue la pl'esc l'illtion invoq uée n 'est donc pa:; fond ée ~
Pa!' ces mot iis,

~O

)

Spécialement, il Y a lieu ft ,'ésiliation d'une Cf!/Ite,
colit, {J'et ct aSSlt1'allCe, de cOln'ah, 111a!a&amp;m', s'il C8t
o/i(!1'{ ("Jt floraison des coprahs dit ('/pc COJ/l/Il .&lt;':U}' /a
place SOli..; la dl'tl 0 mil1atiGH de coprahs Ceylall,

Le Tribun al cowla mne la Com pngnie du chem i ll de fer

p, L -M, ù pal-cr ù Coulure el [la lco la SO lll me de ~ I fi-.
05 (' , ,\ li lre rie dUOllllages-in lérè ll pour le rc larcl a prol'I,&gt;
dilllS le !1':1nsp01'l de Lt caisse i1Icub le:-; do nt s'ag it, avec
in te rets de dru it et dt-'p~ tl s ;
COlldn nme la Comp&lt;lgnie du c he m in dû fl'l' de la liau lelIal ie, laquelle esi déholllée de Ees li n' el con('lusions en
prescription,;\ l'ele\'el' el garantil' la COlllpagnie dLl chemin
dere rP ,- L, - JI. ùe5 rO!lUallllHllions prin ci pal es el a('ces -

soires ci-de:;sllS ;
Arec intérêts Ù'" dl'oi l elllt"llcns.

Du 91 seplell/bl'C J888, - J'rés" M, AH~IlD, cl" de la
Lé:;, d'H, - PI" lll!. Lr:r:nl: polll' COlllul'C CI "'ri co, AI CA no
pOUl' laCompagnic P.-L ·M. el pOl1l' la COlllp&lt;lgllle de la
lI ulllc-Hnlic,
YL~TE, COliT, Fl1r.T ET .\ SS \' nAi'\CE. -

H ÉSILL\ 'J'10X !\o:\ J\DMt SE -

CorllA lI S ~I AL,\(l;II. -

D I~ h\l T ne QI Al l'r É .

DIFF ~ nCi\GI~ DL: N.\TL1\E, -

CO PH\HS CEY L AN ,

Dalls la "ellie co(;I , (,ct el assul'wlce, le dé/o,,1 011 ill/i'}'ion'té de qualité He srllo'ait dOl/He,' lieu ci l'bslliatioH, mais seulement ci lOll1jicatiolls ( 1).

LO"l'ésilialioJ! He 1Jull étre el/COtllue que dan;:&gt; le cas (l 'a / fératil)J/ (raud uleuse de la nUlI'challdùe, Oll dal/fj celui
oû la 1I1fJ.'t'cltal/(lise olTel'fe es! d'une a/tire na/ure qlfe
celle qlli a ét é vell due (:?),

( 1-2)

el lbS,

" or, ce

l'Cl'. ISSi.

1. (l~ ct IOO , -1 8S:j, l, cl'! Cl 31.- 1~$.8. 1.::I1i

AlI ell ,l n que l,'e l' ll~nÙ n" I'I'"il a l'el'iJ:d eme,,1 Dcl" l ', des
sielll's \'oli&lt;nr l fl'èl'es, cie \\ïllte rtlrlll' (Suis,e), la ljllanl ilé
tic i50 ton Iles coprall Jlalahal', cuut, fret el élS:: UI'UIlCC;

Due Barl'oil sll uli('nl que les man:}lanliises nlTi\fées pal'
va peuI' Tiver toJ1, cl qui l ui sonl offertes en lirnti so l1, Ile
sont pas des copl'~hs J[alaIJal', mai:) ùes coprah::; Ceylan;
Attenùu qu e, en 1 élat tIlI dehaL Ijui Sil l' ....d t ainsi enlre
les pt1\'li es, il ya li ctl tic Lli l'c! PI'oceLlc!' ;'1 ulle ('\ I H~ L'I i-;e ùe

la mal'chandlse; JIldis iJIl'tJ C'UI1 \ ït.!11 1 plï.!alaiJlelllent de
liser d'lIllO l11i\nil'r~ IJl'êci:-:e Je hlll dl.! Cèlle cxperli~e et l e
malldal de5 expel'Is;

Attendu r] 111! l'objet \'Cllllu ct promis pdl' les \'e lld cil \',~:'t
leu\' ncheteul' l"l's t pns [J\l l'ement el simplement du COl,\-.tll
~lalaba"J mais
moyenne de la

bi~n

du coprah repré,-;en lallt 1&lt;1 !Julllle
l'époLju e ùe l'elllbartjt1 t'll1C llt,
comme elle est \'Cpré 3etllée 1fll' 1\::llse mblc ces alTi\'~'ge$
des diffel'cnts ports ù'c.'.;])ol'latioll de la pl'o\' ena!lce r,J~l1l!c­
liveel l'xJlérliéù :-:'OllS ln ù~nolllillalion de JLllaiJar Cuprah)
pa L' le3 maist'Ils êtablie s sur ce3 plu1'c:3 ~
~ai5un à

Ou ' lI fuul donc {lu e les experls aient ;'1 \'uil' ~i la mal'
chi.lnrlise e.,1 ou non cQllfol'me il Ces ih!Cu rJs,l'l Il lIe ce n ~
Slll'il que dans le ca:=-. olt il s anra le n t reCOnllu celle (OUro\,1I1i f 0, qu'il s alli-ont il délcl'min el' qu clle peu l èll'e la 1u11iJi t; atiull ulle pal' 1e5 venlcurs;\ leul' il cheleu L' [lUUl' LiCfaill
Ofl infl~l' iul'i [e tle l]lWlilé (lui pounai t l'll\! cOl1slal.}e;
(lile 1" VCllll', Cil eIT'èI,élunL faile saLIS 1,1 cOllùilioll de coùt,

�( 30 )

( 31 )

rret et aS$111'(1 nce, ne peu t compol'ter, da ns ce del'ni er cas,
qu'ullo simpl e !)onifica l i ol1 et non till e r è:5i ltalion ;

Olle la n\;i lialiuli ne poul'I'ait èl l'e acqu ise il l'ac heteul' et

li?

pl'tHlUllcée en sa fa veu!' q ue pOli l' l e caS de do l Ol~
fl'auùe,
n'est pùint allégué dau::) l 'espèce, ou p Olll' ùliferen ce de

'lUI

de marchand ise;
Allendu qu'en l'état de l'all égation éll1 isepal' l'acheteul',
il sel'ait reproc hé allX vende urs rI 'oIl'ril' nn e ll[ltUl'e ci e marchandise qlli ne sel'a it pas ce lle "yant fait l'objet des
accol'lls; qll 'onill i offri l'a it, ell effet, d'apl'è,; lu i, des copl'ahs du type connu à lJal'seille so us 1,1 dénomination de
copl'a h Cey lan;

======= =, ======~~=======

C rl r:;\IJ~ DE
LU.II~"' 'f

F Eil.

DErx

-

(:' ; \l11~ S PAR L \

A \' Ai\ 'l' LE D E LA I.

-

CQ;\! J&gt;.\ r.!\ I ES.

-

COLIS

)l,\n'I I EL -

l\n ll l\ï; I~ p,\nl'lELLC

PR E.\/II:;UE. -

LI V llA ISOi\ Dlm:; DIATJ:;, -

COLIS n~­

'rnou\' l~s AYt\i\ l' LI~ DÉL\ I.

Il atUl'e

Olle les experts au ront donc à vérifi er ce point qu i POIll'rait, s'il ét ..d t démontré exact, enll'ainel' 1:\ l'és iliatioll du
mal'ché;

Pal' ce.;:; motif::;,

LeTI'ilJun al, avant di l'e droit ail fo nu, so us la resel've
destIroilsdes parties, nomm e M)I, Dié lll cr, Leo pol,l Le
~Iée et Malll'el, expel't s, :\ l'e ll'et, apl'i)s Sl' rment préalabl ement \!1'(, lecn lli ains de M. le Pl'és i de tll , :'t cel elTel dél,'gllP:

'0ùire

Sl les cu pra h6 oO'el' ls en Ilrl'ili SOll son t COll-

furm es aux accol'll s ùes pnl'Iies et, dan s ce cas, fixer la

JJùn ilicalion qui peul èlre due en cas d'lI ll d6fillit de qua lité constate; 2' tlirc si lesd il s copl'alls so nt, des copra hs de
Cey lan, c'est à-d ire un e natu re de mal'('llandise tl, rl'él'ente
d,) celle des acc01'ds ;
1'011 1',

('ne compa,qm'e de chenûn de (er qui ~'er;oit d'une au/J'e
compa{Juie des coli~ li fI'aIl S)/orlel' â destination, Cl le
dl'oit aiJ .... olu d'avise) ' le desti,ulfai/'c dè8 IC/I}, w ' l 'it; é' ,
) JOH1 ' (aù'e cOI/J'i l" â son ]Jro/it le droit de m~[jasi.
na{jc,

Ht cela alo1's
1'œie11t ]Jas

Et

m~me qile
(', 1

alo1'~ m~me

Que quelques-uns cl,., ces colis am'a/eot été

é[J(l7'és pal' la lJl'emiê;'e (·olllpn.fJuie, la seconde Il'est 1 a,f(
t f! I1Ue, pO/ll' Illi dOl/lle/'11:' temps de les l'{ ch erch e) ', c(artel/ch'c la {tll da dt:lrllpow ' Ijo'el' celf,/' qlli sont an'/vts,

Si d onc le::; colt"s

égarés ont hé }·ctrol/vl . . el salit ([J'1'ivés
avaJ/t la (tH du délai, el que IOllte(ois le destlJ/ulau'e
obtienne des dOIltJ)fa.fJes-inléi'~/S a )'ait;olt de ce 'l,/il Ile
l es a J)as 1'e('/IS avec les autres ( J), c'ust SUl ' la 111 'em;e/'e
compa[jllie 'Ille ces domma[J{s-intéJ'él:o&gt; {,'oive}f{ }'tttOJHbe1 ',

( B olÈS ET

t:"

CO:":T n c C Il E:'!"); oc .F Eil

Ol'J~n n e I"ext!t: lIlion pro\'tso il'c du pl'ésen t jugement
apPl'1J Silns cau ti oll 'VlI
1'lll'''·CI1''C·
"
C
....
,
'

depell'l l'e.!c rv es.

D u '26seplembl'e 1888 , - P,'(;s , M \n N' LV l'Il ci e la
J
'
.•
• t
, .
(
0 '
"
I I" )I l/. 1I0nNIlOS I'EL pOlir Bal'roil DE J ESSÉ

'

LT CI IE311?\

.IC G E;\I Ei\T.

AII Clld u qll e le chemin de fel' de l'Est a reçu ell l""I'e de
le :lU j u illet l 8S'!, Uil u certaine t)llHnl it0 de
col is dh'el':5, à l'aùcêsse Jè A. Duu è.-; et C ~ il ~Ia l':;e ill l!;
n igne -a tlx , Bui~,

Leo- dï -I _

po ", l'oll.. r!.

P ,- L , -)1.

DE FEI: O~ L 'E~ 'I' ).

sur l'appol't fail el déposé, èt re d it ce qll e &lt;Ir droit;

SU I' millut~, notlolJ~ latlL

les delais 1'é[jlemen{ai1'es ne se-

},lJ'és .

(1)

f or· ci-tlcs us, p. 21,

�( 32 )
. de fer P.-L
-~ I cn lecevant
al"rnie du C' 1H:'11111l
"
..
Qlle la Comp, o .
, le Ira n mell l'c à ccux-c:, a
iJl de coils pOlll
l'
,
cet ""stm e
. '1" l ' cc de deux ùe ces cu tS ct sen
Je tinn liol1, a constate '~lsen :ll':lnlie'
'st f-li l llollllel'l!l1 bnll etn1l1e g,
,
,.
e ,
,
. t 1882 elle a avise Bouès et C' de 1 an:tvée de
Qlle lei HOU 1 _ deux ci-dessus 'l ui n'on t p u elt'e l'eleurs

CUIIS, 0101115

e:::;

.

tit'ès [la I' eux que le 19 aO ll t;
,
. lïnterl'a lle la CO lll pagn ie du che mlll
Attendu qll ed,lIls
t
6 les colis é"al'és les a expé ·

d fÛI'dc. I'EsI )trynnL I'e l'ouv
e en gl'aJl de'' L'iesseetles a
Jtés

.

n

,

1_

tran~nlls,à la date cl u ~

.

ao ut,

à la Compagnie P .- L.-JI. ;
. Celle del'l1ièl'c , q ui l'appel le .en
Qu'ell e sout .Ient, contIe
rrann lie SUl' la demande de 130uès Cl C·, en domma ~es- Hl0' ,
de reta rd IJu';i la da le du 10 aout, les
t&lt;' r"ts pOOl' cause
"
î ' ,'. 1 Il ' 33
delai~ réglementai re:; })l'é\'ll:5 p:ll' I,e 1~1'I sP:( la "} ,
n'élaien L pas elll:ol'e expires pOLll' la 1n ' l'Ulsan LIttle de 1ensemLd~ de l'expl'dilioll;
Une, pal' nil e, d'après la Compagllie gal'anle , il y aU1~ait
eu fau te Je la part de la Com pagll ie l'. - L. -M . ùans ~a hàte
pal' ell e mise ft dùnn er av is aux destinalail'cs , l ~ ( aou l,
("' e~l-à-dil'e onze juur3 avant le term e l'ég l e ~l e lliall'e; tIue

la Compagnie du chemi n de rel' de 1'I&lt;:, t tll'c llne ùonc tOllle
l'e~ pon ~aL ililé ;
~Iai :) quecesysl~me ne

sa ul'ail êt re

aC~ ll e i l li;

qlle
,.
des toli~ Llu 'elle arait l'e~llS, ne pou vanl f!H YOIl' Ù 1il\'anCe t\
. l'es
, Se1,11
.. 'en t relroUl'és )
quelle éjlOrllle les deux co 1·IS ega
el mème s'lis le seraien l ;
. se
Que la Comp'lgniel',-L.-Jl.nepoul'alt

( 3J )

natail'es, à ra ison du man quant des de ux co lis,et s'il eSI dù
des dommages-intérêlS à raison des retards s ubis ultérieurement pal' ces de ux colis, I ~ l'esponsa bi lité en remont e a il
chemin de fer de l'Es t, qui a vait égaré lesdits colis;
Pal' ces motifs,
Le Tribun al conda mn e Ja Compagni e du chem in de fer
P, -L ,-M, à payel' il A, Bo ués, à titre de domm ages. intérêts
il ce r éduits, Ja somm e de 30 fI', , avec in térêts de droit et
dépens;
Et fai sant droit il la demande ~ e lad ite Compagn ie contre
celle de l'Est, condamne cette del'llière à reJever' et garan til'
la Compag nie p . -L.-AI. des con da mna ti ons ci-dessus, tant
pri ncipa les qu'accesso ires, avec dépens, acti fs, pass ifs et de
la gin anli e.
D u 26 sep tembre 1888. - P "é8., M. AR1&lt;AUD, ch. de h
Lég, d' I·!. - P I" M ,\I , LEGRÉ pour Houès et C' , _ll cAnD pOU l'
la Compagnie p_ -L . -M" M.' Gf. IONE pour 1" compagnie de
l'Es t,

VEN TE . -

FON DS DE COMMEn CE,

-

I NT EIlO ICTIO:'o1 DE S' ÉT A -

H E VEN1'E . INFfl Ar:TION. DLl R , PAB L E SOUS- AC H ET EUR,

ACT ION

I ~'l' R ODU I TP.

' 1 pel'
pl'eoc~

Oue ~on dl'OiI, comm~ SO Il inlérêt , elail de fail'e. COlll'~l'
à on pl'olilles fl'ai:"\ de m"gasinage en ga l'c ùes COlIS al'I'lrés il deslinalion;

(,lue si l'exercice ùe ce droit, pratiqllé imm èù ialemeJlt
pal' elle, a entrain e de3 l'éclamati ons de la pa!'t des destl-

L 01'sque l'acheteul' d'un (ouds de commerce ct interdtl li
SOn vendeu1~ d'ouvl'ù' un fonds simila1'I'e pendant lin
temps d éle1' m ùlé et dans u.n pé1'i1n è{re d élepmi1ié, et
qu'il a 1'evendu l lli-m~me ce londs avec la même 't'nterdic(t'OH, les droits qu'il a vait contre le vendeu1' p 1'im i t i(,au. cas d'in/"raction à cetteclause,passen t_ ils au. 80U8-

acheteU1'? (R és, af fil'm ., premièJ'e espèce , cle uxième espèce),

1" p , -

1889,

N ég "

3

�( :l'! )

( 35 )

rHE~lÈRE ESPECE .
( ARNOUX CONTRE

SIMIAN),

JUGEMENT,

priv é en da te du' 1" no0
1
,e pal' acte sous seinod
'st,'e le 10 janviH Slll van t, e
Allen u ql
1 ~84 dùment enregl '
d
vembre
,
, ur Méd tan le fo nds e com 1
S· . n a vendu au Si e
siem lnlla'
ait à Narseil e rue
t savons qu "l ls exploit
,
mel'ce de l'lO S e l " 1 landage ou clie n tèle et le droit
Desaix , 6, e nsemble ac la
au bait

~

.'
'1
- d cet acte Simian s étai t engagé, ne pas
Qu'aux terme. e e directen;ent ou indil'ectement il. la créa,
Mt'lil pendant un an dans la
créer ou partlclp r
,
' Il
' de commerce de l'lll a u
110n
,
dans llli, périm tl tre de ml e
ville de 1IIarse111e
et api,',eS,

mètres;
Attendu que le sieur Méritan a l ui- m ême vendu ,ce fond s
d comm erce an sieur Arnoux; qu'aux term es de 1 ac te lOt e'venu entre les parties le 14 novembre 1886,dùment enre:' t'é il s'était également interdit d'exe,'ccI' le commerce
oiS 1vins
,
,
des
et huiles dans un certam
p é"llm èt l'e ,'
ALlendu CJue le sieur Simian est venu s'insla ller rue
Desaix, 19 ;
,
Qu'i l y fa it de la réclame et de 1;;, publi èité pour atti rel:
ses anciens clients; qu 'à raison de ces agisse m en ts, le SleUl
AJonoux réclame la ferm et ure d u local ai nsi créé pal' Simlau
et la condamnation de ce dernier il. des dommagesintérêts;
Allendu qu'en vendant à Am oux le fonds de com,m er~e
dont s'agit, hléritan a cédé la client~le qu' il tenaIt llllméme de Simian ;
Qu'en s' install ant de nouveau ru e Desa ix , Simian reprend
ai usi la clientèle qu 'il avait cédée à Nél' it an et qu e re del'nier avait lui-même passée à Amoux ;

Atteudu qu 'il a pu y avoir entre Simian et Mé ritan des
accords li mit ant la durée de la prohibition qui était faite à
Simian de ne pa s exploiter à Marseill e un comm erce de vin s
pend ant la durée d'un an; m ais qu 'il n'a été indiqué pa,'
Simian e t encOl'e moills d emontl é, qu'il ait été fa it une
res tr iction qu elconque à la clall se du contrat lui défendant
de s'insta ller il nou veau dans un pé,'im ètre détermin é;
Attend u qu 'Arno ux se tro nve su bstitu é aux droits dll
sieur Méritan et à l'exercice de toutes ses actions; qu'on ne
saurait l ui imputer à fa ut e le fait d'avo ir Vu procéder il
l'ouverture du magasin eL à son aménagement sans avoil'

élevé de protestation s; que son acti un es t donc recevable et
qu e le Tribunal doit ord onn er la ferme tlll'e de ce local ;
Attendu qu 'il n'est pas élahli par Arnoux de préjudice
comportant l'all ocation de dommages-intérêts ;
l'al' ces motifs,
Le Tribu nal dit n'l'avoir lieu de procéder il l'enq uête
demandée par Simian ; de mêm e suite, dit et ordonne que
da ns les ving t- quatl'e heu res du prononcé du présent jugement, le sieur Simian sera tenu de cesser tout e l'ent e dans
le local dont s'agit ;
Ordonne la fermetlll'e immédiate du magasin dont s'agi t
e t ce, à peine de 25 f,', à titre de dommages- int érêts pa!'
chaqu e jour de re tard, et c'es t avec intorêts de droit et
dépen s, sa ns antres dommages- int érêts,
Du 9 aoùl1888, - P,'és" M, PALAI S, ju ge, _ P l" MM ,
pour ArnOUl, Stanislas GIRAUD pour Simian,

CHA NOT

DEUXIÈM E ESPÈCE.
(CORDEAU CONTO E DAR DIG NAC) .
J UGE MENT,

Atlendu qne le 12 janvier 1883 , Dardi gnac avait vendu à
un sien!' Nicolas lin fond s de café, sis boulevard Oddo, en

�( ,lU )

s'interdisant d'exercer :1l1Cllne indl1 st l'i.e similaire dans
'ayon de 1 500 mèll'es et pendant dix années; que le
.
N'
le l e '
même fonds a élé rev~udu eu 18ti" pal' le sieu r Icolas au
sieur poupon, et I1nalement en 1887 pal' le si eU\' Poupon
au sieur Curdeau, délenleu r actuel ; que dans toutes ces
l'eve!!tes sLlc('essives I1gul'ail , pOlll' chaque vendeur, l'interdiction ci-dessu , spécifiée, l'édu ile néanmoins, pour la dernière reven le, au rayon de 1,000 mètre,;
Allendu que Dardignac ayant ou vert el. exploi tanl"sous la
r1énom inalion du Caveau P ie'Te ,un londs de café-bu velte,
sis grande roule d'Aix, 188, soit ;\ 50 mèt l'es environ de
celu i de Cordeau, ce derniel' prél end exiger de Dardi gnac
l'exécu lion de la clause pl'ohibilive in sérée dans le contrat
passé le 12 janvier 1883 enlre Dardignac et Nicolas;
Atlendu qu'il n'exisle aucun li en de droit entre Cordeau
el Dardignac; que les deux part,es sont complèlemenl
étrangères l'une à l'autre; qu e la clause dont s'agit est une
obligation contractée pal' Dal'dignac à l'égard de son propre
acheteur , le sieul' i'iicolas, qui n'est pas en cause; que
ceilli-ci seul pourrait s'en prévaloir et non pas COI'dea'J , le
dêtenleur aCluel, avec lequ el Dard ignac n'a jamais pris
:l\lcun engagement; qu e décidel' autrement, c'est-à-d ire
donner à un délenleur qu elconqu e du fo nds en lili ge une
action pour pOllI'.ulvre pelldant dix ails l'exécu lion d' Iln e
obligation contractée pal' Dal'dignac à l'ëga rd d'un tiers,
se l'aiL dénaturer le caracl èl'e essenli el de l'obligation qui
n'est qu 'un lien de Moit entre deux per,onnes, puur consIilu pr, contrairement à la loi, un e sorle de servitude personnelle .u proUt d'une chose mobilière, quel qu'en soille
po~es.;eul'

;

Le 'l'1'ibun.1 débou te Cordeau de sa demande et le condamne aux dépens,
Du 3 sepfemb,'e 1888, - P ,'és" ~\. COl'VE , j1lge,

COMPETENce • -

LITI S P EN
l DANc r;;. -

HEPRÉl' gNT,\ NT . -

~ON.

RATIFICATION .

1{ENVOI
-

FACl tTATIF.

_

LI EU DE. LA LIVR \1-

~o"

E CHANT ILLON DÉPOSÉ. LIJW UE PAIEMENT
J '
•
'1'
' 1 I.~
NDIQUl!.. HAlTE A QUATnE -V IN GT-DIX JOun s.

L 'arlicle
171'
du Code dep"océdw'e , 1'etal,'j'a' 1a l'l'
d
l. !spena1~c e , ~'le ( azt pas au Trib unal investi te de1'nie1' une
obtzgat w n . de se d essaisz'J' de la cause; ce T ribunal a,
au co n{?'a z't'e, la faculté de la ,'eleni?', s'il se 1'econnai t
compélent ( 1),
L a ,'ali ficat ion nécessai1'e
l'a~'

11

pOUi' validp,' un conb'af j'ait
n ,'ep1'ésen~anf, 1'él1'oagit au /OU1' de ce contrat et

~01.t êh'e, pm' sUl te , ,'épulée donnée au. lieu mêm,e al;
tl a été (ail.
C'est , donc .en ce l/eu et non au domicile du COmll(ettant
qu~ a 1'altfié, que le marché doit être censé conclu au

1101nt9de vu e" de la compétence et dans Le /Sens de l'arti ...
cle 4;,,0 cl" Code de p,'océdltr e ( 2) ,
LO;:S9,I&lt;u ne ve.nte est (aile SUl' échantiLLon 1 te Lie" de la
'W1 alson, a dé(aut de stipulation e:L1J1'esse do it éll'
" épalé ét,'e ceh" où l'échantillon a été d époSé',
e
Lo ,.'squ'une ~en te est conclue .,;ans ln dicatio n eXpJ'e8Se dit
Lieu, de'
pat.ernent,
n'l ais avec la clause qIl e le ven d eu,'
/
. .
ow·,.u.t·~ ~ qtta' 1'e-v~n[/t-di.'C jOl/t·s S1W l'acheleH?', c'est

au dom.lc1le d e ce de?'nie?' que le paientent doit Ure
censé conven ".
h't il ea e{yt ainsi gl/Oique, postél'ieul'en1,eHt li cet accf))'d ,

Par ces mol ifs,

)\. PAcTn lER pour COl'deau,

( 37 )

Pl"

génel'ale,. vo COml}é tence , u" 33J
ri '(1) Voty. Table
·

e~enn,a

el

5 Ul. V -

e, Ibid, n" 201. - 'l~ Tabl e déce nn ale . Ibirl" n"
( .. ) \ 0)', cc J'e l.! . 188ft. 1. '286 el 1~ Ilot e.

136.

T a)Il e

�( av )

( 38 )
le velldem' ait envoyé à l'ache{e ul' Hile "'aüe et une lac·
ture pO I·tant mention de pa'i emeat au. dom,icile du. ven-

qu'il y il don c lie u d 'examiner si l'exception d'incompétence soul evée par Ledoux est fondée, avant de voir si le
Tribunal doit l'envoyer J'affaire pour cause de litispendan ce;

d ..... , si l'acheteur a immédialemellt protesté ( 1) ,
(NOVE LLA CONTRE LEDOUX),

Attendu que le march é ayant é té conclu à Marseill e e ntre le re présent a nt de Ledoux et No vella, n 'est devenu parfait e t d éfinitif que pal' la ratification de Ledoux; qu ' il es t de
jurispl'udence con stant e que cette rat ifi cati on rét.l'oagit au
,io ur oi! la promesse a é té faiie e t acceptée, e t, pal' sui te,que
le li e u de la promesse, anx termes de J'art icle 420 du Code
d'e cO !llmerce, est celui où le l'ep l'ése nt a nt a concl u J'affaire
avec la partie adverse;; qu'en J'espèce, Mal'seille é tait donc
le lieu de la promesse;

JUGEMENT,

Attendu que Ledoux a verbalement vendu à Novella la
quantité de 70 sacs café La GuaYI'a, livrabl es il Marseille ,
valeu r à quatre-vil!gt,dix jo urs; qu e des co ntestatio ns s'étant
élevées entre les par Lies SUl' la qualité de la marchandise
et les conditions de la vente, Novella a assigné Led oux par
devant le Tribuna l de céans pOUl' voir prononcer la résiliation de ladite vente, et a obtenu , il la date du 9 mars dernier, un jugement de défa u t lu i accordan t cett e résiliation ; que Ledoux a fOl'mé opposition à ce jugement ; que
son opposition est régulière en la forme e t qu'il y a lie u de
l'admettre ;
Au fond:
Attendu qu e Ledoux conteste la c,ompétence du Tribunal
de céans; qu 'il sout,ient qu 'il y a liti spendan ce, le Tribunal Ou Havre ayant é té saisi p1r lui du liti gesurvenu entl'e
lui et Novella ; q u'en outre, il prétend que le marché avai t
été conclu a u Havre, que la march andise était livrable a u
Havre et que le prix en était paya ble dans cette ville ; que,
seul, par coo;équent, le Tribunal de commerce du Hav re
a qualité pour counaitre du débat actuel ,'
Attendu, en ce qui touch e la litispendance, qu e le Tribu,
nal saisi le second a la faculté de renvoyer la cause qu'on
lui soumet" et peut la retenir, s' il est seul compétent ;

(1 ) Voy. quelques espèces analogues, ce j'ec. J ~8 J. 1. 1-13 pl 169, _
1885, l , 58,

,

Atlendu qu'aux term es des accords de; pal,t ies, la livrai,
son devait avoir lie n à Mal'seill e; 'lu e cette clause est à tort
con testée pal' Ledoux, et qu'i l l'l'suite encore de ('e fait , à
sa voir que l'échantill on é tait dépose chez Novella, que la
m al'ch and ise éta it livrabl e en ce tt e ville; qu'à rléfaut même
de sti pul at ion ex presse, et ell e ex iste el! J'espèce, i l est
logique de penser que les parti es ont entendu opérer la
li vraison de la marcha ndise au li eu Ol! est déposé l'écbant,ili on ~v ec qui elle doit ê tre comparée;
Attendu, pal' conséq u en t. qu e Mal'Seille é tant le lieu ùe
la pl'om esse et de la livl'aison , le Tribunal de céans est déjà
compé tent pOUl' connaitre de l'affail'e actue lle; nIais qu'en
outre, il est se ul compé tent, le prix ayant étê stipulé paya,
ble dans Marseille;
Attendu , en eITe t, gue Ledoux devait fournil' SUI' Novella
des traites il q Ufrtre -vin gt-dix iours; q uesi les m 0ts: payable dans JV[a1's eille n 'ont pas é té expre,sément prononcés,
il r és ulte des débats que telle é tait la convention des parties; qu 'en fait , aucune sti pulation con tl'a ire n'ayant été
formulée, il surusait d 'énoncer le mode m ême du paiement
rolll' pl'ouvel' que le paieme nt devait être elfec t,ué ft lIlar-

�( 40 )

'Il ' 'e 1 cela J les parties se conformaient il ull usage
S6l e J qu 1
•
constant, auquel on ne déroge que pal' une conventiOn
spéciale;
Attendu que, vainemen t, Ledoux a en voyé qu elqu es jours
plus tard il Novella sa facture porlan l, la, mentIOn: payable au Havre, et a soumis à l'acceptation de ce derme!'
une traite con lenanl les mêmes mots; qne Novella a pro,
testé avec tonte la di ligen"c voul ue et a l'envoy é à Ledou x
Irail e et facture; qu 'il a agi ainsi dans la pléni tud e de ses
droits et que Ledoux ne pou vait, il son gl'é, mod ifi er ainsi
les condilions d' une vente déjà parfaite; que si Ledoux invoque l'absence des mots : payable da1ls ltfa,'seille, en
l'élat des proteslations de Novell a, il y lieu, co nform ément
à la loi, d'interp réter conl l'e Ledoux, vende l1\', la pl'élendue
obscurité des accords; qu'à lou s les points de vu e, pal'
conséquent, Marseille él ait bien le lieu du paiement ;
Atteudu, en l'état, que le Tribun al de céans élant sen l
compétent aux termes de l'article 420 du Code de comm erce,
l'exception de litispendance ne sa urait être accueill ie;
Par ces motifs,
Le Tribunal reçoit en la form e Ledoux en son opposition
envers le jugement de défau t du 9 mars 188B, et stat.u ant
sur les excep tions so ul evées par l'opposant, l'en déboute, se
déclare compélenl, retient l'affaire, et l'envoie po ur l es
plaidoiries au fond à l'audience du '18 octobre;

( 41 )

AnMATEtR . -

C LA USE O'I::XONÊRAT ION

'fAI N B. -

F AUTE COMM JSE ,

MATE un ,

-

-

DES FAUTES DU CAPI-

PROFIT POSSI BLE POUR L'AH-

CLAt.:SE MA INTENUE.

E st valable la clause de la chm'te, pa,'tie ou du connais,
sement qui exonére l' m'mate,,,' de la ,'esponsabilité des
(a utes du cap itaine,
li n'en se,'ait aut,'ement que si la {a ut2 d" capitaine était
le ,'és1/.ltat d'une entente (,'audu /e use en t,'e lui et 80n
a?'m.ateu1",

0" la (aute du

L e cas
d'un

capitaine pou,'rait êi1'e la cau.e
p?'ofit pour l'armateur, ne saurait être assimilé

au. cas d 'en(en te fraudu leuse 1Jécesl)'ail'e POU?' vict'e1' la

stipu lation d'exoneration ,
Sp écialement 101'sq~'il résulle des accords que le (a ,'dage
était à la cha"ge de l'armement, la (aute qu'a commise
le capitaine en. négligeant de se procurer un /arda.Qe

su!'lisant, cloit être comptée au nombre de celles dont
l'a?~m, at eu 1'
ma~g1 'é

est exonb'é pa?' la clause ci-dessus, et ce,
l'économie de frais qu'a pu }J1'OCtl1'er à l'arme-

ment l'insu f fisance du (m'dage ,
(CAPITAINE JOHNSON ET DICK INSON ET C'
CONTRE MANTE FRÈRES ET BORELLI),

Condamne Ledoux aux dépens de l'incid ent, ceux du
défaut tenant,

No us avons rapporté dans ce rtcuei l (1888 , 1. 83) le
ju gement rendu dans celte "ffaire par le Tt'ibunal de commerce de Marseill e le 20 décem bre 188i ,

Dit 3 septembre 1888, - P "és" M, AR NAUD, ch , de la
Lég , d'H, - , P I" MM, AICARD pour Nuvella, AUTRAN pOUL'
Ledoux,

Appel par le capitaine Johnson et les sieurs Dickinson
et C·,
SUL' cet ap pel la Cour a réformé en ces termes,
ARRÈT ,

S UI'

l' appe l du capitaine:

�1

•
( 4"l )
Adoptant les motifs des prenllersjuges ;
Sur l'appel des sieurs Dickin so n et C·, armateurs :
Attendu qu'en adopta n t à l'encontre du capitaine les
motifs des pl'emiers juges , la Cour a admis qu e l ~avarie
dont s'agit provient du manqu e de fal'da ge qUI dOIt étl'e
imputé à la négligence du capita in e;
Qu'il suit delà que la clause de la chal'te-partie t.ranscrit e dans les qualités du jugem ent dont est appel, aux
tel'mes de laquelle l'armateur a s tipul é l'exon ération de
tout e res ponsabilité à raison rle la négligence du capitaine,
doit ètl'e appliquée à ladite avarie;
Attendu que les intimés n'ol1t pas contesté en prin cipe la
validit é de la clause de non l'esponsabilit é de l'arma te ur à
raison des actes de baraterie du capita ill e, se conrormant
ainsi à la jurisprud e n c~ de la Com de céans, in a ug urée
par un arrel du 17 mars 1875 et confil'm ée par un arrê t de
rejet de pourvoi rendu par la Cour de cassation , à la dale
du 14 mars 1877 ;
Qu'ils onl soutenu qu 'elle est in applicable dans le cas où
la raut e du capitaine poulTail être so upçonnée d 'avoir pu
résulter d'un concert frauùul eux e n tl'e lu i e t son arma-

teur ;
_\llendll qu'il est incont establ e que les a rm a tem s ne pell vent s'exonérer , aux termes de l'article 2 17 du Code de
commerce, des falltes de le urs proposés s' il s en son t participants ou complices; qu' une stipulation de cett e nat ure
serait contraire à la loi et aux bonnes mœu rs;
Mais qu 'il fa ut que la participation ou la complicité de
l'armat eur soit certaine; qu e la fl'aude ne se présume pas
~t qn'il incombe à celui qui l'all ègue d'en faire la preuve;
Attendu q ue les premiers ju ges déc laren t que rien dans
la cause ne permet d'imput e r aux armatenrs un concert
fl'audule ux a vec le capitaine ;

( 43 )
Att endu qu e le soupçon qu' il s font rés ulte r du btinéfice
qu 'aurait e u l'armate ur, en l'absence du fardage , soit pal'
l'économie des dépenses qu'il eù t occasionnées, SOit par
l'au gm enta tion dn fret, produit pal' l'economie de la place
qu'il a urait occupée, ue sa urait équivaloir à la certitud e du
concert fraudu leux qui est nécessaire pour vicier la stipulation d'exon ération; qu e, d'ailleurs, l'intérê t de l'ar m ateur à un mince bénéfice n e saurait être comparé à l'intérê t bien plu s grand qu 'il avait de ne pas enco urir la res ponsabilité de l'avaried'ull chargem e nt importan t;
Que, de plu s, en consu ltant la charte-partie, on voit que
l'affré teur avait la faculté de fournil' le fardage en ob jets
dé te rminés fran c de fret ou à demi-frê t; que J'exercice de
celte facullé aura it mis à néant toute combinaison de
J'armatem ;
Que ces circoll stances sont de nature à rendre invraisembl abl e la préso mption d'une entente coupab le en tre J' a~ma ­
teur et le cap it aine;
Qu'il ne sau rait, d' un autl'e côté, être question de participation directe de l'arm ate ur, qui e,t domicilié à Newcatl e,
dalls la faut e d u capitaine, ce dernier se trouvant dans un
port de l'Afriqu e ol'ientale au m omen t où il se r endait
coupable de la n égli gence qui lui est reprodlée ;
Qu'i l suit de là que la clause d'exonél'ation des fau tes du
capi tain e n e sau rait être restreinte dans son application Il
raiso n des fa it s qui sont étrangers à J'armate ur ou de sup positions qu i u e sont ri en moi ns que Vl'aisemblab les;
Qu'il y a lie u , en conséqu ence, de réformer le jugement
dont est appel ;
Pa r ces motifs,

1a Cour confirme à l 'égard du ca pitai ne Johnsoo le j ugem ent dont est, appel , le réfor me h l'égard de l'armate ur ;

�•

''

(
)
Dit qu e les in timés leul' paiel'Ont le sold~ du fl'el
sans déduction des sommes allouées il ces derlllers contre le capitaine, pronon ce le l'envoi des parties de vant
Id' Lejourdan maint enu en cas de c.ontestation sur le so lde;
co nd~mn e le capitaine a u x dépens , sau f ceux de la qualité
des armateurs qui sont mis à la chal'ge de ManIe fl'ères et
Dorelli de Régis alnol ; ordonne la restitution de l'amende,

Cour d'A ix ( 1" Ch,) - Prés"
M, CHABn I NIAc, - M, GRA SS I , av, gén, - PI. , MM. D' LAn uE
~du barreau de Paris) et Paul RIGAUD.

n u 11 aV"il 1888, -

ABORDAGE . DE

RAPPORT DE MEn. -

L'ACCIDENT . -

VlTESSE.

-

T EMPS DE

ApPRÉCIATIO N . -

PIlESCIUPTION S. -

ARTICLE

ENONCIATIOnS. BII UMf..

-

IH:G LE ;\I E~T DB

23. -

i\IO~lf.NT

DIMINUTION Dt:

1884. -

CIRCONSTANCES

PAIl-

TICULIÈRES,

Lorsqu',t s'aflit de "echel'che,' tes caMes ct'un abm'dafle, tes
énonciations des rappo1'·ts de me1' "éfjul1:el'S et non
d ément is par les circonstances de la cause, doivent l'em-

pm'te,' SUI' toutes tlJ8 autres app,'éciations ou présomptio ns, quetque flt'aves qu'eites pu issent éb'e ,
SpéciaLement, Lorsque La minute p"écise de l'accident a
de l'im.p01'(ance, qu'un des rapports de mer la fixe avec
précision et esl confirmé ql/ant à ce pa,. les "ésuUats
d 'tine ellquéte, et que l'autre 'l'apport de met', indiquant
un aut1'e moment , ne le lait qu,e d 'une manièl'e aPP"oœimative, on ne saurait, sa ns tombe r dans l'arbi t }'aù'e,
prendre une moy enne entre ces deux instants, et on
doit sen ,'é(é"e&gt;' à celui des deux "appm'ts qui détermine avec précisio n le moment OÛ l'abordage s'est

p1'Odnit.
L'article 13 du ,'èfltement lntfl'llationat ct" 1" septemb"e 1881, qui i mpose à tOLIt nav;,'e, en temps de br "me ,

( 4;' )
b,'ouilla1'd ou neige, de modérer sa 'L-ilesse, ne lwescl'it
li cel eflard al/cltne !tmile, et laisse L'app,'écialion de
la vitEsse à conse1've ,', à la prudence du capitaine, et ,
en cas de co"Y/.testatioJ/, ci la sagesse des T1'ibunau:J:

compétents ,
Spécialement , un '/Japeu?' qui, lorsqu'il ma1'che en 1'olde,
file onze nœuds et demi ci l'heu1'e , est réputé avait1nodé1'é sa vitesse en temps de b1'ume, lm 'sgu'ü l'a
1'éduite à s1.·x nœu ds au maximum.

Le capitaine ne saurait donc ét/'e, de ce chef. p}'é~'wné
responsable de l'abordage SU1'venu, alm's sw,toul qu'il
a rempli to ules les alll1'es jJ1'CSC1'ip t1'ons du }'eglc171ent
pow'les (emps de brume,

Si ['m"tict. 18 du "èfJtement ci-dessus ],,'esc,'i/ de slopper
et j'aù'e 1nachù;.e en a1'J'iel'e eÎt cas d aPP,'oche de de ux
vapeurs, l'm'(zele 23 prescrit aussi de leni?' conlple de
(ous les dangers de la navigation el des circonstances
pa1,ticui'ièl'es qui peuvent jOl'cer ci s'écarter df: ces
"èfltes p Ollr éviter u" danfl'" immédiat,
J

P a1' suite, n'est pas en faute lin capilaùle de vapeu1' qui,
entendant &lt;i bdbo"d le sil/let d'un aut,'e vape,.,. rapp"oché, 11'lais dont la b1'ume lui cache la route, d01111e
o1'd1'e de venù' tout ci l1'ibo1'd et de (a i1"e machine en
1'oule à tOI/te vitesse .
( FRAISSI NET ET

C
8

COi"\TRE COMPAGNIE TRAN SATLANTIQUE ).

Nons avo ns rapporlé (ce rec, 1888. 1. 154 ) le jugement
r end u dans ce sens pal' le Tribunal de commerce de Marseill e le 30 janv ier 1888,
Appel pal' F,'aissin etel C'. Appel incidenl pal' la Compagnie Tran sa Li antique,

�(

"~

)

ARRtT.

Sur les conclusions prin cipales de l'appelante et sur les
conclusions de l'appel in cident :
Adoptant les motifs des premiers juges;
Sur les conclusions subsidiaires de l'appelan te:
Atlendu qu e d'après tous les docum ents d II procès, et
notamment d'après le rapport des exper ts, la cause essentielle de l'abo rdage est im pLl table à l'intensité de la brume;
qu'il n' y a donc pas de douLe sur cette cause;
Qu'il y a là un fait de force majeure;
Que la faute du capit aine Marini a été éca l·tée dans
l'a ppréciation qui a été faite de l'appel principal ;
Oue, dès lors, c'est le paragraphe premi er, et non les
paragrajJhes deux et trois de l'article ·iO?, qu' il faut apph-

quer;

AFFnÉ'l'EM~NT. - - PORT ESPAGNOL. FRET. -

-

BON IFICATION SUR LE

DROITS DE DOU ANE. -CLAUSE OU CONNA ISSEMENT.

CHARGE DE LA MAR CHAND ISE. -

INTERPRÉTATION.

L 01's gu 'un cOllnaissement p01'te une clause imprimée
metlant à la chm'ge de l'affréteur los d, 'oils de douane
dont sf,1'ait [j1'evée la 1nm'chandise au. cas où eUe sera1l
déba"quée ell E spagne, et ~ lIe, d'aul"e pal'l, la ch arte·

pa,'lie st ipule lin (ret pou,. le tl'an'pm't dn cha"gem en t dans

lIn

port du Jl.lord, a vec b01uj icalion déle1' -

minée si la destination est Barcelone, et bonification
plus (ol'le si c'es t Cette, Marseille Ou Géne.1 , on ne
satt1'a1t voù· dan s ces clauses de la cha1·te -pœl'lie aucune
dé,'ogation li celle dn connaissemenl, el /'aff;'étew' qui
a dirigé le navire su,' Barcelone, ?le peut ,'éclamel' de
l'œrmemen t , en. sus de la bonification prévue sur le (l'et,

le mOlltallt des droils p,,'çus pal' la douane e-'pagnole.

SLlr les concl LIsions subsidiaires de l'intimée:
Attendu que la ca Llse est suffisamment instruite et qu'e n
l'état de la solution qui précède , il n'y a pas lie u d' y faire
droit ;
Par ces moLifs,
La Cour confirme le ju gement dont est appel ; condamne
la Compagnie appelante à l'amende de son a ppel principal
et aux dépens, et condamne la Compagnie Tra nsatlanti4ue
am dépens de son appel incident,

D u 20 juill 1888. - Courd'AixO"Ch.) - P,'és., M.
CHABRINIAC. M. GRASSI, av. gén, - Pl" MM, ABRA" et
WALDEC K -R OUSSEAU

(du barreau de Paris).

( DRP.YF US rntREs ET

C'

CONTRE CYPRIEN l'ADRE ET

C·)

JUGEMENT .

Atte ndu que les sieurs J. Drey fus et C' ont affl'été, à
Buenos-Ayres, le navire Diolibat, appartenant aux sie urs
Cyprien Fabre et C', pour alle r prendre e n rivière de La
Plata un chargem ént complet en blé ou maïs et le portel'
e nsuite en Europe, soit SUl' l'Océan, dans l1l1 porL com pris
e ntre le Ha vre et Hambourg, so it, dalls la Méditerranée,
dans l'un des ports de Gibra lt ar à Messi ne;
Ou 'une boni fica tion de 5,000 fI' . était allouée aux affré teurs d ans le cas où le nav il'e sera it dil'igé s ur Barcelone, et
de 10,000 fr. s'li était dirig~ SUl' l'un des trois ports de
Cette, Marsei lle ou Gênes;
Oue le but de cette bonificatiou était d'amener le navire
da ns la ~I é diter l'a n ée et vers SO li por t d'attac he;

�( ',8 )
Attendu que le fI'et, dont le tal1~ a été déterminé, entre
. ct , 't êt re réalé
sur le pOids brut de la m a l chan partles, eV31
c
.
dise déchal'géeau port de déba rqu emen t,
ALtendu qu'une des clauses expresses des cono a i s~ements
employés pal' les sieurs Cyprien Fabre et C', laIsse à la
ch arge exclu sive de la marcha nd ise débarquée dans un
port d'Espagne, les droitsde douane dllS, « de d éc ha~ge»
imposés à tou te marcha ndise qUI en t,'e l'a, un des pOl ts de

ce pays ;
Que, dans l'espèce, le déchm'gement du l!iolibat s'étant
effectu é à Barcelone , ce droit s'es l é levé à ',559 fI' , 60 ;
Que DI'ey (us frères,ayant été contraints d'en l'égler l'équivalent dans le freL exigé par les s ,e urs Cypl'len Fabre
et C', I~ur en demandent la restit utio n :prétendant e n avoil'
été impli citeme nt exonérés par les accords;
Qu 'ils indu isen t ceti e conséquence de ce fa it qu'il a été
é tabli pour Barcelone une a llocation de bonification infériel1l'e de moitié à celle allonée pOUl' Cette, Marseille ou
Gênes, précisément ;\ cause de l'o bligat ion par les sieurs
Fabl'e et C· de supporte l' e ux-mê mes ces dl'oits de clé charge ;
Mais qu e cette conséquence tirée de la différen ce des
deux bonifica tions, n'est pas admissibl e; qu'ell e s'explique
exrlusivem ent par J'int é l'êt év iden t des propr iéta ires dn
na\'ire 'ù iolibat d'amener ai nsi, pal' un a plus gl'ande concession SUl' le fl'et, les affréteu l's;\ l'en voyel' déch al'ger il
son pOl't d'attach e ou dans des pOl't s voisins; qu e celte con cession ne peut avoi r d'autl'e ex pli cat.ion ra isonnable, puisque, en adoptallt le système des affl'éteul's, les sieul's
Cyp,'jen ~'abl'e et C· aU l'aien t à s upportel' à Barcelo ne
12,559 fi' . 50 c" montant cumlll é de la boniOcation et du
dro it de décharge, c'esl-à-d il'e bzaucoup plu s qu'à Cette,
Marseill e ou Gênes;
Attendu qu'il a bien été en tendu en tre les par ties que
toutes les clauses du connaissem ent dont se sert la Compa -

( 4g )

gnie défenderesse, qui seraient contraires a ux clauses de
l'affrètement, n e prévaudraient pas contre ces dernières'
mais que celles -ci précisément sont. demeu rées muett es su;
le point de savoir à 'qui iucomberai ent les droits de
décharge en Espagne; que la c la usp spécialè et relati ve à
ces droits dans le connaissement ne contenait donc rien de
contraire à ce qui a été convenu entre fréteurs et affréteurs ;
Que l'obligation du propriétaire de la marchandise vis- àvis du fi sc espagnol était donc ma inte nu e comm e au con naissement, les sieurs Drey fu s frères et C· n 'ay ant pas
exigé qu'e lle y !ùt effacée ;
Par ces motifs,
Le Tri bunal déboule Dre yfu s fl'ères et C' de leu r demande, avec dépen s,

D u .3 oclob1'e 1888. - P rés " M, ARNAUD, ch, de la
Lég. d'H, - P lo. MM , TALO," pour Dreyfus, AICARD pOl1\'
Cyprien k'abre et C',

SOCIÉT É. -

P UBLI CAT ION . -

DISTAN CES. -

DÉLAI O'UN MOIS.

S I ÈGE SOCIA L NON INDIQUÉ. -

-

D ÉLA I DES

D OrlllC ILE DES

ASSOC IÉS.

L e délai d' un mois, que la loi du 17 juillel1867 a fixé
pou,' la publicalion des ac/es de société, n'esl pas suscep/ible d'altomenlation à m;'on de la distance qui
po'u1','ait se (,'ouve,' entre le siege social et le t,,'eu où
l'acte a été sioné.

Dans 1. silence d'u" acle de société
social,

0 11

S'/7'

le lieu d u 8i~oe

d oit p l'ésumer que ce h:eu est celui du domi -

cile des associés.

1"P, - 1889 ,

4

�( ,,0 )
( C ,UfOI ~ CONT RE

ACHARn

(
ET

HOPKINSON),

J UGBMENT.

'
d
' e par ac te dll 25 juillet 1888, -enregistré à
Atten u qu ,
C
'
' t
rré à
Paris I ~ 27 aoù t suivant , Enm na ld amo m ses , enga o ,
verser une commaIl dl' te de 50 ,000 fI', dans un e SOCIé té LOUIS
H
'd t C· 'ex ista n t en tre Ach arcl Alfred e t Hugh opAcllat e
, l'exploitation d' un e conceSSIOn
'
d l' le de
e I g!
'
•
l\.lllS0 n , pOU l'
bateaux de Dakar à Gorée (Sénégal) ;
d'après l'ar ticle 61 de la loi sur les socié tés
ALi en d u qu e
,
l'
d
't
du 17 jui llet 1867, cet acte, pon r devenu' l'égu ,1 er , eval
être publié dans I ~ s formes von lues pal' les a r tICles 55 et
suivants de cette m ême 10l;
Attendu qu 'il n 'a été fait, à l' heu re ac tuelle, encore
a ucune publica tion :
défendeur, pré tende nt qu e, le siège soc ia l é tant à
Oue 1es
' é
,
,
'
Is
pOllr l'emplir ces form a l 11
Sd
a u 'lt p Ol' t , 1e.•
Dal\al , lont
,
.
D lM'
délais de d istance, non encore ex pirés, e n tl '~ ~ ,{a r et at seil le, conform ément a ux di spositions de 1 ar ticle 1033 du
Code cie procédure civ ile;
Mais que cet ar ticle, exclusiven:entrelatifa u x dé la is en
matière d'aj ournem ent s, ne sau ra it ê trea ppltq ué en la m a:
ti èreactuell e où la loi a précisé des déla iS de ri gue ur qUI
n e saura ient être étendus so us prétexte de dislance et d'éloigneme n t du siège social ;
Oue la loi n'a pas réserv é ces dé lais de distan ce, les parties pouvanl tou ju ur, prévoIr, daus le urs acco rds, les nécessi:és déri van t po ur e\l es de cett e di stance e t de ce l élOlgne'
ment, et fi xe r, en conséqu ence , la da te de le urs accords el
le point de dépar t de leul' société;
Atlen/l u, au su r plus, dans l'espèce , 'lu e la Socié té Lou is
Achard et C' n'a é té ell e- m ê me jamaio rég ll lièrem ell t.

~1

)

publi ée ; llue 'c'es t dOllC Ull e pUl'e socié té de fa it, de la nu l ·
lité de laqu ell e Rom ua ld Ca moin pe ut exciper pour se
dégager des acco rd s du 25 j u il let 1888 qu i en cpnsLitu era ie nt un e m od ifica lion a nnexe, pa rt ic ipa nt de r,e tle m êm e
nul li té acq u ise a u mome nt mê m e .lesdits a ccords ;
Mais attelld u qu e, mêm e en consid é ra nt la Société Louis
Acha rd et C' comme .-éguliè re, il n 'y est ind iq u é a uc un
siège soc ial ; q u 'i l n 'y a don c a ucun e ra ison plau sible d 'a d ·
m e ltl'e Da kar com m e siège soc ial ; q ue Da kar peu t ê tre le
siège de l'explo it ation san s ê tre le ~ i ège socia l et q u e, da ns
le si lence des parl,ies, c'est là où les associés sont do micil iés
que doit ê tre considé ré dev oir se trou ver le siège socia l ;
Oue les m embres de la Socié té Louis Ach ard et C' son t
to us dom ic iliés en F ra nce; qu e soit à Ma rsei lle, soit à Paris
où résiùen t les assoc iés , les publicat ions n 'ont pas e u lie u
dans le dé la i d ' un m ois comm e l'ex ige l'arl icle 55 susv isé ;
Pa l' ces motifs,
Le Tribunal décla re nuls e t non avenus les accords du 25
juill et 1888 in ter venu s en tre les parties; débou te ..\.~ha rd
e l \ '{ , r t H, Hopkinson de leurs fin s et con c.llIs ions et I ~~
condam ne au x dépens ,

D u 11 oclobre 1888, - P ,'és" M, ARNAUD , c h , de la
Lég, d ' H, - P l" MM, R lnTH Él. EMi pOUl' Ca m oi n ,
pO li r les défende u rs,

M AND AT . -

SUBST I TUTION . -

ACTION DIRECTE . - CO~PENSATION

ENTR E L E SU BSTITUANT ET LE SUUSTITUÉ .

Le mandan t l'eId, dans t ous les cas, agir di1~ec(ernent
conl,.e la P.,'so'l1Ie que le mandalaire s'est subslituée
(art ,' 199 4 C, civ ,)
Le mandataù'e substitué ne peut opposel' a il 1nandant

�( 53 )

( 52 )
ui factiollu e e,,, "eddition de compte, les compellsa-

qtions qui" se se,'ale/!
. t op"
é ées ent,'e h.i et le subs/ituant ,
(VVATTIER ET SIMON CONTRE AD.L ET DELARUE).
JUGEMENT.
Attend u que WaLLier eL Simon ont donné mandat à Abel
.'
. de livrer pour leur compt e à un
,raOCOlS
. sieur
d' Glément
.
dive;ses marchandises vendues à ce dermer eL encaIsser
le prix au luI' et à mesure des livraisons;
Attendu qu'à un moment donné, Abel ayant à s'absenter,
s'est substitué un mandataire en la personne de Del ~rue,
lequel s'est mis directement en rapport avec ' Vattier et
Simon a correspondu avec eux et exécuté leurs ordres en
laisant des livraisons de [marchandises dont il encaissait
le prix ;
Attendu que Wattier et Simon ont ciLé en reddition de
comptes Abel et Delarue, conjoi ntement et solidairement,
leur réclamant une somme de 344 II'. 30 c.;
Attendu qu'Abel fait défaut ; que la demande doit être
tenue pOUl' justifiée à son encontre;
AUendu que Delaru e, défendeur comparaissant, prétend
avoir rendu ses comptes et réglé avec Abel, son mandant
direct, et dénie à Wallier et Simon toutes actions à son
encontre;
. Attendu qu'aux termes de l'article 1994 du Gode civil ,
le mandant peut, dans tous les cas, agir directement contre
la personne que le mandataire s'est subslit uée ; qu'il est de
jurisprudeIlce constante que la compensation qui se serait
opérée entre le mandataire substituant et le mandataire
substitué, ne peut être opposée au premier m andant; qu'en
l'espèce, Delanle, qui s'était mis en l'apport direct avec les

mandants et agissait en pleine connaissance de cause ne
saurait exciper d'aucune compensation ou règlement'intervenu entre lui et Abel, à l'insu ou contre le gré de
Wattier et Simon;
Pal' ces motifs,
Le Tribunal, statuant par défaut à r encontre d'Abel
Fran çois et contradictoiremeut à l'encontre de Delarue ,
condamne les délendeurs, conjoin tement et solidairement ,
à payer à Wallier et Simon la somme de 344 fI' 30 c.,
montant des causes de. la d~mande , avec int érêts de droit
et dépens;

Co mmet Conlet, h uissier de service, pour la significat ion
du présent jugement au ù ~len deur défaillant.

Du 17 octobre 1888. - Prés ., M. COUVE, juge. -PI.,
M. BÉRENGER pOUl" Waltier et Simon.

COMPÉTENCE. -

SOCI ÉTÉ POUR LA CONCESSIO N DE MINES.

-

CARACTÈRE CIVIL.

Est civile et non com1ne1'ciale une société jm'mée pOtt1'
pou1'suz'vreïa concession de mines, afin de les nlettre
en exploitation (1).

(VERRIER CONTRE BLIN DE SAINT-ARM,IND).
JUGEMENT.

Attendu que Bliu de Saint-Armand oppose à lademande
de Verrier une exception d'incompétence;
Allend u, en effet, qu'i l n'est point commerçant, en sa

( 1) vo)'. ce roc . 1888 . 2. 108. -

j ~8 6 .

1. ?39.

�( 54 )

( 55 )

nalité de directeur ou administraleur délégué de la
~ociél é des Charbonnages des Bouches-d u - RhOne ,
" lé a p01l1' but de pou rsnivre la concession
Oue cette SOCle
l
'
,
d
h
de mlOes e c al'bons , dans ce département , pour es mettle

Que dans ce cas le non, com merçant doit procéder devan t
le mêm e Trib ll nal de commerce qu e to u ~ les autres défendeurs en cau se; mais qu'il n'en est pas ainsi dans la cause,
Bli n de Saint -Armand étant se ul défendeu r ;

en exploita tion ;

Qu'une Société de ce gem e ne peut avoil' qu' un caractèl'e
purement civil ; que sa cons Li tùtion n'est, en elIet, que
,
' P. et qu'elle est destin ée si la conceSSlOn est obprOVl SOll'
d
tenue à son proliL,à devenir défmili ve,mais en ayan t, e par
la volonté expresse de la loi, le ca:'acl ~re, essentiell ement
d
ciété ci vile' que la pério~, e pl'ovlSOIre ne peu t donc
e so
,
1
l
' ' d
revêtir un caractère commercial , pas p us q ue a pel'lo e
défi nil ive qu'elle précède;
ALlendu, dès lors, qu'au moment où les bi ll ets récl ~ m és
à Blin de Saint- Armand out été souscrils par hu , I I n était
pas commerçant ;
Que la présomption est donc qlle les bille ls n'ont éle
créés par lui qu 'en paiement d' une créance pu rement
civ il e et que Blin de Saint-Armand pl'é tend qu e les marchaudises qu i lui ont été fouruies, on t été app liqu ées à des
tra"aux à faire à un immeuble personnel ;
J

'

Qu'il ne suffit donc pas que les bill ets so ient causés
valeur en marchandise pour qu'i ls soien t considérés
comme acte commercial v i s-à-v i~ du défend eur et que
celui-ci soit justiciable, par ce fait, du Tribun al de commel'ce;

ALlendu que la sou criptioll d' un bill et à ordre, 11 la diffél'en ce de la lettre de change, ne constitue pas pal' ellemême un acte commercial ;
Qu 'ell e ne soumet à la j uridiction comm erciale le noncomm erçant dont la signatu re l' fi gure, que si, d'autres
signatures de comm erçanls l' fi gurant, ceux-ci sont cité;
en même tem ps que lui ;

Pal' ces motifs,
Le Tribuna l se déclare incompéten t sur la demande du
sieur Verrier ;
En co nséq uence, l'envoie parti es et matières par devant

qui dedl'OÎl ; dépens à la chal'ge de Verrier,

D u 18 oclob,'e 1888, - P,'és, , M, AnNAu D, c.h , de la
Lég, d'H, - P l" M ~l. ARG YnIADÈS pour VelTier, B.\"'~IER
pou" Blin de Saint-Arm and,
V ENTl-.: A LIVR ER .
-

E XP ER'fIS E. -

-

CONTESTATIO:-l SUR LA QUALITE.

F RAIS FtUTS PAR LA MARCHANDISE.

L'acheteu?' d' une ma1'chandise qui p" étend avol'}" d1'01,"{ à
resihatio n 1'0"1' défaut de qualité , lorsque les acco,'ds
ne hd pet'me tten t que de demander d es bonifications,
est en (a ute et do'i t support." les fi'ais latts Pal' la
marchandise pendant le temps que sa p,'étention mal
j'o ndée a ( ait perdre ,
J

L'achetem' qu i conteste la qualité de la mm'chand;se, et li
qui son ve nd eur off"'e la liv1'aison sous ,'éset've, a/..'ec

1,,'i8e d'éc hantillon pOU1' s,,'v;" de base li un ,'èglement
ullél'i.." " n'est pas tenu d'accepter cetle off?'e et peut
exiger que l'expertise ait lieu, non SUl' échantillon,
maz's su)" la Jnarchand't'se elle-même.
E n co"tséquence, les ( l'ais cau sés par le s~JOU1' de la ma1'clzandise sm' le quai pendant le temps de l'e.rpertise,
doivent, en p areil cas, ~b'e supp01·tés pm' le vendeur,

s'il est en définitive condamné li "ne bonification (1 ) ,
( 1) Voy. ce rec. 1888. l. 36 el l e~ précédents indi qués en note.

�( 57 )

C 56 )

CA.

RACINE ET FILS CONTRE

H.

BEAU ET

C·).

JUGEMENT.

Attendu que les 300,000 kilos coprahs verbalement vendus le 24 mai 1888 par A.Racine et filsà H. Beau et C', qualité marchande et de recette,toutes contestations pour défaut
de qualité à régler var amis communs, sont arri~és à Marseille en aoùt su ivant, et que le 18 un ordre de ltvralson a
été remis a ux acheteurs; qu'i ls l'o nt renvoyé il leurs vendeurs, sous le moHf que les coprahs n'étaient l,as de qualité
:narchand~ et de recette et qu'il était impossible d'en
prendre livraison ;
Attendu que les sieurs H. Beau et C' n'ont pas réclamé de
bonification etque, par suite, lem but était la résiliation ;
Que, la résiliation ne pouvant leur ètre accordée pOl1l'
défaut de qualité, d'après les accords, A. Racine e t fils ont
été fond és à protester, le 25 août, du refus de prendre la
marchand ise et des conséq uences de ce re fu s; que le 29,
n'ayant pas de réponse , ils ont sommé leurs acheteurs, par
exploit de Peyroutet, huissier, d'avo il' il prendre réception
de la mal'chandise, leur olIrant de laisser en lever celle-ci
sous réserves et avec prise d'échanti ll ons pour être ultérieumen t procédé, soit par ami s communs, so it autrement, à
tel règlement que de droit ; que ledit exploit contenait, il défaut de ce faire, citation devant le Tribunal
en autol'Îsation de vendre aux enchères et paiemen t de
dilIérence ;
Attendu que si,jusqu'au 29 août,les sieurs Beau et C' sont
en faute d'avoir prétendu droit IL nne résiliation qu'i ls ne
pouvaient réclamer, et s' ils doivent garder tous les frais
faits par la marchandise jusqu'audit jour à leur charge
exclusive, ils ne peuvent plus avoir il les supporter il partir
de cette da le ; que ci tés devant le Tri bu na l, en présence

d' nne expertise prealable qui s'imposait pour fixer et déter miner le quantum de la bonification qui pouvait leur être
due pour défaut de qualité et avarie,i1s n'avaient pas à retirer la marchandise avant qu'elle eùt pu être vue et vérillée
par les experts ,non point sur de simples échant.illons prélevés antérieurement à l'expertise, mais dans son ensemble;
Que, sans doute, en offrant de laisser retirer la marchandise, sou s réserve de procéder au règlement devan t amis
comm uns ou autrement, c'est-à-dire par justice, les sieurs
Racine et fil s indiquaient bien implicitement qu'ils se soumettaient au paiement d'une bonificatIOn éventuelle', mais
que, venant en justice pour faire établir leurs droits, ce
n'était point une olIre de ce genre tout à fait indé terminée
qu 'ils avaient à faire, mais l'oll're de i&lt;l bonifica tion même
réell e et elIecti ve due par eux à leurs acheteurs pour défaut
de qualité; qu 'en ne fixant au cune olIre précise, A. Racine
et fils dénia ient tacitement qu'il existât un défallt de qua lité et partant qu'il fùt dù une bc,nification qu elco nque;
Que par cett e dénégation ils autorisaient la prétention
contraire et, pal' suite, la résistance de leurs acheteurs;
Attendu qu e l'expertise, qu i a eu lieu ultérieurement, a
dém ontré que cette prétention des sieurs H. Beau et C'
éta it fond ée et que leu r résistance, en réclamant une boni fi cat ion, éta it juste ; que sur une parti e des coprahs, en
elIet, les experts leur allouaien t 2 1/2 % et sur l'a utre partie 1 et 3/4 0,0 ;
Que les sieurs A. Racine et fil s ne leur avaient rien oiiert
dans leur exploit du 29 aoùt précitê, et que si, postérieurem en t et avant J'expertise, ils ont oiiert verbalement un
qu antum qu elconque, il s'est trouvé fort au-dessous de
celUi qui était dû;
Attendu que, dès le dépôt du rapport des experts, les
sieurs H. Bea u et C' ont oiiert de prendre réception des
coprahs, sous dédu ction des bonifications allouées par l'ex-

�(58 )

1

pertise ; que si ce retirement n'a pu avoi r lieu de lenr part,
ils n'en sauraient être respon sables, à partir du 3 oc tobre,
jour du dépOt du l'apport, pal' suite de la prétention mal
fond ée des sieurs A, Racine et fils de leur fail'e payer la
tota lit é des frais faits par la marchandise e t des fra is judiciaires qui sont, au contraire, à la charge exclusive de ces
derniers, depu is le 2 aoùt ;
qu'aucun pesage n'a eu lieu

ALlendu
remenL;

contradictoi _

;,a )

l'al de ce siglle, quelle q"e soit la (orme sou. laquelle il
.e malli(este (1 J,
Il rie peut, par suite, empéch .., un aulre industriel de
p1'endre pOUl' mat'que Ulle autt'e cl'oix,

s~it · y

a, ent1'e

l'une et l'autre, des di/Té,'ences qui les jas.ent aisément distinOttet".
(BE LLON CONTRE BARJA VgL).

JUGEMENT .
Pal' ces motifs,
Attendu que J,-D, Bellon reproche à A. Barjavel et C' de
lui faire une concurrence déloyale en cherchant à produire
un e co nfu sion dans le pub lic e ntre ses produits et les leurs
au mo yen d ' une marque combinée à cet effet;

Le Tribunal, sous l'offre pal' les sieu rs Il. Beau et C' de
prendre etretil'er la marchandise,sous déduction des honjlicalions déterminées par les expert s, et Il la charge par
lesd its H, Beau et C'de supporter tOtIS les fraits faits pal'
la marchandise jusqu'au 29 aoù t 1888, laisse tous autres
frais fails pal' celle marchandise et tous frais jud iciaires
d'expertise et accessoires à la cha l'ge des s ieul's Racine
et fi ls; dit que le l'èglement qu i doit être fait entre les parties, aura lieu conformément au pesage qui devra avoir
lieu entre elles contl'adictoiremen t et vale ur dudit jour;

Attendu que les sieurs A. Bal'javel et C" ont adopté pour
marque spéciale de leu rs savons une forme de croix consislant en un e barre verticale en travers de laljuelle sont
p lacés deux bras horizonta u x d'éga les fp'a ndeu rs et à distance tell e l'une de l'au lre que, d'a près Bellon, si la bane
était co upée au milieu de l'intervall e qui les épare, il en
résu lterait deux cl'oix qui sera ient, en fait, idenliques à la
croix que J,-D. Bellon a adop tée 3ntél'ieUl'ement pour sa
marque, et qm es: une croix de fOl'me ordinaire, c'est-àdire composée de quatre bl'anches ega ies;

Les dépens Il la charge des sieurs A, Racine e t fi ls,

Du 23 octob,.e 1888, - P,'ès, J\l ARNAUD ch d l'
Lé d'
"
. e a
g. H, - Pl" MM . BLANCHARD pour Racine, SENÈS pour
Beau et C·.

PROPRIÉ:Tt: INDU,S,TRIELLE. -

MARQ UE UE FABRIQUE. _

-

D IFFÉRENCES,

1YPE GÉNÉRAL, -

Attendu quepourqu'il y eùt concurrence déloyale de la
part de A. Barjavel et C', il laudrait qu'il y ait, eu de
leur part, dan s la vente de leur R pl'oduilS, dédoublement de
leur croix ci-dessus décrite, formant leu r maJ.'que ;

CROIX.

La cl'oix est pa,. elle é
.
. '.
'
- m m~, un stune pouvant affecte?'
d'/Ié' elltes (ol'mes, tt'ès dzvel'ses l'une de l'autt'e.
L';,ndust1'iel qu.i, a p,'is une croix POUt- mat'qlle de (abt'i~"e, ne sa"ra,1 donc p,'étend,'e d,'oil 8"" le type géné-

.

Ou'il n 'a é té justifié d'aucun fait de ce genre et que,
d'ailleurs, ce dédoublem ent SUl' le produit lui- même offert

( 1) Voy. Gonf. 'l ' Tabl e
n° 5.

rlécenLlalf' ,

VO

Propri é té

indl1~ triell e.

�( 60 )

en vente ne pourrait étre effectué sans nuire 11 l'aspect d"
produit lui ·méme;
Que dans l'état où elle est app liquée sur les savons des
sieurs'Barjavel et C', la croix qui leur sert de marque dif·
fère essentiellement, comme apparence ct comme forme,
de la croix adoptée pal' J,· D, Bellon;
Que cette dernière n'est accom pagnée d'au cune mention
ou devise; que cell e des siems A, Barjavel et C' est, au
contraire, entourée de ces mots qui la caractérisent: C,'o ix
de Lm'raine ;

Que cela établit encore une apparence extéL'ie ure qUI
différencie davantage les deux marques;
Attendu que le public a donc, à la si mpl e vue des deux
produits, le moyen de faire une distill ction facil e entL'e
eux, et que, pour l'œil'd'un clientd' une attention tL'èsordinaite, il ne saurait y avoit' poss ibilit é de confusion ;
Que la croix par ell e· méme est unA maL'q ue qui p~ ut
affecter différentes form es s'éloignant les unes des autres;
qu'il su ffit qu'il en soit ainsi entre deux de ces marques,
comme dans J'espèce, pour qu 'il n'y ait pas de concurrence déloyale ;
Que le fait, par un fabri cant , d'avoir le premier adopté
une de ces form es spéciales, ne saurait lui donner le droit
d'interd ire à ses concurrents loute autL'e forme de croix, si
la sienne n'est point imitée et demeure bien réellement
distincte;
Par ces motifs,
Le Tribunal déboute J,-D , Bellon de sa ùemande, avec

dépens,

Du 23 oclob,'e 1888, - Prés" M" ARNAUD, ch , de la
Lég, d'H,- PI" MM , E STR ANG IN pour Bell on Aimé AILHAm
dour Ilarjavel.
'

( ti 1 )

CHEMIN DE FE n, -

RÉDUCTION DE TAXE, JUSTIFICATION, -

R ÉEXPORTATION,

DÉLAI.

La ,'édllelio&gt;! de laxe donl j'ouissenl, su,' le chemin d e
("', les marchandises destinées li la réexportattOH, n'esl
accordée qu'Ii la condition qu'il sera j'uslifi.é de celle
,'éexpo,'tatio&gt;! dans les trois mois,

Ce n'est pas au chemin de (er li demande" cette iuslifi.calion, ni li met!?'e le d estina/aü'e en dem em'e de la (a;,'e;
c'est au destin atah'e li l'ohhr lui-méme, et (aute de
l'avoir lai t dan. le délai , il esl de plein d,'oit débiteu,'
du Sl/pp léme,,1 de taxe fixé pou,' le cas où la j ustifica .
tian ne se" ait pas (aite ( 1) ,
(C HEM IN DE FER

CONTRE PRÉLA?' ET

C')

J UGEMENT.

Attendu qu'aux diverses dates indiquées dans la citation
de la Compagnie du chemin de fer P,-L,-M " les sieurs
Prélaz et C' ont eu à recevoir à leur destination certai nes
marchandises qui leur étaient eX!1édiées de diverses villes,
SOLlS le tarif spécial réduit portant le n' 402, dit tarif commun d'exportation et de transit ;
Atten du qu e .J'art icle 10 de ce tarif ordonne que la justification de la sortie de France de chaque ex pédition de
transit ou d'exportation, doit avo il' lieLl dans un délai de
tl'ois mois au pILl S, compt é il partir de l'arrivée en gare;
Que si la sortie s'effectue par uo port, ce qui est le cas
de l'espèce actuell e, cette just ificatio n s'établit au moyen
de la production de con naissements régu liers, accompa·

( 1) Voy. ConI . 2· 'fable déce nnale,

V"

Chemin de fer,

00

28.

�( 62 )

( 63 )

!j'nés des récipissés relatifs au tra nspo l't jusCJu'au même
't Les récépissés et les connaissemen ts dO Ivent être propOL ,
d
l'
d'
duits en original, etc, ; que, faute . e remp Ir ces con 1· • le destinataire du point de SOI'tle dOIt payer à la pretLOn.,
,
' 1 '
\" é 1
mière réqu isition de la Compaglllequl
da" l~èr, a m~r chand ise la diffé rence eu t,re la taxe éta b le ,' Pl ~ es tarIfs
I,rd inair~s de la Compagnie et ce ll e appliqu ée d'ap rès le
tarif susén'oncé ;
Attend u qu' il résu lte de ces dispositions q ue, pOlll' Mné,
' ticier des avan tages de ce tarif l'éd"i t, deux co nd i tio ns sont
nécessaires: la sortie de France de la marchandise et la
justification de cette sortie, et qn e le tout doit avoir lieu
dans le délai de trois mois au plus, impar ti par le tar if, ù
peine de déchéance ;

de son obl igation; que ce serait ajouter contl'e ell e au
tarif, Ulle chal"ge qui ne s'y trouve pas énon cée ;
,

1:"

1

Attendu que les sielll's Prélaz et C' , su ivant la Compagn ie
défend presse, n'auraient point rem pli certe double condition, ayaltt bien fait sortir les marchand ises da ns le délai
prescrit, mais n'a ya nt pas, dans le méme dé lai, fait la jus ·
tification obligatoire, en la forme exigée par le tarif ;
Aüendu &lt;lue, les sieurs Prélaz et C' so ut iennent qu ' ils aul'aient dù et r'e mis en deme ure par la Compagnie 'du chemi n de fer d'avo ir !t fah'c celte jnstificatio n dans le délai ;
At.tendu que le tal'if n~ fait pas à la Co mpagnie une
pareille obligation ; qu e celu i qui choisit ce tarif, pour
profiter des. pl'Ïx réduits qu' il pl'ésente, doit en connailre
les prescriptions et se tl'Ouve ainsi, de fait, interpell é et
sommé par le tarif lui-m éme, sans qu'aucune mise en
demeure spéciale soiL nécessa ire ;
Que le destinata ire, ayant trois mois ple ins pour remplir
SOLl obligation, ne sa urait étre régulièrement sommé par la
Compagnie qu'à ia limite ex trê me du délai , c'est-à-dire à
un moment où la déchéance set'ait nécessairement e ncourue, et qu'avant, fa Compagn ie ne salnait ê tre officie usement tenue d'adresser au dE}S ti nataire une lettre de l'appel

Allendu que c'est à celui qui veut se pl"évaloil" de certai ns avantages, à l'emp lir les formalités nécessa il"es pOUL'
les consel've r ;
.
Que, daris l'appl ication 'diidit tarif, la Compàgnie n 'ayant
à r'éclame r aucune somme an destinatail"e, pendant le
dé lai de t rois mois, n'a aucu ne cause légiti me pOUL' s'adl"essel' il ce lu i- ci dan s ce temps; que l'article t247 du Code
civi l ne trouve don c pas son app lication dans ledit délai et
ne devient applica ble qu'à son expiration, alors &lt;jue la
Compagnie se trouve en dl'oit d 'exi gel" la d ifférence qui lui
est due par su it e de la négligence du destin atai l"e à se
mettre en r ègle vis-A-vis d'elle;
Que c'est alors à la Compagnie A requérir cette d iffére nce et que c'est au domicile de son débiteur qu 'ell e doi t
aller cherche r son paieme nt, d'après la règle générale;
Qu e si, d'a près le tarif lui-m ême, la Compagnie ne doit
requ éri r son pa ielnen t qu 'après les trois mois, c'est-à· dire
sor ti r d e l'inaction fO l'cée il laq uelle, pendant ce déla i, le
tarif la maintient , il s'ensuit qu'elle n'a il prendre avant
aucune initiat ive et qu e, d 'a prés les principes mêmes,
c'était au destinataire à veill er il ne pas perdre ses droits
rés ulta nt dutanf adopté par lui ;
Par ces mot ifs,
Le Tribun al dit que les sieurs Prélaz et C' doi vent il la
Com pagnie la différe nce des deu x tarifs,réd uit n' 402 et ol'd inaire, su r les expéd itions dont s'agit, faute par eux d'a voir
fait les justifications exigées dans le délai voul u ; et
pOlir e n fixe r le ch iffre, renvoi e les pat,ties devant M' LejOLll"dan , avoca t, al"lJi tre -rapporteur ; dépens ré.servé"

D it 30 oclob,'e 1888, - P,'é". , M, ARNAUD, ch . de la
Lég. d'H , - P ,'és, , Mill, AICARD pOUl" le chem in de fel",
LEGRÉ pOUl" Prélaz f.l C' ,

�( 64 )

( 65 )
( Duc

DtLÉGATION. _
GATION . -

_

VENTE. -

RIEUR. -

ACCEPTATION TACITE. -

EMPRUNT . -

COMPAG~IE

DE NAVI-

AFFECTATION DU MATERIEL NAVAL.

DtLtGATION DU PRIX.

-

EMPRUNT POSTÉ·

PRIX AFFECTÉ AUX PREMIERS PR;;TEURS .

La délégation (aile par un débiteu,' gui donne un ald"e
débiteur à son c1'éancie1', si elle 1'1}opère pas novat'lO n,
laute pm' le c"éancier de déchm'O'" son débiteur p"ifniti ( , n'en crée p as moù13 un ben de d''ro'd ent]': l~
débiteur nouveau et le c1'éancier , polt'rvtt que ceb.l'l -ct
l'a'il acceptée.
Et cette acceplation pellt él1'e expresse ou lacite.
Spécialement, 10" sgu'une Compaonie de navioatio&gt;J,
après avoir affeclé son malb'iel naval au service des
inté"éls et à l'am01'lissement du capital d'obiioaiions
pa,' elle émises, vient â céde,' à un tiers parlie de ce
matériel, avec délégation du p,'ix convenu en laveu'!'
des ohlioalaires, l'acceptalion lacite de cetle délégalion
peul ,·ésuU.", au p"ofit de ces de,."i." s, de cette cù'constance qu'au moment de la cess ion du m até1'iel, ils

,,'ont pas "éc/amé l'exiOibilité immédiate de leur
c1'éance, et qu'à plusieu1's échéances successives , ils ont
touché du débileu,' dé/éoué le montanl des intb'éts
échu •.
Dans de pa" eil/es circon stances, si la Compagnie débit1'ice p,'imitive a lait, postér'1eu1'ement ci la cession de
son materiel, tlne seconde émis8wn d 'obligat ions, les
11OtWea1CX obligatait'es ne peuvent p"étendre aucun

d"oit

SUI'

le p"ix de ce matb'iel, au p" éjll dice des obli·

gataires de la p 1'emièl'e émission, seu. le existante au

DE RI VOLI ET AUT RES CO'TRE GAUTIER ET AUTRES) .

AlI1si jugé par le Trib u nal de commel'ce de Mal'sei ll e le
18 aVI·il1888. (Ce rec. 1888 . t. 240) .
Appel pal' le duc de Ri vo li e t consorts
ARR~T.

Adoptant les motifs des pl'emiel's j uges,

La Cour confirm e .
D u 31 Juil/et 1888. - Cour d'Aix ( 1" Ch .) M.

CHADRINIAC . ARR .'M .

COMMI SS IONNAIJ\.E
DE

LA

GRA SS I ,

DE

al'. gén. -

TRANSPORTS.

MAR CHANDISE ÉGARÉE.

SANS HÉSEI\VES. -

-

-

Prés., M.

P I ., MM.

ACTION

DR UJON

EN

RECEPTION

I NDEMNITÉ POUH RETt\RO. -

et

PAIEMEl'iT

t.:L'fÉR I EU1U!

FIN DE NON -

RECt'. vom .

Le destinataire de ntm'chandises de vant Q1,,'iver pm' mm'

qui, (aute d'Q1,,.ivée, action ne d'abord La compagnie d~

b'ansports en paiement de ces marchandises et qui
1'eçoit sans l'ésel'ves, \~e 1'~1ld nOl~

lIlté1'ielt1'~ment, les

"ecevable ci reclamer des do mmages-inlb'êls po",' le
"etm'd ( 1).
( l' IL .'

ET C' CONTRE MESSAr.ERlES MARI TIMES).
J UGEMENT.

Attendu qu' Ulysse Pila eL C', le 26 septembre 1887, ont
embarq ué iLbord du vapeur Ebre 150 balles gil'Ofles pour

momenl où la délégalion a été (ai te.
(1) Voy

en se os conlraire, 1•• TaLl e c1écl"l1nale

. ct e transports, n"' 5'2 et s ui".
nalre

1" P. - 1885.

'

yi

Comm issiou-

5

�( 66 )
'lées de ~l'ldaffasCar
il Londres;.
êt l'e tl'anSpOI
'0
,
.
"
' 1 andises si le ll'a)et s éla lt aCCOQl ,
f\llenJu que ce;, 1l1 ~I.1 C 1 , )
"d
1
'
, . 1L c1ù arrivel' ;\ deslll1aLlOll ans e
pli: l1orm:tlement,
all1alel
couranl ùu mois de décembre ;
'e (Ieïenderesse avait usé de la. faculté
Oue- si, la Com, "P"Blll
1 marcbandise qu e 10l's du (lèpal't du
de ne fall'e paLLu a ( (
l
,"
sccollcl bat~a u , api 'ès l' eb,'e lui-m éme, la mal'c lall'iISe
aurait dù arriver en janvier 1888 ;
Oue cepend an t, Irois de ces ball es seul ement ont
é é élé
"
décembre' que 28 derni ul'es balles on t 1 re,
. d \]' , d
remises en
.
'
'
1
le s'\Irplus
ayant elé e Ivre, ans
mises en ]U1l1
Slllvan"J
.
l'inlen 'alle, aux dales des 17 février rt 3 mars;
une
Que 1e Il avrl'1 1888 , Ull'sse Pila el C' ont inlelilé
'
]
, en dOm nl a"es-inlérèls
pOlll' le retard subI
ct pour a
action
0
,
.
perle présumée des colis non alors enco re délt vres; ,
Altendu que ces derniel's colis n'ont pas, en fa it, élé
-pel'dus; qu e Pil a et C' les ont l'ecus
" sans proleslatlOlls,
, d ' 111
reserve, pour cause de relard , à la dale du 28 ]UII1 el'Ill er;
que, pl'éci$émenl) à raiso~l de l'in stance pal' ~ux ~n ~ag~e
le Il avri l dernier, en pai ement méme des eo lts, de, 1 esel ves à raison du retard, eussent été necessall'es pOUl' mall1lenir un droit il des dommages- inlél'êts pour cette cause;
qu'un relirement pur el simple dénotait qu'à ce moment
même, il n'exislait aucun préjud ice pOUl' ces balles;
1

Aliendu qu'il n'en est pas de mème pOUL' les relards subis
jusques au 17 fénieret au3 mal's del'nier;
Oue ce relard, considél'abl e, a été préjudiciable à
Ulysse Pila et C', et qu'il lem en est dù réparation;
Qlle le Tribunal a les élémenls nécessa ires pour apprécier
le ch iffre des dommages- intérêls dùs aux demandeurs ;
Par ces molifs,
Le Tribu nal, apn t lei éga rd ql1e de l'Jiso n a ll X fins prises

( 67 )
par les parti es, cond.nme la Compagn ie des Messageries
Maritim es à payerà Ulysse Pil a et C' la somme de 2,000 fr"
montant des causes-ci-dessus, avec dépens,
Du 8 novembre 1888, Prés" M, AnN " uD, ch, de la
Lég, d'l-I. - Pl " MM, HOHNBOSTEL pour Pi la et C' , TALON
pOLI r les Messageries.
CO~f }llt'fENCE . -

JUGI':MENT

p,\n DÉFAUT. -

MENTION NÉ DANS L 'OPPOS ITION. -

D ÉCLlNATOIRE NON

RECEVADIL I T IL

L a l'w't';e condamnée par dé(allt devant le Trib unat de
C01nnte1'ce et qui (ait opposition, 'n'a pas besoin de
mentionnB1', dans son oppo~ition méme, l'e::rception
d'incompétence qu'elle compte 0PPOSeI' li ta ba/'re,
F ûl-tl quesit.'ol1 d'une incompétence ri ,'aisoll du lieu, il
sl/(fit que l'opl'0sallt y cOllcllle li la ban'e, avalll tOlite
dé(ense au (olld,

(CHADnIER mÈnES ET DOREr. CONTRE S,\RR US rimE),
J UG I~MEKT,

Al.lendu !Jue l'opposit.ion de S3ITUS père au jllgement ile
défaut du 13 juill dernier est réguliè l'e en la fot'me et faile
en temps util e;
Sur l'exceplion d' incompétence:
Attcndu qu e l'opposition du dHaillant remet 101lles choses
en l'elat; qu e l'opposant soulève son exception,à l'audi ence,
av ant Ioule défense au fond; qu'i l n'est nullement indispensabl e que l'exception, pOI,r êl l'e receyable, soit mentionn ée dans l'exploit d'opposition; que ies cOllclu sions
seu les délerminent la position respeclive des pal'lies;
Atlendu que SalT us, domicilié à Saint-Tlopez, est cité
par devant le Tribun al de céan s, en paiement de fournitures failes à Sa .... us fil, et dont Je" demandeur, prélen-

�( 60 )

( (lS )

,
1e l'endre l'esponsa ble', qu'il ne s'agi t pas entre les
dl'alenL
,
, d'b t 't raison d'un con tl'al dont les cla uses et
p3rtIesd un e a c t
d é
é
' d"
potIlT'tient t'enrlt'e le Tri bu nal e c ans comp con lIiOns
(
éd
" 1

, de l'article
4"0
du Code de proc ,
ure CIVl
e,
,
-.
.
,
1 tO' , raison d'un quasl ,con tral ou cl un quastmais pu . "
, l ' 1l ' 'd
délil en suit e duquel SalTus père se, tl'ouveralt 0 l Ige es
règles
deman delll "S , qll'i1 Y a li eu de s. en référe r aux
, . d'
génél'ales de la compétence de droll co mn~lIIl , c est-a, Ire
de renvoyel' les demandeurs à se pour voll' pal' devant le
Tribunal du domicile du défende ur ;
I.ent en

v el'~ U

Pal' ces motifs,

D u 9 'lOvemb,'e 1888, -

P,'és" M, L"PIERRE , juge ,

P l " M, AMD-'RD pOUl' Chabl'ier lr~res et Borel.

DE COM~IF.RC8. -

Tllms PORTEt:R. -

-

L a p,'escription des intél'éts pa,' cinq ans, résultant de
l'arlicle 2277 du Code civil, n'est pas (ondée S!l" une
présomption de paiement; eUe constitue, au cont1~aire)
une véritable Zibé,'atiol! et , est opposable dans tous
les cas,

(AUDIKo- PrCNATA

CONTRE BnIVE ET

AUTRES).

JUGEi\lENT.

Att endu que Audino ,Pignata est tiel's-porleur d'un billet

Le Tribuna l reçoit en la form e San us père en son opposition au jugemenl de défaut du 13 juill c1e l'llier; et, statuant srI' l' incident, se déclare incompéten t; condam ne
Chabri er frères et Borel aux dépens de l'opposition, ceux du
défaut tenant,

EFFET

clare implicitement, par lli meme, qu'il ne l'a jamais
acquit/é.

BlLLET A O:t OIl E. -

P REScnJ P1'ION, -

CONTRADICTION. -

NUL LI TÉ. -

il ordre de 2,000 Ir" souscrit le 30 avril 18S l , par C.u el'inaud, échu le 15 oclobre J882, passé il J'ord re de la demoi-

sell e dite Hell ée Duronça)', qui l'a endossé aux époux Brive,
et ceux -ci Il. Audino-l'ignata;
Attendu qlle ce dem ier, après avoil' poursuivi, en son
tp.mps, la demoisel le Duron,ay, a cité aujourd'hui en paiement les époux Briye, endosseurs, el Guél'inaud, souscripteur, et, avec cc dern ier) son consei l jl1dic.iaire;
Altendu que les époux Brive font défaut; que la demande
doit donc êt re réputée justifiée il leUl' encon tre ;

EXCEPTION DE NULL ITÉ .

INTÉoÊ1'S.

L'exception de nullité d'un billet cl Qj'd,'e, til'ée de la
cause illicite de ce billet, est pe,'sonnelle au sousCl'ip1&lt;'Ur, t t ne saU/'ait être opposée l'a?' llli au liers-porte!ll' de bonne (oi,
La prescription de cinq ans qui, aux fermes de l'm'ticle
189 du Code de C01/1//Ie,'ce, alleint toute action e"paiement de lelt,'es de chanue Olt billets à m'd,'e, est (ondee
sur une p"ésomption de l'aiement ,

Ne peut do nc 0PP08P" cette prescription ceilli qui, sou/enan!) d'autre p a1", que Bon engagement eô'( Hull dé ~

Attendu que Guérina ud. sou lève deux exceptions: une
excep lioll de nullité tirée de la cause illicite du billet, et
l'exception de prescription;
Sur l'exception de nullité:
Allendu qu'il ne parait pas doutellx que le billet dont
s'agit aiL eu une cause illicite, contraire aux bonne3
mœtu's;
~Iais attendu 'lu ' un e nullité de celte nature est une
exception personnell e au sOllsniptelll'; qll'elle ne saura it
être opposée a ux liers-pol'telH';; qu'il est établi , en l'espèce,
que Audino -Pi gnata est un tiel's -pol'tem de bonne foi qui

�( 70 )
le billet en paiement de travaux et de foumin l'ecu
,
D'
b
t u re~ d'ébénislerie pal' lui faites au s .eur l'lve , marc and
de meubles; qu'il n 'est point vra.sembla ble que led.t

Aud ino-Pignata , qui n'avait au cun e l'eJatlOll avec le souscripleur et la bénéfi ciaire du bill et, ait pu conna itre la
cause illicite dudiL bill et qu' il a reçu d'un I.e.'s ;
Su.' l'exception de p.'esc!'iplion :
Allendu qu'aux lermes de l'al'li cle Isn du Code de cummerce, 'les billels à ord 1'6 se prescriv e nt pal' cinq ans à
compter du jour du p.'o té t ou de la derniè.'e pours ui te juridique ; que le délai de la prescription est don c manifestement dépassé en l'e,pece ; mais attendu qu e ce lte presc.'iplion repose s ur une présomption de pai emen t; qu 'elle cesse
d'être opposable s'il est a bsolument co ns lant qn e la dette
n'a pas été payée;
Allendn qu e l'exceplion de nulli té so n levée pa r Gué ri ·
naud est exclusive de Ioule présom ption Lie paiement ;
qu 'en elfel, Guél'io a ud décla rant se relu ser à payer un
billet dont il conlesle la cause, et, par s uite, l'ex istence
légale, .'eeonnalt implicitement qu'il n 'a jamais payé ledi t
billet ; qu 'il ne samait donc être .'aisonnabl em ent admis à
prêter le se rment dan s les lermes où il lui a é lé déféré, à
savoÏ!' : s'il a payé le bille t dont le paiement es t réclam é,
question qui se trouve d'ores e t déjà résolue négati vement de l'ave u même du so uscrip te ur du bill et en
Iilige;
Allendu, lou tefois, que si la prescr iption de l'a .'li cle IS9
du Code de commerce n'est pas a ppli cab le e n l'espèce po ur
le paiement du bille t, il en est aut rem e nt pO Ul' les intérêls
soumi s à la prescript ion qui nq uenn a le de l'a rticle 2277 du
Code civil; qu 'e n elfel, cette de rn ière pre~c ript ioll ne constHu e plus une s impl e preso mption de pa ie m ent, m ais un e
vé.'itable libération ; q u'in voq ue.' la prescripl io n d 'un capital, c'est invoqu er implici leme nt celle d es arrérages ; qu'il

( 71 )
l'a don c li en d e reduire à cinq anné\!s le ma n ia n t ri es
re ts de droit dus il com pte r du protê t;
S ur les frai s déjà
ron çay ;

e,~posés

in ~ é­

il l'encontre M la dame DII-

Atl e ndu qu e les défendeUl's au p.'oeès ac tuel n 'on t pas il
paye r les frai s d' un e ins ta nce an térieure da ns laq uell e ils
fi gurai ent , mai s où il n'a é té requis aucune co ndamna lio n
à leur encontre;
Attendu qu e Blanc, con se il j udiciaire de Guérin aud , a élé
,'éguliè rem ent mis en cause; que, fau le de comparu lire, il
do.t ê tre statué pal' défaut il son en"Oll tre ;

. Par I;es matHs,
Le 'fri bunal, sta tu an t pal' défa u t à l'encont.'e des époux
Drive e t de Bl a nc, ès- qu alil é, con tradic toi reme nt à l'ellcontre de Gu é,'inaud, dé bou le ce del'llier à e ses deux excepti ons d e null ité e t de presc l'i pli on ; conda mne lesdits
é poux B,'ive et Guéri naud , ain si que Dla uc en sa qu alité,
con joi ntement et solidail'emen t, à payer à .\.udino-l'i gnata
la so mme de 2,020 fI', 65 c, mo n tan t en pl'incipal el frais
d'un bill et éch u e t prolesté ; avec intérêts de dl'o itréd uil s il
cinq ann ées e t dépe ns; débo u te Au d ino-P ignata du su rp lus
de sa demande ;
Com me t Cou lel , h uissier de sen ,ice , pour la signifi cation du présent jugement aux dé knde urs défaillanls il Marseill e, et M' IIl ille t, h u issier à VilieIL'anch e, pOUl' la signitication a u sieu r Diane, à Yill efra nclle,

D u. 1.2 novembre 1888 . P res ., .hl . PAL.\I S, ju ge.
- P I., Wu, IIlICIIEL pou r Amlino , Pignala, EST'En pou r
Guél'i naud.

�( 72 )

Ft AII.LlTE.

-

PRI VILÈGE . - F RA IS FAITS POU R LA CONSE RVATION
DE LA CHOSE .

P OlO' qu'une cI'éance iouisse du privilège a/laché pm' l~
loi aux (l'ais (aits po",' la consel'va".on de la chose, û
ne sl/(fit pas gue les a"allces (a,!es menl profilé en (atl
al/x c,'éanc;e,'s en e"'péchanl la pe7'/e Iota le Olt par!"Ue
de leI//' gage.

It (aul enC07'e qu'elles aienl ell lieu dans le bul exctl/si(
et pm·ticulièl·ement intenltoJ!1wl de p,'ocu1'e1' cette conservation (1).
Spécialeme1if, celui qui a fou1'ni,des ( oins ci un el1t,'ep1'eneU1' d'omnibus, pour nOU1'1'U' ses chevaux, pendant

ql/'il étail S1&lt;I' pied el avait du Cl'édit pe,.sonnel, 71e pel&lt;t
litre admis pa" lJ7'ivilège, dans sa l'ailli!e, POI/,. le
montant des (ouI'nih",es (aites ,
(MAURE L CONTR E SYN DI C VEUVE BLANC) ,

( 73 )
Atlend u q u e ces fournitures ont élé faites du 3 seplemb l'e 1887 au 16 jui llet 1888, à tille époque où la dame veuve
m a ll c é lait slII'p ied et avait ellCOl'e un crédil personnel;
Que c'est à e ll e personnellement que G, Maurel et C',
comme ses fournisseurs habitu els, ont fa it confiance,
n 'ayant , pou r le paiement de leu r cléance, d'a utre gage de
leu r paieme n t que Id gage commun ;\ tous les autres
créancie rs, soi t l'entier acti f de leur débitri ce;
Que, pour avo ir u n privilège spécial pour avoir conservé
la ch ose d u fai ll i, il aurait fallu que les fournitures aien t
eu lieu dans le but exclusif et particulièrement inten tion ne l de la conservation des c hevaux de l'entreprise
man c; que ce motif n'existe pas en fa veur des demandeurs;
qu'i ls ont fait un acte ordinoire de leu r commerce en four,
lI issant à leur client des foins et des pailles, mais sans se
préoccuper de préciser et de su ivre l'emploi qui pounait
être donn é à leur fourniture ;
Que les privilèges sOlit de dl:oit étroit et qu'il n' y a pas
lieu d'admettre les tins des demandeu rs;

J UGEMENT,

Pal' ces motifs,
Atendu que G, Maurel et C' ont four ni de la paille e t du
foin à la dame veuve Bla nc, pOUl' la nourriture des chevaux employés au service de ses om ni bus ;
Que le syndic de la fai ll ile les a &lt;Jm et comme créanciers
chirographaires pOUl' la somme de 9,448 fI'. 35 C, ; mais
qu'ils prétendent que,sul' celle somme, 5,800 fI'. , llu i n'ont
pas été l'objet d'une novation pal' bi lJ et~, doivent ê tre
admis, à tilre privilégié, les foul'nilures dont s'agit ayant
élé fa ites pour la nOUl'l'itUl'e et, conséquemment., pour la
conservation des chevaux dont s'agit;

(1) Voy, en sens contraire, ce rec. 1888. 2. 14.6.

Le Tl'ibuna l déboute G. Maurel et C' de leur demande, au
bénéfice de l'offre fait e pal' le syndi c de les ad metll'e, pour
la somm e de 9,448 fI'. 35 c., a u pas,if ch irographaire de la
faillite; et c'est avec dépens,

Du 2111ovembl'e 1888, - P rés" M, DELEYEAu,juge,Pl" MM , EnlAR pOUl' hlaurel, DaR pour le syndic ,

�( il )

( 75 )

N A:'iTlSSEM EN T . COi\N AIS 4
R••O" EN
'1 DIC .ATION . '
DOSS"
EN
DLA
l'\C
H
ÉGU
LA
Il
ISATION
POSTÉ.
SEM ENT El ' . . .
RIEUn F. .- Pn EU VE DE LA VA L lw n FQU n N I E .

F' AILLITE.

-

L. créallc;e,' ,'é[Juli&amp;l'eme"t Ilant i de la (aet", 'e et d" COIl,11aissemen t d'ulle marchandise en cours clf. vOY~[je , dot!
éf1'e assimilé ri: L'achelew'su1" ( act m'e et connatssenzent,
t comme ce de1'n ie1' , il est el! dJ'oit, en cas d e j'aiLlite
e,
d'
,
de son débile",', de s'opposel' à la "cvell lcalton d"
velld"",' nOIl payé (J.l.
L'endossement d',," titre à QI'dl'a doit ét,'e considéré
comnlc t'égulieJ', quoique dOllné t:n blanc, s'il a été ?'eml'li e'lS/dte l'a, ' le bénéficiai,.e (2) .

Il ell est du moins ainsi , en m.atiél'e de conJl(û~semellt
,'enu's à un créancier nanti, [m'sque ce cl'éancwJ' peut
jus t ifiel' de son droit J)a1 ' des p,'eltves e.r.t1·inseques, ~t
ces preuves sont oJ'po~able8 au vendeur 1'evend~­
qlla,, 1 (3),
(Russo ET C'

CONT RE SA ' ~ T -MA I\T ' N ET l\UDl N
1\0'DE L

ET C") ,

J UGE~IEN T .
Attend u q ue n usso et C' ont expéd ié il Sai n t-hla r ti n, pa ,'
vapeur l mera, de la Compagnie Florio-Ru bat ti no, 10!, sacs
pistaehes qu'ils revend iquent en ma ins de celle dernière, Il
la sui te de la liqu idation judiciai,'e dall~ laquelle le desti ,
nataire est tombé postérieurement;

(1) Voy. &lt;':onf. 2· 'l'rib le dt!ce nnale, ". Fai llit e, n- 15'!. _

1881. 1. 185. - 188? 2. 199, ._ 188 \ 2. 183.
(2) Voy. Con t. ce t·~c. 1 ~81. 1. 263 .
(3) Voy. Conf. ce l'CC. 1888 . 1. 1i:\ el la noi e.

Cc l'ec.

Que cetl e de mande es t recevable; m ais qu 'au fond les
sie ul's Hobin Hondel et C' se présen te n t po ur réclamer il
leur p rofit la remise en leurs ma ins desd i tes m a rch and ises;
All endu qu e l'a rti cte 576 d u Code de commerce n'autorise la revend ica ti on qu e tout au tan t que les m,u'chandises,
no n encore délivrées au de~ Lin a taÜ'e ou il son commission.
n aire e t dans le urs magasi ns, n'o n t pas été, d 'all tre part,

avant l e llt· al'l'i vée, vendues, san s fraud e,
c::mn aü:sement ;

SU l'

fac ture et

Qu e, da ns l'espèce, Husso et C' on t fai t confiance à SaintMa r ti n en l ui t ran~ m ettant leu r fact ure et le con naissem ent ava nt la m arc h and ise; qu'i ls lui ont ai nsi donné le
droit, a u moyen de ces documen ts, de la transmettre;
Que c'est ce q u'a fa it le sieur Sa in t-Marti n au profit d u
sieur P uge t en lu i e ndossant le connaissement;
Attend u que P uge t a lui-même endossé ce titre aux
sieurs Hob in Hondel et·C' ;
Atte ndu , en effet, que ces derniers ont ouvert au sieur
Pu get, le Il octobre 1 88~, u n créd it de 3,500 f r. C[u' ils ont
r éalisé à la da te du 15 octobre 1888 et ce con tre nantisseme nt de ladite m al'cha ndise, au m oyen de la transm ission des docu ments ci-dessus énoncés ;
Attend u qu e Husso et C' ne samaient se prévaloi r
l 'irrégul ar ité de l'endossem ent pour sou tenil', contre
s ieurs Robi n Hondel et C' , qu'i ls n 'onL été que
sim ples mandatail'es, le SLeur l' uge t lu i· même n'ayant

de
les
de
eu

qU 'li n con naissement il'l'égulier et n'ayant reçu qu'une

s im ple pl'œUl'ation de Saint-/ùartin;
Atte nd u q ue les sieurs Robin Hondel et C', qui a l'aient,
d'après la jurispruden ce, le droit de l'empli,' l'endossement
en blanc à leur profit et d'é tabli" ainsi leu r gage SUI' la
mat'cha ndise, on!, pal' leul's livres et les anLl'es moyens
régulie,'s de ju sti fication qu'ils apportenl, le (il'oit de suppléer à l'iITégularilé d u connaissement en leurs m ains;

�( ïG )

( 7ï )

Qu'il ne ~aurait)' avoil' aucun c10ule SUI' la sincél'ilé de
leurs dl'oils et leu r dale précise el réell e;
Qu'ils sonl dOllC fond és à conlesler la revendicalion de,
sieurs Russo et C· ;
Pal' ces mol ifs,
Le Tribunal déboule les sieu rs Russo e l f1I s de lell1's fin s

( COVCIT CONTRE VIAL 1:.'1' 'l'R oue llE}.

JUC H.U ENT.
Ali endil q ue Via l eL 'l'l'ouche onL vendu, le 19 mars
1888, à Cù ugiL 250 quinl aux bl é lench'e Bomua )' blan c
eXlra Halli , récolle 1888, embarquemenl pal' un 011 plu -

et prétentions; fais'1l1t droit" au con trill~'e , anx fm s eL con-

sieu l's vap eurs, COlll'ant Juin , pOUL'

clusions des sieurs Robin Hondel el C', chl el ordonn e que la
Compagnie FIOI'io Ruballino sel'a lenu de remellre à ces
del'l1iers, coul re remise el déchal'ge pal' eux du connaissement, les 10 caisses piglaches don t s'agit , chargéesà,bord
du navire l mera, el ce, à pein e de Ions domm ages-I nlérêls qu'il apparliendl'ail, en cas de relard de sa part ;

aoùl ;

Met Sainl-Marlin el son liquidaleut' judiciaire hors de
ca use;

Condamne Ru sso el fil s aux dépens,
Du 22 "ovemb,'e 1888, - P,'és., M. ARNAUD, ch, de la
Lég, d'l-[' - Pl., MM, HORNDOSTEL pour Rusgo e ~ C',
NEGRETT! pO'lr Sainl-Marlil], Fernand ROUV! ÈRE pour Hob ll),
Rondel el C' ,
VEN TE A LIVRER. -

-

EpOQUES D'EMBt\nQUE~mNT ET D' .\RRIYÊE.

R ÉSILI ATION . -

COUR S A CI-I OISlO.

Lm'sque, da ns un marché li livr e,- pa?' navi1'o désigné, le
vendeur manque li son obligation, l'achetew' a l'op-

tion de (ai"e ,'éD/el' /a dif(é.'ell ce ait

COU"$

l'etnbm'quement, ou li celui cllt
ta-t'1'ivée.

pOUl'

du jo",' fi~'é
fi.ré pOlll'

JOIt1'

Il doit en é/l'e d e méme dans un marché ri liv1'er l san.s
désignation de navÎI'e, portant se uLem,ent indication de

l'époque d. l'embarquement et de celle d'm'ri vée ,

arriver jusq u'à fin

Allendu qu'à un momenl donn é, so il le 4 aoûl, les vendems onl dû déclarer à leur acheleur qu e la ,marchandise
n'ava il pas élé embarq uée dans le délai Slipu lé; qu'il est
inlprvenu a lors enll'e les parlies des pourparlel's pour la
rcceplion d' une autl'e marchandise qui n'onl abouli à allcun
accord el ne peu l'en l, dès lors, avo ir modifié la pc,sition
respeclive des parties; que jusqu 'a u 3 1 aoùl, les " endeurs
oul conservé la facul lé de livrer un e marchandise de la
quali lé convenue, embarquée avanl lin juin; que faille de
1i vraigon, l'acbelem est fo ndé à demander la résilialion à
son profil;
Allelldu qu e le débat ne porle qu e sur le jour où doit
êlre réglée la dilférence des cours: que l'achelelll' demande
le réglemenl au :J I aoùt dernier, jour fixé pour l'al'l'ivée,
el les vend eurs pro posenl le 4 aoùl , jour Ol! sont inlervenu s les pourparlers ;
Allendu q ue l'ex islence desd ils pourparlers ne saurait
produire aucun eO'eL juridique; que dans les marchés à
livrer pal' nav ire désigné, le vendeu r qui fait faule esl à
la dispos ilion de son acheleur, lequ el a l'opl ion eoll'e les
Cours de dilIérellles époques, soiL celui du lerme fixé pour
l'embarquemenl, soil celui du terme fix é pOlir l'al'l'i \'ée;
qu'en l'espèce, Cougit a fix é

SO D

choix sur ce dernier

COU I'S;

Allendu qu e la diJlërènce a c1éjà élé liquidée pal' un cet' -

�( iS

( in

1

lili~al dll synd ical des ('uurticl's de M:II"cillc et s'élève al'ec
les frais ,\ 3S:) fi', GO C, ;
l'al' ces mol ifs,

Le Tribun al àéc lnrc ,'ps ilié Ic marché ,rlu ,19 mars 1888 ;
,
\","1
el 'l' l'ourlte ;\ paycl':\ (.ou gll la , somme de
CQllunml1e
u
38S fI', GO c, monla nl de la di O'é l'encce nll'c, le pl'IX eo nvenu
el le COU I'S de la mal'chand,sc au 3 1 aout del'nlel', avec
inlél'èlS de dl'oit el Mpen s,

1

qu e I ~ sieur :-:iai nt-Mart in a fa i les Sur divel'ses qu antit és de
rais Îll s sc~s, les agents en douan e decc Il cl'nicl';

QIl' n ce tl ~ Cjualil é, il s se sont vus ob ligés de pa)'C l' à la
ùou&lt;ln e c1 es ùroit ::; d'entrée SUI' ces marchandises, qll e
SJi !l I-~rartin, à qlli la di'posili oll en a\' ;dt été laissée, avait
lll i- mèm c w.1.1'l'anl&lt;.! es Ù 1ft Banqu e mal'sc illai se des
\\ r al'I'(1nl ~1 lesdit es nHl.rchaodisrs étant ùéposées aux DocJ(s
li bres Cl m ~lgas i n s gé ll érau x;
Allendu Cj uc la pl'élentiOIl cl es sieurs Duan et C' es t d'èl,'e
parc" s pal' privi lège el prNéren ce il tom; aut res des somm es

Du 23 lIovembl'e J 888,
P ,.!,s, , M, COUVE, juge, PI" hlM, SUCl'lE'" polit' Co ugi l, Il onNuos'l'E L pour Yial el

pa l' eux avan cées ;\ la doua ne, Sur lesd it es mal'chanù Îses

T,'ouche,

OH SH" leur pl'Oduit l'éa lioé;

F ,\ILLI TE,

-

P"rvILI~GC, -

Des DH01'l'S. -

A GE~'l' EN DOUANr-: , -

Df r,H'T

P ,\ I EMENT

DE SUUIlOG,\'!' ION.

L'agen l en cl oua ne ()Id J))'eu d, vis - â- '1: IS de cette ad mi Il is,
t"atio", la qI/alité aJ'Pal'ellle de p,'op,'idai,'e des 111a&gt;'chanelises de son client, dévien t , ]Jar sltife, lle/'sonnellement ~'e8j1ol!sa61e des dl'oils ct acquitte/', mais ne sali·
,'ail ~b'e considé}'é comme caution de SOit client quant
li ce ,

Lechent, en eflet, dans celte situation, es! inco nnu de
la dalLal le cl Ile petit é/J'e {ellu pal' elle comme Hli
débile",' PI' illc1pal,
E n consequence, l'agent eH dOllal/e, obligé de }Jayel' les
dl 'aits, 1ICpfntl se pl'él endl'esldn'ogé au:" droits du T J'é80", ni, l'al' suite , ,'éclfllllel' auclln privilège SUI' les
aul,'es Cl'é(ll/cieJ'sde SOH clleHt,
( DU,\I\1' E'I'

C'

co~'rnc

S,\l NT, MAn TlN

Qu'i ls se fond en l, pOllr son len il' ce tle p" " lenlion , Sur' le
privil ège Cju e les loi s des 21 a\'l'il li91 el4 gel'minal an 2
onl crée au profit de l'admini st,'a lion de la duuane, privi lège autiu ei i ls se tl'oll\'aienl, d'après euy, léga lemen t
S l1b\'Og4~S ;

Que ce l.le s ubrogalion légal"- à leu ,' profit sel'ail cell e
resullant du l,'oisième l'al'ogl'aph e de 1'1li'ti cle 123 1 du Coùe
civil , dont ils demallden t "appli cation en leu l' faveur ;
1

Atlen c u qu e cette sub ro ga tion lêgt'lle ne peuL avoir li eu
q u'a 11 prOnL de cel ui qui , e!anl tenu, arec ù'null'es Ou pOll l'
cl'autl'e;, au paiement de la dellC') a\'aiL inlél'èL ùe la

payel' ;
All endu q ue Bu nl'l et C- souliennenl 'lu r lei est le ca3 de
"espèce, se considérant, comme ayant été, en do uane , la
'caution du sieLlr Sa inl- \ful'lÎn ;
Mais qu e c'est là un e qualit d ljuÎ ne salirai! leul' être

atl,'i bu ée;
ET AUTRE S),

Que , ponl' èl,'e caution de qu el'ju'tll' ds à-vis d'un
cl'ëan ciel', il fau l qu e l'elni qu 'un cautionne soit ris-ù-vis

de cc cl'éan cie,' di,'ecle meut et !lcl';o nn ell cme nt lenu
Allendu quc Ru al'l cl C· onl été, po u,' ce l'Iain es apé ,'alion s

comme débileur principal ;

�( 80 )

( 81 )

Qu'en fai ~ e~ en droi ~, n uap t e~ C", pour les, ,:, al',chandises
dont s'a"i~, s'éta n~ int erposés, en leur quah te d agents en
d oua n e,oen ~re la duuan e et Sa i nt Mal'Lin, pro pr iéta ire réel
de ces marchandises, et ayant pri s vis-à ,vis de celt e "d ministration la propriété appul'enle et la res ponsabi lité exclusive et personnelle, ga ran tie par une cau~ion s pécialement fom nie par eux, du paiement des droi ts d'e n ~ l'ée , il
s'ensuit que, par rap port il la douane elle-même, Saint Marlin est demeuré inconnu légalement et qu 'entre cet.te
administration et lui il n'existe aucu n 1ien de droiL ;

Dépens il la charge de n Ual"t et C",

D n 28 novembre 1888
P é
Lég, d'H, _ P I, MM B~ ,'s" M, ARNAUD, ch , de la
,
,
UGE pour Bua l't et C" N
pour Sain t- Martin, AICARD pou ' l
' ,1 EG RETTI
1 es au tl'es pa rtIes en ca use,
A ssu n ANCE MARI TIM E. H. ÉASSURANCE
CINQ ANS
_ CL
D
' .
AUSB . ISPENSE DES
MALYTÉS JUlH CIA IRES _ SEnM E"'T
.
'
o

Par ces moti fs,
Le 'l'l'Îbunal déboute lJ uarLeL C" de leur demande; met
les défe lldeurs hOl'S cie cause ,'

1

•

DE
'
DE LAIS ET FORDJ:.:C ISOJn E .

'1

L a p ,'esc,'iption de ci&gt;lq a&gt;ls appl';cable '

Que, par sui te, c'est par une appréciation el'ronée de la
veritable si t uation, que nual'L et C" s'auri bu en ~ 1a qua1ité de
cau tion de Saint,Martin, et attr ibn ent celle de débiteur
principal à ce dernier;
Que nuart et Co, en payant leur del te directe et devenue
pel'sonnelle, vis,à,vis de la douane, c'est ,il-dire en acquittant les droits d'entrée affél'ents aux marchand ises rIe Saint,
Martin, n'ont pu être subrùgés il un privi lège quelconque,
le poragraphe 3 de l'article susvisé n'étant pas appl icable;
Que, sans do ut e, ils sont devenus, par le fa it de ce paiement, les Cl'éanciers di rects de Sain t- Ma rtin , cel ui-ci en
profitant en l'éalit é; mais que ~eLte créa nce n'est pas privi légiée elle,même sur les marchandises Oll le ur prod ui t,
les sieurs Saint-Martin n'ayant pn dis poser de ces marchan,
dises et les faire disparaiLl'e de leurs ma ins, CJ ue pal' une
confiance toule personn elle des sieurs Bllart et C' , confiance
ql1 i ne saurait avoir pour résultat de nuire au' intél'èts des
tiers à qu i ces marchandises ont, Il un titre quelconque
onèreux, été transmises par Saint- Marti n,qui en a été laissé
détenteur;

•

PR ESCRIPTION

van t d 'une poNce d'asSU1'ance

polices de ,'éas8urance.

s'a

au~

t'

,

ac 'lO1l8

~ért.

,ppllque aUSSt au x

Quand une police de réassw'anoe (aite, '
",dé/e,'miné a été ,'ésiliée d'
'
J ou, un lemps
date ~x~eJ C' ~8t à partir de
;:;:I;ll:t:tC::~~:-1e ~e/~lle

ce/;;t

,'equ'ts

POU?' p1'eSCl'i1'e.

'PB

N• I'
a.t

pas obstacle an COII1'S de cette p,'es " l'
clause de la police de ,'éass".rance q 'd ,ClIp IOn la
,.éassu,'é des délais et formalil e"s)' le d'lCWl1'es.
~", ,"pensa,t le

•

L~ p ,'ese,'il, lio&gt;ls légales sont un moyen de se libére,' ui
,,"pense de Ioule p"el/ve celui au p1'Ofit duquel il eX;;le
a mmns que cette p1'çuve n'ail été réservée pa}' la loi

S~~~:alement, lese1'menl décisoù'e

1

ne peut ~"'e défé':é ci
d' " qu, e;cclpe de la prescriplion édiclée en mal'é '
assw'ances, pa,' l'a"licle 432
, 1 e.
. d u C0 d e d'e commerce
(LLOYD FRANÇAIS CONTRE ASSUREUR S),

, No us ayons rapporté dans ce recueil (J888
dans celte affail'e par le
ce de Na l'seltl e le 17 novembre 1887,

~:I~menll'endu

1 "' 1

'l'l'ibun~1 d~ ~~m~

Appel pal' le Lloyd fl'ançais,

1'" p , -

1889,

6

�l 82 )

( 83 )

Ann eT,

Considémnt, néanmoins, que l'aeLion en règlement d'indem nités form ée par la Compagn ie demanderesse n'a été
i nLrodllil.e qu e pal' exp loit d" 5 aoûL 1885, c'est-à- dire plus
de cinq ans mème apr ès la rési li ation cù " sommée ;

LA COUR,
l
'
l' b f
' collecüve et es sIeurs "e u Attendu que la compagni edéfaillanLS, onL élé réguli èrefaL, Terrasson fil s et lJasso , l'al'!'ê' de défaut, profit join t,
' n és eu vertu d e
,
ment réasslg
' s le 3 mai 1888 ;
d Lpal' la Cour de cean
l'en l
, , s lécial e Il Baux et FraissineL:
Sur la fin de non-l'eCeVOll l
"
l' ni ~ i eu se d" 12 av ni 1880 na
Considérant que I~ po tee t ~'t~isSin e t pour leur comple
pas été SOUSCl'l te paL Balllx e 'e 1 méme temps qu'ils s'engaexclusivement personne, qU'eLnt au !lom eL co mme fond és
.
mêmes Ils aO"lssa l
~
gement eux. J dO .
" de VLOgteux au L'es
l assureu l'S, n'ayant
, entre
de pOUVOllS
, ,' ,
'ainsi il y a aulant d engageeux auc une sohdalllé ~ ~~'Lies inléressées; que la division
ments dlstmcls qu e d P d ' 'e Baux et Fraisb' t de la deman e, el"l
d
la proportion
des 13 80 1 fl'" 0 le
chiJl're in fésinet e; les vingt-deux
de '1/23 pOUL' chacu n, l' UL "e l~ tin de non-recevoir
r ieur à 1,&amp;00 Ir.; que, pa" SUI . ,
proposée doit êlre acc ueillie;

:t'~sl:s~~~~~~~e ~n~n

Sur le moyen tiré de la prescription:

,

C 'dérant que les contra is de réassurance sont soum Is
,onSl
nèmes rè~l es que le; contrats d"assman ce, que , nolamd
aux l
0
1 d l' t'cie 43" du Co e
men l" la prescr iption quinquenna e e al' 1
.déride commerce s'appliq ue indistinc:tement aux a,cLlOlls lice
vant d' une police de réassurance, COlllme d une po
d'assurance;
Considérant en fait, que les polices de réassurance;
passées entre les parties, ont pris un, d'llll consentemen
commun paravenanls de résil iation dll 2 1 Jlllll 1880, qUl ,~
fi "e'le J'o~r de ceLle résiliation au 1" j uill et sUIvant; qu,
"
parLir
de c6tte date, allcune appli ca tion nouve Il e e n vertu
des polices de réassurance n'a plu s eu Ile ll ;

Considérant que la déchéance de l'arLi cle 432 est l'epoussée
pour ceLle raison qu e les conventions cOlLstatées pal' la
poli ce dlL 12 avril 1880 constituer aient, non un contrat de
l'éa2slll'an ce proprement dit, m ais un conLl'aL particulier
sui oene,.is, parLicipant lout à la fois de l'ass uran ce, de la
société et du mand at, eL soumis pour toutes les opérations
qui s'y l'aLtachent à la prescription de trente ans; mais
considéra nt qlle, pour déterminer la matière juridique d'un
con LraL, il n 'y a pas Iiell de S'al'l'ê ler aux circonstances
accesso ires, accide nlell es, qui ne touchent pas au fond
même des accords, et n'en modifient pas la su bstance;
qu'a insi il importe peu, dans l'espèce, qlle les po li ces aient
été désignées sous la dénomination ùe police d'abonnement
équival ente à celle autre expression « po lices flottantes, '
qui sert, dans l'usage, à camctériser un~ des val'iétés de
l'assura nce dite in quovis; qll'il n 'échet non plus de te nir
compte de la bonifica tion de tant pO Ul' cent consenLie pal' Je
réassureuL' à l 'assu reur ; que cette bonification n'a pas
d'auLl'e ca l'aclère que celui d'uu courLage on d' un e rémunéra tion pOUl' menus fL'ai s; que l'ex istence d'un compte
couranL ne mod ifie en rien les rapports juridiques, alors que
ce co mpte co urant ne comprend d'au tres éléments que les
éléments de pl'imes, d' une p art, d'indemnités, d'autre
part;
Consid érant, au contrait'e, que la siLuation dll Lloyd
fran ~ais vis-A-v is de ses réassureUl's ne se distlllgue pal'
aucu n côté de celle d' un assuré ordinaire vis à-vis son
assUI'eul' ; qu'il n'exis le aUC UIl profiL commull,auclloe associaLion de gains, ni de perles; que les iinte.rêts son l distin cts; que les r éassllrellrs n'ont pOUl' débil eu r des primes qlle la Compagnie assurée; que l'inso lvabilité des

�( 84 )
. ne les touche pas et l'es le pOur
clients du Lloyd françaIs
compte de ce dero iel' seul ;
.
.
anda t , implIquant une gestIOn
m
'de'
'anL
qu'aucu
n
,
ConSI l,
d' 1r 'l'es communes, Il ,a e"é don né pal' les réas.
générale a ~II 'd francais ' que celui-ci n'a l'empli, à
sureurs au Ol là ~'a~ Ll'e' office que celui d'un agent
l'éoard de cellX- , '
1
o
' , des polices d'assurance; que claque
chargé
de pl.
ocul
el
,.
1
' e com porte UJI av en'mt
régu lier d'applICatIOn
en
isqu
,
.
d" ous
r .
1 à l' venant entre un négOCIant 01' man'e
a
.
fI
L'
PaIn ts semblab e
, 'ect pO Ul' les polIces . . ottan es,
et son assureur d Il
'è"que
mp
tes
de
pri
mes
etde
SI
nIstres
sap
len.
O
les règlements ct e c
.
pal' l'i n.tervention d' un co urtIer ;
Consl'dérant qu e ces divers éléments sont essentiellement
"
, l' '
caractéristiques du coIltrat de réassurance plevu pa, al·
liele 342 du Code de commerce; qu e, pal' conséquent,. la
prescl'l.pt'lOTI appl l'cable est cell e spéCIa le à toule
,
C actIOn
d
dérivant d'une police d'assumnce véritable (.32 ode e
commerce) ;
SUI' la dispense de délais et fO l'malilés.j udiciaires accordée
pal' la police du 12 avril 1880, aussi bIen que SU I' les prétendus actes d'in terl' nption de la preSCl'lptlOll ou de sa

( 85 )
de cetle preuve serail , non seulement contra ire au texte ,
mais encol'e à l'espl'it de l'article 432, dont le but a été
d'amener dans un court délai le l'èglement des diffi cult és
q ui se rattac hen t à l'exécu tion des polices d'assurance,et de
protéger l'assu reur contre des réclamations ta l'dives d'u n
contrôle rendu impossibl e;

1.0

renonciation:

Adoptant les motifs des premiers juges;
Su r le serment déféré:
Consid érant que la prescription est un moyen de se libérer qui dispense de tou te preuve celui au profit duqnel Il
exi~t e; qu'aucune pl'euve n'est adm ise contre la prescI:lp;
tion légalequi en découle, il moins que cette preuve n al
été réservée pa,' la loi;
Considél'ant que l'article 432 ne do nne pas au c::éan,ciel'
le dro it de déférer le sel'ment il so n debIleu,'; 'In ,1 n.tp
pal'tient point aux juges d'ad mettre contre la prescl'iption
une exception non expressément prévue ; q ue l'adm iSSIOn

Par ces motifs,
Statu ant contradictoirem entlt l '~gard de tou te. les parties,
au bénéfice de l'arrêt de défaut., profit join t, en date du
3 mai 1888, déclare l'appel non-recevable il l'égard de
Baux et Fraissinet, et sans s'a lTètel' au serment déféré,
conf/l'me, sur le moyen tiré de la prescription, le jugement
dont est appel ; condamne le Lloyd français il l'amende et
aux dépens .
\

Du 14janviel' 1889. M,

RU BEN DE
D RUJON .

COUDER,

R ES PONSADI LI TF.. -

-

ART .

COllr ll'Aix ( 1'· Ch.) _ P rés. ,
P l" MM. AnR AM et

l " prés. -

PnOPRI ÉTAIRE D'UN ANIMAL.

1385 G, CIl' . -

PRÉ SOMP1'ION,

La responsabilité qui, al/x le rmes de rm,ticle 1385 du
Code civil, p èse SU?' le pl'op1'iéta i1'e d'un animal, à ,'aison des dommages que cet anùnal a causés J constitue
tl11e p"ésomption spéciale à l'encontre du p1'opn'étaù'e,
sans qu'il Salt besoz'n de ,'eclu::1'che1', comme dans les

cas géllémux de respon sabilité ,'égis pm' les m'ticles
1382 el 1383, s'il ya eu (aute de sa pari,
Cette p"ésomption ne peul fléchi,' q'&lt;' devant la preuve
d'H n cas I01'tUJt, d'une (orce majeul'e ou d'~me (au(e
imputable ci celui qui a s ubi le d ommage.

�( 87 )

( 86 )

chaussée blanche' q ue ce n'e t Pas
force majeure tel qu e I"el' t èS é
là un cas fortuit, de
. 1
t le passage d'
.
'
c l,1emi n de fer,l'exp
losio
d'
.
'
.
n une mme ou le fatund' tralD. de
passant qui a ll rait fI"
.
1 un tJel's,
d un
t
appe ou eXCité I"an'
1
cet e cause occasionnell e de 1'. 'd'
Ima ; qu e
comm e tell e préexi stait
d' aCCI ent, en l'admettant
. .'
au lt aCCldent· 'q 1
avmt fait la même route 1 .
' "l e e cheval
senti r le même effet.
es Jours précédents sans en res-

( GutRI N CONTRE COLIN ) .
JUGEMENT.

Attendu que, le 8 aoùt dernier, vers deux h eures et demie
de l'après-midi , Guerin, cocher au sel'v ice de Colin , con·
duisait une voit.ure at telée d't", cheva l appartenant à ce
dernier sur le chemin de Saint-Joseph , hanli eue de Marsei lle; qu'à un mom ent donné, le ch eval fit un écart brusque, recu la et vint heurter violemment une charretLe qui
all ait en sens inverse; que le choc proj eta le cocher Guérin
hors de son siège et lui occasionna des blessures ou contusions d' une certaine gravite, à raison desquelles led it
Guerin réclame à Colin une somme de 3,01lO fr ., à titre de
dommages-intérêts;
Attendu que, aux termes de l'article 1385 dn Code civil ,
le propriétaire d'"n animal est r esponsable des domma ges
que ranimai à causés; que cette disposit ion est absnl ue et
constitue uue présomption spéciale à r encon tre du propriétaire de l'anim al, sans qu 'il so it besoin de rechercher,
comme dans les cas générau x de responsabi lité r égis par
les articles 1382 et 1383, s' il ya u ne faute du mattre;
que cette présomption ne peut fi éch ir que devant la preuve
d' lill cas fortuit, d'u ne force majel".e, ou d' uue faute imputable à celui qui a éprouvé le dommage;
Attendu, en l'espèce, qu,l résu lte de l'enq uête à laquelle
il a éte procédé, qu'aucune fa ute ne peut être imput ée au
conducteur, demaudeu i' au procès et victime de l'accid ent;
qu'aucune faute particu lière n 'est etabli e, d'autre part,
à l'encontre du défendeu r, propriétail'e de I"animal ;
Attendu que l'écart du cheva l cause de I"accident en
I"absence de tout e autre circonst~nce de fait de nat u;'e il
l'expliquer,sembl e dù à une fra l'eur subite que lui auraient
causée les raies d'ombre et de soleil qu ' un e barrièl'e à clairevoie qui borde la route ù cet endroit, projetait SUI' la

,

At tendu. , en r~s um é ' que le deman deur on l'' t
présomption ex istanL el1 sa f
' ~
c at de la
. "
. '
aveur et rés ul ~ t d ' .
1380 preclté, n'aveli t aucn ne preuve à faire .au
e l artIcle
deu r, au contraire dev"t
d"
que le défen.
f'
, 1 ,pour
étl"llll"e lad ite 'é
tlOn
. ou de la f
. , a "'e la preuve dll cas fOrult
dpl som.p..
lim e; que, cette preuve n'a
a'
~ule e la VlCtrouve r ésolu par le seul effetd 1 p, s ete faite, le litige se
e a présomptIOn l é~a l e .
0,
Attendu que l'accid en t dont s'a~it n'
aucu ne s uite ~,..ve' qu'il
1 0
a eu pour le blessé
.
0,
a seu ement occasion é
.
capacité temporaire de traval
d" enV lrOn trOiS
. mOlS
n . une
1
,' lm -

an;

\

Par ces motifs ,
Le Tribunal cond,mn C 1" à
de 600 f r. à titre d; d e a 111 , payer à Gu érin la somme
d roit e t dépens.
omm ages-lIltel'êts, avec intérêts de

D u 7 décemb,.e 1888. - P rés Ar C
.
"'M . H,CAVY pour G é' il
., . OUVE, Juge. u nu, ERCASSE pour Colin .
V ENTE . -

0 UALITE.

CONTESTtE. -

P l .,

EXPERTISE A PROVOQU ER

PAR L'ACHETEUR .

L e vendeu," q'
u! exp éd'le une marchand'
.
esl J,,'ésumé l"exnéd ' .
~
Ise a son ache/eu,',
r leI con, orme aux accords
I l en est S1.I.1'/out ainsi quand l
.
.
.
gare d te domicile d
d' a hV1'Q1S0n ayant lieu en
le ven eu?' la ma' 1
d'
aux r isn Hes de l' h l '
1 CIWH 'l.se 'Voyage
':1.
ac e eu?',

�( 88 )
C'esl d OIlC a' l'acheleu,. gui conlesle la, qllahté, a p"OUV€!'
sa p,'étention en ,'eguél'a&gt;'I l'expel'ilse ,
Et St, la ma1'C1tan. dise 1 ,'e(u séepa?' I"ipo",' dé(aul de 1qua'
'è d'ét 'e endue à la ,'eguéle du l1'ansp07' e",.,
hté esl p' s
1 V
" , l'
"1
'
c es t .
a U t qn t
avant que l ' expe1 -Use p U'lsse avoir lteu,.
,
be d' en l''a,','e p,'éleve?' des échant,llons gl" 1'1IisUlCom
se'nt éb'e Noumis aux expe1'ts.
S ,, d onc, 1t a" 1e P al' l'achelet'" d'avoir
" p,'is cetle p,.écaution,
,
de
en"e
,'mposStble
,
1
l'exp er l tse es
v
. J 1 acheleu)' • esle te""
de paye" a son ve&gt;td ..." le p"'x convenlt ( 1) ,
(FAY ET HIZZI CONTRE HousseAU),
JUG EMENT .

Attendu qu'il n'a pu être procédé à l 'ex?~rti se, ordonnée
par le jugement du 22 juillet 1884, des raISI ns de COl'lnthe
édiés pal' les dem andell1's au défendellr et r efu st's pal' ce
exp
dernier
comme non con formes aux accor d s, pur SI1l' te d e 1a
vente qui en était déjà opél'ée, dès ,le 2 1 ju in ~) récédent, al~
requis dela Compagme du chemi n de fer l ,-L, - M, qUI
avait à se couvrir de ses f l'al~ de trans port et de maga"
siuage;
Qu' il s'agit de déterminer il qui , des deux pa rties en
cause, in combe celle situa tion ;
Attendu que la présomption de droit est qu e le vend eur,
en ex pédiant les marchand ises ven dues, exécut e loyalem ent sail marché et envoie la m arch and ise promise pal'
les accords;
Que cett e présomp tion existe surtout qu and la marchandise, livrable il la gare du domicile du vendeur, devient

(1) Voy. sur cette question encore contl'o\'crsée, ce rec . 1888. J.
108 et 235. - 1888. 2. 7 et les pl'écéde nl ~ ci tés en notes.

( 89 )
ai nsi la propriété de l'ache te ur et voyage Ù ses l'isques et
péri ls, c t pé rit pour son com pte et non pon r ceilli du ven de ur, si ell e disparalt pendant le traje t ;
Que, dés lors, pou r profiter de la fac ult é 'Ju i ex iste pn sa
fav eu r de vé riGer la marcbandise au li e u d'arrivée, l'ach eteul', s' il pré te nd qu 'elle n 'est pas de la qualité convenue,
est te nu d 'établir cette exception qu 'il sou lè ve et par
laquell e il prétend rompre les accord s, puisqu'il devient
dem ande ur en excipant de ce m oti f;
Qu e c'es t don c à l ui de démontrer sn prétention en fai sant
procéder il l'ex pert ise con tradictoire, moyen que la loi m et
il sa disposition pour établir le fait SUI' lequel il se fonde;
Que si, il raison des circonstances, celle expertise n'est
point imm éd iatement pra ticable, c'est il l'achete ur qu'il
incombe en core de pren dre les mesures nécessaires pour
con server et sa u vegarder l'objet qui doit ultérieurement
être apprécié par expert; que l'acheteur e8t lui-même SUI'
les liellX ail est la m archandise il exper tiser; qu e généraleme nl, au COll traire, l'expéditeur est éloi g né et ignore les
fait s;

Que, dans l'espèce , c'était donc ù Housseau il pOUl'suivre
plus rapid emen t l'exper tise nécessai re; que, dans tOIlS les
cas, i l devait faire r égu liè rem ent e t judiciail'ement pt'élever les échantillons nécessa il·es ù cette expertise, avant que
la marchandise ne dispanit compl ètement;
Que Housseau

il

eu tort d'auta nt plus de laisser d ispa-

raître ain si, pal' sa négligence, la marchandise dont s'agit,
que le ch emin de fe r l'avait officiellemeut av isé, dès le
7 j uin 1884, de la vente pOlir le 2 1 dudil mois, el qu'il a ell
ainsi le temps utile pour agir ;
Que, par suite, Housseau se trollve, vis -il-vis de ses vendeur5, dans la situ a tion d'un acheteur pOUl' compte de qu i
la marchand ise a vo yagé et a pél'i, e n route pal' un fait
non imput a ble au vendeut' :

�( 90 )

( 91 )
mois d'octobre dernier et déchargé da ns les bassins de la
Compagnie des Docks; qu 'il est constant que led it Domergue n'a reçu au débarq uement que 54!, sacs; qu'il a assi gné en paiemen t des 9 sacs manquant la Compagn ie des
Doc.ks , et mis en cause éga lement le cap itaine 'l'u l'I1bu li et
Alexand el' et Carr, courtiers, consignatail'es à Marsei ll e d u
l1av il'e John Byng;

Par ces motüs,
'a rêter au x fi ns d u sienr Rousseau, le.
Le Tribunal, sans Sil' ~'av ; t 'Hizz i la som me de 2,434 fr ,
.,
, é
ldamne il payer "
COl
55
c, montant d es causes de leu r dem ande, avec JIl t l'êts
de droit ;
, 1 d mand eurs il se faire r emeLtl'e pal' la ComAntol'lse es e ,
d 098 r
nagnie du chemill de fer P,-L, -hl , la som me , e
r,
r'
L du net produi t des raisins ex ped lés pal' eux
~c m oo ~
,
1
"
u 1e 9 février 1884, et ce à valOlr s ur e montant
il Roussea
de la condamn ation ci-dessus;

At lendu qu e la Compa gni e des Docks, mandataire préposé au déharq uem ent, n'a pu délivrel' au réception nail'e
qu e la quantité de marchandise trouvée pal' ell e dans les
ca les d u nav ire, soit 544 sacs marque L, ai nsi q u'il appert
des constalations düment fa ites au moment d l! déc bargemen t ; qu'ell e n'a commis aucune faute pel'sonnell e de
nat ure à engager sa responsabi li té;

Condam ne Rousseau aux dépe ns ,

Du 11 décembre 1888, - P ,'és., M, ARNAu n, ch , d ~ la
Lég , cr u , - P l" MM. NEGRETTI po ur Fayet RI ZZ1, MALLET
l'OU l' Rousseau,

Altendu que Alexander et Cal'!' n'ont agi que dans l'intérêt de leurs com mettants, à savoil' les armatems ou le capi-

•
FlN DE NON-R ECEVOIR . -

D ÉFIC IT.

La (in de non-l'ecevo;,' édictée pal' les ~,'licl~s 435 et 43,6
du Code de comme1'ce, POU?' les cas d aVa1'1es a la ma.1-

chandise transportée , n'est pas applicable
déficit m,

al&lt;

cas de

( DOllHmGUE COriTRE CAP ITA INE T unNDU J. L, COM P;\ GNI P. DES DOCKS,
A LEX /\NDER ET

CARR ).

JUGEMENT.

Atlendu que Domergue est porteu r d' un con naissement à
553 sacs raisins de Corin the, chal'gés SUI' vapeu l'Joh,, BY"[j,
capitai ne Turnbu ll , al'rivé il Marseill e da ns le courantdu

(1) Voy. ce ree. 1887.1. 38 el 2'23 et les décisio ns citées ell note.

tain e; que ce dernier, réguli èl'em enL mi s en cause, est

présent pOUl' défendre di rectement à l'action qui lui est
intentée; que Alexander et Carl' n'ont contracté ou encouru
a ucune ob ligation perscllm elle; qu'ils doivent donc, ainsi
q ue la Compagni e des Docks, êlre mis hors de cause;
Attend u q ue le débat est circonscrit entre le destinataic'e
de la marchandise et le capitaine;
Attendu, sur les fins de non-recevoir opposées par le
capitaine, qu'aux te rmes de l'al'ticle 433 du Code de commerce,l'action en délivrance de marchand ises n'est soumise
q u'!t la prescription d'un an ; que, d'autre part, les articles
435 et 436 ne visent que le cas d'avarie et l'arlicl e 105 ne
s'app liqu e pas aux transports maritimes;
Attend u que le seul exemplaire du co nnaissement prod uit pal' Domergue énonce explicitement la prise en chal'ge
pal' le capitai ne de 553 sacs, sans a ucu ne résel've; que si
le capil a ine al lègue que l'ex em plaire dll connaissement
entre ses mains ne mentionne que 550 sacs, avec des

�( 92 1
,
6 sacs il n'en justifie pas ]Jal' la p,'od ucli on de
reserves pour
l' débats' qu'en l'état, Il es t tenu de
document dans es
(,
ce
la val eu r de 9 sacs manquant,
l'embOlll'Sel'demandeur
an
soit

~53

fI'. 35 c. ;

Le seul tl'z'bu.nal con2péten t , en pat'eil cas, es t celui du

domicile du dé/eildel"'.

(DAn JAVEL ET C' CONTR E GOüT ET C') .
JUGEMENT.

Pal' ces motifs,
"b
1 sans s'arrêter aux fins de non-recevoit' oppoLe l 1'1 una ,
d
à a"er à
le ca Haine Turnbu ll , le con amn e
p, J
sées par
P
de 353 fI' 35 c. va leur de 9 sacs mau ., . .
. h
Domergue la somme
quant sur une par t'le de 553 sacs ralSln3 de COl'lnt
. té ête an
d
débarquement du navire John B y"g, avec III l' S c
rlroi ~ et dépens;
Mel hors d'instance la Compagnie des Docks et Entrepôts
et Can , et condamne Domergue
de hl al'Sel'11 e, e~• Alexander
aux dépens de ce chef.

Du 20 décemb,'e 1888. - Prés" M. PALAIS, juge. P l. MM . VIDAL-NAQUET pOUl' Domergue, AlCAno . pour la

Co[~pagnie des Docks, SEN Ès pOU l' Ale.\ auder et Can et
pour le capit aine .

COMPÉTENCE. - ACTION EN nEsPoNSA OlLIT&gt;;. -

AnTlcLE 420

DU CODE DE IJl\OC I~ DUnE NON APPL ICADU :,

Les ,'ègles de compétence résultant de L'ad'icle 420 dn
Code de procèd1l1'e civile, Ile s'applique»t gue dans le
cas d'un débat

( 93 )

SU?'

l'exécution d'un contrat.

La1'squ'au cont1'aÎ1'e il s'agit d'une

aci'i01~

en responsa·

bilité basée SUl' les a1'licles 1382 et s"wanls du Code
civil: la compétellce doit éh e déle"minée pa.' l'a.'licle 59 du Code de p.'ocèdu,'e .
Il en est ainsi spécialement aH cas où un aoent de 1'enseignements cmnme1'ciaux est asssifJn.e en t'esponsabilifé

d'un c1'édit acc01'dé SW' ,'enS€1'[J ne ments inexacts.

Attendu que Gout et C', défendeurs, sou lèvent l'exception
d'in compétence;
Attend u qu e Barjavel et C' réclament à Gout et C', agents
de l'enseignements com merciaux, domicili és à Paris, le
remboursement d'un e som me de 694 fr. 50 c., représentan t
la valeur de marchandises expédiées à un aclteteu r Sur la
foi des l'enseignements qui leu,' éta ient fournis par lesd its
Gout et C', et qui sont demeurées impayées par suite de
l'inso lvabi lité dudit acheteur;
Attendu qu e Gout et C' contestent l'application, à la
cause actnelle, de l'al'ticle 420 du Code de Pl'océdure civile,
et excipent, au cont/'aire, de l'article 59, pour être renvoyés
devant leurs juges na turels;
Att end u,q uel que soit le libellé des co nclusions prises pal'
les demandeurs, qu'il ne s'agit pas, en réalité, d' un débat
SUI' l'exéc ution d'une convention don t les clauses pourraient détel'm iner la compétence du Tribunal de céans;
que Bal'javel et C' demandent que GOllt et C' soient tenus de
réparer un préjudice que ces derniers lellr auraient causé
en foul'llissant Su r le compte d'un tiers des l'enseignements
e''l'onés; qu'une parei lle action, fo ndée Sur les règles générales de responsabilité établies pa,' les articles J382 et suivants du Code civi l, est essentiell ement personnelle et que
la compétence du Tribunal appelé à l'apprécier doit étre
fix ée, non pat· l'art icle 420 du Code de procédure, mais pal'
l'a rticle 59 du mêm e CoLle;

�( 94 )

( 95 )
nJes{ susceptibLe d'aucune dédlt ction paU?' di/f~ rence

Par ces motifs,
.
l se déclare iocom ?éteot et condamn e BarLe Tribuna

d u neul au vieux (1) ,
Pm'le méme motif, le maniant de ces ,'éparations ne doit

javel et C· aux dépens de l'in ciden t.

pas, non plus, concourir, avec la valeu1' du navù'e

D 97 dècembl'e 1888. - P,'ès . , M. BEAu, j uge, - P l"
MM'~';LHAUD pour Barjavel e L C·, J OU RDAN pour Gout et C·,

celle des objels de bO"d admis dans le "èglement et
le fret,
a la (o,'malton du capital contribuable d u
,
nav,re (2).

AY ,\ Rm COMM UNE. -

~H E PA RATlO !\S

GRALE. _

DU 130 11 0 . - D É: DUC'l'I ON
OBJFTS
,

PAI\TIELL I!!S AU COl\PS. -

DU T I Ens.

AD MISS ION, INTÉ-

CA PITA L CONTmnUABLE DU NAV IR B.

-

H EPARA -

Il n'en se1"ait autrement que s'il s'agissait de répa1'ati ons
totales, con:me une carène générale, une l'érection de
to~de la pe'tnt ure, et c.) ayant poU//' efTet,uon de 1'emet b'e
le~navù'e au m~me état qu'avant le sinistre, mais de lui

donner une vèrtlable plus-value ,

T IONS PARTIE LL ES NON COMPRISES.

Les objels du bo,'d sac,'i(iès pou,' le salut commun et admis dans le ,'èglemenl d'aval'ie commune au profit d~
l'a1'mement , ne doivent pas y fi[Ju 't'er POU?' leu?' /)al~u1' a
l'élal neul, mais seulement pou,' la valeu,' vé1'ttable
qu'ils avaient au moment du sa~"i(ice, c'est - à-:di1'e S~llS

une déd uction ,'ep,.ésentant 1 usu,'e dont ûs étatent
atteints ci ce m01nent.

D'ap,'ès l'usage, cette déduction est en généml d'un
tie1'S.

Mais cetle règle ne sam'ait s'applique,' qu'aux objets qtti
ont une valeur propre pa?' eux-mémes, in dépendamment et sépm'émenl du navif'e .

Il en est aut,'ement du maniant des dommages ép,'o,tUés
par le corps méme dH 11a' tJit~e, lO1'sque ces dom.mages

n'en(raÎllent que des ,épamtions pa"lielles, telles gue
peintt&lt;1'e de ce,'laines padies de la coque, changemenl
de bOl'dages b,.isés, elc,
Ces 1'épa1'ations ne faisant que restitue1' au navire la
v aleu1' qu.'il avait au m oment du sinisl}'e, leu1' coût

(COMPAGN IE NATIONALE CONTRE CON IGNATAIRES
DE LA CARGA ISON DE L' « HINDOUSTAN,

»)

J UGEMENT,

Attend u q u'à la suite de l'in cendie qui :t eu lien le 24
oCLob re 1887, à bord du vapeur H indoustan, un !,,,Nlement
e Lune répar ti Lion des avaries communes, souffer te; pal' ce
navu'e et sa cargais')l1, ont éLe ordon nés par le Tribunal
entre les in téressés en cause',
ALte ndn qu'en COurs de débats etd'instrucLion de l'affaIre
deva nt l'exper t répa!'Li te ur désigné,trois chefs de difficu ltés
on t éLé so ulevés entre lesd ites parLies, et que le Tribunal
es Lappe lé il vider ce tr ip le incident; qu'il s'agiLde savoir:
En p1'emie1' b.'eu, sur le chapitre des avaries communes
s'i l y a lieu d'admettre les tabacs pour une som me d~
158,046 fi', au pl'ofit des consignataires, ou de n'admettre,
à leur proUt, comme perdue ou endommagée par le faiL de

( 1) Voy. Tab le géné rale, v· Avarie com mune, 0- 1133,
(2) Voy, i bid" n" 173, 175,

�(% )
l'eau, qu'uue proportion de 10 OIO',l e solde du dommage
éprouvé devant être aUl'lbué à l lllGelldle, et pal' sui te
rejeté de l'ayarie ;

En second lieu, et toujoprs au m ème chapitre, s' il l' a
lieu de n'adm ett.re les frais et dé penses pOll !' ré parations
ou remplacements d'objets faisant parti e du corps des machines ou de l'armem ent du n a vire , qu e SOnS dédu ction du
tiers pour tous objets sujets à l'ustll'e ou à la détériora-

tion;
En troisième lieu , et au chapitre des capitaux contribuables, s'il fa ut ajout~ r au capital contribuable du navil'e
la demie du montant des sommes qui seron t admises à
son profit en avarie commune, ou si, au conLraire, dans ce
capital contribuable du na vire, il ne sera porté CJue les
objets de l'emplace ment, toutes dépenses n 'au gmentant pas
la valeur du navire et les dé penses accessoires a ux réparations ne devant pas l'être portées;
Sur le premier chef., , (sans intérê t);
Sur le deuxième chef :
Attendu que le but poursu ivi dan s \ln règlem ent d'avaries comm unes est de replacer, avec le con cours de tous les
intéressés, le proprié tai re de l'objet sacrifi é da ns l'intérét
commun, dans la si tuation anté rie lll'e à l'évé ne men t qlli a
donné lieu au sacrifice;
QlIe ce propriétaire doit être rem is en possession d'lin
objet identique ou d' une somme d'a rgen t r e présentant ~a

valeur identique ;
Que, dans aUCll n cas, l'événement n e sal1l'a it êt,'e pOli "
lui une sou rce de profi ts et lu i proc urer un bénélice quel-

conque;
Attendu, dès lora, que si l'obje t sac,'ifié, a il lien de Illi
êt,'e payé en a"gent, est rempl acé e n na tu re, com me il
arri ve généralement pOUl' les objets d l! bOl'cl d'lin navi l'e,

( !Ji )

t e l ~ qu e a ll cl~es, . aussièl'e3, màts eL aut res si mil aires, il
rx ,ste cn t r~ 1 objet r emp lacé, génél'al emen t amoindri de
\:~t1 e ur pa,' 1 usage qUL e n a é té fait, e t l'objet ne uf qui le
, . mpl ace: ~ne chflérence, au proli t d u p l'O prié taire, à
laqu e \~ ebll n a pas droit ; gu e, cell e diffé rence, qui est cell e
entre 0 Je t vi e ux et l'obje t neuf, pou\'ant donner li e u à
c,haque ,~èg l em e nt" à un e disc ussion su,' son importau ~e,
1 usage s est lIl Lrodlllt
de déduÏl'e} sa uf ral'es e xcept'Jons qUl,
.
pe u l'e n ~ se proc1 l11 re, un t ie,'s de la l'al em' q li i es t retra nché
du clnITre adm,s dans l'a va ri e comm une, S Ul' tou s les objets
s:L sce pt Lbl es de ce retra nc hement, pal' la na ture ou la matlè,'e q UI les compose ou le u r fo ,'m e péciale;

Qu e pal' ces mols: (, obje ts ou effe ts de bord» on ne saurait e ntend,'e qu e les objets 'l u i, pal' e ux-m êmes e t indépend a ~m en t e t sé parément d u nal' ÏI'e, ont u ne \'aleu r
vénale 'l1t"lll sèq ue e t prop,'e, tels q lle ceux ci-desslls én um érés à s,mpl e t,tre énonciatif',
Mais qu'en de ho rs de ces ( ,bje t~ m ~ t é ri el~ do nt le sac' fc
t
'l'
, ri
1 e ,peu. aV0 11' leu eL qu i peu vent ainsi être sui vis d'une
r estltU[,lOn e n na tl1l'e à leu r propri éta ire, il est d'a u tres
sac"lO ces qui doive nt ê tre co n' p,'is da ns le mo nt a n t à '
l"
,
e
ava ne eausee au pl'o pl'iétai l'e,eL qu i, cependant, ne l'eprésent ent pal' e ux-mêm es au clI ne va leu r dé tach ée et pouvant
être séparée du navire ;

Q ~, e ce son t les dommages cau sés il ce'ü in es pa rties dlt
nav ll',e, enLl'a'inanL la nécessité de réparations di vel'ses da ns
certa'" es pal'ties d u na vire e t, par sui te, des dépenses dont
la cau se dél"l'e cl u saint et de l'i n t,éL'êt comman telles
paL' exem ple, qu e la réfection d' un e par tie de la ~ein t lLl'~
em po ,'lée d e la coque, cell e de bo ,'dages brisés, etc" et
an lres sHl11l all'es;

,Que de pare illes dé pense3, pa "tiellcs, quell e que pu isse

cl uill eul's en êt l'e l'imporlance peclln iaire, ne font eL ne
peuven t que ]'esLi tu el' ptll'ement et simplement au nav ire

l" p , -

1889 ,

7

�( 98 )
me qu' i! avait avan t J'événem ent et au mola valeur m é
d 't '
, ï 'est pro UI ,
ment ou 1 s
" e par le lait dc ces dépenses,
'étail'e du navlt , (
"1 '
Qu e le pro pl'I ,
e ou pius-value; gu 1 n"
ne s'enrichit d'aucune slo mm t en l'état d 'au paravant , et
' ' sLit li é seu emen
,
q U'un navIre
10
,
d ' dan s le r è"
te ll1 ent,
SI une
.
ï o:eratt pel' 3th,
0
d
q ue pa l' slllte, l ,
, ét 't imposée SU I' ces épenses
"
elconqu e lUI al
, l
'
déduotlon q u
',
' Ile en sont insusceptlb es, aUSSI
admises il son prollt , qu ~ ,s ,
,
'ires que défilllt lvCS,
bIen provlso
, "
c'est l'évidence
1 dépenses prov lso ll es,
Que, pour es
' II sont il êtrc pel'dues lors des
m éme, destin ées
qu
e es qu 'un e utilit é m om entanée;
,,
n'ayant
dé penses définItIves, 'f 't
,' titre définitif, a ppliquées
A 1e celles al es "
mais que
mon
,
,
"e
tà m ême in séparabl. es, ne
•
1 e l devenant pal
v
Hl: naVH'e e~ 1 . .
1. e ni diminuer par 1 usage,
érll' III pl us-va li J
•
l'eu vent acqu
1
elcol1(ju c in dépendammen .
·
valeur véna e ql1
1
ni aV01l' une
, t qu former la va eur
·
lI'elles ne co nCOlll en
(
. dé
du navu'e; q
,
ê ' qu'allcun e déductIOn, S
ce
naVIre
}TI
me,
(
. 1
bl d
d'ensem 'différence
e e
ct u VIe
" ux ,au n r u[ ne sa llr,ut es
lors, p OUl
atteindre ;
t

1 .\

Sur le troisième chef:
, Itre les objets du bord proprem ent dits,
Attendu qU?l
:é dans l'int é rê t e t pOUl' le salu t
perdus, sacn fies ou aVal \ s,
lacel' et à ad mettre en
eL qUI son t d l emp,
commun ,
l , déd uction d'usage, il y a eu
avarie commune} sous. a
t . S L1 i ont nécessité
d'autres a\r(ll'ies d~ dlVel'~eS n~ ~ll : dl(lluv il'e Iiindo!lsdes rt'parations partIell es, SO It au c ,P
t uue war ie com, il
ch in e et qlll constl t ue n
, ,
1
t all , SOI t' sa m
.a
,
"
"1 c forment un tota
'de' enses pnses en ,, 0 ,
,
mu ne ; que ce, p
,
,
acu ne d'eIles ne dO It
important ; mais que, lléa nmOIl1.s, ~h
'e résente qu'une
être considérée qu'isolément,et S l el e ne l P d' ï leuJ's être
ueIle qu'en pUIsse
al
,
'
, ' II
reparatlOll paIlle e, CJ
.
mune ell e ne Si.llll'Ull
J'im portance adm ise en avaJ'l e corn :b 'ble du navire,

venil'en augmentation du ca pital

COlltu

lia

( 99 )
formé conformément à la loi par la d emie du navire et du
fret eLdes objets du bord admis en avarie commune comme
excédant de capital ;
Attendu, en efIet, que le principe d'équité qui préside au
règlement d 'un e avarie commune, est que tous les cointér essés participent à désintéresser intégralement celui
d 'entre eux do n t la chose a été sacl'ifi ée dans l'intérêt wm ,
ID UIl, sa ns do nnel' à ce del'll Îee un bénP.fh.: e, mais en contribuan t, chacu n d'en tl'e e ux, da ns la propurtion du véri tab le
et l'ée l cap i tal qu 'il a e u e ngagé et compromis dans l'é vénem e nt, et qui a été sauvé par le sac rilice volontairement
con sommé;
Attendu qu e la loi , pOUl' le na vire même, a déterminé
spécia lement lemode suivant lequel sa contribu tion réelle
et e/l'ective devait être fh ée, à savoir la demie du navire
ell son état d'avarie et la demi e du fret ; qu 'e n outre, il ya
à ajouter, s uivant ce qui a été dit plus ha ut, les objets du
bord sacrifiés, s'il yen a eu , pour leur moitié;
Qu e, dan s la th éorie de la loi, cette demie du navire
en son état ù'ava ri e, toujours faci le à détermin er par expert,
et cette demie du fret, doivent représenter la val eur exacte
du navire au mom en t de l'événement et, par conséquen t,
sa vé ritabl e val e ur contribuable; qu e la loi a ainsi entendu
obv ier à tou tes les contestation s qu'aura it constamm ent fait
naitre la dét ermina tion de la valGur d 'un navire ava nt
l'évé nem ent m êm e;
Ali endu , dés lors, qu 'on ne saurait, ajouter h cet te dem ie
du navire e t du fretuoe fois déterminée quant à son chiffre,
que la demie des objets qui viennent ajo uter en sus u ne
vale ur réelle et e/l'ective; qu'il serait donc inj uste de grever en pl us le cap ita l contribuable d li nav ire de toutes les
dé pense~ pO Ul' l'épara ~ions diverses partie ll es au navire ,
ou il sa machine, si c'est un navire à Vape lll',~ll

/.Q,S\I~ IR[ ~ ,
/..~\, ~
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r~ "'-~
~

,

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1

.,

�( 100 )

mo lif Cj" e ces dépenses sera ient admises en ava L'ie Commune et qu'eiles seraient imporla nles ;
Oll'il ne s'en ,uit pas forcemen t qll e la va leUL' du nav ire
en soit augmentée et qu e son propriétaire reçoiv e, du
chel de ces dépenses, uno prop L'ielé ayant plus de valeur
que cell e qu'il al'aiL au moment de l'événement ;
Oue des réparations pari iell es il un e partie se ulement du
navire, quelle qu 'en so it la natlLL'e, CJu elqu e impOL'lant
qu'en scil le chiffre, n'ont. et ne peuvent aVoir qu 'un but
unique et qu' un seu l eITet on résultai, final , il sa voit' de
remeUre purement et s imp l e ~l ent le navire, ainsi partiellement réparé, dans son éta t ant érieur il l'événement, et de
le restituer à son armatem tel qu'il le possédait auparavant, sans moins,va lue, ce qui serait il son délr imenl ,
mais sans plus-value eITective; que de sim ples réparations
partielles,consistant en fournitures de mati ères il appl iCjuer
au navire en remplacement de cell es en levées, ,com me de
la peintuL'e, n'ont aucune valeuL' distincte et séparée par
elles-mêmes et indé peLldammentdu na vire; qu'ell es ne concourent qu'à la valeur d'ense mble de ce demier; qu'il en
est ainsi smtout quand ces dépe nses ne co nsisten t exclusivement qu'en de si mpl es trava ux d'appropl'iation) de
nettoyage et de réinstallati on ;
Attendu qu'un ne peut don c clire que ces dépe nses partielles, quelq ne import ant qu 'en so it le chiITre, ajoulent
une valeuL' supérieure au nav ire; qu'ell es en sont seu le·

ment la ,impie remise en état ;
On ïl en Eerait dLITéL'emment s'il g'''gissa it de réparations
total es, comme le seraiL une carene gé néral e, la réfection
de toul e la peinture de la "'0'l ue et des install ations intérieures ; que dans ce cas, en effet, Oll pourl'uill égitimemenl
sout enir qu 'i l n ~ s'agit plus ù'une sim pl e l'emiseen èlat
antérieUl', mais Lien d'un navire rendu Yél'i lab lement un
objet nellf et, dans tous les cas, réell ement SupéL'ielLL' i\ sa

( 101 )

valeur antérieure aya 1 b·
l' us:lge;
J
( Il . Su 1 une cert aine clépl'écialion pal'
J'al' ces motifs ,
Le Tribunal, vidant les in cidents "~ • _ '
partLes lLll él'êssées se retirera' d
p poA" dIt qn e les
Llo evant 1 e'pert ré t'
nomm é, à l'eITet de procéder à 1
.' ,
paL' Iteu\'
a COLlI.LlluatlOn et à l' 1 é
"
vement du' réglemen t et de la J'é par titIOn
dont s'ag·tac l 1es bases CL-dess us posées , à savoir; ,
L, Sur
l' Ou'i l ne sera admis, dans le cha ' ,
"
mu nes, au profit du pL'opr 'é t' pLtle des avarLes comLaue des tabacs
d
pel' us ou endommagés pal' le fa it d l'
d
,comme
proporl ion de 10 % seul ement le ea lu e mel', que la
é'
éd
' e sa de du r10mm ~
plOUV evant être altL'ibué à l'in
d'
aoe
de l'avariC' commune :
(
cell le, et péll' su ite rejeté

,

2' Ouïl ne sel'adédnitsllI' lavaleul'desd'
"
en avari e com mun e poul'ClïTë'
1
epenses admIses
1 "
.'
1 l ence ( li neuf at! vieux
e ILels sur les objets viellx entièrement rem pl ' ., qlle
obj ets neufs et su ivant l'u&lt;a o .
,
aces pal' les
tiels ne portem SUL' les d'~oe, et CjU au cune dédu ctio n du
que le ca L'actere de répa L'a 1i~~~l;:~ti~~i::'eL~:::~1 L,O:S n'ayant
,
l a"e, approprl atLO n, etc" elc, ;
3' 0 " 1
tL'ibua~\~ àJ~ea SCelra ..dmdis en ,a ugmenl at ion du cap ilal CO Il-

Jat ge II naV L"e que les l '
1
,0 lJets ( u bord pL'Oprement cl its rem placés et ci,

commun e

~t

a.

1111S

eux -mêmes dans l'ava l'ie

,
que, pal' sutie loutes les dé
réparat ions n'aya nt pas un cal'a~t ' 1'
"
,penses on
tituanl
cl
'
e e géneLal, maLS ne consdé '
que es réparations diverses partiell es et d penses accesso ires aux réparation s le tout n'a 0'
e;:,
pas la Yclleut' eŒ . 1 d
.'
c lI o mentant

1. forma tion du~~ttLc\e ' tU Inav Lre~n e clevL'Ont pas entL'er dans
apL a contl' Ibn able·
Les dé pen s des In
' CL
'd en ls ;\ la chal'ge' des s'e .. 1
fl'ères et l"een 1lar(1t pOUL' les ta bacs et d
' ,1 JU L0 OleL'
'
pOur le surplu s,
'
u SLellL ,Moul1L!

�( 102 )

( 103 )

1888 , - P rés " M, An N1" uD,
ch, de 'la
C
MM , HUIl NUOS'I'EL pour a ompagnte,
'
t '
pOU l' les co nsIgna aIres,

nu 27 décem bre

,
Pl
Lé~ d H, "
0 '
t
DU
B
ERNAD
COUVE e
COMMl SSIOtI(NAIRE DE,

OrmE AU DESV lm IFIC ATION PR ÉAC

TRANSPOI\T • - COLIS, -.

PRIX, DU THANSPORT . Mc'
NOUVEL ARTICLE
C
'
I
LA BLE AU PA r.. ., 1NT • -

TINATAIRE, -

105 DU

ODE

DE

COMM ERCE .

lUais que, da ns ce cas, l'objet aya nLélé en sa possession
e LRO US sa sUl'vei ll ance person nell e et exclusive pendant Ull
certain temps, il incom be nécessairemenL a u destinaLaire
de j ustifi el' eLd'établil' que l'avarie ou pel'te partiell e de
l'o bjeL pal' lui reçu, pl'Ovient de la fa ute ou d ll fa it du vo iturier ;
Attendu q ll e lediL article '105, modi fi J pa l' la susdite loi,

' ,'fi el' l'identi/é el t'élal
ù d é,'ielt&gt;' des colis
Le d,'ott' d e Vo"
" ,
,
é
1
d',"
prend,'e
IIvr
a,son, esl 11lhé&gt;'e&gt;l 1
à l'ar rtv el avan
L'a,'liele 405 du Code de comme)'ce , m odi fi e par la loid"
11 avri l 1888, en accOl'danl u" dé la, de t" OlS 701&lt;1'S au
d, sti na/ail'e pOlir p,'o testel' , ne lu i a pas e" levé le drotl
de vé&gt;'ifica/iol1 immédiate,
,Ce d,'oit ne saurai l ét.'e sl1b01'donné a u paiement p ,'éa lable du prix du Ira nspOI't,
E n conséqu ence, si , S U" le 'l'e/ us d u d esl i na/a;,'e d e P"Y'"
le p rix du / /'aIlSPQl't avant v él'ifica lio)~, le l 1'an s1'0,-{.,I1'
a remporté /e colis el l' a (ait vend,'e, tl est en (aute et
1'espollsable de Iou les les consequ ences de son dé( aut de
livl"aison.

CONTI\ E

C HEMI N

!l 'i mpose po in t au des tinataire la récepti on san s réserve ,
sa uf il protes ter et à réclamer dans le délai imparti, après

vérifi cation pal' lui du colis ai nsi parvenu en ses mains ,.

au co nl1'at de l1'all sp o1'1.

( P ELL EG I\I N

de vé rifiel' le co li s et de pl'odll ire sa r éclamation dans le
cas d'av al'i e ou perle pa rli ell e ;

DE FEn P, - L , -M, )

J UG EMEN 'r ,

• Attendu qu e l'article 10" du Code de comm erce, mod ifié
par la loi du 11 a v r ill ~88,a eu pOUl' b uLde re l e ve l'i ~ dest ~­
nataire d' un colis de la fin de non - recevoil' que lUI GreaIt
'sa réoept,ion et le paiemenL du prix de la voiLure; qu'en
lui aceol'da uL un délai de trois juurs, non com pris tes lotir:;
fériés,la nouvelle loi a vo ulu que le desLin ata ire aiL le remps

Qll e si ce lt e prescr i,ption a va it eu liell , ell e aura it dù ètl'e
im po"!ée en lerm es clairs eL pl',1cis, puisque la situ ation du

uestina tai re, au point de vu e de la facilit é et de la pussibili té de la pl'ellve vis-à-vi s du voituriel', au rait été r end ue
plus mauva ise;

Qu 'il est a insi certa in et in contestable qu e le desLÎ llat a il'e
conserve lo ujours le droit d'exige!' que cetl e vérification
a iL lie ll a il moment même où le colis tl'ansport é à son
adresse lu i est présenté par le voituri er, eL avant qu'i l a it
passé des main s de ce dernier en ses propl'es main s; que,
pal' ceLt e vél'ifi cation immédiat e,le desti nataire ne se tro uve
plus exposé au dan gel' de )lou voil' être lui-même accll sé
d'èLre l'autelll' de l'avari e ou de la perLe par tielle, eLqu e la
preuve de la fa uLe du VOiLll l'iel', a u co nLl'a irr , découle
naLnl'ellemenLJ e ce Lte vériJ1ca tion an téri eure à la réce ption, si ce del'lli er n'é tabl it ù son l)roOt , soiL le vice propl'e
de la chose, SOiL le cas de fOl'ce n"' jeure ;
Att endu que c'est donc une obli ga tion pOlir le voit uri er
de la issel' procéder en sa présence ou cell e de son emplo ye,
au moment ai:! le col is es t o[fel'L au des ti nala il'e J à sa vêl'ifi-

caLion préa la ble ;

�( 104 )

( 105 )

' turier'\
' ne fa b'e oOhr le colis qu e pal'é un
Que c'est au VOl
'
apable
de le re prése nte l' à cette op l'ade ses emp loyes c

tion;
qu e si ell e ne peu
t ê t l'e refusée,
Allend u d ·al l t 1'e part
(
)
.
è
' le
l

,
'. " ' est de n 'v laisser proceder qu apr s pmedrOIt du VOltU l lel
,
, l'
1 .d
rix du transport; que ce dl'o lt cénve pou r UI u
ment du P ê'
e la loi lui acco rde SUI' l'objet transm 111e qu .,
"
,
PrlVl lèoe
O
'
. , Ièoe ne subsiste q u à la condlLlon que
porté; que ce pm 1 0
,
'
f
' '\
et objet soit toujours en ses mains; qu à dé aut, S I . le
c
remet
an d est'lU ataire , il n'a plllS 1 à l'e ncontre de ce dermel',

qu'une créance ordinaire;
, .
dans
l'espèce,
a
e
ll
ie
tort
d
eXiger
logrin
Attcn d u que Pel "
.
.
que la verification du colis fli t, fait e avant I ~ palemeut du
prix du transpol't ;
,
.
Qu'en émetlan t cette prétention, il a excéde son ,u rolt,
et qu 'il ne salll'ait soutenir q u'il n'a voulu vérifier qu a près
avoir offert le pd.\ du transport; q ue sa le ttre du 17 mal
fait suffisam ment connaitre dans quell es condltlOn~ il a
I le 9 mai 1888 procéde l' à la vérlfl callon dont s agit;
vou II "
.
. d'

ue le camionn eur de la Co mpagnie, qui n' aul'aIt pu, nI li
opposel' , si ce prix lui eùl é té oITerL et payé, a eté en
droit de rapporl er le coli s e n gare;

~'l'

Attendu que Pellegrin est donc seu 1 responsable c1es
camionnages et li'aisde magasinage qui on t é té encouru,;
Pal' ces motifs,
Le Tribun al, sans s'at'J'ètel' ni avoi l' éga l'd à la demande
de Pellegrill , fa isant d l'oi t aux fin s de la Compagnie P,-L ,-hl"
le conda mne il lui payer: l' 59 fI', 75 c" pl' ix du t l'ansport
du cad re dont s'agit ; 2' 189 fi'. 75 C, pOUl' fl'ais de
n1a"asina"e
du 7 mai au 22 septemlJl'e, plu s 1 fi', 50 ]lOlll'
o
0)
•
chaque JOUl' de magasinage, de puis le 22 septembre JUsqu 'à compl et retirement; 3' 19 fi' , pou l'qu atl'e camIOnna ges,
et c'est avec int é l'êts de dl'oi t e t M pe ns;

Ûl'donne Cl ue le cadl'e pot erie, fau te de reti l'emen t e t paiemen t des som mes ci· dessus, scra vendu aux enchères pub l iques pal' le m inistèl'e de i\l,Cal'cassone, coul,tiel',polll' le n et
produ it de lad ite ven te êl re rem is;\ la Compagnie P,-L .-M.
Ityaloil' SUI' les cond amn a tions pl'ononcées à so n pl'ofi t en
principal, int é l'êts et Irais, le ju gement exécutoire pal' pl'Ovi sion, sans cau tion , nonobst{\ 11 ~ appe l.

nI&lt; 23 octob,'e 1888. - P ,'és., M, ARNAUD, ch, de la Lég .
d'H, - P I" MM, L EGRÉ pOUl' Pe llegl'i n, AlCARD pour le
Chemin:de fe r,
Appel par Pellegrin ,
ARn~T.

Considérant qu e le dl'oit de vél'ifier l'identité et l'état
intél'i eu l' des coli s, à l'arrivée, avanl d'en prendre livl'aison , est il1h él'Cnt au contrat cie ll'a nspo rt ; qu ' il ne peutétre
sérieusem ent con lesté aux des tinata ires; qu 'il ne l'é tait pas
so us l'e mpire de l'an cien a rti cle 105 du Code de commel'ce,
en l'aison de la l'iglleHl' même cIe la déchéance prolloncée ;
qu'il cO IHinlle à lelll' appal'tenir depuis la loi du Il avril
1888, malgré l'attén uatio n apportée ù la lin cie no n .rece ..

voit, ;
Considé rant qu e les disposi tions de la no u ve lle loi, en
,'elevant le desti nai a ire de la déchéance l'ésultant de la
réception du colis et du paiement du prix de la voitlll'e, et
en lui accordan t u n délai de trois jOlll'S, non compris les
joul's fél'iés, pOUL' produire ses protes tations, n'imposent

pas an destinataire une inaction forcée au momellt même
oit le colis, tl'ansporté à son adresse, lui est présen té pal' le
voiturier ; que la concess ion d'llll délai n 'implique pas ql\e
le bénéficiaire doive nécessairement en usel'; qu'i l est toujo ul's libl'e de n'en pas profiter; 'lue 1,\ loi du Il avril 1888
a laissé ,\ la vé l'ifica ti on antél'ieu re ;\ toute réception sa
pleine ut il ité; qu'e lle cl'ée une Si tu a tion jlll'id ique d istinc-

�( 106 )

( 107 )

,
,t' t an destinataire de c hoisir entre deux
' d'
l ' l' é
te ' ,,"'t! Hppal len
' 'J
rocéder également l'égolLel's,
une ega L(
modes de 1) b'
é' l'iliel' avant de prendre li Vl'aison, ou
bsolue' ou te ll v
~ c
\
' 1
abi en accepter
'
l'a l'tVl~'a 'son
sa uf à prut est0r e t , rec amer
l
,

point a il destinataire le dmit rie vél'ificntion; qu 'il le snbor,
donne cependant au paiement d u pl'ix de tm nspol t ;

dans le délai de trois jours;
pal' la vél'ification"
imm édiate,
contemu
d
Consl'dé'laD t q"0
'
d 1 'éception le destina taIre ecarle tout auger
, 'lcc Llse d ' Otre l'",tuteut (e
1 l' avalle
"
Parame , e al l ' lème
Je pouvou' ètl'e lIl- 1l
f
ou de la perte par t 1'elle , et que la pl'euve de la lUIte du
"
t'ire , décou le na ture llemen
t desb'constaVDILul'le!', a u COll 1a
.,
,
' ce dernier , du mOU1S,
n éta lIt
tations acqmses,
SI
.
d à son
, ft
it le vice propre de la c hose, SOIt le cas e force
P[OI
, sa gu 'ft( ll"l l ')el'se , 10l'sque la vél'ification
n'est eOec,
maJellre;
. .
.
C

tuée qu'après la livraison dans le délaI Jlnpartl" com me le
colis s'est trouve en la possession du dest In ataIre et :O~IS
pel'sonnell e et exclUSIve pe,ndant
sa sU l'vel'llal1ce
,
" un cella
d'é III
tatemps, 1'Il U 't 1'I lcomhe nécessai l'ement de JustlfIel' et
blir que l'aval'ie ou perte partie lle de 10bJet par lUI leçu
provient de la faute ou du fail du vOltuner;
C

,

•

•

•

Considérant qu e si la loi du Il al'l'il 1888 avait eu pOUl'
e::ffeLde priver le3 desti nalaire des avanlages de l~ prem~èl'e
de ces deux siluatio ns j lIl'idiq li es, et de ne le ul' lalssel' d autre éventualité que la seconde, elle a Lll'ait singu ltèrement
'gNra vé au point de vue de la fa c ili te e t de la posslblltte
deola pr~uve, la positio n des destinataires, et re,nversé les
l'Oies respectifs ;'l l'avantage des voiturie1'3; qu un pareil
résu ltat ne se déduit ni du text e, ni de l'espl'it des dispo sitions nouvell es; que c'est donc un e obligation pOUl' le
voituriel' de laisser procéde l' en a présence ou celle de :on
employé, au mom e nt où le co lis est olfe l't au destinat:l\I'e,
à sa vérification pl'éalaLle; que c'est au ,"OltUI'l6\' ,\ Ile
faire olfril' le "olis que pal' un de ses emvloyés, capable de
le représenter il celle opération;
Considérant qu e le j\li;e,menl Llollt esl appe l, ne dénie

Co nsidél'ant qu'une pareille exigence n 'est nullem ent
justifi ée; que c'est la récep tion du co lis qui l'end exigible
le prix de la voiture; que celu i qui n 'a pas reç u , n'est pas
encore dé bite ur e t ne pe ut être contraint de payer;
Considérant que la vél'Îfl ca ti on n'est qu'une opération
prepal'atoire de la réception ; qu'elle n'est pas la récep ti on,
puisqu 'elle peut aboutir, suivant les résultats, à u n refus
de recevoi r ; que le vo itul'i el' qui assi ste pal' lui-même ou
pal' son préposé à la vérification , conti nue à garder le coHs
en sa possession ; qu ' il conserve pal' là même son privilège
intact tant qu'il n'y aura pas eu re mise effective, abandon
de la marchandise à la libl'e disposition dll destinataire;
que, la vérification tel'mi née , le d l'oit ùu voi~l1rier est de
l'emporter l'objet s'il n 'est pas payé de se~ f,'ais de voitul'e,
e~ de n'effectuer la livrai sun que co nl l'e l'emboursement;

que c'est donc il tort que la Compagnie l'aris,L)'on Méditerran ée a ex igé le règ lemen t du prix de tra nspol't ava llt toute
vé rifl"a ti on ; qu 'e lle est responsable de toutes les suites
dil'eetes de sa résista nce m al fond ée, des Irais cie camionnage e t de magasinage et du la perte résu ltant de la ve nte
pal' an torit é dej\lstice des marcha ndises, objet de l'expé,
dition ; que cette dernière perLe sera s ullisamment répa r~e
pal' la conda mnation de la Compagnie au rem boul'sement
de la va le ur des malThandi ses, d'après le prix de fa cture,
et par l'alloca tion à Pellegrin d'tlll~ somme de cen t francs,
pOlir lui tenir lieu des dé rangemen ts et des dépenses occa sionnés pa l'le procès à suivre;
Par ces motifs,
La COllr inOr'me le jugement rlu Trib una l de commerce
de Mal'seille dont est appel, et, sans s'arrêter aux lills de la
Cu mpagnie, dit que les frais de tl'. ns port, ceux de magasinage el de ca mionnage l ui l'es teront pOUl' comp te;

�( IDS)

( 109 )

. au co,ltraire
L' • a 11 dro,t
, , Il la demande' de ll'ellegl'in
' ,
"a,s
,
'c
lie
-\
lui
paye,'
Il t,tre (e rest,t u_
d
e la dite ompag'
,
1
.
con amn
de 352 f,'ancs, l'a lenr de la marc land,se,
tlOn la1 somme
'nt é,'êts te1s qLlun de dl'oit , et celle de 100 fran Cl
avec es 1 _
-' l tél'èts' la condamn e en lous les
pOUl' tous dommages Il
, "
1
dépens de première ,nstall ce et d appe ,
D

Cour d'A ix ( 1" Ch.) - P ,'és" M,
1" prés . - P I" ~l M. ABRAM et RraAuD,

4 (éon.e" 1889 , -

" cOUDE R,

HUDE N DE

,
MANDAT DE
FATIlE AssunEn.
COMMISSIONNAIRE DE TRANSIT,
.
. .
_ OMISSION. - A OSEKCE DE PR EJUDICE .

'i&gt;!exécution la néglige&gt;!ce 0" la (aufe dans l'accom·
L ,
( 'd't Il mandat ne peuvent éll'e UH ,p1'1.1IClpe
pltssemen
l
,
t t annré
de dommages -infé"éls que s'il y a J,el'Ie ou 0/' '"J" -

ciaMe causé au mandant.
Spécialement, cel"i qui, cha"gé de /'eceooi,. el 1'éeJ7~édie,'

l'ordre même d'Hirsbe l'g, être mis, pa,' voie de ,'cmbolll'sement, à la chal'ge du destinataire.

lIai ns, en l'ap pol'I s su hris d'affaires avec Fonseca, a ~fai L
reçu, pal' co ntre, cle celui-ci, l'QI'd ''e fO"llle l de ne jamais
faire aSs urer aucu ne des m~r('hand' ses qu'il lui ex pédieraH,

Se co nform ant il ce dem ie" ordre, Bains ne fait pas
assurer, La ml'Tbandise péri t en mer, Fonseca ref use de
la paye,' il J-Jirsbe"g , Celui-ci aLiaque lIains en responsabilit é del'an t le Tribunal de comm erce de Mal'seille, comme
ayant conU'evellu à Ilol'dl'e l'eçu de faire ass urel', Il ome t
tout efois de mettre Fonseca en cause,
JUGEMENT,
ALiendu qu e, le '2 a\'riI 188G, 1-\i"sbe l'get C', fabricantsà
Eibenstock (Saxe), ont ex pédié il Hai ns, commi ssionnai,'e
de transi t à Marsei ll e, une caisse marchand ises avec le
mandat de la Iail'e parveni r sous rembourse ment des frais,
assurée et déclarée, au sie lll' José All'a,'ez Fonseca, à
Malaga;

pal' me1' Ulle nW1'chandise en la .fm,sant a88u~ el: ~
omis de (ai/'e l'as'Ul'allce, Ile sa""a,1 él"e décla. l ,es
' . , d e l' e.rp~,
Ii'l 1
leu1', de la lle,,!e . de . ia
POI}sable vL8-a-v~s
'
marchandise
par (m·tl/ne d
e mel"'
8 tî 1, 'esl pas Jlts/?{lé
'f

Altendu que Hains a procédé à l'expédition command ée,
pal' vfl peur l'a1~[Ja8; qu 'au cou rs du voyage, la marchan-

que c'esl aux ,'''s1ue, de (e&lt;cpldileu ,' q,,'elle voy agem ,
el qu e c'esll,d qui devait, cla&gt;!s ses ,'aJ'Jlo"18 ao"edle
,
. SI/bu'
. les COlIS l
i , de /a "fo,'IUlle e
deSI1.1wlat1'e,
quel/ce

dise a péri pal' fortu ne de mer sans avoir été assu,'ée;
qu 'en l'état, les expédi teu,'s prétendent rendre J-1ains responsable de cette pe,te, soit d Il défaut d'assurance;

me )',

(Hmsnr.nG

ET

C· CONTRE

H AI NS),

Iln al'l'il lS8G, Hirsberg et C· ad ressèrent à Bains, COl~­
missionnail'e de transit à Mar,ei ll e, une czisse pOUl' la f~"'e
' l' 1aga. Il s donna,ent
pal'\'en ir Ù José All'a" èz ~,o n seca, à b"
.
ordre forme l de la fai,'e aSSUl'er, Tontefois. la mal'cbandls~
. aux l'Isques
.
1 l''OllSeC3, 1es f1&lt;,.',s de t,'a'lSport
vo yageê.l1l
(e
.
depuis Marseil le, les frai s d'assurance, etc"del'."t, d après

Attendu que la marchandise, étant expédiée conl" e remboursement des fl'a is, voyageait aux risqu es el périls d~
l'achetellr; que, d'au tre part" ce del'lliel', depuis plusicurs
années client de Hai ns et en comp le-co urant avec lui, avait
donn é et réit éré tout del'lli6rement encore l'Dl'dre fOl'mel
de ne faire assu rer aucunc des marchandises qu'il lui expédierait; qu 'en l 'espèce, la marchandise a pél'i pOUl' le
compte dudit sieur Fon seca, qui n'est pas en cause et contre
lequel il appa"liendra aux sieurs Hirsberg et C' de fail'e

�( 110 )

( Jil )

,. 'tes nécessaires devant les 'l'l'i, 1ces ou pOUl oUI
, , f 't
tout es d i l Igel
1 commissionnaire ql1l n a .u

Consid érant qu 'il n 'a été fait allcllnea lill s ion aux disposi tions des lo is é trangères, sous l'empire desquelles Ja ven le
s'est form ée ;

bunaux compétents; que et' 1S de celui qu 'il devaitconer aux IIl Sll'llC lOI ,
,
f
que se con orm
' , " , de la marchandise, n a com.
me le prOpl'letall e
bl' é
sidél'er corn
t e 19ager sa responsa 1 lt pel'
mis aucune faule pou \'an . l , .
des expédlleuls ,
sonne Il e ''i-l l'éœard
0
Pal' ces moti f,;,
Le Tl'ibunal déboute Hirsberg et C' de leu r demande,
I~s condamne aux ùé pens,
,
,
Du 16 décemb,'e 1887,
- P l"
et C', LEGRE pour Bains,

M~f.

MOUTON pOUl' lhrsbel'g

Ou ' Hi/'sberg n'a intent é aucune ac tion contre Fonseca en
pa iement de la marc h and i~e s in istrée; qu'il n 'est pas
prouv é que, maigre la pel'le, ce derniel' ne l'este pas débi ,
teu/' du pri x;
Consid émnt qu'en l'état, Hi/'sbel'g ne ju sti fle pas d'un
préjudice réell ement souffert; qu e !'inexéc uti on, la négligence ou la faut e da ns l'accompli ssement d'un mandat ne
peuvent ê tre un pl'in cipede dommages-i nt é rê t que s' il y a
perte ou tort appréciab le ca usé au mand an t;
Considél'an t qu e s'il apparalt 'lue Hains n 'a pas sn ivi les
instructions de Hirsberg, i l n'est pas démo n tl'é que l'inaccomplissement de ces instru ctions ait été, da ns une mesnre
qn e l c~ nqu e, préjudiciab le à lIi rsbel'g ;

Appel par Hirsbel'g et C' ,

Ann ftT ,
' be rg e t Hains " il ne peut
Considérant qu 'entre lltrs
n: t àêtre
la
t'
Qu e de l'exécution d' un mandat; qu en e e",
qu es IOn 9
ï 1886 Hain ~ommissionnail'e de transit il

~:\~S:i~I;, :'~~~vait d~ H:rsb~rg

E;be~1St~~~

e t C' , fab ricants à
(S axe) une caisse mal'cl1 andi 'es avec ord l'e de la aIlle p à
" ,sous rembOlll'SemenL d e f l'a i' S, assu rée et déc aree, '
venir
José Alvarez Fonseca, négoc ianLà Malaga ;
~
Considérant qU ' li a é té procédé à l'expédition commandée par vapeur VaI'fJas, ma is qu'au coms du voya :~é
la marc handise a péri pal' fortnne de m e r sans avo,"
assu rée;
Co nsidéra nt q ue la pel'te ci e la marc IIa n d 'Ise I~,e pl'ouve
,
rien pal' elle m ême; q u , Il 'Il'5 berg ne peu t av0 1l' d mterét
d' et
"
d'é ta bl'II' Cju e la mal'c han Ise
d'action qu'à la conditIOn
, 'o)'agea it ,\ ses risques et pé \'l' 1s, e t qll "l 1 doit " d'lI\sses r.p'
f _
l)Q l'ls avec le dest.ina laira, subir les conséquences de la or
tune de mel' ;

Pa r ces motifs,

La

CO l1l'

con firm e.

D t&lt; 29 novemb,'e 1888, - Cour d'Aix ( 1" Ch,) _ Prés "
hl, l\UDEN DE COUDER, 1" p rés, - P l" Mill. Narins ARNAUD
et GOU110EZ,

A SSU nANCE: MA R IT IME. onA.

-

MENT. -

FOIlML' f,E

FRA GE. -

P OUR CO;\JPTE DE QU IL APPARTIE:N -

Pn OPHIÉTAIRE OP. L'OUJ1::1' AssunÉ.

NO ~

EX IGÉE. -

-

DtLAI SSE-

N.\U-

AR H[\- I~ E A DESTINATION sun UN AUTRE NAVInE.

HEFl'S O',\DlIIISSrON A LA CONSOMMATIO:'i.

MENT.

_

MAR CHA NDI SE. _

D~LAI.

-

AssunÉ

-

D ÉLAI SSE-

NO .... TENU DE nÉEXPORTER . _

PnrV/\ T ION DE L A CHOSE AsSUntm.

Lo/'squ'une police d'assurance a été (m.t e pOll1' compte de
qui il appartiendra, (action conil-e les a,sSlu'eurs peu t
élre exercée pa,. ce/u i qui justifie él,'e p/'op/'ùJtaù'e de

�( Il ~ )
"
.
'é salis qu 1. 1 SOt'c besoin d'une su,hsti(uholl
l'obJel ass'" ,
.
'fil 011 de la jll'ésence aH
'è e l en (m'Ine a SOH l n 0 f ,
"égul! 'd' ~'assll,'é dénommé dans la polia.
l' 7'océs •
.
t. .
telle ,,'esl
"e'l",se 1'0117' ,au'c
IClllle
'onnule
sac,'amen
~
AI
"
t aSSHl"c
le delaissellw,t
de l' 0 b'
J
e.
.
.
. 1
i? Ile acf~on
en d élaisseme"i est
. ,'égllllè'b
Specw emen 1 '
" è l Ile déclaratlOlt da alt. 1 dl ile 107's'1" a)1I s '
t'emellt Ul 1'0 1
•
~ep1'ésell ta1/t des assUI'euJ's,
t.·1
. desfinalwll au?
don , al .e, a. e x donnée' d ev}
a Il le T l"il"tlwl cOll/pl:len l,

la ciiattOII a.:,
déclal'alion /'ol"me/le qH'il est (ail
de ve "oi" li la va/!.
sans conlell" la
.
t 01!cltlt eH tall! que
)
,
délaHsemeH , C
.', r. l t li la condanwation des
dilé de l'abandon d éJa ,al , e
'em ent de lr, somme assU/'ee . .
a SSlI1' ell1'S au pa?

d'se nal/(I'ogée a été chal'geeslll' III'
Lorsqu'une nWl'C la,,' l. . J. a' desti nation pal' les soill$
t · avil'e et ae wm~ Jl ee
.
.
ail 1 eH
de~tLliGtloll
des assU1'e urs, el qu e l' aH fm'ité du PO).! de
.
.
; d
r d eUre â la consomma{lOH a cal/(;iC e
a l'e(lIsé de , ; IJ; Ile était m élangée , les délais dalls
"eau. de nIel ail e
,
f 't
1
)flYtent que
lesq"els le délaissemenl dOI t ét,.e 1 al ,le)
du jo,,1' de ce l'&lt;'(//s.
. , 1, e( /1 8 d e l' aul07'i lé, a. ob ·
E t . l'assH1'é su)' le pl'enue1
de celle,ci de Ilouvelles vél'i/ica tions, le~ délaIs
pa1'ten t que du JOUI' o!"f"ces no/( velles Uél'lfico(wlls lat les J
le ,'e( us est devellu d éfinili f.
1

I:,:U

Ile

l "ée
L 'assuïé n'est pas tenu, en }7aJ'el"1 cas, Ge
. \'c),ol'ICI'{ la
.
ma,'chandise POIt?' cherche?' à la ;;ell d1'c dllns. /tH au. le
pOl'I; il a le (Z,'oit d'en /ail'e déla;ssemenl lmmé(hal .

Et il en sel'ait ainsi alo1's méme que les e,''l)e l':i8e~ (a l/~';
POl/l' arrive1' ci (al1'e adm etlre la 1 .1al'chaJl ~luw Ct'~ co . pas que r av (II' / C aile/illies.
sommatioll n'énonce1'azcl1t
' le ?'Cr US cl'adm.lssLOIl
. ' C~Il S If
frais qum'ls,
l t,ail 1" 1'01' I"tsa
méme, palu' l'assuré, !IHe jJJ' ival1oll complete de
Htal'chanel ise.

( 11 3 )
( ROCIIA

FnBRES CO~1'nE As su nEuRs).

Les s ie U!;s Gu eyd ;~l frè t'es, agissant pOU l' compte de qllÎ
il appartiendra, avaient, p al' police fl ott a nte du 19 avril
1886 (courLier Hambaud à Marseille), fait assurel' 250,000 fI'.
de marchandises à LranspOI'le l' pal' navire à voil es, des côtes
d 'Espagne à Dnenos-Ayres . J'al' un avenan L en date èu 10
jan viel' 1887, l'a limenL fut donné jusqu'à conc nne nce de
161,500 ft-. en la valeur de fùtsde vins.
Ces fùt s ont é té ch argés SUl' le navire Millo tiilan, à
Valence (Espagne), à d estin ation de Bu enos-Ayres. Le
navÎl'e éch oua avec bl'is près de Gibrallal',
A la nouvelle de l 'éch ouement, les assu t'eurs pré tendirenL que le n avire ne s'éta iL pas brisé, qu'ils se chargeaient
de fa ire r éexpédiel' les vins pal' vapeu r, cJl te, pa l' conséquent, le5 assu rés n 'avaient pas ù use.' du droiL a u délaissemen t (a rticle 373 ùu Code de comm el'ce),
Les ass m és a ccept è rent les propositio ns des nssureul'S et
les vi os f ure nL tl'a nspü rtés à lJ uenos- Ayres.

A l'al'rivée d u vapeul', la douane américaine l'efusa de
laissel' entrer les vins, qui éLaienL, ù son dire, impropl'es il
la co nsom ma ti on , prétendanL q u' il s étaient m é langés d 'eau
de mer.
Le cO l'I"espondant des assurés fiL des
de la douane pour l ui faire e nl erer son
clara persist e r dans son l'e fus pl'ovisoire
expert - chimisle eùt donné son avis Su r
se Irouva ient les vins.

déma rches aupres
velo; cell e-c i déju , qu 'à ceque son
l'élat dans lequel

Le consignataire de la c.1t'gaison fiL à ce moment dé laissemenL de la mal'ch a ndise ell tt'e les mains du r epl'ésentant
des assureUt's . Ce ux- ci le refu5ère nL pa l'CC qu'il n'avait pas
été sign ifié à e ux-mèmes. C'est al ors que, pal' exp loiL de
Al' lJougea l'e l, huiss iel' à Mal'seille, c n clate du 1" septem -

1" l' _. 1889.

8

�( 114 )

( 115

Hocha fl'èl'es et C', pOlll" comp te de qui
bre 18 8, le, Sleu "
t a~ ' firent délais~ement aux assuGueydan frères a, alen ' I~~ citant ell paiement de la valeur
reurs de la cargaIso n en
de la marchandise,
,
'abul'd
une
lin
de
nou-recevoll'
, 1"5 0 Pposè rell t Ù
f'"
la police étant signée au nom perLes aSSUleu
aux sieurs Rocha leteS,
sonnel de Gueydan ft'ères,
,
.
,
e
le
délaissem
ent
n
avall
pas été
'ét ldirent ausslqn
Il s pl el
' ï était fait tardivement, et après
fait régulièremeut et qu, l ,
."
les délais impartis par 1article 3 ,3,
.
,
'ce a déclal'é que \'instance était
Le 'l'nbunal de commet
de Hocha frères et C' ; mais la
nt encragee au nom
, ,
1 bl
ya a . em~
e. pol'lanle à trancher était de savoll' Si le
question l" plus Im t , fait en temps utile, les assureurs
,
" 1
d '\ ' 'ement aYaIt e ~
e aiS, 1 1t hire par t'Il' 1edél"'l
e
« d'un an , l'rescrit par, 1 artlc
,
ré
p tem al ,
d 'U l' du refns prO\'lSOlre de
373 du Code de comnell e, :'c~;ll'~tJ~té en effet , procédé tardi,
la douane, cas auq u
(. . '
vement aux formalités du delal semen t.
,
à ces con clusions , a validéb le
Le 'frl'bllllai contra,rement
'
,
" "
t C' le \" septem
re1
f
dé lai emement [ait par Hocha ftele, e ,
' les dl'
' l'OU le réfus orme
é aIS d u ]011
l'
1888 et a lait cou nr
de la, douane de Buenos-Ayt'es a é le' conuu , l'experl-c
., H't ' ant déclaré qu'lI fallait procéder il une anal),e des
mIS
al par fut, et le refus de la douane d
' ' el' enlrer
vins efùt
e laIS,
les vins n'ayant été ùêfinitif qu'à ce moment ( 1),
,

"

1"5

JUGEMENT.

Attend u que Gneydan frères, par po ]'lce Hottanle du 19
' 1886 comtie'l' _L Hambaud, ont fait a5S1ll'er pour
mars
,
15 ordre
compte de qui il appartiendra, avee ou sai
,

(1) f\OUS de\ous ct"t expose. ues
·.1

Greffier en chef du Tribun al.

iait ~, a robligeauce de ll. le

J

250,000 fI', SUI' vins à charger Sur tlavil'es à voiles, po ur
voyages de divers points de la tOte d 'Espagne jnsqu'il
Bu enos-Ayres; que, d'apl'ès l'avenant du 10 janvier 1887,
l'aliment a été donné jusqu'" concurl'cnce de 16 1,50U fr"
cn la va leu r de 720 pipes, demi'pipes ou qua,'t de pipes vi n
l'ouge, clHlI'gées SUI' navire anglais M illOlillall, de gré à
gl'é, d'un comm un accord et va ille ou non vaille;

Attendu que le lIfinolitLan a naufragé près de Gilll'a\tar
et qu e les fùts vin, submel'gés avec lui, ont eté ultérieurement reL il'és et Lransbord és aux frais des ass ul'eurs Sur

le vapeuL' it alien Reoina ) pour con linu el' leur route j u~­
J

qu'à destiua lion, sous le COuvert de la poli ce susénoncée;
At tend u que les vins so nt "''l'ivés ;\ Bu enos-Ay res, le 18
al'l'il 1887; que la douane de la Hépu bl ique Al-genline a
refnsé leu r mise à la consommation, comme n uis ibles à la
santé publique; que cetle décision de l'administration
ava it pour cause le mélange d'eau salée signal e dans la
plupart des fùts vérifiés par le sielll' AI'alo, chimiste municipal;
Altendu que s ur le refus persistant de la douane, Ilocha
frères ont fai t, à la date du 27 ao ùt 1887, devant M, le
consu l de Fran ce à Buenos-A YI'es, abandon des vins dont
s'agit au sie ur d~ Boel', agent génél'al des ass ureur, de cette
vi ll e;
Oue, malgré cet ahandon, Hocha fl'ères et C' n'en ont pas
moins postérieu rement adl'essé requêle à )J, le consul de
Fi'ance en nomi nation d'experts pour constater, détini r et
éva lue ,' l'avarie des vins; qu'il a éte procédé à celle expertise ainsi qu'à une aulreexperl ise ordonnée subsequemment
par le j uge fédéral , en vue èes mêmes constatations el évaluations ;
Quc, nonohstant ces deux expertises, la douane a persisté
daos un refus définitif, après avoit' pris ravis du sieul'
Arato;

�( 116 )
"
de ce refus déünitif qu'à la
c'est en "Ill te
1 l '
Attendu que
,
88 ar exploit de Bougeal'e , IUlSdale du 1" seplemble 18 ,Plé devanl le Tribunal de céans,
fi cl
f 'è 'esetC· ontc.
sier Rocha • l
,
l' oli ce ci-dessus , allx ns e
'
, alaires de a P d
'
les aSSUl'eurs slgn
,
l'dei' l'aba ndon fait es "l11S
d beSOin va l
,
vOÎl', en lanl que e
, d' mnel' chacun pOUl' sa parI,
dont s'agit et s'entendre con ,l
)
au paiement de IGI ,500 fI', ;
celle demande
1 défendeurs contestent
AI.tcndll que es
'
1 fond ée '

comme non -recevable eL ma

)

la fin de non-rec.eyoir :
,
Sur
, d 'assurance du 19 aVl'l1 188G esl
Attendu qUA lapollce ' de 'G uey dan frè res ; mais que
'1 t vral au nom
1
dressée,l es
1
é
t n'ao-ir LJue pour camp e
ent express men
0
l' ,
l
dé
ceux-ci y c al', dra
, avec ou s~ul S o,'dre', qUé leur qu a .Ie
t
de qui il appar .en " ,
'a donc j)U être m éconnue
. 1 maodalau'es n
reelle de slmp es ' , :
u les clH1sidé rer comm e P" o,
pal' les assmeurs, qUI n ont p
riélaires des vins assurés;
,
P
' a l ' l'eJIe l mêm e d e la police, les man ,
Que, pal',SllllC, et Pd n f.'èl'es se Irou vaient, co mme seuls
danls des slenrs Gl~ey a
bstitu és de ch'oit à ces del'es
et yél'ilables propl'léta"d , s~~ 'e rci ce so it de l'acli on Cil
11 iers le cas éehéan L, al~ S ex
,) .
,
t
'
t
de
l'
act.on
en
ayarie
,
,
,
" ,
délalssemen , SOI
, ' èce Roch a frères e t C' on t donc regnhe. eQu e, dalls 1 esp ''1 les défendeurs e n le ur nom dlrecl
ment et valablement c. é
1
al lé de propriélaires
1 et par lem se u e CJl" l
,
et pe: sonne
u' il filt besoin d ' ull e subslilul lOn
des Vlll, assurés, sans q
à 1 l' profiL pal' Guel'd an
régulière et en form e passée
eu
m au rocès '
P
,
frères, ou que ce s derniers fi gurassent en 110
t

d 1 itation précitée ne permetAtlendu qu e les termes e a c , f
elle de Hocha fre res
te
sur
la
volonte orill
d
t ent aucun ou
"
és au x défendeurs;
et C' de faire abandon des VIn s a~su;" bandon de ces vins
qu 'en effet, demander la valtdll~ e 1~0~ au paiement de
et , comm e conséquence, la cane amna

( 11 7 )
J 61, 500 fr" c'est nécessairem en l, délaisser ta proprié té de
l'objet assu.'é aux ass ure u.'s;
Qll' il serait inadmissible, en effel, CJue l'assuré, e n formulant ain si ses cOllclu sions, eùt eu la p.'étenlion d 'exiger
le paie ment de la valeur as.urée el de garde r e n même
temps la chose représentée pal' cetle valeur ;
Que l'aband on est donc JOI'mel e t qu e, du moment qu e
la volonté de délaisser l'obje t , c'est-à-dire d'en transmelt.'e la propriété aux aSS Ul'eurs, ressort ainsi de l'acte,
les lermes de cet acte imporlent pe u, la loi fran çaise ne
comporlant aucune formul e sacl'amentelle ;
Que, dans ledit exploit de citation , la volonté de l'abandon est d'autant plus cla ire qu e ces mots y contenus : " En
tant qu e de besoin, " se réfèrent é videmm en t à l'abandon du 27 ao ù t 1887, le co nfirment, le réitè ren t et, da ns
lou s les cas, ont pour bllt de le ia Îl'e ù n ouveau;
Attendu que s i ce premier abandon, devan t hl, le consul
de France, à Buenos- Ayres, n'a ya nt pas élé directement
signiJlé à Ma rseille aux assure urs eu x- m êm es, mais il leur
agent g'é néral à Buenos-Ay.'es, peut èt.'e considéré comme
enl ac hé, il ce point de vue de la fOI'me, d ' une cer tain e
irrégularité, l'abandon du '1 " se pte mbre 1888 est, au contraire, régulier quant aux défend eurs visés ;
Qu ' un se ul point se ra il à vérifie r, à savoir s'il a élé réel lem ent fait a ux déla is de la loi;
All e ndu qu 'aux term es dn § 2 de l'article 3i3 du Code de
comm erce, Hoc ha fr'è res e t C' , domiciliés à llue nos-Al' res ,
avai ent 1I1l an à parUt' de la peL' Le ;
Allelldu CJu e la perl e pal rapport à e m ne po uvait s'e nlendre qu e de cell e des 3 14 fÙl s de vin ; qu'en des ci l'conslan ces normal es, ce tle perl e a ura it pu èt re élablie pa r
venl e a ux e nc hères publiq ues ou pal' experlise, et qu e ce
n'est qu 'apl'ès l'accomplissemen t de l' ul1 de ces de ux m odes,

�•

( liS )

( I t9 )

our d élais~er cI~t couru contre
que le délai (l'\tn an P

si ce hut n'a pas é té att eint e t s i, pa l' la pl'Olonga tion du
temps, l'avari e de la m archa ndi e a pli j usqu 'en nOI'em b re
s'aggraver dans les magasins de la do nane, Jes s ie urs Hocha
fl'è res e t C' n'e n saura ie nt ètre responsahles ;

l'assuré;
, é
d
,
d
la situation s'est compltq\1 e, ims
Mats all en u que
l '
'
e c'es t
, t " e opposé par la ( ouane , qu
l'espèce du re f US d en l e
, é
'
b l et dE'ftniti( qui ft cOlls tltu a ux
ce refus devenu a 50 u
'1
d' .
,
'é l
'te totale de sa Inarc lan Ise, (j\le
'eux de 1 assUI a pel
"
~ ,
f
'
a- affec té ce caracterc, qu on a l' U
tant que ce re uS n é\ p ~
.
l
'
t'
,
d
'
' y [lel's is teraü pas, (es exper Ises
e.pérer q\!e l , ouane n
l'
,
•
,
•
d
oil' j' am en el' à permet! re entree
ont eu lte\! en vu e e pOUl'
188 t
'è
•
1
t donc qu'en novembl'e
7 e api S
des vins ; que ce nI es, 'Ar.to que ledit refus déftnitf a
l'avis formu lé pal' e sieur
c
)
,
f il dès lors l'abandon du 1" sept emété connu ; qu en a ,
.'
l
' t doit être par
bre 1888 est intervetlU ail (lé la, de \~ tOI e
,
conséquent., déclaré recevabl e ;
1

.

Au fOlld :
les aSSUI'eurS, Hoch a frères et C'
e d 'après
Atten d 'J qu,
'
"
dél '
.
d
'
t
',\
'ècrlement
de }l a Va l'le et non a
at Sn'a,'al ent rOI ql1 d l 0
rèNlement est offert au x assurés , SIH' les
QeDJeo t , et qlle oe 0
. '
.
bases et aux condit.ions prévues par, 1. polt ce ; m als,que
elle prétention des assureurs ne sermt sout enabl e q\! au~ant que le refus de mise il la cOnso mmation , pl'ovenatü de
la douane argentin e, e ùl é lé dém ontré aVOir pOUl' cuu se. l11l
vioe inhérent à la marchandise et n'êtl'e pas, au contratre,
une conséquence directe de l'évé ne ment de m er allquelles
vins ass\1rés ont ét é ex posés d~lIs le cours de leur voy age
de Valence à Buenos-Ayres;
Que, sur ce derni er point , le fait est net te men t é tabli et
que l'altération des ViIlS, ca nse du refl\s de la d o~aœ,
vient de leur s ubmers ion prolon gée dan s 1ea u de m el d,ln S
les càles du M inotillan ; qu e cela ressort des a ll ~l yse5 du
sie ur Aralo, aussi bien qu e des e xpertises ponrs nl\' les pal'
Roch a frères et C'; qu 'ell es l' ont é té dans un, b ut éVIU en \:
celui de faire re venir la douane de sa détel'll1lnatlun et, pa
conséquent , dans l' inté l'êt des PSSUl'e lll'Se lI X- m êmes; que

Ou e si les vin s a vaie nt pn ê tre m is à la co nsommation,
la vent e aux e nch è res puhliques en aurait pu avoir lie u,
ain si qu e r::tgent des assureul's J'ava it lou t primiti vement
exi gé j mai s que cell e venl e est devenn e imprati cabl e en
présence d'nn e int erdi cti on ahsolu e e t dé fini tive des vins:

Qu e, d' a utre part, les expertises fa ites da ns un h u t spé,

cial, vi s-à-vis de la douane, ne peuven t êlre pl'Î ses en co nsid érati on ;
Qu 'ell es ont été fa iles to nt autan t q ue la m ise il la con-

sommati on ùes vi ns s'en sui vrait; '-Ju e, dan ce cas, Popi ·
nio n des expel'ts hasée s nI' ce fait, a lll'"i t pu êtl'e opposée Il
Hocha f rères et C', pom éca r te r leu r pl'éten tion à dé laisse,
ment; ma is que ceux-c i n'ont fait venÜ' le vin' fi Bu enûs~
Al' I'es que pOUl' les y a voir à le Lll' disposi ti on pour les meUre
à la consommation ;
QLle ni les experts, ni les sieul's Hoch a [re l'es e t C' , n i les

assu l'eul'S ou leurs l'epl'éSenta nls;\ l3uenos- Ay res, n'ont fai t
enLl'er da ns leu l', appréc ia ti ons la va le ur des vin s à la réex-

portation ;
Que cette opél'ation ne l'eut l'ai t ni rla ns les prév isions, ni
dans les caleu ls des s ieu rs Hoch a frères et C' , et ne pOIl\'ai t
leul' êl l'e raisonnabl e ment imposée, pO lll' \1n e m archandi5e
dont l'ava l'ie, q uell e qu 'en fùt la qno tilé, a ll ant ou lI'a ll ant
pas nux 3/4. desa va leur,elai t grave et illro ntestée et rendait
tou te l'éexpOl'l atio n im pl'at icable, é tanl don uées les ci rconstances de fa it ; Cjue, d'ai ll l' urs, c'eut été ait.'\: assureurs,
il qU I eussent incom bé le5 chances de cette rée,xpOl'tatlOn, Ù
dés igne r il l'assu l'é le pays olt aurait dù se faire cette réex -

portation ;
Attend u , dès lors, (ju e Hoch a fl'e l'es et C' , m is pa l' 1"

�•

(

1 ~0

)

( 191 )

, ,
a douane, da ns l'impossi bi li t&amp;de disposer
refus défiOl tlf de l,
t les vendre aux ench ères puNi,., vins ne pOLlv an
.
l'
1
ùe eurs
,
êt tenus sans l'assen tim ent et aulut
ne
pouvant
re
,
1
d
e
ques
' dcs assui'eurs , d'encour ir les c lances l es
. t'au mOlllS
'
l'l~a IOn"
'ables et des frais énol' mes d ' une analyse c Hdelals consld él ,
'1
1 des fùts ont en just e sujet de
'que part Ielle de c lac Ul
,
é
ml
t
t
le
la
perte
de
l'obj
e
t
assur
;
CO llsidérer comme 0 a (
. .
Qu' ils ont pu valablement en fa il'c délatssement a leurs
assureurs;
Pal' ces motifs ,
,
,
1
dé
l
'e
ecevable
e
t
val
ide
le
délaissement
ca l r
d
Le Trlbuna
'
- l'oclla
frères et C' , aux défendeu l'S,C es
f ' l par les sIeurs
1
al
é! d t s'a"'it ' en conséquence,condamne les omv,,:s a:u;é~n~~ress;s, ~hacune pOlir la part qu:elle a pl'ise
paon!
à pa'-er auxdits Rocha frè res e t C la somme
à l'assuran ce,
"
d ' d
-00
f'
montant des causes de la eman e, avec
de 161 ,.
l "
intérêts ùe drOIts et dépens,

n u 11 ( ev,'ie?' / 889, - P,'és" N , An NAUD, ch, de l,a
Lèg , d'H , - P I" i\1hl, JounOAN pOUl' Rocha frères e t C,
HORNDOSTEL pour les assul'ell rs ,

P

OPR I ÊTB IND C5T I\l ELLE. -

n

DU NOM. -

COhl'lERC
E
l.

FONDS DE CO MMERC E.

EXPl.OIT~
•

PAR. VN

-

ACHAT

HOllO~YME.

L' hefew' d'lin ( ollds d e comm .. 'ce pellt val ab leme"f s/ioc lel' Cj U"/
comme enseigne et dénonHlIapu
t consel"'el'a
v

tùm com_met'ciale le nom de son veHdeU1'.
E H conséquence, un ùldustriel faisant le méme com merce et pm-tant le même nom gue le l-,cndel/l', uc sau,-ait i nfm'dù 'e à l'ache few' remploi de ce nom.
11 ell es/

81&lt; ,./01&lt;/

aillsi 100'sque ce t illdllsll'iellle s'est élabli

que poslé/'lew'cme nt ri la ve1lte du (onds d e SOli homo"yme.

( Bnt CIJAIiD CON'r R E

~f EYEn FRr.nES ET ~h;;FFnE-JJnÉCHAHD).
J UGEMEN 'I'.

ALlend u que les sieurs Neyer fl'él'es ont acqu is dll sieur
Eugène Mell're et de son épouse la dame Mal'i e llrér hal'd, le
magasi n de d6nrées co lonia les, liqueurs, vins fins, elc" que
ces dern iers exploitaient da ns la rue Pal'adis, tG ;
Attend u q ue cet ach at a eu li eu le 26 juill et 1884; que
l'acte en a été dressé pal' N' Floret, notaire;
Qu'aux termes de cet acte, les sieuI's Meyel' avaient le
droit d 'exploiter ce fond s de commel'Ce en conservant la
même enseigne e t la m ême raison ou dénomination Commerciale Neffre- Bréchard ;
Qu'usanl d e ce droil, les sieurs Meye r frèl'es ont con~el'vé
leu r enseigne le n om de leur pl'édécesseu r Mefft'eBréc hard e t l'on t fait suivre de leu r pl'û pre n om;
SUI'

Atte ndu que c'est dans le but assurément bien li cit e, de
conserver la client èle qui 1c Ul' était cédée en même temps
qae le fonds, que Meyer f rél'es ont s tipul é dans lellr acte
d'achat le droit de conser ver la m è me e nseig nc ou dénomination comm e rCia le Mefft'e-llrécbard ;
Attendu qu e le s ieu r Brécha l'Clpère a créé, depuis, dans
la même ru e Pamdi s, au n' 36, un magasin où il débite
le même genre de m a rc han dise;
Qu'i l a préten du qlle Meyer frl!I'es, dans un but de con Clll'l'enCe déloy ale e t pOUl' faire lI aitl'e la con fusion cn tl'e
Icul' maison et la sien ne, avai ent dissim ulé de leuI' mieux

lem propre nom;

""X

Atlendll qu'il est étab li
déba ts qlle s i, comme ils en
a vai en t le droil , Neyer fl'él'es onl consel'vé l'enseig ne
Mcfft'c-Dl'é"ha l'd , ils onl indiqll e d'une mani èl'e assez appa renIe pour qu'il n'y ait pas confll s ion, so it '''''' leUl' ense i -

-.

�( 122 )

( 123 )

gne, soil dans 1eurs Pro pecln s qn'ils élaie nt les s ncces:;:eu\'5 ùe ceLLe maison;

Que, clans "es circonstances, le Tribnnal doit ordonner
les wesl1res
nécessaires pour fa ire cesser celle confusion ,'
,

Quïl n' y a donc pas lie u rl 'ordonne r, comme le demande
le ,iem Bréchard père, un e modifi cation qu ant à ce ;

mots « seule maison ;

All cndu qu'on ne sa mail non plus imputer à f~nle allx
,
· fl'e'l'es 1 le fail d'avoir élail lt •leurs
enlrepOl~
sieurs l\' 1eyel'
•
,
dans des magasins sis à Mal'sei ll e, 2 1, ~' ll e Sainte) ou B,'~­
chard père avail e u précédemment IUI-mé me un m agasll1
de gros pendant plu sieurs années ;
,\ ce l la liberl é la '"nlus a bsolu.e,•BI'é1 S av a'ellt
l
, quall'
,~(
QLl "1
chard père ayant cessé d'occuper ce local pour vemr s éta blir lui -mème ru e Paradis;
Aliendu que si une confn sion a pu exisler chez qu elqu es
clienls au sujel des deux magasin s ex pl oItés dans la rue
, d'IS . eIle n'a pu provenir que du fatt de Bréchard
l ,ata
pèl'e;
Qu'eo elfel, depuis 18ïG, le ma gasin porlant le n' 1G de
la l'u e Paradis, élai t exploilé par les époux MeJfre, sous
la raison comm erciale « MeJfre-JJréchard ; ..
Que ce n'est qu'à P,lqu cs 1885 qu e Brécharp pèçe a cl'M,
l'o e Pal'adis, 36, un TIlagasin comportan t la vente de~
mèmes arlicles;
Aliendu que si Bl'écha rd père avail le droil de s'i n ~la li er
pal'Iout où il lui com'enai l, il ne lui appal' len,,11 pas de se
sel'vi r dans ses enseignes ou prospec tu s de quallficallons
pouvanl amener Hne confu sion en tre le magasi n qu'il

créai l et celui dont l'exp loil a lion da lait de 187 6 ;
Quï l n'avait pas le dl'oit d 'indiqu er a u public
enseignes quïl éla it la se nl e m a ison IJréehard ;

SUI'

ces

Qlle celle indicalion esl inexacle puisqu'i l ex isle dans la
même ru e tl11 magas in pOl'lant déjà le nom ri e IJI'éehaed ,
jo int il celui de ~I e rree ;

Qu e ce but sera alleint en ordonnant la ~ uppressi on des
Il

All endu Cjl\e le sieur Beécna rd pè re ne jllstifie d'aucun
fait séri eu x ci e co nCll1'rence déloy~l e i
Qu e si des eeretll's se sun t g·lissées citez ~Ieyer frères,
poue l'ex éc u lion de cel'Iain s ordres CJui a lll'a ient élé destinés
il lll'échard pè re, le m ême fait s'est pl'od uit chez Bréc hard
père;
Qu e ces e rr~ lIrs ne se ~o nt produites ~\l e par su ite de la
désignatIOn falle par Brec hard pèl'e St.l' so n e nseigne;
Qu'il n'y a donc pas lieu Lle fai re dl'oit au x fin s en en-

qll eLe peises par Bl'échaed pi' ,'e . les fa il s colés n'éta nt ni
pertinenls, ni co ncluants;
Par ces motifs,

Le Tribllna l,ayai1t tel égard que de ra ison aux fin el co n ,
cl usions des pa rti es;
Déboul e le siell1' Bréc h ~ rd père (a nt de ses conclu sions
qu e de ses fin s en e nLJu êle ;

pl' in c ipal e~

Dit n' y avo ir lie u , pal' su ile, de ~ I a t uer Sllr les nns en
ga ran tie prises par Meyer fl'ères à l'encon tre des épo ux
Melft'e ;
De même su ite, faisant d eoit aux fins reconl'enli on tlelles
pl'i,es pal' Meyer freres a J'e nco nlre de Il,'éc hard pèrJ ;
Vil et QI'donne CJlle ce de rni er se ra tenu, dan s les l'inglq~l al l'e helll'eS du prononcé d u présent jllgemenl , de fa il'e
c1lsparailre la m en li on mise s ur les rl e ux fa cades de son
magasin « seute maison Bl'êchal'd ,. )1
•
Ordonne la même suppression

SUI'

ses fa ctures,

pl'OS-

pectll s 011 réclames général em en t qllelconques, à pein ede
50 fI', par chaqu e jOli l' de retard ;

�( 125 )

( 124 )

objets }'a?' le chemin de /e&gt;' établit qll',ls étaienl en bon
élat au moment d e l'expédition (J).

·' '1 "d llère à tous les dépens de l'instance,
Condamne IJ I~G13
d
"
'1'
sans aut,'es ommaoesactifs, passl 5 e\o'de la&lt; gu,'antie
,
,

intérèts .

(SA VOUI\NIN Err

C·

CON'rnE LE

Cil EMIN

DE FER).

. '1111888
- P,'és,
Du 6 )ln
e ·
, 111, COUVE, juge, - f PI"
hl~r. de J ESSÉ pour Bréchard, BoUVIER pO Ul' Mer .. r ,'ères,
LEone

pour les époux MeO','e-Bréchard,

Attendu que l'expert dés igné pOUl' la vé"iOcation de,
tuya ux Lran spor tés d'fs-sur-Tille il Marseille, il. l'adresse
des demandeurs, a constaLé ql,' ils éLaienl de boune fabri cation et que les cassures don t q uelgu es-u ns étaien t attei n ts,
avaient eu lieu au décha,'gemellt, ou pal' un choc arrivé
dans le t,'anspon, s'il y a eu des co ups violents de tampon;

Appel par le sieur Bréchard ,
Ahl\lh.

L.\ Co un ,

Adoptant les motifs des premiers juges,

Attendu que le bri s ne peu t donc pas èt"e attribué au
vice de fab,'ication de ces tuyaux ; qu'il n'est attribuable,
d'après l'ex pe,'t , qu 'à deux causes, un décha"gement ou un
choc viol ent ;

Confll'mc,
Du 27 novembl'e 188!!, - COU!' d'Aix ( 1" Ch ,) - P,'~s"
M. HUDEN OF. COlDER, 1" prés, - PI" ~Dr. iIIASSON, Benjamin ADR .IM et LEORÉ (du barreau de Marseille),

COEMIN DE fER . -

CLAUSE DF. NON GAnANTIE.

LA CHAnCE DU RtCL..\i\l t\N'l'. -

Gil De. -

l1XPERTISE. -

-

•

PREUVE A

ODJE'l' BRISÉ .

EXPEDlTWN EN DON ÉTAT.

,

La claltse de "oll-g«1'a"t;e i nsél'ée dans u" tarif spécial
de chemin de (el' a pOli" e(l'et, non de décha,'ger la
Compag"ie de la ,'e8ponsabilite de ses (aute. , mais de
melll'e la ]l,'euve de crs (au les ci la cha"ge de l'expedi-

Qu'elle ne sa lirait (l onc, en l'étal de la pl'euve ainsi l'ap '
portee contre elle, invoquel' l'article du ta,'if spécia l 14
relatif au transport en petit e vitesse, sous lequel les tuyaux
ont voyagé, pour décline,' la respo nsabilité qui lui
incombe;

(eur ou du deslinalai1·e.

Lap,'ellve e8110l/lelois sll(fisammenl ('aile pm'un rappo,'t
d'exp"'/ cOllstatallt que le h,ois des objets l1'anspor/és
(dans l'espèce des tuyaux de ('on le) pl'Ovient, 80it de
coups violents de tampoll plJndallt le "'ajet, soit du,
jet sans p'récaHlion

810 '

.

Oue, dans l'un ou l'au t,'e cas, il est ainsi établi qu'il ya
faute ou négligence de la Com pagn ie,et que si l'expert a pu
hésiter su,' le mom ent où le bris peut avo il' eu lieu, soit au
Cours du t,'ansport, saiL au marnent du déchargement, lïn ce,titude n'existe vas sur les coups vi olents qui ont nécessairement occasion né ce bds et qui ne peuvent êLre imputables qu '" la Compagnie ;

Par ces motHs,
)

Le 'l'ribun. l condamne la Compagnie des chrmins de fer

le sol [01'S du décha1'{Jement,

lorsque l'absence de 10llte ,'ésel've ci la ,'eception de ces

( 1) Voy , Conf.

ce r ec, 188? l, 1?9,

�( 127 )

( liti )
"\S'lVoul'llin eIC' la somnle 1,566 f,' ,S:' c"
P,-L,-M, il pa yel , 'd l, dema"de, avec in lerèls d e d,'oil
maniant des causes e a
et dépens ,
118 8 _ P"';s" M, An N.H'O, c h. de la Lég.
, DIf .22'JaOl~hl' hl LE~nB pOUl' Savo ul'ni n eL C~, AICt\nO pOUl'
d Il - ' J I" 1 J •
101Chemin de fcr.

A SS IJI1ANCB Tr.l\ n ESTR E. -

-

l'aPP,'obat1'on et le maintùn de l'aS81t1'ance,sou8 ta C01!dition que, si l'aut1'e Compagnie perçoit u.ne p,'i1ne plus
élevée , il se1~a déchu de tout d,'oit en cas de sinistre,
cette clavse doit éh'e considél'ée, non comm,e s'appli.
quant cl la p,'ime payée en vertu. de la police p ,'ùnifive,
mais comme s'appliquan t ci llau[jmentation de l"rime
que l'aut l'e Compagnie pOH1'1'ait exige/' comme p1,iJ· de
son acceptation d e la déclaration ainsi faite .

L.\ Caon,
. .
mème des matériaux d'une
Considerant
que la( n.IUl'e
(
1
.
. d ' lé el d'lIlle rèsbla nce s llfllsa n ic ne es expoCel'lallle lH e
.
sail pas facilement ,\ des aval'l eS ;

Si donc (autre Compagn1:e n'a pas e.âgé d'augJ11,entat't·oll,
la 8l1pé&gt;'iol'ité de p"ù"e qu'elle p el'cevait des l'o ...·gine

Oue la casse n'a pu êlre o.l lI ·a ele eU'ecl uée que par suite
,
• nec
' &amp;l'l"eo
ce évidenle sail en co l1l'o de route
b '
1 • pal'. des
d une
.
1
t
de
lampo
n
imprimés
pal'
la
mac
un e,
coups VI0 en s
. 50'1 a u
moment d u déchargemenl pal' le jel des objets s~os
p:'éca ulion sur le sol, ou b:ell par ces deux ca uses l'éumes

du. cont1'at, ne 8Ctll'1'ait être pour L'assu1'é, en cas de

:sinislt'e, une ('au se de déchéance vis-à-vis d e la JJ1'emiè1'e.

qui ne s'excluent en aucune mamèl'e ;

,

Adoplant, au surplus, les motifs des pre miet,s juges, non
contraires al présent ar rél ;

•

min

ARlüM.

I NTE1\PRÉTA'l'ION.

. changemenl pa&gt;' lui (ait dans l'outillage, et en obtient

Anfi È'l' .

D u 19 janv'et' 1889. - Cou r d'Aix ( 1" Ch.) - P,'és.,
M. HCDE~ DE COUDER, 1" prés, - PI., MM. H ' GA LD et BenJa-

AVENANT. -

DE UX COMPAGNll:!S

L01'sque le P?'op1~iétaire d'une usine, asslo'é contre l'il1cendie pa&gt;' deux Compagnies, déclare â l'une d·elle,. un

ag nie du Chem in de fel'.
Appe 1 pOl' 1a COlllp

Confirme.

POLICG. -

.

( D E M ONVAL CONTRE

«(

LA Mtl'BOPOLE »)),

JUGEMENT,

ALlend n que de Mon val a fait assurer aux deux Compagnies (l'assurances l'Abeille et la 111él&gt;'opole, chacune pour
un lolal déterminé el convenu el moyennanl une prime de
4 010 pour la premiè re de ces Compagnies et de 3 Il', 75 c .
010 pOUl' la deuxi è me, Iln imm eub le l ui appal'Ienanl, si à
Marsei lle, quartier de la Pomme, ledit immeuble installé

po nI' moulin à fari ne, mû pal' des meul es;
Aue ndu que le S février d ernier,de Monval a déclaré à la
Compagnie la Metropole qu e son locatai,'e a\'ait supp ,'imé
de ux meules eL installé à la place deux CJ'l indres ;

�1~8 )
'e
,
e la Compagnl la" M él1'o" ole a accepl,éd' cette
Allen d II qu &lt;
t mais y a mi une con Illon,
t' 1 et ce changemen ,~
.
déclara 10 0 ,
rr '
l'AbeiUe pel'çoit une pnll.e
' que SI h Compaome
d"
à sav~11'
.
'.
l sieur de Monva l, en cas 111 él'leUl'e il la Sienne, e
~~,~die, serait passible d'une déchéance;
cas d'incendie est survenu et qu e la
Attendn que ce
1
prévaut contre de Monval de
Compagnie la MM,'op O~es:nl"avenant du III lévrier;
celte déchéance, stlpU Ie
,
,
,
j]' t cJue le sieur de "Jonva l aUl'alt
'1 '
Ou'ell e soutient, en e e "
,
'd'Il
mis vIs-à-VIS
e e tIlle réticence , en ne lUI
. alsant .pas
com ,
1 C mpagnie l'Abeille touchait lIne prime
connaltre que a 0 ,
,
11 d 3 Il'
'l'
0/0
supérieure
Pal' conséqu ent, " ce e e
,
j
( e .. l"
'
flfét
l'
75 c, 0,0 ton chée seulement pal' la
"01'0 e,
au sens exclu sivement
' 1'011 s'en
Alten d u que S
Itenait
'
]
strict eL apparent des termes de l"avenant, le sys tème de ~
C mpa . nie lu lfél1'op ole pOlll'\'ait aVOir quelqu e pOl tée ,
qu0, en eon:e,t ~n se serl'ant
( de la lorm e de lï
. nclicat if présent,
r la
le sieur de Monval semble pal'lel' de la pl'lme perçue p?
Compagn ie l'Abeille ail jour et à l'heure m(ime de ] avenant ;

( 129 )

(

Mais que le Tribunal n'a pas à s'en tenir aux mots eux-

mêmes; qu'il a encore ù rechercher Pint~nli o n comm une
des parties et III véritable sens que ces dernières ont dù attacher et ont attaché, en réalité, ù leurs accords;
Attendu que de Monval, en dénon~ant le changement
survenu dans son moulin à la Compagnie la Jl1é',~opole) n'a
pu avoil' en vue que d'él'i ter qu e son silence à cet pga l'd
ne lui fùt opposé en cas de sinist re par l'un e ou l'autre
des Compagnies qui l'assura ient ;
Ou'en obtenant le consentement et l'acceptation de ce
changement de l'une de ces Compagn ies, soit de la Jlféb'o}Joie, il ne pouvait être supposé vouloil' co mmettre vis- àvis d'elle uns réticence en lui dissimulant un fait quo

cell e-c i ne devait pas igllOI'o-! l', il savo it, la pl'im e payée ft la

Compagnie l'A beille en l'e l'tu de 1,1 police primilive ;
qu'évid emment, il n'a pu en tendl'e pHl er (le cette pl'ime
dans l'aveuant du 14 fé\'l'i el', puisqu e dans sa lettre même
du même jou r et :\\'nn L la signnllll'e de ccL avenant, il

déclal'a it que le ta ux des primes payées jusqlJ ';\ ce jour
clait maint enu :

Oue , dès 10l'S, cbn s sa pensée nécessa il'emenl , la pl'jm e
supél'icu l'cquc la Co mpagni e la flaél,'o}'ole devait croire
qn 'il payait ;\ l'A beille, ne ponvait s'appliqu el' qu 'à un
surcl'o it de prim e que celle del'nière pouvait être s upposée
avo ir ex igé de lui pOUl' consentir au changement des deux
meules pat' deux l'ylindl'CS ;
Ou'il n'l'a cu all';lIn surC l'oit de prime ainsi exigé pal' la
Compagni e l'A beille ct que, pal' conséclu e:1t, il u'l' a pas
eu rét icence de la part de de ~Inn va l ;
,

.

,

.

Oue l'nmbiguïte que p l 'é5e nle l'a~L la réùaction de ravenan t, si ell e.jlollva it ètl'e serieuse et non détruil e comp lètement pal' les fails et les docu ment s de la cause, devrail,
dans tous les cas, ètre opposée il la Compag nie la Jlfetl'o]l ole, la réddct ion de l'al'enant éma nant d'elle-même;

Pal' ces motifs,
Le 'l'l'Ibucal déboute la Compagn ie 1aJl !éil'opole des fi nset
conclu sions pal' cll e prises relati l'cmen t il la déehéance des
droits de de ~Ion\t al el, de mê me suite, la condamne à
payer nu sie lll' de MOllval : l'la somme de 37,854 fI', 30 c,
montant des som mes pm' elles due, il raison d~ l'incend ie
ùonL s'agiL ;

Dit n'y al'oil' li eu d'nccol'del' à de MOllral des dommagesintérêts;
Conda mn e la Compagnie la JlJé/l'o}'ole allx intél'èlS de
dl'oit;
j tr

r. -

lR89 .

o

�( 1;30 )

( 13 1 )

l'donne l'elll'egisLrement des J eux le ttres des .12 e L I I
d
" qu i resteront a nn oxées au présent,

Ü .

revrler erl1lel)
Les dépens'à 1a c11arge de la r:o m pagnie défen deresse .
,
.
/ 889. . - P rés. 1 N . D ELEVRAU, • ju ge, D 9 JanVle7'
II . S
P l., MM. l'LATI - T A"A T\' pOtH' cie Mou vai, DE J ESS" pour la

Compagnie.

'r RIBUNAL
_

DE COli
RNnU
NULLITI~,
. ,MERCE . ' J~'fE.
, .NOliVELL!': ENQC J~TG onOO:"'N.EE U or l·'!CB.

{ 'cle 254 dll Code de, p,'océdll1'e civile
Le d,'ot!. que l'ar'
't
aIl
TriblOwl
d'ordon"e,' d office la p"euve
l'econnat
. des /'ails
qui lui 1'Ul'aitront
pal' té motns
'
' concluants,
.
.
existe dans tOIlS les cas, méme dans celut ou, un JUO; la ,wjude
men t ayan t t1t:"''J'a ordollllé celte• preuve 8""
• ••

d'ulle des pal,ties , l'enquête n a pli se jau'e jaute de
dénonciation du nom des témoins en temps 11 il le (1).
(l 'ONTELLO CONTnE Lrnn ANo),

basé SUI' l'a rti cle 254 Sllsvisé, q ui, n 'ayan t pas euro re été
exe.'cé, ne se tro llve r oint é puisé; q ue la q uestion a été
résolue en ce sens pa r di vers jugem e nts et a rl'~t s, et notam me nt pal' un a lTêL de la COll/' de cassation dll 18 fé l'l'ier
1885 ;
ALi end u , e n l'espèce, que le Tri bunal, usant de son pouvo ir d i ~cl'ét io nll a il'e, est im e qu 1i l pst néct!ssa il'e à la mani festa ti on de la véri lé de fa il'e procédel' à une enrJll èle SUI'
les f" its te ls qu 'i ls sont cotés dan s le ju gcmenL 'lu Trib u na l
de C~[I I1 S en date du 3 janviet' cou rant ;
Pa l' ces mo tifs,
Le Tribu na l, s tat ua n t s ur l'in c iden t, déc la re Pontello et
con;o r ts déch us d u Lé néfice du jugement du 3 janv ier cou lant les au torisan t à fai l'e la preu ve par témoins des fai ts
spécia ux qll i y sont cotés; dépens de l'inc ide nt à leur
charge;
Et de mê me s uite, ordonne d'office qu'en l'el'tl1 du présent jugem ent, i l sera procédé à l' enCjeète SUI' lesdits faits
à l'a udie nce du 24 jan vier courant, sau f la con tre-enquête;

JUGEMENT.

Dépens de ce chef réser vés .
At tendu que la parlie pou rsuiva nt e, n'ayant pas notifié
il son adversaire les noms de ses tém oins dons le délai de
ri" ue ur i mpa rti pal' l'artiole 26 1 du Cude de procéJ ure
ci~ile, a enco\ll'u la déchéance édicLée par ledit arti cle;
Mais attendu que l'article 25'. du Cod e de procédure
civile donne au Tribunal le pouvoir d'ordonner d'office la
peuv~ des fa its qui lui pal'aisscnt conclu ants; que si la
paI,tie qui a épuisé llne prem iilt'o fois on :dl'oit de fa ire
pl'océder à une enquête, ne peut pl us y ê tre autorisée pal'
un dellX ièmejllgemenl, il n'en est pas de même du dl'olL

(1) Voy. conf. C~

l'CC.

IHS:!, l. "~ellB\J. -1 ~X).

c.?

~8.

D u 1 7 janvie,' 1889, -

P,'és., M.

juge, _ PI.,

VASSAL ,

M. 1l0UOE pOU l' Pon tello et conSOI':5,

AGENT DE OUANGE.

-

V .\LE1,;fiS NON COTta.::s.

NON OD L lGATOmg. -

O PÉRATIONS. -

-

ENTRfo;mSE

V,\LIDITI~,

Les opérations sur d es valew's non cotées à la B ourse et

désignées sous rappellalion géll(:,.iq"e de valew'. el&lt;
banque, ne doive nt pas nécessQ'ù'ement étl'e (aites par
entl'emise d'agent de ch.an'De.
En cOJlséquence, ln par'tie qui doit une d1./1ërence ci la

�( 13'2 1
qu'elles
·
. de ces opéra 1tOn s, ' le pelll exc'j1e" de ce
r. .
situe.
tle en/I'emise pou1' en 1atJ'e P I'O'
0111 étll (a.les sans ce
noneer la nll/litll (1) .
( ZADOK COl'THE POLL'I K) .
J UGRM EroiT .

de
All endu que ce n'est (IU'à la sollicil ation instante
,
fl ue les deman delll s ont co nPollak ou de son lna ndataire
"
.
il
f'
"
Paris
de
ses
ordl'es
et pOU l' son compte,
&lt;:entl
aire, ü ' l
diverses opérations d'achat et de vente de va leurs;
en
Qu ,une pre ml'èl'e série d'opél'ations, ains
. i accomplies
,
nier
a
été
faile
et
défi
llllIvement
regl
ée
entre
septem bre (1el'
,
les parties;
Mais qu'à la suite de noul'eaux ol'Clres, les de,;,andeurs
sont dem eurés créanciers de POII'lk d'li n r p.!Jquat de
l,aO I fI', 35 c" proh;t compris;
Attend u que Poi laI&lt; avait pl'Î s vis·à ·· vis des d e m an d e u~g
l'obligation spéciale de l'egler &lt;es diffél'ellces le 5 ou , le Gde
chaque tnois, en leur envoya nt les sommes nécessa u'es ;
Qu'il n'a pas, malgré les réclamatt ons il lui adressées,
satisfait à celle obligation et a ai nsi donn é aux deman·
deurs juste motif de réaliser pOlir son compte et liquider
les opérat ions à ses risques et péril s, sans avoir à attendre
le 31 octobre ,
Attendu que,l es opérations ayant porté, ent re les deman·
deurset PoilaI&lt;, Sllr diverses valeul's non co tées à la BOlll'se
et désignées sou s l'appellation génériq uC de valeu rs en

( 1) vo)', cc rec, J883. 1. J7 , - J883. 2. 32, - J886. 2. 2n
Sur la nullité des opé ratio ns fail es sall s ent re mise d'agent de
change sur des Ya le"l"scotées, voy, 1881. 1. 133 el 17 1. - 1881. 2,
93. - J 88~, 1. 189 c l J99 , - J883 . 1. 2~9.

( 133 )
banqu e) l'ell tremise cl ' un agen t de change n 't!LaiL pas obl i-

gat oil'e pO Ut' donne!' à ces opél'ations un ca rac t è l'~ réguliet'
bt légal ;
Qu'elles ont pu valablement ètre pratiqu ées pal' les
dema ndetll's au nom de Poll ak e. t CJue celui-ci s'est tl'o uvé
bi en engagé vis-A -vis d'e ux ;
QlIe la uu ll ité CJu e ce derni el' leu!' oppose et les conséq uences péclln ia il'es q u'il prétend en déduire à lellr encont,re, sont, pa l' sui le, mal fo ndées et doivent étre rejetées ;
Pat' ces m otifs,
Le 'l' t'ibunal , sans s'al'l'èLel' au x concl usions du sieur

Poll ak, le condamne à payer aux demandeurs la somme de
1,3 01 fI' , 35 c. manIant de la traite pl'otestée don t s'agit ;
Avec int érêts de droit et dépens.
Dit 17 janvier 18 80, - P re. " M. A Il NAL'D, ch, de la
Lég. d'Ho - P l" MM, AM3""D pOUt' Zadol&lt;, Aimé A ILHA UD

pou!' Poil aI&lt; .
Soc r ÊT I~ i\ l'\ ONHI /': , -

A SSF. ?tIIlLÉE

DU CAPITAL SOCIAL, -

(j ~:NÉ n AL E , -

n ÉllUCTlON

N U L L I T I~ A L'ÉG An O DES 'f Ilms .

LOl'sq ue l'assemblée yllnél'ale des aclionnai/'es d'une
socillté anony me decide la ,'éd«clion d« capilal
social, celle délibération, en la '"pposant ,'Il[J/tlière
enl1'e les actionl! aù'es, est JUdIe de plein d l'oit ois-à· vis
des lier8,

Il n'en pOl/ 1'rait ét,.e aull'emenl qu e s'it Illail jllsfié
qu'au mom,ent où elle a été IJrise, 1.l n'existait aucun
cl'eanciel',

En conséquence, les actionnaÏ1'es ne peu ven t "eq1l6I'Ïf' le
cOllseiL d'admin isl,'alioll de (a;,'e s07'Ii&gt;' celte délibém lion cl e/l'el.

�t 13,; )

( 134 )

Que le p,'emi ers , dont un e pa"lic, d'a ill ou,'" a p,'is part
,\ la délihératio !, ne sa urai ent donc sc plaindre d'u ne
lésio n de leurs rll'oils; qll'ils se sont soum is, pal' leur
ad hésion nu x s tatuts, aux conséqu ences qu'entraln era i!
pour c ux un e J'éd uction possibl e, prév ue et réservée ex p,'es.
sément par lesd its s latuts ;

ti:T Al '1'n ES ClONT RE SOC II~11 1:: IlF.S C II AI IX Rrl' CI MF:N'r~

.,' LAPEVnousE),
JUGEMENT,

,lllendu ~u e pal' délibération de l'assembl ée g~nél'"le des
aCI,ion naires de la Sociél ,; anonyme. des, chaux, et Clln enls
de M, de Vill eneuve" en dal e du 20 JUill derni er, II a élé
don né mandat au cùllseil d'aChninistrat,ion de rechercher
les voies et mo yens léga ux et Ill'atiques pour arrivcr il la
réduction du capita l social;
Aliendu q,'e cette délinéralion est considérée pal' les demandeurs comme ayanl ordonné la rédu ctioll dlldit ca pilai il la moitié seulement, el que ce nx-c i ,'ep" oc hen t an
consei l de n'a,'o i,' pas opéré encore cel te réd nction el
reqniè,'en t qu'elle so it effectu ee el qn 'an bénéfi ce de l'uffl'c
qu' il d fpnt dans leurs ro n c lusio n ~ , ils soie nt CléJlniLi vemenL
et valablement li bérés;
All endll en cequi concern e les actionnaires eux-mêmes ,

soil ceux qui sont pOl'telll's des acti ous enti èr ement
libérées altribnées au sieur de Lapey ,'ouse, Il ,'also n de ses
a ppO ,'IS da ns la Sociélé, soi t ce ux 'lu i son t p01'1 e n"5 d'actio ns
so nscrit es et payables en espèces,en co nfo rmil é des statllt s,
qll'il est in contestab le gu e la réduct iOn ne pou vait présent e,'
au cune i1'régu lal'ilé, nia ll CUne j ll éga l, té de nat ure à aL'rêlel'
le con sei 1 de su"\'eilia nce ;
O,, 'en eITet, l'",'ti cle 3? des slatut s social" , combin é avec
l'arlicle 10 de ces mêmes slatnts, renda it celt e réduction
oilligaloire pOlll'lous du momen t q ll 'ell e él&lt;lit votee régu ·
li èrement p~r la majoril é des act ionnai l'es constitu és conforrr.ément anxdi ts slatut s;
Qu 'aucune di stinclion Il 'é tait iuil e ent re It!s actionna i l'es
port enrs d'ac tions enti e"em ~ nt li bé,'ées ou cl'aut,'es WLlScrites et il libérer en espèces;

•

Oue la majorit é a été l'égu liè,'p.ment ob tenue à la délibérati on susvisée;
Ma is qu e ce lt e déli bé,'ation , emportant vote de réduct ion
clu cap il a l, e,',l ·ell e réuni la tota lité ou l'unanimit é des
actionnai l'es, Il 'en se l'aiL pas moin s in exéc utable pOUl' le
consei l cl'ad mi n is tl'al ion et ne peut être p,'atiq uée;
Qn' un e sem blaule rédnction , en eITet, lése,'a it les droits
et int érètsdes c,'éa ncie,'s de la Société, p uisqu'elle ne tendrait ;\ ri en moins qu 'à leur supp L'Îm el' la moitié du gage

,

,

de leur c,'éance, ,\ savo ir la moilié ùu capi tal soc ial porlé
da ns les statnts et sur leque l i ls ont d u faire nécessr.irement
COll fian ce;

Ouï lu 'es t, pas établi CJu'au moment de la cl éli bé,'ation
~us\'isée, la Société n'eLiL au oull créanc ier exis t,ant et que

oelte der ni èl'e lùt ain s i liure de mod ifi el' le capital social
pOUl' "av enir ;
Ou';\ ce point cie ,'ue, la délibél'lliio n donl s'agit est
;

I~ lIll e

All end u qu e ladame de Lnpel"'o useetle si eU\' de Lapeyrou se ont été appelés en cause pal' les sieu rs rin cenl et
conso,'ls, il l'eUH cl'y prend,'e telles conc lusions qu'i l"
avisel'onl, dans l'inl érrl de InllUe dame;

Olle les époux (le Lapeyrou,e conc lu ent;\ l 'incompétence
du 'J'd buna l de céans; qlle "Cite incompétence est ,'ecou ..
nlle pal' les sieul's Yinc('nl eL consorl s ellx-memes:

�( 137 )

( 136 )

( LAFO, ~ cO~TnE SAVON l'fiBRES

Pm' ces mol ifs,

Attendu que Lalosse, à la date du 18 octobl'e dernier, a
lité victime d'un accident à la main gauche, en tl'availlant
:\ un débarquement deblé, comme oUl'ricl' dessieul's Savon

Se déclare incompétent vis-à vb de la clame de Lapeyl'ouse;

ft'ères ;
Attendu que, pour déterminer s'i l y a laute ou non imputable à ces derniers et s'ils peuvent être passibles d'une imdemn ité vis-à-vi s du demandeur, comme res ponsables de
l'accident, il Y a lie u d 'ordonner l'enquête requise;

Dépens à la c harge des sie Ul's Vincent e t, consorts,

A SSUHANCE TEnnESTRE:. N'11'É

QU01'JDIENNE .

-

ACCIDENTS. -

Ouvnu.. ns .

P .'\IEMENT D/\ !'\S TOUS

-

LES

I~mEM­
CAS.

PAIE.'IENT JOl'n PAR JOun.

L a clause pal' laquelle une compagnie d'assurance COlltre
les accidents s'engage enVel'$ un pat1'oH ci paye?', ri ses
oltv1'iel's blessés,une indem /lité quotidienne d'un chiffre
déle,'miné et ],endan( !lne d",'ée déle,'millée doit Ii!&gt;'e
,
'
l7,le'1,,.élée ell &lt;e sells que cetle illdelll ,,;Ié do il 61,.e payée
ci touV1'ie,. dans to us les cas, même dans celui OÛ
aucune 1'espollsabililé n'inC01nbe1'ait aH ?wh'on assw'e ,
Dans le cas ait contraire où le 11al1'on sel'ait déclal'é ,'espOllsable, cette illdemnilé vielldrait ell déductioll de la
somme à laquelle il se1'ait condamné et pOU1' laquelle
les assureurs dev1'aienl le garanti/'.

Celfe indemnité doil êl,.e payée JOHl' pal' JOU1' et
Moc li fe,l'piration de la sél'ie pI"évue ,

UOII ell

ASSUReURS),

JUG lo:ME.NT .

Le 'l'l'Îbunal déclal'e nulle et de lIul elTet la délibél'ation
clu~:' juin 1888 dont s'ag it; en conséquence, déboute les
sieUl's Chailan et autres codemandcl1I's de leUl's fins et conclusions, ainsiquede lenroll'l'e; les cond amne aux dépens;

Du 22 jallv;." 1880, - P,'és" M, AnNAlIO, ch, de la
Lég, d'I I. - PI" MM, DE JESSB pOUl' Chai lan et aull'es
Don pour le conseil d'admi ni stl'ation, lIonNoosTEL pour le~
époux Lapeyrouse,

ET

,

At,te ndu, d'autre part, qu e Savon frè res, au mo yen d'une
police collecti ve, se sont fait assurer pal' la Compagnie le
Soleil -Séc"1'1'té , dans l'int érêt de leur; ouv riers, co ntre
les acoidents qui pounaient les attei ndre;
Olle, pal' un e clause spéciale de cette police, en cas
d'accident survenu, la Compag nie doit pay er une inde mnité quotidienne pendant 180 jOlll'S, de 2 k pOUl' les 90
pl'emiers JOUl'S et de 1 fI' , pOlll' les 00 aull'es jours;
Olle la prétention de la Compagnie le Soleil-Séc",'ilé de
ne payel' cette indemnité qu 'ell bloc et à l'expira tion de la
sMie de jo urs prévue, est inadmissi Gl e, et auss i COI1l.I'a il'e
all texte formel, précis et indiscutab le de la police, qu'"
,ont esp l'it év iden t;
Oue c'est jo ur pal' jour que cette indemnité est payable à

l'ouvriel' qui a :.\ la receroir ponr subvenil' à ses besoil1$
pendant le lemps de l'incapacité de son travail ; que l ui
faire at tendre ce paiemen t sera it manquer le but que l'assurance a voulu atteindre, à savo il' de donneL' tl l'otlvl'iel' les
moyens de pouvoir attendre sa gu érison ;
One cette indemnité, ainsi payable jour pal' jour, est dlle

,l Ilonv t'iel' quoiqu'il uni ve;

�( I:lD )

( 138 )
Que si la blessure put' lui t'e~ ll o ne lui a é té OCC:l~ i on n ~e
n fa lt. , sans
qu e par \IIl •'lccident fortuit OLl provenanl. de so
.

que le P,alron saiL l'esponsaLl ec nvers lu, el, nli
l ' à IU l paye"
,
IIne indemn ité,oellc l)ayée {Jal' la Compag lll e L1 1est acq uise
pour le lemps prénl ; qu e c'esL un secou rs (lu e le palron
lui li (lin si assuré pal' la pol Ice;

Le présenl exé,' ul oi re pat' prov ision ,llo11ohsla nt appel
sa ns caution et SUI' mi nu tel avant enl'eg istremenl, VlI

l'nrgence,
D u 22 f anvieJ' 1880,- P "'s" M, AnNACD, ch , de la Lég ,
d' JI , - - P t " MM, N AT HAN pOUl' Lafosse, S'l 'AMA'!'I' pOu r
Savon fréres CI les assu,'eul'" ,

Oue si, an contraire, le patro n est t~ nll d'll~l e ind em nite

vis-à .. vi s de son ouvriel', cc secou rs Jou,'ual, el' se co nfond
alors, au profil du pnlron, dans l'ind emnit.l dl~ e el se compense aveL: ell e jUSfj lÙ\ concurrence de son lInp o l'trtl1 C6 ;
mais qne retle com pensa tion ne aura it èlrc in voqllée pal' If\,
Compagn ie, débit ri ce de l'indem nité q 110l i d i~n n e da ns tous
les cnseln'imporlcàqlli elle proill e;

Par ces motifs,
Le Trihuna l, slnluanLenlre Lafosse et Savon frèreSJ au tù-

rise Je prem ier à prouver par tOlli és sOl'tes el manie,'es de
pl'eu vesel mème pa r téJl10ins l à l'auclienccduG ftlvriel' prochain , les failscolés dnns ses conclusionsl POlll', sut' la pl'CU \fC

faile et l'appariée ou faule rie l'èt,'e el sa uf la conlre -enq l l~ t o,

êll'cd it oe gue dc dl'Oit , dé pen~ réservés;

Faisanl droil am fi ns de Lafosse cn cc
demn ité de

seCOllI'S

~lli

concer ne l'i n-

pl'évue pal' la poli ce dont s'agit, Cull-

da mne les défende u,'s Savon frèl'es CI la Ca m pagai e du
Soleil-SécII1'ilé, leur assureu", ù payer aud it Lafosse la
som me de 182 Ir" monl anl de l'in demnil é de 2 f,', pal' jour,
fchue le 18 octoill'e demier jllsqu'au l i janl' iel' coma ut;
Cel lede 5 f,', pour l' indcnmilé de 1 k j usqu'à œjou r, el
ordonne que celle dernière indemnité s l'a payée chaque
malin pnl' les défendelll's, conjoin lemenl el solidai rement,
pendant le déla i p,'él'u pal' la po lice, sauf les droits ùe
S.won frores , le cas échéan t, de compe nser avec Lafosse;
Les dé pens à la chal'ge des ddendcms ;

Co[r (::TENC ~ , -

CONS EIL DES p nU O' lI m IM I~S, -

J..J I F.U

Dg LA SITt:A'f10N Dr. J..A FMlfi IQUE.

La cOmj,éle HCe des conseils des Jn'ud'hommes ne dé1'tVe
ni de la résidence de l'OUVl'iC1', ni du domicile du
pall'oH, mais de la situation locale de la (abrùjue oû.
l'o u/n'J·el' ll'availle et [jaune les salai'l'es ri raison desqllels de~ di f ficlIltés pellvenl sU1'[Jil' enh'o lui el ~Oll
J)ah 'o", ( D éCI 'el d /1 1 J .i"in I 80r), (11'1, Il ),
E f pm' ce mot.' fabri que , il ja/ll elltellch'e lion-seulement
Hile usine, maz·8 encO?'e tOHt lieu, t ou t clumtier s})éc'ial
où Uil pail on (ail h'ouailleJ' dES ollvn'ers pO'lU' ulle eHtl'ep1'ise jJm,ticlllièl'e ,
l

E n conséquence l le conseil der; lJ1'ud'homrn es du dOmWl,le
d u pall'on est incompétent POl/}' sial Il.,, """ , . . difficultés H~e8 ci 1'aisol1, du travail (a il dans un aub'e lieH.
( DAl'i'fON E'r V _ICC_I llO CONT"" H occ,I ),
J UG E:&gt;'I EN'l',

Allendu 'l ue l'appel l'm is pal' les sieurs Danlon et \'acenvel'S le jugement du co nsei l des pl'ud'hol"nmes dt}

CIlI'O

Marse il le, rendu le 2ï nO "emb l'edel'nier, au protit Ùll sieur

Hocca, est régll iier en la forme el a eq lieu en lelllp~ ulile;
Allenùu 'JneDantoll el l'acca ro, clevanl lpdit consei l, onl
pr is des ranci usions e n in compétence, 'lui onl élé reje lées;
que c'esl de ce chef qu ' Il s al taq uenl lc jugem,}nl p"t1cité;

�( 140 )
Allendu que Danl on ct VaccHl'o élaielltadjudicalaires de
travaux à exécuter au port de Done (Algel'Ie);
Que Rocca s'est rendu dans ceLle ville pour êLl'e emplOl'é
comme ouvrier mécanicien dans cette entl'epl'lse ;
Que c'est:\ raison des salait'e, q ui lui étaie,lH dus que la
difllcu lté est née entre lui et, ses pat rons et fJU 11 a Cl'U devoir
la portel' devant le conseil des prud' hommes de Ma~'seille,
comme étant celui du lieu du domwtl e ou d u pl'l nclpal
établissement des siems Danlon et, Vacca l'o ;
Attendu que la juridiction du conseil des prud'hommes
esL uue juridiction excepLionnell e, donLla compélence esL
spérialemenL déterminée l'al' les dispositions de l'arLicle I l
du décreL du Il juin 1809 ;
Que GeL article, en effet, porle que cetLe juridiction
s'étend SUl' tous les marchands, fabricanLs, chefs d'atelier,
contre-mailres. oul.riers.et c.• tl.• vail lant pOUl' la fabl'ique
du lieu ou du canton de la siLuaLion de la fabl'ique, suivant
qu'il ,eraiL exprimé dans les décrets d 'éLabli ssement de chacun de ces conseils, à raiso n des loca lités, quel qu e sail
l'endroit de la résidencc des ouvricrs ;
ALLendu qu'ill'essol'L de ceL article, d'une maniere expres,e, que la compétence desd its consei ls ne dél'i ve ni de
la résiclence de l'ouvrier, ni du dom icil e même des patrons,
mais de la situation locale de la fabrique oit rouVl'ier tl'al'aill e et gagne les salaires il propos desquels les d ifli cultés

( 1" 1 )
ainsi être considél'é COlllme « sa fabl'ique » pOlll' déterminer
la compétence du conseil des prud'hommes qui doit connaiLl'e:des difficultés sUl'l'enant eu tre led it patron eL l'ou vrier qui y exécute 10 Lra l'a il ;
ALiendu que, dans l'espèce, l'enLl'epri se des SiCU1'S Danton
eL \'accaro, pour laqu elle Hocca tra vail lait comme onvl'ie r,
étaiL il BOne et qne c'était, pal' conséquent, devant le cousei l des prud'homm es ùe BOne que del'aienL être l'ides ks
(1iflél'enc1s sou levés entre eux et Icu rs ouvri ers, Il'andl-

lant pour ladite en treprise, sm Ics chantiers du pOlt de
DOn e ;
Pal' ces mOlifs,
Le Tribunal admet comme régulier l'appel émi s pal' Danton et Ya ccaro em-ers le jugemenL du conseil des pl'Ud'homme de Mar:;eille du 2ï no '-embl'e del'Ili et ; diL qu e le
cOllseil a été iocompét~mmenL investi ; Clt con séqu ence,
inUl'me et annule ledit j ugement el l'envoie parties el matières deya'lI le conseil des prud' hommes compétent l'OUI'
en conoaHre ;
Sans dommages- int érê~s ;

Dépens à la charge de Hocea,
Du 23ianvie,. 1889. - P 1'és. , M. '\n Kt\l,;D, ch. dola Ll~S.
d'H, - P l _, lD/. TAl'ATY pOU l' Dant on et l'accUl'o, IIl c-I\"
pour Rocca,

peuvent surgi r enlre lui et ses patrons;

Que c'esL donc pal' la 10ca liLé de la fabr ique même que
se détel'mine la compét ence des couseils des prud 'hommes;
Quo pal' ce mol de « fabrique» il ne fauL pas entend l'o
sen
, lemenL une usine, mais touL lieu , touL chan Lier spécial
ou un paLl'on faiL travaillel' des ouv riel's pour une en tl'epnse pa l'Licu1 ièl'e;

Que le lien, le clnnlicL' de l 'enLI'~ prise du paLl'on doiL

=
SCC IÉT É . -

DI TAIRE . -

COlllr.\!\DITE

11IPLE. -

CESS ION P.\II LI: CûMM \1"-

SoRTIE DE LA Socltr ':: . -

L·Ar.;TORIS.\ ~T.

-

CEtSIûS

E::

CL/U SE 1)1. 8 S1'\TU1':-;

J.\V Ll'1t

HU (j (n .\ ~ 'j' ,

-

V ALfDlTt,

En p rincipe, la lJoeiété en N.JII WU! lIdi/(! lIi lll/J/(! Ufll/I ('(JIjl raelée intuitu J,erson"'1 le (Y.JIWIlQlldi/ tti/ '(' 1/ (' JIf:1f1 He

�( l ',~ )
substituel' pCI

1

( 1\:3 )

1
'sonne et 1,es 1c, j,al' cOllséque/lt,
C pC '80n "1' tiO/Ls qu'iL ct aSBU m. cs.

Ilell" des av /[Ja

vCI'Sé le monta nt de ses paris, si lIne exception à ce principe géné,'al n'avait pa été insél'ée spécia lemen t dans les

,

nel emen
.
dé' el' ci ce pl'il/Clpe
, lelo
' ,'s , il e81 pe"""s
/ og
Tou
. l de

rJa1'

statuts sociaux;

l'Ile

de (acle soc/a ,
claltse
'd
1 o',posa bie a, /~
,. lie/'s , à la cOlldi/ioll
8s/ dOlic oal, e e " ,
'é[J/llie)'e la claHse de l'avla
'1
, ,611caI1O" 1 ,
,
g,t'il Y al ell l '
. Je1
{aH commall ,lilail'e de céde)' ses cl)'o"s
.
:social qUl", '/1W '0 iéf6 pOU l'VU qu,e celte cB8sion SO'tt
el de so/'/'" de la. C , lée J,m ' llli da/ls le "'où,
si /liftée ail gé1'01l1 el accep
,"
9 f 1 d toute j'esl/'Ie
, 1'0'
li, le d/,Otl a,nst clo,",é .ail
A dé,au
e
" , JÙJ1lVO;" (aù'e ceile ceSStOn

Atl endu que l'article G de, statuts sociaux de la Sauvegal'de MariLime a, en effet, prévu le cas de cession dû la
)

cessio n se ra iLsignifiée

COl1S,

qu

J aW'ait

être fenu, l Jl'i.tB 1a'l'd J et

SUI'

volonté absolue;

Que la clause, en effet, était conçue de manièl'e, lout en
ouvrant un moyen de l'ell'ail ft chaque associé, ft ne pas
imposel' au gé,'ant deseo-intél'esses qui ne lui eussent point

la da-

.convenu ;

Atlendu qu 'u ne pareille clau se u'a rien de contraire il
la 10l et ne louche point il l'QI'clre public;

CONTRE GUInERT) .

J UGEMENT .

d'Assuranc.es
Ala,'iAttendu que 1a S0 Cl'e"e, OU Compa",lie
,0
,
,
"
é
'
1'1 la Sat&lt;ve[Ja,'de Mm't!",w cla ll un e soclet en
tlmes l i e
,
,'"' e pal'
"e s'"nple laqu ell e ne se ll'Ouva,t pas
corn man d "
,
d' t pal'
0"
illeL IS07 sur les sociétés en comman , e ,
1a l0', d lI_&lt;JU
'
'1
èales du
actions et les so~iétés anonymes, maIS pat', es r 0 "
,
Code de com merce ct dl! Code civil en matlere de soclelé,

;

,eo' ,

Que s'agissant d'une société en commandite simple, la
ersonnalité
du commandilail'e SOuSCl"Iptell l' etait. l1~e
P
n les ordma/co nsidération qUl, contL'l'b"
uah, d' apr èS les l'è"
..
l'es Ù sa formalion et au cl'éd it qu'elle pouvait ultencure, ohteml"
, el qlll' d
' ln
, lel'd'il'e à ce COol mandllall'e
ment
evatt
tonte facu lté' de se dégager avanl cl'avoir intégral ement

si Cu 1· Vénal"cL , gél"an t ùe la Socit:té,

Attendu que Vénal'd élait donc, à ce point de vue, Con '_
ti tué le seu 1juge de l'acceptation ou du l'ejet de la cessiou
cL, Il ce point de vue, élait le vél'ilable mandatail'e cie ses
co-inlél'essés avec pouvoir d'agir et de décider suivant sa

la soctélé, ne s ,
' d complMe,' le versement d.
mande des lIquida/eul s, e
sa commandite.
( LIQUIDATEUR DE LA ({ SAUVEGAHDE »

ail

ct acceptée pa!' lu i dans le mois ;

commanditm're va } HSq,1l a
f
,d, gé1'alllltll-méme ,
en , a v e u l I . 'fi
' Il 'as
besoin al!!re St[J'" lée,
t cas la cesswn
ap
El elll'a,'.,
cl ë es cfreis }'OI' elle-même,
"i acceplée .. eUe 1"'0 "' s
"
l' d
.
é enee le comn'Wn d ilaù'e qui est at.1l8l 801' l e
En

part d'un des commandilaires et admis qu'elle poul'I'ait
avo il' 1ieu et permcttre ainsi à 10U t command itai l'e de 501'1 i l'
définit ivement de la Sociélé, mais à r.ette condiLion que la

Que l'exceplion au droit commun qu'ell e apporte,ne saul'ait et" c attaquée comme tendant à léser les droits cles thJl's
pal' la sub Litution, ;\ leur détriment et il leut' insu, d'aswciés comma nditai,'cs inso lvabl es aux souscripleurs primilils;
Qne la nullité de la clause pourrait être soutenue s'il
s·agissail d'une sociélé non léga lement publiée; mais (lue

les publicalions léga les régulières des statuts sociaux de la
Compagnie la Sau \'egal'de Maritime ont élé faites;

'1

QlIe les tiel's, intéressés ft traitel' avec elle, ont donc connu
la clallse el [lU apP"écie r les cl/ances qu 'ils [lou vaient
COn ril' ;

�( 1'tI )

( 145 )

· "lrlÎcle 6 dont s'agil, parait plus SpéCÜ1Aliendu qne SI l ,
" 1 -\ un tiel's él ranger il la Soclé, . le cas de ceSSlOI ,
"
lemenl Vlsel
é
. le cas
ou' celte cesSIOn SOl'alt
. L as pl' VOlt'
(
lé, el sïlnc paraI. p
'1 ne s'cn sn it pas qu'il yail
faile au gé'anL IUI-m ème , 1

prohibilion ;
' 1
'
1 loi n'inlel'disant au gerant d'achel er a
Ouc, l'I en dans a
l'l " 'es et les slatnl s sociaux de la

part d'un des comm31H 1 :~111 "/diSflllL pas al! sieur Véllard ,
Sauve[Ja1'de /ltJa l'7'Hme n III ~l
C "e de
l'lin de ce ux -ci
son gél'ant , de deme\lrel' cesstO llI~all"..
1 dès 10:'5 va l a~

le sieul' Guiberl" déCenclcn;'8~~ P~:,c~~;i~IZ~l ~al'ts;\ ce
bl emenl céder, en f l3 \'l'le l'
,:'
qui les a acr.eptées ;

~érant

.

·
'est bien opérée au p l'o lit de GUIbert, il
Quc celle cesSIOn s
' 'l
'"
aroi l' SU I' cc point
l'époque susénoncée, sa ns qUl pUls. e l ' .
1 . t
le Ill' •aucune suspicion de
aucun (1OU,
. collu s:on enll'" III e
le sieur r enard à un e époquc ul lél'lelll'c;
·
. e non 1lolée pOl'
le ''l'
One celle ceSSIon,
~llolqu
.
0 I'ant Slll'
,
l'ori inal de l'acte de wc iélé ou SUI' \111 Itl're de ll'a nsCell ,
n'esf pas moins aCCjui se il Guillelt 3\'CC les conséquences
qu 'elle devait al'oil', c'est-il-d ire, so n rel ral,t dénnli lf de Id
sOClélé il laquelle il al'nt l SOUscl'ltquln zc pali s,
Atlendu qu c vainement on objeclerait qu e l'al' Ii cle 6
susvisé exigeait que la cession Iùt signifll:!c au gérant;
Quc cetle significalion élai l nécessa ire au C~5 de c~sio n il
un tiel's et quïl n'élait pas imposé, pal' ceta."ll cle, ,1 obl lgali o:l de notifier la cession pal' un ur ie ex tl'a]UdIC I:}Il'e, malS
de parler la cession il la connaissance d u gél'an t pa l' lin :Icle
quelconque qui l'en inslruisit et le mtt en me,m e d accepler ou de repousser la cession ;
Qu'i l eSI él'idcnl 'I"e, qu and celle l'ession lui éta it faile il
lui -mème, il ne pouvai l êl l'e nécessail'e de la lUI r&lt;llre connaitre pa l' un acle 'lu elconq ue;
Allendu, dè.l lors, qu e Guibert ne pou l'a il êlre pel'so nn el-

lement poursui vi pour le paiement du troisième quart en core d ù SU I' les quinze paris qu'il a va lab lement cédées à
Vénard ; que la demande des liq uida teurs co ntre lui doit
être re poussée ;
Pal' ces mo tifs,

Le Tribunal me t, SUI' la demande fo rm ée con tre lui , le
sieur Guiber t hors de cause et de pl'ocès ;
Co ndamne les demandeurs aux dépens,
D u 2 4 ianvie?' 1889, - P "és , , M, AR NAUD, ch, de la
Lég. d'Ho- P l" MM, AnNOUX pour les liquidaleurs, TALON
po ur Gu ibert.

MAGASIN

GF. NÉRAL . -

IH:cÉ PISSÉ .

AVA NCRS NON M ENT roNNÉES. -

SI N GENE RAL . -

-

l' fERS

PO RTEt:R.

_

H tCLAMATION PAR LE M .\ GA -

T IERS POHT IW R NON TENl: .

L e po,'leu ,' d'u" ,'écépi8sé déliv ré p al' un maga"'" gé",J1'al,1le p eut éb'e as{rez'n( l01'Squ'il vient 1'etil'e1' la
11la,'cha"dise, à d'ald"es obli,gatio'IS 1"e celles de paye/'

le mont anl d it n'm'Tant qui en a élé détaché, elles ji'ais
et d ~~Qit8 que le r écép issé enonce lui-même .

Spécia; ement, a u cas olt le magasin [jénéral a lat! au d~­
posant, indép endanl men t du ~l.:a1'1'ant , des avances non
meH tionnées au récépissé, il ne peut exel'ce1' :Ho'la 1nm'chandise, ci ra ison de ces avances , aucun d,'bü de ,·~ten .
tion, ni de p"ivilege, à l'ellcollb'e dit tiers qui se

présente ,'éguhel'emellt pOl'teul' du l'écépissé,

(MOUTET CONTRE Cmll'AGN IE DES DOCKS),
J UGE MENT.

Attendu que les sieurs Hougier et Hipert ont de posé a u.\:
Docks et EnLrepùts de Marseille c1 iflë rentes marchandises,

1" P. - .. 1889,

ID

�( 146 )
,
1666 sacs blé, obje t ùe la
, lesq uelles ligurawn t les , 1 s a achetès des sus pat'nl' d du sieur Mo utel, qU I e
'
dema n e

( 147 )
d 'a utres march andises et l'este créancière d ' un solde de la
totalitéùes ava nces, elle ne saurait avoir le Jroit de s'en
couvrir, vis-àpv is du ti ers endosseur, Sur les marchandi ses objet du récépissé dont il est de ven u pOI'teur ;

nommés;
, l'
ri e la part de la Compa, ' 1 à r d'e
blé ont donne .eu, .
Oue ces sacs
" d ' un t'écép issé s pecla
or.
,
des
Docks
à
la
crea
tIon
rTI1l e
,
. ,.
o
n'l,ert et Rouglel ,
'é
stitue un IH re ayan t pOUl'
des siem s •
récép .ss COll
, ,1e
Attendu que ce"
'e en mains de la Com pagn Ie li s
b ul, de constater l ,eXlstene~ de l'oblige r à les déliv rer, contre
Docks desdlts 1666 sacs,
t'ers l\ q UI led It tllre se
résen taÜo n de ce docum ent, al~

Oue des avances relati ves à d'autres marc handises ne
sa uraien t venir grever sa propriété; que ce serait là u ne
cha rge i mprévue, à laquelle i l ne peut être so umis, et qu i
constit uerait, contre le texte préci s et s trict dll récépissé

lui-même, une surprise à sa bonn e foi qu 'a ucune l'éserve
de la part de la Compagnie n'a pu m e ttre en gat'de;

1

la p " 'é~u lièrement endossé,
tl'OuVelalt 1 0
' a à supporter, pout' qu e
que ce tIers
, ' é à
l '"es
o
Que les Clal
,
t' ldiquees an récep lss "
,
l ' soi~ ralte son 11
. d'
cette livralson III
l "t d ' 5 aux conLI'ibutions 10 1, en t des ( 1'01 s u
'
,
savoir: le palem
Ù, l' Cl 'oi les fra is de fll agaslilage
t'ectes, à la douane et .' a blet du récé pissé les Irais laits
aUël'ant aux marcba"dls~s'l~ Jrembout'sem en; des warrants
pOU l' sa conservaLlOl1 e

qui les concernent ;

.
l'Il es ainsi spécia lemen t éllumélées,
Attendu que ces cha ,0 , , "f mai s b ien à titre limi , s à llll'e eno ncla LI , c:
•
ne le son. p a ,
, ce po int le doute devrait
tatif; qU' l' eilt-tl doute SIC~lomp'lgnie 'qui a, el le-même,
. Le 'prété contl'e la
~
ct

être 111 1. .

' , . u'e ll e ne peut all gmentel ' .en e-

créé et réd. ge le tltle, q é
' l'é tendue et l'imjJortan ce
110rs de "el les qu'elle a pl' vues,
" ,
' lcombant à la ma rchandIse ,
l
des c larges i l
é ' 'é
en
réalilé
llli
véritable
contrat
que
ce
réc
plSS
"est
O
ue c ,
"
11
êm~ ses dé pOSI taIres et
a formé enll'e la Compagllle e e-m
,
, 'd'autre obli-

tiers endossetll'; que celul-cl ne p ~ u~ a V~ll .

"

_

le , qu e celle que lui fait le récé plsse qUI lUI est ttans
gatlOn

Oue p at'e il résultat ne sa ura it ê lre admis et détrui ra it la
contiance qu i do it s'attac her au récépissé , en détruisant d u
même coup le but que sa création a voul u atteindre, à
savo ir u ne l'apide et faci le circu lation de main eu main de
la marchandise qu'il rep rése nte ;
Att end u que la Compag nie ne ,aurait invoqu er ni ses
dl'Oits à la rétention de la marcha ndise comme déposi-

taire, ni

UB

pl'ivil ègecomme commissionnaire

pOUl'

compte

des déposants;
Oue, sans dO ll te, si ceux-ci n 'ont pas cessé d'être dé ten teurs du r écépissé, ils seron t soumis "u privilège de comrn iss ionn aÎl'e de la Compagnie des Docks, et lesavances (le
cell e-ci poun on t l ui ètre ga ranties par toutes les marchandises apparte nant,:aux dé posa nts, pOUl'V U qu'elle en
ai t la possession ;
Mais qu 'il a ppartenail à la Compagoie des Docks de renoocel' au bénéfice de sa double situa tion de privilégiée,

soit comme dépositaire, soit comm e commissionnaü'e, pour

mis;

lecas, parfaitement prévu par ell e et quiest le but du récépissé, olt ce titre est l'a lab le meut transmis à un tiers;

O le si dan, j'intervalle entre la re mi se du réCé P ~sSéd': u X
l
,
.
proht un
déposants et l'endosseme n t pal' reu,~ c l au
dans
t' 'S la Compa ~ni e des Docks a contlllu é, comme
leI ,
' ~ (à ces déposants d 'au tres avances pour
l'espèce,
a' 1alre

Ou 'i l y a pal' avance, au profit de ce de rnier, renollciatioll
pa l' la Compagnie à exiger u 'a utres dl'Oits que ce ux llue pl'évOil, qu'indique e t Cjue limite expressément e t très c la irement le r écépissé;

�( 148 )
. ., la Compa rrnie les offres
tel a fait "
C
lé d t
Attendu que C. Mou 'pour que les l GGG sacs b
on
nécessaires et suffisan tes
S'auI't lui fussent remiS,
C
été fondée à les 1ui
Que la Compagnie des DocJ&lt;s n'a pas
refuser ;
Par ces motifs,
'arrêter a ux fins et co nclu~ions de la
Le Tribunal, sans s
Ots de Marseill e, au béne .
.
D ]-s et Entrep
.
Compagme des oc' faiL le demande u t' de lut payer les
fice de l'o[re que IUl a
'dùs en raison des 1666 sacg
. ge et autles
1 .
frais de magaslUa.
'
nclusions et il. charge par UI
blé dou t s'agil,. sU lva~lt ~~ ~~ ordonne que la s usdite Com de réaliser ladite o[[e, . dél· rel' ladite ma rchandise, il.
de lUi
tV,
.
paunie sera teuue
dom Ol arres q u'il appartlenpeine, en cas de retard, de lous
C
draiL ;
Les dépens il. la charge de la Compagnie défenderesse , .

.
.,
_ P,'és" M, ARNAUD, ch. de la
nt&lt;
30J a1lv,e. 1,81 ~[9;umé AILIHUO pour NO ellet, AICARD
Lég . d'Ho - P l., j, 1 •
pour la Compagnie des Docks .

VENTE

LIVRER -

' E· . t" IL 1BI\

A
'
.
- ACHETEUR I NTERMEDIAIRE, -

,

t l

A CTJO~ DIREC1'E DU LlVR EUR .

DÉ F f\ UT n 'ACT ION DI RECTE .
.

'U1'i Sp1'udeJlce , en

mat'i ère de

n 'ap,'ès 1 usage. e al)' ' d'exige,. Le p,'ix du ,'ècep le d,'o,t du w' ew
•
t .1
fil ·è
t res,
L
l"té de liv'r eur e a a
tionnail'e, est attaché à a qua'
déte&gt;1iion de. la marchand,se.
'a1'

L'action cont1'e le 'réceptionnai're n'appartient donc,
pa,'eiL cas, qu'à son vendel'" immédiat (1 ).

fll

Et il en est ainsi, non-seulement lm'squ'il s'agit de l'action exceptionnelle attribuant au livreU?' Le droit de se
(ail'e payer pa.' le "éceptionnaù'e de tout Le p,'ix qui lui
est drt , et même au deLà du chiffre de ce que Le réceptionnaire doit lui-même ci son vendeu?' immédiat, mais
encore lorsqu'il s'agit de l'action ?'éduite au montant de
la facture du, de?'nier vendeu1' sur le ?'éceptionnaire .
(DIN NER

ET

C' CONTRE HEYNA UO).

Nous avons rapporté dans ce recu ei l ( 1887. 1. 235) le
jugement rendu dans cette atnüre par le Tribunal de commerce de Marseille, l e 14 juin 1887 ,
Appel par Dinner et C·.

SUI'

l'exception de chose jugée:

Adoptant ies moti fs des premiers jus·es ;
Et, en outl'e, attendu qu e leju s·ement du 28 janvier ·1887
n'a slatué qu e SUl' u ne dem ande intentee par Olive con l,re
Hey naud, le syndic L. Ho ux et Dinner et C' ; que Rel' naud
n'a form é dans l'instance aucune demande contre Dinner
et C' et qu e, dés lors, le Tribunal ·n'a pas e u à y statuer;
Qu'il importe peu que les motifs qui ont déterminé le
Tribunal, puissent s'appliquer à la demande actuellemen t
pendante entre Heynaud et Dinner; que l'idenlité de la
question de droit n'équivaut pas il l'ièen til.é des demandes;

sub'l'ogation ou autre-

Ce dmit ne saumti passe, , p
.
éd . . , dans le
men1 8tl?' la t e' te d'un acheteur. uüe1'm, ta ?,? e)
cas o~ le Liv,'ew' aw'ait été dés",tér'essé:
o

( 149 )

( 1) Vo y. d:tns ce ~e n s , ce l'ec. J88Î . 1.
(' Il nole .

J Il

et les précédents cit és

�( 150 )

( 151 1

.
'é 'de pas dans l e~ m otifs, mais bien
que la chose ju gée ne.' SI
:.
dans le dispositif du jugement ,
Dt! 'on ne peut d onc sou ten il' que la dema
,
.nd e act uell e est
identique à celle qui a été jugée le 28 janvier;
Au fond:
f ' t qu e Fl'Îsch et C' , livreu rs en fili ère
Attendu, en al,
.
C.
t ' té
quantité
de tourt eall x ,'1. Dlnn er et ,on ~
.
e
t
d'une cel' alll
,
ce de 'nier
désin téressés pal' leur acheteur direct Ive; qu e
1
a été également désintéressé pal' son so~, s-ac h eteu r Rey ~
nand; que l,:l.eynau d"n'a ya nt pas été paye .pal' son acheleU!
D.
. Rou~,. tom bé en faillite , réclame .paIe ment
il. Illne r
Loms
"
et C" ac1le teu cs de ce dernier et réceptIO n naIres, qm soutiennent avoir payé L. Roux, leur yendelll' ;

or

Attendu que la li vraison de la marchandise a e u lie u le
15 octobre 1886 et que la suspension de L. Houx est a!'l'IVée
le 12 novembre suivant ;
En droit :
Attendu que la vente de marchand ise pal' nlièl'e constitue
un con trat commercial innommé régi par les règlements
de la place sous l'empire desquels la filière est cI'Me ;
D" e les intéressés à la fili ère se soumellen t aux susdits
règlements, lesquels deviennent la conven tIO n et, par co nséquent, la loi des part ies;
Ou'en cas de difficu ltés sur ces règlemen ts, il incombe
au juge de les résoudre, soit il. l'aide d' usages commer-

ciaux reconnus constan ts, soil par l'appl ication des

pl'lIl-

cipes généraux du droit com mun;
Attendu qu'il est d'usage sur la p lace de Marseille que le
droit du livreur de demandel' le prix de la mal'chandlse au
réceptionnaire,doit s'exel'cer, sous peine de déch éance,dans
un del,i maximum de dix joUl's; qu'après ce dé lal , le

livrp.Ul' est censé désin téressé e t que le l'éceptionn aire peut
se li bérer aux m a ins de son vendeur dil'ect;
Attendu, en outl'e, qu'i l est de pl'inc ipe, en mati ère de
fil ière, qu ' il n'l' a de rappo l'ls di l'ccts qu·e ntre ceux des
mem b l'es de la filière qui ont é té parties à la m ême ven te,
e t que les mal'ch és passésentl'e les diverses personnes qu i
y ont coopéré, constituen t au tant de contl'ats d istincts en gendrant des dro it s e t des actions sé parés;
Qu e si une exception a été faite a u p"ont du l ineur il
l'égard du reception naire , c'es t à l'aiso n du qu as i-contrat
qui nait e ntre eux du fait de la livraison de la maI'c handise
et il l'aison du droit de rétention jusqu 'au paiement ;
Que l'aclion du livre ur lui est donc exclusivement personnelle et qu'ell e ne pas,e pas, par subl'ogation , il son
achetell r} ni de ce dernier aux divers acheteurs intermédiail'esqui n'ont pu jouir d u droit de rétention d' une marchand i,e qui n 'a jamais été en leu r possession ;
Ai.lendu qu'il r ésult e de ce qni précède que Dinner e t C' ,
n·ayan t reç u aucune demande de paiement de Fl'i , ch et C',
livl'CLlI'S, ont pu se libé rer valab lement e nvers leur vendeur
dircct, Louis Houx , après l'expirati on du délai de dix jours
sll sénon cé ;
Que, d'ai ll e urs , Heynau cl n'a yant trait é qu 'avec: Ho ux,
nIa d'aclion que contre son acheteur et non contre Dinnel'
et C' , ac h ete urs de Roux , q u i ne doivent le prix (ju'ù leur
vend eul' ;

Attendu, il est vrai, que le pa iement all égué par Dinn er
et C' ne se serait elTectu é (jll e par compensa tion ; CIuïls
justifient, pal' un bOI'del·eau d 'admission il la faillite I\oux,
il'une c réance s Llpérielll'è au prix d'ac hat de la marchandise dont s'agit ;

Attendu qu e Bcrnaud conteste la vnliclit(' de la rO lllpen
salion invoCJll ée pal' Dinn el' et Co ;

�( 152 )
" . tt ndu que Helmaud, créancier dans une fai ll ile,
lualsa e
f ' 11 '
t 1
n'a pas le droi t d'exercer les action du al 1 con re es
débiteurs de la faill ite;
Que cette ac tion doit, pal' applicat.ion des a l' ticles 443 et
446 dll Code de commerce, appartenu' au sy ndic qu i agit
dans l 'in ~érêt de la masse;
Que Reyn aud n'est donc pas fondé,à querell er la va lidité
de la compensation all éguée et qu" Incombe ail sy ndIC,
s'il s' y croi t fondé, d'introduire une actIOn de cette

nature;
Que l'action de Rey naud doit donc êtrc écart ée pal' u ne
double fi n de non- recevoir ;

( 153 )

Si la for malité de l'exequatu?' es t nécessa;,'e pou,' donner
aux jugements éi1'angers la fm'ce e.cécutoire t! n F ,'ance

i~ n'en est [loint , ain~i lorsq ue le ;'u[jement étran{je~
" est p"odute en J usttee que Comme élément de p,'euve.
(DILLAUD CONTRE VEUVE SEEME R-STOKVIS).
Ainsi ju gé pal' le Tribun al de commerce de Marsei ll e le

18 ma i 1887 (ce r ec, '1 887. 1, 213) .

JI ppel pal' Bi lla ud.
ARRh.
Adoptant les motifs des prem iers j uges,
La Cour confirme.

Par ces motifs,
La Cour réforme le jugement don t cst appel ; déc harge
Dinner et C' des cond amnations pronon cées con tre eux;
ordonne la restitution de l'amende et cond amne Reynaud à
tous les dépens de première instance et d'appe l.

Du 21 févri.., 1888. - Cour d'Aix ( 1" Ch .), - P ,'és.,
CRABRINIAC . - M. GRASSI, av. gén . - P l., MM. Ann AM
pour Dinner et C', DONNA roNs (du barreau de Marseill e)
pour Rel'na ud.
~r.

COMPETEl\C E. -

SA ISIE- AnR tT FAITE A TO RT.

D u 13 fév,'ie, ' 1888. - COUl' d'Aix ( 1" Ch.) - P,'és ., M.
BESSAT, 1" pl'és. - M, GRASSI, av, gén. - Pl. , MM. DRUJoK
et Ih GAUD,

Ij' nET. -

QUA RTE n IMP ERIAL ANG LAIS. -

HÉoue'rtON.

D'apres l'u. sage de la p lace de M a"seille, Le q/{a1'/e,' impé"iaL angLais équivaut Ct 2 hectolit,'es 88.
(CAPITA INE DRVCE CO'TRE DREYFUS FILS ET C·).

DOM MA GES-INTF.: R~TS .

JUGEMENT.
JUGEMENT ÉTRANGER. -

DE PREUVE . -

PR ODUCTION CO MM E É LÉMENT

EXEQUAT UR NOK NÉCESSA IO E.

Le T1'iblmal de comme'rce, incompétent pou?' connaître de
la demande en validité ou. en main-levée d'une sais~'e­
arrét, est cependant competent pOl.n ' cannoi /1'e d'une
demande en dom.m.a(Jes-inté1'éts (ondée SUl' une sa1'siem'1'él (ai te à (01't pm' un com.me1'çal1 t aH p,'éittd?'ce des
illlé/'hs

conune1'ciau:I' d'li n aufl 'e,

Attendu que les sielll's Dreyfus fils et C', affréteurs du
vapeur N avigation, capitaine Bruce , qu i a appo rté des
marchandises diverses à leur consignation de Taganl'ock à
Marseill e, devaient paye r le fret de ce chargement à raison
de 2 h. 25 ,; . par chaq ue chal'ge de b lé de 160 1iI"es ;
Que dans lecas, qu i s'est réa lisé, ail le chargement ne
consistel'ai t pas en en tier en blé, le fl'et tota l dù au capi-

�( 155 )

( 151, )

tain e était convenu snr le pied à forfai t de 9,600 quarters
impérianx de blé;
. '
'
bat
en
tl'e
les
pal
ties
l'és
de
le
Att end u q u e .
.
.lde SUI' le pomt.
,
.
d
elle
man
ière
dOIt
être
rédlll
t, en mesUl
de sn \rO ll' e qu
,
.
1°~ quarter
imllérial qui est on e mesure de capa (
f rançatses,
cité anglaise;
Attendu que les défend eurs voudraient appl iquer :, cette
réduction les règles usitées pour le cas d' un chargement
génél'al au tarif de la Daltiqu e;
~lai s que ces règles n'ont pas été con ven ues ex pres~ément
enlre les prlrties; qu e s'agissant d'un c hargem~nt prl.s dal~s
la mer d'.\ zoff, on ne peut supposer qu e leur In tentIOn aIt
été de s'y référer;
Que l'on ne peu t donc arbitrairement, et en s~ fondant
SU I' l'adoption supposée de règles auxq uell es " n a été fmt
aucu ne allusion, réduire un e meSlll'e de capacl té étl'angère en une mesure de poids fran ça ise , ,c ' es t-à~dire faire
du qual'ter l'équival ent de 480 liv l'es anglmses, SOI t le pOIds
correspondant en kilogrammes français;
All endu que, d'après l'usage sur la place de hlarseille,. le
qum'Ier équivaut ù 2 bectolitres 88; qu e c'es t sur ce pIed
d'équival ence &lt;'v idemment qn e les parties ont entend" ou
dù entendre que le fret serait réglé enlre ell es, et que cette
intention résu lte de lems accords yerbaux mêmes oil les
bases du reglement de fret ont été posées SUI' des mesures
de capacité, en Pl'enant pOUl' unit é la cha rge de blé, so it
160 Iii l'es ;
Que c'est donc dans le sens in diq ué pal' les conc lusions
du capita ine qu'i l y a lieu de slatner ;
Par ces motif;;,

Le Tribunal condamne Dreyfns frères l'l (:, il paycr au
capitain e Bru ce la som me de 2,85/1 fI' , 4::; c, mont ent pon ..
80lde de fre t il lui d ... ;

Avec intérêts de droit et dépens.

Du 6 ( év,'ie,' 1889. - Prés ., M. ,ln N""D , ch . de la Lég.
d'fI. - P I" MM. NEGnETTI pour l e capi taine, TALON pOUl'
Drey fu s fils et C' .

C:OTl.rpÉTENCE. -

ETRANGER. -

D EMANDEUR ÉTAI3LI EN li'IIANCE .

A SSBIILATTON AUX ÉTRANGERS ADMI S A DOMfC TLE.

L'éi1:al1 [j€1' établi en F ,'ance depuis plusieurs an"ées, y

jatSant le comme?'ce et y payant les impûts, doit ét,'e
assùnilé au.'c éh'an.gers admis ci d01?1,ic ile.
fl Jouil,pa1' suite, comme les Français, du, droit de citer'
un azdl'e étrange'/' dev ant les T?'ibunau:r de FI~atlceJ en
ve"'" de l'm'ticle 14 du Code civil (1).

(THEOLOGO CONTne M,\NALOPOULOS ET C') ,
JUGE1fENT.

Attend u que Manal opou los et C' opposent ur.e cxceptio n
ct 'i ncompé tence, tirée de la nationalité des parties en cause,
il la dema nd e du sicur 'l'heologo;
Attendu CI" e le demandenr et les défendclII's so nt sujets
grecs; mais qu e si les TI'ibunaux Ü'ançais ne peuventst.l-

tn el' su r les contesta ti ons nées enll'e deux étrangers, lorsque au cun d'e ux n'est domi ci li é et résidant en France, et
qu 'i ls ne sont pas d'accord pOUl' déférer ces contestations
auxdits Tribu n,\ux, il n'en saura it plus ètre a insi du moment que l'un des deux étrangel's réside ell Fl'anee et y
est domic ili é depuis de longues an nées, y rai t du com merce
et se trouve so um is an pai ement d' une patente, ce qui est
le cas du sieur Th eologo ;

( 1) Voy . 2" 1'ab le grnérale,

,,0Co mpptence , n° '2'20.

�( 156 )

( 157 )

domicil e en
au torisé '" établir son
'd
OUe bien que non
é
'dant
en
France
y
fatsant
a
,
l' u comFrane e , l'étran 0 er l' st t doit pal' assimilation
à
,étranger
,
ree y payant paten e,
,
me
"
't
dans
ses
intérêts
pécu1l1atrcs
et
autorisé èlre couver "
. '
,commercIaUX,
, , , pal' la( protect,ion des lOIS fl'ançatses ;
.

Ils ne sont donc pas compétents pOU1' connait,.e de la
demande en indemnité intentée, m~me cont'r e un COlilme 1'çal1t, à raison de la mm't d'un o'Uvl'l.'eJ' employé d
un déchm'gement, pa1" la 1nère de cet ouvrier.

, recevOir
" JU stice lorsqu'il s'adresse daux1 Tl'lbuOu'i1 doit
' t
t invoquer au point de vue e a comnaux fran çaIs e IPeUétran ~ers ;vec qui il a à débattre, la
0
, "
d
Pétence eontre es
'
"
d
l'
,t'cle
'l4
du
Code
CIV
Il
,
à
1
encoutre
e
dlsposlllOn e al l
,
' ,
l'ètrallgerqui peu t avo ir contracté envel s lUI ,
Atten d u que, dalls l'espèce ' au surplus, les, sieu rs Manalopou los et C' eux-m êmes doivent êtl'e consIdérés com m?
établis et résdant en Fi'anee, ayant une succursale il
Marseille de leur maison de l'YI'gos;

Par ces motifs,
Le 'fl'ibunal se déclare com pétent;
l\envoie pOUl' les plaidoiries a u fond ,\ l'audience du 14
février couranL ;
Dépens de l'incident à la charge de Manal opoulos et C' ,

n u6 (ém'ie,' 1889 , - P,'és" M, ARNAUO, ch , de la Lég,
d'JI. - PI" MN, ArcAno pour Theo logo, BLANCHARD pOUl'
hl analopoulos,
COMPÉTENCE. -

QUASI-DÉLIT. -

DÉCHARGEM ENT. -

OUVRIER TUÉ DANS UN

ACTION INTENTÉE PAR SA MÈRE.

Lf:.S T1'ibunallx de commet'ce ne sont co mpétents POU?'

connaU,'e des contestations ,'elatives à u.n quasi- d élit,

qu'autant que le débat s'agile entre clellx comme"çanls
et cl l'occasion de (ait s 8U1'venus clans l'exe1'cice de leu?'
commerce ( 1).
(1) Voy,cerec.1886, 2, 8ï ,-1 88i, l , 2J:l ct '13'1 . riant 18 7, 2, 160.

Voy. cepf'n-

(DA lIl~

VEUVE GANDOLFO

CONTHE

lJEl1NARO),

J UGElIl ENT ,

Attendu que la dame Marie Gal'ibotto, veuve Gandolfo,
actionne par deva nt le Tribunal de céans la veuve Bel'nal'd,
enll'epl'eneur aux Docks, comme civil emen t responsable de
l'accid ent mortel s u "venu le 16 octob,'e '1 886 au sieur Barthélemy Gandolfo, son fils, ou l'riel', em ployé au déchargement d' un vagon Sur le quai de la JolieLte ;
At tend u que la défenderesse sou lève les deux exceptions
de cbose j ugée et d'in compéten ce;
Attendu que s i le Tribu na l civi l de Marsei lle a eu déjà Ù
se p,'ononcer SUl' les causes et les responsabilités de l'accident en question, la décision interven ue ne serait pas
opposab le ù la demandere.se qu i n'é tait pas partie ail
procès; qu 'en effet, l'instance jugée pal' le Tribuna l
civil était introduite pal' la veuve de la victim e; qu'il n'y
nurait don c pas chose j ugée en ce qlli concerne la dame
Gat'ibotto, mère de la victime;
Mais at tendu que les Tribunaux de commerce ne sont
compétents pOUl' connaître des cont estations relatives à uu
quasi-délil qu'autant que le débat s'agile ent redeu.\ parties
éga leme nt COfllm el'çantes à l'oc(:asion de fa its su rvenus
da ns l'exercice de leur com merce ; qu'en J'espèce, la demanderesse n 'est point commerçante; qu'elle doit donc
saisir de son action la jucidiction civil e compétente au
mème titre que l'avait déjà saisie, à raison du mème
accident, la dame Darthél em y GandOlfo, veu ve de la
vlctim e ;

�( 158 )

( 159 )

l'al' ces motifs,
. 'l','ibu nal se d cc
\ l al'c incompéte
nt e t condamn e la
Le
. '
1S
de
l'lIlcld
enL.
demanderesse aux dé pel

. 1889
n" 8 (é."W'.

-

P,'é • . M.

,

JJEAU,

ju ge. -

P l.,

M, SEGOND pOUl' Bernal'd .

.

A FFRET}~ ME N·r.

-

1\lvI ÈRE • -

llARIH: A FRA NC Hll\.

VIDE,

Attendu (lue le cap itai ne Christen scn a déclaré que son
navire pouvait portel' 250 tonnea ux en poids lourd ;
At tendu qu e le navire Ama;one est anive à Marseille, le
10 janvier der nie r, avec un vide dans son chal'gement; q ll e
le sie ur Gleize, Son consignataire, a fait co nstater pal' expert
que ce vide, équivalent à 60 tonneaux, re présentait le poids
des SB!l sacs qui auraien t pu trou l'el' place à bOl'd ;
Que la prétention du sieUl' Gleize est, à "aison de ce vide,
de fai re supporte" au capitaine un e di minu tion proportionuelle su r le fret convenu en bloc;
Qu e le. capitaine repousse cette pl'étention ;

..
Le cap'l. tatne

. va chm'[Je1' dans une l'ivie'r e, et qui sait
qu,1
't /
cl' .
.
.
'l'al
ran
tU
qILe son navu e c lta? 'ué eH ]Jlein ne 7JOU.J'
lte
la ba1Te, n'est J,as tenu de mett1.'e ci ses j,'a'LB sU1 ' ,a . ges
la partie de la carom'son qtt 'tt ne peu,t p,-end, e a son
bord,
C' st ci faff,'éteu r ci meU,'e, s'il le juge ~ propos, des
, :llëges ci ses ( mis ci la disposition du cap"awe,

Si donc il n'est pas justifie que fa/l;' étell1', ait (ait ~f!" :
de ces alléues il n'y a auc,,,,e (aule a ,'ep,'oche&gt; al
capitaine qui d''J'i/Je avec un vide dans sa cale,. et .l'aff~·é.
leu?' ne saurait, de ce chef, dem,ancle1' une d 'l,1?n/1,utwJL
du, ( ret convenu en bloc.
l ~E
( GL E IZJ~ CONTRE CAPI TA~.

CU'llSTENSEN)
.
.u.

JUGEMENT .

Attendu que le capltain e Christensen, com mandant le na,
vire norwégien Ama;one, l' a nolisé i l'elfet d'aller prendre
un cbargement d'arachides à Parafa t, dans la l'lvlèl'è
d'Angocbe (Mozambiqu e), moyennant,. uu fl'et total Gon. ou 11 0n plei .n ' ce ._char,'enu, que le chargement fÙL p1Clll
gemenl devant être pris sous palan, aux fra IS et l'l,q ues
des a[fréteurs et à l'endroit que ceux -ci désignera,en t ;

Allendu, en effet, qu'il est all é charger dans une rivière ,
dont l'embouchure es t obstruée pal' une bal'l'e;
Qu 'il n'aurait pu, il Parafat, prend re son plein chargemen t sans s'exposer, il cause de la ca laison de son navire, à
ne pouvoir franchir la barre et à ne pl us se trouver il Ilot;
Attendu que le demandeur ne conteste pas cette difficulté
qu'aurait présentee la navigation, mais soutient que le capitai ne aurait dû mettre SU l' allèges, à ses frais, la panie de
la cargaison nécessaire à relJlplir le vide, pOUl' l'embarquer
après avoir dépassé l'obstacle;
Attendu que les accords verbaux des parties relati fs à
l'alfrétem cnt ne faisaient au capitai ne aucune obl igation de
payer les all ège:; nécessaires pOUl' descendre avec ,elles la
l'1viére, Olt d'allégel' son navire au moment de passer la
barre, en supportant les ft'ais de ceUe opération;
Que c'é tait aux chargeurs, dès lors, (ju 'il incombait de
fait'c race ù ces frais d'al lèges, s'i ls ava ient élé en mesure de livl'er au capitaine son plein et enlier chargement ;

que rien ne prou ,'e que le capita in e se fùt rCfllSe, dans
ces conditions, de recevoi r la march anùisc, soit ~:H).'I sacs
qui auraienL pu e n COL'C entrer dans les ca les de l'Ama:;:one ;

�( 160 )
. été lait aucune so mmation constatant l'offre
ma
Ou ï l 1le. 1handise
et le relus;
de la malc
d on dt'pal"l , et quand la
.
moment e s . .
.
Ou'au contraire, au
b
née le capitaine, en SI marchandise s'est ll'ouvée em arsiaté ~ll ' i l partait avec un
"naot les connaissements,. a CO;'
l'impossib il ité de ft-anb
. vide s'expliq uai par
vide et que ce
plein chargemen t ;
h' ' la b'lfre avec un

( 161 )
I l en est d u moù18 aÙlsi lorsqu.e 1 dans les expe rtises qui
ont abontz' à la condam.nation du navi're, l.l n'est (ait
aucune constatation de 'L'ice p1'Op1'e.

Un navù'e doit être "&lt;iputé in navigable et }Je"t éh'e délaissé e'l vert" de l'a,.ticl. 369 du Code d e commerce,
lO'l'sfJu'il "ésulte d'une expe1'tise que les sommes nécessaù'es l'OU?" le m,ett1'e en état de 1'ep,'end,'e [(1, mer,
dépassel'aient &lt;ia valew' (1).

" 't l e ca!litain e de toute
.
qtn.défYabeaI
Que cette mentiOn,
b . 1
a été acceptée sans prol'esponsa b 1'I l' té (à raison. de ce. VlC.e, (
.
leslatlOll,
Dl. 1'éserves contraires

Cl[,

('l'OUR NON CONTRE A SSU REUR S) .

j

JUGEMENT .

!lar ces motifs,
. . Gl eize de sa demande et,
Le Tribunal débou te le sleudl
le '1 payer au capitaine
.
lIement le con ami ,
dl' t
recouventiOnne
'
644 fr. 1, 5 c. pour solde e le ,
Christensen la somme de 2,
avec intérêts de droit et depeus .

.

n" 12 (é",'''''

1889. -

Lég. d'Ho- P l ., MM.
le capi taine.

P"és hl. An NAuD, ch . de la
. : ' pour Gleize SENÈS pour

HOllNIlOSTEL

,

.
AGB CONNU
COllPS V'; TUSTE.
ASSURANCE MAR1'l'IME, "
"
D ÉPENSES EXCÉ DANT
DES ASSUREURS . - I NNAVIGAUILln: , -

LA \IALEUR .

.
qut

ra [J e du, dnavù'e
pal' eux
connu
déLm:ssement

Les ass1l'1'eU1'S
on t
, cevables en cas e
assu1'é, ne sont pas 1 e
'l
él sté comme 1/11
p ow' innavigabilité, à a llé~l~el ' a v li.
vice prop,.e qui a causé le sllHsl1'e ( 1) .

",·t é '· te VO A ssu l':lncc man't'l m e 1 no' ~6 3 . 1,68, ',69. (1) Voy. T.w e g oeta 1
&lt;) 0
Tabl e dëcenualr ,
1'· Table décenn ale, JIJi(/" no' 124 , 130 . - _
I bit/ ., n° 83. - Co l'ec . 1880 . 2. 1110.

Attendu que, pal' po lice, en date du 12 m al's 1887, de
GarnieL', co urtiel', le sie ur Fl'anço is Tournon a fait as urer,
par les Compag nies défenderesses, la somm e de 7,300 fr.
pour tral'ail de calfatage et de charpentage, m ai n-d 'œ uvre
et fou rnitures a u navire à voi les français H ippoly te B.,
capi laine A. Lescot, vaill e ou non vaill e;
Attendu que par exploit du 4 juin 1888, de Caza ls, huissiel', led it s ieur F. Toul"Ilon a fait abandon à ses assureurs
dudit travai l et le ur réclame (&lt;:llacune des Compagn ies pou r
la part qui lui incombe) le montant de la SOl11l1.e assu l'ée;
Attendu que lesdites Compagnies co ntestent cette demande;
Attendu que la police a été souscl"it e pour le cas de pe rte
du navire, dans les conditions de l'at'ticle 369, spécialement visé; qu e cet article prévoit notamment le délaissemen t par s uite d'iunavigabilité du nal'i l'e par fortune de
mer ;

(1) Voy. SUI' celte ques ti o u, les di\'e l'ses Tab les,
ritim e, Chap. Di § Illn avigabili t~.

1" P. -

1880 .

\,0

A SS UI\lnCe

Il

ma-

�( I G~ )

, ,s p,'étendeut que ce cas ne se
e les asslueul
Attendu qu ..
' Ie naviT H ippolyte B. ;
, 't pas réalise pOlll
,
selal
" dont la const ru cllOn remon. S· J
d, 'ès eux ce naVlI e,
Qll e. apI . ;l:aiL éLé déclaré inn av igable a alllL· ean
tel'ail il 186/1,
al les mauval's temps l'ava ien t forcé de se
,. n où
and à~e et d6 la vélusté et
de POl'to- J,ICa ,
.
"i cause de son gr
0
.
.
réfugier, qu ,
nes de ses parties essell tleltes ;
OUl'ritul'e de quelques· u
.
'.
l'
..
'iga bT
té n'élant Imputable qu .Ill
lors
lillnav
1
1
,
d
'e s
de ,la chose e Il e- mème , dans l'opi ni on soutenue
d 1
. Que, e
Vice pTOpl
' . . excipent contre Tour non e a
r les assureurs, ceux Cl .
.
.
pa
. . de l'article
352 du Code sus vIsé,
diSposItIon
(
.

.
e lors de l'assurance, I';ige du na Vll'e
1lals attendu qu ~ . d'
a ux assu reurs' qu'ils ont
H olyle B. a ete ul IlJU
,
.' , .
•
pp
.
pa'sé
outre
à
la
signatu
re
de
la
poltee
,.
néanmOIns . .
.
,
d'a ut re part les ex pertises a uxq uell es Ji a eté PlOQue,
édé il Porto-l'""CO, l'l 'Ollt pas
' conclu , ainsi CJn e . l'allègue
d nt
c &lt;~. • à l'innavigabilil é do navire à. ralS011 e son
les aS~Ul eurs, .
é L' n t'Yénérale en
à"e et de l'état de poul'l'iture et désagl' ga \0 ".
b
proven
an t et le l'endant jmpl'opre à tou te na"lga ltonJ mème
avet. des répara tions;

o

ces expertises ont reconnu , au contraire~ qu.e des

ue
. ~ pu le meUre à mèn"le de. navltguer,
l'épal'aLion
s aUl'{uen
'il

maisq u'ell eo auraient excédé la va leu r du naVire e qu
n'y avait pas li eu de les fa ire;
.
Que c'est en l'élat de ces constata ti ons qu e ledit nay n e a
été vendu aux enchèl'es ;

Que dès lors il est évident que , pOUl' ce qui co ncerne
le caS'!lréyu par l'ar ticle 369 du Code de com, par la police ell e· même, s ,es t l'ea
. l'lse. e t (l , a.
merce, visé
pu valablemen t fai re délai sseme nt des trayaux assure, Slll

Tourll~n

u'"

led iL navire;

Attendu que, vainement , les aSSu reurs prétendent ,ré.
duire la somm e ass urée, d' un e certaine fraction , se l'efe ·

( 163 )

rani , d'après eux, â des travaux étrangers au calfatage;
que ce n'est pas apl'ès l'évé nement que le délail de la
somme assurée leur est fournie ; qu'ils eu ont, au con traire, co nnu la co mpos ition au moment de la signat ul'e de
la police, cel le-ci se basant SUI' Ja fact ure même du s ieur
Tou rllO ll ; qu'il n'y a donc l'i en h en retran chel' comme

étrange l' à l'ass ul'ance ;

Pal' ces motifs,

Le Tribunal, san s s'al'l'êter aux fin s des Compagn ies
défenderesses, les condamne à payer au siellr Eran co is
Tournon , chacune la som me de 1,042 fi'. 85 c" l'epré~en .
lant le septième de la valeul' de Ja somme ass urée, avec
inlél'êts de droit, saIlS dommages-inlél'è ts;
Condamne lesdites Compagni es aux dépens .
D u 19 ( évrie,' 1889, - Pré8 ., M. ARNAUD, ch . de la
Lég. d' j,1. - Pl" MM. SENÈS pOUl' TOUI'non, COU YE POU l' les

assu l'eu l'S.

=
ARMATEUR . -

ACCIDENT . -

DE LA CI\i\1BVSE . -

VAPEUR. - ESCALIER

ABSENCE DE HAMPE.

Une Compagn:ie d~ bateaux à vapeu'" n'est p as en (aute
p Ott?' n'avoi,. pas (ait mu,nù' d 'u,ne ?'ampe t'escalier ou
échelle conduisant cl la cambuse .
Cet escalie?', un:iquement (az"! POU?' l'usage des gens
du, ho?'d, ne sau,rait éh 'e assimtlé li ceux qui sont ci:
l'u8age de8 passage!'8 ,
E n conséqu.ence, la Compagnie n'est pas 1'et:poll$able de. .
saites d'une chute (aite, SU1' cet escalier, pa1~ un hornme
de /'equipage,

�( 165 )
(POLIAN CONTRE

MESSAGERIES MARITIME!) .

VE NTE. -

J UGEMENT.

r

cambusier à bord du Ya peur
Attendu que 0 lan ,. . 1887 en descendan t à la cam Sala$ie, à la date du2 J;l1n hat;teur de plus d'un mètre
buse s'est laissé chOir d Ulle &lt;
et s'~st fracturé uue jambe;
P

,.
des dommages- intérêts lui sont dus
Ou Il prétend . q~~f deresse qui n'aurait pas fait mUl1lr
par la Compag~le l e~
éch elle conduisant à lad ite
d'une rampe 1 esca lei ou
cambuse;
ta areilu'existe sur aucun des bateaux
Attendu que ce . PPue l'installation de cet escalier est
de la ComPlagllled"t(ons normales ~t habituelles et réponlatte dans es con 1
. il
. 'ce'
.
' té de l'espace consacre
ce sel\ 1 ,
dan t aux nel cessl
l fa~t pOUl' l'usage des gens du bord , ne
.
&lt;jne cet esca 1e r ,
'oté~é

ut êlre comme ceux consacrés aux

passa~elSJ

,Pl

b

' pe' qu'en ne l'ayant pas mise il 1 escaher dont
par ,unel raCm ' n'e n'a donc comm is aucune négli gence
slaait, a ompag 1
•
\ P l'
.
o . 1e e t qUi" ai t e'té cause de J'aCCident Survenu" 0 tan
l ',
spécla
'est là tout re"retlable que cela puisse ê tre pour lll,
que c
,
0
.
il b 'd du
un des acciden ts a uxquel s l'exposa ,t so n Set: Vlce &lt; 01
Salazie ; qu'à raison de cet accident prMesslOn nel, la Compagnie ne lu, doit donc aucune indem luté ;
pe

LIVRAISON sous PALAN . BONIFICAT1ON. -

USAGE . _

CLAUSE . _

INTE R-

pnÉTATION.

D'ap"èsl'usage de Ma" seille, le vend..", de blés, qui les
livre SOttS palan, et qui est, par suite, privé de son d ,t'oit
de mam)JUlation et de pelletage, a droit ci une réduction d'un /àlog?~amm.e SU?' le p07;ds que devaient avoù'
ces blés d'après le coni1·at.
D'ap"ès l'usage de la même place, le vendeur qui a stiJ'Juté un P"z'x pÛU1' le cas de liV1'a1.'SOn ci quai et qui h.'V1'e
sou'! palan, doit (aù'e cl; 80n. acheteu?' une honification,
à cause des ("{t'l'S de mise ci qllai qu'il a épa1'9 nés .
LOI'sque dans un n!a,'ché de blés avec ( acuité de liv1'aison
sous palan, il a été stipulé d' un c6té que la "éduction
de poids n'au1'ait pas lieu au profit du vendeur, et,
d'un aut1'e côté, qu'ilseJ'aii lait la bon?jicat-ion d'usage,
cette de'r 12ière clause ne doit pas 6b'e cons1.'db'ée comme
une cont'I'adiction de la pl 'entière, mais doit s'appliq""'8eulement ci la bonification "elative aux ("ais
de m,ise ci &lt;juai.
(l'LEISCH

El

C' CONTRE 'WALLER "RÈRES).
JUGEMENT,

Par ces motifs,
Le Tribunal déboute
\lopens.

DLtS. -

R ÉDUCTION DE POIDS. -

Polian de sa demande , ayec

Du 25 jëv1'ie,' 1889 . - P,·és., M. ARNAUD, ch. de la
Lég. d'Ho- P l., M. 'l'ALaN pour les Messagel'les.

Attendu qu'à la date du 2 juillet dernier, Fleisch et C.
pl'Oposaient à Waller frères une certaine quantité de blé
Ozimo-Azoff, du poids garanti de '1 27 kilos les '160 litres en
cas de débarquement à quai, ledit poids devant, au con trair'e, ê tre rédu it d'un kilo au cas de livraison sous
palan ;

Attendu q u e Waller ft'ères ont accepté cette pl'oposllion

�( 165 )
(POLIAN CONTRE

MESSAGERIES MARITIME!) .

VE NTE. -

J UGEMENT.

r

cambusier à bord du Ya peur
Attendu que 0 lan ,. . 1887 en descendan t à la cam Sala$ie, à la date du2 J;l1n hat;teur de plus d'un mètre
buse s'est laissé chOir d Ulle &lt;
et s'~st fracturé uue jambe;
P

,.
des dommages- intérêts lui sont dus
Ou Il prétend . q~~f deresse qui n'aurait pas fait mUl1lr
par la Compag~le l e~
éch elle conduisant à lad ite
d'une rampe 1 esca lei ou
cambuse;
ta areilu'existe sur aucun des bateaux
Attendu que ce . PPue l'installation de cet escalier est
de la ComPlagllled"t(ons normales ~t habituelles et réponlatte dans es con 1
. il
. 'ce'
.
' té de l'espace consacre
ce sel\ 1 ,
dan t aux nel cessl
l fa~t pOUl' l'usage des gens du bord , ne
.
&lt;jne cet esca 1e r ,
'oté~é

ut êlre comme ceux consacrés aux

passa~elSJ

,Pl

b

' pe' qu'en ne l'ayant pas mise il 1 escaher dont
par ,unel raCm ' n'e n'a donc comm is aucune négli gence
slaait, a ompag 1
•
\ P l'
.
o . 1e e t qUi" ai t e'té cause de J'aCCident Survenu" 0 tan
l ',
spécla
'est là tout re"retlable que cela puisse ê tre pour lll,
que c
,
0
.
il b 'd du
un des acciden ts a uxquel s l'exposa ,t so n Set: Vlce &lt; 01
Salazie ; qu'à raison de cet accident prMesslOn nel, la Compagnie ne lu, doit donc aucune indem luté ;
pe

LIVRAISON sous PALAN . BONIFICAT1ON. -

USAGE . _

CLAUSE . _

INTE R-

pnÉTATION.

D'ap"èsl'usage de Ma" seille, le vend..", de blés, qui les
livre SOttS palan, et qui est, par suite, privé de son d ,t'oit
de mam)JUlation et de pelletage, a droit ci une réduction d'un /àlog?~amm.e SU?' le p07;ds que devaient avoù'
ces blés d'après le coni1·at.
D'ap"ès l'usage de la même place, le vendeur qui a stiJ'Juté un P"z'x pÛU1' le cas de liV1'a1.'SOn ci quai et qui h.'V1'e
sou'! palan, doit (aù'e cl; 80n. acheteu?' une honification,
à cause des ("{t'l'S de mise ci qllai qu'il a épa1'9 nés .
LOI'sque dans un n!a,'ché de blés avec ( acuité de liv1'aison
sous palan, il a été stipulé d' un c6té que la "éduction
de poids n'au1'ait pas lieu au profit du vendeur, et,
d'un aut1'e côté, qu'ilseJ'aii lait la bon?jicat-ion d'usage,
cette de'r 12ière clause ne doit pas 6b'e cons1.'db'ée comme
une cont'I'adiction de la pl 'entière, mais doit s'appliq""'8eulement ci la bonification "elative aux ("ais
de m,ise ci &lt;juai.
(l'LEISCH

El

C' CONTRE 'WALLER "RÈRES).
JUGEMENT,

Par ces motifs,
Le Tribunal déboute
\lopens.

DLtS. -

R ÉDUCTION DE POIDS. -

Polian de sa demande , ayec

Du 25 jëv1'ie,' 1889 . - P,·és., M. ARNAUD, ch. de la
Lég. d'Ho- P l., M. 'l'ALaN pour les Messagel'les.

Attendu qu'à la date du 2 juillet dernier, Fleisch et C.
pl'Oposaient à Waller frères une certaine quantité de blé
Ozimo-Azoff, du poids garanti de '1 27 kilos les '160 litres en
cas de débarquement à quai, ledit poids devant, au con trair'e, ê tre rédu it d'un kilo au cas de livraison sous
palan ;

Attendu q u e Waller ft'ères ont accepté cette pl'oposllion

�( 166 )
,
t all"" quantités
e t au poids garanti;• qu ' il, . s ont
relalIvemen
&lt;
lité
de
recevoir
sous pa lan,.
ma lS qu Jls ont
C
(lccept é 1a fa
l
form
ell
em
ent
repouS
é,
pOUL'
le dermer cas ,
nettemen t et
,
la rédu ction d' un ki logramme, n entendant aucunement
et '
ont pal' contre , forme
lle m ent eX Igé la
.
s, y soume Ltre l
bonificat,ion d'usage accordée aux r éce ptIOn s sous palan ;
Attendu qu'en présence de l'acceptation de ces conditions
de la part, des vendeu rs , i l ne sa ul'a it leu r .&lt;ltre accordé , pour
la partie pro venant du l~ av ll'e H a,'old dec hargée so us palan , la réduction d'u n ln logramm e SUl' le pOlds de 127 les

16U litres ;
Attendu , en elfet, qu e s'il n 'ava it r ien été stipu lé entL'e
les par~ies, les sieurs Fleisch et C', pour le cas ,d e d,é ba~'­
quement sOùS palan, auraient, pu pré tendl'e droll, d apres
un usage é tabli , il la réduCtlon de pOlds c L- de,;s us ; que
cet usage est hasé su r nn e considération d'équité , à savoi L'
que le vendeur en livrant sous palan se tl'ouve pl'ivé de
son droit de manipulation et de pelletege du b lé qui anrait
pu lui permettre de donner le poids co nvenu ; mais que le
vendeur peu t renoncel' au bénéfi ce de ce t usage et qu e
c'est ce qui a eu lieu, l'acheteul' ayant impérieu sement
déclaré n'en pas vou loir J'ap plica tion, et exigeant le poid s
constant de 127 kil os les 160 liLI'es , q ue le montant fû t
dél iv!'é à quai ou sou s pa lan ;
Attendu , dès lors, que s i, dans l'es pèce , l'ach eteur, écartant d'un côté cet usage, a stipu lé, d'autre part, la bonifi cation d'usage, cela ne peut s'entendre que de la bonificaLi on à SOli profit SUI' le prix couvenu ;
Qu'en elfet, il est, d'après l'usage, po u r le cas de débal' qu ement sous palan , bonifié une certa ine somm e Sn!' le
prix à l'acheteur, pal' un mOLif éga lem ent d'équiLé, le vcndeu!', dans pareil cas, économisa nt les frais de mise à
quai;
QlIe c'est de cette del'l1ière bOlli ficati on seu lem ent qlle

( 167 )
les s ie u!'s ' ,Va Il el' fr èl'es ont pli entendl'e e t vouloir m a in -

tenir l'adjudi cati on à leu!' pl ollt ;
Pal' ces motifs ,

Le 'l'l'i huna l, auhéné li ce de l'om'e faite pa l' " ' all er frc l'es
de payer à l'I e is c ll e t C' 403 fi', 25 c, e l réa lis '\e qu' elle sa il,
déholl Le ces derlll ers de le u!' dem and e, avec dé pens,

D I&lt; 2 5 / éVl 'ie?' 188 9, -

Prés" M, AR NALD, ch , de la
MM , ESTRANGI N pOUl' l'l e isch el C', 'l',ILON

Lég, d 'H , - P I"
pour ' '''a ll e l' frères,

VE NT E A LIVRER . -

D EM .\ N OI~E .

-

DI~CONFITU n E

DE L 'AC HE'l'lw n.-C.\ UTION

C ITAT ION DEVANT UN JUGE I NCOM PETEN T.

Ulle czlall"on d011.'&gt;lée deL'ant des j'uges incrmpétents l'aut
au moin.s comme mise eH demeure "ela tivemenf au.);
p ,·éten ll:olls qui y 8'J1/t e.rjJ1'imées.
S pécialem ent, lors qU'lin /;endeul' deman detau lion ci son
acheleu?' tombé en décon/il",'e, el le cile à défall t, en
'J:és'itiati on d u mar ché, d e1;ant un juge in compétent )
L achefew' qu i n'a pas donne cau tion SU" cette deman d e

doit subù' La r'esiLiat ion L01'8q1.lè, uLtb"ù;u rement , { 'i ns-'
faJ/ct: est }JaTtée devant Les ,juges qui doiven t en COll?letU,'e ( 1).

(GHILI NI CONTRE HOLD EN),
JUGEMENT.

Alie ndu q ue J' o pposi li on dts sieu l's 1I0ide n e l/il s ell\'ers

le .11l ge lll enL du t2 janvier 1889, es t n\p. ul ièl'e en la fUI'me
el faile en lemp8 util e;
( 1) Voy , l:l.lJ.!d. 2- T ;:lhle déct"' nnnh', \'~ V enI r :1 livrer, no UG.

�( 168 )

( 169 )
Par

Au fond:
Attend u qu'en novembre et décembre 1886 e t m a i 1887,
Holden et fils ont vendu verbalem ent à Ghtllll1 frères, une
cel'taine quantité de graines b lanches de leUl' fabrication,
sur laq uelle des li"misons ont été effectuées jusqu'en
juillet 1887 ; qu'en octobre suivan t, Ghilin; frères étaient
débiteurs d'un solde de 1,981 f,', 35 c" et qu'apl'ès renou vellement à e ux consenti de la tl'aite qu i avait é té fournie
SUI' eux et r evêtue de leu r acceptation, il s l'ont laissé
retouru er impayée el protestée, e t n'ont pu s'en li bérer
que prés d'un an après, SUI' poursuites exercées contre
eux et alors qu'un e instan ce en résiliation avait été formée
cont,r e eux le 12 décembre 1888 en r éponse ,\ un e som mation pal' lettre du 8 même mois de leU!' part, réclam ant
livraison dn solde du marché;
Attendu que la situation des sieurs Ghilini frères, à ce
moment, n'était plus r,elle qu' ils ava ient au moment dfS
conclusions des marchés; q u'elle etait de nature à inspirer
des craintes sérieuses de la part des vendeurs CJU i, aux termes de l'article 16 13 du Code civi l,étai en t en droit" dans de
telles circonstances, il se refu el' il la dé livrance de la
marchandise, s'il ne lui é ta it pas ofle l't caution ;
Que dans leur lettre du 8 décem bre 1888, Ghilin i frè res
n'o11raienL pas celle caution;
Que, d'auLre parL, si la cilation en résiliation du 12 décembre IS88, étaü donnée devant des juges i ncompé tents,
elle valait tout au moins comme sommation et dé nonçait
ouvertement l'intention des vendeurs de ne plus faire contian ce à leurs acheteu rs ; qu e ceux-ci a uraient c1ù faire à
ce moment offre d'une cau tion ;
Que la résiliation est donc bi en acquise à Holden et
fils;

ce~

motifs,

Le TI.'ibunal admet les sieUl's Isaac Holden et fi ls en le ur
opposltl?n en la forme e nvers le jugement de défaut du
22 ]allVler 1889; au fond, débou te Ghilini frères de leur
demande el prononCé la r ési liation àes march és dont s'agit
au
profit des opposants et condamne Gll·1l·LIll. f l'è l'es aux
.
dépens, ceux de défaut tenant.

D u • 27
(év,'ie,' 1889, .- Prés ., M
A I de 1a
_
'
fiNAU D, C L
Lég. d Jf.- P I " MM, Heurl GA UTIER pour Gbilini l'AUTRIE
pour Holden,
'
0
CAPITA INE . -

ARRIMAGE . -

CO:\'ST I\ T .\TfON. _

EXPERT

D EMANDE POSTÉR1EUnF. D'EXPERTISE .

DU LLOYD. -

Bt ,.égllliére et obligatoù'e pOlir les pa,.tiesla constat t·
de l'a/','ùnage (ai t e , ci l'w'1'ivée ci M a1 "II
a ton
set e par
un
expert d~l, LI?yd, aL01's q U' un e clause du conndùsement
o,'donna. t qu elle serait (aite ainsi ,
En l'état d.·'l~ne cO Hstatat ion de bon a1']'ùnage, laite d ans
ces COnd211,f)11S, le consi{Jnataù'e d 'll'ne marchandise ne
s.G1~.}:~'t't oûteJ~ù·,. ap,'ès le deba1'9uement et alO1's que
1 G1 ~ unage n ex?'ste plus, la non'tination d' un nouvel
expm't )'JoU?' con stater une aVa?'ie qu'il att1'ibue au contact, d e sa 1nm'chandise avec unemd1'e, c'est-à-dire à un
a1'1'1ma!)e dé(ecl"e",,, (1 ) .
(FILS

DE

GIRAUD

FoimES

CONTRE CAPITAIN E BOULnUIOE),

J UGEi\LENT.

Attendu que , con form ément à l'ar ticle 9 du connaissement sous lequel sont al'l'ivés, pal' vape ur les l'osges, les

(t') SUI' celle question, longtemps débattu e
V' C 't'
,

na e

,

api 1l ln E',

n" 75

E't

VOl' , l'· Table déco n
suiv.- '2~ 1'able d,~ce lill a le , Ibid .. n0 46.

�( 170 )
,
'
tl es dema ndeurs, il a é té,
'I l \ la desllnallon
1
' ' cs coch eo, e " ,
' l ' e'll e procédé à a consla"
d
JaVll'e cl ~\ aiS 1
,
1
des rarri \'ée e ce l ,
,
. Ila" n n ex pert
ct n L oyd
talion de l'élat de l'arrul1age

marit ime;
. . . ,..
à bOl'd d' un O'l'e,
' cons tal é la p,'""ence
"
Que led,t expelt a ,
'f ï em e nt sec et, en contact
"
état SaI n et pal a l
l 'I le des linés anx deman,
niel' de maIs en
,
les sacs cac lent
a\·ec
ce
grenier,
.
'
t ',elll a' l' ex téri eu r aucune
&lt;.
pl'esen
deu!';;, lesquels sac~ n·C ..
'. a "
l' ce d'ava ri e ou cl humldllc,
ta
c.
1 g le l'arrim age de ces mal'chan Que l'expert a CO II C u l ,
f ' ,
,
't
été
bien
et
réault èrem ent att,
dises aval
les demand eul's veul ent lau'e reAttendu cependant ~u e ,
'alll'ait Né trouvée dans
" 'ne 1aval'I e qUI
monter an ca pl al
, le et dema nd e nt prépat'aloiremenl
vin gt-un saCS cochen d
. 1 cau-e' qllï l ~ prétendent.
't pOUf en constatel a (. ::l •
•
un expel .
. ' 1drail d'lin vice cranima ge, conSlS·
eu effet, qu elle plovlel
1 t les sacs cochenille avec le
.
s en con (le
(.
tant, à aVOIr 1111" 1' s llpose nt êt re la ca use du dommage,
gl'emer ma 15, ql1 t S ~I . .
,
Par suite de leur humldll é,
t être ul ileAllendu gu'un e exp,er tise no uv~ lle
~~~:~'at qu e l'ex pert
ment fa ite alol's que 1 ~n'Image ~~,e ~~:I' image ~rlla nd il était
du Lloyd a au conLI'all'e , vu
. . c.
le
inta~t
et
a
pu
pal'
conséq
uenl
,
se
re
ndl'e
comp
'e
O
enc 1
(
)
l' ,
e 1t alors su\'. t de son bon ou mUllv41 is conl tLlonnem l ,
que la constataLion l ui a élé signal ée et que son attenlion a été spécialement pl'ovoguée;
1:)

,

&lt;.

1::

~~~~

Qu e ces conslatations, fai les en vertn d ' une c la use ~~~~
ma llt accord entre les parti es, p rofil ent ou so nt opposa
,
&lt;
,
'
de cl'l tlq uer
il cell es-ci, sans qu 1il puisse leul' èL l'e pel miS .
maléh l'e~u hril é de cette ex pertise e t la constatatIOn
t
(uel elles on
ri' ell e0de' l'expe rt d u L loyd man'l'tme, aUj
ainsi aUr ibué compéte nce;
Quïl s'agit, en eO'el, de co nstatati ons m a té rielles qu e le-

( 171 J
dit exper t é lait apte à fait'e ; qu' il doit elI'e 'l'U en son affir,
ma tion , Cjua nd il é tablit la pal'fa ite s icc ité du m aï s et l'ab sence d e toute tl'ace extél'ieUl'e d ' h umid ité SU I' les sacs
cochen ill e, et qu'il recon na lt c; ne l'arrimage n'est pas fa utif
pOUl' avoi,' mis ces marchandises en contact, le maïs sec
ne pouva nt, par sa nature, altel'er les cochenill es;
Que la s uppos ition faite pal' les demandeul'S Cju e les ma'ls
atH'aient é lé embarqu és, à Las Palmas, d ans lll1 é tat
d 'hum idil é co ns id érable , Ile saurait ê tre admi se en présence des constatations précbes de l'expert du L loyd ..

Par ces mo tifs,
Le 'l'I'illlln a l déboute les fil s de Giraud frères de leur
demande, avec dépens.

D u 28/ëv1'ier 1 88fJ, - P rés" ,If. A"~AUD, ch, de la
Lég, d 'J'1. - P I " mL NEc.nETTI pOUl' les fil s de Giraud

fIocres,

E STRANGI N pOUl'

AVARIE COMJ\lUN!&lt;:, -

le capitaine.

FOR CEMENT DE VOI LES, -

C,\nËXACE,

LOI'squ'"" l 'J1'cemenl d. voiles esl délibéré el e,.éculé
pou r Le salut comm.un, taules ses conséquences 80nt aV(l1'ies communes, notammen t la 1'é(ection de la carène
ébranLée pal' cette manœuvre.

Toule(ois, s'ü est constaté que le 1lavù'e a ep1'ouvé, soit
avant, soit apres Le forcement de voiLes, divel'ses tempéles à la suite desquelles il a lait de {euu, il y a lieu
de teni?' co mpte de ces circonstances dans le 1'èglament
et de n'admettre les (t'ais de &lt;al'énnoe eH arCl1'ies com,
mUlles que pow' La pOl'lion 7n'ovenant 1'éeUement du
sacrifice volollla;,'e ( 1 J,
(1) V oy, S UI' le fOl'ceme nt de vo i les le~
nales, \'~ Aval'i e commu ne. ,,- , 1 r t sui\' ,

T~l.Jles ~"nlh~lle

et décen-

�( 172 )

(CAPITAIN! hl ANOLOUD1S CONTnE ALLATINI ET C·).
JUGEMENT.

le sieur
ALLend u que, dans Son rapport'
.Chaniel
. a fix é à
7 075 fI'. les frais nécessaires pour l.a r;fectlOn entière de la
,
du naVll. '6 A ( roes.a , et a émiS 1Opll1lOl1 que ces fra IS
carène
devaient être exclu sivement consid érés comme ayant été
'és par le forcement de voiles imposé audit
navire
dans
caUS
1
. . d
les parages du cap Corse, pour le tirer de a pOSitIOn ano0ereuse où il se troL1vaH ;
Que le capitaine Manoloudis ayant d?mandé devanl l'expert répartiteur le classem~nt en aval'l? cOl~m une de c~
7,075 fr., conformément il 1 opllllon de 1 expel t es tlm~teUl,
une contestation s'est élevée en tre les ll1téresses et 11l1cldent a dù être soumis au Tribunal;
Que les assmeu rs SUI' facultés interviennen t aux débats
à lleû'et, conCU1' remment avec les consignatail'es de la, C~l'­
gaison assurée, de fa il'e l'ejetel' la prétention du capllallle
Manoloudis ; que cette intervention est régultèrement falle;

Sur ce :
Attendu qu'il resso l't du rapport de m er du capitaine
Manoloudis qu'il n, soit avant, so it après le fo rcement de
voiles sur lequel est basé le règlement d'avarie commune
ol'donné entre les parties, éprouvé diverses te:npêtes d~ns
le comant de son voyage; qu'il a constaté que son navire
faisait de l'eau et qu'il a dù fa ire fonctionner les pompes;
que ces événements, qui constituen t un cas for tuit, ont dù
nécessairement con tribuer à ébran ler la carène du naVire
et disjoindre ses bordages dans une mesure plus considérable encore que le forcement de voiles Cjui n'a duré que
très peu d'instants, le sacrifice des voiles aya nt été jugé
nécessaire;

Attendu q ue, d'ap rès les renseignement, fournis par les
défendeurs, ù défaut du cap itaine, il r essor t q ue depUIS

( 173 )

huéiLéans .enVil'Onf la carène dudit navÎl'e Afroessa n'a pas
é t l' paree et r e aIte; que, sans doute, s i la tl'avel'sée s'était
normalem en t accomplie sans mauvais temps la néce' ·té
"
,
'SI
de celle 1'e' f
ectlOn aUl'alt pu encore ne pas s'im poser;
Mais qu ' il est évident qu 'en l'é taL de celte carène dé'il
anCIenne et des tempêtes subies, le forcement de voil es nla
pu qu e dans une certa ine m esure restreinte, rendre une
carène tota le ac tu ellem ent indispensab le;
Qu' il y a li;u de n 'ad mettre qu'un quart des dépenses
estImées par 1 exper t estImateur, en avarie commu ne',
Pal' ces motifs,
Le 'l'I'ibuna l admet la Compagnie d 'Ass urallces maritimes

la France mm'itùne en son intervention en la fo rme.,
Au fond:
Ayant tel égard que de raison aux lins des parties,
dit qu e sur les ,7 ,0î5 fI'. estimés par l'expert estima.
teur comme frais nécessaires il la réfection de la carène du
na vü e Af"oessa, il sera admis seu lement un quart en
avane comm u ne, l es trois quarts l'estant deme urant à la
charge du navire;
Dit q~le les parties se retireront devan t l'expert réparti"
teur déjà nomm é pour procéder aux opérations du rè~le­
ment d'avarie co mm une ordonné entre elles, SUI' les b~ses
ci-dessus;
Dépens admis pOUl' un quart en avarie commune, le
surplus à la cbarge du capitaine Manoloudi5.

Du 13 n2a?,. 1889. - P,'ès ., M. AnNAuD, cllev. de la
Lég . d'}!. - Pt., AL\!. AnNOUX pOUl' le capitatne, HORNBOSTEL pour Allatini et C', ESTRA NOIN pour les assureurs .

�( 174 )

,

AfFRÉTEMENT.

_
_

ECHELLES PRÉVUES. .

( 1ï5 )

CLAUSI~.

IN'l'E npnl~ '1' ATtON.

.,
'é 'Il le ([,'oil de (aire touehel' le
L ·alfrét...~· qu, S;S11 .~;' ~armi lesq1tels deux ports indinav~1'e
a tant e PO) 1
•
n n'eJ'cède p as 80n dTOit
. e compteront que pOU7 U ,
gues
n
n 'aisant
aller 1e na vU"e d'u,n de ces. deurlJ ports ci t'aue "et le 1r.a tSaH
'
1 1'etourne1' au. pl'e1mer, et en ne camp11'e

tant ces f1'o is échelles que pO U1 ' une.
(G APIT,\IN'E

R USS EL CON1'IlE

MAi"TE FnimEs

ET BOllELLI ) .

JUGE MENr.

,,"ttendu que le capitaine Hu ssel réclame des s i e ur~
,,'
f'è es et Borelli de Hégis ainé d(:s sUl'estaries s ubles ,1
luanle 1 r
. d d .[ de port à
Mozambique pal' son navire Jo Lam., es L'QI S
(
No&lt;si-Bé une consommation de chal'bon pendant deux
10l;,.S de 't.raversée de Mozambique à cette ile, une ,~~em.­
pOUl' lesdils deux jours deroute, e t contesle la «lalll1cation de pilole dont ils le débILent ;

~Iilé

Que les défeudeurs rello ussent comme mal fondées les
prétentions du capitaine;
Attendu sur le premiel' cheL que s "l 1 es t VI'a'l qu'il ,a élé
employé à' Mozambique onze jou rs au lie u cle sept pour l~
opérations de débarquement clans ce p.orl , le capJt~ne e
est cause; que, malgré les pro testatlO ns des charbeul s ,\
Mar.eille, il a embarqué sans dislinction les 28,000 bards
poudre qu'il avait à Iivrel' sur divers poinls, et que cet emba rquemenl, fai t sans ordre et pèle-mêle, a eXlgé a Mozambique le débarquement total pour e&gt;:traire les ba rils destmés
à ce port et faire un classement; qll e la perte de temps
éprou vée resle donc à la charge d u capitaine; qu'il a à se
l'i mpuler comm e conséquence du mauvais a!'l'image de
sou na vire ;

'UI' les de uxième, troisième et quatrième chefs, qu e le ur
sollltion dépend de la question de savoir si les sieul's Mante
frères et llorelli de Hégis ainé, a(J'réteurs du navire Jolani,
ont excédé le ur droit et fait tou cher ledit nav ire dans un
plus g rand nombre de ports que ne le comportaient leurs
accord s avec le capitaine;

Qu 'il s pouvaient, en vel'tu de ces acco !'ds, faire toucher
le navire dans six ports seulem ent, ceux de Qui limane et de
Macousa ne co mptant que pour un ;
At tendu que le navire J olani es t allé d 'abol'd à Qui limane, ensuite à Macou sa, d'où il est revenu à Quilimane ;
Que d'après l e capitaine, ce second retour à Quilimane
constituerait l 'envoi 'dans le sixième porl,la facullé de faire
toucher uoe seul e foi s à Quilimane et il Macousa se trouvant déjà ép uisée;
Mais que telle ne saurait être l'i nterprélation il donner
aux accords, qui sont précis et fOl'mels ;
Que Quilimane et Macousa ne devaient être considérés
que comme un seu l port,et que J'in te rdi ction de faire deux
opérations dans l'un de ces ports n 'existait pas ; que l'intention des parties,à cet éga rd , résu lte soit de la faculté laissée
a ux a(J'réte u!'s r elativement a u Iransport des cent tonnes de
mal'c hanrli ses, soit de celle qu 'il s avaient de faire l'elevel'
le navire il Inbacubane; qu'au surplus, aucune douane
n'existant à MacolJ sa, Je navire Jolani dtwait, pour s'expédiel', reven ir nécessairemen l ;\ Qu ilimane; que c'est donc
bien le cinquième et non le sL"ieme pori, el que les défendeurs en ind iqu an t 1\ossi-13o com me le sixième pOl'l convenu où le navire avait à se rendre, se trouvaient encore
dans leur droit et n 'avaieut aucune indemnité à payer au
capita ine, soiL pour consommation de chal'bon pendant
d~ux jou l's de tl'aI'ersée, soi t pOlir pel'Ie de temps pendant
ces deux JOU l'S, so it pu ur droit d'ell lrée dan s le pOI'l de
Nossi-Bé; que le tout était ;\ la charge du CU pil&lt;l ill e, en

�( 176 )

( 177 )

"
, de l'obhgatlon
pal' 1lU' prise v is-à -vis rIe ses aITréexécutIOn

Leurs ;
, concerne la gl'a ti fication du
Attendu , enfin, en ce ~~"[ cousa i l n 'exis te pas dep il o ,
,
,
d Qu ilimane', li a
pi lote, que. éea dmllll
" s tl'a "~ l Ve m ent ', Clu e le capitaI ne Hu ssel
)
taae
orga nls
o
" J te su r ceLle d ern ière loca li tt',' e t ay a n t, il s l'
devant. fall'e l d
Dt "lit don c tral' t,el'd e gré'\(. gré avec un p Ilote;
fa ire plloter , e'·,
l ' 'ése nta nt des a ITt'éte ufs SU I'
' té 'évenu par e l epl
6 l'
"
qu Il a e pl
' ct ï t ae n 'étaiL pas de 2 Ivres,
les lieux que le drOIt e p l 0 ~bl l ll l' &lt;el'ait dema ndé par le
T
l e maIs q u l
,
larif pour QUI Im a,1 ~
l'
mparrnel' une rémunérati on
pilo te qui consentll'al1à, acco à q ~ i I ~ pil ote a é te ai nsi
60 r ' ' que le cap,tmne,

de

I Vl es

1

•

J UGEMENT .

al' ce fait avait assumé une
i nféri en r et
,
le
1 avance,

Que les dommages cau sés pal' ce sin is tre a udit im meuble,
se sont é le vés à la somme de 80 ,84 2 f,', 53 c" s ui vant d ire
d'expel'ts;

en le tOl't de

tarif du pilotage pour le port de QUlh ma ne ,
Par ces motHs,
Le Tl'i bunal débou te le cap itaine Hussel de sa demande,
avec dépens,

D 14 ma,-s 1889, - P,'es " hl , ARNA UD, ch, de la Lég,
d'H," - p l" MM, AUTRANpour le cap ita ine, 1-I0R~DOsrEL
pou r Mante frères et BJreIli.

-

(AUBER'!' CONTn E ASsUREU nS),

Attendu qu 'à la da te d u 3 septem bre 1888, un in cendie
s'es t décla"é dans la minoterie Sai nte- Colombe, don t le
sie ur Aube rt est proprié taire;

procuré par la maison qlll , .Il'
,ï '1 a
bT té d'recle vis-à-vIS de ce p l 0 e, '
"
cOl'd P')lll' u n prix
responsa 1 l
as fa ire avec l U I un ae
.
ne
p
"
défendeu
rs
qu
i
ont
fmt
',."
ne peut oP?osel aux

ASSURANCE TERRE STRE . -

,'ée com me {onct't'onnant a u moyen de six paù'es de
meutes , l'adjonction d 'un cylt'nd 1'e n'obl ige J'as L'assuré
à d écla,'alion, s'il est constant que l'insu ffisance de la
/()1'ce 1no{,'Z'C~ a nécessi té, en m€me temps, la Sup p1'ession d 'une p ai1'e de 1neules.

Qu'Au ber t réclame cette som me il la Compagnie d'assurances contre l'incendie l'U" baine, à laquell e, à la date du
Il aoùt 1880, i l a faiL ass urer son di t mou lin , pOUl' Ilne
valeur convenue, com prena nt M:iment pl'inc ipa l e t Mtiments accessoires, maté ri el et recou r~ du voisin, le tou t
mo yennant une pl'im e déte rmi née ;
Que le sie u,' Aubert a déclaré it la Compagnie l' U"baine,
en contractant ce tte assurance, qu e son m:Jl1 IÎII , qu 'il ex -

ploiLaH alors lui- même, avai t six pa ires de meules;
AG GRAVAT ION DES RISQUES.

D ÉC LARATION .

,
' 0bl'ge
l'ass,,,.él
L o'r sque la police d'as8 u1'ance dune
!t8U/,e
,l.
li d éclm'er tous cha1lgements ou COllsl1'ucl1.ons pou van
, es, l' assu?'é n 'es·t tenu, li. aucune
aUf}m.ellte1' les ?'taqu
' en !
décla1'ation dans le cas de changenunts qut latss
subsister' les1'is'lues tels qu'ils étœien t aupa1·avant .
Spécialement , au cas d ,aSsu ra nce d" une m.zn ole,'ie déc/a -

At tendu que pos térieurem ent et en 1882, le sie ur Auhel'L
a eu pou r locata ire de son mo ulin les sie urs Deviell x e t
Ferraud, lesq uels , en l'ann ée 1886, yont fa it i nsta llel' un
appareil à cy lindre dit W eg man n ;
Attendu que les c lau ses gén éra les de la po lice de la Com ,
pagnie l' U,.baine (a r t. 9) font u ne obliga ti on ù l'assuré ,
ava nt de fa ire dans les bâtiment.. assurés ou reMel'm ant les
objets assurés, des c hangem en ts ou des constl'lLC tions q ui
augmentent les ri sq ues, de le déc la rer et de le laire men-

1" p, -

1889,

12

�( 178 )
lionuer dans sa police, moyennant augmentation de pri -

me, s'il ya lieu;
crnie lors de ceue déclaration , se r esol've
Compa O
J
"
.
(d'après l'al-ticle Il) le droit de l'és"l el' la poilee;
1
Ollea

W endu qu e lafompagnie l'U, 'baine excipe de la disposit:on des arti cles précités de sa police, pour s'affranchil' de
l'obliga tion de payer les sommes qu i lui sont réclamées
pal' Aubel't ;
Qu'elle lui reproche, en elTet, d'avoir laissé modifier, par
ses locataires, le nombre de paires de meu les d éclarées le
Il aoùt 1880, par l'adjoncti on du cy li ndre Wegmaun, et
d'avoir négligé de fait'e, conform êment aux artIcles pre cités, la déclaration préalab le à l'accomplissement de celle

modification ;
Que de ceLle négligence ou de cel oubli de la part de l'assuré, la Compagnie conclut à la nulliLé ri e l'assuran ce contractée au profit d'Aubert, à l,arl.ir du jour m ême où la
modificatiou a été accomplie, c'est-à-dire en 1886;
AILendu que la nécessil é de la dédaratioll préalable ne
s'impose à l'assuré que dans le cas où les ch angements et
modifications qu'i l entend apporter à la choôe assurée, sont
de nature à augmenter les risqu es et les dangers du feu;
AI tendu qu'il pourrait oltre, en c ITet, so utenu par la Compaguie, que l'adjonction du cy li ndre vVegmann au x six
paires de meules déclarées fonctionnant dans l'usine SaillteColombe, serait tille agg ravation du risq ue prév u, si ce
cylindre eL les six paires de m eules avaient été employés
tous ensemble à la fabricat ion;
Mais qu e, sur ce point spécial , des doute:, sérieu x s'élè-

vent au profiL de l'a uré ;
Ou'i! soutient , en elTet, qu'à partir du jour où les sieurs
Davieu! et Ferraud, ses locatai res, ont installé le cylindre
~ e gmann, il est devenu m ateri elleme nt impossible de le

( 179 )
faire mal'ch e r en m êm e temps (I"e les SIX pail'e' d
.
'"
.
.
s e meu 1es,
par sU Ite de llIlsuffiSance abso lu e de la IOI'ce m 0t "Ice
' dont
peuL dI sposer
1
USll1e
de
Sainte-Colombe
et
NII','
I
'
'
,
,
'J
n y a p1us
eu qu e cInq patres de m e ules et le c ylindre qui onL Con li•

t.

-

Jlu éà être ml:;; en mouvem ent ,·

, Oue la sixième paire de m e u les, é tant devenue inutile
n a plus été e mploy~e, ne pouvant plus l'êtm désormai s:
et a é lé I1I1Se 110rs d état de fon ctionner, dès' I' installation
du cy lll1dre 'Weg mann ;
Qu'e n e,ITet, un fait qui donn e à cette derni ère assertion
un ca l'actere de présomption grave, a été COl1sta té ;
Oue, dès q~e le sinis tre a éclal é, il a élé sa ns retal'd procédé aux verifICatIOns nécessa ires, et qu 'i 1 es t consta nt que
le p Ig non de commande de l' un e des pail'es de m e'Jles
avatt é té enlevé et placé dana le sous-sol de l'usine où il a
été tl'OU vé e t vu;
" Ou 'en .ce t é ta t, cette pa il'e de meu les avait été mise dans
1 ImpoSSIbilIt é d'étre u ti lisée el q ue, s i cet état de choses
remont e à la mise en pl ace du cylindre ÎI-egmann il est
cla,,' que cetle pail'e de m eu les a été ainsi e lfectiv~me nt
supprim ée et n 'a plus pu fon ctionn er depuis;
Oue ce fait, s'i l é tait tel que l'all ègue l'assuré, coïncidant avec l'ins ufflsance de la force motri ce, si ce tte insuffisan ce venait à être égalem en t é tabli e, aurait dis pensé le
sIeur Aubert de faire une déclaration préalable à l'ins ta lla tIOn du cy lindre W ecrmann
o
,'
Oue ce cy lindre, remplaçant a insi un e de s ix p aires de

meul es, au heu de constitu er une aggl'avation du risque
as~ u réJ en eùt été, au coe.Lraire, la diminution, ce qui aurall l'endu une déclarati on préalable non nécessaire;
Attendu qu'il y a lieu , dès lors, d'ordonnel' Ù la fois une
expertise e t un e enq uète ;

�( 180 )

( 181 )

Pal' ces llloLi Cs,

Le Tribunal, pl'éparatoirement ;

FAILLIT E. -

En premier lieu :
M La"rafel Vence et l,'ortuné Lombard, ex·
Nomme lM , 0
,
,
d ~[ 1 [) '
,
"'
peris il l eue,t a près serm ent prêté en mains , el.Ae b re, ent"
' d'éd
sld
acc el' sur l'usine appartenant au
' slem b u) el' t,
,
d
S
"
t
Colombe
(Cluartier
de
Saint-Barna
é , ,de
dite e all1 e·
onstaler
qu
ell
e
es
t
la
force
motl'lce
recherc11er e t de C
(
.
.'
dll'e SI elle est
hl' dl'au l ,Ique dont celle usin e peu t Jlsposel';
,
de 25 cbevaux de fo rce hydra ulique ,seulem ent, o~ a u ~
dessus, et celle constatation fail e, dn'e SI l ~ force, pal
,
ue exister peut faire tourner à la fO lS les SIX paires
1 econn
,
'1 à
l' d W
de meules dudit mou lin , plus l'upparel
cy ln re ' eg~
mann , ou si leu r fonctionnement simul tané avec ~elUl-cl
est impossible et si, pal' suite, le nombre de paires de
meu les a dù être restreint il cinq; pOUl', SUl' lenr rapport,
être dit ce que de droit ;

;-m

En second lieu:
Autorise Aubert à prouver par toules sortes et manières
de preuves et même pal' témoins, à l'audience du 'Il aVril
courant que le pi"non de commande de l' une des paires
, a été enlevé
" il partir du moment où le cy l'III d re
dp, meules
Wegmann a été placé dans l'usine; que ce pi gnon a été
descendu dans le sous-so l de l'u~ in e et y est IOUJOU1~
demeuré, sans avoir jamais été remis en place, et que ladite paire de meules, mise a i ll~i bors d'état de fon ctlbllllerj
y est toujours demeurée jusqu'au jour du sinist re;
Pour, sur ladite preuve faite et rapportée, ou fau tede
l'êLre et sauf la contre·enquête, être statué ce que de drOIt J
Dépens réservés.

nu 19 ma1'S 1889, -

P,'es " M. ARNAUD, cil. de la Lég,
d'H, - P l., MM, de FEIIR E·LAG IIANG E pour Aubert, TALO~
pour les assureurs,

AnTI c LE

447

DU CODE DE COM lrER O:. _

TATION DE LA FAILLITE . -

PAU;i\fENT. -

HI::Tn AC -

NO UVELLE n F.C LA.

RATION.

On ne saurait considé,'e1' comme sujet â rappo'rt pa?'
appNcation cle l'm'ticle 447 clu Code de commerce
un paz'ement 1'eçu à une époque de la période ,'HtSpecte 01~
la (aillite d" débiteur, d'ab01'd déclO1'ee , allait Ure
1'étractée 1'01' Juuement posté1'iel/1',
Le cl'éancie1' qui a 1'eçu dans ces circo nstances, ne peut
ét1'e 1'eputé avoi1' connu ta cessation de paiements de
80n débitew'.
( S YNDIC AG N EL CONTRE GAVOT) .
J UGEMENT.

Attendu que Allemand, syndic de la faillite Agnel, a cité
les hoirs Gavot, en vertu de l'article 447 du Code de commerce, en recomblement d' une somme de 60 1 fi', 85 c"
touchée pal' leu l' auteur le 25 juin 1886;
Attendu qu e la faillite du siem Agnel, déclarée le 1ï
juillet '1888, a été reportée, par jugement postérieur du 21
seplembre 1888, au 12 mars '1 886; qu e le paiement dont
s'agit a été fait et reçu après la date fixée comme étan t
celle de la cessation des paiements du sieu Agnel ; mais
atl,endu que la null ilé édictée pal' l'article 447 du Code de
commerce es t, purement fa cu llative et laissée, dans tous les
cas, il l'entière app l'éciation des juges; qu'il importe donc
de résoudre la question en égard aux ci l'cons tances de fa it;
Altend u qu'un premier jugement du Tribunal de céans,
en date du 12 mars 188G, avait déjà déclaré la fai ll ite du
sieur Agnel, mais qU' lln jugement dn 13 ju ill et su iva nt

�( 182 )

( 183 )

, '
té ' que le paiement fait, dans l'i nterv alle,
l'avait retrn c e,
,
\
1 d' b '
,
J" ue pal' le dés il' du sieur J g ne
0 tenu'
le 25 juin, St el,p,Iq que le fait même de celle rél rac tation
celte l'éLrac a 101 1
•
,.
•
, ,.
b'len q u'ù J"époque uonL .s ag it,. la suspensIOn
des
1I101que
.
.
,
1 du siellr ANnel Il'&lt;llait III nolO lre III certallle; que
palemen S
~
,
bl
'
,
la décision de juslice du 13 juil le t 1886 sem ee m erne Im ~
cone
trairl'e,' que s i un jugement post' 1l'leur,' ce l U1
l , i qleu
p
du 21 septem'bre 1888, en a jugé au trement, 1 serai t peu
équitable d'en faire supporter les conséq:lencdes ~ux holl'S
GavoL qlli ont pu, sm' la roi de l'affirm,otlO n u ] Ll gement
paiement donL
d,e l 'ét,l',ac ta ljon , cons idérer comme acq uIs le
d ' , dé 1
s'agit , fait pal' un débiteur qu'une décisioll e Justice c al'ait implicitement n' avo ir pas cessé ses pa lemenls ;
Pal'

ces motifs,

Le Tl'ibunal dèboute le synd ic de sa demande et le con,
damne, ès-qualilés, au, dépens ,

Dl&lt; 22 mm'. 1889 , - Prés" M, BeAU, juge,
l' l" ~ll. 'l'HI"IIRV pOU l' le sy ndic, de LA MARCHE pour
Gavot.

COMPJ!:'rENce . -

-

TI\IUUNAT.. DE COMMF.:H CE:. -

FEMhl8 COMMU NE.

D ETTE COMMEnCIALE AN'l' I~ nmUn r~ AU MAR I AGE .

-

mari oonteste que cette dette soit anté1'iezwe au mariage.

C'est la "ne question civile Sur laquelle le lhbunal de
com,me,'ce est incompétent .
(VEUVE CRÉMIEUX CONTOE

ÉPOUX

SCIlIv" nn),

J UGEMENT ,
Attendu que les s lem's veuve Elodie Crémieux et C' réclament à la dame, Julie Cassegrain, épouse du sieUl'
Sclllvabb, et à ce dernier, tant en son propre, que comme
mari , le paiement d'une somme de 200 rr" montant de
fOlll'niturcs faite; pOUl' les besoins du com m erce exploité
pOl' lad ile dame Schwabb, antérieu rement il son mariage;
Altendu que le s ieur SChwallb, tout en déclarant qu 'il
refuse d'autor iser son épouse à ester ell justice, invoque les
prescription s de l'al'ticl e 1-l10 du Coue c ivil et soutient
qu'il ne peut être per,onnellement engagé, la communauté
n'élant, aux lel'mes dudit article, tenue des dettes mob ilièrescontraclées ava nt le mariage pal' la femme, qu 'autant
qu'elles rés ul tent d'un acte aUlhentique antérieur au mal'iagc, on ayant reçu une date certaine avant la même
époq ue ;

CON-

'l'ESTATION DE L'''NTÉRIOIlI'l'E.

Le p1'ùwipe que la competence SU1' la demande p?'incipale
compo1'lt:! compétence S1l1' les questions il1cideldes , nc

!/applzOque pas al/:.c Tl'iimnaHx d'exception.
Si l'action en pa?:ement d'une dette commerciale CO/lf1'actée alJant son 111a1'iage par une femme commune en
hie l l8 , peut éll'e pOJ'tée devant le T1'ibuHal de commerce,
(ant contre la femme que conl1'e le mar'i assigné comme
chef de la communauté, il n'an ei:,-t plus ainsi lorsqlle le

Qu'il oppose, en conséquence, une excepLion d'in compétence à la demande des sieurs veuve Elodie Crémieux
eLC· ;
ALlendu que s i J"actio n en paiemeut d'une dette commel'ciale contractée pal' une femme avant son mariage,
peut être formée devant le Tribuna l de ûommerce tant
conlre la femme que contre le mari assigné en qualité de
cher de la communauté, il ne salll'ait en être de même
IOI'SqUP. le mari soulève, comme dan s le cas actuel, pour
~ca l't el' l'action, une qu estion incidente pllrement. civi le;

�( 181 )

( 183 )

" 'pe qu e la compétence SUl', la demande
prinOlle le punci
"d
'
't
comllétence
SUI' les questIOns 111 01 entes, ne
C1pa le empol e
,
'l'
,
s,app l'Iquan t pas aux' tribun aux d'exceptIOn , 1 s ensuI!
, , que
,
le Tribunal de commel'ce deva nt lequel ce tte questIOn IIl CIdente e t sou levee, est incompétent pOUl' en connrlltre et en
l'etenil' le jugement ;

Pal' ces motifs,
Le Tribunal se déclare incompétent ; l'envoie, en consequence, part,ies et matières pal' deva nt qui de drOIt ;
Condamne les sieurs veuve Elodie Crémi eux et C' aux
dépens de l'incident.
Du22mal'slS89, - P,'é8 " M, COUVE, juge, - PI"
MM, BARTOLl pour veuve Crémieux, [SNEL pour les époux
Schwabb,

COMPÉTENCE. CAPITAL.

-

SOCI ÉT~ PAR ACTIONS . SOC IÉTl: NOUVELLE . -

MENT DU PRt:MlEfi QUA nT. -

AU GMENTATION m~

POU RSUI T E EN

VERSE -

DmulCILE DU DÉF ENDE UR .

Une Société par actions qu i augmente son capital primitif, doit étl'e considérée , pm' ,'appol'i allx 801lsc/'ipteu'rs dt, cap1ïal 1Zo'Uveau, comme une Société nouvelle.
Une. Sociélé 1'0'- actions n'élant constUuée qu'ap,'ès le versement du JJ1'emiet· quart, l'action int roduite conb'e les
s01t8C'1'ipleu1's en paiement de ce p,'emie1' qUa?'{, ne peut
étre cons'i dél'ée comme une action en maiz'ère de Société

de la compétence du T,-ibuilai du siège sociat ,
EI/e doit U/'e po1'tée devant le 7hbunat du domicile
pet'sounel du sOltscl'ipleU1',

(.TounNAUX nBGlO NAUX CONTnE

Du LUC

ET HIGGIN SON) ,

J UGEMENT,

Attendu qu e Ips défendeurs, domiciliés à Paris, cont estent la compétence du Tribunal de commerc.ed e céans;
Attendu qu e la Société anonym e des Journ aux régionaux,
poul'sui tes et dili gences de M, Colonna, SOli admin istrateul"
réclame aux défendeurs la somm e de 2,500 fr" montan t du
premier quart exigihle SUI' villgt actions de ladite Société..
souscrites pal' Duluc le 22 féVl'ier 1888, et dont le paiement a été garanti par Hi gginson ;
Attendu qu'un e Société des Joul'l1aux régionaux existe au
capital de 200,000 fI', ; qu'en vertu de ses statuts, ell e a
porté ce capital à 600,000 fI' , et fait un nouvel appel aux
souscriptions des tiers, parmi lesquels les défendeurs au
procès actu el ;

Ou 'il s'agit , en réalité, au regard de ces dern iers, d'une
nouvelle Société fonctionnant "vec un nouveau capital, laquelle Société, pour être va lablement CL léga lement constituée, doiL remplir toutes les co nditions substantielles ex igées pal' la loi du 24 juillet 1867 ;
Attendu qu 'il est con,t ant que la nouvelle Société, qui
pOUl-suit encore le versement du premi er qu art dll nou veau capital so uscri t, n'est pas constituée ù cette heure;
qu'elle n'ex iste pas en tant que personna li té juridiq ue
aya nt un domicil e propre; que, pal' suite, J'action des
fonda teUl's con tre les somcripteufs à l'eITet de pOlll'su ivre
le versement du

prem ier quart ex igible 1

Ile sau rait

être intentée, conformément au droit cu mnnll', que de,
vant les Tribun aux des domicil es respectifs des défen deul's ;

�( 18G )

( 187 )

(DONAUDY CONTRE CourrA

Par ces molHs,
Le Tl'ibunal se déclar3 incompél.ent; met les dépens de
l'incident à la charge de la Soc ié té des Joul'l1 aux régio-

Le Trib un al de commerce de Marseill e avait jugé en sens
contra il'e le 25 jui n 1888 (ce ]'ec, 1888, 1. 325),

naux.

Appel par Douaud y,

D It_98,na,'s 18S9, - P,'~s " N, PALAIS, . j uge , -'l ' P l"
NN, Camille P ÉLISSIBR pOUl' les Journaux réglOl1 aUX, lMON, DAVID el. DéoARRIDES pOUl' les défendeurs,

A FFRETgMGNT. -

CLAUSg , -

LA

I liiTEHPnBTATlO:-i.

En p"ùwipe et dans les usages du commel'ce, une char/e m'lie Ile présellie pas les cm'aclères d'un con/,'al aléa~ai7'e , mais d 1l,ne convention (el'me ct devant sodi,. CI
e/fet ,
La ,'ésilia/iol! d'lIlIpa&gt;'eil cOll/rat n'esl nu!me l'oint opérée
}Jœl' les événements de (m'ce majeu1'e, toutes les (où; au
moins que l'oostacle qui en 1'ésLI/{e n'est gue momeH tallé ,
J

Si les padies peuvent conveniT' que cette ,'éS2liation ,'ésul·
tera de la seule échéance d'un terme déle1'nüne avan t
toute opé1'ation d'embarquemen t , ?Ï (au t au moins que,
pOlir avoù' ceiie pOl'lée, la stipulation de la chal'Icpartie soit claire et sans mnbi01l1lé, ?Ji cont1'adicl'l·oll.
Ne préswle l'as ce ca/'acte,'e la slipulation d'une chm'tepartie portant que l'embm'q/lemenl ne pO!t1"t'a com
mence)' ni avant telle date, ni ap"ès telle a1.dl c, s'il est
convenu aussi (jHe cet emba1'quement att1'a lieu à loul'
de "Ole elfélal de la me&gt;' et du temps le p.,'mei/anl,
4

En conséquence, le capitaine qui , lié pa?' cette chartepm'lie, quille le pOl" d't:lnbal'quem.eJlt dès que la seCOllle de ces deu.r dates est a),,'ivée, m.auque ci ses engagements ~t est passible de dom/llages -inléréts,

CO ~R ,

Considél'Qn t qu e Donaucly a affrélé le navire AdelphiCoupl'a pou r aller prendre en Sicile, SUl' un point à délermi nel', un char gement de 1,500 lonneaux de soufre en gremet' ;
Considérant q n'enlre a u trcs men tions, la charte'partie
signée à Marseil le le 6 décembre 1887, pOlte les clauses
slri va ntes : « L'embarquement en Sici le 1le poul'I'a pas
commence&gt;' G'vant le 20, ni aprés le 31 COUl'a"t, - L'embarquement en Sicil e sera fait ci to",' de ,'61e des vapeurs,
sans perle de Lem ps , à la diligence du bord, l'étal de la m."
et du temps le pel'mel/ant, - Ci nq jours de surestaries il
raison de 500 fI' , pal' jour; ,
Considérant que le naviI'e Adelphi- Couppa est a!'l'ive le
26 décem bre à POl't Em pédoc le; que le poi nt de char'gement qui lu i a été dés igné est la rade forai ne de Non tegrande; que le nav ire s' y est rendu ; qu'i l y a séjourné du
26 au 31 décembre; q u'il en est l'epal'Ii immédiatement
apl'ès l'expirai ion de ce délai ,avant d'avoi l' pu, parsuil e de
1 état de la mel' et du mauvais lemps, commencer Ioule
opél'ation d'embarquement;
Considérant qu'à raiso n du départ du navil'e san chargemen l, Donaudy pl'étend ex igel' de Couppa des dom mages-intérers, nO lammell t le Mnélice de la clause pénale
insérée en la charle-paI'lie, 'Jui, pOU L' le cas de non exéculion de l'engagemenl, alloue le monla nl dn fl'el;

�( 188 )
C
a sou tient, au contraire, qu'en
Considérant que 10udPP os ition de l'atrl'éteur ju squ'a u
1 navire Il a ISp
tena nt SOI.
. rem li toutes ses obligaitlOns; que du
31 décembre,I,1 aval~ ue~ent n'avait pu ê tre commencé il
moment que 1emba, ql
't l'epris la libre di rection de son
d t extrême 1 al'al
,
cette a e. ' 1 ' 'ét't enga~é que pOUl' une pérIOde
'
t'
elt'
qU'1
Ile
sat
o
.
.
b d lm l ,
.
d' un ch arge men t linu té endé,term u. lée, restrem te 0en vue
d 31 décembre pour le comtre les deux dates dll 2 et II
mencemen t des opérations ;
, ,
'dé t qu'en principe et dans les usages ol'dll1alres
Consl l'an
"é' t
'
partie n e p l sen e pa~
ùu commerce man't'lme ! une charte'
.
.
. d'un contrat aléatoire, mais d'nn e convenhon
les calactètlles devant sortir à etret dans l'intérê t de l'une ou
ferme, ni e,
.
d' tret est ex
de l'autre des parties; que cett e pU issan ce e
':
firmée pal' l'article 277 du Code de commerce,
f
t
é
press men a
.,.
d
t'
u'elle est maintellue et que la réS iliation es con ven IOns
q, t ' me point opérée pal' les événem ents de force maj~~~'e~~utes les fois au moins que l'obstacle qui en résulte
n'est que mo mentané;
Co~ sidéran t sans don te, que les parties peuvent subordonner l'exécl;tion d'un con trat cl'atrrétement à un chargement ou à un comm encement de chargem ent pendant
un délai détermiué, et attacher une résiliation rle plem
droit à la seule échéance du te rm e avant tou te opéra tIOn
d'embarquement ; mais qu e pour avoir cette pOI:lée J url~l­
q ue les stipulations de la charte-par tie dOivent ell'e clan,es,
sans 3mbiguité, ni contrad iction; qu'autrem ent 11 y allIatt
li eu à su rprises faciles, contrai l'es il la loyauté com-

( 18U )
vant le retard nécessité pat' le tou,' de rôle des va peu l's;
2' su ivant l'état de la mel' et le temps le permettant;
Considérant qu e des sUl'estaries son t stipul ées dans des
cond itions ordinaires de chartes- parties;
Considérant qu'i l est constant, en fait, que jusqu 'au 31
décembre tout commencem ent de chargement a été rendu
impossible par le m auvais é tat de la m el'; qu 'en opéran t
son dépa r t immédiatemen t à l'expi ration du délai impa rti ,
le capitaine du navire Adelphi-CouPl'a a fai t s ubir il
Donaudy les conséquences de la force majeure, contrai rement aux règles générales du droit (arl. 277) et aux dispo.
sitions partic ulières de la ch art e-partie; qu 'il ya lieu, en
l'état, de faire applica tion de la clause pénale fixée pour la
non exéc ution de l'engagement ;
Pal' ces motifs,
Infirme le jugement du Tribuua l de commerce de Marseille dont est appel ; prononce la résili ation de la chartepartie du 7 décembre 1887 a ux torts de Couppu; le co ndamne, en conséquen ce, à payer à Donaud y le montant du
fret, so it 16, 500 fr" avec intérê ts de droi t; le condamne,
en outre, il tous les dépens de première instance et d'appel ;
ordonne la l'estit u tion de l'amende.

Du 19 fé v,'i." 1889, - Cour d'Aix ( 1" Ch ,) - Prés., ilf.
BunEN D~ COUD ER, l " prés, - P l" Mill . JOURDAN (du bal"
l'eau de Ma rseill e) p0111' Donaudy, HOHNBOSTEL (du même
baneau) pou r Co uppa.

merciale;
Considéran t que dans l'es pèce, s'il est dit que l'embarq u ~.
ment en Sicile ne pouna commencer avant le 20, n i apr"s
le 31 décembre, ce délai est susceptibl e de prorogatIOn ;
qu'il peut s'étendl'e au delil, au moins en ca; de d eux événement s ex pre3sément pl'évlI S pal' la charte-partie : l' SUI-

PnoPRlI&lt;TE I NDUSTRIELLE, -

-

Lilw

MAR QUE DE "ABRIQUE.

DE FADflI CATlON .

Le 110ni du lieu de (ab1'icatio ll d'ulle mmcha lldisc appar-

lient ci tOIlS les indllso'iels qui y fabriquent, et l'eut

�( 190 )

( t9 1 J

fiu"re ,', nO/l seltlemelll S!'" leu" marchand:,s:, li côté de
leu.,. nom, mais m1jm.e Sltt" leu1' mm'qlte de ra 1'tque.
L'emploi du !!om de ce lie!&lt;

S1'"

la ma"que de (abriq"e Ile

sallf'ait donc constituer une COnClt1'l'enCe déloyale, St,

d'aille",'. les dèlails de celle mm'que &gt;le son t pas calculés de :naniè1'e à a m ener une confusion avec une
ma1'que concurr ente (1 ) .

(Houx

CONTRE S I LVESTI\E),
JUGEMENT.

Attendu que hl, eL l', Roux, soiL par lem prédécessem le
sieu r Domergue, soiL par eux-mêmes, sont en possession,
depuis 18i2, d' une marque cle fabrique représen tant un
buste de femme ornée d'une couronne m u rale, avec ces
mots inscrits dessous: \Tille de },Im'Seille;
Atte ndu que L, Silvestre, d'autre pail, dep u is le 12 janvier 1888, a adopté pour marque de fab riq ue une statue de
femme assise, tenant divers aLtributs, nolamment ulte
ancre, également avec une co uronne murale SU l' la lête cL
ce mot inscri t au dessous: Jlila,'seille ;
Attendu que hl , et l', Houx vo ient, da ns l'adoption par
Sil vestre de cette marque cie fabrique, un fai t de concurrence déloyale, consistant il. avoi,' pris la ville de Marseille
comme emblème de sa fabrication, à l'effe t d 'amener une
confusion daos la clientèle, par suite de ceLte id enti té de
représentation, quoique non servi le, de la vi lle portant le
nom de illIal'seilie ;
Attendu que ce lieu de fabri ca tion de savon appartient à

(1) Voy . lu Tab le décennale , \.• Propriété indu s tl'iell e,

Il'' ', .

tous les indust l'iels qu i y sont établis e t qu i s'y livrent il.
Gette exp loita tio n ;
Quï ls pe uve nt don c se servir de ce nom et l'in sérer e t le
faire fig u rer , no n seu lemen l SU l' leu,' marcha nd ise ù cù té
de leur nom} mais même Sur leu r marque de fabriqtle;
Que la se ul e cond ition , en ce qu i con~el' n e cette ma"qn e
de fa ill' i ~ u e, esL qu'e lle ne do iL poi nt êtl'e ca lcu lée de Lelle
sorte q ue, m êm e avec ses dé ta ils par ticu liel's dissem blab les, ell e a(J'ec te u ne apparence génél'a le de nature ù la
fa,,'e confondre, aux ye ux d 'u n client, avec toute a utre
marq ue de co n culTen t;
Attendu q ue ce dessein d'a mener u ne pareille confusion
entre sa marque et ce lle des dema ndeurs, ne se rencontre
poi n t cllez L, Sil vestre ;
Qu'en elfet, le client le plus inattentif ne sotHait confonc1l'e uu insta nt les deux mal'ques, entièrement dilférentes de sujet parti culier et d'aspect général, et qu e la
place adoptée pour l'inscription du nom de la ville ne peut
al11 enel aucun e confusion;
Quï l n 'y a dOllc et ne peut y avoir aucune con currence
déloyale da ns le fait du défende ur ,'

l'a,' ces motifs,
Le Tribuna l déboute M, et p, Houx de leur demande;
Avec dépens ,
DI&lt; 1" (tv ,'il 1880 , - P rés " M, ARNAUD, ch, de la Lég,
d'Ho - P I " MM, ESTRANG!N pour Houx, AMB"no poUl' Silvestre,

�( 192 )

( 193 )

- FR AIS FAITS POUR LA CONSER PR IVIL1:'GE
.,
VATION DE LA CHOSE.

FAILLITE. -

Attendu qu'il convient tout d 'a bord d'écarter les frais
d'une sais ie-exécution Su r un mobilie,' déjiL fra ppé d' une
saisie antérieure, et qui, par su ite, ne po uvait produire
al1cun~effet utile;

11 (aut eIlCO"O qa'elles aiellt Olt l'i e" dans le but exclusit
et pa1·ticulièl·el1tent iil{enlionnel de jJ"OCltt'el' cette consel'val ;on (1) ,

Attendu, en ce qui concerne les fl'a is de saisie '· arrêt et
sans examiner j usqu'à quel point ces f.-ais a uraient ;rofi té à la masse des cl'éanciel", qu'il Il e sullit pas, pour
q u' une créance jou isse du priv ilège a ttaché par la loi a ux
frais faits pour la co nserva tio n de la chose, que les avances
failes aient profité, e n fait, au x créa nciers en empèch ant
la perte tolale ou partielle de leur gage; qu'il fa ut encore
qu'ell es aient eu lieu dans le but excl usif el particulièrement intentionnel de procurer cett e consel'valion ,'

Spécialem.eut, celui qUoi a l ait une saisie-al'rét au. mo ~
aquelle il al'" se (ait'e pay'" "ne c,'éance, et qUI
yen de l
r 'Il'
a di, ensuite, 80n débiteur étant tombé en { at tte! rapPOI't." celle somme li la masse, ne peul êt,.e adn.. s p~,'
}JI';vi/ege dalls la (ai llite, po",. les (,'at8 de la satSte·
al'I-ét,

Attendu que Boutreux, en l'espèce, n'a agi que dans un
intérêt particulier , en pOUl'sui va n t judiciairement le recou'
vrement d'une créance personnelle; que s'il a dû, plus tard,
l'ecombl er les somm es pal' lui touchées ap rès la cessation
des paiements de son débiteur, il n e sa lll'ait opposer à ses
créanciers les fJ'ais par lui exposés;

,

c," anceJ'ouisse du p,'ivilege attaché pal' la

qtt 'une e
.
h
'
pOt'" la conS.,'vat1On
de la case, ,1.
lot aux 1 a1.S f''a;ts
..
.

,

P OIU'

r"

ne 8tt /t'{it 1,as q"e les avances (aites atent p,'ofité en .(Olt
, ct'o,'s el' e"'J,échant
la1,",'/e totale ou pa,.ttolle
aux CI'ean.
.
j

do leu" gage,

(BOUTREUX CONTR E SY NDIC

ART urEL),

jUC7EMENT

Attendu que Boutreux réclame son admission au passif
de la fai llite Arturel, en qualité de créa ncier privilégié,
pour la somme de 307 l,', montant des ll'ais d'uue saisieorrét et d'une saisie,exécution pratiquée au trefois à l'encootre dudit Artufel, pal' les motils que les frais dont il
s'agit auraient eu pour effet de conser\&gt;er , a u profit deS
créauciers, une partie ne l'actif de la faill ite;

Pal' ces motifs,
Le Tri buna l; au bénélice de l 'offre faite pal' le sy ndic
d'adm ettre Boutreux a u passil de la fai llite Artufel, en
qualité de créancier chi rograp haire, pour la somme de
307 fl'" déboute Boutre ux de sa demande et le condamne
aux dépens,
Du 4 aV1'i/ 1889, - P rés" M, L.'I'IEIiIIE, juge, - P L"
MM, Al exandre PEL1SS1ER pour Bou treux, VIOAL·NAQUET
pour le sy nd ic,

(1) '"0)' . dan le même se ns, ci-de~sll s, IL 72. - En se ns conlraire

ce ree. 1888. '1 . U6 .

1" p, -

1889 ,

13

�( 194 )

P~SAGE.

R"

- ,f
P RISE o't.:CHANTILLON.

VENTE. -

PRÉSUMÉS.
EPTION ET A '"J n ÉMENT
1
SUn. LA QUAL ITÉ.-,

~~ CON'l'~STATION

NON - nECEvAHlL ITlt.

' l ''9"e p a" lui-méme a{l'"ément
aoe lmp
, de./
Le (ait du pes
d ' pm' l'achet.,,,,, ci mO&lt;n8 e
. de la marc han '1se
.
"éceptwn
. 1 t 'on expl'e~se contrau'e .
,'eserve et de sltpu a ,
.
,
'dé 'ée comme 1'eserve conb'atl'e, en
Ne sattt'ai/ et,'e cons'. 'd el,deur leprélevement d'un
,
dé coaltOIl u v ,
l'état de'11a 11. le/é lorag"ecet échantillon lJetlt ser'vtr,
't,se su,' la fJ"al ité de la ma"échanltl on cac',
1
t ci une exp"
dét
non se« emel1
'l' lalyse nécessaire pour
e1'h d' e matS encore a a'
.
~n~::rt:e; bonifications à (au'e sur le pr'?'x.
, l donc plus 'tecevable, dans cc cas , à con-

L'acheter", n eSl 'té de la ,na,'chandise pesée,
tester la qua 1
(FILS DE FOUR ~ IER CONTRE G HlOZ'EL ET GOUTTE; ,

JUGEMENl'.
,
date du 5 février dernier, les sieurs
AL tend u qn à la ,
, à li vrer sn I' les g l'aisses à
Grio:-el et Goutte aV,a:e;~I::c:~~ vendue; anx sieurs Fils de
fa brIque par eux ' I,r
"
n novembre eL décem ~onL
la livraison s'éLaiL
Frédéric Fourniledr, Pdou~'lê~7: 1
1'
bre 1888, un so e e ,
'"
,
'ée tacitemenL prorogée jusqu il ladl Le date ,
t
~,
,
f'
~
Que lediLjour les Filslde Frédél'ic Fourl1l er ont aI,~S~te _
mation à leur vtndeur d'avoir à lenr lIvrer l~ e 'I eL
ment toute ceLLe quan Lité ; que le 6 févr~er rl~~~de à
GouLLe ont l'envoyé au 9 pour li vrer nne P?rtle et le
ent\
fin février; que les Fils de Fl'édé n c Fournlel on~, co n: _
à attendre jusq u'au 9 fév rier, maiS avec aVIs qu Il s e' liae
~ é
ra iell Lla ré5iliaLion de tout ce qUI' ne 1eu l' serait pas li r
il ceLte dernière daLe ;

'::::5

( 1U5 )

ALtendu qu e le 9 févriel', Griozel et Goutte n 'ont présenté
en liv ra iso n que '17,3 17 l, ilos, contenus en 99 füts ;
Attendu que ces fùts ont été pesés pal' les Fils de Frédéric l,'ournier e Lqu'i ls ont prélevé SUl' la marchandise Ull
échanLill on qu'ils unt cacheté;
Atten du qu'il s'agiL de savoi r si,pol11' ces 17,3 17 k il os, la
récepLion peut être consid érée com me défioiLive du fa iL des
acheLeurs,eL s'i 1s peu ven La ujotl1'd' hu i demander un e ex perLise pour constater lem' qualité et leur conformité aux
accords e t il u n écha n Lil lon type;
AU endu que le fai t d u pesage implique par lui -mé me
agrémenL et r éce pLion de la marchandise paI' l'ache teu r, à
moins de réserve et de stipu la tion expresse contraire; que,
dans l'espèce, les Fils de Frédéric Foul'oie)' a ll èguent qu'ils
n'onL pas entendu agréer eL l'Ccevoir la marchandise et
s'èLre réservé la véri tication de la qualité; qu e cette allégation est sans preu ve de leul' part et déniée pal' les Yendeurs; qu e leIa iL du prélèvemenL de l 'échantillon n'est pas
la confirmation de l'all éga ti on des sieurs Fils de }' réùéric
Fourniel' ; CIll e ceL échanL illon n'a pas ell pOllr bllt llniq ue
et spécial, de ser vir à la vé rification de la qllalité des gl'ais ses, ma is bien, au contl'ai re, de servi t, aux analyses ch imiques , n écessaiees pour la :létel'mination des degrés
d 'acide gl'as eL corps étrangers conte nus en la maLi ère
offerle en livraison;
Que, dés lors, les fins des s ieurs Fils de Frédér ic Fournier, re lativemenL à ces 17,317 kilos, a insi définitivement
agl'éés, doive llL être rejetée" ;
Attendu, quant aux 24, 157 kilos resLallt, qlle les sieurs
Gl'iozel et GouLie sont en fa ll ie de ne les avoil' pas offerts
le 9 février; qu ' ils étaient sommés depuis le 5 févl'iel' et,
avaienL e u , pal' conséquenL, le temps nécessai re de se mettre en mesure de livrer; que la nécessité de cetle livraison
à ladi te époque s'i mposait d'autant pllls à eux, (Ill'i ls

�( 196 )
,
,
us d'avance de la ferme intention des acheé l ~lI e ilL preven
(
..,
'
. .
er h resIlJ atlOn de ce qUi ne SCl mt pas
leurS d e d ema 1,d
(
.
.
. .
, é 1 d't )'0 Ir ' que ce n'est e lfec llI' emen t que le 12 [ev1'Iel'
hvl' e 1 l ,
.
J'
"1
t o~ert de livrer l e~ 2' , 157 1" los; qu Ils ne peuvent
,
, , à l ' d'
qu J son
, u',' ls avaient depllls le 9, cette quantI le , a ISsouten u' q
t,
.'
'.
position des acheteurs et qu'ell e n'amalt pas ê te r etll'ee pal'
, faute de lemps suffisant, la jO lll'née du 9 ayant élé ab:~;~ée entièrement pal' la réception des 17,3 17 kilos cidessus;
Que c'est liL un~ pllI'e allégatio n sans preuve, e t que le
retard pal' eux appo rl é jusqu'au 12 [év l'ler démon tre bIen
que le 9 ils n'éta ient pas encore en m es~re ~e lIvrer toute
la quantité par eux due; que le '1 2 J l~ ,n étalent plus à
temps d'offrir le solde susindiqué, la résl!IatlOn étant ac'
quise aux acheleurs ;
Par ces motifs,
Le Tribunal déboute les Fils de Frédéric Fo urn ier de leur
demande en ce qui touche les 17,3 17 kilos gl'a isses de fabrique; dit que cette mal'chandise a été déli niti vement agréée
parees derniers et ne peut être l'objet d'aucune ex pertIse
qu ant à sa qualité et conform ément a ux accords, et que la
" ente verbale sortira à effet elltl'e les parties, sauf et réserve
le droit des acheleurs pOUl' la bonillcation qui lem est due
pour la différence des degrés d'acide gras et la proportion
des corps étrangers;
Helalivement aux 24, 157 l&lt;ilos,fol'm ant solde de la venle,
résilie ladite quanlité au profit des sieurs Fils de Frédéric
Fourniel' et condamne les sieurs Griozel et Goutte à leur
payer la différenoe qui pou r ra exister en tre le prix convenll
etla valeur de ladite marc handise Il la date d u 7 février
dernier , lelle qu'elle sera fix ée pal' le syndicat de scour,
tiers inscri ts de lJarsei ll p, auc un échantill on type contradictoirement et régulièrement pl'élevé ne pouvan t ètre ad-

( 107 )
mis,. et c'est avec intérêts de [dl'oit
~t exécnl"Ol' p r OVISOI
" re
"
du Jugement sur ce chef, nonobstant appel, sa ns cauLion',
Dépens partagés, vu
parties,

la succombance

mutu ell e des

n I&lt; 4 avril 4889, - P,'és" M, AnNAUD ch, de la Lég
d'If. -- Prés ., M~f. 'l'ALON poUl' les Fils de i'OUl'I1 iel': S[CAn~
pOUl' GrlOzel et Gou ILe ,
VENTE. -

EXPÉDITION. -

JNTEIlOIC'I'fON DE CHAnGER A fOND

DE CALE- -

] NTEflPllÉ 'l'AT10N.

Pat' le mot fo nd de cale, on doit entendre la pat'Iie la
plus basse du.. navire, soit la pal·tie injël'ieul'e de la
cale destùlée ct 1'ecevoil' la ma7'chandz'se.
Alo1's manw qu'une cale est située au. d essus d'un wate1'b~ltast,
en est séparée pm' un épaù plancher, on
n en dO I t pas moins considérer sa partù inlériew'p.

:t

comme (ond de cale,
E n conséquence)le vendeu1" qui s~est i nte1'di t de charger li
(ond de cale la mat'chandise l'a,' lni expédiee ci son
acheteu1', manque ci son engagement s'il l'a charfJee

dans les con di /ions ci-dessus ,
(AA! sINK ET C' CONTnE MICHEL B[ANCHEn!),
JUGEMENT.

Attendu que l'opposition des sieurs Amsinl, et C' eu vers
le jugement de défaut du 27 janvier 1889 qui les condamne à 2, 192 fI', au pl'ofitdu siell r Michel Biancheri est
réglllière en la forme et faite en temps utile;
Attendu, au fond, que Michel Biancher i a hit coustalel'
pal' expert que le grenier blé, c l,al'gé à New-York ;\ sa des-

�( 108 )

( 199 )

.'
r le Ilal' ire A ,'chimede) élait
avadé et que
le
hnatlOU su
.
.
chifl're ci-dessus résulte de l'évalua tIOn de cette aval'Ie ;

ment de l'humidIté qui ex iste généralement à land de cale,
mais de l'eau qui peu t s'y rendre pal' les ha uts du navire
en suivan t Jes parois intérielll'es, et qui, en s'accumu lant
ainsi à fond de cale et en s'y étendant, peut avarier les
marchanù ises qui reposent directemen t sur ce la nd ;

Allendu que Michel Diancheri a imposé spér i a l em~nt
aux chargeur::; PobligaLion de ne l)as charger led It g l:en l ~r
blé à fond de cale, et qu'il leur l'ep ,'oche de ne pas 1 avolI'
remplie;
Que les sielll's Amsink et C· sou tienne nt, au contrail'e,
qu'ils s'y sont conformes en Iaisal:t chargel' celte mal'·
chand ise dans la partie de la ca le al'l'1ère, dans un compartim ent separé, situé au-dessus du ",ater-ba ll ast e t 11'0'
té"é contre ce water-hall ast pal' un plancher épUls de deux
p(~uces environ, qui a été constaté ètre parfaitement étanche et see, par le capilailJe Hicoux, expert déSIgné pal' le
Tribunal;
Attendu qu'i l s'agit d'interpréler ces mots à (o nd de cale
et de rechercher qu elle peut avoil' é té la commune intenlion des parties, en prenant Ull pareil accQl'd ;
Attendu que pal' (ond de cale on doit enlendl'e la partie
la plus basse du navire, soit la partie inférieure de la Ca vité
du nal'ire destinée il recevoir la marc handise;

Que tel est certainemen t le cas de l'espèce;
Que si l'expert Ricou x a trouvé un plan ch er étan che et
sec, au moment de son accédit, il a dù constater, d'autre
part, des traces d'écoulement d'eau par les parois;
Que l'avarie du blé d u sieu r Diancheri doit donc être
laissée à la charge des opposants;
Pal' ces motifs,
Le Tribunal admet en la forme Amsink et C' en Jeur opposition envers le j ugement de défaut du 27 janvier

1889 ;
Au fo nd, cun firm e le s usd it j ugement pOlll' être exécuté
selon sa forme et tenem ;
Avec pl us grands dépens.

Que, l'elali\'ement à la partie arrièl'e du navire l b 'chi·
m.ède, ce vapeul' étant pOUI'VU d'lin ,,'ater-ballast, le COll1partimentsitlléau-de,slls de ce watcr-ballast const ituait
donc vérit ablement la cale du navil'e, et que le p lallchOl' de
ce compartiment éla it, pal' conséquenl, le fond de ca le, I'egpace réservé au lI"ater-baliast et non destiné à recevoir des
marchandises, ne pouvant lui·même être considéré comme
compris dans la ca le, ou cavité réservée icelle-ci;

Du 10 avril 1889.- P'Ù" M. AnNAuo, ch, de la Lég,
d' l·1. - P l. , 1JM. TALON poUl' Amsink et C·, NATHAN pour
lliancheri ,

Oue, conséquemment, Amsink CLC~) en chargeant sur ce
plancher les blés du sieur Biancheri, ont réellement chat'gé à (ond de cale au mépris ùe leul' obligation;

Si le cha1'bon na t u1'el en 1'oche est une matière susceptiMe de co mbustion spontanee, il en. est autrement des
]n'iqlleltes de ,"a,'bon.

Que lebut que llian cheri a, en effet, voulu aLleindre, a
éléévidemment de préservcr sa mal'c handi se, non-seule-

En conséquence, tincendù qui a dé/J01'é un chm'gement
de b?'iquettes, ne peut éb'e att1"ibué à 'Une combttstio1l

ASSURANCE MAnITtME . DIE. -

CHARDONS.- BRIQUETTES . -

COMBUSTION SPONTANÉE . -

I NCEN-

VICE PROPRE,

�( 200 )
. at' suite au. v ice l,,'op 1'e, pa?' cela seul
sponta11 Ile, 11l, P
. '.
1
qu'on ne pou1"'ait en tnd t que1' la cmlse ( )
( SVNDICA1' O'EXPORTAT lON DE S CHAfiOONS l ;'n /\ NçA IS

CONTRE A SSUREUR S),
J UGEM EN T.

Attendu qu'en exécution de la poli ce in q uov~8 du 22 dé,
cembre 1886, cuurtier Massot, le syndICat cl expol~tatlon
des charbons fran cais a appli qué une somme de '1 5,_00 h ,
sur un Ch3rgeme~t par navire autrich ien V ema, capit aine
Héglisch, de sortie de Cette pOUl' Beyrouth ;
Que ~e chargement, quoique désigné comm e char bon,
se composai t, en réalité, non de charbon naturel en roc he,
mais de briqu ettes de charbon ; qu'à cet éga rd, il n'l' a eu
aucune difficulté soulevée, le fa it étaut reconnu exact et
admis comlUe tel dans les débats;
Attendu que le navire a pu elIectuer sa naviga tion jus,
que sur les côtes de l 'Ile de Candi e; m ais que , parvenu!t
ce point de son l'oyage, un in cendi e qui a éclaté da ns le
chargement avec la plu s grande violence, a .con trai nt
l'équipage à abandonner le V ema, qui a été dévoré pal' le
feu et s'est englouti avec toutes les marchandises ass urées;
Que le syndicat demandeur, réclamant à ses ass ureurs le
montant de l'ass urance, se voit repou sser dans sa àemande
par ses assureurs, qui all èguent que la marchan d ise a pél'i
par un vice propre, soit par suite d' une combustion spontanée, aucun événement de mer ne pou vant, d'après les
défendeurs, avoi r été la cause de l'évé nemen t;
Attendu qu'il est avéré et constant au x dé bats qu 'il ne

( 1) Voy. à l'cl égard, ce rec. 1884. 2. l'l6 et la n ole.

( 201 )
s'agit pas de ch arbon nat,urel en roche, matière incontestablement susceptible de prend l'e feu s pontanément, pal'
suite de l'ac tion chimique que peut produire le mélange et
le contact de l'oxygèll e de r ail' décom posé par l'échau lIement de la cale, avec les parties pyriteuses q ue le char bon peut contenir;
Mai s que semblable ph énom ene, inhérent il la constitu tion physiqu e et moléculaire du charbon, ne sa m ait se
reproduire pOUl' les briq uett es decharbon elles- mêmes;
Que celles-ci constitu ent un e marchand ise de fabl'ica,
tion s péciale, dans laqu elle la poussière ou menu de charbon est agglomérée fortement et agglu tinée avec du brai,
au moyen d' une puissante compression , et après que cette
pou ssière de charbon a été to ut préalablement soumise il
un lavage qui a pou r elIet de la purger de ses molécules
pyri teuses;
Que J'infl am m abilité spon tanée de la matièl'edu charbon,
divisée à l'in fini, comprimée, réu nie à une matière étra ngère, le brai, insuse.ept ible, pal' sa nature, de s'enflammer
spontanémen t, ne peu t donc être admise r.omme la cause
réell e et nécessaire du si nistre ar rivé au nav ire Vema;
Que cette cau se ne peut se supposer , puisqu'e lle n'existe
pas et ue peu t pas exis ter; que cette im possibilité est
démontré.e non-seul emen t pal' la science, mais par J'expér ience et la pra tiqu e; qu' il n'est p"" en elIet, d'exemple
qu'il y ai t jamais eu u n incendie spontané produit dans
des chargements de brique ttes; que, cependant, ces sortes
de chargement s s'opèren t depu is longtemps et en nombre
de plu s en plu s considérable;
Attend u q ue, poUl' expliquer l'incendi e spontané qu'i ls
allèguen t dans le chargemen t dont s'agi t, les assureUl'S sont
ob ligés de supposel' u n vice de fabri cation, par suite d'u n
surcbaulIage d u brai, qu i au rait volatil isé ce COl'pS et aura it laissé les briquettes à l'état d'épo nge, pouvant fac il e-

�( 203 1

( 202 )
menL rAcevoir l'oxygène de l'aÏI' décomposé dans la cale, et
se combiner aveo lui pour produire le pré tendu incendie
spontané;
Mais que ce vi ce de Iabri catiûl1 n'e,t pas admissible, et
n'est d'ailleurs pas démontré; que le connaissement no
contient aucune réserve relative à la qualité de la marchandise embarquée ;
Attendu, dès lors, quOla cause de l' incendie du V ema
doit être recherchée ai1leUl's que dan s un incendie produ it
spon tanément par le ,&gt;ice propre de la marchandise ohargée; que l'inoendie a donc toute autre cause et pe ut provonit, notamment de l'introduction de l'ea u de mer clans la
cale, pendant les deux temp6tes qui ont assai lli le navil'c
Vema, aiusi que le constale le l'apport de mer du capitaine;

poilll el le moment exacl du choa, J,,-é(émblemenl au",
allégations de celui qui, donnant la situation d'une
maniere approximative, ne dit ,'ien des au b'cs points
çi·desslls ,
Le capita,'t'ne d'un vapeu1' gui, ayant Vtt un aul1'e vapeur
pal' t",b01'd, ne s'esl pas éCa?'lé de la rOtlle de l'au Ire

(,'eulement du l," scplemb,'e 1884, ar/,16), et gui l'a
abo1 clé,ne sauraû ,'cp'l'oche1' cL l'ab01'dé d'avoit· suivi sa
"D'Ille sans en dévi.,- el d'avoir, par ce dé(au l de ma"col/v,'e, élé cause de l'abol'dage ,
1

Les disposilio!ls cle l'arlicle 23 de ce l'églement, DI'donnant de {en 'l r compte des ci1'constanccs pa1'ticuliel'cs qui
peuvent (01·C"," à s'écal'Ie,- des ,-égles p,'esc,'iles, ne pellvenl, en pal,etl cas, I!b'e alléguées po",' allélwe ,- la
(al/le commise pa,. l'abo,'de",' en violation de l'm-licie 16,

Pal' ces motiIs ,
Le Tri bunal, sans s'arrêter ni avoir égard aux fins et
prétentions des dafeildeurs, et sans avoir à recourir à une
expel'tise subsidiaire, condamne ces derniers à payer all
demandem la somme de 15,200 (l', montant des cali ses de
la demande, avec intérèts de dl'oit et dépens,
Du 10 av"i11880, - P ,-és" M, An NAuD, ch, de la Lég ,
d'Ir. - P l" MM, TAl.ON pour le syudicat, D UDEnNAD pOUl'
les assureurs,

AnORDAGE. -

HAPPORTS CONTRAD ICTO IR ES . -

DORD. -

Roul't.:

CONT I ~UÉE. -

V UE PAR TRI-

FAUTE.

En cas d'ab01'dage et de conl1'adiction enf1'e les del/X ?'appm'ls de mel', on doit fenil' pOIt?' v1'aies les alléoafi01IS
de celui q/li indiq'lle en tel'mes p"dcis la position, le moment où l'au,i re 'Ilavi're a été apel'çu) la 1'o'/.de suiV1:e , le

(CAPITA JNE KL EIN CONTnE: CAPITAI NE ~L\ NC I NI).
JUGEMENT,

Atlendu qu'i l l'essart du rappol't de mer du capitaine
Rl ein, comm andant le vapcul' holl andais SOIl1'abaya , qu'étan t SOrti du port de Marseille pOUl' Hotterdam , le 23 mai
1888, à 11 h, du matin , il ;e Irouvait, ;\ midi, à unp lieue
anglaise de P1aniel', le cap au S , -0, 1/2 S, ; qu'à !TI idi 30,
11 fi aperç u il bâbord, à deux lieues CL demie anglaises, le
vapeu!' italien Regina su ivant une même direction eL
,
'
s appl'oehant de p lus en pins ; qu 'à 1 h, 45, ce navire élait
il nne encablul'e du So".,.abaya, un poinL ayant, pal' le traYers; que lout il cou p le Yapeur R egina mit la barre;\
bobol'd, el qu'"yant qu'à bord dll SOHmba,ya on pilt pl'en lhe des mesures pour él' iler J'aiJoruage, ce dernier Yapeur
IlIL hellrlédans le nanc ùbüùord à la hautelll' dé la cbamhl'e des machines; qu'apl'ès le choc, le Regiila contiuua de
10urller en ayant; qu'on lui cria de slopper et qu'il fit

�( 204 )
., ; qu e led l't abordage e ut lieu ,à 4". ' ,'8'
maohine en arrlcre
latitude et 4' 52' longitude;
Altendu que le rapport de m er du capi taille Mancin i établit, de son cOté, que le R egina, qu'i l com m an dai t, est
pa rti de Gènes le 22 mai pour Duen os-Ayres; qu e le 23
mai, vers 2 h . après midi , à 18 milles environ de Pl anier,
da ns la direction dlt S.-O., fa isan t rou l,e à 1'0, 112 N., un
cboc violen t se produ isit (c'était l'abordage aver. le va peur
Sourabaya) ; que le capi taine, qui était alors dans sa cabi ne, vi n t immédiatement sur le pon t et vit que le Regina
fa isa it macbine en arrière à toute vi tesse, quo ique entraîné
pal' la marche en avant que ne cessait de faire le So",.abaya; qu'au moment de cet abordage, le Regina av ail le
cap au sud-sud-ouest et que le S 01l1'abaya su ivail une
rou te presque perpendiculaire il celle du R egina;
Attendu que de ces de ux l'apports, qni ~ont év idemment
en contradiction, celu i dn capilaine Klein est incontesta·
blement le plus précis, pu isqu'il don n e d ' une manièl'e
nette et claire les posit ions et la l'OU te de son navire et signale le point matluimatique exact oil s'est produit l'abordage;
Que la même clarté et la même préc ision ne se rencontrent pas dans le rappor t de mer clu capitain e Nanci ni ; que
s'il se trouve d'accord avec le capitaine Kl ein pour placer il
18 mi lles environ de P lanier le lie u de l'aborda"e
o , il ne
fourniL aucun r~nsei gnem ent sur le moment all il aurait
aperçu le vapeur SO/l,'abaya e t SU L' la march e et les manœuvres du Regina all moment qni a précédé l'abordage,
ni sur le point exact où i l s'est prod uit;
Que s'il donne la rou te que suiva it le Regina, vers les
2 heures après midi, comme étan t à 1'0. 1/2 N., il se
trouve va rier ensuile Sur ce point essentiel ; que cetle
route, faute d'antre ind ication, ne pou vai t être qne la
roule du monde et non cell e du compas, comme i l l'a pré-

( 205 )
tendu postérieurem ent, qnand i l lui a é té démontré ' ail10'
.1
que ce1a ressort de l'ex pertise elle- même, qu e la route
Q. 112 N. du monde, qu 'il su i"ait, l'amenait directement
au poi nt signalé pal' le capitaine Klein, comme étant celtu
de l'abordage;
Que de là ressorten t l'exact.itude et la véracité des asser ·
tions du rappor~ de mer d udit capitaine Klein , puisqu'elles
se Irou velü confirmées par le rapport de mer adverse , Sur
un pOlllt Impor tant et essen tiel d u débat, et que l'in térêt
que le capitaine Ma nci n i pal'ait altacher à détruire l'indicati?n pal' lui inscrite spontanément clans son rapport, est
un llldlce de la gravité qu'i l reconnait à ce fait et de la
présomption de faute qui e n découle pour lui;
Attendu, en effet, qu'i l all ait directement au point olt il
devail fa ta leme nt rencontrer le Sow'abaya, ell continuanl
ceLte route;
Que, si le capitaine Mancini n e précise rien, qu anL au
moment oil il a dù apercevoir le SO/l"abaya il est certain
,
'
qu ~ c est longlemps avant le m ome nt de l'abordage; qu'on
était, eu effeL, au milieu du jour, pal' un ciel sa ns nuage
et Ul~ e mer sans b rou illa rd et parfaitement calme; que le
RegUla po u vait clou e vei ll er à sa mat'che et ~OUVern er pour
éviter toute renconll'e ; que c'étail il lui, en ~[e t, que ce lle
ubli gation incombait; qu 'il vo ya it pal' tribord le Soum baya, et que, dans celte sit ualion respective des deux
navires, donl les ro u les presque perpendicu laires pouvaient
faire crainclre un croisem en t et un abordage, l'article 16
du règlement inte rnal ional du 1" septembre 1884 imposait
au Regilla seul de s'éca rter de la route du Sourabaya ;
Que celui-ci n 'avai t pas il dév ier de la sienne et n'avail
qu'à
aller • en ligne droite devant lui 1 laissant a u na vire
,.
qu 11 voyaIt pal' babo rd le soin de go uverner selon la règle;
Qu'en réal ité , le S oumbay a n 'a pas dévié de sa ro ute;
4ue ce fa it r éSu lte, non- seu leme nt des affirma tions det cu-

�( 207 )

( 206 1
,
d ténl oi~n a"es comme aussi de \'appni't ' e Klew eL es
0
0
,
1
pl, aUl
, e,"L demonLré vrai par e rapport,
, d experts malS
ctaL10U es " , ' " cinipuislluo ce document établit
A du cnpllmne JUnn
,
.
h
morne
, a'L pas cessé de fa Ire sa marC e en
ue le Sourabaya Il av, 1
.
bl' d
1
q
" L ' t touJ'ours m conlesla emen . ans e
ant' que ce al
l
aéme
v ,sens et d ans 1a même
dil'ecLion , aucun e langemenL
'
m
' t e'té imprilné au SOU1'abaya, par un mOIl deloule n ayan
vement à bâbord, avant l'abordage;
orIs de mer ne mentionne un pareil
Qu'aucun d es ra pp
"
" é' é '
"
n ne démontre qu 11 al, te ex cule
cban~ement et que Ile
par \: capitaine Klein;
Altendu qu "1\ SUI't de là que" \e navire SO ll1'abaya ,
,
s 'vi sa l'oule 1 n'a co mnns aucune
faute et
ayant tOUJours Ul
d" t
'él ' ta u "apeur R egina dou é d 'a illeu rs une VI esse
quec al
"
l 'a
tà
à le pas
chercher à lUI couper sa 'one e ,
p1us gran d e, &lt;. 1
&lt;.
•
d"'
s'écarler de lui pOUl' évit er lout l'lsque d aboI' aoe,
t

1

Que \e temps, l'espace, la facili~e de man œ u~r~r n'ont
pas manqué au Regina, et que, s il eu t go uvel ne et manœuvré ,'égulièremenl , il sera it allé SUl' tl'tbol'd ou bIen,
confol'm ément encore il l'arti cle 18 du règle ment pl'éclle, Il
anraiL dù quand il s'est vu proch e du S ow'abaya, après
avo ir cor:.mis Pimprud ence de con Linllel' à s'a.vanc: !' sur
llli, ralenLir sa marche, oll:slopper, ou faire maclune en
arrière;

Qu'en fait, il est vrai, il a rait mach in e en a rrière, et que
c'est grâce à cetl e manœuvl'e que la violence du choc du
R egina conlre les Danes du SOll/'abaya a clé amortle,et ~\le
ce dernier vapeur n'a pas élé cou lé il pic; m alS que ce n ~st
pas en lemps assez utile que cetL~ manœuvre a élé opél'ee,
puisque Pabol'dage n'a pu ètre evité, malgré cela ;

Ou'en outre, puisque le S ow'abaya sui vait sa rout e, eL
qu'il a élé abordé par le travers, il est certain que ce n est
pas lui qui a étti l'abordeur; que c'est,au co ntraire, llll qUI

a été abordé par le R egina qui est venu, de son avant, donner à Mbord dans le fl anc du Sou""baya ;
Que c'est \à la démonstration matériell e de l'abordage
pal' le Regina , soit que lu i-même ait suivi sans déviel' sa
première direction , so it que, se trouvant presqu e pal'all èle
au SOll1'abaya, an lieu de s'éloi gner de lui en manœuvrant
,\ tri bord, i l ait, par suite d'une elTe UI' in exp l ica~le, manœuvré il bâbord, comme l'indique le l'a pport de me r du
capilaine Klein;
Que c'est à s upposer qu'il a dù e n ê tre ainsi, pui;que le
So",.abaya n'a eu le temps de fai re aucunc man œuvre
lui-même pour év iler l'abordage; qu 'il ne pouvait , en effet,
supposer que le R egina, au lieu de s'écarter, viecd rait se
jeler Sur son travers, brusqu ement et inopinément ;

Oue, dans ces ci l'constances, il ne saurait appartenir au
capitaine Man cin i de laxel' de rau te le capitaine Kl ein,pour
n'avoir pas fait lui-même de manœuv res il l'effet d'empêch er ou d 'al.ténue r l'a bordage, suivant l'article 23 du
règlement précilé; qu e ce capllaine, su ivant sa rou te normale, n 'avait pas de manœuvre a nti cipée il exécu ler ;
Attendu que c'es t donc au navire Regina seul qu'est im putable led.it abordage: que les avaries et dom mages
divers subis pa r le navire SOllmbaya sonL il la charge, dès
lors, des dêfend eurs ;
Oue, S Ul' ce point , le Tribu na l n'ayan t pas les éléments
d'évaluation et d'appréciation, doit l'envoyer les pm'Lies
devant un arbitre- rapporleur pour fixer ces dommages par
élat;

Par ces motifs,
Le Tribun al dit que l'abordage q ui a eu lieu enll'e les
navires Sou1'abaya et R egina, le 23 mai dernier, provient
du faiL et de la faute du cap ita ine rie cc dernier navire;

en co nséqu en ce, déb oute le cap,ilain e Mancini de ~es fin s et

�( 208 )
des conséquences
· onsable
•
.
dé lal'e seu 1lesp
co nclusions et le c i e " pu occas ionner au capl.
el abore ag ,
e ' dommages que c
. S Qu.r baya
et préparatOlrement.
"
.
aVll'e
a,
.
taine Klein,sOIt au n
" l' LeJ'ourdan, avocat, arbllreh'lf
renvoie les par t',les oevan,,,
'établi r et fix er sur état, 1e cIre
rapporteur, à 1elIet d . senter un rapport SUI' les coute~la­
desdits dommages, et pl é
. sur ledit rapport laIt el
. à cet égard pOUl,
tians soulevees
d 'oit .
,
.
é être statué ce que el
dépos ,
c.'
e du navire Regma.
Dépens à la charge du capl ,lin

d

.
_ P rès. M. AONAuD, ch .de la Lég.
Du 11 av",11889.
' I r le eapitaIlle Klelll,
,
1 MM, ESTl1ANG IN pOl, .
' .
d H. - P .,
le capltalue ManeIl1!.
BORNBOSTEL et NEGRETTI pour

( 209 )
maro, a péri en mer, le 13 janvier 1886, par suite de l'aboI'.
dage de ce navire par le paquebo~ Persévérant, commandé
par Castelli et appar~enan~ à la Compagnie de navigation à
vapeur Morelli et C';
Attendu que la dame Gl1iber~ attribue cet accident à la
faute des deux capitaines et qu 'ell e poursuit contre eux et
contre les arma~eurs de la l ouise et la Compagnie Morelli,
la réparation du préjudice qui en est résulté pour elle et
pour Henriette Guibert, sa fille mineure;

A~tendu que cette action n'a aucun caractère commercial ;
Qu'elle ne se rapporte en aucune façon à l'engagement
contracté par Joseph Guibert;
Qu'elle est absol ument personnelle à la demanderesse et

COMPi:TENCE . .

, ACCIDENT. - . "0111'
lU
• MAnIN.
INIfEN'l'ÉE PAR LA VEUVE .

ACTION

.
d con'/.1ne1'ce com.p é tent~ pOt"1' connaU1'e.
Les Trtbunaux e
, e6- i nté1'éts formée pa}' un

de la demande en dom mag .
d blessu"es att"i.
t l'a 'm ateul' a 1'atS01l e
.
mann con re 1 ,
d L'équipage,le sont ausst
buées ci la (aute d "n hO,,,,me ~
d , la vie dans l'acr
dans le cas ou, le ?1~at'ln ayan !e ~euve ou. ses hél'icident, l'action tJst 'tnten tée pm sa
tiers (1) .
(VEuve

il sa fille;

Qu'elle a SOn principe dans le lait dommageable imputé
aux capitaines des deux navires, et son fond emen t. dans les
dispositions de l'article 1382 du Code civil;
Par ces motifs,
Le Tribunal, statuant en matière sommaire et en premier
ressort, rejette l'excep~ion d'incompétence proposée; re~ient
la cause et la renvoie, pour ê~re plaidée au lond, à l'audience du 4 juillet prochain ; ordonne que les dépens de
l'incident seront joints'à ceux du fond.

GUIDEO T COI&lt;T11E MOR ELL' ).

Appel par Morelli :
. ï de Nice,
Du 20 mai 1887, ju gemen t du Tribuna 1 CIVI
ài nsi COllen :
Attendu. que Joseph Guibert , embarqu é co mme matelot
. Pal-il
bord du navrire la L ouise, commandé par FrançOIs

( 1) Voy. ùans ce sens, cc rec. t88 \. 2.88 ot In Il ote. -

dan t ci- dessus, p. 156.

Vo y. cepell-

Attendu que les engagements des gens de mer pour le
service des bâtiments de commerce sont, aux termes de
l'article 633 du Code de commerce, r éputés actes de commerce; qne, pal' conséquent, les conte~tatioDs qui en dérivent sont dévolues, pal' l'article 631 du même Code, à la
juridic~ion consulaire;

l ' P. - 1889.

14

�( 210 )

( 211 )

Attendu que le mot engagement, placé s;ul dans l'article
633 sans restriction, ne saUl'aLt avolt' d autre, sens que
celui que lui donne l'article 1370. du Code cIvil ; qU'II
s'applique donc à tout fait répréhensible qUl cause d~ dommage à autrui dans les condItIOns prévues par 1 article
1382 du mème Code;
Qu'il n'importe donc que l'action intentée par les gens de
mer à la suite et il l'occasion de leurs engagements se
fonde soit sur l'exécution du contrat, soit sur une faute ou
un q~asi-délit commis dans l'exécution du contrat;

non à leur encontre et qu e dé' 1
rite de leur action il est néde ", 01'5, pour apprécier le métaines ont été en f~ute vis à s~al~e de rechercher si les cap iagissements respectifs e't- -VIS eGuibert à raison de leu rs
que ces agisse
d
'
ments constituan t
es actes de commerce sont dé 1
laire;
va us à la Juridiction consu-

Attendu que la veuve Guibert allègue, tant en son nom
personnel que comme tutrice légale de sa fill e mineure,que
son mari, engagé comme matelot il bord de la L ouise, a été
placé par le capitaine à la barre du gouvernail ; que pendant qn'il était à la barre, un abordage s'est produit avec le
paquebot le P ersévéra"t, et que le choc des deux navires a
été tel que Guibert a été lancé par dessus bord et s'est
noyé;
Que cet abordage s'est produit par la faute des capi taines ;
Attendu, dès lors, que la juridiction consulaire était
seule compétente pour connaitre de l'action de la veuve
Guibert en réparation du préjudice causé par une faute
imputée aux capitaines dont amait 'été victime son mari, et
ce dans la pratique d'al'tes de commerce des uns et des
autres;
Attendu que la cireonstance relevée par les pl'emiers
juges que l'action de la veuve Guibert est absolument personnelle à elle-même et à sa fille, n e saurait amener la
compétence du Tribunal civil ;
Qu'en effet, si le dommage est éprouvé directement par
la veuve Guibert et sa fille, il est cer tain que la faute qui
en a été la cause, a été comm ise il l'égard de Guibert et

Par ces motifs,
La Cour réforme le ju gement d
TrIbuna l civil était in compét
ont est appel; dit que lé
'
en t et l'en voie la
'
bel 't à se pourvou'
devant ui il
'
veuve GUIaux dépens, ordonne la r!n tappartl~ndra; la condamne
1 u IOn de 1 amende,
1 •

Du 15 mars 1888. - Cou r d"
,.
CILIDnINiAC, _ PI MM A
AIx (J Ch,), .,

NAVillE, -

BRAM et DRUJON.

.

SERVICE POSTAL
-

• -

S

P r é4" M,

U~ V.ENTION.

I NSA ISISSABlLI TÉ.

La .loi du 30 j uillet 1 793 Sur le se"Vl,Ce
' posl l
'
v,sant plus spt!cialemen1 l
'
e sermce de te,'re a ,' quo' que
é{fa lement au se,'vice de mer.
' s applique
En conséquence, la subvent ion accordée

Com:pa{fnie de batea'

'

par 1 Etat à une
8e~'vice
nav,res em-

ua: a vapeu?' r&gt;ha1'{fé d'
postat, est insat'si88ab 'e
. b'"
e un
l
(, aU88t zen qu.e Les
.

l' oyt!s à ce service {l J,

( ADMI NISTRATION DE LA MARINE

CONTRE COMPAGNIE MORELLr).

JUGEMENT,

. Attendu qu 'à la date du 12 dé
lion de la Marine a&amp;issa t
cembre 1887, l'Administra'0
n en Son nom personnel et comme
( 1) VOl'. ce rec , 1885 , 1 295
IS88 , 2, 56.
"

-

1887. 1. 193,

, 1888. 1. 11 3, _

�•
( 2 12 )

( 213 )

,

de mer pOUl. avoir paIement
V 'des
entant les gens
,'
des naviras amna,
és
repr
dù aux éqUIpages
,
salaires reslant
s Minisl1'e-Aoatucci de la CompagnIe
Sampiero, Congo et
'sie-arrêt en mains de M, le tréMorelli, a pralJqné une sa~ ches,du-RhOne SUl' les somsorier-payeur général d~ o:it toucher pour le transport
mes que ladite Compagme d d matériel de guerre qu elle
h des troupes et u
des dépéc es, .
fi te de l'Etat;
a effectué pOUl le co P
,'demande au Tribunal
Q e l' Administration de la Maune
u , d ette saisie-arrêt;
la validIté e c
d l' 'Licle 567 du Code de
,
x termes e al
Attendu que SI, au
, , eut saisir-arrêter les som" 1 tou t créanCIer P
f ' à
procédure CIVI e,
à son débiteur, il est alt
&lt;lIl
mes et effets appartenant r ns prévues pal' l'artICle 581
priucipe général ,des excePu:oinsaisissables les choses dédu même Code qUI dIt, «so ,
" ables parla 101 ; »
claréesinsalslss
"430' ' ll et 1793
, ' 1 76 du décret des", - Jm
,
Attendu que 1 artlc e
te que « les paiements
' r des Postes
pOl'
,
sur l'orgamsa Ion
, :sions ustensiles et éqUIpages
« ainsi que les chevaux, provl t ~e pourrout être saisis
« destinés au service de la pos e,
« sous aucun prétexte; »
,
à1
,
d'examiner
si
cet
article
s'apphque
a
Qu'il y a lleU
'
èause actuelle ;

al'
' , l' anisation du service des Postes p, ,
Attendu que sIlo g
d'fiée et si ceux-ci ont ête
les maUres de postes a ~té;n~ ~n rr:ode d'adj udicatiou qui
supprimés, il Y a été su Stl utes conditions d'exactitude,
rétablit le servIce dans l es m~m 1 adjudicataires sous la
de célérité et de garantJe',~t p ac~ ~s é al des Postes;
surveillance directe du Du ecteu! g n r
, d
es
Que dans l'espèce, il résulte de l"exame n du cahIer
"nie Mo,

charg~s pass'\ entre le Gouvernemen~t~~~adeC~~~:oet ladite
"
t de leurs
relli qu'il y a entre les ancIens ma
Com~agnie, au point de vue de leurs obhgatlOns e

devoirs, une ressemblance suffisante pour que l'article 76
du décret de 1793 soit applicable à cette dern iél'e ;
Attendu, au surplus, qu'il s'agit d'un service public qui
ne peut subir ni retard, ni interruption; que ce serait compromettre l'intérêt de tous si, pal' su ite de saisie pra tiquée
sur la subvention qn'il reçoit de l'Etat, l'adjudicataire se
trouvait obligé de suspendre un service aussi important
que cel ui du t.ransport des dépêches; que ce sont là les
motifs d'ordre public qui ont dicté l'article 76 du décret de
1793 ;

. ~

Que ces motifs existent toujours; qu'ils relèvent de l'intérêt général qui doit primer l'intérêt des créanciers quelque sympathiques qn'ils puissent être;
Qu e c'est ainsi, d'ailleurs, q ue l'ont jugé deux décisions
récentes du Tribunal de céans contirmées par arrêt de la
Cour d'Aix, au profit de la même Compagnie MoreIli;
Qu'en conséquence, l'Administration de la Marine en
frappant d'une saisie-arrêt les sommes dues par le Gouvernement à la Compagnie MoreIli pour le transport des dépêches, du personnel et du matériel de l'Etat, a attei nt des
choses déclarées insaisissables par la loi et que mainlevée
doit être donnée de ladite saisie-arrêt;
Par ces motifs,
Déboute l'Administration de la Marine de ses fins et Conclusions; en conséquence, déclare nulle et de nul effet la
saisie-arrêt qu'elle a faite, le '1 2 décembre 1887, à l'encont,re de la Compagnie Morelli, entre les mains de M, le trésorier payeur généra l des Bouches-du-Rhône, ordonne la
maiulevée pure et simple de la dite saisie et autorise la
Compagnie MoreIli à toucher des mains des tiers saisis les
som mes qui lui sont dues;
Condamne l'Administration de la Marine aux dépens ;

�( 215 )

( 214 )

provisoire
dll pr ésent jugement, noordonne l'exécution
'
.
1 sans cautIOn,
.
nohslant appe ,
'b al civil de Marsellle
.
18811 - Tri un
Du 22 (év,'ter
'
.
_ Pl, MM, NEGRE"TI
'és
!II,
JULLI EN, juge,
,
P,
( L" Cl1. ) "
et ROUVIÈRE,
Appe1 par l'Administration de la Marine,

(PERSIANI CONTRE COMPAGNIE TRANSATLANTIQUE).
JUGEMENT,
Attendu , en principe, que Le patron, qui fournit à l'ouvrier travaillant sous ses ordl'es Les engins du tl'avail, doit
prendre ses mesures pour que lesd its engins soient en bon
état et mettent l'ou vrier aulant que possible à l'abri du
danger; qu'il doit même, lorsqu'un complément de l'outillage est révélé par la science ou par l'usage de chaque
jour, recourir à ce complément;

ARR~T.

Adop t an.• les motifs des premiers juges,
La Cour confirme,
17 'uillet 1888. - Cour d'Aix (\" Ch,), - P ,'és" !J,
Du
J
Pl . , !II~!.
CRÉMIEUX et ADRAM,
CHADRINIAC. .
UR _ RE PONSADlLITÉ. - PIQUEUR DE SEL,
_ BLESSURE A L1OEIL, _ AnSENCE DE LUNETTES.

AnMATE.

.
baleaux à vapetL1' est en fa ute lors·
Une compafjnte de
Il s à la disposition d'un ouqu'elle ne met pas de lun~ e,'ouille l1'availlanl dans ses
vrie&gt;' piqueur de sel et e
ateliers .
. l'ot/vrier est blessé"., l' œ!ï par un
En conséquence, s,
b ï lé de la Compafjnie esl
éclat de rouille, la ,'esponsa , ,
enfjafjée,

'1 d '
l ' i l , avait des lunet/es a a ISLa preuve qu'elle {e..a! qu y 1 delnandé ne pO"''1'ail
. . d
qUt en. aU1'aten
J
post./ton e ceux
artie de la 't'esqu'allénue1' sa {at/te et {ait'e pese?' une p néfjlifjé d'e"
ponsabili/éseulement sur 1'0t/V1'tel' qUI a
{aire la demande ( 1),

(1) VOl', ce rec, 1888, t. Z62 et 317,

. ,

Attendu que, dans l'espèce, il a été établi par l'enquête
que le jeune Persiani, qui travaillait à bord d'un des navires de la Compagnie Générale Transatlantique comme
piqu eur de sel et de roui lle, a été victime d'un accident
survenu, le 30 avril 1887, par l'éclat d'une fracture de
sédiment de rouille qui a frappé sur son œi l gauche et lui
a occasionné une blessure qui a rendu nécessaire l'ablation
de l'œil; que ce jeune homme, âgé à peine de 16 ans et
demi, se trouve diminué dans ses facultés physiques par
une i nfirmité permanente et qu'il a droit à une réparation;
Attendu que la Compagnie défenderesse lui doit cette
réparation pal' suite d'une fau te qu'elle a commise en ne
mettant pas à sa disposition des lunettes dont l'emploi est
reconnu nécessaire pour préserver la vue des ouvriers occupés à des ouvrages dangereux;
Que, vainement, la Compagnie Transatlantique a soutenu
qu'elle tenait à la disposition de tous ses ou vriers ce moyen
de préservation, et que le jeune Persiani a eu tort de ne
pas le réclamer, parce qu'on se serait empressé de faire
droit à sa demande;
Attendu qu'une certaine contradiction s'est produite dans
les témoignages fournis à l'audience; mais que de l'ensemble des dépositions entendues il résulte que, jusqu'a II

�( 217 )

( 216 )
30 avril dernier, la Compagnie Transatlantique avait pu
fournir des luneltes aux ouvriers chaudronniers ou chanfrineurs, mais qu'il n'y a pas d'exemp le qu'elle ait fourni
ce moyen de préservation aux piqueurs de sel et de rouille
antérieurement à l'accident; que l'on s'explique, dès lors,
pourquoi le jenne Persiani n'a pas eu la peusée de demander des lunettes;
Atteudu, en outre, que la Compagnie, aver tie par l'événement du 30 avril , a pensé qu'elle avait l'obligation de
mettre des lunettes à la dispositiou des piqueurs de sel et
de rouille, auxquels elle l'a fait savoir par un placard affiché à la porte du magasin de l'outillage;
Attendu, cependant; que le jeune Persiani lui-même,
qui n'était pas nouveau venu dans les ateliers, puisque son
p~re y travaille depuis de longues années comme chaudronnier, aurait dù savoir que les lunettes sont un moyen
de préserva Lion tr~s utile et, dès lors, adresser une demande
aUI agents de la Compagnie afin d'en avoir à sa disposition; que, ne l'ayant pas fait, il a commis une faute légère
qui permet d'apporter un certain tempérament dans
l'apprécial.ion des dommages-intérêts qui lui sont dus;
Par ces motifs:
Le Tribunal, faisaut droit aUI conclusions du demandeur,
condamne la Compagnie Générale Transatlantique à payer
à Persiani père, ~s-qu alité, une somme de 3,000 fI'. à titre
de dommages-intérêts, en réparation du préjudice souffert
par le jeune Persiani; ordonne que ladite somme sera
placée en rente trois pour cent sur l'Etat fran cais, en un
titre nominatif immatriculé au nom de Jean P~rsiani fil s,
lequel ne pourra toucher ce capital qu'à sa majorité;
condamne la Compagnie défenderesse aux dépens.

Du 12 janvie,' 1888. - Tribunal civi l de Marseille
(2' Ch.) -P·rés. , M, DE RossI. - Pl., MM . MM. CHANOT et
NEGRETTI.

Appel par la Compagnie Transatlan t'Igue.
ARRtT.

Sur le principe des responsabilités'
Adoptant les motifs des premiers J' uges;
•
Sur le montant de l'indemnité:
Attendu que les premiers 'u es n'
tenu compte, dans l 'allocati~ng des dOllt pas suffisamment
à Persiaui, de cette circonstan
ommages-mtérêts dus
ce que ce dero 'e d
1 r,
ont le
père est c h audronnier depuis de 1
pagnie, aurait dù réclamer d longues années dans la Comes unettes q " \
.
u 1 savait être un
moyen de préservation contre l' 'd
time ;
acci ent dont il a été vicPar ces motifs,
La Cour confirme le 'u em
.
J gent, rédUIt toutefois l'indemnité à 2000 f .
,
r., condamne la Com an'
dépens, y compris ceux de l'a
. ~ g le à tous les
Pel
Iltre de dommages-intérêt
Plé
m~ldent,
au besoin à
s supp mentalres,
C D17'/
u Judet 1888. - Cour d'Ail (1" Ch)
B
HADRINlAC. - P I. MM ABR AM et Ch 'f
. "és., M.
,.
. A"ERNIER.

TITRE S AU PORTEUR .

-

PRIX AVANCÉ
_

ÉTEINTE

}Il

.

.

-

-~

Dt

AUTE . -

VOL .

-

REMISE

A

UN

BANQUIER.

LAI DE TROIS ANS. - ReVENDICATION
ACTION EN RES PONSAhi LIT É.

Le banquie,' ci

.
la vend,'e av~:~ ;one Valeu,1' ~'/.l,. pOl'feu,- est 1'em.'l'Se pour

'ava'
ute oppos!lwn, el qui en paie le p,'ix
nce au remelt 1 /. 't d
propre et ossM an, al. e celle venle son affai1'e
d

précai;

p . . e. désormats cette valew', non à l'Ure
de prop1'iétait'e.

e, malS a t 1. t1'e

�( 218 )
, d b se à la p"esc.'il'iion
dIe se1'/Jt1~ e a
. 'l
S a possession pell t Olt d l'a..ticle 2279 du Code CI1H ,
,
~U_
e
,
de trotS ans r
,'evendicattOn nJes!
.
'ré au,cune
Par s"ile, ce dé/a, exp' " "i aw'ait été dépossédé de
poss,'bl e de la l'ad de celut 9
't

par un vol .

( 219 )
Succursale de Toulon,
2,290 fran cs à valoir;

Qu'il résulte du contexte des actes passés entre la Société
Géuérale et Aud ibert, que le contrat était un e vente dont le
pr ix devait ê tre ultérieUl"ement précisé par la ltquid a tion
de J'opération Sur le pdx moye n de ces titres ledit jour;
que la Socié té Gén éra le acquérait ainsi Sur les ob ligations
qu 'ell e détenait un dl'oit qui lui était propre ; que si x ans
s'étant éCoul és entre le jour de la négooiation et la revendi_
cation de la demoiselle Philip, la prescription de l'a r ticle
2279 du Code civi l est acquise en sa faveur; qu'il est de
doctrin e généra le que le dé lai de cette prescription ne peut
étre étendu; qu' il n'y a pas eu, d'ai lleurs, d'interruption
de ladite prescription;

.

ce Il "e
, ation dans des c,,,, f. il cette op."
Mais si le banquIer a a, é eille" Nes soupçons , et s~n8 se
constances de ,ta~",.e \ : de la pe.'so""e qui la lu, pro,'
i engageant sa "esponsabt'J'enseigner sur l1 de11h
osait
il
a
commis
une
(au
el' en dommages-inléréts
P
J
•
à une ac ton
.
b
li lé et il esl sou"',, " ' dépossédé action qu, su _
de
l'ad du p"'oprzetatret'
e" ,.'evendication est

la

sis le alors m~me qu e LIac 1,011.

éteinte ( 1) ,
,

SOC IÉTÉ

(J'HILIP CONTRE

GÉN ÉRALe ,)

le présent volume, (2' partie,
Ue affaire p ar le 'l'ribuNous avons rapporté dans
39) le jugement rendu dans ce
~~l ci~il de Marseille le 16 mars "1 888,
Appel par la demoiselle Philip,
ARn ~ T,

't du 26 avril 1880, Audiberta
Attendu que, dans la uUdl
' ell e Philip sa bell e-sœ ur,
' ' T 'ascon il la emols
,
l '1
soustral t, ~ al
" ,
7 3 010 fait il raiso n duque 1
dix obligatIOns foncl èl es 187 ,
J
tionnel de cette VIlle,
a été condamné pal' le TrIbunal correc
t'
'1883 il cinq ans d 'emprIsonnemen ,
,
le 3 m a l ,
1
de J'lence ori ginalre
Attendu qu'Audibert, sous e nom
1 97 a'vril avant
A' on a
e ,
de CMteaurenard" près v::nréaiisé~ à. la requêt e de la
"
il la Société Générale,
qu 'aucune oppOSItIOn eùt é
demoiselle Philip, négOCié ces tItres

(Il Voy, ce rec, t888, t. 117,

qui lui a, dès ce jour, compté

&lt;

Mais atten du qu'Audibert, ouvrier boulanger, a, le
27 avri l, révélé, lors de la négociation des titres à la Société
Géné ra le, qu'il était domicilié à Châteaurenard, département des Bouches-d~I-Rh()ne; qu'il éta it anormal qu'il
vint à Tou lon négocier des titres dont la valeur lui était
instantaném ent n écessaire; que si des pièces établissant
son id entité, envelo ppes de letll'es, cartes, bordereaux de
nég0ciation , lui eussent été demandés, la fraude eùt été
découvert e, le- nom de Pi ence qu'i l prenait étant imaginaire; qu e la prudence eùt exigé, tOut au moins, que la
Société Géné rale n'acceptât que le mandat de négocier les
ti tres dont le montant eùt été porté à. son domicile, après
que, pal' une dépêche au maire de Château renard, elle se
fùt enquis de la personnalité du vendeur; que la valeur
presque totale des obligations l ui a été, au contraire, instantanément COOl plée ;
Attendu qu'en agissant ainsi qu 'il vient d'être dit, la
Société Générale a commis ulle fau te et ca usé à la demoiselle
Ph ilip un préjudice dont elle lui doit réparation ; que les
obli gations foncières sont acquises par prpscription à. la
Société Généra le; que la demoiselle Philip n'en pent exiger

�( 221 )

( 220 )
.
ment la valeur de ces mêmes tILres
.
la restitution, mais seule
depuis LOuchés, ces sommes
au27avrl'1 1880 et .les coupous
é'
réparant le préj udice ca us ,

SUI' l'exception tirée de l'article 76 du Code de com merce:
Considérant que cet aiticle assimile aux effets publics les
effets qui viennent à être reconnus susceptibles d'être cotés,
ce qui doit se comprendre des effets dont le cours est habituellementrelevé, conformément à l'article ï2 du C. com.,
et qui, par les conditions de régularité, de garanties sérieuses et de fréquence d'échanges dans lesquelles ils se trouveut, ont été jugés par la chambre syndicale des agents de
change aptes à être portés Sur la cote officiell e de la Bourse;
que ces effets seu ls sont sonmis iiU privilège des agents de
change;

Par ces motifs:
La Cour réforme . .. ... .
1

( 1" Ch .) . - P,'és., M,
tob,'e188R, -COUI. d'A'x
1
MM CRÉMIEUX eL DR UJO~.

nu 3 oc
GERMONDY, -

Pl.,

1

.

ENTREMISE
VALEUR S NON COTÉES .
AGENT DE CHANGE. OPÉRATIONS . _ VALIDITE,
NON ODLIGATOIRE , .

.

.

Considérant. que telle est sur le marché financier la situation des titres de la deUe extérielU"e espagnole et des obligations de la ville de Paris;

valeurs non cotées à la BoU/t'se, et

Les opérattOns SUI des 1 t'
g'"é1'ique de valeurs en
.
l'a'Yme la tOIt •
.
déstgnées sous. trr
é
pas n cessa,'rement étre fa"e~ pa,'
banque, ne dotven

. d'agent de change,
entrem,se
. , la
t" ui doit une d'lférence a
En conséquence, la p.m' te ge ellt exciper de ce qu'eUes
s"i/e de ces opémttOns, n t~ . e pOUl' en faù'e p,'oont été fa ites sans cette en , em,s ,
nonce" la nullité.
(POLLACK CONTRE ZADOCK ) ,

.
ent
é i-dessus (p , 131), le ]ugem
Nous avons rappo:t c, l 'fr'bunal de commerce de
rendu dans ceUe affall'e pal e
1
Marseille, le 17 janvier 1889.
. Il ement réformé par
Appel par Pollack. La Cour a partIe
des raisons de faiL

, ,

Considérant que, aux termes de l'article 1315 du Code
civil, celui qui réclame l'exécution d'une obligation doit
faire prenve des conditions essentieHes de sa validité ; que
la demande de Zadock de Jong et C' a pour objet un compte
d'opérations de Bourse ; que Zadock de Jong et C' n'ont pas
la qualité d'agents de change; qn'fll eur incombe d'établir
que lesdites opérations ont été effectuées par un agent
ayant qualité pOlU" les faire;
Considérant que, s'agissant d'uue règ le d'ordre public,
Zadook de Jong et C' ne peuvent exciper d'aucun acquiescement de Pulack;
Cousidérant, en ce qui concerne les t-itres de Rio, qu'il ne
s'agit point de valeurs figurant il la cote; que, par conséquent, la venle en a pu être effectuée en coulisse;
Par ces motifs,

Sur le défaut de mise en demeure:
Adoptant les motifs des premiers juges;

La Cour maintient le jugement dont est appel en ce qui
concerne les titres Rio;

�( 223 )

( 222 J

. concerne la ven te des obll' gations

tU?'e po1'le une clause imprimée indiquant qu'ell e n'est
payable que s ur l'acq uit de la maison.

L' infirm e en ce qtl! .. de la dette ex térieure espaVille de Paris et des tItI es

goole ;
t C' il restituer à Pollack les
Condamne Zadock de Jon g e cou verture ou à défaut
. 'emises à tItre d e
"
.
valenrs par 1U1 '
.
de la Bourse de ce Jour ,
' 1' le prIx an cours
il lui en paye
Z d l' de Jona et C' devron t
e faire a oc...
0
d
Dit que, faute e c
' baq ue jour de retard et
és
à
20
fr.
par
c
.
être condamn .
è
i il sera fait droit ;
mOIs apI' s quo
pendant un
,
1 d Jong et C' à retenir sur la
ins Zadoc' e
.
Autorise néanmo
, li uant aux opérations relatlcou ver ture les sommes s app q
t' es fait masse
ves aux titres Rio;
.
b e respectIVe des par l ,
à 1 charae de Pollack et deux
Et vu la succom anc.
les met un tiers a
0
des déPens'h
de Zadock de Jong et C· ;
tiers à la c arge
Ordonne la restitution de l'amende.
C
d'Aix ( 1" Ch.) - Prés. , M.
our Pl MM DnUJON pour Pollack,
RunEN DE COUDER, 1" prés..,
.
Paul niGAUD pour Zadock.

nI&lt; 9 mai 1889.

VENTE. -

PAIEMENT.

-

CLAUSE I MPRIMÉE .

FACTURE ACQUITTEE PAR UN CO:\IMIS.
_

PAIEMENT

SUR

ACQUIT

DE

LA

MAISON .

.

L'acquit

b

d'une (actU1'e,avec

dOln~é Paar"p~~~~~~~:~~:~a;:ULOl'isation du ven~

la r0 1'1nu e. p
. , 1 t 'qu'au/'
t'
'est libé,.a(o.,'e pOU?' 1 ac le eu'
deur son.pa ',011., n .
'.
1'è80tt tt11eappro tant que des cU'cltlat1'eS,un pOUVD1.1 exp
. a 1'éelbation constante aU1'aient annon::é q,ue le commt8
lement ce pouvoù' ou cette au(01'zsahon .

r

.
t et ne
's tpas valable1
cMais l'achetelt1' paie i,.réguilè,.emen
ment Libéré sur u.ne signature pareille, lorsque

a a

(MICHEL CONTRE HUGUES).

,

J UGEMENT.
Attendu q ue Michel alné réclame à Hugues, épicier, le
pai emen t d'une somme de 218 fJ". tO c., mon tant du prL, de
marchandi ses à lui vend ues et livrées, suivan t facture remise;
Qu e Hug ues oppose Il cette dema nde le paiement par lui
effectué en ma in d' un sieur Leje une, employé de Michel
al né, et l'acqu it que ledit employé lui a délivré au pied
même de la fac ture;
Mais que Michel aln é soutient gue ce paiement a été
effectué il tort audit Lejeune qui n'avait, selon lui, aucun
mandat pOur en recevoir le montant;
Attendu qu'il s'agit doue de rechercher si l'acquit invo qué par Hugues le libère valablement et si chacune des
parties n 'a p as à se reprocher des fautes ou des imprudences pouvant entraîner sa responsabili té;
Attendu, en fai t, que la livraison de la marchandise ven due Il Hugues par Michel alné, par l'entremise de Lejeune,
a été accompagnée de la remise d'une facture portant en
marge la mention imprimée suivante: Les ( actu,'es nesont
payables 'lue cont,'e l'acquit de la maison;
Que quelques jours après la remise de cette facture, Lejeune s'est préseuté dans le magasin de Hugues pour en
encaisser le montant et que, le paiement réalisé, il en a
donnéquitlance en signant l'acquit au nom et par autorisation de Michel ai né ;
Que dés que Michel al né a eu connaissance des encaissements opérés par son employé soit chez le défendeur, soit

�T

( 224 )

chez d'autres clients, il a porté contre Lejenne u,ne plainte
en abus de confiance, il la suite de laquelle une mstructlOn
a été ouverte et a abouti il la condamnatIOn de cet employé;
Attendu que si, ell pl'Ïncipe, les commis ou employés doivent être, vis-à-vis des tiers, considérés comme de simples
mandataires et réputés agir pour le compte de leurs patrons,
ils n'obligent valablement ces derniers qu'autant qu'ils
restent dans la limite des pouvoirs qui leur ont t' lé conférés' et ne les lient plus s'ils excèdent ces limites;
Que la signature qu'ils apposent il des acquits ou à tout
autre document, même avec la formule pa,' p,'ocuralion
ou par autorisation, ne peut obliger les mandants qu'autant que des circulaires; un pouvoir exprès, ou uue approbation constante auraient annoncé qu'ils ont réellement ce
pouvoir ou cette autorisation;
Qu'aux termes de l'article 1239 du Code civil, tout paiement n'est valable que s'il est eC'ectué dans ces conditions
expresses et formelles;
Que, dès lors, il est du devoil' de celu i qui paye de s'assUl'er de la régularité et de la validité de la signature ap posée au pied du reçu;
Attendu qu'en l'espèce, Hugues a été d'autant plus imprudent que la mention imprimée de la facture, bien faite
pour éveiller son attention, lui commandait impérieusement de remplir ce devoir, alors surtout qu'aucun précédent ne l'autorisait il faire confiance à r em ployé de la mai·
son Michel ainé, et qu'il est constant que l'usage de Michel
est de faire effectuer ses encaissements sur des acquits séparés et signés de lui , et nou par des reçuS délivrés par ses
employés sur les factures;
Attendu qu'on ne saurait faire un grief au demandeur
d'avoir porté plainte directement contre son employé pour

,
( 225 )
en
déduJre
qu'il
s'est
d'
.
reconnu
u fait de celui-ci;
, par cela même, responsable
Qu'il n'a pas figuré c
'
partle
nel e,t n 'a Jamais
'
omme
entendu
dans
t a u procès correction d1'01 t Illcon test a bl e qUl" lui était ous
'é les cas,renoncer au
recouvrement
d
1
'
le
,
e sa créance à l'e servé de pourslllvre
lrect
;
ncontre
de
son
débiteur
d
Attendu,
' que 1 b
'
. en résumé ,gue bIen
plusse
etre
mise
en
d
onne
1
oute aucune ad
' foi de Hugues
a cause ne peut être J'II '
' es cu'constances d
q ,
voqu ée p l '
e
l' u une négligence quelconque d
ar Ul pOUl' démontrer
erreur commise pOUl' ainsi d'~ son vendeur, ayant rendu
' ue lIlévttable, puisse fai
remonter jusqu'à ce d
erreur;
ermer la responsabilité de cet~:
1e

1

Attendu que la dem de~d =m
'
, cOllventLOnneliement au
pa H
a,ges-mtérèts,
formée
tlfiée ,'
r
ugues, Il est nuliemeJ1t JUS'

re'

Par ces motifs,
b Sans s'arrêter aux fi ns et concll s'
d
oute de sa demande recollventi 1 I~ns e Hugues, le dêonne e en dommages-inté
rêts et le condamne à
218 fI', 10 c
payer à Michel al né la som
ds'agit ,,
" montant du prix des marcband lses
' mdeonte
Et c'est avec'
,
de droit et depens,
'
. mterêts

Du 1" mai 1889
CAR pour Miche'l MARPTI"éS " lIl , JUERY, juge. ,
Npour Hllgues.

MM,

1" p , - . 1889 ,

15

P l"

�( 227 )

( 226 )

VE:N.1. 'TE CO Û T ,
CHANDISE. -

P ER'r E DE LA. MA R T ASSU RANCE.
FRET E
,
B ~NÉF
I CE DE
,
DE P \. YER U : FRET . DISPENSE
t

habituell e, elle a eu lieu séparément et en dehors, par la
reconnaissance fa ite par Oli ve d'une somme de 6,099 (l',
40 c" comm e représentant et réglant ledit ft'et ;
Attendu que, dans sa traversée de Bagdad à New-York
,
le vapeur I bér,a a été cou lé; que, la marchandise aya nt
péri a vec lui , aucun fret n'a été acquis au capitaine ;
'

l'acheteu1' qui
ï aussi
( 1'et et assu.,'ance,.
u.ne vente co'Ût,
la mm'chandtse, dot

L·AOIE'l'E UR.

8

.

Dan ,t les ,'is9t1es depede de " d'avantageux dans ces
cou,
'"l peut y avo'U
l,,'ofit e,' de ce 9" ,
,
'
""9"es
,

,
é,.i t et que, pa,. su,te,
t si la mm'chand,se ,p
' t ti. l'acheteu,' et
pas dû ";
de paienon au uendeu1' que 0
ment de ce f,'et,

SPI~c~~:~m:: s~it

i~a~:,~fi;~~: ~:sdispense

,
s CONTnE
( A SFAR FRBRE

OLIVE),

J UGEMENT ,

ont verbalemen t ven Ju il. AI,lt Iret et ass urance NewAtlendu que Aslar Irères
, 36 1 ball es lal11e, cal,
phonse Olive,
l

'ork ''
, des pièces docu t de la remise
Que, partan t, au momen l , la somme convenue, com, , 1ï s ont
mentalfes
, eu ilûttouc
de lale!marcband 'lse, 1e .montant du
enau t il la lOIS le co
gdad,il New- York;
pl'
d'
'an ce de Ba
,
Iret et la prime aSSUl
, t A être ainSI
' 1 avalen (L
' 1e Iret 'dont
1S
Que, toutelOls,
é C u'à
New-York, As 1al' {l'ères
é ne devant ètreacclu ltl l
nu le montant du
pay
,s,
d d "e su r le pri X conve ,
'" l' rivee
a Ul'aient
dû é llll ,
' ,' SI' certi tude qu" al'
' aps exfret pour que l' ac fi e teurl -eu\_t alll
cel les- ci ne seraient
,
l '
à New- or \)
. par ses
des balles aUle
't ' e d'un fret non paye
osées à répondre au ca pl al11
"e
vendeurs;
, n du fret n 'a pas été lal.
Attendu que si cette :~~U,~~IOlactll re, su ivant la pratique
par Asfar frères au pie
u

jJ

Attendu qu e, se fondant Sur cette Circonstance, les sieurs
Aslar frères ont prétendu qu e le s ieur Oli ve avait il leur
restituer les 6,099 fI' , 40 C, il lui remis pour paye r le fret
au capita ine il l'arri vée il New-Yorl&lt;;
Ali endu qu e I:e mandat spécial et déterminé, Contraire_
ment à l'alléga tion des sieu l's Asfar frères, n'a pas été
donné au sieur Olive, i la date du 20 octobre 1888;
Que celui -ci n'a pas reç u une somme d'argent pour
en laire, d'o rdre e t compte de s~s vendeurs, l 'applica tion
toute particulière que ces dem iers prétendent lui avoir
imposée;
Qu'en réa lité, il leur est impossible de so uten ir q u'il y
ait eu une sem blab le rem ise de fonds avec une pareille
nJlec ta tion ;
Que le 20 octobm 1888, i l n'est inter ve nu entre les parties qu'u n s imple règlement d u prix total convenu, duq uel
a été dédui t, pOUl' la garantie et la séc urité de l'acheteur,
le monta n! du fret qu i sel'ait dû au capi tai ne;
Qu'à ce t égal'd, le compte tel qu'i l a été passé chez le banquier chargé de tl'a nsférel' les comptes, ne laisse subsister
aucu ne incer titude snI' la portée de la déduction opérée;
Attendu qu'Asfar Irères, vendeUl"s, se sont donc trouvés
défin itivemen t désintéressés par l'acheteur de tout ce que
ce dernier leur devait et libérés envers lui de toute charge
ultérieUl'e du fret à partit' du 20 octobre 1888;
Allend u qu e le con trat de vente coût, fret et assu rance

�( 228 )

( 229 )

établit entre le vendeur et l'acheteur un véritable forfait,
qui met à la charge de ce dernier tous les risques;

vente 1'este pour son compte et ï d
ment du P'i'1.'X v1,'8.à~vi8 d
1,
emeure tenu. du paie,
e SOn vende",. (1).

Que le vendeur, payé qu'il est de son prix convenu et
n'étant plus propriétaire des pièces documentaires définitivement transmises à sou acquéreur, n'a plus ni intérêt, ni
droit de se préoccuper des risques ultérieurs ;

( KARSENTY CONTRE MAL EK ) •
J UGEMENT.

Attendu que l'opposition de Kalf Id
de défaut du 22 octobre 1888
011 alecl, au jugement
laite en temps utile;
est régulière en la lorme et

Que, comme conséquence Je cette situation, il ne saurait
avoir à exciper de la perte du navire porteur de la mar chandise' pour réclamer la restitution du fret non acquis
an capitaiue par l'effet de ce sinistre;
Que cet événement ne peut plus concerner que l'acheteur qui a seul à en subir les résu ltats ou à en bénéficier;

Au fond:
Attendu que Karsenty fils et C' né
'
vendu et expédié à Kallon Malel; n~Oclants à Marseille, ont
barils miel roug~' que l' l
,goclant à Oran, vin gt
,
ac leteur a refusé la
comme étant avariée' (lu'i1 I' f '
marchandise
'
.
'
a aIt déposer ch
.
cOilSigoatall'e, à la requête du uel l '
ez un hers
vendue aux enchères p bl" q
adlte marcbandisea été
délai;
u Igues au haut d'un cel'tain

Que, différemment, ce serait permettre au vendeur de
revenir sur un règlement défin itif entre lui et l'acheteur;
Par ces motifs,
te Tribunal déboute Aslar frères de leur demande, avec
dépens,
Du 2 mai 1889, - P,'és" M. ARNAUD, ch, de la Lég,
d'H, _ Pl., hlM. HORNBOS1'EL puUl' Aslar frères, SENÈS pour
Olive,

VnNTE. _ EXPÉDITION, _

PREUVE

REFUS POUR DI&lt;FAUT DE QUA LITÉ.

A LA CBARGE DE

L'ACHETEUR. -

VENTE AUX

ENC.HE.RES PUBLIQUES AVANT EXPERTISE.

L'acheteu,' gui pretelld gue la marchandise o/t'el'te Il'est
pas de la qualité COllve,we, est demande,,,, da ilS cetle
exception et doit l a;,'e la p,'wve en provoquant ulle
expertise,
Fau te par lui de l'avoir (ait, et si la l1W1'chandise remise
li un twrs cottsi[JnataÏ1'e est vendue au x enchè1'es, cette

•

Attendu qu'aucune ex e ,t'
.
par suite de la diSpal'iti;nP ~e,sle ne sam'art aujourd'hui,
utilement; qu 'il appartenait à l~a mal'ch~ndlse, intervenir
défau t de qualité de ' t'fi
cheteul, qlU arguait d'un
'
, J us 1 el' son refus de 1
h
en l alsant la preuve de
11
'
a marc andise
.
son a égatlOn ' que 1 t d'
.être
' rép t aue
avoir
f altcettepl'euve,led't
l a c 1leteur doil
'
une marchandise de b u e avoir recu
du marché, que cett on: qualité et dans les conditio;,S
tant plus co~rorme à ~a ~'~al~t~~tion,.en l'espèce, est d'aumarchandise aux enchères
d es larts, que la vente de la
ment éo~al a u pr'l'v con
a on né un produit sensibJe...
venu ce qUI'
rIe bon état et la bonne
J'" d
exp Ique évidemment
qua lte e la mal'chandise .
Attendu que le sven d eurs ont touché le produit ' net de la

----(1) VOl', ce rec. 1888, 1. 235, -

t8 88. ? 7,

�( 230 )

(23 1 )

v~nl6 aux enchères; qu'il ne leu,' est plus dù qu'une dif férence de 288 fI', 50 C, ;

l'ac helem a fait insérer dans le P etit P ,'ovençal du 11
avril dernier un a vis de ladite ven le mellan~ les créanciel's
du vendeur e n demeure de prod uire leurs creances dans
la huilaine, sous peine de déc héa nce; que pal' le Iait de
cetle insf.l'tion, l'acheteu r prenaill'obli gatLOn personnelle
de ne pas se dessaisir du prix pendan t le dé lai 8USindiqué;

Par ces motifs,
" en la( form e KaHan Malek 888
en son
't'on au jug~ment de défaut du 22 octobre 1 _ ; au
~~I;~sln:odinant ledit jll gemen ~, rédui t à 288 f,', DO c, le
mon;ant des condamnations y pl'Ononcées, avec plu s g,'ands

Le rrt'ibuna l

reCO l lt

Attendu que Buisson e t Allaix, créanciers de Mignoret,ont
produit leur réc lama~ion le 19 ; que ce m6me jonr l'achele ur s'éla it libéré en mains des creanciers premiers opposanls; qu'il excipe à l'encon tl'e de Buisson e~ Allaix de l'expiration du délai de huitaine et de la déchéance y aLlacbée;

dépens ,

nI&lt; 7 mai 1889. - P,'es" M. PALA IS, juge, DUDERNADpOUl' Ka rsenly, MAIlTIN pour Malek.
V~N'rE,

-

I?O"DS
" DE COMMERCE, -

IN SER T[QN.

-

P l"

MM.

H UITAINE

,

FHANC H E,

L'acheleur d'u n ( onds de comm,,'ce qu i (ail insérer tin
is dans un }'ou1'l1al avec invitation aux creancze1's drt
av
1 '1 '
end pm'
ven d eu r de se p 'r ésente't' dans la lut atne . pl'
. d ,
aela méme, l'obligation de ne pas se dessatst?' e son
p"ÙJJ pendant ae délai.
Ce de/ai de huitaille doit ét,'e entend" dans le sens d'ul1e

,

AUendu, con formément à la jurisprudence du Tribun a l
de céa ns, qu e le délai de huilaine doit ê ll'e enlendu dans le
sens d' une huitaine fra nche, c'est-à-dil'e non compris le
j('U1' de l'insertion;
Qn'en l'espèce, le 19 avril éta it encore un jour utile et
le der ni er de la h u ilaine; qu 'en se dessaisissant trop h:!tiveme n t du prix qu 'i l s'était engagé à déte nir huit jOlll'S,
soit huit jours francs, 'l' urcan a commis une faute engagean t sa responsabilité peroo nn elle ;

J

Att endu , toutefois, qu e Turcan ne sa urait être tenu de
payer aux demandeurs plu s que ces del'l1 iers n'auraient
tou ché s'ils avaient efIectiv emen~ par ticipé à la dislri bu tion
du prix, concurremment avec les créanciers déjà payés;

hui/aine franche.
En conséquence, l'ache/eH?' qui, dans ces ci1'constance~,
. paie son prix le huiHèrn.e iour 1 der:~ul'e 1'~8]'Jonsab e

en:verSte créancie1' qui ferait opposztzon ce JOUI' même
p ostérieuremelit au paiement (1) ,

Attendu que Mignoret fait défaut; que la demande est
justifiée à son encon tre ;

(BUISSON ET ALLAI X CONT RE MIGNOR ET ET 'l' UROAN).

Pal' ces motifs,

JUGEMENT .

Allendu que Mignoret a venflu à Turcan U~" fonds de
commerce, dit Cale du Cent,'e, a u Pont-de,Vlvaux; que
(1 ) Voy, Conf. ce rec, 1885 ,1. 141,

•

Le Tl'ibunal, slaluant pal' défaut à l'encontre de hligno l'et, le condamne ;\ payer à BuisEon et Allaix la somme de
392 fr, 05 c, montant des causes de la demande, avec inleréls de droit et dépens;

�( 232 )

( 233 )

,
tuant contrad ictoirement à l'encollEt de même sutte'tst;éclare que ce dernier sera tenu de
tre de Turc~", d,t e aix à la décharge de Mignoret, la
payer à BUIsson ,et Al! ~'il leur eùt payé si ces derniers
q
somme ou le dlVldende t ibution du prix faite par ledit
d
eussent concou,ru à la d's ~ignOret; en cas de difficulté
'J'ut'can aux creancIers e les parties pal' devant M' Ch,
'~l em ent renvo,e
dé
l
SUI' e l'et&gt;,
'
,t
' conèamne Turcan aux pens
Cauvet, arh,tl'e-rappOl eur,
en ce qni le concerne;
..
.
, ' 'de service , pO, lll' la s'gmficatlOll
Commet Cazals, hmsslel
du présent jugement au défendeur défa,llant,
Du 9 mai 1889, - Prés" M, PALAIS, juge, GUITTON pour Tureau,

(CHALON CONTRE DAVEIRO ET BECKER;
JUGEMENT,
Attendu que Chalou a cité conjointement devant le
Tribunal de céans Daveiro, sujet suisse, domicilié à
Zurich, et Becker, son représentant, domicilié à Marseille;
que Daveiro élève l'exception d'incompétence;
Attendu que Jes avantages accordés aux sujets Suisses pal'
les traités internationaux ~utre la Jl rance et la Suisse, consistent à écarter l'appl ication de l'article 14 du COde civi l,
mais ne sauraient donner à l'étranger d'autres fu'oits que
ceux dont au rait joui un citoyen fran çais en pareille circonstance; que, dans l'espèce, il s'agit d'un litige où Marsei lle est à la foi s le lieu où la promesse a été faite et la
marchandise liVl'ée ; que le Tribunal de céans est régulièrement compétent aux termes de l'article 420 du Code de
procédure civile;

P l" M,

. - TRAtTÉS INTERNAT IONAUX.
SUISSE.
_ ARTICLE 420 ou CODE DE PROCÉDURE,

COMPÉTENCE. -

Les avantages attribués al/x sI/jets suisses par les t",a;té~
iliternatio Hm.lx, en matière de compétence,. con$1,S en
seulement a, éca,'te,' l'application de l'a'l'i,cle 14 du
Code civil ,
'
t a 'tés la,'ssent subsister ,'elati'vemen! aux SuisM a,s
ces " ,
, t' 1 420
ses les ,'ègles de compétence ,'ésuUant de 1 ar te e
du Code de p,'océd",'e,
U: Suisse est donc à bon droit cité pa,' un F ,'ançais de'~ant le T,'ibunal civil du lieu où la promesse a été
faite et la mm'chandise li'v,'ée (1),

ve Com
(1) Voy. en sens contraire, 1': Tab le, dé cen ~ ale
.
5 \.péten
278.ce
n- 183 .. - 2- Table déce nnale , Ilnd. , n° 233. - Le 1 cc., 188 .
1

Par ces motifs,

•

Le Tribunal déboute Daveiro de son exception d'incom
pétence ; renvoie, pour les plaidoiries au fond, à l'audience
du 23 mai cou rant ; condamne Daveiro aux dépens de l'incident ;
Du 9 mai-1889, - Prés" M, PALAIS, juge, - P l" MM,
THIERRY pour Chalon , DE FERRE- LAGRANGE pour Daveiro ,

VENTE,_ COUT, FRET, ASSUnANCE ,- CAFÉS, -POIOS DÉTAlLLÉ ,
- USAGE ,

D'apr~8 l'u8age du Havre, dans un connaissement d e
cafés, le poids détaillé est indiqué par deux sacs,
IJ'ap"és l'usage de Mm'seille, il est indiqué sac par sac,

�(m)

( 235 )

Lo,'sq"',,n. veille de ca( és esl (aile ,. Jlfm'seiLle à lin
acheteur de 11la1'seille J'al' u.n ve1ideU1' d u. H aV1"e, avec
la condilion de poid détai llé, les l'm'lies sont censées
avo;,' vOl/lit t ,'aile .. selon les "sages de ].:[a,'seille ,

la vc n le a eu lieu ,
' que
ll'acl
eteUI' eL le veld
d'
"
l e ur Oll'en t
d onc êt re présumés a'lOIr
traIt é aux cond' t"
d
,
lIOns d'u5age
d e celle dernière place qu 1' et
s e peser sac par sac'
Qu e I"ache lp.llf n'était pas te
l
'
du Havre et n 'a pas été pré ' n~ (e connaitre les lisages
1 enu e la ddfél'ence qlli existait;

Le v8ndeut· manque donc d son obligation, s'il ne mentionne le pm'dB que pa?' deux sacs, alm's 1'néme que, la
veli te ayant élé (aile C01l1, (,.el, asslt,'ance, Ma,'seille, la
litn'aison aurait eu lieu au. lial.'1'e.
(NO VELLA CONT"E LEDOUX),

Que, dès lors, en adm ettant
.
ê tre regardée cam
qube la clau se pouls dé/aillé
me a scure ou aro b ' .,
,
contre le vendeur qu 'ell e doit ,. 1
Igue, c e,t
s III fI'pré ter;
Attend u , dès lors que Ledo
'
lions de vendem' '
ux n a pas rempli ses obliga-

p u iss~

,

JU GEM ENT.

Aliendu que l"opposilion de Ledoux envers le ju gement
de défaut du 9 mars 1888 est régulière en la larme et faite
en temps utile;
Au fond:
Attendu que par l"intermédiaire de son r eprésentant à
Marseille, Ledoux a vend u à Kove ll a 70 sacs café, coùt, fret

el assurance, Marseille, mais avec la condition expresse,
nonobstan t,d'expéù ier la ma l'chandise dans des sacs repliés
et de men liouner sur le connaissement le poids déta illé;
Attendu que la prem ière de ces conditions n 'a pas
été obsel"l'ée; que quant à la seconde, Ledoux a in dique le
détail ùu poids par deux sacs au lieli de l'indiquer sac par

sac, comme Novell a soutient qu'il aurait dû le faire;
Que Ledoux allègue qu'i l s'est conformé aux u sages du
Hal' re qui sont de laire le poids public des sacs de café,
deux sacs par deux sacs et non sac par sac, et que ce serait
à ces usages qll'il faudrait se référer, le Hav re étant le lieu
de la lin-aison et l'ac heteur n'ayant pas stipu lé le pesage
sac par sac, opération qui eùt ex igé de pluS gl'ands frais

que ceux d'usage;
Attendu que ce n'est pas au Havre, mais à Marseille que

Pal' ces motifs ,
Le Tribuna l admet en la forro l'
' ,
envers le ju gement de d ' f t d e oppOSItIOn de Ledoux
eau u 19 mars 1888'

se~~ ~:nf~'rme
co nOl'me le susd it jugement pOUl' ê:re
eL teneur;

exéculé

Avec plus g ra nds dépens.
d'J'Du
! 9 mai
P l 1889 ' - P,'é s., M, ARNAUD, ch , de la Lé"
hlM AIC R
,.
'
0'
, Ledoux,
"
'
A D pour hove ll ", lIonNDosTEL pour

LOUAGE
D'OUVRA• GE' .
,
D ASSU
Il ANCE
•

hl OUTunE A FAÇON . COM
P
1NCENDIE. 1
RISE. -

USAGE . MINOTIEIl

PRIME

RES-

PON SABLF..

D'après les usaoes
Il d e 1a P 1ace de Jlfa/'seille lep""" de la
mou
U1'e
à
j
'
.
"
t
açon comp1'end l1nplicitement
la pri/l1e
,
d assumnce d u. bLé confie aH 1J1 'ùlotie1'
Cel "soge "doit él 1'e entendu en ce sens 'que le minotie1'
d Incend'le,1 'é'pon d d'l1'eclemenl de la mal'chan-'
e" ca •'l'
d&gt;se a éga,'d d
lu.
' q'", la lui a confiée, q"els 9ue
e ce

�( 23; )

( 236 )

soiellt les "dards, difficultés, exceptions ou d échéances

Pal' ces motifs,

auxquels il peu.t lui-n~m.e se (,'ouve1' exposé vis-à- vis

de ses assll,'ell"s (1),
(GRASSET CONTRE

DEVIBUX

ET FERRAN D),

1e Tribuna
l, sans s'arrêter all X f'111S en su '
.
.
l'SIS prises
pal' Dev teux et Ferrand les cond
mo n tan t des m arch a ncÙses '1 e amne à payer il Grasset le
,
lIX confiées p ,
pour en operer la mouture
"
al ce dernier
dépens ;
, avec Il1tél'ets de droit et

J UGEMENT,

Attendu que Grasset a confié à Devieux et Ferra nd, minoliers, une certaine quantité de blé pour en opérer la

'b',
Commet M' Ch. Cauvet comme
l'eITet de liq uider les compte~ de
al !LI e-rapporteur, à
s pa l'Iles; dépens de ce chef
réservés,

mouture ; que la marchandise a péri dans un illcendie su rvenu au moulin ;

Dl&lt; 9 mai 1889. - P "es ·, M' PALAIS Juge
,
Pl
'
,"MM,
AICAnD pour Grasse t DE }' mnE 1

Attendu que le prix de la mouture, d'après les usages de
la place, comprend implicitement la prime d'assurance de
la marchandise confi ée au min otier; que cet usage doit
être entendu en ce sens qu e ce dernier est pe rsonnellement
responsable à l'égard du déposant des risques d'in cend ie;
que le déposant, qui n'a pas traité avec les assureurs, ne
saurail comir les ri,q ues des déchéances, fi ns de non-recevoil' et même de simpl es atermoiements que ceux" ci peu"
vent opposer à la demande de leur assuré; qu'en l'espèce,
il importe peu qu e le sinis tre dont s'agit n'ait pas encore
été réglé pal' les assu reurs et que le règlement soit tenu en
suspens par des diffi cu ltés et des procès en cours; que
Devieux et Fen aod n'en doiven t pas moins le rembourse ment imm éd iat d'une marchandise dont i ls ont pris charge,
sauf leur recou", contre leurs ass ureurs',
Attendu, toutefois, qu'il ex iste une contestation SUI' le
montant de la somme a rembou rser ; qu'il y a lieu de l'en"
vo yer les parties devant un arbitre"rappor te ur , pour le
règ lement de leurs comptes ;

( 1) Voy. ce rec. 1881. l, 118 et 216.

l'err'and,

"

FIN DE

-

NON-RECEVOIR .

AGRANGE

-

pour Dev ieux et

D~FIC
' I T.

La fi" de non-"ecevoir des m'ticles 435 el 436 d C
de comme1'ce, pOU1' le cas d'ava1' "
u o~e
Iransp01'tée n'e 1
.
'es a la marchandISe
, s pas appltcable al&lt; cas de déficit ( 1).
(CAPITA INE H ourA N CON TR E SIMON).

JUGEMENT.
Attendu que le na "
1.
seille fi
v~ l e ang",s Ele"Doit est arrivé il Martian d' vee une quanti té de balles d'arachides il la destinau sieur FranCOIS Simon ,'

.

cu~~e ;~te quantité énoncée au connaissement, sans au05 328 b erve, quant à l'exactitude du nèmbl'e était de

... ,

alles;

,

(1) VOl'. Con f. ce l'ec 1887 J 38
un arrê t de cassa tion
13' ié~ . 1 144 et 2'23.- ~n Sf' ns contraire,
volume. 2- parti e, p. 123 .
ner 1889, rapporte dans le present

du

�( 239 )

( 238 )
, S' mon ava it donc droit d'exige l' que ce nom-

Que Françols )

' ,. .
bre lui fùt intégra lement III ré ,

Anendu qu'il ressort des documents de la cause que 292
sacs n'ont pas é té livrés au conslgnatall'e ,
Qlle SUl' la réclamation 4 u'il laiL à ra ison Cd~ c~ man'.
io n de. articles 1.35 et 436 d u a e e comt d~ protestation dans les vi ngt-q uatl'e
qua nt, 1exce P\
m m'ce, pou r d é au
"
ée '
,
heures et de citation dans le mOIS, l UI est a ppas ,
Attendu qU "1
I ya l'!e U de reJ' eter cette exception en drOi t
etenlait;
"
A
d ' e n ne livrant pas la ma rchandise par lUI l'elle? u àqud ,
les 29~ ba ll es arachides dont s'agit, le
cue c est- - 1I'e
't t'
~ap;taine s'est placé" quant à _cell~s - c~, gan~a~:~eSI4~~ '~~
exceptionnell e et qm sort de. tel me. e
Code de commerce;
Ou'il faut d'après cet arti cle, pOlir qu'il y ait protesta-

tio~, que la 'marchand LSe soit l'eçll~ eL(~n' t! y ait ~ommage

à la marchandise c'est,à-dire dimlllution desa ,aleur par
, 'd 11 cap''t am
' e', que c'est
la CauLe présumee
. pour ce cas de
l'écept ion de la marchandise endo:nma gee, sans protes tation da ns les vin gt-quatre heures, que ln déc héance de
l'arlicle .35 est éd ictée;
Mais qu'i l ne samait 01.'e admis qu e l e ca pi taine: qu i ne
représente pas la marchandise qUI lm a ,été confiée,
par conséquent, en doit la valeur toute entlere" comme ,s 1
en é tai t devenu lui-même l'acheteur, pUIsse 11lvoquel la
prescription du dit arti cle;

qU,';

Qne c'est donn er audit article un sens forcé que de c.o nsidérer comme rec ll e un e m a rchandise do nt la r éceptIOn:
au contraire, n'a j;lmais pu se faire, el com~e .aya~lt sub~
c'est-Il-dire une sim ple dlmlllutlOn d
Un do mD1 a~e
,
valeur, uneo marchandise
do nt la valeur to ute en t"1èl' e est
disparue ;

Qu'imposer au commerce, dans ce cas, l'obligation de se
confol'mer à des pre~criptions Il accomplir dans un si
bref ùé lai , ce serait l'exposer à des pert es certaines ou Il
des fra is répé tés; qne, sans dOllte, si te ll e était clairement
la lo i, e ll e devrait être obéie; mais que, le cas prév u par
l'article 435 précité, n'é tant pas celui de la non r éception
de la marcbandise, il n 'y a , pour ce dern ier cas, aucun
dé lai Il obsel'ver rigoureu se ment;
Attendu ,en fait,d 'ai lleurs,qu'il est constant CJue François
Simon a r éclamé sa m a r ch a ndise non livrée Ou à défaut son
montan t ; qu'i l est certain et in contestable qu'entre Illi
et le capitaine, so it le manda taire représentant les intérêts
de ce dernie r , il y a e u des pou l'pad ers qui ont abou ti à
cette sitnatioll d 'établir la lacture des 292 balles non reçues et de ne faire verser pal' Franço is Simon Il valoir Sur
sur le fret qu'un e fraction e t non l'intégralité immédi ate, la
fraction laissée en ses mains contreba lançant, i peu prè3 et
sallf règlement, la va leul' des 292 balles;
Que cette s ituati on, ainsi prise et qui in dique suffisam ment qu 'un acco rd est, inter venu réellem ent, n 'a pu demeurer in con nue et étrangère au capitaine et que, dès
101's, la compensation prévu e et consenti e de fait à Fran çois
Simon, doit sorlir son effet;
Par ces motifs,
Le 'l'I'ibunal, au bénéfice de l'ollt'e que fait Fran çois Si.
mon de la somme de 489 fI', pour solde de fret, com pen sation faite du p r ix des 292 balles a rac h ides dont s'agit,
débo ut e le capitaine et les armate ul'S du navire E len[joil
de leurs fins e t conclusions et les condamne aux dépens,

Du 9 mai 1889, - P rés" M, A"NAUD, ch, de la Lég,
d'ij , - Pl" lli\! , NRGR ETTI pour le capitaine , Sr.NÈS pour
Simon,

�( 240 )

COMMlSSIONNA IRE DE TRANSPORTS.
DOUANB. _
TRANSl1'. -

-

RtCL/\ MATLON 'l'ARDlVE. -

AVANCE

DE

DROITS DE

COMM ISSIONNAIRE DE

RÉEXP~DI TION,

L e commissionnaù'e de t,·anspo1·t commet 'Une faute s'il
ne ,'éclame pas au desti'n ataire, au 1n?1nent de la li'v'r aison, le montant des d1'oits de douane qu'il a avancés,
ou si tout au. moius il 11e l'ave1,tit pas du paiement

qu'il aura li en (aÏ1'e.
Sidone le destinataire estuncommissionnai1'e de transit,
qui se soil dessaisi des colis en les "éexpédia&gt;lt lui·méme
au destinatait'e vé1'itable, le comm.issionnai1'e de t1'ansports est non 'recevable d Zlti 1'éclanu1', uUérieu1'ement
et ap"èsla réexpédition, le montant des d"oits qu'il a
avancés.
(CHEMIN DE FER P. -L . - hl.

CONTRE PRÉeAZ E T C') .

( 24! )
de do uane qu'ell e a d" paye' . 1 1 D
(Ain), ne les a pas exiaés des :1'e'u • ap °é Iuane de Bellegarde
o
15 r azetC. ·
Que si ces derniers avaient été .
d
'
d'
'1
mis en emeure de
ces l'Olt S, 1 S auraient en à VOil' s)ill em.
,
.
payer
une semblable avance ou de re(
'I
c~n\enattde faiT'e
usel es colis'
Qu 'ils n'étaient pas tell us en elIe' '.. .'
'd't
d
" , VIS ,1-VIS de le .
pe 1 eur, e remplir un mandat ui le
.'"
u.t e.xen débours au delà de ce q "1 q
s eût aillSI constitués
de nt;
II 1 S auraient pu estimer pl'UQue la Compagnie du Chemin de fel'
pas alors le montant des droits
' ,en. ne réclamant
Il. Prélaz et C' a
.
. dont s agit aux sieurs
. ' com nns une Imprudence dont 1
quen ce seraIt d'exposer E. Prélaz et C• .\ rd .
~ conséces droits, la marchandise qui aurait
I~
eux-mèmes
té
n'existant plus en leurs mains',
eur garantie

P:

Pal' ces motifs,

~~ ? ' l'ibunal déboute la ~omp~gnie du Chemin de fer

p

. C. · M. de sa demande à 1 encontre des sielll's E Prélaz

J UGEMENT.

et

Attendu que la Compagnie du chemin de fer P.-L .-M .
réclame aux sieu ro E. Prélaz et C' 325 (1' . 43 c., montant des
droil~ de douane par elle avancés su r diverses expéditions
faites par le sieur Roos de Chaumetz, de colis contenant
des ohjets de bonneterie, à l'adresse des sieurs E. Prélaz
et C' ;
ALlendu que ceux- ci, n 'agissant que comme commissionnaires de transit, ont faiL , à lellr loul', parvenir ces
marchandises aux véritables uestinatail'es,Îen Algérie, de
ces marchandises;

.

Qu'au moment oi! E. Prélaz et C' les ont reeues , la Compagnie de chemin de (el' P.-L.-lJ., qui n'avait pas encore
ell mains le, documents établissant l'avance de ces droits

et la condamne aux dépens .

D it 14
Lé~ . d'J-j

.

P'é
, s., 1M. AR NAIJD, ch. de la
o.'
PI., MM . AlcAno POlll' le Chemin de (e'
LEG I\E pour Prélat et C' .
"

mai
1889 ~
.

I

COMPÉ1 ENC E.

-

A SSU R.\NCE MUTUEL LE. -

MISSION A ARDITRES . -

CLAUSI!: DE

sou-

I NTEnpn~1'ATroN

L~ clause des statuts d 'une Compagnie d 'assuraI/ce mu uelliJ portant que toutes les contestations relatives au.
contl'at
d'ass ll1 'a nce seront souml,'ses à arbitres ne peut
,
8 enfend,'e ql e d t ·
' de la
.
l
es COll estahons que le 8iflnataire
ld)~ltce P0lt1','a avoi?' avec la Compagl/l,'e ell sa qualité
asslt1'é .

1" P. -

1889.

16

�( 212 )
, ' "te"dre de celles glti peuvent nait,'e de
Elle ri e saul'att
s e b d la Sociélé ) s~écialemcnl
de
l lé de tneHl ,'e e
Jsa qua t
é contl'e lui Cil paiement de sa part
la demande (or'" el
'isb'es ayant ( l'appé les altl,'es
con trlbl4-twe d a ns

es SUl

aS8tt,~és .

(&lt;&lt; PROVIDENCE MARITtM Eli CONTRE M,\UROIS),
JUGEMENT,

1 [' 'da lem de la Compagnie d'asslll'ances
Allendu que e Iq ~d"
lifari lime réc lame à Maurois,
mutuelles la P rov, ence
"03 f ._
, SOCI'élé , la' somme de 1 ,1_ l', IJh c"
embre de lad Ite
ID
1 t de sa part co ntri bu ti ve dans les sinistres et C, ar:~~:tincombant en sa quali lé; qlle Maurois sou lèye 1ex·
ceplion d'incompétence;
" 1 excipe à cet effet d'uue clause de, slatuls
Alle!: d u qu I .
,
,
l'
llrat
t les les contestai ions re atn'es au COi ,
X?:~:::a;c:ese~~nt soumIses à trois arbitres; ~,ais atler.du
u'il 'a lieu de distinguer dans le défendelll ~llle dou,ble
q [, ~é ' l' celle d'associé; 2' celle de membre dune soclelé
d~s~r;nces ' qn'en sa première qualilé,il serail fonde à se
prévaloir de la clause cl-dessus, s'il s'agissait d'une conte~;
tation relative à une assul'ance fai le pour, son co m pt~ : Ite'.
son profit telle que le paiemellt de la pl'l me ou le '~~
ment d'u ~ si nistre' qll'en sa seconde qualilé, celle ads,
. est ac l"
e
socié à raison de laquell
e 11
IOn ne en rérrlemenL
0, , 1
com~le, il ren tre dans le droH comm un et reste soumis i\ a
juridiction des Tribunaux ol'dlllalreS ;
,
Attendu que l'affaire est en état de recevoir uue sOlut~o~;
qu'il ya lieu de statuer au fond, faute pal' le défeudeu, e
concl ure et plaider;
Par ces molifs,
, 1are compétel)t et condamne Maurois
Le Tribl1nal se dec
aux dépens de l'incident;

( 243 )
Et de même suite, statuant il l'encolltre de Ma urois, fa ute
pal' ce dernier de conclure ct plaider au Cond, le condamne
il payer li Grangier, és-qualités, la somme de 1,723 fr ,
75 c" mo ntant des causes de la demand e, so us les réserves
'énon cées dans les couclnsio ns dndit Grangier ; avec intérôts ùe droi t et dépens de ce chef ,
D u 23 mai 18 89 , - P ,'és, , M, ARNA UD, ch, de la Lég .
d'H, - P I ., MM. DUDEII NA D po ur la Compagnie, AUTRAN
pour Maurois,

SOCI É'fB ANONYME. -

D IRE CTEUR. -

ANC IEN FAIL LI.

Si le mandat fini t par la déconfiill1'e dit mandalaire, ce
n'est qu'autant qu'elle est SU1've nue pendant le COU 1'$ d u
nwndat, et non 100'squ'elle existait ava nt Son COmmen cemen t .

Spécialemeni, le ( ait que le dù 'ecteut' d '''''e S oci été ano ny me a été déclaré en ( aillile anlérie",'ement à sa no mination, ne saut'ait sulfi1'e POU?' (ai1'e p?'OnOnCel' sa
r évocation SW' La d em.al1de d'un 01'oup e d'actionnair es ,

el en deho,'s de t ou te délibérati on de l'assemblée géné"ale,

(BoURR E ET AUTRES CONTHE GA NDIÉ ET AUTRES) ,
J UGEMENT.

Altendu que R, .. est le dit'ectel1l' statntai re de la Société anonyme la B anque provençale; qu 'un petit gl'Ou pe
d'actionnaires de ladite Société ont cité les membres du
consei l d'administration pou r entendre dire et ordonner
ql1e n,., sera l'évoqué et remplacé dans ses COllclions, par
les motifs que ledit n." au rait été déclaré en état de Caillite pal' jl1gement du 'l'rib una l de céans, en date du 3 no-

�( 245 )

( 244 )
vembre 1868) ef.o'qu'il serait par suite, incapable et indigne
d'exercer lesdites fonctions;
Attendu que si regrettable que soit le lai~ qu'lm lailli
' l' é 't été préposé à la directIOn d uue SocIété,
nOll ré ha b1 It al
.
d' d
il ne s'agit néanmoins que d'une questIOn or re. pure.
. , qUI. écllappe il la compétence du .Trlbunal
ment lùténem
.
. que de l'assemblée générale des actlOnnaLres
et ne ressortit
dùment convoqu ée, S'I'I y "a lieu' que les demandeurs
.. ne.
. t se prévaloir de l'arlicle 2003 du . Code , CLVJi,
qm
saUl'men
,
. 1
d 1 déconfiture du mandataire SUl\ enan. en
prévolt e caS de t aet non comme dans l'espèce, d'une décours de nlan a "
J
confiture de beaucoup antérieure à ce mandat;
au failli
Atien d u q ue l 'élat de faillite n'enlève pasd
l"
.é
accepter ou exercer un man at sa ane
la capaClt ponr
. ' l' (f ,
.
R est le mandataire de ses coaSSOCiés" e e.
w=,qu
...
1
'ès
de Nérer 1a SOCI'éte la Banqu e l,,'ovençale ; que es aSSOCLd
sont., sen ls 'juges de l'opportunité on de la convenance e
maintenir on de révoquer ce maLldat ;
&lt;

)

1

Par ces motifs,
Le 'l'ribunal déboute Bourre et consorts de leur demande
et les condamne aux dépens.
Du 27 mai 1889 . .:..- P,'és. , M, AnNAuo, ch, de la Lég.
d'Ho - Pl ., MM. CAn pOUL' Bourre et autres, GALLLAN pour
Gandié et antres .

TS
COMMI SSIONNAIRE DE TRANspon
lILENT.

-

FAUX. -

MAnITIMES . - . CONNA1SSEApPOSITION DU BO:-f A DELIVRErl. -

IRRESPON SABlLITÉ .

La Compagnie ae t,'anspo"IS ma7'itimes qui, li l'm'rivée ,
.
t pluS
appose le bon ci déliv1'e1~ $1.0' ttH conna'lssemen
ta'r d ,'econnu (aux , ne se 't'end p as) pal' cela, ,~esp~ns~·

ble du monla,,1 de la ma"chandise qui y est wd,quee.

Le pm'teur de bonne (ai qui a lait de·9 avances sur ce
connaissement, ne sau1'ait a1'Bue,- cont,'e la Compagnie
de ce q"e l'apposition de ce bon à délivre,' l'aurait em-

péché de ,'econnaît"e le (aux assez t6t po",' (a;,'e a,'réle,' le (aussa;"e.
(DANQUE DES , ;VAllRANTS CONTRE MESSAGERIES MAllLTIMES).
JUGEMENT.
Attendu que, le 5 mars 1889, la Banque marseillaise des
Warrants a fait à un sieur 80ubeyran une ayance de
0,600 Il'. SUl' un conn aissement à 40 fùts alcool par vapeur
Guadalquivir, des Messageries Maritimes; que, le 13 mars,
à l'arrivée dudit vapeur, elle a présenté le connaissement à
la Compagnie des Messageries qui l'a timbré du bon à déliv,'el' ;

Attendu qu'u ltérieurement il a été reconnu que la marchandise n'existait pas à bord; que le connaissement était
l'œuvre d'un faussaire, !e sieur Soubeyran, qui disparaissa it de Marsei lle le 14 mars;
Attend u qu e, dans ces conditions, la Société demanderesse se prétendrait fondée à rendre la Compagnie des
Messageries responsable de l'escroquerie dont elle a été
victime; qu'elle soutient, à cet eiTet, que ladite Compagnie des Messageries, en mettant Sur le faux connaissement
le bon a déliv,'er, anrait donné à celle pièce une sorte
d'authenticité et de validité; qu'elle l'aurait ainsi empêchée,
en endo rmant sa vigilance, de reconnaitre immédiatement
le faux et de prendre d'urgence les mes mes nécessaires que
commanda ient les circonstanr,es; qu'elle serait, pal' suite,
devenue l' une des éa uses indirectes de la perle de 5,600 lr.;
Attendu que l'in scription dn bon li déli",'e,' sm le connaissement n'es t qu'une simple formalité de bureau, mais
ne constitue nullement la reconnaissance définitive de

�(

2~6

)

( 247 )

J'exi-tence de la mal'f'handioe à bord, qn'jl ne saurait découler de ce seul fait aucune responsabili té pour la Compa.
t;nle des ~es.'!3geries lIaritime ; que la Société demanderesse, victime d'une escroquerie, ne peut être fondée à en
faire supporter les conséquences à une tierce· personne I]UI
y est absolument étrangère; que si, dans respèce, une
faute lom-de a été commise, c'est bien par la Banque marseillaisedes ,,'arrants qui a consenti trop légèrement un
prêt important sur un document dont elle de,-ait mieu!
vérifier J'authenticité, et fi une pers9nne qu'elle ne connaissait pas suffisamment;
Par ces motifs,
Le Tribunal déboute la Banque marseillaise des War·
rants de sa deman&lt;1e et la condamne aux dépeD5.

Du 28 mai 1889. - P,·és ., ~. AR".'CO, ch. de la
Lés. d'H.- P l., ~DI. AIC.'RD pour la Banflue des Warrants,
TALO'; pour les Messageries.

VENTE . -

LIYRAISON GARE OU WAGON, -

OFFRE

DANS LES DOCKS.

Le vendeu.r d'une 1J1a1'chandise liv)'able en [Jal'e ou wa gon Marseille, ne peul l'ofli-i,' cl son ache/eu,- dans les
Docks.

L'existence d'une voie (.,Tée desservant les en 1&gt; epMs des
Doc/,s de klarseille el compOl'!ant la cù-cu/alion de
wagons de la Compagnie P.-L,·J,!. , ne saUl-ail suffire
pour faire considérer les Docks comme un prolo,,{}ement de /a gal-e,

•

(JOURDAN DE GALLICE CONTRE MAYBT MARY),
JI 'GEMENT.

Attendu que le sieur Jourdan de Gallice a verbalement
vendu 5,.000 kIlos env]('on bois de buis, so it 2,000 kilos envIron bOlS de bms de Perse et 3,000 kilos env iron bois de
bu .s du Levant, à des conditions déterminées',
Attend u que ces bois etaient livrables en gare ou wagon
MuseIl le ;
Attendu que le sieur Jourdan de Gallice a prétendu qu'il
avaIt le dro.t de mettre ces bois à la disposition de son
acheteur dans les Docks de Marseille où ils étaient déposés, et a sommé Mayet Mary de venir en prendre livraison',
Attendu qu'il ne saurait y avoi r doute sur l'interprétation
à donner à ces mots gare Olt wagon ilIaJ'seille; que les
Docks nesauralent êt.-e assimilés à la gare ou à une de ses
annexes; qu'i ls constituent une administJ'ation distincte et
que r existeuce d'une voie fel'l'ée, desservant ~es entrepôts
et comportan t la circulation de wagons appartenant à la
Compagllle d u chemin de fer,ne peut êt .'e considérée comme
la gare ou soit son prolongement;

Attendu que le refus de prendre livraison aux Docks
était donc fonde, mais que le seul droit, à cet te heure, pOUl'
Mayet ~Iary, est d'exiger que les bois dont s'agit so ient
transportés en gare par les soins de Jourdan de Gallice pour
y être soumis à son ag.-ement, soit Sl1l' quai, soit SUI'
wagon;
Par ces motifs,
Le T.'ibunal dit et ordonne que les bois dont s'agit, seront transportés ell gare de hlm'seille pal' les soins du sieur
Jourdan de Gallice pour y être soum is à l'agrément du

�( 248 )

( 249 )

sieur ~[al'et Mary, sous toutes réserves de loutes actions et
exceptions et notamment sous réserves de l'expel'tiseà demander au moment olt tes bois seront olfel'ts; condamne
Jourdan de Gallice aux dépens ,

que ces trQi~ instances sont pendantes devant le Tri bunal
de céans;

Du 6juin 1889, - P,'és" M, PALAIS, juge, - Pl" MM.
pour JOUl'dan de Gallice, Féliy LAUGIER pOUl'
Mayet Mary.

BLANCHARD

COMPÉTENCE .

-

Clu\USE.

-

TRIBUNAL DESWNÉ. -

ATTRtnUTION

DU

LIT IGE A UN

l NsTANCE EN GARANTIE.

La clause du connaissement d'une compagn'l'e de transports, aux {el'mes de laquelle lOufe contestatt'on rl1'ai-

son du t,'allspOl't doit éi1'e pOl'tée devant un T",'bunat
désigné, ne peut 1'é!Ji1' que le ca..; d'une instance princi-

pale,
Elle ne saurait él1'e cons,:dé"ée comme dé,'ogeallt à la ,'egle de l'adicle 181 du Code de p,'océdu,'e qui dispose ,
pOU1' le cas d'instance en garantie, que le [Ja1'ant est tenu.
de 1','océde" devant le T ,'ibunaloù la demande Ol'igiHaù'e est pendante.
( PEnIER CONTRE MOURA1LLE FRÈHES, SOCIÊT1:; NAVAL8
3

DE L QUESl' ET CHEMINS DE

Frm

PORTUGAIS).

JUGE-lIENT.

Attendu que Perier, négociant à Paris, a cité pal' devant,
le Tribun al de céans hloLlrailie frères, commissionnaires de
tran~it à Marseille, en paiement d'une som::ne de ;:;0 ft'.,
montant d'une rai sse liqueur à eux ronflée pour en faire
opél'er le transport; que Mouraille frères ont appelé en
garantie la Société navale de l'Ouest, laqu ell e a cité, i\ son
tour, la Compagnie royale des Chemins de fer portugais;

. Attc~du que, la Sociélé ,navalc de l'Ouest sou lèvc l'exceptIOn d lllcompetence; qu ell e excipe à cet cffet d'une clause
de son connaissement aux lel'mes de laquelle loute Contestation , il raison Ju Iransport, est expressément déférce
au Trib unal de commerce du Havre, il l'exclusion de tous
aU~l'es

;

Attendu que la Société navale de l'Ouest est citée devant
le Tribunal de céans pal' application de l'al'ticle 18 1 ùu
Code de procédure civile, aux term es duquel le garant est
ten ll de procédel' devant le Tl'ibunal Où la demande ori"i.
d
0
nall'e est ~en . ante; que cette exception au principe général
posé pal' 1 artICle ~9 du même Code, peut être considérée,
en quelçu e sorte, comme une disposition d'ordre public
destll1ée à assurer une prompte et bonne admi nistration de
la justice en sou metlant, en même temps, au mème Tribunall'appréciation de demandes étroitement connexes;
qu e, sans rechercher si l'application n'en pOHn'ait être
écartée pal' une convention form elle des parties à cet égard,
Ill' a iteu de considérer, dans l'espèce, que la Société ne
se pl'évaut que d'une formule générale du con naissem~nL n.e v isa ~t pas specialement le cas dants'agit, t't qu'en
fatt ladite Soclélé a reconnu la compétence du Tribunal de
céaus, puisqu'elle y procède elle-m ême PU y appelant un
garant en cause;
Pal' ces motifs,
Le Tribunal, staluant SUl' l'exception, se déclare COOl·
pétent; l'envoie, pour les plaidoiries au fond," l'audi ence
du 18 juin courant et condamne la Société navale de l'Ouest
aux dépens de l'incident.

Dit 11 j"in 1889. - P,'és., /J. ARNAUD, ch . de la Lég .
d'li. - Pl ., MM . .JOURDAN pour Perier, SENl&lt;S, COUVE pour
les autres parties en cause.

�( 25 1 )

( 250 )

(MOTTES CONTRE LA "NAT ION»

AssunANCE TERRESTRE. -

CHOMAGB.
FAinE. -

-

CLAUSE

IlISQUE n' INCENDI E. -

PARTI CU LIÈRE.

PRESCRIPTION DE

-

SI X M'OI S. -

J.

JUG EMENT.

HI SQUE DE

D ÉC LARATION A
DOMMAGES RÉGLts

.\ L' AMIABLE.

Le ,'isque du ch6mage, )lOUI' une inclustrie, est diffé,'en'
du ,·isq1..te d'incendie.
En cOllséquence, au cas ou. une p olice d'aS8tt1'anCe C011b'e

l'i1lcelld ie l'ell (el'me une clause d'aJJ1'ès laqu elle l'aSSIt1'/l
qui a contracté une coassu,'ance avec une autre compagnie, est dechu de fout droit en cas de sinist1'e s'il ~t'a
pas ( a?c connaÎ/1'e cette coassu.rance pal' sa déc.la-ratt.0 1l
si elle est BOliSC1"ile avant, ou pat' un avenant 81. elle est
souscrite ap1'ès, - illl'en ",.ésulte nullement POU?' l'assu1'é
l'obligation de la;,'e pareille déclamtion à raison d'une
ass!"'ance cont,'e le ch6ntage (1),
J

L a clause d'une police d'aSSU1'ance contre l'incendie déclm'an t to ule action en. paie/1tent des dommages, p1'CSc7'lle ap1'es six 1nois, à compte1' :du, sin'istl'e Olt des de1'niin'es pOIt1'Sl/?tes , n'est pas applicable au cas ot~ des
expel'ts nommés à l'amiable, eH veJ'lLG d'une aul1'e

clause, ont ""glé le chiffl'e cles dommages et où ce chi(f". a été accepté pm' les deux )ladies.
Il y a dans ce (ai t "". ,'ecO/maissance de la dette de la
part de l'assureu1', gui empéclte cette p,~esC1~1ptlOll d.e

Attendu que, suivant police en date du 20 juin t 880, le
sieul' MoLtes a contracté avec la Compagnie la NaNan une
assurance cont,l'e l'incendie pOUl' une dUl'ée de dix ans;
AlLend u qu e le 13 juillet dernier un incendie s'est produit dans le local assuré; que le 23 dlldit mois, un comp,'omis a été dressé pour con st itu er une expet'tise; qu'à la
suite de ce compl'omis, les experts ont pl'Océdé à leU!' mandat et flxé d'un commun accord l'indemnité due au sinistré
à la somme de 4,990 II'. ;
Attendu que la Co:n pagn ie la Nation s'eslrelusée à payer
cette indemnité snI' le doubl e motif:
l' Oue l'assnré avait contl'acté une coa%nrance avec une
auLl'e Compagnie sans l'en p"é\'enir par un avenant;
2' Oue l'assuré n'avait pas intente so n action dans le
déla i de six mois prévu pal' la police;

SUI' le premiel' ch el :

Allendu qu'il est élabli que le 5 juillet 1880 le sieu r
Mottes a, en efl'et, contract6 une assl1l'an ce avec la Campa ·
gnie la Fo ncière; qu'il n'a pas lait tenir à la Compagnie
la Nation un avenant pour lui laire connailre celle co assurance;

cow'ir, alors méme que le défaut de pm,ement aurait
obligé Cass",'é à intente l' "ne action en f ustice a)ll'és
l'expù'ation des six mois,

Attendu qu'aux termes de l'a..ticle l2 de la police, ras su ré n'a droit à aucnu e indemnite, en cas de sin istre, s'il
n'a pas lait con naître GeUe coassurance par ~a déclaration,
sicll e est ~o u scri t ~ avant, ou un avenant, si ell e est souscrite a près;

(1) VOl'. CP roc. 1887. 2, 196. -1 888. 2. 155.

Attendu que l'assura nce conlrac tée par Maties avec la
FOllciere a été souscrite exclusivement pour le chômage;
que cetle assurance n'a donc pas port é SUI' d e~ objets déjà

�( 252 )

( 253 )

assurés par la Nation; qu 'i l n 'y a pas été compris non
plus des objets autres que ceux sur lesqnels portait l'assurance de la Naiion et faisant par tlC du m ême rIsque;

sance de sa part du bien fondé des évalu ations faites pal'
les experts, so n défaut de protestation au moment où elle
a connu les conclus ions de cette experlise, e t le sil ence
qu'eIle n'a cessé de garder depuis;

Attendu que l'assu rance sonscrite avec la Compagnie la

F oncù)". n'a compris exclu sivement que la perte qui résulterait pour le sieur Mottes d'lIO chô mage qui pounait résu lter pOUl' lui d' un incendie dans les locaux où il exerçaiL sa profession (le tailleur; que le risque a insiassnré est
donc compl ètement étranger a llx risques compl'ls dans la
police de la N ation et ne saurait donner lieu à l'application
de l'article 12 dont la Compagnie défenderesse se prévau t ;
SUl' le second chef :
Attendu qu'aux termes de l'article 25 de la police, tou te
actiou en paieme'lt des dommages est prescri te après six
mois à compter du jour du sinistre ou des dernièt'es pO\\\'-

suites;
Attendu que l'incendie étant survenu le 13 juill et 1888 et
l'assignation n'ayant été donnée que le 12 mars suivant, la
Compagnie demande l'application de la prescription édictée
dans cet article;
Attendu Clu'aux termes de la police, les dom mages peuvent ê tre réglés de gré à gré, 0 1\ évalu és après exper tise
contradictoire par des experts choisis pal' les parti es; que
ces experts a insi amia blement choisis peu vent, s'ils n e ~ont
pas d'accord, s'adjoindre un tiers- expert ;
Attendu qu'il a été procédé regulièl'ement à l'évaluation
des dommages pal' des experts choisis pal' les parties ;
qu'aucun désaccord ne s'étant produit en tre eux, il n'a pas
été procédé à la nomination d'u n tiers-expert;
Attendu que Mottes a accepté l'évaluation des experts;
que la Compagnie la Nation n'a é levé de son côté aucune
contestation ; qu'elle n'en élève pas d'avantage à la barre;
qu' il ya donc. lie u de considérer comme une reconnals-

Attendu qu e ce règlement a insi opéré pal' les experts,
accepté pal' le si nis tré, et non contl'edit pal' la Compa gni~
la Nation, doit êt re considél'é pat'le Tri bunal comme e taut
de la part de lad ite Compagnie la reconnaissa nce formell e
d'une de tle dont ell e devait s'acquitter immédiate ment, obligation qtl'elle a urait l'emplie depuis longtemps,
si les fonds qu 'elle avait ainsi à vCI'Sel' n'avaient pas été
l'objet de saisies-arrêts de la part des créanciers dtl sieur
Mottes;
Attend u que le sieur Nottes, en l'état de l'expertise et de
la décision des experts, n'avait p lus aUCUU6 action à intenter à la Compagnie; que la clause cie la police, stipulant
que les dommages, s' ils n'étaient réglés de gré à gré, s(:raient évalués par de ux experts, n'ayant la faculté de s'adjoindre u n tiers-expert qu'en cas de désaccord, doit ètre
cons idérée comme constituant une véritable clause compromissoire, les experts ains i choisis ayant, en fait, des

pouvoirs d'arbitres;
Ql1'on ne peut donc considérer cette nomination d'experts et l'expertise qui s'en est su i vie, comme une simple
démarche pour ar river au règ lement amiable du sinistre
et dont j'effet ne pouvait avoir pOtt l' conséquence d'éviter la
prescription prév ue pal' l'article 25 de la police;
Qu'au surpltls, cet article ne lait pas une obligation à
l'asstlré d'intenter u ne action dans les six mois du sinistre
pour le paiement des dommages réglés déUnitil'ement pal'
\lue experlise ayant le cal'aclèl'e d'un l'él'itablc arbitrage;
Attendu gue ceUe clause, dans les contrats d'assUl'ance,
s'explique pal' les difficultés que pourl'aient éprouver les

Compagnies d'assu1'ances

pOUl'

le l't&gt;glement de leurs si nis-

�( 255 )

( 25'. )
t,'es, si pendant une durée de temps indé termioée elles
élaient SO Uô le coup de réclamations de la part de leurs
assurés en é\'alualion dn sinistre; que des difficultés souvent insurmontables ne manqu eraient pas de se produire
si le règlement des siuist,'es n'était pas provoqué dans un
délai assez rapproché de la date de leu r prod uction; que
c'est pour pare,' il celle situation que les Compagn ies
tl'assurances on t inséré dans letU's poli ces cette clause de
déchéance ; mais q u'il ne saurait ètre fait appli cation ae
celle clause lorsq ue, comme dans l'espèce, les dommages
ont été ,Iénnil i vement régIes pal' un corn promis a yant la

MARCHANDISE . -

Le capitaine
nOn payé de 80n (l'el pa 1' 1e conSt!lnatat1'e
.
.
•
e/ ' q'" ne l1'o'tVe pas'
dans
le
"','od
./
d
l
'
r
tn e a mœrchand ISe, suffisance pou/' se }Jayel'' a t'ecoU?'s pOUl' le
so Id e contre le chal'[Je",' • (Ad • 30r.&lt;.1 C , com .)
Mais
ce. "ecou,'s
doil (Jt/'e borné aIL ( 1,e,
f
.
'ét d
.
e/ ne sau1'atf
8, ~ en ,l'e a la cont1'ibution due pa?' la lnaJ'chand'.
.
t.se Cl
l avarIe commune .

même force qu'un jugement at'bitl'al ;

Le capitaine
n'a, à ,'aisoll de cetie co n / 1,'b
.
z. u l'tOn qu , une
aC{lOn réelle su?' la H'l,a1'chandise.
J

Attendu qne les démarches faites pal' rassuré pour arri ver à la constitutio n de ce l arbitrage doivent être considérees COillme uue véritable aotion ;
Qu'il y a donc lieu de rejeter les exceptions dont se prévaut la Compagnie défenderesse;

(CAPITAI NE RO'IDAS CO~TRE SOCl~TÉ DE S CIM ENTS
DU CLODE).
,

,

J UGEMENT.

Par ces motUs,
Le Tl'ibunal, sans s'arrêter ni avo ir égard aux exceptions
soulevées par la Compagnie la Nation, dont elle est démise
et déboutée , la condamnc à paj'er au sieur Mottes la
somme de 1.,990 Ir. ,montant de l'indemnité dit sinistre dont
s'agit, e\ c'est avec intérêts de droit ct dépens, à charge
par le sieur Motles de faire soulever les sais ies-arrêts qui
peuvent avoir été pra tiquées es-mains de ladite Compagnie à son encontre .
D u 1 3 j uin 1889 . - P ,'és ., M,
hl . D OR pour la Compagnie.

L ,\p'ERRB,

juge. -

Pl"

l NSUFFlSANCE DE LA
. CON'rnIDU'I'ION . DEFA UT n'A.CTION
co
'
•
1
NTnE LE CHARGE UR .

AV AnlB COMM UNE. -

Attendll que la Société des Ciments du Globe a cba . ~',
le navire grecCh,'isa(o, com mandé par le
mbas, il desllOatlOn de Calane, nne certaine quantité de
banIs CIment;

~l~r

capila:~:

Attendu qu 'à la suite des événements qui se sont 1'0dUIts penda nt cette t raversée, le navire et la cargaisonPont
eprouvé des avaries;
•
bi~uen~ll qlle les consigna taires, en l'élat des avaries su. pal ces marchandl.es, sc sont rerusés à en prend"e
I11'I'aison
'
'. qu '1"1 a é té procéde. :l leu r vente aux enchères

Publ 'ques aux formes
de droit·,
,
Attendu
que le ne,plo
' ' dUlt
' de cetlevcnlenes'étant élevé
,
qu à 11.5 Ir . , le capl'1 ame
'
, ét6 CO ll vert ni du montant de
na
son fre t, ni d u montant d e la contribu tion de ces marchan-

�(

~56

( 257 )

)

dises au règlement des avaries auquel il a été procédé par
l'autorité compétente;
Attendu que le capilaine Rombas a ac tionné la Société
défenderesse en paiemen t de ce décou vert;

VENTE. -

Attendu qu'il en serait autrement si la marchandise embarquée avait é té atteinte d'un vice propre; que dans ces
circonstances, il a pu être décidé que, le chargeur ayant
fait faute, le capilaine devait avoil' un recours utile à

exercer à son encontre; que rier;, de pareil n'existe dans
l'espèce; qu'aucune faule n1est reprochée aux chargeurs j
Par ces motifs,
Le Tribunal , an bénéfice de l'offre faite par la Société
des Ciments du Glohe de régler au capi taine !lom bas le
solde du fret, sous déd uction des avances faites et du lll'ix
des marchandises vendues et enca issé par lui, et réalisée
que soit ladite olTl'e, déboute le capitaine du su rplu s de sa
demande et le condamne aux dépens.

Dt&lt; 18 juin 1889. - Pres., fi[. l'ALAIS, juge, - PL.,
MM, BO~NAFFONS pour le capitaine, AU'l'UAN p OUl' la Société
des Ciments .

CA FES
. , -

DÉL ,II DE V ING T-QUATRE

AG RÉM"'Nl
l
'"
•
PARTIEL
.

~ OnLIGATlON

Dans
, les veottes de ca ,ré' en d'..pon,'bl e le dél . d'
n est, d 'apt'ès [Iusage oue de . '
a'l. ag'r émenf
, ::l
vtnnt·quatre heures
Lo'r aque, dans une vente en disponibl d
.'
Irois sé,'ies de sacs compo1'iant t"o ~ e cafe,û a éié (ai t
marché ne doit l,as 1 pO".0 ce l a d,'e
' .. pnx d'ffé&gt;-ents, le
co "dé
vÙJible, et l~acheteur est t 'd' r n8~ ,'é comme dienu
a wée1' 0 d
pour la totalité
, , 1 &lt; e refuser

des ciment dont s'agit;

aroir aucun recours sur la forLune de terre du chUl'gelll' ;

SÉR I ES. -

DE RECE VOIR LE TOUT .

Attendu que l'arlicle 305 du Code de commerce, ùont il
se prévaut, ne concerne que le règlement du fret ; que la
Sociét e des Ciments du Globe a fait oU'I'e de régler le solde
dllll'et, déduction faite des avauces qu'a touchées le capi taine, ainsi que du pl'oduit net de la vente aux enchél'es
Attendu qu'aux termes de l'article 40 1 du même Cod e,
les avaries communes sont Suppol'tées pal' les marchanùises, le navire et le fret; que le capitain e n'a donc qu 'une
action réelle pour le r èglement de ces avaries et ne peut

DI SPONIBLE . -

H EURES. -

,

.

S 'i~ mani/este Son a{j1'ément POU't' la Pius

he el déclm'e re(u Sel' le ,'est e t'1 d ou ét,'e
grande
parc
'dé
a"
,'éé
le
to
t
t
d
ons.
ré.
comme ayant
•
&lt;:1
U , e con amné à .
.
pay",' t.niég,'alité de la mar c'flan d'lse ve ndue.
1fcevot,. et a
J

(DUFA y

G IGANDl T CONTRE

'r H t OLoao).

J UGEMENT .

Attendu q ue-les .ieu l's Dufay Gi ~a ndet et •
ment vendu au sieu r 'l'héolo~ 1
C ont verbalesacs café Rio au dé~:
JUIn courant, la quantité de
tagne, payab les com;t t
alquement du vapeur Bred'usage;
an, escompte 2 0/0, condit ions

12"

89

Attendu que la carle remi
'1
'"
series pour ces ca fés sa ,se pat e courtIer IIld lque trois
1

VOIr.

10 sacs à Fr , '111 ,
38 sacs à Fr, 109;
4 1 sacs il FI', 107;
.
d' une vente en disponible l'ache
teuAttend
r a ' u qlle.' s' a"~ lssant
vaIt , SUIvant le
s
)usages '
uSl lé~ pour les cafes, un délai

1" p, - 18811.

17

�( 258 )

( 259 )

de vin gt- quatre heures pour véri fier e t ag réer la marchan-

dont s'agit' et d 'e n paye r le prIx
' conve nu a t '
au'e
vendl'e
les
café
f
à
d eurs
,
s,ct on t s'agit' LI Ol'Ise les dema n le mi nis tèl'e de ' 1" L '
aux e ncMl'es pl 1)l Iques par
,
l'
uClen G 'I l
1
ce commIS, aux frais r isque
. al tll'd , COurLiel' à
conda mn e ce demier ft pa ,s eL pél'Ils du sieur T héo logo '
yel aux dema ct
'
,
entre le pr Ix convenu et le
d '
n eu rs la di lJ'él'en ce
, ' ,
pro Ult de
al ec mterê Ls de droit e Ldépens,
s enchères, et c'est

dise ;
Attendu que, le lendemain 13 ju in , le sieur Théologo,
aprés avo ir procédé à la vér ifica tion db cette m arch andise, a
déclaré à Dufay Giga nde t et G' qu ' il n'agréait qu e les deux
premières séries, soit 48 sacs, et refu sait la troisième séri e
comprenant 41 sacs ;
Qu'il a SOUlme le 13 juin les sie urs Dufay Giga ndet et C'
de lui livrer les sacs des deux premières séries et a dem andé la résiliat.ion d u solde;
Atte nd u que la ven te dont s'agit es t une et indivisible;
qu' il s'agit d'u ne méme m arch andistl, soit de ca fé Rio, et
que les ~éries qni y sonl portées ne peu ven t détruire ce

caractère;
Attendu que les prix qu i on t été cotés pour chacune de
ces séries, sont le résulta t d'u ne combinaison oue le vendeur a dù fa ire pour 9pérer la ven te des 89 sacs café Rio

dont s'agit ;
Attendu que le droit incon tes tab le du s ieur 'l' héologo
était, dans le délai de vingt -quatre h eures q u i lui était imparti , d' accepter ou de refuser la ven te qui lu i était consentie, m ais qu'i l n 'avait pas le dro it de morceler cette

vente ;
Attendu que, par sa sommation dn '1 3 i uin , le sieur 'l'héologo a m is en demeure les sieurs Dufay Gigand et et C' de
lui livrer les sacs des de ux premières séries; qu'il a donc
agréé la plus grande par tie de la vente, et q ue le caractère
d' indivisibilité qu i la caractér ise,doit mettre le sieur '1'héologo dans l'obligation de l'exécuter dans son entier;
Par ces motifs,
Le Tribu nal, faute pal' le sieur T héologo d'avoir déféré
à la somma tion q ui lui a été faite le 13 juin cou rant, pal'
elploit de Durbec, huissier , de recevoir les 89 sacs café Rio

Du 24 Juin 1889
MM, Fernand
Th éologo,

FAILLITE.

p

Houvl!;;n ~ pOUl' ~ésr

M, PALAIS, j uge, - P I,
u a y- Glga nde L, AICARO POUt:

LIQU IDATION JU DICIAIRE
TION _
RÉ
.

-

V

ENDEun. -

SI LI ATION PURE ET

.

S I M P L~

RE' T
• EN -

En matib'e de liqui dation ',d,' , ,
'
de fat'llite, le vendeu1' q' ,~ , tU~'l.alre, comme en. mat'iél'e
, '/'ter
' le marché à l' ~. "e tell 1 la m a-rc1land'i se et rait
,'en
.(
enconi1'e de $
1.
l'
en dal de liquidatio 'd '"
011 ac &gt;etem' tombé
n JU 'clau'e doit 1 r.'
purement et sim'Ylleme t
J
e ,au'e 'r ésilie)'
'Ir.
cr
n, sans pou '
de COU1'S au~
1/
. vou' p1"étend1'e aux
d t"ë,'ences
d'
~que es , / al
't d

~on

'ttions o1'dinaù'es et vis.' . /"a'l ,'oit dans les
'
a-v.s d un achetem' ellcwe

l n bonis (1) ,

(SCHLEGE L

FI LS CONT RE SCARAMELL r

FrLS

ET

C'),

JUGEMENT .

Ülendu que Sch legel fi ls
paSSIf de la liquidation j d ' , demande son admission au
u ICIall'tl p , Scal'amelli Ills et C'

-----

(1) C'est la '
la li ' . '
pl cm 1' ère décision q u i '
. .
d qUldaholl Judiciaire. _ Qua . applique celte JUri sprudence à
n~~noale. \,0 Fa[ l/ ite , nu 134 et :~ i~U cas 9~e"fa illite. voy. Ir. Table
0,
. - ... labl e décennale , I bi,' "

�•
( 260 )
pour la somme de 118,606 fI'. 55 c. ; que cette somme se
compose de 95,392 fI' . 45 c., prix de marchandises vendues
SI livrées, DOU susceptible de contestation, et de 23,2 t4 fI' .
10 c. règlement de dilTérences de cours sur diverses livraisons non elTectuées pal' le vendeur par suite de la déconfilure de ses acheteurs; que le débat porte SUl' le point de
savoir si, en l'état de la cessation des paiements de ses
acheteurs, constatée par la mise en liquidation judiciaire
de ces derniers, prononcée le 2 1 mai dernier, Schlegel fils,
en retenant les marchandises pal' lui vendues e t non délivrées à Scaramelli fils et C' , con form ément à l'article 5ï7
du Code de commerce, est fondé, néanmoi ns, à poursuivre
l'exécution des marchés par la voie de la vente aux enchères
pour compte de ses acbeteurs et à exiger le règlement des
dilTérences, ou si, usant de la faculté que lui confère l'article précité, il n'a droit qu'à la résiliation pure et simple
de ses marchés ;
Attendu que la solution ne saurait être douteuse dans le
cas de faillite déclarée; que les arlicles 574 à 579 du Code
de commerce réglementent, pOUl' cc cas, les droits du vendeur d' une manière complète et spéciale, et constituent
des dérogations formelles au droit commun tel qu'il
résulte des articles 1136 et sui vants, 1654 et suivants du
Code civil ; que notamment l'article 577 du Code de commerce autorise le vendeur à retenir les marchandises pal'
lui vendues et qui ne son t pas encore délivrées au fa illi , ou
expédiées, soit à lui, soit à un Liers pOUl' son com~te, mais
sans lui réserver le droit d'exiger, à son gré, l'exécution du
marché que les articles 578 et 579 attribuent cependant au
syndic; que la rétention des marcbandises par le vendeur,
en vertu de l'article 577, constitue une résoluion pure et
simple du marché qui a pour elTet de remettre les parties
dans le même état que si la vente n'avait jamais existé;
Attendu qu'il s'agit, en l'espèce, non pas d'une faillite,
mais d' une liquidation judiciaire prononcée en vertu de la

( 261 )
loi du 4 mars
. 1889 '. que l'a l' t'IC 1e 24 d 1 d'
.
toutes les dIspositions du C d d
e a rte 101 porte que
..
0 e e comme
.
pas modIfiées par la présenLe 1 .
. l'ce qm ne sont
leur application en cas de Il'q 'dOl,. contInueront à recevoir
. .
UI atlon J'ud' , .
cas de faIllIte ' que les term
.
IClalre, comme en
,
es préCIS et f
1
cie ne sauraient donner lieu à
orme s dudiL artisacren t l'application comp lèt d aucune controverse et conla liquid ation judiciaire ell taC tes prIncipes de la faillite à
,n qu'Il n'
sément dél'ogé par la nouvelle loi'
y est pas expres' que, par SUIte, les ar hcles 574 il 579 du Code de
.
commel'ce l'ela!' f
tian des. marcbandises co
"
. IhUHlent
à 'é~'11s"1 la revend icacas de lIquidation judiciaire' que . 1 0 1' a matière en
senL èLl'e les conséquences d 'ct
SI regrettables que puis. . .,.
es Ils al'Llclés e
d'
tl~n JudICIaIre, et quelques abus ' n cas e hquidacommel'cants de mauval'se f'
qu en pUIssent faire les
.
.
01 pOUl' se
.
cutlon de marchés onéreux et
,soustraire il l'exéu
rences, le Tribunal se trouve l i: a~,alement de leurs dilTéne IlIl appartient pas de modifi ,P un . te~te forme l qu'il
el par VOle d mterprétation .
Attendu, en l'espèce
l
'
clamées pal' Schlegel ' que e compte des dilTél'ences ré,
corn pOl'te q uat
.
d enke eux se réfèl'ent il des différell re a~tlcles; que deux
antérieure au prononcé d 1 l' . ces l'eglées il une date
"ent êtl'e ',dml' s da 1 e a IquldatlOn Judiciaire et do'l
,
"'S e passif
fi
l'a lieu seu lementd
.
au pro lL de SClllegel . qu' il
celu i du 21 mai 7 9~~ertel' les deux derniers arhcle~. soit
75 c.,.
" r , et cel u l du 22 mai " 11 508 f r.
À

Par ces motifs,
.
..
. Le Tribunal admet Sch l e~el fi l
tIOn Jud lctaire po l
O S au passlf de la IIqmdaur a somme d 99 17
boute du surplus de s d e , 7 fI', 80 C. ; le délIquidation,
a emande; les dépens en frais de

Du 24 jUill 1889 _
d'Ho _ PI" MM .
Prés" M. ARNAUD, ch. de la Lég,
ponr Scaramelli fi'15 :~NC~~ pour Sch legel fils, HORNBOSTE~

•

�( 263 )

( 262 )

Altend u que le fret a été stipulé à raison de 13 fr. les
cent kilos et les frais de débarquement à 2 II-. 50 c. ;
F

ET

nCHOC
.

_

CHARGEMENT DE SUCRE. DU NAVIRE

SUCRE FONDU. -

CONTRE

UN

ARTIC I.E

302

0 E
hl L .

QUANT iTÉ CHARGÉE. _
EAU DE MER. -

DU CODE DE COMMERCE.

. .
M"e
S i le f'r et doit en P,'l,1IC1.pe,
e1 sau ( c lause conl,'aù'e
"
,
'IA
cha"[Jee
el
,an8
é[Jat'd
a
celle
qu
on
payé Su.?' 1a gitan t 1. e
b'ouve au déba1'que1nlJnt ( 1), 1:l en est autrement au cas
d'un déficit résultant d'wl. événem,ent de mer,
Il en est ainsi spécialem,ent lO1'Sgu'un navire cha't'ué de
SlLC1'e a heu1'té su,' un m6le, qtt"1.lne tôle s'est crevée, et
gu e l'eau de 1ne,. q, fond'u 'ime partie d1.t sucre cha1'fJé.

. , en pm'1
de~ l'at,ticle
302
Il Y a [leU
et ca s 1 à application
1 .
d
1
d Code de commerce disposant qu tl 11 esl û aucu ,
.
" POU?' les ma1'chandtses
fi'et
p e}- d ues pat' "au(r a[Je
ou échouement .
(RAFFINERIES DE SAINT-LoUIS CONTRE SAVON FR ÈRES).
J UGEMEr\ T.

Attend u que le 14 janvier derni er il a été charg(\ à Du~­
kerque pOUl' la Société nouvelle des Haffinel'l es de sucle
de Sail; t-Louis à /J arsei lle, pal' MM. Lefèv l'e et Dupu y, sur
le steamer F ,'ederic-i1i{01'el, la quantll.é de :
l ' 1.400 sacs sucre Cambrai, pesan t ..... 14 \. 400 k.
600 sacs E. Hue et C' , pesaI", . ....

60.600 le

Soit un total de ..... . ..... . ... .. . . . . . . .

202 .000 k .

2'

- - - - - - - _ . --

_.

( 1) Voy. â ce t égard. I r. Table décenlla 1e, v0 Fret 1
2' Table déce nnale, I bid. no' l, 'l, 8 .

n ~ ' G et sui v. -

Attend u que, sur le pain t d'arri ver à Marsei lle, ce navire a
heulté sur u n mOle; qu'à la suite de cet échou ement,
une tOle a été crevée; que par suite du co ntact de l'ea u de
mer, qui s'est introduite dans la câle, une quantité de
Il ,1'15 kilos sucre a été fondue;
Anendu que ce déficit a été constaté par le pesage opéré
au débarquement par peseur juré; que, néanmoins, les
sieurs Savon frères ont exigé le paiement intégl'al du fret
et des rrais de débarquement sur la quantité de 202,000
J&lt;ilos saos tenir compte de ce défi cit ainsi constaté;
Attendu qu 'on ne san rait admettre, comme le prétendent
les sieurs Savon frères, que r e déficit soi t considéré comme
une' avari e; qu' il sest produ it, par le contact de l'eau de
mer avec le sucre dont s'agit, -un e véritable perte d'une
partie de la marchandise; que dans ces circonstances il
dotL être fait application de l'article 302 du Code de Commerce el, par suite, les sieurs Savon frèl'es doivent être
tenus de restituer aux Raffin eries le fret affél'ent à ce
défici t, soit 144 fr. 90 c. ;
Att endu , en ce qui concerne les frais de débarquement,
qu'on ne saurait admettre q ue Savon frères aient pu valabl ement exiger le paiem ent de frm s afférant à un e quantllé
de marchandises qu' il s n 'on t pas débarquée; qu'il y a lieu
d'ol'don ner égalem ent la restitution de ces frais, soit
27 fr. 85 c. ;
Par ces motifs,
Le Tri bunal condamne les sie urs Savon freres à rem bourser à la Société demanderesse la somme de 172 rr.75 c.
montant des causes don t s'agit, e t. c'est avec intérêts de
droi t et dépens .

�( 264 )

nu

MM,

26

, , 1889 J"""
"
pou r les

BERG ASSE

( 265 )

Prés, N, JUERV, juge, - Pl"
S
Raffineries, AUTRAN pour avon

lrères,

,
E"' . COMMIS INTEI\.ESS

INV ENT •URE . -

ApPRÉCIATlONS

DU PATRON.

, 'l.rt
, lé'1 ess é doit , l'OU&gt;' le ,'èglemenl de 1'.son
Le commtS
t inlé,'êl s'en 'rapp01'le,. à l'invenlaire loyalement la, pa,.
, 1
t ne peut le cas de (l'Gude excepté,
SOIl pa l'on, è ' )
.
d c","d'
que,. les apP,'écialions que le J,al,'on a (a,les es ,verses valeu,'s le composanl ( 1) ,
(PAGGI CONTRE VERM INCK) ,

U

' ès avait eu lieu entre ces deux parties, sur la
et avait été terminé pal' un a rrêt de
la Cour d'A ix dl114 mars 188'1 (ce r ec. 188l. 1. 2 10),

que~ti~I~~i-dessus,

. , Pacrgi croyant avoir découvert de nouvell es
L e Sleur
0)
.'
't se' ide
recllfications à faire SUl' l'invenlaIre qUl.aval
1v 11
baseau rècrlement de son intér êt, a introduIt un e nou~~ ,e
instance, ;ur laquell e le Trib u nal de commel'?e de at~
seille a, le 2 juillet 1888, rendu un Jugement a111S1 conçu.
Attendu que la demande du sieur Paggi , à l'encontre du
f' -A Verminck a pour but de revenU' sur ce qUI a
sieur..... .
.
t d Tri
été précédemment décidé entre eux par Jugemen
u 1bunal de céans et arrêt de la COUI' d'Aix, à raIson du règ e, de la pal't d'intérêt du 2 et demi 0/0 s ur les bénéfices
men,
,
t' d' plol'
due au demandeur au moment olt Il est sor 1 em
,
.

( 1) Voy. Conf.t u Table décennale,

\, 0

Attendu que Paggi prétend, en effet, se prévaloir de
documents nouveaux et postérieu rs auxdites décisions;
que, d'aprè~ lui, ces documents établiraient la non sincérité des inve nt aires s ur lesquels il a été r églé et leraient
ressortir des bénéfices plus considérables que ceux qui
étaient accusés;

. n' 9 -- 2' Tabte déCommls.
, '7-18871.228.

cennale, Ibid., n' 25.- Ge rec, 1881. 1. 2tO. - 1886. 1. .

.

Attendu qu e celle imputation n 'est nullement ressortie
des débats; que lorsq ue C.-A. Verminck, à l'époque où a
été créée la Socié té de la Côte Occidentale d'Afrique et du
Sénégal, a donné aux expel'ls et aux commissaires chargés
des vérification s préalables les résu Itats de ses opérations et
des bénéfices qu'il avait pu réa liser dans son commerce, il ne
s'est pas appuyé SUI' d'autres livres et su l' d'au tt'es éléments
que ceux qui ava ient servi à l'établissement de l'inventaire prc&gt;d ui t à Pagg i ; qu'en effet, c'est bien le même ch iff,'e de bénéfices répartis et SUI' lequel Paggi a bien effectivement et exactement reçu son 2 et demi 0:0 qui figure
toujoul's; qu'il est vrai qu'à ce chiffre des bénéfices répartis, le sieur C,-A, Verminck a ajouté le montant des intérêts du capita l el du lonrls de l'éserve, en distinguant chacun de ces gl'Oupements, mais en excipant de leur total
pour faire connaUre aux comm issaires chargés du rapport
les gains par l ui realisés;
Que son droit de g rouper ainsi des chiffres exacts, eu
vue d'u ne démonstration q n'il avait à laire, ne peut être de
la part rte Pagg i l'objet d'aucune critique, cela ne le concer-

nant en rien; qu'il ne sau rait non plus s'en prévaloir, puisque, d'autre part" les jugement et anét précité,; ont constaté que le 2 et demi 0/0 alloué à Paggi ne pouvait pas être
prélevé, soit Sur les sommes distraites pour les intérêts des
cap itaux engagés par C.- A, \'erminck, soit SUI' les fonds
de résel've; qu'incontestoblement ce sont là des sommes
qui constituent lIlI véritab le ga in, et que C.-A, Verminck a
pu les présenter comme te ls, mais que Paggi ne saurai\

�1

( 266 )
êt re admis à. prélever sur el les sa part de bénéflces, expres
sément exclue;
Que Paggi est, en outre, dans l'impossibilit é d'établi l'
que lesdites sommes, représenlant les in térêts ues capitaux
et les fonds de réserve et d'amortissement à fin décembre
18ï9, aient été à dessein exagérées en vue de diminuer visà-v is de lui le total des bénétices répartis à ladi te date; que
lors des débats contradictoires, ce sont, év idem ment les
écritures du sieur C,-A. Vel'minck qui ont servi de base au
règlement et aux appréciations de la justice, et qu'il est
démontre que ces mêmes livres, et non d'a utres, ont été
r~ellement produits postérieu rement aux experts et aux
commissaires de la Société susdésignée;

Par ces motifs,
Le Tribunal dt'bou te paggi de sa demande comme mal
fondée, avec dépens,
Appel par le sieur Paggi.
ARRtT.

Considél"an t que le commis inléressé à raison d'un tant
pour cent sur les bénéfices d'une maison de commerce n'est
pas u n associé; qu'ircontinue à n'être qu'un employé; que
s'il garde cette si tuation, il ne peut prétendre traitel' (l'égal
à égal avec son patron; qu'i l ne l ui app«rtient pas de
s'immiscer dans le délail comme dans l'ensemble des opérations, de critiquer les actes de direction, de faire rouv re
d'initiative ou d'indépendance; que c'est le commerçant
qui subit plus directement les chances de bonne ou mau, raise fortune; qu 'il expose son aVOll'j qu'il peut. compromettre son honneur par la faillite; que, seul responsable,
il doit rester maître, sans partage, de son affaire;
Considérant que la consécration de principes contraires
ne tendrait à rien moins qu'à supprimer ces participations
aux bénéfices si favorables à la condition des employés;

( 267 )
Considérant
qu~, le patron ' lihre de ses agissements
.
. .
ne
saul'altetre
tenn
d
aucune
r
ègle
préc'
dé
.
'
,
l'
Ise et termlllée
pou
1élab Issement de sa comptabi lil é et 1
f'
r
inventai res; qu 'i l s umt que la co n t ~.~on ectlOn de ses
et les inrentail'es fidèles et loyaux'; pal Ité salt réguli ère
Considérant
que• le patron n'a&lt; point (à s' entendre avec son
•
com .
mis"
snI' le chllfl'e auquel il évalue le capI'1a l de sa mal'.
son, qu e c est avec raison qu'il déduit des bé é['
1 .
té 'êl d
.. 1
..
n 1ces es mI s "ce capl ta J. qu il n'a poinl J non p1li S à consulter
son employé SUI' les so mmes il consacre!' à l 'am~l'li
à ~a réserve; ~u Jal1Cllne règle fixe ne saurait êtr:se~~~l:'
mmée
. en. pareil le
. matière'' (lue les ca't
pl aux.'"
aueclés à cesdeSrll1atlOl1S varIent sui vant lerrenr d" d
.
é t'
l'
0
e 111 lIstl'le, la nature
d
esop l'a IOns, a léa qn 'ell es comportent· qu'il a
L"
toutefOI S, aux '1'ribllllaux de vél'ifie l' les c'b 'lf ' Pdpar lent,
r .
.
1 l'es
ans les
Illges qUl lem sont soumis et de redl'esser les abus'
Considéra. nt, que da ns ce Il e appréCiation
. . des éléments
' d
la comptabilIté pour la détermination des bénélices ï . e
.
d .
' ,1 ya
heu de porter plus a
t t
• u mOlllS e lïgncuf suivant que le
an pour cent est alloué à l'emplo)'é à son entrée d
1
maIson de co
ans a
b'
"
mmerce et pour entl'ainer sa réso lution ou
t~~~essl ol~~all~~ est ,accordé qu'après co up, d'une manière
p
e, s li a le caractèl'e de sup[llément d'a
'
'ï
.
.
,'pom·
temenls ou bi

tion"

,

en SIne consLltue qu'une pure gl'3tilica-

Considérant ).en f'cH'1 , que P
' ancien employé de Vermincl-'
aggl,

ann ée~'dn ~ été mléressé aux bénéfices qu'après plusieurs
élé attri~l;rvlce; que l'all oca tion de 'l et demi % ne lui a
gl'atific L" e que comme d"" gl'acienx se Subslil uant il des
a Ions annuell es, de l'initiative libre du pall'on, en
e 10l'S de toute discussion ,'

ct;

. Considérant que, de 1874 il
reserv" les
'.
1879, Paggi a touché sans
laire d sommes qlll lUI revenaient d'aprés les inven·
5 ont li ,a accepté 1a slllcél'lté;
.
.
que, cependant,

�( 269 )

( 268 )
par son emploi, par sa situation de chef de la comptabilité,
il possédait peut-être plus que so n patron l~s éléments de
redressement et de rectification utiles; qu'il pouvait contrOler le détail aussi bien que J'ensemble des comptes; que
peudant cinq anS, il n'a contesté aucuue (les attributions de
sommes consacrées soit ,\ la rémunératio n des i ntérêts dll
capita l, soit à l'amortissement et à la réserve ; qu'il n'a

FAILr. ITR .

-

-

HYPOTHÈQUE.

PnOM ESSE

-

ANTËn fEu n e

TEM PS

ET

s'

.

USPEC'l. CONCa mI'l
" , ANTE

NULLITE

AVEC

LE'

PR€T.

La promesse
d'une l"IPolhèque
ne peut e&lt;I,'e aSStmt
" l 'ee ci sa
..
'
conslttuüon.

jamais prétendu, q ue, da ns tous les cas, i l n'établit pas que
Verminck ait suivi, après 1874 , et da ns le but de redu ire la
quotité des bénéfices à répartir , des règles de comptabilité
différentes de celles adopt".es dans les années précédentes;

Specialement, " la p,'ome8se d'une "Y"Jol/,'
l
eq ue d ans un
acle sous set1tg pr?,vé et sans date ce1"faine ne ~e l '

Considérant que, lors d'une première instance lendant
aux Dlême:s fi ns, Paggi a été autùrisé à faire opérer un examen des livres de Verminck paI' uu arbitre exper t; que cet

E n ~~~sdeqtfile?~ceJ un; hypothèque constituée lJen dant la
p. ' .10 e xee par 1 arlicle ~ 46 dn Code de commerce
d 0,1 é/re déclarée n!llle relotivement à la
masse, a l 01'8'

exam en n'a révélé j'exis tence d'aucune iL'fégu lari té; qu'il

demande aujourd'h ui une nou velle vérificalion ;

d 'Ir.
.
U1.1'e aucun ellet vzs-à -vis des tiers.

,

r

li

1"0 -

méme que la p,'omesse de cette hypothèque am'ait élé
ratte anté1'1eurement et aU1'ait été concomitante
l
p,'U mé me (1 ) ,
avec e

Mais considérant que les procès ne peuvent indéfiniment
recommencer, dans des situations identiqu es, sans l'in tro-

duction d'éléments nouveaux; que le document versé aux
débats, le rapport des comm is.aires lor, de l'organ isation
de la Compagnie d u Sén égal et de la COte Occidentale
d'Afriqu e, remonte à 188 1; que, par son ancienneté, par la
publicité qu 'il avait r eçue, i l ét,ü t certainement connu de
l'aggi lors de la première instance; que rlans ces coud itions,
i l y a lieu d'écarter les rectifica lions proposées pa,' Paggi,
en l'absence de tou te irrégularité dans les in yenta i~es ;
Par ces motifs,
La Cour confirme le ju gemen t.

D u 6 decemb,'e 1888, - Cour d'Aix (1" Ch, ), - Pres.,
R "BEN DE COUDER, 1" prés. M, GRA SS I , av , gén , J'l. , MM. MASSON et RlGAU D.
M,

(S " NDI C COULON ET L EEN HARDT CONTRE B OURRE LLV).

,D~ 4 aoùt 1888 jugement du Tribun al civil de ~larseilJe
ainSI conçu:
'
Attendu qu e les sieurs Louis Bazile et Chad es Leenhar dt
négOCiants à .
Montpellier
' eL le sieur Dufou (' , ar b'l ,~ l' e d'e
com~, erce,. agissant en sa qualiLé de sy ndic de la faillite
du sie ur PIerre-Marius Coulon, out con tredit le règ lement
P~ovlsolre dressé le 21 décembre 1886, par leq uel /J, le
J ge -commlssall'e a coll oqué au troisième rang des hypothéques le sieur An to ine Bounell )' en vertu de l'inserl'plion p.al' .l ut' prise
. au bureau des hypothèques
'
de Marseille
1e 7 fevrler 1884 y' 878 • 55 d
,
,
ils'
,
,n
, e laquelle Inscnptiou

( 1) Voy. ce rec . IS8ï. '2. 152. _ 1888. 2. 14.8.

�( 270 )
demandent la nu llité com me ayant é té co nsen tie pa r le
sieur Pierre- Marius Coulon au profi t du sienl' Bou fl'elly suivant acte aux min utes de ~r' Bou teille , notaire à ~I al'seill e,
en date du 31 janvier ISS-\, à une époque oil le sieur Coulon avai t cessé ses paiements eL étaiL noto irement en élaL
de la ill ite ;
Attendu q ue, par J ugemen t du 25 septembre 1885, le
. ie ur Pierre- Ma riu s Cou lon a été déclaré en la ill ite avec
lixa tion prov isoire de l'ouvel'ttll'e au 2 sep l~mbre 1884 ; que,
par u n ju gement su bséquent en dale du 1" juin 1887, J'ouverture de la failli te a élé repo rtée au 20 juillet 1883;
Attendu que J'ar ticle 1,46 d u Code de commerce déclare
n ull es et sans effet, relativemen t à la masse, les hypothèques conventionnel les co nstituées sur les biens du débitelll'
pour dettes antérieu rement c,ontractées, lorsqu'elles auron t
été consenties depuis l'époque détermi née pal' le Tribunal
comme celle de la cessation de ses paiements, on dans les
dix jours qu i ont précédé cetle éjJoque;
Attendu que J'acte constitutif de J'hypothèque aux minutes de M' Bo u lei lle, en date du 3 1 janv,ier 1884, est postérieu r à J'ouver tu re de la fai ll ile du sieu r Pierre -Mari us
Cou lon, e t que ledit ac te porte que J'h y pothèque est donnée pour garan tir des som mes an térieurem en t reçu es;
Attendu q ue la nulli té de ladite hypothèque s' impose au
Tribu nal et doit être par lui accueillie;
Attend u que le sieur Boun ell y sou t,ient que l' h ypo tllèque
dont i l s'agit, a été donnée pour sùreté d' u ne somme de
40,000 fr , antérieuremen t due et d'un prêt de 25,000 Ir, fait
quelques jours avant la passation de J'acle constitutif de
l' hypothèque, et que, dans ces conditions, le Tribunal doit
rMuire t'h y pothèque à la somme de 25,000 Ir,qui a été ver ,
sée de bonne loi, en vue de préven ir la fail lite, par le sieur
BourreJl )', bien que cette somme ait été anlérieul'ement
donnée de qu elques jours à la concession de l'hypothèque;

( 27 1 )
ALlendu
que
le
s
ieur
B
,
oUrI'ell yaé t bl'
caisse d u sieu r Cou lou cIU" 1
'
a 1 pa r le livre de
l avait ver"é à
som me d e 4,9 12 fI', 45 c 1 19 '
•
ce dernier la
4, 150 Ir" le 24 d u m ê me ~oe
J" nv,er 1884, cell e de
' s, et cel le de 8,564 h, 35 c
le 31 d u même mois' nl
cdS que néa n
'
.
~e peUL être accueill i pa r le 'A'ib mOlllS, on système
1arLlcle 44 6 pl'Ofl OnCe la nu llit é d ~na l , pal' le motif que
sepa rément de l"obligatl'O
e 1 hypothèq ue concédée
n sans se p "
,
p lus ou mOll1 s lon g qll "
,
leoccuper du déla'
,
I se seraIl é
1
1
acte
constitlltif
de
l
'hv
pOll
"
cau
é entre le prê t CL
l
J
leq ue en un
1
a enlen d u frappe r de null ité t '
mOL e législateu r
SU I' les b iens d u débiteu l'
ou te hypothèque conslituée
pour sÙ I"elé d'
née au moment Ol! le se co d
une cl'éance déJ'à
1

O

n

'

contrat eSL i ntervenu'

Par ces motifs ,

'

' d , d' d'
l Le ' Tribu na l dit que le sold e d u priX
e pa len)e nt des co llocatl'on f '
s aILes aux, "a JU Ication ' après
rangs des h ypath èques se'
' p lemler et deuxième
lour, ès-qua li té' don' l a payé en mains du sieur D
'
'
ne acte Il ce der ' ' d '
ues reselTes qu'i l
l att pou r réclame r a tl s'leur Bourrell Illel
j ' susnommé le recomblement Il lad ile fai lJ'!te d es sommes
l '
compte du nto n ta n t de s a '
par UI recues àcrea nce de 65 , 000 f'1.
•
Appel par Bourrell y_
AR nt .."
Sur la fi n de non rece voir :
Considérant q ue Louis Ba Î
créanciers hypo thécail'es de r,ZI e et Cha rl es Leenhal"dt,
' ' J.o ulon et colloqués comme
tels dans le rê"lemenl
r', d' d'
0
plOVISOl re pour la d' 'b '
IX
a
Judication
de
'
lStrt ullOn des
P
ont intérêt à la
1 maIsons appartenantà leur débite '
d
' ,1re va 011' tous moyen d
.
Ut ,
C nalure à laire to b
s e nullité ou autres
à ce IIe qu i leur a été
Dl el' Ulle hypotb'
'
eq ue d e rang antérieur
l econnue·
Considéran t q ue cette lu tte entre
'
Créanciers peut m éme,

�( 273 )

( 272 )

dans une certaine mesure, l'ester ind ifférente à la masse,
lorsque, par exemple, les sommes il distribuer, infél'ienres
au montant des créances h ypO lhéca il'es, doi vent échapper,
en définitive, aux c réanciers chirographaires;
Qu'il y a donc lieu de déclarer recevable l'action de Bazile
etde Leenhardt;

Au lond :
Considérant qu'il r~ulLe des é nonciations de l'acte passé
devant M' Bouteille, notaire, le 30 janv ier 188 /1, que l'hypothèque consentie pal' cet acte, au prolit de Bourrelly, a
été donnée par Coulon pour sùreté d ' un prêt de 65,000 II'. ;
Considérant que des mêmes énonciations, il appen que
ces 6;,000 fI'. ont été fonrnis en espèces ayant cours et
billets de la Banque de France, comptés et délivrés avant la
signature de l'acte;
Consid~rant que cette somme totale se décompose ainsi
qu'i l suit: l' 46,985 Il'. 65 C., balance d 'u n compte-courant
ancien, dne par Con Ion à la succession de BOl1l'rell)' père et
dont Bourrelly fils, héritier pour moitié seulement, c'està-dire de 23,492 11'.8'2 c., aurait pris à son compte la totalité de la somme StH' la promesse d'une garantie hypothé caire; 2' 5,300 Ir. versés le 18 janvier 188., 4, 150 Il'. le 24,
8,564 fI' . le 3 1 du même mois, an total 18,0 14 fI'. 35 C. ;
Considérant que ces trois dernières sommes ont été
comptées hors la vue du notaire; qu'elles sont justifiées
par des quittances sép ..'ées sous seing privé,mais sans date
certaine; que leur versement n'aurait été déterminé, suivant la prétention de Bounell)', et d'après la teneur des
reçus, que par et ell vue de la réa lisation ultérieure de
l'hypothèque dès à présent convenue;
Sur les 46,985 Ir. 65 c. :
Considérant qne cette créance ne saurait être divisée;
qu'il n'y a pas lieu de distinguer entre la portion qui e,t
revenue à Bourrelly fils directement, comme héritier de

son père,
et celle appartenant à sa mère cam
.
en b lens, etdo nt il a faitson alTaÎl'e"
me commune
mcntde eréancier n'empèche
' que le seL:! ch angece qu'elle etai t avant. qu'el l pa~ que la delle reste après
d l '
e Il est modifiée d
e ses é éments essentiels' Cju'ell
.
ans aucun
ration dans sa substal1ce . 'qU
: ne sub it aucune altéraso lvabi lit é du débiteul' e'lIe le, n e de la Connance dans la
•
'
,
lepeutp lus dan'I
..
s,uspecte, etre lortifiée pal' un e 11 '
" , s a perIOde
1artIC le 1146 d u Code de com m el'c~ potheque au mépris de
été q ue cession naire des drol'ts d ,qne 1l0uI'I'elly I1Is n'a
esamèl'e'q " 1
pl'é ten d re à des prérogativ es 1 é
, u 1 ne sau l'ait
,
1 e us es à celle-ci'
SUl' les 18,014 fi-. 35 c, formant al'ec
'
la somme de 65,000 fr. :
les 1,6,985 fI'. G5 c.
Considérant qu'en cas de f31'U'
H6 du Code de commerce d' 1 lte du débiteur, l'article
. d
ec are nulle et sa
If
'
VIS e la masse, toute h , othé
&lt;IlS e et, VIS ·ùtitllée SU l' les biens d u flPll' d que conventIOnnelle cons'
al 1 ans les di ' '
pr écede la faiUite , ponr d tt
.' Jours qui ont
tractées'
e es antél'leu rement con-

,

Considérant., en droit que la
qu e ne MlIl'ait (\' l'e as'· '1" p"omesse d'une hrpotllè·
~
. sim t ee Ù. sa
(.
termes de l 'al'licle 2097 d C ' : cons ,t"tion; qu'aux
, .
u ode C1Vrl l'hl' P tl "
lentlOnlielle ne pent être
"
0 leque con,
consentle que pal' a t
1
que; qu une promesse cl'I
l
'
c e aut lentiêtre faite pal' acte so
.lypot -,éque, au contrail'e peut

us selllg-pl'lVé .

)

Considé"ant qne l'articl e 446
:,
.
pression hYl'otlzeque con t 't / lorsqu ri emplOIe cette exconditions d'exem t'
.. t " : ' .a nettement IIldiqué les
C.
P IOn a la decbeance qu 'i l proDolleait .
onSldél'ant que l o r s '
. ,
des dl'OitS des tiers' so t qu~ éccrtallles formes protectrices
il ne faut pas
n e"g es pour la validité des actes
que pal' des voie d '
'
puissent être éludé:s .
s etolll'nees, ces formes

,

Considéran t que si l

1" P. -

1889.

a promesse d 'hypotheque avait la

18

�( 27.\ )

( 275 )

même valeur juridique que l'h ypothbque, si un acte sous
seing-p rivé pOllvait se substituer à l'acte notarié, les
fraudes se multiplieraient par la facilité m ème à les com-

ciaLiolls seu les de l'acte auth en t'
l'hypothèque n 'est intel'venU lq~e, que la réa lisation de
lie u, dés lors, à la nullité de de qtudapr,ès coup; q u'il y a
1'01 e 1 article 446 '

mettre;

Consid érant qu 'en supposant
'"
'
l'article 446, la constitution d ,~ ;m e llllapplicabilité de
Bourrelly fil s devrait être a nn Il pothèque au profit de
447 ;
U e en vertu de l'article

Que nombre d'hypothèques promises pourraient être
maintenues en réserve jusqu'an moment où la cessation de
;)aiemen ts du débiteur en rendrait la réalisation n éces-

saire ;
Qu'il y aurait, dans cette pratiqu e,
pour les autres créanciers;

Ull

danger manifeste

Cousidérant gue, au moins en tant qu'ils Invoquent les
nu ll ités des articles 446 et s uivants pou,' faire l'entrer dans
l'actif des valeurs qu e le faill i en aurait fait sortir, les
créanciers sont des tiers et non des aya nt-cause du
fai lli;
Considérant que, d'après les principes généraux du droit,
les seuls actes opposables sont ceux qui ont acquis date
certaine; quel par suite, la promesse d'une gal'antie hypothécaire dans un acte sous seing-privé et sans date certaine
n e peut produu'e aucnn effet vis-à-vis des autres créanciel'S
du fa illi ;
Considérant que toute constitution ou réalisa tiond'hypOthèque dans la l'ériode de la cessation des paiements reçoit
des circonstan ces mèmes dans lesqu ell es elle se manifeste
une présomption de défaveur; qu'elle n'est maintenue
qu'exceptionnellement, à la cond ition que toute éventualité
de fraude soit écartée; que c'est au créan cier qui prétend
se soustraire à l'application de l'article 446, à établir la
simultanéité de date, la concom itance de l'hypothèclue
et de l'obligation il gara ntil';
Que ceLle preuve n e peut être l'apportée mème pour la
promesse d'hypothèque; qu'il est constant, pal' les énon -

Qu 'en fait, par ju gement du 1""
'1
Co ulon a é té reportée aIl 20 ' ' Il JUIll 887, la faillite de
,
JlIl et 1883'
tlOn d'hypothèque est posté'
' qu e la constitu l'le ure de dat d
, ,
mOlS (3 1 jan viel') ; que les relations é "
e , e plus de six
tloltes d affatres existant dep uis de 1 0 1l ~Ues al é
"
" n es entre C 1
père et fil s n'ont pas permis à ce d
,ou.on et Bourrelly
edrénter d'Ignorer la situation véritab le du commerce de
son b1leur '
Considérant g ue la circulation de b'
'
à laquelle s 'est prèté Bounelly fi l à dlets de complaisance
poraine de la consti tutioll de l'b s, 1une époq ue contemnir en aide à son débite
t d l'potlèque, en vue de ved'une faillite menacant~r deé e retarder les éventua lités
'
•
,
montre Ju sq u'à l" 'd
p lellle connaissance de Bourrell d l'
eVI ence la
table de paiements de Cou lon 1 y e ,état de cessatIOn véritl é orsqu li obten.,t de ce débiteur une garantie h
,
ypo 1 call' e '
d
situation de droit et de f'
,
.. ',' que ans une telle
thèque du 31 janvier 1 88~1~ ~t~st il lU,ste titre que l'b ypoe annu lee;
Pal' ces motifs,
La Cour confirme,

Du 3 janvi." 1889 - C d ' '
M, RUBEN D. CO
'1
OUl' AIX ( 1" Ch,) - Pres,
o
UDER," pres hl G
'
PI" MM, DRUJON et HIGAUD,
'
. ,
RASSI, av, gé n, -

�( 276 )

.
•

ODLIGAT ION. _

ENTREPR ISE D'ARRIMAG E . -

R ETARD. -

La 91'è-ve des

G"RÈVE .

AnSENCE DE fonCE MAJEUR E.

01LV'1'1:e1'S

des pm'/s n'est

pas

un événem.ent

de f01'ce nwjeure dispensant un entl'e)J1'enew' d'al'1'i1nage de l'obligation de te1'mine1' Ulle opé1'ation clans
le délai convenlt.
Il e1l est à plus /o,'te raisoll ainsi 2"and l'obligation a été
p'l'ise à un moment où la g,-ève avait déjà éclaté.

(CAPITAINE LI NDEn CON'I,,,E OLIVE

ET

HCVELLO)_

JUGEMEN'I' ,
Attendu qu'Alphonse Olive avaiL trolS JOurs ouvrables
pour déli vr er fl'anco à bord du bateau norw tigie n Elge,', les
ma rchandises pour lesquell es il av aiL a[frété ce navire;
Que les délais impartis ont couru les 2, 3 et 4 avril del'nier; que ce n'est que le 10 suivant que le navire a été prêt
à partir;
Que le capi taine réclame deux jOUl'S de sUl'estaries ;
Attendu que les sieurs Revell o père et fils, entrepreneurs
d'arrimage, on~ eu à faire) vis-à- vis do sieur Alphonse
Olive, l'embarquemen t et mise à bord de la marchandise,
et vis-à-vis du capitaine, il opérer ensuite l'arrimage de
cette marcha ndise, dans l' inlérienr du navire;
Attendu qu'Alphonse Olive devait donc apporter à quai,
en temps utile, c'est-à- dil'e dans les trois journées susdési gnées, toute la marchandise il embarquer, pOUl' permellre
aux sieurs Hevell o père et lils d'en elfecl uel', sans allclln
retard, la mise à bord;
Qu'en fait, il est reconnu que toute la marchandIse n'a été
descend ue à quai pal' le sieur OIi l'e définitivement Cjue dans

( 27ï )

la JOtlt'née du 5 avri l c'e St -a" d'1re à
starIes accordées étaient é '
un marnent Ol! les
ptllsées;
J

Mais que si cette lenteur ui a
'
le rend l'esponsab le VI'S"cl-VlS
q do
ûcaslon né dessurestal'ies ,
U C . .
son recolll's à l'encontre de ft
1 aptlame, i l doit avoir
cve la pére et IlIs .
Attendu q ue ceux-ci e
""
'
é d ' Il eilet n'o nt
gl' ve es ouvriers des ports ui'
pu, pal' su ile de la
pl'océder activem ent a ux 0 qEl ' ~ éc laté dès le 1" avri l
confi é pal'I e capitaine fau 'ePd~at. lOns de l'arrimage à eu;
b
'
'
avolI' S
I
"
1'8 suffisa n t d 'ou vriers apt à
ous a mai n un nom es ce genre de tl'avail .
Que, pal' suite, le quai n'a u
J
rassé des marchand ises qU 'Of, être pr~mptement débar·
qu'à raison de cet encomb
Ive y avaIt fa it apporter et
à l'
rement ce de .
,
'.
rnter a du surseoir
. apport du solde du charaem
sUl'estaries;
b
ellt Jusq u'aprés les délais des
Qu'il est évident q ue 1
sont responsables ;
es sieurs Revell o pére et fils en
. Due la g réve des ouvriers des 0 '
aIt occasionnée dans l'
. P Its, qne!quegéne qu'elle
"t '
accomp lI ssement d 1
Il e aIt. pas un fait de f orce majeure
'
e ems travaux. ,
'1
remp1Ir leur s obligations
' "
. qt:l es dispensât de
VIS du capi tai ne d'au ta nt' s~tt VIS-,\-VIS d Oltve, soit vis- àobligations, la g'rève avait ~1:~ r~e, 10rsq~ 'i1s ont pris ces
ctre ;
), c até et n a pu les surprenPar ces motifs ,
Le 'f1'ibtlll a 1 condamne le '
vello pére et fi ls à
s sieu rs A l phon~e Olive et Hepayer au capit' L'
ame Inder la somme de
625 fI'. pour les 'ou '
intérêts ùe droi/ et ~~;:~:~s 5 et 6 avril 1889, et c'est avec
'
Condamne Revell o è'
à le relever et ga l'an ti~ ~e et fil s Vis- A-vis d'A lphonse Olive.
es condamnations ci-ùessus, f&lt;11v'

�( 2ï8 )

( 279 )

, ' 1es qu "ccèSsoires
pnnOlpa
,1
, avec dépen s actifs, pass ifs et de

Attendu qu'Emile Meynadiel' a fa it expéd ier cette quantil é de SUCl'e au, des tinata ires pal' la Société nouvell e des
Ha ffineri es de s ucre de Saint - Lou is;

la garantie.
, '1 889 . - Prés
M, AnNA
Du.· 27 p't1t
~ .,
d'H, - Pl " MM, AU TnAN et ~r.GnETTI.

COMPÉTENCB , -

ch , de la Lég,

D,

D8~IANDFl
,

'l' RlllUNAL DE COMME-RC E . -

EN GARAN'TI E CONTRE UN NON COMME nçANf .

u n P"op1'iétaù-e, pOtt?' te~ em 'ï ,'écoUe ne constitue
p loyer au sucrage des vtns gu t
J

L'achat de """'es "

ait

a1'

P,

pas un acte de commel'ce .

, t d c pas cOl1lpt tenr p o'! ,.
Lç, T 1'''''b una 1 de ÇOI&gt;1I11"'C8 l'eS 011 .(
r.Ol111~ft,·e de ce cOll/rat ni de ~es su, es ,
, le p,'opriétaire est apEt il en est ainsi

m~bme a;,

;;8c~: m el'ce

~:: ~:':::.:): J~;:,:;;:le po",' laq"ell~

en garantie

$llt'

ce t,·ib'&lt;l,al esl

compétent (1 ).
MP.YNA DIER.
( RAFFINERIES DE SAINT-LoUI S CONTRE
ET AU1' RES) ,

Que ce tte derni er e a exécu té le m a nda t A elle donn é, en
expédi a nt lesd its "ucr es sou s les acquits-à,caution n" 242 et
243, en date du 25 sep tembre demier, à Marseille;
Att endu q ue l'adminis trati on de la Douan e a , après l'expÎI'ation des délais légau x, sans qu e ces acquits.A-caution
aient été déchargés, décern é un e conl,l'ainte de 9,607 fr,
28 c, contre la Société nouvelle des Raffi neries de SaintLouis, et qu e celle-ci, ayan t paré le suppl é men t de droit et
l'amend e exigés d'elle, exerce so n r ecours à l'encontre du
siem J\leynadier, pOll1' se faire r estituer ladi te somme;
Attendu qu'à l'en contre d u sieur Meynadier, la demande
ci-dessus ne saurait être contestée;
(l Ge le sieur Meynadier, en elTet , est ac heteut' direct à la
Société demanderesse, des s ucres dont s'agit, et que c'est
lui qui lui a donn é mandat, de son ordre et pour son
com pl e, de les ex pédier aux s iem s Bresson et lkenpl\s
pOUl' le sucrage de lelll's vendanges;
Attend u que, vis-à-VIS de l'ad m iqistmtion cie. la Douan e,

JUGE MENT.

Et' enn e e t Brenous Etie nne, proAttendu que Bresson .' IL
~ll es ( Héra ult), ont fait
'é '
de vlrrnobtes a 3nsar o
C
prl taIres
o.
d" . ar les sie urs Favas eL .,
acheter au sienr EmIle Meyna lel,p
,,
ous lenr propre
. .
t comm e commlSSlonnau es) s
ceUX-Cl aglssan
d
mmés et pOUl' le sucrage

nom mais pour compte es susno
).
. .
des ~jns de leur récolte, un e certain e qu anltlé de SUCle,

la Société no uv elle des HalUn eri es de Saint-Louis reslait
engagée en son nom ; m a is qu'en r éalil é, ce n 'était pas à
elle à accomplir, dans les délais vou lu s pal' la loi, les formalités n écessaires à la déc h al1~" des acqui ts-à ,caution
susmentionnés, c'est-à-d ire il faire constater que, dans ces
mêmes dé lais, les suc,res ava ient été dénaturés, et n'avaient
pas eu un ant r e em pl oi q ue cel ui pour lequel il s é taie nt
dest i nés;
(lu'ainsi le sieur Mey nadier ne samait échapper à la restitution des9,607 fI', 28c, à lui réclamés;

D

( 1) Vov. T able genél'ale, v· Compétcn_ce, n IR.
!laie,
11° 12 1, - C~ rec. 1888. l, G., .

J,ici ..

Mais qu 'à so n t.our l e di~ siell r Meynacliel' actionne les

�•
( '280 )

( 28 1 )

' e t C', le sl'etlr Bresson et le sieur Bl'enous en
sieurs l'avas
garantie i
Attendu qu'une exception d'incompétence lui est tout
d 'abord opposée par les susnommés;

la garant,ie a u rait pour elIet de les soumettre à une juridiction d'exception et de les détourner ainsi de leur juge naturel et de droi t ;

Atte ndu, en ce q ui touche les sieurs Bresson et Brenous,
que cette exception est fondée;
Qu' ils sont, en elIet, de simples p ropriétaires, a'yant
ach eté le sucre qui leul' a été expédIé, en vue ,de 1 employer au sucrage des vins r écoltés SUl' leur propl'leté ;
(lu'en faisant cet achat, ils n'ollL pas lait lin acte ùe
,
mais simplement un acte purement CIVil ,
=mM~
,
, , 1
comme se rattachant accessoirement à un acte p~l11c~pa
ayant exclusivement ce dernier caractère, à .savou' 1 exploitation de leurs vignobles et de leurs prodUits;
Que n'étant pas commerçants et ne pouvant être tenus
( n'en leur simple qualité de propriétaires, Ils ne sam'alent
Jtre cités en responsabilité de leurs fautes ou négllgences,
si tant est qu'ils en aient commis une, que dev~nt. l ~ ]~ge
compétent ponr en con naitre , soit devant la ]ul'ldlctlOn
civile;
Oue le Tribunal de céans n 'est qu'un tribunal d' excep~
tiO~l, qui ne saurait connaître ql~e des actes que la l ~l
lui défère spécialement, c'est- à-ùlre des actes commelcianx ;
Attendu que c'est donc mii01le maie,.ice que le Tribu,
nal de céans est incompe tent vis-à-vis de Bresson et de
Brenous;
Qne la règle inscrit e dans l'article 18 1 du Code de procédure civile et qui ex ige qu e tous les appelés e n g~rantle
procèdent devant le Tribunal où la demande ortgll1atre est
pendante n'est point applicahle à ces del'nlers, plllsque,
par rapp~rt il eux, non jnsticiablr:s du 'l'I'ibunal de commerce, à raison des faits de la demande formée contre eux,

Attend u, en ce qui concerne Pavas et C· au

COnll'aÏJ'c

que le Tribunal d" céans est bien compéte'nt; que Fava~
et C' so nt commission naires; qu'ils son t donc commerçants et justiciables des tribunaux de commerce pOUl'
les actes de leur commerce; que l'achat des SUCres par
eux effectué en leur nom , pour compte desdits Bl'esson el
DI'enous, doit être présu mé rentrer da ns les actes ol'Clinaires de lenl' commerce et n'eût-i l été, comme ils le prétendent, qu'un
acte' isolé Sur cetle nature de marchandise ,
,
cet acte n en seraIt pas moins un acte ayant ell, de leur
part, un caractère comm ercial, qui soumettrait Favas et
C' a la juridiction commercia le;
Que la règl e précitée de l'article 18 1 du Code de procédure
leur est donc applicable, comme garants;
Oue pussent-ils être fondés à souten ir que cette qualité
ne peut lem êt re attribuée et qu'ils n'aient pu ,)tl'e cités
que par voie d 'action prin cipale, la compétence du Tribu naln'en existerait pas moins;

Qu'en effet, la promesse a eu li eu iL Marseille, et la livrai.
sou en gare de cet te vil le; que le paiement du prix y devaH avoir lieu, ainsi qll'il ressort de la facture du sieur
Meynadier; que ce dernier n'avait donc pas ;\ cite l' Favas
et C' devant l e ,iuge de leur domicile seul ement , mais a pu
valablemen t le citer devant le Tribuna l de céans ,'
Attendu, au lond, que les acquits-à-caution, sous lesCju el,
la marchandise a été expéd iée de Marseille, auraient d"
êtl'e déchargés régu lièrement; que les sieurs Favas et C',
sauf leurs droits, s' il en existe, contre Bresson et Brenous
doivent êtl'e considérés, par rapport à JIle)'nadier, comm~
auteurs de la négligen ce commise et qui a donné motir à la
contraint e décernée par la Douane;

�(

28~

( 283 )

)

Oue c'était, en effet, Il Favas et :;. à veiller à ce que les
sucres fu ssent dénaturés dans les délais légaux et que la
constatation en fùt faite dans ces délais, pour éviter le
double droit e t l'amende;

,Donne ac~e ~ la~i!,e Société de sa déc laration qu'elle est
pléte"
f raiS
'
,
.
' l'I sques et péri l-~ d U SIeur
l\Jey, exe lcel aux
na d1er,, toutes actlO us en remhoul'sement et l' é petlllOll
' , , qUI,
pourra l en ~ compéter a~x intéressés',

Ou 'il est certain qu e la pl'e uve de cette dénaturation

Se déclal'e incompétent sur la demande en garantie de
Meynadle r contre les siellrs Etienne Bresson et Eti
DJ'enous ,.
enne

n'a point été fourni e pal' C l1X~ puisqu' ils n'ont pas rap -

porté et qu 'aujourd'hui ils ne rapport ent pas m ême encore
ceLle pre uve par la production des acquit s à cau tion dùmen t déchargés ;

Oue c'est donc mal Il propos qu e Favas et C' reprochent ,\
Meynadier, soit à la Société nouvell e des Raffin eries de
Sai.nt-Louis, de n'avoir pas fait op pos ition , e n vel'lu de
l'article 33 de la loi du 22aoù t '1791, il la contrainte décer-

n ée pal' la Douane;
Que cette opposilion, en effet , n'aurait pl1 l'éussir que par

la production du certificat de décharge des acquits- il-caution , et que l'impuissance où ont été Meynadie r et lad ite
Société de produire ce certificat, ne provient qn e du fait de
Favas et C' qui n'ont pu e t ne peuvent encore fournil' ce
document essentiel ;
Ou e, d'a ill eul's, l' abse nce de toute opposition il la contl'ainte et le paiement du doub le droit et de l' amende n'o nt
point préj udicié Il Fa vas e t C', qui sont encore dans les
délais de s ix mois pour se pOLll'voil' contre les consêqu ences
de oe paiement et pour ttablir, il l'encontre de l'Adminis-

tration ell e-même, les preuves de la dénat uratio n effective des s ucres dans les délais de la loi;
Par ces motifs,
Le 'Il'ibunal condamne le siem Mey nadier à payer il la
Société nou velle des HafOneri es de Saint-Lonis la somme
de 9,G07 fI' , 28 c" monlantdes causes de la de mande, al'ec
intérêts de droit et dépens;

Condamne Me ynadier aux dé pens de celte qualité;
Se
d ' compé_tent vis-ir-vis de }'avas etC' ' e t au fand,
' déclare
falsant
l'Olt a ux• fins du sieu r ~ [evnadi
e l' , les... con d am ne i.\
1
,J
(
r~ evcl' eL~arantll: ce dern ier des condamnations tant prinCipales qu acceSSOll'es pron oncées ci-dessus COllt l'e lUI'
dé pens ac t'f
'
' avec
1 s, passifs et de la garan tie,

,Du 1" Juille t 1889, - P rés" M, AnNA D, ch, de la Lé'"
d H, - PI", MM , BEnGASSE pOU l' les l\~ffi n eries, MICH:~
pour Meyn adl el', FAYAS (du barreau de Moutpellier) pour
les autres parties en cause,

VENTf.; A L l vnER, -

CITATION EN REMPLt\ CEMEr\T. -

NOUVELLE EN nt sILI ATlON. -

CITATION

Dl-FilE TMi\II:; DTATE.

Le vendeu~' con tre 9.ui 8011, aclteteu1' deman de le "emplacemen: la~de de l1v1'aisfJl1, est 1'ecevable cl a/t"il' la nW1'.
chandzse Jusqu'au .four d Li 1'emplacenze11t elfect?,j".

li fetd do,,~ à plus (Mie ,'a;son l'olf''ù' dans le ca.. ou
a~heteu.1 , ne donnant pas Butte à sa prem1(!1'e demande
(a lt signifier des fills nouvelles en J'és'lïiation.
'
Il r~ttl seulement, en par'eil cas, que son offre soit ùnméd,ale (1),

(1) Voy . Con!. , ce l'ec. IR8R. 1. ~80 et J" notc l

�(

~84

(

)

( BOUYET CONTnF. GILLOTTE-L"'IIDEY),

c

Attendu qn'en l'éla t des fins en l'emplacement prises à
son encontre, le vendeur conservait le droit de livrer la
marchandise jusqu'au jonr du l'emplacement effectif;
qu'à (01,ti01'i, conservait· il ce droit alors q'Je l'achete'll' ne
donnait, comme dans l'espèce, aucune suite à son action en
remplacement; qn'an moment oi! l' acbeteur a transformé
sa demandt! et conclu à la l'ésiliaLion, le vendeur pouvait
encore, comme il ra fait , répondre pal' l'offl'e immédiate de
la marchandise;
Attendu que Gillotle n'a agi qu 'en qualité d'intel'médiaire; qu'il n'a encouru, en droit, ni en fait , aue,une responsabilité personn elle;
Par ces mo tifs,
Le Tribunal joignant les instances, au bénéfi ce de l'offl'e
faite par Gillotte-Lamidey, le 9 av ril del'nier , de livrer à
Bouvet la marchandise, objet du litige, et l'éalisée que soit
cette offre, déboute Bouvet de sa demande; le déboute égaIement de sa demand e à l'encon tre de Gillotte et le con damne à tous les dépens,
THI ERRY pOlll'

les défendeurs.

-

Bouvet,

.

.

Attendu qlle GilIotte,Lamidey a vendu à Bouvet 25 balles
haricots ; ,que le 19 octobre '\ 888 ledit Bouvet a sommé son
vendeur de livrer la march and ise et à défaut l'a cité en
remplacement ; que, sans donn er suile à ce tte ci tation, li l'a
cit é à nouveau le 9 avril dernier en résiliation ; que, SUl'
cette derni ère citat.ion, le vendeur a offert de livrer la
marchandise; qu'il s'agit d'apprécier si l'acheteur est fondé
à refuser celte offl'e C0l1l!..11e faite tar'divement ;

nu 1"i"illet 1889,

)

FAiLLITg, L1QU10A'rroN JUDICJAlII I:: 1ER AUX DEUX ASSEMBL EES _ A

JUGE MENT .

MM.

~85

P"és" M,

PA LA IS,

juge , - Pl"

ES'l'HANGIN

eL Félix

L AUGtEH pOUl'

ADSENCE
.'

O'UN CRE
J

AN-

OMISSION PA R JUGEMENT.

E n matiè,'e
de liquidation J' u(.l'1,C1.al1'e
, ,
.

le créa; '
.
Wte,· qUt a
' eu,,- assemblées de é 'fi
,
d lt dl 'ott. d 11 rtr tcat WIl, n'est pas ' pOUl' cela , dé'
C'U t.
.
a,d mefb'e au passtj, à ô'es (l'a '
.
. e se { at1'e
czal (1),
IS , pa&gt; Ul! Jugement spe,
néo1tgé d e se jJ1'ésente1' aux d

"

( RAOULX ET BEAUMONT CONTRE BAUDOI N
ET SON
UQUIDA'l'EUR) ,
J UGEMENT.

, Attendu que le siel1\' Baudoin et le sielll' B
Clerllltervenant Sur la demande d '
aroll, créant
es Slel1l'S Haou lx et Bea '
mon , opposent à ces derniers une fo rclu sion t' 'é d u
faIt que cell.... . ,
.
' Il e ' e' . ce
., ' Cl n auraIent point fait (li '
leur c.réance dans l'uue (les d ' é
a 1 mer et verIfier
eux s ances cons .' 1
opérations, dans la liquidation du siem Ba d aClees, ces
formllé des disposition s de la 10'1 d
om, ' en con u ''1 marsu 1889
Mais attendu que cette l '
'
, 01 ne prononce point cette déchéance' qu 'il est d
droit étr~it et do ' etPêl'll1cIPeque les déchBances sont de
1 ve n
tre ex pressé men t édictées'
Olle,
d'après
la
susd'
t
' l
'
(ailll'te q .. ,
l e l01,
es '
dIspositions relatives
à la
1
es pal' elle, l'estent applicables ' Ulnont pas été mod'fié

,

, Oue le créancier qui a, dans une fai llite, négligé de se
lalre affirmer et vérifier dans les séances réglementaires,
') ( 1) ~n jugement du TI'ibun al de la S'
(, '
'
~. partie p 1r 1) il dé . l '
cille \ O~ . le presen t volu me
, .
CI(e qu e le créanci er n" ( "
l
'
'
cas, tI dem ander qu'il fut s ,'.
I:! a l
pas ond e, Cil cc
asse mblée fut prùa l bl
ursls au co nco rdat et qu'un e ll'oisi..!Ill C
droi t fi c se f:l it'c d a e~ ent c~n\' oql1 ée, m ais n'a d en dêcid é SUI' le
. a mettr e pal' Ju grmcnl.

�( 287 )
E Il conséquence, dans ces d et/x. cas 1 del '
gltatl'e hc"r es dans leg a el l e cOllsLgHafa',
"e
a, d'
de "ingt, ,

( 286 )
peut tou jours, à ses frais, obtenir son admission par un
jugement spécial;
Que, d'a utre pal'L, l'articlo 503 d" Code ri e commerce
donue a u créancier le droit de fa ire opposition à toute dis-

fief' sa }J'l 'ofestation l'O!tl'
'
.
aval'us n'a

cou,',,' (1),

'

tribution ;

1.1

e

Ott SLfl'l'L-

pas commellcé li

PREMfimE ESPÈCE .

Que, dès lors, les sieul's Haoulx et Ilea umont doivent ètre
acc ueillis en leur demande;

(C'TTANEO

fRÈRE S CONTRE CAPI'l'A INE COURTAL.-\N ).

Par ces motifs,

JUGEMEN'r,

Le Tribunal , sa ns s'arrêter aux fin s du sieur Baudoin , ni
à l' interven tion du sienr Ilaron, adm et Haoulx et Beaumont
comme créa nciers cbirograpltaires au passif de la liquidation H, Baudoin pour la somme de 1,323 fI', 3~ e" montlnt
de leur demande;

Attendu que des sacs riz s ont ,,"
alll ves à Marseille, à
l'adresse des sieurs Cattaneo f 'è
((
l l'es, SU L' le vapeur V'II d
V a 1Cil ce, cap itain e Courta lan , à 1a daLe d li Il JUIn;
,,
1 e- eDue ces sacs ont été immédiatement d
vire et ont été mis sous les hangars d 1 ébar~ués dudit namerce '
e a Chambre de com -

Et ce, à leurs frais et dépens,

,

Dl&lt; 2 Juillet / 889 , - P ,'és" i\J , ARNAUD, cb, de la Lég,
d'I'I. _ P l " i\JM, DE JEssli pour Haoulx et Beatlmont, BARET
pOUl' les défendeurs,

FIN DB NON-ItECEVOlll . -

D};nARQUEMENT. -

-1H.:cEPl'ION. -

AVARlI!:S .

CARACTÈ RES.

Que Cattaneo frères prétendent
' '
est avariée; qu 'ils réclamen t à rai::~ lalLle de ces .acs
dommages-in tél'êts au cap laIne
' t: Colllta lan'
e cette aval'le, des
Oue ce dernier oppose à leur dem d
"
tée par l'article 43 " dll C d d
an e la dechéance édic,
" 0 e ecommerce r
d
talIon dans les vinryt-q t' l
' aute e pl'otes0
li a le leures de la réception de la
marchandise'

,

/Ile p eu t ét1'e considth'ee comme 'reçue une tnarchandise
d éba rquée à A([arseille,pa1' les soins du capitaiJ,e, dans
les hanga1's de la Cham,b1'e de contmerce, où elle est insc1'ite au nom du navi1'e, et dont Le consignatair'e ne
peul pt'end1"e possession gu 1au 1noyen de b0118 de liV1'aison délivrés au. lu" et â meSU1'e du paiement du {,'et

an plus tOt SOtl

( 1" E spèce),
Il en est de méme d'une lnm'chandise débm'qt/ée et dont
le consignataù'e a déUV1'é 1'écépissé au. cap't'taine, mais
dont le pesage ,,'a p as enCOl'e été (ait (2" E spèce),

2. Table d '

Attend u que les sacs dont s'a
' n'il ont été d 'b' é
0
e al qu S SOtlS
1es hangars de la Chamb' d
l'ini tiative du "apl' ta'
Il e e commerce, pal' les soins et
v
me lll-IDème '\ l' '" d
',
'
'
" e uet e débal'l'asser
Da VII e et d en disposer sans retard;

(1 ) SUt' les cil'col1 stnuccs

'

.

1,0 Table décennale v. F' qUdl con sttl~ICI1I : I ~ rëccpliOD, eousulter la
, I l l e DOD-IeCCVOlr u" '&gt; 3 1'&gt; '&gt; ~ &lt;)5
'.
eceunale , ibid" no '24. _
r, • , ... . ,., ... , ... , -

,

Assul'auce

110, 186, 190 ,

DIa,,'!'
&lt;

\ 0),

lim e" ne. 773 79"w. -

eu colc Tab le générale

l ,. 'l 'able décennale, IMcl.,'

�(

2~~

( 289 )

)

Mais que la marchandise, ainsi d~chal'gée) n'a pas été
mise an nom des destinataires, les SIeUl'S CaLtaneo frères;
qu'elle a élé inscrite au nom du navire à vapeur Ville-deValence; que, pal' s uite, elle n'a pas été mise il la disposItion des destinataires;

Que, pour en disposer , ils ont dil obt~"il', au fur et il
mesure, des hons de livraison, contre palemen~ des fractions du fre t aO'érant aux portions de marchandises successi ven1en t pal' eux retirées;
Que la marchàndise n'ayant pas été l'objet d'un pesa ge
lors de son débarquement, n'ayant pas élé mise il terre au
nom des destinataires, n'étant pas en totalité à le nI' dispo sition, le !l'et intégral n'en ayant pas élé payé, il n'l' a pas
eu ell réalité réception déûnitive de la part des destil;alaires ; qu~ cette récep tion n 'est pas lel'minée il l'heure
actuelle;
Que, dès lors, la condition nécessaire pOUl' que la
déchéance de l'arlicle 435 du Coele de commerce plllsse êlre
invoquée, n'existe pas ;

Oue les demandeurs sont donc lond és à se plaindre tle
l'a;al'ie dont leur marchandise se l'ait atteinte; mais que,
sur ce point , une expertise préa lable est indispensable;

Par ces motifs,
La Trib unal, sans s'arrêter il la déchéance proposée pal'
le capilaine Courlalan, nomme le sieur Hi ppolyle llergasse,
expert, pOUl', après serment prêté en mains de M, le P,résl dent il cet elfet délégué, véritier les sacs r iz dont s agll,
dire ~'ils sont avariés, en indiqu er la cause, préciser l'é tendue de J'avarie, pOUl', SUI' son rapport lait et déposé, "tl'e
dit ce qu e de droit ;
Ordonne la mise en magasin de la maI'c.handise p OUl'
corn pte de qui il appartiendl'a :

Dépens réservés;
Le présent exécutoire Sur minute, avant enregistrement
vu l'urgence.
'
, Dt&lt; 2fuillet 1889, - P"és" M, AnNAuD, ch, de la Lég ,
d If: -:- Pl" MM. AUTIlAN pour Catlaneo, SEN;;S pour le
capllau1e.
DEUX IÈME ESPi::CE,
(CATTANEO FRÈRES CON TRE CAPITAINE BENNET) .

JUGEMENT.

Attendu que le vapeUl' A mo01', capitaine Bennet, a
débarqué à la consignation àe Catlaneo frères, il ~larsei ll e,
un chargement de l'lZ, dan, les han gars de la Chambre de
com~erce; que IfS consignataires prétendent exciper d' une
avar ie de la m ..'chaudlse dont ils demandent la véritication
pal' ex pert ; quele capitaine oppo;e la fin de non-recevoir
de l'arlicle 435 du Code de commerce, à savoir le délan t de
protesta tion da ns les vingt-qualre heures de la réception
de la marchandise;
, Attendu que la marchandise a été débarquée du 14 an 19
JUin; qu'à cette dernière date,un récépissé a été délivré par
le Sieu r Lapeyre, mandataire des consignataires; mais
att?ndu qu e, nonobstant ledi t récép issé , il est constant
qu à cetle heUl'e le pesage de la marchandise n'est point
terminé encore ; qu e cette opération peut seil le constituer
une livraison elfective et décharger le capitaine; que, pal'
slllle., la déchéance édiclée pal' l'arti cle 435 précité ne sa urait elre opposa ble, le délai de vingt-quatre hem'es n'ayant
pas commencé à comir à l'encontl'e des réceptionnaires ;
Attehdu, toutefois, qu e ces derniel'S, depuis le 14 juin,
ont InIS à pl'endre livraison un r elard dont les conséquences

1" p, -

1889 ,

19

�( 290 )
.'
en ce (lui concerne les
é 'ud iciel' au ca pItmne,
ne peuvent pl' J
1 'L
à lai re encore par la mar1
d tationnement al S ou (
frais es; que ces fl'aiS
. d'
lt dans tous les cas rester à a
chandise
QI Vel
charge de Cattaneo frères;

( 29 1 )
On doit , li cet égat'd, assl,'milet' auœ v aleurs non cotées, les
Valeu,1's m éme cotées p OU1' lesquelles ['opét'a!ion devat'! se (aire d des termes autres que ce ua; qui se p"atiq uent exclusivement en B ow'se ,

(SOC l ÉT~ MARSEILLAISE CONTRe HERRERO),

Par ces motifs,
.
'anê.t.el' à la fin de non-recevoir op·
Le TrIbunal, sa ns s
M Jlarral courtier, expel"L,
.
, le ca pltam e nomme"
[ 1
'é l' blement prê té en m a in s de,. e
posee pat
à l'elfet de, serment 1'" a "1 d 'se en liti"e' dirc si cll e est
' d t vérifi er la marc 1an 1
Cl ,
1
Prés.t ten d"
. vane
. et d ans ce ca s) en déterminer la nature,
a
.
atLe lll e l''
a tendue'
'dé pens ré'e'l'vés'
le
présent
]uge,
cause exécutoire
et e
' minLlte avant enregistrement vu
ment
SUI'

JUGEMENT .

Attendu que la Société Marseillaise de crédit industriel
e Lcommeroial eL de dépôts a cité Hel'l'el'O eu paiement de
2, 138 fr. 80 c" montant pOUl' solde de son compte d'opérations de bourse faites s ur 80n ordre ;
Sur l'ex'cepLion d'incompétence:

l'urgence.
.
2 '"illet 1889 , - Prés., M. Jl EAU, Juge,.
-:- PI . ,
D"
1
J
Cattaneo
ESTR"GlN
pour
le
caplLallle.
MM. AUTRAN pour &lt;
J

,
AGENT DE (.HANGE .

VALEUR S NON COTÉES. ENTREMIS!!:
VA LEURS COTtES. _
T ERi\Œ S AUTRES

-

NON OBL[GATOIn~. • . CEUX D'USA
G E.
QUE

NON
-

A SSIMILATION

AUX

VALEURS

Le:i opératiol1s S'lU' les valeu1's UOH coté:s à la Bou1'se ne
· t pas nécessairement ét /'e (aotes 1Jar interméd Olven
dia;,'e d'agent de change.

.
.,
d JTérence à la sldte
En conséqHence"la parite qt; l. do~t ;:~~e ~e qu'elles ont été
de ces opera! Lons) ne peu, eXClp
,
er la

(1) Voy. ci-dessus, p. 131 et la nole, et 220,

Au fond:

1

COTÉES.

'
(aUes sans celle en tremtse)
pour' en "ra1.1'e pl'ononc
nullité ( 1) .

Attendu qu' i! s'agit, en l'es pèce, de sp.lcu lations de
Dourse et non de simples placements de fonds; que les
achaLs de tiLl'es ont été faits par Herrero dans l' intention de
les revendre à bref délai et avec bénéfice; qu e les opérations dont s'agit consti tuent, par suite, des actes de commerce ;

Atteudu que le débat ne porte que Slir un'e opération,
achaL de 4,000 Ir . l'ente es pagnole ext érieure, faite le 2 juin ,
au term e de fin jui n ; qu 'Herrel'o demande la produ cLion
des bordereaux d'agenL de change afférents à ceLte opéraLtOn, eL à défa ut, prétend se pl'évaloir de la nullité édictee
pat' l'a rLicle 76 du Cod e de comm erce;
Attendu que la Société dema nd eresse reconnait que l'opéraLion n'a pas été faite par le ministère d'un agenL de
change, par le motif q ue les usages de la Bourse de Paris
s'opposaient à ce qu'ell e fùt exécu tée telle que l'ordre en
avaiL été donné par{Herrero ; qu'en effet, il est co nstant qu 'à
la Bourse de Paris, les liquidaLions pour les titres, autres

�( 292 )

( 293 )

que ceux de la rente fra n çaise, se font de quinzaine en quinzaine, et que les achats il te rm e ne se n égocient qu e pOUl' la
liquidation qui suit la tran saction;
Attendu qu'en l'espèce, un ac hat de titres étrangers lait
le 2 juin, non poir,t pour la liquidation lors proc haiue du
15 juin, mais pour la liquida tion s ubséqu ente de fin de
mois, ne pouvait être négocié il la Bourse par l'entl'emise
d'un agent de change ; qu'il ne pouvait ê tre lait qu' e n Banque, comme il a été exéc uté pal' la Socié té demauderesse à
l aqu e lle Herrero , familiarisé par sa p,'ofessiou avec les
usages de la Bourse et de la Ba nque, n e saurait reprocher
d 'avoir agi conformém ent il son mandat et d'après la nature
de l'ordre c;u'elle r ecevait;
Par ces motifs ,

(ANOG E

CONTRE

LA

« Pm::S EnVATRICB

») ,

J UGEMENT,

•

Attendu que d 'après l'article 2 de la pol ice du 8 fé vrier
1884,
. a assuré
' pal' laqu e ll e la Compagnie la P,'ése,'v a t rzce

l e sIeur Jean Anoge contre les accidellts p
"
Otlvan t ê Ll'e OCcaSIOnnés aux tIers pal' ses voitu l'es ce lUI' -CI' é' 't t
d"
'C'
J
~a l enn
aViser
ladIte ompagllle de la s urve &lt;lance de tous accidents d
les quarant e-huit heures ,'
ans
Atte
'
. ndu
, que l'ac&lt;:ident dont le s ie ur Gl' l'ard a cru aVOIr
é té v IctIme pal' le fait d'une des voitures d ' A
,
u slem' no~e a
eu l leu le 2 d écembre 1884 e t a donn é Iiell à un
' t t.'
·
G' d '
e CI a Ion
d u d1't sIe
ur IraI' , a la d a te du 26 fé vrier ; que Jean Alloge
en a donné aVIs à la Compag nie d éfenderesse le 28 dud't

Le Tribunal se d éclare compé tent, e t de m ê m e snite,
sans s'arrêter aux fin s de non-recevoir et reconventionnelles

lllOl S ;

prises par Herrero, le condamne à payer il la Socié té dem anderesse la somme de 2,138 fI', 80 e" montant de la demand e,
avec intérêts d e d l'oit e t d épens,

Qu'à ce moment ce t avis é tai t tardif puisCju'il é tait r 't
lo?gtemps après l'accident qui aurait
être s ig nal é p aI
lm à la Compag nie dans l es quarante- huit hem es de :~

Du 12juillet 1889, MM,

DE

P,'és" M,

ju ge , - P l "
JEssÉ pour la Socié té Marseillaise, MICHEL pOUl'
CO UVE ,

Herrero,

A SSURA N CE T ERRESTR E.

-

A CCIDENTS . -

DA NS LES QUAR ANTE-HUIT HEU RES . -

AVIS A D'JNNER

INTERPR ÉTA'rION.

L01'squ,'une p ol'ice d'assw'ance cont1'e les accidents causes
aux tiers p m' les 'Voi tu res de l'asstl1'é, oblige celui- ci à
aviser la Co'm.pa[l1!ie d e tous accidents da ns les qtta?'ante-hui t heu1'es ) ces derniers mots d m' ve nt s'entend're de s qua1'ante.lwit hetl1'es li pa1·ti,. à e l'accident
et non cl pa1·tù· d e la ci tation en dommages- i nté1'éts qui
l'a suivi .

1

du

SUl'venance ;

Ou 'i~ n.'appartenait, pas, e n effe t, au sieur Alloge d'appl éclel SI le sIeur G,rard é tait ou non fondé dans une réclama tIOn que lconque, e t s' il formul e rait ou non Ull e de,
mand e e n dommages-in té rê ts

QI~'en uu mot" ce n 'était pas d a ns les quarante-huit
~leUl es d e la CItatIon du s ie u r Girard, m a is dan s les qualante- hUlt h em es de l'évé nem e nt qu e le s ieur Anuge a urait
du donn er aViS à la Compagnie dé fe nde l'esse ,'
Que c'es t à pe ine d e déc héan ce qu 'il a n éo'ligé ce tte obliga tIOn e t qu e , pa'1 SUl' te, 1a Compagille
' ne peut
0
être responsalJl
ee
nverS
luidesf
'
"
"
1
'
,
lai::; qn 1 a pu aVOlt' à exposer pour
faIre repousse r la d em a nd e du s ie ur Gi!'ard '
Que ce tte d emand e, au :lI Ome nt o il e lle s'es t produ ite,

�( 294 )

( 295 )

ne pouvait plus intéresser e t concerner la Compagnie défen-

Oue tel est le cas de r espèce, les marcha ndises des sieu rs
Calta np.o frères étant dé barquées et se tt-ouvan t pour leur
compte et à leur disposi tion au h anga r de la Chambre de

deresse ;
Pa r ces motifs,

com merce;

Le Tribupal dél:!oul e ~ e an Anoge de sa demapde, comm e
nop recevable; et le condamne a u x dépens.

Du 16 fui lie/ 1889 . - P ,·és., M. PALAIS, juge . - P l. ,
MM. SUCIjET pour Anoge, S8GOND pour la Oompagnie.

Attendu q u' il n'appartien t pas a ux sieurs CaLlaneo f rè res
par une offre q uelconqu e, so it de ca ution du paiement d~
fret dù, so it de dépOt de ce fret en mains tierces, d' imposer a u capiLain e des éq uivalents de garan ties q ue la loi n'a
ni prév us, n i ol'd onnés, elque l'on ll epe ut, pur sui te, arbitrai remen t su bstituer a ux moyens q u'elle a pris pour
assurer au capitain e le paiemen t de son fret;

F RET. -

D ÉPOT DE LA :\IAnC HANDI SE EN MA INS TI ERCES.

OFFR E DE CAUTION. -

Ou 'i l im porte peu qu 'i l pu isse y a" oir, entre le capitaine

O FF R E DE DF.POT DU F RET .

el le cons ig nata ire, des contesla ti ons à propos d'avaries à

dépôt d e la ma1'cha1ldise en mains tiercesJne saurait être

la marcba nd ise, pouvan t do nnel' lieu à des all ocations
de dommage3- in térêts au profit de ce dern ier et, par s uite,
à des compensa tions éventuelles;

paralysé pa,. {0lt,.e du consigna/aire, so.:t de donner
caution pOliT le paiement du l"el, 80it de déposer le
l "e/lui-même el' mllins /ie,·ces .

Que la loi n'a fa it aucu ne d istinction et n'a pas, par
suite, vou lu sOLlmeLlre le cap itaine à attendre la réalisalion d' une tell e éventuali té ,.

I.e

d"~il

que r(Ill/icle 306 d u Code de comm.,·ce "econl1 a1:t au capitaz'pe cl/exige?', aH temps de la décharge, le

Et il en es t ainsi mbne au cas oû le

,'ait in /enlé au capitail,e Ulle ac /io,!
"t'es SU1', les 1HÇLrchandises .

con8i{Jlla~aù'e

all-

mpaienl""t fl"qV a-

( CATTAN EO F RÈR ES CONTRE CA PITAINE C OU RT ALAN.)

JUGE MEN T .

Que ce serait là un cas contraire aux règles sur la

compensation, s'agissant d'une créance dùe et liquide, à
savo lI' le fret, et d'une cl'éDnce présumée, ,\ savoir des dom mages-intél'êts p rétendus et non encol'e app réciés et j ugés;
Par ces mot ifs,
Le Tribunal déboute CaLlaneo frères de leurs fins et conclusions, avec dépens .

Attendu q ue les articles 306 et 301 d u Codr. de commel'ce
ont précisé les droits du capitaine sur la ma rchandise par
lui transportée. pou r le paiement de S011 fre t;
Ouïl a, penda n t la décha rge de la march andise, le droit
d'ex iger son dépOt en m ain s tierces et, ap rès la délivrance
de celle-ci, un pl'ivilège penda n t qu inze jours tant qu'elle
n'es\ pas passée en des main s étrangères;

Du 16juille/ 1889 . - P ,'és., N. ARNAUD,ch . de la Lég.
d· H. - PI., MM. AUTRAN pOUl' Cattaneo, SE~i:s pour le
cap it ai ne.

�( 296 )

COMPÉTENCE. -

( 2ü7 )

DÊCLINAT01l\E A RAI SON DE LA MATIÈnE. -

LIQUIDATION n 'l'NE DIFFÉRENCE . PALE

_

INSUSCEPTIDLE DE

ACHATS. -

RECOURS.

CONDAMNATION PRI NC I-

-

SY NDICAT AGRICOLE,

ACTES NON COMMERCIAUX .

Si l'exception d~incom.pélence cl 1'aison de la matiere peut

él1'e p,'oposée en tout état de cause, il l1/en est cependant plus ainsi lorsque celte exception cont1'eclù'ait
"ne décision passée ell force de chose jU[Jée.

Spécialelnen,lt 100'squ'unjugement ,'endu par un l,'ibunal
de commerce a condamné HlIe des pm'Nes au paiement
d'"ne diffé,.ence li li9/tide1' , et que ce jugemellt n'esl

plus stlscepNble de ,'ecours, la pm'tie condantl1ée ne
peut plus élever de déclinafoù'c, m,éme à ,'aison de la

matièf'e, su'- la demande qui es t (m'mee contre elle, devan t le même I,'ib"nal, en liquidalion de cette diffe,'ence.
Un syndicat agricole n'a aucun cm'aclel'e commercial et
11e (ait pas acte de commet'ce en achetant les semences et

en[J,'ais qu'il,'ét,'ocède cl ses adhérents.
L e T?'ibunal de commerce n'est donc pas compétent POU?'

connaitre des achats ainsi fails.
(CHEMI N DE

Fen

CONTRE GASPAIlD,

D'AuDou

ET AUTRES).

JUG EMENT.

Attendn qu'un jugement du Tribunal de céans, en date
du 15 décembre 1887 , statuant dans une demande formée
pal' la Compagnie P. -L .·M. à l'encontl·e de d'Audou et Gaspard, a ordonné la vente aux ~nch è l'es publiques, pour le
compte desdits d'Audou et Gaspard, de 183 sacs vieux chiffons , expédiés en octobre précédent par Gaspard à d'Audou,
h Grasse, et non retirés par ce derni er; que le même juge-

ment a condamné les défendeurs !t payer à la Compa~n·
P.-L. -M. la différence pouvant ex ister entre le net PI·odu;~
de. la vente au~ ench èl'es et le montant des fI'ais de maa
oa _
Slnage eL autres grevant

vente, à régler

S UI'

la marchand ise au moment de la

état, en cas de contestation·,

. Attendu que, ladite ~ente ayant été eiIectuée le 3 1 janvIer 1888, la Compagl1le P. - L. -1II. réclame à d'Audou et
Gaspard le m ontant de la diffél'ence à leur charge, soit
3,216 II'. 45 c . ; que Gaspard a appelé en gal'antie Hichard
frères pour compte desqllels il a vendu, et d'Audou a cité
éga lement en gal'antie le Syndicat agricole des Alpes- Maritlmes;
Attendu qne d·Auilou sou lève l'exception d' incompétence
p~r le n.lOtil ~uï l ne serait pas commel·çant et que l'achat
d engrais, objet du Hti ge, aurait été lait par lui pour les
besollls de ses propri étés;
Attend u que le Tribunal de céa ns, pa!' son jugement contl'adlCtou·e du 15 décembre 1887, signifié ie 25 janviel'
·1888 et non frap pé d'appel, a déjà prononcé I]ne condamnation à r encontre de d'Audon; qu 'i l existe donc une àécis i~l~ définiti v~, passée en forèe de chose j ugte, Sil l' laquell e
le Irlbun al n aurait aucune qualité poul'revenir; que dans
l'msta nce actue lle i l s'agit uniyucment de liqu ider le montant de la condamnation déjà pl'ononcée par le jugement
précIté; que cette décisio n accessoire doit suivre le sort de
la décision pl'incipa le et être prise par le même T,'ibunal;
. En ce qni couceme le SyGd icat agricole des Alpes-llal'itlmes, qUI soulève également l'exception d'incompétence;
1 Attendu quedans lejugementdul5décembl'e,oüfigmait
~ Synd icat, auc une condam nation n'a été prononcée ù
1encontre de ce demier; qu'il n·ya donc pas chose jugée à
son égard;
Attendu qn'un syndicat agricole n'a évidemment pas le
caract ère commercial; qu'i l ne fait pas acte de commerce

�( 298 )

( 299 )

en t,rait.nt a yec les ti er" r acha t des semen ces et engrais
qu'il rétrocède à ses ad héren ts;

(SYLV ANDE R CONTRE D EHESA ET H U'l'JNG).

J UGEMENT,

Par ces m otifs,
Le Tribunal débou te d' Ando n, de ~es fin s en in:ol~ Pé,
' 1 pla.doll',es au fo nd à 1 autence et renvOIe 'POUL es
"
dé ens de l'in di ence du 5 aoù t ; conda mn e d Ando n a ux p
(~id en t i
.
En ce lli concern e le Syndicat agri cole des A l pe~-Ma l'l­
times, seqdéclal'e incompétent et condamne encore d Aud ou
a ux dépens de ce chef.
1 9 ',&lt;illeI 1889 , - Prés" M, BEAU, j uge, - P I"
D uAICARJD pou r la Chemlll
, de fer , AUTR l,
l N B All ET D UDER MM.
)
NAD

pour les autres parties en cause.

FR ET

CAP..\ CI TÉ GAn ANTI E. ' . 0E
H EDUCTIOX

-

QL\. RANTl hlE. -

Et fi REUR
~
fRET .

-

MOI :\'DRE
.

D'UN

D Ol\l MAGES- I N-

Attendu qu e Dehesa et R utin g ont . D'rété le navire suédois
A dolph, capil ai ne Pearson, en trave.'s, pour un voyage de
Ma rseille à la r i vière de La Pl a ta;

Qu e le capitain e Pearson a ga l'anti aux afTt'é lell rs que so n
navire pOll vait portel' en po ids lourd, 1,060,000 kil og, ;
Qu'une diffi cu lté s'étant élevée en lre les pal'ties au sujet
du refll s fait pa l' le capitain e de prendre u n so lde de marchand ises qu e les am'éteurs lu i p"ésen taien t, des experts ont
été nomm és pou r conslater s'il ex istait un " ide à llOrd dudit
navire et si les marchandises déjà cbargées atteignaien t le
poids ci-dessus ga ran ti;
At tendu que les exper ls on t procédé à lellr mandat et
cons talé un vid e de 37 met ,'es cubes et un chargement effectué n'atteignant qu ' un poids de 1,000,000 de I, il og, seu le-

ment ;

TÉ n ~TS.

"

' I r 'été en trave"s a ga,-ant i a,,"' aff"clLecapzlG1lle glu, al..
'ail J'~1'le1' telle qllalltiU:. en
fett 1'S q ue son navt1 e pOItV
d d
poids lou,'d, est passible de ,'éd"c!ion de I;:et et e o;:;~
mages- inté1'éts s'il ne peut p,'end1'e qu une guun
in(ér·ieu1't.

.

.

.
Et cela alors 11léme que la d,.flé,'e"ce
S81 ,a'ï mOtlld,'e d un
quarantième.
.
li
t
ne
va1'!a[ 'a"ticle 990 du Code deCOl1Une1'ce) a d me an 'U . d
d
1 décla1'alwn "
fion possible d'un fjua 1'antiè m e ans a
l'ole au
'
n'es! J'as
aJ'p ,ca
tonnage l'aite pa?' le cap~' ta/He,
.
aJ'al/lie
cas ou la capacité du navi1'e a été spéc'talement 9
et a sC1'vi de base au f1'et stipulé.
J

-,

Qu'ainsi le navire pou vait r ecevoi,' encore 60,000 ki log ,;
m ~\i s qn e les expert s on t recon nu que le n,n'ire avait son
max imum de tirant d'ea u, so iL 19 pieds) eL ne pOllvait recevoir d'a utres marchandises sa ns comp!'OmeLl.re sa slabili!é;
Attendu qu e, d'a près les indicatio ns fo urnies aux affréteurs) le navi re n'aura it dû avoir qu'un ti rant d'eau de
18 pieds seulement, avec la charge gal'alltie; que ce tirant
d'eau a été excédé; mais que s i, il cet égard, le capitaine
n'a pris yis- à-v is des chargeurs aU('une ob ligation précise,
il ne s'ensuit pas moins de l'excédant de tirant d'eau Constalé par les expe,'ts, "Jue le capitaine a manqué SUI' ce dernier pOlll t à so n engagement et n'a pu pl'endre toute la
ma rcha ndise q ue les alfrételll's all1'aient ell le droit de
melt ,'e il bord ;

�( 30 1 )

( 300 )
Qu'i! leur est dù une diminution SUI' le fret, proportiounelle à la quantité non chargée;
Oue l'article 290 du Code de commerce, accordant un
écart cl'un quarantième sur la capacité du navire, ne saurait être applicable au cas Olt cet te capacité se trouve spécialement garantie et est précisément l'élément qui a set'vi
de base au fret stipulé;
Attendu que Dehesa et Huting ont droit encore à être indemnisés des frais que leur ont occasionnés les 60,000 kilog,
de marchandises pal' eux apportées le long du bord et que
le capitaine n'a pas été en mesure de recevoir ; que, sm ce
point., les éléments d'appréciation du dommage manquent
et qu'un règlement sur état doit en être ordonné;
Attendu que les jours de planche accordés à Dehesa et Ru ting n'ont pu courir contre eux à partir du jour olt les con·
testations avec le capitaine, démo ntrées mal fondées, ont
été portées en j ustice; qu'e lles ont, au contraire, pris fin
ce même jour, 13 avril dernier, et non au jonr du départ
du navire, le capitaine étant cause de la perte de temps par
lui subie dans l'i ntervalle ;
Attendu qu' il n'l'a pas à donner acte à Dehesa et Ruting
de leurs réserves contre le capitaine , en cas de recherche
de la part de leurs consignataires pour les conséquences
que pounait avoir l'excédant du tirant d'eau ,lu navi,'e,
aucun engagement form el, quant ù ce tirant d'eau , n'ayant
été pris ;
Par ces motifs,
Le Tribunal déboute le capitaine Pearson de sa demande;
ayant tel égard que de raiso n allx fin s prises contre lui pal'
Dehesa et Ruting :
1" Le condamne il leur payer la somm e cIe 2,547 ft-. l, c,
prorata du fret afférant aux GO,OOO kilog, non chargés, avec
int érêts de droit;

2' Hen voie les parties devant j\f' Le'Joure1an a\'ocat arb'
tre rapporteur, pour le règlement pa' ét
1sionnés par les 60 000 kï
ct ' 1 at, : es f,'als Occa·
,
lOg, e marchandIses aux sieurs
.
DeIl esa e t R u tmg;

i

',

3" Dit qu e les jours de planche ont p1'Î s fin le 13 aVI'l'1
1889 ;
Débou te Dehesa et Ruting de lou ,'s reserves
'
quallt au·
cons équences
du
tirant
d'eau
et
dl
'
'
, non c llargement
desx
GO , 000 1"log. de marchandises;
0

Condamne le capitaine aux dépens.

,nI&lt; 23 iuiliet 1889, - P,'lls" M, An NA m, ch, de la Lég,
d Il. - Pl" ~Ii\l, AUTRAN pour Sylvandel' li
Dehesa et ltuling,
, onNllOSTEL pour

COM MISSIONNA IR E DE TRANSPORTS,
.

-

FIIIX CONVENU TOUS .FRAIS COM PRI S.
COMPnTSE.

'T HAJET
-

MAnITJME .

ASSUfiAI"iCE

NON

LeC conl1nissionnaire de t,'ans1')o,.fs
1,'est 1enu d e ,au'e
"
~
a~s.tt1'ance que s'il en a reçu le mandat exp1'es Ou im pltczte,

Spécialement,
1 au. cas où il s'est enf/a[l"cc a' pren dTe

une ma1'~ zand2se en ga-re et ci la {rauspm'{el' pm' mer
sm'
·
. . qUa?, d' l~ne au t l'e vzt/e,
moyennant rel p1'i.t, tous

( , aIs comp?'!s sauf statistique el po,'ls de lettres cel
ell[la[lement ne comprend pas l'obligation d. ;, Ù'
assurel',

1a

e

Si donc la ma,'clzan d lae
' P Il'
?'ll pa?' (ol'IIOle de me?', lecom,, ·
mettant est sans "eCOttrs contre lui.

�( 302 )

( 303 )

(fRA~CK-BERTRAND CO~TRE REDOCL ET CHOMAT

Dit n'y avoir lieu de stat uer SUl" les fin S
"
condamne Reboul et Chomat all dé
d en garantIe et
'"' pens e ce chef.

ET TRANSPORTS MARITIM ES)"
JU GE~ENT.

Attendu que Franck Bertrand,négociant à Sainl-Etienne, a
traité a,-ec Reboul et Chomat, commi jonnaires de lransit
à Marseille, pour le tran pori de bonbonnes ammoniague, prises en gare de Marsei lle et rendnes snr quai à
Alger, pour uu prix convenu à forlait de 3 Ir" 25 c" par
bonbonne, tous Irais compris, saul ceux de statistique et
de porls de lettres;
Attendu que sur l'expédition faite par vapeur A njov, de
la Compagnie générale des Transports maritimes il vapeur,
15 bonbonnes chargées sur le pont ont dû être jetées il la
mer; que, la marchandise n'étant pas assurée, le demandeur en réclame le montant à Reboul et Chomat, prétendant que le prix convenu à lorlait comprendrait implicitement l 'assura~ce de la marchandise;
Attendu que le commissionnaire de transports n"est tenu
de laire l'assurance que s'il en a reçu le mandat, exprès ou
implicite; qu"en l'espèce, ell l'absence de tOULe Slipulation il
cet égard, le prix convenu il forfait ne peut raisonuablement
comprendre que tous les fIoais du tra nsport proprement dit;
quïl appartenait, en outre, il l'expéditeur d'aviser pour
l'assurallce de sa marchandise;
Attendn qu'en l'élat des appréciations ci-dessus, la demande en garantie de Heboul et Cbamat il l'encontre de la
Sociélé générale des Transports maritimes, se trou "e sans
objet;
Par ces motifs,
Le Tribunal déboute Franck Bertrand de sa demande ct
le condamne aux dépens;

V

nl&lt; 26juillel l I:!89" - P ,"és '[ B
"
'[ D
"' "" EAU Ju ge
'
. - PI .,
M!I . ELODRE pour Franck Bertt'and N
et Chomat Théophile AIC
'
,
EGR"TTT pour Reboul
limes "
'
ARD pour les Tl"ans ports mari-

11' 1\ 1'1' DE~ CB AnGE. PA1 V IL hOE
VOLONT,\IIŒ . 'l'nHES •
, ',
,..:.
.
,
.... ,\l SS~~S A L AGENT DE
liTRES PH ÈTÉS - 1'[ ,
.
.
'
.
11\E5 DÉPOSES.

AGENT DE CHANGE:. -

CO~ FrANCg
CHANGE. -

fl n"y a (ait de charge, de la part d 'u" agenl d

;

et, pm' conséquent pl'iviLè[Je 8 .
. e C lange ,
"" 1
..'
Ut son cauhonnement
qu a a cond1,ltonqu'1.'
y ait eu 1 de la pm'1 d U cl'éancWJ&gt;
" &gt;
r.
con
an
ce
1 Q1'cée pm' la uécessité de . l'
"
J
fi
P
é
8 ac. 1 esse?' a L agent
du?' une op ration qu1un agent seul pouvait faire.

Le c1'éancier qui ne Z" es 1 d evenu que ,J{,(,1
r,r.. 8tH't e d' une COn
filanCe 'V.olontaù·e, ne saul'ait éb'e qualifié 'é . }JOU?' (at{ de c l '
Cl anClel'
lat'oe, l1 t, pa}' swt"te }J1' iviLéOié.
J

Spécialement, n'est pas c"éancier pour j'ait cle ch "
"" quz, ayant d onné 111.andat ct l'agent d al 1[Je ced achetel' po",' lui cles til1'es et de les dé ,~~ ,~"ge
l

désigné n'
.
pO?Jel c ze~ UJl
' a pas tenu la mazn ci ce que ce dé Cd j " 1
reellement
rail t
""
l'
"
"1
I~. ,e a az nsz,par sa négli[jence laissé ces
t /. "es en mazns d t
l
'
abusé .
e agent, equel en a ultérz'eurement
tlel'$

,

Nest.pas ' no. n pus
1 ..

"

créanczé1' pour ((lit
qu /. a 1'em'LS des titres ci l'agent pour

moment difficile .

de chm'f)e
l'
l'aid ' d' ce lt-l
e1
ans un

Alors
méme q" 'ï
Z
, 1'"" a,wa&gt;l" plus lard prescril de
t;eeSn;end,J:; et, aU1'a~t 1'eçu une dépêche lui annoltçall{ la
ùn id ~ lot n a (ml aucw~e diligence pour en 1'elire1'
m ta ement le p,'oduit.

�( JO '1

)

lV'est pas, 11.011 plus, ct'eancicl' ]Jom' fa it de ch~"ge ~~lui
qui a renu:s à l'agent, POli')' les !lm'der ci sa d1.spos1.hon ,
des tit,.es dont l'agent a abusé en les ,'emettant en
na11.tissemcn t.
Et le c1'éan.cic1' ne sa1.wa1Ï exciper , cam.me (ait de charge,
d'un. report auquel il a'lirait Ql,donné d'employe1' ces
lib'es à S0I1 1)1'oP"'c J)1'ofl t, si, ce p,'é fendu 1'epo1'{ ayant
dw'é plus d'un an, il n'y a pas eu. le ,,'êglem.ent me~tsuel
Q1'dinaù'c des COU1"tages clus a l'agent de change 1.Hte1'média!,,'e.
( VELTEN ET AU'l'RES CON'l'RE SYNDIC DE FISC HER )

( 30b )
de la parL de ce demier',le client se tl'O Ul'e releVé pal' la

gal'antle

qUI lUI

est ar.cOt'oée Sur le cautionnement',

Qu 'en de hors de cette confiance nécessaire, toute conHance vo lontaIre e t personnelle continuée à l'agent de
change, l'es te aux risqu es du client et n e salll'ait lui donne l'
aUCUll droit au privil ège susénoncé ;
AI,te ndu qu 'il s'agit donc de l'ech ercher comment la
créance des trois réclamants prédéJ10mm és a pu se formel'

et d'examiner si chacu n d'e ux ou l'un d'entl" eux se ulement:
se trouve placé dan s le cas pl'év u pal' la loi pour bénéllcier
ùe la garantie sur le ca utionnement ,'
En ce qu i touche le s ieu l' Siméon:

JUGE MENT.

Atlendu qu e Il'ois des créa nciers du s ieu l' A, de Fisch er,
le sien r A, SchubarL, le sieur Alber t Siméon et le sieur
Ve!Len, pré tend ent ê tre privi légiés snr le cautionn emtn t

du sieur A. de Fische1', chacun exclu sivemen t aux deux
autres, pour le montant de le m' créance;
Oue cbacun d'eux , en effet, prélend reprocher;\ cet agent

œa~oir commis, ;.\ son égard , un faiL de chal'ge, qui , aux

termes de l'arrél é du 27 prairial an X, m odifié pal'la loi du
8 avril 1885 , arLicle 13, l'aurait re ndu r1ls ponsable, S UI' son

cautionnement mém e ;
Attendu qu'il ne peut y avoir fait de charge de la part
d' uu agenL de ch ange donnant lieu au privil ège de la 101
susv isée au prolit de son client , qu e tout autant qu 'il s'agiL
d' un acte ou agissement indélicat e t préjudiciable comnlls
pal' ledit agent, dans l'exercice m ême de ses fon ctions, eL il
l'occasion et pendant la durée d' une de ces opéra LIOns que
Ini seu l peuL légalem ent faire e t pour lesquelles son ministere est [orc'; et indispensable ;
Quï l y a , dans ce cas, uue confiance obligatoil'e qui est
ai nsi faite il un ofJicier publi c, et de laquelle, s'Il ya abus

Attendu qu'il eSLcréancier du s ie nr A, de Fischer d'une
somm e de 55,750 fr, ;
Que résida nt d 'abord à Aden, pui s ù Bombay, il s'est
adressé au sieur A, de Fischer pour Ini donner des ordres
d'achat; qu'en m ême temp&gt;, il a auto risé le sieur A, de Fischer à relh'er ?es tilres de l'ente q u 'il avait alol'S en dépôt
au Complolr d EscompL~, pou r en deven il' lui-même dépo Sltatre, et pour lUI servI!' de couvel'Lure j usq u'apl'ils l'achaL

commandé;
Que les instructions donn ées pal' Sim éon onL été qu e de
Fischel', une foi s cet achat e ffectué, déposât les nOll Vea ux
tlLres, da ns son dossier, au Comploir d'Escomple ;
Attendu qu e Siméon aurût dù lenir la TIIain, eût-il dù
~our cela consLitu er manda laire à Mal'sei ll e, à ce que de
F,scher se conform at exac tem ent, slrictement et rigoureusement à ses ordres, dans les dé lais nOl'mau x et nécessau'es POUl' leur exécution obligée pal' le m inislere dudit
agenL choisi par lu i ;
Qu'il a su qu e l'achat des titres avai Leu lieu ' mais qu 'il
,
, 18 aucune diligence à sa voil' si ces titres nouveaux
avatent été payés an mo yen des fonds prove nanl, des til.res
n'am '

1" 1&gt;.-1889,

20

�( 306 )

( 30i )

remis en couverture, etqu i1 sIest encol'e moins pl'éoccul1e
de s'informer si ces Litres nouvéaux avaie"t été déposés au
Comptoir d'Escompte de Pa ,'is ;

Oue, fall ut-il ajouler créa nce il I ~ dépêche du 9 jui ll et
du Slelll' A, de Flsch el' à Schubart, lui annoncant la
vente de ces 100 actions, ce lte dépêc he, arrivée en ' mains
de Schuhal'l, en m ême temps qu e la lettre du sieur A, de
Fische l', l ui révélait la vraie situation de ce dernier et
l' Imposs ibil ité où il était d'envoyel' les espèces et d~ns

1

Ou'it a don c laissé, pal' une cooliance imm éritée, il est
vrai, mais volontaire de sa part, des Litres dont de FIscher
a abuse ultéri e urem ent au dé tl'ime nt de S0n client;

Mais que celui *ci qui aurait pH ngi l'à lem ps, ne se trouve
1

p lus en lace d' un mandatah'e forcé dont 11 ne pou va it empêc her les agissem e nts indùs, mais d 'un mandataire ou
dépositaire personn el, n'ayant plus à opérer pour SO li
compte comme officier public;
Qu'ainsi le fait de charge n'e,i s te pas en ce qui touche le
sieur Siméon ;
En ce qui "oncerne le s ieur Schubart :
Attendu que ce dernier avait déposé 250 obligations égyptiennes en mains du s ieur lI.. de li'ischer ;
Que ce dépôt n'avait pas eu li en à la su ite d'une vente
de ces valeurs opé rée par le mins tèl'e dudit agent', mais
ava it, au contraire, eu lieu en vue de lui venir en aide;
Que c'était don c, de la par t du sie ur Schuhart , un e confiance toute particu lière e t perso nnelle par lui faite au
sieur A, de Fisc her et non une confiance obligatoire et
légale, conséquen ce n écessaire d' une opérat.Îon accomplie
par son ministère;
Oue venir en aide à un agent de change, en lui r emetta nt
des titres , c'était évidemm ent l'au toriser à s'en servir au
besoin et que, vu les circonstances et la s ituation depuis
lon g temps emba1'l'assée du sieur A, de Fischer, it est plus
que probable, qu'il est m êm e cel'tain qu'il devait avo ir
déjà usé de la facul te il lui la issée, e t qu'il ne devait, pa,
cunséquent, pl us avoir en ses mains les 100 obligations
égyptiennes pour lesq uelles ordre de vente l ui êlail donllé
le 7 juillet 1887 ;

tou s les cas, l'abus qu'i l avaiL fai t d'un argent ~util' avait

nécessai rement touché pOUl' compte de so n clien t dans
l'exéc ution de son man lat officiel et légal ;
Que Sch ubart, qu 'il ait ou non ajouté foi à la pré tendue
vente, n'a fa iL, au mom ent olt la si tua tion lu i a été révélée
aucune demande imm édiate utile, aucune saisie Sur l~
cautionnement;
Que pal' cett e inaction, ce sil ence, il a encore ménagé la
posi tion du s ie ur de Fischer; qu 'i l a donc continué à l ui
fail'e co nliance personnelle et volontaire;
Que Schubart n'est donc pas victim e d'u n fa it de charge
co mmi ~

par de Fischer;

En ce qui concel'll e le sieur Velten :
Attendu que le s ieur Vel ten é ta it le commandi taiœ du
sieur A. de Fischer ; qu e, propl'iétaire de 175 obligations ~ e
la Brasserie de la Méd ite rranée,il avaiL, dès le déb ut, déposé

ces obligations en mains dudit de }"ischer. non point pOUl'
que celui,ci eÛl, en sa qualité d'agent de change, à en opérer la vente pour sou compte, m ais pour qu'il les gardât et
les Lin l à sa dispos ition ;
Attendu qu e, le 15 avril 1887, ces '175 obligations on t été
censées m ises e n r eport pour compte du s ieur Velten,à rai son de 100 fI'. l'u ne, a lors que, par un abus dont le sieur
de Fischer a seul profité, il les a engagées chez un tier;
moyenn a nt 400 fI'. ;
Attendu qu e le sieur Velten ne peut être admissible à
soutenir qu e cette opération de report, qui aurait été faite
à lad ite date, ai~ é té tacitement renouvelée de mois eu

�( 308 )

( 30n )

mois jusqu'au 8 aoù t 1888, époqne où , la suspension du
sieur de Fischer étant survenue, il a deman dé à reprendre
ses titres mo ye nnan t les 100 II'. par titre;

Dit 12 août1889 . - P "és. , M. Al\ NAUD, ch. de la Lég .
d'H. - P I. , MM. AUTkAN pour Vell~n , TALON pOLIr Schu barl
JOUR DAN pour Siméon, SENÈS pour le sy ndic.
'

Que rien ne justifie et ne l'end pl'ésumabl e cette prétendue série de report s s uccessifs des mêmes obli gations,
moyennant les mêmes condi tions; que s'il en eùt été ain si
réellement, le sieur Velten aurai t été débité, mois pat· mois
et opérat.ion pal' opéra t ion , des courlages dùs à l'agent de
change intermédiaire; qu e ce n'est qu 'en bl oc et au moment de la suspension même du sieur de Fischer qu e ces
courtages ont été payés; que, d'aulre par t, c'est Vell en luimême qui, daus l'intervalle, a encaissé les cou pons échu s
sur ces 175 obligations;
Que tou t dénote ainsi qu'il n'y a eu réellement aucune
opération tout au moins lacitemeut continu ée de report;
que, d'ai lleurs, ces opérations successives de report
eussent-elles été ell'ectu ées, l'entremise d'un agent de
change n'était pas lorcée et légale;
Qu'ainsi tout démontre que , si le 15 avril 1887 les 175
obligations dont s'agit ont été engagées au prix apparent de
100 Ir. pat' titre, ce n'est pas un l'eport qui a eu li en, mais
un véritable nantissement opéré pour procurer , soit à Velten , comm e i l le prétend , soit probablement à de Fischer
lui-même, des fonds nécessaires à ce moment ;
Que dans tous les ClS il n' y a eu qu' une confiance volontaire et prolongée en de Fischer de la part de Velten, et que
ce dernier ne peut ex ,~iper d'auc un (ait de charge;
Par ces motifs ,
Le Tribunal joint les instances, et de suite, débou le
Albert Sim éon, A. Schu bart et E . Vellen de leur demande
d'admission à titre pri vilégié dans la l ailli te d u sieur A. de
Fischer ; et c'est avec dépens,

CAPITAINE . -

D ÉC HAR GE ME NT l'n tcIPIT B. CARG AISON. -

A VARIE S A LA

HE SPONSABlLll'É.

La stipu.lation d'une cha,'le-par tie , d'ap,'ès laquelle le
déchar'flemenl doil avoi,. lieu cl ,'aiso" de tanl de lonnes pa?' iO/l?', doit être considé,'ée comme insérée au
profil de. deux pa,'lies .
L e capi taine qui, POU?' débat't'asse1' plus 'Vite son nav Ït'e
met ci quai une q'uantité notablement sup ér iem'e
'responsa ble des avm'ies et f l'aù causés au. consi[Jna taire
pa,' ce débar quemen t I,'o? p"écipilé et le Séj 01&lt;1' trop
p rolong é de la ma ,'chand tse S'Lt.?' le quai.
J

est

(VÉZIAN CONTRE CAPITA INE G OLDSM IT H) .

JUGEMENT.

Attendu que le navire lIepla,'chy ,capitaine Goldsmith, a
apporté à Mar seill e un chargement soult'e de Sicile, à desti nation du sieur Léonce Vézian ; que ce destinataire lui
ayant été indiqu é pal' les chargeurs eux-mêmes, le capitaine devait lui donner avis du moment olt il commence rait son déchargement ; qu 'i l a négligé cetle précaution, et,
dés le 29 avril de miel", dans la jou rnée, a déba rqué 700
tonnes;
Attendu que Vézian a prolesté cOIUre la précipitation de
ce débarquement qui au rait exposé, li quai, la marchandIse à être avariée par l'ea u de pluie et par le (eu ;
Qu' un expert , en elfel, a été nommé il sa requête et a
constaté l'existence des avaries et préjud ices dûn t Vézlan se
plain t;

�( 310 )

( 3 11 )

Qu'il s'agit de savoir si le capitaine peut el! êtl'e r esponsable eL dans quelle proportion ;

ALlendn qu'i l n 'y a pas li e u d'a llo uel' à l'ézia n le m anqua nt qu'il réclame pour la ca rga ison, ce manquanL pouvant êtl'o aLt l'l bllé à li n déchet norm al de l'OU te; que le
ca pltallle Goldsmith n'a point reco nnu le poids du chargeme nL qui lui été déli vl'é,eLq u e le, déchet ne présen te aucline gra l'ité exce ptionnell e;

Attendu que, d'a près les ~cco l'ds verbaux des pal,ties, le
débarq uement devait s'opél'el' à raison de ~OO tonnes pal'
jour ouvrable;
Que cette quantité de 200 tonnes a été précisée, non pas
uniquement contre le récepLionnaire; qu 'ell e devait a ussi
l'êt re à so n profit; qu e cett e clause lui donnait, vu l' im pol'tance de la cargaiso n, cinq juurs pour débarque r ,et qu 'il ne
pouvait être, arbitrairement et S2 t1 !:i son consentement , privé
du bénéfice de ce dé la i ; qu'i l n'a ppartenait donc pas 011
capitaine de mettre à tel'l'e, en un se ul jour, un e plus fOl,te
quaBtit é, dans son inté rè t exclusif, pOU l' débanasser plus
promptement son navire; qu'il ne peut invoquer ni l'usage,
quî ne peut prévaloh' contre des accords, ni les précédents
entre l ui et Yezian lui-même; que les autorisations effectives ou tacites pOU l' des chal'gements antérieurs ne pouvaien t rien préj uger pOUl' celui dont s'~git actuellement;
Attendu , dés lors, que le cap itain e doit être responsable
du préjudice ca usé par le ra it par Illi d'avoir trop hâtivement débarqué les 500 tounes de soufl'e excédant celles qui
aUl'aient dù rèt l'e seulement dans la journée du 29 avl'il;
Que les conséqu ences qu'ont eues la pluie et le fe u son t
cell es ci- après:
1· 654 fI', 60 c " avarie pal' l'ea u douce cOllstatée pal'
l'expel'L ,
2" '135 fI', 65 c" avarie cauEee pal' la mouillure eL le mélange de terre ;

Pal' ces Ill Qtifs,

Le Tribun a l cond am ne le cap i taine Goldsmi th à payer à
Léonce Vézian la somm e de 2,226 f,' , 65 c" monla nL des
causes ci-dess us, avec intérêts de droit et dépe ns, y Com pris le coùt d u rapport d'expe rt, honoraires dudit et aCtes
proLestatifs.
DI&lt; 12 août 1889 , - Prés" M , AR NAUO, ch, de la Lég,
d' lI. - P l" MM, AICARD pour Vézian, NEGIIETT [ pOIII' Goldsmitil ,

CmIPI~ TENCB. -

H ANG r\R COi'\STnnT su n LE TERRAIN O'AUTIWI .

-

CAnACTÈRE i\lQIlILlEIl .

Ne sam'ai t étre cOl1sidére com.me immeHble un hanga1'
cO?lsl1'uit su r un fen'ain n'appa1'{ellanl pas li celui qui
l'a (ait cotlsb'ui1'e , et avec d es matériau x pouvant élre

raeilement démontés et utilisés aille,,?'s.
lJn conséque11ce, si ce hangm' est destiné li 1.t1le exploita-

tion comme1'cl:a le, fac tion d u cOJlstructeur en paiement
de ses tra vaux et four nitures est de la compétence du

T,'ib""al de eomme/'ce ( 1) .

3· 335 rI', 40 c " avar ie pal' le fe u ;
El 4·, 1, 100 [l' ., pOUl' tenir compt e a u réceptionnail'e de
frai s el travaux de manutention rendus l1 éce ~ aires pOlir
sécher la marc handise 1 la l'end l'e pro pre ;l sa f,lbrica Lion;

(1) Voy. '1- Ta ble Il éce nnale,

\, 0

C( 1I11p{&gt; l ell cc ,

n O'

~5 et sui v.

�(

~12

)

(VI LLt:MIN CONTRE GIRaUD"),

(

~13

)

Dit 14 aoûl 1889, - P"és , , M, UeAu, jnge,
MM, FILIPPI pour Vil lemin, JOUR NET pOU l' Gil'oudl"

P I"

JUGEMENT.

Attendu que le sieur Giroudl', l'un des défendel1l's cités,
conclut seu l à l'incompétence du Tribunal ;

EFFET DE COMMERCE. -

-

ENDOSSEun

PROT~T A SON DOMICILE. -

I NDIOUÉ

COMMI:;

BESOIN'.

DÉNONCIATIO N NON NECES-

SA IRE.

Atlend'-l qu 'il a fait éd ifier par le sieur Vill emin , charpentier, un hanga l' cn bois, fOI'mant une dépe ndance de
l'établissemen t principal que leditGiroudj' exploite actuellement SUI' la plage du Prado ;
Attendu que ce hanga r ne sa urait, pal' l'apport à Giroudy ,
être co nsidéré comme un immeuble véritable ; yu'il l'a fait
édifier , en effet, SUI' un ten ai n dont i l n'cst qu e simple
locataire, avec des bois et matériaux pouvant être facilement démontes et en levés et utilisés pal' lui aill elll's que
SUI' led it terrain;
Oue, dès lors, il ne peut invoquer à l'encontre de Vill emin une incompétence 1'atione m,ate"t'iœ ;
Attenduljue ledit hangar n'a été constm it pal' Gil'Oud y
qu e comm e une dépendan ce, un accesso ire de l'établissement principal dont s'agi t ;
Que c'est donc exclusivement en vue de son exploitation
commerciale qu'il a fait édifier ce hangal'; que c'est un
acte de son coml1'erce qu'il a fait ainsi et que les difficultés
relatives à l'obligation qui peut en résu lte r pour lui vis-àvis de Villemin, sont de la compétence du 'l'i'ibuna l de
céans;
Pal' ces mot ifs,
Le Tribuna l se déclare compétent; fixe , pour les plaidoiries au fond, l'audience du 28 cou ra nt;
Les dépcnsde l'incident :) la charge de Giroud)",

Lm'qu'un des endOSSeu.1·s d'1t1t bittet li O1'dre a été indiqué
pou l' paye1' au besoin, et que l' huissie,' a JJI'otesté li son
dom 'i cile aussi bien qu~ à celui du Sousc?'iptew', le PO?'tew' n'est pas tenu, POtW conse1've1' son recou?'s contre
cet endOS8eU1'~ de (aù-e, dans la quinzaine, la délloncia-

lion du p,'olél el la cilalion en justice p,'esaile8 pa.'
l'm'tic le '/ 65 du Code de comm.,'ce,
L'endosseur actionné plus tard en. paiement ne satl1'ait

dOllc opposer au porteu,' la déchéance ,'ésuUanl de cel
m'ticle.

(FOLLIERO

DE

LUNA CONTRE CALMENT),
JUGEMENT,

Attendu que le sieur Folliel'o de Luna réclame au sielll'
Ca lment le pa iemenl :
l' D'un e somme de 2,000 ft' , mo ntant d'un billet;\ ordl'e
de parei lle somme SO USCI'it à Mal'seille le 1" mai 1870, il
l'échéance du 10 aoùt prochain, pal' les sieurs Amaud père
et fils à l'ord re du sieur Ca lment, endossé pal' ce derniel'
au sieur Foillero de Luna, pal' qui à divers;
2' La somme de 500 fI', mon tant d'un autre billet à 01' dl'eSOllscrit à Marseill e le 25 ju in 1870 pal' Calment à rOl'dl'e
de Fo lliel'o de Luna, lesdits billets protestés et el1l'egistl'es;
Att endu que le sieur Ca lment a reconnu devoir le bill et

�( 31 '. )
de 500 fr" et déclal'é, il la barre, être prêt à en rembourser
le montant;

Oue, pour le billet de 2,000 f.", il se refuse il en paye., le
montant par application des clispositions de l'article llio du
Code de con:: merce ;
Aliendu qu'il est, en effet, étab li aux débats que le sieur
Folliero de Luna n'a pas exercé son recours contre son
cédant; quïl n'a pas dén once le protèt don t ce billet était
r objet, ni fa it citer en jugement dans les quinze jours
qui ont suiv i la dale du protêt; qu'il alll'ait donc enCOuru
la déchéance éd ictée par la loi si Calment était Ull simple
e ndosseur de l'effet dont s'agit ;
Mais attendu que l'et effet porte la mention payable au
besoin chez le sieur Ca lment;
Aliendu que l'huiss:e.', aprés s'ètre présente chez le souscripteur de reffet, les sieu rs Arnaud pere et Gis, et avoir
dressé un protêt faute de paie men t,a fait la même de marche chez le sieul' Calment, besoin indiqué alldiLeiTet, eL que,
il la suite du nOIl paiement, il a dressé un protêt soit il l'ellcOllu'e du souscripteur de r effet, so it il l'encontre ùe Calment, besoin indiqu é;

Que celui-ci n'a donc pu ignorel' le non paiement de
l'effet dont s'agit et encore main:; le proLêL dout il avait été
robjet ;
Ouïl n'était donc pas nécessaire qu e l'alliera de Luua
fit pl'Océder il une notification de ce p.'o tét pour éviter la
ùéchéance prévue pal' rartic le 165 du Code de commerce;
Allendu que le but de la loi, en imposant la notification
du protêt, a été de faire connait.'e aux endosseurs le sort
réservé il l'e ffet revêtu de lems signatures pOUl' les :nettre
à même {Pexel'cel' leurs l'ecoul'~ co nt.re leurs céùallts; que
le non paiell1ent de l'effet dont s'agit a été pOl'té il la connaissance de Calment pat' racle d' huissier p,'écité; qu'i l en

( 315 )

est tellement a ins i qu'il s'est engagé, dans ledit acte, il
payel' ledit ellet;
Oue dans ces ci.'constances la déchéance invoquée pal'
Calment ne san l'ait è tl'e appliqu ée;
Pal' ces motifs,
Le 'l'I-ibullal déclal'e r offre du sieur Calment non sal.isfactoire, de même suite, 1" condamne il payc.' Il Folliero
de Luna la somme de 2,5UO f.' , montant des effets dont
s'agit, et c'e~t avec intél'ê ts de droit et dépens,
V u 21 ao11/ 1889, -

Mill, HOllNllOSTEL
Calment,

pOUl'

Folliero de Luna, iIlOLTON pour

ACTlOiliS AU PORTEUR. -

D ÉL,l" I DE DEUX
D ETEl\'rEun DU

'l'I1'IlE SEUL TENU. -

PnEUYE A LA ClI AnGE DE LA SOCU~ T~.

PIŒ UVE ENTnEPlllSE 1'1\1l LE SOUSCHll''fEun. -

.\'V MO~IENT DE L'APPEL D I~ FONDS, -

Pl"

VEIlSEi\lENTS CO,\lPLJbIENTAlll ES . -

SOCIÉTE ANONYME. ANS. -

P I'és" /J , JUEnY, juge, -

OBLIGATION SU BS I STA~'1' I~ . -

Lt CES::i IONNAIRE, -

Di!:n:NTlun

CESSION f'QSTf:I\lEUHE.

UËFAUT DE nECQURS CONTRE

Ar,E~1' DI~ CIi:\ N(a:. -

SECH I':'!',

Lo}'squ'i! s'est éCCJulé delta: ails depuis le 'Vote autorisant
la COIlVe1'sù&gt;f/. d'actions nominatives en ac/ions au ]l0J'.leu?', les sousc1'ipleul's )J1'imiii(s et les cessionnai1'es
autb'ielt1's au vote, ne sont plus [Jal'ants des versements
complémentaz,'es.
Les cessionnaÏ1'es posté?,ielt1's au vote ne le sont à aucune

époqlle,
L'obli'[jation lJe?'Sonlielle p?'écédentment at/ach ée ci la qI/ali/eue SOllsc1'ipieuI' Olt de céssiol1l!aiJ'e, pI 'lui peJ'si81aii
m,alg"éla cession, dispm'aiten ce cas, et lachG1'oedeia
Libtn'at ion n' i nco m.!Je plus qu'ci cehli qui e8t actuellement

�( 316 )
associé, c'es!,li-dù'e, au dé!ent ..", actuel du til"e. (P remière et deuxieme Espèce,) (1)
Les tit1'es au pOf'teur ne sont assujettis à l'accompli8se ~
ment d'aucun.e (m'lnalité quant à lew' t,'ansl1tissio'tZ.
Elle peut s'opé,·.,· par la simple t,'a di!ion manuelle
et sans la'lsse1' aucune l1'ace.

11 en ,'ésulte qu'apl'ès l'exp;"ation des deux années qui

suivent le vote de la conversion , le sousc1'iptetU' p1'imi~
tif actionne en versement du solde enC01"e d'CL SU1" les
act ions pm' lui souscr ites, n'a pas ci: p"O'lWe1' qft'il a

aliéné ses actions; c'est à la Société c1'éanciél'e li p1'OU'ver, au. conil'aire, qu'il en est encm'e actuellement
détenle",-. (Première et deuxième Espèce) (2).

lYJais si, en lait, le défendeur, ent1'ep1'enant de pl'ouvel'
qu'il a aliéné ses actions, p,'od1.lil des documents des ~
quels il l'ésulte que cette aliénation est lictive, la p"ésamptian qui existait en .ya laveur, se b'ouve pw' lci.
dét,.uite, et la j,,'euve de la déten tion est (aite au p,'o(il
de la Société, (Pl'emièl'e Espèce).
L 'obligation des associés d'opél'e&gt;' les ve&gt;'sements complémentait'es p01.t1' ta libération des tit1'es, éventuelle fusqu.' li l'appel de (onds, devient actuelle pa&gt;' cet évél/ement, iu.squ,'â conCU1'rence de la somme appelée.
Aucune cession postéJ'ieu1'e ne peut en décha1'ge l' celui
qui était associé au momellt de l'appel, s'agit- il d'açtions au p01'feu1·.
Et il en est ainsi lors m/lme que t'appel de fonds a1l,,"it
été (ait en (l'acttOnnant la somme appelée.

(1) Voy. ce l'ec.1887, 2,34. - Jugé flu e cell e pl'escl'i ptioll de deux
ans est inte r rompue par l'appel de lond::; lu i-même, sans qu'il soit
besoin d'une demande e n justice. - Ce rec. 1887. 2. 1'-3.
(2) Voy . en se ns cOn l[·aÎl'e. ce l'ec. J88ï. 'l. ::S9,

( 317 )

conséqu.ence, celui qui était détenteu l' d'actions au
moment d'un appel (l'actioHné en plusiell1's échéances
et qui a mém.e payé ta p,'emièl'e, ne peu l se SO!/8b'a1.·I'~
au ]Ja1:em.ent des suivantes pa1' laiusti{lcation de la
ve,n fe qu'il a (aite de ses actions antél'ieuJ"ement aux
échéances don t on lui 1'éclame le montant. (Deux ième
Espèce).

E'H

L'actionnaire qu'I' est tenu e1we,'S la Soct'été li un 'Vel'se~
ment com.plémentaù'e, 1nalf/I'é ta cession qu'û a j'aite de
ses ti b'es, n'a aucune action eit om'antie cont1'e son
cessionnai1'e en ve1'tu de la cession elle- même.

Il Ile peut dOllc ( o"ce,' l'agent de change ache!ew' des
lit1:es à lui 1'évélel' le nom. du ces.'iionnai1'e pOlO' qui il a
agt .
Il ne lui 1'este qu'une action contl'e le détenteur actuel'
c'est l'action appa/'Iellallt li la Société, et ci laqu elle iL
est 8ubl'ogé pa,' le pa·jement qu'il a (ait à la décha"ge
du détente",'. (Deuxième Espèce) ( 1) .
PREMIÈRE ESPÈCE.

(SrNblcs

DE LA SOCIÉTÉ DE S fil INES D"

CONTRE LA CROIX} R OISSAR O ET

CUIVRE

Ct).

Du 9 décembre 1887 jugement du Tri bunal de commerce
de Nice} ainsi conçu :
Le Tribunal,
Attendll que, pal' jugement clu 28 octobre de la courante
année, dans l'instance f01'mée par l e~ syndics de la fa illite
des Mines de c ui vre il l'enco nlre de Lacroix, Boissard et C'

(1) Voy. COIlI.

ce l'ec.

1887,2. 34.

�( 318 )
en libération des actions par e ux souscrites, ce Tribunal a
ordonné la présentatio n des livres de commerce desdils
Laoroi" Hoissard e t C' , ainsi qne de ce ll x de Meun ier,agellt

de change;
Qu 'en exécution de ce j ugeme nt, Lacmix, Hoissard et C'
ont présente leurs livres en chamLI'e du conseil; que
Meunier, bi en qu e sommé, n'a pas obtempéré à l'o l'dou ,
nance; qlle de la vérification fa ite il résu lte:
Que l~ 12 janvier 1886, dale du borderea ll délivré pal'
l'agen t de change Meu nier, la banque Lacroix et noi ard
n'a passé aucune écriture SU I' son journal, ni S lII' ses livres
auxiliaires , ayant trait a cette opél'a tion ;
Que ladite banque ne tient pas un livre de eopie de
lel tres, conformément r,u x prescriptions de l'arti cle 8 du
Code de commerce;
Que la venl e qu'elie i:lvoque a é té opérée par Meuni el'
sur la let tre 'JUe lui a adressée la banque Lacroix, Hoissard
et C', lui indiquant l'ach eteur et le prix de ve n le convenu
d'avance j ,que Meunier, à la suite de ce lte lettre, a délivré
u n bord erea u de venle à Lacroi x, Hoissard et C' , et n 'a P,IS
agi comme interm édiaire, mais simplement S Ul' l'ordre eL
les indicaHons de La croix, noi,ssa rd e t C' ;
QlIe ceux-ci, pOUl' justifie r le dé faut de m ention , SUI' leUl'
comple d'effets publics, de la so rtie des 100 aCl ions Nines
de cuivl'e, vendues le 12 janvier 1886, out décla ré qu'ils ne
crédi tent pas ce compte à b sO I'lie des til res n 'ayant aucune valeur ;

Qu e le bordereau de Meuni er, agent de chan ge, porte les
aclions vendues à 250 fI' 50 c" a lol's q ue Lacroix, Roissard
et C' ont décla ré que le prix n'a é té réellement que de
250 ft'., et que les 50 centimes en plus par act ion ont éle
majorés pal' Meunier pour la reg ul arité, disaient-ils, de
l'opération ;

( 319 )
Que la seu le m ention li gul'ant Sur les livres de LacroL,
TIoi ssard et C' et se ré férant à la ven le des 100 actions co n~
sisle da ns la passation au li vl'e de caisse, à la date du 29
mai 1886, d n paiement à Meunier de 50 fI'. pour cou rtage
sur la vente desdites actions Mine; de c u ivre:
Qu e de l'ensemb le de ces faits, i l l'ésulte que Meunier n'a
pas agi comme i nterm édiaire entre vendeur et aclJeleul'
pou r do nnel' Ulle sa nction légale à leurs accod 3, mais sim plement pour dé li vl'er il Lacroix, lloissard et C', SUl' leur
demande, u n bOI'del'eau de venle de 100 ac tions Mines de
cuivre ; que dans ces condition s, ce bord el'ei1 l1 n'a pu opérer la translation de propl'ié té des ti tres, la vente n'est pas
parfaite, e t, pal' suite, Lacro ix , I\ oissard et C· ne sont jlas
libérés valablement;
Pal' ces motifs,
Cond a mne Lacroix, I\ oissard et C· a u paiemént en faveur
des syndi cs de la fa illil e des Nines de cu ivre de la somme
de 25,000 fI' , monlant de 250 fI'. pal' a ction , l'estan t a
verser sUl' les 100 actions de lad il e Socié té dont ils sont
souscripte m s, aux inl éréts de d roit et dé pens ,
Appel pal' Lacroix, Hoissard et C',
ARRI~T.

LA COUR,

Considé rant que les souscriptem s primilifs et leurs èessionnaires anlérieurs à la dé libé rai ion de l'assem bl ée générale qui a autor isé la con vers ion des actions nominatives
en titres au porteut', ne resten t garants de Vel'Sements complémentail'es que pendant deux ans apl'ès le vote de convet'sion ;
Qll e ce temps une fois écoul é, la ljuali lé de souscripteur
primitif ou de cessionnaire antérieul' à la conversion n'est

�( 320 )

plus, pal' el!e-mème eL ù aUCLln degl'éJ .u n~ cause génél'a-

t,'i ce d'effets juridiques; que toule ob ilgatlon personnelle
di,paralt;
Qu 'i l est vmi 'que la créance de la Société subsiste; qu e
les verseme nl s complémentaires continuen t il êlre exigibles
suivant la nécessité d'appels lllLér ie urs de fonds ; mais qu e
la charge de la li bération n' in combe plus qu'au till'e;
qu'elle lui est, essen tiell ement in héren te;
Que la détention du ti tre se passe de tou le an tério rité
d 'origi ne, qu'elle se su !fi t il ell e-même; q ue celu i q ui a cessé
de détenir des act.ions, n'est plus action naire; qu e, n'étant
pas actionnaire, il a rompu tout lien de dl'Oit avec la
Société; qu'il ne lui est plus rien; qne, ne lui étant plus
rien , il ne lui doit rien;
Considérant, en oUlre, que, par leur nature même, les titres au porteur ne sont assujettis, quant à leur tl'unsmission, à l'accomplissement d'aucune fo rmalité; que cell e
transmission peut s'opérer pal' la simple tradition ma nuelle, et ne laisser, pal' suite, aucu ne trace; qu e c'est
celte facilité même qui est pou rsuivie pal' la m ise d'une

valeur au porleur ;
Considéran t que de ces principes i l résu lte qu'après
l'échéance des deux années qui suivent le vote de la
conversion, le souscl'ipLeul' pl'imitif d'actions qui a
aliéné 5es titres, n'est point tenn des nouveaux versements;
quela présomption d'aliénation est atlaché il sa èéclaI'a,
tion ; qu'il n'a aucun e preuve à rapporter d'une opération
qui n'en comporte point nécessairem en t ; que c'est à la
Société ou aux syndi cs qui la représentent, il démontrer la
fausset é ,l' une tran smission fict ive et la déten tion actuelle
des ti tres pal' celui qui est assigné en versement des compléments de fonds ;
Mais considérant , en fait , que la Société A, Lac ro ix, Roissard et G' ne s'est point placée SUI' le lel'l'ail1 des principes

( 32 1 )
fixés pal' la jurisprudence; qu'appelée, plus de deux années après le vote de conversion, à acbever la li bération
de cen t actions qu'elle avait souscrites dans la Société frança ise des Mines de cu ivre, elle a prétendu les avoir alié nées;. qu;ell e a vo u lu prou vel' Ia réalit é de la vente; qu'elle
a IJ1dlqul. à. la transmiSS IOn un e daLe; qu 'ell e a dési,
gné nomlllativement l'aclteteur des ti tres; qu 'elle a versé
a ux débats des docum ents qu'ell e n'était point tenu e d'y
appol'ter, niaiS qlll, u ne fO IS Com muniq ués, doivent y rester
et sel'VlI' Ù détermin er la solution ;

~o ns idérant que la Soc iété Lacroix, Hoissard et C' invoque,
à 1applll de la cessIOn qu 'e lle allègue, un bordereau d'agent
de change et les mentions de ses livres de com merce',
SUI' le bordereau d'agent de cha nge :

Co nsidérant que .Meunier, agent de change, n'a délivl'é
un bOl'dereall de vent e il Lacroix , Hoissard et C' que Sur
une lett.re de ces derni el", indiqua nt l'acheteul' et le prix
de vente convenu d'avance, en dehors de toute coopération
de l'agent ; que celui· ci n'a pas agi cOlllme intermédiaire
entre vende ul' et ac heteul' pOUl' donner une sanction légale
à des accol'ds dont il pouvait certiJier la réa lit é; qu'il n'a
fait qu 'ajoutel' créan ce sans co ntl'Ole aux assel'ti ons de Lacro ix, Itoi s::ial'd et Co; qu'ai nsi, ce document n'a pas pins de
va leur jlll'idique que les assertions des i ntél'essés eux,
mêmes;
Considérant que, m ême dans sa forme matérielle, le
bordel'ea u n'est pas il l'abri de toute suspicion; qu'il n'est
pas tlll1bl'é comme les bordel'eaux Dl'dina ires, mais avec des
timbres mobil es; que l' annniation des timbl'es est faite
al'ec une gri JJe de la maiso n Lac roix, Roissal'd et 0' ;
ConSidérant, en ou tre, que le prix po n é au bordereau
(250 fI'. 50 c, pal' action) n'est pas le même que celu i mentIOnné Sm' les livres des banqL1iel's ( 250 fI' , seulement);

l' p, - 1889.

21

�( 323 )

( 322 )
Sur les écritures de commerce :

OEUXI8:\fE ESPÈCE .

Adop lant les motifs des pœm ie l's juges ,
Considérant, en outre , q lle le liv re des dépôts qui pOl'te
l'i nscriptio n des aulres vale m s apparlenant au pl'étendu
ach eteu r , om e t dan s le chap itre spécia l il Crossa les num é-

ros des actions litigie uses;
COllsidéranl, d'ailleurs, q lle les circonslances (Ia ns I~"­
qllelles s'est opérée la ve nte,et la person na lité de l'acbelc\lI'
coullement et fortifi ent la démons 1l'atio 1) [o tl l'n i~ pal' la
complabi lité; qu e la ven le porl e la dale rl u 12 janvier;
que l' appel de fonds a élé vOlé le 16 janvier , c'est -il-dire
qu atre jours après; que la situation des affaires sociales
élail compl ètement co mprom ise; q u' u n passif considél'able
gl'evait la Société, llass if qui n'ouvrait d'a utre é ventualité
qu'une faillit e immine nte;
Considérant que Crossa éla it au coman t des da ngers qui
mena, a ient la Société; (lU 'il éta it le secrélaire du conseil
d'admi"islration ; qu' il était aver li pal' la déli bération du
'li rlécembre 1885 de la n écessité des ve l'semen lS complémentai res sur les actions non li bérées; Gue, dans ces

conditions, la venle all éguée ne saurait être tenu e pOU l'
sér ieuse; que la ba nqu e Lacroix, I{oissa rd et C' es t l'estée
propdétail'e des actions; q u'elle doit, à ce t itre, en opérer
la libération intégral e;
j'al' ces motils ,
ConfirlJle le ju ge ment don t est appel, a vec amend e et
dépens_

Dt&lt; 3 décemb,'e 1 888 _- Cour d 'Aix (1" Ch, )_ - P rés_ ,
M, R UDE N DE COU DEII, 1" pres_ - P I" hlM, ARN AU D et
ABR AM .

( L ES "r,"ES

CONTRE

HOIRS CAII AY) _

D u 29 j uill L888, jugemen t du 1"..
NICe aLll si conç u :
Ibuna l de commerce de
Atlendu
que Ca l'l'l' ,('lUle Ut'd es dt·'-fende
.
.
eU!' ol'Igina ire de '18 aCl 'o
d 1l 1'S,cta iL SOuscri p_
1
""
'
1 ns
e l a Soc-ér ' l
Jul11es de cuivre;

(

1

q ue ) pour rep ousser la dem
J Allendu
I '

e ran ça ise des
d

es lO irs Ca rr y se pré va len t d ' Ull
a n e des syndics
agent de change, portant ve l11e
])ordel'eau de Fontain e'
-I '8
'
, en Boul's e d e Lyon, des-'
d1 eS'1 acllO n ~;
Attend u q Ull s'aait de savo,
0
Ir SI cetle vente est va lab le
-b -

el I1 er atolre;

,A tlendu q ue, le 16 ja nvier 1886 1
-,
tlOn de la Sociélé dp-s Mi
d
' _e ronse1l d adm in islra_
de-Of
nes eC Ulvre a dé -d '
o 1' _ pal' ac tio n no n lihé é
' CI e un appel
10 mars, 20 Il', d u 1" au 10 r e, payables: 10 h_ du 1" a u
] UIl1 et20 fr. d u 1" a l' 10 aout
1886 ,_
Que cet ap pel a é lé suivi de 1.
',- ,
sla ru ls, do nt l'article 13
_ " p ub lICite prescri te par les
1
l1I enLlOnn e que 1 t '
ant pas me:llion réau li è ' d
ou tltl'C ne pord'être négociable' el
le es versements ex igibles ces::;e

,

Ou~ la dé li bération préc il ée du 1 sel! ct admi n istration a eu
ff' 7 Ja n vIer 188G du Con l'obI"
.
pour eliel de so
1
Iga llO n personnelle d 'o Jer '
ume tre Carry a
50 fi', pal' action sur'
II el I ~s verseme nls appelés de
,
lesq ue s 11 n a versé que 101
Que pa ' '
,p .' 1 SlUtc, la \'ente raile 1 ;')6'
,
obligatio n perso nnelle rés u ll - e - n a pu 1 exonérEr de
ratIOn du 16 J-a, '
ant i\ sa charge Ile la délt bé1 Vle r précédellt Atte ndu (l ue Ies tl Oll'SCal'l'
'
. n reconnu l' inefficay on t SI, b lC

�( 324 )
"ite de cette vente, qu 'à la date du '28 déc;cm ilre 1886, leul'
nOlail'e, t\ Nice, écrivait ;.\ l'adminisl l'aleur délégué ùe la
SOCIété française des Miues de cu iv re qu'i l venait de receVOil' des 1éfsataires de Carl'Y la ~omme nécessaire pour
payer ce qui était dû SUl' les actions, eL qu'il pouvait donc
en faire encaisser le montant lorsqu'il voudrait;

Sur les fins en garantie contre ll'on taine :
Attendu que J'article lO cie l'arrêté du '27 prail'ial an X
fail un devoir impérieux aux. agents de change ùe garcleJ'
le secret le plus absolu SUI' les opérations qui lcur sonL
couriées;
Que deux dérogations sont appol'léils il cette l'ègle:
l' quand les pal'ties ont consenti il ètl'e nommées; 2' lorsque la nature des opéralions l'ex ige ;

Attendu que la jul'isprudence a interprété ces dispositi ons en ce sens que le recours du cédant contre le détentf::.ur des tin'es ne tire point son origine de la ceSSIOn, mais
uniquement de ce [ait qu'ayanL payé à la Société la dette
du détenleul', le cédant se tl'Ouve pal' celà méme sullrogé
aux droits et act ions de la Société contre lui ; d'où la conséquence que, n'ayant pas plu s de droits que la Sodèté
ell e-mèm~ et n'en puisant aUCUll dans la nature de l'opération faite il la Bourse de Lyon , le 26 avril 188G, pal' l'intel'méd iaire de Fontaiue, les hoirs Carry sonL sans action contre cet agent de cbange pour le contraindre à révélel' le
nom du cessionnaire des actions objet du procès;
Pal' ces motifs,
Statuant contradictoirem ent et en premier resso rt ;
Ouï M, le juge-commissaire de la faillite en son rapPol'L;
Déclare les hoirs Carr)' mal fondés dans leurs oppositions,
les en déboute et les condamn e au paiement en faveur des
sy ndics de la fai ll ite de la Société frança ise des Mines de
cuivre: l' de la somme de 11 ,520 fI', solde h verser pOUl'

( 32:, )
les48actionsdonl s'aaiL'9'
'ntCl'es
' ' t de fll'o"L
'
o
, ... des 1
:
.
de l'exig ibi lité pOUl' l'appel fait eL OUI' l
, 1 ,l, part~"
de la demande en J'u&lt;tice
'P
eSlllplus, a pat'Llr
. ,'
Déclal'e
. . , les
, hoirs Carry irl'ecel'all
( ) es dans leul's tins1 cn
gal'allLle a 1encan tl'e de Fontaine·,
Les condamne il tous les dépens,
Appe l pal' les ho irs Carl'Y,
Ann,.~ 'J'.

LA CQ(IH ,

Consid éranL qu'après l'expiraLion d d
es eux années à
dat 'd 1 dél'b'"
el e a
1 eraLlOn de l'assemblée genél'ale
t '
la con vel' ~ '
d
.
au O1'l5an L
.
;:,1011 es actIOns nominatives d'une Soc'ét'
tIans a u po r te ur, I
l
e en' aces souscripteurs primitifs
eL les ce
nail'es antérieurs ne sont plus 0arants des
551Onie t ' ,
0
(
v. . l'sements comP men aIres a elfecLuer sur les tiLl'es
Co

, Que les cessionnaires postérieurs au l'ote de l
'
a CDnvell'antie;
,( aucu ne époqu e, assujettis à pareille ga-

SIOn ne sont '\

l'?u 'en princi p,e , la forme au porLeur régu lièrement im P
a pOUl'
effet recherché ,pour~Ulvl
' , , de
pe'InléeLt.aux act,wns
,
.
.
. Im e le aux acllOnnall'eS qui ali ènent leurs Litres au
a ~ "
pl'OfiL de cttiers ' de '&lt;e dé
Société
, oaoel
comp l"
e,emenL envers la
, et e meLtre ces tI ers en leur 1ieu et place comme
assoc.aés et actionnaires',

Considél'ant que cette facilité dc transmission doit ètre
'
acceptée
. avec ses (ava n tages et ses Inconvénients'
qu'on ne
sau 'é
raIt retenir les unes et repousser les alltres
' ' que la
SOCI, 1té ne peut s'el 1 P l'
' pacte
alllel l'e; CJue c'est en vel'ILI du
SOCta que la Con verSIOn
' au pOrl eul' 'opèl'P' qu \1I1 e cl '
ause
";'expresse
1. 3 ~ des, s 'L
a uts esL nécessaire (loi du 2" juillet 1861
," 1), que le moyen le plus fac;i le ll'évitcl' les di[1

�( 327 )

\ 326 )
Jicul tés, les comp lica lionsde recherches, de savo ir ctu premier coup à qui s'aell\esse!' pOlir les vcrsempnts complén1entaires, est de laissel' aux act ions la fo rm e nomi nati ve jusqu'à leu t' libéra tion intégrale; que cet intérêt est néces-

sairement sacrifi 6 ; qu 'ül co lllpalibl e avec la form e au porteur, il ne 'Peul SU J' vivre à la Itansfol'mationdes titres; que
ce sacril1ce, d'aill eurs, n'est pa~ pOUl' les aclio maires sans
C01\l pensation ; qu'il est l'ach eté pat' des aV3ntages mi eux
appréciés; qu e les li ers qui traiten t avec la ~oc i eté, qui de\'tennent ~es créan ciel's,sont avel'l is, paol' la pu blici té donnée

aux statuts. qu'ils doivent s'attendre à uu e diminution
inévitable d.! capital pal' HlÎle de l'impossibilité de retl'ouver les vrais porleu rs de 1il l'es qu e des appels de fon ds poussent à une abslention intéressée;
ConsiLlérant Cj1le l'obligat ion personnelle d"acquitlel" les
versemen ls complé menla ires eSI attachée il la qualité d"a,socié; qu e cett e qua lit é elle-même est inh ërente il la possession du lill-e; qu e celui -ci qui , pa r l'ellet J 'u ne Iransmission, cesse d'èlre aClionn ait'e, cess/..\ du n"!ême cou p,
d"êlre assoc ié; ql1e c'e~t en ce sens quïl est ju ste Je dÎl'e
que la cbarge de la liberation s ui t le titre, CJu "elle in combe
au Lit.re ; mais qu e l'aba nd on seul du titre ne suffirait pas
DOUI' dégagel' l'ar. tionnai,.e vis··à-vis de la Soc iété; que
malgl'Ei I"offre de cet a lJan ùon, l'acl ioll naire n "en reste pas
muins débiteu r, en lant qu'associé, de la libération in tégrale du Lilre; que la forme au porteur n e réduit pas l'obligation du llaiement; qu'elle n"influe qu e SUI' la délermination dn délenlenr actu el, co nl empora ins des appels de
fonds, auquel incombe seu l la charge de la libél'a tion ;
ConsiL!érant que la transmissio n des Litres aa porleul'
n' e~t s ubordo nn ée à l'accomplissement d'aucune fo rma lilé;
qu'elle s"o p~re par la trad ilion manuell e; qu"elle peut Ile
1aisser alleu ne trace; q LI ' imposer à l'acti on nai re u ne prou \'C
d'une néguciation tJui n'en rOO1pOl'le pas, ("'est le pl'ive['(lt'-

bil rairement de l'avantage 1"- plus prati&lt;!u e atlaché à la

nature des litres au porteur ;
Considéra nt qll o ces principes Il"OU vent leur app li cation
dans la cause actuell e; quï l y a lieu de prec iser les ci rconstances de fait en même temps que les s ituatio ns de

droit;
Consid éran ts que Carr y, auteur des appelants était so usrriple ul" Ol"igina il'e de '18 aOlions de la Sociélé f/an cais~ des
Mines de cuiv re; qu 'il se pt'ésente encore, en av (:i1 1886,
comme détenteur des mémes litres ; qu 'à la date d u 20 de
ce moi s, il opère un versement de 10 fi'" par acl ion exigible en vel"lu d' un a ppe l de 50 fI. lolé par d éli bérali~n du
conseil d'ad min istration du 16 janvier précédent ;
Cons id érant que le so lde restan t dû de cet appel de
fonds, fractIOn ne en deux échéa nces, 20 fI'" le "10 juin 1881)
et 20 fr" le 10 aoùt sui vant, n"a pas élé acquitté;
,
Qu "en oul re, pal' su ite de la fai llite de la Société les
200 fr" par ac tion , n écessa ires à la li bération inté"ra le' des
"
~
Illres, son t de venu s exigibl e6et n'ont pas enCOl'e Né pa yés;
Considél'an t &lt;lue ces somm es sont actuelle ment récla mées
pat' les syndics aux hoirs Can y: que ceux- ci, pOUl' se
sou8ll'ail'e au paiement, se pl'éva lent de la \renle de leul's

aClions, opérée le 29 avril "1886, et cel"lifiée par bordereau de
Fontaine, agent de cha nge il Lyo n ;
Considé rant que ce bord ereau est rég uli er ; que la vente
alléguée doit être tenu e poUl' sincère et effective " qu 'il ya
lieu d"en examiner les effels j urid iqu es au point de l' ue des
dem chefs de réclamations",
Sur les 40 fl'a ncs de l'appel de fonds:
Considéra nt qu e la détent ion Clll titre donne au détenteur
d"ac lion s d'ulle sociélé la qu a lilé d'associé; que celt e quali lé comporte des droitsetdes obli " ations" &lt;lue la premièl"e
1
Cl"
a plus étroi te des ob ligaLiol13 consiste à ope['el' les Vel'se-

�( 328 )
ments complémenLaires de la libél'aLion des Lilres (Code
ci,~l, t833, 1845, 18.6) ; qu'évenluel jusqu'à l'appel de
fond s, r en g~gem en~ de l'assoc ié dev ie nt actuel par cet
événem ent ; que c'est la clélibéraLion l'égulière du conse il
d'administrai ion qui \ixe la detle da ns sa yuotité e t dans la
déterminaLion du dé biteUl' ; que tou le perso nne qui , à ceLle
époque, se présente comm e associée ou est reco nnue telle,
se tl'ouve soumise ,\ l'ob ligation personnelle d'acquitl er les
versements appelés; que le fra ctionn em ent de la dette en
p lusieu rs échéances n'empêche pas l'obli ga l,ion d'exisl,er;
que ce qui est dù à term e n'en est pas moins dù ; gue l'exigibilité seule e n est retardée [Code " ivil , 11 85, '1 186);
Considérant que l'associé dont la quali té n 'est pos sérieusement conteslée a u momenL de l'a ppel de fonds, doil,pollr
être libéré, justiüel' le paiement ou le fa it qui a produiL
l'ex linclion deson obli ga lion (Code civil , 13 15); q ue la nature du lüre au porteu l' n'inflne pas Sllr les conditions ue
libération d'une deite devenu e l'engagement orJ inail'e de
Vel'Sel' une somme; que, sans doute , i l es.t permis il l'actionnaire, dès qu e ses actions ont revêtu valablement la
form e au pOI'leur, de se dégager en vers la Société en aliénant ses titres ail profi t d' un ti ers, qu, prend sa place
com me assoc ié et comm e déb,te ur, m a is q ue ces conséquences juridiqu es ne peuvent se vroduire que pour les engagemenlsà venir, pOUl' les appels de fonds qui ne sont
poin t encore réalisés; que, pour les versements acq uis pal'
uue déli bération l'éguli èl'e , la cession u ltérieure de ses acLions par l'associê ne le dégage pas œ llne obliga tion d~ve·
nue person nell e, indépendan Le de toute déte n Lion des litres
et susceptible de lui sU l'vivre; qu e, dans tous les cas, la
sil ua tian j uridiqu e la plus favorable ne sau rait attribuer à
cette cession plus d'effet qu'à une délégation pal' la substitu tion d'u n débiteu r à un autre; qu e cette substitution
n'e mpor tant pas novai ion ne libérerait point le débileur
qu i am'ait fait la délégation ~Code civil , 12Î 5) ; qu'a il su\'-

plus, même dans cette de rnière h y pothèse, il ne suffil'ait

( 329 )
pas à l'acLion na ire de prouver la vente; il lui incomberait ,
en outre, de désigner les cessiollflaires qu'i 1aurail subst itués
en son lieu et place;
Considé rant, en fait , Cjn e les hoirs Carry onL si b ien reconnu l' ineffi cacité de la vente ul tél'ieure de le urs actions ,
par l'appol't a ux versements dus en vertus de l'ap pel de
fonds du 16 ,ja nvier 1886, CJu 'à la date du 28 décembl'e sui vant, leur notaire à N,ce écriva it à l'administrateur dé l é~ u é
de la Société qu'i l venait de recevoir de ses clieflLs la so';me
nécessaire pour payer ce qui é LaiL dù, et que cet admi nistrateu r pouvait encaisser le monl an t lorsqu' il voudrait ; qu'il
ya lieu, en conséquence, de les cond amner, de ce chef, au
paiement des 1,920 Ir, réclamés;
SU1' ies 200 Il', par titre ex igibles par l'effeL de la fa i IlHe :

Consir1 él'ant que du moment où, pal' une cession, CalT~'
a transporté à autrui sa gualilé d'associé, ni lui , ni ses h éri tiel's ne peu vent plus être recherch és pal' la Société ou les
syndics q ui la représente nt. à ra ison d'obligations qui ont
pl'is fin avec la déte ntion des titres; que la ven te esL antérieu l'e il la fai ll ite, ainsi, pal' conséq uenl, qu'à l'exigibi lité
du solde des ve rsemenl s complémenl ai l'es; que c'est au
délent eul' ac tu el se ul il qui incombe la charge définilive du
paiem ent ; que la réclamat ion des sy ndics de ce che r n'es t
pas fond ée ;
Su r les fin s en garantie contre Fonta ine:
Adopta nt les motils des premiers juges;
Pal' ces moLifs,
La Cour maintient la conda mnation prononcée pal' le ju gemenL contre les hors Carry jusqu'à conc ul'l'ence seulement de 1,920 fi'" .vec inléréts il pattir des époqu es d'exiglbil ilé fixées pal' l'appel de fonds; décharge les boirs Cal'l')"
du surplus de la conda mnation; les déclare non receva bl es
et mal fondés dans leul's lins en ga rantie con tre Fontaine.

�(

( 330 )

nI&lt; 25 I~L,,.iel ' 1889 , - Co nr d' Aix ( l ~ Ch ,) ,1. H e BEN DE COCOER, 1" prés, - P l " M)l , D nU JON,

P rés"
C" ",UEU

et Ann AM .

3~ 1

)

que l'encaissemen t de dt'vide/ides distribués en suife de
l'opél'alion l'aite, ou la pal'Iicipalzon à des délihératioHs
posté}'ieU1'es aPP"Ottva/~lles lJl'écédenfes,
{AOM INlST Il A1'EuRS DBS MINOTER IES DE MARSEILLE CONTRE

Sa CIETÉ .\ NON YM E. -

-

H ACIIA'!' n '}\C'l'IONS.

DrSTRtn l.!'l'ION DU Jl}o~NÉF ICE . -

AC'l.· IO ~N AIR ES. CRl':.\NCIEHS.

-

-

Pm x

A ll PRODATION

DI:\1T NU1' rON DU CA PI T AL. -

Dl~ LlD ÉnATION IR Ht::GUL1 È n E.

L IQ I'lDATEl:RS OP. LA l\f(.:!\f!'! SOC J ~T I~),

n f::oUIT.

PAn LES

AUSENCB DE
-

HATlFI-

No ns avo ns l'ap por t~ da ns ce recueil , 1888, 1. 39, lej ugement l'cnd'J dans ceLle affaire pal' je Tl'ibunal ùe commerce
de Ma rseill e le 26 oclobre 188ï,

CATION .

Appel pa l' les adm inistl'aleu rs,

LO;'squ'lt11e Société anonyme J'achète pm'tie de ses actions
à pri.'C l'éduil, et que, opél'anL sur cette réduction
comme sur un bén.éfice, elle la 1'épartit aux actionnaires et aux adm.inistraleu1's dans les P1'0}J01·tioIl8
P;'éV!LeS pm- les statuts, Olt ne saurait quel'elle1' dï~'I'é­
gularité celle "épartition comme ayant p01'/é S1O ' aul/'e
chose gu'un bénéfice, et eX'l'[Jel' d es adminisb'aleurs ta
..,'estitution de la quotité attl'1'buée à teU1'S fonctions, si,
d 'tUle pad, il n'est m,ticule contl'e eu,'t aucune {l'aude
tendant ci trompel ' l'as~e ll , blée qui l'a ainsi voté, sw' te

vél'!'table caractè/'e de ce J)I'ofil, si, d'autl'e pal't, les acf1'onnaù'es étm'ent en (jeHé1'al des négociants aptes à
comp,'end/'e l'économie de ce/te opération) el si, enfin,

celle déltbération a été confi1'mée pa&gt;' les assemblées
[/éné ,'ales posiè1'ieu1'es,

Le rachat, pa,'une S ocieté anonyme, d'une partie de ses
actions, bien qu'interdit clans ll'intél'~t des cie1's comme
diminuan t le capital, peu t êt?'e considéré comme vala·
ble ent"e les actionnaires , Lo?'s'lue, en j'ai t , il n'e.cisle
pas de c,'éanciel's,

I l en es! aÎl~si lo,'s 1?1.éme que la délibération J)7'i:se à: cel
effet ne l'am'ail pas éte à la moio}'ifé pl'escf'ire par les
statuts, si elle a élé 1'atifiée pa?' t01l8 les actionnaires ,
Et cetleratificalion peul 1'ésulle1' de circonstances teUes

LI

COU I'

a r éformé par l'anét su ivant ,
ARRÈT,

SU l' la p l'em ière fi n de no n recevoir opposée pa r l'appelant à la delllar,de des liquidaleul's :
Attendu que les liquidateurs de la Soc iété anonyme des
Minolel'ies de Marsei lle réclament à i\Ioulin le remlJourseme nt de la som m e de 2,8~4 f I', 10 c, qu'i l a reçne à titre de
part d'ad m inisll'aleur dans la réparlilion cl e la somme de
256) 11II', 05 C" portée à 101'1, se lon eux, comme J)énéfi ('e
du rac hal en 1882, pal' la Société, de mille de ses actions;
Aliendu que Mou lin oppose, il la demande des liquidate urs, l'app robatio n de tous ce qu i au rait été résolu et
accompli a u sujetdu rachat de ces actions, donnée par les
aCl ionoaires dans diverses assemblées généra les,et lequitus
qui en est résulté pO Ul' lu i;
Attendu qu'i l e;t étaLli :
l' Par' la déliberalion de l'assemblée géné l'ale des aclionnaires d u 3 1 mai 1882, que le l'achat des mille aClions
dont s'agiL a été proposé comme Hne opération heureuse,
el aCCeple ;

?~ Pal' la llélibcl'uLion de l'as:5emlJ lée généra le du la mai
1883, que la dillilr ence " ntl'e le p,'ix de ce l'achat et la "a-

�( R32 )
leur des actions au taux d'émission, soit la .somm e de

256.541 fr. 05 c. a été portée au bilan de l'exercIce so" s le
titre de bénéfi ce realisé par celte opératlOn; que l'etle
somme a conCOUI'U , avec celle de 61.3 ,305 fr. 40 c., cl composer celle de 899,8 '.6 fI', 45 c. qui représente le tOI,al des
bénéfices de l'exercice, et que ce bénéfi ce de 899 ,8 .6 fI'
45 c a été réparti enlre les administrate urs et les aCllOnnaires dans des conditions déterminées;
Attendu Clu'à rai son de ce hénéfLce les actioUlMires onl
reçu un dividende de 40 fr., net d'impôt, par acl,lOn ;
Attendu que les procès-verbaux des assemblées générales poslérieures des années 1884, 1885 et 1886 ont repl'O·
duit les chiffres et les indicalions qui vi enn ent d'être relevés daos ceux des assembl es de 1882 et 1883 ;
Attendu que les résolutions de ces assembl ées on t élé
prises :\ l'unanimité ;
Attendu qu'il n'est pas co nteste q ue ces asse mbl ées onl.
été tenues conformément à la loi, que les preSCl'lptlOn s relatives à la publi calion préala bl e du bilan et des comp tes
ont é té observées et que les commissaires censeurs on t fait
des rapports conformes a ux propos itions du couseil d'administration ;
Attendu qu'en cons"Uant la liste des actionnaires on
l'este convaincn qu e cesont pour la plup?r t des négociants
en état de comprendre , aussi bi en que les commissaires, I ~
nature et la portée des opéra tions q ui on t élé soumises a
leur appl'o bation ;
Attendu entin qu e nulle articu lation de fra ude n'est prod uite C011l1'e les administrate Ul's clon t la bonoe foi est prolamée pal' les premi ers ju ges ;

Que des fai ts ainsi con states, il l'ésulte, sans auc~l n
è oule, que les ilc lionn ail'es on t été s uffisamment insll'l ll lS
e t prévenus, et qu 'il s on t délibéré en COll na isance de
cause sm les opérations qui ont été soumi ses à leur app ro-

( 33;) )

Ilation ; qu 'il n'est pas eMct de dil'e qu 'ils n'on t pu entendre délibérer qu e sur un bénéfi ce réell emen t acquis et nullement sur les avantages futurs;
ALlend u qu 'aujourd'hui, e n l'état de pel'tes éprouvées par
la Société, il ne s'ag it pas d'examiner si les ac tionn aires ont
agi pl'lldemment et régulièrement en établissant le bénélice sur la différence e ntre le prix clu l'ach at et le taux
d'émission des actions, soi t 500 fr" au lieu de prendre le
cours cie la Bourse au jOlIl' de l'opération , qui était de
465 fI'. environ , et en classant le montallt de la diffé rence
ainsi obl enu e au compte des prolils et per tes, et non il Ull
comp te d 'a ltente j usqu 'à la liquidati on de la Société; qu 'il
n' y a qu 'à apprécier si la ré partition de la somme qui a été
consid érée comme HU bén éfice aCCJuis, il été faite contrairement à la loi ou a ux slat u ts sociaux;
SUI' la violation de la loi :
.\lIen cl u qu e l'opération dn r achat de ces mill e actions a
eu pO Ul' résultat de d iminuer le ca pi tal social, m ais que
celle dimlllution peut être opérée valablement par les associés; qu 'e lle n'est interdite qu e cla ns l'llltérêts des li ers qui
ontcompl é S lll' le ca pital de la Société en contrac tan t avec
elle;
Mais atlendu qu 'il est reconnn qu'après l'extinction du
passif, la liquidation donn era un e somme de 250 à 270 fI-.
pal' action ; qu'jl n'ex iste pas de créanciers; que les a,;sociés
on t donc été libres de stipuler entre eux une opération qui
aboutissait à u ne diminution de capital ;
Qu'il fa u t remarquel' qu ~ ce lle opéra tion a été faite au
début de l'existence de la Société; qu'à çe moment, les associés son l pleins d 'illusions et que, pOlll' détermÎuer le rés ultilt de celte opéral ion, eu ég'ard à l'i nslabilil é df: la va letll'
des êlcl ions soumi3es aux flu ctuat ions de la Bourse, ils ont,
fa it la fi xai ion et l'attri b ul ion s llsénoncées ;

�( 334 )

( 335 1

QLle si J'événement a amené, en dehors de toute faLlte,

pour objet un e ap proba tion de comptes et u ne répartition
de bénéfices rentl'ant dans les attl'ibutions de l'assemblée
ordina ire;

une perle, il eut pu, an contraire, produire une hausse

le taux de 500 fr.; qu' il n 'l' a donc là qlle l'e lTet de l'aléa
des opérations commerc iales; que cette remarque serait

SUI'

la validité du q u itus donné aux adorinistl'a,eurs; qu'il
y a donc lieu de déclarer qLl e la ](,i n'a pas ;?roscrit la

Ma is attend u, en second lie u, que la critique soulevée
pal' les liqUidateu rs est tat'd ive et ne peut plus ê tre accueill ie, en l'élat de la raliO cation don née par tou s les actionnaires;i la premièt-e délibéra lion du 10 mai 1883 soit
en encaissant eux-m êmes les 40 fI' . de divide nde attr'ibués

conven tion interve n ll~ entre les acl,ionnaÜ'ese L les admi -

;\ chaque acti on, soit en app l'ouvant par les (! élibéraiion s

nlstl'ateUl's;

des an nées s Ulvantes les d écisions de celle assem blée',

prise en grande consideration s i la Cou:', au lieu de slatuer
sur une Un de non recevoir, avait à. se pronon cel', au fond,
SUl'

Sur la violation des statut s:
Attendu que les liquidat eurs soutiennent 'Ine les statLlts
ont é té violés en ce qLle la décision consti tuant une rédu ction du capital ,ocial aur"it dû ètre prise par une assemblée
extraordinaire, conlom:ément ù l'article 32 des st atuts;
Attendu que si l'approbation donnée au r achat des mille
actions émane de !'asseill blée génél'ale extraordin aire du
:J t mai 1882, celle qu i a étédonnée ù la r épartition des Mnéfices émane d'un e as~emb l ée géncl'ale ordinail'e en ùale

du 10 mai 1883 ;
Qu'lI est vrai, celle première assemblée a é té suivie le
même jour d'L1ne deuxième assemb lée extraordi nait'e, m"is
qu'il n'ap parait pas du procès-verbal imprimé, q LIe cette
deLlxième assembl ée ait délibéré S Ul' cette répartition, ni
que la pl'ernière assemblée ail é té composée d 'actionnaires
représentant les deux tiers au moin s du ca pital social, tandis que l'article 3/, fa it de ce nombre \I ne condition de la
validité de la délibél'ation ;
Mais attendu, en premier lieu, que l'article 3 1 lIonne il
l'assemblée ordi naire le pouvoird 'approllver les cemptes et
d'auloriser la distribution du dividende ; qu'on peut se de·
mander si l'opérationdlll'achat et de hl r éparti tion de son
résultat, bien qu'ell e ait amené une réduction du capital,
n'avait pas, dans l'état de bonne foi de tous les associés,

ALle~ d u qu'il Imlt dO~' C dire que les actionnaires ont approuve en plelne conn;:llssan cc de cause eL ratifié su rabondamment des décisions qu'ils dta ient libl'es de pre ndre;

Qu'il su it de là que l'action des liquidateurs est non recevable;
Qu 'l I n'l' a pas lieu en l'ét a t de cette solution de stat uer
sur les autres fins de non l'ecevo il', ni sur le [onù du litiae
.
o ,

Par ces mot ifs)
. La Cour réfol'm e le j ugement dûnt est appel, débout e les
IIlttmés de toutes leu rs li ns et conclusions comme mal fo n dées, ~'agissant da ns l'espèce d'une somme encaissée , COI1-

,;enue,. c~nfi rmée et :atiflé,e en L:onnaissance de cause par
lunan lmIté des actlOnnau'es ; ordonne la restitution de
l'amende; condamne les intimés à tou s les dépens.

Du 2.2 mm·s1888. - Cour d 'Aix ( l" Ch.) - P rés., M.
Pl., MM. ABHAM et DnUJON .

ClIAI1RIN IAC . -

FIN DE LA PREi\ITÈRI:! PARTIE .

�•

JOURNAL
OB

JURlSPRUDENOE OOMMERCIALg
E T MAR IT 1MB
--~~---,

R9 Z _

...... _ _

DEUX I ~ME PAH T IE
DI!:CISIONS DIVEH SES, LOI S) DÉ CIIET S, ARR t 'l't:S ET II ÈGLI:lMgN'fS
AQi\II NISTn.\TIF'S , EN MA'l'l ÈnE DE CQ1I MERCE

DE TEBRE ET DE MER.

1

·1'

FA I LL ITE -

-

En' ET DI~ COM~IBnc.l!:. - P AIE.\IEN'I' APUBS PHOTI~'f.

ART. 449 C.

Allor. 447

C.

COM, -

co.\! . -

C AUT ION . -

P AI EMENT ANNU LÊ. -

C AUTI ON TENU E.

L 'at'licte 449 du Code de com merce, aux le r m.es duquel
l'action en r appO?" du montant d 'lin eflet d e (Jom me7'ce

payé par le failli JJosiéJ·ieu ,.emen{ ci La date de fOlwe l'lu?"e de la /,aiLlite, ?le peut étre inte llt ée que contre le
tùelo', n'est applicable qu'au, cas DÛ le paiement a été

(ait pal' le tÙ'é li t'échéallce méme.
It ne l'esl pas al&lt; cas oli le paiemelll a élé (ail pas lé rie Il "emen l ci l'échéance el ap"!&gt;s pl'olél (1 ) .

L 'al'Iicle 2 038 du Code civil, 9,â déc/al'e la calliion lib' "ôe pa&gt;' l'el/et de l'acceplali on volontai/'e, de la pal't du
créanâe,' , d'un effe t quelconque en paiement de la dette

( 1) Vo y. ce rec. 1882 . 1. 259 et la note .

�( 4 \
p1'l'n cijJa le, encol'e que le c't'tu.lle/el' I)ien~le à en ét1'e
évi ncé ne s'applique ]Jas au cas oü le }'memellt en argellt "~ÇU, 1Jal' le c1'éanciel' d'un ùldivid If déclaré 1)lu8

tard en (mïlite, vien! à être annulé en ve 1'tu de l'aj'( icle

447 du Code de COI1",,",'ce.

L'al/nulation du paiement, en ce cas , ( ail 1'evivl'e la dette
P,'ù/ctj,ale avec le calltionnemel/ t !I allac"é ( 1) ,
(JULIBNNE CONTnE SYNDIC COMP,\GN I E DES V OITU RE S DE HOU EN,

CIlEVEL ET HUE L) .

Du 14 marS 1884 , j uge ment du Tribuna l de com merce de
Rouen, ainsi co nçu :
Le Tribunal,
Attendu qu e le syndic de la faillite de la Compagnie
générale des voitures cie Ho uen l'éc la m e li J llli~"lL1e frères
le l'apport à la m asse cl' lIne so mm e de 1,29G fI'. Go c" payée
à ces derniers pa r la Compagni e poslérieuremen t à l'époque
fixée comme étant celle de la cessa ti on cle paiements et
avan t le jugement déc larati f de faillite, ladile somme
re présent ant partie de traites et oill e ts à ordœ dont

Julienne frères étaient liel's- pOrLem's l'ég ulier.:3; qu e Ju lienne frères ont appelé en ga rantie Crevel et Huel, en leur
q ua lité d'obligés auxdites tra ites eL b ille ts;
En ce qui concern e la dem ande pl'incipalc:
Ali en d u qu e les titl'es escompt és pal' Julienne frères so nt,
d'une part, deux traites de 1, 11 2 fi'. oOc. et de 1, 114 fI'"
tirée" pa l' Hue l SU L' la Société généra le des voit ures, négociées le 16 sepLem bre et prot ps tées à l'éc héa ncc des 10 et
~;; ocLoùre 188 1 ; d'anL l'e part , un bilie Lde 1,000 fr. so uscfil pal' la Société gé néra le des voiLLll'es il ['od re de Levil-

( à )
Iain, e ndossé pa!' celni -ci iL l'orùre de Jnli enne fl'è res,
éc, héa n tle 28 réVl'ie r 1 88~ et protesté le 1" mars, ledi t hil leL
porteur d'un ava l do nn é pal' Crcvel ;
En fa it :
Att endll qu'il est co nstant qu e lesdites va lem s n'ont point
é té acquittées iL l'échéance , mais jlosLéri eurement et ap,'ès
pl'otèL; que, IOI'~q u c Julienn e fl'eres ont l'eç u ell paiement
des à- compt es s u ccess if~, ils avaient connaispance de l'é lat
de cessation de paiem ents cIe la Socié té gé néra le des voi tllres; qu e cette co nn aissance de le lll' part est établie d'une
man iére certaine et prouvée tant pal' les poursuites diri gées'
pal' eu x- m êm es con tre lad ite Soci~ t é qu e pal' les paiement s
su cce~si fs

qu 1ils en on t reçu,:;; qu 'a u sllrplus, ils ne l'ont

po int m éconnu de v. nt M, le juge-commissa il'e; qu e conséq uemmen t .I ntie n ne frèl'es sont dans le cas des d is positio ns de l'article 447 du Code de commel'ce;
AU endll que vain ement Julienn e hèl'es arguent des dis-

pos iti ùns de l'arti cle 44U ; qu e cet article ne peut êtr e invoqué pa l' le tiers-pOI'telir qui n'a reç ll qu 'après protêt ;
qu ' il s ne peuven t bénéfi cier des disposiLions édict ées a u
profit des ti ers-porteu rs de bo nn e foi qui igno rent l'étaL
d' insol vabi lité dn débiteur; qu e, pal' conséqu ent, ils de\'l'ont è~l'e con damn és à l'appo rt er à la masse les 1,296 fI' .
60 c, réclamés pal' le sy ndic;
En ce qui concern e l'appel en garanti e conll'e Crevel :

Vu l'al'ti cle '2038 du Code cil'i l, d'après lequ el l'accept ation vo lontaire qu e le c l'éancier a fa ite d' un effet que lcon ql1e, en paiement de la dette) décharge la cau tioll) encore
bi en qu e le créancier vienne â en être évincé;
Att end u qu e Ips term es de cet article so nt abso lus; qu'i l
n'est pas possible d 'ad met tre que lorsque le créa nl'ler,

comm e dan s l'es[Jèce, cOll senl, en parfaite connaissance de
(i)

L e TriLuna l de commerce rte Mal'scill e aVilil ju gé le contr.:tit'C

le I ~ ' dêccmlJl'e 1880, - Cf&gt; L'cc. 1887. 1. 08,

la situation de son débi teul' , à l'ecevoi r un e chose en paie men t" la caution demeul'c exposée indéfinim ent à ses

�( 6 )

( 7 )

recours ; qu'il a été é labli c i-dessus qu e Julienne frères
avaient connaissance de la cessalion de payem ents de la
Soci é té général e des voilures; que cl'lL e connaissance les
engage ; qu'au surplus, elll'eCevanL leul's paj'em enl s succes -

pal' su ite, lorsque ce payement a été anoulé il raison de la
faillit e posté ri eure d\L débi te uI', t:ooform ément il l'a rt, 447 C,
comm" le cautionn ement revit avec l'obli gation principa le ,
AnIlJ~T.

sifs, ils n"ont formul é au cune réserve contre Crevel, donn eur
d'aval , pour le cas d' inso lvabilil é déclarée de la Sociélé
générale des voitlll'es ; qu e, dans ces condition s, il s uffit
qu e la de tte se soit I.l'ouv ée éleinte sans r éserve , pOlll' que
CI'evel, donn e u\' d'a val, soit déchal'gé de so n ob ligation et
qu e l'ac tion en garanlie de Julienn e frèr es conlre l ui soit
déc larée non recevabl e et mal fondée;

LA COUR,
Donn e défaut cùntre Cre ve l et Hu el non comparants ;
Et s tatuant S l\l' le premier mo yen du pouPvoi, re latif i\
la demand e prin cipale;
En ce qui louche la prétendU b viola tion de l'a rt, ',47 C,
comm, e t de l'arl. 7 de la loi du 20 avril 18 10 :

Attendu , il l'éga rd des pi èces réclamées, que Cr evel offr'e
de rem etlre, il titre p roviso ire, cell e qu'il a entre les mains ;
qu'il de l'1'a lui ê tre donné ac te de ses ofl'r'es ;
En ce qui concern e l'appel en gara nli e contre Ru el :

Att endu que, les valeul's ayant été atteint es pal' le pa yem e nt effectu é par l'obli gé prin cipa l, il n' y a, au x lel'mes
de l'art, 2038 C, civ" au c un reco urs poss ible contre Ruel ;
que cet appel en garantir, doit être éca rté;
Pal' ces motifs, e tc ,
Pourvoi en cassation pal' J uli en ne f l'éI'es pOlU' :
1" Violation des a l'l, 447 e t 449 C, comIT.. et 7 de la loi du
20 a\'l'il 1810, en ce qu e le ju ge m ent atlaqu é a condamné
les demande Ul'S en cassation à rapporler à la masse des
sommes litigieuses, san s COllstatel' que les dit es sommes,
011 cerlaines d' entre elles, aie nt é lé tou chées po"téri eurement
à la cessation des payem enl s de la Compagn ie des voil ures;
2' Violation .pa L' fau sse appli cati on de l'art. 20~8 C, civ"
en ce qu e le ju ge m ent attaqu é a déclaré ledit ar ticle o pposabl e il un créancier qui a va il r eçu du débilem principa l
un payement en argen L dont il a é té ensllÎle évi ncé, tandi s
qu e cel a rti cle n 'est a ppli ca bl e qu 'au cas de da ti o n en payem e nt, eL non pas au cas d'un payem ent ordina ire, r.t que,

, ,

All endu qu e le j ugem ent all a,)u é déclAre (orme!lement :
'1" ql1e la réc lam a ti on du sy ndic porl e s ur un e som\lle de
'1,296 fI', 65, qu e les ~ i ..l1's J uli enn e f,'ères ont reç ne de la
Compagnie des vo itn res de Ho ue n, posté r ieurem en t il l'époqu e fi xée comm e étant celle de la cessation de paye ments
(c'es t-à-di" e au 28 décem bre 188 1), et avant le i llgem en t
déclara tif de fa illi te; 2' q ne lorsque Jnlienne frères ont
reç u ce payement, ils avaie nt conna issa nce de l'é tat d ~
cessatiùn de pa yem ents de la d ite compagni e; qu'il indui t
de là qu e Juli enne frères sont dans le cas des dispos itions
de l' a ,'t , 447 ; qu 'en p" ésence de ces déclara ti ons, il es t
manifes te qu e le moyen manqu e en faiL ;
En ce qui to nche la prétendu e viola i ion de l'al'I.. 44U C,
comm . :
Attendu qu e le j ugem e nt altaqu é décla!'e qu' il ~st oons ta nt que les valeurs dont s'agit n'onl point été acqui ~tées:\
J'échéance, mais pOSlél'ieul'emen t eL après protèt; que c'est
il bon dL'oit q u'il décide qu e l'ar t, 449 ne pe u t être in voqué
pal' le tiers por leur q u i n 'a reç u q u'apl'ès pl'O tèt, et q u'il
ajout e que les fl'èl'es Julienne ne peuve nL bëllêficiel' d'une
d isposi ti on é ta hlie a u jlrofi t des porte ur. de bonne foi, q ui
ignorent l'in sol vabili té de leu \' ùélJi teul' , puis lu'i ts ont eu
I~o nll a i s:;ance

de re lI e insol vHb il ité; qu'en statuant ainsi ,

�( 8 )

( 9 )

le jugement atlaqué, loin de viol er 1'., rt ,449 C. comm .,
Il 'en,, lait qu'nne juste application
AnM .\TEUR.

Pal' ces mol ifs,

'J'ArNE.

HejeUe le premie r moyen et pa L' suite le pourvoi, en ta nt
qu'i l vise la condamnation l'I'ononcée cont l'e les frères
J ulienne SUl' la demande pL'incipa le formée paL' le syl1dic;
Mais SUI' Je deuxièm e moyen , concernant la.
garantie form ée contre Crevel et H" e l :

clem(Hlde

en

Vu l'article 2038 d u C, civ, ;
Attendu que cet article n 'est app l icable qu'au tas de
dation en payement., et non pas au cas d'un pai ement postéri eurement annulé; que si la caution est libérée pal' suite
de l'acceptation en p'lÎement pal' le cL'ôancier d'une c hose
autre qu e celle qui fai sait l'objet du con~L'at pL'imitif, c'est
pal' suitede la novation qui, en de hors de laca ution même,
s'est opérée contL'e le débiteuL' principal e t le créancIer;
que si , au contrai re, un paiement ol'dinail'e est allnul é, le

cau tionnement suit le sort de l'obli gation )I,'incipale et

revit avec elle;
Attendu (Juïl s uit de là qn'en ,'epoussant la dema nde
en garantie des frères J nlicnn e par le motif qu e les termes
de l'aI'l. 2Ù:J8 sont absolus et qu e la connaissance de la
cessa tion des paiement s, qui a l'aiL annul er le paiement
pal'euxl'eçu, les eJ1gageail, et qlled'ailleut'5 ils n'avaient
pas formul é de réseL'ves, le jugement atta qué a formellement violé l'article s nsvisé ;
Par ces motifs,
Casse vis-à-vis de Crevel et Hu el.

Dit 23 oc/ob"e 1888 . .- COUL' de cassation (C h, civ .) P l'es ., N. L t\llOM8IÈR E. - )1. DgSHAU IN5 , av. gén. - P l.,

-

CL I\V SE O'ExoNI::n ATlo N rr.s r ,\liTES
NAR CH/\lŒISES.

-

gnnl!:un

DE

DU

C'\PI-

MAnQUE.

-

VALIDI TÉ.

E8t licite el /)al ab le la clause de la chm'(e-parlic ou du
connaissement qui e:r:onè1'e l'ul'nwlew' de la ,'(:sponsabili/é des (autes dit capitaine ( 1) .

El cela 8ans qU'?l y ait ci d1'slinglle1' entre les (al/les "autiques que peul comme/l1'e le 'capitaine dans la dù'ectiol1
du nav i,'e , et ceUes qu'il pellt commettre con1,me
agent comtne1'cial de ['a1'Jnement .

Spécialement, est licilf, el l.lalabte la clallse pal' laquelle
f a','malewl' s'es! e:toneré de toute ,'esponsabiLité POU)'

inexactitude, oblifé1'alion O lt absence de ma1'qu€.8
les l1w1'chaHdises ri tran spm'teJ' JUu' son lIovi1'e.
( BUSC H ET

C'

CONTRE

\V ATS,

WARD ET

Du 29 j uillet 1884, jugement du 'l'L'i))unal

SW'

C·)

r1~

commerce

du Havre ainsi conçu

Le 'l'l'Îbunal,
Attend u que ' Vals) \Vard et C-, at'ma~eL1rs du vapelll' an ~
g-Ia is Camden , ont r:lU assigner Busch el Ce pOllr s'entend re
condamner il len r payeL' la somm e de 3,58', fr" so lde de
fret s nl' cafés venus ]la I' ledit vapeuL' li l'adresse de ces
derniers;

Attendu qu e Busch et C' olJrenl de payer ladite som me,
mais se portent l'eco nventionnellement demalldeurs d'une

somme de 58,655 f,', 25c., valenL' de ï8 1 sacs de café livrés
en moin s pal' le Cam,den ;

MM. I JE Ll F.v Rr. el [i'o~~F.:,
( 1) Voy . Conf

Cf' l'Pl' . IR8~ .

l, R~ (' 1 If''' prpcéd C' ll lS cit és pn noie.

�( 10 )

( Il )

All end', que ' Vals, " ' U1'd ct C', s'a ppuyan t SUl' les clauses

1la r Busc h el C' , et en embal'quant à la place des mal'qu es
étl'angères, les age nts, h San Los, des al'mal eul's et le cap itaine, agissant, non ('.omme préposé ;l la conduit e et à la

des connaissements, soutiennent avoir le dl'o it de livrerA
Bu sc h el C' 78 1 sacs de café pa r lant des marques autl'es
qll e cell es des connai ssem ents;

direcLion du na vire, mais comme mandataire et.. géran t des
in térêts commerciaux des al'malenl's, ont com mis un e

Attend u qu e Busch e l C' sont pOl'teurs de dome conna issemenl s représenlant ensembl e 12,000 sacs de café (en
douze séries de A à N); q u 'a u dé barqu em ent i l ma nqua 7il l
sacs (SUI' l'ensemb le des douze sMies); que le oa pilain e
consen til à payer à BlIsclt 10 sacs, m anelu a n t au débarquemellt ; qu 'en l'empl ace m ent des 78 1 allt l'eS, il leur o lrdt

faute lou l'de, que les faits démontrent avec évidence; qu'i l
es t cl a i l' qu'i ls ne se sont n ul1 em ent pl'éoccu pes du so in de

vérifie r les marqu es, et ont faiL signer et on t signé les connaissement s portant certaines mal'qn es, sans s'inqui éter
des marques, ni même dll nombre de sacs, puisqu'au
déchal'gement, il a élé cooslaté 8 sacs sans ma rque et 2 sacs
manquant , que les armate urs consentent à pa yer, l'eCO Il naissa nt la faute de leurs agenls et Vréposés, malgré les
clauses des conn aissemen ts;

livraison de 68ï sacs, marq ue S, eL 94 sacs mal'qu e P, ensemble 78 1, qu e Busch refu sa;

Attendu gu e les connaissemen ts pOl'tenl la menUoll « saos
ca fé bien marqu es el numérotés comm e en mal'ge , en bon
ordre et conditionnement, all x co nditions dont le cha!'O'enl'
est prévenu, e t qu'i l déclare acceplel'; " qu ' un e des clauses
s tipul e l'exonération p OU l' bal'atel'i e du capi tain e ou drs

Ali endu qn e s i la loi ne défend pas aux al'mateurs de s li -

~

matelots, négligence, Iaut e

0\1

el'reur de jugement des

,

.

I, iloles , c8 pilaine, marins e t al1ll'es de l'équipage o u de

qu elqu e façon que le dommage soit alTivé ; en fin , qu e le
na vil'e n 'est pdS responsa ble pOUl' in exac tilude, ob lilé l'a lion

ou absence de marqu es, num éros on ad resses, desoriplion
de ma ('c ha n dise.~, non pin s qu e de livrai son in colTecl,e,
à moins qu e chaque col is ne so i t mal'qué d is l i nc lem ent
par le chargeut' ava nt l'embarquement du nom du pOI'L de
destination, en letLl'es d'au moins deux pOli ces de hant ; )
Aliendu que la pre mi ère co ndition du con na isseme n t es t

de livrer ce qu e le navil'e a l'eru et l'econnaiL ayoÎI' l'er u
so it 12, 000 sacs ca fé pOl'lant cé l'lai nes mal'ql1 es

dél~r :

minées; qu e c'est là l'obligation prim ord iale du cHpitaine
et des :lI'mateul's, sans laqu elle le connai ssement n'aul'ait
pas sa raison d'être ;
Aliendu qu'en laissan t à lel'I'e, h San los, les sacs café po 1'-

ranL les mal'ques indiq\l ées aux co nna issements ell'éc lamés

,

,

pn ler, par une clau se menlionnée aux connaissements,
qu 'il s ne seront pas responsa bles des marques men ti onnées
auxdits cOllnaissemenl s, cetle clause n'a pas pour eifeL
d'aff,'anchir les propri éla it'es li es n av il'es de la responsabili té de leur propr~ faute et de cell e ~e leurs pl'é posés (ce
qu i, en prin cipe, esL co ntrail'e à l'ordl'e public etaux bonnes
m œ l1l's), m ais elle met à la ch arge du destinata ire la pl'euv e
de celle fa ule;
Attendu qu'ainsi qu 'il a été élabli plus haut , Bu sc h et C'
font la pl'eu ve de la fallie des préposés des al'm ate ul's du
Gmnden; que ces derniers ne peuvent invoqu er valable-

ment l e~ clauses des connai ssements relatives à leu r in'esllonsabilité pour in exactilude des mal'ques;
Attendu qu e \\'als , W al'd el C' necon leslent pas le ch iffl'e
de la réclamatio n de Busch et C· ;

Pal' ces motifs,
Donne aCle à Bu sc h el C' de lcul' obéissance de payer à
Wals, \ Va rd et C.. la somme de 3084 11'" solde de fl'et 9a L'
Cwnden , en dédllCtiO Il ci e la va leul' des sacs manquanls;

�( 1i )

( 13 )

Oit Bnsch et C' bien fond és dans leur pré te ntion de
laisser pou r com pte aux armateurs du Ca mden les 781 sacs
de ca fé portant des marques a utres que celles des connais semen t5, etc.

All end u que nu l ne peu t s'a fft'anc hir des co nséquences
de sa raute personn ell e; que ceLL e règle esl aussi vraie ell
mati èl'e mal'i time qu 'en toule autl'e matière ; qu 'aux IE' I'

Le 15 ma" s 1886 , su ,' rap pe l des a l'mat e urs, arrê t infirm atif de la Cour de Houen , dans les term es suivants:

LA Cou n,
Attendu qu'à l'arrivée an Havre du s teamer Camden le
14 fév rier 1884 , Busch et C' se sont llO rtés réclamateurs'de
12,000 sacs de café c ilal'gés;\ San tos, le Il ja n vier pl'écédent , e t divisés en douze sél'ies de 1,000 sacs marqu és des
lettres A il N ; 'l u ' il n'a é té t,'ouvé au débarqu emen t que
Il ,209 sacs l'épan dant aux conditions du connaissement'
qu'en revan ch e, il est l'esté en excédan t 78 1 sa~s ma,'qu ~
des le U,'e, Se t P, que le ca pitain e offrit e ll li vra ison, mais
qu e les l'éc lama teu ,'s re fu sèrent co,om e ne rep"ésentant pas
Ieu l'S marchandises; que slll'l 'assignation qu e " "ats, '''Tard
et C' , al'ma tems du Ca lIIdell, leur fi ren t délivrer le 17
avri l, en paiem en ~de 3,584 rl' ., p OLI l' sold ede fret: Busch
e t C' réclam èl'en t, par voi e de dem and e recon ven tionnelle
58,655 fi-. ~5 c., va lelll' des 78 1 sacs man'juants; q ue le
ju ill et 1884, le Tribu na l d u Ila vre condam na les armateurs
il payel' cett e somme; qu e, deva n t la Cou r, Wats, Ward
el C' soutienn ent que la clau se des conna issements, qui
dégage le navi re de toul e l'esptl!1sa bili te p OUl' inexactit ude

29

de marques, dispensa it le capit aine de véri fi el' ces marqu es

;\ l'embarquem ent ; qu e, s ubsidiail'emen t, ils ajon lent que,
dans l' hypo tbèse même d'nne rallte, la clause ci-dessus,

ai nsi qne celle qn i exonè ,'e l'armement de la barat erie de
patron et des faut es du capitai ne ou des hommes de l'équipage , les ont mis à l'a bri de tou s reCours ,'
SUI' la pl'emi ere question :

-

,

m es des al,ticl e,22 1 et 'ln du Code de cam ., le ca pitai ne,
garan t de ses Iautes, 111ème légcl'cs, es t responsable des
mal'c handi ~es dont i l se charge; que le connaissemenL
qu ' il est tenu de déli vrer doit , d'ap ,'ès l'articl e 28 1, pl'ésenter en marge les ma l'qu es et num é ros des obje ts à trans pOtte l'; qu 'en su pposa n t que la clanse de non garan tie
exonère le capitaine, considél'é co mm e voituri er, de la présomption de faute q ui pèse léga lement Sur lui, et mette la
preuve de ce Lle faute à la chal'ge du destinataire , l'ex istence de la [aute reprochée a n capitaine, est, clans l'espèce,
clairem en t éta blie ; qu e le capitaine avait pour premier
devoir de vérilier les marchand ises appor tées il son bord , et
qu'i! ne devait pas cer tifiel' pal' sa signature des quant ités
ou des mal'ques aut resq ne ce lles qui lui avaien t été réelle·
menlre mises; qu 'en l.Ig i::5sa nL autrement, il se mettait l UÎmême da ns l' im poss ibi1i l~ de t1éli v1er ce ll u'j 1déclamÎLa voi r
reçu, et lluïl s'est, pal' sa négli gence, rendu responsable
en vers les cluu'geurs ; qu e, tou terois, celle qllcsLion soulevée pa r les appelants est sall s int érêt au dèbal; que, d' une
P':l I't, en effeL, le capita in e n'est pas en ca use; qu e, d'autre
part, l'il'J'es pon sabil ite 5t.ipul ée en faveur du navire ne l'a
point élé au profiL du capita in e;
Sur la de uxi ème question:
Attenclu (juïndépenua mmen t de l'il'l'esponsabi lité

pOUl'

inexactitude, oblilel'aLÎon ou absence de marq ues, 1) le
conna issemen t excepte C1lCQl'e des ri squ es encourus pal' le
navire, la barat erie ûe patron et les perles ou avaries
résult an t de la (l néglige nce, faul e Oi.l er1'el1 l' de jugement
«(

des ca pitaine, mat e lots ou aut,'es hom mes de l'équ ipage; "
qu'un e telle stipu lation est licite et do it l'~cevoi l' SOlI exéculioll ; &lt;] ues i, Cil ell'et , 1' 011 Ile peu Lsu soustra Îl'eaux éo nséqu cnces desoll pl'Opl'C rait, il nlcn est (Jas de même qua nt à

�( 14 )

( 15 )

la responsabilité du fait d'autrui; que ceLle fa c ulté d'exunération est accordée,par l'article 98 du Code de commerce ,
~11 commissionnaire de transport ; que le même principe a
inspiré l'article 216 , qui limite au navi l'e et au fl'et la l'CS '
ponsabili t,; de l'al'mateUl' ; qu 'au cune d i'pos ition de loi
n'interdit de r estrp.indre encore e t m ême de suppl'imer
cette responsabilité pal' u ne conven ti on qui, libreme"t
formée, fait la loi des parties; q u'il fau t d'ai ll el1l's l'emal' quel' que le capi tai ne, p lacé dans des conditions spéciales,
et astreint à certaines ép,'euves, est fl'appé par la loi d' une
responsabilité d irecte et principale, et que, par l'éloignement" ses actes échappe nt il la surveillance du maltre qui
ra choisi;
Attendu qu'il n'y a point à distinguer e ntre les fautes
nautiqu es commises pal' le ca pitaine préposé à la conduit e
ou à la d irection du navÜ'e, et cell es qu'il commettrait
comme agent commercial de Parmemeut ; qu e ceLLe distinction purem ent al'bitraÎl'e est pro,crite par la con ve ntion
comme par la loi ; Clu e c' est comme c,1 pitaine que le eapita ine Payne a s ig né les connaissemen ts du Cam.den ; que
c'est en cette qualité qu' il a reçu et déli vré l a marchandise ; qn' iI importe peu qu 'au lie u d 'avoir fait l'obj et d'une
convenUon dil'ecLeentre les armateur::; eL les chargeu!'s, la

ce fait que le Camden avai t cllargé exclusivement pour le
Havl'e ; çue le certilicat constatant que les marqu es d'origine d'un e partie des 30,000 sac~ apportés par le navire
avaient de 6 il 8 centimètres de hauteu r, n'établit ~a s que
les sacs qui font l'objet dll déba t étaient distincteme nt
marqu és sui vanL les prescriptions du cunnaissement ; que,
d'autre part, l'acceptation par le capitaine de sacs ne par Lant pas le nom du port de déchargement, ne saUl'ait constituer de sa part une renon ciation aux clauses du connaissement ;

,

,

Attendu , e nfin, qu 'il n'esL justifié d'aucun fai t dolosi f il
la charge du capitaine; que, si tous les sacs parlés au co nnaissement n'ont point é té retrouvés à l'arrivée, il ne s'ensuit pas que ces saCS n'ont point éte em barqu és; qu'il est
plus vrai de dil'e qu' lis out été em barqu és sous une au tre
marque; que le cOlln aisselllènt ne pent donc être ann ulé
ni pour défaut de ca use, ni p OUl' erreur Su r la substance;
qu'il conlie nl s implemenL une erreur de marques, Iait que
les pal'ties avaient prév u, eL dont ils avai ent d'avan ce pré-

cisé les conséqu ences;
,

,

Attendu qu'en vain on objec te enco re qu e le défaut d'e mbarqu eme nt des sacs serait dù , non au capitaine, mais aux
agen ts à terre des armateurs; qu 'il n'a été établi , t'li que

cta use d'irresponsabi li té résulte d ' un acte portant la signatUl'e du ca pitai ne; que celui-c i, manda taire des armateurs,
pouvait incontes ta bl ement stipulel' e n le ur nom ; qu'il n'y
avait rien d'immoral de sa part à con venir que ses malldallts seraient degagés des conséquences des fantes dont i l
resterait , quant à lui, per30noell emenl tenu ;

ceux - ci se soient occupés du c hargem ent; que, tout au
COnll'aÎl'e, le connaissement constate que la marchandise a
été aPPol'tée à bord par les sieurs Yurd et C', chargeurs,

Attendu qu ' il n'exi"te auc une contradiction entre les
clauses imprim ées du connaissement e L les mentions manuscriLes mises en marge ; que l'irres ponsabi lité du navil'e
pOUl' le, inexactitudes des marques a été précisement sti p ulée en vue des erre urs que contiend rai enL les menti ons
manuscrites ; qu 'il n'y a pas dayanl age à tenir compte de

Attendu, en résu mé, qu'en s tipu lant qu'ils ne Sel'aiènt
responsables ni des inexacti tu des de mal'ques, ni des fa u tes
du capitaine ou de l'éq ui page" I'ats, W ard et C' out fOI'mellement exclu ces l' isq ues de l'obli gation qu'ils cou tl'ar.taient;
qu e les tiers porteur:) du connaissement ont conn u et
acceptê ce lt e situ at ion ; qu'après avoir, gl'frce à la cla use
d' irresponsabilité, pl'ofi té d' une diminu tion de fret, il s ont

les appelants avaient des r epl'ésentant.s à Santos, ni que

aux dl'oit s desquels est aujo urd'hui l'intimé;

�( lü )

( J7 )

}ln, comm e le permet l'arti cle 353, faire as lll'er le risque

Code c ivU, 28 1 Code de comme"ce, en ce fl ue l'arrêt atl aq ué,
après avou' recon nu que les conn aissements portaient SU l'
12, OOO sacs, marq nés A il N, et que le char ge ment ne cor res pond aIt q u à un e pa r tie de ces sacs a refu se d'ann uler
les connaisseme nts pOUl' le s urplus. '

dont l'armement s'exonérai! ; (lU'i l serail aussi cùt1t l'ail'c

au d roit qu'à l'éq ui lé de leU\' pel'l11eltl'e d'enf rei ll dre les
conj ilions ùe lem cont ra i ;
Su r la de mande des appe lants en paiement d u solde du
f l'et:

Le ponr vo i sou ten ait nOlamm en t qu e la cla nse d' exonération ne ~'ap.pli qu a i t qu 'aux fautes néluliqu es, et non aux
fa u tes ol'dm a ll'es du capit a ine, et que, l'al'I icle 281 d u Code
de. comm erce prescrivant d'in diqu el' en marge du conna� sse m e nt les marques de la ma rchandise, et celle d ispoSitIOn ayant pou r obje t d'assUl'el' la l'econ naissa nce de
l'identité de la cargaiso n, le con trat d'affrétem en t doit êlre
"n ? ulé IOl'sque la ~ a rc h ~ n d i se em baJ'quée n'est pas ceUe
qUI se trouve Indlvldua ilsée pa l' les annotation, du co n-

Attendu q ue le fre l n'est d û que SU I' la ma rchandise
tra nsportée; qu e, n'ayant pas é té mise :\ mème d'appl'ë-

cier si le frel a élé ca lc u lé SUl' les q uanl ilés ind iquées au
conna issement , Dl! seu lement SUt' ce ll es donL le::; l'éc lamaleurs ont rée llement pl'i ~ li vraison, la CO ll l' ne peul que
surseo ir à se pL'OnOIlCel' SUI' celt e ques tion;

Pal' ces motifs,

nai~se m ent .

l\éformant;

AnneT.

Hejelle comme ma l fond ée la dema nde reconveution·
nell e de Busch eLC· en paiement de ;)8,65:, fI' . 23 c., valeul'
des ~8 1 sacs de ca fé mauquant &lt;\ J'arr i\'ée du Came/ell;
SUl'seoit à slalu el' &gt;ur la demande de \\'uts, \l'a"d et C'
en pa iement des 3,584 f I'. pour solde (le fl'et, etc.
Pou n 'o i en cassai ion pa l' )JM. ll llscii el C' .

LA Coun,
Sm le pl'emiel' moyen de ca,&gt;a tion :
,

J

Attend u qu'il est l'econnu pal' l'a rrêt, et d'ailleurs non
con testé, ~u ' u n e clau,se des conn aissemen ts de l'espece
stlpulalt l ll'l'eS ponsa lll h té de l'a rm emenl , so it pOUl' inexactit ude, oblitéra tion ou absence de marqll 8s SUI' les marc ~a n d i sas transportées par le Cam.den , so il , d' LI ll e manle re gé néra le, pOlir la bara terie de pa tl'o n et les pel·tes ou
~ va rl6s rés ulta nt de la négligence, fa llte ou erreul' çle
Ju gemen t des ca pita in e, matelots ou au lres gens de
J'éq uipage;

P remier moye n. Vio lation des aJ'ticles 103, ? IG, 222,28 1,
283,'285C , cam., 11 3/, et 1384 C. civ. , en ce que l'arrêt dé·
noncé, après avoir con talé comme bi en é tablie la faule du
capitaine du navil'e CameleH, qui avait certifié s ur les
connaissements des llua nlités et 1THll'fjUeS autres que ce ll es
qui lui avaient étë remises} a néanmoins rejeté l'action par
laquelle le destinatail'e réclamait à l'armateul' la va leul'
des quantités et marqu es portées aux con naissemen ts eL
manquant au débarquemen t, sous le prétexte que l'armateur se sera iL exo néré, pal' une clause des COll ll aissement s,
des erreurs de marq ue eLfaules du ca j)ilaille.

Attendu q lle, sans m écon naltl'e d'u ne man iére abso lu e la
vad iùi lé de cet te clause, le pou l'roi préten ] en l'èSl reindre
les effets il ce qu 'il appelle les fau tes nau tiques du capitaine
pa l' op pos ition il ce ll es que re dm'niel' amait commis('s
com me age nt et pré posé comme rcial de l'a l'mement ,.

Deuxième mo)en . Violation des articles 111 0 et 113 1

Attendu que rien dans la loi Il'au tori se celt e dist inctio n j
2" P. -

1889,

�•
( 18 )

que le Code de commerce qui , à raison de l'autol'ilé particulière dont jouit personnellement le capitain e d'un navire
lui impose une responsabilité direcle et principale, la lni
impose aussi bI en en ce qui concerne les soins cl donner
aux marchandises dont il se charge (al't. 222 et 229,1,qu'e n
ce qui regarde la cond uiLe du navire ou aut re bàti ment
(arl. 22 1); que, d 'un au tl'e cO lé, c'est en lermes génél'aux
et sans fai re aucnne d is tincti on entre les div er~es espèces
de lautes que l'ar ti cle 353 du même Code aulorise, de la
croit intéressé, les con trats tendant
pari de quiconqu e
cl se faire assure r contre toutes prévaricalions et fallt es du
capitaine et de l'équipage connues so us le nom de baraterie
de patron; que les raisons qui ont lait admett re la validilé
des cla uses semblabl es ou analogues à celles ci-dessus
rappelées, emb rassent donc tontes les lau tes que peut com mettre le capitaine, dont les fon ctions, délerm inées pal' la
loi elle- m ême, constituent un ensemble qu'i l n-est pas
permis de divisel'; qu'e n le déciùant ainsi, et en déchargean t, par su ile, les défendeurs au pourvoi de la responsabi lité de la lante, par laqu elle le capilaine du Cal7lden s'est
mis dans l'impossibi lilé de livrer aux demandeurs en cassation une certaine quanlité de marchandises porlant les

( 19 )
co urt assul'ément un e responsabili té mais ( .

en concl ul'e que l'obI"

ait é t é '

. .

, l U on ne SaUlait

IgallOn du cha"gelll' de payel' le lrel

d'

,pal ce la seul, contrac lée sa ns ca use ou pal' suite
erl'eur
' rI 'an
. snI', la subslance de la
( chose', q li ' en l'C1usant
nu 1el' Jusqu
à
oon
ollrrence
desobJ'e
l
1
é
S l'e liS s ou manquants
,
l es con naissements de l'es pèce , l' (lit'
" êt dé !l oncé a donc

exactemen t appliqué la loi',
Hejette,

"Y

Dl&lt; 3 1 i"illet 1888, - COllr de cassation (C I "
P,'é"" IJ , RIRDlElI , 1" prés . _ P l ' J ~l rM. GOSSET et LMOIHLLOT.
CIV,) -

CAPlTA INE. -

HELACHE. -

, &gt;

Dr.~• FAU'f

DE

DI"CL
IR ATION .
~
1

H ESPO N AlHLl'J't.

Le capitaille
' ,'éls
, es!
. en (aIde etpassible d e d omntageS-I.H/é
eHlJel'S l alfréfell1'J lO~'q/t'il1'clâche sans nécessité pendan! le voyage,

marques e t numéros indiqu e aux con naissemen ts de l'es-

I l ,]St
JJI'éslt!lle
de p lcin d,'oit aVal" , el'(te 11é saJ/S néces.
. .
8l lé lo"squ ti n Ia }Jas lait devall{ te juge, la déclaration
d es causes de sa 1'elâche , cOH/o 1'J1l ém,e ll{ a {al'lt'cle
2 45 dit Code de comllle,'ce ( 1) ,

pèce, l'arrê t attaqué s'est conformé il. la loi ;

Le vùa alJposé pm' le maù'e

Sur le second moyen:
Attend u qu ' une obligation n'est pas sans cause ni enta cbéede nullité pour erreur S Ul' la subsl ance de la cbose qu i
en est l'objet, un iquement parce que J'obligation corréla,ti,-e lI'a pas été accomplie ou ne l'a été qu'imparfaitement;
Attendu que le COllnai ement doit, il est vrai, présenter
en marge les marques et numéros des objets à transpor ter,

et que le capitai ne est par conséquent obligé à représenter
au porteur dudit connaissemenl des objet' portant lesdiles
marques et num éros; que,

1

Stt?' te li'f)1'e de bOt 'd, ou. lieu
de la 1'~ldchejne )Jeu t utilement 1'emplacel' la déclaration
p,'esc't 'lfe pa1' la lo i.
{PUGET,

Hoy

ET

C'

X . . .)

JUGEMENT.

Le Tribunal,

Attendu que, suivant cha rle- partie en date dn 5 ma

'S

'1888 J X
' , e du navire D elphine, pri t à Marseille
'
~ " ' ) ca pitain

~ï l ne le fait pas, ou ne le faH,

comm e dans J'espèce, que pour une partie des obJels, il en -

CON TIlE CAPITAINE

( 1) Voy.

('P.

rec. t88.R

1. 130.

�( 2U )

( 21 )

un cha ,'gemen l de noirs de raffin eri e polor le compte de

d 'alltre pari, pou,' l'é paralion du préjud ice qui lu i est causé
pal' l'accusation de bal'ûlerie po!'tée témérai remen t cont l'e

Puget, Hoy et C·, eL quitta ce port le 19 mars pour se rendre direr.lement à Nanles;

lu i ;

Allend u qu 'après une p,'emière rel,\ohe en Es pagne, la
De/phille se Iroul'an t le 5 ma i en vue de Bell e-Il e, le capilaine all a re lâcher à Port-Nava lo dont ilreparli t le 12 pOlir
al'l'i Vel':\ Nantes le l à;

Allcndu qu la "3nt d'exam inel'l es demandes dedommagesin tMé ls produiles pal' l' un e et l'aulre des parties, il conv ient de rec hercher s i la relàche de la Delphine à Port-

At tendu C1\1e Pu gel, 1\oy et C' , qui atlendaient le ~har ­
geme nL de noirs arec i m pat.lence, ayan L appl'ls} le 8 mal, pal'
les journaux,que la Delphilleétait enl ,'ée en ,'elilcheà PO,rtNavalo , ée1'ivil'ent il. l 'armateLlI' et au COUl'lHn'dl~ nav ire
pour leur signa ler le relard que cetle relliche alla,t causer
à la li vraison de la marchandise. rendant le raplla ll1e responsable de lous dommages qui pOllITai en t en nis uller pour
eux;

Atlendu qu 'à l' appui du reproch e qu 'il s font au ca pi taine, Pu ge l, Hay et C' sou ti ennen t qu'en fait la Delphille
est passée le 4 mai à la hauteut' de la Loire avec vents
d'ouest fOi vorahles pOUl' l'entre" direclement il Sa in tNazai re; qu e le lendemain, 5 mai, le navil'e a été signalé
par le sémaphore d'El' Hastellic passant a u nord de BelleIl e, el que ce jour-là encore les vents qui sou fflaient du

Att endu que, sitôt l'al'l'ivée du navil'e

~\

Nava lo était nécessail't}

Nantes, Puget,

Rayet C' renouvelèrent le urs protesta tions, et, pa,' l'acle
inlrodu ctif d'inslance, appelèrent le capllallle ;\ comparaître devant ce Tribunal pour s 'en tendre condamner à
lem payer 1,500 fr ,à titre de dommages et inlérêts pour le
préj udice qu'ils ont éprouvé pal' su il e du changemen t de
rO ll te et de la re lâc h e no n juslifiée du navll'e Delph",";
Att endu 'I"e X", a ll èg ue que, s'i l il relâché à PortNavalo c'est qu'Ii y a élé forcé pal' l'elat de son nav,re et
la s itu ;tion des venls; qu e les ,'ela rds qui lui sont impulés
sont dus à des fortun es de mer rég uli ère me nt cons:atées pal'
son rapport de mer; que Puget; 1\oy et C' doi vent, pal'
suite, être déboutés de leurs demandes et conclUSIOns;
All endu q ue, r econvenlionnellement, le ca~itaine demande le paiement du sold e de so n frel, 1,68. fi ..30c"
avec inlérèls depuis le 26 mai, jou r al! s'est lermllle le
déch al'!lement, et en sus 3,000 fI'. à lilre de dOmmage:,~
inlérêls d'une part pOlll'su reslaries penuanl le lelllps qu,
a été obligé de l'ester à Nun te5 avec l '~qnipage;\ son borù,

,,

e~

se trouve bien justifiée;

nord étaient favorabl es pOUl' entrel' en Loire; qu'ainsi le
capitaillt:! n'avait aucun motif sérieux pOlir entrer 3 1'Ol'tNava lo malgré les ven ls cont,'aires; que, de plus, ils préle nde nt qu'en droit le cap itain e doit ê tre p,'ésumé en faule
parce qu 'i l a manqué aux prescl'iplions de l'arlicle 245 du
Code de commerce en ne fai sa nt pas sa déclaration devant
le juge de paix du ca nlon de Sa,'zeau, dont dépe nd PorlNava lo; qu 'enfin ils produi se nt un e copie du livre de bord
prise par eu x chez le Cou l'Iier Grenel , pOl'lallt il plusieurs
reprises la mention (( porn pe fran che l) pendanL les journées
des 4 e t 5 mai et venanl, pa,' conséq uenl , détrui,'" l'a llégation du ca pilaine , qui p,'élend avoir relàche pou,' élan che ,'

des voies d'eau et dégager ses pom pes ;
ALlendu que, sans avoir besuin de se prononcer d'une
raç01l positive s u,' la possibililé de renl"e" en Loire les 4 et
5 mai, il)' a lieu de l'e teni ,' tout d'abo,'d que le capilaine
ne s'est pas cOllfu,'mé aux prescripli ons de l'arlicle 245 d"

Code de commerce ainsi conçu:
«( Si) pendant le cours du voyage, le capitaine est 0bligé
" de re l,\clle r dans lin port français, il est lenu de déclarer

�( 22 )

( 23 )

" a u Pl'ésident,d u Tl'ibllna l decommerce oI u lie u les causes
" de sa re lAch e, Ilans les lieux al! il n'y a pas de T rib unal
" de commerce, la déclaration est fa ite a u j uge de paix d u

il n'est faIt au cune mention , et ce en C0l11'5 de voyage,
alors qu'aucune autre lacune de re genre n'ex iste dans ce
même l ivl'e de bord , lenlt jour pal' jou I' el so uvent he ure

«(

ca nton ; »

par heure, ou an moi ns quart pal' qu art;

Attend u q ue, vainement, le capitaine objecte q ue le liv re
cont ena nt la mi n u te de ses rappo r ts de mer a été visé pal'
le ma ire d'Arzo n ; que ceUe form a lité n'a point pou r eITet
de le di spenser d'obéir au x prescrip ti ons form ell es de l'arti cle 245; qu 'i l aurai t donc d û fa ire sa déclam tion a u j uge
de paix de Sarzea u , et qu'aux termes d'u ne j urispru dence
oonslan te, il doi t être présumé en fau te pO Ul' n'avo lt' pas
l'em pli celle ob ligation ;

Attendu que la constatai ion de ce lait plus qu e regrettab le prouve s ufli samm ent qu e la r el:lche soi-disant 100'cée
laite par le capilaine à Port-N avalo n'es t nu llement justifiée, et qu'i l doit êt re rendu responsa ble en prin cipe du
préjudice cau sé Ilar le retard a ppo r té dans la livraison de la
cargaison et, pOUl' la m ème cause, débouté de sa demande
reconventionnel le;
Sur le montant ùes do mmages .. inl érêts réclam és pat'
Pu get, Ray et C· :

Attend u , au sl1l'plus, qu e Puge t, Ray et C' offl'ent d'affirm er sou, sermen t et de prouver l'exact itude de la co pie prise
pal' eux le 16 mai chez le cO lll'lier Grenet du livre de bo rd
de la De/plâne pour les journées des 4 e t5 mai, copie portant ;\ chaque quart la m e ntion " les pompes étai ent
franches; »
Att end u q ue le capitai ne pl'oduit, pal' con l,re, au Trill\1llal
le li vre de bord l u i-même portant une rédaction toute
di ffé ren te de ce ll ~ copiée pal' P uget, Ray et C· ;
Nais attend u q u 'en exami na n t a ttentivement le livre de
bord produ it pal' le capi tain e, li ne composé d'un cahier de
feu ill es do u bles eo usues pal' le m il ieu avec un s imple fil, il
a été fa cile au Tribunal de se convaincre qu'un certain nombre de pages ont été s upp riméee,; entre la fe uille parlant en
tête du verso la men tion " du m ercl'ed i 2 au jeudi 3 ma i
1888» et cell e portant en lête du r ecto" du jeudi 3 lIlai au
vendredi 4 d ll dit 1888; » qu' en effet, s i l'on se repol'te de
l'autl'e cOté du cahier au doub le rle ce tte même feuille, on
constate en 1ère du verso cOl'I'es pond3.n~ l a mention CI du
mercredi H décembre au Jeudi 15 dudit 1887 )) et en léle
du recto suh'ant " du mercl'edi 2 1 décembre au jeudi 22
dudit 1887, )) laissa nt ai ns i une lacun e de s ix journ ées dont

Attendu qu e Puge t, Ha y e t C' juslifi en t avoir été obligés
de payer à leu rs ac heteurs IIne somme de 745 ft', 40 c, et
apprécien t le préju di ce lotal encouru;\ 1,500 fI', ;
Nai s attendu que la ve nl e fa ite pal' en x stipula it livrai-

son en av ril ; qu'i l est j llste de dire qu'ils avaient été imprudents en fixant ce délai de li vl'aison pour \l n chargement
par ti de Marseille le lU mars ; que même, s'i l n'eûl pas
7

commis la fau te qu'il lui est justement reprochée, le capita ine n'aurait pas pu livrel' la marchandise avant le 7 mai,
en so rl e qu e le relarcl impula ble au ca pitai ne est se ulement cie h u it jOlll's et qu'il se ra it, dès lOI", excessif de le
rendre res ponsa bl e de lout le préjudice do nt se plaignent
Pu ge t, Rayet C' ;
Attendu qu e le Tribun al possède lesélémenls d'appl'écial,ion nécessaÎl'es pour fixe r équ itab lement le chiffre de dom -

mages e~ i ntërêts pouvant être considéré comme étant
réell ement

dü par s uile de

CalJ itaine ;

Pal' ces motifs,
Statuant et arbitran t;

la faute commise pa l' le

�( 24 )

( 25 )

Fixe Il 500 fI' , la somme due pal' le capi tai ne X , " à
Puget , Roy et C'Il ti tre dedommages- inté rêls ;

( P OLO E1;'

Décerne ac te à Pu get, Hoy e t C' de leu l' olTt'e de payer le
solde du fret, sons déduction de cet te somm e de 500 fr '
au besoin les y co ndamne;
,,

C·

COr-;''fJ\I~ H i\F'FIr-;'EIlIES DE LA. MtDITEnO I\ NÉE) ,

Le Trib un al de comme"ce ùe Marsei lle et la Co ur d'Aix
avaient juge la qu estion en sens contra ire ( 1).
Pourvoi en cassation par Polo et C',

Déboute le capi taine de toutes ses dem andes, lin s e t concl usions, m êm e de sa demand e d'inté rêts sur le fret , au
besoin à titre de dommages et intérêts s uppl ém entaires',

Ann l~ T .

La

COUR,

Le condamne, en outre, a ux dépens,
Sm le premier mo yen du pourvoi:

Du 20 juill 1888, - Tribunal de comme l'ce de Nantes,
-

Pnl8, M, TALV ANDE, juge ,

-

PI.,

M~r.

PUGET

Vu l'article 5 de la loi du 20 jui llet 188', ;

et

COQUEDERT ,

VENTE PAR NAVIRE otSI GNÊ:. -

29

JUILLET

1884. -

SucnBS COLON I AUX . -

L OI DU

D ÉC I'I ET DE FA Dnl CATlON,

L e déchet de jab,.,:cation de 12 0(0 accordé pa.' l'm'ticle 5
de la loi du 29 j uillet 1 884, au x Suc"es coloniaux d,,'ec-

,-

t ement imp01'(és eH F1'ance, n'es! pa s une dé/axe, 1J1m's

""e bonification établie alt p rofil desdils sucres .
Il n'y a al/cun e calTélaliol! lIécess01','e ell!?'e le d1'oit de
iOIl;"

de cel a'Vanlage el l'ob/iga/-io" d'{(cquille&gt;' la {axe

de douane.

EH conséquence, soit qu e la velite des sucres coloniaux
ait eu lieu à l'entrep6t, ou à la consommaNon, OH encore
à la consoJn,mation avec (aculté d'enlrep6t , c'est l'1·mpor·
taieU1' v endeu1' et 11011 l'ache/eu1' qui do it, li moùis

d'un e clause pm'ticulièl'e, p,'ofitel'
ci-dessus (1),

d~

la bonification

(1) Voy. ce r ee, 1885, 1. 259. - 1886.1 . 158 le jugemen t et l'arrêt
rendus dans cette aO'ait'e. - Voy. 1885. 1. 135.- 188G. 2, 157,lejl1gemen t, l'arrêt d'Ai x et l'arrtH de rejet t'endus dans une aut re affai re
ou la Cour de cassa tion a statu é différemment en cons tatant, dans
le ma t'ché, l'ex is tence d'un e clause pMt iculière .

..

Alle nd u que, des dispositions précitées , il résulte que le
déchet de fabrication accordé par l'article 5 aux sucres des
colORi es fran ça ises direclement importés ell France n'cst
pas un e détaxe, mais une bonificat ion établ ie au profit
desdit sucres, sans qu'il y aiL auCune conélat ion llece;;sai,'e en t,'e l'ohli gatio n d' acqu:ller l'impôt et le droit
de j ou i r de Pavantage créé pal'l 'article 5 susv isé; qu 'il su it
de là que, soit que la vente dcs sucres coloniaux directement impol'tés ait eu lieu à l'entrepôt , ou bien ù l'acqui tté,
ou encore à l'acq uitté arcC la faCilité d' ent repôt, c'est, en
pl'Î11cipe, au fabricant im pOl' talelll' (JllC pl'o rile de plei n
dro it, en "ertu de la loi, le déchet de fabri cation; qu'il n'en
peuL être autrem ellt que dans le cas oü, par l'effet œune
co nventi on spécia le dél'ogeanL à la conséquence même du
principe écrit dans l'articl e 5, le vend eur des sucres direc tement import és s'est dessaisi en favellr àe l'achete ur du
bénéfi ce du boni que lui assure cet article;
Att endu q ne, dans l'es p~ce, l 'ex islence r li ne COll vell lion
de ce genre ne ressort d'aucun des motifs de l'alTêt altaqué, lequel,ponr en lever à Polo et C·) qui :\\'aient vendu à

(1 ) Voir noie précédenl e,

�( 26 )

( 27 )

ln Société des HaIfin el'ies de la Médit erran ée un e ceI'taine
qIHl.tüit é de tonn es de Sllc re provenan t de l'usin e Bonne-

Nè re il la Guad elo upe, e t IiVl'a bl es ù l'heureuse a rrivée ,\
Narse ill e des n avires SUI' lesquels ces s ucl'es étaient chargés, l'avant age du déc het de faill' ica ti on e t l'attr ibuer il
l'ach ete lll' desd its , ucr os, s'est fondé précisé m en t sur ce
qu e le déc het de fa bricatio n amait le caractè re d'Iln e détaxe, d' une rédu cti on de l'im pOt do nt le bén é ti ee do it appal'tenirà l'ach eteur ; qu 'en le décidant a ins i, l'arrê t a ttaqu é a
violé l'arLicle sus visé;
Sans qu 'i l soit be; oin de s tat uer SUl' le second moyen du
pourvo i ;
Casse,

D " 5 iuill 1888, - COIlI' de cas,ation (C h , c iv,). · P rés.,
llAR m En , l '" prés, Pl., Mi\J . DOI VIN - C II Ai\l f' EAl:X et

M.

S AD.\Tl li:ll .

FAILLI TE.

-

I NDt REC'f ES. -

P RI VILÈGE. -

D OUANE. -

CONTRIDUTIONS

hl MEU DLES VENDU!) APRÈS LA D I~C L AnA fr I ON.

Le P l'ivilège don t jo uissent /'admillistra fion des douanes
el celle d es contributions in d ù'ectes 8 /11 ' 1'!tHive1'salité
des m.euMes et ef/'ets moMLie?"s du 1"ede vable, ne 1'eço1l

aucune 1'es!1·icliol1. de la j'aillil e de celui-ci, et s'ex 'l'ce ,
auss1' bien s ur les meubles Lui appa/'lenanl a'l m6ment
de la faillite, que S1l?' cell.'C qui l'ou?'ront Lui advellù'

p lus tard ,
Spécialemen t , ce lJ1'ù )ilege f,~a}Jpe la 1'01'fion 1'es tanllib,'e

d it pri:r: d'un immeuûle, ap1'ès pm'e melll des créanciers
hypot hécw','es, lot's méllle que la vente n'a eu lieu qu'ap1'ès la déclaration de failli te, ce 1'eliqual conservalil

son caractéJ'e mobilie1' vis-à vis du T I'és01' ( 1).
( 1) Voy. en sens contni.·e, ce l'ec, 1887. '1. 158.

L '1I1SC 1'1'p tioH hypothécaire r'-Ise pm' le syndic ml p l'ofil
de la masse, n'est pas oppo.fwblc ci l'admim:sf1'alioll des
dou a nes, ni li celle des cOlltl'i /J1fl1'olls ùldi1'ecles, el ne
salo 'ai t , par s uite, COIlSe1'VC1' à la masse, su?' ce l'eliquai, un droit l wéfé l'able ci celui de ces admillist l'ations.
pn EMI Èn E Es p t~C I~ .
( SYN DI C ETIENN I~ E'r O ltZ ARO CON'I'l\l~ I d

DOlJANr.) .

La SociéLé anonyme des anciennes raflin el'i cs Etienne eL
a été déclarée en fa illit e, le I l se ptembre t883, pa r
le 'J1ri bun al de commerce de Nanles. L 'adm inisLrati on des
nouan es, cr éan cière de 2,8!18,669 rl'., a all ssi t6t, les 12 et20
du m ême mois, déce m é contra intes, et, il la da te d u 13
se ptembl'e, N . Cinqlla llJl'e, s Y'l d ic de la rai lil te, a rait ins crire l'h ypothèq ue de la masse, conro rmément il l'article
1.90 d u Code de com me l'ce. \1 a ensuite procédé ù la l'éal isati on de l'ac ti!. Les imme ub les de la Sociétéon t eté vendus
eL le prix a servi à dési ntéresse l' les crea nciel's ayan t un
privi lège immobili el' e t les créanciers h ypo théca il'es antéri eurs à la faillite. Mai s ce ll x- ci ne l'onL pas épuÎsê; an
solde de 1, 174 , 19 1 Ir. est resté entl'e les mains d u synd ic,
L 'adm i ni stl'ati on des do uanes} in voqll anL le pl'i vil ège qu e
la loi des 6·22 auùt li a i lui l'econna it Stl l' les m eu bl es et
e lfets mo biliers des redevables, a alors so uten u q ue l'int égralit é de ce sold e devai t lui reve nir excl usivement . ~ I. Cin ­
qll a l bre n'a pas adm is celle prétenti on, et, il la da te d u 3
novembre 1886, il a assig né l'Admi nistration des do ualles
devan l le juge de pa ix du cinqu ième canton de Na ntes,
po ur voir d ir e q ue le so lded u pri x de ven te des immellb les
a ppart enait il la masse de la fa ill ite , et que la répartition
C~zard

devait en être Iait e entre tous les creanciers au prol'a ta de
leu!'s droi ts. Pur lin jllge menL du 27 novembre I SSU, le ju ge
de pa ix a débouté le sy ndic de Sa demande, et a fa it dro it
a ux réclam a ti o ns de l'Ad mini stratioll.

�(28 )

( 29 )

SUI' r appel du sy ndi c, le Tribuna l c iv il cie Nante5 a co n-

les val cura mobili ères appal'lenant Ou ~l(lve l1 alll au redeva-

firmé la dëcision du l)l'emiel' juge pal' un jugement, en date
du 3 l ja nvier 1887, aillsi motive :

bl e; Cju e, sa ns dou te, il n 'est pas exac t de direque la faillite
n'exi ste pas ulll'egal'd de l' Administration, pui sCJ ue, au co ntrai re, quand son in lér~ L le co mmand e, ell e peut, comme
ell e l'a faiL dflllS la cau sC', provoqu er la déc bll'a li on de
fai ll ite eLen ti l'cr avantage; mais que l'intention GCl'taine
du législateur a été cie lui fa ire un e stillation exceptionn ell e, et de l ui pel'mellœ de pl'oDter des gat'a n1 ies du droit
commu n, sans perdre les pI'ivi lèges qu'cll e ti ent d'une
légis lat ion s pécia le; 'lne ce qui précèdc démontre bi en que
le dessaisissement du red eva bl e faill i ne dessa is it pas la
do uane de ses dl'Oits, et qu 'e ll e conse rv e le choit d'agil'
contre ceu.\: Cju i le repl'ésent ent tout comme contre lui;

Le T L'ib u na l,
Al le ndu que le s ie ur Cinqual brc, sy n dic à l a fa i lli le de
la Société a non yme des ancien nes ra m ne n es E mtle E tL ~nn e
e t Cézard, es t appelan t du jugem ent l'e nd u , le 27 novem bre
1886 , pal' le j llge de pa ix cl u c inqui è m e ca n ton d e Na nt e:,
u i r a débou lé de son opposition il la contra LLl te décer nee
l u i , ès-qllal ité, pal' l' Administration des dona nes,
pO Lir avoi L' pa ie m ent d e la somm~ de 2,8 \ 8,669 fI', 89 (','
dont e lle es t créa ncière en ve rtu d obltgatLOns d e J oua ne,
souscL'iles aux lel'm es de r aL'ti cle 53 de la loi du 24. aVl'i l
1806 et dev em,es ex igibles pal' s uit e de la déclara i Lon de
failli\e du Il se plembre 1883; qu e le sy ndi~ so uti en t :
l' qu e la d écla ration de fai l lil e a fixé d'Ilne maLlLère lL'reVOcab le les dro i ls d e la douane SUL' c haq Ll e nature de b Lens,

~ont L'e

meubles et imm eub les, de son redevable,

dessais~

aux

te~'­

mes de rarl icle 1.43 du Code de co mme rce; '2' qu e 1 hypo t he'Jue pr i,e au profil de la masse, en verlu d e r arlicle 1.90
du Code de comme rce, l ui co nstitu e llll dl'Olt de préfél'cnce
qu i fa i t obsta cle il l'exercice du privilege de la douane SUl'
le rel iquat du prix des imm e ubles vendu s poslél'leurement
à la déc larat ion de fa i llile ;
En ce q u i lou c he les elfe t, d e l'a rticle H3 du Cod e de
commerce:
Attendu que la dou a n e puise dan s les lois s péc iales des
aoùt lï9 1 et4 germ, an 2 d esd l'oits exceptionnels, basés
S Ul' des n écessités d 'QI'dre publ ic , e t ex p,'essé men t rése r vés
pal' l'article 2098 du Code civil; qll'il ~s t gé né ralem ent
admis que l'Admini s tl'at ion Jes douanes n est pas tenu~ de
produire à la faillile, et qu 'ell e peu l, n o nobs tant, procede !'
pal' voie de c(lIlll'ainte; qu e le co ncordat ne l lll est pas
opposable, el Cjll'e ll e peut eXCI'ce L' so n privil ège Slll' toutes

n

Ali e ndu qu e, s i l'on es t forcé de reconnaill'e qu e so n pd v il ège mob ilier s ubsis le toujoul's et qu'il frappe l'a dans
l' avenil' toutes les va leu rs mobilières entrant dans le patri ~
moine du faill i, il s'ensuit que) ne h'appa nt pas les immeubles, i l fl'appera leu L' pri x au mo me nt olt ils sel'O n t transfOl'més pal' la vente en une valeur mobil ièl'e, s'ils sont
lib res d 'hYPol h èq ue, ou le reliquat de ce plÜ, après
acquit tement des c11aI'ges h ypothécaires) s' il en ex iste ~ et
q u'o n esta ins i ame né il rec herc her quelle es t la por lée du
de rnier p,\}'agrap he de l'a ni cle 490 du Code de commerce;
En ce qu i touch e cet arlicle :
Alte ndu , d'ab ord , qu'étant élabli qu e l'arlicle 443 du
Code de commerce n 'est pas opposab le il la douane, il se rait étl'an ge qu e l'a r ticle 490 du m ème Code le fût; llue le
législateul' de 1838 Il'a,pas plus qu e cel ui de 1807, décla l'é
voulo ir déroger au dl'olL ~ péci;}. 1 prolecleul' du Tl'ésol', eL
qu e les lois fi scales Il e peuvent pas avo il' l'lé tacilemellt
abrogées pal' des lois commel'çiale:; ;
Alte ndu qlle, si l'arli cle 490 ",'a it pOUl' effe t je créer a u
profit d e la m asse un droit immobilier oPPo5abie il la
doua Il e, il fauc\I'ait a ll er jusqu 'ù c1ire qu'ù Jdaut pal' el le
de p,'ocl ui,'e ù la fai l lite, le prix des immeubl es, après

�( 30 )

( 31 )

IlaiemenL des créances hypothécaire, devrait ètre réparti
entre les créanciers produi ant s sans q u'ell e pu isse l' pren dre part, ce qui serait incompatible avec son droit d'agit'
pal' voie de contrai nte, sans être tenu e de fai l'e vérifier sa
créance; que l'appelan t recule devant cette conséquence, et
reconnaît à l'Ad ministration le dl'oit de vel'lil' ;lll Jr.è.lI'C le
f ran c ayec les cl'énnc iel's chirographail'es prod uisant; qu'il

la considère do nc comme fai sa nt partie de la masse;

la douane comme

al1:'&lt;

autres créancier;; compris avec elle

dans la ma5se, eL ql1'i l ne doit rien changer aux droits de
préférence pou van L ex iSI Cl' en Ll'e eux à d'au Ll'es Li Lres ; qu'il

faut donc recon naÎlre, à~c point de vue e ncore ,que l'arti-

cle 1.90 ne dépou ill e pas l'Administration des doua nes de
son dro i t de préférence pour en confét'e ~ un aux cré anci er,;
chirographaires , qui n'en ont pm; ;

a co nservé so n droit, ell e a dù le conserver avec ses moda-

Attendu que l'on a reproché à la douane de n'avoir pas,
ai nsi qu'elle le pouvait, en vertu de l'article 23 de la loi
du 22 aoùt 179 1, pris inscription h ypothécaire pOUl' la tota-

IiLés,.par conséquenL avec le priv ilège qui en assuJ'e l'exer-

l ité de sa créance;

Attendu , à. cc nouveau point de ,'ue, que, si la douane

cice par préférell';e il tous au Lt'es ; qu 'en effet, si, pal' l'inscription, la masse acquiert un droit distinct de celui du
failli et devient un tiers vis-il-v is de lui et des creanciers
postérieul'S, cette hypothèque n'a pOUl' but et pour effet
que de sauvegarder les inté rêts de la masse contre les
droits de préférence pouvant résu lter d'actes postérieurs à
la déclaration de faillite, mais ne peut avo ir pOlU' effet
d'étendl'e, de l'estreindre ou de modifiel' les droit s respectifs des créanciers chirograpbail'es; que faire évanouit' le
droit de pl'éfél'e nce de la doua ne, ce serail restreind l'e et
modifier son droit, druitantél'ieuI' à la déclaration de failli te, l ui

SUl'V iVêU1!,

existan t en

d e h ol's

el an -dessus d'el le

pal' des raifons supérieures d'ordre pub lic; que, meLtl'e
la douane eL les aul l'es créanciers SUI' le même rang, en

Attendu que la réserve avec laqllelle elle avait usé de ce
droill'exposa iL, il est vrai, à ,'oil' des crêanc ieJ's plus vigi-

lants prendre des garanties hypothéca ires qui ama ient
diminué le ,'eliquat mobilier du prix des immeubles,mais
que la douane n'a rien changé pal' là à l'étendue et à la
nature de son privilège, eL pal' conséquent, à son droit

d'étre pl'Mérée aux créancier, chirographaires;
Attendu que cette remarque de l'appelant fait à ell e seu le
justice des considél'a tion s d'équité invoquées; que,toujours
accessoires en matière de droit stl'ict, elles ne viennent pas
dans la cause, puisqu'on reconnait que l'Administration
avtlit le droit de tout prendre, pal' un moyen ou pal' un
autre, et qu'elle n'uuraU pel'elu SOli droit que parune négli-

vertu de l'inscription prise pour sauvegarder les droits de
tous , serait étendre les droits des uns au dtitriment et aux,
dépens de l'a utre,et a ll er à l'encontl'e du bnt recherché , qUI
esl, de l'aveu même des appelants, de maintenir les droits

gence, une faute dans la manière de l'exercer;

respec tifs des creanciers dans l' é lal oit ils se trouvai ent ;

Dit en conséquence que les efret~ de la contrainte s'exerceront SU I' Ioul es les valeurs mobilières aux mains du
syndic.

Attend u que rh )'Pothèque de fail l ite est bien plus un obstable à l'acCjuisition de no ul'eaux ùroits immobiliers qu e la
CODslllution d'un droit immobil ier nouveau; mais ql1'en
t;oncédant même cette nouvell e creation , on est forcé d'admettl'e que ce droit immobi liel' appartient et doit prolilel' il

Par ces motifs,
Confirme;

Pourvoi en cassation par le syndic .

Pl'emiermo)'en. Violation des articles 2093, 2 101 et 2 104

�\ al )
du Code civil, 443, 554, 555 et 556 du Code de comm er ce,
par fau sse appl ica lio n des articles 22, litre 13, de la loi du
22 aoùt 179 1, e t 4, li tl'e Gde la lo i du Il ge rm, an 2, en ce
qu e le jugement atlaqué a adm is a u PI'Orit de l'Adminis tra_

lion cl esdouanes 1

:\

raison de son privil ège

S Ul'

les meubl e:;

et effels mobi l iers du rede vabl e, un dl'oit de prèfél'ence
portant su r le prix des imm e ubl es réa li ses pal' le sy ndi c
de la fai ll ite de ce redevable ,
Deuxième moyen, Vi olation de 1'a1'liGi e 2093 du Code
civi l et de l'al'Licle 490 du Code de commerce, pal' fau sse
appl ical ion des lois des 22 aoù l, 179 1 e t 4 ger m, an 2, en
ce que le ju gemen taLlaqllea considéré l'Adminisl ration des
douanes com m e p l'éférab le il la masse SUI' le prix des imm e ubl es du failli , a lOl's que ce ll e Adminislra ti o n n'invoquait s ur ce prix auc un droit de pl'éfé ren ce oPI;osaLle aux
creanciel" bYPo lh éca ires inscrils sur les imm eubles,
A nn~T,

LA Coun,
SUI'

les deu x m oyens du pOll l'voi ;

Aliendu qu'au x lerm es de l'arti cle 2098 d u Code civi l, le
pri vil ège du 'l'réso l' est rég i pal' des lois s ptk iales, auxquelles le (h'oit ~omm un ne peu t dérogel' '1ue pal' des dispüsil ions formel les;
Allendu que l'a rti cle

n,

tilre 13, de la loi d n 22 aotiL

179 1, e l l'al'ticle 4, titl'e li, de ce ll e du " ge rm, an 2, ont
conféré à l'Adm ini straI ion des douan es un pr'ivi lège SUl'
l' uni ,'ersalité des m eubles e t effets mobi li el'3 des redevables; que ce pl'ivilège,qui ne com pol'te auc un e distincti on,
n 'a e té res lreint pal' a uc un e dis position expresse de la
législa lio n poslé l'i eu re, e t nolamment de la loi SUI' les
faillil es; qu 'i l en r és ulte qll e le juge ment déclal'alif, qu i

( 31 )

droits priv ilégiés de la llég ie, les'l ue l;, en verlu de leur
généralité, s'exercent au ssi bien SUI' les mC'.l bl es appal'lenan t au redevabl e au mom ent de sa faillite que Sur ceux
qui pourront lu i advenir pl us Lard ;
Atte ndu que le reliquat dll prix d'u ll imm euble, après
paiement de3 créances h ypot hécai res Ou privil égiées auxqu e lles il est affecté, est esse ll iiell ement mobiliel·, et ne
p erd pas ce cara clél'e vis -il- vi s du 'l'réso l' lorsqu ' il a été
réali sé après la fai lli te; qu 'i l n'en serai t autrement que si
l'in scription hy po théca ire pri se par le sy ndic au proUt de
la m asse, co nformément à l'a l'li cle 490 du Code de comm el'ce, élait opposabl e il la doua ne;
/J ais alle ndu que cet arlicle n·a l'as pou r objet de consen /el' les dro its indi viduels des c l'l~a n ciers les uns à l'égarù
des autl'es; qu'il a eu seuleme ll t pOli l' but de sauvegarder
vi s·il-v is des liers les illl é l'êts co ll ectifs ùe la masse; que,
dès lors, il ne sat:l'ail avoil' pOUl' elJet d'étendre, de rcstre indre ou de mod iJier d'une façon quelconq ue les d roils
des créanciers existants au moment de l'ouver ture de la
failli te SU I' les biens présenls et futurs du fa Ill i;
ALi end u q u'en sla tu ant ai ns i, el cn décidant qu e le privilège de la dou ane devai t pori el' SUI' le reliquat dOl 'prix des
imm eu bl es non entièrement absorbé pur les créances hy po.

thécai,'es, le jugement attaqu é, loin de violer les lois visées
pal' le pourvoi , en a fait, au contl'ail'e, une juste appl ication;
HejeLle,

D" 16 mai 1888. P ,'é."

M,

CO UI' de cassa tion (Ch . civile), _
BARDlEn, 1" pl'és , P I., Mill. ROGER et

CHAUFFARD.

relÎre an fa illi l'adm inis tration de ses bi ens, sans lui en en··
lever la pl·opl'iété, ne $ulII'ait appol'Iel' an cu ne atl einte aux

2"

1'_ -

1889 .

3

�( 34 )

( 3; )
mi èl'es contraintes s ll sdal ~es; que les deux autres con-

D1!:U :O bll~ ESPÈCE.

(L.\

D OUAiSE CONTRE S\'KD IC D UPRAT ET

Duuon)

Du 9 jui ll et 1885, jugement du Tribunal de Condom,
ainsi conçu:

Le Tribunal,

ALLendu que l' ad mini strat ion des co ntribution indirectes,
des sieurs Dupl'at et, Du bor d' une somme tota le
de n,67 l fr. 90 c" montant de qualre contrai nt esdécernées pal' ell e les 14 novembre 1883,7 janvier, ~ l jan vie r et 6 février 1884, el valid ées pal' jugement du
'Présent r ribllna l, en date du 16 aoùt suivant, rendu
contradictoirement entre ellc e t hlùntéf.ut, sy ndic définitif de la faillite Duprat et DuiJor, a fa it assigner ledit
Montegnt, par exploit du 3 février der n ier, pour voir
déclarer qu'elle a droit, non seu lement de participer au
bénéfice de l'i nscrip tion prise par ln i, le 15 janvier 18811,
Sn I' les biens des failli s, dans l'in térêt de la masse, mais
encore de se fa ire payer l' intégral it é de sa créan ce, pal' voie
priv i légiée, tant snI' les meubles e t effets mobil iers de la
faillit e qn e SUI' le prix des im meub les vendus postérieurement à la déc lal'ation de [ailltte et de ceux l'estant encore
cr~a l, cière

à ve ndre; que Àiontégut, b -nom, déclare ne pas s'opposer
à l'exerci ce d u pri vi lège de la régie S\l l' les meu btes et effets
mobiliers de la faillite, ni à la pal'ticipation de l'ad ministration à l'hypothèque prise all nom de la masse, mais qu'i l
co:.:!tesle formell ement le droit privil ëgiéque la régie reven-

dique en vertu des arti cles 47 du décret de germina l an 13
et 2098 du Code civil , SUl' le prix des immenbles des
faillis;
Attendu, e n fait, que la faillite Duprat et Dubol' a été
déclarée pal' le Tribunal de commerce de Condom, le 26
décembl'e 1883, c'est-,\- dire dans l'in te r valle des de ux pl'e-

traintes les pins importanles sont poslé l'Î eu res !t l'inscripli on du 15 jan viel' 1884, pl'ise pal' le sy ndic en con[ol'mi té
de l'artic le !190 d u Code ùe commel'ce; que les immeubl es
indivi s, Sur le prix desqu eh; "admini stratIOn prétend un
droit privilégié, ont éle lic ilés et ven dus à la balTe du TribUllai , le 24 mai 1884, à sui le de l'ac ti on en parIage intentée
pal' ex ploit s des 5 et 28 janvi er de ladite année, le lout postérieu rement à la déclaration de faillile; qu'enfin, au mo m ent de cette déclara tion, ces imm eub les n'étaient gl'evés
quede la seul e illscrip:ion du 15 janvier 1881;
Attendu, en dl'oit, qu 'aux tel'mes de l'article 2098 du
Cod e civi l, le privilège à raison des droits du Trésor public
est réglé pal' les lois qui le concement, et que l'art . 47 d u
décret dll l" gel'm , an 13 d ispose qlle la rég ie allra privilège
et pré fé rence à tous les creancie rs Sil l' les meub les et elrets
mobiliers des redevables pour ses droits; que les privilèges
sont de droit étroit et doivent être circonscrits a ux objels
Sll r lûsquels ils ont été é tablis;

Attendu que, dans ces conditions, "administration des
contributions indil'eGles, ayanL pri vi lège

SUI'

les meub les

des sieurs Duprat et Dubor, ses débileu l's, ne saurail étendre l'exel'cice de ce Pl'ivil ège aux som mes qui p"ùvienne nt
de la vente de leurs immeubles effectuée postér iemement
à la d~cl al'alio n de failli te;
Attendu , en elfet, q ue la faill ile fixe irrévocablement les
droits des créanciel's, le failli éta nt Il e plein droil, dès la
d';c laration jud ir iaire de la faillite. dessa isi de l'administration de tous ses biens; qu'j 1 s'opt:re alors pal' la fa l'ce des
choses une séparation en tre les divel'::i ordres des créanciers;
que chaque ordre a, dès le moment du désastre commun,
ses droits, son gage, el que la l'éalisatioIl des biens , meubles
et imm enbles du Jailli ne saurait changel' les dl'oits que ces
cl'éanciel'S avaient acquis, avant la faillite , SUl' chacun de
ces biens) et donner aux créanciers pl'ivilégiés SU l' les meu-

�( 36 )

( 37 )

bles seu lement un cl t'oit Ile preference su r des sommes qui
pl'ov ienne,ll de la ve nte des imm ellb les ;

e ll e n'a pas de dro it de préférence, elle ne peut être prcl-

Att endu qu e le privil ège cie J'admini stration ainsi en-

tenllu lui don nerait , conll'ai rem enL au décret de germinal
an 13, le droit cie primer m ême les créa nciers h y poth éca it'es du fai lli, et qu ' il est certai n que la régie qui, lors de
la failli te, n'avait pas de privil ège sur des biens alol's en
nature d'imme ubles, n'a pas pu en acquérir après cou p
sur ces mêmes biens, conver tis en argent ;
Attendu, au surplu s, que, le sy ndic aya nt pris une insc ription, le 15 janvier 1884, au lI om cie la masse, su r les
immeubles cles sieurs Duprat e t Dubor, il serait étl'an ge
qu e celte hypothèqu e resUU sans elfe t, a lors surtout qu e
les deux dCl'I1ières contraintes décern ées con tre lesd its
Dup rat et Dubor, pour une som m e to tale de 18,05 1 ft'.
58 c. e t datées des n ja nvier et 6 fév ri er 1884, sont. postéri eures à "inscril)tion de la masse; qu 'ai ns i donc, à IOllS
les points de vu e, c'est à bon droit qu e le sy nd ic refu se li
l'a dmini s tration des co n tr ibu ti ons in direetes l'exercice de
son privi lège s Ul' les som mes provenant tie la vente du 24
mai 1 8~4;
Par ces motifs,
Déclare l'admi nist ration des contribut ions indirectes non
recevable et mal fondée dans l'exercice du droit pr ivilégié
qu 'ell e revendique SUI' le prix de vente des immeubles clu
faill i
Appel par l'administra tio n des co ntl'ibu Lio ns indit'ectes;
ma is, le 17 févri e r 1886, a rrê t confi r ma tif de la Cou r
d'Agen, ai nsi conçu:

fél'ée aux créa nciers hypoth écaires, et qu 'a u contraire au
li t! lI de prim er ces der niers, c'es t par eux, qui onlun d~o it

de préfé rence, qu 'ell e doit être prim ée s ur le prix des immeubles hypot héq ués ;
En fa it :
At tendu que le syndi c a pri s inscription, dans l'int érêt
de la ma sse, le 15 ja nvier '188 1t ; que c'est le 24 mai su i van t
qu e les immenbles h y pothéqu és ont été vendns' qu e le
prix nécessa ire au pa iement des c réanciel'S h ypothécaires
représenta nt les immeubles est, comme l'é ta ient les imm eubles e ux-mêmes, affecté pa r préférence au pai ement
des créances dont les immeubles é taient grevés; 'lue la
t'égie ne peu t denc le ur être pré férée;

Allenclu , il est vl'a i, que la régie peut, comme créancière,
partici per avec les aulres cl'~anciel's anx di vid endes; mais
qu e l'e droit lui il élé reconnu ;
Par ces mo tifs,
Confirme,

Pourvoi en cassation par l'adm inisl ration des co ntribution s i ndirectes.

Mo ye n un ique. l'ausseappli caLion de l'article 490 du Code
de commet'ce, et violation des articles 527, 535 et 2099 d u
Cod e civil, etde l'anic le/,7 d u décret du l':germi nalan 13,
en ce que l'arrêt attaqu é a refusé de reconn aître le privilège réclamé pa,' l'admi nis tra tion des cotllributions indirectes.
AnR~T.

LA COUR,
L A. CO UR,

Attendu que la régie n 'a de p ri vilege que sur Irs meubles
des redev ab les; que , dès IOI'S, puisqu e , sur les imm eubles,

Sur l'uni'llle moyen du pou rvoi:

�( 38 )

( 39 )

Vu l'arti cle 47 du décret du 1" ge rminal an 13, et l'a1'ticie 490 du Code de com m e rce;
Attendu qu' aux termes de l'art icle ?098 du Code ci vil , le
privilège du TL'ésor est régi par des lois spéciales, auxq uelles
le droit com mun ne pe ut dé roger 'lue par des dispos itions
form ell es;
Attendu que l'articl e 47 du décl'et du prem ier gel'l11ina l
an 13 confè re à la r égie des con trib utions indil'ectes un
privil ège SUI' l' uni vc rsa lit é des m e ubl es e t effets mobiliers

des redevabl es; cl lJe ce privilège, qui ne comporte

au c un ~

distinction , n 'a été restreint pa l' aucune disposit ion ex presse
de la législation postér ielll'e, et no tam m ent de la loi s ur lei
faillites; qu 'il en r esu lte qu e le jugement déclaratif, qu i
retire au fai ll i J'ad mi nistration de ses Iliens sans Illi en
en !ever la propriété, ne saurait portel' auc une alleinte aux
droits privil égiés de la régie, It!squels, en ,-e l" Lll de leul'
généra li té, s'exercent aussi bi en SUl' les m eub les apparte,·
nant au redevable au mom ent de sa faillite, que sur ceux

qui pourront lui adve nir plus tard;

l'ouverture de la faillit e sur les biens pré5ents et futurs du
failli;

D'ol.! il Sll it qu'er. jugeant le contraire, et en décidant que
le privil ége de l'ad m in istra tion des con tri but ions ind irer tes
ne pouvait pas s'exercer sur le prix des biens vendus postéri eureme nt à la décla l'ation de failli te des sie urs Duprat e t
Dllbor , J'arrêt atlaqué a faussement a ppl iqu é les a l'ticl es
1,113 e t '190 du Code de co mm erce et formellement violé
l'article 2098 d u Code r, ivil, ainsi que l'a1'l ielo préci té
du déc re t du l" germinal an 13;
Casse,

D it 16 mai 1888 ,
Com de cassat ion (Ch, civ, ) _
P rés " M, BARB mn, 1" prés , P l" MM , AnBELET et
Tn EzE L,

TITRE S AU
AC I-IAT ,

PORT EUR.
-

AllSENCE

D ÉL.U EXPIRÉ . -

Attendu que le reliquat (lu pI'ix d'un immeuble, après
pa iement des créa nces hypothécaires ou privil égi ées aux&lt;ru ell es il es t a ffecté, est essentie ll e men t mobili er, e t ne
p erd pas ce ca ractère vis-à-vis d u Trésor, 1Ol'Squ'i l a été
réalisé apl'ès la déclaration de la fa illi te; qu ' il n'en serait
autrement que s i l'in scription hypothéca ire pI'ise par le
syndic au profi t de la masse, conform ém en t à l'article 490
du Code de comm erce, étai t opposable à la régie;
Mais attendu que cet a rti cle n 'a pas po ur objet de conserver les dl'oits indiv idue ls des créa nciers de la faillite les
uns à l'égard des au tres; qu'i l a eu seu lement p OUl' bul de
sau vegarder vis-à-vis des tiel's les intérêts collect ifs de la

masse; que, dès lors, il ne saurait avoir pOUl' effet d'éten dre,de res trei ndm 011 de modifier, d ' un e faço n qu elconque,
les droits r es pectifs des créanciers existant au momen t de

-

DANQUrER.
DI!;

fAUTE.

P OSSf.SSION

-

TITRES

VOLÉS

REV E1'Œ ICATION.

n~GU LIÈnE .

L e banquiel' à qui 1l Il. tit1'e au po}'tett1' est ,'emis, pOUl' en
opéJ'el' la ven le, pal' UI1 individu qui dOIl,le son nom. et
son ad1~esse, n'est pas ttnn de vénfiel' Cidentüé et le
domictle d e ce t ind·i vidu. si ce n'est exceptionnellement
et en p,'ésence de circonstances 9raves devant éveille /'
ses soupçons ,
Si donc le titre 1'elnü provenait d'un vol et que le nom
et l'adresse indiqués (w::sent (aux, il ne s'ensuivrait à
l'encoHI1'e du banquier aucune respo llsabil'i té particuliere pouvant entl'ailler conlre lui une actioH eH dommages- inléré/s de la rai'! du l'roprié/ai?'e dépossédé (1).

( 1) V oy . ce l'eC o 1888.

t. 117 .

�( \0 )
Cel/d-ci /l'a donc à eXe1'CC1' que l'action Cil ,'cvend1'ca(1:oIJ
p,'évue l'a,. l'a,.ticle 2279 du Cod . civil, el si le délai
de fl'ois ans est e;tpi'r é, i l sc l1'oltve sans "CCGW'S co ntl'e
le banquier ,
La possession du (ifl 'c pa1' le banq ldcI' chargé de le vendre el qui en a }'em,is le m Oll l an t au déposant, ne sau,'ait ét?'c qu a lifiée d e p,'écai1'c ; elle est , au cont,'ah'e ,
régulière ti peut SC} vil' de base à la }J"csc1'ipfion de

I,'ois ans ,'ésullalll de l'adiele 2279 d" Code civil.
( PH1LIP CONTn" SOCIÉTÉ G;;NÉRAlE ).
J UG EMF:NT.

Atte ndu que le 27 aHil 1880', la Soc iété g'éné rale, agence
de 'foulon, recevail pOlir la négoc iation dix obligations
fon cières 1877 proviso il'e des mains d'u n inconnll disant se
nomm er Pl ena, Louis, êl re domiciilé ~\ Chàteaurenal'J,
près Avig non, et de passage à '1'OUlO'l (nom et adresse
depuis reconn u fa u,), les titres appa r te nant à la demoi'elle
Louise Phil ipp, et qui ava ient été volés pendant la nuit du
26 au 2; avril 1880, par le sie ur Augusle Aud ibeJ'l, son
beau-fl'ère, qui a été condamn é pOUl' ce fa i t pal' le Tribuna l correction ne l de Ta rascon , le 29 mai 1883 ;

( 41 )
revendi catioll, fallte d'avoir exercé son acti on dans les trois
ans à da ter du vol ; cette del11i ère conclut au déboutement
des nn s du rlemande ur et ;\ ce qu' il so it déclaré, au COlltraire, qu 'elle n'a pas cessé d'ê tre propri étaire des titres
dont s'agi t, ce qui est une véritable revendicat ion, el, subsidi ail'emen t, ell e conclu t p OUl' le cas al! cette l'eyendication
ne serait pas ac1mise,à un e all oca ti on de dommages+i nl érêts
éga le li. la val eu r des Litres elL'I: +mèmes, à cause des circonstances dans lesqu ell es la remise en aura il é té faiteà
la Société gén érale , circo nstances qui constitu eraient celte
société en faute et l'obli geraient à répara tion ;
Attendu qu e lorsqu'une société de crédi t consen t un
prêt SUl' dépOL de titres, il a pu êtl'e décidé avec rai ,on , par
applica tion des l'ègle:3 de dl'oU civi l sur le nantissemen f,
que le droi Lde gage n'était pas acqllis au préteul', faute de
s'être confol'm é aux dispositi0ns de l'art icle 20ï4; qu'i l
n'y a pas e u , en l'espèce, un con trat de prêt, mais un dépôt
avec manda t de vendre, de sorte qu e si le mandat a reç u
son exéc uti on pal' le paiement du prix, il es t \Tai de dire
qu e la Société, à parlir du paieme nt , ne posséda it plus
pour com pte du ma nd ant, mais q u'ell e possedait soit pour
son pl'o pre compte, so it pour le comp te de l'achetem anonyme auqllel les li tres devaient être ul Lérielll'ement lin'és;

Attendu qu e dès le 1"' mai, l'agence payait au dé posa nt la
maj eul'e parti e du pri x sall [ un solJ e à régler su ivant
COli rs de [a bou l'se au jou l' de la négocia t ion à elI'ec tuer u 1tél'i elll'em enl , négo,'iaLio n qni n'a pu avoir li eu, en l'é lal de
l'oppos ition signiGée a u Crédit Fonciel' pal' la demoisell e Phi li pp, sous la da te des 14 mai e t 5 ju in suivants; le 20 ao ût
188 1, la Société générale ayant fait p rése n ter lesdits titres
au Crédit Foncier pOU l' un de rn ie r versement, ils fur~nt
re, enus par cet é tablisse ment qui les dé ti ent enco re;

que si la ju risp ru dence a pu envi sager comme un paiement anti cipé la cou vert lll'e remise à un agent de change
en garanti e d'opératiolls dont le résu ltat est incertain et

ALi e ndu que la Soci é té gé néra le demande auj'llird'hui la
mainl evée de l'oppos ition dont les titres sont fl'appés, en
prétendant la demoisell e Philipp déc hu e de tout droit à

tit res e t touché la presq ue tota lité du pl'ix, n'aurait plus été

peu l se wlder soit au débit, soit au crédit du clieu t, c'est
pal'" a (o l,tiol'i qu'on doit conshJél'cl' comme po~sédallt ;\
tHl'e de propriétaire, le banqu "e r cha rgé d'opérer une
vente qui en paie le l'l'ÎX d'ava nce, cal' il fait ainsi de la
vente son a ffaire PI'oIH'e en désintéressa nt le mandant;
Ouïl en év id ent qu e ce dernier, apl'èf; avo ir livré ses
maître de révoquel' le mandat; qu'oll ne peuL donc arguer

de la précarit é de la possess ion chez la Socleté , pour dire

�( 42 )

( 43 )

qu'elle serait assujeUi e, ains i que le vole ul' lui-mê me, son
mandant, à la p,'escl'iplion trentenaire ;

noms et domicile du porteur, a fa it ce que les usages et les
règles l'obligeaient il fa ire en pareil ca. ;

Att endu que la de moiselle Phi l ipp a été évidemment im -

Atlendu qu 'au con traire, la dem oisell e Phili pp, qui
avait. le moyen de s'assurer cor~ ll'e les chances de perte o u
de vo l e ll possédant des ti tres sous form e nomin ative, a,
pal' avance, accepté les inconvénient s et les dangers de la
form e a u port eu r dont ell e voul ait avo ir les avantages;
gu e, d'a utre part: possédant en vel'1u de la loi une act ion
en revendicati on, ell e a eu le lort il'J'é pal'a bl e de n'en pas
faire usage en temps util e; qu 'eIJ e ne peu t donc, ni en droii,
ni en f ait , triomph er dans sa dem and e, qu elqu e int é rêt
d'aill e urs qu e ~a demande puisse présent er, à raison de
l'évé nement pal' suit e duqu el e ll e a été dépouillée de sa
propl'iété;

prudent e en négli geant d'ajournel' en r evendica ti on dans
les troi s ans, date du vol ,mai s qu'ell e encourt de ce fai! ll ne

déchéance dont ne peuve nt la re lever ni les réclam a ti ons
acll'essées pal' le ll l'es missives il la Soc ieté gé néra le, ni les
r~ ponses dil a t o ires d ece l t cSoc i é l éq ni se bornait à rél' lamer la ju st ifica tion pt'éa labl e de la propri é té des tltl'es,sans
renoncer à opposer p lus tarcl les m oyens de dro it qu 'elle
pourrait avoi r à sa dis position po ur faire repousser la demand e; que la revendica tion laL'dive qui se produi t au jourd' bui clans les co nclusions en défense, eS lll on l'ecevable,
faule d'avoi,' été exercée da ns les déla is;
AU endu qu'i l reste donc à examine r se ul em ent si la
Société gené ral e a commis une Iau Le engageant sa responsabilité; que le seu l r eproch e net et pl'écis qu i lui ail été
fai t, est celui cie n'avoir pas vél'i né l'iden ti té et lc do mi··
cilede la personne qui lni a remis les titres; qu 'on ne pourrail exiger en règle générale la néces3ité de cetle vérifi calion sans entra ver la ci rcu lat ion des Litres au po rteur destinés pal' leur fO l'me m ême il passel' de ma in e n main et il
cha nger de propriétaire a \'ec la même célé l'ité e t la même
facilité que des bill ets de banq ue; q u'o n ne pe ut donc im
poser à un ch ange ur ou banqu ier la nécessit é de cetle vel'ifi cation préalable q u'à titre exceptionne l, lorsq u'i l s'est
rencontré qu elques ci rconstances g raves de natu re à mettre
des sou pço ns en éveil ; q u'o n Ile peut cons idérer comme
telles n i le [a it qlle le pOl'teur se d isait do m icilié hOl's de la
commun e de Touloll, ni cel au tre fait qu'i l a demandé un
pa iement comptant de la majclI l'e pa l' tie du pl'lX en
échange de la rem i~e des titl'es, ce qu i n'a rien d'insolite ni
d'extraord inai re; q ue la Soc i ~ t é générale, en in scrivant SU I'
les registres l'opéra tion sous sa clate, a vec les nom, pl'é-

Par ces motifs,

Décla re la demo iselle Phil ipp 11 0n recevable dans ses fins
en revend ication et m al fondée dans sa dema nde en dommages-in térêts .

Du 16 mm'. 1888 . - Tribu na l eivil de Marseille(3'Ch.)

AnOnDAGE . -

ACCIDENT DE PEHSONN E . -

LOI CIVI LE . -

D ÉCRET DU

407 ou CODe DE
Fn. \ IS COMl'IJUNS.

R ESPONSABlLITÉ, -

l ~ · SEP'l'Ei\IDRE

COM MIŒCE , -

1884. -

D OUTE, -

ART ICLE

H ÊPARAT ION A

La 1'es}JoHsabilité civile l'esuUaJ/t d'un accident de personne an'ivé dans un abo1'dage, est réglée pal' les prin··
cipesde l'al'ficle / 382 du Code cie il et non pal' ceu.r;des
lois relatives au convneJ'ce mm'itùne.

iVe sr]J t donc pas applicables ci ces sOI'tes d'accidents, les
p1'~somptions de (aute que l'ail peut ti,'er des {el'mes

�( 44 )
or

dit décret d u l sel'tem61'C 188 4, ri l'enconb'e des va peurs t;{ au béntJfic e des voiliers.
L a répa1'aliol1 li {l'ais commlOl,ç }J,'esc1'i1e par l'article
407 du Code de comme,'ce 1'0" /' le cas d 'abordage dou tell ."c , ne s'applique p as, lion plus, aux acciden ts de
p el'sonnes .
(VEUVE MILHÉ CONTRE COMPAGN I E PEN I N SU LAlI"~).

J UGEMENT .

Aliendu qu e dans la matin ée du 19 avri l 1887, Ver5
minuit 45 minu tes, le yacht fl'an ra is Alagal i, qui fai sa it
l'on le de La Ciotat ~ll i' Crlte, a rencon tré à deux mill es environ du pha re de Planier le l'apeur Chusall, de la Compagnie Péninsulai re Ol'ientale, qui l'a abordé par trihord
arrière, coupé en deux et cou ic immédiat ement ; que
grâce à des m eSlll'es pl'ises avec célérité, les hommes de
l'équipage du yac ht, trois exceptés, ont élé r ecuei lli s à la
mer el ~au vés par le nav ire abordeut'; qu e ce sinistre a
donné l ien à une in~lan ee suivie devant le T ribuna l de
commerce, à la requ~te du sieu r Rober t Lafon, pl'opri ètaire
de la J.l lagali, çont re la Compagnie Péninsu laire Ol'ientale,
à l'effet d'obteni r cond a mna tion à des dom ma ges- inl érêts à
fix er par état ;
Qu e de nombreux lém oi ns ayant é té produi ts devant les
juges consulaires, afin d'établir les causes de l'abordage et
de l'echercher le fait qui l'a produil, il es t in terven u , à la
date du 3 décembre 1887, un j ugemen t qui , par app licati on de ral'ticle -i07 du Code de comm erce, a déc lal'é, qu'il
y avait doute sur les ea ll ses de l'abo rdage et ordonné que
le dommage se l'aill'épal'é à fra is communs pal' les nav ires
qui l'a vaient fait et so uffe l'L ;
Qu e ce ju geme nt a aC'l ui, raulorit,j de la chose jugée;
qu'il ne Salll'aÎ t cependant êlre considéré comme ,l'es judi.
cala pOLI!' la sol ution du procès actuel,pu isqu ' il n'a pas été

rendu entl'e les mêmes pd L'ties, mais qu' il const itue, aussi
bi en (Jlle l'enqu ê te qui l'a précédé, u n doc um ent jud iciai re
d'un e réell e impOl'lanee ;
Att endu qu'au momenL ÙU naufl'age,la 1I1a[Jali élait corn·
man dée par Augus te Mil llé, m al lre " u cabo tage, époux et
père des demandeur3; que ('c ma lheureux a péri dalls l e~
n OIS, et que c'est à rai so n de on pe rte qu e la \"ell ve Mil hé
ès -q llalité l'éclamc des dommages- int él'êts à la Compagni e
lYéninsu la ire Ol'ien lnle ;
Oue sa deman de s'appu ie su r Ulle présompl ion de Iaul e
imputée à l'équipagl! du elwsan, leque l aurail du, ù'après

la dema nùe ressc, voir la Maga li don t la voilure s'étendait

su rface considc l'au le, ous€'rvalion dOuutant plus
Iacileque l'on nnvignnit so u un ciel clair, S:II1S brume,
sans nunges, sur un e me\' calme; que la dame Mi lhé in vo-

SUI' tlllC

qn e, en onl re, les dispositions de l'arlicle t7 du décret du
1" sep lembre 188', qui décide qu e, s i deux navil'es, l'un à
" oi les et l'autre;\ vapeUl', COl\l'ent Je manière à se rencont rer, le nav ire sous V;Jreul' doit s'écar ter de la route de
celui qui est cl vo il e" d'oi! elle lil'e celle co n ~éq ue n ce qu'à
défant de preuves contl'a ires, lorsqu'un abordage se produit entre un navire:\ voi les et un navire à vapeu!', ce
derni er est présu mé en faute;
Mais altend u qu e pOLI!' apprccicr le mérile de la demande , i l e;,l essentie l lle reehcrc hcr dan s les p."in cipes du
dl'oit civ il, les seu ls applicables au litige actuel, la raison
de juger ; que, suivant les dispos itions de l'a rti cle 13:&gt;2 du

Code, luut fait de l'homme CJui cause ù au trui un dommage,
oblige celu i pal' la fau te duquel il est arr ivé, A le réparer;
d'o ù la conséquence qlle l'act ion de la veuve hlilbé ne sa urait tri ompher , que si e ll e pro u ve que les préposés de la

Compagnie Péninsul aire Ol'ientale ont commis une faute
qui engage sa res pon sabilitl!;
Qu e le j ugement dLl 23 décembre 1887 ci-dessLls vi sé,

�( 1,6 )
n'est pas une décision pé remptuire, mais qu'i l présente les
cal'actè res d ' un documenL sérieux qui jette une vive cla rté

dans le débat actu el ; qu'cn effet, le Tribunal de commel'ce
a exam iné av ec une minutieuse aLleotioll les témoignat5Cs

des pel'sonnesquÎ avai ent ass isté au naufrage du 29 avril,
en tenan t compte de leul' position res pecti ve; qu e, d'une
pal't, les hommes de l'elluipagede la l1fagali, ail"si ljue les
sieurs hlax et Louis Jousen, beaux-frel'cs de 1 arma ieu l' ,
embarqués SUl' ce navire , on t déc laré que le CllUsan est
venu dl'oiL su r cux, mais qu'ils ne l'ont apcl'çu que lorsque
la collision était inév itable ; que, d'au tre part, les ofjJ ciel~
et l'équipage du Clwsan affirme nt q u'à leur bord tout le
monde éta it à so n poste et veillait, un matel ot de première
classe avec un lascar à j'avant, le premier capitaille sur la
passerelle, le cinquième officier et un lascar ù l'alTière ~ ils
ajoutent que leurs feux très bl'illant s alll'ai~ntdù êtrc aper-

cus pal' le yacht, qui, pal' lIne manœuvre contraire aux
avait cbangé sa l'oule, en lOlll'nan t
à ~'ibol'rl , de façon à se mO:1trel' pal' l 'alTi ère qui n'eta it pas
éclairé ets'étaitbl'usque01ent jeté dans la ligned u Clwsan,
qu i ne l'a vu qu e trop tad , alors qu 'il était absolument
impossible d'évi tel' l'abord.lge;

l~èl'Tl es de la navi ga tion,

appl'~ciat iou s divergentes des
suivant qu'ils ap partien nent à l 'u n ou à l'autre
des de lix navires, o n ne samait s'em pèrher de [lrend I'C en
sérieuse considérai ion le r écit fait pal' Louis Pil on, m arin ,\
bord de la _~Iagali; que cet hommc, ayant pl' is le quar t à
minuit 15 m., décla re qu e l'équipage etait déjà préoccupé de
la vue d'un vapeu l' que l'on vOlllait la Îs:3e l' passel' ; (ju'i l

Qu'en fai sant la part des

témoins)

aperçut lui · m ~ m e en pt'e na nt so n servi ce un feu dans la
dire ctioa d u Château-d'/[ et le signala au ca pitain e; que

néanmoins on coutinua la roule sans se rendre compte de
la distan ce qui les sépar a it de ce vapem; Clue ce qui démontre cet te en'eur d 'a ppréciation , c'est 'Ju'à la même
beure, le cap itaine disait il ses IIO!nm eS que le navil'e dont
ils apel'cevaien~ les feux, les éviterait j

( 47 )
Que toutes ces contradictions out ét,; envisagées par le
Tribunal de commerce, qui a reconnu qu'elJesétab lissaient

une co mplète in cel'titude SUl' les ca uses l'éelles et les circonstances de faiL qui ont accompagn é cet événement de
mer;
Que , dans ces circonstan ces, la fa ute imputab le il J'équ i.
page du Chusan et qui engendrerait la res pon sahilité civile
de la Compagn ie Pénins ulai,'e Orientale, n'est pas établle ;
que la voilure de la Maga li s'éte ndait à la vérité su r ur. e
IU1'ge surface; mais celte l'Ulson n'esL pas suffi sante pOtll'

déc id e r qu' ell e a dù forcément ( tre aperçue par l'équipage
du CI, !lsan ; qu'cn dehol's des feux r églem entaires, les
masses floUantes obscures peuvent, ù la mer, tromper l'œ il
le plil s exel'cé;
Att e ndu qu'à défaut de fau te caracLérisée, la dem ander Cfse ne saurait s"ap puyer sur des pt'~sorn plions qui pOlll'l'ai e n ~ en traîn er une erreur judiciaire; qu'" Il'y a pas li eu
cl'ap pliqu er à l'espèce les dispositions de l'a rti cle 17 du

décret du 1" se ptembre 188 '1 ; qu'il s'agit, en effet, d'un
règl em ent de mel', édicta nt une présomption en fav eur
des navires;\ vo iles; mais enco re fauL- il qu'il soi t démon·
tl'é qu e le navire so us vapeur a vu préalablement celui qu' il
a abordé, et ql1 'il a eu le temps de s'cca t'Ler de sa route;
que cette preuve n 'e:~ t point faite, et que, dès lora, la demande ne sa urai t êl re accueil lie;
Pal' cc::;

motifs,

Le TI'ibunal, etc .

D u 13 Juillet 1888 , - Tribuna l civ il de Àlarseille
(2' Ch.) - P ,'és ., N. de Hoss!. - P l" M:U . AUTRAN et
TALON ,

�( IR )

LOI
P1RTANT MODIFI CATION A LA LÉGI SLATION DES F :\lI~ L1 1'ES

( 1-5 mars 1889) .
Art 1". - 'l'out comme rçant qui cessescs pai ements peut
oùtell it', en se co nrol'll1anL aux dispositions suivan tes, le
bénéfi ce de la liqui dation jlldiciair'e telle qu'ell e est réglée
par la pr'ése nt c loi.
Art. 2. - La liquiùation judicia,,'c ne peut êlre or'donnée
que SUl' r equête prése nt ée p a l' le débit e ur au Tribunal de
commerce de son domi crJe, dans les qurn ze JOur's de la
ressa tion de ses paie ments. Le d roit de demander cette
liquidation appa l'tient au débiteur ass igné en déclaration
de faillite pe ndant cctte per'iode.
La requêt e esl accompagnée du bilan et d' un e liste indiquanL le nom el le domicile ùe tou s l es cr~anciel's .
Peu vent ètr'e adm is au bénéfice de la li quida lion judi ciaire de la succession de leu !' au teu r, les héritiers qui en

lont la demande dan s le mois du décès de ce dernier décédé
dans la quinzain e de la cessa lion de ses pai em ents, s'i ls
juslifient de le ur acceptation pure e t ~ im pie ou bénéfi ciaire.

( 40 )
siège social en Fr'ance, le dépôt e,t effectué au greffe du
Tribun al dans le ressor·t duquel la société a son vrincipal .
établ isse:nen t.
Ar't. 4. - Le jugemenlqui slatu e sur un e demand e d'admission à la l iquidation jud iciaire, est dé li béré en chambre
du conseil et rendu e n aud ience publique. Le débiteur doit
êt re entendu en personn e , à moin s d'excuses reconnues

valabl es pal' le 'fr'ibuna l. Si la requé te est admise, le jugement nomm e un des membres du Tr'ibunal juge-commissaire et un ou plusieurs li qnidateurs proviso ires. Ces
derni ers, qui sont immédiatement prévenu s par le g r'effier,
arTê tent e t signent les livres du débiteur dans les vingtquatre he ures de leur nominalion, e l procèdent avec ce lui-

c i à l'invenlaire. li s sont te nu s dans le même délai de
requér'ü' les inscrip lions d 'hypothèques mentionnées en
l'artic le 490 du Code de commerce.
Dans le cas ml un e société est déclarée en éta t de liquida.
tion judiciaire, s'i l a été nommé antérie urement un liqui daleur, celu i ·ci re presen lera la société dans les opérations
de la liquidation judicia ire. Il rendm compte de sa gestion
à la premiére réunion des créanGiers. Toutefois, il pourra
être n ommé Iiqui dateur,provisoire.

En cas de cessa tion de pai ement s d'u ll e société anonyme,
la requêl~ est signée par le directeur' ou l'administraleur
qui e n rem plit les lonction s.

Le jugement qui déclare ou verle la liquidation judiciaire,
est publié conform ement i.t l'ar'licle 44 2 du Code de commerce. Il n'est suscepti ble d'a uc un recours, et ne peut être
attaqué par voie de tierce opposition. Cependant, si le Tribuna l est saisi en même temps d'u ne requête en adm ission au bénéfice de la liqu idalion judiciaire et d'une assignation en déclaration de fai llit e, il statue sur le toul par
un seu l et même jugement, rend u dans la forme ordinaire ,
exéculo ire par provision et susceptible d'appel da ns tous
les cas.

Dans tou s les cas, e ll e est déposée au gr'effe du Tribunal
dans le ressor'l duquel se tr'o uve le siège social. A défaut de

Art. 5. - A partir du ju gemen t qui déclare oU I'erte la
liquidation jud iciaire, toute ac ti on mobi lii)('e ou immobi-

Art. 3. - En cas de cessation de paiement s d'une sor.iété
en nom coll ectif 0''&lt; en co mmandite, la req uê te cac lient le
nom et l'indi ca tion du domrcile de chac un des associés
solidaires, e L e ll e es t s ignée pal' ce lui ou ceux des associés

ayant la sig na tlH'e soc ial e.

2 P. - 1889.

4

�1

00 )

Iière el tonle voie d'ex~cnLiol1, tanL sur les m e ubles qu e
meubles
ou SUIVies à la
' m
, doivent êLr e mtenlées
.
sur les l
fois contre les Iiquida leurs el le déb iteu r,
Il ne peut être pl'is SUI' les biens de ce,de ~nier d'autres
en . 1 article
4, et . les
,1llSCrIp
' t'lOns qlle cell es m en ti onnées
.,
,"
'
cré an CIers
D e pell,'ent pOU I'slllvre 1 ex plopllatIOn des Im meubles SU I' lesqu els ils n'ont pas d' h ypothèque , De son
rOté, le débiteur ne peut co ntracte r aucune nouv ell e d e lle~
nl' al'é
1 ner ta l.:Itou pa rtie de son ac tif, sauf dans les cas qUI
sont é numérés c i -après,
Le débiteur peu t, avec l'assista nce des liq ui datellrs, pro céder (au r ecouvrem en t .des elfets e t créances
,
vendre
eX,"lgl bl es, f al' re tous actes conser vato ires, .
. les objets
d'
sn jets à dépérissemenL ou à dépréciatio n Immmente ou ,ISà conserver
pen d ,leu
X , et jntent el' ou Slllv. re Lout
'1e acLlOll
'
l-è
'e
ou
l
'
mmob
Ilière,
An
re
fus
du
débite
ur,
l
pourra
ma b I l 1
.
"
"
"
'cédé pal' les liquidateurs seu ls, avec au tOrISatIOn
e Ll e pla
,
" l ' 'l d'
t'
du ju ge-com missaire . Tout efOI S, S I S agi
un,e ac 10,11
à intenter, celle autorisation ne sera ,pas demandee, maiS
les liquida te urs dev ront mettre le délJlteUl' en cause,
Art. 6, -

( ,)! )

missail'e, accomplir tous aCles de désistement, de reD.onciation ou d'acq uiescement.
Il peut, so us les m êmes cond itions, transiger SUl' tout
li tige do nL la valeu r n 'excède pas 1,500 fI', Si l'objet de la
tra nsaction est d'une va le ur indéterminée ou excédant
J ,500 fI-. , la transactio n n 'est ob li gatoi re q u 'après avoil'
é lé h omologuée dans les te rm es de l'arlicle 487 du Code
de cam merce,
L'arti cle 1" de la loi du I l avri l 1838, s ur les lribunaux
c ivil s de premièl'e instance, est app licable à la déterm ina ti on de la valeur des immeubl es SUI' lesque ls a porté la

transaction. Tout créancier peut intervenir Sur la demande
en homologation de la transaction,
Art, 8, -- Le j ugement qui déc lare ouvel'te la liquidation
judi &lt;:iaire, rend exigibles, à l'égard d u débiteur, les delles
passives non éc h ues; il arrê te, à l'égard de la masse seu le-

ment, le cours des intérêts de toute créance non garantie
par un privilège, pal' un nanlissement ou pal' une hypo thèque,

Le débit eur peut auss i, avec l'assis tance des liq:lidateurs
et l'autor isation du juge-commissai re , contlllu er 1 explOItation de son commerce et de son indu strie,

Les intérêts des créances garanties ne peuvent être réclam és que SUI' les sommes pl'o venant des bi ens affectés a u
privilège, à l' hypothèque o u au nantissement,

L'ordonnan ce d u juge-co mmissaire qui auto rise, la conitatio n est exéc utoire par pl'ovlslon, et
,
t 111U at ion de l'explo
•
,
.
.
T 'b la i
peut être déférée, par toute partie Intéressee, au fi UI ,
de commerce,

Art. 9, - Dans lps trois jours du jugement" le greffier
informe les créanciers, pal' leltres eLpal' inserti ons dans les
jo urnaux, de l'o uve l'ture de la liquidatio n judiciaire et les
con voq ue à se r é-unil', dans un dé lai qui ne peut excéder

Les fonds provenant des r ecouvrem ents et ventes s~ nt
remis aux liquidateurs, qui les versent à la Caisse oes
dé pôlS et consignations_
Art. 7, -

Le débiteu r pe ut, après l'avis descontrOlem':
qui auraient eté désignés t.:onfol:méOl~n l ~ 1 Ul'llc.lea g , ~ve~
J'ass istance des liquidateurs et 1 a u tOI'lSatlOll du JUbe- corn

quinze jours, dans une des sa lles du Tribunal, pour examiner la sit uation du débileu I', Le jour de la r éuni on es t
fixé pal' le juge-commissaire,
Au jour indiq ué, l ~ débiteur, afSisté des liqu ida teurs
provi soires, présente \l n état de s it\lation qu'i l signe et certifie sincèl'e el véritab le, et qui conLient l'énumération eL
l'éval uat ion de to us ses biens mobiliel's ~ t immobiliel's, le

�(

5~

)

montant des d ettes ac Li ves e t passives, le lableau des profits et pertes et celui des dépenses ,

Les créanciers donnent leu r avis sur la noroi',taLion des
liquida leurs définilifs, Ils s.ont co n; "lt és par le Ju ge-com -

missa ire SUI' l'utilit é d'éhre Immécliat eme nt parmi eux un
ou deux co ntrOleurs,
Ces contrOleurs peuvent ê ll'e é lu s li taule périod e de la
liq" idat ion , s'i ls ne l'ont été dans celle premlère assemblée ,

Il est dressé de celle ré union et des dil'es et observations
de::; créanciers un p,'ocès-verbal portant fixation pal' le juge-

( 53 )
Art. 11, - A partir du jugem ent d'ouver tu re de la liquidation judici aire, les créanciel's pourront rem e ttre leu rs
tiLres, soit au gl'eITe, soit entre les m a ins des liq uidate urs,
En fai sant cetl e remise, chaque créancier sera tenu d'y
joindre un bordel'ea u énoncant ses nom , prénoms , profession et domicile, le monlant et les causes de sa créance, les
privilèges, hypothèqu es ou gages qui y so n t aITectés ,

.

Cette remise n 'est as treinte il aucu ne forme s pécia le,

co mmissaire, dans un délai ùe quinzaine, de la date de la
prerr,ièl'e assemblée de vérilication des créances,

Le greffier tient é ta t des titres et borderea ux qui l ui SOllt
remis e t en donn e r écé pissé, Il n'est responsa ble des titres
qu e pendant cinq années à partir du jour de l'ouverture
du procès- verba l de vérincation,

Ce procès-verbal est signé pal' le j Llge-co m missaire ~l par
le greffier, SUl' la vu de cette pièce et le l'a p por t d u Ju gecommissail'e, le Tribunal nom m e des ilqUldateu r s défi,

Les li quidateurs sont responsa bles des titres, livres et
pa piers qui leu r ont é lé remis, pendant dix ans, à partÎl' du
jour de la reddilion de leurs comp les ,

nitifs,
Art, ID, - Les contrô leurs sont spécial em en t cha r gés de
vérifier les llvl'es et l'Atat de situa ti on présenté pal' le débiteur et de su rv eill er les opél'ations des l iq uid ateu rs; ils onL
toujours le droit de demandel' compte de l'état de la IICJ uldation judiciaire, d es l'ecettes eITecluées et des versements
fails ,

Art. 12, - Après la réunion dont il est parlé en l'article 9, ou lellend emain au pl us tard, les créanciers sont COIJvaqués en la forme prévue pat' le même artic le pour la
p l'e~li ère assemblée de vél'wcaLion, Les letlres de convo-

Les liqllida tellr6 so n t tenus de pren dre lem avis SUI' les

actions à intente" ou à suivre.
Les fonctious de contrOleurs so nt gratu ites .!l s ne peuvent
ê tœ révoqués que pal' le Tribunal de co mmerce, SUl' l'aris
co nforme de la majorité des cl'éanciers et la proposltlOll du
ju ge-commissa ire, Ils ne peuvent êtl'e déclarés responsables qu'en cas de faule lourde e t per20n nelle ,
Les l iqu idate urs peuvent recevoi r, qu ell e que sai l leur
quali té, une indem ni lé qui est taxée par le juge-com-

missaire.

catio n et les insertions dans les journaux pOl'ten L que ceux
d'entre eux qui n'auraient pas fait à ce moment la remise
des titres e t bordereaux m entionnés en l'arlicle Il ,doivent

faire cette remise, de la manièl'e indiquée audit article,
dans le délai fix é pOUl' la réunio n de l'assemblée de vérification, Ce délai peut être a ugmen lé, pal' ordonnance dll
juge-commissaire, à l'égard des créanciers dom iciliés h01'3
du territoire co n tinenta l de la Fi'ance ,
La vérification et l'a flil'mation des créances ont lieu dans
la même réu ni on et dans léS formes prescrites pa!' le Code
de co mm erce en tout ce qui n'est pas contraire à la presente
loi ,
Art, 13 , - Le lendemain des opérations de la première asse m blée de vérificatio n , il esL adressé, en la forme
prescrite eu l'at'ticle 9, lIne convocat io" à tous les créan-

�( Y, )
ciers, invitant ceux qui n'ont pa~ produit à faire leur production.
Les créanciers sont pré venus que l'assembl ~e de vérificalion à laquelle ils sont o,onv01ués, sera la derni ère. Cette
assemblée a lieu quinze jours après la première.
Si des lettres de c hange 0l! des bill ets à ordre souscriLs
ou endossés par le débiteur et . non éc llll s au mom ent de
cetle dernière assemblée, sont en circul ation, les liquida-

teurs pourront oLtenir du ju ge-commissaire la convoca tion d'une nouvelle assemblée de vérification .
Art. 14. - Le lendemain de la derni ère assembl ée, dans
laquelle le juge-commissaire prononce la clôture de la
vérification, tous les cr éanciel's vérifiés Oll admis par provision , sont invités, en la forme prescrite par l'arlicle 9, à
se réunir pour entendœ les propositions de con cordat du
débiteur et en délibérer.
Cette réunion a lieu quinze jours après la dernière assemblée de vérification,
TOl1tefois, en cas de conles la lion sur l'ad mission d' un e
ou plusieurs créances , le Tribnnal de commerce peut augmenter ce délai sans qu ' il soit dérogé pour le su rplus aux
dis posilions des articles 499 et 500 du Code de comm erce.
Art, 15. - Le trailé entre les créanciers e t le débiteur ne
peut s'élablir que s'il est consenl i par la majorité de tous
les créanciers vérifi és et affirmés o u adm is par provis ion,
représentant en o u lr e les deux tiel's de la lolalité des
créa nces vérifiées et affirmées ou admi ses par provis ion. Le
tout à peine de nullilé.
Si le concordat est h omologué, le Tribunal déclare la
liquidation judiciaire te rmin ée. Lorsque le concordaI con
tient abandon d'un actif à réa liser, les créan ciers sont consultés s ur le mainlie n ou le remp lacement des liquidateurs
et des contrôleurs. Le Trib u na l statll e Su r le maintien ou

( 55 )
le :empl acement des liquidateurs. Les opérations de réalisallOn et de ré partition de l'acti l abando nn é se suivent
conformément aux di3positio ns de l'article 54 1 du Code de
commerce .
Dan~ la derni èr~ assemblée, les liquidateurs donnent
connaissance de l élat de leurs frai s et indemnités, laxés
parle Juge-commissa ire. Cet éla t e,t déposé au greffe. Le
débiteur et les créanc. iers peuvent lormer opposition à la
laxe dans la huilain e, Il es t statué par le Tribunal en
chambre du conseil.
D~n s tous les cas où 11 y a lieu il reddition de comptes par
les h qllldaleurs, la di s posilion du paragraphe précédent est
app llcable,

Al:t. t6. - Sont nuls et sans effet, tant à l'égard des
parties Intéressées qu'à l 'égard des tiers, lous traités ou
co~co rda~s qui, après l'ouverture de la liquidation judiClalre, n auratenL pas é té souscrits dans les formes Cldessus prescrites.
Art. 17. - Les prescriptions du décret du 18 ju in '1880

~onl en ant le laril des droils et émolum ents q ue les g ref'
fiers des ~rlbl1naux de commerce sont autorisés à percevoir,
sont a pphcabl es au cas de liquid ation judiciaire comme au
cas de faillite.

Art .. 18. - La nol ifica lion à laire, s'il y a lieu, au prol'n ét.lre dan s les term es de l'article 450 du Code commerce, est faite par le débitem et les liquidateurs avec
l'aut orisation du juge-commissaire, les contrôleurs enlendus . Ils on l, pour celle notificatio n, lin délai de huit
jou rs à parlir de la première assemblée de vérification .
Art. 19 , - La faillit e d' un commercant ad misau M néfice de la liquidation judicia ire peut èl;'e déclaree par j u"em en t du 'l'ribun a l de commer ce, soit d'office, soit su :la
poursuite des créan ciers :

�( 56 )
l ' S'il est reconnu qu e la requête à fin de liquidation
judiciaire n 'a pas é té présentée dans les quinze jours d ~ la
cessation des paiemen ts;
2' Si le débiteur n'obtient pas de concordat. Dans ce cas ,
si la faillit e n'est pas déclarée, la liquida tion judiciaire
continue jusqu'à la réalisat,ion et la répartition de l'actif,
qui se feront conform ément aux dispositions du deuxième
alin éa de l'a rticle 15 de la présente loi. Si la failli te est
déclarée, il est procédé conformémen t aux articles 529 et
suivants du Code de commerce ,
Le Tribunal déclare la faillite à toute période de la liquidation j udiciaire:
l ' Si, depuis la cessation de paiements on da ns les dix
jonrs précédents, le débiteur a consen ti l' un des acles
mentionnés dans les articles 446, 447 ,448 et 449 du Code
de comm erce, mais dans le cas seulement où la nullité
aura été pronon cée par les trihunaux compétents ou reconnue par les parties;
2' Si le débiteur a dissi mul é ou exagéré l'actif ou le passif, omis sciemment le nom d' un on de plu sieurs créan·
ciers, ou comm is un e fra ud e quelconque, le tout sans préjudIce des pours uites du ministère pu blic;
3' Dans le cas d'annulat ion ou de résolution du COll'
cordat ;
4' Si le débiteu r en état de liqu idation judiciaire a élé
condamné pour banqueroute simple ou frauduleu se,
Les opérations de l a fa illite sont suivies sur les dern iers
erremen ts de la procédure de la liquidation,
Art. 20, - L'article Il e t les dispositions des paI'agt'aphes
1", 3' et 4' de l'art icle 15 de la présente loi sont applicables
à l'état de fai llite,
Sont également appli cables il l'é;at de faillite les disposi-

( 57 )
tians de la loi présente concernant l'i nstitution des contrOleurs,
Art, 21,:- A partir du jugement d'ouverture de la liquidat to n Judlciatre, I ~déb ite ur ne pe ut être nom mé à aucu ne
fonClto n électI ve; s tI exerce une fonction de cette t
d ém
"lSSlOnn (i ire.
na ure,
1'1 es t l'é
puté
. Art'.22 : - L'arlicl e 549 du Code de commerce est modtfié aI nSI qu 'li sui t :
« Art. 549. Le salaire acquis a l1 ."( ouvriers direcLement
empl,oyés, pal' le débite ur , pendant les trois mois qui ont
précedé 1 ouv,erture de la IIq utdal ion judiciaire ou la failhte, esl adm IS au nomhre des créances pl'ivilégiées au
même ,rang que le privil ège établi par l'article ~ 101 du
Code Cl l'li poUl' le salaire des gens de service,

« Les salaires du s aux commis pour les six mois qui précèdent le Jugement déclaratIf, sont adm is au même ra ng. "
Art, 23. - Le premier paragt'aphe de l'article 438 du
Code de commerce et le n' 4 de l'énumérat ion faite par
1 artICle 586 sont modifi és comme il su it:

l':. -

, « Mt, 438, §
Tout fai lli sera tenu, dans les quinze
Jours de la cessa tto n de ses pa iements, d'e n faire la déclarall,on au greffe du Tribunal de commerce de son domicile.
Le]oUl',de la cessation de paiemenls sera compris dans les
qUlll ze Jours. )
« Art, 586, 4' , . , Si, dans les quinze jours de la cessation
de, ses paiement s, il n'a pas fait au greDe la déclaration
eXIgée par les articles 438 et 439, ou si cette déclaration ne
cont ient pas les noms de tous les associés solid aires. »

Art, 24 , - 'l'oul es les dis positions du Code de r.ommerce
qui n e sont pas modifiées pal' la présente loi continueront à
l'ecevoi l' leu r ap pl ication en cas de 1iq II id;Lioll judiciaire
comme en cas de faill ite,

�( 58 )
DISP ... SITIONS TRANSITOIRES

Art , 25, - Le commerçant en état de cessation de paiements, dont la faillite n 'aura pas été déclarée, ou dont le
jugement déclaratif de fai llite ne sera pas devenu définitif
à la date de la promu lgation de la présente loi, pourra
obtenir le bénéfice de la liqnidation j udiciaire , Cette lacullé
s'exercel'a devan t la juridiction saisie. La requête devra,
dans tous les cas, être p rése n tée da ns la quin zain e de la
promulgation,
Les faillites déclarées anté rieUl'ement à cette promul gation con tin ue ront à être régies pal' les dispositions du Code
de commerce; sont toutefois applicables à ce, fai llites les
dispositions de la présente loi concernant l'institution des
contr 6leurs,
Le j ugement qui homologuera le concord at obtenu par
le débiteur dont la laill ite aura été déclarée a n tér ieurement
;\ la présente loi, ou qui déclarera celui-ci excusable,
pourra décider que le failli ne sera soumis qn 'aux in capacités édictées par l'artic le 2 1 con tre les débiteurs admis
à la liquidation judiciaire,
Cette disposition sel'a applicab le à tout ancien failli qui
aura obtenu son concordat ou q ui aUl'a été déclaré excu·
sa ble, Il devra saisir pal' requ êle le Tribu n al de commerce qui a déclaré sa faill ite et produ ire son casier jl1di,
ciaire, Cette requête sera affichée pendant quinze jOlll'S
dans l'aud itoire, Le Tribnnal , tatuera en c ham bre du
conseil. Sa décision n'e,t susceptible d'aucun recoUl'S,
L'inscription sur les listes électorales pourra ê tre laite,
à la suite de ces formalités, jusqu'au 3 1 mars, date Je la
cloture des listes ,
Art. 26, - La présente loi est applicable aux colon ies de
la Guadeloupe, de la Martinique et de la Réunion,

-

50-

La pr ésente loi , délibérée et, adoplée par le Sénat et la
Chambre des députés, sera exécutée comme loi de l'Etat ,
Fait à Paris le 4 mars 1889,

F AILL ITE. -

PnlVrL ~GE. -

OCTROI.

LJa~minisb'ation de l'oct,'oi n'a aucun p1'ivilége sur les
6~ens d es ,'edevabtes POU?' le '" eCOUV1'ement des taxes

dues pa?' ceutc-ci.

L e privilè~e établi pa&gt;' l'm'ticle 47 du déc,'e! du 1" gel'minal, an X.JI~ en (aveur de l'administratiol1 des con t1'ibl~ttons. tHdu'eeles) ne doit pas éb'e ëtendu li l'admimstratzon de L'octroi ( 1),
(OCTROI DE SA INT- DEN IS CONTIIE SYNDIC CHENU),
J UGEMENT,

Le Tribunal,
Attendu qu'à la date du 4 novembre 1885 une contrainte
a é té décern ée par le mail'ede la ville ùe Sai:,t-Denis contl'e
Co usi n, ,en qualité de synd ic de la faillite Chenu, pour
avou' pat emen td'nne somme de 424 f,', 96 c" montant de
dl'olts d'oc troi dus à la susd ite vill e; que Cousi n ès-quab té a 100'me oppos ition à celte co ntrai nte pour contestel'
non l'ex istence m ême de la creance réclamée par la vi ll~
de Sa int Den is, mais le droit pour ladite créancière d'exécntel' le laill i et de se payer pal' i&gt;rivilège et hors part;
Attendu qu'un jugement pal' défaut du Tribunal de paix
de Salllt-Dellls, en date du 18 décembre 1885, faisant droit
à la demande de Cousin ès-quali té, a annulé la contrainte;
gu e la VI lle de Saint-Den is est appelante de ce jugement
et que son appel est recevable en la forme',

(t) Voy Con f . 2· Table déccunale v· Faillite, u" 137.

�( GO )
Au fond:
Attendu que la ville de Saint-Denis se prévaut de l'article 47 du décret du 1" germinal an XHI , aux termes duquel
la Régie a privilège et préfé rence SUl' les me u bles et elTets
mobiliers des redevables pOUl' l e m on tant des droits;
Attendu que ce décret est intitul é décre t concernant les
droi ts réunis; qu e la Régie des droit s r éunis avait été ,'établie pal' la loi des 5-1 5 r cntOse an XlI , qui n'énumère point
parmi ces droits ceux d'octroi ; que si le directeur de cette
Régie a été chargé pal' l'arrê té du 5 germinal an XII de
l'organisation et de la surveill ance des octrois mun icipaux
et de bienfaisance, la percevtion des dro its de cette nature
étai t laissée aux commlln es; qu 'ell e n'a été confiée à l'administ,'ation des contributions indi ,'ectes que pal' le décret
du 8 février 18 12, pour être re ndue de nouveau aux com munes par la loi des 8- 13 décembre 18 1', ; qu' il e n résulte
que l'article 47 précité, au jo ur où il a été éd icté, ne s'appliq uait point aux droits d'octroi e t n'a pu, par conséquent,
conférer aucun privilège aux municipali tés pour leur perception ;
Attendu d'aillerll's qu 'il existe entre les droits d'octroi et
ceux énumérés dans le décret du lu germinal an Xl[[ de,

différences d'origin e, de nature et de des ti nation; que ces
derniers, en effet, ont été créés par acte d u pou ,'o ir législatif, s'étenden t à tout le telTitoire, sont perçus au profit
du Tl'ésor e t l'entren t, pal' conséquen t, dans les prévi,io"s
de l'article 2098 Code civ il , tandis que les ta xes d'octroi
sont perçues au profit des communes, Ollt un ca ractcl'e
purement loca l et sont éta blies pa l' déli béra tion des conseils
municipaux avec la si mpl e approbation dll gouvernement;
qu'à la vérité, pendant un certain nombl'e d'années , le 'l','é ·
Sor a été autorisé à opél'er un prélèvement sur le re ndeme nt
des octrois, mais qu 'on ne saurai t voir dans ce prélèvement

( G1 )

qu'une simpl e su bvention accordée il l'Etat et ne modifiant
point le caractère de ces taxes locales;
Attend u que les dilTérences fondamental es qui vie nn ent
d'être constatées entre ces di vers droits, n'on t pu disparaill'e
par le sen l fai t de le ur in corpo ration temporaire dans
un m ême servi ce admin istl'aLif, non plu s que par rempl oi
d'une dénomination commun e, telle que cell e de Contributions indirectes, qui se retrouve clans cerlai n ~ textes de loi
et notamm ent dans l'arti cle I l de la loi du 17 anût t832
sur la contrainte par cor ps;
Att en du , au slll'plu s, que les pri vil èges sont de droit étroit
et ne s'étendent point pal- ana logie; quc la Régie n'a donc
pu, en percevant momen lanément les taxes d'octroi, les
faire participer définitivement ail privilège in 3tiLu é en sa
fav eur pour la perception de droits essentiellement distincts;
Attendu, des lors, que la vi lle de Sai nt-Denis est mal
fond ée il invoqu er le bénéfice de l'art icle 47 de la loi de
germina l an XlII, en ce qui concerne les dl'oits d'octroi qui
lui so nt du s par Chenu, ès· qua lités;
Attendu que la somm e de 427 fr. 79, pour laquelle ell e a
exercé des poursu ites, ne comprend qu e des droits de cette
nature, que la contrainte les qua lifi e ain si, et que la somme
figure avec la même qualificatio n dans un avertissement
notifié le 28 septem bre 1885 pal' les Contributions indirectes
eL comprenant d'autres rlroits d'origine distillcte ;

Attendu, d 'a ill e ur~, que si la perception de certaines
conll'ibutions indirectes peut être faite, dans des cas détermin és, pal' les empl oyés d'octroi, les poursuites à exercer
contl'e les contribuables au nom de la Hégie appartiennent
exclusivement à so n d irectelll', et sont de la compétence
des tribu naux de pl'emiél'e instance; qu'ainsi le mai re de
Saint-Denis n'aurai t pas eu quali té pour déce rner lIne
con trainte pour d'autres droits que ceux d'octroi, et qu'en

�(

6~

)

U'OppOs.1nt pas l ' ill co mpé l~ n ce a~ Tribnnal de paix, il a
implicit ement l'econnu qu il ne s agIssaIt au débat que de
ru'oits d'octroi ; que la sentence dont est appe l a donc rait
une juste application des p r incipes juridiques aux raits de

( 63 )
montant des droits de voide à ell e dus par le lailli , en
vertu d'un arrêté de recouvrement délivré par le prélet de
la Seine e n date du JO juin 188G ;
Que, de son cOté, le sy ndi c, admettant le chifIl'e de la

la cause;

créance, soutient que ceLLe admission ne pourrait avo ir

Par ces motifs , confirm e ,

Dt&lt; 3Juillet 1~8 8 ,- Tl'ibunal civi l de la Seine ( 1" Ch,)
_ P rés., M. TH UREAU. - P I" MM. ARRlGHl et PETIT .

FAILLITE. -

PRIVIL ÈG E. -

VI LLE DE PARI S.

D RO ITS DE VOIRI E .

De ce qlte la ville de Pa,'is a été alltorisée à percevoir el
,"ecou,vrer les droits de voù'ie dans les ( m'mes 'Usitées
en matière de conb'ibutions di1'ectes, il ne s'ensuit pas

qt&lt;e ces droils iou';sselll dt&lt; p,'ivilége que la loi a ,'econnu au T,'ésot' public pOli.,. le ,'ecau tJ1'ement des con-

tribtd ions dù'ectes .
C'est donc li t'l-/re chù'ographai1'e seulement que ces d1'Dits

do ivent él,'e admis dans la (aillite du redevable ( 1) .
( PRÉFET DE LA SEtNE CONTRE SYN DIC L AUNEAU).

J UGEMENT.

Le Tribunal,
Attendu qu e, pal' son exploit introductif d'instance, la
ville de Pa ris demand e d'êtl'e admise par privi lège au passll
de la laillite Launeau pOUl' une som me de 1,80 1 II'. 03 c.,

(1) ," oy. ce l'ec . 1888. t. 183, un e espèce ou le prin cipe co ntraire
a é té jugé relati \"emcn t aux la xes dues il un sy ndicat agl'icole .

lieu qu 'à tiLre ch irog l'aphaire, et qu'ainsi la demand e ne
serait pas recevable;
Qu e la se ule question à Lrancher pal' le Tribunal est donc
de savoir si la vill e de Paris doit être admise pal' pri vil ège
au passil de la faillite;
Attendu qu 'à l'appu i de sa demande, la vill e de Pari;; invoq ue la loi d u 12 novembre 1808, qu i, en conlormitéde
l'a l' licle 2098 du Code civ il, règle le privi lège du Trésor
public à l'égard des conlributions dil'ectes, et l'ol'dl'e dans
leq uel il s'exerce;
Qu 'ell e soutie nt que, le décret du 2ï octob re 1808 ayant
autori sé le rece veu l' mun icipal à pou rsuivre le recouvre m ent des droits de voirie dalls les lormes usi lées en matière de contri bu tions direcles, ces droits seraien t privilégiés comme étant un e des contribn tio ns assimilées par
l'arlicle 1" de la loi de 1808 ;
Mais alte ndu que les pl'Îvil èges sont de droit étroit;
qu' ils ne peuven t ré;;ulter que d'u n lexte, et ne doive n t
pas être étend us par voie d'ana logie;
Att endu que la Vill e ne peut excipel' d'aucun texte spécia l pour prouver l'existence de son privil ège;
Que c'e,t dans l'in térê t seul du Tréso r public que son t
instI tués les privil èges édictés pal' la loi de 1808;
Qu'i l est constant que le décret du 27 octobre, spécial
à la ville de Paris, a eu simp lement en vue « de cl'éer un
revenu a u pt'Otil de la Vi lle, e t de lïnùemniser des dépe n;;es

�( 64 )
occasionnées pOUl' l'entretie n des voies ou places confiées il
sa surveill ance» (arrêt de la Cour de cassation du 22 juin
1870) ; qu e les droils de voirie qui en résu ltent sont des
taxes mtlllicipales; que leu r perception constilue une recette exclusi vement comm unale, ca lculée d'après les indications d' un tal'if arrêlé; que le 'l'l'ésor public ne pel'çoit
a ll cune parcell e de la rece tte de ces dl'llits ; qu e la ville de
Paris seule en bénéficie et en perço it la totalité avec ses
agents , au profil de la caisse munic ipale;
Ou'il est donc cerlain que le déc,'et du 27 oclobre 1808,
en autorisant le receveu:' de la ville de Pal'i s à poursuivl'e
le recouvrement des dl'oits de voirie dans les fOl'mes usitées
en m alière de con tribution s directes, n'a réglé qu'une
question de mo de de poursuites, sans au LOl'isel' rextension
d' un privilège yui, en tout élat de cause, n'est susceptible
d' ét,'e ap pliqué, ainsi qu'il vient d'êlre dil, qu'aux taxes
perçues au profit du 'f ,'ésol' ;
Ou'en vain la ville de Pal'is invoque l'arl'êt du 15 juillet
1868 de la Cour de cassation ; que cet arrêt ne vise uniquement que les fl'a is faits pal' l'E tat, et en r ecouvrement à
son profil;
Attendu, dès lors, q ue les deux conditions primordiales
pour l'applical ion de la loi de 1808, texle stipulant le pri,
vilège et taxe due au Trésor, font défaut dans l'espèce;
qu 'en conséquence, la demande de la ville de Paris, à lous
égards, doit être repoussée;
Par ces motifs, déclare la ville de Paris mal fondée, et
la condamne aux dépens,

n u 26 mai 1888 ,- 'l','ibunal de commerce de la ,Seine.
- P ,'és.,M,

G ARN'ER, -

PI., MM,

R' CHARDl ÈRE

et

SABATIER.

l'no pnIE1"~
..

I NDUSTI1 I ELLI::. -

l' RIOnITE.
'

E ~SnGt\E
-&lt;\

•

1

.. -

-

Dnon

nE S'l'IlEHi'r 1\ LA WC,\L I Tl: .

L e cZ,'o it q1li , '6811 Ile de la l,,'iorilé cl'
d'
,
'él d
usage ~we ensel911e
He 8
eH pas au delà de la localité
.
'
lieu.
ou cet usage a eu

,'0,

Spécialement, celui glfi a aco1f1's le cl '/
'{
,
'
exclusi/ cl'e xplél Ot t:1' . Û Pa
ns uHe maison
de comme/'ce SOus une
'
.
.
'Jwnn nallOn déterm inée ne peut e
/! 1
•
/ " 1 cl B
'
mpcCl/el' un ~Ildus~
e O1'deaux de ,.111'elldre la
Iton (l) ,
e
clé"omi"a(j

',le

"'.'"e

(CAIl r.N CONTOr. BLOCII),

JUG 8~1 ENT.
Atl en d ,~ que Cnhen ~ssig n c Bloch pour Jai ,'e di "e et déci-

del que c est sans dl'Olt que cc del'lli el' a pt'is, pOUl' sa mai~
s~n de comm erce , la dénom inaLion : A H:r classes 1 b _
,:~e1'.se8, et pOUl'. qu 'il lui soiL fait inhibition eL déf:n~e
a exercer à l'avenu' so n commerce sous celle dénomination

el de l'ép,,"dl'e dans le pu III ic dcs cata logues, prospectus Oll
an ,nonces
J pOl'lanL le rl l('e .' Au"!'
"rla
.f1scs labo"'
,'Ieuses, sous
pe,nes (e 1,000 fi', pal' cllaqu e cOIII ,'n l'enlion COll ,lalee',
A tte ,~du que la j uri sprlldCllce elles aulellrs sont d'accord
P?UI dec,dc,' qu e le droit qui rés ulle de la p,'ioriléd'usa"e
d une enseigne, ne s'éle nd pas au delù de la localité olt c~t
usage a eu li eu ;

Atlendu, pa,' suile, que Cahen, propriélare ù Paris de la
maison de com merce A u;r classeô'labol'ieuses, ne sa urait

( 1) Voy,

2 p, -

1I11C

es pëcc :ma log uf'

1880,

J OII I')I (( 1

dit P(/la i~ , ISi5 ,

p,

G8""

5

�( U6 )

( 67 )

faire gri ef?t JHoch d'(\\'o il' inslallé à llol'deaLlx une maison
ayant la même dênomination et le mème objet;

Altendu que l'ien, dans les ca lalogues, pl'ospectus Olt
annonces de Bloch, n'est de na Lu l'e à créer un e co nfusion
dans l'espl'il des aclieleu.'s, enl .'e sa maison et cellc de
Cahen, et qui sera it pl'éjudi ciable à ce demie.';
Qu'en effet, Ioules les piûees pl'odu ilescon liennenl des
d' ignation s sumsan les ponl' que CCUX à qUI elles sont
adressées, n'a ient aucun donte SUI' leur provenance;
Que dans ces co ndi! ions, la ~ e mand e de Ca,hen ne sa\lI':liL
donc êtl'e admise, etq uïl y a I. eu, au contl'all'e,deladec1al'el' non recevable, en tOlIS cas mal rondée ;

(Veuvg

!{ OMMEL CONTIIE SYNDIC

nO:tl.\fEJ~).

La Cour de Donai avait juge le contl'ah'c le U juin 1886
(ce l'ec, 188ï, 2,3).

l·oUl'voi en cassaLion pal' la veuve Homm el,
An r\l~ 'l' ,
L .\ COUR,
::;111'

le moyen uniquc du poul'voi ;

Vu l'a l'ticle 11 2 1 du Code ci "il ;
Attendu qu'i l est constaté en fait pa.' l'arrêt allaq 'Jé que

Pal' ces motifs,

Homme l a co ncl u en 186;). avec la Comp3gnie l'r T'lloH, une

Le Tl'ibunal déclal'e Cah en non recevable, e n lous cas
mal fond é dans sa de mande, l'en déboute el le condamne
aux dépens,

n t&lt; 23

11ovemb,'c 1888, - Tl'ibun al de co mmel'Cc de
llordeaux, - P,.és" M, EOIIESTA, - P l" MM , 1l1l.CAIlD pou.'
Cahen, A Sl'E-l!'LEtJllIMONT pout' Bl och.

" SS11l'an ce sur sa propre vie d'un e somm c de 50,000 fr.,
payabl e Il son décès il ses hé.'ili ers ou ses ayanls-clroit, et
qu'cn 1876 il a att.'ibu é, pa r un avenan l, lc bénefice de
celte assul'31!Ce;.\ sa remm e Cons tan ce Griffon, pOlll; Je cas
ou elle lui survivl'ait; qu e Hommel a été déclaré railli en

188;, qu'il est décédé la mê me année, el qu'à ce momenl
la ve uve Rommel a réc lamé à la Compagnie le maniant du
l'assu ran ce;

F ,\ILL1TIô: . -A SS I; IUN CI::

sun

LA VIE . -

FEMME DU PA ILLI

lH~ NI!:f'IrI ,\lR E.

L01's qu'un nwri a contracté une a881.t1'fl llCe S1l1' sa 7»'0-

p,.e vie au p,'ofil de "a femm e, le bénéfice de ~elte
aSSU1'ance en cas de fai llit e et de prèdécès dn mal'~, ne
tombe pas' dans la n'lasse, mai8 reste la p1'opriété e.relu,'oli ve ,de la femme.
T oulefois, le montant des p ,'ùn es payées do il ét,'e ,'apporté p'" elle ci la jaillite ( 1) ,
( 1) \'0)'. dans le mème se ns, ce l'ec. 188ï. 1. Iii, -

- 1888,2, 136,

188ï . 2,3 (:1 1$1.

Attendu qlle la stipulation faite au proUt d'u ll Liers, sa ns
au cune réserve, a pOtll' effet de sa isir imm édial emenL Je
bénéficiaire d'une cl'éonce ;~ terme, soumise ;\ la vél'ité à
une condition résolutoire pOUL' le cas oÎ.l le bénéliciaire
viendt'ait à décéder avant l'assu ré, mai s qui devient pure

et simple pa ,' I~ décès de l'assl1ré el peut être acceplée,
même après décès, pal' le bénéficiaire;
Quï l impol'le p ClI , d'aill eurs, que la désignation du béné~
ficiail'e résulte d'un simpl e avenant;
Qu 'en effet, en stipulant. par le con trat originaire, au
profit de ses hériti er:; ou ayants-droit , Hommel se l'ése rv :\it

�(U

)

( fi9 )

enl 1 la fa n l!lé de dé5i.
illlpliciternent, mais né cessall'em
gner ullérieu rement la personne à laquelle il en lendail
allribuel' le bénéfice de l'ass m ancc ;
Quïl s uitde là qn e l\omm el n'a jamais é lé perso nnellem ent créanc ier de la Compagnie, e l que la créance donl 11
s'agitest censée avoir IOll J"OllI'S appartenu, dès le prln Clpe,;\
la dame Rommel ;
Atl endu que l'arrêt allaqué invoqu e va inement l'al"licle
&amp;G4 du Code de co mm erce;
Qu'en effel, cet arlicle, comm e 1':\I'licle 559 d u meme
Code, a pour but de conserver aux créanciers leur gage ct
de faire l'entrer dans la masse de la fa illi le les valeurs 'lui

en auraient é lé distrailes à leu l' déll'lmClll ;

Que ces dispositions ne sau raient s'a ppliq uer à Ufie aSSllau pl'Ofil
sur la ' ··' Ie co ntractee direc lement .
' de . la
femme du failli et n'ayant jama is fai l pal'tlc du pall'imollle
du stipulaut ;

~nc e

Que l'a,'anlage aInsi créé pUl' celni-ci au profit de ga
femme n'appa l"lient pas plus il ses créancie rs Cju ',\ 11I 1même, sauf ledro it d'ex iger, sui va nt le~ Cll&gt;'onslances, la
restitu tion des primes payées pal' ledit st ip ulan t de ses
lands personnels;

Attendu, dè~ (0 1;3, qu 'en statuant ains i qu 'il l'a fa it , l'tH' ré t atlaqué a faussem ent appliq ue l'arli clo. 5G'1 du Coele
de commerce et violé l'a l'Iicle I I ~ I du Code civil ;
Casse,

D" 7 août 1B8B. - COlll' de cassa i ion (Cb . civ.) - P1'és ,
BARBI ER, 1" prés. -PI" MM. LEFOlITet uc R"""L.

/J ,

SOCII~T.f:

ANONYME.

EXCESS I VE . Se\DIL I TÉ . -

L:~VI::~1'A IIIES
-

-

DOL . -

ACTIONNAlI\ES. _

PRÉJUDIC E C,\ rSI:;,

-

_

~IA .!OnAT IOX

Ac'rION EN fiE SPON -

Duon

penS ON NEL .

_

pnl': ~JIIm É'1'AllL l SSf::MEN1' .
nES PONSAI) ILITI~ A L'ÉCAHO DES SOUS -

n\'EXACTS. -

Hf;PAH'l'ITION. -

CH IPTE UHS. -

N ,\TU nl~.

ApPOfiTS lm

NUI,LI TÉ

F nAIS DI::

D I~

LA

A L'ECAH O DES CESSlONNAIIlES. -

SOC l tTI~. -

nESPO NSAnl LIT É

NULL ll'B NON Nf:CESSAIfIE.

Si l'OJl}Jelil admet/I'e que les appol'Is ell nature, dans Hne
société par actions J soient léfje1'emen t m.ajorés, en 'Vue
d e ,'émuné,'e,- ,'aisol1nablement les inlel'médiail'es et de
balancer ce1'laùls Irais de cOl1stitutioll, la majol'atioll
excessive, accom,phe à l'aide de mensonges et de dissim.uLalions calculées, cOllst itue Wl dol Ou un Cjuosi.clélit
dont les acfioHllaÙ'eS sont j'ondés â dema/lder 1'épw'uliolt contl'e ceux qui l'ont commis,

Celte ,'espol\sabilité, ait cas de (aillite de la société, 1/'el\{,'aine pas de }Jlein dl 'D'il, de la pari d e ceux qui l'ont
encourue, le 1'emboU?'sement a ux aclionnai1'es da man -

iant ;,,/ég?'al de le,,1's ac/ions; eUe ne le8 oblige qlt'"
la ,'él'amtiQIl d" p,'éjudice "éellement cal/sé.
L e dl 'oit à celte l'épal'a l ion est un cb'oit pel'sonnel et non
un d;'oit attaché au tif1'e; il n'appartie111 donc pa~ à
ceux qui ont acheté le tih'e au nwmenl olt la J'uin e J)1'o,

bable de la société /'a ,'ait dép,·écié.
D es inventaires ille..cacts ue saw'aiellt être une causede
l'esponsabilité, lO1'Sf}UC le~ c:oalu,ahol/S sont sincères,
établies avec modél'a(l:on et !Jonne joi,

Spécialement, il n'est pasnécéssai1'e que les f1 'ais d'3

rH'tJ -

miel' établissement soient supportés el! ellfieJ' pal' le
premier e:cel'c ice; 1lS })eu vel il éll'e, suivalit rusane,
amol'Iis enplusieuJ'8 ann ées .

�( 70 )
La 1'espon8abih'/~ ci-dessus,

eIlCO/fJ'lIe par l~s rO'ldalel~1\~'J
He sali1'ait t'être, l'ù;-a -vù; des SOHSC},lp'~HJ'S 01'/glllaÙ'88, sans que la mdlilé de la société SOl! ell mêm e

( 71 )
Additant au jugemen t dont est appe l, dit les intim és mal
J'ondés dans leu r demande en Illlllil é de la Société, confi rme
au surplus le jugement.

lemps p,'Ollol/cée ,

Lew' cOHsenfeHwH/, en effet , all'l'ait été, elt pa1'eil cas,
'Vicie par Le dol ,
Jlfais il en e81 altl1'em.ent da cas DÛ , les SOU8Cl'?})teu1'S o1'i,qil1a'il'es ayant particil'C au dol .. l'ac~ioa en 1'eSpoHsa·
bih'té es! intentée }Jar leur's ceS8WHnaues.
EH pa1'eil cas ,t'e,cls {ence de celle aet ion en ,'e81!()~uwbilité
n'esl ""LleI/1eIiI il/col/1patible avec La vaLul'ié de la
Sociélé,
( KJ'm~NE, GI~ZAnD l!!'1' CONsonTS CONTng ROOlN ).

Nous avons l'appol'Ié dans ce recuei l ( 11'86, 2, 3,) le jugcment rendu le ?O juin 1885 pal' le Tr ibunal de commel't'c
de Nantes, qui juge dans le sens c i ·dessus les qllesti~ns
résumées dans les cinq pl'emiel's l)arag!'aphe~ de la notIce
q Il i précède,
Appel pal'

Etienn~,

GézaI'Ù 01 &lt;:onsol'I5,
An n ~ T,

Considérant que s i les prem ier;; juges ont conslalé, dans
les motifs de Ic ll!' sent ence, que la demande e n nullité de
la Socié lé était impl ic itement ahandonnée pal' les actIOn naires et qu'en tous cas, elle n'éta it pas fondée, ladIte
Société ayant été r égu li èl'em ent constituée, ils n'ont pas
expressément s tatu é SUl' ce chef, omission qui dOIt êt l'e
réparée ;
Adoptant au s urp lus les m oti fs de leu;' décisiùn el,' considérant qu'encore bien que la majoral ion dolosl'vc des
apporls ait é lé manifes tement co nccl,tée entre tous les
appelants, la responsabililé de l1rissonneau a été à bon
dl'Oit limit ée;

D " / 2JuiLtel 1886, - Cour de Hennes ,
Pourvoi en cassation pal' Eti enne, Cézal'd et consorts.

Le système de le ur poul'voi ains i que le système adverse
sont l'ésumés ùans les lignes suivantes qu e nous emprunIo ns à la Revue des Sociélés de )1. A, Vavasseur, livraison
d'av ril 1889,
« L'eva'luation des apports en natut'e , disaient les deman deurs, doit être acceplée pal' l'assemhl ée généra le des ;ousoriptcurs ~ n num éraire (art. • et 2/, de la loi du 2\ juillet
1867), 'l'l'ois hJ'pol hèses sont alo l's possibles:

u l' L'assemb lée l'efu.e son appl'Obalion.
« Dans ce cas la tioo iélé ne se forllle pas,

" 2' L'assemb lée approuve les apports sans y étl'e détel'-

minée pal' ùes manœuvl'es dolosives.
«

La Société se form e eL les SOll::iCl'iptCU I'S l'eslenL tenus,

alors mêm e que la valeul' des apports serait excessive,
" 3' L'assem blée appl'Oul'c, mai s délerminée pat' des
rnanŒ'UVl'es fl'uudu leuses.
«

Dans ce cas, les

SQUSCl'ipLe lll's,

dont Je consentement a

é lé vioié pur le dol , ont le droiL de de mander la nullil é dn
contmt de Sociélé,
" JI en l'ésulte qu 'u n Tribun al ne peut pas aùmetl l'e

l'act ion dedol int en tée pal' l e~S0 1l 5C l'j(JtellI'S en num eraire
et dé~ larel' en mêm e tem/ls qu e le conll'at de Société s'est
yalablem ent formé. rI y aurait contradiction.

" 01', dans l'espèce, lesdema nde ul's ,prélendaient gue la
COll l' de HennèS avait commis la contrad iction signalée en

�(n )
validant la Société et en déclarant cependant que les apports
en nature avaient lité dolo ivement majol'és.
" Cette ill'!lumentat ion, 101'1 sél'iellse s'il s'était agi d'une

aclÏon des souscripteul':) en numéraire , victi mes d'un dol
des appOl'tellls en nature, ne pouvait pas réu.sir dans
l'espèce,

({ En effeL,'co mme le diLavec raison la Chambl'e civile,il
s'agissait, non pas cl' une demande des souscr ipteul's en
numéra ire, mais d'u ne demande des cessionna ires ultérieurs, victimes du do l d' un syndicat composé des apporlems en nature et des souscl'ipteurs en numéraire,
Dès lors la Sociét é ne pouvait pas êtl'e annulée, alors
même que la nu ll ité eùt été demandée, puisqu e les sous(t

cl'ipleul's en numéraire n'avaient été victimes d'a ucun dol
et que le contl'at s'était, par suite, form é entl'e eux et les
npportelll'S-fondateul's, O'autl'e part, l'ac tion en dommagesintérêts fondée sur l'm'ticle 1382 du Code c ivil, alltant que
sur l'ar ticle 4 de la loi de 1867, é tait ouverte aux cessionna ires trom pés.

{( II n'y avait ainsi aucune contradiction à déclarer valable la Société et recevab le l'action en dommages- intél'èts.
(t
L'arrètde la Cou r de Hen nes, so uverain pour constater
en fait le dol des appor teurs et des sousc l'ipteurs en numéraire, avait donc lég ilimement accueillll'acLion en dommages-intcl'êts des cessionnaires ulterieurs victimes des
manœuvres du sy ndicat.

Il La c.ou!' de cassation, en l'élaL des c0l13ta tatiolls de
l'arrêt, ne pouvait que rejetel' le pourvoi. »

A lln l~ T ,

( 73 J
const itution de la Société des Haftincr ies Eti en ne el Cézurd
pour le placement des act,iO&lt;ls sou.crites pal' les fond a teurs'
q'J'ell e a pu, pal' suite, être examinée eL accueillie el~
de hors de toute de mand e en nu ll ité de la Société;
AIt,endu ql~e Hobi n et c~nso l' ts, se fondant uniquement
SUl' 1 article 1382 du Code CIVil, pOUl' é tabliI', vis-il·vis des
memb •res du synd icat, leur dl'oit ;\ des dommanes-intérêts
0
,
pou va lenl relever to us les fait s domma lieables commis ]lai'
ces membl'es, Loutes les manœuv ,'es doJosivé:8 de nature ft
tromper SU L' le prix des actions, et parti culi èrement la
majo ration intentionnelle des apports en nature ;

At.tendu que, vainement, on voud,'a it prétend L
'e que
l'approbation des apports en nature, donnée dans la
seconde assembl ée générale, interd it à tout int éressé de contester la vale ur de ces apports;
Que cela peul être vrai au l'cgal'J des apporteurs en nature et des sOllscripteu l's el1 l1umcraiL'e, fondateurs de la
Soci été, par suite de la conna issance parfa ite qu'ils avaient
de la situation et du bénéfice cherché dans le placement

des actions dont ils étaient détenteul's,mais qlie cela ne sa ul'a il êt,'e vrai au regard des cessionnaires d'acLions demeurés
étrangers aux agissements fraudu leux des fondateul's eL
destinés à en èLl'e vicLim es ;
Que, d 'uoe part, la loi du 21 juillet 18li7, da ns son al,t i·
cIe 4 , déclare que l'approbatio n des appol'ts en mtme ne
fait pas obstacle à l'exercice ullérieur de J'action qui peut
ètl'e intentée pOUl' cau , e de du l et de fraude, et, d'autre
part , qu 'on ne sa urait com prendl'e qu 'un acte fail dans une
pen,ée de fraud e eùt pour conséquence d'empè,;her l'action
de ceux en vue desqucls la fraude était commise, et qui en
OIÜ subi les eHelS dommageables;

L.\ COt:H,

Attendu que l ' ac,io~ illlroùuite pal' Ballin et consol't5 C5l
tlÎl'igéc contre les membres du sy ndica t fOI'méc aprl's la

All endu qu e l'a rr01 attaqué constate:
(1

(1 QlI e la majOL'aUoll de.::) apports en nature a été savamment co mlJill é~, en vue de trompc:l' I ~ public, et d'olJte-

�( ï', )

( 75 )

uit'Ie placement, au prix min imum de JOO Cr.) d'actions
" ùont la yal e ur ,'6elle 61ait de 3 19 f ,', ;

(::;OÎ.TÉ'1'J~ Dl' CA Nt\!, OJ~ 1\\ N.\ \lA ),

I(

" Que, pourolJl e ninünsi les 3,G20,OOO fI'. de bénéfices
( que l'on avait en vue, la pltl S grande publi cité a étc
(t organisée pOli l' rai l'e croire ù 10us, co nll'airement à la
« véL'ité, que les actions ralaient largement bOO fI'. ; »
Que l'al'l'èt ajlprécie et dé te rmi n e ens uiie le préjudice

causé aux cessionn aires d'acLions;

cun des articles de loi JIlvoqués pal' le pourvoi;
HèjeLle,

Du 10 ("",,,'el' / 889. - COUI' de cassalioll (C h. civ .) BAIlIllER, 1" pl'és . - hl. CilEPON, rapporteul',AI. CHAnn,~s, av. gén. (co nc l. co nI. ) - PI" IInl IJOI\"N-

Prés ., hl.

CANAL MAnI 'rlME. -

D'UNE CHOSE DIMOBlLIBHE, -

r

Attendu que la Compagnie défe ndel'esse alli' g t; e que la
larme ano n ym e par ellc adoptée lors de sa création ne sa li ra i t lui imprimer le caractère com mercial ;

Que l'ex p loilalion du canal e ntre l'Al lailliqIle et le Pacifique , qu i aUl'ait é té l'objet pI'incipal de la Sociélé, ne pouyait être asssimilée à une industrie ùe ll'anSpol't s;
Oue se bornan t,mo,) enn anl des redevances dé term inées, ù
ouvri r une voie nou\'elle gue le gouvernement de3 l!:lals-

nis d e Colombie, auquel se II'OU\'ait s nbstiluée la Sociélé

CU .u fPEArx e t ROGEO .

C.\nAcTÈn l~ . -

Le T rib unal,
Snr le l'en voi:

Altendu que ces co nstalations e t appI'éc iations rentraient
dans; le domaine sOll\'el'ai n dcs jl1ges du faiL; qu'en l'éSllm d,
en slat uant comme il r a lait, r alTèt aLiaqué n 'a vio lé au -

SOC1É'ff:. -

Le Tri buna l decomm eI'ce de la Seine av a it décidé le conLrai l'o pal' le ju gemonL suivant.

EXPUH'l'A'l' ION

NON cOMMEnCIALI'I't,

Le ca1'actêre cim, ou comme1'c1'al d'une société se dète1'm./ne pa" son objet el nOn par la (ol'me qu'il a }JllI aux
pa?'!·ies d e lui dO""e&gt;' (1).
Un e sodé té anonyme, (orm,ee J'Ol/]' Ol(!)l'lI' (:{ e~llJ!oitel ' 1'"
canal mal'llÏ1ne, cOHcëdé pm' un Etat gui a subrogé la
société â ses d1'oits, a POU}' objet la mise en t:aLew' d'une
chose inwlObiliè,'e (aisan t J'a"!ie dl&lt; domaine de rE/a!.
E lle fst donc civile et lion commerciale .

(1) VOY. Cf' l'CC, 1886, t. :JO 1 cl

les précédents ci tés {'Il Il ot e .

civile don t elle est cession nail'e, aurait pu, lui , même,
livl'er à la gl'3nde navigation, ell e ne fel'a it que meUre en
val enl' la propriéléimmobiliérc qui lui aul'aH été concédée;
Que l'es opél'ation s n'i.llll'aicnt donc qu 'un cal'aclèrecivil;

(ju 'il conviendra it, dés
rer i ncompétent;

10 1'5, pOUl'

ce Tribuna l, de se décla-

Mais attendu que, co ntrail'ement à ce ljUe soutient la
CompHgnie défendel esse, il n'est null ement alléguc, pal' la
Suciélé de Travaux publics, demanderesse au J'I'Ocès, que la
100'm e anonyme sous la'lu ell e a étc consti tuée la Compagnie de Panama, so it de natUl'e à établir sa commel'cialité;
Que les opé ra i Ions auxqllclles une Sociélé est appelée ,\

se livl'er, en dé terminent d'ailleurs seules le caractère;
Attendu qu 'a ux termes de l'.u'ticle 2 de ses sta 1nts, la
Société ill terocéi.\lIirjU0 du ca nal ùe Panama a pOlll' oujet:

�( 7G )
I(

~ l ~' ,~

( 77 )

La COllst l'uCli on d'un cana l maL'ilime de gl'ande

.
u navigat,iol1 entre le océans Ailantlque et l aClhqu e à trau vers l'isthme américai:l des Etats-Unis de Colombie;
)

'

"

" ~ 2, - L'exploitation dudit canal et des entreprises qui
« s'y raLiachent;
« ~ 3, - La const l'uction ou l'exploi tation de toutes les
« lignes de chemi ns de fer que la Socié té croirait, pour le
« Lien de l'entreprise, devoir construire ou acheter, dans
«( les pal'Jges du canal;
« § 4, - L'exploitation des terrains cOllcédés et des
( mines y con lenues; II

Qu'il convient tout d'abord de rechel'cher dans quelles
cond itions le gouvernement de Colombie a trailé avec la
Société dont la Compagnie cl u Ca nal interocéa nique est
devenue cessionnail'e, pu is d'examin er les énonciaLions de
l'article Z des statuls pl'~cit és pour déterminel' le caractère
de la Société;
Attendu que la défendel'esse ne saurait valablement
soutenil' que, allx droits d'un e SociéLé concessionnail'e
directe du gouvernement des Etats de Celombie, elle ne
pouvait avoir d'autre caraclère que celui ùe la Société dont
ell e tiendl'ait ses droits;
Allendu qll e cell e'ci, cO ll stitu ée à un capita l infime,était
une wcieté d'é tucl es et par co nséquent civile ;
Qu'li lui était imposé, aux termes de l'article l", § 'l, clu
traité de concess ion, daté de Dogo ta , le 20 mars 1878, de
constituel' dans le délai de deux an s" un e Compagnie anD,
" nyme univel'sell e se cha rgeant de l'entreprise et de la
u constrnction du eallal; »
Qu'il ressort des lel'mes su"énoncés qu e la Société
d'études n 'a obtenu la co ncession dont s'agl t, qu'à la condition ùe présentel' dans un délai fixé une Compagnie d'une
autre b l'me que cell e dont ell e était ell e-même revêtue ;

Que le caractère de la défendel'ès e ne peut dont être
déterminé pal' celui de sa cédante ;
Attendu qu e si la Compagniedu Canal deJ'anama so uti ent
auss i qu 'ell e serait substituée à l'Etat de Colombie pour
la mi se en valeul' d'un e chose immobili'2l'e, il convi ent de
l'eco nnallre qu e l'ou vertul'e œune vo ie de la na 1tll'ede celle
du cana l interocéanique, au milieu de le1'1'ains appartenant
pOUl' la plus gl'ande partie anx Elats-Unis de Colombie et
pour le sUl'plus à des li ers, ne constitue (Jas une simpl e
mi se en Videur de chose immobiJi ~l'e qui résulterait, dans
lïnt él'êt public, de l'utili sation des produits du sol, mais
bien une spéc ulation de co nstru ction devant faire retolll' à
l'Etat en lin de concession, spéculati on récompensée non "
seu lement pal' des redevances déterminées à percevoir
après l'exécution des trayaux , mais enCOl'e par le produit
d'en treprises di l'erses, tl'an.ports pal' chemin s de fel', '"entes
de terrains, etc. ;

QlIe l'article 4 du tl',tit é de concession dispose en effet
" qu e, en outre des terres concédées par les paragraphes 7
• et 8 de l'al'Licle ["(s urfaces occu pées pal' le cana l ou le
• chemin de fer et zone de 200 mètres de chaqu e cOté du
« tana l), il sera adju gé

flUX

concessionnaires, comme aide

« pour l'exéc ution clu canal , 500 ,000 hectares de terl'es
«( domaniales , avec les mi lles qu 'e ll es peuvent contenir,
« da ns les localil es que la Compagnie choisira; "

Qu e la Compagnie défendel'essene peut non plus prétendre ètre Société civil e, commesubsl ituée purement l' t sim~
plement au gouveruement Colombien , pour l'exploitation
d'une chose immobilière que cel ui-ci n'avait jamais l'in·
tention de tent er;
En ce qui concerne l'article 2 des sla tut s Bociaux :
AHendu qu'au .\': termes du paragraphe 1", la Société a
,)bjet la co nstruction d'un ca nal maritime de grande

pOUl'

navigation ;

�( 7H )

Oue ln con trllction d lid iL calla l ne peut ê tre, pal' sa
naturel par so n impol'tan cC', co nsiclé l'ce comm e l'accessoil'e
de l'exploitation;
Ouï l est .i \"l'ai ql1'elle est l'ob.iet principal de l'entrepl'ise, IJ ue la d Il rée Je la Sociét~, au ssi bie n qu e la jouissanco
de tOllS les dl'oit s et avantages dont cet le-ci pcut bé néticier,
lui sonL sllOOl'don nés ;
Ou'en effet, s i aux tel'nleS de l'art,icle 4 des statuts, " la
« Société co mmence Adate r de sa constitution défin itive,
(l ~a
durée est êga le:\ cell e de la concession, c'est-il-di re
Il 99 ans , à co mplerdu jouroü Jc ca nal sel'a Oll\'el't en tout
«( ou partie a\l service publi c; )1
Ou 'aux tel'mes de l'al' ticle n du tra ité passé avec le
gouvernement Colombien, les cessionnaires ou lelll's l'ellI'Csentants perdront les dl'cits gu'jls acquièrent : {( 1° s' Ils Ile
déposent pas dans le déla i stipulé le cautionne~lent; 2' si,
dans la premièl'e période de douze ann l'es concédées paUl'
la construction du cana l, les travaux n 'é taient pas commencés; et si, à la fin du dé lai de douze années, le pouvoÎl'
exécutif aya nt autol'Îsé une pl'ol'Ogalion de six antres
ann ées en cas de force majeure indépendante de la volonte
de la Compa gn ie, le ca na l n'ota it pas transit.ab le; "
Oue de ce qui précéde, co mme des fa its qui é taient prévuS et qui n 'ont. jama is fait doute pOlir les associés et les
t.iers, il résulte bien que l' œuvre pr incipa le de la Société
é tai t la construction du cana l et par sui te une opération
essentiellement commerciale;
Attendu qll e le pal'agrapiJ e 2 ùét.e l'llline qlle la Société a
aussi pOUl' objet l'exploita t ion dudit. ca nal e t des entreprises qui s'y l'attachent ;
Oue si l'exp loitation, confondue avec les aut.I'es 111ltreprises, est le bllt (aprlls la constrll ctioll) Cjue se propo~ai t
d'atteindre la défenderesse, pour rémunére r les capitau,
qui pourraient lui être confiés, il est cel'tain que l'exploi-

( 79 )

talion même isol ée du cana l/comportait d'lIue racon cons tan te remploi d'lIne putie dll matél'iel Gommand'é Pal' la
Compagni e pOLIr les tl':lV&lt;lllX de pl'emier

élaLlissemenl ,

dragues, excavateut:s, pOl'leul's, machines, etc.;

Qu'il ne s'agissa it donc pas, le Cemal achevé, de percevoil'
simpl eme nt un cl ['o it de vussage, mais bien d'obteni r te
passage, pal' des travaux ne pouvant èll'e int el'l'ompus et
donnant il la Compa gnie 1111 c(l l'aclèl'e industriel et com -

mercial qu'ell e repou sse vai nement ;
AUendu que le lIlèmc pal'a gl'aphe énonce encore qu 'à
l'e.xp loitati on du canal, la Société dé fenderesse ajoutera
l'entreprise de celles Cjui S'l' l'attachent ;

Oue ces entreprises ne pouvaie nt êtl'e ,"t l'es qlle des opérations commerciales: l'eparation!;, pilotage, remorquage,
hal age, dépùt, magasin age, etc. ;

Que (le ce t.:hef enco re. la Compagn iedéremleresse est une
Société co mm ercial e;
Att endu que le pal'agraphe 3 spec ifie Cjll e la constru ction
et l'exploitat ion de toutes li gnes de chemins de fer que la
Socililé croirait, pOlir le bi en de l'enlrepri se, devoir cons tt'uire Olt achetel', dans !ps parages du canal) font pat'lie de

l'objeL socia l;
One ces termes dé montrent, il l'évidence, qlle dans la
pensée des fondatelll's de la Sociélé, les opérat.ions de
cell e~ci

devaient avoir un car3ctèl'e commercial ;

Oue Ja lect ure du tl'aité de concession ne peut laisser non
Illu s a\lcu n doute ù cet éga rd ;
Olle l'ex ploitation d'lin canal en même temps que de
lignes de c hem ins rie rel' e t dont \In exempl e important

existe en France) est incon testablement. r:ommsl'c iale;
Qu 'en fait , la Compagnie exploite ou fait exploitel' le che·
min de fer de Colon ,\ l'anama, dont elle possède 68,200
aCLions sm ïO ,OOO ;

�( 8U )
Que son capital esL donc,

partie , consnc l'é, dans les
lermes des slatuls qui ont prévu le l'a chat d es li gnes de

( 81 )

pOli l'

chemins de fer avoisinant le canal, à des Opél'aLi ons de
transport ;
Que de ce chef encore la Société est Gommercia le ;
Allendu e nfin , qu'aux term es dUl,arugrap he', ladéfenderesse ayuit pOUl' objet l'ex ploilation d e lerrain s concédes
eL des mi nes y contenues;
Atlend u qu e la cession des 500,000 h eclares de lerrains,
prévue à)'al'Licle 4 du Ll'a i lé de concess io n, était, ainsi qu'il
a été dit précéd emm ent , qu a lifiée d'aide pOUl' l'exéc uli on
de l'œuvre du canal ;
Que la revenl e e n était pré vue;
Que lelle élail, e n effet, la commun e inl enlion de la Compagnie concessionnuil'e ct du gou vern ement Colombien
qui, de son cù lt!, entendait tirer également par ti des !erl'es

avoisinanL celles dt: la Compagnie;
Quï l éla it slipulé au d euxi ème alinéa de l'arli cle l, du
1l'ailé " qu e les tcrl'CS d omanial es si tu ées s ur les cûtes mari·
« limes, sur les bOl'ds du ca na l ou des rivi è l'es, se divise" l'ont en lots a ltel'nés enlrc le gou ve l'll em ent et la Co mpa·
" g n ie form anl d es s urfa ces d e 1,000 cl 2,000 hec ta res; »
Qu e cel,le division indiq ue bien le bll t qu 'on se proposail
d'alleindl'e j
Que celle spéc u lalion avait donc [lO UI' la r.ompagnie un
caractère éga lem ent co mmerc ial ;
Atlendu que de tout ce qui précède, il ressort qu e la
Sociélé d éfe nd eresse est un e sociélé insl ilu ée dans un bul

[el', celles d es parag l'aph es 2 et 4 n'ayant pu encore l'ecevoir ùe réalisaLion ;
Que, jusqu'au m ê me jOlll' également, ladile Sociélé dans
les nomb l'eux l ili ges soumi s;\ ce 'l'l'Ibunal , appelée dU'elte
élalt il CXe lpe l' ~I e I ~ u s It's mu ye ns de défense que comporta ient se~ lIl té rels, n a Ja mais opposé l'exception d'in eo mpélence qu ell e In voqu e aUJourd'hui;

Qu'il c~nvier.tt de ~ éc i de l' qu 'à lOll S égards la Compagnie
d u ca na l 11llerocêanlque de Panama es t commereiale et le

Tribuna l compétent pour con naiLl'e de la cause;
Pal' ces mot ifs, se déclal'e c:ompétent ;
Reti ent la cause, et a va nt de fairedl'o it a u fond, d'office

co nt inue la cause à samedi.
Du 18 (é,"';." 1889, - Tribun a l de commerce de la
Seine. - PI'és., hl. GUILLOT I N.
Appel pal' le liquid a telll' de la Com pag nie ,
AnRJ~T .

LA Co un ,
Slatuant lant SUI' l'appel intcrjeté pal' le liquidateur de

la Comapgnie Universelle du ca nal illt erocéanirlue de
Panama eo ntl'C la Soeiélé dèS Il'avallx publics el co nslrucLion s, que

SU I'

l'i nlel'ven lion de Menier-Méhut;

Considél'ant qu e,pa r jugement du 18 févriel' 1889, le Tl'ibunal de eom m el'ce de la Seine s'est déc laré compélen t
pour con naitre de la dem an de fOl'm ée pal' la Sociélé des
Il'olVaL IX

publics contre la Compagnie de Panama, eL a dé-

commercial;

cidé que cell e dernière Sociélé éla it commerciale;

Que, jus qu'a u jour de la demande, ell e s'est li vrée il des
opérations d élermin ées pal' le, paragraphes '1 et ~ des
s lalul s: construclion du cana l et exp loilation du chem in de

au cont rail'e) il ceLt e Sociétê 10 cal'aclèl'e civ il ;

Qu'un jugement antérieur du Tribunal civil a attribué,
Considérant qu e le caractèl'e civ il

2" P . -

1889,

•

011

com merc ial d'une

6

�( 82 )
" l ' de' pelld exclusivem ent "de l'obj et de la sociélé
et
=we
"
è re (lU li a plu anx parlles de lUI
non d e 1a r01'Ole particuli
~

( 83 )
4' L'ex ploitation des te!'l'ains concédés et des mines y
contenues ;

donner ;

Quïl en est ainsi alol'ô m ême (Jue les parlies ont em ployé
une f Qrm e qlll' , comm e dan s cel le de .la Socleté a non yme,
est p1us sp éCl' ,alcment affectée anx socIé tés de co mm erce;
Que la div ision du cap ital social en ac tions et les Coloie d 'ob li ~a lio n s ne constlluen t pas un mode
prun t S pal' v
c. .
.,
"
'13 és l ,
,
1
crédil
e,c1 uslvemen t l &lt;lse lVeall&gt;
soel
d appe a u ,
..
1 l lU
ètl'8 employe
t q 1' ne puisse
commerce e
u
. qu
. . à .la e l a l'ge var
'lé
és
de
&lt;e
soumettre
à
la
JUl'ldl
clJOn CO mDl el'~
..
l es 111 ress

ciale;
Q " l ' a lieu de rech erc h er l'objet , e t, par s nil e, de pl'é,
"
'l'me
e
ciserUI)
le caractère légal de la Soclélé
anon
miel oc '
antque de Panama;
Consid érant qu 'aux term es de la loi du Congl'ès du 18
'18"8
le go uvernement des Etals-Ums de ColombIe
a
mal
1 J
•
'1
concédé à une Société civile int ernationale le pr," '" ègc

?'-

clnsif pour l'ouve l'Lure, au travers de son tel'l'llOlre ,d un
canal maritime en tre les deux océa ns, avec pOU~'Oll' de
Constitue r dans le délai de deux ans, une CompaglllP' ana·
,
' ;
nyme universelle
chargée de l' ex écutlOn
J

Que l'article 2 des ,tatuts de la Compagnie ainsi constituée porte que l'objet de la Soc ié te est :
l ' La construction d'un canal maritime de Ill'ande navi-

gation ;
2' L'exploitation dudit cana l et des entreprises divel'ses
qui s'y rattachent ;
3' La construc-tion ou l'explo ita tion de tou te ligne de
chemins de fer que la Société croirait devoir. COI1 SLI't~ll'e ~u

acheter dans les parages du call a l pour le Lien de 1 entle,
'Prise;

Le t0l11 aux clau ses et co nd itions telles qu 'elles résu ltent
dp, la loi du Congl'è,s ;
Qne de ces dispositions, lant de l'acle de concession que
des slatut" de la Sociélé concess ionnaire, il l'esSOI't que le
bu t prin cipal visé pal' tes parti es a été l'o uvel'tnl'e d'une
voi e navigabl e entre les deux mel's, c'est-à,dil'e l'exéclltion
de travaux publics dïntôl'6t gènél'al devant avoi. pOU l'
résultat la mi;e en va lelll' d'une chose immobilière laisant
partie du domain e de l'il lat ;
Ou e le lait qu'une Société a été subl'Ogée pour un temps
limi té allx droits ùe 1'~lat ne pent suffi re il changer la nature de l'e ntreprise e t lni ell ieve r le cal'actèl'e c ivil immobi lier qu'e lle eùt incontestablemen l conservé si le gouve r
nement de Colombie s'en lùt chat'gé directement;
Qnïl conv ient de rechercher si le caJ'actère primitif e t
l'objet principal de la Sociélé co ncessionnaire ont été modifiés pal'd'autres ca uses;
Que toul d'abord la dis tinctio n Pl'oposée pal' les pl'emiers
juges en tre la constru ction et l'exploilalion du canal doit
ê tre écartée;
Qu'a u point de vue de l'objet de la Soc iété, ces deux opérations se confon dent ;

QIÎ'en effet, l'exploitation consis te principalement dans
la p erception des redevances, lesquelles ne sont autre
chose que la rému nération nécessa ire des cap il aus appelés
pour la constl'uctio n et les moyens indispe u5ables pOUl' la
réaliser;

Que la distin ction entl'e 11exploitat.ioll et la COIHtl'lI ction
étant écart ée, i l reste ù examiner dans quelles conditions
J'une et l'autre se SOI Il effectuées ou doivent s'effectuer dans

l'aven ir;

�( 85 )

( 84 )

Que ces dr?il s de redevance doivenL èL l'ù pel'(}us à un

Que lïntimé soutient qu'aux ter mes de l'article 2 des

statuts susvisés, la Compagnie fait acle de commerce:
1· comme entrep1'eneur de constru ctions; 2 COlTI:).l eenLre·
0

preneur de transports; 3" comme exploitant les mines et

terrain s concédés;
Sur le prem ier point :
Considérant que la Compagnie n'est point chargée par
l'acte de concession de construire un canal qu'ell e do ive
abandonner à l'Etat à la fin des travaux;
Qu' un contrat synall ag matique est inter venu, duquel il
r ésulte que la Compagnie chargée de la const ru ctIOn demeure en possession et bénéllcie des produits de l'ex ploi tation pendant 99 ans à dater du jouI' de l'ouverture;
Qu'ains i elle ne constru it donc poin t en r éa lité pO\l\' le
compte d'autr ui, m ais pOU L'le sien pl'opre, et dans son intérêt autant que dans celui d u go uvel'll ement Colombien,
dont elle deme ure l'associée;
Qu'elle do it, en conséquence, ê tre assim il ée à un pa~ti ­
cu lier construisant pour l ui-m ême et dans son propre 111 térêt ;
Qu' un e entreprise faite J ans ces conditions ne pent êt re
réputée un acte commercia l clan s les termes des articles
632 et 633 du Code de corn m erce ;
Sn I' le deuxième point :
Considérant que la Com pagnie interocéaniq ue de Panama
ne se propose point le transport des voyage u rs et des marchandises par terre ou par eau comme u n voiturier, une
Compagnie de ch emin de fel' o u un e Compagnie de naV Iga tion ;
Que l'objet principal et cara ctéristique cie la Société est,

non le transport, mais une voie destinée au tl'anspol'L sur
laquell e seront perçu s des dl'oi ts de péage 1

ta ux détel'nllné pal' la loi de concession ell verLu d'une
délégation de l'Etat so uvel'ai n ,'
Que celui-ci ne ferait point acte de commel'èe s'i l pe l'cevait lu i-m ême;
Quïl en est de m ême de la Compagnie, qui l ui est
r ég ulièrement substi tu ée; qu 'enfi n il est de r égie que la
per ceptiOn des taxes SU I' les canaux ne constitue point, en
SOI, un acte de comm erce soum is à la juridiction con-

sulaire;
Qu'e n l'ain il est objecté qu e le pal'ag raphe 3 de l'article 2 des sta tuts prél'o it « la construction et l'exploitation
ou l'acha t de toute ligne de chemin de fer dans les parages

du canal pour le bien de l'entreprise; )
Qu'i l résu lte des termes exprés de ce paragl'aphe, com m e
de l'esprit gèné ra l des statuts sociaux, que c'est seu lement
dans le but de fal' orisel' l'en tre pl'ise principale et d'en assurer l'exécntion que l'e ntrep rise accessoire et faculta tive
d' nn chem in de fel' dit auxiliai l'e a été prévue au conlmt ;
Qn'elle n e sa nra it avoir pour effet de m od ifie l' le cal'actère primordia l et essentiel de la Société;
Que s'il est V1'ai quo la Compagnie i nte rocéanique a
ache té la plus gran de pal'tie des actions du chemin de fel'
de Panama à Colon, lequel ne sert poiut seu lement aux
travaux de la Compagnie, mais encore opél'e le trans pol't
des voyageurs et des m archandises d'une mer à l'autre,
les docu m ents produits à la Cour éta blissent que celle
Socié té posséde un directeu r, nn "onseil cl 'administl'ation
et un e comptabilité propres; que son siège social est à
New-York;
Que son indiv idualité jUl'idique n 'a donc point disparu
pour se confondre avec cell e de la Société du Canal, et que
tel ne saurait être l'effet de la détention par celle-ci d'un

�( 86 )

( 87 )

nombl'e plus ou m oins cons idé l'alJle de titres, variabl e SlIivant les co nvenance!: de sa s ituation financi él'e ;

du gouvern ement Go lom bi en ,.

SUI' le troisième point :
Considél'ant qu e l'Etat de Colombi e a a ttribué à la Corn.
pagnie int el'océa niqu e, comm e a iJe pOUl' l'exéc ution de
l'œuvre,500,000 h ectares de te rres doman iales avec les
mines qu'ell es peuvent contenir ;
Que l'exploitation de ce domaine,

mut'ljll:Jgc, ha lage , dépOl ct m3gasi rwge, ct l'obligation pa!'
elle accep tée de tl'anSpol' ter sn i' la li gne du canal les agen ts

non en core com-

mencée, ne sa unliL, en aucun cas, constitn eI' une entl'e·
pl'Îse commerciale;
Qu' il s'agi t, en effet, de la mise en valeur d' immeubles
et de mines;

Qu'en ad mettant q ue la divisio n et la reve nte de tout ou
partie du domainil, l'etablisse ment des lots altem és S il l' les
('01e3 fluvial es el, mari ti mes, présentent les caraclôl'es d'une
s~tcu la tion , cett e spécu lation, d'a ill e urs licite et prévue pal'
la concession, ne cons tituerait point un acte de cummerce,
mais un acte ùu une série d'actes de gestion immobilière
don t le caractere est pUl'omen t ci vil ;
Que si les énonciations des articles 63 2 e t 63 3 relatifs aux

actes de commerce ne sont pa:-; limit atives, ell es ne S'aura ient être é tendu es pa r ana logie qu 'à des objets de même
na tul'e, c·est-Il·d ire d'essence m obilièl'c ; qu 'elles exclueul
nécessairement les opéra tions l'elatives aux imm e ub les et
celles relatives aux mines, lesq uell es sont régies pal' une loi
s péciale;
Qu'à défa ut des argument s gé nérau x tirés de l'ar ticle 2
des statuts, les intimés prétende nt démontrer le caractère
commercial de la Compagnie int erocéan iqu e en se fo nda nt
sur dive rses dispositions de dé ta il cO ll ten ues da ns l'acte de

concession ;
Qu' ils relèvent notamment la facu lté acco rdée à la COOl'
pagnie de percevoir des droit s cie réparation , p ilotage, rc·

Co nsidérant que ces diverses dispositi ons éparses dans
l'acte de concessioll et les l'edeva nces d 'nne importance
mlllime relati veme nt à celle du péageq ui y sont a ttachées
n'o nt q ll ' Ull caractère accesso ire j qu 'ell es se raLtachen t (\
l'objet p rincipa l de l'en treprise sans cependant l'absorber
ni le modifiel' ;
Que si, pal'sllite Lle cil'constances qui n'ont pu encore se
prod uil'e, la Compagnie Ctait en tl'alnée à faire quelques actes
de nature commercia le, il n'en résu lterait po int que le
ca ractère primordia l et essentiel de la Société civi le cons·
tituée pal' les statuts fùl anéanti ;

Oue la Compagnie se trouvera it sen lemen t plarée dans la
situation d'un pal'Iiculier lIon commerçant qui, pal' sulle
de certains actes visés pa l' le Code de comme rce, dev ient
exceptionn ellemen t justiciable du Tribunal d'exception;
En ce qni touche le transport dans l'isthme des age nts
du gouvernement colombien:

Considérant que J'ob ligation de faire ce transport gratuitement a é té i mposée!t la Compagnie pal' l'art icle 8 de la
co ncession j qu 'ell e est une des charges de cell e concession
et non un acte de com mel't.:C ~
Que des considél'atioll s qui jJrécèdent il ressort que la
Co rn pagnie interocéan ique de Panama n'est, en fail, ni
constructeu r, ni entrepreneur de transport pO\1l' compte
d'autrui ;

Que, qu e l que puisse être le raraetère de cel'taines clauses
accessoires et de dL'tai l insérées dans ses ~ tatlll s ou dans

l'acte de concession, l'objet prlllcipai e t dominant de la
Société n'est pas commercia l ;

Que son caractère léga l est celui d'ulle Société civile im -

�( 88 )

( 89 )

m o bi1i è l'~ soumise, comm e toutes les Societés d'immeubles

Condamne ~l enie l'-lùeh llt aux dépens de son intervention,

de mines ou de ca nau x, à la jlll'idic tion de droit commun;
Qu'il importe ileu que diverses instances aient été introduites antérieurem ent devant le Tribuna l de commerce
sans que l'exce ption d'incompétence a it été sou levée;
Qu'il est établi qu ' un grand n ombre d'autres litiges ont
é té déjà portés deva nt le Tribunal c ivi l, et que l'exception
d'incompéten ce ..alione ma/e,'ùr est d 'ordre public et peu t
tou jours être invoquée;

Par ces motifs,
Et sans qu'il so it nécessaire de statuer sur la tin de n"n recevoir opposée à l'intervenant ;
luftrme le jugement rlu Tribun al de commerce de la
Seine du 18 février 1889 ;

Emendant et statuant ù nOllveau;
Décharge l'appela n t des condamnations et d ispositions
qui lui font grief;
Reçoit Menier- Me llut, intervenaut dans l' instance;
Dit qu'à raison de ~o n objet prin cipal, la Sociélédu cana l
interocéaniqu e de Panama est une société civ ile immobilière ;
Dit que le Tribuna l de comm el'ce éta it incompétent pour
connaHre de la demande form ée con tre elle pal' la Société
de travaux publics et constl'uetions ;
Renvoie les parties devant le juge compétent pOUl'
statuer ;
Déboute la Compagnie de Panama, la Compagnie des travaux publics e t Meni el'- Mehut de toutes autre. demanJes,
fins et conclusions;
Ordonne la restitution de l'amende à la Compagnie de
Pauama; condamne la Compagnie des lravaux publics il
l'amende et a ux dépens de première instance et d'appel ;

nu 8

".a,'. 1889, -

Cour de Paris ( 1" Ch ,) _

Mo

L EFERVRE DE VIErVILLE • -

et

LEVASSEUR.

Pl .,
M~l
.

OURlER 1

Pres "
'l'RARIIWX

Le Tribunal civil de la Seine avait, antérieul'ement

rendu SU I' cette quesLion un j u g~ ment renfe rmant les as:
sages sUI van ts:
p
Le Tribunal ,
Attendu qne le caractère civi l 011 com mercial d'u ue
socleté se reconnait, non point à la forme particulière dont
elle est revétue, mai s à la nature de l'entreprise qui en
const ltuel'objet principa l ; qu'il ,importe donc peu que la
Compagme du canal Interocéan Ique de Panama soiL une
~oclété anonyme, cette circonsta nce ne suffisant pas à lui
1mprlm er un caractère commercial;

Attendu, quant à son objet, que, su ivant l'al'ticle 2 dèS
sta luts, il comprend la construction d'un canal maritime
de gra nde navigation enlre l'océan At lantique et l'o~éan
Pacifique, à tl'avers la pa rtie de l'isthme américain dépendanl des Etats-U nis de Colombie, ainsi que l'ex ploitation
dudiL canal e Ldes entreprises diverses qni s'y rattachent;
Qu'en réa li té, la Société eSl éLabl ie pour l'exp loitation du
cana l, et que la constr uction mé,ne n'est pas le but prédominant de l' entreprise, mais seulement le moyen nécessai l'e pOUl' la réaliser;
Que l'exp loitation ne peut éll'e davantage assimilée à une
industr ie ùe transport, la Société se bornant il ouvril' une
voie nouvelle à la navigatioll, moyennant les l'edevances
déterm inées;
Attendu, dès lors, qu e la Compagnie a pour objet principall a mise en valeur d'une chose immobilière dans des
conditions on l'E tat de Colombie aurait pu exploiter lui-

�( 90 )

( 91 )

mème, s'i l ne l'avait concéd ée à des Licl's ; qu'ell , est don c
puremen t c iv ile, et q u'à ce titl'e sa di ll'ée dtant d'aillcllI~
limit ée, chacn n des associés est a utorise ;\ en de mander la
disso lu tiun, con formém e nt il l'ar ti cle 18ï l du Code civi l,
e tc" etc , (le l'este est r c tatif il la question de s",'oil' s'i l y
avait lien il prononcer la dissol uti on ) ,

p,:imede 1,7 17 I l' , pal' an, pour une somme de 50,000 fi',
sti pu lee payab le, lors cIe son déccs, il ,cs Il éritiers ou
ayunls-d l'OlL ;

-

Que, par l'eO'et de ce contrat s ynal lagmatique d'uo caractèl:e atéa l?ll"e, la ~ompagn i e s'obli geait, en échan ge de
pl'lmes qll e ll e,"vR lt il recevo ir jllsqu'au décés de flommel,
au palem ent d un e so mme fixe, dont l'époque d'exigibil ité

D u 4 f évrier / 889 ,- Tribunal civ il de la Seine ( l " Ch. )
P rés., M. AUBÉPIN.

FAILLITE. -

Assu nANcE sun LI\ VIE . -

étaiL seul e in cert ai ne;

Que sa,deLLe é lait donc, dès IOI'S, créée, et que le pai em ent qUI dOIt en êt,re fail,ne peut être que l'exécution d'un
dl'oit acq uis contre el le dès led it jour 26 aOllt 1865;

FI~~I i\lE DU FAILLI

DKNÉFJCIAIRE .

Que celle créa nce contre la Compa g ni e, dont le montant
deva it êtl'e payé à des perso nnes nécesôa iœ ment indétermi~1 ées, les hériti ers ou ayants -droit, constituait une
propl'lIité appaltenant il Hommel ;

L o}'squ'ttn mal i a conb'acfé une aS8w'alwe SIt?' sa propl'c

vie au prQfit dc sa j emme, le bénéfice de celle assurance, en cas de (aillite et de }J1'ecl écès du, m.m-i, doit
éll'e attribué , non à la / ènlm e, 1nais d la masse de la
jaillite,

Qu'anx termes de l',,rti cle 5 de la police, Homm el avait
le droit, après trois an:; d'exécution, de r3thel er ladite police à des co ndition s dé termin ées, et qu'aux lerm es de l'article, 10
il avail le droit , après deux ans d'exécution , de
,
par tlcl pel' a ux bénéfi ces de la Co mpagn ie, dl'Oitdont il R fait
usage Jusqu·à la fin ;

( VEUVE HOMME J. CONTRE SYNDIC ROM ME l,) .

No us avons l'appol'lé ci-d ess us, page GG, l'arrêt rendu
d"ns cette a U'aire pal' la co ur de ca~sation le 7 aoùt 1888,

arrêt qui

cas~r.

colui qu 'avai t rendu la Cour de Dou ai le

9 juin lSti 6 (ce l'CC, 1887 ,2, 3).

r:am,i1'c a é lé renvoyéedevanll a Cour d' Amiens, et cclleri a jugé comme la Cour de Douai cL conll'ait'ement à ln
décision de la COUI' de cassation ,
Annt'1' .

LA Coun J
Considérant que Ilomm e l éta it commerçanl au m oment
de son mariage en 1860 ;
Que cinq ans pl us lard, les 22 ct 24 aoùt 1865, il
s'est assuré à la Compagnie l'Union, mo yennant une

"

Qn'il faut donc tenir pOUl' cons tant q" e Homm el était
alors pl'opriéta n'e de la po lice, et qu e la créance de
50,000 fI". fa isait partie de son actif;
Cons id érant qu 'en 1875 la maison de commerce dont il
était l'associé en nom co ll ectif, a l'ant é prouv é des pertes
notabl es, a dù ent rer en al'1"angement uvec ses créanciers;
Que le 13 sep tembl'e 18ï6, par un aven~nt passé avec la
Compagnie, Hommet, drsiranL modiliel' l"atlributiol1 bénéfi ciaire , a s tipul é qu e les 50,000 fI' , seraiellt payable.;; à 5a
femme si ell e lui su rviv ait , et que la Compagnie lui a
donn é acte de. sa déclal'ation ;

�( 92 )

Oue ceL avenant ne constituait point une novation ùans
les termeocle l'article 127 1 § 3 du Code civil , car la COmpagnie ne con tractaiL aucun engagement nouveau;
Qu'il ne rons ti tuait pas non plus un transport de cl'éancc
dans les termes de l'art icle 1680; q u'on n'y trouve ni cédant
ni cessionnaire formant en tre eux le contr"t prév l1 pal' cet
article, e t qu'on n 1y trouve pas davantage un prix de ces.

sion ;
Que l'avenant n'a fait qu'opérer, ce qui é tait dans le
droit des parties, une modiGcation du con trat primitif, et à
réaliser ce qu'i ls a uraient pu faire en rem plaça nt la police
de 1865 pal' une nouvelle police da ns les termes de l'avenant, c'est- il-dire moye nn a nt la même prime de 1,7 17 fr.;
qu'en prenant cette forme, qui appartient au contratd'assurance, elles ont valab lement introduit dans ledi t contrat le
nouvel é lém ent d' un bénéficiaire déterminé, la dame Hommel, au profit de laquelle son m ari a stipu lé dans les termes
de l'article 11 21 ;
Qu'il s'agit de déterminer au procès les conséquences de
cette stipu lation qui attribue fi la dame Rommel, au lieu et
place de, héritiers ou ayants-droit de son mari, le bénéfice du contrat, comme le lui aurait attribué parei lle stipulation faite dans la police ol'igin aire; que l'ar ticle 11 79 est
donc sans intérêt au procès;
Cansidérant que cette stipu lation n'a changé en rien la
situatio n de la Compagnie clont l'obligation est restée absolumen t la même;
Mais qu'e lle a modifié profondément cell e de Rommel,
qui, en cas d'acceptation régu li ere de sa femme, est censé
désormais n'avoir jamais e u aucun droit aux 50,000 fI'.
dont sa femme dev ient cl'éa ncière di"ec te con tre la Compagnie;
Considél'ant que, dans le cas de stip u lat ion pOUl' aut rui,
l'opération qui intervient entre le stipu lant et le hénéfi-

( U3 )

cia il'e, peut être un contl'at il titl'e onél'eux tel que dalion
en paiement, constitution de gage, etc., ou lin acte de
li béralité;

Que si cette opél'alion pal'licipe, au point de l'ue de la
forme, aux fac ili lés du contrat d'a Ul'ance dont ell e fait
partie , e ll e reste soumise aux règles de fond qui lui son t
propres;
Cons idéran t que la dame Homm el se trouve, pat' l'eITet
de la s tipulation dont s'agit en la ca use, appropriée d'une
créance, pour laquell e elle n'a rien fourni, contre un débiteul' avec lequel e lle n'a point s tipul é ni personne en son
Hom;
Que J'opération, en ce qui la concerne, a donc le caractère cel'tain d'une li béra lité que son mari lui a faite, aITI'an chie ùes fo rm e~ prescl'Îtes pal' les articles 93 1 et 932, mais

soumise aux règles sur les donalions;
Cons idél'an t que le 11 mai 1885, Hommel a été déc laré en
é lat de fai ll ile ;
Qu'il n'est résulté du dessaisissement opéré au profit de
ses créanciel'S, en l'ertu de l'article 443 du Code de commel'ce, aueun changement dans la siLuat ion ; que la police
deme l\l'ait telle qu'elle éla it, avec sa stipu lation au profit
de la dame Romm el, et que le dl'oit qui, aux termes de
l'article 112 1, appal'tient toujours ail st ipulant, de l'évoquer la stipulation pour un tiers lant que celui-ci ne l'a
pas acceplée, ne saurait êtl'e cense a"oir été exercé par le
sen l fait du dessaisissement de l'article 443 ;
Que Hommel est décédé le 24 octobre 1885 sans que ce
dro it, non plus que ce lui s tipulé en l'article 5 de la police,
aient été exercés, eL que sa vetl\'e, qui parait n'avoir eu
qu 'ù celle époque connai ssance de la stipulation faite à sou
profil, a déclaré voulo ir en revendiqu er le bénéfice;

�( 9'. )

( U5 )

Ou '" impo,'te pe u qu e le sy ndi c se fùt dtij il adl'essé il la
Compagn ie pOUl' réc lamel', apl'cs la m o,'t de Hommel, le
monl a nt cle )'a SUl'a nce; qu e sa pl'é lenlion ne modiliait
poin t l'éta t de la po lice fai l,e au pl'ofi t d' u n li el's bénêtj,
ciaÎl'e;
Qu e l'accep ta liun de ce licl's p ouva it in terve nÎl' aprés le
dél'e:;, n'étant sou mise pal' l'article 112 l :\ aucun e condi tion particulière SU" ce po ,nt ;
Qu e le procès se r édui t donc à sa vo i,' qu el cst., I'elalivcmetlt à la dona tion dont la dame Ho mmel se pl'évaul,
l'elfe, des d is posilions cie la loi en m a ti ère de faillil e ;
Considé ran t qne l'a r ticle 559, in voq ué pal' le sy ndic, est
sans a ppli cation da ns la ca use ; q u'i l su ppo'e li n bien acq uis pal' la femm e, c'est-à -d i,'e u ne opera i ion faite pal' clle;
qu e, dans l'espèce , la d~me Homm el n'a point fail l'opél'a-

tion ùont s'agi t ; qu'ell e Il 'a {Join t traité avec la Co mpagnie
ni pe rsonne en son no m ; q ue l'acquisition cie la créance de
50,000 fi', a été fa ite pat' lto m mel, agissan t e n son propl'e
nom, s'obl igea nt à fOLl l'ni t' la contre-va !eur au moyen des
pl'imes, et slipu lan t des cla uses dont il a j usqu'à son
décès conse "l'é le bénéfice, nolamm en t celu i cie l'arti cle 10 ;
Que la dame Romm el n'a do nc au p,'oces q ue la situation
de donalaire du hénéfi ce d 'un contrat fait pal' son mui ;
Que cell e situ ation es t rég lée pa l' l'a r lide 56 \ clu Cocle de
commerce; qu 'il importe peu q ue le texte de cet art icle ne
vise, pour les an nu ler a n p,'ofit de la masse, qu e les a l'an-

lages porlés au co ntra t de mal'iage, don t la femme

l'e V~Il ­

diq uel'ait le profi t pa ,' une acli on conlre la fa illi te ;
Que ces tet'mes ne sont point limi lat ,fs; que le législateu r a parl é de eo qILod l'le,.umque fit; qu'i l es t co nslant,
aro" tlo ri, q ue l'a rt icle do it être a ppliqué a ux ava ntages,
bien moins di g nes de fave ur , q ui aura ient é lé fails ;\ la
femme par son mari au Co urs de J'uni on co njugale ; que

la d is ti nction proposée en tre les do nations dont la femme
revendiquerait le hénéfi ce pal' acl ion contre la fail lite et
cell e do n t le sy nclic au rait à ùema nder l'annulation co;tre

üi femme qu i

en serail en

posse~s ion~ ne repose SUl' aucun

fond ement; qu'il n'y alu ait aucun e raison de main tenir

les unes qu an d on an nul e les au tl'es; qu 'i l serail trop fa cile
au x époux de se sO ll slra ir'e alors aux disposit ions de j',1l'ti ti cle 564 ;

Qu e le bnt de la loi es t ce"lain ; qu 'ell e a l'ou l u atl eindl'e loute donation fail e p;Jl' le mari à sa femme, estiman t
lJ ue la ferume qu i épou se un comm e r~mlt, con nait le.....

chal'ges auxquell es son mari est expostlo, et qu 'elle sait q lle
so n premier .devoir est de pa yer ses créanciers; que tonL
ce qui lui appartient, tout ce qu'i l pourra acqu érir pal' ses
stipu lati ons est leur gage (a l'ticle 2092) ;
Que le législateur, da ns une pensée de mora lité eL en
mème temps de c rédit comm ercial, a don c inl el'di t ct la
femm e du commerça n t fa illi de se pré l'aloir d'au cune
donation de son mari à l'encontre de la masse;
Qu'en conséqu ence, il ya lie u de tenir pour nu lle, au
rega rd d u sy ndic, la dona tion fa ile pal' Rommel ;\ sa

remm e ;
Qu e l'e lfe t de cette ann ul a tion ne se"a pas de fai re rest i lner;\ la masse le mont ant des prim es pa yées~ qu'en eITer,

le paiement n 'a été de la part de Homm el que l'acquit de
ses obli gations envers la Compagni e, mais non l'objet de la
donation qu' il a fa ile il sa femm e ; qu e l'obj et donn é indi rectem ent pal' l'a l'enant d u 12 se ptem bre 18ï6 est la créance
de 50,000 fI', con tre la Compagnie, el que c'est ce tle créa nce
que l'an nu la tion de la dona tion fa it l'entrer dans la masse;
Qu ' il impou e peu que la da me Ito m mel, pal' suite de
j'av enan t, ail été censee créar:c.ière di l'ecte de la Com pagnie
et que Homm el ait été censé n'avo ir jamais été appro pri é
de ce tte créance ; que ces Heli ons so nt les conséquences Lj lli

�( 9G )
résulient du caraclère indirect de la don al ion, ma is qu'elles
n'en peuve nt , dans les l'apports des époux, dénatlll'el'
l'objet;
Que, pour s.vo ir quel est l'objet donné ind irectement
pal' Rommel, il n 'y a (Ju 'à cons idé rel: ce qui, de pal' l'elfet
de la donation, est entré dans le patrlmolll e de sa lemm e;
qu e cell e - ci, qui récla me il la Compagnie 50,000 Ir., n'a
aucun droit à I)elte créan ce qu 'en verlu de la dona tion de
son mari; qu e lad ite créauce esl, pal' c(,nséqu enl , l'olljet
de cetle libéralité:
Qu'il en est ain s i de toute donation indil'ecte fait e en
vertu de l'ar ticle 11 21 ; que celui qu i achète un immeuble
moyennant un prix ferm e ou un prix aléaloire tel qu'une
l'ente viagère, e t qui stipul e qne l'acquisi tion appal'tiend l'a
aux tier; qu'i l veut gl'aLifier, n'a jamais été prop l'iétai re de
l'immeuble, et néa nmoins se Il'ol1l'e avoir do nné ce bien
qu'il a distrait de son patrimoine en l'empêchant d'y entrer; que c'est l'immeubl e lu i- même qui devra Ire rapporté réellement ou fi c tivement pour le calcu l du dispon ible et pOUl' le pariage entœ cohéritiers;
Considérant que de même, au point ~.e vue des lois sm
la réserve et le pariage, s' il yavait li eu de les appliquel',
la dame Rommel devai t faire co mpte de la créance de
50,000 fI' , ;
Que l'effet naturel de l'annulation de l'avenant d" 12
septembre 1878, est de replacer les par ti es dans la situation

où elles se trouvai en t aupal'avanL aux Lermes du conll'al

( 97 )
.uivant lequel les 50 ,000 fr. sera ient un ca pila l q ui na ltrait
après le décès; qu e la vl'l'il é es~, au cont ra ire, que le capi-

ta l, objet de l'ob ligation de la Com pagni e, est né dès le
J'our même du contrat, et a faiL pal'ti e en fa i l comme en
dl'Oit, pur suite de l'annu lat ion de- l' avenant. de l'actif du
fail li Homm el ; q ue da ns les co nlra ts aléa loi res le bénéfi ce,
comm e la perl e de l'al éa, font, su iva nt l'événement, parli e
de l'acti f comme du passif du stipulant;
Par ces motifs ,
St atua nt pal' s uite de renvo i,
Sans s'arrêter ni avoir éga rd aux fin s, moyens et conclus ions, e tc . .. ;

Dit que les avantages ra il s pal' l'avenant du 12 septemb re 1876 au prolit de la dame Hommel tomben t sous l'a pphca tion de J'article &amp;64 d u Code de commel'ce ;
Confi rme en conséq uence le jugeme n t do nt est appel ;
Déclare l'arrêt com mun à la Compagnie l'U.. io&gt;l

,-

Conda mne l'a ppelante en l'amende et a\IX dépens, y
com pris ceux fa ils de vant la Co ur de Douai,
Du 3 1 f anvie,. 1889 . - Cou r d 'Ami ens (C h . ré un ies) .

NA VIR E. -

H VPOTH ÈQUE.-

PonT

D'ATTACHE PRIS A L'ÉTRAl\G ER.

D li\II ::'\' UTlON DE SUIIE'l'ÉS ,

originaire de 1865;
Oue ce conll'at constiluait Hommel créancier contre la
Co;;'pagnie de 50,000 fr. , créa nce qui, acquise moyennant
une cOlltre· valt!ur al éatoire, faisait parti e de son palnmoine comme il " été dit ci-dessus;

L e (ait gue des navires (l'auçais, fll'el:és d'hypothëques ,
ont p,'is lew' P01't d'attache li l'étl'ange1', constitue une

diminution des 8Ûl'eté~ dOl/liées parle cOI/b'at au créan
ciel' hypothécaire, et fallt01'isea}Jou1'suivJ'e la l'éalisatian i mmédiate de 80n gage .

Que celte observation su ffit pou r repousser le systeme

2 P. -1 8SD.

7

�( 9G )
résulient du caraclère indirect de la don al ion, ma is qu'elles
n'en peuve nt , dans les l'apports des époux, dénatlll'el'
l'objet;
Que, pour s.vo ir quel est l'objet donné ind irectement
pal' Rommel, il n 'y a (Ju 'à cons idé rel: ce qui, de pal' l'elfet
de la donation, est entré dans le patrlmolll e de sa lemm e;
qu e cell e - ci, qui récla me il la Compagnie 50,000 Ir., n'a
aucun droit à I)elte créan ce qu 'en verlu de la dona tion de
son mari; qu e lad ite créauce esl, pal' c(,nséqu enl , l'olljet
de cetle libéralité:
Qu'il en est ain s i de toute donation indil'ecte fait e en
vertu de l'ar ticle 11 21 ; que celui qu i achète un immeuble
moyennant un prix ferm e ou un prix aléaloire tel qu'une
l'ente viagère, e t qui stipul e qne l'acquisi tion appal'tiend l'a
aux tier; qu'i l veut gl'aLifier, n'a jamais été prop l'iétai re de
l'immeuble, et néa nmoins se Il'ol1l'e avoir do nné ce bien
qu'il a distrait de son patrimoine en l'empêchant d'y entrer; que c'est l'immeubl e lu i- même qui devra Ire rapporté réellement ou fi c tivement pour le calcu l du dispon ible et pOUl' le pariage entœ cohéritiers;
Considérant que de même, au point ~.e vue des lois sm
la réserve et le pariage, s' il yavait li eu de les appliquel',
la dame Rommel devai t faire co mpte de la créance de
50,000 fI' , ;
Que l'effet naturel de l'annulation de l'avenant d" 12
septembre 1878, est de replacer les par ti es dans la situation

où elles se trouvai en t aupal'avanL aux Lermes du conll'al

( 97 )
.uivant lequel les 50 ,000 fr. sera ient un ca pila l q ui na ltrait
après le décès; qu e la vl'l'il é es~, au cont ra ire, que le capi-

ta l, objet de l'ob ligation de la Com pagni e, est né dès le
J'our même du contrat, et a faiL pal'ti e en fa i l comme en
dl'Oit, pur suite de l'annu lat ion de- l' avenant. de l'actif du
fail li Homm el ; q ue da ns les co nlra ts aléa loi res le bénéfi ce,
comm e la perl e de l'al éa, font, su iva nt l'événement, parli e
de l'acti f comme du passif du stipulant;
Par ces motifs ,
St atua nt pal' s uite de renvo i,
Sans s'arrêter ni avoir éga rd aux fin s, moyens et conclus ions, e tc . .. ;

Dit que les avantages ra il s pal' l'avenant du 12 septemb re 1876 au prolit de la dame Hommel tomben t sous l'a pphca tion de J'article &amp;64 d u Code de commel'ce ;
Confi rme en conséq uence le jugeme n t do nt est appel ;
Déclare l'arrêt com mun à la Compagnie l'U.. io&gt;l

,-

Conda mne l'a ppelante en l'amende et a\IX dépens, y
com pris ceux fa ils de vant la Co ur de Douai,
Du 3 1 f anvie,. 1889 . - Cou r d 'Ami ens (C h . ré un ies) .

NA VIR E. -

H VPOTH ÈQUE.-

PonT

D'ATTACHE PRIS A L'ÉTRAl\G ER.

D li\II ::'\' UTlON DE SUIIE'l'ÉS ,

originaire de 1865;
Oue ce conll'at constiluait Hommel créancier contre la
Co;;'pagnie de 50,000 fr. , créa nce qui, acquise moyennant
une cOlltre· valt!ur al éatoire, faisait parti e de son palnmoine comme il " été dit ci-dessus;

L e (ait gue des navires (l'auçais, fll'el:és d'hypothëques ,
ont p,'is lew' P01't d'attache li l'étl'ange1', constitue une

diminution des 8Ûl'eté~ dOl/liées parle cOI/b'at au créan
ciel' hypothécaire, et fallt01'isea}Jou1'suivJ'e la l'éalisatian i mmédiate de 80n gage .

Que celte observation su ffit pou r repousser le systeme

2 P. -1 8SD.

7

�( 98 )

( 99 )
(C OMPAGNIE

DE'

BESSÈGES

CONTRE MORELL' ) ,

Mais,

Nous avons l'a pporté dans ce r ec ue il ( 1886, l , 4 1 et 11 5)
le jugement et l'a 'Têt r endus dans celle a[all'e,
de Dessèges, cr éancière .hypothécai
l'ed SUI'
L a CDm P'acrnie
0
.
.

. q
Cln

. " de la
Compa o
o-ni e .Moreth, Illvoq
ualt
~
.

"apelll'~

eux
,

f cul1le
t " s ~a débi tri ce', ell e 1111 r eprochatl,
en
g n,es
.
1 premier
lie u, d'avoi r vendu les vape m s h YPOl helqlu éS en es appor1
tant (ans
Ulle soc 'lété fo rm ée e ntre e e e t. \In tiers; en
,
j
l
secam lell , (j'a,'oil' dénationaiisë les . nal"VIres et de leut',
, ['t
' ndl'e lelll' port d'attache a etran ger, ce qUI
aVQll'
al pIe
était uue diminution d e~ sù retés donn ées pal' le contrat,
Le Tribunal de commerce de Marsei\1 e et l a Cour d'Aix
ont déboul é la Compagnie de llessèges SLlr ces deux grlers.

S ' 1 pourvoi en cassation , la Cour,sans s'ex pliquer Su r
m e
' àl"t
la dénationa
lisation, a retenu se n 1ement l a prIse
e ~'a~ 't d'attache et le cons idé l'atlt comme un e dlmld
gel' II pOl
~
"
. ,
d' \ ..
nution des s ùret és données, a casse 1 ar!'et de la (;OUI , IX,
A

....

Afln l~ T.

La COUII,
SU I'

les 2' et 3' moyen s dll pOllrvoi :

'\ ttendll ell admetta n t que, dans l'es pèce, le dispos iti f
.
,
" lll f"lees par 1a CC.n pag
des conclusions
Slg
, . nie
. de DessècrGs
' .. 0 ne
.
peut êt re isolé des motifs, Llu e les qll a l lte~ de 1 a!let atta~
ués'étan t bornées à reproduire le dlSpOSltll de ces concl u
;ion~ i; ne résulte pas de ces qualités que les m ot ifs qUI,
's en
seul s ,.' i nvogu(li ent p OUl' la pl'eml'è re fo 1
. appe l le traIté
.
assé ~vec le Gouv ern eme nt haïtie n et la 10l de concession
XLI sel:vice des transpol'ts, aient frappé l'oreille du juge ;
Hejelte ces moyens,

8U l'

le quatrième moyen:

Al:endu que ce mo yen n'est pas nouveau , la Compagnie
de Dessèges ayant sOlltenu, ùès le début de 1ïnstance, que
'Par le trait é passé avec le gouvern ement haïtien, la Compa-

gn ie Morelli avait diminu é le gage repl'ésenté pal' l'hypothèque prise Sur plus ieurs des na vires a[ectés au service
de la cOte haïtienne;
Au fond:

vu l'article 1 188 du Code civil, et encore les articles 8 et
s uiv ants de la loi du 10 juillet 1885:
Allendu qu e la question de savo ir qu elle influence peut
exercer la s ubstituti on d'un "ort d 'attache étranger à un
port d'attache fra nça is s m' un con trat d'h ypothèqu e mari time, tombe so us le co ntrOl e de la Cour de cassat ion ; qu 'i l
rés" 1te des constatation s de ratTêt a t taqué qu e deux navires
h l' pOlh éqt:és à la Compagnie de Desseges qui avaienl, au
mom ent de la constitution de l'h ypothèque, le port de
Narseille pOUl' port d'attac he, ont, pal' l'effet de la convention passée entre la Compa gnie Morel li et le gou vernement h aïtien, échangé le port d'attache lran çais pour un
po rt d'attacbe h aïtien; qu e, mal g l'é cette constatation,
l'arrê t attaqllé a déclaré que le gage donn é à la Compagnie
de Bessègeg n'ava it pas s ubi de diminution et a refusé de
déclarer le débiteur déc hu du bénéfice du terme;
Mais attendu qu e les fOl'mal ités prescrites pal' la loi du
10 j uillet 1885 pou r la co nsel'vation de l'hypothèque maritime e t la sùreté de la créance qu'elle gal'a nti t, doivent
ê tre remplies, soit au port d'a uache françai s, soit devant
le Tribuna l civil du lieu où ce port est situé ; que,
par suite, la s ubst itu tion;\ ce port d'lin port d'attache
étranger , pal' l'impossibilité olt elle place le creancier de
profiter des dispositions de la loi écrites en vue de sau ve-

�( 100 )
garder ses droits, a nécessa iremenL l'om elIeL de diminuer
les sùretés qu ' il avaiL l'eç ues ci e so n d ébiteur ;
Que vainem enL on voudraiL prélendre qu'au cas Où les
navires qui onl un

porL

rt'a Lta che ét ran ger, seraient,

comme on le soutient da ns l'espèce, d emeurés immaLI'i-

cul és dans un pal'L frança is, la situat ion du créancier, au
point de vue de l'exel'cice de ses droits, ne se rait pas
changée; qu 'en effe t, en de pareill es cond i tions, l'immatricu le dans le pOl'L ü ançais n'e, t pl us que fictive; qu'en

réalité, un navire ne peul pas avoir deux ports d'altache;
Que, noL amment, les d is pos itions de la loi co ncel'nant
la vente des navires qui peu t avoil' lieu à la requête des

( 10 1 )
, que, de ~e qui précède, il résulle qu'en slatuant comme
" 1 a fOlt, 1 arrêt at laqué a vio lé les articles de Joi invoqu és

pal' le pou l'VOl

;

Par ces molifs, et sans qu'i l soit besoin de statuer sur Je
premier et le cinqu ième mo yen;
Casse,

Du 19 décemb,'e 1888. - Cou r de cassation (Ch. civ,) P ,'és. iI/. B,\I,"I ER, 1" prés. - M. CRÉPON, r apporteur. M. DESJAR DI NS, av, gén. (co ncl. conf.) - P I ., il/M, AcuILLoN
et SAOt\ TIE R.

créanciers, dev iendraient illu't:io ires, lorsque le navire, pal'
son atlache à U11 port é trange r, pourraH se soustrair(' à
l'aclion de la ju slice fra nçaise;
Qu e, vain ement encore, la Compagnie MoreUi, pOUl'
écartel' le mo yen invoqué pal' la Co mpagnie de llessèges,
prétend se couv rir d 'un e app réci,'li on des jnges du fond
qui , en déc larant qu e le clroit accordé pal' les slatuls de la
Société Morelli au géran t d e cetl e Sociélé, d e naviguer dans
des mers autres qu e la lIIéditerranée et pour des services
gouvel'n~mentaux étl'(lI1gers, a été connu de la Compagnie
de Ocssèges, se se rai ent livrés à ulle appréc iation du co ntrat, éc nap pant lt la censure de la Cour de cassation;

Que, d ' un e pari, en effet, l'alTêt attaqué n 'a pas relevé
dans les , taluts sociaux, co n nus de la Compagnie de Besseges, la facll ll é pou l'la Compagnie il/orel li de donner aux
navi res de la Compagni e un port d'allache élranger;

AFFn ÉTE ME NT . -

sion, acceptée sous la candi tion que les navires échangero nt
le porL d 'attache français contre un port d 'attache étrange r;

otTERMINÉE.

-

CAPITAI~E

VICE o·AnnUrAGE. -

AUX

A RMAT EU R

fi I::~PONSADLE ,

L 'an'l'é tel~l en t d'un. navÏ1'e en entie,', powr une période
déte1'mtlZée, avec droit à "an','éteur de donner des
o1'dres au capitaine, ne comp1'elld que les Q1,d,'es

concernant la direction comm,erc iale et l'adn'tinistralion des opérations que l'a(f/'étell" juge li propos de

( a,,'a ,
L e capitaine 11 'en demell1'e pas 'In oins tenu, des obligations
altachees à sa qualité, pm'mi lesquelles se trouve celle
de sU1'veillel' l'arrimage ,

Et, li cet égareZ, la ,'esponsabililé de ses (aut .. l'emonle,
non ci l'an:réfeu.r, nwis li l'Q1·matetl1' .

QlIe , d'a utre pari, autre chose est la concession de ser-

vices gouvernementaux éll'angel's enlrepris par une compagnie de navigalion dont les navires conse ntenL d'une
façon eITecli ve leur hnmalricul e frança ise, et la conces·

P ÉRIODE

OR DR ES DE L 'AFFnBTEUR . -

(F RAISSI NET ET

C·

CONTnE l\lAi'\TE

f RtUES ET BORELLI) ,

Ainsi jugé par le Tri buna l de commerce de Marsei ll e le
26 j uill et 188G (ce rec, 188G, 1. 23G) eL par la Cour d'Ai, le
2 mars ISSï ( 1887 . 1. 165),

�( 102 )
( 103 )
Pourvoi en cassation pa l' J"I'a issinet e t C'.
ARneT.

LA COUR,
SUI' le premier mo ye ll tiré de la violation des articles
J "l't, 138', e t 1998 du r.ode civil, ainsi q"e de la fau sse
ap plication de l'art icle 2 1G rIu Code de commerce:
Atten d u que le propri éta il'e d' un nav ire est responsable
du fait du capitaine (al'Licle 2 1G du Code de com mel'ce), à
moins q l, ' il ne soit e.\ pressément dé rogé à ce pri ncipe pal'
lIne clause form e ll e de la charte-partie; qu e le pour voi
soutien t qu 'un e tell e dé rogation rés ult e de la char te·partie
du 28 fé vriel' 188 1" dont l'article 9 porte ce qui s uit : « Le
« capitaine, quoiqu e nomm é pal' l'armateur, sera sous les
u ordres et la di rection de l'afl'I'étellr, en ce qui concel ne
« l'emploi du navi l'e, l'agence eL aut l'es anangements.
« L'aifI'éteur prend SU l' lui tou te responsabi lité qui SUI'·
« g il'ait des actes du ca pitaine, s ignant les connaissements
« on tou te autre pièce,d 'a près les instructions de l'aITré«

teur ;

»

Que, suivant le pourvoi , l'arrimage rentrerai t da ns les
opél'aUons indIquées pa l' cet art.icle, puisq u'i 1 consiste dans
l'agencement el l'arra ngement des marcbandi ses SUI' le
na vire; qu e l'arrêt aLtaqu é, par une appréciation souveraine des clauses de la ch a rt e-partie, déclare les armat eu rs
responsables, vis-à-vis des affréteurs, des fau tes du capitaine du navire Gyplis, nomm é pa r les armateurs, lequel,
qu oiq ue mis so us les ordl'es des 3ifI'éteurs, pOUl' ce qu i
concernait la directi on commercia le et l'administration de
leurs opérations, n 'en avait pas m oins le dmit e t l'obligation de diriger e t de su r veiller l'arrimage et de veiller au
fardage des marchandises; qu 'e n le d écidant a insi, l'arrêt
attaq ué n'a fait qu 'use r du droit d 'interp ré tation qui appartient so uvera inement aux juges du fai t, et n'a violé ni l'ar-

tie le 1134 du Code civil , ni, pal' cOLlsé(l Uent , les autres
textes visés pal' le pourvoi;
SUl' le deuxi ème mo yen, tiré de la violatio n des articles
1134, 1 1 5~ du Code civil et de la fausse applicatio n desal'ticles 1382 et 1384 du même Code:
Att endu qu' il résulte de la let tre d u 13 j uill et 1885, pro chille par les armat eurs, que, à ceLt e dale, ceux-ci ont
aulol'isê Mante fl'èl'es et Borelli à conserver le navire
(J1Jptis, après le 3 1 j uill et 1885, so us la s.·ul e condit.ion de
payer un fret pl us élevé que celui qui avait été primit.ive ment convenu;
Que l'on ne saurait so ut enir qu e Mante frè res et Borelli
qui avaient reçu celte au torisa tion vers le 13 ju illet 1885:
on t é té dans un cas d'i nexécu tian pOUl' n'a voir pas rem is le
navire le 3 1 du même mois;
Qu e c'est donc avec juste raison que l'ar rêt déclare que
toute compensati on faite pour le préj udice causé par les
avaries occasionnées par ia fa ule du capit ain e, dont les
armate m s] sont responsa bles, et pom l'allocation supérieure du fret pendant quarante-denx ,iou rs, Fraissinet
et C' son t créanciers de la so mme de 2 1,330 fI'. 30 C, ;
Qu'en l e décidant ainsi pal' une juste et souve raine appréciation des fa ils de la cause et de la convention proposée,
le 13 j uill et 't 885, pal' Fraiss in et et C' et accep tée par Mante
frères et 110I'. ll i, l'a rrèt attaqué n'a nullement violé, ni
Iau ssement appliqué les lextes de l oi invoqués;
Par ces motifs, rejette ,
D u 11 décemb,'e 1888, - Cour de cassat ion (Cb , des
requêtes). - P"és., /J . DéD.,nRIDEs,

�( 104 )
( 105 )

nattre et le chiffre contesté doit éb'e fixé )laI' le TribuSOCI ÉTÉ. -

LIQUIDATION JUDI CIAIRE.

DE otFENSE. -

JDGEi\Œ~T
-

sun

-

Pouvorns . -

H ÈGLEMENT.- CQi\n.)TE. -

REQUt::TE.

l''nAIS

ApPHOOATrON t.AR

OPPOS IT ION PAR LES ASSOC IES.

-

nal civil, contradictoirement avec le défenseur.
(CAnCASSONNE, LIQUlDA'rEUR FALGUIÈnE, CONTRE CIIE:\IIN
DE FEil

RECEVADtLITi:.

COllPÉTENCE.
COMPTE. -

-

SOCIÉTÉ .

-

LIQUIDATIWR

JUDICtAIn E. _

ARTICLE O' II ONORAInES l'DUn FRAIS DE DÉFENSE.

S'il ent1'e dans les pOllVOÙ'S dit liqHidateu1' d'uneSociéfé,

de ,'égler avec le dé(ensew' de celle-ci les honoraires q1/ i
pe'tlvent Lili él1'e dus à ,-aison d'l.lne eX)J1'op1'ialion
pou t' cause d'ufilité publique, les associés peuvent
toute/ois discuter le compie de liquidation SU1' cel al'licie, comm e sut' tout atd,'e .

Au cas où ce compte a été apP,'ouvé pa1' un jugement
,'endu, Sl'" la ,'equéte du liquida/eut', par le T ribunal
qui l'a nommé, les associés sont recevables cl exel'cel'
lem' d1'oit de discussion pa?' voie d'opposition à ce

Jugement.

I l en est tout au m oins ainsi pou?' cew'C des associés qlli,
ayant p,'oteslé coni1'e le compte de liquidation et l'aya"t
co nl1'edit, ne pouvaùnt éb'e considé,'és comme aljant été
pa1' le liquidalt::10' lui-ntéme au Jugement

1~ep1'ésentés

d'approbation.
De ce que le liquidate.", d'une Société a été nommé par
le T"t'bunal de commerce, il Ile s'ensuit pas que ce TribUllal soit compétent pOtt" statue1' Slll' toutes les contestations que les associés peuvent élever sur le compte

de liquidation.
Spécialement, si la contestation.. p01'Ie

un article
défellse/o' à 1'aisoli
Sil "

comp,'enant les /wno1'ai,'es d'un
J)OW' cause d'urilité Jwb/igue, le
T ribunal de commerce est 1.'J/compétent }J0u,?' en COII ~

d'une expropriation

P. -L. -M.)

Nous a vons rapporté clans ce recueil ( 1888. 1. 70) le jugement rendu dans cette aO'aire par le Tribunal de commerce de Marseil le, le 15 novembre 1887,
Appel par la Compagnie d u che mi n defer.
AnneT.
Attendu qne le liquidateu r d'une Société nommé par jus-

tice, bien qu'il so it mandataire imposé, n'en est pas moins
mandataire, eL par conséquent passible, envers les associés
en liquidatiou , du droit de contrOle de sa geslion apparte"
nant à tout mandant;
Attendu, en consél]uenr.e, que la Compagnie P.-L.-M.,
propriélail'e de 3,248 aClions de la Société Fa lguière et C',
aVait, dans la mesure de son int érêt, le droit, même après

appl'ohation dece compte par un jugement sur requête, de
critiquer au contentieux le compte du liquidateur;
ALiendll que dans ce compte fi gure au passif de la Société
en liq uidation, paJ'mi les fl'nis généraux l'estant à payer,
un ar ticle ainsi libetlé: M, X"" avocat., ses honoraires" . )
etc. , . ;
Attendu"que la Compagnie P.-L .-M. est à la fois rece r ab le
et fondée à fa ire rejeter cet article, au lI10ins en l'état, et
qu 'elle demande ce rejet di.\I1s des conclusions, devan t la
Cour, donl la recevabilité IÙl pas élé l'objel de la moindre
conlest~tion

;

Attendu que, vainement, on ohjecte qlle la I]uestion des
est pendante de \'3lH le Tribunal
civil de ~Ial'seille, eL M" X" , n'étan\. point ici en cause, la
hOll ora ire'3 de M, X."

�( 106 )
fixation de ses honoraires ne peut ê tre faite pal' l'an'ét à
interl'enü'; qu 'en eil'et, i l ne s'agit point d' y procéder
actuell ement, la seule qnes tion qui doit et va être tranchée
pa l'la Conr, étant celle de savaii' si c'est à bon droit que,
en présence d'nne contestation sér ieuse formu lée dans un
ac te d'opposition, le liquida teur a porté dans son comple
l'article don t s'ag il, avant d 'al'o il', à défaut d 'entent e, fait
fixe r par le ju ge compélent et dans un débat contradicloi l'e
avec M' X, . . , la n atu re e t le chiffre des sommes dues à
celu i· ci ; qu'i l ne suffirait pas de s u rseoir à slatuer; qu' il
est jus te de constater dès à présent le tort du liquidateu r
et de prono ncer le rejet de l'article indùme nt parlé en
!'éta t, sauf au liquidat eur à réser ver un a l'ticle à litre:
Mémoire ;
Attendu que ce rejet se jus tifi e pal' le libellé m ême de
l'article que rellé, etc " etc . , . ;
Attendu que le rejet en l'élat de vait d'autaut plus être
prononcé que la cause était penda nte devant le Tribunal
civi l quand le premier ju ge a statué .. , ;

( 107 )
désaecol'd existan t entre le liquida teur, ;\ raison de sa gesl,ion, et la Société des chemins de 1er de P. ·L. -hl., soit q.ue
l'on le considère comme portant approbation déûnitive
de la gestion de ce liquidateur au mépris des conflils existan ts, il est im poss ibl e de soul en il', en l'élat d~s 'Protestations de la Compagnie et de la contI'ad iction élevée
con tre lad ite approbation, qu 'elle ait pu être repré,eul ée
en j ustice, lors de ce jugement, par le liquidateul' qu i

se tro l1 vai t être so n cont l'ad i c~e nl' dil't:CL; que dans ces

cil'constances, en ne repoussant point pal' une tin de non recevoir la lierce opposition formée pa l' la Compagnie contre le jugemen t, so us prétexte qu'elle aurait été représentée
par le liquidateur agissant seu l en justice, l'arrêt attaqué
n'a violé aucun des a rti cles de loi susvisés;
Par ces motifs, rejette ,

D u 15 Janv;',' 1889 , requêt es) .
EFFET DE

Par ces motifs,

CO~IMERCE. -

FAILLI . NO~

1 a Cour dit yu e l'arlicle querell é a été por té et mainlenu
à tor t dan s le comple de liquidai ion de la Société Falguière

Cour de cassation (Ch. des

SYNDIC. -

P nrSCR IPTION

OPPOSABLE,

L a l"'ese"ljAion de cinq "ilS édiclée l'a)' l'",'il"cle 189 du
Code de c01Jtmerce, en maliè1'e de Letf1'e de change, est
co rrélative à L'ooli9ation pOUl' le déMtew', s'il en est
1'eguis , d'affirmer sous serment q1l'Û n'es t plus 1'ede-

et C', sau f et réserv é la passai ion à fa ire de l'article honorairesde M' X .. " suivant qu'à la pou rs uite de la partie la
p lus dil igente ces hon ol'a ires sel'O nt fixés; condamne l'in ·
timé à tous les dépens de première instauce et d'appe l.

Ce Se1'Jnent est pe1'sonnel au débileu1',

D u20 av,'il1888 . . - Cour d 'Aix ( 1" Ch.) B ESSAT, 1 prés.

lVotamment 1 en cas de (a'illite, il ne peut éb'e p1'été en son
nom par le syndi c.

0

P ,'és., M.

•

Pourvoi en cassation pal' le liquidateur.

vable .

Il en "ésltUe que le syndic ne pelll opposer la pl'escriplion
donl il s'agit (1) .

A"neT.
Attendu que soit qu e l'on considère le jugem ent sur re·
. quête du 25 novembl'e 1886 comme ayant slatué su r Ull

(1) Voy. dao s ce sens. Boislel, n° 85'2 et les arrêts cités en note . En se ns contraire, Lyo n-Caen et Henault. t. l , p. 709, note 1.

�( 108 )
( 109 )
( POUGET ET ]JnroN CONTRE SV ' OlC ]JOUC HET) ,
JUGEMENT.

Le Tribunal,

la facu lté de déclarer qu'il n'esL ri en dù, appal'tenanL au,
seuls veuve, héritiers ~u ayant-cause de3 débiteurs, ce qui

Iletrouve pas son applLCaLion dans l'espèce, BoucheL n'étant
pOlnL décédé, eL le synd ic déclaranL exercer ses droits et
actions;

Sur le pl'incipal de la créance;
SUI' la prescripLion Lirée de l'aL'Li cle 189 du Code de commerce;
ALtendu gue le bili eL donL l'admiss ion est demandée au
passi f de la faillite BoucheL üls, a été so uscrit pal' ce deruier alors Cft,' il éLaiL commel'çaut depuis plusieUl's
années;

.

Ou'il est conçu 1 vale ur reçue en espèces sans auLres indi-

cations;

Qu 'aux termes de l'arLicle 638 du Code de commerce, les
billets souscrit s par un comm el'çant son t censés faits pour
son commerce, lorsqu'aucu ne autl'e cause n'y es t point
énoncée;
Que celle indication est formelle, et que les diverses
énon ciation s relevées par les demandeurs ne sonL point de
lIatul'e à faire échec à la pl'ésomp Lion légale susvisée;
Qu 'en conséqu ence, il convien t de reconn ailre que, con trairemenL aux a ll égaLion s des demandeurs, la prescl'iption
tirée de l'a rticle 189 du Code de com merce peut être invoquée dans l'espilce ;
Et ceci exposé, attendu que Lissoty ès-gualit éénonce, en
ses conclusions motivées, que le sy ndic du sieur ]Joucbet
exerça"t les droits et acti ons de ce dernier, peu t opposer la
prescripLion quinq ue nnale prév ue par l'arLicle 189 du Code
de comm erce eL peuL déclarer de pl us qu'il (' estime de
bonne foi qu'i l n'est tien dù; ))

Qu'il échet , touL d'abord, de remargu er que la seconde
parlie des conclu sions préc;Ütles ne s'allie pas à la première,

Que c'est donc à ce seu l dernier point de vue que le
moyen de prescnptlOn peuL être examiné',
Et a LLendu que, s'il est l'lai que le syndic,qui, en principe,
représente la masse créancière, peul néanmoins, dans certains cas, exercer les droits el actions du fai lli , il est mani -

feste qu 'il ne saurait en être ainsi dans l'espèce ;
Qu 'en effet, la prescription de cinCJ années portée par
l'article 189 du Code de commerce, ne reposant que SU I' un e
présom pLion de paiement, esL corrél3tlve à 1'0bligaLion,
pOUl' le débiteul', s'il en est requis, d'affirmer sous SermenL CJu 'il n'esL plus redevable ae la somme réclamée;
Que ce sermenL esL personnel au débiteur ;
Qu 'ainsi, Lisso ly ès'qua lité ne pouvanL êt re astreinL ou
admis à passel', du chef de ]Jouc heL, la déclaration assermentée s usvisée, ne peut, pal' voie de conséquence, opposer

ladite p,'escripLion aux droiLs eLacLions du failli;
Qu'on s'explique, d'ailleurs, d'alitauL moins l' inLerventian du sy ndic en la cil'cO nSlance, qu'li ressort des explica-

Lions par lui fOllm ies que .DoucheL n'al'gue méme poinL
s'être li béré du montanL du bill et, objet du liLige, et qu'cn
outl'e, LissOLy a lui ,même inscrit celle delle au passif de
.Doll chet dans le bilan gu'il a déposé au greffe de ce siège,
le 20 novembre 1888 ;
Qu e, dans ces conditions, il ne saurait y avoir lieu de

faire dl'oiL aux co nclusions de LissOLy de ce chef;
SUI' les intérêts:
ALiendu que le tilre donL s'agiL enon ce que la somme due
par ]Jo uchet fi ls sera producLi ve d'inLérêts il 5 % l'an ;

�( 110 )

( 111 )

Oue Lissot1' ès-noms ne justifie point que Bouchet fils aiL
payé les annuit és échues;
Ouï l convient, en conséquence, de reconnaître qu'il est
débiteur des int érêts à 5 0/0, aIJérents aux ci nq dern ières
années écoulées, soiL de la somme de 981 fI'. 75 c. ;
Attendu enfin, que de ce qui précède, il résulte que les
fondés à se porter créanciers chil'ogl'aphairesde la fai lli te Bouch et fils d 'une somme totale de
4,908 fr. 75 c. ;
Qu'il y a lieu, dès lors, d'obliger Lissot.y ès-nom à les
admettre andit pa if pour ladite som me ;

demandeu~s sont

Par ces motifs,
Donne acte aux demandeurs ès- noms ùe ce qu'ils déclarent à la barre ne plus réclamer que les intérêts échus
pendant les cinq d erni~res années;
Dit que Lissot)" ès-qualit é "era tenu d'admettre les demandeurs ès-noms au passif chirographaire de la faillite de
Bouchet pour la somm e de 4,908 fI', 75 C., sinon eL faute de
ce faire;
Dit que su r le vu du présent jugement, ils seron t admis
et inscrits au procès-verbal d'affirmation pour ladite
somme de 4,908 ft·. 75 c., à charge dans tous les cas d'affirmer entre les mains de hl. le juge-commissaire la sin·
cérité de leur créance en la manière ordinaire et accoutumée;
Dit que les dépens seront employés en fraiô de syndical.
D u 23 mars 1889. Seine. - P,·és., hl. DIIOJN.

Tribun al de commerce de la

l ·'AILLITE . -

LIQUIDATION JUorCIAlflE. _

CONVOCATION NON

DEMAND~E

TROI SI ÈME ASSEMBLÉE.

AVANT

LA

CLÔTURE.

D ÉC HÉA NCE .

En mat1:ère de liquidation judiciai're, la convocatz'on
d.'une tJ'oisièm,e assemblée de vér'llîcation ne peut avoir
heu, dans le cas p1"évu par la loi, qu'autant qu'elle est
demandee avant te prononcé de la cl6tu1'e des vérificat'l·ons.
En conséquence, le créancier qui ne s'est pas présenté aux
deux assemblées, est dech" du droit de demander posténett1"ement la convocation d'une troisieme , et ne peut
prendre part au concordai ( Loi du 4 ma,'s 1889).
(MOULLÉ JEUNE CONTRE LIQUIDATEUR GIRAUDEAU) .
J UGEMEi\T .

Le Tribunal,
Attendu que ~Ioullé jeune, creancieJ' de la dame Giraudeau, demande (fU'il soit relevé de la déchéance par lui
encourue; qu'il soit procédé à la convoca tion d'une nouvell e assemblée de vérification, conformément au t.roisiéme
paragraphe de l'article '1 3 de la loi du 4 mars t 889, et 30n
admission au passif pour la somme de t 2,n6 Ir., montant
de sa créance;
SUl" la demande en relevé de déchéance et
tion d'une nouvelle assemblée:

Cil

convoca-

Attendu qu 'i l est établi que hloullé ,jeune a produit à la
liquid ation judiciaire de la dame Giraudeau pour une
somme de 12,226 fr. ;
Que le liquidateur n'a adm is sa créance qu'à concurrence
de 11 ,254 fJ·.;

�( 11 2 )
Oue l'assembl ée de clùt ure des afljl'malions a eu lieu le
23 avril 1889;

( 11 3 )

mettre le demanJeur au pass if de la l'
pour la somme de II 251, fI' .
Iqu idation judiciaire

,

Oue Moullé jeune, régnlièl'emenl con\'oqué aux deux

assemblées de vérification qui onL eu lieu, ne s'est pas l)l'ésenté pOUl' affirmel' sa créa nce admise, ni pOUl' demandel'
la convocation d'une n ouvelle aS5emblee de vérincation;\
l'eITet de reconnailre le surplus de sa créance;

Ou'ill'és ulle des termes mêmes de la loi, que la convocation d'une troisième assemb lée n e peut avoil' lieu qu'ali tant que celle nouvelle convocation es t demandée avant le
pl'ononcé de la clàtu re de vérwcation ;
Ou',\ dé!a ut, par le demandeur, de s'être confo rmé à la
loi, la prétention qu'i l êlève aujourd ' hui doit être l'ejetée;
qu'i l convient , au contraire, d'ordonner qu'il soit passé
outre à la délibération du concordai, fixé a u 7 mai pro·
chain;
SJr la demande en admission:
AllenJu que le liquidate ur judiciaire déclare êlre prêt il
admellre Moullé jeune au passif, pOUl' 11 ,25!, fI'.; qu'il y a
lieu de lui en donner acte;
Attendu, quant au s urp lus, que Moullé jeuae ne pré·
sente pas les trois traites d'ensemble 972 fr" comprises
dans sa réclamation; qu'i l n 'l'a l ieu de faire droit, quant
à présen t, à ce chef de demande;
Par ces motifs,
Déclare le demandeur non recevable dans sa demande en
relevé de déchéance et e n convocation d'une nouvelle
assemblée db vérification;
Dit , au conl l'a ire, qu'il sera passé oull'e à la délibération
pour la formation du concordat fixée au 7 mai;
Donne acte à Hécaen ès-nom, de ce qllïl est prêt il ad-

,

,

Et vu le, mél'ite desd ites oITres, décla re le demanùeUl'
quant il present, non recevable dans le s ' 1 d
'
mande, l'en débou te',
UI p us e sa deEtle condamne aux dépens.
Du 27 ao1',;[ 4889 . -

'l'I'ibuna l de commerce de la Seine,

- P" és, hl. GO \'.

F .\ILLI'l'E. -

LrQ UlD.~TION

JUDIC IAIR E. -

CESSATION

DES POUR-

SUITES l i'iDl\'IOUELLES.

La liquidation fudiciaù'e suspend, COI/Hile la faillite le
d~'o'lf de pow'suites illd~'vidllelles et d'e.récutioH SU?'' les
b.ells d" débitez,,',
L1UGl"
,
c.R ET
SON LIQUlOA'fEUR JUOICfAlHE) .

( BLIN PÈRE ET FILS CONT""
1
I!.

l' ETITJEAN,

ORDONNANC~ .

Nous Président,
Allendu que, pal' j ugement du 4 aVl'il 1889, le 'l'ribu ~
nal de cO&gt;nmerce de /Jat'se ille a déc laré Je sieur Piene
Lau g ler en état de faillite, et a nomme le sieu,' Petit.jean

hqludateul' et M. Magnan, juge-commissaire;
, Allendu que les sieurs Blin pere et Ills, créanciers du

sieur Laugier, en vertu du jugement antérieul'ement obtenu contre lui , prétendent contin uel' contre lui et son liquidateur les poursuites en saisie-exécution SUl' son mobi.
lie~' eL ses mal'chandises, commencèes avant le jugement
trUI pt'ononce la liqu idation judIciaire; qu'i ls soutiennent

2' p, - 1889,

8

�( 11 4 )
avoir le droit de saisir et de vendre les m e ubles de leur
débiteur sous la seule condition d'appeler aux poursu ites
le liquidale ur ;
Attendu qu' ils e fonden t sur ce que, l'article 5 de la loi du
4 mars 1889 n'ayant pas reproduit la première disposition
de l'a rticle 4/,3 du Coele de com merce, relative au dessa isissement pal' le failli de l'admiJl istration de ses biens, les
exécutions peuvent continuel' c0ntre lui en appelant le
liquidateur en con formité cu premier alinéa de l'al,ticle 5
de la loi du 4 mars 1889 ;
Attendu que cette interprétation de la loi de 1889 est mal
fondée; que, si elle était adm ise, elle aurait pOUL' résultat
immédiat d'annuler tous l es effets de la loi elle-même;
Attendu q u'il l'a lien tout d'abord de remarqu eL' qu'aux
termes de l'article 5 de la loi, le débiteur ne peut aliéner
tout on partie de son ac til au préjudice de la masse de ses
créanciers, et que la saisie et la velite par un créancier
sont des ac tes essentiellement d'aliénation; que ce que la
loi délend de faire directement, ne peut être autol'isé par
elle d 'une façon indirecte;
Attendu que l'argumen t tiré de la disposition du premier
alinéa de ce t arLicle ~ n'est pas plus série ux; qu'en eO'et,
l'article 41,3 du Code de commerce ren fe l'nle la même disposition , et que cependan t nIt! n'a jam ais prétendu qu'en cas
de lail l ite les créanciers pouvaient conti nuel' des exécutions
sur les biens meubles du lailli;
Atlendu que les délendeu l'ssoutiennent enfin que, la loi
de 1889 ne le ur ayant pa; forme ll ement interdit le droit de
poursuites, ils restent dans le droit commu n, et qu'ils doivent bénéficier de l'oubli du législateur, s i réellement il Y
a oubli ;
Attendu que ce raisonnement devrait, s'il était sérieux,
s'appliquer aussi au cas de faillite; qu'en effet, le Code de

( 115 )
commerce n 'a édicté n 11 part l"
anciers d'exercer ou de u e t
nllerdiction pour les créet cependant, ainsi qU'ilC~~ ln~:r les ~Ou l'sL1 iLes mobilières,
ot
ten :ion que les POl1l'su it:: e être dit, nu l n 'émet la pré
jugement déclaratif de faill i t~ uvent êlre exercées après le

,

Attendu qu'à un autre point de
'
pèl'C et fils doi t être
' vU,e, la prétentIOn de Bl in
' 'l ,
repou ssée, gu en effet en Supposa n t
qu 1 s aient le dro it de conti nuel' leurs POu ;'suites '1 [ _
~r~lt admettre nécessail'ement le dl'oit pOllt' leur dë~ i t:~r
e es payer pour évite,' ces poursuites',
Attendu qu'au contl'ai "e, aux termes de l'a rticle 19 de 1
101 de 1889 , SI' le déb't
' ' , ,
1 e Ul pale JI s expose à la f 'll't
'a
'ï '
,
~
&lt;
aI l e plllSqu l auraIt consenti l'un des actes mentionnés danS'l'articie 447 du Code de commerce, et le créancier qui aurait
été, amsl payé dans la ~ériode de la liquidation, devrait rappOl ter à la masse ce q u Ji aurait l'eCU'
. ,
Attendu que le léaislateu r ne peut
'
l
'
sant une l '
.
0,
•
. aVOir vou li , en fal "
01 qUI a pOUL but d adO UCIr les rigueurs de la
fal l ~'te, et d'en atté nuel' les conséquences, placer le débitelll et la masse de ses créanciers dans une situation plus
ma u vUlse qu e dans le cas de fa i ll it~ ; que permettre au ca.
de ltqu:dation ce qui est défendu au I:as de fajllite, serai;
all er à 1 encon tl'e du résu ltat qu 'a voulu atteiudre le léa' _
late~r ;, que, d'ailleurs, il ne faut pas oublier qu'aux tel';:s
de 1 a,'tlcle 24 de la loi de 1889, toules les disposition s du
Code de co mm erce qui ne sont pas modifiées pal' cette 101,
c.ontll1uent il recel'Oll' leur application au cas de liquida~lOn JUdlc,"ll'e comme au cas de fai llIte; que les articles
027 et, 539 d u Code de commerce, da ns les h)'pothèses qu'ils
préVOient, dlsent que les créanciers· Il l'entrent Il da il S
l'e,el'cice de leurs actions indiv iduelles coutre les biens
~u débiteuL' ; que les termes de ces articles, maintenus par
1 article 24 de la loi &lt;lu f, mars 1889, démontrent d'une
maniél'e éviJ entcl que l'exercice de J'action iudividuelle est
suspend u pe ndant la liquidation j udiciaire;

�( 1lU )

( Il', )

Pal' ces motifs,
Disons qu' en l'état de la liquidation j udiciaire du sieur
J..allgier1 il est sut'sis c\ toute exécution COlÜl'e lui e l son
liquidat eur ;
Ordonnons, en conséquence, la discontin uation des poursuites commencées au nom des sieurs Bli n Ilère et Iils;
condamnons ces ùerniers aux dépens,

nu 10 aVl'il 188 9, - Tribunal civ il de Marseille
(Audience des référés) - M, l'AGilE, président,
IN CEi'iD IE . -

C HAl\GEMI!:N'f SU R QUAI . -

CHARGE DE LA COMMUNE. -

_

PRIV I LI~OE

l~nAI S n'EXTINCTION',

l?RAIS DE SAUV ETAGE . -

SU R LA MAR CHANDI SE .

L IJ soin d'éteindre les incendies 1'enh'e dans les altl'ibu· .
tians des municipalités et les (mis lails pot'" y pa.'veni1' constituent une cha1'ge communale .

C'es'tPow: les p remiers selliement que les en!l'ej)1'enew'S
on actwn con.t're la commune; quant au x seconds ils
ont une actwn p,.i 01.·lé9~'é e sw' les 1}tal·chandi8e~
'
sauvees.
.
( \VJLIŒS CON'rllE J~A VILLE DU JlAvnE).

, Nous avons, rapporté dans ce recueil (1885 , 2, 197, _
1888,2,3) le Ju gement du Tribun al de commerce du Hav,'e
du 15 ]Ull1 188,5 et l'arrêt de la Cou r de Rouen du 22 uovembre 1886 Cjm l ont décidé ainsi, dans l'i nstance in troduite
pal' WIlkes frtires contre les propriétaires de la marchand,s~ 1I1 ce,:d iée, à raiso n de laq uelle avaient été fa its les
IraIS dont 11 s'agit,
Débo utés d e leu r demande pour partie, Wil kes frBres
ont actlOnne la ville du Havre devant le 'l','ibuna l civil
pOUl' la portion de leurs frais qu ' ils ne pouvaien t réc lame r
aux propl'létalres de la marchandise,
J UGEMENT.

Il

est ainsi, même au cas dû: l'i ncendie se déclm'e 8tH'
'lm guai , en cQ1'e;' b~'en que la police des pods et des
quais appar tienne à l'aut01,i té 11'W'l'itùne, et que ce
soit ci elle qu'incmnbe le so'i n depO u,1'vOÙ' ct t'ext inction
eH

du ( eu et le d,'oit de ,'équisitio n li cet effel ,
En co'nsequ.ellce, les eni1'epl'enetL1's qui, sur la ?'equisüi01t
des o(fici."s du pori, ont (o",."i let'" maté,.iel el l,,"'s
ouv"ie1's pOUl' éteindre Hn iu cendie dans tme caJ'gai~
son déposée sw' le guai, 01&lt; po,,,, empile"." sa p,'opagatio n, n'ont aUCll11e action POU?' le paiement de leurs
• 11.a L,ù·e, n i cont1'e la ca'J'oaiso n,
(?'ais, ni contre le

Ils ont action li cet e/J'el cont,'e la commu"e,
"'oule(ois, i l y a lieu de distù'gue,. ent,.e les (,'ais d'ex li nction p,'op,.ement dits et les (,.ais dB sauvelage de"
marclzandises.

Attend u qu ' un incend ie ayant éclaté, le 2 janvier 1885,
da ns des ba ll es de coton déposées sm nn des quais du
H~vl'eJ et provenant du navire an glai s RI,odo1'a, \Villi:es
freres, entl'epreneurs d'arrimage, furent requis par le
commandant de port" chargé de la direction des secout'S de
fournir leu r personnel , leu rs otn'riers et leur malél~iel
ain si que tou s engins nécessaires pOUl' l'extinction de l'i n~
ceCIdie et le sauvetage de la marc handise; que les l,'ais,
3"' S' exposés pal' Wilkes lrè"es, s'élèvent, d'après la vét'i,
fi ~at ion laile pat' l'a ,'bitre commis pal' le Tribunal decommerce, à la somme de 2\ ,4 10 ft' , 50 c, ;
Atlendu qu ' il résulte d'un jugement rendu, le 15 j uin
188:;, pal' le Tribu nal de commerce du Havre et confirmé
pal' arrêt de la COUI' de Rouen, en da te du ~2 novembl'e

�( 118 )
1886, qn'un e dis tin cti on doit être faite cl: tre les frais fai ts
pour le san vetage de la ma rchandI se d u ne par t et ceux
faits pOUl' éteindre l'in cendie et empêcher sa pI'opagatlOll
d'autre pa rt ; que les p,'emiers seu l ~ sont;\ la chal'ge de la
m archandise, et que les seconds dO Iven t r estel' à la charge
de la commune;
Attendu q ue l'arbitl'e commis pal' le Trib unal de commerce a fai t une ve ntil atio n des fl'al s réclamés pal' W il kes
frères e t estim é que les f,'a is aJJéeenl s à l'extin cti on de
lïn cendie peuve nt êtl'e fi xés à 14,614 fI' , 50 ?', tandis que
ceux a fi'érents ail sau ve tage de 1« m arc ha,': d lse seraIent de
9,796 fI'. seu lement ; qu' un j ngemen t du I nb nnal de commerce d u Hav re, en date d u 9 aoù t 1887, mais non encore
défini tif a homologué l e l'appor t de l'a I'bitre, et q ll e
W il kes (l'ères ont in tenté à la ville du Hal'l'e, devant la
ju rid iction civil e, u ne ac tion en paiement de la somme de
146 14 Ir. 50 c., q u' ils préten d~nt leur être d ue à l'al50n
de~ frais pal' eux fa its pour éteindre l'incendie et em pêch er sa propagation ;
ALlend u que la vill e du Hav re conteste le principe
m ême de la demande, p,'étendan t que, dans l'espèce, la
direct.ionl des seco urs a ppartenant exclu sivemen t, aux
termes des lois e t règ lem en ts, au com mandant de port

sur lequel elle n'a au c une au tol'ité, elle ne peut être tenue
de payer les sommes dll es à "ViII&lt;cs f rères, mi s en œuv re
par cet offi ciel', et souli en t subs idi aieem ent, dans tous les
cas, que les réclamations de W ilkes fI'ères ne son t pa~
app uyées de ju stifications suffisan tes, et q ue la somme qLII
lui est réclam ée est très exagérée;
Atten du , en principe, quï l n'est pas et ne peut étre
contesté que les fl'ais faits da ns le but d'é teindl'e lin II1cendie, ou d 'en arréter la p ropaga ti on, son t il la charge des
comm unes qu i do ivent fou rnir gratuHement aux tncendJes

les

SPCOU I'~ nécessaires; qu'i l n'y a aucune disli,ll?lion

à fa ire à cet égard en tre la grande et la peti te vome, le

( 119 )
terrain appa rtellan t. à l'Etat ou celui qui est la propriété de
la commu ne, et que les rrais desti nés à éteindre l' ince ndie
do ivent, dans ta liS les cas, être supPol'tés pal' la commune
SUl' le territoire de laquell e l' incendie a éclaté;
Attend u qu'aucu ne exception n'est fai te à ce principe
pOll!' le cas oil l' incendie éclate SUl' un qual compris dans
le périmètre du tel'l'i toire de la commune; que si, dans ce
cas, la direction des Secours appartient" d'ap l'ts les règlem en ts et ordo nn ances, aux officiers de port, ces fonctio nnaires sont tenus d'avertir immédiatement l'autorité
municipale don t ils gèrent en réalité l'aJJaire, et q Ul n'est
null ement exouérée des charges que la loi lui impose pour
le cas d'i ncendie, comme pOU l' d'autres cas de fléaux calamite ux, tels ql.le : épidémies, inondations, etc, ;
Attendu que la circonstance que la direction des secou rs
appartient à un fonctio nnail'e qui ne dépend pas de l'auto rité municipa le, n'a aucune influence, car, au cas de réun ion de plusieurs compagnies de pompiers, le commandem en t, aux termes des règlements, appartient à l'officier

du grade le plus élevé, qui peut ne pas être J'officier de la
comm une Su r le tel'l'itoire de laquell e l'incendie s'est déclaré, et il n'a jamais été contesté que ceLLe commune
doive, néanmoi ns, prendre à sa charge les frais d'extinctian ;
Attend u qll e, le pri ncipe posé en dl'Oit, il Y a lieu d'exa.
m iner maintenant, en fait, quels sont dans l'espèce actuell e
les frais qui doivent être considérés en réalité comme fa its
pour éteindre l'incendie et empêcher sa propagation; i l
est hors de doute, en eJJet, que ces frais doi vent seuls être
mis à la charge de la commune;
Attendll que \Vilke~, pOUl' justil1el' sa demande en paiement de la somnle importante de ]1,,6 14 fr. 50 c. contre la
vill e du Havre, produit co::!)me unique document, quant à
jll'ésen t, le rapport de l'arbitre commis 1l3 1' Ie Tribuna l de

�( 120 )
commerce qui, après avo ir très bien posé le principe quo la
ma,'cbandise do i t su pporter les fmis des mesm es ayant
pour objet principal le sauvetage, et la ?om,mun e les h,ais
des mesures ayant pour objet prlll Clpa l 1 extll1ctlOn de 1111cendie, estime, cependant, que cette somme de 1l.,G I/, f"
50 c, serait due par la ville; mais qu'il parait bien diffl,
cile d'admettre, i première vu e, que la vill e, qui a déjà
fourni aratuitem en t son m atériel impor tant et le personnel
parfait:ment organisé de sa compagni~ de pompi ers, dont
cerlains hommes ont restés plu sle u" s Jours SUl' le Iteu du
sinistre doive encore payer plus de H ,OOO fr " c'est-à-di ,'e
plus de~ deux tie,'s de la dépense tOlale, alors qu 'il semble
r ésnlter au co ntraire, des fa ils de la cause, que dans les
jours ql:i ont suivi le 2 janvie,r 1885, jom olt l'il~cendie a
éclaté les dépenses faites avatent pour objet prmclpal et
on po~rt'ail presque Jire pOUl' but unique le ,a uvetage de
la marchandi se;
Attendu que s i on ne s'était préoccupé que de l'extinction
du feu le moyen le plus sûr, le plus pratIque, le plus
promp~ et le plus économique d'atteindre le résultat désiré
éla il , comme le proposait le capi taine des pompiers, de
précipiler au hass in pl'ès duquel ell es se trouvaient, les
balles de colon al.leintes par le feu ; maIs ce moye n pratIque) facil e à exécuter sans auc un danger, a pl' ~s ~ 'él oi?:n e­
ment des quelques nav ires se trouvant à pl'OX lOlllé, s Ji y
en avait (et i l parait, en fail" qu'il n'y eu avait même pas),
n'a pas été accepté par le commandant de port, qU I a prIS
en considération, non sans raison si on se place au pOlllt
de vue des r éclamateurs de la m archandise et des aSS1lrem's, le dommage considérable qu'éprouverait celte marchaudise pal' l'immersion prolongée dans l'eau de mer ;
Attendu qu'i l parait certain qu e, au début de l 'incendie,
les frai s faits ont eu pOUl' objet principal l'ex tlllctlOn du
feu; qu' une cou pée a élé faite dans les hall es de colon
pour empêcher la propaga tion de l' iucend ie; malS que,
lorsque, dans l'après-m idi , vers Il'ois heures , on a élé ma. -

( 121 )
tre du feu, l'orn ciel' de port, qui .vait le commande_
ment , para iL s'être, su rtout" préoccupé de sauver, dans la
mesure du possible, la mal'chandise atteinte, qui repré_
sentait une va leul' très considéra ble; c'est ainsi que
t
d'abo rd , des pompes puissanl es avaient été placées à dix
mèlres des halles enflamm ées, SUl' lesquell es elles projelai ent des tOl'l'ents d 'eau, qu'eli es éven traienl, décerc laient
et jetaient même quelquefois au bassin ; gue quelques
heu res de ce tmvail surllsai ent certa inement pOUl' éteiudre
complèlement l'incendi e, lorsque l'ordre fut donné de
diminuer les moyens d'action pour ne pas trop endom ~
m ager la marchandise, et de repOl'ter les pompes en
arriél'e, à '.0mèt.'es du foyer de l'incendie, alin de permettre aux ouv riers requ is de fouiller les balles et d'en
extra ire le coton non brllié, lJlli fut Iranspol'té à IIne distan ce asspz éloignée, sur le terre-plein du bassi n Va uban ,
alors que l'incendie avait éclaté Sut' le quai l':oum éa, le
feu se ranimant parfois dans ce coton qui n'éta it plus
sel'l'é dans les ba lles ; le travail continua ainsi pendant
douze jours et douze nuits, alors (lU 'en sacl'itian t la marchandise pOUl' partie, il pouvait fac il ement ètre éteint dés
le premier JOOUl' ; les mestlres très intelli gemment ordo nnées , d'ailleurs, par le commandctlll de l)Ol't, ont donc eu
pr incipalemen t pOUl' objet 1 pour résultat de sau rer une
pal,tie considél'alJ le de la marchandise, cal' les cotons provenant des balles atteinles par 10 feu ont élé vendus en
ven te publiqu e et ont atteint le prix de 200,000 f,',; les
consignatai res de la marchandise eL les assureurs ont profilé, dans une Irès large mesu ra, des frais fails, en l'èalilé,
dans leur senl intérêl, et il eSI, dès 10l'S, lou t il la fois
éq uitahle et juridique, qu'il s paient ces frais, dont i ls ont
largeme n t bénéfi cié;
Attendu que s'i l est jUl'iùiq ue qu e la commune, qui do it
fournir gratuÎlement aux incendiés SUl' son terri loire, les
sceo u)'s do n t elle dispose, supporl e seil le les fm is fai ls sur
la réquisition de l'ornciel' commandan l, IOl's..ju e ce~ fra is

�( 122 )
ont eu pOUl' objet principal l'extin ction de l'incend ie, parce
que l'obligation de la commune dél'ive du lIéa,u et dll daogel' qui e n l'ésu lte, il ne pal'ait pas possible cl aller JlIsqu';\
dire qu'el le devra e ncore supporter les Irms laits SU I' 1'01'.
dl'e de l'incendié lui-m ême, ou, dans l'espèce, du comman .
dant de pOl't qui se constitue alors son mandant ou son
ne[)otio/'ltm gestol', ~'opposa nt à l'ex tin ction immédiate du
feu , daus le bu t de sau vegal'der les lIlterets pécumall'es
de cet incendié; qU 'Oll ne s'ex pliqlle pas, dès lors, comment l'arbitre de comm erce, après avoir si bien posé le
prin cipe, a pu m ettre à la cha rge de l a vi lle, par moitié an
moins, des Il'ais de gal'de e t de slirveIll ance de la marchandise pendant do uze jonrs et douze nll its, et cela m ême pOlir
les cotons transportés SUI' le terre-plein Vauban daus le
selll but de les sauve ter;
Attendu qlle le Tribllnal n'a pas, quant à présent, les
éléments nécessaires pOUl' laire la ve n ti lation des Irais exposés par Wilkes et déterminer, d'après les bases qui l' ien~
nent d'être fixées, quels sont, parm t ces IraiS, ceux qUt
doivent ê tre considérés, en réa lité, comm e fa its pour
éteindre l'incend ie et empêcher sa p ropagatio n ; qll' il )' a
lieu , e n posant le principe, de ren voyer les parties compter
deva n t le plus ancien des aVOll és de la cau~e ;
Attend u qu e la vil le soutient ne rien devoir ; qu'ell e est,
en p,'incipe, reconn ue débitrice et doit supporter les dépens j usqu'à ce jour ;
Pal' ces moti fs,
Le Tribunal , statuant en m atière ord inaire et en prenliel' ressort J
Dit et juge que la vi ll e du Havre est tenue, en p rincipe,
de payer et rembourser à ' Vilkes ès- qualites, les IraiS pal'
lui faits SU I' l'ordre du commandant de port , en tant que
ces fra is ont ell pour principal objet l 'ex tinction de l'in cendiequi s'était déclaré le 2 jan viel' 1885, SUl' le quai

( 123 )
Nou méa, dans les Ilall es de coton décha rgées du navire anglais R hod01'a, et renvoie les pal'ties compter Sur les bases
qui vie nnent d'étl'e indiquées devant le plu s ancien des
avoués de la cause pour fixer le chill're des Irais ainsi exposés, les documents fourni s quant à présent, au Tribunal,
n'étant pas suffisants pour permettre de statuer sur ce
point ;
Condamne la ville du Havre aux dépens.

D u 17 décemb,'e 1887. - 'l'dbllna l civ il du Havre, _
P" és" M. B AYEUX, - P l. , MM, LAI GNE L et BRI NDEAU ,
FIN DE NON- nFCEVOIR. -

D ÉFICIT.

L a (in de non-,'ecevoù' édictée parles al'Iicles 435 et 436
du Code de commerce pOU 1' le cas d'avarie ci: la ma1'chandise tm nsportée, est applicable alt cas de déficit,
D ans ce dernier cas, le délai de vinDt.quat1'e heures dans
lequel le destina{azre dm! proteste1', commence cl COH't'Ù' du. moment OÛ la liv1'aison, (ût -eUe incomplète, a
été terminée (1 ).
( WILL1A MS CONTRE ESTRANG IN) ,

Le Tribun al de commerce de Marsei ll e et la Cour d'A ix
avaien t j ugé le con traire (ce rec, '1 887. L 38 et 223).
Pourvoi en cassation par le capitai ne Williams.

LA COUR,

ARRÊT.

Vu les articles 435 et 436 du Code de com merce:
Attendu qu'il s'agissait , dans l'espèce, non d' une demande en délivrance de mal'chandises exercée dans les
( 1) Voy. l'illdication de la juri sprullence en llotl" ÙU jugement de

pre miè re ins tance , IRS7. 1. 38. - Le ']'riblln ~\ l de comme rce de Marse i ll e a, dep ui s lors, jugé r:nCQl'e ulle fois da ns le se n ~ de ce juge·
ment, 1887 .1. IH.

�( 1Zl, )
termes de l'aI,ticle 1,33 du Code de comme,'ce, mai s d'une
demande en indemnité à raison de marchand ises qui n'auraient pas é té délivrées; q ue ceLle demande était donc
régie par l'article 1,35 , leclu el par la génél'alilé des expres·
sions : « dommage al'l'ivé à la marchandise, » comprend
to u t aussi bien le manqu ant dans la livraison q ue le dommage provenant de détériol'ation ; que la fin de non-recevoir qu'il .lclicte da ns l ' inl érêt général d u commerce mari ·
time, peut donc être i nvoqu ée, que l'action soit fo ndée sur
u ne al'arie, ou qu'ell e ait pO\ll' ca nse une perle partielle de
la marchandise; que dans ce dern ier cas, le délai légal
appartenant au destllla ta ire pour faire sa protestation commeuce à couri r d u momen t où la livraison , f ti t·ellé incomplète, a été term inée;
Attendu qu'il est clabli , en rait, pal' l'arl'et aLtaqué, que
le navire Lisnac1'iéve l capitaine \Villi ams, est arrivé' à
Marseille, le 24 juin 1886, porteur d'un chargement de
gl'aines oléagineuses à destin ation œESll'angin, qui le reçut,
sa ns avoir raiL a ucune protes tation relative a ll manquant
d'une quote-part de ht marchand ise portée a u connaisse·
men t; qu e, toutefois, sui va nt exploit e n date du 17 juillet
1886, Estrangin fit citer le capitaine Williams en paiement
du prix de 76 sacs arachides, 1 sac co lza et 6 sacs sézame,
compris dans l'expédiLioll eLqu'il sou tenai t ne pas lui avoil'
é té livrés;
Attendu q ue, le capitai ne ayant opposé à cette action la
fin de non - r ecevoir tirée des ar ticles 435 eL436 du Code de
commerce, la Cour d'appel (Aix , 27 aV l'il 1887) a repoussé
l'exception par lemoW que les textes susvisés étaient applicables seu lemen Lau cas de cl étériOl'at ion de la marchan dise livrée, et non pas à celul du manquant dans la livrai ·
son ;
Attendu qu'en ad mettant une clistln cLi&lt;&gt; n qul ne résult e
ni clu tex te, ni de l'es prit de la loi, l'arrèL attaqué a méconnu les disposiLiollS des arti cles cités par le pourvoi ;

( I ~j )

Casse ... , au chef gui débollte '\ï liarr:s de la fin de nonrecevolL' relatIve au manquant des sacs liUgieux, etc.

DI&lt; 13 f évri." 1889. -

Cour de cassation (C h. civ.)

P rés. ).M. BAH.lHER, 'Ir. pl'és . - M. D r::SJAnDI~S, av . gén.
P l " MM. MonILLOT et SADA"ŒR,

COl\l PÉ'fENCE. -

POLI CE O'ASSURANCE , -

LE L l'f IGE A UN

CLA USE ATTRIOUANT

'l'n lDuNA L ÉTI\ANGER .

Est v alable la clause d 'une police d'assw'ance maritime
souscrite en JJays étrange,&gt; eni1'e un FI'onçaù~ ei ulle

Compagnie él 1'angè1·e . qui attribueju1'idiction, en cas
~e contestation, al(, T 1'ibunal étJ'(tIl[je1' du lielt oû est
'l.nleJ"venu le con(1'al.

A /ol's mém.e qu'une semblable clause OII""ÏI'ait les C(ll'ac .
tèr~s cl'l.tn.eclause comp1'omis8oiJ'e) eUe n'en sèrait pas
mo'"s hclle par applicatioll de L'article 332 dt&lt; Code
de C011m''''ce ( 1),
(ASSUREUHS CONTnE

WALLER).

Le Tribunal de commerce de Marseill e et la Cour d'Aix
avaie nLj ugé le conLl'aire les 16 décembre 1883 e~ 21, m'l'S
1886 (ce rec. 1886, 1. 59 eL210) ,

Pourvoi en cassation pal' les assureurs.
AnR l~ 1',

LA COUR,
Vu les articles 14 et 11 3', du Code civi l et 1006 du Code
de procéd ure civil e;
Attendu qu'il est constaté, en fait, pal' l'alTêt attaqué que
la police œaSSlll'anCe interven ue à Gènes entre les parLies
( 1) Voy. Conf. C~ l'cc.18SS. 2 . II" et kl. Ilot",

�(

1~6

)

attribue, par son article 33, compétence, en casde contestation s au Tribuna l du li eu où la poilee a ete SOUscl'lte,
quel q~e soit le domicil e de l'ass uré, en Italie ou ailleul's;
Attend li que cette convention est licite; que, d 'une part,
en effet il est loisible a u ~' ra ll çaIS de re noncer pal' avance
à la fac;"t é qu e lui donne l'artic le 14 du Code civil de ciler
l 'é LI'ancrel' devan t les tribunaux français pour l'exécution
des cOI~trats passés en tre eux, ai ns i qu'a u bénéfice de la
compétence qui lui est acco rdée par la loi;, que, d'autre
part, la clause s usmentionn ée déSIg nant un tn~un al étran" Cr pOlir con naître des dlfftcllHés à natLre d un con trat
~xpressément désigné, n'om'e point les car~ctères d'un e
clause com promissoire par laquelle les partIes, r épudIant,
d'avance la juridiction des tribunaux o rdinaires, convien _
draient de soumettre à des a rbitl'es l a connaissance de
contestations i ndéterminées; q n 'an s urp lus, y eût-il clause
con1promissoire, ell e sera it auto risée par ['article 332 du
Code de comm erce;
Attendu que les term es de l'article 32 de la police ne sont
ni obscu rs ni ambigus; qu 'en l'absence de tout docum ent
établissant qu e les parti es avaient modifié la clause litigieuse, ou q u'e lles y avaient r enon cé, la Co ur d'a ppel ne
pouvait, en s'appuyant un iquem ent s ur des a ll éga tIons
san~ précis ion , se r elu ser à en lah'e l'a pp lication
D'où il suit qu'e n alfirm ant da ns l'espèce la compétence
des tribunau x lran cais, il l'exclusiolJ de ceux qui sonL désig nés pa r la conveuL'ion, la Cour d 'appe l a violé les dis positions des articl es 14 et t1 34 du Code civil eL laussement
appliqué celles de l'article 1006 du Code de procédure

civile;

AnOllDA GE . -

VAPE UR . -

T EMPS DE DRUME. _

NON RALENTIE. -

VITESSE

F AUTE.

L e navi1'e à vapezo' ?ui, naviouant pat' un temps de
b1'ume, conser ve sa vi/esse O1'dil1aù'e, commet une (aute
et doit étre) pa?' suite, déclm"é responsable des conséquences d'un abordage 8'/.l.1'Venu enl1'e lui et un voilie r
gui 8'esl t,'ouvé sw' son passage, (Réglemenl, 1" seplem,
br'e 1884, ar'i. 13) (1).
(CAPITAINE Tn ORIlJORNSEN CQNTnE Cm.rPA GN IE 'l'RA i'iSATLANT IQUE).

Du 20 décembre 1887, jugement du Tribunal de comm erce du Havre, qui ava it partagé la r espo nsa bilité dans
les termes suivants:
Vu les r appor ts:
Attendu qlle Je capitai ne Thorbjornsen, commandant le
nav ire 110l'wég ien T el/us, il fait assigner Jousselin , CO ffi m a ndan t la B relagne, et la Cam pagn ie génémle Transatlantiq L1e, pOU l' s'entendre condamner à lui payflI' et l'emboul'ser pal' pr ivil ège SUl' le steamer la Bl'etlJ.one la somme
de 130,000 [ l' , pOUL' pel'tes matérielles subies par sllite de

l'abordage du navire 1èllus et du steamer la Bl&gt;etaone,
plus 20,000 I r, de dommages- intél'tHs;
Att endu qu ' il r ésulte des rappol'ts des deux capitaines qu e

le 7 ma i dernier, il onze heures du soir, le navire Tel/ilS,
venant de Rou en et se rendant ;\ Québec, naviguaiL à l'a,

11" s,-o. tribord amures, pal' vent de N.-N ,-O., tandis que la

Casse,

Du 13 mars 1889, - Cour de cassation (Ch, ci",) Prés " i\l, i\lERvILLE , - M, D ESJARD INS, av. gén. - P I"
SABATIEH

( 127 )

et

L EDMANN.

( 1) Voy s ur cette question, cc l'ec. 1885,1. 265 . t888, 2, Jl7 . - 1888, 1. 154,

ISgi.1. 160. _

�( 128 )

B l'etag ne, venant de New-York au Havre, gouvernaiL au
S. 77- E. ; qu'ainsi les deux navires sui vaienL une route
presq ue parallèle ne se cO Ll pant q u'à an gle Irès aigu;
ALlendu qu e ver s onze hem es, la br ume q ui ex is ta it depnis neuf ou dix heures du so ir, avec éclaircies , s'épaissit
et devint très i nt ense, e t qu e l'a bordage en tre les deux
navires a eu lieu vers onze h eures di x mi nutes ;
Attendu que le ca pitaine ùu na vi\'e T ellus avaiL ses {eux
de position clairs, deux IlOmmes au bossoir, do n t u n offi ciel' , et fa isan t sonner de la cOl' ne de brum e; Cjue, ùans
so n rapport de mer , affi rm é pal' l'equipage, i l déclare aVOIr
rédt;it sa voilure i\ partit' de d ix he ures, ce Cju i dimin uait
sa vitesse et le m etta it il m ême de m anŒuvrer plus faci lement , s'il avait besoin d~ le fa ire, pO U l' éviter un abordage; mais q ue celle déclaration est con testée pal' les dépositions du cap itaine et de l'équigage de la B relao ne, qu i,
tou te fo i ~, n'on t pas eu le temps, ni la possibilité de bien
constater l'étaL de la voil ure e l la mal'che du nav lI'e j
Att endu (jlt'environ dix m inu tes avant l'abordage, le
capilaine d u Tel/us a en telld u, ains i que son équipage, de
deu x à trois q uar ts pal' tri bord deva n t, le son de la ~ ÏI'èn e
de la B ,'elaone , q ui ne lem a pas paru d istinct et qu 'ils
ont pris pour u ne corne de hr ume ; qu 'il est alors venu sut'
bâbord et a laissé a rri ver au sud-s ud- est dt'oit dans Je vent
en do nn ant tt'ois forts coups avec la corne ù brnme il de
tourl s inte rvalles pOUt' éviter un abordage;
All end u que dix m in utes a près il a aper~ u les fe ux d'un
batea u à va peUl' !t un quart ar ri ère pal' le trarers de lribord et que l'abord age a eu lien presque instantanémenl ;
Attend u que le capi taine d \l Tell us re proch e au sleamer
la B 1'elaone de n'avo il' rien fa iL pout' aider au sauvetage,
m ais q ue ce la est contredit pal' les fa il s, el qu' il n' y a, au
contrai re, qu 'à lou cr le com ma ndant de Jousselin de son

( 129 )
~ang froid et de son habile manoeuvt'e qui lui a ermis
en restant engagé avec le T ellu8, d'en sauver l'éqUi~age; ,
~ttend\l que le steamer la B,'elaone, de son côté avait
pns toutes les mesures de surveillance et de préca~tion '
feu~ de position portant à un e grande distance et bie~
clan s, sIgna ux phonIques perfection nés ; dettx homm es et
le mattre de quart au bossoir sur le gaill ard d'avant; un
homme à la sIrène pour la faire fonctioqner ' l'officier de
quart sur la passerelle avec deux timonnie:s et le pilote
du Havre;
,
Attendu que, vers 11 heures 10, le commandant de Jousseltn a entendu, pal' bâbord devant, la corne d'un vo ilier
et I ~s, Cl'lS de l'équipage; qu'il a mis toute la barre pour
venu ,~ ur trIbord, a 8toppé et fait machine en arrière à
tO,ute \ Itesse,mOls que très ?eu d' in ~ ta nts après, il a aperçu,
dt ott devant , la votlure d un navIre coupant sa route et
c~ura!1t au sud, et que l'abordage a eu lie u presque limmédta tement;
Attendu que, malgré la brume, le steamer n'avait aucunement ralenti sa marche et naviguait il Irès peu de chose
près à son maximun de vitesse, soit à 54 10\\l's par minute
c?mme il, avait marché pendant lOllt le cours du vo yage:
a~n s t qu 11 résulte du jOlll'nal de la machin e ; que cette
v ttess~ l,te peut pas èll'e niée ; qu 'ell e est établie pal' les
déposttlOns de 1 équtpage, pal' le journal des officiers et
par celui de la m ac hin e Olt au cun ot'dre n'avait été donne
et où aucune manœ uvre n'avait éLé exécutée avant la perception du son de la Corne du T ellll s ',
Attendu qu e le navire T el/M, qui élait tribord amu res,
en laissant arl'iver dans le vent et en changean t sa route, a
contrevenu à l'arti cle '14 du règlemen t in te rnational de
1884 , et que le steamer la B I'elagne, en ne réduisant pas sa
vitesse pat' temps de brume, a enfrein t l'arl,icle 13 du

2 p,

1889 ,

9

�( lao )
même r~glement ; que ces deux lautes ont causé l'abor dage;
Attendu en effet, qu'étant tribord amures, le Tet/us ne
devait rie~ faire puisqu'il était certai~, par la perception
du son de la sirène, d'avou' un naVll'e de deux à tl'OIS
quarts devant, et qu'en changeant sa roule, Il est venu
el' celle du steamer; que l'on ne peut excuser cette
coup
, ' 1 93
' l '
manœuvre par l'application de 1artlc e - ,qUl alsse une
aine latitude au capitaine, su ivant les dangers de la
cel' t
' é d 'lat ; que 1e
navigation
eL pOUl' év iter un danger Imm
capitaine du T el/us, al'ant précédemment r encontré des
êcheurs a craint d'en rencontrer de nouveau et a déVIé de
P
qu'un .
danger'
absolument
sa 1'oule"J mais qu'il n'y avait là .
éventuel et l'roblématique, tandIS qu au conlralre, par le
son enlendu, il connaissaiL l'existence du danger auquel li
s'est exposé en changeant de route ;
Attendu gue l'on objecte que l'article 14 ne peut recevoir
son application parce que, pal' sUlte de la brume, les navi.res ne se voyaient pas; mais que le règlement de 1884
doi t être d'autant plus rigoureusement appliqué qu'il y a
moins de vue et que les Jangers d'abordage sont plus
grands ; qu'il suffit que le navire T ellus ait su par le son
ou antrement qu'nn navire qu elconqu e se trouvall pal' tnbord devant lui, pour qu'il fùt strictement tenu à l'exécution des règles intern ationa les;
Attendu qu'il est, d'aillpms, à remarquer que, quoique
rapport du capitaine, les dépositions de l'éq uipage et le
rapport des arbitres soient muets SUl' ce point, le Tell"s,
al'rès avoir entendu une première fois le son de la sll'ene,
qui jouait au moins toules les minutes, a dù nécessaIrement l'entendre encore en se rapprochant sans cesse de la
B1'etag"e;
l~

Attendu que la vitesse de la B.'etagne a été aussi, dans
l'espèce, cause de l'abordage ; qu'à 16 ou 17 noeuds, le

l 131 )
temps écoulé entre le momeot où le son de la trompe a été
perçu à bord et l'abordage, a été presque nu l et n'a permis ni au steamer, ni au voilier, d'accomplir entièrement
les manœllvres nécessait'es qui, si la vitesse eùt été moindre, eussent pu, probablement, être exécutées;
Que le but de l'articl e 13, en exigeant une vitesse modérée, n'est pas de mettre l'un ou l'autre des navires au point
d'évolution le p lus favorable, mais de don ner il l'un et il
l'autre le temps nécessaire pour se reconnaître et exécuter
les manœuvres utiles; qu 'importe, en effet, que la Bretagne ait été il son point de plus grande maniabilité, si sa
vilesse ne l ui a pas permis d'en profiter pour éviter l'abordage;
Qu'en effet, en quelques secondes, ce steamer a pu abattre de 7 quarls 1/2 ,S\1r tribord, mais par su ite de la vitesse ,
('ette manœuvre n a eu d'autre résu ltat que de lui faire
aborder le 7'eUu8 en biais vers l'avant au lieu de l'aborder
droit pal' le travers, ce qui, il esl vrai, aurait causé sa perte
immédiate et celle de l'équipage;
Attendu qu'en prenant pour constante la déclaration du
commandant de Jousselin, il en rés ulte que la B retagne
marchant il peu près à toute vitesse, aurait pu, entre le
temps où le son de la corue du TeUus a élé percu et le moment de l'abordage, en stoppant et faisant ~acl:line en
arrière il toute vitesse, réduire son aire à trois noeuds '
mais qu'il est évident que, si la marche avait été modéré~
conformélllent à l'article 13, le steamer eùt pu être arrêté
à temps ou qu'en tous cas, le délai entre la perception du
san et la rencontre eùt été beaucoup plus long et eùt permis à l'uu et il l'autre navires de manoeuvrer efficacement',
Attendu que les fautes des deux navires sont donc prouvées, et que l'on ne peut pas plus trouver d'excuse pour
l'un, dans la crainte éveutuelle de rencontrer des pêcheurs,
que pour l'autre, soit dans les éclaircies de la brume, soit

�t 132 )
dans le peu de durée depuis laquelle elle était établie, et
&lt;;ll'ainsi les deux navires doivent être déclarés, également,
responsables de l'abordage ;
Attendu que le' procès-verbal d'expertise estime les pertes
subies, etc • . .
1

Appel par les deux parties.

AnntT.
Eu la forme. joignant les appels et statuant llar un seul
et même arrêt;
Au fond:
Attendu que dans son jugement du 22 décembre 1887, le
Tribunal de commerce du Havre a exactement dédUit des
documents du procès l'exposé des faitR sur lesquels il avait
à dire droit; qu'il ya lieu, dès lors, d'adopter, en ce, les
attendus de la décision frappée d'appel ; que seulement, et
lorsqu'il s'agit d'apprécier ces faits ainsi exposés~ le premier juge en a tiré certaines déd uctlOns qUi, ,mieux con·
trôlées par les éléments du débat et par ceux de 1 IDstructlOn
laite, ne sauraient être mainten ues; que, s'il est démo~­
tré jusqu'à l'é vidence qu e le steamer la B retagne, en navIguant par un temps de brum e intense à lleu llrès à SO I1
maximum de vitesse, a commis une faute et engagé sa
responsabilité, il n'est pas démontré, comme le juge le
Tribunal, que le navire Tel/us , « qm étall à tl'lbord
( amures, en laissant arriver dans le vent et en changeant
« sa route,» soit fautif par application du règlement internation al de '1884 ; qne les articles 14 et 17 notammeut ne
peuvent être déclarés applicables qu'entre navires qUi peù·
vent s'apercevoir, mais qu'en temps de brume Int.e~seJ
comme dans l'espèce, "ette application devenue materlellement impossible ou échappan t à la volonté, ne peut se
faire; que les articles 10,23, 24 de, ce règlement laIssent
subsister, au contraire, dans les cas exceptionne ls de naVI-

( 133 )
ga lion qu'ils visent, le devoir pour les capitaines de s'inspirer des nécessités de la situation et des mesures qu'elles
exigent;
« Attendu que le Tl'ibunal parait admettre que le Tellus ,
« élant trIbord amures, ne devait rien faire; qu'il devait

« être alors, en eITet, certain pour Ini, par la perceptiou du
« son de la sirène de la Bretagne, qu'il se trouvait un na« vire de 2 à 3 qu arts devant; »

Mais a ttendu que c'est là une supposition toute gratuite;
que le Tribunal méconnalt ainsi ce qui résulte des rapports de l'enquête et de l'expérience des gens compétents
en cette matière, à savoir que le son de la sirène en temps
de brume n'est pas d'une perception nette et suffisante pour
donn er UDe indication certaine; que c'est là ce qui s'est
produit daus l'espèce et ce que révèle l'instruction de
l'aITaire;
Attendu que le Tribunal est d'ailleurs amené à reconnaltre l ui ·même que si le TeUus a modifié sa route, c'est
parce qu'i l vou lait éviter un danger qu'i l savait exister;
qu'ayan t, en effet, rencontré précédemment des pêcheurs,
il avait craint d'en rencontrer de nouveau et n'avait dévié
de sa rou le dans le brouillard qu e llar suite de ceLte expérience faite et de cette crainte',
Attendu que le Tribunal, pour ne pas tenir compte de
cette prudence indiquée, estime que ce n'étai t là qu'un
danger éventuel, llroblématique, tandis que le capitaine du
Tel/us savait, par le son ent endu, l'existence du danger
certain et présent auquel il s'exposait en chaugeant de
route

j

Mais attend u que c'est toujours ici la même conséquence
tirée à tort d'un fait qui n'est pas démontré, et que mème
l'enqu ête à laquelle il a été procédé combat, au contraire,
vIctorieusement;

�( 134 )

( 135 )

Attendu que la même réponse est à fa ire à l'argument
tiré de ce que le Tel/us aurait dû nécessairement entendre
encore et davan tage le son de la sirène de la B1'eta[Jnedès
qu'i l s'eu rapprochait sans cesse;

retenit' avec la déclaration des matelots et avec des consta tations faites bien des fois en pareil cas,que le son de la sirène n'a été entendu que tard et que la direction en est restée,grâce a ux circonstances atmosphériques, insuffisamment
indiquée, et que le capitaine et les matelots èu Tel/us s'y
sont trouvés i nd uits en erreur sans faute de leur part,
mais par un effet physique i ci même démontré;

Attendu spécialement" en ce qui concerne l'intensité
de la brume, que la preuve est décisive et que la vitesse
excessive en temps de brume, du navire la B,'etagne, a été
justemen~ imputée il {auteau capita ine de Jousselin ; qu'il
ya lieu d'adopter, en ce, les motifs du ju gement;
Attendu que les mesures prises par le capi taine 'l'horbjornsen, vu le brouillard épais et les circonstances de navigation comme le relate son rapport de mer, étaient celles
qu'il devait prendre et que la prudence conseillait; que si
au jour de l'abordage, à 11 b , 20, il a vu le feu du m:lt et
le feu de posiLion de bIIbord d'un bateau à vapeur • il un
quart arrière par le travers de tribord, » il faut retenir en
même temps que ce bateau il vapeur, qui n'était autre que
la:Bretagne,avaitune si graude vitesse qu 'au bout d'une ou
deux minu tes du moment où les feux avaient pu être aperçus, le Tel/us était abordé à tribol'd par le milieu du navire et recevait une ~ntai ll e de 20 à 30 pieds en biaisan t vers l'avant;
Attendu, quantà la prétention de Jousselin , produite il
pl u,ieurs reprises et toujours m aintenue, qu'il n'y avait
pas un brouillard épais, mais des éclaircieS fréquentes, que
ce qui est consigné aux deux rapports de mer et dans l'en quête, et les circonstances mêmes de la collision, admises
de part et d'antre, y répondent et en sont la négation justifiée ;
Attendu que, dans leur l'apport, il est vrai, les experts
paraissent contester en un point les affirmations du rapportde mer du capitaine 'l'horbjornsen, mais que, néanmoins et contrairement à leur avis dans la canse, il faut

Attendu que les faits de la cause et Je l'Ole des deux capitaines se peuvent résumer ainsi, en vue de la responsabilité encourue: brume intense, impossibilité pour les
navires de se voir, sauf quand la distance est trop réduite
pOllL' pouvoir s'éviter; la manœuvre du Tellus, commandée par la prudence et justifiée parce qu'on sava it déjà à
bord la présence des pêcheurs en cet endroit, la vHesse de
la Bl'etagne excessive, et une relation directe de cette vi.tesse excessive avec l'accident qu'elle a fait nallre et qui,
cessant cette faute commise par le capitaine de Jousselin,
ne se serait pas produit;
En ce qui concerne la valeur du Tel/us et le chiffre des
dommages:
Attendu que des rensignements pris et des documents
visés par l'expertise, il résulte que, ne s'arrêtant pas à la
valeur estimée poUl' les assll1'aIlces, qui n'est pas suffisammeut justifiée et parait même notablement supéri eure à la
valeur réelle, il n'y a pas non plus à tenir compte d'une
appréciatio n particulière écrite pal' le juge dans sa décision
sans y apporter une justification obligée et acceptable;
qu'il y a lieu d'accepter, au contraire, la valeur déterminée
par l'expertise, et cela par les motifs qui ont servi de base à
l'estim~lion des experts; que c'est donc la somme de
82,000 fI', Clui doit être allou ée;
POUl' le surplus des pertes et dommages, et quant ail
décom pte porté de ce chef au jugement:

�( 136 )
Adoptant, en ce, les motifs de la décision frappée d'appel
et la confirmant sur ce point ;
Sur les autres chefs et demandes :
Attendu qu'ils ne sont pas justifiés et qu'il n'échet de s' y
arréter;
SUl'

les dépeus :

Attendu qu'ils sont à la charge de la partie qui succomhe;
Par ces motifs,
L.'

COUR ,

En la forme : joint les appels, statuan t par un même
arrêt ;
Au foud : corrigeant pour partie, confirman t pour le Surplus; dit et juge les articles 14 et 17 sans applica tion en
l'état et rlans la cause; dit que, vu la brume et l'impossibilité pour les navires de se voir, et les fa its pa rticu liers
de la ca nse, c'était seulement dans les prescriptions des al'ticl es 13, 23 et 24 qu e les capitain es avai ent à ch ercher leul'
règl e de conduite, etque c'était alors dan s les périls et les
nécessités de la navigation qu'Ils devaient ch ercher leur
inspiration;
Dit que la manœuvre du T el/us, indiqu ée pal' la prudence m ême, n'a pas constitué une faute et u 'a pas
amené la collision ; qu'i l y a, au contraire, contravention
de la B" etagne pal' sa vitesse excessive en temps de br ume
intense;
Dit notamment qu e ('eUe vitesse de la Bretagne, qui n'a
pas laissé au navil'e le Tellus le temps de s'y s'lustraire, a
été la cau se exclu sive et certain e de la collision;
Dit et juge qu e le capitain e de Jousselin et la Compagnie
Transatlan tique, obligés pal' la faute du capitaine de la

( 137 )

Bretagne' et liés par une même responsahilité, doi vent être
cond amnés con jo intement et solidairement et pal' privilège
sur le steamel' la B retagne ;
Fixe à 82,000 fI'. la valeur du Tel/us ;
Confirme, quant au surplus et pour l'établissement des
autres dommages et le comp te de ce qui es t dû , la décision
frappée d'appel avec les réd uctions, non contestées d'uUleUl's, qui ont été opél'ées pal' les premi ers juges; décharge,
en conséqu ence, le capitaine Th orbjornsen des condamna.
tions port ées contre lui ;
Coudamne le capitaine de Jousselul et la Compagnie
Transatlantiqu e à payer la somme susindiquée de 82,000
fran cs ;
Rejette tou tes au tres demandes et conclusions; conda m ne, dans les mêmes term es ci-dessus visés, le capitaine
de Jousselin et la Compagnie Transatlantique à tous les
dépens de première instance et d'appel.

Du 28 janvie?' 1889. - Cou r de Houen (1" Ch .). _
P rés ., hl . COUVET. - P t., Mhl. Goss~'r et M Al\A IS.
CAPITAI NE. -

AnTI c LE

AVAN CES Fl\ITES POP H LES BESO I:-iS DU NAVIR E.

234

DU CODE DE COi\l M €RCE , - INoDsER VAT ION.

A R MATEU R TENU .

Les ( o,'matités p,'esc" iles par l'a,·ticte 234 du Code de
commerce, ont pour but le p1'ivilége attaché ci la créance,
m ais non la créance elle-méme.
E n conséquence , l'armateu1" est tenu déS avances laites
au capitaine pott l' les besoins de son navire , quand
meme les ( m'matités de l'a,·ticte 234 ,,'auraient pas été
(aites (1).
(1) Voy. 2- Ta ble gé nérale.

\, 0

Capitaine, n°o 9 ct suiv.

�( 138 )
( AYULO ET

C'

CONTRE

VEUn T OUCIi ARD -1 ALL EMANO).
J UGEMENT.

Attendu que Enrique Ay ulo et C' ont assigné veuve
Touchard-Lallemand en paiement d' une traite de 4,489 Ir.,
tirée au Callao de Lima sur elle par Richer , capitaine de
l'Abeille ,,' 3, et causée valeur pOU l' les besoins de son navire; que l'eu ve Toucbard- Lallemand refuse de payer
cette traite parce que le capita in e Richer n'aurait pas rempli les formalités prescrites par la loi ;
Qu'aux termes de l'article 216 dn Code de commerce, le
propriétaire du navire es t tenu des engagements du capitaine pour tout ce qu i concerne le na vire et l'expéd ition;q ue
les forma lités pl'escritespar l'article 234 du même Code ont
pour but le privilège attaché à la créance, mais non la
créance elle-même; que ia seule condition imposée est que
la créance so it contractée pour ce qui concerne le navire et
son expédi lion, ce que, dans l'espèce, le capitaine a fHrme
par la mentio n de la trai te portant: pour les besoins de
mou navire;

( l a9 )
loi avan cer au capitaine les londs qu' il réclamait et sont
pal' SULte, en drolt d'obtenir le remboursement de l 'arma~
teur Ol'dlllaUe ;
Par ces motifs,
Le Tribunal, etc, ..

D'tt 18 décemb,'e 1888. - Trib un al de commerce du
Hav re. - P rés., M. 'fOUSSAINT.

FA ILLITE, -

LI QUI DATEUR JUDlC IAIRE. -

POURSlilTES

IN DIVIDUELLES.

A la diffé1'ence de la (aillite, la liquidation judicia;,'e
ne suspend pas le d1'oit de pou1'suites individuelles et
d'exécutwn SU7' les biens du débiteur ( 1).
PREMIÈRE ESPÈCE .

(Epoux

LUTZ ET R OUC H ER

Époux

LEUR LI QU IDATEUR CONTRE
V I VET).

Que veuve 'fouchard 'Lailemand, to ut en prétenda nt que
les dépenses sont exagérées, ne conteste pas qu'elles aient
été laites ponr le navire et n'établit aucun accord entre
les prête ul'S et le cap itaine en vue de fraude; que si les
dépenses faites par le capitaine sont exagérées, il en reste
responsable envers les armateurs qui sont tenus desdites
dépenses envers les tiers de bonne foi;

. Du 30 mars ordonnance de r éfé ré ordonnant la continua tion des pOUl'suites .

Que le capitaine Richer e t parti du Havre pour Panama
avec des le:tres de crédit pour les différents ports de J'Atlantique, mais sans reSSOUl'ces pOUl' ceux dn Pacifique; qu'arr ivé à Valpara iso, il a été au torisé pal' dépêche de veuve
Touchal'rl- Lallemand à se pl'Ocurer les fonds nécessaires;
qu'au Callao de Lima, Enriq ue Ayu lo et C'ont pll de bonne

. Considérant que la loi du4 mars 1889 n'a formulé aucune
IIltel'diction contre le créancier, do nt le déb iteur a été ad-

Appel par les époux Lutz et le liquidateur.
AnR~T.

LACoun,

( 1) Voy, cn sens contl'a.ire, ci-dessus, p. 113.

�( 140 )

( 141 )

mis au bénéfice de la liquidation judiciaire, de poursuivre
ce dernier pal' voie d'exécution sur son mobilier;

liquidateur, d'autoriser, à la fois, l'action contre ce de ' .
et contre le débiteur',
tiller

Que la seule restriction, éd ictée contre le droit de poursuite du créancier, est relevée par l'article 5, portan t que
les créanciers ne peuvent poursuivre l'expropriation des
immeubles sur lesquels ils n'out pas d'hypothèque; que
les restrictions Ill! droit commun sont de droit étroit;
qu'on ne saurait, dès lors, en l'absence d' une prohibition
expresse, paralyser, au de là de celle que la loi prononce,
l'action du créancier poursuivant, a lors sur tout qu'aux termes de l'article 4, le jugement déclarant ouverte la liquidation judiciaire n 'est susceptible d'aucun recours et ne
peut être attaqué pal' la voie de la tierce opposition;

Que les mêmes principes se dégagent des concl usions dtl
rapport ~résenté devant le Sénat, leqClel rapport met en re h· ef la
dtfférence 1existant entre la situation de la l'Iqm'd a. d' . .
t lOnJu
IClatre et a sittlation de la faillite',

Qu'au surplus, le rapporteur dela loi à l'Assemblée a pris
le soin de préciser que la loi nouvelle n'avait point entendu aller aussi loiu que la commissiou de 1882, qui avait
proposé d'insérer dans l'article 44 1, alors amendé, qu'il ne
pourrait étre dirigé aucune poursuite contre le débiteur,
« Le dessaisissement, disait cell e-ci, entralne nécessairement la suspension des poursuites contre le débiteur,))
(V, rapport fait sur le projet de loi SUl' les faillites et snI' le
concordat amiable ou liquidation volontaire , - Ch. des
députés, session de 1884, n' 2632, p. 14 ;
Que le rapporteur de la loi nouvelle affIrme, au contraire,
que le dessaisissement du débiteur n'aura point, après l'ouverture de la liquidation, l 'étendue que lui donne la loi des
faillites, « car les démarches personnelles du débiteur seront nécessaires pour alTivet· à un résultat prompt et efficace et, d'autre part, il importait de créer une différence,
visible pour tous, entre l'état de liquidation judiciaire et
celui de faillite ;. qu'enfin le rapporteur proclame que l'on
se trouve ici en présence du droit des tiers, « auquel il ne
saurait êll'e porté atteinte, )) et qu'il était nécessaire, en
conséqlJence, le débiteur n'"yant pas, comme sous l'empire
de la loi actuelle, de représentant légal en la personne du

QU'e,n effet, y est-il dit, dans la faillite le débiteur disparait
e malllère complète') mal's ''"" l"Inverse) au cas
) dun
'"
dune IlqllldatlOn j udiciaire, on se trouve en face d'un
homme encore à la tête de ses affaires pouvant
.
1 . mê
l"
, a g i r par
lll- me, avec assistance d'un tiers, qu'on aurait dù
app~ler cmateur au lieu de liquidateur J'udiciaire car il
lq
'd
'"
,ne
l UI d
e et 11
a mlulstl'e
rIen;

Qu~ c'est par application de ces principes que l'article 5
a déCidé que toute voie d'exécution Sur les meubles de .
Nr~, à .partir du jugement dérlal'ant ouverte la liquidat~~,~
Judlcl~tre, llltentée ou suiv ie il la foi s contl'e le liquidateur
et le deblteur, ce qUl suppose, par là mêm e, que le creancIer a le drOlt d'y recou rir ;
Adoptant, au surplus, les motifs de l'ordonnance dont
,
appel, confirme;
Condamne l'appelaut à l'amende et aux dépens.

, Du 14 mai 1889, - Cour de Paris (7' Ch.) _ P"és., N.
FAUCONNEAU- DuFnESNE. _ M. !ACOMY, av . gén. (con cl. contt·.)
- PI., MN. LOUSTAU NAU et CLOSSET.
DEUXIÈME - ESPÈCE.

(LETOR CONTRE LtvÈQUE ET DEMAIIL" , SON LIQUJOATEUR ) .
. ORDONNANCE.

Le Tribunal,
Attendu que Letot, en vertu d'lIn jugemeut contradic-

�( lU)

( 143 )

toire du 29 lévrier, a lait saisir sur le sieur Lévêque, son
débitew', tous les objets mobiliers et le m atériel appartenant à ce dernier;
Attendu que toutes les formalités pour arriver à la vente
ont été remplies et que le jour en a été fixé au 10 avril;

de l'article 6, être déposés à la Ca isse des dépOts et consignations;

Attendu qu e, Lévêque ayant obtenu le bénéfice de la liquidation judiciaire, le liqu ida teur s'oppose à ce qu'i l soit
passé outl'e à la vente,prétendant avoi r seu l le droit de réaliser l'actif du débiteut' liquidé;

Condamne Demarl)' , liq uidateur, ès-quali tés,a ux dépens.

Mais attend u que l'article 5 de la loi du 4 mars 1889, en
décidant que toute voie d'exécution sur les meubles doit
être, à partir du jugement qui déclare ouverte la liqu idation judiciaire, intentée ou suivie, à la lois contre le liquidateur et le débiteu l', présuppose par cMa même, pour le
créancier, le droit d' y avoir recours ;
Attendu qu'à la différence du syndic de laillite, le liquidateur n'est qu'un consei l, un surveillant, qu'il n'est le
représentant légal ni du liquidé, ni des créanciers; que le
droit des tiers demeure ent ier;
Attendu que les travaux préparatoires de la loi ont souligné et consacré cette différence; qu'en effet, la comm ission ayant proposé d'insér er dans l'article primitif qu'il ne
pourrait être dirigé aucune poursuite contre le débiteur,
cet te proposition a é té écartée;
Attendu enfil! que le rapporteur s'exprime aiusi dans son
rapport: « On se trouve ici en présence du droit des tiers auquel il ne saurait être porté atteinte; et il était nécessaire,
le débiteur n'ayant pas, comme sous l'empire de la loi actuelle, de représentant léga l en la persouue du liquidateur,
d'autoriser l'action à la lois contre ce dernier et contre le
débiteW'; »
Attendu qu'aucune atteinte n'est, d'ai lleurs, portée aux
droits de la masse, puisque les fonds doi ven t, aux termes

Par ces motifs,
Ordonne que les poursuites sel'ont continuées·,

Du 12 avriL 1889. - Tribunal civil de Sain t-Quentin
(audience des référés). - lU, VAINKEn, prés.

A SSU RANCE MAntTli\lE. -

CORPS. -

D ÉFAUT DE FONDS . -

ASSURANCE PARTIELLE. _

NON TENU n 'ENVOYE R SA PART. -

,

INNAVIGAIliL ITÉ RELATIVE.
ASSURÉ

D ÉLAISSElfENT .

L 'innavigabiLité ,'eLative ,'é"dtant notamment du manque de (onds pOUl' les réparations à (a;,'e donne lie .. à
déLaissement aussi bien que l'innavigabiÎité absolue.
Et i L en est ainsi même au cas d'une aSSlt1'anCe (aite avec

(l'anchise d'av'Iries (1),
Si le navù'e n'est assuré gue POU?' une pm'tie de sa vale1.t1', les aSSureu,1'S ne }Jeu vent évite1' le déla'l'ssement
dans Le cas ci-dessus, en offrant d'envoye,' des ( ond;
po",' leu,' part de réparations,
L'a1'mateu1' n'est, en effet] nullement tenu de puisel' dans

sa (m'tune de te,','e pou,' paye,' la part qui Lui incombe.
Si donc le cap'l'taine n'a pu 1'éussil' ci contracter un em -

pmllt à la grosse, le re(ltS que lait l'annateUl' d'en voye1' des londs pOU1' sa part, ne le 1'end pas non 1'ece·vable à (aire délaissement,

(1), VO~t . Conf. l'· Table déce nnale; v· Assul'ance maritime,

et

SU1 \' . -

2° Table décennale , Ibid. , no' t~3 et sui",

U""

208

�( 144 )
( 145 )
(GRENET CONTRE ASSUREURS),

Du28 mai 1887, jugement du Tribunal de commerce de
Nantes, ainsi conçu:
J UGEMENT,

Le 'rribunal,
Attendu que Grenet réclame a ux ass ureurs de son navire Harmonie la somme de 20,000 Ir" montant du risque
souscrit par eux ;
Attendu que Ch, Simon et antres repoussent la demande
de Grenet, soutenant que c'est volontairement qu' il a dé laisséson navÎl'e assu ré franc d'avaries, alors que le devis
des réparations à faire n'atteignait que la moitié de sa valeur agréée en assura nce; que, de plus, il repou sse leurs
offres d'envoyer les fonds nfcessa ü'es lIux réparations au
prorata des sommes couvertes par eux et de celle pour laquelle il était resté son propre assure ur ;
Attendu que l'Hm' monie partit d'Ara cau pour Rio -Grande
avec un chargement de sel ; qu e bient ôt après il ép rouva
une voie d'eall qui le força à entrer il Ceara (Brésil ) ; que
là, il fut reconn u qu e la voie d'eau ne pouvait y être répar ée en raison du manque de ressources q Il'otl't'e ce petit
port; qu'un emprunt à la grosse eut lieu et que le navir~
se l'endit à Maranl1ao ;
Attendu que le devis des réparations à faire s'éleva à
20,000 fr" le navire étant assuré pour 2'2,500 fI', sur une
valeur acceptée et reconnue de 40,000 fI' , ; que Grenet refusa d'envoyer de l'argent pour procéder aux réparations
et repoussa les offres des assureurs de (aire parvenir les
fonds au prorata des sommes cou vertes par chacun d'eux
et de cell~ conservée par 1ui ;

Attendu que la question à résondre est de savoir si les
assul'e~rs peuvent êtl'e tenus au paiement des sommes

souscntes pal' eux pour délaissement du navl're f t
' au e
d,enVOl'd e f ond5 pour le réparel';
Attendu que l'Ha'/'monie était assul'ée franc de toutes
aval'les, sauf ~elles donnant lieu à délaissement, d'accord
en ce la avec 1 a l:tlcle 4.09 du Code de commerc~qu i stipul e
que la clause fl anc d ava n es affranchit les assureul's de
to\lIes avan es, soli communes, soit pal'ti culi ères, excepté
dans les cas qu i donnent ouverture au délaissement',
Attendu que l'article 369 du Code de -commerce édicte
que le délaIssement des objets assurés peut être fait ell ca
s
d'innavigabili té par fortuue de mer',
Attendu que la loi ne di stingue pas entre l'innavigabilité
absolue, résultant de l'impossibilité oil se trouve le navire
de pouvoir reprendre la mer, el l'innavigabi li té relative,
résultant du manque de fonds ; que, dans les deux cas, le
résultat est le même, le navire ne pouvant contin uer sa
navI gatIOn ;

Attendu que s i les assureurs de 1',Harmonie entendaient
s~ soustra ire à la possibilité d'un délaissement pour ca nse
d Innavlga billté relati ve, il leUl' appartena it de le s tipuI ~r ; que non seul ement ils ne l'ont pas lait., mais qu'en core
1 artICle Il de la police démontre bien la portée de l'en~a­
gement contracté; qu'il y est dit : " Est réputé innavi"able
" et peut être délaissé aux asslll'eu rs le navire cond~mné
" faute de londs ou de crédit , mais seu lemen t dans un
" port, de relâche , La condamnation prononcée, pour ce
" mollI, dansun port d'expédition ou de destination, ne
" dOline pas heu au délaissement', »
Attendu que ces s tipulations s'appuient évidemment Sur
les a rtlcles 369 et 409 du Code de commel'ce., dOllt les partles ont en tendu réclamer l'app lication, en limitant tuutefO IS les conséquences de l'innavigabilité relative aux ports
2' p, -1 889,
10

�( 146 )

-

de relâche: q ue cette in terpré tation d~s conven tions est
d'a u tan t plus exacte qne les c lansesd e 1 ~r tlCl e 11 font partie de la portion imprimée de la police, c est- à- du'e de coo ditio nsgénérales s'appliquant à tous les ,cas, qu ~l1 es q~e
0
ient d'ailleurs les condit ions mannscntes à !Iltervellll'
en tente, lors de la rédactio n de la police, qu'elle soit
faile à tous risqu es ou franc d'avaries ; que , dans les deux
cas, les conditions de l'a r ticle 'lI sont app h cables;

~~rèR

Qu' il faut do nc reconnaitre , avec la jurisprudence , que
les rés ultats déco nlan t des articles 369 et 409 comblllés
sont de l'essence du contrat d'assurance, et que les assureurs ne peuvent s'en am'ancbit' que par l'insertion d'u.ne
clause spéciale et form e lle qu i n'existe p as dans la poi Lee
de l'Harmonie;
Attendu que c'est en vain que les assnreurs; vou draient
tirer de leurs offres d'envoyer des fonds au prorata des
22,500 fI' , couverts pal' enx, la preuve que l es fonds n'~u­
raient pas manqu é si Grenet avait consentI à ce: enVO Let
avait fait parvenil' à lùaran hao sa part SUL' les Il,500 fi,
pOUl' lesq uels il était l'esté ,It découvert;
Attendu que ces offres ont é té faites à titre provi so ire
comm e avance ponr empêcher tonte possibilité de condamnation faute de fond s ou de cL'édit, dans un l ieu de re l ~\cb e,
ce qui ' si Grenet les avait acceptées, l'aUL'ait obli gé à envoyer des fonds e t ["eût forcé à comptel' avec les assureurs
et à régler en ava L'ies, lors de l'arrivée du navire a~L port
de destination; qu e, dans les deu x cas, il se tl'OUValt dans
la nécessité de puiser dans sa fo rt une de terre, ce que n'a
pas voulu la loi;
Attendu que c'est encore sans s uccès que l es aSSUL'eurs
soutiennent qu' il n'y a pas, en l'espèce, l'lL1Llal' Lgab tlLté
par fortune de mer, prév ue par l'article 369 ;
Atte ndu que l'innavigabité relative résulte du m anque de
fonds, e t qu' il faut reconnaltre qu'il y a fortun e de mer,

( 147 )
a lors que le navire est conduit pal' les hasards de la naviga tion et les ca pri ces de la mer en Lin port de rel;\che;
qu'aux term es de la police, article Il , c'est là seul ement
qu e les a r ~icl es 369 et 409 peuvent trouveL' leur app licatio n , cet article 11 fai sant la distinction que ne fait pas la
loi e ntre le pOl't de re lâche et les pOl'tS d 'expédition et de
des tination ; qu'il fa ut donc dire qu e le fait d'ent rer en relâc h e forcée constitue IIien la fortun e de mer;
Attendu qu e Grenet avait une obliga tion étroite, celle de
pu iser da ns les ressources de so n navire tout ce qu'il pou vait pour tâcher de le réparer, mais qu'il n'était pas tenu
a n de là; qu'il est é tabli que, m a lgré les tentatives régu lièrement faites à Maranhao, il a été imposs ible de trouver les
sommes nécessaires aux r épal'alions de l'ffQ1·monie ~· qu e,
dans ces condi tions, ce navit'e a été frappé d'innavigabilité
relative pa l' manqu e de fo nds, et que c'est à bon droit que
Grene t a pu en faire le délaissemen t à ses assureurs;
Par ces motifs,
Valide le délaissement du na vire H a,'monie fait par GL'ene t à ses assureurs;
Condamne Charles Simon et autres il. payer à Grenet la
somme de 20,000 fr. , chacun d'eux payant la somm e sanscrite pal' sa Compagnie, et ce, avec intérêts de droit ;
Débo u te les parties du surplu s de leurs demandes, fins
eL conclusions;
Condamue Charl es Simon et autres aux dépens au proL'ata des sommes sou scrites par chacl&lt;Tl d 'eux.
Appel par les ass ureu rs ,

La COUR,
Adoptant les motifs des pL'emiers juges,
Confirme,

�( 148 )

( 149 )

Du 7 ( éw'ier 1888 , - Cour de Rennes ( l " Ch ,)- Prés"
M, deKEnBERTl N, 1" prés, - PI " dMN~' GR)lvAnT PGour les
assureurs, COQUED
. ,EnT (du barreau e an tes pOUl' renet,

VENTE, _
_

EXPÉDl 1' IO~ ,

-

REFUS poun DÉFAUT DE QUALI1'É ,

EXPERT ISE A PROVOQUER PA R L'A CHET EUR.

L'achéleu,' qui pr étend que la ma,'cha"dise ,,'es l pas de
.
1a qua l t'l e' co"ventl e , esl demandeu,' da" s celle excepllOn
el doit (aù'e la p,'euve en provoquant u ne exp.,'lI se ( 1).
F aute de l'avoir (ail, el si 1/11 délai asse: long s'esl écoulé
depuis l'exp édilio n, il demeu," le nu de ,'ecevo,,' el de
pay"',
Il en e3t ainsi rn~ me au cas ou i l aU1'ai t ,&gt;envoyé celfe
marchatld'i se au v endeu1', si cel ui -ci a ,'e( u,8é de la 1'e~
cevoir.
(DERODE ET C' CONTRE ETIENNE FRÈRES) ,
JUGEMENT,
Attend u q ue Etienne frères" tou t en pro tes,tant cO:1 tre la
q ualité des deux sacs café Salin· Narc don t s agit.. n ont eu
recou rs à a ucu ne mesu re de nature Ù pouvoir Ju ~ tliler leurs
prétentions et à sauvegarde r leurs inté rê ts ;
Qu 'à to u tes leu rs r éclamations, Derod e et C' ont constamment r épondu q u' il 8 avai ent livré une m archandise
conforme aux ~onditi o n s de le ur ven te verbale;
Qu'à la vérité, Etie nn e frères on t bi en réexpéd ié aux demande urs la ma rchand ise en litige, m ais q ue ceUX-CI,

(1 ) V\oy.la premièrè partie du prése nt vo lum e) p. 228 et la no te.

aver tis de la réexpéd ition, ont déclaré à la Compagnie des
chemi ns de fer q ue ces cafés n e les con cernaient pas et
qu' il n 'avaient ' a ucune instruct ion à lui donner à ce
sujet ;
Qu'enfi n de compte, Etienne frères ont lait reven ir ces
calés à Nimes ; que ce n'est q u'apl'ès ces diverses pérégri n a tions et ap rès plusieurs mois éco ulés qu'ils demandent
une expertise, alO1's qu'i ls eussen t dû recouTù' ci cette me ~

su,'e dès l'an'ivée des cafés à Nimes;
Qu e celle demande es t aujou rd 'h u i tardive et doit être
écartée ;
Qu 'ils doi vent être condamnés à payer à Derode et C' la
somm e de 2, 907 fI' , 95 C., avec les intérêts de droit ;
At tendu , en ce q u i touche les '12 sacs café livrables fin
décemb re, que Derode et C' no n seul ement on t laissé passer
le terme con ven u pour la li vraison sa ns offrir la ma rch andise à le urs achete urs, mais q u' ils leu r on t même déclaré
q u'ils ne les li vreraient pas tan t qu e l'affaire des deux sacs
ne

s~ ra iL

pas te rmin ée;

Que ce tt e prétenti on n 'était pas séri euse et ne pouvait
les déli er de le u rs obli gations co mme vendeu rs vis-à-v is
d'Eti enne fJ' ~l'es;

Que ceux·ci, en effe t, aux term es de l'arti cle 1610 du
Code. civi l, so nt en droit de demander la résolution de la
vent e a uxd its 12 sacs, puisq ue leurs vendeurs ont manqu é
à faire la déli vran ce de ta ch ose vendue dans le temps convenu entre les parties;
Pal' ces m otifs ,
Le Tribunal join t la demande subsidia ire et incidente à
la pri ncipa le e t stat uant sur le tou t pa r u n seu l et m ême
jugement en premi er resso l't , dit qu 'il n'y a li eu de s'arrêter à la de m ande d 'psperti se conclue par Etienne frères ,
laqu elle es t tardive; les condamne, en conséquence, à

�( 150 )

( 15t )

payer à Derode et C' la somme de 1.90 fr , 95 c" ave? i~té rêLs
de droit et aux dépens ; faisant drOIt à la demand e lO cldente
d'Etienne frères prononce la r ésil iation de la vente aux
12 sacs café liv l'~bles /ln décembre par le faH et fau te de
Derode et C'; déboute, en conséquence, Del'Ode et C' de
leur demande à cet égard, et les co ndam ne aux dépens de
ce chef.

énoncés dans ladite police; qu 'aux term es de Particie 10
de celLe police, tout s inistre queUe qu 'en soit l'impor tance,
don ne à la Compagnie la fac ulté de résil ier l'assu rance;

Du 6 j,dn 1888. - Tribunal de commerce du Havre, L EMlNIB Y pour Derode et C',
J ENN EQUIN pOlir Etiepne frères.

P ,'és" 1[. CHOUZICT, - P I., MM,

A SSU RANOE T En J\ESTn E . -

I NCENDIE. -

APRÈS UN

RJ~SER VE DE R ~;Sl Ll en

SINISTRE.

L a ,'ése1've ( aite pa?' une Com.pagnie d'assurance contre

l'incendie , de la (acuité de résille&gt;' le conh'at après un
sinistre est une clause licile et qui doit étre appliquée
atm'", méme que l'assu1'é ne ,'éclamerait aucune indemnité .
Cette ,'ése1'Ve a, en eff'et, POU?' btd de pe1'lneth'e ci l'aSSu,1'ell1'
de se 8ousb'aire pOUl' l'aveni1',aux ,'isques si[Jnalés pa?'
J

l'incendie qui vient d'av01:r lieu, et qu.'il a pu
ou ne p as p1"évoir au. moment du contrat ,

1.'g1l01'el'

(ASSURE UR S CONT RE D EUTSCH),

Considérant que, suivan t po lice d'assurance contractée
en tl'e les parties le 19 m ars 188 1, la Co mpagnie la Clémentine s'est ob ligée, moyennant le pa iement d'une prime
aunuelle à aarantir et indemnisel' A, Deu tsch et ses fils
,
b
d'
des dommages et pertes pou vant résul ter de tou t incen le
slj rven u dans les blltiments, constructions ou au tres objets

Considéran t qu'i l n'est pas contesté que, le 15 décembre
1886, un in cendie d' une certa ine gl'avité a éclaté à l'u sine
de Deutsch , dans un réservoir cont enant des huiles miné rales dont la combustion a duré plusieurs h eures et a pll
fail'e craindre un désastre considérable; qu e, le lendemain
16 décembre, sans qu'aucune réclamation lui ait été adressée pal' Deutsch, la Clémentine a i nfo rmé ce demiel' qu'elle
entendait user de la fac ulté qu 'elle s'était réservée par l'article '10 de la police de résilier le contrat d'assurances ;
Considérant que Deu tsch refuse d'accepter cette résiliation, sou tenant que l'i ncendie du 15 décembre 1886 ne peut
être considéré com me un sinistre, pal' le motif qu'il n'en a
jama is réclamé et n'eu réclame enCOl'e aucu ne indemni té ;
qu 'il l'a lieu d'in terpréter Sur ce point la convention des
parties;
Considéran t qu e, la police d'ass urance étan t nn con trat
synallag matiq ue et de bo nne foi, i l n'a ppartient pas à
l'assuré d'empêcher l'exécuti on des clauses de cette police
en r enonçant à réclamer l'i nde mnité qni lui est due; qu'en
ad metta nt qu e l'interpl'étation du mot sinisb'e, employé
pal' l'article '1 0, pu isse être contestée lorsqu'il s'agit d' un
dégât sans aucun e impor tance, son appl ication ne peut
et,re discntée en présence de l'in cendie du 15 décem bre
'1 886 ;
Considé rant que la rése rve faite pal' la Compagnie de la
fac ulté de résil ier le contrat d'assurance aprés un sinistre
n'est pas uu e clause arbitraiI'e ou potes tative; qu'elle a
po ur objet de permettre à la Compagnie de se soustraire
pOU l'

J'avenir aux risques signalés par l'incend ie qui vient

d'éclater, et qu'elle a pu ignorer Ol! ne pas pré\'oir au moment du con trat d'ass urance;

�( 152 )

( 153 )

Considérant, d'ailleurs, que cetle clause a été acceptée
par Deutsch; qu'il ne peut être adm is à modifier, même en
renoncant à ses droils, les conventions par l ui souscrites et
qui, ;u"' termes de l'al'ticle 11 34 du Code civ il, tiennent
lieu de loi en tre les parties;
Par ces motifs,
InUl'me le jugement rendu pa l' le Tribun al civil de la
Seine le 25 janvier 1888 ;
DiL à bon droit la résiliation du con trat d 'assurance notifiée à Deutsch le 16 décembre 1886 par applicatiou de l'article 17 de la police convenue entre les parties;

l

Déclare, en conséquence, résilié, à panir dudit jour 16
décembre 1886, le contrat d'assura nce passé entre les p~r­
Lies le 19 mars 188 1.

nu 22 décemb,'e 1888, -

Cour de Paris (4' Cb,)-

============
FAILLITE. -

AOSENCE DE DÉCLAHATION JUDICIAIRE . RÉTENTION. -

VENDEUR .

HÉSILI ATION PURE ET SI MPLE.

Le dt'Otl du Ve7/.deU1' de 1'evendique1' ou de retenÏ1' La ma'/'chandise pa-r lui vendue, e:cz"ste aussi bien au cas où
l'achete-ur' est en état de suspension de paienl,ents, qu'au

cas oû sa jaillile est déctm-ée ( 1).
Il ne peut donc, pas plus dans le cas de suspension que
dans celui de faillite déctm'ée, se p01'tel' cl'éancie/'
des dit/~"e"ces de co,,"s Ott dommages-inté/'éts ,'ésultant de la résiliation du conh'at, et autcquels il aurait

(RHE IN CO:'&lt;l'nE

L, , ,)

J UGE MENT.

Attendu que nbein, commel'çanL à Paris, avait, par marché verbal, en date du 12 février 1888, vendu à L ""
négocian t au Hav re, &lt;\00 quintaux chènevis livrables à raison de 100 quintaux pal' mois, de mars à ju in , au prix de
23 fr, les 100 kil.,paiementà trente jours de chaque li vraison ; que L ", se liv1'3 de 100 quintaux en mars ,e~ en effectua le paiement, mais 'lu'ayant été obligé de s uspendre
ses paiements il la fin rt 'avril, il Ile priL pas livraison des
300 quintaux, so lde du mar~hé ;

Attendu qu 'après sommat ion, en date du 14 mai, qui
resta sans effet, Hilein assigna L" " pal' exp loit en date du
16 octobre, pOli!' voir décial'er résilié, pal' so n fait, le solde
de la vente, et s'entendre co ndamner, pour réparation du
préjud ice causé, eu 1,300 fI', de dommages- intéréts;
ALlendn que L , , " pour repousser la dema nde de Rbein,
soutient, d'une part, qu 'en dL'oit, si ce dernie l' a pu, aux
term es de l'article 577 du Code de commerce, retenir les
300 qui ntaux qu'il avait vendus, les dispositions des articles 577 et 578 ne lui perm eLlen ! pas de se pOl'ter créancier
pour des dommages-intérêts, à raison de la non exécution
du c,ontrat, et, d'autre pal'L, qu'en fait, la Ilon exécu tion du
march é n'aurait causé il Rhein aucu n préjudice;

.

Attendu qUé Hbein objecte que les articles 577 et 578 du
Code de commerce, en admeLiant qu'ils soient exclusifs de

dt'oit vis·â·vis d 'u n acheteu1' encO?'e Sur p ied (2) .
(1 ) Voy . ,l '. Table déce nnale,

VO

Faillite: n° 11 3.

(2) Voy. lu T&lt;.Ible décenDale, \,0 E'aillite. no. 134 el. suiv. - 2" 'l'able
décenna le, Ibid, n° 150. - Ce rec . 1884 . 2. 34. - 1887. 2. 93.

J888.2 . 12 - Voy. cepeodantce ("ec. 1886. L 163. - Le Tribunal de
commerce de i\1a,l'sei11 e, pal' un jugem ent du '24 juin 1889, vient d'a p-

pliquel' ces prin cip es à la liquidation judiCiaire. Voy. la 1'" partie du
prese nt \'olurne, p. 259 .

•

�( 154 )
dommages-intérêts, ne seraien t pas applicables dans l'espèce, u'étant pas en éta t de fa Ulil e;
Attendu q ue si la faillite de L", n'a pas été déclarée,
son état de cessa tion de pa iement s est surabondamment
démontré, notamment par la cil'cùlaire adressée par lui à
ses créancier ô; qu' il es t de prin cipe que la fai ll ite est u n
fait qui existe et doi t entralne r tOl! tes ses conséq uences au
point de vue civil , i nd épeudam ment de toute déclaration
émanan t de la ju ridiction commercia le; qu e les disposition8
des articles 577 et 578 du Code de commerce sont donc applicables à la cause;
Attendu que la législation spéci ale des faill ites constitue
un droit particuli er a~quel ne peuvent être appliquées les
règles du droit commun; que les dispositions d u Code de
commerce, qu i règlent les droits des difl'érentes espèces de
créanciers, constituent un ensemble de législation qui a
son esprit propre; que, par ces dispositio ns, le législateur a
entendu régler complètement la matière; que ces dispositions sont do nc nécessairement lim itatives, et ne peuvent
être étendues au delà de ce qu'elles expr imen t ;
Attendu q u'aux termes de l'al'ticle 577, la loi permet au
créancier, alors même que, cla ns l'espèce, i l a velldu à
trente jou rs, de l' soudre le contl'at, en retenant la mal' ·
chanclise no n encore ex pédiée; que, pal' contre, l 'article
578 accorde au syndic le droit d'empêcher cette résolution,
et d'exiger la livraison, mais en paya nt comptant le prix
convenu ; q ue les droits dps parties sont ainsi clail'ement
définis et limités, et qu 'i l r ésulte de l'économie de ces dispositions que dans le cas où le vendeur use du droit de
rétention et où le syndi c n'exige pas la livraison, la résolu tion d u contrat a lieu de plein droit, et, par su ite, sans qu 'il
y ait liell à dommages-i ntérêts au profit du vendeur;
Attendu que Hllein est, dés lors, mal fondé dans sa demande qui doit être repoussée;

( 155 )
Par ces motifs,
Le Tribuna l, slatua nt en dernier ressor t déboute Rhein
de sa demande et le coudamne aux dépens.'

Du 14 Janvier lBB? - Tl'ibunal de commerce du
Havr e, - P"és., M, HOEDBI\ER, - P I., MM, RO USSEL pou r
Hhelll , LAIGNE L pour L" .

F AILLITE. -

L l QUIDA'l'I ON

DES POU RSUITES

JUD ICIAIRE.

C ESSATIOr:i

INO IVlDUE LLES .

L a liq~&lt;idationJ"diciaù'e suspend, comme la jaillite, le
droti de pow'sutles indiv iduelles et d'exécution sur tÇ8
biens dl' débite",' (1) .
PREM IÈRE ESPÈCE.

( MOR IN CONTRE HEDEVROLS),
J UGEMENT.
Le Tri bunal,
tatuant en état de référé:
Attendu q ue la q uestion est de savoir si les poursuites
mob ilières exercées pal' Rebey rols, Carsac et Coste contre
Morm peuven t être conti nuées no nobstant la liq uidation

(1 ) Celle questio n fort controvel'sée a é té jugée dans le sens ci-dessus ~ar une ordonnance de" l'éféré rendue le JO aV I'il 1889 pal' M. le

PI~é~ td enl du Tribun al civ il de Marseill e (c i-dessus, p. 113). - Elle a
élf&gt; Jugée en sens contraire pal' un arrêt de la Cour de Paris du 1'l
m.ai 188!), et un ju gement du Tribunal de Saint-Quentin du 12 avri l
1889, rapport és ci-dess us, p. J39.

�( 156 )

( 157 )

judicia ire de ce dernier, prononcée conCormément à la loi
du 4 mars 1889 ;

AJ,tendn qu e si la loi de 1889 n 'a pas dessaisi de l'admi~l sdtl'atlOn de ses biens le débiteur mis en état de liquidation
JU IClOl
r e,
au li eu d'être
déclaré en faillite 1 SI' el le 1U .1 per•
'
.
met aInSI de concou l'lr à la liquidation el d'être d
ce ta' le
1
ans une

Attendu que, pour obtenir la continuation des poursu ites,
le demandeur se fonde sur ce que la liquidation judiciaire
ne dessaisit pas le débiteul' de l'administration de ses biens,
et SUl' ce que, loin de déclarer que toute voie d'exécution
sur les meubles sera s uspendue, la loi du II mars 1889, en
son ar ticle 5, prévoi t la continuation des poursu ites et d ispose qu 'ell es seront su ivies à la Cois contre le débiteur et le
liquidateur;
Mais attendu qu e l'arti cle!i de la loi du 4 m ars 1889, en
sa disposition invoquée, ne fait que reproduiI'e la dispositiou du deuxième alinéa de l'a rt. 443 du Code de commerce;
que l'objet des deux dispositions es t le méme; que l'une
et l'autre s'app liqu én t aux créanciers placés en dellors de
la masse, tel s que ceux pourvus d'un gage, d'ulleantichl'èse
ou d'une b ypot hèq ue, et ont pour objet de réglem enter
coutre qui les créa n&lt;:Îers dont s'agit doil'ent procéder;
Ou'en ce qui concerne les autres cl'éanciers, si la suspension des poursuites individuel les s ur le mobilier du débiteur n'est pas inscrite en termes exprès dans la loi du 4
mars 1889, il faut reconnaÎlre qu'e lle n'est pa:; davantage
inscrite pour le cas de la fai ll ite dans le Code de commerce, auquel, en so n article 211, la loi du 4 mars 1889 renvoie pour toutes les dis positions qu'e lle n e modifie point;
qu'en matière de liquid ation judiciaire cependant, comme
en matière de faillite, la continuation des poursuites indi,
vidu elles est inconciliable avec l'économie générale de la
loi qui interdit au débiteur d'aliéner et de payer, qui règle
les formes dans lesq uelles les créa nciers doivent être admis à la masse, les conditions dans le~quell es peut être
é tabli un concordat obligaloire pour tous, et celles dans
lesquel les l'acti Cdoit être réalisé; qu'avec la conti nnation
des poursuit es individu elles, ces diverses dispositions se ..
raient sans portée ni application possible;

r

,II

~ es llre, son propre syndic, c'est dans une pensée

de bIenveIllance e l de fav ell r, non pOlir lui créer un e si tuatlO n pl ns ngou reuse q li e cell e de 1a fai 11ite ; que c'est pou rtant à ce rés ultat qu 'on arrive ra it en adm ettant la prétentIOn du poufSlllvant ; qu'on ne sa urait le faire sans se mettre en contradiction avec J'es prit de la législat ion nouvelle;
Par ces motifs,

1)a1' provision et vu l'urgence, ordonne la discontinuaLion
des poursuites.

D u 14 mai 1889. - 'l'I'ibu na l civi l de la Seine ( l '· Cb.)
-

P,'és" i\r. THUREAU.
DEUXIÈME ESPÈCE
(BUFFAT - CI1' RON CONTR E PERnIN},

ORDONNANCE.

Nous, Présid ent,
Attendu que Pe l'rin, créancier des mariés BuITat-Citron
d'ulle somme princi pale de 106 fr., outre intérêts et Crais
en vertu d'un jugement du 'l'I'ibuna l de commerce du
mai 1889, a fait p l'océder à la saisie-exécution des facultés
mobilières de ses débitelll's et dénoncel' la vente pour avoir
lieu le 10 du courant;

16

Attendu qu'un jugement du Tribunal de commerce, en
date du 30 mai, a prononcé la liquida ti on judiciaire du
commerce de mercerie exploité pal' les mariés BuITal-Citron '
que M. Bolland, arbitl'e de commerce, a été nomm é
quidateur confol'mément à la loi du 4 mars 1889',

li:

�( 158 )
qu'en l'etat, les débiteurs et le liquidateur ont fait opposition aux poursuites, en soutenant qu'elles doivent être
discontinuées parce que le liqu idateur aura it seul quali lé
pour réaliser l'actir au mieux des intérêts de la masse ;
Auendu, en droit, que l'ensemble des dispositions de la
loi du 4 mars 1889 S UI' les liquidai ions judiciaires et notamment les articles 4, 5, G, 8,9, I l , J2, 13 , J4, 1get 24 impliquent forcement la suspension des poursuites individuelles
des créanciers chirographaires des com merçanl s adm is à la
liquidation ; qu'il en l'essart, en eITet, que le liquidateur
doit faire procéder à l' invenlaire et prend re i nscription au
profit de la ma~se , conrorméme nt à l' article 490 du Code
de commerce, sur les immeubles du débiteur' qui ne peuvent ê tre gre vés postérie urement d'aucune autre inscription ; que les créanciers sont tenus de faire procéder à la
vérification de leur creance en déposant les titres à l'appu i
entre les mains du greWer ou du li!:[uidateur comme en
matière de faillite; qu 'ils doiven t en suite se re unir pour
délibérer sur la qu estion de sa voir s'il s accorderont un concordat à leur débiteur ou s'ils poursuivront la liquidation
jusqu'à la réalIsation et à la répartition de l'actif, ou s'ils
demanderont la mise en faillite;
Attendu que, pendan t le temps que de mandent ces diverses opérations, le débitel1l' ne peut n i contracter aucune
nouvelle dette.. ni aliéner tout ou partie de son actif ; que
les dispositions des ar ticles 411G et 447 du Code de commercesontapplicablesà tous les actes qn'il pourrait faire
il partir de la cessation de ses paiements et dans les dix
jours qui précèdent ; que, s' il peut, avec , 1'autOl'isation du
juge et l'assistance du liquidateur, poursuivre le recouvrement de ses créances, faire des actes conservatoires et con,
tinuer l'exploitation de son commerce, i l ne peut s'engager
et payer que dans les li mites qu'exigent ces uouvelles opérations ; qu 'il y a li eu d'ajouter que l'article 8, comme &lt;ln
matiere de fai llite, rend ex igib les toutes les dettes passives

( 159 )
non échues et ,qu'il déclare en term es [ormel. le cours des
Jntérets des creances non garan tie!) par un nan tissement ou

u?e hy pothèqu e atTété Ù l'éga l'd de la masse; qu e toutes ces
dl Sl)Os ~ tlOns , ql~l t~n dent à m aint enir l'égalit e entre tou s les
créa ll ~ e rs du liqU idé qui ~ 'out pas une position privilégiée,
et il 01 " al1lser une réa llsallOn et un e réparti tion faites en
comm un et au mieux des intél'êls de tous, excl uent la posSlb,lillé de,leul' part d'exercer des poursuites individ uell es'
qu li est d al l,lems celt ain , en fait , que, si ces pours uite~
é,tUient permises, les créanciers muni s d' un litre exéc utoi re
sem presser3ient
de se fail'e paVet'
par
,'o'le de saISie-an
"
êt
• •
.J
(
o,u de saIsie-exécution; qu e les crean ciers qui n'ont pas de
'
titre se hâ teraIent
' d'en
.
(avoll' un ,' qtte l e paie.
. également
ment d e c 1l.lc un d eux se rait aillsi le pt'Lx de la c
ourse, et
q u,e ,la pOSt' t'IOn d u d ébiteur en butl e il toutes ces pours
uites
selaü bIen ,plu s ùesas tc euse qu e s'il avait déposé son bilan
et d emande sa n:l se en ra illil e ; que, dans tous les cas, il
lUI serail lmposs lble le plu s souvent de demander et d'obtenir. un con
cordat, et qu e le but de la loi,
quii
a l'oui
l '
"ct
l U1
v~ nlr en al e et adoucir les ri gueurs de la faillite, serait
aInSI complèlement manqu é ;
Attendu qu'on objecte: l ' qu e le législateur n'a pas défe~du parun texte speCial les poursuil es individu ell es et
qu li y a lIeu, en co nséqu ence, de rester daus le droit commun ; 2' qu 'à la différence de la rai ll ite, la liquidation n'opère pas le dessaiSIssement du débileur, ce q ui suffirait pour
aulol'1ser les ac tions individuelles ; 3' enfin , que l'article 5
permet, en termes formels, toute action m obil ière ou immobt1tëre et tou te voie d'exécution tan t sur les meubles que
sur les Immeubles , à la cond itiou de les in tenter et de les
s u~vre contt'e le liquidateur et le dé biteur; mais que ces

obJec tlOlls n t saul'aien Lavoir aucun e valeu r juridiqu e;
Alte~ldu~ en eITet, et SUl' le premier po int, qu e le législateur n avaIt pas à insérer dans la loi un article spécial pour
de rendre des voies d'exéc ution et de poursuite qui é taient

�( 160 )
itions qu'il édictait;
'l ' bles a\'ec 1es dl'-pO
•
, d qu'en
ioconcl
la
,
,
d'.
lie'ner
tout
ou
parite
e ~OD
'
' t u déblteul' •
,
lDterdlsan
a"
l
'
'me
de
le
polll'SUl\'re,
car
on ne
' ' t d -ait par "me
actif. il 111 er, 1.
d 'biteu r qui Ile peut se libérer; que
peul pourslll\:re un l' et' le 5 est assez precise rar elle,
celte prescrlplton de ar l~ -e ar"'lmenter du silence de la
q u'on ne pU1SS , O '
même pour
l 't u, creanciel de prendre, à parloi ; que la délen e al e a 't la liquidation d'autres ins,
'
1 pr011011Can
,
tir du lugemen
'"
u profil de la masse, et de
'
celle autonsee a
,
que
"
d
e
l
'
mmeubles
sur
lesquels
Ils
cripltoO"
'
l' 'proprlatlon •
,
poursUlHe ex _ bèq
antérieu rement inscrite, n est
n'ont pa&lt; une hl pot ,.~e est de même de la disposition
pas moins formelle; qu II en n termes précis l'exi tence
' '1 ~ ui proc ame e
,
' _ qUI'doi t se corn "poser, comme
de' 1arhc-e edeq creanCiers
d une masse
f 'l1ite de tao les créanCiers chtrograen mallère de al '''ces soient exigibles ou non, et enpbaires, que leurs creaI,
de l'actif réalisé doit se laire
, ,
1
e l- la répartitIOn
tre esqu matlere
..
de l al'll'lte(art ' 15 dela loi)," ce qUi lmt
' nité de la liquidation; qu II est à no er
comme en ,
1 u"
d e fal' II l'te il n'existe aucun
plique
forcement
'
'mallere
, telte
Boaa.lement
qu en ,
l
'ncipe de la discontinuallon
' ' 1 pour apphquer e pn
"
, des,
specla ,
' "
ais oulevé de discusslOn seneuse,
poursUites, qUi n a lam
ent de texte on le tronve
to~te les dispoqu'eolln, si l'on , eut un argum
dan- l'article 24 de la loi qUI déclare que
d'fiées
•
d C mmerce qui ne sont pa ma l
,
:;itions du C&lt;&gt;?e e a leur application en cas de liquidacontinueront a recevoLf"
er l'article 5~8 du Code de
'
t
i permet d lDVoqU
,
h
'd'insuffisance d'actif, c a,
lIon, e qu
commerce" dPclarant qu e~'e~":rcice de ses actions iuill"iq ue creancier rentre dans"
d f 'II' et démontl personne n al l,
b'
duelles contre les len e •
t a contra,-io que cet
trant p&lt;" là m~me et par argu:e;ent les opérations de la
exercice est suspendu tant que u
faillite;
"
Attendu, ur la delllième obJecttol1,
qu e la &lt;us
: , pension
n'est
des poursnites individuelles en matière de fallhte

( 1VI )

pas la conséquence forcée du dessaisissement; qu' il n'existe
pas une Corrélation nécessaire entre ces de ux mesUI'es qui
se l'attac hent à deux ordres d'id ées différents; que le
dessais issement a pOUl' elfet d'enlever au failli l'admin istrat ion de tou s ses biens pan l'la co nfiel' aux syndics dans
l'intél'êt de tous ses cl'éanciel'S; que la suspen sion
des poul'suites, qui arrête le Cours de toutes les actions
ind ividuell es,' tend à mainl enir l'éga lil é entl'e tous les
créa nciers chirographail'es du failli et à év iter des frai s
inuti les en ass urant l' unité de la liquidation ; qn e cela est
si vrai qu 'e n cas de faill ite et malgré le de~saisissement,
le législateul' aurait pli permettre d'exel'cel' des poursuit es contre les synd ics aussi bien q ue contre le fai lli ;
mais qu 'il est à noter que la loi du 4 mars 1889, en permettant pal' bienveillance au débit eur de continu er ses
alla ires, a limité ses pan vairs dans des co nditions qui sont
pl'esqu e l'équiva lent d u dessaisissenl ent; qu 'on procède
d'abord à l'inventaire; qu ' il faut ensuite l'autorisation du
juge-commi ssaire et l'assIstance du liquidateu r ponr que
le débileur pu iss~ continu el' son comm erce et faire ses r e,
co uvrements; qu e tous les fonds provenant des recouvrements et des ventes doivent être rem is au liquida teu r et
versés à la Caisse des dé pol s et consi gnatious ; qu 'enfi n
et en deho rs des nécessités que peut compo l'ter I.continu a,
tian de l'exploitat ion, l'interdiction de contl'acter de nouvell es dettes et d'aliéner soit ses meubl es, soit ses imm eubl es, est absolne ; qu'au point de vue d'une réalisation et
d' une r épartition faite en commun, les droits de la masse
sont donc complètement sa uv egard és, aussi bien qu'en
matière de fail li te, quand bien même le dessaisissement

n 'e~t pas ol'donné ;

Attend u enfin , et en ce qui conce rne l'article 5 ( premier
alinéa), que cet at'ticle ne rait qu e reproduire la disposition
du deu xième alinéa de l'article 443 du Code de Commerce;
que ces denx dispositions ont le mème objet ; CJue toutes

2' p, -1 889 ,

Il

�( !62 )
les deux n'ont eu e n Vlle que les créanciel's qui ne . font
'1 pas
'é
'ce qu'ils ont une position pnvi ég l e
artie
de
la
masse
pa
l
'd'
il
II
e
P
it d' lin nanlissement, SOIt une ypo '. que,
résuliant so Il' but de régler la procédure qu'ils dOivent
et ont en pOl, , t les personnes q u'il s doivent metll'een
Sll1vr8, en .1.ndlql~al~ leurs actions; que des restrictions fO I'cause pOUl 1I1 ~~'; ~:emen t dans les deux alin éas de l'al'L , 5
mulées SI éne g q ' le SOIIS e t la portée du peemier; quo
' d' e 11 Clall'ell1el1.
10 Iqu l
ble de, dis posi ,tions d'une
c'est dans le texte e.'d al15 l'en&lt;em
opillions individu elles qUI ont pu se
loi et non d ans les
" '1 f
'
"
l
's de la discussI"n, qu 1, aui en1 le
l ..'
PrOdUIre dans e COUI
' et l'&lt;
porlée'
a 01
chercher 1,esprit
l , qu ' il est certain 'lue
d
4 mars 1889 serait in contestablem ent vi olée ans son
du ,
, 'le tout comm e e lle sera it paralysée
esprit dans son .ex ,
"
'II' '
'
'
dans ses cOels, SI 1a.'h ~'se du défendeur etait accuel le,
Pal' ces

"(-::',
mOLt

par j)l'ovision et vu l'urgence,

,
' il se ra surs is"
il toute
exéf:ulion
Nous dlSIlllS
qu ' en l'éta "
,.
Buffat-Citronc
e t leu r !Jquldaleul
,
contre les mail,'és
.
Ordonnons la d iscontin uation des poursu ites commencees
par Perrin ;

Le condam nons aux dépens du présent référé ,

, 1889 . 7 J,U,Ul

Tribuna l civil de Lyo n (a udience
des réfé~és), - M, MONPtL" , président"
D It

TROISIÈME

\ CASALONG~

ESPÈCE.

( 163 )
des pou rsuites de sa iSie immobilière commel1i:ées par le
sie ur Bernex contre ledit sieu l' Casalonga ;
Attendn que, de puis le commencement des poursuites,
le sieur Casa longa a été adm is au bénéfice de la liquidation
judiciaire ;
Attendu q u'aux term es de l'article 5 de la loi du 4 mars
1889, " à partir du jugement qu i déclare ouverte la liqui « da tion judi ciaire, toute action mobili è re ou immob ili ère
" e t to u te voie d'exécution, tant Sur les menbles qu e sur
" les immeubl es, doive nt être inl entées ou suivies à la fois
« contre les liquidateurs et le déb iteur; il Ile peut être pris
« Sur les b iens de ce dernier d'autres inscriptions que
" celles m en tionnées en l'article 4, e t les créanciers ne
« peuvent poursuivre r exprop l'iatio n des i mmeubles sur
« lesquels i ls n'ont pas d'hypothèque; de son cOté, le débi« teur ne peut contracter aucune nouvelle dette ni aliéner
« tout ou partie de son actif, sa uf dans les cas énumérés
{( dans les artic les suivants; )J
Altendu que ce texte ne distingue pas e ntre les poursuiles nouvelles et cell es antérieu rement co mm encées, et
que l'esprit de la nouvell e loi doit faire adopler l'interprétation la pl us conforme au x intérêtsde la liq u idation ;
Attendu que la créance du sieur Bernex n'est ga ran tie
par aucu ne hypoth èq ue;
Atlendu que Riban et Casalonga offrent de lui rem bourser
les frais privi légiés de poursu ites;
Par ces motifs,

CONTIlE BERNEX),

JUGEMENT.

Donne acte aux sieurs Casalonga et Riban de leur offre,
et ordoune la discontinnatioll des poursuites,

Le Tribun al,
Atlendu que hl", Bodo)', a u nom du s ieur, 'C~~~~~~~~iOe:
de son liq uidateu r hl, Riban , demande la dise
'

D l&lt; 23 mars 1889, - Tribunal civil de 'l'unis , - P.rés"
M.

FADRY.

�( 164 )
( 165 )
QUATHI1~ME ESPÈCE.

lieu pour la Cour d'en exa miner le m érite eL le bien ou mal
fondé;

( FeR RÉ CONTRe COLOMBE),
ARR~T ,

LA COUR ,
StaLuanL SUI' l'appel inLerjeLé pal' Ferré de l'ordonnance
de référé rendue par le PrésidenL du Tribunal civil de la
Seine à la daLedu 8 ju in 18SU;
Considérant, en fait, que }'e rré a été déclaré en état de
liquidation judiciaire par jugemelü du Tl'ibunal de com,
merce de la Seine du 29 mars derm er ;
Que, suivant délibération en date du, 15 mai suivant,
prise par les créanciers réunis sous la pre~lden,ce de M, le

juge-commissaire) li'el'l'é a obtenu la

!'eIms~

d une not~ ble

partie de sa detLe, et a obtenu terme et délaI pom ~e lIbérer du surplus, conformément aux dlspOSltlOns de 1artICle
12 de la loi du 4 mars 188U ;
Que ce tl'aité a été homologué pal' jugement du Tribunal
en date du 3 ju in de la même année;
Que, nonobstant ce concordat, Colombe a fait pratiquer, à
là daLe du 27 m ai 1889, unesaisie-exécuLion SUl' les objets
mobi liers appal'tenant ,\ Ferré, son débite ur, qui s'esL im médiatement pourvu en référé pour faire ordonner, vu
l'urgence, la disconLinuation des poursuiLes exercées COIltre lui ;
Considérant que, pal' ordo nn ance e n date d u 8 juin: le
juge des réfél'és a ordonné la continuation des PO;"'Stlltes
commencées, par le moLif que l e pOUrSlllVant étai t naR tl
d'un Li tre exécutoil'c auquel provision éta iL due;
Que, Ferré ayanL interjeté appel de cett e décision , il J' a

Considérant que, si J'on se pénèLre de la pensée qui a inspiré la loi du 4. mars 188U e t de l'esprit dans leq uel ont été
édicLées ses prin cipales dispositions, il est impossible de
ne pas l'econnaHre, soiL que J'on rapproche entre elles ces
dispositions, soit qu'on les Compare avec les dispositions
analogues conLenues dans la loi de 1838 Sur les faillites ,
qu 'à parLi!' du jugemenL qui déclare un commercant en
état de IicIuida tion judiciaire, aucune poursuite I;e peu t
être intentée ou contiuuée contre lui par un cl'éancier purement chil'ogl'aphaire, il l'effet de se faire payer de préférence aux autres;
Cunsidérant, en effeL, qu'en apportant il la loi de '1838 les
modifications comprises dans la loi du 4 mars 1889, le
législateur s'est, avanL tOut, proposé d'adoucir pour le
commerçant malheureux eL de bonne foi les sévérités
de la failliLe, et de le soustrail'e il cerLaines déchéances
humiliantes e t imméritées;
Qu e si, après avoir é té admis au bénéfice de la IiquidaLion j udiciaire, le commerçant qui en a été jugé digne, restait exposé aux pOUl'suites de ses créa nciers, il serait fatalement co ndamn é à en êtl'e auss it.Dt dépou illé pour tomber
sous le coup de la faillite, que le législateur a vottlu lui
éviter;
ConsidéranL, au surplus, que si l'on examine l'ensemble
des dispositions de la loi du 4 mars 1889, il est facile d'y
découvrir la preul'e il'l'écusableque toute poursuite est interdite aux créanciers chirogl'apha ires t partir du jugemenL
déclaratif de J'étaLde liq uidaLion ;
Que c'esL ainsi notamment (art, 4 eL 5) que le commerçant en état de IiquidaLion ne peut aliéner directement ou
indirec tement Lout ou partie de son actif; que le liquidateul' doit prendre, au profit de lamasse, l'inscription h ypo ,

�( 166 )
thécaire mentionnée en l'artic le 490 dn Code de commerce',
qu 'au cun e autre in scription ne pe ut ê tre prise individucl_
lement pal' J'un quelconque des créa nciers , et que J'exp,'opl'iation des imme'Jbles ne peut être pou rsu ivie pal' ceux
d'entre e ux qui n'ont pas d'hypothèque;
Que cette preuve se rencontre plllS manifeste enCOre dans
les dispositions des ar ti cles G, 15, in fine, et t9 , § 2, qui
prescrivent la r emise aux mains du liquidateur des fonds
provenant des ,'eco llvrements ou ventes, leu ,' dépôt pal' ceIlIi,ci à la Caisse des dépOts et consig nations, et le m répa,',
tilion conformément à l'article 54 1 du Cod e de commerce;
Que ces dispositions, aussi bien qu e cell es de J'article 8,
qui r end px igibles à l'égard du débiteur loules les dettes
passtves non échu es et ar rète le cou rs des int é,'êls à l'egard
de la n1asse, consacrent ex pressém e,ü la règ le d'éga lit é entre tous les créanciers c hirograp ha ires, r ègle qlli est de
l'essence de la fa illit e , et qui sera it outrageusement violéc
si l'on perm ettait à J'un des c réan ci~ rs, n 'a)"a ll t ni privilège ni hypothèque , de sc fai re payer a11 préjudice de la

masse ;
Que ce principe d' égalit é trouve une san ction énergiq ue
dans le § 1" de la deuxième partie de l'article 19 s usvisé,
qui prononce la décb éa nce du bénéfice de la liqu idation
dans le cas où le débi te m , depuis la cessation de paiements
ou dans les dix jou rs précédents, a con senti l'un des ac tes
mentionnés dans les articles 44G, 441 , 448 e t 449 du Code
de commerce, et démont ,'e par cela m ême l'in existence du
droit de pours uites revendiqué par J'intimé;
Que l'on invoque vainement à l'appui de cet te revendicati on la déclaration fa ite a11 Séna t p af le rapporleur de la
loi du " mars '1889 et le lexte m éme du § 1" de Fon ar ticle 5;
Considéran t, en efTet , qu e si ces décla,'atiol1s , qui n'éla ient
que le commentai re anticipé du § 1" de l'article 5, eL le

( l G1 )
texte m ê me de cel a"t iole , paraissent, par la généralilé de

leu.rs ~eJ'mes J al:fo L'.iser con tl'e le commerçant en liquid ati on,
as;,sle de son iIq Uld ateu ,', Ioules po ursu it es de la part de
s~s cl'é~ n Clel's, même chil'ogl'aphaires, les considéra tions qu, pl'écOdent démont,'ent qu ' il est impossible de lem
att,rlbller un e pareille pOl'tée;
Ou' i1 est à r em arq uer, a u s urp lu s, que le§ 1" de l'article
5 n es t qu e la r ep ro d uction de l'a rti cle 443 du Cod e de
c:omll1el'ce, so ns Pernpire duquel il n'a jam ais été soutenu

ni en doctl'in e, ni en jllrispl'udence. que les Cl'éat1cj er~
chirograph aires avaient le ùl'oit de poursu iv re le paiement
de leurs créances pal' voie de saisie -exéc ution sur les meubles du failli ;

Que le principe d'égalilé ent "e tous les créanciers chirog,'ap ha ires é tant, ain si qu'i l a é té dit pilis haut, de l'essence
de la liqu idation judiciaire comme de la faill ite l'in te rprétation donnée à.l'arlicle 4,3 du Code de comm~rce 110n
à cause du dessa isissement do faIll i, mai s en vertu
ce
principe d'éga li té, doit être donn ée par la même r aison au
§ 1" de l'a r ticle 5 de la loi Sil visée',

de

Qu'il faut donc réd uire la portée de cet art icle, ains i que
cell e des déc la rat ions du ra pport eur, aux seul es actions
m obi li è ,'es ou immobilières et vo ies d'exécution exercées
par des c réanciers privil égiés, gagistes 011 hypot,hécaires, oll
enco re aux actIOns destinées soit à faire l'ef';Olln aitre judic iairement le prin ci pe ou l'étendu e d'une responsabi lité
encoul'ue paL' le liqu idé, so il aux acL~ons en partage ou

licitat.ion, en liquidation de communauté ou de société ou
toules autres de m ême nature, à intentel' contre lui et ~llX­
quell es la masse des créa nciers est intéressée;
Considél'anlque, d'autre part, et surabondamment dans
l'espèce, la sais ie- exec ution pratiquée par Colombe, postéri eurement au vote du co ncordat consent i ù Fené pal' ses
cl'éanciel's, qui lui ont accordé terme el délai, a ê té faile en

�( 168 )
( 169 )

violation de ce contrat, dûment homologué par le 'l'ribunal ;
Que, lié pal' ce trail é com m e tous les autres créanciers,
le litre dont il est nanti avait p erdu, jusqll 'i l'échéance du

premier lerme, sa force exécutoire;

PnOTES'l' ATION EN MAINS DU CONSUL. -

DE SIGN IfiCATION. -

FIN

CACHÉS PAR LA DRUME . -

Que dans CeS conditions, et au double point de vue qui
vient d'êtr e examiné , le ju ge des référés aurait dù ordonner la cessat,ion des poursuites;

DE NON

RECE VOIR. -

HÈG L~ DE TRJDORO. -

D ÉFAUT

NA VIRES

BRUME. _

VITESSE NON RALENTIE.

L e capitaine dlu n navir e abOI 'dé est non 1'eceuable dans son
action cOlû,'e l'abordeu1", lorsque, d ébm'g'ué dans un

port é/,-anger, il s'est contenté de p,'oteste,' pa,- devant

Par ces motifs,
Dit que c'est à tort et en violalion de la loi du 4 mat'S
1889 et au m épris du contrat concordataire du 15 mai de la
même année, qu e le ju ge des réfél'~s a ordonné lacont,inu ation des pOlll's uiles commencées pal' Colombe ;
Emendant, ré formant et s tat uan t au proviso ire , vu
gence,

ABORDAGE. -

1'111'-

Ordonne qu'il ne sera pas passé outre à la saisie-exécution pratiquée à la requ ête de l'intimé suivant exploit de
Lecordier, huissier à Paris, en date du 23 mai dernier, SUl'
les objets mobiliers et marchandises de Ferré, son débiteur;
Ol'donne l'exécution du présent arrêt SUI' minute et avant
son enregistremen t ;
Renvoie les parties à se pourvoir an principal ainsi
qu'elles aviseront,

Du 18 juillet 1889 , - Cour de Paris ( 1" Ch, ) - P ,'és"
M. PÉRIVIER, 1" prés. - M. MAN UEL , av. gén , _ PI. , MM ,
DUFRAISSE et VITEAU,

le consul de F rance, sa ns que cette p?'otestation ait été

"ignifiée, et 111tt111e sans qu'il ait demandé qu'elle te fût,
Si l'article 15 du '-èglement du 1" septembre 1884 sur
les ab01'dag es, ne pr escrit aux deux capitaines de venir
Sur f1'ibord que quand ils se voient, il ne leu"l' défend

pas de le fa;, -e I01's9,,'iI8 ne se voient pas.
On ne salwait donc m'guel' de (aute celui qui a (ait cette
manœUV1'e dans le cas où, sans voù' l'au t1'e navù'e
caché par la b,-ume, il a entendu le si/flet ci vapew'
devant lui,
L e f a-it de n'auoi?' pas d iminué la vitesse d'un. vapelo' en
temps de bntme, ne peut constitue?' une (au te en traînant la 1'espo11.sabilité d 'un ab01"'dage, qu 'autant qu'il
y a, entre ce (ait et l'a bo'l'dage, une 1'elation de cause li

effet,
Mais ce/le ,'elation exisle I01's9,,'il est justifié, parles cil-constances de la cause , gue si l'UH. des deux navires
av ai t d "iminué sa vitesse, ils auraient passé sans se
fouche1'.
(COMP.-\GN IE DU TONKIN CO NTRE CYPRIEN l&lt;'ABRE ET

CO) ,

Nous avo ns rappo r te dans ce recu eil ( 1885. 1. 265), le
j ugement rendu dan s cette a[fa ire pal' le Tribunal de com -

�( 170 )
m el'ce de Marseill e le 3 aoùt 1885, e t ( 1887, l. 160) l'a l'rêt
co nfirmatif de la Cout' d'Aix ùu 2 décembre s uivant.
N0US a vons au si l'apporté ( 1888,2. Ii i ) ['arn' t de la COllr
de cassation du 19 mal's 1888, cassan t l'an'e t d'Aix. LaCour
de Montpelliel', devant laquelle l'affaire avait été renvoyée,

a rendu l'al'rêt su iva nt.

La Cour, apt'ès cn avoir délibéré ;
SUI' les conclusions prises à la bal"re pal" l'appelant et ten-

dant à la co mm un icat ion pl'éa labl e de diverses pi èces invoquées par les in ti més dans le urs conclusions et plaidoiri es:
Atte ndu quïll"ésulte des exp lications fournie s à la bane
que les pièces dont s'agi t ont été ve rsées au débat en pl'emi ère in stan ce, e t qlle , d'ailleur:;, rappela nt a e u la parole
en ré pliqu e pOlll'l es discut er a près leur commu ni cat ion ;
Hejett e lesd ites conclu sions comme mal fond ées;
Et statuant en ve rtu du renvoi de la Cour de cassation du
'10 mars 1888;
Allendu 0ue les intimés opposent ;\ la demande de la

Compagnie du Tonldn un e fin de non l'ecevoil' tirée de
l'inobservation des articl es 435 e t 436 du Code de com-

merce;
Oue les premiers jn ges ont été saisis de celle fin de non
recevoi r, el que devant la COUI' d'Aix les in lim és ont renoncé à l 'i1nr oquel' ;
~I ais attendu que s i l'anèL de la Cou r d'A ix é nonce dans
ses mo tifs celte renonciat,io ll , il Il 'en donne point acte dans
,on dispositif, et Cjue les conclusions prises deva nt ceLte
Cour n '~ n fOll t mème point mention ;

Olle, en remettant les parties au même po int qu'ava nl
Il 't\, clone plllai s~e l' il la Com-

cet arrêt, la Co nl' de cassation

( I II )

pagnie uu Tonkin le bénéfice ,rune l'enon ciation intel'ven ue
et constatée dans r es cond itions; quïl ér.heL, pal' conséquent , d'examinel' ladite fin ùe nOIl l'ecevoir ,·

Attendu que les arti cles 435 et 436 du Code de commel'ce
décla rent non recevab les toutes acLions en indemnilé pour
domma ges ca usés par ilbo rd a~e dans un lieu 011 le capitain e a pu agir, s'i l n'a point fait de l'éc lamation ; que cette
réc lamation es t nulle si elle n'a pas éLé faite pt signifiée
dans les vingt-q uatl'e h e u l'es ;
Oue les dis positions de ces articles, Di en que n'et ant pas
d'ol'dre public, ,ont impé ratives et absolues;
Ou 'e ll es s'appl iquent a u cas de perte total e du ntivire,
comm e au cas de pen e parti ell e;
Ou'all cas de décès du capita ine, le seco nd Cjn i le remplace se trouve, il cet égard, so umi s aux mèmes obligations
qu e le capitaine lui-méme, sï l a la certitude du décM de

ce derl1 ier ;
Et attendu, en faiL, que Ceccald i, second du T onkin , qui,
d'ailleurs, exerçait p.n réalit é le command emen t du navire
ail momen t de l'abordage, a e u immédiatemen t la certitude
du décès du capitain e donL il a co nsta té la disparition pen dant le naufrage;
Ou e, compl'enanL lui-même qne les obli gations imposées
au capitain e lu i incombaiellt par su it e de ce décès, il a, le
5 mars, le ndemain de l'a bordage, réd igé le ra pport de mer
prescrit par l'a rticle 242 du Gode de co mm erce, et a for mul é
devant le consul de France à 11alaga la l'e:clamation ex igée
pal' l'article 435 du mê me Code; mais qu e celte réclamat io n
n'a jamais été sign ifi ée el se t r Oll\'e ains i frappée de nu llité, d10ù il su it qu'aux term es des arti cles susvisés, la de-

mande en ind emllité fo rm é!! par la Compagnie du Tonli:i n
Il 'es t l!3S reccva lJl e, eL qu ',\ ce premier poi nt de \'UC cite

doi t être re pou ssée:

�( 172 )

( 173 )

Attendu, a u surplus et au fond, que des documents de
la cause, e t notamme nt des enquêtes auxquelles a procédé
le consul de f rance à Malaga, i l r ésulte ; l' que le temps
était brumeux; 2' qu e le T onkin filait dix nœuds et a cons·
tamment marché à cette vitesse, tand is qu'à ca use de la
brume, le capi taine du l1Ia1l1'ice-Réul1io&gt;1 avait modéré la
marche de son bâ timen t; 3' qu 'à un moment, sans que les
deux navires se fu ssen t aperç us, le capitaine dn llf&lt;l1t1'1:ceRéunion , ayant e n tend u le so n d'uu siffl e t qui indiquait
un batea u à vape ur ch'oit, deva nt lLli ou à peu près, est venu
sur tribord, tandis que le capitaine du To nkin, qui avait
éga lement entend u par tribord un coup de sifflet, est venu
SUI' bâbord ;

claré qu'en venant SUI' tribord dès qu'il a entendu le sifflet
du T o&gt;!/"",
le capitaine du Ma"",'ce
é'
' fai' t
.
~
• RUJl,1On
avait

Atte ud u que c'est en J'état de ces faits que la Compagnie
du Tonkin a assigné devant le Tribun al de comm erce de
Marseille la Compagn ie Jl abre et le eapitaine Bernard, pOUl'
s'entendre déclarer responsables de la perte du vapeUl' le
T onkin;
Qu 'elle fonde sa demande sur la ma nœuvre dull1at/1'iceR éunion dont le capitaine amait, d'après elle, con treven u
à l'article 15 du règlement dll 1" seotembre 1884 en venant
sur tribord et a urait ainsi déterm iné l'abordage;
Que, subsidiairem ent" ell e conclut à ce qu 'i l soit déclaré
que l'abordage a eu lieu pal' la faute commun e des de ux
vapeurs, ou tout au moins q u'il y a doute SUl' les causes
de cet abordage;
Mais attendu que le capita ine du llfat/ ,'ice- Réul1ion n 'a
point contrevenu à l'ar ticle 15 du règlemén t susvisé; qu'e n
effet, si cet ar t,icle n 'impose il aucun des deux navires l'obligation de venir sur tribord que dans les casoù ils se voient,
il ne défend point cette manœ uvre lorsque, comme dans
l'espèce, ils ne se voient pas;
Que, da ns ce cas, la pratiqu e des gens de mer ind ique
celle manœuvre et 'l ue la comm issio n des naufrages a dé-

son devou' ;

Qu'~n conséq,L:ence, la faute qui lui est imputée pal' la
Compdg llle du lontnu n'est pas justifiée;
Qu:il s'est, enou tre, co nstamment tenu sur sa passerell e,
e tqu Ji a l'alen tI sa vitesse comme J'exige le règlement en
temps de brum e;
Qu 'il l~ 'a , d onc commis aucun e faut e, eL que, dès lors, 'i l
ne sa llralt ell'e l:e~ld t1

responsable de l'abordage, ni pal'Lagel'

celle responsablltté en vertu d'une faute commu ne aux
deux navires, puisque, de son cOté, il n'en a commis nucune ;

Atlendu, enfin , qu 'Ii n'y a
sur la cause de l'abordage;

pOUl'

la Cout' aucun doute

.o u 'en effet, si, imitant la prudence du capi taine du Man.
1'lce-R éunw&gt;I etse confOl'mant à l'article 13 du rè~ l ement
de 1884, le capi taine du TO&gt;lkin n'était allé qu'à °une vi tesse modérée au li eu de filer constamment dix nœuds et
d'aller à toute vitesse, suivant l'ex pression même du témoin Sprin g, qui l'emp lissait il bord du To nkin les fo nction s de chef méca nicien, l'abordage ne se serait pas pro-

duit ;
Qu'ilrésn lte de l'examen de la situ ation respective des
de ux navires avant l'abordage et au moment où il s'est. pro.
duit , que si le T onkin n'avait marché qu 'à cinq nœ uds au
li eu de dix, les deux navi res, après les manœu vres exécutées pal' les deux capitaines, aUl'aient encore passé sans
se toucher ;
Attendu qu'il ressort de celle constatation qu'il y a entre
la vi tesse de marche du T onlein et la production du si n istre un e rel a tion d irecte de cause à elTet, et que la faute

commise par le

T OHkt'n,

en ne ralentissant pas sa vitesse,

a su fn à causer la co lli sion ;

�( 174 )

( lï5 )

Pal' ces motifs , la Cour, vidant en audience solenn elle et
deux chambres assemblées le l'envoi de la COUt' de ca,sa-

t,ior:. ;
/J et l'appellati on ft néant, con li r me le jugem ent du 'l'ribunal de commerce de /Jarsei ll e ùont est appel; conda mne
la Compagnie mal'itime du Tonkin Il l'a mend ~ et atlX,dé,
pens taxés à f... " , y t'o mpl'is ceux de la Cour d A", à 1 exccp ti~n des frais de l'a rrê t cassé qu i l'esten t à la c ilarge de
la Compagnie Faill'eet C' et du ca pttame Bernard , ma~s non
compris les fra is d'enregistremen t, guall tés, ex péd ltlO n eL
signifi cation du présent arrêt.

Dt&lt; 10 juillet 1889, - Co u l' de /Jontpelliec (Cil, réun ,)
PI" ~Ii\f, DELAnuE(du barreau ù'e Paris) fiOUl' la Compagnie du 'l'ookil1 1 HOUSSEL
pout' Fabre,

P I'és, /J, ~IA ILLAnu, 1" prés, -

ABANDON

DU
_

NAVII\E

ET

DU ','RET.

-

VOYAGES NOU\'BAUX.

ArFRÊ'l'E MENTS AN'rÉ BIE URS, -

FRET.

La (awllé résultant de l'm'Iicle 216 du Code de com:"lei 'ce pOH1~

le pl'o}J1·iétaù'e du navh'e, de s'atl'ranclti1'

de la responsabilité des (ails du capitaille pa?' l'abandon du nav;,'e et dIt (l'et,peul é!r'e eXC1'cée Ir",i q"e le
pt'opriétaù'e 1l~y a pas ,'enoncé exp'l'essément ou taciüment.

iVe constitue pas une 1'enol1ciation tacite le (ait d'avoir
employé Le navire â de nouveaH.l; 'voyages, si ces voyages élaienl l'execution d'alli'élemenls anlé1'ieu,'s li l'assignation (1 J,

(1) VO)'. T3ble gé nérale, v· Abando n du navire et. du Irel , n° 3'2 . 'l'able décennale, !bicl. , nO'211, - 2- Tab le décen nale , Ibid., no' 20 , 21.

L e fret étan t abandonné com me un produit Ott un fruit
du navù'e, l'abandon ne doit compl'elldl'e que le fret
pendant, c'est-d·dire cel u.i du voyage au COU1'S duqueL se
sont produ i ts Les (ails f)ll'l motivent cet abandon.

Les (}"(;ds gagnés antéJ'ieu1"ement doivent ét1'e considérés
comme déiachés et enll'és dans la j'o,'lune de lerl'e de
( a l'11la 1eL'" (1),
( RIOT'I'EAU CON TIl E P OSTEL).

Du 5 novembre lSSï , ju gement du Tribunal de co mmerce
de Cherbourg ainsi conçu :
Le rl'dbunal,

At tendu que A, Postel et ses fi ls, armaLems de J' Al(red,
reconn aissant que leur responsabi li té se trouve engagée par
s uile de faules commises pal' le cap ilaine Lebozec, demandent ac te de ce q ue, co nformé ment a rarllcle 2 16 du Code
de commerce, i ls font l'aba ndon du navire Al/red, en ce
moment en cb,,'ge il Sainl-Pierre el Miquelon pUUI' Bordeaux, et du fret alrél'enL à celte Ll'avel'see, eL, en outre, de
ce qu'ils obéissen t payer les frai s; qu e, pal' co ntre, RiotI.ea n et fil s, pl'opl'iéta ires de pal'lie du chal'gement de mo ru e, conclu ent au rejet de cet abandon, comme non recevable eL insu ffisant ;
Sur la validité de J'abandon
Altendu qu'i J est adm is en doctrine et e n jurisprudence
que l'armateur du navire, autorisé à se soustraire pal'
l'abandon à la responsabililé des acles du capitaine, ne peuL
étl'e contraint d'invoquer ce moyen libératoire, tant qu e
l'élendue de son obligation n'a pas été déterminée, et con serl'e son droit d'opter tant qu'i l n'a pas faIt des acte~ in -

(1) Voy. Table gé néral e, v· Abandon du navire et du fret, n· 39 .

�17ti )

conciliabl es avec cet abandon ; que Jes demandelll's soutie nnent, il est vrai, que Pos tel et ses fils avaient implicitement renoncé à la faculté d'abandon, en employant le
nav ire à de no u veaux voyages; m ais qu'il est constant que
les cha rtes-parties qu i on t donné lieu il ces nOUl'eaux
voyages, ava ien t, été signées antérieu rement à l'assignation
qui avertissail les armateu rs q ue leu l' r esponsabil ité pou vait être engagée; que rie n dans les aut res fails de la
cause ne peu t mème faire pensel' q ue Postel et ses ms
avaient renoncé tacitement a u d l'oit que la loi leur aCCo rdait ;
Sm le rep roche que l'aba ndo n serait insuffisant:
Attend u que c'est à titre d'accessoire, de complément du
navire, que le fre t est compris dans l'abando n ; qu'i l ne
peul y avoir d'accessoire que le fret pendant al&lt; momenl
de l'abandon, les autres frets étan t entrés da ns la fOl'tun e
de terre de l'arma tem ; que ce sont bien là les principes
pratiqués chaqne jour en matière de délaissement ; que, si
le délaissement, il. l'encontre de l'abandon, est translatif de
propriété, tous deux offren t une ana logie complète, en ce
qui concerne les choses il délaisser, il. a bando nnel', et q ue
l'armateu r qui délaisse n'a pas rapportel' les frets des traversées an térieu l'es, faites sous le bénéfi ce de la même police, mais un iqueme nt le fret d ll de m ier voyage; que
l'aba ndon du navire A/(,'ed, clans les condi tions où il est
fait pal' MM, A, Post el et ses fil s, est dont s uffisant;
Par ces motifs,
Don ne acte à Postel et ses fil s de ce qu' ils déclarent faire
abandon du navire A/fJ'ed, e n ce momen t en charge il
Saint-Pierre et Miquelon pOUl' B0rdeaux, et du fret afférent
i ceLLe traversée;
Dit que cet abandon est réguliel' et suffisant, et qu 'au
moyen de celui-ci, l'ostel et ses fils seron t affranchis de
tou te obligatio n en vers les demalldeUl's,

( 1n )

Ap pel pal' Riotteau et joints ,

LA Coun,
SUl' la ta rdi vité de l'abando n :
Attendu qu e l'a rticle 216 du Code de commerce do nne
I ~ droit au pl'opl'i étail'e d' un navire de s'exonérer, par
1aba ndo n du nav1I'e et du (" et , de la l'esponsabi li té civile
des rai ts et des engage:nents du ca pitaine, pOUL' ce q ui est
relati f au nav:re et à l'expédition; qu' il est de principe que
c~ d rOi t peu t ctre exer cé pal' le propri étaire, tant qu 'il n'y
a pas renoncé, et que ceLle renonciation, si ell e n'est pas
expresse, ne peut résulter lJue d'ac tes ou de fait s manifestant im pli citement de la part du propriétaire la volonté

arrêtée, en connaissance de cause, de renoncer au droit qui
lui appartien t;
Attendu que J'ien, au procès, lie prouve la renonciation
de Pos tel et fil s; que le navire Al(red a été, il est vrai,
emp loyé pal' e ux il de no uveaux voyages depuis la relâche
il Saint-Domingue, q ui est la cause de l'abandon; mais que
ces voyages étaient l'exécu tion d'affrétements anté rieurs il
l 'ass ig nation, et qu'en exéculant ces aO'i'è temen ts, Pustel et
fi ls n'on t pas eu la volonté d'accepte r ainsi i ndirectement
les conséqu ences d 'une i'esponsabi li té do n t i ls n'avaien t
pu jusqu'alors apprécier tou te l'étendue;
Adopta nt" au su rpl us, les motifs des prem iers juges, non
contraires à ceux q ui pl'écédent ;
Sur l 'insuftlsance de l'abandon :
Attendn que Riolteau et joints soutiennent que l'abandon devrait cam prendre, non seu lement le fret du voyage
au COUl'S duq uel se sont produits les laits qui motivent cet
aba ndon, mais encore tous les Irets antérieurs sans dist,inction, comme étant acquis au navi re ; qu'ils se fo ndent,

2e

P. -

1889 .

12

�( 178 )
pour r olclamer le premier fre t, sur l'indivisibilité dn
voyage, quant all produit e t à la perte , et ponL' tous les
autres [rets, sur le pl'in cipe que le fret es t l'accessoire du

navire; que ce système ainsi cOlllbiné ne peuL être
admis;
Attendu, en c!l'e t, que l'abandon, da ns les termes et dalls
l'esp ,'it de l'ar tic le 216, est une cession:de biens partie lle,
dont le caractère est essen tiell ement Ii bérato iL'e, c t qUI a
pOUl' e!l'et de limiter les co nsequ ences de la respo nsabilité
civile d.u pL'oprié taire d" navi re;
Altend.u, en ou lre, qn e le fret est de sa nalure lIn [ruit,
un prod ui t du navire; que c' est à ce titre qu'i l suit le sort
du nav ire abandon né; qn ' il en résulte , dès lors, qu'i l ne
peul y avoir de produit attaché a u nav ire que le [,'el pen dant an moment de l'aba ndon , tous les frets antéL'ieurs en
ayant é té délac hés et étant entrés, in bonis, dans la forl une
de lerre du pl'o priétairc ou armateur;
Adoptant encore, en ce chef , les motifs des premiers

ju ges;
Pal' ces motifs ,

( 170 )

COMPÉTENCE. -

'rrTR E AU PO

T

-

RTEUR . -

P ERTE . -

0 PPOSITfON 1

nm UNA L CfVIL .

C'est• '1at&lt; T"ibt&lt;nal civil et non au T ,'zbunat
.
de

qu t appa1,tien t de con nattr'e des
'.
~om1~erce
pm' la loi dt&lt; r . , 18
Oppos.h ons !1!shtué.s
.
a JUU!
72 pOIt" lé cas d
ttlre au pO"lew' (1),
e pe,'te d'un
(MATHLAS

CONTRE CASTELBOLOGN ESI),
AR"~1'.

LA COUR,
J;;~, ce qui touche l'incompétence du Tribunal de comm eLce opposée pal' Mathias:

co ~onsid érant qu'il est de princi pe que les Tribunaux de

compmé~:~,~e eL~, eL'aLSÙn

de la nature exce ptionnell e de ieu r
,
peuvent slatller q ue dan 1
minés par l'article 63 1 d C d d
s es cas dé Ler-

u

0

e e commerce',

Sans avoir éga L'd aux conclus ions subsidi ai res, lesquel les
sonl rejetées comme mal fondées qua n t à cel les de Hi otleau et joints, comme in "ti les quant à celles de Postel et

.oue les j'aits paL' lesqu els Mathias prétend avoir été
depossédé des ttlL'es au porteu r dont il se dit prop " e't ' .

fil s;
Confirme le jugement du Tribunal de comm erce de Cherbou rg , en datedu 5 novembre 1887, J ont est ap pel ;

metCla l, et ne peuvent être considérés comme constituant
~es ~,ctebs de com merce de na tu re il motiver la compé tence

ne

es

,1'~su ltenL
11

d'au cu ne conventio n ni engagemen1t

:~:~

unaux consulatres ,.

Condamne Ri otteau et join ts, etc,

n Qu e, dès l o~s, les conteslations auxquelles ils do nnent

D u 15 /év,'ie,'1888, - Cour de Caen ( l''C I1, ) - Pl'és.,

que e que SOlt la qualité des parties;

M.

'l'lPH AIGNE .

a l ~~ance, d?lVent dtl'e

so umises aux Tribunaux civils
,

ConsidéL'ant, d 'ailleurs, qu'aux lermes des articles 3 et 7

(1) Voy Conf. ce ,'ec, ISSU. 2. 159,

�( 180 )

( 181 )

de la loi du 15 juin 1872, le Présid ent du Tribunal civil,
ou, en cas de refus, le Tribunal civil, sontse uls compétents
pour autoriser le paiement des inté rêts ou des capitaux devenus exigibles sm les valenrs frappées d'opposition ;
Que cette disposition de la loi de 1872 n 'est autre que
l'applica tion du principe qui restreint la compé tencecommerci ale aux matières déterminées pal' la loi ;
Considérant, dès lors, que c'est 11 tort que le Tribunal cie
commerce de la Seine s'est déclaré compétent pour statuer
sur la demaude de Castelbolognesi et C' en mainlevée des
oppositions form ées par Mathias en vertu des dispositions
spéciales de la loi de 1872 ;
Par ces motifs,
Infirme le ju gem ent rendu pal' le Tribunal de commerce
de la Seine le 2 1 mai 1887; dit que le Tribunal de commerce est in compétent ponl' statuer S UI' les dema ndes formées pal' Castelbolognesi et C' , tant con tre Mathias que
contre Cahen d 'Anvers et C' ; l'envoie les demandeurs à se
pourvoir ainsi qu'ils aviseront de vant les Tribunaux compétents; déclare le présent arrêt commun anx siellrs Callen
d'Anvers et C' ; ordonne la restitution de l'amende consignée pal' Mathias ; condamne Castelbologuesi et C' à
l'amende de leur appel éventuel contre Cahen, et au x dépens de première ins tance et d'appel vis-à-vis de tontes les
parties,

nu 3 novembre 1888, M,

BUCHÈRE,

-

Cour de Paris (4' Ch,) -P,'es"
M. ROU LlE" , av, gén, - P l" MM,SELIG-

MAN, CHAMPETIBR DE RIDES el J ULLEM IEH.

LOl
RJ-:LATIVE AUX FRAUDES DANS LE S VENTES DES VINS

(14
ArLicle pl'emier, -

ao,,' 1889),

Nu l ne pourl'a expédier vendl'e ou

mettre en vent,e, so us la dénomination de vin,' un p,'oduit
auLl'e que celUI de la fermentation des raisius frais,
. Al't. 2,- Le pl'oduit de la fermentation des marcs de raiSlllS fraiS avec addition de s ucl'e eL d'ea u, le mélange de ce
prodlll Lavec le 1'111, dans quelque propol'tion que ce soit
ne pourra être expéd ié, vendu ou mis en vente que so us l~
nom de vin de sucre,
Art, 3, - Le prod ui t de la fermenta Lion des raisins secs
avec de l'eau ne pouna êtl'e expédié, vendu ou mis en
veuLe qu e sous la dénominaLionde vin de raisins secs' il en
sera de m êm e du mélange de ce pl'oduit, quelles qu'en ;oienL
les proport.ions, avec du vin.
Art. 4, - Les fùLs ou récipients co nLenanL des vins de
sucre ou des vins de l'aisins secs devl'ont porter en gros
caractères:

( Vin de sn cre, vin de l'aisius secs. ))
Les livres, factures, lettl'es de voi Lures, co nnaissements
devront conlenir les mêmes indications, sui vanl la na tm e
du produit livré,
Art. 5. - Les titres de mouvement accompagnanL les

expéditions de vins, vins de sucre, vins de raisins secs,
de vront être de cou leurs spéciales.
Un arrèlé spécialrèglera les délnils d'a pplication de cette
disposition .

�( 182 )

( 183 )

Art. 6. - En c&amp;s de contravention a ux a r ticles ci- dessus,
les dé linquants seron t punis d' un e am end e de 25 francs à
500 fran cs et d'un em p risonne men t de d ix jou rs à trois
mois.
L'article 463 du Code pénal sera applicable.
En cas de récidive, la peine de l'e mprisonn em ent 'Sera
tou jour; prononcée.
Les tribunaux pourront ordonn e r, sui vant la gravité des

oas, l'impression dans les jo urn aux et l'affi chage, aux lieux
qu 'ils i ndiqu eron t, des ju gements de rondamnation aux
fra is du cpndamné.

Art. 7 ,-

~'ou te

addition au vin, au vin de sucre, au vin

de ra isins secs, so it a u m om en t de la fermen ta tion, soit
après, du prodni t de la fe l'meo ta tion o n de la d ist illation
des figlles,Ca l'ù~l be3, neurs de mo\Vra, clochettes, riz, ol'ge
et aut res mat ières sucrée;, cQos litne la falsification de denrées alimenlaires prévu e pa l' la loi du 27 m a rs 185 1.
Les dispositions de cette loi sont applicables à ce ux qui
fal sifi ent, déli ennen t, vendent ou m e ltent en venle la denrée a lim enl a ire sachant qu'elle est fa lsifiée.
La denrée alim entaire fa lsifiée sera confisquée p ar application de l'article 5 de ladil e loi,

EFFET DE CO MM ERCE . -

-

EN DOSSEMENT EN BLANC.

LOI ANG LAi SE .

L 'endossement d'une letb'e de change doit êt1'e apJ,,'écié
suivant la loi du pays où il a été (ait (1).

(1) E L non slli \'unt la loi du pays

ou

S ll iva'lI t la loi anglaise, l'endossement en blanc est 1'ég u -

lier et " 'anslati( de p1'op,'iété.
OH doit donc considé1'Cl' comme prop,.iétai1'e, et non
comme mandataire, celui qui est po,.teu?' d'une letlJ'e
de change en. ve1·tu d'un endossemen t en blanc (ait en
Anglet.,.,.e ( 1).
( JJ Lu:\I EN(fH AL CON Tn E S 'FREn EL

E.r.

M AOMlN).

Ann P.T.

Considéra nt q ue Jll umen thal, négociant à Pari s, est por te u!' de deu x Ira il es il ordre de 5,000 fI'. chacune, ti l'oes le
8 j uin 1888, par lUa r min. acceplees pal' ce dern ier et
puyaol es aux échéances des 1"' et '10 seplembre t ~88 ;
Oue ces traites ont flté prole"tées à lenr échéance et que
Strebel et lJ armin eo refusent le paiement sous le prélexte
q u'elles auraie nt été délournées, à leur pl'éjud ice, pal' un
sieqrOrdioni, d it Noël, et que Ul umenth" l, n'étan l cessionnaire de ces trai les qu ' n vert u d'enJos en b lanc, do it être
considé l'é com me simple mandataire d'O rJ ioni dans les
lerm es de l'ar lic le 1 ~8 d n Codede com merce;
Considérant qu ' il résull e des pièces p roduites deva nt la
Cou r, eL nolamment des encl os porlés SUI' les trai tes don t
s'agit , q ue ces elfels passés l'égu lièrement par Ma rm in à
l'ordre de Noël, le 'II ju in 1888, on t été négociés en Anglelerre e t que le sieu r Dunkels-Jlu lh er, négociant à Lond res,
qni en é lait devenu cessionnaire, les il transmis à Gu lJe lfinge r , autre négociant:\ Londres, qui en a fourni la valeuT'

au moyen de deux chèques, acquit(és par the imperial
Ban", le21 jui llet 1888;

e lle es t payab le. Vor

. Table déce nna le, y. Efl'e ts de commerce, n· 23.

( 1) ConL 'fab le Irt!nel'ale, ,,- Effets cie rommerce. nO' 1t1 et suh',

•

�( la. )
Considérant qu'il résulte de la correspo ndance et du rea istre d'effets de commerce d u siem lllumenl,hai q ue les
o
"
"
deux traites dont s'agit ont été Il'anSffil ses de Londres à ce
dernier pal' Guldelfinger, le 15 aoùt suivant, e n paiement
de marchandises;
Que r.es diverses transmissions ont en lieu , il est vrai, au
moyen d'endos en blanc et par la simple appositio n de la
signa ture du cédant au dos desdites traites, m ais que ce
mode de cess ion es t admis Jlar la loi anglaise comme suffisant pour la transmission réguliére des leUres de change,
billets à ordre et efl'ets de commerce, supérie urs à cinq
livres sterlin g;

( 185 )
Oue c'est à bon droit qu e le Tl'ibllna l de commerce a cont ,"
damné les a ppelan ts au paiemen t des traites dont s'a~i
o
Par ces m otifs,
Confirm e le jugement rendu pal' le Tribunal de commerce de la Seine, le 23 novembre 1888,

Du 12 janvie&gt;' 1889, -Cou rde Pal'i s(4' Ch),
====,====,====
A GENT DE CHAN Ge.

FAIT DE CHA RGE . -

CON I."ANCI:: VQLONTAInE . -

Que pal' a pplication de la règ le loclIS ?'egit act.t1n, c'est
d"après cette législation que doit être dé terminée la validité des cessions passées en An glelerre ;
Qu' il ya lieu, dès lors, de co nsidérer comm e valables
et réguliers les end os des Irai les dont s'agit, fai ls ;\ Londl'es
par Dunkels Bulher a u profit de Guldelfinger e t par ce dernier au profit de Blumenl hal ;
Considérant qu e lllumenthal étant r éguli èrement saisi
par cet endos en blanc, lequ el est, d'ap,'ès la loi an glaise,
équivalen t à celui qui serait libell é conforméme n t à l'article 137 du Code de co mmerce, doit être consid éré comme
tiers porteur sérieux pou r l'exercice en Fra nce de tous les
droits résullant d 'un endos régulier ;
Considérant qu' il résulte de ce qu i précède qne ce n'est
point dans des éléments extrinsèques, mais da ns les endos
porl és su r les trail es, que la Com trouve la preuve des
droil s qu'elle reconnai t exister au profi t de Blum enthal ;
que celu i-ci ne peul, dès lors, êlre lenu de restitu er lesdites tl'ailes ava nt d'en avoir obtenu le paiemen t, et qu 'il y
a lieu de rejele r les co nclu sion s prises pal' Strebel et Marmin A cet égard ;

•

-

Pn l v I LÈ GE.

VALEUR S NON COTÉES. _

_

D ÉPÔT .

NE GOC IATION SUR UNE AUTRE l'LA CE.

Il n'ya (ait de charge, de ta pa,'t d'un agent de change,
et, pa1' consequent, p"ivilège $ll1' son cautt.'on11ement,
qu ~à la condi tion qu'il y ait elt, de la pm'! du cl'éanc'z'er,
confiance (Ol'cée pa,' la nécessité de s'ad,'esse&gt;' à l'agent
pOU1' une operation qu'un agent seul pouvait l'aire.
L e créancier qH i ne l'est devenu que pat' suite d'une conflance volo ntaire, ne saurait éb'e quatifié c1'éancie1'

pOU1' (ait de cha"ge , ni, Pal' su ite, p,'ivitégié (1) "
Spécialemen t, lorsque des vale",'s ont été laissées en dépôt
che:r un age/il de change, que ces valeu1's n'étaient pas
cotées et ne pouvai ent donc ét1'e négociées qu'en banquel
qu'enfin lem' négociation a eu lie lt Sw ' une aut}'e place
que celle où l'agent de change exeJ'çait, l'acte com mù
pa1' ce de1'nie1' qui en a d isposé au p réjudice de son
clie nt, ne cO l1 stitue pas un (ait de ch01'[je et ne donne
pas naissance au p,·ivzlèfje .

t l) Voy. Con r. la pt'emiè t'e partie du prése nt volum e, p. 303,

�( 186 )

( 187 )

(GulOU CON'!'nE DECHET ET SOUMEIRE) ,

JUGEMEN'r.
At tendu ~u e, suivant les d is positions de l'arti cle prem ier
de la loi du25 nivOse an XUl , los cautionnement s fOllrnis
pal' les agen ts de c ha nge ne sont alIectés a u p,'ivilège de
premier ord,'e qu e pour les condam nations p"unoncées con ,
t,'e eux par suit e de l'exerc ice de le urs fonct,ions; que les
privil èges étan t de droit é troit, on ne saurait les é,end,'c
pal' lIne lIlt erpréta ti on de la loi qui n e sera it pas exac tement conforme à l'esprit et à la lettre; d'al! il su it que,
pour être adm is à exerce l' un l)J'emier privilège SUl' le cautionnemen t d'un age nt de c ha nge, i l faut établir que les
faits qu'un Illi impute so nt le résllltat d'un abus commi~
dans l'exercice de ses fonctions;
Ou'oo ne doit point recon nail re ce caractère à des aotes

accompl is pal'

LI li

agent de change comme un mandataire

ill\'esLi d'un pOllvoil' Qu'on am'aiL pu con ti er à tout autre;

Ou',l existe un e différe nce très notable entre les aotes
l'occasion de l'exercomm is pal' un officiel' ministériel
cice de se fo notion s, et l'abus de ces mêmes fonctiolls ,dans
les cas olt les pa,'ties ont dù, en con formité Je la loi,rocouri r à l'entremise de l'agent ;

*

\,lue, d'après l'article 76 du Code de commerce, les agen ts
de challge ont seuls le droit de faire les négociations des
elI'ets publics et au tres susceptibles d'être cotés; qu'i l ne
leur est pas illt e r~it de se m ouvo ir en dehors de ce coch'e
assez rEst,'eint e t d'accepter tel mandat que les parties
YOlldl'ai ent leu t' donner; mais, dans Je premier (,3S, tout
acle abusif 0\1 dommagea bl e de leur pa,'t consti tue l1l1 fait
de charge donnant OllverLllre :\ J'exercice du pl'ivilègede
premier degré, élabti pal' la loi du 2~, nivôse an XIH , ta ndis
que, dans le second cas, le cautionnemen t peut servir au

p,aien,lent da ns l'ord,'e o,'dinail'e des créa nces particu liè"es,
s d n est pas abSûl'bé pal' le remboursement des som mes
qUl le ur auraient été prêtées pou r tout ou partie de leur
ca utIOnn ement ;
Oue ces p,'in c ipes doivent ser vir de base à l'appréciati on
de la d emand e; qu'i l s'agit de savoir si les opérations
fin an clI)res qUl Jont l'objet de la pt ainte de Guiou, ont été
accomphes p'" De&lt;:he t co mme agent de ch.nne in vesti du
mon opo le de l'article 76 du Code de commere: o u si ell es
auraIent pu être conflées à tout autre qni les' aUl'ait exécnLées comm e lin ma ndataire ordinaire',
Attend u que diverses opé,'ations de bourse ont été faites
P?l' JJeGh et poUl' compte de Guiou à partir du mois de janv,~r 1884 et successivement reportées en liquidation jusqu a u 30 ju in de la même allnée; qu'à cette époque ledit
GllIOU S'ilst fait dé li vrer, les dernières va leurs ache tées

c'est-il-dire deux cents Ottomanes laissées entre les main~
du sieur Amie, caissiel' de Bechet, comme gal'antie d'une
avance de fonds; que, peu de temps après, ces OUomanes
furent vendues par ol'(h'e de Guioll et remplacées pal' deux
~mll e d eux ceni s 'l'II" cs,venciu s le 7 ma,'s IS85 et remplacés,
Jusqu ù concul'rence , pal' cinquante Haïti, laissés toujo nrs
el.1 dépù.1 dans I ~ caisse du sieu l' Am ie, en même lempsql1e
vll1gt-clnq Alp,nes, qui avaient été précédemment ache-

tées;
Atte ndu que ces valems ont été définitivement vendues
à Pa,'i, les 7 et 10 septemb,'e 1885 pa,' ordre de Dechet qui
était il I ~ veille d'u ne compèledéconfiture et qlli se trollve
alllourd hui en état de liquidation judiciaire; que ce del'111 er est donc débit eu l' du pl'ix provenanLcte ln Yenle,c'esl-à di rede 9,330 f,',; que pOUl' avoir paiement de celle som me
ledit Guio ll a, pal' acte c1es 9 et 10 mn,'s tSSS, fait pratiquer
llDe sai sie-a rrêt SlIl' le cau Lionnem ell t de Bechet el en poursui t ta validité tallt à l'encontre des sieur; JIIlliell et ttou.&lt;-

�( 188 )
Martin, liquidateurs, que de Soumeire, partie interven ante
au p rocès;
En ce qu i concerne Bec llet, :
Attendu qu e la dette es t certaine et qu'il y a lieu de le
condamner, da ns la pel'sonne de ses liquidate urs ès·q ualités,
à payer au demandeul' la somme de 9,330 Il'" avec les in ·
térèts de droit ;
En ce qui tou ch e Soum eire :
Attendu que son in terventio n est régulière en la lorme
et j uste au fond ; qu'il résu lte, en e ffet, d' un ac te en date
du 14 juin 1884, allx minutes de M' Taxil FOl'tou l, notaire,
que l'intervenant a prêté à Beche t un e somme de 30,000 Ir,
pour l ui servil' de cautionnement comme agent de change,
et s'est fait attribuer, par le m êm e acte, le pr ivilège de
second ordre reconnu par la loi; qu 'à ce ti tre, il a qua lité
pOUl' contester la prétention de Guiou ; que les sommes
pour lesquelles celui ·ci réclame un premier pl'ivilège, sont
le produi t d'une l'ente de titres qui n 'étaien t ni des efl'ets
publics, ni des effets susceptibles d'être cotés, c'est ·à-d il'e
de la n at ure de ce ux qui ont é té j ugés par la Chambre
syndicale des agen t~ de c hange aptes à ê tre portés sur la
cote olficielle de la Bou rse;
Attendu qu e les Haïti, pas plu s qu e les Alpines, ne fi gug urent sur la cote officielle; que la négociation a été opérée à Paris, comm e pOUl' les va le m s en banque pour lesquell es l'entl'emise de l'age nt de c hange n'est pas nécessaire,
et que Bechet n 'a é té, dans cette c irconstance, qu'un tl'ansmetteur d 'ordres, agissan t dans l'intérêt de Guiou, don t il
était le mandataire, et qu'il est ten u de rendl'e compte de
l'exécution du mandat, sans que l'on puisse co nsid ~rer
l'abus comme lll1 rait de cha,'ge gal'a nti a u pl'emier chef
par le ca u tionnemen t ;

( Isn )
Pal' ces motifs,
Le Tribunal condamne les sieurs Jull ien et Houx-Martin
en le ul' quali té de liquidateu rs judiciail'es de Bechet, an ~
Cl en agen t de change, à payer à Guiou la somme principale de 9,330 ll' ., monlant des causes ci- dessus énoncées
avec les in térê ts dedroit ; de même suite, reçoit Soumeir~
pa rtie IIltel'venante dans l'instance et, laisant dl'oit à ses
conclusions, dit et déclal'e que la créance de Guiou contre
Deehe t n e rés ulte pas d' un l ait de charge et ne saul'ait l ui
d O lln ~l' aUCun dl'o it S Ul' le cautionn ement qui est la proprléte de Soumene; en conséqu ence, pronon~e le so ulèvement de la saisie- al'rêt pratiquée pal' exploit d'Ollivier
huissier à Mar3eille, en date du 9 mal's '1888, et de Leoend re'
huissier à Pa ris, du 10 du même mois, ainsi que d: tou te~
oppositions notifiées au gre ffi er du Tribunal de Go mmel'ce ;
ordo ll ne en fin qu'en qualité de baillelll' du cautionnement
Bechet, ledit Soumeire a droit, en vertu du privilè"e de
deuxième ordre qui garanti t sa créance, à recevoir deo~I. le
Préposé de la Caisse dés Dépôts et Co nsignations la somm e
de 30,000 h' ., qui a été versée à titre de cau tionn ement·,
condam ne J ull ien et Houx- Martin ès-qualités, aux dépens
de nns ta nce.

D u 13 ( év,'i." 1889. - Tribuna l civil de Marseill e
Prés" i\/. DC Hossl. - P l" MM, LA UGtE R-HAV ANAS,

(2' Ch ,)-

BOUVIÈR E

et

DE JE SSÉ .

FAILLITE . -

CRÉANCIEH NAN 'r I. -

VERIF'fCATION NON

NÉCESSAIRE.

Le c"éancie1' nanti peul, en cas de faill i te de son débitelt1',
exe1'ce1' son d1'oit 810' le gage sans faire préalablement
vér ifie1' sa cl'éance.

11 ,,'esl len" à vérification et à a((innatio l/ que lo,'squ'il

�( 190 )

( 191 )

dem.ande li COnC01t1'ù' avec les c1'éanciers chil'o9"a_
pilaires ell cas d'l11SU /flsance de gage, ou. lO1'SqV. 'il ell.
tend vote,. au concordat .

Du 10 jan vie" 1887 arrè~ de la Cour de Rennes, ainsi

conçu:

LA COU R,
Considéra n t qu 'aux tel'mes de l'article 547 du Code ùe
commerce, le syndic peut, il taule époqu e, c'est-à-dire
r eLirer

LA COUR,
Statuant su r le moyen un ique du pourvoi:

(SYND I C CHELE'I' CONt' n r. LONGÉpÉE).

avant ou après la vérificatio n des créances,

Pourvoi.

les gages

au prol1t de la fai lliLe en rembou rsant la delle; d'ou il suit
q ue la vérification n'est point obliga toi,'e pour les créanciers
gagistes et qu'ils peuvellt, huit jours ap rès une simple
sign ifica tion notifi ée au syndic, Jaire procéder à la vente
publique des objets don nés en gage;
Considérant qu e, Longepée ayant Jait "endre rég ulièrement, en juin 1884, les valeurs industrie lles qui lu i avaient
été donn ées en gage pal' Chelet, le syndi c n 'éta it pas fondé
à poursuiVl'e contre Illi le rapport des cou po ns d 'intérêts
écllUs posté,'ieul"emellt à la vente, n on plusque celui de la
prime de so rtie du 1/10 Foncier "1883, n" 186,6 18, sorti le
22 septem bre 1885 ;
l'al' ces motiJs,
Faisant dro it à l'appel et réformant:
Dit que Longépée était fondé à Jaire vendre les valeurs il
lui données en gage, en se conformant a ux prescriptions de
l'article 93 du Coùe de commerce, ,ans avoir affir:né et fait
vérifier sa créance,

. J\tte.ndu que le .créancier valablemenlnanli d'un gatTe eL
la j ~l d'ull droit exclu sif SUL' la valeu!' dece
gage est, en réah té, en dehors de la faillite, l'article 546 du
Code de commerce di,ant expressément que ce créanc'e'
.
. d l '
lIlV eSL l par

ne, se,ra 111$CnL .a ns la ma$~C qu e pOUl' mémoire; qu e, dès
lOIs, Il neSaUl'al t être as treI nt à faire vérifier et à affirmel'

sa créance préalablement

de créa~cie~' gagiste;

a

tout exercice de so n droit

qu'i l n'est sou mis pal' la loi à

cette obiIgatlOn que 'luand il prétend faire valoir un dl'Oit
dans l~ faill i ~e) soit en den landant à concourir avec les
créa nCIers clu l'ographaires POlll' le surplus de sa créance
quand le gage s'est t1'ouve insuffisant, so il en se présenlant
pOUl' voter au concord at (art. 552, 553, 508 C. cam ,);

Attendu que cette intel'p,'étation est confirmée pal' J'artiele 547 du Code de commerce, qui donne au sy ndic il toute
époque, et pal' conséquent même avant toule vérification
le droit de retirer le gage en remboursant la deite',
'

Attendu, dès lors, qu'en déc larant qu e Longépée avait.
fatt vendt'e l'egu t ièremenL les valeu r5 a lui données en gage
pal' Chelet, conformément aux pl'escl'iptir,ns de J'article 93
du Code de commerce, sans avo i,' au préalable Jait verifier
sa créance e Lsans l'avo ir affirmée, l'al'rêt attaqué n'a violé
aucune des dispositions invoquées pal' le pourvoi;
Par ces motifs,

Hejette,

D u 19 juin 1889. - COIII' de cassa tion (Ch. civ.) Prés. , M. BARllI ER, 1 ~' prés.
M. DESJARDINS) av. gén. .;.....P l . • M, i\[OR ' LLOT.
FIN DE LA DEUXIÈME PAR'l'fE.

�TABLE ALPHABÉTIQUE
DES MA TI ÈRES
CONTENUES D.\NS LE TO llE LX VII (l889).

N.

n. -

Le ch ifTre l'orn ai n désig ne la parlie, et le chiffre al'abe la page .

Abandon du navire et du fret .

J'e~npo~tcr Su r tou tes les autres ap-

1. Voyages noullcaux, Affh'trmrn(s anl(&gt;rielJrs. - La faculté
résultant dr l'article 2 15 du Code
d~ commerce, pour le propriétaire
du na\'Îrc, de :;'afrrancbir de la
respOll!:labililé des fails du capitaÎ nC' par l',lbandon du navire ('1
du fl'N, pput (jtre exercc(' tant 'lue
le proprIétaire n'y a pas J't'nonce
t"xprf'émel1t ou tacitement. Ne con::,tÎll1t' pas une renonciation
tacite le fail d'o\'oil' employé le
n a\'Î I'E' à. de nouveaux \'o)a~elS,.:li
ces \'oyages etaie nt j'exec11 1ion
d'ufTl'clpmellls anterü.'urs ù l' as:-Î-

'I ut' J,!ra\'Ps lJ u't'll es puissent êt re.
- Spécialement, lur.sque la minu·
te prêcisf' de l'accident a de l'importance, f1u'un des rapports de
met' la the avec précbion et est
confirmé quant à ce par les résultats d'unp enquèt~, et que l'autre

gnation. -

C. de Caen, 15 rCL
IH

1 'S8.-H iotteau c. Poste l. II -

2.

j.')·ct. - Le frpt étant abandonné
camou' un produit ou un fnul du

prcclatlOns Ou présomptions, que l-

rapport de mpr, indiquant un au·
trt:' moment, ne le fail que d'une
manll're approximatÎve, on ne
sau rait, sans lambel' dans l'arbitrair~ . prendrF' une moyenne en·
1re ces deux instants, et on doit
~'t'n r ~fel'er il celui des deux rap·
ports qui détel'mÎnp avec prêcÎsion
le moment OLt rabo r da~œ s'est
produit. - C, d'A ix, ~O juin '18ts8.
- J?rais:,inet c, Comp. Transatlantique ....... ... ..... . ... 1 - 44

na"irp, l'abandon ne lioit rompren· '2. Temps de bJ't/me, Diminu tion
dl' l'ilesse, A7)p1'éciati~n, - L'~r­
urie 13 du replement IIlternatlQdlt,p ct'Iui du Yoyap.p ~11 cours du·
nal du 1" septembre 18B4, qui
quel st' son t produi1S )P5 rait::. qui
impo~:1 tout na,"ire, en temps de
moti\,pnt cet abandon. - Lt':l fl't'b
brullW, hrouillard ou neif!e, de
f!a~nes i1nh~l'I(&gt;lIremf"nt dOl'ient
motlert'l' sa "itesse, ne prescrit ft
t~tl'i' con .. ide res COJllIllP delache5
ret é~ard aucune limite, el laisse
t'l l'nt l'eS dans la fortune ue tf'rl'e
rappn~('ialion dt?' la "itesse ~ C~)Jl­
de l'armateu t' . , . . .. ,. , , ,., . i bid
st'I'vt'r, il la prudence d~1 caritallle,
et, ('Il cas de contest,H lon, a la 5aAb or dage ,
('(J~(' des Tribunaux compétents,
~ Specialement, un ,'apeur q~li,
l , Rop),ol'( dtJ 111('1' , J!,:nol1ciatitms,
lursqu'll marellE' ~n ~ol1te, file
l\101ll(&gt;1Jt de l'accident, - Lol':!0117.(&gt; llcpuds et demi ;\ 1 heure , est
qu 'il s'u!:.dt tif' \'t)c herchel' les cauréputé ;l\'oir 1I1ocled~ sa :.it{'~€, l'Il
SPi\ d'un ahon lug:e, les énOll('H\·
l P1IlpS dt' bru11lp, lorsqu 11,' a ré·
lions dt':-; rapPol'i:l dE' mel' reg'u·
duite ~l six nœuds au ma:\Imum,
liNs el no n dementis par lb CH'·
_ Le capitaillE' n('. sau rait cloneco nstances dr la cali se, doiven t
dre qlle le fret pefldollt, c'p;,t-ù-

�AUO IIO AG E.

AUOHOAG E.

('!lrf, pl'ésumll l't~~pon ­
salJ lt) dt~ rnbonl&lt;Jg'A SlIl'H llll , u l(Jl'~
snrlOul qu ' il a rempli lonlp.s Il' . .
;HJln~., l're~LTiplionl:J uu rt'~I(,IIIt~n'
pUUI' Je tf'llIp::i Ile brulllC', . . .• Ibid
1'11'(',

3.

dl'

('t'

AFFllÉTEMEMT .

con!ootanc'f'S parliculii'res qui

peu-

forcer il ':'\'('l1rle l' de:; n'~les
prr'l'f'I'i 11':-, ne /WU H'nt, I:'n jJ:lrt'il
('a::;, ,' In' alll'I!IH'(':; Jlour allcnul'I'
la 1';11111' ('Ollll1 lÎsf' jJ;11' l'abOl'd l~U I'
{'Il ,ioliHion Il r l'arliclp IG". Ibid
'l'lit

Ncg/elllcnt de 188 1, P,·e.&lt;cnplioflS. A rticlo 2:1, CirCOrl,fï- 6. A,.ridf'?lt de personne , R esponLanC'Cs !,arlirulii·n:s. - ~i 1'1I1'Iii'ffbililfJ, Loi cil-ilc, O,lc'r et du
cil-' 18 d u l'èfdement ei-df's1&gt;lls pn~b­
10 _ sl!pt,'mbrc 1$84, Art. 1107 du,

d~ :stoppel' el faire: m,H'llilll' t'n
il l' rj(·I'I:~ en L';:I,::. d'apJlI'oche df' dellx
\'&lt;1 pell 1":), l'a rt icle '.?:1 PI'(·si..'I'Îl au:;~i

crit

C. com"

dl' te n ir romp!!' dC' tOll~

(l"oi,o:, communs, L ... rl'sponSiIhililè ,'i"i le l'csullan l d' un aedd rill th, pf'J'~o nJle ul'ri,é dans lin
a hOl'da,~t\ t·~t réglée par lt'.'; Jll'ill-

gel'~

JI:';';

tlall-

C'l lh~s ("i l'con~ l nnrt!s ptll'tÎculièl'es qui !If'lt-

de la Il,.nigalion

vrnl forcF" :.i. l)'éruL'll'1' de Ct':' rÎ'~16 pOUl' Ihile!' Uil Janger illllllêclint. Par suilr, n'p::il pa:; ('Il

faillI:' un capilainl' dr Yappul' qui,
entt'Ildant ,'l httllOnl Il' ~il n l-'l d'un
aUlreYlIpPUI' rapl) I'Ol'hë, mai ..
dont la 1JI'II11lP lui t'aclw la t'QUIP,
donnp 01'1.11'(' d~ ,,('ni .. à Irihord \'1
de faire machine en J'oute il toule
,'il(&gt;;:;:,(' ' ... , . , , , .. ' .. , , , .. ' Ibid
4. Rap]Jo?'t!'; c(m(radictoi1'(!~. _
En ('n~ d'ilbordu!.!'() et dl' contlïldif'l ioll f'lllrf' h&gt;s' deux rapports dl'
111er, 011 doit If&gt;nir p01l1' \l'nies lPo,;
(l1l6~attions dt&gt; ~ellli qui Îlld iq ll('
en tenues pl'~ cis la position, If'
mOlllenl oll l'autl'P na"il'l~ il été
np('I'~'u,

la rout e sui" Ît&gt;, le poin t 1:'1
le mOlllent exact du choc, pl'Hcraillemenl au \ aIJegations tif' ('rlui qui, donnant la si luation d'une
mani èrp appl'oximath(" 1 np dit
rien des ilutn'$ poinls cÎ-dl&gt;:-~lIs. _
MUI'::."I I avril ItilS9 . - Kll:'in c.
'\I ;1I1('i IlÎ .... , ... , ' .' .. ,. 1 - ':!02

Doute, Rrprn'a{ioll

U

CijJt's de l'iu'licre 1:382 du Code civi l'I non pnr ce u x lI (&gt;s lois l'cl.lIiws au ('OIllIl1("I'Ce maritime. - Nl'
~ont donc JlI1;:; ilpplic:lulps ù CP";
l'ort{'~ eLu'c id en/!: , I,·s pl'é~mp­
tioll ~ de rallie 'lu e l'on Iwu t til'l'I'

tir.; 11'1'011'.'; du tlcl.'!'!:'t ou I ~' ':'('(1tl'IJllln' 1 t)~11 il l'I) I1 I.'Onll'e df's \apeul':; pt ail lJ(&gt;ncfice des \oiliers,
- La l'épal&lt;.Ilion il fra.i~ COlllmUIlS

,,1'('~l'I'iIP pal' l'article .1(1( du COdl~
Ill' COllllllerce Jlour If' cas lI'ahordage doulft/x, Ill' l'j';lpp liqup pas,
non JI ll/l', i1UX anident~ de pel',$;011 11 ('';, - T,', d\'o ~Iars., 13 JlIll.
H18t!, Milh é c, Comp, Jlcnin su lwl'f'.
JI - 13

so ns qll ' il ail demand é qu 'cll e le

fût. 18H9. -

C, de Montpcllipr, 10 juil.
Comp . du TOllkin c.

hbre ........... . . .. . 11-100
H. Navù'cs co.ch(:s pa?' la b,'ulUt',
R~yle de t,..bOl·d. - Si l"arliclo
15 d Il règ-I('m..,lll du' " ,:,rptem hre

Accident , -

('011:-\(']'\(' :'ia 'ilessr ol'uinuir{', COIllunt~ fallle~ t't dOit j~tre) pal'
:'Ui lf' , dcdarl' rc:-pon",alJlt' dt'~ con:-équt'nl'f's d'lIn ahorcla,~€' surve"nu

Acquit . - V. Vente.

l~nlr('

Affrétement.

V, Abordage, Anna-

l our) Ass . tl'rresll'c.

1111'1

,uiJil~r
~lIr ~on )la~af!(~,

lui pt un

tl'Olné

HOll ell, ~8 jUil\'. 1 ~8!J,

-

qui s'P:o.t
-

C, de
Thorb-

5. Vil e par tribord, Rm/te ronjor,,~{' n (', COIIIJl. 'l'ransaùantiqlle.
tiHtH:C, Faute. Le ca Jl ilainr
Il - 127
d'ull Hlpeur qui, aYilllt "li lIll
IIl1ll'l;:' "3)H'111' pal' Iri Gon l, Ill' S't':.t S, Protestation en mains du ennpa s é(';l l'Ic- dp la l'Oulf' dp 1' ;Jlltl'P
slIl, Dé{(wt dt.' $'l'ynijicoUO/I, Fin
(l'è;,d . du l ~' ~l·fll. 18S,i , ti r!. 11.1 ), .... 1
dc )1011 l'N' et'oir. - Lf' capitaine
qui l'a a bord é, 11(' sau l'ait n' Iu'od'uH n,Hin' aborùo e~t nOil l'ece('lIpr il l'ahordé d'avoir suiv i !&lt;ia
"nhle dnlls ,:,on ac t ion rOl1trf' l'al'oulr ':';} II ;:; en Ilé \'ier et d'a,oir,pnr
bord 1"11 l', lorsqUl". t1cbarqu é dan~
ce (lérau l de milIlU'lI\l'E', élo ('lIl1~(~
un ]lort Ùlrau"cl' il S'é::.t con tenté
de l'n},ordagl&gt;. - Le..; dis]Jo;:;itiollS
dp JlI'Ot('~t \ '1' p~r 'dpVillll Il' co nsu l
t! Pll'ilrliclt&gt; n Uf' ce l'è~.denwJJI ord,· 1"t'II I1 I'I', ),:l Il S l] lH' celle pro!e:;;donnant tir tt'ni l' (,OIlIJHt&gt; fi .... rirla l lOIl ;til t'le $i g- nilicr, rt II IPIIU'

3

minée si la del:itillation est OarceI ~ne, et bonification plus forte'!'Î
c est Cette, Marsei lle ou Gênes on
nf" saurai t ,·oir dans ces c1a~ ses
d~ ,la charle-partie aUCune dérogation à celle du connaissement

et J'a.lrréteur lJui a diri~é le na"1r:
s,ur Uarcelone, ne peut réclamer de
t 88/j S Ul' If'S abordages, nr pre:;cl'it
1 i.1rmement, en sus de la boniG caaux deux capitai nes d~ "f'nil' SU I'
tion JJI'é\'ue SU I' Ic l'l'et le montribol'd quI" quand ils Se voient, il
tant es droits pe rcus pdr la douane leu!' défpod pas d(' le filin' lorsne espag nole. - Mars., 3 oC1.1 888.
qu'ils nI" se voirl1t IHIS, - On n€'
- D I't~yrlls c, Fabre, ' . . " r _ 'li
saurait doni' al'guer de f&lt;.lute celui
qui il fait ct'ftr manCl'U\J'l' dalls le 2, Rilliere, Uan'e fi, franch ir
('ilS oil, sa ns ,oir l'al/tn.' navire caVide, - Le ca~itaine qui va char~
c hé pal' la hrum t&gt;, il a ente ndu
gel' dan s un e rivifo rc, et qui sait
le ,sifl1rl ù vapeur drvunt lui. Ibid
que son navire chargé en plein n&lt;,
POUITi1il franchir la barre, n'est
10. 8nfJue, l"Uesse 11011 ralentit.,
pa.s l&lt;'nu Je mt'tLre à ses frais Sur
- Le fiut dt=" n'3\oil' l'n.s Jilllinllé
allt\~('~ la IJ3rlie de la cargaison
la Vill'~'(' d'ulI vapeur en lemjl:;
qu 'i1I1f" petit prendre à son bord.
de brume, ne pput cOlIsti!UC'1' \1 ne
- ~:'r;:o( ù l'affréteur à mettre, 'il
rault' t'Ilt l'alna nt la respolI:-alJilitc
It' J II~{' à propos. Jes alJèges à ses
J'un abordaf!'p, !lu'aulant qu'i l y n,
frai ... à la disposition du capitaine.
t'ntre Cf' rilll el l'ahonla~(&gt;, UIW l'P- Si ùonc il n'fl:it pas justHié que
lai ion dt' CilUSf' ,'1 rn'et. - Ma is
f an'rélcur ait fait oirre de ces allècelle relation existe lorsqu 'il est
~el:i, il n'y a aucune faute à l'ejustifié pal' les cin'onslances de la
procller au capi taine qui arrive
cause (ju P,si J'un des deux navi l'es
avec un vide dan s sa cale, el l'afavail diminue sa vitesse, ils aufrêleur ne sau rait , de ce chef, dera ient passé sans se tou cber, Ibid
mander lune diminlltion du fret

Fitesse non. ndcntie,
- Lr- i1:1.\jl'~:) \apeu!' qui, nnyi,
g uant pal' un tPl1lpS dp brume,

'j. 131'1011('.

HFIlÉTEMHNT .

Action-actionnrure ,- V. ::iociétê,

1. Po1"t ESI'091lO1, Bonificalion
s1O' le (l'ct) Droits de douane,
Clau,~e du connaissement, Chargc de la, nwrch and Ise, l,ttc)'pl'étation. - Lorsqu'un t:onn;lI~.,e­

cO llvcnu en bloc. - Mars" (2 fé\',
IS 9, - Gleize c. Cbristensen.
1- 15M

3. Echelles prèllues, Clau$e, fnlerp,.,Ualion. - L'affréteur qui s'est
l'éSP1'\ê le droit de faire toucher le
na' ire à tant de paris, parmi lesquels deux ports indiqu~ n~ compteronL (lue pour lin, Il excede pas
son droit en faisant aller le navire
d'un dc ces deux ports à l'autre et
le faisant retourner au premier,
et en ne comptant ces trois écbelIrs que pOUl' unt:&gt;. - lIars., 14
ma 1889. - Husse! c. ManIe et

ment porre 1I1lf' dall;:;~ i.l11~rimèe
Bor.lli .. .......... . .... 1 - 1?t,
lll eUant Ù III charge dl" 1 anrèll'l~r
les dl'oils de douane dont ::;('rall
g re\ce la DlaJ'chandisC" au cas où ~, Clause, Intcr}1rrtalio11.. - En
principe el dans les usaS\s du co~­
(' Il e Rt:'r~til dêhnl'fJuép ell Espagne-,
Jnf'l'ce, u ne charte parue, ne preeL qlle, d'autre part , la c1ll1l'le~en(e pas l.es c;lI'a~lèl'~s d un ~on­
parti e st ipule un Il'et pour le tran stral aleatoll'l\ m3J5 dune comenport du c hargeme nt dans un port
tion ft'rm e et devant sortir il e{fet.
du Nord, avec bonification déter-

�AFFRllTEMENT.
ré~iliation d'un IHH'C' il contrat n 'p~ t mè m p l'oint OJie rer pM
Ir " c\(!npw ents (h~ Coree III Uj P III't' 1
loutelS JE':-o fois au moin s 'IU t'" J'oh!.tar It&gt; qui en l'asulf t' n'e:"!t q UI' mu-

-

La

.IGE '1' DE CHANGE .
Agent de change .

1. V(d ew·.'i .non entée" , Ent1'cmisc
non. ~b ll ga to n"(:, Operations ,
ValLdtté. - Les opérations sur
IDPn1(ln é. - Si I p ~ parti es pPU\Pll t
dCh ~'a.l f' ur:s non cotée~ à la Bourse
coo" pnir (Ill E' l'eu e ré~ iliat i on l'èel dysl/-(nées ~O u s l'appell ation gés ultC'l'u de fi sp ut!! écJlI!an cc d'un
nérlCfU e dt, \"fi l e ur~ c,:! banqu e, Ile
Lenne déte rmin é :l \'ant tault&gt; oped ~1\ cnt pas n éce~5alre m e nt être
ratÎon c1 'e mlHlrqu (' olC'nl , îl Intll Utl
ralt {!~ pin ent re mise d'agent de
moins q tw, pOlir D,oil' r. (' lt(. )Jorl é t~,
cIHII~ ge , .!~ n con sé'1uenee, la
la .s1illll!ation de lu l'harl r- pa rtje
Jla~'l l e qUI dOIt un e difl'6rence à la
~O I L 1'1 .111'1" et sail:" nnl lJ i ~ ui, é . ni
S ~ltc de ces opéra tions, ne peUL exl'onlradiction. - Ne \1I'ésC:'nt p pas
Ciper de ce qu 'elles ont été laites
Cf' carnt'l t-I'e Ja slipu alion t1 ' llIlt~
sa,ns ce tl e entremise, pour en
chart t'-partie portant qu P P mbaJ'frllr~ lJronon cer la nuJi it é. - ~l aJ's. ,
rJ~ e m e nt nf' pourra CQl11m enCf' r
l i Jan v" C. d'.\ix, 9 m ai 1889 _
ni rivant tell e dale, n.i npl'(&gt;' tell e
Zaclok c. Pollak ...... . .. 1 -'1 31
(lutre, "i l e~ l conyenu a ll~:-i que
et ~2 0

('rI cmLôlrqu em pnt aura lieu il
loul' de l'Ô I€' et l'état dE' la mel' et 'J . Va{elO's colc':t.I:, T el'mes (l U{ )'(&gt;S
du t p m p~ le permBtla nt. - En
que ceux cl'I'saga, Assimilation
/'onséqu encp , le capitaine qui, li é
aux vulclu's non cO l c?es. - On
par Cp tle chal'te-parti e, quilt r le
doit, ;\ cet éga rd , as .. irnH er aux
port {) 'embnrqu emenl dr.s qu e la
valC' urs non cOlées les \'al eurs

~f' conde &lt;.le ces deux dales ('::it arrivée, mal~q llP Ù ses eng:a!!emenls
N e::il IUlsblhlp de dommal!e:;-imén~ts. C. d',\i x, lU fé" .... } HH. _

Donaudy c. COll pp •.... . . 1- 186

même cOlées pOU l' l e~(I 11e ll es l opération devait se fn ire a des termes
autreS,(llle ce ux qui se prati qu ent
f' xclus l\'emem en Bourse.-Ma rs.
12 juil. 188Q. - 80c. ~I arsei l. c:
lI errero . . . , ' .. . . ,. ' . ' . . J - ~90

fi. Pél'iodc dè tc;'mÙlée, CalJitain c
r(.~~x o?'dl'es de t aff'r citcu l' , V iee 3. Fuit de ch (O'ge~ P" i l'1'Ii:r;e,Confi~n(,(l volontatre. Il n'y a
cl m'nm ogc, Arm atcvr 1'csponfi.u t d~ cha.rge de la part {FUll
i'ltble. - L'alTrétr lTI E' nt d'un n;n ire en. PIH ie r, po ur un e pêl'iod e- détermIn ée , avcl.! droit ft l'aO'l'cleu!'
de donn er des ordres;) u ca pitninc,
ne comprend qu e les ordl'f'S concern ant la direction com me l'cia lp
et l'ac!min.istl'a ti~n des opé rations
q l~ e 1alTre te ur Ju gf' il )JI'OpO:-. de
falfe, Le capitaine n'en demeure pas moins tenu des ohJigat io~s attac hées ;\ sa quaüte,
parm! lesqu elles :se trou \' C' ŒUe de
sUl'\'eiller l'arrimage, - Et, li ceL
{lga rd, l:l respon sabilité de ses
fi1l1 ~e.~ r~ 11l0ntc, non à l'aO'I'éIPIlI',
maISa 1 i.\l'mateul'._ Cass , J l déc.
'1888 , - Fraissinet c . ~r anto et
Borell i . " . " . .... , ... . . 11 _ 101

age nt de . c~l~nge, et, par conséqu ent, j&gt;lwilege sur son cautionIl.ement , qu 'à I&lt;l condit ion f/u 'il y
ait e u, de la par( du créancier,
conriancp forcée pal' la néce.s:.i tè de
s'a ~ll't"sse r il l'age nt pOU l' un e upéra ~ l o n qu'u n age nt seu l pou va it
f,tlre. - Le créancie r qu i ne l'est
(~eve nu flu e pa l' Blute d' une conhance vo ont ai re, ne saura it être
qual i(j6 créan cier pour rait de
charge, ni, pal' suit e, privilégié,Mal'S., 1'1. aoùt 181') 9. - Velten c,
Si' "d 1c Fischer . . . .. .. .. , 1 - 303
1nb. Cl\' . ~ I arscille . '13 fév. 1889.
- üuiou c, Déchet et Soum eire.
II. - 180

Titr es l ai~s ês à l'agent de
6. V . Aba Ddon du navire el du '" changc.
Spécial ement. n·es t
fret.
pns créanc ier pour fa it de chal'ge

AGE l' DE CIJ .\NGE.

celui qui , ayant donné mandat à
r~gent d ~ cbange d'acheter pour
]UI des tltl·es et de les déposer
cher. un ti ers dé3iQ"né, n'a pas tenu
la main ~l CP que ce dépôt fùt
réell.ol11enL fait,. et a ainsi, pal' sa
négligence, laissé ces litres en
mains de l'agent, lequ el en a ultérie urem ent abusé . . .. . . 1- 303
p,·~tés.

AIlMA'J'EUIl .

5

Agent en douane. _ V . Faillite.
Agrémont. - V. l' cnte.
Animal. -

V . HeBponsahilité.

Apports . - V . Sociét é .
Armateur.

- N'est pas, non 1. Clause cl'exoné)'ation des foude charge,
Irs. du ('apz ta inc, Faute com celUI qU I n l'ellllS des titrcs à l'anu sc, J )'ofi t possiblc pow · t'argent pOU l' l'aider dans un mom utCt/ )' . CiaU$lC mainlenue _
m~nt diffi cile. - Alors même qu 'il
Et l'al ahle la clause de la cb'-rl elUi iHII·alt plus tard prescrit dE- les
partie ou du connaisse ment qui
vendre el aurait rer u une dépêche
eXO~l ~l'e I"armateur de la responlui annon ~ant la. \ 'cntc, s'il n'a
sabilité des fa utes du capi tain e. _
fail aucun e diligence pour en reIl n'en sera it au t.rement qu e si la
faut e du capitaine était le résultat
tircr immédiatement le produit .
d'un e entenle fra uduleuse entre
fb icl
lui ~ t son arm ateu r. _ . Le cas où
la fall te du capitai ne pourrait r\tre
ij. Tit"es d"posés. - N'est pas. non
la ca use d'un profi L pOlir "armaplus, créa lIcier pour fai t de cb ~l r­
teur, ne ::iau ralt être assi mile au
ge, celui qui a remis à r agen t,
cas
d'en tente frauduleuse nécespOUl' Jas gard er à sa dispositio n,
:saire pour ,icier la stipulation
des titres dont l'agent a ab usé en
ù'exonération. Spécialement,
les l'emeltant en nantissement. lorsqu'II rés ult e d e~ acco rds que
Et le créa.ncier ne !'a.urait exciper,
le fa rdage était il la cbarge de
comme fait de charge, d'un 1'(1l'itrmement , Ja fame qu'a compOlt auqu el il aur~it ordonné
mise le capitai ne en négligeant de
d'employer ces titres à 80n propre
SEl pl'oeme!' un filrdage su ffisant,
profit, si. cc préteudu report ayant
doit être comptée au nombre de
duré plus cl 'un an , il n' y a pas eu
celles liont J' ~rma te ur e::. t exonéré
le règlement mensucl ordinaire
par la c1allse ci-des:ius, ot ce ,maldes COlll'taD;es dus â l'agent de
gré I"cconolllie de frais ~ u ' a pu
chan ge interm édiaire ... . ". Ibill
procu rer à Parmement 1insuffi san ce du fardage. - C. d'Aix, 'lI
ç
i , V alew's non cotée. , D ~ p 6t, Néa\'l'. I ~S8. - J o hn ~ n c, Mante et
gociation Stt1" ltne (l1Jt )·c place.
!lore lli . . . . , . ... , . . .... . . 1 - Il
- ~p éci al em en t encore, Jorsqu e
des val e ur~ ont été laissées en CJ. Accident, Vapew·, E scalier de
dépô t chez un agent do chan ge,
la cambuse, Absence de 1·ampe.
qu e ces \'al eurs n'etaient pas co- Llne Compa gnie de bateaux à
tcrs et ne pouvaien t donc ètre
\"apf&gt;ur n'ebt pas en faute pour
négociees tJu 'e n ban que, qu ·enfin
ll·avoir pas fait mun ir d'une ra mleur negociation a eu lieu :illr une
pC' l'escaliel' ou échelle cond uisant
&lt;l u tl'e place qu e celle oü l'agent ùe
;\ 1" camb use. - Cet escalier, uni'l liement fait pOUl' l'usage des
change .exe r~' ;~i t ) l'ac t.~ co ~ml~ p~ I '
ce dC'1'11Ier qUI en a {hSp03e au pregens du bord, ne saul'i.l.Ît être asjud ice de- son client, ne cunsti tue
si mill&gt; ,\ ce ux qui sont. à l'u:3age
pas un rait ti c charge et no donn e
des pashage rs. - En conséq ue nce,
la Compagnie n'e::, t pas l'e s p~n sabl('
pas naissance au pri\'i1bge . 11-1 85
lies s uit e~ d'un e chute faite, sur
cet escaJ ier, pal' un homme de
8. V. ~oc i é té.
5, T itres

p l ll s! cré~nC l er P?UI' fait

�.\S~UIUNŒ ~1.\I1ITIMF..

AIIMHEUII .

l'équip3,.rC, - Mars., 25 fe\'. 18H!J,
- l'oilan c. ~Ies,a" . •... 1 - 163

Ci'HI ans applicable aux actions
d.ériv3,nt d'une police d'a!'!oiurance
:; Rppllf(ue al1s~i aux polie'CS d;
rénssuran ce, - C d'Aix J~ janv
1 8~9, - A.!\surl'urs " ,,:, 1 - si

3. R e.(1)onsabiliLé, P iqucw' de sel
BlclSlO'C cl l'œil, Absence d;
lunettes. - Une Compagnie de
bateaux à va.peur est cn faute 2. RAsilialion, Poinl de départ
lorsqu'elle ne III l pas de lu neltes
- (..luan~ une police de réassu~
:1 la di)posilion d'un ~lI\ ri r piranc~, faite pOUl' lin temps indéqueur de sel et de l'ollille travai ltPrmlllé, il Clé ré iltêe d'un comlant dans ses ilteIiAr$. - En conmun ~ccord à. une dale fixée, c'est
geQuenc p, si l'ouv rier est bl c;-ssé à
ft. partll' de ~elte llate que cOu rt le
J'œil par un éclat de rouille la
temps rerluls Jlour prescrire" Ibid
res ponsabi lit é do la CoJllpa~.:-'l1ie
est engagée. - La preuve qu 'elle 3. Dislle"sc des dêlais. - Ne Fail
ferait qu'i l y avait des Jun eLtes il
pas 0.IJ!o,~acle al! COurs de catte
la ,disposition de ceux qui en auprestrJ pt Ion la cla use de la police
n)Jen t demandé,ne pourrait qu'alde réassurance (lui dispen~ait le
lénu,er a faute et faire peser une
~'ê~ ~r~ des délais et formalités
parlle de J ~ resl&gt;0nsabi.lité !ieulcJudi CiaIres .. , . "" , , .. , ., . . Ibid
~ent s~r 1OU\ï'lCr qUI a négli~é
d en faire la demande. - C d'Aix
,1.1 juil. ji:) ~. - Persia ni c. 'Co'mp: ~, s.e)'~neHt .dérisoire, - Les presCfljlt.lOns legaJes sont un moyrll de
I ransatlantlque . . . . ... . 1 - 211
se libérer q.ui dispense de IOUle
p~~uve celu~ ::lU prolil de qui il
4. Clause ~·c,?o1le,.atiQn des {a utes
e,:I~ I (',. à mO.lns que cette preu,,/?
d~ raptlatne 1 Ma1·(;handi.~es
n ait. Clé rcser\'éc par ln loi. _
ë n'cul' tic marque Validit tl . Spécwlement, II' sonn{'nt décisoire
Est lici te et Yalilbl~ la cl il tl~e. de
ne , pell l ~Ire déféré ù celui {pli
la charte-partie Ou du connaisseexcipe de la prC:'scription édiclep
ment qui €'xonèl'(~ J"armftt eur Ile
PJ1 mntÎt"l'e c1 " ls~lIl'ance:-., pal' l'ar~
la r e~ponsabJlité des fautes du Cillicle /j3'! du C,)de d(' commel'ce,
pit~in .e. - Et cela sans qu'il y ait.
Ibid
à, dist in gue r eMre les rautes n;tu tiqu es quo peut commeltre le capitaine dan s la direction du navi - 5. !;)our coml,tc de 91fi t'I appa1'·
twndra, }Jropriaairc de l'obre, el ce lles qu 'il peut commettre
j~t assl J 1'/:. - . ~-,O!'~(Jt I \me po l ice
comme agent com mercia l de l'ard assul'a~('.c Il elC fa Ite pOllrcompmement. - Spécialement, est lite de qUI Il appartiendra, J'action
cite e t ~ alab le la ~I ause par lacon t r~ les a.sSl1reur3 peuL (.tre
quelle 1 armateur S est exonéré de
oxerc~e rar er lui qui ju!Stilie (~Ire
l~u l e l'esp~nsabi.liI6 pour inexacpr~Jlrlét~lrc dt" l'objet assnré,sans
titude, Oblitération ou nbsence de
(Ju Il l:iOlt besoin d'uno ::iuostitumarllues SUI' les mal'chandises à
tion l'éguliprr et en forme à son
transporter par so n na\'ire-. _
pro~t, ou de la présence au !)roc~s
Cass., 3 1 juil. 1888. - Ilu,ch c.
(~e 1 assuré dénommé dans a po·
WalS, Ward ............. Il - 9
11 '0. Mars" II ré\'. JF:SH, 5. V . AO'rétement, Capitaine.
lIocha c ..Iss ........... 1 - III
J

A rrimage , - V, AfTrétem('nt Ca- 6, DélaisscmC1!l Formule nOll
,pitaine,ObligaLion,
,
errigèe. - Aucu'no formule sac ra montrl,le n'est !'equise pour faire
A ssurance marit ime ,
I? d é~a l sscment de l'objet assuré.SprclalE'J11cn t, une ::I CtiOIl en dé1, ~cassuramce , P,'escnjJ tion dt,;
laisse!llCnL es t régulièremenl in ctnq a11S, - La preSCription de
trodlllte lo rsqu'après une déclara-

AS UIlA NCr. MARI1'IM8.

ti on d'abcUldon raite, il (leSlination, :10 rt'présentant des al':-. Ureurs, la cita lion à eux donnée
dr\'allt le :J'l'illlll1~1 compétent,
sans contenir la dcclaratJOIl formelle qu'il est fait t1é.l aü;~emont,
conclut, en tant qlle de hesoin il
lu validi'é de l'abandon déjà faJil
et à la ondamnntion des assu~
rellrs lUI paiement de la somme
"ssurée , ". " , ,,' . . ,. , "., I bid

.ISSUIIAl'\CE 1.1.\ 1111"1 hl E.

du na\'ire par eu\ assuré, ne sont
pas l'(&gt;ccvabll's, en Ca~ rie délaissenIent pour innavigabilité, a alléguer la vétu~té comme un \'ice
)ropre (Jui a caubt! lesinistre, _
1 ijll es l du tn?lni alOSI IOn:ique
~Ittlls les expCl'l l.srs qui ont abouLi
a hl condamnttllOn du navirt' il
n ,(,~ t falL aucune co n$.tatation' de
\'ic~,JlI't)jJrc.- ~la r~ . , I ~ fév, 1889,
- l ournon c. AsS.,.,., 1- 160

!

J

7, M Cl1'chondis(', Na.ufl'age, 1\1'- 10, Depe'YISC!i c:rcédanl la ua/evr.
l'ivre â destination S!O' un ou- ~n n.t\'ire doiL ètre réputé in tH navire, Rl'fus d'admlSsi01j
na"lgabl e el l'eut être de lai ~é en
à la CO)1!w)luno{ioll, Délaisse"t'I'tll de l':trticle 369 du Code de
ment, V élai. -- Lorsqu'une marcommerce, lor",qu'il résulte d'une
chandise nnufra gee a éte ..:ha l'gée
e;~perti$e que le~ sommes nécessur un nutre na\'lre et acheminée
saires pour le metlre en ~taL de
à destination par les soins des asreprend re la mer, dépasseraient
sureurs, et que l'autorile du port
sa valeur,.",.""", . . " , Ibid
de destinatiun a rerusé de l'al\meUre à la consommation à cau- II. Chal'boTl~. Briquettes, hlcendù' 1 Combustlolt i'l!sta~it(lnëe.
se de J'eau de mer dOBt elle etait
Vire }Ji'Op1'C. - :5i le charbon na·
mélilngAe, les délais dans lesqueh.
lurel en roche e~t une miltièt'e
le délais~elnent doit {\tre fai l, ne
su!'.ceptible de combustion spon·
partenltlue du jour de ce refus,l anre, il en est autrement des )lriEL SI l'a sure, :.ur le prrmier rrrl1"
quelles d'e charbon. - En comécie J' autorilé, il. oUlellu de celle-c.i
quence, l'incendie qui a dévoré
de noun'lles \'érificalion!'J les drun ch"rgt'Inpnt de briqueues, ne
lais ne partent 'lue du joUI' Oll,
peut être 311ribué â une corn·
ces nou\'(&gt;Jles vénfications raite!'.,
hU$lIon spont an ée, 111, par suite,
le rerus csL cle\'enu délinitif.
au "'ce propl'r, par cela seu l qu'on
Ibid
ne poulTail en Illlliquer la cause,
- Jlars., 10 aH. 1 ~8V. - Cbar8. A ssuré nml {enH de rëexpor!Jons Ir. c . .\SS . . .. . .... 1 - 199
ter, PrÎl;ation de 1(1 c/.osc (15511nlc. - L'a.sl-uro n'est pas tenu, cn
pareil cas, lie l'\!expùrter la miU'- J&lt;.!. Corps, Inlutl'igabililé 1'elafil"', Défaut de fonds. - L'inna·
ch:mtlise pOUl' chercher à. la ven\'i~abiltte relative résultant DOdre clans un autre port; il a le
tammenL du manque de fonds
droit d'en rairr délai~semf'nt im)our lt:'s rtlparations â f~ir~,donne
médiat - EL il en serait ain:-i
leu ;1 délai~!'ement aU~1 llien que
11\01':; tlll'm(' CJue les eXI'('r\Jse~ lai
l'lIln,wigabilllé ah~ollie . - Et il
I('S (lour nl'rhel' il f::lin'" admettrE'
en e~l illn .. i ml'me ::Ill cas d'une
la marchandi::.e :\ la rOIl"omrnaa~lIrtlnce (aile av PC Irancbl!:~e d'alioll, n'elloncerai~nt pas que l'rI\'a·
\ï'trie~. - C. de Rennes, i févr.
rie allf'int lel'&gt; 1roi ); fjU' II'I:&gt;, le J't'fus
lH8rl. - Grenet c..h' .. Il - Il;
d'udmil:lsittJl cOIl::.tituant, par luimé me'. pour l'a~suré, une privation complète lie ~a man.:handi , t'. 13, A.~ .HII'all(e P'!1't iellt, A.c:.suré
1HHI teilll
d'em'oye!' w I,{I~-t,
j bitl
[)j;l(I i ,":f,emc11l t, ~I le na\'l~e
n'e~1 aSSl1ré quI.' pour une parue
9. Corps, l'rlH:"!(:, Age r?',1l1U des
de sa \'aleur, les3:-:iureurs ne peuaSSlO'CU1'S,
IlIilCCl't!!ltbllltt;, \'ont év iter le délahsement, dans
Les agsureurs qui Ol1t connu L\ge

I

�ASSUlUNCE TEHHESTHE.

8

le cas ci-dess us, en oO'rant d'envoyt'r des fon ds pOU l' leur ptll't d
répara tions. - L'arma teur n'e~t,
en elTet, nullement tenu cle puiser
dans sa fortuno de terl'C pour
payer la part qui lui incombe. Si tionc le capitaino n'a (lu rêussir
à cont l'acler un f'mprunt à lu
grosse, le refu s qu e fait l'arma teur
d'envoyer des fonds pour sa part,
ne le rend pas 110n recevab le;\
laire délaissement. . ........ i bid

H . V . Cam, de transit, Com, de
trans ports, Compétence, Socié té.

Assurance mutuelle , - V, Comp6lence.

nn pntl'on il payer .•\ ses ouvriers
blessés,u ne indemnité quotidienne
d'ull chifrre déte rmin é el pendant
une ùur~c dPl erminèe, doil être
interprétée en ce sens qu e celte
indt'&gt;l1lni t6 doit être payée à j 'ol1vrier dan tous les cos, même da ns

ce lui oit aucune

Police , Deux compagnies,

responsabilité

n'incomberait ou patl'on assuré ._

Da ns le ca&gt;:;, au con tl'a.ire, Où Je
patron Sf' l'aiL d éclal'é fPsponsab le

cette indem n ité viendra it en dé~
duction de la so mm e à laquelle il

seroil condamné ct pour laquelle
les assu reurs dev raient le garan-

Cet te indeJlJni té doit ètro
pu yéc jOli l' pal' jOli r et non en bloc

tÎ I'. -

li l'rxpiration de la sér ie prévue.

-

Assuranoe terrestre,
1.

ASSU llANCE TElUIESTHE.

Ma ,.,.,

~2

janv . 1889. - Lalo"e c . .\ ss . ........... 1 - 136

A venU'n.t ,lnte1·p1·ctation.- Lors- 3, A!J9ravation des risques. Dé·
qu e le propl'iétail'e d'une usine,
..[a1'ation, - LOrSl[UC la police

assuré cont re l'incendie par ùeux
d'assumllce d'une usine obliHC
Compagnies, décla re ;i run e d'elles
rassuré .'t déclarer Lous changE.
un changement pal' lui fait dans
ments ou constructions pOllvant
l'outi llage, et en obtient l'approaugmenter les risques, }'aSSUl'd
batio n ct le maintien po l'assun·l.:l:::.t tenu ù au cu ne déclaration
rance, sous la condition que si
dan::; le cas de changements qui
l'au tre Compagnie pel'roit un o
laissent su b::ibtel' Il:'s l'isques lels
prime plus éleYée. il sera déchu
f]u'i ls élaienl aupa ra vant, - Spp·
de tout droit en cas de sini stre,
ci al ement , au cas d';Jsl:iurance
coUe clause doit l't re consid érée,
d'uno minot erie déclarée comme
lion comme s',lppliquant a. la prifonclionn ant ail moyen cie ~i x J1aime pay~e en ver tu de la police
l'e~ de meules, l'adjonction
'un
pl'ÏmilivE', mais comme s'applicylindl'e n'ob lige pas J'n s.5 urc à.
quant à. l'augmentation de prim e
décl ul'ation, s'i l est consta nt que
que l'autre CompaRnio pOU lT&lt;.Ii t
l'insu ffisa nce de la force motrice a
exiger comme prix de son acceptanéce:S3itc, en na"me temps, la :S lip·
tion de la déclaration ainsi faite.
pression d'une paire de meul es, -Si don c l'autre Compagnie n'a pas
)la,.,., 19 mU!"&gt; 1889. - Au~e rl
exige d'augmentation, la supéc. .\58.. .. . ........... . 1 - 1ï6
ri orité de prime qu'elle percevait
dès l'ol'iginc du contrat, ne saUl'ait 4. R isque d'incendie, RisqHC de
être pOUl' l'assure, en cas de sini:;cl/dl/lage, Déd({1'atz'on à flli1-e.tre, une Cause de dêchéance visLe l'isquC' du chümage, J)OUI' une
à- vis do la première. - :\[3rs .• 2
industl'i('. e!lL dincrent Il l'I:,que
jan v . 1889. - De Mon",,1 c.
d'in ce ndi e. - En cC' nséquence, au
1-127
cus 011 une police d'assuruncf' contre l'incendi e l'en ferme unI' chw!:oe
2. Accidcnts, Ouv1"Ïcrs , 1,1demd'apn':':) luquelle l'assu l'é qui a t;onnit,; qttOtirlienne, Paicmcl11 dU)IS
Il'actê 11110 coaSSu rance 3\'('1,; une
t.OU! les cas, PC!iclrwnt )OW· '),)(0'
autl'C \!ompagn ie. est di'chu de
JOw', La. clause par laquell e
lOllt dl'oit en cas de si nistre, s'il
une Compagnie d'a.ss urance COI'ln "l pas fait connaître cC' ttc cùH11'0 les accidents s'e ngap-c envers
sU I'a nce par sa déclurntion si elli'

,,&gt;S.

ASSURANCE TERRESTHE.

est souscl'Îte avunt, ou par un avenant si ol le est souscrile après - il
n 'cil rêsulte null ement pour'l'assurf&gt; ("obligation de faire fJarrilie
déc laration il misan d/une aS:\lll'anc~ ~Olltl'\ le chùmage. - Mal'S"
·13 JUin 1089. - MOU es c. .\ '.
1 - ~50

5. P"escl'iptioll de si:t mois, DOJHmages 1'rglés ù ['wlliable, - La
clause d'un e police d'a::i!:ouranee
contre J'incendie déclarant toute
ac tion en paipUlen t des dom mages, prescrite après six mois, Ù
co mpter du sinistre ou des de\'ni i~ l'es poursui tes, n'e!:ot pas applicable au cas où des experts nommés il l'am iable, en vel'tu d'une
ilu trC' clau se, ont réglé le chifl'rf'
des dommages et où ce chiJ1're il
été accepté pal' les deu\': pal·ties. Il ya dans Cl' fait unI;' l'econnnjssan'ce de la dette de la part dE'
)'as::iul'eur,qui empêche cette prescription de courir, alors nH~me
tlue le défaut de paiement i.WraiL
oLligé l'assuré à. intenter une action en justice après l'expiration
des six mois , ...... " .' , '" Ibid

G. ACCldents, A vis li dOtlner dans
les quarante-huit hcure;;:, In terp1'étarioYl, 7" Lorsqu'u ne poli-

AVA RIE COMMUNE.

9

mettre à.l'as:)ureur de se soustraire
pour I,',avenir! aux risques signa.léS
par 1 incendie 'lUI vient d'avoir
lieu, et qu'il a pu ignorer ou ne
pas jlrévoir au moment du conIrat _. C. de Pari" 22 déc. 1888.
- Ass. c. Delllsch .. .... Il - 150

8. V, Faillite, Louage d'ouvrage.
Avances . - V , Capitaine, Com,de
de lransp" lIa~a sin général.
Avaries , voir,

V, Fin de non rec e-

Avarie commune .
1. OOjcls du bord, DMvclion du
ciers. - Le::; objets du bord sacriliés pour le salut commun et admis dans le ri&gt;~It'nlPnt d'avarie
commune au prolit de l'armement,
ilE' doivent pas y figurer pOllr leur
,aleur à. l'état neuf, mais seulement pOUl' la \'aleur véritable
qu!i1s a\uient au moment du sacrilke, c'est-à-dire !:iOllS une déduction représentant l'usul'e dont
ils ét&lt;tient atteints à. ce moment, D'après l'usag(), cette déduclion
est en sénéral d'un tiers, - lIars"
n déc" 1 8~8, - Comp, Nationa le
c, COI1::;i rr natai l'es de l' Hindoustan,
"
1 - 94

ce d'assurance contre les acciùents
causés &lt;.lUX tiers par les voitures de
l'as!:oul'é, vo lige celui-ci ,) aviser la
Compa~nie Je 10lis
accidc::nts 2, R~lpal'atiotls 1Jarticl tes (m corp~,
Admisswn inté!p·ale. - )lals
dans les flUal'ante-huÎt heures,ces
cette rt'f!le ne saurait s'appliq\ler
derniers mOtl:i dohent ::,'entendre
qu'allx ohjt't~ qui ont ufl:1O' \'~leul'
dE's quarante-huit heures ~l J.lUl'tir
proprf" pal' e~~-n~èUle5, IIldep.en.
de l'accident et non à p.util· de la
damment Pl sepal'ement du na\lre.
citation en dommages-intél'èls [lui
_ Il en e~t autrement du montant
l'a suivi, - :\1aI'5" 1G juil. Itl8V,de::i dOlUmaites ëproU\es pal' le
Anoge c, .\ss, , . .. ' '" " J - ~n~
corps même du navire, lorsque cc.s
dOll1l11ag-&lt;,s n'ent,rainent llue des
7, ['ncendie, R éserve de n:silie)'
réparation::i partle~le~, tel e~ ilue
après un sin.istre, - La l'é~erYe
pe:lnture de certa.lI1e::, parties de
faite pal' 1I1H' Compa!!nie rl'a::i:-:u·
la coque, chan~elllel~t de l~ol'llilge5
ran cE' contre l!incendie, de la fahrü. és, etc. - Ce::.- rt:paratlOl~5 ne
culte de résilier le contra t apl'(&gt;::'
faisant quC' r('stHuer au na\,r€' la
un sin istre, est une clau!:oe liCIte
\'a leur qu'll a\;~it ~Ll 1ll01lWllt. du
et qui doit l'tre appliquél\ alOI:::'
sini~ll'e, leur cout n est sU5cep l,l~le
mènlO que l'&lt;.ISSll l'ê ne rêclamera,lt
n'uul'uIlC déduction pour llln~­
aucune ind{'mnité. - Celte rt.!l'('nce du neuf ,Ul \,ieux .. ", lb~d
serve a, en efrer, pou r but de pel'-

�CA PITAINE .

.\ \'.\l1IE COhl)1UNE.

10

C.\PITA INP..

V. Titres au par·

Murs" 1.2 :JOliL 1889 . - V&amp;zian t'.
Goldsllll i li ... ... . ... , . .. 1 - :10D

V. AO'J'étement .
doi t \}ilS, non plu:;, 'Ont'Ollril' :lvpe
la ya Ulir du IHl\'Îrc, CP Ile (h~:; ob- Billet à ordre. - V . EL d com.
jet!') d(' bord aÙllIis uans le l'(·g-Icment l't Il' [ l'N, Ù hl. rormation d u Blessur e , - V, Ar matpu r.
cap it al con tribu able d u IlI\\ÎI'O. li n'en :/-CI'uit tlUII'e-nH' llt quo s' il Bonification . - V , Vent e.
s'agi~sai t cie ]'épa1'&lt;lt ions tOI,nles,

3. Hclâclle , D,'(avt de drCla,""tinn
Re,"porlsabililti • LC' capitaint~

3. Capita l crml,·ibu.nblt: dit,

,or,

fW1,i-

Banquier. -

leur.
partielles 11~}1
COIll]I)''''';!,:;, PHI' le tnt\lll? mO llf,
le mon tant de' es répllratlons ne Barre. R rrn1"lltiOJI.i

COlllllle un e (,al'rne ~ê ll e l':1 l e, UI1 C'

Brume . -

V . AbOl·duge.

rcfl'c tiotl &lt;h' toute la pe intu l'e,etc.,
ilyant pOUl' clrel, nOI1 dr. r€'mettt'e Cafés . - If, r en te. Vente c. a,
le navirp au !TII'me élill qu 'ayan t
le s În istrp, mais de lu; donn l"1' Capitaine .
une vC l'ilable plus-valu e . . . . ib id

r.

1. A n'imoge, Constatation, I!.'x.pert dl(, Lloyd, Denl(lnde posté1
' ùncrr d·c.cpel'tise. - Esl rpgudéliheré et t'xecu të pOlll" le sal ut
Iil' l'e r I oh l i~atoirc pOU l' les parties
commun, tOute~ ses conséqll ellcel:i
la j'onstalation ùe- l'arrmlilge faite,
sont a\:1rÎrs COIlHnlllH'~, 1I01 .. m-

~.FO,.cemcfll

de

l'oile::,Can~)la9c.­

Lon,qu 'u n rorcCllwnl de ,"o; l('s ('st

à J'al'l'i\'ce à ~L,lr~pille, Jlaf Ull exper( du Lloyd, alol'$ qu'un e clau:-e li II con na L'se ment. ol'llonnnit
~u'elle serail [a ilt, ain si. En
1 étal d'ulIt' conl)tn lntion cie bo n
al'l'i nwgr, fai te cians crs condition s,
10 ttJll!oiig n:\laire d'une marchandi sr Ilr saurait obt r nit" &lt;lpt'i's le
dë lJill'quc ln en t e t. alol's quo l'a.rri magr n'exi:-. te plus, la nOlllini\tion
d'Uil nOtI\t\1 rXJlf'rt pour constate r
u ll r nyarlO qu'il alll'ihll~ au l'ontact de sa mal'chandi sf' av(&gt;c u ne
"utn', c'(;'lSt-:\-dire ,'l un a1'l'imn ge
déf('cluC'ux,- j lars" 28 fc:\'. 18!:.i9.
- Giraud c, Doulduire,. 1 - 169

réfrclion de ln {' iu'l\ ne
éhranléC' pur Cl'Ue manœll\ rc. Tout efois, sli l e~t con:-tàtê que le
mnire a éprou\é, soit ayanl, :-.Oil
:tpl'ÙS Il~ forcE"ment dc.;. voi lrs,
dl\'el'Z)(,5 lpJ11pt' lrs ;'\ la !:tui te dC"qut'lIrs il a fai l tl~ l't' au, il Y a
lJt:tI de te nir l'om pie de ces circo nstaJl ces dans le ri.'p-Ipment, pl de
n'nd ll1 cttrc les fl':}il:i do cn rcu ag-e
('Il ;]\'a ri clS com mun es qll e pOll l' lu
pOI·tion provenan t l'cellemen t du
s;lcri (j ce yo lontail'c. - 1IIar:&gt;., 13
lnars l ' !l. - Manoloudis (;. .\lIa tini ........... ....... .. 1 -17 1
1II t"1l1

hl

5. C01ltributiol1 , Insuffi.r:,ol'lce de
l a marclicouli ..:.e, Dt1fuut d'action
CO/ltJ"- le chm·y€tw. Le cap italn ~ non pnyé de :::.o~ rr('l pal' le
cùnSI~natall'e , et (lUi
no tl'OUY('
pa::;, dan::&gt; le pl'OÙlllt de la marchandise, s.uffi~nnce pOUl' SI' paye.r,
a reeours l'ou r le ~olùe contl't' le
cha rp;eur. - Mai!'! ce recO\lrS doit
tltl'e lJOl'ne au {l'N, et nc sn ll rait s'cIP ndre:t la cun tr ibution
du e pal' la. mal'challdi ~e :\ l' avaril'
comOlunr. - Le capitain(&gt; Il ' 01, ,\
raiso n de Cf' lI e cont l'ihut ion,qu' u ne
action réelle !i ll r la marcll &lt;lll di se.

- Mars., 18 jui n 1889. - Hombus
c. Soc. des Ciments . " . .. 1 - 255

~.

Dt;r!tw'gemcnt pnicipité , A val'Ù-,r:

à. la

bilih:. -

C01'9l!tfW11,

RCSPO)ISfI-

L:l slipu l:u ion d'une
elwl'tr-partie {Pilprt-s laq ue lle li&gt;
lI éc lH\r~f' l11 e nt cloi t avoir Ijptl à
rai son de tant dl' tonnes pal' JOIll',
doit (·tre considé.rée comme insél'th,' au profit des dpux parties, Lt~ capi laillf' qui, pOli l' d ébarrasse ~
plus vit€' so n navire-, mN ft quaI
ulle qunntit ë notab leme nt supér ie ure, CSll'f'spo nsablf' drs avaries
fit fr ais ü:tllsés au consi~nll1 aire
P;II' ce dcbu l'qu ell1cnl trOp \lrécipi lé 01 le séjour tr0r, pro ongé
de la marcha ndise sur e qua i, -

est e n fallU'

CHEMIN DE IIEIl .

Il

d,'~it d'user df' tOlll le délai que
lUI accol'd~ le l&lt;lnf, et do ne liHel: Irs. objpts tran ::,portés qu 'àl&gt;On
eXfJl!'atlOl1, .m~ ll1 e au Cil.S où ils
lif'rall' nl arrl\cs plmi tût, il en est
:lu lrcment Iii, di's loul' ilrri\'ee
1'11(' j'O\oio au des tinataire un~
It·ttr~' d'u\'is, - Ln JJareil ras, le
dl'l:Il, 1I1u~:lIro .l'st Cil J'uit d'exige r
la IIH:llson IIl1m édiato el, s' i! lui
11HJ.nqu e un colis, u'ob tenir des
dUJlJlI1agrs-int er(·ts pOUl' Je rf'till'd
10l:S m(\ I11 ~ Llu r Cl' colis l:iera it en ~
bll i le rt~ ml S ;t\'ant J'ex piration du
dclai. - Mars" 13 se pt. ISBt:!, _
l'rel., c. Ch . uo lor ..... . 1 - 21

pru;sible de domrnvers l'alJ'rétru r
lorsfJu' il r(~ I;1ch e s&lt;.rns nl:ccs.:-:ité
ven dilnt h~ ~'o~ag~. - Il .r!oil pl'é:-.utlI é dl' pl e In cln.Ht a\'Ol r l'l'lâché
sa~ls nCCf'&amp;ii lé. lursrlu ' il n'n pws
fUit, cl evan t le Juge, la déclaration
des en LIses Li p sa l'pJ :1clre, conform ément ~l l' article 2 '1 5 du Cod C'
de commerce, - LI' \'i~a :lppo.5é
pur le maire Sur 1 li He de bord
:t ll lil'u de la. l'elâGhe, ne peUL uti ~
Icment remplacer la dcclaration '2, Lettre d'Clvis non obligatoire,
vrescrite pal' la loi. - Tr. de c,
DrOil,o:. d e liI09asi t/ (/9t'. - Les
NilnlE's, 20 juin 1888 . - Pus~t,
compa)!nif'::&gt; de chemin de fer ne
Hoy et C' o. X, . .. .... . . Il - 1\1
t-on l pi.\.:) te-nUf'$ d'aH'rtir Ie-s dpstinawirf'S d('s marchandises lina4. A,'ancc;li (aites pOIl1' les besoUls
bl e-s en gan' de J'arl'I\'ée de ces
du 11UV Ù ' C, A)·l. '131 C. rOHl"
marchandi:-p,." - L'ob ligation l(ui
Inob.'lt&gt;n·(Lliofl, Annot ell1' ten!!.
h'ur incomlw ùe mellrt' Ie.s mar- Lps rOl'ma lit ë.:; prh;crite:&gt; par
chandi:-ip:o. à la di:&gt;po:-.ition dt's drstil'a l'ticle '!3 'j du Codf! de cOlTI m crct'.
n alalrc~ dans 11'1 delai, n'im plique
ont pOUl' hut le priyilègp attaché
nullel11f'nt l'ubligation d'ccrire un e
i\ la ('rcanel~, mais non la Cl"lm nCe
It'un~ d·a\'i~. L'E:'n\'oi de celte
f' ll ('-nll~nll'l, En conseq uence,
11~lln' n't':::.t donc pUll l' ellcs lJuune
[acuit é, et Ile de\'Î!;'nt nëce~aire
l' arnl atl'u l' pst tenu des avan ces
r.lilc~~ illl eapitainc pOUl' I ('~ he'Ill e pOUl' filll'l~ comir il leu!' prolit l e~ droil:ol de magasinilge. SO ill 3 de sl)n Ilil\ire, quand Jll~lIl e
les [ol'mali tclS de l' article 234
~lal:5" '~4 ~tl~ Jt. I ~titi, - Coubu§e
r. Ch, de lei .. " ......... 1 - _4
n';lLI l'ai l' nt pas étê fait('s. - Tr . dt)
c. ll n\'I'{l, Itl déc, H;~8. - Ayulo
c. TOll chard .......... . Il - l3i 3, Deux coml)a9 ni('s,Coli~ paJ' lie lIryuellll;y(n't;f, }l(ll' la pn;'tLii:re,
ArrÎL'ée padielle llnmt le dJ5. V, .\ffrétcmenl, ArmatNI\'.
lui, Lu·,·ai..:.on illlmédùae,Colis
,'e(,'ot/rés (I I (II" le ddai , - [ne
Carénage, - V. A \'arie commun e.
cumpap-nie dt, cl!rmÎn llf fer qui
l't't'a il cl'l111f' .Ill! re èom pa~n ie ù(&gt;s
Caution. - V. Faillite, Fr€'l,rente
èolilS ;ll r.\I1~pOr l l' r à de:-tination, a
"liner .
h' dl'oit ail:-olu d';\\"i:;cr le dt'::-.tÎnatail'(-' d~ leul' al'rÎ\ct', p01l1' faire
Cess ion . - t·. Soeic!lC.
couri l' :1 .::ion profit le droil dt:' maaa~inagt'. El l'Pla alor:- m~lIle
Charbons, - V . .\ S:!lI rallt'f' miuil.
~JlI C le:o. délai::! r~l!le l11 (&gt;n lail'e::&gt; ne
~t' rai l;'nt pas rxpir\!s. - Et alors
Chemin d e fer .
IlIl'lIll' [Jill' quplquf's-uns de ces
colis auraient ell' ('ga\'c::! par la
l , DJla;
Alarchanrli."e arr;1'/;"
prrmil.&gt;l'f\ {'Qmpa~nit:', la .spcondt'
uuarlt, b"oat d'w:tr du dl~l{Li cuu'c:::.1 pas lernlt', pour lUI donner
tie/' , LcUl'd d ' (/l1is, Obh:;uttOlt
le temps de les recherc ber, d'atde tiv1'(!I' de 5tu't e.- Si une comten drE' la lin du délai pour li\Tcr
pagnie dl" chem in de rpl' est en
(Il

miJ~es - intcrèt s

�12

COM MISSIONNA IllE.

CHEMI N DE l'En.

19 jan vier 18 9, - Sa vournin c .
ceux qui sont arri vés. - Si don c
Ch .de fel' . . .. . . . .. .. . . . 1- 121
les cons êgal'és on t été retrou vé
et sont illTÎ\'ës n"lIl t la fin du dé la.i. ct que l outefoi s 10 deslÎ nn- Choc. - V. Chemin de fer,
l a il'f' obti enn(' des domm ages-in-

V , \ ~S l1l'fIn Ce ten .
los a Ul res, c'esl slll'
la }l l'I?m ihe compllgnie que c('s Clause c ompromissoire , - V.
Comp61rnce,
do mmages-intérêts doivent l'pl om ber. - l lars., % sept . 1888. BOllès c. Ch. ùe fer .. . . ... 1 - 31 Claus e pénale . - V . Vent e.
térèh:. il l" l ison tl e co qu 'il ne les a Chômage . -

pas

l'e~ u s :W('C

4. R t'd uolion de t(t~:e , R(:exportation J J US t l fi COti0 11, Dela i. - L a
l'édu Clion de taxe do n t jouissen t.
sur 10 chrmin de fer, les 111 ,.11'chand iscs ùf'st.in ces il lil réexporta.ti on, n'est accordée qu 'à la conditi on qu'i l sera justi Hé de cetle
réexportatio n da ns les trois mo is.Ce n'est pas au chemi n de fer à
deman der cette j U!)lificat io n, ni à
me tt re le destinatai re en demeure
de hl fa ire: c'e:,t ou desti nilta Îl'c
:\ l'oll'rir lui-1TIt1 me, et fa ute de
l'avoir fai t dans Je délai, il est de
plei n dl'oit deb it eur du supp lément de taxe fi xée pour le cas oll
la j ustification ne semi t pas fait e,
- Ma l~ ., 30 oct. 18 8. - Ch. de
rel' c. l'l'élu, . .. . .. . ..... 1 - 61

Commis .
b t1JC11tltù'o ,
A pp"éciations d u p at1'O'l1. - Lo com mis
in tél'css6 doi t, POtll' le règlcment
de son in tél'ùt.s'on l'apporter ;'l l'invenla.il'e loyalel11ont [ait Jlar son
patron, el no p~ t1 t, le cas e fraude exce pté. cfJ tlquer les app récialions fIlle le pan on il (ait es des di v~ l'S e s va leurs le composant. l~ , d 'c~ i x , fj déc. 1888 , - Paggi c.
' erm lllek .. " . . .. . , . . , . J - 2tH

/11 tè1'N,

Commissionnaire .

Vente , E.' xPC)'tiso _1J 1' Ovoqu~c pa1'
l'acheteur , Laisse l'our cOlTIpte,
C:0ll'tm eUlt7lt ,tQ11 alJ7Jo lé, E xpe~'­
tl.se oP7Josable, - Le commissionnait'e a hl vcn te a qua lité "pour
suivre en san nom l'ex pertise Pl'O\.oqllée. pal' l'ilcheteur sur la qualite J o la marchand ise ofrel'te. Et les l'ès ult:tts de cett e ex pert ise
son t oppos ab l t~s au commetta nt,
bie n qu ' il n'y ait pas été appelë.
- En co m;(:qu ence, l or~qu 'elle a
abouti :"t un I:lis:'l:l Il ur compt e, le
COI1lIll (' lI unl ne peut C'xci pcr de ce
qu'clle s'est pns!lée en tlehOl'S de
lui pou r se refu sel' ;\ l'embourser
il ~on cOIllUl is::iionn airp 1(' montant
lies fl'ais ('t tl omma ges-in tenits
au xquels cC'lui-ci a l' lé condamn é.
- Mars . , 7 aoùt 1 88~:1. - Marl el

5, Clause dc non !J(l1'an f ic, P ,'CUve ci, la cha1'gc du. 1'éclamant
E.x.perUse, Objel brisé , Clloe:
b xp(:cl~tiof! en. bon état, La
clause de non garan tie insérée
dans un l:Hif spécial de ch ~ m i n de
fel' a pOUl' effet, non de déchal'f:'cr
la compagnie de la. respo nsa bili té
de ses fautes, mais de mett re la
prellne de ces fam es il la chargE'
de l'ex p6dileul' ou du de:;tin ata iro,.e,
Ld prou va est toutefois su efisamment faitp par un l'ap port
d' ~xpe rt constatant. que le brb des
objets tram;po rlés (dans l'espèce
des t uyau x. de fonte) prov ient, soit
de coups Violent s de tampon penc. 7. i' Q. .. . . .. . . . . . . ... ... 1 - 8
dant.le lrajet, soit du jet sans précaution sur le sol Ion; d u déchar- Commissionna ire de trans it.
gement, lorsque l'a bsence de to ut e
~'é sel'\'e à. lu réception de ces ob- 1. M an clat de !aù'e ll SSW·C}· , O m isJE' lS par le chemin de fel', é.tabl it
.~ i Oil , JI bSl: f1 rc de p1'M w !icc, qu 'ils étaient en bon ctal au moL' inexécution, la négligence ou
ment de l'expédit ion . - C. d'Aix,
la (au te clans l'accomplissement

COMMI SSION . DE 1'II ANSPORT .
d ' ~ln .mand at, ne peuvent étre lin
p~ l nc l pe cle dommagrs--intérèts qu e

s'Ii y il pe rte ou tort appréciable
cn ul:lé au mandant. - ~pé c i a l (&gt; ­
m ~ n l , celu i &lt;lui, chargé de rece\'Otl' e t réex pédier par mer une
marchandise ('n la fa.isant ~Sll ­
rel', il omi:; de fili l"f' l' ru,slI ran ce
nf" sau f il il ('t re déclaré. responsable'
vis-à- \'iR de l'expéditeur de I~
per te de la marclw nd ise j,ar fOI"t un p de Iller, s'i l n'est pas justilié qu e c'est :lUX ri sques de l'exp,édJ teu!' CJu.'f'llc ':oyo geail , et que
c est lUI Jlu i devaIt , dans ses rap·
po rts avec le dpstinataire subir
les consequen ces de la. fort ~ n e de
mer. - C. li' .\ ix, 29 no\'. 1888 . Hi,. berg c . Il.ins .. . .. . 1 - J08

2. V. Corn. de tronsporls.
Commiss ionnaire d e t r ans por t s .

1, R etal'd, PrescJ'iptioil . - La
prescripl ion de ~ ix mois ou d'un
an qui , au x term es de l'arti cle 108
du Corle de commerce, attei nt
toutes ncti ons contre le commissionn ai l'e et le \"oi turier,;J raison de
la pC:' l'le ou de l'avarie des 111 3 r chùndises, ne s'appliq ue p riS aux
l'écJ ~'!Il l at io n s pOUl' retard dans le
transporl. - Ma"., 21 se pt. 1888.
- COll tu re et F,lco c. Ch. (le fer .
1- 26
2, A ction en paie m an t de l a nw )'chan dise ,ôgarre, R(\ce piion ul-

COMMI. ION. DE TH.\NSPOI\TS. 1 ~
me~ t ,

Nouvel article 105, _ Le
~l rOll . de vérifi er j'ide ntité ct l'état
mté rl eur des colis à. l'arrivée
~\'ant d'en prpndre liv raison, est
IIlbé;en~ au C?ntral de transport.
- L Ilrlicle 10.&gt; du Code de COIUme:ce, mocliGé par la loi du '1l
a\'l"II 1888, en accordam un délai
dl' trois jourij au destinataire
pour ~rot es l('I' ,. ne lui a pas enlevé
le dron de vim !ication immédiate

- Cc droit ne saurait t' ln: 5ubor:
do!,n é a.u paiement préalable du
pnx du transport. - En conséq ~e nce si, SUI' le refu ' du destinatatre de pa yer le pl'ix du transport avan t vl: rifirat ion, le transI~o."t e ll r il remporte Je colis et l' a
tait \ endre, il e!ll en faut!' el responsable de tout e:, Ie-s co nséqu ences de "On défau t de Iivrai:,on. _
C. d·.\ i" I, fev. 18 9. - Pellegrin
c. Ch . de fer . ..... . . . " . 1- f O~
·1.A roncc .de droits de do-uanc, Re·
cla!natlO/t lordivl?, Com miss ion·
nou"c de tta nt:.it, RtJe:rp,&gt;dilion.
- Le comm i:,sionnaire de transports commet une faule s' il ne réclame pas au dpstinataire au moment de la liv rrlison,lc rn dntant des
dro it s de doua ne qu 'il a avan cés,
Olt :,i lOtit au moins il ne l'a,'ertit
pas du paiemenl qu 'il aura à en
raire. - Si donc le destin at aire es t
un co mll1i ~ i o n n a i re ùe transi t,
qu i se ~o i t d ('~'''a.i ~ i des coli\; en les
rcex péd irlnt lui- mè me au destin ataire \ éritabll', le comm is:sio nn ai re
de t ran~por ts e~t non recf'\'ahle il
lui n'cla mer, ultêri euremenl et
a pr~'s rée~J)éd i t i on, le mon tan t des
J rOlts qu Il a a ,'u n CC5. - lI ars. ,
11 ma i 1 8~9. - Ch. de fel' C. Prelaz.
1 - 2\0

lériew'c sans n!SerOCF, IndeHl nité POli?' 1'etw 'd, F in d,- nan
'1'ccet'o i1'. - Le destinataire de
m.u chandises dE'vant arri,·el' par
mer, qui , faute d'arri\"ée, actionne
d'abord la èompagnie de tl'&lt;l 05ports en paiemenl de ces march:1Il· 5, Trans.ports maritimes, Con ·
1laiss.cmcnt, Faux, A ppos ition
dises, pt qui , ult éri eurement , les
dl' bon il d/;IiL-rer, bTespollsa reroit sans réserves, se rend non
bilit,". - La compag ni e de transrece\"ab le fl réclamer des dom ma1101'ts maritime::! qui, ~l J'arri \"èe,
ges· in tél'êts pottrle rlltard .- Mars.,
appo.::;p le bon il délivl'el' SUI' lin
8 nov , 18tiS . - Pila c. Mess. )b r.
connai&amp;le mE' nt plus tani rpcon nu
1- 65
fau x, ne se l'end pas , pal'cE' la, res·
ponsahlc du ~10ntanl . dE:'. 1a .mar3, Colis , OffJ'e au destina ta ire,
lI{:l' ifi cal ton p}'(oa labte aH paie- chand ise qUI Y os t Indiquee. -

�CO~I PÊ l'ENCE .

CO MPETENCE .
1.0 po rte ur de bon ne foi q ui il fa it
Il es ;t,'an crs s ur ce con n ,lI s~e m e n tl
ne sa ur,lit arguer contrr la COmpag ni~' dC' ('l' que l'a.pposi ti on de
ce bon il d&lt;' liv rer l'aul'::lil (, l11p('c h('

;J.

A100's nl ~ m l! q u ' ull e pal'{'ilI e cla use
Olrri ra il les carac tères d' une clausr.
cOUl promis!'!ioire, l'Il e n'c1I '(' rail
mai n!:' lici to pal' a.p plicali on Ùt'
j)CI.S
'u!'l id ~ 33'2 11u Code dl" ·Omm (;i l·ce.
Il - 125

de "l' con na ÎII'C' le fau x n ~$el lôt
pOUf faÙ'e .Irrl'ler le fa.u ~a ir e . ~ I ar s ...~, ma i 1889. Uan qw.-' 4. Pol iee d'a SS l.f1'a-l1re, Clause, 111.(,('"l'1,,·ét ot ' olt . LOI',squ ' u ne podl' ' Yn rrants c. Mess. Ma rit.
1 - 2/11

li rc d'ass l1I'un c(' porte élec ti on
dl' domicile des parties au siège
( Pari s) de III Compagni e . e,t attrihu tion de j ur id ic ti on au x Tri l.Hl -

6. T,'aiel maritime, p "ùr. conVCl1'/t
( Oll S frais ('om1})"?'s, A ssunmcc
110n COIII P 1'iSC. -

Le comm is!o1ion-

naux de ct' tl e " illt·, CI fJlIt\ d 'autru
par t, 1" CO III JJ" ~ n ie Il,(' n pro\ ince,
IIne ~ u ('cur$i d c Oll la poli e.... il " l ù
l'ai le' eL OL1, d'a près un e autre clau SI' . les pl'illleS d t'\ilien t è ll'c pnyces
e l les si n i:S lre~ reg- I é~, il y a lie u
de rOI1:;id('I'{' 1' cel.t(' dCl'Iliè re clause
('o mlll C aya nt m odi li c la pre-

na ire de It'a n:;po rts. n'e:-.l tenu de
lair l'ass lll'illl Ce lj ur !'ïl e ll :1 rl'~'u
le ma ndat l' x ]l l'ès ou impl icitt:'. Spéda lt"me lll, a u cas Oll 11 !j·t'.i:l

eng:q: 6 à prendre une mUJ'chandi ~tl en gan.' et

à la l l'illl::.pol't cl'

!);.lI'

IHrl' sur qua i d' u ne' a ut ro yi lt',
moyenna nt te l prix, to us rIais
comlnois sa uf ::.tatisl iqu c et ports
dC' eUres, Cl't ('nga~emelll ne
rom pn·ntl. pas I"o bli(-:a lion de faire'
..!.S.... ul·c r . :-;i donc la ll1un: l.undi ~e péri t pal' fOJ' l lIllI' dt' 111er, le
co mm ett a nt ('st sans reco urs conIl'e Jui. - Ma r;:,., 26 ju il. 1889. li'l'anck Bcrtl':lnd c. n eboul el Chamal .... . . . . . . . . ....... . 1 - :lOl

mièrp, l~ t cI ':.Htl'i uuer &lt;.:om pctencC'
a u Tri lHilla l dc la :,uccun;alr 11011 1'
ll ll(' ac ti on t' n règ lement de 8i 1l 18Il"e . - Il e n est SlI l'l llutai nsi, lors'ltlC cc lU' :-,-clion s'exprc~ p;lI' .voi,e
(C gara nt it' ~ lI r lIn e a&lt;:lIon IlI'I II CIpnll' déjà pen dante deva nt cc TriIl a l. - Mars" 9 iloùt 18HI). - Peli · ic r c. li il'ÎIJo ne e l .\ SS .. 1 - 10
~J .

Compensation . -

V.

~ I a n da. t .

Compé tence .
f.

Police d'aF;~w' (mcc (aite Cl.
l'NraHgci', Clause attribua/lt te

Liti!J.pcndm1cc, R C?11'oi (ac ultatif. - L':\ I'lil'ic I71 d u Code de
proced ure civi le, rr lnl if (l la lit ispendance, ne fail p'I S ;,tu Trib una l
11l \'eSl i le cle rnipl' une obliga li on
rie :oe dc:ôsaisir dp la ca u:se; cc
Tribll n al a, :tu contra.i re, la {acu lt(, de l il retenir, sli l sc reconnait compétent. - J\ lan:i., 3 sept
1888 .
Nove lla c. LecJo ux.

liti!JI' ci tut tnlJ!lnal /:(1'(W9C.'/'.Est lidtr C'l lion contrairo &lt;LUX lois
fl'a nç:Jises 1;\ clause dlune paliep
d'assu ra nce mal'ltim~ faite il l'é1 - 3;
trang'l'r, qui a tt ribup competence
au Tribunal de 1:1 place oü (' 11(' ~I 6. RI'présentant, Ratification. élé ~ignée, pOUl' toutes les con l esLa ratifica. tion n ëct'$S~lÏre pOU l' "ul alions aux lj uellps clic pourra don11(1('r tlil cont rat fait par lin re prc!lrr lieu. - ) I ar~., l 'J jui l. :l RH8.s(lntantrétroagililli jour doce conManIe et Borel li c. Ass ... . 1 - 5
tral et doit (~ II'l', par ~uile, rê('l1- Cass. , 13 mars tssn. - A~". c.
lee donnée &lt;.I ll lieu m~ lIl e où li a
Walle r . . . ... . .. .. . .. . . Il - 125
~te ri:l I l . - C'e~t donc en !;e lieu ('1
li on a u dom icile du comme ttant
2. Le Franra.is qu i a. signé ce tte pofJui a ra lifi,'" q ue le marc hé doit
lice ou qu i en réc lamf' le hc né ficp,
t' t 1'0 cell!'é concl u a u poin t de Vll{'
il t :lcitement rcnoneê. p:u' là Hli béde la compétence el dans le se ns
n él1 ce de l 'intido III OU Code civi l.
de l'a..'lic lc ·'1'10 du Code de pl'OC('1- 5
dure . .. . . . .. . ... . . ... . . . .. i bid

CO MPÉTENCE.
7. Lie1 1 de la liu }"nison, Echr01tilion dl:p(),~{". -L or~qu·une ,"pnll' est
r;.I ile ~Ul' échan tillon, le li eu de la
li, rai "oll, il dera uL de l)tljlu lation
px pres..'lc, doit être rëputé ('Ire ("('_
lui où l'écha n ti llon a. é té d(opo .. ~,
i bid

8. Lien de paiement non indi7tl/:
Tt·(J.,itc à !l0 jOl/J's . - Lorsqu U IH~

CO MPf~TENCE.

15

Sur l'expc ution d'un contrat.
Lol'.~CJu·il.U co ntraire il s',l"il d'une
act ion ~II respon~ahi I Î té. ~a$~C sur
I c~ artlcle~ LJ~~ el suÎyants du
C?UC l' i ~'il., la compétence doiL être
ùeternllnep par l'article
du
Coùr de procéùure. - Il en est
aÎ n~i spérialement au cas Oll un
agent dl' renseignt'mf'nts commerl'lit,lI\ ~~l a.s:.ig~c en l'esponsabil i te li 1111 rrétlil accordé :,ur renbE'it5nemen ts inexact.s. - Le seul
Trih unal (·ompétrn l, ,- n p::lI'eillms,
P!.t celui d u domicile du defendeur, - )Iars., ~7 dec. H:I!{~.­
Ihu'javf'1 c: liout. , . . , .. .. 1 - 92

5n

"ent(' il é tc concl ue sans indica.
li o ~ exp rp:sse du lieu tle paÎPIllPnt,
m i1IS il.Y('C ln cl allSf' CJ ue h~ vend l~u r fou rn i ril. à \JO jouJ'l-' sur l'achele ur, c'e~ t au rlomidlp dl' CI!
dernier que le pa.iement doil l;tn.'
cen"ë con ve nu. El il ('n e~t
ainsi quoiCJJ(', pO:oM I'ie ul'l'lllent il
eN i1C('01'&lt;1, Ir \"endelll' ait ('n\oye 12, Conseil des prud'hommes , Lieu
dc lu .'~, Itllatto/l de tu (&lt;&lt;hriq"e.
;) l'nchcIPlI I' un(' t"&lt;.Iitt, el unr J"iic-La ,'ol11pl'lenc(&gt; dp~ ('onst&gt;lb des
Iu\'(' porlHllt lIlpntion du paieprud'homme:oi 11(' dcrive ni de la.
n)('111 &lt;1 11 rlomieile du \"C'ndf'lIl' • .si
re:-.ltlplltP clr I\,lurrier, ni du dol'ùchf'te u r il immédialenlPnt promicile du palron, mais de la !:iiluatCi:i tc .. . . , . . " ....... ' .. . . . i bid
tion lucale de la fahrique Oi.1 l'ouvrier tra\;lille ri ga!.!nl' les ~a.laires
9. Socù:té pOW' la conrc.&lt;:~ion de
i·1 raisun dl':"'1U(&gt;!:, de:; diHicultl'.s
mir1es, Cal'aclél'c cirilo E:o.t
peuvent sUI'r'ir l'litre lui et son jJacivi le el non commerc.lal(l une solron . ( Décret du I l juin 1809, a.rt.
cié té formée pour l'0u~lIi\Te la
I ll. - El )lM ce mut: fabrique,
co n ces~ion de mines, afin de les
il faui enlenOrf', non seulement
me ttre e n exploi tation. - Mar::.,
une u:o.ine, mais encore tout lieu,
1 8oct. I ~88. l'erriere.Blin de
tOut cllantier spêcial où un patro n
Sl-.\ rlOa nd . ............. 1 - :.:3
fait tra\'ai l1 . . 1' dps ouvriers pour
UrlC ('nt reprise particuliere. - En
10. J ugement pa?' d(:(QtU, Dèciinacon!:'cqlll'Il"{-', h· conseil des prutoire non. men.tionné d101S l'opd'homme .. liu domici le du patron
1)ositLOII, R ecclJobitit/: .- La pare:.t inl·Olnlu·tent pour ;::.t;.ltUf'r sur
lic co ndamnéf' pardér:tut dl'\"an t le
les dimeulles nl!e~ il rabon du
Tribunal d~ commerc(' et qUI rail
trayail tlit dall~ un autre lieu. opposition, n'a pas besoin de men~Jars'I '::'3 janv, U'SV. Danton
l ionn(ll',dans son oPPo$ition mi'l1h"
eL Vut'caro c. Bocca .. , ... l - 1 3~
l'exception d'illcompt!tencl' iJu'elle
comple opp05er à. la barn". - F':ltil qupstion d' une incompétence ù 1:3. Saisic-arl'Î:t (aite à iod,Dommayc.,,-wléJ"{·ts.- Le Tribllnal de
I"ai~o n Ju lieu, il suflil IJUL' l'opCOl11l1l1.;lrcl', incompétent pour conpo:sanl y conclue :\ la barre, avant
naitrc de la tlema.nde en \·o.liditë
tOule dèrense ait font.! . - ~ I ar:,.,
ou en main-Ieycl' cl une saisÎp-ar9 n~\'. l$ti8. - Ch abrier cl llor~~
..01, NitCL'pendant competent pour
c. !Sarrus .. . . , ... . . , .. , . . 1 - ij 1
C'onnail rl' d'une d('l1lallde en dom1TI1l.!!('s-inten&gt;ls {ondce' ~ur une
11. A cûon an rcsponsahilitC, ArsaÎsie-arl'l't fai te ù lort pilr un
ticle 4'!tl C. 1n'oc. -non a)l,dicaCOllllllerranl au pl'cjurlicf' des intê·
bic. - Les l'('gles de cOOl pétenct'
l'l' ts COlllinerciaux d'un autr('. l'I's ul tan t Ul' r 'lrt ic1t:' 120 du COt!l~
C. (l' \ i ... , 1 :~ h~\, 1t;8t:L - llillaud
dt· Ill'océdurc ci"ile, ne s\'1.lplic. Selwltll'- Stok \'is . . .... ' 1 - 1 5~
q uent iJ UI.: dan:s le tas d'un dl'hat

�COMPETENCE.
H . E b'a'Jlgor , De nlandew,' (Itcf,bl i
C.l

Fran ce, Assim ilation aux

et 1"(H19c,'s admis cl domic ill; , -

L'étranger éta bli en l,' rance depu is
plusieurs ann ées, y fai san t Il' COUl merce eL y paya nt les impôls ,do!l
r l.'e ass im il e aux ét t'nnge l':) admi s
à domicile. - Il jouit, par suit e,
comme' Ifl s F ra n ~n j s, du droit de
cller un autre étran ge r et Cyanl les
Tribun nux de France, en YCl' t u de
J'a rti cle 1It du Code cÎvi l. - Mars.,
Iô fol'. 1889. - Theologo c. ) I,,"alopou los . .. . . . . . . . •. . . . . 1 - J55

CO MP!lT ENC~ .

a ux ~l'r ib u n aux d'excep ti on .
Si l'action en paie me nt d' un e
de t ti." commercial e con 1rac t ée a \'an t
son maria g€' pH un e femm e commun e en bie ns, p€' ut ' tre portée
devunt le Trihun a l do commerce,
ta nt con ll'(' la le mm e qu e contre
Je mari assigné comm e che r de la
co mmunout é, il n'e n est plu s ;li nsi
lorsqu e le mari contesle que celte
dette soi t a tllérÎeure au mariage.
- C 't'~t h\ u ne qlU'Sti Ol1 civile Su r
laqll f' llc&gt; le '(','ihu nnl d e comme rce
eSi t in com pé te nt. - MaI's" 22 mar:;
1889. - Crémi eu x c . Schwabb.
1 -1 82

15. (J uas i-délit ,OwlJ?'Ù!1' OH m (o'ùj
tué, Action in tcntr1c 7)a,' la men;
Otl la V Clwe . Les Tribun aux 18, Société 1)((1' actio?ls, A ugm.entation de capital, Société 1l(JtIde comme rce ne son t c omp e t e llt ~

pou r con naitre des cont estat io ns
rela tives ;\ un qu asiL-déli l, qu 'au tant que le débat ;,.'agitc ent l'e
deux commert ants et â l'occ3:oion
de lai ts sUl'veÎltI s d ans l'exercicE'
de leur com merce, - Ils ne
sont donc pas compéten ts pOlll'
con naill'p de la demande e n
indemni lé inten tée, mè me contre un commeJ'f'a nl , :\ l'{dson
do la mort d' un 0uv ri el' employé
ft. un déc hargemen t, pa.r la m re
de cet ouvrier. - Ma rs., 8 ré" ,
1889. - Gando lfo c. Dema r" .
l. - 1;;ü

t'elle, f'ow·.-wite en 1Jl'1'SCmcnt
ci u p1'cmù~/ ' quart, Domicilc du
cll:(e'ndc l/l'. - Une sociélé par act ions qui uli gmen te :-on capital
pl'lln ilir. doit l~ t r e considérée, par
rapport &lt;l U X ~o ll sc r ipt eur. . lIu capitaJ nou \'e au , comme un e sociét é
nouvell e. - Une soc iéte par actions n 'é tan t consli tu ee qU ' ilpr ~s
le \'e rse me nt du premi er qu a rt ,
J' action ültrodu ite cont,'e les souscrip teurs e n paie ment de ce preIII ie r qua l' l, ne peut ê tre considc rée
comm e un e &lt;ll.:t ion e n mu tiè re de
socicté, dc lu. co mp étence du Tribun nl du !:Iiûge soci al. - Elle doit
l' t re po rlée devant le Tribu nal du
domi cile \lersonn el du souscripte u!'. - ?- /l.rs. , 28 mars 1889, Journaux rég io naux c. Dulue.
1 -1 8 ~

16. J ugé cependa nt qu e les TdIJu naux de co mmei'ce, COmpélE'nts
pou r connai tre de la dem a nde Cil
dommages-imérèls form ée p~lr un
marin contre l'anllateur ;\ ra ison
de bless ures a uribu ées il la fau te
d ' u n homme de l'équipage , le so nt 19. Su isse, T"ailes i'fltm'natioaussi dan s le cas où , le mari n
nauT, A rticle 4~ O . - Les avanayant perd u la vie dans l'accid ent,
ta ges atlr ibuPS a ux sujets; suisses
l'action e t inlentée par sa velHe
pal' Il.'s trai tés intel'Oa tl on aux, en
ou se:i héritic rs, - C. d'.\ ix, 15
mat iè"e cie compé tence, c on 5 i s t ~ nt
ma rs 188 • - Guibert c. ) Iorell i.
se ul eme nt à écan er l'applicallon
1- 208
de l'al'licle 111 du Code ci\'il. Mais ces t rai tés laissent subsister
i 7. Femmc com m:u:ne,Detle COI1tf r luti" e mell t au x Sui sses les rème,'ciale an téricw'e a u. maTiagles de co mpétence rés u ltant de
Oc, Contescation de l'(tn tJ" iorlt è.
J' a rti cle 1120du Code (le proc édur ~ .
- Lc prin cipe qll e Ja. romp etence
- Li n Suisse est do nc à bon drOIt
s ur hl demande princ ipa le comcité pal' I lll F l'a n ~ a is devanL le
port e compétence SUl' les quesT ribunal du lie u oü la prOtions incide ntes, ne s' appliquo pas
messe ft été raite et la marchan-

COMi'ÉTENCE.

di!:e Ii \' rt?e. - !llan;;., ~ I mai ISS!) .
- Chalon c. lJa \'e iro . .. . 1 - 2:l~

CO~I P llTE:-IC r. .

'I:ribuna l de comme rce, en garanlie sur une dem ande principale
pour laquell r ce TrilJllnal est cornpélenl. - ~I:o "., 1" juil. 1889. Han'. de St-Lou is c. ~ I t&gt;y n ad i f' r,
1- 2ig

A.~slll'{mce IJ1tttUf:lIc, Clau sc
de so u m i ssion il. arbitre.r:, lille,'p,·étation. - La clause des statut s
d'une compagni e d'ass umn ce mut ue ll e port ant qu e touU?S les con- ~3. Dh:linatoù'c â "aison de fa
tpsla Li ons r'c lati"es au con t l'aL d'asmatière, L i quidatio n d'une di(su ran c.:c se ron l sou mises II arbilres,
(hc nre, Condamna/ion p1'Îl1ci11C' pe ut !\'ent end,'c que des conpal e insusceptiblc de "eC Ot/J'g,
t.esLtuion s qlH' le slg na.taÏl·e de la
- Si l'except ion d'i ncompétence ;'t
police pou rra avoi,' :lVPC la comraison de hl mati ère peUl ê tre propagn ie en sa qua lité (\ '(lss uré, posée en tout état. de cause, il
Elle ne sau rait s'e ntendre de celn 'e n est ccpeudant plus ainsi lorsles qui pe uv€'nL na itre de sa quaqu e celle exce ption c()ntredi rait
lité de me mbre de IlL société, spéune décision pas:sée en force de
c ial e m e nt ue la demand e formée
chose jugée. - Spécialr'melll,lorscontre lui en pa ieml?nt de ~a pal· t
qu'un jugement rendu par un Triconl ribu ti\'C" dans les ::iinistl'es
bunal de commerce a co ndamné
:\yant fr appé I('g &lt;lu tre:, assuré::;, li ne des part ies au paiement d'u ne
Ma rs. , 23 mai 1 8S~. - Ass. c.
din'é rence;j liquider, et que ce ju) Ia urois .. ......... . .... 1 - 2~ 1
gpmenl n'e:st plus susceptible lie
rE'Cours, la partie condamo{&gt;e ne
21. Aét,·ibuli()/1. du lil i!le ci Ufl
peUL plus ele"l'r de déc linatoire,
lTIPl1le à raison de la matière, sur
T1'ibtw(f1 d(js i!Jnè , I nstarlcc en
la demand€' qui e. . t formée contre
!Jw·(01tie. - , La cla u.. o du. co nelle, de \'an t 14' même Tribunal, en
naissement cl une compo~nlP (1('
liq ui dat iolJ de cette dil1'ére nce. translJort:', aux te l'l1lPS dl!. laquC'lIe
Mar,., 19J·u il. 1889. - Ch. de rer
tou tl' conlestation ft. raison rlu
c. Gaspar . ... . . . . .. . . . 1 - 296
tr , 1I1 ~ por t doit être portel' dl'vant
lin 'l'''ilHl ll al déliigné. IlO 1~ell t rcgir q uI' 1(' ca~ d'une I n~ta!lCe 24, Syndicat a [J"icol~, A.cltat~,
Actes ilOn commC1'CtaUJ' , - Un
principalc. - Elle 11('. ~:l ur alt ~tr&lt;.'
sy ndi catagric?le n'a auc ~n ca.racconsr ur rrC' comme d el'o,~ea nt :t la
tcre commercial et ne lill t pa:; acri'f!' le cie l'al'l icl e 18 1 du Code de
te de commerce en achetan t les
pro('{&gt;du rC' qui r1il'po~~, pOUl' le cas
::iemenct"s et engrais (lu'll rétrod'i n!) t;\nce en g:lran tJe, qUf' 10 ga,
cède à ses ail hèrenlii. - Le Tribura nt clil lenu de procéder d e\'al~t
na.i de commerce Il 'est donc pas
le Tribun nl oÎ.! la demande Ol'I~ l­
comptHent pour conllaitre d~s
nain ' e::.t pl~ndante. - ll a~., Il
acha ts ainsi fai ls . . ... , .' .. ' l bld
J'uin 1t:i81J. - Pe riN c. ~ I ollraill(' .
1- '~l

'2 0.

~5. H a/Igw' constnût SUT un ter-

22. T 1'I'b,mll l de commerce, Dc: Itlm,de en !lu'·(tntie C(}11t,·C Hll
1/0/1. c01lllllm'çanl, - L'3c.l~a l , de
slI crps f:li l ]lai' u n prOprH'la ll'e,
po u,' Ir5 rrnp loyer a u suc ra~e. des

\'ins qu'il récoll E', ne cOll:'tIl U€'
pas un adc de ('ommHcr. - Le
l' r ibunal ti c cOlli me rce n't'~1 donc
pas COllll)étl' nt po ur cO~ Il:lll re c1.e
ce contra t, ni dl' ses sU It es. -:- l"t
il en es t ai nsi Il1 l\ m e au CilS OH le
propl'Îétn irf' ('s t i.\ppelt\ de vant le

l'aiit (j'((ulnli, Caracli're mobIlier. - Ne saurail être con:sÎden~ COUlllle immeuble un hangar

const ruit sur un terrain o'appal:tenant pa~ à celui qui l'a. faH
I.:on!)tt'ui re, et ;nec clt'::i maténau.x
pou van t 0t re faci lemen t ~déD10nt~s
et uti lises ail leul's. - En co.n:5.e~
qu ence, si ce ha ngar è .... Ldest~ n~ a
un e ex ploita tion cOll1 mercIa~e,
l'action du construc teur en p~le­
ment de ~es travau x et fou rn llU-

�EFfET DI; CO~I \ I E RCE .

U1~ LI~ G A'I'I ON .

cmIPETENCE.

18

~i on. s(&gt;t ll c ex ista nte {lu moment
oit la tl (oil'galio n " éte l'a ite.C. d ' l ix, :1I jui l. 1888. - D uc~.
lI i\o ll C·. Gautier, . . . . . . 1 - G\

l'CS ('):i, t d e la compe te nce du '1'ri- Dé chet . _ . V. Vente pa r nav. dés.
ounaJ de COl1lmM('e . - Murs ., '11
;,toüt 188U. - Vill emin c. Oiroud y. D éficit. - V. Fin de non recc\'oir .
1-

3 11

D él ai. - V . .'\" uran ce mariL /Ch .
'!6 . S nriN/I , Liqllidalew' j udic iai de fcl', Soci6té, T itres au porteur,
V nle, Vente à l iv l'C I',
1'C, Cam pt(·, A 1'l ide rl'lw n01·a.i1'es
pOll1' (l'uis de d,l(ense. Oc ce
qu e le liq uida lellr ,'pllne soc ioté il Déla issement . - V. Assurance
é t ù nommé pal' II,} Tribu nal d e
ma r il.
omm ercc, i l ne s'ens ui t pas qu e
ce Triblln,, 1 soiL compét ent. pOLIr Délégation.
l'lnLu ('rs,ul' toute::i Jes contestat ion s
rlll C It'5j aS:'iociés peuvp nt è le ye r A CC&lt;'1)ta l ion t a cite, Compagnz'c de
~U l' 1(' compte de la l iquidat io n. "/lCwigat io ll , E m p"ull l, A j/,ccta- Spél' itlleme nt , si la co nt esta tion
tinn du, m«tèdcl naval, Ven te,
pOl' le ::our un a rt icle com prenant
D N(jgCltion r/,u, 7)1' ire , Empnol t
le .. hono ra ircs d ' u n

d éfr ll scllf;l

l'alSO Il d'ulle expl'o priation pOU l'
cause d'ut il ite pu b1irlue, le 'l'l'Îbu n,li tl e Comtnrn:e (&gt;:,l i ncompê tent
pour (&gt;11 con naÎ II'f' ct 1(' (;IIÎI1're con·
testè doi t pIn=- Ilxt~ par le Tribunal
l'lv ll. C{J llt rtld icl Olfl' ll1 en t avec le
déft&gt; l1:-.t' u r. - Cass , 15 jalh'. IS89.
- LÎllu iù. FalgUi ère c. Ch . d o fe r.
11- 10',

'li . T ùn: (Ill pndcu1' . ! )e1'le, Op posltirm. 7'}'IbU,lw{
Civil .
I :·('..,t Ill! 'l'l'ibU llal ci"i l et no n au
T rihuna l d û co mmel'ce qu' d appa l'tie nt do eono aiu'e d e~ opposition s
inl'i I Jtuèp~ p'l r LL loi du 15 JUIll
18i'2 pmll' l e cas ùe pel'IC' c1 'u n titre a u porte ur - C . de P ar i ~, 3
nov . I l:it)8 - )I athi ;u, C. Ca s lt:' jbolognesi . ' . .. .. .. . . ... Il - l 'i n

Conna issem ent. -

V . Am'e trlIle ll l, Com. de l ra ns p., Fa illi te .

Conseil d es p r u J· hommes .
V. Con l pett'nee.
Cons ul. -

V . .\ Lo rd age.

Contr ibut ions

indirecte s .

\'. FUllil te.

Cote. Croix, -

1' ..Igent de cha nge.
\1. Propri été industr iell e.

D éb a rquement- d éch arge ment
- V. Capitaine, Fin de non r ece,"oi r.

Jlostél'ieu1' ,

P 1'IX

affecté aux

Jn'cm iers ]JTêü:urs. - La délégati on fu ite pOl' un d(l biteur q ui
lionne u n ilulre débiteur à so n
crë" nciel', s i ell e Il 'opère pas 11 0,'a l ion, fa li te p:ll' le créancier ùe
d éc haqa'r so n d é hi t(&gt;u r pr im it if,
n 'c.: n cl'ép pas m oi ns u n lien de

droit entre

I~

déhite ur nouveau

ct le cl'é&lt;lll c ic r, pourv u que ce lu ici l',Li t a cce~tée . - EL celle acc;C' ptalio n pr ut è tl'c e\ p resse ou ta c ite. S péc ialrll1cn t, IOI'::.qu' LlIH'
( :~ d l' na \'igat ion ,~. . pr('s &lt;l 'lo ir arrec té
~on mal ér ie l na "a l al! ~e r \' i ce d es
illt é r!'ts t~t Ù. 1'&lt;.Imort isst' l1l ent du
capital d'obl igat io ns par e ll e cmi:'( ' :'&gt;, vie nt tt e~ d e r à un li ers parlil' J o cC 1ll alé l'Ï e l, avec d é légatio n
du prix con ve nu en fave u r d es
ubli gnla irps, l'acce pta tion lac it e
de ce tl f' d é lég-a tion peut resuIt f' r,
au profit de ces der ni el'S, d e ce ll e
ci rco nsta nce qu ' au mom ent de la
cc:)si l) 1l du m a téri e l, il s n'on t
pas réclamé l'exigi biil té
imm fidia te de leu r créa nce, c l qu';,
plu ~ lf! ur:, (&gt;c hëancps s u cce:'$i\e~ .
Ils ont tou ché du d ébite ur dé légué
l e mon tant des I nt érèts éch us. Dans de pa reilles circonstan ces, si
hl compa g n ie débitr ice pri mi ti ve a
fitit, pos lé riû ure m enL il la cession
ci e ~o n mat é l'ic l, une seconde
é mi ss ion d'o bl iga tions, les no uv(' au x obl igata il'e5 n e pe u vc ,! l
pre tendre au c un Jroi t s ur Je p n x
d(' ce matéri eJ, au pl'ej udi ce d es
obli ga ta il'es de Ja pl'em iè re é mis-

D épôt . -

110/U·W{tlJ}). 110il fll)ceS~(lù'C

L~rsCf ll lun ùes

V. r en Ie.

pol'teur n (ls L pa!» tenu, pour con-

server S.01! 1'('('OUI'5 con t l'l' cpt PI1do~(' u r, dl:' filüfl, dan:-; J ~ (j uinZ'\ IIlC , I:.t d~'nOIH'iati~n du "rot"l
el. la ci tation en Justicp presr rlt e,s pal' l'al'ticl!' 16:, du Codf' (If'
('ommerce.- L'enrlol'seur aclionnt'
p lus lard en paiement ne saurait
ùo~c Opposer au [JOl'tpu r la dêcheante ré'mltant dt' cet ill'tide.
- ) Ial'''. , ~ 1 aotlt 1 X~J. - 1"01-

D ommages-intér êt s. - V. Com pélr ll cr .
V . AIrr~t(,lllr.n l

,

Fai l-

litl' .

Echantil lon.- F . Compé l. ,\'ente.
E c h elle. -

V . .llr .. étcmenl.

liera c. Cu lmen!. ... . ... 1 - :11;!

Effet d e c ommerce .

;'. Failli, S.'Jndù', P1"escri1}tian
1~OH oPPf!sable. - . La

1. B illet fi n,.dl'e, !\"/Illib'. Tie)',"
jJnr(cHI'. L't''\ceplion de nulli to?
cl'u ll bi li N il ordre, tiré(' dt' la
f'ilUH' illicite dt&gt; cc hdlt'I, e~t pcr:-O IHH'nC ;lU ~onscripteUl', et nc
~a u ralL (" lJ'c 0PPOSt'(' pal' lui au
l it'r~ jlorll'u l' de hon nr foi. ) /,,1';;., 1'2 no\'. IS:-;({. - .\ udinoIl l"lJ,lI a. t,;, Bri\(' ......... 1 - G.~

.,

1'/'(:scrÎptlnll,

1!,',l'ceptIOrl de
COHtradictwiI. L,
prrsCl'ip lioll de rinq :lns qu i, aux

IIU/{t((;,

Irrnl(':-. de

rartid('

_

endosseur::; ~rlln
IHll et il ordrp .a ~tê indifJUP l'our
payrr au .!JC~OJrI, et que l'huî~sipr
a. pl'oteelf' a SUII do micile 3u~si
bll.&gt; n qu 'à ,"('lui c.lu ~lIscrÎpteur. Ir-

Ir. Socié té.

Dou an e. -

E~dossetn' indù!"e rom ml' beP1:ntf!t ri SOn domicile, Dt'-

SOlll,

1' ..\gl'n t dl' chanf'l'.

Disponible . -

Dol. -

Ij.

I X\ I Ull

Codt!

d (' t'OITIIl lf&gt;rCl', alll'inl toute at'tion
l'Il paiE'IlI(,llt de Irttl'f'S dc chan~e

1

prescription de CJIll! an!". éùlctée liaI' L'al'lide 18!1 du Code de t'ommprte
en olatii'l'l' dl' lettrp de chanze:
est corrt'lntiH:'I J'ohlip-alion pour
le dCUltp\I1', ~'il t'Il ('st rf'quis,
d'nfOnnel' ~ous ~erll1t~nt qu'il n'es.t
plus rede,ahh'. - Cl' ~ernlt:'nl e.4
ppr~onne l ou dehitelll'. i'\otamment, l'n t:\.Sue faillill', i l ne peut
lo i re pn',tê en ~O l\ nom par le s.~n ­
dico - Il l'II re:m!tp que IL' syndic
ne }lL'ut oppo:-;rr la prpscriptioll
dont s'agit. - Trib, dt' c. ~f'ine,
'!:J ma rs 1S8~1. - Pou~et c. Uou,·het.. .............. . Il - iii;

ou hi ll E'IS :, on.lrt', est fondee :-.ur G. Endosscmcfl( CI! bl(fJu:, Loi rflltlnl' pn\somptioll dt' paiement. ~!loùe. L\'nLlo::;.;cInt'nl d'ulll'
;'\f' pput dOliC OppOSCl' cette' presJelLre Lie chanr!t' doit I~trl~ àpprêriê
Cl'iption l'e lui qui, SOlllf'n;lllt,d'au·
sll.i\'~lIll h~ ~OI du pay~ ~ll Il a .l'lé
Ir(' part. que ~Oll en;.w,!!lllTIl'nl e~,1
f:nt. - ~lll\:lnt la 101 ;l1lgl~l.;;e,
n lll , tll'clan' implicitl'lllent, pal' la
I.t&gt; ndo~~em('nt ~n blanl' e~1 I:eguIl1l'llh', qu'il Ill' ra jilln;Ji~;'\Cljllll l è.
11er et. tran~latJf tl . . proj1l'1t:te ..-:lb u/
(ln dOit conslùérer COUlme pT'OI-H'Ietaire ct nOIl comme mandatairt:',
cehlÎ lJui est porteur d'u ne lettre
:1. l nt/:rNs. - I.n prescription tics
de rhilngl' ell ,,'l'lU d'ull t:'ndol-.. . I'ill lêrt'is pal' cinq ans, l'e~ul.­
Ull"nt ell hlanc rait en .\nglrlerre.
l a n t tle l'nnil'it' ~2'ij du Cutlt· l'l - Co dl' Paris, 12 j.IIlY. 1889.
'i l, n'es t ll&lt;lS fùn dt'p sur une prêlJI uJllentha l c. :-;tl't;'ue l ct )l lIrmÎn.
!'~ lIlp tioo de jlaif'lIlcn l : rll~ .CVII.:i11- !t-:?
ILI U~, a u l'Olli ril il'c, Unl~ \entab le
libéra tion et est Oppostlblc dtlns
lous l c-~ CriS" ..... .. . . . . . Ibid, 'i. 1'. Faillite ,

�FAILLITE.

FA IL LITE .

20

Embarquement. li \Ter .

ces l'uit es aienl profité (&gt; n fait aux
cl'én nciN's en empêchant. la perte
totale ou partielle de Icur (.(age.- Il fuut. on core qu 'elles ;.tient 011
lieu dan s le but cxclusif et IH1 I'Iicu lièl'cment int entionnel de proClL l'c r ce tt e conse rvation, - Spécinl ollle nl, celui qui a fourn i des
fo ins à un en Lrepreneu l' d'omnibu s, pOlll' nou rrir ses chevu ux,
lJcndant qu ' il étai t sur pif'd ct
uvai t du 'l'édit personnel, ne pellt
L'tl'(, ildllli~ pnr pl'ivilège, dan s sa
faillite , {Jour Je 1II0ntnllt dt::!s lo m nittlt,cs ait('s. - Mars., 21 no,l.
18t:iS. - Ma.lll'ei c, sy ndic Blanc.
1 - 72

V. V.nle ;.

Enquêt e . - l'. Trib . de commel'ce.
Enseig ne. -

li. Propl'ictè indus-

lrie ll e.

Espag ne . - V. An'I'elament.
Etra nger. -

V . Com pét., JlIge-

menl , Navire.

Exequatur. -

V. Ju gemen t.

E x pertise .

1. Fins pn:}JaratoÏ1'cs, Dé(Ctut ~e
fins principales, Non l·.cCet'~lbL­ '1, Spécia lement cncore, ce!ui qui fi
f'lit une saisi(&gt;-nl'l'l-t au 111oy('n d",
Ill,:, - Des fins e-n exper tise dune
lat'jue ll c il t\ pu se faire payer une
mnrchanùlse ne pement être pr iereall('€" ct 'lui a dü en::.ui te, son
SCb que preparaloil'6mCn l :\ une
dl!hileUI' é tant tombé (' Il faillile,
demande principale. - Ebt donc
rappor ter celle somme à la lI1assf',
non reee, ab le dans sa demande
Ill" petit l'In." ndmis pat' pri, il ène.
en expertise con l re li Il camion n (,~"')
(I&lt;IIIS sn faillile, pOUl' les fr:lis de
le pl'opriét:.l ire d ' une mar~hnndl ,:,e
hl ~l.Ii::.i('-arrth, - :\fars" " :t,' I'.
qui, san!' conclure au pl'lIlclpal;\
J8S!).- lIoutrcux C, synd. Artuf,,!.
df&gt;s dOll1lTlages-intêrèlS1 allègue
1 - 1 9~
,
({lie ] ~ camionneur aurait laissé
la lTIarcnandise s'avarie r pOl' sa
négligence. - Mars 1 30 aoù L 1$88 . 3. RC1.lCndication, NantisfO;emerl t,Le cr6andel' l'c,!;uli &amp;l'emcn t nan ti
GU" II'(\ot. Gln et C . DUl'bec ct

ôa nd ral .. ............ ... 1 -

de hL r,lctLln' et du connaisset1wnt
d' une marchandis{' en COll r~ dr
,oYôlf!e, doit l~tl'C assim ilé à l'achetcu t' : -.ur fu c ture el connaiSSe nH"J1I ,
('l , co mm e ce dprnie l', il est en
(lL'oil, en Cas de fatllit e de :-:on déLitC'ur, de s'opposer;\ la re \'endication du vClldl.-'Llr non p'lSé. Mnr8" 22 noy , 1888 . - Busso c.
Bollin, Hondel. , .... , . . . .. 1 - 71)

18

2. JH archandisc vendue, Lieu cie
la, liv1'aison, - L'e:\pertise pour
consla.t er la qualité d'une màrchandbe vendue, doiL sC' filil'(_~ "u
l ieu et suivant les u~ages du licu
de li\'r'lison. - :\1111':3" 18 sept.
j8"8.- Coustou c. GaUian. 1- 23

3. V. Capitaine, Ch . de fer, Commbs ionnaire, Venle, Vente a lin er .

F acture. - V. Vente.
F aillite.

1, Privi/{loc, Frais pou". la conservation de ta ch ose, - POUl'
qu'une créance jouisse du pl'i vilèse attachê pu r la loi il UX frai s
fa.lts pour la co nservation de la
chose,il ne suffit pas que le:; avan-

~.

COrl11ai.&gt;:semertt endossé en
btc(.n c , R c!/u lar isation p o~té1'IC: lIr e, Prell'l'c de la reLieur
f l1 urn ic , - L'e ndosseme nt ,J'un
litt,C à ordre doit ('lre considê re
comme rép ulier, quù ique donn ê
(~ n bl&lt;lIlC, ~'i l ri été rempl i en~uite
par le bénélÎciaire. - Il en C'~t
du moins ainsi, en llIatièl'l:' de
con LIa i::::sl:' Il IIW t remis à un créan cier Il,Jllti , lorsque ce créantit'I'
pput ju:,ti li (-' I' de SOIl droit pal' d(~~
preln'es extrinsèqu es, el ces preu-

FAILLITE.
"es son l opposables au ,,('ndeur
l'('\'endiquanl . . ,. " . . . ", . Ibid

FAILLlTE.

21

re~cf'S ~e (,01l1'S auxquelles il aunut rlrolt dans les condition~ ordinairrs el "il:'-à-\'is d' un ncheteur
~n.core in boni.I:. :\Iars. , 2lL
JUin .18MU . Rchle~el c, Sc~ra­
melh ....... " . . " .. ... l - ?59

5. P1'il'ilège, A !iif'nt (' n rlovanc
Paiement de s d1·oil.'{, Dcfwl l d;
s'lIb)·()oalion.- !}ag nt pn douant&gt; CJlIi prentl, vi s-à-vis de celle
adm in ist ration , lôl qualité :lllpa- 8. H ypothéque, Temps su~pect,
renie de propriét aire des marc 13nNullité , IJrome~fO;c oTiUneurc et
disps de so n clien t, de\'ient, par
cOl1comiUtn(c uvec le prtt. - La
sui te, personn ell ement re~pon~a­
prom('s~ e d ' ~1ne hypothèque ne
hie des droits à acquitter, mais
I)('ut être a~sllllil ue a sa constitune saurait ê tre co n ~idc ré comme
tion. - Spécialemen t. la promes!':e
caut ion de son c1ic nt quant fi ce .
d'une hypothèque dans un acte
- Le client, en ell'ei, dans cette
SOliR seing privé et sans date Cf'rsitua.tion , est inconnu de la
taill e, n~ peul produi re aucun eO'et
dourtne el ne peut rtre tl'nu par
vis-à-\is d c~ li er:;, - En consêelle comme un déblteul' jll'inci(juence,uIH&gt;h ypoth r qu e constituee
pal. - En conséquence, l'figen l en
pendan t la période li xée par 1 ardouane, obligé de In1yPI' le~ droit~,
t icl e 4 \6 d Il Code de .:.ommerce,
ne peul se préten( re subroge au x
duit ~t re dcdarce nulle relat i\cdroit s du Trésor, ni, 1)\11' su il E' , rement il la ma..-.se, alors m~me rlue
clamer au cu n pri\ilège :sur les
la promesse de celt e h ypothèque
au!'ail éte laite antérieurement rt
autres crean ciers de son cllent.aurail cté concomÎ tante a\('c II'
~Iilr$., 2 no" . 1888. BlIart c.
prêt lui- mème ,- C. d'Aix, 3 jan".
Saint-~ larlin , , . , .. , . " . .. 1-;8
1 88~ . Synd. Coulon c. Hourl'elly ............ " .. " 1 - %9
6. Article 4\ï dl' Co". de COlnmt"ce, RétnlcLation de la laLllLt", Pawmenl, NouIJclle cl/icla- 9, Liquirlationj'udiciaire, A bEence
d'un créancier a1.IX deux assentntt lon. - On ne saurai t consibites, Admis,I:ion pm' .iu!lc:mcllt.
dérer comme sujet à rapport pal'
- En mau ère de liquidatio n judiappli cation de Fart icle 4,1] du Cociaire', lE' créa nciel' qui a n é~ligé
de de commerce, un gaiement rede ~e pré:-entl'r au x deux tlssem('u à une épo~ue e la prriode
blees de yêt'ificalion, n'est ptls.
suspecte oil la rai llit e du drllil eur,
pOUl' cela, déchu du (lr?it ~ e se
d ':l bord dpclarée, allait être réfaire admeltl'e au passif, il ses
IractPC' pal' jugement p05Icri eu r.frais, par un ju~emen t ;:,pêcial. Le crea ncier qui a rel'll dan:; ces
:\lar3., :? ju il. 1 ~:)~1. - Haoulx el
circonstancr5, ne peul êt re rép utè
Beaumon t c. Bauduin .". 1 - 285
tl\'oil' connu la ressation clt- paiement s de ~on debiteur. - jlar5"
'1'2 mars 18$9 . - Synd. A~:nel c, 10. Eh'et de romme,'cc, P aiement
G,vOl .. .. .. .. .. .. ... . 1 - 18 1 aprl.'$ protf!t, Article H9 du Code
cft! commerce, - L'article l·HI du
Code th~ commerce. aux termes
7. L iquidation .fudiciai.1'6... l'~n.
duquel l'action en rapporl du
deu. }'
H èU 1Itwn . R/'stludt on
montant d'un elfet de com1Ju rr 'et simple. - " En matière de
merce payé pat' le bill i 'pO~lél'ieu­
liquida.t lo n judiciail'e , comme el~
l't'ment tl ILllh1t e dt' 101l Hrlure
1ll.llirre de faillite, lE' vendpllf qUI
dt' la fui ll ill', 111' prut l~l l'(' intentée
r'eticntla 1Ili1l'clt an di:,e el LlÎt 1'(1que contre le t!I'Nlr, ~'esl apJ.lll~a:
~ ili f'\' Il! ll1.u·ch~ :1 l'e ncon tre dt"
lJll' qu 'au cas OH 1;. pa ~cment '.l etc
SOLI acheteur tombe en état d. . lifait 1'''1 Ir tiré à 1 ('c hèan~e I1lt'lI~e.
quid;u ion judiciairf', d.oil le {aire
_ Il ne r~t pas au cas ou le paiere~i l ier purement el slmplell1,l'~.'j
ment a éte fait postérieurement à
sans pouvoir prét endre au,\ ùatle-

�1'.\1 LLITE .
l\'ch êanct'
t:iI ~S.

t

el

'!:l or l .

apl'è::; Jll'Oft\ t. 1 8X~.

J1\ILLITE.

FAILLITE.
-

.luI ien IH.~

c. COII'p. de", \rOilure::; , . . . Il -

13. 1.0i parlant modification :'t la lé~ i ~ lnlion c1 e~ fa illit es (4-5 mars

J

I ~~ U) . .

....

. .. ... ... Il -

48

C(W(iOli J Paiement MHlU,l(\, t ·L
P1'ù'i/i'!ll', Dct"c, i. - L'admiArticle ·1·\ 7 C. rom., CaWlOll
lIi!'\ ll'ill io ll de l'u('tl'O i n'a :lU Cll n pr it Cl/ ltC . 1..' :\1'1 icle '!038 du Code
vi li'gt' SUI' les hil;' lls des: l'pcl e\'ahl rs

JI.

t'h il , qu i déc lare la cau! !on lihérêe
pa r rl~ tr4? 1 (h~ l'acce p ~;\' I O~l ,' o l ~ n ­
!:lire, de la parI dll CI'C a~ C l e r , cl un
r tre t qu elcollfJu e en pruement de
la d ~ tl c pl'inclpa.! p, en('ol'e&gt; q u o Je
créan cie l' vie nn e ;\ en (\ ll'e é vince,
ne s'appl ique pas !lU cas Oll Je
pa ie lllent en tu'gent rf'rU pa l' le
rréun cie l' d'un indi yid u 1déchll'e
pl il S tard pn rai l lite, "ipn t Ù l' Ire
annul é en ver tu de l'articl e 4·1;
du Code df' commerce. - L'annula tion du paiement, en ce ('as, f . lit
1'\~ \ i \Te la dC' lt e princi pnl.e a vec ~ e
l'a ut io nn emen t y atta che ... fbl.d
I ~.

J.lr iVi!l\gC', D Ot/anc,

Co'n(,.ibl~­

lirms i'ld'l'1"Ccfcs ,lmmeublcs ve1l ·
dus (rp,·i.'f: la dértm'ation. p l' i\ i l è~e

,L e

pOil \' le 1'f'('O Il \' I'e llle nl des la.\0:'
du es pnr j'e u x-d o - Lt' pri\' iI ~g('
éta hl i pur 1'[ll'l ic lo "1 ùu déc re t dn
'I ~' gel' min al an XIII en fa v('1I1' di'
l'nrllll i lli ~ lration ,les ('unll'ioutions
indi rectes, n(' do it pn s t~ Il'e clen dll
iL l'adllli n istrat io n de l'oct l'Oi.'1'1'. ci\ ::-;(' il1&lt;'13 j uil. 1888. - Octroi
ti c' =-' t-Dt'nÏl:i l·. ~y nd . Che nu . II-59

j )1'I.·vilègc, " iflc cil' P a1';~,
d,· l'oirie , ce que la
\ ill e ci e Pnrl s a él(' a utOl'b,ce ;\
(1N I'e \ oi r (l t ret'Ou\rel' les d roil s
de \ oiric J a ns I(ls fOl'mes us it éc~
en milt ièl'r d(l cont rib utions dire('l ps, il nI." s'('mw it )l3S que t'es
droits jou i ~~e l1t d u prh il(\~e que'
ln. loi a recon nu ,1II Trésor pub lic
pOlir 10 1'('('o ll \'I'P llt rn t des ('on lrihlll ion ~ direc tes. Cle::,1 do nc
Ù I ÎII'(' l' h il'ognlJ)ha il'f' sctl l em el~ t
'1li (1 ce~ droit:; doiven t être ad miS
l lHls la r,ti ll ite du redc\' aIJ ll'. TI'. dt, COIIl., Seitw, ~(j llI ai J 8~8 ,
Pré rl'j r.
~y ll d, LiJlI ll e'au
Il - 6~

l ~, .

J)i'oit~

ne

dont joui::sC'nt l'adminlstralion c! (',:oO I!ouan es et celle des
('I)Illrihu t ioJl ~ ind ifPc tes SUI' J' un i\'crsalill&lt; des meu bles el effet:; mobiliers du l'f'deVil hle, nI" rCI'oi t a.u(' un l'e::,lric tion de ln faÎ ll ilP de
"eluÎ -ci, 01 ~'ex(l,I'I' (', ~LlI SS I bie n
sllr ICl:l Ulp ubles lui appal'tC' nant
ilU mome nt de la rnil li tP, que SUI'
('P li X qu i pourront lui
ad ven ir IG. A.&lt;:SI/1'OllCC SIIJ' la t,ic, F emme
pl u:-i tanl. - Spél'ialrluc nt, ( 'L' pddu failli bl~néficùâl'e. - Lors\i h\!t(' f'ravpr la port ion resta nt liq u' ull ma ri il L'Oll tl'ac lc tl ne aSStlhre du pri x d' li n imm eu ble u]Jt'ès
ran t'E' ~lll ' sa pl'op r(' vic ,Ill profit
paiemen t ùps créa ndel's hy pothcde ~il f('mme, le bé nélice dt' l'('tte
ca ire!'\, l or~ 1I1(\me q ue la \'en te n'a
asslIt'anee, ('Il cas de faillitr
('li lie n q u'après la déc lara ti on de
el de l' l'cd(&gt;(,l-s do mari, JW
r,LÎU ite, CP l'pliqu:l t ('onsen"a nt
10m b,' pas dl'l n ~ la nW.&amp;i(·,mais l 'l'~­
:.on ('a ractlore mobilier \"Îs-:J-\' is du
te la l' l'0pril'té 1'\:I'lu~i\t'de ln rCIlITl'é501'. - L'inscripti on hypothé111('. - Toutefois, 1(' montant "(Os
"a irE" jlri~E' par le syndic ;\ u profi t
l!l'i mes payées doi t èlre 1'[1 ppol'Ié
d p la masse, n'e~ t pas opposable à
l'al' l'I le ;'1 la rai ll ite. - Ca&amp;!., i
l'ad minist rat ion des d ouan ('~. ni ù
août 1 8~8. - Hom me!. .. Il - oô
ce l ll~ de:,; l'oll triLut ions ind irectes,
r I Ile sau rai t, pa r suite, conse rver 17, DI~cisioll contraire pal' la Cout'
;'l 1a masse, Su r ce l'eJiquat, un
ll e l'('O\'oi dans la m0mo afraÎl'e.d l'oit préférab le il celui de ces a dC, d'A m iens, 3 1 ja n\'ier 18S!).
ministrati ons. - Cass ., 16 mai
11 - ~ I II
1888 . - Ryn d. Etienn e c. La
JJouane.- Contrib . indir. c. Synd, I ~. l.iquidatiOll,i/ldiciai'/'c, T rf!iIluprat. ...... . ..... . .. Il - 26
sii'lllc Ctsfcmbl{~{.', Convo('((ttOH

l'I ll DE NON HECEI 0 111.

~3

no n demandée al'an t l a cl6tutc,
teu r pncore slir pied. - TI'. de
Dec heance , En malirre de
('am" lI aHe, 14 jall\·. HIM!).liquidation j udiciai re, la co nvocaI1 h.in ........ . . . . . ... Il - I ;d
tion d 1 un e troi:.ième assp mbléeue
vér ifi ciltion ne peut a\'oir lieu,dans 22, Cniancier nanlt, l'rl)'i(i('alùm
le t' as pl' \'U pa r la loi, q u'a ut ant
non nèn·s5al1·c. - Le créancier
C)u 'c lle c::,t demandép. ava nt le pronant i peut, en cas de raillitp de
noncé dE' la clôturo des "rrifi"ason c1ebi tt'u l', {'XPI'cer son droit ~ur
II0ns.- En conséqu E'nce, le crea nle ga~e. sans rai re préa lablement
ciel' qui ne S'(lst pas prése nté aux
ven lier sa rréan('(&gt;, - Il n'c!,t trdeux ossr mblécs egt déc hu du
nu à \crificatiun et fl arnrmalion
drojt de demand er postérieuremen l
fl ue lor:,qll'i l clema ndp :l conooul'.il'
la convoca tion d' une trob ième. et
avec les crêanciers chirographaIIH' }?,eut prendl'r pa rt au conco rda t.
res, en cas d'in~uni sance lie "a~e,
- 1'1'. de corn. Sein e, 21 av , 1 Mf! .
ou IOl'sqL!'i l entpnd \oter all con- Moullé c. Giraud eau. Il - III
cordaI. - Coss., ID juin 188\). Synd.Chelet. c. Longep•• . 1[- I ~~
t9. Liquido tio11 ilJdi ciaù'c, Ccs 'sation dcs poun.uites indù'i- 23. V. Errel de com ., Société.
dtwl/es . - La liquidation judid uire s uspend, COlllme la fai ll ite, Fait de charge. - V . .IA"nt ~e
change,
If' droi t de pou rsu ites indh'ic!urll es
et d'cxécutulIl su (' Ies hiens du débit eu r, - TI'. civ'l :\Iars., 10 av ,'. Faute. - V . .\bordage, .\rma.teur,
Titres au porleur.
1S89. - nIi n c. Longie,. . 11- 11 3
Tr ci\'. :O;eine, 14 mai 18 ~J.­ Faux , - l ~ . Cam. dr tran;o;porl.s.
~I ~rin
Hebeyrols. - '1'1': ci".. ,
Lyon, 7 j uin 1 ~8?: - Bul1,~t - C,­ Femme. - V. Competence, Failtron c. Pr lTln. - I l'. CIV., 1un iS,
lite.
23 mars 1889 . - Ca.salonga .e.
Bern ex . - C. de Paris, 18 Jud . Fin de non recevoir.
18M9.
Ferre c. Colombe
,
Il - 155 L Défiât. - La ~Il. de' nOI~ .rere\·~i~
~lli c t éf' pa r les ill't lclrs ,U J et ,~JIj
20. Décisicl1S contraù"cs, - C. de
du Cocl(l ue COmnH'f\.·e, pour I.rs
cas d':t\'arips ù la march,~OIIJ~e
Pa ris, 1 \. mai 1889, LuI? c.
transpor tCE', Il '(&gt;:'t pa:. apphl';'lule
Vi,'ct. - Tr . St-Quentin, 12 a\l'.
au ca~ dl'" delkiL - Jlars., ~o
·1889. Leto.- c. L.vèque.
Il - 139
déc, 188S,-UOIIlt:'rguec. TlII1~lI~~
J

t

n ma·, 11o!~9 _ lIolman c. ::-.i2 1. A bsence dc dljcla)'alio~"I. judi:-&lt;1
•
v
.
1 flr
nlon . . ................ -~ , I
ciaÏ/'c, 'Vendcur, R(:~e"ltL();l , R,'siliution 7HIl'C ct Sllll]ile . -:- L~
dro it d u vendeur de reYE'n~lquel Q JI)9': ct/! CCHllj'(/ù'c qu 'ell ~ y .e:s~
ou de r etenil' la march~nd.ise par •. applil'able L'l qu 't'net" Cil$, ll~ ddal
de yill!!:l-quatrt' hl'ur~:; d;\n~ It'lui yenduE', exi~te aU~1 bien au
quelle proJlriptai~e dOIt protl':::.IE'I'..
CiLS 011 l'achete ur est en suspen;tomlllt'ncl' il ('lHII'11' d~1 m"nU?~l ou
sion de paiemen ts, qu'au cas ou
la li\l'tli:-L&gt;Il , fùH,lIt' Illcompl.l:.'tE': a
sa faillit(' est dér l ar~e , - Il ne
eté tC'l'llllnt'C', - Ca~!i.:. 13 f~v.
peul donc, pOl .. plu~ clans l~ ('us
&gt;o1o,l tl _
\\ïlliams c. btran!!lll.
l v",
do ~us pe n ::.ion ((ue dans c(' l u~ de
·
11_ J·!3
fa illite d('c 1;.II'ée, ~(' portel' Cl'E'all('ie l' d(l:; dilrer(,llt.:e~ de COUI'S ou
dO l11m w'les-inlét'l\ ts résult ant ùe la
\'ésiliat i~n d u contrat ,.e t auxquels
il aurait droit vis- ;.\-YlS d' un ache-

�'!~

l'nET.

FI \' il E "Ol\" Il ECEVOIIl .
mal'c lul11di ::o.e d c ha l'Illl~e il Jlal'par les soins du (,;'lpitainl",
dan s k .. hangnl'O&lt;: dt&gt; ln Chnmbl'c
de COIll J1l Cl'l'{' , oil elle 0:::.1 insc rite
au nom &lt;lu navire, et lIon t le (:011 "igl1i.llnire ne peul pl'endrp ))05~C.$Sion qu'au moyen d('. bOlls de li\'l'o it-oo délivres ,LU [ur et i\ mesu re dll \lfli cme n l du f rpl. - ~ I ars . ,
'! jui l. 1 8S~1. - Catlaneo c. CO UI'IRia n . . . , . . . .... .... . 1 - 286
~f'illt?,

au débul'fJlIC'l1lr nt , il en est alltremont au ('us d'un défi cit rés ultanl

,l' un (h'o nement de m

Ibid
6.

V. Aborda g(', Com, de trill1Sport5, Compét., Expertise, Société,
VE'nte.

Fonds de commerce . V.
Propriélé ind ust rielle, Vente .
Forc e majeure . - V. Obligation ,
Frais . Fraude. -

V. Vente. ;\ li vrer.

V . Vente

Fret .
1. Qua?,ü.:r impc.:l'iol anglais , Rcl dl(ctLon. - D'après l'usu e de la
IT

place dp Marseille, le qlla~ter imlérial anglais équiva ut il ~ hectoitrcs '~. lIars., 6 lé". 18 9.
- Druce L Dreylus ... . , 1 - 153

I

2. Chw 'yel1tCrlt cie sucrc, Quantité
rhal'{jce, Choc du nat'ù'c contrc

lin I/Iôlr, l!:au dc mel' SUC1'C
(Olld1J, Article 30CZ du 'Codc dc
commerce. - Si le frc t doit en

~ ri nc il)C .el sa.u [ clause conll'~j re,

sur la quantitê chuq;ét!
et sa ns cJ.I'ard à celle qu'on trouve

1' 1I'0 piLyC

1'. -

II

('Il

aill ~i spêcia le m nl lorsq u ' un
lliJ\'i l'(, c IHlq:~é de sucre a lteuné
sur lin môle', qu ' une tole s'es t
novèE", e t q ue l'cuu de mer ~I fon -

du lin o pa rtie tlu ~ u cre chap·c. II ya Jiell, e n llUreil cns, à ~'l p pli ­
l'nI ion de l'aJ' li&lt;: e 302 du Code rie
r omme l'te di s pO!'illl t q u' il n'est dù
ilucu n r l'I"! pOII l'i pS lJ)archandi5C.'S
perd ues pH I' naufrage ou f&gt;c llouellI e n l . - ~ I ,"'s., 26 juin 1889. BaiL dl" ~ a int- L oll i s c. Savon.
1 - ~C~
de~ la,
lic1'Ce,~,

ma1'chandise en
On1'e dc caulion
Oll'/," d"'/':I'ù f du f,·ct. - Le droit
que l' a rticlp jOû du Code d", CO Il)III ri;;;! reconnaît au capitained'exi::wr, au tempo de lu décharge, le
dépôt de là marchandise en mains
licu'ces, ne sa ul'ai t ètre purnl)'l'ê
pal' 1'011"l'e du con::-ignataire,soit de
do nner caut ion l)O Ur le paiement
du fret, sai l de (époser le rret luimême en mai ns tierces. - Et il en
('st ainsi ml\ me ;w cas où le consignalUire aurait intenté au capitnine un e action en paiement.
c1'avarir S U I' IC's march andises. Mars., IG juil. 1889. - Ca ll aneo
C. COl1rtalan . .. . .... .. . 1 - 294

4, Ca1wcilé . Garantie, E 1'1'ClIr
nloi11dre d'un quo1'antièmc,Ri!d/lclion dt! fret, Dom.nwfJes-inté,·6ls. - Le rapita..ine qui , alTl'été
en tr3\'cr:o', a garant i aux an'reteu rs
que son navire pouvait por ter telle
Ci.uuntité cn puins lourd, est passlblc de rl&gt;duc ti on de fret eL de
dOlllmage:s- intértls s'il ne peut
I l'e ncll'e Cju ' unp quantitê infcdeu,rc, - Et cela .alors ml'me ~uc
la diffé rence serai t moindre d un
Cjuaranti ème. - L'articlt.&gt; '200 du
Code de commerce, admettant une
val'iation jJo~sible d'u n quarantième dan s la déclaration du 1011nilS raite \KlI' \e ca pit aine, n'est
pas a pplica )Ic \l U cas al! la capadté du navire a été spécialemen t
garanti e ct il se n ' i dl' base au

LOUAGE D'OUVRAGE.

fr 1 sl ipulé.- ~ I ar;., 23 juil. 1889.
- Sy h'i1 ode r c. Dehesa et Buting.

1-

e~ 1

4, Il Cil ('S I de mè me d ' ulle marchan d ise débarqu ée el dont le
consignataire a. déli vré réccIJisst'au ca pita ine, mais don t le pesage
n '3 pas encore étê fait. - Mars.,
12 juiI. 1889.- Catlaneo c. Ben net. :1. DC:jlûl
tnaills
Ibid

5. En conl'équencf',dans c('s deux cas,
1(' dé lai ct{' vi ngt-qua tre hl"'lIrps
d:1115 I('quel le cOIll)ig:natairt&gt; dv il
silmi fi el' sa protestatiàn pOlir aval'ies, n'a pos commencé- à cou rir.

INCE:-W IE.

~98

5. V . Abandon du na\', el du (ret,
An'rétement, V{'nte C. a. f .
Garant ie . -

Grève . -

V . Compêl.

V. Oblig ation .

.
.

•0

on l une action priyilésiée su r les
marchandises sauvées . . , .. . . Ibid

3. V. !\ , urance mari!., A 'urance
terr., Louagt&gt; d'ouyrage .
Ins aisissabilité. - V. Na\·Îre.
Insertion . - V, Vente.
Intér êts . -

V. En'et de com,

Hangar. -

V . Compct.
_ V ,. 'II ' N Inventaire. . r ai Ite, ilciété.
Hypothèque.

V. Commis, 80-

\'ire.
Jugement ,
Incendie .

1. Chargement sur quai, Frais
,l'extinclrorl, Chal'Oc de la commune. - Le soin d'éteindre les
incendie:; rentre dans les altributi~n s des munici palitcs el les frais
fi.lJ15 pour y panenir constituent
une cha.rge communale. - Il en
es t a insi, même au cas où l'incendie se déclare sur un quai,e ncore
bie- n quC' la police des ports et des
quai appartienne à J'a utorité marit ime, ct qu e ce soit. à ellequ'iOlcombe le soi n ùe pourvoir à J'pxtinction du feu et le dro it cie réquisi tion ft cel eO'et. - En conséqu ence, les ent repreneurs qui, sur
la réquisi tion dcs orGciers du /JOrl,
ont fourni leur mat ériel et l'lurs
oU\' rier:s pour ëteindre un incendie dans une ca rgaiso n déposée
sur le quai, ou pour empêcher sa
propagatiOn, n'ont aucune action
pour le paiement de leu rs frais, ni
t'ontre le na\il'E\ ni cont re la cargaison. - Ils ont action à cet efl'et
contre la. communE'. - Tr. ci",
Havre, 11 déc. 1 8~Î. - \\ïlkes
c. Vill e du li ane ....... 11- 116

JugemeYl t nran ge,', Pl'oduclion
com me /i{émenl de preul'c, Exequull/r non né('e~sail'e. - Si la
formalité dr l'rxequatur est nécessaire pour donner aux jugements
étrangers la force exécu toire en
France, il n'en est point aimi lorsque le jugement ct ranger n'est
produit en justice que comme élément de preuve, - C. d'Aix, 13
fé\'. 1888. - Uillaud c. SeemerSlok"is.

.. ..... 1 - 152

Jugement par défaut. Compèt.

V.

Lettre d 'avis. -- V. Ch, de 1er,
Liquidateur-Liquidation.- \1.
Compel., Sociéte.
Liquidat ion judiciaire.
Faillite.
Ll oyd . -

l'.

" . Ca.pitaine.

L oi an gl a is e .

-

V. Erret de

com.
Loua ge d 'ouvrage

2. Frais de sattl'cta[je, Pr irilè[j(!
à (oçon, Co::age, P"ime
l'W' la rnarchandüe.
Toute- MOHlw'c
((lIssw'ancc CflllIpriH!, hlCerldie,
fois, il y il lieu de di::. tingut?I' eni\lillotia rcr-pon,&lt;:oble. - D'a~rès
11'(-' les fl'i.ti:s d'(-'xtinction propJ'C'1('5 uS:lges dl' la pla!.:€' de ~l;lr5Cllle.
ment dits et les frais de sall\'t't;'L~e
Il' prix d~ la . ~nou tll l'e à r~Çon
des nHlI'c h an disps.- C'es t pOlir les
COJllprend I lllpl lCI\~mcnt, ,1 ~l pmu."
pl' Illiers seu lC'l1lent que les entred'assurance du bic con he au ml-

preneurs ont acti on contre \;).
communC'; qU;lnt aux seconds, ils

notiel', - Cet usap:o doil être en-

�NAV Ln E.

tendu en ce sens que le minotier, Ma rin . -

X.\VlI1E.

V . COl1lpét.

2.

c n C~ d'incendie', rel10nd directe-

men t dc la l11 &lt;t rchi1 1H Î::;f';\ l'égard Ma rqu e , - V. Armateur,
dC' ce lui qui la lui a. conli~{',. quC'!s
que ::-oit'nt les ret.u'ds, chITlcu!les, Marqu e de fa brique.
excepti ons ou dêchèan cC's auxqu r l!;
PI'OJll'j "16 ind llstr.

il )JC'ut lui-uH.'m o se trou ver expose
"b-à- vis des assu reun;, - Mars.,
Illai 1889 . - GI':lsse t c. Df'v jPou.'\ Mines . -

o

et Fel'l'a nd . ........... . 1 - 2:15

V.

V. Compét.

Mi noterie . -

V.

Louage cJ'ou-

" rfl ge,

Ma gas in g én éral.

Rt.1c(\pi:l::sr, Tiers pOI'teur, A 1'a'119cs Na ntissement.
non mClHionnh',c:, R {ldamatlfJfl
1uo' le ul((yu.sin yèJ1,lnd, Tic)',1{

1. V ins, U~"[Jc,

tacbl',

('t

Til 'l'Po

vendication. -

les frais Cl droits que le

rèccpi~é

énonce lui-ITIè&gt;me.- Specialement, a u CIlS où le magasin
/Zéllcr~ll a rai t au déposant, indéprndnnlmenL du \\;:lrra nl , des
avance~ non mrntionné~s au récépissé, il ne peut exercer su r la
mal'c hanùise , à J'ai~on df\ ces
avance, au cun droit de rêtenl ion ,
ni de privil ège, à l'p nco nlJ'e du
ti ers qui sc
ente rég uli èremf'nt POI' I N II' (li r e~ép i ssé,- Jlars "
30 jnn v. 1 89. - Moulet c. Docks .
1- 1\ 5

lm':

Ma gas inage. -

V. Ch. de fer.

~.

V. Faillite.

NavJre ,
M an d at.
1. Service po::.lal J Subvention, {nsai~ù;$abili(é . La loi du 30
juillet 1;9:1 ~1lJ' If' service posta l,
llcm:atiot/ ct/t,·c le .f:.!lbstituant
quoique visa nl plus !:Ipi'cialement
c:t lc f:.!tbstitllé. - Lr mandant
le sl.'l'v ice de terre, s 'appliquc égapeut, dan s tous les cas , a"i r di1('IO('nt au Sel'ViCl' de mer. - En
rectempnt, conll'(' la personne que
Ir&gt; mandatai rr !o.'est 511bstituéf'. conséqut'nce, l'l su bve nlion accordée' par l'Etat .\ une cOll1pa,!."!nie de
Le- mandataire !-iu bst itllé nr IWut,
bateaux Cl vi1prul' char gee d'un
opposrr au Ill i'lnd"nl qui l'action n e

Svb.f:tilv(wn, A ction dU'Cc(C,C01H-

cn r('ddition dc compte, 1('5 ('0111pf'llsat ion l:i qui se se rai en t oporées
pnt re lui Pl le substituant. Mnrs., 17 or l. 1888. - WnUier el
Simon c Abel et Delarue, . 1 - 5 1

se l' vie!' poslal , r sL insai~ i ssahle
a.u s~ i bien CJue les navires emplo~és ;1, ce sC' l' vice , C, d'A ix,
17 lu i!. 1888. - La ~Inri n e c. Mol'elll .. . .. .. .....
. 1 - 211

P O)'1 d'at/ache P ropr ,été ind us t r ielle .

pri.r:. Ii f'étr(lH!lCl', D iminvtiOTi
rie .r.:.(/1'CU,~. - Le rait (IUP dc!' na- 1..'Ic".que de {abr;'1t1p, Crob'
,jl'(,~ (ran~'ai~t ~,:T{,\ï"'S dl.lypolhé·
Type !JfÎnhal, Dill(l1'en('e.~. ~
qu rs, onl pri~ leur port d'attache
I~a croix (,SI, par f'lIe-m~Dle, un

;\ l' étrangr]', l'onsti tuf' une dimi nution dt'S SÙ l'elés donncps pal' le
con lmt rU,1 CI'(!ancÎcr hypoth écaire,

pOU\a.nl a.n'&lt;'cter difTcrpntp.:;
formes, trrs tli\'erse."Î l'une d", PUlItrp,. - L'indu!&gt;.trj('j qui:) pris tlne
('l'OIX pOll~ marfJlIP dp labrique,
np s3u r;lIt lion/' prélC'ndrc droiL
SUI' le typC' génénd de l'e signe)
qll f'llf' (JIIP soit la forme sou.:; laqupilp Ji se l1IanifPSlc, - \1 ne
peut) pal' suite, rmpt"clwl' un autre indu!&gt;.ll'iC'1 de prcndre une auln' ('roÎ:\:, s'il y a, entrr J'un e el
J'a.utre) tlf'~ aiJJ'erences qui les
r;L~C'nt ai~éml'nl di:-.tÎn~"er, ~(ars . , ~3 Orl. Il:iKS . lielion c.
Il"rj3\ el .... . .......... 1- 5~
SI~ IH'

et l'Ml tûrlsP à poursuivre la l'éalil:iation immédiat e ùe son gagp. Ca"., 19 dOc. 18XH. - Cornp. de
Ilessèsrs c. Morelli ....... 1\ - ~7

Nom . -

F'âts à 1'cnd,'c,

1)1'op"iclaü'c des fûts, R eL'u suge à j /nrse ilit' t'st de nC' li\'rer I('s ,' ins que
so us la condi tion: (((ts ct. rcn((,'C,
- POlir qu'il en soiL aut rement,
il raut u n &lt;lC orel lormel. - En
conséq uence, celui à qui dC's vins
on t ml' rem is ('Il nantissement,
n'est pas rép uté tI"ùir reç u au
même l i t re les fùts dans lesq u e ls
ils sont logés, ù moins d'une convc n t ion cxpr('~e, pt ne Sil ura Ît
J'e l nil' ces fùts co mm e garantie
d(' sa créanc(l, ;', l'encontre du
ti e r::. qui les revendique, - Il en
est ai nsi ;'1. plus forte raison lorsque
ces rùtsëlulcnt.non à la llHtrque du
dchit('ur qui a const itué le gage ,
mais t\ re ll&lt;' d u tiers qui lf's r \cndiquc.- C. (PA ix, 'J mai l8S7.
Guioll c, Jull iard . . " ...... 1- 7

pnrlclO' mm le'lll' . - Le pOl'I ClII'
d' un réel'p issé llélinc par un mi1g;asin gêneraI. nC' peut lol l' p astl'pint, lorsqu'il "ient retire., la
marrlHl.lldi ~e . à d'nut res ollli~a­
l ion~ quC' crlles de payer le monlant du warrant qui e-n a eU: clé-

lI ypoll,;&gt;qtIC,

PR OPRl~T~ I ~DUSTnIE L LE . 2,

V , Propr iété industrielle.

Null it é .
V. Effet de corn.,
Fai ll ilt', Societe, TriiJ . de COrn.
Obligati on.
Enll'Cp"Ù:C

cl'al'f'imaoc.

C,'i:rc,

Retard, Ab.c::cncc de (orce majeure. - La ~ri'\'e de.s ouvriers
tics pOI'ts- n'cst pa.s un hénemen t
disJlen~ant lIli entrepreneur d'arrimagp de l'obligation de lerOlim'r
ulle Opél'alion dan~ le ddai convenu. - Il en c~ t tl plll~ fortl' raiso n ain~i quand l'ohligat ion ;1 été
priM' au mO'l'ul'nt 01/ hl gl'l'\ea\'ail
déjtr. ('daté. - )I,trs" 27 juin 1 ~8n.
Lindcr c, Olive ct Be\'cllo.
1- ?iG
Octroi. -

V, I,'ai llile,

,r,

Ou vrier. P aiement. P erte . c. a. f.

\ss . terl' .

V, Ch. ùe rer, \'t'nte

P rescription . ,\55,

terr.,

P re u ve , P rime . -

eUIl!.

FO/ld." de
1/0111.

("O"UllCI'ce.

l". I"enle,
1'.\~, I1WI'iL,

dl' tl'an::-ports.

' ., Ch. dl' fer. Sot'ic té.
V. Louage O'ou\'l'agl'.

P r i vil ège , - V . .\~('nt dl' ch;\Ilge,
Fai llit e, In ce ndie,

A('hat du

Commcrce ,':cploill: par

l/il 1!()1l10lP/lnC, L'acheteur
d'un roncIs de commerce peut va·
la.iJl l:' lnl'nl ~liplller '1uïl conS&lt;'r,era. j'OI1lTllf&gt; pn:-eifme et ,I,-,nomination commercÎalr Ir nom de
son \'pndt'ur, - En ('on:;équence,
un indu!&gt;.lriel fai;')ilnt le memf'
commerce ri portant 1(' ml~me nom
'll1P le vcndl"ur, ne saur,ti! inl er{i re Ù l'ac!tl'tcur l'emploi de ce
nom, - II en e~t surlout ainsi
lori'ql1t' cel industriel ne s'est tHabli quC' \lOstl'rirllfe melll ù la vente
du rOnt.., de son homonyme,C. d'Ah, 2; nu\. 1888, - Brcchard

c. llell'fI' ....

' .. Vente,

P esage - Poids .
V{'lltec,a, r.

~.

. ...... 1 -

I~O

3. -'Iarque df.&gt; {abriqJle, Licl'. de
("briclltirll/. - LI' nom du li ~lI
de f;ILrication d'une Jl1arrlwmll~e
appartipnt ;1 tous h,.., inùll~{l'il' h;
qUI ~. fahritJu enl, el )Jt'ut li!.!llrer,
non ..eul(&gt;ll1t'n l~UI' leur man:handbe, :J CÛIl' dl' b&gt;ur nom , mais
IIll'me -;UI' ll'ul' Jllilrque de ril~l'i­
IltlC'.-L\&gt;tllploidu nom ù~ ce heu
Slll' la mal'lJut" dt' rahnque ne
SiHll'iüt dOIlC' l:OIl!&gt;.llllu'I' unt:' conCU1T('m'(' ddo)illl', si, d\tilleur5,
te .. t.létaiJ.::, ~It' c('lle marq~~ n~
::-:ont ]la... calt'ulés ~l' 1l1;\1l1L're a
amener UIll' confU!:'lOll avec une
Illal'qu(' concurrente, Mars"

�1"
~.

3\'1' ,

1889, - f\ou x c.

soc n~T l~.

,ocnl TÉ.

~8 PROPRIÉTÉ I NDUSTHIELLE .

ylvcstre.
1 - 189

sompt ion s peciale il l'encon tl'e du
propriéta ire, sans qu 'il soit besoin
de rec herc her, co mm e dans les
cas gé n6ruux de l'csponsabi lit6 ré~ j.s pal' les ar ticles '1382 et 13 3,
!j'II Y Il eu falli e de sa pa rl.- Celle
présomp tion ne pe ut fl échir que
devun t la preuve d' un cas fortuit
d'u ne force majeure ou d' une f au~
te imputable à celui qui a subi
le dommage. - MaI·s., 7 déc. 1888.
- Gu érin c. Colin ....... 1 - ~ 85

l!.'n seigne, P,.[m·.it~l, Droit ,·e~.­
la localLü', - Le drOi t
qui ré5ll it e de la priorité d J u sa~('
d' une enseigne l ne !.'étend pas au
de là de la localit é où ce t usage a
pu li eu. - Spécialemen t, celui
qui a acqu is le droit ('\:c lusi f d'exploil er ft Paris un e maison de co mmt:~rce sous un e dénom in ;.Ilion détermi née, ne peut. empêc her un
indust riel d ~ Bordeau x de prendre 2. V. Abordage, Armaleur , Capitain e, ~oci6 t é, Ti tres a u porteur.
la. même dénomina.tion. - TI'. de
cam., Bordea ux,?3 no\'. 1888.Ca hen c. Dloch .. . ..... , Il - 65 R étention . - V . Faill ite.
~l'(';n{ il

Protê t . -

Reve ndication V. Fai ll ite,
~a nli sst:.'l1lent, Titres au porteur.

V. ElTet de corn.

P rotestation. Publication . -

Rivière . -

V . Sociéte.

a

Qualité . 11. Ven le, Vente
livrer, Vente c. a. f.

V. ,\trrétemen l.

S a uve tag e . -- V. Incendie.
S érie . -

JI . Vcnte,

V. Abor- Serment , -

V. Ass. mari! .

Service pos t a l. -

V. N'av lre.

V. Ma gasin ge n.

Récépissé . -

Société .
Réception. V . Fin de non re1. Societe anonyme, A SS1.lTC{1lcrS,
cevoiJ', Ven te,
CcsS/on ((. 'Itne aut l e socirté,
neylcmcnt a.vec ses actionnat'Réexportati ~ n. V. Ch. de
1·(!.fI:, Action.fI: l'crrboH7'sét'.:.&lt;:. T iers
fer.
r1"(:a1'cùn's,Dcttes

Relâche . -

V . Capitaine.

R emplacement. livrer.

mes néccs...,ail'es pour éteindre le

taire ne peut se substi tuer perSonne et resle, par conséquent,
personnt;'lIement tenu des obliga.tions qu'il a assumées. - 'l'outefoi.s, i~ Cst permis de déroger à ce
prinCipe pllr une clause de l'acte
!:.Ocial. - ~st donc valide et oppo~ab ~ e aux tle~, à. la condi tio n qu'i l
y ,lit eu publication régu lii!re, la
clause de rac~e ~ocial qui pe rm et.
au commandllalJ'c de céder ses
droits et dr sortir de la société,
pourvu CJl~ celle cession soit si~ nili ée au gérant et acceptée par
lui danslemois.-A défaut deloutf' l'pstriction, le droit ainsi donné
au commanditaire \Tajusqu'à pouvoi r faire cette ce -ion en faveur
du gérant lui-même. - Et en pal'pil cas, la ces.:;ion n'a pas besoin
d'être ~jgni{jée, ni acceptée; elle
prorluil Sl'S effets par elle-même.
- En conséquence, le commanditaire qui (l'~l ainsi sorti de la ~
cié tt&gt;, ne ~aurait être tenu, plus
tard, et ~ur la dE:'mande de.,:; liquidateurs, tle compléter le Yersemrrlt de sa commandi te. - \fars.,
2~ jan\' . 1809. Liquid. de la
Sau1)egu1'de c, Guiher t., 1 - 141

pns$if. - Il n'e n serai t autrement
qu 'a u CilS où le5 créanciers auraient accept) la ces-.;ion et libél'ë
formellem en t la compas nie cédante. - Mars. , 14 aoùl ."88.Cercle Tran~porl:) c. Olive .. 1- l ~
2. Publicalion, DcilfJ'l, d'un mois,
D éfai des dista1lCeS. - Le délai
cI ' un mois, CILI e la loi du 17 jllillet
',tHi7 a fi xé pour la publication des

actes de société,n'est passusceplihIe d'augmentati on ft ra ison de la
di stan ce &lt;lu i pourrait se trollyer
entre le s iege socia l et le li eu où
)'actp a été signé. j[urs • 11
Ocl. ·188S. - Cumoin·c. ,\ chard.t
ll opkinson ......... : .. . . 1 - 49

3. Sil!py social non indiql'è, Da-

V . A bordage.

Rapport de mer, dose.

~OC IÉTÉ.

V. Vente à

R ésiliation . - V. A.s.s. marit, As:;.
terrcstre, Faillite, Vente il livrer,
Vente c. a. f.

Res ponsabilité .
1. P )'f)PI'iétaire d'un unù/lal,A1·t,
1385 c..: . dt .. f'rt:wmptio11. - La

r.esp?n:mhi lité qui , a ux 1(,l'In es de
1a"licle laS5 du Code civil, pèso
~ u.r le pl'oJll'iét:,ire d' un anlillal à
faisan des dom mages que cet anima.l a causés, constitue une preJ

('/1

soull'rr.tllce,

Ob/ioGlion des (jctlOnl1f1ù·cs. LOI':icju'une societe anol"!) me d'3s~ uJ'an ces, ;l. yanl cede ses aO'aires
;'1 une autre qui a ~ume tous les
ri sques en co ms, règle ensuite
a"ec ~es actionnaires ~l qui elle
rembourse !ellJ'S actions, il n'en
ré:;ult e Jlil S une libération de la
socié tc ni de ~es actionnaires "isà-\'is des ti ers créanci('r~. - ~i
donc la compag ni e cessio nnaire n'a
pas rf'lllpli l('s obliga tions )Jar elle
illi!:i um ées, les li"r:; crcanciers ont
le dro it de l'{'chercher la co mpagllie cédante, leur dûiJitrice ol'iginai re.- Et chaque actionnaire est.
tenu de rapport e l', SUl' le monta nt
des ac ti ons r('mhour~ées, les SOO1-

Dans le ~ i­
lence d'un acte de s:ociétc sur le
lieu du il'~c social, on doit présu.mer qlle Cl'\ Ii ~~ eSt celui du d?nJl clle des associes ...... . ... [bul

ml etle des aS,r;:ocù;s. -

4. Sociëtf; anonyme, Assembler
gé'l'';''ale, R(lduction du capital
social, NHlIit(&gt; à (:!jard des

tiers. - LOI'~que r assemh lëe ~é­
nérale ùes i1cliunnai rf's d'une so- 6. SocilluJ CU1.0nymc, Diredem',
A ncien failli. - Si Je mandat
ciété i.lIlOIl\ me décide la reduction
finit par la déconfi ture du mandadu capit&lt;lf ~ocia l , cette déll l,érataire, ce n'est qu'autant C'(u'elle est
lion, en \;~ suppo~an t régulière ensu rvenue pendant le cou~ du
tre lE's actionnair(&gt;s, e~t nulle de
mandat, et non Jorsqu't!lle esjs,ta!t
llein droit \i:o-à-\'is des tier~. ;1\'ant
bon commencement. - :Spen'en
pourrait
,'Ire
autr~men
l
1
\
cia
lement,
le fait que le directeur
que l-'i,1 1&gt;lait justifié. C'(U,,~Hl. m.od'une wcieté anonyme a éte dément ou elle a cté prise, d n eXIsclaré en faillite &lt;llllèrieulement à
tait aucun créanCier. - En consa nomination, ne :::;auraiL suffire
séquence, les actionnaires I~e P{'I~­
pOlir faire prononcer sa rêYocation
"('Ilt l'l'querir le consed d adml~l1r la demande d'lin groupe d'acnl~tl'iltion de faire sortir cette d~­
tionnaire.::., et en dehol'S de toute
libération à eO'e l.- Mars" 'U jun\'.
Mlibération de J'a:-semblée géné1 8~~. - Chail"n c. Soc. des Cirale. - Jlars., 2i mai 1889. nwnts . . ' .... , ...... . 1 - 133
Uourre c. Gandie .. . .... , 1 - '213

5. Commandite simple, Cessio~l
pal' le cnm:nandilnh'c, SodLe
de la .fl:ociCtI.\ , Cla.u.fl:c de"" statuts l'allton:SlInl, Ces,r:::ion Cf/,
(arcur du yél'ln1t, ~.lI(idité. -

En prin cipC', la socl\!té en co n~­
I1Hl.ndite sin"lple, étant contl'acle.&lt;,
intuitu personœ, le commandl-

"

. ...Ço,i(;t~

mWI'

.pme
1 ' Actions{'

lIU

portl'w', Dt:ilu dl' deux (lUS , e~ ­
semenls comphlllJcntll ,,·CS. Dt'tenlelll' dl/ Clin: sCld lem(. LOfSc\"'il s'en ëcolllè deux an~ depuis e \'ote allto\'i~illlt . la cOJl\'e~­
.::.ion d'actions nOllllnaH\'e's en ac-

�~()t: II~'l'I~.

30
lion ~ an port e ur. les S Oll SC I' ipl ('lll'~
pl'imitir~ et 1('5 cl~~sio nnnir('s antl..'l' I (' l1r~ IIU ,otl" IHl sont plus {-\'a l'[ull:, Il es , c rs('O\ent~ co mpl ~m(l n 1:1În.''i, - Les ce~~ionnnires po ... tt'·l'it' UI'S au \ote ne Je ~ont :'L allOUllC

ùpotjue. L'ouli g:lIioll perso nm,Il e pree dOlllmcnt .11Ii\chét~;'t la
quulit c dl' 8011Sl:riptel! l' O~l dC' l'cs:
$ionn oit't?, ('t tjll1 1H'I'Slstall maigre
hl ("e~s i on, dii\jH\I'ail en CP. (' ns, et

III char"(' do lit lih&amp;rat ion nïrl co mhC' 1~lus q u'il celui qu i rst al' 1U t'1IC't11e nl a~ socié , c'e!'t-à-Jirc
t!,;It::ntel1f ;.'telue l du titre. - C.

"li

d'.\i , , 3 déc. 18 8,25 rh. 1889.Soc. des 'tin es de cu ivre. 1 - 3 1:)

8.

P rL'lLre il. la c/lw'!Jc de let

cùlté.- Les titrli's

S,,-

dc rond~, de\ i nt actuelle pal'
ce t é \ ~ n l'mc nt, ju",qu 'it conClU'l'Cllce de la ~OIH I1I C ap pelée. \ Ill' Une ('€'~!o; i on posll't'i LI re ne
pru t Cil déchnrg€'1' ('('lu i qui (' la it
uS50ci(, nu mompnt dr l' appel,
s' ug it -i l t1',lctions a u pOl'tcllr.- El
il ('11 8:-.1 nil1 ::-i lors mt"mo &lt;Ill e l'appel tir rond s au rilit lote (ait (.' n fractionn a nt hl SOIl IIllC a ppelCt'. - En
l'onscqU (' IH'f', ('l' lui qui etait dctt'nteu l' d ' actio ns au mOI1l f'n t d ' li n
il ppe 1
fr',I(' 1ion né en pluro; ieu rs
t'c héan crs, (.'~ qui a nH;me paye
la jll'l'mii'J'{', ne peut sr ~oll M l'a ire
;HI paieme nt des su i\illltes par lit
jll ~ t i fk alioll d(' la Hnl€' qu' il il
ra ile' de ses it ctions antcr ie llreIlwnt a u \ 1..'l'héallC'es dOnl on lu i
r(o(']amc Il..' l1lon lilnt. - C. d'Ai.\,
~5 fé\. I ~H~I ............... lbul

porteur ne
sont aS:.lljl'lti s à j'ilccolllplis:;emc nt
d' au cune rUl"lnaJilc qu unt ,'l Irur
lru llsm i!:is1on. Elle peul 10perer Il , Défaut rie recours contre {e
pllr la 5im pl o tl'adition mal1lh::llf'
cession"rlCth'e, A!Jent de cl! un9c,
el ~il ns la isser nucune tra ce. - Il
SCl',"ct. L'action naire qui C::.I
1
en r('sulte qu ap l'ès Pexp il'ation
tt' nu l'1I\el'$ 1[1 Société à un \'cr5CLles deux annêl's qui !i.U i\'elll Jr
ment com plémentaire, lIlulgrê la
\ ote de 1" cOIwer:, iol1, lesou",c ripces::iion CJu'i l il f~ilf! lIe ses li tre::;,
teu r primiti f act ionné en Hrsen'a allt:unc act ion l'JI ga ra nt it'
JlI('lIt Jll 801(((' f'nCOrc t,lit sur 1('5
contre SO li C~~s i olln ail 'r Pli \t'I'tu
actions pur lui so uscl'ites, n'il l'as
dl' la l'cs:;ion clle-mèmc. - Il ne
il IU'OUH'!' qu'il a al iéné sl'~ acpe ul don t forcrr l 'ilg~ lll (]p cllan lions; c'r-!i t a la soriéte créanl'Ï&amp;I'~
g" acheteur des tit!'('s;'t lui I"é\'(';'1 pl'ouver,:lu con tl'n il'c, !ju 'i l f;: 1l
1~1' le nom ÜU ce~", ionnaire po u r
est encore 3ctupllement dé tenqui it a agi.-Il 11 (' lui reste q u'uteu l' .. ..... . ..... ... ...... fbid
ne (h: li oll ('on lre le dête ntNlr actue l : C'(I:::.t Il;tc lio n ilppar lena nt il
9. Preuve el1t1'eprisc pa',. le MW:la sodé tê, el à. laque lle il esl suf'rip/eur,- )Iais :oi,en lait, le dé"1'0"6 par ICI pairlll cnt (Juli l il. l':ril
fende u r, e ntreprenant de prO ll\cr
il la°l!éc ha rgc tlll li t nteut'. l bul
' \II ' il a alié né ses actions, proùuit
(CS dot.:umenrs de..,quels il résu lt e 12. SociNI: (trlonyme, tl achal d'{(rq ue cetlr aliénation est Ii cli\ e, la
lion,&lt;:" Prix 1 (:u uit, lJistl'lbwioll
Jlré~ll1 ption qu i cx is tait en Sil fadtt b(:n/:(ice, A pp1"obcltion P(O"
HUI' H' trOll\e (laI' là tlCll'uite, rt
les acttlJnnuh·cs. - LOl'l'iqu ' ulw
la prell\e de la tll'telltion ('::il fait e
:;OCil..;lc anonyme r;}rhèle pal'lÎt' dt,
au prolit lie la ::iOCiC1C. - C. d'_\h.
~c:; ilt l iOlls;'r prix n-'duit, et quc,
3 déc. 1 ~~8..... . ...... Ibid
0Jler~tJ1t :-111' l'ClIe réduclion comIlle :-.U I' lin 1J~'nclit.:e, \:'I le Ja re10. D/I{enteUl' au mom.cilt dc l'(lPpil rlit aux al'Iiollnajn'~ r\ auX ad}J~l de fond~ J Cassian 7losUlII ini blral l' ll rS dôJIlS Ibjfl0pOI,tiOlls
l'U'II]'/'
Obligalion sliusidantc.
pl'(o\urti pal' les ::. Ialll ts,o n ne:::ôJu- L'obligation J rs assoc ié6 d'opérôJÎl qll er('1I (&gt;1' c! ' IITl'guli.lrÎte l'elle
l'~r les ve rseme n ts CO Il1 IJlémentni 1 '~ I'i.lI 'ti tj0l1 \:l,ll1ll11C
&lt;l\anl por·té
l'es pour la lib(:ro.tion lles ti i)llr' a Ulre
cil o.se qu'un hon/!tres, é'ientuelle jusqu 'à l'uppel
licl\ ct exigr l" tirs admini::.lral eurs
&lt;Ill

'OC IÉrÉ ,

31

la resti tu tion de la quotité ;llll'i- 15. Pré,lU/lice caw~t. - Cette resbuée à leurs fon cti ons, s i d'u ne
ponsabi lité, au cas tle faillite de la.
part, il n'est articu lé cont re eux
~ci.ëté, n'entrai ne pas de plein
;lllCUne fraude te nda nt à tromper
drO It, de la part de ccux qui J'am
l' assemulée qui l'a ain:;Î voté, SUI'
erH'ourt1f&gt;, le rernUOII~ement aux
le véritabl e ca.ractt;'re de ce proôlf:tionnaÎres du 1ll0ntanl intc"ral
fi t, si d'autre part , le ~ actionnaIres
(if&gt; Il!urs al:lions; ell e nE' le::i o1,liétaient en gêncml des négOCIants
W· qu 'à la l'épartition du préjuaptes :.\ com prendre l'économi e de
dIce réellement cause . .. ... . Ibid
cette o]&gt;él':tl1on, el si, enU n, celle
délibération a 6té confirmee pal' 10. Drf.Jit TH!.)'~onnel, - Le droit à.
les assem bl écs géncrales po~té­
cette rép:II'3 Iion est un droit perr iellrcs. - C, d 'Aix,22 Ma rs 1888.
sonn el et non un droit attaché au
- ~ l in oleJ'i es de Marseille . 1-330
litre; il n'appartient donc pas à.
ceux qui ont achrté le titre au
O . D iminutiorl du cap i tal, A bmoment où la ruinE' probable de la
seuce de c1'éanciers, DJltbér«sociëté l'avait tlépri!cie. ... i bid
tion. irrt\!Julières, Rafification.
- Le racha t, pa r une socic t(' ano- l i. Irwentai1'es incJ'acls, Frais de
nyme, d'une partie de se' actions,
p/'cmicJ' établisscntpnt, Itepal'tH en qu'lIllerd il e dans l'intt.'J'(~t
tition . - 1Jf'-l invenlaire:; inexacts
dcs ti erlS co mm e diminuant le caIH' ê:J.uraif'1H t\t re une Cél.U::.P de
re!)pon~abilitë, lor~que les cnluapital, prut è- lre considérée- comme
li on~ Mlnt sind'I'es, élablies avec
valaLle entre les actionlli.lirr .. ,lor~
modcralion pt honne foi - Spêque, en (ait, il n'exbte p;J:-; ùe
dalement, il n"r",t pas néce:;.saire
creanciers" - Il en est ainSI Jor::i
que le~ [rais dl' pn'lIlier etablissemêm e que la delibératÎon prise à
Illl'nl ~if'nt !:'ujJfJor l e~ en entier
cet erret ne l'aura.it pas éle il la
pttl' Je IH'pmier exercice; ils peumajorit é prescrite par Jes statut s,
\('nl être, sui\anl J'usage, amortis
si ell e a elC ratifi6e ]Jar tous le~
en plu::iieufS années ...... ,. ibid
actionnaires. - Et celle ratificalio n peut l'é~ul1er de circon!)tance::.
telles CJ ue l' encai:i03ement Je Lli\'Î- 18. R,.:~ponsabilitl\ à .l',c[)a1·d des
sOII,~crip(C/lI'S , Nulht/: de la. sodc nd r's LlbtrilJllcs en suite de 11 0_
ciétc ci. 1";!1({rd dcs cesslOnpéra lÎon faitl\ ou la participation
/taires, N~,llitJ non nccessalre"
à des délibéralions po~tcrieures
_ La n'.sponsabililé ci-de '~ lls.en­
approuvant le:; pl'édJclItes . . Ibld
COLI l'IIi=' par I.e" fo n~l a l eu r$, ne s~u­
l'ait l't'In' \15-à-\' IS des $ouscnp14 . SocùJlé anonyme, A. pports. en.
teur~ ori~j li 'li re.s, ~ans.fJue la ~ul­
nalto"e, l\lajor«tio'fl exce.~SLl'e,
luë dt' la ~clc l e SOI t en Illt'Illt?'
Dol, A ctionn(lire~, A clion C)l 1'1!.&lt;:tPITIlb pl'ononr~t'. - Let!r c~n.sell­
lJonsttbiltté. - Si l'on peut alinwt·
tement, en el1t&gt;t, aur;ut ete, e,ll
11'(" que les apports. cn nat.ure,Jall::'
pareil ca", vicié par le tlol.-, .\Jal~
Il ne ~ociêl6 pal' ôJCtlOlh,~OIE'nllégè­
il en pst autrement Ju CilS ou, IE's
relnent majore5, en vue de r.cmusOllsl'I'ipteurs ori!!inaires ayant
nén,' 1' rai ..ollnaLlement les InlE'l'pJrticipe au lio~, l 'ac~ion en re3lll éùi;u l'e5 el li t' u;:tlancpr cprlaill'"
ponsalH litc c",t \Iltenlec pa.r It'urs
frais Jr l'Oll::it itulion , lu. majoralion
l'e~lonnaire.,. En parer! cas,
f'Xc(.'::.!o&lt;Îve aCl'Olllplll' à .l'aille . dl'
l ' exist{, ll('~~ dl' Ct'ltl' actiun ~n resUl l' ll .so n ~('s ct de rli.s.5llllulath,H1
punsauililè n't'st 1ll1~I~n~ent l ncom­
calcul ;es, cOIl::, litu e un d,ol ou, un
].liltil.J
le a\ec la \•.daIne de la s~&lt;!uas it··dèlil tlont les aC I ~onnal.re$
t.:iëtc". " .... , . . , ........ IbLd
so nt fondés ,\ dema nder reparallOl1
cont r'C t't~U'\ qui l'on t commis 19. Caractère, Ccwul lllal'itiIHC,
Cass" 19 r~ \" . ISSU. - Etienne 6~
l!.'xploitation d'u.ne chose im·
Cézal'd c, lIobin......... 11-

�32

SOCIÈTIl .

TLTII ES .\ U POn'I'GUn.

mobilün: , Non COI/l m Cl'fill l itû , Tiers . - V . .\ vari f' commune.
-Le C3\'uclère civil Oll com ll'lercia l
V . ElTel de
d'un e ::ioci'étc se- dNNmine ]lOI' so n Tie r s porte ur. com., Magasin géncl'al.
objet el non pal' la rOnn(,II\I 'i 1 a
Il_lu au ~ pa rti es de lui ùo nn er, Une société an onyme fOl'mée pOli l' Tit.res a u porteur .
ou vrir et e.xploi ter un ('an al mtln lime, concédé pal' un EWl qui il 1'01. R emisa à un ban quic J' Prix
aVitl/cd, D él&lt;ti dc trOts an~ ff esubrogé la socié té il :;es dl'olls. a
ven dicatiofl i:feillte, F aute' A cpour objet la mise e n val eu r
tion en j"e!:5}}o'Hs(tbil iU:. .:.... lA'
a' ull e cho.:;e i m mob i li ~ l'e fi\i~a n l
banq uier ;'l qu,i u lle "ut eul' au pOl'·
pa rti e d u domai ne dè PElat. 11' ur ost l'e nll::;e P?u r la \'e lldn~,
Ell e est donc civil e et non com[l \'~111 t 10U, \ (&gt; ~ p p osltlO n , et qui (&gt; 11
mercial e. - C. de Paris, 8 Ill ar~
pa lc lè pl'l X cl avan ce au re metta nt
1889. - Panama . . . . . .. . Il - 71.
rait de ce tt e ven te s?n am.ti l'e pro~
pre , el pO ' èdc desormuis ce lt e
~ o. Liquidation j udiciaù"c, P ou\'ule ul\non ~t t itre precaire, lIlais ;1
1'oirs, Frais de dè{en ,r.:e, Règle1 1 1 n.~ de propl'iélairf'. - Sa possesment, Compte, Ap}n'obation pm'
sion pru t donc sen ir dC' hasC' ù 1..
;'u!}emcnt sw' "Cqlt(:Lt' , Opposipl'e~cr ip lio n (1(' trois ans ]'csultan l
t l on paf' les assocùls, R ece l'ade
l'al'Iiclt" '2~79 ou Cod ci,i l b' fité. - S'il entl'~ dans les pouPar suite, ce dêla i expiré, i.lU C~nC
voirs du liquida teur (r Une société,
l' ve ndicill io n n'est poss ible de la
de réglE"r avec le d6.fenseu l' de ('elparL df&gt; cr luÎ q ui aumit été déposIe-ci les honora.ire:; qui pf&gt;lIven t
~é d é de cc titre pal' un "01. lui ètred usù raiso n rP une exp ro~ I a.i::i si le banquier ra fa il CC ll~
priation pour caui5e d' ut il ité publ i.
opél'i1t ion dans deEJ c irconstan ces
'lue, le:; associés pe uven t lOut€'fois
de natu l'C ~l &lt;he~lIt~r ses soup ~' ons,
l iscute r le compte cIe liq uidati on
ct sans se 1'(1 11 ):;01 811er SU l' lïu('nlite
SUI' cel ar ti cle, comllle ~ Ul' tou t
de. la, personne. qui la lui propoaut re. - Au cas oll ce com pte- a
S/li t, 11 a comm iS une fa ulo en"aété appro u\-é il" I' u n jugement
gean t su responsabi lité, el il es t
rend u, SU I' la req uête d u liq uida~o u : lds fl lino actio n ell uom lll ,lleu!', pal' le Tribuna l qui l',, nomj!e,:)-i n l~l'èts de la pa~'l du proprié·
mé, \(.'s assoc iés so nt rece,a lJ les .)
l am' dèJlOs ~é dé, aûtlon qu i su 11exe rcer leu!' Jroi l li e di :::.c u ~ i o n
~i~te alors même L
Ille J'action t~ Jl
par vo ie d'opposition ù cc jugereH'ndication est éteinte. - C,
me nt. - I I en est au moi ns ai nsi
d'.\i x, :3 1 OCI. 19B, inf. Tr. civ .,
po ur c~ u x li es a ociés qui, ayam
Mar:,eill e, Iii mllf'S 1888, - Phi lip
pro~este co nt:'e le compte de liquic. 80c. Gén . . ... . ' ... ... 1 - 2 17
d" llon, et ,1 ayant contredit, ne
Il- 39
po u "3lE~nt e lre con~idé rés COLllllle
ayant été l~epréSe n lë:5 pa r le liquidateur l UI-même ;lU jUf1'cmcn l Tonna ge . - V , All'rétement.
d' app l'obat i?n. Cass., 15 ja nv.
IBS9. - L. qu .d. Falgui".·. c. Ch . T r ibunal de c omm er c e ,
de fer ... '. ....... . ... Il - 1(11

Subroga tion. -

V. Fai ll it .

Substitution, -

V. &gt;Ian dat.

Subvention . Taxe. -

V , Nav ire.

V. Cb , de rer .

EnquNe, Nullité, NOLl,1Jelle enqtt~te ol'dofl11ée d'o/fice. Le

d rOi t qu e l'tll' ticl e 254 Ju Coùe de
procedure civi le re con naît au Tribunal d'ordonnet' d'or nee la preuve
IHU' témo ins dl'S faits q ui lui para itron t concluant s, t'xbte d'Lns tuus
~ es cas, mè me d ans celui OÜ, un
Jugem ent ayunt déjà ordonné celte

V ENT E.

VENTE.

IJI,,(, U\'C , Mil' la requ~fr- rI"unp
de,s pa rtie, l'e nquèle n"il pu ~e
lall'(' hUile de dénonciation ou
non l dC's lélll~i ns en t emJl~ util e,
- ~ l a l'~ . , 17 Ja n v. 1889, - »011H, ll u C. Lu brano., . .... 1 - 13U

Usage . -

V. \'e nle, \' pnle r. n.

V a l eurs a u port eu r . t l'{'S

ail P0I'I P 0 1',

Vente .

r.

f", Ti-

,iolation ,dp cettC' obligation n'est
qlle p~rtl(.dl['~ le.:; 1'ribunauxont Je
P?u\olr dp n appli(/ uer la clauç:-e
lJ~n:lle Ilue partie lement et en
RI O~rtlOn de la !!ra,ité de JïnrurtlOn l'ommi~e. : . . , , .. , . , Ibid
~

':ondp de commerce, l nlp1"dictl()'1

.rll' s'établir, Rerenle, 111-

/Ntel /on, .{ttion inlJ·od"Ue par
le ,l;ow'- (J,('II cfeur, .~ Lorsque ,'acheteur d1 un londs de commerce
a interdit à son vendeur d'ouvri r
un ronds similaire pendant un
temps d et erm~n~ el dans un périmètre, délenmne, et qu 'il a revend li il! I-mème ce fonds avec la m(~­
me. Interdiction, Ips droits qu 'il
avalt ~ont l'e le vendeur primitif au
ca'i d'Ill fraction il cette c1all~e pas.
sen t au sous-acheteu r, - ~{. rs
, ... "'
. l "{
9, a01i1
H,..,,1. - Arnou x c, Simian,
1 - 33

1. }f(mds cI~ com merce, Rel"C11te
(~'Vallt j1lul&gt;lnent" Le fait, par
1 acqucrr ur d' un lond~ dl' COII}":el'(,C', d l't'\'e ndl'e ce londs;\ 1111
t iers a\'a n ~ de l'avoir complèlt&gt;llI ent paye. ne peul être con:s id ~ré ~omme lInp diminution des
:S~lr(&gt;t~ .... données au vendeur primit i f! ~I aucune prohibition n 'existait à eN égard . Le3 süretés dont
la dim inution entrain €' dcchéance
du hénéricc du terme au x terme,:: 5. Dr!ti,~i()'(1 l'ontroù·e. - :\fal's.,
3 sept. l 'HR. - Cordeau c. Ilardide l'ar~ icle 1188 dl: Corlo civ il,
~na(', .. , , , , ..... , ., . '" .. , Ibid
~.(I~t slInplement relies qui ont
cte donncf' s !o'péciaJrment Il,,r Ir
con t mt. - ) 1011'5" '1 1 aOl1t IS88.- 6. QI'olité conte.'itee, E'J'pc)'tÎse li.
I\oman (', \ inrf'n:-. r-I rilhon.
prot'oqller pln' l'achetcvl' . - Le
1- 14
"cnde~J' qui expédie une marl'ban.dls~ :\ so~ achetE'u l', E"st pré't. D(lb~t ~le {abo(' 01 liqllelll'S, 1,1~ lIme 1 expédier conforme
aux
te1"dtcllO't1, Ouvertll1'e d'lin d,L
accords. - " en esl surlout ainsi
b ~t dl' llqueu)"s, l n/l'action )101"quand, la li'raison ayant liE'U en
(lelte, - Dan') un londs de c!ebit
~al'e du domi cile du' vendeur la
de tabac Cl liqlleu l':-:, le déb it de
marchandi:i.e ,'oya.ge aux risques
ta.ba(' doit èll'e considere comme
de l'acheteur.- C'estdoncù l'ac hE'·
le prindpal e l le débil dt:' liqu eu r~
teur qui C'ontesie la qualité, â
c~mme un e illlnf'Xe ou exploitaprou\'~1' ~a prétention ~n l'equérant 1 experti se. - Et SI la martion slIpplém nlaire, - En .:-onl'handise, l'efm:ée par lui pour dél'équf'llce, Je vendeur d'un pareil
faut de qualité, esl près d'être
( ond~, qui , au mépris dp r engavendue à fa requ ête- du transporgement par lui pris cl€' n'exploiter
Ifur,3,'a nt que l'exper tise puis..,::e
aUl'un ronds si milaIre, a Ol1\'ert
avoir lieu,c'est il lui qu 'il incombe
un debilde liqueurs, doit être réd"en faire prélever des éc hantillons
puté n'avoi r ,-iolé son ohlis"tion
'lui puissent (otro soumis aux exqu e ~Ul' un point ilc('f':;.:,;oire.perts" - Si don c, faute pal' l'a)1al';:,. , 28 aOlll 1~88, - C,lyol
cheteur d'avoir pris cette précau c. C"rlotli ...... . ........ 1 - ' Iü
tion , Pexpertise pst devenue illlpos~ible, l'acheteur reste tenu de
3. Cla,H.r.:e phwle, AJI11liwtion
payer à son vendeur le prix ('onp~1'1 l('lIr. Lorsq u' unf&gt; t'lause
'enn, - ~ ( al's ,. J l déc, 18~8, ­
p,enah', il ete ;:, ti'1l1I éf' conullt.' i:';IIlCr~y E"t nÜ~'li c' 1l0U~f'aH .. 1 - ~~
li on ri \Illf' ohll~"lion, pl 1(11(' la
3

�Mars., i mai

1 88~ .

-

l\fU':oicnly

c, MoJek ", ,' , ........ 1 - 22~
7. Blé ,

l'ENT!&gt;,

VENTE.

\' EII'TI':.

cas, il co nt ester la qualité de lit
mal' handi be pesée. - Mars., "
un, 1889, - Fournier c, GI'ioz('1
et Gaulle, ........... ,. l - 1 ~1

Liv1'aium sovs 1JalQ il 1
Usage, Red uction de p oid'&gt;:1 8 0llificatioJl, Cl'tlt,Ec, IntcJ'prèta- 9. Eropcdition, In terdiction de
r ha,'uC1' il (ond de calc, f ille/'lion. - D'après l' usarte de Mal'p,'élation. - Pal' le mot (ond de
seiJle, le ve ndeur de tles, qui les
cale, on doit ent en dre la partie la
livre sous pa lan , el qui es t , pal'
r.lll ~ b ~. e du na.vire, soit la parsuite, pri\"é de son ciron de maniti C mr61'lcurc de la cale destin ée il
pul ation et de pelletage, Il {ll'oit 1'1
recevoir la marchand ise, - Alor!'&gt;
un e déduc tion d' un kilog ramm e
ITIl'me qu ' une ca lC' est si tu ée au sur le poids qu o dev,tien t l'!\Toil'
drssus d' un \\'a t('r-ballast, (Il (&gt;11
ces hl és d'après le contra I. est sé p:.l l'ée pal' un êpais planchel'
ll'apl'ès l'u sage de la m ~ m c pla ce,
on n'e n do it pas moins considén2';'
)(' YC'ndeu l' qUi ;l tipul é Ull prix
sa partia inréri eur comm~ fond
pour le cas de l in" ison :t quai el
de clI le,- En consequ ence, le venqui linc s:Ous palan, doit faire
deur qui $'(&gt;s t int erdit de cllllrgt'l'
~I ~o n acheteur une bonification, i\
;) ~ond de,cale ln mUl'chandise par
l'ause des frais de mise ,\ cill ai
!lu ex pédi ée à. son acheteur, manqu'il a épargnés. - Lorsqu e (anl:i
que à son engage menl s'il l'n cha run marche de blé aH'C fal'uJlê dE'
gé dan les cond itions ri-deNiu:i.
li"r::U$()n sou,:; l);t!an, il a élé;:,1 i- Mars., 10 aH. 18t(fI. - Amsink
})ulé d'un côtè que Ja réduction de
c. Binnrllcri., . , .. . .. , .. 1 - L9ï
jJoids n1aurait pas lieu nu proU t
tlu vt'odeur, et d'un aulre cô té,
qu'il sera it rait 1" bonification d'u- 10 , Prtiemcnt , F({cÎvre acquittée
~agel cell ~ derni ère clause n(' doit
pal' 1t11 commis, Claus.e 1mp""pa ~ être considérée comm(' Ull l;'
/liée, P a iement $'I{/' acquit de
contradi ction de la pl'c nliè&gt; l'c, mai~
l" m,aison, - L'acquit donn é par
floil s'appliqu er seulemt' nt ;\ la ho1111 tomm is, au has d'une fa clure,
nilication relati ve au x rt,:ti s de
a\'CC la rormul e: pm' P)'ocuJ'a(iori
lUise fi quai. - ) Ial's'J 25 ré\.
Ou 1)(0' aU{01'isallOl1 du \'f'nde u l'
1 8~ 9 ,
Jo'J eisch (', \\'" lIe" ,
so n patron , n'est libératoire pOUl'
1 - 11i5
l'ache te ur qu 'autant que des ci rl' llluires, un POU\'OÎI' exprès ou
8. P.:sagc 1 Réception ct a{J)'{\l)1emt
UIlO
HpPl'obation constant e aupl'ésumés , Pn sc d'echa11/illon
raient annon cé que Je commis a
Contes.lation S10' la q'llalilf;,No~
réellE'm~nt ce pouvoir Ol! t:elte autOl'isalion. - ~Iai s J'n cheleur paie
~'ecc~'abililt" . - L~ r,~il du pesage
Implique pal' LUI -même agl'éIr régulièrement e t n'est pas va lament et récert ion de la m:1l'cha nblement libéré SU I' une signalul'e
dise pal' PaclJeteu l', à mo ins de
pareille, lorsque ln Ia ctu re porte
réFrne et de stipulation ex presse
une clause imprimée indiquant
contraire. - Ne sa urait dtl'e conqu 'clle n'est payable que sw'
sidérée comme réserve cont raire
l'w.:qvit de la maison. - ~lar~"
en l'étal de la dénégation du \'en~
l" mai 1889, - Michel c, Hus"es,
deu!'. le prélèvement ù\1Il échan1- ~'12
tillon cacheté, lorsque cet écha ntillon peut se ryil'. non :-.culc- Il. FO/1ds de commen'e illsel'lion,
I~l e nt à Hn e experti e SUl' La quaH uitaine fl'anch(', _ ' L'ac heteur
lit é de la marchandise mais end'lin rond s de COlllmel'l'e qui rait
' J' ana l yse nécessrtit'f!
'
core a,
pOU l'
insé l'e r un av is dan s un journal
déte rmm er les bonifications à
""CC imitation au x creanciers du
faire sur le prix. L'fl clte teul'
\'l'o deul' de sc pl'è:::-enter d:m~ la
n 'etll don c pas recevfl hle, dans cC'
huitaine, pl'€'nd. pal' (,fO la mt'ITIC',

VENTE ,\ LIVIIEn,

J'obligation dl" ne J&gt;as ~f' dessai:::i r d e so n pri'X pen nnt cc d&amp; lai.
- Ce dé lai de huitaÎne ùoit être
('n te ndu dan s le se ns d'un e huit?in r fra nc he,. - En co nséq uf'ncc,
1 acheteur qUI, dans ces circons~ances. paie son prix le huitième
d e n~pure ~eRpon~ab l e envers
jour,
e c~éanc l er .fIli 1 ferait OppO:iillOn
ce JOUI' mctn8 p06téri(&gt;ut'empnt
au paiement. M :'II'S . , 9 mai
1 88~, lJ ui on et Allaix c, Mi·
goû,'et et Tu !'can ...... J -?;JO

L il'1'fâson ga1'e: ou 'I/)(!:JOH,
Olli'. "ans le. Docks , - Le ven-

12,

deur d'u ne marchandise livrable
en gare ou wagon ~h.lrseilJe. ne
peul j'oirri!' à son acheteur dans
les Docks. - L'ex islf'nCe d'une
voi (pnée dessef\'ant les entrepôts des Docks de )[arseille et
comportant la circulation dp wagons de la Compagnie P.-L,-\I.,
nC' l:Hlurait suffire polll' raire consid6rer l e~ Docks commp un prolongement de la gare. - ~rars"
6 juin L ~84J, - Jourdan c, \[ayet.

1- 2.\6
13. DiSl)oniblc, Caf/Ys, Dél(ti de
vin!/l-quat,·c hew'cs, - Dans IC3
vent es de café en disponilJle, le délai tl'agréme nt n'est, cl'apl'r3 l'u::a~e, qu o de vingt-quatre beu l'es. Mars" 2!1 juill 1 ~8!), - Gigandf't
c, Theologo, , .. ' "' .. ' 1 - 25i

35

(eLlll d" qualite 1 E.r.pe1'lise ci.
p ~'onoqtl('r par
['achetew·, _
L acheteur qui prâtend que la
':Iarchandi"ie n'est pas de la quahl6eol1\"enue, est demandeur dans
epltr exception et doit raire la
~rt'lI\'e rry pro\'oquant une expertlile. - Joaute de l'avoir lait et si
un délai assez long s'est éroul6
depuis l 'e\ pé~ition, il (Iemeure tenu de re.c(,~o lr el de payer, - Il
cn e~t ,lInSI même au cas où il
aurait renvoyé cette marchandise
au vendNl r, si celui-ci a refusé de
la rcre\oil', - Tr. de c. Hane
6 juin 1 8 , - Derode c. Etienne:
Il - [,\ 8

IG . Loi rl'lati\'e aux fraudes dans
les ventes de "ins.- 14 aoüt 18S!) .
Il - 181
li, V, Faillite,

Vente à livrer.
1. Au (u,. et ci mesw'c des besoin,If,
Df!lai fixé, E:rpÏt'aliort, Livraipostl\rieures, Al't , 1657 non
opplzrable. - Lorsqu 'une mar-

$011$

cha ndise vendue doit etre li\'rée au
rur el à mesure des be.;:oins de
l'acheteu l' el dans un délai déterminé, le vendeur (lui a consenti fi
faire cUver::es li "l'aisons après l'expiration de ce délai, ne saurait
l'éc1a01pr l'appli~a!ion de , l'articl.e
lG5ï du Code CIVil et raire tenir
le marché pour résilié sans ~m-:
malion, ~ul' la demande qUI lUI
e"t ultël'Îeul'ement faite par l'acheteur, ùu solde non }iné. - Il
en e:lt "illrtOlll ain:::i lorsque les
tt'rme~ du marché interdisaient à
l'achpteur d~ recourir à un autre
vPlldeur l'our cettp marcban.dise.
_ ~Iar"., j ~ept. 18-88, - UUl&amp;.~n
c. [Ji ~Iilrtillo ...... ' .... 1 - 1'd

III. Sèl'l'es,A!l1'ément pa1'liel, Obligation de n':;ccoir le tout.Lorsqll P, dans une vpnt~ Pll disponible d(' care, il a été fait trois
séries de Sllt:S comportant Irais
prix din\~rent~, le marché np doit
pa.5, pour rela, être cOfl"iidëre
COIllIll~ dÎ\isiLle, pt l'aclleteur e.st
tenu J.'a~réel' ou de l'('ru~el' pOli l'
la totalit é. - ~'il ll1anift"~tt&gt; ~on
agrément P0lll' la plus grande 2, COlllesl&lt;dLO&gt;1 SUl' la qlfalih;,
po.l'ti e et dédare r('fu~er le re~tl',
KrperlisC!, Froi ..;: ((lil~ par la
Il doit être cun~ id eré commC' ayant
marchandise, - L'a.cheteur d'un.e
a"'réé 10 tOlIl et condamné à 1't'('Cmarchandise, Ifui pl'étE'nd 3\'011'
"gi l' et ;\ P;lyCI' l'intéSl'aJitê de la
droit li tésiliatlon pOUl' dHaut d~
n1\lrchandlse nndue ,. , .. " Ibid
qllulité, lorsque les accords ne lUI
pt'rmt't!C'flt qUE.' de demander lIes
15. Errpcdttioll, Rrftls }!ow' rh\-

�36

VEN TS \ 1, 11' 11 111l .

VENTE \ LIVIl EIl.

bonific{l.lions, est en fa ute et doit
~u(lportel' It"s frais fait s pOl' la
marchandi::-e pendant le temps
(lue bU prétention ma l (ondee fi
f.ùt perdre. - L'acheteur qui
conteste la qualité de la m8l"chan-

dise, et à qui son vf'ndeul' oO'l'e la
hVl'uison sou - réserve, av ec \)l'i ~e
d 'éc hanti llon po ur senÎ I' de nlse
à un l'ègll"Ole nt u ltéri eul', l1'esl pas
tenu d'accepte r ce tt e orrl'e et pe ut

exiger qu e l'ex pertise ait lieu, non
~ u t' éc hantillon , mn is SUI' ln mul'chandi:::;e elle- même. - En conséqu e nce, les fI'ais causés PlU' le $éjour dt? la march an di se su r le qUili

pendant le temps de l'expertise, 5.

doi\'ent ,

{' Il

pareil cas,

&lt;'11'('

sup-

portés par le ven de ul', s'i l est en
détiniti ve condum n é;\ un e boniOca tion. - Mars., 23 oct. l S8S. -

llncîne c. Bea u. "" .. ", 1 - 5j

!lnr(' il CU)\, cJu'ù son ve nd e ur Îmml'- diat. - Et il cn es t ainsi, non ~(' 1I .
Ilme nt IOl's&lt;\u ' d s'ag it dl' J'a.ction
exccpt ionn p 1(' attribuant a u liVI'NII' I ~ droit de se faire payer
pu!' le l'éceptionnu.irc de tout ' \('
pl'ix (Illi lu i est dll J et mènle nu
delà ( li c hiirl·. ù. ce qu e le réceptionnaire doit, lui- rn ème à son
\Te ndeur inun6d iat 1 mais ('nCOre
IOI'squ 'i l s'ag it de 1';Jction réduite
au montan t de la fact ure du der"i(o l' Y(':ndeul' SUI' le réceptionnaire,
-Co d 'Ai~, ~ I l"é\". 1 8S~ .- l1inn . ..

c. IIl\ymmd,. "., . . . "., 1 - '111 8
D (~COfl fitUl' e

dl' {'f{cheteur , Cau-

tion dem,(!ndée , Citation det'tul!
U11 juge ùi('omp,;teilt. Cne cit:'ltion donn ée devan t des juges
incompétents vn ut nu moins COlllOl e mIse (' n dem e ure relat ivemen t
au \ pl'étofllions qui y sont ex pl'i-

méc:s . - Spéciakmcnt, lorsqu'u n
d'embarquement cr
,,~ nd e u r demande caution ,\ son
Resiliation, CouJ's à
acheteur tomhé en déconfitlll'e
choisir. Lorsque, dan:; un
rt le ci le à dMaul , en ré:; iliatio~
marché à livrer pal' navil'(, désign é, le vendeur manque il son , clu maxché, de\'anL un j uge incom pétent, 1\H' heteo ur qui n Ia pas
obl i~alio n , l'ac heteur " l'opt ion
de lai re régler la dill'érence au
don né caution SUI' ce tt e dema nd e,
doit s ubit' la l'ésiliation 10 ~ql1e,
cours du jour fixé pour l'embul'u ltél'iùul'f'ment , l 'î n ~ta n ce est porquemo nLI ou à. celui du jouI' Ih é
tée de\'anL les juges qui doivent
pO Ul' ParrÎ\'éeo.- Il doit en ètre de
même da ns lIll march é à li"rer,
c n co nn aÎ tl'C'. - Mars" '27 fé\'.
sa ns désignation de navire, portant
1889. -G lIil illl c. !loIùen. 1- l67
spuJement indication de l'époqu e

3. Epoqves

d'a?Ttl1eC,

d. rembarqu em ent et de celle de G. Citation en 1'empl arcment, Cil'arrivée. - ~ I ars., ~3 nO\' . 1888.
latio//' now.'ctlc en résiliation
- Cougit c. Vial et Trouche,
On"'c immédiate . - Le \' e nd€'u l~
1 - 76
cont rC qui son achcLcHI' demande
le l'emplacement CaUle de li"J'uÎq, Fil i ill'c, A ct iorl dù'ecte du. li:.on, pM recevable à oO'ri l' la marVI'cvr, Achetcu1' inl/wmédiai1'e,
c handise jusqu 'a u jour du l'emplaDéfaut (Caction dh·ecte. - D·acement ctrect if. - 11 peut donc tl
près l'u sage eL la jurisprudence.
pilis forte raison J'ofl'l'ir dans le cas

en ma.tière de fili ères, Je dl'oll du
oiJ l'acheteur,ne donnant pas suite
J~vre ur. d'exiger le prix du r cC I&gt;:~ saJlfemièrp denlande, fait signilIonnalre, est atlaché à la qualité
her cs fins nouvelles PO resiliade li vreu r ct ft la déten tion de la
ti~n. - .II f:lut ~e ul ellleot, l'Il pa.marchandise . - Ce droit ne sa urell cas, que son on're .:,oit immémiL passe r, pa r subr0R'a t ion ou
diate. - Mars. , 1" jui l. 1889. autrement , sur la tète cl un acheIJouvet c. Gillotte . ... . .. 1 - 283
teur interméd iaire, da ns le cas
olt le livreur a u ra.it été désinté- V. nte p ar navire d ésig n é .
l'e ' é. - L'action contre 10 réce.ptionna ire n'appartienl donc, en Suc/'es colonia uJ'J Loi du 29 juil-

VENTE, COUT, FOET, ASSU II .
let 188" Déchet de fabrication.
- Le dé chet d" fabrication ùe
120; 0 accordé par l'article 5 do la

VENTE , COUT, mET, ASSUR. 3i
l'acltetf'tO'.
Uanb une&gt;
ve nte COll l, .rn't rt assurance, J'a·
cbeteur Ilut COun lf'b ris~ues de
pe rl~ fl(' la marchandisf', JOlt ltU!:iSi
p~olitr,' dr ,'1' qu'i l peUL y avoir
c! aV~llt'lJ;eu\ da.ns crs risques. SpécHtlf'menl, SI la m:trchandise
pC,rit et fJu.p, pal' suite, 1(&gt; fret ne
S?lt pas du au capi tainf' , c'est il
1 acheleUl' pt non au \'en deu r
qu ~ doit profile!' la rlil'ipPIl::.e de
palenlf'1l1 dt&gt; Cf' l'rel. - Mars" ~
mai ISR!'!.
\!'Oral' c. Oliv(',
l-n6

de

loi du 2U juillet 1884, aux $ucrps
colonia ux directement importés
en Francc, n'eo:,t pas une d/.:tilxe
mais IIne honiflcation établi e a~
profil desdit.s sucres, - Il n'y a
aUClLnp corrélation nécpssaire enIre If' droit de jouir de CN ava.ntagc et l'oh llga.tion d' (tcquitter
la tn x(&gt; lIP (Ioll a ne . - l': n consèqu ener, soit qU(~ la vente de sucJ'(&gt;s coloni:llIx ,lit cu lieu ~I l'en1 J'rpôt, ou à la consommallOll, 'JI:
el1corr fi la consomma.lion a.\'f'C fa· 3. Ca(é ~, Pnùl,&lt;: défcLilll;, U.&lt;:flfj(!, rull(' d't'Illrepôt, Cll'St J'importaU'aprl.'.'i rll.;a~e du Il:l\re. dans un
teur vP lldeur et nun l'aclwteurqui
connai~semenl tlp café::-, le poid::
doit , à moins u'un(&gt; clau se parlidétaille est indiquéJ)ar deux sacs.
cu lil'I't', prolitel' de la bonification
- D·aprh. l'usage r )Iarseille, il
ci· deS::iu:,. - L&lt;l:Ss" 5 juin 1888.e::.t indiqué sac par sac, - LorsPolo c. lIall". d. la )Iédit.. Il - ~4
qu 'une \-pntr flp cafés pst rait .. :,
)Iar::.eillt' J un achrteur dE' hlarV ente , coût . fret et - assuse-ilJp par un vendf'ur du lIane,
rance,
avec la condition lie poids d{·taillr:, It':, partie .. "'ont censée:.
1. Dé(aut dl' qluLiité, Heûliatiotl
avoir \'oulu traiter Sf'lon If':' u:-aHon adnti~e, Diffél'ence de nages de 1larltcille. - Le vendeur
t-tu'e, COjJi'Cl.h,ç; .M alabar, Comanquf' donc il !-oon ohlig-ution , ~' il
j1i'ah f: Cey/cnl, Dans la vente
ne ITIrntionne le poidl:l '1u(" par
coù t , fl'cl l'L assura.nce, Ir dé faut
deux sacl'i, n.lors même que, 1(1
Ou infériorité de qualité ne sauY('ote ayant été faile COtÎ1, frel et
a::surancc, Marseille, la li\raisùn
rait donn er lieu t\ resîliatioll, mai:;
se ul ement à bonilica1 ions, - La
aurait cu lien au Hane. - Mars .,
~J mai 1 R~g. - l\o\'t'Ila c, Ledoux,
rési lialion ne pf' UI être ('ncourue
I-nl
qu e dans le C,lS d'altération frau·
dulrui:ic de la marchandise, ou
dans cl'Iui Dl! la marchandise Versement - F . t-'ocic lé.
om'rt\~ t'st u'une autrp nallln&gt; que
cello qui a cté vendue: - ~p.él'!a­
Ipmcnt li \' a lieu 'l ré~lhatlon VétUSlé , - l', -\5". maril.
tl'une \:entè, coùl, fret rt aSSUrancI' , de coprahs ~lalabar, ~'il e::ot Vice propre . - V . '\S'" maril.
On'l'I' t t'n li\'l'ili:,on des coprah:; du
typr co nnu :,U I' la plac p ~OllS la
dCIlOlllinatÎon ùe coprahs l,;e~laJl. Vide , - TI. Atfrrtemrllt.
_ j lnrs" "26 :sept. 1 ~S8. - Barroi!
(', \ oll~al't, . . .. "., . . , .. 1 - ~$ Ville de Paris , - \ r. Faillite,
,!, Pel'te de la lll((l'cl!a ndise, Di,;:.-

pense de: puyOl' le (l'et, Belléfira

Vol. -

'0,

Titres au porteur ,

�TA BL li ALPH ABÉTJQ UE
Des Noms des Parties

N. il. -

Le cbilfrf' l'omain désign/ la flal'lie , et le chiffre :)l'a) le la ,.age.
l

Part. Pag.

Pa rt. l'a g

Abel. .............. , ... .. 1. 51
Achard . . . . . . . . .. ... .. .. . . 1. 49
Agne l ................... 1. l MI
Ale-x and el' el Cal'r ....... . . 1. 90
Allatini.... .... ........... 1. 171
Amsinck . . . ............ . J. Hli

Bou ve l . . . . . .. . . .. . .. .. ... 1. 2M3
Bréc hard ....... .... ... .. 1. l t O
B,·ivo. .. . . . .. ... .. .... .... 1. 68
Bruce.. .. . .. .. . .. . .. .. ... 1. 1 5~
Iluar t ..... ... ... . ..... ... 1 7S
Bull·al-Cilron.. ... .. ..... II. 151
Anoge ........... _....... 1. 29:! Buis:-on. . . . . . .. .. . .. . .. 1. 19
Arnonx.. .. .. .. .. . . .. ... 1. 33 Buisson el Allaix . . . . .. .... 1. no
9
Artuf. I ......... .. ... . ... . 1. 192 Uuscb ... ................ II.
Asfar.. .. .. .. .. .. ...... ... 1. ??6
Assu reurs . .. . .. ........ .. 1.
5 Cahon... ................ II. üj
10. 8 1. III 12,. Calment... ............... 1. 31a
136. 160. 176 . Camoin .. .. ..... ... ...... 1.\9
199. 250. 292. Carlou ) .. .... ............ 1. 16
II. 125. 14 3. 150 Carry .... .. . '" . . ... . .. . . 1. :123
11. 162
Auber t ...... .. .. .. . ...... 1. 176 C:l..:ialonga . .... .. . ..
Audino-Pignala.. .. .. .. .. 1. 68 GaMelbolognesi . . , ..... ,.. Il. L79
Aud on . .... . .. ... '.. .. .... 1. 296 Cattnn o ... " .. ... ".. . 1. '! 6
t94
Ayu lo ...... .. ......... . . Il . 137
Cayol ..... .. .... . ... .. .. . 1. 16
Banque d. Warrants.... ... 1. 244 Cerclo~Transporls..... .. .. • 1. 12
Barjavel .. .. .... .......... 1. 58 Chabl'ler et Borel ... ",. . .. 1. 6i
9'2 Chaila n. ................ 1. 133
Barroil .. . .. . .. .. .. .. .. ... 1. 28 Chalon ... . . . .. .. .. .. . .... 1. '1:32
Baudoin . ............... . . 1. 281 Charbons fr::mrais . .. .... ,. 1. 199
Beau .... , .... . ... _. . . . .. I. 55 Cholet.. . ... . .. .... .. .. . . . II. 189
Bechet. . . . . . . .. .. .. .. . . .. II. 185 Chemin de rer ......... ... 1. 2 1
24. 26 . 31.
Becker . . .. .. . . . .. . .. . .. .. 1. n?
61. l m. 124Bellon. . .. . . • . . . . .. . . . . ... 1. 58
240. 248. 296.
Benne t. .. .. . .. . ...... .... 1. 289
11. 104
Bernard....... . .......... 1. 156
Chenu
..................
.
Il. 59
Bernex . .. .. . .. .. .. .. . .. . Il . 162
1. 158
Biancheri. . . . .. . .. . .. . .. .. 1. 19i Chrislensen .... , . ' .
Billaud ........... " . . ... . 1. 152 Colin..................... 1. 85
DI ane .... . ... _• ... . , , ... 1. 72 Colombe . . .......... .. . Il. 164
Dlin.. . .. ....... .. .... . .. 1. 53 C' de Bes..,&lt;ses.. .......... Il. 97
90
Il . 11 3 C· des Docks .. ............ 1. 145
Bloch . ................ .. ' II. 65
Nationale.... .... ...... 1. 94
Blumenlhal. .............. II 182 C'
C. Péni nsu laire . .... . , ... , II. 43
Dou chet ........... .. .... II . 1U7 C.dnTonhln
.... .. .. ..... II. 169
Bou ès .. .. .. .......... .. .. 1. 31 C. Transatlantiqu
e . .. ' . . .. 1. 44
Boulduire .... ........ ... 1. 169
21-\
Bourre . ... , ... .... . . . ' . .. 1. '.:'43
II. 12i
Bour rell y. . . . . . . . ...... ... 1. 269 C. des Transports marit.,.. 1. :30 1
BOLl treux .... .. , ... . . ... "
1. H)&lt;,?
o •• • ,

0.0

•••

•

�10

T\ IlI. E \ J.IIII ABÉTIQUE ilES NO\I~ IJt;S flARTfEfI; .

T AUL E A L r If A II ~1'IOUE Dt::S NQ\IS OES l'\ RT IES.

C· des Voi Lures de nouon ,. 1r.
3 Ua vO L • . , . , ., . .• • • .. •.•• . 1. 181
Corù ea u . ..... . .. . . . '. . . . . 1. 35 Ghîl in i .. , .... . . .. , ..... . . 1. 167
Co ugil.. . . . . . . . . . . . .. . . . . 1. 76 lh llotlr- Ln midey ... , . •. .. . 1. 283
Coula nge . ..... . ...... . ... 1. '2~ Gil'l.u·do l-Uine L. .. .. .. .. .. . 1. 18
Coul on . . . .. . . . . . . . . . . . • . . 1. 269 Gi raud .. . .. . , ... . . . . . . .. . 1. 169
Co u Jlpa. . . . . . . • • . • . . . . . . . . 1. 180 Gi ra ud eau ' . .... . ........ . fi . 111
COll l'talall . . .. . .. . .. . • • . . . 1. '186 Ui l·i lJone . .... .... . ••.• . . . . 1. 10
COU!:IlOli .•••• , '"

••.• . .• ••

29\
1. n
1. ~6
1. '182

Cou tu re C':l Fa lco ... . .•. . ..
Crémieux .. ........ " . , , ..
Crevel ............ . .. ··· . Il.

Danton Cl Va ccaro .. . . , ..
Dal'dignac ............... .
Daveil'o ............... .
Dche~a el

Huting . ... ' . . "

' Uelarue .. . " ....... . . . .. .

Giroudy .... . .... ' . . ... . .•

Gleize . . ... . . ...• ..... . ...
Golds mi lh . . ' ...•....•... .

Goul ........ .. . ' . . .... .. .
3 Gr.lssel . . . .. ..... .. , . •. . ..
Grt) n (' l " ..... ... .. . .... ' .

1. 13D t11'ioze l el GouLle .. ' .• •. ...
1. :35 li uérin .. . .. . ... " . . ...•
1.
li u i !JerL .. . " .• •.••.. . , ..
1. ~ 9
1. 51 Ou iou., . . .. • . •... . o • • • • • •

nz

Deroùe ... . ........ . .. . .. . Il

I ~,

Deut sc h ..... ' ...... . •.... II. 150

Dcv ieux e l Fen'and .. . . . . . .
Dickin son . . .... . .. . . . .. . .
})i n nel' ... . . .. ...... ..... .
OOlll e r~uo

1. 235 1[a j ilS •.. . • . . .• , ••.. , . • • •.
1. lo I
Ilerrero .. . , . .... ' .. . .. .. .
1. 148
lIi ggi nso n. ' .. " ......... .
1. 911

. ' .... . . . • . .. . ..
Oonaurl)' .. . . . ... . .. . ... . [. 186
Douane (la ) .. .. ........ . . . fi . ~6
Dreyfus .... ... . .... . . . .. . 1. 47
153
Dula)'-Gigandet. ....... . . . 1. 257
Dulu e ... . ...... . . . ...... . 1. 18/0
Du praL et Du bol' . .. ... .. .. . fi . 3·\
l)urbrceL Sand ra J. . .. .. .. .

1.

Est l'angin . ........ . ...••. 11 .

11.
Etienne eL Cézard ....... . . Il ,
Etienne ... '" . . . . ... . . '"

If irsberg . .. . . ...... . .... .
fl olden. . . .. . . . . ... . •....

1. 3 11
1. 15

1. 309
92
1. 235
fi . JIo3
1. '19',
1. 80
1. H1
208
1.
7
fi . 185
1.

1. 108

1. 290
1. 184
1. 1O~
1. 167

J lollnan , ... . .. . ...• . .. .. .

,. 2:37

lI opkinson . . . .. .•.... • ...
lI ugues . . . .. . . .. . .. . ... . . .

1.

49
1. 222

.Johnson . . . , ...... ' . . . . . . . 1. ·11
3
1 J uli enne .. .... ............ II.
Julliard .. . . .... . ........ 1.
7
1~3 Jourdan de Gallice .... . .. . 1. 246
I,H Journau x régionaux . .. . . .. 1. 184
26
6D Kal'!i(' nt y, . . .. . . .. .. ....
1. 228
1i;lein . .. . , .. .. . .. . . .. .. , . 1. 20~
0.

1. ~7
II. 169 Lacroix Boissard .......... .
Falguière . .............• • . II. 1lI·\ L.dos!:ie .... .. . , . . . .... . .
I~ &lt;ly ~ L ni z~ i ... ' .......... . 1. Hi
l'oLl sr ..... . ....•....
l'erre. . ...........•... . . If l li' Li.tpcy
L ,lUn rau " .. ' ......... . . .
Fisclier (de ) .. . .. ••. ... , ... 1. 303 La up. it l' . • . . • • . . . • • . • . . • •.
FlpÎ::-c h. . . . . . .. ..... ... •. 1. W5 Ledou, , . . . ..... .. ..... .
l'alli era .. . .. . .. . ... . • .. 1. 31:1
Fournier ...... ... ..... ' " 1. 19/, Lf'enllurdt, . . .•. . . .. •.. . ••
Franck Ur l'll'ilnd ..... '" .. . 1. 311 1 LE'tor . ........ • . ....• . .
Fraissi nel. . . ' .. . ... '. " .. . 1. ".', Lé\'~tJlIt'., .. . .•... . ..••...
fi. 101
Lind el' . . . , . ... . • • . •....
Gallian .... . . •. . . ... .. . . .. 1.
Lon gé pée . , . . . . . . . . . .. ..,
Gand ie .... ... . ......•.•.. 1. 2/,3 Lub l'ano .. ' .. .. ....• ... ..
Gandolfo .... .. .... .. •. . .. 1. 156 Lut z .. ' . .. ' .. •.... .......

1. 133
Il . 62
II. 113
1. 37
'133
1. 269
Il. 111
II. 14 1
1. 276
IL 1 ~9
, . 130
II. 139

,. 296
1. 61,

1. 228

Fabre ....... . .... .. .... • .

n

Ga spard .... '., . .. .... .. .
Gautier .. ..... , .. .. , .. ..

~ I a l eck

....• . ...... . . ..•.

1. 3 15
1. 136

Il

Parl. Pag.

l)arl. Pag.

Part. POi ·

Part PaJ.;.

Manalopoulos . . . . . . . .. . . ..
~litn ci ni ... '" ' " '., .. . . ..
Manoluu dis ............. ..
Manle Cl fJorelfi....

1. 155 Po uget el firoon .. ... ... ' . Il .
1. 202 Prêlet de la cille .. . ...... II.
1 1H l'réla1. . ......... . . ...... " 1.
1. 5
61.
41. 1i1 Provid ence maritime.. . . .. . 1.
Il . 101 Puge LHoy .. .. .. . . .. . . . ... II.
Marin e (It,). .... . . . . . . .. . 1. 21"1
MOl' min ... . , . •. •• ••
Il. 182 fiacin e . . ... ... , . . . , .. ' ., . 1.
Marlel . . . . .. . .. .. ... .... 1.
8 Bafli npri E'!:I de la ~[édil . ... .
~I "rlino ... . .. ... . . ••.. . . 1.
19 Haffineries de St-Louis .. . . . II.
1.
Malhias . ' ...... ' . '" .. . .. II. n u
Ma ure l .. ' .. .. . . . •. .. • . . .. [. 72 Bao ul x et Ueaumon L. .. , '"
1.
~l aul"Oi s ....... ... ... . ....
1. 24 1 neboyrols . . . . . . .. . .. . .. . . Il .
M avet-~ l ary ' ........... ,.
1. 246 Rohou 1 cl Chomat. ....... . 1.
~I elrre-Dreè h "rd.. . .. . . . . . 1. 120 l1e". 110 ...... . .. . .... .. .. . 1.
~I ess ase r i('s ~I a ritim es .. . . '
1. 65 Heynaud . ....... , .' . . ... . 1.
163 . 2410 I1hein .. . . . , . . . . ..•.... . .. JI.
~ l eyeJ". . . . . . . . . . . . .. .. . ..
1. 120 I\ iotteau, ........... " ., ' . II.
~ l ('ynadiE'lr. . . ..... . , .... "
1. 278 lIi voli (duc de) ... ... , .... . l.
~i c he l ...... ' .... , . . . ... 1. 222 Hobin .... . .... .. .. . . .. . Il .
~ l ignoreL .. . . . . . . .. . . . .. ..
1. 230 Ilobin Hondel .. . .... . . .. . . 1.
~ I i l ho! . . . . .. . .. .. . ... . . .. Il . 13 110cca .... . . .. ....••. . ...
l.
~ li no l e t'ies Morseillaises. , . . 1. 330 Hocha ....... " ..... .. ... . r.
~ I on \"al. . . . .. . .. .. . . .... ..
1. 127 Homan .... , .• . . . ••. . . . . .. r.
)Iorelli .. .. . , ....... .... 1. 208 Rombas ... . . .• .
J.
211 Romm el . .. . .. . ... . ... , . . . Il .
II. 97
Mo rin . ... .. . . .. , . .•. . .. .. II. 15; Rou ·~e au, . . . ... . .. . ... . . . r.
Mottes . . . . . .. . ..... . • , .. . 1. 250 Houx ... _. , .. , . ..... , ... . l.
Moullé " . ... ...• • . • • . .... 11. '11 1 Il uel ..... . .....•.. . •.... II.
MOlll'aille .... , .. . , ....... . 1. 2~S Hu el .. . ... ... . .. . ..... . r.
MOulel. ..... . ..... . .. . . 1. H5 Russo . . . . . . . . . . .• . .. .... 1.
0 • • •

,

o • • •••• • •

Novella .. . .. ' .. , . . . ... . " .

r.

Octroi de Saint-Den is . ... . . II.
J.
Oli ve . ' . .. . . ... . ... "
2~6.

Paggi.. . . .
• . . . ...... .
Pélissier .. ' . .... • . . .. .. .. .
Pellegrin ... , ..•.

0 •

••

•

•••

Péri er .. . .. . . ' ' . . , .... . ' ..
Perri n .. .. . . . .... . . . . ' . .
Persiani . . . . .. •.•.•. " . . . .
Phil ip . . ...... .. . ... ... . .

37

'l33

Sai nt - ~ilrli n ....

. •...• .. •

1.

59 Sal'I'US •• . • , •• • • . . • ' .• ' • • •
12 :;auvegarde . ..... • .
276 Savon., ... . ........ .. ... .

1.

0

1.

~G·\

1.
1.
1.
II.
L
1.
II.
1.

10
102
218
157
214
~ 17

••••

•

Savournin .. . . , . . • . . •. .. .
Scaramel h ............. .
Scblegel. ...... . . . . . .. . .
Scb wahb ....... . ... .. •. . .
SeeOl(&gt;f-Stok vis . ' ....... .. .
il"estre . . . . . . . . . . ..... "imian ..... . ........ .... '
Si mon .. . .... " . ..... .. . . .
Soc, Iles Chaux et Ciments.
oc. ùes Ciments du G1obC' , .
Soc. générale ... . .... . . . . .

0

••••• •

0 '

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••

•

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21

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262
278
285

155
301

27G
1; 6
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61
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H

139
-Ill

14
255
66
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189

3

1il

7.
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78
67

r. 1,, 1
r. 136

:.!6'2
1. 124

1. ~59
1. 259
1. 182
1. 152
1. 1 9

r.

1.
1.
Pila . ...... •
1.
r.
Polian . . .. . .....
1.
Polfak .. . ... . .. .. . .. . .. • . 1. 131
II.
2~O
Il. '1.'1 Soc. ~I:"trsei llai se . .. .. . .. . 1.
Polo ...... . • . .. . ,.
1.
I)onlcllo . ........ • . •.... .• 1. 130 -'oc. d('s ~Jin es de cuÎ u e .. . 1.
Soc.
na
vale
de
1
' Ou e~t ... ' .
II.
fi4
PO::otel . . ..... • .• , •.. ' ...

3U
05
163

"1 07

33
231
133
255
2 1ï

39
290
315
248

�'.

TABLE ALNU.UÉTIQUE DES NOMS DES l'AIlTIES .

Par l. Par.

Soc. de Panama. . . . ... .
Soumeire... . . .. . ... . ... .
Slrebel. .. . . . . . . . . . .... .
Sylvander . .. .. ... . . . . .
T~ e ologo

.. .. .. ....... . . .

Part. Pllg.

11 . H
Il . '1 85
Il. 182
1. 298

1.

Thornbjornse n .. . . . . . ... . II.
Tou chard-Lallemand .... . . II.
Tournon . . .... . . . . ' . , .... . 1.
'l'urcan . . . . " ... . . .. .... '. 1.
Turnbull ..... . ....... .. . 1.

Vilhon .. .. . .. .. . .... .... 1. "
Viii. du Il ''vre...... .. . .. Il. 1 t6
Villemin .... ........... . 1. 311
Vin cenL. .. . . .. . . . . . ... . . 1. 'l4
Vivet .. ... ... ... .. ... .. . Il . 139
155 Vol k".·t . .. .. .. ........... 1. 28
257
127
.. ........ .. .... .. 1. 165
'1 37 Waller
,
160 Wats ct Ward . . ........ . . . Il. 125
II.
9
230
'
Vattier
et
S
imon
.
...
.
.
.
.
.
1.
51
90 Will,.s . ........... . .. . .. .
II . 116
303 'Villiams........ " .... . . . II. 123

Velten .......... . ...... .. 1.
Verminck ............. . 1. 2M
Verrier ...... . . .. . . . .... . 1. 53 Z. dok .. .. .. .. .......... .
Vezian ... .. .. . .... . . .. . . 1. 309
Vial el Trouche .... ..... .. 1. 76 Ziza . ..... .... .... ...... ..

FI N DE LA TABLE DES ~U T I ÈIIES.

1 i'of

l

-.,

.~
j1
/

1
J

1. 131
~20

I.

8

1

�</text>
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                    <text>JOUR NA L

5000~

DE

JURISPRUDENCE COMMERCIALE
ET MARITIME
F ondé en 1820

Par MM . GIROD et CLARIOND. Avocats,
Con tinué pa r

FÉ LI X DE LOBRE, Avocat.

TOME LXVIII. 1890
YARSE I LLE . -

I ~PRDI ERIE ~IAI\ SE IL LAISE,

nUE

~ A IN'rE,

39

PREMIÈRE PARTIE
DÉCISIONS DU TRIBUNAL DE COMMERCE DE MARSEILLP.
E'l' DE LA COU R n'APPEL D'AIX

AD UT/LiTATEM COLLIC/MUS

MARSEILLE
BUREAU

DU

JOURN ,\L DE

JURI SPRUDENCE comiEIl CIALE

Hue Sainte. ï.

1890

ET

~ ."R IT BIE

�fJ

0 URNAL
.E

J UR, ISPR UDENOEO OMMERCIALE
ET MARITIME

•

PREMIÈRE PARTIE
DECISIONS DU TRIBUNAL DE COMMEnCE DE MARSEILLÊ
ET DE LA COUR O'APPEL D'A IX.

A ssunANCE MARITBIE . -

-

H EL,\ CHE.

--

CHARGEMENT. -

DÉCHAR GEMENT

PEHTE DES 'l'ROIS QUARTS.
FAIT

AU

QUANTITE
'rI NOPLE. -

PORT DE

-

"BLACHE.

REELLE ME NT REÇUE.

ET

FORTUNES DE Mr:R .
"ECHARGEMENT.

CALCUL. -

QUANTITB ÉNONCÉE.

-

CHILOT

-

CONNA rSSE~ENT
DE

-

CO~STAN'

CONVERStûN ÉNONCÉE AU CQNN ..\l SSE MENT.

L01'squ'un cha1'gement assuré a subi des éuénements de
mer el a élé déba"qué dans un port de ,'eldche et ,'embarqué ensuite, l'assuré qui (ait d élaissemen t en se

basalll snT la perle des I,'ois quarts, n'est pas lenu de
p,'end,'e pou,' base de son calcul la quanlité énoncée
comme cha.',qée au pm'I de ,'eldehe, s'it n'a participé en
rien à la rédaction dl, connaissement.
I l peut, au cont,'aù'e, calcule?' su r la quantité pal' lui
e ffectivement reçue à destination.

Si donc cette quantité est in/é,'ieu,.e au· qual'i, le d,'oil au
délaissement est ouve,.t,
Lo,'squ.'il s'agit d'évalue,' la quantité totale d'une ma,'c!tandise (ble) cha1'gée au po,'1 [l'emba"q'te&gt;nent en chi-

�( 6 )

lots de Consfalltinople, et que la cono"'8ion d e celte

1(

-)
(

J Ur.EME~T.

Atte ndu que Caramano n'ayant pas assisté à l'e mb ..'que ..
m ent à Cépha lonie, ni ratifiè les poids pré te ndus , d'après le
con na issement, soit 99,000 kilos fl'ançais , ne peut évidemm ent e t il j uste tit re, l'eco nnaitre et prendre pOUL' base yue
le poid effecti f de la marchandise co nstaté a u débarl)uement à Marse ill e et in sus.cep ti bte de to ute sus picion ou
co nlesta tion SU I' sa réalité et son exact itude; que ce poids
constaté a u débarquement n 'a été que de VI ,350 kilos;

Atte ndu que, pal' police, en date du 24 nove mbl'e 1888, la
Compagnie d'assurance maritime la Mannheim a assuré la
quantité de 13,406 chilots de bl é, à c harger S UI' le n av ire it
voi les Michael, capitaine Stefa nos Panagiotis;

Attendu que, la perte défi n iti ve devant s'apprécier e t être
étab lie au lieu de l'este,' c'est-II-d ire dalls le por t Ol! se
tl'ou ve le destinataire, c'es t bien ce derni er poids qui doit
è tl'e se ul considéré, pOUl' savoir si la quantité embarq uée il
~(el'sina et Celefnia a pé ri pour plus des trois quarts;

mesure en meStt,re /1'ançaise est indiquée au connais·
sement, 0/1 n~ sau,rait laùse l' de c6té celte in dicatio n
. ),
'
pour ,'ecoU7'ù' à un autre mode de calcul.
( CARAMANO CONTRE ASSUREU RS) .

Que ce navire a subi des événements de m er , à la su ite
desquels un r èglement d'avades co mnllllles a eu lieu il
Cépha lonie, devant le consul de Turqui e;
,
ALlendu &lt;lue dans ce règlement le sie lll' Cal'amano n'est
pas intervenu personnellem ent, ni personne pOUl' lui, au cun mandataire autOl'isé n 'ayant ell à l' y représenter et ne
l'y ayant , en fait , représenté;
Que,dès l or~, les indications (I" e con tien t led it rè"lement
o
,
pas plu s que les opératious du réembal'qu ement de la marchandise sauvée et réexpédiée il Mal'se ille Sur un autre Jla vire, ne sanraient être opposées au sieur Cat'amano cei lli-ci
y étan t resté étrangel' ;
.
,
Qu ' il demande, co nt re ses assure urs, le droit il dé laissement de la marc handise ass urée, ponr perte de plus des
troIS quarts; que les assureul's con testent l'importa nce de
cette perte de plu,s des trois qua r ts e t veulent n e régle r que
par la VOle de reglement d'avaries; qu'ils exc ipe nt de ce
fal! que, l'assura nce portant Su r 13406 c hilot' de bl é et
3,585 Ch il ot~ il l'état sain ayant é té ;'.iemba rqu;s à Céphalom,e e? 1,0.4 sacs debarqu és à Marseille, les· trois qu a r ts
de 1 objet ass uré ne seraient pas a tteints',

Alle nd u que d'après les connaissements des blés cha rgès
da ns ces de ux ports, les 13,068 chi lots représentaient
3%,000 ki los fran çais; que rien ne perm et de mettre en
doute l'exactitude et la ré. lité de celle del'l1 ière énonc ia tion ; que difl éremm ent le Tribunal a ura it il se décider par
des apIJI'éciations sur le poids s pécifiqu e d u ch ilot de Constantinople ancien ou du chilot de Constantinople nouveau,
les assureurs prétendant qu 'il s'agit des premiers, l'asSlll'é souten(lnl ) au contralre, aux term es précis et certa in s
des conn aissements, qu' il s'agit des seconds;
Oue le Tribun al rencontre un e base fixe il laquelle il doit
se l'at tacher et qui n e saurai t donnel'Iicu à auc une incer c
titude ;
Attend u, par suite, que, les 9 1,350 ki los n 'aueignant pas
lequa!'t de la cargaiso n totale, la dem ande se trouve justifiée ;
Par,ces motifs,

Le Tribun a l va lide l'abandon des facultés chargées à
bOl'ct du navire Michael et condamne la r.ompagn ie défende l'esse 'à payel' - ù' Caram al'lo la som me de 56,668 Ir"

�( 8 )

( 9 )

montant des causes de la demande, avec intérêts de droit et
dépens.

Dit 4 septemb"e 1889. - Prés ., M. ARNAUD, ch . de la
Lég. d'Ho - Pl., MM. JOURDAN pour Caramano, DUBERNAD
pour les assureurs.

VENTE, COUT J FRET ET ASS URANCl';. -

D'EMBARQUEMENT. -

LI VRA ISON AU PORT
DÉLAI.

La livraison d'une marchandise vendue, coût, l''et et
assurance, est réputée avoù' lieu. au port d'em barquement.

C'est dOllc à la dale de l'e",ba"quement, et non à celle
de l'an'ivée, qu'il (aul se "ep07'Ie&gt;' }JOUI' savaù's; le vell·
de",' a rempli son obligation de livre,' quant al&lt; délai.
( JAM ES

DAMIS

ET

C' CONTRE

GILLY).

JUGEMENT,

Attendu que Jam es Damis et C', pal' l' entremise du sieur
Lacotte, leur représen tant à Marseil le, ont verbalement
vendu à Gilly deux quantités de 50 tonnes de sulfate
de cuivre, l'une à la date du 28 mai dernie r l'autre
il la date du 8 juin suivant, coût, fret et ass uranc~, la pre·
mlère avec l'expédition en juillet, la seconde avec livra ison
courant juillet, prix payable à la délivrance de la marchandise ;
Attendu qu e les 50 premièl'es tonnes sont arrivées à Marselil e le 29 JUlllet, ayant é té expéd iées le 19 juillet de
LIverpool, en 2 11 barils, c'est-à- dil'e dans les co nditions du
contrat, sur vapeur ;
Ouesur ces 2 11 barils, Gil ly a reç u et payé 50 barils;

Attendu que les vendeurs prétendent qu'il alll'ait , en
outre, encore reçu 40 autres barils et qu'i l aurait à recevoir, pour solde, 126 barils, qui se trouveraient soit a ux
Docks, soit sur quai ;
Mais que Gilly n'a plu s cette obli ga tion ; qu'en effet, s'i l
n'é tait. pas fondé, pour cette pa l'tie, à se plaindre que l'en ·
gagement des vend eurs n'eùt pas été ri gomeusement tenu
et si son refus d 'accepter la marc handise eùt pu être refu sé, il est avéré, en fait, cependant, que Jam es Damis
et C' sont venus ù Marseille 'ù l'occasion de ces d iflicultés
et qu'il s ont fait m ettre aux Docks, sous leur nom , 100
bari ls de la marchandise;
Qu'én ce faisant, sans l'assenti ment de Gi ll y, ils ont fait
acte de propriétaires, disposé des bar il s comme il leur
a plu et, par suite, accepté le refus de Gi ll y et considé ré la vente co mm e tacitement résili ée de part et d'a utre,
pOUl' cet te premiè re partie, soit pOOl' les 166 barils ; que
Gi ll y n 'a point reç u plus de 5U barils et que les 40 barils
non retrouvés à Marseill e par Damis et C' , avaient été expédiés par Lacotte dans l'int érieu r de la France pour e n
tirer m eilleur parti ;
Attendu , sur les 50 tonnes arrivées en second lieu par le
navire Vilo , qu'il est justilié qu'ell es ont été embarqu ées à
Live rpool le 3 1 juillet '1 889,et que, dès le lendemain, 1" aoùt,
les pièces justificatives de cet embarquemen t ont été envo yées.à l'acbete ur ;
Que Gilly prétend que, le navi re n'étaut al'rivé que le
2 1 aoùt, les conJitions de la vente, qui étaient que la
livraison lui serait faite en juill et, n'auraient pas été remplies vis-à· vis de lui ;
Qu'il demande la résiliatio n de la vente ;
Mais qu 'il s'agit., entre les parties, no" pas d'une ve nte

ord inaire, maL~ d'une vente avec la clause spéciale: CoùI,
fret et assu rance;

�( 10 )

Atlendu que, dans celte l'ente, l'a cheteuL' devenant propriéfait'e au moment même de l'embarquemen t de la marchandise au POl't d'expéd il,ioll , et tou s les risques de la naviaatioll
étant il sa ch2.rge, il s'ensu it nécessairement qu e la
o
livraison de la marchandise s'opère dans ce derni er port au
moment de l'embarquement même et de l'envoi des pièces
justificatives qu i suivent" et non au pOl't de destination ;

( Il )

Dam is et C' le prix convenu , à dMa'Jt résilie la l'ente de ces
50 tonn es au profit de ces derniers ct condamne Gill y à
payer la différence en tre le prix convenu et le CO UI'S il ce
jour, tel qu'i l se ra fixé pal' le syndicat des cOlll'tiers, avec
intérêts de droit et dépens ;
Débou te James Damis de le ul' deman ,je con tre Lacotte,
avec dépens,

Que les parties elles-mêmes ont paru faire cette distin ction ponr ce qu i est de la IiVl'aison de dL'Oit, par opposition
il la délivrance de fait, c'est -à-dire il la mise en possession
matérielle, cette del'llière n'étant con sidérée qu e pour la
tixa tion de l'époque du pai ement du prix ;

D" 12 seplemb,-e 188 9,
P l'és., il!. Bq u, juge.
P l. , M~L E ST RAN GIN puur James Oamis et C', GALLIAN pour
ni Il Y.

Que, bien que à la lim ite ex trême, la date du 31 Ju ill et
éta it encore util e, les sieur,; James Dam is et Co ayant eu,
pOUl' laire la livraison , tou t le co uran t de j uillet;

PROPRI';;T I~

Que la vente doit ainsi so rtir il effet ;
Allendu, ell ce qui conce rn e les fin s des sieu rs James
Damis et Cocontl'e Lacotte, que ce demier il été leur représelltant à Marseille ;
QLle c'est en cette qu alité qu'i l a agi en expédiant lesJ,Ù
bal'ils su llate de cuivl'e dans l'intel'i eur pour être réa lises
pOUl' comp te des susnommes; rlue ce ux-ci ont été avisés et
qu'il,; out COllnu cette situation, non seul ement pal' la corresponda ncede Lacotte, mais enco l'e pendant leur séjolll' à
Marseille, olt ils ont su que ces 40 barils ne se tro u l'aient
plus, sans qU 'lb aient proteste;

I NDUSTR I ELLE . -

r.N ATION.

-

PRODU IT . -

LOCA LI TÉ .

D És l ·

DnoIT COM MCN A TOUS LE S FA BHI C.'\ XTS .

-

A CTE AOMI N I S1' RATII'.

TO Lls te8 fab ricants Oll e,xploital/(s d'une m,élne r égion ou

d'un même bassin m,inéJ'alogique, ont, en p"incipe, un
dl'oit égal li désiglle,- les p,'od"it. de le,, '1' illdus/1'ie pa"

le

IlOI11

de cette ,-égion .

La p1'opl'iété exclvsive de ce nom ne satu'a it l'ésu ll el',
POU?' l'u. n de u:rJ d'tl,/"/. acte de l'autorité ad m.il1;ist1'alive,
spécia.'emenl d'un deC1'et de conce8sioJ~ d e moines.

C'esl li l'aulO1'iléj"diciaù'e seu le q"'û appo.,'lien t d'atllibuer à qui de d,'oil, le cas échéant, la p,'opl'iélé de ce
nom.

Par ces moti. Is ,

Est do nc mal (o ll dée la pou l'suite

Le Tribunal résilie la ve nte des 166 Lm'i1; du vapeur
Génoise entre Jam es Dami s et C' et le sieu r Gill y, purement et simplement ·

,

'

Conda mne Gi Il Yà recevoiL' les SO tonnes sulfate de cui Vl'e
venues pa l' llal'I I'e V 'I'I 0, et 1e cond él1111l e a' payel' a, James

ell

COllct/ I','ellce

dé-

_ loyale un iq uement basée slt1' l'acle émané de l'aut07'itê
administrative.

il en

es t ains'i li plus (m'le l'aison 100'sque celte pOIO's1l2ïe
est di1'igée J non conf/'e un (abricant ou e.rploitall t d'u

�( 1Z )

mémc p"oduit~ mais cont,'e un en{1'ep"enew' qui se b OI'ne li ell achete,' pour l'emplo ye/' da "' ses t,'avaux ( 1),
( CO~l»Ati:\lE GÉNBR.\I,r. DES ASPHL .\LTeS DE FnANC€
CO~TRE

JoUrFnEV),

JUGEMENT,

ALlendu que E, Jouff,'ey est entt'ep ,'eneut', à Marseille, de
tra vaux en ciment et eu asphalte;
Attendu que la Compagnie générale des Asphaltes de
Frauce, prétendant que le s ieur J011ffre)' lui laisa it une
concurrrence indue en fabriq uant, employa nt ou vendant
de l'asphalleen forme de pains, imit ant pal' leurs indicacations et leur marque celle qu'ell e fabrique elle-même,
a lait pratiquer à son encontre, le n IéV,'ie,'1889 , s uivant.
procès-verbal de Cauvin, huissiet', une sais ie des marchandises qu'elle prétend avoir 1" droit d'inct'imi net' ;
Allendu que le premier reproche adressé à E, JoufTrey
de fabriquer des pains d'asphalle simila it'es à ceux de la
demanderesse, en vue de lu i fait'e une concurrence déloyale, n'est pas, au point de vue matériel , établ i ,'
Ou'i1 n'a pu être démont,'é et prouvé, nonobstant tou tes
recherches et perquisitions faites pal' la Compagnie, qUf'
E, Jouffre)' se livrât, à Marseille on ailleurs, à une fabri catIOn de pains d'asphalle su r lesquels il apposerait, en vue
de tromper le public, le mot de Seissel (avec un i au li eu
d'un y), au mépris des dispositions de la loi du 'l8 ju ill et
182-\ ;
Oue rien n'établit ou ne peut méme laire p"esumer que

(1) Voy. , .. Table dêcenuale , v· Propriété industrielle. Il~ 4. _ Cc
rec, 1189 , 1. 189,

( 1~ )

lesieur E, Jouff,'ey se IÎI','e ù une pa rei ll e rabrication et ,i
u ne pareille manœu v,'e ;
Oue, s u,' ce premier griel, la Compagnie demanderesse
étan t tenue, comme telle, à la prp.uve et ne la laisant pas, sa
demand e tombe nécessai remen t ;
Att endu , en ce qui concern e le seco nd reproche adressé à
E, JoufTrel', d'em ployer ou de vendre des pains d'asph.alte
portant le nom de Seyssel et un e marque ayant un e sorte
d'apparence de croix de Malle comme celle adoptée par la
Compagnie, qu' il est certain, en effet, que parm i les pains
d'asphalte SUl' lesquels la saisie susmentionnée a porté, il y
en a ru portant les indications ci-d essus incriminées ;
Mais que l'emploi ou la venle que veut en faire E, Jouffrel', dans l'accomplis,ement de ses travaux, en sa qua li té
d'en trepreneu r , soit de t l'a l'aux pa rticu Iiers, soit de travaux publics, ne saurait être une cause de dommages-i ntérêts ù son encontre, comm e constituant de sa part un acte
de concurrence déloyale ou de compli cité dans un acte de
concLlt'rence déloyale;
Attendu, en effet, qu'à raison de ses entreprises, E, JoulIrel'a nécessairement besoin de se procurer des quali tés
d'asphalte plus ou moins considérables ;
Oue n'é tant point lui ,même fabricant d'asphalte, il est
obli gé de s'e n procurer auprès des prùducteurs; qu'il a le
droit d'en acheter chez ceux qui en fabriquent et, pal' conséquent, de tou tes provenances ;
Qu'il s'agit de savoir si, en ce qui concerne la provenance
d'asphalte de Seyssel , il n'y a et ne saura it y avoir de p,'oduc teur, auquel il ant'ait dù s'adresse,' exclusivement , que
la Compagnie générale des Asphalt es de France ;
Attendu que celle- ci prétend , en effet, être seu le en possession du droit de fabricluer , avec l'asp halt e ext,'ait du
bassin minéralogique de Seyssel, des pai.ns d'as phalte et

�( 15 )

( 1f, )

d' ' apposer spécialement le nom de Se yssel, écril avec un
, let non avec un i, ceLle derniè re orth.ogr~phe n 'étant,
~'après la Compagnie, que l'indice de l'inlentlOn cIe frauder

lieu de produclion , à 10 il S .:e ux qui y ex ploile nt l'asph alte
et fabriqu en t des pains cI'asphalte, et qu 'ils ont le droit de
!;~en

serv il', aussi bien que la Compagnie demanderesse;

son produit;
Attendu que la Compagnie r econnait elle-même qu 'elle
ne rait que con tinuer à exvloiter la concession originairement accordée à un sieut' Secl'étan, par le gouvernement
directorial, le 9 fruclido: an 1V ;

Qu e s'il y a contestation de la part de celle- ci à J'exercice de ce (lt'o it, ce fI 'est point par un simple décret présidentiel qu 'il a pu être tranché e n sa fav e ur, mais qu'il ne
peut l'êlre q\le pal' décis ion éma née de l'a utol'itéj ll d iciail'e,
se nl e compétente pour a pprécier les droit s cie chacun ;

Que cette concession ne faisait mention du nom de
la ville de Seyssel, qu'au point de vue de sa délimilation
même; mais que celte ville n 'y élai! point (:omprise et
Iju 'encore moins le sie ur Sem'éLan n' était autorisé d'liser
seu l et spécialemenl, il l'encontl'e de tou aull'es, de re
nom de Seyssel;

Atlendu qu e déjà la just ice a eu il slatll er sur une pl'élenti on de ce genl'e, soulevée pal' la Gomp'l gni e dema nderesse, e t J'a tl'anchée contre ell e ;

Que la Compagn ie demanderesse,dès IOt's,en l'econstituant
l'intégralité d'e çette concession, n'a pu al'oir plus de droits,
contre les autres fabricants Oll exploitants d'asphàlte, que
n'en aUt'ait ellle sieu r Secrétan lui-même, e t qu'il n'a pu
lui êtl'e accordé, aux mépris des droits' acquis anlé'r ieurement pal' d'autres fabricants Oll exploitanls de la rég ion ou
bassin minéralogique de Seyssel, le droit d'user seule et
exclusivement de ce nom ;

Allendu yue E, Jouffl'ey , n'ayan t pas à apprécier la limi te des droitR des di,'ers conc ul'I'e nl s qui fabriquent de
l'asphalie clile de Seyssel, a pu, sans vio le r ceu x de la Compagnie demitndercsse, sa ns lui porl el' préjudice e n pat'tici pa n t à une concu rrence déloyale, s'approvisio nn el' J e pains
portant lïncl ica(,ion de Seissel;
Qne J'orthographe de ce nom par un i s impl e a u lie u d 'un
y, qu elqu e foi s usil ée , ne pouvait être pour lui la preu,'e
ljU 'U·y avait fl'aucleeLqu'en se servant de celt e marchan di se il y ]Jal'ticipait et la' favOt'isait ;

Que le décl'et dn 8 m ai 1888, de M, le Président de la
République, pal' qui la Compagnie a é té autorisée à prendre le ti tre de Concession des mines d'asphalte de 'Seyssel,
ne peutlui profiter qu'entant qu'il ne porte pas préj udice à
d'alltres droits concurrents et anl ériems, doltt la réserve
était sous-enlendlle ;

Que sa bonne fOL est ainsi hors de tout e. SuspIcIOn el
qu'en l'é lat d' un dl'oit que s'attribue la Compagnie demandel'esse, droit encore incertain, s usceptible d'ê tre conteste
pal' les vérilabl es iUl éressés ,non établi , dès lors, cette derni~re a opéré imprudemment en fai sant praliquer, à l'enco nll'e d mlit Joufl'rey, la saisie dont ci-dessus men lion ;

Altendu qu'il appa ra it des documents e t renseignemen ts
fournis aux débals, que, dans le bassin minéralogique de
Seyssel , il existe, et li existai t depuis longtemps, d 'autres
labrican ts d'asphalte que la Compagnie demanderesse; que
le nom de Seys,el, qui sert à désign er le I)assio min é ralo gique d'olt s'ex lmit l 'a~phalie, appartient a i~si comm e

Quecetlesnisie, par la publicil é qu 'elle a pu avo ir et le
10l't qu'ell c a pu occasion ner " JOilt:rey dans son créd it
d'en tl'e!&gt;re neu r, il é té un acte dommageable dont il est dti
l'epa l'ution à ce del'nier, ùans un e cel'lain E' mp.sul'e ;

�( 1G )

( 1ï )

Par ces motifs :
Le Tribuna l déboute la Compagnie demanderesse de ses
fins et concl usions contre li. Jouffl'ey et reconventlOnnellement la condamne à payer à ce dernier , à titre de dom·
mages-intérêts, la somme de 100 fr ., avec dépens,

Du 17 septembre 1889, - P ,'es., M. ARNAUD, ch , de la
Lég. d'H , - Pl" MM, LEGRÉ pour la Compagnie, Henri
GAUTIER pOUl' Jouffrey,
FRET. _

DtpOT DE LA MARCHANDI SE

EN MAt(o;S TIERCES . -

OFFRE DE CAUTION. - OFFR E DE oÉpo'r DU ,'RE'l',
CAPITAINE. ÉCRIT

AU

PORTÉl:: INSUFF ISAl'\TE.
PORT

DE

CUAH GE . -

-

DÉCLARA'l'ION PAR

DI SPENSE DE

PROTEs'rA-

TION.

Le d,'oit que l'article 306 dl' Code de comm.,'ce ,'eCOIlnaU au capitaine de demand." le dépot de la ma1'chand1:se en mains lief'ces POU?' ga1'a11ti1' le paiement du

li'et, ne sau,'ait étre remplacé pa,' des équivalents,
lVo larnmenf, le consignataire de la cGt'gaiso]'/, ne peut
empécher l'exercice de ce d1'oi t J ni en ot/rant cau tion,
ni en p roposant de dépo ser le f,'et à la caisse des consignations (1 ) ,

Le capitaine qu i, at&lt; par! de charge, décla,'e lormellem ent
pa,. écrit que son navù'e ne peut plus 'l"ien "ecevoù',

dispense, par cela même, le cha,'geu,' de toute p,'otestarion li ,'aison de l'insuffisance de podee du nav;,'e,
Il ne peut dOllc, en pm'eil cas, et lO't'agu'i l est actionn é en
dommages- inté"éts al&lt; P01't du ,'este, appas€?' à son
co nsignatai1'e aucu ne fin de aon 'recevoir.
(1) Voy . ce rec . 1889 , J, 291.

(CAPITAINE SCHM IOTEN CONTRE MA NTE ET BORELLl).
J UGEMENT.

Allendu que le cap itain e Schmid ten, commandant le vapeul' Rowena, réc lame aux sieurs Ma nte frères et Bùrelli de
Hégis alné, 40 ,600 fI' , pOUl' le fl'et à ILü dû d'avance au
10 août e t au 10 seplembre derniers, et ID ,796 fI', 50 C, pOUl'
gra tifi cation, suivant les cond iti ons de son affrèlemen t pa l'
ce llx-ci ;
ALlendu que les défendeu rs sou tienn ent que le capi tain e
Schm idten, do n t le navÎl'e leur éla it alft'été comme portan t
1,200 tonneaux, n'aura it pris à Mozambique qu'un chal"
gement de 550 tonneaux scul emenl, sous le prétex te que
c'élait tout ce que la capacité de son navire lui permellait
de recevoi r;

Quïl s ont fait désigner par hl, le Président d u 'l'dbun al
de céa ns, un ex pert , pour procéder aux co nstatations néces ·
saires,et ont refusé de verser en mai nsdu capitaine le mon·
tant pal' lui réclamé, à raison des compensations qu 'il s
pourrai ent avoir à lui opposer ;
Atte ndu q u'en l'état, le ca pil ain e ne saurait ret,enir les
marchand ises dans son navire; que l'al'Iicle 306 du Code de
commerce détermine son droil , à savo ir le dépôt en mai ns
tiel'ces jusqu'au paiement de son fret; qu e la loi ne prévoi t
pas d'a utre moyen de garantit' ce paiement et qu'il ne sa urait être permis aux Tribu naux de le remplacer par des
équival enls; qu 'ainsi l'oll're que font les défencleurs cl'une
caution doitètre tout d'abord écartée; que l'oll're subsidiaire
qu 'ils [ont de verser à la Caisse des dépO ls et consignations
ce qui pourrait être dù au capitaine, doit être éga lement
rejetée; que le capitaine ne sau rait être tenu de l'accepter,
ce paiement de son fret devant avoir pOUl' effet de modifier
les conditions et les éventualités de son privilège spécial ;

1" P. -1890 ,

2

�( 18 )

( HI )

Qu' il y a dOllc lieu de dés igne r un tiers consignataire de

la cargaison ;
Attendu en ce qui conce l'lle les réclamat i~ns ('.es délend~ursJ qu~ le capitain e ne saut'ait se so uSLl'all'e. à l,eul' v~rl ­
tica tion, en excipant d' une lin de non recevOir tll'ée d un
défaut de protestatio n de leur part, ;
Qu'en présence de la décla ration for melle pal' lui faite et
qu'ils ont exigée, au momen t de so n depa rt, qu e son 'Ja~' ,re
ne pouvait plus charger d'autres marcha ndises, d s n ont
pas eu à protester, cette déclaration équivalent il une d~s­
pen~ e quant à ce, mais que lem d rOit à en fall'e vél'llie r
l'exactitude à l' arri vée dn n avire, é tai t réservé e t sousentendu ;
Attendu que celle constatation doit être co ntrad ictoire el
qu'i l importe, dès lors, d'ordomlel' d'ofliee l'expert ise à laquelle il doit être nécessairement et préalableme nt procédé;
l'al' ces mo tifs,
Le Tribunal nomme lesi ell r Paul Guérin, tie rs-co ns ignaLaire, il l'effet de recevoir le chargement ùu navire
Rowella et de le garder en dépO t j usqu'a u paiem ent du
fret ;
Nomme M, Chaniel, expert" déjà dés igné pa l' hl, le Président, pour, sur la foi du serment déjà prê té par lui , c uher
le vid e u tilisable pouvant ex ister à bord du nav ire R owena
e t préciser r emplacement ou partie du navi l'e dans lequ el
ce vide ex isterait, pOUl', sur son l'apport lait e t dé posé, ê tre
dit ce que de droit ; dépens réserve"

Du 24 septembre 1889. - P,'és , , M, AnNAuD, ch . de la
Lég. d'Ho - P l" MM , SEN ÈS pour le capita ine, l-lORNuOSTEL
pour Mante et Borelli,

SOC I ÉTÉ. -

ApPORT D'UN MATÉRIEL . -

ANNUITÉS. IJ I!:NÉFICES. -

ADSENC E DE

R E:\rDOU RSEME NT PAR

PAR '1' IC1PAT ION AUX PERTES OU

P R I~ T E UR ET NON ASSOC l f.:.

L a na{'lwe d'u n contrat dépend de l'intention commune

des parties, et non de la qua lification inexacte qu'elles
lui on t donn ée.
Spécialemen t, celui-ta est si mplement p1'~'eur et non

associé, m.aLgl'é la quaLificat'io n de cOIJunanditai1'e Cju 't!
,'eçoit dans l' acte, q ui, appo,'tant à la société la jouissaHeé d'un matél'1.'el évalué ci 'Un pri:c d ét e1'miné, st ipule

qu'il en sera J'emboursé pm ' annuités fixéEs, avec i nfé1" ~{8, qu'il ne pa1·ticipera nt' aux perles, ni aux bénéfices, et q',à la dis80llltiQIl, il,'ep,'endra SOI! matél'iel
pal' p,'ivilèfle,
( CAMOIN ET GE L U CONTRE FnOM ENT,

CLOZE L ET COSTA ) .

J UG EME NT,

Atte ndu que, pal' acte du t9 janvier 1888, enregist.ré, une
socié te en nom co llectif a é té formée entre les sieu!'s Pellcgrin e t Xavier de Fërry, sous la raison social e: PeUefll';"
et C' , pour l'ex ploitation d'un e usine de cal'derie à AUl'iol ;
que, postérie ul'em ent, de Ferr y a cédé son lieu e t p lace dans
la société à Camoi n et Gelu , demandeurs a u procès actuel ;
Attendu qU 'l UX termes dudit acte, Froment, Clozel et
Costa, quali fi és associés commanditaires, apportaient i\ la
société le ma tériel évalué à 20,000 fI' , leur apparte nant;
q u' ils devaient en êtl'e rembolll'sès gl'ad uellement au mo yen
d'annuités de 2,000 fi', au moi ns; Cju ' ils avaient dl'oit ù
l 'intél'êt à 5 0'0 s ur la l'ale u!' dudit matériel, payable
d'avance; qu' ils ne pal'ticipaient ni a ux pertes, ni a ux bé-

�( iU )

nélices et devaient, ù la d issolution de la société, retirpl' leUl'
matériel pal' privilège;
Attendu que Gamoin et Gelu demandent au Tribl1na l de
prononcer la dissolu tion de la soc~été Pell egl'lll e,t ~: et de
leu r en confier la liqllldatlon ; qu ds ont cité Xa, 1er de
Ferry et Pellegrin , qui font défau t" Froment, Clozel et
Costa qui comparaissent;
Attendu, en ce qui concerne les défaillants, q,ue les fins
prises pal' Gamoin et Gelu doivent être adJl,~ées a leur encontre, c'est,à ·dil'8la dissolution de la socléte prononcée et
sa liquidation confiée à Camoin et Geill ;
Attendu, en ce ql1i conce1'lle Fl'Omen t, Clozel et Costa, que
ces derniers repoussent la qualité d'associés commandltUlres
et se portent créanciers pms et simples de la Société Pel ·
leg rin etC' ; qu 'ils déclarent, pal' su ite, n'avoi r pas ài ntervenir dans la demande en dissolution de lad ite soclétâ et
formul ent une demande reconventionnelle en paiement
d'annuités et d'intérêts échus et en rest itu tio n du matériel
leur appartenant;
Attendu q ue la nature d'un contrat ne saurait dépe n dre de la qualification erronée ou inexacte que lui donnent
les par ties, . mais seu lement de leu r intention commnne
telle qu'ell e se dégage de l'ensemble cles cla uses et condi tions qui le composent ; qu 'en l'espèce, il est constant que
Froment, Glozel et Costa, qui ne participent en r ien allX
pertes ou a\lX bénéfices, n'ont pas, en réalité, la qualité d'associés commanditaires que lel1 r attribue à tort l'acte précité du 19 janvier 1888; qu'en effet, la participation aux
perte; ou aux bénéfices est de ress~nce m ême du contrat de
sociéte; que FI'oment, Clozel et Costa ne so nt que les prêteurs ou les vendeurs éventuels d'un matél'iel qui n'est pas
entré dans le patrimoine social, qui leu!' appartient en propre et qll'il s sont fondés il revendiquer, eo cas cie dissolu tion d'une société dont ils ne font pas partie int égl'ante et
qui n'est1ue lcm débitrice ;

( Z1 )

Attendu, confol'lnérn ent anx clauses et conditions de
l'acte du 19 ' janvier 1888, que Froment, Clozet et Costa, en
reprenant leur matél'iel, sont fondés à fail'e vél'ifiel' pal'
expert si ledi t matériel leur est restitué en bon état de
sel'vice et de fonction nement ; qu'i ls sont fond és également
à réc lamer le paiement de l'annuité d'intél'êts éch ue
d'avance le 19 janv ier derniel' ;
Attendu, en ce qui concerne les allnuites de 2,000 fI', à
payer pal' Pelleg rin et C', à valoil' sur le pI'ix du matériel,
'lue la pl'emière desdites annuités est échu e en totalité depuis le 19 janviel' derni er; qu'une demi-annuité de
1,000 fI'. est encore éch ue en cours d'instance, le 19 juillet
dernier; qu'il y a lieu de condam ner enCore Pellegrin et C' ,
et, par suite, Camo in et Gel u qui en font partie, au paiement desdites sommes, le matériel devenant ainsi la propriété commu ne de Pellegrin et C', d'une part, jusqu'à concurrence de 3,000 fr" ou soit de 15 010, et de Froment,
Clozel et Cos ta, d'autre pal't, pour le surpl us de 85 0/0;
Par ces mot.ifs,
Le Tribunal, statuant par défaut à l'encontl'e de Pellegrill
et de Xavier de Ferry, déclare dissoute,à la date de ce jour,
la soc iété Pell egrin et C', nomme Camoin et Gelu 1iquidateurs, avec les pouvoirs ordi naires attachés à cette qualit é; les dépens en frais de liqu idation;
Et de même suite, statuant contl'adictoirement à l'égal'd
de Froment., Clozel et Costa, met ces derniers hors de cause
dans l'in staece en d issolution de la société Pellegriu et G' ;
r ecollvent ionnellement, dit et ordonlle queCamoin et Gelu,
en leu rs qualités ci-dessus de liquidateurs de la société
Pell egl'in et C', restitueront il ],'l'oment et consol'ts le matéri el leur revenant par privil ège immédiatement aprés l' exper tiôe dont il sera parlé ci-après, sauf règlement il intervenir pour le partage ultérieur dlldit matériel ; nomme
M.Eugène Imbert., rue Barthélemy, 6, h l'effet de, serment

�( 22)

( 23 )

préalablement prété en mains de M, ,le Président, procéder
atériel , du'e s Il est en bon . état. de
au TeCQ 1emeot dll m
, et de fonctiounemeut· dans le cas con tran'e, evaservIce
"
.
dé
luer les moins-values résultant du défaut d entretien ;
pe ns de ce chel réservés;
Condamne Camoin gt Gelu, d' une part, Pellegrin, d'au tre
part, en leur quali té de membl'es de la socié té Pellegrln
et C', coin jointem eut et solidairement, à payer à ~roment,
C10zel et Costa la somme de 1,000 fI'., montant d une an nuité d'i ntérêts échue d'avance le 19 janvier dernie r et celle
de3, 000 fr., montant d' uue annuité et demie échue S\1l' le
prix du ~latériel ;
Condamne Pellegrin et C' aux dé pens de ce chef; com met l'huissier de service, pour b sign ification du présent
jugement aux défendeurs défaillants.

Du 13 aofl.t 1889, - P ,'és" M. LAPIERR E, j uge.

VENTE.

-

SÉSAMES.

-

L l v n A1S0N A FAIRE EN GRENIER.

LIVRA ISON OFFERTE EN SACS. -

l\[ ÉLANGE. -

-

EXPERTISE. -

EXAMEN DE LA 'fOTALlTÉ DES SACS.

L o,'squ'une 11w,'chandise (sésames) a été vendue pou,' ~t1'e
One1'fe en livt'aiso1t , non pas en sacs mais en {J1'enier,
l'achete1l,1' devant la ?'etirer dans ses P1'oJ'J1'es sacs,

( HALLI, SCHlLlZZI, ARGENTI CONTRE HOfFMAN ET C'
ET GUIS ET C'),
JUGEMENT.

Attendu qu ' HoITm an et C' , de J. Lu ce, avaient à recevl,ir
à refus à quai à Marseille, la quantité de 1,360 quintau x
m ét riqu es e nviro ll sésa mes jaunes Hin gen ha m, pal' Bom -

bay, venu s pal' vapeur

A~a1na

;

Que les s ie urs Ralli , Schilizzi et Argenti leul' ont offert,
so it , pour eux, aux sieurs A. Gu is e t C', lad it e marchandi se
e n 1,790 sacs;
Que SUI' la prise d'écha ntillons qu i a eu lieu contradictoirement, les réceptionnaires ont retiré,comme conformes,
1,373 ball es, et n'ont retiré 417 aut res ba ll es que sous réserve de bonification à raison du mélange de gl'aine l'ali se
y contenu e n quantité exception nelle;
Attend u que la question qui se pose entre les parti es,
est celle de savoir si l'expertise qui doit avoi r lieu pOUl' la
fixation de la bonifi cation due pal' les demandeul's, n e
porte l'a qu e sur les 4 17 balles seul ement, ou SU l' l'échantillon qui les représente, ou si, au contraire, ell e por tera SUl'
l'ensembl e des 1,790 sacs, soit l'ensemb le de tous les éch a n tillons prélevés et préalablement mélangés;

et qu'en (ait, elle a été offerte dans les sacs du vendeur,
l'acheteur qui demande une expe,·tis~ 1'0"" mélange de
graine8 non mm'chandes, ne saurait ~11'e admis ci ne
( a;,'e p01'(el' {examen des e:rpe"/8 gue su,' les sacs gui
lui ont pa,'u ~tre les pll/s mélangés, en "elirant pl&lt;1'e -

Attendu que ce que les sie urs Hal ti , Schilizzi et Argenti
devaient , était une qu antité en bloc de 1,360 q uintaux métl'iques sésame jaune Hingen h am, de la même marque et
de la même provenance ;

ment et simplement les aui1'es.

ment, que su r CJuai, non pas en sacs, mais vidée. pOUl' y

L 'expertise doit, au contrai're , en pareil cas , pO?'lel'
SU?' l'ensemble de la mm'chand'ise, ou SU?' Llense1i~ble des

échantillons }J1'élevés s"" chaque sac.

Qu e cette quantité ne devait ètl'c olrerte, au débarq ue ê tre véri fi ée pal' l'ac heteur et, après agrément, mise da ns
ses propres sacs;
Que l'aclt e teul' avait don c il voir u ne quan tité tota le m é-

�( 2" )

( 25 )

langée, sans distinction, et à apprécier si, dans son ensemble elle contenait une proportion normale ou exceptIOn nelle de gl'aines rouges; que l'échanti llon à prélever, et
sur lequel l'expertise aurait à porter, devait donc être la
représentation exacte de cette quanti té totale;

Dl&lt; 4 seplemb,'e 1089, - Prés., hl ARNAUD, ch. de la
Lég . d'J{ , - PI ., MM. AUT RAN pOUl' Ralli , Schilizzi et Argen ti, ESTRANCIN pOUl' Holfman et C', ll EII CASSE pOUl' Guis
et C',

Attendu qu'en faisan t, au con traire, u n choix des sacs et
en les classant en deux catégories, l' une n e con tenant que
les sacs de graines presql1 e en tièrement jaune" et J'a u tre,
'Ies sacs où un plus grand nomb re de grai nes l'ouges on t
existé, l'acheteur excédait son droit et modifiait les condi tions rle la ven te à son profit, en établissant de ux catégories
de marchandises, dans une partie unique et devant être
considérée dans son ensemble, pOUl' savoir si elle était
conforme à la qualité convenue et pour déterminer le montant de la bonification devant la l'amener à cet te conformité;

LETTRE l\II SSI VE . -

-

AOSENcr; DE CA nA CTimB CONI' IDr.: ri'TIEL.

P nOPRI ÉTE DU DESTINATAIRE .

Une leltl'e missive qui n'a point le cal'ac!ere de lettre
confidentt"elle, appa1·tient a u destinataù'e qui t'a reçue,
et celui-ci peut en (ai,.e l'l/sane qui lu'iplait, et CO'11séquemm,enl la ren'Lett1'e d un tieTs et autorise,- ainsi ce
t iers ci s'en p"évaloù', tout comme 1l pourrait le (ai1'e
lui -même .
( LA COTT E CONTRE CAVJ\lLLON) .

Qu'i l y a donc lieu,en ordonnan t une expertise préalable,
d'admettre seulement le mandat généra l, c'est- à-dire la
vérification du mélange des échan ti llons p l'élevés pendant
le cours de la livraison totale;
Par ces m otifs,
Le Tribunal, préparatoiL'emen t" nomme MM , Melch ior
Badetti , Ju ll ien Fraissinet et Gravier, experts, pour, après
serment prêté en mains de hl. le Président, à cet elfet délégué, procédel' au mélange de tous les échantill ons prélevés
sur les 1i90 balles g raines de sésa me dont s'agit, et dire
quelle est la proportion de graines l'Ouges qui se trouve
dans ce mélange, si' elle est normale ou non e t fixer le
taux de la bonification qui pourrait être due 'pal' les demandeurs) dépens réservés;
Le jugem ent exécutoire Su r minute, avant enregistremen t, vu J'urgence.

J UGE MENT.

Attend u que Lacotte a cité Cavai llon à l'elfet de l ui réclamer des dommages-i nte rèts,po ur avoir, pa'!' des manœ uvres répréhensibles, ten té de lui enlever sa clientèle comme
représentan t de diverses maisons anglaises sur la place de
~I arse ill e, et de l ui en avoir fai t perdre une partie;
Attendll que l'enquête so ll icitée par Lacotte doit être ordo nnée;
Mais que Cavaillon s'oppose à ce que Lacotte, au moyen
de lettres écrites à des tiers pal' lui et que ce derniel' s'est
pl'ocurées , [as3e la justification des fait s allégués qu' il prétend y trou ver;
Attendu qu 'une lettre miss ive, qui n'a point le ca ractère
de lettre confident ielle, appar tient au dest inataire qui l'a
rè.çue, et que celui-ci peut en [aire l'usage qui lui plaît et

�( 26 )

( 2i )

conséquemment la remeUl'e à un ti ers et l'a ulol'iser ain si à
s'en prévaloir, tout comme il pourrait le faire lui- m ême ;
Que les leltl'es écril es par Cavaillon aux diverses maisons
anglaises, représentées à /Jarseille pal' Lacolle, n 'oll t poin t,
ainsi qu e l'allégue Cavaill on, un cal'ac tè re confide ntiel ;
qu'il n'y a pas indiqu é cette condition en y insérant le mot
con fidentiel, et qu 'ell es ne peuvent ê tre l'éputées, dès lors,
comme confidentielles, d'autant plu s qu 'él,ant conç ues e n
termes identiques, elles ont affeclé un e form e propre aux
lettres circu laires ;
Allendu que LacoLle, à qui ces leLlrp.s son t parvenues pal'
un moyen que rien ne démon tre ilTéguliel', ni hlàœa ble,
doit.donc être auloriséà en faire élal ;

aussi des sigHa{ures de com me1'çan{s , qu.oique le non
commel'çant soit le seul d éf endeur en cause ( 1) ,
(TÉCHOUEV RES CONTRE PICC IONN I).
JUGEM ENT.
Atte nd u que le sieur 'féchon eyres réclame au sie ur Pi "ci onni la somme de 25 ,168 fr . 95 c. monl ant , avec frais de
protêt et retour, de trois billets à ord l'e, les de ux premiers
de la somm e de 10 ,000 fI' , chaque, le troisième de celle de
5,000 fi'" sou scl'il s à BOl'dea ux le 30 ju illet dernier, à
l'échéance du 30 aoù t lors prochain, pal' le sien r Piccionn i,
il l'ordre du sie u/' Daz i!, qui les a passés à l'ord re du de·

mandeur ;
Par ces motifs,
Le Tribunal admet Lacolle à pl'o u ver pal' tou tes sor tes
et manières de preuves, même pa l' témoins,à l'a udi ence du
3 oClobre, que Cavaill on a écril il divel'ses maisons des lettres diffamatoires SUI' le compte dudit Lacoll e et lui a ca usé
nn pl'éjudi ce ;
Aul ol'ise, en ontre, Lacolte à faire éta t, pOUl' arrive r a

ceLLe preu ve, des lellres miss ives en ses mains;
l'OUI' ladite preuve fail e ou l'apportée, ou faute Be l'ètL'e
pal' Laco ll e, è tL'e slatue ce qu e de d l'O iI, dépens rése rvés.

Du 5 seplemb,'e 1889, - P"és " /J , P A ~ A I S, juge, P l" 111111 , THo u RE ~ pOUl' Laco l,te, NATIlAN pOI1l' Cavai lIùn ,

COJ\.I PÉ T ENCE. -

lllL LET A o nDIn:. -

MERÇ ANTS. -

S Ir.NA T unES DI:: CO M-

NON COMMEnçA NT SEUL ASS l r.NÊ.

Le non conllne1'çant q ui a signé un billet li O1'd,'e p ou,.
f at! non c?m~ne"ctal, est toutef ois compétemm ent cité
deva,.! le Tl'tbunal de commel'ce, lorsque le billei po rie

Attend u que P iccionni oppose il la demande qui lu i est
in len tée, une exception d'inco m pétence;
Atte nd u q ue cette exception est l'égulièrement fai te et
proposée en temps u tile:
Au fond :
Atlendu qu e 'l'échoueFes eEt tiers- portel1l' sérieu x et de
bonne foi des titres dont il réclam e Je paiement ;
Ou'en admeti ant m ême, comme il le prétend , que Piccionni ne soil, pas commerçant et que la can Ee de ces bill ets
Ile soit pas comm erciale, le Tribun al de comm erce a é té
compétemment sais i, les billels do nt il s'agit portan t des
signatures de cam merçanls ;
Attendu q ue l'ar ticle 637 du Code de commerce a l.li'i bue
compélence au x Tribunaux de comm e rce pOU L' con nailre
des actions en paiem e nt de bi llets à ordre porlant il la fois
des signa tures de négocian ts et de no n négocianls ;
( 1) Voy. ce rec 1885. 2. 55. -

note.

J888. \. '2:70 el les déc isions cil ées en

�( 28

l

( 29 )

Allendu que la loi a édicté une l'ègle génémle de compétenee; qu'elle n'a pas distingué le cas oi! le non commer·
çant seu l est assigné;
Altendu que le sieur Piccionni s'est borné à plaider l'incompétence; qu'i l fait défaut a u fond; qu ' il y a donc lie u
d'acc ueillir les tins prises à so n encontre;

nonce" S1.W le poin t de savoù' si la 1,vlal'chandise offerte
1'épond a.u x conditions du conl,'a(.

En pm'eil cos,t'ach&lt;lew' qui établit pal'

UIl"

experlise que

la marchandise n'est pas conform e, est en d,'oit d'obt en i1~ la 1'esilia f1'o n du marché.
( DeSGnAN DS ET

C'

CONTRE J ONQUET ET

C·).

Par ces motifs,
JUGE:\IENT.

Le Tl'ibunal se déclare compétenl , retie nt la cause; d e
même suite, donne défaut contre le sieur Piccionn i faute
de plaider et de conclure au fond, et le condamne à payer
au demandeur la somme de 20,168 f,"
c, mo n tant des
billets à ordre dont s'agi t :

no

Et c'est avec intérêts de droit et dépens ;
Commet Millaud, huissier, pour la significat ion
présent.

Du 12 sep/embre 1889, - P,'és" M,
PI , M, MOUTON pour Téchoueyres,

VENTE, COUT, FilET, ASSU RAN CE. AUX ACCORDS. -

It ÉS ILIATION. -

LAI'ICnne,

du

juge, -

DÉFAUT DE CONF'ORMI'r';:

CLACSI:: SllÉC IALE.

Si, dans la vente coût, {I-et et assurance, l'acheteur ne

pellt demande&gt;' la résiliation qu'au cas de (..aude ou
d'envoi d'une marchandise au!?'e que celte qui a l'ait
t'objet des acco"ds (1), les pa,-ties peuven!, cependant,
metb'e dans le coni1'at une exceptz'on à ce princ1:pe.

Spécialement, les pm'Iies salit ,'épu!ées auoi&gt;' (ai! exception au principe ci-dessus, dans le cas oû. il a été 're-

servé à l'acheteur

'In

délai de trois jo,,,'s po",' se pro-

( 1) Vo y. ft cet egard, ce roc, 1889. 1. 28 et la note.

At tendu que Desgrands et C' on t verbal ement vend u, coùl,
fret, eL aSS llrance, IlOO saCs raisins Thyl'a, non velle réco l te,
qualilé lo ya le, marchande et de recel te ;
Oue .Ionquet et C' demandent la résiliation de celle marchandi se co mm e ne répondant pas aux conditions du
con lral ;
Attendu que si, dans les marchés conclus coùt, fret et
assu l'ance, la rés iliation au profit de l'ach eteur n'est pos sible ct admise que pOUl' le cas de fraude ou d'envoi de
marchandise aulre que celle prévu e, il peut appartenir
aux parties contraclantes d'a pporter à cette e,tclu sion du
droit à résilier) une exception ;
Oue, da ns l'espèce, la réserve faite au profit de l'ache teur d' un déla i de trois jours pOU l' se prononcer SUl' le
point de savo ir si la marchandise offerte réponcl aux conditi ons du con trai, implique nécessairement le droit de demander la résiliation et 110n point seu lement une bonification pou,' le défaut de qualité;
Allendu, dès lors, que le fait que les raisins dont s'agit
sont ou non marchandise loyal e, marchande et de recette,
nouvelte récolte, est à rechercher et à établir, et qu'une
expertise do ,t être ordonnée;
Pal' ces mol ifs,
Le Tribunal, Ill'éparatoirement, avant dire d,'oit ail fond,
nomme ~nl. M, Garein , C,-J. Grani er et Cil, 'l'a,'dieu , ex-

�l 31 )

( 30 )
, pré' sermen t prêté en mai ns de M, le Présiperts, pOUl, a ,
,
' 1
' .
dent Ju Tribunal, à cet effel désigné, du'e SI es rUIStns
t sont de qualité lo p le ,marchand e et de r ece tte ,
don t s'a~i
0
d'
.
olld e
é ondant aux conditions d u contrat, et lI'e SI ce S I S
r p.
ecs de 'l'hvJl'aI nouvelle récolte, s'ils ont é té em. rmSlIl S S
barqués en état sain ' en cas d'avarie, dire si cette aval'le
prov ient d'une fort ~l11e de mer ~u d'u n vice .an té rie ur à
l'embarquem ent, el, eD ce cas d avarie ou detél'loratlOn ,
en fixer l'importance et le montant, pOUl', SUI' rap port fall
et déposé, être statué ce que de droit" dépe ns réserv és;
Ordonne l'exécution provisoil'e du présent, nonobs tant

appel, snr minute, avant enregistrement, vu l'urgen ce.
Du 27 sep temb"e 1889 . ~ P,'és., M. ARNA UD, ch. de la
Lég . d·H. - Pl., MM. SEN ÈS pOUl' Desgrands e t C' , M ICHEL
pOU L' Jonquet et C· .
CAPITAIN E, -

ARnIMAGE. -

CUIn S, -

MAis.

L e capitaille ne commet aucune fa u te d'm,,'image pm' le
fait d'em bm'que1' des mais et des cuil's dans Il n même
compartiment.

A moins qu'il soit démont?'e que l'une de ces deux ma?'cha&gt;!dises a été emba"quée dans un état de f?'aî che",'
p 01.wantamene1' une (e1'me ntation.
( LANUZA ET

C' CO~ TRE

SOC IÉTf: GÉNI~ n A LE DES TnANSPORTS
MARI TIMES).
J UGF.MEN1'.

Attendu que)J . Lanuza et C' avaient à recevoit',du vape ur
B éa?'n, 200 cuirs secs, à eux e xpédi~s de Buenos- Ayres ;
Que cette marchandise a été embarq uée à bord dudit va pellr dans un compartimen t de la cale, avec de ux parties
de maïs, à destination des sielll's J . Tempiel' et Couve e t C' ,
soit effectivement du sieur Boch ;

Attendu que La nuza et C' ont re tiré eL reç u leu rs CUil'S;
m ais qu e, prélendant avoir reconnu une aval'ie grave dans
cette m a rchandise, par moui llure, il s ont a ppe lé e n cause,
soiL la Société Générale de 1' ranspol·ts Maritimes, soit les
proprié taires des maïs;
Atte ndu, en ce qui concem e la Société Générale, qu e sa
res ponsabi 1it é doi Lêtre Lou t d 'abord écar tée;
Qu ' il a élé , en effet, p,'océdé, dès l'a lTi vée du B éa1'n dans
le po r t de ~j a rse i l l e, à la constatati on de l'élat de l'an ima ~e d udi t bateau; qu e si celt e consta tatio n n 'a pas é té
fa i te con tradic to il'emen t e t pal' ex pert de jus tice, elle a
néanmoi ns eu lieu en la forme officie use e t adoptée en
parei lle ci l'cons tance, c'est-à· dire par l'expert du L loyd

ma1'itim e;
Qu e le t\"avail de cet expert, à l'encon tre duq uel rien de
parl.iclIlier et de série ux n 'a été rele vé, est un élément que
le Tribuna l doit prendre en considération ;
Qu 'il est reCOll UU pa r ledit exper t, que l'arrimage, notam ment po ur le compartim ent de cale dont s'agit, élai t bon et
fa it conform éme nt aux règles de l'art ;
Qu'i l a seulem eu t constaté l'existence de bu ées da ns la
dit e cale, mais sans ind iqn er q'J e ces buées provi nssen L de
l'é ta t de Lrop grand e fraich eu l' des maïs un mom ent de
l'embarqu em ent ;
Que pour la Société défenderesse, d ~s lors , il n'y a eu
a ur un e im prudence é vide n te commise, et qu'il n'y a pas
vice d 'arrimage pal' le fait seu l d'avo ir embarq ué, a vec les
préca ut.ions rI' usage, des maï s et des r uit's da ns lln même

com partiment ;
Attend u, en ce qu i concern e les propl'iéta ires des maïs,
qne M. Lan uza et C' attribuant l'ava rie de mouillure de leu rs

cuirs à la fermentation de ces grain s, embarqués frai .:; ;\
iluenos-AJ' res, au t'a ient, comme dem and eul's, à prou Vel' que

�( 32 )

( 33 )

de l'llllmidil é ou buée do nt
telle a été l'ée Il em ent la cause
'
,
_
été
reconnue
da
ns
la pr.,;:ence a
, la cal e et dont la conde u -

salion aurait occasionné l'avarIe ;
Mais q ue les maïs, a ussi bien q ue les cuirs don t s'agit,
t été débat'qués sans q u'aucune co nsta tatIOn spéCIa le à
on
'
ce point de vue ait, eu lieu; que l'arrImage
te 1 qu "' 1 é t,al't
avant le débarquement n'existe plus et toute constatatIOn
est devenue impossible ;
Que le tl'avail de l'expert du L toyd ma,'i/ ù ne , seul é l ~­
ment dont les demandeurs pourratent eXClpet', est compl e tement muet SUl' l'éta t de fra ich eur e t, pal' conséqu e n t, de
fer mentation des ma ïs ; q ue ce fa i~, s'il eùt réell em e nt
existé, n'eùt pas manq ué d'appeler son atte n tion ct que ,
constatant la présence de bu ées dans la c" le, Il en aUl'a lt
assigné la cause et l'ori gine, s'il eû t pu ai nsi la reco nn a itre
aussi facilemen t;
Que son silence à cet égard est don c significatif e t dé montre qu'il n'a pas reconnu la cause de l'humidité da ns
les maïs eux-mêmes;
Pal' ces motifs,
Le Tri b unal met, sur la demande des sieurs La nu za et C' ,
tous les défendeurs ho rs de,ca use ; condamne Lanu za e t C'
aux dépens ,

Du 16 oclob,', 1889, - P ,'és" M, B EAU , ju ge, - P l.,
/.lM, ESTRANG!N pour La nu za et C' , GRANDVA L pOUl' les Tran ports Maritimes, SEN Ès pOU l' les a u tres pa rti es en ca ll se ,

leau duq uet l'agence était indiquée, ne doit à celle
agence ni COu,1·tage, ni d?·oi t d'indication.
Celle agence, en e//,el , n'a été â son éga,'d , en pa,.eil cas,
que le ,.eprésenlant du prop"iétaù'e avec qui il a
t,'ailé,
(P ATI N cONTnE GOUJON) ,
JUGE~.rENT.

Attend u q u e Patin, d irecteur d' un e age nce de locati on,
réclam e à Goujon la som me de 285 Ir" maniant d' un CO Ul'tage à raison d' lIn e loca tion qu'il pré tend conclue pa l' son

entremise;
Atte nd u CJ ue Go ujon , ch erchant un local à louer, sur
l'ind ication de rée l'ilea u apposé à l'extél' iem de l'imm euhle
s is l'U e Paradis, 52, s'est adressé à l'age nce de location d iri gée pa r Patin , pour visiter les lieux et co nna itre les conditions d u bail ; qu 'il s'est ensu ite abo uché lui- même, ;\
Pa ri s, a vec le loca te ur e t a conclu d irectem e nt la location ;
que, dans r es conditions, il ne doit a uc un comtage au dem a ndem ; qu 'en en'e t, ce dernier tÙ ' pas eu , en l'espèce,
à l'égard de Goujon , la qualité d 'in te l'm éd iaire, m a is Li en
cell e de re présentant d u propr iétai re, ch a rgé de faire visiter
les lie ux e t d' indiquer les cond itions du bai l ; q ue Go uj on
n 'a do nné au cu n mandat il Patin, leq ue l n 'a e u à s'en trem e ttre ni pOUl' les négocia tions, n i pOUl' la conclnsion d u
b a il ; CJ u e ledit Pa tin n e saura it pré tendre davantage à un
d roit d 'indication , puisq ue le locataire n e s'est adressé à
lu i q u 'après a voir choisi lu i-m ême le loca l qu'il désira it ;
Par ces mutifs,

COURT AGE. -

AGENCE DE LOC,\ TION . -

R EPRÉ SEN TANT

OU PROPIHÉTA IR E .

Le locatai1'e qui sles t adressé ci 'Une agence de location,
non pOU1' t,'ouv e]' u n local, m ai s p OU1' dem.and e ,. à vis i te&gt;' tes lieux et connait,'e le p,'ix d'un tocat S ll" t'éc"i-

Le T l'ibu nal déboute Pa tin de sa demande et le condamn e aux dépens ,

Du 18 octob,.e 1889,
M, GA LLI A" pOllr Goujon,

1" p, -

1890 ,

P "és"

M, COIl\''', j uge, - P l"

3

�( 34 )

( 35 )

CAnACTI~RE DE PONT
AFFRÉTEMENT. PONT SUPBR 1E Un.
ABRI. - PONT INFÉRtEUR. - VIDE ENTRE DEUX .

Le ]Jont 81Lpé1'ieu'r d'Hu navi1'e ne peut él?'e co~u~idé1" é que
cornme 1"'1. pont -abri, el nOn con1.~ne un véntable p.ont,
lO1"8qu,e les memb,'u1'es du. navt1'e ne 11'),ontenl qu" une
SU?' deux au-dessus dlt, pont. in/,édett1', que c'est 8~t1'
ce pont i,,(é,.iew' 9" abou lissent les po "'l'es, les tu yaux
d'a;" de la cale à !Vate,'-ballast, et que des dalots y son t
percés,
C'est donc ce pont in(éde",' qui doi t étre considé,'é comme
ponlp,'incipal, et le capitain" qui s'est engagé à recevoir' un plein chœrgement dans sa cale, a 1'fnnpli son engagement si la partie de son nav;,'e placée au ·dessous
de ce polll est completement ,'emplie, quoique l'espace
com.p,'is entre ce pont et le pont supérieu,' soit resté
vide,
(CAPITAWH SCRMIDTEN CONTRE

M ,'NTE

FRÈRES ET BOR ELLI),

JUGEMENT.

Auenduque l'expert chargé, pal' le jugem ent du '14 septembl'edernier, de cubel' Ie vide utilisab le pouvant exister
à Dard du vapeur Rovena, et de préciser l'empl acement
dans lequel ce vide ex isterait, a fait et déposé son l'apport ;
Ou' il y émet l'avis que ce navire, CA dehors des soütes
,\ charbon et de l'espace app récié pal' lui comme devant
êtl'e lai ssé libre pour communiqu er avec ce rtains points,
pouvait utiliser les autres parties sans inconvénient;
Attendn qu'à la sui te de cette expertise, un fait demeure
certain , c'est que tOlites les autres parties du navire, soit
celles qui se trouvent au-dessous du deuxi ème pont, ont été
complètement utilisées et qu:à son départ de Mozambiqu e,

le vapeur Rovella ava it ses cales inférieures j'emplies pal'
J8ü tonn es de marchandises de nature légère et encombrante;
Attendll qu 'en déclarant, au mom ent dc son départ , que
son navire était entièrement chargé, le cap itaine Schmidten devait êt,'e cons idéré comme ayant regardé la pa rtie
inférieme de son navire, ain si complètement chargée,
comm e constitua nt exc lusivement la cale desti née aux
marchand ises, eLaurait nécessairement pal'[ait à SJ I1 encragement, s'i l était fondé dans cette manière de voil' et (l'~p­
p,'écier ;
Ou'ainsi la dirfi cult é à résoudl'e est donc de savaii' si l'espace e ntre le deuxième et le t.roislème pont pouvait être
considéré lui-méme comme une véritable caleù marchandises ou simpl ement destinée à une in stallation pour le
tl'ansport des bestiaux e t à la réce ption de quelqu es nlal'chan dises légères et de pontée, c'est· à -dire exposées il de
plus grandes chan~es d'avarie pal' l'eau de mer;
Attendu qu 'en l'état des divergen ces d'allégations ém ises
de part et d'autre, et pOUl' la constatation des poi n ts maté·
l'ielB discutés, le Tribunal a accédé lui-m ême il bord dn
nav ire Rovena ; que parties et expert présents, les observatio ns co ntradic toires ont été échangées, et que le Tri buna l peut asseoir son opinion déllniti ve sur ce qu 'il faut entendre pal' la partie utilisable dudi t navire Rovena ;
Attendu que le troisième pont de ce navire ne pent être
qualifié de spardeck; que les membl'Ures, eneITet, arrivan t
toutes jusqu'au deuxième pont, s'y arrêtent, e t que ce n'est
qu'une sur deux qu'elles continuent à monter jusqu'au
tl'ois ième pont, ce qui constitue unè solidité moins grande,
et donne nécessail'ement au pont supéJ'ieur l'emploi de
pont-abri ou bUl'l'icane-d eck, ainsi qu' il est d'ailleul's
qualifié au Ve!'itas;
Attendu que des da lots sont percés de chaque cOté au-

�( 36 )
dessus du deuxième pont et sont destinés à l'écou lemen t
des ea ux de la mer ou de l'urine des animaux; qu'il y a
donc communication directe, par ' ces ouvertures, avec la
mer, ce qui indique bien que l'espace au-dess us de ce deuxième pont n'est point une cale à marchandises avariables
pal' l'eau de la m er ; que l'expert indique qu e l'on pourrail fermer h erm étiqu ement I;es dalots ; mais que la destinatiou primitive ùu pont n'en es t pas moins dé te rminée
par l'existence de ces da lots, dont la ferm et ure pourrait toujO\1l'S être exposée à être en levée par un coup de
mer;
Attendu, enfin, que cinq pompes à bras, des tuyau x de
sonde, des tiges de vannes des cloisons é tanch es et tu yaux
d'air de la cale à water-ballast a bouti ssent au r as du deuxième pont et ne monlent pas j usq u'a u troisième pon t, oit
ils devraient aboutir nécessairem e nt , si c'était un spar-

deck ;
Attendu qu'i l y a, dans ces diflë rentes in stallations du
navire R aoena , la démonstration du fait all égu é pal' le
capitaine que le troisième pont n'est gu' un pont accessoire
ou pont-abri;
Que des organes aussi essentiels que des pompes, e n cas
de danger, ne doiven t avoir é té placés, e n réali té, que SIll'
le pont pl'incipal, destiné à ne pas ê tre encombré de marchandises, à cause mêmede leur pl'ésence e t de la nécessité

des manœu vres ;
ALlendu que l'expert lui-même, tout en at ténuan t l'ut ilité
etlïmportancede ces ol'ganes du na vire, a bien dù reconnaitre que la libre disposi!ion devait en être absolumen t
ménagée; quï l a, dans ses calculs, attrib ué 5 1 mètres
cubes pour l'établissement de communicat ion s nécessaires
avec la chambre des mécaniciens, celle Qe la machine les
pompes;
,
11.' .

.

_.a.s que de Simples couloil's qui pourraient êt l'e sr'u le-

( 3i )
m ent pratiqués entre des marchandises ch argées seraient
toujo urs une install ation précai re et sujette li ètr~ com pro~lI se, pa l' gros temps, dans le cas d'un désaI"rimage ou de
IlIlYaslO n de la mer pal' les da lots; que la sécuri.é du navb'e pourrait donc se trouver co mpromise et menacée s i
l'e pace entre le deuxième e t le troisième point é tait c;n ve l'ti en ca le e t l'empli de marchandises; que la s tabilité du
navire lui -même se,!ait au ss i troubl ée e t ell dan ger ;
Que cet es pace ne pourrait donc èt.'e destiné qu'à recevoi r quelq ues quantités peu consid éra bles de ma rchandises
légèl'es e t form ant la pontée du n av ire;
Que les affré teurs avaient bien la faculté de c h al'~er des
marcbandises sur le pont ; m ais qu 'ils n 'en ont ;as usé,
n 'aya nt pas offert au capitaine de lui en dOll ner ; CJue celui-ci Il'a pas e u il leur en réclamer, puisque ce n'était pas
une obl igatio n qu 'ils avaient e t qu 'ils n 'en avaient pas usé
dans le voyage d'a ile.' de Marseill e aux lieux de destination, n'ayant pas mème c hargé des bestiaux;
Qu'ai nsi le cap itaine Sch midten n 'a pas fait une déclal'.t,ion qui ait engagé sa responsabi li té v is-Ii-v is des alfréleul's ;

Par ces moti fs,
Le Tribun al déboute les sie urs Mante fril l'es et BOI'elli de
Hèg is ai né ùe leur demande, et, de m ême su ite, les condam ne ,\ payer au capitaine Schmidte n :
l' La somme de 34,000 fr , pour fret au 1" octobre cou rant ;
2' Celle de 19,796 fI' , 50 c, pour grat ification, sous déduc tien de tous légitimes à-comptes ;
3' 1,000 fi-. pal' chaque jour couru depuis le 2 octo bre,
;\ titre de sUl"estaries, et à courir jusqu'au départ du navil'e;
Avec in térêt de clI'oit et dépens, y com pr is les fI'ais d'experti se;

�( 38 )
Sous réserve d'appel en garanUe su r un e dem a nde en
indemnité formulée pal' le bénéficiaire de l'affrétemeut
en cours.

Dit 2 L oc/ob"e 1889, - Pl'és" M, ARNAUD, ch, de la
Lég, d'H, - Pl" MM, SBNÈS pOUl' le cap itaine, HORNROSTEL
pour Mante et Borelli.

FAILLITE. -

AVANT.\ GE PAHTICULIER, -

-

CONCORDAT AMIABLE.

NULL ITÉ.

Les dispositions des al,ticles 597 et 598 du Code de cam,
m.el'ce qu i annulent tout avanta.'1e pal,ticulie1' consenti li un c}'éancùr ci: .,'at'son de son vote dans les

opératiolls de la (aillite, ne sont pas ,'esb'eintes al&lt; cas
du. cOllc01'dat Judiciaire, maù s'appliquent aussi au
cas de conco,.dal amiable consenti ci un débilCl'" dont la
/"ûllite n'a pas été décla,.ée (1),
( KINIPF ET ECKENSTE IN CONTRE

re~u

le billet de

Que ce n'est do nc pas une dette personnelle et dit'ecte que
Barba udy a acquittée au moyen de ce billet ;
Qu'il fai~ partie d'une série de billets échelon nés qu e
Barbaudy pere le ur a remis , jusqu'à concurt'en ce de
5,300 Ir, montant de le ur créance dan s la société Victor
lial'baudy et C' ;
Que ces dern ie rs étant tombés, en elTet, en état de suspension de pai e ments, ont oblenu de leurs créanciers, y
com pri s les d emandeurs, au mo ye n de t'abludon de leur
actil, remise etq uittan ce défin itive des GO 0,0 env iron no n

cou verts par ceL acLif ;
Que, quoique amiablement consen ti, ce concordat, qui a
ainsi définitivement libéré les débiteul's, doit n écessairéeffets qu'un concord a t judiciaire et e n emporter toutes les

conséquences;

Sur les ansen in compétence:
Attendu que Mathieu Barbaudy père ne SaUt'a il dénier
qu 'i l était commerçant quand il a souscrit les effels dont
s' ~git, au profit des sieurs l(jnipf et Eclœnstein; que la
pt ésomptlOn étatt donc que c'était u ne obl igation commerciale;

no. 88 8~. _
1

Attendu que les articles 597 e t 598 prohibent et an nulent
to us a",wtages parLicnliel's stipul és par un créancier , soit
avec les faillis eux-même:::;, soiL avec loutes au tres per-

so nnes, pOUl' obten ir son vote au concordat;
Qu'à ra ison de la qualité du sieur Bal'bau ell', défendeur
act uel , et Vi ctor Barbaudy et Co, il ne sau rait être douteux
que le père de ces derniers n 'ait souscrit les billets dont

s'agit aux demanùeur3 que pour vaincre, par ccLavantage

Que le Tribunal de céans est donc compétent ;

J•

Attendu que J(jnipl et, Eckenstein ont

500 [r, sonscrità leurproOt par Barllaudy père, sans avoir
ü son encontre aucune créance commerciale ou civ il e;

menL avoir, au pl'oUt ou con tl'e les créanciers, les mêmes

BARDAunr),

.I UGE~IENT,

.0) Vo y. COI,l!. Table décennale, vo Faillite
d~celltlale, flud • no Il

Au rond :

particulier , leu r rés istance au vote au concordat sollici té
par ses fils ;
Q,

'....

Table

Qlle rien n'éta blit que cett e souscription de bille ts ait
suiv i, a u lieu de précéder l'adhésion au ronco rdat, et qu'i l
n 'est pas nécessaire que la véritable cause, sott le vote des

�( .\ 0 )

( 4t )

sieurs Kiuipf et Eckenstein , ait été préa lablement et expressément stipu lée;
Quïl suffit qu 'elle ressol'te surabondamment de l'ensemble des faits;
Pal' ces motif:;,
Le Tribunal se déclare compétent, et au fond et reconventionnellement annule le bill et dont, s'agit et condamne
Kinipf e t Ecl&lt;cnstein aux dépens,

Du 22 oclob,'e 1889, - P rés" M, ARNAUD, ch , de la Lég,
d'H, - Pl" MM, COUVE pour Kinipf et. Ecke nstein , AILH ,\UD
pour Bm'baud y,

COMMI S INTÉRESSÉ.

BILAN. -

FR AIS C.BNÉ RA UX. -

DE CONSTRUCT IONS E'l' T RA NS fOR MAT IO N

FR AIS

D~OUTILLAGE.

Le moa/alti de consiJ'uctions et It'a llsformat ion d 'outil lage ne doil pas éb'e porté pa.' un indus/,'iel au co,nple
cles (m is généraux )'olt,'/e déd"ù'e de ses bénéfices,
E n conséquence , le conl1nis inte1'essé, ci. ljui son 'ùtfé'r êi est
IJn'ert sm' un Mlan porta nt au x (l'a is [Jéné1'aux une

dépense de cette nalure, esl en droit d'en obtenir la
rad1'ation .
( J EAN CONTRE OLIVE) ,

bil an presenté par Casimir Olive; que pOUl' la pl upart des
contestations, jl y a lieu de renvoyer le litige à l'examen
préparatoire d'un arbitre-l'apporteur ;
Allendll que le Tribunal peut , d'ores et déjà, statuer en
prin cipe SUl' l' un e desdites contestations, à savoit'I' inscription au bilan e t la passation e n ft'ais généraux d'une
somme d'e nviron 20,000 fr" montant de co nstructions et
tcan fOt'm atio n d'outill age; qu e ces dépenses ne sauraient
ètre considé rées comme des frais ordinail'es d'exp loitati on
venan t en déduction des bénéOces annu els; qu 'elles constituent, au co ntraire, un e augmentation de capital matériel ou immeuble, et comme telles ne peuvent fi gurer, pOU l'
leurs somm es in tégrales, dans le hilan qui sert à évalue r
la part du commis intéressé;
Pal' ces m otifs,

Le Tribuna l, prépal'atoirement , l'envoie les parti es pal'
devant ,\1 , Chal'les Cam'et, arbilre-rapporlem, pour le
règlem ent de leu rs com ptes; dit et déclal'e que, dans le
règlement à inte rvenir, l'arbitre-rapporteur dev ra rejeter
ùu dé bit du compte P rofits et pertes le montant des fl'ais
cie construction" lo t trausformation d'outilla ge ind ùment
portés par Casimir Olive au débit duclit compte, sau r passation, s'i l y a lie u, d 'une somme à détel'mi net' pOUl' amortissem en t desd iles dépenses; dépens réservés ,

Du 22 oclob,'e 1889, ~IM .

P ds, N , V,\SS"L, juge, - P I"

AILll"UD pour Jean , HORNllOSTEL pour Olive,

JUGEMENT.

Attendu que Jean a été employé int éressé chez Olive, à
raIso n de 10 OiO SUl' les bénéfices de la maison, du l "
o~tobre 1 ~87 au 31 décembre 1888; qll'i lréclam e aujourd bm le reglement de la part lui revenant',
Attendu qlle Jean conteste d ivers a l'licles Ilg lll'ant au

SAUVETAGE.

-

A SSISTANCE. -

AUSENCE DE PERIL ntMINENT. -

R ÉMUNER .\TION l'ROMISE. CO:"iSI::NTE;\IENT LIBRE.

La '1 'u pftwe de L'arbre de couche d'uu vapeu1', pal' 101.
lem)'s calme et cla;,', clans des pm'aoes (,'équenlés, el
lorsque le navi're poss~de lUte voilure po'/./vant l' aider

�( 43 )

( .\2 )
ri: gau"er un port, ne const itue pas un él)enem.e~t e.tpo -

sant ce rlaV;1'e à un dangel' imminent de pe1'd'Ltwll.
E n conséquence, le cap'itaine qu,i, dans ces , condit~onsJ a
soll icite le 1'emm'quage d'un autre navtl'e en s engageant li paye'" une rémunél'ai'Ïol1, dèle1' m.'ùtée, n~ s,au1'ait
excipe1' d)aucune violence morale ay ant pu vUte1' son

consentement (1).
(FRA[SS[ NE'r ET

G'

CONTR E CAI'[TAI NE KNUPP EL).
JUGEME NT.

Attendu que, dans la nuit du 4 au 5 septembre dern ier,
vers minuit et demie, par un temps clair eL une mer
calme, le capitaine de la J u"on, de la Compagnie Fraissinet, faisan t rou te sm /.1 a l'sei Il e, apel',ut par le Il'avers
des bou ches de Bonifacio les sign aux de détres,e d'un navire; que peu après la J unon fut accos tée pal' une embarcation , montée pal' le capitaine J(nuppel, commandant le
steamer 1r ulcan, lequel capitaine ex posa qu'i l ve nait d e
pel'dre son hélice pal' s uite de la rupture de l'arbre de
couche et demanda à être remorqu é jusqu'à Marseille ou
lout autre port 0(1 il pùt réparer so n avarie; qu e les condl tions furent longuemen t débattues entre les deux; que finalem ent le ca pitain e T(nuppel s'engagea ;\ paye r une somme
de 60,000 fr. pour prix du remorquage; que les accords inlen 'en us furent consla tés pal' écrit, à triple original, consignés el con tre-sig nés SUL' le livre du bord de la J unon; que
peu aprè" au moment où l'opération allait comm encer, le
cap it ain e Iinuppel remit au capilain e Paranque un document éCI'it en langue allemande dont ce derniel', LJu i n e
conn al ail pas ladite langue, se borna à donner un r écé-

' 9~' ~t\~d~·.

SUI' cell e questi on ce rec. 188:{, 2. 160, -

1887. 2. 29,

pissé; qu e le doc umen t tradu it plus tard il Marseille se
trouvait être une prolesla tion du ca pitaine Knuppel qui
déclarait n 'accepter les conditions du ca pita in e Paranqu e
CJu e moralem en t contraint par les ci l'conslances cri tiques
0(1 il se tlouvait, se réservant de co ntester et de faire arb itrer pal' le Tribuna l de comme rce de ~Iarseille le montant
de l'i ndemnité de sa uvetage;
Attend u que le V ulcan fut remorqu é sans autre iocide n t
j usqu 'au port de Marseille ; que F raiss in et et C', armateur.
de la Ju non, réclame nt a ujourd'h ui au capitaine Knu ppel
la somme de 60,000 fi'., montant du prix convenu ; que le
capitaine J(nuppel conteste la validité de l'engagement
pris par lui dans les conditions ci -dessus exposées; qu'il
s'en r éfère au Tribun al pour liser J'indemn i té qu'i l reconnaît devoil' eu principe;
Allendu que la convention fa it la loi des parties; qu'elle
résu lle de le ur consentemen t commun; qu'il n'y a point de
co nsent em ent valable , s' Ji a élê extorql1é pat' violence;

q u' il importe donc de rechercher, en l'espèce, si, comme le
prélend le capitaine Knuppel, le con~en tement par lui
do n né se trouve vicié pal' la violenCE mora le qu'll aurait
subie;
Atte ndu qu 'aux ter mes de J'al·ti cle 111 2 du Code civ il, i l y
a viole nce, lorsqu'ell e est de nature à faire impression sur
un e personne raisonna bl e et qu'elle peut lui inspirer la
crainte d'exposer sa person ne ou sa fortune il un m al consid érab � e el, présen t;
Attendu que les condi tions p révues par la loi dans sa
délinilion seraien t Téaltsecs si le Vu lcan, au moment
de la renconlre de la J unon. s'éla it trouvé exposé à
un danger de perdition, sin on immédiat e, du moins im min en Le ou méme prochaine; qu'il resu lt e, au conLl'a ire,
des Jeux l'apports de mer que le lemps élait rlair et la
me!' calme ; qlle le V ltlcau, dont l'accid ent venait ~l peine

ci e se produire , avait mis ses voiles qui pouvaienl l'aider

�( 45 1

( 4-\ )
dans une certaine mesure à gagner le porL le p lus voisin
des cO tes prochaines de Saroai gne ou de Corse; qu e ledi L
na vire se trouvaH d'ailleurs dans des parages très fréquentés et qu'à défaut du seCOUl'S de la J unoll , j ugé Ll'Op
onéreux, son capitaine pouvaiL fac ilement, dans la m ém e

nuit on dans la journée suivante, trouv er des conditions
plus avantageuses de remorqu age; qu 'aucun péri l imminen t eL certa in ne le COll Ll'aigna i t abso lumenL à accepter

sans délai les condiLions que lui IaisaÎL le capitaine Pat'anqu e; qu'on pent donc affirmer qu'en accepta nt ces condi tions longuement débaLtues, le cap ita il1 e Knnppel agissa it
en toute liberté d'esprit a u mieux de es intérèts; qne dès
100'S, le tribunal ne 8a ul'ait modi fl e l' nne convention légaI ~m ellt form ée et rédnire le prix convenu en Lre les parties;
Pal' ces motifs,
Le Tribunal condamne le capita ine Ii.nuppel à payer à
FraissineL et C' la somme de 60 ,000 fi'., montant des cau ses
de la demande ; avec intérêLs de droit e t dépens.

Du 22 oclob,'e 1889, - P rés., M. ARNAUD, ch, de la Lég.
d'IL - P I. , MM. COUVE ponl' Fraissinet e LC', ESTR,IN r. IN
pOlll' le capitai ne Knnppel.
COMMISSIONNAIRE DE THA NSPOnl'S . PAR ,JUSTICE. -

FAUTE. -

DËPO'l' NON OfiDONNÉ
ltE SPONSA IHLITÉ.

Le comm.issionnaÎ1'e de transports qui, 8!t?' le ,oe/us du,
d~8tinataù 'e de recevoù' une ma1'chandise, arn'es experltse, veut s'en d écharge1', doit en (aire o1'donnm' le
dép6t, et ne peut la "emettl'e lui-même à lUt tiers non

désigné pa,. j uslice,
S 'il vieHt à la "emett1'e à un t'ie,'s cho'l'si pm' Lui-même, il
demeure 1'esponsable des conséquences de cette ;",'égllla1'ué, notamm.ent au cas où le destinalaù'e se1~ait deIJ,erw, pw' là, i1'1'ecevable à P,'ovoque?' une exper,tise ci
1encon"'e de 80n vende",' e,"pédi!e",'.

( Mln'NAD I EH ET HOClI EllR UN CONTRE; VJLLEMI N LAFon r.E
ET CHEMJN DE l,'B H DE L' EST),

J UGEMENT,

Al:endu qu'Emile Meyn adi er a vendu et expédié à Vi ll emin Laforge, n égocia n t :\ Epinal, 50 balles de ri z dont il
réclame le paiement ;
At te ndu que J'ach eteur conteste la qualité de la marchandise eL concluL ,\ un e expertise;
~lai3 aLtendLl que ladite marchandise n'est pins aLljoLlrd 'hui en mains du Chem in de Fel' ; Qu'elle a été retirée de
la gare et doit être, [Jal' su ite, con forméme nt à la jurispru,lence consLan te du Tri buna l de céans, réputée l'eç ue par
l'ac heteur ; que la demande en experLise est, dès lors,
irrecevable;

Sur les fi ns en garantie de Vi ll emin Laforge con tre la
Compagnie déS ch emins de fer de l'Est:
Attendu que la demande en gal'antie est un e conséquence
direc te de la demande principale; qu'ell e présente avec
elle u ne connexité incontestable; que le Tri bu nal de céan s
en a été \'ég u li~ l' e m en t saisi ;
Au fo nd:
Allell d u qll e, SUI' le refus de la m arch andise pal' le destinaLau'e, la Compagnie défend eresse a faiL procéder à
Epinal à une expertise, conformémen t à J'arL icle lOG du
Code de com merce, de laquelle expertise il résu lterait que
l'a l'arie de la marchandise éta it antér ieu 1'0 au transport;
qu 'en sui te de ceLLe exper tise,la Compagnie de l'Est a remis
a m a rchandise en dépôL à des tiers non dé ignés par jus ti ce; qu'en ce faisant, el le Cl commis une faute lourde et
m écon nu le second paragraphe de l'article 106 du Code de
com merce qui édicte qne " le dépôt, sequ estre ou transPOlt de la mal'chandise dans un dépOL public, " doi t ètre

�( 47 )

( 46 )
'doun é ,' qU'1'1 ne lui appartena it pas de laire ce
. d. é pôt,
d
'b't'
ent
de
son
autorité
privée,
sans
auton
satlOn
al 1 rmrem
J
•
•
de
u
J. us t'!Ce,, qu e " par sa fallte elle a pI'ivé le destlllatau'e
.,
d
droit de contest0r la qualité de la marchandIse à 1 égal'
de l'expéditeur ; qu'elle lui doit garantIe pleI ne e t e ntIère
des déchéances et condamnations enCOUl'ues ;

01

rar ces motifs,
Le Tribunal sans s'alTèter aux lins reconven ti onnelles
pl'ises par Vi llemin La lorge, condamn e led it Vill emin
Lalorge à payer à Meynadier la somme de 1,303 fr. 33
montant des ca uses de la demande, avec int.érêts de drOlt
et dépens ;

c:

SUl' la demande en garantie:

D " 24 octob,'e 1889 , - Pr és ., M. A RNAUD, ch, de la
Lég. d' H, - P l., MM . MtCHEL pour Mey nadi er et Hoch eCOULON POUl"

Villemin Lafol'ge,

MM~L tONE pOUl'

le

Chemin de Fer de l'Est.

COMP ÉTENCE . -

NON COM MERÇANT. -

JUGEME NT.

Attendu que l'opposition de la ve uve Jogand Dardoin
e t de Jogand Dardoi n fil s en ve rs le jugement de Mlall t rendu
pal' le Tribun al de céans, le 20 aotH 1889, est l'égnli èt'e e n
la form e et faite en temps utile ;
Atte ndu qu 'Augie r et Siedbon r éclame nt la rés il iation
de la l'ente de leur fonds de COOlmel'Ce pal' eux raite le
3 aoù t 1889 à la veuve Jogand et Jogandfi ls;
Que ces der niers concluen t à l'incom pétence du Tl'ibunal de commerce, la veuve Jogand et Joga nd fil s étan t non

commerçants;

Déclare Vill emin Laforge recevable en la forme dans sa
demande ; all fond , condamne la Compagnie du Chemin
de [1er de l'Est à relever et ga rantir Vi llemin Lalorge du
montant des condamnations ci-dessus, en principal, intérêts et Irais; hvec dépens actifs, passifs e t de la gal'antie .

brun,

( A UGIER ET S I EDDON CONTn E VEUYE JOGANO).

ACHAT D' UN FONDS

DE COMMERCE .

Le non comme,'çant qui t" aite de l'achat d'uil j'ollds d e
comm erce, j'cdt par là méme un acte de com.m.e1'ce el
est, à 1'ai8o,l de cet acte, jU8ticiable de8 T ,'ibunau ,l'
cQII8ulail'es ,

Que, de plus , Jogand fil s, é tan t mineur, non a utorisé à
raire le comm erce d'après les règles prescrites pal' l'article
2 du Code de commerce, dema nd e, pOUl' ce qui le concem e,
la nu ll ité de l'engagemen t pris pal' lui ;
Atte ndu que, en traitan t de la cession de la fab riq ue de
boissons gazemes, avenue d'Arenc, l'B, à Marseille, les
parties ont fait un acte vérilitbl ement commercial, l'obje t de
leur;; accords é tan t un fonds de com merce; que c'est le
l'aractère co mmercia l de l'engagement qui entraine la
COOl pé tence ;
Que, relative ment à la ve uve Jogand , le T r ibuual de
co mmerce est compétent ;
Helativeme nt à Jogalld fils :
Attend u que ce dem ier est mine nr, non autorisé il faire
le commel'ce ; que les engagements pris pal'

li Il

mineuL'

son t entachés d 'une nullité relative, c'est-il -dire que l ui
seul peut se prévaloit' de cette n u ll ité et qu e l'i nacco mpl issement d ' une seu le des conditions im posées pal' la loi,
entratne la null·ité de l'engagement ; que, d'autre part, la

�( 48 1

( ',9 )

_'
t
de la mère parLie au COIH1'at, ne valide pas
"gna u r e ,
fil d' •
l 'eDga~ement pris pal' son fils; que Jogand 1 s, Olt etre
O
pl'lS pal' la
, bo de
DUS
rcause
s , mais que l'en"agement
0
.
veuve Jogand doit sortir son plein et en tIer elfet ;

pal' J ogand Dardoin fil s; le met hors d'instance et de pro cés; rétl'acte et annule, de ce chef, le susdit jugement de
défaut;

Au foud:
Attendu que la veuve Jogand et Jogand fi ls devaient
prendre possession dud it londs de commerce le 5 aoùt '1889,
contre le paiement comptant de la somme, de 1,748 fI' ,
35 c" montant des mal'chandises lIlVentol'lées, comm e
aussi reme~tre au concluant la somm e de 10,000 Ir, en
billets en représenl ation du prix d'achat;
Attendu que, malgré une mise en demenre régulière, les
consorts Jogand u'ont ni payé la somme exigibl e, ni pris
possession du fon ds;
Attendu qu'Augier et Siedbon réc lament la rési liation , il
leur profit, de ladi te vente, et que le jugement de délaut,
dont est opposition, leur a accordé 5,000 fI', de dommages-intérêts;
Attendu que la résiliation de la venle intervient pal' le
fait de la veuve Jogand ; que, pal' suile, il y a lieu dc ce
chef d'attribuer des dommages-in térêts aux sieu rs Sied bon
et Augier, mais que le Tl'ilJunal estime que la somme
accordée dans le jugement de défaut es t excessive et qu'il
J'a lieu de réduil'e à GOO fr. l'inclemnilé de résiliation;
Par ces motifs,

Le 'l'l'ibunal l'eçoit en la form e la veuve Jogand Dardoin
et Jogand Dardoin fils en leur opposition envers le jugement de défaut, rendu par le 'l'I'ibunal de céans le 20
aoùt 1889 ;
Déboule la veuve Jogand de ses fins en incompétence;
Et statuanl SUI' le fond , déclal'e nul l'engagement pris

Confirme le susdit jugement de défaut en ce qui conCerne la veuve Jogand, en rédllisant toutefois à la som me
de 600 I,', l'a llocation desdommages-inté\'êts, pour r és ilia tion de la vente dont s'agit, il laquell e la veuve Jogand doit
être condamnée au profit d'Augie\' et Sied bon ;
Condamne la veuve Jogand à tous les dépens,
Du 25 oclob,'e 1889, - P rés" M, COUVE, juge. - P l"
MM, BOREL pOUl' Augie\' et Siedbon, PIJOTAL pOUl' veuve
Jogand ,

AHOnOAGE. -

RAPPORTS CONTHAOICTOll\ES . -

DORo. -

ROUTE CONTINUÉE. -

VUE PAR TR I -

FAUT!!:.

En cas d'abo,'dage et de contradiction ent,'e les deux rap port8 de

1net', on doit teni?' pOUt' VI'aies les allégations
de celui qui indique en tennes précis la position le
moment où l'autre navù'e a été ape1'çu, la r oute sui 1

'vie, le poinl el le momenl exacl dt&lt; choc, préférable m.eH! aux allégations de celu'i qui, donnant la situation d'u ne maniet'e apP"oximative, ne dit ,'ien des
auh'es points ci-dessus.
Le capitaine d'un vapew' qui, ayant vu

1n'/.

aut,'e

vape,,,' par 1,'ibO/'d, ne s'esl pas éca,'lé de la ,'oule de
l'au"'e (règlemenl du 1" seplemb,'e 1884, m't, 16), el
qlli l'a ab01'dé, ne saut'ait ,'eproche1' ci: ['ab01,dé d'auoi"
suivi sa ,'oule sans en dévier et d'auoù') 11a1' ce dé(aut
de manœltv,'e, été caltse de l'abo1'dage,
Les disposilions de l'a,'liele 23 de ce ,'èglement, Q1'do/! nant de teni?' compte des circonstances pa1'h'culiè1'es
qui peuvent (m'cel' cl s'éca1'fel' des 1'è[jles prescrites, ne

l ' p, -1890,

4

�( 50 l
, '1 as !Jtre alléguées pou,' atténu." la

et c ,
.'
d l' 't'
Peuvent, en pa.
. p'.l't. l'abord em' en vwlatlOn e m t(aute comm1.se
cie 16.

(CAPITAINE MANCINI CONTRE CAPITAINE KLEIN).
:ious avons rapporté dans ce recueil (1889. 1. 202) le j ugemen t l'en d li dans cette affa. ire pal' le TrIbunal de coo1O1 erce de Marseille, le Il avrd 1889

( :; 1 )

Toute(o is, celle déchéance n'est pas d'ordre public et les
juges peuvent "'ouver dan s les ao'i S8ements des parties

la p,'euve qu'elles y ont tacitement "enoncé,
Cette "eno ncia fion tacite peut résulte,' notamment de ce
(ait gue le consignataire, après })Qu1'Pœr lers avec le

capitaine et ,'emise d'une (a4,ure établissant la valeu,'
d u m.anquant, n'a payé su t' le (ret qu'un à-compte laissant en tre ses 1nains une somme à pe u p 'rèS égale au

montant de cette (actU1'e,

Appel par le capita ine Mancini.
(CAPITAI NE HOLL&gt;JA N CONTRE SIMON) ,

ARRtT.
Adoptant les motifs des premiers juges,
La Cour confirme,
Du 1.2 novembre 1889.- COUI' d'Aix (1" Ch .). - P rés. ,
M. HUBEN DE COUDER, 1" prés. - M. GRASSl, av. gén. P t., MM. RIGAUD pour l'appelant, ESTRANGIN (du barreau
de Marseille) pour l'intimé .

Nous avons l'apporté dans ce recueil, 1889, 'l , 23 7, le jugemen t rendu dans celte aflaire par le Tribunal de com merce de Marseille le 9 mai 1889 ,
Dansce jugement le capitaine était débouté de sa Hn de
non recevoiI' par des motifs de fait et aussi et surto ut par'
des motifs de droi t contraires à la jurisprudence établie pal'
la Cour de cassation, dans son arrêt du 13 février 1889,
Appel pa l' le capitaine,

FlN DE NON RECEVOIR, - DÉFICIT, - RENONCIATION.
-

POU RPA RLER S. -

La Cour a réfo rmé les motifs J e droit ; mais elle a conÎJ rmé le ju gement pal' les motifs de fait;

ApPHÉCIATION EN FAI T .
A RRÊT.

La fin de non recevoi?' édictée par les adicles 435 et 436
du Code de comme1'ce pour le cas d 'avar1:e li la mar -

chandise transportée, est applicable au cas de déficit,
Dans ce dernier cas, le délai de vingt-quatre heures dans
leguelle destinalaù'e doit protest er, commence à couri?du moment où la liv,'aison, (Ilt-elle incomplëte, a été

terminée ( 1).

(1 ) Voy. l'indicalion de la jurisprudence en note du jugement .

LA COPR ,

Considé l'ant., en droit" que l'article 43 5 du Code de commerce pa l' la généra lité des expressions . dommage arrivé
;\ la marchandise" comprend tout aussi bien le manquant
dans la livraison que le dommage provenant de la détérioration;

Considérant que la fin de non ,'ecevoir qu'il édicte dans
l'i ntérêt général du comm erce maritime, peut être invoquée, qu e l'action soit fondée SUI' une avarie, ou qu'elle ait
pour ca use une perte part ielle de la mal'chandise; que,

�( 53 )

( 5'2 )
dans ce dernier cas, le délai légal appar tenant au destinata ire pour fai re 5. protestation commence à counr a u moment olt la livraison, fùt- elle i l: compl~te, a été ~e~~tIl ée;
mais qu o la déchéance dont il s agIt n est pas d oidl e pu blic; que les pal'ties peuvent y renoncer expressémen t ~,lI
tacite ment ; qu 'il est vra I que ce ~te renon CiatIOn ~e se pl esume pas fac ilement ; q ll 'el ~e doit rés uller d act~s, de
démarches ou de pourparl ers Impliq uan t nettement 1 abandon la volonté de ne point se servir du mo yen de dé,
d '
cMance fourn i par la rigue ur du l'Olt ;
Considérant qu'en fai t, le navire Glengoel, capitaine
Hollman est arrivé à Marseille, le 29 septembl'e 1889, porteur d' m; chargement de 45 ,258 balles d'arachiùes pour le
compte de huit destinataires ; que le débarquement, était
commencé le 5 octobre et rapid ement m ené à fin ; malS que
le factage et la livraison n'é taient enti èrem ent terminés
que le 18 du même mois ; q ue dès le 7 octobre le Glengoel
avait repris la mer el était repar ti so us le commandement
de sail capitaine, pour une nouvelle expédition ;
Considérant que le départ de Marsei ll e avait obligé le
capi taine de faire choix d' un représentant pour l'achèvement des opérations de liv raison et le règlement du fret;
qu e le représentant, ainsi que le démontrent les document s
versés aux débats, n'était autre que le courtier Budd ;
Considérant qu'apl'ès débarquement, un manquant de 292
balles a été constaté et reconnu;
Considérant qu 'il im pOl'te peu que les balles aient été
marquées ou non , que le déficit ait dù être reporté SUI'
tous les desti nataires au prorata des quantilés de chac un ;
qu'en fait, la lotali té de la perle a été portée à Fran ço is
Simon qui l'a ac~ept ée; que des prem iers a~ i ssem ents des
parties, se révèle celte intention bie n nett e que l'imputalion du manquanlne devra pas êtl'e su bie sans compe nsation ; qu'en elfet, à la date du 1" octob re, a'ors que le ca pi-

tain e Hollman n'avait point quillé le pOl't de hl arseill e, ce
n'est pointlou t le fl'el gui a été payé, mais seulem ent u n6
so mme de 40,000 Ir. sur cell e de 45,963 fI'. 15 c ; ~ u' un e
retenu e est opérée pal' Si mon ; que cetle retenue n'a d'a utre but qu e de le couvrir du déficit ce rtai n, sau r règlemen t
ulté ri eur ; qu e Budd continue les mêmes el'l'emen ts ; qu e
la renonciat ion à se prévaloir de la déchéance de l'article
43 5 est encore plus clairem ent affirmée pal' le règ lement
opéré pal' Bud d à la date du 29 octobre; qu e ce l'èglement
n'cst qu e la consequence et la consécration de la retenue du
fret; qu 'il ne se comprendrait pas et sera it sans utilI lé s'i l
n'avait pas dû, dans l'inten t ion des panies, verse r la déd uction du reliquat l'estant li payer ; qu e Budd n'a pas dépassé
la limit e de ses pouvoi rs; qu'l I n'a fait qlle s uivre une opéra tion comlll e ncée par le capitai ne et t il'el' des acco rds
t"cilPS des parties les conséquences norm ales qn 'il s devaient produire; que la fac ture du 29 octobre a tout ter Illine e ntre les contracta nt s; qu e le com pte il liquider SU I'
le fret ll 'est plus qu'un calclI l arithmétiq ue; que le capitai ne re présente lesarm ateurs pOUl' tout ce qui est l'elat if au
fl'et ; qlle le I,.,glement int el'ven u en tl'e le cour tier Budd et
Si mon leur est opposabl e, a u mème t itre qu'au capitaine ;
qu e Sim(,n ne s'est pa l'é SU I' le fl'et de la valeur du m an qu ant CJll'en vertu d'accords réguliers qui ne peuv ent plu '::)
èll'e l'em is en question ;

Pal' l;es mati fs,
Con firme le jugement dont ei&gt;t appél, avec am ende et
dépens.

D u 5 novemb,'e 188 9. - Cour d'A ix ( 1" Ch, ) - P res .,
N . RUOEN DE COUDER, 1" pl'és , - P I" AIhl , DEUIIUE (d u
barreau de Paris) e l AunA",

�( 54 )

FAILLITE . MERGE. _

( 55 )

QU,'L I TÉ DE COMMEnçANT, SOClÊTÉ. -

DE PUB LICATlON . -

CESSATION DE . COM DISSOLUTION AVANT TERME. D EFAUT

SOC I ÉTÉ ANONYliE . -

AOMIN ISTRATEUI\

DÉLÉGUÉ,

Le dé(aut de publication de la diss~lution. d'",~e société
avant te,'me, ne peut profiter q" aux /ters mtéressés
qui auraient à {aire valoir queLq1.le engagen1,en,t P"l,S
enve1'S eux, ulté?'ieu1'ement, au nom de cette socIété.
Il ne salirait être utilement opposé, au cas où il s'agil de
sat;oir si un memb1'e de cette société a ehectiven-œnt con
servé la qualité de commet'çant posté,'ieuremelll à cet/e
dissolution,
En conséquence, s'il est démon/,'é que la société a réellemellt pris fin à la date indiquée, et que (un de ses
m,embt'es n'aplus) des lors, (ait le com1ne1'ce, la quali fication de commerçant doit cesser de lui éb'e appliquée,
malgré le dé(allt de publication,
Et, pa" sllite, il ne saurait étre déclm'é en (aillile à ,'aison
des engagemenls conlraclés pa,' lui depuis lors ,
Les administralell"s délégués des "ocié/és anonymes
commerciales ne sont pas commerçants 1 et ne peuvent,
dès lors, éh'e déclm'és en (aillil e,
( BANQUE I NDUSTRIELLE CONTI\E Homs MonAND),
J UGEMENT ,

Attendn que la Banqu e commerciale et industrielle a
prêté, le 2 1 juin 188 1, une somme de 405,000 fr" qui Illi
é tait demandée par divers administrate urs du Comptoir
général de Commission, au nombre desquels était le sie ur
Amédée Morand; que c'est en cette qualité que A, Morand a
été l'un des emprunteurs solidaires',

Attendu que ces 405,000 fI' , étant ven us à échéance définitive le 1" juin 1882, n 'on t pas été remIJolll'sés;
Uue A. MOI'and est décédé à DOUl'gne ITar n), le 5 septem bl'e 1884, et q ue la Danq ue com m el'cia le et induslrielle a
demandé sa déclaration en état de fai llit e le 6 septembre
1885, c'est·à-di re à la limite extrême du déla i d' un an
p rév u par l'a rti cle 437 du Code de com merce;
Que la demande est donc recevabl e; ma is qu 'il s'agit de
sa voil' ,i , a ux dates des 27 jui n 188 1 et 1" jui n 1882, le sieu r
il , Morand avait ou non cessé le commerce, s'i l était ou Ilon
commerçant; que la faillite, en effet, ne peul être prononcée q u'à rencontre cl' un commerçant;
Attendu qu e, d 'a près la Ba nque demanderesse, le sieur
A. MOl'and n'aul'ait ,en fait,l'éellement ce sé lout com m erce

qu'à la date du 7 seplembre 1882, époque où il a quiLlé
Marseill e et s'est définitivement retiré dans le Tarn ; qu'elle
so utient quejuEqu'ù cet te da te A, Mûrand a été comm erçant à Ma l'sei ll e, so it pour son propre compte personne l ,
comm e com missionna ire en mat'cha ll dises, so it comme
membl'e de deux sociétés ayant cbanlé sous le nom de
Morand et C', et de Fabre, Morand et C· ;
Attendu qu e A. MOI'a nd , en effet, a élé membl'e desdites
deux sociélés; ,
Mais que la soc iété Morand et C' a été dissoute le 18 mars
188 1 ;

Que la sociélé MOI'a nd, Fabre el G' a également disparu à
la da le du 1" février 188 1, e t qu'à parti,' de cette dern ière
date, la société Morand et C· a cédé la silualion commel'ciale au Comptoi;' de comm ission, dont Morand est devenu
admi nistraleur délégué; qu'i l a conservé cetl e qualité jusqu'au 6 a vril 1882;
Aliendu, il est Ha i, que les deux soc iétés dont s'agit n'on t
pas élé p u bliées, quant il leur disso lntion, avec l'accom-

�( 56 )
plissement de toutes les formalités ri goureuses imposées
par la loi ; mais que cette 1110lJservatlOu, à laqu ell e la, 101
attache la peine de nullit é , ne peu t profiter qu 'aux tIers
intéressés qui auraient à faÏI'e valoir qu elque engagemen t
pris envers eux nltériel1l'ement, au nom de ce tte socIété;
mais que tell e n'est pas la situa t,ion de la Banqu e demanderesse ; qu'elle ne se prévaut de cette inobserva t ion que
pour en tirer, à l'encontre de Morand " un e , PI:éSo~p t~ on
qu'il aurait cont.inu é à être commerçan t Ju squ à 1 explratlOn
du terme desdil es sociétés ; mais qu'il ne s'agit pas d 'innigel' à l'un des associés négli gents un e pé nalit é e n le soume ttant à une obligation qu elconqu e ; que la présomption
dont la Banque demanderesse se prévau t, ne sa ura it :mppléer la preuve nécessaire du fai t matériel en question, à
savoir que Morand a été réelleme nt et effectivem e n t commerçant jusqu'en '1 883 ;
Attendu que cette pl'euve la Banque défenderesse ne saurai t la tirer de la qu alifi cation de commerçan t qui a pu
être donnée à Morand da ns qu elques actes ou procédures ;
que cette qualification n'émane pas de lui , m ais d e tiers,
et ne peut , dès lors, ê tre prise en la m êm e considéra tion
que s'il l'avait prise lu i-mêm e; qu e cela ne pounait avoir
qu elque impor tance et qu elqlle force probant e que s' il étai t
relevé contre Mùrand , sinon une série d'actes co:umerciaux,
au moins quelques-uns effectu és par lui dans la période Ol!
l'on prétend qu'il aurait contiuué le commerce; qu'aucun
acte ayant le caractère comm ercial n'a p u être nOIl seul ement démontré, mais même signalé ;
Attendu qu e la seule indication a pparent e que fo urni rait
la demanderesse,serait le paiemen t d'u ne patent e payée par
Morand pour un m agasin r ue de la Paix, et sa qu ali fica ti on
de commissiounaire en m archandises par l'admiuis tra-

tion ;
Mais que, d'après les éléments contraires des débats, i l
est constant que la la patenle dont s'agit n 'était pas person-

( 5ï )
nelle à Morand ; qu 'en effet, une rédu ction a été accordée
au sy nd ic de la fa illite du Comptoir général de comm ission , sur cette pa ten te; d 'où la preuve nécessai l'e q ue le
bail de la rue de la Paix do nt s'agit était à la charge de ce
Comptoir , e t que Morand n'a pas pu être le débite ur db'ect
et pe rsonnel, m ais si mplempnt fi gu rant en sa qu ali té d'ad ministrate ur délégué ; qu e, dès lors, conséqu emm ent, la
qu ali fica tion de comm issionnaire en m archandises ne peu t
avoi r été donn ée à Morand qn e pa r s uite d' u ne fa usse a ppréciation de sa situ ation et de sa quali té vérit ab le ; qu e la
preuve, s ur ce point , écha ppe donc e ncore à la demandel'esse;
Att endu qu 'il ne reste donc pl us à cell e-ci qu e de se l'attach er à la qua li té d'admini strateur délégué q u'a eue Murand jusqu'a u 6 av ril 1882 ; m ais q u'i l ne sama il,en cette
simple q uali té, être ré pu té avoir été comm erçant ; qu ' un
admi nistra tem délégué d' une société , ta nt qu'i l s'est tenu
à ces fonctio ns et n 'a fa it, en fa it et en de hors, auc un co mmel'ce, n 'e~t IJas un comm erçant ; qu e cela résulte d'une
m ani ère ex presse de la loi du 8 décembre 1585 qu i, après
avoir parl é des comm erçan ts , classe encore, pal'mi les
élec teurs, les administra teurs de sociétés ; qu 'ell e ne les
comprend don c pas parm i les comm el', ant s, par l'effet seul
de le urs fon cti ons;
Atte ndu qu'il est fi na lement req uis par la dem and eresse
un sursis à stat uer SUl' ses li ns en déclaration de fa ill ite, jmqu 'après l'an ét de la Co m de Paris il laquell e est déflirée la
question de nu llité de la Société com merciale de France
(Co mp to ir de comm ission) et de la res pon sab ilité de ses adm inis trateurs, dont Morand faisa it parti e;
Mais q ue, qu ell e que puisse étre l'issue de l'appel du j ugem e nt déféré à lad ite Cou r, les décis ions intervenues ou à
interven ir ne sauraien t le concel'l1er ; qu'en l'état de son
décès a ntérieUl' , il n'a p u être pa l,tie dans le ju gement don t

�\ 58 )
est appel e t ne l'est pas à l'al'l'ét u ltérieur; que, dès lors,
le sursis demandé doit étre repoussé ;
Attendu qu 'il sui t de ce ([ui précéde, que Morand n 'était
plus commerçant au 27 juill 188 1, jour oi! il a pris l'obli.
gation des 405,000 fr ., et au l" ju in 1882 jour de l'exigibilité définitive;
J'al' ces motifs,
Le TI'ibunal déboute la Banque demand eresse de ses tins
et conclusions, avec dépens.

Du 26 août 1889. - P rés., M. AnNAuD, c h . de la Lég.
d'Ho - Pl. , MM. MICHEL pour la Banqu e industriell e,
Femand ROU VIÈn.E pOUl' les hoirs Morand.

COMMISS IONf-'A IR E DE 'fRAN SI T . -

A SSURANCI::. -

A BSENCE

D'ORDRE EXPRÈ S.

L e commissionnaire de t?'ansit n)est tenu. de (aù'e assw'el'
la ma,'chandise que s'il en a "eçu l'ol'dre exprès (1).

(MARIE MOIIEAD E'r C" cON'rIlE [lANTON O'AUOON).
J UGEMENT .

Attendu que l'opposition de Fanlon d'Aud on au jugement de défa ut du 10 avril demiel' est réguli ère en [a
{orme et faite en temps utile ;

\ 59 )
à Marseille, le mandat de recevoir onze caisses tomates
pOIll' les faire parvenir au sieur Thierry Cu lon , il Looch'es,
par la voie des Messageries Maritimes;
Attendu que MaI'i e Moreau et C' ont exécuté leur mand a t
et fait l'expédition commandée; qu'aujourd'h ui, d'Audon
prétendrait les rendre responsables de ce fait que le destillalaire de la marchandise, à Lond res, l'a re rusée par le
m otif qu 'ell e sera it avariée par l'eau de mer ;
Attendu que les com miss ionn aires de tran sit ne peuvent
è tre responsables, en prin cipe, pas plus qu e le transpor teur , des avaries dues il une fortun e de mer; que, d'autre
part, les mêmes comm issionnaires de transit ne sont lenus
defaire assurer la marcbandise qu e sï lsen ont reçu l'ordre
exprès ; qu 'aucun ordre de cette na ture ne fi g Ul'e dan s les
instruc tions données par l'expéd iteur ; qu 'e n l'éla t, Mari e
Moreau et C' sont dùm ent fond és à réclam er le pa iement de
le urs débours et commiss ions et à repou sser les fin s l'econventionnelles de Fanton d'Audon ;
Par ces mo tifs,
Le Tribunal reeoit en la forme Fanton d'Audon en son
opposition au j ugement de défaut du 10 avri l dernie r ; au
fond , sans s'arrêter a ux fins reconvention nelles prises par
l'opposan t , con firme purement et simplemen t ledit juge ment, avec plu s grands dépens.

D u 4 novemb,'e 1889. - P rés. , M. LAPIERRE , j uge. PI ., M. HOR NDOSTEL ponr Fanton d 'Audon .

Au fond:

Atlen.d~1 q ued'Audon, négociant il lliot (A1pes.Maritimes),
a donne a Mane Moreau et C', commiss:onnaires de transit

VENTE. -

HEPR BS ENTA NT . -

MO NTH E . -

ECH ANTI LLON.

On ne sam'ait qltali/ier échantillon les }Jetites parties de
m,œl'ch and ises gue les maisons de commerce confient li

(l ) VOl'. COllf. ce rec. 1880. 1. 301.

Le u1's l'ep l'ésentan {8 à titTe d e m.ontl'e, p OU l' (aciliter
Lew' mandat.

�( 60 )

Un marché ne pe"t donc él,.e ,'épulé fail su,' échanlillon
pa,' cela seul qu'il esl conclu su,' le vu de ces pa,'lies
de mm'chandises où le vend.,,, , n'a poinl apposé SO&gt;l
cachet,
Un "ep" ésentonl

éfla,'d, pm' S011

au cu n pouv oir P OU?' supplée,', à cel
p,'op,.e cachel, ci celui du vendeu,',
11 'a

('l'EISSEIRE

ET

C' CONTRE MONJARDET),

JUGEMENT.
Attendu que 'l'eisseire el C' , négociants il. Mar~ei ll e, ont
vendu et expédié il Monjardet, négociant à Auxel'l'e, tl'ente
sacs raisins secs de Basso rah , marqu e Pacha ; q ue l'achelelll'
contestant ta ,'aleur de la marl'.han dise, il ya lieu de faire
pl'océder à une expertise préalable;
Attendu, en ce qui concern e le mand at il donner à l'expert, q'le le défendeu l' ne saurait prétendre que le marché
ait été fait sn I' échantillon da us le sens que la jurisprudence comm erciale attach e à ceLle expression ; qu 'on ne
pent donn er cette qua lillcat ion aux petit es parties de ma rchandises que les maiso ns commerciales co nflent à leurs
représentants, à titre de montre, pour leur facil iter lem
mandat ; qne pour qu 'il en fli t autremen t, il faudmit qu'il
y elit eu prélèvemen t contradictoire d'échanLi ll on dümenl
cacheté pal' les vend eurs enx-m êmes ; qu e le représen:ant de ces derniers, à moin s d'un mand at exprès à cel
effet, n'a point quali té ponr su ppl éer pal' son cac he/. il. ce lui
des vendeurs et, pal' snite, pOUl' donner à l'échantill on la
force p"obante et authentique ;
AUend u, conformément il la j nrts prndence constante,
que l'expertise doit être fa ite au lieu de la livraison, soit ,
en t'espèce, à Marseille ;
Par ces motifs,
Le Tribunal , préparatoirement , nomm e M. Ernest Dul'ante, expe!'t, à l'effet de, serment préalablement prêt.é en

( 61 )

mains de hl . le Président, vériGer la marchandise en li tige,
dire si elle est de qu alité marchande et de recette, con .fOl'm e aux accords des pa!'ties; dépens ,'éser vés ;
Commet ro!(atoirement M. le Pl'ésident d II 'l'ri bmlal de
commet'ce d'fluxelTe à l'effet de désigner une personn e
chal'gée de prêlevel' des écha nLillon s de la marchandise et
de les expédier dtiment cachetés à l'ex pert susdés igné à
Marseil le.
D u 5 1l0vemb,'e 1889 . - P,-ès , , M, LAPIERRE, juge. _
Pl" J\IM, Camille PI&lt;LISSIER pOU/' 'l'eisseire et C', Stan islas
GIRAUD pou r iIlonjarciet.

COMPÉTEN CE . -

su n HE QutTE .
-

EXPERTI SE AM1ADLè:. -

-

TI ERS EXPERT NOMMÉ

PRÉSIDENT DU TRlD()NAL DE COMliERCE.

TAXE.

Le P ,'ésidenl du T,'ibunal de commel'ce est compélonl
pOtt?" taxeJ' les honoraù'es d 'un tie?'s expert nomm.é pa?'
lui, sur la 1'equéte des pat·ties, pou?' dépal·tagel' d eu:c
IJW' elles à L'amiable.

exepeJ·ts nommés

(ALDANÈs CONTRE LE1'Z),
J UGEMENT.

Attendu qne les deux experts choisis pal' Albanès et la
Compagnie la Foncière pOUt' le règlemen t des dom mages
ca usés pal' l'incendie dont le premier a été victime, n'ayant
pu s'entendl'e sur le choix d'li n tiers expert, ont dit
ad resser requêle à hl. le Président d u 'l'l'ibunal de céans,
pour la désignation de ce tiers expet't ;
Olle, sur une premi ère désignation fa ile pal' ce magistraL
et cont es tée devant le Tribunal de céans et la COllr d'ap pel

�( 6'2 )
en la personne d up,
sieu!'
0 '
.
du ressort, une Seco n ~ e désicrnatioll
Lelz, a été faite par nouvelle ordon nance de M, le
dent en date du 12 décembre 1887 ;

l ésl-

a exécuté le mandat à lui confl é, a
Que ce t 1' el'", expert
•
d T 'b
déposé son rapport le 16 mars 1889 an ,g r~lTe u ,rI. ullal
lad e céails e t a req uis laxe de $es honOJalles
d' et fIaIS,
'
qnelle a eu lieu par ordonnance du 18 mars lt mOls;
Attendu que le sieu r Albanès a fa it opposition ~ cette
ordonnance et en demande, devant le 'l'I'lbunal , la l'eU'actation et l'annulation comme incompétemment rendu e;
Que, d'après le sieur Albanès, la juridiction civile
seu le serait appelée à app l'écier et à fixer, les hono ·
l'aires et débours dudit bers expert; que celuI-c L, en effet,
n'aurait eu à remp lir, en réa li té, qu'un m andat amiable
dans une expertise organisée par les pal,ties suivant un
compromis signé entre ell es le 2 jUill '1 887, nomma n t deux
expertsamiat,les, auxquels pouvoir était donné de nommeL'
eux·mémes un tiers expert; que, fa ute de s'ent endre sur le
cho ix de celu i·ci, ils ont dû, s uivant les prévision s du corn·
promis, s'adresser à M, le Président du Trib una l de céans,
sans que le caractère amiable de la tierce ex pertise à effec·
tller en fùt modifié et q ll e l'affail'e prlL un carac tère judicia ire de la compé tence du Trib unal de commerce de
céans;
Attendu que si le débat entre Alba Jl ès e t la Corn pagnie la

Fonc;','e n'était point effectivement porté devant le Tribunal de céans, et si ce n 'est qu'incidemment que le tiers
expert a dù être désigné par M, le Président, ce magistrat a
exercé ce droit de dési{;nalion compétemmen t pal' suite de
la volonté des parties intéressées;
Qu'i l a donc imprimé au mandat du tiers expert un caraco
tère véritablement judiciaire, auquel ledi t tiers expert il
nécessaireme nt attaché une im portance qui a dù déterm iner son accepta tion;

( G3 )
Que ce n'é tait p lus, en effet, avec les pa"ties ell esmêmes qu 'il devait co m pter a voir, à l'issue de son mandat,
à débattL'e le montant de ses honoraires, mais qu'il devait avoir à s'en l'apporter , quant à ce , à J'appréciation du
magisLl'at de qui il tenait sa nomination ;
Qu'il avait cl dresse r, à re mettre et à déposel' son raopal'! a u greffe du Tribuna l de céans et que, d'après les dis.
positi ons fo rm ell es de J'article 319 du Code de procédure
c ivi le, c'éta it a u pieù de la min u te de ce rapport que la
taxe devait e n être fait e par M, le Président;
Qne le tiers expert, en acceptant son manda t, ne pouvait
ignorer le droi t qu'il aurait de faire taxer ainsi son ,'appo,'t ;
Que les parties e ll es-mêmes ne pouvaient ignorer ce
d,'oit et qu'elles n e peuvent assimilel' à un tiers expert directement choisi par elles ou par leurs deux experts amiab les, un tiers expert dont la désignation émane d' JIll mag is trat ~ q ui compétence élait ainsi donnée et qui, pal'
l'obligation faite au tiers expert de déposer son ,'apport,
ava it de par la volonté des parties et en exéc ution de la loi,
seu l, sous les ~' eux, le travail don t l'importance devait être
appréciée an point de vue des honorait'es eL débo urs;
Par ces moti fs,
Le Tri bunal déboute Albanés d e son opposition e nvers
l'ordonnance de taxe d u 18 mars 1889 ; confirme ladite ordonnance tant com me compétemment rendue CJue
comme bie n fond ée;
Condamne Albanès aux dé pens ,

Du 6 novemb,'e 1889, - Prés" M, AnN&lt;rD, ch , de la
Log, d' H, - P I., MM, nAn,'oLI pour Albanès, P'.AT\'STAiIIAT\' pO\ll' Letz,

�( 65 )

( 64 )

E FFET DE COMMEnCE.
IRn ÉGUL IER.

-

-

BILLE'r A OIlORE . ENDOSSEMENT
I NEFF ICACITÉ A
SUPPLÉTI VE . -

"UVE
PR .a:.

L'ÉGARD DU SOUSC RIPT EU R.

Si le pOdelt1' d'ult billet ci ,QI'd/oc

CH

vertu., dlun endosse-

ment ù'rég ulic1'peut p?'OUVe1', pa?' ses l'tVI'~S Ott a ~.d1'e­
ment) qu'ü en a row·ni la valelt1', et se (au'e att1'tbucJ'
ainsi tous les d,'oils d'un tie1'S po1'teu',., en ve1' { 16 d 'tm
endossem.ent ?·egu.lier, ce n'est que dans ses rappO'1·ts
avec son endossew '.
Quand il se t r ouve, a u conl1'ai1'c, en présence du sous-

c,'ipte",', cette preuve est inefficace, et, fût - elle laite, il
n'en demeu1'erait pas moins passible d es except'tOns
que le souscriple",' pourmi/ oppos..' ci son cédant (1) .
( PIERRISNARD CONTRE BAUM.).
JUGEMENT.

ALLendu que Pierl'isnard réclame à Baume le paie ment
de deux billets so uscl'its pal' led it Bau me à l'ordre d ' un
sieur Pa ulin Crotte, éch1ls et non pro testés, dont i l est PO I'teur en vertu d'un endossemen t en blanc;
Attendu qu'aux termes de l'article 138 du Code de commerce, l'endossement il'l'égulier n'QPèl'e pas le transport de
l'effet et ne vaut que comme procuration ; que, par s uite,
en r es pèce, Pierrisnard n'a d'antres dro its e t actions à l'encontre de Baume, souscripteu r, que ceux de Paulin CI'olle,
son .:Mant, dont il doit être réputé le simpl e mand a taire ;
qu'il import e peu que PielTisnard fasse la preu ve de la

( 1) Jurisprudence aujourd'hu i co nstance. Vo y. ce l'ee . 1888. 1.111

valeur fournie par lui ; qu'il est de jurisprudence constante que cette preuve ne sa urait avoir d'effet qu 'entre
c haque partie e t son endosseur imm édiat, sans ê tre opposable aux tlel's tels qu e le souscripteul' ;
Atte ndu qu e Bau me nie fOl'mel lemen t être débiteu r de
Pau li n Crotte, dont il se prétend, au con tl'aire, lui - même
créancie r ; qu e le litige r éel existerait don c en tre Baume e t
Pau lin Crotte;
Mais attendu que c.e dern ier n 'é tant pas au procès, le
T ribunal ne saurait utilem en t statuer à cette h eu re; qu'il
y a lie u d 'o rdon nel', à titre de meSUl'e préparatoire, la m ise
en cause dudit Paulin Cl'Otte pal' la pal'lie la plus diligente;
Par ces motifs,
Le Tribunal dit et ordonne que le sieur Paulin Crotte,
bé né/ici. ire des billets en litige, sel'a mi s en cause par la
partie la plu s diligente, sUI'soit à statuer au fond ; dépens
réservés.

DL&lt; 14 n ovem b"e 1889, - P ,'és., M. PALAIS, j uge . Pl. , MM. LeGRt pour Piel'l'isnarrJ, COH1'IClll ATO pour Ba um e,

CAPITA INE. -

E~IDARQUEMENT. -

SURVEILLANCE .

M ODE DE MISE A n ORD.

A moins de st1})'lt.lations eX}J?'esses, le capitaine, quoique
non charDé lui-mG",e de l'opération maté,'ielle de la
mise à b01'd d e la mal'chandise, COl1seJ'Ve tOI~jOltJ'S le
d1'oit de la sU1'veille1' da11s {in(él'~t de son arrimage.

Il p eut donc l'resc)'iI'e le mode d'embarq uemen t 9"'il j,,oe
le l' I,,s convenable dans cet intéré/.
Et l01"s même qu'une partie de sa ca1'gaison au'rait été
emba/'guée suivant un certain mode (pal' deux sabo l'cls à

ct la not e.

1" P . -

1890 ,

5

�( 66 )
, 1e droit de p"esc,,;,'e, pott&gt;' le
' ) '/ ' apasmoons
la (a'. " "en . , t d'embarquement (pa,' un seul
solde, "n mode d' (fél en
sabord) .
m s CON'rnE CAP ITAINE
,
(SOCIÉTE DES ANCIENNES 1 UI LEn '
LunOANo).
J UGEMENT,

1 navire ilali en TeJ'esina, capitain e LuALiendu que e
l' la Société demandereRse pOLll" pren brano , a été affrélé pa
'Ies et briqu es po ur La Plata,
dre un chargement d etuI
moyennant un fret détermIné;
"
. · t se Caire par les SQIll S et aux
Que le chal,aement de\r al
.
o
à
'
'1
était
accordé
cinquante
)oms
frais des affréteurs, qUl l (
. .

de planche reversibl es, dimanches exceptes ,
Attendu que ce chargement a été terminé le '12 novembre

courant;

. .

Q e les affréteurs se plai gnent d'avoi r perdu troIS jours
laI' u le fait du capitaine et lui ré",la';.'ent une somme de
~85 fI', en réparation du préjudice qUl ls prétendent avoll
éprouv é par ce reta rd dans le prompt chal'gement de la car·
p~;

.

Attend u que les accords verbaux des parties, tout e n laISsant aux chargeurs l'obligation d'efl"ect,uel' eux· mêmes .Ie
chargemen t, n'ont pas imposé au capita ine un mode spéCIal
de chargement;
Que, par suite, si à partir du jour de l'affrètement et jusque au 5 novembre, le charge~ent s'est effec tu ~, à bo~d d~
la TeJ'esina , au mo yen et d après le m ode d embalque
ment dit à deux mai ns, c'e~t-à-di re par deux sabords à la
fo is, ce n'est point en vertu d' une condi tion spéCiale et
prévue, mais parce que ce mode, convenant aux chargem s,
a pu, pendant les quatre jours dont s'agit , être conSIdéré

( 67 )
par le capitaine comme les facilitant et n'entrainant par
lui-même au cun inconvénient ;
Qu'i l a don c pu, à partit' du 5 novembre, se l'efuser à la
conti nuation de ce mode de chargement et exigel' que le
chargem ent ne s'eITectuAt plus qu 'à une mai n, c'est-à-d ire
par un seul sabo rd ;
Att~ n du qu'à moi ns de stipulations expresses le capitaine, q uoique non chargé lui-même de l'opération m atérielle de la mise à bord de la mar chandi se, conservait
to ujours, dans l'intérêt de son arrimage, le droit de Su r .
veille r cette opération et d 'apprécier le mode d'embarqu ement adopté, et que s' il y voyait des in con\'énients ou des
dangel's pour son animage, il avait le dl'o it de l'arrêter et
d 'en faire adopte r un a utre;

Que bien que le capita in e n'ait pas motivé son refus de
laisser contin uer le chargement il deux mains, il ,,'a fait
qll 'exercer un droit qui lui appal'tenalt, du moment
qu' il)' recon naissait des inconvénien ts dont 11 était l'appréciate ur au point de vue de son contl'Ole et de son arrimage ;
Attend u, d'ai lleurs, que les chargeurs n'onl , en réalit é,
subi auc un re tard du fait du capitaine; qu 'en effet, pendant les qu atre jou rs qu'a duré le chargement à deux
mains, la moyenn e des marchandises embarquées n'a pas
été supé ri e ure, ni m ême éga le il la m oyen ne de la quallti lé
journali èr e embarqu ée dans la pél'iode du chal'3ementà U11e
main, et qu e, dans les deux cas, la qllantil é mise à bord a
toujours dépassé la moye nne que comportait l' usage pour
un navire du tonnage de la TeI'esina;
Par ces mo tifs,
Le Tribun'al met le capitaine Lub rauo hors de rause ;
dépens à la charge de la Société demanderesse,

�( 68 )

( 69 )

Du 18 ,lOvemb ..e 1889. - Prés., M. ARNAU D, ch . de la
Lég. d'Ho _ Pl., MM. ROUVI È~E po ur la Société des Tuileries, PtLISSlER pOU l' le cap ila llle.

La ll emand serait e n liquidatio n judi cia ire; qu e, par sui te,
i l ne remplil'ai t pas son obli ga tion de. payer le prix in lé g ral des ba ll es de h a l'icots ;

CON VENUE. PR OFIT D'U N
D~"ROGATION
COMPENSATION. ,
1
•
•
TIERS . _
Irœ HAcT ION AUX I\ CCORDS. - D EROGATION MAI NTENUE .

Les "égles de la compensation léga le :"in:éressan t pas
l'm'd" e p ublic, il esl permis aux pal·ltes d y db'oge,' .
L O" sque cetle dé"ogalion a été (ai le a IL profil d 'un tiers,
eUe doit so ..ti&gt;' ci effet et êt,'e ..esl'ecl ée même pa.' ceUe
des pa,·ties ci l'égard de qui l' autre au ..a,t m anqu é au"
conditi on s convenues .
( MICH EL CONTR E LALLE MAND Et'

J

CII ES~E LO:SG ) .

(: EME!'iT.

Attend u qne Chesnelon g avai t li Vl'é a u sieur Lall em and
une certaine quantité de ba ll es dé hm'icols d' un e valel1l'
de 1,736 fr. ; qu'ay an t lui-mê me beso in d' une cerlaine
qua ntité de ri z, il ses t adressé il La ll ema nd ;
Que celui-c i, ne disposant pas de la m arch and ise nécessaire, s'est adressé au sieur Michel. pOUl' qu e celui-ci la
.
livrAi au nom de Lallemand au SIe ur Chesnelon g, ma lS
après qu' il a été bien entendu e ntre Lalleman d e t Chesnelong qu'a ucune compe nsai ion n'am a it lieu e nlre les
'1 ,736 Ir. ci-dess us et les 1,350 Ir , valelll' des balles d e r iz;
Que ce n'est q ue en connaissa nce de cet accorù special,
qne Michel a liv ré les ba lles ri z à Ch esnelong,con l re endossement de la traile 10ul'l1ie sur ce derni er pa r La llema nd ;
Allendu que Chesnelong n'a pas accepté ladil e LI'aite el
refuse de la pa yer à Michel, pal' le m otif q ue le sieur

Atte nd u q ue la loi établi t, pal' sa seul e lorce , la compensation de de ux créan ces réciproqu eme nt du es ; mais q u~
celt e loi, fail e uniqu ement pour fix er une sit uation concerna nt des in té rêts simplem e nL pécunia il'es et particu lier5,
n' intéresse en r ien l'ordre pu bli c et peu t être écar tée par
la vol on té exp resse et formell e des pari ies; qu e, dans la
ca use, cette s tipula tion a ell lie u entre Lall ema nd et Chesnelong; qu'elle a élé la ca use détermi nan te de la livraison
pal' ~l lC h e l il ce dern ie r pour compte de Lallemand ;
Qu e, pal" suif e, Chesn elon g, soi t vi s~à~vi s de ce dernier,
soit au profit du liv re ur des riz don t il a vait besoin, avait
l'obl igation de payer il ce dern ier , ou soit a u porteur de la
Ira ite tirée pal' Lallemand, le m onlant de cet te marcha ndi se, sans pou voi r op poser de com pe nsation, ni exciper de
l'absence ou relus d 'acceptation de la traite;

Qu e Chesnelon g, en effe t, ne p OtlVa i L s'y refuser, en aya nt
en ses ma ins la p rovision spécia le;
Pal' ces moLi fs,

Le Tr ibll nal conda mn e le s ieur Lall emand , en la personn e d u sieur All emand, son liqu idateur j udiciaire, et le
sie ur Ch esneloll g, lous les de ux déle ndeurs, co njo inl ement
et so lidaireme nt, à paye r à Michel la somme de 1,375 fI'.
50 C. , montan t, avec frais de pl'otêt eLreLou !', du mand al
dont s'é'l giL ;
Avec ill tél'êts de d roi t et dé pens, tous droits de Chesnelong con tl'e le sie ur Lall emand et sa liq uidation judi ciai re
sa uls et réservés.

nu 18 no'Vemb"e 188 9. - P ,·és., M. An NAUD, ch . de la
Lég. d'IL - P l" MM. CAn pour Michel, SEN!;S et THlEnny
pour les défende urs.

�( 70 )

FAILLITE. -

COURTIER.

( 71 )

VENTE.

-

FONDS nE COMMERCE. -

Un cou,1'fiet, n'est pas un commerçant, 1nais un. simple
ùdel'tn,édiail'e.

LE

Il ne peul donc é17'e déclaré en (aillile (1).

SOUS-ACHETEUR.

(OLSON WRIGHT CONTRE G UTT MANN) .

JUGEMENT .

Attendu qu 'OIson Wright et C' sont créa nciers du sieur
Guttmann d'une certaine somme, en vertu d'un jugement
du Tribunal de commerce de la Seine;
Qu'ils demandent que leur débiteur soit déclaré en état
de faillite;

•

Attendu que Gut\IIlann, courtier maritime, n'est pas un
commervant, mais un simple intermédiaire, auquel ne
saurait s'appliquer la disposition de l'article 1.37 du Code
de commerce qui n'établit l'état de faillite que contre le
négociant qui cesse ses paiemen ts;
Que telle est la j l'j'prudence du Tribun a l, déjà appliquée précêd~mmellt en faveUl' du défendeur l ui-même;
Attendu que les fins reconventionnelles de celui-ci dOIvent être repoussées;
Pal ces motifs,
Le Tribunal déboute Oison Wrigh t e t C' de leu l' demaude ;
déboule Guttmaun de ses fins reconventionnelles' condamne les demandeurs aux dépens.
'

Dl&lt; 19 novemb,-e 1889. - P'·és. , M. PAf.AIS, juge.
(1) Voy. Conf. 2- Table décennale. v· Faillite, no 20. _ Uo nsult. ellco:e, comme anal ., 1'· 'l'ab le dccoDoale, v. Compètence, nO111 et
SUl V, - 2- Table décenllale. ibid. , n0 J28.

VENDEUR.

RÉSERVÊ.

-

-

REVENTE.

ASSOCIATION

DU

I NTERDICTION PESANT SUR

-

D ROIT

PREMIER

O'EXPLOITATLON

VENDEUR AVEC LE

L e vendeu1' d'un fonds de comme1'ceJ qui s'est inte'r dit

toute exploitation pa,-eiLle pendant une durée déterminée, reste lié à cet égard vis-à-vis de son acheteur,

malgré la revente que celui-ci a (aile de son (onds, s'il
s'est 1'ése1'vé, dans cette 7'evente, le droit d'étab li?' t01tt

aul"e (onds pareil.
I l est méme interdit au p1'emier v endeur, dans ce cas, de
s'associe?' avec le sous-acheteu1' d u fonds l'a1' lu i p1'imitive ment vendu .
( MITTnE CONTHE r.L\TIY ) .
JUGEMENT.

Attendu que, le 15 février 1889, Mary a vendu à Mittre,
]lou\' le prix de 4,000 fr., un fonds d'agence d'affaires dit
Agence des A lpes, en s'interdisa nt, par une c l al1 ~e expresse
des accords, de s'occuper jusqu'au t " janvier 1890, dans le
département des Bouches-du -RhOne, de courtage de fonds
de com merce et d'immeubles, le co urtage des marchandises
excepté; que le 30 juillet 1890, Mittre a vendll le même
fonds il lin tiers, le sieur Bl allvac, pour le prix de 2,000 fr .,
en se réservant, au con traire, le droit d'établir pour son
compte tout autre cabinet d'afi'aires du mème genre ou de
genre différent;
Attendu que, ce même jour 30 jui llet 1890, une association a été formée entre Bl auvac et Mary pour l'exploitation
de l'Agence des Alpes; que Mittre reproche à r.larl' d'avoir,
par ce fait, contreveuu à son engagement ci-dessus spé-

�(n )

( 73 )

cifié; que :Ilary objecte quïl ne fai,t aucune ~onc u rrence
au lond vendu par lui , puisque c est préclsemeut celUI
quïl exploite en société avec Blauvac;
Attendu que l'engagement pris pal' Mary constitue une
obligation personuelle qui crée nn lien de droIt e ntre lll i
et MiUre pour uue durée et dans des condItIOns déterminées' 'que :IliLire est fondé à exiger l'exéc ution de ladite
obligat;'oll sous la seu le co ndition qu'i l ait u n intérêt q uelconque à la réclam er; que cet intél'êt n'est pas contestable,
en J'espèce, du moment que Miltre, en revendant le londs
dont s'agit, s'est réservé le droit d'exerce l' une industrie
similaire; quïl a ou peut avoir in térêt à exci per de l'obligation prise par Mary à son profit pour concurrence
sérieuse; que décider autrement, c'es t-à-dire adopter le
systeme de :Ilary, serait faire de l'obligation ùont sagit,
contrairement à tous les principes de droit, une sorte de
droit réel, de servitude active attachée à un objet mobilier,
le fonds de commerce vend u ;
Attendu qu e si Mary est passible, en

prin c ip~,

de dom -

F IN

DE

-

D ÉF ICIT.

-

l'ounPAI\L lms. -

P ROTESTATION NON NÉCESSA IRE.

demn i té.

Spécialement, lorsque, en cas de déficit, le ,'éceplionnaire
'réclame aU}J"ès d e t'agent du, navù'e, et que celui - ci

,.épond qu'il a déjà signalé ce manquant au capitaine
ou ci ses a1'maleu.1'S qu,i ( et'on! (aire des ,'eche1'ches,
les Juges peuvent !1'Ollver dans ce lait la p,'euve d'un
accm'd d t'spensant le consignataire de toute p,'olestatiOll (1) ,
( LI V1ER ATO FRÈ RES CONTI\E CAPITAINE FAUL L ET AUTRES) .

JUGEMENT.

At tendu qll e le capitain e Fallll , co mmandant le nav ire

Olympia, ava it à rem ett.re à ~I a rse ill e, à la consignation
des sieurs Livierato frères, 451 fardes café , embarquées à

Par ces motifs,
Le Tribunal laH inhibition et défense à Mary de S ' OCCII per Jusqu'an 1" janvier 1894, dans le département des
Bouches-du-Rhône, de tout courtage d'immeubles et de
land de commerce, sous peine de tous dommages-intérêts
quïl appartiendra; et, pOlll" le préjudice passé, le condamne à payer à Mitlre la som me de 150 Ir. à titre de
dommages-intérêts, avec intéréts de droit et dé pe ns,

Dit 20 1\ovemb,'e 1889 , - P" és., M,
M. Rou FREISSINENG pour Mittre,

I1 ECE ,"OIR .

L a fin de non ,'ecevoir de (a,ùcle 435 du Cod e de commerce ne peut éf1'e opposée. en cas d'a va1'ie ou. de déficit}
_ lm'squ' zt y a eu., enl'r e le consignatai'1'e de la cargaison
et te capitaine ou l'armateu1'} des pOtlTparle1's i mpl.iquant 1'econnaissance qu'il pOtlvait y avoi!' d"oit li in -

mages-in térèts, à raison de la violaLion de ses engagements,
il n'apparaît pas qu' il ait pu causer jusq u'à cette heure à
MiLire un préjudice très appréciable;

NON

CIRCONSTANCES DE FAIT. -

COUVE,

Aden ;
Oue le nav ire, arrivé en ce port, a été débarque du 6 au
7 m arS demier, et q u'à la slIite de ce débarqu ement il a
été r econn u quï l manquait 17 lardes au préjudi ce des

consignataires, qui en réclament le monlanL au capitaine.
ou, à défaut, aux au tres dé,fendeurs en cause;

ju ge. - Pl"
( 1) Voy. Tab le gé nél'ale, vo Fin de non rec evoir, n° '26. -- 2- Table
Ce r ec. J 88~. 1. 239. - 1887. 1. 55. -

décennale, ibid., nOt :l , 6, J1. Ci- dessus, p. 50.

�( 74 )

( 75 )

Que le capitaine _prétend se dégager par la fin de non
recevoir de l'article 435 du Code de commerce, ponr défaut
de protestation dans les vlO gt-qualre heures;

ble accord , qUI a dispensé Livierato frères de l'obligation
d'une protes ta tion et d' une demande en j ustice et don né à
l'armateur le temps de faire toutes recherches utiles, soit
pOUl' retrou ver la marc handise, soit pour se con vaincre
gn 'ell e était complètement perdue;

Attendu que, sans examiner si en principe cet ar ticle
peut être invoqué valablement en cas de manquant dans
la cargaison reçue par un capitaine, il existe dans la cause
des motifs particuliers, en faiL, pOUl' rejeter ceLte excep-

tian ;
Qu'en eITet, l'article 435 susvisé n 'édi cte pas une procédure qui soit essentiellement d'ordre pnblic et dont les parties ne puissent se dispenser , soiL pal' contrat écrit, soit
même tacitement se relever, en cas où cette procédure
n'ait pas eu lieu en temps utile;
Que, dans l'espèce, tel est le cas;
Que lorsq ue les sieurs Liviera to frères, tout débarquemenl
fini , ont pu connaître le manquan t par eux subi , ils ont
réclamé auprès des sieurs J. et C. Friesch , co ur t.iers,
agents du capitaine à Marseille, et. que ceux-ci ont immédiatem ent fait savoir aux rér lamanls qll'e nx-mêmes avaient
déj. signa lé ce manq uant au capilaine, so it à ses armateurs
qui lerai ent faire des recherches à Aden , et que, dès qu e le
rès ultat de ces recherches serait connu , les sienrs Liviel'ato en seraient, avisés;

Que la con séqu ence de cet accord est donc que, la perte
étant bien cons tatée, la val eur de la m archandise est du e
pal' le capitaine Fau ll , sans qu'il ait à s'abriter , aujourd'hui, derrière une fin rte non recevoir abandonnée;
Par ces motifs ,
Le Tribunal cond amne le capitaine Fa ull à payer aux
demandel1l's la somme de 3,73 1 fI' . 85 c., montant des
causes de la dem ande, avec in térêts de d roit ; met les
a utres défendeu rs h ors de ca use;
Condam ne le capi tai ne Faull aux dépens.

n u 20 novembre 1889 . - P ,'és., M. AnNAuD, ch. de la
Lég. d'}!, - P L. , MM. COUVE pour Li vierato, ESTRANG IN
et !llcAnD pour les défendeurs.

VENTE A LI VRER. -

PROROG ATION T ACITE . -

DI SPOSB DI:: LA MARCHAi"WI SE. -

Attendu qu e c'étai t donc, de la part des agents de
l'ar mateur, engagea nt celui-ci, la démonstra tion e t la
preuve pour Li vierato qu e ce t armateur reconn aissait qu 'i l
pouvait être passible d' un manqu ant,et qu e c'éta it un délai
qu' il sollicitai t pour s'en assu rer et pour le réparer ;
. Que, dans ces circonstances, la nécessité d' nn e protestatLOn rég ulièr e n ~ ~'im posa it pl us; qu e cell e procédure deven a~ t lllu ttie en 1 état de la reconnaissance qui était faite
par 1 armateur de sa responsabili lé en lait ,.
Que l'on doit considérer qu' il a été ain si formé un véril3-

VEN DEUR AYAN T

MA GASINAGE.

L es m archés à lerme sonl ,'éputés tacitement pro?'ogés
d 'un con11nun consentement jusqu'au JOU?' où rune
d es pm·ties met t' a'ul1'e en de melwe de recevoir ou de
Liv,'e,' ( 1) .
L e vendeu1' qui veut p 01l1'suiv1'e, soit L'exécut ion forcée,
soit la ,'ésolution avec dommages-intérêts, ne peut le

(aù 'e qu'à La condition de se po",'voir en fustice.

( 1) Voy. ce rec. 188 •. 1. 55. - 1885, 1. 03. - 1887, 1. 27 1.

�( 76 )

Lot'sque, SU1' la déclal'aft'on de l'acheteu1" qu'il tient le
mm'ché 1'0'''' ,'ésilié, le vende",. dispose sans (ormalité
de la ma1'chand'ise, il se re nd non ,'ecev(l,b le à ,'éclamer
aucu.ne indemn ité (1).
Il ne]Jeut , dans aUcu.n cas, 1'éclame1'à so n acheteur des

(rais de magasinage,
( RENAULT CON TRE AUDIDEnT),
JU GEMENT.

Attendu que G, Mayon, n ~goc iant à Alger , re présenté au
procès par Henault , liq uidateur de la socié té en participatiün aya n t existé entre ledi t Ma yo n et les sieu rs Viel eL
Sali ba, avait vendu, en son temps, au sieur Audi bert,
a ujou rd'hui décédé, et représenté au procès pal' Pierre
Aud ibert , 600 quintaux alla spart eri e a u prix de 15 l,'"
I,'anco port Marseill e, il li vrer dans le courant de l'année
\886; que, sur celle quantité, 32,86 1 k, ont été livrés en
diverses expédition s;
Attendu que le vendeur ne parait pas avo ir la it grande
dil igence pour cont,raind,'e son ache teu r il ,'ece voirl esold e',
que, toutefois, par exploit de Bougearel , huissier, en date
du 10 décembre 1887, Henau lt, agissan t ès qualités, a
s~mmé Audibe,'t de déclarer dans les vin gt-quatre he ures
s Il entendaIt recevOIr le so lde échu du marc hé il défaut rte
quoi led it Benau lt d ispose,'a lt de la m archandi~e; qu 'Aud i,
bert a répondu , qu 'il considérait le marcbé comm e rési lié',
que su r ceUe r epon se Renau lt a ga rd é un sil ence de p" ès
de qUInze mOIS Jusqu 'à la citation intl'Oduct ive d ' in stance
du 16 mars 1889, dans laquelle il réclame il Audibert:
l ' la somme de 1,800 Ir" montant des Irais de magasin age
et autl'es laIts pour la marchandise; 2' ce ll e de 2,000 l,'" à
tItre de dommages-inté"èts ,.
(1) Ce l'ec. 1B87. J. 70 et 2J5.

( 77 )

Attendu qu 'en vertu d' une j Ul'is prudence constante un
marché à terme se trouve tacitement pro rogé j usqu'au
jonr oil l'une des par ti es met l'autre en dememc de recevoir ou de livrel'; que le vendeur pe ut, à so n choix, poursuivre l'exécution du m arché par la vente de la marchandise aux e nchères publiques, ou la rés ili ation avec dommages-intérêts consistan t dans la si mple différence des
cours ; q ue, dans les deux cas, le vendeur doit se pourvoir
en justice, soit pour se fai re autoriser à ve ndre, soit pour se
faire allou er la différence des co urs;
At tendu qu 'en l'espèce Ilenault n'a pas procédé régu lièl'e,
m ent; qu' il reconn311 , en su ite de la sommation précitée
du 10 décemb re 1881, avoir di_posé de la ma,'chandise en
la vendant à un Liers, sa ns autorisation de justice; qu 'en
ce faisant il se rendait non recevable à réclame " auc une
ind emni t" ; qu 'en ,'éa li té le marché s'est trou vé résilié pure,
ment et simplement, pa,' la commune intention des par ties , sans dommtlges-lIHérèts ;
Attendu qu e, dan s aucun cas, le yendeuJ' ne pt:uL laisser à
la charge de son aCheleU l' des fJ'ais de magasinage; qu 'en

elTet il l ui est loisibl e de meLtl'e J'ach eteu l' e n demeure de
recevoir et de prendre ses av antages le jou I' même de
J'échéance du term e; qu e, s' il agit plu s tard , il est réputé
avoi r concédé, il ses ri squ es et péri ls, un e proroga tion de
term e qui, de sa nature, ne peul , sauf stipu lation contraire, entralnel' des frais pou r l'achetenr;
Par ces motils,
Le Tribunal déclare rési lie purement et simpl ement le
ma rché dont s'agit; e n conséquence, débou te Hena ult ~s
qualit és de ses lin s et conclusions, et le condamne aux
dépens ,
D u. 2 1 11ovembi'e 1889. - P i'eS., M. LAP1EnnE, juge.P l" MM , FùUII NI ER pour Henau lt, SEN Ès pour Audibert,

�( 78 )

( ï9 )
J UGEMENT,

AGENT DE CHANGE. -

CHAMDRE SYNDICALE.

FlÉGLÉES A LA CHAMBRE . -

OPÊRATIONS

HE SPONSt\ DILITÉ DE LA CHAMBRE

SUDSTITUÉE A CELLE DES AGENTS. DE TITRES. -

-

GARANTtE . -

DÉPOT

DÉTOURNE MENT DES TITRES n'UN CL IENT. -

NANTISSEMENT VALABLE .

Une chambre syndicale d'agents de change peut valablemen/ ,'égl." elle- méme, vis-li-vis de chaque agent, les
opérations pm' eux lailes, a" liell de les laiSSe?' 'régler
d'agent li agent, el, pal' suite, sttbslitue?', p our les dirré,·."c.. qtt'ils doivent, sa p ,'op"e ,'esponsabililé li la
,'es1'ollsabilité personnelle de chawn d'eu x .
Elle 1'e,,1 aussi ex ige?' d'eux et en recevoù' valablement
des dép6is de /.:ires po,,,' se garanti,. des ,';sques qu'elle
COtt,·t à cet éga,'d,
Le dép6t pa,' un agellt de change de titres au p01'/eu,', Olt
d'un ,'écépissé de ces tib'es fait en son n0112, consti tue,
POU?'

la chambre syndicale, un nanti ssement v alable.

Et au cas ou,

CES

titres appm'tenant à un clien t, l'agent de

change n'aurait pu les déposer que par un abus de
confiance, la chamb'f'e syndicale n 'en pou1','ait pas moins
opposer son nantissement à la ,~eve ndication exercée

pa?' le 1',·opriélaire.
Saur le cas oû il semi/justifié qu'elle savait que l'agellt
n'élait pas te vé,'itable pl'Op"iétah'e des lib'es déposés
pa,. lui ,
(VEUVE S IM ÉON CONTRE CHAMBRE SYNDICAl.E

DES A GF.NTS

DE CHANGE DE MARSEIL LE ET SYNDIC CARCASSONNE) ,

La questiou avait été résolu e autremen t pal' le Tl'ibunal
de commerce de Marseille, dans les termes s ui vants:

Attendu que le 18 mai 1889, la dame veuve Sim éon a
déposé chez le sieü l' Carcassonne, son agent de change, des
ob li ga tions au porteur empru nt russe 1870, pour les faire
convertir en titres de l'emprunt nouveau , et en a r etiré de
lui un récépissé;
Qu'un récépissé provisoire au nom du sieur Carcassonne,
a été remi s il celui-ci par les sieurs de Hotbschild, constata nt le dépOt en leu rs main s desd ites obli gations;
Que le '15 juin 1889, abu sant de ce récépissé ,\ son nom,
Ca rcassonn e r a remis au syn di cat des agents de change de
Marseil le en garantie de ses opérat ions ; qu'il ne pouvait év idemment s'agir, dans l'in tent ion et dans l'esprit du synd icat, qLle d'une couverture des opérations il accomplir pour
compte de tous et 110n de cell es que Carcassonne accomplir ait ill également pOUl' son propre compte; qu'en [ait cependant Carcassonne, ayant, au mépris des prohibitions de la
loi, opéré pour lui - mêm e, sous des noms fictifs, s'est
t.I'ouvé etl perte et qu e le sy ndicat a vou lu app liquer au
paiement de sa dette les SIX obligations dont s'agit , actuellement frappées d'oppos ition , par la veuve Siméo n, en
mains des sieurs de Roth sch ild;
Att endu qu'ell e justifie de sa proprié té pa l' le récépissé il
ell e déli vré par le sieur Carca~so n ne et dont le caractère
sincère et la date ne sau raient être contestés sérieusement ;
Attendu que le syndicat invoque, contre la légitime revendication de la veu ve Sim éon, le recépissé des sie urs de
Rothschild, endossé en blanc par le s ieur Carcassonne, et
les stipu lations du règlement adopté par les agents de
change de Marsei lle;
Attendu que ce règlement, lont d'ordl'e intérieur, ne peut
être opposé aux tiers, vis-a-vis desquels il ne saurait sup ..
pleer un l'èglement d'administration publique qui n'existe
pas ~

�( 80 )
et
Que si pal' l'apport aux mem b l'es de la communauté
"
,
l
,"
ce
règlem
ent
peu
t
constItuer
un
con
pour leurs re a. . I0115,
.
'
"
",
ce
qui
concerne
les
tl
e
l'~,
aVO
ir
aucune
t1'at 11 ne saurah, en
.
,
1
e en tant
quï l eEt'
dange
reux et' lés, f" pOUl"•
val eu r que conql1,
&lt;
.
" COI1traire à l'intention du lég"lSlate Ul et à 1 espllt qu,
eux,
d 1 IT
"
"
a présidé à l'in stitu tion des agen ts e c la '~oe, "PaI consequent co ntraü"e à l'ordre publlC e t à la mOlale,
Attendu en effet, que la formation d'un sy ndicat des
agents de' change et les mesures qu'il adopte, ne peu ve'~t
avoir pour but que l'intérêt des clIents et ne sauraJent ét,e
une cause de dan ger etde lésion pour eux;
Que le règlement dont s'agit, autorisant des dê pôts de
titres en couverture, facilite e t rend pOSSIble, comme cela
se rencontre dan l'espèce, un abus coupab le de la part
d\m agellt, puisqu'i l peut, pressé par les circonstances et
profitant de la détention à ti tre précaire de titres à l ui confiés à raison de sa fonclion même, faire disparaitre tout ou
partie de la fortun e de son client ; que le règlem ent, e~
effet, organise, pour ainsi d ire, la compl ici té volontail"ement
inconsciente du sy ndicat;
Que ce reproche, en effet, peut être il juste titre ad,"essé à
ce dernier, lorsqu'il est démon tré, comme dans l'espèce, le
peu de soin qu ' il apporte à se faire justifier de la propriété
personnelle il l'agent des titres déposés en ga rantie par

lui ;
Qu'en effet, le syndicat n"a pu prendre sérieusement
comme preuve de propriété personnel le des titres le r écepissé p,"ovisoire des sieurs de Hothschild au nom de Carcassonne; quece réCépissé établissait bien un fait tnatériel
accompli et à accompli," par lui , mais n'était pas la preuve
de sa propriété personnelle aux six obligations it convertir ;
que, la présomption gênél"ale vis-it- vis d'un agent de c hange
étant que les titres il sa disposition sont ceux de ses clients,
puisque c'est précisément sa fonction de les recevoir de
l'un pour les transmettre il l'autre, le devoi," strict du syn-

( 81 )
dicat était dp. se préoccuper de qui étaient les six anciennes
obligations, dont les nouvell es ne seront que la s imple représentation; que lïnspection des livres du sieur Carcasonn e eùt facilement fourni au synd icat la preuve qu 'il
n'e n était pas et n'en avait jamais été le p,"opriétaire ;
Qu'i l y a donc eu, de la part du syndicat, une imprudence et une négligence qui ne peuvent lui permettre d'invoqu e r cont,"e le tiers intéressé, qui n'a comm is aucune
faut e, un règ lement entraînant con tre lui ce résultat véritablement étrange, immoral et absolument contraire à la
loi, de faire su pporter il ce client, qui ne doit rien, non
pas m ême les dettes d'un antre cli ent, mais les dettes de
l"agent lui-même, con tractées par lui au mépris de la loi ,
le tout sous prétexte d' un e couverture, c'est-à-dire d' un é
compensation qui s'opérerait entre personnes n'ayant pas
traité l'une avec l"autre et pour des créances absolument
étrangères;
Attendu que la prétention du syndicat es t donc de lous
points inadmissible ;
t'ar ces motifs,
Le Tribunal, sans s"arrêter ni avoir égard aux fins et
conclusions du syndicat des agents de c.hange de Marseille,
ordonne que da ns le délai de quarante-huit heures du
pronon cé du présent, il sera tenu de remettre à la demanderesse, contre échange du récépissé à elle remis par le
sieur Carcassonne, le récépissé de MM" de Ho tltschild ,
n' 3277, représentant les six obligations dont elle est propriétaire ;
Faute de ce faire, condamne solid airement et conjointement led it syndic et le sie ur Carcassonne à paye," il la veuve
Siméon, immédiatement et passé ledit délai, le montant
des six obligations dont s'agit, au cours de ce jour, et c"est
avec intérêt de droit et dépens"

l ' p" -1890"

6

�( 82 )

Du. 2 septemb,'e /889, - PI" MM, L'UGIER-RAVASAS
pour veuve Siméon, DE J ESSÉ pour la chambre syndicale,
AUDIN pour Carcassonne,
Appel par la chambre syndicale,
ARRÊT .

Considérant que les Tribunaux judic iaires n'ont aucune
qualité à l'effet de discuter et consacrer les rè~lemenls des
compagnies des agents de change; q ~~ e ces reglements?e
sont pas opposables anx tiers ; qu Ils ne pe uvent aVOir,
même dans les rapports intcrieurs des m embres de la cor porat.ion, que la valeur d' une disciplin ~ v o l ontaire dépourvue de taule sanction légal e, tant qUl ls n ont pOint élé
reconnus et approuvés pal' les au torités compe te ntes;
Considérant que, par sui te d'u n usage anc ien , les opérations failes par les agenls de change à la Bourse de Marseille ne se r èglent pas d'age nt de chan ge à agent de
cb~nge, mais à la chambre sy ndica le ;
Que c'est elle qui se substitue aux agenl s ;
Qu'aux époques de la liquidatio n la pos ition de chaque
agent de change est arrêlée par elle;
Que le montan t des différences est payé on tou ché à sa

caisse;
Que, subslituant sa sol vabi lité à celle des agenls, elle devient, par le fait , responsable des diffé re nces ;

( 83 )
Que des opérations nombreuses ont été liquid ées en vertu
de ces acco rds;
Considérant que le contrat ainsi formé est intervenu
en tre capables;
Que la compagnie des age nl s de change de Marseille a
hien pu se constituer en syndi cat et traiter en cette qu alité;
Considérant qu'i l y a lien d'examiner la régu larité des
opé rations eflectuées entre le syndicat et Carcasson ne au
pOin t de vue de la revendica tion de la veuve Siméon;
Considérant qu 'à la dale du '18 ma i 1889 la veuve Sim éon déposait c hez Carcasso nne, so n agent de change,
contre reçu, six obligations au porteur emprunt Husse
'1870, pour les faire converlir en titres de l'emprunt no uveau ;
Considérant q ue ces obligalions étaient ad ressées, da ns
ce but, par Carcassonn e aux sieu rs Hothschild, qui en dé livraient un récépissé le 26 mai 1889 ;
Que ce récé pissé était remis le 5 jnin suivant, par Carcassonne , à la caisse du sy ndi cal, pour servir de co nvertul'e
à ses opérai ions ;
Considérant qu e le récépissé ne constituait pas un ti tre
de créance distinc t des oblil'ations ;
Qu'il en élait la représenlaLioll , qu'il participait de ta
même

na ~Ul'e

;

Que cette responsabilité u'est point ass um ée sans garantie; qu'elle a incité la chambre sy ndicale à se prémunir
contre l'insolvabilité des agents par des versemenls de
couvertUl'es;

Oue l'on ne comprendrait pas qu e des titres au pOI'leu r,
destinés à être remplacés après leur conve rsion par d'an lI'es litres au parleur, pussen t perdre cell e qualilé et êlre
transformés, co ntrairem ent aux inle ntions des in tél'essés,
même pendant un tempô de raiso n , en titres nomin at ifs ;

Considéra:1L que ce lte siLuation a é té acceptée par Carcassonne ; qu'elle a, pendant de longues années, régi les
ra pports des parties;

Que le récépissé porlant inscI'i ption des numéros des
titres co nverlibl es tenait lieu de r.es obli gations e t élait
suscep tible des m ê mes modes de transmission ;

�( 84 )
Considél'ant que Rothschil d ne détena it qu e pour le
compt e de Carcassonne ;
qu'après les
QUl" 1 n'était point un c1ébiteul' ordinaire;
'd
'
'. " 0 1S de conversio n termin ées 11 evalL r em eltre
opel al,ll 1
.
'
.'
.
les obli ga üons nouvell es à Ca rcassonn e on à qUI sel alt POI te"r du récépissé en son nom ;
Considé rant que ce récépissé se suffit ù lui-même ; qu 'il
est complet; qu'il peut se passe l', au mO lllS po ur les négociations et tra nsmissions , du décom pte de la con vel'Slon
qui se ra u ll ~ r i eure m e nt fi xé pal' la lettre ,d'a t~r ib u ti ? n ; que
ceLle lettre ne devient utile que lorsq u il s agit d obtenll'
la dél ivran ce des titres;
Qu'ell e est destinée bien IJlus à faci lil er les rec herches
de comptabil ite, qu'à compléter le récépissé auq uel elle

n'ajou te rien ;
Qu'e ll e ne porte pas, en effet" les n uméros des nou velles
obligations, substit uées pal' sui te de la con ve rsion ;
Consid érant qu e de tou tes ces raiso ns il ré~u l te qu e le
récépissé délivl é par la ba nque J\ot hsch ild pOllvait être
déposé pal' Carcasson ne, au même ti tre q ue les obligations
au porteu r, en gara ntie de ses opérati ons:
Considéran t q ue la teneur d u récé pi ssé ne pOl'te qu e le
nom de Carcassonne;
Qu' il y avait là une inscri ption de natlll'e à in spirer quelque con fi ance au sl'nd icat ;
Qu'aucune mentio n lie vient révé lel'l'ex is tence d' un propriétaire différent ; qlle le syndica t était d'a uta nt pl us autorisé à fai "e crédit au Li tre, q ue Carcassonn e lui ava it remis, aux mêmes I1ns, six cen ts an tl'es obli gations Russes
libérées chacune de 50 fr" Slll' lesq uell es auc une revendiration n'est élevée;
Considéran t qu e, quelqu e criUq ue q u'ait é té à ce mo-

( 85 )

men t le véritabl e état des affaires de Carcasso nne, cette
sit uati on n'était point, en apparence, désespérée;
Que dans la liq uid ation d u 31 mai, ant érieure de quelques jours seulement à la remise de la couvert ure litigieuse , Carcassonne avaiL payé à la caisse du sy ndicat des
différences pour une somme de '160,000 ft" environ ;
Co nsidérant q ue si la bonn e loi du sy ndicat l'es te entiè,'e,
la ma uvaise fo i de Carcassonne appa ra it clairement pal'
la reten ue de la le ttre d'attl'ibu tion ;
Que cette lettre, à lui adl'essée le 3 1 mai , était par venu e

r. ll ses mains lorsqu 'il a opéré la remise en couvertu re du
récé pissé le 5 j ui n; qu'il ne l'a ga rdée que pour l'ass urer ta
veuve Siméon ou pour se réserver ultérieurement les
moyens d'action exercés en sou nom pal' le liqu ida teu r de
sa fa illite;
Considérant que, sans doute, il est péni ble à la veuve
Siméon de su pporter les conséq uences préjudiciables des
agissement s de Ca rcassonne, mais qu'e lle n'a qu'à s'imputer
à elle- m ême d'avoir mal placé sa confiance et de s'être
adressée à un mandata ire infidèle po ur un e opération qui
n'ex igeait pas le ministère forcé de l'agent de change;
Considé rant que les ob ligations Ru sses dont s'agit, ayan t
fait entre les ma ins d u sy ndi cat des age nts de change de
Marseill e l'objet d' un gage r égulier , son t devenu es la propriété du sy nd icat en tant q u'elles Sbrvent de garan tie aux
opéra tions de Bourse de Carcassonne;
Que c'est à tor t qu'elles sont revend iq uées pal' la veu , e
Si méo n ;
J'al' ces motifs ,
La Cour donn e acte au sieur Ju lien, en sa q ualilé de syn dic de la faillite Carcassonne, de ce q u'i l déclare s'en rap'
porter à justice;

�( 86 )

(

fnfil'me le jugement du Tribun al de comm erce du 2
septem bre 1889, dont est appel ;
El statuan t à rencontre de Ioul es les parties en cause,

décl~re la dame Sim éon mal fondée e n sa revend ication,

l'en déboule; décharge le sy ndicat des condam l1ation s prononcées contre lui ;
Condamne la veuve Sim éon et le s ieu r Julien ès qualites
en tous les dépens de première i osta nce et d'a ppel .

Du 13 novemb,'e 1889. - Cour d'Aix ( 1" é b. ) M.

RUBEN DE C:OUDER,

1" prés. -

M.

GRA SSI ,

P rés.,

av, gén. -

Pl., MM. RIGAUD et DRUJON pour le syndicat, AnnAM poUl'
le syndic, GounDEz pour la veu ve Siméon.

FAILLITE . -

NBLLE. -

ARTICLE

446. -

COMPENSATION

COMPENSATION LÊGALE. -

CONVENTION -

LIQUlDATION JU DICIAIRE .

REPORT D'OUVERTURE.

L'article 446 du Code de commel'ce, en déclarant nuls
(ous paiemenls pm' compensalion (a ils, durant la pé·
"iode suspecte, pa?' le débilew' depuis lors déclaré en
faiLl ite, ne vise que la compensation conventionneLLe ,

el ,,'empéche nul/emenl les e/Tels de la compensalion
légale.
Il en est ainsi, à plus (ol'(e l'aison, ait cas de liquidation
ilLdiciaù'e.

L'onverl",'e de la liquidalion iudiciaù'e peul-elle être
"epm'tée? (Rés. aff. par le Tribunal.
No n rés. par la
Cour).
( LIQUIDATEUR CHAUMONT ET C' CONTRE R OB IN, RONDEL KT

C·).

J UGEMENT ,

Attend u que par jugemen t du Tribunal de céan s du 23
novembre 1888, Chaumon t et C' avaient été pourvus d'un

~7

)

liquid ateur judiciaire ; que, par deux n ouveaux j ugemen ts
rendus en l'état de la nouvelle loi sur les liq u ida lionsjudiciaires, l'lill du 20 mars 1889, l'aulre du 8 avri l suivan t, la
siluation des sieurs Chaumont e t C' a été légalemenl. rég llJari~ée en ce sellS que le premier jugement a pl'onollcé leur
liqu idation judiciaire et nomm é le siem Julien comme li quidateur, e t que le second j ugement a reporté an 23 nove mbre 1888 l'ouverture de cette liquidation;
Attendu qu'au 23 novembre 1888 Jes sieurs Robin Rondel et C' étaient débiteurs par comple courant aux sieurs
Chaumon t et C' d'unesomme de 40,0481r. 95c. ;
Qu' ils pré tendent ne pas avoir li payer cette somme au
Iiqni dateur judiciaire,par suite d ' une compensation opérée
à leur profit avec la somme de 40,913 Ir. 20 c. à eux due
par Chaumont et C', il rai son de tro is effets de ces derniers,
acqu is à forfait de divers et n on payés à leurs échéances
respectives de décembre 1888 et janvier 1889 ;
Attendu que cette somme de 40,9 13 fr. 20 c. n'estdevenue, au profit de Robin Rondel et C', li quide et exigible,
que èans l'inlervalle écoulé en tre le 23 novembl'e 1888,
jour où a é lé reportée la liquidation judiciaire de Chau mont et C', e t le 20 m ars 1889, jour où leur mise en liqu idation a été ordonn ée;
Atlendu que l'article 446 du Code de commerce déclare
nuls, relativement à la m asse, tous paiements par compensation dans ledit intervalle pour dett es non échues; que le
mot gé néral de compensation,dont se sert la loi, s'applique
sa ns distinction à la compensation légale comm e à la compensation convenlionnelle; que le but de la loi, en interd isant toute compensation da ns ledi t intervalle, a été no n
seulement d'a tteindre une fraud e possible au détrimeut de
la masse, mais aussi de conserver, à partir de l'ouverture
réelle de la cessation de paiements, entre lous les créanciers du débiteur , une égalité rigoureuse;

�(

~8

)

Attendu que c'esL précisémenL pour oblenir ceLLe égalité
que le report d'ouverture a été a uLorlsé;
ALtendu que c'est au nom eL dans l'intérêL de la ::nasse
ue le juaemenL de reporL du 8 av ril 1889 a élé requis et
~btenu pa~ le liquida leur qui la représenlait; que Robin
Rondel et C' n'y ont faH aucu ne oppOSlllOn; que ce Jugement les lie donc dêfiniLi vem en l, aL gu 'ils doivenL s u bir les
conséquences qui en ùécouleuL pOUl' e ux, à savoir la prohibHion d'une compensaLion quelconque à leur proflL ;
Par .;es motifs,
Le Tribunal, sans s'arrêter, ni avoi r égard a u x fins et
conclusions des sieurs Robin Rondel et C', les condamne à
payer au liquidateur judiciaire des sieurs Chaumont et C'
la somme de 40,048 fr. 95 l'., avec intérêts de droit et
dépens.

Du 19 aou! 1889. - P,'és., M. ARNAUD, ch. de la Lég .
d'Ho - Pl. , MM. S"NÈS pOUl' le liq uidateur, Fernand RouVIERE pour Rob in Rondel et C'.
Appel par Robin Rondel et C..
AnneT ,
Attendu qu 'en septembre et octobre '1888, Robin Rondel
et C', débiteurs de Chaumont et C' pour solde de comp te de
la somme de 40,048 fI'. 95 C., ont élé, à la faveur de négocial.ions à forfait, nantis par divers porteurs de trois billels
à ordre souscrits par lesdi ls Chaumont et C', exigibles les
deux premiers en décembre su ivant et le troisième en janvier 1889, et formant à eux Irais la somme totale de
40,913 fr. 20 C.; que le 23 novembre 1888, sur leur requête,
Chaumont et C' ont élé, par jugem ent du Tribunal de commerce de Marseille, pourvu s d'un liq u id a teur judiciai re;
qu'un second jugement du même siège, à la date du 20
mars 1889, rendu en l'état de la loi du 4 du même mois sur

( 89 )
les liquidations judiciaires, a prononcé la liquidation judiciaire de la maison Cha um onL eL C' , eL nommé Julien liquidateur; qU'enfin une Iro isièmedécisiou, e n date du 8 av ril
suivant, a déclaré reporter au
novembre 1888 l'o uverture
de la liqu idaLion ;

n

ALLendu que c'est e n l'état de ces faHs que J uli en, en sa
qll aliLé, eL ChallmonL et C', on t acLion né Robin Rondel eL C'
en paiement de la somme de 40, 048 fr. 95 précitée, eL qu e
les premi ers ju ges Ollt fait droit à leurs co nclusions;
Attendu que Robin Rondel et C' ont é mis appel de la décision intervenue, et qu 'i ls prétendent n e rien devoir
parce que, déb iteurs, d'u ne part, de la somme de 40,0~8 fI'.
95 c. et créanciers, d'autre pari.. de la somme de 40,913 Jr.
20 C., monlant des trois bi ll ets éc hus avant le 20 mars 1889,
date à laquell e Cbaumont et C' ont élé légalement déclarés
en état de liquidalion, le ur delle a été éteinte par l'effet de
la compensaLio n légale;
Attendu que les intim és opposent à cetle prétention le
jugement du 8 avri l qui, disent-i ls, a eu pOUl' effet de reporter au 23 novembre 1888 l'ouvel'tUl'e de la liquidatio n ,
et qu'ils se prévalent des dispositions de l'article 446 du
Code de comm erce, aux termes duquel sont nn ls, relalivement à la masse, tous paiements pal' compensation opérés
depuis l 'époq u e déterminée par le Tribunal com m e étan t
ce ll e de la cessation des paiemen ts;
Attendu qu'il est sans i n térêt de rechercher si, en présence de l'article 2 de la loi du 4 mars qui n'admel au
bénéflce de la liq uidation j udi cia ire q ue le commerçant
d0l1t la req uêle a été présentée dans les quinze jou rs de la
cessation de ses paiements, le législaleUl' a entend u admettre l'action en report en malière de liquidation jud iciaire, comme il l'a fait pour la fai ll ile; qu'il n'est pas
douleux pou r la Cour que, même e n accordant dU jugeme nt de repOl'I du 8 avri l 1889 toute l'autorité qu'auraiL

�( 90 )
un ju gement en matière de faill ite, 10 jugement dont est
appel doit être réformé ;
Att endn, eD effet , que l'é tat de liquida tion judiciaire ne
saurait avoir pour résultat de créer au profit de la masse
une situation plus favOI'able que l'état de faillit e; qu'il
s'agit ici de co mpen~ation légale et qu 'il n'est pas dout enx
qu 'en semblable matièl'e et s'agissant de fai ll ite, c'est le
jugement déclaratif senl qni a pour efl'et d'empêcher la
compensation; que l'a!'ticle 4/,6 du Code de com m erce , en
déclarant nn ls tous paiements pal' compepsa tion fa its pal'
le débiteur depuis l'époque déterminée par le Tribunal
tom me é tant celle de la cessation de ses paiements, ne vise
que la compensation convent ionnell e et ent end n'em pêcher
en rien les effets de la compensa tion légale; qu 'aucHn donte
ne sanrait s'élever à ce s\ljet s i l'on co nsidèl'e que ce même
article excepte de ~es dispositi ons rigoureuses les paiements faits de bonne loi en espèces ou efIets d e commerce,
lesquels ne peuvent être effectués que pal' un ac te volontaire dn débitenr et du créancier ; qu'il est inadmissible
qne le législateur ait accordé moins de fa veur à un mode
de pa iement, qui a lieu pal' la seule lorce de la loi, sans
aucun acte de volont é des parties in téressées, et même à
leur insn, c,est-A -dire dans des circonstan ces qui excln ent
absolnment tonte pensée de fl'aude ;
Attendu que, dan s l'espèce, le jugement déclaratif de
liq uidation est du 20 mars 1889; qu'il est donc posLéritll1l'
il l'échéance de chacun des trois bi llets lormant la créance
de Robin Rond el et C'; que les deu x de ttes étant l'une et
l'au tre liq uideset ex igibles, la com pensation s'est opérée de
plein droit ; que le jugement du 8 avri l, en admettant qu'il
alt falt rem onter au 23 novembre 1888 l'époq ue d e la cessahon des paIements, ne saurait avoir pour effet de fixer à
cette date la déclaration de la liquidation ;

( 91 )

Par ces mo tifs,
La Cour dit qu 'i l a été mal jugé, bi en appelé; d it q ue, les
tro is billets dont Robin Rondel et C' sont porteurs, étant
échus et lE-ur montant exigible avant le 20 mars 1889, date
de la déclaration de la liquidation, leur dette a été éte inte
de plein droi t par l'efIet de la compensation légo le;
Débou te, e n conséquence, Chau mont et C' et Ju lien ès
qualit é, de tOlites lems fins et conclu sion s_
'

Du 11 décemb,'e 1889. -

Cour d'Ai, (2' Ch ,) - Prés.,
M. GERMONDY . Pl" MM. DR UJON pOUl' Bobin Rond el
e t C', fu GAUD pour le liquidateur.

ARMAT Eur!. T I ON . -

FAUTES DU CAPITAINE.

CLAUSE IMPRrM É E. -

DE FA IT. -

-

CLAUSE O'EXONÊRA -

VALINTÉ. -

CrnCONSTANCES

D É nOGAT ION.

Esi licile el valable en p,'incipe, la clause pa,' laquelle
1./n ar 'mat~1.i?· déclare ne pas r epond1'e des (au tes du
capitaine et de l'équipage, commises dans l'exploitation,
aussi bien que dans la navigation du "av;,-e ( 1)_

Celle clatlse est valable ""co,'e bien 'Iu'elle soit imp,-;'née .
Toutefois, il ne doit pas en étl'e fenIL compte att cas o'li
elle est imprimée sur un connaissement que le capitaine
a signé avec des 1'ése,'ves p01'tant maintien de {ou.les

les conditions d'après cha1'ie-parlie, el OÛ la charlepartùl parmi les exceptions de non 1'esponsabilité des
armateurs , n'énonce pas l'e:r:ception relative aux j'autes
du capitaine ou de l'éqllipage .

( t) Voy. 2- partie du présent volum e, p. 11.

�( gz . )

Il y a d~ns 1es c,·,'cons tances ci-d essus une d ét'ogation
l'endanf sans effet la clause d 1exonération susénoncée.
( ESTRANG IN CONTRE CAPITAI NE LEE) .
JUGEMENT.

Attendu que le sieur H. Estrangin :t protesté dans les
délais des articles '.35 et 436 d li Code de commerce et
régulièrement formé sa demande, re lat ivem en t aux quarante et un sacs trouvés manquant SU I' le nombre de sacs
de cette marchandise reçue par le capitain e Lee, com~an­
danl le navire Loch-Lomond, à Cocanadab, et destmée
au demandeur ;

( 93 )
entre le capitaine Lee e t les sie l1l's Pernon , Ba yol et C', à
Pond iché l'Y ;
Attenùu que dans ce tte chal·te-partie, pa l'lni les excep-

tions de non respon sahilité des arm ateurs, ne fi gure point
l'exception l'e lative aux négli gences et aux faut es du capitaine ou de l'équipage dan~ l'exploitation comm erc ial e dll
navire, laquelle a été insé rée dans la clau se impl'imée du
connaissement ;

Qll e c'est là une aggravatioll aux accords ressortant de la
c hal·te -pal'tie qu e les r ésen ·es d" capil a ine ont dé montré
ne pouvoir pas s'appliqu er dans l'es pèce;
A1tend u q u ·en -de hors m ê me de l"e(fet de ces réserves e t
en supposant qu 'ell es n'existe nt pas, il e n serait encore
ains i ;

Attendu que les armateurS,pour s'exonérer de la perte ou
du manquant desdits quarante et un sacs, non r e présentés
au débarquement à Marsei ll e, ~ xcipellt de la clau se de
leur connaissement, de laquelle il résulte qu' entr e autres
cas de non responsabilité de leur part, il s se sont notam ment affra nchis des négli gences ou fautes du capitain e,
équipage, etc., à leu r service, commises dans l'exploitation , aussi bien que dans la navigation du navire ;

vaient êtl'e ulté rie ure men t modifiés, supprimés ou aggravés au p"'éj udi ce de ces derniers sa ns leur consentement
direct ou émanant d 'un manda taire a ya nt pouvoir et qualité pOUl' acce pter lou s changem ents ultérie ul's;

AUendu que cett e clause du connaissemen t est imprimée; qlle, nonobstant, ell e serait opposable a ux charge11l's,
ou aux destinataires qui l'auraient acceptée ;

seu l mandat, celui de fournir, dan s ce port, la marchandise promise au navire pal' les affréteurs, mais n'avaient ni

Mais que, dans l"espèce, précisément elle n 'est pas app licable et ne saurait ê tre invoqu ée, il raison m êm e des
accords antérieurs des parties et des réserves expresses à la
main imprim ées au bas dudit connaissem en t pal' :e capitain e l11i ~mêm e;

qualité . ni pouvoir pOUl' ad hé rer au x clauses imprimées
du conna issem en t, don t la fOl'OlUl e, à ce point de vue, n ·a
pas dù ê tre examinée , ni a pP"'ou vée par e ux ; que la cl a use
du conna issem en t ne sa urai t don c prévaloir contre laclause
préc ise e t anté rieure de la cha rte-partie ;

Que ce, réserves, porlant maintien de toutes les conditions
d'après charte- parti e, écartent nécessairem e ut loutes les
clauses in sérées audit conn a issemeiCl qu i seraient co n traires ou modifi catives e t agg ravan tes de celle de la
charte- partieanlérieure,conclue à Madras le 23 juillet J888,

Attendu qu' il n·y a aucun e difficulté s ur les chiffres;
qu e le mun lant des quaranl e e t un sacs sésame manquant
est de 861 fr. 60 c. ; que le solde de fret resl ant d ù aux
armaleurs du vapeur Lock- Lomond estd e 2,737 fi·. 95 c . ;
que œs deux sommes se compensent et que, dès lors,

Ou e les a ccords débattus , aI'l'êtés définitive ment et cons-

latés entre le ca pitain e, agissant et engageant ses armaleurs, et les a O'réteurs du vapeUl' Loch-Lomond , ne pou-

Attendu que les chargeurs, àCocanadah, n 'ont eu qu' un

�( 95 )

( 94 )
sieur Estraogin, de 1,876 fI'. 35 C. , est
l'offre faite par le .
suffisante et sat isfactoll'e ;
Par ces motifs,
.
1 " t les instances ' et de même suite, au
Le Tnbuna lom
" .
à1
bé éfi de l'offre faite ~ar le sieur Estrangln de pa l'el' a
D~ll~~: Loch Line Steam Shipping C' la somme de
1 8~6 fI' . 35 c. montant des causes cl-dessus, déboute ladlle
s~ciélé du surplus de sa demand e et la cond am ne aux
dépens.
Du. 3 décemb"'e 1889 . - Prés., /J. ARNAUD, . ch . de la
Lég. d'Ho _ PI., MM. ESTRA NGIN pOUl' Estrangm, AICARD
pour le capitaine et la Compagllle.

FH; DE NON RRCEVOIR. _

DÉBARQUE MENT PAR LES DOCKS.

POINT DE DÉPART DU DÉLA I.

Le capitaine qui a (ait (aire son décha,.gement, da ns le
pa,.t de Mm'seille, par' la Compagnie des Docks, ne
peut (aire C0111';" le délai de vingt·qualre heu"es, ap"és
lequel foute 'réclamation du cOl1siunatai1'e est non 1~ece*
vable, du ma'l'ent aû il a achevé de liv,'''' la ma,'chandise aux Docks, mais seulement d t t moment où le con signataire a achevé de la 7'ecevoù' des mains de la
Compagnie (1 ).

(REGGIO CONTRE CAPITAINE HILLCOAT ET H'NDERSON FRtRES).
JUGEMtNT.

Attendu que le vapeur anglais R aumania est entré en ce
port de Marseille le 16 mars, devant avoir à bOI'd, à la con(t) Voy. ce l'ec. t889. 1. ~8•.

signati on du siem Reggio, une quantilé de 1,500 ba lles
sésames, à la marque

~g

;

Attendu que le capitaine dudit vapeur s'est adressé à la
Compagnie des Docl&lt;s pour le débarquement de sa cargaison; que le 24 mars ce débarquement a été opéré et que la
Compagnie aura it constaté, SUI' l'ensemble de la cargaison,
une certaine quanlité de balles manquantes;
Mais que ces opérai ions de débarquement, auxque ll es le
sieur Reggio est demeuré complètement ét ranger, ne peu vent lui être opposées;
Que, pour lui, les opérations de réception ne peuvent
être considérées comme commencées que du moment où,
muni dn billet de livraison, il s'est présenté aux Docks
pour retire,' ses 1,500 sacs; qu'il n'a pu conna itre le manquant que lorsque, après livraison des 1,367 balles, la
Compagnie lui a décI3l'é, le 3 avri l dernier, qu'elle n'avait
plu s ri en à lui remettre ; que la pl'otestation, pour marchaGdises manquantes , so it 133 balles, a eu lieu le 4 avril ,
avant midi, c'est-à-dire dans les vingt-quatre hel1l'es de
l'achèvement de la réception , et que cita tion a été nonnée
par le même exploit;
Que le délai légal n'a donc pas été excédé, en admet tan t
que pour le cas de l'espèce une protestatiùn dans les vingtquatre heures ait été nécessaire;
Attendu que vainement, en fait, et en admettant ce tte
nécessi té, les défendeurs soutiendraien t que le sieur Reggio
aurait dù protester le 3 avril, par le motif qu'à partir du
2 avril la Compagnie des Docks, comme devenue leur
mandataire, aurait dù les infol'lTIel' du déficit pal' elle
reconnu à la l'éception ;
Que ceUe allégation et cette prétention des défendeur;
tombent devant ce fait, acquis aux débats, que le sienl'
Heggio a demandé à voir le tableau des manquants constaté entre la Compagnie des Docks et le capitaine, et que ce

�( 97 )

( 96 J
t les défendeurs eux-mémes qui ont interdit à la Coruson . d le communiquer au sieur ReggIO ;
pagIlle e
.
. '
. 1 Compagnie ni le sIeur ReggIo ne
Que dès lors, III a
,
é l'
,
'dé h comme ayant été n g Igents ; que
peul'entêtre consl 10.'
.
.
.
1 0
communIqué e &lt;
le tableau, d,al'11eu rs 1 qui eût été amsl
. . , .
.
.
R cr' n'était que provIsoIre et n aurall pu
anll au sieur egb lO ,
1
.
.
.
d'
.
lUI 111 Iquer SI 1e déficit portait bien. SU I' 'ses marc land lses
'1 '. qll'ell effet ce n'est que plU SIeurs Jou rs après sa prod tll , '
0
• 'f d
. SOL't le 8 avril , que l'état déllll
ltl
es manquan ts
testatlOn,
a été arrété entre la Compagnie des Docl(5 et les représen tants du capitaine et des armateurs, et que ces manqu~nts
ont, été constatés être de 133 balles appartenant au SIeur
Reggio ;
Attendu que les défendeurs ont donc reconnu Ge man :
quant à leur charge, même après la protestatIOn du 3
avril, et que, longtemps après encore, et le 9 septembre
1889 , ils offraient au sieur Reggio, en déductIOn de ce
manquant, certaines balles étrangères à leurs marques,
retrouvées dans les magasins des Docks ;
Attendu qu'à tous ces différents points vue la fi n de non
recevoir oppo;ée au demandeur doit être écartée et qu'au
fond sa demande est justifiée;
Par ces motifs,
Le Tribunal, sans s'arrêter aux fins et concllJsions des
défendeurs, les condamne conjoin tement ct solidairement
à pa) er au sieur Reggio la somme de 5,500 Ir" montant
des causes de la demande, avec intérêts de droit et depens.
Du 3 décembre 1889 . - P"é8 ., M. ARNAun, ch. de la
Lég. d'Ho - P I " MM. HORNDOSTEL pour Reggio, AICARD
pour les défendeurs.

COMPÉTENCE -

COMMISSIONNAIRE DE 'l'RANSPORTS OU TRAi'iSIT.

Tout commissionnaù'e a le d,'oit d'étt'e payé à son domi cile de ses ava'nces et com,m:issio1!s.

Il a dOllc le d,'oit de cite&gt;' devant le T,' ibunal de son
dom'l'cile celui pO'U1' gui il a aoi, en paiement de ce8
sommes.
Ce p1'ùlcipe s'applique non seulement au commissionnaire
â l'achat ou ci la vente, mais encore au comm~'ssioll ­
naù'o de tl'anspO?'ls ou de t,'ansit ( 1 J.

(CAILLOr. E'r SAINT-PIERRE CONTilE BRUDO).
J UGEMENT .

Attendu que Cai llaI et Saint-Pierre réc lament ù Brudo
la so mme de 1,756 [r. 70 c., pour solde de divers frai s
et débours par eux faits, comm e comm issionnaires de
transports, e l celle de 500 fI'. à tit,l'e de dommagesint érêts;
Ali endu que Brudo oppose à cet te demande une exception d'in cam pétence ;
Qu 'il se fonde sur ce q ue son domicile serait à Alger et
qu'aucun accord n 'ayant été pris entre les parties, quant
au lieu du paiemen t, c'est à Alger qu'il devrait être req ui s ;
At tend u que CaillaI et Saint-Piene ont été les commissionnaires, à Marseille, chargés par le siem Brudo de lu i
faire parvenir à sa des tination certaines marchandi ses à
pl'endre chez divers fabricants ;

( 1) Vo y. Con f . cel'ec.1 888. J. n.-En se ns COl1 tt'a ll'e , 1886. 1, 18:.i.

1" P . -

1890.

7

�( 99 )

( 98 )
,
des avauces que ce manda t les a ameQue c'est à raison
'
"1 l' '
te de ce dernier qu 1 s actIOnn ent
nés à faire pour camp
,
actuellement;
tre un commissionnaire,quelleque puisse
~tten du qu e, ell
d "
d
.
l'
é
'
être sa qua tt , el.&gt; 50n commettant , il est e JU l'Isp ru ence
f' ' les par le premier so nt compétem m enl
que les avances tU
fI' '
,
é
l,' à son domicile et d evan t so npro~re 1'1reclam es par u
bunal ;
Que le motif de celle jurisprudence s:i nduitde lIa Plrésomption d'un accord tacite à cet égard, fixant a lllSl e ,eu

du paiement au domicile du r.ommlsS lonnau'e;
QlIe ce motif s'appliqne aussi bien au comm ission nai,re à
la vente et à l'achat de marchandises, qn 'a n commI SSiOn naire de transport ou de transit; qu ' il n' y a point à diStinguer entre eux, cette distinction ne reposant SUl' aucune
considération exceptionnelle ou dérivant de la natu re du
fait accompl i ;
Par ces motifs,
Le Tribunal se déclare compétent et l'envoie, ponr les
plaidoiries au foncl, à l'audience de huitaine;
Dépens de l'incident à la charge de lJrndo,

DI&lt; 5 décembre 1889, - P,'és" M, P,\LAIS, juge, - P l"
MM, SENÈS pour Caillai et Saint-Pierre, GALLIAN pour Brudo,
PROPR IÉTÉ INDliSTRIELLE. -

-

A~CIEN EMPLOYE .-

CmClILAIRES.

No~ DE L'ANC IEN PA'J'nON.

L'in dustriel, ancie n employé d'tm allt1'e, n'a pas le droit
de se prévaloir du nom de son ancien pat1'on dans les
cil'culaü'es qtl'il publie pou?' se "ecom mande1' à la
clienWe qu'i l clt.,'che à !'o)'//!C1' (1) ,
(1) Voy, ce rec, 1813, 1. 56 ,-1886 , 1. 130,- 1888, 1. 188 e l 315 el te.
précédents cites en notp-.

(GUIS CONTRE

nE

KOR8UTZ ET

CALAS),

JUGEMENT.

Attendu que de [(orbutz et Calas ont formé entre eux une
association pour le traitement des toulteaux de sésame par
le sulf u re de carbone;
Que Léonce Guis, qui exploit e à Narseille ulle in dustl'i e
simil aire, leur reproche une concurrence déloyal e à son
égard , et, à raison de ce, leur réclame des dommages-in té,
rê ts et un e publicité par voie de jou l'l1au x et de circu laires ;
ALlendu que le demandeur se fonde s urtout sur un fai t
indéniable, à savoi l' : une double cil'culaire, en date du
'ID aoùt dernier, qui aùrait é té répand ue par les défendeurs
dans le public, e t surtout parmi la clientèle du sieur Guis
au cou r an t de laquelle le sieur de Korbutz aurait é té com plètem ent initi é pa,' l'emploi occupé p,'écédemment pal'
lui ch ez le demandeur ;
Que celte do ubl e circ ulaire a eu pOUl' b ut cl,e porter
à la conn aissance de la clientèle l'ex istence de la soci6té
Korbutz e t Calas et la signat ure adop tée pal' chacun des
associés, et ensuit e de présenter le sieu r de ](orbu tz
comme l'ancien em pl oyé du sieur Léonce Gu is, di recte ur
de SOIl u sine et fondate u r de l'indnstl'ie des tourteaux
de sésame sulfurés, énon ciation qui n'a aucune base, le
procédé étant dans le ùomaine publi c;
Atte n du que cette double circu la ire ne forme, en réalité,
qu' un seul et m ême tout, et que, bien que la seconde ne
soit si gnée que pal' le siem de l(orbu !z seul, le sieu r Calas
se l'est appropri ée par sa signa ture SUI' la premièl'e, qUi
l'envoie le lec teur à la circulaire « ci-con1re &gt;J , qui est précisément celle signée par le siem de T( ol'butz personnellement ;

�( 100 )
, SU1'te Calas et de Korbutz doivent être égale.
1
ment "tteints pour ce fait de concurrence qU I ne eur
a l,
One, P

était pas permis;
Qu'il était interdit, en e[et, au sieur de KOl'butz, eI employé de Léonce Guis, et se dis posan t a l UI fa~re concurrence daus le même commerce, de se pl'éva lolr, a un
titre quelconque, du nom de ce dernier ; que, dans l a circulaire incriminée, ce nom y est énoncé de u x fOlS, éV Idemment avec une i ntention arrêLée d'imp ressionner favo rablement la clientèle ;
Que Léouce Guis avait prévenu, dès le 9 aoùt, le sieur de
Korbutz de ne pas se prévaloir de son nom; qu e le fait
donc de s'en être prévalu est d'autant plus int entionnel et
marqué et constitue bien un fait de concurrence déloyale;
Ou'il est vrai que, pour en atténuer la portée, les défendeurs montren t une autre ci rculaire, qu'ils disent ê tre aussi
du 11) aoù t, et par laquelle ils auraient rempl acé la précé·
dente; mais qu'ils sont obl igés d'avouer que cette dernièl'e a été, au moins en partie, expéd iée et distribuée à la
clientèle; qu'il est impossible de contrOler quell e a été la
véritable importance de cette distri bu tian;
Attendn que le fait, à raison des circonstances , peut ne
pas avoir été, pécuniairemélll et à ce jou r, préj udiciable au
sieur Léon ce Guis, mais qu 'il est de nature à lui préj udicier
dans sa clientèle si, par nne publicité contraire l'effet n 'en
.
'
est pas détrlllt;
Par ces motifs,
Le Tribunal, ayant tel égardjq ue de ra ison aux tins et
conclusions des parties, autorise le sie ur Léonce Guis en
réparation du préjudice il lui cansé pal' le fa it des si~urs
de Korbut,. et Calas, à publier, aux frais de ces derniers,
daostrolS Journau x de Frallce, il son cho ix e t une seul e fois
d.ns chacun , le présent jugement et condamne , d 'ures et

( 101 )
déjà, lesdits de Rorbntz et Calas à lui payer le coût de ces
insert ions sur le vu de la quitta nce des imprimeurs; les
condamne aux dépens,

Du 20 décembre 1889. MM,

BER GASSE

COMPÉ1' ENCE.

pour Gu is,

-

P rés., M. B EW, ju ge, -

AMBARO

LIQUIOATION JUDICtAIilE. TIO N' . -

P l"

pour les défeodeurs,

VOIES D'EXÉCU-

DOMMA GEs-I NTÉR~T S .

LIQ UIDATION JUDI CIAInIL DE Il ÉFÉ RÉ . -

VOI ES n'EXÉCUT ION. -

OnOO:\'NANCf:

Dm.li\l AGES -I NTt R ~TS .

Le Trib unal de comm,erce est compétent po",. connattre
d'ulle demande en dommages-intéréts (or'm ée par un
liquidateur judiciaù'e contre un créancier qui a passé
outre à des exécutions , malgré le iUf}ement déc lar-alif
de la liquidation iudiciaù'e,
Et il en. est ainsi m~n'/,e au cas où il n'aurait été passé
outre ci: ces exécutions qu'en vpr lu, d'une o1'donnance de
"é(é,'é ,'endue pa?' le P ,'ésident du Tribunal civil.
Le liqtl"l:dateu1' judiciaire n'a a u.cun d" oit li donunagesintéréts conll'e un cl'éancie1' qui a passé outl'e li des exé-

cutions, lnolgl'é le jugement déclaratif de la liquida tion judiciaire, si le c1'éancie1' n'a agi qu:en ve1'iu d'une

a,'donnance rendue en r é( é,'é pa,' le P résident du
T 'l'ibuHal civil, et si cette m'donnance, au montent de

son exéwtion, n'était pas frappée d'appet pa?' le liquidate",-,
( LIQUIDATEUR MRURET CONTR E VEn~AQUB) .

Ce procès est n é de la divergence exislant dans la juri sprud ence su r le point de savoir si la liqu idation judiciaire
.u spend, comm e la faillite, le dl'O it de poursuites indivi-

�( IOZ )
duelles et d'exécution des jugements rendu s contre le
déb iteur ,
Les faits qui lui ont donné lieu, sont exposés dans les
deux jugements snivants, qui ont statué, le premier, SUl' la
com petence, lesecond, SUl' le fond,
JUGEMENT SU R LA CO:\fPÉTENCE.

Attendu queH, Meuret est débiteur du sieur G, Vedaque ;
que celui-ci a obtenu contre lui un jugement du Tribun al
de céans, en vertu duquel il a fait pratiquer un e saisie
mobilière, dont il a pOUl'suivi et fait réaliser la vent e a ux
enchères publiques, nonobstant toutes opposi tions, soit en
premier lieu du sieur Meuret directement" soit en second
lieu du sieur Allem and, liquidateur judicicaire de ce

dernier;
Qu'en elfet, Meuret, postérieurement à la saisie pra tiquée à son encontre, a été déclal'é en liqu id ation j ud iciaire;
Que le liquidateur judiciaire, à la date du 6 jui llet dernier, avait fait citer Yedaque devant le Tribunal de céans,
à l'elfet de faire dire et ordonuer qu 'en l'état de ceUe
liquidation j udiciaire, il avait à cesser tOll tes poursuites
contre le liqu idé;
Que Verlaque a conclu à l'incompéten ce du Tribunal e t
a passé outre à ses poursui tes;
Qu'il prétend, en elfet, qu'il s'agit de l'exécution d'un
jugement poursuivie, nonobstant toutes oppositions vidées
par ordonnances de M, le Président du Tribunal civ il ,'
Aliendu que l'article 442 du Code de procédure civ il e
dont Verlaque invoque la disposition, défend , il est vrai:
aux tnbunaux de commerce de connaître de l'exéc ution
de leurs Jugements ;
Mais qu'il ne s'agit point, dans l'espèce pour le Tri bu na� de"
,
, d'actes qui
S Immmlscer
dans la connaissance
,

( 103 )
doivent éch apper à son appréciation, à raiso n de sa juridiction exceptionne lle et limitée; que la question qui lui
est défé rée est tO lo l aulre ; que l'intérêt de la cause ne se
restl'e int pas simpl ement entre un cI'éancier et un débi teur,
mais concerne , au contraire, taule tille masse de créanciers
de ce derni er ;
Attendu qu e la liquidat.ion judiciaiI'e tell e q ue l'a organ isée la no uve ll e loi du 4 ma rs 1889, crée, en effet, une
masse des créanc ie rs du liquidé; qu e celte masse, dont
les in térê ts sont, co llectifs, est représen tée pal' son liquidate ur judiciaire qui doit grouper e t re unir eu ses ma ins
toutes les actions qui la concern ent ;
Que la liquidation n'est, en réalité, qu'une sorte de faillite mitigée au profit du débiteur, mais qui crée en fare
de ce dern ier la collectivité de ses créanciers, c'est-à-dire
une masse vérit able dont l'action doit être uniqu e et conliée Il un li quidateur ayant pouvoil' de la rep l'ésenter;
que 1,1 Ii'luidation doi t donc forcément suspendre toutes
actions particulières des créanciers;
Que cette maSSe n 'existerait plu s, en réa lit é, si, nonobstan t l'ouvert.ure de la li q ui dai ion judiciaire, chaque créancier pouvait procéder ,sépal'ém ent et sans se préocc uper des
droit s e t des intél'êts des au t.,es créa nciers, Il taules exécu tions ultérieures contre son débileur, compromettant ou

faisanLdispal'aHl'e ai nsi le gage commun , en un mot

l'e ll-

dant la formation et le maintie n d' une masse absolument
impossible;
Que si pareil droit existait pOUl' chacull dèS créanciers, la

liquida tion judiciaire,ol'ganisée par la susdite loi, man querait son but essenliel , celui de maintenil' l'égalité et les
droit.s de tous en cré~lllt une masse; que le législateur n'a
pu vouloir parei lle conséquence;
Que c'est év idem m en t aux tribunaux de commerce qu 'il
appartient de veille l' spécia lement Il ce que , Il ce point de

�( 1D'' )

( 105 )

vue l'application de la loi précitée soit obserl'ee rigollrell~ement par 10us les créanciers, et de rappeler à la respecler lou t créancier qui s'en écal'te,'ait par des exécutions
qui en seraient la violai ion direcle,; que r arlicle 442 du
Code de procédure civi le ne sauraIt être lI1voqué dans le
cas où les Tribunaux de commerce nesortent point de leurs
altributions, mais sont, nu conlraire, essentiellement Compétents ;

pour en laisser la réalisation, pour compte de la masse,
par les soins du Iiqu id aletl l' ;

Par ces motifs,
Le Tribunal se déclare compétent et fixe, pour les
plaidoiries au fond, J'audience du 15 septembre pro-

cbain;
Condamne l'erlaque aUI dépens lIe l'incident.
Du 2 seplemb,'e 1889. - P rés. M. ARNAUD, ch. de la
Lég. d'H , - P l., MM. Alexandl'e PÉLISSIER pour le liquidateur, AILHA UD pour Verlaque.
JUGEMENT SUR LE FOND.

Attendu que la demande, en date du 6 juillet dernier, du
liquidateur judiciaire de Meure t, conlre Verlaque, tendan t
à des dommages-intérêts, a élé conleslée comme incompétemment fOl'mée ;
Que Verlaque, se prévalant dedeux ordonnances de M, le
Président du Tribunal civil autorisant la continuation des
poursuiles, en vertu d'un jugement de défa'lt acquiescé par
Meuret, soutenait qu'il s'agissait de l'exécution d'un jugement ;
Que le Tribunal de céans, en se déclarant com pétent, a
appréCIé les d,sposlllOns de la loi du 4 mars 1889 Sur les li~Uld~tlOns judiciaires et les conséquences relativement à
1 oblogallon qUI en découle, pour chaque créancier de ces ,
sel' toutes pou rsuites particulières contre l'actif d,l'liquidé,

Qu'en consacrant ce prin cipe, le Tribunal a affirmé et
maintenu le droit par su ile duquel il était compétent sur la
demande pOl'tée devant l ui; mais qu'il n'a , à ce mome nl ,
louché en rien à la question de fond , à savoir si VerIaque
avait commis !lne faute et encouru une respon8abilité visà-vis de)a liquida ti on judiciaire de Meuret ;
Qu 'il ya li eu actuellement de vériGer rlans quelles conditions VerIaque a fait procéder à la l'ente de l'a ctif de ce

dernier;
. AUendu qu'à la suite d' une p" emi "re ordonnance du magistrat précité, rendue à l'enconl re de Meuret seu l, sa mise
en liquidation jud iciaire est intervenue et que son liqu idateur a fait opposition à celle ordonnance;
Que, par une deuxième ordonnance, le liquidateur a élé
débouté et la conlint:atioll des poursuites a élé autol'isée ;
Que, muni de celle autorisation, et avant qu'un a ppél
régu lier n'a it lrappé cette de uxième ordonnance, le sieur
Verlaqne a fait parachever et consommer la vente aux encMl'es dont les formali lés avaien t été suspendues;
Qu e ce n'est don c plu s à ren co n ~re du liquidé seu l, e n
dehors de la masse, à l'ins u de son liqui rlateur, qu 'i l y a été
procédé; que ce liquidateur, à raison de son interv ention
au nom de la masse qu'il représenl ai t, n'a pl us été un tiel's
élra nger à la venle, mai s une véritable partie int éressée ;
Oue, dès lors, l'exécution de la de uxi ème ordonnance le
concernait et que, tant que ce titre j ud iciai re, dont Verla que n'avait pas à apprécier les motif; et leur bien fondé,
étai t debout et non attaqué en la lorme légale, il a été en
droit d'en user et de l'exécu ter ;
Qu'i l dépendait du liquidateu r de le paral yser dans cette
excution au moyen d'un appel en la forme léga le; mais que

�( tOi )

( 106 \
Par ces moti fs,

cet appel n'est pas intervenu et quelque rigou tant qu~ 'te'tél'pxercicedu dl'oiL de Verlaque, il n'a fait
l'eux qu a l ·
'
d
t
, de lad It e or onnance1 e.
qu ,user d e son droit en se prévalant
oaot outre· qu'il ne satu'ail y avoir là, contre Ut ,
en pas "
à ù
~e
un fait indù, pouvant donner ollverLu L'e
ommao s-

Le Tribunal déboute le liquidateur judiciaire de Meuret,
ès-qualité, de sa demande, avec dépens.

intérêts;

les mêmes.

Qu'au moment où la citation du 6 ju i Il et a été ,l~n cée par
le liquidateur, la vente était consommée sans qu 1 l'aIt eu
appel, d'autre part;
Oue le Tribunal , ayant à statuer seul ement s u~ l'exception de compétence soulevée sur cette demande, n a pas eu
à exam iner si cet appel avait eu lieu régu lièrement ava nt la
vente; que ce point de lait ne pouvait ni ne devait alors
être discuté, puisqu'il touchait au fond mème du débat ;
Allendu que la ci ta tion du 6 ju illet dernie .. ne pou vait
être considérée comme un acte para lysant l'ordo nnance
don t s'agit ;
Oue le 6 juillet, en effet, la vente au x enchères était un
fail accompli et la citation était , àce point de vue, ta l'd ive;
mais que, même donnée avant la vente, elle ne pouvait
l'arréter, une pareill e citation ne pouvant éCfllÎvaloir à un
appel de l'ordonnance prati qué dans les dé lais et les [ormes de la loi et devant le juge compétent pou r en con -

naltre;
Oue Verlaque n'eùt été obligé de supel'séde l' à la vente
que si, préalablement et contradictoirement entre l ui et le
liquidateur, il ~ta it intervenu un jugement d'a utori té du
Tribunal de céans qui, par appl ication du principe susrappelé, lui aurait énjoint de s'arrèter da ns ses poursuites
parlicul ières ;
Oue tel n'est pas le cas et qlle le Tribuna l ne peu t que
const.terque Verlaque a agi en venu d' un ti tre j udic iaire
non fra ppé d'appel et devenu définit
if ,'
.

Du 5 décemM'e 1889 . - Prés., M. PALAIS, juge. - P l.,

ASSURA NCE

TERRE STR E. -

RlSQUE

MARCHAN DISES TRÈ S DA NGER EllSES. -

PASSAG En. -

DE

DÉBARQUEMENT .

F UL MIN ATE. -

SEJOt'l\

SÉJOUII DE NUIT.

Lorsqu'une assurance est (aite en !aveu?' d'une compagnie de ba teaux à vapeur, SU1' Les "isques que ponrl'm'eni courir, l01's de lem' décha1'gement, les mar-

chandises dangti"euses susceptibles de s'enflammaI"
spo ntanémen t, et que l'assuré est autol'isé ci: y com,p1'endre des nlm'chandises {"ès dangereuses, l'assureu1'
ne satu"ait s'exonére1' des risques d 'i11Cendl:e qui se sont
,'éalisés, pm' La ,'a ison. que, parmi les t11a1'cltandises
débarquées , se t,.ol&lt; veraienl des capsules et cm,tollches
au ( Ill minate .
La clause que ces1na1'chandises ne doivent séjo'l.lrne r su. r
le quai que p assagèremen t, n'i mplique pas , pm' ellem.éme que l'assuré perd son droit à in dem nité pou?' ies
,
.
'

y (WOÙ' ia1'ssées pendant La n lfÛ.

Il en es t s",'/oul ainsi Im'sque, le débarquement ayant eu

lieu 'u n samedi soir) les fo rmalités de douane n'oni]J/I,
]Jt!rmett1'e l'enlèvement avant le lundi matin.
(CAILLOL E'r SA I NT- PI EIIRE CONTIIE ASSUI\EURS)
J UGEMENT.

Allend u que Caillol e t Saint-Pierre r éclameut à la socié té
l'Econ omie le montant des dommages survenus à des objets assurés par cette dernière;

�( 109 )

( 10~ )
Qu'en etTet, pal' police d'assurance en date du 20 septembre 18S8, ladite Compagn ie a consenti à leur assurer, jusqu'à concurrence de 55,000 fr" pour u ne péi'lode déter
minée, les risques que pourraient cou rir, lors de le ur déc/largement, les marchand ises dangel'euses, susceptlbles de
s'enflammer spontanément et que leurs bateaux a uraien t à
transporter à Alger ;
Que les assurés étaient autorisés à comprendl'e parmi les
objets assurés des marchandises trés dangereuRes ;
Attendu que le 4 janvier dernier les demande urs ont expédié à Alger, par vapeur l'Hel'ault, des marchandises
relltrant, d'après eux, dans la catégol'ie de celles asslll'ées;
que ces marchandises ont été débarquées et que c'est dans
la nuit du 6 au 7, sur la qua i, que l'incend ie s'l'est déclaré et a produit les avaries dont le montant est réclamé;
Attendu que des expel'ls nommés pOli!' déterminer les
causes de l'accident et son importance ont constaté, parmi
les di l'erses matières exposées, la présence de capsu les et
clrto uches au fulminat e, mais qu 'il n 'ont p u déterminer
quelle a été véritablement la cause de l'explosion qui a eu

Attendu que cette matière est, au point de vue des décrets qui r èg lent les mesures à prend re pOUl' les transports,
embarquements ou débarquements des :narchandises dallgereuses, co nsidérée comme étant plus dangereuse que les
amorces et cartouches amorcées;
Ou'ell e est, en eil'et, l'estée sou mise aux prescriptions d u
décret du 2 septembre 1874, a lol's qu'un décre t du 26 janvie r 1887 m e t les amorces e t, cartouches en de hor, de ses
dispositions comme n'étant plus considérées comme mar chandises dangereuses;
Oue, dès lors, la Compagnie défenderesse ne sa ural! IU cl'imill er la présence de ces quelques coli s d 'amo l'ces et de
cartouches pal'mi les marchandises débarquées le 5 jan-

vier derni er) sur le quai d'Alger, par

l e~

demandeurs ;

Oue ceux-ci n 'ont pas excédé le ur droit en les y comprenant et que la police, pal' su ite, les couvrait éga lèment
pour les risques que lesdiles amorces et cartouches couraient, mais qu 'ell es n'étaient pas de nature à aggraver,
alors surto u t que rien n 'établit que la cause de l'incend ie
leur soit réellement attribuable;

lieu ;

At tendu qu 'à un autre poin t de vue la (;ompagnie l'Eaonou'Lie repousse la demande form ée con tre ell e;

Que la Sociét,é défenderesse croit devoi r l'attl'ib u er à la
présence des objets ci-dessus signal és, et qui, d'après elle,
nepouvaient être compris dans l'assu rance, n'ayant pas
ét~ énonCés, dans l'énumératiOIl tout à fait spécia le et l'es,
trlctll'e qUI aUl'ait été intentionnellement faile dans la
poltce;

Ou 'elle in voque le décret précité d u 2 septembre 1874
qui réglem en te le séjo ur à quai des marchand ises dangereuse et pa l' lequ el le séjour à quai pendant la nuit en est
prohibé;

Attendu que cette prétention , de la palt de la Compagnie,
est éVid emment repoussée par celle faculté donnée en
outre, aux assurés de comprendre parmi les objets ass~II'és
des marcllandises très dangereuses;
Attendu que dans l'énumération dont se
gille se tl'o uve éno ncée la poudre;

targu~ la Compa-

Ou'elle in voque éga lement la police elle ,m ême, qui, se
référant aux prescriptions de ce décre t, imposait la même
obligation pal' ce mot « passagèrement " qui la sous- entendait;
Ouelle excipe donc du fait cel'tain de l'explosion q u i a
eu lieu, dans la nuit du 6 au 7 janvier, à u ne heure du
matin, comme é tablissan t la contravention commise pal'
les demandeurs aux décret et pol ice ci-dessus in l'oqu és ;

�( 110 )

de toute
E1 qu ' en l'état elle se considère comme ,dégagée
l'
à
'l'té
d'un
événement
qui
aurUlt
eu
leu
un
responsa b1 1
.
1
moment où l'assmance ne pouvait plus aVOll' d effet au
profit des assurés ;
Attendu que la pretention de la Compagnie, au ,double
point de vue qu'elle euvisage, n'est nullement fondee ;

( 111 )

Du 11 décembl'e 1889. - Prés ., hl. ARNAUD, ch. de la
Lég. d'H. - Pl., hl~1. SENI&lt;S pour Caillol et Saint-Pierre
DUDE"NAD pour les assureurs.
'

COMMIS . -

GARDIEN D'USINE. -

CONGt . -

PnÉAV1S

DE IWITAI NE.

Que du moment que les amorces et cart ouches amorcées
ont été placées, par le décret, susvisé du 26 janvier 1887, en
dehors des prescriptions rigoureuses du décret du 2 septembre 1874, leur séjour SUI' le qua i pendant la nuit ne
constituerait plus une infractiou qui dut avoir pour sanction la suppression de l'assmance de ces objets; qu'ils
étaient et continuaient d'être assurés jusqu'à leur en lèvement;

fi surfil de le J,,'éven;,' huilaine à l'avance .

Que le mot" passagèrement» dont s'est servi la police
d'assurance, ne parle pas en lui-même l'obligation d'avoir
enlevé avant la nuit l'objet débarqué à quai pend ant le
jOli!', mais seulement de le laisser séjourner le moins de
temps possible ;

Attendu que Cl inosard réclame à la veuve Hegnier des
dommages-i ntérêts pOUl' le brusque congé qui lui a été
notiJié, le 9 novembl'e dernier, de l'emp loi qu 'il occupait
dans l'usine de la défenderesse, à l'Estaque;

Que si Je reproche de lenteur pouvait être adressé a\II
siettrs Caillai et Saint-Pierre, la Compagnie serait fondée;
mais que le débarquement a eu lieu UJl samedi et que, la
douane n'ayan t pas accompli les forma lites préalables à
tout enlèvement , la marchandise a dù séjourner à quai
plus longtemps, le lendemai n étant un dimanche, jour
pendant lequel sont fermés les bureaux de celle administr~tion; que force a été aux sieurs Caillai et Saint.Pierre
de surseoir à toutenlèvement des objets assurés;
Par ces motifs,
Le Tribunal condamne la société anonyme contre l'incendie l'Economie il payer il Caillol et Sain t- Pierre la
somme de 33,IH fI', 15 c., avec intérêts de droit et dépens.

Le gœrdien d'u ne usille n'est pas un employé ayant d'l'oit,
en cas de congé, à un p,'éavis d'un moÙ.

( CLINOSAJ\D CONTnE VEUYE HEnNIER ) .
J UGEMENT.

Attendu qu 'il résulte d es conditions de l'engagement
verba l intervenu entre les parties, que Clinosard n'était pas
un emp loyé de comme rce dans le sens que la j urisprudence
attache à cet te qualité, au point de vue de la nécessité d' un
préavis d ' un mois;
. Qu' il n'é tait , en réalité, (Iu ' un simple gardien d'usine,
n ayant droit qu'à un préavis de h1Jitaine;
Qu'en fait il avait été prévenu depuis long temps de ,on
congédiement et que, par suite, l'offre de la défenderesse
de lui payer une somme de 60 fI'. pour ses appointements
jusqu'au 15 novembre est suffisante et salis factoire; .
Pal' ces motifs,
Le Tribu nal , au bénéfice ùe l'offre iIaite et réitérée par la
veuve Regnier de payer ù Clinosard la somme de 60 fr.

�( 112 )

( 113 )

pP ointements et réalisée qu'elle soit,
pour solde de ses, a
plus 'de ses conclusions et le
déboute ce dernIer dn sur
condamne aUI dépens,
, 1889 - Prés" M, JOURDAN, juge,
Du 20 décemb, e
, elinosard Stanislas GIRAUD pOUl'
Pl" MM, ESTŒR pOUl
,

PREMIÈRE ESPÈCE.

(PA CIO CONTnE CHANTE ET COMPAGNIE DE TnA"WAYS).
JUGEMENT.

veu ve Regnier.

COMPÉTENCE,

-

,
QUASI-DÉLIT,
-

TRIBU NAL DE COM MER CE. -

NON COMMERÇANT, -

A CC IO~NT
A'

OUVRIER , -

-

SSU-

RANCE .

Pour qu ,tt1l 1"1 t'b un al de comme1'ce soit compétent en
matib'e de quasi·délits a ld','es que les bles8 l~~'es .1'eç~te$
pat-les ma'ri1ls da ns lem' set'vice, il fau t ql~ Il s ~g'L8se
d'Iln fail commis pm' un com merçant dans l exerc'tce de
SOIl co mmel'ce, et ayan t porté p réju dice aux inféréls
comme l'ciaux d'lm ault'e( I).

Le Tr ibunal de commerce n'esl donc pas compétent pou l'
sfatuer sur la demande en indemnité (o1'm ée par un
non comme" ça ni contre UHe compag nt"e d'omni bus,
à ,'aison d'un accident dont

(Première Espèce),

't,

se p,'étend V'l:ctime .

Ni $U1' la demande (ormée pa1' un ouvrier c01zt1'e SOit
patron d 1'aison d'un accident a1'1'iué da ns son "'avail .
(Deuxième et troisième Espèces) (2),

Mai. il e81 compétent ait cas oû il ",'ail allégu é que le
patron a (ait avec son ouvrier, 'l,'ndépendamment du
contrat de lou a9~ de services) un contrat spécial d 'assu rance moyennant une 7'efentte iou1'naliè"e Su l' les
salaires.

( 1) Vo }' . ce ree. 1886 . 2.87.
(2) Vo)' , cependanl J887, 2, lGO,

Att endu que Pacio, al'tisle dramat ique, a cil é par-del'ant
le Tribuna l de céa ns, en pai ement de domma ges-inl érêlS
Chante et C' , ent)'e p)'eneu)'s d'omnibu s, il raiso n d'un accident dont il a ",,"i t élé vi ctim e le 23 juillet demie)', SllI'
une v(ûture ''ll parten"nt aux défende,,)';, duqu el accid ent
il pl'é tend rendl'"- ces demiers civilement responsa bl es;
gue Chante el C' ont a ppelé en ga ran tie la Compagn:e géné rale des Tramwa y et la Société générale des
Téléphones;
Atte nd" que la compétence des 'l'I'ibunaux de comm erce
en mati ère de quasi-d élit s autl'es qne les bless ures reçues
par les marin s dan s leur servi ce, ne peut ê tre fondée qlle
sUJ' l'a l'li cle 631 - I' du Codedecommerce, auxlerm es duquel
les Tl'i bunaux de commerce cl'nnai ssent de Ioul es le,; ('ontesl:ltions relatives aux engagement s enll'e Ili?gucianl s;
qu 'il eSI admis pal' la j Ul'i sprud encf', sa nctioJlIl ~e ll otHmment pal' un ''''l'êl de la Cuur de cas,alion du j l ,j uillet
1887, qu e la gé néra lil é de ces ex pI'ess;ons co mp"end les
conl es tations relat ives non seuleme nt am oIJligations con vent ionnell es, mais enCQJ'e à cell es qui se fo,'mellt sans
co nvention, pa l' l'e1let d' un quasi-contrat et d'u n quasidélit, 101'sque ces engagement s résull ent d'u n fait commis
pal' un co mm erça n t dans l'exercice de son commel'ce, au
préj udi ce d'ltn aulre commerçant;
A Itenrl u qu e celte del'n ièl'e co nd it ion n 'csl pas rem plie
en l'esvèce; qu e, le deman deur n'é tant pas co mm el'ça nt,
il ne sau l'ait y a l'oit lieu d'a pIJlique l' l'al'tic le 63 1- 1'
Pl'écité; que le Tribunal de commerce est incomv,Hellt
"a /ione malet'iœ pour conn aitre du prése nt, litige ; que

1- P,-1890,

8

•

•

•

�( 11 4 )
, rdre publie penL être opposée
son incompétence étant do , le l'envoi n'esL pas demalld é
en touL élaL de cause; qube SI l eSL lenu d'après l'a,,t icle
,
' [ fi
par le dMen de11l,' le '1'1'1 nna', ,\ de l'envoyer
dO
lce 1a
liO du Code de procéd~ll'e Cil 1 e,
cause del'ant,qui de droIt;
j}al' ces mOlifs,

, d' fli ce in compétent, ; ,'en voie
Le Tribunal se décla, e 0 devant qu i de (\t'aiLeL con ..
. el mal lères parlOllles partIes,
, ' dépens de l'inciJ enL,
damne le demandelll aux
,
' 889, - P ,'és, , M, LAPIERRE, Ju ge,
Dt&lt; 5 décemb,'e 1
Pl .,lhl ;\' I . B.\TIGNE COUVE eL HORN"OSTEL,
1

DEUX1 ÈME EsptCE.
( P.-\NTUSTIER CONTRE PAUL) .
JUGE:Uf:NT .

' d e sa von S as:;;jlYné
par 'Panle Paul fabrIcant
0
ql , "
' m nL de dommages intérêts il
I.o~~ie~')d~~tl~ ~~~il~;:~'t :I~[,~::~u ;~ ce dernier dans "exéc ulion
'31-0'
n d'in co mpétence ;
de sonlraval' 1, so ulève l'exceptiu
.

Auen

d

l

'

( li a )
quasi-dé lit, l o r~q u e ces engagemenl s ré ultent d'un faiL
commis pal' un ("ommerçan~ dans l'e '\er'cice de son COffi men'e, élU préj udi ce d'Ull autre com mel'ra lll ;

AL/endu qu e cette derniè re co ndi tio n n'es L évid emm ent
pas l'emp lie en l'tlspèce où le demande11" n 'est pas commerç.a nt; qu e si l'on doit" par suite, éca l'te r l'i-Ipplic:t tion
de l'arti cle 63 1- 1' précité, il n'y a pas lieu dal'antage de
s'a 'Téle,'au § 3 dudit article, du mom ent que l'engagement
d'un ou l' riel', sim pie loua ge de se rvi ces, ne constitue à
aucun litre li n aCle ùe commerce;

Attendu que le 'l','iblln al de commerce, confo "m ément à
sa jl1ri sprudence constan te Hl!' la mal iel'e, est incompétent
1)011 1' cO lln ailre dlllJl'é~e n l l itige; qu e, celle in compétence

mlio,,. malen'œ étant d'ord re puhlic, peut êl "e opposée
en tou t état ci e cau se; que le 'l'riL una l se rait même tenu ,
d'a p,'ès l'article 170 du Code de procëdure civile, de la pl'Ononcer d'ortice dan s le cas où le l'en l'ai ne serait r;as demandé; qll'ell l'espèce , le défendeur y cO llcl"t l ui-mème ;

.

li

ALlendn qu e la compéte nce de~ Tl'ibnn aux de commerce,
atièrede quasi-délits .ntres qn e les bless ures reçues
en
, , 1esqu el'::s so nt rérris
par
Tarm,
les marins dans leu r service
~
I~arti cle 63:3du Code de commerce, ne peut être fo ndée q~e
sm le' 1" de l'article 631 du Code de comm erce" am lel ~nes d \~ql1el les Tri buna ux de commerce connaissen t de
,
'
entre
toul es les con test ations
relnll"CS
au .x en O'aO'emenlS
o~ 0
néO"or ia nts; qu'i l est admis pal' la juri s prudence,. sanc·
lio~née nola!llment par un anèt de la Cour de ("a~sa l lon du

II jui'l! et 1887, que la gené,'a lité de ces expresSlUns COlTIpl'e;ld les contestations relatives,non se ulemenl allx oL llgal ions conven1ionnel1e ~, mais encore à cel les qui se fÙl"m~nt
~ans conventilJO. val' l'eff~t d'un quasi -contra t et d un

Par ces motifs,
Le Tribuna l se décla,'e incompétenL et condamne Pantostie!' ,l uX délJcnS de l'incide nt .
DI! 5 déce",!,,'e 1859, - P ,'és" hl, LAPIEn nE, juge, _
P I " ~f M , YEn NE et Henri GA L" ' En,
TROISIÈME

ES [&gt;ÈCE .

(G,' LLOnINI CONTRE DUR DEe ET BREMOND),
J LGE:\I E~T.

Atl endn que Ga ll orin i, oUl' ,'ier maçon, se d i anl. viclime
d'un accident dil ù la faule de Dllrbec CI B,'emo lld, ent"ep" eneurs ma ço ns, au sen ice desqu els il Ir.I'aill e, a cité
ces derniers à un double titre: en premi er lieu, co mme

�( 116 )
sables des co nse'quences dudiL accident,
civilement respon ~
'. en second lieu, comme assu survenu le 24 aoùL dermel,.
d leu I'S propres ou vners ; . ,
reU L'S e
t' 1
, bililti clvtle du pa lOI.
SUI' l'action en responsa
'"
1 al de com merce esL In compélenl
Aliendu que le ["bul
Il'e dlilili~e ' qu e, les déCe n'œ pour conna 1
co •
1'otiolle ma te1'1
'.
l' n le Tribunal
est len u,
"
nL
pas
1
e"cepelo
,
, '1
l
deu l's ne SO li e ' ~1
"" 0 d C de de procédure ('lV I e,
'
L ' l'article Il
11 a
f
conformemen a
, à se pourvoi t· de ce che pal'de renvoyer d'office les parlles '
devùnL qui de droiL ;
, (lé"1Ivan Ldu pl'étendu conLI'aLeI'assurance:
Su r l'acllon
.
'

d' un conll'aL commerctal
ressDrllSAllen d 11 q \ \ '1'1 s'H oiL
c
.
sant &lt;'\ 1a coDlpélence du Tribun al de céans,

, , Ilè" e eL se prélend en m esu re
Allendu queo G:~!~r~~IB~'em~~~d ",lra lenL co nlraclé à son
d'é; abllfque UI
" 1d
de 1"l ulo'1
é d les ubligalion s d' un assureur; qu 1 ema n
gar
' s; que ses conf' u'l'
d'en faire la preuve par 1émOin
ma
. lOn . chef sont pe l'I inent es; ql1 "t 1 ya do 1IC lie u .d'a uSlOns, s~I' ~I ~~uête dema ndée en lan Lqu 'ell e pa rl e ra u nlg uetort::oeLr
l'exi slellce d'llll cOIIII'at vt!l'ba t d'assurance enlre
men sur .
1
et la nalllr~
G' Ilorin i et ses patrol1s, e t lIu n SUI' es c3 u,se,s
(
dea l'a(:dden l, lU, SUI' la re&lt;, punoabililé CIvil e des défendeu~ ;

Par

ces

( Il'/ )

clllanL a été assuré par ses palrons, eL qll e ces derniers on L
retenu à ceL effeLSllr chaque jo urnée de Ll'avai l de l'ouvri e r
graLllitem ilnL la somm e de cinq ce nLimes ; dépens de ce
chef réservés,
D I&lt; 15 janvi." 1890, - P ré$ " hl , COUVE, juge, _ Pl"
hl, C.III pOUl' Durb ~c et Bre mon d,

D ËDAnOUEME NT, -

Q UAI S D E M ARSE ILLE . -

C HAM BnE DE COMMERCE. -

D EFI CI T, -

HA NGA RS DE LA

In RI::SPONSAl1lLIT É,

L es hangm-s const1'u ils par la Chambr e de commerce de
Mm-seille 8U1' les q uais de cefle ville, ne l'O'lt été 9 ue
pOle1' melt 'l'e simplem en. t à couve}" les marchandises
deba 1'quées SUI ' ces quais, m,oyellilant taxe .
Alais la Chamb1'e de com.merce} d'apt'es le cahier des
charges de sa concession, n'est nullement c/laJ'oée de la
9(l1'de e( de la conse1'vat ion des ma1'chanclises y déposées,
Bn. COI/séquence, cehn" qui} â. la sltt'te d'un débarquement,
a miN sa marchandz's e da/ls ces hal10ars, l1e sam'ait
1'endre la Chanlb1'e de com me/'ce t'espol/ sable d'un
déficit ,

moU rs,
( PI NAT EL CONT It E AUGIER ET CHA ,\ IDnE DE COMMERCE).

Le Tribunal se déclare d'office incompélenL en ce qUl
l'on cerne les lins lanl principal es que subs id iaIres tendanl à
él,b lir la responsabi li lé civile des défe ndeu rs, eL condamne
Gallorilli aux Jépens de ce chef:
El de mëme suite, retenant l'n(]'aÎre en cc qui cLJn c~ rne
l'actio n déri vanl a'u n pl'élenJ u conlraL d'assurance, prcparal oll'cment au torise Gallol' Îni à prou ve l' pal' tl:. mLJIIl ~, il.
l'audience du 28 janvie r, qu 'il esL i ntervenu e nLre lUI eL
Du rbec eL Bremond un conLraL verba l pal' leq uel le co o-

Al lendu qlle le siell r Pinalel el la sie u!' Aug ier onL e u a
l'ecevoi l chacun du bOl'ct du navI re i l:.t lien Secolo, savaii':

le sielll' Pinalé l, 120 ba lles, eL le sieul' Ailgiel', 58Z La ll es;
Oue 10115 les deu x onL déposé It's mal'chan d ises ail " hangal'S de la Chambl'c de commerce, mO le de l'Aballoir, première secLiolJ , c61é ga uche;

�( 118 )

( 119 )

o P'oatel quand il s'est présenté pour enl ever ses 120
u~ pl-étend n'en a"o il' plus trouvé qu e 67 et que, à ce
baIl es, .
l' aUl'lt l' Plh.
"1
t' lt les ~3 aut res b;dle~ à sa ma l'que

du comm t,! rce est qu e cilaclln appOrle la plu grand e aL:en lion fa th' Île l' IOllle confu..:.Îo ll ellll'e les marchandi ses dé-

qll 1 ~OI1 l e i . ·

.

1

•

1

1

.. ' .. L

ét~ enlevées pal' le sieu r AugIer, à qUI 53 bal es aU I aten
manque sur sa p~nlie;

Oll e le sieur l'inat el delll"nde à Augiel' la valeur desdites
53 balles et a cite en responsabilité la Chambl'e de co mmerce de Marsei lle ;
Allendll, en ce qui roncerne cell e dernière et en ad mettal11 comme a.; tuel l emen~ prou vée la si 111 pie assertIon de
Pinal!:'1, que sa l'espon silbilité ne saut'ait êll'e engilgee [Jal' la

dispal'ition des 53 balles dont s'''g it ;
Attendll, en toITet , que la Chambre de commel'ce n'a
construit le hangar douts'aglt et autres si mi laires que pOlir
meUre simplement à couvel,tles marchandises déiJarquées
St. l' les quais le long de ces hangars aITectés il 1' 1Is&lt;lge de
tous, moyennant une taxe pOlir l'occupation de l'e mpldcemen t couvert abritant les marchandise'S et selon un tarif
fué par l'autorité compétente ;
Mais que la Chambre de comm erce, d'après le ca hi er des
chal'ges ce sa co ncession pal' l'Etat, n'a pas la garJe et la
conservation de ces man:handises ; q Il e, celle clHl rge ne 1ni
incombaut pas, elle n'encoul't aucu ne responsabilité dé ce
chef;
Que, pal' suite, la sli rveillan ce de I:es marchand ises ayant
incombé à l'Illatel, il est sa nsacti on con tre la ChamlJi'e de
commerce à raiwn de la dis pari tion des 53 ball es de.nt
s'agit;

Attendu, en ce qui concerne Ali sier, que Pin atel, en l'état,
oe prouve pas colntre ce dernier qu' il "It con folldu ces 53
balles parmi celles lui l'evenan t ou comme cumplétant
son lot de 582 balles;
Ou ' Au~iet' repou sse l'allégation du sieu r l'inatel et Iléni e
qu'aucune des 582 dites balles portent la marque P;

ALlendu que, dans ces cir'Conslan ces, ail l'inl érêl généra l

po,ées SO li!; les hangal's de la Chambre de cO ll1m e rce, il
importe de donner au dtmandeur tuus les moy ens pOlir
etalJlJr sa demande, s'il est poss ible;
Par Ijes motifs,

Le Tribunal m et la Chambre de commerce hors d'instan ce et de procès, dé pens de celle qualit é à la charge de
l'in atel ;
Entl'e Pin otel et. Augier. les renvoie p\'éparatoirement
devant M. Dllboul, j uge délégll é, leqll el !es ent endra , recevra 10us ren:;eignemen ls nél'essail'es el fera l'apport ver-ba l
sUl'l equ el il ser,1 s tatu é ce que de droit; dépens résel'l'és .

Du 22 jall vier 1890. - P"!!s. , M. An '''LD, ch. de la Lég,
d'}!. - P I . , MM , SEnÈS poul'l'in atel, TAL On pou\' la Chambre de commerce, JIon:-.: nOSTEL pour Au gier.

CI-l E,\IJN DE FEn, -

'l'ARIF . -

CAFÉ LI Qt lDE.

Le café liqu ide ne figurant pa, nommément ait tarif
spécial de la Compaonie P .-L .-il!. , 1/e doit pas Mre
Gssio u"té au café en poudre et 1'ange comme lui dans
la p,'emiere série dit tan! gélléral.
Ii Ile l'eut

1/0ll

plus être qualifié lique",' ,

li doit }'en/J'er dans la cafégol'ie d~s boissoHs nOIl denom mées, et à ce Itt re il est s oumis cl la taxe: de la 2"'· sé,'ie.
( Dn ÉCHAIlD

CO~TnE CHElIlN nE FE n ).
J r.;OEMEN T ,

.Htendu qu'il a

été expédié de Dercy à Marseille , à

�( 120 )

l'adresse du sieur DI'éCllat'd , le 1" mars 1889 ' Lrois cai,ses
café liquide, pesanL 93 [dl os;
,
,
'e
a
appliqué
à
ces
mal'chand
lses la laxe
Olle la CompagOl
de la pl'emière série;
Oue nréchard soutienL qu'elle devaient être ran gées dans
la deuxième série;
All end u que 1e calé liquide n'est point un
, e marcllOnrli se
, e Il'ouve nomm ément désignée an lal'll de la r."mpaq\ll" s
..
,
ell e-ci en la laxanL à la preml'é re Sé ile,
(.Omme
gnle,q uer
,
'1
1
ré l' 'd
le café en pondre, s'a ppuie sur le mo ll qn e e ca
,Iqnl e
n'est pas une liqueur, pu isqu'il ne conll en t pas de 1 alcool
e,, que, par conséque nl., la denxieme sé l'l ,e du tal'll ne se rait
1
pas ap I,licable, celledeuxièllle série ne 1étanL que pour es
liqueurs en caisse;

Oue, d'autre part, le calé liqn ide est extraiL de, la poudre
de calé qui esL taxee à la première série, el que 1 on ne sa nrail dés lors, ranger ce café liqui de, qu i est d'une valeur
supé"ieure, dans une série inférieure, soi t dans la deuxième
série;
Allendu que l'assim ilai ion dn café liqnid e, non pl'évn au
lal'if général de la Comp"gni e, ne sa n raiL avoir lieu avec
le café ell pon dl'e, ma rchandise solide et pa l' co nséquenL
non ,uscepl ible des mêmes co nclilions et mode ou soins
dans le Iranspo rL;
Qne, d'un autre côte, le café liquide, n'étanL qu 'u n exIrait sans aucun alcoo l,n'esL pas nne liqu ell l' à pl'oprement
parlel' eL ne peul être ran gé dans la ca légor ie des liquelll's
en caisse ou en fut suivanL le mode d'expédition;
Ma is que le calé liquide esL in contestablemenL une
bobson ;
Oll e le torif range dans la deuxième ca tégol'ie les boissons non dénommées;

( 121 )

Que c'ts L dOll C ceUe deuxième ca tégori e qui doit être
appliquée;
Par ces motifs,
Le TI'ibuna l, ayant tel égard CJue de raison aux fins
des parLies, d it qu e les t ro is caisses ca fé liquide dont
s'agiLdoivent être taxées il la deuxième série du lal'if générai de la Compagni e;ordonn e, en co nséqu ence, qll ecette
del'l1ière resLiLu el'a ~ nréchard la dilrérence perçue de Ll'Op
enLl'e celte série eL la taxe de la prem iè,'e sér ie, mal il propos app liquée ;
Partage le, dépens il raison de la succombance mutuelle
des palti es, le demand eur Suc(QmbanL Sur sa demallde de
dOO1mages-inLél'èlS non j usLifi ée,

Dit 31 Jallvie,' 1890, - P,'és, , M, nl':AV, juge, _ P L"
MM, Georges DA VIO pour nrécbard , AlcAno pour le Chemin

de fel',

A5Sl'HAi\C l!: TEnnESTRE.
CHO.\IMiE.

SIX MO IS . -

-

-

R ISQUE O·I l'\CENDJE . -

D ÉCI,AnATIO.'\ A pA rn E,

-

I{r~Q[lE

DE

PngSCR IPT IO:i DE

OOMM AGES RÉGLES A l:Al\II ADLE: .

Le 1'1~$qHe du chô}1"lage POli}' une industrie est. d111ël'el!l
du risque d'incendie.
En conséquence, au cas où ulle pol-t'ce d'assw'anee con tre
l'incer..die l'enferme une clause d'ap?'ès lc.ql/eLLe l'assl/ré
qui a conb'accé ulle coassw 'ance avec une autl"e COlflpa[Jllie, el$t déc/w de {o ut dl'oit eH cas de SillisfI e I$'zl
n'a pas (ait COHJ1aitre cel le coassurance pa1' sa decLa/'ation si eLLe est ,'"OUSC1",,'{e avant ou pal' un aveuant si
elle est souscrite ap1'"ès, - il H'eJ~ 1"ésulte nullement ]J~/(1'
l'a88lt"é L'oblif}aiiOl! de (aire pareille décLa,'a'io/! ci ,'aiSon d 'une aSÔ"U1'aHCe cOHi1'e le ch6 mage,

�( 123 )

( l 'll )
. d'assll1'ance cOI1{J'e l'incend ie deLa clat/se d~une pn~lCe
.
Il des dommages, pres acflon eH 1JaMmei
1
clal'aH foute
. ''
l ' d silli.-rh'e Olt des de/'.
è" mOLS (t comp el
"
cnte ap' s st."t
'"
as a J licable au cas ou d es
nièrrtS P0ltl'sU/(:s, ,/1 el~l p. bl/ Pen. '/Je1 '{1L (l',ule al~ iI'e
eds nommes a anna ,
l'
l '(
exP
'é lé le chih1'e des d()lIIma[Jt S,e~ ou ce C Il cial/se, oni1 9
.
(,e a élé acceplépa" les de",~pa?'I,e8 ,
,
ce 'a i l une 1'eco1l1wissallcf: de la deite de la
Il ya dan"."
"mpéche celle " ..esc,'iption de
., de l as.' wreul', qUI e
.
pa,
é
le défiaut de paiemenl a""o,t
COUl'il' alQ1's m me que
.
.
obh"gé l'assm'é à ùl/eniel' tille action e" Justtce après
l'expil'oliolt des six mois .
( ASSUREL" II S CONTRe MOTTES).

Ain,i jugé pal' le Tribunal de, commerce de Marseille, le
13 ju in 1889, (Ce rec, 1889, 1, 200),
Appel par les assureurs,

Sur le prem ier point:
Considérant qlle le chOma geassuré pal' Malles il la r:ompagnie Fonci ère ne fai sait pllin! pa rlie Je l 'asSl1 l'~nce r.o,ntractée pa'" le même ass llré à la Cumpagn ie la Na"on; qu en
cas dïncticnd ie celle dernière Compngnie n'aurai t été tenue
de sel'vir aucune somme à Jlotlcs pUUl' l'indemnité du clu)·
m(1~e
o , slIiledislincte mais ill évilableclu sini st re ; qu e, dans
,
ce ~ coud i IiOllS, celle ::ISSU rance COi st i Ille li ne sli plll a t ion 111-

dépendante; qn'elle porte

.l\l'

un objet autre; qu'el lea

pOLIr but la réparation d'un dommage d'une nal lue partl-

cnli èl'e non p"évu dans le pl'ésent co ntl'al; qu'elle ne
relltre pas dans les pl'évisions de l'article 9 de la poli ce
liligieuse et n'a rendu aucune déclaraI ion nécessaire à
peine de déchéance;

Sur le deuxieme point:
Consid érant. qll'aucune dirUclllté Il e s'e,t élevpe entre les
p:ll'ties, ni sur l'impOl'lall re du ~ ilJ i!'.L re, ni sur le chilrre de
l'indemnité en réparation ; qll e, si le paiem ent n'en a pas
ete opéré ,\ la suit e de 1 exper ti se POl lI'sniv ie et termin ée
rl'a ccOl'd, le l'elard ne ~alll'ait être im puté à un e re::;istfl IH.:e
de la pal't de la Comp~gnie la Natioll, mais à des sai siesal'l'êt,s opérées a ux moin s de la C(,mpag ni e pal' des cl'éanciel's de Motles; qll'il l'a ell, dans tous ces agissements, une
reeo llll aissa llce form ell e pa" la Compagn ie de sa delle, un
vé,.it able al'rété défin ilir de compte au sens ,de l'a rticle
434 du Code de commerce;
Pal' ces mo tifs et ceux non cOlltl'aires portés au jugement
dont estappel,
La Cour con firm e ledi t jngement pOUl' être execlllé slli ,
vant f a fOl'me et teneur ; condamne l'appelante il l'amende
et allx dépens,

Du 20janvte1' 1890, - COllI' d'A ix ( 1" Ch,) - P,'és"
hl , H UBE~ DE COUDER, l "~ prés, - ~1. GRASSI, al', gén, P I, ,~IM , Ad l'ien CRÉM,"U pOlll' la Nalion, Mal'ius ARMUD
po Il l' Mott es,

AGEN T DE CH /\ ::'\GE. -

V .4. LErnS COT rt ES.

-

TERMES Ar'l'RES

QUE CEUX O'LSAGE.- Nf:GOCI ,\'fIO::,\ EN DAl'iQl:E -

NULLJTt.

Sont nulles el ne pellvent produire aUCHlle action eH justice les ope1'ation ..;: SUt' des valeU1's cotées en B om'se,
lo,'squ'elles "'Dili p as été (alies ])ar intennédiai,'e
d'auent de chanoe,

Et il ea est aÙlsi alo"s même que l'opé 1'aNon comp01'fe)'Q'ù

�(m)

( 1'24 )

de'!r termes qu.i ne se p1'atiqlle,~t l,as au
ne se (on' que sur le marché I,b,.e (1).

Parquet et qui

(IlERrumo CONTRE SOCIETE MARSEILLAISE).
Nous avons r apparié dan ce recuei l (I~~9. 1.290) le j uaITa ire par le I n b un a l de comgemen t l'end u d ans cel te
.
'
.
mel'ce de Marsei ll e le 12 jui llet 1 8~9, Juge m en t qUI JéCl dai Lla lj uesti on en sens couLl'ai re.

Appel par Herrera .
AnntT
La COUR,
Considél'aJÜ que les négociai ions de va leurs calées il la
Dourse sont le pl'ivi lège des agents de cha nge; que leur
mmislère est forcé ; qu e c'esi là u n prin cipe d 'ordre public ; qlle le consenlement des parties, à le s upposer m ême
élabl i, ne sanrail infirmer l'efficacilé d' une te ll e règl e;
qll'en dehol's des achals et veilles opérés sans i n termé diilire. direc tement en tre at;het eurs et vendeurs,

Ionie

Ira nsaction qui s uppose l'interven tio n d' nn liers e xige ce ll e
d'u o agent a ul orisé ;
Considérant que la nalme de l'opel'ation ne ch a nge ri en

anx disposit ions ahsolu es de la lo i; qu e les négociat iuns en
banque de valeul's cotées , Cjnell es que soi t le u rs moda lités,
les condilions des ordl es donnés, restent sans valeul' et,
par conséqllent, sans sanction en j uS! ice ; q tl 'a ut r em en t, il
serait t,up facile de rpdui re à neantl e privil ège de ~ age nls
de change et de créel', à cà'é du marché olli ciel , u n marché d'au lanl plus Iréquenté qu'il éc happerait à toule survei llance et oIT";rait plas de facilité aux combinaisons douleuses dll jeu etde la spéculalion;

Il ) Voy, ce rec, 1884. 1. 197 el 301 ,

Considéran t, en effet, que la l'ente extérieure espagnole
figu re à la cOle de la Boul'se; q u 'i l est r econnu par la Compa g n ,e ma rsei lla ise que l'opél'ation litigieuse a é lé t(fectuée
en deho l's du m in islère de l'agen t de chan ge ; q u 'ell e est
pal' cOllsequen t nu ll e e t n e saura it dOllner h e u à ancune
action a u prof)1 de la Société;
Considérant, d'a u lre part , qlle la Sociélé marsei llaise se
recon nall déb itr ice en vers Her rero d' un e so m me de 95 1 fI' .
90 C. ; qu'e ll e ne se p révaut d'a ucune a u tre excep tio n ;
Tn fi l'm e le j ll geme n t dL! T r ibunal de commerce de '-larseil le du 12 j u ill èl 1889; déc la re nu lle el de nu l e fre l l'opél'alian SUI' 4,000 Ir. de rente extérieul'e espagnole pOUl'
comple d'Hel'l'e ro, dont la SOt:iété mar;eil lai se poursuit le
règ lem en t, co mme a) ant é lé eITectuée, s'ag issa n t d'une valeut' cotée en DOlll':se, en deh ors du mi lli slère d'u n agtllL de
change e t e n viu lation de l'artic le 76 du Code de com-

merce;
Dec lare, en conséqu ence, ma l fo nd ée .1 ade mande en paie2,238 Il'. 80 c. form ée par ladite
Suciété con tre Herrero, r en débuute ;
men~ de la somme de

Conda mn e, d 'a u ll'e part, la Socié lé à pal'el' il Herre ro la
somm e de U5 1 II'. 90 C. ;
La co ndamne à tous les dépens.

Dit 30 jallvi.,' l 89 0 . - Cour d'Aix ( 1" CIl.) - P,'és., M.
COUDER, 1" pl'és . MM. DnuJO:i et ARNA UD .
H UDEN DE

M. GRASSI, av. gén, -

PI. ,

�( 127 )

( 126 )

dndit mal'ché par le p.tmn; qu e, par suile d'une ju risprnUN nEPn~SEN'I'ANT . ND~ DONNJ~6 A
•
VENTE . - CmiMAI
,
_
RÉVOCATlON . EFFET RETROACTIF.
FlCATION. .

dence aujol1rd' h uî constante, ceUe l'utificalio n produit un
ltAT [-

l NEf'

FICACl'l'Ê.
'
. alider un ma1'ché lait
•
J..
al1'e pout '0
.
La ratifica llOn 11ecess
.e1 )'éI 1'oacti( en ce sens
1
t
a""
en
par lm "epl'ésen an,
. 1
,'ché doit 'élre 1'épu(€
. .ft est dOH1!ée J ,e ma
éé

que, dès gLt e. e
. a date
conclu au lieu et Cl l

01/

la commande a (

1J1'ise ( 1).
.
' dOIl/lé ta cotllmande, ne
"II
e la pa"''' qu, a
Il elt t'cS
Il e qu
1 .' la "évocation qllt. 1i/t.
, et fIlle ma D, e
p eut la " €VoqHel,
d: " l ,'ejJl'ésenlé /t'eH a pas
'[ d' 'ectement Cl , eS8ce, e
.
~erat
t1
l de le (ellw pOUl'
. mozns
. 1e d 1'0"[ de "ati(ier le cOH/I'al e

existant .
( COHEN C:ONTRE

PoIn II-:t: X).

J UG EMENT .

Allendu qu e, le 28 oclobre 1889 , Poirieux, impr.imeu~~
'
à .\Iacon
a commissIOnné au voy
ogelll de
l 'b
l ralre
&lt; ,
,
. ' • à
mai;o n Léon Cohen, de ~Iarse i ll e, 100 bOll es paplel
C'I", ,'''Ues O XIfS ' (Ille pen d' heures après, SOli, le même
0&lt; ...
,
' é ,'t ù ectel1lellt
J'U li! 28 octobre, POll'ieux, se ravl sanl,da '"C ilue Ilsun :; tenlt"
à Cohen, pour anouler la comman e , &lt; j ,
.
lecompte de cette annula tion , Col ,en a purem e nt et slm p .
Dlent confirmé le ma rché par sa lettre dalée du 28
oclobre 1889 ;
~tte lldu qu'cm marché conclu par un représenlalll est
.
soumis
à la seule cond Ition suspe ns ive de la ratl'rIca I1on

( 1) Juri sp ruden ce aujourd 1:ui constan te, Voy. 'le 'l' abl e d écenn~l e ,
... Co mpétence, n° 148, _ Ce rec . 1883 , 1. 110, 31G. - 188:i . 2 . lolS,

- t88 4. 1 286.

e U'et rBlroaclif cn ce sensqll' nn e fo is donn ée, le marché doit
êl re r é pnlé co nclu a il lieu ct il la dale où la co mmande a
élé p,'ise pal' le représentant ;
Atlendn qu'i l résulle de ce prin cipe qu c l'acheteur es t
li é pal' a com m ande et lenu d'all e ndre la réal isai ion de
la co ndition ex is tant a u Iwofit du vendeur ; qu'il ne peut
se dégager en annlliant la comm~lI1de avant même qlle le
vend eur ail don né sa co nfi rmat ion; que ce dernier se nl
pen t donn er Il l'affaire tl'ailée par son represe nl an tle lJe
sui te qu 'il jugera cunvenable; qllt\ la ralili ca lion intervellanl , Je marché se tl'ouve rell'oacliveme nt a\'o il' élé co n-

clu défi nili vement au moment m ême où le représenlant a
trait é;

Attendu qu 'en faisant à J"espèce l'app lica tion de ce principe, il esl conslant que Poirieux n'a pn , contre le gré de
son vendeur, annuler J'achat qll ' i1 " enait de fa ire el dont
J'exisle nce est constalée par LIll dOllble de commi ssion réguli èreme nt signé; gue le marché doit sorlir so n pl ein et
enlier effet ;
Pat' ces motifs,
Le T ribnnal, san s s'arrêter aux lins pl' i se~ P("\l' POÎl'ièux,

le condamne ù payel' Ù C,)!l en la somm e de 800 ft' .,monl""t
des nHlI'chnnùises dont s'agit, en souffrance en gare de
J,làcon pOIlI' le comple dlldit Poirie ll x; sa llf co nl eslat ion Il
r"ison de la qllalilé, s'il J' a li eu; et c'est ayec i nlérêlsde
dl'oi t et dépens ,
D u 6 ( év )'if)' 1890. - P,'és., M. PAL"", jllge. 1.111. V .HE~S I pOli r Cohen , SENÈS pour Poiriellx.

PI .,

�( 1 ~8

,
MA RITIME.

ASsunAl\CE

_

CO~PÊTENCE.

-

( 129 )

1'nIOUN AL DU DOMlelLE DES ASSUCONSTATATION DES AVAR IES. -

DEMANDE EN

REuns. -

)

AOS I~ l'\CE

D" FIN

l'RINCIPALES. -

R

l' Une exception d'incompéten ce ;

lCE-

2' Une nullité de la citation donn ée au l'equis des . ieurs
J, et H, Co urtèS, ù raison dn délant de qua l, té de ceux-ci;

""'BlLlTÉ.

. l des aSStl1'eU1'S su,' C01')JS, où dt'Ji·
dOm1C'l.
. (
st compétent SU1' (o'ule
'églés les Stll't$ J'es, e
"
l'

~

Le T,'ibunal du
,

Oue le capitaine Olivier, à l'appui de cette opposition ,
invoque trois moyens:

vent él1 e

1

' la cons ( a1a ("01'
, • de~

l ('

aVa1'USJ a

ex -

demande Te a w~ a
d
'f où s'est le'rn''tiné le
clllSiol1 du Tr1bul1al 1.' pm
voyage assU1'é.
,
l'
éme q"e dans le l'0l'! du ,'esle, le
En C()~lse.qllenc~, ~ s,(1)&gt; . cede)' 'a des COHsla talio. n8 jHdi-

0;

caplfa'tue aw a'l, t f 'U ))10
. t
.
18 aSSU1'ew 's n'en Gll1'atell ])as

ciaiJ'es de ses aVa1'LeS , e
.

. l

" T' 'b

Ilat

et

1 d,'oit de (aire ol'dom1eJ' pa1 e, ,, 1 't U
moUlS e
l'
é tOHtes 1ne$I/1'es
cOIlI)'adictoi,'ement cOIl(,'e
assu," ,
.
. .1
d'iJUdl' uclion et de conslatatilJli /t tties pO!l'f' pl epm el a
solution att (ond .

L'aSSlJ.1"é ne peu t l'epousse1' une }Jal'ei lle d emande e,/l. e:"Cc i
pant de ce qu'elle s'al'réte à d es me~u1'es P1'O vlSO'l:res"
sans conteni,. de fins pr'incipales, CUlstan ce entre lUI,
6t se,~ aS'ttreul's étaltt virt uellement oln'el·te pal ~es
constalations qu'il a requù,es lui-mém,e des aval'tes
SOli /Tet'Ies pa,. le "avi,'e (1),
( CAPIT/\lNE OLIVIER CONTRE ASSli RE URS,)
JUGEMENT ,

Altendu que l'opposilion du capi tai ne Olivier envers le
jugement de uélaul du 14 lévrier couranl esl régulIère ~n
la lorme el laile eu temps utile;

(l) Voy. cependant première Table décennale, \'~ Assuran ce Inaritime, n° 261 .

3' Une nullité de cette même citatio n tirée de l'absence
de tou te demande principale;
St1l' le premier moyen:
Attendu quc le vapeur ilfilidja , command é pat' le capitaine Olivier et appartenant à un armateur de Nantes, a
été assuré, pOUl' ulle certaine somm e, pal' polices signées à
Mal'seill e, et dont le paiement doit êtl'c poursuivi par l'assuré contre ses aSSureurs à Marseill e ;
Que, dès lors, bi en que le lieu ou s'es t terminé le "oyage
du nal'il'e soit 'l'oulon et qu e, dans ce port, une ex pel'tise
judiciail'e ai t ét é fait e pour vérifi el' les avaries du navire et
détermin er les réparation s à y lail'e, le vérit abl e tribunal
compétent est celui olt en réa lité devra être pOl'tée nécessairement la l'éclamation de l'assuré en pai ement de l'assurance ; que pal' conséquent" si ce tribunal compétent es t
celui de céan s, ayant le droit de juger le fond s, il nura ,\
fortiori le droi t d'apprécier l'expel'tise pratiqu ée, mai, en
outre celui d'ordon ner, s'il y a lieu, tont es autres contreexpertises;
Sur le seeond moyen ;
Attendll que le capitaine Olivier faiL observer que les
sieurs J, el li , Comt és ne sont point direc tement, personnell ement et en nom~, assureurs du navil'e AI/itidja, mais
qu 'il s n'ont signé qu 'en leur qualité d'agent s desassurelll's
N pal' procuration de ce ll x- ci ; qu 'en J'état ils ne pl aideraient
PO Ul' les assurel1l's que com me de si mples proc ureu l', fondés, pui squ 'il s n'aurai ent pas intl'odui t la dem and e ail nom
1" l', - 1890,
!)

�( 130 )
, ., e,, diliNence
des sleur ,
oursulle
0
~U1'eurs eux-mêmes, P
des ass
1 urs agenls ;
,
J el H, Coudés, e
l ' ns prises au nom paI,
,
d conc US10
, 111 '
Fl'en l'elat es , ayan,, asouré
le na vu'e
,_
Alten d u 'Je
_
,
, r l' des huilS compagnIes d aSSllreurs maritlmes de
IICU
le au nom du Comllé , esgen ts 1a d 1'Ificu lté soule'd'et
tl va
, les soins de leurs dIts a l ' à être examinee;
PariS, par
. ' ne Olivier nla pus ~
vée par le capItal d' aralt nécessairement ;
qu'eile est écartée et lSp
, "me moyen :
T
Sur le IrOlSle
"
'f 't procéder à ou,
'1 ine Oh vler a al
,
'\ tlendu que SI le capl a
t 1er les avaries eXlstanles sur
lo~ à une experlise po~r .cOl:sn~cessaires, c'est év id~m meot
le Mitidja et les réPatallOnreuve pour sa réclamallOU ullée
' bl',
,:, leur encontre
que
en vu de se procurer unersp et eta
Il ,
"
"
rleure contre;es assureu 1 rtune de mer, bien qUII n all
ces avaries ont eu heu par la
odat spécial d'indiquer les
experts e ~a ,
Pao~ requis pour les de
ces aval les ,
causes et la nature
, 's est d'au Ire part,
,
,
t ble des assm etu
, eux que ces avartes
Oue le droit incontes a ,
'
" 1 a h eu pOUl
',
,
de pouvoir étabhr, s 1 y
,' d vice propre du naVlre ;
t t ou en paltle LI
proviennent en ou
, même à Marseille,
' en réparatIOn
Oue trouvant ce navIre
avant que les
'
u: t ' Is onté euetII'1'é,'e't
"
, ' ,
où il est venu à cet e e , "
que toute p05sib1llie
l'éparalions ne fussent ellecdtu es ai'l'e de laire pl'atiguer
' vint à lspar" L ,mandat de Vél'l'fi el'
de preuve contl'atre
une experlise pal' des expe:~e:i:~lature et la nécessité
,
" t 'se formée ainSI
d'une manière préCIse les ca
,
1 demande en expel l ,
,
des réparatIOns; que a
1 constitue une actlon
'
' é 'dent né et actue ,
d
sur un 10léret VI,
, s'ex lique de la part es
q ui se suffit à elle-même, qm, ' ~n moyen de preuve
' '-t en réaltte qu u
demandeurs et qUI ne, ,
l 'd ' t de chercher à opcontraire que les assureul'S ont e, l'al nt voulu se proposer à celle que le capitaine a l ég ltlll:,~me,
'
curer contre eux par une expertlse à I oulon ,

( j

31 )

Par ces motils,

Le Tribun a l ad met en la forme le capitaine Olivier en
son opposition envers le j ugement de défaut du 14 février
courant ;
Le déboute des fins et exceptions pal' lui sou levées et
conflr me led it jugement de défaut pour être exécuté selon
sa fOl'me e t lene m, avec plus grands dépens;
Ordonn e l'exéc uti on provisoire, même ava nt enregistrement, du pl'ésen t j ugement,
D u 25 (ém'ier 1 890 , - P rés" M, AR NAUD, ch , de la LéS,
d'IL - PI" MM, NEGRET1'[ pour le capitaine, D UBERNAD
pour les assureul'S,

AUORDAGE. -

CAPITA INE. -

ou CODE CIVIL. -

PORT DE REJ.'UGE . _

AnTICLE

l4

CHO IX DU 'fnlDuNAL.

I l n'existe, en matii!1'e d'abo'r dage, aucune "ëgle Spéciale
de compétence, et la détermination du, T 1'1:bunal compé-

lent doit se (aire par l'applicalion des principes géné-

"au,l'.

Si les J,,'otestatiol1s prescrites par les aTticles 435 et 436
du Code de commerce d01,:vent se { aù"e au. premie?' port
ou le navire a touché, il n'en 'r ésulte nullement attJ'i-

bution spéciale de i",'idiction au T ribunal de ce port
pour statue,' s.,,' l'action de l'abo,'dé contre l'aborde",',
Spécialement, si ce por't n'est pas celui de destination ou
de déba"quement, mais n'est qu'un po,'t de "e/ilge ou
l'abordé a (ait simplement les "éparatiolls indispensahles pOU?' a1'1"iver ct destination, le Trihunal de ce port
est incon~pétent pou')' connaUre de l'action en indemnité ( 1).
(1) Voy . cependan t 'f able gênéraJe, vo Abordage, no' J07 et sui". _
l'· 1'able décenn ale, ibid.) no 78.

�( 13'2 )

,

( 133 )

t d , blméfic. de L'm'tiele 14 d"

l,
L01 'SI"lU'Un F,'allçats1 usan
,
,
éi/'a1lfle&gt;

Code civil, elle " n ,
çais) tl, ne pe HI le e,I."

deva.nt un T1'ibunal (,·an1 le T ,.ibul1al de son

deva1l

chai,",

, 'dellee de l'él,'a"9'" en

. 'le Olf de 1'eSt
.
1 défaut de donne' ,
de",' ne peut le e,le,' que
E
l F 'allça'lS deman
.

F,'anee , e "
1d
,p'l' 0l,,'e domietle,
deva11t le Trtbuna e 801
•

( COMPAGNIB

, E CO~I'PAGNIE LA VELOC8) .

TRANSA'fLANTtQUE CON'lR

,

Du ',janvier 1889, Jugement

Ù

Il

'l'ribunal de commerce

cle France pOUl' les obligations co ntractées en pays éll'angel's envers les Français; que, d'aprés la j uris prudence, ce
droit s'applique tant au " obligations contractue lles qu'à
celles dérivant d' un fait donnant li e" à une action civile;
que, l'article '1 4 p,'écüé n 'étan t pas cl'oL'dre public, le Fran ça is peu t y renoncer, mais ceLLe renonciation ne 5aurait résulter, ainsi (In e le prétendent les défendeul's,de ceque les
f"ill'es Gondl'and, agents il Gênes de la Compagnie Transatlantiqu e, auraient, en répo nse cl la protestation qui leur
étai t sig nifiée à la requête d" capitaine Cafferat. et de la
Compagnie la Veloce, fait notifier;'t leur 10uI' il ces del'l1iel';
Hn e autl'e pl'otesLation;

de Nice, ainsi conçu:
,
b' 1888 un abor,
,
l &lt;oirée du 3 septem le
d
Attendu que, ans a.
d'Onei ll e entre lenav11'e à
,
dans
les
parages
,
,
1
C
alie Transatlantique et e
dage • eu lleu, '
I adol' de la omp'o'
, ' l'
vapeur 1e S a v
B' __ de la Compagl1le lia lenDe
navire à rapeur Jl'[a/teo~ lu~.occident le Sa/vado,' a relA1. Veloce; qu'à la sUltedée ce ~on l'apport de mer, fait sié
ché à Nice .pres al'01l
p~s 'ites al' les articles 435 et
gnifier les protestatIOns p,es~'reclufs nominal,ion d'expert
t1
36 d Code de commerce e
ges en indiquer les causes e es
4
u
d
' Il '
Pour constater les omma,
et fait route pu ur MaI'Sel e,
l'esponsa b1Tlés
l
,
d
"
d ' 28 cludit m ois e sepQue pal' acte d e Hirr~l~~~s::el~ C~m pagnie Tran satlanli-

lembre; ::sica~f~~~~~ C;lIerala,capitaine du 111aueo- BI''''.o"
que
th ou
Veloce ~propriétaire,armatelll' d u Matieo - B,.H zzo , aUX
~in~ de voir' dire et juger qu'ils sont sc'lidail'ement,l'~s!~~;
sable, de l'abordage, s'enl endre condanll:er S~:ldall~ fail
il payer le montant des dommages occaSLOnnCe::, pal eie la
' , "vau'
"'erala et" .la Ol11p.on
d'abordage j, que le capllallle
é n5'
\'eloce O~ll décliné III compélence du lrlbun.lé~e, c a ,
qu'il échet d'examiner si celte exceptIOn est [ond ,
,
'
S
U
l
'
les
diSque les demandeurs basent l e\11' actIOn
l'
, '1 d'ès
lesque '
de
l'arlicle
Il,
clu
Code
CIV1,
apI',
ositions
P
les l'étranger pOllna êtl'e Ira d III't dev ant l,'s mbun.u ,
{j

Qlle, loi n d'admettl'e la responsabililé dn capitaiue Lamer
et de la Compagnie Transatlantique dans le fait de l'abol'dage, ceux-ci se réservent le droit de réclameL' lous dommages-intérêts; gu e celte renonciation ne sa urait s'ind uil'e
également de la comparution desdits frères Gondrand devant le Tribunal de Gênes, olt ils se sont limités A déclarer
Cfu e, n'étant que les représenlants de la Compagnie Transatlanlique pour les opérations commerciales dans le port de
Gênes, ils n'avaient pas qualité pour représen ler la Compagn ie dans une action intentée pour un fait survenu en dehOl's des limi tes de leur agence, la contre-protestation sign ifiée il la requête des frères Gondrand n'élant qu'un acte
conservalo;,'e, el, dans lel11' comparutio n del-ant leTribunal
de commerce, n'ayant pris aucun e conclusion sut' le fond;
Attendu que la disposition excep tionn ell e de l'arlicle 14
ne confère pas au Français le ch'oit de tradu ire l'étrangel'
devant le Tribunal de son choix; qu'il faut à cet égard se
conform er aux règles du droil com mun en matière personnelle; qu'à défaut de domicile ou de résidence en
l'rance, c'est devant le Tribun al du domicile du demanùeur qu 'i l doit être assigné; que celle règ'le ne doit fl échir
qu e devanl, un cas spécia l attributif de ju,.;ùictioll ; que ce
eas spécial pouvant atlribuer compél ence au T,'ibllnal ,le

�( 135 )

( 134 )
, lt el' de ce 'lue Nicea été le premier
ceans ne peut resu
, dport
1'\ he du Salvador après l'abordage, III ece
' "d
francals e re , C
à N'
• C
'e 'Transatlantique a une agence, l dlce,q ue la ompagIll'
d'après le d1'01't mari't'me
l " dans leport de 'relâche
,
' ne evant
'
édé 'à une répa l'atlOn nécessall e pOUl la contlêtre pl'oc
qu
l'agence de Nice étant absolument
nuation dli voyage, - ,
. 1
t d'
étrangère à l'abordage et Nice n'étant 111 e pOl'
armement, ni la destination du chargement du Salvador,
Par ces motifs,
Se déclare incom pétent ;
Condamne les demandelll's aux dépens,
Appel par la Compagnie Transa tlantique,
ARReT ,

LA COUR,
Par les motifs des l'rem iers juges,
Et considérant, d'une part, qu'aucune compétence spéciale n'existe en cas d'abordage; CJue ce sont les principes
généraux qui doivent recevoir leur application; que, d'autre part, l'étranger est protégé en France paI' les mêmes
règl'l$ que le Fran çai~ , sa uf la dérogation introdu ite par
l'article 14 etla substitution du Tribuna l du domicile propre du demandeur à celui du domici le du défendeur ;
Considérant que, sans doute, cet article ne crée pas une
prérogative au profit de l'étranger; qu'il l'este soum is à
toutes les exceptions qui dérogent à la compétence ordinaire ; mais qu'il n'en existe pas qui le touche particulièrement et n'atteindrait pas le regnicole ; qu'ainsi il est inad missible que le Fran ~ais ait le droit de traduire l'étranger
devant n'importe quel Tribunal de France, sans autre règle
li u'un pur caprice;

Considérant que l'article /120 dLI Code d" procedure cons-

titue bien une dérogation à l'article 14; mais qu'il n'es
pas appl icable dans l'espèce; que Nice n'est pas le port de
destination , ni celui du débarquement, mais une simple
escale; que si après l'abordage le navire s'y est l'éfugié, les
réparations du nav ire ne s'y sont même pas elTectuées; que
l'o n Il e saurait considérer comme des réparations sérieuses
les quelques dépenses opérées dans le b ut de permettre au
navire de se rendre à Marseille; que c'est dalls ce dernier
pOl't que les tl'ava ux ont été exécutés l'OUI' la presque totalité : qu 'alors qu 'à Nice une somme inférieure à 2, 000 fr.
avait été cousacrée à fe rmer provisoirement les brèches du
navil'e, à Marsei lle, le chilTre des réfections a été supérieur
à 32,000 Ir, ; qu'a insi, i l n'est pas m ême exact de confondre
Nice avec le lieu du paiem ent au vu du paragraphe 3 de
J'article 420 ;
Considérant que les articles 435 et 436 du Code de corn ,
merce ne so nt point attributifs de compétence;
Qu 'ils ne règlent uniquement que les formalités à remplir après l'abordage; que tout ce qui y est ordonné, prescrit, l'est à peine de nullité; que les déchéances s'attachent
à l'ensemble et à toutes les parties de ces dispositions; que
si l'article 436 indiquait un 'l'riùunal où l'action doit être
portée, le Tribunal ne pourrait plus être remplacé pal' un

autre ;
Que l'on ne pourrait modifier le lieu où les protestations
doiver,t être formu lées, ni étendre la durée des délais; que
l'obl igation de pl'otester dans le pI;?mier port de refuge
n'emporte pas l'obligation d'y introduire et poursuivre son
action;
Qu'une tell e contrainl,e serai t d'u&gt;le exéclltioll le plus
sou vent impossibl e; qu'elle est d'ailleurs contredite pal' la

pratique constante du commerce maritime ;
PaL' ces motifs, confi rme,

D" 28 (év)'ie,' 1889, - Cour d'Aix ( ' " Ch, ) - P ,'és"
M, RUBE N ilE COUDER, l "~ prés, - P I" MM, AnRAM et RIGAUD,

�( 136 )

'

SOCI ÉTE , -

( 137 )

INTE;RtTS DE LA COMMANDITE . -

PEnTE.

L . Il 'il est convenu, el l t ,'e associés gu '1f11e commandit~
OlSql
lé,"ls au p,'o fi/ de celui gui ra apportée, ces
p",'eraW"
d
t t 1
,
d'
",fél'Ills
OIVell t "' i&gt;'e payés mllme en cas e , Pe?'1e , an
'
"té 1l'est pas ell é/al de suSpellS101l 'e pa,eque 1a SOCt.e

ments.
, d e ces intél'éls au p,'ofil du commanditai,.e
La passa/tOn
,
,
ne peut ét1'e c1'iiiquée ~i par ~'es coassoc'tés nt n~êm~
, 1 s c1'éallCie)'s SOCWtlX, St les clauses de l acL
pa. e
,
, t 1 d'
,1
bl 'é e/ conrm des fte1'S ne p,'évoyaun Cl 1.8SOCta 1 pu 1
.'
• 1 •
. , •
/ la liqtt1dattOIt gu ap,'es. gue la
1 l,
soutane
. pel le a1l1 ~.a,!
atleilll Ulle quotilé détennil/ée, et St en fall cetle 9uo ,1Ié
,,'élait pas atteinte allX époques 01; les t"té,.(!ls Ollt éle
passés,
J

( CASIMffi OLIV E CONTRE LIQ UIOATEun JUDICIAIHE
D' OLI \"E ET

C'),

JUGEMENT,

Ouï les défense urs des pa l'lies el le rappol'l de M' Lejoul'dan, al'biLre- rap~orteur :
Auendu qne les parlies onl été l'envoyées devant a rbitrerapporteur à l'ell'et de fa ire rapporl S UI' les diverses difllcultés qui les divisaient à raiaon du règle men t des
compt es existant entre elles;
Oue les vérifi cations con lradictoit'es OlÜ e'l lie u el qu'un
rapport a été déposé conclu ant, en faveur de Casimir Olive,
pal' un solde de compte-comanl arrê té au 3 1 aoùt t887
s'élevant à 16,8 t 1 fr, 05 c , ;
Que Casimir Olive demande l'homologation dudit l'ap-

vort ;

Attendu qu e les sieurs Olive e t C· de Casim ir Olive, soil
leur liq n idaleur j udiciaire, ne se son t reconnus, de vant t'arbitre- ra ppor teur , déb ileurs qu e d 'une som me de
4,127 ft" 80 c, pour so lde de ce compte-cOut'a tH, e t qu 'ils
onl prélendu que ce solde, se compensant avec 13,500 ft"
d'intérêts selon eux indùmeut payés il Casimir Olive, ce
dernier reslait leur débiteur défi nitif de 9, 372 fI', 20 C. ;
AUendu gu e la sér ie des redressemen ls proposes pal'
Olive el C' el qui amèn et'ait les r ésullat s ci-dess us, a porté
S UI' huit ch efs de réclam atio ns donl les sepl premiers,
relativem en t peu importants en eux-m ém es pal' rappott
au derni er, ont é té adm is pour l'un au profit des défende urs
et rejelés pour les six autres ;
Que, pal' les m otifs qui se lrouven t SUL' chacun d 'eux déduits dans le r apport et qu e le Tri buna l adopte entièrement,
le rapport doit ê tre maintenu sans modificaLion ;
Qn'il n ' l'a donc à consid érer el à élu cider que le dernier
grief s'élevant à 10,1 83 fr, 80 c, r elalit' à une diflérence Sur
sacs réclam ée pa l' les défendeurs, el à solu tion ner ensuite
la q uesLion so n levée par ces derniers il propos des intérêts
tour,hés, s ur sa commandile, par Casimir OIive,el qui représe nterai ent 13,500 fI', ;
Eu ce qui co nce rn e les sacs, e tc, (sans intérêt en droil);
En ce qui conce rne les intérèts de la commandite:
Attendu qu e Casim ir Oli ve a appor té dans la socié té
Olive e t C' de Casimir Olive (1) une comma ndite de
150,000 fI', en la vale ur fixée dans les accords socia ux; que,
d'après ces accords, il avait droit aux inlérêts 6 010 l'an de
ceUe somm e, à par tir du 1" janvier '1 886, payables par se-

----(1) II est â peine besôin de dire que, malgré la similit ude de noms,
l.:as imil· Oli\'e , f'l Oli \,(', geranl d'OIi\'e fil C~ . l''tnient deux pel'so nn es

di fT{· I· e nte~.

�( 138 )
.
le, sommes il titl'e d 'intél'èts pal' lui tou ûbées
mestre , que
. '
1 30 . .
'1
'
]U lll et
ou dont la" lé cI'éd ité SUI' les lIvres socIaux e
le 31 décembre 1886 et le 31 aoùt l887! son t réclamées, à
, de res l'tull'OU
de l'lIldù , pal' le motIf
tItre
l
. ()ue,
. , presq ue dès.
le début de la sociélé Olive et C' de Caslmll' OlIve, celle- cl
élait en t'tat de suspension de paiem en ts r éel e t effectif et
que, pal' conséquent, ces intérêts 6 010 am'alent éte prélevés sur un capital absorbé;
Attendu que, en fait, l'allégation des sieu rs Olive et C'
de Casimir Olive ne saurait êtl'c admise; que ce n 'est que
du jou r où leur liquidation judiciaire a é té déclarée que
l'ou peut les considérer comme en état de suspensIOn de
paiements;
Que jusque à cette date, pal' l'apport il tous les intéressés, y compris Casimir Olive, ils doivent ètre considérés
comme étant restés debout et à la tète de le urs affaires;
Attendu que d'après l'article l7des statu ts, publ iés conformémentà la loi, pal' conséquent connu s des tiers, la d issolution et la liquidation de la société ne pouvaien t ètre l'éclamées qu'en cas de perte constatée d'uoe portion dé te rmi née
du capilal ;
Que ta nt que cette portion n'était pas dépassee, il ressortait de cet,te clause que la société devait nécessaÎl'ement
subsister et continuer et avail un capita l s uffisant pOlll'
faire face à ses besoins et cooséquemm e nt à ses obligaLions;
Qu'elle devait les remplir et supporter les charges qui
lui incombait tans qu'elle était in bonis;
Que, parmi ces charges, figUl'aient notamment les intérêts
fi % l'an de la commandite dus à Casimir Oli ve;
Que lorsque, pal' les créd its qui lui ont été don"és SUI'
le. liHes sociaux aux dates ci-dessus, a ux éch éances semestrielles, Casimir Olive a louché les intérê ts échus lui

( 139 )
revenant, il a légitimement enca issé, an moye n de ce crédit à lui donn é, les sommes dont s'ag it; qu e ces sommes
lui ont été, dès ce moment, bien et délinit i vement acqnises
tant à l'encontre de ses coassociés, qu 'à l'encontl'e d e~
tiel's; qu' en effe t vis·à-vis des uns e t des au tres, c'était là
l'exéc ution précise et ri go ureusemen t juste d'un contrat
régulièrement intervenu et publié;
Qu e les associés payant ces intérèts ne faisaient q ue l'em plir exactement le ur en gagemen t;
Que, quant a ux tiers, préven u s pal' les publicat ions que
la société restait et devait rester debout et être consid érée
com me étan t in bonis tant qu e son cap ita l ne serait pas
diminu é dao s une certaine proportion, ils ne ponrraient
se plaindre d'avoir ét" induits il fai re m a l il propos confiaoce il la société, sous le pré texte qu'ils auraient ignoré
cette condition et la charge des intérêts de la commmandite;
Qu' il n ' ~, a don c au cune somm e ind ùrnent touchée pa l'
Cas imir Olive dont le l'ecomblement doive lui être impose;
Pal' ces motifs,

Le Tribuna l, sans s'arrêter, ni avoil'égard aux Ons pri ses
pal' les défendeurs, hom ologue le l'appo r t (ll'essé par M' LE:joul'd an, arbitre-rapporteur, et) de s uite ) co ndamne les
défendeu rs à paye r à Casimir Olive la so mm e de 16,8 11 Il'.
8&amp; c., mon tant des ca uses dn rappol'I, et c'est avec intérêts
de d l'oit e t dépens, dans leS(IUels entl'eront les débours et
bOllorait'es de l'arbitre-rapporteu r taxés il 638 Il', 35 c.

n u 5 (ém'ie]' 1890. - P ,'és , , M, ARNA un, ch , de la Leg,
d 'Ho - PI., MM. HORNnosTEL pOlll' Casimir Ol il'e, TALON
pOlll' la liquidation,

�( l 'Ii

( 140 )

TARIF SPÉCIAL'
- DÉLAl.
FACULTÉ
G!lElIlN DE FER. .
•
GOR
DE C"Q
JOUR • IXTERPRETATION.
DALLON
L
•

La cial/se d',m ta1'i{ spécial aulorisant le ciLemin de (e,'
d'aUonoe,' de cinq jOl"'S les déla,. ,'éolemen[a",esde
St le
f ra nsport ) ne sau'rait s'entend're en ce sens
. que,
1
"'al1sporl se fail pa1' plusieu,'l's comp.ag11.tes 1 c l.~c une
d'elles puissejo,,;,' de cetle aUOlne"la!w" de déla ..
Cetle {aculté ne pelll au conlraù'e s'applique&gt;' qu'une {ai"
sur {ellsemble des délais elll,'e le poml de déparl et ceftli de destination.
( ESlIIEL" COl'iTRE PI~ATEL. -

PIN .-\TEL CONTRE CI-IE~IIN DE FER

P,-L, -M ,)
JUGEM ENT .

Attendu que Pinatel, entrepreneur de Iranspol'ts il Mal'ei lle, a été chargé de faire parvenir à Esmien deux balles
tissus flanelle, expédiées le 30 aoùt 1889 de Rouen par les
sieurs Bonnet et Reynau lt; qu'il a r emis ['une desdites
balles le 8 septembre et la seconde le 26; qu'i l est actionné par le réceptionnaire en paiement ùe dommagesintérêts à raison de la l ivrai~on tardive de la dernièl'e
Lalle;
Attendu que Pinalel justifie avoir fait faire J'expédition
par le ~ h em in de fer Sans l'etard et avoir délivl'é la mal'chandisedès son arrivée en gal'e de "Iarseille; qu'il n'aurait donc commis aucune faute personnelle et ne sam'ail
être re ponsable qu'à raison des fautes com mises par les
compagnies de chemin de rel' dont il est gal'ant à J'égard du
,'éceptionnaire ; qu'il a mis en cau,e la Compagnie P.' L.-hl. ;
que le débat porte donc su,' le point de savoir s i le transport a été rail dans les délais réf'lement ail'es ;

.I ttend u q ue l'expédition a é té faite sous l'empi''e du ta,'if
special n° 20, lequel comporte po ur la Compagn ie la facu lté
d'allonger de cinq joms les délais régl emen taires de transport ; qu 'en l'espece l a marchandise ayant emprunté de ux
réseaux différe n ts , ,celui de l'Ouest et celu i d u P. -L.-M. , la
Com pagnie délen deresse, da ns ~on calcu l des délais, J'ait
tigu rer deux fois, soi t un e fo is au prolil de chaque Compagnie, le déla i suppl émeu taire de cinq jOU1'S;
Ma is attend u gue c'est là une in terpr tation abusive des
arrêtés m inistérie ls; que cette facu l té accordée aux compagni es de chemi n de fer par le tarif spécial 11° 20, d'allon ger de cinq jou rs les dé lais réglementaires de transport,
doit ra ison nablement s'appli quer à l'e nsemb le de ces délais; qu ' il serail véritablement exce~sil, contraire à l'esprit du tal'ir et aux inté rêts du commerce, de muitipli er
ce délai par le n ombre des transmissions de résea u à résea u ;
Att endu qu 'il résulte des a ppréc iations ci -dessus que le
second colis flan elle arrivé à i\Jarseille le 25 septem b re, au
lieu du 20, expiration du dé lai réglementai re, a ép rollvé un
relard de cinq jours; qu'il en est résulté pour Esmiell un
prejud ice, sans gravilé il est n ai, motivant dans une juste
mesure sa dema nJe en dommages-intérêls ;
l'al' ces mali fs,
Le Tl'ibuna l condamn e l'ina lei il paj'p.r à Esmieu la
somm e de 2" Ir., Il titre de dommages-intérêts, avec intérèts de droi t et dé pens;
Condamne la Compagnie l'.-L. -~I. it relever et garantir
lhnatel du mOlltant ùes cond amnations ci·dessus en princi .
pal, intérêts et frais; a"ee dépens, actifs, passifs et de 1,.
gal'antie.

Du 14 (ém'i." 1890. ~I M. L EGRIl pour Esmi eu,
pOUl' le Chemin de fer.

P "és., M. llE.\ L, juge, _ P I.,
]10111' l'inatel, .IIc,\"f)

GUDE nT

�( 143 )

( 142 )

V ENTE A LIVRER.

TERME
"

-

~h SE EN DEMEURE.

-

-

P RO ROGAT ION

LETTRE -

TACl TE.

-

AOSENCE DE SOMMATION

•

EXP LICITE .

'l"vre
1és a
D ans lesmartl.
. . .r, le tel'me conventionnel
. , 1 est 1'é~
pufé tacitemen t p1'Dl'One Jusqu'au, }J01,",'" ou.. .l u ne des
, me t l'autre en deme.",e de s exécuter (1),
par t tes
Cette mise en demeure ne doü pas nécessaù'ement ,éh'e

(aite pa,' exploit d'huissiel'; eUe peut ,'ésult." d «ne
simple leU,'e (2),
A lors méme qu'elle ne ,-enfel'memit pas en lennes explicites une sommation de liv1'er ou. de 1'ecevOtl', l.l suffit
qu'elle 'indique l'intention de celui qui l'a écrite, de 8e
p"évaloir du dé(ald d'exécution pour ,'éSther le ma,'ché (3) ,
Ei la paf,tie adveI'se qui, dans les vingt -qualre heures,
n'a pas (ait offre ri'exécution, est déchue du d,'oü de
fa;,'e cette offre ultérieurement (4).
( DuFou n CONTllE

SI~I ON),

J UGEMENT ,

Attendu que le 20 décembre 1889, Dufour a vend u à
Simon 10,000 k, huile de lin, marque Desmarois, livrables
sur janvier et février par 5,000 1&lt;, ;
Attendu qu'advenant le 1" février, Simon a fa it tenù' à
DufoUl' un exploit de Durhec, huissier, pal' lequel il lui

(1) Voy . ci-dessus. p. 75 et la nole.
(2) Voy. 1'- Table décennale. v· Vente ;i livre!', no 15. _
décennale, Ibid., nO' 25 et 26.
(3- 4) Voy. ce !'ec. 1883, J. 155 et la no te .

2° Table

déclarai t que faute pal' lui d'avoir livré les 5,000 k , échus
de janvier, i l considéra i t le marché comme résilié' qne
nonotstan t led it acle, Dufo Ul', pal' lettre recommanÙe d~
5 lévrier 1890, a m is Simon en demeure de recevoir les
5,000 k, échus de janvier et, par exploit du 7 févr ier poursu it en j ustice l'exécution du marché pal' la vente ;ux enchères de la partie li tigieuse;
Attend u qu 'il est de jUl'isprudence constante q ue dans
les ma l'chés'à livrer, le term e conventionnel est ,:éputé
p,'orogé tacil ement j usqu 'au jour Ol! l'u ne des parties met
l'autre en demeure de s'exécuter; que celte m ise en demeure ne consiste pas dans une formu le sacramentelle'
qu'elle pent être fa ite par exploit d'huissier ou pa:'
simp le letlre; qu'i l importe avant tout qu'elle manifeste
l'inlention fo rmelle de ne point proroger davantage le
terme;
Auend u , en l'espèce, q ue si l'acle du 1" février ne conlienl, pas dans ses lermes mêmes la sommation de livrer
elle ind ique cependant d' une manièl'e explicile lïntentio,;
de l'ache teur de se p révaioir de la non livraison pou r résiliel' le marché et, pal' suil e, son in te ntion de n'en pas pro roger le terme; qu'on peut la considérer comme une mise
en demeUl'e imp licite; que, sans doute, le vendeul' conservait la faculté de livrer la marchand ise dans les vingtquatre heures et que l'acheleur n'e ùt pu argueJ', en ce cas,
de sa déclaration de résiliation;
Mais attendu que DufoUl' n'a offert la livraison que le 5;
qu'en l'élat, ce dernier a en cuul'll la r ésiliatiof, de la partie de 5,000 1&lt;. échus de janvier;
Attendu que Simon a verbalement offert ;\ l'audience de
s'appliquer la marchandise oflerl e, sur la livrai son à faire
en févr ier; qu 'il n'existe aucune conclusion sur ce chef;
que le TI'ihuna l n'a pas à statue!' sur une question qui
l'este enlière à déhattre entre les parties;

�( 144 )

( 145 )

Pa\' ces motifs,
_ ' Têter aux lins pl'Îses pal' Dufour,
Le Tribunal , san, saI . é 1 e de 5 000 k. le marché
la partIe c lU
,
. ..
déclare résIlie pour
d mne Dufour am dépens .
du 20 décembre 18~9, et con a

.
p ,. ., M. Couve, juge . D 14 rév"ze" 18 90. "
l'
S
MM . SEKÈS pour Dufour, IMON en pez"Sonne.
SOCIETÉ. -

' ON . PARTICl r A'lI

P I .,

CAR ACT I~ RES .

. l',al! en pm·ticip ation consiste
clé" e de /"assocza
d l ' elz
e cat'a.
1'1 tion sm' par son ma e Ci ace SOlt par sa cons l II
,
l 'Ié
ce
qu elle
, ne se "évele
. pas aIL pli blie conune personna ~
lion,
civile.
.
el
Spécialem."I, cOllslillle ""e socz'été "[en .pa"licipalwn
ï de te:rploilion pas en nom collectif, celle où t 8 aB"
'é

L

tation d'une enlrepl'ise obtenue }Jal' l'un, de~ assote'ds
es . e
ell son 'nom personne 1J e1 01'. cette ex"lollalwl!
r

telle nature gtr.:elle se p "atique pm' chacun des assoclés
agissant individuel/eme"t.
(C."·ALZ"

r.O~TRE

j)'Rnoux

ET

VnoN).

J UGE~I EN'J'.

~ttend u

sujelles au x forma lités prescrites po ur les a utres sociétés;
qu e le caraclère di stinctif de l'association en participation , tel qu 'il esl délermin é par lIne jurisprudence aujomd'hui constante, consiste en ceci: (lue l'association, au ssi
bien par sa cou stitu tion que par son mode d'action , ne se
révèle pas an public comme personnalité civile ;
Att end u, en fait, que Cavalié a obtenu en So n nom personnel, pour lIne durée de trois ans, l'entreprise des balaj'lIres des Doc\(s et Entrepôl s de Narseille; qu e l'associ alion dont s'agit a pour objet l'exploitation de ce traité; qu'il
n'exi ste au cun e raison sociale; que Cavalié es t seul engagé
avec les Docks; qu e chac un des associés peut trailer et
trait e avec les tiers pour la r evenle des grains avari és ou
engrais extraits des balay ures ; qu'i] s'agit donc, en l 'e~­
pèce, d' une association en partiCipa tion qui ne peut être
dissou te par défant de forme ;
Sur le second moyen, etc . (sans intérêt);
Par ces motifs,
Le Tribunal, sans s'al'rêter aux fi ns en nnllilé de l'association pour défaut de forme, etc ., etc.

Du 2 7 ( év"iel' 1890. - P ,·és ., N . LAI'lEnnF., ju ge. _
P l ., NM. Don pour Cava lié, Joun vAN pour PalTOux et
Vilon .

que le 4 juin 1889, Ca valié a for me avec Par-

1'0;" et Viton u;leassociat ion aya nl po ur objet le commez'ce
des orains 3\'ariés el des engrais, POU!' une durée de trolS
années; quï l demande aujou rd'hu i au Tr ibunal d'en prononcer la dissolu lion anticipée et (ren ol"(\onner la " qlnda ·
tion en se prévalant ;\ cet elfet de deux moyens;
Sur le prem ier moyen visant le délallt d'acte écrit el de
publicité et, par sui te, la nullité de la Société :
Attendu, en droit, qu'aux tel'mes de I"article 50 du Code
de commerce les associalions ell pat'Iicipation Ile sont pas

Dé o AR QUEME NT.

-

CLAUSE DU CONNA ISSEMENT . _

D RO IT DU

CONSIGN ATAIRE. _

Dn OI 'f DE

CA PI TAINE DE DÉDA RQt:ER. -

RE CEVOIR SOUS
SANS nE'rA HD.

PALAN . -

OBLI GATION

DE SE PRÉSENTEH

La clause du connaissem.ent donnan t au capitaine la li-

be"lé de décha.·[jer dans 9uelque dock et Sltl · quelque
quai que ce soit, ou SU1' altèges, aux j'rais et "isques
du consignataù'e, ne c1'ée poin t au p,'oflt d u., capitaine

1" P. - 1890.

10

�( 146 )
,
d débarque,' sa cargaison salls se
vou' absolu e
.
l '
lm pou
. t des intél'~ts dt, conslgna au'e.
préoccup'" des d,'o,is e
{, analogue n'a en vue que le cas
Cette clause ou ioule aH 1 e
.

cellli,ci s.,'ail négligenl, (2' Espèce,)
"
art'ive le sam,edt 80l1' , le
, 1
t lOl'squ ,'U1l lia o;,'e
..
Spécta emen:
'.
é nie le limdi matin pOUl' 1'ece. afatre qat se pt' se
c01ls'gn
'ait él&gt;'e ,'éputé négligent, el le
VOÙ" sous palan, ne saw
.
"
"
'
/'
capt(al..ne qw, sans a ltencl1'e , a 1)'1-'/,8 sa car9atson
'[
,a
,
é
d
dimanche
et
dans
la
nut
SUt·
ai dans la JOUl'n e u.
qu
bl d l'excédant de f,'ais résulta1l1
vante, est 1'esponsa e e
. .
. ( l'~ E . )
du mode de débarquement cha,,, pa&gt;' lu"
spece ,
01\

Qu'i l s'est fondé Jl on seulement Sur

SOil

dro it absol u de

recevoir sous pa lan, m ais encore Sur une pl'omessc ver.

bai e qui ! ui aurait été faite par la Com pagnie, dès le
samed I SOlI', à l'arnvée même du va peur, de ne point fa ir'e
l e déchargement, avant le lundi ;
All endu , sur ce dern ier poin t, que s'il en étail ai nsi, par
sui te de raccord spécial qu i serait i ntervenu entre les parties, la Com pag nie se trouverait en fa ule v is-à-vis dl! sieul'

Sa uze el q ue la réclamation de ce dern ier devrait être
accueilli e sans di scussion possi ble qu an t au principe de
l'i ndemnil é;
Ma is q ue rien n'étab lit et ne prouve l'all égatio n émise
pa r Sa uze, dans sa protestation d u 29 octobre, relativement
à la prétendue pro messe qu i lui au rait été faite;

PREM IÈRE tS PJ~CE .

(SAUZE CONTRE CrPR IEN FADRE ET

\ 147 )

C' ,)

JUGnrENT.

Attendu que le navire lVeustl'ia~ de la Comp~g n ie f~'~I~~
çaise de nav igation à vapeur Cypnen Fab re et C " ~t al II I e
de l'ie\\':l orl, dans le port de Marseille, le samedI _7 octobre 1889, à si, hen res du soi r, ayant à bord u n chargement
de maïs à la destina tio n du sieur Sauze;

Oue le cap itaine a pI'océdé, dès son arri vée, au débarquemen t de cette marchandise sur les qu aIS lIbres de la Cham,
bre de commerce, en y travaill ant pendan t la journée du
lendemain dimanche et dans la nuit riu d imanche au
lu nd i ;
Oue lorsq ue le lundi matin, 29 d it mois, dès la premi~re
heure utile le sieur Sauze s'est présenté avec tout le né, prendre réceplion de sa m arc 11and'Ise sous
cessaire, pour
palan, il l'a trouvée déjà placée à quai;
Ou'i1 a immédiatement protesté contre le préjudice que
lui causait ce fa it et l'éservé ses droits pour cn demander la
réparatiou pécuniaire;

Qlle le Trib unal doi t donc solu tionner la demande par
l'examen du droit que pO uvait avoir l',Ule ou r aut,'e des
parties;
Al.tendu q u'une des clauses d u connaissement de la Compagnie Cyprien Fabre porte que la marchand ise devait être
déli vrée à Marseill e par le capitaine, avec la Ij bert ~ pOUl'
lui de déc harger dans q uelq ue dock et Sur quclquoJ quai
que ce fù t, ou sur a llèges, aux l r'ais et l'isques des consigna ta ires depu is la prise en cale;
AUendu q ue ceUe cla use doit être entendue sainement et
non poin t com me créan t, au profit du capita ine et pour
assurer la rapidité de ses opérations en v ue de lui rendre la
prompte disposition de son navire, une faculté ou, pOUl'
mieux dire, un pouvoir absol u et bruta l de débarquer sa
cargaison, sans avoir au cunement à se préoccu per des droits
et des intérêts de ses consicrnataiI'es '

"

,

Oue cette clause n'a en vue évidemment qrre le cas air
ceux-ci seraient négHgen ts, c'est-il- dire ne se présente-

raient pas sa ns rela rd, pour commencer la réceptiou de

�( j

',8 )

( 149 )

h dises selon 1e m ode de débar(luement ault~Ul'~ marc an t av~ir droit et intérêt ;
quel ils peu ven
, d' 't'à débarquer sous
.
Sauze av:uL
tO I &lt;Qu'i! est cel'tam que d débarquement ne lui étant pas
"S ce mode e
,
l '
Palan ses mal,
et pouvant III
.
'CQrds avec la( Compa"nie
0
interdit par ses ae
. des frais un avan tage sur le dépl'ésenter, pal' l'éc~nomle
()
barquement, à qum ;
,
,
' t arbitra irement (Me privé de ce drOIt et
QU'II ne pouval ,
; ébarq ucmcnt précipi té desa marde cet avantage, pal' un ( , t " 1 n'y avait pas de négli, à a' non seulemen S l
('.
chandlse qu l,
,
chel' m'lis encore et surtout SI
d
t d" ltn repro
"
genceet e re al' d' f 't l'empêchaient de com m encer imles circonstances e al
(
.
médiat ement ses opérations dès l'arrivée du nav ire;
Att

du que le Nellsh'iq étant arrivé dans le pOlt de Mal"

'lleel~ samedi soir aucune opération, pour le conslgnat~bl;e

sel l
'on n~étai t utilement pl'aticable et pOSSI e
de a cargals ,
'd
edi au
d lS la soirée du samedi et durant la Illut u sam
~~an'che ' que le dimancbe étant un joUI' férié, peudant
,
1l
el l'administration
de la d ouane ne pl'océde pas , Sauze

d

débarqueme,n~~

I:;;ouvait non plus Ml'e tenu d'opére r son
soit à quai, soit sous palan, suivant le mode qUI lU! allia

con venu;
Oue le luudi , d~s la première heure, é tait donc , le seul

m~mentoù il eût l'obligation de se présen ter et ou,, à,délaut de ce laire, il eù t pu être taxé el e retard et oblige de
subir l'application rigoureuse de la clause du connaissement susvisée;

Q~e celle clause, en eU'et, protectrice

des intér~IS d u na"ire mais qui ne pellt arbitrait'ement tournel' a la léSIOn
des intérêls des consignataires qui n'ont rien à se repro"
1a laculté
cher n'accorde pas expressément au capllame
,
de débarquer, à leur insu et sans avis préal,"ble: dès :~~
arrivée, 1lendant la nUIt ou pendall t le lom lélle de
arl'i vee t11ême ;

Olle, dans une clallse tout e de riguellr, tout doit être
restl'ei nt à ce g ui est strictement stipulé;

Qu'u n consigna taire ne saurait être tenu , en cffet, sans
ll ne sti p ulation formelle, de débat'quer sa marcha ndise la
nuit 01.1 u n jour fé rié, et gue, d'a u tre part, pOlir que ce
débarquement pùt avoi r lie u dans ces conùitiolls exce ptionnell es e t inatt endues, un e clauBe précise et spéciale au torisant le capitaine seraiL nécessa ll'e ;
Attend u qu e vai nemen t le capitaine du navire all éguerait que le consignataire est tenu aux frais de débarqu ement depuis la prise en cale;
Que cette stipu lation peut le 30umettre à tous les fI'a is
de débarquement depuis la prise en ca le, mais ne le prive
null emen t du droit qu'i l a de recevoir sous palan, c'est-àdire de pou voi r profil er de toutes les économ ies et d~ 10llS
les avantages qu e comporte un parei l mode de débarquement;

Attendu, dès 101'S, que pa l' l'exces et l'abu s de son dmit,
le capitai ne du vapeur Neusb'ia a pOl'té at teinte au droit
incontestab le du s ie Ul' Sauze et lui a pOl'té pl'éjudice; qu'il
en est dù réparat ion à ce dern ier pal'I a Compagnie défende l'esse ;
QlIe, pour la nxation du dommage qui ne peut 6tre faite
que SUI' éta t, les parties doivent être renvoyées deva n t un
arbitre-l'apporteu r ;

Pal' ces motifs,
Le Tribunal déclare la Compagnie défenderesse responsable du pl'éj udice causé par son fait a u sieur Sa uze,et pour
la lixalion des dommages-intérèts dus ù cc dernier, ren"oie
les par ties devant M' Lejourdan, avocat" arbitl'e- rapporteur,
lequel les concilie ra, à (léfaut fixera le quantum des dommages-inté rêts d'après les justifications et éléments d'appréciation qui l uiseront fournis,et fera rappO l'tan Tribuna l,
SUI' lequel il sera s latn é ce gu e de droil : dépe ns réservés,

�( 151 )

( 150 )

P dJa . , N, ARNAUD, ch, de la. Lég.
.
D u 5 1JW1'S 1890 . d'H, _ PI., MN, TALON pOOl' Sauze, AICAnD pOUl' Cypl1en
Fabl'e et C'.
DEUXlè~m ESPÈCE .
(GAReiN FILS CONTn ..: FR t\NÇOI S SIMON

J~T

CI/ARLE S SIMON) .

J L·G EMI~ N'l' .
Attendu que Garein Irères ont procédé, d'OI'dre du c~pi­

taiue du vapeur Oxj'01'd, au déchargement, sur les qUaIS et
sous les hangards de la Chambre de comm erce, de la q uanlil é de 377 ,034 k graines du sieur Charl es Simon , e t de la
quantité de 37G,101 k , gl'aines du sieur Fran çoi s Simon ;
Que Garcin Irères ont il payer à la Ch ambre de commerce la recevance de 0)0 centimes pal' tùnne sur ces marcbandises ; qu'ils en l'éclament eux- m êmes le paiem ent ù
Charles Simon et à François Simon, e t, en outre, les frais
dus pour peines et soins a u débarq uement desdil es
quanliLés;
Que ces derniers conte.l ent et ont, chac un de leur côle,
aclionnélessieul's Henderson frères , le capilaine 'V. ,lames
et , ra l'cl, " ' il",el eet Son , arm aleurs du vapeur Ox(or'd;
Que ces demandes, él ant connexes, doivellL êt l'e joinles;
Sur ce, au fond:

ALlendu qne le navire, étant entré dans le port de Ma rseill e l e 2 nove mbre dernier à 11 he ures du m a lin , a cam.
mence ses opératIOns de débarquement à 1 Iteure de l'aprèsmidi, lè même jour j
ALlelldu qu e les marchandises à destin a tion des sie urs
Charl es Simon e t Fran çois Simon , se trouvant dans les derniers plans de la cale, n 'ont été en fait débarquées ct mi.es
il quaI que le 10 nOl'embre seul em enl, par les sie urs Garcin frères, à qui le capitain e avai t confié le soin d'opérer
le dechargem e nt de son navire ;
Qu e Charl es Simon e t Fran ~ oi s Simon ont e u ainsi le
temps de se pré:ent er et n e sa urai en t exciper de ce qu 'il s
a uraIent e lé mIs dans l'impossibilité de profiter de leur
droit de r ecevoir sous pal a n , pa r s uit e d u' trop de hâte et
de pl'écipilati on de l a pa rt du capila ine à elfectu e l' son
déch al'gem ent ;
Oue c'é ta it il e ux, p ar conséquent, à s uivre ce décharaement eLà êtl'e ell mesure de pouvoil' rece voir lell1's m~r­
chandises" pat' lem s l,lOmm es e t par lelll's mo ye ns, au
moment ou leur tOUl' d ê tre débarqu ées serait arri vé',
Ou' ils aUl'aient dû, dès lors, régler le fret en m ains de
qui de rJt'oit e t a voir le bon cl délivl'er nécessaire e t sans lequel le ca pitaine ne pouvait leur laisser prendre la ma l'chandise ;

ALi endu que le navire Ox( m'd est arrivé il Marseille , parIeur des deux qu antit és ci-d essus de m archandi ses il la
consign ation des sieurs Charl es Simon e l Fra nçois Simon;

Ou e c'est par suite des difJic u llés qu'ils ont laites pour
le r èglem ent de ce fre t en mains des s ieurs Henderson
frères, a,gen ts des arm ateurs à hlarse ill e e t a utorisés quant
à ce, qu Il s ne se &lt;on t p as p résentés pour reee roir ;

Qlle ceux-ci ava ient le droit inconlestable de recel'oir,
en se présentant clans les l'ingt-quatre h e ures de l'al'l'il'ée

Oue, dès le 6 novem bre, la ma rcb and ise a é lé décla rée
devoir ê lre mise à len r disposi tio n con Ire règlement du

&lt;l u navire, leur

mal'c h a n d i ~e SOu s

palan ; mais qu e, d'[l lltl'e
part, le débarqu ement élait laissé à la dili ~e n ce du capi. d
a
lam e u navire, qui ûlait :\ulol'isé :\ le comm encer immédiatement ;

Irel en main s des sieu l's Hendel'son fl'ères; que c'est au
nom d u cap ila ine lui - m ême que cell e olTre le lll'a élé fa il e;
qu e le cap itain e leur a ainsi fait. ~a vo il' qu ï l n'ava it pas
mand at de IOll che,. le fl'e l. lili - m ê me:

�( 152 )
Qu'il a donc dépendu dp, Charl es Rimon e t de Fran ç?is
Simon, dés le 6 novembre, de ponvoll' l'e luer le bOIl à dehvrel' et de se présenter le 10 novem bl'e pOli r l'eeevoll' sons
palan ;
Que c'esl" par sui le, pour leur comple qu e le ca pilaine a
dù faire mettre il quai leurs marchand ises pal' ses en lreprenem s de débarquement, Garein Irères;
Que ceux-ci ne réclament pas des prix exagérés pour leur

travail ;
Par ces mOlifs,
Le Tribunal joint les instances, condamn e:
l ' Le sieur Charles Simon ;\ payer aux sielll's Garcin
Irères la somme de 190 fI', 35 c " monlant de la r edevance
de D,50 cenlimes payée par eux pOUl' son comple à la Chambl'e de commerce de Marseille, et cell e de 246 Ir, 90 c"
monlan t des frais de débarq uemen t IL eux dus, avec intérêts de droi t et dépens;
2' Le sieur Frau çois Simon à payer a uxdils sieurs Garcin
frères l a somme de 190 IL 20 c" mo n lant de la r edevance
payée par eux pour son compte à la Chambre de comm e rce
de Marseille, et celle de 248 fI'. 10 c ., montant des f rais de
débarquement il eux dus, avec inl érêts de d roit el dépens;

Déboute François Simon et Charl es Simon de leurs de-mandes respectives contre les sienrs Hen derson frères,
1. James et W. \lïtwele et Son, el c'est avec dépens .

Du 1S11.a,'S 18 90 . - P rés., M. ARNAUD , ch . de la Lég.
d'Ho - PI" MM , VIDAL- N"QUET pOU l' Ga l'ci n Il'ères, SÉNi:s
pour les défendeurs,

( I b3 )

COMPi!:TENCF.. -

. ,

INTERbTS. -

SA rSIE-AnIl~T FMTE A
'l ' n m UNAL DU LiE U DE

DEr.rANDE EN VALIDITÉ . -

'fOnT, -

DOMi\lAGE S-

LA SAI SIE-ARRP.T.

_

LITI SPENDI\ NCE.

Le (a'if de p ratiquer sans droit Ulle 8ai8ie-a1'1·~t conf1'e un
comme1'çant constitue un quasi- délit conune1'cial et de
la compétence dll T 1'ibunaL de comme/'ce ( 1) ,

Le saisissant pellt, en ce cas, rJf1'e cité devant Le T ,'ib""aL
de

con'W1e1'Ce

du l?'éu oû il a (ait la saisie-m'réf bien

qu'il cleme'lt1'e SU?' une azdt'e place,en vet'tu de l'el~ction
de domiciLe contenue dans L'expLoit de saisie- arrêt,
La demande en validitê de saisie-a.'1'êt, pendante devant
le T't'ibu11al civil, ne {m'm.e pas litispendance à l'en-

eOIl/,'e de la demande en d01f1mages-inté/'éts (01'mée
devant le T'l"lbul1al de commel'ce à 1'aison du, dmnmage
causé ?Jar une saisie 'at'réf j'aite sans d1'Oit.
( R ICARD

CONTRe ~lÉNARD

"RÈRES) ,

J UGEMENT.

Attendu qu e Ricard, négociant ù Pa ris, a fait pratiq ue l'
en mains de d ivcl's des saisies-arrêls il l'encontre de Ménal'd
frèl'es et de Fé lix Ména l'd ; q ue ces ùerniers l'ont cilé pal'
devant Je Trihuna l de céans en paiemen t de dom m agp.slnl ér~ls, Ù raison du préjudice que leur causaient lesdites
saisies-al'rêts failes sansdroi l , ni litl'e ,'
"Aliendu que le délen dem conl esle la compétence du
I rlbuna l de céans, soit ù raison de la ma lière soit à raison

du lieu;

( 1) Voy. ù cel égnrd ce rcc . 1887. 1. 21;{ (l12;W. _
prPCédP lll s dti&gt;l' (In Ilote.

,

18S8 .

1.

6:&gt;('1 J (&gt;~

�( 15!o )

( 155 )

Sur la compélence l'atione ma{eJ'iœ :
"1 es' de ]'urisprud ence constante que le faiL
Allen d u qu 1 "
"
.
constlLnc llll1 qUUSlde prallq uer sans (hoiL une s'üsie-&lt;ll'rèL
'
"011t
l'appréciation l'entre dans
a comdéli, t commerc'al
1
,
'f
'buna
l
de
commerce
au
même
titre
qu
el'les
pétence d u 1'1
,
,
,
de'lits
'
qu
e
le
Tri
bunal
de
céans
est
r
eg
u
11lautres quasl,
,
','
à
ce
t'
I
tre
de
la
demande
telle
qu
elle
est
l'ement SaIS1,
'
fo rmulée dans les conclusions des demandeurs;
Sur la compétence ,'alio1le pe&gt;'8onœ :
\ttendu que si Bicurd a son domi cil e r éel il Paris, il a élu
do'micile il Marseille , en l'élude de}J° Vida l-Naqne t, avoué,
pou r la procédure en sa isie- al'l'êt il l'encontre ùes demanùeurs ; que ceux-ci ont pu valablement ciler Ri card au
domicile pal' lui élu pou r un e ca use se l'attacha n t dlreclement et nécessairement à ladite procéd ure;
Sur l'exception de liLispendance :
Attendu que l'instance en validit é de saisie-arrê t pe ndante
au Tribunal ci vil de Marseil le n e se confond nullemen t
avec la présente ; qu'ell es n'ont point le m ême objet; que
d'ailleurs le Tribunal , usant de la facu lté qu e lui a ccQl'de
l'a l'ti cle lil du Code de l,J rocédu re civile, estime qu'il y a
lieu de retenir l'aflaire;
Par ces motifs,
Le Tribunal déboute Hical'd de ses exceptions d'in compétence et de litispendan ce, se décla re com pé ten t, reLiellt
l'a[fai re et rem·oie pour les plaido iries a u fond à l'audience

du 19 mars courant;
Les dépens de l'incident à la chal'ge de Hi cal'd,

nu
MM.

5

?I!a"S

1890 , - P,'és" hl , J UEnY, ju ge , - P l"
pOUl' Hica rd , P EllnlN pOU l' ~t éna rJ,

\'IDAL -li,\ Qt'ET

rf;N 'l'E

A

Llnum. -

MEN SUA LI'J'tS .

SUSCE PTIBLE DE CO~~En\'A'rI ON. -

SILEN Cl:! n ÉCIi'ROQUE. -

-

MAHCII AND I J':8 NON

CESS.-~TlON DE LI\' RA I SQ:\ .

ItEP IH SE. -

Dl~ r.. /\l NOU'E.\r.

L orsqu'une 117m'chandise a été vendue pOU?' él1'c liv1'ée
par mensualités successives, et que c'es t une mW'chandise non 8U8ceptiblede 1'es{e}' accnmHlée ci la disposition
d. rachetw,', mais qui doit Gtre /abl" :quée au l'u,' et â
meSU1'e des liv ra isons, l'aç/zefe1.o' ljll i a cessé de "ecevoiJ'
pendant quelqzle {en/ps et ci qui son vendel/l' n'a pWs j'ait
{l'a/l'1'e, a bien Le d"01.l de considél'e1' le marché comme
facilement 711'01'0[/é el d1en demande r plus tard fe,/'éctt tiol/; nlaù 1l 'le Satu 'ait demandel' la liv1'a/lSon immédiate de tOlItes Les mensl/alités G)', iél'ùs,
J

Le VendC1l1' doU au contraire obteniJ', en ce cas, jJOlt't' le
ISolde du mm'ché, les mémes déLais mensu els qui avaien t
étéconveml8 à l'm'i[Jine ,
( PERR I~ N I CH CO~'l'R E STEAR I NERIE S DE L'E ST).

Att endu que, couranL fé,l 'rier 1889, la Socié té anon y m e
des Stéal'ine l'ies de l'Es t s'est vel'lla lem enl eng·agée il livl'cr
il Pel'I'éni ch GOO fùl s olcïn e, p al' quantit é lllens uell e de

50

fÙ I S, il

partir du mois de mars de la mème année;

Qll e cinq expédi ti ons ont été fait es eL l'er ues; qu' une
sixième liv raison , demandée Un septemhre pal' Pc rrénich , a é té ref usée pal' lui ; qu 'en réa lité il n'a été rcçu
gu c l ôO fùts et qu 'au joUI' de la somm at io n, 8 f&lt;'vrier de rIlier, il reslait encore lln e-qua nlÎ lé de ;];)U fl1 lS ù livreret
à l'ecevoil' pOUl' qu e l'ensem lJle du march é' l'el ha l ùonL
~·i.lgi l sc 11'01l v;\I exéc uté ;

�( 1;'7 )

( 156 )
, de seplembre à février L8Sg, la Société
,\L lend u que SI"
1 t ' 1
'
" d l'Est n 'a rien expédIé il son ac le eUl, (e
des Slearwerles e '
,

SOIl cOté ce dernier n'a demandé aucun envol;
. . convenu ('lUX, parties, et d'un .commun
Qu'il a donc alllSl
,
t
l
consentemen am't e, de la( isser suspendue l'exécut IOn régu ,
lière et nOl'male de LeUl' marché;
a u'si eur
Atlen du que le 8 février 1890 il, a convenu
,,
, Perr énicl, de repreudl'e celte exécutIon; qUI I ~ fa,l~" il cette
', à sou vendeur une sommatlOJ1 d aVQll à lLll hd ate, lenn
.
~ l'
1"
vrer immédiatemen t la quantllé de 3~0 uls ~ 6111e, m?n,
tant des sept dernières livraisons en retard, d après Lm, il
peine de rési liation et de paiement de dom mages-mtérêts;
Attendu que s'il y a eu négligen ce de la part de la
Société à ne pas tenir strictement à l'exécutIOn du marché
aux termes et délais pl'évus, Le même reproche de néglIgence pour rai t être adressé à L'acheteur; qu'en réalité les
parties se sont entendues pOUl' suspendre l'effet de Leurs

niment il la d i ~position de Perrén iCh, aux risq ues du fabri,
!Jall L;

Que ceLui-ci do it avoir Le temps de fabriquel' et de Iinel'
les q uantités success ives mensuell es, ainsi qu 'il offre de le

fai re;
Pal' ces mOLir8,

Le Tri bunal, sans s'al'l'êtel' ni avoi l' égard aux li ns du
sieul' Pe t'l'énich , au bénéfi ce de l'offre faite pal' la Soc i6té
dé fend eresse de livrer les 350 bari ls, so lde du mal'chêdont
s'agit, il rai son de 50 barils pal' mois, il pal'lil' du mois
d'av r il proc hai n, et réa lisée qu e soit ladite offre, condamne
Perrénich aux dépens,

D u 13 "lal'S 1800 , - P ,'és" M, AmuuD, ch, de la Lég,
d' IL, - P I" MM, HENAUDIN pour Pel'l'énich, lfOl1NDOS'I'EL
pour les téal'ineries de l'Ils t,

accords;
Attendu que Perrénich a bi en pu, pal' couséque 'lt, exiger
que leu r exécu tion là t reprise il partir du 8 lüv ri er dernier ; mais qu'en ~x igeantla livraison irr.médiate de toute
la qua ntité et en la considél'ant comme en tière m ent, échue
et immédiatement exigible, iL est allé au- delit de son

dl'oil ;
Qu'il s'agit, en elIet, d'une m ar chandise qui, pal' sa nature, devait ètl'e L'objet d' une fabrication s uceessive pour
être li l'rée mensuellement et n'etait pas s usceptib Le de l'ester accumulée, il la disposition de L'ac hetem , d ans Les magasins du vendeur;
Que celui-ci, en consentant à une proroga tion tac ite qui
favori ait son acheteur, a donc pu disposer, dans L'inter -

valle, de sa marchandise et qu 'il ne pouvait

l'l3n t,l'el'

dans

l'inlention commune qu 'elle fitt te nlle en ma ga,i n indé li-

VENTE A Ll\' RER , -

COi\1MENCI~E. -

D ERNIER JOUR DU ohAt. -

HI&lt;CE PTION

Dn OIT DE LA CONTINUI!:B LE LENDE~IA1N.

Lorsqu''/.( ne mal'chandz'se ct été vendue }JOU1' üre ,'eçue
de lelie à lelle date, et que l'achelelll' se j",ésenle le del' nie/' ioU?' dt&lt; délai el ,'eroil Ioule la quantilé qu'il es/
l&gt;ossib ie de 1'ecevoi'l' dans la jalO'née, le vendew' ne
saurait considé1'eJ' le 1rw1'ché comme ,'ésilié pOlO' la
quantité non enco?'e reçue à la fin de laJou1'née.

ft est tenu, au cont"aü'e, de contÎlwe}' le lendemain la
liv1'aison commencée la veille et qui /l'a été intet'}'ompue que pW' l'hew'e tardive.

�( 159 )

( 15ti )

. nE

(AnNA VON COi'\T

CounTÈS ET MAGNAN).

JUGEMENT .

C tès et Ma" nan ava ient il recevoir clu
Attendu que OU " 1"' an 90 ~fevrier demier, nn e cel taine
sieurB. Arnavon, d u
,L
t "
ct 'e ilt
. d.hUi"l e d' 0 \'1\re lampante
du evun, ,t pl en 1 &lt; a
quantité
,
.
pi le 31, il la fabriqu e du vendeu l' ;
.
ne se sont presentés,
en
Attendu que COU!'t".
c, et Ma"0 nan
'
. •
.
1
l' marchandise q ue dans la JOllrnee du
fait pour retlrer eu
(
. 1
• rév1'lel')
'.
. 1es r~ts
nécessaires pOlir rece voir a ql1un20
a\'ec
l
lité à eux due;
, é t' Il du remplissa Ne des fùts a commencé et
Que l op ra 10
0
.
'
.' G1
.
,1
1.
qu'al'l'lv és'i.~ 1a rt""ceptl'on d' une I)OrtlOn Importante,
.
.
'lle\\r
restait
encore
4,%9
k.
ft
receVOir,
lorsque
d u SOIr, 1
qu "11 conSI'dé raI't
à cette 1leure leur vend eur 'a . déclaré
.
ée l'opération ùe IIvrmson et le surplus non
comme aclle"
.
cl l'
. . d
livré comme résilié à l'-on profit, à Tal So n e eXp lratlOll 11
délai fatal prévu enll'e les parties;
Attendu que la journée du 20 février dernier était comprise daos le délai imparti aux acheteurs; que, par consequent, en se présentan t à la fabr iqu e du sIeur Arnavon, Ils
étaient encore dans le terme prévu;
Que la journée du 20 était ainsi un jour utile et CJue
l'opération comm encée et poursuivie sans int erruptIOn de
la PaL't des achetems devait s'opérer sans que le vel;deur
eùt à se plaindre, et qu'il Pl\t arbitrairement arrêter 1 opé~
ration commencée à l'heure de la journée qui pouvait lill
convenir, mais qui n'était point rigoureusement stipulée;
Qu'en se refusant à laisser l'opération s'achever dans ladite joul'Ilée et en se refusant absolument " la reprendre et
à la paracheve,' le lendemain , c'est- à-dire p endant le
temps matériel nécessaire et sans autre interruption, le
vendeur a évidemment excédé son droit et ne peut faire
prononcer la résiliation à son profIt de la partie non livrée;

Pal' ces motifs ,

Le TI'ibun al dé boute le sieur Arnavon de ses fins et con cl usions; l'ecollVentiOlluellemeot, faute pal' ledit s ieu r Arnavon d'avoir livré aux défendeurs les 4,989 k. huil e dont
s'agit, autorise les défendeurs à se remplacer s ur place de
pareill e quantité de marchand ise, aux risques, péri ls et
ft'ais dudit sieu\' Arnavon , pal-le ministère du siellr Olive,
courtier, et condamne le sieul' Arnavon au paiement de la
diO'éI'ence entre le prix convenu et celui du remplacement,
le tout avec inté,'êts de droit et dépe ns.

Du 13 ma?'s 1890, - P "és " M. AHNA UD, ch. de la Lég,
d' Il. - P l. , MM, BEncAssE pou :' Arnavon, HonNBosTEL pour
Courti:!s et Magnan.

COMPBTENCE. -

ELEYMa~ D E PORCS.

Si l'élevage d es bes t iau:r:, spécialement des pm'cs, ue

COllS -

biue p as une opé1'ation commerciale lO1'squïl est l'ac,:
cessoil'e et le camplém. en! d'une e:cplm'tatioll agricole,
il en est aui1'ement IOTsqlt'il (ait l'obiet d'ltne indltsl,.ie
jJ1'incipale .
L'éleveur est , dan8 ce cas, comme1'çan t et J usticiab le du
T,'ibu.nal de C0 1nnW1"ce.
( JOYE FRÈRES CONTRE THOMAS).
J UGEMENT.

Attendu que le défende\1\' soulève J'exception d'incompétence pal' le motif qu'il ne serait pas comm erça nt;
Attendu CJue le débatporle SU I' une vente de vingt-deux
porcs et neuf truies que Thomas aurait faite Il Joye
frères;

�( l ui )

( 16U .\

,

Attendu que si l'élevage des bestiaux , et notamment c\ ~s
,
onstitue pas une opération commercwle
lorsqu ,il
p Ol CS, ne C I
l "
essoire
et
le
complément
d
une
exp
Oltat,lOn
agl'l ,
"1 f ' l' b'
l'
est l acc
cole, il n'en est pas de même lo~'squ l ,a it 0 Jet ( une
industrie principale; que dl,ns 1espèce I I est congtant que
le nombre des animaux élevés pal' le défendeu r est hors de
tout e proportion avec le peu d'importance de la propl'iété
foucière où il exploite son industrie; que dans ces coudltious on peut considérel' Thomas comme fai sant il proprement parler le commerce des porcs et qu'il est, il ce t.ürc,
soumis il la juridiction commerciale ;

mieres indispensabl es il Ma"tin lils pOUl' l'exercice de sa
pl'ofession de dentiste et qui ne peuvent être uW i ées qu'à
des travaux qui sont l'œuvre personn elle de ce dernier ;
Attendu que, pal' la nature de sa profession, Mal,tin fil s
n'esLpas comm erçant;
Que les four nitures dOl. t s'agit ne peuvent être considé,'ées que comme l'accessoire,sinon obligé, du moins ordinaire de l'exercice de sa profession;
Qu 'il n'es t point étahli , en l'espèce, qu e Martin fils ait
joint à cette profession un e fabri cation d'appareils ou d'ohje ts d'une importance sufflsante pOUl' constitu e,' une véritable exp loitation commercia le;

Pal' ces motifs,
Le Tribunal se déclare compétent, l'envoie pour les plaidoi ries au fond à l'audience du tl avril prochain , et condamne Thomas aux dépens de l'incid ent.

Pal' ces motifs,
Le Tribuna l se déclare incompétent ; l'envoie, en conséquence, parties et matières par devallt q ui de droit ;

Du 28mm's 1890 , - P,'ès, , M, JUERY, juge, - P I"
NN , JAUFFRET pOlU' Joye frères, CEZANNE pOUl' Thomas,

Condamne Bach et fil s aux dépens ,
D u 3 1 111a"S 1 8 90 , -

COMPÉTENCE , - DENTISTE,
Un denliste ,,'esl pas commel'çant ,
Il

P "és " M, GIRARD, j uge , -

P I.,

NM, PAU1'l\lER pour Hoch et fi ls, Hel1l'i GAUTlElI pour Martin

fil s,

•

n'e.'~t donc ]Jas illst'iciable du T1'ibunaL de C01iH1W }'ce â
,'aison des achats qu'i l a f ails pOll?' l'exe1'cice de sa 1' 1'0/es8ion ,

Aml ATE un.
'f iON. -

-

DE FA I T. -

(HoCII ET FILS CONTRE MARTI N FILS) ,

F AUT ES DU CAPI TA I NE , -

CLAU SE IM PnIMÉE . -

CL AUSE n'm:ONf: II A-

V ALID ITÉ. -

Cm CONS'fANC ES

D ÉR OGA TION .

b'st licite est valable en l','incipe la cial/se pm' laquelle
u" armaleur décla,'e ne p as ,'épond,'e des fal/tes du
capitaine el de l'éq'''JJa[Je, commises dalls l'ecrploilalion
aussi bien que dans la navigation du Ilavù'e.

JUGEMENT ,
Attendu que Martin fi ls oppose à la demande de Boch et
fil s l'exception d'incompétence;

Celle cial/se est valable encore biell qu'elle sail ùnp,'imée ,

Attendu que le créance dont Roch et fil s poursuivent
le paiement, a pOUl' ohjet une fournitu re de matières pre-

Toutef ois il ne doit pas en él1'e tellu comple al&lt; cas oû
elle est ù np1'ùnée SU 1' ttn connaissenten{ que le capitaùw

1" p, -

•

1890,

11

•

•

�•
( 15t )
.
des l' ésel .ve s IlOl'lant maintien de (O"le8
a stUné ave~
,
é 1a,.te-pa1'iie
la chm'/e,dap,'scl
'
, et
les cond,ltOns
t' liS de non responsabilité de.
,
.
( . armi les excep tO
par te , p
..
Jas l'exception "elaitoe aux (a n/es

pèee préeisemenL e ll e n 'esL pas applicable et ne saurait
êLl'e invoquée, à raison m è ~le des accords an LéL'ieli 1'5 des pal'tics et des réserves expresses à la main insérées au bas des
connaissem ents pal' le ca pi taine lui même;

dn capitaine

Que ces réserves portant maintien de toutes les conditions
d'après charte-partie, écarten t nécessairement toutes les
clauses i mp"im ées d esd its co nnai s~e m en ts qui seraient Contraires On modificatives et aggravantes de cell es de la
charte-partie antérieure, conclue à Madras le 1" juin 1888,
entre les a.'ma te li!"s du B,-anlrelo1V et les s ieurs Pernon
Bayo l e t C' de l'ondich ery ;

0"

aJ'malew'sJ 1~ e110nC6 1

•
•

.

de Cég."page.
.
.
/a"ces
ci-dessus
une
dél
'o[Jahon
d s les co'cons
JI y a an
rr t la clause d'exonémlion s"sénoll 1'e~ldant

0/1

sans efl e

cé. ( 1) .
(FRITSCH ET

AUTRES CO~Tn1~ C/\ PIl'At NE DAVID ST EWART) .

JUGF.),IENT.

\ ttend u que 1es SI'eur-&gt; Fl'Ît sch et C' , Ant. :lIs de F. Roux,
n F. Simon et F. Paranq ue on t protesté dans les
.' .,mdo , t' 1 s 435 et 436 dn Code de comm erce et .rédelalS es ar IC e
.
IAg
.
l 01'ID c' lellr demande relativement
aux , 1l
guhèrement
.
trouvés manquant
sacs et "a
"L po cllettes arachides
(
. SUl e
,0cheLles
de
ceLte
march
an(hse
reçus
nom bre de sa cs et de 1.
't
Stewart , commandant le vapem
pal' 1e capl a',oe Da\'I'ct
(

Ch S'

B"an/relow, destinés aux demandeurs;
. lC' 1'er de la perte ou
Attendu que les armate urs, pOUl, s ' exol
du manquant de ces Il,a sacs et 20 pochettes non représentés an débarque ment à Marseille, excI pent de la clause de
leur r.ollnai.sement de laqu ell e il l'ésu lt era it qu'entre all tl'eS cas de non responsab ilité de leu r part, ils se sonL
uo tamment (l[ranchis des négligences ou fautes du C~pl­
taine, équipage, etc., à leut' ser vice, comm ises d~ ll s 1ex-

ploitation aussi bien que dans la navigalion du naVll'e ;
.\ltenàu que ceLle clause du co nnaissemeu t est imprimée ;
que nonobstant elle serail opposable aux chargeurs ou ~'l.'
destinatail'es qui J'aUl'aient acceptée, mais qu e dans 1 es-

(1) Conf. ci-dessus, p. 91.

•

( 163 )

Attendu qu e, dans cette c harte-pa rtie, parmi les excep Lions de non l'espollsabililé des armateurs, ne Li glll'e point
l'excep ti on l'elativeaux néglige nces e t aux rautes du capita ili e et de l"équipage dans l"ex pl oitation commerciale du
navil'e, laqu e lle a été in sérée dans la clause imprimée
des co nn aissements; qu e c'est là une aggravation aux accords l'essorLant de la cb arte-partie que les réserves dll
capi tain e on t dém on tré ne pouvoir s'appliquer dmlS
l'espèce;
Attendu qu'en de hors m êm e de l'eO'et de ces réserves et
en supposant qu 'elles n'exist e nt pas, il en serait encore
ain si ; que les a ccord s débat tu s,. arrêtés défini tiveme nt et
Constales entre I ~s ar matell rs eL les aO'J'éte urs du vape ul'
B"anleetow ne ponnaient être ul té l'ie nremeo t modifiés, su 1'_

pl'imés ou agp-I'avés au préjudice de ces derniers, sans leur
consentem ent direc t ou é manant d'u n mandata ire ~yant
pouvoir eL qualité pour accepter tous ch ange ments ultérieurs;
Ouel eschargeurs n'ont eu qu ' un seu l mandat : celui de
10ul'nir au lie u de charge la marchandise promise au navire pal' les affréteurs, m ais n 'ava ient ni qualité, ni pouvoirs pour adhérer a ux clauses imprim ées du co nllaissement, do nt la for mule ;\ ce point de vue n'a pas dù être
examin ée, ni ,approuvée pal' eux; que la clau se dll co nnais-

•

•

•

�•
•

( 165 )

( 104 )

•

'ement ne saurait donc pl'éva 1al'1' contre la clause précise
~t antérieure de la charte- partIe;
' de 41 sacs et 20 pochettes manquaut ~lU'
Oue le mon taIl&gt;
,.
•
d 94 '
.
d
t'
ée
la partIe es Ln ,aux. siems l&lt;nlsch et C est e 1 1 ft .
' c . que 1e 50 Ide du ft'et dù par aux aux arma ems est
95
- " 3'67 l' 30 c. . que ces deux sommes se compensent et
de q
1.
,
.
" •t l
' C' d
l ' l''offre
fait e parles
Slem's
D'l sc l e.
e
que}'dèSOIS,
"
. .
3 426 Ir. 05 c. est suffisante et 8atlslactoll e ,
, Oue le moutant de 41 sacs manquant S Ul' ~a partie destinée au sieur AnI. fil s de Houx est de 789 fI', 25 c. ;
e le montant de 14 sacs manquant SUl' la partie destiné~ au sieur Ch, Simon est de 269 fI', 50 c:;

o

Oue le manIant de 14 sacs manquant sur la partie destinée au sieur F , Simon est de 269 fI'. 55 C, ;
Oue le montant de 39 sacs manquant sur la partie destinée au sieur F. Pal'anque est de 750 fI' . 75 c.;
Par ces motifs,
Le Tribunal joint les instances; condamn e le capitaine
David Stewart à payer:
l' Au sieur An t" fils de F. Houx la somm e de 789 fI'.
25 c.;
2' Au siem'Ch. Simon cell e de 269 fI'. 50 c, ;
3' Au sieur ,'. Simon celle de 269 fI' . 56 c. ;
4' Au siem F. Paranque celle de 750 fI'. 75 c. , avec
intérêts de droit; et au bénéfice de l'offre faite par les
sieurs Fritsch et C' de payer la somme de 3,426 fI', 95 c"
déboute Wbaliey el C' du surplu s de leur demande et les
condamne aux dépen ·.
Du 1 7 11la,-s 1890. - P,·ès., M. A RNAUD, ch. de la Lég,
d'Ho- Pl" MM, ESTRA"GIN et AICARD.
Du 24 "la"S 1890. - Ju gemen t sembl able au profil de,
mêmes contl'e capitaine Jam es. - La question est en appel,

S AJJVETAGE. CARGA ISON . -

NAVInE ÊCI·IOUÉ .

RJ~ PART ITroN. -

-

lt'HAlS FA ITS

GROUPS RETIRI:;S

poun

LA

O't\VANCE .

CONTRID UTroN DUE.
3

LO'1'squ un navire est échoué à la suite d'un ab01'dafJe, les
(l' ais de sauvetage de la ca1'ga-ison c01/stituent une ava.
rie pa,-ticulière ci celle· ci et ci "épa1'iù- su ,- tous les obJets gui la composent, p,-op01,tiol!l1ellement ci leu,'
valeu1' .

Le sauvetaue el! pm-cil cas doit être ,'ép1&lt;té commencé au
moment même de l'échouement, et aucun des objets se
trouvant ci bord ci ce moment ne peut être déclaré
e,cempt du paiement de sa contribu tion.
Spécialement, si, avant le moment

OÛ

le pont li été 8ub-

m"'ué , des U,-oups ont été '-etü-ès de la chambre du ca.
pilaine et mis en lieu de sû"elé, le pl'Opriétaire de ces
groups ne sal/1'ait excipel' de ce qu'ils n'éta?:ent plus cl
b01"d au moment DÛ les opé1'ation s prop?'ement dites
de sallvetage ont été (ailes, 1' 0111' ,'e(lIse,' le paiement
de son pl'omta XII ,' " (mis de ces opémtions ( 1) .
( LA F ONC IÈRE CONTRE Gur EN).

Du 17 mai '1889 jugemenL du Tribnnal conslllaÎl'e fl'an çais de Constantin ople, ainsi conçu:
Le Tribunal,
ALtendu qu'à la suite de l'abordage su l'venu enLre le
Donnai et le lVen:ssa, le navire fran çais, ouvert par le

choc, a été éc houé IlU sud de la Toul' de Léanch'e et a été
Cou lé l'al'douze mètres de fond;
( 1) Voy. SUl" cette ftuestion un alTùt de la chamul'c des J'equêles du
22 févI'je!' 1861i, Journ al d u Palo;$, 1861i , p. 5~ ~,

�•
•

( 165 )

( 104 )

•

'ement ne saurait donc pl'éva 1al'1' contre la clause précise
~t antérieure de la charte- partIe;
' de 41 sacs et 20 pochettes manquaut ~lU'
Oue le mon taIl&gt;
,.
•
d 94 '
.
d
t'
ée
la partIe es Ln ,aux. siems l&lt;nlsch et C est e 1 1 ft .
' c . que 1e 50 Ide du ft'et dù par aux aux arma ems est
95
- " 3'67 l' 30 c. . que ces deux sommes se compensent et
de q
1.
,
.
" •t l
' C' d
l ' l''offre
fait e parles
Slem's
D'l sc l e.
e
que}'dèSOIS,
"
. .
3 426 Ir. 05 c. est suffisante et 8atlslactoll e ,
, Oue le moutant de 41 sacs manquant S Ul' ~a partie destinée au sieur AnI. fil s de Houx est de 789 fI', 25 c. ;
e le montant de 14 sacs manquant SUl' la partie destiné~ au sieur Ch, Simon est de 269 fI', 50 c:;

o

Oue le manIant de 14 sacs manquant sur la partie destinée au sieur F , Simon est de 269 fI'. 55 C, ;
Oue le montant de 39 sacs manquant sur la partie destinée au sieur F. Pal'anque est de 750 fI' . 75 c.;
Par ces motifs,
Le Tribunal joint les instances; condamn e le capitaine
David Stewart à payer:
l' Au sieur An t" fils de F. Houx la somm e de 789 fI'.
25 c.;
2' Au siem'Ch. Simon cell e de 269 fI'. 50 c, ;
3' Au sieur ,'. Simon celle de 269 fI' . 56 c. ;
4' Au siem F. Paranque celle de 750 fI'. 75 c. , avec
intérêts de droit; et au bénéfice de l'offre faite par les
sieurs Fritsch et C' de payer la somme de 3,426 fI', 95 c"
déboute Wbaliey el C' du surplu s de leur demande et les
condamne aux dépen ·.
Du 1 7 11la,-s 1890. - P,·ès., M. A RNAUD, ch. de la Lég,
d'Ho- Pl" MM, ESTRA"GIN et AICARD.
Du 24 "la"S 1890. - Ju gemen t sembl able au profil de,
mêmes contl'e capitaine Jam es. - La question est en appel,

S AJJVETAGE. CARGA ISON . -

NAVInE ÊCI·IOUÉ .

RJ~ PART ITroN. -

-

lt'HAlS FA ITS

GROUPS RETIRI:;S

poun

LA

O't\VANCE .

CONTRID UTroN DUE.
3

LO'1'squ un navire est échoué à la suite d'un ab01'dafJe, les
(l' ais de sauvetage de la ca1'ga-ison c01/stituent une ava.
rie pa,-ticulière ci celle· ci et ci "épa1'iù- su ,- tous les obJets gui la composent, p,-op01,tiol!l1ellement ci leu,'
valeu1' .

Le sauvetaue el! pm-cil cas doit être ,'ép1&lt;té commencé au
moment même de l'échouement, et aucun des objets se
trouvant ci bord ci ce moment ne peut être déclaré
e,cempt du paiement de sa contribu tion.
Spécialement, si, avant le moment

OÛ

le pont li été 8ub-

m"'ué , des U,-oups ont été '-etü-ès de la chambre du ca.
pilaine et mis en lieu de sû"elé, le pl'Opriétaire de ces
groups ne sal/1'ait excipel' de ce qu'ils n'éta?:ent plus cl
b01"d au moment DÛ les opé1'ation s prop?'ement dites
de sallvetage ont été (ailes, 1' 0111' ,'e(lIse,' le paiement
de son pl'omta XII ,' " (mis de ces opémtions ( 1) .
( LA F ONC IÈRE CONTRE Gur EN).

Du 17 mai '1889 jugemenL du Tribnnal conslllaÎl'e fl'an çais de Constantin ople, ainsi conçu:
Le Tribunal,
ALtendu qu'à la suite de l'abordage su l'venu enLre le
Donnai et le lVen:ssa, le navire fran çais, ouvert par le

choc, a été éc houé IlU sud de la Toul' de Léanch'e et a été
Cou lé l'al'douze mètres de fond;
( 1) Voy. SUl" cette ftuestion un alTùt de la chamul'c des J'equêles du
22 févI'je!' 1861i, Journ al d u Palo;$, 1861i , p. 5~ ~,

�( 166 )
Qu "avant le moment olt le pOli t a été s u"bmerg~, ses
groupS ont été retirés du bord e t confi és à 1 ag ent de la
Cumpagnie des Message ri es MarItim es;

Oue le 28 mars "1 888, I"un de ces groups d"une valeur de
80000 fr" était remis par cet agent à Gui en, ti ers consignataire de la cargaison du navire nau fra gé, qui le l'emeuaH
lui-même au chargeur, direc teur du Crédit Lyon nais;
Que ce dernier prenait l'en gagement de payer à qui de
dl'Oü touL prorata d'avarie mis à la charge de ce gl'oup;
Attendu que celle valeur était assnrée il la Com pagnie la
Foncière ,.
Que cette Compagnie déclare prendre fa it et cause pour
I"assmé; qu'il y a lieu, des lor" de mettre le Cl"édit Lyon nais hors de cause et de stat uer en tre le ti ers consignatah"e
et l'assureur;

( 16"' )
seules et qu"ell e es t supportée par le propri élai,"e de la
cbose qui a essuyé ledom mage ou occasionné la dépense;
Qu' il résult e de ces textes que la loi met en opposit io n
constante le na vi l'e e t la carga ison, considérés chacun
co mme une masse distinclt' Ou un seul co rps;
Oue, sa ns dout e, si cerlains obj ets dc"e rlllin es , soit dans
le nav ire, soil dans la car ga i son , ess uyaient une avari e, Ja

dépense serdit SUppol"tée, le dommage sel"ait souffert par le
propl"iétail"e de l'objet; mais qu e, dans un désast re commUll, lorsqu e Parnlement et la carga ison son t également
en péril, chacun d'e ux doit supporter les dépenses spécialement faites en vu e de son sa lut particu lier;
Ou'il )' a li eu d'examiner, à la lumi ère de ces principes,
le caractère des nval'ies subi es pal' l'arm ement et la cargaison par suite de l'abordage et de l'échouement du
Donnai ).

Attendu que, pour justiffer sa résistan ce à la réclamalion du tiers consignalaire, la Compagnie la Fo nciè)"e prétend qu"elle n"a pas à contl"ibuer à l'avarie;

Atlendu qu'il est hors de doute que la collision survenue
entre le Donnat" et le N e1'Îssa est Ull e avarie particulière à
l'arm ement ;

Que le Tribuual doit trancher les qu e;tions de principe
qlli divisent les parti es et poser la règle d'après laquelle le
règlement d"avaI"ie doil être établi ;

Oue l'a vari e a conservé ce caraclère jusqu'à l'éc houemenl , parce que l'échou ement a été la conséquence forcée
de l'abordage,tl qu e le caractère de l'ava ri e s' imprime aux
actes Hlbséqu enl s, qui sont ulle co nséquence nécessail'e de
cet événement de mer ;

Au fond:
Attendu qu'au x termes des articles 400 et ',01 du Code
de commerce, l'avarie commun e consisle dan s les dépenses
fai tes et les dommages sou ITerts pour le salu t commun du
na\rire eL des marchandises;

Mai s attendu qu e lorsque le navire a en coulé, la cargaison tou le ent ière a été compromise et qu' il a fa ll u se
pl"éoccuper du salut tQmmun de cette masse et de ce co rps
qui constit uait le chargement;

Que cette avarie est sup portée pal" les mar chandises et
par la moitié du navire et du fret",

Qu' il est cert a in qu e les frais de sauvetage expo~ és dans
l'int érèt des chargeurs représen lent un e ava rie particu lière
il la ca l"ga ison,a ux termes du pal"usraphe 2 de J"article303

Que, d"aprés les articles 403 et ',O!, du même Code I"al'aI"ie particulière consiste dans les de penses failes et le dommage soufrelt par le navire seul Ou pal' les marchandises

•

du Coc!e

ue

comm erce, aux termes mêmes du contnu

passé ent re le tiers L'onsig natait'e e~ les sauveteul's; mais

•

• •

�( 168 )

( 169 )

anl'e la F01l ciè,'e n'en persis te pas moins;\
que la Compa o
, '
,
'elle n e doit pas Y part Ic Iper , parce que le
soute111r qu
,
1
group aSStll'é avait été mis en lIeu sûr avant qu e e sauvetage proprement dit lut commencé;
,

Dit qu e les fI'a is de sauvetage ci e la carga ison

Dit que c'est s ur ceLle hase que do it ê tl'e établi le
règleme nt d'avarie;

Attendu que le sauvetage commence au ssüOt après
l'échouement; qu'il est impossihle, en cas de na ufrage, de
et de laire
support et' pal' chacun des obj ets
, '
(
. sau.
d lstlnguel'
vés, représentant la masse du c hargem ent" les fl'al s faIts
exclusivement pour sa conservatIOn ; qu e le sauve tage dOIt
iltl'e considéré dans son ensemble et com m e con stItuant
une opération unique ;
Qu'il faut, dès lors, appliqu er la règle admise pal' la
' urisprudence et pal' l'usage cons tant du comm erce , gue,
Lns une communauté de malheurs e t d 'inté rê ts, le sort
de tous est le même et la pert e proportionnell e Ù l'intérêt

•

de chacun

~

Que le système contraire amènerait un e i négali té bl essanie entre les divers r.hargeurs, des abus, des con fl its, des
calculs répréhensibles et des pl'ivil èges , s uiva nt la valeul'
des colis et la place qu 'ils occupen t dans le navire;
Qu'en conséquence, le g l'oup ass uré ù la Compag nie la

Foncière doi t contribu ee' aux fra is gé né l'aux de sa uvetage
de toute la ('argaison , sans qu'il y a it lieu d'examin er à
quel moment et pal' q uels mo yens i l a été sau vé;
Par ces motils,
Donne acte à la Compagnie la FOllciè,'e d e ce qu'ell "- déclare prendre fait et cause pour le Cl'éd it Lyo nnais;
Met ce derniel' hors de cause et de proces ;

Cond amne la Compagnie la Fonciè1'e à verser entre les
mains de Guien ès-qu ali tés qu' il s'agit, la somme de
24,000 Ir" au x ter mes de l'engagement pr is pal' l'assuré il
la date du 28 mal'S 1888 ;

nu Donnai

constituent une avarie par ticulièl'e à la eal'.o/)'a ison ,.

Cond amn e la Compagni e la F 01I ciè?'e anx dépens.
Appel par la Fonciè,'e,
Ann BT .

Ad optant les motifs de3 premie l'S ju ges;
La Cour confirme ,

Du 12 décem b,'e 1889, -

•

M, L ORIN DE
1~A ILL1T E .

-

R EU RE, -

Cour d'Ai x ( 1" Ch, ) P I" MM , A Il RAM e tl\IGAUD,

F EMME DU FA IL LI. -

Pfl OVOQllE R L A FA I L LIT E. -

VALIOIT B .

-

ARTICLE

598

A VAL. -

DEPOT

P ,'és"

H ENONC IATI ON A

UL'l'~Rmt:H

ou

DILAN. -

NON APPL1 CA BL E.

Les dispositions des a,'ticles 597 et 598 du Code de commerce ne sont pas applicable ci l'aval donné p ar la
fem me du débileur S1&lt;1' des billels souse,'ils pw' son
ma?' z', ci la cond ition que le cl'éancie1' acc()'r der a un
long te'rm e et "enon ce1'a ci P OU1 'S1.,âv1 'e y'am ais la décla-

ration de f aillile,
Ces actes} en

ellet,

ne contiennent ni un avantage à la

cha,'oe de l'actif , ni

UII

f1'afic du vole li émeth'e dans

une faillite n'e~'ristant pas enCQ1'e et que le créanC1'el'
s'-intel'disait même de p 1'OVOQtte1"

E n co&gt;!séquellce, si le débite m' est plus lm'd déc/m'é en
(ailü:te, soit 8W~ la POU1'8//ite d'un autre c1'éanC'iel'J soü
sm' dépôt de bilan, l'aval ainsi d()llné ne ,-.:aul'ait être
an"ulé el doil SO/'/i?' li eflel (1),
(1) Voy. ('C l'(&gt;C . [884,2.30.

•

•

�l
( DABRLIN ET

C'

lia )
CONTR E ÉPOU SE ALEX ) ,

( 17 1 )
Appe l pa ,' Baerlin et C·
AIIRlh.

DII n"

'1 1888 j'l, 0"ement du Tribunal de commerce de
aV!'l
1

.\tlendu qu e Baerlin el C· ,'é,'lament le paie~lent de billels
ùalés ùu 3 1 aoù1 1885, so usc ,'ilS ù leur protlt pa r le s,eur
Alex, avalisés pal' la dame Alex; que les épo ux Al ex deman dent au Tribunal de prononcer la nullité desdits billets, en
ver tll de J'ar ticle 598 du Code de comm erce, comm e cons-

Allend u que Baerlin et C', créa nciers d'Alex de la somm e
de I l ,,000 fr" ont obtenu de le ur débite u,' la souscripli oll
de bill e ls en règ le ment de leur créa nce, e t de la dam e Alex
qu 'c ll e al'a li s" t ces bil le ts ju squ 'à co ncul'I'enc de 3,000 Ir "
ù la condi t ion pour Cux d~ renonce r ù pou ,'s uivre la déc la ration de fa illil e d'Alex e t d'accord e,' un long term e pOU l'
le paiement;

tiLuanl en faveur des demandeul's un avanta ge particu lier
ù la cbarge de l'actif de la fai ll ite Al ex, déclarée le '13 sep-

At ten du que peu de lemps après, Al ex a é té déclaré en
éla t de failld e Sll!' dépôt de bi lan;

Marseille ainsi conçu :

lembre 1885 et non clôturée ù celle he ure;
Atlend u qu'en lenant mème pOlll' sincère et vérilabl e la
date des billets en lil ige, il résu lte des cil'constanees de la
cause la preuye que la ~ou sc ription desdits billels constitue bien un avantage particulier fait pal' Alex à l'un de
ses créanciers, il la veill e de sa déc laraiion de faillite, dans
Llne période où la cessat ion des paiem ents dudit Alex était
noloire et in contestable; qu 'en effel, ces billets souscril s à
des échéances allant jü squ 'à la fin jllin 1888, ne se présentent pas da ns les conditions norma les dll commerce; que
l'intervention de la da me Alex, comme ava l, dénote bien
l'inlention de Baerlin et C' de se fa ire gal'antir spécialement conlre UJl élat d'j 11501vabil i té Cl u'ils connaissaient ;
Ali endu qu'en l'élat, les bill et dont s'agit sont nul s, conform ément il l'arlicle 598 du Code de comme rce ; qu e la
nullité de l'obli ga lion principa le entraine la nu llité de

l'obligation accessoire de la cau tion;
l'al' ces motifs,
Déclare nu ls les billets don t le paiement est réclamé el
nulle l'ohligalion Cil vertu de laquelle ils a u,'aien t étu sous{'J'ils.

•

Que Raerlill e t C· onl produ it à la fai llite et qu e lem
créance a été vérifiée e t affirmée;
Atlendu que la dame Al ex, pourSUIvie en pa iemen t de~
billets par e ll e ava lisés, de mande la nullité de son engagement, en verlu des articles 597 et &amp;98 du Code de C'JD1merce;
Allend u que ces articl e, on t pom objet de p,'évenir les
acles pal' le5l]uel s un créancier tl'aflque ,'ait de son vote et
ceux qui lui a ttribu er aie nt un al'anlage il la chal'/je de l'actif de la fa illil e ;
Attendu qu 'il résult e de la corres pondance que le cauti onn ement de la dame A.lex n'esL intel' VenH qu 'à cause du
ICI' me acco rd é, e l San s qu e Bae rlin ct C' aient promis UII
vole quelconque ; qu e ln dame Alex a ll èg ue, sans en rap porter la preuve , que lJae l'lin et C' ont prom is leu r vole
favora ble, induisant cel le promesse de ce fa il que le dépôt du bi l ~ n p a ,' son m a ri a su ivi de près la souscription
des bitlets ;
Atl end u , d 'd u l"e pa ri , que l'e ngagem en t personnel de la
dame Alex n 'e't pas à la cha rge de la m asse des créancier::); Cjue, d'a ill eu l's. Alex es t en I.:\ la ~ d' Iln ion cL lJue so n
ne1 if a éle réparti enl l'C les créa nciers;

�( 173 )

( 172 )
. , que
Attenc1u que la dame Alex· ou tient, en der n ier lieu
'
de
billets
avalisés
par
ell
e
ont
é
L
é
souscrIts
pal'
3 000 fl.
les,
..
.
bï
le mari en s upplément de la dette orlgillatre; qu e ces 1lets élan t sans cause doivent être an nu lés et avec eux le
cautionnement qu i en est l'accessOIre ;

( GIIJ ELLI' CONTRE LIQUlDATEUII MAIlIJ OL FILS) .

Lc 2 ma i 1889, le Tribuna l de com merce de Marseill e a
rendu le ju gem ent s uiYant :
Vu la req uête présen tée au Tribuna l pal' le sieur Alle.ma nd , liquidatenr judiciaire du sic ur Hon oré Mal'ijol li ls,
ladi te req uê te tend a n t il la décla ration de faill iLe du sie ur
Michel-Euc her Marijo l père, décédé, en son vivant ca issier
à Ma rseill e, l'lie Sainte, 76, e t r ue Hi go l'd , 'l, et domi cili é
r ue de la Paix, 20 ;

Attendu que celLe all égation est cont~'ed ite pal' le bordereau de vérifir.alion de la créance qUI n e. porte qu e SUl'
14,000 fr. et qu'e lle est dénuée de toute vl'atôem blance" car
on ne com prend.l'ai t pas l'in tél'êt d'u n crean CIer à eXIger
fraud uleusement la reconn aissance d' u ne créance fi ctlVe
d' un débiteur impuissant à payer sa dette r éelle;

Attenùu qu' il rés ulte de celle requ ête q ue le sieur MichelEu ch er Marijol est décédé le 4 aoùtl88~ laissant un e ôituation très em barrassée, qu 'il importe dans l'int él'et de la
masse de l iquid er et de ventiler pal' l'apport li ses hél'itiers;

Par ces motifs,
La Cour confil'me le jugemen t dont est appel.

M.

Du 15 décemb,'e 1888 , - Cour d'Aix (2' Ch,) CHABRIN IAC . - Pl. , Wu, CONTENCIN et DOUJON,

FAILLITE. -

DÉcf;s. -

DE QUALIT É -

H ÉR ITIER NON CR I~.\N C I EH.

EMBA RR AS IN TEJ\ IEURS, -

Prés"

Que son paôsi f s'élève il 40,000 ft', environ et son ac tif est
tout au plus de 2,000 fI'. ;
Attendu qu 'i! est suffisamm ent établi que le sieur
Micb e l-E ucher Mari jol est mort en état de cessation de paie-

-

D ÊFI\ UT

ments;

Dé FAU T DE MAN I-

Attendu qu'a u x termes de l'article '137 dll Code de commel'ce, tout cOllImerçant qui m eurt en é tat de cessa tion de
paiements doit ê tre d éclaré en é ta t de faillite dans l'année
qui suivra son décès ;

FtSTATION AU JOUR DU DÉCÈS.

La faillite d'un commerçant décédé ne saw'ai t él1'e
déclm'ée à la "equNe d'u" hé,'i lier qui n'est pas son
créancier.

La situation embarrassée OÛ se t1'o1.tvait un conunel'çan t
au momenl de son décès, lI e peut su ffi, 'e 1'01'" j Ilslifiel'
sa déclm'alion de (aillile après décès, lorsqu'elle ne s'esl
l'as manifeslée au deha1'8 anlél'iew'emenl al, décès,
el !!olamment qu'il n'esl "ep"èsenté ni p1'ofl!l , ni jnge!Jement inlervenus conl"e [1&lt;'-1'0111' deUés impayées ( 1) ,

(1 ) Voy, cc l'ec, 188 1, 1.257. _ 1888. 1. 127,

Qu'i l y a don e lieu de fa ire droit à la demande du sieul'
Allemand ès-qu alité ;
Pal' ces motifs,
Le Tribunal,

•

Déclare en état d e fa illite, dont l'ouvertUl'e est provisoi remen t fixée il ce jour, hl. hli chel-Eucher hlarijol , décédé,
etc,
M, Gibell y, créan cier de hlarijol pèl'e, a fait opposil ion à
ce jugeme nt, e t, c n ay an t été déboulé, a émis appel.

�( J7!t )

( 173 )

AnRÈT.

1A COUR,
"' cllel-E ucher Mal'ijo l est res té jusq u'au
Allend u que 1\11
,
dé ès '\ la la tête de so n commerce en possesJour de son c (
.
"'. d. t "
' _
,
commercial
' gu lIn eSllep lesen' e n i , PlO
sion deson cr éd't
l
(1.
'
.
tét,ni jugement intervenus contre Illl pour deUps lmpa) ees,
'
t'lOf1 embarrassée d'Eu, che r illarijo l é noncee
Que la sllua
'
dans 1a reqn ète ne saurait
( mo tive r la déclaratIOn de
fai ll ite;
Attendu, d'ailleurs,gu'aux termes rie ['al,ticles 437 , § 3 du
Code de commerce, la faillite du commerçant ,décédé ne
peut être prononcée que d'office ou a la requ ete de ses
créanciers ;
Que Honoré Marijol n'est point cl'eancie r de son pere,;
u"il a en cédant sans réserve à Gil el ly , créanCier hére~itaire: les lo yers de la maiso n rue du ;lfus~e, 37~ dépendant de la sllccesion d'Eucher, fait acte d h é l'ltlCr et est
teuu du paiement des dettes de son père indéli niment ;
l)al' ces motifs,

La Cour, faisant droit à l''a ppel de Gibe ll)"
Emendant, rétracte avec Iou les les conséquences de droit
le jugement du 2mai 1 8~9 qui prononce la déclaration de
la faillite Michel-Eucher Marijo l.
COUI' d'Ai, (2' Ch,) - P ,'és "
N, LiCR~ONDr. - M, FAURE, av, gé n, - P l, MM, ~l arius
A,,,,\CD et C,UlASSOL,

Du 25janvie1" 1890, -

FAILLITF.:. -

SYNDlC. -

DU FAILLI. DI 'l' IL -

VOTE AU CONconDAT D'UN

DI~DIT.E U R

AUTORISATION DU JUGE-CO:\lMfSSAmE. -

VALI-

Cn~ANCI!: H\'PoTH I~CA IRE.-lh:NoNcIATroN A r: II YPO -

'l'H ÈQUE .

Le syndic d'u"e jailLitepeul, avec aulo,'isation dujuflecommissai1'e, vote1~ au concordat d'un débiteu1' du,

(aüli,

Ht cela alo,'s même que la c,.éance semit i&gt;ypothécail'e,
Le vote du syndic, en pareil cas., a POU?' en"et d'em,po'rleJ'
1'enonciat ion ci t'hypothèque, comme le vo le de tout

aut,.e c,'éancie,', en VeI'tu de l'm'fic le 508 d" Code de
com.merce.
GO UGOL'l'Z CONTnE SYNDIC HTGAL).

La maison de bangue Rigal, é talJ lieà Cann es, était créancière de M, Gougoltz, direeteul' de l' hOtel Bea u-Site, da ns la
mème ville, pour une somme de 220,000 fI' , Celle maison a
été déclarée e n fa illite en 188 '1.
Quelques mois après, en novembre 188!" sUl' la diligence
des sy ndics, ilf. et Mo' Gougol tz on t co nsent i hypot hèqu e
en laveul' de la laill iteRi ga l, pOUl" le montant cle la somme
ci- dess u ~, SUl' divers imm eub les dont il s élaient pl"Opriélaires,
Dans le courant de 1885, hl, Gougoltz lu i-m ême a été déclaréen fai llite e t un jugem ent postérieur a reporté l'o uvert me de sa faillite en juin "1 88 \ , c'est- à-dire à une l'poque antérieme à la constitutio n de l'h ypothèque, ce gu i
elit été, so it dit en passant, une ca use sulllsante pOUl' pro noncer la nullité de cell e- ci. Cependant aucune actioll en
nullité n'est intentée,
En ao üt 1885 a lie u l'assemblée des créanciers Gougoltz
pOur le conCordat, Les syndics de la laillite Rigal se font

�( 1ïti )

( 1Ï Î

.
'missail'e
Cl Y prend re part,
.
pal' le Juge-corn
'
. et
antorlser , .
t Le concordaI est h omolog ue pal'
effect ivement Ils y vo ten .
.
eut du 4 septembre.
Jugem " rement 1es Sy ll dl' cs Bi gal ém eLient la prétention
é
Post" lleu
.
bl es Gou goit z en se préva la nt de ,leur
r les Immeu
d
e
saisI
'1
f
ifi6l' un commandement a cet
hypo thèqu e, et 1 s on t s'an
10
effet.
.
cl
y
font
opposition
e
n
excipant
u
·
d
GougolLz et son syu IC.
. . .
l les syndics Ri gal avalent votel ce qUl
concordat auque
de l'article 508 du Code de com-

impliquaIt, aux termes

c

merce renonciation il l' bypoth èque.
.
' d' IU"al soutiennen t que l'autorisation dt1Ju geLes sy n ICS e
.
1
.
'élait
'. . e, en vertu de laquell e ils ava len agi,
commlssalr
d' n . ge
te et qu'ils amaient dt! êlre po urvus un JU lfi
pas su san
.
1 l'
é
. que par

L d'homologation du Trlbuna

lH-fi

me,

~

men é ent ils avaieut aNi sans pouvoirs suffisants, que
cons qu ,
0
l
t l ' la renonleur ,'ote était nul et ne pouvait (onc en l'a net
ciation à l'hypothèque.
Le 28 juin 1889 le Tribunal civil de Grasse déboute les
syndics Rigal de leur prétention par un Jugement .lIlSI

conçu:
Le Tdbunal,
En ce qui conceme Gougoitz ;
Attendu que les synd ic Higal onl volé le con cordat Gougoit" et pal' suite encouru ipso ( acta la déchéa nce de leur
droit hypothécaire (art. 508 C. COol.);
Attendu que ce concordat a été valablement voté pal'
em; que l'aulorisation du juge-commissaire suffis~ità les
habiliter; que la IOl'malité de l'homologatIOn subsequente
n'est ex.igéeque poUl' les Iransactions; yue le concordat I~e
saurait être absolument assim ilé à la transaction défii1le
par l'article 2044 du Code civil ; que l'essence de la transaction est de mettre On à un liti ge pal' su ite d 'abandon

)

réciproque de Ùl'oits en core in certa ins et 8u bjudtee ;que le
co ncordat s uppose le pl us génél'alement un si mple ater-

moiement dans des poursuites

Ou

une renonciation du

créanci er à un droit n on doute ux; que le premier de ces
contrats se forme par l'accord des intéressés, landis que le
concol'dat est soumi sà l'homologation des Iribunaux; que
les prescripti ons de la loi rel atives au x formalités pour la
validité d' un con tl'at doivent ê tre enlendues st}'ieto sellsu
et ne sau raient s'étendre par vo ie d'ana logie;
Attendu , très subs idiaireme nl , qu'en assimilant le concOi'c1 at à la tl'a nsaction, i l im po l·te c1'observe r que ce co ncorda t a élé homologué, le 4 se ptembl'e 1885, pal' jugemenl
du Tribunal de comme rce de Grasse; que, pal' s ui te, la fo l' .
ma lil é de l'al'licle 487 du Code decomm erce il étésu jfi sam .
men t l'empli e en l'espèce; q u'à la véri té le failli n'a pas élé
ap pelé; mai s qu e celle n u llité relative ne peut être invoquée que pal' l UI ; qu'en r aison ua nt dans cette h YPolhése,
l'h omologat.ion devait é m aner de la juridiction co m merciale; qu 'en elfet, il s'agissa it de ~onsenLir atermoiement
sU l'l a cl'eance Hi ga l, c'est- à-dire de COlllracterS lir Lin d l'oil
essent.iell emen t mobilier; que l'hypothèq ue acccssoil'e de
cette créance Il 'a en a ucu n e façon fait l'ohje t du Conl1'at;
que, si la déchéance a eu li e u postérie Ul'emenL cn verlu de
l'a l'Ii cle 508 du Code de commerce, cette déch éa nce n 'es l.
pas le fait des parti es, n 'esL nullemenL contractuell e, mai s
a li eu ipso j,,,.e ; qu e, pa l' su ite, il semble peu logique de
détel'minel' le carac tère et la natu re d'un contl'at pal' Ull fait
qui n'eu est qu'une conséquence, qu'u n l'ésu lia t ex trin-

sèque;

Atlendu , en de mie!' lieu , que le syn di c Higal a tou ché
plusieurs di videndes de Gougollz; que le conCOl'dat a donc
été exécu lé pal'lui; qu'en p!'ésence de cette exécu tion son
actio n s'ex plique d ifficil emenl ;
Pal' ces motifs,
Déclare nu l e t de nul effet le co mmandement ) etc.
1" p, - 1890.

12

�( 178 )

( 179 )

Ri gal,
Appe1 par les syndics
,
Alln~T.

FI N DE NON

nE CE VOIR.

DE LA CIIAl\lDnE

L,\ COUR,

~A" I R E .

-

DE

-

MAn CIl AN DISE

COMM En CE.

DON S DE L I VR AI SON . -

sou:; LES

J-! ANGAn s

I NDICATION DU NOM DU
MARCHA NDI SE n EçUE .

En cequi concerne Gougolt z ;
Sur les effets juridiques d u va te des synd ics de la fai l! it e
Riaal au concordat de Gougoltz;
:doptantles molifs des premiers ju ges ;
.
",
ue dans l' espèce ac tuelle, le
Et consid~l'a~ll, ~t~~e~~~~a~do;l d'auwn droi t de la part
concordat n a llnp q ' ll 't Ri aal ' que le montan t de la
, dies de la lai 1 e
~',
,
d
"
ct' ue des inté rêts sont s ti pulés; que
es s) n
créançe est l'este mta
été acco rd és à Gou golt z pOUl' se
des délais seulement on

'i

libérer ,; ,
l' lus que la partic ipation des syndics
Conslderant,au sUu~ 0 éra tions prélimina ires et au vote
de la rallhte l~~~~lr~é il t ou aolt z s'expliqu ent d'aut ant plus
fi xés sur la médioc re va le ur de 1e ur h ypolhèqune1 ':l n'ils ne .pouva ient se l mre
'
au cun e illusi on 3U l' ,son

du,cl~néct~:~I~~

q

' IQ tion comme ayant été souscrite à une é poque, ou la
&lt;.\nnu a
,
.
.
a cas ou un
,
de paiemen ts é tall cer tame, u ,
cessat1011
,
•
al' suite le
débat judiciaire sera It provoqu é , que, p
,
vote au concordat n'a rait que consacre r une déchéance
s el consommer un
judiciaire reconnue, accept ée par t ou,
résult at qui aurait été atteint a utrement ;
Par ces motifs,
Confirme,

nù 4
M,

ma)'s 1890, -

G ERM O~DY,

Cour d 'Ai x (2" Ch ,) -

D oit être cO Hsidé1'ée co m me ?'eçue une ma?'chand z'se
déba"quée à lvlarseille sous les hanga?'S de la Cham b?'e d e commerce oû Le con si[j f/ataù'e en a la libre
disp ositio 1't.
Et cela alors mêm,e qu'elle y aU1'ait été inscrite com me
provenant de teL navÏ1'e, ce ( ait n'équi vaLant pas à un
dép6t (ait au nom du capitœùw, et ne pouvant avoir
p Otl?" ellet d e ( aire cOHs idé1'el' les hal/f1a?'s comme une
p rolollflalz'on de la cale du nav'ù'e .
Le (ait que le consigna tai1'e n'a pu }J?'eJ/dre POSSEssion de
cette march an d ise qu'au. moyen de bons délivrés pm' le
capitaine au (lI r et à mesw'e du. paiement du (l'et, ue
saurait non plus étre COJlst'dé1'é comme contredisan t le

lait de ta réceptic."" si les cù'colls{ances élablissent que
css bons n'éta ient a ut?'e chose que des 1J1,ains.levees pal'tielles d'une opposition siflllifiée pa&gt;' le capita",e ell
mains du dù'ect eU'r des han[ja?'S, }JOU?' avoù' paiement de son ( ,'et que les cOllsi[jnataires étaiant en 1'e-

ta,'d de ,'égle/' ,
En conséquence, c'est à pa1,ti)' de III mise sous tes hangars
gue cOltr t, en p a1'eil cas, la délai de villgt-quat,'eheu1'es
apl'es leqlwl toule demande cont)'e le cap1caine pOll?'
avaries} es t non ,'ecevable,

P 1'és , ,
( C API TA l NE COü fi 'l'H.\ LAN CON'l' ll B C AT1'ANEO

1" ll~nEs) .

No us avon s rapporté da ns ce l'eCU el ( 1889, l. 286) le ju gement rend u dans ceLte affa ire, en sens con tl'aire, pa l' le
'l'I'ibuna l de commerce de MOl'seill e,l e 2 j uille l 1889,

�( 180 )
Appel par le capitaine.
AnneT.
Allenduque le 26 avril 1889 ont élé chargées à Rangoo n
sur le vapem' de la Compagnie Havrai se la V ille·der alence, capitaine Courthalan, affrété il divers, 17,6 13
balles de riz à desti natiou des frères Cattaneo à Marseille;
Qu'aux ter mes de la chart e-pal,tie la livra ison devait être
fait e le long du bOl'd du nav il'e, dès so n ar riv ée, co ntre
paiement du fret; que le 13 juin s uiv ant Lapeyr e, mandalaire des frèr es Cauaneo, en confOl'mit é de ces accords, a,
sans protestation ni réserve, pris livraison sous palan à
Marseille de la to lalité de la marchandise et ra fait empiler sous les hangars de la Chambre de commerce; que
le 24, le lret n'étant pas payé, le capit aine a , par Cazals,
huissier, notifié au directeur des hangars son opposition Il
la sortie des riz avant entière li bération du dest in a taire;
Que le ~6 les destina taires,allégua nt qu e partie des balles
de riz est avariée, ont ac ti onn é le ca pitaine en dommagesintérêts; qu e le capitaine oppose à le ur dem and e la déchéance édictée par l'article 435 d u Code de commerce;
ALlendu que Lapeyre Il'a pas, ainsi qu 'il a é lé allégué
par les lrères CaUaneo, opéré le II juin un s impl e déplacement de la marchandi se , les hangarô de la Chambre de
commerce Il'étant qu e la prolongat iun de la cale du navire;
que la marchandise arrivée il destination a été, en confor '
mité des accords, livrée aux frères CaLlaneo, qui, dés ce
JOUI", en ont eu la libre dis position, aux risqu es et périls
de qui elle s'est trou vée ; que ropposi tion du capitaine à la
sortie d u ri z avant l'entiel' paiement du lre t eti t é té sans
obje t et n'eût pas élé recevab le,ainsi quïl résu lLe des pièces
exigées pal' le di"ecteur des han gars, si la m ar ch and ise Y
avaIt été déposée au IIom de la Compagnie et r e ten ue pour
son compte ; que s i des bons de livraison ont été délivrés

( 181 )
aux frères Cattaneo au fur e t il n
. 1 dl "
. .
leSUl'e du paieme nt pal'tle
u let, c es t pos,erteu rem ent au 94 . .
main-l evée partiellement consentie ~ l' - JU In, co~me
à la so rti e des ri z',
e OPpOSItIon not Ifiée
Altendu qu e si la marcha ndise est'tnScrlte
. comme p ,
nant. .de la . l' ille-de- V alence ' cel a es t d' ordre purelOVe-t
ad m IllIs tl'at II , a pOUl' but de l.cl
"· l·t
er 1es rec herc l
d m en
.
térèts e.t ne préju ge pas la qu estion d 1 l ' . l es es ln chose liti gie use;
e a II'I alson de la
Atlendu qu e les des tin a ta ires n 'a
t
les ving t-q ualre heures de la }" ' . ya n pas protesté dans
.
lv ra lson so nt légalen1 e t é
sumesa voil' l'ecu les "
b
"
Il pl' cie 435 du Cod~ d
IIZ en on etat,e t a ux termes de l'artie commerce son t déc hu s de t l
.
contre le capitain e;
ou e aCllOn
Attend u que si des pou r
1
.
ties les agents de la C
par e rs ont eX Is té entre les parreç~ les observ ations ~~spaf'~le Hacvraise à Ma rsei ll e n 'ont
r"res attaneo et ne les
t
.
t r" nsnllSes à leul' comm e ttant
'
on
lardivité de, la pro testat ion , aux
cIt é, qu en conséquence, il es t dit à ta t
1 d . pré~
Pl'orogé ;
r qu e e é lal a ele

't~~I~~S s~eP~'~~~il;l~t ~;5Ia

-

Pal' ces mo tif~ ,
La Co ur fai sant droit 't}".
1 1
.
émendant ]'t
,~a ppe ( u caplla in e Co ur th a la n,
' . ,C I q ne 1a ctIOn des frère - CaLI
.
ca pltallle es t non rece bl
0
aneo contre led It
titution de l'a
d va cl, les en déboute, ordonne la resdépens de

pre'~::~e ~1;st~~:~a::I~~a~~~/,ères

Callaneo aux

n&lt;t 10Jal1 vze,
. ' 189 O. - Cour d'Aix (2' Ch. ) li G .
' . l'Il MOMY • - P I '1 MM • HI GAUD et AURAM,

P I" S.,
C

�\ 183 )

( l8Z )

Appel par le capitain e I(nuppel.
SAUVETAGE. _

_

R EMORQUAGE.

CIRCONSTANCES DE FA IT.

_

Hlb l UNÉRATIO N CONVENUE.
P É RIL. -

VI CE DE CONSEN-

TE1dENT.

LOl'squ .un vapeu'l'se f,'Ottve
.
, en pleine me}',
7 p1'ivé de son
'
, la 1'upttWe de (m'bre de coue ~e, que sa VOlmolell" pm
.
t
ra '/ a"
,'"sllt:''isan tepo'U1"' nav1.glle1', e que ce l' t
.
IU"e es /
l'
"1
'
.
l
'/
b,'en
'lue
le
temps
soli
cla,,',
es
Juges
p
ell,'we a 1lUt ,
1
la }'J'I'eHVe que e
vent l 1'O?lVer d a1 l S ces circonstances
.
capt'('
atne s'e sl .7'lIgé dans lIl1 pénl g,'ave ,
. .
,

'
pilaine a l'rait , la nuit même dud $UHS'ta,'"D
d'wi autre v apeu1' pass a nt ans ces
l
t'l't! avec e cap'"
1
J
C01'd 8111' le p"ix d 'un ,'emo1'quage, es
pa1'ages, 101. ac
.d
'
JlIges
p e'"ve" t trouver dans les d,'constances C l , essus,
la preuve que SOI1 cOllsen.tement n'a pas été ltbre, el
pronollcer la nullilé du conh'at .
.

p~ sw l e,nœ9

'1;

Sall(iLfixe1' eux-mémes la jl/sle "énlltllé1'alion du sel'v.oe
,'endu (1) ,
I l en. est surtout ainsi 100'squ'au momen t 1nême o~ i~
concluatÏ l'accord, le capitaine du 1'emm'g'llé a 1'e1ntS a
l'autre une protestation, et qu'il l'a 1'enouvelée ail
pol'i d'an'ivée.
(CAPITAINE KNUPPI~ L CONTRE FRAI SS INET ET

Ce).

Nous avons l'appo rt é ci-dessus, p, 41, le jugem ent rendu
dans celle affaire , le 2Z oc tobre 1889, par le Tribun al de
commerce de nlarseill e, qui décidait la question en sens
con lraire .

(1) Sur la question de validité du C0 l1 9c ntemenl dans c1 es cas paIl ote du ju ge ment

reils, voy. l'indication de la juri~ pruden ce en
réformé .

ARIl ~T .

Considé,'ant, en dro it, que le consen tement de celui qui
s'obli ge est une cond iti on essentiell e de la val idit é d' un e
.;onvention (Code civil, 11 08) ; qu e lo" sq ue le consentement
n'est pas li bre, qu ' il n'es t donné qu e sous l'empire de la
c,'ainte inspirée par un pé ril red ou table et actuel a uqu el
la personne Ol' la fortun e es t ex posée , le contrat intervenu dans ces circons tance est entaché d' un vice qui le
l'end annulable;
Consid érant en rait que le capitain e Knuppel , du n av ire
all emand le Vu lcan, n'a so uscrit l'engagem ent litig ieux
que pour sallVer son navire qui, ap rès la fra cture de son
'\J'bre de couch e et de 50n hélice, sans voilure suffisante,
se trouvait dans l'impossibilité absol ue de manœ uvrer et
de résister au moindre é vénem ent de m er ; que ce n'est que
contrain t et forcé, après s'être vainement debattu po ur obtenir des conditions moins rigoureuses, que ledit capitaine
adù subir, comme une n écessi té de sa int, le prix qui lui
était imposé pOUl' la remorqu e;
Considé,'ant qu e l'absen ce de liberté, l'impossi bilité de
prendre une résoluti on d iffére nte,est attestée pal' la protestation du capitai ne Knu ppe l contre l'exorb itan ce de la
somme réclamée, protestation éCl'i te rem ise ail moment
même de la s igna ture des accords ou à un mom en t très
rapproché, et re nouvelée a ussitôt l'alTi vée au port de Marseille;
r.onsidérantquï l ya lieu encore de te nir comp te de celle
ci l'co nsta nce que l'accident sU l've nu au Vu/can est arri vé
cn pleine nuil, à on ze heul'es du soil' ; que malgré le temps
clair constaté par les l'apports de me,', le ca pitain e I\nuppel
a pu s'exaf!é rer l'impol't,an ce des a varies subies et c,'oire

�( 18'1 )

( 185 )

, "
l' urgence d'un seCOUI', immédiat ; que la
, 'ct
,
Plus Imperieuse
'
ét ' sinnée avant le ]Otll J ans ceLle même
conventIOn a e 0
d
'
,
,
5 ptembl'e' que de lels accol' s ne sanralent
ntut du i au s e ,
'f
'
d'
• sUite
' ê l re c'ollsidél'és comme lu mal1l
pal'
, estatlOn une
vo lonté libre; ljuï ls doivent être an nulés,

eirconstan ces doive n t être appréciées, pesée. pour la fix ation de l' indemnit é qui, pour ê tre largem ellt rémunéra trice, ne do it jamais être abusive, ni rel'êtil' le caractère de
l'ançon d'une situation désespérée;

, consi'd'el'anl qu 'un service a été rendu . au .navire
MalS
de la naVIgatIOn,
l'emol'qu é ', qu e dans l' intérêt même
.
,
. en
de conserver les vies h llmalll es des ge ns de 1 équIpage,
VIes
Ilecapl' tan x, cOllsidérables
Ilue represenlent les Mllment~
&lt;
•
de mer, les entreprises de seconrs pOl'tés à des navIres en
détresse doi vent êt re enl'OIuag!'es p~r une large l'émunél'a" , que, pour déterminer le chIlIl'e ,dll salall'e
tlOn
,
dauqu el
',
peul avoir droit le navire remol'queur, Il est Juste e teou
compte de la valeur dll navil'e sa uve, malS surtout des

sacrifices imposés an sauveleur ;
Considérant qne, dans l'espèce, le " "Ican peut êt re el'alué à environ 300,000 fr, ; qu e ce navIre voyagea IL SU l'
lest; que la Junon qui lui a porté secom s est un paqu ebotposte, affecté à lin service l'égu lie l', avec des heures d'arril'ée el dedéparl à peu près fixes; qu'elle tl'ansportmt de,
passagers pressés de se rendre à destination; qu 'e lle contenait un chargement de marchandises d'une .. leU!' conSIdérable, quïl y a tout intérêt à débarquer all plus tôL ali n
de profiter de la hausse des cours;
Considél'anL que pal' suite de la nécessité du remorquage,
la Junon a retardé sa marche ; qu 'ell e s'est exposée il des
l'Îfques de mer ;
Considérant toutefois CJue ces ri sques ont été presque
nuls; que la traversée s'est opérée a vec Ileau temp', sauf
quelques hemes de hou le ; que le remorquage s'est opél'é
sans difficulté;
Considérant enfi n que la Junon n'a pas eu besoin de dé,~erdesa roule; qu'elle a continué avec lin pe u plus de

lenteur se ulement son parcours habiLuel ; qu e Loutes ces

Pal' ces motifs,
Infirme le jugem enL d u Tl'ibunal de commerce de Marseille du 22 octobre 1880, frappé d'appel ; an nule pour vice
de consentement la convention de remorquage intervenue
il la date clu 5 sep tembre 1889 en tl'e le capita ine Rouppel
du nal'iI'e le Vulcal! et le capita ine Paranqu e du navire la
Junon; fixe à 30,000 fI', l'indemnité de remol'quage ;
En conséquence, condamne le cap itaine )( nuppel à payer
à Fraissinet et C' ladite somme, avec inl é rê ts de droit;
condamne en outre I&lt;nuppel aux dépens tant de première
instan ce que d'appel et aux frai s d'enregistrement; ordonne
la restitution de l'amende,

Du 30 janv,:", 1890, - CO UI' d'Aix ( 1" Ch, ) - l'l'és "
M, n VDEN DE GOCDE" , 1" prés, - P I" MM, ESTRANGIN (du
bart'eau de Marseille) e t AURAM,

ABORDAGE, -

HAPponTS DE: MEH. -

DETAILS. -

PRÉCISION.

M OUILLAGE PRÈS n'UN POil 'l'. -

ENTREE. -

ApPAREIL -

DEPAHT TROP II ATIF DU SE-

LAG E DU PREMIER NAYIRE. -

CO ND . -

HOUTE COUPANT CE LLE DU PR EMIER.

NON MODÉnÉE. -

DÉCRET DU

CLES 16 ET 23. Dt SCIPLINATR ES ,

ENQUf~TEg

1-'

SE PTEMORI~

-

VITESSE

1884. -

ADMINISTRATIVES. -

AnTI-

D ÉC ISIONS

Quand il s'agit d'app,'écie&gt;' les, espol1sabilités d'u" Ob01'doge, c'est ln'incipalement et av ant (out dans les ,'appm'Is de mer ,'éoulieJ's des deux capitaines que tes
iuoes do ivent puiser leurs élém,en{s de conviction.

�( 186 )

( 187 )

Ht entre ces deux "app01'(s, celui qui ,'elale avec précisùm
les details de l'accidenl, doil éll'e pré(él'é à celui gui Ile
les mentionne qlte d'une m.am'ère plus vague et moins

l"'ecise ( 1) .
LoI'~'&lt;:que deu x vapeul's sont mouillés p,-ès d'un port et se

Le Tribunal compélent po,,,' juger les "esponsabililes civiles résultant d'un abordage, ne sau,'ait ét1'e lié dans
.
'
l'al'}Jl'éciatwn des causes de l'accùlent, ni pa,- des en qllétes adm.inisl1'atives, ni par des décisions qui, 1'en ~ues

au point de vue disciplina;"e, n'onl pas élé l'objet

pl'epal'enl à y enll'el', il y a (au le de la l'ad du capi-

d'un débat vé1'ttablern ent conl"adictoù'e ent,'e les in-

taùte qu.i, voyant l'aut,'e vapeu1' ,défà en mouvement,
se 11'tet lui-1I1 éme en "ollie , sans attend,'e la complete
évolut1'on du premier.

té"essés ( 1).

Sudoui si, au lieu. de se mett1'e li sa s'llite et dans 8011
sillage, il suit une 1'oufe l'exposant à couper celle de

l'aul,·e.
Et à plllS forte raison si, tandis que le pl'en!ie1' mm 'cize à

tme allw'e madé1'ée, le secoud a pris la
?tail'e de J'ou te.

vile8~'e

O1'di-

La "egle de l'al'Iicle 16 du décl'et du 1" seplemb"e l R84,
pm·tant que, de deux nav'ù 'es qui (ont des ?'oules se
croisant de manière li (a.ire c,'aind,'e un '1,bordage, ce-

llli qui voit l'aut,·. pal' "'ibord, doit s'écarte&gt;' de la
,'ouie de cet autre, ue concerne que le cas oû les deux
navires se voient d'assez loin p01.l1' que la manœuvre ait

le temps de se (a;'·e.
Si aa conh'aù'e l'abordé ne voi t la dù'eciion }J1"ise pal"
l'a601'deu1' que quelques minutes œvant le choc) c'est le

cas de l'a"licle 18 du

",~:n e

dec"el, prescrivant de stop-

pe1' et de (aire machine en a1'1'iere , et de l'art'i cle 23,
d'après leql/el les capitaines doivent s'inspirer des Cl1'·
constances pOU1' ordonner' les manœuvres les plus jJ)'op"es ci évtie"l'accident (2).

(1 ) Voy. cc rec. 1888. 1. lM. - 1889. 1. 44.
(2) Voy. Ibid., et la noLe,

SUR F/\ CUL'fÉS DE L' « A:-lAOrn )
CONTRE l\IE SSAGE I\IE S MARITIM ES) .

(ASSUREuns

Les deux vapeurs Anady" et Oxus, apparte nant à la
Com pagnie des Messageries Maritimes, se sont abordés à
l'en lréed u port d'Aden, le 1'1 ju ill et 1889. L'Anady" a éle

coulé el a péri avec sa cargaison.
Les assu reurs sur fa cu lte;;, SUbl'Ogës allX droits de leurs
asssurés propriétai res de la cargaison, ont attaqué la Com pagn ie des Messageries Maritimes, e t ils ont so utenu que cet
abordage provenait de la faute du commandant de l'O.ws,
faule donl. la Compaguie répon dait comme armale ur de ce
navire.
La Compagnie a soutenu au ca nU'aire que l'abol'daO'e
élait du it la faute du commanù antc1e l'Anady',,
0

Sans do ute ell e éta it respo nsable de ce tte faule comme de
la précédente; mais elle pouvait se li bérer de l'une et l'aul"e res ponsabi lité pal' l'abandon du navire et du Il·et. Or,
l'rt nady,' ayan t péri, l'abandon était sans inconvénient
pour ell e, ce qui n 'était pas le cas de l'Oxus .

(1) vor. Conl. l '" Tab le déce nnale, v· Assurance mal'Ïtimc Il'' 87
.
1
•
.'
api ain e, n° 100. - 2° 'l'able décenuale, v· Assurance marÎInne, n" 46. - Cc l'ec. 1882 . 2. 1'23.

8q et vo G ï '

�( 189 )

( 188 )
JUGEMENT,

Attendu que les navires à vapeul' Allady,' et OXII 8, de la
Compagnie des Messageries Maritim es, etaient an crés, le
II ju ill et 1889 , dans la rade d'Aden, l'OX1I S mouill é en dehors du bateau-feu, et l'Allady,' à L1n e certaine d istance
plus en dehors ;

Attendu que ,les l'apports de m er n 'indiquent e t ne précise nt pas le pOlOt exac t du moui ll age de chacun des na vire,: non plu s qu ~ la di s t ~ n ce approximative à laqu ell e il s
étacent mOUl,ll és 1 un d e 1 autre ; mais que l'h eure pl'écise
ou chacu n d e ux est parU pour entrer a u port inté ri eur se
trouve bien énoncée de part e t d'a utre; qu e G'est à h,
m , que l' Ox us a appareill é; que c'est à /, h , 55 m , qu e
l'Anady" en a fa it de m ê me ;

,,0

4

Que ces deux vapeurs deva ient entre r le susdit jo ur dans
le port iutérieur d'Aden;

Qu ' il y ~ eu a in si, entre les deux dé parts, un intervalle
de clI1q minutes;

Qne c'est en exécutant leurs mouv em ents e t manœuvres
pour se rendre ,tans la direction de la passe, qu 'ils se sont
abordés et qu'à la suite du choc éprou vé l'A n ad y" a pé('i ;

Attendu qu e le capitain e Fabre a s u pertin emm ent, ain si
que le pil ote Carey,qu e l' Oxus se dirigeai t pOUl' al le r pren dre la passe du port d 'Ad en ; qll e d e l'Anadyl' , pendant les
cinq min utes d'in tel'vall e, on a pu se rend re u n compte
exact de l'é volutionqu e l'Oxus de vait fa ire; qu e l'An adyr
aya nt à exéc ut er lUl ,m ê m e Ulle l'o u te id en tique e t pour le
même but, la pl'Ude nce suggéra it a u ca pitain e Fabre de ux
moyens de rendre tout a bordage, e ntre les de ux va pe urs ,
matériellement lin possible : d 'abord de l'ester a u m o uill a~e
jusq u'à compl è te évolution de l'OXII S; e ns uit e , vou lant ~e
pas.a ttendre, de se m ettre da ns la ligne et le sill age m ê me
de 1 a ,WB, en rest a n L touj ours il l'alTiè re de ce vapelll',
,~ n s cherch,e,' à le dé passer e t l ui co upel' sa l'ou le; qu e
1Anady" n en eùt éprouvé a uc un re tard sensib le ,'

Attendn que les assu('eurs, demande urs au procès, impu,
tent au capitaine Guirand, commandant de l'O,~ u s, la faute
qui aurait occasionn é cet événem ent ;
Attendu qu e ce ca pitaine et le ca pitaiu è Fa bre, commandant l'A nadyr, ont déposé, le II jui lle t, à M, le consul de
France, à Ad en , lem s l'apports de m e r respectifs ;
Que le Tl'ibunal , qui a à apprécier leurs res po nsabilités,
doit tout d'abord puiser dans ces docum en ts éman és d'eux
directement et dont ils ne sa uraient, par suite, récuser les
ment.ions, les éléments n écessail'es à sa décision , en les
comparant et en les cont rO lant l'un avec l'autre;
Queleur conteuu peut aussi être compl été par les dépositions que ces deux capitaines ont eu à Jaire dans l'enquête poursuivie devant il!. le consu l de France, et pal'
celles des deux pilotes;
Que les fai ts de chaqu e ca pitain e ne sauraient êt re éta blis, constatés et reconus d' un e ma nic re plu s in contestable
et plus sûre q ue pal' leurs propres déclarati ons contradictoires, faites sous l'impression de l'é ve neme nt et avant
tonte réflexion ou entente possible;

, Attendu qu 'étant donné que le capita in e 1"a bl'e a négligé
1 une de ces deux dé termlll a ti ons, e t qu e l'A nadyr a ap pal'edlé peu a pl'ès 1'0X1&lt;,', e t pri s u ne l'ou le plus inté ri e ure
et plu s cour te, qui pouvai t l'exposer il ve n il' Croiser la l i ~ne
Cou rbe q ue ce vape ur a vai t il décrire il s'a Nit de savoi~ S'l
1 d'
.
J
0
~ ltca pltain e Fabre a veill é scrupuleusemen t à se tenir il
1éca "t de l'Ox us, et n 'a pas ch erché, a u con tra ire à le gagner de vitesse pour e ntre l' le premier au pMt d'Aden;
Attendu q ue le ca pitain e Glliran d parti e n Ja it le pl'em' e,') in dinue
b ' qu "l
' ,
-l ien
1 a mi' S sa maclllne
en mOli vemenL
aussi doucement que possibl e;

�( \90 )

( 19 1

.'
"abre a négligé, au. contraire,hde
M . que le capltame .
aiS
d l'A dy .. qua nd il s'es t miS en marc e;
signaler l'allure e
na
.
.
1
. taine G uirand Signale s ufllsamment
Attendu que e cat ' il a s uivie; qu'i l a longé la terre
et clau'ement. la radU ~'~'~hen . qu e cette rO llte s'explique,
. squ'à la palOte e
,
1
l'A
JU.
,
ét " moui llé plus près de a cOle que
na·
1
d
' dé
PUlSq ue 1 Oxus ah
', à descendre au sud de a ra e pOUl rdy •t
dy" . qu "II al,al,
' de vait le fa ire. remont er au no · es
crire' une courb
e qUl
pour prendre la passe du port intél'leur ;

Iller du capitaine Fabre, ni pal' sa dé position ou celle du
sieur Ca rey, pilote à bOl'd de l'Anady";
Que la vitesse d e ce vape ur ne pe ut êtl'e dé term inée qu 'au
moment m êm e d e l'abordage ; qu'au momen t Oll les de ux

navires se sont heurtés, l'A nady,' ayait mis en J'oute, c'est.
à-d ire allait il toute vitesse; que c'est ce qu i r essort de la
dépos ition du capitain e Fabre l ui-m êm e ;
Qu e l'Anady" marchait don c à rai son d e 13 nœ ud; envirOll, alors que 1'0.1'''8 n 'allait qu 'à 7 nœ uds 1/2 env iron ,
allure modérée e t prud en te par rappor t à l'a utre;

.

ll'en descendant ainsi, i l n'a pas dé passé la pOI:lle de
'1 . signalée comme le pomt ex tr ême ou 1 Oxus
Q
'l'archen ,pal Ul
.
bd ' f " e
est parvenu d ans la rade pour y velllr s ur. tn
, or e, au
le tour nécessaire pour son évolution proJ e tee ;
Que celle affirm a tion ains i fa ite ne peut être r eje tée et
difiée sans preuve contraire, et qu'à cet éga rd le ,caplma G ', d ne s'est pas mis l ui · m êm e en contradlctlOll
talOe Ull an
. .
à l'
"te
;
or ' de mer , dan s sa d é pOSitIOn , . enqtlo
avec son rapp"
d
" \ dêsi ané comme point où il est venu s ur tnbor ,non
ras Martad, mais la pointe vois ine du ras Marbad,
qui es t p"écisément le l'as 'l'archen ;

~~S'l:

Que, parvenu hl , le capitaine Guiran.i a augmenté la vi·
tesse de l'Oxus;
Qu'il est possible de d étermin er approx imativement cette
vitesse ; qu 'au dé part , la march e d e l' OXU" é tait modérée et
aurait été de 4 nœ uds 1/2, d'après les dépOSitIOns du caplLain e Guirand ; qu 'il n 'a pas précisé l'a ugmenta tIOn de v~­
tesse à par tir du ras 'l'archen, m a is qu'e lle peu t avOll'
alleint 7 nœ ud; "1 /2 envil'on; qu e la d éclarati on du pIlote
Dacosta , qui étai t SUI' l'Ox us, le d onn erait à penser , 1 au gmenlation, d 'après lui, Sur la vitesse initia le ayant été de
la moitié de cell e -ci, se ul ement ;
Att endu qu e de pareils r enseig nements sur la vitesse
qu'a eue l'A nady .. , soit il son d épart , s ail après, ne sont
fournis d'un e manière aussi s uffisante, ni par le rapport de

1

Allendu que le capi tain e F abre dans fa n rappol'l ne donue
au cun e indicati on-poul' pou voit' précise r le mom ent exact
de l'abo rd age;

,

Oue dans le rapport d e m e r du ca pi ta ine Guiraud, au
co ntraire, se trouv ent, il cet égard , des ind ica ti Oll s impor tantes;
Qlle c'est Irois minutes a près ê tre vem, Sur tribord , il la
hauteur du ras Tarch ell, qu 'il a aper çu l'Allady,' q ui Illi
co upai t la route , e t qu e le temps qu 'il a ra llu ;\ l'OoCus
pOUl' stopper e t marche r en arl"Îère imm édiat em ent il tout e
vitesse, es t celui qui s'es t écoul é d e l'ins tant a l! l'A nadyr
a été vu à l'in s tant olt la collis ion a e u lie u;
Que c'est donc un es pace d e tem ps très court q ui s 'es t
ainsi écou lé et qu 'il e:,t é vid ent , é lant donné ce ll e sou da ineté de l'abordage, qu ' un e très faibl e di sta nce sépal'ait les
deux navi l'es dont les roul es se cl'oisaient;
Attendu qu 'il est inadmiss ibl e, en elfet, q ue la d is tance
en tre les d eux navil'es fut d'en viron 200 m ètres ain s i q u'o n
a essayé. de le d émontrer, a u m omen t Ol! l'Anady r a é té v u
pa r r o,cus ; qu ' un pareil écartem e n t en t re les deux nav it-es
rend l'aiL la soudaine té d e l'abord age in co mpréh ens ible;
Qu' il es t l'l'ai que le pilol e Carey a , dans l'enqu ê te, fix é

il l'événement un inte l'valle de lemps cie 15 à 20 minules ;

�( 192 )

le capitaine Fabre ne s'en explique poin t
mais qU'oulreque
.le narel'
est inadmissible, puisl
on
rapport
e d"e
Il
,
d
ans
s
,
~
d
é
les
01'dre3
à bord de l' Anady" et
'') t celuI qUI a onn
qUI'JI ela
~s.lt dèS lQI'S , in Léressé à laire après
coup une a(fir. .
d'
qu .
'd
à déchar"ersa responsablhté, et conlre Ile
matlon ten an~
c
..
"1
êl
. ê m es , alllSI qu 1 va re
d'ailleurs p~r 1es 1alI S e u~-m
éLabli ;

,.
,
1
qu
e
le
rapPol'1
du
ca
pi
lallle
Eabl'e
Attendu en eue .,
.
1 dé 1 . pré·
.
'
,
d
1
I
S
de
natul'e
à
lll
flrmer
a c alatlon
sent e une série e al
de Carey;
' parli 5 minules ava n~ l'A nady",
Oue l'OXIIS
.
, devait
ê
. être
.. él ' ' q and ce paqu ebo~ est parll l m-m me, que,
dép Oigne u
. , "b
" à ce
cependan t , d,après le rapport du ca pilalll e ra l'e, ces •• , à
ème qu'il anrait apereu l'O","s se trou van ••
momen t m
'.
là
1L la
bâbord de l'Anadyr ; qu'il semblerai t qu . ce mo:nel ,
dislance devant exister entre les deux navres dut être sul·
f!Sante pour ne pas inspil'er à l'Anady" une lnqmétude de
coll ision imminente;
N'

Oue, cependant., cette inqui étnde du capltallle Fabl'e
'
t p a r sa demande au pi·
parait se manifesler su blLemen
Iole : « Oue va faire l'Oxus? "
On'i l enlrevoyait ainsi l'imminence d' u,n da nger possible,
et que cette préoccupai ion rée lle et qUI n est pas ronl esla~I e, déuote la grande Pl'oxim i Lé de l' OXU8 ;
Oue l'h ypothèse des 15 à 20 minul es d'intervall e d'après
Carey, est ainsi démontrée inadm issible; qu e l 'affil'matl~",
par contre, du capilaine Guil'and de la so ud ainelé de 1a.bordage aussilôt apres qu 'il a vu l'A nadyl', se trou \'e pleL'
Bernent corroborée;
Attendu qu'il y a ell imprudence, de la palt du capilaine
Fabre, dans de lelles conjonctures, il ajou ler foi il la parole
de so n pilole que l'Ox us laisserait passer l' Anadyr ; que
celle réponse n'indiquait pas qu 'il y eu enLenle dans ce

( 19B )

sens enl.I'e les de ux pi lol es e t qu e le capil aine l,'abre a eu
tort, S UI' celle simpl e s upposiLion, de laisser Cal'el' donnel'
l'ord l'e de mettre en l'oul e bâbord la barre;
Oue cette mi se en l'oule, c'est-à-dil'e la pl ein e vil esse
imprimée à l'Anady", était un e témél'ilé qu e ne commandait pas la circo nstance, aux ye ux du capi lain e Fabre et du
pi lote Carey) car, pour eux , ce n'est pas une manœuv re
exceptionnelle, « i n extremis li, en face cI'un danger supl'ê_
me, qu 'ils out, à lou t hasa rd , exécu tée; mais c'es l. bi en
une man œuvre ord inaire qu 'ils ont cru faire, sans qu'il s
aient pensé qu'il l' eùt péril pOU l' au cu n navi re; qu 'en effel,
dans sa déposi tion même, le capiLain e Fabre a a vou é qu'i l
n'avait pas cru que les ordres de Carel' menaçassent b
séclll'ilé cie l'Anady" ; qu 'en oulre, il est COllsla nl qu e
l'ordl'e donné pal' Carey, appro ll vé pal' le cap ilain e Fa bre,
n'a pas consislé à mettre en l'Oil Le il pl ein e vit esse seul emenl , mais encore à al ler ;\ tribord , ce qlli, dan s lell l'
pensée qu'il n'y ava it pas pOtl!' l'A nady,' dange l'im!TI i nenl ,
ne pO\l\'ait êlre que le mouvement d'inflexi on nécessaire à
l'évolution pl'oje lée po ul' pre ndre,avanL l'Oxu8 , la d ireclion
de la passe du port d'Adeu;
Qu e Carey et Fabre, d. ns la ci rconstance, on Lmal apP"é ..
cié; qu 'il s n'ont mis l'A nady ,' en route, morell é il 10 llt e
vitesse, quoiqu e l'O;r". fut il prox imil é, qu e pOUl' le
gagnel' de rapidilé, de passer sa li gne elle pl'écéder da ns le
port d'Aden ;
Ou'il ne peut y avoir d'autre explica tion plau sible,
alOl's que,si l'A nady,'eùt stoppé pOUl' laisse l' passel' l'OxIIs,
ou si la vil esse de l'Anadyr eùl élé si mplement l'a lentie,
l'abordage, on peu t le p" és umel', ne se seraiL pas produit ;
que, tou t au moins, 11 n 'y aurait pa s eu un e témél'ilé commise et qui a rendu l'événement in évi tallle ; qu e l'o n peut
mème admetlre que dès le àépal'l de l'Anady" , l'in ~en~ion
de précédel' 1'0"'"8 da ns le port d'Ad en a é té do nlinanle,
et que la vitesse initiale imprimée ù l'A nady,' a été co nsi1" p, - 1890,
13

�( 194 1
,
d u r apport de mer du" capi taine
le silence
torise une pareille supposItIOn;
dérable; que,
,
r ce pOlUt, au
,
~abre, su
, , G irand n e peut, a u contraIre,
,
f '
le capItaIne u
Attendu que
'
dence et d e témé rite', qu'i l a toujours
, , aIt
être tué d'lInpru
•
. ne aII umodérée'
r e , qu'il SUlvalt une
.
marcher 1 Oxus
a
u
entaccomplir
. ' t des mouvem
:, qu'il devait.
.
lig"e et falsal
' e par ti le prem Ier, laIssant
dans le port, qu ,
, ,
1
' devait supposer léglttmemen t que e
pour entrer ,
l'Anadyr à 1 ancre, Il , 't qll'après un temps normal
'
F bene parttral
capitame a r i t' n et que dans tous les cas,
\" r sou évo u 1 0 ,
'0
pour accomp l "
ui lit mettre en danger l ":IlS
adY
l'A''l ré'' c~~!~;a~~ ;;e;o~ner~it à le suivre;
q

ep

, '
à se préo~cu pel' d e l 'A na :iy'1
Oue l'Oxu8, n'avaIt d~:~ ~:~pliquer ce fait, bien précisé
el que c'est amsl que P pport du capitaine GuiranJ, que
'
[fi mé dans le ra
, d Il 1
"
è être venu sur trlhor " a
et bIen a r
ce n'est que trOl; ml~utes ap,:1 ~ apercu l'Allady,', qu'il a
hauteur du ras f arc en, qu l
" 'è e sans pouvoir
,
édiatemen t et marché en al rI r ,
stop pé Imm
éviter l'abordage ;
d
'taine Fabre peu·
Attendu, il est vrai, que lesfi tort: q~,~~~I;jOutée à ce dire
vent être atténués pal' la con lanc asser'» mais que ce
du pilote: , l'Ox us nous laIssera p,
" "1 l'a ILli
UI

'"}

'50;:;e Invoquer (JU 1

n'est point une excus~ qu 1 pu~ 'l'chan t un au'tre motif plus
même bien comprIs aInSI, en ~ e
" de&lt; deux naviralable d'excuse dans la pOSItIOn respect" e
"
l'Ores' que l'Anadyr Il l'instant où l'abordage allaIt semPent
'
'b
bd'
par ~,o
r , que conséqnem
, t Iii un fait
duire,
voyait 1'0,1:US
l'Oxus voyait l'Anadyr par trlbord ; que e es Fabre pré"
qui ne sauraIt
être d'ISCUt é ,e t qu e le, capltalDe1 capitaine
'
e
tend en lIrer un argumen t de drOIt contre
'd
décret
Guirand en vertu des dispositions de l'artIcle 16 u
du 1" se~tembre 18il4 ponr préveni l'Ies abordages ,
,
'ttendu que la règle d'apl'ès cet artICle,
es t que le vade
.~
,
,
d
d
peur qui voit un autre vapeu r par trtbor, 01' t s'écarter

( 195 )

la route de cet autre navil'e, quand ils font des routes se

croisant de manière à faire crai ndre un abordage ;
Attendu que cet artic le suppose nécessa irement le ca
olt les deux vapel1l's, da ns la situation l'especLive décril e,
se voi ent arriver d'assez loin et assez il temps POUl' que l'u n
puisse s'écarter de la route que l'autre doit s uivre invaria blement ;

Qlle si, au contraire, all moment où il s s'aperçoivent. les
Ilavires se trouvent subitement tJ'op l'approchés, ce tte règle

de l'article 16 ne peut plu s être exclu sivement ,1pplicable:
Que les capit aines des deux nav il'es, en pl'ésence d'un
"bordage immin ent et fatal, doil'ent s'inspirer des articles
18 et 23 du même règlement, et fail'e les ma !lœuv l'es qu'i ls
jugent oppo rtun es pou r évit er un dangel' immédiat;
AU enù u que tel es t le cas dans lequel le capitai ne Gu iVll par tribord l'Anadyr, s'est trouvé soudai nement placé, par la têméri té du pilote narey et du

l'ilnd, qui a

cap it aine de ce dernier navire ;
Qu'au moment olt il a a perçu l'A nady,' , il est évident
qu'un très court pspace de temps a été laissé au ca pitaine
de l'Oxus ponr agit' utilement;
Qlle, sans do u te, s'il eùt pu ve ni l' il Mbord et s'écarter
de l'AnadYI', il aurait évité de J'ahol'ùel' ; mais que, vu sa
longue Il l' et le peu d'espace il parCOIII'ir, cette manœuvre
eùt été inuti le et sans résu ltat ; que le choc se serait produit tout de même ; que le capitaine Gu irand a fait aussi tût stopper et marclte r e n al'l'ièl'e; qlle c'étai t le se ul parti
qu'i l avait à prendl'e e n pareill e occ u rre nce et qui llli permetta it , so it de lais'er passel' l'Anadyr, so it de l'endre
l'abo rdage moin s gl'ave; qu e si , de SDn cOté, au lieu de se
lancel' en avant à toute vitesse mal ù propos, 1'All ady"
avait stoppé et lait a ussi machine ell arrière, l'évènement
ne se sel'ait sa ns doute pas produit , tout au moins avec ses
consé'juences il'réparables ;

�( 190 )

( lU7 )

t les divergences et les incertitudes qni
AUendu que tou es
de l'A llacly,' ne son t qu'une
.
. les manœn vres
)
eXlsteo t ~UI
lus en faveur de la précision plus gl'ande
prèsompllon de p 'd capitaine Guirand et de la véracllé
du rapport de mel u
de ses affirmations;
l'élat de ce qui précède e t de ce qui
Attendu q,ue, en 1 conlradicloil'e de l'affaire, la décision
résu Ite de 1examel
, ,
' ,
du tri'b una 1 pounait être défi lllti vemcnt ass Ise,
,
1 d andeurs se son t pré va lus, con tre le ca/JalS que es em,
, ès
l '
t
"
" d d'actes émanés des autont a ng aIses e
pltame GUlld~n" s des autorités fran caises appelées ,\
d'actes et eClSlon
&lt;
,
•
"
des deux capll'echerc11er et i.l" (apprécier les aalssements
0
laines ;

Attendu que le tribunal, compétent P~~Ir ,ju ger l ~s res• b'lités civiles qui peul't ntlncombel .'I I Uil ou 1 autl e,
~on;:r ~uile et nécessairement,compétence \JOU I', appl'éCier
I~s causes de l'abordage; qu 'à ce point de vu e il ue peul
être lié ni par des enquêles administrali l'es, III pal', des
décisions qui, rendues à lin point de vue spécl~ l diSCipli naire, n'ont pas élé le résullat d' un débat vérItablemenl
contradicloire entre les intéressés;
Oue, toutefois, ces documents ponvant avoir leur \I~i"lé
et leur imporl ance e t pouvant ê tl'e des élémenls séllem

d'infurmalions et dïllSll'll CLiou , il y a lieu

Ù~

les

eXal~ll n e t'

et de voir si réellement Ils demande urs pen vent les n1l'0-

douteux, mai ~ comme résu liant d'une fante con-,mune'
(I"e c'est là un e a pprécia tion parti culi è re, qll e re po n ss~
un exa men approfondi et sérieux et après un déba t contradictoire auquel les autorités anglaises d'Aden n'o nt pu se
livrer;

Attendu qu e le l'apport de l'enseig ne Blondeau ne porte
de conclu sion ni en faveur, ni contre l'u n Ou l'au tre des
deux capitai nes; qu'i l s'est borné à rec ueillir des l'enseignements e t à faire, e n dehors des de n x capilaines, une
ét ude de l'affaIre:
One ces l'enseigneme nt s, tout consc iencieusement qu' ils
aient élé recuei ll is e t im pal,tia leme ntrelatés , ont été s llrlout
la repl'odu clion de ceux pris pal' le sieu r Fall ~, capilain e
du port d'Aden , qu i, avec les deux pi lotes ro-parti c i~anl s
dans l'événem ent, a rech erché, a u mo ye n d'une sorte de
répélilion SUl' les lieux , à é la blir comm en t l'abordage
s'élait produ it; que l'on con ~oit que les l'ésullals obien us,
dans de semblabl es condilions, ne so ient pas de na lu l'e i\
l'aSSurer les int éressés ni la ju stice; (I U'i l ne peut y avoi r
h\ qu e des s upposition s, puisque les po inl S prin ci pa ux, &lt;i
savoil' les distances des deux: navires à l'ancre, les espaces
et les li gnes respec tiv emen t pal'COU I'Ues, le le mps écou lé,
le point e t le mom e nt précis de l'abol'dagc son~ inconnu s;

Qu 'il en est si bi en ainsi, qu e l'enseigne lllond pau pO I'le
:\ 1200 mètres , Sur s impl e SllPPoGition , la dista nce des de ll x
navires à leu t' mouillage respec tif, alors que la commi ssioll

quer en leur fav eur ;

Supérienl'e des IJa ufl'ages ne fi xe cetl e distan ce qlt"à 8

Attendu
eu ce qui con cerne les autorilés anglaises
d'Aden g~e leur blâme s'étant éte ndu il la fois su r les deux
piloles , et su r les deux ca pilaines, p3r 1e 010 t'f
1 .'11' 'avant
&lt;,' , le
large devant eux l'abordage aurait pu ê tre évIté, ,1 u ya
pas eu de solution et de concl usio n précise dont on pnlSse
extraire U11 argumen l décisif; que lont au plus la de~'nlère
solution relath'e aux deux capilaines i nd igu e l'a it que 1 abordage n'aurait élé considéré ni comme fortuil , ni comme

900 mèll'es environ , tou jo urs pal' h y poth èse;

011

Attendll qll e cette commission, devant laquell e le capilame Glliran d n'a point é té ap pelé il fournir lIn e défenst
contradic toire, n 'a don c pu émettre un avis contre lu i

CIll'en se fo ndant excl usivement SUl' le mOlif qu'il avait vu
', qll'il ne s'e tail
IJar' Il'ibo l'd l'A nacly" et son fe u rou"e
0
pomt con formé a l'arti cle 16 susv isé, el, qu'il av a it lat'dé à
stopper et faire machine e n aniè re ,'

�( 198 )

( 199 )

deux reproches ont. é lé démontres
. .\ltendu q~,efo~~séS , pa;' l'exam en m êm e et la discussion
Inexacts et no
'les seu ls docum ents sur lesq uels ulle
..
d'
,
des rapporls de mel,
. ' . n de la condui le des deux caplta llles Olve S apappl'eClatlO
ffi ations y contenu es doive nt êt re légapuyer' que les a 11'In
,
l
' 11
) ns ,'d"
comme sincères eL Vl'aleS, orsqu e es
lement co
el:ees _ pal' des preuves ou des présomptions
ne son t pas d eLl lll te ~
gl'aves contraires;
.
au mo yen
A.t tendli que. dans la cause
(
, rien n'autol'lse,
.
1
'
..
t d'hj'pothèses s ur les dIstances, sur es
de su pposltlOns e
.
d l' b .
.
1 1'" les par00urues '
su r le pO In t e a 01Vitesses, SUI' es 10 '
. .
G'
1
',r 'd l'apport de mer du cap Itain e
tmanl ces
ua"e de b luel U
'l' 1
t'ons précises que c'estù la Ilo inte
du ras arClen
a ri"':
Il ma 1 .
."
"

Cju'ilestyenn

SUI'

tribord; quee'est

trOIS mln ,~ltes ~pl'esq~ Il

a aperçu l'Anady" lui co upant sa r~~te, qu d a lmn:édl~­
tement stoppé et fait machine eu ar1'1 e re, aIols qu~, d aulle
tOI ne peut effacer du l'apport du capl ta ule Fabre qu e
par, 1
'1
1"
rai e
celui-ci a écouté trop facilem ent sou plate et alsse , l'
machine en avaut ù tonle vitesse, quand au CO nll'alr~, en
l'état de la connaissance que le ca pitaine Fabl'e avaIt du
mouvement et des manœuvres qll'allait exécuter et qu'exe,
cutait le capitai ne Guil'and, la pmdence e t m ême un e
nécessité impérieuse faisait à l'Anady" ,~IIl~ ob~lgatiOn !
vu la trop gra nde proximité des uavires, (l lm1Le~' 1 Oxus et

de faire comme lui, sans

rl~lal'd,

machi ne en arl'lère;

Par ces motifs,
Le Tribunal joint les ins lances au nom des divers assu,
reurs demandeul'S, pal' exploits de Griffoni en date des ID
aoùtet. IOseptemlJre l S8U,contre la Compagnie des )Je~a­
geries Marit i mes, et statuan t sur icell es pal' un seu l et me~e
o
, met celle derni ère hors d'ins tance et de proces;
J'uoement
Dépens à la charge des demandeurs.

Du 1" aVl'i11890. - Prés " M. ARNAUD, ch . de la Lég.
d' JI. - Pl" MM. ESTRANGIN pOUl' les ass ureurs, TALON pOUl'
les Messageries.

COMPtTENCE. -

QUASI-DÉLlT. -

COi\f'IERÇANT. _

DOMMA GE

CAUSÉ A UN NON COMMEnçANT •

Les Trib unau x de commet"ce sont com.pétents pOtt1' 8tatuer SUt' les obligations résultant, non seulement des
contrats, mais enC01'e des quasi-cont1'ats et quasi-délits
ayant tl n cal'aclère commercial.
Doit ~b'e considéré comme UI1 quasi-délit ayant ce cat'ac1ère, cellt'i qui est comm,is pal' 11 11. commerçant dans
l'exer cice de son com,met'ce ou de Son industrie, quand
méme 'l', l'au1'alt été au pl'éjudice d 'un non co mmerça'lt
et n'Olwait lésé aucun intél'éL commercial .
( PANTOST lEn CONTRF: PAUL) .

Non~ avons l'apporté ci,dessus, p, 11 2, le jngement rendu
da ns celte anaire le 5 décembre IE89 pal' le 'l'I'ibnnal de
comm erce de Ma l'sei ll e qui avait jugé la qu es tion en sells

co ntraire.
Appel pal' Pantostier,
AHn~T .

LA Coun,
Considé l'unt qu e l'article 631 dll Code Je commel'ce attribue aux Tribunaux consulaires la conn aissance des conteslations relatives, li on seulemellt aux transactions, mais encOl'e aux engageme nts qni onL un caractère commercia l ;
Ilue la génél'a li té de ses termes le l'end applicable aussi

bien anx engagements résnll anL d'llIl quasi-co ntrat ou d'un quasi-déli t, qu'à ceux qui nai ssent d'un contrat, à la condition toutefois qu'i ls procèdent cie faits ayant pris leu i'
source dans des a c tes que la loi répnt e commerciaux, et
spécialement que, lorsqu'il s'agit d' un quasi-dé lit, il y ait

�( ?OO )

d'une ind ustrie
et portant
.
l
•
fau te conlml'se daos l'exercice
préj udice ;\ alltrlli; qu'i l imp~r t e, peu, d al lleurs, que le
1oblI ga tIOn de la partIe res, sm't ou 110n commereant
tiers
~
'.
ponsable de la faute conservant t0\1J0Ul'S son caractère
cummercia l ;
Considéran t. en fait, que Pantosti cr, chauffeur au service
du sienr Paul fabricant, de sa vons , réclame à son pat.ron
des dommage~-intérèts à l'occasion d' u? accid ednt dont il a
été la vict ime ; que, suiva nt les prétention s du emandelll',
l'et accident se serai t produit dan s l'u sine par suite de
l'explosion d'un tube au

CO UI'S

d'Ull lI',ava il , co mmande, P~l'

la faute du maitreel sa ns la fa ute de 1ouv\'\er ; que, pal' la,
l'acciden t se ratt ache élroitement à l'industrie exercée
par Pau l; que c'est donc à tort qu e le 'l'ribunal de commerce de Marseille s'est déclaré in com pétent ; que, l'affaire
n'étant. pas en état, il ne sa lll'ait y avoir li eu à évocation ;
Par ces motifs,
Inli rme le jugement du 5 décembre 1889 don t est appel ;
dit que la COllnaissance du liti ge apparlient il la juridiction consulai re et qu e c'est à tort que le Tribunal de COIll merce de Marsei ll e s'es t déclaré incompétent ; dit n'y avoir
lieu à évoca tion; l'envoie devant le TI'ibn nal, mais composé d'autres magiSlrals que "en x aya nl pri s part au jugement infirm é, pour étre cc,nclll el slatu é a u fond;
Ordollne la rest,itulion de l'amende el réserve les dépPlls,
Du 5 ", oi 1890, - COli\' d'Aix ( 1" (:h ,) - P ,'éS"M,
RUBEN DE COLDI"', 1" prés, - P l " MM, VER "" (du bareall
de Marsei lle) POli\' l'appelanl, GA UTIEIl (du même barreau)
pour l'intimé,

( 20 1 )

SOCIJo;'l' ~:.

-

DI~SO I.UTION .

SOC IALE POSTERIEURE
LA PUBLICATI ON.

A

-

P UDL l CATION . _

SI GNA T URE

LA DISSOL UTION ET ANTÉRIE URE A

Les tie1'S ne sont jJ1'évenus 'de l a dissolu tion d 'une société
de com,mel'ce que pm' la pl/,bli cation Legale qu i en est

li,ita,
En cO/l séqlt ence J la 8i[Jnatll1~e s ocia le dOll1tée pm' un des
(!.Y; associés, apl'ès la d issolu t'ion, mais a v ant la publt'ca-

tion, engaoe la societé envers les fiel's de bonne foi .
lL en 8e l'atÏ ainsi at01'S méme que la dissolution 1"és/Llle,'ait d'une d écisio njudiciai1·e.

(ROUSSE1'

CONTR E L ,\ ,\IIlERT) ,

Ainsi jugé pal' le Tribuna l de commel'cc de Ma rsei ll e le
?8 jll ill 1888 (ce rec, 1888 , 1.3 30) ,
Appel pa l' Houssel.
ARR t "r

Adoptant les motifs des pl'emiersju ges,
La COtit' confi rme.

Du 7 fan viel' 1889. - COUI' ù'A ix ( l" Ch,) - P I'és" M,
1" prés, - P l" MM , N ATHAN (du barreau d~ Mar, ei lle) el AURA" ,
B UDEN DE COUDER,

COMPETE NCE . -

AGENCE DE RENSEIGNEMENTS.

Le dù'ec/em' d 'une agence de 1'enseignements est com.
mel'fant.

Il est donc justiciable du Tribunal de com m"'ce à ,'aison

�(102 )
des l'espollsabilités qlt'il peut encom't l' dans t'exercice
de son ind ustr ie.

( 203 )

Pa l' ces moli fs,
La Cour con firm e,

(LAUGIER CONTR E Roux),
A RR~ T,

SUl' l'e.xception dïncompétence ratione male,.iœ,
.
.tirée
.
de ceque Roux n'étan t pas commerçant ne sera it pas Jusll ciable des tribunaux de commerce:
Considérant que Honx, dans tous les actes de pl'o~éd lll"e
de pl'emière instance et d'a ppel, prend la qualt té ,de
directeur d'agence de renseignemen ts; que la professIOn
qu'il exerce consiste à ouvl' ir, sur le degré de solvablltt é
des néaociants avec lesquels on est ap pelé a traltel', des
infor;ations dont il comm unique ensu ite les rés ult ats;
Considérant qu'à cet eITet Ro ux en tretient snr les places
de commerce des correspondan ts; qu'il a bnreau ouvert
à Paris' qn 'i l emploie des commis; qu 'il a recou rs à la
pnbli cité par afUches, pros pectus" récla,mes el autre,
moyens ; qu'il paie paLente pal' aSSimil atIOn aux agenl s
d'affaires;

Dl&lt; 3 il&lt;Wet 1889, - Co ur d'Aix ( 1" Ch,) _ P rés" M,
BUBoN DE COUDER, 1" prés, - P l" MM , PIALLAT (d u ba rréa u de Paris) et ADR AM ,

V~;NTE

NAVIRE A DÉSIGNE R.
-

D ÉCHET

DE

-

SUC RES COLON IAUX.

F ABRI CAT I ON.

-

lll;; NÉF I C~

DE

L 'AC I-' ET F. U n .

Dans une vente de sucres colmu:aux li tiv1'er li l'heureuse
arrivée d'un navire li désigne1',à ['entrep6t,c'es{ li l'ache-

tenr et lion an vende"r qlte doit profiler le déche! de
(abrica lion de 12 010 acc01'dé, l'al' la loi du 29 jlliUet
188-1, article 5, aux 81.lCl'es COI01l'iaux.
Ne doit pas éh'e considé&gt;'ée comme ayant ,'ése&gt;'vé ce bénéfice au. vendeur, la clause du contrat l'orlant que la
(act",'e se,'ait dTessée l, !'ocquiilé pa,. l'adjO&gt;lCtion des
d'l'oits de douane, si, d'aub'e pari, ce~ droits deva ien t
êt,.e dUnits de la ( acùo'e COI1Ul1e al'gent ,'eçu ( 1J,

Considérant que les renseignements fo nl'llis par Houx
sont dea l'enseignements com mel'ciaux ; qu 'ils ne porlent
que SUl' des commerçants et n'intéressent le plus souvent
~u e des com merçants;
Considérant que l'eflort de ces recherches esl soll icité,
animé pa r l'esprit de lucre; q ue le b ul po urs u iv i par ces
agences est de gagner de gros bénéfi ces; que les renseigne
ments fon l office de marchandises vendues à qui se présente
pour les obtenir; qu 'ainsi, pa r leur nat ure, pa r leur objel,
par leurs moyens d'aclion el par leur bul, ces 80rle5
d'agences sont des maiso ns de com merce, leurs directeul';
des commerçants, justiciables, par conséq uent, des tn bu naux co nsu laires, etc., etc. ;

PAn

gN TIŒ POT.

(BORDE CONTBE BAFFINflllES

DE

SAINT-LouIS),

J UGE MEN1'.

Atlendu
q ue Bo rde, le 4 décemb,'e 1883 , a vendu à la
,
SOCiété No uvelle des lIaflin eries de Sa inl- Lou is ulle quall Il,té dét61'minée de s ucre Ma rti nique, récolte 1884, à expédier pal' nav ires à désigner ;

( 1) Voy. Conr. ce l'ec. 1885. 1. 135 el 'l5!J. -

2, 151,

1886 . 1. 158. _

!886.

�( 20, )

( 205 )

'après les accords verbaux des parties, ces
Au~ndu que , d
"
,
'
ét 'ent vendus auX cent kilos à 1 entl epôt,

sucres

al

Allendu qu e, dans l'es pèce, ce déc het de fabri cation sur
les sucres venus par n avire P erifl ny et objets du procès
actu el, se chllrre par 917 1 fI', 85; que BOI'de réclame il la
: ociélé dé;,enderesse la dite somme comme lui appartenan't
a tllre d Importaleur des susdits Sucres; qu e la société
résiste à cette pré tention;

des parties de faire une venle à l'enlrepôt
Que la va 1on té
'1
lmation 1 est donc certaine e t forme le et
on
eLnoLl à 1a cons
,
été conlredite ou modifiée par le mode adopté pour
Il a pas
I ~ règlementde la lacture ;
par le vendeul' il
) " SI ce tte lacture devait être dressée
QUI
, d d
.. '
'
tt
'
par
l'adJ'onclion
des
drOi
t,;
e
ouaue, ce n el'"1
,
l acqui e,
,
'
éd '
là qu'une véritable fi ction, plllsqU 'lmm lateme nt ces
droits devaient être déduils de la lac ture ~omm e argent
n'avait qo lin seul bul,
L'er u . qu e ce mo de de l'èO"lement
0
ceiui 'de laisser au vendeur sru l le bé né fi ce du bO,ni de !are
de la douane, mais ne déll' uisa it en n en le earac le re essentiel de venle il l'entre l'ôt qu'avait la ven te verbale susèlloncée, ni ne modifiait le pri x s tipul é, e t il é lablil: sur la
cote officielle du n' 3 de la Bourse de Pans, Lie la veille dn
jour de l'anivce du navire porteur dans le por t de ~lar ­
seille, sous cerlaines dimioution s indiquée!&gt;;

Que la loi ce pendant a voulu accorder un e faveur aux
sucres des colonies Iran çaises; que cette faveur n 'a point
conSisté dans une dé taxe, c'es~- à- dil'e dans la l'éduction de
la laxe ou la restilution d ' L1ne pa rtie de la laxe im posée au x
sucrPs ; que la fave ur a cons islé e n une fi ction légale qLli
COllsldè l'e 100 kilos de sucr e e ntrant ù la consommation
comm e ne r epresenta nt qu e 88 kilos se ulement , suscep li bles de paye l' les droits ; qLle par ce moyen le propriélail'e

Que la base défini tive du prix é la it a in si li xée, le chi frre

des sucres, acquiLtan t les droits, se Lt'o uve avoir en ses

seul de ce prix étant aban do nné à une éventu alité ullë-

mains un e quantit é r ée ll e c t e U'ecli ve de m ..'cha ndi se
indemne de droit ; qu 'il pen t ,'encire ce tl e qu antil é ou ln
reexporter après raffin age; qu e so n a l' anlage consiste
aln ~ l SOtL;\ vendl'e aux COll !';3 de;) sucres SUI' lesqu els les
droits onl é lé pe l'çus , soit il avoir droit à la dé livran ce de
cerlifica ls desOI' lie, q ui lni pel'm ettront d 'exoné l'c r d'impô t
llne quantité équiva le nle de SUCre ra ffin é; q u' il re trOll ve

l'ieure pouvant tourn er au pro fi L de l'acheLeul' Ol t contre

lui , suivan L les circon stances qui pou1'raient inOller
$ 111'
,
Bourse des sucres à Paris, an jOllrdu cal c nl il lall'e;

1;1

Que le marché bi en déOni dans SO:1 ca rac tère, bien pré-

ci!;é quant an prix, contenait donc un aléa;
(lu e cet aléa , impl'évu pour les parties il l'époque Oll ell es
ont lra ile, et dont l'influence a dû nécessa irem ent rejailli r
sur l'élablissement des cours des suc res c t parlant du prix
qu'a pu devoir la socié té dé fend eresse, a é lé la loi dll
2njuillet 1884 ;
Allendu q ue cette loi a augmen té le ci rait d'en trée sni'
les sucres; ma is que, pour pl'oleger les s ucres d e nos colo-

, Attendu que la loi susv isée a eu pour but principal
d augmenter les recelles du tl'ésor par la suré lévalion des
drolls dont les sucres ont été ll'appés à leur mise à la con-

sommatio n, soit à leur entrée en France·,

don.c, en réa lité , rargent qu 'i l au rait eu au moyeu d' un e
vél'llable et rcelle dé taxe cie droits;
AlIenù u que pO LI l' q ue (;e bé néfice d li déchet de fab ri cation
soil acq LI is, c'es t-à - cl i re q u 'il Y a it 12 l, il os Su l' 100 kilos qu i
enlr'ent sans payel' de dl'o il S, il faut donc L1 ne dou blc conct!tion de lail" il savaiI'; l'impOl'tat ion d irecte des sLlcres
ct lI ne colonie fl'an çaise, comme l'in dique la loi, et la

nies françaises, la dite loi a élahli , en leul' fav eur, un dé-

mise effective ;\ la con so mmation des dits sucres; que,

chel de la brication de 12 " , ;

saliS cell.e de rni è re cond ili on esse ll tie ll e e t nécessa ire, le

�( 206 )

( 207 )

'cation en eITet ne sa urait recevoir aucune
déchel d e f a brl
,
'
.
.
, t' 1 puisque la marchandIse, l'estan t à 1 entrepôt,
appllca 101 ,
F'
est cons!'dérée comme n'éta nt pas e ntrée en ranee et, na
pas à payer l'impôt ;
Attendu qu'il sui t forcement d~ là que c'est uniquement
les
et exc llIS 'Lvenlellt à celui de qLII 11 dépend de laIsser
.
_à l'entrepôt ou de les mettre à la consom matlOo, q lie
sucre.
1 d f b ' ,
peut ètl'e dévolu le bénéfice de ce déc let e a l'lcatlOn ;

i! ne pouvait bénéficier du déc het de fa bl'ication, do nt
1app llcatlOdn Il, edPellt ~e, co mprend re en dehors de la possessIon et e a ISposltlOn e ITec ti ve e t l'celle des s ucl'es'

aLlendu que vainement Darde exciperait de sa quali té
d'importateur ; que cela, dans l'esp èce,i mporte pe u et qu' il
n'l'a pas à rechercher si c'est lUI qUI a Importé les sllcres
du Pé";gny en France;
Que la loi n'a pas spécialeme nt attl'ibué et réservé la
bonification dont s'agit au seul labrica nt imporiatelll'; que
cette bonification est attachée à la marchandise seule, au x
sucres directement importés, comm e s'exprime la loi, et
qu'elle la suit dans les mains de celui qu i, en, étant pro ..
priétaire et en aya nt la libre et absolue dISpOSItIOn , la met
il la consommation ;
Attendu qne, dans l'espèce, le seu l propriétaire des
sucres du P éJ'igny était la société délenderesse;
Que, par la désignation de ce na vi l'e, toute la marchan,dise y conten ue élait spécialisée à son profit et lUI éLalt
due par le ve nde ur, sans q ue celui-ci en pùt retenir une
portion q uelconque, à quai au débarquement, so us poids
de douaoe; que, le pesage lait, la socié té délenderesse,
définitivement propl'iétaire, avai t seu le à décider si elle
laisserait les sucres il l'en trepôt, pour ne payer aucu n droit,
ou si elle les mettrait à la consomma tion ;
Que Borde n'avait aucun droit à la co ntrai ndre de mettre
les sucres à la consommation, ou de le. y me t tre lui-même,
ayant vendu à l'entrepôt;
Que s'i! n'avait pas ce droit au mom ent de la livraison,

Attend u, en eITet ,que les s ucres du P él' ,' n
'
.
"
i:JnJ!, l'eCllSS UI'
quai, pouvaIent pé n l' avant d 'être réexportés ou mis Il la
co nsommatIOn;
qu e dans ce cas de perte , 'aprés pesage e t
,
réceptIOn, le déche t d e fa brica tion n'aurait pu être appliqué
et que la perte eùt eté pour la société défenderes!e e t non
pOIl l' Borde;
Que celui-ci, dès lors, devenu é tranger à la march _
an
,
,
, 1
dIse, n a vaIt P,us aucun droit SUI' elle e t n'avait plus à se
préoccuper SOIt de sa mIse ultérie ure à la consommat,ion,
SOit de sa réexportatIOn ou de son e ntl'epôt mom entané',
Due sa de mande e5t donc m al fondée',

Pal' ces motifs,

Le Tribunal déboute BOI'de de sa demande; donn e ac te
aux partIes de ce que le déba t ne porte que Sur 9, 1ï 1 fI', 85,
représentant le bénéfice de déch et de fabrication Su r les
SUCl',es importés pal' nav il'e Périg"y , et de ce qu e le marché Il!lel'venu entre les parties a é té pour le surplus com plètemen t exéc uté;
Condam ne Borde aux dépe ns,

,Dt&lt; 23 av,'il 1890, -

P'rés" hl , ARNAUD, ch, de la Lég,

P I " MM, JOLIVET (d u ba rreau de Bordeaux) pOUl'
Dorde, BERGASSE po Il l' les Hafllnel'ies,

ct H, -

lo'AIL L IT"~ .

-

L IQUIDATION JUDIC IAIR E. -

FnAuDE.

L'aI'licle 19, pa,'agmphe:ç de la loi dit 4 mm's 1889 su,.
la Iiquidatio1ljudiciaü'e: en disposant que la faillite
do,t ét,'e décla"ée li loute p é,'iode de la liq,tidatioll si
~~"
'
zteu?' a commts li ne (raude quelconque, ne pel'met

�( 209 )

( 208 )
frauduleux qu i ont
aucune d t.:l"I,'nclioll entre les aeles
.
'
l'eâdë Oit suivi la clude du débtlet,l1') Ut entre les {"an .
~es p1'ejudiciables li la masse en ltèJ'e, ou seulement It
un c,·éancie J' .

poser qu'après avoi r mis son com meLta nt au courant des
mouvements du marché ;

Spécialement, la l-iqltidali~nj~ldiciaù'e do~t é{1'I~ con.~

pouvoi l' ratifier, eL qu'il a 1 en Qu tl'e, wal'l'anté la partie

Que, contl'ail'e meu t à ces instruclions, N, " a rénlisé nne
pa l,tic de ces caisses à un prix que Sardon lui a déclaré ne

verlie el! (aillite , iil est luslLfié que le débtlew', CO"81-

invendue pour se procnl'er des resso urces',

gnalail'e de rna"chand 'i ses qu'~l avait ma~tdat de, ne
vendr'e qh'à un p1'ix délel'nnné ~tt Sm" tHs(l'ucitons
ulté1'ielf'l'es, en a vendu !tlle part-te au de~so/ls de la
limile fixée, a wm'I'an le le resle, el a applLqué le 1"'0-

Altendu que le fait pal' N" , d'avoir ains i détourné à son
profit le produit de marchand ises q u'i l n'av a it recues
qu 'à till'e de dépôt et avec une a ffec lation dé term i;lée
doit être consid éré comme un e frau de sur la cons tatatio~
de laq uell e le Tribuna l do it être tenu de le déclm'er en étal
de faillite ;

duit du (o uf au x besoins de son C01nme,'ce.
( SARDOU CO' TR E

N .. , ET

SON LI QU IDATo ëR),

JU GEM ENT.

Altendu que N" " lIégociant ù Mal'seille, a e lé déclaré
en élat de liquida lion judiciai re par jugement du Tribunal
de céans en date du 28 janv ier 1890 ;
QlIe Sardou, négociant à Phi lipPéville, demande que
~" , soit {léclaré en fa ill ite, conforméme nt a ux prescrip-

tions de l'arlicle 19 de la loi du

11

ma rs 1889 ;

Attendu qu'i l y a lieu d'exa m iner si les faits reprochés ,\
N", tombent sous l'application du deuxi ème a linéa du
para graphe 2 du dit article, qUI dispose que la faillite doit
êlre déclarée, à tou te période de la liqllid tltion judiciaire,

si le débiteur a commis une fraude quelconque, et ce sans
préjudice des pOln'su ites du mùu:s{ere public;
ALlendu que N, " a reçu en consig nation 353 caisses de
dalles qui ne pouvaient être vendu es, pour le compte de
Sardou, que dans des cond ilion s et il des prix nellement
précisés et lim ités par la correspondan ce de ce dernier;
Oue \ al' sa lettre du 5 ja nvier 1890, Sal'dou prescrivait
à N" ' de mellre ces 353 caisses e n magasin et de n'en dis,

Atlendu que le bénéfice de la liquidation judiciaire ne
peul, e n effet, être accordé gu'au débiteur ma lh e ureux el
de bon ne fo i ;
Que ce se ra it a ll er conlre ce but essentiel de la loi du
3 mOl's 1889 que de bcili ter l'acces de la liquidation j udi ciaire a u com merça nt qui s'es t livré à des expéd ients
interdilS pal' l'honneu r commercia l aussi bien q ue par la
loi répressive , pour se procu rel' des l'essources et parer
ai nsi à une situa tion obél'ée ;
Altendu qu 'il ne sa Ul'ait)' avoir de distinction ù établir
en tre les ac les fra uduleux q u i on t précédé ou suivi la chute
du débileu l', ni en tre 180 fraudes pl'éjud iciables il la masse
entière ou seulem ent à un créancier ,'
Qu'il résu lLe ma nifestemen t des termes de l'article 19 ,
paragl'aphe 2, de la loi àu 4 mars 1889, q u'il suffit que la
constalation des fraude s ou des actes répréhensibl es soit
certa ine et reco nnue pal' les parlies, pour q ll e le juge n'ait
p l ~s la fa culté de déclarer ou non la faillile, mais qu'i l
SOIt dans l'obligation de la prononcet' à Ioule période de la
liquidation judiciaire ;
Allend u qu e, le caraclère blàmable des aCles reprochés à

1" p, -

1890 ,

14

�( 210 )

bl "' le Tribun al
. . reconl1u
et éla
. l'doiL
d ordon. au
N
élanL
alllSI
.
,
d
'
gemenL
qlll
a
a
miS
' ,,
" ion en fa tlh Le u JU
ner la convel 'l ' ,dalion j ud ician'e ;
bénéfice de la ui Ul

( 211 )

me ses émoLuments con/o1'mé ll1 enf au {at-if, ne saurait
lui opposer des "èglements p récédents à un taux in( é"ieu1' comme const i tuant une conv~nt1:on faci te applz"-

cable ail'" aftaù'es posté,-iew'es.

Par ces mol ifs,
Le Tribu nal ,
, , ~ N
ad mis au bé'1' '
d failli le le SleUI J, " ,
Déclare en état e
, d' , "e pal' le j ugem enL du l'II li uidatlOn JU IClall ,
0 ,
néfice de a q
d t du 28 jan Vi el' 189" ,
bunal de céans en a e ,
lIuissa i,'e et M, Jullien
Nomme "lU . Alphandel'Y Ju ge con
, d 1 dite faillile ;
syndiC e a
.
de ceLLe faillile seront
•
e les opéraLlOns
d [
DiL et ordon ne qu,
"
1 de la procédu re e a
,
,
,
1
derniers
ell
emell
s
SUlVles SUI es . .
IiquidaLion judiClan'e;
•
prescri tes pal' la loi
, é ' l des mesm es
d
Ordonne 1ex cnllOI
d fa ill i Cju'ù l'enconlre e
tant à l'enconLre de la peroonne u ,
ses hiens et facultés ;
'éc ILion adm is en f,'ais
Les dépens du présenL et de son ex 1
de faill ite ;
lé dans
Donne acte à Sardo u des réserl'es pal' l ui formu es
ses conclusions,
1890
DI&lt; 25 av'1"
' , - P"és ,, M, JOUII D
NAN, j uge , - P I.,
MM. AUTRAN pou r SaI'do u , JOU IIDAN pour " "

COURTIERS MARITIMES . -

'r AU .x. -

CONVENT IONS PA RTIC ULl Èl\ ES.

DnDRE PUBLIC.

d 'oits el émolumenls de8
Les décrets et a1Télés fi,~ant les , d d '']l osilions d'or.
OffiCiel's minislé,'iels c01lslûuenl , e~é ' '~é pa&gt;' des con.
d,'e public au,~queUeSlI ". peulél1 e ' 0
ventions pat-lieu ltè,'es .

En conséquence, celui d qui un courtier ma1,itùne 1'éc!a*

( H EYNARD CONTRE H EN OERSON FRÈRES) ,
J UG EMENT .

Altendo qu e Rernard, r.ourliel' mal'ilim e, réclame à Hende rson frères la somme de 5,065 fI', 05 C, pOli r so ld e de
f,'ais d'expéd iLion et h onora il'es aITérenLs allX six navires:
f':ildonan, I lalia, A l'abia l, B eI01'avia, B enllOlm et Lal!-

cashù'e;

AlLendu qu e les défendeu rs contestent, en {:e qlli les Concerne, l'application q ue Rernard p" étendrai L leur faire
du tarif de 1842 r églant. les émoluments des Cour liers mariLimes ; qu 'i:s excipen t des précéden ts rela Li fs à de t,'ès
nombreuses expédition s de navires loutes fai tes pO lir leu r
com pLe pal' Beynard pour une som me de beauco up in férieu re au lal'if el con stit ua nt entre eux, SUI' ce chef, une
con ven Lion to ut an m oin s tacite;
Attendu qn e, si les conventions ti ennent li eu de loi aux
parties qu i les ont l'ailes, ce n 'est qu e lout ali tan t qu'elles
onl une cause licite, c'est-à- dire non contraire à la loi, aux
bon nes mœ urs et à l'ord re pub lic;
Attend u qu'il es t consLanL que les décrels et arrêtés fixant
les droits et émo luments des officiel's ministér ie/:; constituent des dispos itions d'ordre public; qu 'il ne peut y être
dél'ogé par des conventions pa rLicu lières; qu'en l'espèce,
le Tribuna l ne satll'a iLadmettre la préte nLion des défe ndeUl's eL imposer à Hernard, q uels Cju'aienL été les errements pratiq ués j usqu 'à ce jou I' pa r les pal'Lies, d'autre base
de règlement que les ta l'ifs encore en vig ueu r ;
Allend u que l'affaire n 'est pas en éta t de rece voil' une

�( 112 )

( m

, u'i l • a lie n de l'en royer les pat'Iies
solulion ~u lond, q
,l porleur pou r le r èglement de
t Il arbltl'e-l ap
par dev~ n u
, 1 bases ci-dessllS indiquées;
leurs tom piCS SUl es
, l 0 "e
'l' 'b la i prépaJa
11 nlenl , l'envoie les pal'li es p:ll'
Le ri . ~l .'
uvet i\l'bi tl'e-l'Hppo rl eUI', pour le l'ègledevant M ~hat!es Ca
, reli ant pOil l' base dud it règlement de len,l' c~m pl e',.~;l ~ es la l'l fs en vigueu l' qui l'égis-

menLLlpp\J ca llOn Slill e
'dent la matière ;

1&lt; -

1890
m' a
l.

)J~1. S E N~S pOUl'

-

J'1'és, 1 M, LA I'IF.RRE, juge,
d

Ilel'JlaI'd
"

AC'I'R'N

PI"

ponr Hen erson freres,

===~===--=~~~~=
""
j 'FSS IOK D' INOL: Srrn I E.
SousCOMPETENCE.
v.
.
_ EublE!\T COMM lmCIAL Pln; OOllIl KANT.

n.-\lL .

te passé e11fre deux comme1'çal1ts 1'en(e1'Lorsqu (/11 ae
.
lfe de
' 1 fiois?fIl sous-bail d'une US111e, tlne vel .
me a a
.
'
, ,' t t et Hne loca/wu
toules les mm'chol1d'/.ses
qHt y e.-'.: /s en )
.
. d
du rnatèn'el complet d'eJ-jJ!oital1"on, ?/t dot( , VOt," , a ~s
cet en semble d'accords ffne cession d t ndHst'I''/-e ou 1 él ment comme ,'cial domine,
1

En cD1lséquence, le cal'actél'e civil que p e1tl ,a-v oit' le ~~ü
e,
de l'usine, ne s'upplt,quan t qu .a. U1 le pa1'/'te, accessO't1 é,,'empéche pas le Tt,ibu nal de commeJ'ce d él"e comp
lenl pmw sta tue1' sw ' le loul,

(TISSOT

ET

claré en élat de fai !li le, avec l'ep' l'l de l'ouverture ri e celte
fa illi te, soil au 20 mars, so it même au 15 fél'l'ier précédenl,
el, com meconsé011ence de cell e mesil l'e, de déc larel' nul el
non aven u le bai l inter venu enlre ledit Gisslel' et le sieur
Gr inda, Je 20 mal's dernier, enl'egisll'Ole29 du même mois,
de l' us ine et carri ères de Vill eneuve, II la Bédoul e, comme

faiLen lraude des droi ls des créa nciers;

Uèpens réservés
:)

Attend u 'lue les sieurs Ti,w t el \lal'baud el Combal et
Bœuf, créanciers de Gisslel', prélendanL que le sieul' Gissler
n'é lait pas da ns le c~s prévu pal' la loi , et 'lu e Sa s ll spell::: ion serait antérieure au 1"' avril, demandent qu'i l so it dé -

Par ces mot ifs,

D

)

l,,EynArD
J

CO'TB F.',

GI' LER

LT

GR INDA),

GEMENT .

Allendu que le sieur Gissler,fabricant de cha ux et cimenll,
' "' l'e fre 1 d'obtenu e
a ùéposé son bilan, le 14 31' J'I,1 dermer,
bénéftce de la liqu iùation jud iciaire;

Atlendll que

S UI'

cel le dema nde lenda nt s péc ialement et

l)t',ncipal ement à ce dern ier l'és ulr at, le sieur Gr ind a et le

sieur Gissle:' cot:c1u en Là l'in co mpétencc, pal'Ie molif qn'i l
s'agi l'a il. de la 10('alion d'un immelIld e pal' Gissler, bail leur , il G,' inda localai l'e, et qu e l'in co mpélence du 'l'1'ibnl1:11
~e rilit 1'atione Jn!ltenœ el devrait être déclarée d'offi CE; ;
Alt clldll qu e Grinda élél Îl commerçant at! mOlllent Olt l'e
bail esl inlel' venu entl'e lui el Gi ssler ; Cjlle c'esl pOUl' s~ li vrel', comme précédemm en t son baill eu l', ;\ "exp loitation
de la fabrÎ calion des cha11.\: et ciment s, qu'i l a loué ('usine
don t s'agi t, n OI1 point selûll'emenL, eL en vu e s(&gt;u lement cie
la sous- louer l ll i,même, mai s avec la volonté fOl'meUt! de

l'exp loile ,' lu i-mèllle cl il'eelement el personn ellemenl ;
Qu e celle in lentio n l'eS30rt fo "cément de l'ac le Iui-mème,
'lu i form e un lo ut insépal'ab leet indivisib le, eLdans leq uel
le sieur GI'inda, out re ceLle locati on de l' nsine el des ca rri eres dont s'agit, a achelé de Giss ler lontes les mal'chan dises fabr iqu ées 011 prêtes ù la fabr ication , ex istant S IlI' les
lienx, et loué le matérie l complet d'exploita Lion etles mal'flu es de fab l'ique allachées à celle exploitai ion ;
Allendu Cju'il es t év iùent, ell présence d'lI n acte formanL
ainsi un lOti t et qu'il (allL appl'êcie l' dans so n ensemLle, qu e

la partie essen lielle, pri lI ei pa le,qu 'i 1con tienl ,esLl 'o péml iO"

�( 214 )

( 215 )

, ' lede l'achat ainsi fait ; que la location n'en a Btil
commel Cla
bl"
l"
que la partie évidemment access~ire et 0 1gee, 1I1strn ment de travail necesSaI re et 1I1dlspensab le du comm erce
que Grinda se proposait d'entreprendre;

intitulent l' un B itter h//{tiéni que Delavau lt, l'autre Bitter
hygiénique A va ; qu e Delavau lt revendique pour Jll i seul
la propriété exclusive de la dénomination de hygiénique
donnée à son prodll1t et prétend faire inte rdire à ses concurre nts de se servir du même mot acco lé au mot Bitter'
qu 'il leur reproche en outre de lui faire un e concurrenc~
délo ya le en se servant pour lems produits d'étiq uettes disposées de fa çon à provoq uer la confusion chez l'achet e ur ;

Ou' il est de principe que l"accesso il'e su it le sort du prin-

ci~al , et. que, la validité de l'acte, dans son entIer, se trou,
vant incriminée, le Tribunal compé tent pour cO\:nallre du
principal, l'est pour l"accesso ire qu i ne saurmt en être
détaché ;
Attendu que, le fond n'ayant pas é te dé battu, il Y a lieu

de fixer une audience ultérieure;
Par ces motifs,
Le Tribunal se déclare compétent ; fixe, pour les plaidoiries au fond , l'audience du 29 mai prochain ;
Dépens de l'incident à la charge de Grinda et Gissler,

Dn 20 mai 1890 . - P res " hl , AIINA UD, ch, de la Lég,
d'JI. - P I" MM , THIEIIIIY, pour 'l'issot et Raybaud , AUTn,I,'
pOUl'

Gisslel',

D UBERNAO pOUl'

son liquidatel1l',

GRI NDA

en

personne,

PRopm i'TÉ I NDUSTHIE LLE. -

Q UALJIi' ICATIO N 0 'l-I\'GIÉl'IQUE.

La qualification d ' hygiénique accolée au nom d 'tln e bois-

80n, 1Ie sa,,,'ai! (aire l'objet d'une P'/'op,'ié lé pa1'iictlUè,'e ,
ni,pa1' suite, d'ua p,'ocès en usurpation de la part de
celui 91&lt;i prétend s'en éh'e servi le p,'emiel' ,
( DELAYA ULT

CONTRE

B ARDE FRÈRES),

JUGE MENT .

Sur le premier ch el, so it la proJll'ié té de la dénomina tion
de «Bitter hygiénique; »)
Att end u 'lu'il est constant qu e ce tte dé nomination n'a
nullement été imag inée par Delava ult ; qu'e lle est employée
depuis longtemps, et alltéri e lll'ement à lui, par de nombreux conc urrents; que, d'aill eurs J el le Il e ~aurait pa l'
ell e- même constituer un e désignat ion assez ca ractéristiqu e
pour faire l'obje t d'une pl'opl'Îété industl'ielle ; qu'elle
constitue une sorte d 'épithè te natill'elle servant à désigner
le produ it auqu e l ell e s'applique pal' la qualité m ême que
tO IlS les fabricants de ce produit se !lattent de Jui donner;

Sm la con currence déloya le:
Attendu qu'i l n'est pas doute ux , ù la simp le et rapide
inspection des ét.iqu et tes, fJue Barbe frères se son t eJTorcés
d' imiter par la di sposition ty pog raphiqu e, les dimension"
le libell é et tout un ensemble de ca ractè res extérieu rs, les
étiquettes de leurs co nc unen ts pl'emier; en da le ; flu'il
ex iste de ce fait entre les de ux produits un e simili tude
extérieure su ffi san te pour produire la confusion dans l'esprit du consommateur d'Ilne attention moyenne; qu 'il y il

lieu d'ordonner les meSlll'es nécessa ires pOll l' fai l'e cesser
un état de choses préjudiciable au demandel1l';
All euclu tou te foi s qu e De lavault ne justifie pas, pOUL' le
paSi:ié , d'uil domma ge assez gr'ave POlu'1l1oti "er l'allocat ion

Aliendu que Ju stin Dela vau lt d' une part., et Barbe frcres,
tous dist.illa te urs à Ma rsei ll e, fabl'Îqu ent. un bitter qu'i l'

ell sa (aveul' de c1om mages-illt él'éLS ê.lull'CS que les dépens;

�( 216 )
( FIIA~CP. l NDUSTI\IELLl~

Par ces motifs,
Le Tri'b Ulla 1, sa l' ::,- s'arrê ter aux fin s prise., pal'dDelavault
'
,
cel'ne l'obligation pourBal'be Il'ères e suppnenceqlucon
'ct '
accolé au mot BLlte'
,' pour éSlgnel'
. t l'!lO''él,,'que
mer le mo
•
,
'
f"b
'qu
e'
pal'
ce
de
l'"
iel'
dit
et
ordonne
que les
le prod mL a ri
,' . .
'se
l'on
t
tenus
de
lau'e
Imm
édiatem
ent
è
, '
,il la
dits Darbe 1rre,
c
limension
laco
uleur,
ladis
posItlon
typugrap
hlque
1orme, la
1
d' d
'
,
Lt es apposées SUI' leurs
pro lutS, ' e meme qu e SUI'
des étIque
"
1
leurs pl'ospec t uS" ca rtes Clrculau'es ' e nseIgne, etc" tel es
mortification s "importantes qui seront suffisan les pou~' empêcher déso rmais toute confu sion en tr e leurs produ.'ts et
és pal' Delavau'
l t, il peille
de
les pro d U I't S sl'm 'l l.I'res labriqu
(
.
intér
éts
en
cas
de
contl'avatlOn
à
la
pretous donlnla aesb
. . • .
d
sente injoncti on ; ordon ne la publtcatlOn, ct un extrait u
, s'1tif ùu présent J'u"ement
dans tro Is Journaux de .!Il.rd lSpO
0
.
~eille

au choix du demand eul', sa li s t\uLre dommages-lote-

réts ,' condamne Barbe frères à tous les dé pen s,

D .. 21 mai 1890 , - P rés" M, J UE "Y, juge, - P I" MM,
MOUTON pour Dela vault, HOHI' DOSTE L pour Barbe frères,

TRIBUNAL DE COMM ERCE. -Juag MENT DE DÉfAUT.

-

FR AI S Dt: OÉFAUT .

Les fra is de dé/au l lai8Sés ci la chm'oe dt&lt; dé/aillanl qui a
gain de cause BU?'

oppo~ition,

co mlwennen t to us ceU ,T
qui eussent été épa/'O/les si le dé/endellr se /111 présenlé,
mais non ceux qui sont une conséquence 11écessal.re et

inévilable de la demande elle-me",e ,
Spécialemenl, ne sonl pas compris dans les ji'ais de dé(ald, les d l'oits d'em'eoistl'cment du til1 'e SUI' leqltella

demande es t basée, ces d,'oils devant étl'e perçus dans
tous IfS cas,

( ~ 1ï

)

CONTnE MATH BOON ET FOUQUE),

J UGEMENT.

Att endu que !Ilalh eron et Fouque l'cc lamaient à la Com-

(J!lgni e d'assuran ces contre les accid ents Icl FI" aIlCC Ù~dU8 trieUe , la somme de 1,23211' , 80c,;qu 'il son t,à la datedu
Il lévriel' derni er, pri s jugem ent de défa ll t pOUl' cetle
somme à l'encontre de la Compngnie d'assura nces , défenrl eresse défai ll ante; que, S Ul' l'oppos ition de cette derni ère,
le Tribuna l de céans a ré tracté le jugement de défaut pré cit é, validé l 'olTre de 470 fI' , 50 c, fai le pal' la Fra nce in dllsl-rielle etconda mn é Math e ron et Fouque aux dépens de
l'oppositio n, ceux du délaut te nant ;
Att endu qu e la diffi c ulté actuell e consiste dans l' intel'prétation de cette derni èr e for mu le; qu 'il s'agit d'appl'écier à
'Jlli doivent incomber lES frai s d'enregis trement du jugeIIlpnt de défaut;
Attendu que les fra is du dé fau tlai s;é à la c harge du

défendeu t' dHailIant, alOl'S même qu'i l a gai n de cau se

S Ul'

op position , doivent é \' idemm ellt compre ndre tou ~ les ll'a is
'1 " i eussen t été ép ..'gnés s i le défendeur se fùt pl'ésent é la
premi èl'e foi s, mais no n les fra is qui sunt un e conséque nce
nécessaire et imméd iate de la demande ell e-me me ;
Attendu que les Irais d'elll'egis trement dO llt s'agi t rentl'ent ruanifestement dans cette dernière catégorie ; qu'en
eO'et , en adme ltall t que la Fm llce induslrielle n 'eùt P"S

raH défau t" lesdemandeul's n'en ava ient pas moins l'obligation de faire emegislrer la police dont ils prétendaient se
pl'évaloir, préalablement à sa produ ction am déba ts; que,
s'ils n'avaient pas fait procéder il ceL enregistrement imposé pal' la loi, les droits e ussent éte pe r, 11S SUl' le ju gement contradic toire qui fùt interven u , co mm e il s l'ont éhl
Sur le jugement de défaut, ; qu e le défaut n'a, don c fas éte
la Cause nécessall'e et du'ecte de celte pel'Ce ptlOn ;

�(m )

( 2 18 )
ALiendu que, d'autre part, Math eron et Fouqu e SUCcom_
bant finalement sur opposition et l'estant condamnés aux
dépens de l'instance, ceux du défaut exceptés, doiveut sup '
portel', a r ec tous les autres,'l es fl'a is d'euregistl'ement dont
s'agit ;
Pal' ces motifs,

D u, 22 mai 1890. - P rés., LAllmnnE, Juge. - P l., M~l.
la F l'ance illdusl1'ielle, JounNEl' pOUl' :\IaLhel'on et Fouq uc,
SAB.\TIER pOUl'

DEMENT . -

DE THA NSPOH 'fS M.\H ITrME S.

~':;JOrn

SU R ALLi~G ES

-

-

Fil AI S

'l'nA NsDoH-

m~ Qlit\n .\N-

TAI:"IP..

La Compagnie de 6aleaux û vapeu}', au/m'isée à l','alls-

bordel' en

CO H 1'S

dev0!Ja[je la 1J1a1'chandise dont elle se

charge, ne pelet cependant l pO'/.'1' la commodité de SOli
service, la ft'ansbol'deJ' dans des conditions qui la grè-

vent de (rais,
Spécialement, si une ma1'chand1.'se a été ,nise sur allèges
dans Itn port d'échelle, pow' y attend,~e un autre va ,
}JelO' chargé de la l'endre à des{ÎlwtioH, et si cette mise

sUl'allèges a été cause de (,.a is de qua1'antaÙte qtâ n'auj'at'en/

eté

(S. VON

Fil ÈRES CONTRE HOM S\'),
J UGEMENT.

Le 'l'rwunal , statu ant pal' interprét,a tion, dit e t déclare
que Matheron e t Fouque, perdan t leu l' procès à l'égard rie
la France indllsl1'ielle et étant cond amnés il en payer les
frai s, doivent supporter les frais d'enl'egistremen t dela police auxquels leUl' instance jugée mal fondée a donné lieu;
que les fra is de défaut mis à la charge de la France i" ,
dustrielle par le jugement du 29 avril ne comprennent ras
le coùt de l'enregistrement de ladite police; condamne
Malheroll et Fouque aux dépens du présent jugement,

COM\tISSlQj\Œ :\lIU&gt;:

tion pat' le }Jl'em,ie)' vape/o', ni en cas de transhordement di1'ec( ces (,'ais doivent ,'es/er cl la ch m'fie du
transporteur,

eJlCOII1'lU(

ni en cas de (,'ansjJo/,{

a destina-

Attendu qu'il a été chargé à Bagdad, SU I' Je vape ul' anglaisBassomh, J,265 balles lai n e il la destination du sieul'
Homs)' de Marsei lle;
Oue lors de son a rrivée il Port-Saïd, le capitaine du
Basso,,"h a faiL mettre SUl' allèges lesdi tes ba ll es; q ue l'admin istration sanit~i l'e égyptienne a fait procéder il une
opérat ion de désinfection et qu'elle a ex igé, pour laisse l' re,
partir la marchand ise, objet de ce travail, le paiement d'un
droit cie 7,233 fr" montant des frais de quarantaine et désin fection il elle dùs ;
Olle ces droit s acquittés, la marc h andise a été mise SUI' le
l'apelll' Niger', il l'al'rivée duqu el les sie urs Savon frères,
comme. agents de la Compagn ie Persian Gtllf Steam Ship,
propriétaire du Bassorah et qu i a fait l'avance, n'ont
voulu remettre lesdites ba ll es Jaine au sieul' Homs)' que
l'ontre l'emboursement des 7,233 fI'; que, Sllr le refus du
destinataire, ils lu i on t retenu , en ga ranlie, une quan tité
de 100 balles, il lui li vrées pills tard contre dation de ca utian;
Attendu que le Basso?'ah a embarqué les 1,265 bal les
laine dont s'agit à Bagdad pour les livrer sous pa lan ;\
Marseille ;
Attendu qu'à Port-Saïd le navire Bassomh , il raison de la
cargaison qu'il contenait, n'avait pas été frappé de (Ju al'an laine pal' l'autorité loca le; qu'i l aurait donc pu suivrp.
Sil l' Mal'sei ll e directement et sans tcm ps d 'al'l'ét forcé pal' ce
motif ;

�( no )

( nt )

Oal'!, pour sa con \'euance et ~~u r êLI:e 1ibl'~ d~. sc diri g~r
SU l'lout autre po et, facult é qull ava lf , plllSQU Il pouva i t

1er les COll\'enances de sr:; armaleul'.5, en tant qu'il ne rait
rien qui soiL do mmngeable il ses co nsignatai res;

dévier du voyage, il a déposé SU I' allège les 1,'265 balles,
pOUl' qu'elles y fussenL prises par le vapenr Nigel' qui devaiL déUniLivem enL les apporler à M'lrsellie ;

\'f.~llt exercer un droit ri go ureux que ne lui donll ait pas le

nue c'esLdon c le faiL exclusif d'avoir mi s les balles laille
Sl1~ allège, pOUl' y faire un séjour pl us ou moins long dans
le pUI'L de la vill e do PO I'L-Saïd, qui a donné lieu à l'illto,\" enlian de l'autorité 8anit aire égyplienne;

Qlle, sans ce fait , ou si la marchandise eûl été dircc ement Lransbordée du bord du Bassorah il bord du Nige,',

les balles de laine, n'ayanL pas été débarqllées an diL 001'1 ,
n'auraient pas donn é motif à ceUe interventÏtm ;

Allendu qlle les clauses du connaissement de la COOl pa '
gnie Persian Gull Sleam Ship ne do nn aient au C:lpila ine
dn Basso/'ah le droil de m ~ Llre les balles laine Slll' allège
rJu e dans le Cas seu lement de qua l'anta in e; qu 'alors :;eu
lellleut Je:; frais de ce ll e- l:Î devaient être à la l'Iwrge e.xclu-

si ve de la marchandise;
Oue cell e mise sur allège n'a pas eu llJl ~ parei ll e cause,
ni éle rendue nécessa ire p;H' un cas q llelconque de rurc ~
majeure ;

Que c'est exclusivement pOUt' ne pas venit, SU L' .Ma r.:5c ille,
mais pOUl' pOllvuil' prendre une toute autre direction, que
le Bassorah a déchargé les 1265 balles du sieu r Homs)'
SHI'

all ège;

Que le capilaine n'a pas, dans son int érêt parti culier et
pOlir éviter une perle de Lemps, aHendu que le Nigel', Oll
ces ball es devaienL êlre Il'.nsbordées, fùL arr ivé il Pori ,
Saïd; qu'i l n'y esLal'l'il'é, en ell'el, 'lue deux jonrs après
le déparl dll B a'801'ah;
Allendu qu'il peut ét l'e permi ~ !l un capitain e de cO llsul-

Que, dans J'espèce, le capilaine du Bassorah, ne pou-

con naissement, aurait pOI'té un préjud ice volont ail'e au
sieu l' Homs)', en faisanL grever sa marchandise de dl'oils
sa llilaires auxqu els elle n e de vaiL pas normalement êtl'e
sou mise; que c'est donc au navire à Suppol'ter se ul les con sécluences du raiL indu qui a enlralné les fra is do n l s'a"o il ,'
Allend" que la délenLion prolongée des 100 balles, à
lilre de ga ranLie, eL la nécessilé de fourn ir une c"ulion
en p,'ésence d' une ex ige nce mal foodée , on L été év id emmenL préjudiciables il 1I0ms)'; qu'il lui en eSL di! réparat ion ;

Pal' ces moti rs,
Le 'l'I'i bunal déboule les s ieurs Savon lrèl'es de lelll' dema nde conLre Homs)'; dit que les frai s de qllaJ'antaine el
de désin fec li on donL s'agiL son Lil la cIlal'ge dll na vire Bos saI-ait eL non de 'ce dernier;
Et fai sant droil , en tant que de rai son , aux fins du si~ur
Homs)', conda mne Savon frères il lui payer , il liLre de
t1o ml1l ag~s-i n l é rêls, l a somme de 500 fI'a ncs, avec inlérêls de
droiL;

Déclare la ca uti on fourni e pal' Homs)' biell el dùm enL
l'elevée eL déc hargée;
Dépens il la charge de Savon frères,

Du 23 mai ll:i90, - P ,'és, , ~1. LAPlEnn", juge, _ P I"
~IM , Jules Houx pour S,,'on frè l'es, HOnN"OSHL pour
1I0ms)' ,

�( 223 )

( 222 )

PAILLITE . -

UNION . _ . SECONDE fAILL ITE. -

DROIT

DES CRÉANCIERS DE LA PREMIÈ:RE .

LOI'squ'un débile",', ap,'es "ne p,'emiel'e faillite te,:mù,ée
pa,. l'union , est de l1~tlVeatL décla1'~ en latlhte, les
Cl'éallci."s de la p,'emuJ,'e ont le d,'ot! de fiu""." dans
la seconde pou',. la totalile de ce qlli leur ,'este dû,
A ce cas "e s'appliguent pas les disposilions de l'm'Iici&lt;
526 du Code de comme,'ce ,'éulant les d,'oi ts des cl'éanciers qtli ont conc01'dé dans la p,'em.ière fa iLlite, el qlli
,,'ont pas élé payes de l'inléu,'alilé des dividendes
p,'omis.
(COROETTO CONTRE SYNDIC BONNET ).
J UGEM ENT .

Attendu que Bonne t a été déclaré en état de faillite il
O,'an; qu'il est tombé en é tat d' union; que so n actif réalisé
a permis de distribuer à ses créanciers véri fiés et affirmés
le 18 'J, de leur créance, et que l'union de ces derniers a été
dissoute ;
Que chacun de ceux-ci a, par suit e, conservé et repris il
l'encontre du débiteUl', pour le solde, soit le 82 ", "&lt;lslant
de leur créance, la plénitude de ses droits;
Attendu que Bonnet est venu faire le com merce à Mar,
seille; qu' il y a été déclaré en état de faillile à la reqnéte

de ses nouveaux créanciers;
Attendu que ceux-ci contestent aux créanciers d'Oran de
se présenter dans cette faillite et de s'y faire admettre pour
le montant de ce qui leur est dù, excipan t à leur encontre
du principe de l'égalité qui doit existe" en matière de failIite entre tous lescréanciers,et qu i se trouverait atteint, les

créa nciers d'Ol'~ n se tl'ouvant , en fait, plllsfavol'isés, pui squ'i ls touche,'a,ent de leU!' débiteur un double dividende '
,
Attendu qu'on nesau,'aitappliquer, pat' analogie, au cas
de l'espcce, l 'art. 526 du Code de Commerce qui vi6e la
situation des créanciel's quand il y a u concordat et
seconde fai lli te;
Que les règles en matiè,'e de faillite sont de droit strict et
ne sauraient être étendues par analog ie;
Que les créanciers d'Ora n, n 'ayant pas concordé avec
Bonnet, ne lu i on t pas abandonné leu l' droit au surplu s de
leur c,'éance, moyennant un dividende déterminé',
Qu'ils ont donc, poU!' ce su rplus de l eur créance , con sel'vé led roit de produi"e dans une nouvell e faillite de leu,'
débiteu r, concurremment avec les nouveaux créanciérs ~e
,\Iarseille ;
Par ces motifs,
Le Tribunal dit et ordonne que Corbetto sem admis au
passif de la faillite Bonnet pour la somme de 3, t I Gf,'ancs ;
Dépens à la c hm'ge de la fai lli te,
D .. 23 mai 1890, - P "és" /J, LAPIERRE, juge, _ P I"
MM, Félix LAUGIER po\1\' Corbe t to, ESTIER pour le syndic,

VENTE. -

QUALITÉ

CO~TESTÉF.,

-

EXPER1'lSE A PflOVOQUER

P.\I\ L'ACHET Eun.

Le vendem' qui expédie U11e marchandise li 80n ache te m' ,
est p1'él:umé l'e:.L1Jédie1' con/m'me aux accords .

il ell f:st 8urtout az'nsi quand} la livrai80n ayant lieu en
gare du domicile du vendeur) la ma1'challdise voyaoe
aux "isqttes de l'acheteu1',
C'est donc li l'acheteur qui C0 1i, teste la qualité, à p"ou.

�( n4 )
vel' sa

p"élention

,
1
eH }'eqllcJ'al/

Espèces) (1),
• " ise ,'el'r1ts~epa,. lui pou,' défaul de qltaEt St, la marCllanU.
,
'è d'~It'e vendue à la 'r eq u~te du (}'ansp01'(eur,
!tif, eS/l" ,. •
' "
l ' l ' "1
c es .
Cl lU gu. 1
avant ql/e l ' expe,.{ ~'se puisse avot r heu, '
,11lCOm be d' en l''a,','e p,'~le ,'e" des echan/,lIons qu. P'&lt;lSsent él1'e

SOHnl1's

( n5 )

(e3'''e1'l;'e
( l " et 'l'
J-

au x e:.LjJerts.

S.", donc, / aH 1e p a" racheleur d'avo ;,' }J,'is. celle1 i,,'ecau
1
'
Z' erepe}'11'se e' t d evenue ùnposs1.ble,• l ae le/eur
(?On
J'es l e' 1eml de pa !Je?' à son Vendel/1" le pnx convenu
(2' Espèce) (~),
, ,
Le "epréseniant de comme1'ce est cha1'9~ de 1~ectu:.'tll~~' des
offres et n'a aucun m~nd~t .pou ~· ass'tster Cl la v éllfication de la 11Ia1'chandLse a l a1','wée.

L'ache /eul' 1le sallrait do nc invoque}' le témoignage d it
,'ep,'éselltant du vendeU1' pou?' étah.l ir que la ma1'C,~Zal~ ­
dise offe"'e ,,'étail IJas de la 9uah/~ co&gt;!ve""e ( 1 E,pèce)(3),
L01'squ'un Jugement a été annulé J1O U1' incompélen~e ,
l",xper/ise li laqueUe il a e/~p,'oc~dé en 1)01'1" de ce J"gement, est pa1'eiltement HuUe et ne 'Oeu f valol?' que
comme cerlifical ( 1" Espèce),
PREM IÈRE ESPÈCE .
( WALLER CONTRE M ANTEAUX )
ARR~T,

Atteudu que Waller frères ont vend u il Manteaux, d'abord , 800 quintaux, et , plus tard, 500 quintaux de blé du ,';

(l ~~) Voy , outre le jugemeDt con HI'mé, ce l'ee . 1889. 1. 2'28 el la
note.

(3) Voy, 2' Table décenna le, "GVente, nO, ~ 2, 43 ,

non chal"an çonné, du poid s de 78 ki l , l' hectolitre, livrabl es
bal ea u ou wagon M..'sei lle ; qll e les 800 quintaux ont élé
re("uS sans difli cultc, landis que Manteaux a refusé les 500
qu'intaux , lesquels ont été vcndus aux enchères puL[iqu es;
Att endu que l'acheteur est tenu de ,'ece voir la marchan dise, objet de la vente; s'i[ refu se d'exéc ut el' Son obli ga tion ,
il doit , aux tenne;: de l'al,ticle [315, paragraph e 2, du Code
civil , just ifier de sa libéra tion;
Attend u que Manteaux

il

basé son ,'efu s :

l' Sur un e di1!"é,'ence de poids quï l prétend èlre de 1,300
grammes par hectolitre;
Attend u qu e ce tte diŒérence, en admct tant qu'elle existe,
est su (fi;am ment expliqu ée par le déchet de "Ou te et la dessicat ion du blé durant le traj et ; que la li vra ison est faile
en wélgon, à Marseill e; qu e la marchand ise Yo~ageJ dès

lors, aux frai s et ri squ es de l'acheteur ; qu'en co nséqu ence,
[e déchet SllrVenu en cours de ,'oute est il Ia ch"'ge de ce
dern ier ;

2' Sll1' la présence des ch ..'a nç'ons :
Attendu qu e Mantea ux prétend ti" cr [a preuve des cha ,
ran çons:
[' Du témoigna ge du sieur Zel!nel' J représentant de
" 'aIl e!' !l'èrf's; mais attend u fJue le reprô:;enlant de commerre est chargé de recueillir les oJ]'re, et non c1'as,ister cl la
vérification ùe la marchandise à son 3 l'rÎr ée; q1l'i1 ag i l, ail
sujet de celle vér'ificatioll ,sans mandat et nes3u I'ait engager
le vendellt' ;

2' D'unecléclam tion du direct eu,' des Dock, de Besançon ;
mais .liendu qu 'a cell e déclaration il'a ll er frères opposent
une déclaration du directe"r des Docks de ~I ar&gt;eill c ; qu 'en
admclta nt [a sin cé rit é des de ux déc larations cont rairps, on
al'l'ive à celte conclu sion: fl ue les rhal'an ç'o ns qui n'exis taien t pas au dépa r t de Mal'se iil e el qu 'on a trouves à

1" p, - 1890 ,

15

�( 226 )

( 227 )

Besancon sont éclos en conrs de ro u te, c'es t-il- dire pendant
la pér'iod~ où les r isg ues son t à la charge de l'ache leur ;
3" Du r apport des ex pe,' ts n omm és par jugement du

Tribuna l de commerce de Besan çon ; m a ,s a tte ndu que le
jugement dont s'agit a yant été annu lé po ur ?ause dïll ro~,­
pétence par arrêt de la Cou ,' de Besanço n, 1 expert.se qu ,1
a orJ onnée est nu ll e comm e lu . ; qu e le ra ppo r t des ex perts
ne vaut que comme un cer tiflcaL; qu e ces ex pert s ont bien
déclaré que les charançons é ta ien t nés a vant l e départ de

Appel pa r Rou sseau.
ARR t T,

Adopta nt les mo tifs des premiers juges,
La Cou r con fi rme.

Du 11 mai 1889, - Cour d'Aix (2' Ch ,) - P ,'és " M,
GnA N' EIl , conseill er, - P I " MM, CADASSOL et AnRA M,

Marse ill e; mais qu 'ils n'onL donné aucun e raison scif'n[,ifique qu i justifie leur a pp" éciatioll ; qu 'on n e saurait s'y
arrêter ; gu'i l existe, du moins, un do u te suffisant pOUl' décl arer gue l a preuve don t Mantea ux est te nu n'a pas été
rapportée; 'l ue ce doute gl'a ll Llit quand 0 11 cons idè re que le
blé est resLé onze jOlll's en rou le, exposë aux ardeurs du
soleil de j uin, el g ue l'éclosion des cha ran çons peut être
att ribuée il cette cause;
ALi endu qu' une ex pertise

SUl'

l es éc hantill ons prélevés

avan t la ven te ne saurai t) à ceUe h e ll ~'eJ

écla i"cissement certai n

S lll'

don ner aucun

l'objet de la contestation ;

Quïl suit de ce qu i précède gue Ma n teaux a refusé il tort
la ma rchandise offe r te;

RE ~fo B QuEu n. -

FA UTE. -

ASS IMILATI ON

A UX VA PEun s ORDINA IR ES .

Quand il s'aflit de stat uer su,' les 1'esponsabilités ,-ésultant d'un aborcla[je, on ne satl1'ait, dans le silence du
décret d" 1" septemb,'e 4884 à cet éfla,'d, assimile,' un

1'em01'qu.eu 1' à un navire
de ses mouvements.

11.

'ayant pas la liberté entière

En conséquence, la (aute du, capt'taine d'un remorqueu1'

doit Ure app'-éciée comme le serail celle d" capitaine
de tout autre vapeu1'.
( OLI VA IU

C ONTR~

G IRARD E1' P AO LI ET COMPAGN IE

DE N AV IGAT ION M IXT E).

Par ces motifs,

J UGE~I EN T .

La Cour confi L'me .
Du 6 décemb"e 1888 . - Cou r d'A ix (2" Ch ,) M. CHABRIN I.\C .. - , Pl., MM . DnUJON eL ABH. \ M.

P rés"

DEUX l blE ESPÈCË .

( FA\'

ABOROAGE . -

ET

J{IzZ!

CONTRE

HOUSSEAU).

Nous avons rapporté dans ce reclleil l e jugemen t rend"
par le Tribu nal de comme rce de Marseille J a ns cette affai re
le I l décem bre 1888 ( va)'. 1889, 1. 87) ,

Attend u gu e le ch a la nd D ue-T"'ese remorqué par le
ba leau remorque ur l\"ôuveau-C61'iel' n° 2, venant de
Gênes il Ma rse ille, a été, le 25 octobre de rn ier, il 9 heures
du soir, abo rdé et cou lé pm' le vapeu,' J'Jsly de l a Com pagnie de Nav igation Mixte; qu'il s'agi t de savoir à qui imcombe l a res pon sa bil ité de cet acc ident;
Attendu gue le vapeur l'I sly sorla it d u po,'t de la Joliette,
allant à Phili ppev ill e; qu 'i l se d ir igeait de manière à ,'aser
de près le Chàtea u-d' If ; qu 'a u mom en t où il était tout pro-

�l 228 )

( 229 .\

che, le remorqueur Nouveau-CMi",' n" 2, tl'ainant derrière luil e chaland Due-TeJ'ese, s'a pprochait également de
ce même point et que chacu n des ba teaux e n vue avait ses
feux réglementaires, le remol'ql\ eur ayant en outre dans
la mAtUJ'e ses leux blancs pour signalel' la remorque;

Naviga tion Mixte hors d'instan ce et de pl'ocès SU I' la demande dt! capitaine Oliva ri; déclare le ca pit ,âne Paoli,
comm andant le lI'ou.eau-C6Ii.,· ,," 2, et le siellr GiJ'ard
so n al'ma te ur, respo nsabl es de la perte du ch aland',
'

Attendu qu'au premier moment Oll les Mtiments en présence ont pu s'apercevoil', il est certain et cons taté pal' les
rapporls de mer respectifs qlle le vape ur l'Isly pl'ésenlait
son feu l'ouge au IVouveau-C() {ie?' n° 2 et que celui-c i, pal'
conséquen t, devait se trouver moins près des rochers du
Chateau-d'If que l'Isly qui tô toyait cet'e il e e t ne pouvait
aller à tribord à peine de s'y perdre; que le Nouvea/l C6/iel' n" 2, au conl raiJ'e, par su ite de la posilion plus
éloi gnée de l'lsly qu'il occupait, avait lout l'espace que
comporte la rade de Mal'seill e et q u i l u i permettait d'aller

élat et SU I' les jusliftcations qui poul'l'ont lui être pl'Oduiles,
et fe l'a l'apport de tout ail Tri bun al;

droit soo chemin ;
Attendu que son affirmai ion qu'i l a continué di reclem ent
sa route, conformément aux signaux fails pal' 1ui dans ce
sens à coups de simels, ,se trouve contl'edile lion seu lement
par le l'apport de mer du capitai ne du ch a land, mais pal' la
matél'ia lilé du fait; qu 'en effet, si le remorqueur eù t conli,
nu é directement sa J'ouLe, le chaland alll'ait aussi suivi,
tand is qu 'il est démontré qu'i l lui a été im prim é un change.
ment de direc tion qu'il a dù nécessaireme nt s ubi l', et que ce
changement de direction provient du faiL du lVouveauC6tier n° 2, qui, au lieu de mainLenir sa l'OU le, a manŒ}l(vré de mani ère à découvril' et montrel' so n feu vert; que
celte manœuvre a eu pou r effet de venir croi ser la ligne du
vapeu r l'Isly, en cberchant à passer entl'e lui e t l'ile du
ChAteau-d'if, et en abandon nan t une li"ne primiti ve qui,
étant à peu près parall èle,eùt rendu l',,bordage du cha land
lm possible;
Par ces motifs,
Le Tribual met le capitai ll e llessil et la Compagnie de

En conséquence, les condamne à payer au sieur OIivari
la valeul' du cha land e t les dommages-intérêts oceasionnés
pal' celle perl e) et, pour la nxa tion du qnanlum ain si dù ,
rell voie prépal'alOiremenL les parties devant M' LejoLl rdan ,
ilVOCHL )

arbitre-l'apporteu l', qui en fi xera l'évaluation paL'

Les dépens il la charge des défend eu rs ,

Du 1 / mm's 1890, - P,'és ., M, An NAU D, ch, de la Lég,
d'TL - P l ., Mi\!. DUD ERNA D pOUl' Olivari , PL .\ T r- STA MATY
pour Girard e t Paoli, Joseph llLANC pOUl' la Compagnie de
Navigat ion i\Iixte.
Appel pal' Girard et Paoli,
La Co ur, ava nt de s tatuer au fond, a ordonné une ex pertise, il la suite de laqu elle elle a rendu l'arrèt suivant:
AnnET ,
Considérant qu'i lrés ull e tl'ès' neLl eme nt,tant des l'apports
de mel' des capita ines Bessil , Paoli et Olivari , qne des constatat ions mat ériell es auxq uell es se sont li vrés, sur le tbéàtre même de l'accident et e n présence des parlies, notamment des deux capitaines Bessil et Paoli , les experts commis
pal' la COll r :
t, Que le vapeur lVouveau -Cûticl' JI - 2, commandé pal'
J'aoli, et l'emorquan t le c hal a nd Due· Terese, a, dès le principe, aperçu pal' tribord le feu l'ouge du ""peul' I sly;

2' Qu'i l n 'a effec tué au cune manœuvre et s'est borné à
si filer en continuant sa route en li oO'ne dl'oile ,'

�( 230 )

( 23 1 )

3' Que de son cOté le vapeur Isly, commandé par Bessil ,
ayant décotl\'ert par bâbord le feu vert du remorqueur
lVouveau-C6t1.°e1' 11 2, a également poursuivi sa route, estimaut que c'était au remorqueur à modifiel' la sienne;

le règ lement alors e n vigueul' du ',novembre 1879, un art icle add itionnel créant au profit des 'remorqueu l's l'exception do nt il vient d'êt re parlé; que le règlement actuel,
huit mo is plus tal'd, a n écessa i,'ement consacré la pensée
ministérielle, puisqu'il ne l'enferme aur;u ne modification
relative il ces sortes de nav ires;

0

Qu'en cet état des faits il est constan t que le NouveauC6Iie",,' 2 ne s'est pas con formé à l'a l'licle 16 d u r glement internationel StH les abol'dages ;
Considéran t, à la vérité, qu e les experts décla rent dans

leur rapport, eL qu'il est soutenu au nom de l'armateur et
du t:apitaine de ce vapeur, que les l'emOl'queurs ne sauraient être astreints aux mêmes obligations que les navires
li bres de leurs mouvement, et qu'ils doivent être assimilés
à des bâtiments non manœuv rables et insusceptibles de se
garer; d'où la conséquence que ce serait l'I sly et non le
Nouveau- COtie1' n- 2 qui aurai t commis une fnule en ne
déviant pas de sa route;
Considérant, sur ce point, que le règlement du 1" septembre 1884 ne spécifie rien de pal,ticulier quan t aux l'emorqu enrs, sauf en ce qui touche au doub le feu blanc dont
ils doivent étre munis; qu'en l'absence de toute disposition
spéciale il y aurait le plus gra ve danger il accepter comme
constante une règle qui pourrait ne pas être suffisamment
connue d'un gl'and nombre d'i ntél'essés;
Considérant, d'ailleurs, que le silence dn règlement à cet
égard ne doit nnllement être considéré comme constituant
une omission qui, dans la pratique, se trouverait réparée
par l'aàoption du principe posé pa l' les ex perts dans leur
rapporl, à savoir que « lout navire libre dans sa ToutedoiL
toujours céder le pas à un autre n,avire al ant un objet à la
remol'I] ue )) ;

Qu'il est, en effet, formellement établi qn'après avis con-

fo~'me de la Commission supél'ieul'e des naufrages, M, le
la marine a, pal' décision du 3 1 décembre 1883,
refusé de la manière la plus categorique d 'introduire dans

Dl 1I11strede

Qu'il est dès lors impossi ble il la Cour d'admett re la théorie développée s u r ce point par les experts;
Qu'il faut, au contraire, r econnail"e que l'arti cle 16 du
règlement susvisé était applicable au remorqueur Nou veall-Cûlie,' n° 2, et que le capitai ne Paoli a il se reprocher
de l'avoir violé;
Considérant que ce dernier ne peut davantage invoquer
l'impossibil ité où il se serait trollvé de manœuvrer pOUl'
éviter l'Isly, à raison de l'étroitesse de, la passe entre la
roche MOltl'gon près de laquelle il se trouvait et le Canou bier; que l'écart en tre ces deux points étant d'environ 800
mètl'es, illui étai t facile de ven ir SUl' tribord pour laisser
liure le passage de l'Isly qui rangeait l'ilot du Château-d'j! ;
Consid ér ant, au s urplus, que le commandant du Nou veau -Côtier n° 2 ne pou l'ait se mépre ndre sur la direction
de ce v'peUl' qui, il l'exemp le de tous les navires sortis du
port de Marseille et partant vers le sud ou l'est du monde,
mettent inval'iablement le cap sllr Planier lIne fois arrivés
pal' le trave,'s du Canoubier; que dès lors l'articl e 23 du
règlement n'est pa~ app li cable il l'espèce;
Que c'est donc par son obstination ù su ivre inOexiblement sa route et à vouloir obliger l'Isly il changer la
sienne, qu'il a causé l'accident du 25 oclobre 1889;
Par ces motifs et sans adopter !:eux des premiers juges,
La Cour, vidant son préparatoire du 12 juin dernier,

�( 232 )

( 233 )

confirme le jugement dont est appe l ; ordonne qll'il sOl'tira
son plein et entier e/fet ;

Du 31 juillet /890, -

l'exception d' i ncompétence:

Atrenclu, su r la l'ecevabilité de I\n:ception en la forme,

Condamne les appelants à l'amende e t aux dépens ,
Cour d'Ais ( 1" Ch.), - P" ê• . ,
1" pl'és. - PI., MM. STAM"T" (d u
l'l'eau de Marseil le) pour Gùard etPaoli, DUDERN ,ID (d u barreau de Marseille) pour DliI'ad, et ABRAM pOlll' la Compagnie de

ua

}J . MICHEL,

SUI'

Navigation ~Iix te.

'I"e, l'opposition du défail lant remettant Loules choses en
olDt, il n'est null ement indispensab le que l'exception, pour

ètre va lab le, so it ment ionn ée dans l'opposi tion ; que les
conc l usions seul es déterminent la position res pecti ve des
parties; que, d'a utre part, le fai t d'a ppeler un gara nt en
('ause, s imp le moyen de défense é l'entue l, n e fait pas obs ta cle davan tage à la r ecevabi lit é de l'exception ;
Attendu , sUl'le fond de l'excepti on, qu e Marseille es t le

COMPÉTENCE. -

JU GEMENT p ,\n DÉFAU 'l '. -

MEN:TIONNE D.\NS L'OPPOSITION. -

DÉCLlNATOInE NON

HE CEVAllILITÉ . . -

ApPEL

FA~ C.\USE D'eN GARANT.

Fût- il question d'incompétence à "aison du lieu, il suffit
que l'opposant y concLue à la ba?')'e, avant toute défense
ail fond (1).
L'appel en cause d'un 9a1"ant ne constitue pas une défense
au (a nd rendant 11011 1'ecevable Le déclinato'ùY] d'ùwom. pélence (2).
ET

C'

CONTRE H ENA no ET

protestatio n spéciale ,\ cet éga rd ;
Au fond:

La pa,'lie condamllée l'al' défaut devallt le Tl' ibllllal de
commerce et qui (ait opposition, n'a pas besoin de men.
lionne1', dans son opposition méme, re~r;cepliof?, d'in compétence qu'elle COMpte Op]JOsel' à la balTe.

(Ernoux

lieu de paiement su ivan t clause Je la fa ct ure, reçue san s

MARAIS).

Attendu qne, bien que le défe nde"" ne conolue pas au

fond, raO'aire se trouve en élat j que Eydollx el C· ont justifié par la productio n de leur ropie de leures régu li ère ment tenu qu'ils ont \'endu pal' l'intermédiaire de Marais,
leur representan t, mais factmé directement ù Henard la
marchandise dont il s r éclament le paiement; qu ' ils sont
bien les ve ndellrs dudit Renard et fondés dans leur aCLion à

l'encon tre ùe ce del'nier;
SU I' l'appel en garantie de Henard à l'ell contre de Marais:
Attendu que Henard déclare se désis ter purement et s im plement de sa demande;

Pat ces motirs,
Le Tl'ibunalrecoit en la forme Henard en son oppositio n

J UGE.\IEN 'I'.

Attendu que l'opposition de ll ena rd aux jugements de
défaut des 5 avril et I l juin 188n est r égul ière en la forme
eL faite en Lemps uti le;

allx jugements de-d éfaut des 5 avril et I l j uin 1889; déclare
l'ecevable en la forme sel1 !ement son exception d'incompêtence, l'en déboute au font!;

EL de même sui te, statu ant au fond, confirme les juge(1) \'0)'. ce rec . 1889,1. 67
(2) Voy., en sens contraire, 1'· Table décennale,
n- 202.

ments préc ités;
V"

Compétence,

Donne acte à Benard de ce qu'il déc lare se désiste r de sa
demande en garantie à l'e ncontre de Marais;

�( 23'1 )

( 235 )

Condamne Renal'd à tous les dé pens de la deman de pl'i ncipale et de la gal'an tie,

Qu'ell e de ma nde, e n outl'e, so n ad m ission au mê me passif pOU l' la som me de 14,250 fI'. provena nt des intérêts de
lad ite somme de 60 ,000 fI', ;

D it 2 Jltill 1890 , - P ,'és" M,
hl )! , PA UTRI ER et F ABRE .
li'..t, [LLITE .

-

CESSATION DU

M ENT DE R EPORT, -

CIR .\ R D,

j uge. -

CQuns DES I NTJt n ~TS, -

Pl"

J UGE-

L I QU ID.\TI ON JUD I CI AlnE.

Qu e le sieu r Dufour ès-q ual it é conteste cette ad mission
et prétend que ces intérêts ne seraient pas dûs à la demander esse,à raison de l'effe t ré troact if q u'em porterait le j ugemen t ayant r epor té l'ou vertu l'e de la faill ite a u mois d'octobre 188 1 ;

L a cessatio n du

cuurS des inféréis 8111' Les sommes dues
par le failli n'a litu 2"'Û pa"ti,' du jugement déclara tif de faillite,

Ma is q ue, dans les m a tières de fai ll ite, il ne saura it êlre,
par une i nt erpré tation , appliq ué de restriction aux d roits
des créa nc iers;

Le "eport de ['ouve,'lure li une date anté,'ie1.l1"e ne sau-

Que l'a rlicle 44 5 du Code de com merce n e frap pe, à
l'égard de la masse se ulement, d' inlerruption le COu rs des
intérê ts de Io n ie créance qu e d u jugement déclaralif de
fai lli te; q ue, par là, on ne saul'ait e:Jtendrp le jugemen t de
l'epol'I d'ou ver tu re ul térie u rement pl'ononcé; que la loi
n'édicte aucune suspension d'in térêts pOll l' ce dernier cas;

rait a/Joi?' pOUl' en'et de {aire cesse}' le cow's des intél'él s d tille epoque anté1'ieu1'e ci celle du il/gement dé-

clm'atifS i le Jugement décla1'atif d e la liquidation Judiciaire
,'endu en ve,·tll de la loi du .J. H1Ql'S 1880 alTéte les in té1'éts comme le jugemellt déclaratif de faillite, il n'en
est pas de méme du. jugement qui, rendu av alli cette
loi, aurait nomme li un conunerçant embwTassé dans
ses affaires un liquidateul'judicim:l'e .
( D AME

AnDi n

CONTRE SYN DIC B E:l\SAM UN).

JUG E MC~T .

Attendu q ue Joseph Bensamo n a été mi s en liqu idatio n
judiciaire en octobl'e 188 1 ; qne, da ns l'an née de son décès,
sa fai lli te a été déclarée et que J'ou ver tu re en a été l'eporlée an jouI' même de sa mise en liqu idat ion judiciaire;
Attendu que, dans l'intenalle écoulé entl'e le" déclal'ations de liquida tion et de fai llite, la dame [da AI-bih, épouse
divorcée dudit Joseph Bensamo n, a fait liquidel' pal' justice
à la somme de 60,OUO fI' , ses remi es do ta les; qu'c lle a été
ad mise au passif pOUl' ce chi lrre mon tan t de sa créance en
capilal ainsi reconnu ,'
'

Que la li qu idation j udiciaire de Jo,eph Bensamon, pro no ncée en 188 1, ne pouvait va lablement et régulièl'emen t,
n'ayant pas é té encore régularisée et o,'gan isée pal' la loi
postérie ure du 4 ma rs 1889, SUI' les liqu idations, produ ire
cet elrel de suspen sion des in tél'éts au détl'i men t de la dame
Tda Arbib, qui, si ell e les avaH louchés anLérieu remenl , en
aUl'a it élé lt'gi tim emen t payée et n 'aurait pu êt re con Il'ainte à rembo ursemen t;
Pal' ces motifs,

Le Tl'ibuna l dit e t ordonne que la dame Ida Al'bib, épouse
di\'orcée du sieur Joseph llensamo n, sera admise au passif
chirographaire dud it po ur la somme de l4,?oO [" ., mon·
lant des ca uses ci-dessus ;
Co ndamne le sieur Dufou r ès-qualit é aux d&amp;pens,
Du 3 juin 1890. - P "és" M, ARNAUD, ch, Je la Leg.
d'fI. - Pl" MM, Fern and H OVYI ÈRE pour dame Arbi b ,
1l0 RNBOSTE L pon r le sy ndic.

�( 23r, )
Jll(;CMENT

EN

ÉTRANGER.

FRANCE. -

-

( 237 )

PRODliCTION

COi'\TRAT JtIDt CIAIAE.

DAN S

-

UNE INSTANCE

E :ŒQUAl'L R

NON

REQUIS.

Si un/ugement et/'augel ' ne peut ét l'e e.récuté en. F ,'ance
sans avoù' tUé déclm'ée.r:écutoirepar Wt Tr ibunal (rmiçais, celle formalité n'est pas nécessaire quand le jugement étrange,&gt; est )J1'oduit , dans une inslunce pendante
d evant un T1'i bllnal frallça-is, ci tit,'e simpleme1il de
document p rouv ant l'existence ou l' extincl'ion d'une

detle,
Spécialement, quand un él1'anoe,', actionné pal' un. auf1'e
étrange,') devant lnt T ,'ibwwl (l'ançais , en paiement
d 10le créance, oppose Hne compensaiioll, le demandew'
est (ondé li lui opposel' un ;'u[!emenl eh-anner ,'endu en.
l,'e eU.l: el décla1'07lt que la somme (on nan t l'objet de la
compensation n'est pas due, quand Htéme ce jU{Jement
étrange1' n'am'ait pas ete déclaré e."Cécu(où'e en France.

Ail endu que les sieul's Dou l'gogne, Morel'a et C' ont aclionné le sieu r Mot'eso devant le 'l' I'ibunal de son domi cile
il 1larcelone ; que, sur l'appel émis par MOI'eso à l'enconlre
du jugement qu i adjugeait les li ns prises conlre lui pal' les
susnomm és, la Cour es pag nole compélente pOUl' vider ledit
appel a s tatué con ll'adicloirem ent, infirm é la sentence de
premi ère insla nce e t 'déboulé Dou rgogne, 1\lorera e t C' de
leur., fins et conclusions; q u'il suitde là qu 'en vertu (luùit

arrêt ils ne sauraient invoquer la compensation , n'c tant
P(lS reconnus créa nciers de Moreso;
Attendu que vainement 1lourgogne, Norera et C' excipent de l'extranéité du juge de qui éma nera it ù leur encon1,I'e cetle décision dé fa vorable;

1

Ce n'est lJas Id une exécution de ce lUgement él'l'ange?' ;
c'est une simple p"oducf1'on d'un contrat judiciaù'e
fixant les droits des l'm'lies (1 ) ,

(Monl:!so

CONTJ\E BO URr.OG NE,

.hlon~RA

ET

C·),

JUGEM EN'l' .
Attendu que Moreso réclam e à Dourgogne, Morera et C'
la somme de 6,583 fI' , 35 C, pOUl' solde de compte courant,
l'al eur au 30 avril 1889 ;

Que Bou rgogne, ~rorera et C., sa ns reconnaitre }'exaclilude
de ce chiffre, prétenùent qu ' il est compensé avec une
somme de 20,000 fI' ,dont le sieur Not'eso se sel'ait reco nnu

débileur envers eux en juin 1884, com me caution solidaire
de sa belle-sœur , et éch ue ,'
(1) Yoy, Cool. ce rec" 18S7

1.

213 , _ Issn, 1,152,

Quc, d'après eux, s'agissant d'un ju gement élranger, il ne
saurait avoü' d'effet eL de valeur en Fraoce sans avoiJ' été
préa lablement rev isé et revêtu de l'exeq uatur;
Oue celte fOI'malilé est nécessa ire et voulue par la loi
quand il s'agi t de donn er à un jugemen t étranger force exé,
culoire en France; qu'i l est alors de règle qu 'il doit ê tl'e
l'evisé pOUl' vél'ifi er s' il ne conti en t ri en de contraire aux
lois r..ançaises intéressant l'ord ..e public;
Ou e, da ns l'espèce, tel n'es t pas le cas; qu 'i l ne s'agi t
pomt d' un jugem ent é tran ge r dOllt on demancle l'exéculioll

en France co ntre un li'ran ç'ais ;
Qu'il s'agit uniquem ent d'u ne décision étrangère rendue
pal' le Tribuna l compétent et dil'ectemetit et volontai l'e-

ment investi pal' Bourgogne, MOl'el'a el C· eux-m êmes; que
ce sont eux q ui ont appelé spontanément i\fOl'eso devant les
juges compélents de son pays même; qu'il s')' est défendu
rontl'e les pré ten tions émises à son encontre et a obtenu
gain de cause;

Olle Bourgogne, Morera eL C\ qui ont ai nsi choisi li brement ct volontairement la juridiction espagno le, )' ont
formé avec Moreso un véritab le et définitif contrat judi-

�( 238 )

( 239 )

ciaire qui les lie et dont ils ne , s~uraient p lus valablement
se dégager; que ce contl'at judlc," ,,'e éqUl vau t à une vél'itable renonciation qui aurait élé consentIe par eux;

( GO URR gT CON'1'RE

LIQulDATEun SADA'fIE:R ET PA SSEflIN).
J UGEMENT,

Attendu, dès lors, qu'ayant ainsi perdu leu l' qualité de
créanciers de lUoreso, i ls ne sont pas fondés d'opposer il sa
demande une compensa tion; mais que cetle demande n'est
pas élablie quant à son chiJI..e et doit dODoe r lieu à une
vérincation préalable;

Attendu que l'a rtic le 2102 du Code civil accorde privilège pour les fl'ais fai ts pour la conservation ùe la chose ,'
Qu e Goul'I'e t pré ten d ê tre da ns ce cas pOUl' une somme de
t75 fI', qui lu i se,.. ien t du s pour soi ns par lu i doun és aux

Par .;es motifs,

chevaux des

Le Tribunal, sans s'arrêter

1889 ;

allX fin s des sieurs nom'go-

gne, lUorera et C', dont ils sont démis et déboutés comme
m al fondés, préparatoirement, sur la demande du sieur
Noreso, renvoie les parti es de vant M' Lejo urdan , avocat,
arbitre-rapporteur, à l'eITet de vérifier etd'établir le ch iffre
de sa créance;
Dépens réservés ,

Du 5 i uin 1890, - P ,'é,&lt;" M, ARNAUD, ch, de la Lég,
d'H, - Pl" MM , DUDEnNAD pour Moreso, JOURDAN pour
Bourgogne, Morera et C',

FAILLITE. -

NIBUS. -

LIQ UIDA TION JU DI CI AIRE, -

V ÉTE nI NA IHE. -

CHEVAUX . -

ENTREPRENEUR n'OM-

SO~L\.rE AN N UELLE POUR SOINS AUX

FnAI s PQU H LA CONSEnYATION 08 LA CHOSE.-

AnSEN CE DE l'RI \'l LÈGE.

Le Plivilège des (l 'ais (aits pOUl' la cOllsel'val;on de
la chose ne peut élY'e 1'éclam.é, dans la liquidation
y'udiciaù'e ou la faillite d'un enb~ep1'eneul' d'omnibus,
par un vétérinaire créancier d' fm e somme abOI/née ci
( orfait p ou'r les soins donnés annuellement pa1~ lui aux
chevaux de son débiteur (1),
(1) Voy . Sur ce privil ège, ce l'ec . 1887. 2 . 202, _ J888 , 2. J46. 1889, 1. 72 el 192,

si ~ l1rs

Sabatier eL Passel'i n, pendanL l'année

Mais q ue ces frais représe ntent le m ontant de l'abonnement annu el qui é tait stipulé entre les s usnommés et le
sieur GoulTe t pour les v isites et les soins qu e pourraient
nécessiter les ch eva ux emp loyés dans leu r exploilation;
qu 'une somme de 25 fi-. seu lement pour fOll1'nitures de médic&lt;l l1l en~ s fi gure dans lesdils Irais;
Qu'i ll'essort de là que le sieu r Gour ret n'a d l'oit à la
SùOlm e qu 'i l récla m e qu 'à raison des visites fai tes en vert u
d'u n accord spécial existant en tre les parties, sans que,
dans ladite année, il ait eu à soigner spécial emen t un ou
plu sielll's chevaux des t iqu idés, pendant une mal adie qui
aU l'aiLexigé les secoul's d'un homm e de l'arL eL par suite
desquels ces animam pourraient ê tl'e considél'és comme
ayant été conservés à la liq uida tion ;
Qu e GOUtTét n'a été appelé qu'à donuel' des soins ordi-'
naires et que l'on p ou ITait qualifier de soi ns de simple

enlretien ;
QLle ce n 'es t pas dans ce sens qu e doit et peut s'entendre
la consel'vation de la ch ose, à laquell e la loi attache le
privilège;

Qu'il faut qu e cette conservation soi t le résu lta t même
des frais qu i ont é té fai ts, et que GoutTet ne peut sou tenir
que les quelques rares médicaments q Il ï 1 a admin ist l'és aux

�( 2.0 )

( 2 \1 )

c hevaux de Sabatier et Passerin, pendant I"an?ée 1889,
:;:alls ql1'i l y ail eu aucune ma lad ie séri euse de lun de ces
an imaux, les aiant réellement conservés;

Qu' un a ull'e juge me n t, rendu à la date du 28 avri l su ivaut, a repor té l'o uverture de ladite liquiclation au l " mars
Attendu gu e ]Joniea)' , créancier du dit Daumas, a (ormé
opposition à ce de mier ju gement;

Par ces motifs)
Le Tribunal déboute Gourret de sa demande relative
au privilège, et ordonne qu 'il sera admi s au pa ~sif chirographaire de la liquidation Sabatier et Passe r ll1 pOUl' la
somme de 175 ri" ;
Dépens en fra is de liquidation,

D" 6 juin 1890 , - P,'és"

M,

L APIERRE ,

j uge, - PI"

MM. AnmssoN DE PERD IGU I ER pOUl' G OUlTe t , VIO.\L-NAQuE'r

ponr le liquidat eur,

FAILLITE. -

1890 ;

LTOLIOATION JUDI CIAIfiE. -

OpYERTrnE .

Que ceLte opposition est réguli è re e n la (QI'm e et fa ite
en temps utile ;
Au fond:
Atlendu qu'il ne sa urait l' avoil' cli ose àéfilliti vement
ju gée pa l' le ju ge me nt gui , en admetta nt le débite ur au
bénéIice de la liquid a ti on j udi cia ire, fixc il la date de ce
jugement l'époque de la cessation de ses pa iemen ts;
Oue, si l'article 4 de la lo i du 4 mars IS8U dispose que ce
jugemenL n'est sllsceplible d'au cun l'eCO UI 'S, il n1indique
nu llemenl que l'époll ue de la cessation des pai e men ts est
il'l'él'ocablement fix ée;

J UGE~I ENT DE REPORT .

L 'at,ticle -1 de la loi du 4 ma,'s 1890, en disposant que
le juaemelit déclm'ali( de.la liquidatio&gt;! judieiail'e
n'esl susceptible d'al/cuH 1'eCOW'8~ H'a JUil/el/Mill el/tendu p1'iver les T1'ib lnaux du dl'oit de 1'epor{el', Pal'
1

un ;'ugement JJosférieu1", Cépogue de l'ouve1 '(1l1'e de

celte liquidation fudiciaire.
Ce droit existe} au conl1'aù'e en cette rnaliè,'e comme en
J

matière de faillite,
( BON1FAY CONTRE DAV)L\S ET DUFOliR) .

JUCE)fENT .
Attendu que Daumas a été déclaré, sur requêle, en état
de liqu idation judicia ire, par juge ment du Tribunal de
céans du 24 mars 1890;

Oue, d'après l'arti cle 2!. de la loi précitée , toutes les d ispositions du Code de com m e l'ce gui n e sont pas modifi ées
pal' ce lte loi,co ntin uent à recevoil' leu l' app lica ti on en "as de
liquiùa tion judiciail'e ;

que

la. loi nOl1veHe n'a pas voulu "innover quant Un
lh'Olt des Intéressés de demander le report ù u ne date a ntérieu l'e il l'époq ue fix ée pal' le Tri bunal pOUl' la cessat ion des
paiements, et qu'i l résull e de son espri t, comme de son
texte, gue le jugement gui admet un com me r'cant a u bénéfice de la liquid1t ion jud iCi ai re, Jhe pl'ovisoi r~ment, et non
pas IlTé"ocablement, la ria te de la cessa tion des paiements;

Attendu, en fait, qu'i l rés ulte des justiti cations énoncées
dans la requê te dn liquidateur judiciail'e, la pl'euve évidente gue, depu is le l " mars 1890, Daumas était en état de
sus pension de pa iemen ts;
Ou 'aucu ne .iustification contraire n'es t p l'od uit e pal' le
demandeu l' ,.

l " p, -

1890,

lG

�( 2'il )

( 243 )

Par ces motifs,
Le Tribunal,
l' fOl'me l'opposition de Bon ifay envers le juAdmet en a
d 98 avril 1890 qui l'eporte an 1" mars
gemeutde ~éla~\\.tt~I'; de la liquid ation jndic iaire du sieu!'
précéll.ellt l ou e
f' 'me le susdit jugement purement
Daumas ; au fond 1 con 11
et simplement ;

Le chi//1'e de l'indemnité d ue au. l1avù'e })01l J' les SU t'CSlm'ies ,'ésutte toufours d 'un (orfait établi, 80tt p al' convention expresse, soit pa?' convention tacile pat· laquelle
les parties sont ln'ésurnées a vot't' votdu lefJ ,'églet' au,
taux d'usage.

Mais il n'en e.t ]las de même de l'indemnité de cMmage
d uepa1' l'abo1'deu't' li l'aho1'dé,poul' le tetnpscolt1'U pendant les ,·épamtions.

AUC ltlle

Condam ne Bonifay aux dé pens.

.UHl
. 1800 - P ,·és. , M. J OU l\DAN, ju ge. - Pl.,
Du U • 7G
.
le- d lfenM)[. LoUIS L'IDE n 'f pour Bonifay , D UDE HNA D pOlir ;:, e

deul's.

convention, même t acite, ne pOll vant éf1'e i nvo()1""ée
en pareil cas 1 les Tribunaux doù;ent fixe1' l'indem.
Ilité d 1ap,'ès les ,'ègles du. ch'o i t cOlnm:uH , c'est-iL-dire
pa,' apP"éciation d u dommage e/Tectivement subi ( 1) .
t CAPITA INE KLEI N

AUORDAGK,

-

C HOM.\GE. -

Q

DÉDUCTION DU TIERS.
REP\R
' , .\'l'ION
. S. T.U ;X DES SU fi ESTAIUE S.
l N' D""'IT'"
I!.. u . . . -

-

d 'l s'anit d'indem nise,- un navi,'e d'avaries ou pel'uan ' t 'i l ai;J subies spécialement a• 1a SU'l.'t e d' 'U1t ab01'tes qu
. pOU?' d t'f!ë"e1lce
l Il'y a lieu, à déd1.lCtion du ( te1'S
d
~,
1 é
~dll neu f au vieux ) SU ?' les obje,ts ac leL 8 en 1'emp
me nt O'IJ8l/1'les "épa?'atio11S ( œdes, que tout alliant gue
le 1·e;nplacem. en t a donné au l1 avi1 'e 'une p~Hs-vaLl/e, ~~~
substituant des obJels neufs li des objels VieUX, ~u qul;l
s'agit de " épa1'afioHS d'une impo1'lance excep ftOnn~ e
desquelles ,'ésulte e]W01'e itne plu.s-value pou1' le navtl'e.

Cette déduction, au. con l'r aù'e, ne doit pas éb·e. raitequ~~l~
.
il s'agit de répara/tons
9tH., n ,ayan t ,'e,n~8 le navl1
. e
qu'ell son état anté)'ieul' li l'èvênemen t , ne [w, ont
aJoulé, eu "éalilé, aucune vale",' de plus ( 1) .

(1 ) Voy. ce

l'C·.

t88j. t. 94.

CON'rn l!: CAP1'fAINE

bLu\·cINr) .

'o us a vo ns rapporté dans ce recueil (1889. 1. 202 et cidess us p. 49) le jugemen t et l'arrét q ui ont déclaré le capitaine Manc ini r esponsabl e de l'abordage surven u entre son
navire et celui du capitain e Klein .
Les parties ayant é té r envoyées de vant arbitre pOUl"
l'établi ssemen t du chiJJre de l'in demnité, le Tri bunal a
statué comm e s uit SUI' les difficu ltés nées du rappol't de
l'arbitre.
J UGEMENT .

Att endu que les capitaines Klein eLMancini ont été l'en
voyés de vant a rbitre-rapporteur po ur régler, Sil r étaL, les
do mmages occasionnés au vapeur SOllmbaya dans son
abordage avec le va pe ur Regina;
Olle, d'après le rapport qui a été dressé et déposé, ces

(2) Voy. COIl L ce rec. 1885. J. 253.

�( r'l )
,'- les intél'èls de droit, s'é lèveraient il
dommages, Ilon co mpll:,
66970 fI' , 60 C, ;
,
1 capitaine Kl ein fait divers redressements
Auendu qne e
,
] ' (l'
et réclamations tendan t à f a ÎI'e augmenter ce c 11 re;
ALlendu en ce qlll, concern e les 689 Ir. pOUl' consomma,
'b on e.' 1es 1,-930 fi' ' pOUl' frais de manu tentIOn
tion de chal'
' de la cal'uaison
extraol'd,
lilalre
~ 0'
, quP lesd ites sommes
. ' onttété
.. ,
.ecarlées
pal, l"cH,]) 1' t'c
1 .,.apport eur co mme
. conlprlses ( el"
' un bloc de33, 680 fI' , , chiJl"l'e éva l ne pal' les
dans
ct expel'ts
1 det
' , ,
l'équ ival ent des chefs de eman( e u
considere comme,
'dé t'
, êt'
"
l'I ein ' mais (Ju e si cell e conSI l'a IOn peu. le
capitallle \.
,{
1 é
. les eL
admise relativement aux 1,'230 fI', réc am s pOUl' peu
,
soins exl1'30rdinnires de manut entIOn , e11,e ne peut èll ~
a licable aux 689 fI' , qu i cons litu en ~ u~,e depense, de fOlllnf~Il'e de charbon dont le capitain e Idelll ne sel'alt pas 111demnisé et pOUl' laqu ell e il ne saL1l'aLt ï avolI' double emploi ;
Attendu, en ce qui concerne la d iITèl'ence d u ti ers p~",r
différence du lleuf au vieux fa it e su r le montant de dl\ el:
objets remplacés ou répa rés il la su ite de J'~bordag~ subi
al' le Soumbaya, qu"il n'y a pas de contestatIOn pOUL Cbl,te
~iITél'ence déd uit e SUl' les dépenses faItes ?" Hollande,
qu'elle porte seul ement s ur la diITtlrence dedlllte SUl' les
dépenses il Marsei lle ;
Attendu qu e si la déduction de ce tiel's ~st adm ise pat'
la jurisprudence pour les objets remplacés,c est tout autan:
que le remplacement a donné au naVlre unc plus,value ~\
substituant des objets neufs il des objets yieux, ou qU I
s'a"'it de réparations d'une im portance consldérable, ~~­

qu;ues résulte encore pour le navire une plus- valu,e ve~'l:
tabte ' que la déduction ne saurai t ]Jortel' sm' les 1 épala
' 1
" qu en son
tions ,qui, n'ayan t remlS
e naVlre
. . état
. ~ (avant
•
•
t
•
té
el
l'ealtte
l'événement, ne lm aUl'alen~ a]Oll , 1
(
, aucune
valeur de plu s j

( 2 \5 )

Qu'en appliquant ces prin cipes à la cause, il ya li eu de
mod ificr et de réduire la déduction pOl'tée au l'apport d'une
,omme de 1,3 15 II' , ;
Attendu, en ce qui concerne l'indemnité pou r chômage
que le capitaine prétend lui ètre due il rai so n de 1 fI' , pal'
tonneau de jauge du Sou1'(lbaya et pal' chaq ue jour, pendan t
son séjo ul' il Marseill e, pal' s uite de l'allo l'dage, que cette
réclam atio n, si elle était admise, a UI'ait pO Ul' résu ltat de
portel' Ù 40 ,750 II' , l'indemnil é de 1 6 ,~5 0 fI', Ilxée au
l'apport;
Attendu qu e le cas de deux navires qui se sont abordés
et dont l'un des deux a dù êtl'e réparé aux fl'ais de J'au tre,
comme dans J'espèce , ne saura it , pOlir les retards qui en
ont été la conséq uence, ê tre id en tillé au tas de retard occasionné il un navire par la fa ute ou la négligence d'u n consignatai l'e il le débal'l'asser de sa cargaison;
Que ce retard , en tre capitaine et consignatail'e, est réglé,
quant à l'in demnité qu'i l doit entl"alner, par un accord
écrit , saiL pal' la charle-parti e, le connaissement, etc.;
qu'à défaut d'accord écrit, l'acco rd tacil e étant loujours
supposé, c'est l'usage, confj l"lllé pal' la jurisprudeuce, qui
règle le taux de l'ind emn ité entre capita in e et consignataire;
Mais qu 'it e8 t évident que ce tte indemnité, résultant
nécessairement d'Ull accord écrit ou tacite, ne peut être appliquée à un re tard q ui n'amè ne la nécessité d'une indemnité' que pa rce qu'il est la conséq uence d'lill quasil-délit,
soit d'un fait involontaire et dommageable, ù la chal'gedu
capitaiIic abol'de ul' ;
Qu'entre re dernier et le capitaine abOl'dé aucu n accord
tacite ne peut êt re présu mé; qu e l'ind emnité due ne peut
legilimement comprendre que les dommages-i ntél'êts du
pl'éjuclicc matérie l elIee tif et imm édiat qui a pu être la
conséquence de l'évènement , ct ne pelll('tl'c rég'léc ]laI' l',p-

�(

~46

(2 \7

)

plic.tion d'une règle invariable qu i serait lanlùt trop faible, lantOI trop forle, suivant les cas;
Que si, quelquefois en ces mati ères, l ~ laux d 'u sa~e des
ce n a pas
su reslaries a pu ê tre appliqu é pal' le Tribunal,
.
élé en ver tu d'lm usage élabli et faisant 10l enlre parties,
mais parce que, spécialement et pOUl' l'espèce particulière
env isagée, et vu les ci rconstances. ce taux des Slll'es lUt'l es
paraissa it exception nellement proportion ué aux dommqges
el préjudices causés;
Attendu que dans l'espèce 10 chiO're de 110,750 Ir"~ qui ne
ser~i ~ que l'applica tioll du laux des sUl'eslaries, serait con,
sidérablemeut ex~géré et nu ll ement en r~pport ,wfc les
justes dommages, inl ér~ts dus au So,,,,abaya;
Mais que, d'autre pari , le chifJre de 16,250 Ir, parait éli e
infériem', qu'i l a élé élabli
par l'arbilre en l'élat
d'élé,
'
m ents incomplels ou dont Il a tenu un comple Insuffisant
faute de juslification ; qu'il y a lie u de le porter ;\
20,000 ir, ;

FAILLl'I'E. -

AV,\ NTAG F: S PARTICU LIER S. -

NULLTTB. -

Du 11juin 1890. - P rés ., M. An NAUD, ch. de la Lég.
d'H,-PI., MM. ESTRANGIN pour le ca pitain e T(f ei n, H ORNnOSTEL ponr le capita in e Mancini.

-

AnnANGEMENTS

P/\ Rl' ICUL IER S .

Les dispositions de L'm'ticle 598 du Code de comm.,'ce
qui annu.lent, en cas de faillite, toute obligation con8~
tituant un avantage jJm'l1'culie1', sont applicables au.
C011CO)'da t mniable aussi bien qu'au. cfJnco1'dat y"udi-

cia;"e (1).
Afqis ce p" incipe n'est applicable que lorsque le c,'éancier
à qui on l'oppose, a adhéré ci

lot

concordat amiable con -

senti pm' tous les cl'éancie1's du débilew' commun .
JI ,,'en est plus ains'i lo,'sq"e Le débiteur n'a (ait avec ses

créanciers qu'une sb'ie d'engagenwnls pm'Hculiers
ayallt (ait l'obiet de conditions mtlLtiple~ et différentes .
( VEIL ET MEYEn CONTRE ÊPOCX BLOCH ) .

Par ces molüs,
Le Tribunal, ayant lei égard que de rai son a ux fins et
conclusions des parties, condamne le capitaine Mancini;\
payer au capitaine J(lei n la somm e principal e de 72,724 fI'.
60 c. , montant des ca uses du l'apport, sous la modification
ci-dessus , et c'est avec inté l'éts de droit deDui
. s le jour de
la demande en justice et dépens dans lesquel s enlrel'olll ies
honoraires et déboms de !'arbitre-rapporteur.

CONCORDAT A~"ADr~E.

D ËFAUT DE CONCOnOA'I' .

JUGEMENT.

A~tend\1 qu e Veil et Meyer, banquier:; il Lme (Ha llteSUt\ne), ont ass igné les époux llIoch , com m el'cants il Marse ill e, en paiement d 'lm billet de 50 fI'. sonse;'il à leut ordre et qui a été pro~esté il so n échéance du 31 mars 1890',

Allendu que les époux Bl och soutiennent que ce bil let
constitue un avantage particuli er qu 1il s auraient consenti
aux demandeurs en dehors d'un concordat amiable par
eux ê1ccepté ;

Atlendu qu'i l est admis par la jurisprudence que le,
di;positions de l'article 598 du Code de commerce qui an·

(1) V(l" . C'p ,'('c. 1888. 1.2\01"1 ln noll".

�( 248 )

( 249 )

nullent toute obligation cons tituan t un ava ntage particulier, sont appli cables aussi bien au concordat am iable
qu'au concordat ob ten u j udiciairement pal' le débiteu r en
état de faillite ;
/Jais que ce principe ne peu t s'appliqu er qu e lorsque le
créancier a adhéré à un concordat ami able consenti par
tous les créan ciers du débiteur commun , cett·e unanimité
étant indispensable pou r li el' les signataires et pOUl' la validité d'un pareil trait e;

join tement et s~lidairem e nt il pa ye r à Vei l ct Aleycl' la
somme de 58 Il'. ~O c., montant, al'ecfl'ais de protêt du billet
il ordl'e dont s'agit ;
,

Que, dans l'espèce, les époux Bloch ne j ustifi ent par aucun document probant qu'il s aient ob tenu la même faveur
de tous leurs créanciers, et qu'il est étail li, a u contraire,
qu'il n'est intervenu avec ces dern iers qu'une série d'engagements particuliers ayant fait l'objet de condi tio ns
multiples et différentes;
Attendu, d'Jill eurs, qu e, tout en acceptant les propositions de leurs débiteurs, l'ci l et Meyel' ont formell ement
réservé leur droit de réclame r le paiemen t intégral des
effets dont ils éta ient porteu rs, et qu e le bill et dont le paie,
ment est POlll'suivi, fait partie de la séri e dc valeurs que les
défendeurs leur ont souscl'i! es en règlem en t de ces divers
effets;

Et c'est avec in tél'êts de dl'Oit el dépens.
Dl/ 19 juin 1890. -

llI N Dg NON J1ECEYOlH,

l'ON'r . -

JIn

p ,·ôs., M.

DI~ Fl C I'f . -

A L A i\iEl\,

t\U ll t\prOR T DE MER. -

GInARIl,

-

juge,

CIJAI\GEMEN 'f

CmCONS'l'J\ NCES

B.\I\ATERIE. -

sun

LE

DISS I~IUL 1~ ES

DEMANDE RECEVABLE .

Le capitaine qui a chargé sw' le pont une mat'chandise
qu'il s'était engagé ci chat'uer S01l8 couve1' te, qui l'a
ietée ci la 111e1' pendant le voyage, et gui n'a ml?lltionné,
dans son 'J'app01't de me}', ni l'in(,'action pa}' lui commise,?li le Jet li la mer, a con21nis en cela une bm'aterie qui bd in tel 'dit d'oppose1' la fin de Hon ,'ecevoi1'
de l'al'ticle 435 dit Code de comlllOl'ce ci la demande d"

consigna/ail'e en paiement dit déficit.
(C B.\UVE'r ET

C" CON 'l'TI E

CAPITAINE LAGHA SSE ET GJCNOllX) .
JUGE MENT.

Que la première de ces vale urs a déjà été acqui ttée ù son
échéance par les éponx Bloch (lui ne sa urai ent se so ustrail'e à des engagemenrs do nt la cause esL légiLime, sérieuse et commerciale ;
Qu'en l'état, l'exception proposée par les défendeurs ne
saurait être accueillie;
Pu ces motifs,

Le Tri bunal,
Déboute les épou x Bl Och de leurs fin s et exceptions ct,
à la deman de prin cipale, les r.o ndamlle COll-

ra i~all t dl'oit

Atten du que les sieurs Ch auve t et C' avaien t t\ recevoi l' Ù
Marsei lle une quantité, d'a près connaissement de 185098
Idlos grignons d'olive, cmbal'qut:S ù 'l'Ullis,'i.\ bOl'd ûle la
goëlette franc'a
. ise la J eannette',
Que, d'après ücco rds des parties, cette marchandise devait être chargée « sous couverte» ,.
Attendu qu'à l'arrivée à Mal'seill e les sieu rs Chaln'et
et r,. ont reçu en moins 30,088 l&lt;i los de ~ I'i"nons' que la
réceplon
t'
d u sUl'p lus a été achevée pal'
" cux
" le , 25 avril
1 ~90, san s réserve ni protesta tion, le capitaine Lagl'asse
llayant l'(lcon nu ni le poid s ni la Cj ur\litr;

�( 25 1 )

( 250 )
Attendu q ue les sieurs Ch auvet ~I C:, par leur " itation du
28 avril , ont cit~ led it capitaine, atll SL que son ill':n a teUl' et
le propr iélai re de la goëlette la Jeannelle, en pmem en t de
30088 kilos et q ue, prépara loil'em en t, i ls pren nent des
ces ,
"
C
'
é ' d
o l clusion s en enq uête, pOUl' ]llsLlILel' qu au m · pfl S es
C l QI'ds ces 30 088 J&lt;il os avawnt
,
é 1é cm b a rq ues
" " 'l"uni S
[lee
,
1
"
•
1. 1
sur Je po nt même de lad ile goë le li e e t Jetes ens l1lle " a
mer , sans qu'il ai t été fai Lil Tun is un l'apport de. mer sur
cet üvénem ent, et sans qu e le rap port de m er full à 1/a rseille en a it fait m en tion, le tout en vu e de lall'e échappe,'
le capitaine aux responsab ili tés personnell es gue ses agiSsements lui aura ient fa it encou ri r, d'après l'article 2~ n du
Code de commerce;
Attendu qu' il s'agirait , dans l'espèce, d 'un cas de baraterie reproche au capi taine Lagrasse;

Que, dès lors, s'agissant œnn cas de dol et de fraud e, en
admetlaot qu e la pre"ve en soit é taLli e contre les dénégati ons du diL capitaine, celui-ci ne pourrait Re pl'é\'alüil' vala blement des déchéa nces des a rti cles 435 et 436 du Code

ùe commerce;
Que le do l et la fraude r escindent lou s les ac tes ; qu e si
Chau"et et C', se croya nt en lace d' un e exécution loyale

des accords et d' un con naissement signé que dit être, n'ont
pas cru devoir protester dan s les vi ng t-quatre heul'esconlrfl
le déficit dont s'ag it) leur droit est né, au contraire, même
pos téri ~ ure m en t à J'ex piration de ce dé la i, dès qu'i ls ont pu
avoir conna issan ce des fait s exacts de bara leri e dont Ils
accusent le capitaine j
Attendu , dès lors, qu1il s'agi t de savoir si ces fait s, cotés
en preuve, consti tueraient réell emenl, \l ne fl'aud e ou .un

dol d u ca pitaine, ayant consis té da ns un e di,simu lallO n
inte ntionnelle de son manquem ent a ux accords ;
Que les faits cal és, ,\ l'et égard , S011 t per tinents, conC llJ ant ~ et admissibles;

Pal' ces motifs,
Le TI'i bun . l, pré paratoire ment , ad met les s ie urs Cha uvet el C· il pI'OLl'·P'!' par ton tes s01'les de preuves el même pal'
témoins, à l'au di ence du 2:) aoùt prochain , Ou devant
lels ju ges qu i po ul' l'O nt ê tre roga toire m en t com m is :
l' Que le capit a ine LagTa sse a fa it jelel' ù la m er, en rade
de la Goul e tt e , ta il le la pa rlie de gri g no ns d'oli ves char gée
sUl' le pont du bàtim en t, soit en viron 250 , . cs, plus une
parti e de grignons placés dans la cale et sous couverte ;
2' Que ce je t a été fa it pal' s ui le de m auvais temps dans
le cou rs du voyage de Tunis à Marseill e, e t en r ad e de la
Goulette;

3' Qu 'à l'arrivée il Marse ill e le capitaine a inv ité l'équ ipage à garder le silence sur cet événemen t, en vu e d'éviter
la respo nsa bilité per sonne ll e en cou r ue pa l' lu i ;
Pou r, Slll' lad ite pl'eu ve fai te ou l'appa r iée, ou faute de
l'être, et sauf la con tre - enquê te, parties pl us amp lem ent
ouïes, être di t ce qu e de d roit ;
Dépens réserv és ;

Lejngem e nt ex écutoire pal' provis ion , nonobstant ap pel,
sn ns caution, sur min ute, avan t enreg istrement , VLl t'UI'ge nce.

Du 20 j"ù. 1890. - P rés ., M . .TUERY, j uge, - P l.,
MM. GEIlMONOY poUl' Ch am'et e t C' , LEGn;: po ur les défendellrs,
FA ILLITE. -

D~: P01'
-

CONTE STAT ION .

-

Jt; C. E ~IENT

DE LA SOMME ORDON KE . -

CONCOOlJAT NON OP!)OSAULE AU

PREPARATOIRE . _

F AILLIT E POST ÉRIE UTI!l;.

CR J~A Nc m R.

Lorsque, dan:;; une c01d estatlon entre deuJ' comme1'çallts
le T,'ibunal de com meJ'ce m'donne '{11'épa"aloÏ1'{j1nent
que le debi tew' éven t uel dépose1'a d la caù:{~e de.~ dépôts
J

�(

25~

( 2',3 )

)

et cOllsignafio1'lsle montant de la so mme contestée, l'efl'U
de ce jugement est de sOltstl'ah'e cette S01nme aux é(;ell{"alités comme/"ciales gui pOll1'/"aient alleindre le dé.
l'osani ,
Si donc, ap,'ès ce dépûl, il v ient à tomber en faillite et cl
cOllc01'd.", il ne saI/rait, lo, 'sque l,llls tm'd l'a/lail'e es/
déjiniti-v ementjugee conb'e lui, se libèrer de la cOlldam ~
nation ell mOHnaie de dividellde .
( H OUV IEH CONTnE

Mun).

J UGEMENT.

ALtend u que les parties ne contestent pas les conclusions du l'apport constituant Mus)' débi teul' enyers Hou vier
d'un solde de 2,000 fl'. ; que Musy fait offre seu lement de
se libérer de ,a dette par le paiement du div idende de
10010 promis à ses créanciers, conformément au concordat
obtenu pal' lui et homologué pal' un jugement dn Tribunal
de céans, en date du ?3 juin 1887;

dl'ai Lexcipel' de ce concorda t pOUL' imposeL' i.\ llouvier son

créanciel', un l'èglement par simple dividende;

)

.\ttenelu qu'il n'est pas douteux que, dans- ses termes et
surtout dans son espl'Ît, le jugement p"écité du l ù aoùt
18R3 a entendu soustraü'e la somme de 2,000 li'. aux éventlla lités commerc iales qu i pOLlrraiellt atleindl'e ultérieurement Mns)', et constit u er, au moye n du dépOt de la somme
li tigieuse en mains tierces, un gage destiné à garantir à la
deIllanderesse, la veuve FUSLCl') aux droits de laquelle se
trouresu brogéHouvier qui ju stilie l'[\voi,' dés intcressée, le
paiement de la somme dont s'agit, en Cas de ga in déJinitif
du procÈs; qu'on peut considél'Cr ce dépôt comme Ull
pa iement fait $C,US condition suspensive, à savoi r le gain
dudit p,'océs, laquelle condition, se réal isa nt aujourd'hui, rétroagit, quant il ses eflets, au jour même du dépOt, c'est· à·d ire à une date bien anté,'ieul'e à la déc laration
de fail lite de Mus)'; qu'au moment de cette déclal'atioll ,
la som !Ile de 2,000 fI', était sortie so us condition suspensive
du patrimoine du failli et ne pouvaitfigmer dans son actif,
gage commun des créanciers; qu 'en résumé Houvier est
fondé ù réc lamer l 'attribution à son p"ont de l'intégralité
de la som me de 2,000 Ir. déposée ù la ,'ai sse des dépôts et
consignations, objet cl'un litige que la présent e décision
h'anche en faveur dudit Houviel" ,

Attendu que Houl'i er était emp loyé au service de Nus)';
qu'il avaiL dü vel'sel',en entrant en foncLiolls, un calüio n lle ~
ment de 2,350 fI' .. fourni pal' la veuve Fustel' Ù sa décharge; qu'à la cessation de son se rvice, en 1881, la veuve
Fustel' avait demlndé le remboursement de la somme par
elle avancée, réduite à 2,000 Ir, par un remboul'sement
partiel; qu'elle avait cité, il cet effet, les é pou x ~Ius)' pardevant le Tribuna l de Nars8ille lequel, par un jugement
préparatoire du 10 aoùt l 883,avait ordonné la mise en cause
de Roul'ier et le dépôt à la caisse des consignations, par
les époux Nus)', de la somme de 2,000 k, objet du litige ;

Le Tribunal, homologuant le l'apport dresse pal' M' Chal'.
les Cauvet, arbitre-l'apporteur, el1l'egistl'é et déposé, condamne Mus)' à payer il Houvier la somme de 1,000 fr., pour
solde de remboursement de cautionnement, avec intérêts
de droit;

Attendu que l'instan ce es t restée en suspens; que sur ces
entrefaites, le 10 mai 188G, Mus)' a été déclaré en état de
faillite , tel'minee le 10 avril 1886 par un concordat à
10 010, homologué le 23 j uin snil'ant ; que Musy préten-

Dit et ordonne que Hou"i el' sera a utol'isé il tOliclier,sUl' sa
seule quitlance et à valoir SUl' su (,l'l'ance en pl'incipal in~érêts et fl'ais, la somme de 2,000 11'. \'el's0e il la caiss~ des
epùts et consignations de Narseille, en cxèc utioll d'un ju-

Pal' ces motifs,

�( 254 )

( 25t )

e, le 10 aoû t
gemen ,.. l'endu pal' . le Tribunal de Marseill
.

de requérir la réouverture de sa faillite, pal' le motif
qu'elle n'aurait pas la qualité de créa ncière;

1883, ainsi que les mté rèts en provenant ,
Condamne [usy "tous les dépens, y compris les h onoraires de l'arbitre-rapporteu r.

Du .2 3jttin 1890. - p,·es. , M. G'lI\AnO , juge. - P l .,
MM. BEnENGEn pour Houvier, Félix LAUG1En pour Mus\".

FAILLITE. -

CLOTU II E FAU'l'E n'ACTif' . -

.&gt;:D alO'

auo ,,.d ,'o,'!

HEOUV.EH'l'UnE.

I NTÉHr.::'l' .

de la;"e "O'IV"Ù' une (ailli!6 cl6ùI1"ée
.
j

faut e d'actif, il n'est pas nécessaire d él1'e c/'éancteJ',

il su(fi! d'avo;,' un illte,'e! a la , ·eouve,'!,,,,e .
Spécialement, est f'ecevable à

lJ1'~v~qH.e1·

la 1'éouver{w'e

celui qui , cohé1'ift"e1' avec le /atll1. dune J,ef'sonne. dé-

cédée a in!m'el a ce qu'u" syndic ,'el,,'ésellie "é[Jul,è ,'eme III 'le (ailli dans le pm'la[Je de la succeSSIOn.

AUendu qu 'aux lel'mes de l'article 528 du Code de commerce, tout intél'essé pe ut , à tOli te époqu e, fai re rapporter
pal' le Tribunal le jugement qui a prononcé la clOtu re d' un e
faillite pour ins uffisauce d'ac tif; qu'il suffit donc que le
requél'a nt justi fie, n on pas seu le ment de la qua lité de
créancier, mais d'un intérê t qu elcunqu e il faire rOllvrir la
faillite;
ALi endu, en l'es pèce, que la veuve Bon ga l"l et DUl'bec
sont tous deux h éritiers cie la demu iselle Bong'a rt, décédée

en 1887 ; que la veuve Dongal' L, dési l'anL poursuivre le partage de la s uccession d e sa Hile, al'a iL un intérè t incon testable à faire rouvrir la faillile de DlII'bec, Sail coh éri Liel',
pOUl' régulariser la situation de ce demier e t le rend re, au
moyell de son sy ndic, apte à prendre p art aliX opémtions
du parlage aujourd'hui e n Cou rs; que la veuve llongarl

est, au plus haut degré, un intéressé dans le sens de J'article 528 précité ;
Par ces motifs,

(DunDEc CONTRE YEUVE BONGAR1' El' ALLEMANO) ,

JUGRM EN'!,.
Attendu que, pal' jugemen t du Tribunal de céans du
25 juillet 1870, Durbec avait été déclaré en é tat de J~l lllte,
laquelle faillite a été clOt urée pOUl' ins uffisan ce d'actIf le 9
nOI' embre 18iO ;
Attendu que , pal' jugement du 19 novembre 1889 rend~
sur la requête de la dame Bon gard, le Tribunal a prononce
la réouverture de ladite faillite; que DUt'hec a fait OppOSItion à ce jugement le 7 décembre 1880 ; que celle OppOSIlion est recevahle en la forme et faite en temps utIl e;
Au fond:
Allendu que Dm'hec conteste à la veuve Dongart le droit

Le Tribun al reçoit en la forme Durbec en son opposition
au jllgement du 'J9 n ovembre 1880; all fo nd, confi rme pu rement et simplement ledit j ugemen t, les dépens e n Inus
de fa illite,

Du l "Juillet 1890. M.

CEZANNE

pOu r DlIl'bec.

P ré• . , M. VAssAL,juge . - Pl. ,

�( 256 )

V I:;;\TB

-

.
D ISPONIUJ.B . -

'
' A u PROF I1' DU
TION

D ÉLA I -

~. '

" 1~N DEun. -

( 257 )

EX PlIU'l'ION .

16-7

A nTICLE

:J

ll ËS ILLIDU

Co",;

CIV il) .

'ble oui
se t,'ollve empGché pa,'
,
L'acheleto' en d tSpanl
:J.
l le lait
'
il'
la
111a1'ch
andise
dans
es tJ'Ots
de son vende1l'l' d e va
,
' plO
, t es t·.1 , et l a,,'e cons tale" l'empêche111e11t,
JOw's,
do'Lt
.
Faute de p ro tes 1a l'iOn, 1'1 est l'ép"lé avo"'p,,
d él /tb,.e",ent
. l
l 'éla
t'a;", et iilgal'de le silence pendant ce
a,,' e8 1 p ulé l' avo i&gt;' agl'éée,
,

En

cas le vellde!U' peut oh:iger l'~chetel~" a 1'e,cet
,'
de"aut ) 1JO I/I'sui""e 1 e,cécutwn l o, cée pal la
e) l"

la1'e'll

1.
votl',

cenle au.l.' eu ('h èl'es .

" II peu t aIlSS1,,'
' ci dé'"ut
lll ais
velite comme "esiliée sans

de réception,
la
.
d considél'el'
,/ ell

801111n~ t~o Jt

e sa

Que, par cette n6g1 ige nce, la ven te, quant à lui se ulemenl , est devenu e ferme e t qu'i l se Irouvait nécessaire_
ment dans J'obligation de s'exéc u ter, si le vendeur l'etH

exigé;
Mais que de m ême qu e l'a cll e le ur, par ce dé lai de trois
jours, a une fa c u ll é exorbita nte du droi t commun, réciproquement le vendem, après ce délai, a, conlre lui , la
lac ulté d'option, c'est- il- dire qu 'il dépend exclu sive men t
du vende ur que, passé les trois JOU I'S, la vent e sorle à effet
ou so it nulle on non avenu e il Son profi t;
Que, dans ce dernier cas, a u su rpl us, le vende ur ne fai t
qu'exercer e t appliquer le droit é noncé da ns l'ar ticle 1657
du Code civil ;

CO,' TRE D OMER GUE ET AU'fnr::s) .
J UG 1WENT.

" G. 1),'::'('r01'1ni.' le
.\.tt endu que Domergee a ve,llel II d
e' 22
1890, 100 sacs raisin s secs COl'l nt he, en cl1spom LI ,

mal'5

'\llend u qu e l'ache leut' avai t tl'ois jours, il pat,tirdu mo,
de la vente pour exercer la facu l le' que Ju1 &lt;accor1
ment
dait l'usage, d'agréer on de refu ser à sa convenance a

marchandise dont s'ag it ;
Que s'il élait empêché, da ns led it déla i, d 'exeJ'ccI' cell~
facullé par le faiL et la faule de son vendeur, 11 aVUIt "
' cons t a lel' cet empêchemenl ,
protesler conlre l UI, el à fall'e
,
"ll l ne s'es
t poin
Que jusqu'au 2 avril der'nier, PlgOl'l
. L pré-li.
senier pour agrée r, et a ga rd é le p lus comp lel silence &lt;

l'encon tre de son vendeul'

Que c'est don c par l'effet de sa pro pre négli gence que
Pigo rini a laissé écou ler, sans en profiter, le délai à lui
imparti ;

JJa1 ,

vel'tu de l'article 1657 du Code c.vtt,
(PIGOR tNl

Qu'il ne l'a pas mis en demeure, dans le déla i utile, de
lui donn er les mo ye ns de voir e t d'eX UI)liner les ra isins
don t s'agi t ;

Atl endu que les diverses demand es de Dome rg ue C,-J. ,
A, Paoli , ct de celui-ci con tl'e Con liadés et Alha nassopou lo,
so ut c O I~ n exes à celles de Pi go rini con Ire .Ed , Dome rgue et
doivent Elire joint es; q U'aLl fon d, les divers demandeur;;
doivent être déboutés pal' les mOlifs inv oqu és con Ire Pigo-

rini lu i-mème ;

Pal' ces motifs,
Le 'l'ribu nal joint les d ivei'ses dem and es failes a u nom
de Pigol'Î ni con tre Dom erg ue, de ce lu i-c i conl l'e Pao li et de
ce dernier contre ConLiadés et Ath a nasso pou lo ;
Déboute le sieu r Pigo ri ni e t a u ll'es dema nd eurs de leurs
lins et conclusioll s ,'

j

1" p, -

1890.

17

�( 258 )

( 259 )

Met, SU l' chaque deman de, les défendeurs hors de cause
et de procès;
Avec dépens .
. .

90 -

P ,·és. , M. AR NAUD, ch. de la Lég.
pOLIr Pigo l'in i, VIDAL-NAQUET,

nI&lt; 2 J"tllet 18 · NDY
d ' ij - P l ., MM. GE"MO.
.
Nt:GRETTl,

AIC ARD pour les défendeurs.

VENTE. ,
TIQN. -

F BAUDE . Rt SILIAMÉLANGE VOLONTAlR E . '
. 's \LLOUES PAR LE TRIBUNAL DE
D OMMAGES- INTER I::T 1
N1' ÉnÊTS AL LOUÉS PAR LES JUGES

Que cette substance entre pour un tiers dans la composition de la marchandise;
Que si cette substance n'est pas nuisible et ne dénature
pas les propriétés des trois autres su bstances auxquell es
elle a été ainsi volon tairement et indùment mélangée, ell e
n·en constitue pas moins un corps étranger il la vente, sans
propriété nécessaire et indi spensable il l'e ngrais ac heté, el
que les demoiselles Milli é et Callvy n'ont point entend u
acheter et avoir à payer au prix convenu el élevé qui a été
stipul é au pI·oat ùe M . . . ;

olol1faù'e de C01"'}JfJ éf1'anye1's, opéré pal'

Que celui -ci n·a évidemment opéré ce mélan ge, dans une
&lt;1ussi large proportiùn , qu e pour livrer en appal'ence touLe
la mal·c handise obje t des acco rds et obtenir ai nsi u n bénéfice pal' une tt'ompel'ie Slll' la quantité;

ven ~ le auto1,isant l'achefeu1' li demande1~ la "é~l ­
commercta
. té ét . 'Z y a pré) lI '
· 1·wn, mé"" avec dommages1ta
.. . m r s S t
dice pOtt?' lu:i dans la réstl1,at'ton .

Que, cette manœuvre tombant sous le co up de la loi ré pressive, la Cour de Montpellier, sta tuant à ce seul point
de vue répressif, a condamn é M .. . à des dommages.i nté_
rets vis-il-vis de ses acbeteresses ;

COMMERCE . -

DOMMAGES- Il

'

CORRECTIONN ELS.

Tout

mé~nf:;an.~ la chose vendue, constitue une frau~e

tUZ

Ces dommages

_. téréts peuvent éi&gt;·e alloués alors m éme

r.

ln
t
de pal"
l endeu1' a été conda m.né, pOtt1" cel e 1 au , .
qzte
ev
. rep1'eSS'l-Ve,
. à des donunages-intéréts VISla J!tl'idictwn

à-vis du m~me acheteu1'.
"lu ••• CONTRe

MILLIÉ ET

GAUVY) .

JUGE MENT.

.

.

1889_', aux
demoi ~rais our
selles Millié et Gauvy une certame quantIté d en o
~ de
la viane de sa fabrication, indiqué comme compos t du
soufr~ d~ Marseille combiné avec du sulfate de CUIvre e
sulfate de fer;
. e n an·il. 1889
Que la marchandise que M... a exp éd·lee
élé.
de
ces
troiS
auxdiles demoiselles, cout enalt, en sus
d d'une
ments promis, Ull€~ quantité, é trangère aux accor s~
comme /le",' de chaux ,
su bslance qu e "'li... dési"ne
0
Atlendu que .hl . . , a vendu, e~ )anVler .

Mais que l'arrêt r endu il cette occasion n 'a en rien
stalue Sur le sort de la ven te elle-méme et SUI· son maintien on sa résiliation;
Que ces questions n 'é taient pas Soulevées devant la Gour
el étaient, d'ail leu rs, de la compétence commerciale;
Attendu que ce tte résili ation est demand ée par les demoisel les Mill ié et Gauvy sur l' insta nce en paiement du
prix poursuivie co ntre el les par M ... ;
Allendu que tout mélange volon taire rI' un corps étranger
dans la chose vendue, surtout quand ce mélange est considérable, constitue une fraud e com m erciale do ntl"effe t
nécessairp est d'autoriser l'acheteur à refu sel· la marchandise et il demander la rés ili ation de la vente, même avec
dommages-intérêts, s'i l y a préj udice;

Oue, dans l'espèce, il y a lieu d'en allou er aux déIende-

�(

~60

une cause diITél'enle de. la
es'queces d Oml eases
· l 'av'mt
olt
"
l'ess ,
alloués
déjà pal' la Cour de Montpel her,
use des dommages &lt;
,
l
'd f '
ca dérivant non d u fait
d'un délit correctlOnne ,malS
u ait
et
c:
'
.
,
ê e des accords il ne saurait y a.VOll'
de l'inexécu tlOfl Dl m
. 1 •
h
' é '
,
d ou ble emp loi , ni vIOlatIOn de la c ose Jug e,
confUSLOuet
Pal' ces motils,
"b una 1 l'ésl' Iie au pl'ofil des demoisell
Le 'll'l
, es Millié
M et
'
dont
s'agit'
déboute
en
consequence
d
.. , , ,
Cauvy l a v e n . e ,
'
le
condamne
il
payer
il
ces
erllleres
de sa d eman d e e •
100 fI', il titre de dommages-i ntél'êlS ;
Avec intérêts de dl'oit et dépens,
o ' 'Il et 1890 . - P,'és ., M, ARNAUD , ch, de
D U._Jtl1.
ll' la) Leg,
d'H, _ Pl" MM, MANCE (du bal'eall de Montpe .er pOUl'
M" " STAMATY pOUl' Millié et Cauvy,

FRET.

-

D ÉPOT DE LA MARCHANDISE EN i\lA IN"S 'l'lEnCE S. -

OFFRE DE CAUT ION. -

GNATAIRE. -

COiliPAGNrE DES DOCKS 'l'mRS CONSI-

REFUS DU DON A D I~ LIVRER,

Le d,.oi t que l'a,./icle 306 du Coele d e comme,.ce ,'econ·nait au capitaine d exige1', aH temps de la décha1'ue, l~
dép6t de la mal 'chan dise en mains tie1'ces, ne sauraIt
é[,'e paralysé pm' l'olfi'e du consiona/ail'e de elon"e/'
caution po,,,, le paiement d" /,.et ( 1),
1

Le capitaine qui déba1'qlCe dans les D ocks de M m'seille,
peu t consid él'e}' la Compagnie des D oclcs CQ1nnM ile7's
co nsigna tair e, en p m'eil cas, sans éil'e ~ bl'tO é, el'en
.1
' tee,
, e / es t /",
ro ,dé .a ,'e/usel e
(aire nommet'Unpa1' J'Usi
bon à déliv,'." jusqu 'à ce que le (,'et Il,, BOz! payé,

(1) Voy, ce l'ec, 1889. 1. 2910,

( 26 1 )

)

(CAPlTAINE COGNIET CONTRE HAFFINERIES DE SAlNT-LoUIS),
JUGEMEN1'.

Attendu que le navire Louis a apporté de Dunkerque à
Marseille, à la consignation de la Société nouvelle des
Haffineries de sUCre de Saint-Louis, un chargement de
sucre, SUl' leque l il l'estait dù au capitaine pour solde de
fret détenu pal' cette dernière, une somme de 4,880 fI',
50 c" avec laq uelle ell e prétend avoir II. compenser:
l ' 1,289 fI', 85 c , pour Irai s s upplém entaires de veillage et
gardiennage, à raison de retards ap parIés pal' ledit capilaine et 2' 1,884 fI', 95 C, pOUl' frai s supplémentaires de
débarquement et de stationnem ent qu 'avait occasionnés le
refus du capitaine de délivrer le chargement ;
SUI' le premier pain t :
Attendu que le navire le L ouis devait charger à Dunkerque les sucres destinés ,\ la Société snnommée, du 20 au
25 janvler ;
Qu'en fait, parti de Bilbao pOUl' ce demier port, il n 'y est
al'live, pOUl' y recevoir son chargement, qu'avec un retard
de sept jours ; que les mauvais temps qu ' il a éprouvés

dans sa navigation, expliquent en partie c.e retard, mais
que de ce chef il n'yen a pas moin s un manqu ement II. n ne
obliga tiun stricte e t fO!'melle p.' ;se par le capitaine et con tre laquell e une protestation r éguli è.'e a été laite;
Que. loutelois il y a lieu de réduire d'un quart, comme
exagérés, les prix de bâchage, ve ilJage et gardiennage réclamés et de repousser la somme de 81 Ir, pour r etard.
qu'a urait occasionn é le dé placement du navire; que vu son
lirant d'eau, le navire a été dans la n écessité d'opere r ce
changement de place ; qu'il y était autorisé pal' les accords
verbaux des parties;
Que le cap itaine ne doit donc de ce ch ef que 906 fI',
c. ,

/10

�( 263 )

( 262 )
Sur le deuxième point:
All endu que le navire le Louis est arrivé en ce port de
Marseille le 2Sfévrier; que, sommé le 1" mars d'avoir à
délivrer la marchandise à la Société défenderesse, 11 a 1111sa car gal~on et a filli
éd ' lement commencé à débarquer
mla
"'d
d
de la metlre à terre le 2 mars; qu JI n y a onc p~s eu 0
t 'd en fait·, mais que la SocIété se p lalllt de n. aVOH, eu
rem,
la marchandise il sa disposition que le 5 mars, Jour Ou le
bon à délivrer lui a é té rem is;
Attendu qu' aucune offre du montant en espè~es du fret
dù au capitaine n' a été fa it pal' la Société; qu ell e a, au
contraire, émis la prétention d 'en re tenIr le montant cl la
charge pal' elle de lui donner caution;
Quo. le capitai ne a été en droit de refuser d'adhérer à,
cette proposition;
Que si un capitaine n'a pas le droit de retenir à son bord
la marchandise jusqu 'au pai em ent de son fret, ce reproche ne peut êtr~ ad ressé an demandeur, puisqu'il s'est.empre é de débarquer sa cargais.on ; qn 'ayantun privIlège
sur la marchandise débarquée, 11 é talL e n drott de la fa ire
melLI'e en mains d'un ti ers consignataire et que, dans l'espèce, il n'a pas e u i en fai re dési gne r u n spéc ial pal' jll~­
tice, la Compagnie des Docks ayant é té ch al'gé,e il la fOIs
d'opérer le débarquem en t par le capitaine et d en faire la
réception pou r la Société défenderesse;
Que celle-ci ayant persisté dans sa pré tention de fournil'
une caution que le ca pitaine n 'était pas tenu d'accepter,
quelle qu'en fut d'ai lle urs la so lvabilité, les retards eJlCOUrus de ce chef ne peuve nt qn'ètre laissés à la charge de la
Société ;
Par ces motUs,
Le Tribunal condamne la Compagnie défenderesse à
fi'. 10 c"
payer au capitai ne Cogniet la somme de 3974
,

montant des causes ci-dessus, avec intérê ts de droiL et
dépens.

Du 7 Jttillet 1890. - P rés., lU ARNAUD, ch . de la Lég.
d'Ho - P l ., lUM. NEGRETT L pour le capitaine, BERGASSE
pour les Haffine ries.

FAILLITE. -

'fION. -

LIQUIDATION JUDICIAIR E. CONVE RSWN EN FAI LL IT E. -

UN ION. -

DISSOLU -

IM POSS IDILI TÉ.

Si le Y,'ibllllal de commerce a la j'aculté de décla"er la
j'aillite li Ioule période de la l-iquidalioniudiciai.·e,
celle j'acuité ceSSe d'exister du Jow' oû, la l'i quidation
aya nt abouti

à

l'union, cette union a été déclœrée

dissoute.
La loi, en ef/et, aya nt D't'donné q u)en cas de ConverS2.0tl
d'un e liquidationjudiciai1'e en failli te , les opérations
doivent él1'e suivies 81t?' les d er niers erJ'entents de la
}Jl'ocêdu1"e en liquidation, on ne sau'r ai t concevoir,
apl'ès la dissolution de l'union, aue/ou cOJltinu atiou
d~procédu1'e, et la faillite ne pourrait, en pareil cas ,
être décla1'ée que pour étre ùnméd~'atem, ent cLo(U1'ee

ipso facLo.
( BnEOE L ET CHOUILLOU CON'l'R E L ALLEil.I ANO) .

J UGE~mNT.

Attendn qu e Lallem and a été déclal'é en état de li quidation judiciai re par j ngem e nt du Tribun a l de céans, en date
du 18 mai ISSU',
(lue les opémtiollS de ce tle liq u id ation on t été lerm inées
pal' dissolution d'union , après distribution d'un d ividende
unique ùe 12,95 pour cen t;
ALtendu qu e Bredel el Choui llou, négociants a u ][,l vI'C,

�( 264 )

( 265 )

créanciers ayant pris part à cette distribution, ont assigné
Lall emand en décla,'ation de fai llit e,se fondant SUl' l'article
19, paragraphe 2, de la loi d u 4 mal's 1889, aux termes duquel la faillite d'un comme,'çant admis au bénéfi ce de la
liquidation judiciaire peut être décla .. ée , si le débiteUl'
n'obtien t pas son co ncordat;

la faillite à tou,te période cie la li quidation judiciaire, celle
faCil ité cesse d eXister du JO UI' Ol! la liquid a tion a pris fin

Attendu que ledi t article confère en ce cas, au 'l'l'ibunal ,
llue facll lté d'appréciation et q u'en l'espèce, r ien dans
les opé,'ations de la liquidati on jud iciaire du défendeur, n'a
rté reconnu de na tllre à faire perdre à ce dernier le Lénéfice de la liquidat ion judici:üre;
Qu'aucun des agi,sements reprochés ne constit ue des
actes de fraude ou une infl'uction à la loi du ',m ars 1 ~89
et ne saurait, en l'êta!, motiver la mesure rigoureuse qui
e,t réclamée pal' les demandeurs;
Allendu, d'au tre part, que les opérations de la liq uidation
judiciaire Lallemand ont été clOtllrées définitivement après
la dissolution d'union prononcée pa .. le Tribuna l ;
Que la demande de Bred el et Choui ll on ne s'étant pas
produite avant celle clôture, devien t au jourd 'hui sans
objet et ne présente, dans tous les cas, auc un intérêt ;
Qlle s'il y était fait dro it, le Tribunai se t .. ouverait dans
l'obligation, touL en'déclut'ant la faillite, d'en pronon cer la
cloture ipso (aclo ;
Qu'en eITet, le del'nie,' aliéna de l'artide 19 de la loi
précitée dispose qu'en cas de conve,'s ion d'une liquidation
judiciaire en faillite, les opérations do ivent être suivies
sur les derniers errements de la procéd ure de la liquidatiou judiciaire;
Quï l est évident, dès iors, qu'il ne pomrait être donn é
aucu ne su ite fi la faill ite dont les opé,'ations se seraient
ainsi trou l'es clùt,\! ées forcément ,·
Allendu que si le Tribunal a ai nsi la facult é de déclarer

comm e dans l'espèce;

,

Attendu que ,d ans ces conditions, la déc laration de faillite
demandée pal' Brede l et C h ? Uil~ou ne se ,'a it plus que l'apl'l,catIOn d une pénalité qU1 1 n appartien t pas au Tribunal
de prononcer, en l'état surtout des circo nstances favorables
au débiteur qui out déjà été a ppréciées;
Pal' ces motifs,
Le Tribunal,
Déboute Bredel et Chouil lotl de leul' demande tant par
fins de non recevoir q u 'autremen t, et les condamne aux
dépens,

D .. 7 juillet 1890, - Prés" M, BESSÈOE, juge , - PL .,
MM, BEReNGER pou,' Bredel et Chouillou, CAR pour Lallemand .

FAILLITE. -

T RIBUNAL COMPÉTEN'l'. -

CHANGEMENT

DE DOMIC IL E PENDANT L'INSTANCE.

L01'sq~,,:l/.1~ débiteu1' com.me1'çant est

cite en déclm'ation

de lazlille devant le T,'ib"nal de son domicile le c"an[jemeni de domicile opél'é l'al' lui pendani 'les délais
de l tHSlaJ,we, ne saurait 1'endre incom.p éfent, ait moment du Jlt{jenwnt à inferveni1', le Tr1,'6unaL qui était

compélelll à l'époque de la demande,
( BANQUE MAfi ITD..IE ET

S\'N'Ore
RrGAL CONTRE l,'1 oRELLr
.

E1'

C'),

JUGEMENT .
Clue 1a Banque lJal'ltlme
' .
Attendu
'
est créancière de More Il 1 et C' "alson
.\ l' ' d ' avances faItes,
.
ù diverses dates, en

�( 266 )

vertu d'uu acte d'ouverture de crédit du 8 novembre l S83,
enregistré le 12 du même mois; qu'elle a obtenu du Tribunal de céans, le " février 1889, un jugeme nt condamnantlesdits )[Ol'elli el C' à payer la somme de 55 1,'l76 h,
115

c') chiffre non contesté; qn'en vertu dudit jugement,

resté sans effet, uonobstant loute les tentai ives d'exécu'tion, la Banque Maritime, pal' exp loit de Fouque, huissier
à Marseil!e, du 5 septembre 1889, a rail citel' en déclaration de faillite Morell i et C', pal' devant le Tribuna l de
céans;
Attendu que Morelli et C' soulèvent l'exceplion d'incompétence pal' lemol ifq ue, suivant délibération de rAssemb lée générale des actionnaires de la Société, le siège social
jusqu'alo!'s à Marseille, ayant été transféré à Bastia, il appartiendrait au Tribunal de commerce du nouveau siège
social de statuer désol'mais sur toute demande en déclaralion de faillite;
Attendu qu'il serait superfiu, dans l'espèce actuelle, de
rechercher et d'apPl'écier si, d'une manière générale, le
I,'ansfert du siège social de la Société Morelli et C' a été fait

conformément aux statuts, et si, même dans ce cas, Marseille ne serait pas l'esté,sinon le siège social, du moins le
l'rincipal é tablissement de la Sociélé; que la question se
résout pal' les circonstances particulière de la cause;
Attendu que, pour détel'miner la compétence d'un Tribunal , il importe de se placer, non pas au jour des plaidoiries à l'audience, mais au jour de l'ouverture de l'instance déterminée pa,' la citation; qu'e u elIet il s'agit d'apprécier si celle insLance a pte l'égulièl'emenL introdnite pal'

le demandeur devant le juge compétent pour e n connaitre ;
qu1iJ ne saurait apparteoir au défendeur, par son propre
fait, d'annule,' ap,'ès cou p l'effet d'une citation régulière et
de se sousLI'aire arbitrairement à la jUl'ididiction devant
laquelle il est valab lement appelé; qu'il e n serait ainsi si
le défendeur) pal' un brusque changemenL de domicile,

( 267 )

opéré dans l'intervalle n ecessail'e qui sépat'e l'ajournement
des débats à l'audieuce, pouvait dessai sir, il son gré , le
Tribunal devant lequel l'instance est e ngagée, pour imposer successivement au demandeur tin ou plusieurs autres
Tribunaux de sou choix;
Attendu que la Banque Maritime a traité avec Morelli
eL C\ Société ayant son siège socia l, ses bureaux, so n ma térie�' ses nav i,'es à Marsei ll e; que c'est à Marseill e que la
Société demanderesse a pu cite" les délendeu rs en paiemem
et qu'el le a obten u à son encon tre un jugement de condamnation; que, le 5 sept embre 1889, elle a encore Cilé en dé,
claration de fai llite, à ~I a"se ill e, la Socié té Morelli et C'
ayant à cette époq ue son siège social à Marseille; qu'entre
temps, alors que l'affaire elait in scrite au l'Ole e t pendante
à l'audience dent ell e subissait les renvois inévi tab les la
Société Morell i et C', à la date du 28 novembre 1889 , a
brusquement tranlèré son siège social à Bastia;
Altendu que ce fait, par les considérations développées
ci-dessus, doit être considéré comme sans inlluence dans
le débat aduel; que l'insta nce a été l'égunèrcment inlroduite, le 5 sep tembl'e 1889, devant le Tribuual du siège
social et du principa l établissement, compétent pour en
counaître; qu e depuis cette date elle n'a été l'objet d'a ucune radiation, ni d'aucu ne péremption; qu )elle a s ui ri
son COUl'S jusq u'à ce jour où le débat s'est prod LI i tuti lemen t
,\ l'audience;
Sur l'intervention de Preire, syndic de lalaillite Ri gal :
Attendu que ceLte intervention est l'éI'Yu
o li ère en la rorme ',

que la fai lli te Higal, créancière de Morelli et C' , est di rectelIlent int éressée à la solutiou du prése nt débat;
Attendu que le syndic Preire, en sa qualité, a introduit,
le20 novembre 188i, par exploit de Peyru utel, hui~sier,
une demande en cl éclaration de faillite il l'enco ntre de Morelli et C' ; que celie instance est restée ouverle depuis

�(

( 268 )
cette époque sans faire l'objet d'aucun e péremptio~l ; qu'elle
a été reprise par nouvel exploit de Peyroutet, h UIssIer, du
du 7 juin 1890; que l'action du syndic est donc, aussi bien
que celle de la Banque Mar itime, m an ifesten~ent antérieure
au transfert du siège social et dO It bénéftcler des mèmes
appréciations;
Pal' ces motifs,
Le Tri bunal recoit Preire, syndic de la fai ll ite Rigal, en
son interven tion:joint sa demande à celle introdui te pal' la
Banque Maritime, et statu ant SUl' les deux, demandes, se
déclare compétent, l'envoie pOUl' les plaldOll'les a u fond à
l'audience du 5 aoùt prochain ; condamne Morelli et C' aux
dépens de l'i ncident,

Du 21fuillet 1890, - P,'és" M, ARNAUD, ch, de la Lég,
d'H, - Pl" MM, JOURDAN pour la Banque Mal'iUme, STAMAT Y pour le syndic, ROUVI ÈRE pOUl' Morelli et C' ,

VA LEURS AU PORTEUR, AU

REMDQURSEMEl\T. -

SOUSTRACTION. -

VOLEUR CONDAMNÉ

T IERS DI!:TENTEUR .

-

ACTION EN

REVENDICA'l'ION.

Le p,'op,.,étai1'e de ti/,'es qu, /'" ont été volés, ap,'ès
avoir (ait condamner le 1Joleut' à lui en 'r embourser le

montant, avec dom mages-intéréts , conserve enC01'e le
d,'oit de revendique?' ces lib'es entre les mains du tÙ:1'S
détentelw, si d'ailleu1's, le voleul' étant insolvable,!a
condamnation p"ononcée conl1'e lui ne peut, ea (atl,
s'exécute1'.

La maxime ElectA uua via, etc" ne sau,'ait /aù'e obstacle li
cette revendication.

~69

)

(HOUGON CONTHE VEY ET CHÉDIT LYONNAIS),
Du 7 jui llet '1888, jugement du 'l' ribunal civi l deBrignoles ai nsi conçu :
Attendu que, da ns le couran t du mois de juille t 1884, un
vol de titres a eu lieu à Ma rseille au préjudice de la succession de Rougon Alexandre, et que, pour ce fa it, les épollx
L" , et le no m mé Adolphe N", ont été condamn és à une
pe ine d'emprisonnemen t pal' jugement du Tribunal de
Marseille dn 8 j u ille t 1886, confi rmé pal' al'l'êt de la Cour
d'Aix, le 13 aoùt 1886 ;
Attendu que , par exploit du 5 janvier 1&amp;85, M, Pau l Rougon, en sa qua li té d' h éri tier d'Alexandre Rou gon, a fl'appé
d'opposition, ent re les mains de la Compagnie du canal de
Suez, deux actions dont le sieur Vautlley, père des mineurs
Vauthey, était détenteur , portant les numéros 120,446 et
120,447 ;
Attendu que, non content de cette première mesure,
M, Paul Rougon obtenait, le '13 mai 1887, un jugement du
Tribuna l civi l de Narseille, confirmé le 2lévri CI' 1888 par
tm arrêt de la COlll' d'Aix , condamnant les époux L", et le
nommé N, " au paiement: l ' de la somme re)!résentant la
valeur des ti tres volés; 2' de 5,000 fI', de dommages-intérêts;
Attendu que le sieur Vauthey, tuteur des mineurs Vauthe]', a demandé la main- levée de l'opposition;
Ou'il conclut subsidiairement" et au cas où la demande
ne sera it pas accueillie de ce ch ef, que les frères Ma ye r
soient te nu s de le garantir et de relever les mineurs du
paiement du mon tant des ac tions s'é levant à 3,762 fI', 80 c,'
ainsi qu e des intérêts de droit et des Irais, et qu'il a appelé les fI'ères Mayel' en garantie pal' ex ploit du 7 mars
1887 ;

�( 270 )

( 2ï1 )

Attendu que les frères Mayer ont appelé à lem tour en
garantie le Crédit Lyonnais, à qui ils avaient acheté ces
deux titres, et que le Crédit Lyon nais a a ppelé en garan tie
lesiem Frédéric Vey, et celui-c i le sieur Adolphe N ... ,
rauteur d u vol;
Atteudu, en effet, que Vey a remis, le 6 aoùt '1884, ces
titl'es, qu'il tenait de N ... , au Crédit Lyo nn ais; q ue cette
Société les a veGdus aux frères Mayer, qU I les ont vendus
au sieur Vauthey, père dcsd its mineurs, le 20 aoû t 1884;

Attendu, par conséquent, qu'il s'agit de savoir si les
mineurs Vauthey do ivent restituer purement et simplement les titres préCités, ou bien s'i ls poul'l'ont ex iger de
Hougon le remboursement du montant de ces titres',

Atleudu que les défendeurs soutiennent que l'opposition
de Paul Rougon est devenu e caduque, pal' la raison qu'il Y
a renoncé lui-même en choisissan t un e autre voie de l'e·
cours) qui a consistè à faire condamner les an teurs du vol
par le Tribunal de Marseille et la Cour d'A ix à la restitution
des sommes représentant le montant des titres volés età des
dommages- intérêts;
Mais attendu que les décisions obte nues par Pau l Rougon ne lU lont été d'aucune utili té en rai~on de l'insolvabilité des auteurs du vol ; que, dès lors, rien n'est plus
légitime que la revendication de ces tit res, et que son
recours contre les mi neurs Vauthey n'est que la conséquence des décisions pré:itées ;
Attendu, par conséquent, que l'o pposition doit être main·
tenue et que les mineurs Vauthey doivent être condamnés
à la restitution des titres;
Attendu que la loi du 15 juin 1872 impose aux proprié·
taires des titres volés l'ob ligation de faire opposition;
Attendu que cette opposition a été faite par Rou gon,mais
après que les titres étaient passés entre les mains de
Yauthey;
Attendu que ce cas est prévu par l'article 14 ladite loi
qui dispose qu'à l'égard des négociations et transm issions
antél'ieures à l'opposition, il n'est pas dérogé aux dispositions des articles 2279 et 2280 du Code civil;

Attendu que ce n 'est que dans le cas où le possesseur actuel de la chose vol ée ou perdue l'a achetée dans une foil'e
ou dans un marché, ou dans une vente pnblique, ou d'u l;
marchand vendant des choses pareilles, que le propriétaire es t te nu de J'embouTsel' au possesseur le prix que la
chose volée 1ui a coùté ;
Attendu qu e les titres volés étant cotés li la Bomse devaient être achetés et ve!idu s à la Bourse; que ni les chan.
geurs} ni les banqui ers, ni même les sociétés financières
n~ peuvent ê t~'e c?nsidérés comme vendeul's de choses pa:
rellles, lorsqu " s agit de l'ale m s cotées à la Bourse',
ALtend u que c'est l'article 2279 du Code civil qui trouve
san application dans l'espèce , et 11 0n l'article 2280; qu'en
ronséquence les mineurs Vaut lle)' sont obllaés de l'estituer
les titres précités, sans que les hoirs llollg~n soien t tenus
de leur en rembourser le prix qu'i ls lem ont coùté',
~tteodu que c'est en vai n que les fl'ères Mayer all èguen t
gu en achetant ces deux ti tres, ils ne l'ont fait que pal' pure
c,omplalsance et comme mandataires de Vauthey; qu'il y a
heu de les condamer à gara nlir les min eu rs Vauth ey du
montant de ces deux titres s'élevant à la somme de 3,762 fr.
80 c. et à lils relever des fra is du procès;

Ou'iI doit en être de même du Crédit Lyo nnais vis-à- vis
des frères Mayel' ;
Que c'est aussi à tort que Frélléric Vey wutient qu' il n'a
agl, en vendantleg titres précHés au Crédit Lyonnais, qu'en
guahte de mandataire de la veuve ilfagnard dont il était le
commis',
'
Attendu que c'est une alléga tion que rien n'est venu
justifier',

�( 272 )
,
l' de le condamner il garantir et il r elever le
QU'II y a leu d montant de la condamnation prononcée
Créd it LyonnaiS u
contre celle Société;
l'
AUen d u en li, n q l le N" , s'en l'apporte ,il justice, et qu'il
.
,
'd
le
condamner
à
ga
ra
,ltn'
et
il
relever
\
ey
de
,
a heu ausSt e
la condamnation prononcée \:ontl'e llll ;

Par ces motifs,
Le '1' l'l'buna1 d e'clare
( recevable la demande en .intervenl
'
.
J'
R
go
llOl1 des 1011'S - ou
ll, lem donn e acte de le nr dec a1'atlon
.
' ' nellt ~-\ hl . Paul
anx.
concl
comme 1'1s se JOlg
( Hou go n e t .
. USIOns
"
,
l " léclare bonne et . valabl e 1 oppositIOn faIte
pnsespar Ul , (
C
· d l'&gt; th
)ar Paul Rougon entre les mains de la ompagme e 15 1 d S'ordonne que les mineurs Vauthey remell l'Ont
me e uez,
'i6
120447
les deux actions portant les num él'os 1'10,-11 et "
,aux
' Rougon, et les condamne iL payer il cenX-Cl les mte·
hOlfS
rêt-s de droit, et, en outre, aux fl'ais du procès;
Et faisant droit à rappel en garantie des mineurs Yau·
. condamne les frères Naycr il restituer iL ceUX·Cl la
le),
fI' 80 c . , montant de l'acha t de ce;; actions,
so mme de 3J "/69
"'.
d
avec les intél'ets de droit, et ,\ 1eR re lever de lell!' con amnation aux frais;
Et fai ~a n t dl'oit de m ême iL l 'appel en ga ranti e des frères
Mayer contre le Crédit Lyo nna is, co ndamne cette SOCiété à
les relever des condamation s prononcées con tre el~x envers les mineurs Vaulhcy, ainsi qu'aux frais du proces ;
li

Et faisant aussi droit IL l'appel en ga rantie de ladi te So·
ciété contre Frédéric l'el', cond amn e celui-ci iL la garantIr
et relever des condamn ations prononcées contre eJle en
faveur des frères Mayer, ain si qu'aux frais;
Et , e nfin , faisant droit à l'appel en garantie de l'l'éderic
1 . . il.
Vey à r encOI,tre de Adolphe N " " condam ne ce Ill-CI
garantir Frédéric Vey et à le l'elevel' des condam natIOns
prononcées contre lui en faveur du Crédit Lyo nnals et des
fra is du procès.

( ~73 )
Appel par Vey.
ARRÊT.

Allendu que, le 9 juillet lR8 1, Alexandre Hou go n es t décédé il Mal'seill e, laissa nt pour héritiers Pau l Rou gon e t autres Iitisconsort s; que de sa sucr,ession dépendai ent notamment deux actions de la Com pagnie du ca nal de Suez,
n" 12ù,H6 et 120,447, qui ont été sou stra ites ; que, par exploit du 5 jan vie l' 1885, opposition a été faite a ux term es
de droit au syndicat des age nts de change de Paris ;
Attendu qu e, par jugement con tradi ctoire du '1 6 juillet
1886, confirmé SUI' appel, N ... a été condamné par le 'l'I'ibunal correction nel de Marseill e comme complice de la
so ustraction fl'audu leu se de ces titres, commise au pl'éjudice de la succession par les époux L... ;
Allendu que le 'l'ribuua l civi l de Marseill e, par j ugement
du 13 mai 1887, e t la Cour, par arrêt du 2 février 1888, ont
condamné les époux 1 ... et N . . . au paiement, au profi t
des consorts Hou go n, de la valeu!' des titres litigieux et de
5,000 fI', de dommages-i ntérê ts ;
Attendu que le tuteu r des min e urs Va u the)', détenteu rs
des titres sou straits, a assig né Pa ul Hou gon ès-q ualit és, en
mainlevée de l'opposition par lui form ée, e t su bsidiaÎl'ement Mayer, de qui les mine urs tiennent les titres, en
garantie; que Mayel' a appelé à son 10llr en ga rantie le Crédit Lyonnais qui lui a livré les titres, cel ui·c i Vey, e t ce
dernier N,., , a ute ur du vol ,.
Attendu que, par le j ugeme ll t entrepris, le Tl'ibuna l de
lll'\gnoles a déclaré va lable l'oppositi on fOI'mée par Pau l
Hougon et condamné les mineurs Vauthey iL livrer aux
consorts Rou gon les actions liti gipuses, avec intérêts de
droit, et fa it droit aux diverses actions eu gal'antie et sousgarantie ci-dess us r elatées; qu e cette cond am na ti on n 'a
été entreprise qu e par Vey, qui a émi s appel contre Paul
Rougon et le Crédit Lyonnais et appelé en cau se Mayel' ;

1- p, - 1890.

18

�( 274 )

( 2i 5 )

Attendu que Vey oppose à ract ion de Hou gon l'exception
tirée de la chose jugée et la maxim e de droit: "lia via
electtlno n datu1' 1'eCll1'SUS ad aUerant~·
Attendu que l' action introdnite pal' Rougon con t:e les
époux L, ' et N"" solutionnée par les jugement et
arrêt précités des 13 mai 1887 et 2. févri er 1888, procédait
d' un délit dont la réparation était demandée; que l'instan ce ac'uelle est une action réell e d irigée con tre les tiers
M,enteurs de m eubles volés, au x termes de l'ar ticle 2279
du Code civil ; que les deux insta nces se diITérencient ai nsi
dans leut' cause; que, partant , Vey est mal venu à op poser
à Rougon l'autorité de la chose jugée; que ces deux actions qui se diU'érencient ainsi qu'l I vient cl't\tre dit dans
leur cause, dont la deuxième ne pe ut réagir contre les
auteurs du délit que pa!' r eITet réflexe de l'action en garantie, sont parallèles; qu'aucune s u bordinalion n'existe de
l'une à l'autre; que s i Rou gon avait, ainsi qu'il a ét~ soutenu, obtenu pleine satisfaction par son i08lan ce contre les
époux L ... et N ... , il serait, sans dou te, sa ns inlérêt, partant sans acl ion cootre les mine urs Vautlle,., tiers détenteurs des titres ; mais q u' il est acquis aux débats que les
époux L"., en fuite, sont insolva bl es e t q ue, par e,ploit
du 18 avri l 1888, il a été dressé un procès-verbal de ca-

place, à sa si tuation personnell e d
raisun de ce l'QI'igine des titres
e Icommer 0a1ll, et qu'à
ciation n'a point été recherché par III prorllllts à la né"opal' sa complaisance coupabl e; que, par ses
.
e en vers N
.J
'
Créd it Lyo nnais le préjudice dont il l ' " ', ' n causé a u

rence

COD ~re

N. . . ;
Altendu que , par le quasi-contrat de consentement , par
la litis contestmio, une 'Partie qui en convient une autre
en justice,S'oblige, si I"arbitrage du juge auqu el elle a soumis le liti ge qui les divise,est accepté par le défendeu r, à Y

suÎ\rre l'instance jusqu'à sa soluti on; que c'est en ce sens
seul ement que la maxime: und vid elecld non datur re~
ad alle1'am est reçue dans notre droit moderne;
qu'elle est sans application da ns la cause;
Attendu que Vey", sous son nom, négocié à la Sllccursale du Crédit Lyo nnais, à An nonay, les titres soustrails
par N, , , ; que confian ce a été faite à sa notoriété sur ceue

CU1'SlIS

agisseme'~ls

11I es t. demandé l'épa-

ratIOn ;

Attendu quï l n'éche t de rec b 'J ' '
banque doi t jus tifier qu e p ' 1 elC le, SI celle ma ison de
' Olll a négoc,at ion d
e ae n r ecou rs à l'in
,
lellrs,ell
.
. te'lm éd'lan'ed
'un' al» lde ces vaou SI la p"elwe contraire incombe ft Ve r ' ben e ~h~nge
elJel,aemboll"3élesden ie,'sp' d'
J, ~ ue ce lu" cl ,en
qu'il n'enoIT ..e pas la~ rest,'! 11 t'O
lI,IS
par
cctle
1011 . qu'JI
' . négociation ''
mais exécuté cetle négocia lion .' uï l a amSI, non rati fi é,
son exception;
,q
est non recevable en
Pa r ces motifs ,
La Cour confi rme le Jugeme nl.
Du 5 ma,'S 1889 , - Cour d'Aix 1"
_
Pt Ml! G
,( Ch,) - P"és" N,
"
"
lI lDAL (du ba rreau d
P'
c
e rIvas),
GAnr.IN, AnRAM e l Edmond BABRlhlE .
GERMO'UY,

VENT E, -

hl
1 ARQUE .

-

I NTERP RÉTATION.

Le mol marq lie, d ans un conl' t ri
s'agit de marc'la d'
1 a.
e velite, sU1·toul s'ü
l,
n tses all[Jlatse
d'
dans le sens d e '
8,
Ott éb'e entendu
prot;enance ou. de r. b '
.
dans le sens d'esla
ott
1a 1'watwl1, el non
mp'
e
0"
ptaq'
"
melll SUI' i"cmbail
te appOSee malérieilea[Je,
Le Vel1dl:l 11. d' une mm'chandi d
donc Son obli[Jat'
"t
se e telle mQ1'qt~e Templt"t
' qui soit
'réel/eme/lt d 1 wn 8 't ot/Te une nla1'Cl
land'tse
quée, qUOiqu: 1a p1'ovenan~e et. de la (abl'icat-ion india marque 11 y sot! pas.

�( 276 )
1-.

( CHA~CEL PBRE

ET FILS CO~TRE DELA YGUE FILS ET

( 277 )

C-).

JUGEMENT.

Attendu que Ch,ancel père e t ti ls ont vendu à Delaygue
fil t C' le 21 lévrier dernier, quarante-deux bal'1lssulfate
des c:ivr~, marque Kecknie, coùt, lret , assurance Marseille,
embarqués à Liverpool et arrivéS .\ Marseill e pal' navil'e
Livornese ;
Attendu que les acheteurs rerusent la marchandise par
le motif que les barils ne portent pas la marque Kecknle,
assurant l'identité de la marchandise;
Attendu que le mJt mm'que, étant données surtout les
habitudes du commerce anglais, doit ê tre pris dans le sens
de p"o uenance ou {a b1'ication et non dans le sens d'estampille ou plaque apposée matériellement sur l'emballage;
que les vendeurs se libèrent hien de leur obligatIOn en livrant un e marchandise de la provenance ou de la rab L'lcatian stipulées ;
Attendu, en l'espèce, qu'i l est constant, d'après tous les
documents de la cause et les certificats d'origi ne, que les
quarante-deux baril s offerts en livra ison contieo~,eo t du
sulfate de cuivre de la qualit é dite mm'que [{ec/o"e; qll.
le fabricant anglais le reconnait l ui-m ême; que les vendeurs offrent d'ailleurs il leurs ac h e teurs les p laques estampées destinées à ê tre apposées, si bon leur sembl:-, Slll'
les batils; que si les acheteurs avaien t entendu fatre de
l'estampille de la ma rchandise une r.ondition essentrelledu
marché ils eussent dù en fai re l'objet d' une stipulatIOn expresse' 'que dans le cas cootraire, comme dans l'espèce, ils
doiven~ re:'evoir la marchandise, du moment qu'elle est
bien de la marq ue, c'est- à-dire de la fabri cation et de la
provenance Kecknie ;

Pat' ces motif::;,
Le Tribunal condamne Delayg ue /li s et C' à payer à
Chaocel père et fils et C' la somme de 6,022 fI', 70 c"
montant des causes de la demande; avec int érêts de droit
et dépens,
Dit 4ao'l2 t1 89 0, - P,'és " M, AnNAuD, ch , de la Lég,
d'I-I. - Pt" MM, ESTnANGIN pOUl' Cha ncel, Stanislas GIRAUD
pOUl' Delaygue,

1~1AILL I TE. -

HEPRÉSENTA NT DE COMM ERCE .

Le 1'ep,'ésenfant d e commeJ'ce, bien. que justiciable des
Tt'i6unaux de commerce, n'est cependant pas commer-

çant , ni, par suite, susceptible d'titre déclaré en (aitIite(1),
( CRÉMIEU COKTRE B ERTR AND) .
J UGE.\lENT .

Allendn que Crémieu est porteur d' une trait e acceptée
pal' Bertl'and, éch ue et p rotestée; qu'il demand e la déclaration de fa ill ite de son débite ur, et, subsidiairement, sa
condamnation au paiement de ladite tl'a it e;
Attendu qu' il est justifié aux débat s que le défendeur est
un simp le re présentant de commerce; que s'i l est , à ce
titl'e, ju sticiable des Tribunaux de com merce, 11 n'est
cepeodant point, conformément à une jurisprudence constante, susceptible d 'êt re déclaré en faillite;
Attendu que les fins subsidiai res ne sa uraient être contestées par le défendeur',
(1) Voy. Su r ce po int , 2- Table décenna le, v· Faillite, n·' IS, 19.

�( 279 )

( 2;8 )

Alt endu que. le s ieur Hodocanachi, après avoir essayé le
cheval à d iITér en tes r eprises,a Cr u constater que ce t anima l

Par ces motifs,
Le Tribunal dit n'l'avoir lieu de prononcer la déclaration de faillite de Bertrand; mais, admettant les fins subsidiaires prises par Crém ieu , condamne Bertrand à payer audit Crémieu la somme de 1,0 13 fI'. I Dc" montant avec Ira is
d' un e traite acceptée, éch ue et protestée, avec intérêts de
droit et dépens.

Du 5 août 1890. - P ,'&amp;s., hl. A RNA UD, ch. de la Lég.
d'H. - P l., M. VIDAI,- NAQUET pOUl' Crémieux.

VENTE. -

CHEV:\L. -

VICE RÉDHlDITOIRF.. -

DE L'ANIMAL. -

R EST IT UTION

POURPARLERS.

Lorsque l'acheteur d'un cheval, se plaignant d'un vice
rédhibitoi1'e,le rend au vendeu1' dans les délais p)'escrils
pOlU' (aù 'e C01lstater ce vice, que le vendeur le 1'eçoil,
et que des pourparlers ont lieu pour le 1'emplacement
de ce cheval par un autre, la vlmte doit être cons'i dé1'ée
comme amiablemeni r'éso[ue.

En conséquence, si les pOtl1'pœdeJ's viennent à échoue?' , le
vendeur ne peut excipe&gt;' du défaut de (o'l'1nalités l&amp;gales
POU?' considérer la vente C01nme définitive et se 1'efusel'
ci la 1'estitution du prix .
'
( RODOCANACHI CON1'RE

PONS).

J UGE~IENT.

Attendu que le 17 ju in dernier le sieur Rodocanachi a
acheté du s i eur Pons, marchand de chevaux à !Jarseille,
un cheva l bai au prix de 800 fI-., q ui ont été versés ;
Attendu que cette veu te a eu lieu sous to ut es les garanties d' usage;

était aUeint de boiterie ancienne inlermitten te; qu'a ux
term es de la loi du 2 aoù t 188/, ceUe maladie const itu e u n
vice rédhibitoire dont le vendeu r av~it garan ti la non

existence;
Atiendu qu 'à la s uite de cette constatatio n, lesieu l' Rodocanachi a fait ram ener le ch eva l dans les écuries du s ienr
Pons le 27 dudit: m o is de jui n, et que des pourparlers ont
eu lieu entre les parties pour le cho ix d'u n au tre cheva l en
remplacement d u précédent ; que ces po ur pa rl el's Il 'ont pas
abouti, la sou lte r éclamée par le s ie ur l'ons n'ayant pas
été acceptée pal' le sie ur Hodoca nac hi ;
Attendu qu'à la suite de la ruptura de ces négociations le chevaloITert en remplacement du premier a été
rendu par le ,ieUl" n odocanachi, qui a r éc lamé à Pons la
restitution des 800 fI'. qu ' il avait reçus pour Je premier
cheva l ;
Atitendu que le sie ur Pons s'est refu sé à restituer la
somme don t s'agit; qu 'il a prétendu que la ven tedu cheval

devait sorlÎ I' son plein eLentier effd, aucune formalité
n'ayant été r e mplie dans les dé lais vou lu s par la loi, pO Ul'
constater l'ex is tence du vice r édhibitoire do nt se plaint le
sieur Rodocanach i ;
Attendu quïl est étab li aux débat s, sans qu'i l soi t nécessaire de recou rir à l'enquête demandée, que c'est le25 j uin
que Rodocanach i a r endu le cheval dont s'agit au sieur
Pons; qu'à cette da te le s ieu r Rodocanac hi était encore
dans les dé lais pour faire procéder au' formalités prescrites
par la loi ;
Attendu que le con sentement donn é par Pons à recevoi r
dans ses écuries l'a nima l e n qu es tion et les pourparl ers qu i
ont eu li eu ens nite pOUl' la vente d'nn autre cheva l en son
remplacement, prouvent su rabondamment qu'i l considé-

�( 280 )

( 28 1 )

rait comme Dulie et de nu l effet la ven te du premier
cbeval;

Delestrade par le Tribunal de commerce de céans !e 6
ju in dernier, est régulière en la forme et fa ite en temps

ALlendu que le sieur Rodocanachi n 'avait donc aucune
lormalité à remplir, bien qu'i l lùt dans les délais, puisque
Pons avaiL accepté de recevoir le cheva, dont s'agit; qu'il
a donc implicitement reconnu le bi en fond é des réclamations du sieur Rod ocanachi et ne peut se prévaloir du non
accomp lissement pal' ce dernier des lormalités prescri tes
par la loi ;

utile;

Par ces motifs,

Le Tribunal condamne le sieur Pons à rembourser ail
sieur Rodocanacbi la som me de 800 Ir" montant des
causes dont s'agit, et c'est avec intérêts de dl'Oit et dépens,

D u 7 aolll 1890 , - P,'és" M, LAPI ERRE, juge, - PI"
MM. BORNBOSTEL POILI' Rodocanachi , SENÈS pour Pons,

VE NTE. -

P AI EME:t\T A TERME. -

R EFl'S DE L'ACHETEUR.

CITATION AV,\NT LE T ER ME.

Le vendell1' d'une marchandise payable à terme est en
d1'ott de citer son acheteu,- en paiement, avant méme

que le lerme soit échu , si l'ache/ew', élevant des diffi cultés su r la ma,'chandise, a déclaré qu'il ne paierait
pas la traite à son échéance .
Les (rais (ai ts dans ces CÙ'co7l.sfances 11e sau1'aient ét,'e
qua lifi és (rusi1"atoires,ni laissés à la charge du vendeut'
a u cas où l'acheteur, se ravisant, se décla-re p rét d

payer.
(DELESTRADE CONTRE BRISSET).
JUGEMENT.
Attendu que l'opposilion du sieu r Brisset enve rs le jugement de défaut rendu à son e ncontre au profit du sieur

Au land:
Attendu que le sie ur Brisset a reçu dan s ses magasins
dix sacs raisins Corinthe et quinze sacs Th yra que lui avait
vend us et expédiés le s ieur Delestrad e, s'élevant à la somme
de 1,139 II', 90 c;
AUenn u que le sieur Delestrade a donn é avis qu'il fournirait SUl' son ache teur une traite de pareille somme payable le 30 du mois de juin dern ier ;
Attendu que Brisset a fait des difficultés sur la qualité
de cett e march andise; que ses reproches ont porté &gt;Ill' les
raisins Thyra, qui n'aura ient pas é té de la qualité conveuue, et qu'i l a déclaré qu 'il ne paierait pas la traite
à son échéance;
Attendu qu'en l'éta t de cette pré tention émise pa r Brisset,
le sieur Delestrade ra cité devant le Tribunal pour qu'il
lut d'ores et déjà débouté de sa prétention et conda mné au
paiement de la marchandise à l'époq ue con ven ne ;
Attendu que le sieur Delestrade n'aurait pas e u le droit
de procéder a insi, Je pai ement de cette marchandise n'élaDt pas encore échu, mais qu'il ya é té autorisé par suite ,
de l'intention ne ttem en t manileslée pal' Brisset qu' il n e
feralt pas honneur à la trait e qu'on devait tirer s ur lui
fin juin ; que l'ofII-e qu'il a la ite, au moment de la sigmficatlOn de ce j ugem ent, de régler purement et simplement le montant de la fa cture , n'est pas satisfacloire ,'
Attendu que les Ira is qni ont élé exposes par Delestrade,
ne peuvent ê tre qualifiés de Iru stra toires; qu'ils so nt la conséquence fOrcée des agissements du sieur Brisset ;

�( 283 )

( 282 )

Par ce:; motifs,
Le Tribnnal admet le s ieu r Bl'isset en son opposition envers le jugement de défaut do n t s'agit, pou r la larm e seulem ent; de même suite, au fo nd, déclare non sa tlsfactOires
les offres par lui faites et confirme p urement et slm plement
le jugement dont est opposition, avec plu s gl'ands dépens,
ceux d u défaut tenant,

n l&lt; 8 ao!lt 1890. - P rés" M. J UERY,
MICHEL pour De lestrade,

CÉZAKNE

juge. pou r Brisset,

P l., MM ,

faut enCOJ'e que le commis~'ionnat'1'e qui veut user de ce
d'l'oif, n'ait aucune (auie à s'impute1' d'ou ail IJU résul ter tin p1'éJudice pOU1' son commettant.
Sp écialement s'/,', ôans Q1'dre du com111ettant, ou su.,' des
ordres p,'ovoqués par des allégations inexactes, le commissionnai1'e a liv1'é la marchandise à un syndicat
formé pour soutenÏ1' les COU1's,et qu'i l ne l'ai t donc plus
en mains, au moins dans sa total ité, il ne saw'ait faù'e
SUJ'P01'le1' au commettant le ,'ésuLtat de la réalisa/ion
d'une marchandise substituée à la jJ"emiel'e, fût-il allé-

gué qu'elle était de

",~me

qualit•.

(MACA RRY CONTRE

J UGEMENT. FI ANCE. -

CHOSE JUGÉE AU CRIM I NEL. ACQUITTEMENT. -

}\ nus DE

N. ' .

F"t RES) ,

CON -

li'Au1' Es CO;\IMERC IALES.

-

J UGEMENT.

R ESPONSADII.ITÊ.

COMMISSIONNAIRE. _

AVANCES . -

L lnlATSO:-;: SANS QROltES . -

MARCI:I ANDlSES CONSIGNÉES.
H ÉAL ISATION D'UNE MARCHAN -

DISE SUDSTITUÉE.

Le jupetnerd ou l'a1Tét qui acquittent un commission
naire inculpé d'abus de confiance pa?' son commettant,
ne constitu.ent pas chose ju,née sU1'le point d~ savoir si le
comm'Lssionnaù'e n'est pas 1'esponsable v is-à-vis de son
commettant, ci 1'aison de (aute s OtL d e négligences con'/,mises dans t exercice de son mandat commerciaL.

Su r les affaires sucre:

Attendu que les deux chiffres sur lequel porte la d iscussion son t : l ' un e somm e de 43,875 fI' . 10 c, net produit à 4,400 sacs sucre,e t 2' une somme de 26,508 fr. 60 c"
différence su r net produ i t de 7,900 sacs sucre;
Que N, , . frè res con testen t l'admission de ces dr.ux sommes au crédi t de Maca lT )';

J

L 'autorité de la chose Jugée ,'éstLlte du dispositif d',,,,
iugement et non de ses m otif s .
Si l'a,'ticle 93 du Code de commet'ce donne au commissionnaire le droit de réaliser son gage huit fours apJ'ës
une sommation (ai te au commettant son débiiem' (1), tl

(1) Un jugemenL du 20 mai 1885 a restreint davantage les droits d.u
commi ssion llaire crëancie l' d'avances, en décidant qu'il np. jouiss::l.l l
pas, comme le r,réancier na nti ol'di nail'e , du dl'Oit de raire vendre la

Attend u, en ce qui concerne les 43 ,875 Ir. 10 c" que, da ns
son premier rapport par défa ut, J'arbitre-rapporteu !' ava it
admis cette somme au p rofit de lIlacal'l')' en se fondant sur
les inexécutions et fautes commi&gt;es par N, . , frües, char ges par ce dernier, en 188l - 82, de l'achat de 4,400 sacs
SllCI'e blanc n' 3 d u marché de Paris, et sur lesquels i l avait
oblenu d'e ux des a vanees d'a l'n-enL
o
,.

marchandi se consignée en ses main s, huit jOUI"S après une si mple

sommation; mais qu 'il dcyail raire ordonne l' ce lte vente pa r le Tl'Ï-

bunal à l'enco ntre du commettan t. _ Ce

l'CC.

1885 , 1. 193.

�( 284 )

( 285 )

At/endu que les faits relatifs à cette allaire se trouvent
suffisamment énoncés et développés dans les rapports;
qu'ils ont donné lieu entre Maca rry et N ... frères à une
instance correctionnelle devant le Tribunal correctionnel de
la Seine el, en appel, devant la Cour de Paris;

Oue le p"ocès quïl poursuit contl'e eux del'ant le Tribunal,l.end à démontrer qu'au pointde vue purement commerclUl les sIeurs N .. . fr~res, ses manctatai,'es, n'ont pas
été exemp ts de faute, de negl!gence et d'im pmdences don t
la conséquence, aurait été d'amener pOlir lu i un préjudice
mal ériel, se chIffrant pa,' 43,875 fr. IDc.;

Que cette instance s'est terminée en fave ur des sieu ,'s N...
frères, qui ont été relaxés des poursuiLes dirigées contre
eux;

Attendu quïls prétendent tirer, de, jugements et arrêts
rendus à cette occasion, une lin de non recevoir à l'encontre de la demande du sieur Macarry ;
Qu'i l s'agit, tout premièrement, de savoir s i l'autorité de

la cbose jugée peut lui être opposée et si, par cette considération de droit, le crédit de 43,855 fr . 10 c. doit être supprimé de son compte;
Attendu que le jugement du Tribunal correctionnel de
la Seine, du 8 janvier 1886, conn"mé en appel, a acquitté
purement et simplementN .. . frè res du chef de délit d'abus
de confia nce qui lui était rep"oche par /Jacarry;
Que c'est là l'objet et le but unique de la décision; que,
quels que soient les motifs et les considérants qui ont pu
amener le juge correctionnel à statuer ainsi, et si sa décision est, à cet égard, défi ni tive et souvera ine, elle ne sa urail ê lreé~ndue au delà; qu'i l n'a pas été décidé que Macarry n'avait aucun droit à poursuivre contre les sieurs N ...
frères, soiL des dommages intérêts, soit un règ lement de
compte, devant aucun autre Tribllnal , à raison des inexé·
cutions .)il fautes commises dans lellr mandat, relative-

ment anxdils 4/.00 sacs sucre;

Attendu que Macarry ne poursuit pas, en effet, N .. .
frères, à raison ne3 dommages que l ui aurait occasionnés

le délit d'escroquerie ou d'abus de confiance qu'il leur
imputait ;

Que ce procès a donc une c~ u se et un objet enti èrement
diil érents de la cause et de l'objet portés devant le Tribuna l
conecti onnel de la Seine et devant la Cour de l'aris ,.
Ou e les motifs et les consid érants des décisions rendues
par ces j uridi ctions ne sont pas la décisio n ell e- même, qui
peut seule constItuer, par ~o n dispositif, l'auto rité de la
chose jugée;
Oue, par suite, l'exception proposée par N . . ,
n'existe pas et doit être écartée',

frères

Attendu, dès lors, qu'il y a lieu de l'érifier au fond la

récl~mat~on

de Macarry ~ leul' enco ntl'e, c'est:tI - dil'e d'~p­
précIer SI, dans leul' gestiOn commerciale des intérêts de

Macarry, ils ont mal géré el, pa,' sui le, in suffisamment et
mal rempI! leur mand at de commissionnaires',
Attendu q ue c'est eux qui ont induit Macarry à adhérer
au synd ,ca t formé pour sOlltenil' le cou,'s des sucres en
leul' présentant comme un fait cer lain l'adhésion" u sieur
Lebaudy à ce syndicat, assertion imprudente de leur part
et sans laquelle il est à croire que Mac"TY n'aurait pas
adheré lUI-m ême ou aurait pu ne pas adhérer' que cette
adhésion n'a été donnée que le 27 septembre 1882, et que
N, .. fl'ères, dès le 26 , avaient engagé au sy ndicat les

4,400 sacs de Macarry, démontrant ainsi combien cette
adhésion lellr paraissait cerlai ne, en l'état du fait pal' eux
a~noncé légèrement et sans en avoir la cert itude inspirant
ams·
ét
. ' .toute confiance à leur mandant; que cetle ' confiance
aIt mévltable, N .. . frères reconnaissant e ux-mêmes, dans

�( 286 )
leu rs conclusions, q ue, sans l'adhésio n de Lebaudy, le syndicat ne se serait pas formé;
Ou'i l y a donc e u une légèl'eté q u i a i nd uit Macal'l'Y à
entrer dans un sy ndicaL et à attend re ainsi une date
u ltérieure pour la réa lisation de ses sucres, alors qu'il est
incontestable qu' il avaiL la ferm e in ten tio n, dès le 1'2
septembre 1 88~, de liquider sa position , ce donl il a été détourné par les im prud en tes so ll icitations et assel'lio ns de
ses commission nai t'es ;
M.is que si Maca rry a adhél'é au Sl' nd ical, i1 ne l'a fait que
sons certaines 'ond itions spéc ia les, auxque ll es N, , , frères
n'onl pu oblempé rer, à ca use de la da te imprudente pal'
eux mise à faire entrer prématuré me n t dans le syndicat les
4,400 sacs de sucres de Macarrl' ; qu'ils n'ont pu ainsi , par
leur imprudence, conserver à Maca l'l'y ,ainsi qu li le voulait,
et qu'il a Cl'ul'::t.\'oir, la garantie de l'avenir;
Oile lorsque, à défaut de ce lle ga ra ntie, i l a donné l'ordre de réaliser ses sucres, à la date du 30 septembre 1882,
il ne dépendait plus de N." fre l'es de l'exécu ter, le syndicat étant devenu le propriéta ire des s ucres de Maca rr y;
Oue la lransac tion du 3 novembre 1882 , in tervenue en tre
lui et N . . , frères, n'a pas co uvert ces del'niet's des consé·
quences de leur faute antérieure q ue Macarry ignorait à
ce moment ;
Oue cet accord s'est trou vé vicié ;\ ce point de v ue, pal'
l'ignorance où Macal'ry avai t été tenu des faits de ses commissionnaires, et a manqu é, de sa part, d'une volonté et
d'un consentem ent donnés en pl eine connaissance de cause;
Oue s'il ya eu , en tout cela, de la part de N .. _ frères,
ab,ence de manœuvres coupables co nstitu ant le délit
d'escroqu erie ou d'abus de confiance, il y a eu des agissements impliquant imprudence, nég li ge nce et légèreté de
]eur part; qu e ces agissements onL eu une conséq uenCe
préjudiciab le pOUl' Macarry, à savoir de l'em pêcher de

('l87 )
fa Ïl'e réa liser ses sucres en temps opporlu n e t aloI'; que les
co urs pouvaient encore lui être favOI'ab les au lie n de les
voi r réal iser il la date tardiv e et fixée Pal'
frères euxmêmes au 8 j u in 1883, à un mom ent tout à fa it défavorable pour Macarry ;

N.. ,

Ou'à ce momen t mème la ven te ne pouvait plus avoir
lieu da ns des cond itions et avec une r égular ilé q ui pùt
rassurer le sieu r Macal'r y ;

Oue ce,s 4,~OO, sacs, en ,effet, éta ient en mai ns du syndica L depu ls plUSieurs m Ols; qu e) au mom ent même de la
vente, le fait est certain e t recon nu pa l' N ... frères les
4,4.00 sacs n'é laien t pl us ,i ntégra lrment ceux de Mac~ITY,
pUIsque 1,000 des sacs objet de la vente ne porlaient pas
les numé ros qU I leur ava lent été donnés 10 1'5 de sun
achat ;
, Oue, par ces,numéros , sa marchandise avait été spécialisée il son profIt et n e pouvait plus è tl'e modifi éeet chanaée
soit en tout, so it tm partie; qu'elle formait un touL ind~i­
sible;
Mais qn 'en a dm et ta nt q ue la march andise exposée aux
enchères a it été la sienne on m ème d 'éga le qualité et valeur, les sieurs N . ,. fr ères ne sauraient se préva loi r de
leur qua lité de co mmiss ionnaires et des dispositions de I" artlcle 93 d u Code de commerce, po ur pl'étendre à la réaularité rie la réa lisation de leUl' gage et en fa ire retomber
tontes les co nséqut3llces SU I' Macany ;
O l~e cet article protège le comm issionn aire, pour le garantir de ses avances, en lui don nant le dl'oit de réaliser
sun gage huit jOl11'S après significa tion faite au débiteur'
mais fa ut·i l encore que le commissionnaire n'a it aucun~
faute à s'imput er d'où ait pu résulter um préj ud ice pour
son commett an t, et qu e te l est bien le cas où se trouva ient
les Sleurs N", frères, vis-à-vis dil sieu r l\Iacarry;

�( 288 )
Qn'il y a donc lieu de mainten ir le créd it de 43,875 Ir.
10 c, ;
Attendu, en ce qui concerne les 26,508 Ir, 60 c" qu 'en
sus des 4,400 sacs su cre ci - dess us, Macarry ava it encore
laiL acheter pour son compte, par N. " ü è t'es, 7,900 sacs
sucre m ême qualité, également engagés par ces derniers
au syndicat; que Macarry réclame le total ci-dessus comme
re"résentant la différence de cours à lui due, it raison des
aaissements
de ses commissio nnaires s ur 3,000 de ces
b
7,900 sacs ;
Attendu que les raisons de décider, ci-dessus données
pour les 4,400 sacs, soit quant à l'exception de la chose
ju gée, soit quant au fond, s'app liqu ent id entiquement an ,'t
3,000 sacs dont s'agit ;
Que, de plus, en ad metlant même que, an point de vue de
l'exécution matérielle des ordres transmis par Macarry à
N .. , Irères pour la réalisatio n des 7,900 sacs, il n'l'ait en ,
de leur pat't, a ucnn re tard, il n'en est pas moins certain que ceux-ci avaient engagé ce nombre de sacs au
sy ndicat avant de s'être assurés de l'adhésion de leu r commettan t; que celle adhésion n'a été obtenue que par suite
d'u ne légèrete et d' une im prudent e asse rti on commise pal'
N". frères qui les ont em pêchés de st ipul er les cotld itions
que Macarry entend ait attacher il ceLle adhés ion;
On'ayant a liéné ai nsi sa marchandise, i l, n'ont pu la
vendre et n'ont pu exécuter ses ordt'es qu'en lui substituant une marchandise étrangél'e, que rien ne garant it
avoir été de même qualité et de m ême va leur que la

sienne;
Oue c'est là, de la part d'un mandatait'e, un lait qui engage sa respon sabilité; que la consequence en a été préjudiciable au commettant, qui ne sau rait reconnaitre ou être
lorcé de reconnailre la vente comme aya nt été opérée pOLIr
sou compte et comme aya n t porté véritablement SUI' sa
propre marchandise;

( 289 )
Oue Macarr)' pen t donc valablement laisser les résult ats
de cette réa lisation prétendue à la ch a t'ge de N, . , frères et
leur de mand er la dillérence de 26,508 fI'. 80 c. ;
ALte ndu qu'il ya, e n résumé, lieu demainteniran chilfre de 25,480 f t' 75 c. le solde cniditeur dû à Macat'!' y valeUl' du 31 août 1883;
,
Pal' ces motifs,
Le Tribuna l dé boute les s ie urs N .. , rrèresde leurs redressemellts, ilns et co nclus ions; homo logue le rappo r t dressé
par M"Lejo tll'd an, avoca t, arhitre-l'appo rt eu r ; en conséquence, condamne lesd its s ieut's N." ft'ères à payer à Macany la somme de 25,480 fr. 75 c., valeu r all 31 ao ût '1883,
montant des causes dlldit rappot'!, avec i ntérêts de dt'oit et
dépens.

Du 11 aOlU 1890, - Prés., MM.
d'rI. - Pl., M'1. SUCH eT et A UTIlAN .

ApPEl•. -

J UGEMENT

sun

A"NAUO,

LA COM PlhENCE. -

TmnUNAUX DE COi'llMEHCg. -

ch, de la Lég,

EFFET SUS PENSIf.',

SURSIS FACULTATIF.

L'app~l ~'!tn ,j/lge1nent de compétence ne salll'a'il Gbbuer
le 71'/ ~uHal de comm.el'ce qui s'est déclm'é compétr: nt, à

SW'seou' auiufJement dlt fond ( 1).

Toutefois le Tribunal de C0J11.1n61 'Ce reste libre de 8W' seoir, dans ce cas, l01'Squ'il y a convenance ou u.tiltté à

a((end"e la déoision de3 juges d'appel su,. la compétence.

(I) Voy. Gont. Tabl e général e, v" Appel, n° 19. _ 2- Table dêcen-

nale, IMd., no 9.

1" p, - 1890.

�290 )
( BANQUE MARITIME ET SYN DIC R, (:"L CONTHE NORELLI ET

( 29 1 .l
C').

JUG EMENT .

et C', s urseoit il statuer, au fond , su ,' les dites de
d '
.
"és 1 d'"
'
.
man es,
a eC ISlOn il IIl terven lr SUl' J'appel é '
.
Jusqu api
mis pat
. Il' C' à 1"
MOl e 1 et 'le
encontre
du
Ju
gement
pal'
lequel
l
'
1
'.'
,
e II
buna I de ceans s est déclaré compétent ;

Auendu que le Tribun al de céans, par jugement antér ieur , s'est déc laré compétent sur la demand e en déclaration de failli Le, de la Banque Maritime e t de Preires, sl'ndie
Ri gal, à l'encon tre de No re ll i e t Cie, et a fixé l'a udience
de ce jour pour les plaidoiries au foud ;

, Dl&lt; 11 août 18 90. - P,·és., N. ARNAUD, ch . de la Lég.
JOURDA K p OUl' la Ba n(] ue mal'i
' l' ,ne ,TAMA1
S
'Y
d ll. - PI., Nill.
.
~"
pou r le sy ndi C, HOUVlÈIl" pou r MO I'eUi et C·.

Attendu que Norelli et. Cie demand ent an Tri bunal de
su rseoir à stat uer au fo nd,par le motif qu'ils auraient émis
appel du jugement de com pétence;

VEN~E

Attendu que l'ex is ten ce d'nn appel su r un jugement de
compétence ne sat1l'ai~ im poser, en droit, à un Tribunal
de commerce l'o bl iga tion de s urseoi,' à statUB!' s ur le fond ;
mais attendu , d'autre part, que ce même Tribunal a la

facu lté d'apprécier, en fait, d'après la nature de la demande
el les circonstance:i de la ca nse,s' il Y a pOUl' lui convenance
ou uti lité il attendre la décision des juges (L1 ppel su r la
competence avant de passe r outre à 1,1 discussion s ur le
îoud ;
Attendu qu e ces deux motifs de convenance et d'utilité
existent au pIns haut, degl'é 101'squ"i l s'agit, comme dans
l'es pèce, d'une déc ision au fond dont les conséqu ences
seraien t irrépal'ables, il savo il' une dédal'ation de faillit e
qui enlrain el'ait pOUl' It's défenJeurs le dessai~issemenl
imméd iat de 1 administration de tous leurs biens et compor·
terait même des mesures graves conlre leurs personnes;
qu'en l'é tat te Tribunal estim e qu'i l l'a li eu de su rseoir il
statuer au fond jusqu'a la solu tion de l'appel interjeté sur
le jugement de com pétence;
Par ces motifs,
Le Tribun al, joignant les deu x dema ndes de la Banque
Mal'itime etde Preires, syndic Hi ga l, à l'encontre cie Mo rell i

Dépens de l'inciden t réservés.

COUT, fUET ET AssunA NCE. -

HIŒILIATION , NON
-

PAIE ~rENT A

60

ADM ISE. -

DI~ I?A UT

08 QUA LITÉ . _

P ESAGI!! A F.UR E A L'A RRIVÉE .

JO URS DE 1.: A RR IVl: F.:.

Dan s la vente coat, (l'et et aS8111'ance , la 1'és iliation nles t
e~lcow ' l/e pal' le ~el1deu1' qu'au cas de fra ude ou d'envoi
dune mal'chandtse autre que celle qui a ét é convenue.

Un .imple défaut ou w(el·tol·ilé de qualité ne l'eut entrai.
11er pOttl' lut' qu'u ne bonification ( 1).

La sf1'pulal1'on .d) ~ln pesG..[Je ct: (ai1'e à l'al'1'ivée n'est }'Jas
u.ne, cont1'ad'tCt1.On d~ la clause coût, (l'et et assltt'ance,
et ft empo 1'te, par sutte, aU.cune modification des ellets
de ce contnli, lorsque ce pesa[je n 1a lieu que POli?' coa i1'ûlet' ,et u,a1'antù' le poids d'embm''l uement que le vendeu" • état! engagé à liV1"el' (2) .

Ne constitue pas, non.JJlus, une cont1'adiction de la clause
cO'Û,t, (l'et et assurance, la stipulation de paiement à
60 Jo,,,". de l'm',,ivée (:3) .

(1) JU1';sprud ence co nstant e, YOr. ce l'ec. 188~. 1.1;5 eL 109. ISSU 1. "8

1.21 el ,1. - 1888. 1. 168. -

1886 .

(2-3) Voy . ci-dessus, p. 28, une' es pèc~ où le Tl'ibun ;) 1 fi VlI dan s
ulleclullse&lt;lltll'·t'
é'
J,li e h:, une dJ'ogatlOll
aux règ les de la vent e c.' a. f.

�( 293 )

( 292 )
( GLEIZE CONTHI:: S1'ALL ,\

ET FH8RES).

JUGEMENT .

Attendu que Gleize il vendu verbalement il Sta lla et
frères 100 barils hui le de coton comestible d'Amérique, de
la nouvelle récolte, marque JA, conforme à un échantillon
ca.;beté;
Que cette vente a été faite sous la clause coùt , (,'et et
assurance;
Attendu que l'effet de celte clau se, 1ibl'ement et volontairement acceptée pal' A. Sta ll a et fl'ères, il eu pOUl' eITet
de les rendre propriétaires de la marchandise, dès SOli
embarquement à bord du navire qui devai t la transporter
de New-York il Marseill e, et de mettre tous les ri'ques il
leur charge ; que vainement Stalla et frères sou tiennent
que la clause coùt, fret et ass urance ne sera it qu'apparente et serait détl'uite .par des clauses contraires et qui
en écarteraient l'effet;
Que le marché, en effet, ne porte aucu ne exceptiou COli'
traire, telle que serait, pal' exemple, la condition stipulée
au profit des achete urs, il l'arrivée de la m archand ise, de
l'agréer ou de la rejeter SU I' son simple vu;
Que, dans l'espèce, le vende lll' s'est obligé de livrer le
poids brut constaté il l'embarqu emen t; que, dès 101'5, si
un pesage doit avoir lieu, à l'arrivée de la marchandise, ce
n'est pas en vue de procéd el' à u ne livraison déjà effectuée,
mais à une simpl e co nstata tion an point de vue de la
garantie du poids brut dit pal' le vendeur;
Que si , encore, un paiement du prix il 60 jou l's de l'al"
rivée de la marchandise a é té stipulé, ce n'est là qu'un
simple délai consenti a u profit Je l'ac betem;
(lue ces stipul a tion s particulières ne sont qu'acceS5oi l'eS
au marché coùl, fret et ass urance dont s'ag it, et ne sauraient en mod Illel' ou e n détl'u il'e l'essence;

Attendu qu' il est de jUl'ispl'lldence, l)our cette sOl'te de
contra I} que la résili ation n'est encourue pal' le vendeur
que pOUl' le cas de fl'aud e ou d'ellv,ll d'u ne marchandise
alltl'e que cell e vendue ; mais qu'un simple défaut ou
infériorité de qualité ne peut enlralnel' pOUl' ILli qu'une
bonification, et cela pal' le motif que, dès l'embarqu em ent,
il n'est plus propriétaire de la mal'chandise et qu' une
résiliaLion ne pourrait p lus le remett re en l'lÎtat primitif;
ALl en:lu que, da ns t'espèce, les ex pe l' ts ont co nsta té que
les hui les emba rquées étai ent des huiles de co to n comestibles, de la nu ance de l'échantillon, maIs avec unc différence de goût eLd'odeu!.' rendant nécessaire une bonification de /, fI' . par cent kilos;
ALlendu que les sieurs Sta lla et frère on t droit à cet te
bonification et non il la résiliation qu 'ils I:éclame nt, ;
Mais qu e l'offre de celle seule bonification à eux faite
le 26 jui llet dernier est insuffi sante; qu'ils avaient droit,
en outre, il tous les f l'ais de stationn ement et l'abattage des
fûts il cette dat e;

Par ces motifs,
Le 'J'I'ibuna l, déboute Stalla et h ères de lelll's lins en
rési liation ; dit qu'ils seront tenus de ret irer la marcbandise do nt s'agit, moye nnant la bon ification fixée pal' les
experts et les fmi s de stationn ement et de rabattage
au 26 ju ill e t demier; tou s dé pens jusqu'à ce jou r à 1&lt;t

charge de G-Ieize, vu l'in su ffi sall ce de son offre; et, dans le
cas de non-l'e tire ment pal' les défendeurs, autol'ise Gleize
à laire vendre aux enchères publilJues, pal' min istère de
~. J.-B. Ollive, co urtiel',le5 huiles dont s'agit, aux frais,
1'1" 1Il es et pour compte des défendeurs, tous frai s divers à
leur charge , à pa rtir du 29 ju ill et dernier.
,Dit 20 aotil 1890 . - P '·és . , M, AHNA UIl, ch, de la Log.
d H, - PI" MM , HOR N IlOS'l'I" , pOUl' Gleize. T ALON pOUl'
Sialia fl'ères.

�(

F AILLITE. -

SYN'DIC . -

~9 1,

( 2H5 )

)

ACTIONS GI~NÉ:nAI.ES DE L A MASS E. -

ACTIONS p_\.nT I CULII~RES A CEnTAINS Cn~ANCIERS. DICATION. -

T ITRES REM I S EN NANTISSEMENT. -

?\E:\IENT AU PRt-;JUDlCE DE 1" EI\S. -

RE YEND ETorn -

NON RECEVABILITÉ .

Le syndic d 'une (ail/-ile a les actions géné,'ales de la
masse des créanciers. nW1's ne pent e,l'eree }' les actions

pm·ticul·ièJ'es à ce1,tains de ces creanciers .
Spéc ialement, le s!fndic de /&lt;, fai llite d 'u n agent de
change n'est pas "ecevable à ,·evendiqlt.e1'~ ti l'encant/'e
de la cltamb,'e sy"dicale d es agents de change, des l i"
(res à die 're mis pal' le lailli eH naniissem,en( f&gt;i cou ve"(U1'e de ses opérations, en excipant de ce que ces lit,.es sel'aienl la l,,'op,'iélé de tiers au JJ1'éjudiee de 9'"

,\t tendu yue le syndic d'n ne fai ll ite l'eprésento il ta fois
10 débiteur failli et la masso des créanciel'ô de la failli te;
qu'à ce do uble titre il est te nu de respecte r les nauti ssemenls régulièrement co nsentis pal' le débileur antél'ielllement â sa faillite;

Att endu '[u'en l'espèce la remise des titres fa ite p'" Cal'caSSOtlnc à la chamb l'e sy ndicale des agents de change, en
couvel'tUl'e de ses opérations et conformément au x règlement s de sa compagnie, con stitue un vél' itabl e nantisse-

ment opposable aux tiers, c'est-à"dil'e aux autl'es créan ciers du fai lli ; qu e le syndic, il es t vrai, conteste la rég u-

lal'it é du gage pat' le mutif CJu'il anl'ait été constitué, non

ils all1'aield été d étou1'neS , et cela au su du cr'éanciel'

pas avec des titres appal'lt'nanl au dél.Jile ul', mai s, abusivement ct fraudu leusement , avec de::; litres appartenant à
des Liers, à l'insu de ces derniel's, eL CJ ue la chambl'e sy od icale ne pou va it i gnorer ce t étaL de choses, eL pal' suite

nanti.

exciper Je sa bonne foi;

C'est li ces tiel'S .~eul8 qu' appal't iend'i 'ait raction en 1'e ~
vendicat1'on, ef/, pal'eil cas.
(SYNDIC CAHCASSONXr:: COi\'l'n E CHAMORE SYNDICALE
DES AGEN'l'S DE CIH NGR ) .

JUGEMEN'l'.

,Utendu qu e J ulli en, syndic de la faillite de Cal'cassonne, agent de chan ge, revendique en mains de la cb ambre syndicale des agents de cha nge de Marseill e un certain

nombre de titre dé posés pal' Ca rcassonn e, en couvertUl'e de
ses opérations, conformément a u règlemen t de ladit e
cha mbre s yndicale du 1', janvi er 1 ~87 au 28 juin 1889,
antérieuremen t à sa fai ll ite dont l'ouvel'ture a été fixée au
;; juillet 1889;
Attendu qu e la chambre sy nd icale conteste, en pl'emie!'
lieu , la recevabilité de l'action du syndic dans les condi "
tioos où elle se p,'oduit ;

Attendu que, s'i l en est ainsi, il appartiendl'ait aux tiers,
pl'étendu s pl'opl'iéta il'es des ti Lres, d'exel'cet' , iso lément ou
collectivement, leu I' act ion en revendi ca ti on ft J'enco ntre
de la cha ml,,'e sy ndi ca le; gn e le sy nd ic de la rai ll it e, fJlli a
les act ions générales de l a masse des créanciers, ne peut
exel'ce !' valablement les aClions particul ières à certai ns de
ces créanciers; qu 'en l'espèce, les pl'étendus pl'opl'iéta ire.
des litres en li tige ne sont pas au procès} qu'i ls ne sont
même point dés ignés pal' le sy ndi c dans ses concl usions;
que, mêm e en cas de dés ignatio n, le syndiL' sel'ait sans
qu alit é pOUl' agir au nom de la massp; que les titres
revendiqués étant la pl'Opl'iélé d'un tiers vi s à-vis duquel
il y ilUl'ait eu abus de la par t du failli, cc serail à ce LiCl'S

seu l qu'il y aurait !l Ies l'estituel';
Que la masse des cl'éanciel's Ca rcassonne est donc déslIltél'es&lt;ée dans le âé bat et lJlle, alol's meme ' que le sieu\'
Ju lli en, demand eu t', établil'a it l'abu, commis pat' l e fa illi,
il ne pOlll'r,lit représent er les in tp l'èt ' p;u1i cu liersd'1II1 tie[~

�( 296 )
inconnu dont, en réalité, il ne sel'ait que le mandataire,
et que nul en ~','ance ne plaide par procureur ;
Altendu que la demande est non recevable puisqu'encore
moins ledit syndic a-t-il fai t aucune justification de propriété ;
Attendu, en résumé, que la ch ambre sy ndica le des
agents de cha nge est fond ée à conteslel' la recevabilité de
l'action du sy ndic Jull ien, en lant que celle act ion consiste
à revend iquer, comme appartenant à des t.iel's étl'angers au
pl'ocè.:., des litres donné:; en nanliS::ie menl pal'le fai lli ; que,
d'autre part, au syntJie :lgissant au nom du faill i luimême et de la masse des creanciers, elle e,t f"" dée à opposer ce..; actes de nanlis~em e il t consentis par le failli avant
la cessation de ses payements;
Auendu que le syndic Jullien réclame encore à la chambre syndica le des agents de chan ge les sommes fm'manl la
palt de Carcassonne dans les fonds com muns de la compagnie; mais attendu que la liqui datio n des comples de Carcas,onne avec la chambre sy ndi cale se trouve subordonnée
à la so lution de liti ges enCO l'e pend ant s devant des ill ri1ictions su pél'ieures ; qu'il y a lieu de surseo ir à statuer sur
ce point;
Par ces motifs,
Le Tribunal déclare non rece vabl e l'acl ion du sy ndic de
la Faillite Ca l'ca~son n e, en tant qu'e lte ct'Ilsiste à revendiquer en mains de la chambl'e "yndica le des agents de
change de Mal'Seille, comme appartenant à des tiers, les
titres par lui spécil"iés dans ses conclu sions, sauf aux tiers
se prétendant proprietaires desd its titl'es de reprendre ullérieurement en leur nom et de justifier l'action en revendi cation ;
Au fond, déboute le syndic, en sa qualilê, desa demande
en restilulion des titres donn és en gage par le failli ; le

( 297 )
débo ute, en l'é tat, de sa demande en liquidation du fond s
commun;
Les dépens en frais de faillite ,
Du 27 août 1890 . - P ,'és , , M, ARNAUD, ch, de la Lég,
d'li. - P l ., MM, AUDIN pour le sy ndic Carcasson ne, DE
JESSÉ pOUl' la chambre sy ndica le.

TUlBUNAL DE COiX MEBC E . -

A SSIGNAT IO N . -

DU DÉFI:!NDEUR. -

Pnl~NoM

OMrSS IO N .

L'om issz'on du prénom du dé( endeH1') dans un exploit int1'oductij' d'instance, n'est pas une cause de nuLLité ,
lorsqu 'il n'y a aucun doute SU?' l'identité de la personne objet de t'assignation,

(HOURDET CONTRE OZIL ET SIC.\R O) ,
JUGI:: ~mNT .

Attendu qu e le sieur Hourdet a livré au sieur Sica"d,
exploitant le Bal' du Templ e, des mal'chandises pOUl' une
valeur de zn fi'. 70 c. ; que, n'ayant pu oblenir paieme nt
decet te m,"·chandise, li a présen té req uête pour êt re alllorisé à sai sir co nservatoirement les faeullés mobilières et
marchandises de son débit eur ;
Atlendu que l' huissier ch"'gé de procéder ù ce' le sa isie
a consta té dans son procès-verba l que le sieur Sica rd
n'élait plus dans les lieux de pu is plu s d'un mois, et que les
locaux élaient occu pés par les époux Ozil ;
Attendu qu e le sieur Ozil a fait opposilion " l'ordonnance
rendue par M. le Président, pal' le molif que les obiels
saisis n'êlaienl pas la propriélé du sieu l' Sicat'd, qui n'en
était que locala ire ; qu 'à la suite des explications fou rnies
devan t ce magisll'at l 'ordonnan ce a élé mainfenue ;

�1 ~~H

)

Atlendu que le sieur Ifou rdet a, pal' ex ploit de DUl'bec,
huissier) en date du 2'1 mal'S derni er, cité les sieurs Si cal'd
et Ozil en condamnation so lidaire au pai em en~ de la faclure

HEPRÉSE~ 'J'/\ NT DE COM;\IEHCI~ . -

ùonl s'agit;

A SON

ALLendu que Sical'd fait défaut ;

P,\lI~,1IEN'I'

DO~IlC I LE .

Le d1'oil

Attendu que le sieur Oz il a excipé d'u ll e nul litc commise
dans l'exploit introductif (l'instan ce, qu i ne parlerait pa51e
prénom;

Atlendu qu'i l est de jllrisprudence conslante que l'omissioll du prenom du défendeur ne peut être cause d'une
nullité qu e s'i l y a doute SUI' l'id enti lé de la person ne
objet de l'assignation ; que dans "es pèce aucun donle ne
sau rait exister; que l'ajoul'n emen t a visé la personne
occ upan t l e~ lieux oü s'exerce l'indu sll'ie il laqu ell e les

fjlt'a le commissionnaire de plai det· conl1'e Son
con'tmellanl devant te Til'bu nal de son ]:u'opre d01nicile.
ne saurait éh'c étendu. au r ep? '~sentant,

C'est deo(tHl le T I,?'buJ/al du. dorn.ictle du paiJ'on que doivent être P01'tees les contestatio ns entre son 1'erJ1'eSenla" t el tni ( 1),
Et cela alons n'téme qu.'il aU,1'ait été COHVo?ltU que le p aiement de ses commissio1lslui se1'az"t (ait à son dom.ici/e.
(S.\VOUI\NIN CONTll.E X IO ELLE ET HEYNA UD) .

marchandises ont été livrées; qu 'aucune confusion ne

pou vanL exister, la nullité in voq née ne sa urait èlre admise;

Au fond:

J UGE~ I El'\ T ,

régulier) es t répllt ê a\'oi l' profit é des mal'chandi ses qui

,\ll end LI, su r l'exception d' in cam péten ce proposée par
Nibelle et HCl'nand , qu'ils ont élé il Alger les représen ·
(anis de r\, Savournin el qu e c'es t ù raiso n de celle qu ali të
et des dépù lS des marchandises de ce de rni el', qu 'i ls ont à

y avaielll élé Iivl'ées, et doit èl re tenu d'eu payer le montant;

ciel' d'une so mme de 1,50 0 fi',;

Atlendu que le s ielll'Ozi l, en prenant possession du fonds
exp loité pëtl' Sical'd, ~ans Jaire pl'océdee it lin inventaire

Pal' ces mOlifs,

Le Tribunal déboule le . ie ul' Ozil de ses Iln s en nnllite;
del, donne défalll conl l'e Sica rd el le condamnc conjoinl ement etsolidail'emenl avec le sieul' OzU il payer aIl demandeu!' la somme principale de deux cent quinze francs
cinq centimes, montant des causes dont s'agil, eLc'est i.l\'eC
intérêLs de droit et dépens ; (;omm eL Al'naud, huissier, pour

la signification du prese nt.
D u 28 ao û1 1800, - 1'1'és , , JI.
NATH ,\ N pOUl' Hourdel.

8C

pl'éte nclleu l' créan-

,\itendu qu'il est de la j uri spl'ud ence constan te du '1'1'i-

ùe meme suit e, fai sanl droit aux con clu sions ùu sieur Hour-

M.

l'egl er un co mpte avec ce derni er qui

L W," IIIl E,

bUllai que le 1'cpl'ésentant n'est pas un commi~sio nnaire et
ne peul prete ndre dt'oi t à cilet' so n patron ou à û~re cité pal'
lui à son pl'Oprc domicil e et devant ses J'u ges natureb :
Qu e c'est au contrai re al! domici le di t pat rOll , oit les
com pI es do ï vent êt re JébaLt Ils eL rendu s, CJ II 'i 1do it èll'e cité,

pal' le mol if qu e c'est au domi cil e du palron qu e l'o n doit
présumer qu e le pai ement des so mm es l'èsu ll alll de l'apurement des co mptes a dù èll'e conv en u;

,i uge, - PI "
( 1) JUI'i spl'llù c ll ce con Sl anlr, \0'·.

Cf'

rec, IRX7. 1. II(i el I:t lIol('

�( 300 )

( 30 1 )

Que le fait que le repr é en tan t devait être payé à son
pl'opre dom icile, de sa comm ission, ne change rien au pl'in-

rement, pal'- devant le Tribuna l de céans, son ac lle teur et
son représentan t, ce dern ier à r a ison de la fau te qu ' il aurait
comm ise en venda nt il un acheteur i nsolrahle ;

cipe ci- dessus et ne constitue g u' ulle Rti p ulation particulière;

Par 15es motifs,
Le Tribunal se décla re com péten t e t r envoi e pour les
plaido iries au fo nd à I"audi ence d u " septem bre prochain ;
Dé pens de 1'1I;ciclent

Ù la

Du 28 aoul 1800 -

Attend ll que ~I a ll e t , acheteu l' et dê biteu r prin ci pal, est
domi cilié à Ce tte; q ue, d'a utre pa r t, il e t cO lls tant qu e
Marse ille Il 'cs t ni le lie u cie la prom esse e t, de la livra ison ,

cha rge de Ni bell e e tRey naud .

ni celui du payement ; que pO ll r toutes ces raisons le Tri-

P ,'és ., LAP IERRE , j uge, -

bunal de Céan s ne se rait pas compétent pOU L' connaitre de
la dema nde i ntentée con tre Ma ll et;

P l.,

MM. MICHEL pour Savourn in , CAR pou r Nihe lle et Reynau d ,

COMPÉTENCE . - R EPRÉ SEl"iT ANT . -

ALlend u qu e les défendeurs sou lèvent l'exce ption d'incom pétence;

ACTION EN RESPONSA DlLlTÊ.

TRIB UNAL DU DÉFENDEU R .

Si le pab'on a le droil de l'or le,' devan t le T ribHllOl de
son p ,'opl'e d omicile sa deman d e en l'eglement de
compte li { encoll t ,'e de son 1'ep résentwl t , il n'en est phls
d e m éme lorsque la dema nde q u' i l
une au.tre cause .

/ol'lne

cont/'e lui a

Spéciale ment lorsque, su?' le 'l'e/ us d'un achetew' de recevoir O tt de p aye'r 'tIne ma1'chanclise vendu e ]Ja l' t'in termédiaù'e du 1'e}J1'ésentant"le pa b 'on act iollile celui,
ci en 1'esponsaMl ité , il ne peut le f'a ù'e que dev(m t le

T /'ibunal du domicile dt&lt; défendeu/' ,

J UGE)j ENT,

Attend u qu e Kou l't z , ne'''ocia
nt il Marseill e , a vendu ;\
0
'Jalle t, boul angel';\ Cell e, pa l' l'enlrem i,,e de Au ge, 50 11 l'epréseulant en cette yill e, 20 ba ll es ra l'ine don t il récla me le
paiemenl ; qu ' il a cit é;\ cet e (fet, conjointem ent et so lida i-

A\le nd u que, pou r déte l'm iner ceLle CO Ol pétence et pouvoir
eXCIper de l'a rticle 59, 2' du Code de procédu re civil e, en
'-ertu duqu e l le dem andeu r gu i assigne p lus ie urs défende urs
peut les assig ner tous deva nt le Tribun al d u dom icil ede l' un
d'eux) il so n choix, J\O Ul't z a cité, conjoi nt ement avec Mal let,

Augé, son représen tant in term éd iaire du marché; que ce
dern iel' étan t domici lié il CeLie, il pré te lld néanmoins se
pré valoil' à SO li encontre de la j urisp l'uclence q ui au torise le
patron il cite l' son r ep resent ant devan t le Tribun al de SOli
propl'c do micile ;
Atlendu qu e ce tt e jUl'ispru dence doit Ill re pl'ise ell ce
sens "n e, le rep résen tan t de va n t re lld l'e ses COol ptes an domicil e de so n patron , c'est au Tl'ibnnal de ce do mi cile qn e
doi ve n t être por tées tOlites les demandes q u i se rapporlent
à lme l'edd it ion de comp tes; qu 'il n'en saurait èlre de même
lorsque l'action di rigée pal' le patl'on contre le repl'ése nta nt
est indépe nda nte de tout r cglement de com jltes e t p l'e nd sa
cause, comme dans l'espèce, da ns nn l/ uas i-délit d u re pré-

sentant, so iL dans un e Iaute de ce dern ieL' qui aurait ca usé
un préjudice à son patron et J on t illui de \'l'ai t la répara tion,
non pas en \'erLu d'un contrat, ma is en vert.u des pri nci pes
générau x édi ctés par l 'arti cle 1382 du Code civil ;
Qlle dans ces conditions le Tri bu nal de céans es t, incom-

�( 303 )

l :302 )
pélen t pou r co nna it l'e du l itige a ussi b.ien ~l l'~gal':l de
Mallet q u'à r egard (l'Auge; que, par sUIte, 1art,cle,9 ~.
Code procédu re civile,e tl'O uve sans app lication il l'espèce,
q ui est régie, au co n tra ire, pal' le paragl'a phe l ~t du même
a rticle, a ttri bua n t d' un e m aniè l'e genél'a le, en ma ti ère per-

son nelle, com pétence au domicile d u défendeur;
Par ces motifs ,
Le Tribunal se déc lare in com pétent eL condam ne l\ourt,
aux dépens de J'incident,
Du 29j"il/et )890, - P,'és. , M, LAPIERUF., juge. - P L"
~IM. Aimé A'LHAUD pour Kourt z, BERGASS E pou ,' Mallet el
Auge .
CmIPETENCE. -

Di:':I3ITIWR CIVIL. -

AVEC SON CONSENTE~IENT.

TlRlii 1\0:\ ACC EPT l:..un. -

-

LETTI\ r:: DE CJlANG~ TIRÊE

TnmUNAL DG CQi\BtERCE.

TmOUNAL DU TmEun.

L e débiteur d'I/ne deite civile qu i a consenti que son
cf'éancie1' (om-l1it sur lt/~ une lelt1'e de chan[Je, est competemment cité devant le Tr ibunal d e comme1'ce, pal'
le tiers pOl'leU1', en paiement de sa dette, et cela alors
mérne que la le((1'e de change ne serait pas acceptée.
L e Hel'S porteur d'une leltre de change non acceptée aya nt
inté1'ét ci {ai1'e la p1'eZlVt: de Le, p,'ovis-io1l et ce fte p reuve
ne pouvant se fa't'1'e lju'en p,'ésence du tireur, le ti"é
non accepteuJ' est compéfenullent cité, en méme temps
que le til'eu}', dtvant le Trîbunal dll domicile de ce
demi." (1).
1

Cl) La jurisprudence sur ceHe question éta it , Jusqu' ici, presque
taule en sens contraire, voy . Taille ~énér3 lc , \, 0 Competence, n° 188.
_ Table dél~ennalE', Ibid, UO 134. - 20 Tab le dëcennale, Ibid. , n° lGi.
- Ce rec. 1882. 1. 31. - 1~8". 1. 271.
,"oy. cependant, dans le sens tl ~ la ùêc ision ci-dessus, Jr. Table
d':'cennale, \.... Competence. nO' 13'2, 133 .
Voy . enCO I'C, 188G. 1. 298 - 1888. J. 112, - 1888. 2.. 181.l.li\'erscs

(GAL LlZIA CONTRE

Houx

ET GALLY) .

J UGEMEN'J' .

Att end u Ciue l'opposition d u s ieur HOllX envers le JlIgement. de défaut ,'end u contre l ui et le sie lll' Gnll y, pal'
le 'l'nb un al de comme,'ce de céans !e 15 février demie,·, est
réguli ère en la forme et faite en te mps utile ;
Au fo nd :
Atlend u q ue le sie ul' Gally, bijoutier ù Marseil le, a vendu
au sieu!' Roux des bijoux ù l'occasion de son mariage;
Attendu que ce de rni el' ne conlesle pas la légitimité de la
demandeqni es t fo rmée a son enco ntre, mais qu' il so utient
ql1 'étant domici li é à A.\'i gll un , c'est de\':tnt le Tri bun al de
commerce de cette vi lle qu'i l aurait d ù êt re. cité; qu'au
su rp lus l'achat qu ' il a fait ù Gally est Ull ac te l,u,'el11 ent
civil qui n'est pas du ressort de la j uridiction consulaire;
.\ ttcndu que les ieur Houx a acce lllé que le sieur Gally
(ounllt SUI' Jui une traite pour paiement de ce 'lui lui était
ùt'! ;
Attendu que celle t,'a ite

il

été endossée au sieur Gallizia

tl'une manière réO'ulièl'e'
o
,

. _:lt~ nùu qu'i l est de ju r ispl'lldeuce co nsta nte qll e le
lire du ne lett l'e de chan ge n011 accepteuJ' n'en est pa~ moins
l~n u "ü;·ù-v Îs du li ers-por teu l' su l' le monlanL de la provision qu'il a en mains; que Ga lli l ia a " ai t intérêt, Jalls ('espèce, ù faire la preuve J e la pl'Ovision; q ue cette preuve ne
pouvaitèt,'e faite qu'e n présence ùe Houx et Gally ;
Altendu qu'aux tel'l11eS de l'arti cle:in du Code de procee~pl:CCS OH la m ùme so lu tion a éte :Iù m i ~e, 1Il.:li::; p.:'H d ê~ motifs speCiaUX

portée&gt;

de f~tit qlli ne se retrouvent pas ,laus l'espèce ci-dessus rap-

�( 30!, )

( 305 )

dure civile, le s ieur Galli zia avait le dl'oit de citer les
défende urs devant le Tribunal du dom icile de l'un d'eux;

Allendu que Houx a reconnu qu'i l avait provisio n, en
sollicitant comme un e fave ur e t fa cili lé de paiement le
tirage d'un e Il'alle s ur lui; que dans ces circons tan ces c'est
à bon droi t que Je Tribunal de commerce de céans a été
saisi du litige; qu'i l ya donc lie u de confirmer le jugem en t dont est opposition;
Su r les fins en garantie prises par Gal ly il r e nGontl'e de
Houx ;
Altendu que, Roux ayant recon nu la delle, il ya 1ieu de le
condamner à relever et garantir Ga ll y des cond am nations
q ui précèdent;
Par ces motifs :
Le Tribuna l adm et le sieu r Roux e n son opposition en-

\·ers le jugement dont s'agit pOlir la fOl'me senlemenl;

~====================~
VEN'rE . -

COUIlTIll:R DE L.' ACFlETEUR. -

GOMMJ\ND E CONTESTÉE .-

Faisant droi t aux fin s en ga ran tie prises par Gally à J'encontre de Roux, condamne ce dern ier à le releve r et g;ll'ilntir de toutes les conclam nations q u i pl'écèùent en ~apital,

intérèt et frats actifs , passifs el de la ga rantie.

Du 13 aoOl1800, - Prés" M, J UEnv, juge, - P I"

ml.

SIGNOnE" pOUl' Ga llizia, Cam ille PSLlsslsn pOU l' Houx,
Gallyen personne

RE FUS.

L01'squ'un vendeur expédie u ne tnat'chandise ci l.uZ ach.eteu't' sur une aul1'e place, à la suite d'un co nf1'at Con -

clu par un. courtie 1' au nom d e cet çlCheteu'r , el que ce lui-ci ?'e/use de r ecevoi1' en contes tant ['identité de la
com mande "eçue pa?" le vendewl' avec ceUe qu'il a (a i te
lu'i - méme, le courtie1' ,'este "esponsable, vis - a-v1.'s d u
vendelt1', de l'inexécution d u marché .
Pour que la responsabilité du cQu1,t i el' C1:188d( pat' la seule
déclaration du nom de l'ache/eu?', il ( aud1'ait que celui-ci eut "e/usé pO U1' vice de qualité ou non conformile à une com mande co nstante et r econnue .

(OUVE

CONTRE

de même sui te, ail fond, déboute le sieur Houx de ses lins
en incompétence el con lil'me purement et si mplem ent le

j ugement dont s'agit , avec plllS grand dépens;

EXPÉD ITION. _

R ESPONSADILlTÉ DU COU nTlElL

MULLEn

ET

PIG NA" EL),

JUGEMENT.

Attendu qu e Mu ll er e t Pig na lel, courLiers, se sont Pl'ésenl és au sieur Casimir Olive , comme ch argés de l ui ac heter
'100 ba ll es fal'ine gl'lla u D extra, pour co mpte e t au nom

d'un sieur Sanchez Cervantes, de Cal'Ihagène; qu 'ilg ont
conclu le marché et do nn é, il la date des 17 et 2 1 mai
der nier, l'ordre au s ieu r Olive d'embarq ue!' la marc handise

à la destination de l'ach eleur désig né ;
Qu'Oli ve a effectué l'envoi et fourni S llt' Sanchez Cervanl es, gui ref use de payer eL de rece voir- la mal'chandise,
en dénia n t avoir do nn é ordl'e à 111 ull er eL l'ign a tel d'acheter
e? son nom et pour son cumple la quanlilé de marcha ndIses qu i avait été l'objet de l'expédit ion à lui faite;
Olle c'est, en r éa lité, un e dénéga tion de la ve nte conclu e
par Muller et Pign atel, le r efu s pattant, lio n pas s ur une

1" p, -

1890,

20

�( 307 )

( 306 )
prétention de défaut ou vice de qua lité ou non-conformité
à la commande, mais -ur la commande elle-même qui ne
serait pas celle que Muller et Pigna tel auraient cru avoir il
réaliser;

Attendu que ces derniers, en agissant comme cou rtiers,
au nom et pOUL' compte d'un acheteur désigné, ont l'obligalion d-établir qu'en achelant pour lui les 100 balles farine
gruau marque D, ils exéculaient bien et fldèlement un ordre
::\ eux transmis pal' cet acheleur, auqn el cas, en s'y conformant strictement, ils n'auraient encouru aucune responsa-

bililé personnelle; que ce sera it au veudeur lui-même,
dans ce cas, à contraindre son acheteur à l'exécu tion rigoureuse du marché;
Mais que Muller et Pi gnatel ne peuvent montrer aucun
ordre émané du sieur Sanchez Cervantes, leur spécifiant la
nature et la qualité de la marchandise il acheter pour son
compte;
Qu'ils sont obligés de reconnaitre qu'ils n'ont agi que
d'après des inslructions émanées d'une tierce personne

établie à Barcelone, se disant aulol'isée à agir comme inter-

médiaire du sieur San l:hez CervanLes, sans qu'aucune
preuve de cette allégation,émanée de ce dernier lui-même,
puisse être rapportée;
Que Muller e t Pi gna tel ont donc eu le tort de s'en r'llporter trop facil ement à des indications sans valeur, puisque
le véritable inléreEsé les dénie et ne les reconnaît pas,etque
la preuve contraire ne peut être (omnie pae eux à Olive,
ainsi qu'ils devraient pouvoir le laire pour justilier de leur
qualité d'intermédiail'es;
Que cette impossibilité les constitue en faute et que leul'
:esponsabililé est engagée;
Par ces mati fs,
Le Tribunal condamne Muller et Pigna tel il. payer à
Casimir Olive 2242 ft'_, montant des Clluses de la demande;

Avec intérêts de d roit et dépe l1S.

D,,;/O a~1lMt 1 890. - Pré,'., M. ARNAUD, ch. de la Lég d'li
.,
. HORNDOSTE L pour Olive N
.
.
Pignale!.
' ATHAN pOur Mu ller et

-

P nOPR fÉTB INDUSTRIELLE . -

:MARQUE DE:' l'ABR
.
IQUE, DR OITS ANTÉRIEIJRS.

La propriété d'"ne marque de f, b .
p1'emier occupant, lequel p eut
au (?'es .

D ÉPOT

.

.

e1~ i:~~~i1~:~,a1'hent

au
usage aux

Le dép6i d'une mm'que n'es t pas atl1'ib, I ·rd 1
p,.,élé . i ln' en es t que la mani(estati " { e ' a 1",0 n'empéche pas les tie1'S de 1 '.
on :.1: b"l.etwe, et
d
aH e, au beso'Ln la
.
es anlé,'iorités SU?' lesquelles ils
.
,
pt euve
{onder .
crOt'en' pouvoir se
1

Spéàalement, lorsque deux associés se
.
comm,un d'une marque et
,. /
son! sel'V1S ell
mar ue n'a
~
qu a ell?' séparation cette
1 q
pas élé attrtbuée à /,,,,, ptltt6t qu' . l' t
L 8 conservent tous deux le d,'ott de'
a . au t'e,
déptJt que t'un d'eux en (n'œil ne sau/a:; t8~~·V't1.) et le
le d'J'oit de tintel'dù'e à l'aut1:e. '
'lH conférer
(ROGUET CONTRE SAVR l N).
JUGEMEN'r.

Attendu que Je sieur Ra
M'l"seille d.
_
guet, marchand de fromages à
, a epose au ul'efl'e du 'fr·b
1d C

marque consistant

1::)

•

l

una

e ommel'ce une

cialilé de 1
en une étlquette pOl·lant les mots" Spé
romao-es
suisses c l'eme
. llX Il, SI1I' laqu ell e fiaure laCl'Ol\: St'
b.

lisse eLsa SIO"oatUl'e

"

,.

"

Atlendu que le sieur Il
'
.
Saurin envelopp.t
[ oguet s est plaull de ce que le sieur
al ses ramages d' une étiquette portant les

�( 308 )

mots de {{ Spécialil é de fromages su is5es crémeux »; qu'il a
vu dans ces agissemen ts un fa it de conCUl'l'ence déloyale et
ra citédel'a ntl e Tribunal en paiement dedommages-intérêts
e t demande qu'il lui soit fait inhibition et défense de se
servir à r aveniL' de l"ëtiqnette dont s'agit;
Attendu que la propl'ieté d' une marque de fabriqu e
appartien t a u p remier occ upan t et qu'JI a le droiL d'en intedire J'nsage aux autre8, mais que le fait seul du dépôt
ue sau rait être at tribu tif de la p ropriété; qtùl n'en est que
la m anifestat ion extérieure, mais qu'il n 'empêche pas les
tiers en cas de poufi;uile, de faire la preuve des antériorites
sur {aquelle ils croient pou voir se fo nder;
Attendu que Roguet et Saurin ont été associés pendant un
certain tem ps pour la fabrication et la vente des fromages ;
que, pendant ie COU 1'S de leur association, ils se SOIl,~ ser':ls,
pour entou rer leur fl'omage, d'une bande portant II USCflptian de « Nouvellespécialitéde fl-omages SUlsses cremeux »;
que ces bandes ont été 1ivrées et payé~s alors que les partie:
faisaient des affall'es en commun; qu 11 est donc constan.
que l' usage de ces étiquettes a été adopté d'un com,mun
accord par Roguet et Sat\1'in alors qu'i ls étaient assocIes;
At tendu q u'il n'est pas co ntesté que le sieur Roguet se
soi t plus spécialemen t occ upé de la fabl'ication des fromages
pendant l'association; qu'il a pu , avant ses l'apports ~vec
Saurin, exercer le même commerce dans d'autres localllés,
mais qu'i l ne fait pas la preuve qu'antérieurement a son
association il ait employé la même è.énominalion pOUl' les
produits de sa fabrication;
Attendu que dans l'espèce il n'y a pas eu de priorite d~ns
l'em ploi de l'étiquette dont s'agit; qu e son emplOI a ,eté
adopté d' un commun accord et est de \'enu la cop ropl'lete
des deux associés;
Attendu qu'au moment de la séparation les associés lùlH
pas revendiqué la dé nominat,iol1 dont s'agit co mme etant

( 309 )

plutOt la propl'iété de l' un que de l'autre; qu'il faut donc
admettre que chacun des associés a eu le dm it d'e n user,
comme étant, une propriété coll eclive,etque, du reste, l'étiquette dont s'agit ne constitua it pas u ne marque, mais une
simple désignati on d~ pl'Odu it ;

Attendu que Roguet a Pli, pOUl' disti nguer d' une manière
claire et ind iscutable les pl'odui ts de sa fa brication de ceux
de son concurrent, aJouter il l'éLi.:jueLt e dont g'agit un signe
distinctif, la croix slrissc, et y apposer sa signature, et en
fa ire l'obj et d'un dé pùt de marq ue, m ais qu'i l ne saura it en
décou ler pour 1ui le droit de pri ver Sau ri n de se servir pour
la vente de ses produits d'une désignation q ui éta it une
propriété commu ne;
Attendu que les fin s prises à l'encontl'e de SauI'in pal'
Roguet ne sau raient donc être admises;

Sur les fins reconventionnelles du sieur Saurin:
Attendu qu'en faisant procéder à des pel'quis itions chez
divers clients du sieur Sanri n et à la saisie des fl'omages
portant l'étiqu ette iucrimin ée, le sie ur Hog uet a porté un
trouble dans les atrai res de ce dern ier; qu'un e allocat,ion de
si mples dom mages-intérêts ne serait pas suITisante pOU l'
dédommag·el' le sieur Sami n du préjudice occasio~ll é par la
procédure faite iL son enco ntre; qu' il y a li eu d'ordo nne r en
oull'e l'insertion du présent jugement pal' extl'ait dans deux
jou1'1laux de la loca lité au choix clu sieur Saurin;
Par ces moti fs,

Le 'l'I'ibunal déboule le sIeur Roguet de sa demande il
l'encontre de Sam'in et le condamne aux dépen s ; de même
suite, lai",nt droit aux fins reconventionnelles prises pal'
Saurin il son encontre, condamne RogueL à lui payel' la
somme de 100 Il', à titl'e de dommages-intérêts en l'ép,,'ation du pl'éjudice il lui ca usé; Ol'donne l'insertio n du présent .J llgement, pal' eXll'ait, dans deux iournaux de Marseille,
all cho ix du sie ut' Sam'in et au x Irais du sieur Hogllet.

�( 311 )

( 310 )
Du 3 septembre 1890 , -

P,'és" M, SUDe, juge, - PI.,
MM. CAR pOUl' Hoguet, GRANDVAL pour Saurin.

mois de j uin , une somme de 300 fI'. correspondant à deux
mois de ses appoiDtements, soi t une somme totale de 450 fr,;
Pa l' ces motifs,

COMM1 S. -

CONTREMAITRE D~USINE. -

CONGÉ. -

INDIŒN ITÉ.

Le cont1'ema1tre d'un moulin, cha-l'gé de la sUl'veiLlance
coni'inue de l'usine) et devant

nécessaù~ement c01Ulaît,'e

l'ind'usl,'ie qui s'y exe7'ce, ne sau1'ail, quoiqu.e payé au
mois, ét-re assimilé à un em.p loye O1·dinaù'e .
Il a donc d"oit,

ell.

cas de congé inopiné) à un.eindemniié

supé,'iem'e à celle d'li n mois d'appointements ( 1) ,

Le Tribunal , sans s'arrêter à l'o[I'e faite par ~ I onier qui
n'est pas sa tislactoire, le condamn e à payer il Chabaud :
l' La somm e de 150 fr., montant de ses appointem ents
du mois de juin;
2' Celle de 300 fI', à titl'e de dommages-intérêts pOllr
congé indu, et c'est avec intérêts de droit et dépens,

Du 8 septembre 1890. - P res., hl, VASSAL, juge. - P I.,
MM. PAUTlllER pour Chabaud , ROLLAND pOU l' Monier .

(GHADAUD CONTRE MOl"IER ) .
JUGE ,),(gNT.

CAPITAINE, -

Attendu qu e le sieur Chabaud était employé comme COIltremaître dans le moulin apparlenant au sieur Monier, au.\'
appointements de 150 fi·. pal' mois;
Attendu qu 'il a été congédié sans motifs et sans .vis
préaJable Je 22 juill dernier ; qu 'il réclame il raison de ce
brusque congé son mois d'appointements et une indemnité de 900 fI'. ;
Attendu qu e 1'01Ji'e faite pal' i\lonier de paye!' il Chabaud
un mois d'indemnité, n'esL pas sa tisfac toil'e; qu'en effel, le

(S urON ET AUTRES CONTlU:

al&lt;X

Docks et rI'y opé-

C.\P ITArNE PRl.! DON).

J UGEMENT.

AttenJu qu e le capitaine PruJon, commandant le vapeur
anglais Horn H ead, est a!'l'ivé en ce port de Mar cille avec
tille

(1 ) Voy, ce rec. 1888. 1. 5G.

D Éf'AUT D'UNANIMITÉ.

il dé(llld, il a le droit de se rend,'e
,'el' son déba"9uement (1).

sitent une sur\'eillance continue de ce qni se passe dans le
moulin et nne connaissa nce parfaite de l'industrie, qui ne

Attendu qu'il ya lieu d'allouel' il Cha baud, en dehors du

PLACE PO UI\ LE DÉCHARGEMENT.

Lorsqu'Hue cha1,te-pa,.tie }Jo1·te 'l ue le capitaine, a1'1'ivan{
ci Jl1arseille, décha1'[je1'a, soit al/X Docks, soit à la
l'lace que les alti-eIeu,.. désioneronl, il (aul, pour' que
le capitaine soit tenu, de prendre la place indiquée,
qu'elle le soit, non pa1' la may'o 1'ité, 1nais pw' l'u,nanin'Lité des consignatait'es.

sieur Chabaud, en sa qualité de contremailre, ne peu t être
assimilé à lin employé ordinaÏl'e; que ses fonctions néces-

rentre pas dao. les attributions d'un simple employé;

ARRIVÉE. -

CONSIGNATA IRES. -

cargaison.:\ la dest ination de divers consignataires;

( t) Vov. Conf. ce rec, 1887.1. Il .\.

�( 312 )

( 313 )

Que, pOUl' opérer son débarquement, il s'est rendu au
bassin des Docks et Entl'epOts de hl,""eill e; que les opérations y ont été imméd iatem ent com mencées et .. ffectue.,;
AUe ndu que F ra nçois Simo n et consorts, demandeurs a\l
procès actuel, ont cité le 28 aoüt dernier le dit capitaine à
l'effet de le fai re condamner il des dommages- intérêts pal'
chaq ue joUI' de re tard q u'il mettrait à lem livrer l eUl~
m al'cll a nd ises à la deuxi ème section Su d des Docks libre,
de l'A ba u oir ;
Atlen'~ 11 que les accords en tre le capit a in e et les afJ'J'eleUI'5 prévoyaieJlt que l e déb",rq nem ent aurait II t..l1 saiL aux
Docks, :soit à la place qlle ces derniers désigneraient;

QLI'en se renda nt aux Docks, a lors que son affrétcur ne
l u i avait fait auc u ne désig nation spécia le, le capitaine
Prudon n'a direr.lement viol é, vis- à · vis de ceux-ci, aurune clause spécia le e t d il'ecle de ses accords;

Qu'il est vrai que les consignataires pOI'tturs des connaisspments représentant la prop l'iété de la cargaison se lrouvent au lieu et place des dits affrételll's ;
Mais que ces consignalai res,

p01ll'

Attend u que c'est ce q u'a fai t le capitai ne Pr udon, en confia ll t Sail déba rquement à la Compagnie des Doel,,; qu'i l
obtempéra it, en cela, aux indications an tél'ieures il lu i
laites, a ux nécessités de la l'apidilé de ses opérations, et
n'occasionnait en fa it, aux demandeu rs tardivement opposanls, aucun vérilable prejud ice; que, par suile d'Ilne célérité plus grande po nl' tOll S, d'une plus séri euse surveill ance
pO ll l' la m archandise déba l'quée, et d'un e absence lo ta le
d'inlérêt pécu ni aire en l'élat clu lari f 14 de la Compagnie,
sous leq ue l le déba rq uement a été opéré, t.oLlt.e cause de
dommage a été écartée et q ue le cap ita ine n'a ai nsi encouru
auc un J'eproch e fo ndé;
Par ces m otifs,
Le Tr ibu nal déboule les demand eurs de lenr demande
contre le capi ta ine Prudon ; et c'est avec dépens,

Dit 9 septemb,'e 1890. - P ,'ès . , hl, AnNA"D, ch. de la
Lég, d' H, - SENÈS po u r Simon et a llires, NEGRETTI pOlir le
capilaine,

imposer leur volon té

au c.ap llaine, de vaient s'en:endl'e el être llnan imes sur le

choix de l'emplacement où se ferait le débal'qLlement de la
cargaison: quecetle un ani mité ne s'est pa~ rell contrée; que,
dans ces. cÎl'constrll1ces , la majo rité , même en nombre et
comme J'epl'ésenlant la plu s gl'anùe part ie du chal'gement,
ne pouvait s uffire pour contra i nd,'e le ca pi ta in e il suiv l'e
ses ordl'es;
Que le capi tai ne, en effet, en présence des volontés co ntraires et des intérêts di ve!'gents de ses consig nataires, n'a
pas, ni de p. r le con trai" comme dans l'es pér e, ni de par la
loi, à s ubi ,' forcéme nt l'ex ige nce de la majori lé; qu'il a à
con:-:.ulter Iïntérêt général des dit:; consignataires ri aussi
eL ell même temps l'intérêL de son navire et de son armement eL doit, en conséquence, ag ir au mieux de tous;

CO:lIPÉ'l'ENCE, -

COURTIER , -

ACHAT D'UN CHEVAL .

To ut achat j'az't pa?' un co mmerçant, est censé (ait pou',.
les besoins de son commerce, à moins Que le contl'aire
ne soit p1'ouvé ,
Spécialem,ent, l'achat d'un cheval pa?' un comme1'çant le
,'end justiciable, quant à ce, du, T 1'ibu.nal de commerce,
s'il ne prouve pas que cet achat Cf, été j'ait e:r:clusivement
po",' l'usage de sa famille (1).

Ce principe est applicable cl un

COlu,Ii.".

(1) Voy. Conf 2 0 T&lt;tbl e décenn ale, v· Compétence , n° J'29.

�( 315 )

( 314 )
(MAnON CONTRE Bunn).
DÉIlAHQUlŒEN1' . -

-

Attendu que G. Budd, ac.tionné devant le Tribunal par
Madon en paiement du prix d' un cheval que celui-ci prétend lui avoir vendu, oppose à cette demande une exception d'incompétence;
Attendu qu e G. Budd est cou rtier maritime; qu'en cette
qualité i l est commel'çant;
Attendu que la présomption de la loi est qu e les obligations d'un commerçant sont réputées contractées pour les
besoins de son commerce et de ses opérations commerciales, quand elles n'ont pas une cause civile démontrée et
établie;
Attendu que, dans l'espèce, G. Budd ne prouve pas que
le cheval dont s'agit n'at:l'ait pas été acheté pal' lui exclusivement pour l'usage de sa fam ille et non pour les nécessités des opérations de Sa pl'oression commerciale ;
Qne, pal' su ite, el cn conformité même de la jurisprudence du Tribu nal, l'exception proposée do it être rejetée;
Pal' ces motifs,
Le Tribunal se déclare compétent et l'envoie ponr les
plaidoiries au rond à l'a udience du n septembre zourant;
Dépens de l'incident il. la chal'ge de G. Budd.
D u 19 sep/emb"e 1800. - P,'és., M. LAPrERRE, juge. P t. , MM. SEGOND pour Madon, NECRETTI pour lludd.

CLAVSE.

-

D no l'1' RÉSEnvÉ AU CAP ITA I NE .

FRAIS DES CONSIGNA'fAlHES . -TIl .n 'AIL DE NUIT. -

Ex-

C~; DAZ'i'l' DE fR ~\I S.

L a clause d'une cha1·te-pœl'tie 1'ése,'vanl au capitaine le
d r oit de j'aire le clébm'quem,ent aux j'rais des consignalaù'es , /te {auto,'is e pas ci employe?' des moyens
oné/'eux pour ceux- ci .
A mo'i ns d'un inté,·~t ma/eu,' et impérieux , ou dlune
8/ipltla/iollspéc.ale e/ jO"n&gt;elle à Cf/ éfJa1'd.

Spécialemen/, la clause ci-dessus ne l'aulm';se pas à (aire
opérer le débarque men / de Il ui/.
En conséquence, l'excédant d e (l'aù causé 1Jar ce mode de
débarquement doit, en. pa,'ei l cas, ,'este,' ci la cha1'ge du

capi/aine qui l'a employé ( 1).
(V l .\L

ET TROUCHE

CONTRE PAQ UET E1'

C').

JUGEMENT .

Attendu qu e Vial et Tronche ont eu à recevoi r 303,000 k.
maïs environ , à. eux expédiés par vapeut' Anatol ie, appa rlenant à la Compagn ie N, PaqueL ;
Atlend" qne, c1'apl'ès les accord s des part ies, le débal'q uement de ce nav ire devait se f('Üre à l\Ia riie11 le aux Docks ou
toul autl'e quai, les opérations de dés3lTimagc, prise en cale,
gabal'rage el débarquement devanl avait' lieu aux fl'ais et
ris~ues des destinata il'es ;
Attendu que le capitaine de l' A na /olle, selon le dl'oit
qlle lui donnaient les dit s accords, es t all é aux Docks pOlll' l'

(1 ) Voy . .'f'

l'e l' .

1888. ' . ']1.1: .

�( 3 16 )

( 317 )

opérer son débarquemen t, e t a débarqn é de jonr 104,000 k,
environ et peudant la nuit le solde des maïs des deman
de urs, soit env iron 195,000 k, ;

de la cause repoussent formell ement, puisqu e l'opération
du débarquement de l'A l1alolie a commencé sous le tarif

Attendu que le déchal'g'ement fait pend ant le jo ur a eu
lieu aux conditions du tarif géoéra l des Docks,et celui opéré
pendan t la n ui t aux co nditions du tarif spécial n' 'l, dit
tarif accéléré;
QlIe l'appl ica tion de ce second ta,'if, substitué ainsi au
premier, a occasionné une difi'érence de frais el~ p lus aux
sieurs Vial et Trouche, se chiffrant pal' 31 1 fI', 90 C, ,
Que Vial et Trouclle réclament cette différeu ce à N, Paquet et C· ;
Attendu que la question qu'il s'agit de résùlIdre, est
don c de savoir si la Compagnie avait le droi\ de faire opérer
le déchargement du vapeur A na/olie e n em ployant le tarif
accéléré;
Att end u que si la naviga tion à ,'apeur est intéressée à
opérer promptement , l'intél'êt d'autre pal't du consignataire
de la cargaison est cl'opérer aux moindres frais possible;
Que, dès lors, quand les accords, comme dans l'espèce,
réservent au capi taine le droit de faire II) débarquement aux
frais des dits consignataires, il doit , comme leur mandataire, choisir le tarif le moins onél'eux, àmo ins qu'un inté-

rêt majeur et impél'ieux de sa navigatio n ou qll'une clause
spéciale des accord, ne l'autorise à choisir un tarif plus
élevé, mais plus expéditif;
Attendu que dans l'espèce a u cu n de ces deux motifs
n'existait pOUl' la Compagnie défenderesse; que l'Alla/ohe
n'est pas uu Mteau chargé d'un service public; que, d'autre
part, aucuue clause n'imprJsaiL aux consignataires l'apph cation rigoureuse du tarif spécial n' 4;
Que les sieurs N, Paquet et C· ne sont point fondés 11 exciper d' un nsage qui n'est nullement établi et que les fUlts

génél'al et que, conség uemment, aucune ul'gence n'ex istai t,

et que le déchargement au rait pu continuer comme il était
commencé ; q ue si, par des motifs de convenance pat'ticulière à la Compagnie, elle a cru devoir accélérer le débarquement, sans (lu e les coo sig natail'es ait été prévenus de ce
changement et des motif~ imprévus et except ion nels qu i le
rendaient nécessaire, elle ne pe u t faire s upporter à ces
derniers Ull excédan t de f rais) qu'il n'en trait pas dans le
droit de leur mandatail'e chargé du débarquement de lenr
maïs de leur imposel', en changean t brusquement de tarif,

Sans

~a u se

autreqne l'in té rêt de la Compaguie;

Pal' ces motifs,
Le tribunal condamne N, Paquet et C· à payer à Yial et
Trouche la somme de 3 11 fI', 95 c') montan t des causes de
la demande, avec inté rêts de droi t et dépens,

Du 24 seplemb,'e 1890, - P,'és" hl, LAPIERRE, juge,
Pl" MlI!, Félix LAUC IER pOUl' Vial et Trouche, ESTRANG IN
pOUl' Paqnet et C',

CAPITA INE . -

LrVHATSON A DES'fiNA'l'ION. -

PnEUV E.

CONN..\ISSEMENT DEC H AnGl~.

Le capitaine qui veut pl'OUVe1' qu'il a ?'emis à dest'ù lalion, et "en't'Ïs ci qui de droit, la mal'chandise pco' lui
emhm'Cjuée, ne peut (aù 'e cette }JJ'eure que pm' la production du connaissement ,'éoullèl'emellt déchargé.
La jn'odllction de cette piéce ne sau1'ull ~tJ'e l'em,placée
pœ!' une decLa1'ation, mém.e d'ulle admin.istration publi-

que, constatan t que La ma'l'chandlse (llo'ait été Lic1'ée
SlU' La présentation du connaissement.

�( m)

( 318 )
(CORDELLA CONTRE COMPAGNIE VI NUESA).
J UGEMENT.

Attendu quç le sietH" E. Corbel la a remis à la Compagnie
Vinllesa, pour être transporLésà Malaga, par vapeul' Camal'a,
91 sacs légumes secs marqu és 1' . , pesan t 9, 100 J,. , pOUl" être
délivrés au portetH" tl' un conna issement à ordre;
Que ces marchandises , en faiL , avaient élê commandées
au sieur Cm'bella par un sieur Ju lia , qui a ulLél'iemement
suspendu ses paiements;
Que des instructions avaient été données par Corbella il
un de ses correspondan ts à Malaga, la Société AmaL frè re!",
de ne délivrer Je connaissement au destinata;"e qu e lorsqu'lI aurait accepté la traite fourni e s ur lui ;

Que la Compagnie prétend que, sm exécution de ce mandal , elle aurait 1ivré la marchandise contre le connaissement
régulièrement endossé et déchargé;
Que Corbella, en fait, souti ent le contraire et aflirme que
la Iivraisou a été accomp lie dans des co nditions d'i rrégu larité qui lui auraient porté un graud préj udice, en fai sant
sortir des mains de son ach eteur la marchandise dont s'agit,
pour eu avauta ger indùment un de ses créanciers, au détrimen t de la masse;
Attendu que la Compagn ie Vinuesa a eu un mandat à
accomplir: celui de remettre, contre un titre régulièrement
déch,,'gé par qui de droit, la marchandise dont s'agit ;
Qu'elle doit donc etre à même de jl1stifier, par la production du connaissement portan t décharge, qu'elle a
intégralement et r égulierement rempli so n mandat ;
Que ce document, qui devrait nécessa irement être en scs
mail~ s , n'est point produit, malgré qu'elle ait été requise

de le faire;

Qu'elle ne saurait être admise à le remplacer par une
déclaration, même d'une administration publiqu e, constata~tqu : la marchandise aurait été délivrée SUI' la présentatloll d un conllàlssement dùment passé à l"ordre des sieurs
F. Navales frères;
Due l'appréciation de la régularité de l'endossement en
caS de liLige, ne peut se faire que par le Tribunal COl;lPélent el que, dans l'espèce, la Compagni e Vinu esa 1 pal' SO Il

faH Ou sa fa ute, rend impoS5 ibie celte np préciation cn ne
présentant pa, le connaissement qu'el le lù\llègue mêm e
pas être perdu dans ses bureaux ;

Qu'elle ne justifie donc pas de l'accomplissement de SOli
mandat ;
Pal' ces motifs,

Le Tribunal co nd amne la Compagnie Vinuesa à payer il
Corbell a la so mm e de 2,336 fI'., montant de la valeur de la
marchandise, sans dommages- intérêts avec intérêts de

droit et dépe ns.

'

n " 26 ,eplemb"e
1890. - P"es. " M. JUERY l'nce
- PI.,
.
O '
Henn GA UTIER pour COI'beUa, AMDAno pour la COlllpagnie Vinu esa.
~l jJ.

FIN DE LA PREMI ÈRE 1&gt;A1\T IE.

�JOURNAL
OR

JURIS PR UDE NCE COMME RCIALE
ET MARITIME
Fond é e n 1820

Par MM . GIROD et CLARIOND, Avoc ats,
Contin ué par

FÉ LI X DELOBRE, Avocat.

TOME LXVIII. 1890
DEUXI ÈM E PARTIE
DECISIONS

DIVERSES, LOIS,

D I~CRET S,

Ann~TÉS ET R I~G L EMJ::NTS

ADM l NIS'l' BATIFS , EN MATIÈRE

DE

TERRE ET

m:

01:: CO~Il\IE R CE:

M ER.

A D UTILITATEM COLLIGIMUS

MARSEILLE
DunEA U ou JOURNAL DE JURISPRUDENCE COMMERCI ALE ET MAR ITIME

Ru e Sai nte, 7.

1890

�JOURNAL
.B

JURI SPRUDE NO E

OO M~ŒROI A LE

ET MARI TI ME
~--

DF.UX I ÈME PAUTIF.
DÉCISIONS DIVERSES, LOIS , DÉ CRETS , AnR~TÉ S ET n È GLE~[ENTS
ADMINISTRATI FS, EN MA1'IÈRE DE CQ:\IM ERCE
DE T ERR E ET

r.
FA ILLIT E. -

.Pnl\'IL ÈGE . -

or:

MER .

TI·I i!:;\T RE . -

M USICIEN.

Le m usicien engagé da ns UH thétUJ'e li ,'aison d'appo intements 1nens uels , ne saut'ai t él1'e considé,'é comme un
commis .

Il n'a d onc pas d"oi t , en cas d e fa ill ite d e l'ent'l'epTeneUi',
al&lt; privi/ege de l'a,.ticLe 549 ctu Code de com merce ( of) .
( SYNDIC LI-IOT EL

CO NTRE SCHWE I TZEIl ) .

JUGEM ENT .

Le Tribunal,
Attendu qu e la somm e pOUl' laqu elleScbwe itzel' demanae
son admiss ion au pass if de la fa illite de da me Cha tel, l'e-

(1) Décision an alog ue pour les nc teurS, v· T abl e générale, \, 0 Faillite , n0 18li . _ Table déce nnal e, i bid., n° 95. - Déc i!l.io ll co nlrail'e
pOUl' le régisseur. 2" Table décenn ale, Ibid . , n° 127.

�14 )
présente un solde d'appointements pour les mois d'avril et
mai 1886, la faillite de lad ite dame ayant été prononcée
au mois d'aoùt de la même année;
Attendu qu 'à l'appui de sa demande, Schweitzer expose
qu'il n'é tait lié à la dame Chatel par au cun engagement;
qu'il était rémun éré pal' ell e au mo yen d'appointements
mensuels ; qu'il n)était, ainsi, en réalit é, que son commis,
et qu'i l serait, par suite, fo ndé à prod uire par privilège au
passif de sa fa ill ite, en conformité des prescriptions du
dernier paragraphe de l'arLicle 549 dn Code de commerce ;
lllais attendu que les fonctions de Schweitzer chez dame
Cilotel étaient celles de musicien;
Qu'on ne saurait méconnaître qu'en thése générale, le
U I1 31'lÎste ;

musicien, par sa science propre, est

Que cette qualité, inhérente à sa personnalité, ne saurait
subir d'atteinte qu 'au tant que, par des conventions spéciales ou par la nature de l'emploi qu'il aurait exercé, le
musicien y aurait dérogé;
Et attendu qu 'il n'ex iste pas, en l'espèce, de convention
spéciale ;
Que les fonctions de Sch weitzer chez dame Chotel conssis taient uniquement à faire sa parti e dans l'orchestre d u
théâtre ;
Qu'en dehors des répéti lions et des représentations, Schweilzer était absolum en t libre de son temp3 et de ses act:ons, à l'opposé du commis qu i doit tout son temps à son
vairon;
Que le fai t d'être rémunéré au moyen d'appointements
mensuels, u'est pas constitutif , par lui-même, de la qu ali té
de commis;

( 5 )

était propre et qu'on ne saurait, dès lors, lui reconnaltre
celle dont il exc ipe ;
Qu'il convient, en conséquence, de décider conformé,
ment aux conclusions motivées du syndic, en donnant à ce
dernier acle de son offre, que Schweitzel' est sans droit
pour réclamer son admission pa l' privilège à raison des
sommes non con testées qui lui sont dues, et que c'est à
titre chi rograp haire seu lement CJu'il l'eut être adm is;
gur les dé pens:
Attendu qu'il est acquis au débat qu e M, Bernard èsqua lité a toujours offert à Schweitzer J e l'admettre à titre
chirographaire a u passif de la fai lli te de veuve Chotel ;
qu'i1 lni réitèra cette offre en sesconclnsious; qu'il échet,
dès lors, de laisser les dépens à la chal'ge du demandeur ;
Par ces motifs,
Donne acte ,\ Bernard ès-qualité de l'offre qu'il fait d'admettre Schweitzer au nombre des créanciers chirographaires de veuve Chotel ;
Déclare Schweitzer mal fondé en sa demande en admission par privilège, l'en déboute;
Dit que Bern ard ès- nom sera tenu, conformément à ses
offres, c1 'admettre Schweilzer au passif chil'ographaire de
veuve Cholel po nr la somme de 82 fI', 50 c" sinon et faute
de ce faire,
Dit qu e sur le vn du présent jugement, i l sera admis et
inscrit au procès,vel'bal d'affirmation ]lou r ladil e somme,
à charge dans tous les cas par Schweitzer d'affil'mer la sin cé,'ité de sa créance entre les mai ns de hl . le juge-commissa ire, en la forme ordinaire et accouLumée ;
Et condamne Schweitzer aux dépens,

Que, dans ces conditions, i l est co nstant que Schweitzer
lfa point dérogé, chez dame Chotel, à la qualité qui lui

D" 2 9
-

i"in 1889, -

P1'és ., M. DunOIS.

Tribunal de commerce de la Seine,

�( 7 )

( 6 )

jl'ATLLITE. -

FnD.I E DU FA IL LI. -

COMlIEHCE.

-

ARTICLE

563

HESTRICTION DE L' HYPOTH ÈQUE

Attendu que, devant les premiers ju ges, Obers, syndi c
F, , " s'o pposait à cette collocation; qu ' il so utenait qu'au
jou,' de son mariage, F"., nOlai,'e, se linait déjà à des
opérations h abituelles de commerce d'argent et qu'aux termes de l'a,,ticle 563 du Code de commerce, la dam e ve uve
F, ' . ne pouvait exercer son hy pothèqu e légale que sur les
biens propres de son m ari ;

DU CODE DE
Lli:G ALE .

BO NNE FOr.

L es prescriptions de l'article 563 du Code de comme,'ce
qui ,'est,'eignent l'exe,'cice de l'hypothè9ue légale de la
(emme du lailli au,'!; imm eubles que son ntari possédait

Attendu qu 'il est , en effe t, é labliqu 'avantm ême sa prestation de serment, F , . ,pren ait àes fond s en prêt ou en dépOt et les pl'ê tait il des tiers à un taux supérieur à celui
qu'i l payait aux créancie rs;

avant le m,aria[Je ou à ceux qu'il a acquis depuis à
ti"~e

D"atuil) sont géné1'ales et absolues et ne campO/',

ient a tleU1'/. tempérament basé
(èmm.e.

SU?'

la bonne (oi de la

Spécialement, cet article s'applique au cas où un notai1'e
a été déclaré ell (aillite, malgré l'igno1'ance dan. la,
quelle sa femme se !1'ouvait des actes de cornm.et'ce auxquels 'li se livrait anlél't'em'emen( mém.e ci l'époque du
mariage et auxquels il a continué de se Hvre1' d epuis
100'S ,

,

.

Attend u que les opérations commerciales de F , , " pendan t le tem ps qui a précédé so n m ari age,so nt sensiblement
égales, en n om bre e t en sommes , il la moyenne de cell es
au xquelles, en bénéficiant d'écarts d'intél'êts parfois supérieurs à u n et dem i pour cent, et en prenant des co urtages, il s'est ann uellemen t li vré depuis son mariage jusqu'au
jou r de sa m ise en fai ll ite;

AnneT,

Attenn u qu'il importe peu qu 'au jour du mariage F,.,
ait exercé des fonctions pub li ques en principe incompatibles avec lout négoce, e t qu e la dame veuve F ". n'ait pas
connu ses agissements comm erciaux; qu e les pl'esc.ri ptions
de l'article 563 du Code de comm et'ce sont généra les e t ab,
sa lues; qu 'e lles ne perm e ttent aucun tempérament basé

Attend u q ue pat' j ugement du Tl'ibuna l de com me,'ce de
Lille des 8 juin et 5 octobre 1886, passés en fo rce de chose
jugée, 1". .. , notaire à Comines, a été, à pal'tir du 8 juin
1886, décla,'é e n état de fai ll ite, pou,' ,'êt,'e, en deho rs de
ses fonctions notariale&gt;, livré à des opé!'Utions com me,' ciales en faisant habituellem ent le comme''Ced'argent;

laquell e elle était des opérations comm ercial es de son
mari; que l'exercice des fonctions llotariales ne c rée aucun e présomption légale de non com me rcia li té ;

( SYND ' C

F",

CONTRE

VEUVE

F " ,)

LA COUR,

Attendu que, dans l'ordre ouvert su ri e pr ix d'immeubles
conquêts de la communaté H,. " la dame veuve L', ,. a demandé, en vertu de son hypothèque léga le, co ll ocation à la
date du j 1 janvier 1876, jout' de son mariage, pOUl' la
somme de 53,082 fr" montant de ses reprises liquidées;

SUI'

la bonn e foi de la darn e F . .. J ni

SUI'

l'i gnat'ance dans

Pa .. ces motifs,
La Cout' m et le jugement dont est a ppel à néant,

D" 15 décembre 1887. - COUI' de Do uai (2' Ch,)
P rés., M, D UH E", - P l" MM, DEV'''EUX et TH ÉRY (d u barreau de Lille),

�( 8 )

( 9 )
Au (ond :

A nORDAGE . -

E TRANGER DÉFEN DEUR . -

VOI R OPPOSABLE. -

En ce qui tou che la fin de non recevoir , [ondée

FIN DE NON R ECE-

A CTION lNTEN T ÉE PAR LES ASSU REU RS.

PROTESTATION OBPOSÉE AU

CONSU LAT . -

A BSENCE DE

Il.

cas d'ab01'dafJe enl1'e un navÏ1'e f rançais et un nav ù'e

ét1'anger, le capitai ne de ce d el'nie1' navù'e, actionné en

1'épa1'at ion d u dommage devan t un T1 'ibuna l f r ançais ,
est en d?'oit, q uelle que soit sa loi nationale, d'oppose)'
au français demande u,,' la fin de non 1'ecevoù ' des at'ticles 435 et 436 du Code de CO""".,'ce (1),

Cette fin de non ,.ecevoÏ1' est opposable à to ut dem andew'
en abo1'dage, que ce soit le capitaine, ou. fm'J1zafeu1', Olt

le chargeur, ou les

a S81t1'eU1'8.

Une p"otestation déposée dans un consulat ne satisfait pas
aux p,'ese"iptions de la loi, si elle ,,'est pas signifiée
dans les vingt-quatre heures (2),
(COMPAGNI E t L \ MJJOU RGEOI SP. CON TRE A SSUR E URS) ,
A R R ~T ,

L A COUR,

Vu leur connexi te, joint les caU$es et s tatu ant sur l'appel
interjeté par la Compagnie hambo llrgeoise- américaine d'un
jugement rendu par le Tribuna l de commerce de la Seine,
10 26 mars 1887 ;
En la forme, reçoit la Compagn ie hamloo urgeoise appelante;

ce que

du sin is tre rlans le délai prescrit par l'article 436 du Code
de comm erce, mais n'aurait même pas fait la protestation
n i la signification vou lues par le même article dans les
vingt-quatre h eures;

SIGN IFICATION .

A

S UI'

le ca pitaine du navire abordé, non seulement u'aurait pas,
à la suite de l'abord age, fait donner assignation à l'auteur

, ,

Consid érant qu e, pour r epou sser celte fin de non receroir, le ju gement dont est appel se base sur les actes accomplis par le capitain e du navire abordeur ; mais que
les protestations et réclamations dont il est par lé dans les
articles 435 et 43G doiven t, pOUl' rend re les ac tions en indem nité recevabl es, émaner du capitain e qui avait à se
plaindre et q ui a pu agir contre le capita ine auteur du
dommage ou contre les assu reurs;
Considél'an t q u'il est constant , en fait , qu e, dans l'espèce,
les Compag nies intimées ne produ isent qu' un sr ui protêt,
réd igé par le ca pi ta ine d u Media/a,', le 7 ju illet, deux
jours après l'abordage; q ue celte protestation fait allusion,
il est vrai , à Ulle protestation antérieure du capitaine
ElI ys, qui aurait été faite au consu lat anglais, mais 'l m
n'a pas été produite aux débats, malgré la sommation de l' y
verser i
Que cette p rotestation, du res te, n'a pas été signifi ée à la
pa rtie adverse dans les vin gt -q ua tre heures;
Considéran t que la de mande do nt la Co ur est act uellem ent saisie, n'a été i ntrod uite q ne le 3 jui llet 1886, c'està-d ire environ deux mois après le dommage cansé;
Considérant q u'il n'a donc pas été satisfait anx prescriptions de la loi rrançaise ;

(1) Voy. ce rec. 1886. 1. 226.

(2) Voy , Conl. ce 1'ec, 1885,1. 260, -

1889,2,169,

Considérant, dès lors, que la Com pagnie Hambou rgeoise,
bien qu'elle soit une société étra ngère, a le droit d'invo-

�( 10 )

( Il )

quer devant la juridiction fran çaise, où elle est citée par
ses ad versa ires fra nçais, les déchéances de la loi française,
alors que, en vertu de l'al'tic le 14 du Code civil, elle est
citée en réparation d' un quasi-délit pal' ell e commis à

,

•

l'étranger;

Pal' ces motifs:

Considérant que, ceci posé, l'uniq ue question sou mise ;\
la Cour, au regard de la fin de 11 0n recevoir dont s'agit, est
cell e de savoir si les déchéances éd ictées par les ar ticles
435 et ,i36 du Code (le commerce sont opposables aux intimés, qui sont desassul'eul's;
Considérant, à cet éga rd, qu 'il importe peu qu e le capitaine du uavire abordé et su r leq uel élaient chargées les
marchandises assurées, ait élé, ou non, le mandalaire ou le
représentant, à un titre quelconque, des assu reurs; qu 'il
importe peu que les 3!Ssurelll'S agissent en vertu d'une action propre et d irecte, tirée de l'artic le 1382 du Code civil,
poUl' avoir réparation du préjudice par eux subi dans
l'abordage, ou qu'ils n'exercent contre l'a uteur de ce préjudice que l'action des abol'dés, t. laq uelle ils seraien t subrogés; qu 'à quelque point de vue qu'o n se place, et q uels
que soient leurs dmit;, les assure urs ne peuve nt échapper
à cette co nclus ion: que l'act ion dont ils prétendeu t se saisir, aujo urd'hui , a son pri ncipe dans le fait de l'abordage,
comme l'action des ass urés, com me Pac tion des chargeurs,
comme celle des pl'opriétaÎl'es du navire, comme to utes

autres;
Que, dés lurs, les assureurs sont non recevab les à user
d'une action qui, en présence des t~rmes form els des arti cles 435 et 436, est déclarée périmée et éteinte dan. tout
lieu où le capitaine a pu agir, si elle n'a été, après le fait
qui l'a engendrée, ni conservée, ni exercée dans les condi tions prévues pal' ces deux dispositions;
Consid érant que, dans les cil'constances de la cause, c'est
à tor t que 1'lS premiers juges n'ont pas déclaré forclos les

intimés à agir en réparation d u sinistre causé au 111ediato't',
à quelque titre qu ' ils aient pu agil'; qu'i l y a lieu de
réfo rmer le jugement rendu et qu' il devient sans objet de
statuer sur le sUl'pl us des concl usious des appelants;

Inlil'me le jugement dont est appel ; statu an t à nouveau
et faisa nt ce q ue les premiers ju ges aUI'aieut dù fai re, Mclal'e non recevable l'action des in timés, les en déboute;
ordon ne la restitu tion de l'amende; cond amn e les intimés
aux dépens de première instance et d'appel.
Du 1" août 1888. - Cour de Paris (5" Ch, ) M, PRADINES. - Pl ., MM, CLUNET et DELARUE.
,

P rés"

1

ASSU RANCE MARITIME. -

FAcuL'rÉs. -

MENT P.\R L'AsseREu n. -

.PERTE. -

HEi\IDOUR SE-

CONTRE

L'ARMATEUR.

llEcou n s

D ÉFAUT D'AC'fION DIRECT E.

F lN DE NON RECEVOIR.

COLIS

-

'l' ION,

-

DnorT PERDU

CONS ER V I~

ARMA'l'EliR. -

_

HÉCEl'TION

poun LES CO Ll S H.EÇUS. -

BULLETIN DE PA SSAGE. DU

C:\ Pl·rAINI~.

CIII J.'F1\E DE LA RESPONSABILITÉ.
-

-

ABSENCE DE PROTESTADnOIT

POUR L ES AU'l'nES .

TION DES F't\UTES

HBUSE.

NOMBREUX.

A VA Rt ~S. -

D'UN PI-:TIT NOi\IBflE. -

-

CLAUSE n)EXONÉHACLAUSE

LI:\IITA.l.'\'l' LE

nhHCIIMWISB

EMUARQUEMgN 'r PAR L 'AlUfAT&amp;UR.

-

Dt\tIlGE-

I NC ENDIE.

FAUTE DE L 'ARMATE l :H ET NON DU Ct\PI'rAfNE.

L 'aSSlweU1' SU1' (acultés, qui Cl indemnisé l'aslt1'é de la
peJ'te de ses m,al'challdises, et qui sUll t?el~ t .que cette
pel'le est le 1'ésuLtal d'une jaute d u .captt~I.He ou de
l'armatew') n'Cl pas contre eu.'; ulLe actwn dt~'ecte . b~sée
sH1'le p"éjudice qu'il a épl'OiWé et SHI' les dtspost (tOl l.s

de l'article 1382 du Code c'i vil,

�( 12 )

( 13 )

Il n'a que l'action.
qll,'aurait l'assu1'é lu.i-mAme
.
e
,act·ton. a.
laquelle .t est subrogé pa,' le paiement qu'il a (ait ( 1) .

Ne doit pas étre considé,'é comme le résultat d'une (aute
d u cap ita ine, mais d'tlne (aut e de l'a1'maleul', l'incendie causé jJa?' le b,'is de dames -jeannes d'alcool, si ces
ma.'chandises Ollt été mises à bm'd pa.' les préposés de
l'a1'nwteur,et qu,e le capitaine n'en ait connu l'existence

En, consé?uence il ne p eu t repousser, co m m.e él1'an9èl'es a
Son acllOn J les except1.'on s t t'rées d es clauses du conl1'a!
passé entre l'as8u1'é et l'al'mateu1' Ou le capitaz'1ze.

et la place qu'après le dépa,'t et li l'inspection des con-

LJobl~'gation imposée au desti natai re J pa?' les ar ticles
.J3~ et 336 du Code de comm.,'ce, de proteste&gt;' dans les
vtngt·quat?'e heures et d 'actionner dans le mois est
b~sée sur une p,'ésomption de 1'éc".ption de la ma....c/~an..

naissements signes pa1' l' a1'mateu1'et qui ne lui avaient
été r emis qu'att 1noment du départ méme.
( ASSUREUR S CONTRE COM PAGN I E TRA NSATLANTIQUE) .

dtSe,

La .receptt"on sans p,'oleslatio11, posté1'ieU1'ement à l'a1'rw~e du, navù-e, de quelques colis sur un D,'and nombre,
enleve bun au deslinataù'e to ut dl'o i l ci "éclamation
SU1' les colis ,'eçus " mais elle ne l'enlève pas ci f1égard

des aul1'es (2).

Est l,cite et valable la clause de ce billet exonémnt l'm'.
mateur,pa,' dérogation à l' article 2 16 du Code de com1 merce, de la responsabilité des (au tes du capitaine et
\ de l'équipage (3).
'E sl pa" eillement licite et valable la clause de ce b'i llet qu i
hnu:e ta "esponsabilité d u f1'a nsp01~teu1' à une som.me
maa: ~mum pa?' col?:s emba1YJué, à moins qu'il ne soit
P1'ou~é que la perte a eu

l'OU? '

doloSt(s .

cause des agissements

. (1) Voy. en sens co nLraire, 2- Tab le dece nnale v. Assurance marilim e, n·' 183, 187. - Ce rec. 1883. 2. 155. - 1886.'2 . 63 .

(~) ~O}:. ~ependant premi ère pal'lie
l' CC.

•
1

,

L e billet de passage délivré parl'armatelt,. au passagC1'
rè!Jle les, conditions ~u. tra nsport au même t ib'e q u~
le conna't8sement le {att palU' le8 marchandises .

() oy, Con f. ce
en note.

J UGEMENT.

IBSD. 1. 41. -

du prése nt volume, p. 50.
1889. 2. D et les de cisions cUees

.

, ,

Le Tri bunal,
Attendu qu e le Comité des assureurs de Hambourg justifie avoir assuré pour une somme de 120,000 marks l'ensemble de cinquante colis qU'11l1 sieur Matos a fa it charger
snr le paqu ebot la F"ance, apparte nant à la , Compagnie
Transa tlantique, en s'embarquant à Saint- Nazaire le 10
décembre 1886 comme passager sur ce navire, en destination de la Guaira;
Attend u q u'un in cendie a éclaté il bord le 20 décem bl'e
suivant et a détrui t une grande q uantité de marcha ndises
et de bagages; que quinze colis du sie"l' Ma tos, chargés
dans sa ca bine, on t été sau vés; mais qu e les tren te-cinq
aut res, arrimés dans la cale, n'ont pas été retrou vés lors
de l'arrivée à destination ;
Attendu que les assureurs ont payé au sieur Matos une
indemni té de 117356
marks et qu'i ls en dema uden t .le
,
remboursement à la Compagnie Transatlantique, qU'lis
considèrent comme responsable du préjudice que ce sinistl'e leur a causé so it que l'incendie doive êtl'e a!tribué à
une faute perso~nelle de la Compagnie, soit quïl soit impu table à u ne faute de l'équipage;
Attendu qu'à l'a ppui de sa réclamation le Comité des

�( 14. )

( 15 )

assureurs de Hambo urg invoqu e un double lien de droit :
l'un tiré de l'article 1382 du Code civil, et qui constitueraiL
aux assureurs une action ù eux propre, leur permettant de
revendiquer l'intégralité de leurs débours comme conséqu ence d'un dommage personnel à eux occasionné par un
quasil-déli t de la Compagnie défenderesse; l'au tre lell r permettant, par subroga Lioo, d'exercer les droits et actions du
sieur Matas, leut' assuré;

savoir si le capi taine n'a pas été assez vigilant dans la surveillance de l'arrimage, ou si la Compagnie n'a pas pris les
préca utions voulues en faisant chal'ger sur le paquebot des
matières inOommables ; qu ' il ne s'agit donc, dans aucun
cas, que d'une fa ul e passive dans l'exécution du contrat de
tl'ansport intervenu entre la Compagnie et le passager ; que
s i aucun contrat direct ne lie les assureul'S au tran sporteur,
le pl'incipe du dommage dont excipe le Comité de Hambourg, prend sa source dans un contrat qui es t étroitement
basé sur celui dans le co m s de l'exécution duquel le sinistre a eu lieu ; que le con trat d 'ass uran ~e et le bénéfice
éven tllel qll'en devait retire r le Comité de Hambourg,ont eu
polit' r . iso n d'être immédiate les risques résu ltant non
seul ement de cas fortuit s, mais même de fau tes contractuell es de la part du transporteur et des faut es de ses proposés; que les conditions du transport sont léga lemep.t pré-

Sur le premier m oyen invoqué par les assureurs:

Attendu que le systèm e développé par les assurems consiste à placer hors du débat tou te con vention particulièl'e
ayant pu intervenir entre la Compagn ie Tl'ullsatlantique e~
le IJ3ssager victime directe du s in istre, à méconnaitre
toute exonératiou de respollsabilité aya nt pu êt re stipul ée
par l'armateur vis-A- vis des chargeurs.ou des passagers,

et ù se cantonner dans le droit commun pour dire que la
Compagnie Transatlaotic[ue , imputan t elle-même l'incendie à une faute Lle son cap Itain e, et étant civilement
responsable des fails de ce dern ier aux termes de l'article
2 16 du Code de commerce, est tenu e, d'après le principe
général et absolu éd icté par l'art icle 1382 du Code civi l, de
répa rer tout dommage résultan t pour Cjui,:onque des ag-issements de son préposé, et qu 'elle est étro itement tenue
encore si elle est ell e- même l'a u teu r du dommage consistant , pour les assu reurs, dans le délaissement fait par eux
au profit de leur assmé;
Attendu que cette th éorie n'est fond ée ni en droit ni en
équité; qu'en effet, les disposi tions pél'emptoires de l'article
1382 ne visent que les obligations naissant, en dehors de
tout contrat, à la suite de fai ts délictueux ou quasi délictueux ; que, dans l'espèce, il n'a été argué (et il ne samai t
l'être) d'aucuu délit ni de la part de la Compagnie, ni de la
part du capitai ne; qu'aucune imput ation de do l n'a été
soulevée et ne saurait l'être, et que la question de fa it qui
va être examinée plus loin,se concentre dans la question de

sumées connu es des assureul's; qu 'il ne f"agit pas d'un

dommage direct né en dehors de toute conven tion ;
Attendu que le systèm e du demandelll' conduirait, d'a illeu I's, à un résu ltat contraire à l'équité, puisque toute exonération ou limi tatio n de responsabilitt\ dont le transporteur se serait licit emen t réservé le bénéJice en traitant avec
les chaJ'ge urs , deviendrait lettre morte par le fai t qu e le
chargement a été assuré pal' un tiers; que le premier
moyeu doi t donc être écarté;
SUI' le second moyen invoqué par les assu reurs:
Attendu qu e le Comi té de Hambourg, ayant indemnisé le
sieul' Matas, se trou ve substitué da ns leô droits et actions
de ce dernier, en vertu d'une subrogation conventionnelle
que la Compagn ie Transatlanti qu e ne conteste pas ;
Et attendu qu e le défendeu r oppose aux ayan ts-droit dlldit sieu r Matas diverses fin s de non recevoir qu'il convien t
d'examiner sllccessivemen l ;

�( 16 )

l 17 )

Sur la première fin de non recevoir tirée des articles 435
et 436 du Code de commerce :
Attendu que les déchéances im posées par la loi il toute
réclamation contre le tran porteur, pour le cas olt les maJ'chandises il lui confiées sont reçues il destination sans protestation et pour le cas OLI le, pl'otestations ne sont pas
suivies d' une action en justice dans un délai déterminé, ne
sont pas applicables dans l'espèce; qu'elles sup!,osent, en
effet, que la marchandise a été reçue à desti natiou, ou tout
au moins qu'elle a été mise il la disposition du dest'inataire; que tel n 'est pas le cas; qu'aucu n des trente-cinq
colis chargés pal' lesieur Matos n'a pu lui être délivré lors
de l'arrivée d u paquebo t à destin ation; que le fait a été dùment recounu par le commi ssaire du bord, et que l'attestation formelle délivrée pal' cel agent à Malos a implicitement dispensé CP. dernier de tout e protestation;
Attendu, tou lefois, qu'i l est a!fi l'mé par la Compagnie
Transat lantique et que les ayants-cause du sieul' Matos ne
contredisen t pas que, dans le courant de janvier 1887, deux
colis ont élé r etrouvés et remis au s usnommé, et qu'i l les a
reçus sans protestation; qu e, s' il n'est pas sérieux de la
part de la Compagnie'l'ransatlantique de soutenir qu e cette
réception de deux colis in terdit toute réc lamation à l'égard
des trente-trois autres, il est cons tant que ces deux colis,
n'ayant donné lieu à aucune pro testation, tombent sous le
coup des articles de loi susvisés, et quïl n'échet plus que
d'examiner la demande qu 'en ce qui concerne les trentetrois colis qui ont disparll ;
Sur la .fin de non recevoir tirée des stipulatio ns de l'article 4 du bu lletin de passage :
Attendu que la Compagnie Transatlantique attribue l'incendie qui a détruit une part ie des bagages du sieur !Ilatos,
à ulle laute de l'équipage, et qu 'elle décline toute responsaLilité en se fondant su r ce qu 'aux termes de l'ar ticle 4 des
condi~ions relatées au dos du bu ll etin de passage, il es t dit

-,

qu 'cll e ne répond pas des pertes et d om ma ges pouvantrésuIter des lau tes du capitaine ou de l'équipage;
Attendu qne les débats qui sc sont engagés à ce propos,
soulèvent trois questions:
l' Celle de savoir si la clause invoquée pal' la Compagnie
Transa tlan tique est valable en elle-même;
2' Celle de sa voir si cette clause peut être considerée
comme ayant été acceptée pal' le passager;
3' Celle de savoir si, en lait, il y a eu réeliement une
faute du cap itaine on de l'équipage;
Attendu, en ce qui concern e la première question, que la
jurisprud ence a con sacré la validité juridiq ue de sti pulatio ns exonéran t l'arm ateur des conséq u e n ce~ des fautes du
cap itaine; qu 'il a été j ugé so uverainement qu e cette dérogation au principe général de l'ar ticle 2 16 du Code de co mmerce, n'a ya nt rien de contraire à l'ordre public, étai t
licite et valable;
,\tte nd u, en ce q ui concerne la seconde ques tion, que le
billet de passage règle les conditions du transport des pas sagers au même tit:'e que le conuaissemen t règle les cond itions d u transport des marchandises; q u'à la vérité les
con oaissements sont général ement acceptés pal' écrit pal'
l'expéditeu r de marchan di ses, ta ndis que pareill e forme
d'engagement n'est pas ex igée des voyageurs; mais que
l'acceptatio n de conventions faisant loi entre les parties
conlractanles n 'est pas nécessairement donnée par êCl'it;
qu e la preuve peut en ressortir d'autres circonstances;

que si la signature de l'expéditeur il une utilité incontestable pOUl' étab li r au x ycux d'un destinatai re éloigné les
condi tions d' un contrat de tl'a nsport auquel ce desti nataire
n'a point pris l"rt et dont il peu t cependant êt re .ppelé à
discuter ou contrOler les effets, semblable formalité n'est
pas nécessaire a u regard du passager, qui l'este détenteur
' de son billet, constituant l'instrument du cont rat;
2' p , - 1890,
2

�( 18 )

( 19 )

Attendu qu'en payant le prix de sa place contre remise
d'un ticket qui détermine les droits et obligations réciproques des parties con tractantes et qui précise ou limite l'étendue des engagements pris par un transporteur maitre de
fuel' ses tarifs suivant l'importance desd its engagemeuts, et
eu s'embarquant saus protes tation ensuite, le passager est
présumé avoir libremen t et pleinement adhéré et consenti
à toutes les clauses d'un contrat dont il était à m ême d'examiner et de discuter les stipulations ava nt de le former;
qu'on ne saurait admettre qu'un passager qu i a consommé
le contrat de transport en a1'1'ivant à destination, puisse
après cela répudier une partie de' clauses de ce contrat
et ne réclamer que le , bénéfice de cell e dont il a profité;
qU'li faut reconnaître que les conditions du billet de
passage, en tant qu'elles n'ont rien d'illicite, font la loi
des parties;

ses conclusions motivées, à être admise à faire la preuve
des faits ainsi articulés, mais qu 'il n'y a pas lieu d'accueillir cette requ~te, le Tribuna l ayant trouvé, dans les
documents de la cause, et smtout dans l'enqu ête administrative ordonnée à la suite d u si nistre et don t le dossier lui
a été comm uniqué pal' le ministère de la marine, tous renseignements nécessaires pour déterminer avec certitude les
circonstances de l'incendie;

Attend n, en ce qui concerne la troisième question qui
domine le débat, qu'il est bors de discussion que l'incendie
est dù à ce qll 'unecertaine quantité de dames-jeannes rempli es d'alcool concentré, qui faisaient partie d u chargement,
se sont brisées en cours de navigation au moment où le
capitaine en faisait modifier l'arrimage, et à ce que leur
contenu a pris feu au con tac t d' un fanal ;
Attendu que la Compagnie Transatlantique prétend fa ire
découler la fau te de l'équipage:
l ' De ce que lesd ites dames-jeannes ont é té placées dans
un entrepont, au lieu d'être arrimées SU I' le pont, comme
l'indiquait le connaissement qui en régissait le transport;
2' De ce qu'elles auraient été imprudemment déplacées
par un gros temps;

3' De ce qu'il était fait usage, à bord, de lampes à feu
nu, contrairement aux règlem ents prescrivant l'usage exclusif de fanau x de sùreté ;
Attendu que la Compagnie Transatlantique demande,par

Atlendu qu e de ces documents il resso rt que la Compagni e 'l'ransatlantiqu e a rait charger su r le navire, la vei lle
du départ, cent quarante dames- jeannes remplies d'alcool
concentré, qu'elle avait jlrises en charge à Bordeaux; que
la présence à bord de cetle quantité co nsidérable de matière
inflamm able, qui a été la cause première et indirecte du
sinistre, est le fait de la Compagnie ell e-même et peu td'autant moins être reprochée au capitaioe qu e le contenu de
ces boubonnes ne lui a pas été signalé lors de l'embarquement, et qu'il ne l'a connu qu 'après avoir quitté terre, à la
lecture des connaissements qui lui ont été remis au dernier
moment et alors que le chaI'gement et l'arrimage étaient
acbevés ;
Attendu que le chargemen t de cette gt'ande quantité de
matière in fl amm able, lors même qu'il n'aura it pas dù être
absolument prohibé Su r un navire coutenant de nombreux
passagers, aurait dù tout au moins être entouré de soins
excep tionnels, et que la Compa gnie aurait dù attil'er snI'
lui l'atten tion du capitaine en temps utile, d' une façon
d'autant plus particulière qu'elle savait qu'elle aurait il
recevoir à bord une grande quantité de munitions de
guerre;
Et atlendu que l'agence de Sa int-Nazaire, loin de prendre semblabl e précaution, a même négli gé de faire marquer les bonbonnes de la croix rooge, qui est le sigue distinctif usuel de tous les colis renIel'mant une matière dangereuse; qU'elle n'a pas non plus signalé ces bonbonnes au

�( 20 )

( 21 )

capitaine dans la note qu'elle lui a remise, le joUt' du départ, pour lui indiquer les colis inflammables mis à sou
bord; que, dans ces circonstances, la vigi lance de l'officier
chargé de l'arrimage n'a été mise en éveil que pal' la fragilité des bouteilles de verre recouvertes d'un treillis d'osier,
et que si, dans l'ignorance où il était de leur contenu et
des conditions d'un connaissement qui ne lni a été remis
que plus tard , il a fait descendre une partie des damesjeannes dans l'entrepont }lom en éviter la casse, cet arrimage, loin de constituer une faute, n)était, au contraire,
qu'une précaution dictée pal' le désir de soustraire lesdites
bouteilles aux risques de casse existant SUI' le pont, obstrué
par la préseuce de grands réservoirs eu tOle; que, dés lors,
la première faute imputée par la Compagnie Transatlantique à l'équipage n 'existe pas;

qui a provoqué l'incendie qui s'est immédiatement propagé
avec une rapidité extrême; que ce remaniement dans l'arrimage, quelque terribl es qu'en aient été les conséquences,
ne constituait donc pas non plus nne faute de l'équ ipage,
mais bien une précaution rendue funeste par une circonstance fortuite;

Attendu qu'en ce qui concerne le remaniement dans l'arrimage, deuxième fante alléguée par la Compagnie Transatlantique, il ressort des documents susvises que cent
dames-jeannes ont d'abord été déplacées pout' êt re enfermées dans la soute aux poudres, au moment où à la sortie
du bassin le paquebot a été accosté par un remorqueur lui
amenant des cartouches à destination de Cayenne; que ce
nouvel arrimage, de l'aveu même de la Compagnie,
échappe à toute critique; que si les quarante dernières
bonbonnes n'ont pas été arrimées en même temps de la
même manière, c'est que le capi taine en ignorait encore le
contenu; que lorsqu'il l'a con nu , il n'a pu songer pendant
plusieurs jours il emmagasiner ces quarante dames-jeannes
avec les autres, en présence du roulis provoqué pal' l'arrivée d'un gros temps, et que c'est au moment même où,
une embellie étant survenue le 20 décembre, l'équipage
était en train d'approcher les qnarante dames-jeannes de
la soute aux poudres pour les y introduire il leur tour,
qu' un conp de roulis en a hrisé quelques-unes, et que l'alcool, filtrant il travers le faux-pont, est venu tomber pal'
fatalité sur une lampe placée dans une cale sous-jacente, ce

Attendu qu'enfin, en ce qui concerne la troisième fante
qu i résulterait de l'emploi d'nne lampe intel'dite pal' les
règlements , l'enquête a établi , contrairement aux dires de
la Compagnie, que le fanal sur lequel l'alcool est si malbeureusement tombé, n'était pas une lumière il feu nu,
mais bien un fanal sourd, et que sa présence dans le lieu
où il était ne constituait aucu ne négligence de la part de
l'équ ipage, ni aucune infraction aux règlements du bord;
que le troisième grief invoqué par la Compagnie n'est donc
pas mieux fond é que les deux antres, et qu'ainoi le bris des
bonbonnes et l'inflammation de l'alcool, qui sont la cause
déterminante et directe de l'i ncendie, ne peuvent être imputés à faute ni an capitaine ni à ses préposés; que, dé.
lors, la seconde fin de 'non recevuir invoquée par la Compagnie Transatlantique doit être rejetée;
Sur la fin de non recevoir tirée de ['exis tence d' un cas
fortuit :
Attendn que, s'il est constant que le bris des damesjeaunes a été occasionné pal' un mouvement de roulis que
nul n'a pu empêcher, on ne sau rait méconnaltreque l'éventualité de semblable accident et les chances d'incendie
résultant de la présence à bord d'une grande quantité d'alcool emmagasiné dans des vases fragiles étaien t risques
laciles il prévoir; que la présence de l'alcool n'etait pas,
comme celle des munitions de guerre, un lait du prince,
mais bien le fait de la Compagnie Transatlantique; que la
défenderesse n'est donc pas fondée à arguer de lorce
majeure;

�( 22 )

( 23 )

Sur les conclusions subsidiaires de la Compagnie Transatlantique tendant à faire rejeter la demande, faute de
justificatjon du contenu des colis perdus et faute de déclaration régulière:

ment à la fixation d.u chiffre des do mmages-iutérêts à
allouer, il y a égalemen t liell à instruction;

Att endu que le comi té de Hambourg ne fournit pas allX
débats la just ifica ti on com plète du contenu des bagages au
sieur Matos; qu e cette just ification est nécessaire pon r établir l'importance des dommages-in térêts dus pal' la Compagnie Transatlantique, et apprécier dans quelle mes ure ladite Compagnie est fondée à exciper des dispositions des
articles 2 et 3 des billets de passage pOUl' prétendre à l'application d'un double fret ou à l'énonciation de responsabilitéà l'égard de certains objets; qu'il échet de réserver,
dès lors, le chiffre de la condamnation à prononcer contre
la Compagnie Transatlantique, et de ne l'obliger qu'au
paiement de dommages-intérêts à fixer par état, en ordonnant à ce sujet une instruction;

Déclare le comité de Hambourg non recevable à revendiqu er une action à lui pr0I're contre la Compagnie Transatlantiqu e ;

Sur les conclusions de la Compag nie Tr'ansatlantique
tenda nt à voir limiter l'indemnité à 500 fr " au plus, par
colis perdu:
Attendu que semblable limit ation a été expressément stipulée par le bulletin de passage dont il vient d'être établi
que la teneur éta it obli gatoire pOll1' le passager; qu 'à la
vérité cette exonér'ation contractuelle de responsabilité ne
serait pas opposable par la dé fenderesse s'il était démoutré
que la perte des colis a été occasionn ée par un déli t ou par
des agissements dolosifs; mais que tel n'est pas le cas;
qu'il convient donc d'admettre les conclusions susvisées,
tendant à la limitation de l'indemnité',
Sur les conclu sions de la Compagnie Transatlantique
tendant à voir dédu ire de toute indemnité mise à sa charge
les avances ou paiement~ fa its pal' ell e à des tiers aya nt
droit sur les colis perdus ;
Alt~M,j q\i~

de ce chef, qu i se relie d'aillel1rti Gtroite-

Par ces motifs,

Le déclare recevable à exercer les actions du sieur
Matos;
Déclare la Compagnie Transalantiqu e mal fond ée à exciper des fin s de non recevoir opposées par elle, en tant que
concl usions principales;
La condamne à payer au comité des assureu rs de Hambourg des dommages-in térêts à fixer pal' état;
Dit que le maximum de ces dommages-intérêts sera
limité à 500 fr_ par cb aque colis perdu ;
Et avant faire droit du chef des autres conclusions subsidiaires de la Compagnie Transatlantique, tous droits et
moyens r espectivement r éservés, ordonne que les parties
se retireront devant le siem Iloehl er, que le Tribunal
nomme d'office en qualité d'arbitre rappo rteur, avec mission de recherch er le contenu et la va leU\' des colis disparus
et de réunir tous les éléments d'appréciation permettant la
]jxation des dommages-intérêts;
Dépens réservés de ce che f ;
Condamne la Compagnie Transatlantique au survlus
des dépens,

Dt&lt; 12 jt/illet t88/!, - Tribunal de commerce de la
Seine, - P,'és " M, HrCH EMONT ,

�( 24 )

(

~5

)

labori..,se. dont elle a incontestablement la priorité, il ne
ENSEIGNE. -

PROPRLÉTt INDUSTRIELLE. BESTREINT A LA. LOCALITÉ.

-

PnIOIl ITÉ. -

MESUR ES

poun

DROIT

EVITER LA

CONFUSION.

Le droit qui "éslllle de la p"/m'ité d'usage d'une ellsei.
glle,ne s'étendpas au· delà de la Localité ou cel usage a
eu· lieu.

Spécialement celui qui a acquis le droit exclttsil d'expiai.
te?' ci Pm'ù une 11la1'son de comnze1'ce sous une dénomination déterminée, ne peut empécheJ' un indust,'iel de
B01,deaux de prendt'e la méme dénominaüon.

Toute(ois, il doit et"e imposé à celle des deux maisons qui
est de création pl'us "écenie, l'obNoation d'ajoute)' li
cette dénomination une indication qui ne permette pas

de cOII(usion entre elles.
( CAHEN CONTRE

BLOCH).

Nous avons rapporté dans ce recueil ( 1889.2.65) le juge·
ment rendu dans cette a(faire par le 'l'ribuna l de commerce
de Bord eaux le 23 novembre '1888.
Appel pal' Cahen.
ARRtT .

ressort pas, cependant, des circonstances de la cause &lt;Iue,
soiten créant sa maison de Bordeaux, le 1" octobl'e 1887, et
en l&gt;Ji donnant l'enseigne de la maison Cahen de Paris, soit
depuis qu'il l'exploite et en employant les mêmes procédés
de réclame ponr un même genre de commerce, Bloch ait
vou ln établir u ne confuslOn entre les d~ux maisons et faire
accroire que l'une était la succursale de l'autre ; qU'il appal'ait, au contraire, des documents verses aux débats et
notamment d'après les prospectus-réclames, que llIoch a
recherché l'autonomie 1de sa maison en lui assurant une
notori été et une individualité locales ; mais qu'il n'a pas pris
toutes les précautions désirabl es pOUl' eviter des confusions
possibles et faciles ; qu 'encor e que Callen n'ait pu ju stifier
d'aucun préju dice soulTert jusqu'ici, il faut cependaut prevoir que la conCUl'l'ence créée pal' Bloch, dans une région
où la maison Cahen posséde et entretient l une clientèle
ancienne et sérieuse, pourrait engendrer des abus; c'est
pourquoi il y a lieu de prescrire des mesures pour les
évitel' ; qu'à cet égard, il couvient de régler l'usage réciproque de l'enseigne en permettaut à chacune des deux
maisons de s' ~n servit·, mais en imposant à l!elle qui est de
création recente l'obligation d'affirmer son individualité
par une dénomination moin s équivoque et une uotoriété
plus distincte;
.
Attendu que cette solution entraîne une équitable répartition des dépens ;

Attendu que les principes de droit visés dans le jugement
attaqué, sur la propriété et l'u sage de l'enseigne commerciale, sont indiscutables ; qu'il est certain que la propriété
de l'enseigne n'est protégée par aucune loi spéciale; que,
dès lors, l'usage en est libre; mais que cette liberté a pour
limite la sanction de droit com mun de l'article 1382 du
Code civil qui interdit à l'usage rival de dégénérer en abus
et de devenir un moyen de concurrence déloyale;

La Cour confirme; dit, néanmoins, qne le sieur Bloch ne
pourra faire usage à l'avenir de la dénomination Aux
classes laborieuses qu'en la faisant sllivre de ces mots:
« Maison Bloch, fondée il. Bordeanx en 188; ».

Attendu, en l'espèce, que s'il est certain qu e la maison
Calleu de Paris exploite depuis '1866 l'enseigne Aux classes

n" 17 fuin 1889.-Cour de Bordeaux (1" Ch.) - P ,·és.,
M. DELCU/&lt;ROU, 1" prés. - PI., MM. DEscounES et JOLIVET.

Par ces motifs ,

�( 26 )

( 27 )

gnieà de, appointements d ivers de 1882 il 188G et de mars
1888 au 1" janvier '1889;
VENTE.

-

FONDS DE COMl\IlmCE. -

UN CONCURRENT. -

VENDEUR EMPLOYÉ CHEZ

PnOCURATION DU PATRON .

Le vende",' d',m (onds de comm.,'ce n'a pas le d,'oit de
c1'ée1' un établissement similaù'e pouvant (ai1'e COllCU1'"ence à son acheteln' ,
En admettant que le vendeur puisse &amp;I1'e simple employé
che:: un conCU1'1'tmt de l'acheteu.r, il ne peut pas ét1'e

charge de la p,'ocumtion de son palron et se présenter
au p 'ublic comme étant son ,'ep1'ésentant 1JOU?' les
alfait'es de son romme,'ce, et l10tamment dans les ,'apports avec la clientéle (1),
(COMPAGNI E DES CHAn DONS DE BLANZY CONTnE LANG LOIS).
JUGEMENT.

Le Tribunal,
Attendu quo Langlois, ainsi qu'il apper t des statuts de la
Compagnie des charbons et usines 11 bl'iqueLles de l'Ouest ,
déposés aux mains do M' Dufour, notaire à Paris, pal' acte
du 26 novembre 1882, a laiL apport à lad i te Compagnie du
lond, de commer ce de mal'chand de chal'bon qu'il exp loitait
à Nantes, du droit au bail d'un terrain sis an Sablesd'Olonne, de la clientele attachée audit commnrce et des
objets mobiliers qui en dépendaient;
Qu'en représentation de cet apport il lu i a été attribué
200 actions de ladite soc iété, libérées de 500 fl'. chacuue;
Allendu que Langlois a été l'employé de ladite Compa-

(1) Voy. sur ces principes, 2· T:lb le décenn:lle, \,0 Vente, n·· Il el
sui\'. - Ce rec. t885. l. 28 el 288. - 1885.2. 67 . - 1886. l. 53.l 88. t , 63.

Attendu qu'à cette dernière date, la Compagnie des charbons et usines à briquettes de l'Ouest, .insi qu'i l résulte
des pièces fournies aux débats, tout en conserva nt son
identité personnelle, s'adjoignit la partie de la Compagnie
des m ines de houill e de Bl anzy faisant le commerCe des
chal'bons et briq uettes à Nantes, Sa in t-Naza ire et Angers,
l a~ u ell e, moyennan t con ventions ar l'ôtées entre parties, lui
céda le m atél'ie! et la clientèle s'y ral tachant ;
Que la Compagnie des chal'llOns et usi nes il briquette,; de
l'Ouest remplaça alors sa raiso n sociale pal' celle de Compagn ie des charbons et briquettes de Blanzy et de l 'Ouest;
Attendu qu'ainsi constitu ée, ladite Compag nie, n'ayant
pl us besoi n des services de Langlois, le congédia brusquement à la fin de 1888;
Que Langlois entra alors en rel.tions avec Semeli n qui
fondai t une maison à Saint ·Nazaire pOlir faire le commerce
des bl'iquetles et charbons anglais de toutes sortes;
Que ce derniel' la nça, il la date du 3 l janvier deruier,
une circu lai re annon çant la création de la maison eL se terminant pal' ces mots:
{( hl. H. Langlois, qui a ma plus ample procu ration,
aura le plaisir de vous visit er sous peu. Avec SO Il COIl« cours, je suis certain que nos relations seront tOUjOUl'S
1
Il cord iales et que vous n'aurez qu ;\ vous f~ licil el' lorsque
«

{( vous voudrez bien me donner la préférence sur mes con«

currents;

»

Que c'est dans ces conditions que la Compagnie des charhons et briquettes de lilanz)' el briquettes Je l'Ouest assigne
Langlois devant ce Tribunal pour s'entend re dire qu 'il n 'a
pas le droiL J soit en son nom Versonn el, soit comme foodé
de pouvoirs, de se livrer au commerce des charbons et

�( 28 )

( 29 )

briquettes el de lui faire concurrence dans to ute la région
desservie par les ports de Saint-Nazaire, Nantes et les Sablesd'Olonne où était son ancienne clientèle; s'entendre, en
plus, condamner il l ,OOO fI' , de dommages- intéréts, aux
frais d'insertions du jugement dans six joul'llaux aux choix
de ladite Compagnie et à to ns les dépens;

ses burea ux ou chantiers de marchand de charbons; qu'il
est m uni de sa plus ample pl'ocuration; que c'est lui qui
le représente au dehors et visite sa clientèle; qu'en exerçant ai nsi les fonctions de Condé de pouvoirs et de voyageur de Semelin, Langlois fait à la Compagnie des cha~­
bons et briqu ettes de Blanzy et de l'Ouest une concurrence
d'autan t pl us redoutable qu'il a déjà exercé ces mêmes
fonctions pour le compte de ladite Compagn ie et, pal' suite,
conn ait mieux sa clien tèle ;

Attendu que Langlois objecte pour sa défense qu'en plus
des 200 act.ions libérées qui lui ont ét,é attrib uées lors de la
création de la Compagnie des charbons et usines à briquettes de l'Ouest, ell représentation de ses apports, il avait
obtenu dans ladite Compagnie une situation importante
qui devait lui être conservée même après la fusion avec la
Compagnie du Blanzy ; que, d'ai lleurs, il n'est qu'employé
chez Semelin ; qu'enfin i l invoque le droit de la liberté du
travail ;
Sur le premier moyen :
Attendu que Langlois a cédé à la Compagnie des charbons et usines il briquettes de l'Ouest, aujourd'hui la Compagnie des cha l'bons et briquettes de Blanzy et de l'Ouest,
son fonds de commerce de charbons et sa cl ientèle, contre
la remise pure et simple de 200 actions libérées; qu' il n'a
posé anCune autre condition; q ue si la Compagnie lui confia des emplois plus ou moins impor tants, c'est uniquement
parce qu'elle le von lut bien, et que rien dans les conventions passées ne pouvaient l'y contraindre; que cela résulte
non seulement des statuts de ladite Compagnie stipu lant
les conditions auxquelles Langlois 1ui céd a son fond s de
commerce, sa clientèle, etc" mais encore du fait de son
congédiemen t de 188g contre lequ el il n e protesta pas;
qu'i l faut donc dire qU" la Compagnie des charbons et briquettes de Bl anzy et de l'Ouest avait toute liberté de le conserver ou de le congédier ;
Sur le deuxième moyen :
Atiendu qu'il résulte même des termes de la circulaire
de Semelin que Langlois n'est pas un simple employé dans

Sur le t,roisième moyen :
Attendu que si le droit à la li berté du tl'avai! doit être
protégé de la façon la pl us large, nul ne peut s'en prévaloir
qu'autant qu' il ne l'a pas aliéné par ses propres agissements;
que ce principe est non seu lement conforme aux dis;,Jositians de l'article 1625 du Code civil qu i édicte que le premier objet de la garantie que le vendeut' doit à l'acquéreur
est la possession paisible de la chose vendue, mais qu'il est
surtout dicté pal' les r ègles de l'équité la plus élémentaire; qu'en conséquence Langlois ne peut se prévaloir du
droit à la liberté du travail pour reprendre directement Olt
indirectement, à son profit ou à celui d'une au tre maison,
un commerce ou une clientèle dont il a lait appol't et dont
i l a reçu paiement;
En ce qui concerne les dommages-i ntérêts:
Attendu que, faute de justification suffisante, il y a lieu
de repousser le cheCde la demande;
Sur l'insertion du jugement dans six journ anx :
Attendu qu'en raison de la publicité donnée à la circulaire dans laquelle Langlois est désign~ comme le fondé
de pouvoirs et le voyageur de Semelin, il conv ient de faire
droit aux conclusions du demandeur sur ce point, en limitant toutefois le nombre des journaux à trois et le coùt
total des frais d'insertion à 300 fI', ;

�( 30 )

( 31 )

f aillite, le cessionnaire e81 ,'ecevable à pro "ver la va-

Par ces moûfs,

leu?' ( o!t1'nie, méme à l'encontre de la masse d es ct'éan-

Dit et juge que Langlois n'a pas le droit, soit en son nom
personnel, soit comme fo ndé de pouvoirs de quiconque, de
se livrer au commerce des charbons et briquettes et de
faire coucurrence, soi t. directement, soit indirectement, à
la Compagnie des charbolls et briquettes de Blanzy et de
l'Ouest, dans toute la région desservie par les por ts de
Sai nt-Nazaire, Nantes et les Sables·d'Olonne, Ott résidait
sa clientèle;
Ordonne l'insertion d'un extrait du présent jugement aux
ft'ais de Langlois dans trois journaux aux choix de la Compagnie des charbons et briquettes de Blanzy et de l'Ouest,
sans que, toutefois, le coù t talaI des trois insertions puisse
dépasser 300 fr. ;
Déboute la Compagnie des charbons et briquettes de
Blanzy et de ,rOnest du surplus de ses demandes, fins et
conclusions;
Condamne Langlois aux dépens.

n u 13
-

avril 1889. - Tribunal de commerce de Nantes.
Prés., M. MONTFORT, juge. - P I., MM. GAlITT" et

GIRAUDEAU.

CO~'NAISSEMENT. PLÉTIVE

ENTRE

ENDOSSEMENT IrIRÊGULIER. IJARTIES.

-

FAILLI'l'E

DU

Pn EUVE supCÉDANT.

-

PREUVE OPPOSABLE A LA MASSE.

Si t'endossement ;",'égulie1' d'"" lit,'e li o,'dre (spécialement d'un connaissement) ne vaut que comme pt'OCUration, ce n'est la qu'une présomption qui cède ci la
p1'eu,ve contraire dans les rappo1~l8 entre l'endosse'H'
et son cessionnaù'e.

Et méme au cas où l'endosseu ,' esl, depuis lors, tombé en

ciers de l'endosse,,,' (1).
(SYNDIC SEaUEY CONTRE MAURIAC).
ARRtT.
Sur les conclusions principal es de l'appelant :
Attendu que les motHs expr imés pal' les pl'emiers juges
et gue la Cour adopte, justifient la décisiou attaq uee ;
Attendu , en ou tre, que l'a ppelant soutient vainement
que Mauriac é tait pOl'teur du connaissement relatif au
chargement de bois fait par Seguey fils sur le navire le
T age, non à titre de nantissement., mais à titre de
mandat;
Attendu, en droit, que si l'endossement irrégulier ne vaut
que comme procuration, ce n 'est là qu'une p"ésomption
qui cède à la preuve contraire, dans les rapports entre le
preneur et l'endosseur, et cette preuve, en matière commerciale, peut être administrée par tous les modes autorisés par la loi; que l'appelaut ne méconnalt pas ce principe, mais il so uti en~ qu'il est sans app li caLion au cas où
l'auteur de l'endossement irrégu lier a été plus tard déclaré
en faillite , parce que le véritable caractère de l'opération
ne pOUl'rait pas être établi vis-à-,'is de la masse de la fai llite de l'endosseUl' par les moyens de preuve autorisés en
matière commerciale pal' le droit commun;

(1) Cette preuve ne serait pas efficace vis-à-vis des tiers ayant
intérêt âb co nteste r, pal' exemple, eo matière d'en'ets de commerce,
vis-à-v is du tiré accepteul'

-

Ce l'ec. 1886. 1. 102. -

1888. t. 111, et

les précédents cités en note . - Mais la masse de la faillite du cédant
n'est pas, en pareil cas, cons ideréo comme un liers. - Voy . 2- Tab le
décen nale, V O Effel de commerce l n° 2/, _

�( 33 1

( 32 )
Mais, attendu qu'une telle exception, qui n'est justifiée
par aucnu texte de loi, est d'ailleurs repoussée par la jurisprudeu(:e, alors du moins que j'acte dont il s'agit de déterminer le caractère ne tombe pas, à raiso n de sa date, sous
le cou p des dispositions des articles 446 et 447 du Code de
commerce;
Attendu, dans la cause, que, si Mauriac était porteur du
cOllnaissem ent du 25 aoùt '1 886 en vertu d'u n endossemen t
en blanc, sa \reuve, qu i est son ayant- droit, peut, pal' tous
les moyens, établir que c'est à 1itre de na ntissement, et
non à titre de simple mandat, que le connaissem ent dont
s'agit lui avait été remis; que lou tes les circonstances de la
cause contredisent l'h ypothèse Chl mandat;
Attendu, d'abord, que c'est vaÎllement que le syndic
Courpon argumente de ce que Seguey fi ls aurait essayé de
vendre ses bois à Mauriac; que, fût-il nai, ce fait serait
sans portée, au point de vue du mandai, puisqu'i l prouve rait seulement que Mauriac, qui n'était que banquier et
non marcband de bois, ne voulait pas faire d'avances à
décou vert à Seguey ;
ALtend u, d'u n autre côté, que le projet de fuite que Segue)' fi ls avait arrêté dès le 25 aoùt, semble inconciliable avec l'idée d'u n man dat conféré il Mauriac en vue de
la réalisation des m arcba ndises chargées sur le Tage,
puisque un simpl e mandat n 'éta it pas susceptibl e de lui
procurer les fonds dont il avait besoin pour réaliser son
dessein;
Attendu, a u contraire, que toutes les circonstances de la
cause concourent à imprimer au con trat dont il s'agit le
caractère du nantissement;
Attendu , en effet, qu'il résulte du compte courant qu'à
cetté époque Mauriac ne se mettait guèl'e il découvert visil- vis de Seguey /ils, et que, s'il lui faisa it quelques avances, il en recevait la contre-valeur, soit au moment même,
soit à bref délai;

All endu qu e, d'a près les stipulalions de la challe-parlie,
Segu ey fil $, étan ll ellu de faire au ca pilai ne du Tage une

avan ce de 2,500 fI',

S U I'

le fret, deva it nécessai l'eme nt se pro,

curel' cett e som me ;

Atlendu qu 'il est d'usage génél'al da ns le comm el'ce que
tant comm erça nt qui se tl'ouve dans le cas de Segney,
donne en ga rantie à SOJ) hUIlLJuiel' le c.onn aissemenl et les
aull'es doc uments relatifs à la ma l'chandise qlli fait l'o bjet
du chargement ; que Seglley l'emit à Mauri ac non seul emenl le con naisse m ent, mai s en tore la c h al' I e- parl i ~ et la

po lice d';l ss lll'ance; que la l'emise de la po l,ce d'as; urances
exe lu t l'idée d' un simple mandat confel'é en Vlle de faÎl'e
vendl'e la mal'cha ndise à Mal'seille, mais se concilie parfa itement avec le nantissement ;
Altendu qu e Maul'Îac avança le 26 août '1 886 u ne som me
de 2,500 fI', pOU l' payer au capitaine cet à-co mple il valoir
SUl' le fr et;
Allendu dès lors que c'est manifestement à celte da te
qu e se place le nantisseme nt ;
Attendu '1n e le 4 septem bre suiva nt Mauriac nt;\ Segue)'
une nouvelle avance de 12,000 fI' , ; qu'.! est man ifeste qu'il
ne se serait pas mi s à découve rt d\lI1e lelle somm e, s' tl
n'ava it reçu en ga ranti e le con naissement et les autres

doc um enls l'e latifs au chargement; qu 'à l'égal'd de ces
deu, sommes, il importe peu que Seglley aiL éié plus lard
déclaré en fai llit e et que l'ouvel'ture de celle fail lite ait élé
reparlée an jOli!' de sa ftllte, c'est-il - dil'e an II septembl'e
1886; qu'effectivemen l, si la date du nantissement aemeul'e fixée au 26 aoûl, i l est en dehors de la période fl'appée de suspicion pa!' la loi ;
Atl endu, d'ai ll eu rs, que le nanlissement échappe ù J'appli cat ion de l'artiele 1,46 du même Code pal'ce qu ' Ii il été
suivi d'avances, et à l' application de l'al-ticle 447 du même
Code parce que Mau riac ne connaissait Hi l'étaL des aITai res

2' p, -

1890,

3

�( 34 )

( 35 )

d Se"uey fil; ni ses projets de fuite il l'é t ra:lge r ; qu'ainsi
uey aOlieu de' confirmer, de ce chef, la décision des pre-

miers juges;
Sur les conclu sions suhsidiaires de l'appe lant :
AU endu que l'appelant so uti en t qu'une valelll' de
la 000 [t'" remise pal' Mauriac il Seguey fils, le 7 se plembr~ el portée au débit du comp te CeTu!'ant dudit Seguey, ne
peu't être valablement garantie pal' le nantissement et
tombe sous l'a pplication de l'artitle 444 du Cod e de commerce' que la solution de celle difficulté est subord onnée
il la da;e du nantissem ent; qu e s i le - nanli',ement a été
[OUl'JlÏ en ga rantie d" compt e co ura n t il la date du 26
aoùt ainsi que la COllr le tie nt pOltl' constant, cette date se
trou;'ant en dehors des d ix jou l's qui ont pl'écedé l'ouverture de la fail lite de Seguey fi ls, le nantissement ga rantissait valablement tous les élé ments du compte courant ;
qu'ainsi il y a lieu e ncore, de ce ch e f, de , confirmer la décision des pl'emiers juges ;
Attendu que la solution qui v ient d'être donnée aux prétell tionsde J'appelan t, dis pense la Cou r d'examiner les conclllslOns subsitliaires de l'intimé, lesquelies sont sans
objet ;
Par ces motifs,

P l"

EF'FET DE c mIM EIl CE. _
PROME StiE . CORDAT. -

Ils n'équ i vaLent pas à une 1'ecoHJ/aissance pa?' acte sépa1'é
ayant pour' effet d e sub"titu el' ci celle IJ?'esc ,'ip tio l1. l fl.
p1'esc?'ip t ion l1'entenai,'e ( 1J.
( PAPI N CONTRE L EYMARI E) ,

Attendu que les leUres de cha nge enreg istrées, montant
ensemble en cap ital de 5,000 Ir " dont le paiement est t'éclamé , onL été sOllscrites p..' Papin et revêlues de l'ava l de
la dame Papi n et de Ley ma ri e à la da te d u l" janvi er 1 8~0 ;
qu'elles eta ient tOlites payab les à J'échéa nce d' un e annee;
que dès 101's, aux tel'm es de l'article 189 dn Code de commerce , ell es éta ient sO llmises à la pl'escrilJtion de cincr ans,
laque lle a co mm en cé à co ul'i,' du joUl'Où le pro lêt a u!'ait
dit ê tl'e fail , c'est-à,di!'e du lend emain de J'éch éan ce;
éSt certain que les premières pOlll'SllÎtes de Leymal'ie, $ll -

Du 4 novemb,-e 1889, hl , OLIVE , -

L 'ad,l/,·s.,;ion d'une leltrede cha~1ge aIL passif de la (a illite da débifew' , non plus que le concor dai intervenu
dal/s celte faillite, ne constituent que des inter"Llptions
d e [II p1'esc1'iptiûn de cinq ans.

Alie ndu , en fai t,que la prescription est acquise, pllisqll 'il

La Conr, confirm e,
P ,' ès"

Iwe simple p,'omesse, cependant la ( enune ci qui le mOll ·
tan! en est ,'éclamé, n'e n a pas moin s le dro i t d'oppose,' la p"esc1'iption de cillq ans.

Cour de Bordeall x ( l ''(;h ,) et MOULINI ER,

MM, D ESCUMDES

PR ES CR I PTlO:-l' .

F ,\lLLI'l'E.

-

-

ADMISSION

FE~nIE.

-

AU PASSIF. -

SIMPLE

bl'ogoi pa!' le paiemen t q u'il a opé l'é aux dl'oits du tlel'Spo!'te ur, n'ont é lé exel'cées qu e pal' la cilatioll en justi ce
qui pot' te la date du t7 seplem!Jre 1887 ;
Atl en du qu e si il J'égard de la dame Papin, qui n'était
pas m arc hande publtqu e, les le tt!'es de change qu'elle a

CON·

SI.\IPL E INT EnnUPTIUN .

B ien qu'une le((,'e de change ne vat'Il e, a'té9 al'd de la
femme HOIt conw'te1'çante qu,t" l a ava l'lS é eJ qtLe com1ne

(1) Voy . Conf. 1" Tabl e décenn ale,
77. - 2- Table décenn ale, Jbie/,! n· 73.

Vi

En'el de com me rc e, no' 70.

�( 36 )

( 37 )

avalisées ne valaien t que comme simple promesse, ell e
puise dans l'arti cle 2036 du Cude civil, en sa qu a lité de
caution solid aire de l'obligé pl'inc ipal, le droit d'opposer du
chef de ce dernier 1. prescriplion quinqu en na le qui constitue, ell maliere de let tres de chan ge eL de bill e ts à ordre
souscrits par des négociants , une exception inh éren te ft la
uature même de la de tte; qu'on ne sa ura i\ préte ndre qu e
le mo ye n pris de la prescri pt ion es t inconci 1iabl e dans la
cause aVeG la présomption du paiement sur loqnell e l'eposenti es di sposi tions de l'arti cle 189 du Code de commerce;
qU'Il résu lte, ell effe t, des consta tations du jugement, que
la veuve Papin allègue que son mari s'était en tièrement
li béré en vers Ley marie dans èes règlement s de comptes de
fam ille eL qu'elle a, en conséquen ce, offert d'affirm er sous
serment qu'elle n'était pas redevable;

comme caraclêrisanlune créa nce nou vell e les di spositions
de J'artIcle 517 d" Code de com merce, puisque, d'aprés leur
tex te mê me, les droit s h ) putilée.ires des créancie rs ne dé,
rivent pa::; d un con col'J alli oOlolugué, maisue l'insc ription

Attendu que la reconJl aissance par acte sépa r~ peut seu le
avoir ponr etret de substiluel' la presc ription trentenail'eà
la presGl'iption spéciale éd ictée pal' la loi commercial e; qu e
dés lors la prod uction faite par Ley ma rie et so n admission
au passif de la faillit e Papin dans le courant de l'ail née
18ï2 ont simplement int er l'om pu la prescl'iptivn dont
s'agit , ma is qu'elle a re pl'i s son co u rs et s'est accom plie ,plus
ùe cinq ans s'étant éco ul és sa ns poursuite dep uis les actes
qui viennent d'être l'appelés et la clOture de la faillite;
Attendn que le conco rdat accordé il Papin moyennant le
paiement d'un dividende de 10 pour 100 ne peut êtl'e coo sir.eré comme une reconn aissa nce par acte séparé qui n'aurait plus laissé place qu'à la plu s longue prescrip tion du
droit civil ; que cet te recon naissance imp liq ue la volonté
de nover la créance primilive en III i impri mant un nouveau
caractère; que la novation ne se présume pas eL qu 'ell e ne
résulte pas de la stip ulation d'u n concurdat qui laisse subsister à la foi s le débiteur el la aelle origi naire, sauf la réduct ion qu'elle. subie )lar l 'abandon d 'une partie plu s ou
moins considérable de son chitrl'e; qu 'on a invoqué à tort

qu e le syndic a du pl'endl'e au nom de la masse sUl' les
inlm e u!;l es du failli "près le ju gement déclaratif de la cessa tion des pai ement s; qu'i l SUIt ùe tout ce qui précède
que J'exception de prescription opposée pal' la veuve Papin
a été à bon droit accueill ie ;

Pal' ces motifs,
La Cour confirme.

Du 10 décemb,'e 1889, P rés . ,

M . UULAMON. -

F AILLITE. -

Pl .)

Conr de Bordeaux (2' Ch,) HOY DE CLOTTE e~ LANAUVE .

A SSURANCF. SUR LA VIE . -

FEMME DU FAILLI

DENÉFICA IR E.

Lm'squ'un mm'i a cont/'acté "ne assumnce s,,,' sa p"op,'e
vie au profit de sa femme, le bénéfice de celte assu'r ance,

en cas de (ailLite el de p,'édécès dl&lt; mari, ne tombe pas
dans la masse , mais ,'este la Iwop,'iété exclusive de la
femme .
Sau f le droit de la masse de demander, suivant les cu'constances, le "appol'i des p,'i1"es payées (1).
( VE UYE PlOT CONTRE SYND I C PlOT),

La Cour d'Amiens avai t jugé le con trail'e le 8 mai 1888 .
Poul'voi e n cassation pal' Madame veuve Piot.

( 1) Voy

sur celte qu estion, ce l'CC. J887 . 1.

- 1. 1888,2. 136. - 1889. 2, 66

e~

00.

n. -

1887.2 .3 el 181

�( 39 )

( 38 )
A n n ~ T.

LA COUR,
Vu les al'licles Il ? I d u Code civil , 559 et 564 du Code de
co mm erce;
Allendu qu 'i l est cons ta té , en fa it, par l'a n êt attaqué,
q li e, s ui vo n t pol ire en date du l '. aoùt 1867, Pio t a con trac té avec la COml)agni e l'Union une pol ice d'assurance
s ur ta vi e, a ux term es de laqu ell e la Com pag nie s'est engagée à payer . 10 1'5 du décès duL! it sieur Piat, u ne somme
de 10,000 fI', à sa ve uve , et qu e, Piot é ta nt décédé le 28
av ril 1886, la da me P iot s'est, présent ée pour r ecueillir le
bénéfice de r assu l'ance;
Attend u q ue sa dem ande a é té l'eponssée par le m ')lif que
la st i pu la tio n fa it e pa r le ieur Pi o t a n p ro Ut de sa fem me,
consti tuan t à l' ga l'll de cell e-ci un e li béralit é, tombail ,
par s uite de la fa illi le d u st ip\lla nt Sur ve nu e poslé rieurement, sous le cou p des a l'ti cles ~~9 e t 564 du Code de com m erce, et deva it être décla l'ée nulle;
Mai s a Uen d n q ue les disposi tions cles arti cles 559 et 564

du Code de com mel'ce ont pOU l' but de conserver aux
créa nc iers leur ga{:le e t de fa ire re ntr el' da ns la m asse de la
fa ill ite les va le ul's qu i en " uraieu t é té dis tra ites à leur
détrim ent ;
AUendn q ue ces dispositions ne saura ient s'app lique r à
Ulle aSSUfrl ll Ce SUI' la vie contrac tée di,'eclemenL au profi t
de la fe m me d u fa ill i : d' un e part , parce qu e le bénéfi ce de
cette assura nce n'a jama is fa it pa l'tie d u patrim oi ne de
r assuré, et que l'avan tage ains i cl'éé au profi t de sa femme
n'appartie nt pas p lus aux c réanciers de l'assuré q u 'à l'as'uré
l ui- même; cl'autre part, parce q u '~ n deho rs des pri mes
dont, su iva nt les ci l'consta nces, la r~stiln ti o n pe ut ê tre dema ndée par la faill ite, on n e sau r a it so u tenir q ue l'actif d u
faill i ai t été dim in ué du ca pit a l de l'assura nce, qu i ne s'est
formé q ue par l'événem en t de la condition pré vue, c'est-à -

di re j,a r le dé cès d n stip nlant; qu 'adm ettre, dans ces conditi oll s , la faillit e il réc la mer le lJé né li ce de Llssil l'an ce, serail adm e llre qil 'en rèa litê cette "ssura nee a été s ti pu lée en
fav eul' des créanciel's, qui al'l'Îv el',dell ln insi à pl'olil er de l a
Cl'~a l ion ù' un ca pi tal n'ay ant jamais e xi ~t é dans le patrimoine du faill i ;

At tendu, par sui te , CJ u'en statu ;l nt comm e il ra fait,
l'arrê t a LLaq ué a viole les ar tiGles cle loi invoqués par le
p Oli rvo i ;

Casse,

n " 23 j'uillet 188 9, - Co nr de cassation (C h, Civ, ) P rés ., M. BAHBlER, 1-· prés:, - M. CRÉ PON , l'appo rteur. M, CHAR RINS, l" a voca t gé néral. - P l , ~IM, C,\RTERON et
CH AU FFA RD.

PnOPRI ËT É IN Dt:STR JELl E. -

A NC IEN El\I PL O...• f; . -

NOM DE L'AlSC I EN

CIRCULAIR E.

JlI\TRON.

L ïn d us(1'iel , ancien employé d'un aH(1'e, n 'a 1Jas le droit
de se prévaloir d u nom d e son an cien patron dans, Les
circulai res q/t'il publie pOlt1' se "ecommander a la
clientete qu'il che/'che ci (onne,. (1 ) .
( R E OF ERN AN D SONS

CON TRE

.

,~r JLLIAM SOK

ET M ULLIGA N).

J UGEMEK T .

Le Tri buua l,

Sur la non r eceva bilit é de la demande;
Att end u qu e les défende urs exposent q u'i ls son t, ai nsi que

(1) Voy . la première partie du présent vo lume. p. 98, et les précédents cités en note .

�( 40 )
les d r mandeurs, s ujels anglais; que l'é t"bli ssemenl, principa l de Hedfern a ucl ous es t ;\ Corves, île de Wight (Anglelel'!'e); que l'aCi io n ne serait do nc pas recevaille en

Fran ce;
~lals

allenclu qu'il esl conslant qne les parlies en cause
ont respecl ivemenL un élali lisse ment com mercial à Pat'is',
que les fa irsqui donnent lieu au liti ge ont eu lieu à Pari s;

qu e l'action dont s'agit est don c recevable en France et, pal'
suit e, devant ce siège;
Sur la con cur rence dé loyale, et sm' la défen se à \Villiamson e L Mulliga n , soit de publi er au cune cil'cu laire ni
auc un e annonce, sll it d'avo lI' des en -Iêles de leUres ou pa piers de comm erce rlp pe lanl , de qu elqu e fa ço n que ce soit,
leu r, qualil és d'anciens employés de la maison Hedfern
and SOI1S, et ce, à peine de 500 ft', par chaque conlraven tion conslal ée :
Attendu que le. défell deurs so u tiennent que Mulli g. n n'a
point emporté la lisle de clients de le urs anciens palrous;
Ou e, s'i l est vrai qu'ils ont adl'essé à cerlains de ces

clien ts des circu laires leul' annonçant qu'il s venaienlde
fonder un établissem en t de laili e Ul' pom dam es bou leval'd
de la Madd e in ~. 14, en in scrivant. nlan1l8c1'itement sur lesdiles circu laires qUI' Wtl liamscn avait élé l'emplo yé de
Red fel'11 and Sons en qu a lil é de cou peur pe nùant ci"q années, el qu e Nu ll igan é lait demeuré penùa ll t qu.lorze an nées da ns les m aisons ~l""by el HedIern, ces énoncialions
sont parIail em ent exactes;
Ou'i ls n'ont don c fa it qu' user de le ur dro it et que les
demanùeurs ne sauraient, dès lors , ê tre fondés à leur en
faire grief ;
Ou'au s urplu s, le fait qui leur est reproché,uec0nstilu er a it l,as lin acle de conCllrrence dé loya le, el qu'enlin, et en
lous cas, Iledfern and Sons n e jus tifierai en t d'aucun pl'éjudi ce;

( 41 )
Mai s allendu qu'il est de j Ul'Î spruden ce rons lan le q ll e, à
l'enco ntre de l'él ève ou de J'apprenri , J'a ncien em)Jloyé
d'un e mai~on de commerce, qui fonde un établisseme nt
riv;1\ de celle mai son, ne peul prendre dans ~es fa clures,

adre.ses et annonces, la qualil é d'anCien emplo yé de ladile
maison ;
On' il ne saurait être, en effe l, permis à un employé qui a
trava ill é dans une maison. de cherche!' à s'allircr sa clienlèle en annon90nt au public qu' il a été l'un des collaboratems à sa noto l'iété ;
Olle la noloriél é d'une maiso n de commerce constitue un
patrimoin e, et qu e qui conque se li vre à des manŒuvres
3)'3 tÜ pOUl'

obje l de le iui ravir, en lout ou parUe,

pour e n

faire son proliL personn el. commet à son égard un acle de
concurrence délo yale qu'i l écbet au x Tribunaux de réprimer ;
Et at tendu qu e des fai ls et circooslances de la cause il
rés uU e pour le Tribun al q ue les déf~ nd e urs n'ont eu

œai.lll'e obj ectif , en adressan t les circu lai res in criminées,
que de s'approprier la noloriélé des demandeurs;
Ouïls n 'on t jamais élé qu e les emplo yés salariés de ces
derniers;
Oue, dès lors, et sans quïl y ait li eu de rechercher
si ~lull iga n a , Oll non , empor lé la llsle des clienls de Sl,n
an cien patron, il ressol't de ce qui précède que les défendeu rs on t excédé leur droit en in séra n t dans lesdlle, CI1'CUlai l'es les énonc iations susvisées;
Olle, con lrairem ent à lems a ll égat ions, il s ont donc bien
fa il un acle de conClIl'1'ence déloya le au regard de Hedfern

and Sons, el qu'jl conv ient , pal' suite, d'accueilli r les deux
premiers the!s de la demande de ces dern iers;
Sur les 10,000 fI' , de dommages- inlérêls :

�( 42 )
Allend u que HeMe rn and Sons j us ti fie n t avoir subi un
prëjuc ice à raison de raits sll~a n a l y:)és ;
Que Will iamso n el i\Jul ligan son l d'aulan t pl us répréhensibles dans lellrs aglssemen ls, que, invilés par lettre du
ma nJalaire des demandellrs, en dale du 28 f~vrier de r'niel',
à cesse r leur publi ci té da n. les lermes où ils la faisaien l, et
préven us qu 'à defaul il serai l su ivi con1re eux da ns les
termes de droi t, i ls ont néanmoins continué ce lte publici té;
Et altendn qu e le Trib u na l trou ve d ans les fa it s de la
cause des éléme&lt;1ls suflisa n ts po ur fixer à la som me de
2,500 f r , l'impo r tance du préj udice éprouvé par Hedfer n
and Suns;
Qu'il conv ie n t d 'accueill i" ce chef de leu r demande , à

conCurrence de ladite somme;
Sllr la pub lication du jugement dans dix journaux:
Attendu que Rerlfern and Sons sero n t suffisamment indem n isés du p"éj udice ép r ouvé par le pa iement de Ja
somme slisindiquée ;
Ouï l n'y a l ien d'ordo n ner la publica tio n demandée;
Par ces m otifs,
Di t q ue W illia m son et i\J nl ligan on t fait acte de concurren ce déloya le au rega rd de Hedfern alld Son s, en publian t
les circu laires susvisées,
E n conséquence, leur fait défense expresse de puhli er, il
l'aven ir, aucune circulaire n i au cune a nnonce, ou d'avoir
des en-tètes de lettres ou papiers de comm erce rappelant
de quelque faço n que ce soit le ur qualité d'an cie ns em-ployés de la maiso n Redfe m and Sons et C·, à peine de
500 fr, par chaque contl'aven tion constatée;
Con damne Wi ll iamson et Mulli gan e t la Société Wi l -

( 43 )
li amso n el Mull iga n solida iremen t à payer à Redfem and
Se ns la som m e de 2,500 fr, à 1il rc de dommages- i nté , êls ;
Déclare HedIe rn and Sons ma l fonclés clans le surpl us de
leu l'sàemantles, li ns et cunclusions, les en déhoule ;

Et condam ne les défende urs,
a ux dépens,

S0US

la m ême solidar ité,

Du 22 novembre 1888, - T ri bu na l de comm erce de la
Sein" , - P ,'és " M, FoucHEn,

AFFllETEMENT. PAHTI E.

-

CONNAISSEMENT SE RÉFÉRANT .\ LA CI'IARTECLAUSES

CO="TRArICTOIRES .

-

PnÉFÉnENCE

ACCORDËE A CELLES Dt: LA CHARTE-P,\RTIE .

Lorsque le connaissement SI? 1'é(è1'e à la cha1'te-padie, si
les ClaHSp.s imp1'ùnées dll COHuaissel1wnl 80nt en coniI'adiction avec Les clauses manuscl'iles de la charlepa1·tie, ce sonl ces de1'l1ie1'es qu i doivent p,'évaloir(1).
Spécialement, si la charte']Ja1,tie mamlSC1'ite donne â:
l'attreteu?', dans des CÙ'collstances déle1'mirtees, le
droit d'exige'l' une inclen'll1ilé de 1"elarcl, celte in demnité lui est acquise bien que les clauses imprimées du
connaissement la lui ?'e(usenl dans les mémes ci1'cons
lances ,
( BROWN CONTRE VIOT) .
J UCEMENT.

Le Tribu n a l,
Attendu que Brown avait assi gné Viot devant ce Tribu

( 1) Voy. première partie du pl·és ent vo lum e, p. 91, une ap plication

du mème principe.

�( .5 )

( 4-\ )

',5

na l en paiement d'une somm e de 6,3 13 h·.
c., représen ·
tant le monl.nl d'un cum l'le de fret paya bl e il Na nles;
que Viot ayant demandé " déd llire de ce ll e somme ce
quï l prélendait lui êl re dit par Drown pOlir un aulre lot de
sucre liv ré à Marseille, cp. de rni er opposa il cell e dem,"r1e
une excepli on dïncompélencp; que pal' jugement du 19
mai dernier ce Tribu nal se déclara co mpétent ; que BI'OWll)
acce p l an ~ ce lle déc ision, déduit aujou rd'hui du ma niant
du rret qU 'il réc lamait, s'élevau t à. . ...... Fr . 6.313 45
la somme qu'i l reconnaît devoir concernant
les sucres livrés à MarseIlle, so it.........
« 1.909 ~5
ce qui réduit sa demand e à . .. . . . ....... .

«

4 .404 20

somme .... ... .. .. . . ... . .. . .. " . ... ... . .

«

3.588 50

Eoit une différence en lilige de .... , '" . .

«

8 15 ,0

Attendu qu e Viot offre de payer sur cette

• Art. 2, -

Le navire ne ré pond pas des faules ou n égli-

« gences du capitaine, du pi Iole, des marins, mécaniciens,

{( chulIfJelll's ou autt'es personnes embarqu ées à burd;
« Arl , 6. - Largu e pal' suite d'une cause qu elconq ue la
{( marchan dise ne ~e l'a pas déba lquee al! port de de.:: lina(( tion , le capit aine e3t aulol'i sé à la transporle r à \ln port
C( s u i van~ de so n itin éraire, d'où ell e sera réexpédi ée à ses
(1
fl'a ts, mai s non à ses l'isques, sans être tenu à aucune
({ i ndemnité pour retard; »

Auendu que la jurispl'lldence consacre aujolll'd'hui d'une
facon déOnitive la validil é des clauses imprimées des connaissements ; q li 'elle ad met éga lemen t comme léga le la
stipu lation pal' laquelle l'a rm ate ur se décharge de la l'es·
ponsabilité, non ùe ses prop res fau tes, mais des fa utes
commises pal' ses préposés , spécialement pal' le cap ilaine
et les gens de l'éq uipage;
AUendu qu e dans l'es pèce le connaissement se réfère à
ull e charte- parlÏe. tout enlière manu scrite, qui a été la pre-

se décom posan t comme su it :
l ' Int é rêls '15 % de 97,70 1 rI'. 70 c., valeur des ball es livrées ou manqu ant. du 28
avril a u 22 juill et 1888 . . .. . . , .. " .. , . .. ,

44 5 45

2' I ndem nil é de relard à 0 rI'. 50 c. par
100 "ilos réclamés pa r les Raffineries de la
Méditerranée, acheleurs des s ucres., . .... .

338 15

3' Dénon cé à Saint-Nazaire . . .. . . . , .. . . .

«

15 90

4' Dénon cé il Marseille, , . , . , , . , , .. . . .. .

«

16 20

Parité .. ,.....

Fr.

8 1570

Allendu que pou r résister à la demand e de paiemenl de
cette somme de 8 15 fI' , 70 c" llrow n s'appu ie sur les
termes du !'onnaissemenl, et spécialemen t SUI' les st ipulalions inscrites aux arLicles 2 e l 6, ainsi con çus:

mièl'e et la pl'incip1.l e convention des parties en ce qu i
concerne les conditions de tra nsport, puisque celte convenLion a l'ecu SO Il exéc ution pal' la mise à bord des sucres
avant la signature du connaid5em ent, eL fJue celui ~ci pOl'le
d'ailleurs ap rès les mots « pOUl' êtl'e u'ans portées, » la
mention manuscrite « su ivant charte-par tie; »
AUendu q ue ce tte mention ne peu t-êl re inlerprétée qu'en
ce sens que les clauses imprim ées du connai::;semen t ne
sont accep tées pal' le chargeur qu 'a utal1t qu'elles \l 'atTcc lenl en ,'ie n la cha r!e- parlie qui a servi de base e t de point
de dépa rt à l'opéra tion;
Attendu , il est vrai, que le connaissement produit dans
le dossier de Drown ne port e pas ce lle m ~ IlLion {( su ivant
charte-partie») qu i est l'el111Jlacée pal' cette aulre mention
(t SaiLll-Nazail'e avec option Marseille;
l)

Mais atlendu qu'il n'y a pas lieu de s'al'l'êter il celte con-

�( 46 )
tradiction qui n'est qu 'apparente, le conn a issement produit
par B,'o",,, n'étant pas cel ui d u lot de sucre du liti ge, mais
bien celui ù'u n lot marqué T, M, e ntièrement étranger au
débat;
Aliendu qu' il s'agit dès lors de r~c hel'cher si les sti pu lalion. de I"a l't, 6 sus- relalé sont, compaLibles avec les terrr.es de la chal' le-pa r tie manu scrite il laque ll e se rélère le

con naissement;

( 47 )
On' il faut don c dire qu e, la facult é de débarq uer à Marsei lle, BOI'deaux, Sain t-Naza ire ou le li&gt;lvre ayant été

accordée pal' la charle-pal'tie sans auellne l'estl'iction, el le
connaissemenl porlant après les mots ( pOUl' être tl'ansparlées» la m ention manuscrite Il su ivan t charte-parUe, )
toule cla use imp,'imée ayant pour résu ltat d 'affec ter e t de
modiliel' g ravement les co nd iti ons de la cbal,te-part ie doi t
être con sidél'ée comme "lyan Lété annul ée pal' ell e; OU, en
d'autres termes 1 que, le co nn aissement se référant à la

«
«

Atlendu qu 'aux termes d e la char le-pa l,tie « les consig nat a ires du B lévtlLe donn ent aux correspondants de Viot,
qui l'accep te, [,'et il bord d u vape ur à destination de Marsei lle, via Suez, avec esca le il Aden ou POI'L-Saïd , et
confûl'mément à l'al't. 7 du co nn aisse ment, etlacu lt r. de
débarquer à Marseille ou Bord eaux (Pauillac) ou Saint-

(f.

Nazaire ou le HAvre,

environ 320 tonneaux de sucre;

Altendu qu ' il déLOu le to ut naturell em ent des cODsidél'a n ts
q l' i pl'écèdent :

,
"
{(
{(

« Les correspondan ts des Chal'ge lll'S devront faire connaitre lel1r option du port de d é barqu em ent daus les 2 '1
I.eures au plus tard de l'arl'ivée du steamer à Ma rse ille,
sous peine de per d,'e leur d,'oit d'option, auqu el cas la
marchand ise sera déba rqu ée de droit à Il larseill e. »

l ' Oue le droit de Viot à ex igel' le débarquem ent des
sucl'es objet du liti ge à l'arrivée du stea m el' B LéviLle à
Mal'se ille est lorm ellement é tabli pal' la charte-partie;

«
«
"

pOUl'

AUendu q ue ri en dans ce texte ne pel'mellait au c ilarBeu l'
de prévoir que le Mo it d'option qui l ui é tait fOl'm ell ement
ré:;el'vé, po urrait être affecté d'une modifi cation aussi grave

Chal'Ie- pa rlie, il fa lit consiJ érel' que les clau$es rr an llscl'Îl es
de cell e ci ont pl us de l'alem qu e les clanses imprimées du
connaissem en t, et qu 'en cu nséqu ence ces dernières ne sau -

rai ent avoir pOUl' effet de diminu er la porLée des .tipulatians inscrites à. la charte· par Lie ;

2 Oll e l'immunité résult ant pOlll' Brown des tel'mes de
0

l'art, 6 des con naissements impl'im és n'es t pas

op ~osa bl e

à

Viol, qui a faiL i nscr ire SHI' les con naissements que la marchandise serait transportée (( suivant, charte-partie; ))
3' Ou e les obl iga ti ons de lac hal'te- p.,'ti e ayant étéaccep-

qu e cell e l'és ultan t de l'application de l'art. 6 du co nnais-

tées au nom de Bl'own pal' Godré et Cie, ses co n ~ign alai res

sement imprimé;

à Sai nt·Denis Réu nion, et l'o pti on pOUl' Ma rseill e ayant é té
sigll ilî ée à Gravier et Cie, rgalement age r~ l s de Brown à

Aliendu q ne, si l'agent de Brow n avait ent endu se réserver par la charte-pa nie le bénéfice d es dispos itions de cet
arl,6, il é Lait de w n d evoil' de le s tipule l' c laire ment , ce
qu'il l ,i eût é lé fa cile de fai,'e e n mentionnant qu e le
débarquement a u li eu de destin a tion sera it soumis allx
réserves pr~v"es pal' l'al't, 6 du connaissement de même
qu'i l a e u so in de st ipuler qu e les escales au~aient lieu
conformément à l'art. 7 ;

Marsei ll e, il y a dans le manqH emen t aux eng&lt;lgements
résu ltant de la di le chal'le-pHl'lie une faule imputahl e à
Bt'ow ll et non pas seu lement au capila in e; d'oü il suil qu e
,'arL. 2 des COlln ais3emenls ne tl'ouve pas non plus son

app li cation dans l'espèce;
4' Oue la summe de 81" fi'. 70 c , reco nventionnellement
réclamée pal' Viot n 'éLant pas critiquée par Brow n et r epré-

�( 48 )

( 49 )

senl an t ll'ès exaclement le pl'éju d ice s u b i pa l' Viot par ' Gile
d u rela l'd ap por lé indùme nt pal' Brow n dans la li vraison
des Sil cres à ~l;lrsei ll ~, celte somm e do it èl l'e parlée en
dèd Olcl ion du Gh iffre represenlan t le solde d ù p a l' , 'iol SUI'
le fret;
5' Enfin que le chi ffre de 3,583 fI', 50 c. qu e Viot a
loujoll rs offer t de payer doi t par s ui te ê tre déclaré snf-

fi sanl ;

Allendu que la prop,'iélé d'un e obl igatio n au portel!!' se
transmel pal' la simple tradi ti on man uell e du titre, saus
qu'i l soit besoi n d'acte de cession, signiOcalion de transport ou endossem en t, l'in tention m anifesle des pat'ties qui
l'ont cl'Me sous cette fot'm e, aya n t été d'en permettre la

Lransm ission sa ns fo rmalités;

Par ces m otifs,
Décerne acte à Viot de so n offre de payer à BI'own, pour
solde de loul compte, la somme de 3,588 f r. 50 c,; a u
besoin, l' y conda m ne ;
Déboute Brown du sUl'pln s de ses de m andes, fi ns el
conclusions, el le condamne fl U X dépens.

D I&lt; 9 juillei 1889. - Tri buna l dedo mmerce de Na nles,
_ P1·és " M.

prêt e u ne somme, peut valab lement stipu ler que le remboul'sement sera fa it à quiconque se présen tera porteur
du ti tre au jour de l'échéance;

Pl., MM.

T ALVMŒE . -

OBLIGATION AU PORTEUR. -

Une oblt'oatiol1, souscrite

COQvEBERTet R ENEAUME.

VA LIOlTÉ. -

aH pOl'feu}'

T RAi'\S:'&gt;11SS ION.

est valable.

La propriété d'""e lelle obligation est reguliè,'emellt
t1'ansmise pa1'la simple t 1'adilion manuelle du titre ( 1J.
(X. CONTOE Z.)
J UGt:MENT

Attendu que l'obligation au porten r n'esl proh ibée pal.'
aucu n e dIsposition de la loi exislante ; qu'a insi ceilli qUI

Al tendu qu e X,., est pOlt eut' d'un billet a ux lermes du qu e l Z., . s'est t'econnu débi teul', envers Monal'd, de la
somme de 20,000 fI'. , monlan l d' un prêt, ell s'o bli gea nt à la
pa l'Cl' il l'échéance du 10 octoure 1886, so it à Monard, soit
à la personne qui se presentel'a Illullie dudit bill et ;
Attendu qu e la volon lé du prèleut', que le r em boursem ent fût fa i t au porleur du litl'e, à défaut de l ui-même,
est certaine et que Z , ., a acce pté celle condition ;
Altendu qu e le demandeur, éta nt en possession dudit
bil lel, duit en êlre présum é pro pl iélaire; que les fail s et
cirCOl1slances dl'; la cause ne lal ~se nL aucun doute, d'ailleurs, s m la légitimité de sa propriélé ;
l'al' ces mot ifs,
Condamne Z , , , il payer au demandem: l ' la somme de

20, OUO fI' .; 2' celle de 5,000 fI'. pOUL' cinq an nées d' inl érêts
éc hus antérieurement il l'i nst ance; 3 les intérêls des
sommes ci ·dessus, à compter du joli\' de la demande ;
0

Le condamne aux dépens.

D t&lt; 10 jëvriel' 1888. (5' Ch,)

1) Vor. ce rec . 1888. '2. 8'2.

~n

P. _

1890.

Tribunal civil de la Seino

�( 50 )

( 51 )

est parvenue que le 2 l, et qu'i l a ainsi, par sa faute, encouru la déchéance prévue pal' la loi ;
ABORDAGE. -

BATEAUX DE Ph:CHE . -

F IN DE NON RECEVOIR.

L a fin de non recevoi,' ,'ésuUant des adicles 435 et 436
du Code de commerce, 1'0"" le cas d'abordage, s'applique aussi bien a!&lt;x pal7'o&gt;ls des ba teaux de péche qu'a!&lt;x
capitaines des aut1'es 11avù~es.
( L E GOFF CONTRE

Sm ULLU).

ARRÊT.

Considérant que les articles 435 et 436 du Code de commerce éd ictent une règle générale et absol ue qui s'impose aux patrons des bateaux faisant la pêcbe en mer, to ut
aussi bien qu'aux capitaines des aulres navires;
Considérant que la barque de pêch e appartenant à
Stru ll u a été abordée cians la nuit du 13 au 14 avril 1887,
à trois milles des cOtes, par le br ick Boabad, du port d'Auray, dont Le Golf est à la fois le capitaine et l'armateur;
qu'elle a i mmédiatement sombré, et que les huit marIns
qui la mon taient, recuei ll is par un autre bateau, on t été
débarqués à Audierne dans la matinée du Jil ; qu e le Jour
même, Stl'U il u a déposé son rapport de mer aux mai ns du
juge de paix de Pontcroix et que les éuonciations de ce
document répondaieut suffisamment au vœu de l'article
435 ;
Mais considérant qu'il n'a pas signifié ses protestations
dans le délai de l'article 436; qu'en elIet, connaissant le
nom du navire abordenr et SOli port d'attache, il pouvait,
bien qu'i l ignorât le nom du capitaine, faire cette notification, soit à la mairie d'Audierne, dès le 14, soit à la mall'le
d'Auray le 15 et tout au moins, s'il devait tenir compte
du délai des 'distances, dans la jo urn ée du 18; qu'il ~
attendu le 20 pour adresser à Le Gall une lettre qui ne lUI

Par ces moti fs,
L A COPR,

Réform ant le jugement dont est appel ,
Dit l'action de Strll llu non rece vable, le déboute de ses
[jns et concl usions et le condamne en tou s les dépens de
prem ière instance et d'appel.

Du 16 av,·il 1888.- Ca m de Hennes ( 1" Ch.) - P rés .,
M.

DE REnDEnTlN,

,B'AIL LITE .

-

1" prés ,

EFFET DE COMMr::nCE.

-

TmRS

PORTEVR. -

FnAIS POSTÉ RiEURS CONTRE LES CODÉDI1'EURS.
ADM ISSION SUPPL~MENTt\IRE.

ADM ISSION. -

Le tiet's porteu1' d'un effet de cotnmet'ce, déjà adm.z"s dans

la faillite du tireur' 1'0"" le maniant d" p,'incipal et
accessoù·t!s, peut obteni'r une adnl,ission supplémentaire pOUt' les (,'ais qu'il a laits u.lté1'ieul'ement conb'e

les codébiteu,.s du failli.
(SYND IC L EFEBVRE CONTllE COMPTOIR olEsCOM PTE DU NORD).
ARRÊT.

LA Coun,
SnI' la prem ière brancbe du moyen unique:
Attendu qu'à la dilférence des cautions simples, ou
même so lidaires, qui ne contractent qu'un engagement
accessoire et subordonné à l'obligation principale, les tireurs d'un effet de commerce contractent envers les porteurs et endosseurs subséquents u ne obligation principale
et solidaire qui s'étend il toute la créance en capital, inté-

�(

5~

)

rôts el accessoires; que, dès lors, les dispositions de l'article :W16 du Code civil, d'après lesquelles le cautionnement,
même solidaire, ne s'étend qu'aux Irais de la première
demande et à ceux exposés après la dénonciation qui en a
été faite aux cautions, n'étaient point applicable il la cause,
où il s'agissait de débiteurs principaux et so lidai res et n011
de ca li Lions ;

( 53

t

T D'où il suit qu'en accordant au Comptoir d'Escompte du
Nord une admtSSlOll su pplémentaire au passif de la fa ill ite
de Lefebvre et C', pour le montant des frais pal' lui exposés
poslCl'leurement à la déclal'ation de cetle fa illite, cont,'e les
tIers. codébIteurs solidail'es du failli, l'alTêt attaque n'a
Viol e, III faussement appl iqué aucun des textes de loi invoqués pal' les dema nd eurs en cassation',

Sur la deuxième bran che du m ême mo yen:
Attendu qu e la déclaration de laillile du débiteur n'a·
néantit pas les obligations pat' lui valablement contractées
avant le jugement déclaratif; qu'il su it de là qu'à moins
de dispositions formelles dans la loi , tout créaucier a droit
de concourir aux dividendes, au marC le fl'aoc, pour to ut
ce qui est légitimement chi;
Attendu que les recours exercés par le Comptoit' d' Escompte dn Nord contre les tireurs, endosselll's et antres codébiteul'S solidaires aI'ec le fai lli , des effets de commerce
dont il s'agit dans la cause, ainsi que l'obligation de garantie à la charge du failli, pOUl' les frais de ce recours, ont
leur origine dans des engagement valablement contractés
anté,'ieurement an jngement déclaratif, et sont l' accessoi re
et la conséq uence légale de la dette du failli envers les
porteurs;

Attendu que l'on ne saurail invoquer, dans la cause, pal'
analogie les dispositions de l'article 445 du Code de commerce; qu'en eflet, cette disposition, exc lusivement relative aux intérêts dont elle arrête le cours à l'égard de la
masse alol'S même qu 'ils sont incontestablement une deite
du failli, n'est qu'une exception, fondée SUl' ce qne l'accum ulalion de ces intérêts, au profit des créanciers ayant titre
ou jugement poUl' les réclamer, pouuait parfois absorbe,'
l'actif et, en tous cas, placerait les autres créanciers dans
une condition d'infériorité contraire au princi pe de l'égalilé
ùans le désastre commun:

J

Pal' ces motifs,
Rejette,
M.

Du 5 lloIU 1889,- Cour de cassation (Ch, civ ,)- P l'ès
BARBIER , I ~~ prés.
.,

FAILLITE. -

H YPOTHÈQUE NULLE Al " l)ROFIT DE LA MASSE. -

lIYJ&gt;ol'HI~QUE POSTÉRIEURE YALAllLE. -

ORDn/::. -

ATTHI -

nUTION.

L01'.&lt;:q1.te, dansl'OJ'dl'f: o'Uvel't sm' le P"i,l: d'un immeuble
d'un (ailli, il y a cles hypothèques "uUes au pl'O(it de
la masse, et des hypothèques postb'i"",.. opposables a
La ma~8e, la nullité des }J1'emiè1'es doit avoù' POll 't' et/et
d.e (al,re avance1' d'autant, dans le 1'ang des colloca ttons, les créancie}'s inscrits postérieurement (1).
(SYNDIC

COUES""

CONT1Œ HOUCHARD),

La Cour d'Ai, l'avait ainsi jugé le 4 aoùt 1887, (Ce rec,
1888, 1. 295),
Pourvoi en cassat ion pal' le syndic,

(J) Divel's autres systemes :l\'aient ('l ~ ndoptês,

pOUl'

des rl cci sions :lnt èri cures. VO\' . CP l'Cf'. 188G. '2. 3!). pt l'- iL

cc cas, pOl'
1888 .2.130

�( 54 )
ARR~T,

COUR,
Statuant sur le moyen u niqu e du pourvoi ti ré de la vi olation des articles 11 66, 11 67 , 11 80 dIt Code civil, 446 du
Code de commerce , ainsi que de la fausse applicatiou des
pr incipes en matière d'ordre, en ce que l'ar rêt a ttaqné, annulant la collocation obtenue par le sieur Curet et la collocation en sous- ordre faite au proft t du syndic sur la collocation précédente, a décidé que l'ol'dre défi nitif serai t réglé
sans tenir cam pte desdites collocations et sous-coll ocations,
et que le siem HOll chard viendrait le premier sur les
sommes l'estant à distribu er , alors que la cl'éa nce du sieur
Houcbard, gara ntie pal' une hypoth èque prise et inscrite
postérieurement à ], h y poth ~ que du sieur Curet, était
primée pal' celle- ci, et que si l 'hypoth èque du s ieur Cmet
a êta annulée, sur la dem ande du syndic de la fai llite
Coueste, représenlant la m asse, cette nu llité ne peut profiter qu'à la masse, à l'exclusion des créanciers postérieurs à
ceux dont l'hy pothèqu e a été an nulée;
LA

Attend u, en fa it, qu e l'ouverture de la faill ite Coueste
ayan t été définitivem ent repor tée au 17 décembre 1883, le
SyllClic a attaqué el faiL déclarer nu ll e, relativemen t à la
masse, une hypothèq ue consen tie le 18 d ll même mois,
pour dettes an térieures, au proDt de Jean-Baptiste Curet, et
inscrite au bureau le 20, et a dem and é et obtenu une collocation prol'isûire en sous-ordre de ce dernier, au profit de
la masse;
Attend u qu'Hou chard, a utre créancier du fai ll i, ayant
sur les mêmes imm eubles un e hypoth èq ue valabl e, inscri te
all bureau à une da te postérieure à celle de l'inscription
prise par Curet, a élevé ,\ bon (ll'oit lin contredit contl'e la
collocation accordée à celui,ci, et le sou s- ol'dre donné au
syudic;
Attendu , en effet, que J'al'licle 446 d u Code de commerce

( 55 )

n'ayant édicté relativement à la masse que la nullité de
l' hypoth èque consentie dans la période suspecte, il s'ensuit
que cette nu ll ité, prononcée par justice, ne peu t avuir
d'au tre résultat qu e de supprime l' l'hypothèque au regard
de la masse, et non de la main tenir avec effet à son profit,
à l'encontre des créanciers nanti, d'hypothèques valables,
inscrites ap rès l'hypothèque an nulée ;
Attendu, dès lors, qu'en annulan t la coll ocation provisoire accordée à Curet, dans le règlemen t prov isoire, en
même temps que le sous-o l'dre admis au profit de la masse,
et en ordo nnant en conséquence que da ns l'ordre déJlnitil
Houchard viend l'ait au pl'emier ra ng stl r le restant Cles
sommes à distr ibuer, sans tenir compte de la collocation
et du sous -ordre accQI'dés à Curet et à la maSSe des créanciers Coueste, l'arrêt attaqu é n 'a violé aucun des t!&gt;xtes de
la loi invoqués par le pourvoi ;
Par ces motifs,

•

Rejette,
D u 11 décemb/'e 188 9, - Cour de cassation (Ch, civ, ) P ,'és, hl , B Ii DAR RIDES , - Pl" MM , LEsouDlER et SABATIE n,

FA ILLITE . -

L IQ UIDATION JUDICIt\ TfI!. -

TION . -

VEND.EUR. -

RÉTEN-

RE S[LIA'l'ION PURE ET SI MPLE: .

E n matiè 1'e d e z.iquidation i ud iciaire, comme en matière
de faillite, le vendeu1' qui ,"ei ien t la marchand ùeet
(ait résilier le marché ci l'encontr e de son acheteur
tombé en étal de liquidatiol! judicia;,'e , doil le ( aire
1'èsilier p ll'1'ement et simplement, sans: pouvoir préten dre aux dillël'ences de cou,'S auxquelles il aU1'ait droi t
dans les conditions oJ'dinait'es et vis -à-vis d'un ache lew ' enco,.e in bonis ( 1),
(1) V oy. Conf. ce J'ec. 1889. 1. 259.

�( 56 )
(TAMARACK COMPANY CONTRE SOCIÉTÉ DES MÉTAUX
ET COMPTOIR D'EsCOMPTE) ,

J UGEMENT.

Le Tribunal,
Attendu que si la Société du Comp toir d'escompte ne
comparait pas, ell e est valablemen t représentée pal' ses
liquidateurs;
Attendu que la Compagnie la Tamarack son tient qu'aux
termes de conventions verbales elle auraiL vendu à la
Société industrielle et commerciale des Mé taux, et ce
pendant trois années, à partir du 1" février 1888, sa production entièI'e de cnivre l'affiné, Ù l'exception de 5 millious de li l'res cédées à Ull tiers;
Que cp.lte production, SOlIS résprve de cas de' force majeure, devait atteindre 14 mi ll ions de livres la premièI'e
année, 17 m illions la seconde, 19 milli ons la troisième;
Que la livraison devait être faite mensuell ement et proportionne llem ent aux qnantit és susdésignées, (,'anco à
bord à New-York , ou, sans frais également, il Ne,.,- York, en

douane;
Qu'elle devait avoir lieu dans m1e des formes adoptées
parThe Detroit and Lake Superior Coppel' Company,d'après
les bordereaux qui devai ent ètre fo urnis au moins trente
jours avant la date fix ée, pal' l'en tremise des sieurs AbbotL
et C', de Bo&lt;;ton ;
Qu 'une lettre de crédi t de l'importance tolale de la fourniture devait être remise pal' la Société des ,[étaux, SU I'
des banquiers pal' ell e agréés, et que, sur la présentation
des reçus d'embarquement ou de douane des cuines livrés
mensuellement, la Compagnie la Tamarack devait être
payée comptant au prix convenu en tre elle et la Société
défenderesse;

( 57 )

Qu 'elle aurait, le 8 avril 1889, offert il J. et V. Seligmann
à New-York, représentants du Com ploir d'Escompte, lequ el,
accepté pal' elle, avait fourni ga I'antie pour le montant des
livrai sons à effectuer pendant les tmis années précitées,
une quantité de 350,000 livres de cuivre;
Que la Socièté des Métaux n'aurait passé aucun ordre
pour prend re possession desdi tes marchandises;
Que, le 16 avril s uivan t, par le min istère de Marquet,
hUtssier à Paris, som mat ion aurait été faite à la Société des
Mélaux et au Comptoir d'Escompte, garant d'icell e, d'avoir
à prendre possession des cuivres achetés contre paiement
de leur valeur ;
Qu'il n'amait été donné, depuis cette époque, au cune
suite à l'exécution de la convention;
Quïl y a urai t lieu d'autoriser la demanderesse, à défaut
de pri se de livraison des 350,000 livres de cuivre contre
paiemenl, dans les trois J"ours du jugement à intervenir, à
en opéI·er la vente SUI' tou s marchés publics, aux frais ris ques e t péri ls des défendeurs, il s'en appliquer les prix
jusqu'à due concurrenre, et il les obliger solida irement au
paiement de la différence entre le pI-ix réa lisé et le prix
originairement convenu, à Litre de dommages-inlél'êls ;
En ce qui touche la Socié té des Mé taux , r eprésentée pal'
Lou garre , liqu i dat~ur, et Leva5se ur, liquidateur judiciaire :
Attendu que la Compagnie la 'l'amarack allègue, en
outre, que la situatiun de la Société demande resse, dont la
dissolution et la liquidation, prononcées le ~ I mars 1889,
ont été suiv ies àe la mise en liguidation judi ciaire déclal'ée
le 15 avril sui vant, ne saurait faire obstacle il la demande
form ée contre cette dernière;
Que le débiteul', l iquidé jud icia it'e, ne serait pas dessaisi de ses droits et actions, pt sf'J'aH tenu;\ l'exécutio n

�( 58 )

( 59 )

des engagements par lui sousc rits, dans les termes d u droit
commun;

Que la situatIOn d'un vende ur il l'égard d'une masse
créancière est différente de celle que préseuterai t u n ac heteur in bonis

Qu'il s'agirait,en l'espèce, d' un contra t synall agmatique,
d'une vente d'objets mobiliers il laquelle sel'aient applicabl es les prescr ipti ons des articles 118'. , I G50 et 1654 du
Code ci vi l ; que, pal' suite, ses concl usions à fin s de vente
et de dommages-intêrèts, p lus baut fixées, devraient lui
être adju gées;
Mais, attendu que si la loi d u 4 mars 1889 a eu pour
résu lta t de ne pas placer , ju squ'à ce jour, la Société des
Méta ux so us l'ap pli cation de la faill ite à laquell e sa situation ne l ui aurait pas permis de se soustraire, si la même
loi a eu surtout pour elfet d'ap porter des adoucissements à
la loi sur la faill ite, et de donner a u liquidé le dro it de

J'

Qu e l'égali té en tre les créanciers doit être le principe inval'iable à l'égard des ayants-droit des débite urs en état de
cessation de paiements;
Que le vendeur de marchand ises non en tièremen t livrées,
a la possibilité, ou d'étre traité dans les mêmes con ditions
q ue les au tres créancie"s d u liq uidé en exécutant la conve ntion le lian L à ce dernier, e t d'ètre admis au passif,

sur veill ance d'un ju ge- commissaire, les opél'ations pal' lui
engagées, ell e a fo rmule, dans des textes précis, les modi fications à appliquer il la loi de 1838 ;

pour recevoir utt érieurement un prorata adopté par la majorit é des créanciers, ou bien d'éch apper à celle situ ation,
pal' application de l'a l'ticle 577 du Code de commerce, qu i
dispose qu e: « POUl'l'ont être retenues par le vendeu r, les
marchandises par lui vendues qui ne seront pas dél ivrées
au faill i (en l'espèce Lougane, liq uidateur , ct Levasselll',
liq uidateu r judiciai re), ou qui n'au ront pas encore été expédiées soit à lui, soit à un tiers pour son compte l) ;

Qu e, parmi ces :nod ifica tions, ne figu re au cune di8positian ab rogeant les articles 550, 5i Get 577 du Code de commerce;

Que le droit de rétention est un avantage considérable
fait pal' la loi au vendeur, à l'égal'd duquel la décoll fit ure
de l'ach eteur n'entraine pas la résolution des contrats, et

suivre, mais assisté d' un mandataire de justice, eLsous la

Qu'il est, au contraire, pl'escri t pal' l'article 2'. de la loi
sur la liqui da tion jud iciaire, que : « Toutes les d isposit ions
du Code de comm erce qui ne sont pas mod ifiées pal' la présente loi, contiuuero nt à recevoi r lem' ap plicatio n en cas de
liquidat ion j ud iciaire com me en cas de faillite» ;
Que, par su ite, le droit d u créancier édi cté par l'article
077 dl! Code de commerce consiste en la réten tion de la
marcha nd ise à l'excl usion de tous dom mages-intérêts;
Que la liqu idatio n judiciaire constitue un état parl icu lier,
qu i a ses règles spéciales, emprun tées à celles de la faill ite,
aux termes de b loi,et excl uan t, d'une façon absolue, celles
du droit commun ;

qui trou ve, dans la possibil ilé de conserver sa m archand ise,
un large dédo mmagemen t à la perLe q u'il serait obligé de

subir à l'égard des au tres créanciers a yant elfectué les
livraiso ns po ur lesq uelles ils ne seront payés qu'en dividendes pl us ou mo ins é10ignes ;
Que c'est ai nsi, d'aillelll's, que dans \ln e s ituation identique, il a été jugé so u veraillement par la Cour de cassa tion
(a rrêt du 17 février 1887) ( 1);

Oue la demande en autorisation de "ente de cuivre:.:: , aux
r isques et périls de Lougane et Levassselll' ès-qua lités, et

(1) Voy. ce rec., 1884 2. 34. - 1887. 2. 93. -

1888, 2. 12.

�( GO )

( 61 )

en dommages-intél'éte, pOUl' la différence entre le prix réalisé et le prix de vente convenu avec la Société des Métaux. ,
doit être repoussée;

Qn'an 17 lévrier 1888, lors de la conclusion défioüive de
la convention, Denfert-nochereau n'avait même pas informé le conseil d'administration qui d'ailleurs n'avait
non, plus aucun pouvoir à cet eU'et" de l'engagement qu 'il
aVait pris et qu'i l dissi mulai t, de payer à la demanderesse,
pal' l'entremise de Seligmalln, en 1888, 1889 et 1890, la
somme de 32,500,000 le. pOUl' les li vraisons de cuivres à
fai re pendant cette période;

En ce qui touche Edmond Moreau et Monchicourt, liquidateurs du ComptoÎt' d'Escompte:
Attendu que si Denfert-Rochereau, au nom du Comptoir
d'Escompte, a, le '17 février 1888, garanti la Société des
Métaux pour le monlant des livraisons à faire pendant tl'ois
années pal' la Société demauderesse, cet engagement donné
pour des marchés à terme, ue l'entrant pas dans les opérations permises pal' les statuts d u Comptoir cl'EscomPfe, doit
être déclaré nul et de nul effet;
Que, vainement, la Compagnie La Tamarack soutient
qu'au vis -à-vis des tiers le moyen de nullité opposé ne
saurait ~tre invoqué;
Que cette demanderesse n'ignorait pas que le Comptoir
d'Escomp te était une société anonyme, administrée par un
consei l d'administration, mandataire de la Société;
Que les statuts avaient été publiés régu lièrement, et pal'
conséquent portés à la connaissance des tiers;
Qu'en fait, elle connaissait pal' le représentant de la
Société des Métaux, qui avait tl'aité avec elle pour le compte
de celte dernièl'e, le sieur Abbott, les nombreux contrats
intervenus avec d'autres sociétés minières, et la garantie
également donnée par le Comptoir d'Escompte;
Qu'i l lui appartenait d'apprécier la nature de la vaste
spéculation engagée par la Société des Métaux, l'intervention du directel1l' du Comptoir d'Escompte, et de rechercher
si celui-ci, et plus tard Heutscll au nom et comme président
du con5eil d'admin istration, avaient qualité pOUl' porter la
société, don', ils n'était que les mandataires dans des con ditions déterminées, garante des marchés à terme intel'venus entre La Tamarack et son acheteur ~

Que c'est à bon d,'oit que Edmond Moreau et hlollcbicourt
ont prolesté, dè' le 20 avril 1889, pal' acte de
GI ll et, hlllssier à Paris, contre les obligations prises envers
la demanderesse, et qu 'il convient, conformément à leurs
~oncl u sions , de déclarer nuls et de nul effet les engagemen ts
lIlVoqués par la Compagnie La 'l'amarack;
è~. q l1a l ité~

Pal' ces motifs,
Déclare La 'l'amarack hlill ing Company mal fondée en sa
demande contre Lou garre eL Levasseur ès-qualités, l'ell
déboute.

DI&lt; 25 nonemb,'e 1880, - 'l'dbunal de commerce ùe
la Seine ,- P,'é." M, GUILLO'J'lN.

CONTHAT A LI\. GHaSSE. -

PnrvILi'; Gt·; sun LE FUET. -

GATION CONSENTIE PAR L 'AIDJ.\'l'IWH . -

D~:Lt.:­

POR'l'EUH Dl" CO1\"-

'l'HA'!' PREFERJ!: AU DI~ LEG .\'l'AIIU; .

La délégation consentie à un tiers, pal' un ]JJ'op,'iétaù'e
de llaVi1'e, de tout 011. padie du li-et â: gagner par ce
navù'e, ne saw'mc }J1'evaloil' SlO' le p1'ivilège dO/et le
(j'et se trouve 9,'eve ait )Jl'ofit du porteu?' d'un C01ltl'at à la 91'osse, 1J1.~me sousc?'zï ]1osté1'iem'ement.
Il en est SU1'toUt a-insi 100'sq lle le crt!mlCle}' délé(jataù'e
/l'avait pu igno/'er 11i te::&gt; aval't'es du navire, Hi t'iHsol-

�( 62)

( 63 )

vabilité du p,'op,'iétaire faisant prévoir la nécessité de
l'emp1'lint à la D,'osse.
L e con.çignataire de la ca'l'gm'son qui, pO'U1~ libér'e1' sa mar ·
chandise affectée aussi à ['emprunt ci la D,'osse, 'l'embou1'se le porteur, se trouve subrogé dans tous ses
d 'r aits et p "'ivilèges , et petd,pa1' suite, com penser avec
lui-méme, Jusqu'à COHClt1'1'enCe de sa créance, le fret
pa.' I1ti d û, malg1'é la délégation et la signification
qui QU1'ait p u lui en ét re ( aite, même à Hne époque
antériel.l.1'e à l'em,p,·un t.
( SOETENS

com'RE

DEUTSCH) ,

JUGE MENT,

Le Tribunal ,
Attendu que la demaude a pour objet le paiement d'une
délégation sur le fret d'un navire qui a été obli gé de contracter, en cours de rout e, un emprnnt à la grosse;
Attendu que des fait. de la cause il appert que Soëtens a
vendu, dans le courant d'avril 188Î, à un sieur Strauss, un
navire dit le D on J uan;
Que le prix en avait été réglé en traites, mais que la première de ces traites n'aya nt pas été payée à son échéance,
Soëlens a oblenu de son ac heteur, à la date du 17 janvier
1888, une délégation à concurrence de 10; 166 fI'. 67 C, SUl'
le fret ou solde du fret encore dù par Deutsch et ses fil s, à
l'occasion d' un chargement de pétrole que le susdit navire
transportait pour eux de Philadelphie à Rouen ;
Que celte délégation a été régu lièrement notifiée à
Deutsch et ses fils, la 18 janvier;
Qu'à cette époque le D on J uan se trouvait en relâche
dans le port de New· York, où il avait dù se réfugier pal'
sl.!Île d'avaries;

Que, pour pouvoir faire réparer ces avaries et continuel'
sa route, le capItaine fut obligé de contracter, le 26 janvier
1888, un emprunt à la grosse de 79 ,227 fi'" à la garantie
duquel il affecta à la fois le corps du navire, le chargement
et le fret;
Que la lettre de grosse n'ayant pas été acquittée par le
capitaine à l'arrivée du Don Juan à destination, Deutsch et
ses nIs, afin de dégager le chargement qui leUl' appartenait,
ont désintéressé le porte ur de la lettre de grosse;
Qu'ils ont fait procéder r égulièrement au règlement des
avaries, etque le propriétaire du navire, pOU l' s'affranchir
des obliga tions prises par le capi taine, leur a a bandonné le
navire et le fret, en conformité de l'ar ticle 216 du Code de
commerce;
Que Deutsch et ses fils ont acqui tté, tant pour le pl'incipal et les intérêts de la lettre de g l'osse que pour divers
frais néces,ité par le règl emen t commu n .. 82,888 fr . gO
Que la dispache de règlement ayant mis à
leur charge, '}Jour avaries eL frais in combant à la cargaison.,." .. , . . " . .. ,.... . 30.1184 fI', 02
ils ont ai nsi payé, en dehors de leu r part et
portion ..... . ............... , . . .. , .. ,., 52 ,404 fI'. 88
Qu e, d'au tre part, le fret ayant été fixé pal' la char teparti e à 3 1,266 fI', 15 c" SUl' laquell e somme il a\'aitété
versé aux maiDs de l'armate ur , au port de charge, une
avance de 15,000 fi'., l'abandon du fret a laissé aux mains
de Deut sch et ses nIs une somme de 16,266 fI" 15 c, qui
réduirait rle ce cbef leur créance à 37,138 fI', Î3 c.;
Qu'enfin, le navire aya nt !! lé vendu publ iquement, po ur
le prix brut de 33,800 fr. , Deutsch et ses fi ls ont reçu à ce
sujet, après paiement d'autres creances privilégiées) une
all ocation nette de 15,893 fI' , 9j c, : d'où il suit qu'en dernièr e analyse ils demeurent en déficit de 20,2';4 Cr. ,8 c.;

�( 61,

)

( 65 )

Attend u que, néanmoins, Soetens se prétend en d:'oil ,de
lem' réclamer la sorr.me de 10,166 fi' , 17 c: ' qm Illl a eté
déléauée sur le solde du fI'et; qu'à l'applll de celle prélene prévaut d'abo rd de ce que le
transport de la sust ,Ion ':1
1 S
. , .
dite somme Ini a été consenti ù une epoque . n len eme au
contrat à la grosse, de ce que le capit aine aUl'alt re~u nn
, téléa 'aphl'q lte lu i enj'oin'Ilant d'exclure le fret des gaaVIS
!:Ir
;:,
. " 1
l
'
raillies données au preteul' ,\ ta grosse; d ou l résu teralt
que les actes postél'ieurs au tl'ansporl ne seraient pas opposables par Deutsclut ses fils en tant qu e chargem s;
"ttendu que Soëtens ajou te que ses ad:,ersaires ne salll'ai ent non plus exciper dll privilège acqllls au l?0l'teul' d~
la lett,re de gl'osse, puisque, ne s'étant fa it endosser celte
lett re qu'en pleine connaissance du transport consenti, ds
ne peuvent être en l'isagés comme tiers porteurs seneux et
de bonne foi;
Qu' ils ne peuvent être co nsidérés, en leur qualité de
chargem s, qu e comme codébiteurs, avec l'a~'matr~r et le
propriétail'e du fret, de l'empruut fait dans 1 Interet commun, et qu'i ls ont seu lem ent le droit, de réc l ~mer au propriétaire du fret sa IJa rt et portion dan s le ~'eg l eme,n,t des
avaries dont i ls ont acqulllé la totabte, c est-à-du e de
reten il' vis-à-vis de lui, Soëlens , sa parL con tl'lbuL lye dans
la pert~ résultant de l'in so lvab il ité J e l'arm ate ur , au pror ata du montanl des avaries m ises pal' la dlspache au
compte du freL;
Attendu en ce qui cuncerne le premier moyen, que la
délégation 'co nsentie à Soëtens n'a pn lui êl re donnée ail
mépris des stipul ations de l'article 320 du Code de c~m,
merce qui ailecte I)al' pl'ivilège an remboursement. en
capital et intérêts de l'a l'gent prêté à ,la grosse, méme le fr~t
acq uis· que l'eITet de celle déléga lt on était donc SU bOldonné l'existence aléatoi re d' nn fret libre de tout emprunt
à la grosse ' que Soëlens ne pouvait, d'aille urs, se mép,:en-

à

dl'e à ce sujet, puisqu' il sava ihau moment de ladélégaLlOn ,

...

•

j

que le navire était en l'elâche à New - Yorl, pal' sui te d'avari es, pt que l'insolvabilil é de son acheteur, qui n'avait pli
paye r les trait es créées en paiement du navire , devait fa ire
prévoir, en parei lle circonstance, la nécessité d'nn emprunt à la grosse ; qu ' il n'es t, d'aill eur:;, fourni aucune
prellve de l'ordre donné au capitaine d'excll\l'e le fret des
garanties à donner; qu e la dette déléguée était donc
essentiellement in certaine, et le transport e nta c h ~ de
cadu cité;
Attendu , en ce qui concerne le secund moyen , que
Deutsch et ses fi ls n'avaient nu ll ement à lenil' com pt e de la
déléga tinn éventu ell e donn ée snr eux, lorsqu'ils ont remboursé le prêteur il la grosse; qu'en effet, à ce moment,
loin d'être débit eurs d'auc une somm e envers l'armateur,
il s étaient créanciers de ce derni er, comme ils n'ont cessé
de l'être, puisq ue le capi tain e préposé de l'arma tenr avait
engagé leur marchandise au profit dndit arma tenr ;

Que le l'embolll'sement de la let tre de grosse, eU'er lué
dans les conditions prévues pal' l'articl e 125 1 du Code civil ,
les a ains i, de plein droil, subrogés aux droits, aclions et
privilèges du prêteUl' ;
Que l'exercice de ces dl'oils les laisse en déficit;
Qu e le second moyen invoqué pal' Soëtens n'est do nc pas
m ieux fond é que le premiel' ; 'l ue l'action de Soëlens, qui
tend à faire payer , par le chargeur ou le prêteur à la
grosse, une ancienne det te personn elle de l'armateur, n'est
pas recevab le;
Par ces motifs,

Déclare Soëtens non recevable et ma l fondé en ses con clu sions; l'en déboute;
Et le condamne aux dépens,
n u 27 (év,'i." 1889, - Tribunal de com merce de la
Sei ne, - P ,-és" M, HI CIl EMOND ,

2'

P. -

1890,

5

�( 67 )

COMPÉTENCB. -

D EMANDE fi ECONVEN1'IONNELU;. -

TaIRE POST~R llmR, TIÈRE, EN

SOCIETÉ. -

D ESSEC H El\l ENT D'UN LAC.

PA tEME~T D[S TEnnA1NS DESS I~CH ÊS . -

PRl ETÉ.

P ART I E

DÉcJ.INA-

I Nco MP fo~TENCE A nAISON DE

EN

l'SUFnUlT,

-

-

LA MA-

DATION

dommages- intérêls ;

PAR TIE EN PHOCAR ACTÈRP.

CO~­

:\1ERCIAL,

L'exception d'incompetenre à 1 aisoH de la Iflatièl'e peul
être invoquée en tout état de cause et même apl'ès lIne
d emande 1'ecol1venlionnelle, tant que le 1'1'ibunal n'a
pas s talué Sll J' la compétel1r.e ]Jal' tOle disposition di st incte,
Est commel'ciale la société a nonyme gui entrep,~eHd le
dessèchement d'tin lac 11wyel1u ant /ln p,'ix qui C011sisie
dans la dation ell ]Jaiemen ( dll ten'ain desséché, maisti
1'a'isoll depm'Iie seulemellt (1 /3) à lilt,. de propriété, le
l"este (2/3) n'étant d01lné qu'a tiu'e d'ttSll!"Hit pOUl' lin
temps détel'mil1é, à fe x pù'ation duquel il doit, avec les
t1'avaux y effectues, 1'etO tt1' IW1' ail JwojJl·iéfaire.

La société 'le saura'it, en pm'eil cas, étre assùnilée à lin
concessionnaire c011st1'uisant pOU1' ll,d- méme; elle se
t1'ouve dans la s'i tuation d'un entrep}"erte1f1' acco mplissant un o'Uv/'age déte?'miné su1' le fonds d'aut1,td ( 1),
( LERAT CONTRE SOCIl; TÉ DU LAC COp,\is),

Une Société, d ite Compagnie fl'un , aise de dessèchement
et d'exploitation du lac Copaïs, en Gréce, a confié l'e,écution des tl'avaux de desséchement ù IJ, Lerat, entrepreneur
de t ravaux publics, A la su ite de difficu lt és qui se sont
produites entre les Mux parties, deux d emandes ont été in,

(1) VOl'. ce rec, 1889. 2 . ;4.

trad ui tes devant, le Tribunal de comme rce: l'une à la re ,
qnête deM, ~erat pour pa iement de 697,24;) fi', '1'0 c. , pri x
de travaux , 1 a utre à la requê te de la Compa ~ nie d u lac de
Copaïs, à fin de résiliation de mal'ché et pai ement de
Par ju gem ent du 22 féVl'ier 1884, la l'ésiliation des con -

ventions a été prononL:ée, et une in s~ru ction a été ordonnée
pour établir les compt es des pal'ti es, lant au point de l'Il e
des travaux cIue des domma ges-int érê ts.

L'instruction ayant été termin ée, les pa l'Lies so nt l'ere nues ù !'au dience,eL, à ce mom ent , la CompaO'nie du lac ùe

Copaï s a opposé l'excepti on d'incompé tence ~ raison de la
m atière, prétendant qu 'ell e était Société civil e e t que s implem ent bénéficiaire d'une concession acrrico lc eL' nun
l"
0
,
( une enh'epl'I se de travaux, elle n'avai~ jamais fait aCle
de com merce.
~L Lerat r epoussait l'exception pal' ce double motif :
l ' que la Compagn ie du lac de r:opaï; ayant déjà obtenu
un e décis ion s ur le fond même du procès, en ce qui COIlce rn e la résiliation des conv entions, n'était plu s J'eceva hle
à oppose r lïn co mpétencè de la juridiction commercia le ;
2' qu 'en la form e , et en réalit é, ell e était bien une Société

commercial e.
J Ur. I~ MENT ,

Le Tri bun a l,
S UI' l'excep ti on d 'in compétence :
Attendu que la Compagni e fran çaise de desséc hement du
lac Copaïs, el1 ses co nclu sions e t;\ la bane, oppose l'incom pétence de ce Tl'ibunal l'aliolle matel'iœ ; qu 'il échet
do nc, pour le Tribunal , de l'echerch er si le déclinatoil'e
proposé es t recevable en la form e, et qu el est le ca ractère
de la Société défe nderesse;

�( li8 )
Sur le moyen de fOI me :
Attendu que Lera t expose que, le 22 lévrie r 1884, ce Tribunal, en prononçant la résilia tion des conventions et jugeant ainsi au fond , aurait implicitement statu é sur le
~h el de la compétence, la com pétence, a ux termes de l'article 424 dtt Code de procédure civile, é tan t toujou rs, et par
la loi m ême, posée devant le j uge co mm ercial ; que la
Socié té du lac Copaï s ne pOUl'l'ait donc plus sou lever l'exception d'incompé tence à la barre de ce Tribunal ;
Attendu qu e Lerat soutient encore la non recevabil Ité de
cette exception , ba;an t son opposition SUl' ce [ait que la
Société du lac Covais a introd uit une inslance contre lui
devant ce Tribun al par un e ass ignatio n concomitan le de
ceJle laucée pal' le dem andeur le 18 janvier 1884, que celleci ne serai t pas seulem ent une défense à l'action principale, mais q u'eJle a urait le caractère et la lorme d'une
demande p1'Î ncipale ;
Qu e, par ce mode de procéder, la Société du lac Copaïs
a urait, au moi ns im plicitem en t, accept é la compétence de
re Tribunal ;
Mais aCle ndu , les pa rt ies en tendues en leurs p laidoi ries
respecti ves, q u'a ux te rm es de l'ar ticle 42'1 du Code de procédure civile, qui n'est q u e l'ad aptation aux tri b un aux de
commerce de l'al,ticle 170 du m êm e Code, l'exception
d'incom pé te nce ,'al io lle mat en 'œ peu t être opposée en tout
éta t de ca use;
Que les décisions anté rie ures rendu es pal' ce 'l'l'ibunal ne
sauraient, ta nt qu'i l n 'a pas é té statué pal' une disposition
dis ti ncte sU l' la co mpétence, priver le plaide ur du dro it que
lu i confèce l'ar ti cle 424 de so uleve r l'exception d'incom,
pétence;
Attend u qu'on ne sa u rait dava n tage considé rer la demande introdui re de vant ce 'l'l'ib u nal par la Société d u lac

( 69 )
Copaï s , à la da te du 31 janv ier 1884 comme une demand e
principale;
,
Qu e cette dem ande est vérit ablemen t une demande reconven tionnell e;
Attend u qu e, de ce qu i précède, l'exception d'incompéten ce, en la form e, est donc recevab le;

Allendu qu'il convient mainlenant. de rechercher si, par
ses s tatuts, pal' son essence e L par les Opél'dtiuns auxqu elles elle se livre, la Soc iété d u lac Copaïs es t un e société
c ivi. le ou une socié té co mmerciale',

Attend u que la Société du lac Copaïs soutient qu'ell e serait, non un entrepreneul', mais un concess ionnaire',
Que cela résulterait expressémen t des termes de la concession accordée en 1880 à Vo u ro, aux droi ts duquel elle a
été substituée;
Que si ell e é tait entrepreneu r, l'inexécu tion des travaux
la rendrait passible de dommages- in térèts ;
Qu'au contrai re, en sa qualité de concessionn aire elle
"
'
ne n sque que la dechéa nce de sa concession ;
Qu'elle doit don c ê tre assi milée à un particulier qui tra vaille pour son propre compte ;

Qu 'ell e n'aurait pour but qu' une exploitat ion agl'ico le ;
Mais attendu qu'aux termes des conventions passées entre le gou vernem en t hellénique et Vouro, aux droi ts du quel la Société délenderesse se trou ve substituée, il est fai t
aban don défini tivemen t de huit mille hec tares de terre à la
Société, qu i a le droit de til'el' parLi desdits telTa ins sous
telle larme et dans tell es condi tions qu'i l lui conviendra ;
At tendu que l'aba ndon desd its terl' l'ains ne saura it ê tre
en visagé ant rt~ m e nt qu e comme une l'émunél'a tion des

travaux ent l'epl'is par la Société, travaux qui doivent avait'
pour résult at de rend re l'Etat Ilellénique pl'Oprié taire des

�( iD )

( Î 1 )

seize mille h ecla res de terre à rexpiralion d ' une periode de
qualre- vingl-dix-neuf an nées;
Attendu qu e le dessèchenlen l du lac Copaïs comporle
l'exécution de travaux très imporlants tels que canaux, bar-

rages, aqueducs,

pOUl s,

tunnels eLouv rages accessoires;

Attend u qu 'i l est stipu lé à l'arlicle 11 des conventions
qll e les seize mille h eclares de terre concédés lem porairement l'entreront , après la pér iode de quatre,vingt-dix-nellf
a ns, en la possession de l'Ela t, avec tons les Il'ava ll x de dessèch em ent, d'irri ga ti on et lous les b:1timents (IU 'ils conliendront ) la Compagnie étant ob li gée de Iivl'er ces travaux eL
bâtimenls en bon élal ;
Atlendn qu'il est encore stipul é (Jue les lerres concédées
à la Compagnie seronl d'un seu l 10l; que, toutefois, dans
ce lot ne seront pas COOl pris les ter!'ains occu pés pal' les
canaux, les talus et les digues;

Altendu, dans ces conditions, que la Societe du lac Copaïs
ue saurai t être assim il ée ft un s imple concessionn ai re construisant pour lui-même; q u'elle est bien dalls la situ a lion

d'un enLl'epreneur acco mplissant

pOUl'

un Liers un ouvrage

d' une amende de bO,DDO drachm es au p!'ofit du 'l'résol' publi c, lad ite amende de vant être Joub lée d'an née en année
ju squ';\ la fin des 1ravaux; qu'ai nsi. contl'airem ent à ce
qu 'ell e so utient , ell e est paSSIble de dommages-intéréts
dan s les condilio ns ordinail'ement p!'év ues dans les entreprises de tra vaux pu blics ;
Allen dll CJu ' i1 y a don c lieu de décide!' que la Société du
lac CopaTs est un e sociélé comm erciale et nOIl ull e 50ciéte
civ ile, comme ell e le saulieu!. ; lllle ce Tri bunal es t, dès
lors , compélent pOUl' con llailre des lili ges pendants entre
ell e e t Le!'al ;
Pal' ces motifs ,

Se décla re compétent ;
Et conlinue la cause à quinzaine pour él!'e plaidée all
fond, dé pelis réservés,
D l&lt; 15 avr iL 1889, - Trib una l de commerce de la Seille,
- P rés., ~1. G m ARD. - Pl., MM. \VALDECK ROUSsE.-!. v,aroca l, et LI GNEREUX , ag réé,

délerminè; qu 'elle reçoit pou!' son ll'a vail un prix à forfa il

convenu ; qu e le bu t pou l'suivi est un tl'a,-a îl d'assainissement ; qu e le sala ire, c'est la da tion en paiement de la
pleine pl'Op!'i6lé de hu il mill e hec lares de tel'I'e e t la jouissance deseize mill e hectares en usu f!'uit pendant ll ncerlain
laps de temps; qu'i l importe peu que le pai ement ne soi l
pas fai l en espèces m élalli ques;

FAILLI'f B. -

Il ne peut donc, en cas de (aillit e de son pall'on, réclamer

p"ivilège que J'0Il1'

co ncernant le dessé-

chement d u lac Copaïs dev ront être lerminés, sous peille

GAR ÇON D'J-I OTEL,

Un gal'fon d'hole l doit être con sùlé /'é comme un o1w1'ie1'
et non comme un commis.

Atlendu qu e de ce ~ui précède il ressort que la Sociélé
du lac de Copaïs ne saurait èl!'e envisagée a ulrement que
comme une société de travaux publics; q ue la preuve en
ressort encore de la rédactio n de l'article 9 des co nvention "
stipu lant que, dans le délai de d ix a nnées 11 pa!'lir de la
sanClion royale, lous les lrava ux

Pt\lVIL ÈGB . -

-

""

mois de s.la;"e. ( 1) ,

f i ) Décis ion co nform e pour lIll gUl'/:on de cah:', ce rec, laSS. 2. liS.
l '" Taill e décennale , \ '0 F&lt;lUl ite, n· I O~ .

�( ï2 )

( 73 1
(SWNORINI CONTRE S \'NDIC SIGNOR INI ) .

JUG EMF,N1' .
Le Tribunal,
Sur les 2,500 II'. :
Attendu que, pOUl' re pousser la demande de ce chef, le
syndic soutient dans ses conclusioll" motivées que Joseph
Signorini n 'aurai t. pas fait a u failli le prêt all égué, le titre
SUI' lequel i l s'appuie étant en désaccord avec la production
faite ;
Mais aLiendu que le demandeur représente une valem
d 'une somme de 2,000 fr. sou scrite à son profit par le
failli ;
Qu'il est acquis aux débats que Sign orini a Cait dés avances
d 'argeut a u failli pom les besoins de son comm erce;
Qu'il ne produit a nc une justification pour les 500 Cr.
complétant le premier cheC de la demande ;
Qu 'il convient en conséquence d'adm ettre Signorini sur
ce chef au passif de ladite fai ll ite pour 2,000 fr. ;
Sur les 3,400 fI' . sa la ires :

ri 'hOtel qu ' il occupait chez son Irère, ne peut être considéré
que comme ouvrie r, et non comme commis;

Qu 'à ce titre le syndic est bien fond é à soutenir qu 'il n'a
dro it au privil ège que pOUl' la somme de \00 Ir., montant
du dernier mois, conformément à l'ar ticle 549 du Code de
com merce;
Par ces moti Cs,
Dit que Godme t" ès qualit és sera tenu d'admettre Signorini au passif de la fa illi te Si gnorini : l ' pour la somme de
2, 000 Cr. , montant de la vale ur susénoncée, etpour celle de
3, 050 fr. sur les sala ires, soit un total 5, 050 fr . ; 2· et par
pri vilège pour la somme de 100 rr .,salaire du dernier mois,
il chal'ge par le demandeur d'am "mer la sincéri té de s.
cl'éance conrorm émr nt à la loi ;
Dépens eu rrai s de syndicat

Du 10 Ju in 1887. - Tribunal de commerce de la Seine.

- p"., M. BRESSON .
F AILLIT !!: . -

COMMIS. -

S.\L AtnES DES SIX DERNIER S MOI S.

Attend u qu 'il est acquis au ., débats, con trairemen t aux
allégations du syndic, que le demand eur est entré au service de son frere le 14 févrie,' 1883 ;

L e })1'ivi Lege aU'l'ibué pa l' la lo~' au com mis d 'un négociant
en (aillite Olt en lt'quida fio n fu dic iaù'e, POU ?' six 7n O'l'$
de salai1'es, ne s'app liqHe qu'au x salm:t'es des six mois

Qu'il y est, l'esté sans interruption jusqu 'au 8 janvier

qui Oll t im méd iatemen t précédé la ( aillile ou la liq uid ation .

1887 ;
Qu'au taux de 100 fL" . pa l' m ois , les salaires acquis s'élèvent à 3,400 fr. , s ur lesqu els il est justifié, acompt es versols,
250 fr., d'où il suit qu' il l'este dù de ce chef au demandeur 3, 150 Ir. ;
Sur le mode d'admission des salaires :
Attendu que Signorini, en raison de l'emploi de garçon

A donc p el'du son. p riv ilège le comna's gui a cessé ses
(onctions p lus d e six mois avant cette époque .

Et cela alors méme qu"iL serait allégllé qu,L était en proces avec son. patron p our le 1'èglemen t de lew 's comptes.

�( 74 )

( 75 )

Vu r ac le inlrod uclir d"inslan ce du 18 j ui n 1888, lejuge o
menl de ce Tribun a l du 1 1 j uillel 1888 renvoya nt les parI.ies deyant Fourcade, ex per l ;

AtienJu qu e le liqu ida leur Pen a ud a conleslé le droit de
Hay il un pr ivi lège qu elco nque el n'a consenti à I"adm e tlre,
il lit,·e c hirogra ph aire, que pour la somme de 9, 199 11". 33 c . .
acce plant a insi, sa uf lemonlanl de la pénal ilé, l'in tég rali lè
de la créance de Hay, mais faisant de la part et a u nom de
Pel'1'alld loutes réserves des droi ts que ce lui -ci pourrait
avoir à exercer con tre Hoy, notamment pOlll' mauvais
crédils des ach ele urs q uïls a procurés;

Vu le rapporl déposé pa r Fou rcade a il greffe de ce Tribunal ;

Je8 sui vantes:

( Hay

CONTRE L' QU IDATEU n P ERRAUU) .

JUGEMENT.

Le Tribuua l ,

Vu le reuvoi ù I"a ud ien ce ordo nn é par M. le juge- com missaire de la liquid a lion j ud icia ire Perra u d, le 30 avri l
1889 ;
Al. tend u q ue Iloy a produÏl il la li quidalio n judicia ire
P~, rand u n bordereau s·élevant, sauf mémoi re pou r les
rra is, à 24, 856 f,·. 83 c.; qu e Su r celle somme il deman da il son ad mi ssion, il litre p rivilégié, pOUl" 3, 13 1 rI". 50 c.,
i\ LUre ch i rog raphail'e, pour 2 1,725 h . 35 c. ;

All endu que la demande, ;\ tiLre pl'ivi légié, ava iLpO U l'
objet:
1" .\ ppoinl eme nts e l cummiss ions pendan l

le semeslre 1888 .. . . .. .. . . . .. . . . .... . . .. .

3.000 f.

"

"" fo lé réls su r celle somm e ju squ·a u jour
d u j ugemenl o,·do nnan l la Iiq u idalion jud iciaire ... . . . . . .. . ... .. . . .. . ... . .... , ... . .

13 1 f. ;'0

'J'olal .....

3. 131 l. 50

Que la de mande à lilre chirographai re, comprenai l :

1· PrélS ~t avancp.s dive rses fa i ls par Hoy à
l'erraud avec inl èrels SUI· lesdiles sommes... 6.067 f. 82
2° Péna lilé de 15,000 fi·. réclamée pa r Roy
à Pen aud pour SO li co ngédiement, avec inléré ls Sur ladile somme .......... . .......... 15.6';7

r.

0( 1

.\tl endu qu e le6 questions so um ise:) au Trib un al so nt
l' Ha y est-i l fo ndé à de mand er pri vil ège pour 3, 131 fr.
50 c. ?
Z" (Sans in térêt);

Sur la première question :
.\tlendu qu 'aux lermes de l'art icle 549 du Gode de commerce et de l'arlicle 22 de la loi du 4 m ..·s 1889, le privilège n e peu t a pparten ir qu'ail commis qui a Iravai ll é pen da n l les six m ois qu i précéde nt la déclara li" n de fai llite 011
de la liqu idalion judi cia ire;
Attelld u que la Iiquidal ion j udiciaiJ·e de Penaud a élé
prononcée par jugemen l du 16 ma rs 1889; que c'est dOllc
à tort q ue Ro y réc lCl me privi lège pO LIr ses nppoi ntemeld s et
commissions d u premier sem estre 18B8, (l ll isq uïl s'eSl
écou lé près de neuf mois de li n j u in 1888 au 16 ma rs 1889 ;
At tendu q ue Hal' ohjec le, il est v,·ai, 'lu· Ji aurait é lé
dans l'im possibi lilé d·agir plus tOt conl re Penaud , pa,·
sui le de son renvoi devanl expert pour é lablir le comple
d'entre parties, et invoque la règle jU I'idique: Con tra non
valentem agel"e non ctl1Tit p,'œsc1'iptt'o ;
Mais, a lte ndu lout d·abo rd qu' il n·esl pas exact que Hay
a iLété mis aa ns l'impossibilité d'agir cOlllre Penaud ; qu·au
lieu de se bomer à réclamer recon venlion nellement, comme
il l e fa isa it dans ses conclusions de ,Ïu in 1888, une COI1-

�( 76 )

( 77 )

damnation à 8,2~O fi'. 38 c. que Penaud contestait, ce qui
obligeait à un apurement, il lui appartenait de réclamer
simplement la condamnation de Perraud au paiement de
ses appointements comme employé et le renvoi devant ar·
bitre pour l'apurement de ses comptes et réclamations
comme prêt eur ou intéressé;

toutes voies d 'exécution tant su r les meu bles que sur les
immeubles sont suspendues, comm e en matièl'e de faillite.
Cell es qui subsistent doivent être int ent ees ou su ivies à la
fois contre les liquidateurs et le débit eur. »

Attendu, en tons cas, qne la maxime invoquée n'a pas
d'application dalls la cau se; qu'il ne s'agi t pas, ell effet, ici
de prescription , mais d' un privilège donné par la loi à cer-

COMMISSIONNA IRE DE 'rnA NS POI\'l', -

taines catégories de créanciers qui se trouvent dans Certaines cond itions et que la seule qHestion est de savoir si
ces conditions existent ou non dans l'espèce, et nullement
si le créanicer n'a pu agir en temps opportun contre SO I1
débiteur;

-

Fixe à 24,656 fI'. 83 c. le montant de la somme due à Ro)",
liquidation judiciai re
Perraud ;
à titre chirog raphaire , pal' la

SI:1 d 'apt'esle nouvel m'licle 105 da Code de C01?'Wle1'ce,
le destill a{aù'e d 'lin objet tt'anspm' le a, ]Jour ,'ëclame1'
ci raison d 'avat'ies , h'ois j'ours depuis la l1:vrais an , c'est
li la chm'ge pal' lui d'établù'

clusions ;
Condamne la liquidation judiciaire Perraud en tous les
dépens dans lesquels entreront les fl'ais d'expertise .

Du 25 mai '/ 889. - Tribunal de commerce de Nau tes,
T.·\LVANDE.

LOI
MODIFICATIVE DU PARA GRAPHE

4

que l'avarie donl il se

plaint est antén'elO'e ci la liv t'a,:son méme ,

( AMELOT DE CHAILLO U CONTRF. CHEMIN OF.

MAns

1·'

DE

L"AllTICLE

5

DE

LA LOI

1889. ( 4 av,.il 1890).

AnTICLE UNIQUE . - Le parag raphe 1" de l'article 5 de la
loi du 4 mars 1889 est modifié de la faço n suivante:
« A partir du ju gemen t qui déclare ouv erte la liquidation judiciaire, les actions mobi li ères ou immobilières et

Fil"

DE I:OUEST).

J UG ~; M ENT

Déboute Ro y du s urplus de ses demandes, fi ns et con-

DU

TROI S Joun s,

Faute de cette pl'eZtVe, il ne J,eu t aMen?"" condamnation
contre le Iml/ spo"!e",' (1),

Par ces motifs,

Prés. ) M.

DÉLAI DE

PnEUYb:.

ALi endu qu'au mois de novembre 1888 le comte Amelot
de Chaillou, demandem en la cause, fiL charger à Hio·deJaneiro su r le steam er V ille· de-San/os, de la Société anonyme des Chargeul's - Héu ni s, neuf ca isses meubl es portant
son adresse, pOLI!' être tl'ansportées a u Havre; que le '15
novembre il fut dressé, pour constater le contrat de ce trans·
port ainsi délimit é,un conn aisseme nt signé par le charge ur
et le cap it aine, stip ul ant un Iret de 275 fI'. payés à l'avance
et désignant

comme

l'tlclamateul' au

Havre

le sielll'

Pondavigne, agent général de la Compagnie des ChargelIrs-Réunis ; qu'en outre il fnt con venu à Hio-de-Janeiro

qu e le sieur Pondavi gne réexpédiel'ait les neuf ca isses du .

( 1) Voy, à cet t':ga l'dce rec ,

188~,

1.

lO~,

�( i8 )

Havre à Ll-I'anville pal' voie ferrée, l e~ frai:- de celle
réexpédition et mise en gare devant ê tre remboursés à l\io de-Janeiro par l'expéditelll' de la Compagllle ;
Qu'après lelll' déharquement au Havre les ne~1 caisses
furent remises en gare de la CompagnIe de 1 Ouest all
Havre avec une dédaration en forme usuelle étab lte su r
un in:primé ordinaire des chemins de rel' de J'Ou est indi:
quant comme destinataire le comte Amelot de ChaI llou li
Grandville, signé pal' u n agent des Chargeul's- l{é un lti et
requérant le taril le plus rédui t, mais ne fatsant mentIOn III
de la provenance des ca isses, ni d'aucune som me SUlVle en
débours ou en l'embOU1'5ement ;
Qu'arrivées il la gare de Gr~nville le 16 janvier, e lles fll rent livrées le surl endemai n au sieur Despas, camiOnn eur,
fondé de pouvoirs du destinataire, qlli acquitla le port et
émargea le livre de li vraison sans aucune réserve ;
Qu'an déba ll age de J'une des ca isses ail domicile du demandeur, une table d'origi ne chinoise fut reconnue grave·
ment endomm agée; qu'avis en fu t donné au c hef de gare
de Granville pal' lettl'e du 2 1 janvier qui fut recommandée
à la poste conformément à la loi ;
Attendu que de ce qui précèd e ilré;u lte qu ' il a été passé
il nio,de-Janeiro , ent re le demandeur ct les Chargems Héunis, représentés pal' le cap itain e du steamel', un contrat de trans por t maritime auquel s'est ju xtaposé un contrat de mandat donn é il cette compagnie et accepté par elle
pour la réexpédition dn Havre il Granville ; que J'on ne
saut'ait voir lit un con trat unique de transport de Rio-deJaneiro à Granvill e viA le Havre; qu e l'inten tion des Char geurs-Héunis de limit el' le contrat de transport passé entrô
le chargeur et le capi taine au tra nsfert des caisses de HIOde-Janeiro au Havre tia ns aucune responsabilité pOUl' la
réexpédition uILérieure, résulte de l'article 5 du connaIssement, lequel est ains i conçu :« Les marchandises à Jestl-

( in )
nation de l'intériell\' seront réexpédiées pal' clt emins de fel'
011 par eau et aux fl'ais dl! na,·ire, mais aux risques et
périls de la marchandise et dans les conditions ordinaires
de responsabilité des voies employées" ;
Qu'en se chat'geant:\ nia de faire mettre les caisses en
gare du Ha vre pour è t,re réexpédiées à Granville, J'agent
des Chargeurs-Héunis Il'a fait qu e se conlo rmet' à cett e
clanse ; que les obligations ass umées par celt e Compagnie
:\ J'ég"rd du demandeur ont pris fin dès le moment olt les
caisses ont été rem ises en gare du Havre; qu'alolos a pri s
nai ssance entl'e le mandataire dt: dem ande ur et la Compa gnie des ch em ins de 1er de l'Ouest lin contrat de transport
nouveau indépendant du précédent et essentiell ement différellt, puisqu 'y apparaissent un expéàitell\' et lin destin atai re autres que ceux figurant au connaissemenl, co nstaté
par un titre nouveau ( le récépi ssé) et régi pal' les conditions
ordinail'es du tarif génél'a l de J'Ouest; qu'i l n 'appa rait nul lement qu 'à ce mom ent cette Compagnie se so it substituée
ou ait ent endu se subslitu er au tl'ansporteur maritime
poli\' pl'endre en main la suite d'un tl'a nsport entrepris pal'
celui -ci; que louL s'est passé comme si le signataire de la
déclaratio n d 'expédition était un ex péditeur ordinaire ;
Attendu, d'ailleurs, qu 'en admetLant avec la Compagnie
de J'Ou est qu'i l y ail eu lin contrat unique de transport
mixte de Hia à Granvil le, ce contrat, dont il ne lui a été
donn é aucu ne connaissance, dont la décla ration à ell e
l'em ise au Havre, ne porte au cune trace, non plus que le
récépissé délivré par e t le, est pOUl' ell e ,'es ill/el' alios
acta , et ne peut ni lui profil er ni lui nuire i que le conlra t
lui est deme\lré ~ellement étranger qu'elle n 'a pas été
chargée de recou "l'el' le Iret de Hia au Havre, ni les frais de
mise engare au Havre;
Attendu que, mème dall s cette hypothèse, comme da li S
cell e beaucoup plus exacte d'un contrat de mandat s'adjoignant à UII contrat de transport maritime, la Compagnie de

�( 80 )

l'Ouest, ignorant d'olt venaient les COIiSd?résentés, les a
l'ecus daus les conditions usuelles, c'est-à· He accompagnés
d ' ~ne déclm'ation d'expédit,ion pour les tran sporter avec les
délais réglement aires d'un jour pour l a remi se et un jour

pour la réexpédition ; qu 'elle a e u ainsi tou t le

loi ~ ird e

les

examiner avant d'e n prendre charge; que ce lte prise en
char ~e

ayant eu lieu sans réserve c t la taxe perçue ayant
été c~ll e de la première série nu tarif général qui, dans
l'espèce, es t le prix maximum du cahiel' des charges" la
Compagn ie de l'Oues t est présumée respon sable des avanes
reconnues à l'arrivée (arl. 103 du Code de commerce);
qu'elle ne peut bénéfi cier des immunités dont prol1te le
transporteur ord inai re et qui ont été co~ céd ees ;\ ce dernier par le motif qu e la rapidit é nécessall'e aux tl'ansn: lssions ne laisse pas le temps de reconnallre la marchandIse,
tandis qu' il en est autrement du co mmissionn aire-chargelll'
qui la reçoit de l'expéditeur;
Attendu qu'il suit de là que la Compagnie de rouest serait
responsabl e sa uf administration par elle de la
preuve contraire, si l'a varie dont se plaint le demandelll'
avait été constatée avant qu'elle s'en fùt dessaIsIe ;
présum~e

Mais attendu que ce n'est qu e le tl'oisième jour de la
livraison à son camionneul' que le destinatait'e a fait con-

naitre la détérioration éprouvée pa l' sa table;
Qu'i l résult e, sinon du text e nouveau de l'arti cle tO" dll
Code de comm erce, du moins du rapport présent é à la
Chambre le 2 1 octobre 1886 par hl. Gai llard, et de la discussion au Sénat de la loi du 1'1 avril 1888, que s'i l y a
contestation, le destinataire est en parei l cas tenu de prou ver que l'avarie est antérieure à la li vra ison ;

Attendu que l'expe rt commis par jugement de céans
du 4 juillet 1889 constate simplement dans son rappo"t
qu'il a vu le marbre et la tabl e brisés, mais qu'i l n'a pas VII
la caisse constituant son enveloppe, ni la fa çon dont l'em-

hallage était fait ; qu'il déJuit bea ucoup plus des affil'matio ns que des explications des ouvl'iers du demande ur qu e
l'emballage était bien conditionné; que ~U I' le fait affirmé
par ceux-ci que deux traverses étaient clou ées dans la
ca isse, il construit une h ypo thèse pOUl' expliquer le bris
du marbre et de la ce intme de la tab le, hy pothèse ingénieuse mais à laquelle on pourrait en subs tilu er d'al1tl'es
aussi vra isemblabl es; que la chut e p'" laquelle l'ex pert
ex pliqu e le bl'is aU l'ait don c aussi bien JlU se produÏl'C
pendant le camionnage, le charge ment ou le déchargement du camion, l'entrée de la c:tÎsse chez le demandeul' ,

Ou même au mom enl de so n ollVel'llll'e;
Attendu qu e le dem an de u,' n'a donc poin t ad ministré la
prenve qui lui incombe de l'ant él'io,'it é de l'aI'arie ,', la
liv raison de son commiss ioll naire;

En ce qui concerne r appel de Id Société des Cha,'geursHéunis il la garantie de la Compagnie de l'Ouest :
Attendu que cet a ppel est fond é uniquemeut sur ce que
le premier transpor teur est res ponsa ble des avaries occultes
et doiL en décha rgel' le voi turiel' int erm éd iaire contre lequ t l aucune faule n'est prouvée;
Attend u que la Compagnie de l'Ouest n'" null emem assumé dans ceLle affail'e le l'Ole de voilul'i er i nLel'm édiai l'e ,
ma is celui de premier ll'anspol'I elll'; que le reco urs ex erré
contre elle par les Charge urs- Hé unis qui ont joué ù son

égard le l'Ol e d'un ex pédit eu r ordinaire, est a ussi mal ma·
tivé que fondé;
Attendu qu 'elle ne pouvait appeler ce tt e société il sa ga,'aoti e qu'à la condition de prouve,', commeù l'e ncOl. t" e Or
tout ex pédile ur, une fau te co mmise pal' cette société, et

'J u'ell e n'a jamais te n té ni oO'ert " 'ad ministrer cett e preuve:
lIu'ain si le reco urs exercé pal' la Compagni e de l'Ou est con·
Il'e les Chargeul's-H éulli s était tout ail moins pl'ématu l'é et
pal' suit e frustratoire j qu 'il convient d'acco rder aux Chal'-

2' p , -

1890,

(j

�( 82 )

(

geur,- Réunis la répat'ation des fI'ai, et dé bo n r, qu e lem a
occasion nés celle mise en cause tl'Op légè rement fa lle ;

~3

)

( LECOMTE CONT RE SYNDI C

P E r~OUZ f~).

JUG E.\f ENT.

Par ces motifs,
Le T d b u n al ,
Déuo u te M, Amelot de Chaillo u de sa demande coutre la
Compagnie de l'Ouest comme ma,1 fond ée, faute de pl:euve
suf!isa n te; r ejette la demanJe d e nqu ê te comme in u tile et
le_ conclusio n s de l'expel't, comme 110n con clua nl es; con damne Am e lot d e Cha illou aux d é pens et à 10 fI' , de dommages-intérèls envers la Compagni e de l'Ouest;
Dit que c'est à tort et par e rre llt' q u e la Compagnie de
l'Ouest a m is au procès la Com pag n ie des ChargeUl's-Héun is ;
rejette l'action de la Compagnie de l 'O~ es t cO,mm e ma l
fûud ée et moti,'ée; co ndamn e la Compagllle de 1 Uu est aux
dépens de lïncid t nt et à 10 fi', de dommages-intérêts e nvers les Chargellrs-Hén uis.

Du 24 oclob,'e 1889,

Tri bunal de comm erce de

Granville,

Attendll que Beaugé, ès qua lit", d e m a nde acte de ce
~uï l offre d 'admettre 1. Ct'éan ce de Leco m le ,, ' titm ch i,'o ,
gl'ap haire a il pass if de l a fai ll ite de la dam e ve uv e J'e louze;
(fll 'il éc het d'y faire dro it ;

AtLendu (l ue Lecomte, excipa nt des fO tl l'llit ures de viande
de bou cher ie qu 'il a faites à dame veu ve Pelouze dans les
sb: mois qui ont pl'écédé sa m ise en fai llite, demande, conformémen t aux di s pos it ions de l'arti cle ? IO I du Code cid l ,
;\ être admis par privil ège au passif de cetle derniél'e, ;\
COIlClll'l'enCe de 3,298 fI'. 2', C , som me qui rep1'ésent e la
valeur des al,ticles de ~u hsisla n ce qu'if lui a li vl'és ;
Attenùu qu e, poUt' résisle r ;\ cetie demande, JJeaugé èsquali téa llégue, e n ses co nclusiOl1s motivées, que lesdi tes
fourn itures n'auraient profilé ni il dam e veuve Pelollze ni
à sa fam ille, et ne saura ient , dès lors, :\voil' llll caractère
pl'ivi légié;

FAILLITE . -

PRIVIL Èr.P.. -

-

fOU RN ITl'RE S DE SU Dsr:;TANCE S.

FAi'lIILLE.

Mais a tt en du qu le mût famille s'e nl end ùes parenlset
dom es tiques que nourri t le fa illi , aussi b ien gu e des éll'an ge rs logeant et vh'an t habitu ell ement avec lui ;

Dans l'e,rercice du p,'ivilège élabli pa&gt;' l'article 2 101 ,
jJm'a9"aphe 5, du Code civil, e~ relatif ~ux ro:wn~{m'es
de subsistances (ailes au dèbtfeur et a sa 1 amûle, le
mot famille doit s'entendJ'e, Hon seulement des pm'ents
et domestiques que nOH1Til le débitell1', mais encor: des
étrangers logean t P.. t vivant habituellement avec Lul..
Il englobe dans sa [Jénél'aLité l'ensernble de la COJnl'i1unaulé

de fa ...ille dont le débile",'esl le che/.

Quï l englobe don c, dan s sa génél'a lité, l'ensembl e de la
communauté de famill e don t le fa illi est le chef ;
Que, di&gt;; lOI'" on doit comp re ndre dans cette dénomination les ti ers, ainsi que le nombrell x personnel que, depui s de longues années, dame veuve Pelouze hébergeai 1
dan s le c h âteau de Ch en onceaux pOUl' la l'estauration el

l'e ntre lie n de celle impOl'la nl e demelll'e ;
Attendu, d'a illeul'5, que Lecomte est

d'autant mienx

fo ndé à réclamer un privilège pour les fournitul'es qu'il a
livrées :\ dame veuve Pelollze, que la situation de fortune

�( 85 )

( 8', )
apparente de celle d el'lliè l'e , le ran g yu'elle occ upail
dans la société, la nOloriété m ê me de ~es relations, H SU I'toutla minime impol'Iance du passif commerc ial qui s'est
rév élé , é laient bie n faits pOUl' entre tenir sa conllanee et
l'autoriser à continuer le crédil qu ' il accordait Il la failli e;

AniliATEUR . FAUTI':S

Par ces molifs,
Oonne acte à Bea uge ès 'qualilé de ce «u 'i l offre d'adm ettre Lecomte au passif d e la faillite d e clame veuve
Pelouze, seulement Il titre ch irographaire ;
Dit qu'il sera tenu d'admettre Leco mte à titre privilégié
au passif de la faillite d e dam e ve uv e Pe lonze pour la
somme de 3,298 fI', 24 c " s in on e t fau te de ce faire, dit. qu e
sur le vu du prése nt juge m en t il se ra admis et inscrit au procès-verbal d 'allil'm ali on pOUl' ladite so mme, ;'1
charge , dans tous les cas, pal' le demandeul', d'affil'mer entre les mains de M, le j uge- commissail'e la sincérité de sa
créan ce, en la manière ordinaire accoutumée :
Dit qu e les d épe ns seront emp:oyés en Irais de sy ndi cat.

D u 17 aoM 1 889. - - 'l'l'ibuua l de commerce de la Seine .
- Pres., hl, RA.FFAhD .

CONN AI SSE ME NT. CAP ITA INE.

-

CL.\liSE O'EXONE RATIO X DE S

MAR CI-IA N DrSE

E~IDARQUEMENT PAil L'A RMATEUR. 1)«;

Ou'ains i, en raison lan t du cao'actère alim entaire que du
délai dans lequ e l ont é lé fa it es les fou mitnres liti gieuses,
il échet, conlraireme n t anx conclns ions de Beaugé ès- qualité , d 'admeLlI'e Leco mte a ll passif de la fai llite de dame
Vellve Pelonze il titre privilégié, e t pOil l' 3,~98 11'_ -t4 l'"
mon ta nt .i ns ti lié de ses fou rn iIlll'es :

ou

D,\ l\(; '.: n EUSE.

INCE ND IE .

-

-

FA UTE

L'AHMATlm n .

Est licüe est v alable la clause d'un connaissemen t exoné.
,'an! fannateut",pa1'dél'ogat'iolt ci: L'adicle :dIG da CrI de
de comm erce) de ta respo ll sab1:tilé des j'ail tes du capilaine ei de L'équipage (1)-

LVe doit 7Jas él?'e cOl1sidé7'é comme le ,'ésullat d'une (ali te
d u capila'ine Ou. de l'équipage, mais d'une taul e de l'al'male ll'I" lui -mêm e, ['.incendie causé pal' d es malië1'es
i nflammables et dai/gereI/ ses placées dans un endroit
Iton spécialement all'ecté ci celte d e8 tillalion , lors que le
chm'gem enl et l'arrimage de ces objets sont le (ait, non
du capitaine qui n'e H conHai~sait même pas la présence
à b01'd, n'tais cie l'm'mat':!/(/' (2).
(COMPA GN IE Tn ..\NsAT Lt\Nl"QU I~ CON THI~

VACONGNE

ET AUTRES) ,

Le 10 décembl'e 1886, huit cuveaux f l'omages étaient
chao'gés ù Saint-Na za ire SUl' le va peul' la FmI/ ce de la Com pagnie Tl'ansatlanliqne , Ù la cO llsignatlOtl de ~ JM . Va collgne eLautres à Cayenne.

Le 20 décembre , un in cell die éclat ait à bol'ù, en mer ; ;'t
la suite de ce L in cenJie la moitié de la marchandise a manqu é, eL les co nsignataires onL cit é la Compagnie en l'es -

ponsa bilité devant le Tri bu nal deCayenne,e n paiement de la
val eur du manquanL eLen dommages· inLél'êls.

( 1) Vo y. Conf. ci-dessus, p. 1J et la noIe.
('2) Voy. Conf. cj·dessus, p. Il .

�( 86 )

( 8ï )

La Compagnie a opposé l'article 8 do. son con,!aissement
qui l'exonère de la responsabilité des fautes du capitaine,
et a soutenu qne c'était par ~uite d'une fante du capitaine
que l'incendie avait eu Iiell.

gnie après l'expertise faile à l'alTi\'ée à Fort-de-FI'ance
(Martinique) ;

Du ï juillet 1887, j ngement du Tribunal de Cayenne
ainsi conçu:
Le Tribunal ,

Attendu que c'est un pl'incipe admis par la jll1'iSprndence
el par les auteu l's qu'un

entrepreneur de tran sport s ne

peut s'affranchie par un e cOI1\'e nlion ri e ses fautes persan·
nelles ou des faut es de ses emp loyés; que ce principe s'applique il la Compagnie gé nérale Transatlantique, qui est

un entrepreneul' de 1 ran ports; mais que) cependant, lorsqu'il s'agit de faut es commises par le capilai ne préposé pa!'
la Compaguie à la conduite de ses navires, dans l'exel'cice

du commandement dn ~apHajne, la COll!' suprême admet
un tempéramenl, et décharge la Compagnie de sa responsabilité légale, pal' le motif qu 'en fait comme en droit,
dans l'exercice de son command ement, le capi taine échappe
à la direction elà l'aulol'il é de son commetlant;
Attendu qu 'il ressort. conséquemment De cette j l1l'isprudence l'ob ligation d 'une double preuve, cell e de la faule
du capitaine, et celle de l'accompliosement de ce tte fallte
pendant le lemps que le préposé échappait il l'alltol'ilé, il
la direction de ~O ll commettant ;
Anttendu , e n fail, '1u equa lre des huit cuveanx f1'omage
embarqnés pal' Scho lt z, de J'aris, il l'ordre et pOUl' le com]ll~
de Vacongn e et Anlier, ù Cayenne, sm le paqu ebot-poste
France, parti de Saint-Nazaire le 10 décembre 1886, n'ont
pas é té livrés aux destinataires , par le motif non conteste
qu ' ils ont été avariés lors de lïncendie survenu en mo.rà
bord de la F rance, le 2 1 décembre, par suite de l'eau de
mer don t la cale avait été inondée par mesure de préser,
"nlion , e tqu'ils ont été comm e tels retenus par la Compa-

Attendu qu'il n'est pas rait preuve par la Compagnie que
l'in cendie aiteu pOUl' cause un cas fortuit ou de force majeure, une faute du capi ta in e ou des gens de l'équipage;
qu'aucune pièce n 'es t rappari ée pal' elle à cet égard; que le
rapport du capitaine fait à Fort-d e-Jlran ce se borne à une
descript.ion de l' in cendie et ù énoncer qu ' une enquête était
ol'donnf'e à l'effet d'en décou l' l'il' la cause, sans que celte
enqu èle soit même en parti e annexée au l'apport ou versée

au dossier du pl'ocès-verbal ;
Mais attendu que les circonstances de fait, qui résultent
des pièces versées au dossier des demandeurs,et.qui nesant
pas con tred ites par la Compagnie, prouvent que l'incendie a
éclaté par suite du b l'is de plu sieul's dames-jeannes d'alcoo l, déposées au lieu dit les m l1énaoements} à proximilé
étroite de la cale IV , c'est- A-dire dans un endroitdu bord
fréquenté pendant la traversée par les gens de l'équipage et
par les garçons de service; qu e le bris de ces dames-jeanues
a eu lieu précisément pendant ul1e manœuvre des hommes
de l'éq uipage pré posés à l'extract ion des bagages de la cale
IV, sans qu' il soit pl'ouvé qu' il y a it eu faute particu lière
de leur part;
Attendn qu 'au cun e pi èce produite pal' la Compagnie
n'indiqu e àquel le destination étaient embal'qu ties ces dames- jeannes d'alcool, ni même que le capitaine ait eu counaissance que ces dames-jeannes se trouvaient à bord, et
qu 'il ait reçu des instruct.ions pOUl' leu !' 31'1'1luage; qu'on
ne peut donc déduire la fa ute qui pOlll'rait incomber au
capitaine; mais q u'en outre, le fait seul pa r la Compagnie
d'avoir laissé embal'q uel' il Saint-Nazai re et placel' à l'endroit oit elle l'ont été, ou dans tout autre lieu du bord qui
n'aurait pas spécialement été affecté à celte destinalion, des
dames- jeann es d'a lcoo l,qui sont des mat ières innammables,
ùanf!el'euses, et donl ell e proh ibe aux passage('s J'embar-

�( 88 )
qu emenl, la co nstÎlue e ll ~-m ême e n faute; qu'en effet, 00
ne prélend pas que le capilaine ait embarqué ces damesjeannes d'alcoo l à l'in u de la Compagnie, ni qu'il les ail
déplacées, au cou,'s du voyage,:du lien spécial, isolé,o ü
elles dHaient se trouv er au dé part; qu ' il appartenait il 1.

Compagnie, pour sauvegarder sa responsabilité, la séc urité.
du cha,'geme'H et des passagers, de s urvei ller l'emb.r'luement et l'aI'I'image dece 1iquide inflammable et dangereux ;
quïlrésu lte des fait s de la ca use q u'elle a man 'Iu é il celle
ob li galion, conséquemment que c'est ;\ sa faute qu e l'on
ùoi t at tribu er l'incendi e q li i a éclalé il borrl le 2 1 décembre,

sa ns que les clauses de non garantie .insérées au connaissemclnt puissen t pr€.valoir, aucune d'ell es ne déchargeant
la Co mpa g nie de la r espo nsabilité qu'elle peut encouri,';\
raison de so n prop,'e fait, de sa propre faule, et une lelle
dause d'ailleurs devanl èt re nulle comme co nl,'a i" e il 1'0" -

ùre public et aux bonnes mœurs;
Attendu qu e le défant de Iivl'aisoli des c uvea ux de fromage, soil 433 l&lt;ilos, est ulle su ile directe et immédi ale de
l'in cendie, et cause aux destinataires un p,'éjudice don t la
réparation, il défaut de s tipu lation co ntraire dans la lettre
de ,'oit ure, se co mpose de la perte éprouvée et du gain
manqué; qu'à cet égard, le chiffre de ~ fI', pal' kilos de
fl'Omage, réc lamé à tilre d e d ommages- i n térê ls, el auquel
ont conclu le, dem ande urs dans les con cl usio ns moditica tives prises à l'a udi e llce, es t légili m e;
Par ces mOlifs,
Cond amne la Compagnie gé nê,'al e T,'ansa ll ant ique il
payer à Vacongne e l Anlier la so mm e de 1,299 fr,
Pourvoi en cassa lion pal' la Compag nie Tran sa llantique ,
Ann~T,

LA COUR,
Sur le premie,' moyen", (sa ns inlé ,'ôt)

( 89 )
Su ,' le deuxi ème moyen, pris de la v iolation des articles

2 1G. n i, ?2Z, 229,230 du Code de commerce, 113!" 1383.
13H1, du Code civil , en Ge que le jugemenl altaquéa d écla ré
la Compagnie re!:3ponsable d'une faute d'ul'I'image et dts
(~onséq uences dommageables que cel le- ci a en Ll'ainées vis-àvis du dest inat aire, alors, d'une pêwt, que le cap itaine qui a
la s urvei llan ce du chargement tles mal'chaudises el est excl usivement chal'gé de les f[tire arrim er , estseull'esponsa-

ble des fautes de ceue na tu re , cf, d'autl'e pari , que, clam;
l'espèce, le co nnaissemf'nt exo nérait la Compagn ie des ba,'a leries, faules et néglige nces qu elco nqu es du capitain e:
Alt e nclu qu'il est établi, en fai t, par le j ugemenl atlaqué,
les marchandi ses chargées à Sai llt--NClzail'c, à bord du
paq uebot Fr ance, de la Corn pa gn ie 'l'ransatlanl iq ue, et
ex pédiées à Yacongne el ù Anlier, commerça nts il. Cayen ne,
ont été avariées pat' su ile d" ull incendie survenu à bord,
pendant la traversée, lequel a eu pour ca use le bris de plus ieurs dam es- jeannes d'al cool, déposées dans un endl'Oil du
bol'ù fréqu enté pat' les sens de l'équipase , et qui ont été
brisées penùant un e manll'uv"e des homm es de l'équipage,
sa ns qu 'il so it prouvé qu 'il y aiL eu faute particu lière de
leur parl ;

LJ uc

Attendu qll"assignée en paiement de dommages-int érêts,
par sllÏle de l'avarie cie la marchandi se, la Compagni e

Tl'all sa llantiqu e a excipé de la clause du con naisserncnl
passé à Sainl-Nazah'e, et aux termes duque l elle ne répond
pas des barateries, fautes et négligences quelconques du
eapilain e, du pilote, des marins ou de to utes aul('e~ persounes embarquées à bord du navire ou SU L' les gabares, a
que lque titre que ce soit;

Attendu que, sans conlester en droit la léga lit é d 'Il ne
pareille clause, le jugemenl a!laqu e en écarte l'application
à l'espèce, par le molif qu 'en fait, nulle faule n'est im putabl e au capit ai ne, pu isqu'on ne prétend pas qu'il ait emba rqu é ces da m es-jeannes d'alcool à l'insu de la Co mpag nie,

�( 90 )

( U1 )

a il qu'il les ait déplacées, au COU I'S du voyage, du lieu special et isolé où e ll es devaient se tronver a u départ ; qu'il
Il'est pas même établi qu 'il ait conou la présence des
dames-jeannes à bord ; que, d'alltre pal't, le fait seul par la
Compagnie d'avoir laissé embar'l uer à Saint-Nazaire et placeL' à l'endroit Ott elles l'ontê té, ou dans lou t autre endroi t
du bord qui n'au ra it pas été spéc ialement affeclé à cetle
destinai ion , des dames-jeannes d'"lcool, qui son t des mar
cha ndi ses inllamm ables et dangereuses, dont ell e prohibe
aux passagers l'emba rquement, la const itu e e ll e-même en

fau te;

D'où il su it q u 'en statuant ai nsi qu 'il l'a fait, le jugement a tlaq ué n'a poi n t violé les dispositions de la loi cil ées
il l'appui du pourvoi ;
Hejette ,

Du 12 fév,-ie,.1890, Prés., M.

Cour de cassa i ion (G h , civ ,) 1" Vrés. - M. DE SJAHDlI'\ S, av, gen.
P I" MM, CHAUFFARD et L ESAGE,

llAnDlEn,

(co n cl. conL ) -

(CO ~n'AGNIE TR ANSATLANTl QUE CON'l'llf; CHAIG!'Œ).

LA Coe R,
Sur le moyen de pou l'voi, liré de la viola tion des al'I icles 1108 et 11 34 du Code civil. ; fausse app lica lion des
a l'tic les 1382, 1383 , 1782 , 1783, liB!" 195'1 du même Code;
vio lation de l'arlicle 9B du Code de commeree, &lt;1 plu s spé,
cia lemen t des règles qui rég issent les conlral, de transports
maritimes, eL encol'e, violation en tauL q'Je de be!:oin de
l'arlicle 7 de la loi du 20 avril l BlO, en ce que le j ugement
a!laqué. condamn é la Compagni e demanderesse en cas.'alion à payer à Chaign~ la so mme de 600 fI'" à lilre d'indemnil é pour la perle de colis appa rlenan t il ce dernier, nOllObstant la clall se port ant que lad ite Compagnie ne répondait
de la perle desdils colis que jusqu'à concu rrence de 250 fr"
et sans relever à la charge de cette Compagnie aucun fa il
de dol ou de fl'aude :
Vu l'article I l a4 du Code civi l ;

:\Il:\IATlWIL -

DULL8TfN DB PASSMa:. -

BAGA GES . -

CLA USE

LD.IITA i'\,. LE CFllF Fn E DE L A nESPONSA DILIT É.

Est lic'i te el valable la clause d'un bulletin de passage
d élivré pal' un a?"matett'l', pm' [agI/eUe 1"1 limite à twe

somme délel'm.inée pa1' colis embaJ'qué sa 1'esponsabililé
li raison des bagages du passager.
En conséquence, lesJuge8 ne 7JeUveni aLlouer u.ne somme
sttpérie1l1'e, à moins qu'il ne soit JH'ouvé que la perte a
el&lt; pOli" ca/(se des ayissements dolosif. (1),

( Il Voy. Co nr. ci-dessl1s, p. Il .

Allendu que Chaig ne ayant réc lam é ;\ la Compagnie
Transatlantique le paiement d'une som me de 2,8 16 fI' ,
75 C" il titre de dommages-inlérêts à raiso n cie la perte de
deux caisses enregistrées comme bagages ù bord d'un de
ses navires ;:OUI' la lravel'Sée de Gabès à la Gou lette, ce!le
Compagnie a opposf\ la clame im primée sur le bill et de
passage délivré ;\ Chaigne) et aux termes de laquelle il ne
peut ê tre alloué étllX voyageul's de II" classe, en cas de perte
de bagage, une som me supérieure ;.\ 250 fl'., quels que
soient le nombre et le contenu de leur5 bagages;
Atlendu que, pour repousser cp.tle pré tention de la Com pagnie, le jugement atlaqué se fonde uniqu ement sur ce
molif qu'une pareille clause a urait pour conséquence de
dis penser le t ransporleur de "ciller ;\ la garde des objels
q ui lui sont con fi és, et de l'am'an chi r de sa re~ponsa"i lil '

�(

9~

)

en cas de perle o u d' ava ,'i e de ces ùbjets; 'J u'elle serait ,
dés lors , contra i,'e à l'ordre p ubli c et à l'essence du
conLrat ;

Ma is a tt end u qu e, loin de s u pprimer la res ponsabili té d u
trans porteu r, la con vention intervenu e entre les parties en
reconna it tout au cOlll,'a ire le principe; qu 'elle a seulem ent pO lir effet d'en li m iter l'é tend ue eu déterminant
d'avan ce il forfai t Iïnd emn ité q ue , dans cas de pe rt e, il sera
tenu de payer a u voyagem ;
D'olt il s uit qu 'en re fu sa n t d'app liqu er la cla use licite du
billet de place qui faisa it la loi des pa l'ties, sa ns relever
contre la Com pagnie aucune circonstance consti tutive de
fra ude on de do l, le j ugement a tt aq ué a violé les dispositi ons de l'article 11 34, s usv isé;
Casse,

( 9J )
el ci {fI.,IHol'tissemellt du capital d'oblioalioHspa1' elle
émises, vien t li céder ci un tÙ:1'S partie de ce m.alb'iet
avec délégation du p,'i:c convenu ell/aveu1' des ohligalai1'es, l'acceptation facite de Cf:((e délégation peut 1'ésli/tel', au p rofil de ces derniers, de celte cil'constance
qu'au nlOment de la cession du 1nalê1'iel, ils n'ont pas
,'écLamé t'e:cifltbitilé ùnJuédiale de lem' créance, et qu'a
p lusieu?'s échéances successives, ils ont louché du déb'iteH1' délégué le 1110nlanl des intél'êts échus,
D ans d e pm'eilles Ci7'coHstances, si la Compagnie déMtrice }J7'i1n1.I't've a/ait , posté1~?:e ul'em.ent ci la cession de
SOn matériel, une seconde ém.ission d'oblio atio1!s, le8
nouveœux obl1'[/ataù'f:s ne peuvent prétendre allCUfl
d?'où sm' le pl'i:c de ce matb'iel, au. }JJ'éjudice des
oûligat ions de la prem't'è1'e ém'i ssion seule e,'1'islanle au

/II omenloù lu déLégalion" élé j'aile,

D u i! aD/'iL " 800, - Co u r de cassa i ion (C h , ci l' , )

P ré8"
M. CHAnn lNS, ' "' av. gén. - P I"
-

M. MAZE.\l; , , .. prés. MM . C I'B UFfARD el L ,\ L.\ NDE.

L'm'rél qui Le décide ainsi par ul'p,'éciatio1l des j'uits de
la cause, échappe à la cenSU1'e de la COU?' de cassation.
( G AuT um

ACCBPTATION T .\ CI'l'B . -

D ÉJ. ÉGA TI ON. -

ti A1'ION . -

E )J PRUNT. -

- - V ENT E .

-

iU EU R. -

AFFECTA TION DU MAT ÉR ŒL NAVA L.

D ÉL I~ G A T I ON DU P RI X . -

E M PRUNT P OST ~; ­

.PRI X A F FEC Tl~ AUX PREMIE RS P R 1~TEURS.

La déléga t ion laite pal' un déb1.telu' QU7: dOline Hli aut, e
d ébiteur ri son cl'éancieJ', si elle n'opère l,as HovatioH,

j'aule p al' le créancier de décha"gc/' S01l débile",' p,'imiti/: n'en cree pas moiHs un l1'en de droù enlre le debifew ' nouveau et le cl'éancù:1~, pOU1'VU que celui-ci l'ait
acceplée,
E(l cetle acceplalion peu l élre e,':Cpresse

r.ON'I' RE

Duc

01:: Hl\'OLf ET AUTRES) ,

CO" PAGN IE DE N,WI -

011

tacite,

Spécialement, IOf'squ'UIlf1 Compagnie de 1lavigation,a}Jl'ès
avoù' aff'eclé son malél'iel naval au sel'vice des intél'é/s

Nous avon s l'ap port é dans ce ,'ec uei l ( 1888, 1. 240) le
ju geme n t ,'end u dans ce ~e n s par le T ri JJllD a l de com m erce de Ma rseille le 18 avri l 1888, et ( 1889, l , 64) l'a rrét
confir mat if de la Cou ,, d'Aix d u 3 1 jui llet de la même
année,
Un po urvoi ayant,Hé fo rmé conLre cel a lTêt, la chambre
des req uêtes l'a reje Lé dans les Lermes su!vanls :

La COUR ,
SUI' les deux moyens réunis tirés de la vio lation des arLicles 2092, 2093, 11 65 , 127 1, 1275,1277, t690 du Code
civ il, eL 7 de la loi du '.10 aHi l 1810:

�( il4 )

( n; )

Attendu que l'anet attaqué décid e, Pal' une int erpréta _

lion souverain e, que dans la pensée commu ne des contl"actants, c'est aux porte urs de tit.res de l'empl'Unt de 1878 exclusivement qu 'a été délégu é le pris des ventes de naYi,'es
conclues e n 188 1, entre la Compagni e Yaléryet la Com -

pag nie Tran satlan tiq ue ; qu'il ne s'agit poinl , dans ln
cause , d 'un trans port de créance consenti pal' la Compagnie Valéry il ses ob ligataires de 1878 s ur la Compagnie
Tra nsat lantiqu e, et dont l'effe t, a u rega,'d des tiers, d ~pen­
dit de l'accomplissem ent des fo,'malités prescrites par l'article 1690 du Code civil , mais bi en d'une délégation de
prix stipulée de l'achete ur pal' le vendeur a u p,'oGt desdit s
obligataires, dans le m ême acte qui a donné naissance il la
delle de ce p)'ix , stipu lation dont le hénéfice devait être

acquis aux délégatail'es, au regard àes tiers, en r erlu de
l'article 11 2 1 du Code civ il, du n:om ent olt il s auraient
manifesté la vol onté d'en profiter ;
Attendu qu e cette mallifestation d'intention n'était sou mise à au c une condition de form e spécial e; qu 'elle pou ,
vait même ê tre tacite; qu 'en la fa isant résulter de la ci)'constance qu e, depuis 1881, lesdits obl igataires avaient
reçu des mains de la Compagnie Transatlantiqu e le paiement des intérê ts de lelll's créances, la Cour d 'appel s'est
l'enfermée dans un e a ppréc iation de faits qui Il 'est point su '
jette a u contrôle de la Cour de caRsat ion ; q ue, d'aill e urs,
en caractérisanL, ainsi qu :iI vi ent d'ê lre dit, les conventions, le T,'ibunal de )Iarsei ll e, ùa ns les moLif3adoptés pa ..
la Cour d'a ppel, avait ré pondu pal' a va nce aux pré tentions
qui ont ,j t ~ émises dans le derni er é tat des concluRions;
Par ces motifs, r ejet te ,
D it 2 4 JI/ il/et 1889, requê tes),

Co ur ùe cassation ( Ch, des

SOCIÉTÉ ANONYME . -

SE MEN'l'S I~ICT I FS . S,\OlL 1T É.

SouscnIPTION NON Sf: n.IEUSE. -

BANQ UIER. -

COMPLI CITB. -

VER-

I1Es PON-

Les p r'eser'iptions d e l'm'tiele 1" de la loi du 2 4 ju illet
4867 eXlgean l qu e lé capital d 'une socié té anonym e soi t
entiè1"emen f sou sc1'it avant sa c0 1l st i t ut ion d éfinitive ,
ne sont 1'ép ut ées 1'emp h es qtt' au fan l qu e l a s01fsc1'i}J-

lia .. a été r éelle et sér'ieuse,
La so usc1' iption n'est p as 1'éelle et sé1'ieuse et la soc't'é l é

doi t ét1'e décl2J'ée nu Lle p m' CI! mot if . {Q1'sque parmi
{es 8ollsc1'iptell1'S ont fif}Hrt:. un cert ain ',c..mbre d e j,e,.·
son nes au .\:e1'v i ce d e l'un des fo ndateu1's, ayan t donn~
leu 1'.~ sou sc1'l'ptioJls en blanc )101l?' un Hombres d 'ac t i on;:;
qu'elles i gum'aient même exactement , et qui, d a ns tous
les ca~ , étai t h01'S de JJ1'op01' t ion avec lell1's "eSSOlt'/'ces,
U ne soc ié t é anonyrn,e d oit êl1'e d éclarée nI/lie pOU1' dé fa u t de versem en t d u qum't , si, pOli r un [j1'and nom·
tn-e d e so 1tscr iptew 's , ce /Je J'SemeH t n'a consisté que
d ans une o u ver t m'e de cI'éd i t ci eux (a ite p ar le
ba n.qu ie1' d e la soc1'eté,leguel accept ai t en ga1'alltù te rtl'!':
act ions elles -mêmes , et a,vec lequ el 'lt a /Ja U ét é convenu,
d 'accor d avec les (ond ateI/ 1's, q u'il ne sel'ait exigé de ces
SOIlSc1'ip teu1's aucun ver'sentent effectif.
O n nè saw'ait assimiler al/X fondatew's, ni , JJa1 ' s uite,
1'e 1ld,'e 1'espûn.sable au même t itre que ceu,"C-ci, ell vert u

d e l'a,.tiele 42 de la loi de 1 867, de la lIunité d'ulle
s oci été anonyme, une autTe société qui, tou t en s'étant
occupée de la (o1-m a tion de la société nouvelle dont elle
était le baJ/quie1', /l 'a point cependant p m'/icipé p"hli,
quem.en. t ci sa c1-éatioll, ni collaboré a ses s t atuts, ni fig uré pa1' a ucun de ses 1'e)11'ésentants pm'mi les (ond a(ew's ou adm i nis{,'a{eu1's.

�( il4 )

( n; )

Attendu que l'anet attaqué décid e, Pal' une int erpréta _

lion souverain e, que dans la pensée commu ne des contl"actants, c'est aux porte urs de tit.res de l'empl'Unt de 1878 exclusivement qu 'a été délégu é le pris des ventes de naYi,'es
conclues e n 188 1, entre la Compagni e Yaléryet la Com -

pag nie Tran satlan tiq ue ; qu'il ne s'agit poinl , dans ln
cause , d 'un trans port de créance consenti pal' la Compagnie Valéry il ses ob ligataires de 1878 s ur la Compagnie
Tra nsat lantiqu e, et dont l'effe t, a u rega,'d des tiers, d ~pen­
dit de l'accomplissem ent des fo,'malités prescrites par l'article 1690 du Code civil , mais bi en d'une délégation de
prix stipulée de l'achete ur pal' le vendeur a u p,'oGt desdit s
obligataires, dans le m ême acte qui a donné naissance il la
delle de ce p)'ix , stipu lation dont le hénéfice devait être

acquis aux délégatail'es, au regard àes tiers, en r erlu de
l'article 11 2 1 du Code civ il, du n:om ent olt il s auraient
manifesté la vol onté d'en profiter ;
Attendu qu e cette mallifestation d'intention n'était sou mise à au c une condition de form e spécial e; qu 'elle pou ,
vait même ê tre tacite; qu 'en la fa isant résulter de la ci)'constance qu e, depuis 1881, lesdits obl igataires avaient
reçu des mains de la Compagnie Transatlantiqu e le paiement des intérê ts de lelll's créances, la Cour d 'appel s'est
l'enfermée dans un e a ppréc iation de faits qui Il 'est point su '
jette a u contrôle de la Cour de caRsat ion ; q ue, d'aill e urs,
en caractérisanL, ainsi qu :iI vi ent d'ê lre dit, les conventions, le T,'ibunal de )Iarsei ll e, ùa ns les moLif3adoptés pa ..
la Cour d'a ppel, avait ré pondu pal' a va nce aux pré tentions
qui ont ,j t ~ émises dans le derni er é tat des concluRions;
Par ces motifs, r ejet te ,
D it 2 4 JI/ il/et 1889, requê tes),

Co ur ùe cassation ( Ch, des

SOCIÉTÉ ANONYME . -

SE MEN'l'S I~ICT I FS . S,\OlL 1T É.

SouscnIPTION NON Sf: n.IEUSE. -

BANQ UIER. -

COMPLI CITB. -

VER-

I1Es PON-

Les p r'eser'iptions d e l'm'tiele 1" de la loi du 2 4 ju illet
4867 eXlgean l qu e lé capital d 'une socié té anonym e soi t
entiè1"emen f sou sc1'it avant sa c0 1l st i t ut ion d éfinitive ,
ne sont 1'ép ut ées 1'emp h es qtt' au fan l qu e l a s01fsc1'i}J-

lia .. a été r éelle et sér'ieuse,
La so usc1' iption n'est p as 1'éelle et sé1'ieuse et la soc't'é l é

doi t ét1'e décl2J'ée nu Lle p m' CI! mot if . {Q1'sque parmi
{es 8ollsc1'iptell1'S ont fif}Hrt:. un cert ain ',c..mbre d e j,e,.·
son nes au .\:e1'v i ce d e l'un des fo ndateu1's, ayan t donn~
leu 1'.~ sou sc1'l'ptioJls en blanc )101l?' un Hombres d 'ac t i on;:;
qu'elles i gum'aient même exactement , et qui, d a ns tous
les ca~ , étai t h01'S de JJ1'op01' t ion avec lell1's "eSSOlt'/'ces,
U ne soc ié t é anonyrn,e d oit êl1'e d éclarée nI/lie pOU1' dé fa u t de versem en t d u qum't , si, pOli r un [j1'and nom·
tn-e d e so 1tscr iptew 's , ce /Je J'SemeH t n'a consisté que
d ans une o u ver t m'e de cI'éd i t ci eux (a ite p ar le
ba n.qu ie1' d e la soc1'eté,leguel accept ai t en ga1'alltù te rtl'!':
act ions elles -mêmes , et a,vec lequ el 'lt a /Ja U ét é convenu,
d 'accor d avec les (ond ateI/ 1's, q u'il ne sel'ait exigé de ces
SOIlSc1'ip teu1's aucun ver'sentent effectif.
O n nè saw'ait assimiler al/X fondatew's, ni , JJa1 ' s uite,
1'e 1ld,'e 1'espûn.sable au même t itre que ceu,"C-ci, ell vert u

d e l'a,.tiele 42 de la loi de 1 867, de la lIunité d'ulle
s oci été anonyme, une autTe société qui, tou t en s'étant
occupée de la (o1-m a tion de la société nouvelle dont elle
était le baJ/quie1', /l 'a point cependant p m'/icipé p"hli,
quem.en. t ci sa c1-éatioll, ni collaboré a ses s t atuts, ni fig uré pa1' a ucun de ses 1'e)11'ésentants pm'mi les (ond a(ew's ou adm i nis{,'a{eu1's.

�( u6 )
Alais cette socié'~ 1)eut ~/re décla"ée, ell pal'eiL cas, l'es .

ponsable dans les fe'I 'mes du d,'oit commun et en rel-fu
de l'a"ticte 1382 du Code civil, lm's9u'il est cOli.&lt;lalll
gu'elle a l't'été 111l coneaU/'s actif el inté1'essé aw:c 0fjùsemenfs délictueu x des (ondateu1'S et admt'11'isl,'alell?'S

de la société .
Et , spécialement, lo?'sque, POU }' pel'mett1'e li celte société

de se constitue,. et de (onc(1'0H11 !?1' avec une a}J}Ja1'ence
"égu,lièl'e, elle a ce1'U(ié l'e:ristel1ce de 'versements non

,'éellement (ail,',
Ht à ce (-itt'e elle peut él1'e condamnée à la ,'épm'at ion du
p,'éjudice qui en résulte, 8ohdai'J'ement arec les admi'nist1'ateUI'8 et

fonda/eu J'S.

( GnA N DI~ CO MPACNm o'A gS l'nA ~ct-:S ).

Du 18 janvie r 1886, jugemenL du Tribunal rt e commerce
de la Seine, ai ns i conçu:
Attendu qu'il re~orL des fa it s de la ca use qu e, pal' acte
passé deva nL M' Massion, nota ire à Pal'i s, le 26 février 188 1,
CbarleR Blanchard e L Levèq ue onL déclaré que les cent
mille aCLions de 500 fi', ch acu ne formanL le c.apital de la
LTl'and e Compagnie d'assuJ'an ces éta ient enliél'ement SO IlScrit es , eL qu e les souscripte urs ava ien L l'erse 12L fi', pal'
tiLre, soiL la somm e de 12,500,000 fI' . ;
Attendu que le 28 d u m ême mois , J'assemblée gé nérale
des actionnaires déclaraiL la Société, consLiL uée eL nommaiL
ses administrateul's conform émen t ;\ l'ar Licle 26 de ses

statuts ;
ALlendu qu e les moyens invoqu és à l'appui de la demande en nullit é dont ceue SOCiété eSLactuellemenL J'objet,
son L :

l' Le défau t desouscl'iption on la so uscl'ipLion lioLive de

1. to tal it é du cap ilal ;

( 9; )
2' Le défaut d u versement du qua l'LS Ul' chacu ne des cent
m ill e aCLions ;
ALlendu que Beaugé ès qualités expose en out re que les
fondateurs de la SociéLé se l'aienL, en dehors de Blanchard
et Lé vêque, la SociéLé des DépOts et Comptes eOlll'anLs e l
Donon , eL dem and e qu e ces défendeUl's a insi que le du c
Decazes} Dal'n is, ClémenL Simon eL au ll'es administrateurs
c n fon ction au mom e nt où la nullit é a été encourl1 e,
Ro ient déclarés solidai rem en L res ponsallies de la LOLa lité du
passi f de la Société , eL enlin que la Sor. il\ té de Dépots et
Donon , pri s déjà comm e fondateurs, soient encore déclarés
l'es ponsables d udit passif pour ca use de fraude conjointement avec les a utl'es défend e Ul's ;

AUend u que le sy nrlic concluL éga lemenL;\ ce que tous
les dé fendeurs soient cond amnés solidairem enL il des
dommages-in té rêts à fix er pa r état, eL a u paiement d'tme
somme de 3 millions de francs à tiLre de provision;

Qu'i l incombe an Tr ibunal d'examiner successivement
ces différents g ri efs ;
Su l' le défauL de souscri p Lion ou la so uscription fl cti l'e de
la tot a lité du capital :
ALtendu q ue , s'i l n'a pas é té s igné des bu ll eLins de so uscl'ipti on pal' les d iffél'en tes pel'son nes eL les deux Sociétés
do nL les noms figurenL S UI' la lis te an nexée à la déclaraLion
de souscripti on fa ite en l'élude de M' Massion, il est constanL que celle liste n'a été 1'0b.ieL d'au cune protestaLion de
la parL des personn es eL Soci étés qui l' figlll'ent ;
Qu'o n ret ronv e d'ailleurs les memes noms dans les deman des d 'ouverLures de crédiL adressées à la Sociélé de
Depots et présentanL un cal'actèl'e exacL de co nn exité avec

la liste de souscript ion

j

Qu 'ainsi l'on peu Len conclure qu'en faiL, le capital de la
G-I'and e Compagnie d ' as~ul'ances a été en ti èl'ement souSCL
'it

2' P. -

1890,

7

�( ns )
par la Banque Nationa le, la Sociélé Nouvelle et les, cinquanle-neuf personnes dont les noms ftgul'ent à la fO IS sllr
cette lisle et les demandes d'ouverLmes de crédit;
Altendu qu e de ce qui précède, il ressort qu e les prescrip tions de la loi ont élé acco mplies;
Que dans ces condilions et saus qu ' il soit n écessail'~
d 'examiner le cas de null ilé basé SUI' les artIcles 55 el. 56
de la loi du 2~ j u illet 'I SG7 et l'ésull an t d,e.:e q ue d~ lau sses
q ualités ou de fau x domicil es aClralent ete attnb ues à certain s souscripteUl's,aiusi qu ' li a éte so ulenu l orsl ~eSplatd~ l, ,Sal1S '"1'"
mIe ()"e cas ,aiL d'ai lleurs élé r elevé pal' assIgnatIon
rteS
.
.
du syndic, i l convient de repoussel' cette 'premI ère partIe
des conclusions de ce demier, tendant à fa1l'e prononcer, la
nullilé de la Grande COol pag nie pour délaut de souscrlptiou de la totali té du capita l ;
SUI' le délaut de versem ent du quart:
Al,tendu qne l'arlicle J" de la loi de IS67 dis pose qll e
chaque actionnaire devra opérer le versement du quart au
moins d u montant des actio ns pal' lU I Souscl'ltes ;
Attendu que pal' l'acte du 26 lévrier 'I 88 J, il a, été déclaré que les cent mill e aclions avaient été souscl'ltes,.que
sur chacune d'elles il avait été rait u n versemen t de 120 ft',
et que le m ontant de ces versements, soi t la somme de
12,500,000 Ir" avait été versé à la Soctété des comptes
courants;
Attendu que celle Société a, de son côté, déclaré avoir
renl de "ivers ladite somme de 12,500,000 fr, pour le
co;"ple de la Grande Compagnie;
Attendu que si ces déclara tions sont exactes en ce qui
concerne la Banque Nationale,la Sociélé No uvelle,et le sIeur
de Girardin qui ont réell em ent versé le quart des vlflgt et
un mill e aclions souscrites par e ux, soi t 2,625,000 Ir,: tl
n'en est pas de même pOUl' les soixante-di x-neu! mtlle

\ 90 )
aut t'es actions attribuées à cinquanle- hui t personnes, et
représentant la somme de 9,S76,000 fI', pour le premier
quart à verser;
Attend u qu'il appert, en effet, des doc uments de la cau ~e
'"
par ces cinquante-huit'
q u,aucun versement n 'aé té euectué

souscri pteurs ;
Qu'il leul' a été seulement ouvert pal' la SOCielé des
Dépôts un compl e couranl, d'avances;
Qu'il appartient au 'l'I'ibun al d'examinel' dans quelles
conditions a élé faite celle opération pour savoir si ell e
peut équivaloir au versement que chaque souscripteur doit
effectue t' pour satislaire au vœu de la loi;
Allendu qu 'il résulte de la convention du l" mai 1880
intervenne enlre Blauchard et la Sociélé des Dépûls, qu e r~
compte d'avances, débi té de la somme de 9,875,000 Ir" devait avoir pour garan li e les actions mêmes de la Grande
Compagn ie allribuées à chacun des emprunteUt's;
Qu'i! avait été, d'aill ems, entendu entre JlIancll ard et la
Société des DépÔ ls, qu e ces sO llscriptellt S, pOlir la plupart
employés dans les diverses Sociélés à la têle desquelles se
trouvait Blanchard. n'auraient aucun paiem ent à faire , et
qu e la déclaration de la Société des Dépôts tiendrait lieu
dudit versement ;
Qu'en fait, aucune po ursuil e n'a jamais été exercée pat'
la Sociélé des Dépôts contre ces prétend us souscripleurs;
Qu'elle ne leur a même jamais rien réclamé, et qu 'à
l'exception du du c Decazes eL de Dal'nis, qui paraissent
avoir versê leur premi er quart, soit cbacun 18,750 francs,
l' un le 3 1 décembre 188 1, l'autl'e en jllin 188 1, c'est-à-d ire
lon gtemps après la constitution de la Société, aucun des
cinquante-six autres souscripteurs n'a jamais rien payé,
so it SU I' le principal, soit SUI' les inlérêts de sa souscription ;

Qu'enfin le compte avances Oll Vel t all gt'and-livre par Ja

�( 100 )

( j

01 )

Sociélé des DépOlS a été ~o l dé par celui de Blanchard le 30
juin 1882 par 10,5 18,8 19 f I' , 40;

de leUl' donn er un e apllarence destinée il égarer la bonn e
loi des tiers;

Attendu qu'en réalilé cell e ouverture de crédit a élé laite
suus la seule garantie matérielle et persunnelle de Blan chard qui avait aUecté il cette ga rantie u n dépôt de cinq
mille actions du Crédit viage r, qui avait de pl us souscrit
à l'ordre de la Société des DépOt s, il la date d u 26 févr ier
188 1, 9,875 ,000 fran cs cie bi ll ets, et avait d 'aill eurs l'eçu
des cinquante-h uit souscripteu l's les pouvoirs nécessaires
pour disposer des actio ns de la Gran de Corn pagnie et pOl'ler
à S011 crédit l'excédent produit résnlla n t de la venle desdites
actions ;
Attendu, d'ailleurs, que la situation de la plupart des
souscripteurs, employés de Socié tés créées par Blanchard
et de la Banque des réassurances, ne paraissai t pas de nature
à leur permettre d'effectu er Ip versemeut du premier
quart sur les aClions par e'JX so uscrites, et que le compte
« avances» a été, en fait, réglé avec Blanchard, qUi avalL
le pr incipal intérêt Jans la constitution de la Grande Compagnie d'assurances;
Attendu que la loi, en stipu lant q ue chaque actionnaire
do it effectuer le versement du q ual' t au moins dll monta nt
des actions par l ui so uscrites, e t ce préalablem ent il
loute assemblée conslHutive, a voulu l'obliger à avoil'
un intérêt dans la Société il laqu ell e il souscrivait , et
interdire la fOl'mation de Sociélés n'ayant aucun caractère
sérieux ; qu'il y a dans cetle obliga tion de versement pal'
chaque acLionnaire une garatüie morale e t pécuniaire,;
qu'il est certain que la loi n'a pas "oldu to lérer des combInaisons qui auraient, non seu lement pOUl' résu lt at, en falt,
de m e ltre les asse mbl ées gè nél'ales à la disposition d'une
seule personne, mais encore d'exonérer ehaq ne actionnaire
du versement à faire par lui , et de perm e ttre à des sous·
cripteurs complaisan ls, sans intérêt dans la Société, de
prê ler leur concours à la formation de Sociétés dans le but

Attendu qu' il y a a insi, dans le versement à effect"e l' pal'
c haq ue aClionnaire, un e prescl'i ption d'intérêt généra l ;
que, pal' conséquent, toule combinaison qui a pour objet
d'alfl'anch ir complètement le souscl'ipteur du versement
du quart, est une infraction à la loi ;
Al.tendu qu'en fait cinqua n te-six sou scripte urs de la
Gra nde Compagnie d'asslll'ances ont été aU'ranchis du versemenl du premier quart, gage de leur so uscription ; que
le reçu donné pal' la Société des DépOts et Comptes coura nt:::, et le compte avances ouvert par elle, ne sauraient
couvrir celle infrac tion il la loi; qll'i l est d'ai lleurs certain
'lll e l'intention des fondateu rs, des administrateUl'S et de
la Soc iété des Dé pOts était de trouver la somme l'eprésentant le premier quart, pal' la revente des actions à des prix
majorés;

Qu'en l'état, on ne saurait sou tenir que l'o uve rt,ure de
créd it faite aux souscripteurs des ac tio ns de la Grande Compa gnie d'Assurances pal' la Société des DépOts, dans les
condition s et circonstances Sllsindiqu ées, puisse satisfaire
au vœu de la loi; qu'il conv ient, en conséq uence, de
d ~c l arel' nulle la Grande Compagll ie d'ass urances, pour
défaut de versement du qUai'! par chaq ue act ionnaire;
SUI' le chef de demande lendant à voil'dire qu e la Société
des DépOts et Comptes cou rants et Donon, seraient égaiement fondateurs de la Gl'ande Compagnie d'assurances;

Attend" que si la Société des Dé~Ots et Donon, ce demier
agi!=\sant au nom eL comme président du conseil d'administl'ation de celle Société, se sont occupés de la formation de
la Société la Grancle Compagnie d'ass urances ,en participant
à la convention du I ~~ mai 1880, intervenue en tre Blan·
chard et Donol! ès nom et quolit és, il n'est pas établi aux
débats que ni la Sociélé des DépOts n i Donon aient rédigé

•

_

_

'2t

�1 102

les slatu 15, réun i les capilaux, enfin organire matériellement la ~ iété; qu ï ls ne figurent dans les ac~ constitulif- de ladite
iété ni comme fondateu rs, ni comme
adlllÏni5tnteurs, ni comme actionnaires; que ces défeu ,
deurs ne peu ~ent donc être considérés comme fondateurs
de la Grande Compagnie d'assurances ;
ur la rt'Sponsabilité des fondateu rs et administrateurs;
En ce qui touche Lé~éq ue, Decaze, Darois, Cherpiu
(Henri J, Clément ( imon J, l'a He, .\Ieynier de Courcy, héritiers Campenon, béritiers de Yatharel, dame d'Hédou l'iUe,
de Clermont-Tonnerre, r allrey, demoiselle de Clermont Tonnerre et .\Ionnet ;
Attendu que Lénlque a figuré dans les actes du 26 fén ier
l , comme fondatenr; Que, d'autre part, les défendeurs
iété des Dépôts el Comptes cou antres que Donon et la
ran - ont été nommés ad ministrateurs à rassemblée géné,
rale du 2 fMrier 1 1; que tou ont acœpté ces fonctioll5;
qu'aux tenues de rarticle .ft de la loi du 2-1 jnillet 1 6ï les
fondateurs et administrateurs en fonction au moment où la
nullité a été encourue pour violation des articles 22, 23,
2~ et :là de ladite loi, sont solidairement respoosables
eJl\-ers 1 ~ tiers de la totalité du passi f social; que la nulIilé de la Grande Compaanie vient d'être reconnue par
nite de défaut du \'ersement du quart; que les fondateu rs
et admioi5\Tateurs peu~ent d'autant moins se soustraire
aru: consequenc - de celle nullité, quïls n'ont rien versé
sur le premier quart des action par,em: souscrit , el ont
fau ment lais';é dire à rassemblée générale du 2 Iénier
1~ 1. et dans les extrait qui ont été publiés, que le premier
quart a",it été .erse par cbacun des sou- ripteurs ; que
de; lors les conclusion- de Baugé '- qualités tendant à la
responsabilité de ces défendeurs doi vent être accueillies;
En cequi concerne le l'icomte d'Hédouville, pris Iallt en
son nom personnel que pour autori: ria damed'Hédou\'ille,
son épouse :

( 103 )

ALl endn qne ce défendeur n'a participé personnellement
ni comm e fonda leur, ni comme admini strateur J ni à aucun
t.itre quelconque, aux actes précités; qu 'il ne saurait donc
êt,'e re lenu aux débats en son nom pe,'sonnel. el qn 'il convient seul ement de J'y main ten ir ès qualités p OUl' assister
et autoriser la dam e d'Hédo uvi ll e, son épouse ;
En ce qui tou cbe la ve11Ve Gédéon de Clermont-Tonnerre:

Attendu qu'il ressort des docum ent soum is au 'l'ril'un al,
qu e la défenderesse élait mariée an sieur Gédéon de Clermont-Tonnerre, sous le régim e dOlai avec communal,té
d'acqu êts;

Que lors de la liquid ali on de ce tle communauté, ell e a
si mplemen t exercé ses reprises ; que d'ail leurs pal' acte
liq ui datif ell e a renoncé au legs qu e lui ava it fait son mari
pal' teslament en da le du 19 septembre 1879 ; que dans
ceUe situ ation ell e ne pent ètre lenu e des deltes de la communau lé ; qu'elle doit êlre m ise hors de cause ainsi
qu 'elle le demande;
En ce qu i concerne les héri lie,'s Bul ler :
Attendu que Beaugé es -qua lités a, pal' exp loil de Bal'rlès,
Itnissier en da te du 8 novembre 188" , assigné ees défendeurs P;l' un exploit nnique avec celte simple mention :
(t les héritiers Olt
repl'ésentan ts du vicomte de Butler ; »
que l'a joumement après défaut-p,'oGt join t .. élé dé,livré
da ns les mêmes lerm es; qu e pal' appl, catlO n de 1art,cie 61 du Code de p,'océdure civi le, il y a li eu de déclarer n ulle et de nu l elfet l'assigna iion du 8 novembre ISR!"
et de renvoyer les demandeurs à mieux procéde,' de cc
cbef ;
Sur la responsabil ilé de Donon et de la Sociélé de Dépôts
de la tola lit é dn passif de la Gl'and e COlll pagnie, pou r frau de
conjoill lemen l avec les fond ateut' et administrateurs ;

�( 104 )
En ce qui concern e Donon personn ell ement:
Attend u qu e si, pal' la conven tion du 1" mai 1880,
Donon s'est occupé de la constitution de la Grande Compa_
gnie, des redevances à payer pal' ce tte Société au Crédit
viager, et de la comb inaison qui a eu pour effet de faire
acheter J'HOtel Co ntinental pal' ce tt e dernière Société, il est
constant que Donon n 'a pas agi pour son compt e personnel,
mais pour le compte et en qualit é de présid ent du conseil
d'administra tion de la Socié té des Dépô ts et Comptes courants; qu 'en conséqu en ce la de mande du syndic, en ce qui
con cerne Donon personnellement, doit être écart ée;
En ce qui touche la Sociélé de DépOts et Comptes couran ts :

ALiendu que la Société des Dépôts a con cou l'll à la fonda,
tian illégale de la Société Grande Com pagnie d'assurances
en déclarant fa ussement avoir reçu des souscri pteurs la
somme de 12,500,000 fr" alors qu'el le n'avait réellement
reçu que 2,725,000 fi', ;
At lend l! qu'il appel' t des fail s de la cause qne les prétendues ouvertures de crédit faite~ à des souscripteu rs
prête- noms de Blanchard, ont été im?gin ées pal' ce dernier
et la Société des DépO ts, ainsi qu ' il resso rt de la conventio n
du 1" m ai 1880, afin de donnel' à la form atio n de la Société
de la Grande Compagnie les a ppa rences d ' une Société sé,
rieusemen t co nstitu ée , et de m asq uer les opérati ons que la
Société des DépOts et Comptes co uran ts et Bl anch ard enten,
daient réali ser ensembl e;
ALie ndu que la Société des DépOts all ègue vainement
en ses conclus ions motivées q u'ell e n 'aurait fait qu'une
opera tion conform e à ses sta tut s, et aux usages de la Ban que, etque, d'autl'epa rl , les sommes portées au créd lL de
la Société la Gra nde Compagn ie auraient toujolll's été te,
nues à sa dispositio n ;
Mais a Li end u qu' il est in contestable que l'ouvel'ture de

(

1 0~

)

crédi t en question était fictive, et n'était laite que pour la
lorme; que la Société des Dépùts sava it parfai tement n'avoir alfairequ'à llI a nchard, à qui seu l, en lait, elle faisait
confiance;

Attendu qu e la déclara tion faite pal' la Société de Dépô ts
qu'ell e ava it reçu des souscrip teurs des' sommes qu'il s n'a-

vaient pas versées et qu'ils n'on t jamais versées , n'ava it en
conséqu ence pour but que de cacher au public qu 'il n 'y
avait qu' un e simple ouverture de crédit SUI' les actions de
la Société en form a tion, et de tromper les tiers en laissant
croire qu e le quart avait été effectivement et réellement
versé par chac un des souscripteurs;

Attendu qu'il ré,ulte encore de J'examen de la comptabilité produite tant par la Société des DépOts que par le syndi c, qu e cont,rairement aux all éga tions de ladi te Société,
la disponibilité des sommes port ées au crédit de la SOCIété
la Grande Compagnie n'a été qu'apparente; qu 'e n effet, il
ava it é té convenu, par la conventio n du 1" mai 1880,que le
pa iem en t des 9,875,000 fi', serait ellectu é le 31 mai 188 1 ;
que 'Plus tard) par slli tede nOtlyelles conventions in terve~
nu e~ entl'e la Sùciété des DépOts et llI anchard, les 5 mal
188 1 e t 4 ja nvi er 1882, ce pa iement" été prorogé au 31 de,
cembre 188 1, pui, a u 30 juin '1 882, mais à cell e cond ition
qu e la Grande Compagnie laisserait indisponibles dans la
caisse de la Société des Dé pOts 6,370,000 [l', ;
Attendu , d'aill eurs, que les paiements faits pal' la S~ciété
des Dé pOts en l'acqui t de la Grande Comp.gllle et qU I ont
à peine attei n t 6 mi ll ions, se sont tro~"és couverts en dehors des sommes remises pal' Blanchard au moyen des versements fait s pal' la Banque nationale, la Société Kouvell e et le s ie ur de Girardin, et qui se sont élevés il
2,625,000 fI', ; que la Compagnie des DépOts étai t encan :
couverte par les 9 mi ll ions vel'sés pou l' le compte dl! Crédit
viagel' qui, aux termes d~ cel te mèm~ conve:~tioll ~u l U

mai, ne devhient être remiS à cette SOCiété qn a la hn de

�( lOG )

( 107 )

juin 1887, et qui , en faIt, ont été con servés pOUl' la plus
grande partie jusqu'a n mois de sept embre s uivant ;

Société responsable de tout le passif de la Grande Compa-

Qu'enfin le compte Grande Compagnie qui restait crédi·
teur de 6,500 ,000 fr. e nvit'on, a été solJ é par les compt es
de la Socié té Nouvelle et de Bl a nch ard , les 30 juin et4
aoùt 1882, par des "irement . d'écritures que le Tribunal n'a
pas à apprécier ; qu 'on n e peut sérieusement soutenir dans
ces conditions qn e la dispon ibili té des sommes dont la
Grande Compagnie était créd itée par la Société des Dépôts,
a it é té réelle;

aulres parties en cause;

Altend u que la conven tion du 1" m ai 1880 établit d'ailleurs surabo ndamment la natme des opérations que la
Société des Dépôts en tendait fa ire avec Blanchard ;
Qu'en cédant pour la somme de 9 millions le droit rie se
servir des agences dn C"édit viager, afin de reconst,ituer
ces réserves dont l'anéantissement pOllvait engage r la responsabilité de tel ad ministrat eu r de la Société des Dépôts,
en stipu lant I"achat, par ce m êm e crédit viager, à un prix
que le Tribllllal n'a pas il app.réc ier, de l'Hôtel Continental,
appa rtenan t à une Compa gn ie débitrice de la Société des
Dépôts, enfi n en s'engageant, tou jou rs d'après la conventio n d u 1" ma i, à faire des ouvertures de crédi t anx mem ·
bres d'u n syndicat qui n 'éta it pas encore .1ormé, et dont
une partie seu lement fi gure parm i les souscl'i pteurs qu'elle
ne con na issait pas d'avantage, la Société des Dépols et
Comptes couran ts a commi s des actes de nature à engager
sa responsabilit é au regard de la fa illite de la f\ociété la
Grande Compagnie ;
Att endu , en définitive, qu'il ressort de l'ense mble des
faits et documen ts de la cause, que la Société des Dépots et
Comptes'courants a faci lité par ses compl aisances con pa·
bles, dans un but de projets personnels, tou tes les manœuvres ci-dessus énoncées;
Que, dans ces conditions, il convient de déclarer ladite

gnie d'assurances, conjointement

eL solidairement

avec les

Sur la provision:
Attendu qu'il appert de I"état des sommes encaissées par
le syndic et de la situatio n gé nérale de la fa illite, que la
provision dema ndée doit é tl'e réduite à la somme de un
million;
Par ces motifs, etc.
Appel.

Eu ce qui touche la nullité de la Société d ite la GI'ande
Compagnie d'assurances:
Cun sidérant que, devant l e~ prem iers juges, Dea ugé esnoms e t qualités qu'il :lgit. a invoqll é deux moyens à
l'app lll de sa demande, savoir:
l' Le défaut de souscription ou la souscl'ipLion flcti ve
du capital soc ial ;
2' Le défaut de ve rsement du quart de ce meme capita l ;
Considérant li ue le prem ier de ces mo yens ayant été
écarté par le Tri bunal, qui n'a pl'ononcé la nu lli té que
pour défaut de versement du qua r t, Beaugé ès-q ualités,
tout en concluant à la confirmation du jugement, a, par
des con clus ions additionnelles e n appel, demandé que le
premier moyen fùt retenu par la Cour comme cause de
null ité;
Qu'i! est recevable en ces conclusions, et qu'il ya lieu
d'y faire dro it, ;
Considérant, en effet" que le cap ital n'a pa s éte, en réa-

lilé, int égralement SOl1scri L ;

�( 108 )

( 109 )

Oue parmi les souscript eurs fi gil rent un grand nombre
d'e~p l oyés des Sociétés dont llI anc hard était directeur, et
quïl résulle de lenrs déclarations , qne plnsi~~ll'S d'entre
eux ne savaient pas la quantIté d actIOns qu Ils ava lent
souscri tes; qu e presque tons on t si~né en blanc les pièces
desq uell es 0 11 vo ud rait faire rés nlte r quïls on t été des
souscript eurs sérieu x; que, dépendant de llI ancba rd , ils
ont été dan s l'impossibilit é de ne pas accéder aux demandes qui leur avaien t été faites pal' celui-ci ou en son

partie les noms d'employés, d' insolvabl es 011 de personnes
qui ne pouvaient faire aucun vel'semenL et qui, en fait,

nom

j

Que, d'ailleurs, ils ont so use:rit un nombre d'actions
hors de tout e proportion avec les ressources don!' ils pouvaient disposer

j

Considéran t, en outre , q"," plusieurs sousl'1'ipteurs
étaient, lors de leu r engagemen t, dans un étal d'insolva·
bilité notoire ;
Que les prescriptions des ar ti cles 1,24 et 41 de la loi d"
24 juin '1 867 n'l'Ilt pas été observées;
Qu'au surplus, an n de ne pas nuire au x opérations auxquelles on comptait se livrer su r les actio ns de la Sociélé
enformalioll , et pOU l' faire illnsion au public et le tromper
en lui in spi rant con fi ance, on a dissim ulé avec soin laq ualité de plusieurs des sousr,rip tenrs, lesq uels so nt indiqués
comme propriélail'es on l'en Liers, lorsqu'ils n'étaienL en
réalit é que des empl oyés de llIan ch ard recevant des tl'ailements très modestes;
Considérant qu 'il résulte de ce qui précède que les disposit ions des articles ~5 et 56 de la loi du 24 jui llet 1867 ont
été violées;
Considéran t que si un e liste de so uscripteurs a été p,'ésentée il M' Massion, no tail'e, lors de la fondation de la
Société, et si cette li ste n'a été de la part des personnes q"i
y fig urent l'objet d'a ucune protestation , il n'y a pas lieu de
tenir é ta t de cette liste, qlli, conte nant pou r la majeure

n'en ont effectuéauCUll , n'es t qu 'une indication inexacte et

sa ns valeur d'une sOllscription ficlive;

Que le capital n'a donc pas été en réalité intégralement
souscrit, et que c'est à ton que les premiers juges ont déclaré qu e les prescrip tio ns de la loi avaient été accomplies;
Sur le défa llt de versement du quart du capi tal social,
retenu par les premiers jllges comme ca use de la nu llité de
la Société;
Adoptant les motifs énoncés au jugemen t dont est appel;
En ce qui touche la responsabilit é des fondatellrs :
Adoptant les motifs des premie l's juges;

Statuant quant aux administrateurs;
En ce qu i to uche Valfrey :
Considérant que celui-ci a été administraleu l' à l'orig ine, et qu'i l a accepté les fonct ions d'administrateur lors
de la formation de la Société;

Ou'i l n'y a lieu de rec bercher si au moment

OÜ

se sont

produites so n acceptation etson en trée en fon ction, il avait

le nombre d'ac li ons su ffisant pour fai re partie du conseit
d'ad mi nistl'ation, ou si ce nombl'e n'a été complété que
quelque temps après:
Oue Valfl'ey ne peu t arguer de ceLle iL'I'égulal'ité,l]u'i l auraiL à s' imputer à lui- méme, pour se déchal'geL' d'une l'es·

ponsabilité qu i lui incombe comme conséquence de ses

actes per..;on nels;
Qu'il y a lieu de le rendre responsable au même titre que
les autres administrateurs;
En ce qu i coucel'l1e Monnet:
Considéran t qu'il n'a pas été adm inist.rateur à l'origi ne;
Qu'en effet, i1l'ésu lle des documents ve l'sés allx débals

�( 11 0 )
que Monnet a été nomm é admin istrateur à l'assemblée
générale des actionnai l'es du 28 fevr, el' 1881 ;
Ou'il n'a pas assisté à celte assemblée, ni à la séance du
conseil d'admmistration du m êm e jour ;
Ou 'il n'était pas en fonction a u moment où la nullité a
été enco urue; qu'il n'a pas à répondre de cette nullilé;
Oue c'est donc à lort qu e les pl'emie"s ju ges l'ont déclaré
responsable solidairement avec les m embres du co nseil
d'administralion de la Grande Compagn ie d'ass urances;
Ou'il y a lieu, en réformant S UI' ce point la décision dont
est appel, de déclarer Beaugé ès-noms mal fon dé en ses
conclu sions contre Monnet, et de le condamne r a ux dépens
vis-à-vis de lui ;
En ce qui touc he tous les autre,; ad minislraleurs en
ca use:
Adoptant les motifs des premiers ju ges;
En ce qui touche Donon , pris en son nom personnel, el
l'appel de Beau gé ès- noms à l'égard dudit Donon :
Adoplant également les motifs des premiers juges;
En ce qui tonch e la Sociélé des DépOts et Comptes cou·
rants :
Considérant que cette Société ne peut être assimi lée aux
fond a teurs de la Grande Compagnie d'assurances et être déclarée r esponsable au x term es de l'a rticle 42 de la loi du 24
juillet 1867 ;
Ou'en effet, la Sociélé n'a point participé d' une façon
publique à la création de la Grande Compagnie d'assl~ ­
rances; qu'ell e ne s'est e n rieu immiscée dans ~on adml '
nislralion ; qu'elle n'a pas coll aboré à la confectIOn de ses
slatul s, et que, par a ucu n de ses représenlants, ell e n',
figuré parmi les fondateurs ou les administra leurs de ladlle

( III )

Compagn ie; qu 'elle n'a pas, vis-à-v is du public, apparu
comm e participan t à la constitution de la Grande Compagnie d'assurances;
Mais considérant qu e la Société des Dépà ls et Comptes
co urants a, pal' un cerlificat déli l'l'é le 26 février 188 1
(leq uel devra être enregislré avec le présent a\'l'ét), aLLeslé
• qu 'ell e avait reçu de divers la som me de 12,500,000 f,·,
pour le com pte de la Grande Compagnie d'assurances, en
voie de for mation » ;
Ou e ceLle somm e de 12,500,000 fI'. formait précisément
le quart du capila l social de la Grande Compa gnie, soi t
cinqu ante millions;
Considéran t que cette déc laration élait inexacle, puisqu'il est élabli pal' les docum ents de la ca use que la Sociélé
des DépOts et Comptf.s courants n'avait reçu des souscriptêu rs, pour la Grande Compagn ie d'assurances, qu'une
somme de 2, 625,000 fI'. , et non pas de 12,500,000 fI'. ; que
pour la diffé rence, soit 9,875,000 fr., la Sociélé avait ouve rt un compte coura nt aux prétendus souscripteurs origin ai,'es de la Grande Compagn ie, lesq uels n'avaient effectu é aucun versement et slélai enL engagés il donner certai nes ga ranlies, el nolamm en t le dép6t de la lolalilé des
action s do nt il s étai en t so uscriptems fi Clifs;
Ou 'au s urplu s celte somm e de 9,875 ,000 fi'. n'a jama is
été à la disposition de la Grande Compagnie d'assurances,
qui n'a ja mais pu faire empl oi du quart de son capilal, et
qu'i l résul le des élémenlsde la cause qu'un pr&gt;ijud ice,poll\'
lad ile Compagni e, esl le résu li at ùes agisseme nls de la
Sociélé des Dépôts et Comples couranls et des convenllOns
passées a vec elle;
Adoplant, au surpl us, les motifs des premiers juges en
ce qll'i is n'ont pas de con traire â ceux du présent arrêt, et
considérant que, pal' application des dispositions de l'at'li -

,

-

-

~

�( 11 2 )

( 113 )

cle 1382 du Code civi l, il ya lieu de cond amner la Sociélé
des Dépôts et Comptes co urants à ré pa rer ce préj udice ;
Con5idérant que ce sont les agissem en ts de la Société des
Dé pôts et Comptes courants re levés et cons tatés par les p,'em iers juges qui, seu ls, ont permis la fi c lion de la constitutioù , au jo urd 'hu i déclarée n ulle, de la Q,'a nde Com pagnie

d'assul'ance..:; ;
Que le concours a insi prê té par la Soc iété des DépOls et
Comptes couran ts à ceLl e fo rmation de Société irrégulière
et nulle a é té la ca use du préjudice dont on t so uffert to us
les ayan ls droit, et dont Beaugé ès-quali tés pou rs uit la ré paration ;
Considé rant que s'il est vra i de d ire q ue la Société des
Dépôts et C,'mpl es couran ts n'est pas responsable de la nullilé en ver lu de l'a rticle 42 de la loi du 24 j uill et 1867, la
responsabili té q ui lui incom be, en vertu des principes gén éraux de l" Il'ticle 1382 du Code civi l , a pour ca use son
concours ac tif et intéressé a ux agisseme nt s dé lictu eux reprochés aux fonda tem s et ad mi nis tra teu rs de la Grande
Com pagnie d'assurances;
Considéra nt que la responsabi li té résultan t de l'ensemb le des mêmes fail s reproch és a ux fondateu rs et ad ministra teurs, et aussi à la Socié té des Dépôts e t Com ptes couran ts, a un e ca use u nique, à savoi r, les agissements aux-

qu els ils 011 t tous participé, et que, par su ite, la Société des
Dépôts et Comp tes cou rants doi t ê tre condamnée solidairemen t avec les fo ndateurs et ad m in istra teurs à la réparalion demandée par le synd ic;
Quec'est donc avee raison que les prem ie,'s juges ont prononcé con tre elle celle co ndam nation conjointe et solidaire;
Par ces mot ifs,
Met l'a ppellation pri ncipale de MOfllle t e t ce dont est pal'
lui a ppel à néa n t ;

Emendant, décharge led it Monne t des dispositions et condamnalions contre lui prononcées',

Et faisant droit, par décision nouvelle',
Dit Ueallgé ma l fondé en ses demanùes, fin s et conclu_
sions vis-A-vi s dudil .Monn el; l'en dcboute . ordonne la
reslÎ I li 1ion de l'am ende con si""née S il r J'a ppel d~dit ~Iolln e t
et condamne Bea ugé ès-qunlit éti aux dépens de pl'emièl'~
instan ce et d'appe l fait s au ,'egord de Monnet',

Me t, a u su rpl us, les appell ation s prin cipales e tincidentes
à néant ; dit les appelants prin cipaux, Decazes el consorts

et la Société des Dépôts et Corn ptes courants mal fon dés
dan s lems appels prin cipau x; les en débou te',
Dit, d'autee part, Beangé ès-q ua lit és mal fondé en son
appel incident vis- à- vis de la Soc iété des Dépô ts et Comptes
courants, et en son appel princi pa l "is-lt-vis de Donon
personn ellement; l 'en débou te;
01'(lonne, en conséq uenee, que le jugement dont es t appe l
sortira so n plein el enlier el1cl, sau f en ce qui concel'll e
Monnet ;

Ordonne qu e J'ac le du 1" mai 1880, vi sé au jugement
dont estappel, etle ce rtifi ca tdu 2G fév ri er 188 1 visé au présent unè t, seront enregist l'és av ec le présent arl'êt) si fait
n'a été;
Dit qu e le coùt desd its enregis trement s seront ro m p,'i s
dans les dépens auxq uels la Soc iété des Dépùts et Comptes
COUl'~l11ls \'a être condamnée, el support é pal' 1,)Cl il e Soc iété
à raiso n de l'inté rê t apporlé pal' ell e à la production desdites pi èces ;
Condamne 13en ugé è~-qllalil é à l'&lt;tmenùe et allx dépens
de so n appel itl cident vis-à-vis de la Soc iété des Dépùts et
Comptes courants, et auss i à l';'lme nd c el aux dépens ùe son
appel prin cipal ,' is-&lt;\-"is de lIunon personn ellement ;

2'
1
..
\

'

1 ~ ~/
&gt;-

-

1

P. -

1890.

8

�( 11 4 )

( 115

Condamne les appelants prin cipaux, Decaze5, consol't5
Darni s Lel' èliu e et co nsorls, e t la Sociélé des Depùls et
Compt ' co uranls, chacun Il l'am~nde et au x dépe ns de sail
appel , et au coù t du présent ane t pour a pa l'L et porllon.

D1I 8aoü1 1889 , -

Cour de Paris (3' Ch.) -

Prés ., M.

BOUCH l:: n- CADA R'f .

F AiLL ITE . -

'l' HArr e;: Ai\lI.\ OLE. -

B UT DE l'~ AIRf; RÉ'l'RA CTEI\

LK JUGI!:MENT DÉC LARATIF . -

V AL IDlT Ë: .

L es disposilions des articles 597 el 598 dlL Code de, C01llm,erce, annulant les avantages pal'iw~tltel'8 sllpulés
Jal' //Il cl'éallciel' ci 1'aison de son 'Vote dans les deltbér~11'wu de la "' ail lite , 1/e sOI/1'aienl,appliqllel' à ""
. IraI
, te
.
amiable passé posterielt1'ement à la déclaraI LOn JU~lciail'e de la (aillite el ayanl p ou l' bill d e la (atl'e
"élmclel' (1).
( MAT llIE U CON1' nE JlLUME ET P ICARD).
ARR~T,

La

COUR,

Sur le premier mo yen:
Vu les articles 59ï et 598 du Code de commerce ;
Attendu , en fai t, qu ' il r ésnlLe des constata tions de l'arrêt
aLiaqu é qu 'au mois d'avril l ti86, e t postéJ'ie urement lt la déclaration de failli te des s ie u rs L ievr~ frel'es, les s ien rs Pl ume
et Pi card, leurs bea u ~ -pè l't'sJseso ll l obligés en\'el's l\latiu eu,
1'1111 des CI'p.'Hl ciel's, eL dans le buL d'oblen ir son co nsentemen t au l'apport de la fa illi te, à l u i pa yer diver;es som-

J

mes; que ce l'appûl'L fut pronollt.:é par jugement du 4 mai
su ivant ;
Atlendu, en dl'o ir , qll e l'arti cle 597 du Code de commerce
prévoit ,dan s sa première parti e, lecas d' une convention pa t'
laque ll e le cl'éa nciel' ama s lipul é soit avec le failli , soit
avec louL autre perso nnel des avanlages p:uliculiers i'l
ra ison de so n vote dans les dèli hérar ions de la faillite'
que cette di sposit ion ne saurait s'a pp li...l uel' à un tra ité
amiable pas~é postéri ellrement à ln déclaration j udiciaire
de la fai llite avec int ent ion de la fa ire l'apport er ; qu'en
eJfd, le l'uppol'Ld e la fai llite, œ uvre exc lusive des T r ibunaux , ne romporle de la pal't des crt;'an~iel's ni déllbél'ation
n i vote; quïl suit de là qu'une conventi on de cette nature
ne saurait lomber so us le couJl des arlic les 597 et 598 du
Code de commerce dontl 'a ppllcal ion do it êll'e slriclement
limitée aux cas quïls préVOient;
ALiendu n éanmoin s que, cf)nt l'a il'~ m el1t à ces prin cipes,
la Cou\' a déc lal'é null e et de Ilul eUel, comm e consl iluant
un trafi c de vot e prohibé pa l' la loi, la cO llvention dont
s:agiL ; qu 'en statu ant ainsi elle a I&lt;.wssemenl apVl iqué el,
]lar suile, violé les arli cles de loi susvisés;
1)a1' ces motifs, eL Sa ns qu 'il soi t ùe~oin de statuer Sur les

deux ième et troisième moyens,
Casse,

D u 3 0 décembre 1 889. - Cou \' de cassai ion (Ch. ci v .)_
P ,'és. , M. B.\ nI3lEn, lot pl't!s. - ~ 1. D ESJ .\nOI NS, a L géll. _
P t"

M.\! .

CAPl'l'AI NE .
-

D EV IN et L EHMAN ,' ·.

-

CONNA ISSEII.IEl'\l'

PnEUVE. -

SIGNB O' ,\\'A i\CE.

-

DÉFI CIT.

JNEFFI CACll't A L'I~ G ,\HO DU l'OBTEun.

Si l e capitaille est ,'ecevab/e ci eLalAil' pal' la preuve con0 ) Vo y. le présent "olum e , 1'· p:lI'li e , p, 169 e l 13 Il ol e ,

traire , co nb 'e le chargeur lui-lI1éme, que le connaisse-

,_

_

l2t

�( 11 7 )

( 11 6 )

mises SU I' qua i) à leur mesu l'age, pOUl' éta bl il' si le ca pilain e

ment s'inné }Jm' lui ne contient pas la ~él'ité, cetfe
preuve 11e sa1l1'ait él/'e admise confTe 'll,n llers JJQl'telO'
Olt cont/'e le desiiualaù'e des marchandises.

a débal'CJllé le nombre tOI:1I de pIèces pa l' lui rcnles et si

t'IJacune des dim€'nsions pal tées au con n aissem~llt a bien
été débarquée pOil l' le nombre qui figul'e alld iLconnaissement; fjll e l'expert) llll C fo is reCOlillU les manquants pon l'
chacu ne des cl:mensions, fix era la val eur de ces man quants; qu'cnlin il rechrl'c hel':\ si les bois débarqués noircis ont été mis dans cet étal pal' Sui te d'événements de mer
ou pal' une faute imputable au capitai ne;

L e pm'teu1' d'un connaissement a, en elfe!, un dl'oit 9 lfi
lui est p,'op,'e, indépendant de cel,Hl. du cha1'oem', et

conlre tegliellol/leConl!'e-tet/1'e esl "'"ffi cace ,
p lce
le capitaine qui a sigllé
. .le conna'issc.
E~ n cons équ .. / ,
"anl
ch01'gemenl
et
qut
n areçu a. b01'd
men t en bla'lc a v
' . ,
.
,
qu
, y a.
été,
",scnte,
(juune
qu anlilé ill f'férie",'e à celle
.
.

Oue le ca pil aine NOlTow repollsse les conclusions de

est 1'esponsable du déficit vis-à -VlS du des(tnala?/'e,salls

Latasle et C" com me non l'eceva bles,en tout cas mal fondées

pouvoir ll/i oppose" les lelb'es pa!' lesql/elles le cha"geur
aurail ,.ecOllnu cetle cZ,ffé,'ence (J),

en ce qui concerne le mesurage des bois; qu'i l s'en remet,
pal' co ntre) à justice quant à la nomination d'un expf'rt
chal'gé uniquement du complage des pièces de bois, en
demandant loutefois au Tribuna l de lui donner des réserves
au sujet des manquants qui auraient pu se produire depuis la mise des JJois sur les quais des Docks; qu'il sou tient que le conlla issement qu i lui cst opposé ne réunit pas

( LAT/\STE ET

C·

CONTnE CAPI'fAINE

Monnow).

J UGEMENT ,

Attendu su r l'opposition du capitaine Morl'o\\', qu'elle

e5trégulie~e en la forme, non contest~e et des lors recevable;
Au fond:
AUendu qu e Lata te el C' assigneHl le cap itaine M~l'l'OW
el demandent an T ri buna l de condamner ledl t caTllt~\lne
au vaiement de la som me de 5,702 fi' , pOUl' la valeur ct u"e
quantité assez considél'able Je bois trou\'ée en mOins a~,
déchal'''ement du Black-Sea; autorl5el' les conclu ants ,\
mettre opal' état et déclarai ion les dommages à el~x causé~
tant à raison de ces ill anqllunls qu'à raison du séJour pr~­
longé snI' le quai, pal' SlIÎl c de l'instance actuel,le',des bOlS
débarqnés 'et subsidiai remenl, confirmer la miSSion dO,n

les condit ions de l'article 282 du Code de commerce qui
veut que les connaissements ne soient signés qu'après

l'embarq uement de la marchandise;
Qu'en effe t, ses afTrétetll's, Bali el Ruslad, se sont fait remett re pal' lu i, avant lonl chargemenl, des connaissements
en bl anc qu'ils devaient .. emplir co nforméme nt aux reçus

du bord; qne cela résulte d'une lettre écrite pal' Dall et
Hustad eux-mêmes, sonS la date des 9-? 1septembl'edern ier
et produite aux débats;
Que ces ,'onnaissements ne peuvent donc avoil' la force
probante de connaissements réguliers établis dans les formes "oulues par l'article 282;

o

,

)

"

t' dire

néc à l'expert Arlet fils en l'étendant et la pl'eclsan, ,
,
"e", de bOLS
qu e l'expert devra procéder
au comptage des plec

Que Bali et I\nstad n'ont pu Il'ansmellre aux réceptionnaires du chargement que les droits qu'i ls avaient euxmêmes, droits établis pur leut' lettre pl'écilée;

Que les

re~us

uu second indiquent le Hombre des pièces

(1) Voy, 2" Table décen nale, \'" Capitai ne, n" HL

•

•

-

-

I~

�( 118 )

( 11 9 )

chargées, mais sans spécifier aucune dimension; qu 'en
conséquence, le tab leau écrit au dos du connaissement ne
peu l ('engager, puisqu'il a été dressé après la signature de
ce conna issement et qu'i l ne concorde pas avec les l'ecus
du second;
.

vant au c?n l] ~i sse ~)enltoul e force probanle, n'aurait faiL

Ou 'en ce qui concern e les bois noircis, la demande do
La taste et C' ne s'app ui e même pas sur une présomption
de fallte qui puisse l ui être implltable;
Olle le capiLaine

assigne à son tour Lalaste el C"
il lui payer un e ,omme de 9,692 fI'. 25 C. pOUl' solde de son
MOlTOW

frel ; qu'il demande subsid iai rement de joindre les deux
insta nces et, dans ce cas, co ndamn er Latasle eL C' à lui ver, el' d'ures et déjà 11,000 fI'. à titre de provision, et, pour le
tout, fournir bonn e et valable cauti on ;
Qu e les instan ces !'Ollt connexes eulre mêmes parties Cl

qu'il ya lieu de les joind re ; que les connaissements dont
se prévalent Lataste et C' , por te nt la signature du capitainc
Marra,," ; qu 'en fail, le capitaine soutiendrait à tort que les
connaissements ayant été pal' lui signés en blanc, avant
l'embarquem ent des marchandises, les chargeu1's ne sau·
raient se pl'évalvir d'llIl li tre qu'ils se font à eux ~ mêmes;
qu'en effet, s'il a signé ces connaissem ents en Liane, ou il

a sui vi la roi des aU'réteu rs, ou i l a comm is un e faute dont
il ne saurait exciper ; qu 'en d roit les conn aissements font la
preu ve des chargem ents à l'égard de lous ;

Attendu que si le capitain e peut être recevable il tlta blir
pal' la preuve cunt l'aire, cont re le chargeur lui-m ême, que
ce con n a i s&lt;5e m e n ~ ne cOJltient pas la verit e, cette preuve ne
sau1'ait être admise contre 11n ti ers pOl'leur ou contre le

deotinataire des marchanc1i se.; que décid er autrement, se·
rai L enlever au conn aissement toute sa valeur comm e ins-

trument de crédit ;
Aliendu 'I"e le capitaine s'appuierait \"ainement s' ,r la
lellrede Bali et Rustad, du 9 au 'l l septembre, qui , e1l e"le-

passer, d aples tu" aux mains de Lataste et C' rlue des
droits limités par ell e ;
Qu'en effet, le porteur d'un connai ssement a

UI1

dl'oit

qu i lui es t propre, ind épendant dc ceilli du chargeur et
contre lequel Loule contre-leLll'e, toule conyenlion nouvell e in tervenue entre le chal'geur et le capi tain e cn de/tors d~ ce cO,nna issement, ne pourrait prévaloir ; que la

lettre lllvaquee par le capitai ne 110'TOW émane de Bali-et
Hustad qni sont les affréteurs et non point les chal'gellrs du
BLack- S'ea; qlle les connaissemenl s porl ent comme chal'g~lll' un sieur A. llallod qui ne saurait voir opposer ni à lui,
111 à Lata;te et C', en adm ellant CJu e ceux-ci puissent être
considél'és comm e tenant lelll' droit de lui -même une COllventi on à laqu elle il es t l'es té éLran ottel'·,
'

Qu'en fait comm e en dl'OiL, le système de défense du
capi tain e Morrow cloi 1 être éca rt é; q Il e le connaissement du

; au 19 se ptembre doit seul faire la la i des parties dans les
term es où il eSll'édi gé; qu e, le co nnais:,ement port ant en

nombre détermin é de. pi èces de bois "yant des dimensions
détermin ées, le capit ain e es t tenu de déli vre!' le même nom·
bl'e de pièl'es arec les mêmes dim ensions ;

On 'il l'és nlle des explication s fonL'ni es ù I"audience que
beau coup de manqualli s aurai ent été conslal és au débarq llemenl, lIotamment parmi les bois de grande lon gueur' ;
Que les des tinalaires estim ent la val eut' de ces manquants
il un e somm e de 5,502 fI'. ; que tout efois Lat aste et C' sont,
quant il pl'éEenl , impuissant s ft fa Îl'e la preuv e de leur demande; qu 'il y a li eu de donne!' à 1111 ex pert la mission de
com pler les pi eces de boi s, de pl'océder fi leu r meSU1'&lt;lge, de
dire sïl manCJ ue ull e qu antit é quelconque de pièces dans
l'une ou dans l'autre des dim ensions notifi ées aux connais-

sements, d'indiqn e,' ceUe quanti té et d'en déterminer la
va leur;

�(

1~0

)

All endu , en ce qui concern e les bois noircis, que Lalasle
et C· n'a pportent aucun comm encement de preuve contre
la pl'esomplion que le Black,Sea é lail' en bon éla l lor&gt;qu'il
a reçu sun cbaT'gemenL ; {Ju e Loute expe l' lise tendant à recherchel' quel pourrait être l'é lat du stea m er all momenl

de rembarquement , est devenue auj ou rd 'hui impossible;
quïlré.u lted u l'este du l'apport de mel' du ca pilaine que
If:.'. Blaclî:-Sea a éQl'ouvé, dans sa trav ersée , de gros mauvais temps; qu e l'eau, après avoir envahi les sou tes à charbon, s' e~t l'é pandue dans la ca le et a sali la cargaison; que
da ns ces conditions, le fait dont se p laignent Lalas le el r,'
parait ê lre une fortune de m er donl le ca pitain e n'est pas
r esponsable; qu' il n 'y a pas lieu d'élend re la mission de
l'expert à l'apprécia ti on de cette natul'e;
Altendu , en ce qui concerne la de m ande de Morrowen
paiem&lt;nt du sold e de son frel et ,a de mande subsidiaire
d'un acomple de 4,000 fi', et d'une caution, qu e de l'i ns,
lanre engagée conl re le capilai ne Morrow doit dépendre le
ch iffre don t Lalas le et C' sera ient d&lt;!b il elll's en ver. lui; que
rien ne prouve mêm e qu e d'ores e t déjà ce chi [ 1'8 atteindra
4,000 fr,; qu'i l n 'y a donc pas lie u de faire droit à ses conclusions ; que les réserv es fail es par le capitaine quan l anx
bois qu i aU I'aienl pu être en levés depu is le ur débal'quement
ne sa uraien t êt re admise:; davant age; qu'en eflèt" ces bois
sont sUl' les quais sous lcs ye ux des agen ts de la Douane ct
des empl oyés des Doci,s; qu'au sllI'plu s, j uslju'à le ur livrai~on aux récepti onnaires, le ca pitaine doit en è ll'C l'es pon ~a­
ble et que c'est à lu i, ,'i l le j uge à propos, de les faire
garder;

Par ces motirs,
Le 'l'I'ibllnal l'e~o it le capitai ne John MO lTO"" oppO'
sant pOlH' la fOl'ln e se u lement il son précédent juge,
m ent rJu 10 oclobl'e cou rant ; joint les inslan ce8, el sla,
Lu ant à nouveau par un seu l el mêm e jugeme nt , tous dl'oil:-;,
moyens el exceptions des parties r~servés, con Ur me la mis-

( 1Z1 )
sion donn ée au s ie ur Arlet nl s, experl, et, l'élendant et la
précisa ni, dil que l'expel'l com pl cm les bois débarqués d1l
navire Blacl"Sea à l'ad l'esse de La lasle et C' , qu'il fera
m eSlll'c r les bois et dira s i le nom lJre des pièces de cha-

cu ne des dimens ions portées aux conn :l. issernCnl est conforme au nombre indiqué pal' ce connai!5sement, qn 'i l indiquera, s'i l y a lieu, la qllantilé de manqu ant s pOUl' chaqu e
dimension el qu 'il en fix era la va leu r ;
Di~ e ~ ordonne que l'eX pel'l làr:hel'u de concil ie r les par,
ties el qu 'à défaut de conciliation il drc,sc ra de ses opér.tions un rapport Sur lequel il sera ultérieurernent ronclH
et stalué ce qu'il apparti endra;

Ordonne que l'expert prêle l'a de l'an t M, le Pré; ident du
Tribun a l le sel'm e n~ prescrit pal' la loi et l'emp lira les form a lit és judiciaires;
Dil, pUl' ailleurs, les parlies non recevables dans le surplus de l e l1r~ co nclusions l'cspec[i \'es, les en débou te; réserve les dépens en fin de enlise,

Dit 23 oc/obl'e 1889, - Tribuna l de commerce de Bol"
deaux, - P,'és" i\[ BESSE , - Pl" MM , ASPE-FLEVRIMONT el
F AYB,

SOCJ~'l'J~
-

ANONYME,

-

ACTlo:" s

AU

l'ORTJW fi NON LIDEfiÉES,

D ËT ENT EU R ,,\lI MOi\l ENT Dg L'AP PEL DE FONDS, -

NA'l' ION, -

A L I ~­

CIIARGB DE LA pnEUVI~ ,

Celui qui a achelé des ac,~'oJls au }Jol'lew' }Jon libérées el
les n revendues, /l'est pos obli[jé cl leur libéj'Giion, quoiqI/fi la vente soil pOSlériew'e à L'ajipel d e londs, si elle a
eH heu avant qu,ïl ail été personnellement mis en
demeure JJaj' tille sommation 1'é!Julièl'f: ou une assi,'Illa/io" (1) ,
( 1) Un 31'l'ètde la &lt;":olll'(I'Ai'. du 3 décembre [888 a décide qlle
c'é tai t :lu co nU'ai re au mome lll même de l'appel de fond ... qu 'il fallait
s(&gt; placer pOUl' savoir qui ètai L tenu. - Ce l'CC, I SSU, 1,315.

�( 122 )

( 123 )

Le detente ul" artll, el est seul (en u ri celle libé r a/io'l; mais,
si celui qui est actiolll1é comme tel, }wéù:-nd Quoi l'l'err//(

fonds, ni à celle fixée pOUl' le pai ement, mais au moment
oi.! il a été personn ellement et directement mis cn demeure
par une somm ation réguli ère ou 'Jlle assignalion en paiement;

cette qual ité en alilman t ses titres avant fa,'~si9IlatlOn,
c'est à lui de 1'app01'le1' la preu ve de cette aliénatiOi. (1),
( SYND IC DU CRÉDIT DE FOANCE CONTRE TER MEUF ) .

LA COUrl,

Consid érallt que l'action du syndic a lin doubl e objet:
1" de faire condHm nel' l'intimé il verser enlre ses mains,
avec inlél'èts lég it imes, le m ontant des deu x derniers

quarts restan t ft payer sur les actions du Crédi t de Frun ce,
dont il était détenteur, ;\ la date du 23 av ril 188/1, épOljUe
il laquelle le Con se il d'administratioll a déc idé l'appel, ou
au moins a~
jllÎn , êpoq\1e fix ée pOlll' le vel'sement ; 2" de
le conLraind re à restituer les div idend es pal' llli encaissés,
à raison desdit es actions, en vertu de la déli bération du
Consei l d'ad mini stration d u 4 novembre 188 1, les1lu els
auraient été di~tl'ibLl és en l'absence de tout i nventaire et
de jusliO caLion de bén élices cert ain s et l'éa li sés;

,e.

Sur le premi el' }loint :
Consid érant qll e, si l'associé est tenu, aux termes de l'ar-

ticle 1845 du Cod ec il'll , de pa ye r !t la Société tout ce qu 'il
a promis d'y apporter, il esl notl moin:5 cel'UJin , en d!'oi t,
qu'à parUr de la conversion des aclionsen litres au porteur,
il n'est obligé il la li IJél'atiùn de ces actions qu 'autant qu'il
en esL ledétenteur actuel ;
Qu'on ne peut rationnell ement entendre pal' 1\ que celui
qui dét iem les titres, nen pas il l'époqu e de l'appel de

Considérant, en effet, que l'appel de londs ne laiL point
perdre à l'action au parleu r son caraclère essentiel d1ab_
sol ue disponib il i té;
Que la transmission sin cère et rég llli èl'e de l'action au
porleur a pOllr effet d'opé rer la pleine et enti èl'e lihéraLion
de ce luiqu i l'a détenue, lorsque celle transmissio n a été
effectuée avant la mi se en demeure dont il vi ent d1êll'e
parlé;

Qlle c'est seulem ent à pal'til' de cett e mi se en demeUl'e
qn e l'obl iga tion de libérel' l'action s'est Oxée et consolidée
dans la personne du délen teu l', qui, il pal'Iir de ladi te épo qlle, ne sa urait êt re présum é uyoi l' agi de bonne roi en
transmettant ce titre à un tiers;
Oue l'on ~oll ii e nt ,rainemenl, de la part, du sy ndic, que
c'esl pal' l'efl'et de l'appel de lond s que l'olJ Il galion de li·
bérer l'action, de condilion nell e qu'elle étaiL, lors de 1.
sou script ion, est devenue déiinili ve, et qu e s'est trouvé engagé personnel1en. enL cel ui qui la délenait nu moment olt
led it appe l de fonds a élé décidé;

Que l'existence de cett e olJligati on, dérivant du principe
écril dans l'article 1845 sllsv isé du Codeci\'i l, n'es Lsoumise
cl au cune condition suspensi ve; qu 'e ll e est pure H sim ple;
Oll e si les stat uls n'ont I IOÎ IlL orÎrin ail'ement th:ê l'époq ue
des versement s, son exécu ti on en est sellltmenL l'elal'Jëe
ju squ'à l'échéance du terme, dont la fixation est aba ndonnée à l'appl'éc ialion du Consei l d'ad min ist ration ;

Que s i l'on reconnai ssait à rappel de ronds la signi11caion el la parlée que lui attribue le sy ndic, ce ~erait&gt; au
gra nd p:'éj udice dn marché publi c, déniel' aux actions au
t

(1) Décision cO lllraÏl'e, ce l'ec . 1889.1. 315,

..

-

.~

�( I? i )

l 1?5 )

porLeur des SociéLes donL les slaLu ls bxenL les é poques de
libér31ion , Ie caracli:I'cJe llisponilli l iL é, qui pOllrLanl esi de
leUl'essence, aussi bien lJue po u\' les aclions dont la IibéraLion, dans le s il e nce des sLalu Ls, d uiL è lre décidée pal' le

Conseil d'aJministl'a tiotl ;
Admettant au surplu s, su\' ce point, les mo tifs des premiers juges, en ce qu 'il n'o nt ri ell de con traire ù ceux qui
précèdenL;
Qu 'il s'agit maint enant de l'eC hèl'chel' si Pin el , en saqualilé de l'e présen Lanl de la Sociélé ,a l 'obliga llOn de pl'OUVel',

so us pein e de succomber clans sa demanùe, qu e l'intimé
étai t bien , au moment de l'ass ignation, réellement détell -

lenteur dps acliollS il raiso n desl}uelles il est p('l11'S uivi , ou
si ce n'es t 'Pas au co ntraire à celui-ci, étant till e fois prou,tée sa (Jualilé d'associé à un e époqu e antérieu re) à ét ablir,
pal' lous les moyens Je Ilro i L, la perle de celL e qualiLé pal'
unealiénalion fél'iellseell'cgnlière,e11'ectlire a\'antla mise
en dem eure, et par ('('la même sa libéra tion de l'ob li ga tion
qui est poul'snl\'i e contre lui ;
Considéranl qll'il imporL e ci e l'ap pe ler , louL d'abord, que

tout associé,sollscript ell l' origi naire ou acquéreur d'actions

J

est obligé, aux lel'm es de l'arti cle 18!15, déjà l'a ppelé, à la

libél'ation entièl'e de ces aclions ;
Que, saul la se ul e dillérence ec ri le dans l'arli cle 3 cie la
loidu 2.\ juilie L 1867 , CJui lI e pe rm el pas a u so uscr ipl eurcle
s'aITI'uncbil' de cette obligation avant l'ex pirati on de deux

années, il s sont l'u n et l'autl'e placés sur la même li gne pnr
le droit commun eL la lo i de 1867 ;
Qu e, sans e nfr ein d re la règle posée pa l' la j Ul'ispl' ud ence,
en verLu de laqu ell e il n 'exisle aucun li en de droil e nlre les

lérielll'C à l'assigna tioll, el pal' sllil e l'ex islence de l'obligali on dont il demand e l'exéc uti on, c'esL il celui qui prétend

:\\'oir perdu ceUe quulité, eten même lempsson oLligation,
J 'en rapporl er la preul' e dans les lormes dedrolL;
Que l'oul o il' asservil' la Société a il son représe ntant à

prouver qu'un anci en détent eul' d'actions l'est encore au
moment exact oü sa demande en libération es~ intentée, ce
se l'ai~ meL~re à. sa cha rge Ilne preuve impossibl e et réduire
il néanL l'obEgaLiun inlposée pal' l'arLi cle 1845 du Code

civi l ;
Que , !;ans doute, à raison même du caractère fugitif de
certai ll s modes de Ll'unsmi ssion cles actions au parleur, il
pouna êLre parfois diflki !e à un délenLeur ancien de l'apporter la preuve de J'a liénation qrhl pourra invoquer J mais
celle difllcult é ne sam'ai t l'affranchi "J a priori, d'une
pl'eu ve que la raiso n et la loi mettent à sa chal'ge;
Que les Td bunau x, pour apprécier les preuves ou prcsomp lionsde li bél'ation illvoflu ées J auront à tenir comp le,
dan s leu r prudence, des circon SLances lal'ol'a bl es dans lesqu ell es pourront se lrouver les délendeurs à la deman J e
princ ipal e, et s pécial ement du Lemps pili s ou moins long
qui se sera écou lé depuis l'cpoque il laq uell e remonlera
l'ex is tencej ustiUée de lem fJu31il é d'associé; mais qu'il se-

rail contraire;\ la raison et aux règles de clroi! ci-dessus
l'ap pelées, cie présumer qu ' un ancien délenle ur d'actions au
pOl'lelir s'en est dessaisi, par ce la seul qu'elles sont transmis:::.ibl es mème cie la main à la main ;

Considérant, ces principes étant poses, qu'il s'agit d'en
fail'e l'applica ti on il la cause;
Considérant qu e s'il esl justilie pal' l'appe lan Lqu e 'l'er-

détenleurs successifs (r acli ons au pOrlen r, il est l'at ionnel

meuf était propriétai l'e des actions dont la libél'ation lui

eL confo rm e au prin cil le posé da ns l'a r licle 13 15 du Code
c il' il, de décider qll e le repl'ésenlant de la Sociélé aya lll
proul'é J'exi slence de la q u alité d'associé à un e époque an-

est demandée au commencement de l'année 1882, cel ui- ci

prouve, ainsi' qu e le reco nnaît au surp lus le synd ic luim ême, avo it' aliéné ces acL ions dès les 2,3 el 4 mai 188Z,

•

�( 126 )

( 127 .t

pal' l'interm édiaü'e du Comptoir finan cie r et industriel,
c'est-à-dil'eà une époq ue bien antérieure à l'assignation ;

détent e ur des ac tions nu porteu r ùont la libération est ré cla mée;

Qu'il y a li eu, dès lors,de déboute r ledit sy ndic de toules
ses dema ndes, fin s e t conclusions de ce che f;
Qu'il y a lieu éga lement de confirm er la décision des pre-

Cunfi rm e, avec amende eL.dépens.

Du 23juiLlet 1889, M, l'ÉnmEn, l "~ prés,

Cou L'de l'aris ( 1" Ch ,) -

Prés
"

miel'R juges en ce qu 'il::; ont déclaré n 'y ava iL' lieu à statu el'

sur la demande en gara.n tie inten tée pal' Tel'm euf co ntl'e
Moyse, agent de change, et de lai sser à la ch~rgc de l'a pl,elaut prin ci pa l les fl'ais de son appel e t ceux de l'appel
évent ue l, rendu nécessai r e par les concl usions de la de-

ma!}de principale

F A I LLI1' E. -

Soc IÉT rL -

Plt nlODE DE: LIQUIDATION AMIABLE.

AVANCES . -

PRIVILKCE.

L e p ,'ivilè9,~ établi par l'article 2 101, pal'al)"aphe 1", du

~

le deuxième point, rela ti f à la quest ion des dividendes :
SUI'

Considérant q u'aux te rm es des a rli cles 10 et 45 de la loi
du 24 juillet 1887, deux conditions son t posées pa l' la loi
pour qu'il y ail lI eu à r esli tulion de diviùendes di strib ues;
Qu 'il faut: \ . qu e la di s tri bution ait ell lieu en l'ab ,
sence rte toul in venta ire; 2° qu e les divirlen deg soient ficUfs,
c'est- à- di re non jus tifi és pal' des bénéftces certains et
réalisés ;
Cunsidérant qu 'en ad m ettant CJ ue les éta ls m e ns uel. visés
pal' les premi ers j uges n'aien t pas, dans le sen s de la loi de
1867, les caractères de l'i n ven ta ire exigé en parei l cas, il
n'est pas suffi samme nt ju stifi é, en )'aiSO Il des fa its, c il'~on­
lan ces el docume nts analysés dans le jugèmenl dont est
appel. CJue les dividendes dont le syndic demande nt la restitutio n , aie nt le caract ère de dividendes fi ctifs;
Qu'il r a lieu de confirmer SUI' ce second point la décis ion
des premie rs ju ges ;

Par ces motHs, et sans adopter ce llX des premiers juges,
en ce qll'i ls ont déc laré, impl icit ement LO'Jt au moin s, que
Pin el "'-qualités é tait obligé cl e ral' porter la preuve que
l' intimé était, au moment de l'introù uction de la demande,

•

Co~e Cl'V'l. / , POIt?' les (l'ais de iltstice, s'étend â: to us les
(ra ts (aits dan s l'ùl tél'ét commun d es cl'éanciers, pOli?'
la conse1'valion 1 La LiqU Ida tion el la 1'ealisation des
biens du déb~'te HJ'.

Et spécialem en t, aux avances (aites au liquidateur d'une
Société, pou1' Les besoins de la liquidation amiable qU'i a
p,'écédé sa d éclam/ion de faill-ile,
( S YNDIC DES BnA SS ERIE S AUSTRo- FnANçAlSE S
CON'rHE RAV EROT).

ARnJ~T.

LA Cou n,
S UI'

le m Ol'en uniqu e ti ré de la violalion des arti cles

209', et 2 101 du Code civil , et 7 de la loi du 20 av ril \8 fO,
en ce qu e l'arl'êt a décidé qu e les avances fait es pal' llll
banquier, au Co urs de la pél'iode de liq uidat ion qu i a
p l'é(' êd~ la faillit e, devai ent ètl'e l'embotll'st&gt;es pal' pl'éférence
aux cl'éan ciers antél'Ïell1'3 Ù cell e pér iode à titre de dépenses
de liLJuidation et comme l'rpl'é:5entant de,; avan ces faites à
!a masse des cl'éanc iel's eux-mè mes;

Attendu qu e le pl'ivitège étaLli pal' l'al'Iicle 2101, para g ra phe 1"', du Code ci"il , pOUl' les frai s-de just ice, s'étend à

�( 1?8 )

( 129 )
l ion l'ar tic"liè,'e
·
· po"" l'as8emblée ap!,el'ee {~~ s1a t uer SU?'
1eU1' ma d 'l, ficabo n, celle composition n' t
. 1 eX'l,gée
.
,
es potn
pour l assemblée qui
,'évoQue
les
ad",
'·
.
1
1
.
:l
uns "a eU1'S et û.
wffit q" eUe ,'éunl8se L~s condilions de ,'é9ula,'ité
ne
assemblée 9éné,'ale O1'd",ai,.e.

tous les Irais faits dans l'inté,'è t commun des créanciers
pour la conservation, la liquiùation et la réalisat ion des
biens du débite ur ;

D'où il sni t qu 'en déclaran t que ces avances devai ent etrc
considé,'ées com me dépenses de liquida tion , et en ord onnant que la rréance qui en rés ul te serait admi se au passir
de la faillit e pour être payée par pré fé,'ence aux créances
antérie ures à la mise e n liq u ida tion de la Société, l'alTét
atlaqué, don t la décision est m oti\'ée par les décla,'ations
qu'i l con tient Slll' le ca ractère e t l'ohj e, de ladit e créance,
n 'a violé aucun des a rti cles visés pa r le pourvo i ct n'a fait
qu' un e juste applicat ion de l'arti cle 2 10 l ,paragraphe l'',du
Code civ il ;
].Iar ces motifs,

IteJette.

d'II

1

Att.endu qu'il résult e de l'arrê t attaqué qu 'a près que la
Société des Brasse ries austro- françaises a été dissoute et
mise en liquidation , Ilave rot a fait au liquidat elll'. et pou,'
les besoins de la l iquidation,des ava uces su r lesqu ellesulle
somm e de 13,982 f ,' b5 c, lui restait ùu e au jour où ladite
Société a étti déclarée en laillite ;

(SOCIETE

ANONYME DES

Gi: N I~ nATE. un s A VAPOIUSATION

I NSTANTAN I~E) .

Le Tribu na l,
Sur la demande de Sec l'élan et canso,'ts :
Attendu que les demand e u,'s exposenl que Avezard fils
agissant au nom et co mme commissail'e de la Société ano~
nym e des Généra teUl's à vaporisation instantanée, aurait
convoqué en assemblée gé né,'a le extraordinaire conformém e nt il l'article 33 de la loi du 2', jui llet '1867: les actionna u'es de cette Société avec l'ordre du jour suivant:
"HapporL d u commissaire sur la situation du Conseil d'admi ni str~lion , SUl' les obstacles apportés il la bonne gestion
des arra u'es sO,ma les; décision il prendre en conséquence et
n0l111naLiOll , SII y a lœu, de nou veaux admi nisLI'ateul's» ,.

D I&lt; 1" av,·il l S90. - Cour de cassation ( Ch. des req.) Pré8 ., M. IlIlDAnnrocs. - P I., M. Hemy D EFEnT.

Attendu, d'après les dema ndeurs, qu e les réso lutions
p,'ises il cette assemblée l'a uraient été irréguli èrement:
1 Avezard fi ls ayant outrepassé sOll111 andat ; 2" Passemblée
0

SOCIÉTÉ

Al"Or-i:YME.

STATüTS. -

-

ADM INISTRATEU RS

HÉ\'OCATIOl'\'. -

NOi\L\IÉS

PAR

L1:S

ASSE;,\IBLEE QIIOI"t\InE.

L a "évocation des p1 'emiel's adminùt/'aleu1's cl'une Société
anonyme, 100'squ'ils ont été nommés par les statuts) ne
sau1'ait étl'e co'nsidé1'ée comme une modification all,/'

slalu/s .
En conséquence, l(j)'sque les slatuts e~f'?'gent une composi·

générale n'é tant pas composée d'U ll nombre d'actionnaires
re présentan t, conformément aux s tatut s, les trois quarts

du capilal social;
Attendu qu'il y a lieu d'exa miner successivement ces
deux c hefs;
Sur le prem ie l' m oyen:
ALte nd u qu 'a ux termes de l' ..'ticlo 33, les com missa ires
peuvent toujOUl'S, en cas d ' lll'g~n ceJ convoquer l'assemblée

2' P. -

1890 .

0

�( 130 )

générale et qu' il appartient aux 'l'dbunaux seuls d'apprécier si, dans l"espèce, il y avait ou non urgence;
Attendu que s'i l ya lieu de s'étonner qu'avant de procéder à la convoca tion, Avezard fi ls n'ait ,as mis en de,
meure le Conseil d'admilllstration, qui eùt pu ne pas s'y
r efuse!', de convoquer une assemblée générale, il ne saurait
être m éconnu que les d iffic uliés dans lesqu ell es se débattait la Société, qu e les dissensious auxq uelles était en
proie le Conseil , autorisaient Avezard J:ils à procéder à une
convocatio n ;

Sur le deuxième moyen :
Atlendu qn'à la barre Larsonneau et consol'ts ont reconnu que c'éta it bien llne assemblée ex traordinaire qu' il
y al'ait lie u ùe co nv oquer, l'assemblée devant toutefois
être constituée dans les conditions de l 'article 3 1 de la loi
du 24 juillet 1867, lequel prévoit q ue, pour être valable,
ment tenues, les assemblées do ivent comprendre un nombre d'actio nnaires repr ésentant au moi us la moitié du capilal social ;
Qu'ils se bornent à sou ten ir que l'assemblée du l 4 décembre était régu lièrement constituée et aurait délibéré
va lablement, le nom b re d'actionnaires représentant en fait
la moitié du capital ;
Attendu, sans qu'i l y ait lieu de recbercher si, daus le
sil ence des statuts, une assemblée générale convoquée
afin de nommer un nouveau Conseil d'admilllstration, l'en tre ou non dans les assemblées dont les majorités ont été
prév ues il l'ar ticle 3 1 de la loi, i l est constant que les statuts de la Société des Générateurs à vaporisation inst.ntanêe ont créé un e sit uation partic ulière an premier Con-

sei l ù'administl'at ion de celle Société;
QU'II Y est di t, al, tiole l 8: « Les premi el's ad ministra« teurs &lt;jlli ,e ront nommés pal' l'assemb lée général e cons-

( 131 )
(t ti tuLi ve d ~ la SOC~é Lé conse!' \'el'ont telles. fonctions pen« dan~ les. SiX, premlères ann es, el c'est seu lement à partir
« de 1 expll'atlO n de leurs fo nctions Clue commence à fonc« tlOnnel' le renouve llement ci-d essus prévu ») ;

Atlendu que l'on ne salirait contester que Secrétan et
consort s, qUI ont été nommés admin istrateurs seul ement
e n 1888, tenaien t lelll's pou voirs pour un e d urée déterminée pa l' l es sta tut s eux-mêmes',
Attendu, d'a utl'e part, qu e j'article 37 des mêmes statuts
prescrit qu e lorsq ue l'assemblée Iténérale ama à statuer SUI'
des modifications addi tionnelles a ux sta tuts, ell e ne sera
l'égu 1ièl'emcnt constituée et ne dél ibèrera valab lement
qu'autant qu 'elle sera composée d'un nomb re d'actionnai l'es représentant au moins les lrois quarts du capita l
social ;

Attendu que si les admi nistrateurs d' un e Société sout
révocab les ad nutum, ils ne peuvent J'être que pa r des ma-

jorités prévues au pacte social ; que le rapprochement des
articl es 18 et 37 a fixé pour la oomposition des assemblées
le chiffre nécessa ire, dans l'espèce, aux trois qUal'ts des
ac tions de la Société;
Qu'il n'est pas con testé que l'A ssembl ée du 14 décembl'e
représentait moin s des tl'ois qua rts; qu'elle n'é tait don c
pas en nombre suffisa nt pour déli bérer;
Qu 'il y a lieu, en conséquence, de déclarer nulle l'assem blée et la délibération qui en a été la suite;
Sur la dema nde reconventionnelle de Lal'sonneau et consorts:
Attendu que de ce qu i vient d'étre dit SUl' la demande
principale, il ressort que celte demande ne saura it être
accueitlie;

�( 132 )

( 133 )
rit é même des in térêts en gagés dans un e Société que

Déclare nu lle e L de n ul eO'eL la convocaLion des ac tionnaires en assemblée ext,l'aordinail'e fai te ponr le 14 décem bre 1889 ;
En conséquence, décla re nu lles e L de nul efTet ladite
assemb lée générale e t les délibérations prises dans ladite
assem blée;
Déclare Larson neaLl et consOl'Ls mal fondés en leUl' dem ande re conven tion nell e, les en débouLe et les condamne
aux dépens,
Dt&lt; 9f anviel' 1890 ,- Tribunal de commerce de la Seine,
Appel.
ARR t T.

LA COU R,
Considérant q Ll'à défaut d'appel inciden t, la seu le question déférée par l'a ppel principal à l'a ppréc iation de la
Cour, e5t celle de savoit' si l'assem blée générale du 14 déc~mbre 1889, da ns laqu ell e a été pl'ononcée la révocatio n
ries premie rs adm inistra teurs de la Société ano nyme des
Génét'ateu l's à vapo r'Îsation i nstantanée, aurait dù être
composée, po ur êtl'e régulièl'em ent constituée et délibérer
valablement, d' un nom b re d'acl,ion na il'es représen tant les
trois qu a rts au m oins du cap ital soc ial, conformément à
J'article 37 des slatuts, ou s i} au contraire, la représentation du qu art seu lement du capital n 'éta it pas su ffisa nte,
en conformité des dispositions de l'ar ticle?9 de la loi du
24 juillet 1867 e t de l'arti cle 35 des sta tu ts de ladi te Société;
Considéran t q u'il im porte de rap peler tou t d'abo rd qu'aux
termes de l'article 22 de la loi d u 24 j uillet 1867 rapproché
de l'article 4'2 de la m ême loi, la révocab ili té des ad ministrate urs d' une Socié Lé anon yme est une règle esseutielle et
d'ordre pu blic ;

le

d ro~: .~e

révoca lion

cO~l fét'é

aux act ionnai res le u;' soit

consen. e ln Lacl) eL qu e 1 exercice
Il'ell s0 1' t en aucun cac:
.
resLl'cmt ou para lysé;

1

k'

Oue c'est dans cette pensée que l'article 29 de la loi du
24 JU il let t 867 susv isé, qU I Slléci fi e les conditions générales
de regulanté de la co nsti t. ution des assembl ées générales el
de I ~ valtdlté d ~ leurs délibérat ions, n '" poin t ex igé,comme
pOUt les cas pr év us a ux deux a l'licles qlli su iven t qu e
l 'ass~mblée appel ée il stalu er sm la ré vocation de~ admUllslraleu l'S solt composée d'u n nombre d'actionnaires

r eprésentant la m oit ié au moins du capital social, mais
seulement le q uar t de ce capila l ;

. Qu'il y a lieu maintenant d'exam iner si comm e le 50 tiennent les in tim és, l'a r ticle 37 des sta t:lts de la Soci~é
al10n l'me des Gén éra t e~.l's à ,~apo l'i saLion instantanée a apporté.. en adme tt ant qu JI plllsse en êt re ainsi, u ne dérogattO n a la règld posée da ns l'article?9 de la loi précilée;
C01:s i~ érant qu e cet al'ticle 37 des statuts dispose q ue, lorsq~, e

1 as_emblee générale est appelée pal' le conSdi l d'ad mià d~ libé l'e r SUl' l'opportu nité d'augmenter ou de
r edull'e le capltal social, SU I' les tl'ailés de réun ion Ou de
fu slOn, pa r tielle ou tota le avec d'au tres compagnies ou pro ·
p l'Je. I ~Il·es d'il~dust, ri e similaire, SUt' des modifications ou
addi tions aux ,Iatu ts de la Société, elle est qualifiée d'asn~ slr~ tlOn

se m b ~ ée générale ex lraord ina ire, et elle n'esL l'égu lièrement

const tl.u ée et, ne délibèl'e va lableme nt qu'autant qu'elle est
d',u n nombl'p. d'actionna i t'es représentant au
m OlllS les (l'OIS qual'ts du cap ita l social ;
con~posée

Considél'ant que de toule évide nce celle disposition statutai re n'a poi nt eu pour bu l ni pOUl' objet de l'érrlementer
la composition de l'assemblée géné rale appelée il :xercel' le
d t'oit de l'évocation des (lrlminisll'ateul's; qu'ell e n'exige la
présence d'lin nombre d'actionnaires représentant les trois

Que des raisons de hau le moralité exigen t, pour la sécu-

,

~

-

-

.~

�( 134 )

( 135 )

quar ts au moins du oapita l social, que daus le cas où l'assemblée générale est convoquée à l'effe t de dé li bérer SUI' les
questions qu'elle a li mitativement déter min ées;

l'al e dél ibère va labl em en t IOl'squ o les acl ionn a ires l'eprésent ent au moins le qu art du capital soc ial ;

Que les il,timés soutiennent, il est vrai, qu 'aux termes du
derni er parag raph e de l'a rti cle 18 des s ta tuts, les premiers
administrateurs nommés pal' l'assemblée générale constitutive, dev an t conserver leurs fonctions pendant les six
premières années, la l'é vocat ion de ces adminis trate""s
pendant cette période de temps entraine nécessairem ent la
modification de cette d isposition statu taire, et tombe, ilU
point de vue de la composition de l'assemblée qui prononce
cette révocation , SOltS l'app licatio n d~ la règle éorit e d~ns
l'article 37 ;

teul's a ya nt été nommés plll'emcn t et s impl ement ell l'emplacem e nt des premi ers, le roul em ent prév u dans les pl'em ie rs pal'agraph es de l'artir,le 18 pOUl' le l'enouvell ement
des admini s tratenl'S, soit PaT' voi e de tirage au sort, soiL par

Mais consiMrant que cette disposition transitoire ~e l'article '18 des s tatuts doi t être entendu e en ce sens qu e les
premiers admi nistrat eurs ne seront ma intenus en fon cliQlls
pendant les six premières ann ées qu'autant qu 'ils n 'amont
pas été frappés de l'évoca tion ;
Que, s 'il en é ta it autrement, il eùt été possible de paral yse r et d'annihiler le droit essent iel de r évocation des administrateurs, en insérant dans l'article 37 des statuts,
comme co ndi tion de la r égularité de la constitution de
l'assemblée gé nérale appelée à s tatu er S UI' des modifications

ou additions aux statut s , l'obligatioD, pOUl' les actionnaires
composant cet te assembl ée, de r eprésente r non se ul ement
les trois quarts du capita l social , mais un e proportio n beaucoup plu s consid érabl e se l'approchant sens iblement de
l'intégrali té m ême de ce ca pital;
Considérant, dès lors, que, l'assembl ée générale appelée
à statuer sur la l'évocation des adminis trateurs n 'ay an t été
spécia lem ent r~g l em entée, au point de vue de sa composition , par aucune dispos ition des statnt s de la Société, il Ya
lieu de fa ire application à la cau se de l'ar ti cle 35 de ces
statuts, qui, en principe, disposent que l'assembl ée géné-

Considérant, au surplu s, qu e, les

n OUV C3U"\

adm ini stra-

rang d'an cienn eté, pourra toujoul's avoir lie]], co mm e en
cas de décès ou de démi ssion, con rormément aux pré\rÎsons
des s tat ut s;

Considérant enun qu ' il n'l'a poin t lieu de s'al'rêter au
motif r etenu ra l' Ies premier j uges et tiré de oe qu e l'assembl ée d u 14 décem b l'e a lll'ai t ét é q u aliuee d'assemblée
gé nérale ext raor dina il'e, cette a ppell ati on n'ayan t été donnée à la ,'éun io n qu e pal' opposition il la dénomin ation

attr ibuée a :"H assemblées qui doi ,-ent se réunît' ordina ireme n t e t péri od iq uemeut chaqu e année, ap pella tion po uvant, au surplu s, convenir à Ioul e réunion cOll voquée eu
dehors des époques réglementaires eL ayant à statu er
SUI' des qu esti ons tout au tr es q ue celles prévues dans l'article 37 ;
Pal' ces motifs,

Emendant et réformanl,
Dit qu e la l'évocation des premiers admi nistratelll's e t
l'élection des nou veallX da ns les conditi ons oü ell es on t é té

effectuées, ne sont point une modificatio n aux statu ts de la
Société;
Inte rprétant lesdi ts s tat ut s, di t qu e la composition des
assemblées génél'ales prévues pal' l"ar ti cle 3ï et deva nt réunir les trois qu art s du capil al social n es t point appli cable
1

1

au cas de revocation des ad minislmleurs ;
Déclare, en conséquence, que l'assemblée générale du 14.
décemhre t889 , com posee de di x-neu f act,ionn aires repl'é-

�( 136 )

( 137 )

sentant 1,706 actions s ur 3,000,a é lé va lablem ent constituée
e t a régulièr em ent prono ncé la r évocation de SeCt'élan et
consorts en le Llr q ua li té de p remiers ad m i nistratelll's ;
Condamne les i n tim és à r em ettr e au n ouvea u Conseil
d'administr at ion , dans les ving t-qu atre h eures de la signification du pr ésen t arrêt, les loca ux, la caisse, les li vres, la
ge,tion et tOLI tes au tres choses d' usage e n pareil cas;
El considérant qu e les appelant s ne j ustillen t d'aLlcu n
préj udice épro u vé;
Rejette leur dema nde en dom m ages- intérê ts;
Condam ne en outre les int i més aux dépens de première
instance et d'appel ;
Ordonne la res tit ution de l'amende consignée;
Rejette, pal' les memes motifs, toutes autres conclusions
des part ies,

Du 6 ma"s 1890, - COtH' de Pari s (l" Ch,) M, PERn'1ER, 1" prés , - Pl" MM, Dupuy et HUARD,

ExPERTISE . -

VENDEUR

nECHARGÉ . -

L'e:r:pfJ1'lise

"&lt;1'

ET ACHETEUR .

-

P"é. "

VOITUlUER

NO:\ llNAT I O:S sun REQUÈTE. -

NON

VALIDlTt: .

,'egt/éle O1'ga nisée pal' l'aI'licle 106 du

Code de comme1'ce, ,'elalivement

(lUX

objets !1'anspor-

tés, esl ,'égt/lièremenl (aile el doit él/'I: considérée
comme valable tanl que le voil",'ie,' ,,'est pas déchargé,
E! aIO'rs

m~me

qu'une installce est pendante ent1'e te veu -

deur e:cpédileU1' el t'acheleur destinalaire,
Spécialement, lorsque, Sll 1' le "efus du destinataire, la
mm'chand;'e a été relourllée ci /'e:r:l'édi/w,' qui a ,'e(usé

d 'incomp étence, et qu'enfin, pendant ces r etards, l'expédi{ew' a (ail nomme,. lin expm't Sm' 1'equéte, con(ormém,enl ci l'ar·ticle 106, pOlO' vé1'ifiel' la marchandise ,'estée aux mai ns dH b'ansl'01'{ew',- cetfe e:r:pm'tise doit élre
considérée comme ayant une au{o1'ité légale et les juges
peuvent y p uise,. les éléments lwÎ1Jcipa1I.'C de leu1' décision entl'e le vendew' et l'ache!e",' (1).
(QUERR01' CON 'fRIl

LE

T AC),

ll n no ve mb l'e 1887, un marché a CLé concl u en tl'e
Mo Que rrot eL M, le Tac , ayant pOUl' objet un e certaine
qu antité de po mmes reinettes, que Le Tac s'engageait à
li vrel' à QUel'rot, de Pont-Audem er à Houen, sur wagons)
m oyen nant un pl'ix détel'miné, Un pl'emier wagon de pomm es a élé expédié au commencement de décembre 1887 à
Querl'ot, q ui en a pri s livraison, Le 11 décemhre, un second
wagon a été expédié; mais, sur le rerus de QueLTot d'en
pren dre livraison , sous prétexte de mauvais étaL de la marchand ise et de non-ronfol'mité aux conditions du marche,
le wago n a élé retou l' né il Pont-,iudemer par la Compagnie
d u chemi n de fel',
Le 30 décembl'e 1887, Le Tac a cité Querrot devant le
Tri bun a l de com mer ce de Pont-Audemer en paiement de
907 fI' , 80 c" montant du prix du premier wagon reçu et
im payé; de 968lt', 1,0 c" montant du prix du second wa-

gon refusé, et en résiliation du sUJ'p lus du mal'cllé, avec
2,000 li'. de dom m ages-intérêts , A l'audience du 5 janvier
1 88~, Querrot a opposé il la demande l'incompétence du
Tribuna l de Pont-Audemel',
Le 6 janvier 1888, Le Tac a so llicité et obtellu , SUt' l'Cq uête présentée il hl, le Pl'ésident d u 'l'ribt/nal de com-

de la ,'ep,'end,'e, - que re,l'pédile",' a cilé le deslill aiaù'e d ev ant son propre T r'i bu"al, -

qlle ce de1'1lie1'

o an'été la marche dl&lt; lil;ge pa&gt;' un déclinaloi,'e

(1) Voy. en sens contraire ce l'CC. I SSG. l, 135 et les précédents
cités en note.

�( 138 )
merce de Pont -A udem el', co nfo r m émen t il l'article 106 du
Code de com m er ce , la nom in a ti on d'u n exper t chargé de
cons tater la na tu re e t l'élat des marchan dises l'estées en
soum'ance en gare de Pon t- Au dem c l'. L'exper t a procédé à
t'expertise, et les march andises on t depuis é té " endu es, il
la requ ê te de la Compagnie d u ch em in d e fer,poUl' en éviter
le dé périssem en t, a ux r isqu es e t péri ls de qu i de dl'oit.
Cependan t, l'ins tan ce pendante en tr e Le Tac e t Quel'I'ot
s'est s ui vie; Qu el'l'o t a r enoncé à so n exce ption d' in compé.
tence, et, le 14 jan vier 1888, ·le Tl'ibun al de Pon t·Audemel'
a rendu u n j ugem e nt par leq uel , se fonda nt S Ul' les co nstatat io ns de l'ex pert comm is :e G du m ême m ois à la reqn ête
1e Le Tac, e t Sll r les a utres doc um ents de la ca use, ilreconnais~a i t qu e les m arc handises o lTel'tes ;\ Qllen ot étaien t

loyales eLmarchandes, conformes au x con ven Lions, CI. conda mnait, en co nséqu ence, ledit Querrot à payer les SOlT[mes
il lui r éclamées, en prononçant éga le m en t à ses torts la
résiliation du surp lus du marché, avec dommages- intérêts,
Voi ci un extrait d u ju ge m ent, r ela tif à l'expert ise :
Le Tri bun a l,
Att endu qu)un second wagon se trouvant repol'I é en gare
de Pont-Audem er , à la da te d u 6 de ce m ois, une ordonna nce de M, le pI'ésid en t de ce T ri b un al nomm ait N. lIa ron
séq ues tre de te wago n , e t M, Ho ussaye expe rt , afin de co ns·
tate r la nat ure de ma rch and ises y con te n ues, la qua lité el
c:onsistance d'icell es, notam m en t au m omen t de l'expéditi on, et b i do n nait pour mission de s'en toure r de tous les
re nseignemenls pour dJ'es..:;el' son ra pport ;

At te nd u qu 'apries a \'o il' prêté serm ent deva n t l' un de,
me m hres de ce Tri buna l, l'exJlPrt a procédé il l'expel·t iseà
laq uelle les pa l'ties en cause étaient représen tées;
Attendu q u'il résu lte d u l'appor t de cet exper t que la
marcha ndise l ivrée éta it de bo n ne qu a lité, loyal e etmar-

( 139 )
chan de , et qu 'ap rès l'enseign ements pris l'expert décl are
q u'ell e était supérieure il cell e de l'éc hantillon remis pal'
M, Le Tac il QUel'mt;
Atten d u q ue les pl'Ocès· verbau x de co nstat qu i ont été
fai ts, l'ont été à la r eqll ête de Querrot et en préRe nce de
témoins de son choix; qu'au contraire, l'expert nomm é pal'

ord on na nce a été ch ois i par le mag ist... t et fi opéré après
serm en t préa lablem entprêlé; q ue l' hono rabi lité dud it expe rt e t les forma lités qui ont entouré celle expertise sont
po ur le 'l' l' ibu na l des bases séri euses d'appréciation ;
Attend u qu 'e n présence du r ef us de Quel'l'ot de r econnailre la compétence de ce Trib una l à l'audi ell ce du 5 jan vier, et qu'en présence éga lement de la détél'Îol'ation rapide
des fr uit s, q ui ont dù êt re vend us il la requê te de la Compagn ie des ch em ins de fe r d'O d éons il Chù lons, la mesu re
pr ise pal' le Tri bu na l pour en constater la na ture était plus
qu e justifi ée, etc,
Ap pel pal' M. Quer ro t qui a conclu notamment il ce qu' il
plùt ù la Cou r : d ire inopposabl e et n u ll e l'expert ise confiée
à un se u l ex pert pal' ordo n na nce d u préside nt d u Tribu na l
de comm erce de Po n t-A ud em er, d u 6 ja m' ier 1888.
Mais la Conr de Houen a, pal' a rrét en date du li m ars

1888, conUrm é la décisi on des premiers juges pa l' ado ption
de m oti fs, et en y ajou tan t notamm ent les cons idérants
s ui va nts:
Att end u , en ce q ui concern e l'expertise, qu 'ell e es t régulière en la form e; q u' il a été procédé ai nsi que l'a perm is
la rés istance de Querrol, sans que celui -ci puisse tirer arg um ent d'i mpossibilit és relatives créées pUI' son mauva is
" oul oi r, et qui , d'ai lt en l's, n 'OllL rien O!é à 1'€'I'l'emenL ordonn é el exécllté de sa précision cL de son autol'Îlé, 'Pa l'

suit e des aut res co nstatations el, l'enseignemenl5 cherchèB
el obten us1 eLc.

�( 140 )

( tH )

POl\1'voi en cassation pal' 0uerrot, pour violation des
articles 302 et 4~9 du Code de procédure, et des règles en
matièl'l' d'expertise, et fa usse application de l'article 106
du Code de comm erce, en ce que l'arrêt attaqué a basé sa
décision sur une expert,ise qu i devait ê tre déclarée n ulle
pour avoi r fité incompétemment prescrite par une ordonna nce du présiden t d u Tribunal de commerce, aloro qu'elle
ne pouva it l'être que pal' un j ngemen t de ce Tribunal.

pourvoi, le président du Tribunal de commerce était incom·
pétent 1'ai'ione maleriœ; ceLte incompétence pouvait donc
être relevée en tout état de cause, et le vice d'ordre pnblic
dont l'ordonnance était entachée, n'élait pas susceptible de
sleffacel' par un acquiescement;

Le pour voi soutenait que les expertises en matière commerciale doivent être ordonnées pur le Tr ib un al, conformément à l'article 429 d u Code de procéùul'e, et que, s'il a été
dérogé à cette règle par l'article 106 dll Code de commerce,
cette dérogation doit être limitée a ux contestations qui
naissen t entre le destinataire et le voiturier. Les formalités du droit commuu, disait le pourvoi, do ivent être ob
seI'vées, lorsqu 'il s'agit d'une ex perti se ordonnée sm' un
débat élevé entre le destinataire et l'expéd iteur . Le pourvoi citait il l'appui de celle opinion Alauze t, COllin!. C.
comm., 1. 3, n. 1203, in fine, un arrêt de reje t de la cham·
bre civile du 3 mars J863 ( P. 1863 . 546. - S. 1863. 1. (20),
et plusieurs arrêts de Cours d·appel. Ol' , c'est cette théorie
que QU81"l'ot faisait valoir devant la Cum d'appel, et la
Cour a eu torLd c déclorer régulière une ex pertise ordonnée
pal' le président du Tribunal de co mme l'ce, alors que, la
Compagnie du c hemin de fer étant étra ngère au débat, cette
mesure d 'instruction Il e ponvait ê tre valablement prescrite
que pal' un jugem ent du Tribunal.
Cetle thèse établie, le pourvoi prévoyait des objections
qu i pouvaient lui être faites. D'aiJord, le jugement confirmé
ayant constaté que les parties s'étai ent reprE'sentées à l'ex-

pertise,

ù11

EnllnJ disait le pO llrvoi en terminan t, s'iLest vrai que
les tri bunaux soient autoris.ls il rechercher des renseignemen tg daus un tl'avai l d'expert il'l"ég l~li er, la jurisprudence recon nait cependant que lems declslons sont prlvées
de base juridique, lorsqu'eUes s'appuient principalement
sur une expertise illégalement prescrite, comme c'est le
cas pOUl' l'arrêt atlaqué ( 1).

LA COlin)

.

,

Su r le mo yen unique, pris de la violation des articles ,302
et 4'l9 du Coele de procédure, des regles en matière d expertise, et de la fausse application de l'arti cle 106 du Code
de commerce:
Allendu que l'article 106 du Code de commerceinvestit
le présiden t du Tribunal de commel'ce e t, à son d efa l~:, le
juge de paix, ùu pouvoiL' de fail'~ VéJ'ltiel', .en ca,s de l~f~S
ou de contesta tion P0Lll" la réceptIOn des objets t!anspories,
l'état de ces objets; que celle dis~osition de la , lot rèS\~
ap~licab l e tant que le voiturier 11 est pas déc.11alge, qu

impol'le peu qu'une inslance relalbrc aux conditiOns on ,.\ ~a
'i d"à pendante en tre 1exbonne exécution du marc11é SO I eJ
\ t'
•

,

L • la l'eq uèLe (

!l1

ou.
'é ._
Pédileur et le destinataire, au momen
·
est presentée au pl SI
de vérification des marc 1lan d ls e s ,
ab: uisdent du Tribunal de commerce ou au Juge de p ,p

sel'ait tellter d'obJecter qll e leur assistance im-

pliquait acquiescement et renonciation à se prévaloir de
la nullité de l'expel'tise; el'autre part, peut·être pouvaiton dire qu e cetle nullité é tait couverte pour n'avoir été
proposée que devant le juge d'appel. Thlois, répondait le

, é des fails et des moyens du
( 1) Nous avons emprunté ~et e~pos) G51' on y trouvera a l\ outre
pourvoi , au J':JUrl1al dl~ ~al(Lls, l ~UO, l,'
" n'a ire,
le l'apport de l\l, le consedlel' Dems SUI celte ,\

�( 1&lt;\2 )

( 143 )

(lue l'urgence, qu i est la raison de cette mesure et de celles
qui peuvent en être la su ite, n'en ex isle pas moins, à cause
de l'attenle imposée an voi turier et dn dépérissement pas.
sible des marchandises;

Spécialement, il a pu. ét,'e légitimement con.venu, entre le
9é1'ant d'une Société et le commanditaù'e J qllune police
d'assu,'ance serait raite sur la vie du gérant au rn'ofil

En fait:
Attendu que Querrot avait opposé à la Com pag nie des
chemins de fer d'Orléans à Châ lolls relus de Pl'endre livraison d'un wagon de pommes qu'ell e lui présentait , d'ordre
de Le Tac; que ce derni er ayant, au sujet de ce refus, appelé Querrot devant le Tribunal de com merce de Pont-Audemer, la marche du litige s'était trouvée arrêtée pal' un
déclinatoire de corn pétence; q ue,dans cet état de difficultés,
et la marchandise n'étant toujours pas reçue, on se trou·
vait dans le cas prévu pal' l'article 106 du Code de commerce;
D'où il suit que le président du Tribunal de commerce
de Pont-Audem er a compétemment ordonné la vérification de l'état de la marchandise transportée; qu'il y a été
procédé dans l'inlérêt commun , et que, l'expertise ainsi
faite ayant une autorité légale, la Cour de Rou en a pu y
puiser les élémenls principaux de sa décision;
RejeLle.

Du 26 novembre 1889 . reg.) - Prés., hl . BÉDAnRIDES.

SOCIÉTÉ EN COMMANDITE. -

-

Cour de cassation (C h. des
PI. , hl. /JORET.

ASSURANCE

PROFIT DU COMMANDl'l'AIRE. -

sun

LA VIE DU GBRANT.

GARANTIE . -

VALIDITË .

La garantie acc01~dée à un associé contre toute contribu~
fion aux perles, ne viole pas les dispositions des
a,·ticles 1855 d .. Code civil et 26 du Code de commerce, si elle est rou1~nie, non pa1' un coassocié, m.ais
pm' un tiers.

du, com,mandifaù'e, pOlW garantù' celui-ci du. montanl
de sa commandite, au cas de décés du gérant.

L e bénéfice d'une assumnce su,. la vie, stipulée au p"ofit
d'un li."s, ne (ait poinl partie du pald",oine du slipulm" .
(GALLET CONTnE DOTTA).

Nous avons l'apporté (ce rcC. 1887. 1. 147) l'arrêt rendu
dans ce sens par la r.Ol1r d'A ix le II novembre 1886, intl!'lIl ant un jugement rendu par le Tribunal de Nice le 4. mars
de la même année et rapporté aussi dans ce recueil ( 1887.
2 . .55).

Pou rvoi en cassation.
ARflBT.

AtLendu qu'il résulte de l'arrêt allagué, qu'en execution
d'une clause de l'acle de Société passé ent re Gallet et Dotta,
eL

« pOtt?'

fJa1'antù' GaLLet ou le capital en commandite

« p'o",-le cas de décés de Dalla, associé-gérant &gt;l, ce ~er ­
nier a souscrit à la Compagnie du Phémx un contrat d assurance sur la vie, dont le capital [élait payable à Gallet
lors du décès du souscripteur;
Que Dotta étant décédé, ses héritiers et . l~s liglli~aleurs
de la Société ont, en invoguant les disposllIOOS de 1 article
1855 du Code civil, demandé la nullité de la stlplliatlol~ lIl'
sérée à la police dans l'intél'êt de Gallet, pal' le motif 'lu elle
, ,
1 l'a1I '
ilir de toule contl'laurait pour conséquence (e ( 1 aile
bution aux pertes sociales;
Attendu que cette prétention a été, avec raison, repoussée
pal' l'arrêt attaqué;

�( 144 )

l

1/

,5 )

Altendu, en eflel, d' u ne part, que si la réa lisatIOn de la
candi lion prévue il la police permet il Gallet d'exiger le capilai de l'assurance, la somme apportée pal' l ui n'en est
pas moins conservée pal' les liqu idateurs, et qu'elle r~ste
affectée au paiement des dettes socia les; qne Ga llet ne reprend donc pas sa m ise dans la Société;

L es T ribunau x de comme)'ce sont donc illcon1JJetenls pow'
connaLt1'e des act'i ons en. paienwnt de (Oll1'Hit!l1'es (ailes
ci un nGVi,'e d'3 plaisance .

Attendu, d'au lre paI'l" que la stipul ation d'assLll'ance an
profit de Gall et a é té, il est "l'ai, l'accom plissem en t d'nne
ob ligation qu i ln i ava it é té im posée par le contrat de
Société ; mais que, le bénéfice de cette s tipula ti on, répu té
admis à Ga llet du jou r même de la so uscrip tion de la poIice,n'a faità aucu n moment par tie du patrimoi ne de Dotta ,'
que, par suite, le cap ita l prom is à Gallet pour le remboul'Ser de sa commandi te devait ètre ve rsé, non pal' son
coassocié Dotta, ou par la Société elle·même, mais direclement par u n tiers, c'est· il-dire pal' la Compagnie d'assu-

(DAnnr.Y CONTn8 CRANDALLE).

rances, ce qu i n'est point contraire aux di;;posi lions de
l'arlic le 1855 du Code ci vi l ;

Par ces mOI,ifs, r ejette.

Dit 9 juin 1890 . - Cour de cassation (Ch, civile). P 1'és " hl. MAZEAU, 't H prés.
N. CHAnRINS, 10' av. gén.
(con cl. conL) - Pi" hlhl, LEHMANN, CIIAUFTON et LEFORT,

T IME. -

NAVIGATION MARI-

NAVIfiE DE PLAI SANCE , -

PROPH IETAIRE COMMERÇANT.

Le T ri b u na l de commerce du HaVl'e ava it jugé le COIlt,'ait'e le 18 déce m bre 18Sg dalls les term es suivants :
Atlelld u q ue, par exploit en ùale clu 25 mai dern ier,

Crandall e, chal'pentiel' de nav ires, demeu rant au Havre, a
fait asssigner Darbey fils, entreposilai re, demeuran t il Caen,
mais résida n t au Havre il borù de son yacht ./"pile/', pour
s'en tend re condamner à lui payer la somme de 3,320 ft'.
35 c. pour fournitures et t,'avaux fails à bord dudit yacht;
Attendu qu'en réponse il celle aClion, Darbey oppose un

moyen œincompétence l'alione mal€1'iœ, tiré de ce que le

D'où il suit q u'en statuant ainsi qn'il l'a fait, l'arrêt
allaqué n'a méconnu n i les dispos itio ns cie cet article, ni
celles d'a ncnn autre texte de loi ;

COllPÉTEr-iCE. -

Et il en est ainsi quoùj1.œ le j'J,'op'riétai1'e d e ce navire soit
d'ailleu 1's commeJ'çant.

-

FOUHNI'l'URES . -

DETTE CIVILE .

L "œrmement et femploi d'un navù~e à une navigation de
plaisance ne constituent pas des actes de CO?nl1wl'ce,
alo'l's même que cette navigation a lieu SU 1' mer.

Tribuna l de commerce n'est pas compétent pOtll' connaitre des actio ns i ntentées con lre le prop riélaire d'Lill yacht
cie p laisance, l'armement et la navigation d'un pareil na vire n'ayan t aucun caractère commercia l ;

Que, par suite) il en dédlli~ logiquement un autre moyen
d'incom pétence 1'atione pcrsol/œ résultant de ce que, le
cnl'ac tère comme,'cial de l'acte elam rejelé, la compélence
exceptionnelle de l'arlicle 1120 du Code cie procédlll'e civi le
ne sa u rait recevo ir d'application il la cause, et qu 'il do it
être assigné devan t le Tribunal civil de Caen, li en de son
domici le;
Que le seul point ,\ examiner est donc celui de savoir ~i
l 'i Ileom pélence J'atione 111 atel'ùe i Il\'oq uée pal' le d ê rendel~ l'
est applica ble à la cause, puisque le second moyen est 1'1"
goul'el1sem ent lié à la solution il intervenu' sur lepl'emIer;

2"

l', -

1890,

10

�( 146 )
AlIenùu , à cet égard, qu e ral'li cle 633 ne distingue pas;
qu'ilre pule acte de comm erce le senl fait d'entre pre ndre
une exp~dition maritim e ; qu 'il n'avaiL pas à répuler acte
de commel'ce

Ull

( 147 )

Appel par Barbey .

acte qui , par sa nature, eù Lé lé commer -

cial; qu 'il a donc imprim é à Loute expéd iLion mUl'iLim c un
caractère comm ercial, qu'e ll e l'eùt on non à son OI'igine ;
Que cette volonl é se ul e du législateur sufG t , en deh ors
de, considérations é mises dans un jugem ent de ce Tribu nal , ell dale du 19 mars 1 88~, pOUl' ren dre applicables à la
cause les dispositi ons de la loi comm ercia le, el , par suite,
les prescriptions de l'article 420 précil é ;

Que, les Ll'avau x el fournit ures au yacht J upite1' ayant eu
lie u a u Havre où le paiement deva it être efl'ect ué, le Tribunal de comm erce du Havre e~ 1 compétent ;
Pal' ces motifs,
Le Tribunal,
Statuan t en premier ressor t, vu rarticle 633 du Code de
de cOlllmerce, se déclare corn p,Henl., retie nt la cause e t con ·
damne Barbey a ux dépens de l'in cident ;
Au fond:
Atle ndu que Barbey ne con clut pas au fo nd ; que la demande de Crandall e est j usl ifi ée ; qu'il l'a donc lieu de pro·
noncer défau t fau te de con clure conl re Barbey et d'acco r der à Cran dall e les tins de sa dem and e ;
Pa r ces m otifs,
Le Tribunal,
Slatuant en premi er ressort, prononce défa u t fa ute de
con clure contl'e Bal'bey e t le conda mne à pa ye r à Cra ndall e la somm e de 3,220 ft-. 35 c. forma nt le m on lan t de sa
demande; le conda mne, en ou tre, a ux intérêls de droit el
aux dépens.

Attendu qu e C,'andall e, charpentier db na vires au Havre
a raiL assignet' Barbey fil s, enlrepositaire à Ca~ll d evan ~

le Tribuna t de commerce du Havre, en paieme;1t d'un e
80mm e de 3,320 fI'. 35 C" pOUl' fournitlll'es et travaux fails
il son y acht Jup iter, à bord d uqu el ledit Darbey fils résidait
an Havre ;
Que le Tribunal, repoussant le mo yen d' incompétence
oppose pal' Barbey , a retenu la cause, e t adjugeà Cra ndall e
le bén éfi ce de ses conclu sions, pal' le jugement du 18 décembre 1889, fl'appé d'ap pel ;
Attendu que le 'J'1'ibun al faisan t aux fails de la cause une
fause a pplication de l'arl i('\ e 633 d u Code de commerce, oppose à Ba rbey, comme un principe et un e présomp tion qui
e ntrai nen t e t j ustilient la so lul ion don née a u li tige, qu e la
loi n e distingue pas e l. répute acle de,;ommerce le selll fait
d'en tl'eprenùre u ne expéd ili on maritime, quels Cj u'en pui, sent è tl'e, en réalité, la nature, le carac tère et l'objet;
Attendu qu ' une pa reille in lel'prétation de la loi en me connaU le véritable espri t et le sens jUl'id iqu e :
Qu 'en fait , il es t con stant qu e le yacht de Darbey est un
bà tm en t de plaisa nce cl'éé dans ce b ut, n'ell aya nt été détourn é en au cune circonstance, el étra ll ger aux opéra tions
comme rciales;

Qu ' il fa u t, dès lors, pal' suite, décla rer que les fo urn itures, dont le règlement est pOU l'su ivi, ne constitua ient
que des e ngagem ent de droi t civil ; q ue la qua lité de commerçan t n'y fait pas obstac le; que Ic commel'çant, en eifel,
est fondé à se prévaloir des pl'incipes et des règles du
droit comm un dans l'exel'cÎI..: e de sa vie civile;
Atte ndu que la préso mption légale née de la qualité

�( t48 )

respective de commtwçants des pal'ties ell Ca use ai nsi éca rtée, il Il'Y a l)as davan lage à s'arrêter à une fin de non recevoir opposée à Barbey fit s , parce qu 'il a urai t" en a cceptant une expert,ise ordonnée pal' le Tribuna l, accepté, pal' là
même, la com ~é tellc e du Tri bun al de commerce ;
Attendu que, d'autre part" les protes tations et réserves de
Barbe y fil s auraient an contraire, au besoin, ton jours maintenn son droit; qu e d'antre part, il s'agit d'une i ncompétence ratio ne rnate1'iœ l'
Attendu qu'en cet é tat des faI ts et du droit, i t n' l'a pas
davant age à s'arrêter, ce qui n'est pas, d'aill eul's , m éconnu,
ui a ux moyens déd u its de l'ar ti cle 420 du Gode de procé-

dure civile, ni à une qu es tion d'évoca lÎon pa r le juge
d 'appel ;
Sur les dommages-intérêts conclu s:
Attendu que le préjudice causé n'est ni éta bli, n i jllStifié :

La Cour, corrigeant eL réformant:
Déch arge Barbey fil s des cond amnations portées cOllt,t'e
lui ; dit que le Tri bunal du Havre était. incompétent, et déclare le ju gement n lll ; dit à lort, en con séqu ence, les pOllr S'li tes d'exécut ion prov isoire d uc1iL j ugement, et en ordon ne
main levée; rejett e tou tes autres demand es et concl lls ionR,
et renvoie la cause e t les parti es devant le j uge com pétent
pour ê tre statu é ce qu 'il a ppar tiendra; condam ne Grandalle
en tous les dépens ,
D u 2 av l,il 189 0, - Gou r de Houen U' Ch ,) - P ,'és"
hl , COUVET, - P I" Mol. GOGnE UtL (d u ba r reau dll Havt'e)
pour l'appelant, PAGN Y pOlir l 'intim é,

A SSU RANCE MAnITIM E . -

CORPS. -

D ÉFAUT DE FONDS. -

I NNAYIGAflI l,lTB RELATIVE.

A SSURANCE PAnTIELL I~. -

NON TENU D' ENVOYER SA PART. -

A SSU RÉ

D I~ LAI S~EMENT .

L 'in navioabili lé rel ative rés ulta nt notamment du maltque de (ond s 1'0"" les ,'épal'aliol1s à ( aire, do nne lieu a
d élaissemen t aussi bien que l'innavigabilité absolue .
Et il en est ainsi m.éme au cas d'wle aSSH1'ance (a ite avec
(ranchise d'av m'ies .

Si le navù'e n'est assl/1'é que p atti' ulle pari'ie de sa va·
leur, les aSSm'elt1'S ne peuvent éviter le délaissement,

da ns le cas ci-dessus, el1 o/l'ml/I d'envoye l' des (o l/d.
leu,' pari de "éparaliol/s ,

1'0111'

L'armateu?' n'est , en eflèt, mdlement t enu d e puise ,' dan8
.a (OI'lune de le,,/,e 1'0111' payel' la ]lal'I 9!ti Illi incombe.

Si do nc le capüaine n'ap u "éussù' à conb'actel' un em P}'wlt ct la {J 1'o8se, le J'e/ils que {ait l'al'matew' d'en voyer des (o nds pow' sa part, ne le ,'end pas non ,'ece ~
vable a ( aire déla,: ..eme"t,
(GnENET CONTnE AssunEun s),
Nous avons rapporté dans ce l'ecll ell ( 1889, 2, 143) l'at'I'et
de la COllr de Hen nes du 7 fév ri er 1888 qui le décid ait

ainsi.
POll l'voi en cassa tion pal' les assu reurs.
A RH ~ T,

LA Coun,
Ollï M, le conseiller Rivière en so n l'a pport, l'avocat du

pourv oi en ses observations, 11[, l'avocélL gé néral Chevrier
en ses conclusions;

�( 150 )

( 151 )

SUI' le moyen \lniq\le lil'é de la violation de l'ar ticle 1134
du Code civil e t de la faus e app lication des a rti cles 369 e t
409 du Code LIe com merce;

da ns Jes deux cas il se serait trouvé dans la nécessi té de
pu iser dans sa fortune de terre; que, si l'armateur était
rigou l'eusement obligé de pu iser dans les ressources de son
na vi,'e (de sa fo"tun e floUante), tout ce qu' il pOli l'ait en
tirer pOUl' pourvoir aux réparations chi navire. Ulle pouvait
être te nu au delà;

Attend u que l'impossibilit é pal' l e cap itain e de trouyer,
dans le lieu où il est contraint de l'el&lt;tc he r, l'argent ou le
crédit n écessa ires il la l'épal'ation du navil'e endomma gé pal'

de mer, constitue u n cas dïnnavigabil ité relative
et don ne ouvert ure au délaissement, même dans le cas oü

fOt'Luo e

la fran chise d'a varies est

~t i pu l ée

;

Attend u, en fait, que, pal' police d u 27 novembre J883 ,
l e~ Compagnies demanderesses onLaSSlll'é au sieur Grenel
armateur, la som me de 20,000 fi'. sur le CO l'pS du na v i r~
Ha nno",'e, d'une valeu r agréée de 40,000 fI' , ; que l'assuré
l'estait il découver \ d'une somme de J5,000 fI' , et que l'assurance était faite a'-ec la clause franc de touLes avaries, sauf
cell es do nnant lieu a\l dé laissement; qu 'il la suite d' une
voie d'ea u, le navire relâcha au port de Cem'a ( Brésil ) et
dut, à cause de l'insu ffisa nce des l'essolll'ces de ce port, se
rend re il celqi de J\Iaranhao ; que le chiITre des J'é parations,
su ivant le !levis des experts, s'é le\'a il 20,000 JI', ; qu e le
capitai ne fi t régu li èrement, à :!\fal'anhao, toutes les le nta -.
tives pOlll' se procu rer cet t~ ~o mm e ;\ l'aide d'un empl'llllt ;
qu e res ten tatives ont completem ent échoué; que l'on se
trouvait, dès lors, dans le cas d'innavjgabi lité relative
prévu par la loi, ainsi que par la po lice, et donnant ouvertme au délaissement; que les aSS Ul'ems ont alors oITert
d'envoyer Jes fonds nécessai,'es pOUl' les réparations a u p,'o ·
rata des sommes couycrles pal' chacun d'eux; mais que
l'armateur refu sa d'acce pte,' cette oITt'e ;
Attendu que, pou r j us/iD e" ce refLls, le jugement confirmé déclare que l'oITt'e des assureurs était faite il titre
provisoire, comm e avance, ce qui) en cas d'a cceptation de
la part de l'hssu ré, l'a urai t obli gé Il enYoyer des fond s et
l'eût forcé à compler avec les aSSlll'eUl'S el à régler en avaries lors de l'arrÎ\rée du navire au port de destination ; qu e

Attend u, en eITet, que l'acce pta ti on pal' l'assmé de l'oJlre
des assureurS aUl'aü aggravé sa sitllation v is·à-v is d'eux, nt
am'ait eu pour eITe t de donn er Il ses obligations une plus
gran de é tendue 'Ille celle qui résultait de la loi ou de la
convention;

Que, pal' su ite, (~ n validant dans les circonstances cidessus le délaissem ent du navire Harmonie fait pal' Grenet
à ses assureurs, l'nrrèt attriqu é n'a ni vio lé ni faussement
apfJliqué les textes HlVOqu és ;
Pal' ces motifs,

Rejette le pOlll'vo i,
DI&lt; 16 d éc_m b,'e 1889. req.) - Prés., nr. BIOD.\Itn'DES, - M, CHEYIlIER, av. gén, - P t .,

Pn OPRTÉ'l'É

INDUSTRIELLE .

Tl'DE. -

-

PnBTE NO~r. -

de cassation (Ch. des
M, H,vlimB, rapporteu!' ,

COtll'

~l. GaSSET ,

NOM PATRO NYMIQUE.. -

SD IILI-

DI~ rr~ r\ sE D' EN USER .

Si le 110 111 patro ny mi ql/e cOlls ti t ue u1Ie prop"iélé 1 el ~i
l'indi vid n q ui e:x.erce ?'üllemen t le comm erce,a le ,dl'ot l
de l' inscJ'i r e SW ' ses ensei[jl1es et SU1' les p ,'odwls d e
sa (a ln'ica /io1l) i l apP(J1'l1'eu{ (oulel ois aux Tribvnau,r
d e t'ép"l'ime1' l'abus qll'i en sel'ait ( ait ,et ~a concu't'rence
déloyale qui en 7'ésIIlle1'ait au préJlfd1.ce d'u n au b'e
com nwrr anl

déjà

co nn u SOliS

le

même nom .

Spécialement , lot'squ'/tn ùld h,iri/( , san s npp1'en h s8flqe

�( 152 )

préalable et d'""e if/nom"ce absolue de la (abl'ica lio',
et du comm e1'ce des t'ùzs d e Champagne, 1J)'asque sans
1'eSSOU1'ces et ct1'allge1' aIl pays, p,'ête So n nom, à des
tiet's pour COUVl'i1' des nlm'chandlses dont ~l n'ésl 'l 'éel lement ni le (abricant) ni le vendelu', et cela J'0m' (aù'e
COnrU1'I'el1 Ce d un hom.onym.e déjri connu dans le Corn.
mm'ce de ces vins, ce (a it cOHstitue un. abus du 11om.
patron ym ique , et les Tribunau x peuvent le 1'éprimer
en ordunnant la s upP,'ession absolue de ce n01n (1).
( V lmVE POMM Eny C01'\TnE ALFI\EO POMMER Y) .

Du 19 janvier 1888, j ugement du Tribu nal civil d'Epel'Il:!y

ainsi conçu:

Le Tribunal,
Attendu que le défendeur, mineUl' émanci pé, a fond é ù
Epernay, au commencement de l'année 1887, une maison
ayant poUt'objet le commerce des vins de Champagne qu 'il
exploite sous la ra ison: Alf,'ed Pom mer)', composée de son
nom patl'onl' mique eL de l' un des prénoms qui lui sont attribués pal' son acte de naissance;
ALlend u qu' il expéd ie ses vins dans des boute illes rev êtu es de diverses cOllleUl':3, ma is portant loutes les énonciations suivan tes: « Alfred Pomm el'Y, Eper nay, ma ison fond ée
en 1887 » ;
_\ttendu que la Societé veuve Pommel'Y Iil s et C", qui
exploite IIne maiso n de commerce ayant égalem ent pOUl'

( 153 )

du its jou issent d'une l'enomm ée inconlestable tanL en
Fl'once qu 'à l' éll'anger, demande qu'i l Illi soit fait défense
de continu er le commerce des vin s sous le nom lie « Pom mery » ; qu'il soit tenu de fail'e disparalll'e la dénomination
{( Pomm el'y ) de sa raison de comm erce, de ses marques,
annonces, ca ries, le llres, facLures, estampille::s, bouchons et
prix cou rants, ou tout au moins, su hsid iairement., que lê
nom (( Pommery » soit eIT:lcé de a marque Ù~ commerce,

de ses éLiq uettes eL de ses bouchons, et que, dans tous les
cas, il soit co ndamné en 3,000 fI'. de c1ummages-i nt él'êIS, c~
que les demandeurs soient aulorisés il faire publier le présent jugement dans dix journaux fran~ais, el dix jOUl'naux
ét,l'angel's à leur choix;
Attendu qu' Alfred Pommer y conclut au rejet de ceLte
demande et se pOl'le lui -même reconl'enlionnellement demandeur en payement d' une som me de 10,000 francs il til re
de dommages-intérêts ;

Altendu qu'il y a lieu poUl' le 'l'l'ibnnal destalue,' successivement SUl' les deux chefs de la demande principale et
SUI'

la demande reconvenlion:lelle;

En ce qui concerne le premiel' chef de la demande prll1tipa le:
Altendu que le nom patronym iqu e constitue un e propri été dont il eSI perm is de jouir el d~ dispose r. ~~ la m~ ­

ni ère la plus absolue, conform ément i.t 1éll'L.lcl.e;) l L C, ~l\.,
pourvu qu'o ll n'en fa sse pas Ull usnge pl'o.hlbe pal',la 101 ou
pal' les règ lements, ou conll'ai l'e aux drolts, des tiers; qu e

to u t i nd il' id u a donGle d l'oit i nconlestable d exercer le com-

objet la fabri caLion eL la venl e des vins de Champagne,
fondée il Reims depui s plu ~ de trente ans et dont les pL'O-

merce qu 'i l lui convient de choisir, sous. son nom pall'OI~ ~~­
mique eL d'inscrire ce nom dans sa raison de comm€'lCt.::,
ainsi q/ue SU l' ses marques, annonces, cartes, lettres , fac. , cou l'"( iI "'.
'· que c'est là. une des
ture?&gt;, eSLamp .li 1es eL pnx
,

(1) Voy. ù cet egard (l in~I' 3es espèces rcl3técs il la 'le 'fable déce nv- Pro pl'iétt&gt; i nc111sl ri el le, n o' :1', et S il i \'. - CC l'C C. 188 1. 1. Il g,

fO l'ln es de la jouissa nce, attribul essellLlel du dl'olL de plO-

nnl~.

pl'iélé, qui n'est interdite pal' ancun e 101;

�( 154 )
.\ Itend u q ue l'ab us de ce dmit doit" i\ la " ér ité. ê tre réprimé pal' les tribun aux, qu i peuv ent, SUI' la demande des
tiers lésés pa l' des agissements fl'3 udu leux, a ll er j usqu'à
i nt erdire l"usage de so n nom pal,l'ol1 )"mi q ue à tOlll e personne
qu i, n'exerçan t pas l'éell emen t e ll e·m êm e le com me rce,
cède ou prête son nom dans lin bllt de concul'I'enr,e délo ya le;
Mais a tlend u qll' une pareill e in terdiction n e Sall ra Il., an
contraire, sa ns meconnaUre. le pri ncipe de la I Lbel'lé du
comm en e et de l 'i ndu tri e, et sa ns porlel' att einte au droit
de propri été, ê tre prononcée contre ce lu i qui exerce pe rson nell ement le comm erce so us son nom pa tl'o n ~' miq Ll e , en·
core bien qu 'u ne autre personne fasse Je même commerce,
sons le même nom, depn is un lem ps plu ~ on moins long;
AlI endn que dans ce cas, e t lorsqu'un co nfl it s'élll"e
enlre deux indi vidus qui exercent la m ême pl'ofession sous
le même nom, qui leur appartien t pga lement, les tri bunan x
peuvent seulement, po ur sa uvega rder les droits de celui
don t l'éla blissement est le plu s a ncien, p res~ rire tou les mesUI'es pl'O pres;\ éviter qu e ses pl'Odui ls so ien t confondns
avec ceux de son concurren t, en tenant compte des circonstances;

Attend u que ces mesul'es ainsi prescri tes peu yen t, san s
d011t e, être com bin ées d'autant pIn s r igo ut'eusement qu e
l'in ten tion , de la part du com me rça n t q u i fond e u ne nouvelle maison, de pro nter de la notor iété ac quise pal' so n
homonyme, apparaH d'une manière pl U Cj évidente; mais
qU 'elles do iven t toujo urs a voi l' pou r bu t uniq ue de régleme nler l'exercice du droit et de préven ir l'abus q u i pou rra it en être fa it, sans sll ppl'im er le (h'o it lui -même;
AIlendu gu -AHl'ed Pomm er j' exerce perso l1 ne ll emen t et
l'ée lle men t le com me rce des vins de Cha m pagneà Epe rnay;
que les deman deurs recon naissent qu'i l n'a don né au cune
s ui le a u pl'ojet qu'i l avait e u d'abo rd de s'assooiera vec L1 ne
autre perso nne pour funder une maison de cl)mm erce à
Reims; qu'i ls n 'élab lissen t point q u' i l ser ve de p rête--nom

( 155 )
il des tier s; cl ue le petit nom bre des ex péd itions qu'i l paralL

avoir faites ju sq u'ici, pel'metde supposer, au conlraire, que
ses reSSOll rces personnel les, si modesles qu 'elles soienl , sont
SLI m sa ntes pOl1\' assu rer la mal'che de, ses aITaires sans qu 'i l
ait besoi n de recourir à des ca pÏlanx étrangers ~
Altend n que , dans ces conditions, le fai t gèle le derendeu l' exerce le même comm erce qu e les dem::tndeul's SO uS
son nom patronymiqu e, qui se trouve co mpris également
dans leut' rai son soc iale et illscriLdepuis plus de trente ans
sur leurs étiqu eLtes, bouclw ns et ca psules, ne sam'aiL suffire pour lail'e admel tre la demande dans les termes où ell e
e!\ ~ for mu lée ;
Attendu qu e la Société veuve Pommery fil s et r,. pou r ·
rait seul ement obtenir de nouvell es mesu res propre!=; Ù éviter Iou le conf ll sion en lre ses produ ils et ceux du défen ·
de ur,si e lle démon tra it qu e cell es déjà prises sponlanément
par celui-ci sont insuffisanl espoul'aUeilldl'e ce JJ\lt; mais
qu 'au cu nes conclusions n'ayant été sign ifiées à cel effe.' ,
le Tribull al n'a p:1S a examiner si la confusion l'este POSSIbl e , mal gré l'add ition fa ile pal' Alfred Pommery de l'UIl de
ses prénoms à son nom patronymique dans sa raison de
comm erce , ainsi que sur ses marques imprimées de Ioul e
nal,q re, eLma lgré la précaulion qu'i l a prise d'empl oyer
des caractères dïmpl'i meri e diJfé ren ls de cem dont les demandeurs se servent eux-mêmes,et de ment ionner SUI' chacune de ses houleill es, en carac l ~l'eS de même grandelll',
qu e sa m aiso n a élé fondée en 1887, à Epel'na)';

Atl endu qu'alors même que cette c~nfu~i on pourrait, se
pr oduire , il n'y a u ra it pas lie u de fa n'e defense i) .\If,ed
Pomm er)', ai nsi qu1il a été di t ci-dessus, d~ c~n t lOu~l' I~
com merce des vi ns sous le nom de Pommer~' , n~ de l.'lIssel
s ubsiste r ce nom su r ses marques, bouchons et 1!11pl'lmés;
qu e le prem ier chef de la demande de la ~oc i été veuve
P om mer)' fi ls et C' doi l èl re re_ieté purement et simplemenl , les mes ures sollic iléeR ne pOll vant !.l Ire Ol'llonnees,

�( 15G )

( 157 )

ni en vertn des principes génémux du droIt, ni en verLn des
arlicles 544 et 1 38~ du Code civil ;

peuL,;\ la vérit é, int ent er LI lle action en con tl'efacon ou en
imiLati on frauduleu se con ll'e Iou le pel sonne qui 'fait usage
d 'un e marque dans laquelle ce nom esL présenté sous la
même form e disllncLh'e, ou sous une form e ditrerente mais
perm ella nt la confusion , encore bien que le conLrefacleur
ou l'imiLaleur a it le droiL de le porter en verlu de son ac te
de naissance;

Sur le second chef de la demande principale;
Allendu que les demandeurs prétendent vainement que
le nom " Pommery &gt;l,SO US leq ue ll elll's prodni tsson t connus
dans le monde enlier, et qui figure la n lôt seu l, LanLüt

accompagné de diverses énonciations accessoires) sur les
marques eL ét iquetles pal' eux déposées an greffe du Tribunal de commerce de Reims, consLilu e une vérilabl e mar que de fabriqu e ou de comm erCe dont ils sont propriéta il'es
exclusifs, de sor te qu' il seraiL inlerdit à toute autre personne, et nola mmenL an défendeur, d'e n fa ire nsage pOUl'
le commerce des vins de Champagne;
Attendn qu' une lelle pré lent ion est abso lument inadmissible ;
Attendu, en effet, que s i l'article 1" de la loi du 23 juin
1857 comprend les Jl oms au nombl'e des sig nes servant à
dislingller les produit s d'une fabrique ou les objels d'un
commerce, 'lui peuve nt être considérés comme marqu e de
fabrique on de com merce, c'esL à la condition qu 'ils affectenL 11l1e forme distin ctivc;
Allendu qu e les term es m ê me de cet article ind iq uent
que le nom patronymique, pris isolém ent et abstracLio"
faite de la fOl'me dis tinctive sous laq u elle il est présenté,
ne peut constituer une marque de comm erce;
Attendu, d'aille urs, que les trayaux pl'épara loires de la
loi de 1857 démontl'ent claircment que le législate ur a entendu laisser la propl'iéLé de, noms soumi ses aux règles de

dl'oiLcommun eL aux droits qui la régissa ient anlél'ieliJ'ement, sauf dans le cas ai! ils sonL déposés l'égu lièremenL
comme marque dans les conditions pré vues pal' l'al'li cle 1";
ALtendu que celui qu i a dé posé dan s ces conditio ns une
m a l'q ue dont l'é lé men l essen tie l est so n nom patrony miqu e,

Attendu que la loi de 1857 ne s'o ppose null emenL, all
conlrail'e, à ce que deux personnes porlanL le même nom
pal l'on ym iqu e et exerçant le même commel'ce fassenL usage
de ce n om Sur leurs ma l'ques de fabr iqu e ou de commerce,
à la condition q ue cell e donL le dé püt esLposlérieur en dale,
le présen te sous un e fOl'me d islin cl ive ditrérenle de celle
quj a été adopl ée d'abol'd pal' son conCul'l'enL ;
Attendu qu e la Socié lé veuve Pommery fil s eL C' ne mécann a it pas qu'il ex isle des ditrérences not abl es ent re ses
m arq u es eL étiqu ettes e Lcelles d'Alfred Pomm er y; qu'elle
prélend seul ement qu e le seu l moyen d'éviter loute confusion enlre ses pl'Oduits eLceux du défendeut, esLd'inl erdire
-à cellli-ci l'usage du nom Pommel' y)) SUl' ses mal'qlles,
étiqu ettes et bou chons;
(,C

Att endu qu'une mes ure a ussi ex l.rème ne peuL pas plus
être ordonnée en verLu de la loi du 23 juin 1857 qu'cn vel'Iu
des arLicl es 551, eL 1382 du Code civi l ; qu'il lI 'y a pas
lie u, dès lors, de faire droiL au second chef de la demande;
Aliendu que les demand elH's, ne juslifianL pas qu 'Alfred
Pomm ery ait abusé Ju dl'o iL dese serviI' de son nom paLl'o_

nymiqu e, ni commis aucun acte ill icite, leur;; .concluslO ns
à lin de dommages- int érêts et d'insertions dO Lvent égaieme nt e LI e rejetées;

En ce qui concern e la demande l'econvenlionn elle:
ALtendu que, les demandeurs, après a l'ail' pris connaissan ce de le Ures et de pièces confide lltielles adressées à Al-

fred Pommet';-( , qui étaient tombées entre lelll'S malns aCCl-

�( 158 )

den tellemell t pal' suile d\lll e en'e ul' comm ise pal' l'adnll nistration deg pos les, ont l aiL })hOlogl'aphiel', avant de les
faire rem ettre par un huissier à leul' destinataire, ces docume nts qu i ne pou vaien t être publiés rég uliè rem ent qu 'a,-ec
le consen tem ent de ceu x à qui i ls apparte naient et notamment du défend eur ; qu 'i ls onLain si commi s une Iaule qui
a ca usé il celu i-ci un pl'éjudice dont i ls lui doivent ré paration ; que le Tribu nal a les é lé men ts nécessaires p OUL'

lixer, en tena nt compte des circon slances de la cause) le
chiil're des dommages-inté rêts qu'il s ùoive n t être tell us de
payer ;

Par I!es mot ifs,
Décla re les dem andeurs m al fo ndés da ns leurs demandes
e t dans toutes lem s conclusions, tan t pri ncipales qn e subsid iai res, les en dé boute;
Reçoit Alfred Pom mery reconve ntionnell ement de mande ur ;
Conda mn e la Société ve u ve Pomm er)' His et C' il lu i payer
uue somme de 100 f I', il liIl'e de do mmages- int,érè ts;
Et condamne, e n outre, ladile Société au x dé pens ,
Ap pel pal' veuve Pommery Jll s e t C' ,
ARRÊT ,

LA COUR,
Sur la ll ullité et s ur la non r ecevabil ité de l'appel :
Cor.sidérant q u'ell es n'ont été a pp uyées d'auc un motif pal'
les intimés; q u'i l n'y a do nc pas lie u de s'y aL'fêter ;
Au fo nd et su l' la demande p nncipale:
Considér ant q ue, comme l'a procla mé avec rai son le 'l'd,
hun al, le nom patron ymiq ue co nstitue u ne propriété dOll t,
en principe, et aux termes de l'a rLicle EH du Code d vil. il

(

1 5~

)

est perm is de jouir et de disposer de la malli cre la plus a bsolue; qu'en conséqu ence l'individu qu i exel'ce réell emen t
ct pel'sonell eme nt un comme!'ceou une industrie, a le droit
incontestabl e d'inscrire son nom patl'On ymiq ue SU I' ses enseignes, ann onces ou pl'ospectus, éLiqueLles, fac lures el su r
les produits de sa fahr ication ; qu e cet emploi est ulle des
fOl'nl eS permises de la jo uissa nce et de lu dispositio n, attri b u ts essentiels de la propl'Î été; que ce dl'oit est toutefois,
comm e l'a éga lemenl l'eCOnnu le jugement, soumis, com me
tou t alltre droit de )lropl'iété , à la restriction ex pl'imée "
l'article 54'1 préci té, eL qu'i l nppal'Llenl aux Tribunaux de
l'épri mer Pabus qui en serait raiL contrairement aux règlenl ents et aux. lois, el notamment pUU l' usurper, ;\ l'aide
d ' un e co nf usion fra ud uleuse, les avantages du cl'éd it et de
la réputatio n acquis il un tlel'S déjà conn u sous le même
nom ;
Considéran t q ue la q uestion à j uger est donc cell e de savo ir si, en lait, Alfred Pomme l' y est, d. ns l'exerc ice de son
droit, l'esté dans les lim ites imposées pal' la loi, OL! les a
dépassées;

Considérant, à cet égard , que, reconnaissant lui· même
qu', l ne peuL se servir de son nom pOUl' fa ire son comm el'ce qu'à la chal'ge de Il e pas y pui sel' Ull mo yen de
t:on Clll'l'c n Ce déloyale vis-à-vis de Liers jouissant anléI'l eu relu ent du mê me nom, il afJJ l'me avoir pris toutes les préca u tions et l'em pli toutes les cond itions q ui semblaient nécessaires pour évi ter une con fusion en tre la ma ison veuve
Pommery et la sienne; que, dans ce but, il s'est fixé à
Epernay, au lieu de Reims, ainsi qu'il en avai t d'ab?l'~ ~e
projet ; que ses étiquettes et marqlles n'on,t aucu ne 51011 11tu de, ni pOUl' la forme, ni pOUl' les caraclel'eS, avec ~e lles
de l'a ppp lant e; q u'il y a fait précéder son nom, de [ om ~
mer )" de son prénom d'Alfred; qu'i l a eu SOIl1 d y msele,
la m ention : « ma ison londée en 1887 " ce qui ne permetlait pas de la confoll dre avec une maiso n ex is.lant depllls un

�( 16ù )

Il"rand nombre d'années eLuniversellement connue; qu'enlin
il a CuiL plus, en ad"essall l., so us le titl'e: «( .~vis très impOI'tant à MM. les agents &gt;l) une cil'(;u lail'e à ses rep ~'ése n­
tants tant en F,'ance qu'à l'étrange,', dans laquelle Il désavo u e à l'avance lonte d émarche qui tendra i t à élablir la
moindre confu sion dans l'espril, de l 'acheteu r ;

hlais considéra nt qu e, s i .lill'ed Pomm er j' a quitlé Heims,
ce n 'est q ue Qar c ,'ainte des pOl1l'suites auxquelles l'eil !'
exposé, pOUl' le fait mèm e qni lui est reproch é aujourd'bui, la con naissance fo rlui le gu e, Pal' une lellre tombée
ellLl'e ses mains el dont il sera ci·ap l'ès padé, la veuve
l'ommery avait eue de ses inlentions; qu e pas pl us à
Epe rn ay qu 'à l\e ims, il n 'a eu d'autre but qu e de p rofiler

d'u n nom avantageusement co nnu dans le commerce du
yi n de Champagne ponr couv ri r des marchandises dont il
n'élai t r éell em ent ni le f~bricant, ni le vende ur ; qu e vain em enl il prétend le conlra i,'e, en se basa nt s ur ce que le

comm erce peut exister sa ns la fabri catioll) ce qui est vrai,
el en soutenan t que, s'il ne fa briqu e pas, c'est néanmoins
bien lui qui, en s'ad ressan l 11 des fabricants pour s'app royisionner , fait personnel lem en t et réellem ent le commerce; que ses a llégations SUI' ce demier p oi nt so n t démenLi es pal' tout es !es cil'constances de la cause; qu'en
eITel, i l est démon l ,'é que, encore min e u,' et émancipé clans

le seu l bu t de se livrer aux manœuvres qu i lui sont re prochées, étlan gel' au département de la r.lal'ne, sans appl'en li5sage préa lab le et d'une igno ran ce absolue de la fabri ca ·

lion et dn commerce des vins de Champagne, n'ayant ..\ sa
disposition que des reSso urces r eslreintes et asS nl'éme llt ill &amp;ufUsautes: il n'a pas agi de l ui-m ême, mais SOliS l'inspi-

ration , on lout au moins sous la direction d'un sieu r Cou ...
vreux, placeur de vins, se disant à la fois industriel et
jurisconsul te, spécialemen t pour les qnestions r ela tives au

nom comme rcia l ; qu'une lettre àud iLsieul' CO l1Vl'ellX, versée au dé bat et porlant la date d u 30 déc embre 1886, en

( 161 )
est un éclatan.t témoignage et suffit, par la netteté avec la_
qu elle elle déterm ine le l'Ole véri table affec té à Alfred Pomme,,)' dans l'ent,'eprise projetée, à expliq uer les preca utions
do nt on l'a entourée;
Cons idé "al1t que, con formément aux instru ctions de cette
lettre, ains i qu e l'a établi un cousta t du 13 novembre 1888,
Alfred Pommery n'a loué à Epe,'na )' , de même que précédemm ent à Reims, qu 'un modeste logemenl, sa ns atelier de
fabrication, sans caves, sans magasins, sans personnel, bien

que SLlt' le point de lancer une grande marqu e su ivan~ l'expression du sieur COl1vrel1x, reproduile dans une lettre du
Il février 1887, éC"ite so us ses auspices par un sieur 1'1'01)',
empressé de m e ttre ses agen ts à la disposition d' une entreprise qui, avec un nom comme celui de Pomm ery, est
assurée de s ucees; qu'à Epel'llay, pas plus qu 'à Reims, il
n 'est im posé à la licence de march and de boissons en gros;
qu'il ne possède aucun li v,'e de commerce, ce qui démon tre
péremptoirement qu 'Il ne se livre, à proprem ent parler, à
aucun commerce person nel ; qu'il produit, il est vrai, comme
pOUl' en tenir lieu , des "''l'étés decomp te d'un sieur Chaurey,
son prinr,ipal , sinon son seul fournisseur à Epernay; mais
qu 'aux termes du traité con clu ent" e lui e t ledit sieur
Chalney et constaté par un e lettre de ce derlll er, en date du
31 décembre 1887, Cha urey , qui, lors des prem,ères propositions il lui faites pal' Alft'ed Pornmel'y , avait manifesté su.r
la loyau té de ~es opérations des scrupul es da ns lesqu els Il
ne parait pas avo ir persisté, n'avait, d e m êmequ'a upara v~nt
Cou,'tie,'-Berteche à Heims, consenti à li vrer, pendant cmq
ann ées les commandes de champagne qu'à la cond ition de
contrOl'e r ces commandes, d'accepter ou de ,'ejeter les agents
généraux, restant seu l ducroire pour la va leu r des Vlll~
fourn is et de recevoir en couvertul'e les tral tes tirées pal
l'omm ~rl' SU I' les cli enls; qu'ilrésu l,te é l'idemment. de ,ces
stipulations qu'Alfred l'ommer)' n était en réaille qu un
placeur de vins sans res ponsabilité et non un véntable

vendeur;

2' P. -

1890.

11

�( 162 )

( 163 )

Considérant, au smplus et en de hors de ces consid érations,
que Irois conslats d'huissie'" dressés l'un an café du Cercle,
le 12 mai 1887, l'autre au cabaret du Chat no ir, le 2 1 décembre de la mè me ann ée, et le troisième au g,'and bouillon
Nicolle, le 10 août 1839, ont démontré, e n fait, la confusion
entre les pro rluits de la maison veuve Pomm er y et les vins
portant la ma"que Alfred Pommer)' ; qu e si, il la vérité, les
divers propos rapportés dans ces constats ne suffisent pas à
pl'Ouver, il eux senls, la concurrence délo yale, il en résulte
toutefois une g,'ave présomption, lorsgu'on les rapproc lle de
la carte du grand bouill on Nicolle, où le cha mpag ne Alfred
Pommer)' est offert au consommatelll' sous le nom de Pom mery seulement, et du numéro du journal le Cha t &gt;!où', en
date du 24 sepl embre 1887, où il est ainsi annon cé : « Le
« meill e ur champagne est le champagne Pommer )', si vive,
« ment app,'écié des gourmets, lofaison fond ée el1 j 885 )) ;
que ces indications sont il ell es seules, en effet, de na lure il
amener la confusion l les vins de champag ne ne se dis Linguant pas entre eux, comme ceux rl es autres vi gnobles, par
le nom de le urs crus, mais par celui de leur fabricant, gui
les fait d'autant plu s rec hercher gu'il eot plus connu ;

cription d'au cune partie de l'arrêt en marge du procès- verbal de dépôt de marque fait pal' Alfred Pommery , il sera
falL suffisamment droit aux appelants en auto risan t dans
deux journ:l\l x, ft leur choix, la publi cation dudi t arrêt ;

Considérant qu e, par snite de ce qui v ient d'êt,'e dit, il Y
a lieu de déclarer fond ée la demand e p";n cipale de la veuve
Pomme ry et de faire défe nse il Alfred Pomm er y de faire du
nom de Pomm er y l'em ploi q ll' il e n a fait jusqu'ici, dans les
conditions ci-dessus exp liqu ées;
Sur la demande de domm age intérêts form ées pal' la
veuve Pommery :

Sl"'. la denlande, reconventionnelle d'Alfred Pomm er l',
acc uelll te par le tribunal, qui lui a all oué de ce chef 100 fI'.
de dommages-intérêts :

Considérant. que, ainsi qu'en témoigne la réponse faite
pal' le directeur des postes à Alfred Pomm er)' lors de ses
réclamations, la lett,'e accompagnée de deux pièces et d'une
étiqu ell e, qui était destin ée à ce dernier, n'a élé remise à
la veuve Pomm el' j' qu e par une erreur pro venant du seul
distribute ur, et dont elle ne sa urai t être responsable, et que
l'ig norance de l'ex is te nce (l'u ne no uvelle Société Pommery
su ffit à ex pliquer que la veuve Pommer)', part ageant en ce
m oment ce tt e ignorance et devant supposer la lettre mal
adressée, n'a ainsi comm is aucu ne faute en l'ouvrant eLen
pl'enanl connaissan ce de son contenu ; qn'y trouva nt la
preuve d'un concert frau dul eux qui s'organisait pou r lui
faire une concurrence déloyale, e\l e n'a fait que prendre
un e mesure propre à !:.a u vegardel' ses in tél'êL$ frauduleusement menacés, en conservant, d'un dOCllm enL d o n ~ elle n'a
d'aille urs fait usage gu 'en justice, une phol.ograp hie qu i
devait rend re impossibl e sa su ppression ; que c'es t Gonc à
tort gue les premiers juges on t vu dans ces fai ts une fa ute
aya n t causé à Alfred Pommer)' un préjudice don t il lui était
dù réparation;
Par ces molifs,

Considé ran t que, qu elqu e pe u importan t qu 'ai t été le préjud ice causé à la maison veuve Pommery, ceLl e demande se
trouve j ustifiée par les fails de co ncurrence délo yale ci ,
dessus relevés, et que la Co ur a les éléments nécessa ires
pour déterminer le chiffre de ces dommages-intérêts;

Sans s'"r rêter au moye n de nullit é et à la fi n de non recevoir recuit ve uve Pommer y et liIs a ppelant s du ju gem ent ,:end:, le 19 janvier 1888 pal' le Tri bunal civi l d'E pern ay; m et ce do nt es t appel à néant , et statuant à nouveau:

Cousidérant que, sans qu'lI y ait lien d 'ordonner la trans-

Décharge les a ppelants des condam natio ns et dispr.sitions
prononcées contre e ux; rait défense à Alfred Pommery de

�( 164 )

( 165 )

faire du nom de Pommery l'emploi illicite qu'il en a fait
jusqu'ici, dans les conditions ci-dessus rappelées et appréciées; dit, en conséquence, que, dans le mois à compter
de la signification du présent arrê t, il devra faire disparaître la dénomination « Pommery» des marques, annonces, cartes, factures, estampilles, bouchons1 prix couran ts, étiquettes à son l usage ; le co ndamne 11 100 ft-. de
dommages-intérêts vis-à-vis de veuve Pommery pour r éparation du préjud ice qu'il lui a causé jusqu 'à ce jour;

Et les Trib1tnaux civils ont, li cet égard 1 le pouvoir de
rechel'che,- el constate.r l'étal de cessation de paiements.

Autorise veuve Pomm el'y à faire publier le présent arrêt
dans deux journaux à son choix, aux fra is d'Alfred Pommery, mais sans que les frais de cette publication puissent
dépasser, ponr chacun des deux journaux, la somme de
200 fI', ; déboute les appelanls de toute autre demande;
ordonne l'enregistre me nt des lettres ci-dessus mentionnées
des 30 décembl'e 1886, Il février et 31 décembre 1887;
ordonne la restitution de l'ame nde consignée, et condamn~
Alfred Pommery en tous les dépens de première instance
eL d'appel.

Mais ils n'ont ce pouvoir gu'autant 9u'u11e déclm'ation
J1tdic~aire de la faillite peut élre enCOl'e p,'oHancée par

le Tn.bunal de ,omm.eree.
Spécialemen t, l01'squ'un commerçant est mol'l en état de
cessation de paiements depuis plus d'une année sans

' été
qu , aucune demande en déclm'ation de (aillite ait
(m'mée, cette déclarai ion élant de venue impossible,
t'al,ticie 563 du Code de comme1'ce devient pal' suite
inapplicable,

Le vote au concoT'da! 'ne lait pas pe1-dre au. créancier le

bénéfice de l'hypothèque qu'il avait, pou,' la méme
c1'éance, sur les immeubles d'un tiers (1).
Et il en es t ainsi alm's méme que c'est par suhl'oga/ion

aux droits de son débile ,,,,, depuis lombé en (aillite,
qu'il a obtenu cette hypotheque.
(DAME TIRDAQUE CO)/TRE VEUVE: FnOi\lENT ET KLUG).

D u 4 décemb,'e 1889 , - Cour de Paris ( 1'" Ch,) - Prés"
M, PERIV IER, 1" prés, - Pl" MM, POUILLET, PARIS (du barreau de Reims) et COllJUY,

DE COM~ERCE. -

FA ILLIT E NON DÉCLARÉE. -

563 DU CODE
DÉd:s DEPUIS

PLUS D"UN A:-.I. -

D ÉC LARATION HIPO SSID LR. -

VOTE AU CON-

FAILLITE, -

CORDAT. -

HYPOTHÈQUE LÉGALE, -

ARTICLE

HYPOTH ÈQUE SUR LES DlENS D'UN TIERS .

L'at·ticle 563 du Code de co mmerce 1'estreionant , e,t cas
de (aillile du mari, l'hypolheque légale de la lemme,

est applicable m éme au cas où la j'aillite n 'aw'ait pas
été judiciairement déclarée et existerait seulement de
(ail_

JUGEMENT.

LE

TRIBUNAL,

Attendu qu'un ordre a é lé ouvert sur le pl'ix moyennant
lequel les sieurs Mauroy et Aubel' se sont rendus adjudicataires, suivant jugement de l'audience des saisies immobilières du 22 décembre 1889, d'une propriété située à
Font enay-sous-Bois, dépendant de la succession de CharlesDésiré Froment, décédé le 30 mal's de la même 'année;
Attendu que la dame Tirbaque con teste les collocations
obte nues par la veuve de Charles-Desiré FI'omeut et par
le sieur King dans le règlement provisoire de cet ordre;

(t ) Voy , Coof. ce rec, 1883,1. 181.

�( 166 )

( IG7 )

En ce qui concerne la collocation de la dame veuve
Froment:

Attendu, dan, l'espèce, que le sieur Froment est décédé
depuis plus d'uneanllée ;

Attendu que la d am e 'l'irbaque outient, à l'appu i de son
contredit, que l'hypo thèque léga le en vertu de laquell e la
veuve Froment a été coll oquée sur le prix de dis tribution,
ne gl'ève l)as l'immeu ble d'oü pro vient ce prix ;

At tendu qu e l'art. 437 du C, civ" après avoir dit que la
faillit e d' un commerçant peu t êlre déclarée apl'~s son décès,
lorsqu'il est Illort en étal de cessa ti on de paiements, ajo ule
qu e la déclaration de la fail lite ne pourra êlre provoquée,
soit d'oHice, so it su r la dema nd e des créanciers, que da ns
l'an née qui suivra le décès; qu 'il suit de là que le sieur
Froment ne peut plus aujourd' hui êlre plaeé sous le co up
d ' une faillite judiciai re; qu' il faut également en conclure
que l' h ypot hèque léga le de la veuve From ent , à suppo,er
que l'état de cessation de paiements de son ma ri fût établi,
échappe d'une manièt'e ab;olue aux règles de la fai llite et
deme are régie pal' le droit commun;

Qu'ell e se fond e SU l' ce qu e le sie ur Ft'omen t, comm erçant
à l'époque oü il s'est mari é, est deve nu p roprié taire de
l'immeubl e dont il s'agit au co urs de son mariage par l'e/J'e t
d 'u ne acq uisition à titre onéreux, d'où la conséqu ence que
la veu ve Froment ne pouvait, pal' applica tion de l'a rt, 563
C, corn" le soumettre à l'exerc ice de son h y po thèqu e
lëgale ;
Attendu que si, aux termes de l'art, 563 C, com " la
femm e dont le m ari étai t com merçant au moment de la
célébration du mal'iage, ou l'est devenu dans l'année, n'a
d'hypothèque léga le que SUI' les immeubles appartenant
déjà à ce dernier 10l's de son mariage, ou qui lui sel'aient
advenus dep uis soit par succession, soit pal' donation entt'e
vifs ou testamentaire, cette disposition, placée sous un
chapitre inti tul é : « des différentes espèces de créanciers
et de leurs droits en cas de falilite ", n'est app licable que
lorsque le ma l'iest tombé en fail lite;
Attendu , à la 'vérité, qu'il n'est pas besoin que la fai ll ite
ait été judiciairement déclarée; qu'i l est constan t, en e /J'et,
que les tribunaux civils, appelés à détenuiner l 'infl uence
d'une faillite su r l'existence ou l'étendue des droits hypothécaÎl'es, ont le pouvoir de suppléer à l'absence d'un
jugement déclaratif de faillite pal' la recherche et la
constatation de l'é tat de cessation de payements du
comm erçant; mais qu'ils ne sont investis d'un tel pouvoir
qu'autan t qu'une déclaration judiciaire de la faillite peut
encore intervenir avec toutes les conséquences que la loi
commerciale y a attachées ;

Que la coll ocalion à laquelle elle sert de base, doit dès
lors êLl'e maintenue;

En ce qui concerne la coll ocation dll sieur Klug:
Attendu que cecréanciera été colloqué dans le règlement
con lesté, comme subrogé dans une hypoth èqne q ue le sieur
From e nt SU t' lequ el est ouvert le présent ordre, ava it
constitu ée au proOt de la soc iété Carmouche et Cie, pour
sû reté de la réali sation de ses apporls dans cette société;
qu e la di te subrogation avait été stipulée à titre de garantie
d 'u n ct'édit ouvert pal' le sieur Ktug à la soc l ~ t é Carmouche
et Cie, r emplacée plus tard pal' la société Carmouche et
Du pl" ez, qui avait continué à jouir -de cette ou\'el' Lure de
crédit;
All e ndu que la société Cat'mouche el Dup,'ez a été décl arée en faillite, et que le sieur Klug, apres avolI' prod utt à
la faillite a concoul'U an con corJat qui l'a suivie, en sa
qualit é d'e créancier chi rogl'aphaire de cette s?ciété, en
vertu du crédit qui ga rantissaitl'hypotltèque eXistanle sur
le sieur li'l'oment ;
Attendu que la dame 'l'Î1'baqu e p,'étend que par l'elfet de

�( 168 )

ce vote le sieur Iilu g s est trouvé déc hu du bénéfice de son
hypothèque, confor mément à l'article 508 du Code de commerce où il est dit qu e les créancièrs hYPol,bécaires inscrits ou dispensés d'inscriplion, et les créanciers privilégiés
ou nantis d"tlll gage ne peuvent concoul'ir aux opératious
du concordat qu e s'i ls renoncent il leur hypothèqu e, gage
ou privil ège, et que le ur vote au concordat em portera de
plein droit cette renonciaLion ;
Attendu que la déchéan ce éd ictée par l'arLicle 508 du
Code civil n'est applicable qu 'aux hy pothèques qui g rèvent
les immeubles du failli l ui-même et non à ce lles qu i,
comme dans l'espèce, ont élé constituées Sur un immeuble
dépendant d u patrimoin e d'un tiers; que les créan ciers du
failli , sans droit sur cet imm euble, ne pourra ient profiter
d'une décheance qui bénéficierait alors aux seu ls créanciers d u tiers coohligé hypothécaire, c'est- à-dire il dts
créanciel's pour lesquels il n'l'a ni fai llite, ni con cordat à
subir; que Jes cl'éa nciers du failli peuvent seuls avoir à
souffrir d'un vote ém is par un cocréancier qu i, ou tre sa
créance chirographaire contre le fai lli , a sur un tiers des
sùretès hy pothécaires de nature à !Lü garantir !e paiement
intégral de sa creance et à le so ustraire ain si aux r.ùnséquences du concorda t qll' il a voté; mais que l'uniqueaction
qu'ils aient alors intérêt à exercer,est un e action en nullité
du co ncorl]a l, s'il est établi que le créancier qui y a participé, malgl'é sa sitnation de créancier hypothéca ire, a eu
de l'inllu ence sur la formai ion de la majorité concordataire; qu'à a ucun po int de vu e la déchéance réSil ltant de
l'articl e 508 du Code de commerce n'est encourne, p uisqu'elle ne peut être invoquée ni par des créancie rs non
atteints par le concordat, ni par les créanciers du fai lli
qui n'ont pas à se faire gri ef de la consel'vation d' un droit
de préférence non exe rcé (:o nlre eux;
Atlendu que le sieur Klug, en VOlant un concor dat consenti Il la société Carmouche et Duprez, sa débitrice chiro-

( 169 )
graphaire, n'a donc pu perdre les sûretés hypolhécaires
qu'il avait sur le sieu r Froment auqu el appartellait l'immeuble h ypothéqué; que sa collocalion sur le prix de cet
immeubl e doit dès lors ètre maintenue;
Par ces motifs,
Déboute la dame Tirbaque des deux eOlllred ils qu'elle a
élevés contre les coll ocations de la veuve Fro ment et du
sieur Klug;
Donne acle il evchais et antres du désistement de leur
contredit;
~ [a intient

le règlement attaqué;

Laisse à la charge de Cochais et autres les lails exposés
par eux ;
COlldamne la dame Tirbaque au surplus des dépens:
Autori se néanmoins les poursuivants et l'avoué du dernier créancier colloqué à em ployel' les Irais exposés par eux
en frais privilégiés d'ord re,
Dt&lt; 13 mai 1890 , - Tribnnal civil de la Seine (?' Cb ,)P,"és., )J . Roy DE PIERR EFITTE .
NAV IR E. -

SE I\VI CE PO ST,\L . -

Le déc,'et d u 30 Juillet 1793,

a.lI X

IN SAISISSA BILITÉ.

lermes duqll el lespaie-

1nents, ainsi que les chevaux, p,'ovisions, ttste~stl~s.et
équipages destinés au se r'vice de la poste sont tnsa tStSsables ne s'appliquait qu'aux maUr'es de p~ste, ~t ne
saurait ét1'e étendu pm' analogie à d'Q'l..dres s~tuat tOns.
Sp écialement l'insaisiss abilité ci-desstls ne p~ut éb'e
,
, d e ba1eaux a v ape"r
invoquée pm'
'une Compagn!e
charBee d'un service poslal (1),

-

,
1887 1 193
1888, 1. 11 3.
en sens con traire, ce ree.
. ' d'
l'arrêt
1889. 1,'211, _ Dt\n s le se ns du jugemen t ci- essuS. voy,

&lt;,) Voy

�( 170 )
( PlERnISNARD

CONTRE

MonELLI

( li 1 )
ET

C,)

JU GEMENT.

Altendu que lU' Pe rrin, avoué de la Compag nie Ins u laire
de Navigation à vape ur F, IUorelli, ne se présente pas pOUl'
concl UJ'e et ]ll a ider ;
Qu'il y a lie u en conséquence de donner défaut contre
lui;
Au fond:
Att endu que le sieur Pie rrisllard, port eur de la grosse
des deux j uge ments rendus à son profit par le Tribunal de
comm erce de Marseill e, a fait commandement à la Compagnie IUorelli d'a voir à lui paye r la somm e de 18,969 fi',
85 c" monta nt des causes desdits ju ge m ents et les frai s;
Que ce comm andement a é té fl'appé d 'opposition pal' la
Compagnie IUorelli, laqu elle a ajourné Pi erl'isnard devant
le Tribunal de céans pour en voir prononcer la nullité ;

Que, nonobstant ceLte opposition , 1!ierl'isnard , agissant
en vertu d'une ordonnance de réfé ré, a fait procéder à la
saisie-exécution des m eub les cliv el's de son débiteur comprenant, notamment, le mobilier des burea ux d e la Com pagnie, ain si que les vivres , liq uides e t victuaill es dé posés
dans d ivers m agasins qu e la Compagnie Morell i tient à
bail;

de la Cour de cassa ti on qui 'i est m en tio nn é. 1884, 1. 265,

Jow 'n al du P alais ,

Un j ugeme nl du T l'ibun al civil de M arseill e du '24 févr ier 1887

(ce rcc. 1883. 2. 56) ava it déc idé déj à que tOu t :lU moilu l'in sais issabilité ne po uvait s'é tendre aux fretS d us, à la Co mp agn ie chargée
d'un ser\'Îce postal, par des parti culi ers pou r des transpo rt s co m-

merciau x.

Attendu que le sieur Piert'is nal'd demande aujourd 'hui
au Tribuu al de valider à la lois le commandement signifié à 5a requête et la saisie-exécu tion qui l'a suivi , pour
ê tre procédé aux fo r mes de droit à la vente des objets

saisis ;
Attendu que la Compagni e Insul aire de ?i avi gation base
son opposition au commandement SUI' ce que, étant chargée
du service postal entre la France et la Corse, ses navires
a insi que tout le matériel nécessaire à son exploitati on seraient in saisissabl es ;
Attendu que ce moye n tou che à l'ordre public et qu'il
apparti ent au Tribunal, quoique statuant pal' défaut, d'eo
appréciel' le mé rite et la portee;
Attendu, tout d' abord , en ce qui touche le commandem ent en lui - même, que la validi té n'en sa urait être sérieusem ent contestée ; que le créancier porteur d' un titre
exécutoire a ton jours le droit de fai re à son débiteur command em ent de payer , alors même que celui-ci ne posséderait que des objets déclarés insaisissab les par la loi ;
SUl' la validité de la saisie- exécu tion:
Attendu , à ta vérité, que cleux ju gements émanés de ce
sièae et confirm és pal' "1'I'é ts de la Cour d'Aix ont déclal'é
nulles des saisies-a n e ts pl'atiqnées pal' des cl'éan ciers de la
Compa gnie MOI'elli S lll' les sommes qu e l'Etat paie à
cell e-ci à titre de suhvention, p OUl' la l'émun él'at.Jon du
servi ce 1 postal ou du transport de" militaires ; malS que,
sans avoir à rechercher si ces décisions n'ont pas été rendu es da ns des circons ta nces partieu lièl'es difIél'ant essen tiellem ent de celles où se présente le procès actuel, 11 y a
lie u de l'em al'quer qu e la juris prudence ci-ctessus l'ap pe lée es t en contradiction fO l' mell e avec la duc tr Jl1e consa crée pal' la Co ur s upl'ème da ns un arrêt de la chambl'e CIvil e du 27 aoùt 1883 ;
Attendu qu 'en l'éta t, il éc het de rechercher à nouveau

�( 172 )

( 173 )

si, en droit, les objets mobiliers on les sommes d'argeut
appartenant ù une société cha rgée d'nn service postal sont
frappés d'in saisissabil ité;

com mun ne saurait ~t re étendue par analogie à des espèces
au tres que cell es qu'a eues en vue le l é~islateur;

Attendu que l'article 58 1 du Code de procédure civile
autorise, en principe, la sa isie de tous les biens du débiteu r: qu 'il excepte, il est vrai, les choses déclarées in saisissables par la loi , mais que ceUe exception, comme toute
dérogatio n aux principes di&lt; dl'o it commun, doi t être interprétée st,'icto sens u et ri go ureusem ent lim itée aux choses qu'un texte formel a mises en dehors du commel'ce;
qu'il n'y a donc pas lieu, en ces matières, de raiso nn er pUI'
analogie; qu'il im porte peu, notamment , qu'un objet sai sissable par sa natu l'e et possédé par un pal' ticulier, puisse
à un moment donné être utilisé pal' un service public; que
si les objets qui so nt la propri été de tous, et appartiennent
à une admi nistration publique, ne peuvent êtce saisis, pas
plus d'ailleurs qu'i ls ne peuvent être aliénés, c'est parce
qu'ils ne son t pas dans le commerce et que leur inalié nabilité est absolue et d'ordre public;
Qu'on ne saurait assimi ler ces objets à ceux qui, étant
dans le domai ne privé d'une société, sont par làmême dans
le commerce et peuvent, à ce ti tre, être al ié nés;
Oue, dans ce ca", l'aliénabil ité en trai ne la saisissabili té;
Attendu, en conséquence, que la Com pagnie ;Uorelli ne
saurait soustraire les objets mobiliers, qui sont sa propriété privée , aux exéc utions de ses créanciers, qu'à la cond ition d'appuyer sa prétention SUI' un texte de loi fo rm el ;
Ou'elle prétend trouver ce tex te dans l'atticle 76 du déc ret
des 24 et 30 juillet 1;93, aux termes duquel : " les paiemen ts, ainsi que les chevaux, provisions , ustensil es et
équ ipages, destinés au sel'vice de la poste, ne pourront
èLre saisis sous aUCLl n préLexte» ;
Mais attendu que celle disposition dérogatoire du d roit

Oee le décret de 1793 a été spécialement édicté en laveur
des maitres de postes;

Olle ceux- ci, en retour du privilège qui leur était concédé,étaient sonm is Ades obligations étroites qui en étaient
la corrélation;
Qu e les maltres de postes étaien t de véritables agents de
l'administration et ne peuvent, sons aUL:un point de vue,
être assimil és aux entrepreneurs chargés, dans certains cas,
du transport des dépêches;
Qu e c'est ainsi qu'en a décidé la Cour de cassation dans
son arrêt précité qui s'exprime de la laçon suivante:
Attendu ,dit la Cour suprême, que si l'article 76 du décret
du 24 juillet 1793, relatiI à l'OI'ganisation des postes, déclarait insa isissables les paiements à faire pal' l'Etat alLX
maitres de postes, 'll l~s termes de ce décret, nt aucune
autre disposition de loi, ne permetteut d'étendre ce pl'lVllèoe aux ent,repreueurs des tl'ansports de la poste au!
l e~tres dont le service se fait dans des conditiuns absolument d ifférentes de ce lui des anciens mait,'es de poste;
Attendu que, vainement, le Compagnie ~Iorel~i prétendrait se prévaloir d'un principe . upéneur et d ordre pu ~
bIie, d'a près lequel on ne sau rait entraver ou ~r~êtel', sours
aucun prétexte et Jans un intérét purement pnve, un se vice créé da ns l'intérêt de tous;
Qu ' il n'est, d'abord , nnllement étaDlique les exéculions
entre rises contre la Compagnie Mot'eliL auront ~écessalre­
m entPpou r conséquence l'interruption du servIce ~ostal.
,
1 fut 'II al'nsi cet inconvélllent, Sl grave qu II fùt,
malS
qu 'el
,
t .t
ne saurait suffire pour violer la loi et suppléer à un ex e

qu i n'exi ste pas;
.
.'
Ou e s'i l en était ainsi, il laudrait aller Jusqu à dIre que

�( 174 )

( 1ï 5 )

sont insaisissables lous les objets apparlenant aux sociétés
créées dans un intérêt public, lels que chemins de fer,
sociétés de navigation et de trans90rt en général, sociétes
de crédit et loutes autres qui peuvenl, il. un titre qu elconque , être co nsid erées comme i11léressant la généralité des
citoyens;

et que, tous les citoyens étant égaux devant la loi, nul ue
pe ut se meltre au-dessus de celle-ci et se soustraire à l'exécu tian des décisions de justice;

hlais attendu, au surp lus, que les cahiers des chal'ges qui
r èglent les l'apports de l'Elat avec les compagn ies concessionnaires d'un se rvi ce public, prévoien t tous l' hypothése
oü, par sui te de déconfiture, faillite ou aulres causes,
celles- cl serai ent daos l'impossibilité de l'emplIr leurs engagements;
Qu'en ce ('as, l'E lat a le ùroit de prononcer la déchéance
de la compagnie (':o n cessionnair~;

Qu'il serai t profondément immoral de voir une société,
smtou t lorsqu'elle est chargée d' un service public, braver
impunément les décisions rendues contre elle et conserver
son actif, payé par ses actionnaires eL ses obli gataires,
sans rembourser à ceux -ci ce qll'elle leur doit, ni m~me
le \1I' payer lÏntél'êt des fonds qu'i ls lui ont remis;

Pal' ces

moLiI~,

Qu'en conséquence, si les sa isies pratiquées avaient pour
effet d'entraver ou ù'interrompl'e le service, l'EtaL n'aurait
qu'à usel' des droit qui lui so nt conférés;

Le Tri bu nal donne défaut eontl'e M' Penin, avoué consti tué pour la Compagnie Insu laire de nal'igalion à vapeur
~l orelli et C', faute de conclure et plaider; pOlir le profit,
déboute ladi te Compagnie de son opposilion envers le commandement il elle signifié par exploit de Delhomme, huissier en dale du 2 février 1889 ; dit que ce commandement

Att endu que la pl'uliqu e de l'adminislration des posles
s'est constamment prononcée dans le même sens qu e l'arrêt
de la Cour de cassatio n du 27 aoùl '1883 ;

mencées suivant procès-verbal de J'huissier Delhomme des
1" mars et jOUl'ssuil'ants,

Que les inst r uctions ministé riell es des 20 mars 18G8 et
1876 ont formell em ent déclaré saisissab les les somm es dues
a u x entrepreneurs de Iran sport des dépêches, qu'ell es distinguent essentiell ement des mail l'es de posle;
Que si l'on écarle la di spos ition de l'article 76 du décret
du 24 juille; 17Y3, la sa isiss"bilité doit s'appliquel' aussi
bien aux provi.iom, ustensiles et éq uipages destinés à la
poste qu'aux sommes dues par l'Etat, lot'qu'on se teouve en
prése nce d'entrepreneurs de transports et non de mailres
de poste;

Attendu, enfin, que si l'on veut emprunter des al'gllmen~s
aux principes généraux et d'ordl'e pu bic, il en est deux qui
doivent domin er toute celle mati ère, eesont ceux qui proclamen t que nul ne peut s'enri chil' au délri m ent d 'autrui

sortira son plein et enLier effet ; dit, en conséquence, qu' il
sera passé oulre aux poursuites en saisie-exéculion com-

DI&lt; 21 juiLLeI1889,- 'l'ri buna l civ,de Marseille( l" Ch),
- Prés" M, AnaN,

FA l L LITE.

-

ORDRE. _

CODE: DI!: CO~DI EnCE .
_

I-I YPOTHI~CAIRE.

C.\UTION

DIVIDC;\OES. -

-

ARTICLE:

-

553

FAILLI IIÉR ITl lm

COL l.OCATION . ET SU I\',\NTS DU
DE LA

CAUTION.

SÉPAIlt\TION DES PATl\IMOINES.

L e c . éancier chù'og1'aphaire d'une fai~lite ) ?ui a alt~si
tt ne gm 'antie hypothécaire sU?' les b'/.ens d Hne cautl.011.
recow'S
so l '/'d
. al'1'e d Il l'railli ) l,eut exel'cer son . double
{
t la
cont1'e la masse mobilière de la (aillt!e. e con fe ,
masse immobilièl'e de la caution, et se jazl'e colloquet)

�( 176 )

( 17i )

le P"ù: des biells hypoteques, po,,,' tout ce gui lui
,'este dû apl'es déduction des dividendes touchés,

SU"

Et la pm'lioll de ce priee ,'endue libre pal' cette déduction,
t'euient., en ce cas, a ux c1'éancie1'8 postet'ieu1'ement inscrits SU?' les biens de la caution, et non à la masse de la

(aillite ,
L es articles 553 et suivants du Code de comn,",'ce, qui
disposen t au.{,'emenf, ne sont applicables qu'au."C cas ou

les deux masses mobilie,'e et immobilie,'e dependelit du
seul patrintoine du. fa illi .

Le (ail q"e le (ailli s.,'ait devenu hé"itier de la caution
hypothécaire, ne rend7'ail pas ces d'l'Sp08zlions applica-

bles, les droits des creanciers devallt se reu/el' eu euari.
à la situation des parties au. moment du contrat .

L'hypothèque insc1'ite sur les immeHblea de la cautio n
avant le decés de celle· ci, 'r end impossl'6le la confusion
des pat1'ùnoines, en pa1'eil cas, et dispense par suite le
cl'éanâel' de p1'end1'e l'ù1SC1'iption de séparation des
patrimoines conjo,'mement ci l'adic/e 21 11 du Code

civil .
( GILLARD ET I SAMD ERT CONTRE s r ND ' C

HABI'fi).

Du 9 aoù t 1888, juge men t du Tribunal civil de Char tres
ainsi conç u :
Le Tribu na l,
Attendu que , suivan t acte reçu par M' Le febv re, notaire à
Paris, le 2 1 janvier 1884 , la dame Abt a prè lé :
l ' A Eloi- Victor Rabier p ère , a ncien c ultiva teur à Dournan;
2' El à Marie-Henri·Eloi Rahier fils, et à Marie- Matbilde
Riv e t, sa femme, em prunte urs solidaires, une somme de
65,000 fr. ga ra ntie par un e cons ti tu tion d' h ypothèque sur
les biens de Rabier père;

Attendu que, le 14 novembre 1884, Habier fils fut déclaré
e n faillite;
Qu e la dame Abt, aya nt produit à la faillil e, tou cha trois
dividendes, l'un, le 30 décembre 1885, de 3,000 fr" le
deuxième, le 6 ja nvi e,· 1886, de 2, 970 h-. , le troisième, le
6 novembre mème année, de 2,03 1 fi'. 25 c. ;
Atlendu qu'en outre Rabi e,' père, ayant vendu plusieurs
imme ubl es lui appart enant, le 4 oc tob'·e 1885 et le 7 fé vrier 1886, la dame Abt touc ha une somme imporlanle qui,
étaut donn és les dividendes reçus du syndic, rédu isait sa
créance à 8,5 16 fr . 3 1 ;
Attendu q ue, Habier père étant morl le 16 ju in 1886, laissant son fils comme seul héritier, le syndic de la faillite fil
vend re les immeubles qui étaient dans la s uccession, et un
ord re fut ourerl au g,·eITe du Tribunal Sllr les p,'ix produits
par ladite vente;
Attendu q'le, da ns le règlemenl proviso ire durlit ordre,
arrêlé le 20 février dern ier, la dame Abl a été colloquée pou r
la somme de 8,516 fI' 3 1 lui reslant dus, et en outre poUt"
celle de 8,802 f,·. 05 montant des dividendes par elle touchés, ù la charge par elle de ré tablir lad ite somme à la
masse chirog,'ap haire de la faill ite, par ap plica tion de l'article 554 du Code de commerce, et il défaut par ell e de rec uei llir ladite somme de 8,802 fr . 05, le sieur Poil, comme
sy ndic de la fai llite, a été co lloqué pour la même somme en
vertu de l'articl e prâcité;
Attendu que la dame Gi llard, créa ncière inscrite aprés la
dame Abt , et la veuve Isambert ès noms, auss i créancière
. .
i nscrite, con lestent SUl' ce point le l'èg le men ~ prOVisOire,
.
e t qu'elles demaudent le rejet de celte seconde collocatlOo
a u profit de la dame Ab! el du syndic de la faillite;
Attend u qu 'aux termes des articles 553 el 554 du Code de
commerce, si \lne ou plu sieurs distributions de demers

2'

P. -

1890.

12

�( 178 )
mobiliers précédent la distribution du pl'ix des imme ubles,
les créanciers privilégi és ou h ypothécaires pe uve nt y con ,
comi r daos la proportion du montant total de leurs cré ,
ances; qu'ensuit e, lor, de la réalisat ion de l'actif immobi li er ct du règlement ae l'ordre, ceux d'entre les créanciers
qui viennent en ordre util e, touchen t le montant intégra l
de leur créance, mais à la charge par eux de restituer à la
masse chil'Ograpltaire le montant des dividendes pal' e ux

reçus ;
Qlt'en effet on n 'a pas voulu que l'une des ~eux m asses,
ch il'Ographairp. et h ypothécai re, pût s'enrichir alt Mtl'im ent de l'autre, pal' s uite de cette circonstance que le syndic a urait réalisé d'abord telle partie pl utot que telle autre
de l'actif de la fa illit e;
Attendu que si ces disposi tions reçoi vent sans d ifficu ltés
leur application dans le cas où le créancier n'a en face de
lui qu'un débi telll', le fai lli deq ui il a reç u directement son
hypothèq ue, il n 'en est par de mêmeau cas où l'h ypo thèqu e
a été consentie par un lier.:) interven u comme caution ou
codébiteur solidaire;
Attendu , en effet, que dans ce cas on ne se trouve plus
seu lement en présence de Je ux ruasses, chirographaire et
hypothécaire, composanL un pat!'imoi ne unique, mais en
outre vis, à- vis de ga ra nties spécia les, n'émanan t pas du dé ,
biteUl' commun, et "ur lesqu ell es, dès lors, les créanciers
directs e t exclusifs de ce dernier n'ont rien à prétendre;
Att end u que ce tte interpréta tion résulte clairemen t de
l'ensembl e des dispositions de la secti on III du chapitre VII
dn titre des faillites; qu'il rés ulte, en effet, du ra pprochement e t de la co m binaisou des articles qui composent lad ite
section , que les dispositions qui, com me celles de l'artic le
554, viennent limit er les droits dp la masse hypothécail'e,
sont compensées par d'autres, notamment cell es des articles 552 et 556, qui permettent au créancier h y pothéca ire

( l ï9 )

de prendl'e part aux opérations de la faillite et d'
y recevoir
en certams cas des dividendes',
, Que s' il en est a insi quand les créanciers sont en ra~e
dun seu l et même débit eur, il est constant que ces dernières
d ispOSitIOns ne
' e
' peuvent s'appliqu er au cas ou' l'h l'Poth equ
a été consentie pal' un a utre que le failli ,'
Que, dans ce derni er cas, les crean ciers hypothécaires d
ou de la ca ution qui ne viennent pas en ord l'~
utile, n ont
urce de produire à la( fai' ll l'te pour
. pas la. resso
.
e,n receVO ir un dl "Idende ; que, l'es tant éLranger;; à la faillite" on n e peut leur opposer les dispositions spéciales à la
matière des falllttes qui comm e l'artl'cle 554 sontf aVOl'abl es à la masse chirographaire ;

codéblt~ ur

. '

1

Attendu qn 'on fait remarqu er, à l'appui du maintien d
u
provl"~o l re, que la sil uation de la masse chirographa,,:e ne dolt pas ê tre modifi ée par ce rait que la da me
Abt ne s ~st pas conten tée de sa ga rantie hypothécaire, qu i
é tait suffisante, et a préféré produi l'e en outre à la faillite;

rè~l
o e m~n t

Mais at tendu qne cette critique n'est pas fondée; qu'en
effet ce ré.u ltat est dù au princip"- de la solidarité qui per ,;, etlatt à la dameAbt de se fa ire payer par l' un ou par
1 au tre de ses codeb lteurs, sans qu'on puisse lui en faire un
reproc he;
Attendu, en dernier lieu, que les droits des créancier,
h y pothécaires de Rabier père n'ont pu être diminu!'s pal' le
fait que Rabier père est mort, laissant son fi ls, alors faill i,
poUl' son héritier ;
Attend li qII 'en vertu des inscriptions ex istantes sur les
imm eubles, lesd it s immeubles n'ont pu se confondre dans le
patrim oine du failli;
Qu'lI est de jUI'is prudence, en effet (GI'enoble, 18 mars
1854, et Caen, 13 décembre 1867), que les d,oit s des créanciers inscl'i ts sur les immeub les du de cujus sont sauvegardés au regat'd des créanciers de l'héritiel', sans qu 'il soit

�( 180 )
nécessaire de prendre une inscription de séparation de patrimoines, laquelle, eu égard à l'inscription déjà existante,
serail inutile et n'apprendrait rien aux Liers;
Attendu, en conséquence, que les ùroits de la dame GiIlard et autl'es créanciers inscrits son t demeurés, après le
décès de Rabier père, ce qu'ils étaient auparavant;
Que l'article 554 du Code de com mer ce, qui n'é tait pas
applicable du ,' ivant de Rabier père, ne l'est pas devenu
par suite de so n décès;
Par ces motifs,
Dit et ordonne que le règlement provisoire sus ind iqué
sera rectifié en ce sens que la collocation faite au pl'unt de
dame Abt, et éventuellement de l'oil ès qualités, pour la
somme de 8,802 Ir. 05 ,est rejetée, et que ladite so mme sel'a
attribue" aux créanciers Vincent, Il la suite de la dame Abt,
suivant leurs droits;

( 18 t )

CAPITAINE. -

INCENDIE. -

-

R ESPONSADrLITÊ . -

PREUVES.

CIRCONSTANCES.

L'incendie en mer ne constitue pas pa?' lui-méme un
cas de (orce maJew"e .
'
J

En conséquence, le cap'ttaine dont le naoù'e a été incendié
ne peut se libé"C1' de sa 1'espoJ1sabiUté vis-à-vis d l:
charget"', qu.'en ]J,'o1want que la cause de l'incendie ne

lui est pas imputable,
Cette p,'euve ne doit pas nécessaÎ1'emenl éh'e d ù'ecte . il
sll(fU qu'il soit Mabli que le capitaine n'a aucune ra~(e
ci se rep,'ochel' ( 1J.
( CAPITAINE H OGGARTfI CONTRE DEUTSCH).

Ordonne l'emploi des dépens en frais privilégiés d'ordre,

Condamne l'appelant ès-noms il l'amende et aux dépens
qu' il e.;t autorisé à em ployer en frais de syndicat,

En droit, attendu que le capita ine d'un navire devient,
par le con trat d'all'rètement, débil eur envers le chargelll'
de la mal'chandise qui lui est confi ée; que, tenu de veill er
à sa conserv at ion, il répond de ses faules même légères
(art, 22 1 et 222 du C, comm .), et que sa res ponsabilité ne
ce~se que par la preuve du cas fortUit ou de la fort:e majell l'e ; que, d'après ces textes prtl.cis qui ne son t d'a illeurs
que l'applicalion au contrat maritime des principes du
droit commun écrit s dans les aI'licles 1245 , 13 /5 et t392
du C. civ., le capitaine doit, dans tous les cas, Caire la
preuve de l'excu se qu'il invoque;

Du 22 janvi." 1890 , - Cours de Paris (6' Ch,)- P,'és"

Attendu , d'autre part, que l'incendie en mer ne constHue

Appel pal' le synd ic,
AnneT,
La COUR,
Adoptant les motifs qu i ont déter miné les prem iers
juges,

Confirme ce dont est appel, pour êlre exécuté selon sa
forme et teneur;

M·

VILLET/\RD DE LAGU ÉHI E.

(1) Voy. s ur cette question, Tabl e gé nrca le. v· Capitaine, no' 9~,
ni' 90, 91. - 2" Table decennale, ibid ., no' 3::1 ,V,. - Ce l'cc. ISS3. 1. 88 ,

173.289 et sui\" . _ Tabl e décennale. Ibid.,

�( 182 )

( t 83 )

pas par lui-m êm e un e force majeure; 'lue si l'art icle 350
d u Code de comm . l'a classé parm i les sinis tres a ppelés
(m'llInes de me,', ce n 'est qu'en ta nt q u ' il peut fa ire l'objet
d'une assurance, ce qu i perm et au capitaine de se cOllvri r
de ce risque, mêm e alo rs qu'i l serait occasio nné par son
impr udence ou celle de l'équ ipage (a r t. 353); mais q lle la
fave ur de l'article 300 n'a poin t m odifié, au sujet de l'incendie, les r ègles de la preuv e dans les ra pport s d u capitain e a vec le ch arge ur ; q ue l es ex igences de cette preuve
varie nt nécessairement selon les ci rconstances; q u'il serait
inj uste d'obli ger le capitai ne à prouver la cause d irecte de
l'incen die, lorsq u e ceLLe preu ve seraiL o u impossible ou
i ncompatible avec la natu re des choses; qu'à cet ég3I'd, le
capi taine peu t se réclamer des facilités que le législate u r a
l ui- m ême autorisée, soit à l'égard du locataire dans les
articles 1ï33 et 1734, soiL plus généralement il l'égan[ de
tou t débiteur d'un corps cel'tain, lorsque dans les articles
11 47 et 11 48 il a admis comme équ ivalent au cas fortuit
« toute cause élra ngére » non impu table au débiteur;

Attend u , en fin, que par une clause spéciale de la cbartepar tie, l'ar r image des bari ls de pétl'ole fut placé sous la
s ur veilla nce d'un agent spécial quali fié d' inspecteur, choisi
e t nom mé en de hors du capitaine et cbargé de di l'iger les
ouvri ers a rrim eurs, lesq uels étaient payés par l'affréteur;

Et allendu , en l'espèce, qu 'il résulte du rappor t de mer
d ressé pal' le capitai ne Hoggart b , imm édiatement après le
sinis tre, rapport do n t l'e,acti tude et la sincérité O!1t été
établ ies et reconn ues : l' q ne l'incen die des pétroles chal' gés s ur le T h01'diza pour le compte des fI'ères Deu tse, h,
éclata le 29 jui ll et 1889 da ns le por t de Ph iladel ph ie à sept
he ures q uinze dll matin; 2' qu'i l f u t prédéclé d 'u ne forte
détonation et se déclara immédiatement da ns la cale n' 3 ;
3' q ue les ouvriers em ployés à l'arrimage durent fuil'
précipitamment de cette cale envahie pal' la f um ée; 4' que
les efforts pour é teindre l'incendie se portèrent SUI' la
cale n' 3 « où le feu s'était localisé, brù lant vigo ureusement» ;

Atte ndu, en outre, que le m ême rapport é tablit qu e le
navire éta it en bon é tat de navigabili té et qu'aucu ne négligenre ou im prudence n 'a été com m ise par le capita ine ou
l'équi page penda nt le ch argement;

!'Jue, manifestement, relie clause a eu

pOlll'

conséquence, en

déchargea n t le capitaine de la surveillance de l'arri mage,

de J'exonérer des imprudences impu tables aux ouvriers
em ployés à cette opération ;
Et a ttend u q u'i l est constan t q ue l'i ncend ie a éclaté dans
la ca le n' 3 a lors qu'ell e était occupée par les ouvrier, arrimeurs; que si le sinistre a eu POli)' cause le fait de l' bomme, ce fait seraiL étrangel' au capitaine ou aux hommes
dont i l répond ; mais qu'i l est pl us probable, ainsi que
l'o n t recounu les arbitres dispatcheurs, que l'incendie
provient d~ l'action combin ée des gaz développés par les
pétroles et d'une étincelle p,'oduite, soit par le fonctionnem en t de la grue à vapeur, soit par le frottement des dIvers
engins métalliques servant au chal'gem ~nt; que ce j,eu
natu r el de forces ou de corps ayant pu fa CIl ement prodUIre
l'explosion de gaz essentiell ement infl a m~ables et dont l,a
combustion peut résuller de causes mulilples aussllmprev ues q u'in évitables, suffit il renûl'e tout à fait plaUSIble la
fa talité de l'iucendi,,; qu 'en tous cas, la prellve q ueC?t
incendi e doit étre attribue à une cause étrangère au capl~
taine, est directement eL complètement rappo rtée, cequ l
jus tifie la sen tence des arbitres et les bases par eux adoptées
pOUl' la contribution;
Attendu que cette solution rend i nutile l'examen des
autres chefs des conclusions ;
Par ces mo tifs, la Cour déclare les appelants mal fondés
dans leur appel.

D u 21 juillet 1890, - Cour de Bordeaux (1" Ch,) P,-és, , M, DELCURROU, 1" prés ,

�( 184 )

( 185 )
Et stat uant d'office:

FAILUTE , -

LIQIJ IDATION JUDICIAIRE, -

SOCIÉTé, -

REQU~TE,

SIGNATURE DE TOPS LES ASSOC I "~S .

L a loi d" 4 ma/'s 1889, ell di.posant que la requ~le li fins
d'obtenù' la liquidation ;'udiciaù-e d'une société, sera
signée pal' celu,i ou ceux des associés qui ont la signature sociale, n'exige pas la sig nat1.l1'e de tOtiS ri peine de
nullité,
L o,'s donc 'lu'il y a ulle d'/ficuUé sé,'ieuse à l'apposition,
sur la "equéte, de la signatu1'e de l'un d 'entre eux,
l'admission au bénéfice de la liquidation ne doit pas
él1'e, pou.?' cela, ,·e(usée.
(SHILLER, DOSOGNE ET

C'),

Du 30 janvier 1890 jugem ent du Tribunal de commerce
de la Seine ainsi conç u :
Attendu que la requê te présentée au Tribunal il tins d'admission de la Société Shillel', Dosogne e t C' au bénéfice de
la liq nidation judiciaire, n 'est pain t revêtue des signat ures
ex igées par le § '1 " de l'al' ticle 3 de la loi du 4 mars 18 9 ;
qu e cette requè te doit donc ê tre rejetée;
Et attendu qu e des term es de ladite requ ête, de l'examen
du bilan de la Société Shi 11 er, Dosogne et C' , ai nsi qu e des
déclarations faites en chambre du consei l pa r les deux
membres de ladite Société, il ressort que ce tte Société est
en état de cessation de paiem ents; qu 'il y a lieu , pour le
Tribunal, de la déclarer ù'o ffice en é ta t de faillite ouverte;
Par ces m otifs,
Rejette la requête présentée a u Tribuna l, à fins d 'admISsion de la Société Sh iller, Dosoglle et C' a u bén éfice de la
liqu idation judiciaire;

...

Déclare en état de faillite ouverte la Société en nom collectif Shill er, Dosogne,et C' , etc, ;
FIXe provisoirement au 15 janv ier comant la date de la
cessation de ses paiements,
Ap pel par MM , Shi ll er, Dosogne et C',
ARdT,
L A COUR,

Donne acte à Récaen, ès, qualité, de ce qu'il déclare s'en
rapporter à justice;
Considé rant qu'il résulte des documents versés aux débats , qu 'au nom de la Société en nom co ll ectif Shi ller, Do,
sogne et C' et conformément aux disposition des articles 2
et 3 de la loi du 4 mars 1889, une requête à fin d'ad mISsion au bénéfice de la liquidatio n judiciai re a été présentée
au Tribunal de commerce de la Seine dans le délai impal'ü
par la loi, avant tout pl'otèt et avant toute a~sigl~a~ion en
déclaration de failli te; qu' à lad ite requête etaient )OlOts un
bilan et la liste de tous les cr éanciers;
Considérant que c'est;\ tOl't qne le Tribunal a rejeté la
req uê te pal' la l',,ison qu'ell e n'é tait pas revétue, des signatures ex igées par le § 1" de l'a rticle 3 de la lOI précIt ée;
qu'en fait, la Société dont s'agit est une soc~été en ,nom
col lectif, ayant pout' rai son et s i gn~tul'e sO~l a l es.S lul.l el\
DosoCYne et C ~ et a~f ant son siège SOCIal à. PariS, cl-de\ ant
l'Ile d~HauLeville, 3t, eLal:tueillement l'U e Richer, 42;
Considérant qu e cette Société est formée entre Otto Shil1er, Dosogne (Léon), Garelly etDosogne (C harles); que tous
les quatre on t la signature sociale;
Considéra nt que GarcUy est chal'gé de la direction et de
l'administration de la maison de Paris, - Chal'les Dosogne ,
des alfaires en Belgique, - etOtto Shiller et Léon Dosogne,

�( 186 )

( 187 1

de la gestion du bureau de Bomba y , et des voy ages aux
Indes ang laises, suivant les besoins des affai res;

Dit qu'il y a lieu d'admettre ladile Société au bénéfi ce
de la liquidation judi ciaire, avec tou tes conséquences de
de droit;

Considéran t qu e la l'eq uêle don t s'agit parLe les signatures de Garell yet de Léon Dosogne, s ignant pour lui eL
pOUl' Charles Dosogne, s ui vant les pouvoirs qui lui avaient
été donnés par ce l IIi-c i, m ais que cell e de Shill el' ma nque;

Dit, par suite, n'y avoir lieu à déclaration de faill ite.

nu

1" mai 1890. -

Cour de Paris. -

p,·es., hl.

Bou-

CHE R- CADART.

Considé ra nt qu e celui -c i é tant à Bombay n e pouvait pas,
d a n ~ les délais léga ux, se r en dre à Pa ri s po ur signer la re-

q uête, et que, si la s igna ture des qu a tr e assoc iés est indispensabl e pour la va lid ité de la requ ê te à fin de liq uida ti on
j ud icia il'e, la Soc ié té Shillel', Dosogne et C' sera it da ns
l'i mpossihili té absolue de profit er du bénéfi ce d e la liqui dation jnd iciaire;

COi\lPJ~Tt:: NC E . -

fixe le lieu du paiement.

ou de t!eux des associés qu i ont la signatu re sociale, » n'a

Pal' ces moti f"
Met à n éan t l'ap pella tion et ce do nt est appel ;
Emendan t :
Déch a rge les appelan ts des disposit ions et condam n a tions
len r fa isan t grief ;
Et faisant le d roit par décision nouvelle :
Dit bon ne et va lable la req uête présen tée a u nom de la
Socié té Shill er, Dosog ne et C· ;

P AIEM ENT AU DOMICI LE DU VEN-

P nOTRSTATION SU R LA QUAL IT É.

La p "ol estation de l'achelem' à ,'aison de ~a 9l~alité d'une
ma1'chandise dont il a "eçu. (actu1'e, la'lsse tl/lactes le~
au(,'es énonciations de la (ac/ur'e, notamment celle qlH

Considéra n t qu e l'article 3, § 1" de la loi d u 4 m ars 1889,
en éd icta nt q ue la requêle porterait la s ignatlll'e « de celui

pas exigé la signatll re de Lous les associés; que, si telle
é la it la volont é du léglslatell r, ell e a urait élé ex prim ée et
qu e l'absence dans le texle du mot tOtlt ind iq ue bien q ue,
q lla nd il y a, comm e dans l'espèce sou m ise à la Cou r , une
impossib il ité ma térie lle ou m ême un e d iffic ult é sér ie use à
l'apposition de la signature de l 'un des associés Sur la req uête, cell e-ci ne Sera Ilo int., pal' ~e se ul fait, frappée d'une
nulli té ahsolue ;

F ACTU RE . -

DEUR . -

E n conséquence, l'acheteu1', cité d evant l: T 1'ibunal de ce
Lieu, ne peut excipe?' de cette p rotesta/wn pour cOl'deste" la comp étence de ce T ,'ibltnal (1).
(JOUVE CONTR" TE RRAROSSA ) .

,

ARntT.
L A COU R ,

Vu la demande en règlement de j uges présen tée par Jouve
et les pièces à l'appu i ;
Vu l'art. 363, Code de procédure;
. e régu lièrement cité,
Attendu q ue ,f erra rossa, qUOlqu
, 1 ne
'.
, '[ pas' qu'i l l" a lieu de don ner défau t contre U I ,
com paral
,
'f
.
'lIe' end eXIstant
entre Jouve eL errad
I
Attendu qu.e e 1 r
.
,. d'Ajaccio
l'Ossa a été porté de vant le tri bunal de commerce

(1) Voy . ce rec. 1881. 1. 247 et la Ilote.

�( 188 )

( 189 )

et devant celui de Marseille, qu i se sont tous deu x décla rés
compétents, et gue les Co urs d'appel de BasLia et d'Aix ont
été simu ltanément saisies pal' appels relatifs à la compéLence seulemen L; g u 'i l y a donc lieu de faire cesser le confliL
existant et que, dès lors, la demande est recevable ;

suivant, maintient la cause devant le tribunal de commerce
de Marseille.
D u 30iuit/el 1888. Prés .,

M. BÉDARR IDE S. -

Cour de cassa lion (Ch des req .)
Pl .,

M. MORILlOT.

Au fond :
Attendu gue le marché conclu, le 4 jan vier 1887, enLre
Jouve eL Terrarossa, en vue des expédi Lions de ci men t qui
sera ient demandées par ce der nier , portait en termes
appa rents, l'indicatioll suivante: « Toutes mes livraisons
sont payables dans Mm'seille » ; que, de plus, la (acLure
ayant trait à la fourniture li tigieuse, transm ise par Jouve à
Terrarossa, le 18 mars, portait expressément que la marchand ise était payable à Marseille; gu 'il r ésu lte des termes
mémes de la demande que la marchand ise a été employée
pal' Terrarossa, sans que la facture ait été l'objet d'aucune
réclamation, ni d1nucuoes réserves; ca!', s'il a ensuite
demandé la résil iation du marché, c'est uniq uement à raison
de la qua lité des choses vendues ;
Attend u qn 'il a ainsi tacitemenL accepté Marseille comme
lieu de payement et n'a pu reven ir ultérienl'ementsUl' cetle
acceptatiou; qu'au surp lus, Marseille ayant ét.é incontestablement le li eu où les marchandi ses ont été livrées , ainsi
qu ' il apperL de la convenlion des parties, Terrarossa n 'a pu
investir le tribunal d'Ajaccio en ve r t.u du § 2 de l'art. 420,
C. proc.; qu'il suit de là qu 'A jaccio n'é tant ni le lieu du
domici le d u défendeul', ni cel ui de la li vraison , ni celui
convenu pour le payement, le tribuna l de ceLte ville ne
pon vait
. être sa isi; que le Il'ibnn al de Marseille était , ou
contraire, compétent., aux term es du § 3 de l'art. 420, C.
proc. ;

F RET. -

CLAUSE. -

AFF RÉTEUR
VIRE . -

FRET DU ~1~Me I::N CAS DE SINISTRE. -

PnINCIPAL.

-

L IIlÉrtA'rION

VIS-A-VIS DU NA-

SOUS- AFFRÉTEURS NON LmÉI\ÉS .

Est valable la clause de l'aff/'élemelll d'après laquelle le
I,'et se1'a acquis au fréte u.r, que le Havù'e a1Tive en bon
p 01·t O t t se perde en cours de voyage.
L'article 302 du Code de commerce ne donne pas seulement aux parties le d'I'01:' de stipuler la non 't'estit1.d1'On ,
en cas de sÙiish'e, du (l'et paye d'avance; il leur permet
aussi de stipuler le paiement, dans le méme cas , du fret

wco"e dit (1) .
Et il en est ainsi méme au cas où celui au profit de qui
celte stipulation est laite, es/ !tll a(f'l'éleu,' p"inci~al
gtti, tO'ut en imposant cette obligation ci: ses. 8o~l,s-~flré­
teurs, ne l'a pas conb'actée lui-même v'lS- a -vtS du
navù'e.

L'all'ré/eut', en 1'éclantant ci ses sous-ah,'ét e!W8 le (rel con venu., exerce un d,'oil q/li lui es l1)'/'opt'e et qU'L résulte

du conh'al de sous-an·,·élemenl.
On ne saurait le considé1'e1' comme exerçant par 81.lb,'ogat ion les droits dH capitaùle, alors méme (Jlte les connaissements auraient été signés di1'ecfemtnl pal' le cap-itaine aux sous-afT,·éfettrs.

Statuant par défaut et r églant de juges;
Annule le jugement du tribunal d'Ajacci o, du II aoùt
1887, et l'arrêt de la Cour d'a ppel de Bastia, du 7 novembre

P.G ._ En se ns cOlltrail'e, 1886. 1. 19 cl
( 1) Voy. Conf. ce rec. 1887 . 2. u

173. _1.87. 1.80.

�I!JO )

( 191 )

(PIERCE BECKER ET HARDI CONTRE ROSE) ,

n'en demandaient pas moins le paiement à leurs sous-affréteurs.

Nous avons rapporté da ns ce recue il (1886, 2, 34) un ju gement re ndu e n sens cOltll'ai re, s ur la question d1int el'_
prétation de l'arti cle 302, par le Tribunal de commel'ce
d u Havre, le 2 septembre 1885 ,

M, Rose, l' un d'eux, so utena it qlle ceLle situation était
inadmissi bl e; que l'affréteur ne pouvaiL réclamer le fret à
ses so us-affrétenl's qu 'en e:\erçanL les droits du capit aine,

et que 1;\ où le ca pitai ne n'en avait pas lui-même, l'affréteur principal ne pouv ait en avoir ; qu'il en était d'autanL
pl us ains i qu e les conna issement dont on invoquait la
cla use, é taient directement sign és pal' le capitaine aux
ch argeu rs ,

Nous al'o n s a ussi rappolté ( 1887, 2 , 66) l'arrêt de la Cour
de Hou en d u 13 décembre 1886, r éformant ce jugement.
Ces décisions r endu es entl'e les m êm es demandeurs et
M, Gros bon, é taient re la tives Il un fret dù pour des marchandises chargées à bord du navi re Seve,'n ,
La m ême question est née
chargées

SUI'

pOUl'

Le Tribunal de commerce du Hâ\'l'e a rendu le jugement
s uivant:

d'autres ma rchandises

J UGEMENT.

le même navire, dans le même voyage, el,

perdues dans le même sinistre ,

Attendu que P ierce Recker et Hardi ont assigné Rose,
po rteur des con naissements aux marchandises perdues
dans le n a ufrage du Severn, en paiement de la somme de
8,267 fi', 55, réd uite pal' I ~s conclusions ,) 6,2ï5 fI', 55, pour
le montant du fret ;\ eux dù en vertu de l'art icle 9 des

Le chargeu l' de ces Illal'chand ises a in voqu é encore la
nullité de la clause déclarant le fre t acq uis même en cas
de sin istre, et a p laidé que celle clause n'é tait valable qu 'en
tallL qu'elle se l'apportait au fret payé d'avance, m ais non
en tant qu'ell e visait le fr et encore dù ,
Mais il a plaidé un second moyen,
MM, Pierce, Beck er et Hardi avaien t affrété e n travel'S le
n avire ~eve?'n, et lacharte-partie, passée à Londres, st ipu lait qu Il s ne dev raient le fre t qu e SUI' bonne e t fid èle livraison de la marchandise,
Ils ava ient ensuite sous-fré té le navire à divers, e11 prenant un chargemen t à la c ueill ette , et les con na issem ents
présentés par e ux aux chargeurs, aCCeptés pal' ceux-c i, et
formant la seu le pi~ce constatant le contrat en tre eux, portalelH, daus l'ar ticle 9, que le fret était acq u is m ême en cas
de sinistre ,

C~ Cas s'éta n t r éalisé, les afJ'réteurs pl'i ncipa ux se tro uvalent libér és de l'obligatio n de pa)'er le fl'et au navi re et

•

co nnaissemen tR, stipu lant que le freL est acquis an navi re
même en cas de sinistre; qu e, p OUl' repousser cette demande, Hose s&lt;J utientque p , Becker et Hardi ne peuven t exercer
que les dl'Oits du naviL'e el &lt;\ raison des coollais:5ements,
qui sont les seu ls liens existant entre les pa rt ies contl'actantes e t n 'imposent l'obli gatio n de payer le fret qu'au
profi t du capitaine et du navire ; que si le navi re n'a rien
à recevoir, l'obligation est null e fa ule de cause;
Qu'on ne saurait en effet comprendl'e une convenlion pal'
laquelle un enl repreneur de I l ansporls n.l a~l'ait ri en ~ pay~r
an proprié laire du navire, en CaS de SlllISll'e, landls .qu Ii
panna it tout réclamer au propriétaire des ma~c h a ~1dl~es ;
que le naufra ge deviemhait ainsi un moyen d e.nt'lc h~sse­
menl ; qu 'un droit privalif en ce cas ne potlrl'a~t aV,OlI' de
cause que pour la d ifférence enlre le fl'et sl lp ule il la
charte.pal'lie et celui stipulé aux counalssemen ls, all1S1

�( 192 )
que pour le rembou rsem ent des avances faites aux navires;
mais qu'en réalité les dema~deurs ne représentônt pas le
navire, puisqu'il s produisent une chal'Ie-partie a ux termes
de laquell e il s ne lui doivent rien, s i les marchandises
viennent à périr; qu'ils sont donc sans qualité e l doivent
êlre déboulés de leur action;
Que c'est ai nsi qu 'aurai t jugé la co ur de Houen, en 1886,
si elle avait pu connaitre la véritab le situati on d~s demandeurs e t app récier par suite le sens r estri ctif qui deva it
être attribué à la clause 9 des conn aissements; que cette
clau se ne peu t ·êlre inlerprélée que dans un sens limi té et
ne s'applique, da ns la com mu ne inlention des parlies, selon
les prévisions de la charte· partie, qu 'aux débou rs orJinaires
avancés a u navire par les agents des athéteurs;

,

Attendu que celle argumentai ion est inexacte en p,'incipe ;
que le nav ire est l'objet d' un double conlrat d'affrètement
et de lransport; que pa l' le prem iel' l'affréleur se propose,
par la charte - parl,i e, lajouissancedu navire, et pal' le second
règle avec les chargeu rs les couditio ns de la sous-location
qu 'il leu r consent ; que, ces deux con ventions élant in dépenda ntes l' une de l'autre, les chargeurs non plus que les
réclama te urs qui viennent à leu rs droits, ne peuvent se
prévaloir des stip ulatio ns dela ch arle-parl ie;
Que c'est en vertu d'un d roil qui l ui est propl'e que
l'affréteur réclame l'exéculion des obligations résultant des
connaissements que le capitaine est obligé de signer aux

conditions qu' il lui indique; qu'i l est donc inexact ùe dire
que le paiement d u fret n'est imposé a ux porteUl's des
connaissemen ts qu 'au profit du navire et du cap it aine;
qu'il leur est don c, au contraire, imposé au profil de l'aITréleur avec lequel seul ils ont t l'ail é , et qui règ le ensuite avec
l'armateur, eo dehors d'eux et à des cond itions qu ' ils n'ont
pas à con naitre ; que la cause de l 'obli gation est pour les
porteurs des connaissemen ts dans leur propre contrat et non
dans la charle· partie ;

( 193 )
Qu'il importe donc peu que celle-ci stipule un certain
taux de fret, ou n'en stipule même pas du lout dans certains
cas, puisqu'illl'y a pas de relation dans les cond itions des
de ux conventions; que s'il peut en résu lt el' cette conséqu ence critiqu é~ pal' le défendeur, d'nn fret perçu pal"
l'affréteur, tandIS qu'i l ne paie rien aunayire, c'est l'effet
d'une convention li brement consen tie,

convention qui

Jl 'est frappée d'aucune prohibition et que les clJal'geurs
pouva Ient ne pas acce pter, ainsi que l'a fait l'un d'eux qui
s'y es t refusé; qu'elle ne peut être considél'ée comme une
spécu lation dangereuse sur le naufrage, puisque ladirection
du navire appa rtient au ca pitaine et non à l'aITréleur',
Atlendu que l'arrêt rie la Cour de Houen ( 13 décembre
1886) a reconnu d'une manière abso lue, licite etobligaloire la clause 9 des connaissemenls; que cette décision
doit profiler a ux demandeurs dont la qualilé n'a pas écbappé
à la Cour, et qni ont en lout cas, comme il vient d'être
étab li, le droit de s'attribuel' le bénéfice desdits connais ·
semenls; que vainement Rose prélend que la commune
inlenlion des parti es a donné à cette clause un sens restrictif ; que la présence des assureurs au débat démomre que
l e~ chargeu rs ont trè~ bi en compl'is l'étend ue de leur risq ue
en s'engageant à payer le fret à tout événement, puisqu'i l ~
se sonL garantis pal' ulle assu rance; que c'esL à torL égalem en t q u'il fait inter ve nir, à propos d' une clause du connaissement, les stipulations de la charte-partie concernan t les
avances à faire au nav ire, puisque les deux contrats ne
peu vent réagir l'un sur l'autre; que c'est en deroier lieu
que Rose fa it offre de payer, à quiconque justifiera représenter le navire Severn, le fretsur les marchandises sauvées
dans les te rmes de l'article 303 du Code de commerce; qu'il
résulte de ce qui précède que cette oll't'e est insuffisante à
l 'égard des demandeurs qui ont droit au fl'et entier, et sans
objet si elle ne les concerne pas;
Par ces motifs, le tribunal. , ,

2' P. -

1890,

13

�( 194 )

.( 19ô )

Du 2 avril 1889. - Tribunal de commerce du Havre. -

P" ès., M.
LAR UE

BLANCHAnD.

-Pl. , MM.

DE GnANDM A I SON

et DE-

(du barreau de P a I"Îs).

Appel.
Ann C·r.

LA COUR,
Attendu que la pré tention de l'appelant de n 'être pas tenu
au paiemen t du fre t Rur sa fOl'tu ne de terre, si elle pouvait
se justifier, pour le règlement des avaries, aux term es des
articles 40 1 et 404 du Code de commerce et sau f exam en
des qua lit és respec tives des parties, éq uivaut, en ca. de
s in istre, la fort un e de m er étant anéantie, à la vo lon té manifestée de ne ri en payer et maintient la solution du débat
su bordonnée à l'intel'préta ti on juridique de l"a r ticle 301 du
m ême code; que sous l'e mpire de l'o rd onn ance de 1681,
dont l'article 302 du Code de com me rce est la r epl'odu cti on
presque tex tu ell e, la clause stipulant que le fret est acqui,
au nav ire m ême en cas de sinis tre,était usuelle et lici te;
Que la div ision en deux parag raphes, dans l'arti cle 302
du texte, de l'ar ticle 18 de l'ordonnance, ti tr e du fre t, à elle
seu le , ne permet pas d'induire que les rédacteurs du Code
de commerce aient entendu attribu er à la convent ion contraire à la dispositio n faisant l'obj et du § l de l'ar ticl e 302 ,
un caractère iili cite qu 'elle n 'avait pas auparavan t ; que
les travaux préparatoire du Code de commerce rév èlent que
l'arlicle 302 n 'a été l'Objet d 'a ucu n débat devan t le Cons6 il
d'Elat et n 'a donné lieu à aucun déba t a u Tribun at;
Que le silence a insi gardé par le législateur de 1807 suffirait à éloigner la pensée de l'in novation si considérable
qu'il auraIt voulu consacrer; qu 'on n e co mprendrait d'a ille urs pas, il moins d'ad m ettre u ne inconséqu ence qui ne se
peut prés um er , quele lég islateur ait er;tendu prohiber comme
illicite, dans le cas dn § l, n ne convention qu'il a utorisait

formellem en t dans les termes même de l'ordonnance, au
cas prévu pal' le § II ;
Ou 'i 1n'ex i ~ te, en effet, alle une raison pOUl' ne pas api i uer
il. la. conventIOn ayant en vue le paieme n t d 11 f l'et en Pcasq de
Slllls tl'e, les m otifs énoncés par Locré pOUl" justifier 1
fa cu lté, accordée au capilaine, de stipuler la non-resLitlHio:
du fret avancé: « au s urplus, dans tri contrat que ce soi t
la 101 ne doll gên er la \'olon té des contl'acta nt s qu'à l'égard
des cla uses qUI blessent l'ordre ou les mœ lit.s ), (LOCl'é
t. III ,p. 297) ;
,

Qlle ces considéra tions, textuellement inscrites dans
l'onêt du 13 décemb re 1886, rendu par la Cou r, entre les
c harge urs GrosbOIl frères et les mêmes a(fréteurs, pOUl" le

même navlr~ et la même opérat ion commerciale, s'appliqu e nt il la sltuation de l'appelant, représentant les autres

po rteu rs des connaissements, a 101'5 que contl'lliremeot à !=:es
alléga tions, du moins erronées, aucun CaH, aucun document ne sont venus apporter la moindre modillcation à
l'espèce soumise pOUl' la seconde fois au Tribuna l puis au
j nge d'appel ;
,
Adoptant a u surplu s les motifs des pl'emiers j uges et les
app liquan t aux concl usions de l'appelant qui, malgré la
mul tipl icité calculée de leurs développements, y trouvent
SUI' chaque point une réponse complète ; et atte &lt;ldu que la

paltie qui snccom be est teoue des frais; sans s'arrêter aux
moyens, prétentions, fin s et conclusions, ta nt principales
que très subsid iaires et plus subsidiaires de l'appelant, lesquell es ell tolalil é sont rejetées comme mal fondées;
Conlirme le jugement rend u le 2 avr il 1889, pal' le Tribuna l de co mm erce du Havre; condamne l'appelaut à
r amende et a ux dépens . ))

D u 27 llovemb"e 4889. - Cou r de Houeu. - Prés,
M.I"E LIX. - P I " MM. DELAnuE (du barreau de Paris) et
SAR,\ Zl N.

�( 196 )

( 197 )
( GEILINGER ET

FAILLITE. DICATION. -

VENTE. -

CeSSATION DE P1\IEMENTS. -

ENTnÊ:E AUX DOCKS

PERMIS LEVÉ. AU NOM DE t.'ACHETEUR. -

sous

REVEN-

RESTI'l'UTION AMI /\OLE DU CQNNA I SSEMr.NT. -

LE Mr~ ME NOM. -

OPPOSITION . -

INEFFICACITI~ .

L e vendeu1' impayé peut eXe1'ce1' la 1'evendication à l'encont1~e de son acheteu1' en état de cessation de paie ·.

menls, mais non en faillite décla&gt;'ée,
Et l'acheteur, en pareil cas, peut adhé"." amiablement
li ceUe demande,
Cette revendication doit ëtre considérée comme un (ait
valablement accom.pli, l01'sque l'acheteur, à qui le vendeu1' avait ,'emis le connaiss.ement et la traite à accep(el',
a ,'estit'ué ces documents au vendeur ou à son rep"ésentant, lesquels se sont des lors t"01.iVeS seuls en d,'oit

de se fa;,'e déli·vr." la marchandise ,
JI imporlerait peu, dans ce cas, que, pendant q"il détenait le connaissement, l'acheteur eut levé un pet'mis en
douane, et qu.e pm' suite des exigences adminisl1"'atives,
Le vendeur ren(,'é en possession du connaissement n'mU

pu opérer le débm'qllement et le dép6t de la marchandise aux D ocks que sous le nom. de t'acheteur.

Ces (ails 11.e sa,,,.aient consliluer la possession efteclive de
la 1'Ila1'clzandise pm' l'acheteu1', ni empêcher t'applica-

tion de l'a,'cicl. 576 du Code de commerce,
Si donc la ma1'chandise ainsi enb'ée aux Docks au nom
de l'acheteu'r, s'est {,'o1..wée sous le covp d'u ne opposi-

tion q,d (rappait loutes ses marchandises dans cet établissement , cette opposition ne peut nuire au x droits
du vendeur revendiquant.

C'

CONTRE SYNDIC RENET ).

JUGEMENT ,

Attendu que Geilinger et C' , de Londres, avaient vendu
29 sacs ~afé à Re~et ~t C' , et les leur avaient expédiés par
sleamet Era; qu à 1 alTJvée du navire, le 18 avri l Barlow
age nt de Geilinger et C' , remit à ses acheteurs le' connai;
sement aux marchandises, ainsi que la traite tirée en contre va'eur; mais qu 'ayant appris que la situation de ses
déb it eurs ne leur permettait plus de tenir leurs engaoem en ts, il se mit en mesure, dès le lendemai n, d 'oble~i r
d'enx qu'ils lui rend issent la trai le et le connaissement·,
qu ' il est sa ns int érêt: de recherche,' à qu'elle date celte
rem ise eut lieu ; qu 'il est constant que, le 24 avril, Barlow,
en vertu dn conn aissement qui lui avait élé endossé en
blanc par Renet et C' , chargeait Caspar, agent des bateaux
à Londres, de faire mettre lesdits 29 sacs aux Docks-EntrepÔIS, de les assurer pou r uneso mme de 6,000 fr " et de lui
en procurer un transfert en blanc pour le nouvel acheteur
auquel il vendraiL les cafés;
Attendu, ce pendan t, que, durant l'espace de temps où
il s avaient été détenteurs du connaissement, Renet et C'
avaient levé en leur nom le pe,'mis de mi se en entrepôl, de
sorte que lorsque Cas pal' se présen la avec sa déclaration
l?our le même article, li lui fut répondu que les règlemenls
admi ni stratifs s'opposaient à ce qu 'aucun changement {ùt
fait au premier permis, etque ce ne serait qu'après l'entrée
aux Dock s, sous le nom de ce lu i qui l'avait levé, que le
tran sfert pourrail s'e[ ectuer ;
Attendu qu e, conformément à ces formalités, qu'i l ne
pouvait modifier, Caspar fit enlrer les 29 sacs aux Docks le
27 avril, mais qu'ilS se Irollvèl'enl , en mêm e temps, sous
le coup d'u ne opposition qui frappait taules les marchandises appartenan t à He net et C' dans l'é tablissemenl., et que,
dès lo rs, le transfert ne put avoir lieu;

�( 198 )

( 199 )

Attend u, enfin, que Renet et C' fure nt déclarés en é tat de
fai ll ite le l ï juin, et que, par u n nouveau jugement en
date du 22 juillet suivant, l'époque de la cessation des paiements fut reportée au 9 avri l, c'est· à-dire antérieurement
au x fa its ci-dessus relatés;

Que si, pal' suite des exigences administratives, Renet
la douane ,
e t C' ont continué Il figurer en nom au ,'e.ardde
o
cette inscription qui n'avait d'aut"e valeur que celle d'une
inscr iption pOUl' ordre, n'a pu leur constituer un droi t
qu ' ils avaient perdu, ni infirmer celui que Geilioger tenaient de leu r légitime revend ication;

Attendu que, da ns ces circonstances, Geilinger et C' demandent au syndic Henet d'être remis en possession des
29 sacs don t s'agit et ce sous une contr ainte de 500 fI', par
jour de retard, et dans le cas oh i ls ne réussiraient pas
contre le syndic, pretendent rendre Caspar respo nsable de
la mauvaise exécution du mandat dont ils l'avaient cha "gé;
Attendu qu'i l résu lte des fai ts qui viennent d'être exposés, que les dive,'ses cond itions exigées par la loi se so nt
trouvées réuni es pOli!' pe,'m etlre il. Geilinger et C' d'exercer
leur revendi cation ; qu'ils étaien t vendeurs impayés; que
Rene t et C' étaient en état de cessation de paiements,ce qui a
été judiciairement consta té; qu'enfin la marchandise n'était
pas entrée dans les magasins de ces derniers ou dans un
dé pôt public en lenan t lieu, pui squ'ell e était encore dans
les flan cs du navireau m oment oü He net et C' se dessaisis··

saient du connaissement;
Qu'ainsi cette r emise volontaire aurait pu être obtenue
par justice, et qu 'en recon na issant le droit de Geilinger
et C', Renet et C' s'épargnaient les fl'ais d ' un e résistance
in uti le ;
Attendu que, muni s d' un titre qui le U!' assurait, à l'ex ·
clusiou du destin ataire, la délivrance de la m arch andise,
Geilin ger e t C' n'ont pu voir le ur situation légale modifiée
pa r les circonstances de fait qui ont suivi ;
Que la déclaration en douane fait e il. l'origine par Henet
et C' n'était qu'une mesure préliminai re Il la prise de possession, mais ne leur procUl'ait pas la tradition effective de
la marcha ndise, alors qu ~ le co nnai"sement éta it so rti de
leu rs mains et qu e le navire ne les connaissait plus comm e
réclamateu rs ;

Que les oppositions conduites aux mains des Docks n'ont
pu dava ntage port er attein te aux d"oits de Geilinger et C· ;
qu'il suffit , d'ai ll eurs, de remarquer qu'elles ne pouvaient
s'appliqu er qu'aux marchan rlises appartenant à Renet et C' ,
et qu'il ressort de ce qui précède que les 29 sacs dont s'agit
n'ont ja mais fait partie de leur actif;
Attendu qu e la situation de Geilinger et C' se trouve
ainsi r égie par l'artiele 576 et non pal' les arlicles 4-\6 et 447,
qui ne LrOll\'ent pas leUl' application dans la cause; que ces
deux articles visent les al' les qui auraient pour effet de
fai re sortir des mains du débiteur une partie de son actif,
tand is que la revendication a pOtll' but d'empêcher la
chose œentrer dans la masse; qu 'il n'y a pas non plus d'arO'um e nt à tirer de la cOlll1&lt;.tissancede l'élat de cessation de
o
, é
paiements où se troul'e le débiteur, puisque c'est préc,s,ment de cette circons lan ce que la revendication tire sa ralso n d'êt,'e ;
Attend u que le prin cipe d'égal it é entre les créanciers n'~ t
pas choqu é pal' ce qui vient d'être dit ,; qn' il s senrlclllraient aux dépens d'a utrui, pal' une déclSlOl1 contnlll'e ; que
la lûi , pal' lin principe d'éq uité, a donné comme une sorte
d'extension au d,'oit de l'êlention et voulu que la mal'chan 'lise no n li vrée ne participât pas à la ruine commune;
Attendu q ue Geilinger et C' ont intenlé une double acti on contre le sl'ndic Henet et contre Caspar ; que I ~, première réussissant, la seconde devient sans obJet ; qu 11 ya
lieu d'en mettre les frais à leur charge;
Attendu que la demande en dommage·intérêts, formul e

�( 200 )

( 20 1 )

par Geilinger et C', n'est pas justifiée, et qu'elle doit être
écartée;
Par ces mo tifs,
Le Tribunal, st1\luant en premier ressort, juge Geilinger
et C' bien fond és dans leur r evend ication ;
Dit, au contraire, le syndic Henet sans droit sur les 29
sac café dont s'agit ;
Dit que, dans la huitai ne du présent, le sy ndic Renet sera
tenu de faire rem ettre lesd itR 29 sacs à Barlow , représentaut
de Geil inger et C' ;
Et, faute de ce faire, au torise la Compagnie des Docks à
remettre lesdi ts ~acs à Barlow, aux nom s qu'il agi t;
Rejette la demande en dommage.-intérêts form ée pal'
Geilinger e t C· ;
Juge ces derniel'S ma l fond és dans leu r acti" n contre
Caspar, et les condamne, de ce chef, aux dépens ;
Condamne le synd ic Henet en tons les antres dépens .

D u 26 novembre 1889 . - Tri bunal de commerce du
Havre. - Prés ., M. BLANCHARD. - P l ., MM . GUER RAND,
BODE REAU et L AI GNE L

l'at'rél , pa-r su i te de conve ntiollS acceptüs par tous les
ct'eanciers, aucu n p a88i( ne soit plus actuellement
exigible ( 1) .
( LI NGET, VIAU DEY ET

C'

CONTRE BA~QUE DU J URA

ET STÉAR INER IE DE L'EST) .

Dn 30 novembre 1888, jugement du Tribunal de corn··
m erce de la Seine ainsi conçu:
Le Tribunal,
Après en avoir délibéré conformément à la loi;
Attendu que les demandes tendent aux mêmes fins ;
Joint les causes;
Et attendu qu' il résulte des documents produits que Linget, "i aud ey et C· sont co mmerçants; qu 'Us SO llt en éta t
de ce,sation complète de paiements, contrairement à leur
a ll égation; que la preuve en ressort notamment de ce ralt
que les défendeurs ont vendu leur fonds, seul ~age apparent des créanciers, sans les désll ltéresser, et qu ris ne JUstifie nt pas posséder un actif liquide suffisant pour étellldre
le passif; qu 'il Y a lieu, en co nséquence, de les déclarer en
état de faill ite ouverte;
Par ces motifs,

FAILLITE. -

JUGEMENT DECLARATIF . -

ApPEL. -

CONCORDAT

AMIABLE PEN DANT L'INSTANCE n'APPEL.

E n cas d'appel d'un iugemenl déclamli( de ( aillile, c'esl
au momenl où il esl sl2lué sur l'appel que l'élal de
cessalion de paiements doil ét,-e conslalé.
E n conséquence, lors méme gue le commerçant aU1'azc été

en étal de cessation de paiemenls au mo menl où a été
rendue la décision allaqu ée,il su(fil, pou,' que la déclaralion de (aillile soit ,-apportée, qu'au momenl de

Le Tribunal, jugeant en premier ressort, d'office en tant
que de besoi n, déclare en état de faillite ouverte la Socl~té
Linget, Viaudey et C· en liquidation, ayanteu pour objet
la fabri cation et le commerce de la stéannerle, dont le
siège était à Paris, 50, boulevard Haussmann ; fixe proVlsoirem ent au 26 octobre dernier l'époque de I ~ cessatl~n des
paiemen ts de ladite Société; ordonlle que, SI fait na éte,
(1) Voy . Gonf, ce ·ec. t882. 2, 131 et 118. '
2.3&amp;.

1885.2. 43. -

188&amp;.

�( 202 )

( 203 )

ies scellés seront apposés par M, le juge de paix de l'arrondis em ent du fa illi , e t partout où besoin sera, conformément aux al'ticles 405 et '. 58 d u Code de commerce, à l'effet
de quoi avis du présent jugement sera sur-le-cham p adressé
par le g reffier audit juge de paix; nom me M, Falco, l'un
des m embr es du Tribunal , com mi ssai re à ladite faillite, et
pour syndic proviso ire le sie m Bea uj eu , demeul'a nt à
Paris, ru e Chanoinesse, 'l4 ; ol'donne que, conformément à
l'al'ticle 455 p ,'éci té, la personne des fa i Ilis sera mi se en dépôt dans une maison d 'ar rê t, et qu e da ns cet é tat, il ne
pourra être reç u co ntre e ux d'écl'ou ou de r ecomm andation
pO Ul' aucune espèce de àeu e ; ordonne que le présent j ugement sera affic hé e t inscré pa l' extrait dans les jou rn aux
j udicia ires, conrormém en t à l'article 442 du Code de ComInerce e t sui vant le mode é tab li par son article 42 ; dIt que
les dépens seron t employés en frais de syndi cat,

et délai et ont consenti à la délégation du prix faite à leur
profit par Linge t, Viaude)' et C· ;

Appel par Linget, Viaudey et C' ,
ARR~T,

LA COUR,
Considérant qu e si , à la date à laque ll e le jugement dont
est appel a été re ndu , les premi er s ju ges on t pu, il bon
dro it, pt'Ononcer la fa illite , la Cou r a àapprécier la si tuation
des appe lant s a u moment où ell e lui est soumise;
Considérant qn'en fa it si Lin get , Viaudey et C' n'ont pas
complètement désintéressé le ur créa nciers, il r ésul te des
doc uments ve l'sés au déba t qu e, pa l' suite des con ventions
passées a vec un sie m Falcony, acqué reur de J'é tablissement in d ust ri e l d,e Linge t, Viaudey e t C', une partie considéra ble du passir a é té é te inte, e t qu'il est procédé au paieme nt total des créanc iers par des acomptes m e nsuels très
importan ts versés réguliè rement pal' le sie nr Falcon y ;
Considérant q ue tous les créauciers , sans exception , ont
adhéré à la convention fa ite avec celui-c i, ont accordé terme

Co nsidérant qu'il en résulte qu'aucun créancier n'est
a ctuellement en droiL d'exercer des pOll1'suites con tre Linget, Viaude)' et C· ;
Que, dès lors, ceux-ci ne sont soumis à au cune exigibil ité
de paiement, et p..' s uite ne peu vent être déclarés en état
de cessatio n de paiements ;
Considérant qu'au nom des Sociétés la Banqu e foncière
du Ju ra et la Stéarinerie de l' Est, SUI' les poursn ites desqu ell es a été rend u le jugement dont est appel , il e.t demandé acte de ce qu 'elles déc lal'ent ad hérer anx conclusions prises par les appelant s, et tendant au l'appo rt de la
déclara tion de faillite ;
Qu'i l ya lieu de leur donn er acte de ces conclusions ;
Considérant qu'il y a lieu néanmoins, à raison des circons tances de la Call se , et faute pal' ladite Société Linget,
Viaude y et C' de n'avoir que devant la COllr justifié des
acles 'Passés a\lec ses créanciers, de faire su pporl er par LlOocret , Viaudev
, et r,' tous les fra is de première iostauce et
d'appel;
Par ces motHs,
Donne acte aux Soci étés la Banque roncière du Jura et la
Stéarinerie de l'Es t de ce qu 'elles déclarent adhére\' aux
conclusions de Linget, Viaudey et C' , tendant au ra pport
de la faillite de ladite Société; met l'appellat ion et ce dont
est appel il néa nt ; émendant, décharge les appelants Je, diS-

positions eL condamnations contre e~x pl'ononce~~, et
faisant droit par décision nouvelle, dIt que la socle~é en
liq uid at ion Lin get, Viaudey et C', et lesdi ts LUl get, \ !alldey ne sont pas actuellement en état de cessation de palel11e~lS et qu 'il n'y a pas lieu, lluant à présent, de les de·
clarer' en é ta t de fai llite; rapport e, en conséquence, le

�( 204 )

(205 )

jugem en t rendu par le Tri bunal de commerce de la Seine,
le 30 novem bre 1888, déclaratif de la faill ite, dit que dans
la huitaine de la signi fi cation du présen t ar rêt, si fait n'a
été, Beaujeu sera ten u de rend re corn pte à Th iell emen t, èsnoms et qu ali tés q u 'il agit, et en tant que de hesoin à Linge t et Viaudey , des opérations auxq uell es il a p u pror.éder
comme sy nd ic, et de remeUl'e au ssi audit T hiell em ent èsnoms et q ualités q u' il agit, tou s titres, livres, pièces ou
documents et va leurs concern an t la Société Li nget, Viaudey el C', qu' il pe ut avo ir entre les mains; à q uoi laire
sera led tt Beau jeu contrai nt su r le vu d u présent arrêt, quoi
fabant bien et valablem ellt q uitte et déchargé ; ordonne la
publicatio n du présent arrêt partout ou besoin sera ; ordonn e la restitution de l'am e nde consignée s ur l'appel ;
condamne Th iellemen t ès-qu ali tés, et en tan t que de besoin
Lingel et Via udey, aux dépens fa its sur les cau ses de première instance et d'appel,

D u 22 ( évrier ,/ 889 . - Cou r de Paris (3' Ch. ) - P" és.,
M.

BOUCHER- CADART.

-

P I ., /IIM.,

L AMB ERT, BLAVOT

et

CO ULON .

CHÈQUE . -

PROV ISION. -

EFFETS A ÉCH EOlR. -

R EM ISE

EN COMPTE COURANT .

On ne p ell t considé1'er comme constituant, en matière de
cM g"e8, la p rovision p,'éalable exigée p a&gt;' l'ar ticle 2 de
la loi du 14 juin 1865 , tïnscl'iption en compte courant,
existant entre le tir"",' et le tiré, d'eflets négociables
non enC01'e éclws) remis ci ce del'nier sous la condition
de leul' encaissement Il l'échéance.
( BANQUE n ES ALP ES · MARIT IMES CONTRE CR ÉaIT L YONNAIS).

Du 28 no vembre 1887, ar rêt de la Cou r d'A ix ainsi
conçu:

L A COUR,

Attend u que le Crédit Lyonnais, se prévalant des accords
inte rve nu s entre lui et la banqu e Ad amin Bollini , a, pal' sa
le u re du 17 janvier 1883 , avisé qu'il ne paierait p.s le chè.
qu e t il'é sur lui ; qu e cettll leUre a sui vi immédiatement
l'avis à lui donné de l'émission de ce chèque ;
ALLe nd u que cette lettre, acceptée sans protestation par la
banq ue Adamin Bottini, a été communiquée à la Banque
générale des A l pes-~l arit i m es; que, celle-ci ayant fait protester , le 18, le chèque à elle rem is le '16, le protêt mentionne la réponse ci-dessus rappelée dn Crédi t Lyonnais,
réponse q ui se rélère à ladite lettre du 17 janvier ; d'où suit
qu e la Banqu e générale a, comm e il ,'ient d'être dit, connu
cette lettre et l'adhésion q u'elle contient aux conventions
in tervenues entre le tireur et le tiré;
Attendu que c'est seulement à la date du 21 avril 1887
qu e la Banque générale, par un l'l'avisé tardif, a cité le
Crédit Lyo nnais; qu'à ce moment un jugement du Tribun al de Nice du 24 septembre 1886, confi rmé par arrét de la
Cour ÙU 28 févl'ier 1887, rencl u eu tre le Créd it Lyonnais et
les sy ndics de la faillite Adamin Bottini, avai t décidé qu' un
gra nd nombre des effets remis le 15 janvier 1883 étant reven us impayés, le Crédit Lyo nnais n'était pas et n'avait pas
été , à cette date du 15 janvier 1883, débi teur d'AdamlIl
Bottini ;
Attendu , en défin itive, qu e de \ïnstrur. tion et des. débats,
de la con espondance et notamme nt de l'accusé de receptlon
qu e le Créd it L yo nnaisa adressé le 15 Janv Ier à la ba~q u e
Adamin BoUini des remises à lm fal les par celle-CI, lé,u lle
la preuve que les parties ont convenu que t'es reml;es. ne

ser aien t portées au créd it du comp te d u l'emeUant q u il tI tre
provisoire et en quelque sorte pour mémoIre; malSqu e cet
article de crédit ne serai t définitif que si les efIets reDIlS
étaient payés ;

�( 206 )

( 207 )

Attendu qu'on ne compl'endrait pas que le Crédit Lyonnais, qui se trouvait à découvert d'une som m e importante
et ell présence d'un débiteur péri clitant, eùt accepta le 15
janvier de Ubérer ce débiteur et de le rendre créancier en
échauge de valeurs dont le r ecouvrem ent é tait douteux;
qu'il n'a pu raisonnablement escompter ces valeul's que
sous les conditions s péciales qu'Adamin BoLLi n i a acceptées;

1865, le cbèque ne peul être tiré que sur des tiers ayant
provision préalable;

Attendu, surabondamment, que la Banque géné!'ale a

connu ces accords;
Attendu, pal' conséqu ent, qu'à la date du 16 janvier 1883,
jour de la remise du chèq ue do nt s'agit à la Banque générale des Alpes-Ma ritimes, le Crédit Lyonnais n'avait point
de fonds à la disposition d'Adamin ]JoLLin i, tireur de ce
chèque; qu'en fait, e t s uivant leul's accords spéciaux nettement établis, Adamin Bottini n 'avait qu'une créance
éventuell e, re lie du solde de son compte cou!'ant à é tablir
après et suivant le resu ltat des effe ts escomptés le 15, "vec
cette restriction convenue;
Par ces motifs,
Infirme;
Déboute la Banque intimée de ses fins et conclu s ions;
Décharge le Crédit Lyonnais des condamnations prononcées contrd lui .
Pourvoi en cassation par la Banque des Alpes-Maritimes.
AnneT .
La Cour . " statuant sur le deuxi ème moye n tiré de la
violation de l'ar ticle 1165 du Code civil e t des principes
en matière de compte courant, et de la fausse application
de l'article 135 du Codede commerce,etde la loi du 14 juin
1865 sur les cbèques :
Attendu qu'aux termes de l'article 2 de la loi du 14 jui n

Attendu qu'oo ne saurait considérer comme constitu ant
une telle provision rinscl'ipLion ail comple cou rant, existant entre le tireU!' et le tiré, d'effets négociables non encore échu s, remis au dernier sous la condition de leur encaissement à l'échéance; qu'en ce cas le résultat du compte
con rant et la qualité de débitem pour le tiré ne pouvant
être connus que lors de la clOture du compte après l'encaissem en t des valeurs, le paiement du chèque eot subordonné
à la balance de ce compte au profit du tireur ;
Attendu, en fait, qu'i l est déclaré pal' l'arrêt attaqué:
l ' que si le 15 janvier 1883 RoLlioi, débiteur du Crédit
Lyon nais d'li ne somme de 55,74li fI'. 49 c., a remis à celle
Soci.été des effets négoci ables s'élevant à une somme supérie ure de plusde 14,000 fI'. au montant du chèque présenté
le 18 du même mois pal' la Banque des Alpes-Maritimes, il
a été conrenu que ces effets n'était portés au compte cou·
rant que SOllS la cond ition de l'encaissement de leur valeU!'; 2' que, par la clOtU!'e du compte réglé après la fa illi te
de la banque Bottini, il a été établi qu' une grande paI'lie
des effets étaient restés impayés, et que le Crédit Lyonnais
é tait demeuré créancier de sommes co nsidérabl es;
Attendu que, pal' suite de l'inaccomplissement de lacondi tion d'encaissement préalable dont l'effet eù t remonté 3\1
jour de la présentation du chèque en litige , il est cert,"in
qu e le Cl'éd it Lyonnais n'avait point prOVISIOn pour 1 acquittemen t de cc cbèquequant il lui a été présenté; q""1
importe pe u que la banque BolLini n'ait point, au moment
de l'ém ission du chèque et de la rem ise à la Banque des
Alp~s-Maritim es, fait connaltre à celle· ci la situati on reelle
de son compte courant avec le Crédit Lyonnais , que B~t­
tini ne pouvait, en effet, lui conférer plus de dr~lts qU11
n'en avait lui-même, etqllec'éta iL à la Ba n~ul1.génerale, des
Alpes-Naritimes à s'assurer elle- même de 1 eXIstence dune

�( 208 )

TABLE ALPH ABÉTI QUE
DES MA. TI ÈRES

prOVISIOn acLuelie et certaine devant garantir le paiement
du chèque qu'elle acceptait ; qu'en le j ugeant ainsi l'arrêt
attaqué, loin de violer les articles de loi invoqués par le
pourvoi , en a fait une juste applicati on ;

CONTENUES DANS LE TO)!E LX V1II (1890).

•

Rejette.
Du 2 4 " la"S ,/ 890 . - Cour de cassa lion (Ch . civ.) P ,·és., M. M AZEAU, 1" prés.- M. DESJA RDI NS, av. gén.- P l.,
MM. PERRI:&lt; et CORDOEN .

N. B. - Le chi ffre l'ornain désigne la parl ie, et le chiffre al'abe la page .

Abor d " ge.

FI N DE LA DEUXIÈME PART I E.

1. R apports contradictoÏ1'cs. - En
cas d'abol'd;1ge eLde contradictio n
en tre les deux rapport s de mel', on
doil len ir pOU l' vraie:; le:; all el)alions de cel ui q ui ind ique en terme:; précis la posit io n, le mom en t
où l'a u tre na \'Îre a été aperçu, la
route su ivie , le poi n t et le momen t exac t du CllOC, préferablcment au x all pga tions de celui qui,
don!1ant la situation d'une man iè re approx imaLÎ vc, ne di t rien
des autres points ci- dessus, - C.
d' Aix l i nov. '1889, - Man cmi c,
Klein '............. . ... .. 1 - 49

2 , Vne pal' trib01'::l, Houlc continuee, Fante. - Le capiLaine d' un

tence, et la détermi nat ion d u 1'1'i buna l co mpétent doit se fa ire pat'
r appl icati?1l des principes génél'n~ x. - SI les pr?leslallons prescn tes par I('s articles ... 35 et 436
du Code de commerce do ivenl se
(ai re au premier port ail le na\'ire
a louché, il n'en l'é~ ulte nullement at ll'i butlOn spécia le de jmi&lt;li ction au Tribunal de ce port
pOU!' statuer ~u .. l'action de l'nborde contre l'abordeur. - ~péciale­
ment, si ce porI. n 'e~ t pas celui de
destlilillÎoll ou de déb:JrquemE'nl,
mais n'est f")u ' uo port de re fuge
ai.! l'abordé il fait slmplemen l les
réparations indispensa bles pOUl'
illTi"el' il destination, le Tribunal
de cc port est incompé tent pour
connaitre de l'acti on en ind emnilé. - C, d'Aix, 28 févri er 181:19,
_ Comp, Transa.t!. c, La. Veloce.
1- '131

vape lll' qui, ayant vu un a ~ lre V(1peul' pal' Lribord, ne SC!) t pas
éca r té de la l'oute de r :.Hllre (rèf!: L
1" sep. 18811. art. 16), el qui .l'a
abord é, ne S;J.UI'(ll l reprocher à 1 a- fI. A1'{ . 1'1 C. ciD" Choi3' du, T1'ibU/lltl,- Lorsqu 'u n Francai s, usa nl
bord é d'avoir suivi sa route sans
du IJénéncc de l'article 14 du Code
en dévie r et d'avoÎI', parce défaut
ci"il ci le un étrange r dewlI1l un
de manœ u\' re, êtë cause de \'abo~­
'l'rib~llal rrill1 ra lS, il ne peut le
.Iage . - Les di s po~ ition s de !'art lcil cr de\'a nt le Tribunal de ' son
23 ti c ce l'è-glement, onlonnant de
choix. - A défaut de domici le ou
tem r comptf' df' S circonsl an cf'~ P?\'de rés idence de l'étranger en
ticuli ères qu i pPo uve nt force r as el,' rance le Francais ct emandeur ne
ca ri er des règles prescrites, ne
peul le' cit er que dev;,l.nt le Trib upe uvent, en pareil cas, être all énal de son propre domi cile, Ibid
g uées pOlir attén uel' la fu ut.c co~n­
mi se pal' j'u borde ul' en \'IOlallo.n 5, Rapports de mal:, Dét~il~, Pr~­
de l'al' Iicle 16 .. . . . ... . .. .. . Ibid
ciF-ioft. - QualHI li s'3fp l d appl'eciC I' les responsabilit ês: d'un abor3, COlllrétcll('(', Port d~ "f'(,!I !Jc , dage , c'ebLpl'i nci]lalcnlenL c l il , ' :) ~ t
II n'existf', on matière d'a )Ul'd,lgC,
tout clans les I,lpjlorls de mel' rea.ucun e règ le spécial e de COJl1 PC-

�( 208 )

TABLE ALPH ABÉTIQ UE
DES MA TI ÈRES

provIsIOn ac tuelle et certain e devant garantir le p aiement
du chèque qu'elle acceptait ; qu'en le ju geant ain si l'arrêt
attaqué, loin de violer les articles de loi invoqu és pal' le
pourvoi, en a rait une j uste application ;

CONTENUES DANS LE TOllE LXVII! (1890).

•

Rejette.
N. D. - Le chiffre l'orn ain désigne la parti e, et le ch ifi're ambe la page .

D I&lt; 24 ma,'s 1890 . - Cour de cassa lion (C h. civ. ) P ,·és., M. M AZEAU, 1" prés.- M. D ESJA RDI NS, av . gén. - P I .,
MM. PER RI~ et CORDOE N .
Abor d " ge.

F IN DE L A DEUXIÈME PARTIE .

1. Rapports cOl/t,·adictoi"es . - En
cas d'a.bordage et de co ntradiction
enl l'e les deux rappol'Isde me r,on
doit tenir pOUl' vrai es les all égations de ce lui qui indique en te l'mes précis la posi tion , le momen t
où j'a.utre navire a é té apel'cu, la
routa sui vie, le point el le' moment exact du cl1oc, préférablement au x al1 ~ga tion s de celui qui,
dOll !la nt la situation d'une mu·
nière approxi mative, ne dit ri en
des autl'e!:i poin ts ci-dess us. - C.
d'Aix, It nov. 1889. - Mancini c.

Klei n. " ... . . . ... . . " . . . 1 --'

',9

tence, el la délemlination du 1'1'Î~unal. CO~lpétel1l doit se faire .pal'
1. np~hcatl?n des principes géné1 a~x. ~I les prot es tat ions prfscn tes pnr les articles 'd :&gt; et 436
du Code de commerce dO lre nt se
faire au premier po rt où le navire
a touché, il n'en ré::.u lte nullement all l'ibution spéciale de jmÎdiction au TI'iLunal cie ce port
pour statuer sur l'action l'le l'aborde con tre l'abordcur. - Spécialement, si ct' port n'e:-t pas celui de
destination ou de débarqllelTIf'llt
mais Il'C!:it qu'un por t de ref ug~
OLt l'abordé il fait slill plement les
réparations indispensables pOUl'
arriver il destination, le Tribunal
de ce port est incompétent pou r
con naît re de l'action en indemnité. - C. d'Aix, '18 fé\'rier 1 8~9.
- Cornp. Transat!. c. La Veloce .
1 - 131

2. Vue pal' /"ibo,"" , Rou te continuée, Faute. - Le capitaine d' un
vapeu r qui . ayant vu un autre vp.pe ur pat' tribord 1 ne sIest pas
éca rté de la route de l'au tre (r&amp;g-l.
1" sep . ·188'i. al'l. 16), el qui l'.
abordé, ne saurnit reprocher à. l'a- Il. AT!. 14 C. cit,., Chai,. du Tl'ibwwl.- Lorsqu'un fo'rancnis,usant
bordé d'avoi r su ivi sa rOu le sans
du bénéuee d. l'al'Iicle 14 du Code
en dévier et d'avoir, par ce défaut
ci,'il cite un étranger devant un
de manœuvre, Clt! cause de l'alJorTl'ib~nnl franrnls, il ne peUL le
'Iage . - Les dispo:: . itions de l'iHtici tel' devan t fc Tribunal de' son
23 de ce règlement, ordonnant de
choix. - A dëfaut de domicile ou
tenll'compte df's cÎrconstancf's parde résidence de l'étnlnQ'er en
ti culiè res qui pf' uvent forcel'à s'éFrance le Francais demandeur ne
carter des l'rgle~ prescrites. ne
peu t le' citer qllé clevant le Tribupe uvent, en pareil cas, être all énal
do son propre domicile. Ib id
gllées pour atténuer la fuuto commi:;e pit!· l'abord elll' en \'iolo'ltion
de l'al'licla 16........ ' .... . Ibid 5. Rapp oI· ts de mel:, DélaU~. P récision.. - Quand 11 s'agIt d apprécicr les l'C'!\ponsa bilil és d'un ilhol'3. Campétcnc!' , POl" de 1·rfl/[Jc . (\a!4c, c'est principalcmen Lct a\a~t
\1 n'c;..i stc, en mnti èrC' d'abordage,
tO llL dans les rapports de mer reallcune règle spéciale de compé-

�2

ABORDAGE.

AOOI\DAGE.

gu lien: etes deux capi tain es que les S. 1~'11:qttNe~ (t~)H.inÙ:t1'atil)es, Déjuges doiye nt puise l' It' urs ëlé men 1S
ClSUI'YlS dt,&lt;':clpLLn(lÙ·cs . _ Le TridecollvÎct ion . - El entre ces de ux
bun al c0':'1.p~ t ellt. P.OU I' jugE'r le:;;
rapports, cp lui qui relate . ,,,tee
r(lsponsabllltcs Civ iles l'ésul ri'lnL
1
précision les détails de 1 ~CCld.on t ,
d' un abordag€' nf' liilul'ai t ètn~ lié
doit ètre préfé ré à celuI qUI ne
da ns l'appréciation des ca uses d~
les menlionne qu e d' un e maniè re
l':.J,cc.ident., ni pa~' des enquê tes adplus vagu e eL moins precise . 111 lt1ISt ra t 1ves, 111 pal' des décisions
hl. ",. , 1" av. 1890. - Ass . c. Mesqui , rendu es au point de vue dissag. Marit. ............. 1. - 185
ciplinail'f', n'ont pa s été Pobjet
d' un débat vér itablemen t con tradictoire entre les intéressés ., Ibid
6 . .A1ouitlogc p'rès d'un port, Ent1·éc ,. Aplwreillagc du ~n'erni('.1·
navt1'(', D épa1"t trop hâl1.( dit .&lt;:.e- 9. R emorqueur, Faute, A S$imilation aux 11areu1's o1'dinoù'cs.
cond, RO'utc coupant ce ll e du
- Quand il s ag it de statu er SUl'
p7'em ier, Vt tesse non. modJ1"ce.
les res ponsabi lités résultant d'u n
- LorsquE' deux vapeurs sont
abord age, on Il e saul'1;!it, dans le
mouill és pr è~ d ' nn port et. se prpsilence du décret du l ~' se ptC'mparen L à y en lrr f, il y il ra.ute de
bm 1 ~8!1 à cpt égard , assimiler un
la part du capilaine qui , voyant
remorqu C'u r :"l un na"ire n'i.lyant
l'autre ,'aprul' oêjà. en mo uvepas la libert é enti ère de ses moumpnt, se Ill et lui- même en rOll te,
vemen ts. - f.n consequence, la
sa ns attendre la com pl è te évo lu faute dll cnpitai nc du rr morlj uelll"
tion ùu premier. - Surtout si, au
do it ètl'e apl)réCiée comme le seli eu de !::e mettre ù sa su it e e t d:1ns
r~lIt celle (li capi !::lIne de tOu t
son sillage, il suit une route Pexaut re Yapeur. - C. d'J\ ix, 31 jui l.
po~an l à couper celle de 1':J ut re ,
'1890. - Dli",ui C. UiI'::trd et Paoli
- Et à plus fort e raison si , tandis
eL~CoJllp. MI xte ....... .. 1 - 2~7
qu e le premier marche à un e allure modérée, le secon d a pris la
,' itesse ordinaire de route . ,. l b'i d JO. R eparations, Déci/letion du
UC1'S, Quand il s'agit d'Indemniser un nitvil'e d'avari es 0 11 per7. Dée,'c/ de 1884, A,'/. 16 c/l23. tes qu'il il s u Lies, spécialement à
La règle de l'a rticle '16 du decret
la sui te d'un abordage, il n'y il
cl u ,., sep tembre 'L88/I, porta n t
lieu fi déduction du riel':- pOlir difqu e, de deux na yi l'es q'li font des
fél'ence dll neuf ail \'ieux, SU I' les
rout es se croisant de manlèrf' à
objers ac h eté~ en l'emp la cemen t,
fai re cramdre un abordag e, cp lu i
Ou SU I' Jes réparations f,lÎle::;, &lt;Jue
qui VOit l'a utre pal' tribord doit
tout autant qne le remplaceme nt
s'écarter de la route de cet autrp,
a donn é &lt;Lu lliIyire unf' plus-yal ue,
ne concerne qlle le cas où les de ux
cn suustiluant dps objets neufs à
navires se voient d'assez loi n pOlir
d/.:'s objr!.s \Îeux. ou qu'il s'agit de
fJlle la manŒurre ail le temps de
réparation!' (J'une importance exse fai re. - Si, au con tra ire, J'aborceptionnelJr desquelles résulte endé ne vo it la direction pri$e pal'
core une plll~-\' n J Lle pour le nal'abord eul' que qu elques minutes
\'ire. - CP I IC dl&gt;duClion, au conavant le choc, c'est le cas de l'arl l'ail'C', no doit past-tl'e fiJ it e quand
ticle 18 du même décret, pl'f'scl'iil s';)git de léparatlOns qui, n·ayant.
"ant de stopper et de fa ire mil-.
r(:'mi~ le navire Ij u'en so n état anch ine en arrière, et de l'article 23,
téri eur;'t l'é''l' nemen l, ne lui ont
d'apl'ès lequel les capitH ines doi:1jollté en n:mliré, aucune valeur
yent s'inspirer des ci rco nstan C'/.:'s
(ft' pll! ~. - ~ l iU·~., JI juin '1890 . PO Ul' Ol'(lo l) ner !ps m::mœuvl'es les
Kl ein c, ?\luncini ..
l - 242
plus propres à éviter l'accident.
ibid H , Chômagc, l ndcHl,nité,1auœ de s
O'

O

'

.

'

ABOHDAGE.
Le chi ffm de l'indem nit 6 du e au nav ire 110ur les
Slll'e!:ital'Ïes rés ult e toujours d' un
fc.l'fait oUl!&gt;1 i, !!.oit l,aI' convention
f'xpressr, SOi Lpa r conYC'lltion tac ite
pnl' laquclle 1('$ parties sont pré:;umée!:o a voir voulu les ré!!lrr au
taux (/ 'us:1ge. ---: Jlais il 11'en E'~t
pas de Illè nl c de l'indemnité de
chômage dit e par l'abol'd eur à t'ilbordé, pour le tcmps COuru pen-.
dan! Jes réparn tiolls. - .\UCLlnC
conyC' ntioll , Ol lomE' lilcilC, ne ]louvan t l'tre in voquee cn pareil cas,
les Trihu naux doivent li xer l'indem nit é d ' a.~l'ès les règ les du dro it
commun: c est-ù-dire pal' appl'édat ion clu do mm age efrectivemen t
subi . . .. ......... ' . ... . ... Ibid
&lt;.:tWc,r:.tf.J?'ies. -

I ~.

Etl"a?1 [je)" défendeur, Fi ,! de

1'ccel 1 où' opposablc) Action
P(J1' 'es (lSSU1"eun~ . Au cas d'aborda.~ e en tre un navire
français et un navire étranger, le
110i1

intcntec

AI'fn~TE) IE N'I'.

Accident. - V. Compét.
Actions. - V. Sociétë,
Affrètement.
1. p(Jnt S1tpe1'ieltl', Cal'ftctcl'f! de
pont abri, Pont infcl'iew', V ide
C~l b'c de":t~. - Le pont Sil périeur

(1 un navJI'e ne jlPllt ètl'IJ considéré
1J1Iccommc un pont-a bri , et non
comme un "ël'î table pOll t, I l,) rsqll~
les membrures du navil"(, ne montent CJu'une SUl' deux au dc.."Slis du
pont inférieur, que c'e~t SUI' ce
pont infêriem 'lu'about issen t les
pomprs, les tuyeaux d'air de la
cale ;'l waler-ballast, rt que des
dalots y sont pe rcë~. - C'est donc
ce ponl inféricur qui doit être consirlt.ll'c comme pont principal, et.
le cillJitaine qui s'est engngé à rece\'oir llll plpin chargement dans
!-.tl cale, a rempli son engagemen t
si hl partie de son n.\\'ire placée
:lU-c!es;ious de ce pont esl COI11plèment remplie, qlloique l'espace
compl'i!:i entre ce pont f't le pont
supéri em soi t resté vide. - Jlars.,
21 oct . IS8U.- ~chJ1lid t en c.Mante
ct BoroUI .............. 1. - 31

capitaine de cc demi er naYil'e,
actionn é en répara.tion du dom mage dCHlI1t un Tri bnnal fl' an~ais,
est Cil droit, quell e qu e soit 5ia loi
na tionale, d'opposer au FrJnra is
dem anueur la lin dû non recevoi r
des "rllcles /135 cL '136 du CoJe ùe
Commerce.- Ce Ll o fin de non recevoir est Oppos:lolc ~'l tout de mandeul' en abordage , que cc soit le '1 . Connaisscmci1f se 1 éfêrant à. ta
capita in e, ou 1'al'l1!atf'ul', ou le
chcu'(e-lulrtic, .Clat/ses cont,l'a-:
chaq;C'u l', ou les assureurs . - C.
dictoh'cs, P1 p(/'rencc acco1'dee Ct
de Paris, 1 noCil 1888. - Comp.
celle de la cIJOrtc-partie.- LorsHamboul'geoisl' 1.:. As~ ... ,. Il - ~
qu e 1(&gt; connai~s(m~enl Sf' l'ëfèl:C ft
la cha rt e-pa rtlC, :-.1 les clauses Im13. f'1'ote,~tation dc,lposec al.~ COftpriml'e:; du CO IlIli.lISI:Cment son t en
sulat, A bscnce de signification.
contradiction a,·cc lt's c1allsE'~ ma- Une protcstat ion déposée dan~
lHJ::.crites de la cbarte-pa rtlE', ce
un con~lJlat ne sath,l"ait pas aux
c:ont ces llE'l'Ili~res qui doivent pl'êpl'escl'lptions de la. loi, si elle n'est
~'a loir.- Spécialement, si !il charha::; signifiée dans les vingt-quatro le-partie mDllllsCI'ite donne à l 'a~­
fréteur dans des ci rconstances ~e
\CUres. " ... , . 0 . . • . • . • • • • ° Ibid
terminées, le droit d'exig~r une l!lcl em nité de' retilnl,cette mdernnlté
14. lJa teauœ de p{'rlle, Fin de non
lui e':'L aCI]'lii'C Lien que J.es cla u1°eCCliOi)'. Lü fin de non re ceses imprimées du co nnals..;;;el!lell!
\"oir l'é~u lta lll des articles 135 et
la lui l'efuse nt d:1lls les ~ll'meS
4;W du Cocll' de co mUl crce, pour
circo ll ~t:1nces. -1'nh. de l.'. l\a n~es,
l~ cas d'abordage, s'ap pliquC' aussi
9 juil. '1 889 . - Brown Cil ~Oj3
hlen aux putrons des b:tleaux de
pêche (lU 'aux ca pita ines des autres
0

o

H

3

na,'il'es . - C. de Hennes 16 avril
18S8.-Le GoO' c. ~tru llll :. " _ 50

�4

..IGEi'&gt;T DE CHANGE.

Agent de change.

30 jan. 1890. - He .... e..o c. Soc.
Mars . . .... . . .. ...... . . 1 - n3

1. Chambre syndicale, Op/hoations
1"ég{ces à la chambre J R es- Allèges. -

ponsabilité de la chambre sHhs-

tituèe à celle des ('gents, Garan- Appel.
tie, Dép6t de til,'es, Détow"ncment des titres d'un client.
IVantissement valable . - Une 1. JU,fjenwli t
chambre syndical e d'agents de
change peut valablement régler
elle-même, "iS-~l- "i s de chaque
agent , les opérations par eux faites, au lieu de les laisser régler

AJ1MATllUJ1 .

ABMATEUR .

V. Com. de transI'.

SW'

/c, cO»1 j)ètence

Effet suspensif, TTibunaux d~
commcrce, Sursis facultatif. L'appel d' lin jugement de compétence ne saunut obllg~ I' le Tribunal de commerce qui s'es t déclaré
com pé tent,à s urseoir au jugemen t
du lond. - 'J'outefois le Tribunal
de commerce reste libre de surseo ir, dans ce cas, lorsqu'il y a
convenance ou utilité à attendre
la décision des juges d'appel SUl'
la compélence, - Mars., il août
1890 . - Banque marit, c. Morell i.
1 - 289

d'agent ;\ agent, et, ])a1' suite,
substi tuer 1 pour les ditférences
qu 'ils doivent, sa propre responsabilité à la responsabilité personnelle de chacun d1eux.- Elle peut
aussi exiger d'e ux et en receyoi r
valablement des dépôts de tit .. es
pour se garantir des risques qu'elle
court à. cet égard. - Le dépôt pal'
un agent de change de titres au
porteur, ou d'un récépissê de ces 2. V. Faillite .
titres fait en son nom, constitue,
pour. la. chambre syndicale, un Arma t eur.
nanllssement valable . - Et au
cas 0\1, ces titres appartenant ù l, Fatltes du cCt]Jùainc, Clallse
un client, l'ilgent de cllange n'aud'exonérai ion , Clet'use impri?née) Validité, Circonstances de
l'ait pu les déposer que par m ol
("it. Ddl·ogotion. - Est licite et
abus de confiance, la chambre
\'ulable en J)1'incipe, la clause pat'
sy ndical e n'en pourrait pa s moins
laquelle UII arma teur déclare ne
opposer son nantissement:\ la repa.s répondl'c des fautes
capivendication exercée par le prolame ~t cie l'équipage comm ises
priéta ire. - Sauf le cas Oll il seraiL justilié qu'elle sayait que
dans Jlexploi~ati~n au ssi bi ~ 1l que
tians la navIgatIOn du naV1re, l'agent n'était pas le ,'éritable
Cet te clausc est valab le encore
propriétaire des titres déposés pal'
bir J1 qu'e ll c soit imprimée.- Tou·
lui. - C. d'Aix, '13 nov . 1 ~89. ­
tefoi s, il ne doit pas en être ten u
Siméon c. Agents de ch. eL sy nd.
compte au cas .oil elle est imprimée
Carcasson ne . ... . .. . ..... 1 - 78
S UI' un co nn ~lJ sse ment que le capitaine il signé avec des l'éserres
2, l'aleu?'s cotees, T cnnes autres
porlant le maintie n de toutes les
que ceux d'usage, Négocicdt'on
conditions d'a.près charte-part ie
en banque, Nullité . - Sont nulet Oll ~a chal'te-partJC J parmi Je~
les et ne peuvent produire au cune
exceptIOns de non l'esponsa biJi té
action en justice les opérations SUl'
des armateurs, n'énonce pas Pcxdes vnlemlS cotées en Doul'se,lorscep tion relative aux fautes du caqu'elles n'ont pas été faites pal'
interm édiaire d'ng-ellt de cbr,nge.
pi taine ou ~e l'équipage. - Il ya,
dans les cl~'con sl an ces ci-dess us,
- Et il en est ainsi alors même
une dérogatIOn rendant sans en'et
que l'opération comporterait des
termes qUI ne se pratiquent pas
la clause d'exonération susé noncée, - Mars., 3 déc. 1889. au parquet, e t . ne se font que SUl'
sur le marché libre, - C, d' Aix,
Estransin c . Lee . . . , ... . . 1 - 91

uu

ASSUHANCE MAHlTIME.

_ Mnrs., 17 mars 1890, - Fritsch
c. David Stewart . .. : . . . . 1 - '16 1

2. Bulletin de IJassage,

C/,wse

5

tières innammalJles et dange
P.'Iacées dans, un end roit nonreuses
s é-

c.lalemen: aftecté à cette desti~a_
~~on,. IOl's que 10 chargemént ct
r ~1'rImagc de ces objets sont le
altI ~on, du capitaine qui n'en
connaIssait môme pas la pré
i bo .d ·
è: l , mai s de l'armateursence
-

d'exonération des fcwtes du capitaine, - Le billet de passa ....e
délivré pal' l'nrmateUl' au pass~­
ge l' règle les conditions du trans·
port au môme titre que le con,:ass., 1 ~ fé\'. ·1890. - Co;"
lHlissement le fa it pOUl' les marl ransatl. c, Vacongne .. . 11 - ~5
ebandises. - Est licite ct valnbJe
la clause de ce billet ou d' un COIl- Arrimage. - v. Capitaine.
naissemen t"exonérant j'a r mateur
pa r dérogation à l'a rti cle 21G d~ Assurance maritime,
Code de commerce, de la responsabilité des fautes du ca pitaine ct 1. Chm'gcment, FOI,tunes de mer
de l'équipage. - Trib. de corn.
Reldc/w, Décha1'gement et 1'e~
Seine, '12 juillet i S88. - Ass. c.
chargem.ent , Pel'te des l1'O!'S
Comp. TI'ansatl. , . . ..... 11 - Il
qtt~ïtS, Calcul, Connaisseme-nt
- Cass., 12 lév . '1890 - Comp.
fq,lt au P01't de "elâche, Quan'l'ransatl. c. Vaconsne .. . 11 - S5
tt.té ènoncée,Quantite ?'éellement
reçue. - L?rsqu'un chargement
3. Clause limitant le chiffh de 1"
assuré a subi des événements de
responsab,hlé. - Est pareillemel' et n été débarqué dans un
ment licite et valable la clause
po~t de l'ehiche et l'embarqué end'un bulletin de passage qui limite
sUIte. l'assuré qui fait délaissela l'esponsnbililé du transporteur
Ille!lt en se basant sur la perte des
à uno somme déterminée par col is
troIs quart s, n'est pas tenu de
~mba rqu é , - En conséquence, les
prendre pour base de son calcul
Juges n e peuvent allouer un e
la. quant.ité énoncée comme cha rsomme supérieure, ~l moins qu'il
gée au pùl't de l'el;1che, s'i l n'a
IHll'Licipë en l'ion ;\ la rédaction
ne soit prouvé que la perte a eu
du con,na issemcnt. - Il peu t, au
pour C&lt;l use des agissements doloconlraJn.!, calcu ler SUl' la quantité
sils . . . . . . .. . . . . . . ..... l[ - Il
par lui effectivement l'erue à des- Cass., 2 av .. il ·1890. - Comp.
tination, - Si donc cette quantité
'l'ransatl. c. Chaigne . . .. , Il - 90
est inférieure au quart, le droit
au délaiss(lment est ollvel'l, 4. Marchandise dangereuse, EmMars" " sept. H)S9, - Caramano
bal'qtfelncnt pa?' Ca,rmetteur, l nc. Ass ...... . .. . . . . ....... 1 - 5
cenclte, Faute de l'co'maletu' et
non. du capitaine. - Doit êtrf'
consldél'é comme le résul tat non 2. Chilot cie ConstantitlOple, Conversion énoncée ut, connaisse(l'une (aut e du ca.pitaine 'mais
ment. - Lorsqu 'il s'agit d'évaluer
tl'une faute de l' a.('mateu~· l'in~endie c~usé pal' le bris de d~me;i· la quantité totale d'une marchandi se (blé) chargee nu port d'emJeannes d'alcool, si ces marcbanbar&lt;1,uement en chilots de Conschandises ont été mises à bord par
tantmople ct que la convers ion de
les préposés de l' armateur, et que
cette mc!'ure cn mesure fran çaise
Je capitaine n'en ait connu l'exisest indiquée au connaissement, .on
tence eL la place qu ' après le déne sa ur&lt;JiL laissel' de côté cette Ill·
pan et à l'inspecl ion des connaisdication
pour recoul'ir fl un allt~e
sel~lents s l ~nés par J'al'm ateur et
mode de ca lclIl. .. . ........ Ib,,1
qUI ne lui HV;1i cntét6 remisqu'au
moment du départ meme , lI- lI
3, Tribunal du domicile des as5, Ou l'incendie cî't usé pal' de!; mn::H~'Clll':-:, Denumdc Cil constat(/.-

�G

Assu nANCE TERRESTRE.

ASSURANCE M.\nITIME.

rio n des at'm'ies. Con1]"Jtcnrc,
11bseurc de fins j))'incipales, Ret'et'obifite. -

Le Tribuna.l du domicill" des ass ureurs SUI' corps, OLI
doivent ,,!t'e régies h:'g Silll ::; !l'C'S,
e~1 rom péten t SUI' tonIe demanue
relative a la consta.t:1tioll des a\':1.ries, ù l'ex clusion du Tl'ilHllla l flu
porI olt s'es t termin é le VO)\lge
a.eslll'é. - En conséquence, alors
même que, dans le port du re5te,
le capitaine alll'~tit faiL liI'ocetler Ù
Jesconstatation::; judicinires de ses
avaries, les a Ssureur~ Il 'en aumÎcn t
pns moins l e droit de faire ordunner par leur Tribunal C'L conlr[\,-

D{'((wt de (onds,Assw"ance PW"tielle,A,::sul'é non fel.ltd'enl:oycr

.'W p(f1·t,Délais.~elllcnf.-

L'inna.vigabi lilé relative,l'ésu ltant notamment du manque de Conds pOli l' Ips
répal'ationsà CairC',donnc lieu à d6hlisselllPllt aussi bien que PinnayigalJillté ah50Iue.- Et il en est ainsi
l1Ièl1le au cas d'une i1SSli rance raite
,n'cc franchise (( '"v&lt;t ri es. - Si le
navi .'e n\: st assuré que pOUl' une
partie
SiL v,deut', les Ms ureut'S
ne p&lt;"lIvrnt h ' iter le déJaissf'll1e nt.,
dans le Cas ci- dc:;:s us, en om'an t
d'envoyC'1' des fonds pOUl' leu l' part
do l'epal'alions.- L'armate ur n'es t,
en ('tret, nullemen t tenu de pu i~t~ I' dans sa fortune de terre pour
payer la part qui lui incombe. Si donc le capi taine n'a pu réussir
~L contrac ter un empl'lInt fi la
grosse, le refus que rait l'a rmate ur
d'ell\'oyC'l' des foncls pOUl' Sil part,
11(1
le l'end pa::; non rece\'aLle ft
f .... ire délaissement. - Cass., 16
lléc.:. ISSU,
Grenet c. Ass.
1\ - 149

ue

dicIOil'E:'IllE'll t contre \'a s~lIl'e toutes
mesures d'instruction ct de const atation utiJe~ pOU l' preparer la
solution au rond. - L'a$sul'é ne
pe ut. repousser une }Jar('iJle delllande en excipant de ce qu'elle
::.'al' I'(~ t e à des m('sul'es prmisoin"s,
sans contenir de fin s principales,
l'instance entre lui et ses aSiiUff!l11'5j etant YÎl'lucJlement ouverte
pal' Jes constatations qu'i l a requisps lui-mème des avaries sou frerles par le navire. - Mars, 25 G. V . .\.bordagc, Corn. de transit.
lév . 18UO . - Olivier c. ,Iso. 1-128

A ssurance terrestre.
Rcmbou1'scmant par l'assureur, R ecO'I.J1"s J. R isques de'dëbaTfjuement, M ar-

4. Facuft rJs,

P erte,

contre 1 a1"lllatem", DrJ(f.wt (C(lC-

chandis6s

lion directe. - L'ass ureur SUI'
racul l.es qui a ind emnisé l'assure
de hl per le dl" ses marchandises,
et q ui sou ti ent que cette perte e!)t
le résultat d'une fautP du capitaine
ou de l'arma teur, n 'a pas contre
eux une action directe basée sur
Je \H"t!judiCe qu'il a ëproU\'e, et
~ur es dispositions de l'artic le 1382
du Code civil. - Il n'a que l'ac-

mif/ale, Séjotw pas,'wfJe1', SéjouI' de 'fil/il . - Lor:3qu'unc assurance est faite e n favNll' d ' une

tion l{u'aurait l'assuré Illi-mème,

action à laquelle il est subrogé par
le paiement qu 'i l a fail. - En
conséquence,.i1 ne peut repousser,
COnnue étrangères il son ac tion,
les f.lxceptions tirées des cluuses
.1u conlr,l t passé e nlre l'ass uré et
Farmnlcur ou le capi taine. - TI'.
de c. Seine, 12 jui\. 1888. - Ass .
c . Comp. Tl'ansat \. ..... \1 - Il

:J. Corps, l fl'Ylu·v igabilili:.

1'(~Lati'Ve,

l1'è~

dWl1gercuses,Ful-

compagnie de bateaux Ù YâpeUr,
les risques \lue pourraient courir, lors dl? leur déchargemen t, les
m;trchandises daIlgel'euses susceptiLles de ~'enl1 'lmm ('r spontan ément, et que l'assuré est aul ori sé
;t y comprendre des marchandise~
Irès dangereuses, l'assureur ne
sau rait s'exonérer des risques d'incendie lJui se son t réali sés, par la
rai son
pal'mi les marchandises dé larquées, sc trouveraient.
des caps ul es ct. cattouches au fu lminate.- Lit clause que ces
llIarcbandi..,cs 11(' doivcnt séj ou rI1cr qtJe pass(lf/i!remenl, n ' im ~li_
CJu e pas, pal' ell e-mr mfl) CJue 1 [lSsuré perde son droit ù indemni té
pour les y uvoir luissées penllant la.
SU I'

lU!',

A 'SU RANCE TEHRESTRE .

CAPITAINE.

nuit. - Il e)1 est sur tout ai nsi
anll ~es . - V. Commissionnaire
lo ..~qt1 e, le d é l&gt;arquem en ~ ayant AVF'al
Ile.
'
eu llt!u un samedi SOlI', les forlllalllé::. de doua.n e n'ont pu pel'lneltre Bar,aterie - V. Fin de non recel'en lèvement avant le lundi maVOIr,
lin. - llars., '11 déc. 188g. _
Caillol et Saint-Piene c. Ass, B ateau de pêche.-l'. Abordage.
1 - '1 01

Bilan. - V , Commis.

2. Ris que d'i1/cend'i e, R isque de
ch6maf)C, D éclw'aiion â (aire. Billet

a. ordre - V. Comp ét.,
Ell'et de COI11.·
- Le risque du c hômage pour tlne
ind ustrie cs t dilJ'é rent uu ri~que
d' in ce nd ic. - En conséquence, au Bulletin de passage. - V. Arcas où une pol ice d'aj:surancp conIllat eur.
tre l'incendt e renferme tlne clause
d'aprè s laqu elle ras~uré qui II {;O ll- Café. - V. Cb . de fer.
tracté Ulle coassurnnce :lvrc une
autre Compagnie, est déchu ue Capitaine ,
tout droit en cas de sinistre, s'il
n'a pas fnit connaître cette coas- \. POl'léc inslIffi",nle . DéclO1·asu rance par sa déclaration si ell e
tion lJar écrit au port de chartst souscrite avant, ou par un avege, Disp(,71se de protest(ltion. _
nant, :-- i elll' ('st sousc rit e apt'ès, il
Le capititi ne qui,:Iu pori de charn'en résulte nullemenl pOUt' l'asge. decla.'e ~ormellement par é~rit
sure l'obligation de faire pareille
que son navire ne pout plus rien
déclaration il raison d'une aSSllrecevoir, dispense, par cela même,
l';lnce con tre le chômage. - C.
le chargeu r de toute prolestation à
d'Aix, 20 janv. '1890. - Ass. c.
raison de l'insuffisance de portée
",Dites . .. .. ....... .. .. . 1 - 1 ~ 1
du navire. - Il ne peut donc, en
pareil cas) et lorsqu'Ji est actionné
3. P1'esc}'iption de six mois , Domen uOlll11lages-intérèts an port du
mages ?'(jglés à l'amiable. - La
l'este, oppo:,er à su n consignataire
au cu ne lin de non r ~ce\'o jr. cla use d'une po lice d 'assurance
contre 1 incentlie JécJ;trallt to utr
hliHS., ~/l sept. J ~S9. Schmidten c. Manle et Borelli .. . 1 - 16
action en pa ieme nt des dommages
prescn te après six 1I10is, à compter du sini.stre ou des dernit'res '2 An'il1w9c, Cuù's, Mœis . - Le
poursuites) n 'e~1 pas applica.ble au
capilaine ne comme t aucune faute
cas Olt des expert::. nOlllolés à 1'a.d'arl'ima"'e par le rait d'embarquer
miable, en vertu d'une autre
des maï~ et des cuirs dans un
clause, ont 1'{'g16 le cllilrr~ des
mt-me compartimen t. - A moins
dommages, el uil ce chilrre a été
qu'II soi t dêmonu·e. que l'u ne de
accep te par 1('8 deux peuties. _ _ li
ces deux marclw.ndlses a été eOlya clalls ce f,lit une reconnaisbarquée dans un état de fraîch.eu r
sance de la de tte de la part de l'as·
pou"anl amener une fermentation ,
surcu r, qui emp0t.:he cette pres- j/ars., 16 oct. t.8~!}. - Lanu:-a
cl'lplion de COU l'lr alors mèmeque
c. Transports mantllnes , . 1- 30
le dèfaut de paipl:wllt ilunnt ohliI;é l';JS!)UI'Ô Ù in lf'l1lel' unr actiun 3. EmbaJ'fJ'lCl)!lmi, Sw·ueillclil.~e,
M(l(/!' rie lIlisv ri bord. - A 11101~S
('Il justice aIJrè::.I'C'xpiratiuiI de:, si:'\
df' stip ulations expl'e::.ses, le Capl.mUIS . •..• . . " . . , •. • , .•... i bid
taine, quoiqu,'" I~on ch ~rsé llll:
Itl\:-mc dt! ('opcl'ultun l11alonelle. du
~. V. COtl'pél., Faillite, :5ocié!é.
la U1ise' ;) bord de la marc~land lse,
conse rve toujours le dl'olt lie la
Aval . - V. Fai ll ite.

�8

C.\P ITAINE.
surveill er dnn s l'intérèt de son 01'rimase.- Il peut donc prescrire le
mode d't'mbarquell'wnt qu ' il juse
le plus com'e nable dans ceL IIll é1'\1. Et lors mème qu'un e partie de sa ca l'gil ison aurait rté emba/'qu ée ::.u ivant un cerlain mod e
(par deux sabords ù 1;] Coisl, il JI 'e n
a pas m uins le (!J'Oil de prescrire,
pOUl' le solde, un JllodC' différe nt
d'o mbarqu emen t (Ilal' un se ul Sabord). - I\Jal's. , I t) nov, 'lt. 8U.
Tuile ri es c. Ll1bl\lno . . ... 1 - 65

CAPITAINE .
con tt'P le de" tinatail'e des mal'chn ndi:::.es. - Le pOI'l eu!' d ' lIll co nnaisse ment n, en en'e t, un droit
qlli lui L'st propre, indépendant de
ce lui du chal'1{eul', el COntre lequ el toule contre-lettre est inefficace . - En co nséqu ence, le capitai n0 qui Il sig né le connaissement en blanc n\'ant le c1Jargement,et qui n 'il l'e~'u i\ bord qu 'u ne
quantité inf(5rieu J'c à ce lle qui y
n 616 inscrite, es! responsable du
déficit vis-ù-vis du destinataire,
sa ns pou voi J' lui oppose r les lettres
pal' I ~squelles le charge ur aUl'aiL
J'econnu celle dilrérence . - TI'. de
c. Hordeaux, 23 oct. 1889. - Lataste c. MOITO W , ... , " •. Il - 115

4. A n'ivec, Pla ce pour le déchargeml!nl, Consignatai7'es, Défaut
d'unœnJmitè.- Lors qu ' un e charle-parlte porte qu e le C&lt;lpitain ,
arrivant à .\larst'i lle, déc hargem,
soit aux Docks, !-oit il la place qu e 7. Int;cndie, R esponsabilité , Preules nlfré!curs désigneron t, il faut,
ves, Ci,'consta:nces, - L'incendie
pour que le capitaine soit tenu de
en mer ne constitue pas, par l U1prendre la place indiquée, '1 u'elle
même, un cas de force maj t' ure.
le soit, non par la majorité, mai s
- En conséqu e nce, l e capitaine
pal' l'unanimi té des consign'lIaidont Je nn\'ire a été incendi&lt;\ ne
l'es. - A défaut, il a le dro it de se
peul se libérel' de sa re ~pons&lt;lbililé
l'en dre au x Docks e t d 'vopel'er son
vis-ù \'is du cha rge ur qu 'en proudébarquemen t. - .\/nrs. , 9 sep t.
yant que la ca use de l'i ncendie ne
I SaO . - Simon c . l'rudon. 1 - :JII
lui est pas impulahle , - Celte
pl'e uve ne doit pag necessairE"m ent
5. Li'l:1'aison à dcsUnation, P 1'CUêlre directe; il suffit qu'i l soit étutiC, Connais!1:cme'T1t ddcha1'gè , _
bli qu e le cnpitaine n'a ilucune
Le cap itaine qui ve ut prouve r qu 'il
{"lut e il sc l'e pl'ocher. - C. de HOI'a re mis :\ des tination, et remis ;\
deall x, 2 1 juil. 1890. - IIoggar!h
qui de droit la marchandi se pal'
c. Dells tsc h . ...... . .. " Il - '18 1
lui embarquée, ne peut faire celte
pre uve que par la product ion du S. V. AI'mateul', Dé barqueme nt.
connaissement réguli èrem en t déchargé, - La production de cette Chambre de c ommerce , - V.
pi èce ne saurait être rempla cée
Débal'q ,. Fin de non recevoir.
par un e déclaration, même d' un e
;ldminist ration publique, const:l- Ca ution, - V. Faillite, Fret.
t rlO t que la marchandise aurai t été
Hyrce sur la présent ation du con- C essio n . - V. Compét.
nai em ent.- Mars., 26 sept. 1890 .
- Corbell a c. Vinu esa .. 1 - 317 C he m i n d e fer.
6. Connat'sscment signé d'avance, 1. Tc"'i!. C"p liqt&lt;idc . - Le café
Deficit, lnell!.ca.ciu! a l'égard du
liqu ide ne fifful'allL pas nomm ép01'letw , - !:ii le capitaine est 1'(" ment:lu taril spcciiil de la Comceyable à établir par la pre u\'e
pa gnie P, -L .-~r. , Ill' (loit pas ètre
cont raire, contre le cbarge ur luiassl111ilé au ca fé en poudre et ran gê
lTIl-me, qu e le connai~se m f&gt;nt si~né
comme lui dan s la premiè re série
pal' lu i ne co ntie nt pas la véritë,
du la rif généraL - Il nc peut non
cette preuve he sauraiL ê tre adplus èll'e CJu : lli{lé liqueu r, - Il
mise contre un tiers porteur ou
doit rentrer dans la catégorie des

CHEMIN DE FEU.
hoissons non dénomm ées, el à. ce
titre il est soullIis il la taxe de la
deuxième sllde. - Mars.) 31 janv,
1890. - Oréc hard c. Ch . de rel'.
1-119

COMMIS.

9

pas être port é pal' 1111 industriel
au comll.te des rrais gé néraux
l'OUI' le dc(!u il'e rie ses bénéfices,
-:- En .cO.IHw(Iu ence, le com mis interes~e, il qUI SOn inlCl'êt es t oflert
sl~r un bilan portant :lux fJ'ais génorau x un e dép{'nsc de cette natu re, est en droit d'en obtenir la
radiation, - Mars., 22 oct. 1889.
- Jean c. Olive .. .. ..... 1_ 40

2, T arif s pecia l, DJlai, Faculté
cl'alloH ,1er de cinq io U7"S , - La
clause ct un tar if spêcl::ll autorisant
le che min de l'el' d'allonger de
cinq jours les de.lais réglen1enta il'es de t ran ~port, ne sal/I'ait s'en- 2, ~ 'I?"dicn c~'u~inc, Congé, P1'êa.tend re en co se ns que, si le trans'lUS de h1lttûUW. Le fTal'd ien
port se fait pa l' plu sieurs compad)u ne u SÎl~c n'est pas un e~llployé
gn ies, cha cune d 'e lle puisse jouir
aya nt drOJt, en cas de congé ù un
de ce tte augmentation de délai.
préa vis d'un Illois. - Il suffit de
- Cette facult é ne pe ut, au conle prévenir hu itaine à l'uv:1nce,traire. s'appliquer qu ' un e fois Sur
~I ars. , ?u déc. I S~9 . - Clino,"rd
l'ensem bll: J des delais en tre le
c. Heyni er .... ...... .. .. 1-111
poinL de d épa r! et celui de destinat ion. - Mars ., 14 fév. '1 890. _ 3, Cont1'e~naU1"e d'li sine, Conge,
Esmi e u c. Pinal cl et Ch . de fer .
IndcmmlJ, - Le contremnitre
1-1 40
d'un moulin, chargé de la surveilChè qu e .
lance contin ue de l'usine, et devant necE"ssairemen 1 conna ître lï nP rovision, Enèt à écheoi?' , R eduslrie qui s'y exerce, ne saurait,
mise en compte COUl'ant, - On
qu oiq ue pa yé au mois, élre ass ine peut consi d érer Comme constimilé fi Ull employé ordinaire, _
tuant, en mati ère de chèq ues, la
Il a donc droit, en cas de congé
provision prealab le ex igee par J'arinopiné ,'" lln c indem nité suticl e 2 de la loi du H jllin 1365,
périeure à celle d'u ll mois d'apPin SCl'ipl ion e n compte courant)
pointements - Mnrs" S sept. 1890.
existant entre le tireur et le tiré,
- Cliabaud c. Moni er .... 1- 3-1 0
d'ellè ts n égociables non encOI'C
éch us, remis ù ce dernier sous la Commission naire ,
condi ti on de leur encaissement à
l'échéa nce. - Cass" 24 mars '1890. A vances, l)1a1'cl!alldiscs consi- Ban qu e des Alpes-.\I al'it im es c,
qnéei' Livra/sou sans ordre,
CI'. Lyon nai, ,, " ...... 11- 204
RJali~ation d'une H!cO'chandise
sub~titlléc, - ~ i l'article 93 du
Code de commercl:' donne au comCheval. - V. Compé!., Vent e.
IniS::ijonllain~ le droit de réaliser
son gage huit jour3 après une
Chilot. - V. Ass. mari t.
sommation la itE" .IU commettant
son débileur il laut encore que le
Chômag e. - V. Abordage, Ass.
terrestre.
cOUllllissionn'aÜ'e qui veu i Il,se!'. de
ce droil, nlaÎt ilUCUlle raute il s 1Il~­
plllrr d'oil ait 1'11 résulte l' un preCir culaire . - Il, Proprié té iudu st.
jl1dice pour son. COllll11ett~n L
Spl\cialement SI, sans ?1~iI_e ~u
Commis .
commetl.:'lI ,t, ou sll l'desoHh,e::. }l10yoqués pa\' des a ll ég~tion5 l~l ('~ a c­
'1. In térêt, B itan, Frais g/Indtes, le co ml1li ~iolln:llI'e, il IJ vre l~
l'CLH:C, Frais dr.l constnlctioHS ct
111.tl'chandise :\ lin !:lJ'IHhcat f?l'mc
I,'un S(01'111 aiion d·01ttillogc.
pOUl' so ule nil',h.'s COll~'S, et qu JI.ne
Le mon tant de const ruction s et
J'ait don c plV:'; cn mains, au mOlllS
trans(ormiltion d'outilla ge ne doit

�10

CO~nI.

coml. DE TRANspo nTS.

dan s sa totaJité , il ne saurait faire

support er au comlll E' ttant le 1'('511 1ha de la réaJisalion d' une mal'chandise subs titu ée il Jo premi ère,
!lll-il all égu é qu'e lle élaitd e m ê me

qualit é. - Mars., 11 aoùt 1$9U. Mac:l.lTy c. N ............ 1- ~S2

Commiss ionnaire de tra n s it .
1. A ssuTancc, Absence d'ordre ex1n'ès. - La commiss ionnaire de
tran si t n'es t. tenu de f:LÏre a SS lll'el'

la marchandise que s'il en
l'ordre exprès. -

il

l'er u

Ma rs., 4 nov.

1 89. - Moreau C , Fanton d'.\u don. . .. . . . . . . .. . . . . . . . .. 1- 58

2. V. Corn pet.
Commissionnaire de
ports.

trans-

OF. Tfi ,\NS POI1TS.

autre vapeuI' chargé de la l'endre
:\ dc~tinalion, ef si celle mise ~U\'
a ll èg~s a ele .cal1,se de. fnlÏS ~e qua~
ranUlIn e qU I n aUl'al eut eté enCOlll:US .11 i en cas de Il'nnspOI'L à
des tlrwllon par le premier vapeur
ni en cas de t r:lll s hord em e m l1i~
l'pct, Cf'S frai s doive nt l'cste \' à la
c harge dll t ran sporteur. - ~Jar~ .
23 Illai 18~O. - Savon c, Homs)'.'
1- 218

3. J)cloi de trois .iOW' ."i, P1'eu v c._
~ i , d'np rès le nouyel ,u'ti cle 105
du Code de COITllll erce, le des tinataire d'UIl, uuj e.t Lran ~ pOI't é il, pOUl'
l'éclam er il mlson d il\r a ri e~ , trois
jours depllis la li\'J'aison , c'est {, la
charge pilr lui d'fltablir qu e l'avarie dQ I1L il se plaint es t ant éri eure
;'t la livrai:::on même. - Faute de
de ce tl e preuve, il n e peu t obtenir
cond am nat ion con t re le transport e ur.-Tr . de c.. Granvill e , ~?!I ocL
1 8~ 9 . - De ChaiUou c. Ch. de fer.

non Q1'do muj p af' justice, Fa u te, R es ponsabilité. Le comm i!1sionnaire de tl'an spoJ'l s
1I-i7
qui, S. UI' le refu s ùu deslÎnawire
de recevoir une marchandi!:le,apl'ès L V. Com pét.
ex perti se , " eut s'en décharge r ,
dOit en faire ordonner le dep6t, et Compen sat ion .
ne peut la rem ettre lui-même à
un ti ers non dé::.igne par ju stice,- 1. Dh 'oyat'ion cont'cntce , P1'ofit
S' il \'ient à la remettre fi lin ti ers
d'un tiers 1 b l{/' action aux acchoisi pal' lui-même, il de me ure
rOl' els , D erogat ion l1 !ainfel1l1c.l'e:,ponsilble des conséqu e ntes de
Les n\g les de la cOl11pen::.alion 16ce tt e irrêg ul;:lI'It é, nOtamment au
g-nle n ' intercS::ian t pas l'ordre pu cas OLI le destinal ai re se rail debli c, il est pe rmis au x part ips d'y
ve nu , pal' b , il'l'ecerahle ;\ provodnJ"ogc l', - Lorsque crllp dl' J'ogaque r un e expertise à l'enco ntre tl e
ti on a été lai te au proli t d'un fi el's,
son \'cnd eur ex pÊ' ditellr. - .\l ar5.,
e ll e dOit .so rtir à , n'e l et être res24 oel. IH89. - .\I ey nad ier c, Vilpec têe même par cell e des p a rti ~s
leminLa forgee t Ch:de fe; . I - 4~
ft l'égard de qu i l'a u tre auralL
manq ue aux condit io ns COfi\'e2. T rcl1lsp or ts m aritim es, T rans~l a r3., I l:) nov. t88H . nu t'S.
borclç:I Heift, Séjuu'r SU1' allê:;es,
~I ic h c l c. Lallemand etChe::melong-.
F raiS da qUai'otttoine, La
1-68
COlllP.a~nie, de hat eau x à Yapeur, '1. Tf. Faillit e.
auto l'lsee il Iransuorde r en Co ur~
de Yoyage la marchandise dont Comp ét ence.
ell e se charRe , n ~ pt'ut c(' pend;Ult ,
la COIl1modll é de son se rv ice, J. BI/tet à ord r e , Si.rj1w tll1'CS de
jlOll1"
a ll'O\n sLord er d i.! ns des cond il iOlls
COJ1IIH"J'("lI r1t.C., N on ('Ollln1 (!I' ç(lnt
qui hl A'ri:ven( de ft'ais .
Spécia."eut a:.::i1Ine.- Le non commerçnnt
lemplll ,81 une olal'cIJand i:'ie il été
qui &lt;l sigilé un biJl('l i'\ ordre pOl~r
1~I~ e sur alli'ges dan s un port
lait non commercial est tout.efols
d échelle 1 pOLir y att endre un
COlllpé Lemlllent ci té ~I c \'ant le Tri1. D ép ôt

COMPÉTENCE.
bunal de commerce, lorsque le
billet parle :llIssi des signatures de
commerrall ls, quoiqu e le nOn COIUmerNt.nt 80it le seu l défend eur en
cause. - ~Iars . , 12 sept. HiS!) . _
'l'échoueyrcs c. Picc ionni .. 1- 26

2. Non com.mcrçan t, A chat d'u?1
(0 11(ls dl!. com m c?·cc. - Le non
commerra.Rt qui lraite de l'achat
d'un fond s de commerce, l&lt;lil (Jal'
l;'t même un acte de commerce ct
est, il ra.lson de cel acte, ju sticiable des Tr ibunau x consulaires. _
,1."1'8., 25 OCI. 1889. - .lu giel' et
Sied bon c. Jogalld ........ 1- 46
~ . E rrpc1'li se m niabla ,

Tie1's cx l)el·t n omm e SU?' " equéte , Pl' ésidC'YI t du Tr ibunal de com. menc,
Ta xe. - Le Préside nt du Tribu-

COMPIl'l'ENCF..

11

pa ~sé outre ~ ces exécutions qu 'en
vertu d' uno ol'donnan ct' dt! l'Maré
rendu.c .par le Président du Tribunul CIVIL - Ma rs ., 2 sept. 18g9.
- ~l cu r&lt; 1 c . l'erla'lu e ... 1_ 101

O. Acciden t,Q uasi-délit, A'on con;&gt;;~l"çant , OUtTlCl'. -

Pour qu 'un
Inbunal de commerce soit compélent en matière do Cj u t\5i-délits
autres Cjue les blessures rewes
pUI' les marins flans leur se n;ice
li ~alll rlu !il s'agisse d'un ra iL com~
mis par un comm err·a.nt dans
l'excl'cice de son conimerce et.
ayant POI:tc prej,udice au x inl 6nit ~
commerCiaux d un autre. - Le
Tribunal de co mlllf'rce n'est don c
pas com pêl el~ t pOUl' statu er SUI' 1"
demande Cil tn de- mnitê form ée pal'
un non COJll1Tl (' I'('an L contre un e
co mpagni e d'om nibus, il rabon
d'un acciden t don t il se prélend
viclime. - Jl aI'8. , 5d(&gt;(; . HHm . Pacio c. Chante et Tramwavs .
1- 112

nal de commerce e::.t compelen t
pOtlr ta xe r les ho noraires d' un ti ers
ex pert nomm ê par lui, SUl' la re'Iuète des parti es, pOUl' départat!eJ'
( eux ex pert s nommés par ell es ft
l'ami able. - ~ I ar s . , 6 no\'. 18ti9.
- .llbanè8 c . Let" .. ...... 1- BI 7. Ni SUl' la demand e formee pal' un
ou vri er conlre son pa tron à raison
d'un accident arrive dans so n lrat Conuniss ion n a il'e da tl'ans pOI'ls ou. t1"Ccnsit. - Tout comvail. - ~la l'S . , 15 jan \'. 1890. missionnaire il le d roit d'èt,.(, pa yé
Uallorini c. OurLee et Brom oncl.
Ibid
it son domi cil E' de ses avan ces et
cOnlmi.ssions.-1I a. don c le droil de
citC't'de vanl le Tribunal de son do- 8. k~."i/(r(mce. - Mais il est corn pé ~
ten t ;L L! cas ail il se rait all êKu é
mi cile celui pOlir qui il a agi, p n
qu e le patron a fait arec son oupai e m e nt de c,;es somm es. - Ce
\Tior , lIIc!cpl'IHJamJllt' ll l du conpl'incipe s\qJjJliqll€' no n se ul emcn t
tr;tt dt' 10uagC' dr s(&gt; l"\'ic(&gt;s, un co nau cOllllUÎssionnail'e à l'achat ou ;\
traI spt'&gt;ci al d ' a s~u~'aTice ~~o ye n ­
la "pllte, mais e ncore a u commisJ1 ilnt li no relf'l1ue Jo urnah ere SU I'
sionnaire de transport s ou de
I ('ssal a ire~ .. . .. . ... .. . .. . ,. Ibid
tra.nsil. - Mars., 5 ùCc. 1889. Caillol et Saint- PIerre c. 13rudo.
1- 97 9. J f( .rJtl , llil contl'(lirc, qu e les Tri.bllnall;\ de co mm erce .::.ont compe!" lIts JlOlU' :-.Iuluer SUl" les ohliga5. Liquidatioll judiciaire , Voies
tio ns l'é::iu llnnl ,non ~t'u l e ll1 e lll d ~s
d'exécu! i o I l , D0)}11ow/es-i,l f.él'{&gt;l .&lt;:.
co nt rats ma is encore des qU i.l.::.I- Le Tribunal de comm e rce esl
co nt nl ts '{, t qu a:- i- déli ts aya.n t lIll
I,;ompétent pOUl' co nnaître d' un e
ca ra&lt;: t(' re cOlll !1wl'cia l. - DOl.! è~ l'e
dt' mand e en domm atres-inl ên;t::. fol'considéré çO IllIlI (' \1\1 (Jl.J asl~df' ltt
mile pal" un lilJuidate Ul' judiCIaire
il \ ;lIlt cC' car;lctl1l'e, ce hll qUI f':;t
COll(l'e un crcan &lt;: iel'qui il p;1ssé ~u ­
(;Onllnl ~ pal' un CO tll llH" I'~' anl J ans
lI'C ;'t des ('\éculions, mal ~Té le Jl1 I \~x('n: i cl' de ::011 eOlllJll,C' I'CC' .ou, ll e
gC Il1C'Tlt déc lalï.uir ti f' la liquid al)o
n illdu:::tril' ,qu ;!IHI.J1lCll1 ? Il 1all'
tion jlldi ci aire. - El il en esL ainsi
rait lM :tu prejudice Il lin non
m ~ lll c au t:a.s 011 il n'au rait été

�12

COMPÉTENCE .

commel'ca nt eL n'aurait lésé aucun intérêt comlllcrcia l. - C. d'Aix,
5 mai 'It;90, inr. ).I3or5" 5 dëc.lt1S9.
- Pant05tier c. Paul. . . .. 1-112
el 199

iO. Saisie-aT)'lJt fait e à. tod, Domma!)cs-intth'{j ls 1 Tribunal dtt
l ieu do la, sais ic-a1Têt. - Le lait

COMPÊTENCE.
Le directeur d'une agen ce de l'enseignemen ts est commel'ca nt. II est don c just iciable du 'tribunal
de commerce à ra ison des responsabili tes qu 'iJ peuL encourir dans
l'exercice do so n industri e, - C.
d'Aix, 3 juil. 1889 , - Laugiel' c.
Houx . . ...... .. ......... 1- 20 1

li e pratiquer sa ns dro it une s::lÎsie- 15. Cession d'inclust1'ie,Sous-bait ,
arrêt contl'a tin com merçant consEt êment commm·cial p7"(jdo mititue un qu asi-délit commercial et
1lant . - Lorsqu ' un ac te passé ende ln compétence du Tribun al de
trO deux co mmel'canls l'enferme à.
commerce. - Le saisissa nt peut,
la. fois un sOll s·· bâ il d'une usine,
en cc cas,ôtre cit é deva nt le Tl'i buun e vente de toutes les O1m'cbanna..l de commerce du lieu olt il a
dises qui y ex istent, et. une locafail la saisie-nrrèt, bien qu 'i l detion du matériel cumplet d'ex ploimeu 1'8 su l' li ne au Ire place,en vertation , on doit. voir dnn s cet entu de l'élection de domicile contesem ble d'accords un e cession d'in nue dan s l'ex ploit de saisie-arrêt.
du strie Oll l'élément commercia l
- MaI·s , 5 mars 1890. - Hicard
domin e, - En conséquence, le cac. \l énard . . . . . . . . . . . . . . [- 153
ractère civi l qu e peut avoi l' le bail
de l'usine, ne s'aJ,lpliquant qu 'à
11. Dem ande en validité, Litis une }Kll'tie acceSSOire, n'empêc he
pendance. - La demand e en vapas le Tribunal de commerce d'èlre
lidite de saisie-arrêt, pendante decompétent pOUl' statue l' SUl' le tout.
vant le Tribunal ci"îl , ne form e
- ~lar:5.J 2U mai 1890, - Tissot
pas litispendan ce à ren contre de
e(Hey bauù c, Gisler et Gdl lda .
la demande en dommages ·intérèts
[- 2'1 2
formée de\'ant le Tribuna.l de commerce à raison du dommage causé '16. Jugement 7
''''· de(aut, Declipar un e saisie-arrêt faite sans
natoh'c non mention.né dans
droit ... . . . .. . ........... .. Ibicl
l'opposition , R ecenabûiûJ, - La
panic condam néo par défaut. de12. Elevage cle 1'0)"cs. - Si r elevant. le Tribunal de commerce et
va ge des bes ti aux, spécialement
qui faiL opposi tion , n'a. pas besoin
des porcs, ne constitue pas un e
de menlionnel', dans so n opposit ion
opPl'ation commerciale lor3qu 'il es t
mème, l'exception d'incompétence
l'a.ccessoire eLle complémen Ld 'u ne
qu 'elle compte opposer à la barre .
ex ploitation ag ri cole, il en est au- Fùt-il qu es tion d'in compétence
trement lorsqu'il fait l'objet d'une
;'. raison du lieu, il su rfit qu e l'opindustrie pdncipale. - L'éleve ur
pO::iant y co nclue il la barre, avant
est, dans ce cas, commerca nt et
loute dMense au rond. - Mars. , 2
jUbticiable du Tribunal de comju in 1890. - Eydoux c. Benard et
merce . - Mar3., 28 mars 1890.Marais. . . . . . . . . ... . . . . . 1- 232
Joye c. 'l'bornas . . . . . . . . .. [ _ ·t 59
17, A ppel en ca'U.sed'u ngarant.13. Denti.,t •. - Un dentis te n'esl
L'a ppel en cause d'un gara nt ne
pas commerran l, - Il n'est don c
constitue pus un e ùéfense au fond
pas juslicia ble du Tribunal de
rendant non l'ece\'a.ble 10 déclinacom~}CI'ce à raison des achats qu'il
toire d'in compétence .... , .. Ibid
a. faIt s pour l'exercice de sa pro{essia n. - Mars" 31 mars 1890. - J8. R eprésentant, Paie m ent à son.
Hoch c. Marlin .... . .. . .. 1 -160
dom,t"cile, - Le droit qu·a le commissionnaire de plaider conLre
14. A gence de 1'enseigt'l.c m en ts. _
son commetlitnt devant le Tribu-

COMPÉTENCE.

COlIP[lTENCE.
13
nal de son propre dorniCilp, ne
l.emps qu e le ti reur, de vant le 1'risaurait être étendu au reprc:ienhunal du dom icile de ce dernier.
tant. - C'est devant le Tri bunal
Ibid
du domicile du patron que doi"ent être portées les contes tations
entre son représe ntant et 1uÎ . _ 22, ~O!l1'tiel't Achat d'un cheval,
- fout achaL rait pal' un com merEt cela. alors même qu 'il aurait
ça!lt , est censé fait pour les beété convenu qu e le paie ment de
~OIllS de so n. commerce, à moins
ses commi!'sion s 111i serai t fait à
qu e ~e co ntr;ul'e ne soit prouvé.son domi ciJe. - Mars" 28 août
SpéclUlement , l'achat d)u n cheval
'1890. - Savournin c. Nibell e et
p~Il' un comm~l'r&lt;lnt le rend justiHey naud ..... . ..... .. .. [ - 299
CIable, qua nt a ce, ÙU 'l'l'ibunalde
commerce, b'il ne prOll\'e pas que
19, R ep1'ésenta11t, A ction e~l. rescet achat a été fait exclusivement
11Onwbilité. - Si le patron a le po.ur .J'usage de sa fam ille. - Ce
droit de portel' devant le Tri buna l
pymclpe est applicable à un COUl'de son propre domicile sa demanlier. - Mars.. 19 sop t. 1890. _
de en reglement de compte fi. l'enMadon c. Dudd ... . .. . ... 1- 3"13
contre de son repl'ésen tanl , il n'en
est plu s ae même lorsqu e la demande qu 'il fo rme con t re lui il 23. Demande l'econcenlionnelle
Déclinatoire poslél'icw· Inco1n:
un e autre ca use, - Spécialement
petence ct, ,'«Ison de ta :nalièl'e,
lorsque , sur le refu s de l'ache- L'exception d'mcompétence à
teu r de recevoir ou de payer
raison de la. matière peut être inlIne marchandi se vendue par l'inyoquée en lout étal de cause et
ter médiaire du représentant, le
mème ap rès une demande reconpatron actionn e celui-ci en rf"Svention nelle, tant q UE' le Tribunal
ponsabilité, il ne peut le faire qu e
n'a pas statue SUI' /a, compétence
devant le Tribunal du dom icile
pa r un e disposition distincte, du défe nd eur. - i\lars., 20 juil.
TI". de c" Seine, 15 avril J889, 1890. - Kourt z c. Mallel et ,lugé.
Lerat c, Soc. du lac Capaïs.
j - 300
ll - 66
20 . Dci&amp;iteu)" Ci·l,iI, LcU,·. d. ch ange ti1'ée avec son c011scntement,
TribHnal de commerce. - Le
débitelH' d'un o dette ciyile qui a
consenti que so n crean cier fournit
su r lui une lettre de change, est
compétemmen t cité devant le Tribunal de commerce, par le tiers
porteur, en paiement de sa dette,
flt cela alors même qu e la. lettre
de change ne se rait pas accept~~.
- Mars., 13 août '1 890. - Galll"la
c. Hou x cl Gally ..... .... [- 303

2'1. T ire non accepteur, T ribunal
du tù'cw·. - Le lier;; porteul'
d'un e It:.t1ro de change non acce ptée ayant intérêt il faire la preuve
de la proy ision. et ce tte preuve ne
j)Quvant se l'aire qu )e n prése nce
du lireul', le tiré non accepteul'
est competemment cité, en même

'l"-

Socù:tê , Dessèchement d'un
1fiC. , Vation en }iaiement des
le/TC/ins dessecMs, Partie en
l11"0I)i'idU:, Pm·Ue en tlSUfl'Hil,
Cco'octèn: commercial, - Est
commerciale la socièlé anDln'me
qui en treprend le dessèch ~me n ~
d'lm lac moyennant un pn x qUl
consiste dan::, la d"ltion en pale··
men t du terrain rleS:5éché, mais à
raison de partie seuleme nt (1/3) il
titre cie propriété, le ,·este (2/:3)
n'clanl donné qu'ù titre d'usufruiL pOUl' un temps ~l étel'~l1iné, à
l'ex piration duql~el li dOI t, a\'e~
les travau X" ~' efi ectués, ret.~urne l
au pl'opriétan'c, - La :ocleté ~c
saurait, en pareil c~s, t'tyc ass Imilée;\ un conceSSIon naIre cons truisant pOUl' 1t.1Î-m~me; ,elle se
trouve dans la sItu ation d un entrepreneur accomplissa nt un Oll-

�14

COMPilTBNCB .

COIITHH A LA GHOSSE .

vrage détermi né s ur le fonds d 'a utrui .... . .. ' . ... . ........ !oùi

25 , Navire de p'ais(1nrc, l\'arigation m. co'itlJ1J C • P,'op1'l'étu iJ'e
('o)JlmtWrant, F ournitun:.&lt;:., Detle

cit,ile, - L'ol'm emenl et ]'emploi
d'un na\'Î rc il un e navi ga t ion de'
plaisance ne constituent point fi es

tion (IU_i cèdE' il. la preuve con lraire

dans rs nlppol'ts e nlre l'pndosse ul'
ct son ce~sionnilire, - Et mème
au,~ cos où l 'c ndo~s~ ur est, depu is
lOI~, tombé en fêlllJlt e, le c(&gt;~ion­
n iure es t l'p,cenlble à prouyer la
va leur fourme, mrme à l'cncontre
de la ma~se des creanciers de l'e ndo:,seul',- C. de Bordeau x, Il nov,
1 88 ~. ~egllcy c. Mau riac ,

actes de commerce, alors mème
q UI? cette naviga tion à lieu SUI'
11- 30
111 er. - Les Tribunau x de comme rce sont don c IO co mrétE' nts 2, V. Afl'I'ètem ent, Arnwteur, Ass .
pOUl' connaître de~ actions e n paiel~l al'i t'J Capit., DébarqllC'ment, Fail
ment de fourniWres failes il un
lite.
navire de plaisance . .- Et il en est
ainsi quoique le propriétaire de ce- Consi g n ataire. - V. Deua t'llu e
ntwire SOi L d'ailleurs commercunl.
ment.
- C. de HOllen, 2 an'il 189Û.lJ arLey c. CrandnlJe .... . Il - J!l 4
Cons ulat . - V, AhOl'ùage.
26. Fadw'c, Paiement att domicile du vendeur , PTotcstation Contra t à la grosse.
SHI" la qlJalité . La protestati on de J'acheteur à rai~on de la P'- lt'i lè[JC 5111' le ("et, D élégfftiorl
qualité d'une marchandise dont il
a renl fact ure, laisse intactes les
autrês énonciation s de la faclure,
notamment ce lle qui fi xe le lieu
de \Jaiement. - En conséqu ence,
ra c leteUl', cit é devant le Tl'lbunal

de ce lieu, ne peut exciper de cette
prOI e:.t3. t ion pOli r con tester la compétence de ce Tribunal. - Cass.,
3u juil. 1 8~8 . - JOll re C. Terron'&gt;Sa . . . . . . .. . ... .. .. .. I l - 1 ~7
27. V . Abordage, Appel,

Comp t e -c ourant. C onc ordat. i"aillile.

Congé. -

.\ 55.

r.

marit.

Chèque.

Y. Efrel de com.,

V . Commis.

Connaissemen t.
'1. ü'ndo:o:semcnt irrcgulie;', Preuce
S/lpp/(Itirc entre }larties, Faill ae dll f'ëd(l,nl, Pn::ut'c OPPO!i: a bic à la )}fW;;sc. - ~i relldo~e­

ment irrégulier d'un titre à ordre
(!:-peci.d e IH en l L1 'un connni!'-sseIlll'nt) Il e vaut que comme procuration, cc n'cst la qu ' une prcsomp-

consentic pa'- l'w',nateu,', J'01'tml)' dv contrat 111'éfëré au
déli:gatairc. - La délégation co n-

sentic :\ un ti ers, par un propriétaire d€" navire, de tou t ou partie
du fr et à gagner par ce navire, ne
saurait prê\'aloil' sur le privilège
dont le l'l'et se trouve grevé au profit du parleur d'un contra.t il I,t
groS::ie , même sou~cril postcl'ieu,re-:
ment. - 11 en ("s t su rl ou t runS I
lorsque le créancier déJégala!1'C
n'.\\'ait pu i g~or~~' ni Je~ ,a,:anes
du na\ Ire ni l lm:olvaolhte du
p1'opl'Îétair~ faisant prén)i r la
nécp~sité de l'cmprunt i ln gro!'S~ .
_ LE' consignataire de la carga ison qui. pOlll' lib~r('r. sa 11l ,-lt'ch~n­
di~p a(J'eclêe all~s.l ~l l emprun t il la
gl'o:5se, rembourse le pOl't elll', ,se
trouye ubl'ogé dans tous ses dr?lls
et pri\·i1è\.:rs, ct peut: par, SUlt~,'
comppnscl' "vrc Illi-m,eme JllSq.l~ il
conl..: u1'l'rence (lC' su creance, le It~t
pal' lui ilù" m:.t~~ré. la .d~·lc­
ga lion r i !a bl~nlhLal,lOn (1'\1 .H1~
rail pu hl1 ("n l'Ire, [:lIte, !1I l!I~lC .1
une ôpoq ue ant érlf'urc il 1 e111prunt. - TI'. dt? c, Seine, '1.1 ré\' ,
009 _ Soetens G. Delll,ch .
1uu
.
11- 61

COUHTAGE-COU H'1'I EH.
Courtage-Courtier .

D ~ U.\ IiQUf&gt;MEN T .

15

~~~ la consen'ution des marchan_

Ises y d" IJo.}êes, - En co nse
/. A!lencc de location , R ep"ésenclllcn c", ce ui qui, Ù la ~sllite d'u~
Üf.1/ t du P1'o1JriN aü'e . - Lr 10~lfbal;(j1telUcnt, a mi~ sa mal'cltancatail'e qui s'esl adressé il un e
,e ( ans ces hangul's ne s',u,""·[
age ncp de lu ca li~n, non pOlll' trOlll'en d rc 1·.l CI lilmbre de' co
"
mmerce
vel' un 10Cil l, lllalS pour demander
l'CsponsablC' d'un d('ficil _ ~I ' ..
;'1 vis ilN les lieux r I connaître le
99 Janl' 10°0
.
.. :--'
•
O;). Pinatel l\ .11\:..,
prix d' un local SU I' J'éc ri lf'a u ùuglUI'
el
Chambre
de
cam .. t~ il ~7
qU,el , l'agence tail i~ldiqllée, ne
d01 l a ce l te agence 111 court .. se
ni d roit d'indicatio n, - Ce ll ~ ?, Clause. dit, conn" i,~scment. Droit
d!t ccqHtauIC de ({t:bw'qncr, Conagence, e n en\:I , Il '[\, été il son
slfJ IUttau'c , DrOit de "crevoi/'
égHrd, en parei l c.as. ,que le représO,u:ç JUdan, Obli[Jat ion de .se
sentant clu propn étatre ~l"ec qui
p1 ('~ente,' S(tn~ 1'cta1"d. _
La
il a Irail6. - Mors. 18 oct. '1 8~9.
&lt;:lause ~u. tonn':Jissement donnant
Pa lin c. Goujon ... : ...... 1- 3~
au Cil jJltallle la lihertc de déclwrgel'
llan~ (juelquedocket su r qu el2, Cou1"li(}1"s Inm·itùne,&lt;:., Tau:,'
que quaI qll~ CI' soi t, ou 5"1' allèCOn1'enti~ms pl/1'licl1Iièrcs, OJ'~
g,es, au.\: fJ'als et ris(juPS du cond,'e lntbltc,
Les décrets et arl)lgnata,IJ'E'., ne crée point au profit
rêtés fi x:rnt les droits ef émolu(I~I CiljlllillllP un pouvoir ahsolu de
ments des officiel':; min;slériels
dc~arquel' sa ctirgaÎ::ion san~ :.e
COIl l)tilucnl des dispositions d'o1'P !'cOCCUPCI' des droils et des inté~re public auxquelles il ne peut
1'('ls du cOIl5i;!llil l ai re. - Celte
ctl'e d C l'o~é par dt::s conveldions
clause ail toute :nltre analogue n'a
parl~ c~ lt è l'~s. - En Consequence.
en ,ue fIll e le cus oll celu i-ci secclù\ il qUI un courtier ma ritim e
r:1Ît lI ê8 igf'lll. - Mars., Ig 1l1:1 I's
l'écl ilm e ûes émolu ments confo r1$UÙ, - U:rn.:î n c, :-iimon. 1- 145
méme nl au tarif, ne saurait lui
oppose r des règle me nts préC'éden:s 3, Spécia lenlE'nl , lorsqu'u n navire
à. un tiUlX illfprie u f' cOlllme consarrive Ic samedi soir, 10 consi('natll,lI a nt un e convention t'lcit e aplai re qlli 8C prése nte le lundi ~napl1cable aux amJires postérieures,
l in pOli\' recevoit' SOu s palaTl, ne
- .\Ial'.s" 2 mili 189u , - He ynarcl
sa urait ètre réputé néi,digent, et le
c. lJ end el'son " .. . .. . ... , 1 '-210
capitainp qui, sans J'attendre, a
Illis Sil cal'gnisoll ;) qua i dans la
3. V. Compét" Faillite, Vente .
journée dLl dimanchl.' el dans la
nuil suivanlr, est re:sponsable de
Cuirs . - lf. CaJlit.
l'e..\cfodan l de frai~ nhu ltant du
mode de déba\'quement choisi pal'
Déb arque m ent.
lui, - Mars., .) mars 1t:9U,Sauze c, l'abre.,, .... , ... . , i bid
1. Q/lais de N/a.1'scille, Hanga1's
de la Cham. b1'e de comm.erce Dé- ~. D roit ,'(;sen'c (lU capitaine,
F1'Cti.t:. des con."ifJnalltire~, Trct~cit, In'csponsaMliü:, - ' 1es
langat'S co nst rui ts pal' la Cham'l'ail de rluit, e.)'cà{aJ1t de (rais .
- La cl:w;;è d'une cl tal't p-parl ie rcbre de COlllllle rce de i\larseille :5u r
serran t au capita ine le droit de
les quais de cetle vi ll e ne l'ont été
lai re le d6harquetncnt aux fl'ui s
(lue pour mettre silllplenlPllt .1
tlC$ consign&lt;l lai\'('s ne raulori ~c
COtJ\'C'r L les l1l iLrcha ncli;:;('s J61:':1rpa;; ~t emp loycr de~ moyens Q[~c'
f!uc('s S UI' ces quais, IllO yenn alll
l'ellX pOUl' ceux-cl. - A mOins
la ~c, - ~ I ais la Chamhre de COIlld'un iUI\! l'èl Jl1(lj\'11l' et impel'ictL\,
merce, cl 'a jJl'l~S je cahier df'~ dHtt'ou d'lIne st ipulation spêciale ct,
gC'$ de sa con cessio n Il 'est nulleIlllml c hargée de 'la garde et 1 fo rmelle à ceL cga rd . - Spêciale-

�E["l'E'J' DE

16
lement 10 clause ci-dessus ne l' autm'ise pas il faire opérer le débar qu ement de nuit. E~ conséqu ence l'excédant de fraIs ca usé
par c~ mod e de déb;uqu ement
doit , en pareil cas, rester à la
charge du ca pittun e qui l'a emplo yé. - Mar•. , 24 sept. 1890. Vial et Trou che c. Paqu et. 1 - 315

5. V. CapiL , Fi n de non recevoir.
Décès. -

V. Faill ite.

Déficit . 1'. Capil. . Dcbarq llement, Fi n de non recevoir.

D él a i. - F. Cam. de tra ll sp., Fin
de non receyoir, Ve nte, Ve nte :\
l iv rer, Vent e c. H. f.

Déla issement. -

V . Ass . mar it.

D é l é gation.

COM ~ lEnCE.

échéan ces sll cc(&gt;ssives, ils onl louché du déhit l' ur dé lég ué le mon tant des intcl'è lS éc hus, - Dans
de pal'eilles circo nsta nces, si la
Compagn ie dé bit rice pl'1miti ve a
fa il , po s l ~ ri e u l'e lll c n t il la cession
de son malé riel, li ne seconde émission d'obl igatio ns, les nOu veau x
obliga tai res ne peu ve nt jll'élenclre
au cun droit SUI' le pr ix ( e ce mat ériel, au préj udice des obli rYation s
de Ja p t'e Ol i~ re émissiun sell?e ex ist. ant r au mom e nt Oll la c1élé!!:nt ion
~ été fn ite. - L' arr,' t q ui le ~ éc id e
ainsi pal' ap préciat ion des fail s de
la cause, éc ha,p pe à la censllJ'c de
la Cour de cassai ion, - Cass .. 24
jui l. lt'SU, - Gautier c , duc de
ll ivoli . . .. . ..... .. . . .. . . Il - n
D entiste. -

Jf. Compét .

D é pôt . - V. Ag. de ch ., Com. de
t l"lnsp. , Fai ll ite, Fret, Propriété
industr,

A cceptation. tacite, Com1Jugnie de
nuui[jution . l!.'IHp'runt, A /l'ecla- D étournem e n t - V, Ag. ùe ch.,
Faillite,
tion du matériel naval, l'cnte,
P 7'Ùr; diJléglJc , E mprunt po ~ té­
,'ieur,Prixa/Teclc aux p,'clmers Domic ile , - V. ll'ai llile,
pré teur s. - La délêgi.ltion fa ite
pal' un débiteur qui donn e un au- D ommages-i ntérêts, - V. CompeL, Faillite, Ven te.
t re dé bi teur ;\ son crean cier, si
elle n'opère pas no\'ation , f:wl e
pal' le déb ite ur de d ~c h arse r son
débiteur pri m iti f, n 'e n crée pas
moins un lien de droit en tre le
déLiteu r nou\"eau e t le créa nc ier,
pourvu que cel ui-ci ra it acceptée ,
- Et celte acce pt atio n p- ut è lre
ex presse ou Lacite, - S péciale-

ment , lorsqu' un e Co mpagnie de
navi ga tion, après a voi r a lrec té son
matéri el na"a l iJ U se rvice des inlérêts e t il l'amortisseme nt d u capit al d'obligat ions pa l' elle émises,
vien t à céde l' à un t iers part ie de
ce matéri el avec dé légat ion du
pri x con ven u en fa veur des obligataires, l'acceptat ion ta ci te de
celle délégation peut résult er, au
profi t de crs d(&gt; rnÎ ers, de celt e circonstan ce qu'au mom en t de la
cession du ma té riel, ils n'ont pas
rêc lamé l'ex igibi lité imm édiate de
leur créan ce, et qu'à plusieu l's

E c h a ntillon . -

Echou ement, -

1f. Vent e .

V , SauvetagE'.

Effet de c ommerce .
1. Billet li O,'d1'C, E11dossem en t
ùrcgulu',' , P,'eVl'C slJ}Jpléti1:e,
Inefficacite à l'éfla1'd du .&lt;::OttSSi le porte ur d' u n
bi llet à. ord re e n ve rlu d' un e ndosse men t irrég uli er pe ut prou ve l', par ses liv res ou autrement ,
qu 'i l en a rou rn i la valeu r, e t se
J'a ire att ribu er ai nsi tou s les droi ts
d'un ti ers port eur en vert u d' un
end osse ment rég ul ier, ce n'es t qu e
dan s ses nlp po l' lS a vec son endosse ur. - Qu and il se trou ve, GU
contl'aire, en pl'ésr nce du SOll Scl'ipteur , cetl e jJreuve est ill cffi cace, ct, mt- ell e ra ile, il n'en de-

Cl'iptCfO'.

EFFET DE COMM EHCB.

FAI LLITE.

meu rrra it pas moi ns passible des
exceptions que le $iouscripteu l'
pour rai t oppose r fi son céda nt. _
~I ars., 14 nov. 1889. - Pierl'isnard
c. llaume . . .. .. . .... . . . . 1-64

vc me ~ll au:\. ohjf' ts transportés est
rrglllièl'(&gt;U1cnt
l'a ile .rit
'·
. lé é
.- do·t
1 t: lre
Co n :)l~
r ,e ('OIlll11e valable tant u e
l, VO IlUI'lf'!, n'l'st pas décharSé~_
Et alors mc me qu une instan ce est
pend a nl ~ entl'c le vendeur expédiIPur ,ct 1acheteur destinata ire. _
Spécla le,m en ~, lorsqu e, Sur le refus
d l~ destma talre, la. marchandi se a
éle retourn ée il l'expéditeur qlli a
l'~fusé de I.a repre ndre; qun l'expédneul' a Cl t? I~ dest inatairo devant
s~n pl'opr'~ rrlLull al ; qu e ce de rI1J f'r il am.'té ~a ma rche du li tige
pal' lIll déclln Uloil'P d'i ncompétence, e tfJlI 'e n~n, penrl ant ces retards, l'expédit eur a ra it nommer
un ex pert SUI' l'e CJu ~ t e confol'mé ~
men l il l 'al't i~ lc IU6, P~lll' vérifier
la marc ha ndIse J'cs tée aux mains
du. tl:a n ~pol· t e,ur,. CN te experti ,;;e
dOl L (' Ire consldé rce comme ay:t nt
une auto rité I ~g il le ('1 les jllges
pe uvent y pU iser les élêments
principaux de INti· rlëcbion enll'e
Ip vendeur et l'ac heteur, - Cass"
26 no\' . 18SV, - QuerraI c, Le Tac.
11 - 136

2. Prcsc?'iption , Femme, S 1.'m ple
promesse, - Dien qu ' une lett re
de change np, vai lle, ;\ l' t!&gt;gard de
la femm e non co mmel'cante qlli
Pa avalisée, qll e comme ·une simple I~['o nw ss e, cependant la femmp
ù qU I le mOli lan t en est récla mé
n'en a pas moins JP' droit d'opjJo:
scr la /}rescri pt ion de cinq a ns. C. de lOl·dea ux, 10 déc. 1889.Papin c . Ley ma ri e " ., , , . Il- 34
3. Fuill ite, A dmiEsion al(. passif,
Con cordat . Sim p le intelTulJlion, - L'aùmission d' un e lettre
de change au pas~if de la fa il li te
du d é bit t~ ur, non pl us q ue le concordat intpl'''f'll U dan s cell e fa illilr, ne consti t ue nt qu e dps interruptions de la prescription de cinq
ans, - Ils n 'équi val ent pas à une
reconnaissan ce pal' acte séparé
ayant pO Ul' effet de substituer à
ceue prescriptio n la prescriplio n
trente nail'c , . . , . , . . " , . , .. , Ibid,

11

~.

V. Compél. , Vent e.

F actu re. - V. Cotnpél.

t V. Fa ill ile.

F a illite.
Elevage . -

V . Compét.

1. Avantage pndiculie,', CO'l1cn1'dat amiabh', Nullite. - Les dispositions des art icJrs b97 rt 598 du
Code de commprce qui annulent
Endossement, - V, Conn aissetout avantage pa n icu lier co nsenti
ment, Er. de com ,
à un créancier à ra ison de son
vOie da ns It's opfi ratiolls de la fail Enquête. - V. Abordage.
lile, ne sont pas restl'pintes au cas
de co ncordat judiciaire, mais s'apEnseigne. - V . Propriété indust,. .
pliq uen t auss i 'l.l~ c:.1.S de cO~C~ l'da t
amia ble consenti a Ull dcbl teur
Etranger. - V . A bordase.
rl on t la faill ite n'a pas été déclaré~, - Ma rs., 2:? oct. 'ISSV, Exécution . - V , Compét.
_ I\ inipr cl EckenSlein e, Ba,r~
Laud l' . .. . .. . . .... . . ... 1 - 3~
Expertise .

Employé . -

V. Propr iété indus tr .

1. Vendeu1' et acheteU1' Voitw'ie,' '2 , Dé((tut cie conco1'dat, A1Ta,nfjemCllts particulie1:s. - )I:ns ce
non déc ha1'gè, No m ination s~,.
pl'in ci pe n'ost " Jl phcablc (~ue lors/' cqu&amp;te, Va lidiü.\, - L'expertt se
que le créan cil'I' à (l ui 0 11 1oppose,
SUl' requêle organ isée pa.r l'art icle
a adhol'ü :'1 Ill) concord nt aUHable
lOG du Code de COnlm l;'l'cE', relati~

�t'oTl::.1'1l1i par tous les crônl1rÎC'I':i du

tlèhilt'Ul' l'ommun. - Il n'(,TI est
plll~ ainsi lorsquo l(' dëbilf:'lU' n'a
t'ait n\'cc ::.t',s cl'éancie~ qu 'u nt:' ):)érie d'cngngernpnH;
pl\rliculiers
aynnt (ni ll'ohjet ùeconditiol1s ITIu lIjpl ('~

et dill'el'elltc:3. -

'uin 1890 . -

~Iar::i"

lU

l'cil et ,loyer c.

illoch ..... , . . .. . ... . . . . 1- .47
,

3.

Ql/ali{(1

de

FAILLITE.

f:.\ 1LUrE.

J'AILLfTE.

'

0

comnwl'('((Jlf, C/'.~­

dt' CQlumerce, Soci6te,
Dissolution avant terme,Da(cfttt
de publication. - Le lléf:lut de
publicrllion de la di ssolu tion d'une
soriôtë .wan l terme ne peut pro$({tiOH

filpr llu 'aux ti('r~ interesses qui au-

le débi teur e:-,I 1)11IS tard dérlal'é
en faillitr , soiL 1-'11 1' la pOUl'::.ulle
JIlin autre cri'nncÎpl', !'oit SUI' dépôt de hil:,", l'aval ainsi donné
ne sa tu'ait r tre annulé et doit SOI"IiI' ft eO'et. - C, d ',\ix, 15 déc
1888. - Baerlin c. Alex . . 1-1ü9

COn1jlf.!nsaûon /(Iy,lle, Liquidali111 jlldiciail'e, R epo1'l (/'O/f-

l'Cl'llu"e. - L'article HG du Code
de COlilmercC', e n dt"chu'ant nul s
tou s paiement:; pit\" compensation

fnit s, dl~lï.~llt la pcr!ode suspect(l',
par le deIJlt(,t!l' depLHs lors dcclul'é
Cil faillite, n(' viso que la compen~ntio n conventionnelle, et n'e mpêclie nullement. les efl'ets de la
compe nsation légale. - Il e n esl
ainSI, :\ plus forl e raison, au cas
de liquidat ion judiciail'f', - L'ouvorlure de la liquidat.iun jud iciaire peul-elle être repo rt ée?
- C. d'Aix, Il déc. 1889. Liq, ChauUlont c, Hobin, Bondel.

l -Sti
rai e nt à faire ' illoir que lqu e enga!::teillent pris enver$ eux, ulterieurement, au nom de celte société. - 7. Liquidation judiciaù'e, Voies
d'c:rdndio,1., OrdOWf/CL11Ce de l'éIl ne :,aurait ètre uti lement oppo[(ire, DomnlafJe$-irdér(:ts . - Le
se, ,lU cas où il s'agit de savoi r si
liquidat eur jud iciaire n'a au cu n
UB Iltelllure de ceUe soc iété a
droit à dOlTIllI:lç:es-inl érè ts con tre
efr~cth'ement conser\'é la qual ite
un cr6nllcier qUI a passé outre à
de tOmU1er~'allt postérieurement
des e\écutions. ma lgré le
geù cette dissolution. En cons(&gt;ment déclaratif de la liqui{ a lion
qur!l('t." s'i l est démontré que la
jlldicinil'e, si le creancier n'a agi
l'ociéte:l l·é~ Jl eme.lt pris fin à la
qu'en vertu d' une ordonna nce rendale in diqut'te, et que Pun dl" ses
dur en l'êréré pal' le Pré:-ident. du
me mbres n"a plus, dès lors, fait le
Tribunal civil, et si celle ordonCUlllm€'l'C€', 1;.1 (jua lilîcation de commInce, nu mOll1ent de son exécumer~'n. ntdoit cesser de l ui être aption, n'é tait pas frappée d)ap pel
pliqnce, maigre le dëfaut de pu1liHll' le li1luidalcur.- I\Ja rs" [, déc,
tation. - Et, par suite, il ne SULI\ ~:-;D. - ~ l ul1r('l c. Ve l'l aque.
mit \\tre déci &lt;lI"(' e n faillite à raiI - i ti i
~on d('s ('nga;!ements contractt's
par lui depuis 101'5, - :i\lars., 26
nOllt 1889 . - Banque indu st\', c, 8. Fem,nlc du [f/ilfi, A (loi, R eno1J dation rt lH·f'lt'oq1'(!.1· la [att/Ur,
Morand . . . .......... , .. ". 1 - 54
Dëp6l 'ldÜ!nCV1' du bilan, jI'(didiu;, AI't, 598 11011 applicable.
4. SO('Ù:/tl anonyme, AlHÙt;,~t1'((­
- Les dispo:::itions des nrticles 5'J7
{('/II' driltigw:. Les administraPt 59;:; du Code de commerce ne
tt'urs dëlé~llés des sociétés anonyso nt pas app li cables t\ l' a\'al donné
I\lPS COin InrrcÎllles ne sont 1'~l.S ('01;1J:.lI ' la f"mll1e du dêb iteul' su r des
111 l'r~' allt s el ne pCUVl-'nt, tirs 101'::0,
Jillt'ts l'o1l5cr its par so n mar i, ;', la
l'Ire dùcbl'cs en faillite,.", nid
('ondition que 1(' c réancÎrr accOrdera un long: term e et l'envJ1Cf'1';l
5, COlO'lier. - Ln courtier n'pst
Ù l!oursui\Te jamais la déclaraI ion
pa s un c ornlTlf'r~' an l , milis un simde fniUite, - Ces actes, en elfel,
ple inter1l1 t.i diai l'(', - Il ne peut
11(' contirnnC'nt ni
un ::t\'antag-e fi.
donc ètrc ù(-claré en faiLhtr.la cha rge de J'ac lif, ni un trafic
) rars" Hl noy. ISSU . - Oison
cl u VOie ;\ éme tlre dans une [ail"·right c, Gullmunn . ... , 1- iO
lite n'exish\llL pa s encOl'e el que Je
créancier s'interd isait mùme de
provoquer. - En conséquence, si
6, CompC'nsation con vent ion itel (c,

l'II

l

9,

D,:('(\s , [!l j 7'itier non cnj ancÙ:1',

Dé[aut de qualité, E nlba1'J'OS ir.térieu1's, Défaut de mani(eslatifm au ,iot"· du, decès. Ln
f[lilJit~ d 'u n comm(&gt;\"("ant décédé
n~ sau l':Jit êtrp décla1'6c à la l'e(luètC' d'un h cri ti e r qu i n 'esl pas
::on créanciE'l". - La situation ellluarrassêe où se trou vai t lln commc r('a nt au moment de so n cléc~s,

~'A I LL I'I'E.

19

rra,u~llIleux 'lui ont précédé Ou

S~II\ 1 la dlUt e du d6hiteur ni entle Irs rn~lldes Pl'éjuciabl~s ;\ la
m~.sij(' ,entlèrr, ou ~eu l p.ment à un
cl'e.'l1H·~f'l'. ,- . ~p~cia l cment, la liqtl~(~ntlon JU(.h~I~l.Jre doit t'Ire COn'el II(' en . f ~lIlhte, s'il est justifié
que' le &lt;I c.btteur f coni;ignataire de
mal'ehalHllses qu 'i l a"Jit mandat
df'. ne vendl'e qu'à un prix détermmé Olt SUI' instl'llClions ulté l'ielll'es, t' n a '!CJ~(h~ llne partie au
dessou s de la limite fixée, il warranlé ,le reste , ct a a/&gt;pliqU é le
prodllll du tOut aux )esoins de
~on commerce, Mars. , 25 avri l
l ~~O. - ~ardou c. N.... 1- 201

lW jleut suffire 'pOUl" jH~tifiel' sa 1'2, L'nioH. Seconde [aillil.c Droit
déclaration de faillile apl"~' s tlc'Cl~~,
des cn;(HJ('ù:r.~ de III pl'e'mière.
lorsq u'elle nf' ~'esl pas manife:-tce
- LOI':-;qu'un (léhill'UI', après une
au dC'!tors ilntorieul'em enl au dcp:pmii.'l'(, faiJlittl terminct' par l'ucès, el notamment qu 'il n'est 1'('111011, e~t de nouW':nl dl'claré en
prê~entt! ni J)l'otèt, n i jugement
r~lÎllit(', les crcanciC'l'S de la pre-

IIIter\"enliS contre l ui pOUl" Jettes
impayées, - C, d'.\ix, '15 jan\'
189U. - Gibc ll y c . illnrijol. 1-1;2

mu?re Ont Ir droit de li!.!lI1'er dans
la se,'onde' pOIt!' la totàbté de ce
(lui le,UI' re~te dü. - A ce cas ne
&amp; appliqu ent pas les disposi tiuns de
l'article j'26 du Code de comme rce
l"(~g-Iant les droit i; des créanciers
llili ont concol'llé dan s la pl'Cmil're faillite, et l"JuÎ n'ont pas été
I!a~ 'és de \' integr:ùilé de sc! i\'itlendes
promis. - ~1;lI's., ~:j nwi ISgO. Corbetto c synd, Bonnl:t., 1-222

10. Sy11dic, Vote ({If ('oncQ1'dal
d'tilt débùc1I1' du [ailli, A IJÜn-iMlion d1.tju!}c-colrtmi,;:,&lt;:.aire, Validild , Creance hyp otltécai1'e ,
NenoHc ùtlion a l'lIypo lfti'quc.Le sy ndi (' \Punc faillite peut, nyec
autorisa tion dll juge-comJ11i~sain',
\'otel' nu cOllcOl'dal d'un débiteur
du rail li, - Et. ct~la alors mPllie 13, Ces,~atirm dit COW',-i des in léTt~t,~, JUY(!IJlCJI( rte tepol't, LiquiqU,e la créance sE': raÎl hYl'0tlt éd(ltion j!H'iciatl'c.- La cessation
c~l1J'e. Le \'ote du s\'nd H':', en
du cours de:- inli'n:·ts SUI' les som
pareil ca~, a. pOlll' pO'ct cÎ'C'l1lpol'tcr
111t':' ùucs p'lr il' failli n'a lieu qu'à.
renonciation à l"hYPOlh l' qU(', compa rti r du jug-cllIrnt déclaratif de
m(' le vole de tout ôJutrc creancit.'r,
faillite . - LC' l'PpOrl de l'ou veren vertu de l'article 50ti du Code
tme ;\ une datp antêricut'e ne
de commerce. - C. d')ix, II mars
srltlr;ü t avoir pOlll' cll't't de faire
ISaO, - Gougoltz c. syndic Rignl.
ct':i$('r I{' rOllT'S dt's intcn\ts Il une
1-1,5
êp0'lue antéricur,f' à ce.I,le dt~ jugrillent dl'daratlf. - S~ I~ JU~('­
II. Lirjui(/olioiJ judiciairC', Fraul1lrnt M'clarat!! de la IIqmdatlon
de, - L'aniclC' 1\), para~l'a.jJhe 'l,
jLHliciaÎl'c 1'e'ndu en vcrtu de la loi
de la loi d li 1 111;11'8 1 ~t)'J SUI' la
'du l, mar.s 1 8$~J ari'l~U:~ les intérèls
Iiquid :üion judi.;i;lÎl'e, en dispotomme Il' ju~ellJt.'nt dée,liJl"alit: de
S;a nt qlle la faillit e doil ètre dCc!;1faillite, il n'cil {'st j)[l S de meme
r~e ;\ ~OL1lr pl'riode de la !i{luidadu jU{!Clllenl qui , rendu ava.nt
tian , SI le debitC'l1r il commis uno
cette loi, .nmdt nommé à un co n~­
fraude quclconque, n(' pcrmet nunH-:'l'~ilnt embarrasse dan s ses atTa1
cu ne distinction entre les actes
4

�'20

1'.\IL LfT ~.

l''AILLITE.
l'es un liquillatpur judiciaire.
Nar:, . , ;:J Juin 189ü. -

Al'bib c .

BplbtlJnOn " .. ... . . . .. ,. 1 - ~3'1

vement jugée contre lui , se lihi!rel'
de la co ndlltllllution en monnaie
de diyidendCl. - Mars., 23 juin
JOU. - 1I0u\'ier c. ~Iusy. 1-25 1

14. Liql1idation iudiciaù'c, Entrepn:neul' d'01/1j,ibus, \'eU,'i- 17. C/dtw" (aute d'acti(, Réo1(,wwe. Somme an1l'uellc 1Jollr
" cdtu'c, Inü:l'Bts. - Pour avoir
SOins aux chevaux, Fra'is pou,.
droit de faire rouvrir une fai ll.l e
la conservatwn rte la cltOs.c,
clot urée faute d'actif, il n'est pas
Absence de 7)1'ivilegc . - Le
nécessaire d'~l l' e créancier, il sufprivilège des frnis fait s pour I i i
lit, d'avoir lin int érêt :\ la. réollconserva tion de la chose ne peliL
ver ture - Spécialement , cst reèll'e réclame, dans la liquidation
cevable i\ provoquer la réouvel'jud iciai,'e ou ]a l'ailliie d'un en tretUI'e ce lui qui, coh('l'Ïtiel' avec le
pre.Jl('ur d 'omnibus, par un \'étéfailli d' une pel':lonno déceuëe, &lt;l
ri naire cr éancier d )li ne somme
inlCrl:t ;'\ ce qu ' un synd ic re\lrCabonn ëe à fodait pOlir les soin s
se nle régu lièreme nt le failli (ans
donn es annul"llement par lui aux
le partage de la succession. cht"Y;H1x de son débilOUI'.- 1\Iars.,
~lal's., 1-' juil. 11::)90 . - Dm'bec c .
6 juin 1890. - Gourret c. Liquid.
Bongal't , . . . . . . . . . . . . . .. 1 - 25',
tiabatiel' el Passerin .... . 1 - 238

15. Liql1idation judiC'iaire, Ouvcrttn-e, Jugement de ,'cpa,'t. L'article It de la loi du 4 Olars
1890. en disposant que le jurrement dêclaratif de la liquidation
n 1 e::. t susceptible J 'a u cun recours,
n'a. null ement entendu prive l' les
Tribunau x du droit de repol'ter,
par un jugement postérieur, l'êpoqu e de l'ou verture de cette liquidation jud iciairE'.-Ce droit exÏ:sLe,
au con traire, en celte matière
comme en matière de faillite. Mars. , 11 juin 1890. - Donifay c.
Ua unlaS . . .. . .. . . . , ... . 1 ~/lO
16. Conü1station, .fugentent IJ1'(jP(lJ' alDO'C, Dep6t de la .&lt;:.omme 01'donné, Faillttc PO$l€1'icuf'e,ConcOI'dttt nun opl)()sa ble au cn"ancie r. - Lorsque, dan s une cun-

18, L z'quidation .iudicùtù'e, Union
dissoute, Conversion en (aillite,
Impossibilite. - Si le Tribun:ll
do commerce a. la. faculté de déclarer la faillite à toute période

de la liquidation judiciaire, celle
faculté ce~ se d 'exister du jour oÎl,
h liq uid a tion a yant abouLi à l' union, celte union a été declarée
di ssoute. - La loi, e n enet, ayant
ol'donn é qu 'en cas cie conve l'sion
d'une liquidauon judiciaire en
fi.lillite, le!) opérations doi\'e nt être
suivies sur les derniers elTements
de la procédure en liquidation, on
ne SôlUI'i.lit conce\'Olr , après la Jissolution de l'union , aucune continuation de procl'dure, et la faillite
ne pourrait, e n pareil CiJS, èlre déclarée cJue pour être immédiatementc lo luree ipso (acto,- .\Iars.,
7 JUI l. IS!JO. - Bredel et Cbouillou
c. Lallemand . . . . . . . . . '. 1- 2G3

te-station entre deux c omm e f('anl ~,
le Tribunal de commerce ordonne
préparatoirement que le débit eur 19. Tr ibunal comp etent, Chanéventuel déposera il la caisse des
gement de domicile pendant
dépôts et consigna tions le montant
t'instance . - Lorsqu 'un débiteur
de la somme cont estée, l'c lret do
commel'cant est cité en déclarace jugemf'nt est de so ustraire cct te
tion de "fai ll ite devan t le Triuullal
~o mm e dll X évenlUa lilês commerde son domi cjle, le changement.
ciaJes qui pùulTiJ ien t aUt'indre le
de domicil e opêré par lui pendant
déposa nt. - ~i don c, iJprè.s ce déles délais de Jïnstnnco ne sa ul',lit
pôt, il vient à tomber e n faillite
rcndre incompétent, au moment
et à concorder, il ne S:l.lll'a.Ît, 101';:;du jugement il inter venir, le Tri que plus lard l'un~a i re ('st définitibunal (pli était compéten t à l'épo-

FAIL LITE.
que de la demande. -

FAILLITE.
~I ars

,2 1

huI. HmO. - Oanquc 1l131'itime
syndic Higal c, MOI·clli. 1 - ~65

ri

2U. neprc$entartt de com.merce. J,e rrprésenla nl de commerce,
Lien quejl1~ t icjablp des Tribunau x
de commerce, n 'est cepend,mt pas
cornJl1(':f~ant, n i, par suite, suscep!ible d'être d éclaré en fai ll ite. .\Ial's., 5 ;lOÛI, 1800 . - Cremieu c.
Berlrand ............... 1 - ?7i
~J. Syndic, A ctions grni:?'{).le.~ rie

21

Code de commerce (lUi r~trei
g~,:nt l'exercice de l' lypothèc u~
!l g.tlc de la fCIllIllf' du failli .1ux
Illllllcubl{'s qUf' son mari l'O ·d'
ava 1 1
.
~~ ail
, .11 .. e lllal:J a~ f' ?U il l'PLIX qu'iJ il
a~q l~ls depUIS il Illre gnuuil, wnt
ge nel'ales et ab:.olue!&gt; et Il e t:OITlportent aUCun tempéram ent basé
s,u r l.a bonne foi de la femme. _
SpéCialement" cct ul'ti cl(' s'applici uC au cas ou Lln notô1iro a été
('chll'é en faillite , mah'C l'inno_
l'ance ~llJn s l:lqurlle sao remnie se
trou va!! d,c's a(' ~es de COlJ1merce
auxqu els Il se ln'rail antérieurement même à J'épOfjUe du maria~e et auxqurls il a con tinu é rie se
ll\' rf' ~ drpuis lors. - C. de Douai,
15 dec. 1$87. - Sl ndic l' . . 11- G

la masse, ACI,ions particulières
il cert(Lin .~ crdancie1's , Revendication, T itres ?'cmis en nantIs·
sement, Détourn ement au préju.dice de tie1's , No n 1'ecel1abl lité.
- Le syndic d' une faillite a les
actions générales de la m asse des :!4. A$suranre sm' la vie Femme
créanciers, m ais ne peut exercer
dl! ( oilfi bénéficiaire. '- Lorsl('s actions particulières t'1 certains
qu'un mari a contracté une (k:Sudeces crean ciel's.- f'pécialement,
rance sur sa propl'e \'ie au profit
le syndic de la faillil e d'un agent
de sa femme, le Lcnéficl" de celle
ùe chn nge n 'est pas receyable à
assurance, en cas de raillit e et de
revendiqu er , il l'e ncontre de la
prédéc~s du mari, ne tombe pas
chumlrre sy ndi cu le des agents dt'
dans la masse, mais J'e!lte la prochilOge, des titres h elle remis pal'
Ill'icté exclu::.i\'e de la fem me, le failli en nantisse ment N COllSa uf II? droit (\r ln ma sse de de\'e rtl!l'C du ses opérulions, en exc il1Iilndl'l', SUi\ïUlll~s Ci l'l'Ollstan ces,
pant de co qlle crs titres sNaicn!
If' rapport des pmnl'''- Iwyéf's.la pro'p,:iét6 de tiors &lt;lU préj udice
Ca,s.,"3 jlliL I ~~O. - l'iol. 11-37
tle

qUI

tls auraient

etc détoul'll Cs,

et cela au su du créancier n anti. 2,3. effet de cam merCI', Tiers p01'-: C'est à ces ti ers seuls qu 'appar.
teur, Admùsio·tI, Frais postétiend rait l'action e n reve ndicaTiellrs l'oldre Id!' co(t/:bùcors, Adtion , en pa.'ei l cas. - Mar,;., ?7
mùsion :W{Jpléme/lloire. - Le
aoù t 1890 . - ~ynd . C..trcassonne
liers porteur d'un clret de comc. Agents de ch,lnge . . . . 1 - 29/1 merce, déj.\ adm is dan s la faillite
du tireur pOUl' le monla nt du
~. Privilège, T!t i&gt;ûtrc. 31usicien.principa l el acce&amp;ioi res. peut obteni r une adllJis~ion :::upplêmellLe' Illlls!c ic n cngagé dan s un Ibé&lt;ita ire pour les frai s qu'i l a fa its .01.Ire à 1',1I 50n d'appointem ent s menlérieuremcllI contre les codelusuels, ne saurait ètre co nsi déré
leurs du failli. - Ca5s., 5 aotit
comme un commis. - Il n 'a donc
1880. - ~l'ild. Lefebvre c. CompI~as le droit, en CaS de fai llit e de
loir d'Esc.' du Nord ..... Il-5 1
I.entl:epreneul',au privil ège de J'ar-

IIcle 049 du Code de rom merce Tr. de c. Sei ne, 29 juin 1889.'- ~ô, H!Jpotlri)fjll(! 11/l{/C ail 7J1'ofi( de
let Jlla$s e, /l ypnlJlëfJuc po.~te­
S)"nd. Cholel c. Schwe il zer. lI - 3
rù! l(re t'(I{obh', Ordre. Att l'lbll -

23. Fcm.J'nc du ( o;lli, Ar t . 56 3
C..COnt., R~,,;:,tl'iction de i'hypotll,'qu~ '!i9a lc, B Oll 11C foi. - Les
Ilrcscnp tions de J'~l rticl e 5G3 du

Lorsqu l', dans l'ordre Oll\e prix d'lin immeuule
d'un f.lilli , il Y il des bypolul'(jlles
nlllJt~s au profit de la mil:5Sl', et tics
t tOH. -

V('.l't !'l1 l'

�l'AlLLlTE

1'.\lLLI1'E.

FAILLITE.

30, L,quido{io"{/ ,iuclicioh'c. ll1odilit'atiH' du ~ , .. &lt;.10 l'tH'l.
la loi du 4 ma\'.5 18B!). (/1
1890) ............ .... ... Il

Loi
5 da
a\'ri l
- ï6

h ypOlhèque5 postériE'lll'eS Opp05:1sables à la ma...&lt;:.Se, la nu ll ité des
premières doit avoir pOlll' ellèt de
raire avan ce r d'autant 1 dan s le
rang de.s collocations, les créa nciers inscrits posterieurem en t.- 31. ?n't' ilègc , F ourniture.:: dlJ
subsistanc,'s , F fi HI illc . - Dans
Cass., Il déc . 1889. - 8\'11(!.
rex(' I'l'Îl' r du p ri vilège établi par
Coueste c. Houchard . . .. . 11:"- 53
l'article !nO'I , § 5, du Code civil
et relatif allx foul'llÎtures de s ub~
27 . Liqttidation i'l.l.,diciaire. V CI1sist:lnces rait es au débiteur et à sa
dcu~' J Retention, RJsili(ltion
fanlillû, le mot (amille doit s'en1Jure et silnpl.c. - En mati èl'C ci o
tr ndrc. non se ulement des parents
IiqUÎchltion l'udiciail'e 1 comme en
cl dl':::; domestiques qu e nOlll'l'i tle
lllatièl'e de aillile, le YCllllOlll' qui
débitrlll', mais enco re de~ étra11retient la marcbandise el rait l'l&gt;.s Î
A€'1'5 log-etllH et vivant habituelieli f' l' le marche à l'encant ra de son
l1l('nt ;l\'C'è lui. - Il endube dans
achet eur tombê cn etat Lie liquisa généralité l'cnsrmble de la
dation judiciaire, doit le raire rccomlllu naut e de farnille don~ le
siliel' puremen t et sim plement,
dl'hitt'lIl' &lt;'!:It resté le chef. - Tl'.
sans pouvoir prétendre au); difLie C., t:;e ill t:', 11 aoùt 1889. - Leférences de cours auxquelles il aucomte c. sy nd. Pelouze . . Il - H2
rait droi t dans les conditions ordinaires et yis·-à-vis d'ull acl1l'tNII' encore tn bonis. - TI'. de c. 3'2 . T I'ail!: amiablt&gt;, But de (ah" ! 1'Ctrader le .iu9cmel1t déclcl?'oü(,
Sei ne,?5 nov. 18ci9 . - 'l'am.u·ack &lt;: .
l ~al ùlité ,- Les dispositio ns des artiSoc. des hlélauxetComptoir d'Esc
cles ~J~7 et 598 d u Code de commerce
11-5"
~In[lulanl les ;LYantages partieu·
Ji('l's slip ul és par un créancier à
28 . P ";vilège, Garçon d'h6lel . raison de son vote dan s les d é lib~ ­
Un garton tl ' hôtel doit être consir.lI ions df' li! fnillite , ne sallt'aient
dére comme un ou vriel' et non
s'app liqll"1' ~l un traité amiable
comme un commis. - Il ne peut
IH15~é r0.:ilCrieurement à. la décladonc, en cas de faillite de son pamtion Jucliciaire de la faillile et
tron , l'écl~m e r privilège (\ue !)our
ay:lnt pOLI r but ti c la fllire rétracun mois de salaires . - 'l r. (e c.
t e)'. - Cass., 30 d6c.1889. - MaSeine, 10 juin It)8 7. - Signorini.
thieu c. Biume et Picard. 1I-1!1l.
Il -71

29 . Commis, S alaires des six der· 33. Socù;l/;, Pt:riode de liquidation amiablc, Il vances, P,'iviniers mois . - Le privilè~e attriü)9c. - Le lll'i\'ilèse établi par
bué par la loi au commis ~'un nél'a rticl e ~ IUl , § le" &lt;lu Code civil,
gociant en faillite ou en liquidap OU l' Irs {rais de justice, s'étenù il
tion judiciaire, pOLIr six mois de
lOuS les frais faits dans l'intérèt
sala.ires, ne s'applique !lu'aux sacommu n des créanciers, pour la
laires des six mois qui ont imméCO ll "el'nltion, la liquidation et la
diaterll ent pl'écédé la fa illile ou la
ré ali~ation des biens du débitf'lll'.
liquidation. - A donc perdu ::ion
- El spécialement aux tlyances
pri\'iJège le commis qUI a &lt;:e .:i~é
failr!i au liquidateur d)une Soces fonct ions plus de six mois
ci(·té, )Jour les besoins de la liquiavant cette époqu e.- Et cr i:, alor~
Llatiun amiable qui a précëdê sa
mêm e qu' il se rrtit allégué qu'il
cl écl&lt;l1':ttion de faillite. - Cass.,
étai~ en procès avec son patrun
1 'l'· ril I $~)U. - Synd. BrQ.ssc rÎPs
POLlI' le règlC'ment de leur5 compAlistro-Fr. l:, Havcl·u t. .. I l - 127
tes. TI'. de c., N;lntes, '25
mai 188D . nov c. Pl'I'!·;lud .
.
11-7:J
n

•

FAILLITE.

c. com .,

23

F ailli/e non dêclarée
la port ion de cc .
Dl~cè." dC]JltiS plus d 'Ul1 an, D(&gt;~
pal' celle (1 ) 1 .Pl'lX rendue librp
C( II cttOI' l'C\ient
c/HI'Mta1t impossible. L'arti CilS, &lt;lux cnhn .
, en (' P
cle 563 du Code de commerce resmen t in'~cl'its'su~~ ell'S I~~~te~ieu l'e_
tr iQna nt, en cas de faillite du
(,&lt;lulion et
es JOIl:s de la
f. '11'
,
non ;\ la ma.;;~e de la
mun, l'h ypo thèqu e lég3le cie la
.lI Il e. - Les 'll'Iicl
~ .'l
•
femme, c!:&gt;t applicable même au
vants du Cod d'
f'!&gt; .)i).) el .l: uÎd'
{' C commerce
.
cas Olt la [aillitt' n'aurait pas é lé
I~posent autrement ne 50 i qlll
judiciai rement décla rée et existepilcil.uJes qu'ail x cas 'o' 1 ni apr&lt;l iL se ulement de {ait. - Et les
JTI' SB
1": '
Il CS 1 ('UX
i.l ~ CS mo Jlhcl'C e l immoùili('I:
Tl'l buna~x civils ont, à cet égard,
~~~~~t~p(,t ~11l1)~('~,I~ pilt,:imoine d~
le pou \' 011' de rechercher ct cons..
'c c ,1I1:&lt; ' ~:!J&lt;lIl\' 1890
tater Pétat de cessa.tion de paie- ~l]l1ard Clt ISii mhert c . . l'
ment s. - l'l Iai s ils n'ont ce pouBable)'
. s~ ne .
...... .. .....
1l-1ï5
voil' qu':wt:lIlt qu'un e déclaration
judiCiaire do la {;-dllit e peu l être 37 . Faifli héritù&gt;l' de ", '( t·
LI"
~ LlI ton
encore prononcée par le l'ribunal
~ e ~It. ~lle le failli se rait de~
de commerce . Spécialement
\ e~ u .hel'ltlC'l' de la caution h" 0lorsqu'un COlTImer('an t es L mar I ell
the~~.llI'e, ne 1·.PIHlrail Jlit!::. ces '~s­
état cie cpssation dè paiem ents depO?ltlons appltcahlt"&gt;; les droits des
puis plus d'un année, sans qu'aucl'canc~el's d('\,anl ~e n!"lel' eu
(o-'ard
.\ la s't
'
des parties
0
cune demande en déd'.I!·alÎon
n
1 ua t Ion
au
de faillite ait étc formée celte
mom en t du éon tra l.. " " " loid
d.éc1arat,ion. étant deve nue'impos.
Slblc, 1a)'t, cle 563 du Code de 38. S{I!}01'ctli~n des lwl J'imoinc!l.
:- L hYPolht'CfuC in!: .l'l'Île :::;U l' I('s
co.mmerce de\' ient par suite inap1I1l1~lCllblf!s de la camion aramle
plicable. - TI'. ci\'. Seine, 13
dèCt'S de ~elle-ci rCllIl illlpOs.:iible
mai .18QO. - Tirbaque c. Froment
la c~nh'!::.lon dl's patrimoines en
,t "Iug ........ .. .. .. .. 11 - 11i9
p:ll'e d ~ns, Pt displ'l1.:ie liai' suÎtr le
tl'ea~t.:]('r ~Ie pn'lIdre l'in~C I'ipti()n
3~. Vote au c~nc01·d{(t. !lypothi:de ~ep:lratll)]1 de~ patrimoines tonqu.a sn,. '1.[11 tIers. - Le vote nu
f~ l'I,l1CHIl'nt it 1';lrtlt.:ll' ~ III du Cuue
concor~a t no fait pas d) crdrc au
CJvtl ...... . , ... , ........ l ùicl .
cl'éanclel' le bénéfice e l'hypothèquo qu'il a vait, pour la. mème 3:1 . . ~iqu i,laU('J)1 jur!il'iail'e, Soc~éance, sur les immeubles d'u n
cu'te, Re'JIINp, Si!}i1awn: tle.
Ilc,rs. - Et il en est ainsi alors
tOtlS res lIs$ol'ih:. La loi du 4
JUeme quo c'est pur s ubro~ation
mal~ I ~RD, en di::;po~allt que la
aux droits de son dcbiteul' der~~~ll(:IO :', ~i~s d'o~lenil' la li~llida­
puis tombé en faillite, qu'il; oblion Jud iCiaire d Ulle socit.'to sera
tenu celte hypothèque .. . .. Ibid
sip: née par celui ou ceux des MSQ-ciés qui ont la signature sociale,
36. C~wtion hypotllécoil'e, ColloIl 'ex i,:.;e pas la sil:)l1atnre de tous
r.~llO 'n, 01'dl'e . Dividendes, A rt.
à pl'Î nc de nullil e. - Lors donc
5;,~ et s. C. cam. - Le c réuncipl'
qU 'I I y a une difficulté sérieuse à
clllr~g raph aire d' une faill ite, qui a
l"apposition, sur la re1uètc, de la
aUSSI lln~ garantie h ypothécaire
signature de l'un d'entr'eux,
sn: les blCns d'une caution solil'atlmbsion au bénéfice de la lidall'e du failli, peut exercer son
quidation lte doit pas être, pOUl'
dOlll~l~ recolll'S con tre la masse
cela, ferll~ce. - C. de Paris, lOI
mobdl~re de la faill ite et con tre la
III ai 1H90. Shille)', U",o~ne.
Illasse l~lllllObiliùl'e ùe ln caution,
Il - 1 ~4
el Sc ,raire colloqu el', SUl' le prix
(~es bl.eni$. hypothéqués, pour 10llt 110. 1"c f1te, Ces.qdio/l de lJaicments, Ret1Crldicatiofl. LI:'
c~ (lUI IlIJ. ~es le dù après dcdu cv('ndcu r impayc JlC'lll exercer la
lion des dtvlCtcndes tou chés. - Et
l

�FAILLITE.
revendication à "encon tre de Sf'\n
acheteur cn etal de cessation de
paiemen tsJ mais non en fail1il 6 déclarèe. - El l'acheteur, en pareil
CilS, peut adhérer amiablement à
celle demand e. - TI'. de C. , lI avre, 'l6 no\'. ISt:&gt;9. - Geilin ge l' c .
Hen el. . ' . . " ..... ' . .... II -1 96

FIN DE

NO~

fiECEYOIR

consta té, - En conséquence, lors
mëffie qu e le COIllOlen'ant aurait
été en état de cêssation de
paipment s au moment où a été
rendu e )n décision :ltlaquée, il
suffit, pour qu e la déclaration de
f~LÎlJi l e soit rappol'tl'e, qu 'a u 010mcnt de l'arrê1, par suite de
conventions acceptées par tous les.
créanciers, au Cun passi f ne !:oit
plus actuellement exigible. -

H. R estitutt"o'YI am ia ble du, CO'l11wisscment. - Cette revendi cation doit (\tre considerée com me
C. de Pa,'is, 2~ lév. 1889. tm rait va lablement accompli, lorsLinget c. Ban que du
Jur;J.
qu e l'ach ete u r, à qui le vendeur
II - 200
a\'uü rem is le conn,lisseme nt et la
traite à a ccep le r, a r es tit ué CE'S 44. T' . Connaisse ment,
EL de
documonts au vendeur ou à son
corn .
rep résentant, lesquels se sont
ùès lors trouvés seuls en droit de Faute, - V, Abordage, Armateur,
se faire dé liner la marcbanaise .
Cam. de tl'a nsp.
Ibid
Femme. - TT. Er. de com ., Fail42. P c)'mis ICI:eau nom de (lachclite.
teur, Ent,'ee aux Docks SOus le
mc1nle nonl, Oppositio1l, lnl'ffi- Fin de non recevoir.
cocité. - Il importerait peu, dan s
ce cas, qu e, pendant qu ï l déte- l , D(\jicit , R enonciation, P vt/ Tp a1'le~'s, Apl" 'éciation en (ait .
nait le connaissement, l'ache tcul'
- La fin de non recevoir édictée
eùt levé un per mis en doua ne, et
pal' les "l't. 435 et 1,36 du Code de
qu e, par suit e des exige nces
commerce pOUl' le cas d'uval'ies à la
adm inistrath'es, le \'end eu r rentré
marchand ise tl'an sporlce est applien possession du connaisse ment
ca.bl e au cas de déficit. - Dans ce
n 'ait pu opérer le déba rquement el
dernier cas, le délai de vingtle dépÔt de la marchandise a ux
quatre heures dan s lequ el le desDocks que so us le nom de l'achetinata ire doit protester, commen ce
teur, - Ces fait s ne sa urai en t
à cou ril' du mom ent où lalivraison,
constitu el' la possession effec tive
fùt-elle incomplète, a été termide la ma rchandise par l'acheteur,
nee, - Tout e!ois, celte déchéance
ni em pècher l'application de
n 'est pas d'ordre public et les
l'article 576 du Code de commerce.
juges ppu\'enL trouver dan s les
- Si donc la march an dise ainsi
agisse ments des pal'lies la preuve
en trée aux Docks au nom de
qu'elles y ont tucÎlemen t renon cé ,
l'ache teur s'est tl'o uvée !:ous le
-- Cett e renonciation tacite peut
coup d'une opposition qui frappait
résulter notamment de ce fait que
to utes ses mal'chandises Jan s cet
le co nsignataire, après pou l'parl ers
établissement, ce tte opposi tion ne
a\'ec Ic cnpilaine et remise d'une
peut nuire aux droi ts du ve nd eur
Iacture établissant la va leur du
revendiquant. ... , . ' . ' . . .. Ibid
manqua nt, n'a payé :sur le fret
43 . Ju gement déclm'ati(, Appel,
qu 'u n acompte laissant entre ses
mains une somme à peu près égale
Concordat amiable pendant
au monlant de ce tte fact ure. l'jns l an ('~ d'Cl Ppel . En cas
d appl"l cl un JugrlllPnt décl:lt'atif
C. d' Ai x, 5 nov. 'l089. - I1 0llman
de faillite, C'E'bt au momen t Oll il
c. tiilllon.. ......... .... . 1 - 50
est sta.tu é sur l'appel que l'éta.l de
ceSSZ lIOn de paiements doi t ê1re 2. Dè(icit, l'ow' pa rt CI'S , C iJ ' co ns-

FIN DE NON fiECEVOm.
tO.'llces dc {tdt, P1'otestation non
71 écessuirc. - La fi n de non reccvoir de l al'ti c le 435 du Coùe de

com merce ne. pe ut èlr ~ Opposée,
en cas d',n'a rl e ou de dc.fici1, lol'~­
qu 'il ya e u, ent re le consi!!llataire
de la cargaison et le capitaine Ou
l'arm ateur, des pourpa rl ers impli qunnt. rcco~na i ~san ee qu 'il pou vait
Y, a \'ou' dro it à Indemnité, - Spéctal e nle nt, lorsqu e, en cas de déf ici t, le réce ptionnaire réclam e au près de l'agen t du navire, et qu e
celui ·ci répond qu'il a dcjà sign al é
ce manquant fi li cap itaine ou ù ses
arma.teurs qui fe ront faire des
recherches, lesj uges peuvent trouver dan s ce faiL la preuve d'un
accord di spensant 18 con'sig nata ire
de toute protestation . - Mars, 20
nov . 1889. -

Li vieralo c. Faull .

1 -73

FIN DE NON UECEVOIII .
prolon~a.ti on de la cale du navire
- Le lall que le COnsignataire n'~
pli prend~e Possession de celte
ma~ch,an(h sc (IU'tlU moy&lt;, n de bo
déltvl'es pa r le capitaine au fur ~~
à m es.ur~ du paiement du trCI ne
~aurall non plus être considéré
comm~ con ll:edù:ant le tait de la
réceP.lIon, SI les circo nstances
établIssent qu e ces hons n'étaient
autr~ chose qu e des mains-levées
~artl ell es d'u ne op pOsition sirrn iI ~e par le ca pitaine Pn main~ du
dll:ecteur des han pars, pOUl' avoi l'
patem.e ll t de s?n fret que les consignataires étal ent en l'etard de
rég ler .. - En c~n séqueJlce, c'est
à part ir de la mise sous les hanQ~~. que ~O Url, en pareil cas, le
delal de vlIl gl-q uatre heures après
lequel lOute demande con Ire le
capitaine pour avaries est non
recevable, - C. d'Aix, 10 janv,

3. Dèbm'quement pa,' le, Docks,
1890. - COurtll"lan c. Caltaneo.
P oint de dé part dt&lt; délai. - Le
1-1;9
capitaine qui a fait faire son
déchargement, dan s le port de 5, Deficit, Ch a1'gcmel1l SUT le
Marseille, pur la Compagni e des
pont, Jel cl. la me") Cinonslal1Docks, ne pf'ut fa ire cùurir le délaI
ces dùsimu!ees au "apport de
de vingt-quatre heures, après lemer, Bal·atm·ie, Demande rccequ el toute réclamation du I.:on:-ivable , Le capi taine qui a
gnataire est non recevable, du
charge sur le pont ulle marchanmoment olt il a achevé de livrer
dise qu'il s'était engage à charger
la marc hand ise aux Docks, mais
sou s couvert e, qui l'a jetée il la
seu lement du moment olt le COIlmer pendant le \'oyage, et qui n'a
sil!:natail'e a achevc d ~ la recevoir
ment IOnné, dalis son rapport de
des mains de la Compagnie. mer, ni J'infract ion par lui comMars. , 3 déc . 1889. - Heggio c.
misp, ni le jel Ù la mer, a com mis
IIillcoat et Il endel'son . . .. 1 - 94
en cela une baralPl'ie qui lui
interdit d'opposer la fin de non
t Marchandise so us les hangars recevoir de l'i.u'ticle 435 du Cotie
de commerce à la demande du
de la Chambre de commerce,
consignataire en paiement du
Indication du nom du navire,
défici t. - .\lars., 20 juin 1 ~90. Bons dc litl,·fl1.·,&lt;::on, NJw'cf,Clrldisc
ChaL! \'ct c. La sra~se eL Gignoux
rcçue. Doit être considérée
1- ~ 49
coml11t: rer ue un e marchand ise
débarquée·:\ Marseille sous les
hangars de la Chambre de com- 6. Colis l1omb,.ewr, R l1ce pt ion d'un
petlt nombre,. Ava1'ics,.Absence
l~l erce, Oll Je consignataire pn a la
lIbre disposition. Et cela alors de protèstclttO~l , D/'ott rad,!
p Oil}' les tolLs repts,. D ,'olt
même fJu'e lle y aurait été insc:ite
rm1$:c1'vé 1JO!n' les (H/t1'(: ~ ..
COlllllle pro ve nant de tel naVire,
L 'obl i '~ll tion im posee :lU destlO:lceJ ai t n'éq UIvalant pas à. un dépô t
t nir~, 1:' pal' les al'liclC's 435 et ',3G
fait au nom du capi taine e-t ne
du CoM de l'OlllmCI'Ct', de 1)1'01 ('5pOu vant avoir pou r ell'c( de fa il'e
ter d:l lls les \'ingt-qun trc lC'Ul'eS
co nsid ercl' les h&lt;ln gal',s comme une

�26

JUGE~I ENT .

FRET .

FIlET.

et c\'actior,ner dans le mois, est
pal' la justice, et est fond é li
baBée ur un e présomption de
refu scr le bo n à dcl ivrC'1' jU~f)lI';'t
récep tion de la. marchandise.
cc qu e 10 fret lui soit payé.
La réception sa ns prou'station,
1- 260
postérieurement à l'anivée du
navire, de qu elques colis sur un 3. F1'ct dft nt f,mc cn cas dt: sùlis~rand nombre, enlhe bien
nu
(1'('. Est "&lt;llable la clause de
des tinataire tout, droit à la récJu·
l'u ll'rètement d'après laquelle le
mation su r les colis reçus; mais
frel sara acquis au fréteu r, que le
elle ne l'enlève pas à regard des
navire a!'t'h'e en bon port ou se
ilutres. - TI'. de c. Sein!?, ·12 juil.
pc·dt: en co urs de voyage, 1 ~B8. - Ass. c. Comp. ·lhl1sa t l.
L'urt icle 30CZ du Code de com me rII-I I
ce no donn e j)&lt;lS se uleme nt le droit
de stipul er il non rcstiLUl ion, en
7. V. Abordage.
cas de si ni!; tl'e, du fret payé
d'avance, il permet au ssi de
Fonds de commerce.
V.
stipu ler le paiement, dans le même
CompéL, Vente .
cas, du fcet encore ((ù. - C. de
Rouen, 21 noy. '1889. - Pierce,
Fournitures. - V. Compét., FailDecker et I-I ardi c. Hose .. Il - lSn
lite.

4. Aff1'éteur p,·incip(d, Libératl·OIL uis-à- VlS du, n(wire, Sousa/lnlteu1"s nol'l libéres. - Et il
Fraude . - V. Faillite, Vente.
en est ainsi même au cas où celui
au profit de qui cette stipulation
Fre t.
est rai te, est un am'éteuf principal qui, tOut en imposant cette
1. D epôt de la marchandise en
obligtltion à ses sous-tl ll"réteu l·s, ne
nlllins ticrf"'es, Off1'e dc caution,
l'a pas contractée lui-même vis-àOff". de dép6t du rl'et. - Le droit
\'i~dll navire .......... .....
Jbid
que l'article 306 du Code de
com merce reconnaît au capi tain e 5. L'am·~teul' , en réclaman t à ses
de demand er le dépôt de la marsous-a nréteul's le fret convenu,
chandise en maiDs tierces pOUl'
exercE' un droit qui lui pst propre
garantir le paiement du fret, ne
et qu i résulte du contrat de
sau rait être remplacé par des
sous-alfl'étement. - On ne saurait
équivalents. Notam ment, le
le considérer comme exerçan t par
consignataire de la cargaison ne
sub roga ti on les droits du capita in e,
peut empêcher l'exercice de ce
alors même que les connaissedroit, n i en ofl'!'ant caution, ni en
ments aU !'aient été signés direcproposa nt de déposer le fret à la
tement pal' le capitaine aux SOllScaisse des consigna tion s. - Jlars.,
affréteurs ... . .. . ...... ".. Jbid
24 sep L 1889. Schmidten c.
\I.nte et Borelli... .... 1 - 16 6. v. Contrat à la grossE' .
- Mar5 ., 7 juil. 1890. - Cogniet
c. H.If. de Saint-Louis.. 1 - 260 Fulminate. - V. Ass. terrestre.

Frais. -

T', Débarquement.

2. Compa.gnic des Doc/~s tie,'s con·
signatairc, R efus du bon à
delilJr~',· . Le capi ta ine qui
débarque dan s les Docks de :\Ial"sri Ile, peut considérer la Compagnie des Docks comme tie rs
consignataire, en pareil cas, san !;
être obligé d'en faire nommer li n

G a r ç on d·hôtel. -

Group , -

V. Faillite.

V. Sauvetage.

H a ng ar. - V. Débarque me nt ,l"ill
de lIon re cevoi r.
H éritier . -

V. "aillito.

HYPothèque. -

V . Faillite.

Incendie . taine.

V. Armateur, Capi-

Indemnité. mis.

V. Abordage, Com-

lnnavigabilité , - V. Ass. mal'it.
Intêrêt. -

V. Commis,

lntérêts.- V. 1"Di liite, Société.

J et. -

V. Fin ùc non l'ec0voir.

Jugement.

LE1'TIlE MISSIVE .

27

inculré d'abu s de confian ce par
son cOl.llInCltal1t,ne cunstltuent pas
c~lOse JUSée Sur le poi nt de savoir
:SI le Commissionnaire n'est pas
responsable, vis-à-vis de son commetl.allt, à rai son rie fau les Ou de
Il.éë hs en ces commises dan s l'exercl,ce de ~on mandat commel'cial. _
L au.tOl'lté de la cho1o:ojUSéc résulte
du dispositif, d'un jugement eL non
de sos moti fs. - ~l:!r:;., 11 aoùt
1 ~9U. -

l l,eal'ry c. N... 1 - 282

Jugement p ar défaut. _

Compétence, Trio. de

1'.

COm,

Lettre d e change. - V. Compé!.

1. JlIgcment ctl'arlgcr, Prodlf cliOH Lettr e missive.
dans 'lme 111stcwce cn France, Ab .:::cnce de caractère confidentiel
COi/trat .iudiciairc, E:requalul'
Propnêlé dIt deslil1a{Qù·c ~
1l0i'l 1'eqlds. - Si un jugement
Une lettre missive qui n'a point
étranger ne peuL être e:-.éctlté en
le caractère de lettre confideuFrance sansi1voi l' éle déclaré exéti elle, appartient au destinataire

cutoire pal' un Tribunal fmn rais,
cette formalité n'est pas nécessai re
quand le jugement é tranger est
produit, dan s une instance pendante devant un Tribunal fralH"ai5,
Ù titre simplement de docmîlent
prou va.n Ll'exist ence ou l'e.\ ti nction
d'une dette,- ~pécialeTnent,qua.nd
un étranger, actionne par lin autre
étran ge r devant un Tribunal fJ'3,nçais,en paiement d " un~ créance,
oppose un e compensa tlOn, le demandeu r est fondé à lui opposer un
juge ment étranger renau entre
eux et déclarant que la som me formant J'obje t de la compensa tion
n'estpas due,quand même cejugement é tranger n'aurait pas été
déclare exécutoire en FI·&lt;lnce . Ce n'esL pas là un e exécution de
ce jugement étranger; c'est IIne
simple Pl'oduction crun con trat
judiciaire fixant IE's droits des
parties, - ~ I al's., 5 juin 1890. Mo re~o c. Bourgogne, jlorel'a,
1- 236

qui l'a re~'ue, et celui-ci peut en
faire J'u~ase &lt;lui lui plai t, et con5équcmment li remettre à un tiers
et au torisel' ainsi ce ti ~rs à s'e n
pl'é\'aloir, tout comme il pourrait
le Caire lul-mome.- Mars., 5 sep t.

1889. -

Lacotte c. Cavaillon.

1 - 25
Liquidation judiciaire. Compét., I,'aillile,

V.

Litispendance. - 1'. Compét.

Localité. - V. Propr. industr.
Magasi nage. -Tf. Vcnte à Ii\'rer.
Maïs. -

1'. Capit.

Marchandise d angereuse.
V. AJ'Ul.tll'ur.
Marque. -

V. Vente,

Marque de fabrique. - V. Pro-

prieté industr.

Mise en demeure . - V. \"e Ol~ à
2. Chose J'lt[jfC av c1'iminel, Ab liS
1i vrel.
dec;ortliance, flcfj uittellH'ni, Fat!.
ir.., co))unerc1ales , Resp0l1.'.abl..- Montre . - l'. "rnte.
lt"t~.
- . Le •ju"'emom
ou l'arrèL
.
C
...
qlll ilcqLlltll'nt un comml~SlonIH.tlre Musici en. - l'. Fuillit o.

�PItOPil II'~ 'I'I:: 1NOUSTHI ELLI~ .

NAV IfiE.
Nantissement. Faillite .

V.

PROPIIIÉTÊ INDUST HIELLE.

as. de ch. ,

t. P1'o chuc ,

Navire.
1. Service postal&gt; I f/sa1 sissabil itè.

- Le décl'e t du 30 juillet 1793,
au.x termes dUCJuel les paieme nts,
ainsi que les chevaux, provisions,
usten si les et équipages destinés
au sen'Îce de la poste !\ont, insa isissables, ne s'appliquait qu'aux
ma ,Ires de poste) et ne saur:l.It être
étend u pal' ana losie il d'nuU'es situ ations. - Spécia lement l'lIlsaÎsissubi lité ci-de ' liS ne peut être
iuvoquée par une Compagnie de
bateaux à vapeur chargee d'un
service postal. - TI'. ci"., Mars.,
2 1 juil. I8SU. - Pierl'isnal'd c.
Morelli ...... . .......... II - 169

2. V. Corn pPl.
Nom. -

V. Propriété industr.

Ohligation.
AH pm'tem'. Va/iciitê, T1'unsmi.l1:.Stan . - L' ne ùl.Jligolion souscrite
tIU pOI'teur es t vi.lli\ ble, La. propriété d'une telle oLligation e5t régulièremen t transmise par la simple tradition manuelle, - TI'. C.,
Seine, 10 rév. 1888 .. . ' . .. II - '18

Opposition. -

V . Faillite.

V. Faillite.

Ordre . Ouvrier. Pesage. Pont. -

V . Cornpét.
V Ven te c. a. f.

V . Affrétement.

Port de refuge. Portée . -

Propriété industrielle .

V. Capit.

V. Aburdase.

L ('olih\

nC,$igi1rt _
lion, DrOll (OI11I11U11 (t tous
Ic~ fabn·raflt ... . Ade (fdl11inùlratif, - Tous faltricllllts ou exploitants lPunp même région ou d'un
lI1èm~ b:l~s in minéralogique, ont,
en prInCIpe, un droiL égal il désigner les produits de leur industrie
par Je 110111 Je cet te région . - La
pl'OjJrié té exclu sive de ce nom ne
li(luraitl'ÔSllit er, pour l'un deux,
d'un acte de Jlautorité administrative, Spécial e ment d\ln décret de
cun celision de mines . - C'est à
l'autor.ité judiciaire se ul e qu'il
app.artlent d'attribuer :'t qui de
dron, le cas échéant, la propriété
de ce nom. - Est dOll c mill fondée
la poursu ite en conCurrence dél,Oyale u niq uement basée lit1l' l'acte
émané de l'a utori té administra.tive. - Il en es t ainsi à plus forte
raison lor~qtlc cette poursuite est
diri gée, non contre un fabricant
ou exploi tant du mème produi t,
mais contre un enlrejiTeneur qui
se borne fi en ache ter pOlir l'employer da.n s ses tm\'au x. - i\lars.,
'17 se p. 1 t{~Ç~ - Comp. drs Asphaltes c. JOllO·re)' .. ..... .. .. 1-11

2. Ancien employé, CÙ'culaü'es,
Nom. de l'anc.ien patron. - L'indu stl'lel, .HlCle n employé d'un
autre, n'a pas le droit de se pl'éYaloir du nom de son anci en patron
dan s les circula ires qu 'i l publie
pour se recommander li la clientèle
~uï l cherche à former . - \Ia:'s.,
.. 0 d~c" 'lS89. - Guis C. Korbutz
et CaJas .... ............ .. 1 - 9~
- TI'. de c. Seinr, '!.! no\'. 1888.
- Hed rern, c. \\'illiam:::.on 11- 39

3. QuaI i(icatio?1 (l'hygiénique. - La
ql1aliG ~ation d'hygiénique accolée
Prénom. - V. l'rib. de com.
au nom d' une boisson ne saurait
fnÎ I:e l 'obj ~t d'une propriété r arti Prescription, - F. Ass. tcrr., Er.
culi ère, 1lI, . p'u' suite, d'un procè~
de com.
en usuqHltlon de la. pal't de celUI
qui pl'étrn d s'en t'Ire se n 'i le pr('Privilè ge .- V. Contra.t à la grosse,
miel', - l'I Jars., 2'1 mai ISOO, - DeFa il lite.
la 'lauJt c. IJa.rbe .... . , . . ' 1-2l'l

d~ fabrique, DJ/Jot,
Drol,ts a ll ténew 's. - La propriété
d.'une marque . de rabrique iJppnr.
tient au pre mier occupant, lequel

4, l'1u."qwJ

peut (' 11 interdire l'usage aux aulI:cs. - Le ~ép~t d'une marqu a
n est pas attnbullf ùe hl propriété;
il n'en est que la. manifestation
ex térieure, et n 'empèche pas les
tiers de faire, au besoin, la. preuve
des antério rit és SU l' lesfluelles ils
ûroil'n t pouvoir se fondel'.- Spécialeme nt, lorsque deu x associés se
so nt serv is en comm un d'une m.ilrque, et qu 'à le ur séparation celle
milr~u e n'a \)as été attribu ée il l'u n
plutot qu 'à 'autre, ils conservent
tou s deux: le droit de s'e n servir
Cl le dépdt qu e l 'un d'e ux en ferait,
ne saurait lui conférer le droit de
l'interdire à l'ature. - Mars" 3
sept. '1890. - Rogllet c. Saurin

r - ~Oi

5. Erlseiane, Priorité, Dro it 1'e~­
l1'e inl à la localité) Me~U1'cs pour
euüe,. leI, confasion. - Le drOit
qUI résulte de l a priorité d'u sage
d'une enseig ne, ne s'é tend pas andelà de la localité où cet lisage a
eu lieu. - Spécialement celUi rlui
n acqu is le droit exclusif d'exploiter à Pnris une maison de commerce sOus Lille dénomination déterminée, ne peut cmpècher un
indus tl'i p. 1 de Burdeaux de prendre
la mdme dénomina ti on, - Toutefois, il doit êt re imposé à celle d ... s
·Jeux maisons qui est de création'
plus réce nte, l'obligation d'ajouter
à celle dénomination une ind ication qui ne permette pas de con fusion entre elles .-C. de Bordeaux,
17 juin 1889. - Caben c. Bloch.
II - 24

6, Nom, patronymique, Simili-

tvde, PrfJte nom~ D/;fellsc d'C,l
user '. - Si le nom patronymiqu e
con~tltue une propri élé, et si l'JIl dt\,l{lu qui exerce réellem en t le
commerce l a le dl'OiL de l'i nsc rire
SUl' ses enseignes et sur IE'S pl'Od.ui ts de sa lahrJClltion, il appartient toutefois aux Tribunau x dl'
rcprim or l'abus qui en senliL fait

l'HOI'IlI I~l'l~ IXDUSl'I1IELLt. ~9
ct lu concurrence déloyale .
qUI en
résulterait au préjud ice
COmmer('ant d "
un autre
:
.'
eJà connu SOus le
Illl:me ~om. - Spécialement lors
qLI un . ,"di vidu, sans aIJpren'tissa~
?e pl'ealalJle et d' une ignora~ce
&lt;Ibso lue de la fabrication et d U
commel'ce des vins de Ch rlinpagne
presque sans reSSOurces et étrange;
au pa ys, rl'è~e son nom ft. des ti ers
pOUl' . cO,uvnr des marchandises
dont Ji n eSll'éellement ni le fabrica.nt, ni le vcnd eur, et cela pour
fal.l'e concurl'ence ft. un homon yme
déjà ~ollntl dans le commerce de
ces VinS, ce fait const itue un abus
du nom patron ymiq ue, et les Tribunaux peu vent le reprimer en
ordonnant la suppre5=sion absolue
de ce nom . - C. de Paris 4 déc
1889. -l'ommery ...... ÎI _ 15i

d'

Prorogation ._ V, Vente il livrer.
Prot~sta~.ion . - V, Abordage,
Caplt " hn de non rer.evoir.
Publica tion . ._ V. Faillite 80ciélê.
'
Qualité. - V. Venle c. a. f.
Quarantaine . tmnsp.

V. COin . de

Quasi-délit. - V. Compét.

Rapport de mer,- V. Abordage,
Ratification , - V. \'ente.
Recours. - V . Ass. marit.
Rel âch e. - V. Ass. marit.

R emorquage . vetage ,

Abordage, Sau-

Ren seignements, - V. Compét.
R eport . -

V. Faillite.

R eprésentant. l'ilÎ ll itc, Vente

V.

R equête, - li. Faillite.

Compé!.,

�3Ù

tiOCIÉTll.

SAUVE'I'AGK

R ésiliation -

Ir . fuillitC', \'('nl &lt;"

Vellle e.a. f.

R esponsabilité. -

V. ArLlln.teUI'.
Capit. , Corn de tran sp., Debnrquemenl, Société, Venle.

R é tention. -

V. Faillite.

R ev endication . Valeurs ilU port eur.
Saisie·arrêt . Salaires . -

la nuit, hi p ll qll ~ le temps soit
lE's juges pouvent trouver
dan s ces circonstances la preuyo
que le capi tain e s'('~ l jll~r dans un
YC

cl ai l',

Tl.

\1. Compét.

V. Fai ll ite.

Il l'il g rave. - Pal' s uit e, si Cf'
ca pitai n e a fait, la nuit !l1r;!lle clu.
sinistre, a vec le capitaine d1un
ilutl'C "appu I' passant dans ces
para gl~s! un accord sur le pri x

d'ull remorqua ge, tes jugps peuvont trollye!', dan s les circon stan ces c i-dess us, la preuve que son
consentem ent n'a. pas é té libre , el
pron on ce!' la nullit é du CQn trnl.
-

Sa.uf

;'l

fi xc l' eux-m êmcs la ju ste

S a u vetage.

rémunératio n du sen ice re ndu.
- Il e n es t ~ l1rtOllt ainsi lorsqu'au

1. Nat1Ù' ecchour, Frai,.;: raits pOlir
la cargaison ,
Hopan;icio'n,
Gl'OU1)$ "ctirés tl'avœna, CfJntl'ibut ion due . - Lorsqu'un na"ire est échoué fi. la suit(' d'un
abordage, les frais de sa uvetage
de la ca rgaison constituent une
a,'arie particuli ère à celle-ci et à
répol l·tir su r tous les obj ets qui la
composen t, proportiollnel leme nt à
leur ,'aleur. - Le sauvetage en
pareil cas doit être répute commencé au momen t mème ùe
l'échou ement , et au cun des objets
se t ro ll vanl à bord à ce momen t
ne peul ètre déclaré exempl du
paie men t. de sa contribution, Spécialcmen t, si, ava n t le Illoment
ou le pont a été su bmergé, des
groups ont été retirés de la
chambre du capitain e et mis en
li e u de sll reté, le propri étaire de
ces groups ne saura it excilJer de
ce qu'ils n 1ctaient plus à bord au
mon] ent où les opé rations j)l'opl'ement dites de sam'elage ont. e.lê
faites, pOUl' refu ser le paiement de
~on prOl'il ta aux frais de ces opéralions, - C. d'A ix, 12 dér . 1 8~U .
-- ,\ ss. c, Guie n .. . . . . . . 1 -- '165

1110n1(' nl

I11I\me

Oll

il concili ait

l'a cco rd, le capit aine du remorque
a r('mi~ à l'aut re un e pro testation,
et qu'il ra re nouve lée au port
d'at'riv ée, - C. d'Aix, 30jan \'. !t&gt;90.
jnr. 1\la rs 2'1oel. 1889.- r,nuppe!
c. Fraissinet.... '. 1 -- 'II et l S~

S ép a r ations des patr imoines ,
- V. FaiJlite.
Sinistre. -

l' . Fret.

Soci ét é .
'l. Apport d'un 'nlCtü:1'ül, R embow'-

pa1' annuil(\s, Absenccde
pw'iù:ifcd ion all~' pC1'te8 ou bhl efic e,.;:, 1 l'éteu1' et non a,::socié. L" nature d'un contra t df'lpcnd de
l'in tention COlllmu ne des parties,
et non de la qualifit:alion illC'x,lcte
qu'clles lui on t donn ée. - Spêcialemen t, celui-l,'! esl simplement
prète ul' el non a ~socié, malgré la
qualili('a ti on de command itaire
qu'il l'e('oll d.m s l'act(' , qni, apportant à lâ ~ociét é la jouissance d'un
ma térie l é\'aluc a un prix détcrminc , stipule' qu 'il en sera. 1'('111bourse pnr annuités Oxees, l'\\'ec
intél'~t!:', qu ' il ne parti cipera ni
au x per tes. ni au x bénefices, et
qu 'à la dissol ut ion il reprendra
son matériel par privi lège . - ~ Ia rs"
13 aoùt 1 88~. - Camoin et Gelu
c. Froment, Clozel et Costa .. 1- ·19
SCl1Ullt

2. R em.ol''lunge, H.ém1.~n(&gt;1'(di()11
cont'enlle. Ct'·c()ns tance.~ de (ait,
P b'il . V/'ce de con.c:entement . Lorsqu 'un Yapeur se trouve, en
pl ci no mer, privé de son m'Jl eur
\Jar la ruptu re de l'arbre de couche, que sa voi lure est insut1isanle
pour na viguer, et qu e ce fail al'l'i- 2, lnté,.(:ts de la commandite, Perta.

- Lorsqu'il c:st convcnu cnl ]'c associes qu 'un e comman(l!te port era 5, n~~~i~:f~. anon yme, SOuscJ'iption
. tH tcu,~e . - Les pre'c . r
intél'èt::. ôlU prolil de celui qui l'a
(le J'article I-' dc la 1 ct::) ~IP.l~ns
appo l'l f&gt;e, ces int érèts doi\'ent ~ ll'e
let ld6-·
01 u , 4 )ulld'
1 ~X]~eant que le capital
pa) és même cn , cas de perte, tant
un
e
~OCle
tc
anon
yme
SOil ent iè
qu e la SOCIété n est pas l n etat de
r~ ll1en~ ~~l ~crit aVant sa constitu~
sllspp nsion de paiements. - La
lIon (~ (!(IOJl I\'e, ne ~ont ré utées
pa~sn t io n de ces intérêts au profit
re,m l~ll es qu 'autanl que la Psousdu co mmanditaire ne peu Lê tre criC~IJJt Jon a.ét~ l'ép ile et sé ri euse, _
tiqu ée ni pal' les associés, ni même
L;l,.sOll,scnptlOll n '.~st PIS rée lle et
par les cl'êa ncieJ's sociaux, si Jes
SCIJ ~u se Cl la WCleté doil ètl'C dé.clauses de l'ac te socia l, publié et
claro~ nulle par ce motif lorsque
co nnu des ti ers, ne pl'éyoyajenlla
parmI l e~ SO ll sCriptBl! ri' O~l figuré
dissolution et la liqu idation qu 'aun
cerl.am nombre de personnes
près que la perte au rait atteint
au servIce de l'un des fonda teurs
une qUalité détermin ée, et si P.1l
ayant donné leurssol]SCri ptions e~
fai t celle quotité n'était pas atteinte
bl~nc p~ur un nombre d'actions
aux époques Ol! les intérêts on t é1é
qu elles Irrnoraient mf!me exactep..."és. - Ma r•. , 5 lév . 1890. _
me~t , et, qui , dans ,tou s lps cas,
Olive c. liquid. Olil'e .. .. 1 - 136
élan hors de pl'OpOrlion arec leurs
resso urces. - C. d ~ ]lal'Îs, 8 aOût
3, PadicipattOn, Cal'a ctè1'es , _
1889. - Gra nde camp. d·a", .
Le caractère de l'association en
particilJalion consiste en ce que,
1I - ~5
soit par sa constitution, soi t panon
mod e d'nction, clle nese révèle pas 6, Ve/"semcnts ficUfs. - Une société
anonyme doit etre décla rée nulle
an public comme personnnlité
p~urdéfaut de verse mrnt du quart,
civi le, - Spéc ia lement, constitue
SI , pour un grand nombre de SOU".
UIl!' société en participation et non
cripteul's, CE\ versement n'a conl)a3 en nom collectif, ceUe où il
silité que dans une ouvertu re de
s'agi t de l'ex ploita Lion d'une encréd il ft ~lIX faîte pn!' le banquier
h:epl'ise oblenu e pal' l'un des assode la SOCié té, leq uel acceptiliL Cil
CIés en son J'lom personnel, et 011
gnran lie lcu rs aCllons elles mêmes,
cett e e'p loi tati on est de telle naet a\'ec leljuel il &lt;lvililété Cun venu,
ture qu elle se pratique plI' cba·
d'accold avec les fondatelll's, qu'il
cu n des associes agissant indi vine sel'ail exigé de ces souscri pteurs
du ell eme nt. -Alars. , 'li fév. 18\)0.
aucun versement effectif.." Ibid
- Cavalié c, Pal'l'ou x et Vilon,
1-"144
7, Banquier, Complicité, ReSpOIl.
4. Dissolu,tion, Publication , S i!)nt't·
sabiltté . - On ne sau rait :L!5slnliturc socia le postérieure cl lct dis1er aux fond ateurs, ni, par su ite,
sO~H ( i?1'l ct ante1'ieu?'e à la lJtIrendre responsable au mème titre
b!tCfl t W Yl. - Les ti ers Tie sllnt pré'lue ce ux-ci. en verin de l'article
venus de la dissolution d' une
t,~ de la loi de 1 ~61, de la null i.é
d'u ne société anonyme, une aulre
société de commerce q ue pa r la
sor. il! té qui, tout en s'étant occupêe
publicatio n légale qui en es t J'aite.
de la format ion de la société nou- !~ n consequ cnce, la signature
vclle dont elle étnil le banq uier,
soc~~le donn ée pal' Ull des ex -ni; ·
n'a poilu ce pendan.t particiré puSOC ICS, après la dissoluL ion, mais
bliqueme nt à sn CI'Call,On, nt ~oll a·
:.tva.nt, lu publ ica lion , engage la
uorc à ses statuts, II I figure pill'
SUcletè e n ver~ les 1iers de bonne
aucu n de ses ropréSBn,la!lts parm i
foi. -II cn serai! ain si alors même
les fondateurs ou adm!lllSlratcurs,
que ladl ssolution rés ulterait d'une
Ibid
dé,cision judiciaire. - C. d'Aix,
l)'lnv. 1889 . - nOll sset c. Lambert, 8. ~la is Cf' II p sociélé pelll être déclarée, cn parei l cas, responsabl e dans
1 - ~O l

�les termes du droit commun Cl ('n
ve rtu de j'art. 1382 C. cn' . lors-

TI1 IBUNAL DE COMMERCE.

~OCIÉTÉ.

SOCIÉTÉ.
C'l

il l5uffi t qu'ell e ré unisse les

condilion l5 de l'cgulnrir é d ' un e
se lllbl ér ~é n ë ra le ordinaire . d(' Paris, 6 mars 1890 . - Soc.
Générateurs .. . .... . .. . Il -

as-

qu ' il esl co n 5 ta~1L ql~ 'ell e a prêt é
C.
un concours aCII{ el mt él'essé au x
des
3trissements déli c tue ux d es fond., I ~S
tèurs et administrateurs de la société nouvell e . - Et ~pécialemen l LI , Comm(l11ditc, Assu1·ance,l.:w· /a
lorsque. pour permettre à ce lte 50·
't;ie du wh'anl, Profit
comciété de se cons tituer et de foncmanditai/'e, Gm'antie, Valùlit (l.
tionnel' ,l\'CC un e apparen ce l'égu - La gnrantie accord ée à un associé
Ji ~re,
eHe a ce rtilié l'existen ce
contre tout e co n tribution aux
de verse ments non réellemen t
perres ne violf' pas les di s po~ i ­
faits. - El à ce titre elte peut r tre
tion s c1 es nIt . '1855 C. Civ. e t ~6
condam nee à la ré paration du pl'é~
C. Com" s i ell e est rou l'Oie, non
judice qu i e n resu lte, solida im m en t
pur un coassocié, mai s pa.r un ti er:,.
avec les admini s trateurs et fonda- Speci a le me nt, il a pu ê tre
teurs .. . .... . .. . .. . ..... . . . I bid
lég itim ement convf'llu, en tre le
gé rant d'une Société et Ic com9. Action$ au portcw' non l ibemand itaire , qu'une pol ice d'a s~ u ­
"CC, DëtenteuT au 1noment de
ran ce serai t fait e s ur la vie du
l'appel de fonds, Aliénation,
gérant au profit du co mmanditaire ,
Ch01'gC de la preurc. - Celui
pour garantir celu i-ci du montant
qui il acheté des actions au porde sa command ite, en cas de décès
teuf non libé rées et les il l'eYl=~ n­
du p'érant. - Cass. , 9 juill '1890,
due:;, n'est pas obli gé à leur libé- tlo llet c. DOlla ..... II - 14~
ration, quoiqu e la vente soit.postérieure à l'appe l de fon ds, SI elle
a eu li eu avant qu 'i l ait é té pe r- 12. Le bé néfice d 'une assura nce s ur
la v ie, s tipulée au profit d'un tiers,
sonn ell e men t m is e n de me ure pal'
ne fait point partie du patrimoi~e
une som mation régu lière ou un ~
du st ipu lant ... ' ....... , ... lb , d
assio natio n . - Le dé te nt e ur actu el
est ~eu l tenu;] cette Jibémtion;
mais, si celui qui est actionn é 13. V. Compét., Fail lito.
comme te l, pré tend a voÎr perdu
celte qualité e n ali é nant ses titres Soustraction, - V. Valeurs nu
ayant J' assigna tion , c'est à lui d e
porte ur .
rapporte r la preuve de ce tte ali énation. - C. de Paris, 23 ju i1. Issn. Subsistances . - V. Faillit e.

au.

- Synd. Crédit de France c. 'l'ermeuf. ..... ... ......... Il - 12 1

Sures taries . - V. Abordage.
10. Société anonyme, Administ" aleurs nommés par tes sta~uls . , Taxe. - V. Compét.
R evoca tion, Asscmblée û"dtnat,·c. - La ré vocat ion des premiers Théâtre. - V. Faillite.
administrateurs d'un e Socié té anon~'rn c, lorsqu ' ils ont été n?m,?és
par les s tatuts, ne sauraIt etrc
considérée comme une mod ification aux statu ts . - En con séque nce, lorsq ue Ics Sta tll ts exige n tu ne
composition pa l'li e u Ii èl'e pou l' l'assemhlée appe lée à statuer SUI' le ur
mod iG ca ti on, c(\ lte co mpos ition
n'est point exigée pOUl' l'a ssemblée
qui révoquc las admin ifil l'utc llI'S,

Tiers. -

V. Abord age.

Titres. -

V. Fai llito.

Titres au Porteur. - V. Valeu rs
&lt;lu po rteul'.

Transbordement. tran s p,

V. COIll. de

Tribunal de commerce .
1. Jugement de défaut, F r ais de

defaut.- Les fraIS de delout laISsés à hl ch arge du d é failla nt (lui a
(tain de cau se s ur oppos ition ,compl'enne nt tou s ce u x qui c ussent. été
épargnés si ~ e d 6fendeur s.e fôt
présent é, maiS non ceux qUI som
une conséqu t!llcc n écess:l\re e t iné,'itabl e de lad e mand C' ell e- mê me.
-Spéciillcme nt , n~ sont pas co mpri s
dans les fra is de dé rau L, les droits
d 'c n regi stJ' (~rne nt du titre S Ul' le·
qu el ln. dcmande est basée, ces
droit s dcyont è tre pe rçus clans
Mars., 22 ma i
tous les cas. 1 ~ 90. ~u e ....

.\ ss. c. Matheron et Fo u. . ...... .. ... . . 1- ~ 1 6

? Assignatt'on, P 1'(}nom du. défendeur, Omission. - L'omission du pré nom du détendeur,

VENU
grenic )', Li1)1'(âson on'c1"Ü! en
sacs, MCla'tlgc. E:rpCl'tisc. E,cumen de la tota lzU ([l'S sacs . _
Lorsqu ' u n ~ marchandise (sésal~l:S) a. €&gt;~ e ,'.enduc pour être orIel t.e en lI \"J'a~wn, non pas en sacs
n UlIS ~n

grcn1cr,I'achetl?llr devant
la re tll'e~' ,lans ses propres sacs, et
qu en fai t ell e il été ofl'erle dans
les, sacs du vcndeur, l'acheteul'
qUI deman(le un e expe rtise !)ou r
mélang-e de grai nes non marc lU nd ~s, Ile saurail ê tre adm is à ne
rilll"O l)ortel' l'exam en des ex perlS
~Itle Sur les sacs (lui lui ont paru
c tre le pl tls melanF!és, Cil relirant
purement ct simplement les autres. - L'expertise doi t, :tU COIlt:-aire, en pureil cas, portel' sur
1e nscmb le de la marchandise, ou
sur l 'en~emble des échantill ons
prélevés SU I' chaque !5ac, - )Iars.,
l sepl. Issn. - Balli c. 1I0iman
el Guis....... . .
.. .... 1- 2~

dan s un exp loi t introductif d'instan ce, n'est pas un e cause de nu llité) lorsqu'il n'y a aucun dOl~te '1. Repl'csentanl, Monll'e, Echansur l!id e ntit é de I:l personne objet
t ilion. - On ne saurait qualifier
llc l'assignation. - ~Ia rs., 28 aOllt
écha nti ll on les peti tes parties de
18nO. - Hourdet c. Ozil et Sicard.
marc hand ises que les maisons de
1- 297
commerce conlient ~l leurs represe ntant s ;'1 titrc de montre, pour
3. V. Appel.
fa.ciliter leu \' manda t. - Un m:1l't.: hé ne peut donc (:.tl'e repllté fa it
Valeurs au porteur .
S UI' échantillon par cria scu l qu'i l
cst cone l li su r le vu de ces partie$
Soustraction, l'oieu1' condwnné
de mal'cbandises oü le \'endeur n'a
au ,'emboursem.ent, T ie,.., dépoin! nppo::.é son cachet. - V.n
tenteur, Action en revendicare présent ant n'a at1Cll~ pOll\'Ol r
tion . - Le prop ri éta ire de titres
pOUl' suppléer, à cet cgard, par
qui lui ont été "olês, ôprès avoir
::.on propre cacbet li celui du venfait con damner le \'oleu r à l ui en
denr. - ~I al's.,
nov. 1889. l'embourser le montant, avec dOIllTeisse ire c. Jlonjal'det" .. 1- 59
mages-i11lérêts, conserve encore
le droit de revend iqu er ces titres
en t re les main s du ti e rs déten teu r, 3, Fonds de commerce, Interdiction. pesal1t sur le vell~eu.?·. Re,si , d'ailleurs, le vole ur étant insoll'ente, Droit d'cxIJlottallon ~' l'­
vable, la cond amnation prononcee
senw, Associalion du lH'cmter
contre lui ne peut, e n fait, s'exét,1erldelt1' arec le sOlls-acheteur .
cut er. - La. maxim e E lectâ und
-Lc vendeur t.l'un fonds de com1Jid , etc.) ne saurait fa ire obstacle
merce , qui s'('::.t .i nt erdit toute ex;1 cette revendi cation. - C. cl'.\ix,
pluit at ion pa!CllIe pendu.~t, tint&gt;
5 mars '18»9 . - Bougon c. Vey et
Ju rée t.l étcl'llllnée, reste he ù cet
C,'. Lyonnais . .. . .... ' .. 1- ~6S
egard vis'~I-v i s de son at:11E'.te~lr,
malgré la l'even te q~l e ,celu~-~I .u
Vente.
fait e de son ronds, s ils rSllé::.e l.vè , da ns celle revente, Il' droll
L Sésames, Li v1'aison à faire en

5

3

�34

VENTE .

VENTE .

d'établir tout autre londs pareiJ.- 1 ten u de pa ye r ft son vend eur le
prix co nven u. - C. d'lUX, 11 mai
Il est mème interdit a u premio r
1889.. . . . . .. . . . .. . . . . .... Ibid
vendeu!", dans ce cas,de s'associer
avec le sous-acheteur du fonds
par lui primitivement vendu. - 7, R epnJscri tant cie comntC1'ce A s~
sislance à la uènjication. ~ Le
~ I ars., 20 no\·. 1889. - Millre c.
rrprésenta nt dc commerce pst
)lary .. . .... . . . .......... 1-71
cha rgé de recueillir des offres et
n'a ùucu n man dat pour assist.er ù
4. Commande don'née à. un TCpTèla vériGcal ion de Ja marCll3,ndise
sentant, Ratification, Effet ,'J;'t l'al'rivce, - L' nchete ur ne sau h'oactif, RCtlOcation . Ineffical'ai~ donc invof)uel' le lémoi gnagC'
cité. - La l'&lt;lt iHca tion nécessaire
du représen tant du vendeur pOUl'
pOU l' \'(!lider un ma rché rait prtl'
ûla blil' que' la. ma rchandise oO·crl.c
un re!Jl'éSentant a un ell'et 1'6n'é tai t pasdc laf)lwJit é COllYonUe,
Iroa eti ,e n ce sens qu e, dès qu 'ell o
est donnée, le marché OOlt être
- C. ù'Aix, G cl éc. ·1888 . . . . . Ibid
rapu lé conclu au lieu et ;'t la dale
Ol! la commnnde a été prise. - 11 S, Jugemellt annulé, E:rpe1'tisc
r1utre, - Lorsqu'un jugemen t ft
en l'cSu lleque la pal'ti e qui a don (l té an nul é pour incom pétence,
né la commande, ne peuL la révoFexpertisc ù laquelle il a. été proquer, et que, malgré la l'é\'ocacédé, en vertu de ce jugement, est
lion qui lui serait directement
)~l'OllleJl)€'nt nulle et ne pell t vaadresséc, le représenté n'e n a pas
011' que comme certifica t. " . Ibùl
moins le droit de ratifier le co ntrat el de le Icnü' pOUl' pxistant.
- Mars. , G lé\'. 1890 . - Coben c. g, Disponible, DUai, EX1JÏ1'ation
Rés,t tiation au p?'ofit du ven~
Poirieux . , . , ... , , . .. , , ,. l - 126
detl1', A?'t, '1651 C. civ, - L'achete ur en disponiblè qui se trouve
5, Qualité contestée, E xpertise ci
em pêché par le fait de son \'enJl1'ovoque?' pa1' l'acheteuT. deu r de voi r la. mal'cbandise dans
Le vendeur qu i expédie une 111,)1'chandise ;'t son ach eteur, es t prél es trois JOU I'S, doit prot ester e l.
faire co nstater l'empt.'cbe ment. sumé rexpéclier conforme aux acFaute de protes ta tio n, il est récords. - 1\ en es t surtout ains i
put é &lt;"woi l' pu li bre ment la voir,
qu a nd , la Uvraison ayant lieu en
et,s'i l garde le si lrncc pendant cr
gare du domicil e du vE:,ndeur, la
délai,i l es t réputé l'a.voir agréée.In archandise voyage anx ri8ques
de J' acheteur. - C'est donc ft l'a·
En \Jarei1 cas le vendeul' peut oLli~e r lac heteu l' à l'ece\'oir, et, â décheteur qu i con teste la qualité à
faut, poursuivre l'exécutio n for cée
prouver sa prétention en requérant
par la \'ente aux enchères,-Mais il
l'expertise. - C. d'Aix, 6 déc .
1888. - \\ra ller c, Manteaux, peut au~i, à. défaut de réception,
considérer la vente comme résiliée
- 11 mai 1 89. - Fav et Ri zzi c.
sans sommation de ~a part, en
Rousseau . ....... .. . :. .. 1 - 223
vertu de l'article f65ï du Cod\'
civil. - ~Jars., 2 juil. 1890, Ô. Et si la marcbaudise refu sée pal'
Pigorini c. Domergue ... . 1- 256
lu i pour défaut de qualité e~t pri!s
d'être vendue â III requête du
transpor teur, avant que l'expertise JO. Melange "olont"ire, Fraude,
Résiliation, Dommages-intc1'êls
puisse avoir lieu, c'est ~ l ui qu ï l
alloués lJa?' le T 1'ibunat de com·
incombe d 'en faire prélever des
échanti llons qui puissent êtl'e soumel'ce, D ommages-inU:"rls alloués pm' les ,juges cO}'1'ectionmis aux experts. - Si don c, faute
'nets , - Toul mélange volontaire
pal' Fa.cheteu l' d'avoir pris cette
précau tion, l'expertise est devede corps ét rangers, opéré pal' un
nue impossible, l'acheteur l'este
vend etll' dans la cbose vendu e,

!

VEN TE.

VENTE.

constituc un e fraud e commerciale
nulOrisant l 'acheteur à dcmtlOder
lu rés il iation, même avec dOIll mages-inl6rèts s' il y a pl'éjudice
pour lui dans la. résiliation, _
Ces dOlTIlTIages·jntérèls peu\'ent
être alloués alors mèm e que le
ve ncl e ur a été con.damné, pOl1r
cette fraude, pal' la Juridiction ré·
pressive, ù des dOlllmaqes int.érêts
vis-à-vis du même aClleteul'. ) I~I·•. , 2 juil. 'J 890. ~I ... c.
Milli é el C ~u\"l'..... .. ..

1 - 258

35

dr?it de citer son acheteur en
pl.ll(;'men~, ,n\'ant même que le
IPrme SOit cchu, si l'ach~teul' êlev:ull (~(&gt;S dilfi cu!t('ls Sur la 'march.un(ltse, ;) déclaré qu'il ne paiel'aIl pas la 1raite à son échénnce
-Les fl'a is faits dans ces circons~
tancps n~ sa urai ent ètre qualifiés
frUSIt'I\tOi r 8.:i, ni laissés à la charge
du ven~Plll' au cas où j'achetelll'
se ra\'lsa nt, se déclare prétl ~
P"l'PI', - Mars" S aoùt 1890 , De estracle c. Brisset. . . .. 1_ 280

Il. NJarquc, Intcrpretation , - Le
mo t nHt)'q!W, dans un con trat de 14. ç::~)1H'tia.r de l'acheteur, l!.'xpc.
dttlon) /t CflIS, Con~ma1Lde COtlve nt e, bUl'tOut s'i l s'agiL de mal't~slf:e) R csponsabilih\ du cow'chrmd ises ilnglaisE's, doit être entwr , - LOi'qu'~1I1 vendeur expéùic
t Clldu dall ~ le sens do provenance
une mal'Chiln(bse ;1 un acheteur
ou de fabricatio n, et non dan s le
~ur une autre place, à la !)uite
Sf' IlS d estampillr ou plaque uppo·
d.'un cont rat conclu par un Coursée matériellement sur l'embal11('1' au nom de cet acheteur et
lage.-Le vendeur d'une marchanque celui-ci rt"ruse de l'ccc\'oi: en
dise d f" telle marque l'emplit donc
contestant l'identité de la. comson obli~at ion s'il offre une marmande l'('~ue I)al' le \Tendeur avec
cbandisf&gt; qui soit réellement d€' la
celle qu'Ii a. faite lui-mëD1e, le
provenance et de la fab ri cation
courtier l'f'!5fe respon~ilLle) \'is-:'tin~liqll ée, quoique la mal'que n\
\is du \'('ndeul', de l'inexec ution
SOit pas . - J\ lars" q aoùt ü:i90. du marché , - Pour que la resChancel c. Delayg ue,. , .. 1- 275
ponsabilité du courtier ces.si.Ît par
la sl?ule d6c1aration du nom de
12, Cllet'at, V ic.: ?'edhibitoù'c,
l'acheteur, il faudrait flue celuiR estitution de l'ani/nol . POUl'·
ci eùt re'rusô pOlir vice (e qualité
JJ(I1'lC1'S. Lorsqu e l'n che'~elll'
ou non conforlTIl lé ù une comd' un cheva l,se plaignant d'un vice
mandl' constanle CL reconnue, rédhibitoire, le l'end au vendeur
~lar5., '20 août 1890. Olive c,
dans les délai s pl'escrils pour raire
Mullel' et Pignalel, , ' .. .. 1- 305
constater ce vice, que le voncleU!'
le l'e.toit, et que des pourparlers
ont lieu pOUl' If' l'emplacement de I ~. Fonr/,IO:. de commerce, Ve ndel!?'
CllIl)/0.'l(; the.:; lot C011CUl'l'ent,
ce cheval par un aUln', Ja ven le
Profl1ï'(.tfion du l){{trOlI. - Le
cloil être considrl'ée connue amia·
vendeur d'un fond" de commerce
blemen l rcsolue, En consén'a pu:; 1(' droit ~le créer un é~a­
quence , s i les pourparlers \'ienbliS5emenl liimih.lll'e pouvant fau'c
!lent il échouf'r,lc vendeur ne l'eut
concurrence :'l son acheteur. exciper du déraut de l'ol'malitl's
En admettant quc le \'('ndeur
lêg::t1es pou l' considérN' la. vente
puisf:(, ê1re ~jmple employé ~hez
comme définitive ct se refuser Ù
un concurrent dl' l'acheteur) Il ne
la res titu1 ion du prix , - Mars" 7
pent. pas l'tre char~e de la pr.ocuaoùl. 18g0. I\orlocanacb i c.
ration de son patron ct sc presen·
Pons. ,. , .. .. .. .. ,., .. 1- 'liS
tel' ail pHlllic l:Olllmc é.t ..~nt son
leprCSenlil111 pOli!' lL's aila\f(;'s d~
13, Paiement à, un'me, Refus de
so n t.:onllne l'Cr,l't notam~nell,t dans
l'acheteu1', Cltation aV({lIt le
les rapport:: avec la chen~ole , terme. Le vcn deur d'une llI ar·
TI'. de c., Nalltc:i, 13 i\\'1'l 11 8SÛ ,
chandi se payabl e à term e est en

�36

VENTE A LIVfiER.

VENTE A LIVREIl.

- Cha"bons de Blanzy c. Langlois. 3. M en sualites , J.\ 1m"chandz'ses non
slf scepttbles de conserv ation,Ces1I - ~ 6
sation de {in'aison, Silen ce rccip1"oqv e, R eprise, Délai n o'u16. V . Fai ll ite.
l.'ClUL - Lorsqu 'une mill'chu ndi se
a été \'enelu e po ur I~t r e livrée par
Vente à livrer .
me nsui\ li lé5 successives, et que
c'est lI ne marc hand ise non susce p1. P rm'o9atio'1 tac i te, Ven dcU'1"
tible de l'ester accu mulée à la elis·'
ayant disposa de la, mm'chCl.11positi on de l'acll etetll', ma.is qui
d't so, ftlJagasi"ll age. - Les marchés
do it dt re rabriqu 6e au fur et à.
;\ terme son t réputés tacitement
mesu re des li vra isons, l'ache teu r
pl'oroges d'u n com mu n conse ntequ i a ce é de recevoi r pe ndun t
ment j usqu'au jour où l' u ne des
C!lIp. lql1e temps, el :\. 9u i son ve npal,ti es met I"au l l'e en demeu re de
e eu r n'a pas fait d'o n re, a bie n le
l'ece Yo ir ou de li v rer . - Lo \"('11droit de considérer !e marché
deur qui Yf'u t pO l1l~ u i\'l' e , soit
comm e ta citcnl f' nt prorogé et d'e n
l'exécution forcée, soi t la résoludeman der plus la rd l'exécution:
t ion ..\\I ec dOI1101a ges-in tél'è ts, ll P
ma is il ne saurait demande r la lipe ut le fai.re qu ' à, la .condition de
\'l'aison immédi ate de tou tes les
se pou rvOIr en Justice. - L01'5me nsual it és arri érées. - Le ven'lue, sur la déclaration de l'a chedeur doit a u con traire ob tenir, en
tr ll r qu'il tient le m~rch é pOUl'
ce CilS, pour le solde d li marché,
rJs ilié le "e nde ur dlspose Sa ns
les mêmes délais mensuels qu i
formaÎ ités do la ma rchandise, il se
a\' aient été conven us ;\ l'ori gine .
rend non recevable à réclam er au- :U ' l's. , 13 ma rs 1890. - Perrécun e indemnité. - Il ne peul,
ni ch c. ti teadncries ... . , l - 155
dan s a ucu n cas, réclamer à son
acheteur des frai s de magasin age. '1. De1'nie1' ,iOU1' d u, dél ai, R ecep- Mars .. 21 noy . 188Çt. - Rennu lt
tio n commen cee, Dr oit dc la. conc , .-\ udiberl . . . , . . . . . . , .. 1- 75
ti nt/cl' le lendem ain. - Lorsqu 'u ne marcbundisf' a été ven du e
p OUl' t~tl'(' 1'f'Ç-Uf' rl e tell e :'~ telle
'.? T ermc, P I'o1'ofj atiol1 tacite, Nlise
date, ct que l'ache te ur se prese nt e
en demeu1'e, Lett1'c, A bsencc de
.",ommation cxplicitc . - Dans
If&gt; dernier jouI' du déla.i e t reçoit
les marchés ,\ liner, le Lenne co nroute la. qua ntité qu 'i l est possible
de recevoir da ns la joul'Ilée, le
ve ntionn el est répu te tacitement
prorogé j USqU';,lll jouroù J' une des 1 ve nde ur ne ~n ur a it considérer le
marc hé COlTl l1le résilié pour la
parti es met l'aut re en demeure de
s'exéc uter. - Cette mise en de,!u ant!té n O.1l e ncore reç ue à la fi n
(e la Journ ee , - Il est te nu , au
meure ne doi t. pas nécessai rement
contraire, de co ntinu e r le I ~ n d e­
ê tre raite par exploit. d ' h uissie r :
ma in la li,'ra ison commencee ln
l' Il e peul rés ult e r d'unE' simp le
\'c ille N (lui n 'a été inte rromp ue
leure. - Alors même qu'elle ne
rr nferm prait pas en lermpg expliqu e pnl' I IH'ure f31'd i\'e. - Mal·s .,
13 ma rs 1890. - Arn avon c. Courcites un f' somma tÎon tIe liv l'el' ou
li's et i\lag na n.,
1 -157
de recevoi r, il sulli t qu'e lle ind iqu e l'int e nt ion de celui qui l'a
pCl'ite, de se prévaloir du défaut. V e n te c oût, fret et a s s u d'exécu tion pou r résilier le 1110.1'r a n ce,
chê. - Et la pa rti e ad ve rse q ui,
ti an s les \'ingt-qu atre heures, n ' il 1. Lin'aison {l U PO?'t d'emba1'qncment Di:,lai - La livraison
pas rait offl'e d'exéclltion, est déchue du dl'oit de fai l'e cr Ue oil're
(l"u ne mi~rcb an di~e vend ue CO li t
ultéri eurement. - M'Hs .. 14 fév .
fret et assurance est réplItée a voi r
1890. - Dnl'oul' c. Simon. 1- '111 2
lie u au po rt d'em barquement.. -

l' ENTE, COUT, FIt ET, ASSOI\.

VE NT E J'Ali NA l' illE D11SlG~É. 3;
C'est don c à la dnte de r em baraoùt 1 90. - Gl eize c. SCalta.
que ment , et non à cell e de
1- 291
lorri vée, quïl fa ut se repoder
pOU l' avoi r si le ve ndeul' il rempli ~. Pes~ge à. fai;'c à. l'u 1Tivée.
son ob liga ti on de li vrer quaOl au
~a .s llJ~ ul atlOn d' Ull pesage ft faire
délai . - "'a,·s., 12 se pt. 1889. a.l ~I'n \'ée n'est pas une Contl'aD,ani; c . Gill y .. ".. .... . 1- 8
di ctIon de la clause COû t fret ct
assuran ce, r t n'emport e p~r suite
aucun e mod ification de~ effets d~
2. Défct'l.d de confo1'lnile au x
c.e contra t, lorsqu e ce pesage n'a
accm'ds , R és iliation , Clau se
JI.eu qu e pOl1\' con trôler et gnranspéciale. - Si, da ns la vente
t,II' le poids ~l'el!lha rq u cm ent que le
coûL, rJ'eL e t ass uran ce, l 'aclJete ur
\ c ndcUl' s étal! pngagt! ;\ li vrel'.
ne pe ut demander la résilia.t.ion
Ibid
lIU ' ;H1 cas de frau de ou d'e nyoi
d' un e ma l'cha nd ise aut re que 5. ~a/lemen t, il 60 jours de [ 'a l' celle qu i il lait l'objet des accords,
Ttvce, - Ne constitue pas non
les part ies pe uvent, cependant,
plus, IIneconlmdiClion de la'claumettre do.n s le contrat. une excepse ~O lLt , freLet assurance, la stipu_
tian à cc prin cipe, - Special emenl,
l,atl ~n ,de payemenLà 60 jours de
1('5 pa rtie.,; sont rë putëes nvoir fai l
J aITl vce .. . . . . . , ..
'. Ibid.
exce ptio n a u pr in cipe ci-dess us,
dans le ca::. où il a. é té rése rv é à Vente par navire désigné.
l'ncheteu l' un délai de trois jours
pour ~ c pronon cer SUI' le point de SUCl'es coloniaux, l!.' nb·cp6l, Dechct de fabrication, Bénéfice de
savoi r si hl m archan di se oITert e
l'acheteu]' , - Dans une vente de
répond a ux condi tions du contrat.
- En pareil cas, l'achetcu l' qui sucres colonia ux à li vre r à l'heureuse al'l'ivée d' un navire il dé5iétablit. pal' une ex pertise que la.
gner, à l'entrepot, c'est il l'achemarch andise n'est pas co nfo rm e,
teur et non au vE' nd eu r qu e doit
est en droi t d'obteni r la résiliation
pro~te l' le déchet de fabrication
du 1I1 arch é. - Ma rs ., 'l i sept.
de l2 010 "ccordé, par la loi tiu 29
'1889. - Desgrand c. Jon quet.
juillet, 188fJ , article 5, aux sucres
1- ?8
coloniaux. - Ne doit pas être
considérée comme ayant réservé
3, DiJfaut de qua liül , R t;siliation
ce' bénêûce au ve nde ur, la clause
n on ad m.ise. - Da ns la "ente
uu contrat portan t que la facture
COll t , ll'ct et nSSUl'ance , la résil i::icra i t dl'essêe à l'acqu itté pa.r
at ion n 'e~ t. e ncouru e par le
)ladl'onction des droi15 de douane,
vende ur qu 'a u cns de fra ud e ou
si, (lautre part , ces dl'oi ts devaient
d'envoi d' un e ma rch an di se autre
ètre dédu its de ln lactUl'e comOH'
que celle qu i a été convenu e. a rO'e nt renl. - jlars. '!3 a\Ti ll8UO.
Un simple défaut ou infël'ioritê de
_ cOorde ê. Banineries ... 1- '!03
qua lité. ne peut entraîner pour lui
qu 'u ne bon ifi ca tion . - ?llars" ~ O Vétérinaire . V. Faillite,

�TABL E AL PHA BÉTIQ UE
D e s Noms des Parties

N. B. -

Le chill're rom ain désigne la parUe, et le chiffl'e 3rabe la l,age.

Pa r t. Pag-,

Agents de change . . .. ' .. ,

1.

Part. Po.g.

78 Caillol et Sain t-Pierre .. . . ,
1.

97
6 1 Calas . . . , . . , . . . , . .. .. ,. ,. J. '1 01
98
169 Call1oin et Gelu .,
1. 19
23" Cal'amano . .. . , .. '
1.
5
1. 15; Carcassonne . . ,
1.
18
A ~ u re u ~ . ... ..... . . . .. . .
I.
5
294
107. 121. 128. Cattanéo .. . . .. , , , ...... . 1. 119
165 . ·185. 216 Cavaillon .. ... . ' ....... . 1. ~5
I l. 8. 11. H 9 Cavalié . . ... . . .... .. ... . 1. IH
Audi bert .... , . . . .. . . . . . . 1.
75 Chabau d .... . . ... .. .... . 1. 310
Au g6. . . . .. . . . .. ... . . . .. 1. 300 Chaigne . . . . .. . ... .. . ... . Il . 90
Au gier . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1. J 1~ Chai llou . . . .... . ... . . . . . Il. 77
Au giel' et Sied bon . . . . .
I.
46 Chambre de commerce . . . 1. 1I7
Chancel . . .. .. . . .. .. .... . 1. 275
Baerl in . . . . ' . ' . . . . . . . .. , . I. 169 Chante ... . . . . .. . .... . . .. . 1. 112
flanq ue des Alpes-Marit . . . II. ~04 Chaumont. .. . .. . . . . ... . 1. 86
Banque in dustrielle . ... .. . r.
:H Chauvet. .. .. .. . , ... . . . . 1. 2,\9
1. Itl
Banq ue du Jura .. , . .. . .. . I l. 2UO Chemin de fer . .. . .
119. 140
Banque mari tim e . . . . . . . . 1. 265
Il.
77
289 Chesneloll g .. , . . , .. , . .. . 1. 68
Bal'h:J udy ... . . .
1.
38 Chotel. . . . . . . . . ..... ... 11.
3
B, rbe . . .. . ... . . .... . .. . 1. 2 14
Cli nosard . .. . .. .... . . .... 1. tH
lJarbey .. . .. . . . . . . . ... . . . II. 14'1
. . . . . . . . . . . . . . . . . 1. 260
l3au me .. . . . ... '. " . ' . . , . I.
tH Cooniet
Couen . .. . . . . . .. .. . . ..... 1. 126
llensamon . .. . . , ... .
I. 234 Comp. des Asphaites. . .. .. 1.
Il
Bertrand . . . . . ... ... . , . . , 1. 277 Comp. d'Ass (Gra nde). . . . . Il . 95
Block . . . . . . . . .. . . . . . .. . l. 217 Corn p. des Charbons .. '. . I l. 26
2!j
Il.
Comp. lIambourgeolse... II.
S
Blume .. . . ... . . ..... . . . . Il. 11 4 Comp. de Na, Ig. mixte... 1. 227
Bonga rt . . . .. . .. ... . ... . . I. 254 Comp. des Tl'amways .. ' 1.
Don iray . .. . . . . . . .... . .. . l. 240
1
13onnct. .. .. . .. .. . .. .. . . I. 222 Comp. Transatlantrql:r.· ï 1.I S5. 90
Borde .. . . . . . .. . . .. .. . . . . 1. 203 Comptoi r d'Escomp te.. . . Il.
~~
Bou rg0Q:ne Morera . . .. .. . . 1. 236
Brassen es aust ro-fl'an ç . . . . II. 127 Corbella . ....... . ... . . . 1. 311
lJrechal'd . . .. .. . . . . ' . . . . 1. 'll 9 Corbello .... ... ... .. . . .
1. 222
Brede l et Cho u illou . ... .
1 263 Coueste . . ' . , . ... ,. ' . , .. ' Il. 53
Brisset .. .. . ... .. .. . , ... . 1. 280 COlll'tès et j/agnan . . . ' . . 1. 157
13 Cou rt haln.n . , . , ." . , . ' . ' . 1. 119
Brow n . , . . , . . . .. . . . . .. Il.
D7 Crandalle, ... .. . , , ...... . Il. ·tH
Bl'udo .. . .. . . . ...• • ' . .. . 1.
Il. 12 L
Bu cl d . ... . .. . .. .. .. .
1. 313 Crédit de FnlO,cc . . .. . ,
Crédi t Lyon nais. , . .. ., 1. 268
Il. 204
Cahen . . .. . . .. . . .... . .
11 .

Alh'nès. . ... .. .. . . . ... .
Alex. .. . . . . . . . . . . . . . .
Arbib . . . . . . . . .. . . . . .. .. .
Arnavon .... .. .. . .... ... ,

2 ~H

1.
1.
1.

ln

�40

TAOLE ALP HAllt;'I'IQUB DES N"O:'llS DES PARTIES- .
Put't. Pag.

Crém ieu. .. .. .. . .

. ...

1.

Damis.. . .. . .. . .. ... . .. .

1.

Daumas. '. ' .. .... . ' . . . ..

1.

Delayau lt. . ... . . .. .. ' .. .. r.
Delay!,:u. .. .. ... . ~ " .... 1.
Uelestradp .. .......... '"
r.
Desgrands . . . . . . .. . . . . . . . 1.
Deutsch .... . .. .... ' .. . 11.
Domergue . . . . . . . . . .

Dott a .. .. . ..
Du(ou l' ..

..

.. . . . . ... . . .. .

Durbec. . .. . .. . . . . ..... .

1.

Durbec et Bremond . .. . .. .

1.
1.

EsmÎ Cll. . . . . . . . . . . .. . .. .
Estl'angin .. .. . . .. . .. . . .. .

1.

Eydoux ........... .

FauU . ....... . .. . . ...... ,
~~a:( e~ Hizzi . . .. . , . .. .... .
1; l'illssmet . . . . . . . . . . . . ..

1.
1.

1.

Fritsch. ..
.. . . .. . 1.
Froment. .. . . . .. ' . . . . " . 11.
Froment, Close} el Costa. . 1.
Gallet .......... .. ...... H .
Gall izia . . . . . . . . . . . . . .. J.
Gallorini '. . . . . . . . .• . . . . 1
~all~ .. .. ... .. .. "..... 1.
...

Gautier.... .. . " ......
Geilinger . .. " ...
Gibell y . ' ' ' ' ' ' ' ' ' ' ' '' '''
Gignoux"..... . . .
....
Gillard .. " .... . ... ....
Gilly .. .. . . ....... " .. . ..
Girard et Paoli ........ " .
Gisle r . " ... ... ..........
Gleize . ."" .. ...... ..
Gougoltz . . . . . . . •. .. . .. .

Goujon ..... " .,, " " '"
Gourret . .. .. ...... . .. .
Grenet. .. .
..... .
Grinda .. · . .......... ....
Guien ........

0"

.'.

•••

Guis ..... .... ......... ..
Guttman ... ... •. . . . . ...

•

ail

2 10

18t
50

Isamberl . . . ... ......... II.

'175

H~

1'12 Jean ... , ......... . .... .

123
91
22

218
03
297

1.
1.

,0
,6

1.
1.
Joure . ... ........ . ..... . 11 .
Joye . . .. " . .. .. . ... . .. . 1.

28

240 Joga nd . .. . .... . .. , . . .. . .
254 Jonqu et . .... . . . . . .
H5 Joulrrey . . . . . . . • . . . . . . ..

o • • ' ••

J\ in ipf et Ecke nslein, . ... .
Klei n . ' . . . ' ......... .

1.

1.
1.

1.

8 lI errero . . ... .... . . . . . . 1.
2/.0 Il illcoaL.. " ...... . . . . .. . 1.
. ...... . 1.
2 14 lJ ofn1.nn..
275 11 oggar tb. . . .. . .. . . , .. . . II.
280 Hollm31l .. . . . . . . ...... . 1.
28 lIomsy . .... . . .. .... ... ' . 1.
61 lI ou cha.rd . . . ..... .... . . . Il .
181 1I0u rdeL. ... " " " ' ' ' ' ' ' 1.

1.

Fabre ... . . . . . . ' . . ... ' ..
Fanton ..... . ... ... . .. .. .

Garein ... . . . _,. .

277 lI endel'son . ...

r. 256

. ..... . . .. II.

TAilLE ALPHABÉ TIQUE DES NOliS DE'

Pa l't. P!lg

1.
1.

145

58 K[u S .. . . .. , . ... ' .. .. . .. 11 .
73 ICnuppel.... ........... . 1.

2?6
Iii ICorbutz .. . ... .... . ... . '.

11

187
159

38

49
242
'16\
H

t 82
1.

182 I{ourtz. . . . . . . . . , . ..... . 1.
16 1
64 Lacoue . .. , . .... . .. " . ' ..

98

300

1.
25
19 Lag,·usse .. . . . . .. . . .. . . .. . l. 249
Lallemand . . . . . . . . ... ' .
1.
68

'Ill'!

302 Lambert . . . ' , .. ""

.. . 1.
11 5 Langlois .. " . "'"'' .. . Il.
302 Lanu za . . ..... ". .... . . 1.
1. 100 Lal3stc . . .. . . . . . . .. . .. . II
9~, Lau giel' ... . .... ..... .
1.
Il.
II. '196 Lecom te .. ..
.. " .. " II.
1. n ~ Lee. "" " " " , "" .. I.
1. 249 Lefe bvre. .. . .. .. . .. .. . . Il .
Il. 175 Le Goll'. . . ..... .. .... .. . II.
1.
S Lera t . . . . . . . .. . .. ..... . Il .
1. 227 Le 'J'ac . . . .. . . . . . .... . Il.
1.
1. 212 Let • .. .. . . ..
r. 29 1 Leymarie .. . . . ....•.... Il .
r. 175 Linge t Viaudey ......... . Il .
1.
32 Livieru to. . . . . . .. , .... . 1.
1. 238 Lub ra no . . ... ' .. ' .. ' . .. . . 1.
II. 149
1. 212 ) [acarrj' . . . . .... ... . . .. " 1.
1. 165 Ma tion .. . ............. . 1.
1.
2~ Ma lle t "
.... .. " .. .. " 1.
98 :\lan cini, .. . . . . .. , ... ' . . 1.
1.
70

Mant. et Borelli .. " .. "..

1.

~Ia nt eaux

. .. .. . . . .. . .. . • 1.
Mara is ... , ... . ..... . . . . 1.
Mal'ijol ..... ... . .. .. ... . 1.
Martin . ..... .. ...... . .. . 1.
Mal'y.. . .... . .. ........ . 1.
Malberon et F'ollfJue. ... , r.
Mathieu ... . .. .. ' . .. " . . . Il.
Maul'iac . .. " .. . ..... .
Il.
Ména rd ..... ...... '" ,',
1.
Messageries maritimes . . . . 1.
Mouret., . . . .. " ...... .
1.
Mcynadier et, HociJebrull.: 1.
Micbel . "" .. ... . . .. . 1.
Millié et Cau v)' . . ....... . . 1.
~ Ji tt l·e . .. ....... , .... " . . 1.
Munier . ,., .... . . . . . " 1.
~ J o\1jal'det .....•.. . ...... 1.
Morand . . ... .... . . ..... . . 1.
~ Iorelli ..... . ........... . 1.
Il.
Moreau. . .... ... " . . .. . 1.
~ r Ol'eso, .. .... . , .••••... . 1.
hlorl'ow ..............
II.
Moues. . . . . . . . .. . ... "
1.
~[lI ll e l' et Pignatel. . ... .
1.
Musy . .... . . . ....... .
1.
o ' •

Nibelle et I\eynaud ....

1.

263
20 1

26
30
11 5
20 1
82
9'1
51

50

66
136
61
3\
200
73

65
282

313
300
49
242

PARTIES .

Parl . Pag-.

OliVUl'i., .. . .. , ... , ..... .
Olive ..... . .. . . . . •. , ... . .

1.
1.
136.
Olivier .. ... . ' . . . ..... . 1.
OI son Wright . . , . .... . .. . 1.
D.il . .... . .. . ........ . . . 1.
Pa cio . ....... .... . . '.'

Pantostier .. . ' . . ..... .

1.
1.

16 Pi errisnard . . . . ... . .. .
34
223 Pigol'ini, .. .... .
232 Pinutel .. .. . .. .. , ..
'i72
'160 Piot ....... , ... . . .
71 Poirieux .. , ... , . . . .' ' .. . .
216 I~ommery . ..... . .. .., ... .
11 4 ons .. ..... . . .
30 Prudon, .. . , . , . . . : : ... .' .' : :
15:3
185 Quel'l'ot . . , ... .

J

41
Part. Pag.

1. 64
1J . 169
1.
1.

~06

Il .

l oi

'il 7

HO
Il.
37
1. 126
1. 218
1. 311
Il.

136

H nabier.. .. . .. .. . .. .. . ... Il.
68 HaO·. de Saint-Louis " .. 1.

~03

10'1

258

71 Balli, Schili zzi l Argenti . .. 1.
310 Haverot .. .. .. .. .. .. .. .
11 .
59 ::edfe rn.. . .. .. .. .. . : : 11 .
5', eggl,o....... . .. .• ..... 1.
265 Heglller .. . .... . ....• . .. ' 1.
289 Renard. .. . . . .... . .. . . ... 1.
169 Henault ...... . ........... 1.
58 Henet.. .. .. .. .. . .... ... 1J.
?S6 Rel'nard ... ... .... . " .... 1.
Ho Hical'd .. . .. . ...... "'" 1.
'121 Higal.... ... ............ 1.

305
251 Hi voli (duc de). . .. ... . ...
Robin Hondel .. .. . .. . . . ..
299 Roch. .. .. . .. . . .. .. .. .. ..
Hodocanachi ...... '" ''''
227
40
305
'128

noguet. . ... . . . .. .. . . . . . .

lit

260
'l?

l i7
3\!
94
III

23?
jf,

196
'li Il

'153
'175

265. 289
1J.
1.

n

86
1. 160
1. 2iS
1. 307

Hose .. ........ .. ....... II . 189
Bougon . .... . .. ........ 1. 2(j8
1.

'lZIi

Housset.. .. .. .. .. ... .... 1.
70 Bouvier . .. . . . . ... . . . . . 1.
297 Boux . ... " . . . . . . . . . . .. 1.

20 1
20 1

Hoy.. .. .. .. .. .. .. .. .. ... Il.

73

1.

n8
201

'il ?
j 14
199
34
315

Papin ... . ' . . .... ' .. .. .. . Il.
Paque t. . ...... . .. " .... . 1.
Purrou x et \filon .. . ..... . 1. '1"',
32
Patin .......... . . . .... . 1.
Pan1 . ...... ... ... . ..... . 1. 1'1'1
199
82
Pelouze . . . . . . . • .. . .... . II.
73
Pcrl'alld ....... . ........ . II.
Perrénich .. , . . .... . " .. . . 1. 155
D! ca.l'd . ........ . .. , . . . .. . II. '1JII
26
IcClonm....
. .. ...... . 1.
Pierce, Becker ct Hard i .. . II. '189

HOll&amp;iei\l1 . . . . . . . . • . . . . . . .

Sabatier eL Passel'in .... . . .
Sardou . . . . . . . .. .
Saurin .. . .. . , . ....... . . .
Saule , . . , .. , , .. .. .. ', .. .
Suvon ..... . . ........ ' .
Savournin . . . . ...... , . . . .
Schiller Dosogne .. . . . , .. .
Schmidten . ..... . ... , ... .

1.

1.
1.
1.
1.
JI.
1.

~chweit ze r. .... ' ....... . II.
Segury . ... , ... ,. , ." .. Il.
Sicu['d . . .... . . " ....... . 1.
Signorini , . . . .. . .. .. ... . . ll.

~5 1

30~

301
Ho
'l l ~

299
184
16
34
3

30
297
7'1

�42

TABLE ALPH.-\mh IQUE DE S NOM S DES PARTIES .

Parl. Pag.

Parl. fl ng.

1.
78 Teisseil'e . . ..... . . . . . ... .
1.
50 Tel'meuf. . . ... .. . • . . .
"142. 150 311 Terra l'ossa . . .... . .. , . . . . .
Soc. des générat eurs à. vap. II. 128 Thomas . ..... . . . ' . . . . ..
Soc. du lac Copaïs . ..... . Il .
66 Tirbaquc .. . .. . ... . .
Soc. ~ l arse iJlai se ... . .... . 1. ·In Tissol et l1ey baud .. .
Soc. des Métau x .. ... . . . . II.
55
Soc. des Transp. mari!. .. 1.
30 Vacongne .. '. . .
..
~OC. des Tuil eri es . ... . .. .
1.
G5 Waller. . . . .. . .. ....•. . .
Soetens . . . . . . ........ . I l .
61 Vei l et Meye r . . .... . . . . .
~t a lJ a . . . ... . ..... .. . ... . 1. 2~ 1 Veloce (la) . . .... . . ... .
Steadneries ...... , . . . . . . . . 1. 155 Ve.r1 aq ue . . . . . . . . . .
Il . 200 Vey .. " .. . . , ..... .. . . '.
Siméon . .. . .
Simon .... __ ... .

Stewa rt .... . . . .. .. .. . .

1.
Slrull u ... .. . ... ... .. .. . Il .

Tamarnc k .. . . .. . •. . ' .
II.
Téc houey res ....... . .... . 1.

FIN DI:: L ,\

1.
50
II. 12 1
Il . l Si
1. 15!1
II. j 64
1. 2 12

11.
1.

J.
1.
1.

85

223

:!1j 7
13·1
·IU1

1. 26H
161 Via l et Trou che., ..... '.. 1. 315
50 Vi llcm in Larorge . .... '. . 1. H
Vinuesa . . .. . . . . . . ... .. .

1.

55 Vio l ....... . . ........ . Il .
26 \ Vi lli nn"!soll el Mulliga n ... 11 .

T .\B L E DES MATIÈnëS.

3 17

43
39

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                    <text>JOURNAL

50004

DE

JURISPRUDENCE COMMERCIALE
ET MARITIME
F ondé en 1 820

Par MM, GIROD et CLARIOND, Avocats,
Continué par

FÉLIX DELOBHE, Avocat.

TOME LXIX. 1891

,
~A.RSEILLE. - DIPI\DI F.RIE ) I An SE ILLA I SE, RUE ~A I NTE,

39

PHEMfÈHE PART I E
D ~:C I S rOl\ S DU TRmUNAL DE COMMER CE DE MAfi SEILL F:
ET DE LA

coun

n 'APPEL D'AIX

fi /) UTILlT ,1T EM COLLIG IMUS

--

,"

-. ..".-

--

'

MARSEILLE
BUREAU

DU

JoUrHBL D E

Hue Sainte, i.

1891

�JOURNAL
DE

JURI SPRUDE NCE COMMERCIALE
ET MARITIME

PREMIÈRE PAR TIE
DÉCISIONS DU TRIBUNAL DE COMMERCE DE MA.RSEILLE
ET DE LA COUR n'APPEL n'A IX.

STIPULATIO~S
CHANCE DE RECEVOIn A L~ÉTAT SA IN. -

VENTE A LIVRER. -

-

NON RECEVABLE. -

MAÏs. -

REMPLACEMENT. -

PARTICULIÈRES.

MAR CHAN DI SE

ACHAT D'UNE MAR-

CHAND ISE A L'É TAT SAIN.

Lorsq1/e des mais onl élé vendus, devanl êlre emba"gués à
L'état sain , n~a 1.·8 les avaries d 1 eau de me,' étant seules à
la chal'oe du vendell1" l'acheteur COU?" la chance ou de
7'ecevo'ù' la marchandise saine, ou d e la 1'ecevoù' ava -

"iée pa,' le vice J'TOp,'e de sa nalu,'e hygromél1'ique, et
cela sans réclam ation possible de sa pa,'t ,
Mais, si la mm'chandise offerle en livraison a été em bm'quée en état d'ava'I'ùs, et que par suite l'ache/eu?',

autorisé à la ,'e(use&gt;', demande le ,'emplacement, il a le
droit de se remplace&gt;' avec des mais existant s"" l'lace
et vendus et achelés en bon élal li l'a",'ivée,
El le vendeu,' ne sau,'ait ,'eslreindre la (aculté de ,'emplacement li une ma,'chandise embarquée à l'élal sain
el liv,'ée lelle quelle à ['aprivée.

�( 6)
L 'achet.."., ell elfet, ayall t

( 1)

éte

prive, l'a,' la ( au te du
vendeur, de la chance qu'il avait de 1'ecevoi r des mais à
l'etat sain, doit élre place dans la méme sit uation que
si celle chance (avom ble s'était ,'ealisée,
n ' LH

ET T ROUC H E CONT RE LAUR ET TE ET

C' ,)

JUGEMEN T ,

Att end u q ue les 1,700 quintaux m aïs oO'e r ts pal' Lame lle
et C· à Vial et 'l'l'o uche, e t p rovenan t du va peu r B éal' Il, ont
êtA l'objet d'une exper tise, pa r laq uell e i l est dem e uré
consta té que cetle marcha ndise, g u i devai t ê tre de la n ouvelle recolle, se trouvait mélangée d' une propor tion notable
de maïs de la récolle a ncienne, p lus ou mois p iqués, par
conséq uen t nOD marcha uds et de recett e à l'em barq uem ent
à Buenos- Ayres ;
Que la marchandise ainsi offer te, n'étant pas con fo rm e
aux accords, ne pouvait, d'après l'opinion des ex perts former l'alimen t du con trat;
,
,
, Attendu qu e Vial et Troucb e ne dem andent pas la résiliahan du contrat, ma is le l'emplacemen t ;
Qu e L?u reue et C' ne saura ien t s'o pposer à ce tle m esure ;
malS qu Ils pretend ent que les demand e urs n e clevron t a p~hqu er audIt , remp lacement que des m aïs emba rq ués à
1 état sam et h vrés tels quels à l'arrivée, sau l a va ri e d'ea u
de mer, et non sur des maïs exi stan t d'o!'es et d éjà SU l'
place et vendus et achetés en bon élat à l'a rrivée',
Attendu que l'obligation du vendeur é lait d'embarquer
des mats de La Pla ta, nou velle récoll e, à l'é tat sain ' que la
présompt,on pou vant ét"e
..,'
que ces ma ,s à raison de le u ,'
na ture h ygrométrique , seraient
'
suscep t,-'b les de s'ava ri er
en roule, ce risq ue a été en tl'e les parties 1'0bJ'et d' un forl aIt (j uant au v co d't'
d
"
n "ons e p,'ix ; q u'il a été laissé à
'

la c harge des aC he te urs , les ve nde u rs Il 'assumant qu e ce ux
d'avarie par eau de mel' ;
Q u ~ les ach eteurs cou ra ien t ainsi la ch an ce de recevoi r
un e march a nclise e n tou t ou partie ava r iée pal' son vice pro,
pre ; m a is qll e, d 'autre par t, i ls avaien t la chance favomb le de la r éce ption d'u ne marchand ise q ui le u r parv iencl l'ail à l'é taLsa in;

Qu'e n ne ,'es pectan t pas les obli gatio ns qu i lu i étaie n t
faites cie n e pas em barqu er des m aïs de l'ancien ne réco lt e,
e t en modi fia nt a in si la na tu re de la ma rchand ise e t les
ch a nce, d u fOl' fait, le vende ur s'exp05a it, dés l e m om e nt
m ême cie l' embarqu em en t, il u ne demande possibl e, non
de r és ilia tion, ma is Je rem placeme nt;
Qu'a y ant , pa l' son fa it , ren du im possihl e pour ses acheteurs la ch a nce favorable de l'ar rivée à l'é tat sain , la présom ption doit êt re q ue cette cha nce se sera it réa lisée,
da ns l'es pèce, à le ur profi t ;
Qu' ils ont cl one dro it à se rempla cer pa l' une marc handise
s ur place à l'é,at sain;
Qu e les eon clusio ns de Lau re tt e e t C' , s i elles éta ient
accue ill ies, ne t end ra i e n ~ à ri en moi ns q u'à supprime ,' de
la ve n te pal' e ux consent ie le cas de l'ar ri vée à l 'é ~at sam ;
q ue c'es t da ns ce cas que les dem andeurs ont le droit a bsolu
de se p lace r ;
Pa,' ces mo tifs ,
Le Tr ibu nal h omologue le l'appor t des exper ts rela tif au x

1,700 q u in tau x maïs jau ne ou b la nc, provena n t du B éai',.
et formant solde de la vente verba le du 21, j u ill de mier ;
a u tori se Via l e t Trou c he à se re mplacer 5 tH' place de pal'eille qualit é e t quan ti té de maïs, à l'éta t sai n , de la réco lt e
moyen ne de L890, Ilar le minist è"e de M' P h ilip, courti er ,
et ce a ux f ra is , ,'is(j ues e t périls desdi ts sie urs L, La urette
e t C', et co nclamne ces de miers ,\ paye r a ux de m ande urs

�( 8 )

( 9 )

la différence qui pourra existel' entre le prix conve nu et ce·
lui du remplacement, avec intérê ts de droit et dépens,

tion des sieurs Allatini et C', dans ce dernier port, à la
da te du 24 août derni er;

Du 29 septemo,'e 1890, - P ,'ès., M. ARNAUD, ch, de la
Lég. d't!. - P l" MM, TALO N pour Vial et Tronche,
ESTR .'NGIN pour Lam'ette e t C' .

Que les défendeurs n 'ont pas vou lu délivrer cette march andi,e aux destinata ires susnomm és, si ce n'est contre
tln e déclaration Rig née d 'eux relativèm ent à un règlement
d'avaries communes à laire entre to us les inté ressés, ré·
sultant de l'échouement volontaire effectué dans l'intérêt
comm un, à la suite de l'abord age susvisé;

AVARt E COMMUNE , -

-

RÈGLEME NT AILLEURS OU'A DESTiNATION.

DÉL IVl\ANCE DU CHAR GI!:MŒN'l' , -

CONSIGNATAIRE. -

R ÊSERVES . -

ENG AGEM ENT EXIGÉ DU

CAUTION.

Lm'squ'u11. aff1'èlen"tenl indique que les aVQ1'ies communes)
s'il y en al seront réglées ailleurs qu'au lieu de destination, le capitaine n'est pas j'ondé à suo01'dollll.,' la délivrance du, chargement à un engagemen t du cOllsigna iai're de payet' sa parl éventllelle d'avm'ies communes.
Le consignatai'r e ayant touJOU1'S le d,'oit de conteste?', en
p,'incipe , 9u'il y ait lieu a "èglement, "emplit su(fisamment son obligation à cet egal'd en acceptant les 1'eSet'-

ves du capitaine de (ol'm",', devant le T,-i bun"l compétent, son action en cont1'ibution, et en lui offrant caution
y a tie'll.

pOllr le paiement, s'il
(A LLATIN I ET

C'

CONTRE FLORlO RUDATTINO) ,

JUGEMENT.

Attendu que les sieurs All atini et C' avaient à r ecevoü'
3,788 quintaux blé, chargés à leur destination sur le vapeur BOsr01,~,appartenant aux demandeurs; que ce vapeur,
A la sU Ite dun abordage qui a eu lieu entre lui et le va peur V,tt01' za, appartenant à la Compagnie la Veloce, s'est
echoué dans la rade de Gênes et que sa
.
.
.
cargaIson, pour
Ma,rsellle, . a eté transbordée Sur le vapenr Palma,'ia;
qu Il est amsl parvenu 2,680 quintaux àe blé à la dest ina-

Que les sieur:, Allatini et C' se son t refusés à signer cette
déclaration, oll'rant de la ire quant à ce toutes réserves des
droits du capitaine, sous réEerves contraires, et de fournir
caution pour les sommes dont ils pounaient être éventuellem ent tenus;
Que les défendeurs ont persisté et gardé la marchand ise;
Attendu que, d'après les accords des par ties, le règlement
des avaries communes, s'il s'en prod uisait dans le cours de
la navigation du navü'e B os(m"o,devait avcir lie u à Gênes;
gue le Tribun al de ce lieu est donc seu l compétent, pour
ordonner ce règlement et, pal' conséquent, pour connailre
s'i l y a li eu ou n on à règlement d'avari e commune, étan t
données l es circonstances;
Attendu, dès lors, que la Compagnie défenderesse a excédé son droi t en exigeant de la part des sieurs All atini
et C' une déclaratio n formul ée de man ière à eonsti t,uer de
leu r part une recon naissance de l'ex istence et de la réa lité
des avaries com munes et de la n écessité d'un règlement
d'avarie commune, alors qu 'il peut se laire Cjue ce règlemem n 'ai t pas li e u et ne soit pas ordonné par le Tribunal
compétent;
Que la rés istance des s ieurs Allatini et C' était par sui te
ju stifiée; que leur offre de lournir caution éventu ell e
et de fail'e et co ncéde r toutes réserv es rela ti vement à ce règ lem ent possible d'avaries comm u nes é tait satisfactoire;
que rien n e démontre, d'a ntre part, Cju'ils se soien t relusés

�( 10 1

à payel' le lret de la marchandise alTivée à Narseill e, s~it
2,680 qnintaux blé,sïls leur . ,'aient élé elIecl lvement livres,
ni qu 'ils eussent aussi l'e)usé, en l'élat de cell e rerlllse de
marchandise, de ren oncel' il opposer la déchéance du capitain e à toute action pOlir avarie;

Qne les défendeurs n'ont fai t aucune somm ation sur ces
poinls spéciaux et n'ont, pal' suite, l'encontre de la pal't des
sien l's Allatini et C' aucun e ré,istan ce pouvant motiver
l'indne rétenlion de leurs IMs;

Pat' ces motifs,
Le Tribunal, an bénéfice de 1'0lIre laite pal' les sieu rs
Allatini et C' Je consentir Ioules réserves à raiso n des
droils respeclils aes parlies, so it pOUl' le règlement dn fl'et
des mal'chandises non livrées, soit pour le règlement des
ava ries, sous réserves conlrail'es, et de 1'0ITI'e de fournil'
caution pour les sommes dont ils pourraient êt re len us pal'
su ite desdils règlements, et à la chat'ge pal' lesdils Allalini
el C' de payer le fl'et des 2,680 qui nta ux bl é, sur la remise
de cetle quanti lé et sa ns qu e œllf remise pui sse faire encon rir aucune déchéance des droits et actions des sienrs
Floria Hubattino, dit et ordonne qu e ces derni ers seron t
tenu s, à peine de 50 Il' , par chaq ue jour de relard , de délivre r lesd ils 2,680 quintaux blé auxdils sieu rs Alla liu i et C' ,
et les condamne en antre, au profit de ces derniers, en
500 fr. de dommages-intérêls pOUl' lesrel al'ds occas ionn és;
avec inlél'êls de droit et dépens.

Dit 16 sep(emb,'e 1890. - P,.és., M. LAPIERRE, jl1ge. _
MM. ESTRANG IN pour Al latill i et C', NEG RETTI pOUl'
ll ono Ru battino.

E!l.,.

( 11 )

V ENTE . -

AGnÉMEjliT. -

R ÉCEPTION . -

H l sQu ,,~s DE L'ACHETEUR. -

R FiT ,\JlO CONVENU .

II'nA IS DE PELLET,\ (;E.

L oasqu'une mal'chandise est agréée pa1'l'achetew', que la
date de la "éception est fixée, et qu'elisuite, (fun cOJn m.u n acc01'Cl,eLLe est 1"pp01'tée ci quelques y'OU1'S plus tard,

la p,'opriélé de l'objel vendu doit M,'e réputée /mns{érée à parli?' du m oment p,'im ilivement fixé po",' la
}·écep tioll .
ainsi 101'8qu~il est cOI!1;enu que l'achefet/1'
81.lpp01'l era le magasinage et l'assl/J'ance ci partir du

i l en est

Sll1'tr..Ut

méme 1noment.

E n conséquence, les ,'isques de la marchandise pendant
le 1'etal'd convenu sont ci la cha?'ue de l'achelelw .
Si donc le vendelt?, a (ait subil',pendant ce lemps, à la
lnarchan d ise (mafs) un pelletage necessœù'e ci sa conservation , l'acheteu1' est tenu d'en paye1' lEs rrais~ bien
que tes accords n'aient p1'évu que ceux de maoasiJiage
et d'assu1'ance.
(SEVASTOI'ULO

ET C'

CON'!'''E PILLA T),

JUGEMENT.

Attendu que Sevastopoule et C;', à la date dn 3 septembre
dernier, ont verbalemen t vendu à Pi li aL 10U quinlaux maïs
de Hussie, d ispon ibl es en magasin anx Docks et dont l'agl'ément pal' l'acheteur de vait avoir lieu le lend emain 4 ava nt
midi; que la réception deva it en êlre faile le 15 septembre;
ALtendu qu e l'a grément a en lieu à l'heu re convenue;
qu e, par suite d' nn e. entente amialJle, la réception qui
devait avoil' li eu le 15 septembre, a été l'eporlée au 30 ;
qu e les ve ndel1\'s ont pris à leur charge le magasinage el

�( 13 )

( 12 )

l'assura,,ce jusqu'au 15 septembre, ce magasin age et cette
" E • Pillat de cette date au 30 sepassurance 1'ncombant cL
tembre ;
Attendu que, quelq ues jours avar,t cette date , Sevastoréclamé à E, Pi ll at Jes fraI
pou 1a et C;· ,avant
,
, s de
d pell' etage
,
, avaient été fa its dans l'intervall e du mOIS, ce erllIer n a
qUl (
"
.
.
à
pas voul u les supporter, allég uant qu Il n avaIt
sa
charge exclusive que les fl'a is prévus de maga3111age et
d'assurance seu lement et que, quant aux fl'als Im prév us de
pelletage, il (,ta it en droit de les repou sser, pu isqu ' il ne les
avait pas autorisés et que les vendeurs, les aya nt fait s sans
le préveniI', avaient agi dans un inté,'êt tout perso n nel,
pour la conservation de la chose qu i était le gage et la
ga ran tie de leur prix de vent e;
Que E, Pillat, dès le 2ï septembre, a demandé la rési liation de la vente;
Attendu que, par suite de l'agrément de la marchandise
qui a eu lieu le 4, les parties s'étant trouvées d'accord définiti vement sur la chose et sur le prix, il y a eu , dès ce
moment, transport de la propriété SUI' la tête de l'achete ur ,
bien qlJ e le prix ne [ùt pas encore payé ni la chose matériellement livrée;
Que, dès 100'S, eu dl'oit, tou s les risques de la marchandise
étant A la cllaJ'ge du propr iétaire, c'étai t au sieur Pilla t
qu'in combaient tous les frais de la conservation èe l a
chose; qu e le pelletage, pour ' une marchandise ayant
besoin, comme le maïs lai,sé en magasin , d'ètre aé rée, est
une opération nécessaire quand SOn séjour en ma gasin se
prolonge;
Due eelle opération est, par suil e, nne co nséquence
necessalre et fOl'cée du magasinage de celle sorte de marchaudise;
Que si, dans leu rs accords reiatifs aux "fr'ais d'assurance
et de magasinage, les parties ne se sont pas expliquées S Ul'

le pell etage, cette opération est re3tée à la charge de celui
à q ui elle in combait naturellement et de èroit au moinent
de ces accords et qui n 'en a pas été exo nét'é, c'est-A,dire A
l'acheleur ; qu e c'était à lui de stipuler qu'i l rejetait à la
charge de ses vend eurs la charge d'une opération qui
devait être prévu e pouvait' être nécessaire; que, dans le
s il ence des accords, le pelletage n 'a cessé d'incomber à
E, Pillat;
Que, sans dou te, Sevaslopou lo et C;' auraient dù av ise r
E, Pillat de la nécessité d'un pelletage et ne donn er
ordre a ux Docks de faire cette opération qu 'après autorisat ion préalable; mai s qu'en cette circonstance, dans laq uelle
ils ava ient un intérèt direct, i l est vrai, mais seconda ire
pal' l'apport à cel ui de leu r acheteur, ils ont agi comm e son
neootio1'u,nl gestm', en 1ni conservant sa marchand ise;
qu' ils avaient même, à ce point de vu e spécial, un m andat
tacite de E, Pillai ;
(Jue dn momen t qu'ils ont agi uti lement dans son intérêt
prépondérant et ne se so nt livrés à a ucune dépense excess ive et onéreuse de pelletage, il s n 'ont encouru aucune
résil iation d' un marcbé don t ils ont accompli, qu ant à eux,
les condi tions;
l'al' ces motifs,
Le Tribuna l, faute par E, Pillai d'uvoil', dans les 24
heUl'es du prononcé du présent,retiré la march andise en en
payant le prix convenu comptant , autorise les de mand eurs
il la faire vendre aux ench ères publiques, aux risques eL
p~ ril s du ditE, Pilla t, pa,' le ministère dei\!, Philip, cou rtier
in scri t, et condamne E, Pilla t, en cas d'insu (Hsance du net
produit, à pa yer la différenceent,re ce net pl'Oduit et le pl'ix
convenu allgmenté des frais de magasinage, assurance,
pelletage et autres pour la conservation de la chose; avec
intérêts de ,hait et dépens .

�( Il. )

( 15 )

Du 13 octobl'e 1890, - P,'és , , M, J UER\', j uge , - Pl"
et C' , HORDOSTEL pOU L' Plil at,
MM ..\lCARD pour Se .l'.stO[llllo
(

"

lu .... nCl-IAND ISE. -

l''CI-IA
N TI LLO~. CAC II ETE . .- PEnTE . ,
LIATION. - FRAI !' PARTAG8 S.

RË sl -

L01'squ:une m.a?'chandise est vendue CO~r01'me ci un éChan,tillon cachelé, l'e,r-islence de l'échanttUon est une cond, tio n e,'sen/ieUe de l'exécution de la vente,

Allendll que, (\ ans ces conditions, IIne des co nditi ons
essenli ell es dll m al'ché, à sayo il' la confol'nlité moral e de la
m al'chand ise a vec l'échantillon, ne pe ut plus être remp lie
et qll e le marché ne p~ut pill s rccevoir son exéc ution
Ilormal e;
Altenùtt que la d ispal'ition de l'échantill on ne sa ttrait
êlre impul ée a u fait spécial el person nel de l'un c ou de
l'nuIre cl os parU es;

la qualité,

Que 10ldes deux, dès 1 01~S, auraient dil au m êm e titl'e
veiller ù la conse r l'al,ion régu lière de l'écha ntil lon, soi t
l\1I'i 1 eù t précédemment servi ù des l'éceptions anlél'ieures,
so it qu ' il n 'a it point élé décach elé;

L 'existence el la cons.,'va!'un de l'échantillon étant dans
l'il/tél'!!! des deux pm'ties e! chacl/ne d'elles ayant da y
I)eillel', la 1'ésiLiation, dans ce cas, doit ét1 'e rn-ononcée
a la charge C01nmune, et les {l'ais de stationnement et
a" t,.es l'ail8 po",. la conteslatiol' doivent é/,.e s/lppo )'tés
pal' moitié,

Qlle les vendeurs n'avaient pas un inl el'èt pllls grand que
l'ach eteur 1u i-m ême à la conse rva tion d udit échan tillon,
el pal' sll ite ne sa liraie nt êlre seu ls respollsables de sa perte
en dehol's de leu l's m ains e t chez le mandalaire ou dépositaire de t; hoix co mmun ;

Si donc

G."

moment

0" u ne dil'ficulté nail

SUI '

récha~lillon n'existe plus, /a vel/te doit é/"e r ésiliée ,

(AGELA STO ET FILS cON'l'RE 'l'AROY) ,

J UGEMENT,

Altendu que les sieurs Agelasto et ill s on t vendu iL Tard y
une cerlaine quanlilé de halles de fari ne gruau D ex lra,
marc handes et de recette el moral eme nt confol'm es :\ un
échantillon cacheté, remis pal' les parlies à un comtier ;
Attendu qu'une dernière livraison de dix b all es a é té
oll'erle pal' les vendems à leUl' acheleur, en exéc ution dudil
marché verbal ;
Qu'ail moment où les dix halle~ ont été présentées,
l'acheleur s'est pl aint de la qualité e t el que, lo rsqu'i l a
rallu com pal'er la marc hand ise à l'éc hanli ll on , il a élé
constaté qu'il n'exislail plus;

Que ce n 'est pas ici le cas d'appliquer le prin cipe que lout
pacte obscur ou ambi gu s'i nte rprète con Ll'e le vendeur ;
Qtt'il ne s'"git pas, en effel, de l'interp ré tation d'une
clau se de la v~nte Ott de l'a pplication d' une de ces cla uses,
ma is d'un faiL matériel ex téri eu r à la vente, sur venu après
e"écutions parliell es de cette m êm e l'ente, et ell deho rs dll
fai t pe rsonn el des pan ies elles·mèmes ;
Alais qu e, la con séqu encc de ce fa it maté ri el élant préciséme n t d'em pêch e r l'exécution de la vente dans un e de ses
(Jo nd itions essentielles et pOUl' la q uantité don t s'agi l, il
s'ensu it qu e celle l'ente se trouve nécessail'cment résiliée
pal' su ile d'ull cas fo r lui t e t que ch aque pal'lie doil en supporl er lesef1 els pal' m oi lié;
.Pa l' ces moti f::-,

Le Trib unal, dé"lal'e ]'ésili êe la ven le lIes lï , lij k.

�( 16 )

( 1Î

farine don t s'agit, à la charge com mun e; e~ conséqll ~nce
&lt;
't'é a' la cllarae des parties les frais de statlOn &lt; 0
h d'
met pal' mOl 1
nement et autres fal'ts J'usqu'à ce jOli l' pal' la marc an Ise,
ainsi que les dépens,
ARNAUD, ch, de la•
Du 14 oc10 b,'e 1890 . - P, 'és " 'f
1\ •
'I"
P
l
"hl
I-lORNDOSTEL
pO
LIr
Agelasto,
GERMOND'
Lég. d -, 1 . - " l U .
pOLIr Tard y,

FRET. -

ACT ION CONTnE LE CONSI(JN ATAIfl E. -

ApPE L EN

GARANTIE DU CHARGEUR, - SURSIS HEFUSÉ ,
L e paielllent du /,l'el conslit1/e, de la l'ad du consignalaù'e de: la cm'[ja'ison, une obhgatton 1''l,gO'lO'eHSe et
urgente.
L e capitaine a ,'eçu, en effet, de la loi des moyens pl'iviléfJiés pou,' obtenir ce paiement.
Ail cas où il n'use pas de ces moyens, il n'est pas ,'éputé
avoù'..,'enoHcé à l'act ion qu'il a cont1'e le consion ataù'e,
el la confiance qu'il a consenli à lui l'a;,'e, 1le peul êlre
,'épulée consenlie que pm&lt;1' ,," b,'el' délai,

E11 consé'fuence,le c011.signataÎ1'e cité en paiement du (ret,
9ui p"élend,-ait que le //'el a élé payé à l'emba"9uement, et qui, à cel efl'et, appellerait ell fJa,'antie le chm'[jeu?', ne saurait obtenù' le s1.t1 'sis, SU1 ' l'ac {'l'on du capi·
laine, jusqu'a l'échéance de:w gm'antie,

(C.\PlTAINI: PHILIPPB CO~Tn E MARTIGNOLE),
JUGEMENT ,

Attendu que le capitaine Philippe, commandant le vapenr Ville -de-B,'est, a livré au sieu r Ma rtignol, à la date
du 15 aoùt, 316 mouto ns et 15 génisses, sali, en ex iger SU I'
le chamJl le fl'et, fai sant ain si confian ce ù la sol vabilité de
ce consignatai re;

)

Mais que, SUl' sa demande en paiement du fret formu lée
peu de jO\Il'S aprés, soit le 25 aoùt, Martigno le s'est refusé
de payer la somm e réclamée, sous le prétexte que ce fret
aurait été payé à Alger, pal' l'expéditeUl', en mains des
sieurs Thibaut frères;
Que Martignole a appelé ces dern iers en garantie et que,
les délais, à raison de la distance entre Alger et Marseille,
n'é tant pas exp irés, il demande un su rsis de l'affaire jusqu'au 25 octobre courant ;
Attendu que le paiement du fl'et coustit ue de la part du
cOllsignatail'e un e obli gation rigoureu se dont J'acco mplisement est considéré pal' la loi comme chose urgente , à
cause des nécessités de la navi ga tion ;
Qu 'elle a, en effet, donné, il cet égard , des moyens privilégiés a u capitaine pour en être payé;
Que si le capita in e, vis-à-vis d'un consignatai re, fait
confia nce, comme dans l'espèce, ce ne peut être, dans l'i nten tion com m une des parti es, que pour un bref délai et non
pour que ce paiem ent soit indéfin iment recu lé ;
,

Qne, du 25 aoùt il ce jOli\', la dema nde du ca pitaine Phi,
lippe a sub i un retard préjudiciable; que hlarti gnole aul'ail pu même, da ns ce dêlai, agil' pour meUre sa garantie,
à laq uell e le demandeur n'a aucun int érêt, el1 état d'être
j ugée avec la demande principal e;
Que cell e- ci ne saurait subir un pl us long retard et qu'il
serait contraire à l'i ntention des parties au moment de la
délivrance des marchandises, il l'esprit de la loi qui considère le paiem ent d'un fret com me matière lII'gen te, et au
dl'Oit strict du capit aine Philippe, de lui imposer un nouveau et plus long sursis;
QlIe toute ù.èmande de garantie qui n'est pas en état" doit
êtl'e disjoi nt e de la demande principale prete à recevo ir
solution;

l ' p, - 189 1.

2

�( 18 )

( 19 )

Pa" ces motifs,
Marti anole de ses fins en sursis, disLe Tribnnal déboute , °t' e contre Th.ibaut d e la de, '
d aode en garan 1
JOl n t sa .em. ale du ca pl't ail'le Philippe et , statuant su r
mande pl'lllClp
"al't'Ignole à lui paye r la somme
.ère con d am ne lU
cette derlll,
t de" causes de cette demande, avec
•
de 730 fr, 15 c" monta n
in térêts de droit et dépens,

P, 'és " M, LAPm oRE, ju ge , D It 160clo b,'e 1890 ' - "
'1'
pour Mal'tigoo le ,
P l" MM, SEN"S pour le capitallle, ASS Y

,

,

CO~IMlSSIONNAIRE DE THANsponf . -

_

PRtSO,",PTION , -

HET,\I\.D . ~
.
PREUVE ,

Pnl~ JUDICE.

Si le législalelt1' a att aché al.' simple ( ait, d~, retm'd
dans la déliV1'ance dl un colis pa1' le ~om~nlSSWnna1.re
de l&gt;'Ollsports, !t/le p,'ésomptioll dep ,'éJud,ce, celte présomption 1ie saurait SU,rfi1 '~ li elle seule pOUl' 111Ottve 1'
l'allocation de dommages-Intéréts ,
C'es t au demandeur qu'il incombe de (aire la p,'euve de
la ,'éatité et de la maté,'ialilé du préJudice subi ,
( BoLFRAS CONTRE

CHEWN

DE FE n ) ,

. JUGEMEN'l' .

Attendu qu'un retard de six JOurs, du 25 au 30 octobre
1889, a été apparié par la Compag nie défenderesse, dan,
la délivrance du colis serrurerie expéd ié à Bolfras ;
Que si celui-ci, malgré la lettre d'avis d u 30 octobre à
l ui écrite, ne s'est présenté pour rel,ire:' son co lis que le 2
novembre, cela tieot, non point à son peu ,d'intérêt il recevoir le colis mais à la fète ioterméd iaiee d u 1" novembre ;
'

-

Que la Compagnie ne peut do nc exciper de ce fait et
qu'elle ne pe ut e n tirer argum en t pour soutenir qu e le
retard n 'a pas élé préj udiciab l"-; ma is qu 'elle réclame de
Do lfras la pre uve de la réalité et de la matéria lité du préj ud ice qu'il au rait subi ;
At tendu qu e le législate ur lui-mêm e a attach é au simple
fait du l'eta l'd dans la délivrance d' u n colis une présomption de préj udi ce, e n di sposant,dans l'article 97 d u Code de
comnlerce , gue le comm iss ionnair e de transport est garant
de l 'arrivée des co lis da ns le délai (léterminé, et dans l'article 102 s uiva n t, en se préoccupant de la s tipu lation de l'indem nité pour cau se de retard;
Mais qu e, d'après les principes généraux de la loi, cette
présomptio n seule ne saurai t suffire pour asseo ir l'allocation
de domrllages-intérêts, là oil la réa lité et la matérialité du
préjndice n'existeraient pas;
Oue c'est au demandeur qu 'i l in combe de les établir et
de les justifier ;
Que.. dans la ca use, cette justification est rapportée;
Qu'en eITet Dolfras fa it la preuve q u'i l est commerçant
quin cailli er il Mal'seill e; qu'il a commandé les serrures
dont s'ag it pOUl' pourvoir aux besoins de son magasin et a ux
dema ndes de sa clientèle; que la privation de ces serrures,
pendant un certain nombre de jours, a lors qu 'ell es l ui
étaient nécessaires pour ses opérations commel'ciales journaliè res, a jeté un e certaine perturba tion dans celles-ci et
l'a exposé imm anquablement il r efuser des ventes et à m écontenter des clients;
Qu' il y a là un préj udice évident et constant, qu'on ne
saurait dé nier , bi en que la justification ne p uisse raisonnablem ent en être exigée par écrit Ol! par une e nquête longue et difficile, mais qui n 'en peut pas m oins étl'e facilement constaté et r econnu;

�( '2 U )
( 21 )

,
' Pol'lance elrectivc pr ui circ di sc uLée, il apOu e SI SOI\:n.'b '1 d'e n faire ("appréc iai ion erl uilable,
.rllent au , 1\ una
'l '
t '
pc
'l" n e modé rat ion, aUC Ull l! cmcn spelail e avec la plus ex lei
l
' po ur (j 'C I' le chiUre
cial n" tanL produit ,Jans a caL1~e

( ti lle lf \RD COXTRE O[v):;I1 ..... )

.

JL'Gf;l\lENT.

rt'c lame;
Pal' ces mot ifs,
,
(l ue Ll o r aison .aus • Jif nsct l't
Le Tl'lbun
al, n'yant 1e1 (,rr~l'll
CIe
'
d 'l'es "o nda\1lnc la Com pagl.'l
con c l u s\O~"!s es pal l ,"
. c.,lle cn e'e
"\
Bollras
.'Il
il
l'"
de
do
mma
geS-lnlerels,
pO
l'esse ê\ pa) l ~
( "
l
' lll'
_
'
a~'11
la
somm
e
de
13fr.
mon
la
nt
(\1 Il an,'
l
le l'etaI' ct don S ( 0 , C I .
.

pori seu lemenl, el c'esl avcc inl érê ls de drOIt eLdepens,

DII 20 oc/obl'e 1 8~O, - P ,'és ,, ;ri. ARNAlD , ch , de la
P l" ;rnt. Lu;]u, pour Bullras, AICARD pOU l' Ic
Chemi n de 1er,

Lég , d' J[ , -

F ,\lLLt TE. -

T ION. -

CIVIL E. -

Co~conDA·I·.
NU LL I T~, -

-

OPPOSITION . -

D ÉFAU'l' O'ASS IGi\,\-

.\C1'ION .\ IJ COHR ECTI ONN I:; L. -

P AH 1'IE;

SU R ~ I S nE FU':iL.

Est nuLLe une opposition au. conco1'do{ qui Ile contient pas
assignation devanl Le T l'ibul1al de COil/HW1'ce,
El cela alO1'8 même qu'eUe cOl1tiel1dl'ait ass'i[ll1a t ion aH
cOi'i'eciionneL,
U'le ùI~iance au cor,'eelio,wel lormée pm' /Cl pm'tie ctvile
ne sam'ait suffire pOUl' /all'e S/f1'SeO/I' au JU[jement des
coniestations civiles, lorsqu'il /t'existe aUCUlle poursuite ;'Itentée l,a)' le mi&gt;&gt;isti,,'e jJublic (1) ,

(1) YO\. 'l' 1' . ~blc di:c~ l1lwle , "Acliou

Atlendu q uo Guicllal'll , en liLl uiJa lion jud iciail'c en verlu
d'u n Jngement en da te du 2 mai derniel', &lt;l obtenu de :;e::;
créanciel", cl la Jale du JO j nili cL sui van l, un co ncordat
j udi ciaire donL il demande l'homologation au Tribun al ;
Que le 22 j uill el cliv ers nca nciers ont fait opposition à
ce conco rdat en le citan l, non poin t deva nt le TI'ibunal Je
('éa ns, ma is devant le Trib unal cOiTecLio nn el de Marseille,
sous l'imputalion de détournemen tsd0 \:ion act if pal' eux
allégués con lre le liq uidé;
AtLendu que leur opposition , pOlit' êlre 1'(;gu lièl'e et valahi e, deva it, aux lermes de l'arlicle ;:' 12 du Carle de co mmerce, co ulrnir assigna lion au liqu idé el ;\ son sy udic devan t le Tribu na l de toll1merce;
Que ceLle fOl'ma lilé n'ayant pas clé l'empl ie, dans la h uilaine i m parl ie pal' la loi pOU l' l'opposilion au co ncordat, i l
ne saurail êll'e tenu comple de celle [ol'D1&lt;;e pal' les cl'cancicrs contes lanls, celle Opposi lion étant nu ll e ct non
avenue;

Qu e la plain le porlée pal' lesdits cl'éanc iel's llel'anL le 'l'I'i bun al correc lionn el préci lé, n'uyan l eu aucune suite il
cell e h eul'e, émaua nl dc l'in it ialive pl'ivée ries cl'éa nl'iel's
co nles lan ls et n'é tant pas poursuivÎe au l'etIli is llu min islè['e pub li c, ne sa urait suf fi re pOlll' faire surseoir ù la dem anùe cl 'homologation cl 't1l1 l'onCurdal l'égu l iC I'ement obtenu , avec les majo rités en nombre ct en 50m me Vou Ille . .
par la loi;
Que la max ime q ue le cl' imi nellien l lc ci vil en élal, n'z' l
pas ap pli ca bl e;\ l'espe'('e, el que l'ien n'est fO l'mu lé ni [ll'\t'i sé à l'encon tre dll lilj ui de, Cj ll i soil Lle nat ure j'( motive ,'
un sUl'sis quelconqne;
j

�( 22 )

( 23 )

Pal' ces motifs,
Le Tribunal, sans s'arrèler ni avoir égard, tant en la
fo rme qu 'au fond , à J'opposition des sie urs Verdier et
autres créanoiers, homologue le concord a t judi c iaire
intervenu le 16 juillet 18aO entre Guicha rd et ses créan·
ciers, ?our être, ledi t concol'dat, exéc ut é e n vers tous les
créanciers qui l'ont accepté et tous ceux qui ne l'ont pas
accepté;
Dit que Guichard sera remis à la tè te de son actif e t de
ses affaires et que M, le conserva te ur des h ypo th èq ues de
Marsei lle radiera l'i nscription prise par le liquida tem au
profit de la ma~se, SUI' le vu du j ugement à in ter ven ir.

Du 220c/obre 1890. - P,-és., M. ARNAUD, c h, de la Lég .
dl/, - P l., MM, A, PÉLISSIER pour Guic hal-d , DUllERNAD
pour le liquidateur, ARNOUX pour les opposa nts,
C,\PITAINE. -

ABSENCE DE: RO L E D'EQU I PAGE . -

DE PLA ISANCE . -

NAVIRE

CONGI!: SANS INDE~IN[TÉ.

La qualité de capitaine d',,,,, nav'i re découle du l'ait méme
d'éh'e p,'éposé li sa dil-ection, jointe li l'inten tion C011lmune des parties) indépendanonenl de ['exis tence d'U.H

,'61e ri'équipage ou de l'm-malités administratives.
{j'Is/ donc capilai"" et non simple employé, celui qui psi
chal'oé de cond,,;,'e et commande l' un yacht de plaisance.

L e dm i/ de l'a,'ma/e",' de congédier un capitaine sans
1ndemntté, s'applique ci la navigati on de plaisance
comme à la nam·uation de COmrlié:1'ce.
( DECLERY CONTne

DE

W AR ESQU IL.)

J UGEMENT.

Attendu que deWa resquil , propriétaire du yacht à vapem
la Sa,nte-B erthe , l'aval't f 1'été pOUl' deux mOlS,
. du 25 JUill
' .
au 2 septe mbre (lel'll l'el' , à un SleU
. l' J!O
,,' U 1glu. er ; que l'affrè.

tem ent compl'enait le navire pourvu de son éq uipage;
qu 'à cet effet de " ' aresqu il avait engagé, pour conduire et
commander le yacht, Declery, qu'il a congédié à la fin de
l'afl'I'ètement, soi t le 2 sep tembre; que Declel'y, demandeur
au procès, réc lame une indemnité d'u n mo is pour i ndù
c,mgé ; qu';) cet effe t i l décl ine la quali té de capitaine qui,
aux tel'mes de l'art icle 218 du Code de commerce, serait
exc lu s ive de toul e indemnité de congérliement, et prend
ce ll e d'em pl oyé de com m erce, pour bé néficier de la jurisprudence applicable à cette de1'l1ièr e quali té;
Attendu que l e cap itai ne, maUre ou patron , est la pel"
son ne préposée par le pl'opriétaire ou l'armateu r à la con du i te ou au gouvernement d'un nav ire; qu e sa qualité décou le d n l a it matéri el lui-m ême joint il l'i ntention commune des parties; qu 'ell e est illdépendante de l'existen ce
d'un rôl e d 'équipa ge ou de lormalilés administ ratives; que
les mêmes rai sons d 'ord re publ ic qui ont déterminé le
législateur il permettre au pl'opriétaire d'u n navire de congédier son capitai ne nonobstant toute stipulation contraire,
eXIste nt pOUl' la nav igation de pla isance comme pour la
navigation de commerce;
Alte ndu, en l'es pèce, que Decler y n e pouvait ignorer,
d'après les circonslan ces mêmes de la cause, qu'i l éta it engagé pour un temps lim ité; ~n'il n'a droit à aucune indemnité; qu e l'ollre du dema ndeur de payer 68 fI'. 08 c"
pou r solde de sala ires , est satislac toire ;
Pa r ces motifs,
Le Tribuna l, au bén éfice de l'offre laite par de Waresquil de payer il Decler j' la somme de 68 Ir. 08 c., pour
solde de tOlIt comple, et réalisée que soit cette offre, débou te Declery de sa dema nùe et le condamn e aux dépens.

Du 27 oclobl'e 1890. ~lM,

P,-és" M. JUE RY, juge. - P l"
BONNAFONS pOUl' Declerj', SECOND pour de \ ;Y aresqu i l.

�( 24 )

·
COMPETENCE.

\ ' ENTE
'1
.

_

( 25 )

PAIEMENT DANS DEUX V I LLES.

CHOIX DE L ~ACHETEUH.

La clause d'u" marché parlaguelle le paiemellt doit avoir
lieu comptant à t'ar'rivée, en ,un chèque s~w Paris ~u

Mm'seille possiblement, sig"'fie gue le h eu du patemenl est laissé au choix de l'achel"""
Si dOliC l'achete",' a payé parlie à Paris, pa"tie à Marseille , chawnè de ces deux villes est deve""e . le lieu de

paiement, et le vendeu1', en cas de cOHtes(ahon, est en

d,'oit d'actionn ..' l'ache/ew' devant le Tribu nal de
llune des deux.
(BlANCH! CONTRE FÉLIX FAURE ET

C',)

JUGEMENT .

Attendu que Félix Faure et C' opposent à la demande de
Bianchi une exception d'incompétence;
AtLendu que la demande de ce dernier a pour but le
paiement de 920 fI', 80 C. pOUl' solde de marchandbes verbalement vendues, tra nsportées et livl:ées, pour compte
des déiendeurs , à Hambourg;
Attendu que Marseille n'est ni le lieu du domici le des
défendeurs, ni celui de la livl'aison, mais qu'i l est celui du
paiement; qu'aux teI'mes du § 3 de l'al'Uele 420 du Code de
procédure civile, cette derni èl'e condition suffit seule pour
déterminer la compétence;
Attendu qu'il ne saurait l'avoir, en effet, doute
point de fait ci-dessus;

SUl'

le

Que le paiement de la marchandise devait avoil' lieu
comptant à l'arrivée du navire au lieu de débarquement,
en un chèque sm Pari s on Mal'seille, possiblement ,.

Que celle derniere expression, inconnue à la langue fran çaise, ne peut s'interpréter que par cette autre expression:
(ae,dtativement ou si possible, c'est-à-dire que le cboix
d u lieu de la ville où sel'ait payé le chèque il fou mir, était
laissé à la volollté de J'acheteur;
Que c'était donc comptant, en un chèque à Paris on
Marseille, que le paiement devait se fa ire;
Qu'en fait Félix Faure et C' l'OllL effectué partie il Paris,
et pour la partie la p lus importante à Marseill e; CJue cette
vil le, qu' ils avaient la faculté d'excllll'e, est donc, de par
l'exécution qui a eu li eu,devenue un des lieux du paiement ;
Que l'arti"-Ie susvisé, en se servant de ce mot général:
le paiement, n'a pas entendu imposer aux parties contractantes l'ob ligation de ne désiguer impérativement et absolument CJu'un seu l lieu où serait effectué le paiement en
bloc; qu 'il a laissé aux convenances des parties de désigner plu sieurs lieux de paiemen t, s'il y a pour elles utilité
il fra ctionn er ce paiement en plusieurs endroits; que, dans
ce cas, chacun de ces endroits désignés devient le lieu de
paiement et bénéficie de la règle de compétence dudit article, au cho ix du vendeur;

Que, dans l'espèce , Marsei ll e a non seu lement été désignée comme l'u n des lie ux possi bl es du paiement, mais a
été, en l'éa lilé, le lieu du pl us fort paiement et que, de
plus, l'inlenlion évidente des parties de lui attl'ibuer spé cialement compétence, ressort de ce fait que le vendeul',
da ns sa facture,a énonce que Marseille était le lieu de paiement,et que les acheteurs, qui ont reçu cette facture, n'ont
pas protesté contre cette énonciation;
Que vai nemen t Félix Faure et C' soutiennent-ils que le
paiement était convenu comptant il Hambourg et Cju'il ne
pouvait y être dérogé par des énonciat,ions ultérieures;
que r ien de forme l pour le paiement il Hambourg n'était
indiqué ; que l'arrivée du navÎl'e au lieu de débarquement

�( 26 )

( 2ï )

était simplement la fi xation de la da te de ce pai em en t ; que
différemment il aurait été conven u q ue le paiement aurait
li eu comptall t dans le port de Hambourg, il l'a rri vée du

J UGEMENT .

navire;
Qu'a u su rp lus, en admett,ant q u 'Hambo urg fùt réellement un des trois lieux désigné5 po u r le paiem e n t, les ,110ti rs ci-dessus invoqués resteraient appli cabl es;

Pal' ces motils,
Le TI'ibuna l se déclare compétenl , l'en voie les p laidoiries
au lond il l'aud ience du 10 novembre pl'Ocb ain ;
Dépens de l'incident à la cha'1;e de l "élix Faure et C' .

Du 2 7 oelobre 1890. - P,·és., M. LAPIERRE, j uge.
Pl" MM. fuLHAUD pour lli anchi , DUDERNAD pou r Faure .

COMPÉTENCE:, -

-

TRIBUNAL DE COM MERCE. -

DOMMAGEs· INTÉn t'r s. -

SA I sI E -ARnl~T,

CRÉANCE CI VIL E.

Si le 7,'ibunal de comme,'ce esl compétent POU?' statue&gt;'
8tl1' une demande en dommages-inte1'éts ci 1'a ison du
jJ1'éiudice causé ci un commerçant p m ' une 8ai8'l'e~
an'lll (1) , ce n'est 9"e tout au ta nt qu'il est aussi com-

pétent au fond pOU&gt;' connai/I'e de la c,'/lance alléguée
pa?' le saisissant .

Si au confraù'e
. cette créance est civile, le T ribu.nal de
commel'ce, tncom.peten t }Jour en connaitre , l'est aussi
pOUl'

(LAVABRE CONTRE llrSOGNINI. )

connaUre de la demande en dommafl es- inlél'éls.

(1) Vo y.,

SUI'

ce point, ce rec.

Isno.

1. JS3 el la nole .

Atten du q ue lli sognini est porteur d'un bill et à ordre
so uscri t, le 16 janvier 1890, il l'échéance de On mars, pal'
Lavabre ; qu 'en vertu d udi t b illet led it llisognini a fait
p ratiqu er le 25 septembre dern ier u nc saisie- ar rê t ,\ l'encon tre de Lavabre, ell mains de la Compagnie des DocJ&lt;s et
Entrepôts de Ma rsei ll e; qu'en mém e tem ps i l a cité son
déb il eur de va n t le Tribuna l civi l de Marseille e n condamn ation au paiement dudit billet et en validité de la saisiean êt effectuée;
Attend u que, le 30 septembre, Lavabre, en état de Iiquioation j udiciail'e, a lai t homologuer son coucorda t pal' le
Tribunal de céans ; qu'i l reproch e aujourd ' hui à Bisognini
d'avoir, n onobstant ledit concordai, maintenu sa saisiearrêt; qu' il le cite en conséquence en paieme nt de dommages-intérêts;
Attendu q ue Bisognini soulève l'exception d'incom péte nce;
Attend u q ue s'il est de jurispl'lldence constante qu' un
tri bu nal de com merce est compétent pOUl' statuer sur une
de m ande en dom mages·inl érè l' formée pal' un commerçant à l'encontre d'un autre commerçant, à raison du préj ud ice causé au prem ier par une saisie-arrêt indùm ent
pratiqu ée ou ma intenue, ce n 'est que tout autant que ce
même tribunal est compétent au fond pour con oaitre du
l ilige exi stant ou pouvant exisler sur l'ex istence ou l'élen due de la créa nce dont l'exécu tio n est poursuivie; qu ' il en
serai t donc autrement s i la dette du débiteur saisi n 'avait
pas Ull caraclère comme rcial ;
Atleud u , e n l'espèce, q u'il est constant que la cause du
b ille t don t s'ag it est puremen t civile; que llisognini a déj'\

�( 29 )

( 28 )
introduit devant la juridiction civile,non seu lement uuede ·
mande en validité de saisie-arrêt, question de pure forme,
mais encore et, smtout une demande principale en condamnat.ion au paiement dudiL bill et ; que le Tribun al compétent pour connaltre de ce Ll e demanùe princi pale est seul
com pétent pOlir connaiLre de l'instance en dommages-in té_
rêts, consequence de la première;
Pal' ces motifs,
Le Tribunal se déclare incompétent et condamne Lavabre aux dépens de l'incident.

nu 29 oct06,'e 1890, M. ISNEL pOUl' Bisognini ,
SOCIÉTÉ. - DÉFAUT
-

DE

P "és" M. SUDE, j l1 ge. - P l"

PUBLICATION, -

NULLITÉ,

CRÉA ~C IER.

La nullité d'une société 1'0"" dé( M,( de p"b/1:cation peut
étre demandée, non sel/lement pa?' l'un des associés,
mais encol'e pa,' un tiel's qui y a inté,'ét.
Spécialement , pa,' celui qui a J'l'été une somme d'argent
à la société sous le nom social et la raison sociale ( 1).
Enpa)'eil cas, si la sociélé débil,'ice a été régula,'isée pa',.
une p,ublication poslé,'ieu1'e ci la demande en justice,
les (n6unaux peuvenl s'absleni,. de p,'onOllcer la nullité
e"l)'e les associés el d'o,'donne,' la liquidation el se
bornel' à accorde,. au demandeu,'le bénéfice de l~ nulhlé par lui invoquée, c'e8t·à-di·t'e le 1'embou,rsernent ùn-

médial de la somme pr'élée.

(1) Vov . .;e l'ec, 1888. 1. H.

(~I ~LIZ,\N

CONTRE BEAUSSAN ET OLIve,)
JUGEMENT.

Attendu qlle le 1" jui ll et 1890, suivant acte sous sei ngprivé portant la signature B eaussan el N. Olive, Mélizau
a lait aux susdits Beau ssan et Olive un prêt de 8, 000 fi'"
stipu lé rembolll'sable dans cinq années ; rj ue ,nonobs l.ant la
dite clau se , J\léli zan en demand e le remboul'sement immédi at; qu 'il excipe à ce t égard de la nulli té de la Société
Beaussa n et Olive, pour défaut de publi cation, laq uell e
nullité entralnerait celle de l'engagement pI'is pal' ladite
prétendu e Société;
Attendu que les null ités édictées pal' l'article -6 de la lOi
du 24 j uill et 1867 peuvent être opposées par tous les intéressés; qu e les Li ers ayant contracté avec les sociétés sont,
au premier chef, des intél'esses rece vabl es à se préva loir
contre la société de l'in observation des conditions de publ i.cité prescrites pour les sociétés commerciales; que l'int érêt
deMélizan à faire tomber le terme convenu avec la Société
Beaussan et Olive n'e;t pas co ntestable; que sa demande
est don c recevab le en la fo rme;
AUendu, au fond, que l'engagement pris avec la person -

nalité B eaussan et Olive, so us la signature sociale de ces
derniers, et

nOLl

sou s leurs signatures individ uelles, es t

nul et de nul eITet du moment que LIIèli zan est fond é à fa ire
déclarer à son égard nulle et uon existant e ladite person nalité ;
At tendu que les défendeurs ont régularisé la si tu ation le
26 septembre; que ce fa it ne peut et re opposé à J\lélizan
dont la demande en justice remonte au 3 septembre; qu e
néanmoins, ledit Mélizan n'ayant d'a utre int érêt il la nullité de la Société que cl'obtenir le remboursement de ses
avances,il suffit de lui accorder ledit J'emboUl'sement, sans
faire procéder il la liqu idation effe ctive d'une Soc iété regu-

�( 30 )

( 31 )

, 1 26
tembre et dont auc u n autre intel'esse
lièredepUl$ e
sep
,
ne demande la liquidation;
ont la facu
lté d 'accorder aux
Attendu que les ,,'bunallX
_Il
"
'
, ,
débiteurs des dé lais de gràce pOUl' se libere l' ;
Par ces motifs,
Le Tr ibunal déclare nu lle et non ex istante il l'égard de
Mélizan la Société Deaussan et Olive, pOUl' la pé r iode anté,
1890 ' en conséquence, conclamne
rleure
au 9"
. . v sep'enlbre
~,
. .
les sieurs Deaussau et Olive, conjoi n tem ent et SOlld'II'ement, à payer à Mélizan la somme prin cipale de 8,000 ~~'"
avec intérè ts de droit et J épens ; au torise les défe nde ut&gt; à
se libérer à raison de 500 fi' , pal' mois il datel' de fi n novembre 1890 , et, pou r le cas oil l'une des men sualités Il e serait
pas acquittée à son écbéance, les déclare déchus du béuéfi ce du term e; le solde restant à payer devenan t Inll0edlatement et de plein droit exigible en totalité ,

Du 30 octob,'e 1890, -

P ,'es" hl,

MM, BONNAFONS pour Mélizan,
et Oiive.

VENTE A LIVRER. -

CITATlON. -

MICHEL

GmARD , -

Pl"

pour Be.ussan et

TRIBUNAL INCOMPtTEN T.

CITATION VALABLE COMMB MISE EN DEMEURE.

Une citation en '}'ésiliatiort donnée pa?' un acheteu?' à son
vendeu.r } devant un t ,t' ibun al incompétent, p,'oduit tous

les eRets d'une mise en demeure et ent1'aine, pa?' suite,
8i la liv,'aison n'a pas eu lieu dans le d élai d'usage, le
droit à la ,'ésiliation et à des dommages -tnléréls ,'églés
aIL Cours dILjoU1' de la citation (1 ),

(1) Voy. 2' 'fabledéce llnale,
i bid' n° 18.
j

\'0

Venle à Ii vl'e r,

n0

9G, _ V oy . aussi

( R1VOIRARD CONTAE l{AFFINERIE S DE SAINT-LoUIS,)
JUGE MENT .

Atte ndu que Rivoli'al'd a verbalement acheté de la Société
nouve ll e des Ra ffineries de Saint- Louis 178,828 k, de m éla sse q u i devai ent lui être l ivrés, moyennant 1111 prix déterminé, à ses besoins, de ma i à flll aoùt ;
Attendu qu e, en mai de rn ier, Hivoil'ard a dem and é la
Iiv l'aison de tO ,OOO k, à valoir sur :a quanti té ci- dessus;
Que la Soc ié té de Saint-Louis n'a pas été en m es ure de
fa ire ce lle livraison et a proposé a u demandeu", qui n 'a
pas accep té, de s u bstituer un e mélasse de qu a lité inférieure
avec réduction de pl'ix;
Attendu que si aucune sommation ou mise en demeu re
n 'a é té faite à la Compagnie, soit pa l' acte extl'ajudic iail'e,
soit pal' sim ple le LLl'e, jusqu'au 13 ju i llet 1889, à cette
date u ne citati on a été donn ée à la Compag nie devant le
Tribu na l de comm erce de Saint-Etienne;
Qu e si l'ajo urn emen t n 'a pas é té donn é devan t un tribu nal compé tent, il n'en subsiste pas moi ns comme mise en
ùemeure e t somm a tion à la Compagnie vend eresse d'avoir
à exécuter son ob ligation, et comm e protes ta tion il raison
déS i nexécutio ns apportées pal' ell e;
Attendu que la Compagnie reconna il qu 'il l'a lieu il. rési li ation , mais purement et simplemen t, sans dommagesin té l'êts;
Atten d u qu 'elle n'a pas rem pl i ses engage ments; qu e la
résiliation est prononcée contre elle et p ar sa faute; qu'ell e
doit donc les dommages-intérê ts dus il l'ache te ur par
le vendeUl',en pareille occurrence, s uivant la j ul'isprudence
du Tribun a l ;
Qu'i l n 'y a pas li eu d 'e n accorder de plus amples et d'exception nels il lU voi eal'd ;

�( 32 )
( 33 )
Pal' ces motifs,
(V1VANl'l

CONTRE

MASSE ,)

Le Tribunal résilie la vente des 1 78,8~8 k , mélasse dont

, it et condamne la Compagnie nouvelle des Raffin eries
sag
, , d la d'luerence
" ''
de sucres de Saint-Louis à payer à Hlvolra!'
entre le prix convenu et le cours au 13 juillet 1889" telle
qu'elle sera fi xée par le syndi cat des courtIers IIlSCl'ltS de
Marseille, avec in térèts de dl'oit et dé pens,
Du 4 'IOvemb,'e 189 0, - P ,'és" M, ARNAUD, ch, de la
Lég, d' l,!. - P l" MM , COUVE pour Hi vo irard , BERGASSE puur
les Raffin eries,

V ENTE, COt:T, FRET ET ASSURANCE . -

A TE LLE

DATE . -

P AIEMF.NT EN UN DI LLET

ARRlV~E DU NAVIH E POSTERtEUnE . -

CONTRAT MAINTENU.

L a vente coût, (,'et el ass,tI'ance a pOli" effel de ,'endre
l'achelem' p,'op ,'iélaù'e de la marchandise dés sa mise à
bord, el de me/lre à sa cha"ge lolts les ,'isques de la
navifJation .

En conséquence, le ,'eta,'d dal1s l'a", 'ivée ne saw'ai t êlre
une cause de résiliation.

Il en est ainsi méme au. cas où les paI ,ties aU.1'aient sl·i·
pulé le paiemenl en un billet à telle échéance, à ,'emel'
t,'e au moment de l'an'ivée .

Une pareille clause, bien que ( aile dans la p,'évision comnume d'une a1'rivée anlél'ieU1'e ri: cette date, n'a pas

pour effet d'al/b'er la natw'e du confl'al el de subor·
donner sa valldilé li l'a,'rivée du navù'e avanl
/'echéance fixée ,

JUGEMEN'I' .

Attendu que Vi vanti n verbalement vendu au sieur
Masse 6,000 k, envil'on anis de Bari, il des conditions de
qu alité et de prix déterminés, coùt, fret et assu rance Marseill e, paiement en un bi ll et à l'ordre du vendel1l' à l'échéa nce d u 18 octobre, 101'3 prochain , il llli remettre il l'arrivée de la marchandise ;
Atl endu que la marchandise a été chargée il bord du
G-yplis qui n'est arrivé flu e le 10 sell lement;
Altendu qu e, se fonda nt S UI' ce lait, Nasse demande la
résil iation d u marché verba l don t s'agit, sous le motif q ue
le vende nr alll'ait manqu é à un e condition subslan tielle de
la vente, cell e de l'arrivée conv enue de la marchandise au
18 oclobre '1 889 ;
Attendu qu e la ven te dont s'agit a élé laile avec la clause
coùt, fIoe t et assurance Narseill e ;
Que l'elfet de cetle clau se es t de rend re l'acheteUl' propriétaire de la marchandise, dés sa mise il bord , au lie u de
cbal'gement, et de mettre il sa charge to us les risqu es de
la navigation ; que, dan s l'usage, cet te sOl'le de conlrat ne
comporte pas la fi xation d' une date précise et fata le pour
l'arri vée de la marchandise;
Que, sans doute, cette condi tion peut être la matière
d'un e convention exp l'esse entre vendeur et acheteur ; mais
qu'elle doit être ex pri mée d'un e manière précise et ne sa u·
l'ait résulter d'une interprétation d'une clause s'appliquant
à un cas dilférent ;
Que, dan( l'e3 [lèr.e , les parties, en st ipul an t le paiement
du prix ell un bi llet au 18 octobre, à remettre par l'acheleur au vend eur à l' arrivée de la mal'chandise, ont bien

l " p, - 1891.

3

ri

..,

-...

','

�( 34 )

( 35 )

dans lem pensée, cette arl'iv?e se r éaliserait
démontré 1~ne, t bre ' mais qu'elles n'ont pas, par co ntre,
O~I\ar:i"ée serait postél'ieure, pal' snite des
avant le
prévu le cals 0 'gation à la charge de l'acheteur de pal'
retards de a navl
,
1
d
nlrat' que rien n'indique que celte c lance,
,
' été a' dérogation
la nature u co
ui fait llessence même du conLral" alL . J p I . '
qtransportée d e la "t
,, et
,e e do" l'acbeteur" SUI', ce ll e du 'vendeul
d"
dùt entratner pour celui-ci la résllt atlOn de plelll IOtt ,
Qne d'une clause fixallt au profit du vel:deu~ un ~ Si~.
le époque de paiement" l'ac heteur n e saUlalt 1nfél er pa;'eille conséq uence, mais simplement un e prolongatIOn du
délai à Illi imparti et indéfini jusqu 'à l'arl'lv ée du navIre ,
Par ces motifs,
Le Tribunal déboute L, Masse de ses fins en r ésil iation;
dit que la marcbandise reste à ses h ais, pé r:ls et l'isql~es,
et le condamne à payer aux sieurs Jacqu es ' lvantl e t C la
somme de 4,200 fr"monlant du prix convenu, avec llItérêls
Je droit et dépens,

n" 7

novemb,'e 189 0, -

P ,'és" M,

Lu'mnnE,

juge,-

PI" MM, IlSTnA NGI N pour Vivanti, HOIlNIlOSTEL pour Masse,

COMPETENCE . -

ASSURANCE TERRESTRE. -

GÉNÉRALE . -

POLI CE. -

CLAUSE

CONDITJON S PARTICUL IÈRES.

(" LA NATION» CONTn E CA USSE.)
J UGEMENT,

Attendu que i'oppogition de la compagnie tl'ass urance
contre l'incendie La N ation, dont le siège social est à Paris,
est réguli ère e n la forme et faite en temps utile;
Attendu qu e lad ite Compagnie soulève l'exception d 'in compétence pa l' le motif qu'une cla use de la police attribu erait compétence exclusive aux tribunau x de la Seine;
Attendu que s'i l es t vrai qu'une clau se d 'attributiou de
juridiction fi g lll'e dans Ips conditions générales de la police,
d'autre palt les conditions parti culiè res de la même police
contiennent une a u tre clause, égalemen t imprimée, pal' Iaquell e la Compa gnie déclare faire élection de domicile au
lie u oü est so uscrite la police, soit, en l'espèce, à Marsei ll e;
que ces deux clau ges se con tred isent et semblerai ent s'annule r réciproqu emen t ;
Ma is attendu qu'en l'état de cette contradiction il ya li eu
de donn er la préférence à la condition particulière SUI' la
condition géné ral e; qu e la premièl'e est évid emment de
natul'e ù éveill e r plu s spéc ial em ent l'a ttention de l'assu ré,
qui nég lJ ge le plus ordinairem ent les formul es générales et
imprimé~s pOUl' se préoccuper seulem en t des é nonciations
figurant so us la rubrique conditions pm'ticulièl'es, encore
qu 'elles soient elles-m êmes imprimées, comme dans l'espèce ;

1

Lorsqu'une police d assu1'ance con{'r e l'incendie contient
dans ses conditions généf'ales une cLause alt'r ib uant ju-

ridiction au t.'ib"nal du siège de la compagnie assu ?'eUt', et, dans ses conditi01ls 1'Ja1'ticulières, une clause

po,'ta nt élection de domicile au lieu

DÛ

eUe est sous-

c1'ite, cette seconde clause doit él1'e considérée comme
annulant la IJ1'emiè,'e et p",'mel à l'asslL1'é d'assig'w,' la

compagnie devant le t,'ib"nal de ce lie",

Pal' ces moU rs,
Le 'l'I'i buna l reçoit en la forme La Nation en son oppositi on a u jugement de défaut du 1" aoùt demier ;
Statll a nt s ll r l'excepti on, se déclare compétent, renVOIe
pour les plaidoil'ies au fond à l'audience du 26 novembre
courant; condam ne L a Nation aux dépens de l'incident ,
ceux du défaut résel'vés ,

�( 37 )

( 36 )
Du 12 novemb," 1890, - P,'és" M, .l m:ny, juge, - Pl"
MM. DOR pour la Compagnie, VIAL pour Causse.

COMPÉTENCE. _
_

SOClli TÉS DE SECOURS MUTUEL. -

ACHAT n'UNE PHARMACIE . -

PHARMACIEN. -

SY~DICAT.

DmECTlON CONFIBE A

U~

ACTE NON COMMERCIAL.

Que ce sy ndicat lui-même n'est qu e l'expression et l'émanation de ces sociétés, en vue de la création et de l'exploitation de ceLle pharmacie spéciale;
Mais que ce n 'est que dans un but exc lusivement de préet de bienfaisance et uniqu ement en vue des memhres composant chacune de ces sociétés adh érentes, que
celles ci, ainsi groupées, ont acquis le fonds de la pharmacie
spécia le dont s'agit et la dirigent, par le syndicat, au point
de vue ad mini stratif et financier, la direction techniqu e et
pharmaceutique étant confiée à un pharmacien diplôm é;
voyan~e

Un syndicat de sociétés de secm"'s mutuel ne fait pas Ctcte
de commf/'ce e&gt;l achetant ,t'II fonds de pha"l1wc,e et en
le faisant gére&gt;' pal' un phat'macien dipl ômé, IOt'sql/e
les ,'emèdes débités pa,' cette pha,'macie sont vendus exclusivement au'" memb,'es 'des soàélés adhé,'entes au
syndicat, et à des p,'i", ,'es ft' eints fixés d'avance.

Que les remèdes, dans cette pharmacie, ne peuvent êt.re
délivrés qu'aux seuls membres des sociétés de secours
mutuel adhérentes, moyenn ant des prix restreints fixés
d'avance;

En conséquence, les "elations entre le phm'macien et le
syndicat qui l'a préposé à la direction de cette phm' -.
macie, sont de nature civile, et les contestat'tons qut
peuvent "aU re de ces "elations , ne sont pas de la compétence dit T "ibunal de commerce (1) .

Que les ressolll'ees pécuniaires nécessaires il. l'achat des
matières premières et aux frais généraux de l'exploitation
sont fourni es au moyen de cotisations versées par chaque
société adhérente et dont le quantum est annuellemenL déterminé, s uivant les encaissemen ts obtenus dans l'année',

( CHASTOUL ET AU,'RES CONT RE MAURAND. )

Que cette cotisation varie uécessairement d'année en
année, su ivant que les recettes ont ou non excédé les
dépenses;

JUGE~Ir. N'l' .

Attendu que Maurand, cité par Chaston 1 et consorts aux
fins de fai re ordonner son dégnel'pisement des lieux par lui
occupés depuis le congé qui lui a été donné comme gérant
de la pharmacie spéciale, avec dommages-intérêts, oppose
à cette demande une exception d'incompétence;

Mais que, dan s au cun cas, il ne samai t être que la pharmacie cherch ât à réaliser des bénéüces comm erciaux, en
vendant des remèdes à tous les tiers, étran gers aux sociétés
de secours mutuel adhérentes; que ces ventes sont rigoureusement prohibées, les remèdes ne pouvant être débités
qu'aux seu ls membres des sociétés adhérentes ,'

Attendu, en effet, que Chastoul et consorts n'agissent
qu'en qualité de président, secrétaire et tl'ésorier du syndicat des sociétés de secours mutuel adhérentes à ladite
pharmacie ;

Que ce sont, en définitive, les sociétés, qui, par cette
combinaison au profit des membres qui les composeut, se
fomnl ssen t de remèdes à priy réditit, au moyen de leur pro·
pre pharmacie;
Qu'un propriétaire "plo il ant , à son profit exclusif, sa
chose n 'a pas l'esprit de spéculation com merciale, ne fait

(1) VOl'. anal. ce rec. 1881. 2.1 20. - ISSU. 1. 296.

�( 38 )

( 39 )

pa de vél'itables actes de commerce et n'est pas un com-

merçant;
Que la demande form ée contre Maurand est douc iucom pétemment formée;
l'ar ces motifs,
Le Tribunal se déclare incompétent e t renvo ie part.ies et
matières par-devant qui de droit; condamne les c1eman deUl's aux dépens.

Du 12110vemb,-e 1890, - Prés" M, JUEI\Y, juge,- Pl.,
MM. LAUGIER-RwANAS pour Chastoul e t autres, Stanislas
GIRAUD pOUl' Maurand,

CHEMIN DB FER, -

'l'AnIP nÉDo l 'r, -

PnE scR IPTION

PLUS COURTE .

Est valable et obligaloit'e la clause d'un la,',)' réduit de
chemin de ler, "eslreignant le délai légal de la p,'eseription pour fo ules ,'eclamations ci (aire à l'occas ion
des t,-a"sp01'ls opé,'és S01&lt;S t'empit'e de ce ta,-i/.

Si les prescriplions Of'dinaires ,'ésullenl de la loi, el si
tin déc1'et d 1wmologation est incapable d'en C1~eer une,
la p"esc,'iption à délai restreint, dans le cas ci-dessus,
,'ésltUe du conlrat lo,'mé tacilement enb'e le tmnsporleu,' et l'errpéditel/'- qui a demandé le la";! ,'éd"it.
1

lFRETTI ÈRE

CONTRE CHEMIN DE l'En.)

JUGEMENT.
Attendu que, sou's la da te dll '1 2 septembre 1888, il a été
fait à la gare de Pal'is-Bercy une expédition de 2 t ca isses
sucre, à la destination du défendeur, à Marse i:J e, lesd ites

caisses devant voyager avec application du tarif le plus
réduit ;
Que Frettière prétend qu e la Compagnie du che min de
fer P,-L. - M. aurait dù appliquer la quatrième série du
tal'if commun u' '100, pour le pal'Cours de Bercy à Tarascon, et la premi el'e série du tarif général pour le parcours
de Ta rascon à Marseill e, au lie u d'appliqu er cc tarif gé néra i s ur toute la ligne parcourue;
Qu'il demande en co nséquence une restitution de partie
du prix de transport perçu , et, en outre, des dommagesintérêts;
Attendu qu e dans le tarif commun n ' 100 dont Frettière
prétend que la Compagnie aurait dit d'office le faire béué licier, du mom ent qu e le tarif le plus réduit lu i avait é té
réclamé, il y avait une disposition particulièl'e relative à
la prescrip tio n d e trois mois pour toutes réclama tions au
sujet des marchandises tombant sous l'application de ce
tarif;
Oüe ce d élai é tait éco ul é depuis longtemps qu and, à la
date dll 16 aoù t 1889, Fl'ettière a formulé sa demaude;
Atte ndu qu'il invoque à tort la nullité de la disposition
de l'a rticle 8 s usv isé, comme contraire à la loi sur les presc ri ptions qui ,étall tde droit étl'oit et d'ordre publi c, ne peuvent ê tre créées que par ui,e loi émanée du pouvoir législatif et non par un simple décret d'homologation;
Attendu qu'i l ne s'agit pas, dans la cause, d'une discuss ion de ce genre, mais bien de savoir si entre la Compagn ie du ch emin de fer P. -L. - M, et l'expéd iteUl' des 2'1
caisses sucre, e t, par con séquent, Frettière lJue ce dernier
repl'csentait., l'article 8 du tarif invoqu é n'a pas été une
c1anse s péciale de convention devant sorti r à effet;
Que cet article 8 n 'a pas été abrogé par la loi du Il avri l
1888, modifica tive des articles 105 et J08 du Code de com-

merce;

�( 40 )

( 41 )

Qu'il était doncencor6 maintenu andit tarif ù la date dll
Il sept embre 1888, jOUl' de l'expéd ition (les ? I cai sses
suc re;

Qu 'en réclaman t l'appl ication du tarif olt était cet article,
le sieur David .F'l'eUièl'e faisait avec la Cam pagn ic un vél'i~
table contrat dont ce tarif contenait les clauses ;
Que, bénéficiant d'un cOté de l'abai ssem ent dll prix qu'i l
trouvait dans ce tal'if, il devait su bir les déla is de réclama·
tions qu'il lui imposait et Cjt1i étaient un e c1 es conditions
essentie ll es que la Compagnie avait le droit d'imposet'
quand elle a proposé ce tar il l'éd nit à l'homologation clu
ministre competent ;
Que les comentions volontairement formées sont la loi
des parties;
QlIe Freuiel'e a encouru la dechéance à laque lle il se
soumettait pour obteni r un prix de tl'anspOit réduit ;

}11'Ùn ée de la /acho 'e ]JOl'tant que le paiernent a/o'a
lieu (lU dO'lnicile du t'endeu1', et taltl'ibn/ion de f Ul'idielio&gt;! al/achée ri celte clause (1 ).
( CIIAIMNNE: CONTRE BOERy·ALLI ER,)

JUGEM ENT.

Atlendu que t'opposition de Chabanne au jugemenL de
défaut du 1Gsep lem bre 1890 est régulière en la lornlc et
faite en temps utile;
Su r l' except ion d'incompéten ce:
Atlendu que les accOl'ds int ervenus à La Palisse entee
Doéry-A llier et Chaba nne ne )ll'éc isent pas le li eu de paiemen t ; CJ u' i Is se hom en t ;\ i nd Il] uer '1 ue le pa iemen t se ra lai L
en mand ats il trente jours; qu e tou tes les lettres du vendeul' (lui onl préparé ou su ivi led il marché, ainsi qu e les

Pal' ces motifs,

faetu l'es, contie nnent un e clame imprim ée port anL que les

Le 'l'ribunal déboute Frellière, avec dépens,

tL'a ites tirées SU l' l'acheteur Il'en tr aîn ent aucun e dél'ogaLioll
il la cla use de paiement dans Marseill e; gue le silence des

Du 18 ,/O"e", 6,.e 18 90, - PI'és " M, .ln N.\UIl, ch. cie la
Lég . t1·H. - PI. , mr. LCGn É pOUl' Frclli ère, .II CARO pour
le Cbemin de 1er.

accord s, en cc qui CO,l cern e le li eu, sinoD le mode de paiemenl , se Irouve comp lélé et s uppl éé pal' la l'écept ion,
sa ns aucun e prolesta ti ou de la pan ci e Chabanne, desà ites
lellres et factlll'es ; 'lue s'i l est l'l'a i qu e la clause imprim ée
d'ulle raCLure ne sa urait détrui re ipso j'acto une clause
manu scrite contraire insérée ùans les accords mêmes , en·

COMPI:;1'Ci\CE . -

Dl' YCl\ DCl R. -

F AcTunE. -

P AIElIE.);'l' LN LN

P AIEi\JEN1' AU omll C1 LB
MANDAT .\ TI\ENT~

Jo un s.

La ciause d'Il?Je veille porlant que le p aiemelt t (titra lie,l
en 1f11 manr/at ci tl'ente jOltl'SJ dod (-b'e cOllfiidèl'l!e
COl/l1l1e itulicati/Je du tel'me ct Iwn du lieu de paie.
~Ileld,

Elie Ile 8(lU""il
dOliC s li /f!'
.
,
(J e memc au C((8 on elle .serail
mallllSC1'/(e /10 11 ' i {'lIlll
,
,
l
'
.
, ( /I, el a valel/1 ' cl une clause Ull '

core laut - il que lesdit s accorùs contredisent ex pli citement
la clause im primée; que, dan s \'esp~ce, la simple ';n onciation que le pai emenl se leraen ma nùats ù trente jours n'es t
null ement inconciliable avec la clause de paiement ùans
M3r;;e illc , al ors surtout que tous les au tres documents
éma nant du l'enùellr spéc illent nellement qu e l'émissio n

J

(1 ) VO \' , Conr. r c l'e(' ,I S~j , r, ;)'\ -

\ 'O\' ,

cr pC'ndan t 18~O. r, :li,

�( 42)
de trmtes sur l'acheteur ne déroge pas au paiement dans
Marseille ;
Au fond:
Attendu que le vendetll' a le droit strict d'exiger que
l'acheteur vienne agl'éer et recevo ir la marchandise au lieu
convenu pour la livraison; qu 'ell l'espèce, la m archandise
élant vendue franco gare /Jal'seille, Boéry- Allier est fondé
à exiger que Chabanne vienne désormais agl'éer la marchandise en gare de Mal'seille ; qu e le fait pal' l'acheteur
d'avoil' cn pareil cas agréé la marchandise des expéditions
précédentes à la gare d'alTi vée, ne constitue qu ' une simple
tolérance que le vendeur a la faculté de faire cesser à son
gré, selon les circonstances de la cause;
En ce qui concerne la résili ation dema nd ée pa r BoéryAlliel"
Attendu que le 23 aOltt, pal' exploit de Bost, huissier,
Boéry-Alli er a mis son ac heteul' en demeure de venir recev(&gt;Ï,r et agl'éer incontinent en gare de Marseille; qu'il exigeait, il est vrai, egalement le paiemen t comptant, mais
que celle modificatio n aux accords se trollvait s uflisamment
ex pliquée et motivée par ce fa it que Chabanne a vail formel,
lement déclaré qu 'il refu serait la marc handise et ne pai el'ai t
pas les traites; qu'en l'état, Chabanne a encouru la résiliation demandée pal' Boéry-Alliel',du moins pOUl' lesqua ntilés
échues du marcb é ,'
Attend n q li e Boér y-All ier est a ujOlll'd' h ni désin té ressé des
som mes qu'il réclamai t il raison de mal'c handises déjà li vrées; qu'il n'y a pas lieu, d'a ult'e part, de lui accol'der,
il raIson de ce non paiement, les dommages-intérèts visés
pal' le jugement de défaut',
Pa r ces motifs ,
, Le Tribunal reço it en la forme Chabanne en son oppositIOn au Jugement du t6 septembre 1890 ,'

( 43 )
Statua nt sur l'exception :
Se déclare compétent, condam n e Chabanne aux dépens
de l'in cident;
Et de mèm e s nile, statuant au fond, nonobstan t le défaut
de co nclusi ons de Ch aba nn e SUl' ce chef, dit e t dédure que
Boé ry-Alli er est fond é il exiger de son acheteur l'agrément
e t la réce ption en gare de la marchandise dont s'agit, sauf
paiem ent dans les cond itions des accords; en conséquence,
con firm a nt le jugement dont est opposition, déclare résilier
purem ent e t s impleme nt p01l1' les quanti tés échues au 23
aoùt der nier le marché dont s'ag it ; le solde non échu il
livrer en son temps dans les conditions des accords interpl'étés par le présent jugement; rétrac te toutefois ledit jugement de défaut e n ce qui concel'l1e le paiement de
1,3 15 Ir" montant des marchandises livrées , aujo lll'd'hui
payées, et de GOO f I' , de dommages-in té rêts; condamne
Chabanne il tous les dépens,

Du 19 novembre 1890 , - P ,'és" M, J UERY, juge, - P l"
MM,

DE

JESSÉ pour Chabanne, SENÉS pour Boér y-Allier.

FAILLITE . _

SOM M I~ VEH SB8 . -

PART DE DÉN lt FTCBS STIPULÉ !!:.

CLA USE DE nEM130UHSEMENl' EN CAS DE PERtr E. -

Pn ~T

ET NON COMMA NDIT E.

Doit M,'e con.,idérée comme versée d tib'e de p,'Gt el nolt à
lil1'e de conl1nandite, une :Jomme d'm'gent pour Laquelle

il a été stipulé un inlél'ét de 5 0 '0 plus ""e pat'I de bénéfices , si d' ailleu1's iL était convenu qu,'elle se1'ait 1'e11lbou1'sabLe au cas oû, 'Un inventaire annuel constaterait

des pertes ne laissant a" prop,'iélaire de la somme que
l'inlé,'él de 8012 at'[/enl,
En conséquence, si celui qui a r eçu La somme , vien t à 8e
t1'ouver en liquidat ion judicz"ai1'e, celui qui l'a ve1'sée

�( 44 )
a le d"oil de se fah'e adme{(re au passif conllne
cl'éancl,"el'.

(RICHARD CONTRE 'l'EISSÈRE ET SON LIQUIDATEUR.)
JUG EM ENT .

Attendu que Richard, en sa qualité de tuteur de la
demoiselle Mad e Joufft'et, cette dernière légataire univer·
selle du sieur G, Cours, décédé, réclame ès-qualité son
.admission au passif de la liquid ation judiciaire 'l'eissère
pO Ul' la somme de '12, 000 fr " montan t d'un versement que
led it sieur Cours aurait effectué, à titre de pl'êt, entre les
mains de 'l'eissère, le 9 juillet 1888, pour les besoins du
commerce de ce dernier; que 1'eissère et son liquidateur
contestent l'admission, pal' le motif que la somme dont
s'agit aurait été versée, Don pas à titre de prêt, mais ù titre
de commandite, et comme telle ferait partie de l'actif de
la liquidation;
Attendu qu'il est de l'essence de la comm andite que les
sommes vel'sées à ce titre soient volontairement mi ses en
ris~ues par celui qui les fournit et celui qui les reçoit;
qu 11 Importe donc uniqu ement, pOUl' résoudre la question,
de rechercher l'in tention commune des parties;
Attend u que les accords, to ut en stipulan t en faveur de
Cours un intérêt de 5 010 et une part de 20 0/0 dans les bénéfices,stlpu lentque, d'autre part, dans le cas oil un inven·
tatre annuel constaterait des perles ne laissan t à Co urs que
l'mlél'!!t d,e son al'gent, lesdits accol'ds prendl'aient fi n et la
somllle pretée seraIt remboursée dans le délai d'un an sans
préjudICe des intél'êts; qu 'il résulte explicitement de' celle
derntère clause. Clue COUlS,
' l om
' d'aVOll'
, vou lu exposer la
somme par IUt versee aux risques commerciaux du commerce de 'l'eissère, se pl'é mUl11ssatl
"
'
au con traire
soigneusement contre ces r'
Isques et entendait se dégaaer dès que
1 fI: '
es a aIres de son emp lun
, teur prendraient
,"
une tournure

( 45 )

désa vantageuse; que ce fait eRt exclusi f de toute comman dite; qu'il reste en l'espèce un prêt fa it il u n in térêt tres
élevé et en partie aléatoire ;
Par ces motifs,
Le Tribunal admet Richard ès· qu ali té, il titre chirographaire, an passif de la li quid aLion judi ciaire Teissel'e pour
la somm e de 12,000 fI' . ; les dépens en frais de liquid ation ,
Du 24 novemb"e 1890. - P ,'és" /J , JUEll\', juge, - P I"
M/J . TUOUllEL pour Richard, AUGER pou r 'l'eisse1'8 et son
liquida teur.

COMM ISSIONNAIRE DE TRANSPORTS. -

PREVUES. -

P RÉJUD ICES

HETAnDs. -

SPF.C IA'LX .

-

INDEMNITES

INDEMNITÉS PLUS

CONSIDÉRABLES.
de che1'l1.ùl. de (Pl 'l dev enu la convention
des pat·ties, prévoit de.. indemnités p,·opo,·tionnelles

L 01'SQU'U11. ta1'i(

aux 1'etm'ds qui pOll1'1'a2'ent se J1,'oduù'e dans le l1'ans ~

po,.t, il Y a lieu de considél'e,' ceUe clause comme ne
s'app liquant qu'aux simptes 1"'éfudices "ésuUant du
(ait même du ,·etat·d.
IIlais celte clause ne (ait l'as obstacle li ce que de plus
[j?'ands dommages-intérêts soient acc01'dés , 100'squ'il
est justifié de p"éjudices spéciaux et en de!!o,'s des caB
rn'dinait'es (1) ,

(VINCENT ET LAUGIER CONTR E CHEMIN DE FER, )
J UGEMENT.

Attendu que, pOUl' le relard de sept jOlll'S appor té dans
l'expéd iLion de la caisse ~h arcuterie il lui faite le 18 sep (1) Vo y. Co nf. Ttlb le gt:nél'ale,
n° 57.

\, 0

Commissionnaire de transport s,

�( 46 )
tembl'e 1888 et de d ix jours pOUl' l'expéd ition de deux
.
calsses
mûr1adelledll 4 seplembl'e même
. .. aunce, Vlncentet
.
Laugier réclament des dommages-mterels à la CompagnIe
P.-L.-hl., substituée, pOlir l'achèvement du lransport, à la
Compagnie des chemins de fer italiens qn l avment reçu les
marchandises à Bologne;
Que la défenderesse offre t fI'. 50 C, pOUl' cen.t ci nquantesix heures de retard dans la première ex péd ILIOn , el 3 fr.
50 c. pour deux cents heures de l'etard, en :!'onformil é des
tarifs de la Compagnie italienne;
Attendu que l'expéditeur, stipulant en cela pour le
comple du destinatail'e, peut Jlien avoir lié ce dernier aux
condilions de ce tarif, comme formant la convenlion qui
devait régir le Il'ansporl de marchandises dont s'agit jusqu'à destination ; que telle serait Ja loi acceptée pal' les
parties, mais qui doit régir seulèment les simpl es préjudices
résultant du fa it mème du relard;
/Jais que lorsque ces préjudice occasionnés par le retard ont été spéciaux et en dehors des cas ord in aires, l'indemnilé encoul'ue doit ~ tl'e proportionnée à l 'importance
du dommage occasionné et qu e la justice et l'équité, par
appli cation du principe de l'arlicle 1382 du Code c ivil, exigent qu'i l en soit ainsi;
Que les indemnités pl'évues pal' le tarif de la Compagnie
italienne, ne pouvant viser ces cas péciaux et exceptionnels, cessent d'être applicables et ne sauraient êtt'e valablement invoqués ;
Que, dans la cause, s'agissant de marchandises dont
Vincent et Laugier .avaient un urgent besoin et périssables de leU!' nat ul'e, ces retards de sept et de dix jours
ont été relativement exces,ifs et, par suite, exceptiùnnellement pl'éj udiciables ;

( 4ï )
Par ces motifs,
Le Tribun al, sans s'arrête l' à l'ol1re insuffisante et non
satisfactoire faite pal' la Compagnie défenderesse, la condamne à payer a ux demandeurs la totalité des frais de
transport des deux expédition s dont s'agit, soit la somme de
23 fI'. 05 c. , à titre de dommages-intérêts, avec intél'êts de
droit et dépells.

Du 24 novemb,'e 1890. - P d,s ., M. AnNAuD, ch . de la
Lég . d ' I-l. - P I., MM. Georges DAVID pour Vincent et Lau gier, AICARD pour le Chemin de fer.
ASSURANCE TERRESTRE. -

OOJETS MOIJlLIERS. -

-

PRÉSOMPTION DE FAUTE. -

-

BACHES.

HECOURS. -

LOCA 'l'AIRE.

l\fAHCHANDIS ES.

La p,'èsomption de (aute qui pèse SU" le locata;,'e d'u"
immeuble en cas d'incendie, aux 1ermes de l'article 1733
du Code civil, plise également sm' le locataire d'u"
objet mobilie,' .
En conséquence. ce locataù'e ,'épand de l'incendie vis erivis du P"op1'iétai1'e ou de l'assu1'ew' SUb1"ogé a ses
d,'oits, à moins qu'il ne p1'Ouve le cas (od1&lt; i l ou la ( m'ce
Inajeu1'e.

L'assurance contre l'incendie de toutes les marchandises
qui sont sous la gestion de l'assuré, ne comprend pas
les hangars ou constructions sous lesquelles ces marchandises salit ab,'itées; mais eUe comprend les bdclles
dont eUes salit entourées et p"otegees.
(ASSUl\EURS CONTRE CAILLOL ET SAINT-PIERRE. )
J UGEMENT.

Attendu quc la Compagnie le P hénix, en payant aux
sieurs Villard , Castelboll et Vial la so mme de '2,7 13 fr _

�( 48 )

l 49 )

'0
'ésentaut la perte pal' incend ie de prélarts par
" c"repl
,
'
p ' , tb'lié 1 9
eux liVl'és aux sieurs Cailloi et SalilL - ~erte e I l s e
mars 1888, sous les hangars de ces dermers, a é té subrogée
aux droits de ses assurés et réclame, en conséqu ence, aux,
dits Caillol et Saint-Pierre le remboursement de la susdile

Attendu que C~ill(,1 et i3aint-Piene appe ll ent en garantie
la Com pagn ie nal ionale d'assurances ;
"

somme ;
Attendu que le fait de l'incendie a insi survenu à cette
date n'est pas nécessairement par lUi-même lln cas fOl,tmt
ou de force majeure; qu'il peut dériver de la faute du sinistré; que la loi présume tout prem ièrement , ùe la part
de celui -ci, l'existence de cett e faut e ; que cela résu l te de la
disposition formelle de l'article 1733 dn ~ode civil , fJui
l'end de plein droit le locatail'e d'un immeuble responsable
à moins qu'il ne prouve que l'in cendie n 'est arrivé que pal'
cas fortuit, force majeure on vice de construction;
Que si cette disposition léga le se réfère à l'in cendie d' un
immeuble, le motif qui l'a déterminée est é videmment ap
plicable en matière d'incendie de meubles ou marchandises; qu'en effet, le loueur uu l'assureur aurait été forcément et presque toujours hors d'é ta t et dans l'impossibilité
d'administrer lui-même la preuve de la faute de son assure,
qui seu l, ayant la survei llance de la chose, doit et peu t ètre
en mesure de démontrer qu' il n'a pu éviter l' incendie et
quelle en est la véritable ca use;
Que l'article 1302 du même Code confirme d'ulle manière générale la présomption spéciale tiI'ée de l'article
1733 précité, puisque le détentelll' de la chose, tenu de la
restituer et qui ne le peut, se trouvant ainsi constit ué ùébiteur de cette chose, doit établir le fait fortuit qu'il allègue; qu'il ue saurait exciper purement et simpl ement du
fait de l'incendie pour se libérer, s' il n 'établit ell m ême
temps qu 'il n'a pas commis de faute ayant pu l'occasionner; que,. sans cette démonstration, l'incendie ne pOllvait
être conSidéré comme un fait fortuit,,

Que cette de rnihe, en réglant avec eux le sinistl'e du
9 mars 1888, a refusé de leur payel' les 2,713 r.-. EO c, cidessus , par le mol if que les bâc hes b,'ùlées etque les s ieurs
Cai ll ol et Sa in t-Piel'l'e avaient en location, ne faisaient pas
part ie des mal'chandises asslll'ées à ces de rni ers;
Attenùu que l'objet de l'ass urance, entre Caill a i e t SaintPiene e t la Compagnie nationale, co ns is tait dan s tou tes les
marchandi ses qui " tai ent so us lenr gestion, dans l'enceinte
de la ville de Mal'seille; que si les hangars, constructions
d iverses ou ten tes sous lesquelles ces marchandi ses é taie nt
abritées, n e participaient pas du bén éfice de l'assurance, il
ne sa ul'ait en être de mêmedes bàrhes dont les sieursCa illol
et Sa int -PI erre se servai e n t po u r entoul'e r et p l'oteger leu rs
marchandises; qu e ces hâc hes constituent ell es-mémes des
marchan dise qui, pour le service qu 'ell es sont destinées à
rendl'e, doivenll es faire regardel' comme un accessoire indispensab le et obligé des opé rilt ions de Caillai et SaintPieJ'l'e; qu e ce sont des marchandi ses sous leur gestion et
que la Compagnie d'assurances La Natio nale n'a nullement
à s'i nformer s'il s en so nt propriétaires ou locataires; que la
police 'n'excepte po in t les bâc hes et ne prévoit pas en quell e
qualité Caillol e t Sa int-1'ierre doivent en être détenteurs',
Par ces motifs,
Le 1'I'ibu nal condamne les sieul's Caillai et Saint-Pierre à
paye r à la Compagnie du Phénix la somme de 2,7 13 fI',
50. c " montant des ca uses ci-dessus, avec intérêts de dl'oit
et dépe ns;
Condamne I ~ Compagnie nationale à relever et gara ntir
les SieUI'R Caillol rt Sa in t-Piel'l"e des condam na tions cidessus, pl'inci pales et accessoires, et c'es t avec dépens actifs,
passifs et de la ga rantie,

1" p , - 1891.

4

�( 50 )
, 1890 - P ,'és., M, ARNAliD , ch . dela
Du 26
lIovemb,e " S ' MAT\' pou l' le Phéllix, SEN/'S pour
'H
P l Mlu, TA ,
.

Lég , d ' -. " '. , T LON pour La Na tIOnale,
Cai llol et Salllt-Plefl e, A

~ _ TilUX. - CONVENTION S PA RT ICULIÈRES.
COURTI ERS MARITIME:=/o
. '
_ OR OR E PUDL IC.

"
el a/Télés fixanl les droits el émolumenls ,de!
Les dwels . . lé 'iels consliluelll des dispos'l lOns dol"
a tfic.,,'s mtlns ,
d
(, 'PI/bite. auxque Il es illlepeulét,'edé/'ogépar es COll ·
d,'e
ventions pal'ticu lièl'es.
E
séqueuce ce1ut. a' gui un C01l1'tier mal'itime ,'éclame
.
.
·11 C01~ lu,nen'fs coti(ormément au ta1·i/, ne saurait lut
ses emo
"
('e"
,
"g{emenls IJ1'écédents a un tau x tH 1 le Ut
oppose/' des 10
.
l' bl
comme cA7,sl,'luant une convention tac'd e app tca e
at/x alfaires poslérie",',s,
( H EN DE"SON FRÈRES

CO~T l\ E

HEI' NARD , )

Nous avons rapporté dans ce recueil ( IRBO. 1. 210) le
jugement rendu dans cet.te affaire par le TrIbun al de commerce de Marseille, le 2 mai 1890,
Appel par Henderson frères.

Considérant que les deux app&amp;ls formés par Henùerso n
frèr~s à l'encontre des deux jugements attaqués ~ rocèdent
. e tour
du même chef rle demaode entre les mèmes partIes
p
une COl,testation unique;
Oqu'ily a donc lieu de statu er SU I' le tout par un seul et
et de joi ndre les causes;

m~me al'l'~t

Considérant que l'ordonnance du 15 juin 1842 qui fixe le
tarif des droits à percevoir par les courtiers interprètes et

( 51 )
conùucteurs de navires du port de Mar'seille, n'a été ni
ab,'ogée, ni modifiée; que pa l' su ite elle est toujou,'s en
vjgueu l' ; qu'il

impOr'lel'a it pell que dans la

pl'atiqu e

usuell e on meconnùt ses dispositio ns; qu'il ne s'ensuivrait
null ement qu'il fût permis aux tribunaux de les enfreindJ'e;

Considérant qu 'il est vainemen t argu é pal' les appelants
d'une prétend ue co nventioll pal- laquell e l'intimé se
serai t engagé à leu r prêter so n mini slél'e à un Laux de
beauco up infé rieur à celui [lOlte nu tarif et moyennant lin
forfait de 64 fI'. 35 c. pa l' nav i" e; q u'à suppose" qu'une
paI'ei ll e conventi on eù t exi ste, ell e serait nulle com me Con traire à l'ord re publi c et a ux bonnes mœurs, les t'mo lumen ts des olUciel's mini stériels n'étant point dans le
commerce et ne pouvant faire l'objet d'un trafic;
Consid érant que les appelant s soutienn ent &lt;'ga iement à
tort que, pOUl' troi s des nav il'esdont il s sont les armate urs,

ils ne doivent aucun hono rai re au comUer par le motif
qu 'ils auraient pu se passel' deson intermédiail'e; qu'il leur
était sans rloute loisible de p,'océder eux-mêmes à l'accom plissement des formalités réglemen laires, maisque, du ma.
ment où ils ont eu recours à cet officie(m ini stériel, celui ci est en dl'O it de leur réclamer son sa lai re légal ;
Consid él'ant qu'il n'y a pas à distinguer non plus, comme
ils ,'oudeaient le fuire, en tre les navires dont les appelants
sont al'nlateurs et ceux à l'occasion desquels il s au raien t
agi en qualité de consignat aires; qu'ayant directement
traité pour ces derniEi'S al'ec l'intimé, ils ont pris par là
mème l'engagement de l'indemniser de sail dù légitime, e~
qu'ils le reconnaissent si bien eux-m êmes qu 'ils lui ont
offert et lui ofl't'enl encore de le payer de ce chef li concurrence du prix prétendu st ipulé ent,'e eux; qu 'ils ont d'ai lleurs si pe" de co nfiance dans le moyen, qu'i ls le proposen t
POl1l'!a pl'em i"re fois en appel ;

�( 52)

( 53 )

·f . eL ceux des prem ie!'s juges,
Par ces mo t1 :,
. 1 . tances et sla tuanL sur le lout par un seul et

JOlllt

es

lOS

,

même a!'rêL,
.
.
·u.ements
attaqués;
ce
faJsant,
COQConfirme Ie.&lt; denx ) 0
•..
1
d
~on B!'otbers à paye!' à 1 Intim é a somme e
damne Hende ,
vec inté!'êLs de droit; les condamne,
52\4 Ir 05 c" e. ce a
e~ OU l1'~, aux amendes et aux dépens.
u 28 ·anvief'1891. - Cour d'Aix ( 1" Ch.) - P,.és.,
PI MM Au·m A" (du barreau de

J
,
hl nMICHEL,
t" pres,

"
'
d
. ·11e) pou r les appelants , Pau l RIG .uo pOUl' Heynar ,
Marsel

FRET . -

POIDS

DU

CON~ '· 'ISSE" E'T - CLA USE
1'"

lU

.

'

QUE

DIT tTRE.

Sa'" stipulalion contrail'e, le (,.et doit éh'e payé s",'le
poids porté au connaissement et non sur le po1,ds mOll!'
d,'e COllslalé au débarquem ent,

Il en est surtou t ainsi quand il s'agit d'une ma1~chandùe
sujette à déchet,
La clause que dit él1'e ou Ioule a ul,'e analog ue n'esl ,'ela·
live qu'à la ,'esponsabilité du capitaine au point de
vite de la quantité â rendre, mais ne doit avoi't' auczwe
infl uence su,'le règlement du (,'et (1),

(SOctETÉ COMMERCIALE DE PORT SAINT-LoUIS DU RHONE
CONTRE HUGUES ET C' .)
JUGEMENT.

Attendu que l le 13 avril dernier , le nav ire E"ycéna, .ap-~
et ,
C' de Swansea , est ani vé à SalnPartenant à Huaues
0

(1) Voy. Conl. 1" Table décennale, V" Fret, nO' Gel suiv.

Louis du RhOne portellr d'un chargement en vrac de phosphar e de chaux à la consignation de la Soc iété commerciale
de POI'tSai nt-Louis dn RhOne; qu e, 100's du règlement dn
fret fa it li Marseill e au ca pitaine du navire par l'agence,
en cette vil le, de ladit.e Société, le capitai ne a l'ec u le montant dudit fI'et, ca lcu lé SUl' un cbargement de 890 tonnes,
poids port é ail connai ssement; que la Société demandel'esse,
prétendant n'avoir trouvé ail débarquement que je 8\5,
894, réclame à Hll gues et C' le remboursement de 1,904 fI',
50 c. payés indùment ;
Attendu que l'olfI'ètement d u nav ire a été fait puur un
plein et enti er chargement, "Vec stipu lation que le 1l'et serait pa yé pa l' tonn eaux anglais, sans autre condition ; qu'i l
n'a pas élé dit qu e le "èglement aurait pour base le poids
reconnu a u déharqu ement ; qu e le poids porl.é an connaissement est de 890 tonneaux ;
ALtendu, conform émen t à une jurisprudence constante,
que le droit. co mmun, en matièrê de règlement de fret,
consiste à c"lculer le fret sur la quan tit é de la marchandise embarqu p.e; qu 'i[ n'en est a utrement que s'i l y a stipulation expl'es,e que le règ lement se ra fait sur je poids
reconn u au dèba rq uement; qu'en l'absence de cette stipulation c'est SU I' la quan tilé portée au connaissement, et
non sm la quantité moind,'e reconnue au débarquement,
que le fret doit être réglé ; qu'il en doit ètl'e ainsi surtout
lorsque la marchand ise est sujette à déchet, com me dans
l'espèce; qlle la clau se : que dit él1'e, ou du moins la
clause de significa tion analog ue contenu e dans le connaissement rétl igé en lang ue anglaise , n'e.,t qu'une gaJ',mtie fn
faveu!" du capitaine el ne dOlt avoir aucune inllllence sur

le mode de règlement du fret;
Par ces mo tifs,
Le Tribunal déboute la Société demanderesse de ses fins
et conclusions el, la condamne aux dépens.

�( 54 )

n..

( 55 )

,
_ P,'és" ~r. JU""1', juge: - P l"
3 décelllb1e 1890 , ," d Port Saillt-LolllS, SENES

pOUl' la Societe e
pour Hugues et C' ,

MM,

!ACFFRET

. ~ SOCIETE.

SOC ll~
CRÉDIT OUVERT PA,R. UN
) 1'IERS. , TÊ NUL LE.
Lt S \ 'r ION DU cnÉD 11 .
- DISPEi\SE DE R.,.t\
1

L~

. ..
a é à Oll V1'i/' un créii t Oii à ( aù'e des
Cel", qU! s est enu g
, ' le est dispensé de te.
soc1été comme} C1a 1
avances a une
. . , t à décO!w,"ù' que cette
nit- son engagement 1 8 'Ll V'Le.'tl .
société est lJulle fa ll te de pubhcat.ons,
. la com osallt n'a d'action, en ce cas,
Aucu" des assoc.és
, P , 1 (o"C." à l' exécu tion de
cont,'e le p,'olliettant, nt ]l01ll e
, té "Is (1 )
sa p,'omesse) nipolt1, oblenù' des domm.ages -ul 1 C
.
(COULOMB

CONfitE

F EItAU D ET GIRA UD,)

JUGEMENT.
,
N
privé du .27 juin
Attendu que suivant acle sOll s-semt)
d
' , ré pOl'I3nt l es SI"I
' Hl, lU l'es' sociales e
1888 non enregist
, et Giraud, d'une
'd
pal't, e Cou 1om b et Bousqu
é et,à
Feraud
d'autre pari la maison Feraud et GIl'a
N e,
' u d s'e,' t,eng'a"
'
oUl'rirà la maison
Coulomb et Bousquet un CI'éd l,t en maJM
chand ises de ?O,OOO fr " à raison d'opél'ations à fall'e à j a~
dagascar; que, Sur la fOl, de ce tl'aIt,
ou
._
'é Clam
b est parll
' que Feraud
et Gl't
pour Madagascar, le?8 juin 1888,mais
'f
raud refusant d'exécuter les accord int ervenus, 11 unt .al
,
.
malgré des demandes réitérées,
aucUIl enVO,l de
à Coulomb
fond s, ni aucune
'
expérlition de marchan d'Ises; q n Ia 1'3t"On
~ t
de cette inexécution des accol'ds, Coulomb a Cl' té l'era
' ud e
(Y

(1 ) Voy. ci-dessus, p.28.

et Giraud en paiement de 15,000 fr" à titre de dommages_
intérêts;
Att endu que J'action de Coulomb, agissant en son nom
personne l, comme il résu lte de la cil ation intl'oduclive
rl'inSlance,serait lna l fondée en ce sens que le trailé dont il
excipe est inter ve nu au pr'ofit de la Société Cou lomb et
Bousquet; go 'il eùt apparlenu à cette der'nière, dont la
personnalité juridique est éli1emm ent distincte des memhl'es gui la composent , de prendre, s'il y avait lieu, l'initialive du procès dunt s'agit;
Nais altendu, en pl'enant Coulomb en la qualilé qu'il
se donne dans ses conclu sions, Comme agi ssa nt. au nom de
la Société de fait Coulomb et Bousquet , gUe cette Soci été,
qoi n'a pas été pobliée aux formes de droit, est sans existence legale au regard des tiers qui en opposent la nullité;
que tel est le cas, dans l'espèce, où Feraud et Giraud excipent de cette nu ll ité; que pal' voie de conséquence tolUS
actes passés par ladi te prétendue Société et portant, non
pas la signat ure individuelle des associ és, mais la signatUl'e unique de la raison sociale, so nt nu ls et de nul effet;
qu'il n'y a pas lieu pal' suite d'a pp l'J'cier l'acte du 27 juin
1888; que Coulomb, soit en son propre et Pl'ivé nom, soit
au nom de la Soci été réputée iuexistante Cou lomb et Bousquet, est irrecevable à s'en préva loir;
Par ces motifs,
Le Tribunal déclal'e nulle pour défau t de forme la Société
Coulomb et Bou squet et, pal' suite, nul et de nul elfet I;acte
du 27 juin 1888 dont se prévaut le demandeur; dit et déclare que Coulomb es t sa ns aclion POUl' agit' de son chef et
en Son nom à J'encouu'e de Fel'aud et Giraud; en conséquence, déclare ledit Coulomb it-recevable dans sa demande, tant en son propre qu'ès qualités, et le condamne
aux dépens ,

�( 56 )

(

1890

- P ,'és" hl, JOURD,IN, juge, 10mb AMDA"D pour Fe raud et
Dl&lt; 3 décem b,'e
P l. , MM , G IZOL pour 0
,
Giraud,

é

- RA T I FI CA T ION
CO ULISSI ER . - NULLITB.
.
NU LLE . - PAIE~I ENT. DJo~ L EGATlON.

A GEN T DE CH ANGE .-

Les opérations de BOU1'se (ades pm' lIn aul1~e intenné-

Ilu!'es

diaire qU'Wl agent de chauge S~l1t
,et ne peuvent
donner nai8Sa1lCe a aUCtme actlOrt en J usttee (1) .

Certe ",,/lité est d'ordre public et ne sa ",'ait é/?'e couvette pa1' une ratification.

Al a1's, s'il y a eu paiement du solde dû, ce paiement n 'est
pas suJet à res titution.
Doit être assimilée à 1111 paiement la délégalion, (aite par
le débiteu1', d'ulle somme à touche?' d'un tiers.
E n conséquence, si, ce tie1'S étant devenu insolvable, la

délégation ,,'a pl&lt; sorlir li eflet, celui ~ui ra donnée est
fenil au 1Jaiemenl de la somme déUguée.
(CHADEI1 T

.r C'

CONTI1E SCH IN OL ER ET

C',)

JUGEMENT.

Attendu qlle les sieul's Chabert et C' ont fait à Paris,
d'ordre et pOUl' compte de. siellfs Schind ler et C' , d iverses
opérations de B)urse il la suite desqlle lles ces derniers son t
demeurés déb iteurs d'un solde de 567 fI'. 35 c, dont il leur
est réclamé le paiement;
Attendu que Chabert et C' ne sont pas age nts de change;

, ( 1) Voy., â cet égard, 2- Table décennale. V' Agent de change.Ge rec, t889, 1. 290, - t890. 1. t23 et tes précéden ts cilés en note,

5~

)

q u'a ux term es de la loi son t null es les n égocia tions de valeurs cotées e n 130 urse auxquelles il a é té p rocédé sa ns m inistère d'age n ts de c ha nge; que cette nu ll ité éta n t d'o rdre
pu bl Ic ne sau raitét ,.e COli ver te pa r la ratification de la personne pO Ul' le com pte de laq ue ll e ces opéra ti ons on t eu

lieu ;

Attendu q u e dan. l'espèce les s ieu l'S Sc hin d ler e t C' on t
ratifié les opé rati ons à la s uite desq ue ll es i ls se so nt trouvés déb ite urs; qu ' ils ont en outre prorE'dé a u règ lemen t
du co m pte foumi , e n dé légua n t pa r tie d u solde crédi teur
qu'i l. ava ien t il touch el' ch ez les sieurs Siméoni et C', avec
lesq uels Schind ler e t C' avaient éga lement fa it des opérations de Bou l'se ;
Atte ndu que c'est pal' su i te de c i l'constances illdépen dantes de la vo lonté de Sch ind ler et C' qlle Chabert et C'
n'ont pu tou ~ her le mo n ta n t de la délégation à eux fa ite
Su r Siméon i et C' , devenus inso lvables;
Aliend u q ue l'opération a insi faite pa l' Chabe rt et C' a
donc re~ u de pa r t et d'a ut re u ne exéc u tion complète j
Que le ur refu s de pa iem en t n 'est pas plu s fo ndé que n e
l'au ra it été leu r actio n e n res titut io n dans le cas où la déléga tion faite Sur Siméun i e t C' sera it sortie à efl'et
Par ces mo t ifs,
Le 1'I'i b una l, ayam te l éga rd que de raiso n aux fi ns et
conclusions des pal'ties, condamne Schindler et C'à payer
auxdema ndellrs la SOOlme Je 567 fI', 35 c" ,nontant des
causes dont s'ag it; et c'est avec i nté rêts de dl'Oit et dépens ,
D" 8 décembre 1//90. - P"é,., M, JOVRDAN, j uge, _
Pl" MM, Geo l'ges D AVID pom Chabert et C' ARTAUO pour
Schind ler et C' ,
'

�( 58 )

V '

( 59 )

, D'E:\:PED
ITION. -DROIT D'EXIGER
LIVRAISON AU LIEU
.

ENTE. -

L'A.GnÉliEKT. -

A.I.
NT
GRr.1U:

NON EXIGÉ. -

CONTESTATION DE

LA OU.4.LlTÉ AU LIEU D'ARRIVÉE .

. a.
. exp éd,1'e1' dà '{'
l'achefeu,1'
Le vendem' d'une mQ1'Chal1d~se
l
t liv,'able (t'aIlCO à bord au lu" d expé t tOn, a e

~/'o;t d'exi[!eI'

que (acheteur la vérifie et l'a[!,'ée au
moment de l'embarquement (1),

' S"l'a
pas usé de ce dl'oit, 1Ï ne satu'ait excipe1' '.duà
M alS,
1. n
" t de la liIJ1'aison comme d'tlne fin d e non 1'ecevo'l.1
l:~colltre de la demaude en résolution pour d~/aut de
qualité, (ormée par L'acheteut' au moment de l Q1'1'zvée
à desti,zation. .
( LlEVTAUD ET TOVAc HE CONTRE DREYFUS,)
J VCEIJENT,

Attendu que Lieutaud et Tonache ont acheté des ,sieu,:
Dreyfus et C' nlle certaine qnanlité avoine non e rgo lee, 'lm
leur a été expédié pal' l'apeUl' I sly ,QlIe Lienla ud et Tonache prétendent qn e cette avoi ne esl
ergotee, el demandent que ce fait soit conslaté pal' experl,
avant qu'il soit stalué au fond su,' leu rs fins el conclUSIOns
en résiliation de la vente verbale dont s'agit;
Que L, Dreyfus et C' s'op_osent à cette experti~e;
Que, d'après enx, la "en te a é lé faile franco à bord; 'lne
c'était donc il l'embaJ'qnement qu e les demandeu rs a u l'aient
dù recevoir la marehandise et faire les constatations de leur

(l' Voy. cependant 1" Tab le déce nnale, ". Venle , n0 23.
(2) Voy. Conf. 1'" Table décennale, v· Vente , ne 2~, _ V - Vente it
livrer, no' 58, 59,

prétentions; que néanmoin s, par le ur propre initiative, ils
"liraient (ait eux-mêmes, vendeurs, procéder à cell e consl'Ilation pa!' un experl dés igné pa,' ju slice e t 'lu'il en era it
resso"li que la m"rc hanclise é lailloya le, ma"chande et de
recelle ;
Allendu qu e cette expertise, non conl,'ad ic loire et pal'
sui te il'l'ég ulièf'ement pOU l'suivie, ne sau rait êtl'e opposable
aux demandeurs; qu e Dreyfus etC'a vaienll e droit d'ex ige,'
avanl l'embarCju ement qu'une constatation ,'égu lière et
contradi cloÎl'e de l'état de la marchandise eût l, e u ; mais
qu'en liVl'ant sans ce lle préealltion, ils ne pOuyaient opposer auc une fin de non recevoi,' contre une expertise réclamée à l'arrivée de la marchandi se; qu e la c lau se f,'anco
à bord n 'a pour e fTe l que de mettre les ri sques de la navigalion à la charge de l'ac h e le ur, mais null emenl de le priver
du droit de vérification, à l'arrivée à destination de la marchandise, de sa qualité et de sa conformilé aux accords, si
le vendeu,', d'au Ire part, n'a pas usé de son dl'Oit d'exiger
cette vérificalion pn' alahlement à lou t embarqu ement;
Que, pal' s uite, s'agissant d'un vice de la m a rchandise,
e,clu form e ll em e nl pal' les accord s ve rbaux, et dont l'origine rem'onLe nécessairem ellt à l'emharqu emer,t, comme
étant inh ére nt ,\ la marchandise dès sa form a tion, il y a
lieu, si ce vice a ll ég ué existe rée llemenl, de le faire constater pa!' expert.s ;
Par ces mOlifs,
Le T,'ibunal, prépa"aloi"ement, nomm e MM, Sauze, Cauvin et Philip , experl s, lesque ls, ap,'ès se,'ment prè lé en
mains de ili. le Présid eul , à cet eITet délégué, vé",fieront les
avoines dont s'agit e t diront si e ll es sont ergolées et dans
quelle p"oporlion, e l [jx e,'ollt la bonifica lion, s'il y a lieu ;
Tou s d,'oil, des parli es saufs et réservés ;
Pour, son rapporl fail e t d éposé, ê tre statu é ce que de
drOit ; dépens réservés ;

�( 61 )
( 60 )

.

. . e SUl' minute avant en reg1s-

Ordonne l"exéèutioD prov,so,r

tremenl, vu l'urgence.
Prés ., M. AnNAuD, ch. de la
Du décenp,bl" e,~~9~~';;;-ASSE pour Lieutaud et Touache,
Lt\g. dH. ., lU
,
HonNDOSTEL pour Dreyfu,.

?

Que le lendemain matin, 9, ChaHa.n a offert le solde par
lui dû, soit 20,000 1&lt;., les 5,000 forma nt le surplus ayant
été précédemment J'obje t d' un e compensation;
Que Perdomo e t Barroi! ont re fu sé de recevoü' ces

20,000 k. e t e n de mandent la résil iatio n avec dommagesintérêts, ,e fondant s ur ce que leur vende m ne le ur a pas
offert celle quantitê dans les vingt quatre h e ures de la

som mation ;
1

_

E LIVR ER. LIVRAISOt'i
SOMMATIO N
I D~
, _
SOLDE m 'FERT LE su nLEN-

VENTE A Ln nER.
PARTIELLE LE LENDEM."'H'~.

DEM,\lN.

e liV1'el' dans les vinul-quai7~e heures

Le vendeur

sOn1m~ ~.

si dan s ce d élai, il ne liv1'e

n'encourt la ,'éstlwltol1 que "
. . .
.
l' . qt~'ulle quanttté tHslg1l1(iante .
r1en. ou ne 1V1 e
.

.
,
as dan s C' cas le vell de",' de 30,000 k.d' /wtle, qu,
N en
est 0Pn ,'e 10 ,000" dans les vingt,q ual"e h""'es,et le solde
le lendemain.
En con séquence, rachele .. ,' qu i a r eçu les 10 ,000 k.. de la
.
.'
p,'ennè"e
lWJ'atson,
ne P eut demande1' la 1'ésthattun
du solde ( 1).
( CHALLAN

cONTnE PEnooMo ET BARROlL.)
JUGEMENT.

Attendu que, le 7 octobre dernier, Perdomo et ]3anoil ont
sommé le sie"r Henri Challan d'avoi, à leur Ilv,'e r dans
leur usine l'Assomplion 35,000 1&lt;. hllil e de palmiste, l, vra,son échue depuis fin aout 1890 ;
Ali endu que le 8 octobre Challan a livré et Perdomo et
Barroit ont reçu lù,OOO k. ;

Att endu que cette sommation plJrtait bien l' indication de
ce délai, conformément à la jurisprud en ce du Tribu nal;
Mais que ChaHan s'y est conformé, puisqu 'il a li n é dans
lesdits vingt-quatre h e ures, à 8es ac he teurs, une quantité
importa nte de la mal'c handi se dont i! a complété le tota l
pal' l'offre du so ld e dès le le ndemain matin;
Attendu qu e la pe ine de la résili a tion des a"cor~ s pour
le vende u,' qui est e n retard de li vrer et qui, sur la so mmation qui lui est fait e par son a chetem , ne s'exécu te pas
dans les vingt-q uatre he ures, ne peut s'appliquer qu e tout
autant que, dans ce délai, il n 'est rien livré ou qu' il n'est
livré qu ' u~ e quantité in signifiante ou dérisoire; qu 'alol's
seul emellt il est démontré pal' ce fait que le vend e ur n 'a
pas à sa disposition la marchandise pour r e mplir son obligation ;
Quïl doit en être différemment quand le vendeur s'exécute immédiat ement et livre Ulle quantité importante en
off"ant le lendemai n sans retard tout le complément,comme
dans l'espèce ;
Attendu, par s nite, que les sieurs Perdomo et Barroi!
n'ont pas été en droit de refuser de rece voir les 20,000 k .
dont s'agit;
Par ces motifs,

(1) Voy. ce rec. 1890 . 1. 157 . - Voy. cependant 188 1. J. 109.

Le Tribun a l, sans s'arrêter ni avoir égard aux fi ns en
résili ation des sieUl"s Pe rdomo e t Barroil , fa isant d,'oit a nx

�( 63 )

( 62 )
'
ordonne qu e, dans les
d 'eur Cha Il an,
et
fi nS et conclusions u dS1 prononce, du présent ' ,Perdomo
l ' 1
vingt- qual re heures u,
des 90000 l" l]ll1le pa m1S e

Ba rfoil prendront réce pllOn '. "'Ix 'co n d i~ions convenu es;
,
'ant le pnx al ,
à f '
, le sieur Chail an
aIre
d Dt:l t s'agit , en en pal r ire autOrise
1
,
cll eres publiques pa \' e
et faul e par eux de ce a "
1 1dlse aux en
ï
vendre ladil e marc l aI
ll'Lier auX frai s, risqu es, pérI , S
, , tère de M' Manuel, COI
' l " ' 1 et à s'en apph mInIS
' d't l'erdomo et lall OI ,
et pOUl' comple d ~. 1 s déd ction de son prix ;
net prodlllt en
n
,
qner 1e
,
"
1 différenc.e qU I pour''Sà
lUI
pa
yel
a
Condamne ces dermel
d 't de la venle anx enchèl'es
rait exister entre. ce net P~~é~~\S de droit ;
et le prix cODyenU, avec 11
Condamne Perdomo et Darroil aux dépens ,
890 _ P,'és , M, AR NAU D, ch , de la
Du 17 décemb,'e / ,
d H~UVlÎ':RE pour Cha lla n ,
Lég , d'H, - P l" MM, Feruan
SENÈS pour Perdomo et Danod,

VENTE, -

, _ CLAUSES CONTRA DI CTOIRES .
LIEU DE LA LIVRAI SON . .
_ I NTERPRETAT ION.

,
1
d e / ,'anco en gal'e
La clattse qu'une ma1&gt;cha11~tSe es ven ,Ut oU?' déte1'mi. ' d'
de l'acheteur ne peut avon&gt; atlCull eh e p
,1 l' d la livraison, lorsqu ,eIl e est 8U'l.vte UH
,
nef e ?eU e
) 1 1
1es !1'a~s
'
la
charge
de
1
ac
ze
eHr
a
1
Il
au (,'e clause me an

dl, transport .
C'est donc en gare du oendett1' que la m.archandise do~t
~ t1'e ,'ép"iée livrable, en l'étal des deux clauses ctdessus.
Ei c'est là que le vendeu 1' est en d 1'Ot'1 d' ext'u'" gue [' achete u1' vienne l'agréer.

( MANTE, LEGnÉ ET C' CONTRE VIDEnT ,)
J UGEl\fENT.

ALlendu qu 'il rés ulte d'un éch a nge de lettres inlerl'enu
entl'e les parties, les 28 juin et 1" j uille t de rni er,qu e Mante,
Legré et C', fab ri cants de proJuiLS c himiq ues à Mar:;eille,
ont ven du à Vibel't, négociant à Ly on , un wagon, soi t
5,000 JI. sulfate de c u ivre, avec la condil ion d'ex péd ition
imm éd iate, fz'an co ga re cle Lyon, le coût du tl'aus pol't de
Mal'seill e à Lyon pa r ba lea u à facturer à l'ac heteur ; que
par les de ux le ttres c.i- dess us, clont la pre miè l'e est la pro posilion d'achat formul ée pal' l'ach ete ur, e t la seconde
l'acceplalion pure et sim ple de celle pro pos itio n a vec lou les
ses conditi ons pa r les vendeurs, le m arch é s'est tl'Ouv é lié
d'une mani ère définitiv e; qu'i l n'appa rtenait p lus à l'acheteur de se dégager, le 2 juillet, contre le gré de ses vendeurs ;
Atlendu que, dès le 5 juill e l, Nan le, Legré et C' ont
sommé Vibert de venir recevoir et agréer la marchandise
en gal'e de ~J a rseil l e -Pra do ; qu'on ne saUl'a it le ul' reprocber, comme le fa it Vibel't, de n'avoir pas fait l'expéd ition
immédiate qui leur était demandée;
Atte ndu , en ceq ui concerne le lie u de la livraison , que
si les accords contienn ent la mention de fran co e u gare de
Lyo n, cell e énon ciation se trouve immérlial ement détruile,
ou plutôL exp li qu ée p31' la condition éga leme nt insérée aux
accords,à sa l'oit' que le coùtdu transport cle Narseill e à L yo n
doit êtl'e facturé à l 'ac he teur ; q u 'il en résulie qu e Marseil le eSI, en réalilé, le li en con ven u pour la l ivra ison;
qn'il est de jurisprud ence conslanle que le vendem est
fondé à exiger la récep tion efl'ective et l'agrém ent de Ja
marchandise audit li e u de livraison;
Par ces mol ifs,
Le Tribu nal, faute par Vibel't d'avoir, dans les huit jours

�( 6b )

( 64 )
.
t pris li vraison (\ Mal''ésent )ugemen
du prononcé ju pl.
liti "e le condamne" en payel
'11e de la marchandISe en . 0 ~d . dans les cOlld illOns
Sel
• 1 t'ix à I lqUi el &lt;
Le" ré et Cep
.
d.·t. délloule Villert de ses
à "ante
IU(
,0
ll1tèrè ls de 101 1
des a"cords; avec 1 _ t le condamne aux dépens.
fins reCOllventlOO nel e~ e
.
P ,.és M. GIRAHD , ]lIge.
Du 29 décemb"e 1890. Leo/é et C', I\ENA UO lN poU\"
PI.,.MM . JOUROAN pOlir Manie, 0
Vibert.
1

•

et solidairement Borel fil s e l la dame Borel mèl'e par-derant
le Tribunal de commerce;
Allendu qu e Bore l Ols .iustifie qu'i l est né le 25 fév riCI'
18iO et excipe de son élat de millol'il é; qlle, d'autl'e part,
la dame BO I'el, fe mme mariée, dont le mal'i est frappé

d'une condam nation afflictive et infamante, exc ipe, en ce
qui la concern e, so it du défaut d'autori sation de justice,
soit d'un défa ut de capacité pOLll' passel' l'acte dont s'agi t en
sa qualilé d'admi nistratice légale des hi ens de son fil s
mineul' ;

MINEUR NON AUTORlS
COMPÉTENCE. 1
.
-FEMME MARIEE.
-

•

'

DEFAUT D 1\

É

A

FAIRE LE COMMEnCE.

UTURISA'l' I ON

ACTES CIV ILS.

~1.",nITALE. .

merce est incompétent pO'll1"apl'réCl,el'
.
miHett1' non autorIsé
la validilé d'acles passés pm !L1l

Le Tf-ibunal de corn

à raù'e le commerce.

.

1 . é pm' son ma}'! ,
DupaI' une ,,emlne mal'iée , non au OrtS e
.
1 é aI'd élanl à ,.aisoll de la mal'

Sail incompélence a c~. {J dé la,.", d'office, si e/le n'esl
liére, le Y,' ,bl/nal dot! la c.
p,'oposée par aucune des pa1'ites.
(ROBION CO~TRE BOREL .)
JUGEMENT .

. g privé dll .6 seplemAttendu que su ivant acte sous-seIn
. Borel
'
.
b'
b e 1890 non enrealstré, Ro Ion a l'elldu ,il Maxlmm
.
. t
r
,
0
d maison meublée et IIquon s e,
un fonds de commerce e
.
.
.
d 'dit de
boulel'arddes Dames, 108, avec stlpulatlon .d un ; de la
2000 fI' . . uue l'acle porle également la Slgnatur
fi'ame
Bo;el'mère
quoique
le
ncm
de
cette
dernIère
ne
d
,
dans le conlexte; que, l'acheteurt set
gure à aucun litre,
refu~ant à exéculer le con trai , Borel demande le . mo::~t
du dédit, soit 2,000 Ir., et a cité à cet effet con]omte

Attendu qu 'il s'agit donc, en l'espèce, d'ap précier l a validilé d'actes passés par un mineU\" non a u lor isé à faire le

commerce, ou d'une It!mffie mariée, non commel'çanle,sans
autorisation maritale ou de justice; qu e cea queslions ainsi
posées I\'ont a ucun caractère commercial et, par le ur nalure même, l'esso rti ssent essen tie ll emen t de la juridiclion
civ il e; que le 'l'I'ibunal de céans, incompét ent mlio"e ma/e"iœ, est tenu de se dessais ir d 'office sans exam iner aucune
des fin de non recevoir ou exceptions soulevées pal' les
parties;
Par ces motifs,
Le 'l'rib unal se déclal'e d'office in compétent ; ren voie les
parties à se poul'voir par- devant qui de droiL e t coudamne
Robion aux dépens de l'incident.

Dit 29 décembre 1890. - P' ·és., M. VASSAL, juge .

FAILL ITE . -

LIQUIDATION JUDICIAIRE.

LIQUlDl\TElIR.

-

-

INTERVE NT ION DU

LIQUIDÉ OnIGINAII\Ei\IEi\T EN Ct\USE.

JUGE.\IENT DE REPOR1'. -

ACTE A TITRE ONÉREUX _

_
AN-

NULA'1'ION .

L'inte1'venft'on d'un l'iquidateu1~ fud'iciail'e dans une
in'Iance in/b'essa,,! la masse des c"éanciers n'est pas

1· p.- 1891.

5

�( 66 )
,
'q
idé
lorsq
..
'
cel"ll
.
cause"
d t li
,
en
assuJ', II,'ea la mue
't
"'e1é dan s 1','nsta1lce avant sa
. a été originau'emen ~P:.
ct.
. uidalio1l iudtctal1·e.
,mse en l1q
.
. d 'ciai1'e peut étl'e 1'epo'I '1
/'
"idalwn
J"
l
"
1 '
L'oltvel"fure de a 1q
/'
'da teur comme l ouve1 tU e
tée sur la demande du

LqU,1.

( LrQ UJOATEun OHILI N I CONTlU: VEn i\Il NCK ,

LEONC~

GUIS

ET AUTRES,)
J UGEMENT ,

,

89 1
,
'1
4
de
la
loi
du
4
ma,'s
18
, ,
d
' "
Si aux (et'mes e lM~e l ' 'da lionJ'udtc/,a'l,1'e,
1l'est
,
, dé Im'e la IquI
t
;"ugemenf qut
C
• st en ce sens seulemen
susceptible d'aucun. ":COllr~, sc' constaté el déclm'é ne
l , 'dalton a1.ll t
que Céla l de 'qUI
ét 1 de (ailli te en deho,'s des
peut éll'e Irans(07'mé en a
cas prévus p a,' la lOI,
,
' ,
ale Ile (ait pas obsiacle à ce que
JIais celte dlS p08!tlOnlé: 1 /'q .. idallO ll soit IIlté ..ie" ..elejolt r delo uve1'lwe e a L
met p,'écisé (1) ,
'b
x onf le pauuou" "facullaii( d'annltl."
. . les
.
Le8 f"l unau
é
al' un liquide j udzczatre
acles ci lilre onéreux passts P de ses paiemenls ( 447
op,'és la dole de la cessa IOn
C, cam.)
,
,
,
'
l
'
,
au
dé
/nllle1lt
.
. idation ne pouvan t s en11..C lU
.
Alat8, la lt.qu
. d'
t en ce cas élre 1'emtses en
d'aut"ltÎ, les parties o'w en
, de l'acle ,
l'élal qui ap,'écedé lapassalwn
de la faii/ile,

r b1'1qu
" e a été aliénéee
Spécialement, si une marque d e la
durant la période suspecte, moyenna /Il Itne .somm
Payée ]JaJ' l'acheteur au. momeHt de l' aliena t wn ,a"
po -Iérieltremenl les in'bllllaWC n e peuvent annlt er
'
J
•
'd a ( WH
' J de remce fle
veJl le qu'â la
chm'ue, par la ltq!l~
bom'sel- â l'acheteur les sommeS pa1' lut payées .

(1) Voy, CODf. ce rcc " 1890, l, 240,

( 67 )

At,tendu que les s iems Ghilini Jrères, Jabricants de savons à Marseille, élai ent propriélaires de diverses ", arques,
nol amment de cell es dénommées la « Panth ère», le
, Plumeau " et le « Hann eton ,, ;
Allendu qu 'à la da te du 12 octobre 1888, par ac te so usseing p,'ivé, dûm ent enregistl'é le 15 dudit mois, lesdits
Gbilini Jrères ont pris des aCCOl'ds à l'effet d'obteniJ' du
sielll'C ,-A, Vermin cl&lt; des livraiso ns d'builes nécessaires à
leur Jabrication, soit con Ire paiement comptant, soit a u
moyen des traites que ce dernier croirait devoir leur né-

gocier ;

Ou'à till'e de suppl ément de garantie pou r lesdites négoriation s, les s ie u rs Gbilini Jrères se sont ob ligés à vendre
au sieu r Vermin cl&lt;, pal' acte notari é, au pl'ix de3,000 k,
la marque la « Panlbère ,) ; que ce dernier avait le droit
de se servir lui -mê me de ladile marque et de la céder à un
Ii." s, et cédait à Ghilini frères , mo ye nnant une redevance
de25 c,pal' 100 k"l e droit d'apposGl' lad ite marqu esu t' leurs
savons ; mais qu e celte a ulori sa lion à eux donnée devait
cesser de pl ei n droit da ns le cas où Ghilini Jrères n'exécuteraient pas sa ns retard les pa iemen ts à effectu el' pal' eux,
cas dans leque l le sieu r Verminck av~il le droit d'a rrêter
toules les livraisons u lt érieures et d'exiger le pai em ent du
solde ultél'ieu l' Il lu i d ù ;
Ali enclu que, pal' un antl'e acte sous-seing privé du 23
mars 1889, ellregistl'é le 20 aVl'il suivan t, les s ieurs Ghilini
frères, aya nt besoin d'une somme de 20 ,000 JI'" ont obtenu
du sieur Guis une Ouverlure de crédit ju squ'à concurrence
de la susdite somme ,'

�( 68 )
Ide cette som me devait êlre gara nti par
l es marqu es la " Panthère _, le
Quel e versemen
une hypothèque et l~lue a'l' re&lt;tan t attachées à l'usine
n J) et le « ume. ~ , ..
.
, Il anne to d
.
de''ell',I, la( propl'iétéexclu sl vedu
deY31enl
de Montre on,
1890 Ghiliui fl'ères n'avaient
.
GUIS SI au 31 mars
G '
sieur
1
•.
.. lemeut les
ava nces faites pal' lll S,
pu l'embourser lI1legld
et les intérêts j

. .

'

l'' t 1 de ces deux convent Ions et des deAttendu qu en e a
,, éd
,
1 ~agés au point de vue de la pl'opr let e
bats qUI se son e110
,
AV
' 1
nthère . entre le sieu r C,- , ermlllCi el
la marq ue 1a. Pa
,
l' é d
,
L
'
G
r n sa qua lt e•
le sieur eODee li 'IS J le sieur Chauvet,
••
•
' d'cO
aire des sieurs GIn l• l1'l! frèrp.s, à ce
liqui'd ateur lU
1 1&lt;
"nomme
b
,'
ent du Tribunal de céans, en date ct u Il octo re
pm lugem
.
\' 'd'
'
1890 al' lequel ces derniers ont été 111 15 en Iqui a llOn ]u 'P int en'ient .mdits debats et concIn i à fa,,'e red ','
ll;JaI I e ,
.
cl d' l'
porter la date de la cessat ion des paIements es ItS ~.
quidés au 26 octobre 1886, c'est ·à-dll'e '\ une date anterieure aox deux conventions prétltees, eL aemande en consélJuence leur nullité;
Allendu que celle int ervent ion du liqu idateur lu i-m ême,
dans des débats où les sieurs Ghilil1i frères se trouvaient
cités antériellrement à leu!' mi se en liquidation, ne saurait
être repoussée comme irrece,'able ;
Attendu que le liquidaieul' judiciai re peul, d'ap rès l'article Gde la loi du4 mars 1889, san. autorisation du jugecommlssaÎl'e int enter toute action mobilièl'e ou im mobilière à la condilion de mellre le débileur en cause; que
le refus du débIteur ne ponnait ent l'avel' le liquidateur
dans l'exercice d'tm droit qui est pOU l'suivi pal' lui , non
dans l'intérêt de ce débiteuI', mai. bien excl usivement
ùans l'interêt de la masse;
J

Altendu que I ~ liqnidateur Chauvet, dans l'espèce, n'a
pas, il esl vrai, en formulant sa demande, mis en cause les
"ieurs Ghilini frères; m ais qu 'il n'ava it pas à le fmr e, puis-

( 6n )
qu 'il se bOl'na it à une i ntervention da ns une instance déjà
engagée contre ces derniers et où, pal' conséquen t, les inté.
réls des liqu idés elles intérêls de la ma sse de leurs créanciers se Irouveront ain si respeclivement représentés et
défendus;
Que le vœu de la loi sel'a rempli , sans qu'i l y ail eu besoin œune citation nou velle ;
Que le li quidaLelll', en i nt er venanl" l'emplit un devoÏ1' en
défendanl les int él'Ells de la ma sse, et Cjue ce ne peul être
évidemme nt qu e dans ce sens qu e l'article 4 lui au rait
pel'mis d'agil' au J'cfus du débiteuI' lili-même; Cjue s'i l
n'éta i t e,chisi vemen t que le représen lan t et le manùatai l'e,
le cu rateur, en quelque sorte, de ce dernier, il n'aura it pas
été dispen sé, dans ce cas, de prendl'e préa lablemenl l'au torisation du juge-commissaire;
Que, d'ailleurs, il ressort de l'ensemble de la loi précitée
que si llll li cll1id aleur judiciaire ne peul êll'e absolument
assimilé à un sy ndic, so n l'ol e est créé aussi bi en dans l'intél'Elt du liquidé que pour prot éger et défendre celui de la
masse;
Que l'intervention est donc recevable',
Allendu que, le but de celle intervent ion élant de faire
repol'!er à u ne époquea n tér ieul'e la dale de l'ouvel'ture de
la liquidai ion des sieurs Ghilini frères, elle inlél'esse d' un e
manière év idente, la masse de leurs cl'éanciers, puis~ue, si
elle réussit, elle doit avoir poul'ellet d'y faire retomber un
actif
qui en serait sorti indûment',
,
Attendu que le droit du liq u idateur est de réclamer ce
repol't, s'i l en justifie le bien fondé; yue l'al'Iicle ft de la
lOI précitée n'y fail pas obstacle; que le jugement qui déclal'e OUl'erle
la liquidation ]'udi,;iaire'
n'e,tt
susce 'ltible J i l
.
e~t, Vl'al) d'aucun recours, même par "oie de li el'ce-oppoSlllOll, mais en ce sell S que l'état de liquidation du débi
leUl', ain si constale etdéclarlÎ, ne peuL pllls être modifié et

�( 'ID )
trans1orm é en ét a t de l (aill ite q ue po
. ur les cas prév us et
, és par 1a 101" J mais
quP cet art icle, .pas
p lus que tous
aulons
&lt;
•
lesalltres,nemeltent obslacleà ceqlle le JOIlI' même;tllquel celte liq uidation doit êt re considérée, com me oll ve r te,
soit précisé ultérie urement; que ce JOUI' n est pasforcément
celui du ju gement qui prononce la mIse e n liqu Ida t IO n ;
Qu'il s'agil , en effet, de constalel' après exam en q uel est
le jour réel de la suspension du dé bileur ; q ue ceL examen,
bien souvent Ile saurait êLre u lilemen t la it q ue p osterieure menl, ~t que la loi n'a pas mis obstade à l'e,el'cice de ce droit lutélaire des intél'êls de la masse;
Qu'au contraire, l'arlicle 24 de lad ile loi permet de consi-

dérer comme maintenu, en matière de liquidal ion judiciaire, l'art icle 581 du Code de commerce qu i aulorise
l'exercice d'un pareil droit en mali ère de lai llite, ce dernier arlir.Je n'ayanLpas été déclaré inapplicab le à la liquidation judiciaire;
Attendu, dès lors, que la prélenLion du liqu idateur Chaul'et que ce seraiL à parti r du 26 octobre 1886 'lue remonteraiL l'élat de ,uspension de paiemenl s des sie urs Ghi lin i
lrèl'es, peut va lablemenl et doit êll'e nécessail'cmen t examinée au land, à l'eITet d'en reconnaitl'e la réalité et d'en
tirer les conséquencesqui pellvenl en décou ler, tallt à l'en contre des liers que conll'e les liquidés eux-mêmes;
Allendll, sur le point de lait recherché,que le l iquidateur
ChaU\Tet signale) dans ses conclusions, une série de faits el
de circonstances, de poul'sllites judiciaires, de saisies
mémes, remolltant il des epoques antériellres allx actes
sous-seing privé ci-dessus précilés entre Ghilini lrèl'es et
C,-A: Verminck et Léonce Guis, qui dénoient de la part
desdlls Ghilini ll'ères de leur élat de suspens ion réell e de
patemenls et de l'impo,Sibilil é eITeclive oü ils se trouvaient
alors de faire face à leurs engagements;

( 71 )

ces créanciers non pa yés , qu i les a poursui vis e t a m êm e
formé il leu r en contre une demande en d écla ra ti on de
lai ll ite ;
Qu e, qu ell e qu e soit la m oins recu lée de ces d a tes si gna lées qui soit adopt ée, les de ux conve ntions sous- sei ng
pri vé des 14 octobre 1888 e t 23 m ars 1889 n 'en reslera ie nt
pas moins com me interven ues dans l'inter va lle com pris
en l, re la date de cette sus pe nsion de paiemen ls, cel't a ine
maniles te eL no toire, et la da te d u j ugement de m ise e ~
liquida tion j ud iciaire des s ieurs Ghilini fl'ères ,'
Attend u , en ce qu i tou che l'ac te Verm inck d u 12 octobre 1868, q u' il a é té lait entre les parli es, en l'état d'une
siLua tion de créancier il déb iteur pours u ivi po ur le pa iement des sommes d u es e t dans l'inca pacilé d'y satisla ire;
qu e cet acte n 'a e ffectiveme n t e t en réa li té l'ecu aucu n e
exéculion série use et matél'ielle au po in t de vue· des lo ur ni lul'es nouve ll es que le s ie u r Verminck promettai t de
laire il Ghili n i frè res; q ue ce n 'éta it là que l'a ppa rence
d on né~ à u ne promesse de vente de la marq ue de la « Pan lhère », p rom esse de ve n te o u plu tôt vente instan ta ném ent
sorLie à eITet , pa l' "n e sorte de 10caLion ou usage concédé
Imméd ia lem enL à Gh il i:ü frères ,·
Qll e le vél'ila ble but de ce cont rat est , n on la ga rantie de
luLu l'es fO Urll ilul'es, m ais un e da li on en pa iem enL déguisée
pour les so mm es a n tél'ie u rement échu es',
Que le préte ndu pri x stipu lé de 3,000 fI' , est sans a ucun
rappor t a vec l'i m portance et la va leur réell e q u'avai t cette
marque de la « Pa nthè re », ainsi q ue l'élablissentl es rellse ignements fo urni s à cet éga rd, eL que celte viletê rlu prix
ell e- même esL l'i n d ice in con tes lab le de la pensée des partles; qlle Ghili ni frel'es, débil~urs in solvables à ce moment,
ont nécessai r emenL subi la volo n té de le ur cl'éancier q ui
d ·
.
evall ne se faIre auc un e ill usion SU I' I"-Ul's ressources e t les
1

Que le sieur C, A, Verminck lu i-même a été l' un de

�(n )
moyens d,«
euec1uer 1es. paiements
(
. avec l'exact itud e qui leur
etait rigoureusement Imposée,
' .
,
que
s"lNissant
d'cm
véntable
pateAttendu , dès lOIS,
,
(0
,
~
,
"
e
uncÎenne
au
moyen
de
celte
pl
omes~e
men t dune cre,lIle
~,
de venle ou dev ellte même de ladi te marqlle, c est-à,d ll'e
,
t fa't
dans la période sus pecte
1
d autrement
1
b
d'un p.lemen
'
èce ou eITets de com merce, l'acte u 9- acta re
qllenesp
'(
64 6C
1888 tombant sous l'applica tion de la 10 1 arL. l
, corn"
§ 3'): doit être dédaré nul ,et ,sans elTet par rapport à la
masse des créanciers de GIlIltn tIréres ;
1

Altendu, en ce qlli concerne Guis, que ce derniel: n'était
pas créancier de Ghilini frères lors de l'acte du 23 mars
1880; que, par con,équent, il est év ident qU'li ue sa uraIL
h:i ètre reproché d'avoi r cherché, au détnme nt de ladlle
masse, à devenir, sous le couvert d'une garantie des trOIS
dites marques à lui concédée, propriétaire éventuel de ces
mar'lues, au moyen de conditions rigoureuses et d'échéauces fatales imposées à Ghilini fl'ères;
Quïl est également incontestable qu'en l'élat de celle
garantie, il a été fait des avances de fonds à Ghilini
frères ;

( 73 )
avant le ju gement déclaratif de fai llite qui peuvent être
annulé ', suivant l'article 447 du Code pl'écitê;
Qp e ce tl'ai té es t, e n eITet, oné reux à la masse de Ghi lini ft-è l'es, puisqu'il a lll'ait pour eITe l, pal' su ite de lïmpossibilité oit éta ient Gh"lni it'ères de l'emplir a ucun e des
obligation s résu ltant dud it Ira ité, de faire dis pal'aitl'e de
son actif les t,rois margu es do nt s'agi t, au proDt de Guis,
pour des avances qui n'en représentent p"s la valeur;
Que vainement ce demi er, pOUl' l'epousser la demande
en annulation de ce trail é, invoquel'ait-i l, contre la liquidatio n, l'autorité de la chose jugée;
Que le j ugement rendu par le Tribunal de céa ns, ]e 29
juill et 1889, et l'alTêt confil'matif du 30 avril 1890, ont été
rendus entre Guis et Ghilini frères : gll e le liquidate ur de
ces derniers n'y était poi nt présent ou intervenant et qu e,
pal' conséquent, les intérèts de la masse des créanciers de
Ghilin i frè res n 'on t pu y èt re défen dus;
Que, dès lors, pa l' r apport à cette masse, les déc isions cidessus, relatives à la proprieté des tl'Ois marques précitées,
son t r'es intm' alios ;"udz"cata;

Mais qu'a u moment où ils ont tl'aité avec Guis, l'état
d'i nsoll'abilit é de ces derniers, lell l' suspension de paiementsétait notoire Sur la place de "'arseille; que Guis ne
pouvaillïgnol'er, celle sÎltlUt ion é(ant co nn ue eL lui étant
rél'élée par l'acte lui-même , dans lel]Ue ls les besoins de
funds où se trouvaient Gbilini frères étaient avoués et
constatés;

Qu 'il n'est pas poss iN e de souleni!' que les sieurs Gh ilini
frères aient été, dans ce procès, défende urs en leur propre
cause et en la cau,e de la masse; gue lelll's inl érêts et
lenrs droits pouyaien l, étl'e en opposition avec ce ux de cette
masse; qu 'il s n'avai ent aucune qualité pour la défendre;
qu'a insi Gui s, cl'éa ncier de Ghilini fl'ères, ne ~a ul'a it se prévaloil', con tre leu rs autres créanciers, des deux décisions
ci'dessus ;

Que l'on doit donc nécessail'ement reconnaitre comme un
fait certain que Guis ne pouvait ignol'el' la flichellse situation de ceux avec qui il traitait et la cessation de leurs
paiements;

Attendu que la propriélé des trois marques ne peut donc
lui l'este l' a Itribu ée; que ces marques doivent rentrer dans
l'actif de Ghilini fl'ères',

Que le traitédu 23 mars 1880 est donc un de ces actes à
titre onéreux passés après la cessalion des paiements et

Mais gue le prinCipe d'érlUilé et de justir,e que nu l ne
pelJl5'enrichil' au détriment d'autl'u i, doit recevoir id son
application',

�( 74 )
"
s un créancier ancIen de GhltlOl frères,
Que GUIS n est pa a 'el' de sa créance en s'appropriant
ayant cherch é à se P' )
,
d Ghilini frères'
d'une facon détonrnee les malqu es e
,
.
contraire raiL des avances, au moyen
Qu'il leur a" au t pu r:culel' de qu elqu e tem ps leur
desq uelles ceux-cI ~tn extrémi té où il s se sont trou vés ré-

c'lU le' malS que ce e .
d
l"
d~its de donner en garanLie leurs marques, O I~.1 Imp,OI'-

, ,
,[' ment celle des avances qu Ils avalent
tance depas,e cel aIne
"
f '
" 1 et d' accepter des conditions qUI deva
à recevou
. IentL aIre
. ,
, la propl'l'ét'e de ces marqu
es de leurs maIns, es eVIsortIr
'
demment préjudiciable il la masse;
Que cependant ce tte dernière ne pe~'t avoir à la foi s e~ ces
marques, comme faisant partie de 1 actif, ct n e pas 1 em bourser le monta nt des avances reç ues pal' les hqllldés et
dont leu r actif s'est accru, au profi t de leur masse ;
Attendu , en ce qui touche les débat s soul evés entre
C, -A Yermincket Léonce Guis, relatifs à la qu estIOn de projlriétéde la marque la « Panthère ", que cette qu est lO n , en
l'état de la solution ci-dessus, ne présente plu s auc un lIltérét et qu 'il n'l'a plu s lieu de l'examiner et de la trancher,
aucun des deux susnommés ne pouvant en être et en demeurer pl'Opriétaire ;
Attendu , en ce qui touc he Ghilini fI'è res, que le report de
lem cessation de paiements au 26 octobl'e 1886 établit, d 'une
manière certaine, qu 'au jou r où ils ont reqn is leur rnis~
en Iiquidatiou, Ils étaien t en dehors du dé la i qu e la 101
précitée du 4 mars 1889 leur accordait po ur pouvoir solliciter et obtenir cetle faveur;
Que, pal' appli cat ion des disposilions de cette loi, leur
liquidation doit être convertie en faill ite;
Pal' ces motifs,
Le Tribunal admet l'inlel'vention du liqu idate ur judiciaire Chauvet dans les instances penda n tes entre
C, -A Verminck et Léonce Guis; joint les instances;

( y5 )
Dit et déclare qu e la cessation des paiements des sieu r s
Ghil ini frè l'es r emonte au 21i octobre 1886;
Annu le les deux traités passés par eux d 'une pal't avec
le sieul' C,-A, Ve mlin ck le 12 octobre 1888 e t, d'autl'e part,
avec le sielll' Léon ce Guis, le 23 m a rs 1889, ainsi CJn e tous
autres en décou lant;
En conséqu ence, d it que la propl'ié té des marques la
(( Panth ère», le {( Plum ea u J) eL le (( J-Iann elon) n'a pas
cessé d 'êtl'e dan s l'ac tif desdits siem s Gllilini frères et
profile il. la masse se u le de leurs créa nciers;
Ordonne, en co nséqu ence,
L, Gui seront lenu s, dans les
noncé du présent, de rem ettre
cat s de dé pôt re latifs auxd ites

que les sieurs Vermin ck et
vi ng t-qua tre h eure du proa u sieu r Chauvet les cer ti fimarqu es qui pou n 'aien t se

trouver en leurs maiu s, ai nsi qu e

tOlIS

poin coo s, em-

prein tes, ti mbres et estampill e. en dépe ndant, il- pei ne de
tous domm ages- int é rê ts e n cas de retard, et le ur fa it inhibition et défense de s'en sen ' il' e t en faire u sage, à pein e
de tou t ce qu'il appal' ti endl'a;
Déclare les s;eul's Ghilini frè res en éta t de faillit e laqu elle sera suivie S UI' les de rni e rs errements de la P l'~Cé­
dme de le ur li quidati on ;
Nomme comm e juge- com missa ire de
M, Fa y, et M, Chauvet comme sy ndi c;

ladite

fai llite

Cond amne la fa illit e Gh ilini frères à l'embourser il. Léonce
Guis le m ontant de toutes les avances pal' lui faites il ces
derniers, SU I' l' état et ju st ifi ca tions qui seront foumis pa r
lUI , et ce a vec intérêts de droit·,
Donne acte il. Gai llat'd, Cava il ion et Deiss des réserves de
droit q u'i ls pourraient avoir vis- à- vis du sieul' Léonce
Guis;
Les dépe ns il. la charge de C, -A ,Verm inck et Léonce Gui s,

�( 77 )

( 76 )

90 - P ,'es., M. An N,l uD, ch. de la Lég.

n.. 3 Pdecembre
18 .
\ 1\' le licluida telll" , HonNuosTEL
.
I MM G'tlTIER po

d H. p Otll'

tl'e5

.,

1.

.

Yerm inck, BEI\GASSE

po

u r Gu is GUIO_nT pOUl' les au 1

parties en cause.

- CLAUSE AUTORISANT
i'i ON,nÉCEPTION.
' A LIYlt ER 1
.\
ENTE '
'
. , E _
ABSENCE DE MISE EN DELE VENDE1'R A I\ E\' ENDR •

V '

MEURE.

de non
L01'squ 'un mal'ché au torise le Vendeu.1', en / cas
d l' 7
'é
tion à revend1'e au. mieu.'C pOIl?' com]) e e ac ~~1 cep
teu.J' ce (('e c1au se dispense bien le vendeu1' d e reCOUTt
.
. 1'
, . /'
. ét1'e au/m'ise li vendre, mats lazsse
à la JUs tce pout
.
,.
bl
sub~·istet· la nécessité d'lIne mlse en demeu1 e pJ éala e .

E,tI c01l .~équence, le vendem' gui, en Pal'Pit cas , a disposé
'd,'se
sa ilS mettre son achete/Ir en demew'e
n
de l a nla1'C,Za
de ,ecevoù', ne peu 1 Illi ,'eclalflet' la dit/el'ence ,'ésullan!
de la ,'evellle ,

(DEBGON

CONTRE M AN AL OPULOS ET

C' .)

J UGE ME NT .

Attendu que Dergon réclame à ltIanalopulos et C' la
som me de 1 ~,06 6 fI' , 35 C, pOUl' solde de compt e de courtages; que les défendeurs tontestent divers arti cles dudtlt
compte et réclament r~conventio nn ellement l a somme Ge
86,000 fI', ponr différences Slll' u n marché non exécu té pal'
lediL Bergon;

Su r les fins reconventionnelles de l'appréciation desquell es découle la solution à donner à certai ns poi nts litigieux du compte de cOUl'tages ;
Aliendu que, le 2; juin 18nO, Manalopu los et C' ont vendu
A l3ergon, traitant pOUl' compte d'ami, une cel'tai ne quantité raisins secs, liv raison jusqu'au 15 juill et, passé leq uel

délai les vendem s se réser va ient la facu lté de vendre au
mieux la quan tité non reçue, l'acheteu r restant res ponsable des dlO'ércnces provenant des réa lisa ti ons a insi
effectu ées;
Attendu qu e, la marchand ise n 'ayant pas été reçue dans
le délai co nve nu , iII ana lopul os et G' , sa ns m ise en deme ure
préal able, en ont opéré la revente à des dates diJIerentes et
prétendent auj ourd'h u i rendre Dcrgon , conformément aux
acco rds, res ponsabl e d' une différence de 86, 000 Ir. en tre le
prix stipulé et le produit net des l'éalisa ti ons effectu ées;
Attend u qu e Dergon pl'é tend, en premier lieu, qu 'il ne
s'agit en l'espèce que d' uu march é sim ld é;
Mais att end u q ue cette al léga tion ne se tl'ouye justifi ée
par aucun docn men t ou rail de la cause;

.

Attendu , en second 1ieu, qu e Bergo n prétend encore qu'en
supposant sérieux le marché conclu pat' lu i pou r comp te
d'am i, il aUl'ai t été exécuté pal' l'appl ication des quantités
en faisan t l'objet a u ma l'ch e de p lus fOl' tes qu antit és conclu, le 2 jui ilet su iva n t, pal' son in te t'média ire, entre hlanalopul os et C'et un sieur Jean Voi sin, de Marsa llard;
Mais att endu q ue cette a ll éga tion se trouve éga lemen t
dépoUl'vlle de toute justi ücation ; qu e rien n'i nd ique q u' il
existe j usqu'à du e concli rrence UD e co nfusion en tr e les
de ux mat'chés; qu 'il y a do nc li eu de co nsidérer les marchés dou t s'agit comm e indépen dan ts l' un de l'autre;
Att endu, Sur le troisième moyen, que ltIana lopu los et C',
advenan t le 15 juillet, échéance du terme, pas pl us que les
jou l's sui vanls, n'onl m is l'acheteu L
' en demeure, sous une
forme quelconque, de prend re lil'l'aison de la marchandise;
que si les con ventions spécia les du marché don naien t aux
, vendelll's, en cas de nOll réception, le d "oit de veodt'e la
marchandise a n m ieux pour compte de l'achete ur, celte
clause POuvait b ien les dis penser de r ecou ril' à justice pour
être autorisés à vendre la ma rchandi se objet d u march é,

�( 78 )

( 79 )

,
'ié rigoureuse d'une mise
'ster la necessl
1
mais laissait su bSI
1 d'spense n'eùt pu résu ter
'éalable dont a l
'à dé
en demeure pl
t spéci'de des accords; qu
.
qUe d'une clause expresse e
~['analopulos et C' doivent
'- en demeure 1
d
faut de celte mbe
' l t renoncé au bénéfice u
.
, . volon tau'emet
d'
êlre'répUlés aVOH
,
' d'sposé de la marchan Ise
l' on'quayan~ 1.
d'à
marché eu ques 1 .'
à cette heure, être a miS'
vendue ils ne sauraient plus,
,
dudlt ma rché, .
, 'e l'evécution
poursUlvi
...
Sur le comp te de courtages, etc" etc . .

Par ces motifs,

SpéciaLement, si ra/T,'Uell" a (ait altend,'e pLus de qua.
,'anIe-huit heures les ordres qu'il avait à donnel', il dOt't
indemllise1' le capitaine du 1'eta1"d subi de ce chef, sans
pouvoir l"ùnputer sur les staJ'z"es prevues .
De 80n côté, Le capilaù," ne sau1'ait excipe&gt;' de ce ,'etard
pour soutenù' que 80n voyage s'es t terminé au pm't DÛ
il a louché pour o,'dres,

(ALLATIN I

al;

, "êt ' aux fins r econventionnelles
Le 'J'ribunal, sans s
C~~n paiement de 86,000 II', de
l
pris,es par lJanaIOPduébo:u~e et les condam ne aux dépens de
dlfferences, les en
.
ce chef ;
•
Sur la demande principale en paiement d'un sOII~e d~
'1 es par ". . 1es , poul'lerèo-emen~
de courtages renVOIe
c
comple
Cil Cauvet , arbitre-l'apporteur,
d d't co mpte par· d"evan. H.
lu ,
leU ulel ro~édera audit règlement en l'état de la solu tion
q
PCI·
, dessus pal' le Tribuna l pOUl' la liq llldatlOn du
donnée
courtage sur l'atraire \'oisin ;
Dépens de ce chel réservés.
Du 13 ianvie,' 1891, - Prés , M, LAPIERRE , juge,
P l" MM, MICHEL pour Bergon, JOUROAN pou r Manalopllios
et C·.

AFfRÈTEMENT . -

ha1'quemen/) ces deux clauses doivent rester 1,'ndépen dan tes l'ttne de l'autre .

PORT A TOUCHER POUR ORDRE. -

D ÉLAI.

- HETARD, - SURESTARIES,
Lorsqu'une cha1'le-pm'fie stipule qu'un 1wvù'e fouche1'a à
.In po,'l p0111' y p,'endre des o,'d,'es et accorde li. L'affrétew' quarante-hu'if heures pour lèS donne1', et shpuLe
en ouf,'e un certain nombre de iOU1'S de sta1'ies au. dé-

E1'

C' CONTRE CAPITAINE MANInIS,)
J UGEMENT.

Attendu que les sieurs Allatini et C', affI'éteurs du navire
Evangelist1'1:a, capitaine Manidis, pO Ul' un voyage pour
les ports du sud de l'Italie et pour ceux du sud de la France
jusqu'à POl't-Vendres, avaient, pour ce dernier cas, et le
navire étant arrivé à Marsei lle, quarante-huit heures pou r
don ner leurs Ol'dres et désigner le port où ledit capitaine
devait délinlLi vement se renùl'P ;
Que t,'ente·cinq jo urs de sta l'ies é taient accordés aux
sieurs AllaLini et C';
Attendu que le voilier E vall[Jelist,'ia est en tré dans le
port de Marseille le 2 janvier 189 1 ;
Que si les sieurs Al latini et C' n 'ont pas été avisés directem ent et pel'son nell ern ent de cette al'l'ivée par le capitaine,
mais si mplement pal' la voie du journal le Sémaphore ,
il est Certain qu 'ils l'ont connue;
Que le mème jour, en elTet, 2 janvier, ils don naient ordre à leur pOI'tela ix de se faire délivrer un échanti llon de
la marchand ise ;
Que, pHI' sui le, le délai prévu de quarante-huit h eures a
COuru à leur encontre el, a expiré le 4, bien qu e ce jour lùt
un dimanche, les jours de lête n'ayant pas été exceptés;

�( 81 )

( 80 )

Allendu que le 5 janvier, jour oll ordre a été donné au
capitaine /Janidis de relever pOUl' pOl't -ve:1ùl'es, le délai
susdit était e'j,iré et les sIeurs Allatl~1 et C se trollvalent
en retard vis-à-vis du cap itaine Manidls ;
lJaisque ce retard ne saurait avo ir , au proGt de ce dernier la conséquence de faire considérer son voyage comme
défi~iLivement accompli et terminé à /Jal'sei ll e, etde le dégager de l'obligation de se rendre il pOl't-Venches,; qu e les
accords ne st i pulen t poin t ce délaI de q ua l'an te-II u ü heures
comme un délai fata l, passé lequ el le voyageserait considéré
comme ache\-é; que le capitaine, non plus, n'était pas dispensé de prot ester du l'etard et de la conséquence qu'i l pl'étendait)' donner; que, par suite, l'o dre, quoi'lue ta l'dir,
lui a été donné à un moment ut il e pour la continuation
du voyage;
/Jais qu'en excédant les quarante-huit heures à eux imparties pOUl' transmet tre leurs ordres au capitaine, ils ont
causé à ce dernier un préjudice certain et incontestable
par les frais et les dépenses auxquelles ils l'ont ainsi
exposé;
Que les sieurs Allatin i et C' ne sau rai ent faire considérer
ce retard de trois jours comme un emp loi fait sur les tl'entecinq joursde staries à eux concédés; que le capitaine Il'a
entendu évidemment, en accol'dant quarante,huit heures
pour les ordres à recevoir de l'alhéleur, ne perdre que deux
jours
comme staries à ,lar5ei lle'" Clue pal' né~li~ence
néces• •
0;:'
1
sIle de leurs opérations ou toule autre cause person" elle, il
ne pourrait dépendre des am'éteurs cIe prolonger ce délai;
que, s'Jls l'ont fait. ils se SOllt soumis à réparer le dommage
causé, en verlu des dispositions de l'arti cle 1382 du Code
civil, etqu'i1sdoivent, pal' suite au capi taine un J'o ur à
r
d '
(,
ltre e sUI'estarie, en réparation du dommage qu'il a subi
par le retard de la journée du 5 courant;

Par ces motifs,
Le Tl'Îbunal, ayant tel éga,'d
d
'
conclu sions des pal'lies dit et CJdu e e rm so n aux fins et
.
, O l onn e qu e le cap' '
Mantdi s sera tenu de conti 1
.
1 a' ne
l'end l'es à pein e de 100f 1 uer so n voyageju sqll'à Port,
"
1', pal' Jour de l'et d à
pl'Ononcé du pl'éseot ,'
a,' , pa,'tir du
C~ n damne les sieurs All atini et C' ,
, ,
Mal1ldis 90 fI', de s ures lari es
, '\ payer all capltalO e
, avec llltérêts de droit ,
f'l!";"'-"
Dépens partagés,v ula succomba nce mutuel l d"
,
_
e es part _~~, • ..1:;
D" 13 Janvter 1891, -- P rés M L '
PI MM H
" j , AP'ER Il E JU" f
-:;.~
" , : OIlNBOSTEL pour Al la tini et C' BONNA:O b
ecapltall1
e.
JI
. ' NS
l
1
t :~.

11#-',.....
/ .j
ur
-.. ,-

,==================~~i~
,
~
VENTE. -

RÉCEPTION -

-

R'

:.
.
ECLA MATION sun LA QUAL ITÉ.
[t RAUDE ALLÉGUE"E
l DENTITÉ.
~
. -

'(1;:. ;','

Si la "éception d'lIne marchand"
,
foute ?'éclamatz'on à 1'a "
d l'tse 1.nt~}'dl t à Cacheteu.1'
'son e a qualité l
ment lo?'sque cet ach t .
.
' t en est azd?'ee eU? se pla~nt d'une (?'aude
Une exp~"tise peut avoir Lùw, en :J • •
•
,'écept?Ol1 ci La se 1
d.:
J a1 ezL cas, même ap1'ès
,
li e con zt'lOn q
r ·d .
&lt;handise 80it constante (1 J,
ue, enillé de la 11/a?' -

(R rcHAUD

(tl

JUI';spr

no' 89 91
1

et

ET

C,' CONTRE PAssrcos, )

ct

u. ence constante. Voy. 3· 'l'able décennale,

SU I V.

1" p _- 189 1.

V.

Vent e.

6

\"~

• -

1 .,

:-

.. ,~-, /

,~ &gt;y
~

\

�( 82)
.
. r PaSSlcOS
a. Dax. (Landes) une
d cer1
t C' ont expédié au Sleu :"l de ca fé conce ntré, e eur
etaine quanl'Ié
de flacons, exil aI
l

( 83 )
POlir, sur son ra pport fait e t déposé, ê tre ultérie urem ent
dit droit; dépens résel'vés ;

j

fabrication ;
d'
été recue par le sieu r
e marchan Ise a
_
1
Allendu llue cett
'
d' pa)'el' le m onla nl pal' e
.
'1 refll se en ,
.
f'

Passicos

m a tS qu l

se

extrait concentre de ca e,

pasé~i: n;s

moli f ql:e ce liq u ide n'es,t
lout à fail étran gers;
.
cam posé d lllgr
mais bIen un
1 • d' ne vél'i lable franrl e
. . d lC d'après lll , u
.
éd '
Qu'il s'ag u'all .01. '
u'il demande qu'il salt proc e
don t il sel'ailla VIctIme, et q
é 'ficaliou par experls ;
3 une V ri
nd ise interdit
. 1 . 'e .
pLlon d' IIIl e marcha
,
Altendu, que SI arec
. à raiso n de la qu alité, il ell
à l'acheleur Iou le réclamallOln , 'se pla in t d'une fra ude;
,
1 -q le cel ac le leur
.
e.1 au lremenl or, 1
.
l'
même après réceptIOn,
. l"se peut aVQll' leu
~
qu'une exper 1
b ldise ne peul etre conlorsque l'identilé de la marc al
leslée'
.
lé
'
' 1 s'aoi t de fl aco ns étIq ue S
ALlendu que, d~,1S 1eSPè~:, 'ell t être contestée; qu' il ya
et capsulés do nt 1Iden tIté } acc ueilli r les fi ns en experlieu, dans ces Circonstances,
lise;

.
l' de
d' éta nt à Dax 11 y a leu
Al lendu qne, la. marc an I~e l' 'é- ident d~ Tribunal de
commellre rogatOIrement M. edé ,., . un expert ch argé de
de Dax à l'effel de slgnel
.
échanlillons et de les fai re tenir dû ment
scellés et cacbetés à l'expert qUI va êtl'e désIgné,
h

~~~:v::edes

Par ces motifs,
Le Tribunal, slatuant préparaloi rement, to~s droils,
. au fon d l'éserves
nomme
moyens et exceplions des pal'tles
"h
l ,_
\1 Domeroue pharmacien en cbef de l'Hô lel- DIe u à paé'
" •
0'
.
d el.
M le ré'seil
le expert,
lequel, sermen t prêté ès malllS
sidenl' vénfiera
.
sur les éc b antl' 11 ons qUI. lui sel'ontadress"::l,
si la rr:arcba ndise vend ue est bien de l'ex trait de café co~~
cenlré, ou si le liqu ide est corn posé d'ingréd iens é tra nger. ,

Comm e t roga toiremen t M, le Préside n t du Trib u na l de
comm el'ce de Dax (La ndes), à l'eITet de désigner lin ex pert
chargé de prélever des éch a ntillons e t de les ex péd ie l' à
Marseill e, dtim ent cache tés, à l'expert ci-dessus désig né.

Du 15jallvier 189 1. MM.

NATHAN

pour Richaud et C',

V ENTE 1\ LIVU ER. -

R'CA VY

RtS ILlA" ION . _

L I VR AISONS ACCUMULÉES . _

P I.,

ponr l'assicos.

ORD RE DE LIVRAISON REMtS . _

GENCE DE L ' ACH E T EU R. -

TIONlIiÉ. -

P'·és ., M. l'AY , j uge. _

NÉGL I-

M ARCHÉ F R AC-

D ELA I.

L'acltetell1' d'une mal'chand'ù e qui, muni d'un ol'd1'e de
lim'aison Sur Un !t'et'S, nég lige de 1'ecev01:r et ne p r évient Son vendeu1' que tardivemf:nt et lO1'squ.e la situa _
tion est devenue défavorable, enCOU1' ( la résiliation

pOil" IOllte la pa,'tie ,'eprésentée pa,' l'ord,'e de liV1'ai,
son.
pm't e Sur une quanl'ité con S1.aéJ'able de
1
ma1'cha /dises, de vaLeur 1'elatz'vement peu cons1.'dé"able, de cons€1'vation difficile, et à liv,'e, · pa,. (,'acfio1ls success1.'ves, l'ac!zefeu1' qui a la1.'ssé accumule1"plu _
sieurs échéances, ne sau1'ait e:cz'ge1' que Le vendeur ait
COllse1'vé en nzafjasin, POUl' les h:v1'el' ci première réqui sition, toufes les quan{Z'tés en. 'r etard.

L Ot'sgu'un mal'ché

Le vendeu1' a

dl'OÙ, au conb'aù'e, en par eil cas, ci obteni?' délai pOUl' l'exécution (1).

(1)

VO~I. Cont. 3' Table déce nnale,

\,0

Ve nte a livre r,

n O,

'25 el s uiv .

�( 85 )

( 84 )
( ASMUSSEN ET

C'

CONTRE

'
AOB El\T
F}:LlX

ET

C',)

JUGEMENT.

,
,'élaiLengagé vel'balement , le
ALiendu que FélIX Aubelt s V eruue aux sieurs A,mus.
. de li vrersol1S
. d 't .
0
I9 juili eLdernier"
ité de gros son, à un prIX e ereL C' une certawe quanl
's '10010 en plus ou
sen
' d 100 quinlaUx par mOl ,
,
miné, à l'aI!'on e
en moins;
é dent qu'il leur serait
,
e 1 et C' pl' len
,
Attendu qu Asmuss l
,
'ou r laqu elle le sieu r
. é de 600 qmnlanx p
, d
du une quanlll
é'é -\ la somma iIon e
, ail Ilas oblemp 1 &lt;
1
Félix Aubert naur
" f i ' le 17 J'anvi er 189 1, à a
, l '
rail été Slglll ee
livrer qUI U! au
l 'le le 98 décembre 1890;
, d'une précédemment al
,
SUI le
, , de 600 quintaux représenterall ,
Altendu que la quant~edu 17 janvier '1 89 1, la quantilé
au jour de la sommaLlo
\ bert d'aoùL à février prominimum due seu lement par } u
"
1' la première sommachain ;
Mais que le sie~r Féhx A~éb:l~\::'etlant à ses achel eurs,
Lion il lUI falle, s eSL exédCu d l' 'oison sur les sieurs Sanl , L cepté un or re e lVlu
qui
on a c ,
' l ' méLl'icj ues de gros son ;
d ' 'eL Du cos p01l1' 300 qU11l aux
&lt;aue
,
t C' de
u'il dépendail, dès lors, des sieurs Asmussen e
les
cetle quautilé, donL ils auralenl a lnS1 dlm11lué
engagemenL de leurs vendeurs;
,
déléuués
pou r,
'
0
Q e ce n'est point par le relus des Llel'S
,
, métl'ique&lt;' n'on
pas
faireu la Iivl'aison que ces 300qUtnteux
, tt cru
élé reLirés mais pal' la négli gencedes aC heteersqudl,Ole'ment
' receVOII'
" eL n on t a VI'&lt;é
que forL tar LV . _
ne pas devoir
.;!
le ieur Aubert de cette non réception, eL alors que la situa
tion était devenue différente eL défavorable;
Que le sieur Aubert doiL donc êLre déc h argé de ces 300

re~evoir

quintaux métriques, ainsi résiliés pal' le fait de ses acheteurs ;
Ali endu, quanL aux 300 aulres quintaux métl'iqu es ,res_
lanL dusl par Aubert, qu'il n'a pas, il eS I vrai, déféré à la
sommaLion qui lui a élé faite le 17 janvier 189 1 ;
Mais qu'il s'agit d'une marchandise d 'une va leu r l'elali ',
've:n ent peu consid érable, d'une conservaLion difficile et
su rtout encombrante;
Qu'un vende ur ne peut donc êl re lenu de garde r dans ses
magasins indéflnil11 e,lL des quantil és importantes de cel te
mal'chandise il la d ispos ilion imm édiate d'un achelem;
Que si celui-ci a laissé accumu ler ces livraisons, il ne
sa urait êLl'e bien ob venu Il les réclam er loutes à la fois et
immédiatemmenl, ù peine de rtis iliation;

Qu 'il doiL êlre lai ssé au vendeur un délai moral suffisant
pOUl' fa il'e face à la réclamation qui lui est faite;
, Pal' ces mOI ifs,
Lë Tribunal, ayant tel éga rd qu e de l'aiso n aux fins et
con clu sion s des parli~s, fix e Ù 300 quinlaux métriq ues
gl'os St,n la quanlil é échue r es lant du e, à ce jour, par les
sieurs Félix Aubel'LeLC' aux sieurs Asmu ssen et C' , et lell r
accorde, pour s'en libérer eL la li vre t' à ces derni ers, un
délai de quinzain e, à pari il' du pron oncé du présent;
A défau l, passé ce de lai , a utOI'i'e lesdil s Asmusscr, e t C'
Il se remplacer ' S11l' place cie pareille q ua ntité de 300 qUilllaux pareille qualité de mal'Chandise pour Je compte des
sieurs Félix Auberl, eL C', e t condamne ces derniers à leul'
payu la ditrél'ence entre le plÜ co nvenu eL le cours dudit
jO ll l' 17 janvier co m ant , et cell e enlre ce dernier cours et I ~
CJù tdu l'emplacemen L, avec

inl él'~ts do droit H dépens.

D I! !26janvie" 189J , - Prés " M, AnNAuD, ch, de la Lég,
d'fI. - PI" J\I M, At:'fRAN pOlir 'Às m ussen eL C' , 'h LON pu u

~'eli, Aubert et C", '

r

�( 86 )

( 87 )
Pal' ces motifs,

.

.

CO~PETENCE.

_

COURTIER D1 JMM EUDL ES . -

PARTICIPATION.

.
d'immeubles tle son t, pas commerçants.
Les courilet'S
'
.
t
saurait être soum is e
et'etale e ne
, .
N'est donc pas C01nm
.
l'association en pm.ftctpa'b
1 de comme? ce
.
d"
a" Trt .unD.

Ï

xisté eni't'e d eu X cO'/.l'1'tters

tmmeu -

t~Otl qut am'al e ,
t dl Ln acte de leu1~ prot
ble8 po",' l'accompl'LSsemen
/e88ion (1).
( PEYRE CONTRE CHANC!:L .)

ualifian l courtier d'imm eubl es,
Allendu que Peyre, se q
t' d'immeub les la de).
à Ch el élYalemenL COOl' 1er
réclame
ane, 0
à l ,ente d'u n imm e uble SlS
mie d'un courtage aITérent , ail' à raison duquel ledit
PI \ ns 5 à Marsel e, '
rue des 10Cee "
.
. .
. 1 • et Chan cel une
d "1 auralt eXIste en lI e L1l
Peyre préten qu 1
d . "
t' fiée par leu r entreprise
participatIon de compte à em l JU s 1

commune ;
. . . ùence cons tante du
Atte ndu conformement a. la JUI'ISp1U
nt
'
sa
Tribunal de céans , que les cour t'lers d'immeub
.
. les tneexisté
Point commereants; que la participatIOn qL1l aurai . o'J))'el
.
. l e, 11 ' ay ant eu pOUl
entre eux ne serait
pas commerCla
que des 'courtages d'immeubles, c'est- à- dire des actes pu-

.

Attendu qu'il s'agit donc, dans l'espèce, d'une inC?mpe.,
tence ratione mate"lœ
d ordre pu bl'·
lC, qu e le Trlbuna 1
. . ' d •ofuce,
r.
.
est tenu de se dessa1slr
qu o1que
a ucune des par ties en cause n'ait sou levé l'exce ption ;

0) Voy, 2- T able décenoale, v~ Compétence , n~ 28,

D l&lt; 30 fanvie' ·1 89 1. - Prés., M. JO URDA N, jus.e.
Pl., MM. CAMPI pour Pey"e, SUCHET pOUl' Chance l.

FAUTES DU CAPITA IN E, -

ARMATEUR, -

TION , -

CONNA ISSE ME NT,

PARTIE, -

CLAUSE PL US GÉNÉnALE, -

SE

JUGEM ENT.

rement civils;

Le Tribunal se déc lal'e d'office incompé tent ; rel1\'o ie les
parties à se pourvoir par -devant qui de droit; condamne
Peyre aux dépens de l'incid ent.

n tFER A~T

-

CLA USE D'EXONÉ R,\ -

Pn ÉFÉ BE NCE A LA CHAnTE-

A LA CHAR TF.::-PARTIE , _

M EN TI ON MAN VSC nITI:!
I NEFFICAC IT É,

Est licite et valable en P"illcipe la cla"se pa,' laquelle
un al'mateur décla7'e ne pas 7'épond1'e des (au tes du
capitaine el de l'équipage commises dans l'e:rploitation aussi bien que dans La navigation du nav't'1'e,
Cette clause est valable enCOl'e bien Cf" 'elle soit imprimée .
L01'Squ'il y a quelque divergence entre les cLauses d'une
charte-partie et celles d'vn connaiSS(mlent, ce sont ces
de1'nières qu 't' doivent être }JJ'é(é1'ées comme empo1'lant,
pm' La p osté"io"i/é de Le,,,. date, dé"ogation li cetles de
la charte-pa,'t"e .

Spécialement, IOJ'squ'une clza1'te- pm·t1'e exonê1'e l'm'In.a .
tem' de la 1'es}JonsabiLité des {autes du, capiÜf,ùze Ou de
lléquipage dan s la navigahon, et ':lu e le connaissement
l'exonère de la l'esponsabz'litè de tOllle laule commise
ta nt dans l'adminiSf1'ation que dans la conduite du
navù'e, c'est cette de'J'n'l'ère clause ]Jl us [Jénél'a/e qui
doit 1i/7'e cons't'de1'ée comme jOl"mant ta loi des parties,
Et m~me ait cas oû. un pare'll connaissement se1'ait 'J'eué/Il
d'une m~ntion lnanUSCI'ite lie j'éfé1'anl ci la chm'te-pal' _
[l'e POlO' toutes Les autres conditions, On ne saw'ait V01I'

�( 89 )

( 88 )
· ('tOn de la cial/se cit' n IOle contra d te
dans cetle men 1.0 . 1 lause nlus 1'est'l'e'ù'/,te de la
..elo"... aac
r
'
dessus e{ lln.
{en. tit'er
un. mott'f de lal,( 'e III paf' sut eJ
d
cha ..te-pa, 1, "
b,"té de l'm'malet'" en cas e
sel' subsister' la "esp01lsa t t
déficit .
(CAPITAINE

DAVID

STEWART ET WEATHLEY

)

CONTRE FRITSCH ET

C'.

Le Tribunal de commerc e de Marseille avait
. dj 1lgé en 1sens
17
. la secon de des deux qu estions Cl- essus, e
contréure
mars 1890. (Ce rec. 1890.1. 16 1) (1 ).
Appel pal' le capitaine et l'armateur.
ARRÊT.

. SI. 1e ta, u.x du dernier resConsidérant que pOUl' apprécIer
sort en matière personnelle et mobilière, a été ou non dé&lt;s'é il faut se baser SU I' le chill't'e de la demande qlll,
pa. ,l'espèce, était supérleure
.
'00 f"1. , qu 'à la vénté
dans
à l ,o.
,
les offres réelles des défendeUl's atlralent réd Ult à une \~;
leU!' moindre le montant de leu r con testatIOn, malS qu .
faudrait pour pouvoir en tenir compte , qu'e lles eussent ete
acceptee's par les demandeu rs, ce qui n 'a pas eu lIeu.;
qu'elles sont dès lors sans influence SUI' la llmlle du delnier ressort;
Sur l'application de la clause de oon garantie:
Considérant que cette clause ayant pour but d'exonérer
les .rmateurs des fautes ou négligence du capl tam e et de
l'équipage cc,mmises dans l'administration du navire est.hcite, ce qui e,t d'ailleurs reconnu p'" les intim és et le lU-

(1) Un autre jugement rendu dans le même sens le 3 décembre
18l!9 (ce rec, 1800, 1. 91) n'a pas été trappé d'appel.

gement; qu'ils se bornent seu lem ent à soutenir avec les
premiers juges que son insertion dans les conl}aissements
n'a pu avoir pour effe t de déroger aux stipu lations de la
charte-partie;
Considéran t que, loin d'être une dérogation aux énonciations du contrat d'affrètement, il convient au contraire de
reco nna ître que cette clause en est bien plutôt e n quelque
50rte le complément et l'exp lication;
Qu'en effet, tandis que la cha rte-pa rtie édicte d'une facon gé né rale l'irresponsab ilité des a rmateurs pom tou s ac~idents de n av igation, de quelque nature qu e ce soit, occasionnés pal' la négligence, la fa ute ou l'erreur du capitaine
et de l'éq uipage, le con naissement précise e t étend cette
irresponsabi li té à toute faute ou négligence quelconq ue
des susnommés survenue tant dans l'administration que
dans la conduite du navire; qu 'il y a là, nOll une contradiction, ma is une confirmation et comme un éclaircissem~nt nécessai re; que le connaissement constituant la police du cha rgement, il est naturel d'y trouver un e mention
plus pl'écise quant à la ca rga iso n que cell e contenue dans
la cbarte-pal·t ie qui est propre ment la convention de
louage, alors SUI'tOUt qu'il en r ep roduit presql1e exactement les termes;
Attendu qu 'e n tou s cas, élant postérieu r à cette dernière,
l'eilt-i l dive rgence entre l' un et l'autre , il y aurait lieu de
penser que les parties ont entendu dét'oger au premier de
ces actes par le second; quïl est à remarquer qu 'ils émanent du mème affréteur et chargeur, Pernou, Bayol et C' ,
aux droits desquels se trouvent les intim és, ayant trailé
soit pal' eux -mêmes, soiL par le ur mandalaire, avec les armateul's en celte doub le qualite, et que les connaissemen ts
sortent des bureaux mêmes de ladite maison dont ils portentle nom imprimé en tète et dans le corps des actes;
Qu'i l importe pe u qu 'i l ait été indiqué à la main sut' ces
connaissements que l'on s'en référait il la charte-pal'tie

�( 90 )
1 autres con dl' tl'ons', qu 'une semblable menpour toutes
es, nt dlsparal
'
' l.1'e la clause liti gieu se à laquell e
ï
lion ne fal pm
', 't été dans la pensée des contracrien ne démon Ire qu 1 al
lants de vouloir renoncer ;
.
le Tribunal a trouvé dans ce fall
Que c'est à lort que expresses» écartant toutes les
, ' 1 ce de « résel ves '
"
1eXlS en
d
nnaissemenls contrall'es,modlfi ca'mprimées esco
"
clause. 1
d elles de la charte-parlI e ; qU'Il est
, es ou aggravantes e c '
1 1
II V naturel et plus con f0 l'me à l'esprit comm e il a ettre
.
1
pus ,
' d' voir simplement la préoccupatIOn
de ladi te mentIOn y
'
l"
' de comp léler les deux titres 1 un par autre,
de falfe,
Au fond:
, ,
Considerant
que, la clau se d'irresponsabilité sortan t à
n'
l 'l'més n'out rien à réclamer pOUl' le manquant
ellet es JO 1
1 d
d
' sans moyells opposants pour repousser, a eman
et sont
l' de
'
Ile des armateurs à lag uell e li y a leu e
reconventlOnne
faire droil ;
Sans s'arrêter à l'exception proposée, di sa nt drod ;\ l'ap
pel, infirme le jugement allaqu é; émendant et faisant ce
que les premiers juges au raient dû fall'e, déboute les 111limés de leurs demandes, fi ns et conclu sion s, déclal'e non
satisfacloires les oITres par eux lail es; et pal' vOIe de sUIte
les condam ne à payer aux ap pelants la somme de 4,367 fr.
~O c, formant le solde par eux dù pour fret du vapeur
BI'anlcelale, et ce avec inlérêts du jOli l' de la demande; les
condamne en tous les dépens de première instau ce et
d'appel ; ordonne la restltution de l'amende,

nu 6 "ouembre 1890, - Cour d'A ix (1 " Ch, ) - Prés"
hl , MICHEL- JAffARo 1" prés, - PI " ~IM , DELAnuE (du barreau de Paris) et DRUJON,

( 9\ )

VENTE PAR NAVIRE

DÉSIGNÉ. -

DU 29 JuiLLET 1884, -

S UC RES COLONTA UX .

_

Lor

DÉCHET DE FADRI CATION.

Le déchet de fabric ation de 12010, acc01'dé pa,-I'article 5
de la loi du 29 juil/et 1884 aux suc"es coloniaux di"eclemenl impo'r tés en F 1'ance, n'est pas une détaxe,

mais une bonification établie au p,'ofit desdits sucres ,
Il n'y a a ucune cor1'élation nécessaù'e entre le droit de

joui?' de cet avantage et l'obligat'ion d'acquitte&gt;' la taxe
de douan e.
En conséquence, 801.'[ que la vente de Sucres coloniaux ait
eu lieu ci l'entrep6t, ou ci la conso mmati on, ou en co /'e ci

la consommation avec fa culté d' entrep6t, c'es t l'importateur ven d eU1' et non Cacheteur qui doit, à mot'ns
d'une clause pm'ticuliere, profite&gt;' d e la boni fication
ci-dessus ( 1).
(Bon DE CONTRE RAFFINERIE S DE SAINT-LoUIS, )
Nous avons rapPol'té dall s ce rec, (1890 , 1. 203) le jugement rendu dans cetie affa ire , le 23 av ril 1890, par le Tribunal de comm erce de Marse ill e, décid ant la question en
sens contrail'e .
Appel pal' Borde ,
ARRÊT.

LA COUR,
Après en avoir d éli bér~ conformém ent à la loi:
Attendu que Borde a vendu le 4 décemhre 1883 à la
Société nouvell e des Raffi neries de sucre de Saint-Lou is la
quantité de 300 à 350 ton nes en viron sucre i\lartiniqu e,
( 1) Voy. dans le m ême cc rec. 1889 . '1. 24 eL la noi e.

�( 92 )
, usu
'le Dassignac à li l'l'el' pal' unau plurécolte 1884 del
"
la li :raison et la réception de1aVlres a déslo°E:r,
.
.
1
SleUl'S 1.
.
à l'heureuse arrivée desd tts navlI'es, es
vant aVOIr heu
t 1_ il J'en trepM et le prix établi SUl'
'
.
endus aux cen \. (
sucres v .
d
éro 3 de la Donrse de Pans de la
1
te officielle u llum
a ,co d '
de l'arrivée du navire parleur dans le port
vedle u Jour
,
.Ie Marseille;
'd a al' sa lettre du 8 aoù t 1 ~85, désigné le na.Que DOl e , p e porteur de '156 tonnes environ dudit
l,ire Pé"'[J"Y comm
sucre en aliment du marché susénoncé ;
o

Qu'il a le méme jour, pal' une seconde le;lre" déclaré il
la Société des Raffineries de Saint-LoluS, qu Il falsalt toute
- t d e la détaxe
reservt': au sUJe
( . de 12 % . que la nouvelle
' . la,
accordeaux prod ucteurs de sucre qu, des col antes ftancaLSes exportent leurs sucres dans la métropole;
. ilue les sucres annoncés ont été Ii I" ès, mais que la Socié~é nouvelle a refusé de teni,' compte au vendeur du déchet de fabrication de 12 % accordé pal' l'art,cle 0 ~e la
loi du ~9 j,lillet 1884, dont le mo n tant s'é lève à 9,1 11ft',

80 c. ;
Qu'il résulte des dispositions de la loi précitée que le dé,
chet de fabrication accordé aux sucres des co lol1les francaises directement impor'és en France n'est pas une détaxe,
~ais une bonification établie au p,'ofit desd its sucres, sans
qu'il J' aitallcune corrélation nécessaire entre j'obligatIOn
d'acquitter l'impôt et le drOlt de jo uir de l'avantage Gréé
par l'al'licle 5 susvisé;
Qu'il suit de là que, soit que la vente des sucres coloniaux directement imporlés a,t eu li eu il l'ent,'e pùt, 011 b,en
à l'acquiLlé, ou bien enCore il l'acq llillé avec [acullé d'entrepôt, c'est en principe au fabricant impo''lateur que profite de l'Iein dr"it, en vertu de la loi, le déchet de fab,:,cation; 4U'il n'en peut etre autremen t que dans le cas ou,
par l'elfet d'une convention spéciale dérogeant à la consé-

( 93 )
quence même dn principe écrit dans l'article 5, le vendeur
des sucres directement importés sest dessaisi en faveur de
l'acheteur du bénéfice du bo ni que lui assme cet artic le ;
Attendu gue Horde, loinde se dessaisir du bénéfice dont
s'agit, 3, au contra ire, fait ses réserves au sujet d u déchet
de 120/0 ail moment où il a fait la désig nation du nav ire
P él'i[Jlly comme "o rteur d' un e partie des sucres à livrer;
Qu'il ava it vendu ses sucres aux 100 k., c-est-à-d ire a u
poids;
Qu'il éta it , en conséquence, res t~ propri étaire de la mal' .
chandiseju sgu'après l'opération du pesage;
Oue la désignation du navire n 'a pas pour effet de faire
perdre au vendeur la propri été desd ils sucres, mais seul ement d'év iter que le vendeur ne puisse annuler à son gré
la convent ion en dissimu lant par exemple l'arrivée du uavit-e si l'é tat, du march é lu i om'e l'occasion de vendre sa
marchandi se plus cher; que, j usqu'au pesage, les sucres
n'en restaient pas moins à ses l'lsques et périls;
Qne dn res te les réserves faites pal' Borde au s ujet du
déchet de 12 010 auraient e mpêché la réceptio n des Sucres
de transférer il l'ach eteur le droit audit déch e t ;
Que les premiers juges, se basant sur la facult é qu 'avai t
l'acheteur du SUCre à l'en trepôt de le laisser ù l'entrepOt
au lien de le mettre à la consommation , ont estimé qu e le
déchet de 1'2 010 appartenait à celui qui ava it seu l le dl'oit
de l'em plir la condition nécessaire pOUl' acguérit' la prime,
mais qu'ils ont perdu de vue que les 12010 de sur.res intro.
duils eo f,'anchise pouvaient être réexportés,aiusi qu'il résu Ile de la réponsf. faite par le ministœ des finauces à
M, de Molly lo,'s de la d isc ussion de la loi, et que la réexpo,'tation n'aurait ainsi jamais lieu qu'après les formalités
nécessait'es pour obtenir la prime;

�( 94 )

( 95 )

.. appul'é leur a ppréciation sur une
)u'i!s ont dès 101&gt;
"
,
h ' othèse qu i ne se réah seralt pas,
une l P
,
e It '
QII "l 1 "" a lieu de réformer le l ugem l ,

~

Par ces motifs,
,
t dont est appel et, faisa n t droit il la
Réforme lelu~~:encondam ne la Société nOllvelle .:les
denlande de Ba , de Sain t,Lou is à payer à Borde la
Raffinertes de sucre
, t dé
pens,
somme de 9, 17 1 f'1 . 85 c, , avec in térè ts de d rOIt e

Oour d 'A'IX, ( 1" Ch" ) - P,'és ','
"M • JO LLIVET"(du
ba rt ea u de BOl M. CHABRlNIAC. - Pl ., lU
.
ùeaux ) pour l'appelant, RIGAU D pplll'llntlmé,

nl&lt; 24 décembl'e 1890 , -

CAPITAINE . -

LIVRAI SON A DESTINATION. -

NAISS.E.MENT DISPARU . -

PR EUV E . -

CON p

ATTESTATION DE LA DOUAN E.

Le capiloùle Ott le comm issio nnai1~e de t~a nsports ma'l'~'
limes , qui veut p,'ou/Je ,' qu'il a 1'egul1.èl'elnent 1'el~tS
li destinat1'on la ma1'challdise embarqu ée, p eut (au·e
celle preuve pa1' tous les moyens de la loi comme1'c1,ale,

En consequence, si le conn aissement déchm'gé par Le destinataÎ1'e au moment de la Zz'vraison ne se retrouve
plu8, il y est ,'égulièl'ement suppléé pa.,. d'aul7'es documents, Ho(anlment par 1m.e attestation de la Douane
du port de destination.
Il en ..t 8U1'[OUt ainsi lo,'sque le lo"Utemps éco ulé et les
cÙ'constances de la cause eJjJl1:quent la disparition du
connaissement.
(VINUESA ET C' CONTRE OORBELLA,)
Le Tribunal de commerce de Marseille avait jugé le con,
traire le 26 septembre l S9il (ce rec, 1890, 1. 317),

Appel pal' Vin uesa et C',
ARR~T,

At tendu qu e COl'bell a, n égocia n t à lUal'Seille, apl'ès avoir
vainem e nt tenté d 'ob tenir d' un sieur Julia, destinataire,
IOmbé en fai lli te, et de la Société Amat frères, intermédiaire du march é, l e pl"ÎX de quatl'e-vingt-onze sacs lég umes secs vend us à des tination de Ma laga, se retourn e a u ,
jourd 'hui con tre la Compagn ie des Transports e t ve ut la
rendre responsab le de la li vraison effectuée a ux mains des
h ères MOl'alès ;
Attendu qu e la Compagn ie Vi nuesa soutien t qu'e lle a
livré la marchandise à ces de rniers, port eurs régu liers du
connaissemen t l ibellé à l'ordre de J ulia ; qu 'ell e ne peut,
il est l'l'a i, représenter ce doc um en t qui, a près plus de
deux ans, a pu d'autant mi eux s'éga rer, 'lue la fa illite de
Julia et l'instance contre Amal fre l'es peuve nt en avoi r
rendu la produc tion n écessa ire ou en expliquer la dispa-

rition ;
Mais qu e la loi commerciale autorise tous autl'es moyens
de preuve, et que la Compagnie Vinu esa a ppuie so n dire
de documents et d'attes tation s des p lus probants, fourni s
par la Douane de Malaga;
Ou'il est d'ail leu rs inadmissible que la Do ua n e, aussi
bien que Corbella, qui n 'avaien t d'autre int érêt qu e celui
de vérifiel' la qualité du portel", aie nt pu se m éprendre
au point de Iivl'er 1:1 maJ'chand ise à un individu qui n'avait
point été nanti d' un ti tre régu liel' ;
Attendu, d'a utre part, q ue s i Julia a cru pouvoir, malgré
sa faill ite, disposer des m archandi ses qui lui avaient été
expédiées, il est nature l de p euser qu 'il a eu recolll'S à la
voie de l'elldossement pOUl' consommer le dé loum ement

dont s'al.o it ,'

�( ~7 )

( 96 )

En ce qu i concerne le sieur ChanignolJ :
La Cour,
COI'bella des fins de son ajournement
Emendant, déboute déclla l'ge Vinuesa et Compagl1le des
d 93 décembre 1889,
u -damnations
prononcées;
con
(
t'tut ion de l'amende;
Ordonne 1a res
'è .
Cm'bella
à
tous
les
dépens
de
preml
re msCOll dam ne
tance et d'appel.
91 - Cour d'Aix (Z' Ch,) - P,'és " M,
nu
5 mars 18
MM . Paul HIGA UD pOUl' la Corn paL oruN DF. REURE.. ,
Il
.
'
.
.
t
r,.
AURAM
pour Corbe a,
gme V111uesa e ~,
1

-Pl

,

.

l autrement du cas où il est d onne S01.I~ (~1'me

Que le Tribunal de céans, compétent à l'égard du sieur
Charrignon, est incompétent à l'egat'd de la dame Charri gnon ;

.

CAUTIONNE)tt~ K'1'.

-

AVAL.

ODLlGATION

T'1'ibunaux de

cam mel'ce (1) ,

"

~:~'a~~ c'esl li

la condilion que l'obligation p"p!",pale
soit un effet de commerce .
. nal",,'e d'une cauLes mols: Bon pour avalp"éc édan t 1a"g
Il'1
'
l
'
lsistepas
en un e e1
t '0 ' a' 1'aison d lme de! e gU1, ne CO?
t h ,
' nemen.
de
commerce, ne constituent qu un cau t tOn
ci..,il.
( BRASSERIES DE LA MÉDlTERH I\NEE CONTRE CHAR RI GNON .)
JUGEMEN'I'.

Attendu que les époux Charrignon, défend eu rs, sou lévent l'un et l'autre l'exception d'incompétence;
( 1) VOY. 3- Table déceonale, v· Compétence, nO. 79 el s uiv. 1-

.
Table déceonale,
Ibid" no'
i bid., 0 93 et sui \'.
~.

0

Attendu que cette del'lli ère a apposé sa signatul'e pl'écédée
des mOLS : B on po",' aval SUI' un e reconnaissa nce de dette
faite pal' son ma l'i ;

t de sa natl/1'e un contrat civzl et ne

_

callfl~nnement es. d l'apP,'éciatio n d es
sau:t'aï l étl'e soum'lS

S

En ce qui concerne la dame Chard gnon :

Mais attendu , quelle que soit l'expression empl oyée,
qu'il s'ag'it, en l'espèce, non point d'un ava l proprement
dit, du moment qu e la garantie ne vise aucu n eITetsousc rit
ou à souscrire, mais d'u n sim pie ca u tionnement d'u ne dette
comm erc ial e; qu'i l est de jlll'ispruden ce constante que le
cal:tion nement, contrat de bienfaisa nce, co nserve toujours
un ca l'actere civil, sa uf le cas de l'aval ;

COlIPETE:-iCP..
Q .'UN EFFET DE COMMERCE.
PRINCIPALE AUTR E U

Le

Attendu qu'il s'agit entre les pOl'ties du règlement d'un
comple de courtage qui ressortit esse ntiell ement pal' sa nature il la juridiction commercial e;

IO~

et

. .
SUIV

_

]'ar ces motifs,
Le Tribun al se cléclare com pétent à l'égOl'd du sien l'
Chal'l'ignon ; l'envoie, pOUl' les plaidoil'ies au fond, à l'audience dit 18 février CO lll'ant et co nd amne Chal'l'i gnoll aux
dépens de l'in cident ;
Et de même suite se déclare incompétent il l'égard de la
dame Charrignon : l'envoi e les ]lal'lies il se po urvoi r de,'ant
qui de droit; con damne la Société demanderesse aux dépens
de ce chef.

nit 4 (év,'ie,' 1891 , - P,'és ., M, JUERY, juge, _ P I.,
lIM, AU'l'BAN pour les Bl'asse ries de la Méditerl'amie, JOUI\NET POU l' CharJ'ignon ,

Ire l ' a ble dècenna e,

'

l" p, - 1891.

,1

�(9

)

( 99 )

'.
_ E XP EllTISI'~ APJ\ÈS JlJGEMEN'l'
,
, CON.
J UGEMENT PAR DEfAUT . RUTlON H. ES PEC'fIVE DEVAN l LES EXTRADICTOIRE. -

PERTS. -

COMPA

JUGEMENT

FOND. _

DÉFAUT FAUTE DE

mote ur a vaient ca usé à Perrin de g ra ves préj udices et des
pertes de temps considérables, pOur lesquels Seck frè res
étaient passibles de dommages- intérê ts que le Trib u nal
aurait à lixer ;

SUR LE

1
,
d'
loir.
et
exped,se
a
ent conb a te
. aLorsnuJap,'ès Jl/'gem.
t "l,m'l/' un nou,veau Juge 7
d
'l'a1'l'/.es on co,
'
1
.
ét
quelte les eux
t ce jugement dot! "e con ment est ,-elldu Pal' déra~ '1 de conclure et plaid,,' et
.idér'é comme un défaut , au e
r. t de com'l'amUre ,
nOll,au e
't'
nue dalls la huitaine
IOn&gt;
li ll'es( dotw stlsce,f tl'ble. d'op"'o.,
1.'
de la significatIOn (1),
PL ·\lDER.

.

.

o

SECK-

( PERRIN CONTRE

FRÈRES ,)

JUGEMENT,

, d e leurs
et Penin à la suite
Attendu que S~ck f~:~e~t des diffl~ul tés dont leur exéaccords du 8 laD\ tel l
, oe rem ière expertise ordoncutian a été la cause, et sur ,u , ~ "ement présen tés devant
née ent re eux, se sont con tla dlr. OH
le Tribunal de céans;
,
1
Oue par jugement en date du 26 aoù t 1889 , le Tnbuna
et sa usa
constaté les fa its donnan t naissance aux déb ats 'llOt;Veaux
avoir éaard à la première expertIse, a comm IS de " ue ré' é et détermIne
, qe Secl,
expertse avec un mandat b'ten pl'é CIS
' contr
serves des dommages réclamés par PerrIn
frères lui ont été dooQées ;
,
'
, de ce 1' ugem en t "11fétait
Que néanmoins dans les motIfs
de
1
indiqué formellement
que les changemen ls succeSSl S

( \) Voy. 1'· Table d~cennal e,

~~ Table decennale, l ldd , n" 18. -

\, 0

Jugement

pa l'

ù/

défau
l nO.
n° JH./
et s.
û 1

:\e 'J':thle decellDale,

Que le principe au droiL à domm ages-intérê ts 'tait
ai nsi fixé e t basé SUl' des faits certains et définitiv ement ac,
qu is, r econnus e t désor mai s indiscutaLles ;
Attendu qu' il a é té procédé pal' les nouvea ux ex perts i
l'accomplissement du mandat qui leur avait é té confié;
Que les sieu rs Seck f rè res y ont ass isté par un rep résen tant de le ur c hoix; q ue ce rapport le ur a été dùment signi fi é, et qu'à la date du 11 janvier 1890 l'ins ta nce a é té reprise, a u req ui s de Perrin , à /l n de résiliation des accords
précités et d'a lloca tion de dommages- in térêts ;
Que les sie urs Seck fl'ères ne se sont pas présentés POUl'
se défendre et que, par jugement de défaut du 5 mat's
1890, le Tribu na l, se fondant SUI' les faits reten us par le
jugement du 26 aoùt précité, soit des constatations de l'expertise, a décla ré et co ns taté qu e Seck frères é ta ient absoabso lument impuissaut s à teuir leur engagement e t qu e
j'en'in ue pouvait être astreint de s ubir plus longtemps les
erreurs des sieu rs Sec" fl'ères e t de la isser son usine devenil' dans leUl's mains un ch a mp d 'expél'ience d 'a illeurs infr uct ueux ; qu'en conséquence la résiliation des accords a
été prononcée a u profit de Perrin ;
Que Secl, frè res on t été déclarés r esponsab les de toutes les
suites de cette résiliatio n et que le Tribunal les a condamUés, à titre provisoire, SUl' les dommages- intérêts pou vant ètl'e dus à Perrin , à lu i payer un e som m e de 30,000 fI',
sous réserv es de tous ses autres droits ;
Attendu que ce ju gement de défaut il eté réguliél'eme nt
signifié aux sie urs Seck frères, ù la date du 2 1 mars 1890,
pat' exploit de Caza ls, hUissiel', et su ivi d ' un procès- ve rbal

•

�( 100 )

dre-se .', l'enco ntre de ces
"t','On el de carellce
' du 12 av l'l'\ 18"0
de perqUlsl
, ' , en dale
";
'.
' Durbec, hmsslel,
.
der01elS, pal
' é e'tent la prétention d'a vou'
S l' frcres m,
Attendu que ec.
' l'audit J'tlNemeut de défaut,
'd f 'mer OppOSI Ion,
0
,
le drOlt e 0 1 ,
" bl't qu'il s aient eu co nnatssance
al' le motif que rIen n eta 1
p l'e,écution de ce jugement;
, ,
de '
'
t
est
intervenu
en
1
état de
d qUe ce Jucremen
Maisatten u
,0
t' 'es et in terlocu toires con, gements prépara on
l'é t
précéde~ts ln ,
ntre les pal'ties, et aussi en
ta
tradictOlremen tl endlls e , ce des parties et d'une re,
la presen
,
d'expertises falles@ ,
't réNu lièrement déposé et si, d" tance apres ra ppOl
e
pme ms
,
"
1 21 décembre 1889 ;
crnifié aux sieurs Seck fI ères e
,
aissaient donc l'ex islence et toutes
e
Que Seck frere~ conn
nNacrée conlre eux par Perrin ;
les phases de 111lstance ~ ~g:orance de celte ex istence,
'est donc non pal ,
"1
'
que c , '
ro os délibé,'é, qUl S ne .~
mais l1lcontestablement d: p 's~ ltel' devant le 'l'ribnnal , a
sont pas présentes ou falt leple 1
l'audience du 5 mars 1890 ;
, crement de défaut est donc, non un juge~ent de
Que ce lUe
, J ' e t de tou te eVldence
défaut faute de comparailre, matS ); el~ "q ue cela étant,
un J'uoement faute de conclure et p al el , , "
't'on
o
Seck frères
n'avaient pas h, a tlen d re , pour fau'e OppOSI 1, '~,
l'usqu'au moment où un acle d'exécut ion qu elconque Stele~t
. b'en
porté à leu r connaissance, malS
l
,au cont l'alL'ecle al la
dalls l'obli· ation stricte de lorm er lem opposition , ans ,
' 0
, • l'
huitaine
de la significalion qui leu r a ete
'lit e d udIt Ju"e0
ment i
,'
' ée ce délai
Que lorsque celle Opposltlon
a "é
cl loun,
, ' det
huitaine était définitil'ement et depu is longtemps expIre e
, devenu lllsuscep
,
L'1ble d'op pOol!
que le jugement étaIt
" tOn ,
Que Seck frères sont donc non receva bl es à se pou 1'1'0",
' , relldue contre eu',
pal' celte l'oie à l'en con tre de 1a dé ClSlon
,
dén"
en ce sens qu'elle les consLltue
lllltll'em e 1lt resllon&lt;ables
•

( 101 )
des dommages subis pal' leur fait et il raison des causes
longuement déduites dans ledit jugement;
Aliendu que Je TribunaJ ,en fix ant la provigion allou ée au
sieul' Perrin au ch iffre de 30,000 fI', (motifs sans in térêt ell
dl'oit) ;
Pal' ces moti fs,
Le 'l'dbnnal, ayant tel égard qu e de raison aux fin s et
conclu sions des parties, débOUle comm e nOllrecevab les les
sieurs Seck frères de leur opposition ellvers le jugem ent de
défaut du 5 mars '1890; au fond, etc",
Du 9 (évrie,' 1891, - P rés" Mo ARNAUD, ch, de la Lég,
d'H, - P I" MM, Fernand ROUVIÈRE pour Perrin, vVEnEn
(du barreau de Paris) et MOUTON pour Jes défendeurs,

ASSUR ANCE MARITIME.

-

-

SULFURE DE ë t\R DONE . _

CAU SE INCONNUE. -

I NCENDIE,

VICE PROPRE ALLÉGUÉ.

Le 8,,1("" e de ca,'bone ci l'état liquide n'est l'oint une
s"bstance susceptible de combustion spontanée (1),
La facult é qu'a cette ma1'chandise de se l'olatise,' et de se
chan[Jep en [Ja~ détonant au contact du (eu, constitue 8a
l1atw'e manu et ne Sa1t1'a'll éb'e 1~e[ja1'dée com,me un v i ce
prop,'e,
En conséquence, les a8su,'eu,'s qui onl s" que les l'acuités
ass!t1'ées cOl1sista1,'ellt en ba1'ils $Ul(u1'e de cm'hone, ne
peuvent, en cas d'incendie, invoque1' le vice propre POU?'
se 8oustl'ai1'e au. pa1.'ement de la perte.

L'impossibilité de jJ1'écise,' la maniè,'e dont un incendie

(1) Stll' la com bustion spo nlan ée. YDy. 3e Tabl e décrnn.:lle,
J\ SSUl'an ce mtll'Îti m e, Il ''' 44 , 4:1.

\, 0

�(102 )
-' , ne lui ."Iève pas son caraclère de
s'est IJrodut'1 en m".
'
d
la
cha.'ge d es ass",',,"'s
sm' (acu llès,
for(1t11e d e me1
.
d' ,
f'
1 'l
'
"ce
p,'o",'e
nt
dé(aul
de
con "wnlOl'squ t 11 y a 11t Vt
r'
nement d e 1a ma,'chandùe ) ni (aule guelco nque p1'OvelIallt

de /'asstil'é ( 1) ,
( AVE.'IR VITICOLE CONTRE A SSU REURS, )
J UGEMENT ,

Attendu que la Société anonyme l'Avenir Viticole a chargé
,\ burd du vapeur L ivadia, pOU l' les fane transporter de
)/aI'Seille à Batoum, une quantit é détermll1ée de banls de
sulfure de carbone qu'elle a fait assmel' , pal' les Compagnies défenderesses, pour un total de 64,DOO ft" ;
Allendu que le vapeur L ivadia, après avoir achevé son
chargement le 9 mai 1890, es t pa l'l i le '!O même mOIS à
6 h, 30 du soir; que le lenJ emain , 11 , vers les 4 b" alors
qu'une fOl'te odeur de gaz de sulfure de carbone venaIt
d'être signalée au capit aine et que des mesm es préventIves
étaient pl'ises, des détonations se son t produites dans la
cale du navire et l'incendie a éclaté à bord avec une violence telle que l'équipage a dù abandonner le Livadia;
Attendu que la marcbandise ass urée a ainsi péri et qn c
l'assuré en fait délaissement à ses assure urs et leur réclame
le paiement de la somm e assurée de 64,900 fI'" moins la valeur de deux barils;
Attendu que les défendeurs contestent ce délaissement et
prétendent imputer la perte de la marchandise à son vice

(l) Sur le vice propre et la preu\'c à en raire, nota mm rnl c n cas
d'incendie, voy. :i~ Table dêcell n~l e, ". Ass uran ce maritililc. no' .~ :I,
4-li. - 2~ Taille dt:cennalc , ffl/"d, no' 76 el sui".

( 103 )

propre et au défaut de conditionn ement des fCl ts contenant
le sulful'e de ca rbone;
Attendu que le sulfurede ca l'bone est Ill] liquid e in colore
minél'al et donc le carac tère est d 'ètre e~senti e ll e m ent vo latil; que le ga7. auquel il rlonne naissance, s'an nonce pal' un e
forte odeur sui [lene1'is qui n 'aUl'ait pu être m éco nnue à
l'emba rquement deR fùt9, si ceux-ci n 'avaient pas e u leUl's
obturate urs en parfait état et si la moindœ ftssure y avait
existé;
Que la preuve du bon état de l'emba ll age rés ulte de ce
fait que to us les fClts ont été reç us et animés dans la ca le
sans que rien ait trahi un échappement de gaz, sau f po u;'
ce qui co ncel'lle s ix flits qui seuls ont été crevés et n'ont
pas été em barqu és; qu 'il est donc démontré que lors de
l'emba l'Cju emelü la vériG calion des ftils s'est faite avec so in
et n'alll'ait rien laissé à reprocher pour ceux embal'qués ;
que le connai ssement est sans réserve;
Que, dès lors, le grief imputé à la dérectuosité du contenant de la marchandise, soit des fùts en fer empl oyés à cet
effet, ,, 'est pas fond é réell ement et qu'il n'y a pas lieu de
s'y arrêter ;
Attendu que, d'au tre part, le sulfure de carllo ne en se
vol.lisant forme un gaz lourd suscepti ble, pal' so n mélan"e
avec ",ai,', d e devenir détona nt, mais à cette cond ition qu~l
S~'t mIt dll'ectement e n contact avec le feu; que ce gaz
n est pas suscep LIbl e de s'enfla mmer sponta némen t e t par
lUI-même s'il ne sub it ce contact; qu 'il l'état liquide, no n
plus, le sulful'e de carbon e n'es t pas une substall ce susceptible de combustion sponta née, étan t minéra le, pal' suite
incorruptIble et non inlla mmabl e pal' décomposition ou
hUlll ldlté, cumme cel'ta ines qualités de charbons gras auxquelles " S8!'a lt à tort assimi lé ,'
Attendu que la faculté qu'a ce tte marchandise de se 1'0latlsel' et de se cl,l ang8!' en un gaz d éton ant au contact du

�( 101,

)

,
feu const,tue
sa llature et lui est in héren,te; que
1 ce
cl n'est
'
,
opl'e les assureurs connalssant e anger
VIce pl'
,
II
t b é
Pas là un
"
Ile assurance et ayant nature emen as
que pre,ente ce
'
1
cl "1
.. portance de la prime SUI' le l'lsque p us gran qu 1 S
Ilm
encouraient:
Attendu qu'ils ou t effectivement assumé, dans la poli ce
pal' eux souscrite le 7 mai 1890, les l'Isques du feu;
Oue ces risques se son tl'éalisés;
Que tout démontre, en faveur de l'ass',"'é, qu' i1n'y a aucune faute à lui im puter; que la Socléte demanderesse, en
effet, envoyait le su lfure de carbone ,ù ses ac~eteu,'s à Bata m dans des fùts en fer qui deva,ent lu, etre retournés
,
etuqu'elle
avait intérêt il envoyer en bon état et b'len.o b,turés, pour qu'il ne se produisit aucun VIde à son detrl'
ment, et que le capitaine n'a fait, en l'eceva~1t ces fùts., ~u ­
cu ne réserve sur leur cond itionnemen t Ou 1 odeur qUI S en
serait dégagée;
Que la présomption est donc tout e en faveu r de l'a ssu ré
et que ce serait aux assureurs à faire la preuve de sa faute;
Que cette preu ve n'étant pas l'ap portée, l'évènement ne
peut être attribuê qu'à un cas fortuit de navi ga tion ;
Attendu, en effet, que bien que le rapport de mer du capi taine ne contienne aucune indication S\1l' les circonstances
atmosphériques et l'état de la mer, à son dépa,'t du portde
Marseille, il l'essart des élément s de la cause qu'un fort
vent du sud-est soufflait en ce moment et que la mer etai t
lorle; que le temps étant ainsi très mauvais, le navire a été
violemment Eecoué el qu e, dans l'arrimage, UI1 ou plusieurs !ùts ont pu être déplacés et crevés ou leur obturateur déplacé;
Qu'ainsi s'expliquerait celle odeur de gaz de s ulfure de
carbone dont l'équipage ne s'est aperçu qu e plusieurs
henres aprés le départ et qui , peu après son signalement, il

( 105 )

été suivie des détonations de la marchandise et de l'incendi e
qu i a détruit navire e Lcargaison ;
Que les meslll'es prises on t pu être imprudentes, pu isqu 'au
lieu d'étouffer et de noyer la marchandise en introdu isan t
l'eau dans la cale et en empêchant l'introduction de l'ail',
celle-ci a été fa cilitée pal' l'ouvertlll'e des écouti ll es et, la
pose d'une manch e à air ; qu'il y a eu ainsi possibi lité d'explosio n pal' le mélange d u gaz et de l'ail'; que cette exp losion ne se sera it point cependant pl'od u ite si ce mélange
détonant n'avaiL pas été m is en contact du feu directemen t ,'
Qu'i l est évidemment i mpossib le de détermi ner de quelle
mani ère ce contact a pu avoir lieu, so it pal' ulle étin ce ll e
l'enant de la cheminée de la machine, soit par la commu nication qui aurait e u lieu pal' la cale jusqu'ù la machine
elle,même;
Mais que cette impossibi lité de préciser la manière dont
l'él'ènement a pu ~e produire, n'enlève pas ,\ celui-ci son
caractère de fortun e de mer à la charge et aux risques
des assureurs, du moment qu 'il n'y a pas de vi ce propre de
la marchandise, Ili défaut d'emba ll age, ou faute qu elconque provenant de l'ass uré, mais un fait yui était dans les
prél'isions du contrat et auquel, pal' sa nat ure eL so n
e~sence même, l'objet ass uré était exposé;
Attendu qu e la responsabilité des aSsu reurs ne peut donc,
en prlllClpe, être écartée ;
Qu'i ls ont, quant au ch iffre, contes té subsidiairement
celui de 64 ,900 Cr" qui, d'après eux, devrait être réduit
d'une somme de I l ,220 11'" laquell e représenteraIt le fl'et de
la marchand ise ,'
Attendu qu e la Société l'Avenir Viticole avait vendn avec
la condition que le fret lui serait acquis quoi qu 'il arriv"t ;
que celle clause n 'avait rien d'illicite',
Qne le fret pouvait don c être pal' ell e valablement compris

�( 106 )
. du prix
dans la supputatIOn
' de. la marchandi se, et comme
une im pense att acbée à celle-cI ;
".
.
rel' cette ,'alem qu i lm était acquise
Qu'en faisant assu "été donc cherché à éviter une perte
définitivement , la socl ~lice au détriment de ses assuet Mn à réahser un bé ne
l'eurs ;

Que ceux-ci doivent donc la somme entière q ui leur est
réclamée ;
Par ces moti fs,
L Tribunal condamne les défende\Jl's 11 payer, c b a~un
e
ortion du risque qu'il a souscri t 11 la SOCiété
dans
la
P~?p
J'Avenu' " ItlCole, 1a somme de 6il , 900 fi'. , moins tou, tefois
J94 fI' représentan t denx barils de 100 k. à 1,0 f I'. I nn, et
1; "al~ur des barils eux-mêmes évalués à 2'2 fr. . et ce pOUl'
les causes ci-dessus, avec in térêts de drO it et dépens,
Le jugement exécutoire pal' prov ision, nonobstant appel,
sans caution.
Dit 9 (éon.r 1891 . - P ,·és., hl. ARNAUD, ch. de la Lég,
d·H. - PI ., MM. COUVE pour l'Avenir Viticole, HORNBOSTEL
pour les assureurs.

( 107 )

(STIÉG LITZ CONTR E N(.;NÉTREY.)
J UGEM EN T.

Attendu que J. hlénétrey est ent,'é dans la maiso n
A. Stiéglit z en juin '1885, comme employé, avec des appointements [jxes et pour une période de temps détermin ée;
Qu'il avait pris l'engagement, à sa sorti e de chez le sieur
Stiéglitz, de ne pas s'établir pou l' son comp te et pour le
même commerce sur la place de Marseille, ou de ne pas se
placer, toujou,'s dans lad ite ville, com me employé dans
une maison conclll'rente, et ce , à peine de dom magesintérêts;
Oue Stiéglitz reproche à Nénétrey d'avoir violé cet engagemenlen en trant, com me employé, dans la maison Caill aI
et Saint-Pierre ;
Attendu que ce lle maison ne rait poin t li n commerce
identique à celui du sieur Stiéglitz; q ue celui -ci n'est
qu'u n comm el'çant se li vrant exclusi vement aux opé l'ations
de transit;

COM lIfSSIONNA1HE DE 'f RAKS·

Que Cail laI et SainL-Piel'l'e, au .;onll·a il·e, ne sont point
commissionnaires de Ll'ausH, mais comm issionnll.ire::; de
tl'anspOl't ; que les deux comm erces n'étant I)oin t pour le
mème objet. ne peuvent, pal' suite, avo ir le même but et
les mêmes ma yens;

.
. d e 1ran8t't esi diffé,'enl
Le commet'ce du C01nm't.8SWnnau'e
de celui du commissionnaù'e de b·ansporls.

Que ce n'est donc pas une maison concu rrente dans laquelle Nénétrey est devenu employé, a u mép ris d'ull engagement pal' l ui con tracté;

COMMIS. -

I NTER DI CTION D'ENTRER CII EZ UN CONCURRENT . -

COMMISSIO!\!\A IR E DE 'l'RANSIT. PORTS.

En conséquence, l'employé qui, sor tant de che:; un com mission11aÜ'e de transit, s'est inle''I'dit de lui (aü'e COllcarence Ou d'ent1'er che,; un ConCII1'i'ent dans la méme
ville, ne viole pas 80n engagement en ent1'ant chez un
commission1laWe de t"ansporls,

Pal' ces motifs,
Le Tl'ibll nal débou te le siem A. Stieglitz de sa demande
et lecondam ne aux dépens.

" Du 18 (é",'iel' 1891. - P "és., N. JOU I\ DAN, juge. 1., N~I , COUVE pour Stiéglitz, SEN '~S pou r Mé nélre,\' .

�( lOS )

D'\B~RQUEMENT.
•.

-

j -rAlNt.l i \RSPDE LA CHAMDRE DE cmDŒnCE.
LUIE.

, b' de commerce d e Mm's eille, d'ap'-Ils le cahie,'
La C,tam ·tees de sa C0l1ces8t'0 1' , ,,'esl pas ,'esponsable
de
.
h
d
.es c a&gt;!J
ation des marchand"es
dél'
1 a 'de et de la conse&gt;'v
a
!J
J
_
conslr
"its
pa,'
eUe
S
UI'
es
qums
,
}J0sées sous les zangaf S
de cette ville (1),

Notamment, eLLe ne 1'Ilpon d pas des avaries causées pa,'
la pluie,
"
' . 1D1'sgue ces aVa1'1.es. se sont p1 0Il en est sm'fout œm$t
. au mom ent d'tm oU1'agan d'une vwlence excepdu~tes
tionnelle,
(DEN IS FRÈRES CONTR E COMPAGN I E NATIONAL E ET CH \ MDn p,
DE COMMERCE DE MAR SE ILL E , )

J UGE ME NT,

Attendu qu'une partie de ri z, à la destination de ~eni:
frères est arrivée à Marseil le par le vapeur Colom 0, e
q ue Compaa"ie Nationale en a fait opérer le débarquement sous les ohangars libres de la Ch amb re de commerce ,'
que ces riz l'ont été avariés; qu'un expert a été nommé
pour rechercher les causes de celle avarie et en évaluer
l'im portauce ;

1;

Qu 'il résulte de son ,'apport que le riz a été avarié dans
les 275 sacs qui reposaient directement sur le sol du hangar,
par l'eau de la pluie qui se serait portée à cet endroit par
suite de la disjonction de quelques tuiles de la toiture,cons-

(1) Voy. ce roc .. 1890. 1. 117.

( 109 )

lalée par l'experl, pal' suite de l'intervall e libre sous la
porl e provenant de l'a ffaissement du sol par le chalToi, et
par suite, enfin, de la pente même du sol du hangar;
Mais qu e l'ex pert déclare q ue ce lte ava rie ne se serait
pas produil e si la mal'chand ise avait été pl acée SUI' des bois
et des chevrons et si ell e avait cté ai nsi relevée au-dess us
ctu sol de quelc!ues centim ètres;
Attendu qu e la Compagnie National e, qui a opéré ell emême le débarquement et choi si le local, est responsable
de ce défaut d'anim age qui, s'il eût existé, eût empêché
J1aval'ie;
Que la Compagnie appelle en ga ranti e la Cha mbre de
commerce, il qui ell e reproche les défectuosité,; de son
hangar;
Attendu que la Chamln'e de commerce, en mettant ces
hangars il la di spos iti on ùu public, nese li vre à aucune exploilation co mmerciale, pui sq u'elle ne fait et ne peut réaliser aucun profit ;
Que l'al'ticle 13 de son rahier des charges, app rouvé pal'
l'admin istration, décla re qu 'ell e n'est, en effet, aucunement
responsable de la g'arde et de la conservation de la chose et
que, notamment, ell e ne répond pas de la pluie;
Attendu que c'est clans la joul"llée du 21 septembre derniel' que l'a varie s'est produi te;
Que ledit jour un ou ragan véritable de pluie, de grele et
de vent s'est déchainé Su r Marseill e, al'ec une violence
inouïe; que ce météore, auquel on ne pouva it s'attendre,
explique suffisamm ent la disjonction des quelques tuiles
remarquée par l'expert eL l'invasion de l'eau par le bas de
la porle du hangar; que ce ne peut don c être une cause
qui puisse engage l' la res ponsabilité de la Cha mbre de commerce, à raison d'une faule ou négligence excep tionnelle et
lou rde;

�( lU )

( 110 )
es motifs
.
ar c '
C
aO'nie NatIOnal e à payer
d
d mne la om P 0
Le Tribunal con a
1 948 fr. 60 c., montant es
à Denis frères la somdme de i:llérêts de droit;
d l rdeman e, av ec
_ fins en oarantie contre
causes e eu
.
. Conlpa 0a l1le de se.
0
Déboute )adJle
la Chambre de commerce;
.
Condamne 1ad 1·t e Compagnie à tous les depe ns.

P

1

.

P ,·és hl BAl1THllLEMY. - P l.,
HOR~'DOS~EL pour la Compagnie
'1 C ve pour Dems r res,
hl". ou .f ALON pOUl. 1a Chambre de commerce.
Nationale,

Dit 18 (ém·ie,. 1891f· è-

YENTE

A LIVRER. _
-

MAXIMUM ET MINIMUM. -

ENVIRON .

ltESILIATION PAHTIELLE.

,
raite avec une indication
de
Lorsqu'1me vente a. ltvl'er'J
"
t. la clause
.
t d minimum porte en ou 1 e
ma~1.mtL~ e einte,' "ide1: cette cLause comme corn ..
enViron, Il (aut
/ ' 5 010 en plus du maximum Ott
porlanl une lafttude e . 1
en moins du mtnunwn fixe ( ).
.
.
,'ésLltallOn
Lon/qu.e, dans un pa1'etl. ma~'c 1t li , il Y am eu
Q1,te la clause
. ble d'une parlie la latttude que co p
amw
,
environ, doit se calculer
~u.r' l~ sa Id e a. execute1' et non
sm' la quantité totale onf)?'nau'e.
(V IAL ET PRADEL CONTRE: DE FARCONNET ET ROUn ,\UD .)

JUGEYEN·r

.

. ·11 e
t 1890
Houbaud
, de l'arconnet 9etLOO
tonnes
Attendu que, en JUI
ont vend u à Vial et Pradel, de Lyon , 2,000 à _,

envil·oll so ufre de Sici le, helle troisième; qu e le 3 1 octobre 1890 le marché a eté amiahlement résilié entre les parlies pour 1,400 tonnes, moyennant une indemnité de
10,000 Ir. payés par de Farconnet et Rouha ud;
Atlendu que les vendeurs ont livré à ce JOUl· 525,627 k. ;
que les acheleurs réclament la livraiso n d' ,Ul solde de
H,B 131&lt;. pour parfaire la qu antité de 600 tonnes; que les
velldeurs prétendent avoir entièrement re m pli leurs engagemenls par la livraiso n de 525 tonnes;
.\tteud u que les parties son t di visées s ur l'in tel.prétation
SUI' le sens à donner à la clause envÙ'on,
et subsidiairem ent SUl" l e calcu l de la latitude qui po urrait
etre laissée aux vendeurs en s uite de ladite clause;

des accords. so iL

Sur le premier point :
Attendu que l'exp re%ion envit·on ne produirait auc UIl
effet utile si, Corn me le prétendent les acheteu rs, le marché
était st l·ictement limité d ' un e part à 2,000 ton nes comme
minimum à livrer par les vendeurs et, d'autl·e part, à 2, 100
tounes comme maximum à recevoir par les a cheteurs;
qu'il y a lie u d 'adme ttre, au contra ire, que rac/jonction du
mot envù·on comport e une latitu de de 5 010 en plus ou e n
moins des chiffres de 2,"100 ou 2,000 tonn es, selon les con\'enunces des livreurs;
Sllr le seconc/ poi n t:
Attendu qu'en l'état des appréciations ci-dessus, un nouveau débat porte Sur le point de savoir si le 5 0; 0 doit être
pris Sur le chiffre total et primitif de 2,000 tonnes,ou Sur le
chiff,·e réduit de 600 tonnes, déàuctiou faite des 1,400 tonnE&gt; amiablement rési liées;
:lttendu que la seconde so lution s'impose dans l'esp6ce ;

qll cn ellet, en résiliant 1,400 tonnes, les parties ont bien
(1) Vo)' . en sens contraire, ce l'et. 1881. '2. 45.

entendu réduit·e le marché d'au tant et non l'exécuter pOUl"
ceUepal"tie; que par s uite, la latitude de 5 % du it èl re

�( II ~ )

( 11 3 )

, l l'état
t · quel
() de Fat'conüOO tonnes seulemen )
livl"lIlb 5iO tOllnes ;

calcu~~o~~~~ud
pouvaient se li~~ri~~ rest;n t débiteurs de
net e
" à cette helll e
,
qu'en ayant hVl'e (
'15 tonnes ;

Pal' ces motifs,
R baud d'avoir,
'de
Farconnet
et
ou,
l'
Le 'J'ribunal, faute pa,
1ce' du présent Ju gement , L"
cl u pl'onoL
"tondans les trente ]oms
s conditions cles aCCOl'dS, ""
,
'
\"'
1
et
Pradel,
dans
le
l'
'
'gc
autorise
lescl! •ts
vre à hl
d marché en l~l 1
nes soufre, pOUl' solde l;acel' de lad ite quantité pal' le m~~
Vial eL Pl'adel à se ~'emp ( rti er asse l'menté pour le comp .
'stère de M' Antbome, cou
damne en ce cas, ces de~ nt
con
d de Fal'C0l1l1et e t Iloubaud
"
1 l' "dillërence e ntre le pm"
e. .~ à pal'er a, \l'la1 et Prade 1 a ment avec Inl
, er
'èts de
me1" , et le coùt du remp ace
)
con\"enn
J

droit;
,
, lus de leurs conclusions;
Déboute les partIes du SUlp
t've
la
succombance
l'espec
l
Dépens partagés, vu (
. ,
Pl
P 'és M, GIn "n D, luge, "
DI&lt; 19 fév,.ie,. 1891 , , ", ' pour de lla rcon net
'
,
\
i"
1
et
Pradel,
AU1
n
AN
M~, L EG Re POU!
la
et Ho uband,

BATE AU A Vt\PEtn. -

.

-

CQ)[P.\GN!E. -

COUR'1'llm . -

CO NS
. I GNATA I RE.

H EVOCATION.

' ' le d,'oit de "évoque&gt; , le maJlda-,
Le mandant a tOUJOU1 S
.
d l ' 1 talions contl'al '
'lé , à mOtHS e S tp t
taire sans tlldemnt
de (&lt;l'me conven",
1'/ et salis
GI
..
congédié
salis
mo
, Salt1'al'/
Si HlI employé 11e peut J e : .
'te on ne
avisp1'éalable que moyennant 'mdemnL "
Inil'e de ba' pm'et'lI e à un cons'l,glla'gnatail'e est
att1'ibuer une quahté
,
teau.J: a vapeuJ', alo?'s sw ,( OH t glte le " conSt . fonctWIiS
W1 cOlO,tiel' conduc(ett1' d e navu
"es , a qu , ses /'
l'es

Ot&lt;

officieUes in terdisent de se Livre,' cl un f'Omme1'ce sé-

l'Q1'é,

Ulle Compagnt'e de bateaux d: vapeur peut donc, sans en-,
COltl'Ù' de dom mages· intérêts, ret ire?' ci sa volonté la
consignat t'on de ses navù'es au COul't'l'el' à 9 i elle
u
l'ava-il confiée pendant plusie",'. années ,
( FRlTSCH CONTRE UNITED STE"" SHIp COMI','NY.)

J UGE MENT.

Attendu que lp.s sieurs J, et Em, Fritsch réclament à l'United Steam Sh ip Company des dommages- int érêts à raison
de la bl'nsqu e et selon eu x indn e ruptu re dn mandat que
cette Compagn ie lem ava it confié;
Que ce mandat aura it, en effet, consisté à créer une
agence de cette Compagnie à Marseille pOUl' recevoir le5
l'apeurs qu 'ell e se proposai t de fait'e toucber à ce port, et
leur procurer uu fret soi t des pOl'tS de la Méditerran ée à
ceux de la Ballique, soit de ces demiers aux premiers;
Que les sieu l's J, et Em, Fl'itsch se sont occ upés de ces
opérations de 1887 à 1889; mais Cju 'à la date du 18 octobre 1889, la Compagnie défenderesse leur a intimé l'ordre
de cesser et leur a enjoint de reme ltl'e à d'autres mandataire,désignés tou s docum ents relatifs aux Opéra tions accomplies;
Attend u que le Illanda nt, il moins de stipulation contraire et de tel'me convenu , es t li bre de mettre an a u mandal pal' Iui don né, quand il lui convient et sans indemnil é,
d'après l'article 2004 du Code civil ;
Que la COmpagnie qu 'a ucuu conkat spécial ne liait pOU l'
un temps fJx e, a donc pu user de cette [acuité et rompre
tOutes relations avec les demandeurs, bien qu 'en fait il
n'ait pas été élabli qn'aUCUJ1 motif réel et sérieux ail existé

1"

p, -

1891.

8

�( 114 )

ou de négligence ait pu être
et qu'aucun repl'OCb e de, faute
.
.
és
me
. demandeurs,
ad ressé aux
être consldér corn
Mais que ceux-ci ne. peuve~~~a;agnie, ayant droit à des
t été des employes de la
. Il d'un brusque et lndù
ayanmaaes en ce tte qualité, à'ralSO
.
d
om 0 , • m loi ou fonc tIOns,
,
C
onoc
de
leur
e
P
.
'è'
es
et
conducteurs
o
t' rs mterpl ,
Oue leul' qualité de courIe
en dehors de ces fonctions
de ~lavires ne leur permeltalt pa;, livrer à un commerce sé,
orficielles leur interdlsallL i~':S s des vapeurs de la Co~pa,
é d'être les consIgna ta
linuât ceLte conslgoapar,
.
d'elle qu'elle leur con .
"nie et d'eXiger
l'll'él'êls .
1:1
•
d d mmarres- '"
J
tion, à pelOe e 0
o.
la Compagnie se propoQue si à raison desrelatlOlls qnMe e'l le les sieurs 1. et
'
l
't de . ars l ,
d
Sail d'établir
avec e pal f . ct e les limites de leur e&lt;
ns en rem r
é
1::m. Fritsch ont pu , sa
et leurs soins, ils ont trouv
,'oir, prèter leurs bons offic~s il et des avances et fraIS dlune rémunération de leur tla~a la perception des drOlLs
vers qu'ils ont pu exposer: a a~~curés la conduite des va~
e comme courtIers, leU!. p
port et qui ont éte
qu,
peurs de la Compagnie. al'l'l vès en ce
adressés à leur bureau,
Par ces motifs,
Le Tribunal déboute les sieurs J. et Em. Fritsch de leur
demande;
Et c'est avec dépens.
Pl .,
'é hl . BARTH
É LE"Y
.u • Du 19 février 189 / . - P 'S.,
'la Compagnie.
Ml!. ESTRANGIN pour Fritsch, SENÈS pOUl

( 11 5 )

PROPRIÉTÉ INDUSTRIELLE . -

BOTEL GAnN I. _

RESTAURANT,

Le vend..", d 'u" ha(e! garni où le ,'estau,'ant n'est gue
l'annexe et L'acces8où'e du logement et n'cst qu'à l'usage
de ceux qui y Logent, ne /œit aucune COnCU1'1'ence déloyale ci son acheteu1' et ne viole pas t'inte1'diction qu'il
s'est imposée, lors,!,,'il devient acgué1'e",' d'"n fonds de
1'esta1t1'ant.
(GEAL

CONTRE VEUVE CHAPPE.)
JUGEMENT.

Attendu que le 29 septembre derniel', la veuve Chappe a
vendu à Géa i le foods d'hôtel garni, dit Hatel Grignan, à
Marseille, en s'interdisant pendant deux ans d'exploiter
dans un ra yon de WO mètres un hôtel garni Ou tout

autre;

Attendu que Géa I a cité la veuve Cbappe en résiliation de
la vente e t en paiement de dommages- intérêts; qu 'il argue
à cet effet de deux griefs à l'encontre de la venderesse ;
Attendu qu 'il pl'étend, eu premier lie u, que la veuve
Chappe n'aurait pas rempli l'engagement pris par el le, de
faire renOuve ler à son acheteur, et da os les m êmes candi,
tions, le bail de l'immeuble où s'exploite le fonds veodu ;
Mais attendu que l'acte du 29 septembre dernier enregistré, qui relate toutes les conditions de la vente, ne contient aucune clause à cet éO'ard .
o

,

Attendu, en second lie u, que Géai reproch e à la veuve
Chappe de lui faire une concurrence déloyale et de manquer à l'uue des condition2 expresses du contrat, en ayant
acquis et en exploitant à cette beure un fonds de res taurant
sis
rue Paradis,
61, précédemment tenu pal' le sieur Martin
d'Alcide
.

,

�( 117 )

( 116 )
l ' t un hOtel garni où
'd 1 .
1 r nds vend u é al
Mais attendu que e 0 , nexe et l'accesSOIre u 0oele restaurant n'est que 1 a~rsonnes habitan t l'hOtel et non
t 'l'"sa·e
des sen
men,
"
0
d"les pe' que l'étabiisse ment Mart\11
rt
au
puhlic
or
•
nie
restau rant ne COID-c
ouve
. malr
est un1 sim
t'
d'Alcide, au contraire"
e les deux établissements, ave
portant aucun logement , qu ne sauraient se faire. concurd destinations ddTérentes,
Cl pe ne contrevIent nules
't la veuve lap
t de la
rence; que, par SUI e, t en exploitant le restauran
lement à ses engagemens
rue Paradis ;
Par ces motHs,
Le Tribunal déboule GéaI de sa d e mande et le condamne
au x dépens,

Du6 ma1's 1891, - Prés, , M,

VE~'TE
A
QU'IL NE

LI VRER .

J OURDAN,

juge,

D"CL \nATION
&lt;:.

PEUT LIVRER.

1

_

PAR LE VENDEUR
RÉSILIATON ACQUI SE.

, '
' e trouve tacilemen t pro"ogée pa,' le
Une vente a lw rel S
. d l'échéance du terme.
'
des •" a,'!tes
silence ,'éctpl'oque
. l ne peul
1
à son achetew' qit t
Ma1's, si le vendeU1' déc a:~
une indém.nilé, la
li."." et lui offre la "éSûla!t~ntaveécme acquise à l'ache. , . se t rOtt li e • pal' le / a, m
,
réstltalton

.

teUT •
'té a /l'el'Ie
. ct,
. ,'e (iu, sant
l'in.demnt
1/'
,
En conséquence, 81.. celul.
r. ,.le le vendeur
,0
J
. en pate
. men t d'une indemnt téplus
clle
.
11'est plus recevable â ono'r ir livratson.

Cf EISSEIH B ET C' CONTRE TRA NCRAND, )
J UGEMENT ,

Attendu que Teisseire et C', de Marseill e, ont vendu à
Tranchand, négociant Il Belley, trente sacs raisins Thyra ;
qu'advenant le 6 octobre derni er il s ont déclaré Il le ur
acheteur qu 'ils se trouvaient dans l'impossibilit é de li vre t'
et olfert la rés ilia tion avec une i ndem nil é d e 3 fr, par cent
kil. ; que celle offre n'aya nt pas été acceptée, Trancha nd a
cil é ses vendeurs, le 9 décem bre 1890, en pa iem en t de
1,200 Ir, de dommages-inlérêts; que, Sur cette citation,
Teisseire et C' se so nt décla rés prêts Il li vre r immédiatement et ont somm é l'ac heteur de recevoi r;
Oue celle sommalion éta n t restëe sans effet, lesdits 1'dsseire et C' demand~nt la résiliation du marché à leur profit; que Tranchand persiste dans sa demande de dommages_
intéréts;
Ou'il s'agi t do nc, à ce tte heure, d'apprécie r si, non obstant
la déclaratio n fait e par les vendenrs da ns leur lettre du 6
octobre qu'i ls ne pouvaient livl'e r la marchandise, le marché peut étre enco re co nsid éré comme tacitement prol'Ogé
ent,'e les pat'Lies j l:sq u 'a u jou r de la mise en deme ure
eflectu ée pat' la parti e la plus diligente, ou si la lettre p"écitée fixe à ce moment les droits respectifs desdites parties;
Attendu qu e la j urisprud ence admet qu e, dans le sil ence
des deux parties Il l'échéance du te rme, un marché se
Irouve tacitement prorogé jusqu 'au jour où l' une des par ties, rompant ce si lence, manifeste pal' une mise en demeure Son intention non équivoqu e de livrer ou de recevoir, c'est·à·d ire de mettre fin à la prorogation;
Que, dans le m ême ordre d 'idées, il y a lie u d 'ad mettre
quesi l'u ne des parties rompt ce silence, non plus pour demandel' l'exéc ution du march é, ma is pour se déclarer

�( 11 9 )

( 118 )
, Tté de J'exécuter, il n'est pas
,
et déjà dans l'imposslbl 1 1 dès lors ê tre question
dores
" 1 sauraIt p us
, ,
' évident qu 1 , nement convenu,
e et que la pOSitIOn resmOIns
,
de prorogation tacIte.
ruée et liquidée au moment ou,
la prorogation tacite prend
Pective des parties dOIt êtr~
,
d ette déclaratIOn,
par le fa it e c l é devient certalDe;
" 'écu tian du marc 1
fin et 1mex
, ' _ " et C' en déclarant
J' èce '[ els,en e
,
Attendu que, dans esp
" ï ne pouvaient li vrer, ont
le 6 octobre à leur acheteur qU,1 s avec dommages-intérêts,
encouru à cette date la, ré~llI~t~:~mêmes; que, toutefois,
ainsi qu'ils le reconnaISSaIen d désaccord entre les parties,
lesdommages- intérêls,en,cas e
une simple différence
doivent consister, selon 1usage, en
de cours, s'il y a lieu ;
Par ces motifs,
"
à la da te du 6 octobre derLe Tribunal déclare résIlIé isins Thyra dont s'agit; cooDier le marché trente sacs 1 a à T anchand la différence endamDe Teisseireet C' à paye~ d ri marchandise au 6 octo'
n et le COll! s e a
,
tre le pm conve u
d 'ca t des courtIers
bre 1890 tel qu'il sera fixé parle Slt~ ~e droit; débo ute
té
assermentés de M~7eill~~ a~:l~r~n c:n cl usions ; condamne
les partIes du Slll p us
Teisseire et C' aux dépens,
, ge . GIRARD, JU
Du 10 mars 189 1 . - P,'és, J M,
•
MM, Camille PÉLISSIER pour Teisselre et C',

VENTE. -

FO~DS

REVENTE . -

Pl"

ApPORT EN SOC l ÉTÉ .
DE COMMERCE .
_
B ÉNÊFICE DU
DIMI NUTION DES SU RETÉS

TERM E.

acheté, constitue une diminution des s!tretés données
pm'le conlrat.
Elle doit donc (aire perdre à l'acheteur le bénéfice du
("'me pou?' ce qui lui reste à paye?' (1),
(ArLHAUD CONTRE

MACCABELLl', )

JUGEMENT.

Attendu qu 'à la date du 5 décembre 1889, par acte so ussei ng privé enregistré, Ai lhaud a vendu à Maccab~lI y un
fonds de droguerie qu'i l exp loitait, à Marseille, rue de
Rome, 125 ;
Oue SUl' le prix de vente stipulé audit acte i l reste dû au
sieur Ailha ud un solde de 1,500 fI'. ;
Attendu que par ac te, aux écritures de M' La ti l, notaire,
eu datedu3 décembre 1890, Maccabell y a fai t a pport du
susdit fond s à une société qui s'es t form ée entre l ui et le
sieur François Maccabell y ;
Ou'il a ainsi transmis la propriété dud it fonds, de sa tête
Sur cel le de l'ètre d e rai so n, entièrement étran gel' à Ailhaud
et co ntre leque l cel ui-Ci n e p e ut avoir aucun dl'Oit ;
Ou'i l a été ai nsi dépoui llé du privi lège que l ui assurait,
,'is-à- vis de son acheteur, l'a rtic le 2102, paragraphe 4, du
Code civil; qu e, par le fait de Son ach eteur, i l a vu ains i
diminuer les garanties de sa créance;
Que, dans ces circonstances, l'aJ't ic le 11 88 du m ê me Code
civil donnait droit à A.i1ha ud de demander co ntre Ma ccabelly la déchéance du te rm e stipulé pour le paiement du
prix de veute;

L'apport d'un (o&gt;lds de commel'ce dans une société éq"ivaut à une vente.

La revenle d'un (onds de comme,'ce par cel"i qu,. l'a

(1) Voy. 3- Table décennale, vo Vent e, no' 160 et suiv.

�( 120

l

( 121 )

, d' n pareil rlroit de la part du
' u r l'exerCIce u
"
d
d
Oue la l01, p o ,
"1
ait mauvaise fOl e ce erdébiteur, n'a pas eXIgé qu,' Y fait il ait diminué les sù"1 !fit que pal s o n ,
"1 t'
nier', qu 1 SU)
'e SOll contrat, et qu 1 es 10é ' er Jtenal"t U
.
retés que le cr anCI
' l'
pour Ailhaud par le faIt
e fait se rea Ise
f d
contestable que c
''lé
résultant de l'a pport du on s
de la perte de son pl'lV' ge, ,
ven d u • une société nou velle,
(1

Pal' ces motifs,
Jose h Maccabelly à payer à
Le Tribunal co ndam ne f
sold edu prix de vente
O
Ailhaud la somme de l ,50 l't' , git r eprésenté Tlar trois
d d ro"uene don s a ,
"
du fonds e
0
échéances des 25 mal, 2~ aout
billets il ordre de 500 fr, anx
,
et 25 novembre 189 1, enregIstrés ,

:OUl'

, tere
' 'ts de droit et dépens,
Et c'est avec ID
Prés M, BARTHtLEMY , - P I"
1 891
n uAILHAŒ
1.3 ma' ..'
.' - dB " 'ARHID"S pour Maccabelly,
MM,
pour AIlhau, EO

OBLIGATION. -

AFFICHE S. -

T1MBRB~ . j

AUGMENTATION

DES DROITS .

d'appo
se/'
Lo1'sQ!l'U llentrepl'enelw d epu bl l'etc é s'es l char gé
. é
11 ceré
'
de
déle1-m!1!
eu
et d'enl1'etenir pendant une p r'tO,
. les ("ais
.
b 'e d'affiches en p 1'enan l a sa cha&gt; ge ,
tatn nom 1
"
l' l '
artte co nde lim bre c'est 8W' lut et non SIl?' au '1 e p
'1 d
'
tractallte que
doié pe8el' l'augm en ta t'tOn d eS d,'o! s e

timbre pendant la dw'ée du cont'1'at.

une période de tem ps fixe, quatre cents affiches sur toile et
uoe a!fiche peint e; que tous les frais de timbre, incombant li cette publicité, devaient ê tre à la charge de Tauve-

ron;
Qu'à la date de ces accords, la loi du 26 décembre 1890,
qui a augment é ces frais, n'était pas encore intervenue;
Attendu que la prétention de Tauveron est de faire supporter cette augmentation de frai s par les défendeurs,
jusqu'à l'expiration des accords ;
Que cette prétentiou es t contestée ;
Attendu que 'l'auvero n , lorsq u'i l a trailé avec les défendeurs, a pl'is spécialement à sa ch arge tous les frais de
timbre; qu ' il n'a fait aucune distinction entre les frais
existant au mom ent des accords, et ceux plus élevés qui
pourra ient ê tre app liq ués plus tard;
Que le cas, en effet, d 'uue augme nta tion des droits, pal'
une loi pos térieure, pouvait et devait même entrer dans
ses prévisions; que c'était donc à lui, qui assumait J'obligation de sup porter les frais de timbre, d'indiquer e t de
préciser nettement s'il entendait la restreindre, pour toute
la durée des accords, aux seu ls droits perçus à ce moment ;
que son si lence laissait à .l'obligation qu'il p"enait, son
cara ctère de généra lité et qu 'ains i les droits nouveaux sont
il sa charge ;
Ou 'ilne peut, en effe t, e n ê tre différemment, car, au lieu
d'être augmentés, les droits de timbre des affi ches auraient
pu être diminués, et que cette diminution au rait profité
au sieur 'l'auvel'on se ul et non aux défendeurs;

( T w r ERON CONTRE BELLE JARDIN I ÈRE , )

Par ces motifs,
JUGEM E:'\T.

,
t\. 'tendu rlue Tauveron a pris,

' i l-VI' S
V IS-

des défendeurs,1
. ~ gation de con fec tionner, apposel' et entretenll
' . p elldan~
l'obli

Le Tribunal déboute Tau veron de sa demande, comme
Ron fondée, et r econve ntionnellement le condamne Il payel'
les droits de timbre afférents Il quatre ce nts afliches sur

�( 123 )

( 122 )

de la
place du
e' nte sur le mur
e affic he p
l
.
à
toile et
un
ldant la durée des accords mterQuat.re-Septembre, ~t ce pel
venus entre les partIes,
Condamne Tauveron aux dépens.
891 - Prés., M. BARTHÉLEMY. - Pl.,
Du 18 marS 1
.
n A UTRAN pour la
MM. Camille PÉLISSIER pour Tauvero ,
Belle Jardinière.

, P nTS RETARD. COMMISSlONNA IRE DE TRANS 0
•
PREUVE
- PRÉSOMPTION. •

PRÉJUDlCE.

1 d dans le Ira nsporl d'une ma"chandise Pal' che·
Les t'e ar 8
l ' 1 par eux-m émes, une cause
min de 1er He 8011 pOUl,
..
dommage
pour
le
deslwa/a,re,
.
e
de
11 écessatr
.
' '1 n'aienl élé trop p"olo"gés el "éellemellt
A abusifs,
mo",s 91&lt;'
.
. fit q"'",,e s"np/e
ils ne conshtuent,
a. son plO,

présomplion de p,·éfudice .
.
Et pour entrainer une con d amna t'tO~ li dommages-tniéé d'une
'Us cette présomplion doil éi&gt;'e, stnon app"y el'
'
,
d u moins c01'1'obo1'ée d'aul?'es
preuve,
1) p"ésomp tons
tirées des cÙ'conslances de ta cause ( .
(HAusE R CONTRE CHEM IN DE FER.)

Et 2' d'un retard de huit jours, apporté par la même
Compagnie dans l'expédition d'u ne a utre balle tissus, du
27 novembre 1889 ;
Ou'à raison de ces retards qu'il prétend lui avoir été
dommageables, le sieur Hauser réclame des dommages_
intérêts;
Attendu que des retards commis par une Compagnie de
Chemin de fer, en excédant des délais réglemen'taires résultant de ses ta rifs homolog ués, ne sont point, par euxmêmes, une cause nécessaire d' un dommage pécuniaire et
matériel subi pal' le destin ataire;
Ou'à moin s que ces retards ne soient trop prolongés et
réellement abusi fs, ils ne constituent, au profit de ce dernier, qu 'une simple présomption qu'il a pu éprouver un
préjudice;
Oue cette présomption est reconnue e t Cousacrée par la
loi elle-même dans l'article 102 du Code de commerce qui
exige, en matière de transport par terre et par eau, que la
lettre de voiture stipu le l'i ndemnité d lle pour cause de
relard;
Mais que, cet article 102 n 'étant pas applicable aux Com pagnies de Chemins de fer, par suite de leur qualité de
tra nsporteurs so umis à un tarif légal, il n'y a pas d'accords
snr l'indemnité, vu l 'absence de lettres de veHme, en tre
elI~, et les ex péditeurs;

J UGEMENT.

Attendu que Hauser se plaint:

.

t· D'un retard de neuf jours apporté par la COmpagI~e
défenderesse, dans l"expédition de deux ball es tISSUS, U
29 novembre 1889 ;

Ou'en l'absence, dès l ors, de tonte convention existante,
s'il y a retard, le préj udice ne peut plus être établi sur une
simple présomption, mais quï l est indispensable, d'après
les pl'incipes géuéraux du droit, que la matéria lité en soit
-établie et justifiée par des preuves évidentes et certaines;
One ces preuves incombent au demandem;

(1) Voy., Cool. ci -dessus, p. 18.

Ou'un retard, en effet, peut n'avoir entraîné, pour le
réceptionnaire, aucun inconvénient, ni auc une perte d'ar-

�(

1 2~

)

gent ou privation de bénéfices, , et que, quelque reproche
que pui~se se faire la CompagnIe, du, Chemm de fer, Il ne
serait pas juste, ni fondé, de lUi faHe payer une mdemnité quelconque, en pareil cas; que ce serait enrichir le
réceptionnaire au dét riment de la Compagnie ;
ALlendu, sans doute, que la preuve du préjudice matériel peut être, da ns bien des cas, difficile à rapporter ;
qu'on ne saurait exiger qu'elle se produise par écrit, ce qui
serait, la plupart du temps, impossible;
Maisque le demandeur doit, ail moins, apporter à l'appui
de sa déclaratiou uu ensemble de circonstances tel qu'il
puisse constituer, si non une preuve exacte et effective) au
moins une présomption grave, précise et concordante et de
nature à équivaloir à la preuve elle-même;
Allendu que, dalls l'espèce, Ha user, non seu lement ne
justifie pas sa demande, ne pronve pas I~ préj ud ice matériel que lui alll'aient causé les huit ou neu f jours de relards
dont il se plaint, mais qu'il Y a, au contraire, présomption
défavorable résultant, à son encon tre, de ses propres agis~em en ts

;

Que si la marcbandise, ainsi qu'il l'affirme, lui avait été
nécp.ssaire pour combler le vide existant dans ses m agasins, il aurait donné des ord res précis à son accredité près
du Chemin de fer, d'avoir à s'in former de l'arrivée de la
marchandise, dans les délais ré~l em entair es ; il aurait prolesté et réclamé, dés l'expiration de ces délais; il aurait, en
l'etirant et en payant la lettre de voiture, fait des réserves
de ses droits à dommages, non point que ces réserves
eûssent alors pour but d'éviter une déchéance, mais pour
bIen marquer la souffrance que lui avait causée le retard;
Qu'il aurait , enfin, manifesté ses plainles d' une manière
immédiate et sérieuse',
Qu'il a reti ré la marchandise et payé purement et simplement et n'a formé sa citati on que le 20 mai 1890 ;

( 125 )
Que tout fait présumer contre l ui qu'il n'aval' t
cun préjudice;
subi au,
Attendu que les fins reconventionn Il d 1
e es e a Cam pagnie
ne sont pas j ustifiées',
Par ces motifs ,
Le Tribunal déboute le sieur Hauser de sa demande
,
comme, mal justifiée',
Dit n'l'avoir
lieu d'accorder à la Compagme
' du
"Ch emin
de fer ses ,lO S reconventionnelles',

Condamne Hauser aux dépens,

Du 23 ma,'s 1891, MM, LE~nB pour Hauser,

COMPÉTENCE . -

P,'é8 M B
AICARD

'~ou'r I;R~~:~~~Yde ~r~I"

E i'\ TRE PRENEUR DE PUBLICITE.
DE FAÇADE. -

_

LOCATJON

ACTE CIVIL.

Ne sont pas commerciales'

.

des T,'ibun aux de
' m,par sutte, de la compétence
traité par l.guell Icommerce , ,les difficultés nées du
e ocatau'e p1'~nci'n l d'
.
lOlle la façade .
ra
une mm·son en

a un enl'f'eprene1lf' de plth l'l.'c1.'(é
Alors méme '1
1
'
,
ue ce oca fa'l.1'e pr'i nez'pal serait d'a,'lleu"8
comme1'çant .
( 'l'AuvERON CONTRE CAS&lt;OU
"
ET

GIRY,)

JUGEMENT,

Attendu que Tau veron ag t d
' ,
Cassou, liquoriste le
" en , e publICité, rePIoche à
sa publicité les m~r ~uel l Ui a,vaI t loué pour les besoins de
ledIt Cassou est 1 s e sa D1OISon )J lace de Lenche, 2, dODt
dispOsé du mé
e prmclpal loca taire, d'avoir indument
me emplacement en faveur d 'un sieur Giry,

�( 126 )
fabricant de chocolat, qu 'il a autorisé à apposer une affiche
peinte ;
' 1 ' èce d'une question de proAttendu qu'il s'agIt, e~ esp ' m
' mobilière' que Cassou
d ]'OUISSance l
"
d
e de -comm61'can
p riété ou pl
, u tot l'lé
• t pou l', les beSOinS , e
n'a pas agI en qua',
' en qu altté de locatatre
' de Iiquol'lste, malS
' d l"
son ind'Jstrle,
, droits du propriétaire e Immeuprinci pal, SUbStlt:,é a~x,
ée ne saurait ressortir de la
ble ; que la questIon alOSI pos
juridiction commercIale ,

Par ces motifs,
,
' et condamne Tauve 1 se déclare, incompetElh
,
Le Trlbuna
ron aux dépe ns de l' inCident,
1891 Du, 24 mars.

r
\ ENTE A

LIVR ER. A FAIRE . -

Prés, , M, GIR ARD, juge,

"ILIÈRE
LIVREUR,
- DILIGENCES
.l'
• •
CUSE
0 'EXONE R ATl ON .
LA

.

tà

Lorsqu'un 'Vendeu1', lt~1'an .

, s SU1'
un t'te1'
.

1'01·d,'e de son

u'il en tend laisser li

achelem', décla1'e a celu, -e, dg ,'ela"d ou défaut de
t {s conséquences u
sa chm'ge OIL e
,
,
tl déclaration a pOIL,.
,
t '1 'éce"twnnat1'e ce e
,
patemen pal e 1 r
, .'
1.1' de l'usape qllt,
effet d'exonérer le li" r,,"' de la, ,guet
rès du r éd fit'ère l'oblige à fa;,'e dt/lgenee aup
en cas e ' 1 . ,
••
d l liv1'a'Lson.
ceptionnaire dans les dI X l ou1'8 e a
(LE MÉE ET C· CONTRE BONNEFOY,)
J UGEM.ENT.

ont vendu
Attendu que, le 3 octobre 1890, Le Mé e e t C·l'ah
ayablesà
Bonnefoy la quantité de 6,000 k, hUile de cOb
~re suicomptant, Il livrer à un sieur Silvestre, le 1 oc 0
van l;

l

( 127 )

Que le m arché a été exécuté dans ces conditions, avec
celle réserve expresse formulée par Le Mée et C', qu 'en livrant à un tiers désigné, ils entendaient lai sser entièrement
à la charge de le ur acheteur direct, soit le sie ur Bonnefoy,
tou les conséquences résu ltant du retard ou du non-pai emen t par le réce ptionnai re;
Que, mi s en possession le 15 octobre de la fa cture pa ya n te
Sil vestre, les sieurs Le Mée et C· ont avisé, le 30 octobre, Bonr.efoy du défaut de paiement par le réceptionnaire ; tIue celui -ci a suspendu ses paiements et a été mis
en état de liquida tion judiciaire le 12 janvier 1891 ;
SU I'

Attendu que Le Mée et C· réclament aujourd'hui li Bonnefoy le paiement de 4,666 fI', 60 c" montant de la marchandise livrée à Sil vestre ;
Que Bonnefoy prétend s'y soustraire par le motif que
les livreurs n'auraient pas fait diligence en temps Opportun, conformément a ux li sages de la place, qui accordent
au livre ur dix jours pour se faire payer par le réceptionnaire ;
Attendu qu e la cl ause s tipul ée par Le Mée et C', acceptée
par Bonnefoy, a précisément pour objet et doit avoir pour
effet d'exonérer le livreur des conséquences plus ou moius
rigoureuses de l' usage dont s'agi t et de la déchéance éventuelle qui pOulTait en r és u lter; que cette clause, qui n'est
en rien contraire à l'ord re public, a été sanctiounéedéjà par
des décisions du Tribunal de céans;
Attendu d'ailleurs, en fait, qu e Le Mée et C· ne para issen t
avoir mis auc un retard anor mal à demander le règlem ent
au réceptionnaire; qlle recevant sa facture payante le 15
octobre, il ont, dès le 30 octobre, avisé leur acheteur du
non paiement; q u'il s'est éCo ul é encore plus de deux mois
avant la sUSpension de paiements de Silvestre ; qu'il est
doue constant, en l'absence m ême de toute clause spéciale
et eu l'état du droit commun, que le prétendu retard mis

�( 128 )

( 129 )

d non paiement, n'aurait
Mée et C· à av~ser BOnnefOYec~ ve des parties, ni porté
par
modifié en rien la situatIOn
eloy resp
qUI a e u tout le temps nér.es
. .

L~

. tre du réce ptionnall'e ,
aucun pl'é)'udice
. àl Bonn
' même à 1' encon
lllsaü'e pour a"lr
0
. .
son propre acheleUl ,

à Le Mée et C.
Donnefoy à payer
Le Tribunal condamne
ntant des causes de la de, 666 11' . 60 C., mo
la somme de q, é êls de droit et dépens.
Pl
de avec mt r
man ,
.
M GIRARD, juge . _
')
f
18 91 - p, és., .
D I&lt; -9 4 mMS
.
C.
EVMAR pOUl' Donne oy.
,
'
~ IM. RO O V1~ R E pour Le Mée et

qu'il stz'pale en faveur de La Compa[Jnt'e, ne p eut béné-

ficier à ceLu'i qui a demandé t i n tarz'fne comportan t
que les del"is réglementaires, comme celui d'pxporta_
tion,
Le prix du b'anSp01'( doit d onc, en ce cas, i!f1'e établi
d'ap,'es le ia,'i! g éné,'al .

Par ces motifs,

CHEMIN DE FER. -

-

R'

CTION -

EOU·

ABSENCE DE JUSTIFICATION.

D ÉLAI.

' · E'·PORTATION.
R".,

APPLICATION

-

FER CONTRE lIfEYNADIER.)
JUGEMENT .

Attendu qu'i l a été expédié de la GOl'gueau s ieu r Mey nadier, en petite vitesse et en trois envo is, il des dates successives énoncées dans la demande, 185 b a ll es poi s cassés;
Que ces expéditions ont été faites aux conditions du tarif

d'exportation;

DU TARIF

GÉNÉRAL

C

.
nt 'ouissen l, su,'le chemin de '."',
La ,'éduc/ion de laxe do . J . . la "éexpo1'latlOll, n esl
d · s de.t.née. a
les ma1'Ch an '!.Se
. .
, t se1'a Just?'(ié
l d e cetle
dé qu'a la cond.llOn qt&lt; .
aceo,' e .
1 s trois mois ( 1).
réexportai IOn dans e
"
fi tian est déci",
.
d celle Just. c a ,
d
L'expéditeur qu., (aul e e
'ex orla tian par lu. e.
du bénéfic e dt&lt; larl( spée.al d '1' tari( doi t élre, en
. l a, pt,'x
mandé , ne saU1'al't sou tenu' quel ce
'e tm'i( spécta
l
cé
par
un
au
't
1
, •9
Pal'eil cas, 1'emp a
l
' le lan/n _.
1'éduil, spécialemell pa,

( CHEMIN nE

dernier

tari~

.
ordée pa,' ce
dél ;
La "éd"clio" de pnx ace d'une p,'olongalio" de a.
n'élant que la camp ensallOn
_

2. Table dé.
n° 4.(1) Voy. 3"Tabledéce oo3 1e, v 0 Chemi n de 1fer,i bid
" n~ 20.
. , n., ~1. 28 , - 1'" Table décenna e,
ceooalc, lbld.
.

Attendu qu e pOUl' bénéficier de la réduct ion considérable
da ns les f,'ai s de transport acco rd ée par ledit tarif, le s ieur
Meynadie,' ava it l'obligation de faire il la Com pagnie
P.-L.-M, dans LIn délai de trois mois au plu s, com pté ctu
jour de l'a l'l'ivée des marchandises, la just ilication de la
sOI'lie effective de France desdits poi s cassés;
Que le s ieur Mey nadier n'a pu régu lièrem e nt é tablir
ceUe sort i ~ ;
Qlle la COmpagnie lui r éclame, en conséquence, 1 126 II' .
10 C. pOlir les trois inSuffisances de taxe SUI' lesdites trois
expéditi ons; qu e Mey nad ier n 'oUre que 158 fI'. 15 C.

;

Allendll, en effet, que le destinataire, à défaut de POU voir faire la justification requ ise à l'expiration du dé lai,
doit il la COmpagnie la différen ce entre la tax e établie
d'après les tarifs ord inai res des Compagnies et celle appliqUée all tarif commun U' 402, soit le tarif d'expo"lation
dont s'agit ;
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.

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�( 130 )
Attendu que la difficult é entre les palties porte sur la signification à 10Jlner à ces mols « tarifs ordinaires » ;
Que, d'après Mey nadier, en effet, ces mots s'appliquent
toutn u i bien au tarif général q u'au tarii spécial n' 2, leqllel serait, au même titre qlle le tarif génél'al , lin tarif ordinaire de la Compagnie, et que, d'alltl'e part, le tarif d'exportation , étant un tar if spécial, ne satuait" faut e d'application définitive quand il a été reguis, être remplacé que
par U ll autre tarif spécial, c'est-à dire pal' un tarif éga le
ment à prix réduit;
Attendu que le tarif spécial n' 2 ne peut ê tre appliqué
que quand il est requis au moment je l'expédition ; que si,
à ce point de vue, il est similaire au tarif -commun n' 402,
s'il lui est également similaire, en ce sens que les deux
tarils sont des tarils à prix réduits, tOli te simi litude cesse
entre eux en ce qui touche les délais de tram;port impartis à
la Compagnie;
QlIe pOlir le tarif n' 402, la Com pa gnie n'a que les délais
prév us au tarif général ; que, au contraire, par le tarif spécial n' 2, il lu i est accordé une prolongation dedélai de cinq
jours; qlle c'est à raison seul èment de ce plus long délai,
que la réduction des frais ordinaires de transport, soit ceux
p,'évus au tarif général , est accord ée aux marchandises
transportées;
Que ce motif n'existe pas pour celles transportées Salis le
tarif commun n' 402 ou d'ex portation ; que le motif en est
tout au tre et fait pour favoriser le commerce à un tout
alltre point de vue;
Que, par suite, lorsqu e les conditions de ce dernier tarif
n'ont pas été remplies, son app lication cesse rétroactivement d'avoir son effet, et l'intéressé se trouve placé dans le
cas d'une marchandise transportée sans qu'aucun tarif spécial ait été requis, c'est-à-d ire sons l'ap plication normale
du tari f général qui[s'app lique de droit;

( 131 )
AlLendu qu e s'il en éta-t d 'ffi
verrait ses ta l'j{sspéciallx uit -l- ' , él'emment , la COmpagnie
" Ises contre ell
'
e pOllr la priver
de ses délaJS prolongés en l'
d-an t qu e 1e pl'lX
- le plus' l'éd ex
posan
t
à
ne
'
- cepen 't d
'
leceVOll'
lli e ses tarIfs spé Par ces motifs ,
cJaux ;
Le Tri bunal cond a mn e le SleUI'
Me
dyna 1er il pa yer à la
Compagllie demanderesse 1
intérêts de dl'oit et dépens _a somm e de 1, 126 fl'_ 10 c_; avec
Du 6 m a,'s 1891 , - P ,-es M B
MM, AiCARD pour le Ch
'
-"
ARTHtLCMY, - PI
emm de fer , LEGRt pour Meynadiel'_
"

COMPÉTENCE _ - BAIL . -

Vf'NTE DE

VENTE
É

DE FONDS

DIi': COM,\J ERCE

MAT RIEL SEULEi\.IEN 'f

.

Le.~

contestations a u sUjet
' d .Un b 1
a' ne sonl pas de la
compNenoe du T,' ibunal d

.

e comme1'ce

St, en maüère de cess'-.on de (onds d
'
nant l'achalandaqe et 1
l'
e comm.erce compre _
, a 0 ,enzele 1
peu l ét1'e considérJ.
' a CeS8ZfJn du bail
e e comm.e U1
.
Z acceSS01re de la cession
dli (onds lU'l'-m.Gme et
,
commepa1'/"
natu,t'e com.rneJ'ciale de r
'lczp~nt.dè8 Lo'r s de la
attt'}'elnent lO'r'sque la
. élément pr'lnC'tpaL, i l en est
,
oeSS2On du b 1
n,lent la 11ente du matérz'eL d
a'l accompagne seuLehel/X loués (1),
u lands exploile dans les

(MACROPOULO

ET AMA YEN CONTn E

~L\ILL~ . )

J UGEMENT.

Attendu
- rs Ma
_
que 1es SIeu
au SIeur Maill é 1 ' ' c ropoul o el Amayen réclam e t
a lesllL ullOn de titI' es q11i lUI' aUl'aient
n
(1) vo)' su 1

\'"C
,
r a compétence à
.
ompélence, no' '20 et S111v. raiSon d'un bail , 3· Table déç.enua le,

�( 133 )

( 132 )
. our une location et une ven te
été remis à titre de g~~:en~: ~rasserie qui leu r amaient été
d lands de comme . lié t qu'i l se relusera lt à exécuc~nsenties par le sieur Mal e
.

VEN T E A LIVRER . -

-

ter aujourd'hui;
.'
e à la demande qui lui
Maille appas
d
.
Attendu que le Sieur tian d'incompétence; que cette est adressée une excep
et faite en tem ps uttle;
~,ande est réguli~re en la rorm~
. ' d ladite exceptiOn :
Sur le mente e
1 sie urs Macropou lo et
1 titres don t eR
Att endu ql1e es
.'
audit sie ur Mat' ll é ,on t.
t la restitutIOn
.
e
Amayen réclamen .
me arrhes pour la locatIOn; qu
été remis à ces derl1le~ cam
11er existe entre un loca" 1 'aalt de trane
1 . .
la difficulté QUI s 0
' t pas du l'essart de a lUl'l,
et
un
propriétaire,
et
n
es
,
tall'e
, 1

(SILVESTRE CONTRE L. MÉE .)
J UG Ei\rENT .

Que tel n'est pas le cas de l'espèce;
.

t

.
renvoIe les
parties
e
Le Tribunal se déclaee lIlcom
petent ·' d
siellrs
l'on
am
ne
.
de
droit
et
matières par-devant ql\l
,. ' dent
llacropolllo et Amayen aux dépens de 1lOCI
'
. ge , - Pl.,
J OURDAN, lu
s ., hl
j
.
en SUCHET
pour
pour Macropollio et Amay ,

Dt&lt; 3av,.,1. 1891. -

MM. ESPANET
Maillé.

P 'é
1

SOUS - ACHETEUR.

La co.ution que l'acheteu r en d éconfitu 1'e do it donne?' au
vendett1'pOl.l'f' obtenir l'exécutio1/ du marché , peut l'~h'e
valablement en la perSOnne du sous- acheteu,- dési9
né
comme réceptionnaire .

diction commerCla e ;
.
' les parties des pourpar'1 pu y aVOIr entle
,
di s
&lt; • • 1 d
brasserie reposé ans e
Attendu qu 1 a
.
on
l' h t du materle e
lers pour ac a.
, ad mettant mém e leur eXIstence"
lieux loués, maIS qu en
d' n matériel à la vente d un
. '1 la vente u
1
ne saurait assl ml el'
t surtout l'acha landage et a
lands de commerce comprena~, , on pourrait alors consiclientèle ; que, s'il en étalt all;::~l'C essentiellement civil ,
dérer la location , acte de sa 1 d'
contrat de vente de
,.
l'aCCeSSOll'e un
comme n etant que
d '1ficultés dans lem ensemlands de commerce, don t I es.1 par I~ juridiction comble, pourraient être solutIOnnees
merciale;

.Par ces moti (5,

DtCONFrTUIlE DE L'ACHETEun.

CAUTION. -

Attendu que L. et A. Le Mée ont vendu à Silvestre
5,000 kil, hu il e copra h, linaison échue à ce jour ; que Si lvestre, aya nt s uspendu s~s paie m ents e t été déclal'é en état
de liquidatio n j udiciaire, les vendeurs, usant du dl'Oi t que
lelll' confère l'a rli cle 1613 du Code civi l, sanctionn é par
une j urisprud ence conslante, ont mis en demeure Silvestr'e,
à la date du. févriel' 189 1, de donn e r ca uti on pOUl' l'exécution du marché ; que le lendemain 5 fév l-ier Silvestre a
obtempéré à ce tte mise en demeure et présenlé comme ca ution les sieul's Perdomo et Banoi l ; qlle le 6 fév rier led it
Silvestre a sommé les vendetlI's de livrer la qu antité de
5,000 l,il. pour Son "ample aux sieurs Pe rd omo et BalToi l,
réceptionnaires ainsi désignés;
Attendu qu e L. et A. Le Née, sans contester la solvabilité
de la cali tian offerte, se refllsent à l'accepter par le motif
gue les sieurs ['erdomo et Barmil ne salll'aient jocter le dou •
ble l'Ole de cautions e t de réceptio nnaires de la marchandise; qu'ob ligés directement au paiem ent en celle qualité,
leur désignation comme cautions n'ajouterait aucune garantie nouvelle à celles dout jûuissent déjà les vend e urs ,
qlle d'aill eurs, en quali té de cessionnaires du marché, ils

�( 134 )
seraient tenus eux·mémesde donn er cau t ion a u mê me titre
que leu r cédant;
Allenduque, en matière commercial e smtoLlt, il importe
autant gLle possible de ne point sanéter à des, qu estIOns de
pure'lorme et à des subtilités de procédLlre, malS de dégager
l'esprit de la loi et de l'interpréter dans le sens le pl u S large
et le pin s conform e à l'éqLlité; qu e l'ar ticle 161 3 du Code
civi l obli geant l'acheteur tombé en déconfitu re à donner
caLltion pour contrai ndre le vendeur à faire la délivrance,
a entendu donner toute garanti e à ce dern ier par l'adjo nction d'un obligé solvable à l'obligé primitif deven u insolvable; qu e ce but se trouve pleinement atteint, dans l'espèce, par ce fait gue le, sieurs Perdomo et Bal'l'oil, so it

comme cautions,soit mème comm e réception n a ir~s,devien­
nent les coobligés solidaire, aLl paiement de la marchand ise
à livrer; que 1., vendeurs, Ile cont esLant point la solvab ilité
desdits sieurs Perdomo et Banoil ,se trouv ent donc ga rantis
contre l'insolvabilité de lem acheteurs; que le fait, pal' Sil·
vestre, aprés avoir offert le 6 février une caution solvable,
de désigner le lendemain celle même cau tion comm e
réceptionnaire rie la marchandise, si ell e n 'a ug mente pas,
du moins ne diminue en rien la garantie promise le 6 févri er à L, et A, Le Mée; qLl 'il Y a eU,en fait et en droit , ad-

jonction d'uu codébiteur solvable au débitent' origin ai re in solvable; que par suite Silvestre , gui a dùm ent sati sfait au
vœn de la loi tel qu'il est ex primé dans l'articl e 1613, est
fondé à réclamer l'exécution du marché ;
Par ces motifs,
Le Tribunal déclare bonne et valable la ca ution offerte par
Silvestre, assisté de son liq uida telll' judiciaire Petitjean, ",1
la personne des sieurs Perdomo et BarToil ,' d it, en conséquence, que lesdits Perdomo et Ba rroi l seront adm is à réaliser leur soumission aux fo rmes de dro it,e t, faute par L, et
A, Le Mée de livrer la marchandise, soit 5,000 l&lt;il. huile
coprab,Slll' la soumission ci-dessus dùment e llectuée, dé-

( 135 )
clare rés ili é le ma rché; condamne L tA L
Si lvestre la diffé r'ence e nt re le prix ,e ,e Mée à payer à
,
. con venu et le Cours
JOUI' de la sommation , tel qu'i l Sel'a appréc'é t fi '
au
, r e J xe par le
' td'
.
,
syn d Ica es co urtiers asserm entes de Ma rsei ll
avec
réts de d roit; déboute les défende urs L, et: 'L
lOté ·
leurs fin s etconclu sions' les condam
d ' e Mée de
,
ne aux épens.

Du 9 av,'i! 1891 , - P"es hl G
'
MM, BEnGASS E pour Si lvest re e: le l" r~dArm, Juge,
P l"
lql1l ateur l' Rou È
pOlll' L, et A, Le Mée,
"
VI RE

Rt\'TREPREN E UR. -

P"IlTICIPATION _
1 •

FOU RN I S PAR UN SEUL.

_

Us

G

. A E.

0 VTILLA GE
A
-

PROFIT.

ET ~
É
I rA T R I EL
LLOCATroN A SON

Lor~quJ.lme entreprise de travaux est exécutée en arti
CtpatiO'Il p a r deux entJ'epl'eneU1'S et q"e /' l'II P
" /
'
ou, a ne el le
ma lé l' le 8011t (O II1'nù pa1' l'un d'e

"/
,"
1
UX , t pst d usage de
9 ev el' e compte de l'enl''eprise de 5 010 a' Son p,'ofit
Ce 5 % se calcu le, non pas Sur lep,'i", de re ' t d
'
al
'
vten
u. tT'av l , mats su,. les sommes
é
.
de q ' 1 l '
payes pa,' celw pou /' comple
"' e ,'ava,/ est (a it.
l'

(ARMEL1N

CONTRE SIEGEL,)

JUGEM ENT.

Attendu qu'i l ré It d
ser,lit cl'éa n "
su e u rapport que le sien r Arme lin
ue le
Clleld u Sieur Sregel d'u n solde de 3 878 fr. 45 c '
q
seone USloDsd
,,'
mais repo é
u rapport ont é té accept ées pa r Siege l
llSS es au contrai re
A
'
'
l'allocation d '
par rmehn , qui a conclu à
une somm e de 19,632 f,' , 47 c,;
Att endu qu e la cau
,"
, .
e~iste entre les 't' se pl~n c lpal e de la ddfel'ence qui
rigoles d
pa l les, provlCnt su rtout de l'en tre pl'ise des
u cana l d 'Aagne
nb
; qu' en effet, là 0(( le rapport'

�( 136 )

( 137 )

fI'. 47 c ., ce dernier porte
édl'te
ne cr
·~rmelill que de .5,729
édit à 15 903 Ir. 23 c. ,
ce cr ct
,e la con 1ec t la
' n des rigol es d 'Aubagne a nécrsALten u qu.
l" portance s'est é levée, pour la parsite des travaux ~ont lm e à Armelin et à Siegel, à la
tie de l'entreprISe commun
somme de 82,8'1 1 Ir.

Q

sur 1aq LIe Ile somme Armelm a toue 1
en capital et intérêts ... . ... . . . ....... .
le sold!&gt; à lui dû serait donc de.. . ......

27.882 60
22 .1 53 15

&gt;l

-

D ÉCÈS . -

COMPTE. -

LIQVIDATEURS NOMMÉS PAR JU STIC E.

FORME . -

D ÉPOT CHEZ UN NOTAIRE.

La toi n'impose aucun e (o'l·I11.ule sacramentelle pO'lW la

rédaction des rapports confiés

IlU x

mandatait'es des

T'ribunaux, QU:1l8 80?'en t t'ùJuidateu1's, a?'bi t1'es-1'ap_
porteurs, ou expe1'ts,

les bénéfices de cette entrep rise se

tU~levées à 55,765 Ir.. 20. C., représen- Fr .
son
tant pOLI r chaqLle copartlClpe:
...... . . i é

LIQUIDATION. -

5 .72941

le sieur Armeli n a proposé devan t l'arbilre

un~I~:~!Ud~Ur~dressemenls a u sujet des rigoles d' A~b3~~:t

l tamment il a voulu fai re éca rt er une somme e ~
que
l
a
t des trava ux ,don
Slelll'
représen
tant "&lt; 010 sur le montan
.
. Ile d'
Siegel a g"evé le compte Entreprise, pourfourmture outillage et de matériel ;

Attendu qu'i l est d'lm usage constant., en. ces m~ti èl:S,
lors ue l'ou tillage et le .matériel sont fourni S pal' 1 un es
q
entrepreneurs,
de gl'ever 1e camp te
, Entrepnse de. 5 a010,
'és
e 5 010 se calcule sur le mon tanl des travaux p l
que
c commune où la compagnie qUI. y f ~l' t pl'océder. 'et
par la
.
non sur le prix de r evient, comme l'indiquai t le SleUl
Armelin;
Attendu .. : (le reste sans in térêt eo droi t) ;

pm'ties.

Il impo,'te notamment, quand il s'auit de liquidatem's,
que leur compte Salt dressé en une fm'me p Ul"ement
COuw1el'ciale et comme aUl'œü p u le (a'ù'e un comptable
(eneur de livl'es,

On ne 8aUl'a1.C non plus c1'ùique1' Le l'OPP01 't d1'essé par
les liqU'idateu1's d 'un Ilégocia''l-l décédé SUl' ce qu1au
lieu d'!}t"e déposé au U,'e/re il aumit été ,.emis au nol

ta;,'e charué de la liquidation de la succes;ion.
Il en est du moins ainsi quan d cette 1'emt'se a eu lieu Sur

8ommal'ion d' une des pm'ties de lui ?'emett,'e copie du
compte de [z'qttidatzon, et comme moyen pratique de

fai1'e cette l'enu:se.
( B8N SI MON CONTRE VALENS!.)
J UGEMENT,

Par ces motifs, etc,

Du 7 ovri11891, - Prés ., lU B ES3È OE , juge. MM . COUVE pour Armelin, JOURDAN pour Siegel.

ft su/fit qu e leur i?'avail contienne toutes les in dications
nécessaù'es ci connaUre POUl' appréâe')' les dl'oita des

P l"

Attendu yue l'oppos ition de Salomon Beos imoo et ElieD. JJensimon enver s le jugem en t de défa ut du 28 lév ri er
dernier est r ég ulière en la forme et faile en lemps utile;
Au fond:
Attendu qu 'Elie-Lev y Valensi et Elie- O. Be ns imon ont é té
nommés liqllidatenrs des affaires commercial es de feu

�(

1;18

)

"
, éde conjointement à cette li"
' u ds ont plOC
,
, èt'
J llenslmon
, q
pte dl'essé par eux e t arr e
rom'15 ont donné les d etai,
' '1_ e t le,q"uidatlon et qu e , dans un1890
,1
d 9 décembre
à la date n - d l 'S opél'ations à ce jour;
,
1 t- divers e eU I
résu ta,
te a été dépose" pal 'eux' en mains de M' Aillés,
Qu e ce comp,
" 1 lsi estimant Sa mission terEhe-Levy , a e l , ,
," ' ï 1 "
notaire, et que
. L el déchal'O'e Ge llmll Ul
minée, a demandé que qlll us
0

soien t donnés;

l lraire se refuse à donner
Bensimon au CO I
,
d'
1
Oue Sa 'lmon
.'
'ete ndant que le compte ece quitus et ceuedéChal g~;t~ e liquidatIOn; qu' il a été
posé n'est pOlll t un 1app,
[ail la liquidation n 'est pas
IlTegulièrement déposé, qu eltl es peuvent ê tre adressees
cert,lInes CrI Iqu
terml"ne'e et ql'e
'
't'cles'
audit compte quant à certaIns a l' 1
,
,
VI
" approu ve e t appllle les
Que le coliquidateul' de a enSI '" concernerait la nonallégations de son beau-père en ce qUI
terminaison de la hquldatlOn ,
Sur ce :
de formul e sacramenAttendu que la loi n'impose pas
fiés allX manda'
d
'a p~orts con
"
"
telle pOUl" la redactlOn es 1 "
1" 'dateurs arbitresr 'b
qu'ils sO It~ nL IlJUl ~
,
taires des' rI unaux ,
"1
ffit Il e le travail qu 'ils
q
rapporteurs, ou experts ; qu', slU
I ésultat définitif de
r ' ress ion fina e e t e rindi cations nécesdonnent comm e exp ,
leurs opérations, con tI enn e toutes les, ' , les deoits des
saires à conn.itre et utiles pour appreclel
parlies inléressées ;
.
" 'd a teul's de éla DlalSO
Oue le compte dl'essé pal' les co 1IqUI
dI esn
.
. lfel'm
e à ceté gar)
de ' commerr.e de feu BenSlmon
1e l
- ,
d 5 sur
"1
t
t
les
u
renseignements les plus comp e s e , plu s lten 'éalisa,
l'
'dateurs
s
ur
es
1
les actes de aeslian des d lLs co lql1l (
,
. ments
o
' semen, LS et pale
tions de. marchandises,
SU I' l
es e nCalS
t de la
'
effectués, enfin SUI' les diverses
p 1lases et a~l
0 sse
' m en s
liquidation;

( 139 )
Qu ' il importe peu, dès lors, qu ' il a it été dl'essé e)l un e
[orme pUl'ement commercjale e t comme aurait pu le faire
un comptab le tenenr de livres;
Que c'est a il fond et non à la forme de ce travail qu 'il
faut s'arrêter ;

One Sa lomon Ben,simon pouvait y puiser tous les l'enseigllemeills yu'il ava it in té rê t à connaître;
Atte ndu que si le dépôt dudit rapport de liquidation n'a
pas élé fait au greffe du 'l'dbuna l de céa ns, comm e auraient
eu li le faÎl'e deux experts ordinaires, mais en main s de
M' Alliés, notaire, chargé de faire le pertage de la s uccession de [eu J , Bensimon entre ses deux héri tiers, cela tient
à la volonté même de ceux- ci et not am m ent de Salomo n
Bensimon lui-m ême qui, par son exp loit dll 3 1 octobl'e dernier, demandait remise d' un e copie du compte de liquidatian;
Oue cette copie lui a é té l'emise et que cette manière de
procéder, enjointe par l'inléressé lui-m êm e, n 'a pu régu lièrement mi eux se [aire qu e pal' l'entremise du notaire
précit é;
Qne, d'ai lleul's, Sa lomon Bensimon n 'épl'ouve all Cun pl'éjudice de l'adoption de parei ll e procédul'e;
Attendn que tOlites les opérations sérieuses e t importantes de la liqll idation on t été rée llement et effec ti l'ement
accomplies au 2 décembre 1890 ;
Qne, s'il res te encore quelques sommes rela tivement
miniOles, non recouvrées, elles sont du es pa l' des clients
marocains SUI' leq ue l le recouv rement ne pe ll t fa c ilement
être opéré et que l'on pe ut co nsidé re r e t classer comm e débiteul~ douleux; !Jlle ces rentrées peuvent ê tre ind éfi niment l'ecu lées et, que Valensi et son coliquidateur ne pelll'ent atlendl'e ainsi IIn e é poque ind éterminée ponr ê tre
déchargés d' llne liq u id ation dont le l'e liquat ne pe ut pins
étl'e l'objet de leUrs efforts util es et imm édiats;

�( 140 )

( 141 )

" " "n est lerminée réellement ainsi que
Oue la IIqtlldatlO
"
"t dans
son exp
,
" loit du 8 oclobre
1
" n l' indlquat
E.-D. Bens.tmo
érait trois jotll"s seu lement pour a ter-

dernier, ou Il requ
miner ;

•

1
on Bensimon n'a pu relever cant.re e
Attendu que 8alom d t s'a"il qu ' il a e ll le tempsd exad I"qmdaLlO1l on
1;:)
1
or d
compte e t
orief érieux e t lést e ses
.
d contrO ler, aucun 0
.
f'
mmer el e
. t de sa critiqu e esl relallf aux rais
.
'.
e le seu l pom
,
' 11
1I1lérels, qu
1" UI'dateurs pour les funéra&gt; es
fun éraires payés par les lC[I
'o mme pavée n 'est pas critiB . n' que a s ,
des époux
enSlffiO
,
Salomol1
Bensimon se plaint
.'
. née' que ,
quée III ,1I1crlIDl . ;'é arlie enlre les cohéritiers dans les
qu'elle n ail pas éte p . t là une difficullé du pariage
proportions de drlo It \qqU~i~a~etll"s n 'avaient pas à se prétlclui-même dont es 1
(
cuper;

Par ces IDOlifs,
Le Tribunal admet les opposants eo la form e en . leur op. . eOter:,
. - 1e j'uoem
ent du 28 févrte l' dermer,
pOSItion
b

Au fon d les en déboule et conlirm e le eS;:~~t ~i:~~~:e~~~
en conséquence , ditel déclaredque ce] u~on s de liquidalion
de quitus défi nilif à ' alensi es opera 1
à lui confiées, sans dommages-intérê ts;
Et c'est avec plu s grands dépens.

'· MY . Du 9 av,.iI1891. - P,·és ., M. BARTHELE,
BARTOLI, Fernand \{OUVIÈRE et BOR EL.

FE~IME

COl\f.\fUNE EN

nIAGE.

-

BIENS.

PnEUVE DE

CIALE. EFFF.'l '
ELLE - MtME .

-

DETT E AN 'fÉRIlWHE A U MA -

L'ANTÉRlORI'fJ~ .

DE COMMERCE. -

_

D ETTE COMMEn-

DATE CONSTANTE PAn

La disposition de l'article 1410 du Code civil qui ne met
à la charge de la communauté les dettes de la (emme
qu'autant qu'elles

0

nt date certaine avant le mariage,

laisse subsister les règles généralp8 qui " égisse" t les
obligations, notaliHnent le d"oit pour le c" éa nciel' de
p,'ouvel' pm' témoins leur 1:éalité et le ur date, au-dessousde 150 (l'., et méme au -dess us quand il y a com_
melwement d e preu ve par éCI'it .

El quand il .. 'agit de dettes contmctées avant le ma"iage
par tt'le lem,me commel'çante, leur preuve et leu l' date
sont 80umùes au.'C 1'egles du Code de commel'ce, notamment à celles de l' m·ticle 109 .

Spécialement, IO"sque la dette réclamée à la com munauté
et dont Le mal'?" conteste La da te antél'ieure au ma"ioge , 1'é8ulte de l'endossement d "in ellet de commel'ce,
el

que c.t ellet n'est p as argué de l'aux, la date d. cet

endossement doit êt?'e tenue pour constante pa1' elleméme, sans qu'il soit be.win d'en (oul'n:ù' d'aul1'e p1'euve
(136,137 C. com.)

Pl. , MM.
(HESMIOL COMTl\E SINlBALDI ET AUTRES .)

JUGEMENT.

AUenclu que le sieur Hesmiol, porleur d'cm bi llet payable fin octobre, en l'éclame le paieme nL a ux s ig nal a ires,
comme lu i ayant é té régu li èremen t endossé l e 30 aoùt 1890
par le sieur Gonnet, qui le Lenait lui-mè me de la rJ emoi
selie Gonllet pal' enùos ,\ cette date;

�( 142 )

( 143 )

Auendu que la veuve Houdier, souscripteur, les époux
Ro ud ier, donneurs d'aval , la demoiselle et le sieUl' Gonnet,
enoosseurs. ne comparaissent pas ; qu ' il y il li eu de donner défaut contre eux ;
Attendu que le sieur Sinibaldi, mari de la demoiselle
Gonnet, cité comme mari et en mêm e temps comme chef
de la communauté léga le existant entre lui et son épou se, a
déclaré accepter la compétence du Tribunal de commerce ;
quïl a soutenu qu'il devait être mis hors de cause, la delle
à lui réclamée n'a yant pas date certa ine avant le mariage,
et ce par application de l' artic le 1410 du Code civi l ;

était déjà
"' l'e d
, en puissance de mal'I"
' ,qu ,en euet
1
l
,n os e t a
célébratIon du mariage ont eu li
,
eu e m ême Jom"
'
que l'len ne démo ntre que l'endos soit 0
"
' maIS
rwge ; qu 'I! est si g né au contraire ct
P stéll e ur au maselle '
e Son nom de demOJ-

Attendu que celte di sposition édictée par le législateur
pour empêcher la femm e de se soustraire à l'autorisation
maritale, en an tidatant les obligations qn'elle ponrra it contracter penda ll t le ma riage, laisse subsister les règles générales qui régissent les obli ga tions, e l notammellt le droit
pour le créancier de prouver par témoins la réa lité et la
date des obli gations a u , dessou s de 150 k, e t même au,
dessus quaud il)' a comm encement de pre uve par écrit ;
Attendu que, confo rmément il cette règle et con formément aussi à la doc trine et à la juris pl'Uden ce, les obligations con tractées par une femme commerçante avant son
mariage) tombent en pl'in cipe dans la commun auté, et que
ces ubligations sont soumises, quant il leul' pre uve et à
leur date, au"" règles du Code de corr.merce, et notamment
à cell es de J'article 109; qu e le bille t dont il s'ag it est régulier en la forme ; qu'il se suffi t à lui- m êm e , pui squ'il n'est
pas argué de fau x et fait foi par conséqu ent des énonciations qu'il contient, conformément aux articles 136 et 131
du Code de commerce',
Qu'il y a donc lieu de retenir comme certaine la date de
l'endos;

,

, Qu'en admettant même qu e l'endos eùt été
rJeut'ement au mat'iage Sinl'bald"
donn é posté,
.
1 n en serait
.
tenu de payet' ; qu'ilrésulle e n ellet du l'
pas 1lI0lllS
ôle
que la demoisell e Gonnet, épo u se Si niba ldi
ùes patentes
çante et qu 'a ux termes de la 10' II
-' étaJt commel'_
1 e e auraIt pu e

gager la communauté ,'
Pal' ces motifs,

Le Tribunal aulorise d 'office les d
'
taldi il este r en j usti ce e t s t t
ames RoudIer e t Sini l'
' 1 a liant contl'adictoi
encontre de Siniba ldi et pal' d é!
li
rement à
défend eurs, les condamn e tous aut " 'e llcontre des a utres
ment il payel' au demand ' lconJolllteme nt et solida ire e UI a somme de 135 l 95
montant des ca uses dont s'a ' "
l' ,
c"
droit et dépens,
glt , e t c est avec intérê ts de
Du 13 avril 1891 _
M~l L
"
j

1 .

p "
'
és" ~I, BESSÈDE Ju ~e
AUGIEn pour Hesmiol C
' O·

VENTE Sun ÉCHA NTILLON

DE LI f:C HA NTILLON _
.

l

.

PI
'1
, AnCA SSONNE pOUl' Sinibaldi,

_

Il EFt!S

DE RECE VO
A
IH. I3SEN CE
ENTE AUX ENC HÈRES IMPOSSIBLE.

V

LD1'"CjU ' une vente est {i 'f
cet échantillon est u~z e Sw ' .é ~Aan tiLLoJl, l'exz's fence de
tion de la vente
le con d u 'ton essentielle de l'exéctlSi donc l' Qch eieu1' se 1'e( use à l '
.
peut {aù 'e exécl t 1
eCeDOl'l', le vendeu 1~ ne
t er e conh'at p a ' 1
t
9u autallt que l'é l '
1 a ven e aux e1u·hèr es
,
caa nl1. llon ex' t
'
8Qvou' S~' ta
l
'
2S e POU?' p e}'mett1 'e d e
J.'
ma, 'C ~a J/ d 1.se
''
té
vieil cetle q"
}JI esen e aU.1: encllè,'es est
1

Attendu que Sin;ba ldi a ensuite soutenu qu e cet endo~
ava li été donné pat' la demoi selle Gonne t, alors qu'eUe

ncore en-

•

ut

aVait / al't l' 0 blJel
' d u ma1'ché .

�r

( 144 )
ll'échaniillon n'existe pas ci ce momen.t l~ 1'ési1

Au1"cas
.
r Ot pure et srm.
p 1e d Dl"f étl'ep'l'ol1oncée à (rats comta
1011
mu 118 comme ,'esuli a t d' t me négNgence commune aux
de"x ~Q1,ties contractantes (1),
n.
ET
( l"-OULX

C'

CONTRE GRAILLE,)

J UGEMENT,

1 14 ctobl'e derniel' les sieul's Raoulx et C'
Attendu que e
°du au sieul' Grai ll e pal' l'intel'média ire
om verbalement ven
'
. d 50
.
G
11
des Sleurs aze e el.'Bastid , courtiers. ' la quantIté
'.
.f e
.
" " e d' '\lgérie titrant 8 degres à 8 1,2, COll ormes
futs VIn [OU o
' ,
. . " 1 f'
aleul'
eu goùt et cou leU!'à l'e'chantillon soumIs, a , 1., v
à 90 jours;
,
Attendu que 25 fûts étaient à pren,dreimmédlatement et
les 25 autres dans les deux mois qUI SUIvraIent cette plemière livraison;
Attenduque le sieur Gmille a pr is liv ra ison des:15 fùts et
en a payé le moutant ; mais qu'il s'est refusé à ]lren~re ~ I­
vraison des antres 25 fûts pal' le motif que la vente, d aplès
1ui ne comportait pas un nombre su jJérieur;

,

.

Attelldu que cette prétention ne saurait être admise;
qu'en dehors de la cal' le du cou rti er qu'il prét~nd ne pal~
avoir recue
,
, la facture qu 'il a ocquillée porte llIldlcatlO
qu 'il restait à livrer encore 25 fùts ;

Que dans ces circonstances , les sieu
, rs R
aou
Ie
x l. C' sel'aient en droit d'obtenir la résiliation de la vente dont
s'a !!it ou la vente aux enchères pour comple du sleu!'
o , avec condamnation de ce derl1ler
. au palemen
.
t de la
Gl'aille,

(1) Voy. Cool . ci-dessus p. 14. _ VO ~' . auss i 30 TaLle décenoale,
v' Veote, n" 68.

145 )

différe nce; mai. que ceLte vente ne saurait avoir lieu que
s'i l y avaiL eu un é~hantil l on revêtu du sceau des deux
parties, permel.iant de savoir s i le vin qui serait l'objet de
la veil le, élait bien cel ui précisé dans les accol'ds ve rba ux ;
que lei n'est pas le cas de l'espèce;
Atte ndu que l'absence d'échantillon est imputable à Hne
négligence commune aux de ux parties con traCla ntes,et doit
avoi l' pOUl' conséq uence de faire prononcer la résiliation
pu!'e et simpl e des accords et de faire SUppOl'ter Il chacune
d'elles et pal' moiLié les fl'ais de la p!'ésente illstance ;
Pal' ces mol ifs,
Le T!'ibunal résil ie puremen t et s implement la ven le vel'baie dont s'agit; dépens pa!'tagés,

Du 14 av,'il 1891. - P"és., M. GIRARD , juge. _ PI"
MM. DE JESSÉ pOUl' RaDll ix et C', B': IIENGER pOlir G!'aille.

CO:\lMfSSfONNAIRE. TION. -

AVANCES. -

VINS REÇUS EN CONSIGNA-

PRJ\'IL i::GE SUR LES FUTS.

Le comm~'S8'1,'onnai'l'e qui a 'r eçu des v~'ns en consignation,
apdvilène pou?' ses avances, non seulement 8Ut' tes vins
éU.'C-m~mes mais enC01'e SUt' les fûts glt?: les t'enfermaient, ces /lUS constùUaJlt un accessoi1'e ind'l,'spensa.,
hie de la mm'chandise et s'incorporant avec elle,
1

{[/l'en sel'aü ault'ement que si le comm'i ssionnaire savait
9u. les (Ms appa,'tel1aient à des lie/'s et étaient en
location (1) .

d (1) Vo r, 3' 'fable décennale, v· Faillite, no. 207 et 208. _ Z. 1'aLl e
ecconale, v' Commissionn:.dt'e, n" 15.

1" P. _ 1891.

JO

�( 146 )

( 147 )

( ALLEMAND CONTRE SYNDI e JOLY ET PERTUS, )
JUGEM ENT ,

1 sieur Allemand jeune , commissionnaire
Allendu
que
e
de la faillite des slems
M'Ile réclame
a ux sy n d'cs
1
il Al ge r, un e
de 3,411 fI',
35 ~" montant pOUl' solde de son compte cO Ul a nt,
, ,

;01 a~e~er;us, négoCla~ts

som~e

''1 eeonnait néanmo ins être dé tente ur d' un e quantl te
vides appartenant au x sieurs Joly e t
demande leur vente aux enchères publiqu es pOUl le PI~, en ê'
dUit
tle ve rsé en ses mains en déd uctIOn
, ou
, Jusqu
l 'Iléa
en
prlllcipa
tant
de
sa
créa
nce
d
conCli rrence u mon
. .
' , " .' ' ' qu'i l excipe de sa quahte de créanCier p" f
, ' 1 9- d C de de
réts et raiS,
vilégié qui lui sel'ait con férée par 1 artlc e Duo
commerce;

deQ:~~ f~ts

~ertus',et

SUl' les fins principales:
~ttendu que la somme qui est réclamée par le sieu r
Aliemand ,r ésulled'un compte qu i n'a pas été ap prouvé par
les sieurs Joly et Pertus, ou soit pOU l' eux leur sy nthe ,

Attendu que le Tribunal n'a pas, en l'état ,les élémen ts
suflisants d'appréciation pour connaître des dJffic ultés sou, à l' occaSion
' d e ce compte '' q"u' un l'en'e .
levées par les synd iCS
voi préalable devant arb itre- l'apporteur est donc necessall ,
Sur la nature de la créance du sieur All emand:
Attendu qu'aux termes de l'a r ticle 95 du Code de commerce le commissionnaire a pnvilège sur la valeur des
marchandises il lui expédiées, déposées ou consignées, pour
tous Ics prêts, avances ou paiements faits par l ui;
Attendu que les vins expédiés par Joly et Pertus l'ont été
en grande partie dalls des futai lles leur appartenant; que
ces Intailles doivent être cons idérées comme lin acceslII C
saire indispensa ble de 1a mare 1lan d ,ISe, S ""orj)ol'ant
avec

ell e, et s ur lequ e l le gage pré vu par l'article 95 doit
pOI'ter;
Qu'il en sera it autrement si les futaill es étai t e n location,
le com mi ssionna ire n e pouvant alors pré lendl'e qu 'i l a fait
confiance à une marchandise qu'i l savait ne pas ap parte nir
à son commetta nt ;
Par ces motifs,
Le Trib u nal , s tatu an t prépa ratoirçment, nomme M' Giraudy, a voc.at, arbitre- rapporteu r, lequ e l recevra les par ties, les entendra dan s le urs dires e t ex pli ca ti ons, vérifiera
tous les comptes, con ciliera s i faire se peut, sinon dressera
... pport, pOUl' s ur sail r a pport fait e t déposé, être dit droit,
dépens de ce ch ef réservés;
De même su ite, a u torise le sieur Allemand à fai re vendre
aux enchères publiques, par le minis tère de M' Madon,
cO Ul'tiel', les futailles dout s'agit; dit, et OI'dullne que le
prod uit Ilet de la ve nte sera versé par ledit coul'tier en
mains de l'a l'bitl'e ci- dessus désigné, q ui en reste l'a déposi taire jusqu'ù ce que les comptes a ie nt été apurés et le chilfl'e de la cl'éauce du sieur Al lemand définitivement fixe pa r
le Tribun al ; co ndamne le syndic de Jol y et l'erlus aux dépens; ordonn e l'exéc ution provisoire du pl"t~sent jugement
avant enreg istremeut, non obstant appel.

Du 17 av,'i1 1891 ,_ P" é8" M. BESSÈDE, juge, _ P,'é8"
Mlu, DaR po ur Allemand, A, PÉLISSIER pour le syndic,

CD.lJPÉTENCE. -

NAV IRE DE PLAI SANCE.

Les contestations 1~etai2've8 à la cOP"op1'iété d'un navù'e
de plaisallce ne sonl pas de la compéle"ce de8 Tri!'u"aux de comm.,'ce (1),
(1) Voy. COIlt. 3- Table décennale, vo Compé lellce, n- JOj,

�•

( I!tS )

( 140 )

(ARMAND CONTRE HOIRS REY,)

obstacle li: ce que l'opposition soit vaLablement "eno uvelée, tallt gue te jugement n'est pas exécuté (1),

JUGEMENT.

(VAUTRA I N

ieur Armand se prélendant copropriéAllen du qu e le S
, ,
l "
R '
.- d h lea ll Saint- Jean-B aptlste avec e SleUI el ,
lalre ua
, ' 1
' l'é d 1
' d'llUt' décéd é 1 réclame
il son home a malle a
al1JOUI'
(
valeur de ce batea u ;
Allen d u qu "11 S 'aa'
0 lt d' lm débat au sujet d'un , bateau ,de
'
'
ue
les
fails qu i peuvent se r atlac her ,\ la CO, pl'lO-'
plaisance , q
riélé de ces bateaux, ont un caraclMe a bsolument ClVl ,'
~ue le Tribunal de commerce est, donr. lncompétent à ra ison de la matière et ne saurait relemr la ca use;
Par ces motifs ,
Le Tribunal se déclare incompélent ; l'envoie pal'ties et
matière; par,devant qui de droit et condam ne le sieu r
Armand aux dépens.

CONTR" ROSSOLLIN ,)

J UGE MENT.

Attendu que pal' jllgement de défa ut en date du 10 mars
dernier, le sieur Vaulrain a été condamné à payel' au sieur
Hpssolin un e so mm e de 440 fr , 45 c" savoir : 2 10 fi', pOU l'
bill et, et le so ld e pour marehandi ses il lui livrées pOUL' leM
besoins de son com merce;
'Attendu que ce jugement a été régulièl'ement signifié a u
sieur Vautrai n l'al' exploit de Nillaud, hui ssier, en date du
24 mal'5/avec commandement de payel' le montant des Condamnations; qu ~, ce comm andement étant resté sans elfel,
ilératif commanderue nt lui a été fait pal' exploit d'O llivier,
hUissier,à la da te du 26 d udit mois, et qu'il a ll ail. êtl'e procédé il la saisie des facultés mobili ères et marchandises du
sieur Va ulrai n, 10l'sq ue ce demier a déclaré formel' oppo-

sition;

Dit 17 avril 189 1,
P ,'és" hl, BJ:ssimE, juge, - Pl"
MM, EST!ER pOUl' Armand , Féli x L\UclIm pour les hOll'5
l\ey,

JUGEMENT PAR DËFAUT .
-

-

OPPOSI1'ION. -

PR OC ~S-V lmnAr •.

DÉFAUT D'ASS IGN,\T ION DANS LE S 1 RQI S JOURS.

Les dispositions de l'article 438 du Code de 7,,'océdw'e
civile d'ap,'ès lesquelles l'opposition au jugeme."t de
dè{au't raite s"" le p,'ocès- veJ'bal d'exécu tion, do.1 éb'e
"éi'éré~ avec assignation dans les n'ois Jours, SaliS
peine d'éf1'e censée non avenue, ont pour effet d'au t,o.,'isel' le pow'8uivant à 1'ep1'elld're rex~cution SalIS qu t.l
sui{ ôe ... oin de ta (aù'e oï c!ml1l el', mais He mellenl pru~

Attendu que le 3 aVl'il suivant Valltrai n a "elevé ladite
oppositio n et a assigné Hossolin devant le Trib Llll a l de céan,
pO Ul' voir va lider ladite opposition et rétl'aC ler le jugement
dont s'agit;
Al tendu que le sieul' l{ossolin a prétend u q ue cette opposition n'ava it pas été relevée dans les délais presCl'its pal' la
loi, qu'elle était nu ll e et qu 'i! y avait lieu de confirmel'
pu rement et simpl ement le jugement précité;
Attendu qu'aux tel'mes de l'arlicle 438 d li Code de procédure civi le, l'opposition faite à l'instant de l'exéc ution pal'
déclal'ation SU I' le procès verbal de rhuissiel', al'l'é te r exé(1) Voy. SUt' ce lt e qu es tion, T a ble gé nél'ale, \, 0 Ju gement 1IP, tl éfa u t.
u·· 21, 22. - 'l'able déct~nna le, Ibid . , n0 2. _ 20 Tabl e dêee nlla lr,
Ibid" U" 10 el 11.

�•
( 15ù 1

( 15 1 )

.
à la charge pal" l'opposan t de la réitérel" dans 1eR
cutlOn,
.
.
é 1
1
. JOu..
. ~ par e'p
LrOlS
. loit cODtenar,t assIgnatIOn, pass eque
délai elle esL censée non arenue ;
Qu'aux termes de la loi, le sieur Ros olin avait le droit,
après le délai ci-d ess us imparti , de passer outre à l'exécu. d II J·ugement·" mais que ne l'ayant pas faIt,
le sIeur
lIOn
.
Yautrain araiL le droiL, jusqu'à celte exécutIOn et ava nt
qll'elle aiL eu lieu, de réitérer son opposition et donnel' son
assignation pour la faire décla rer valable ;

Spécialem en t, celui-là es t simplement p1'éte ur et non associé, malgré sa qualification d 'inlé"essé commandi_
taire . qui, apportant li la société une somme d'a-rgen.t,
stipule simplement un inlérét civil de 5 % p lus une
p rime d'inlé,'ét de 50/0 , sa&gt;lS qu'il soit ,'ien convenu
NU" la pa"1 de pel'Ies ou de bén.éfices qui lui sera
all1'ibuée (1).
( DARTHOLIN Fn ÈRES ET F OUQUE CONTn!:: H AILLAN
ET

TrvOLL fER.)

Au fond:
Aliendu qu 'il y a désaccord ent.re les parties s ur le chiIrre
des marchaudises qui auraient é té livl ées ; que le Tr ibunal
n'a pas des éléments suf[j~ants d 'appréciation e t qu:il y a
lieu de commeUre un de lJ essieurs du siège pour verifier
et établir la situation ;

Par ces motifs,
Le Tribunal admet le sie ur Vautrain en sa dite opposition
pour la fO I'me; au fond, renvoie les parties devant IJ. Boude,
juge, lequel procédera à la vé ritication des comptes e t dressera rap po rt ; pour, ,ur son rapport, être ultérieurement dIt
droit ; dépens rése rves , ceux de défaut tenan t.
D u 17 av ,'iI 1S9 1 . - P" és., M. BESSÈ DE, juge. _ PI. ,

M.

TH OUREL

SOCIÉTÉ. -

pour Vaull'ain.

VERSEMENT D'UNE SOMM E. -

SILENCE Stn LES PERTES ET

LES

r NTÉRl-~T C I\· I1~.

neNÉfICES.

_

-

PR ÉT Evn

ET NON ASSOCIE.

La nature d'un conl1'a{ dépend de l'ù1{en{1'on comm une
déS pa1·tit8 et non de la qualificat1.·on inexacte qu'elles
lui ont donnee .

J UGEMENT.

Attendu que l' engagemen t verbal que le sieur Henri Tivoilier a pris, à la date d u "l7 juin 1889, de verser ou faire
verser pour son compte un e commandite de 100,000 fr .
dans la Soci été Bartholin frères e t Fouque, ne sauraiL é tre
considéré comm e ayant é té exécuté pour son com ple eL le
même jour, jusqu'à concurren ce de la somme de 1O,OOU fr.
que le sieur Haillan a versés en mains de ces dern iers;
Que c'est d irectem ent de Hai ll a n personnel lement et pour
son comp te, sans aucune énonciation relative à l'engagement de Tivoll ier, que les dem and eu rs on t l'eçn ces
10,000 fi-. pour é tre employés dans leur indu strie;
Que s'lI a été indiqué qu e Rai ll an éta it intéressé commanditail'e, d'a'i tre part il était indiqu é que le dépôt de la
ditesomme devait durer dix ans à l'inté rêt civi l rIe 5010,
pllls tlne prime d' intel'êt de 5 % ;
Oue la qualité de Raillan n 'a pas é té nettement définie;
que si la qualifica tion d'lnté ressé command itaire lui a é té
donnée, ce n'est pas à ce mot qu ' il convi ent de s'atTeter ;
mais qu'il fauL recherc her si mat ériell ement celle qua li té

------- -----(1) Voy. à ce t éga rd, 3- Tabl e déce noal e,

yO

Soc ié té, no. 15 et 17.

�( 152 )

( 153 )

a exislé poUl' lui ; que ce n'est pas le mot mais la chose qui
importe, en effet; qu'un commanditaire é tant un a ocié,
ayafot à parlager les bénéfices et à subir les pertes, il est
essenliel que la p,'oportionnalité desdits bénéfices et desdiles pertes soit stipu lée; que rien ,entre Raillan et Bartholill
frères et Fouque, n'a été convenu pour fix er cette proporlionnali(é; que vainement on voudrait appliquer à Raillall
cellecollvenue, en dehors de lui, avec 'l'ivo ll ier; que ce
serait là apporter dans son contrat une clau se absolumen t
étrangère; qu'il n'es t point pel'mis de supposer qu'elle fùt
dans l'intention des parties ; qu e ce ne serait pas là inte rpr~tcr le contrai , mai" y ajouter arbitraire ment;

leur a p,'êl ée, e t c'est co njointement e t sOlidai reme nt ,et avec
inlérêts à 50,0 à partir du 1" ju in 1889; condam ne BarIholin fl'ères et Fouque à tous les dé pens,

Que Raillan n'a donc pas élé un véritable commanditaire,
qu'il ne peut avoir été qu'un simple pré teur, de simples
intérèts ayant été Sl ipulés à son profit ; que ce prêt a élé
civil, a i~si que le dénote le taux de lïnté rêtstipulé; que,
vu le caractera ci"il de ce prêt, il Ile pouvait être alloué
plus de 5 % d'inlérêt; que les antl'es 5 010 alloués :sous
forme de prime ont donc eu pou r but de déguiser un véritable intérêt supérieur, et que cette stipulatio n , élant aussi
contraire à la loi, doit être co nsidérée comm e nulle et non
avenu e;
Attendu que Barthol in frères et Fouque,étant en liquidation, se lrouvent déchus du bénéfice du term e de dix années q1le Raill an lenr avaiL acco rdé; 'lu e celui-ci doit êlre
remboursé avec les intérê ls de droit de la somme ca pilale
par lui prêtée;
Aliendu, SUl' les fins en do mm ages- inlérêls prises pal'
llartholin fl'ères et Fouque con ll'e 'l'ivolli er, etc, (sa ns inlel'et en droil ) ;
Par ces motifs,
Le Tribunal. . -, faisanl droit il la demand e de Raillan
contre Bartholin ft'ère, et Fouqu e, co nda mn e ces derniers
à lut rembo urser sans délai la somme de 10,000 fI'. qu'il

nu

20 a",'i1 189 1, - P" és" M, BA nTH éLEMY , _ PI .,
MM, AlcAnD pour Bartholi n frères et Fouque, STHIA'l'Y pOUl'
Haillan,

VENTE A LI VRER. -

FA ILLlTE OU UÉCONFITURlL

NON OFFERTE. -

-'0.

CAUTION

RÉ SII. IAT ION.

La l'ait/ile ou la déc01l (itw'e d'un e des pa"ties sltspend
le~ ma1'chés en cou r s à ce moment, en ce sens que la
]Jartie qui est en failli te Ou en liquidation iudiciaù'e,
Ile peul en p ou1'suivre l'exécution qu'en 0fl""an t cau tion .
En conséqu ence , (aute d'olfTe d e cauit'on, les accords intervenus avant la déconfiltl1'e ou la faillit e se t rouvent

résiliés purement et simp lement (1 ) .
( ~'nANçO I s SIMON

CON'rlIB

ETIENNE Ho ux,)

JUGEME?\T.

Attendu que le 1" marS 1887, des accords verbaux sont
intervenus entre Eti enne Roux eL Fran cois Simon, en vertu
desquels Simon vendait à Houx lfn malériel de camionnage,
chevaux et charrettes, pour le prix de Il ,500 (l' " amortissa ble dans des conditions détermin ées au mo ye n de transporls que Houx s'engagea it à faire pour le comple de Simon
P?ndant une périod e de quin ze ann ées; que Simon fournIssai t encore l'écurie et le gre nier et vendait les foin s
nécessaires à l'alimenlation des chevaux; que lesdits ac(1) Voy. Table générale,
uales. Ibid., chap. 6

\ '0

Venle à li,'rer, chap. !i .- Tables décell-

�( 154 )

( 155 )

cord; on t été e-,écut és jusqu 'au 19 janvier 189 1, date à laquelle Etienne Roux a été mis en é ta t de liquidatIOn j udiciaire ;

fusé à ju ste titre e L ne saurait êLr~, il l'a ison de ce fait,
passible de dommages-intérê ts; qu'en l'é Lat les aceo rds
don t s'agit se trouven t en laiL l'ésilié, purement et si mple-

Attendu qu " ce mom ent des dific ul tés se sont élevées ;
que Simon a re fu sé de co ntinuer l'exéc utiOl: des accord~;
que HOllX, 'autorisé pal' ordonu ance de M, le ]uge-co:nmIS_
sail'e en date du 2 février 1891 à continu el' son exploitation commerciale, a somm é Fi'an çois Sim on de remplir ses
engagements, soit de lui do nn er ses trans pOl'ts ; qu e Simon
s'l'est form ellement relusé; qu'à la s ui te de ce refus , Rou!
a dù vendre son matériel ; qU'II aclio nne a ujou rd 'hui Simon
en résiliatiou des accOl'ds et e n paiem en t de 60,000 fr, de
dommages-intérêts;

men t;

Attendu ,!u'il résulte de l'a l'ticle 16 13 du Code civil, tel
qu'il est interprété dan s son esprit par la jurisprudence,
qu e la faillite ou la déconfiture de l'u ne des pa l'tie, suspend les marchés en cours, en ce sens que la fai ll ite ou la
liquidation judiciaire ne peu t en poursui vre l'exécution
qu'en offrant caut ion bonne et valabl e pour l'exécution
ultél'ieure du contrat ; qu'e n efl'et, la déconfi ture de l'une
des parties mod ifie gravement la s itu a tion l'es pective des
cont,raclants; qu'il serait inju ste eL excess if, quand il s'clgit
d'un contrat syna ll agmatiq ue, et par s u ite d'ob ligations
réciproqu es, de contraindre l'une des parties, solvab le et
à la téte de ses aITaires, d'exécuter ses engagements, alors
qu e l'autre partie deveuue'i nsoll'abl e, e n éta t de fa illite ou
de liquidation judiciaire, n'ofl're plus, pOUl' l'exécu ti on
des engagemen ts cOl'l'é latifs, que des gal'anties nulles ou
insu ffisantes; que l'éga lit é ne pe ut être l'étab l ie que par la
dation de nouvell es ga ranties, saiL d'une caution dont !e
crédit se substitue à celui du débiteur prin ci pa l ;
Attendu qu'en l'espèce, Etienne Roux et son liquidateur
j udiciaire n'ont jamais ofl'el't de cau tion ; qu' ils on t prétendu con traind re François Si mon, purement ct sim plement, il l'exécu tion des accords; qu e ce derni er S'l'est re'

Aliendu qu 'Etie nne Roux est déb it e ur pour sold e de
compt e d' une somme de 894 fI', 25 C, ;

Par ces motifs)
Le Tr ibunal déclare résili és pl1l'em ent et si mpl ement les
accords du 1" mars 1887; condamne Etienne Roux il payel'
a Simon la somme d e 894 fI', 25 C, poUl' solde de compte,
avec intél'é ts de droit; débo ut e Rou x du s urplu s de ses COllclu sions et le condamne aux dépens ,

Dit 22 avr i l / 891, - P ,-és" M, Jo unoAN , juge, _ P l"
MM , SENÈS pour Si moll, AUTRAN pou r Ho IL' et son liqui da teu r,

Co~r~TENCE.

-

TEUR. -

EfFET DE COMMERCE. -

Tm 6:

NON ACCEP-

TRIBUNA L DU DOMICILE DU TIREUR,

Le ti1'énon accepteu 't· d)un effet de com,met'ce , n'étant pas
parlie au conlrat de challge, Ile peut et,'e cité pO&gt;' le
tiers portet/1', même conjo intem ent avec le tireU1' , devant le T 1'ibunal du do m.icüe d e celui-ci en paiem.ent

de l'eltet,
A ce cas Ile s'applique pas la disposition de l'a,'licle 59
du Code de p,'océdu?'e civile qui autorise te demaJldeur
d cile&gt;' 10 1&lt;s les défendeu,'s devant le r,'ib /l nal du domicile de 1',," d'eu x li Son choix (1).
Cette jUl'iSpl'ud cnce est en e!Tet o""~nêl'''llemeI1L suivie. '"OY.
3' (1)
T bl
'
_
T·:I edecenn ale, VO Compétence. n'" J33 el sui \'. _ Cependan t le
tJbunal de Marsei ll e a jugé r écemment le co ntraire. Voy. Ibid.,
n" 138,

�( I Si )

( I jG )

(SOCII;TE MARSEILLAISI'; CONTI\E DorTAU ET GOURR&gt;:AUD ,)

confirme en tant que de besoin led it J'u~ernen t e
"
o
ncequl
concerne la veuve GOurreaud et Louis Goul'I'ea d t t..
11
e Sa
,
tuant sur l exceptIOn sou levée par DOllau, se déclare in compétent et condamn e la Société demanderesse
déa ux
pens de 1,'JU CI'd ent, ceux du défaut t,enanl,
J

J

JUGEMENT .

Attendu que l'opposi t,ion de Jloll au au jugement de délaut du 30 décembre dernier esl régu lière en la forme el
laite en temps utile ;
SUI' l'exception d'incompétence;
Attendu que la Société demanderesse est tiers portenl'
d'une tl'aile til'ée pal' Louis Gou rreaurl SUI' Dottau , boulanger à Cannes, non acceptée, éch ue et protestée; qu 'elle a
ci té en paiement le sieur Gourreaud , tireur, la dame veuve
Gouneaud et le sieur Jlottau non accepteur ; que les deux
premiers défendeuI's on t fait défaut une prem ière foi s et
ne comparaissent pas davantage aujourd 'h ui ; qu e Doltau,
opposant, conteste la compétence du Tribunal de céans;
Attendu qu'i l est de j urisprudP.nce constante qu e le tiré
non accepteur d'une lettre de change, Il'étant pas partie au
contrat de change, ne peu t être ci té pat' l" tiers porteur,
conjoin temen t avec le tireur, devant le Tribunal du domicile de ce del'llier, en paiement de l'eO'et; qu 'à ce cas Ile
s'applique pas la disposition de l'arti cle 59 du Code de procédure cil-ile, autorisant le demanden r à citer tous les défendeurs devant le Tribuna l du domici le de l'Uil d'eux il
son choix;
Attendu, en l'espèce, que Doltau est domicilié à Gannes;
que c'est par suite devant le Tribunal de son domicile
que la Société demanderesse peut et doit faire valoir ses
droits à l'encontre de Bottau, si, comme elle le pl'étend, ce
dernier, quoique Ilon accepteur, avait prov ision pOUl' le
paiement de l'elfet en liti ge;
Pal' ces motif;,
Le Tribunal rero it en la fOI'me Jloltau e,! so n oppu;itioll
au jugement de défau t du 30 décembre del'ni er ; ait fond

J

Du 23 av,.'il 189 1, - P rés" M, GIRARD , juge, _ P l ,
MM, n. J ESSE pour la Société Marseill aise A
)
Hollau ,
.
, " BAOO pOUl'

ASS URANCE CONTIn:
,

D OUVRIERS. B:\ LES , D HUI SSIE R.

N' O"DOE

LE S ACCIDENTS

A SSU RJ~

Pn EUV I~S ~E

•

-

II,LETTR(: . -

"
OF. JOUR NEES
DI::C LARAT IONS VE R,u

DISS IMULATION. _

PnoC I~S- YEnBAJ.

Bie/! qu'aux te,'mes des statuls d '"ne soc," té d'

e
assw'ances
mutueUes conb'e. tes acc'i dents, t'adllérent doive p ,'ésenter des états ~eJou,rnées d'ouvr.ie?'s ?'elevés SU?' ses li v1'es, néa mnot ns la compagnie ne sau1'ait ?'edte 1'cher

po"" dé(al/l de comptabilité l'assu,'é ille{(,'é dont elle a
elle-meme établi les bullelins à chaque échéance au
moyen des déclarations verbales dudit a8su,'é,
Alo1's 8U1"/~/(t qll~ ces e7'l'ement~ ont été suivz's pa?' la
cOlJ1pa{J11'le d epzll.s d e longues an nées.

Ht laprelved d ""

1 "

~S8'tmu ahons dans les décla1'atiol1s de
l ~8Slt1'é 1~e sam'ait résulter d'un p"ocès-veJ'bal d'/l1.tis S,lel'.co~lte1!aJ1t un compte app1'oximahj de/om'nées que
1h!1l8s1.er aura?'t d ressé Sur Les d 't'res de t'assll1'é,
,

t

e

UI/procès-verbal d'huissier Ile peut éb'e opposé aux pal"IleS que pou,' des constatations pltremant materielles(l) ,
(1) Vo\'. SUr la va leu' d

'.
cons tatatIOn s faites par procès-ve rbaux
3' rab] té'
able déce nn ale, ,,0Venl e Ù li vre., 0 °' 41 et suiv 7 '1
e ( cennale, /hùl ., n" 50.
'
., . -

d'hu issie~ 2' T '

1

('5

�( 158 )

( 159 )

( LA PRESERVATRI CE CONTRE RABATTU .)

cés-verbal que la Société a basé le premier chef de sa demande à l'encontre de .R abattu ;

JUGEMENT.
Attendu que le sienr Rabattu, enll'epreneur de charroi,
est adbérentà la Sociéléd'assurances la Prése,·vat,.,ce,aux
termes d'une police du 12 mars 1888, em eglslrée, faI san t
s uite à celle du 1" octobre 1876, pa r laquelle SOUI assurées
a u nombre de quatl'e environ, CO J1lre les accidents, les
personnes qu'il emploie pour l'exp loitation de son in-

dustrie;
Attendu qu'aux termes J es statuts, ledit Rabattu devait
iascri re su r des feuilles de paie ou s ur un registre spécial et
jour par jour le nom des ouvriers qu'ils emploiera it, ainsi
que le cb iffre exact des journées de travail de dix beures
faites par chacun d'eux ; qu 'a llx termes de ces mêmes statuts la Société ~e réservait le droit de faire vérifier à domicile par des inspecteurs de son choix les feui lles de paie
et d'inscription, afin de s'assurer si e lles sont régulièrement tenues et si les déclaratio ns prescrites par l'article 15

sont sincères et exactes ;
Attendu qu' usant du droit qui lui étai t ainsi co ncédé var
ses statu ts, la Société a cha rgé l'un de ses inspecteurs de
procéder à cette vé rillcatio n ; qll ' i1 résulte d'un procèsverbal d' hllissier en date ùu 6 m ars dernier, qu 'en fai t le
sieur Rabattu n 'a pas tenu de liv res de comptabilité; qu'il
n'a donc pu être procédé pal' l'inspecteu r délég ué par la
Société à ancune vérification , ni contrOl e;
Attendu qu'i l est indiqué da ns ce procès-verbal que, sur
les dires du sieur RabaILII, l' huissier a fait UII compte
approximatif des journées de travail des ouvriers occupés
depuis le 1" Janvier 1 88~; que de ce compte ains i dressé,
il résulterait une aifférence assez se nsibl e ellire le nombre
des journées déclarées et le nombre des jou l'nées réellement employées; que c'est Sur les indications de ce pl'O-

Atten du que ce procès-verbal pourrait ê tre opposé au
sicu r Haba ttu s'il se bornait à faire des constatations matérielles, mais que les appréciations qui y sont données et
les calc uls faits par l'h uissier n'ont aucu ne base sél'i euse
qui puisse perme lire au Tribunal d'en vérifier J'exactitude;
Attendu qu'en Iait le sieur Ilabatt u n'a jamais tenu de
comptabilité; qu e c'est au siège de la Soci é té qt! 'il fa isait
ses déclarations qui é ta ient écri tes pa l' les age n ts, Rabattu
élant illettré ; que ce sont ces errements qui ont été s uivis
depuis l'entrée de Rabattll daos la Société, c'est-A-d ire depuis 1 ~76;
Attendn que la Société a accepté ce mode de procédel· et
qu'il ne lui appal·tient pas, près de quinze ans après, Suspectant les déc larations dont il lui aurait été facil e au début de contrôl er l 'exactitude, de se liv rer à un calcu l fanlaisiste pOUl' al'l'ive!' à démontrer que les déc lal'alions faites
par HabaLln son t inexacles et qu'i l y a lieu de lu i faire
payer un su ppl ément de prim e;
Su r le second chef:
Attendu que s ieur Rabatt u n 'a pas contesté devoir à la
Société les trimestres en re lard; qu 'il a loujon l's été prêt à

les régler,

Par ces motifs,
Le Tribunal, an bénéfice de l'offre faite pal' Raballu de
payer à la Sociè lé demanderesse la som me de l89 fI'. l'eprésentan t les IJl'imes en l'etard, e t réa lisée que so it ladite offre,
déboille la Société du su rplus de sa demande et la con.
damne aux dépens.

Prés., M. FAY, juge. _PI.,
POUl' la Compagnie, ' V. JA UFFRET pOlll' Rabattu.

Du 28 av,'il 1891. -

M~I

D URAND

�( 160 )

AVARIE COMMUNE. -

VAPEUR . -

( 16 1 )

INSUFFISANCE DE CHARBON .

MARCHANDISES DRUL~ES .

Le capitaine d'un vapeut' qui n'a pas mis a bo'r d la quan tité de charbon nécessaù'e POU?' touf le voyage, et qui a
da alimente1' ses fourneaux avec des objets du b01,d et
des marchandises, n'est pas fondé à demande1' tadmission de ces ob;'et s et de c&amp;s ma,'chand/ises en ~a'va7'te8
communes. ( 1" Espèce . )
Le capitaine est "ép'Uté ne pas
ment de chat'bon suffisant,
qual/fité double de celle qui
"'le navigation "o,'male ( 1"

avoi" un apP,'ovisionneI01'squ'il n'en a pas une
doit se consomme?' d'lns
et 2' Espèces) ( 1) .

PREMIèRE EspècE .

(CAPITAINE BEAZLE Y CONTR E CO~S I GN ATAlRES. )
JUGEMENT.

Attendu que le bateau '1 vapeur MOllkseaton, capitaine
Beazley, est parti de Bombay pour Marseille, le 3 jui n ·1887,
avec 244 tonues de charbon dans ses santes, soit une provision pour douze jours de route, à raison d'une consommation mo yenne de 20 tonnes par jOUl' ; que la traversée de
Bombay il Aden, premiel' port de relâch e et ,l e ravitaillement,aya nt exige quatorze jours, le ca pitaine,manquant de
charbon, a brùlé des objets du bOl'd e t une partie de la cargaison blés et graines oléagineuses pour atteindre Aden ;
qu'à son arrivée il Marseille le capitaine a f"rm é une demande en règlement d'avarie com mune ; que devant l'expel't répal'titeur com m is pour procéder audit règlement il a

(1) Voy. Conr. '1. Table décennale, v· Avarie com mun e, nt. 34. 3';.
-

3' Table décennale, ibid. , n° 17.

demandé l'admission en avaries communes des objets du
bord etdes marchand ises brùlés volontairement pour rem placer le charbo n manquant ; que cette demand e est con .
testée pal' les consignataires ;
Atte ndu q u'aux termes d' nne jurispl·uden ce constante du
'l','ibuna l de céans, le capitain e d'un navire à vapeur n'es t
réputé avoir il bord u n approv isionnement de charbon su ffi sant q u'auta n t q u e cet apPl'ovisionneme m éq u i vaut à une
consommation douill e de cell e que doit exiger le voyage,
ou la partie du voyage accomp lie , d'après les prév isions
ordinaires, dans l a saison de l'an née olt il s'effectue ;
Allendu, e n l'espèce, que le navire Monkseaton, dans son
voyage d'aller, naviguanL avec la mousson favorable,ava it
fait la traversée d'Aden il Bombay en sept jou,'s et demi
environ ; que, partant de Bom bay pOU l' Aden, il devait
donc embarqu er ou avoil' à bord une provision de charbon
pou ,' quinze jours de route, a lol·S surtout qu 'il s'agissa it de
naviguer à co nll'e-rno u'ason ; qu'il n'existe dans la cause
actuelle aucune circonstance pal·tic uli ère e t exceptionnelle
qui perm ett e au Tribunal de déroger à un e jurisprudence
établie; Cjue tout au contraire le cap itain e Beazley a com mis une faute lou rde, aggravant sa responsabi lité, par ce
fait que, arrivé il Bomba y avec 3E610nnes de charbon, il eu
a vendu sur place 70 tonnes don t la présen ce il bord, da ns
la traversée de Bombay il Aden , eùt empêché le sacriJir,e des
objets de bord e t des mat'chand ises lJrû lées en r emplacement;
Attendu au surplus qu 'en admettant même que la question ne ditt pas ê tre résolue en vertu de la jurispl'lldence
ci-dessus invoqu ée, mais seul ement d'après les eil'constances de la callse , com me le p,'élenrl le cap it ain e , il ne
ressort ni dll ,'apport de mer, ni du li vre de bord que la
navigation de Bombay il Aden se soit accom plie dans des
conditions anormales de nature à déjouer toutes prév isions
raisonnab les; que les g ros tem ps signal és pa,' le capitai ne

1" P. - IR91.

Il

�( 162 )

( 163 )

n'étaient que la conséquence assez ordinaire de la saison ,
soit de la mousson S.-O . , contre laqueUe naviguait le
navire; que ce dernier n'a eu à subir ni cyclone, ni tempête caracterisée: qu'ayant tilé une moyenne de huit
nœuds et yuart, au voyage d'all er , avec veut et camant
favorabl es, la mo yenne de cinq nœud s et de mi , au voyage
de relour, avec vents et mer contraires, ne présente rien
que d'absolument normal : qu'il est donc constant que le
capitaine n'a point s uffisamment prevu les é veutualités de
la tra versée qu'il entreprenait; qu'il s'est m ême défait
intempe.tivement, à Bombay, d'une partie de sa provision
de charhon qui lui eùt été nécessaire ; qu'il doit donc
supporter seu ll es couséq nences de son imprud ence e t de
sa fau le et ne saurait faire admetlre en ava l'ie commune
les objets bru lés en rempl acement de charbon ;

double de celle n écessaire pOUl' sa traversée de Zante à Marseille,ce n'e ussent pas été les de ux jours au plus emp loyés
Il l'escale s uppl émentail'e de Zante qui l'eussent contrain t à
faire la relâc he de Bastia, dont tous les frai s doivent, par
su ite , l'ester à la chal'ge de l'armement ;
Par ces motifs , etc .

D" 30 aV1'iI 1891. - P "és., M. BARTH ÉLEMY . - PI. ,
MM NÉG RE'fTI pour le capitaine, ESTRANGIN I&gt;0ur les consignataires.

~'AILLITE .

Du 29 av,'i1 1891. -

P,'és. , M. DARTHÉLJ&lt;MY, _

P I.,

1.

ANNULATION.

doit étre tenu compte de cette modification dans le
reglemen t à opérer ent,'e elles.
Spécialement, lO'l'sq"e, par application de l'article 447,
les T.." ibunallx annulent lOie venle consentie pal' Le
(aiUi, il résuUe bien de cette déc ision que l'objet vendu
et liv,'é doit êlre reslilué à la masse de la (aiL/ile, mais
il n'en ,'éslllte pas que la (aiL/ile doive ,'eslilltel' inlé[fralemenlle pri", payé pOl' l'aclte/eur .

G' .)

Celui-ci a seulement le dl'oit, en pareil cas, d'ét1'e ad mis
au passi{prno' le montant de la somme pal' lu i veJ'sée.

JUGEMENT .

. .. Attendu, en ce qu i concerne la relâche à Bastia pour
taire du charbon, que si le capi taine ava it eu son approv isionnement oe charuon réglementai l'C, soiL L1ne fJ lia nli lé

-

NON RESTIT UTION .

la situation d'une d es pat,ties s'élant modifiée enf1'e
la date de l'acte a nnulé et celle de son annulation, il

DEUX IBME ESPÈCE
ET

A TITRE ONÉREUX .

A{a~·s .

MM. NÉGRETTI pour le capitaine, COUVE pour les consignataires.

(A~GELOPULO CONTRE VINYES, RESTE

ACTE

Les 1h6una"", ont le pouvoù' (acuUati( d'annuler les
actes ci til1~e oné'r eux passés pa?' u.n ja illi Ou un liquidé
iudic iaù'e apt-ès la date de la cessation de ses paiements. ( 447 C. corn.)

Par ces motifs,
Le Tribunal déboute le capitaine Beazley de ses lins et
conclusions; en conséquence,dit et déclare que les obje ts de
bord sacrifiés et les march andises brùl ées ne seront point
com pris dans le règlement des avaries communes, mais
constituent des " 'aries particuli ères à la ch arge du capitaine: condamne ce dernie r aux dépens .

-

SOMME S V ER SÉES AU FA ILLI. -

t

�( Iü', )

( 165 )
Ou'i l y a donc li en , pOUl' la Cour, non de rechercher si
les dispositions de l'arl icle "'7 dn Code de comme,'ce étaient
applicables iL l'espèce, mais simplement de délel'mine r
qu elles peuvent êt,'e les conséq ue nces de son appli cal,ion
par l'apport à la s ituation de Guis vis,à ,vis de la faillite, et
qu'elle n'a, par suite, en aucune maniè re , à se préoccuper
de la qn estion de savoil' si la créance de Guis était o u no n
antérieure à l'acte p" écité, cette considération demeurant
aujoul'd'hui saus importance eu pl'ésence de la décision

( SYNDI C GHILINI CONTR E rERMI NCK, LtONCE GUIS

ET AUTR ES.)

Nous avons rapport é dans ce recueil (189 1. l, 65) le jugement rendu dans cetle afTaire pal' le Tribuna l de com merce de Marseill e, le 3 décembre "1 890
Appel pal' Vermin cl&lt; et par Chauvet, sy ndic Ghilini.

susvisée;
Considérant qu e l'annula tion dudit acte a eu pour effet
de remettre les parties qui l'ont concoul'll au m ême état
qu 'auparava nt , et qu e, dès lors, ainsi que l'a d écidé avec
raison le Tribunal , la proprié té des m arques dont il avait
pou r but d'effectuer la l'ente, n'a pas cessé d'être dans l'ac,
tif de Glli lin i frères et profite à la masse seule de le urô

Sur l'a ppel de Verminck :
Considérant que le traité passé ~ la dal e du 12 octobre
1888 entre Ghilini frères et Vel'mincl&lt; avait principalem en t
pour but de perm ettre à ce derni er d 'opére,' le recouvreme nt d'nne créance an té rieure; qu' il importe peu que les
parties contractantes ai ent en même temps stipul é que de
nouvell es livraisons de marcuandises se,'aient fail es pa r le
créancier au débiteu r, et que ces livraisons aient élé e!lectuées, cett e circonstance n'ayant pas modifié le carac tère
et la porlée de l'acle précité;

créanciers ;
Que, par contre, Gu is, qui n'en a point été ac heteur, se
trouve àans la situation d'un tie rs ayant versé des fonds
entre les mains dn failli, alors qu' il connaissait la cessal,ion des paiem ents de son débite ur et pouvait se rendre
corn pie du danger anquel il s'exposait ; qu 'il est évidemment fond é à réclam er le mon lant des sommes pal' lu i
avancées en vue d'un e acqu isition désorm ais ré putée
inexistant e, mais que, l'état de la personn e à laquelle il les
il compl ées, s'élant modifié dans l'inte rvalle, il doit néces sai rement suivre le sort de celle-ci et tombe ainsi au rang

Adoptant au "mplu s sur ce point les motifs des p,'emiers
juges ;
SUI' les conclusions subsidiaires du même a ppel, et
l'appel du sy ndic de la faillite Ghi lini frères:

SUi'

Considéran t qu e l'acte du 23 m ars 1889 in tervenu entre
les faill is el Gnis a élé annulé par le Tribunal comme consenti ap,'ès la cessation des paiements avec un tiers en
ayan t eu connaissa nce et comme préjudiciable a u x intérêts de 1a masse;

d'un créancier chirographaire venan t au marc le franc
avec tout cenx qui ont produit dans la faillite;

Ou'appel n'ayan t été relevé de' ce jugemen t ni pa l' Guis,
ni par aucune an lre parlie au procès, la décision re ndue ell
pl'emière instance a acqui s

chose jugée;

5 UI'

cc p()Î nl l'autol'il é de la

•

Que, sans doute , il ponvai t être j ugé en sa fa veur qu e le
traité devait' sortir à effet, et que, da ns ce cas , il e ù t con servé enlre ~es mains les marqu es à lui ventlnes par Gh iIini frères, ùu qu' il aurail e u le droit d 'en recl amer la
livraison à la faillite si elles ne lui avaient pas encore été
remises; mais que le contraire étant aujourd'hui définiti-

�( 167 )

( 166 )

spontanée, ni, par suite, au vice }7t'op,'e, pal' cela seu.l
qu'on ne powTail en indiquer la cause .

vement so lut ionné par justice, Guis ne peu t se prévaloir,
ni exiger l'exécution d'un traité dépou l'vu de toute existence légale, et gue c'est par sui te d 'une véritable con tradiction que les magistrats du premier degré lui on t reconnu le droit de lïnvoquer au m oment même où ils en
prononçaient l'annu lation;

fl n' y a ni r ét icence, ni (ausse d éclaration pnucant (aire
annuler l'assH1'ance, dans le (ait de d écla1'e r que le

cha"gen&gt;ent assu&gt;'é esl composé de ho!dUe, lQ1'squ'en
réalité il est composé de b"iquettes, celle dernière marchandise ne }J'résentant pas les 1'isques de combttstion
sponta nee que pt'ésentent les chat'bons en ?'oche ,

Par ces motifs,
La Cour confirme le jugement all ag ue au regard de Vermincl\) le réforme au contraire en ce qui concel'ne Guis ;
ce faisan t,dit que ce dernier n'a d'au tres droits à raison des
avances par lui faites à Ghi lini frères qne ceux d' un simple créancier ch irographaire ordinaire, décharge pal' voi e
deconséguence la fai llit e Ghilini frères de toutes condamnations contre elle prononcées, cOlldamne Gu is et Verminck,
moitié entre eux, aux dépens d'appel qui seront ablotis et
partagés œqualile1' ;

(ASSUREu ns

DES

Dit 28 aV1·iI1891 . - Cour d'Aix (1" Ch.) - P,·és. , M.
M. FABRE,av. gen., conel. conf.
-Pl., MM. ADRM&gt;! pour le syndic, DRUJON pour Léo nce Guis
et RIGAUD pour Verminck.

•
CHARBONS. -

BRIQUETTES . -

IN-

Par ar rét du 25 juin 1889 la Cour a ordonné une expertise pour déterminer, a u poin t de v ue de la combustion
spontan ée, la dilIérence e,islan t entre les charbons et le&gt;;
bdqueues. Cette ex per tise a été faite par des in géni eurs,
professeurs à l'Ecole nationale supél'i eure des mines à
Paris C'est SUl' le rapport de ces experts que le lond a été
jugé comm e sui t.

AnntT .

BRIQUETTES OÉCLA-

Sur la n ullilé de l'assurance tirée d'une prétend ue
fausse déclaration

Si le charbon natu.rel en "oche est UHe matière susceptible de combustion spontanée il tm est autrement des
briquettes de chat'bon.
'

En conséquence
l"
d te
' qUI-. a d evo?'é
.
.
,tncen
un chargement
de bnquettes, ne peut éb'e atb'ibtté li une combustion

FRANÇA IS.)

Appel par les assm e urs qui ont, en outre, sou levé deva n t
la Cour une exception de fausse déclaration et par suite de
null ité d u contra t.

MlcHEL-JAFFAnD, 1 ~t prés. -

CEKOIE. COMBUSTION SPONTANËE. .R~ES COMME HOUILLE.

CHARDONS

Le 'l'1'ibuD al de commerce de Marseille avait ju gé la première de ces deux queslion s da ns le sens ci-dessus le 10
avril 1889 . - Voy . ce rec. 1889. 1. 199. - 3' 'l'abledécennale, v· Assura nce maritime, n° 45.

Ordonne la restitution de l'amende consignée sur l'appel
du syndic Chauvet, ainsi que de cell e consignée dans l'ap pel de r erminck .

ASSURANCE MARITIME. -

CONTRE S"N[JICAT D'EXPORT AT ION

•

Considéra n t 'J ue le fait par le Syndicat des char.bons
d'avoir déclaré dans l'avenaut du 26 aHi! IR87 que le cha r·
gemen~ assure étai t composé de houi lle, alol'S qu'en réa li té,
ainsi qne cela est reco nnu , il était composé de briquettes,

�(

1 6~

)

( 1ti9 )

ca ndesee"t r isqu en t de prend re feu env iron cinq à six jours
après leur sorl,ie d u mou le;

ue saurait constituer une faus e déclaration; q u'il résult e,
en effet, du rapport des expel'Is que les br iquettes sonl beau coup moins susceptibles de s'enflammer sponta nément que
les charbons en roche; que la décla ratio n erronée n 'a donc
point eu pOUl' effet de dimi nuer l'op inion du r isque et n'en
a vas changé le sujet; que l'aI'l ic le 348 d u Code de commerce ne tro u ve donc pas son application da ns la ca u&gt;e;

Considérant q u 'i l n e rés ul te nullement d u l'ap po r t des
ex pel'Is qu 'il soit dé monlré q u'on dOive rallacher l'i ncendie il un fait de com bustion spon ta née; q ue ce n'est que
sous la (orm e d'ull e simple e t Irès vag ue h ypo thèse qu 'i ls
admelient la possi bilité de cell e combus ti on pOUl' les briquettes fab r iquées il 'l'rélys ;
,

Au (and:
Considérant qu 'il est conslan t pal' le l'appor t desd its experts que si les faits de combustion s pon lanée de briqu e ltes
ne sont pas théoriquemenl imposibles, ils sont tout au
moins extrêmement rares; que sur cent quatorze cas de
combustion sponlanée survenus sur des navires chargés de
combustible mÜl éra l qui ont élé re levés pal' le Bord of trade
de 1878 à 1889, pas un seul ne s'est produit pOUl' des chargements d'agglomérès ;

Ou'on ne sa ura it do nc présumer, da ns l'espèce, l'existence
du phénomène na turel don t se pré va lent les assu reu rs;

Que les quelques cas dont ils avaient Cl'U lout d'abord
trouver la trace dans la mari ne de J'Etat fran çais, sont loin
d'avoir le caractère qu'on leur a"it attribué; que ces accidents s'exp liquent tous par des ci l'consta nces étra ngè,'es,
et que les agenls compétenls de l'adm inistration de la m arine ad~eltent que dans leu l' service, soit en mer, sOlt
dans ses parcs, il n'y a jama is e u ùe vraie combus lio n
sponlanée de briquettes; que pOUl' eux ces prod ui ts sont
considérés comme d'u n emp loi parfaitemenl, sù r Slll' le,
bateaux soi ,l en approvisionnement, soit en chargement;

Oue bien loin q u' ils pu issent l'élablir, il sem ble résu lter
ùes fa ils de la cause et du rappor t de me r du capila ine, que
la double lem pête s u bie an début du voyage pal' le voi lier
1',sna a pu détermin er un moui ll age d u ch argement susceptible, pal' le développemen t de l'oxydation et l'éch auffe ment, de ],,'odui l'e l'inflam m a tion de la c3l'gaison ;

Considé ... nt que la fabrica tIOn vicieuse des briquelles
sorties de l' usi ne de Trélys, à la Sll pposer démontl'ée pOUl'
celles du procès) ne parait d'ailleurs avoir eu aucune intluence sur le, causes de la combustion, pui sque le sinistre n'est sllrvenu, dans l'hypothèse la moins favorable
que plu s de vingt jOlll'S après leur dé part du lie u de pro~
ductlOn , alors que les expe rls déclarent que les agg lomérés
dans lesquels ont pu se glisser des parcell es de ch arbon in-

Oue si pour les cha rbons en nat ure cette présomption
peut être invoq uée, ell e ne saUl'a it l'é tre, de J'aveu méme
des experts, pour lrs ch arbons agglomé rés;
Que ce ,era il , dans Il'espèce, a ux appelan ts à fa ire la
l'reuve de la survenance de ce p hénomène;

•

Adop lant a u s urp lus les moti fs qui ont dé termi né le,
premiel's j uges, en ce qu'ils n'ont r ien de con tr a ire il ceux·
ci-dessus exprimés; ten an t l'accord des parties en ca use
" 'appel sm le chiffre auquel do it s'élever l'indemn ité au
cas de condam nation , e t vidaut son préparatoire d u 25 juin
1889 ;
La Cour confi rme le j ugement attaqué; ol'donne qu'il
sorlira son plein et entier effel; réduit néanmoi ns à la
somme de 11,349 fI', le m ontanl en prin cipal des condamnations y pronon cées;
Condamne les appelanls à l'amende et aux j'\peus
d'appel.

�( 17 1 )

( 1,0 )

qu'il eSI de pl'incipe que, lorsqu'i l s'agit d'un lili ge né d' un
rait qui n'est commercial que vis-à-vis de l'une des parties,
l'aut re partie pe ut, à son choix, porler son action devant la
juridiction civ ile ou devant la juridiction commerciale;

D it la jltill 1891. - Cour d'Aix Il'' Ch.) - Prés. ,
M. Ml(:nEL-JAFFARD, [" prés. - P L., MM. IhGAUD l,our les
assureurs, ABRAM pour le Syndicat des charbons.

COMPETENCE. -

QUASI-DÉLIT. -

MAnIN TUt!:. -

AJ.lendu qu e lei est le cas et que, la dame Nicolaï étant
complètement élrangère à l'en gagement contracté par son
mari et agissanl., comme il a été di l., de son chef et non
comme l'ayant-cause de ce dernier, le Tribuna l civi l a élé
coIIlpétemm ent saisi ;

ACTION

I NTENT ÉE PAR LA VEUVE .

Les Tt'ibunaux de commet'ce, compétents p ou'r COHllaib'e

de la demande en domma[jes·intéréts (o't'mée pat' un
ma1'ùl contre l'armafeu?' à ,'a t'son de blessures attribuées à la faute d 'un homme de l'équipage , le sont aussi

Pal' ces motifs,
Le Tribunal se déclare compéte nt.

dans le cas où, le mm'in ayant pel'du la o1.'e dans l'accident, l'action est intentée pm' sa ve uve ou. ses hé,.~·­
tiers (1).

Appel par la Compagnie Transatlantiq ue.
ARR ~T .

(VEU VE NICOLAï CONTRe COMPAGNIE TnAi';' s.\Tr~ANT I QUE.)

Considérant gue la veuve Nicolaï poursuit con tre la
Compagnie générale T eansat lan tiq ue la réparation du dommage qu e lui aurait fait éprouver la mort de son mari ,
deuxième m ai tre d 'équipage il bürd d 'un nav ire de la Compagnie, au cours de m anœ uvres qui lui auraient été commandées, à la suite d1lln abordage avec un autre bâtiment;

Le Tribunal civil de Marseille avait jugé le con traire, le
11 décembre 1889, dans ces termes :
Attendu que la dame veuve Nicolaï poursuit contre la
Compagnie générale Transatlantiq ue la réparation du do mmage qu'elle a personn ell ement épro uvé pa l' suite de la
mort de son mari, embarqué comme second maîlre d'équipage sur un navire de cetle Compagni e et qui amait péri
pour avoir obéi il l'ordre imprudent d'un de ses ofliciers;

Considérant que le décès du mari n 'est qu'une conséquence,qu'un e1Iet de l'acciden t; qu'il ne peut être en visagé indépendamment des circonslances qui l'on t déterminé ; que le lien de droit qui sert il fixer les d roits et
obliga tions respectifs des parties, doit être recherché dans
la uatl1l'e de la rau te reproch ée il la Compagnie ou à ses
agents; que c'est celle faule qui marque le ca ractère de
l'action en réparation;

Atlendu qu'elle exerce,non les dro its du défunt, à la succession duquel ell eestéLrangère, mais un dl'oit qu i lui est
propre;
Que le quasi-délit SUI' lequel sa demande est fondée, a, il
est vrai) un. caractère commercial dérivant de J'exécution
d'engagements que la loi répute actes de commerce, mais

Considérant que l'abordage ou , d'une Caton genérale, les
accidents de mers sUl'venus aux gens de "éq uipage, sont

(1) Voy. Conf. 3' 'l'able décennale , vo Compétence, n° 45.

•1

en eu,-mèmes des Caits qui pre nn entl eu l' source dans des
'Cles ~ue la loi répute comm e rciau x (C. co rn. 633) ; que ,

�( 173 )
( 172 )

Mais il doit éb'e ,.ejelé lo,'sque l'achelew' n'a mani( eslé

bien qu'ils constituent des q u as i-déli ts, ils se rattachent
essentiellement à l'exécution des engagements des gens de
mer ; qu 'il n 'importe que ce soit la victime elle-même ql1i
intente l'action en dommages-intérêts, ses lléritiel's ou sa
veuve; que le droit à indemnité qu i a sa cause dans l'accident reste avec le m ême caractère, quel l ~ que soiL la
qualilé des personnes qu i se préva lent de l 'aclion, pa rce
ql1e l'obl igaLion de la partie responsab le de la faute co n-

d'au/l'e ùllen/ion que celle de recevoù' dans les vil1gtquatre he'm 'es et de n'avoù' affaÎl'e qu'a son vendeu,&gt;

dù'ecl .
La (iliè1'e, ne naissant alm's que des actes;"ud'l.'daù·es successivement signifiés, ne peut él,'e opposée à l'acheleur
réceptionnai1'e ,
Et il en est ainsi méme au cas où les accor ds auraient

serve toujours sa nature comme.rciale ;

,'éservé au vendew' le d,'oit de (air e liv,'er p ar des
tiel's, si ces tiel'S ne sont pas nommés pal' lui et

Par ces mo lifs,

acceptés pa,'!'acheleu,'.

La Cour réforme le jugement ; dit que c'esL il tOI'L que le
Tribunal civi l s'est déclaré compélent; renvoie pal'Lies et
matière devant les juges qui doive nL connaiLre de la

•

cause.

Du 14 mai 1890. - Cour d 'Aix (1 " Ch.) - P,'és ., M.
RUBEN DE COUDER, 'l" prés. - M. GRASSI, av. gén . - Pl.,
MM . ABRAM et )IASS1ÈRE.

En COllségllence, si, durant le temps nécessaù'e pour mett,'e en demeu,'e les vendeurs successifs et l'emontel'
jusqu'au liv,.eur, le délai de vingt-qualre heu,'es depuis la premiel"e sommation est expù'é, l'achetetO" 1'éceptionllaù'e est en dro i t de 1'e!Hse1' la mal'chatldise
Im'divement offerte et d'oblenir la r ésilialion avec dom",ages-intéréts.

Et il en est ainsi à plus (01'te ,'aison quand l'off,," de
VENTE i\ LIVRER. -

OFFRE TARDIVE . CEPTtONNAIRE. -

-

FILIBRE. -

liV1'aison est, non seulement tm'dive , lna'is encQt'e in-

SOMMATION Dl!! LIVRER. _

complète. (l '· Espèce.)

RÉSILIATION ACQU ISE A L'ACHETEUR RÊDR0l1' DE FAIRE LI VRER PAH DES TrEil S.

ÜFFIIE INCOMPLÈTE. -

Cette 'resiliation doit étl'e prononcée aussi avec dom -

VENDE uns lm RETARD VIS-A-V IS

DE LEURS ACHETEURS DIRECTS. -

",ages -inlé,'~ts

V ENDEU RS AYAr\ 'r on'ER'l'

EN TEMPS UTILE.

•

La filière n'est pas un moyen légal de liqu ide?' une cel'-

ou (ait Off;';,. la ma,'chandise dans les vingt-quatre
hem'es de lem' mise en demeure. (2· Espèce.)
Mais elle ne satwait l'étl'e att profit des acheteurs dont les

taine quantité de mm'chand'ise entre un dernie1' acheteu1' et un premier livreur, en passant Sur La té te des
intermédiaires,
Ce mode de liquidah'on doit étre accepté lo rsque, par un
ol'd,'e d e livraison endossé par tous les intéressés, Olt
}J~r tou t autre moyen , L'acheteur l'éceptionnail'e a mant!eslé sa connaissance de la situation et son désir de
s'entendre avec Le Livreul' originaù't:,

att profit de tou s les achetew's de la fi-

Liè1'e contre leu.rs vendeurs directs qui n'ont pas offe1·t

vendem's ont offert la ma1'chandise au. réceptionnaire

désigné, dans les v,ngt-quatre hew'es de la sommation
pm' el/ x reçue .

•

Alors méme gue ce 1'éceptiol1naù'e, ayant sommé son ven dem' di?'ect depuis plus de vingt-guah'e heu1'es, serait
en droit de ne plus ,'ecevoù' et d'obtenir la 1'ésib'ation

�( 175 l

( J74 )
avec do mrn age8 -int~rét8, le lim'eu.r qui a offert da ns
les vingt- quaf1'e heures de la sommation pa1' lui reçue,

PREMIÈRE ESPÈCE.

a ,'empli son obligation vis-à- vis de son acheteur d i 'l'ectl et, (aute de réception, c'est ci $on. profit coni1-e

( P EROOMO ET BARROIL CONTRE CHALLAN.)

80n acheteu/r que la ,'ésiliation doi t être p,'ononcée.

J UGE~IENT .

(3'Espèce) (1).
Attendu que le sieur Challan a verbalement vendu aux
sieur; Perdomo et Banoil 37,000 ki l. huil e de coprah ,pour
lesquels lesdits ach eteurs lu i ont fait sommation de leur
faire li vraison , contre paiement comptant, dans l'Hnilerie
l'Assomption, sise à Marseille, rue hlagallon ;

Une sommation de livrer 37 ,000 kil . huile de coprah a
été faite le 6 octobre 1890 par MM. Perdomo et Barroil à
M. H. Challan leur vendeur.
Celui-ci ayant acheté lui-même la marchandise d'un
autre, a fait sommalion à son vendeur de li vrer pour lui
;\ Perdomo et Barroil .
Ce vendeur a fait som mation lui-même à son propre ven -

•

Attendu que ce n'est que le 8 octobre qu' il a été offert
aux sieurs Perdomo et Barroil, par le sie ur Le Mée, u ne
quantité de 10,000 kil., le 15 octobre, par les sieurs Diemer
et C', une quantité de 5,000 liil. seulem ent, et, par le sieur
'l'empier, le Il du même mois, 7,000 kil. seulement, soit
en tout et divisément, 22,000 kil. ;

deur,eL une filière s'est formée par suite de ces sommations
successives, accompagnées de citatio ns en résiliation avec
dommages-intérêts. Cette fi liere con tenait une ou deux bifurcations, quelques vende",'s ayant acheté de plusieurs la
marchandise par eux revendue à un seul.
Ces sommations successives ont amené des retards et c'est
seu lemen t les 9, Il et 15 octobl'e qu e les sieurs Perdomo eL
Barroil ont vu arriver la marchandise, et encore en quantité insuffisante et par parties brisées.

Attendu que ces livraisons ai nsi offertes à Perd omo et
Barroil pour l'exécution des obli ga tions prises vis-à- vis
d'eux par le sieur Challan,ont été par eux reu sfées, et que
ce refus était basé SUI' la tardivi té des offres et sur lem
insuffisance;

Ils ont refmé de recevo ir, soit à cause d u retard, soit à
cause de l'insuffisance de quantité, et ont persisté à demander la résiliation avec dommages-in tél·êts.Chaqne acheteur
a pris contre son vendeur des fins semb lables.

Attendu , en effet, qu e le vendeUl', mis régu li èrement en
demeure de rem plir son obligation éch ue, doit être en mesure de livrer dans les vin gt-quatre heures de la sommalion, sauf le temps moral si la quantité à li vrer l'exige,
pour con tinu er sans interruption l'opération imm édiatement commencée, ou, à moins que l' acheteur, par sa négligence à rece~o ir en temps utile, ait laissé accumu ler
une telle quantité de marchandise, que le Tribunal juge
opportun de donner au livreur du temps pour se libérer;

. Le Tribunal, ayant disjoint les affa ires, a rendu dix-sept
Jugements.
Nous en rapporlons trois qui contiennent toutes les questions jugées.
(1) Sur les filières, voir aux diverses Tab les V* Venle ft ilHet'
V'
,&lt;
,
, , Otr not ammen t, SUI' la ques lion ci-dess us, 3* TaLle décennale , Ibid., nG' G.i, 65.

Oue cette sommation a été donnée à Challan le 6 octobre
1890, par ex ploit de Cazal , huissier ;

chap 3

•

Ou'une autl'e obligation du vendeUl' est de ne pas div iser

•

�( 176 )

( 177 )

la vente et de livrer d'une manière consécutive tou te la
quantité;

l'a lieu de l'accepter to utes les fois que, pal' un ordre de
livl'aison d ùment endossé par tou s les i ntéressés, ou par
to nt au tre moyen , le prem ier ache tem a m anifesté sa connaissa nce de la sit uation et sou dési,' de s'eu tendre avec le
del'ni er Ii vre ul' ; qu 'il y a lieu, aH contrai re, de la l'ejeter
lorsq ue, com me da ns l'espèce, l'ache teur n'a manifesté
d'au tre intention que cell e de r ecevoir sa ma rcbandi se dans
les vin gl-q uatre heures et n'avoiL' affaire qu'à son vend eur
direc t ; qu e la fi lière ac tuelle n aissan t des ac tes j udiciai res
ne peu t être opposée à Perdomo et Barroil ;

Attendu que le sieu r Challan a manqué à ces principales
obliga tions du vendeur ; que, somm é le 6 (,ctobre, il n'a
élé offert pOUl' son comple qu 'a ux da tes des 9, 11 et 15 oclobre, c'es t- à-dire lardivement, et avec des temps d'anét
pNlon gés, des quant.ilés partielles qui , réun ies, n'atteignent qu'u ne quanti lé inférie ure ù celle due à Perdomo et
Barroi! et par eux requise da ns leur citation et sommation ;
Que de la part de H. Chail an i l y a eu inexéc ution de
son engagement par les retards a pportés et l'insuffisance
des quantités offertes;

Al.ten ùu que lorsqu 'elle a élé comp lètem ent constituée,
les droits à la rés ilia tion de ces der niers élaient déjà acquis
pal' la non- li vraison en lemps util e;

Que vainement Chall an , a ya nt vend u a vec la condition
de faire livrer par des amis, prétend qu e, qu ant aux retards,
il est couvert pa r les dé lais successifs dus aux au tres livreurs impliqués dans la fili ère qu e sup pose cette cla use
et qu'auraient acceptée Perdomo et Barroi l ; que cette
clause d'agir pour comp te d 'am is ne saurait impliquer
l'irres pousabili té de celui qui prêle son nom, à moins que
les noms desdils amis ne soient préal abl ement acceptés pal'
l'acheteur ou qu e ce del'llier n'ait formell ement relevé son
vendeur pour corn pie d'amis de sa responsabi lilé ;

Pal' ces m otifs,
Le Tribunal résili e la vente des 37,000 kil, h uile de copl'ah don t s'agit, et condam ne Challan ù payer à Perdomo
et Banoill a diffé rence en lre le pl'ix conven u et le cours a u
60e lobre 1890, leI q u' il sera fixé pal' le syndicat des Courliers inscrits de ilIarseille ; avec intél'éls de droit eLdépens,

n u 15 y'anvi." 1891 , - Prés" M, ARNAUD, ch, de la
Lég, d'rI. - P t" hlilI, SENÈS pOUl' Perdomo et Bal'l'oil, HouVIÈRE pOUl' Chall an ,

Atten,ju qu e, dans l'espèce, Chall an, pOU l' m ettre sa responsabilité à l'abri , aurait dû , au lerme éch u de ses engage ments , sommer ses vend eurs de livrer e ~ son acheteul'
Perdomo et Barroil de recevoi r;

Les au tres mem bres de la lilière pou vaient se ranger eu
deux catégories :

Attendu que la fi lière n'est pas un mo yen légal de liquider, entre un premier ac he le uf e t un dern ier livreur, une

quanti lé de marchandise en passan t SUl' la té te des dirers
in termédiaires;

Que, dans l'usage, ce mode de liq uiùation p ~ nt rend re au
commercedl's services, notamment cel ui de restreind re les
fra is el d'activel' la liqu idation d'engageme nts pris; qu'il

•

En prem ier lieu, pl usieurs vendeu rs, sommés pal' le urs
acheleurs de livrer à Perdom o ct Barl'oil , n'avaient offert ou
faIt oOhr la marchandise que plus de vingt-quatre heu res
ap rès la somma lion par eux reç ue, 11s se Irou l'aient, vis-à~IS de leurs ache teu rs d irecls, dans la même position que
Chal lan vis-à-vis de Perdorr:o et Ilarroi l ; ils devaien t donc
sllbir aussi la r ésiliation avec dom mages-intérêts,

1" p, - 189 1,

12

�( 179 )

( 1ï8 )
C'est la solution que le Tribunal a donnée dans plusiems
jugemen ts tous semblallies à celui q lli su iL,

,

DE UX IÈME ESPÈCE .
(BEAU ET

C·,

payer à ces demiers la diffé rence entre le prix convenu et
le cours a,lI 7 octobre 1890, tel qu'il sera fix é par le syndicat
des courtiers m scnt s de Marseille, avec intérêts de droit et
dépens.

, Du 15 y'anvi,e)' 1891.-:- P,·és., M, AR NAU D, ch, de la Lég,
d H, - Pl ., MM , ROUVIERE pour Beau et Challan , TALON
pour Pau l Fabl'e,

POURSUITES ET DILIGENCES DE CH ALL AN

CONTl\E PAVL F,'ORE,)
JUGEMENT .

Attendu que les sieurs Beau et C' ont, ù la date du 7 octo bre 1890, sommé le sieur Pa ul Fabre, de qui ils on t verbalemen t acheté la quantit é de 25,000 ki l. huile de co prah ,
d'avoir à livrer pour eux aux sieurs Perdomo eLBarroU , à
l'Huilerie de l'Assomplion, celle même quantité;

•

Que Paul Fabre n'a pas obtempéré il celle somm ation de
livrer celle quantité dont l'échéance était arrivée ; qu'i l a
charge divers de ses vendeurs de livl'er pOUl' sun compte ;
qu e ce n'est qu' une quantité de 10,0001,,1. seulemen t qu i a
été offel'te à Perdomo et Banoi l le 10 octobre;
Que l'obligation de Pau l Fabre était de li vrer da.ns les
vin gt-q uatre Ilf ures de la somm ation à lui sign ifiée; qu 'il
ne saurait exciper de délais plu s longs qu 'il aurait pu avoir
à raison de la fili ère dan s laqu elle il se serait tl'ouvé placé ;
qu e, par jugement int ervenu en tre les sieurs Pet'domo et
Ban'oil, il qui la ma l'chandise deva it êt l'e li vrée, et le sieu r
U. Challan, il a été conslaté, reconnu et décidé qu'il n'y
avait pas lieu, da ns l'espèce, d'admeUre la fili ère; qu e
Paul Fabre a donc é té en retard de livrer vis-il-vis de ses
acheteurs les sieurs Beau et C' et a enCOllI'U à leur profit
la résiliation;

TROISIÈME

(A RMAND CONTRE

ESPÈC E.

LE ~illE

ET

C' ,)

JUGEMENT .

Par ces motifs,
Le Tr ih unal résil ie au profit des sie urs Beau et C' la vente
des 25,000 kil. buil e de coprah et condamne Pau l Fabre à

Dans lIne a utre catégorie se trouvaien t les vendeurs q LIl,,
'
dans les vmgt-qllatre heures de la sommation par eux recue
de leu rs ache teurs directs, ava ient offert ou fait offril' à
Perdomo et Bal'l'oil la gllantité qlli lellr avait été demandée,
Perdcmo et Barr?il avaien t eu le droit de la refu ser parce
que eux-m ême 1avalent demandée depuis pilisiellrs jours;
maiS, en tre les ve nden nrdont nons parlons et leu rs acheteurs di~ec ts, la question n'était plus la même, Ayant offert
la II\'r",son dans les vin gt'q ua tl'e h eures, les vendellrs
étalent en règle ; il s repou ssaien t la rési ltatioll avec dommages-intérêt s demandée contre pal' leu rs acheteurs et
dem andaien t de leu r chef, con tre ceu x-ci, la rési liatio n p'u re
e,t sim ple, Le Tribunal a rait droit il lellr demande par plu~Ieurs Ju gements rendus dans les mêmes tel'mes q ue le
SUlvant.

,

.

Attendu qu'à la date du 9 octobre 1890 le sieur Le Mée
" de 10,000 ki l.
vell deur a u sieur Armand d'une quan t.ité
hUile de copl'ah, a été sommé pal' celu i-ci de lil'\'er à
l'HUIï elle
'" de 1 A ssomptIO
, n , aux sleurs
,
Perdomo et Bar roU,
cette mème qu antité ;

�( 180 )

( 18 1 )

Oue Le Mée s'est conlormé il cette sommation en olTrant il
ceux-ci, dans le local il lui désigné, la mal'chand ise dont
S'aait
o , il la date du 10 octobre, c'est-à-dire dans le délai de
vingt-quatre heures;

10,000 kil. huile de coprah dont s'agit, avec dépens à la
charge d'Armand; condam ne Armand aux ft'ais du transpo rt s'élevant à 101 fl'. 90c.

Dit 15 janvie1' 1891. - P" es" M. ARNAUD, ch. de la
Lég. dT!. - PI., MM. SUCHF.'l' pour Al'mand, ROU VIl:n8 pour
Le Mée.

Oue Le Mée n'a ainsi appor té, en ce qui le concernait.,
ancune négligence vis-il-vis de son acheteur dil'ect;
Oue le relus des réceptionnaires indiqués, acbetems euxmémes du sieur Challan, étant londé il l'encontre de celuici sur deux motifs, l'un de retard, l'autre d'insu ffi sance de
quantité, est étranger il Le Mée qui a oUert toute la quantité par lui due il Arm and ;
Que celui-ci est donc seu l, vis-il-vis de Le Mée, responsable de la non-réception; que c'est lui gui a fait la désignation dn réceptionnail'e et du loca l et que Le Mée s'est
entièrement conformé à ces indications; qu'en l'état d'un
refus qui ne pouyait lui être personnel et imputable, il
n'avait pas il attendre d'autres ordres et d'autres indications, ni surtout à obtempérer il un ordre de tran s porter la
marchandise dans un autre local; que le vendeur ne peut
être ainsi il la disposition de son acheteul' et exposé il perdre so n temps et à faire un surcroit de frai s de transport;
gue c'est il l'acheteur à fa ire UIIC désignation util e et il
prendre toutes ses dispositions pour que la marchand ise,
au lieu désigné au vendeur, lui soit exactement retirée,soit
par le réceptionnaire substitu é, soit pal' tout au tre mandataire ;
Oue c'est donc au sieur Armand qu' incombe le refus des
sieurs Perdomo et Ba1'l'0il; que pal' suite la résiliation pure
et simp le quedemande le sieu r Le Mée, lui est acquise con-

V ENTE, COUT, FRET
r. 1I /\NDI SE.

-

ET ASSURANCE:.

-

PERTE DE LA MAR-

DISPENSE DE PAYER LE FRET .

-

BéNIi':F 1CE

DE L'ACH8TEon.

Dans UHe vente, coût, (J'et et aS8w'ance, l'acheteU,,}' qui
COll1't les l'isgues de pel'te de la mal'chandise, doit aussi
J)1'oflter de ce qu'il y a d'avantageu x dans ces t·~8(Jlte8 .

Spécialement, si la mW'chandise périt et que 'Pal' suite le
fret lIe soit pos dû au capitaine, c'est d l'acheteur et

ait vende",' que doit 'P"oliter la dispense de paiement de ce rret.

lion

(AsCAn ,RÈR8S CONTl\8 O~IVE. )

•

Nous avons l'apporté dans ce recueil, l88n. 1. 226 (3" Ta bledécennale, v' Venle, coùt , fl'et et ass urance, n' 12), le
j ugement rendu dans ce se ns pa,' le Tribuna l de commerce
de l~al'se ill e le2 mai 1889.
Appel pal' Asl,,' ll'ères .
ARR~T.

tre le sieur Al'mand ;
Pal' ces motif"
Le TriIJunal résilie purement et simplement, au profit du
sieur Le Mée la venle verbale intel'venne entre eux de

Adoplant les motifs des pl'emiel'S juges,
La Cour confirme.

Dit 7 mai 1890. - Cour d'Aix ( 1" Ch .) - Prés., M.
MlclleL-J ,ITw.,nD, 1" prés. - PI., MM. nW AUD eL Aon."l.

�( 182 )

COMMIS .

-

-

INTERnrCTION

CHEZ UN CONCURRENT.

n'ENTREn

Cm.l~ISSIONNA l nE DE TRANSlT.

-

COMMISSIONNAIRE DE

l 183 )
Que dans ces cond itions il était légitime qu e Ménetrey,
intempestivem ent congédi é, offrit ses s~ r vices à la ma ison
Caill ai et Saint-Pierre, sans encouril' la clau se pénale v isée
au conLl'nt qui le li ait avec Stiegli tz;
Adoptant au surpl us les motifs des premiel's juges,

TRANSPORTS.

Le commerce du commissionnaù'e de t'ransit est différent
de celui du. commissi01'mait'e de tJ'allsports .

La Cour conli!'me le ju gement dont est appel , pour eLfe
exéc uté sel'ln sa forme et te neur ;
Cond amne l'appela nt à l'a mend e el a ux dépens .

En conséquence, l'employé qui, S01'tant de che~ un CQ lnmissio nnaire de t1'ansit, s'est intm'dit de lu,i (aù'e COHCttt'1'ence ou d'enf1'er che:; un COnCu,1"rent dans la méme

ville, ne viole pas son engagement en enl1'ant chez un
commissionnaire de t1'ansp01'ts.
(ST IEGLITZ CONTRE MENETREY. )

Dl&lt; 21 mai 189 1. M.

LOI\I N DE R EunE . -

MINEUR. -

_

Nous avons rapport é ci dessus, il. 106, le jugement du
Tribunal de commerce de Marseille qui l'a ainsi décidé le
18 février 1891.
Appel par Stieglitz.
ARR~T

Allendu que les premiers juges, mie ux encore placés que
les magistrats de la Cour pour appl'éc ier la nature du corn·
merce auquel se li vraient Stieg litz e t la maiso n Ca illol e t
Saint-Pierre, ont estimé que leu r commerce n'était point
identique ; que, tandis que Stieglitz se livrait exclusivEr
ment aux opérations de transit, Caillol et Sain t-Pierre
étaient avant tout des en trepreneurs de transpo rts disposant d' une flotte import a nte, au moyen de laquell e ils opéraIent, su r le lilloral de la Médit erranée, le Lran sporL des
marcba ndises qui leur étaient confiées e t ne se livraien L
qu'accessoirement à l'industrie de la c;mm iss ion de transtL; que les documents versés aux débat s confirm ent ces
appréciations;

P ,.és.,

A UTOR I SATION DE F AIRE LE COMMERCE. -FAILLITE .

HEPORT. -

ClAUX.

COllr d'Aix (2' Cb.) AnRAM et nIGAUD.

Pl. , MM.

-

EMPRUNTS DÉG U I SI~S. -

PRE UVE ADMISgIBLE.

-

ACTES NON COMMERRATIFI CA'l'lON

INE F-

FICACE .

Les T,'ibunaux ont un pOllVOÙ' souve l'ain d'app,'éciation
811 1' le Ca1'actè1'e des actes qui teH1' sont soumù, et J ces
artes /,u ssent-ils authentiques, la preuve par ténwins et
l'al' p1'ésomptions est admissible contre leu?' contenu,

s'ils sont a?'fJués de (l'aude.
Le mineu1' emanc1)Jé et au{o'r is é ci (a Ï1'e le co~nm.el'ce

ne peut valablement con.&lt;·en t·i r des ouvertu1'es de c}'édit
et des hypothèques que s'il agit dalls la li mite st,.icle des
(aits d 'un commerce 1'éeL et sérieux .

Alo" s même qu'il a élé déclaré ell/aillite el cette (aillite
"epol'Iée, la présomption que les actes J'a,. llii (aits SOllt
reLai1'(s à son commerce, pellt éf re combattue paf' La
preuve contraire et ménu pa1' de simples présom. ptions .
Le mineU1' é1nancipè et aut01'isé a (aù'e le ronunerce et qui
a {ai t 'lm. emp1'untju{Jé lIOn commet'cial, et pa1' sutee
atteint de n:u.Llité, ne p eut vah:der cet acte pm' une 1'ali-

�( 184 )

( 185 )

ficatian pastériell1'e qu'ap,'ès ava;,' atteint sa maja.ilé.
Une rati fication donnée en état de minot·ité, avec l'assistance du cura/eu?', ne peu.t p ,·odu.ire aucun en'et.
( SYNDIC

R.

CONTRE

P. )

Les faits qu i ont donné lieu à ce procès, sont relalés
dans les motifs du jugement suiv ant:
J UGEMENT .

Attendu qll e le siell !' Ju llien, syndic de la fai lli te de
Louis R.. . , demande qll e le Tribuna l prononce la nullité
de deux actes d'ouve rture de crédit et d'une quittance, ac tes
notariés passés entre led it R. .. et 1IIarc P . .. , bijoutier à
Genève, dans les circonstances su ivantes:
Attendu que R .. . , mineur émancipé à la date &lt;;lu 17 juin
1888, et autori~é à fa ire le commerr,e pal' suite du dépôt de
son acte d'émancipation, effectué le 19 ju ill et 1888 au greffe
du Tribun al de commerce de lI/arseille, élait ent ré en relation s avec P ... par l'intermédiaire d'un sieur L . .. , son
,
représentant à Marseill e ;
Oue le 20 jui ll et, pal' acte notai re Bareste, P ... s'obli geait à fourn ir à R . . " au fur et à mesure de ses besoins,
des marchandises de son commerce , c'est· à-dire des bijoux
jusqu'à concurrence de 50,000 fI'. ;

de Lodi , 119 et l'l I , la première au prix de '23 ,025 fI' . et la
seconde au prix de 40,025 fr ,;
Ou 'a lors, et à la date du 12 septembre 1889, il se présente
avec les consorts R . . . , d ev~nt M' Delangland e, notaire, (lui
dresse un acte pal' lequ el lesdits consorts R.. . donnent quitlance à P .. . de la somme de 65,29 1 fr., montant des deu x
prix d'adjudication ci-dess us relevés et al,lribués à Louis
Il . .. dans le procès- vel'bal de partage de la succession de
IL .. père ;
Ou e, de son côté, P, .. donne qui ttance à Louis H . ..
d'une pareill e somm e, acompte et en déduction rIe cell e
de 80 ,~00 fI'., montant des deux actes d'o uvel'tme de créd it
susénon cés;
OU", ' pal' su ite de cette compensation, il l'este encore le
créancier de R .. . de 14,908 fI'. ;
Oue, peu après R. .. déposait son bi lan et était déclaré
en faillite à la date du 2 1 novembre 1889;
Attendu qu e la nat.ure de ces opérations, la rapidité avec
laquelle elles ont été conduites et les pl'ccaution s véritablement extr ao rd inaires prises pal' P ... pour l'entrer le plus
lOt poss ibl e dan s les fond s q u'il prétend avoir avancés, démontren t tout d'ab'll'd au Tribunal qu'il se t.rouve en pré-

sence, non

pGl S

d'uo prêteur ordina ire, mais d'un de ces

hommes avides qui s pécul en t à leur profi t sur les faiblesses
des mineurs ; que telle est (l'ailleurs la répu ta tion de P . ..
à Marseille;

Olle le 10 octobre de la même année, par un second acte
aux minutes du mème notail'e, il lui ouvrait un nouveau
crédit jusqu'à concurrence de 26,000 fI'. encore réa lisable en bijoux;

Oue, d'a utre part, H .. " se fa isant émanci pel' da n, le bu t
de se procurer plu s facilem ent de l'argent pour satisfaire
ses passions, est peu di gne d'i nlél'èt ;

Qu'à la su ite d'un instance en partage et de la lici ta tioll
des biens dépendant de la succession de R... pèl'e, P . .. se
rend adjudicataire de deux maisons situées à Marseille, l'Il e

Qu 'il est évident qu'i l a re~ u quelques fonds de P ... (il
avo ue 25,000 fI'. ) et qu'i l en bénéficiera it si le système de
Son sy nd ic était admis d' une mani él'e com plète;
Que celui·ci sou tient, en eO'et, que les de ux ac tes d'o u-

�( 186 )

( 18ï )

verlure de Cl'édit sont fraudul eux ; que le créd it n'a pas été
réalisé, ou tout au moins qu'il ne l'a élé qu 'en partie; que,
dans lous les cas, P , '. a li l'ré des bijoux à R "" sachant
qu'il ne fa isait pas le commerce de la bi jouterie ; que, dès
lors, les actes passés avec lui seraient, nu Is,puisque, d 'a près
l'article 1.87 du Code civil, le mineur émancipé n'est ré puté
majeur que pour les faits relatifs à son commerce;

cerlain comme rce, puisq ue un jugement du Tribunal de
commerce de hlarseille du 13 février 1890 a fait remonler sa
faillileau 5 avri11888 ;
Ou'en livrant des ma,'c handises à un commerçant qui lu i
déclarait vou loir débuter dans le commerce de la bijouterie, il n'étai t pas rigoureusement te nu de eechercher s' il
avait déjà un magasin et s'il avait l'intention de fai"e un
corn merce séri eux i

En ce qui touch e la réalisation des crédit s:

Ou'à ce moment donc, si on peut lui reprocher d'avoir

Attendu que la livraison des marchandisee est reconnue
par les deux reçus de R. . . aux dates des 30 j lrillel et 24
oclobre 1888 ;
Ou'llreconnaîl,en outre, à la dale du 16 novembre 1888,
qu'il a usé en totali té du créd it qui lui a élé ouvert par
P ... ; qu e cela résulte, enfin , de la quittance notariée du
12 septembre 1889 ;
Oue le Tribunal ne se dissimule pas cependant que ce
peu vent être là des précau tions prises pal' un usurier habi le pour qu e sa créance Ile soit point contestée, et que ces
pièces onl dû Hr'e aveuglémenl signées par le prodigue, à
l'in stiga tion de son prêleur; mais que, quell e qu e soi t, la
mauvaise impression que l'on pui sse avo ir Slll' l~ compte
de P .. " en présenc" d'acles authe nliques el de la foi qui
le ur est due, il ne suffit pas de sou pço nner l a fl'aud e, il
faut qu'ell e so it démonlrée ; qu'elle n'est pas , en l'élat,
suffisammenl établi e;
Sur le moyen tiré de l'a,'licle 487 du Code civil :
Attendu que, lors de la prem ière ouverture de crédit (le
20 juillet 1888), P. ,. ve nail à peine d'èl re m is en rapport
avecR, . . ;
Ou'il avait été étranger à son é~lan c ipation, ce qui résuite de la déclaralion de H . . . lui-même;
Ou'à celle époque, ce der'nier élail déjà ce nsé fa ire un

manqué de prudence en traitant avec un mineur, qui ne

•

paraissait pas avoir des aplilud es commercial es, ce reproche, cependant, ne peut all er jusqu'à fai,'e lomber sa première ouverture de crédit, sous prétex le qu'il était convaincu qu 'il ne prêtait qu'à un comme"çant imaginaire;
Mais qu 'il en est autrement pour la second e ouverture de
créd il ;
Ou'a lors L, . . , son courtier, son représenlant" qui élait
devenu r am i et le compagnon de débauche de R, , " l'avait
cerlainement mis au co urant de la [olle ex istence que menaiL son emprunle ur à Marse ille, il Toul ouse el à Aix-Ies-

Bains;
Ou 'il élail évident ql,'il ne s'p.lait jamais livré à ce prélendu commerce de la bijoule rie et que les bijou x reçus se
lransformaient en argent pal' l'intermédiaiee de L, ." ell
passant pal' le Mont-de-Piété, pour, de là , rep rendre vraisemblabl emenll e chemin de Ge nève;
Oue P, . . , s'associant même à un cerlaiut momen t, à
Genéve et il Aix-Ies-Baius , il celle vie de plaisir' de L ... et
H.. " ne peut plu s dire, le 19 oClob"e 1888, qu'i l ouvre un
n"uveau créd it à ce derni er' pOUl' les besoins de son com-

merce:
Ou'il n'est donc plu's en pl'ésence d' un min e ur émancipé,
commerça nt ré puté majeur par l'ar ticle 487 du Code civil ;

�( 188

( 189 )

J

Ou'i l conlracte s im plement avec un mineur émancipé
ordinaire, qui ne peul emprunter qu'en se conformanL aux
prescriptions de l'article 483 (délibération du conseil de
fami lle homologuée par le Tribun al) ;

Appel pal' les de ux parties,

AnneT,
SUl' la va lidit é des ac tes d'ouver ture de cl'édit e t des
reconnaissances de Il, .. :

Que cette formalit é n 'ayant pas é lé l'emplie et que le
Tribunal ayant la conviclion qu e r ouverture de créd it du
19 octobre 1888 masqua it un prêt ord in ail'e, a uqu e l tout
ca ractère commercial étaü étran ger, il s'ens UIt que cet acte
doit être an nulé;
Qu e, pal' l'oie de conséquence, la qu ittance compensalrice du 12 seplembl'e 1889, donnée par les consort s R, . . il
P . . . , doit êl re diminu ée de la somme de 26,000 fi.. , repré·
sentant la seconde ouverture de créd it ;

Attendu qu e les deux actes d'ouver tu re de crédit con sentis par P . .. à IL .. , le premier en date du 20 j uill e t, le
secoud en da te d u 12 octobre 1888, devant M' Bareste, notaire à Marseille, ne sont que des actes d'emprunt dég u isés;

•

Qu'en effet, il, , . q ui a été émancipé par sa mère à l'âge
de dix-huit a ns il pei ne, s uiva nt un e déc laration reçue par
lI/. le Ju ge de Paix e n date du 18 juin 1888, avec l'autorisation de faire le commerce, et déposée en expéd ition au
'l't'ibuna t de comm e rce de Ma rseille en date du 19 juillet,
a contracté le premier acteel'ou ve rture de créd it avec affectation h ypothécaire à la da te du lendema in, 20 juillet ;

Par ces m otifs,

Le Tribunal, ayant tel égard que de raison aux conclusions respectives des parties, déclare va lable et réa lisée
J'ouverture de crédi t faite par Marc P .. . il Louis R, . , pal'
aCle, notaire Bareste, il lI/arseille, du 20 jui ll et 1888; déclare nu lle rouvertnre de credi t faite pa r Marc P ... il Louis
H.,. par acte, notaire Bareste, il lI/arsei lle, du 19 0ctebre
1888 ;

Qu'à cetle date eL pendant tou t le tem ps qui l'a su i vie, R. .,
ne s'est livré IIi il un acte de com merce, ni aux actes prépa-

l'alaires d'un COTIlm er Ce quelcoo que; q uti! n'a ou vert ni
magasin , ni comptoir , ni tenu aucu n livre, ni écritures;

Ordonue, en conséquen ce, que la quittance du 12 septembre 1889, notaire Delanglade, donn ée par les consorts
R . ,. il P .. . d'une somme de 65,~9 1 Ir., sel'a diminuée de
la somme de 26,000 fr., représenta n t l'ouverture de crédit
annulée; que cette quittance com pensative ne produ ira
donc son effet que pour la somme de 39,2fll Ir. , il laq uelle
elle se trouve réduite; et, de ce chef toute compensation
étabhe, condamne Nare P . .. il payer entre les mai ns de
Julhen, syndic de la faillite H . .. , la somme de 24,383 fI'.

Du 1" août 1890 . - Trib una l civi l de Marseill e ( 1" Ch , )
- P 'r és., M. J ULLIF.N) juge . - P l., MM. Fel'nand HOC\ïÈHE ,
MAGLroNE e l DnOGOU L ,

Que cela résu lt e de la façon la plus mani feste de tous les
documents de la cau;e;

qu'il n'a pas été porlé a u l'Ole des palentes ;
Que 1' .. , n'a p u justifier n i de la remise, n i de J'ex pédition des b ijoux qui deva ient faire l'aliment du crédit sti·
pulé, ni même d'une com man de que lconque fa ite à lu imême par R ... ;
Qu'il est établi , au con traire, que p, , " soit par lu imême, soit par l'intermédiaire de L . ' . , son agen t à Ma rseille, a compté à R . , . diverses sommes;

•

vu'iI résu lt e enfin de d ivel's documents que R", n'a
cessé de se livrer depuis l'o uverture ùu crédit à Ulle vie de

�( 190 )
dissipation et de prodigalité, et parfois en la compagnie de
L", etrn émede p", ;
Qu'ainsi R" , n'a pas fait d 'actes de commerce, et qu'il a
reçu, non des marchandises, mais de l'argent ;
AtLendu que R " , a é té décla,'é e n fa illite à la suite du
dépOt de sou bilan pal' ltii-m ême, e t que la date de èette
faillit e, déclarée le 21 novembre 1889, a é té reportée à la
requête du syndic au 5 avril 1888 ;
Attendu que le bilan ne fait pas conn aUre l'existence
d'une opéra lion commercial e sérieuse; mai s qu'il faut
remarqu er en second lieu que le Ju gemen t de report dont
s'agit, s'est basé SU l' la productiun d' un e créance ayant
pour cause la livra ison d'un mobi lirr achelé et offert pal'
R, , ' à une fille avec laquelle il a eu des re lations; que
ceue livraison a été faite alo,'s q ne H, " n'était pas encore
émancipé;
Qu'ainsi les faits de la déclaratiou et du report de la fail lit e ainsi caractérisés ne sont pas de nature à donn er à
H", l a qualité de commerçant qu 'il n'a jamais exercée;
AtLencl u qlle P, " s'est Lorné il produÎl'e diverses déclarations de R , " en rtate des 30 ju ill et, 24 octobre e t 16 novemb,'e 1888 reconnaissant qu 'il a reçu les m archandises promises fai nant l'objet du crédit convenu ;
Que ces déclarations, émanant d' 111l minenr en adme t,
,
'
taut qu ell es pUIssent prouver la livrai son des ma rchandises, n'ont pas pour effet de valider les obligations d' un
min~ur émancipé quand il n 'est pas commel'çant ; qu' il est
sans 111térét de rechercher le degré de bonne foi de p , , ,
d~~s l' une ou l'autre ouverture de créd it, et que les obligatIOns de celte nature doivent, sous peine de n ull ité, être
contractées, anx termes de l'at'ticle 483 du Code civ il en
vertu d'une délibération du conseil de fami ll e du min~U1',
homologuée par le Tribunal civil ,'

( 19 1 )

,

Qn 'il y a donc lie u d'annuler les ac tes d'o uvertures de
crédit et les actes de reconnaissance;

k Que la licitation des immeuhles appar tenant par indivis
à H, " et à sa fami ll e ayant eu lieu, e t p, , , s'é tant rendu
adjudicataire de deux maisons rue de Lodi, !t9 ct 12 1, les
deux maison s ont été allribuées, pal' un acte de pat'tage,
àR ... ;
Qu'à la suite de ces diverses opération s, p", a obtenu
de Il, , " pal' acte reçu par M" Delanglade, notaire, en date
du 12 septembre '1889, la quittance de son prix d'adjndi.:ation , s'éleva nt à 65,29 1 fr" en opérant compensa tion entre
cell e somme et le monta nt de la créance de p , , , sur R , , ,
arrêté à la somm e de 80,200 fr ,; de telle sorte que R , , ,
s'est trouvé encore débiteur d 'un e som me de 14,908 fI' ,
pour reliquat de com pte ;
Attend u que la compensation ne s'opère que pat' la
coexistence de de ux créances; que celle de p", étant annulée, celle de H, , , n'a pas pu être é te inte;
Qne p " , invoqne, il est vrai, qu e, pal' cet ac te du l2
septembre '1889, sa créan ce a été reconnu e pal' acte authe ntique pal' R" , dùment assisté de son curateur, et que dés
lors celle recon na issance e m porte rati fi cation de la de tte;
Mais qu'il est indifféreu t que celle reconnaissance ait eu
lieu pat' ac te publi c ou so us sein g pri vé, l'a u thenticité de
l'acle n'ayant eu pOUl' e ffet qu e de lui donner un e date r.er-

taine. eL l'assistance du curateu r ne pouvant pas valider
une l'atinca tion qu e le mineur ne pcut fai ,'e valable ment,
qu and il s'agit, non d ' un si mpl e acte d'administration ou
d'un act e de commerce, mais d 'un acte de disposi tion et

d'aliénation, qu'après avoir aLleint sa majorité;
Que ledi t acte l'este, malg ,'é son authentic it é, sous le
coup de la nullité édictée pal' j'article 1304 du Code civil
cont"e tou te les conven tio ns qui excèdent les bornes de la
capacité d' un mineur',

�( 192 )

( 193 )

Attend u que, si la n ull ité de la quillance compensatrice
laisse P . . . débiteur du prix d'adj udicatio n su sénoncé, il
serA toutefois loisi ble ù P .. . à e faire va loil' ses droi ts dans
la faill ite de H" , en é tablissant qu e les . somm es qu' il a
versées à ce dernier lui ont profité;

recon na issance de IL " e t l'acte de quittan ce du 12 septembl'e 1889 ; dit, dès lors, qu e p, , . demeure débiteul' de
la somme, de 63, 050 fL'" mon ta nt des de ux adj ud ications
SLlSénoncées; résel'I'e à P , ., ses droits de créan ce il l'encontre de la fa illite de n. " ; d it qu'il n 'y a lieu d'allouer
des dommages-inté l'êts au x in timés; reçoit en la forme
les intervenants en leu r intervention ; au fond, raiL réserve
aux in tim es de leUl's droits can lre les iner ve nan ls e t fa it
toul es réserves cont rai res a Ll profi t de ces dern iers ,' condamne P. " il l' am end e e t à tous les dépens ,

Attendu que la demande e n domm ages- in térè ls for mée
cont re P" . n'est pas j us tifiée; q u'il y sera au besoi n satisfait pal' J'allocation de to us les dépens;
Sur l"interven tion :
Atlendu que les boirs Mal'celin e t la Banque de Ge nève,
créanciers inscrits SUI' les imme ub les acquis pa r P . .. ,
a va ient intérêt il ce qu e le sy ndic H " , ne Dt pas revivre à
son rang primi tif lïnscl'iption d'office rayée avant leurs

D u 16 av,.iI 189 1. -Cour d'A ix( I"C h, ) - P ,'es"M ,
CII.IBR IN/AC, - P I" MM , HLGAUn, II ,~ HOUVIÈRE (du barreau
de ~[at'se ill e) e t ill"ss!ÈRES ,

inscriptions;
Que les in timés a u fon d demanden t acte de le urs réserves de contester la créance des in ter venan ls ;
Qu'i l n'appartient pas il la Cour de sta tuer actuellemen t
su r les diffic ultés qu i peuvent s'élever , soit s ur la vali dilé
desdites créances, soit su r le rang hypo thécai re à leur do n ner ; que ces diffi cul tés se p rodu iro nt util emen t a u moment Ol!, le prix des imme ubles étan t réalisé, u n ordre
sera ouvert pOUl' sa dis tri b uti on ; qu' il suffit, dès il présent"
de réserver les droits de toutes les parties;
Par ces molifs et ceux des p L'emiers j uges Llon contraires
aux présen ts,

LA COLffi,
Statuan t, tant su r J'appel principa l q ue SUl' J'appel incident et sur l'in ter vention,
Confirme le jugement sur le ch ef d'ann u lation de la
deuxième ouver ture de crédi t ; réforme ledi t jugement sur
le chef d'ann ulat ion de la prem ière ou ver ture de crédit; en
conséquence an nule les de ux actes d'ou ver ture de créd it
des 20 jui llet et !9 octobre 1888, a insi qu e les actes de

AFPRÉTE MENT.
DÉPART

-

D f;PAR1' ANN ONCf: DANS

UJ.TÉ RIE DH .

D EMAN DE EN

-

D ÉFAU'f

DE

OOM!\I AGES- I N 'l'É RI~1'S . -

UN JOU RNAL.

_

PHOTEs'r..\'l'lON.

_

FI N DE NON REC E-

VOII\ .

L'avis ù,se,'é dans un j'oUl'nal, de la date du depa"t d'un
navi're, Il e doit êb"e considéré que comme une ùulica .
fion d (jnnée au

COln1nel'Ce .

Il Ile saw 'ait avoi?' la ( o,'ce d'un con/mt passe ent,'e le
capitaine et tes cha,'geu,'s quan t li l'obligation de P~l't;',
à lelle dale,
En conséquence, au cas 01', le navire n'est lJa1'li que posle t'iettt'emenf, l'allréteu1' qui n'a. pas }J1'otesté, 'le peut
oblenil' conl,'e le capitaine des dommages,intél'êls ( 1).

(1) ,"oy. cepe ndan t, 3° T ab le dt:ce ll tlu le. v~ t.:omm i:;sionnai l'e de
Ir~n:spol'( S, n" 2, ulle espû~c jugec en san:; cOlil l'ail'e, 'ma i:; oü il s'&lt;Igis-

salld'Ull se l'vice râgul j('l':

1" P. - 1891.

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( lU5 )

( hlIR ZA\'AN TZ CONTRE H EN DCRSON FRÈRES . )

J UGE MENT,

•

Attendu qu e le sieur Mirzayantz a embarqu é sur le vapeur Caledonia , dont le dépa r t é tait a nno ncé pour le 2 1
janviel' dernier, une certallle quanti té de loupes de noyer à
destination de New-York;

la pl'ellve du p"éjudice que le re tard dont s'agit lu i au rait
occasio nn é; q u'il résulte des déba ts qu e, si le n avire était
parli à l'époq ue annon cée, la march and ise sera it a rrivée à
destina tion ,\ un moment où le march é éla it déjà approvisionné;
Pa l' ces motifs,
Le Tribuna l déboule le s ie ur MiI'zayan tz de sa deman de,
lant par fin cle non recevoir qll'autrement, e t le condamne
allx dépens,

Attendu que ce navire,au lieu de par tir il la date c i-desindiquée, n'a effectué son départ que le 19 féHier;

su~

Al tendu que le sieur Mirzayantz a a llégué 'I"e ce reta,'d
mis dans le départ du navire avait eu pOUl' consé'Tuence
de faire arriver les bois charges à leur destination à Uil
moment olt le marché de Ne,,'-York éta it encombré et olt
l'écoulement ne pouvait se faire qu'à des conditions préjudiciables à ses intérêts; qu'à raison de ce tl réclame des
dommages- i ntérêts à Hendel'son fL'ères ;

•

COMMIS, -

Attendu que même en adme ttant la pl'étention contraire
du sieu r Mirzayanlz, celui -ci n'en aurait pas moins à faire

HENVOI S.\N~ MOTIFS.

L'employé d'une maison, qui, pour le cas oû il cesserait
d'occu.pe,' son elnploi, s'est intel'dit de j'aire le même
commm'ce que son. patl'on, ou d'êb'e employé dans une
aldj'e 1naison gui le ferait, ne sato'ait être lié à cet

qu'il ne sauraiL sél'itmsemenL pretendre qu'il a ignoré le

Attendu que l'av is donné dans un journal de la date du
départ d'un navire ne doit être considéré que comme une
illùicalion fournie au commerce; qu'Hile saUl'ail être assimilé à un contrat passé a"ec les cha l'3eu rs, les dispe nsan t
de faire les protestations dans Il's formes et les dé lais que
la loi prescrit;

I NTERD IC1'ION D'ENTRER Cl-I E7. UN CONCURHEN1'.
-

Attendu 'I" e le sieur Minayantz amait dù protest er en
temps utile cou tre le retard dont il se p la int aujou,'d'hui ;
reta l'd dont s'agit; que l'i mporlance de la cal'gaison Cju'i l
avait à bord, lui faisait un devoir de se rend" e co mp te si en
réalité le bateall était parti il l'cpoque in diquée par le jOlll'nal le Sémaphore,. que cela lui éta it d'aulant plus aisé
qu'i l habite Marseille et (Ju'il pouvait se rendre comple tre,;
faci lement de la situation ;

DI&lt; 1" mai 189 1, - P 'Ù " M, JOURDAN, j uge , - P l"
pOUl' Mil'zayan tz, A U'l'nAN pOUl' Hend el'son

MM , A ICAII D
rrcres,

éga,'d qu'au cas de cessation volonta;,'e de l'emploi ou
au

1

~

cas de renvoi pOUl ' motifs 9}~aVe8 et Légitimes .

Mais -il en est autrement et l'employé doit êi1'e ,'épllté
avait' l'eCOtW1'é toute sa liberté, quand son pa/l'on l'a
congédié brusquement et sans motifs et a même été con damné po",' cela li des dommages-intérêts ( J ;,
(JARDIN ET

C'

CONTRE GUIGOU E'r

L,,\'I ,)

JUGEMENT .

Attendl1 que Gl1igou a été employé a u se,'vice cle la maison p, Ja,'d in et C' ; CIU'ill'és ulte d'un jugement du Tribu(1) Voy. com me &lt;'Ul al. 3~ Tabla décellnalr,

V"

Vente , 0° ~'2,

�( 197 )

( lUG )
nal de céans, eu dale du 31 oclobre 1890, qu'i l a été indùment congédié et qu'il a obtenu de ce chef la condamnalion
desdils P. Jardin et C' à l'indemnité d 'nsage, soit le monlanl d'cll1 mois d'appointemenls;
.\Llendu que p, Jardin e t C' exc ipent aujourd'hui d'un
engagement pris par Guigùu en rers eux,à sav ai L' de ne point
voyager"on faÎl'e voyager, ni représenter direct.ement ou
indirectement une autre maison de thés, ni encore moins
de lail'e le commerce des Ihés, et ce pendant ulle dllree de
trois années, dans le cas olt il viendrait ù ne plus faire parlie du personnel de leur maison; qn'ils lui reprochent . njourd'hni d'a voir coulrevenu audit engagemen t en fondant
eL dirigeant une maison concurren te sous la raison sociale:
Guioou et L évi, et l'ont ci lé, conjointement avec le sieur
Lévy, en paiement de 20,000 fI' , de dommages·inlérêls;
Attendu que l'engagement ci-dessus spécifié ne pouvait
évidemment lier Guigon qne po u l' le cas olt il aurait volon·
tairemenl cessé son emploi ou reçu congé p OU l' un mot.if
grave et légitime, mais non pOU l' le cas où, comme dans
l 'espèce, il est conslant qu'i l a clé lJl'nsCjuement et indûment congédié, après deux mois de service seu lement;
qu'il n'est point douleux que Guigau n'a cOll senl,i a accepter une coudition de cette nature Cju 'en vu e de l'emploi
fructueux qui l ui élait al.tribué dans la maison p, Jardin
et C' et dont il pouvait espérel' lJénéficierpendanl un temps
plus ou moins long ; que p, J ardiu et C', en le privan t arbi·
l,au'emeut de cet emploi, ne saliraient en m ême Lemps lui
interd ire d'utiliser ses connaissances et son net ivité dans un
commerce concul'rent;
l'al' ces motifs,
Le Tribunal déboute Jardi n e t C' de leUl' dem ande , lant
à l'enconlre de Guigoll que de Lévi , et les condamne a ux
dépens,

Dit 8 mai 1 891 , - P ,'és" M, JOUl\DAN, j uge , - P I "
pOUl' Jal'd in et Co, lhRNŒR pour les défendeuI'S,

)lM, SEN ÈS

•
COMMI SJONNA mE

DE T IlA NSPORTS MAnIT IMES .

CLAUSE. -

D t Of\RQUEMEN'r Ail.\: FIU IS ET nI SQUES DE LA M/\I\ CIIA NDISE.

_

PnE UV E DE FA UTE A LA CH AnCI!: DI~ L'M' Fnl~T IWR .

La clause dJun connaissement gui laisse cl la chal"{Jc de la
m(/,'cha"dise les ( J'ais et ,'isques de déba"lj/wm ent et te
séjou1' ci quai, ne peut e.'conéJ'eJ' Le tranSpo1'tew ' de la
,'esl'oilsabilité de ses (a"les,
Mais eUe a Jl OW' e/t'et de metb'e la Jl, 'wve de ta ('altle tlla
c""I'oe du Jl,'ol','iétaiJ'e de la /IIa,'chandise (1) ,

..

( D EROYE ET G UGLIER?\[JN OT CONTRE COM PAGNŒ DES TRA NSPORTS

.~A nlT I "ES, )

JUGEMENT.

Atlendu que le 22 novembre de rnier il a été chargé ci
Marse ille, Sllr le vape nr L O"J'aine de la Compagnie des
Transports maritim es, à l'adresse des sieurs Dm'oye et G-ugliel'minot, négociants à Tuni s, une machin e et un baquet

cuivre;
Attendu Cjll e la machine dont s'agit a élé embal'Cluée à

Mal'seill e sans aucun em ballage, mais n'a épt'O tl vé néan moi ns aucune avarie pendant le transport ; CJu'i l en a élé
de même da ns les opérations de déIJarcluement, de mise à
quai et de dépOt dans les magasins de la Douane;

(1) Voy, 3G Table dérenna l e,

\ 10

Capilainr,

n U

5G f' t su i\', tl'ans-

~" l'&lt;lbl e décen nale, lIJùl., n° GG , et \'~ Commiss ion uaire cie

POt'I S, l\o 26, -1" Table déce no ale, J(Jid" n'"

a,

15.

�( ID9 )

( 198 )
Attendu qu'au moment oit les sieurs DerOl'e el Gngliel'
minol se sont présenlés en douane pOIll' opere!' le retÎl'emenl de la machine, ils ont consta té que des "'al'Ies
s'élaient produites; qu'ils pl'étendent en rendre responsable la Compagnie Il'an porteur;

l'al' ces motifs,
Le 'l'l'ibunal dé bouto les sieurs Deroye et Gug liel'minot
de lem demande et les condamne aux dPpens,

Du 12 mai 1891, - P" és" M,IlESSI':OE, juge. - P l"
illou'J'u&gt;l pour Del'oye et Gugliel'minot, Gn ,INovAL pOlir
les Transports marit imes,

Attendu qu e la Compagnie excipe des clauses de son connaissement mettant à la charge de la marchand ise les
fl'ai et risq ues de débarquement à qua i Goulet te ou 'l'unis
ainsi que le séjou l' à quai, cla uses qui se trouven t repro-

M~L

duites an recto de ce même co nnaissemen t au moyen d'un
timbre humide qui a dù frapp el' nécessa irem ent l'atten-

CAPlTA INE.

-

POIDS INCONNU.

tion du chargeur;
F IN

Attendu que s'il est de ju!'isprudence conslante qlle pareille clause ne peu! exonél'er le transporteul' de la responsabilité de ses fautes, il fant, pour qu 'il n e puisse en bénéficier, qu ' il soit démontre qu'il ait com mi s une faute ou
une imprudence qui ait donné naissance à l'avarie constatée; que rien dans l'espèce ne démontre qu'un reproche
de ce genre puisse être adressé à la Compagn ie des TI'ansp01'IS maritimes ;

NON

RECEYOIR .
-

-

DE: F' ICI'r.

NOMBRE
CONS IGNATAInE

RÈGLEMENT DU MA NQUANT. -

PnOTEs'rA-

TiaN NON NÉCESSAIRE .

ARMATEUR. -

CONN"ISSE;\IENT .\ NG LAIS. -

FAUTES DU CAPITAINE. -

EXON}:nATJON DES

CLAUSE PARTICULIÈR'E .

La clause poids inconnu insé,'ée pa1' le capitaine d~'~8 un
connaissement, ne l'exonère pas de la responsab'thlé du,

/lomb,'e des colis pa&gt;' Illi "econnus embarqués ( 1)_

Ou'il est eu effet reconnu pal' les destinataires eux-mêmes
que l'avarie dont ils se plaignent, ne s'est produil eque pendant le séjour de la machine dans les hangal's de la Douane;
Attendu qu'on n e saul'ait non p lus faire un reproche à la
Compagnie des Tra nsports mal'ilimes d'avoir fait déposer
la machine dont s"3g-it dans un local olt ne se trouvaient
pas IOUles conditions de SéCllI'ité auxquell es les destinalaires lJo uvaien! prétend l'e; que le défaut d'emba ll age dp.
l'elle machine l'a fait classer par la Douane dans la catégorie ùes articles logés dans des locaux spéciaux; qu'un
rêglp.ment existe, en effet, dans celle admi nis tl'ation, relatif au magasinage des marchandises qui y SfJnL déposées,
et qu'il n'était pas au poul'oil'de la Compa gnie des Transports de choisir tel ou lei loca l pl'ésentant plus ou moins
de sécurité pOUl' la machine dout s', git ;

DE

OU NAV IRE.

-

La fi" de non ,'ecevo;,' résultant du défaut de p,'otestation
ne peut ét1'e opposée pat' l'a1 'mateu1' at~ p1'opr:e~al1'e de

•

1

la ca1'gaison qui r éclame te 1nolltanl d un dé(let!, ,/0&lt;1'8"
qu'un reglement de la quantité man.rj/tan te. e~t 1.ntervenu ent're ce de1'Hie1' d'une pat· l, et te cap1.{atne et le
consl:[jnataire du. navù'e d e (autre (2).

Lo,'squ'u n connaissement an[jla't"s ~xonèJ'e l'~l' ·ma.'eH /' de
la ,'espol1sabilité des (allies des }"Iotes, de 1 équ'pa[Je et
du capila1'ne dans le management or navigalion of the

(1) Vo y. Conf. 3' Table déce nnnlc, v' Capit:lillp,
2' 'l'a ble(l!!cenr:ale , JI/id., no 65.
(2) \'oy. nn(tl. 3~ 'l'nble dl'cc lln:llr.

\, 0

n o'

61, û:Z. -

FilJ dr non l'er('\,o it' , n ~'8, 9.

�( 200 )

( 20 1 )

sbip, le mot management ne l'eut ~"'e illtf1'P"lité dalls
le sens de la direction ou eJ'P1o'l'tation com, J1W1'ciale; il
doit l'être dans le sens d es maniements et {,'aoau.'C qu'en

leul' capi ta i ne, soit cie leu r s agents; que la lo i n 'a d éLerminé aucune fOl'me pont' la reconnaissance, la constalalion et l'éva l uati on d e t'im portance réell e d'ull déficit, eL
qu'i l s uffit Clu e la qualité du m andata il'e soiL é ta bli e eL ceI'taine; que, différemm ent, la bonne foi du consignatai l'6
sel'ait sLll'prise ;

deho/'s de la direction lIautique , l'équipa.ge et le capitaine 'peuvent avoit' d accompli,' dans le navire, pal'
exemple l'app1'opl'ialio n d es cales, la surveillance des
mat'chandises etc.
J

Olle, dès lors, et ell l'état, aUCll n e déc béan ce ne saUl'ait
êtl'e opposée aux sieurs H , Beau e t C' ;

Un e J}a?'cille clause ne peut donc etcol1é}'cl' Z'a1'n'tateu1' de
la ,'esl'ollsabililé d'u" déficit ,
( CAPITAfN E PWRIDGE

CONTRe

ALLend u, toutefois, que l es demand elll's prét endent être
déchargés , ri s- il-vis de ces derniel's, de tonte l'es ponsabililé
quel conque il l'occasioll du défi cit dont s'agi t, par ulle

BEAU ET C' , )

J UGE MENT ,

•

Attendu qu'à la date du i lél'l'i er d erni er, le capitaine
Patridge a r éclam é, et avec lui, les sieurs ll erckind et
Woods, armaleurs dn navi re Stella, parti es intervenantes
réclament au~ siems H, Bea u et C' 4",05 ft" 73 c, pou;'
so lde de ll'et d un dJal'gemenL sésam e COl'omand el apporté
en novembre dermer à leut' consignation pal' ledit navüe;

exonérerait le capitaine de la p ert e des colis il lui r emis,
notamm ent ell cas de négligence eL faute quelconque des
pilotes, de l'équipage et du capitaine dans le management
01' navigation of the "hil' , s ui vallt l'ex press ioll du texte origina l ;
Que le mot navigation es t évidemm enL r elatif il la direction et conduite nauLÎque du navire en mer; que, quant au
moL manage ment qui précèd e, il s'agiL de détel'miner exac-

Allendu que led it chargem ent consis tait en un nombl'e
de sacs déterminé, sur lesquels manquaient J66 balles
d'une vaJeur de 4,302 fI', 50 C, ; qu e la clau se poids inconnu
ne poul'al Ldlsp ensel' le capi tai ne de r epl'ése ntel' à l'al'l'iyée, le nombre intégral de sacs reconnus à l'em b;l'quem ent
et not és Sil: les ~onnai sse m ents; qu e chague sac, fOl'mant
U,Il o~Jet deLermlllé, puuv~i: et d evaiL êl re compté, et qu e,
SIl n e,n aVaIt pas été aInSI, le Ilombre tolal n'en eùt pas été
précIse; que le déficit dont MM , H, .Deau et C' se pl a ianent
o
sa urait êt re con testé ; qu 'il a éLé COllstaté entl'e ces dermers, le cap itaine eL les s ieu rs l' I'isc h co urti el's m al1'la-

temellt sa valeur; qu'i l est cerLain qu e ce mo Ldoit avoil' un
sens eL une por tée dilférente de celui de 1lavigation, rien
d'inutil e ou de r edondant n e pouvant être suppos6; qu e
jusqu'ici ce mot managem,cnt, qui signil1c li Lléralement
maniemellt, a été traduit et ent endu co mm e s'appliquant ù

la dit'ec Lior~ ou exploi tation COlllm el'ciale du navire; mais
que cette in terprétation o u traduction es t en contradic tion
avec les mots pilo tes et équipage, auxq uels on se réfère,
ceux-ci n 'aya nt aucu ne pat'L h la direction co mm ercial e du

Il?

navire;

t at l'~S du capitaine e~ agents du navire,' et qu'un ;'èlYlem~nt

est.lI1 te~·venuJ en su ite tle cet te constatation , à la date du

22 Jan:'~er 189J; que les arllla teu r s d u navire se tl'ouvaienL
aIns I h e. pa r le faiL rég uli er eL non r epro chabl e, soit de

clause spédale du connaissement" réd igé en anglais, et qui

..

Quïl parait, dès lors, p l us log iqu e et plu s con form e au
se ns effectif du m ot man agemellt de l'interpréter comme
indiquanL LOUS les Jl1aniemellts et travaux q u'e n de hors de
la dit'ec tiou nautique pl'opl'em ent di te, l'èqu ipage el le cap i-

�(

~02

( 203 )

)

lai ne peuvent avoir il accomplir dans le n avire~ comm e pa l'
exemple l'app ropriation des cales, les soins e L la slll'I'eillance ';\ apporter' aux marchand ises, leur bon arrimage, la
place u lil e à leur donner dans ceL arri ma ge, etc. ; que c'esL
ai"si que l'ensembl e de la clau se doiL êLre inter prè tee eL
l'est, en effel , pal' le 'l'I'ibu ll al ;

l'al' ces motif.5)

Le Tribuna l, sans s'arrêter à la JIn de non recevoir proposée, e t au bénéfi ce de l'om'e fa il e par les sieu l's H. Beau
et C' de paye r aux dema nde u rs la somm e de 202 fi'. 25 C.
pOUl' solde, Ioule compensation fail e, et réalisée qu'elle
SOil , les meL horsd ïns tance e Lde pro c~s ;
Cond a mne les demandeurs an x dépens .

D u 13 mai 1891. - P rés. , M. BAR1'II ';LEMy. - P l. , MM.
AICAR D pour le capilai ne e t l'armaleur, SEN I'S pour Beau
et C·.

( HTC Ii Ano F n~; nES CONT RE GAR Krr. n .)
J UGEMENT.

Attendu q u'en tre Rich ard frè res et Frédéric Ga rni er , il a
été for mé un associa tion e n par licipat ion pour le com merce
des huil es en géné ral , sans limitation de lem ps; que ce tl e
Société occul te a élé gel'ée par Frédéric Garnier ;
Que n i les ad ministrateu rs de Bich ard f l'ères: n i Garn ier
ne veul en Lptus la co nti nua tio n de cell e Soclele; qu e cleu x
demandes ont é té form ées par e ux, tendant il ce b u t ; ma iS
que les parlies n e sont pas d'accOl'd sur l es m esu l'es il prendre comme conséqu ence de cetle cessatIO n des accords;
Qu e Garn ie r s 'o ppose il ce qu'i l soit n omm é u n liquida leur et conclu t seul emen t il la n om i nation d 'u n a rillire-ra ppor~eu i' qu i sera it s implem en t cllargé de dresser e t a pu re r
les com ptes ;
Altend u q ue si u ne association en participation n e

SOC ll~TI~ .

-

P ARTrc IPATlON, -

D I SSor~I1TI O:\' .

_

L IQ UIDATION .

Une association en pad ic'l'pat ion ne consti t ue pas un êt re
mOi'al et ne sau?'at't, apres q'u'eUe a cess~) 6l1'e 1'ep,'ésentée, vis-à- v i s du public, pa?' un b'qlddateu1',

.lIais?" en est autrement en(,'e associés .
conséquence, lO1'sq u'1me aS8ocùlt z'on en ]1Q1'iicipation
est di8soute , le p articipan t gérant n'a p as le droit, si
,~OIl copm'licip e n'y C01lsent pas, de continlfer seul et
8 0 118 Son nom la liquidation d es affaires en C01t?'S, el
un (ieJ's mandatai re de jus lt'ce doit ét1'e nommé à cel

E 1t

elrel.

c ~ns­

titne pas un èll'e moral et ne saurai t, après .sa ~essa l 1 01: ,

êLre représen lée, vis- à- vi s du pub lic, pal' un II qtll da leur, Il
ne s'ensuit pas de la que le participan t géran L ait le dl:ol t
de faire e t de conti n uer seul et sous son nom la iIqu lda tlOn
effecLive et r eeile des a lJai res e n ",ours, en réalisant, pa ya nt
el encaissant ;

Qu 'entre les pal'li es , ['association CO~'S I itu e ~lII e vér itable
commun aul é d'in tér èls ou indivision , q UI dOi t ê tre n écesEn il'emenl l'objet d' une liq uida tion défi nitive, non seule men t par un a purem e nt des com ptes, mais e ncore pa r la
réalisation des marc ha ndises e t de l'acli f pou\"ant eX ister
eL pal' l'ex tinction du passif;
Qu e du momen t q ue les parties n e son t p lus d'accord e t
que toute conOance réciproqu e en tre ell es a n."ce~saire ­
ment d isparu, il n e sa u l'a it ctre q ue cetle réalisatIOn de

�(

~O\

)

( 205 )

l'actif et celle extinction du passif soit m ainlenue dans les
mêmes mains, contre le gré et J'opposit ion de l'antre parti e intéressée; qu'un tiers mandataire de justice doit ê tre
nommé pour la sau~'egarde des droits de chacull;

Par ces motifs,
Le Tl'ibunal dit que l'assoc iation en participation dont
s'agit a cessé d'existel' entre les parties; en conséquence les
l'envoie devant M~ Lejoul'dan) avoeal , arbitre-rapporteu r, il
I"effet de procéder à la verifica tion et apureme nt des com p .
tes de cette participation el des copa rticipanls ; do nne a udit M' Lejourdan le mandat, en qualité de séquestre de ladite participation, d'encaisser et recevoir les sommes dues
ù la participation, comme aussi de payer les som mes dues
pal' ell e;
Dépens réservés ;
Le jugement exécutoire sur minute.

D u 14 mai 1891. - p ";'$ ., M. n .lnTII'::LEMY. _ . P l .,
l1M . AUTnAN pour Richarcl frères, Henri GA U1'lE R pOUl'
Gal'1lier.

CO.\DIIS. -

E~JPLOYt

O' 1I0T EL

ou

DE CA FIL -

CONG É.

Il est d 'un usage eonstallt li 11'larseille qu e les emp loyés à
un (lire quelconque dGllsl'explo1.lation des cafés, hôtels

~'e8taU1'ant8, peuvent dOllnel' et 1'ecevoÏ?' congé sans
aVIs p"éalable,
et

( \' EI:VE l'nnE CONTnE RrEr• .)

JUG E.\IEI'i'l' .
..&gt;\Il~ndu que la vellve PitL'C, ca issièl'e an Café de F rance,
explOIté par le sieUl' Hu el, réc lame ù ce demier, il l'occas.

sion du bl'llsque congé dont ell e a été l'objet, un e indemn ité
de 150 k représentan t un mois d'appoint em en t et la nOIIl'ritu re pendant l e méme laps de temps;
Allendu qu'aux termes de la jur isprud ence d u Tribunal,
J'emplo yé r envoyé brusquement et sans motifs a droit il
une illdemnil é d ' un mois; qn'app lica tion de cette règle devrait être fail0 da n s l'espèce, si la veuve P itre n'avait pas
lait partie dIt pe rso!111el d'un calé ;

Qu'il es t d'un usage cons tan t à lJarseille q ue les employés il un titre quelconque dans l'exploitation des cafés,
hOtels et restaUl'ants pe uvent donner etrécevoir congé sans
a"cu n avis préalable ;
Attendu que cet u sage résulte non seulement des l'enseignement fournis à M, le ju ge délégué pal' presque tOIlS les
patrons des principaux cafés de la vi lle, m ais enCOl'e du
règlement de la c llambre syndicale;
Attendu qu e ce règlem en t est affi ché dans la partie du
local oll les employés du Café de F,'allee prennent leurs
repas; que la v euve Pitre n e peu t donc exciper de l'igno rance qu 'ell e avai L de ce l'èglemenL au mom enL oü elle a

été installée comm e caissière; qJl 'ii s'est don c fOl'm é en tre
elie et son patron un véritable contrat dont les clauses et
conditions lui sont opposables;
Pal' ces m otifs,
Le 'l'ribunal déboute la veuve !:'itre de sa demande el la
condamne aux dé pens.

Du 15 mai 1891. - P,'és" M, JOURDAN, ju ge , - P I "
MM. IJAHTI N pour veu vre Pitre, Marcel MICHEL pour Ruel ,

�( 207 )

( ~UG )

JUtH'::ME:\'T l'AR DHFAUT. -

EXÉCUT ION. -

D ÉNONC IATION

DE SA ISIE l iliMOBlLIÈIŒ .

Si la disposition finale de l'm'ticle 159 du Code de pJ'océd,...e ci"'le ,'épule ,m jugement de défau t e,&lt;éculé et
insllsceptible d'appos'ilion, lOl'sqtt'un acte d'exécut'ion,

quel qu'il soit, est

C011""

de la pa, ,tic dé(aillanze, le

m~me

a1'licle énumére aussi certains actes qui j'on t ,'éputet' lejugemenl e.réculé, par eux- mémes et ùldépen-

dammeH{ de la connaissance que la méme )Jal"ft'e po w','ait en avoir.

Specialement, la notif/carion de la saùie d'un 'i mmeuble
du défaillant est lOI acle d'exécution rendant Ï1'1'ecevabie toufe opposition ultérieu)'e, alO1's méme que cette
Hofi{icatioll 11,'aw'ait pas été connue de la pal·tie saisie,
si dit J'esle eUe a élé (aite suivant les (onnes légales ,
(C.n'AILLÉ C.\HnONELL CONTRE DEMOISELLE DrrAU.)

que l'opposition n'est plus admise lorsq u' il y il u n ac te
quelconq ue duqu el i l l'ésulle nécessai rem en t q ue l'exée u ti on
a élé connu e de la par tie défai ll ante; m ais q ue la loi don ne
cert ains exemp les de ces cas (la saisie et la ve nte des me ubles, la notifica tion de la sa isie des i m meubles du déil ileul', etc,) ;
Que l'un de ces cas se prod uisan t, il décou le du tex te de
la loi, que la connaissance de l'exér',u tion du j ugeme n t de
dMau t en résulie nécessairel"en t et se trouve ob liga toiremen t établi e, et q ue les tribuna ux n'on t plus à rechercher
si celte connaissance a exislé réell emen t el en fa it, de la
part du débiLe ur, mais si les formal ités de saisie et ven te
de meubles et celles de notification de la saisie des immeubles ont été réguli èremen t accomplies, el si la condition
voulue pal' la loi est l insi réa lisée et inçon testa bl e;
Attendu que, dans l'espèce, la notification de la sa isie des
immeub les des défaillan ts a eu lieu ; que vainemen t ils excipent de ce que les significations n'auraient pas été con·
nues d'eux, faute de lem avo ir été faites à personne;

Que la demoiselle Du fau soutient que le m opposition,
en date du 9 avri l 189 1, est no n recevable;

AttendIt qu'il suffi t qu e œs significations, fa u te pal' les
défa illants de s'être trou vés i\ le ul' dom ici le ou d'y . voir
ete représen tés pal' quelq u'u n, a ien t été à eux régu lièrement failes en la fo rme p rescrite pal' la loi en parei l cas;
que l'article 159 d u Code de procéd m e n'exige pas, en efIet,
que la no ti ficatio n ai t spécia lement et exclusivement eu
lieu à personn e, pou r emporter les conséquences rigo uqn'ell e doi t entrailler, si l'opposition an jugement de défaut
n'a pas été im médiatement fai te;

At tendu que l'article 158 du Cocie de procédure civile
autorise l'opposition jusqu'à l'exécution du jugement de
défaut;

Attendu que les époux C.vaillé Carbonell ne saul'aieLlt
contester la rég ularité de la notificalion de la saisie de leurs
immeubles;

Que l'article 159 du Code indique comment le jugement
doit être réputé exécuté;

Que cette procédure accomp lie à leur encontl'e suflil
POUl' rendre non recevable leur opposition du 9 avrli l Sn 1,
si tardive men t faite;

J UGE MENT.

Attendu que les épo ux Cavai ll é Cal'bonell on t été condamné3, au profit de la demoise ll e Durau, au paiemen t
d'nne somme de 14,000 Ir. pal' jugement de défaut du 2 1
octobre 1890, rendu pal' le Tl'ibunal de céans;

Que le principe général qui se dégage de cet article, e,l,

�(

~08

( 209 )

)

,~rnaud, qui en etait le précédent titulaire, qu'il y ava it un

Par ces motifs,
Le 'l'I'ibnnal déboute les épou x CavailI é Carbonell de leur
opposition envers le jngemen t de cléfaut du 2 1 octobre
18nO, com me non r ecevable;
Les cOI1damne aux dépens,

Du 15 mai 1891 , - P l'és, , /J, BARTHEL"''', - PI " M/J,
Is~"L ~ our Cavai lié Carbonell , NEH"L (d u bal'l'eau de Perpi -

gnan) pour demoiselle Dnlau,

SocHiTB,

COMM.\NOl 'l'AIRE. -

hlhlIXTION. -

COMMAN-

DITAIRE D~AC.ENT DE CHANGE .

S i le comma ndit m're d'une société o"dinaù'e peut s'immisce]' dans la gél'ance et encow'i,' pm' suite ta 1'espon -

sabililé du passif, il

,,'fit

est l'as de méme du co"'-

tnanditaiJ'e d'un agent de change.
Aléme au cas oû il setail 1'econnu qu 1"[ avait un bureau

dans le local occupé pa?' l'agent et qu'il était quelquefois
en f'elation avec les cliel!ts , il ne smwait en 1'ésuLfm'
pOtt?' lui lïmnu'xtion ent1'ainant la responsabilité clu

l'assit social,
(CADENEL CONTRE ARN ,\CD, )
J UGE MENT .

Attendu que Cadenel, créancier de la faillite Rou zan, a
actionné devant le Tribunal de céans le s ieur Arnand, ex-

agent de change, commanditaü'e de HOllzall , pour s'entendre déclarer responsable du montant de sa cl'éancedans lad i te faillite;
Attendu que pour j usti fi er sa demande, le , ieu!' Cadenel
pretend qu e la c harge de Houzan éta it en réa li té gérée pal'

cabi net, qu'il recevait les clients, qu 'il donnait des Ol'dres
employés, qu 'en un mot i l se m anifestait aux tiers
co mme ayant seu l le droit de commander aux emp loyés e t
de diriger les opératIOns;
allX

Que le demandeur 'e ntend faire l'ésu lter de ces diverses
cil,c"nstances la preuve qu'Arnaud s'est immisçé dans la
gestIOn de la SocIété en commandlle existant entre lui et
Houzan pour l'exp lo:tation de la chal'ge d'agent de chan ge
decedermer, e t qu à ce titre, en co nform it é des dis positions du Code de comm erce, il doit ê tre décla ré ind éfiniment responsa ble du pass if de cett e Soc iété',
Altendu qu 'Arnaud ne con tes te pas .voil' eu un bureau
dans l'appartement occ upé par Houzan ; qu 'il ne dénie pas
aVOlr été dans certall1es circonstances en l'apport avec les
clienl s, mai s qu ' il soutient que c'est toujours à Houzan et
lion à lui qu e les ti ers ont fa it confiance, ainsi qu 'ilrésu ll e
des reçus qui étaient délivrés s ig nés au nom de Rou za n e t

!lon au sien;
Attendu qu e la position d 'Arnaud dan s le ca bin et de Rouzan, au point de ,,,ue d' un e responsa bilité ind éfini e ,polll'l'aH pl'êler matlere a dlscussion, s'il s'agissait d'un commanditaÎl'e ol'din a il'e, mais qu e telle n 'est pas sa si tu a tion',
,QII'cn effet un agent de c han ge es t un offi ciel' minis tél'lei ; que c'est pa!' s uite d'une loi dél'ogato ire au droit commll~' qu e sa chal'se peut fa ire l'o bjet d'un cOl1ll'a t d'asso-

clahon ;
QII'il résulte av ec la plus grande netteté, des tl'avaux pl'é paratou'es, qu e le comm andita ire de l'agent de chan ge ne
pellt jamais être déclaré responsable au delà de la com -

mandile;
Par ces moti fs ,
Le '1' 1'1'bullai déboute le s ie ur Cadenel de sa demande et
le condamne aux dépens,

1" p, - 1891,

14

�( 2 10 )

( 2 11 )

nl&lt;

15 mai 1891. - P·,·és. , M. B ARTHÉLEMY.
MM, B.'RNlE"pOUr Cadeuel, A UTRAN pOUl' Amand.

VENTE 1' ..\1\ NAVIRE A OÉSIGNr::H .
DBIH'iIER

JOUR .

LENDKMAIN. -

-

-

D ÉSIGN.-\TION

L ETT n l!: PARVENUE

A

Pl"

que ceLLe désignation pa l'vin t effectivement , le mê me jour ,
à l'acheleur, le touclu1.t et fùt connue de lu i ; que c'est à ce
moment seu lement que la formalité de la désignation peu t
être considérée comme vérita hlem ent accomplie ;

FA IT e LE

AtLendu que Wall er frères son t obli gés de reconnaitre
qn' ils n'ont recommandé à la pos te la lettl'e pa l' e ux arll'essée
à Robein, et porlant désignation du vapeul' GOllchar , qu'à
6 b. du soü', c'est-à-dire au mom e nt ol! ce tte lettl'e, datée du
30 avril , ne pouvait plus être distribuée ;\ Robein que le

-

L'ACHETEUR LE

I NEFFlcAcITÊ .

Le vendt:tt}' à liv1'e1' pm' navù'e à dési[jnm' dans 'Un délai
détel'miné, qui fait cette dési[j1wtionpa1' lettre ne 1'emIii son obligation que si la lett,'e an'ive à l'ache/,,,,'
P I '
.
avant la fin du dé a"
1

Une désignai ion esl tardive et inefficace lo&gt;'s9"e la lelll"
qui la contient, écrite le del'nier jOlt1' du délai et mise
à la poste le soù', n'a1Tive à l'ache teu,f' que le lende main matin, el le vendeur, en pareil cas, ellcow'{ ta

résiliation avec dommages-inUréls,
(ROBE IN CONTRE ' VA LLER FR!:RES )

JUGEMENT.

Attendu que Waller frè res avaie nt il dés igner à Robein,
dans le conrant dn m ois d'avril 1891 , le navil'e qui devait
apporter à ce dernier, courant mai , les 1,000 qninLaux méLl'iq ues blé d'Azima Odessa dont s'agit;
Que, conséquemment, \Vallel' frères avaient jusque; à
l'expil'aLion de la joul'née d u 30 a Vl'i 1 dernie r pour f.u'e
utilement ceLLe désignation à lem chal'ge; que G'étai t par
suite à eux de prendre toutes les mes ures nécessaiJ'es pOUl'
que cette formaliLé fùtremplie dans ladite jou rnée;
Que, pour êLre l'égulière, comp lete et effecLive, il ne pouvait suffire aux vendeurs que la désignation émamll d'eux
et fùt envoyée par eux, pal' u ne l'oie quelconque, à leur
acheteur, dans cetL e joul'l1ée ; qu'il était encore nécessaire

lendemain lor mai ;
Ou'il importe peu qu e celte distribution ait eu lie u à la
pl'emière henre de ce joUI' ; qu'au moment où Hobein a
connu cette dés ignation, le délai poul''lu'elle eùt lie u était
passé, et cela pal' le fait et le retal'd appo rté pal' les sieurs
\l'aller frères, qui n 'ont pas pris les meslll'es nécessaü'es
pou r se conformer a ux Pl'escriptions d u marché;
Que, dans les marchés [Jal' navires à désigner, la clause
relative
à l'é poq ue de la désignation est stricte , de rigueur
,
et de l'essence m ê me d,u contrat ; que cette clause est en
favell r ri e l'ach e te ur et qu e le vendeur qui ne s'y eonfOl'm e
pas etdontl a désign a lion qu 'il fait à so n acheteur ne parvien t à celui-ci qu'après l'exp iraHon du délai pré vu , encourt de droit la résiliation ;
Pal' ces motifs,
Le 1'I'ibunal résil ie la vente do n ts'agit dans la demande,
au profet du sieUl' Hobein, etcondam no Walle r fl'èresà lui
payer la différence entre le p\' ix conven u et le cours du
30 aV l'il de l'l1 ie\', tel qu 'il sera fixé pal' le Syndica t des

courtiers;
Avec inté rêts de d roit et dépens,
Du2 1 mai 1891. - P "és" hl. BAHTfIÉLEMY . - P l " MM.
pour Hobein, TA LON pOUl' Wallel' frères,

SUCHET

�( 2 13 )

( 2 12 )

VENTE. -

VICES R ÉDHI BITOIR ES . _

LOI DE

1885 .

Nl l~Œ N C L A T URE LI MI TAT I VE .

La nomenclatu1'e des vices 1'édhibitoù'es contenu.e dalls la

loi du 6 aoM 1885 est limitative ( 1) .
En conséquence une m.aladie non rn'év ue dans cette loi, He
peu.t constitue!' ulIe cause de 1'ésolution, lors même que

l'acheteu,. onh,-ait de p"o'lVer que le vice était caché et
anté"ieu1' à la vente.

Il n'en serait au t1'ement qu'au cas de manœuvt'es /,rau duleuses.
( L OMBARD ET

C'

CONTRE L IEULLE . )

J UGEMENT.

Attendu q ll e Lombard et C' ont vend u à Lieull e, le 19 décemLre 1890, u ne vac he laitiè re a u pri x de 450 fI' . ; que
Lieulle devait remeLLre en paiement une vache estimée
250 fI'. et une sou lte de 195 fI'. ;
Attendu que l'échange des a nim a ux aya n t été effec tué,
Lombard et C' , prétendant que la vac be à eux remise est
mOl'te dans la nuit même de la li vl'aiso n, atteinte de la
fièvre charbonneuse, réclament à Lieu Il e la tota li té du pl'ix

l'acheteur ofl'l'irait de faire la preuve du v ice et de son antériori té il la vente; que le vendeur ne saurait ê tre recberché qlle s'il é tait é tabli qu'il fùt de m a uvaise fo i, q u'il eùt
empl oyé des m anœuv res fraud ule uses pOUl' déterminer
l'acheteur it faire l'acquisition de l'ani mal malade',
Atte ndu que la loi précitée ne prévoit aucu n vice réd hibitoire pOUl' l'espèce bovine ; qu'ell e a m éme supprimé
ceux prév us par la loi antérieure du 20 m ai 1838 , laqu ell e
ne contenalt pas da ns sa nom enclature le chm'bon et la
fièvre cha l'bonn e use ; que, d'a utre part, les demande urs ne
fon t, à l'en con tre de Lieu Ile, la preu ve d'au cun fait de
dol ;
Pal' ces mo t ifs,
Le Tribun al , au bénéfice de l'offre fab'e pal' Lie u Ile de
payer à Lom bard et C' l a somm e de 195 fI'. monta nt de la
sou lle conven ue, et r éalisée que soit cetle oilre, débo ute
Lombard et C' de lelH' demande et les condam ne aux
dépens.

Du 2 1 mai 189 1. - P "és., M. GIR AnD, juge. - P l .,
ml. ARNOUX pO Ul' Lombard et C' , DaR pou r Lieu lle,

EFFETS DE COMMERCE . -

GAR ANTIE

RI~ALI SAT roN D'UN CRÉDIT OUVERT .

HYPOTHÉCAIRE.

B ÉNÉFICES

DES

TIER S

PORT EURS.

de 450 fI'. ;

Attendu qlle la nomenolature de la loi du 6 aoùt 1885,
sur les vices rédhiloll'es, est essentiell ement limitative;
que tOllS alltres vices que ceux désignés dans cette nomenclature sont exci lls de la gal'antie léga le, 101'5 même que

(1) Voy. Conf. 3' Table décennale , \'~ Vente, n° 108. de même sous la loi de 1838. ibid. n' 105.

On jugeait

Lorsqu'un c1'édit a été Ottve1't pal' un comme1'çallt à un
aui1'e commerçant, [/'J.1'anti hypothécail'ement et ,'éalisé
en enets de comme,'ce, le bénéfice de l'hypothèque, en
cas de non paiement des en'ets, doit él&gt;'e ait,'ibué aux
t.."s l'm'leurs, aloo'S même que les en'ets ne feraient
pas mention de l'hypothèque concédée, si dt&lt; "es le il est
démonb'é qu'en ,'éalilé c'est pour les oa,'anlir qu'elle
l'a été.

�( 215 1

( 214 )
( RONDEL ET AUTRES CONTRE VEUVE BALAJAT ET DA LMAS

DIEUDONNÉ.)
J UGEMENT.

Attendu que pal' actes notariés. en date des 2 jui llet 1888
et 8 jui llet 1889, les sieurs Dalmas E, Dieudon né ont ouvert
il la maiso n veuve Bal ajat LIn crédit total de 140 ,000 fI' , ;
qlle ce créd it, garanti bypothécairement, a été in contestablement réalisé et le mo ntant reçu par ladIte m aIson,
ainsi que cela résulte de la souscl'iption , de l'accep ta tion ,
ou de la transmission d'effets, pour un e somm e méme Sil périeure à celle ci-dessus, à l'ordre de Da lmas E, Dieudonné et C· ;
Attendu que ces derniers ont régu lièrement négocié les
effets à divers banquiers, qui en sont actuellement porteurs
et qui, par diverses demandes qui doivent être jointes
comme connexes et ayant toutes le mêm e objet" réclament
le bénéfice de l'hypothèque résultant des actes pl'écités;
Attendu que les créanciers de veu ve Balajat ne saura ient l en aucun cas, avoir aucune prét ention à ce béné-

fice; qu e les seuls créanciers de Dalmas E. Dieudonné
e~ C' pourraient avoir qu elqu e prétexte à le réclamer pOLIr
eux-mêmes, à l'encontre desdits banq uiers, en se fondan t
SUI' ce fait matériel que les eITets do nt ils sont tiers porteurs ne lont pas mention des ac tes de créd it ouvert;
hlais, attend u que les endossements régu liers en vertu
desquels lesdits banquiers ont porteurs, les constituent
eITectivement propriétaires de ces titres; qu'il y a eu ainsi
en leur fal'eur spéciale et pal' la voie com merciale de l'endo sement, cession de la part de Dalmas E, Die udonnéet C'
de la créance représentée pal' ces billets cont re veuve
Balajat;
Attendu que l'arti cle 1692 du Code ci vil porte expressé-

ment que toute cession de créance com prend les accessoires de cette créance, tels que cau tion, privil ège e t h y pothèque ;
Que ces accessoires sont de droit a ttachés à la créa nce
et n'en pl'o fit ent pas moins aux ce~sionnail'es, alors même
qll e ces accessoi res ne seraient pas énoncé3 dans le titre;
que, d'a ill eu rs, leur exi stence ou leur l'éalité ne saurait

être déniée;
Que les banquiers porteurs des eITel, a uxqu els est incontestablement at tachée l'h ypothèq ue de garan tie due il
Dalmas K Dieudon né e t Co, en vertu du crédit réa lisé, se
trouvent aux droits de ces derniers et peuvent seuls les
exercerparappliration de l'a r ticle 1166 du Code civi l ;
Ou 'en effet, soit Dai mas E. Die udonn é e t C' , soi t, pal' su it e,

leul's allll'es créancier3, sont dans l'impossi bilit é de pouvoir
rest ituer à la liquidation ve uve Balajat les eITets do n t s'agi t
au momen t d u pa iement des 1'10,000 fI', gal'antis ;
Oue les banquiers porteurs des eITets peu vent seuls
l'empli r cette condi tion nécessa ire, d'où il résu lte forcécément qu 'à e ux seu ls peu t appartenir le produit de l'hypothèq ue ;
Par ces mo tifs,
Le Tribunal joint les demandes des sieu rs Ronde l et C',
Félix Abram et C' , Société Marseil laise et Société Géne rale,
el, statllant SUI' le tou t, déclat'e, à l'encontre de l'eure Balaiat et de Dalmas E, Dieudonné et C' et Je leurs liqui dateurs
jud iciaires, qu e seul s lesd its demandeurs son t, pOU l' les
e[etsdontils son t po rteu rs, sub rogés de dro it aux hl'pO lhé·
ques con férées pai' les ac tes de crédit et inscrites, la première, le 30 jui ll et 1888, vol. 969, n' 46, la seconde, le 30
juillet 1889, vol. 988, n' 15 ;
Dépens à la charge des défendeu rs,

�( 2 16 )

( 2 17 )

Du .2 5 mai 1891. - P rés., M. BAR7HÉLEMY. - PI. , MM.
pour Rondel et an ll'es, NÉGRETTI et
pour veuve Balajat et Da lmas Dieudonné,

GRAN IER

vil'; qu'il a dù reco urir alors à sa voilure pour se maintenir en mer; ma is que ceLle voil ure éta it ahsolumell t insi-

SAUVETAGE .

VOILURE

gnifianle pOlir lui assurer un e bonne navigation et sa direction vers son pO l't de des tin atio n ; q u'i l était poussé par lin
violent coup de vent du N. - O. et se trollvait exposé, dan s
ces circonslances, à un grave pét'il ;

Ro~nÈRE

-

VAPEUR PRIVÉ

INSUFFISANTE. QUAGE. -

DE SA MACHINE. -

EQU IPAGE PRÉSENT A

BORD. -

R EMOl\ -

I NDEMN ITÉ A FIXER.

Un, vapett1' p1'ive pa'}' un accident de i llisaye de sa m.achine, 'l~ayant qu'wie voiltU'e insuffisante) et obli[jé, à
cattse dit mauvais temps, deiete)' une partie de sa cm'gaison, ne peut cependant étl'e consl:dél'e comme une
épave, I01'S9ue l'équipage ne l'a pas abandonné et q,,'il
lui reste encOt'e des moyens de lutte1' con!1'e la mer et
le vent.
En conséquence, on doit qualifie,' secou1'S et assistance et
non pas sauv elage le fait d'un. aut,'e vapew' qui l'a pris
à la rem01'que et l'a condtdt dans un pm" de ,'e(u,ge.
L e ,'emorqu,em' a donc d,'oit, en pa1'eil cas, non au liel's
de la va/eu?' du navÏ1'e et de sa cargaison, mais li une
?'émunb'alion P"Op01'tionnée aux dépenses (aites, all$
"isques COU1'US, au temps pe1'du, et au service1'endu (1).
( H EnBERT ET H AWKINS CONTRE D'ORBIGNY ~.T FAU STIN rILS, )

JUGE;lIENT .

Que le capitain e de l'Atlantique l'a ai nsi eSlim é, puisqu'i l a cru de vait' faire jet d ' un e pal'tie de marchandises
pour all éger le va pe ur et finalement, voyant ce nav ire
comprom is, faire des signaux de délresse, auquel le vapeur
anglais Lady-Salisbury a r épondu en venant prenùre sa
remorque, opération qui a été difficile, longue et pér illeuse;
Que sans cette ass islance, vu la situation oü se trou vait le
l'apeur Atlantique, on peu t se demander s i ce nav ire eùt
Pli, par lui-même et avec ses seu les et insu ffi santes resso url'es, alleindre le port de refuge d e Mallon ;
Attendu, en elfet, CI"e c'est vers ce pOl't qu e le L ady-

Salisb",'y a condu i t l'Atlantique;
Qlle la remorqu e a été prise le 9 ja nvier à Il h. du matin; que les deux vapeurs se trouvaient à ce moment-là à
environ 35 mi ll es de l'li e de Minorqu e, e t que c'est le 10
janvier à 2 h . qu' ils son t en trés dans Port - Mahon , et que le
vapellr Atlalltique est allé s'y échouer pOLI!' "e pas être exposé à co ul er; que celle circonslance indique bien quel les
ont été l'uti lité et la nécessi té de l'assistance donnée par le

Lady-Salisbu?'y;
Allendu que le vapeur Aclalltique est parti le 7 janvier
1890 pOUl' Barcelone; que dans celle tra versée il a été saisi

par de mauvais temps; qu'un accident élant surven u à sa
machine, il lui a été impossible de continuer à s'en ser-

(1) Voy. l 'G Table décennale. VO Sauvetage, nt&gt;· J, 3, 4,5. - 'le TalJlr
déct::nnale, Ibid ., n° 1. - 3" Table dbce nnale, Ibid. , n" 1.

Allendu que c'est bien et réell ement un secours et une
assislance que ce del'lüer navire a donnés à l'Atlantique et
non un sauvetage qu'il a accom pl i ;
Que l'A tlantique, quoiqu e n 'ayant plus l'usage de sa
machine, quoiq ue dé~armê et n 'ayant qu'ulle vo il ure inslIffisante pour bien naviguel', n'était pa s abandonne par
sonéguipage el avait encore des mo ye ns de l utter conll'e la

�( 219 )

( 218 )
mer et le ,.ent ; que, quoique en un très grand péril, on
ne peut pas affirme r quïl lui eût étê impossible de se
anver par Ini-même j

Attend u, dès lors, t.J ue les prop l'iétai r es du L ady-Salisbu1'y ne pem 'en t se considé rer com me ayan t les droits de
vérilables sauveteurs ;
Qu ' ils n 'ont droit qu'à la juste e t légi time rétrib ution que
mé ri te le service qu' ils ou t rend u a u x prop riétail'es du
,'apeur A tlalltique, en aida nt ce nav ire à sortir de sa position cril iq ue ;

Que cette ré mu uéra tion doi t ê tre fo ndée à la fois sur les
dangers et les sacrifices que le n av ire rem orquem a lui,
même encourus dans l'opéra tion, sur les dépenses qu'i l a
pu subir de ce fait, sur le temps qu'il a p u perdre en se détournant de son r:ropl'e ,royage, SU l' l'importance du service
rendu au nayire remorqué, suivant sa va leur et celle

de sa cargaison, enfin su r toutes autres ciL'constances laissées à l'appréciation des tribunaux;
Mais que la just ice, tout en tenan t largem ent compte de

Pal' ces motifs ,
Le Tribuna l, sans s'arrè ter aux fins et conclll sions des
demandeurs, non plu s ~u 'iI l'offre insuffi sante e t non satisf,cloire fait e pal' les défen deurs, condamn e ces del'niel's il
payer anxdil s demandeurs la somme de25,000 fl' " m on ta n t
des callses ci- dess us, avec intérêts de droit e t dépens ,
Du 19 mai 189 1. - P" és" M, BAn1'Il ELE "Y , - Pl" MM,
pOUl' Herbel't e t Hawkins, SEGON D pour d 'Ol'bi gny

N ÉGR ETTI

ell1'austin.
Appel par Herbert e t Hawkins ,

Ado plant les mo tifs des pl'6mi ers juges,
La Conr confirm e,

Du28;'uillei 1891. - Cour ~i'A i x( l " Ch.) - P rés., /,/,
1" prés , - P l" , lM , ABR AM pou r les appelan ts, SEGON D (du ba rl'6au de Ma rseille) pou r les in timés,
MICII EI.-JAFFARD ,

toutes ces causes, dans un in térêt m ême d'humanité et

dans un iu térêt bien en tendu des propriétés exposées aux
chances mari limes, en e ncou ragean t ainsi les assistances
en mer, doit cependant ne pas l,om ber dans uDe exagération é,'idente et a le devoir de m ainten ir ùans de justes
bornes des préten tions outrées;
QlIe la ùemande de 150,000 fI' , qu i est faite pal' les propriétaires du Lady-Salisblll'y, est évidemment empreinte
de ce caractère d'exagération ~ rnais que, d'aulre part, les

armateurs de l'Atlalltique, en n'o(frant q lie 10,000 fr" font
une offre réellemenl insurfisali le eL non sa tisfac toire, puisqu'en grande partie ell e cOllvl'il'ait seulement les pertes

et dépenses matérielles du L ady-Salisbury et ne laisse·
rait qu'une rêmu nération dérisoi re;

Que le Tribun al estime qu'i l y a li eu d'allouer 25,000 fl'.;

VEN TE. -

COMMIS VOYAGEUR. -

ll ATI FICA TI ON .

A NN ULAT ION DE LA COMMAN DE.

Dalls une ven te ( m.'te par commis 11oyageu1' el sujette li
ratification , le conCOU1'S des volontés nécessaz"1'e P01,W

le COll/rat, ne se )J?'oduit pas au moment el a1.llieu oû la
commande est p?'ise: n't ais au m.oment et au lieu où la
l'ali/icalion intel'v iellt ( 1) ,

(1 ) C'est cependan t le pr incipe co o1raire qui sert de base 3 la jurisprudence ac tuelle SU I' 13 q ues tion de S3YOÎ I' quel est Je lieu de ln 1'1'0~~esse, da us une ve nt e co nclu e pal' co mmis \'oyageu l' , - Voy.
Table déce nn ale, Vo Com pétence n° H7,- 2- 'l' able déce nll ale Ibid.

[J"I47, 148,

.

•

,

1

�l 22 1 )

( 220 )
En c01lséquence, Jusqu'à ce rnoment, l'acheteur peut "eue·
n;,' sur SOFt offl'e en faisant cannait1'e sa décision en

temps ulile (1 J,
Roux.)

( MOLINA CONTRE

avant toute ratification retiré son offre; qu'il est consta n t
égalemeut que Molina n'avait pas commencé l'expéd ition
de la marchandise au momen t olt il recevait la le LLre de
Roux annu lant sa co mmande;
Attendu que malgré la vo lonlé qui lui était a insi manifestée pa l' so n acbeteur de ne pas do nn er suite à la com mande, Mol i na a Cl'u devoit, en fail'Cl' expédilioll ;

JUG EMENT .

Atlendu que le 19 fév rier dem ier, le sieur Roux Henri ,
bourrelier à Antibes, a fait, al l sieur Molina, par llintel'média ire de so n voyageur, l'achat d' un certain nombre de
rou leaux de nappes as,orlies; que le même jour il a écrit
à Molina pour annu ler la commande qu 'il venait de faire;
Attendu que le 23 févri er le sielll' Molina a écrit a u sieur
Houx que la " ente à lui consentie était ferme e t définitive
et qu'il ne pouvait accepter la résiliation proposée;
Atte ndu qu'i l résulte de cette lettre qu e le sieu r Molina
a connu l'intention form ell e, manifestée par sou acheteur,
de ne pas donner suite à l'aITaire dont s'agit;
Attendu que la vente co nsentie par l'intermédiaire d'un
voyageur ne devient délinitive que par la ratification du
patron;
Qu'il est de jur isprud en ce et de doctrin e que le concours
des volontés, nécessaire pour la conclusion d'u ne vente, nI:!
se produit pas au moment où la comm ande est prise pal' le
Yo ~- ageur ou le représen tant, m ais au m oment el au lieu

olt la ratification du patron se manifeste;
Attendu que jusqu'à ce moment l'ach eleu r peut revenir
sur Eon onre ell faisant co nn aître sa décision en temp~
utile; que, dans l'espèce, le sieur Roux a le jour même et

Attendu que ce n'est qu e SUl' l' insistance de Mol ina et SUl'
les menaces qui lu i étaient failes de pOUl'sui tes immédiates ,
que le sie1lL' Houx a consen ti à ret h'er de la gar e les marchandises dont s'agit, mais qu'il n'a opéré ce retrait qu e
SO II S les ré,erves l ~s plus expresses de lou s ses di'oils',
qu'on ne saurait donc induire de cette prise de livraison
une accep tation de sa pari des prétentions du sieur Mol ina',
Attendu que la na tlll'e des marchandises dont s'aoo it et
leur cùnditionnement ne la issent subsister aucun doute
SUI' leur id entit é; qu'elies po urron t être aussi fac il emen t
reco nnues et re tirées des mains de l'ac heteUl', que si el les
étaient l'estées en so uITrance à la gare;
Pal' ces motifs,
Le Tribunal, au bénéOce de l'oITre faile pal' Houx de la isser reprendre la marchandise do n t s'agit, pal' le sieu l'MoIina, débo ute ce dern ier de sa demanc1e et le condamne
aux dépens.

Du28 mai 189 1, - P rés" hl,
M. NATHAN pour Molina .

EXPERT ISE . -

\0

Vcnle,

no 3.

-

Eu sens cou·

juge . -

P l. ,

RENSEIGNEMENTS PRIS PAR LES EXPERTS.

-

(1 ) Voy. COIlf. 3' Table décennale ,
lrail'e,lbid ., no ~ .

G ,URARD,

REGULARITÉ.

Si des experts nom.més paJ' justice ne doivent pas s01,tir
des fel'mes de leur ma1ldat, ils ont, poU?' l'accomplis semen t utile de ce m,andat, le pouvoi1' de s'entourep

�( 223 )

( 222 )
de (ous tes '1'el1setgnen/.ents et in(01'matio1ZS qu'ils Jugent
utiles Olt nécessaù'es.

comme la première, elle n'a pas amené des concl usions
favorables à la prétention de la Société défenderesse;

Spécialement, n'est entachée d'aucun vice pouvant la l'en.

Attendu que Dezert demande l'homologa tion du rapporL
et l'adjudication à son profit du solde lui revenant et, e n
plus, des dommages-intél'èts, à raison des agisse men Ls
qu'il reproche à la Société;

dre Hulle l'expertise dans laquelle les e,&lt;pe.'ts décla'l'en! avoir pris des 1'enseignem.ents aup,'ès de deux
personnes qu' 'ils désignent .

Alo,'s sll1'toul qu'ils l'ont lait en p.'llsence des pa,'ties et
sans opposition de let.,. part ( 1).
(BEZERT CONTRE SOCIéTÉ DES MINE S DES BORMETTES,)
JUGEMENT.

Aliendu que Bezert, sur la commande qui l ui en avait
été faile pal' la Société défenderesse, a fabriqué pOUl'
compte de celle- ci et lui a livl'é e n "1888 une chaudière il
vapeur;
Que, sur le refus pal' ladite Société de lui payer le solde
du prix convenu e t Sur la prétention émise par celle-ci que
ladi te chaudière n'était pas construite selon les règles de
l'art et avait des vices cachés qui devaient. en trainer l'annulation du marché, un e première expertise, par trois experts désignés, a été urdûnnée ;
Que celle ex pertise, dont la conclusion était contraire aux
prétentions de la Société, a été suivie d'une deuxième expertise, par trois autres experts spéciaux en la partie, qui
ont été commis avec le m ême mandat que cel ui conféré
aux trois précédents experts;
Aliendu q"e cette deuxième expertise a eu lieu et que,

(1) .Mais si, à la suite de cette expe rti se, il y eùl eu une enquête,
les personnes ente ndues pal' les ex perts eussent été reprochablf's
COmfl\e témoins. Ainsi jugé. VOY . 3' Table décennale, vo TrilJunaux de commerce, no 16.

Que cell e-ci s'est bornée à concl ure à la null ité de la seconde ex pertise et à requél'il' préparatoirement une troi-

sième exper~ i se) sans voulo ir su ivl'e son adversaire sut' la
discussion du fond;
Attendu que le motif de nullité soulevé serait puisé dans
le fait , allégué par la Société, que las experts seraient sortis
de leur mandat, en se livrant indùment àune véeitable en quête et ell fondant principalement leur opinion Sur l'au-

ùition de témoins qu'ils n'auraient eu ni droit, ni mission,
ni autorisation des parties d'interroger;
Attendu que si les experts ne doivent point sortir des
bornes qui lenr son t tracées par les termes de leur mandat,
ils ont, pour l'accomplissement utile de ce mandat, le pouvoir de s'en tourer de tous les éléments d'information et de
renseignements qu'ils jugent utiles ou nécessail'cs ;
Que les trois experts, en cberchant, non poiIltàlail'€ une
enquète, ainsi q u'i l est r eproché, mais à pI'endre de si m -

ples renseignement s SUl' l'existence de fails spéciaux, n'on lJ
en cela, rien fait qui put entacher leur cxpertise d'un vice
radical et de lIa ture à entrainer sa nullité; que les experts
auraiellt pn se borner à indiq uer purement et sim plement

qu'ils avaient pris Lous l'enseignements; qu'ils ont cru
pouvoir préciser la natnre de ces l'enseignements et la
Source où ils les ava ient puisés; qu 'ils l'ont fait avec
d'auta nt plus de fo nd ement, que, en pl'ésence de la machine qu'ils avaient ù vérifier et en la présence aussi du
repl'ésentant de la Société, il s se so nt renseignés auprès de

denx personnes, sans l'op position de ce dernier; que ,

I IUI'

ce fait, ils ont été, en Cl uelque sorte, autorisés à prend l'e ces

�( 225 )

( 224 )
renseianemenls uLiles et nécessaire, et que, dès lors, on

ne sm~'a iL leu r en fa ire un grief et prononcer, pOUl' pareille
cause, la nullité de leur l'apport;
Attendu que la demande cl'une troisième expertise, si elle
pouvait être admise, après deux expert ises concordantes, ne
tendrait à rien moins qu'à reculer indéfi niment 1. solution
des débats commencés depuis si lon gtemps;
Que, sans doute, si ceUe troisième expertise s'imposait
impérieusement , elle devrait être ordon née, qu 'elle qu'en
pût ètre 1. lenteUI' nouvelle et malgré les fl'ais occasionnés;

Mais que la solution de l'affaire peuL dès à présent avoir
lieu, non seu lement il raison des résu ltats des deux expertise, qui ont suffisam ment et catégoriqllementrépondu aux
points spéciaux du mandat donné aux experts, et ainsi démontré qu'il n'y a,'ait pas de vices de construction dans la
chaudière dont s'agit, el surtout aucun vice caché, mais
encore en l'état de faits en tièrement établis et prubants et
tels qu'i l est impossible de supposer l'existence de pareils
vices, apparents ou cachés; lels, au CO!"'! Lrai l'e, qu'ils dé··
montrent que les üssu l'es qui ont eu lieu ne peuvent être
attribuées qu'au forcemen t imprudent de la chaudière;
Attendu, en effet, que lorsque Bez~ I' t a eu achevé la construction de la chaud ière, il a, pOlll' sc co nlormer il la loi,
appelé dans son atelier l'ingénieur des min es, Qou r en faire
l'épreuve réglemenlaire, avant toute livraison ; que la Société des mines des Bormettes a été convoquée à assister
contradictoi l'ement à cette épreuve; qu 'ell e n'a pas jugé à
propos de s'y rendre; que les essais ont eu lieu le J4 novembre 1858, chez le sieu r Bezel'! ;
Que la chaudière, destinée à mal'cher so us une pression
de six kil. seulement, a été épr,)uvée sous une pl'ession de
de 12 ki l. 500 gr, et a résisté; qu'en suite de cet essai, elle
a été timbrée et livrée à la ociété; qu'elle r emplissaitdonc,
à ce moment, les conditions vou lues pal' le marché et que
Bezert s'était ainsi, quant à ce, acquitté de son obligation;

Alt~ndll que la Société des mines des !Jorm ettes s'est servie
de cette mac hine; qu'u lté rieureme nt , ct sous prétex te
d'une réparation qu'elle aurait fai te à ladi te cha udière
ell e allrait appelé le garde des mines de Draguig nan à ve~
nir fai re un nou vel essa i , pOlll' se con former au décl'e t de
1880 sur la matière;

Mais que ce prétexte de « réparation notable» n'éta it
paslondé, ainsi que les experts l'ont reconnu , et que l'essai
soll icité, en dehors du sieUl' Bezert, qui n'l' a pas été ap pelé, a comm encé le 5 décembre 1888; que J'in génieu l',
aya nt fait so n épreuve sous tlne si mpl e pression de 6 ki l ,
et ayant r emarqu é des f uites d'eau , a suspendu son opération ; qu'à la l'epl'ise, qui a cu li eu le 12 décembre, les
fuites se SOllt produites , à la pression i nfé rie urc de 4 kil , ,'
Ouïl est inadmissible qu ' une chaudiere q ui aUl'ait été
construi te da ns des conditions de faib lesse telle qu'ell e
fùt si peu résistante, eùt pu résister à u ne pression de
l~ Id 1. ;
Oue les experts techniques, vérification faite de lad ite
chaudièl'e, l'ayant trouvée constr uite su ivan t les conditions
convenues, d'après les règles de J'art et en bons et so lides
matériaux, les cil'constances ci-dessus éllum él'ées Ile peu vent donc être mises ù la charge du constl'tlCtelll', ma is ne
peuvent, au contl'aire, avoir qu' une explication, so iL un
forcement de chaudière par l'imprudence des agents de la
défenderesse;
Attendu qu'en l'é tat de la preu\'e ainsi acqu ise le 'l'ribunal n'a pas à s'arrèter à cette considération qlle c~lle der,
nière s'est homée il requ érir simplemellt une nouvelle
expertise, sans aborder sa défense au fo nd; q lI'elle ne sallr"tl'etardel' ainsi, pal' un fait de sa volonté, la so lution
des débats; qu'elle pouvait présen ter ses observations en
réponse il reli es de son adversaire; que la cause a été co ntradictoil'cment conclu e et doit recevoir ulle décision déti-

nitive ;
1" p , - 189 1,

15

�( 226 )

( 227 )

Attendu qu'il Il'y a pas lieu d'allouer à Bezert d'a utres
dommages-intérêts que les dépens;

comme débiteur solidaire, une commission ou co urtage
pOUl' avoir cherché et procuré an sieur Davin u n associé
commanditaire poûr faire marcher sa glutinerie;

Par ces motifs,
Le Tribunal, ayant tel ~ga rd que de raison aux fins de
BczerL, eL sans s'arrètel' ni avoir égard à cell es de la Société anonyme des mines des BOI'meues, la condamne à
fI'. 60 c., pOlir solde
payer au d ',lI.&gt; Bezert la so mm e de 6623
.'
.
"
du prix de ses four ni tures; avec ln terê ts tels qu e de dlOIt,
sans dommages-intérêts ;
Condamne la Société défenderesse à tous les dépens.

Du 8 fuin 1891 . -

P rés., hl. BARTHELEMY. -

PI,

MM. \'IGNAL pour Bezert, Théop hile TEISSÈI\E pour la So-

ciété des mines.
COURTAGE. -

OPÉRATION CONCLUE. -

AFFAIRE RÉSILlÉE

ULTÉR I EUREMENT.

En principe, le cou..tage est d,t au cou"lier des que l'.ope-.
1'ation a été conclue, quels gue so~ent son sad ullél ~ew
el la cause pour laquelle elle ne sarl point à etlet.
Spécialement, le courtier qui a eté cha1~[Jé de trouver un
commandilai1'e a d,'O'Îl à son courtage dès que La Société est (ormée, alm's méme qu'elle se1'ait dissoute
quelql&lt;es JOI&lt;1'S al"'ès (1).

Attendu qu'à la s uit e des démarches faites pal' le sieur
Peyrolon, le sieu r Davin a tl'ouve un commanditaire de
25,000 Ir. en la perso nne dn sieur Chancel; qu'une Société
a été formée entre le sienr Davin et le sieur Chancel; mais
qu'lI n'l'a pas été donné suite d'un consentement réciproque; qu'elle a été disson te quelq ues jours aprés sa for-

mation;
Attendu qu'il est de principe que le wurtage est dù dès
que l'opération a été conclue, qu els que soient le sort ultérieur de l'opération et la canse pOUl' laquelle elle ne sort
point à effet et que la non exécution provienne de la volonté ou de la faute de l' un e des parties ou de leur commnn
accord ;
Attendu que Ri, dans l'espèce, les parties n'ont pas cru
devoir donner suite à leUl's accords, elles n'en sont pas
moins tenues de r égler au sieur Peyrolon le courtage qu'i l
réclame;
Que le chiffre par lui porté n 'a rien d'exagéré eu égal'd
à l'importance de l'opération ;
Par ces motifs,

JUGEMENT.

Le Tribunal condamne le s ieur Davin comme débit.eu r
direct, et Chancel et Davin com me débiteurs solidaires, à
payer au demandeur la somme de 500 Il' " montant des
causes dont s'agit, et c'est avec intérêts de droit et dépens;

Attendn que le sieur Peyrolon réclame au sieur Davin,
comme débiteur direct, et à la raison sociale Chancel DavlO,

Commet Arnaud, huissier de service, pour la signification du présent au sieur Chancel défaillant.

(PEl'ROLON CONTRE DAVIN.)

'1·a.-_". 'fable
(1) Voy. Cool. 3- Table dêceul1ale. \,0 Court .... ge. nO' J't.
dêcennale, Ibid., n° 19.

Du 22 juin 1891. - P" és., hl. BESSÈDE, j uge. _ PI.,
M. Fernand ROUVIÈRE pour Peyrolon .

�( 229 )

( 228 )

comrr.erce dont elle cessait l'exploitation ; que, de plus, elle
est act uell ement. dll'o rcée de son mari ,,
FEMME M.\RCHANDE PUBLIQUE. _

AUTORISATION TACITE .

VENTE DU J'ONDS DE COMMERCE.

La (emme marchande publique, lacitement mt/o,'isee l,a,'
son mat'i à exploiie1' un fo nds de c01nmerce, n'a pas
besoin d'au.,to1·'isation nouvelle et spéci a le pOlO' vendre

ce tonds .

Sur les fins en r éduction de prix:
Attendu que la convention fait la loi des parties;
qu'i l ne peut appa rt enir au Tribun al de réduire lin prix
débattu, accepté entre des parti es majemes, maitl'esses de
leurs dl'oit s, alors qu'il n'est justifié d'allcunes manœuvres
dolosives de nat ure il vicier le consentement·,
Sur les fi ns reconven tionnelles:

(Esr","TEFIGUES CONTRE PERRACHE ET DussoL. )
JUGEMENT.
Attendu que suivant acte sous-seing p"ive du 26 novembre 1890, enregistré, la dame Perrache, épou se Du ssol, a
vendu à Escartefigues un fonds de photographie, sis ru e
Pavillon, 17, connu sous la dénomination « Chapel-Perl'ache », moyennant le prix de 4,500 fr., dont 1,000 ont été
payés;
Attendu que l'acheteur a introduit uue insrance en résiliation et subsidiairement en r éduction de prix; que la
dame Perrache réclame recouventionnellement le paiement
du solde du prix, soit 3,500 fr . ;
Sur les fins en résiliation:
Attendu que le sieUl' Chapel n'est poin t au procès; qu'il
n'était point propl'iétaire du fonds vendu ; qu 'il n'a participé à la vente à aucun titre; qu e le défaut de sa signature
à l'acte de vente ne saurait constituer un motif sérieux de
l'w lialiou ;
Attendu, sur le défaut d'autorisation marital e, que la
dame Perrache se trou l'ait tacitementautol'isee par son man
à faire le commerce de la photogl'aphie qu'elle exploitait
au vu et au su de tout le monde; qu 'elle n'avait besoin
d'aucune autorisation spécia le pour vendre le fonds de

Attendu que Escartefig ues est débiteu r d'un solde de prix
échu s'élevant à 3,500 fI'. , qu'il devra payer il la dame
j'errache, sau f à exciper en temps et lieu des oppositions
régulières q ui auraient pu être pratiquées en ses mains',
Pal' ces motifs,
Le 'l'dbunal déboute Escartefigues de ses fins, tant principa les que suhsidiaires, et reconven tionnell ement le co ndamne à payer il la dam e Perrache la somme de 3,500 !Jo.
solde du pl'ix de vente du fonds dont s'agit, avec intérêl.s
de omit et dépens.

Du 22 fuin 1891. - P ,.és . , M. G .URARO, ju ge. - PI.,
Mhl. BouvlEn pOUl' Escart efigues, PAUTn lEl1 poUl' les défendeurs.

NANTISSEMENT. -

VIN S. -

Fu'l's.

Ji est d 'lisage à il1m'seille que les com.l12 P,'çall{s en vins ne
se ser'vent que de (lUS loués Olt à rendl'e aux vendeu:rs

prim·i l;!s.
Elll'~tat de cet usage constant et connu, le créancier à
qlt'/. des vins ont été donllés en [jaDe ne sam'ait à
.
"
mOtHS de ;'ushlications pm'ticuliè1'es, souteuù' qu'il a

�( 230 )

( 23 1 )

(ait confiance li la valeu,' des ( 'Ilts comme li celle de
1el41' contenu, et exerce,. son p1~1.v tlege SUI' l'un comme
81.4'1'

l'aut1'e.

Il en est ainsi méme au cas où l'acte de nantissement portet-ait la clause: cc V ins et bois», s"il est démontré 911e
ce n'est là qu'une clause de style, et gu,e le c,'éancie1'

gagiste ne pouvait ig&gt;w,'el' que les (Ms n'appa,.tellaielll
pas ci 80n débitel'" (1) ,
( DURANTE ET

C'

CONTRE G AYDA PÈRE, SON LIQUIDATEun

ET DIVERS IN'l'8RVENANTS) .
J UGEMENT,

Attendu que Dm'ante et C' ont prêté sur marchandises ;\
Gayda père diverses sommes; qu 'i l leur restel'ait dù, pour
solde de leurs avances, une somme de 5,350 fI' , 55 C, ;
qu'ils prétendent avoir, pour gage du paiement de cetle
somme, non seulement les vins déposés en leurs mains,
mais encore les fûts les contenant; qu'ils excipent de la
stipulat ion: " Vins et bois » intervenu e entre eux et Gal'da
père, par laquelle celui-ci aurait précisé l'objet pal' lui
donné en nantissement à ses préteurs; que ce nantissement
portait donc, d'après DUl'ante et C' , sur les fùts dont Gayda
père se serail déclaré ainsi véritable propriétaire;
Mais, attendu que Durante et C' n'on t pu présu mer, ni
même ad mettre que Gal'da père eût r éell ement la propriété des fûts ; que la situation pécuni ai re de ce dernier
ne lui permettait pas d'avoir à sa dispositiou uu matériel
fùts aussi considérable que celui qu'il aurait ainsi engagé;
que Durante et C' ne pouvaient ignorer sa position gênée
et, s'ils avaient cru sérieusement qu ' un pareil gage bxistait
en mains de Gal'da et C", ils lui auraient certai nement
(1) Voy. Con l, 3- Tabl e décenna le.

\,0

~ant.issc rtlent, nu 6.

réclamé la justification de sa propriété, ce qui n'a pas
en lieu ;
One Dm'ante et C' pouvaient d'autant moins s'abstenir
d'éclaircir un point aussi im portant, qu'exerçant enxmêmes il Marsei lle le co mm erce de la location des fùts, ils
doivent nécessairement connaitre l' lisage pal'[aitement bien
établi Sti r la place de Marseille, parm i les comm ereant s en
l'in , de ne se servir que de fùts loués ou à rendre a'ux vendeu 1'5 directs;
Oue cet u sage étant général et destiné à faciliter ce commerce, il en découle une présomption défavoraL le au système soutenu par DllI'ante N C' ; mais que cette présomption se cbange en certitude en présence d'un fait matériel
de leu r initiative même;
Ou'ayant à re!lle ttre il Gayda père vingt fùts vides que

celui-ci ava it engagés en leurs mains avec la clause :&lt;c Vins
et bois» et 'Ine réc lamait leur véritabl e propriétaire, Dul'an te et C' ont transvasé les vins de ces vingt !ùts dans
vingt fùts leur appartenant, sa ns anC une protestat ion, réclamation ou mod iDca tion de cet te form u le:« Vins et bois »;
d'o ù il ressol't clairement que ce n'était là, quant aux ftits
l'ides eux-m êmes, qu ' une simpl e et vaine fo rmul e et qu e
Duran te et C' n 'ont pas rait conJbnce à ces fùts vid es,
comm e considérés pa l' eux propriété personnelle de Gayrla
père;

Pal' ces motifs,
Le Tribunal déboute DUl'ante et C' de leU!' prétention
relativement au gage qu'ils auraient SUl' les fùts déposés
en leurs mains et qu'i ls prétendent avoit' le droit de faire
vendre anx encbères publiques pour se couvri r du sold e de
5,350 fI', 55 c, qni leur rest e dù par Gal'da père;
Admet, au contraire, l'intervention des sieurs Leoniewsl&lt;i
et \'asseu r, Pellegrin et
Bvn vallet, Antoli, Nico las An-

C:'

�( 232 )

233 )

drieux, J, Houais, Marins Jourdan, Moulines, Colmeltes
et C', Paulin Pujol, DOl'cat et Sacy, Augustin Causse el C',
et condam ne les sieu1' DUI'a nt e et C' et les siems Gayda
père, à leur resti tuer, chacun pOUl' le nombre le concernant, les fûts vides dont s'agiL dan s len rs conclusions, el
ce, à peine de tous dommages-in lérêts en cas de l'elard;
et c'est avec dépen ;

en location; qu'ils ont mis en cause : l' Pou rrières, leur
locatai re, comparaissant ; 2' la Uanque marseill aise des
Warrants, à laq uell e lesdits fùt s avaient été ,,,anantés,
ayec leur contenu , défendeœsse délai llante; 3' Garein de
'l'assy, courtier, qui a procédé il. la ven te aux enchères des
lùts, égalem ent non comparaissant ; que, d'autre part,
l'ollrl'ières a appelé en garanti e Boll and et C', banquie rs,
escompteurs du warrant, délentelll's actuels des fù ts don l
slagiL ;

Condamne Gayda pèl'e et le sieur Chauvet, en sa qualité
de liqu idaleu r judiciai re, à payer à Durante et C' 5,350 II' ,
55 G, pOUl' solde de compte, avec intérêts de droit et
dépens,

Du 19 juin 189 1, -

P ,'és" M,

B ARTHÉLEMY, -

Pl"

MM. FOURNIER pour Durante et Co, L AUGIER- R .\VANAS pour

Garda et son liquidateur,

AUTRAN, NATHAN, MOUTON

pour

les intervenants .

NANTISSEMENT . -

V IN S . -

l?uTs.

Un Cl'é~11Cie)~ à qui des vins ont été "'emis en gage, ne
saurait p,'él end1'e auc1.tn d?'oit 8U1' les fûts contenant
ces vins, l01'SQU-e ces fûts portent u.ne mm'que au feu

indiquant qu'ils sont en location et faisant connaître
le nom de leltr prol,,'iétaù'e ( 1) ,
( DlIRANTE ET

C'

COnTRE BANQUE DE S \VARRANTS
ET

.'UTIlES . )

JUr.EMENT.

Attendu que DllI'ante et C' l'cclament il Poul'I'ièl'es la reStitution de dix lûts-transports, qu i lui avaient été remis

(1) VOY. l'aO·ai1'e précédente.

Attendu que les fùts en question, portant la marque au
leu: Société des (ûts-transpo1'is : IItm'seille , Fûts en 10 ealion, n'ont pu devenir la propriété ou le gage d'aucun
liersdehon ne foi ; que l'arti cle 2279 ne saurait en couv ri r
la détention; que, pal' suite, DlI1'ante et C' sont fondés à les
revendiquer en mains de qui que ce so it, soil dan s leur
action à l'encontre de PO\ll'riéres et de la Uanque marseillaise des Wananls; mais que, d'aull'e part, leur ,.ction est
sans londement il l'enrontre de Garcin, cou rtier, si mple
officiel' public, chal'gé d'une vente aux ench è res, laquel:e
a d'ail leurs lormellement exclu les futailles vides dont
s'agit;
Attendu que, par les ra isons ci-dessus déduites, Juli en
lIolland et C' ne peuvent, il. au cnn titre, l'elen il' les lûts;
Pal' ces motifs,
Le 'l 'ribnna l , sta tn ant contradictoirement il r encontre de
Pourrières, pal' défaut à l'encontre de la Banque marseil laise des " Tan'ants, non comparaissante, dit et ordonne que
dans les ll'ois jours du prono ncé dll pl'esent j ugemen t, les
délendel1l's ser0nt tenus de restituel' à Durante et C' les d ix
fùts,transpOI'ts, objet du litige, il. peine de 2j Ir, de dom mages·intérêts pal' chaque joUI' de retard, et ce, conjointement et sOlidai l'em ent, avec intérèts de droit et dépens;
Met Héliodore Garcin de 'l'assy hors de cause et condamne DU!'ante et C' a \l X dépens de ce chef.

�( 235 )

( 234 )

Appel pal' Mu ll er et Pignate J.

Sur les fins en garantie :
Condamne Ju ll ien Rolland et C' à rest ituer à Pou rrières
ou soit, pOUl' lui , à Durante et C', dans les qnarante-buit
heures du prononcé du présent jugement, les dix filts qu'ils
détiennenl , à peine de 25 Ir. de dommages-in térêts par
JOUl' de relard; les condamnant, au surplus, à relever et
garantir Fourrières de toutes condamnatio ns qu i sont ou
peuvent êlre encomues pal' ce dernier, en principal, intérêts et frais, aveC dépens actifs, passi fs et de la gara ntie;
Commet Arnaud, huissier, pour la signification du préseut jugement à la Société délenderesse défaill ante.
Du 30juin 189 1.- P,·és., Mo FAY , juge. - P I . , MM.
C', AMUARD pour les délendeurs.

FOUR~IER pour DUl'ante et

" ENTE . -

_

COURTIER DE L'ACHETEUR. -

COMMANDE CONTESTÉE . -

EXP~DITION. - R EFUS.

R l!:SPONSAB ILIT É DU CQURTIEIL

L orsqu'un vendeur e:cpédie une m,a1'chandise à un achete1.U' SU?' une autre place , ci la 8uüe d'un cont1'at CDJI·
clIC par un cOtwtier au nom de cet acheteu1', et q ue celuiC1' t'e/use de 1'ecevoù' en cnn(es(anl l'identi t é de la commande 1'eçue pa?' le vendeu1' avec celle qu'il a j'aile lu.iméme, le CDl(1"tie1' ,'este 1'esponsable, vis - ci - vis du, vencleur, de lïnexécutio'n du marché .
Pour que la responsabilité du cou.t,tier cessât par la seule

déclaralion du nom de l'ache leur , il (aud..ait que celui-ci eft! re/use pour vice de qualité ou non co n(m·mt"lé à une commande constante et reconnue.
(Mi,;LLER ET PI GNATEL CONTRE OI.lYE.)

Ainsi jugé par le Tribun al de commerce de Marseille, le
3- Table décennale,
v' Vente, n" 15, 16).

20 août 1890 (ce l'ec . 1800. 1. 305. -

ARRÊT.

Adoptant les motifs des premiers juges,
La COUI' conru·me.

Dit 7 janvier 1891. - Cour d'Aix (2' Cil .) Pl. MM. RIGAUD et AnRAM.

P ,'és., M.

L OI\1N DE REURE. -

COMPÉTENCE. -

VENTE. -

PArE~rEN 'l' DANS DE UX VILL ES .

CH OI X DE L'ACHETEUR .

La clause d'un mat'ché pat' laquelle le paiement doit avoi?'
lieu comptan t à l'arrivée, en un chèque StH' Pa1'is ou
Mal'seille possiblemen t, signifie que le lieu du paiement est lm·ssé au choix de l'acheteut' ,
Si donc l'acheleu,' a payé pm'tie cl Paris, partie ci NIm'seille, chacune de ces deux villes est devenue le lieu de
paiement, el le vendeur , en cas de contestation, est en

droit d'actionne&gt;' l'achet"", devant le Tribunal cle
l'une des deux.
(FÉLIX F AURE ET CO CON'l'RE BIANC HI. )

Ainsi j ugé par le Tribu nal de comme rce de Marsei lle le

21 octobre 1890. (Voy . ci-dessu s, p. ~4. j
Appel par Bian ch i.
ARnt.T.

Adoptant les motifs des premiers juges,
La Cou r confirme.

Du 17 Janvier 189 1. - CO UI' d'Aix (~. Ch.) - P ,'és ., M.
LORIN DE RE URE. CI Pau l Rtr.AUD.

M.

B(;JARD, a l'.

gén. -

Pl., MM.

ADRA"

�( 237 )

( 23 6 )

PROPRIÉT~ I~D USTR1ELLE . Dr. S'ETAULIn . -

VENTE DE FONDS. -

INTERDICTION

ENGAGEMEN T CQi\DIE EMPLOn~.

Le vendeu,' d'u" (onds indus"'iel qui s'inle,'dit de se ,'éëlablù', de crée1', de gé /'e ,. ou. adnu"nistl'el' dans la méme
ville a.ucune ùldush'ie similaù'e, ou de sïnféres8e~'
dans aucun üablz'ssem,ent de ce gert1'e, 11e contJ'evient
pas à son engagement lorsq« 'il eni1'e dans tm établis-

sement jJm-e1l comme sùnple employé salarié n'ayant
aucun intérét dans les bénéfices .

et C· et Dou ce t., qui son t po ur lu i ,'es ill( e,' alios ac({, ; q u 'i 1
ne saurait ê tre atteint par aucu ne ac tio n en domma gesintérêts fond ée sm la violation desd it s accords',
JIn ce qui concern e Doucet·
Attendu qu 'il résu lte des débats quece de l'nier a, dans la
maison Lallement, la pos ition d' un simpl e em ployé, r é tribue pal' des a ppointements fi xes, sans intérê t dans les
bénéfices; qu'il ne se trouve don c da ns auc un e des situatio ns qui tomberaient so us l e co up de la clause prollibitive
des accords; qu'en effe t, H n'a point créé, qu'il ne gère, ni
n'adm ini stre d'im pri meri e ; que la clause dont s'agi t, des ~
tillée à prévenir Io u le concu rren ce directe o u indirecte au

( ACHARD ET

C'

CONTRE DOUCET ET L ALLEMENT.)
JUGI?MENT .

Attendu que le 20 mai 1884, Doucet a vendu il Achard
et C' le fonds d'imprim eri e qu 'il exploitai t à J\l ~ I'se ill e, 3 et
5, rue du Chevalier-Hoze, so us la dénom ination de I mp1'im,,'ie générale; que dans ladite vente Douce t s'i nterdisait
de se réétablir, de cl'éu, gé rer ou adm inis trer dans la ville
de J\larseille aucu ne indu trie ou imprimel'ie simil ai re, ou
de s'int éresser dans ancun é tablissem ent de ce genre, soi t
di reclement, soit indi rectement, pendan t lin délai de dix
années, à pein e de 15,000 fr. de dommages-intérê ts;
.\tlendu que Achard et C' l"t)prochent aujou rd'hui à Doncet d'avoir contrevenu aux acco rd s, en s'é tab lissant d' une
manière effective, 19, r ue de la Pro vidence, pOUl' y exercer
la profession d'impl'im eul" typog raphe ~o u s le COllVel'tdu
nom du sieur Lall ement ; qn'à raiso n de ce fait il s ont cité
Doucet et Lallement, conjoi nt ement et soliùaü'ement, pn
paiement de ' 0,000 fl". de dommages·intérêts ;
En ce qui concerne Lallement :
Attendu qu'il n'est nullement justirté que ce de rnier con·
naisse ou ait connu les accol'ds intervenus entre Achal'd

fo nds vend u, ne pe ut a ller jusqu 'il priver Doucet du droi t
d'uti liser ses apt itudes et de lou e r ses serv ices comme sim ple employé Ea lar ié; qu 'elle doit ètre entendue et int el'prêtée dans ses ' termes stricts qui n e contiennent aucuue
interdic tion de ce genre;
Pal' ces motifs ,
1e 'l'I'ibuu al débo u te Achard e l C· de leur demande et les
condamne aux dépens.

Du 6Juillet 189 1. - Prés. , hl . JOURDAN, juge. - Pl.,
MM. ESTIEH pour Ach ard et C', Josep h GA UTIER pour Doucet
et 1allemen L

VENTE A LIVRER.
PRACTION.

-

-

MA RC HÉ FRACTIONNÉ. -

MÉLANGE .

-

OFFRE n 'UNE

H ÉSILIA1'lON PARTIELLE.

-

SOLDE DU MARC HÉ MA INTENU .

L'achetem' d'une ma1'chandise à 1'ecevo''''''pa1' ( l'actions ci
des époqu es fixées, ne pe"t demande1'la "ésiliation d"
ma1'ché tout entier par la seule 1'aison que la 11w1'chandise (ai.ant l'objet d'tlne liv1'aison }Jal,tielle semit mélangée d'une mm'chandi.e étl'angin'e.

�( 23 9 )

( 238 )
Ce méla nge, l l'tl·ilp1·Oltvé, ne pou'l 'ra it enll'ai1tel' la r é·
silia/ion que pou,' la partie d .. marché ,'eprésentée Pal'
la ma,'chandise off..'/e (1),
( H OSTAND CONTRE P EROOMO ET DARROIL. )
JUGEMENT.

Attendu que Pel'domo et BaJToil oot vendu à Rostand
36,000 k. huiles de coprahs, qualité marchande et de recette
à recevoir par neu vi èmes dan s le courant des DeuI deroiers mois de la présen te année; qu'en exécutiou dlldit
marché, les vendeu rs ont présen té, le 23 juin dernier, la
quantité de 4,000 k . huiles que l'acheteur a reçue aprés
prélèvement contradictoiee d 'échan Lillons;
Attendu que Hostand, peétendant que les huiles li vrées
étaient mélangées d'huiles étrangèees dans une Ioele proportion, demande la résiliation du marché tout entier, et
préparatoil'8ment une expertise pour faiee la peeu"e de son
allégation ;
Sur le principe de la résiliation éventuelle:
Attendu, quel que soit le r ésu ltat de l"ex pertise à intervenir, que la résiliation ne saurait porter que sur les qllantités d'huiles spécifiées déjà par la livl'aison ou l'olTre;
qu 'ell e ne saurait aLleindre d'ores e t déjà des livraisons non
échues à effectuer ulté rieuremen t e t dont l'a ch eteur véritiera eL contestera , sil y a lieu, la qualité, au fur et à mesure des échéances, mais qui doivent, à cette b eure, êL re
mises hors du débat; qu'en l'état l'expertise ne peuL
porter que sur 4,000 k., livraison d n 23 juin, dont l'identité est constatée par une prise contradictoire d'échantillons;
(1) 1'oy. Table générale , v' Vente à liner, n° 24 . nale, ibid., 0 ° 39. - 2' Table décennale. Ibid., n° 62,

Table dëcCD-

Sur le mandat à donner aux experts:
Attendu que le maudat généra l et d 'usage consistant 11
vérifier si la marchandise est de qualité loya le, marchande
eLde recette, implique nécessairement pour les experts le
droit et le devon' de re~h erc h er si la marchandise en litiae
ne se trouve pas mé langée d' une marchandise é tl'angère
aux accords, auquel cas e lle ne serait ni de qualité loyale,
ni conforme auxdlls accords, qu'ainsi se trouve sans intérêL le débat sou levé entre les parties au sujet d u mandat
des expert s ;

.,

Pal' ces motifs,
Le Tribuna l, préparatoirem en t, nomme lIlM. Guitton de
Giraud)', ch imiste, Léopod Le lIlée, 'l'ivollier , ex perts, à
l'elfet de, serment préa labl ement prêté en mains de M. le
Président, vérifi er les 4,000 k. huil es de copeahs, livraison
du 23 ju in demier; dire si la marchandise est de quali té
lo yale, marcha nde et de recetLe, conforme aux accords des
des parties; dépens réservés;
Et de mêm e suite, dit e t déclare que le marché suivra son cours et sortira son plein et entier elTet pOUl' les
livraisons nou encore éch ues, sauf à l'ar,h e tem de vé ri fier
en son temps, la qualité de la marchand ise oO'érte, eLde l,;
con tester , s'i l y a lieu; condamne Hostand aux dépens de
ce che!.

Dit 7 Juillet 1891. - P,·és., N. GIR ARD, juge. - P l.,
MM. ESTRANGIN pour Ros tand SENÈS p OUl' Perdomo et
Barroit.
'

�( 24 0 )

CAPIT.\INE. RANT.\INE. -

CLAU SE DU

CH I\RG I~

CO~N .\ I SSEMENT. - FRAI S D1~ QU ALA ~lAR CHANDIS E. E C.HELL E

DE

DA NS UN PORT CONT .Hu N t; ,

L a clause d 'u.n connaissement m ettant ci la chm'ge de la
marchand ise les {l'ais de quarantaine, de quelq ue nal ure gu,'ils soient , (aits ci des li ~?atio n ou en CO U1 'S de
tl.OH 101's m~ me .que. la
'Voy age , doit 1'ecevoù' son exécu
.
qu arantaine imposée l'a1l1'a~t .é té pa?·ce ~ 'l.te le cap t tat/w,
pa1'ii avec patente nette, am'ad t ~uché a 1. L1~. p01·t.~on.ta~
miné si du ,'este le m,éme connal,ssement 1 aU(01 1.Satt a
f ai1"/ échelle sU?' fout SOI/. P a1"COU,1'S, sans au~une dési gnation, ni limi ta tion des points OÛ il pouva'l.l touchel' .

(W OODSIDE ET C' CONTRE ASI' AR FRÈRES, )
J UGEM EN1' ,
Attendu que le steamer anglais Cowdy- D e&gt;'''y, appartenant à î \'oodside et C' , de Belfast, a chargé à Bassorah
21ï bat les de laines à destination de Marseill e, en transit à
Port-Saïd, lesquell es balles tra nsbordées su r te vapem le
Sindh ont été livrées il Asfar frères, à Ma rseille;
Attendu q ue W oods ide et C' r éclame n t à ces derniers ta
som me de t ,250 fI'. 25 c" mon tant des frais de déslO fectlOll
de ta marchandise à Port-Saïd , où le Couilly-Del'l'Y a dû
subir une quaran tain e de treize jOl1l'S ;
Attendu qu'u ne clause dn conn aissement port e que, en
cas de quara nt aine au port de destination , ou à tout autre
port inter médiaire, tes dépen es occasion nées par la quarantai ne, de q uelq ue n a ture q u'ell es soien t, faites pOUl' les
ma rchandises, doi ven t êt re supportées pal' les pro priéta ll'es
desdites marchandises; que, pou r échapper il l'appllCatlO ll
de ceUe ctause, Asfa l' f l'~res re proc h ent atl ca pitaine du

( :2 il )
CO/lnly- De1',.y d'avo ir com m is ta fa u te, a pl'ès avoil' quitté
Bas orah avec tlne paten te nette , d'avo ir fait escat e à
Djedda h, I)ort con ta mi né, et d 'avoir ai nsi exposé te navire
et les marcha ndises à une qual'an taine qu ' un Irajet d irect
ou tou t au mo ins la supp ressio n de t'esca te de Djedd ah eù t
pu ou dù éviter;
Attendu, en adm ettan t même les allégations des dé fenden rs non encore j us tifi ées à cette b eul'e, touch an t l'état
sanitai re respectif des pon s de Bassor ah e t de Djedd ah
qne le capit ain e du County-De&gt;ory , aux termes deson co n~
naissement, avait la faC il ité de faire esca le Sur tou t son parcou rs, sans aucune désignatio ll n i lim ita tion des po ints
d'escale ; qu'en tou chant à Djedda h i t n 'a fait qu ' user de
cette facult é ; qu 'a ucune cla use des accords, loi ou rèalement, n'im posai t a u capitaine l'obli ga tion de ne point ~ou ­
cher à des ports con taminés compris dans son parcours
norma t ; qu 'en accep tant les cl auses d'un conna issement
sli putant la facu lté d'escale e t mettant à leur c har"'e les
depenses éventu elles de qu arantain e, s'i t y a t ieu~ les
chargeur;; se soumettaient d'ava nce à tou s tes risques q ue
comportent de pa reilles clauses;
Attend u q ue la marchandise a dù subir à Port-Saïd u ne
quaran tai ne et une désin fec tion exigées pal' J'a u torité
tocale ; qu e les défendeu rs son t tenu s d 'en pay er les Irais à
eux réctam és par les ar mateu rs;
Par ces motifs,
Le Tribunal, sans s'arrê ter au x nns préparatoires prises
pal' Asla!' Irères, les condamn e à payel' à îVoodside e t C' la
somme de 1,250 fr. 28 c" montan t des causes de la demande, avec i n térê ts de d,'oit et dépens .

Du 8 j uillet 1891 . - P ,'és , , M, JounnAN, j uge , _ P I"
MM, BONNAFONS pou r ,~roodsid e et C', AU'fRAN pour Asla l'
(l'ères,

1" p, -

1891.

16

�( 2't;] )
===~~~ ~~===
EFfET DE
_

COM~IEnCE.

LETTRE. -

B I LLET .\ onDlU':.

-

PnESCRIPTION.

BECONI'\AISSANCE DE LA DETTE . -

RUPTION SEULEMENT . -

INTER-

AnSENCfo; DE NOVATION.

Une lett,'e missive reconnaissant la dette qui 1'ésulte d'un
billet à ord1'e, peut bien constitue1' une interruption
de la p"escriptwJl quinquennale, mais ne sa'w'ait lui
substituer la p resc1"iplion t1'entellaù~e.

P our gue cette substitution pM avoir lieu, il faud,'ait
gue les parties eussent entendu fa,,'e novatton (1),

qu' un acle in te rru pl if de la pt'escl'iplion, poi nt de départ
l ui-m ême d'u ne nouvell e prescription qui nquennale; q ue,
pou t' qu 'il ell fù t auLremen t, il faudrait que les parties
eussent en Le nd u fai re novation, c'est,à, dit'e renlplacer
l'elfel de com merce par un 1ilre consLi tulif d'une obli " alion
•
1
a
nouvelle, sou m Ise à a pt'escription trentenaire',
ALlendu, Lou le fois, qu 'a ux lermes de l'ar ticle 189 précité
la presct'ip tion n'est acgu ise a u dé biLeu r qu 'à la charge pal'
Itt i, s'il en est requis, d'affi rme r sous se rment qu' il n'est
pl us redeva bl e; qu 'en l'espèce Gu yard défère, SUl' ce po int,
le serm ent a u défendeu r ;
J'al' ces mo tifs,

( GUYARD CONTRE VILLARD .)

J UGEMENT .

ALlendu que Guyard, agi~sanL com me cessionnaire de la
sociéLé l'Un ion générale, de Paris, ceLte dernière Liers porteur d'uu billeL à ordre de 500 ft,. souscrit par Vtllard à
l'ot'dre des sieurs Sanlon frè res, échu le 31 décembre 1 8~ 1 ,
protesté le 1" janv ier 1882, demande aujourd 'hui la déclaraLion de faillite de Villa t'd il raison du non paieme nt dudit ])illet; qu e le défentlellr oppose la prescripLion quinquenna le tirée de l'a r lic le 18D du Code de commerce;
ALtendu que l'action de Gu ya t'd, Liers porLeur d'un billeL
à urdre, à l'encontre de ''ill at'd, n 'a d'autre cause que led tL
bill el ; qu'e lle lombe év idemm enL, en principe, sous le
coup de la prescription invoquée; quesi, pal' lettre mIssIve
du 9 novembre 1885, Villard pouvait, à la rigueur, etre
considé ré comme ayant reconnu la dette, sous certallles
restrictions Loutefois, il l&gt;'en résulierait à son enconLre
(1) Yoy . dans ce sens, 'fable gé ncra le, \( . Effets de com merce,
no' 24\ et suiv - 2· Table décenoale, ibid ., nO' 71· 81. _ En sens
conLraire, 1'· 'l'able décenoale, lhid., 0 ° 78.

Le Tribun al déclare prescrite l'action de Guyal'd à l'enconLre de Vill ard à ra ison d u bilie L do n Ls'agiL; en conséqu ence, déboute Gu yard de sa dem ande et le condamne
aux dépens, à la charge par Villat'd de prêler, à l'a udience
du 24 jui lleL, le serm en t qu 'il n 'est plus redevable du
du billet, objet d u litige,

Du 15juillet 189 1. - P ,'és., hl.
VEN'I'E A LI VRER.
FAIRE

AVANT

VEILLE . -

-

TEL LE

J OURDAN,

MARCHÉ A PlHM E. ECH ÉANCE .

-

juge.

D ÉC LARATION A

LETTRE

AnR I VÊE LE JOU R DE L'ÊCI·IÉANCE . -

ÉCR I'l'E

LA

V,\ LIDITI~.

L01'Squ'il est convenu, qu'un commerçant deviend1'a, ci sa
volonte, ci l'égard d'un autre, vendel(?' ou acheteu1'
d ~une marchandise, à la condition gu/il ea.p1·ime sa

volonlé avant lelle échéance, la volonté est ,'éguliè1'ement e"1','imée en temps u lile pa,' une let"'e éc"ite la
veille de ce iOU1', quand même elle n'a1'1'ive1'ait à son
OÛ elle a été

destinataire que le lendemain du jo",'
écrite (1).
(1) Voy. cependant ci-dessus. p. 210.

•

�( 214 )
(PICHA UD CONTRE TEM PI ER

( 2.\ 5 )
ET

C' .)

J UG EMENT .

ALlendu que, suivant accords verbaux intervenus le 3
février 1891 entre Pichaud fi ls et G. Tempier et C' , ces de rn/ers on t donné à cel ui· ci , mo yenna n t 1a prime de 5 fI' . par
100 k. payable mensuellement le premier jour de cha:'
qu e mois, la faculté d'être, à son gré, achete ur ou vendeur
d'une certaine quantité huile de coprah, quali té marchande et de recette, pour être livrée et reçue par neuvième dans le courant de chac un des neuf derniers mois
de l'année cou rante, et ce au pri x de 65 Ir. les 100 k ., condi tions d' usage de la plar.e, en futaill es à rendre, payable
comptant après chaq ue livraison ; que, aux ter mes de ces
accords, si, ,avant le 20 de cllaque mois, Picbaud ne faisait
aucune déclaration par éCI'it comme quoi il était réceptionnaire ou li vreur, la réception ou la liv raison de ce mois
deviendrai t n ulle, sans qu'il soit besoiu d'autre lormal ilé et
que, daus tous les cas, la prime ne pourrait être contestée,
qu' il )"T ait eu réception, li vra ison, ou effet nul , cette pri me
étan t toujours acq uise à G. Tempier et C' ;
Attend u que, pa r lettre recom ma ndée du 19 j uin
dernier, mise à la poste ce même jour, Pichaud a déclaré
que, pour le courant mois, il se portait vendeur dc 12,0001&lt;.
huile de cop ra h; que Temp ier et C' ont r ef usé d'accepter
comm e valable la déclaration ci - dessus par le motif que
ladite déclaratio n, quoi4ue datée du 19, ne leur serait parvenue par la voie de la poste qu e le lendemaint 20 juin,
c'e l-à- dire après la date sti pu lée ; q u'en l'état le débat
porte donc uniquement sur le point de saroir si Picbaud
s'est conformé aux accords en fa isant , le 19 j uin, sa décla ration mensuelle, ou s'il importait que celte déclaratio n
parvin t en mains de G, Tempier et C' avant le 20 j uin, soit
le 19 au plus tard;

•

Allelldu que les accords, pris dans leurs termes stricts,
imposent à Pichaud l'obligation de faire sa déclaration
mensuelle d'option pal' écrit , avant le 20 de ch aqu e mois
et non ce lle de la faire connaiLre à G. 'l'empier el C' avan;
celte date ; qu'il satislait littéralement à cette obligation du
moment qu 'il jus tifie avait, formul é avant le 20, soit le 19 ,
ladite déclal'ation et l'avoir adl'essée, le même joUI' sans
aucnn retard à G, Tempier et C' ; que les mêmes ac~ords
interprétés aussi dans le;lr esprit, conduisent à la m êm~
solution; qu'en effet , l'intention commune des parties,
dans un contrat de cette nature, a été de spécifier une date
extrême pour que le débiteur de la prime prenne chaque
mois une position définitive et irrévocabl e qui fixe pour ce
mois leurs droits r espectifs; que ce résultat est pleinement
atteint dès que le débiteur de la prime qui a formul é son
option pal' éCI'it, s'en est dessaisi et l'a rendue irrévocable
par la mise à la poste;
Par ces mo tifs,
Le Tribunal déc lare rési lié le mal'ché dont s'agit au procès pour la qu antité de 12,000 k . huile de coprah , livraison

éohue de ju in et non reçue par G. Tempie l' et C', ac heteurs;
condamne lesdits G. Tempier et C' à payer à Pichaud la
différence entre le prix convenu et le COurs de la marChalldise au 23 juin derni er, date de la mise en demù11l'e. tel
que ce cours sera fixé par le syndica t des courtiel's assermentés de Marseille; avec in térêts de droit et dépens,

Du 15 j u,zlet 1891. - P rés., hl . JOURDAN, ju ge, - P I.,
MM. AICARD pour Picbaud, Marcel MICHEL pour 'l'empier
ct C' ,

�( 246 )

SAUVETAGE. -

ECHOUE~IEMT.

RENFLOUEMENT.

-

LENCE MORALE. -

-

( 247 )

SO ~f ME CONVENUE POUR LE

CIRCONSTANCES.

-

ABSENCE DE VIO-

R ATIFICATION .

Un capitaine échoué SU?' ttneplage de sab Le ou de vase, en
pLein i011,1", avec une mer houleuse, mais non démon·
tée, pouvant, au moyen des sémaphm'es c6tic?'s, communiquer avec un D,-and pm" de commeTce et y demande'!' du seCOll?'S ne peut être considéré corn m e exposé à
'u n péril si 9rand et si immédiat, q1t 'on puisse ['assimiler li une violence mm'aLe.
J

En conséquence, l'accord qu'il a (ail avec le capitaine
d'un altt~'e navù'e pour le '!"emettre li flot moyennant
une som me déterminée, ne peut être a nnulé pour vice
de consentement .
Il en est ainsi, aplus (orte 1'aison, lorsque, après le ren flouement opéré, le capitainé du navÎ'l'e ,'enfloué a '!'alifié les conditions aupat'avant convenues,

entrefaites, le steamer danois Sviüer, capitai ne Heckscher, du por t de Marseille, a ,'mé spécialement pour des
entrepr ises de sauvetage, ayant ap pris l'acciden t, se rendi t spontanément sur les lieux; que le capitai ne Hecl&lt;scher proposa ses serv ices il des cond itio ns disc utées et finalemen t acceptées par le capitaine Hoy, en vertu desquell es
le capitaine Ueckscher en treprenait à forfait, à ses risq ues
et périls, le sauvetage du Cambmi et devait le remol'q uer
ensu ite dans [e por t de Marseille, moyennant le prix de
25,000 fr " si le renfl ouemen t étai t opéré avan t neuf he ures
du soir, et 37 ,000 fr. dans le cas contra(re;
Attendu que le capitaine Hecl&lt;scller s'étant mis à l'œuvre dans les conditions des accords, le navire échoué fu t
mis à flot il 8, h , 55 du soi r; que le lendemain il fut remorqué jusq u'à Marsei lle; qu'al'l'ivé dans ce port, le capitaine Roy, par une mention inscrite en f,'ançais au bas de
l'acte d'engagement souscrit la vei lle en mer et rédigé en
langue anglaise, reconnut que toutes les conditions du contrat avaient été remplies et se reconnut expressément débiteur des 25,000 fr , stipul és ; que, nonobstant celte reconnaissance, les arma teul's, interve nant spéc ialeme nt au

(CAPITA INE H ECKSCHER , CONTRE CAP ' TA INE

RoY,)

J uGE'IENT,

Att endu que, Jans la matinée du 27 mai dernier , le
steamer français Cam.brai, capitaine Roy ) de la Compagnie

des Bateaux du Nord, se trouvait échoué près du pbare de
~'araman; que, le capitaine ayant demandé du secours à
Marseille, un l'emorquenr venu de ce port avait tenté en
vain d'opérer le renflouement; qu'u n second remorqueur

adjoint au premier ne réussit pas davantage; que, sur ces

(1) Voy. 3- Table décennale,
même queslion a élé posèe.

V.

Sauvetage, diverses espèces

Oll

la

procès, refusen t aujourd 'hui de remplir l'engagement du
capitai!le, pal' le moti f que le consentement donné audit
engagemen t au rait été extorqué par la vio lence el serait
entaché de nu llité, conformément à l'article !l09 du CoJe

civil ;
Attendu qu'il s'agit pour le Tr ibunal d'a pprécier les circonstances qui ont précédé, accompagné et su ivi l'e ngagement dont s'agit, pour ,'echercher en fait si le consentement du capitaine Roy donné en mer, une premiè,'e lois le
n mai , reno uvelé à Mm'seille le lendemai n, a été vicié
dans son essence même par une violence morale sans laquelle il n'et'lt certainement pas été donné ;
Attendu que, le 27 mai, le capitaine Hoy, éch oué sur la
plage de Fat'aman , le condensetu' de sa machine envahi par

�( 248 )

( 249 )

les ' ables, se trouvait hors d'élat de se renflouer par ses
p''Opre.; moyens; qu'il avait vainement fait appel au concours de deux remorqueurs insuffisants pou,' remettre il
Ilot son navire; que, dans ces conditions, le steamer Svit.er s'est présenté, puissamment outillé pour des o~éra­
tians de sauvetage et faisant desdites opérations sa spécialité et son industrie; qu 'il faisait pl eiu jour il ~e
moment, la mer houleuse mais non démontée, la brise
fraiche de la partie N,-O. ; qu e sur uue plage de sable ou
de vase, avec deux remorqueurs Sllr les lieux, il ses cOtés,
en commun ication facile avec la terre et le port de Narseille par l' intermédiaire des sémaphores côtiers, le capi-

ment par lui réitéré, un a veu explicite que son consentement au contrat, objet du litige, avait été donné librement·,

taine Roy ne pouvait avoir aucune crainte pour la vie de

ses hommes et la sienne propre; que sans doute son navire, s' il n'était pas renfloué, courait un danger grave, ce-

lui -de s'enliser davantage et de se perdre complètement;
mais que ce n'était pas un danger absol ument imminent,
immédiat, devant se produire fatalement avant que des
secours, il défaut du S vit,." , pussent être demandés et venir de Narseille ou des paris voisins; que, dans ces condilions, on ne saurait considérer le capitaine Roy comme
ayant nécessairem ent perdu sa liberte d'esprit et contraclé
uniquement sous la pression d'une violence morale de

nature à vicier le consentement par l ui don né;
AttenJu, dans tous les cas, que le lendemain le capi.
laine Hay, ramené au port de Narseille, hors de danger,
dêli vré de ton Ie crainte pour lui, les siens et son navire,

ayant recouvré, s'il l'avait jamais perdue, sa pleine liberté
d'esprit et d'appréciation, sans aucone contrain te morale
possible, a renou relé expressément son engagement, déclarant par écrit, sur l'acte même argu é de nullité, que le con·
Irat avait élé exécu lé de tous points et se reconnaissant purement et simplement débiteur des 25,000 fI' .stipulés; qu'on
ne saurait raisonnablement se refuser à voir dans cette
démarche spontanée du capitaine Ray et dans son engage·

Attendu que, aux termes de l'article 111 5 du Code civ il,
un cont,'at ne peut plus être attaqué pour cause de violen ce
si, depuis que cet te violence a cessé , ce contrat a été approuvé, soit expressémen t, soit tacitement; qu'il y a eu,
en l'espèce, app robation expresse dans les conditions dudit
article; qu'i l n 'existe aucune forme on formule sacramelltelle d'approbation , surtout en matière commel'ciale où les
juges peuvent asseoir leur décision sur toutes sortes et
manières de preuves, même sur de simples présomptions;
qu'il faut et it su ffit, pour que le vœu de la loi soit rempli
en cette matière, qu'il ne puisse subsister aucun doule sur
l'intention des parties, à savoi r : pour la partie qui pourrait se prévaloir d'uue cause de nullité, l'intention de coul'1'i ,' cette nullité par une ratification; que la reconnaissance écrite fa ite par le capitaine Hay, le 28 mai, à hlar~e ille, n'aurait aucun sens si elle n'imp liquait pas la 1'0tonté de prévenir toute discussion ultérieure SUl' la validité
d'un engagemen t déjà souscrit la veille ; que, dans le cas
de violence ayant vicié son consentement, il n'est point
douteux que le capitaine Hay se fùt empressé de protester
contre sa signature, dès sail a''rivée au pOI't, et certainement se fùt absten n de la donner à nouveau et librement·,
Attendu , au surplus, que le Svihe1' a rendu au Cambrai
\In service s igna lé; que ce dernier navire , assuré pour la
somme de 125,000 fI'. et par suite d' une valeur sensi blement égale, a été sauvé d'une perte ceri aine et peut·être
totale, si le renllouement n'en eùt été opéré sa ns reta,'d'
que ledit renOouement a été entrepris à lorfait, C'est-à:
dire aux risques et périls du sau veteur qui pou l'ait perdre
entIèrement son temps et ses frai s, et se perdre lui-même
Sur les bas lands vaseux de ~'araman ; qu'en résumé le prix
convenu pour le sauvetage ne parait point au Tribunal,

�( 251 )

( 2;;0 )
comme le prétendent les défendel\l's, hOl'S de proportion
a\1ec le service rendu elles risques courus;
Par ces motifs,
Le Tribunal reçoit la Compagnie des Bateaux du Nord,
partie intervenante dans l'instance pendante entre le capitaine Roy, son mandataire, et le capitaine Heekscber, et,
sanss'arrêter aux fins en nullité prises pal' les défendeurs,
les condamne à payer au capilai ne Beckscher la somme
de 25,000 Ir., montant des causes de la demande, avec intérêts de droit et dépens,

Du21 juil/et 1891. - P,'és" M, GIRARD, juge, - Pl .,
MM. SEN Ès pOUl' le capitaine Heckscher, AUT RAN pour le
capitaiDe Roy,

PnOPRIÉTÉ

L~DtlSTIH ELLE. -

AHTICLES FUNÉRAIRES . -

D'UN CIMETIl~RE. -

PLAN

DOMAINE PUBLIC.

Le plan d 'u n cimetière, comme celui d'une ville ou d'un
pays, se /J'ouve dans le domaine public, en tant qu'il

n'est pas spécifié pal' un procédé

Ott

u ne disposition

graphiqu.e pOU'lJant constitHet' une p"'opriété indivi-

duel/e.
E n conséquence, le marchand d'articles (wzé"aires qui
fait fioure'i' ce plan sur ses cm'les ou p}'ospectus 1 ne
commet aucune COnCU'i'1'enCe déloyale enve'rs celui qu i

le (aisait avant lui (1) .
Les mots industrie lunéraire ne conslillient que la simple

ùldication d'un lait et ne saw'a1.·ent étre l'objet d!u.ne

appropriation individuelle de la pa,'t de pe,'sonne,
Chacun de ceux q ui exe1'cent celle i ndusi1'ie a donc le
droit de (aù'e figu r e1' ces mots Sur son ensei;ne, ou sur
ses cao'tes ou prospectus ( 1),

(GrnoN CONTRE 'l'EISSEInE, )
JUGEMENT.

Attendu que François Gibon, marchand d 'articles funerai.res, reproche à Tei sseire de lui faire une concurrence
déloyale en cherchant pal' tous les moyens à pl'oduire uue
conlusion entre les d eux industries similaires qu'ils exploitent respectivement; qlùl cite à cet eITet trois griefs principaux , qu'il y a lieu d'examiner et d'apprécier;
Attendu, sur le premier point, que Gibon reproche à
'l'eisseire de laire fi gurer sur ses cartes, prospectu s, etc, le
plan du cimetière Saint- Pierre que lui, Gibon, avait adopté
comme marque de fabrique, régu lièrement déposée le 18
mars 1887;
Attendu que, s'il s'ag issait d'une I1sUl'pation de m arque
de labrique, le TrilJunal de céans ne serait pas compétent
pour connaître du litige; qu'en envisageant la question
au seul point de vu e commercial de la conCUl'l'ence délo)'ale, il n'est point douteux que le plan d'un cimetière,
comme le plan d'une ville, d'un pays, se trou\'e dans le
domaine public, en tant qu' il n'est pas spéciti é pal' un procédé ou une disposition graphique pouvant constituer uue
propriété individuelle, ce qui n'est pas le cas de l"es[Jèce
actuelle; que l'idée, pour un commerçant d'objets funérau'es et entreprenelU' de tombeaux, de faire tigurer sur

(1) Voy. aux Tables. \~ Pl'opl'i été industrielle . passim . - No tamment , 2" Table décennale , du 4.1 8. _ JO Table dccennale, nO
' 8. 10.

tI.12.14.44.

(t) Voy. ta

oole de la

page

250.

�( 253 )

( 252 )
ses cartes-circulaires un plan de cimetière, n'est point nouvelle et n'est même pas person nelle à Gibon; que, daos
tous les cas, cette iùée ue saurait ètre susceptible d'appro.
priation privée;
Attendu qu e Gibon reproche , e n outre, à Teisseire de
l'epl'oduire servilement et sans scrupule des types de monuments funéraires qui seraient sa propriété;
Mais, attendu que ce fait, flit -il prouvé, pourrait constitu er un débat snI' une question de propriété artistique
échappant à la compétence du Tribunal de céans et qu'il
n' y a pas lieu, par suite, de retenir ;
Attendu, enfin, que Gibon prétendrait interdire à Teissei re de se servir sur ses enseignes, ateliers, circ ulaires, des
mots ind ustrie flméraù'e dont il fait usage lui-méme;
Mais attendn que les mots incriminés constituent la simple énonciation, concise et complète, de l'industrie du défendeur; qu 'ils ne consti tuent pas, pal' leur assemblage,une
dénomination ayant une physionomie propre et assez
caractéristique pour désigner plus spécialem ent une mai·
son déterminée, à l'exclusion de toutes autres exerçant la
même indu strie ; qu'au surplus les deux établissements
ne sont pas situés ùans le voisin age l'un de l'autre, mais
dans des quartiers bien distincts; qu'en résumé aucune
confusion ne peut s'établir entre deux maisons dont les
noms de Gibon et de Teisse;,'e n'offrent a\lcune similitude;
Par ces motifs,
Le Tribunal débou te Gibon de sa demande et le condamne aux dépens,

Du 2 1Juillet 1891. - P1'és" N, GIRARo,juge,-P l"N11.
Stanislas GIRAUD pour Gibon , A, PÉLISSIER pour l'eisseire,

VENTE A LIVRER. -

MAXIMUM ET MIN IMUM. -

ENVIIlON.

Lm'squ'une 'Vente à liv1'e1', (ai te avec indication de maximum et de minimum , p01·te en ol/!1'e la clause environ
'
il. (aut tnte'''P''éte?'
cette clause comme compo1'tant une'
latitude de 5 % en plus du, maximum. ou en moins du
minimum fixé (1),
( FIE SCH I CONTBE

GEORCIAOÈS.)

JOGEM EN 'l' .

Attendu qu'en juin dernier le sieu r Georg iadés a verbalement vendu au sie ur Fieschi la quantité de '1 5 à 16,000 k,
environ l'aisin de Corinthe, déposés a u domai ne Grandva),
au prix de 47 fI', 37 c, 1/2 les cent li" à la consomm at ion
de la douane, facullé d'entrepôt d'octroi et de régie;
Attendu que le sieur Geol'giadès a livré 14,49 1 k, ; que
Fieschi prétend qu 'il doit lui être livré un solde, so it
'Il sacs, et a cité le sieur Georgiadès en résili ation du solde
de ce marché et en paiement de la différe nce des cours;
Attendu que les parties sont en désaccord SU l' la signilication de la clanse envi?'on .. que Fieschi sou tient que le
mal'ché était limité, d'une part, à 15,000 k, com me minimum à li vrer par le vendeur, et à "iG,OOO 1(, comme maximum à recevoir pal' J'acheteur ; que l'intel'prélaÙon donnée
pal' Fieschi ne saurait être admise; que l'expression envù'on
s'applique aussi bien aux 15,000 qu 'aux 16,000 k.; qu'i l a
été admis dan s les usages et consac ré par la jurispl'Udence
que l'adjonc tion du mot env;,'on com porte tlne latitude de

(I) Voy. Conf. ci-dess us, p. JJO.

�( ~5q

( 235 )

5 % en plus ou en moins des ch iffres de 15 et 16,000 il.,

( li'ALGUE\'R E'l'T ES CONT IH!: DE i\IOL INS.)

selon les convenances du vendeur ;
Att endu qu 'en ayant liVl'é 14,49 1 k. le sieur Georgiadès
a rempli el au delà ses obligations; que la demande du
sieur Fieschi ne saurait ê tre accueil h e;

Par ces motifs,
Le Tribu na l débout e le sieu r Fiesch i de sa demande et le
condamne aux dépens .

Du 22Juillel 189 1. - Prés., N. JOURDAN, juge. - PI. ,
MM. Fieschi en pe l'Sonn c, AUTRAN pou r Geo rgiadès.

C01 'RTI ER .
-

-

CON'fRAT LIlL

D ÉDIT CON YP.N U . -

-

CAS DE RÉ SILIATrON PI\~: "U.

COU RTAGE NON DU. -

HÉMU NtR,\ -

TION A ARBITRER.

Le courtie r a droit à son co urtage dès la conclusion de
l'alfai.,.e el quand m~me les pat'ties l'aut'aient ensuite
volontai rement 1'ésitiée en vertu d 'un accQ1'd nouveau (1 J.

Mais il ne saurait en ü,'e de mé",e, lm'sque la résiliation
est née d'une clause du conl1'at lui-méme l'autm'isant

moyennant un dédi t conven" (2) .
TO&gt;ll e(o is, 8i la "éalisalion de celle clause empêche le
cou,rtie'!' d'avoit- d,'oit ci un court'1ge complet, elle ne
saurait le priver de toute rémunération, et c'est auX
Iribunaux à en arbitre&gt;' le chiffre.

(1) Voy. Conl., 3' Table déoc nnal e, \'~ Co urtie r, n~' 14 , 15.

(2) Voy., Conl., ibid., n' 16.

J UG EM ENT .

Attendu que la demoiselle Pau line Falgueyrettes réc lame
;\ Demol ins, l'u n des direc teurs du Palai s-de-Cristal de Marseill e, la somme de 9,250 fr., montant d 'une censerie
qu 'elle pré tend 1ui être du e Sll r la ven te de la part de P"opriélé appartena n t à Demoli ns sur l'établissement d"
Palais·de-CL'istal faite pal' son en tremise il un sieur Benoist,
agissant pour le compte du sie ur Pompei, copropriétaire
du Pala is- de-Crisla l et associé de Demolins;
Attendu qu 'u ne vente a bien été conclue dans les cond itions ci- dessus, mais en lai ssan t anx parlies la faculté de
se dédire jusqu'à la passation de l'ac te définitif, moyennant une in dem ni té de 25,000 fr.; qu e, pal' application de
cette dernière clause, le Tribnnal de céans, pal' son jugementdu 22 juillet coma nt, a condam ué Demolins à payer
il Pompei le dédit de 25,000 fi'. ;
Att endu que, san s doute, la ceuserie scra lt intégralement
acquise à la demanderesse si, après la co nclusion lerm e et
définilive de l'a ffai re pal' son entl'cmise, les parties l'ava ient
ensu ite volontairement résiliée en vertu d'un acco rd nou -

veau intervenu enLre elles, constituan t Ull second contrat;
qu'il n'en est pas ainsi dans l'espèce, Ol&gt; le cas de rési liation avec paiement de déd it se trouve pré,'u et spécifié pal'
une clau se même du wntrat négoc ié pal' le cO ll\'tier ;
Attend u , cependant, que les accords, par le fait même

du pa iement d'un dédit, se trouvent avoir produit, dans Llne
certaine mesure, un effet utile qui antorise lïlltel'méd iaire
il réclame r une rémunération pour ses peines et soins;
que le Tribunal, eu égard à l'imporlance de l'affail'e engagée et au résulta t. obtenu, fixe à 1,000 fr. cette rémuné-

rubon;

�Par ces motifs,
, .
1
damne Demolins:\ payer à la demoiselle
Le 1nbuna clon
me de 1 000 Ir . à titre d'indemnité,
,
•
Fal aueyrettes a som
ave~ intérêts de droit et dépens.
. '11et 1891 . - P,·és. , M.
Du 31 Jut

hl .

LEGRÉ

J3ARTHELEMY. -

Pl .,

pour Demolins.

( 257 )
(,/
ou d'expe1'ts et sans ,Y appelet' ~es consign ataù,~,~. ,~ ont
"ég"iiers, lorsq. e, 1 acc.dent s étant p"od"it d'{nt la
n"il du samedi au dimanche, il était impossible \l'attendre la nomination d'un expe,'t sans COU1't'r risque .11 " ... \ _ ,,'
d'une notable aggravatt'on d'ava1'ie ,
' __ __
La Compagnie ne commet non plus aucune (aute engageant sa 1'esponsabiLité, lorsqu'a la suite de ces opb'ations, elle (ait vendre la marchandise aux enchè1'es,
méme sans yappele1' les COJlS1'gnatai'res, si, d'une part,
l'ét at d ava1'1:es, menaçant de s'agg'rave1', 1'e11dait cette
m.esure urgente, et s'i, d'autre part, les opérations de
mlse en [/1-enz'e1' avaient amené, dans les diverses parties de mm'chandises, un mélaJ/{je 1'endant impossible
la 1'econJ/aissance pa1' chaque consifjnatai1'e de ce qui
lut' 1'evena'il.
1

MARITIMES.
A VARIE
.
la'A LA
CO MmSS IO"iNAIRE DE TR I\NSPORTS
•
R[
'ÉE
ARTICLE
XPERTISE
A
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CARGAISON. • n DU

CODE DE COMMERr.E.
MISE A QUAI. _
AllI: ENCB ÈRE S • -

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.' l

w,

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•

A' .\RIES

. .
FAUTE A
PROUVÉ. -

LA

_

CONSIGNATAIRE NON APPELE.
,
V

MISE EN GRENIER. -

MÉLANGE.
"

'-

ENTE

CO 1NSIGNATAIRE NON APPELJ:: .

CONNAIS~r.MENT .
pnOVENA~'1'

OF.

CRARGE DU CO:\

-

CLAUSE

MOUILLURE.

,
rGNATAIRE .

n'EXONÉR ATION.
PREUVE DE

_

V ICE

PROPRE

ARMATEUR RESPONSAllLE .

. .
. l'm'rivée1
Une compa[Jnie de (1'al1$p01~ts ma1'tltmes
qUt,. ~(
.
' par 1 eau
voit la cargazson subttement
enva l ne
. l' pet&lt;
106
rai1"f~ constate1' l'avarie , con/orm é men t ·a l'm·tte e
1\
du Code de commel'ce) pa1' un ex-pel ,t 11.Ommé sur reguéte.

Et celte expertise ,,'est pas "u II e quan d mtErne le 1"écep-(
tionnaire de la fflm'chandise, présent sur la pace e
connu , n'y aurait pas été appelé.
La compagnie ne commet aucune 1~au t e engageant
. . sa
ï
elle
(a,t
.
,'es:ponsabilifé lorsgue, dans un pa, et cas,
, un-'(
·
.
a'
nédialemel1t mettre cette mm'chan d tse a 'lu et /al1
.
t , pour a
'Vider en gren ie,' les sacs 'l Ut. la conttennen
laire étend"e et peUeter.
.
. t ton
. de J' "st.ee
De pareils actes, mtEme laits sans au/orMa

La clause d'un connaissement exonérant l'armateur des
pertes ou QVa1'ùs calu~ées pm' les (uites d'eau, écoulements accidentels, suintements, mouilho'f: par l'eau
douce ou de mer, ne sau1'ait l'aIf1'anchù- de toute 1'esponsabUité ci: 1'aison de ses (au tes l ' elle a seulement
poU?' effet d'en mell"e la p"euve à la chm'ge de l'expédite",' ou du destinataire de la ma.-c1landise (1) .

La p"ellve d'une la.de est su(fisamlllent (ait e cl cet égard ,
lOt'sqH'z'l1'ésulle d'une expe1,tise que l'zl/vasion de l'eau
est ]ll'ovenue de ce qu'un 1'obinet pm'aissant (e1'mé élait
en réalité "esté ouv.,·t pa,' suite de la "uptu"e d'une
dent d·engrenage.
Ce (ait constitue un vice p,'op,'e ca1'acférisé, 1'endant l'armateu1' 1'esponsable des ava1'ies gui en sont la conséquence (2) .

(1) Voy. ci-dessus, p. 197 eU a note.
(2) Voy, 3° Table décennale, v· Armateur, n0 14.

1" P. - 1891.

17

�( 258 )
(DUFAY, GIGANDET ET C', ANGST, DESBOIS ET C'
CONTRE COMPAGNrE DES TRANSPORTS MAR LTIM ES ET ASSUREURS .)

JUGEMENT.

Attenrlu que le steamer B retagne de la Société générale
des Transports Maritimes est arri vé à Marseille le 23 octobre 1890, avec une ca rgaison d e cafés el cacaos à la consignation de divers ou à ordre; qu 'étant ancré dans le bassin
dtt Lazaret, dans la nuil dtt samedi att dimanche ~6, la
caisse wat.,'-baUast de la cale du centre a laissé échapper
une partie de son eau, qui a inondé la cale avanl el at,teint
les marchandises entreposées dans ladite cale; que, dès la
constatation de ce fail, la Compagnie défenderesse a immédiatemenl débarqué d'o ffi ce la marchandise avariée,
éventré les sacs, mis les cafés el cacaos en grenier sur le
qttai el les a fail étendl'e et pelleter; que, le lundi 27, elle
a présenté requète au P,ésidenl du Tribunal de céans, lequel, par orJonnance du même jour, a nommé: l' M, Méric,
expert, capitaine marin, pOUl' vérifier l'éta l de la cale et
déterminer les ca uses de l'Inondation; M, Gaillard, courtier, sapiteur, chal'gé de v&lt;ll'iner les marchandises alleintes
par l'inondation, d'e n décrire l'él al el de prescrire el faire
exécuter to ules les mesures nécessa Ires pOlll' la conservation de la marchandise, avec pouvoir, pour leùil sapiteur,
de faire vendre aux ell chères puhliques celles de ces marchandises qu'il croirait nécessaire; 3- M. Callve l , curateur,
chargé de représemer dans l'experlise el ses suites les intéressés absents;
Attendu que les experts et curateurs onl procédé aux fins
de leur mandaI; que l'expert Méric, dallS son l'apport
dressé le 21 novembre 1890, el1l'egislré el déposé, a apprécié la cause de l'accidenl; que, d'autre part, l'expert
Gailla rd, estimanl que l'état d'avarie grave d'une certaine
partie de la marchandise en exigeait la réalisation immé-

( 259 )
diate, a fait procéder, le 8 nove b

avis réglementaires à la ven te m re, après les dé lais el
,
aux enchères pub\'
d
lques es
cafés et cacaos avariés donl le dé '
l'apport;
tUlI figure dans son
Atte ndu que, en même temps
' '1 é '
ci-dessus à la l'pquête de la SOC ié;u lé ~aIt procédé comme
Marililll es, les sieu I's Desbois ele~. n ~'ale des Transpo l'ts
partie des cafés, avaient pris ellx-mê~ eSLtl.n~ t~ll'.es d'une
requ ête, adressée, le 28 octobl'e,;\ M 1 ~, I_ ~llltlaltve ,d :une
nal de céa l1~ à fi d
, , ' e 'é.lden t du 11'1bu.,(
n e nornlll3tlOn d'ex
1
quête répo ndue par lIIl e ordonn
d ' perts, .quel le l'e.
ance u même J'o
malt MM . Glaize, cO lll'ri el' Jonqu iè'
1"
. ,ur, no01.'
1
,
l e, Cllm lste Rivai
f':
"
ca
pltaine au ong cours experts il
(ux lins requises' que
1 d'
experts ont dres,é leur l'apport à la d
'
es ItS
enregistré el de posé ;
ate du 5 novembre,
l

•

'
,
Atlendn que, en l'état des fat
réceptionnaires so it les s'e 1 sDClr-d essus, cel'tallls des
'
1 urs Il a y G19andet 1 C
P,-G, Angsl, d' lIne parI P D 'b'
C',
e',
'1
'
• . e~ OIS et • d autl'e
Cllé a Comp(lglli e génél'ale des TI'
J,
. . pa!'t, ont
devant le Tribun a l d
é
allSpOlls Mal'lllIneS pardite Sociélé personIle~e c ants allx fins de laire déclal'er 1.men respoll sa ble de l'a
'
pal' leul's mar'chandîses'
~.
"
vane subi e
ment appelé en ca u -e 1'e q~e le, mêmes pa r i les ont égale.
c
~
S tl,ssureul'S l'especrf
'.
VIennent an débat',
1 s CJlI' 1IllerAttendu en pl'em' , l'
p,-G, Allg~t conleste~et'f ~ell'I?ne Dllla)', Gigandel el C' et
lise intel'venue el d 1 0lme emenlla valldllé de l'expere a vente q"l en a été l
'
conséquence pal' le
Il
a sUite el la
connaissait ieu~ ua~~é' dq u ~Ia Sociélé défenderesse, qui
dan; la q
t'
q
,
e JeCepllonnalres et lelll' iutél'êl
Des 1011 311ralLom' d 1
procédé al'b'l .'
IS e eS appeler :\ l'expel'tise el
1 rall'ement à 1
ment suiL à"
. J eur in. SU, non conLrad ictoil'eJ
experti se, soiL à la venle aux enchères'
Attendu qu 1 S ' ,
'
de l'alticle 10: d~ c:;léle dMendere.se a pl'océdé en vertu
e de commerce, a ux tel'mes duquel,

�( 260 )
contestation pour la réception des objets
en cas de re f us ou
d
' 1elIf é tat est vérifié .et constdaté pa r es experts
transport é:),
nommés par le Président du Tribu nal e c~ml merdce el par
qu.
1 est e JUrlSune ord Duuane e au Pied d'une requête;
.
,
tante
qu
e
le
mode
spéCial
(le
vérlfica
tlOn orprudence cons (
.
,
ledit article est u ne m esure conserva tOire
gamsé par
, ,"
,
' t êt
' 1abl e à tDlIte in s tance Judlclane,
qUi nel sauraI ' re
prea
.
,
à
t
tes
les
formalitè~ prescnt es pour es expertISes
sounllse ou
.
or d ,W3 '1res et notamment à l'obl iga .tIO n pour le transporteur
.
.
,l
' t d'y appeler l'expéd iteu r ou le destlllat""e;
ql1l a requler
'
s ' dé
qu'il est regre ttable, sans c1ùute, en fait, qu e la oClété fenderesse 11 ' a 'It pas Gru devoir appelel' les propl'lét.alres
des m arcbandises, tels que les demandeurs an pl'Ocès ?r,tuel,
dont elle connaissait les noms et les adresses, mais que
'
de celle formalité ne peut entrainer la nulhté de
l ,a bsence
t d d ' t ' troit
l'expertise int ervenue; que les nullités son e rOl e
et ne se suppléent pas;
Attendu en second lien, que Dufay, Gi gandet et C',
Angst ain;i que Desbo is et C· q ni , en l'état de leur expertise

1

contradictoire, sont restés ét rangers au prem,lel' ~oyen,
reprochent encore à la Société défenderesse d avolf, commis une lau te lourde et fait sur la m archand ise de, actes
de mainmise e~ d'appropriation l ui interdisant de plaider
son irrespon'sabili té, lorsqu 'elle a m anipulé les calés : t
cacaos à sa fantaisie en dehol's du contrôle et de la pr , les a con ron d us avec ceux ,apparte-'
sence des propriétaires,
.
emer 'Ipres
nant à d1autres consignatai res, les a mlS en gr . t
'
l
avoir éventré les sacs, et finalement les a alt vend re aUI
,
enchères publiques sans l'autorisation des propflétalfes
d'elle connus;
, su b'1t ement dans
Attendu que, l'avarie sétant prodUite
" la

nuit du samedi a u dimanche, jour où a ucu ne autOrl~;lOn
de justice ne pouvait être soll icitée, la Compagnie d enur
deresse a fait un acte conse rvato ire sagem ent entendu pOt
,
éd!&gt; ele profit et l'intérêt commun, en débarquantlIDID

(

~6 1

)

ment la marchandise avariée; que la nature et l'état de
celte avarie exigeaient éga lemell t ql1 e les sacs fu ssent sans
retard vid és et les ca fés et cacaos Dli s en g reni er pour être
aérés, pelletés et séchés afin de prévenir toute fermentation ; que ces mesures out certain ement a tténué dans une
large mesu re l'importan ce de l'avari e; que la vente aux
enchères publiqu es n 'a été que la conséquence de cette
mise en greniel' forcée, de la con l usion qui ell est rés ultée
pour la marchand ise de divers consignataires, de l'impossibi lite pour ces dern iers de les l'econn aitre et de les recevoir, et, enfin, de l'él at d'avarie qui s'aggra vait chaque
jour et exigeait une réali sation imm éd iate; qu 'en ce faisantla Société défenderesse n'a commis aucune faute enga~ean t sa responsabilité; qu 'elle a pris les mesuresconserva toires que com portaient les circonstances et agi da ns
l'intérêt commun ;
Attendu qu e, les deux mo yens ci-dessus étant écartés, il y
a lien d'entrer dans le lond m ême du débat, soit d'apprécier les causes de l'acciden t qu i a occasionné l'avarie;
Attendu qu' il résulte du rapport lait par le cap itaine
Rival à ses arm ate urs à la suite de l'accident, que, le ?6
octobl'e, à 6 h , d u soir, un e partie de la c..'gaison ayant été
débarquée, ledit capitaine, pour nssurer la stabi lité du
nav ire, fiL faire le pl ein dans la caisse à ea u, diLe wa'e1'ballast , qui se trouve a u centre, en ayant les deux robinets
qui servent de communication de la cale ava n t lermés et
la va nne de la caisse ouverte ; qu e, l'o pérat.ion term inée, il
fit lermer la vanne à bloc et ouvl'ir le robinet du centre
com'lle d'habitude, en laissant fermé le second robinet de

communication ;
Ou e, le 26 au matin, en ouvran t les panneaux pour continuer le déb"'queme nt, on constata dans la ca te avant
1"20d'ea u, tandis qu e dans la ca isse à lest le niveau de
l'eau avait baissé de O"SO ; qu e, ap rès avoir pompé l'eau et
débarqué les marchandises de la cale avant, le capitaine

�( 26'2 )

( 263 )

constata que le r obin et de com mu nication , au lieu d'être
ferm é com me le marquait l'in dex de l'epère placé Sur le

Attendu que la Compagnie défenderesse, pour dégager
entièrem ent sa responsa b ili lé, excipe de deux clauses de ses
connaissements : l' un e , par laqu elle e ll e ne répo nd pa~ des
faut es ou néglige nces qu e lconq ues d u ca pita in e et de l'éq ui
dage; l'. utre, pa l' laqu elle e ll e s'exonère des pertes 0U avari es occasionn ées nOlamm ent pal' les fuiles d 'eau, écoulements accidentels, suintements, moui ll ure par eau douce
ou de m el' ;

pon t, étai t

,'esté ou vert, e t qu e CL! tl e anom alie provenail de

ce que, dans le secte ur den té q u i est SUl' le r obinet et sert
à le faire mouv oir, u ne den t éta it cassée, ce qui avait per mis à la tige, que l'on manœuvre du pont, de tourner avec
l'i ndex de r epère sa ns que le robinet lù t lui-mêine entralné
dans le m ouvemen t; qu ' il f ut consta té, en ou t,'e , que la
vanne, que l'on cro yait lel'mée he,'m é Liquemem en t, avait
dû êtr e arrêt ée dans sa ,'ou rse pa r u n co"ps étraugel', car
lorsque, la ca le aya ll t été vidée, l'on r e fit le plei n dans la
caisse à les t, a près avoir referm é la vann e, aucun éco ule-

ment nouveau ne se produ isit;
Attendu qu'il l'és nlte des con ta tations faites pa,' les expert s, dans les de ux exper tises, q u e la vanne loncti onne
rég ulièrement et ferm e b e r métiq u~m en t ; que , en admettant , comm e le dit le ca l it aine et comme tan t semble le

faire présum er, qu 'un corps élranger ai L empêc hé, dans
l'es pèce, la vanne de ferm er h erm étiq ue m en t, au cun écoulement ne se sera it cepend an t p roduit da ns la cale si le
robin et de l'a vant s'éta it lI'ou vé lui -mêm e fermé; que ce

roLinet se m anœ uvl'ait du pont au mo yen d'une ti ge vertical e qu i , pal' un sec teur den té, fa it mo uvoir la partie obturau'ice dudit ro binet; qu e la pos ition du robin et dans la
cale se révèle s ur le ponl, il ce lu i qu i le m a nœ uvre , par un
index moloi le; q ue, dnns l'espèce, al"rs qu e l'index marquait la ferm et ure com plète, le robin et é lai t res té elIectivement ouvert en par tie, e t cela pn r s 'lit e d'u ne r up lure
d'une dent du sec teur qui ava it em pêché ou gêné la Il''DSmission régu l'ère d u m ouv em en t de la tige à l'obt ura leur;
que la rupture de celle dent peu t do nc être considérée
comme la cause principa le et dé terminan te de l'accident ;
Attendu que, en l'ét at des consta lations ci-dess us analysées, les experts conclu ent, dans les deux expertises, ~tt e
l'accident est dù à un cas fo,'tuit ;

Au endu, tout d 'abord , qu 'il n'y a pas li eu de s' arrêter à
la pr&amp;mière cl au se, au cun e fa ute ou négli ge nce ne pouvant
être imputée au ca pita ine, ni à l'équipage; qu'il ya lieu
seulement de r e tenir la seconde cla use;
Attendu qu 'il e;,t admis au jourd'b ui génér alem ent, en
doctrin e et en jUJ'isprudence, qu e les clau ses d' exonérat ion
de cette na ture n'ont point po ur elIe t d'a(franchir le transporteer de to u te r es ponsab ililé à ra iso n des fautes com mises pa ,' l ui ou pa r ses agents, mais q u'ell es ont ce ,'ésu ll at,
contrairement, a llx règles d u droit co mmu n , d'en me ttre la
preuve à la cb arge des expédi teurs ou des destin al aires ;
All endu qu e les Compngnies de transporl s maritimes
doiven t, par la qu a lité ne leur m a tériel et le jeu rég ulier
de leu rs m ac h ines e t m écanism es, parer a ux ch anres diverses de la na vigation e t protége r les m al'cha nd iqes co nlre les
risques qui les m en acent ; qu ' un robi net, tel q ue celui don t
s'agit dans l'espèce, qui ne fe rm e pas o u fer me incom plètement, est a Ue i nt d 'u n vi ce q u i le l'end im pl'opre a u service
auque l il es t a(fecté; qu 'il ne suffit pas qu e les experts se
bornent à qu al ifle r de cas fo rtui t l'accident su rven u a ud it
robin et, sans don ner a ucun e l'aison o u explicat iou à l'appui
de leur dire; qu e la r u ptme d' u ne de nt du secteu r ne peut
étre allribuée q u 'à un vi ce pr opr e ou à l' us ure du me tal, ce
qui, dans les deux cas, constitue, non pas un e impu tation
vagtle et géné ra le de fau te à l'en con tre de la Compagni e,qui
ne permettrait pas d'éca rter la clause (l'exonél'a tion i nsérée
da ns le conn aissem ent , m ais bien l'affirmation d' un fait

�( 264 )

( 265 )

précis et déterminé de nature à engager la responsabilité de
lani te Compaguie; que SI ceUe de rOlère ne répond pas des
avaries causées par 1eR su int eme n rs, écou lements, fuiles
d'eaü, mouillure, il en est autrement du moment qu'il est
prouvé à son encon tl'e que ces écou leme nts, e tc., provien.
nent d'nn vice caractéri sé de son matériel, à savoir l'état
défectueux d'lm l'ob met de comm unication;

MM. Fernabd ROUVI ÈRE pour DlIf~y, Gigandet et C', Couvt
pour Angst et pOlir Desbois e t C', AICARD pour les Transports maritimes, ESTRA NG IN pOUl' les assureurs.

Attendu, en conséquen ce, qu'il y a lie n de rendre la
Compagnie défenderesse r esponsa ble des dommages subis
par les marchandises des demandeurs et de renvoyer les
parlies par-devant un arbitl'e-rapporteur, à l'effet de faire
établir pal' état le montant des dommages-intérêt~ en-

Le chif("e de rindentni té due au na vù'e pou',. les $ures-

courus;
Attendn qlle, en l'él at des appréciations ci-dessus, rendantla Compagnie des Tramporls m aritimes directement
responsable à l'égard des demandeurs, il n 'l'a pas lieu de
statuer d'une maniél'e spéciale sur les fins prises pal' ces
derniers à l'encontre de leurs ass ureurs;
Par ces motifs,
Le Tribunal, joignant les instan ces respectivement introduites par Dufay, Gigandet et Co, Angst, Deshoi s et C', sans
s'arrêler aux fins prises par la Com pagnie des Tra nsports
maritimes, l'en déboute; déclare ladite Compagn ie l'esponsable perRonuel1ement de l'avarie subie le 25 octobre '1 890
par les marcbandises des demandeurs; l'envoie les parlies,
pour la liquida tion des dommages-intérêts, par-devant
M' Charles Cauvet, arbitre· rappo rl eur ; dit, en l'état, n'y
avoir lieu de slatuer s ur les fins pl'i&gt;es par les demande urs
à l'encontre de leurs assureurs respectifs; condam ne la
Société générale des Transports m"'ilimes à lous les dépens, y compris ceux des deux expertises et du règ lement à
intervenir.

Du 31 juillet 1891. - P,·és., M, BARTRÉLEMY, - Pl.,

ADORDACE. - CROMAGE. - SUREST,'RIES. - INDEMNITÉ.

taries "ésu/te toujo",'s d'un forfai t établi pa,' conuentian e."cpresse ou taci te.
!vIais il n'en est pas de même de l'indemnité de cMmage
due pa,- l'abo''dew' à l'abordé pOUl' le temps COuru
pendant les "épa,'alions,
A ucune convention même taci te ne pouvant étre invoquée
en pa-reit cas, les T ribunaux doive?zt fixe1' ['indemnité
d'ap1'es les 1"ègles du d,'o it commun, c'esl-a-dù'e par
appréciation du dommage effectivemenl subi (1).

Da"s le chiffre alloué d 'ap"ès ces bases, doil enlrer la
$omm.e 'r ep,'ésentanl les salaires et, 1l0w'1'iture de l'équi-

page pendanl les ,'éparations.
Dans ce chifr,'e doil aussi en t,·.,· la p"'/e d'inlérêls sur le
capital, amortÙtsement, pr'ime d'assu1'a nce , etc.
HI enfin la perle de bénéfice ,

(LIKIARDOPOULOS CONTRE DAVID. )
J UGEMENT.
AlIendn qu 'en suite de l'abordage que le navire à vapellr grec NIa"i" - Vagliano a sllbi, le 15 avril dernier, du
lait du naviee NIasse,., des réparations ont dû être faites au

(1) Voy. 3- Tabl e décennale,

V"

Abordage,

0 -'

38,39 .

•

�( 267 )

( 266 )
navire abordé en raison des avaries constatées par experts;
que, de ce chel, le navire Mar·i. - Va9/iano a dù séjol~rner
dans le port de Marseillo pendant ulle pérlOde de vlllgthuit jours;
Attendu que le capitaine Likiardopou los, commandant le
navire abordé. a droit, comme conséquence de l'abordage, à
des dommages- intérêts, qui doivent consister dans la réintégration des dépenses auxquell es il a dù faire lace pour
et pendant lesdites l'éparation s, et dans l'allocation d'une
certaine indemnité en rapport avec le préjudice ou .rivatian de bénéfice qu'il a pu supporter;
Attendu que le capitaine David fait offre de 20,354 fr.
80 c., des Irais d'expertise surtaxe et des frais d'instance à
ce jour; que le capitaine Likiardopou los réclame, an contraire, 46,761 fr . 90 c. ;
,o\ttendu qu'il ne saurait y avoir discussion sur le montant des frais de réparations nécessaires évalués par les experts et s'élevant à .. . ..... . . . .... . . . . •. . F. 12,6lO
Que les frais de la première et de la seconde expertise, ensemble" , , . . , .. , , , . . ,,"
ne sont pas, non plus, sllsceptib les ct'être
discutés, ainsi que les frais payés au sieur
F, Westernary, ci. .. . ".", .. . . , ,. , , . . .. •

1,707 55

246

Attendu que si les experts ont pu considérer l'entrée du navire Mar'ie - Va9/iano
au bassin des Docks, comme non urgente,
ils n'en ont pas moins reconnu l'utilité de
celte mesure; que le capitaine Likiardopoulos, qui avait la responsabIlité de son
navire et d'une bonne na vigation,a donc fait
prudemment.de prendre cette mesure immédiate que, sllivant les circonstances, il
aurait pu être blâmé d'avoir dIfférée; qu'en

A "epo,' t e,', ,. F .

R epo,·t ... F.
ce fai sant, il Ile s'est pas écarté des presCrIption ; des exp~rts, et que les fl'a is de
bassin doivent lui étl'e alloués, ci .......... »

14.563 55

2 ,80 1

eL comme accessoire, les frai s de remorquage du vapeur, à l'entrée e t à la sortIe Ju
bassin, ci .. , . , ... , ........ . .. ... .... , . , . »
et les fl'ais ùe voiture occasio nnés, ci ... . . , »
Attendu que le navil'e aburdé n'a pas eu
besoi n, comme conséquence de l'accident ,
de peindre en entiel' sa carène, ma is quelques tôl es se ul em ent ; que celte dépense ne
peut êtl'e sUPPol'tée en entier par le capi·
taine David et doit être admise pour . .... , »
le surpl us rejeté comm e incombant au navire Ma1'ie - Vagtiano~·
Qne le compte Assani doit être aussi rejeté à la chaI'ge exclusive dudit navire
pOlir 800 fI'. pOUl' interprétation, le su rplu s,
remorquage et voiture, é tant déjà admis cidessus, et à admettre encore, comme non
discuté, llo ur ... . , ..... , . ........... . . ..

&gt;J

Attelldu qu e par l'allocation de ces som mes, représentant ensemble ..... .. .. , .... F,

200
153

100

498 80
18.3 1535

le capitaine Likiardopou l0s se trouve couvert des dépenses
qu 'il a dù dAbonrser pour la l'em ise en état de son navire'
mais qu'il a subi, dans le port de Marseille, un retard
prolongé qui a été cause, pour son pl'opriélaire, d' une
perte d'intérêts de son capI ta l, demeuré ainsi improd uctif,
et de faux fl'élis, amo L'LisseJll ent, pt'ime d'assurance, salaires
el nourriture d'équipage;

14.56355

Que ces salaires el nourl'i ture de l'équipage du Mariel'agliano , pendant les vingt-huit jou rs dont s'agit, peu-

�( M8 )

( 269 )

vent être évalués à ..... . .. ···· . . ····· · ·· F .
et qu'en tenant comple de l'âge d~1 navire
et de la déprécialion de valeur qUI en décou le forcément, les au tres causes cidessus énoncées peuvent être arrètées au
cbilfre de .. .. ...... .. .... . .. .. ... . .. . . . «

4.000

soit encore au profit du demandeur ....... F .

6 .500

Par ces motifs,
2 . 500

Attendu qu'i l reste don c à appréc ier l'allocation à laquell e celui-ci a droit pour la privaIion de bénéfice encourue par lui comme conséquence de l'accident;
Oue tout d'abord il ya lieu d'écarler de ces appréciations
la dilférence de fret de 1,700 fr. réclamée; que ce n'est
point là un dommage dil'ecl, immédiat et prévu, mais un
fait postérieur à l'évènement, résu ltant de la volonté et de
la convenance du propriélaire du vapeur abordé, et que le
capilaine David ne saurait en répondre;
Oue, pareillement , le capitain e Dàvid ne saurait être tenu
de liquider les dommages-inlérêts par lui dus, sur le pied
d'usage en matière de sures la ries ;
Ou'entre lui, en elfet, et le ca pitaine Likiardopoulos, le
lien de droit ne découle qne d'u n fait involontaire, constituant un quasi-délit, et null ement d'un accord écrit ou
tacite se référant à l'a pplication d'un usage et ~lipulant
une clau se pénale telle qu'est en réali té la clause de
surestaries ;
Oue le Tribunal , qui doit apprécier les dommages à la
juste valeur du préjudice ca usé, ne peut donc être astreint
à appliquer des sUl'estaries qui, ne ressortant pas de la
volonlé souveraine des parties contradantes, l'obligeraient
à allouer, quand même, des ind emnités tantOt trop fortes,
tanlOt tro~ faibles, suivant les circonstances;
Oue, dans le cas de l'espèce, le Tribunal estime qu'une
allocation de 6,000 fr " comme représentant le bénéfice

•

•

dont l'immobilisation du vapeur Marie- Vag/ia1lo a amené
la perte pour son proprié taire, est pleinement suffisan te et
saLisfacto ire;
.

Le Tribunal, ayant tel égard que de raison au! fins et
conclusions des parties, condamne le capita ine David à
pa yer an derr.andeur la som me 30,8 16 fr, 35 c, pour les
causes ér,oncées, avec in térêts de droit et dépens .

Du 5 aolll 1891. - Prés., M. BARTHÉLEMY. - P I., MM,
AUTRAN pour Likiardopoul os, E,TRANGIN pour David .

COMPÉTENCE. -

ACHAT OU VENTE DE MINE. -

EMPRUNT.

CARACTÈRE COMMER CIAL.

Si l'exploitation d'une mine est un acte civil, la vente ou
l'achat d'une mine consit/ue un acte de commerce .
En conséquence, un prÜ (ait en vue d'un achat Ou veule
de moi ne est c01nmtfrc't'al et soumet ['emprunteur à la
jU1'idiction commer ciale.

(SUDRINI

CONTR E 'l'H.liRAIZOL ET R OVELLA.)

JUGEMENT .
Attendu que les défendeurs opposent à la demande for mée contre eux par le sieur Subriui une exception d'incompétence;
Qu'ils prétendent que les billets souscrits par Théraizol
à l'ordre d u sieur Subrini ~t avalisés par la dame Tbérailoi et la dame Rou ell e, onL une cat:se purement civi le;
qu'il s'agi rait, d'ap rès eux, d'un prêt d'argent fai t à Tbérailol pour alfaires d e mine, opérations que la loi spéciale
qui régit la matière déclare expressément ci viles;

�( 271 )

( 270 )
'
e 'l'hérailOl, à qui ce p,'êt a été fait directement,
hl .,s
qu
"
f ' l'

' t pasu n concessionnaire de mme eL n a pas
nes
, ait em-

(BENECH CONTRE METZELès,)

prunt dont s'agit à l'occasion de celle concessIOn ou pour
opération la concernant ou s'y J'attachant ;

JUGEMENT,

Que le prêt dont s'agit n'a été par l ui S?lIiC\té du sieur
Subrini qu'en vue de la vente ou acquIsitIon dune mme,
c'est-à-dire pOUl' une affaire dunt le car~ctère élalt comme rcial el ne ren trait pas da ns la calégofl e des acles auxquels la loi a attaché, par fav eur t~ule spéciale, le caraclère
d'acles civils, en vue de facdlter 1 explollatlOn des mme"

Atte nd u q u 'en décembr~ 1890 Metzelès a vend u verbalement à Benech f rères un e q uan tité déterminée de mètres
cubes en plateaux de bois de ch êne et de bois de frêne, à
un pri x conven u, coùt, fl'et et assurance, à li vrer courant
décembre susd it et janv ier 189 / ;
Qu'il a été expédié trois envois: le premier par vapeur

Que le Tribunal est donc compétent;

Garonne, à la date du 14 janvier 189 / , à Dorde.u!; que

Par ces motifs,

cet envoi a été reçu et son monlant payé; que, par suite,
Benech frères ne sauraient, en l'état de cette réception,
soulever aucune difficuHé quant à la qua lilé des bois de ce
premier envoi; que vainement ils exciperaient d'un prétendu accord avec le représentant, à Bordeaux, du vendeur, par lequel leur droil à d.s réclamations aurait été
réservé et qu'a u rait approuvé le vend eur; que le représentant du sieur Metzelès n'avait aucune qualité et qu e l'expe"lise requise sur ce premier envoi ne saurait être ordonnée;

Le Tribunal se déclare compétent ; renvoie les plaidoiries
au fond à l'aud ience du 18 coura nt ; condamne les défen·
deurs aux dépens de l'incident,

nu 5 aoM 1891. - P,'és" M, BARTHÉLEMY, - P l" MM,
FILIPPI pour Subrini, Henri GAUTIEH pour les défendenrs,

VENTE, COUT, FRET ET ASSURANCE. QUALITf.:. -

CONTESTATION SUR LA

EXPE HTISE AU PORT n'EMBARQ UEMENT.

Dans une vente coût, ("et et aSSU1~ance la livraison est
pu tee (aite au pori d'embm'quement ( 1),

1'é·

at/s8t" à ce lieu, f-at-ce un pm" é(1'anget', ?ue ~oi{
être faite l'expertise, au cas ou, au port d url'wée,

C'est

l'acheteur cOllteste la qualité (2).
Il en est su"toul ainsi lorsq, .. les accOl'ds pOl'lenl que le
classement doit ét,'e le classemenl habituel dl&lt; vell'
deu,' (3),
' Dé ,
(1-3) Voy. Conl. 2' Table décennale, V' Vente par navire dé SIg
• W,
t
(2) Voy. Conf. lbid .- Voy . cependant 3' Table décennale, V' Ven e,

Attendu que le second en voi, éga lement Il Bo,'deaux, a
élé fait par le vape u r B",'on-A,.d,'ossan, le 4 fé v,'ier 189 / ;
que le troisième et dernier en voi a eu lieu le 5 mars sui·
vant, par vapeur Timado, sur Cette;
Attendu que les sieUl's Benech frères n'ont pas excipé,
pour laisser ces marchandises pour compte de leur vendeul', de ce fait que ces deux derniers envois ont eu lieu
postérieurement aux délais stipulés pOUl' J'embarquement;

eoOt, Iret et assurance, n° 16. - V(lY . enco re , daLl~ le sens de la décision ci-dessus, 2' Table décennale, VO Experlise, n' 4, et v' Vente,
O"U et suiv .

�( 272 )
's qu'ils prélendent que la qualité de la ma"chandise
mal
"1
'è
' t pas conforme aux accords; q III S l'eqUl rent une e'nes
'ès
d
ertise pour constaler les défectuoslt et vices e toute
p Lure dont elle serait aUeinte et IIr lesquels lesdits Be~:ch frères se basent pour réclamer des indemnitès à leur
vendeur;
Attendu que ce dernier ne saurait repousser l'expertise
en ce qui concerne le second envoi ; qU'l i n'y a pas eu, en
fait, réception et prise de possession pa r les a?heteurs d,e
ces bois déba rqués aux Docks de Bordeaux; q Ulls ont faIt
nommer lin tiers cousignataire de justice et prolesté du dé·
faut de qualité, en retena n t une partie du prix;. que l'expertise doit donc se faire aussi bien SUl' ceue partIe que sur
la dernière;
Mais que celle expertise ne saurait être pratiquée soit à
Celle, soit à Bordeaux, mais à Trieste, liell où, par smte des
accords sous la clause coùt, fret et assurance, s'est faite la
livraison à l'acheteur, selou les cond itions dudit lieu ; qu'en
dehors même de ce motif, les acrol'ds portant que le classement doit être le classement habituel du vendeur, 1 expertise à Trieste ne pf Ut être con testée; qu' il n'y aurait
que le cas d'impossibi li té de pouvoir prélever des échanti ll uns qui pOllrrai t empêcher que l'expertise se fit ail lIeu
de la livl'aison, soit à Trieste;
Att endu que les sieurs Benech frèl'es, ayant accepté la
clause coùt, fret et assurance et l'ob liga tion d'acce pter les
traites documentaires qlli devaient être fournies à chaque
envoi, n 'ont en aucun droit de se refuser à donner cette
acceptation pour une partie SUI' le deuxième envoi, et pour
le tou t sur le troisième;
Par ces motifs,
Le Tribunal déclare Benech frè res ma l fondés dans leur
demande d'expertise pour le prem ier envoi;
Dit que celte expertise ne portera que sur les bois du

( 273 )
deuxième et du troisième envoi e~ Cju'elle de',,'a a"oir lieu
par les ex pert s qlli seront i\ cet elfet dés ignes par
M. ler.onsu l de Fi'ance, il cet elJet dé légué, lesdits experts
ayallt pour mandat de constat er le. défectuosités et vi ces
des bois de ces deux envois, d'après les usages de Tri este
et Slll' l'éc hant.illon qui le ur sera en voyé de Cette et d ~
Jlo rJeaux , en tant qu e ce pl'élèvement soit matéri ellement
possible, et fix eron Lies indemn ités ql1 i pou J'l'aient èll'e dites
il Den ec h frel'es; dépens en ce Cas rése,'vés ;

n 'l'rieste

Comm et rogatoiremenl MM . les Présid en ts des Tribunaux
de commerce de Cette e t de Bon]eaux il l'elfet de désigner
chaclln un expert, lequ el, après senn ent pl'été, prélèvera
un échant ilion de la parti e bois dont s'agit dans chacu n
desd it s ports, ou cons ta tera l'impossibili té mat ériell e d'opé.
rer ce prélèvement pouvant représentel' l'ensemble dn
chargement, auquel cas le Tl'i bul1éll aurait à aviser;
Conda mn e Benech frères ;\ payel' ;\ ,Iletzelès ~,100 fI' ..
sold e dll prixld e l'ex péd ition pal' vapellr Baron-And,'o8sall,
et cell e de 22, 128 fI'. 50 c., montant des tl'aites fOUl'nies
pour le chal'ge ment du Timado et protes tées faul e d'accepta tion, et c'est avec jnt,erê ls de dm it ; dépens réservés.

Du 5 août 1891 . - P rés., j\1. B.'RTHh EMY, pOU\' Ilenec h [ rè re~, SENÈS pOUl' Melzelés.

P L. , MM,

AI CARD

CLA LTH:;

COMPROilJ1S~O l flE .

A L'ÊTIlANr.ER. -

-~

-

ETn l\ NGE II ::i,

-

-=

AFFRÈTEMENT

RÉCEPTIO NNAIIlE F' n .\ Nç.\I!'. _

VALIJ) IT"~ .

Si fa clause compronu""soù'e est nulle IOJ'sqlr'elte

lie COll -

ttent pas toutes {es élloncia t ion&lt;:; de l'article 10 06 du
Code de procédu1'e, ce n'est qlle lorsqu'elle est convelwe
enf/'e deux F1'a nr:m:s, Olt entre un F1'anr;ais el !ln
él1'an[Jel'.
Cette clause est valable au confl'aÏ1'e si elle est ùlfeJ'cellue
ellb'e él1'a /l/Jers conb'ac tant à l'él1'an[lel'.

1" p, -

1891.

18

�( 2;4 )

( 275 )

d'une chal,te-pa"tie (a"e endAn 1
' ' 1 menl la cause
S pccla
e 'e en fre tt 11 Cflpt'laine et un an'réleU')'
(OItS
eu:c
.
.
.
1l
9 e et..,
1
Ile
loufesconfestaüons
a
"atSOll
l ' t d'ap,'ès agIt'
a ng alS,e
d '
t élr-eJ'ugées pm' des Q1'bifl'es
en
1
d l , ff,'Men .. nl owen
enl i .' e est /'tel'( e e
l 'alable t
Ol01' $ méme que e Tlod
: .
A
u9
e
e1 r ,
.,
.
F1'ance
et
gue
le 1'écepltonde débarquem,ent e8 eH

en tre deux li'l'ançais ou en tre un F,.ança is et un étrange!'
directement;

naù'e est français .

.

.

'r
'1 1 à l'èga&gt;'d du cap,latne, 9ue le
Ce récep tw na1 e '~ é ,~~'ll 1 • le ca 1Jitaine a con tre lui les
. résentant de l alll e eu? 1
l'
.
, n

' .
t
t 'e Caff'j'éleur lut-même.
dro'ils qu'tl
am'al con 1
.
. . . llfs (m'te ,'aison lorsque le ,-écepf'lOll-

'lep

Il en ,est s'est
a"'''engané
a P VtS-Q
, .- VtS
' de l'a'11'èteU!'
d se con(orfJ
n a t1'e
,'l
t'
me1' aux s l t'p 11 lalions de la cha,'te-pal' ,e,
(CAPITAINE

ALL EN
.1

CON'TRE

Il ERG ASSE

E T FnANCOll.)

JUGEMENT.

l ' Foyle capi laine
Att endu que le navÎI'e à vapel1croamn pga~lyS pOlll' ;r l~etll'e à
lI,été
al'
la
AITacan
,
é
Al len , a él a 1
p
lt rl'z à Ira nSDOrlel' SUI'
un cha l'aemel"
.
bord, à Rangoon, .
,0
.
dési nés, et parm i lesdilIér ents poinls qol poul'l'alen l élIe
g
quels figorai t iIIa rsei li e ;
,
lIé
.- énllt de natlonaAttendu que fréteurs lebtl&lt;l l' Ilel ll ~~ipU l~l' entl'e eux, et
,
l '
nL pu va a enH:'l
hté ang aise, 0
','
rette clause que
'd
anlOll se
,
slIivan tl a lOI e 1elll. pa",ll,ll
"
"
' t à l'ocral ' l ' q Il ~llr O" lralen

toules discussions ou d l, heu le.. 1 I~ se~aienl ~Ollmises;\
sion ou en exécution, dlldlt &lt;I.f:~'~It-'mell 'il' t et statueraient à

des arbitres qui

ser;lIcnl ChOl:)I:-

à cel e e

Londres;
, '
Code de procédure
Attendu que d'après 1 artIcle 1006 do
, '
d'arbi"é é' le constitutIve
'
,
,
ns précision de
civile, une pareille clause 0 n ta
,
,
des arbllres e, sa
trage, sans déSignatIOn
,
d Ile esl convenue
l'obj et lil igieux, n'est pas admIse, quan e

Alle ndll lj lle les sieu rs nerg~sse el Fi'ancou, qui ont
ache lé de la Arr aca n Company ledit chargementl'iz, sous la
cla use coti l, [,'e t e t ass urance et SOUS la condit ion qu'ils
all l'aien t à se COll fo r mel' a ux s ti pu lations de la charte- partie, son t act lle ll em enl ac tionnés en paiement d'u n solde de
[l'et, pa l' le ca pita ine q u i le u r a délivré à Marsei ll e le char gemen L riz; qu'ils l ui opposent l'eCOnvenlionnell ement une
dema nde en paiem ent de la demie des [ra is de pesage;
Que le capi laine r epou sse cetle demande reconventio n _
nelle, excipant de la c lause d'a rbi trage et de l'i ncompé_
le nce du Tl'ibu na l de céans;
Qlle les sieurs Bergasse et Fr ancou excipenl de la nullité
de cetle clause ti rée des disposi tio ns de l'aI'licle précité :
Mais que la sit uation des sieu rs Bel'gasse el ErancOll, visà-vis du capilai ne demandelll', n'est pas cell e gue vise ledit
art icle;

Que le capil ain e n'a pas Irailé diJ'l'clement avec eux et
qu'il n'a il les connaitre que comme les simp les réceptionnait'es de la cargaison, ~ lIbsti tllés, quant à ce, aux lien et
place de ses aJl'reteurs ;

Que, vis-à-vi~ de ces derniers, slljels i)ng lais comme lui,
il a eu le ciI'oit de s lipu ler conformement '"" lois de sa
nalionalilé et qu'i l ne saurait être dépouil lé du bénéfice lie
ces stipli l ation~, pa r fa itement va lables, parce q u'il a convenu, en dehol's de lu i et sans sa participation, à ses aJfl'éleurs ùe se choisir, pour l'exécul iou de leul's obi igal ions,
des maudalaires fran~ais et en Fl'ance m ême:
Qlle ces circoustances, indépendantes ùe la volonté et de
la participation du capitaine, ne saill'élienf entraîner pOUl'
Illi la perle de son droit d'êtl'e jugé il Londres, par llll Il'ibll nal arbitra l, suivant ses accords ;

�( '276 )

( 277 )

Que les sieul's Bergasse et Francou, quoique Français, ne
peuvent êlre, dan la cause, considérés que comme étant la
personne même des a{fréleu ,'S, dont ils son t vis- A- vis du
capitaIne les simpl es mandalail'e:" el do nt ils ont, au sur-

Attendu que Bergasse et Franco u n
'
' l ' d'
e sauraient ê tre acaut
'e
p
..
't,
e
n
prétendant
q
l
'
,
l '
"
ue e Ju ge de 1"aCllOn
'
d o, t él, e ce tH de 1 excepllOn et qu e p '
l
"
,
t'
'l' 'b
' llI sljll e e capllame a
II1 VeS l ce ri unal
de
céHns
d'unedem
d
'
,
an e en paiemen t de
f l'el, leu!' exception soit la demande
' des
en co mpensatIOn
, ' d ·'
l 1/1IS e pesage, dOlt ê l" e vidée en même lemps ;

plu s, yolontairemellt a5S11m é cie l'emplir tOLItes les obligations, parmi lesquell es ce ll e ù' êlre j ugés Il Lo ndres pa,'tribunal "rbitral , pOUl' des d,ff i" ull es à nailre avec le capitaine, à rai so n de l'affrètement dunt s'agit;

Attend u qu e celte s u bslil ut io n q "e les sie m s Bergasse et
Fran cou on ~ acceptée, n'a d en de contraire à la loi fran çaise el de proh ibé pal' e ll e ;
Que la sentence al'bilral e n e do,t pas être rendue en
~' ran ce, mais à J'étranger;
Que la nu lli lé de la clause compromissoire, dérivée de
l'article précité, ne sau rai t s'appliqu er qu 'à des 31'Litl'i.lges
devant être constitués el fonctionner en France, entre
Français ou entre Français el étranger, ayant directement
con traclé; qu e celle null&lt;té ne sa n rait alleindre deux

C'Je' il s,

Aliendu
que le capitain,e ,devant
être paye'ct e son h e l au
&lt;
' ,
(lébtuquem ent, a eu drolt d'jnve"' tir c 'l ' ,' b
, , d'
"
'
e " unal pOUl' oblenll en el,' e payé ; que sa demande es t li uid
"
II1contes lée',
q
e, cel lame,
Que l'exce pl ion propnsée pa,' Dergasse et Francou n' t
en ,'éa l'lé, qu'une compensa lion qu"ls
es ,
'é ' it
' oppose nt , elqu e lem
CI ,ance, ,r cet égar?,.est conleslée, quant à son princi e.
qu
ni exiN,ble'
1
p ,
, ell e' n estd donc nl liquide "
c , qu e a cornpen:;a
l ,on n" pu onc é l"e considé rée comm e r-. it" de pl ' d ,' l'·
'....
e lll l'Olt
el ... ,ns u même des pa rties'' qu e , le d,LO I'1 à celte compen
sallOn de,'ant être p"éalab lement conSAc ré pal' un ti tre 1Tnbuna l de céans est in compélen t IJO Ul' le donne r ,'
,e

Par ces mntifs,

étrangers 3)rant conven u so us la loi de leur pays;
Qu'il n'est pas essenl iell e ment d'o,'dre publie qu 'allcun
Français ne soit jugé pal' tribunau x arbitl'allx; qu e si la
loi , dans sa préférence pour la justice réglée, a enlou,'é
l'arbitrage de certai nes précautio ns parLÎcoli ères, les parties sont li bres d 'y renoncer qu and e ll es exéculen t, par
exemple, la sen tence rendue su r clause comprom issoire;
que cell e clause n'est ùonc pas radi ea lemen t nu ll e pour
cause d ol'tlrcl IJ lI.blic ;
Que dès 100's el à plus forle ra ison la "ubsl itution acceplée
par Bergasse el Fi'anCOll,3u 1ieu el place des aITréteu r::;, dans
les obligations de ces dernier:; vis-à -vis du capitaine, duil
avoir tous ses eifets, tout comme si c'étaient lesdits affréteurs qui fussent au procès;
Que le Tribunal est donc incompélent pour connaitre de
la difficulté relative au fra is de pesage;

Le 1' ,'ibunal condamne les sieurs Berga"e et Franco u it
p" yer au capila in e All en la somme de 9037 f' 50
'
sold d f
'
~,
r,
c , pour
e e l'et, avec ml érêls de droit,,
, Sur les fin s prises pal' De rgasse et Francou, se déclare
mcompélent;
Condamn e ces dern iers aux dépens ,

1

•

Du 6 août 189 1. - P rés " M, BART""L EMY, - P I ~lM
" et'
"E'STnA r-C IN pour le cap'i
, ame, BEnCASSE fil s pour BerNasse
l'ranCfJU.

1:)

�( 279 )

(278 )

DtDARQUEMENT . _

PORTEFAL'\:

CHARGEMENT. DU

TRA1TES DOCm,IENTAInES.

DESTINATA I RE.

-

DtUARQUEMENT

AU

NO:lI DU PORTE UR DES TRAITES.

Il est d'usage Il Mm'seille que, lm'sq"e des mm'chandises
destinées ci un négoâant a1",'ivent 9,'e vées de (1'aùes documentaires, si le destinataù'e dem,ande que le déba1'quement soit {ait pm' 80n po1'ie(aix, c'est à llli, a moins
de slipulatio17s COli (1'aù'es, qlle le 'P01'te(aix doit s'ad ,t 'esser pOUl' é l,'e payé, bien que les opé1'ations aient elé
(ait es au. nom du banquie)' pm'teit]' du connaissement

et des t,'ailes,
( TARON CONTRE

SOCIl~TË MAR EILLAlSE.)
JUGEMEN1',

Attendu que le sieur Taron, ma itre portefaix, récl ame il la
Société Marseillaise de C,'édil industriel et commercial et
de Dépôts la somme de 3935 fi', 45 c, poU\' débar4uement,
mi8e en magasin, pelletage d'une cal'ga ison blé venue pal'
navire Clila, opérations qui onl commencé le 1" aoùt et
CJui se sont termiuées le 3 1 octobre 1887;

Altendu que la cargaison dont s'agit appartenait aux
sieu I's SiJél'icoudi et C., mais que ces dern iers avaient autorisé leur corresponda n t de Chio de fournir pour 80 010
eovÎl'oo de la valeur de la marchandise sur la caisse de la
Société Marseillaise, en lraites à trois mois ;
Attendu que la Sociélé Marseillaise ayant accepté ce tirage avait ponr gage Ùll recouvrement de ses avances rent·lère carga i!'ion du Ciila;
Attendu que, lorsque ce navire est a rrivé dans le port,
cs sieurs Sidérico udi ont demandé à la Soc,été Marseilaise de remplir eux -mê mes les formalités de douane, de

raire éga lemen t procéder au débarqueme n t de la marchandise; qu 'ils ~nl chargé de ce soin leur portefaix, le sieur
Taron, e t ln, ont donné dirfct emen l tous les ordres et instru clions pour l'accomplissement de ces opé,'atio ns;

Qu 'il est donc co nstant qu e le sieur Taron n'a agi. uans
ces opérations, qu e sur l'ord ,'e qui lui était donné par ses
palrons, les s,eurs S,dél'lcoudi et, C·;
Attendu qu 'i l est v rai que le sie ur Ta,'on a opé ré a u
nom de la S" c iéte Ma rseill a ise , mai s CJ ue c'est pou r ne pas
perdre le bénéfice ct " na n tissemen t que la Société Alarsei llaise a ex igé qu'i l en fût ainsi; qu 'o n ne sa urait ,'oir
dans ce fait un engagement pris par e lle de payer les frais
néces it és par' ces opération s ;
Qu 'il ~st d'un usage consta nt qlle, lorsqu e des marchandises destinées à un négociant arrivent dans le port grevées
de traites documentaires, si le négociant destinataire
desdites marchandises demande qu e les opétations de
doua ne, de débarquem ent et mi se en nlagasi n soient
fait.es pal' son pOl'l efa ix , c'est à ce nrgoc iant se ul, à
mOIns de stipulation s cùnll'aires, quïnco mhe l'obligaLion
de paye" à son portefaix les frais de ces d iverses opéralions, alors méme qu 'ell es ont é té faites so us le nom du
banquier parleur du connaissement;
Allend li que ce n'est qu 'a il mois de m.,'s 1889 que Sidéricoudi et C· ont é té décl,,,'és en é lat de liquidation judiciaire; que Taron aurait donc eu lOllt le lemps voulu pour
se faire pa ye r pa ,' ces de rn iers le monlant de ce qui lui
était dù; 'ju e ce n 'est qu e le 9 av ,'i l 189 1, c'est-à-di re près
de ql1al "e ans après ra, comp lissement des ope,'a ti ons du
na\IÎre CLita, que Taron a ém is la prétenlion de se faire
l'"yer par la Socié té lùarseillaise ce qu 'il n'arait pu obtenir
de ses patrons;
Aliendu que la Société lùarseillaise n'a pris aur,un engagement vis à-vis de Taron; que ce n'est pas elle qu i J'a

�( 280 )

( 281 )

commandé, mais bien Sidéricoudi et C' qui seu ls peuvent
être lenus de lui payer le montant des .sommes qui lui

sont dues ;

En conséq uence, le capitaine est sans droit, en pat'eil cas

Par ces motifs,
Le Tribuual débout e le sieur Taron de sa demande et le

conùamne aux dépens .

Du 7 ao1lt 189 1. -P,.és., M. Jou RDA N,juge. - PI. ,
MM. AUT RAN pour Taron , 0 &gt;: JESSE pour la Société Marseill aise.

ArARIE COMMUNE. -

T [ ~ATION. -

sai1'e de t'épa1'er partie du tuyautage de la maclu'ne, et
que le ~uya/( crev~ ~ l'm'l'ivée , voisin de la pm-tie 1'épa1'ée, n apas été v t:n.té à ce momellt,

NAV IR E COU LÉ: DANS LE PORT DE DES-

HUPTURE n'UN TUYAU .

FAUTE DU CAP ITAINE.

CAPTTAINE RESPONSABLE.

-

VICE PROPRE.

-

VtTUS'l'(; DU NAVI RE. -

La connaissance que l'all.,.éLeu 1' a vait de la v élusté d u
navire, ne saurait sur fil 'e, dans de pa?'eiLles ci'l'cons lances, pou?' (ai1'e écarle?' la 1'esponsalJitité de l'ar mefnent) si le ';EllJù'e, malgré son d[je, ét'lit P?"op,'e à la
navigation et ad mis ct la deuxième division du Vél'itao:::.

-

DOMMAGES A LA C,\RGAISQN.

-

d;

à (aÏ/-e ?'égle1' pm' voie d'avm'ie comm,une les (?'ais
sau.t;etage et ]'enjlo.uement du nQvù'e el de la cat'uaisOl1,
et tl est au contl'a1.'r e 1'es})onsCbble du dommage subi pa1'
tes marchandises,

COTE

AU VÊRIT.\ S .

On ne saurait considé1'el' comme le ,'ésultat d'une {o,'tune de mer la 1'upt!/1'e d'un t uyau de machine et la
voie d'eau qui s~en est suivie et q?â a (ait couler le na·
vire dan s le port de desb."nat?'Ol1, l01'sque, d'une part,
elle ne s'est déclarée que plusieu1's hell1'eS ap1'ès son ar"ivée, et que , d 'oul1'epm't , la t1'ave1'sée n'a été ma?'guée
pa?' aucun accident d'une gravité exceptionnelle.
Cette ruptll1'e do it ét1'e attribuée en pa1'eil cas au m'ce
prop'·e (1).
Il elt e~d surtout ainsi et au vice p"opre se loint la (aute

du capitaine, lorsque. au pOl'i du dépa,'t, il a été néces-

(l) Voy. SUI' les caractères du vice pl'op l'e. un assez grand oombre
d'espèces rapportées à la Table gé néra le et aux trois Tab les décennales de ce Journal , v· Assurance maritime , chap, 6, sec tion du
vice propre.

(CAP ITAI NE PHI LIPPE

CONTRE GALULA,)

Le 17 décembr'e 1890 un j ugement du Tribu na l de Commer'ce de Marsei lle a vait décidé e n sens co ntrai re, dans les
termes su i van ts :
Attendu que le n avi re à vapeUl' Vilie-de- BI ·est , cap itain e Philippe, venan t de Sousse et de Sfax à ~br.;e ill e,avec
un chargement blé et ol'ge à d e~ li nation d u sieur Galula,
est en tré d an s ce dern ier pOI·t le 30 oc tobre, e t que, dans

la nui t, un e voie d'eau s'étant déc larée, le navire a coulé
bas et qu e des efIor·ts ont dù ê tre faits pour le renflou er
avec sa cargaison; que le capi tain e Phili ppe, ù raison des

fl'ais ain si ex posés pour le salut eommull, a cité son consignatai l'e en règlement d'ava ri es communes;
Attendu que le s ieu r Galula, non seu leme nt conteste
celle demande en règlement d'aval'it::scommunes, mais cite
le capitaine Philippe en paieme nt de dommages-iIllérêts
pour retards qu'il a urait appo,·tés dans son voyage et , en
outl'e, en résiliation des accords et obl igations pri ses par
led it ca pitai ne, t·elatil'em en t ù un seco ne! voyage que la
V.lle-de-B,'est devait fa it·e pour aller prendre de la m ar-

,

�( 282 )

( 283 )

chandise pour compte du dit Gal ula, et enfin au paiement
du montant des avaries à la marchandIse;

qlle ce navi re présen tât les mêm es condilioos de solidité ou
de bon état qu'aLll'a il dù avoir un na vire neuf ou pu avoir
\ln na vire moin s àgé;

Aliendu qu e ces demandes sont connexes ,et q~"e ll es doivent être jointes eL vidées par un se ul eL merne Jugement ;
Attendu que le sieur Galu la att r ibue l"accident anive
au vapeur Vzlle-de-Bresl, dans la nuit du 3D au 31 octobre derni er, à un vice propre du naVll'e Ill! même, eL se
fond e, pour établir celle all.ga tion, S11 l' le J'apport dressé
par les sieurs Phi lip, Haml'uud et , Lagrafel, e~perts nommés par justice , d'après lesqu els Ilnva,51" n de 1e au dans le
navire serait ail ribu able à 1. ru pl ure d une partie du tu l'au
de décharae de la Mche; que ce tte rupture aurait pour
cause l"é;aisseu r in suffisante du mé ta l qui allrait, été
trouvé, à l'end roit de la ruplure, réd UIt à quelques rmlllmètres seu lement par l'effet de l'oxydatIOn ;
Que le sieur Galul a, s'emparant de la, déclaration des
experts, qu e l'accid ent n'eilt pas été pOSSIbl e SI le tuyau
avait éLé en bon étal, reproche au capi tain e de n'avol.1' pas
f ait effectuer la réparaI ivn ou le changem ent nécessalr~ de

ce lu);au eL d'avoir ain si exposé son nav ire ~t la cargaison
il la voie d'eau qui s'est pl'oduite par le V]ce propre du
navire ;

Allendu qu e les ex perts n'o nt pas a ffirmé d' un e manière
absolue que des coups d 'eall rlans le tuyau,occ,aslO.'lIJés
par le roulis du naVi re, n' aient pu déterminer 1~cc l den t

survenu à la Ville-de- B ,'est; qu 'i ls ont, au contraIre" posé
celle question comme 'Pouvant f(.lire un dOll,le séneux ;
nu'ils ont émis il est vrai leur opinion, maiS que cette
'J
"
.r
opinion ne sau rait lier le Tribunal là olt des mati s contraires ex isteraie nt;
Attendu que le vapeur "ille, de -Brest n'est poin t un na,
vire neu f ; que la cote qu'il a au Fél'itas, j'indlqu all

sur~

fisamment aussi bien au sieur Galula qu'à tous assu reur,
eux- mêmes; que l'on ne pouvait doocêtre en droit d'eXIger

Que la faiblesse du tuyau, qui a été s ignal ée SUI' Uil
point, a pu être la conséquence de la vétu sté du navire et

de son uS(lge;
Qu' il est cel'lai n et ne pJ rait pas être mis en dOIl te pal' les
experts, qu e les coups d'eau auxquel ti ce tuyau peut avoÎ1'
été exposé dans ses voyages pal' le l'Dulis, ont pu am enel'
son aminc issement gl'élcluel, sans que cel élat pût èlre
sou pçonn é;
Que celle parti e du tuyau est pl acée dans un endroit de
difficile accès, où la vérification est, par s uite, c1 le-m ême
diflicile; qu'i l n 'est donc pas é tonnan t que cet éta t de 1. pal'liedudit tuyau, eause pal' l'usage et la vétusté, n'a it pas
été aperçu à Napl es, lors des réparations qu i y ont e u
lieu, et que l'officier visilp tll' lui ·même, chal'géde la visile
ofû c i ~ ll e du nav ire avant son départ, ne s'en soi~ pas non
plu s rendu co mp te;
Qu'l I ne peut ai llsi ê tl'e fait au cun gl'ief au capitaine Philippe de ne pas avoir fait rempla~el' à Napl es cette partie
du tu yau en mêm e temps qu e le syphon qui en éta it la
conlinuation , elqui a dû êt re l'emplacé pal' s uil e du bl'i ~ de,
la Lige du pi ston, surven u au moment olt le vapeul' sortail
de ce dernie r port pou r se rendl'e cl Sou sse el à Sfax ;
AttE'ndu que, san8 avoir eu des évèll ements de navigation
ou lempètesexce ptionn elles de ~e port à Marsei lle, la Vil/ede-B,'e,t cependa nt , d 'a près ('e qui resso l't du rappo rt de
met'du ca pitaine Philippe, aurait eu un e grosse mer; qu e
des mouvements violents de l'oulis lui ont ainsi été necessai l'eme n~ occasionn és , qm ont pu el dù aggraver l'état du
tuyau et ê tre la cau se dé te rminante de sa rupture après
son al'l'ivée dans le port de Marseil le;

�( 284 )
Attendu dé; lors, que le vice propre ne sa urait être invogué con't re la demanJe du capitaine, alors que l'accident
n'est que la conséquence d'évènemen ts de mer, ayant
a i sur un navire qui n'é laiL plus en état d'y résister,

a~mme am'aiL pu le fai re un navire neuf Ou moin s âgé;
~lle le règlement d'ava ries commune; demandé doit donc
èLre ordon ué ;

Atte ndu, relaLivement a ux prétenti on s du sieur Galula,
en ce qtii concerne la résilia!ion des accords pOUl' un nouveau voyage, que le capitaine déclare l'accepter purement
et simplem ent et sans dommages-int érêts; q ll e des dom mages-i ntérêts, en effet, ne saura ient,être all oués cont re
Ini , la rupture des accords étant du fa It de la fortune de
mer survenne (lU vapeu r V ille-de-B1'esl ;

Attendu. relativement aux dommages-in térêts pour retards apportés par le capi taine Philippe dans l'exéClltion
du précédent vo yage de Naples à SOllsse et Sfax et de Sfax
à Marôeille, qu e le nal' ire Vl lle-de-B ,'e"I, e~ sortant de
Naples pOUl' accomplir ce voytlge, a eu la Il g,e du ~ls l on
cassée; que ri en ne justifie q Ile cet acc ident SOIt attl'lbuabl e il toute autre canse q u'u ne fort u ne de mel' et que la
responsabilité puisse en ê tre imputée au ca pitaine ou il ses
armateurs;
Par ces molifs,
Le Tribun a l, sans s'a rrêter ni avoir égard il la de~a~,de
du sieur Galu la en dommages- intérêts contre Je cap ll all~eJ
prononce la rési liation pure et s imple des accords relatt ls
au voyage que devait faire la V ilie-de-B ,'est l' et, f?lsant
droil à la demande du capit aine Phitippe, ordOllne qu entre
1ui el le s ieur Gal u la il sera procédé au règlement des avari es communes dont s agit; nomm e il cet efret hl, Chaniel,
expert estimateur, et hl' Lejourrlan, a l'lJitre r epartl te ur,
pour procéder audit règlem en t.

( 285 )
Appel par Galul.,

Considél'ant qu'il réwlte du r appol't des expert que la
voi e d'ea u, cau se de l'a V 3 l'il", es t due ;.\ la l'upture d'lin
tuyau en fO ll le de la mac hin e ft l'endl'OÎL oü le metal éta it
de\'enu 1l'ès mi lice pal' suit e d'lIsll re pal'oxydaLion i etquïl
est constant, d'autre pari , qu e cc L accid ent est a1'r ivé alors
que le nav i,'eétait an cré depuisqual1'e heU1'esenviroodans
le po rt de ~Ia\'sei ll e; CI" ' il n'est, dès lurs, pas poss~lJ l e de le
l'attacher aux gros temps essuyés durant la tl'aversée, les qu els d'a ill eurs (a ppe l' t le livre de bord) n 'ont point pré senl é un caract ère de grav it é exceptionnelle ; et qu'à suppo,er mêm e que les coups de m er occasion né, dans le
tuyau pal' le rouli s elisse nL commen ce la cassu re, les e.'(perts déclarent form ellement. qu'e ll e n'am'ait pas pu se produire si le tuyau ava it é té en bon état ;
Qu'en regard de pareilles constata tions, il est manifes te
qu e l'aval'ie provi ent , non de la furlune de Ill e l'e~d'u n évème nt de [ol'ce ma jeure, m ais du vi ce pl'Opr" de l'engin où
la l'oie d'eau s'est déc larée;

Considérant y ue l'attention du capitaine Philippe avai t
été tout , pécialemen t appe lée, imméJiat ement avant la
lI'ès comte tl'ave rsée effeclu éèpOU r le compt e de l'a ppelant,
SUI' la silua tlOn défect ueuse de ce tt e parlie de la mach in e ;
~u'en eO't::I, il s'éta it vu ob li gé, en CO U I'S Li e vo~' age, ù fail'e
remplacer le sl'Plto n ad"p'é au tu yau qui s'est romp" et
llui en furme le pl'ol ongeme nt , pur le molif CJI1 t:! ce syphon
se tl'Durait hors de sel' vice ; que lu pl'udence la plu ::) elémenlai,'e lui enj oignai t tle f .. 1l'e visitet' avec so in la Dl'a n che hOl'izo nlal e du tu ya u où l'eau de mer a con~lam m e nt
lin Iibl't! accès, afin Lie s'a~" L1rel' si ell e ne parlicipatL pas de
l'usu l'e constatée dan s la branche l'e rti ca le juxt a posée, qu 'il
avait fallu cha nger avant le départ de Nap les;

�(

~~6

)

Ql1 e cette vis ite lui eùt immanquablement r évélé l'amin ,

, e ment très dangereux de ce lu yCJu qui, d'après la yériCISS
,
éd' d" '
!i calion des hommes de l'art, éla Lt r Ul t ep~I S~eU [', au
point de caSS llre, de 8, à 5, à 3 et mêm~, à 2,'nIllImètre&lt;,
et qu 'elle llli aurait, p,.rtant, démontré llmpel·le.use nécessité d' une réparation plus complè te en cet endrOit ;
Qu 'au vice propre est dont ve n ue se jo in dre la faut e du
capi tai ne; qu 'à ce double titre, l'a va ri e doit être ra ngée dans
la classe des a I.a ries particu 1ièl'es et co ns tll,uo le dommage
SUl'Venu aux marchandises do nt parl e l'arLi cle405 du Code
ùe commerce;

( 287 )
considérab le et motivé par des raisol13 ind épendantes de
la l'olonté du ca pitain e Philippe ;
En ce qui a trait à l'in exécu tion du deux ièm e contrat :
ConsiMrant qu 'ell e es t dûe à la saisie du nal'il'e qlle Galllia • jllgé convenable d'e Uh, tll er dans on inl érêt personn el ; qH 'a yant ai nsi mi s lui-mème le cap itain e hors
d'état d'accomplir les en gagem ents de la second e chal'lepartie, 11 ne peut ex ige l' qu e celUI- ci l'indemn ise des
con séquen ces de ce défaut d 'exécuti on; qu 'a il s urplu s, le
lait de celi e sai s ie impliqu e de la part de Galul. un e véritabl e renonciation au voyage conven u ;

Considérant que la vétusté dLl navire ne saurai t exonérer
l'arm ement de la res pon. abilit é qn'il a encouru e; qu'elle
ne rendait pas ca navire impl'opre à la nav igation; qu'ad~
mis à la demièmedivision du bUl'ea u Veritas, il présent ai t
des ga ranties pl us que suffisantes pour l'usage aU'Iu el il
é tait emplo yé; qu e, d u l'este, aux termes de la c h a rt e- p~r­
tie il était déclal'é muni , étanche el e n bo n étal ; quen
cOI;séqneoce, le fréteur doit r épo ndre de l'accident ar1'1l:e
par l'elfet du m a uv ais éta t d'une partie accessOlre et faCIlement renouv elab le de la machine, alors . mtou t q ue le
capitaine préposé à la condui te dn navil'e a n égligé de s:en
assurer ' que la visi te dont ce derni el' se prévau t, et qlll a
eu lieu \e 16 septembre 1890, n e const itue pas même un
préj ugé en sa faveur, puisq u'au le nde main, en quelque
sorte, du jou r où il y fut pror édé, fo\'ce lUi a été de falfe
r éparer la chaudière et le tu yau tage;
QU'II su i t de tOllt ce qui précède qu e, dans l'e.pèce, les
principes, en matière d'avarie, n'onL pas été exac tement
appliq ués à la cause;
Sur les dommages-intérêts pOUl' retard et inexécution :
En ce qui touche le retard :
Considérant qu 'il n 'est pas j ust ifié par l'a ppelant qu 'il lui
ait occasionné un préj udice; qu ' il a é té , d'aillel1l's, peu

Par ces maLi fs,
La COll l', disan l droit à l'appel, réforme le jngem ent
allaqué; fai::;ant ce que les pl'pmi pl'Sjuges am'a ient dù faire,
débou te l'intim é de sa demande en règlement d'avaries
com mllnes; le condamne, pal' contre, à payer à l'appelant
le montan t à du e conCIll'rence de la perte su bie SUI' la cargaison, déductio n faite dll prorata de la vent e des marchandi ses qui sera intégra lem ent aill'ibu é à Ga lul a;
nenvoie les part ie deva nt M~ Lejol1rdan, arbill'e- rappol'leur, lequel pl'océde l'a aux J'églements et liquidations des
sommes revenant ù Galula;
Dit n 'y a voi l' li eu d'acc ll e iltil' le sUl'plu s des conclu s ions
de ce dernier, don L il est et de mell l'edéboulé; condamn e le
ca pitaine Phil ippe à to us les dépens de première installce
et d'appel.

Dl&lt; 22;'anviel' 189/ , - COU l' d'Aix ( 1" Ch,) - P rés "
MICH I:. L- J ,\FFJ\RT, l ~· prés. M. FAunE, av. gen. - P l.,
hl ,\/' HI G"" D et ABRAM,

M.

�( 289 )

( 288 )

E lle ne peut être invoquée l'a,' celui qui s'est cha"fJé
d'une pa"tie des (,'avaux eomme sous-en f,'ep,'eneu1'.
FAILLITE. -

P

,
av011'

CLOTURE FAUTE D'ACT
IF. ,
I NTÉRI::T.

Rf:OUVERTl:RE.

( MO NDET CONTIlE SYNDIC J AU".,)

d,'t
d e fa;,'e "al/v,';" !/Ile (ailLiie cl61!o'èe
1 0'1.
.
t

ou,'
(aule d •aell.'( , 1..l n .estpas l1ecP8sai1'e d'él1'e c1'éa nC'l.e1', t
suffit d'a:voù' Î11tél'ét à la ,'eO'l.tVe1'tlwe.

t

ble li lJ1'ovoque'J' la ']'eOtIVe)'tu1'e
elt i qUl. cohé,'tltel' avec
l'
'è
c ( a 'lnl
. ' él' ét a' ce qU'H 11 s11/ldic
,'ep,'ésell te
,'éguh ,'edée
.1
.
me~( le (ailli dans le pa,'tage de la succeSSlon,

Spécialem~nt, . et&lt; . ~'eceva le railli d'une pel'sanue décé-

( D URDEC CONTIIE BO NGART,)

L T " b nal de commerce de Marsei ll e I"avait ainsi jugé
rt u
-' _
3. Table décenle 1··e juil
lel 1890 ( ce rec, 1890, l , 9-~.,
nale, v· Faillite, n· 171. )
Appe l par Durbec,

Du30 octobre 1890, jugement d u Tl'ibunal civil de Mat'seille ainsi conç u:
ALLendu que Mondet a, saliS la qualité de maUl'e ci menteu!', obtenu un jugement du Tl'i buna l de comm erce, en
date du 21 janv ier 1889, co nda mn an t le si eH Jaum e, entrepl'eneur, à lui paye l' un e somme de 3,972 fI', 44 c" montant pOUl" solde de travaux par lui exécutés d'ordre et pour
compte dudit sieur Jau me;
ALLendu qlle ces travaux s'app liqu en t il une vil la app~r­
tenant au sieul' Lamy ,q ui demelll'e redevable d'un e somme
de 5,000 rI', en ve rs Jau me, son entrepreneur; que ce dernier a été déclaré en faillit e le "l 3 lév rier 1889;
Que la créance ci-d essus constitue à peu prés tout l'actir
de ceLLe raillite ;

ARRI~ T.

Attend u que Mondet, se prévalant de l'arti cle li98 d u
Code civil , agi t directement con tre Lamy et pré tend se fai.e
pal'er par celui-ci, au x mains ùe qui il a pratiqué un e
sctÎsie anèt, la so mme dont il est créan~iel';

Adoptanlles motirs des premiers ju ges,
La Cour confirme,
COll!' d'Aix (2· Ch,) - , P ,'és"
Pl . , MM . MA&lt;SIÈRE
et GOURDEZ,
~

Dl&lt; 24 janvier 1891. -

LORIN

DE

Il EU RE . -

FAILLITE. -

E~TREPRENEun. -

SOLS-TnA'T~NT . -

)1.

D ÉFAl'T

D ~ ACTION DUn:CTB CONTRE LE PROPRIETAIRE ,

, 1e 1 ~98
du Code civil
L'actiondi1'ect"'ésl&lt;Ua,,t de 1,a,'l,"
1
été
cont1'e le prop}'iétair'e 1JOU1' qui d es oH.v1'ages Oilt{ l
ra its, n'appartient qu'aux oUVt'ie1's qut réelamen e
prix de leur main ~ d'œuv1'e.

Attendu qu'l I ne poulTait alTi ver il celle lin que s'il ressortait des circonstances de la ca use que Nond~l réclame le
prix de sa main -d'Œ ul'l"e, mais qu' il y a p lu LOt lieu de
penser, il raison de sa qualit é et de l'importance relp.tive
des avances qu' il a raites, qu'lI s'es t chargé, comme entrepl'e!leUI', d' une partie des travaux;
Ou'aux termes de la jurisprudence qui a prévalu, ce
n'est donc pas le cas de lu i aUribuer le /)enéûce de l'art icle 1798 réservé aux ou vriers proprem en t dits;

1" p, - 1891.

19

�( 2!lO )

Si d onc il persiste dans la di1'ection à t1'ib01'd ) il est r es-

Par ces Dlolirs,

pon"able de l'ab01-dafle Sm'vellu ,
~.

tel' ni avoir égard aux conclu Le Tribunal, sans ~ al é '1 esl démis el débouté, met
'
hl odet don t l
,
,
sious du sieur J O ,
Il ' ' d'instance et de procès;
,

1

( tU 1 )

'1'

les défende urs

or,

~~~~~:l~: le sieur Mond e t aux dépe ns ,
Appel pal' Monde\.
ARR~T,

Adoptant les motifs des premi ers jnges,

Le Tr ibunal compétent pOll1'illger les ?'espol1sabilités civt/es 1'ësuLlanl d'un ah01'da(je, ne sau1'ait ét?'e lié, dans
l'apP,'eciation des causes de l'accident 1 ni par des enquétes administr atives, ni pa1' des déciSt·oJts ?"cndllcs ail,
point de vue dùciplinai?'e, qui n'ont }Jas été t'o~ict d'un

débat vé?'itable ment contradictoh'e enb'c lcs 'ùzté}'ésses ( 1),
( FR AISSINET CONTRE COMPAGNIE NÉEnr...,\ NOt\ISE ,)

La Cour confirme,
JL.:GEMEl'\".

, ' ,891 - COUI' d'Aix (2' Ch,) - p".!." hl,
D" 5 /ëvnel 1
'1 MM, Charles TA nll'lEll el RIG,\UD,
Lonn.;: DE REURE. - P '1 1 1

==========

Attend u qu e le 19 n ovembre 1888, à ~ IL 45 du sail', el!
face du cap lIlatapa n , les vapeurs 'Euxène et l ''',ne se son t
abordés, et qu ' un e hei.lI'e après cet accident ce dernier na ,
vire.s'engloutissait ;

N

DÉFAUT O'ATVU A TROIS MILLES. AVIRE
Bo no DONNÉE A TORT ET THOP
DIRECTION A THI
~s
TENTION. T RIBUNAUX i\ON LIE.
TOT . - DÉCIS IONS DISCIPLINAIRES. -

ABORDAGE. -

..
Hi va? ant pa1' tribord le (eu
Est en (aule le cap'la",e, q "
y 'Iles de distal/ce, Ile
aV1.1"e a (1'0'1,8 1111.
d
?'ouge d'un au·1're n
a mm'che et p,'e n
1 lemps d'observe&gt;' s

se donne pas e . ' é
l direction ct tribord.
immédiatement hl.'l.-m me a
.
bab .d et
' l r il (lech,r 8111' 1 0'
Si la J'oule de l'aut"e navU'c e ':
leu ,'ot/fle le cap icrt peu ap"ç1$ son
'. 1
fi
presente}' son ~u v
,
n l'oblir,ation de le vou' e
laine dIt prer",e,. étm t da s
1 El 'ectifier la di,.ec, ,
d'employe?' le 1emps qt t z lut ,'estaI,'a1
t li 1'cvenu' a sa
tiOll à tribo1'd mal li propos dOllnec e

t de
1 d' silion du ,-èglemen
A ce cas ne s'applique pas a tSPO
, 'e qui va il l'aul,.e
1884 (ad, 16)prese'-lVant au "av"
par t,-ibord, de s'ecarle,. de sa ,-oule,

Olle le TI'ibun a l a à détermi nel' dans que ll es conditions
s'est pl'odu it ce sinis tre, et q uel est celni des de ux capita ines à la faute duque l i l doit être attribué;
Due l'Euxène, venallt de Marse ill e pOUl' se rendre au
l'ir',;e, l'angeait la ('û te au plu s près, pour doubl er le cap
J\lalapan ; qu 'jl était ainsi da ns une direction S,-E" son fen
l'onge \'e l'S la côte, à ga uc he; que l'II'ene venant de Smyrne
allan t il Am s terdam, et se dirigeant dro it vers l'Ouest SU l'
le cap Passaro, en Sicile, ava ÎLdonc la plein e et li bre mer ft
sa ga ucbe; qu e si chacun de ces nav ires avait suivi inIlexiblolment 83 direct.ion, l'abordage eùt été impossible;
qlle, lorsque du bord de l'I ",ine on a, pOlll' la premiél'C fois,

première 1'oule ,

lr~

(1) Voy. Gon f.
Table décen nale, V" Ass lIl'Iloce mal'it im e, u'" 87,
88, et Y. t:ap it ain e, n"1 05. _ 20 T ab le décenna le, V" Assu rance maritime, no
- 3' Tahle décenna le, V" Abordage, n" 33, et V" Assul a ll CC mari lime, n " 27.

~6.

�(

2~2

( 293 )

)

aper~u le feu l'ouge de l' Eu xène, ce lui-ci, descendant vers
le S.-E., sui l'ait sa route normale, qui était de doubler la
poiute du cap Matapan, pour contillu er à s'élever ensuite
E.-N. -E., au plus près de la cOte; qu'il est évident que dans
cette évolution, I·E"xene a dù présenter son feu rouge
d'abord et son feu vert ensuite; que, au premier aperçu,
descendant au S_ ·E. , et présentant son feu l'ouge à l'Irène,
il a pu paraitre se diriger vers la ligne dl·oite que tenait
l'I rene, alors que, au contraire, all ant inlléchir sa route
vers l'Est, il devait nécessairement l'éviter ; que si, du
bord de l'Irène, on eùt été attentif à examiner la marche
que suivait l'ElIxene , il eùt été possible de la déterminer
rapidement par le déplacement des feux , d'abord rouge et
puis vert; que si l'Et/ xene eùt suivi une ligne perpendiculaire à la ligne que suivait l'hene lui-m ême, l'apparence eùt été que le feu rou ge de l'Euxene se fùt montré
constamment, et comme immobile, à m esure que chacun
des navires se serait raproché du point de section des deu x
lignes l'eciproquement suivies;

Attendu que la distance à laquelle les navires ont vu
leurs feux pour la première fois, étant de trois milles marins,
le temps suffisant n'a pas manq ué pour que la marche et la
direction de l'Euxene aient pu fa cilement être déterminées, et qu' il eùt été reconnu que ce balcau ne venait pas
couper la route de l'b-ene ; que ce dernier vapeur n·avait
donc pas à dévier de son chemin; que, longeant la côle de
moins près, et ayant à sa gauche l'espace libre, il aurait pu
manœuvrer pour s'écarter, de mani ère à rendre tout abordage impossibl e; que c'est lui qui a amené l'abordage;
que vu par son feu vert du bord de l' E wJ"éne, et l'oyant le
feu vert de celui-ci, il aurait dù continuer il se maintenir
dans celte posi tion qui eùt rendu l'abordage impossible;
qu'en manœuvrant, au contraire, de manière à pl'ésenter
son feu rouge, il est certain que c'est lui qui sest rapproché de l'Eu xène ; qu'en venan t ainsi vers la côte, au lieu

d'aller vers la haute mel· il a c up é
qu'il ya eu a insi unefau'sse mo
la rontede l'Eu,-cène;
. .
anœuvre attrib bl
pltalne hl ulder provenant de 1
. .
ua e au caà considérer l'e navire E l ~A a preCIpitation qu' il a mise
"l....,cne comme
d"
l'h-ene,
alors
que
la
dislance
ellt
1
d
se
.
,·e es eux naII"Igeant
·
1 · s UI·
pel.mls de reco nnait re rapideme n t son el'l'CUl"
.
l'Ires lU eùt
Attendu q ue, dans ce, circonstance.
'.
. .
règlement .international , D
qll l· l'd oone" aula cdIspOSItIOn
du
', .
.. voi~ pal', tribord un navire venant Sur .
api ame qui
pour éVI ter l'aborda~e
en all an t ou SUI'lu"
de manœuvrer
o )
tl'lbord
bord , n'est nu ll ement appli ca ble.,
ou su r M Pal" ces motifs. ,
Le Tribunal déboule le ca itain M
royale Néerlandaise de na~~a tioen ~I lder et la Compagnie
mande '
0
(
vapeur de leur de-

,

Faisant droit il cell e de la Co
.
le capitaine et 1 C
.
mpagllie Fmissinel, déclare
ponsables enver: C~I~~~r~:s s~~~~~més.so lidairement respeur E uxene et les condamne il les éplouvées par le l'apropriétaires de la car~aison les d eu r payer, aInSI qu'a ux
ages
abordage, il régler &lt;&gt; é'
om:n
causés par cet
dépens;
par lat, avec 1I1lérêts de droi t et
Préparaloiremeut
.
, nomme !II hl. Mén.c, Pétrier capi
taines
mal'lllS et Courlo'
1
serment pl.éal ~b l èment I~, . construr,teur, ex pert s, pour,
pal. I" E .
prete , constater les avaries subies
ll xene, en détel'miner l " ~
l
coùt des réparalions il fair. . lmpor ance, la cause et le
e, oldonne de ce chef l'exécution
provisoire
.
ment.

, sans ca utlOl1 J SUI' minut e, avan t enregistre-

MMDitC 30 décembre 1889 . ! "

OUVE et D UBERN .\D

P,'és., M. ARN.lun. - Pl
"'

�( 295 )
Appe l par la Compagnie Néerlandaise .
ARnt:T "

Considérant qu 'au moment où les feux blanc e t rouge de
l' Euxè,,e ont été obseryé, à bord de lirene , ce dernie r navire venait de dou bl er le cap Matapan de I"ouest à l'est; que
voyant par son tribord , à une ùistanee de trois milles envi-

ron, un vapeu!' courant au sud -est et rangeant la côte au.
plus près, la plu s vll lgaiI'e prud ence lui commandait, à raison des parages où avait lieu la rencontre, d'attendre pOUl'
manœuvrer qu e le mouvement de ce vapetu' se fùt nettemen t dessin é;
Qu'en eflet, de deux choses 1\1I1e : ou le navire signalé
continuerait sa route, auquel premier cas rln:'!ne n'avait
qu 'à le laisser passer, &lt;oit en stoppant, soit en ell'ectnant
toute aut.re évo lutioll appropriée, ou bien, au contraire) ce
n avire manifesterait lï ntention de doubler le cap dans les
eaux duq ue l on se trouvait, et, averti lui-même de la présence d'un autre vapeur, ne manquerait pas d'indiquer, à
l'aide d'un rapide changement de .p osition, qu'li allait
gouvern er de n ;.-N-E., auqu el second cas li1'ène débaras5ée de toule préoccupalion, n'aurait plus flU "" s\livre dans
l'ou est une march e sensib lemen t para ll èle, mais en sens
inverse, exclusive partant du moindre danger;
Consid érant que I"ElIxene n'a pas négli gé, aussitô t quïl
a eu relevé par bàbOl'J le feu vert de l"ùene,de Illi donner
avis, en lui montrant so n feu vert, de la nouvelledireclion
qu'il allait prendre e' de la nécessi té oil il était de doub ler
le cap; que celle manœuvre a é té certainement aperçue
]Jar l'hène ainsi que cela résulte du rapport de mer de son
capitaine; mais qu'au lieu de re \'eni r imm édi&lt;.ltt;ment SU I"
bâbord, ainsi qu 'i l am'niL dû le fail'e aussitôt, ce dernier

a au contraÎ I'e accentué le virement SUI" lribord qu 'il avait
précipitammen t et inconsidérément com mencé en premier

lieu, et s'est ainsi jeté, en abandonnan t mal à P"opos la
sienne propre, s ur la route normale de l'Eu xène d"Oll est

résultée la co lli sion;

,

Qu'il est d'é vidence pa,' conséq nenL que l'abordage a pour
seul e et lllllgue cau.se la doubl e imprudence de l'hene,
qUi premlt\ rement n a po 111 t atLendu lïndicaLion que del'aiL fOI'cément lUI dvllne r e Lqu e lui a elJeclivemen t donnée l'Eu~r:è/1e,e L qui, secon dement, une fois celte indication
fourni e,. a pe rsisté dans u ne voie dont le péri l lui était
désorma is révé lé;
Con sidéra nt que les premi ers juges ont donc Lrès sa inement appl'écié les circonstances du sini stre et établi les
responsab ilit és encourues; qu"I)' a Ile u de confirmer leu r
décision;
Que vainem e n L les appelants prétendenL Li,·e,· ar" um en t
tant de l'av is de la commission d'enquête et de M.I·amir;1
préfet mat'it im e, que de celui de la commi"ion s upé"i eu" e
des naufrages,à la su it.e desq uels M"le m iniSll'e de la marine
a CI'U devoir infli ger au cap itaine Arna\1d, commandant 'de
I"E u:rène, un e suspension dE' com mand ement de la du rée

d'un mois; que ces décisions eL documents administratifs
11e s~u l'aiel!l ê~ auc un til re resll'eindl"e en quoi que ce so i ~
les libres ap P" éc ia tlOll S des magistrats appelés à stalu e,' et
peser Sur 1ellr espril : qu'i ls sont int ervenu s en de hors de
tout débaL conLmdictoil'e et dans l'ignol'ance à peu près
complète des fai ts;
Oue sons cloute les tribunaux peul'ent ;\ l'occasion, s'ils
le J"gent convenab le, puiser dans de semblables docu~e"nls des renseignements utiles; mais que c'est à la conditIOn qu 'il leur ,o it démontré que l'alllOl"ilé adminis tralive a été minutieusement éclairée gU I' les moindres

Circonstances de l'accident et a pl'onollGé en pleine connais~a llt: e ùe cause",
Qu'ici le con LI'ai l'e rés ulLe ma nifestement de la si mpl e

�( 2% )
lecture des pièces produi tes; qu'ou y vo it énoncé en efl'et
que l'h è&gt;!e, à l'instan t où ses feux on t été vus, s'apprêtait
;\ doubler le cap iIlatapa n, a lors qu'i l appert d u l'apport de
son capilaine qu 'à ce m omen l, i l l'avait rléjà doublé Jepuis
un cel'tain lemps et gouverna it da ns l'ouest SUI' le cap Passara' qu'on y lit encore que l'Et/xe1le s'esl dé l'angé de sa
ro u t~ en aperceva nt le feu \'ert de l' hene, q ua nd il n'a fai t
que bien m arq uer sa route, laq uelle consislait à ven ir de
p lus en plu s Slll' Mbol'd pou r arri ver à do ub le l' le cap Matapan sur lequel il so di l'igeail;
Qu'i l est au surp lus à re lever que la commission d'enqu ête déclare q"e le navil'e holl andais n 'es t pas exempt de
tout reproche, tand is que les alltres autol'ités i nvoquées ne
lui en ad ressent aucun et rendent le capitaine français seul
responsable de ,n collision;
Que la COIII' ne pellt donc en présence de telles divergences et d' une élude si im parfai te de la q uestion, alll'ibuer la mo indre imporlance à des déc isions qu i ne la lient
d'ailleurs en aucune manière ;
Pal' ces motifs et ceux des prem iers juges, la Cour confi rme le jugem en l dont est a ppel ; d it q u'il sortira son plein
enl ier effet et sua exécul é se lon sa fo rm e e t te neu r; condam ne les appelanls à l'amende et a u x dépens; don ne acte
à la Compagn ie Néerlandaise des réserves qu'elle se fait
d' user du bénéfice de l'article 216 du Code de commerce en
abandonnant le navire el le fl'el, el il. la Compagnie Frais-

sinetde toutes reseryes contraires.
Du 30 juillet 1890 , -

Cour d'Aix ( 1" Cb ,) - Pl'és , , M,
MlcHEL-JArrARD, j .r prés. - [Pl' J!MM. A~Ri\M et DUDEI\NAD
(du barl'eau de iIlarseil le),

( 297 )

ASSU RANCE MAHI T I ME. -

L'ASSU RE UR. -

C I TA'I'I ON A I/Assunt . -

D ÉFAU1' DE QUAL ITÉ . -

AGEN'!' DE

NU LLITÉ. _

I NTER-

VENT IO N.

Es t ù"'éOu l ié1~e et nuite comme c01l11'aif'e d la maxime
que nul en F t'ance ne plaide pa?' p,'ocureu1', la c'l'lalion
donnée Ù l' ass'lt1'é au. nom de cellti qui a s'igné la police
en qualité d'agent des cO":'lpagm'es aS8U1'em'$.
Alo1's méme que, pa,&gt; conclusions li la barre, le deman de,t?' dec/m'el'ait agi&gt;' en sadite qualité d'agent des a88U1'eU1'S désignés, cette déclm'ation ne saut'ait valider
la p,'océdu.'r e nulle des r01'i[jine .
Et dut-on considére?' ces conclusions comme Hue intervention des aSS1.l1'ew's eux-mémes J cette inte't'vention
/01'mee pa1~ simples conclusions deV1'ait él1'e con~idéJ'ée
comm.e ù'1'BouLièl'e et ne jJou1'raü, non plus, valide1' la
p,'océd l/1'e ( 1) ,

(OL'V IE!&lt;

CONTIIE A SS UREURS, )

No us avons rappol' té dans ce rec ueil ( 1890, 1. 128, _
3' 'l'abl e décenna le, v· Asslll'ance !I1a ritime, n" J 08), u n jugement d u Tl'ibuna l de commerce de Alarsei lle du 25 février 1890, no mm ant des experts pour vériGel' les avaries
du navi re Jl fitidja,
Ce jugemen t ava it été l'endu au pro lHdes assul'eurs contre le capi taine Ol iv ier, malgré trois moyens opposés pal'

li) Sur la nécess ité de form el' l 'interventioll pal' ajOUl'nelllenl et
lion pal' simp les couc lusions , devant le Tl'ibun al de comme l'CI~ . '·oy .
Tabl e géncrale, v- T I'ibunaux de comme l'ce, n" ~2, _ I r~ 'l'allie
déce nnale, Ibid. , n" 3. - 2- 'l'ab le décennale , IMd" no 15,

�( 298 )
ce deroiel', au nomb re d esquels e tait le défaut de qualité
des demalldeur~,
Appel pal' le capitaine Olivier,

ne plaide par procureur ) , ne saul'aÏL avoir pOUl' effet de
rendre rétroactivement va labl e un e procédu l'e null e ab
initio par app licati on de cette maxime;

Qlle dût-on considérel' la nouvell e indication donn ée
La Cour a J'erorm é l e ju gement !!i lll' ce motif eL n'a pas eu
;\ " occuper des deux antres,
A nn ~T.

Sur le défau t d'int érêt de J, et H, Comtés:
Considérant qu e , dans lelll' exp loit illtrodu ctif d'ioslance, J. eL R. Courlès se son t ql1uliHés d'assu1'eu1's, agis sant soit eH leu.,' P1'o/J?'e, soit pOtt?' compte de qui il appm'tie&gt;ldra, et ont déclaré qu~ le vapeu l' M itidja avail été as 8tt1'é

pal' les demandeurs ori ginaires comme équiva lant ft une
int ervent ion de la ]J11l't des assureurs, ceLle int e",renlion ,en
s'é tant pas produite en la fOl'm e lt'ga le et par voie r ég uli ère, sera i t i mpuissa n te à couvrir la nu lli té dont s'aait,
b
,
Qu'i l importe peu que
les armateul'S du navire aient ,
,
par lellr leUre d n Il févner 1890, reco nnu à run d es sie urs
Courtès la qua lit é d'agent des aSS Il l'eUrs ' que d'abord la
"
,
citation es t donn ée au nom des sieurs J , et H, Cauri ès, et
qu 'il ét het ensuite pour la Cour d 'ap précier s i la qua l ité
qu'i ls l' Ollt pri se leur permettait d'ester en justice;

par eux ;

Considérant qu'il s nIant pas assu re eux-mêmes ce navire,
mai, si mplement apposé leur signature au bas de la polke

d'assuraDce comm e mandataires ou age nt s des véritables
assureurs; qu 'il s étaient donc sans int é rêt personnel au
pl'oces, et qu 'il n 'existai t aucun lien de droit ent re eux et le
défendeur ;
Ou'ils ne pouvaient, dès 10 1'5 , agir contre l ui en ju st ice
qu 'a u nom de leurs man dan ts nomm émen t désignés, en
vert LI d'u n pou voil' spécial form ell ement préc isé, ou comme
représentants il ~Iarse ill c des compagnies d'assnrances
pOUl' le compt e desq ue ll es ils av ai ent tl'a it é;

Quït,; ont si bien compris le "iee dont se trou r a it enlachée lellr procédnre, qu'après avoir cité le ca pil a in e Oliriet'
et obtenu à son encon tl'e un jugement de défaut, ils ont
pl'is soin, 'ur l'opposilion de celui -c i et lors des plaidoiri es
devant le Trib una l de commerce, d'indique!' qu'ils ngis ~ienl en qualit é d'agent s des assu l'eurs; mais que cl'Ile
affirm ation lardive, produite en réponse au moyen sou levé
pal' l'opposant eLqu ' il tirai t de la maxim e cc \lui en France

Oue, pour ces diverses r aisons, il y a l ieu de décider

qu'ils étaient sa ns droit

pOUl'

agir comm e ils J'on t fait, el

Qlle leul' assignation est i l'l'égul ièl'e en vel'Lu de la maxime
prpr,itée ;
Pal' ces motifs,
La COUI' réforme le j uge mellt; di t null e et de nlll eITe t

la citation inll'oductive d'instance tomm e donn ée à la requ ête de f e rso nnes sa ns qu al ité et ell violation d e la
maxime « nul ne plaide pal' procureul' )1,
D" 4 novembre 1890, - Cou l' cl' Aix (1" Ch ,) - P,'é""
MlCrlln-J/\ FF'AnO , l ~r pres . M. Br JAn o, a\' . gé n. _ P l. ,
MM, il. AnR"" et p, HIGAU D,
M.

ASS l'Rr\NCE ;\I AR I TBrE:. -

D E.'tI.\ NOJo: EN EX PERTIse . -

Og OEM.\NOE ,\ U FOND. -

A BSF.!\CIi:

NON HECI~ V\mL I 'I' I~ ,

JI Ile peu t él1'e (0 l'nul de demande JJ?'éparafoil'e que d evant
101 11'ibunat 8m'81~ d 'u ne demande au (ond.

�( 300 )

( 3U1 )

Spüialemen t, des assurew 's, sachant qu' un na o'l.·,'e as ·
suré p m' eux est en a om'ie et en "épm'at ions, ne peuvent,
san s Im'mer aucune demande au l on,d , p,'ovoque1' la
nomiHat1'on d 'e~'rperfs pour exam ine?' la nature et la
cause des avaries et ordonner et slâv1"e les rép arations
nécessai1'es (1),

c'est à le ur siège social, c'est-à-dire il Marseitl e, qu 'ell es
devront être asslgnées,lorsque l'assuré au "a à leur réclamer
le paiement des sommes ass urées et a ura à ju stifier de la
légitimité et du bien fondé de sa réclama tion, en excipan t
de lortu nes de m er don t le corps du navire assuré allra été
atteint et qui auront occasionné les ré parations nécessaires ,'

(OLIVI ER CONTR E

ASSUREU RS,)

Que c'est pour les constalalions de la nécessité de ces
répara tions q ue le capi taine Ol ivier a pOlll'sui vi u ne expertise à Tou lon ;

Uu jugem ent semblable a u précéde nt et relat,if a u même
navi re a été rend u pal' le 'l'l'i bunal de com merce de Mat,seille le 6 m ars 1890, Appel a été ém is pal' le capitaine Olivier , e t le dé bat a port é su r le point de sal'oir si une expertise pouvait ê tre demandée sans p rendre de fi ns au fond,

même;

Cette question avait été résolu e da ns le sens de l'allhmative pal' le ju gemen t de l'affaire précéden te comme par
celui de la présen te,

Qu'ils ont, dés lors, a ussi bi en que le ca pi taine lui même, à prendre toute mesure pour fa ire les constatations
lltiles ;

Le j ugement de l'affaire précédente a été réformé pour
d'aut res mo tifs q ui ne se présentaien t pas ici , Celui'ci a été
rélormé sur cett e question m ême,

Oll'ils ont à les prendre avant qu'il y ait impossib ilité à
le la ire, ce qui amai t lieu après complètes réparations faites
au navire ;

Voici le tex te du j ugement et de l'arrêt,
J UGE MENT .

Attendu qu e le cap itaiue Oliv ier excipe cou tre la demande des Compagn ies d'assurances en cause de l'incompétence d u Tri buual cle céans et cl e la nulli té de la
citation ;
Sur l'i nco mpé tence :
Attendu que le navil'e ltf itidja a été ass uré pal' diverses
compag nies d'assu rances, à Nanl es, à Paris eL à Na rseille ;
Que pour ces dernières compagnies, il est certai n que
( 1) VO\", 1,e 'r ~ble d ~ c c nM l e . VfI .\ ssu rance ma l'jUm e, n° ?Gl.

At tendu que les assureurs on t in térêt et dl'oit il démont rer
que la cause de ces dépenses n'est poin t dans les fortunes
de mer subies pal' le navire, mais dans son vice j)ropre

Que ces réparati ons sont exécutées en ce moment à Marseille ;
Oue c'est donc a u Tr ibunal de céans CIU'ils ont dù s'adresser aux fins de fa ire nom mer des experts ;
Que cette dem ande aya n t ai nsi u n but précis et déterminé, répondaut il un intérêt réel, urgent et i ncon tes t~ bl e ,
n'est dont pas nu lle, com me ne contenant aucune action
principale, et que, d'autre part , bi en qu e Ma rseill e ne soit
m ie port d'armeme nt dud it vapeur ltfi t idja, ni le lieu du
res te et de débal'qu em en t, le Tribun al de céans, q ui doit
être le ju ge du débat entre l'assuré et ses assureu rs de
Marseille, qu ant au paiement de l'ass urance, es t a insi
cO?Ipétent pou r ordonner tou tes m esu res préparatoires q ui
dOl\'ent servir à éclairer ce débat, qu and il en est temps

encore j

�( 302 )

( 30a )

Attendu, d'ailleurs, que le Tribunal a eu déjà à apprécier dansce sens entre le capi taine Oli viel' et d'autres aSSIl reurs établ is à Marseille;

naiLre l'objet du débat eL les points SUl' lesq uels il y a li eu
de faire la lumièl'e;

Par ces motirs,
Le Tribunal a rlmet le capitaine Olivier en son opposition,
en la forme, envers le jugement de défaut du 27 févri el'
1890; le déboule des exceptions d'incompétence et fins en
nullité de la citation ;
Au foud: confirme le susdit jugement, pour être exécuté
selon sa form e eL teneur, sauf en ce qui concerne la mise
en cale du navire, les ex perls res lallt libres d'apprécier
l'utilit é et la nécess it é de celte mesure; ordonne l'exécu,
tion provisoire du présent jugement SUI' minute, avant enregistrement, vu l'urgence .

Du 6 ma,'s / 890,
Appel par le cap itaine Olivier ,
ARRj~ '1' .

SUI'

la recevaLilité :

Considérant que la demande des assureurs avait uniquement pour objet d'ob tenir du Tribunal de commerce uue
expertise; que l'ex pel'tise est, par essence, un e procédure
incidente, et ne peut , jsolée de tonle autre demande au
fOlld, faire 1'0bjeL d'une demande principal e ; qu'e lle est
simplement un moyen d'insLl'U ction destin é à éclai l'er la
relig ion des magi'Slrats en vue de la so luLÎon d"u o litige
soumis à leu r appreciation; qu'elle implique, des lors, de
toute nécessité, l'existence d'une co nLesta Lion et ôuppo,e
une instance au fond, sur laquelle la justice est appelée à
se pronuncer;
Que pOUl' savoir sï l convient ou non d'ordonn er cette
mesure préparatoire, les tribnnaux doi vent forcémenL con-

Qu'ils ne peuvent, d'ailleurs, être saisis qu e pal' l'oie
d'actions portées en jusLi ce et que taule action se résout
pour l'un e des parties en une obl igat ion compol'tant forcément une sancli on; que la cause actuelle n'enLl'aine point
l'une eLsera iL dépourvue de l'autre;
Ou'en demandant eux-mèmes qu e les dépens fu ssent réservés, les intimés ont clai rement caracté l' i sé~ maigre eux,
leur demande; que, s'i ls l'avaient consid érée comme principa le, il s aura ient élé &lt;Jmen é:;ù réclamel' la condamnation
du déf"nd eur aux cl épens au tas de s uccomban ce; qu'on
ne peut admetll'e une instan ce Lerminée sans qu'il soit délinitivrm ent staLué sur l ~s dépens; que, dans l'espèce, on
ne voit cependan t pas comm ent les pl'emiers J" ugt!s auraient pu décider autrement qu'ils l'ont ra it à cel égard en
les réservant, sans commettre la pire des injustices et des
illéga li tés; que, d'autre parI , se trollvant dessa isis, puisqt:e l'objet de l'in stance est co mpl ètement l'empli pal' la
nomination des expel'ts, il faut en induire que le sar L des
dépen, ne pOlll'!'a iLêtre fix é ou qu'il le seraiL dans un e autre instance et même peuL·ê Ll'e pal' lin auLI'e Ll"ibulIal, ce
qlli répll gne auss i bi en au bon sens qu 'à la JeUl'e et à l'espriL de l'arLicle 130 dll Code de prucéù ure civil e;
Consid él'ant enfi n qu'il es t vainement pretenùu qu e la
nature du mandat il donner aux expert s, notamment celui
de suiVl'e eL de Jiri ge r les travaux, CO:1slillWÎt un e demallde prin cipal e : que, quelque put èLl'C ce mandat , le
caractère incident à la procéù ure d'expertise ne s'en troul'aiL auc unemen t modifié et que ce caractère est indiscutable;
Par ces motif.,
La Cour réforme le jugement ; déclaI'e la demande il'l'ere-

�•
(

3U~

\

( 305 )

vable comme constituan t une demande purement incidente .
Du. -1 novem b,.e 1890 . - Cour d'Aix ( 1" Ch.) - P'·és.,
Pl
.,
M. hl ICHEL- J A 'ARD , 1" prés - M. BUJARD , av. gé:1. MM. B. ABRAM "et P. RI GAU D.

Que le 19 aoilt F. Garnier et C' ont remis à le urs veudeul's, pour pouvoir retirer 2,000 le, som me équivalente
au pl-ix convenu de cette marchandise, et qu e le 2 1, assistés
d'un huissier, il s ont accédé à la fab"iqu e des sieu rs Charles
Diemer et C' pour faire conslaler , Sur les réponses faiLes
par le contre -maitre,que la qua n tité d'huile nécessaire pour

la livraison n'existait pas en ce moment;
PnOCÈS-VEHBAL .

Que le ~2 aoùt Charl es Diemer et C' onl fait oJJee de
2,000 k. ; que F. Garnier et C' onl refusé de I·ecevoi,' et

Toute demande en "ésilialion (aule de livraison dai/ (jl"e

demandé la résili atio n tant des quantités échues que des
quantités à écheoir, faute p ar les vendeur~ d'avoir livré dans
le délai voulu;

'flSE
1.\
" EN
1

VE~TE A Ln'RER. -

DEMEURE.
•

CONTRE-MAI1.RE.

précédée d'un.e mise en demeu.1'e.
N peu'! ét re cOllsidét'ée conl1ne u lle mùe en demem'e aiti,oe,'/san
. 1 l'aCIL'elell" à }'eruseJ'
C01nme lat'd ive. toute oflre
l'
é

pos/é1·i ..",e,

1&lt;11

l,,'ocès·ve&gt;'bal d' accedit (a.1 sans p" -

vention préalable ,et da ns lequel l'hu'tsstel' constate seu.lement que le C011b'e· ma it7'e du, vell de1.t1' a déclm é
n'avoi1'pas lil. marchandise (1 ) .
DIEMER ET

C'

CONTRE GARN'ER ET

C·.)

JUGEMENT.

Attend u que Ch. Diemer e l C' avaient il li v ~'e:' à F. Garnier el C', à partir de mai dernier, un e quanllte D1enSuel~:
de 80,000 k. huiles coprah, pendanl un certum nomb,e
mois;
Que le 9"{ mai il a élé re('U seu lement 4,000 k. par les
.
acheteurg - et que ceux-ci ont
été sommés e,t CI't'es le' ..9
'
juillet su ivant
pou,' un e quantI'té d e10, 000 l',. a recevon ,
que sur celte sommation il a été reçu un e nouvelle quantit é de 4,000 k. ;

(1) Voy. 3- Table dêcentlale,

\"0

Veille il Ih'I'e l', n· 21.

Attend u que toute deman de de ce genre doit être précédée d'une sommation rég ulière au vendelll' d'avoir à livrer
les quantités échues;

Qu'il s'agit de savoir si F, Garnieret CopeuvenUaire Con sidére!' leur procès- verbal d'accédit et de constatalion
du 21 aoùt dernier comme une sommation rég ulière;

Attendu qu'un parei l acte ne saurait avoir ce caraclère;
qu'il n'a été que le simple em'egi s trem ent d' une réponse
faite par un contre-maHre qui n'avaiL au cune mission
quanl à ce ; qu'en effel., e n admettant qu e dans la fab"ique
des sieu l's Dieme r et C' il n'y eut rée llement pas matériellement, à la da te du 18, les 2,000 k dont s'agil, ces der-

niers pouvaient avoir J d'autl'e part, le dl'oiL de faire livl'er
leur comple lesdites huiles, ce que le c(,nt!'e-mailre
inte'Togé pouvait ignorer lui-même; que le procès-verbal
d'accédit n'a pas é té sign ifié a ux sieurs Diemer e t C', qui
n'ont pu, pal' conséq uent, le connaltre et y répon dre, ou Y
trouver l'équivalent d'une sommalion ;
pOUl'

Ou'en réalit é, il n 'l'a pas e u de sommation rég uli ère faite
aux vendeurs et que ceux'ci ont, dès lors, offert en temps
utile et sans avoir excédé le temps m O"al, la livraison des
2,000 k. huile de coprah dont s'agit ;

1" P. - 189 1.

20

�( 306 )

( 307 )

.
1, sa ns s'arrêter c.'1 la•demande
en résiliation
de
Le 'rrlbuna
•
'.
.
'C'
faute
par
eux
d
aVOIr
obtemperé
à
la
som. '
Cl D'
F. GarOle,' e. ,

Oue le s ieur Honnorat prétend les avoir Rommés allX
dates drs 16, 2'l et 25 juillet dernier d'avoil' à recevoir
ceLle mal'r. I1rlndise dans les conditions convenues; mais
qu'en réalité .:es prétendues sommations se sont bornées à inviter les achete urs à faire conn.ltl'e le jOli l' et
I"heure où il s viendraient agrée r la marchandise en gare;

Par ces motifs,

. d\.l 9'JUl' 1let dernier , autorise les
mallOIl
. s,eurs 1. .,emer
. d
. ven d re au.x enchères publ'ques. la quant,te
et C' HaITe
d
de
k. buile de coprah, à quoi ils ont réd Ultl eur ema,:
l,
1
. 'stè"e de Manuel , cou rt icI', aux rISques
. et àVe"ls
1
Par e mu"
. . e 'L C' , et condamne ces dermers' deur
.
F . Gal.mel
des "::' leurs
.
a ~r la différence entre le p,'ix convenuetl e net pro un
p y
t
ou tre et encore la d,ffarence entre le
9' "lI t 189 1 tel qu'il sera fixé
des enchères, e en

" 000

,.e'

rix convenu eL le cours au

JU l e,

'

.'.

'

P
par 1e syn d'Ica t des courtiers inscl'lts de MalseIl le, et c est
avec iutérêts de droit et dépens.
Du 2° sep lem bre 189 1 . - Prés "M. BARTHeLEMY . Pl., ~Dl. COUVE pour Diemer et C' , Henri GAUTIER pour
Garnier et C·.

VENTE.

-

LIVRAISON EN GARE DE Dg~ART .
-

-

Attendu, dés lors, que LbériLier et C· ayant fait, dès Je
20 juillet dernier, par l"enLremise dn sicur Barbaudy, leur
représentant à Marseille, offre de r ecevait' ap rès vérincatian de la marchandise, au moyen d'une analyse préatable
sur échanti ll on, cette offre se t"ollvait encore utilement
faite à la susdite date et recevable, et qu'au jour de la citation,4 octobre suivant, aucune déchéance, ni rési liation
de droit n'était encan rue au profit du vendeur;

AGRÉMENT.

ANALYSE CHIMIQUE PHBALADLE .

L01'squ'une marchandise est liv,'able en ga,'e de ~épa"t,
et que son ag1'ément ne peu t at;oir lieu su?' 81..nl P e vue,,'
1
mais nécessite une analyse c1"
U,H:tque, le 'Ven.d eut'
l' leP eul l'offri?' en ga&gt;'e 9,,'ap,'es aVIs J,,'éalable a. oc 'II
, 1t'11 on po",' 1ra,,'e
ce e
leur devenir' prend1'e un eCILan
&lt;
analyse.
(HONNORAT CONTR E L""RlTIER ET

Oue, pour que la sommation pùt être considérée comme
régu lière et sérieuse, le ven cleu l' lui-même aurait dû préciser le jour et l'heure où cette marcha ndise serait par lui
appo,'tée à la gare de ilIarsei lie pour y être agréée par ses
acheteurs;

C' .)

J UGEMENT.

Attendu que Lhéritier et C' av ...ent encor e à recevoir
b le
franco en gare de Marseille, pour solde de la vente vel' a
intervenue entre eux, 15,000 k, hutle de colza,

Qu'en effet, l'offre de prendre réception "près vérification su r échanti ll on préalabl ement prélevé n'était pas al'biIl'aire; gu 'll s'ag it, en effet, d'une marchandi se dont l 'agrément ne peut ètre fait SU I' le si mple vu ; que, celle-ci devant réu nir cer taines co~diti o ns de degrés, sa conformité
aux accords Il e peut ê tre constatée qu'au moyen d'une anaI)'se chi miqu e préa lable;
Mais que cette analyse, à laquelle les acheteurs ont droit
de faire procéder à lem frais, doiL être faite dans un tl'ès
COurL délai que le Tribunal doit fixe,' ;
Par ces motifs,
Le Tribunal, prépal'atoirement et avant de statuer sUl'les
fins prises par les parties a u land, ordonne que le sieur
Honnorat sera tenu, dans les vingt-quatre b eUl'es du pro-

�( 308 )

( 309 )

noncé du préseut, de laisser prend,'e échantill on des
15,000 k, huile colza pure au titre de Paris de 66 010, pour
permettre a ux sieurs Lhér itier et C' d'en vé rifier la conformité au moyen d'une analyse, à l'effet d'en faire l'agrément on de la refu ser dans les quatre jours du prononcé du
présent ; et le sieur Honorat tenu , en cas d'agr'ément, de
présenter la marchandise fran co gare de Marseille dans les
trois jours qui s uivront l'indicati on à lui faite;
Dépens r éservés ,

nu 18 septemb,'e 1891, - P,&gt;é•. , M. B AR1'HBLEMY . Pl" MM, COUVE pOUl' Honnorat, Aim é AlLllAUD pour Lhéritier et C' .
VENTE . -

-

SACS DE TEL POIDS .

R tStLIATION . -

-

CLAUSE ESSENTIELLE.

COUT, FilET ET ASSURANCE .

Dans la vente d 'une marchandise qui devait ét1'e contenue
da"s des sacs de tels poids seulement, la clause relative
au poids des sacs doit tll,'e considérée comme essentielle.
Si donc la ma,'chandise est o/r.,'te dans des sacs d'"n
poids notablement supériell1', t'acheteur est en droit de
la ,&gt;efuser.

Il en est ainsi même au, cas dJune vente coût, ('J'et et asslt 1'ance.

.
ont . dù to ut préalablement retirer le co nnalssemenl
des
~all1s de leurs vendeur avant de pouvoil' être admis '
l'Ifier la marchandIse;
,\ véQue.le
' s ne
. fait. d'a voir eu ainsi le connal'sse men t en malll
sau rait Jmp h quer de la part des acheteurs un aarém
la marchandise',
0
ent de
Att endu que, vér ifica tion faite, il a été consta té
1
sacs contenant celle-ci é taien t du poids de 45 à 48 1- qu~ es
à-d'Ire dépassant considérablement le poids convenu
'" ' c es t,
Que la considération
du poids des sacs a été dét el'mmante
.
,
la conclUSIOn de la vente' que c'es t don c une c1ause
essentlell edque le v endeur n 'exécute pas, puisqu'il est certalll
é .
" et 111 énté qu 'il offre des sacs d'lIn po'd
l Ssuprleur'
qu 1,1 ne peut don c so~ t enir qu 'il ofl't'e à ses acheteurs l ~
malchandlse que E. 7. aron, Soumeire et C' ont voulu acheter et entendu recevoir',
pOU\'

•

1

Que pal' cette violation évid ente des accords Vent '
eoc
1 é '1' .
,
Ulea
oum a l' SI Jallon de la vente et doit, outre les dommages- mtérêts occasionnés, remboursel' à E , Taron, Soumelre et C' les débours auxquels ils ont été exposés ;
Par ces motifs,
Le '1' ri' b una l, déboute Michel Venture de sa demand e'

Résilie la vente verbale relati ve aux 20 000 k fi

s'agit ;

( V ENTURE CONTn&gt;: T ARON, SOUMErRE ET

,

d'

. Igues on t

C' ,)

JUGE MENT .

Attendu que Mich el Venture a verbalement vend u à
E. Taron, Soumeire et C' 20,000 k, figues qui devaie nt être
contenues dans des sacs du poids de 25 à 30 k. seulement;
Attendu que, cette vente ayant é té faite a ux conditions
coùt, (l'et et assurance, les sieurs E. Taron , Soumeir" el C'

Condam ne Michel Ven tu re à pa)'er à Taron Soumel','e
' d e dom m ages- tntérê
.
' entre le
etC'
Ile
ts, la différence
. "àrt
i~~' conven,u et le co urs de la marchandise au 18 se ptemhre
de!:' telq u Il Sera fixé pal' le syndi ca t des courtiers inscrits
de s tal~elll e, età le ur rembo urser 95 Ir " montant des droits
atlstlq ue a va ncés pour leur compte;
Avec intérê ts dedro it et dépens,

�( 310 )

( 3 1l )

Du 24 seplemM-e 1891, - P,-és, , M, B"RTH t LEMY. Pl., Camille PELlSSJER pOUl' Yenture, A UTR AN pOUl' 'J'at'oll1
Soumeü-e et C',

tar ies, et a cit'; à cet eITet Valentin, Meynard et Riva l,
négocia nts il Cuers (V~r)qu i ont déclaré prendre le lieu el,
place de l'aITré teur et ga rantir le pai ement du fret e t des
surestaries, le ca_ échéant;
Su r l'excep tio n d'incompétence:

SURESTARlES A L 'm,IBARQUEMENT.

NOMBRE l'ON FI:\'Ê. -

-

JOURS DE PLANCHE . -

NItCESSITÊ n 'UN E l\!IS E EN DEMEUR E,

Lorsqu'un affrélemen l ne (lxe pas le nomb,'e des;'ou,-s de
planche pOUf' tembm'qu ement, mais dit seulement qu'il
dev.-a él,-e te1'n,iné ci lelle date sau f fOl'ce maieu ,'e,
l'effet de cette restrictiOl&gt; esl d'obligel- le capitaine ci
mettre son chargeur en. d emeu1'e pOUf' (aire cou.r i,. les
8urestaries ,
C'est d onc dit ;"ou,r de la mùe en demeure , et non dujou'l'
fixé po",- la fin du cha'/' gement, 9"e doivent lilre calculées les sw'eslaries li lui allouer'.
(MEYKARD, V.HENTIN ET

RIVAL

CONTRE CAPITA"' "

RALLa, )

JUGEMENT ,

Attend u que, le 24 marS 189 1, le sieur Alfon so Lodato,
négocian t à Cava di Terron; (Itali e), a aITrété le brigantin
italien Checchina- M" capitaine Ha llo, pour se r endre SUI'
la plage d'Agropoli et prendre sou s palan un chargement
complet de traverses de chêne pour chemin de fer à destination de Marseille; qu ' il était s tipul é que le chargement
devait être terminé le 8 avril, sauf les cas de force majeure; qu e, ledit chargement n'ayant été compl été que le
2 mai seulement, le ca pita ine réclame 28 jours de SUI'es -

( 1) Voy. à cel égard, T able genérale, v· Surcs l al'jes, no' 145 et sui \'.
- 2' Table dëcennale, ibid., U 33, - 3' Table décennale, ibid.,
n" G et Î,
O

Attend u qu e les défendeu rs Val en tin , Mel' na!'d et R ival

sont de

l1Htional it é

fran çaise, domi ci liés en Fl'ance; qu' ils

ont élé rég u lièrement cités devant le Trib una l de céa ns qui
est celui de l'arrivée et du port de destination du navire',
Au fo nd :
Attendu gu e les accords des pa r ties ne stipulaient pas
lin nombre déterminé de joms de planche pour l'embarquement, ma is fixaie nt seu leme nt lIne date à laqu elle l'embarquement devait être ter min é, sauf les cas de force majeure; qu'i l r ésultait de celle dernière restl'Îc tion qu e, dans
le cas où ell e amait il sortir son efTet, c'est- à-dire où la
date conven ue du 8 avri l a urait été dépassée par su ite
d'évènem ent s de force m aje u re, la d urée des s taries n'étant
pas spécifiée par u n nombre Gxe de jo urs, mais pal' ceLte
date seul em ent, e t la qu estion ne pou van t se résoudl'e Dar
un simple calcu l de jo urs, un e mi se en demeure du capila inedevenai Lnéce8saire pou r faire COll l'Ü' les sUl'estaries à
son proGt;
Atte ndu, en l'espèce , qu' il est constant qu e le mauvais
étaL de la me r dalls la rade ouverte d'Agropo li a retard é
l'embarquement q u i n 'a pu 6tre terminé il la date du 8

avril; qu e, le 2 1 avril, le cap itaine a fai Lten ir au chargeut'
une protestation con tre le retard de ce dernier il lui dé livrer le chargemen t; qu'il est s uffi sa mm ent établi par les
documents de la cause qu e le char"eur en eITet, quel les
qu'aient été leô circon s tan ces atmosph éri ~ues, n'a pas fait
tOlite la diligence n écessa il'e pOUl' l'em pli!' ses obligations,
et qu 'il eùt pu et dù avoir compl é té 80n chal'gem ent à la
date du 21 aVl'il, jouI' de la pl'otestation du capitain e j qu e,

",

�( 312 )

( 3 13 )

par suite, ladite protestation doi~ être prise ?ODlme poi~t
de départ des surestaries calcu lees, sUlvant 1 usage, à raIson de 50 cent. pal' jour et par tonneau Sur 266 tonneaux, soit 133 fr. par jour penda nt dix jours, du 22 avril
inclus au 1-' mai;

Le vende1west, au cont1'ait'e, en dt'oit de p"ésenle1' un au.

4.ttendu, sur les fins reconvenlion nelles des défendems,
que Ges derniers, en l'élat des appréciations ci-dessus, sont
mal fondés à réclamer de leur coté des dommages-ll1térêts
au capitaine à raison d'un relard dont le chargeur est sell l
responsable;

Ire blé al/anl

al&lt;

poids.

El cela lanl que le délai de la li'",'aison n'est pas ex l',,'é (1).
En pareil cas, si le vende m' avait lJoption enb'e deux P"Ovenances, il peut, ap,'ès avoir (ait sa p,'entiè,'e oll/'e
d'une p,'ovenance , faù'e la seconde de l'auil'e,
(PEnnAUD DE BARTHÉLEMY E STIENNE
ET

CON1'RE

SEVASTOPULO

C' .)

Par ces motifs,
JUGEMENT.

Le Tribunal se déclare compétent et condamne les défendeurs aux dépens de l'incident;
Et de même suite, statuant contradictoirement au fond,
sans s'arrêter aux fins reconventionnelles prises par Valentin, Neynard et Riva l, les eo déboute et les condamne à
payer au capitaine Ha ll o la somme de 1,330 fI' . montant
de dix jours de surestari es, avec inlérê ts de drOIt et
dépens.

n u29 seplemb,'e 1891. - P,'és., M. GIRARD, juge . Pl., MM . GERMONDY pour Meynard, Valentin et Rival,
SENÈS pour le capilaine.

VENTE.

-

BLÉS .

-

DÉLAI NON EXPIRÉ. PROVENANCES. -

MINIMUM DE POIDS NON ATTEINT .
SECONDE OFFRE RECEV,\BLE. -

-

DEUX

OPTION.

Lorsqu'une ven le de blés esl (aile avec (aculié âl'acheleur
de rejetel'les parties n'atteignant pas un minimum de
po'ids convenu il ne s'ensuit pas que, si ce minimum,
n'est 'Pas alteint et que ceile (aculté de ,'ejel s'exe,'ce, le
marché soit ,·ésilié.

Attendu que Penaud de Barthélemy Estienne a vendu,
pal' acte sous seing privé du 28 août dernier, dùment enregislré, Ù Sevasto pulo et C' , 1,000 quintaux métriques de
blé azima Novol'Ossich ou Azof, qualité marchand e et de
recette, exempt de pourl'i, mouillé ou avarié, franchise de
fi 010 de seigle, du poids de '125 k. net les '160 litres;
que le poids manqu ant devait être bonifié ù raison de
0,12 c. 1/2 par demi k. jusqu'à 124 IL, faculté de rejeter les
parties ne pesant pas 12f , iL ;
Qu'en exécution de ces accords, le demandeur a remis au
défendeur, à la date do 14 sep tem bre derniet·, un ordre de
livraison pour 1,000 quintaux blé azima NovorosRich à recevoi r du navire A,'mén'l.·e;
Que ces b lés n'ayant pas atteint le po ids convenu, le vendeur a envoyé, le 30 septembre, à ses acheteu rs, un ol'Clre
de livraison de pareill e quantité bl é azima Azoff à prend re
du navre Adelfi- Vagliano;
Que cet ordre de livraison a é té refusé par Sevaslopu lo

1

(1) Voy . Cn se ns contl'aire, 2- 'l'able décenntl le,
n"71.

\'~

Venle à liner.

•

�( 314 )

( 315 )

et C' ; qu'i ls ont allégué, pour souleni!' ce refus, que le
vendeUl' aI'ail épu isé son droit et définitivemenl exéculé le
marché pal' la remise du premie!' ord re de li,'raison ; que,
par ce lait, il avait spéc ialisé la mal'chandise qu'il enlendait livrer il ses achele urs, el, ell oplant ainsi pou!' du blé

l'indica tion du n om d' un navire pOl'leu!' de la marchandise
qui n'était en réali té que le magasin d'où le vendeur d é~
c1araitvou loir livrer, ni par la dénominalion donnée au blé'
gue, sur ce dernier poinl , le refus de l'ac heteur fa isa it di S~
paraitl'e complèlement l'ord re de livraison, et que ce refus
remettai t les parties purem ent et simp lement dans l'élat

azima, provenance de Novaro ich, du bord du vapeur
A,'mlinie, il avait usé de la facu lté que lui laissaienl les
accords entre celt e proveIlance et la provenance d'Azol ;
qu'ail surplus, sJagi~ant entre les parties, non d'un rua\'ché ferme, mais ct ' une ven le laite il des condilions 10ut il
fait spéciales , !"in lention des pa rti .. s avait élé d'exclure
pour le vendeur le droit, après un premie r refus de marchandise, de présent er en remplacement un autre marchandise lant q ue le délai de la livraison n 'était pas expiré;
Attendu que celle inlention ne résu lte en au cu ne manière
formell emen t de l'acte de vente lui ,même; que cetle venle
ne constitue poi nt un ma rché il livrer par navi re désigné ou
à désigner, mais est, dans sou ensembte, u n vé ritable mar-

ché ferme ; que l'usage qui existe SUl' la place et 'lui accorde au ven deur le dro it ci-de sus l'appelé , n '(\ pas été expre sément esGiu, et qu 'en présence de l'exislence d'un
pareil usage,!en l'absence de tOlll e indica tio n précise, l'i nle ntion que l'on doit sup poser chez les par ties contl'aclantes, est celle de s'y réfé,'er ;
Que , pal' sui le, en représenlant encore le 30 septembre
dernier, Eo it dans le délai coovenu de la livraison, un
deux ième ordre de livraison, le vendeur U SaIt de son droit
et remplissait uli lement SOil obligalion , cet ordre représentant réell emenl la marchand ise, e t ce ll e,ci pouvan t être
considérée comme olIel'!e dans le délai;
Que vainem ent S ~vas l opu l o et C' prétendenl-il s que, pal'
le premier ord re de livl'ê.lison, l e vpndeur avait épuisé sa
faculté d'oplion entre l'o ITre d' un b lé azim a Novorossich et
celle d'un blé azima Alo f ;
Ou'iln'ya eu aucune spécialisation convenue, soil par

antérieur, tout co mm e s i au c un ordre de livraison n'avait

élé remis et re poussé;
Que ce refu s ne faisait pas d ispaI'ailre ce maIch é luimême dont les délai s n 'éLaient pas expirés, et qui, pal'
conséqu ent, pouvait encore, de la part du vendeu r, ê tre
exécuLéen temps ulil e;
Pal' ces motifs,

Le Tribu nal,
Autorise le sieu r Pe rraud de Darthélemy Esti enne à
faire vend l'e aux encbères publiques, par le mini Slère du
sieur Ed, Guigou , comtiel', a ux l'isçues et périls des sieurs
Sevastopulo et C', la marchandise do nl s'agi t, et il s'en ap pliq uer le net prudu it ell déduction des sommes qui peuvent lui è lre due5, el, de s uile, ~olldamn e lesdits sieurs

Sevastopulo et C' à payer au demandeur la diITérence qui
pOU ITa exisler enLre le n et produ il des e nchhes et le prix
co nvenu enLre eux; avec inlérê ls de (hoit et dépens; le
jugement il intervenir e,'éculoire, nonobslant al'pel, sans

caution.
DI&lt; 10 oc/ob,'e 1891 , - P rés" M, GIBAnD , ju ge, _ P I"
MM, TALON pour Perraud de Dal'lhé lem y Estienne, AICAR D
pUll l' Sevaslopnlo et C' ,
A~SU RANCF.
Dt POLI CE . -

TERRESTRE . -

ACCIDENT. -

CO;\,TRAVEN'l'IONS AL'X ARUCTts

H ES PONS/\llILll'l:; DE L·As~unEuR.

Il n'y a ,'ien de contrah'e à l'm'dl e public dans la convention pal' laquelle un aSSureur gal UJltit un enl1'ep" elleur de Iran8po,-( contre le ,'esu/lal des f au/es de

�( 317 )

( 316 )

ses pl'éposés el la responsabilité qui en découle pOli" Illi
à l'éf/al'd des /ie,'s, alo,'s ml!me que ces (allies consis-

dans l'espèce, en l'état d u silence de la police Sur ce point;
Su r le sinistre Bonifay :

ter'aient en d es cmltraven lions aux lois ou ar1'étés de
police conCe1'na1lt la süul'ifé des p et'sonnes .

Attend u qu'i l n'est point suffisamment établi au procès
que ledIt s~ n lstl:e rentl'e dans les conditions ci-dess us spéclfiées; q u Il n est I~tervenu allc une décision, ni même
aucune pOUI'SUlte q UI permeLle aux Tribunal d'attribuer
l'accident ~ont s'agit.' à un fa it délictueux ou à une simp le
contravention de VOIrIe comm ise pal' les demandeuT's Ou
leurs préposés; qu 'il sera it difficile auj ourd'bui, après plu s
de trois ans, de dé term iner si les chevaux, cause de l'accident, ava ient été volontairement abando nnés par leur conducte ur ou s'ils avaie nt échappé à ce dern ier; qne, dans ce
del'll ier cas, le Tribu nal ne sa urai t adopter l'interprétation
donnée pal' la Compagnie défenderesse aux articles '1 et 2
de la policp-, po ur repousser le risque; qu'il y a lieu d'admett re la de mande de Carvin frères ;

Les T,ibufl aux ne pel/ vent

d011C)

en l'état d 'u ne police qui

ne (ait d'ex ceplton gue pOlir les accidents p,'ovenant dit
fait v olontaire de faSS'l.t1'é ou de ses agents, exonél'el'
l'asslt.?'etW au cas d'accidents involontait'es, fussent-ils
le résultat d'une in(..action auX lois ('1).
( CAR VIN FRÈRES CONTRE ASSUREUR S, )

Du 18 mars 189 l ,jugement d u Tribunal de commerce de
Marseille ainsi conçu:
Attendu que les deux parties, soit Carvin frères, assllrés
et demandeuI' , et la Compagnie L e SecoUt's, défenderesse,
s'accordent pOUl' dema nder et accepter la résiliation, à
dater du 26 novembre 1889, de la police d'assurance qui
les lie l'une li l'a utre; que la Compa gnie se reconnait encore débitrice de de ux sommes de 36 fr, et 45 fI', à elle réclamées; que le débat ne subsiste plus que sur le règlement de deux sinistres Bonifay et Gautier, des 24 j uin 1887
et 3 décembre 1888 ;
Attendu , en droit, que la Com pagnie est fond ée à se prévaloir de ce principe s3Jlctionné par de nombreuses décisions de juslice, à savoir que l'assurance ne saurait couvrir
les risques provenant d'i nfl'actions caractérisées aux lois et
arrêlés de police concernant la sécuri té des personnes;
qu'il y a là une question d'ordre public qui s'imposerait
aux Tribunallx , nonobstant tOlites stipu lations contraires
des parties, et qui s'impose, à plus forte raison, comme

(1) Voy. 3- T able décenoale. y. Ao:;suf::tl1 ce terreslrr, n° 11 ,

Sur le sinis tre Gautier :
Attendu que l'accident a donn é lieu à une poursuite correctionnelle à l'encontre du sieu r Remolo, p,'éposé des demandeurs , qu i, pal' jugement correctionnel de Marseille,
en da te d u 29 ja nvier 1889, a été condamné il '1 6 fI' , d'ame nde pour avoir abandonné sa cbarretle SUl' la voie publique; qu'à la diJléren ce du sinistre Bon ifay, le sin istre
Gautier réu nit bien les conditions qui permeLlen t à la Compagnie d'en décliner la responsabilité ;
Pal' ces motifs,
Le Tribunal concède ac te à la Compagnie Le Secou,'s de
ce qu'elle déclare accepter la l'ésilialion de la police demandée par Carvin frères à dater du 26 novembre '1 889, et
de ce qu 'elle déclare oITrir les deux sommes de 36 ft', et
45 fr , visées pal' Car vin frères dans les nllméros '1 et 2 de
leurs conclusions; condamne la Compagnie défenderesse à
payer àCarvin frères la somme de l ,410 f,', 65 c, ,montant du
règlement du sinistl'e Bon ifay, du 24 juin 1887, et, en outre,

�( 318 )

celle de ~91 fr, 90 c" frais judiciaires afférents audit sinistre, avec intérêts de droit ; déboute Carvin frères d" surplus de leurs conclusions; dépens partagés, YU la succom bance respect;,'e des parties,
Appel par' Carvin frères,
ARn~T ,

Considérant que la Com pagnie Le Seco",'s soutient
qu'elle n'a point assuré Carvin frères con tre les repamUons
civiles dues aux tiers à r aison d'accidents pouvan t résulter d' une infractio n aux lois et arrêtés de police, que du
reste une pareille convention serait illicite comme conlraire
à l'ordre public et partant sans effet;
Sur le premier point:
Considérant tout d'abord que la Compagnie Le S eco,,,".
ne saurait yalablement opposer aux tiers qui ont traité
avec elle de l'objet d'une assura nce, les statuts sous l'empire desquels elle s'est constituée;
Que lesdits statuts son t pour ces tiers res inte,- alios
acta, alors surtout qu e rien dans la poli ce cl 'assurances, qui
seule fait la loi des parties contractantes, n'indique qu'elles
ont entendu s'y référer;
Qu'au surplus l'article 9 des sta tuts qu'elle invoque, s'appliquerait à l'assurance conlre les acc idents eux-m êmes, et
non à celle de la responsab ilité civi le POU"",t résu lter des
accidenls, lesquelles constituent des assurances parfa ilement distinctes , soigneusement énumérées dans l'article 5
de ces mêmes slatu Is ;
Que le contrat intervenu entre ladite Compagnie et Carvin frère~ porte exclusivement sur les réparations civiles
dues aux tiers, et qu'il prend soi n d'excepter les accid~nts
causés aux personnes montées dans les voitures assurées,

ainsi que les dégals ou perles des objels qu'elles transportent;
Qu'en ne stipul ant d'autre exception qu e pour les acci-

( 319 )
denls qui proviennent du fait vo lontaire de l'assuré ou de
ses. agents, la .Co~pagnie a du reste implicitement J'econn u
qu el le garantIssaIt, dans la mesure de ses en~aNemenLs '_
, l'
1
é
'
, ,
0 0
pat
tlCU lers, es r paratlOns CIVIles décou lant de tous accidenls lllvolontall'es, fussent-i ls le résu ltai d' un e infrac tion
le démontre surabondamment , c'est 1a
aux lOIs; que ce qui
'
1
cause
pOl' t ant qu en,aucun cas elle n'aura il supporter les
amendes llJJltgées à 1 ass uré;
Sur le deuxième point:
Consid érant qn e cle telles conventions n'ont d'ai lleurs
ell es-mêmes rien de contraire il J'ordre Jlublic; gUïl~~:
d éVIden ce ~ue la lllaje~re parti e des acc id en ls suscep tibles
en semblable matI ère d entm in er la responsabil ilé civile du
maUre, a pOUl' cause la maladresse, l'imprudence, l'inatlention, la negli ge nce, 011 lï nobservatio n des règlements
dont ses pI'é posés se sont rendus les auteu rs; qu'en J'absence de tou,te faute personnell e, de sa part, rien ne s'oppose il ce q u li se fasse gamntir, moyennant un forfait et
dans les limites prévues au trai té, contre les conséquences
d:acles auquel il n'" point participé ; que, sans doute, s'agIssant de sa prop re faule, il pounait y avo ir li eu de rec,hercher si ell e n e serait. pas assimilabl e au dol, all qu el cas
1exc~pLlOn sll srelatée, conce l'nanl Je f ait ro lonlaire, tl'OUvera lt peut-êtl'e à s'exercer; mais que telles ne sont pas les
espèces du procès;
. Consid erant, en effel, que le sin istre Gautier a pOUl' ori-

gllle un délit conll'aven tionn el du préposé Remolo con damné par le Tribunal de Mal'se ille il une amende de '16 fI',
pour abandon momentané de sa voiture SU I' la voie publique ;
Que le sini stre lloni fay a été occasionné par deux des
chevaux de Carvin frères, descendant il grande a ll ure la
cote de la Viste, après avoir servi de renfort pou r la faire
monter à un e première voiture, eLalors qu'i ls regagnaient

la seconde; qu'il n 'est pas absol ument établi que l'indi-

�( 320 )
vidu chargë de les conduire ait livré ces animaux à euxmêmes ;

JOURNAL

Mais que, pour aucun de ces sinistres, il n'est démontré
que Carvin frères avaient donné à leurs agents des instl'uc·
tians contraires aux règ les de la prudence, ni qu'ils les aient
placés daus une situation telle qu'i ls dussen t forcéme nt y
manquer; que, dans l' un comme dans l'autre cas, il ne s'est
agi pour eux que d'une simple respo nsabi lité civile, el
qu'ils doivent, dès lors, être garantis conformément aux
conditions générales et particu lières de leur contrat d'assurances;

De

JURISpn U D ENCE CO ~Ul E BC I ALE
ET MARITIME
Fondé en 1820

P a r MM , GIROD e t CLARIOND 1 A voc at s,
r:onlinllê pa.'

FÉ LI X DE LOBRE , Avocal.

Par ces motifs,
1a Cour, sans s'arréter ,\ l'appe l incident de la Compagnie
Le Secoul's dont ell e est et demeure déboutée;
Disant droit, au contraire, à l'appel principal de Carvin
frères, réforme le jugement attaq né au chef du simstre
Gautiel', ce faisant, coodamne la Compagnie L e Secom's à
payer à ces derniers la somme de '2,032 fI', 55 c" montant
du règlement de ce sinistre GauLie l', y compris tous légitimes accessoires, et ce avec intérêts du jour de la demande; confirme, pour le surplus, led it jugement; ordOl,ne
qu'il sortira son plein et en ti er effet; condamne Le SeCO/l1'S en tous les dépens de première instance et d'appel ;
ordonne la restitntion de l'amende,

TOME LXIX. 1891
DEUXIÈME l'AliTa;
DÉCISIONS

DIVE n SES, LOI S l

DÉCRETS ,

'lln"..~ 'r's
,.~

•••

J'~ T

' L EME[liTS
RI~G

ADMtNISTRATIFS, EN MATl ÈH~ Dl!: COMMEnC~
DE

TEnnE ET DI~ M lm.

AD UTILl7'A7'EM COLLIGIMUS

Du 26 ocfob,'e1891 , - Cour d'Aix ( 1" Ch,) - P,'és "
MIcHEL·JArrAnD, 1" prés . - Pl. , MM, GOUR DEZ pour Carvin frères, ESTRANGIN (du barreau de Marseille) pour la
M,

Compagnie.
MARSEILLE

FŒ DE LA PREMIÈRE PARTIE .
bU REAU

ou

JOu

'

R~AL DE JURISPRUDI!:NCI!: COMMERCIALE ET MARITIME

Rue

ainte, 7.

1891

�( 320 )

JOURNAL

vidu chargé de les conduire ait livré ces animaux à euxmèmes;

Mais que, pOUl' aucun de ces sinistres, il n'est démontré

que Carvin irères ava ient donné à leu rs agents des instructions contra ires aux règles de la prudence,ni qu'ils les aient
placés dans une situ ~ tion telle qu 'il s dussent forcément l'
manquer; que, dans l' un com me dans l'a n tre cas, il ne s'est
agi pour enx qne d 'une simp le responsabilité civi le, et
qn'ils doivent, dès lors, être garan tis conformément aux
condi tions généra les et particulières de leur contrat d'as-

D!

JURISPHUOENCE CO~I~IEHCIALE
ET MAnlTlME
Fo ndé en 1820

Par MM, GIROD et CLARIOND , A vocats,
r.on ti lw é par

surances;

FÉLIX DELOBRE , Avocat.

Pal' ces motifs,
La Cour, sans s'arrêter ù l'appel incid ent de la Compagnie

TOME LXIX. 1891

L e Secotl l's dont elle est et demeure déboutée;
Disant droit, au contraire, à l'appel principal de Carvin
frères, réforme le jugement attaqné au cllef du simstre
Gautie,', ce fai sant , coodamne la Compagnie Le S ecoUl" à
payer à ces derniers la somme de 2 ,032 fi', 55 c" montan t
dn règlement de ce sinistre Gautier, y compris tous légi,
times accessoires, et ce avec intérê ts du jOllr de la demande ; con fil'me, pour le su r pl ns, ledit jugemen t ; ordor.ne
qu'il sOl,til'a son p lein et en tier effe t; condamne Le SeCOl&lt;1'S en tous les dépens de première instance et d'appel ;
ordonne la resti tution de l'amende ,

DEUX I ÈME PAH'l'I E
DÉCISIONS

DIVERSES,
LOI S , DÉCRETS , .&lt;\nn~T r.
"'S .
ET ngGLEMEl'iTS
'
,
,
ADMI NIS'lRA TIfS , EN
MA'l'!
':'R"
D','
C
.
I!. Co
I!.
Oi\lMEncr.
DE

TE RR E ET n l ~ ME1\.

AD UTl Ll TATEM COLLlG "" US

Cour d'Aix ( 1" Ch, ) - PI'és "
1" prés , - PI" MM, GOURDEZ pour Carvin frères, ESTRAN GIN (du barreau de Marseille) pOUl' la
D u 26 De/Db," 1891. -

IJ , 1l.ICREL ,JAFFARD,

Compagnie.
FI:\ DE LA PREMrÈR E PARTIE .

MARSEILLE
bUREAU OU JOURN

. AL DE J U RI S PR U D ENCE C O ~ IMER C IA L E 1i:'I' MARIT IME

Hue Sa inte, 7.

1891

�JOURNAL
DB

JUR ISPR UDENOE CO \ŒE Rel ALg
ET MARITIME

DEUXIÈME PAHT[E
otcrslONS DIVER SES, LOIS, DÉCRETS,

Ann~TI!:S

ET "ÈIJLE.\If.; NTS

ADMINIST R:\THS J EN MATI?: nl~ DE COMMERCE

DE TERnE ET DE AIRA.

AG~NT

DE CHANGE. -

ORGANI S:\TI ON. _

N~GOCIATIO:-;S.

Déc,'et du 7 octobre 1890, porla"t "egleme"t d 'a dm2llis_
(ralion publiqu e pOU," /"exécu t ;on de l'm'Izcle 90 du
Code de commerce et de la 102 du 28 mars 1885, "",.
les marchés cl tm'm.e .
Le Présiden t de la Hépublique ["an ça ise,
SU!' le rapport du garde des sceaux, minis t"e de la jus tice et des cu lles, du mini st"e des finances et du ministre
du commerce, de l'ind,,sl,'ie et des co lonies;
"ule titre V du liv "e 1" du Code de com merce, en ' particulier l 'article 90 ; ensemb le la loi du 28 mars 1885;
ru la loi du 28 l'entOse a n IX ;

Vu l'arrêté des consu lsd u 2i p,'ai,'ia l an X ;
l' u la loi du 28 avril 18t6, article 91 ;

�( 4 )

( 5 )

Yu les ordonnances rO l'ales des 14 avril 18 19 et 1'2 novembre 1823 ;
Vu les décrets des 3 septembre 185 1 et 5 jan ,'ier 1867;

2' Du traité qu'il a so uscrit, led it trail é appuyé , s'il ya
lieu, de la démission du titulaire, de la déclaratioll, signée
par les di re,'ses parti es en cause, qu ï 1 n'a été stipulé aUCUfi
avantage en dehors du pdx inditjué au t,'aité, et, dans les
bourses non pour vues d' un parqu et , d 'un état des produits
brnts de l'ornce pendant les ci nq dernières années;

Yu la lui du 15 juin 1872 et le décret du 10 avril 1873;
Vu le décret du 6 fév rier 1880;
Yu la loi du 27 fén' ier 18 0 ;
Vu les décrets des 12 juillet 1883 et '\0 juin 1884;

3" S' il Y a lieu, du proje t de Co nvention relatif à l'adjoncti on de ba ill eurs de fonds,

Les présentations sont, a in si qu e les trailés el. les convenLiull S qui les accompagnent, so umises ;\ l'app robation
de la chambre sy ndicale; s'i l n'y a pas de chambre sy ndi-

Le Conseil d ' Etal entendu ;
Décrète:

TITRb: l'REMIEH

cale, les agent s de chan ge' exerça nt leur ministère dans la
même ville, l'I~ll ni s à ceL eilet en assemblée génél'a le,

Organisation

doirent, ainsi qu e le Tribun al de commerce, émettre leur

C H AP I TRE

PREM l E R

Dispositions généra.l es

Art. 1", - Nul ne peut êt re agen t de change:
'\ ' S'il n'est françaio ;

2" S'il n'a 25 ans accomplis;
3' S'i l ne jouit de ses droits civils et politi~ues , et s'il n'"
satisfa it au x obl igations de la loi S Ul' le recrutement.
Art, 2, - Les agen ts de cha nge sont nom més pa~' décre ts
contres ignés, soit pal' le ministre des iÏ1~a nces~ SO it par "le
ministre du commel'ce et de l'ind ustrie, SUlrant qUl1s

exercent le ur ministère près d'u ne bourse pourvue ou nou
d'un parquet,
Art, 3, - Les p,'ésentations lait es conformément à l'arti:
cie 91 de la loi du 2 1 avri l 1816 doi vent être accompagnées.
l ' D'u n certificat établissant que le candida t a [ravaillé,
. , ClleZ' nn 3 0Cre Jlt de chan 0O'e,
pendant quatre ans au mOins

daus une maiso n de banque ou de commerce ou chez un
notaire;

a"i~;. Les présentation s sont tran smises au min isll'.3 com pé-

ten t, ù PaI'is di,'ecteme n t pal' la chamb re syndicale, dans
les dépa,·tements pal' le préfet, qu i y joi nl. son avis mOl.ivé ,
Arl. , 4.- Au cas où , dans le délai de qua tre mois, à partil' de l'Oll vert U1'e d II droi t de prése nta t ion J ce dl'oil n'H pas
été exe,'cé, il pe llt être pou,'vu d'o fn ce 1 la nominatio n,
Sil " une li st,e t,'iple de candidats ,'emp lissa nt les conditions
détermin ées a u nllm èro 1 de l'art icle 3. La lisl.e est dressée pal' la chambre syndi cal e ou, s' il n'y a pas de chamb,'e
syndicale, par le Trib un al de commerce, Le prix dù pa" le
nouveau tit ulai re est fixé pal' le décret de nomi natio n et
versé à ja caisse des dépôts et consignations,
Art, 5. - Les age nts de change ne peuvenl. entrer en
fonctions qu'après avoir justifié du ve,'sementde leu r caution nement et avoir prété, devant le T,'ibunal de commerce ou, à défaut de Tribun al de com merce, denlllli e
'1'l'ibQna l civil, le serm ent de l'emplir leu rs fonc ti ons aVeli
honnelll' et pro bité ,
Arl.. G, - Les actes relatif, il J'adjonction, en cou rs
d'exercice, de ba illeu rs de lond s int éressés son t soumi s il
l'approbation de la chamb re syndicale el communiqués au

�( 6 )
ministre des finances, suiva nt le mode déterminé à l'artiticle 3.
Il en est de même des ac tes relatifs a ux modifications
apportées dans le per50nnel des bai ll eurs de fonds ou dans
la répartition des parts d' int é rèLs.

Art. Î . - En cas de suspension, deslitution, décès, disparition ou autre circonstance de nature à faire considél'er IIll
office comme vacant, ragent de chan ge est r emp lacé, lant
pOUl' les négociatio ns que pOlir les ceri iGcations prévues à
l'article 76 , par un de ses confrères désigné par la chambl'e
synd icale, el, s' il n ' y a pas de chambre syndicale, par le
président dn Tribunal civil.
Le président du Tribunal civil comme t, dans tOIlS les cas,
Il la requête de la partie la plus diligente, un administrateur provisoire.
Art. 8. - Les li vres obl igatoires des agen ts de change, y
compris ceux sur lesquels ils inscrivent les numéros des
titres négociés en exéc ution de la loi du 15 juin 1872 , sont,
en cas de mut:ltion, laissés entre les mains du successeur,
el, en cas de suppression d'office, déposés à la chambre
syndicale , ou, s'il n'y a pas de chambre syn dica le, au greffe
du Trib una l de com merce,
Art. 9. - L'agent de change qui se re tire apres quinze ans
d'exercice, peut être nommé agent de change honoraire.
Les années passées à la chambre syndicale comptent
double.
L'honorariat est conféré par décret, sur la proposition
de la chambre syndicale, ou, s'il n'y a pas de c hambre
sy ndicale, du Tribunal de commerce.
Art. 10.- L'agent de change honoraire assiste, avec voix
consu ltative, aux assemblées générales annuelles de la

( 7 )

Compaguie, ainsi qu 'aux autl'es assemblées géné rales auxquell es il est spécialement convoqu é par la chambre sy ndicale.
Art, I I. - L' honorariat demeure acquis aux agents de
('hange qui en avaient élé invesli s, en vertu des règlement s
particuliers de leur compagnie, antérieurement il la promulgation du présen t décl·et.
Art. 12. -

Le retrait de l' hollorariat peul , après avis de

la chambre synd ica le, ou, s' il n'y a pas de chambre syndi-

cale, du 'l'I'ibun al de comm erce, être prùnoncé par décret à
l'égard de tout agen t de chan ge qui se lrolwera, postérieurement à son admissi on à J' honoral'iat , en étal de cessation
de pai ements, ou con tre lequ el a uront été relevés des fait s
portant atteinle à l' honn elll' ou à la dignité .
CHAPITR E 11

Créatio n et suppression d'offices

Ar t. 13. - 11 ne pe ut être créé d'ornee d'agent de change
qu'en vertu d'un décret contres igné, suivan t la dis lin ction
spécifiée il l'article 2, par le ministre des fin ances ou pal' le
ministre du commerce e t de lïlldu stl'ie, après a vi s du Tribunal de commerce, de la cha mbl'e de comm erce et de la
chambre syndicale, ou ,s' il n'l'a pas de chambre syndical e,
apl'CS l'avis des agents de chan ge exerçant dans la même
ville, réunis à cet effe t en assem blée géné,'ale .
Art. 14.- Les formalités prévu es il l'at'ticle qui précède,
son t applicables à la supp ressiond' ull offi ce existan t.Toutefoi s, 101'squ e la Sll ppression d ' lin office do il avoir pour effet
d'abaisseL' au-d essou s de six le nombl'e des agents de change,
il est procédé suiva nt les règles ind iqu ées à l'at·ticle 15.

�( 8 )
CHAPITRE H I

Création et suppression de parq uets

Art. J5. - Dan s les Bourses comportant au moins six
offices d'agents de change, il peut ê tre créé un parquet en
vertu d'un décret rendu sur la proposition du ministre des
finances et du ministre du commerce et de l'industrie,après
avis des agents de change réu nis en assemblée générale, du
conseil municipal, du Tribunal de commerce et de la
chambre de commerce, ou, s'il n'y a pas de chambre de
commerce, de la chambre co nsultati ve des al'Is et manufacture, du sous-préfet et du préfet.
Art. 16 . - Les formalit é p"évues à l'arti cle qui précède,
sont applicables à la suppression d 'un parquet existant,

( 9 )
dél;bérer qne si la majodté de ses membl'es est presenle,
lln cas d'"Lsellce ou d'empêchement d'u n ou de plusieurs
de ses membres, elle est aulorisée à se complèlel' en appelant les membres les plus anciens de la Compagnie suivant
J'ordre du tableau ,
Art , 19, syndic.
En

Cl'

La chambl'e sy ndicale est pl'ésidée par le

de partage, la voix du p"ésidellt est prépondé-

l'an Le.

Al't, 20. - La chambre syndica le tient registre de ses
délibél'ations . Chaque procèS-verbal est sign é pal' tous les
membres qui ont assisté à la séance .
Art. 21. - Les attributions générales de la chambre syndicale sont:

CHAPITR I:: IV

Chambres sy ndicales

Arl. 17, - Les agents de chan ge qui exercent leur ministère auprès d'une Bou l'se pourvue d'un parquet, élisent,
cllaque année, une chambre syndicale composée d' un syn·
dic et'tl'un nombre d'adjoints détermi né conformément allx
règles ci-après: deux, lorsque le nombre des agenl s de
change est de neuf au plus; quatl'e, lorsque le nombre
est supérieur à neuf et inférieur à quatorze: six, lorsque ce
nombre est supérieu r il quatorze,
L'élection est faile à la majorité absolue des suffrages et
au scrutin secret, séparément pour le syndic et par bulletin de liste pour les adjoints.
Le procès·verba l de l'élection est ad l'essé au ministre de;
finances, au préfet du département, a u préfet de police à
Paris et au maire dans les autres villes, au préSIdent du
Tribunal de commerce et au président de la chambre de
commerce,
Art. 18, -

J, a chambre syndica le ne peut valablement

l' De prononcer ou de provoquel', suivant les cas, l'application des mesures disciplinaires prévues il l'article 23 ;
2- De prévenir ou concilier tous les diffél'ends qJle les
agents de change peuvent avoirà rai son de IcUls fonction s,
soit enlre eux, so it avec des tiers, eLd'émettre) s'il y a lieu,

son avis en cas de non conci liation;
3' De représen ter collectivement tons les membres Je la
Compagnie pOUl' faire valoir leur,; droits, privilèges et inlérê!s communs, eL d'administrer la ca isse commune prévue
à l'article 26.
Art, 22. - La chambre synd ica le peut mander devant
elle tout agent de change, lui ordonne l' la production de
son ca roet et de ses li vJ'es,eL lui prescrire loutes mesures de
précaution qu"elle juge uLiles, eL, en partlculier, la constitution, dans la caisse syndicale, d'cm dèpOt de g.,'antie.
Ell e ne peut se refusel' à celle enqnèle lorsqJl'elle est réclamée [Jar trois membres de la Compagnie.
A,,1. 23. - La chambre syodiG-a le peut, suivant la gra -

�( 10 )

( Il )

vi té des cas, soi t d'o rnee, sll i t s ur l'initiative du sy ndic on
d'un de ses membre\ soi t su r Ull e plai nte, bh\mer les
membres de la Compagllie, les censu rer, leur i nlerdire l'entrée de la Bou rse pen da nt une durée qui n e peut excéder
un mois, et provoqu el' leur s uspe nsion ou le ur destitution,

II peul lou jours, sans au~o ri sat i o n préalable, faire IOU5
ac tes conservatoi res et interrup Li fs de prescription. II peut
de même, sans autorisation , interj e ter ap pel de tou t j ugement et se })ourvoi l' en cassation. Mai s il ne peut sui vre s ur
son appel, ni s uivre Sll r le pO Ul'voi , qu'en vertu d'une nouvell e au torisation.

La suspension est prononcée par arrêté du m inistre des
fi nan ces. Ell e ne peu t excéder deux moi s, La révocation
est prononcée par décre t. Ces deux peines peuven t être prono ncées d'offi ce, après, to u tefois, q ue la chambre syndica le a é:é appelée à é mettre so n a ' is.
Ar t. 24. - Au cune pei ne discipl ina ire ne peu t être prononcée ou provoq uée par la chambre syndical e qu'à la
majori té absolne des memb res présen ts et qu'après que
r age nt de cbange inculpé a été en tendu ou d ù ment convoq ué,
Art. 25. -

Dans le cas où un m embre de la chambre

sy ndi cale se tI'ou ve direc tem enL i n téressé dans une aŒaire

soumise à la cha mbre synd ica le, i l doi t s'absten ir de siegel',
Ait. 26.- Il est in sti tué, dans les Compagn ies aya n t II ne
cha mbre synd icale, une caisse commun e ad mi nistrée par
la chambre e t do n t le mode de gestion est dé tel'miné par les
règlements particuliers menti onn és à l'a rticle 82. A cette
ca isse son t versés les prélèvements su r les courtages} contri bntion s diverses, fonds de l'esen 'e ou dépôts de garantie
prévus, soit par le présen t règlem ent" soit pal' les règlements particu liers.
Art. 27. - Le syndic est chal'gé de l'exécut ion des déli·
bérations de la chambl'c syn dicale de la Com pagn ie.
Il rep résente la Com pagnie en j ustice et dans les actes de
la vie ci,'ile.
Il ne peut este r en j u tice, so it en dema nda nt, soit en défendan t, qu'e n vert u de l'au torisat ion de la ch ambre syudi cal e.

Art, 28. - En cas d'a bsen ce ou d'empêchemen t, le syndi c
e5t rempl acé dans ses diverses attrib utio ns par un adjoi nt,
dans l'ol'd re des n omin ations de la dern ière élection .
Art. 29. - Les chambres synd ical es peuvent délég uer à
un ou plusie urs de leu rs m em bres désignés sous le nom
d'adjoin ts de service certain es a ttributions d'QI'dre et de
po lice int é rieure déterminées pal' les règlemen ts prévus à
l'article 82, Ces adjoints peuvent, en outre, être a ppelés à
exercer, a u lieu e t pl ace du sy ndi c, les attri bu tions spéciales déterminées aux articles 53 et 67 du présen t décret.
Art. 30. - Les dispositions du présent chapitre sontapplicables a ux chambres sy nd icales m ixtes pré vu es par le
déc ret d u 5 ja n vier 1867, sous celte réserve qu e les attrihu tions confé rées au ministre des fina nces par les a rLicles
17 et n son t exercées pa r le ministre du commerce et de
l'i nd ustl'ie,
CHAPlTR E "

Des Assemblés générales

Ar t. 31. - Les agents de chan ge se ré unissent , chaque
année, en assemblée génél'ale pour l'élection des membres
de la chambre syndica le.
En dehors de cette sean ce a nnu ell e et des cas pl'évus,
soit pa r le pl'ésent règlement, so it par les règlements mentionnés à l'a rticle 82, ils ne peuven t se ré un ir e n assembl ée
générale quesur l'ordre du m inist.re ou en vertu d 'une décision de la chamb re sy ndica le,

�I l? )

La chambre syndicale ne pellt .e refuser à convoquer
l'assembl ée généra le, lorsque cette con vocation a fai t l'objet
d'une demande écri te et motivée de la moitié plus un des
membres de la Compag nie,
Art, 32, - L'assembl ée génél'a le est constituée lorsque
la moitié plus un des membres de la Compaguie sont préEents.

Elle est présid ée par le syndi c,

( 13 )

'J'oute négocia tion pOUl' leu r pl'Opre compte est interdite
à ces mand ata ires.

Le nom bre des com mis pri ncipaux que chaque agent de
change peut s'adjoindre, estd ti terminé , POUl' les divers pal"
qn ets, pa l' les règ lements prévus à l'art ir le 82,

Art. 3G, - Le3 commis pl'inci paux sont so umi s à l'acti on
disci plin aire de la chambre sy ndi ca le, qui statue sur leur
admission et. q1l1 peut pron oncer d'o ffi ce leur suspension
ou lenr ré vocal ion.

Art, 33, - La chambre sy ndi ca le ti ent un registre particul ier des délibérations de l'assem blée générale, Les noms
des membres présent s sont insc rits en tè te de chaque procès-vel'bal, qui est signé par le prés ident et par les mem bres de la cham bre sy ndica le qui ont ass isté à la séance,

AI't. 37. - Il est interdit aux agents de change et aux
commis princi paux de vend re Oll de céder les fon ct ions de
commis prin cipal mo ye nnant un prix 011 une redevance
quelconque,

CH.\PITRE \'1

TIT RE Il

Des auxiliaires des agen ts de change

Art. 34, - Tout agent de change peut constituer, pOUl'
les actesaul res que la négociation) la signature des bOI'dereaux et. les certifications prévues cl l' art icle 7G, des fondés
de pouvoi r en vertu de. pl'oclll'at ionsqui sont soumises, s'i l
y a une chambre syndicale, à l'approbatio n de cette cham·
bre, et dont une expéd ltion est, da ns tous les cas, dépo,ée
au Tribun al de comm erCe et affichée dans les ]lll rea ll Xde
Pagen t de change.
Tous les écrits émanés de l'agent de change doivent etre
revêtus, à défaut de sa propre sigl1alUre, de la signat ure de

ses fondés de pouroirs pl'écédée de la mention qu'ils agis ·
sent en vel'tll de leur jll'ocuration,
Art. 35. - Les agents de clllnge prés les BOllrses pourvu es d'ull parquet peuvent avoir, sous le nom de commis,
principaux , des mandatait'es spéciaux cha rgés de prendre
part aux négociatio ns dans la limite détermi née par leu r
mandat, all nom et sa LIs la res ponsab ilité de lems mandants.

Des négociations
CHAPI TRE PREMIER
Di sposi tions générales

fi l't . 38, - Les négociations son t effectuées pa l' les age n ts
de change moyennant un courtage dont le tau x est détermi né, pou r chaque place, pal' la chamb!'e syndicale ou,
s'il n'y a pas de cham bre sy ndica le, pal' le Tri bunal de
co mmerce, dans les limi tes d'u n l al' if Inax imLlffi fixé, sur la
proposition de la chambre sy ndi ca le et après av is de la
chambre et d u Tribuna l de comm erce, pal' un décret l'e ndu
dans la fo rme des règl ement s d'admin istra tion publique
etcontresigné, s uivant la (lislinclion spécifiée à 1article 2,
pal' le mi nistre des finances ou pal' le ministre du commel'ce et de l' in clt:strie ,
Le taux de courta ge ainsi déterminé est obligatoire pour
les nspn1s de change.

Jusqu 'ù ce que les dl'oits de co urt age aie nt été, s'i l ya

�( 14 )

( 15 1

lieu , fixés conformément il ces dispositions, les dl'oits ac,
tllels continueront à êlre perçu s,

ou, s' il n 'y a pas de chambre syndical e, apl'ès avis du tribunal de commerce.

Ar\. 39, - Les agents de change ne peuvent former entre em aucune association particuliè re pOUl' les opération
de leur minis tère,

Al'I. 40 . - Les agents de chan ge doivent gaI'der le secret
le plu s inviolab le aux per~onnes qui les chargent de négociations, à moins que lp.s parties ne consenlent à être nommées ou que la nature de l'opération ne l'exige, et sans
préjudice du droit d'investigation qui appartient à la chambre syndicale aux termes de l'art. 22, et qu'elle n'exerce
elle -même que sous le sceau dll secret professionnel.
Art. 41. - Toute opération conclue pal' un agent de
change est parlée, au moment où elle es t faite, sur un
carnet donlle modèle est détermi né par les chambres syndicales, et qui es t indépendant dn regislre prévu à l'arl. 84
du Code de commerce.
Il en e,t de même en ce qui conce rne les négociations
conclues par les commis prineipaux dans les condilions
déterminées à l'al'\. 35.
Art. 42. - Les agents de change sont tenlls de dé livl'el'
un reçu des fonds ou des valeurs qui lenr sont l·emis.
CHAPITR E JI

De la négocia! ion des elfels publics et aulres susce plibles d 'êtl'e co tés.
SECTION 1

Règles commu.ne$ aux maJ'chés al' comptant et aux marché$
li terme.

Ar\. 43. - Lorsqu'une Bourse a é lé institu ée, les agenl '
de change se réunissent à celle Bourse, POU l' y procéder
entre eux aux négocialions, aux heu l'es déterminées par
l'a utorit é muni cipaleapl'ès avis de la chambl'e sy ndicale,

Les prix offerts el demandés sont, pOUl' les négociations
au compt a nt,pl'éa labl ement in SCrÎl s S UI' un l'egistre spécial.
Les règlem enls pre vu s à l'article 82 pen vent appliqu e l' les
mêmes règles allx. négociation s' li terme . Les p'
flxOucrer1seL
demandés
sont,
da
ns
tous
les
cas
dans
les
Bou
'e
t
'
l'::; S pourvues d un parquet, annoncés à haute voix.
Les mê,;,es règles doivent ê tre s uivi es POUl' l'exécution
par l'Ole d app licatIOn des ol'dres en sens contl'ail'e l'ec us
pal' !e m ~me a~en~ de cl:unge . L'agen Lde change, avant de
réa li ser 1 applicalIOn, fa ll constaler pal' un des membres de
la chambre syndical e l'absence de demandes Oll d'olfI'es
plus favorables.
Art, 44, - Les dispositions de l'article précédent ne sont
pas applicab les au marché an premier cO llrs, an dernier

cours et au cours moyen.
Ar t, 45, - La chambl'e sy ndica le ou, 10l'squ 'il n'y a pas
de chambresyndicale, le tl'ibunal de commerce peut touJ0tlI'S alltor!Ser ou ordon ner l'emploi , pOlI!' des val eurs
determlUées, de la procécllll'e s péciale indiqu ée au paragra phe 3 de l'at,l. 70.
, Art. 46, - Les négociations ne portent que Sllr des quanlllés, salis aucune spécifi cation , par voie d'indica tion de
numéros ou autrem ent, des lilres négociés .
Art , 47 . - Les agenls de ch ange ne se livren t entreeux
que des val enrs aIl parle ur, sa uf e n ce qu i concerne les
valelIl's qui ne peu vent , d 'après la loi 011 d'après les s taIlits de l'établissement émet teU!', a ffe cte l' d'autre for me
que ,la formellominative, et les autres va leul's qui sera ient
SpéCialement dé le rmin ées paI' les rè" lement prévu s à l'artitlcle 82 .
0
Al'f.48. _ L'ngent de chan ge qui aurait li\'l't' un titre il'J'é-

�( 16 )

( 17 )

gulier, amorLi, fl'.ppé ,l'opposition en tre es mainsou Hgurant au Bu lletin officiel des 0ppos1tlO ll s,est Lenu, lndepen dammenL de Lou dommages et inlc réLs, s' il y a lieu, de li vrer un autre titre d,Ill les troie jours au plus tal'd à pal'~ir
de la réclamJlion,
Art. 49. - Les agenLs de cha lige peuvent faire effeclue l'
en leur nom, sous la dénomination de transfert d'ordre,

compol'ler
soit un '
aVanlage
particu
lie l'J lei qll' Lill d J'Olt
' pl'I_
.
• ,
•
.
~
VII:glé de son:::crl pLlon , soit une chul'ge déterminée, tell e
qu un apP,el de versement., les mêmes l'èglements déterminent les epoques ,\ paI'llI' desquelles les négociations ne
peuvent plus pOl'Lel', sauf convention con lraiI'e fOl'me ll e_
ment ex prImée, que SUI' des vale urs ayant bénéficié de et
avantage ou ayant saLisfait il ceLle cha l'ge.
c

des tranferts provisoires . Ces tran sfert s ne conservent lem'
earacLère provisoire que pendant un délai de dix jours, à
l'elpiration duqu el ils sont consid érés comme définitive ment opérés au nom de l'agent de change,

, Ces r èglemenlsdéL erminellt do méme les époques il parlu' desquel les, en cas de convel'sion, les lJ égociations lle
peuvent p lus porler, sauf convention contl'aire fOI'mell e_
ment expl'lm ée, que su r les nouveaux titres.

Si

avant l'expiration de re délai, l'agent de change

ach~teur a nolifié à l'éLab lissement émeUeur pal' acLe extra·
judiciaire le nom de son donneur d'ordre,le tr~"sfert effectué au nom de cet agent de change sera conslderé, à partir
dn moment oü le transfert aura éLé réalisé au nom du don neur d'ordre ainsi désigné, comme n'ayant jamais ~té
opéré.
Les Lransferls d'ord re peu vent être effectués même au
profit des agenLs de change porLeurs de la procuration du
vendeur.

Arl . 50. - Le point de dé part de la jouissan ce pour l'a·
cheteur des va!elll'S négociées est déterm iné, sui vant le cas,
par les règlemenLs pré vus à l'a rtic le 82, sous la réserve des
disposilions arrêtées pal' le ministre des finances en ce qm

tonche la négociation des rent es sur l'Etat et autres valeurs
du Trésor.
Ar!. 51. - Les règlemenls pl'évus il l' arLicle 82 déLer·
minent l'époque à pa rtir de laque ll e, avant chaque Lirage,
les valeur s amortissables pal' voie de tirage au so rt ne sont,
sa ur con ven lion conLraire formell ement exprimée, négociées que livrables après til'age .
En re qui concern e les valeurs dont la po:;session vient à

Art. 52. - Les délais de livn dson, d'acceplalion eL de
paJement, soit en ce qui concel'ne les l'apports des agents
de cha nge entre eux, soit en ce qui concerne les l'apports
entre les agenls de change et le urs donneul's d'ordres
sont délerminés pal' les règlemenls pl'é vus à l'aI'Licle 82. '
Mt. 53. - A défaut soit d'accepl a lion Ol! lie pai ement
pal' l'agent de change acheteul', soi t de Ih'raison pal' l'agent
d~ change vend eur, la revente ou !'achat des val eul'S ll éO'oclées peuvent êtl'e, à la l'equète de l'agenL de change a~ec
I~qllella négociation a élé fait e, effectués par l'inl erm éd l, a~ l'e du ,sy ndi c ou d'un adjoint de sel'v ico, aux ri squ es et
pel'ds de 1agent de change en défaut,
Les forma li tés e t les délais (l e la revenle ou de l'achat
d'oflice, qui peuvent êl l'e exécutés suivant conventions
particulières, soht déterminés pal' les rco lomenl s prévus il
l'al' Licle 82.
0

l~l't, 54, - Sauf convention cOlltrai l'e, l'agent de change
q~l eJTec Llte une négociation, répond envers son donneur
d ol'd l'e de l'e.,éc ution de cell e négoc iation pal' l'agent de
change avec leq ue l e lle a éLé effectuée,
AIt, 55. - Si, en dehor. de toute contestation SUI' le
fond du droit, la li l'raison ou le paiement n 'est pas effectué

2' p, -

"~i

189 1.

2

�( 18 )

( 19 )

déla is r églementaires,
le
par l'agen"'d e chan 0"e da ns les
. . .
.
,
ct
e
peut
ap
rès
1
avolI'
mIS
en
deme
lll
e
par
donneur d or r
,
. d'ICI'a'l re n otifier e n la même forme, dans le
acte extra]u
. t-qltatre
heures , cett e mIse en demeure à la
délai. d e VlOg
&lt;
chambre synd icale.
1

•

Au reru d e ce "\ILe notification , la chambre syndicale
- d à 'l'éaard de l'agent de change, les mesures pl'opres
en ,rer I,o'écu
tion du mal'ché " Elle l'exécute elle-m ême,
àIleaSSll
ex
· ,au Ill'Ieux. des int é l'èts du donn eur d ordre
au b esoUl
1 et pour
le compte et aux risques et périls de l'agent de c l ange en
défaut.IWe ne peut s'y reluser qu'en dénon çant ~ ~ SItuatIOn,
dans le de lai de quinze jours, au préSIdent du ll'lbunal de

commerce.
Art. 5G . - Lorsq ue la chambre syndicale a constaté
, Il agent de chanae cesse d'exécuter les marchés qUl le
qu u à ses ,'onfl'el'es," ces marchés sont IlqUl
. 'dé san:,.
d
les
lient
conditions déterminées par les règ lements prévus à 1 al tlcie 82, en prenant pour lJase le cours moye n du ]our de
celle constatai ion. Le,créances que cette ItquldatlOn peut

faire ressorti!' en faveur de l'agent de change defalllanL, ne
, 'bles qu"", l'échéance primitive de chacune des
so nt eXlgl
opérations liquidées.
Les donneurs d'ordl'es sont mis par l'administraleur pr~~
Iso l're de là charge en demeure d 'ap i r sa ns délalentle
"
· .
Cl- dessl!&gt;.
1· 'd t' p de le ur marché dans les con d 1l1Ons
Iqul a 10 .
. .
l ' \'. gent de
spécifiées et le maintien de leur pOSItIOn c lez a
change défaillant.
AI·t "7 - Les nérrociations faites par les chambres syl~'
. ~ .
0
L
miS
dicales et les transferts eUectué - e n leu r nom son sou
aux disposlt,ons du présent règlement,

SECTlON Il

Rêgles speciales aum 11W1'chés au comptant

Art. 58. - L'agen t de change est en droit d'exiger que le
donneur d'ordre Ini remette, ava nt Ioule négOCiation , les
eO\~ l s à négOCIer Ou les fond s destin és à acqu itter le mon tant de la n égociation.
Art . 59. - Dans le cas oü, apl'ès avertissement ll3r lettre
,'ecommandée, le donneur d 'ordre n 'a pas, da ns le délai de
trois jours à pa rlir de l'envoi de celle lettre, remis soit les
valeul's accompagnées, s' il y a lieu, œune déclaration de
transfert, soi t les fonds destinés à acquitte,' le montant de
la négociation et accompagnés, le cas échéant, de son acceptation, l'age nt de change a le dl'Oit de procéder, sans autre
mise en demeure, aux l'isques et pél'i ls du donneur d'o rdre
à l'ach at de valeurs se mbl ables ou à la ven te des valeul~
acq uises,
S BCTION III

Reales speciales au..v maTchés â (e1'1ne

Art, 60 . - Les n égociations à tel'me se fon t pour les
échéances et pour les quotités déterminées pal' les réglemenl s prévus à l'article 82.
Art, 61, - L'agent de change es t en d ro it d'ex iger, avant
d'accepter un ord re et sauf a faÜ'e compte à l'échéance, la
remise d\m e CouverLure.
Lorsque cette COllverture consiste en valeUl'S, l'agent de
cha"ge a le droit de les aJiéne" e t de sen appliquer le prix,
faute de livraison 01\ de paiem ent par le donneur d'ordre,
Art. 62. - Lorsque le donneur d'ol'dre s'est réservé la
faculté d'abandonner le marché moyennant une prime,
la cou verture exigée ne peut être su pél'ieure a u montant
de la prime, sauf à l'agent de ch ange à exiger qu'Ji lui soit
, remis, le jour de la réponse et dans un délai déterminé

�( 20

1

ava nt l'helll'e lixée, comme il est dit il l'arli cle 6." un supplément de couvertul'e. Faute pal' le donnellr d ordl'e de
satisfaire à celle demande, l'agent de change. est en drOIt
de liquider l'opération à l'expirat i o,~ dn délai Impal'll au
donneur d'ordre.
Art. 63. - L'acheteur a toujours la faculté de se faire
,
te, les valeurs
l lvrel. par anticipation, au moyen de l'escomp
,
" 1 't t ' . à
négociées, soit qu'il ait traité ferme, SOI t qu Ida! , raIte. '
rime. Les escomptes donnent h eu à une hqUl a.LlOn 2ntl~iPée, dont les conditions sont fixées par les reglements
prév us à l'article 82.
Dans aucun cas, celui qni a hénéficié d'un avanlage
quelconque pour effectuer un e livraison en r eport, ne peut
user de la faculté d'escompte.
Art . 64, - Les règlements prévus il l'arlicle 82 fi,entles
jours et les h eures auxquels les déclarat.ions de .consolIdation ou d'abandon des m arch és à prim e doivent mtervemr,
Du moment où le marché est consolidé, la convent ion
est sous réselve des dispositions prévues il l'article 62,
sOI;mise il toutes les règles des négociations fermes ,
Art. 65, - A ch acune des échéances fix ées comme il est
dit il l'arti cle 60 , il est procédé, dans les dé lais déterml~, éR
pal' les règlements prévus à l'art icl e 82, à la Itqulda tlOn
générale des opérations enga gées pour cet te échéance.
Art. 66. - 'foutes les opél'ations engagces chez chaque
agent de ch ange pal' un méme donn e ul' d'ord re sont compen5ées en deniel's et en litres de m ême nature,
Les opérations engagées ch ez plusieurs agenls de change
par un ou plusieul's do nne ul', d'Ol'dl:e, peuvent ,de m~:~
être compensées, si les d Iverses parlles ll1teressees y
senten!.
, s son t e' 1a bl'les d'après
un
,
Ar t 67 - Les compensatIOn
..
,
,
d ' intne
cours uniforme détermlné pa" le sy ndIC ou un a JO

( 21 )
,el'vice, d'apl'ès les cours cotés le premIer jour de la liquidation des différentes valeurs.
Le CO urs ainsi fixé est également celui SUl' leq uel s'effectuent les repo rts,
Il es t immédiatement afliché il la BOlll'se,
Art, 68, - Toutes les operations entl'e agents de change
sont so umises il une liquidation cenlra le effectuée pal' les ,
soins de la chambre sy ndical e,
Pal' l'effet de cette liquidation, lou tes les opérations entre
agen ts de chan ge sont compensées, de façon à fait'e reSSortil' le solde en deniers ou en en titres à la charge ou au
profit de chacu n d'e ux ; les difféœn ts soldes débiteurs
ou créd ite ul', sont réglés pal' l'in termédiaire de la chambre syndica le,
Ml. 69 , - Lorsq ue le donneu r d'ord re n'a point, le premiel' jour de la liqu ida i ion des divel'ses valeurs et avant la
Bourse, l'em is à l'agent de change, sui van t les cas, les titres
accom pagnes, s'il y a lieu, de la déclaration de transfert ou
les fonds accompagnés, le cas échéa nt, de son acceptation,

l'agent de change peut exercer, sans qu 'il soit beso in d'tIlle
mise en demeure préalable, et il l'éga rd de toutes les opérations enga gées pal' le donneur d'ordre en défaut, les
droits spéciLlés il l'article oil ,
Les droits de l'age nt de change SOllt les mémes il l'égal'd
du do nneur d'ordre dont les opél'ations on t été reportées en
lout Ou en partie, s'i l ne l'emplit ses obliga ti ons avant la
lin de la liquation,
:-:i ECTION I V

D j"'Jlo$.irioJl.~ spt2ciales

a U.t; nt!fjoc la fl ons Judiciau'ct: Olt r01'cee.~
n la négociation de r a ll'to'i't appm'fena"t ci: des mÙltrlt1'~ ou
à (h:$ ill ceJ'(lit ..:.
(If

Al'I, 70, - Lorsqu'un agent de change est commis pa r
justice à l'effet de négocier des vale ul's, il doit faire appo-

�( 22 )

ser, ,·ingl-quatre heures au moins avant la négociation,
une affiche signée de lui dans l'intérieur de la Bourse, dans
ses bureaux ou dans tout autre endroi t désigné par le juge.

Celle affiche indique la nature des valeurs à négocier,
leurs quantités, la décision en vertu de laquelle la négo·
ciation est effectuée, le nom de l'agent de ch ange chargé de
la négociation et les jours auxqu els cette négociation aum
lieu.
Pour les valeurs qui ne ilg urent pas à la cote, des enchères sont ou vertes et reçues avec facu lté de surenchères
pendant les délais et sous les conditions déterminées pal'
la chambre syndicale, ou, s'il n'l'a pas de chambre synd i·
cale, par le Tribun al de com merce .
La cbambre synd icale, ou, sll n'l'a pos de chambre syndicale, le Tribunal de com merce, peut toujours décid er que
celte procédure S9ra appliq "ée méme à des valeurs figurant
à la partie officiell e de la cote,
Art, 71. - Les formalités prescrit es p~r les deux premiers paragraphes de l'article précédent s'appliquent :
l ' A la négociation des valeurs réalisées en vertu de
l'article 93 du Code de com merce, a près qu e l'agent de
change s'est fait j nstiner de l'accomplissement des 101'l11alités prévues par cet article ;
2' A la négociation des valeurs réa lisées pour délaut de
versem ent des termes appe lés, à moins que l es sta tuts de
l'établissement qui ex ige la réalisation , ne con tiennent su r
ce point des dispositions parLicu lières .
La cbambl'esynd ic&amp;le, 0 11 , s'il n' y a pas de chambresyndicale, le Tribunal de commerce, peut toujours, pour ces
diverses négociation, au tori ser ou ordonner l'emploi de la
procédure spéciale indiqu ée ail paragrap he 3 de l'ar ticle
précédent,
Al'L, 72. -

Avan\ de procéder à la négociation des va-

• ( 23 )
leurs apparte n a~t;\ des mineurs ou à des intel'dils, l'agent
de change dOIt s ass urer que la négoc iation a été au torisée
dans les conditions détermi nées par 1. loi du 27 fév rier
1880 .
Art. 73, - Dans les divers cas prév us aux at'ticles 70 il
72, le bordereau de l'agent de change constitne le procèsverba l de la vente. Il contient la spécification des titl'e~
,·endus.
C IIA PITR I~

111

Des négoc iation s d'effets commel"ça bJ es ('{ de valeurs métalliques

Art. 74, - Les bOl'derea ux auxquels donn ent lieu les
négocialions de lettres de change ou de bi llets constateut
la quantité, la nature, l'échéan ce et le prix des effets,
Art. 75, - Les mèmes règles s'a ppliquent ,\ la négociation par les agents de change des matiéres métalliques,

TITRE III
D es certificatiol1S et légalisations
il rt. 76. - Les age n Is de change clél in'en t les certifi cations exigées pOUl' le Lransfel'L des inscl'iptions ail grand

liv re de la cl ette publique dans les conditions prév ues par
l'al"l'èté des consuls du 27 prairia l an X, l 'ordonnance

royale du 'l4 avril 1819 et l es décl'ets des 12 j uill et 1883 et
10 jU ill 1884,
Ils dé li n ent toutes autl'es certifications prévues pal' des
dispositi ons de lois ou de règlements d'administratio n publique .
Ils pellvent délivrer toutes les certifications et léga lisations autres qne celles déterminées ci-dessus que comporteraient, d'après l es statuts des établi5sements qui lèS ont

�( 24 ),
émises, les opérations diverses re latives aux va leu rs ma.
hilières,
Le taeil app l icable aux certilications émanées d'agents de
change qui n 'ollL pas participé à la négociation, est déter!11iné dan les mêmes conditions que le taux de courtage
mentionné à l'article 38 ,

TITRE IV
De la cote des

CO",..

( 25 )
lellrs qui ne sont livrables que nom inatives et les époqu es
de jouissa uce dé termmées comme il est dit!L l'arti cle 50,
Il peut éga lem ent m entionner le cours moyen des elfe ls
cotés al! compta n t, Ce Cours moye n est établi en pl'enant la
moyen ne entre le Cours le pl us haut et le cours le plus
bas.
M t. 80. ~ Da ns les Bou rses po urvues d' un parqu el, le
b ull elin de la co le com pol'te un e parti e pe rmanente d ite
«officielle ", com pr enant les va leu l's CJui on t élé préala ble-

ment reconn ue:'), pa r la chambre syndicale) donner lieu Ou
Art , 77, - Les cOllrs, s uccessivement dét emlÏn és pal'les
négociations au comptant, 50nl, au fut, eL à mesu re qu'ils

se produisent, inscrits SUI' un registre spécia l. Les règlements pl'évus à l'article 82 peuvent prescrire le m ême procédé pour les négociat ions à teeme.

Dans tous les cas, leE agents de change se réunissen t à
l'issuê de la Bourse pOU L' verifj er et arrêter la cote des COLLL'5
pour les vale urs, lè change et les matières m étalli'lue"
Art. 78 , - Auss itù t que le b u lle tin de la cote a été arrêté
dans les conditions fixées au d euxi ème paragrap he de l'artide précéden t, i l es t s ig né pa r le sy ndic, afli ché dans l'itt térieUl' de la Bourse e t publié par les soins de la chambre
sy ndica le ,
Une copie de ce bu ll e tin est adressée immédiatement au
peéfet ains i qu' au mi nistre des finances ou au ministre du
commerce et de l'indu strie, suivant la d is ti nction spécifiée
;\ l'article 2,
Art. 79, - Le bu ll etin de la cote indiqu e au moins le
premier et le de rni er co u rs, ai ns i que le plus haut et le
plus bas des COu rs auxquels d es mat'chés ont été conclus,

Il mentionn e, en antre, les autres in dica tions propres ft
intéresser le public e t lait con naitre, en particnlie r, les va-

pouvoir don ner lieu SUI' la place il lin nombre suffisant de
transactions . Les fonds d 'Etal. frança is y son t pOt'lé~ de
dl'oil,
Le ,'a leurs no n compl'ises ,da ns cetle partie officielle
figu ren t à la second e partie du bulletin de la cote , Les
l'églements pl'CV US il l'arti cle 82 rJ écident si ces deux parties
serontpllb liées séparément ou donn ero n t li eu cl un e pub li-

cation uniqu e.

TITRE V
Dispositions pm'ticuli.,.es
Ar'" 81, -

Il n'es t pas déL'ogé aux r èglements actuels, en

ce qui concerne les va leurs étrangères.
ÂL't. 82. - Il est statué pal' des règleme n ts pal.tic uli ers
délibél'és par les Com pagnies d'agents de cha nge, hom ologués, suivant les cas, pal' le 'ministre des finan ces ou pal'
le ministre du commeL'ce et Je l'industrie, et publiés au
JO"""alo(ficiel, SUL' les points s péciliés a ux arti cles 26, 29,
31,35, 43, 47, 50, 51, 52, 53,56, 60, 63, 64 , 65,77 et 80,
ainsi que sur les cond itions d1execution des mUI'ché3 non
réglées pal' le présent décl'et,
Art.. 83, Toutes dis pos i tions co ntl'aires au présent déc ret
Son t et demeurent abrogées .

•

•

�( 26 )

( 27 )

Art. 84. - Le garde des sceaux, minist.re de la justice el
des cu lt es, le ministre des finan ces et Je ministre du Commerce, de l ïndusLrie eL des co lonies sont chargés, chacun
en ce qui les concerne, de l"excclltion du présen t déc ret,
qui sera publié au Journal officiel et i nséré au Bu lletin

des lois.

débat'quement, ne saurait créer en fUl (aveut· une p,.éIb'ence li l'encontJ'e du créancier antél'ieut'emellt nanti

de l'autre eœemp/aù-e ( 1).
( D E 'VOLe CONTRE G'ENESTAL ",. D ELZONS.)

Le Tdbun a l de comm erce de Houen avail jugé le Con -

trai re en ces 1ermes :
N ,\NTI SSEMENT . UN

COMMISS IONNAIRE. -

M ~ME pn I V 1 Lj.:G I~ . EUL

l::.XEMPLAIR E.

EXEMPLAIRE

FICTIVE. -

HEMI S. -

CRÉANC IER GAG ISTE.

J UGEMENT.

CONNAISSEMENT RE~IIS EN GAGE. -

-

CO;llimSSfONNAIRE .

P RI ORITÉ

POSSESSION RËELLE. -

DE DATE . -

-

SECOND

POSSESSION

PnIORITE.

Le privileoe du commissionnaire qui a (ait der; avances,
est de méme Dl'd,'e qtle celtl1.· du créancier gagiste, et
illl'y a }Jas de pl'e(él'ellce li: donnai' à l'un vis-â· vis de

l'aut"e (1) .
Le créancter qui ,'eçoii le connaissement d'lIHè mm'chmt·
d ,t'se à lui donnée en gafje, ne conune( aucune ( aule ell
n'e:rigeant pas la Temise de fous les exemplaires de ce
connaissement,
Enft'e c1'éancÙ::I's gagistes à qui la méme chose au?'ail été
donnée en gafJe, c'est le p,"emù}' eH date gui doit éh'e
pt'é(éJ'é, sil a fOl/jout'S cOHset'vé la }Jo~ses8ion soit ma-

lé"ielle, so" fic/ive de la clzose.

At,te ndu qu 'il y a co nn exité e lltre l'ac ti on de la Banq ue
J.-M. de Wolf contre le ca pita ine ](a tzou lis et Genestal et
Deizons ct l'action du capitai ne J\atzoulis contl'e les s usnommés; qu'il y a donc lie u de les joindre;
Su r l'actio n de la Banque de " 'olf :
Allendu que la Ba nque deWolfdemande qu e le capitaine
de l'rlmbelos et Genesta l et Deizons soient condamnes ,
co njointement et soli dai l'ement, à la remell rc en possession libre et excl usive du cha l'gement dudit nm' ire, Composé de 6,556 bec to litres de ha ri cots:
ALten"u qu e la Banqu e de \\'olf base son ac tion su r ce que
ledit ch argemen t l ui aurait été remis t':;n nan tissement pUI'
Vand el'tae len, d 'All vel's, contre l'accep tati on de
fI' .
de Imites tirées pal' ce del'nicl'; qu e ce lWl1li ssemenl l'ésu ltel'ait de la r emise faite lla r Vandertaelen à ladite Banque

ao,ooo

Spécialement, si un connais,semen.t a été t'em.is en gage
à un créancier, et que }Jostér1eU1'ement u.n autre exem·

des documents affél'ents au cha rgemen t el aussi de la COI'responda nce échangée entl'e ces deux partie:) ;

plm:re du méme corvwissemellt ait été t'elnis à un c01~­
missiomtaù'e qui a lait des al)allceS sur la mm'chfLlld1s,e
y me7ltioltnée, le fait que ce commissiontwù'e ~tt1'al{
été m1's en possession matérielle de la mm'challdtse ail

Attendu qu'à cette pl'éte ntion Ge nes tal et Deizo ns opposent la pl'ise de possession qu'Ils auraient raite du cha rge ment en qtieslio n, en veI'!,u du conn~lissemr ll t endossé à
leur ord re; qne celle prise de possession a etécompld ement

------------------------------(1) VO\', Conf. ce l'ec. 1887, 2. J33 el 'lJO.

(1) Vo)'. Conf. ce

"CC,

t887. 2.136. _ 1888.2.65.

�(

~8

)

terminée le ~8 mars dernier, alors que ce n'est que le 30
mars à deux heures apres midi, qu'un représentant de la
Banq~e de Wolf se préseuta pour revendiquer la cargaison
de l'Ambelos ;
Attendu qu'i l résulte, en effet, des fails de la cause que
Vantertaelen, après avoir conféré à la Banque de Wolf un
nantissement sur le chargement de l'A mbelos, a cependant
ad r essé ni tiÏrieurement à Genesta l et Delzons nn troisième
rounaissement qu'il avait conservé pal' devers lui , alin de
se faire consentir par ces,dern iers des avances dont il déclarait vou loir les couvrir par ce m ême chargement (lettre
du 24 mars 1889); qu'il s'agit donc pOUl' le Tribunal d'apprécier les dl'oits réciproques conférés aux parties égaiement de bonne foi pal' la remIse des dlvel'S connaissements ;

Attendu que s'il est vrai que le droitde gage de la Banque
de Wolf a pris naissance, le 22 février dernier, pal' la possession symbolique du chargement, alors que cette dernière n 'aurai t commencé pour Genestal et Delzons que le
18 mars suivant, il faut r econnaitre que cette priorité de
possession symbolique ne pouvait produire tous ses effe~s
au point de vue de la constitution dén niti vedu gagequil
l'écra rd de Vante l'taelen, et non à l'égard des tIers de bonne
fotqui ne pouvaienL savoi r que le chargement. qu'il ~eUl'

remeUait en gage de leu rs avances presen tes,ava lLantérl~t1.
remenL l'etu pareille affectation, par suite de la mauvaise
foi du proj;riétaire dudit chargement; que Genestal et Del,
zons ayant fait slliv l'e leu r possessIOn
sym bl'
a Iqu e ,d'n
u e
possession effective, la propriété du char gement de 1 Ambelos doit èl l'e maintenue en leur faveur; que la Banque de
Wolf a du l'este manqué de prlldeflce en n'exigeant pas,
" accep tation de 90,000 fI', de lraltes,
.la.
contl'e son
remIse du
jeu complet des conn aissements, ce qui eùt mis Vandertae~
len dans l'im possibil ité de se 1i vrer aux actes cou pables qUI
ont précédé son su icide; qu'au contraire, Genesta l et Del-

(

~!J

)

zons n'ont acceplé les dernières tra it es de Vand ertaelen
qu'au fur et à mesme du déchargement de l'Am be/os

prouvant ains i qu'ils n'entendai ent li vrer leur s i gnat\ll'~ ..

que contre un gage absol ument effecti f ; CJu e déc ider CJue la
possession symbolique prime il l'égard des tiers la possession effeclive, serait reneh'e imprati cab les les opél'ations de
consignation" landis q u'i l est tl'ès facile de se prémunir
conlre les abus de la nature de ceux commi s pnl' Vandel'tael en, en exigeant des pl'opl'iél:lires des chargements la
remise de lous les documenls sans excep tion, c'est-à-d ire
le jeu comp let des con naissem ents;
Attendu que la Banque de Wolf n'est pas p lus fondée il
demander subsidiairement que le droit de gage de Geneslal
et Delzons su l' le chargement de l'A ",belos soit l'estl'eint au
monlant des avances faites à r andel'tae len Su r ledit chargement; qu e Genestal et Dolzons éta ient depuis longtemps
les commissionnaires de Vandel'taelen. avec leq ue l ils
étaient en comp te courant; qu'il e t de jUI'isprudence qne
les marchandises consignées servent de gage non se ulement ponl' les avances faites S UI' ces mêmes mal'chandises,
mais encore pour des avances fait es anlérieurement et pOI'-

tées au compte courant ex istrtnt enLre les parti es;
Sur la demande de la llanque de Wolf co ntl'e le capitaine
Kalzou lis:
Attendu qlle le capitaine j(atzoulis aux dro its et obligations du capitaine Babanotzs, n 'a commis aucune fanle en
indiquant qu'il avait été s igné troi s exemp la ires du connaissement; que cette déclaration élait conforme ù la vérité; que l'exemplail'e l'esté en mains du capi ta in e élait une
silllJlle copie connue sous le nom de co nnaissemen t-chef;
que cette l'opie n 'a été revétue de sa signa ture que SUl'
l'exigence de la douan e; qu 'il n 'a pas davantage com mis de faule en délivl'ant à Genesta l e t DellOns, porteurs
d'llll connaissement l'égu li el', le ch3l'gement de l'Ambelos ;

�( 30 )
Sur l'action d u capitai ne Kat zo ul is contre la Banque de
Wolf :

•

Atteudu que le capitaine Iiat zou lis r éclame à la Banque
de IYolf une somme de 2,692 fi' , l'e présentant .huit jours
de Sllrestar ies ;
Atten d u q u'en efTet, il ladate d n 30 ma rs dern ier, la Ban·
qu e de 'Wol f a lai t sa isir le navire du ca pita in e l(atzoulis
e t a mis ainsi ce dern ie l' dans l'im possib ilité de qUll ter le
port de Ro ue n à cette date ; m a is qu e l ~ m ème jour elle a
fait assigner ledit capit aine pour 1 audi ence du l undi
1-' aVI'il ;

Attendu qu'à cett e audIence , le capi taine Ila tzo ulis, au
lieu de fourni r à la Banqu e de ' Vol! les j usti ficaLi ons qu'i l
avait en maius et qu i aurai ent eu pou r conséquence la mainlevée imméd ia te de la saisie du nav ire, a demandé la remise à huitaine ; qu 'il a aill si pal' son IaiL donné naissa nce
à un supp lément de surestaries dont i l n e saurait tirer profil ; que ces s urestaries ne trou ven t pas n on plus leur JUstification dans ce fait que la Banque de Wolf a mIS OppOSItiou au paiemen t du l ret dû a u capita ine pal' Genest"l et
De lzons; qu e cette opposition m a l londée ne peut donner
lieu qu 'à la répara tion du préjudi ce qu'ell e a ca nse ; que
le Tribuna l possède leséléme ms suffisa nts pour déterolloer
l'importance de ce préj udi ce;

Par ces moUfs,
Le Tribunal) j ugeant en premier ressort, join t les causes,

et stat uant

SU l"

le to ut par un seu l et même jugement,

Déc!are la Banq ue C.-J -M. de \Volf ma l londée dans sa
. . l'at
demande contre Genesla l e t Delzon s ~ t le capltame
" .
zo ulis, l'en dé boul e;

.
Dit , au cont raire, bien fondée la demandc en S Ul'estades
•
for mé"- par le capit a ine ((a lzoulis co nlre la Banque

( 31 )

C. - J.-M. de W olf, mai s ju qu 'à concurrence seul ement de
deux jou rs ;
En conséqu ence, condam ne la Banq ue C. -J .-M . de Wall à
payer a u ca pita ine Katzou lis la somme de 677 fr. montant
de ces sUI'es taries, avec i ntérèLs de dl'oiL ,.
Dit éga lement à bon dro it la demande en d om ma~es- in lérêts dudit capita in e conll'e la Ba nque C,- J. - M. deo" 'olf .
condamn e CeLte dernière ù payer, au capitain e Ralzou lis'
la somm e de 100 fI'. pùul' répa l'ation d u dommage q U 'ell~
hll a causé pal' son opposition dll 30 mal'S au x mains de
Geneslal eL Delzo ns;
Condamn e la Banq ue C.-J.-M. de \ \'011 en tous les dépens; taxe ce ux du ca pil a in e [(a lzo ulis à 16 fi-. 20 c, non
compri s l'el1l'egistl'e men t n i l'expéd iti on du présent j:l gement qui sera exéc utoire pa l' provision, nonobstant appel
au x cha rges de d rail.
Du 8 avril 1889. - Tri bu na l de commerce de Houen
( 1" Ch,) - P ,'és ., M. Pi llaNT - P l " MM . IlE"V" e t JE,' NNE,
Appel par de " -olf.

Attendu qu 'i l r és ulte des pi èces versées au dé bat, CJue le

22 lév" ler 1889, Vandertaele n a donn é en gage à de Wolf
le cha l'gemen t dn n avire l'A mbelo8 alol's Uottant pou r ordre sm la c6te ang laise, con tre l'acce ptation de trois traites
s'élevaot ensemble à 90,000 I r. ;
Qu'à ces fin s il a remis il ce de rn ier deux conn a issements
et cinq poli ces d'assurance a fférents a ud it cba'1;'emellt ;

Que le 19 mars su ivant, Van derlaelell adressait ù Genes lai et Delzons un autre connaissem en ~ el que ceux-ci, auxquels la ma rch an dise pOl'tée par l'A mbelos éla it consignée,
en prenaient livraison et la déposaient eo leul' 1Iom dans les
Docks de Houe n sous la da te d u 28 mal', sui van t;

,

�( :1'2 )
Que, prévenu de ce Iait , de " ro lf , après y avoir été dùruent autorisé, fit pl'aliq uer le 30 mars un e saisie COll-Sel'yatoire s ur le charge ment de 1' Ambelos el, pal' exploit du
m é me jour, assigna Genes tal et De lzo ns, a vec le capita ine
de ce bà timent , pour yoil' dire qu e le chal'gement susdit
était son gage exc lusif eL les faire co nd amner à lui en l'e~
meUre possessio n ;
Qu e sa préten tion a été repoussée pal' le Tr ibun al de
commerce de Heuen, tant à l'éga rd du capiLa ine de l'A mbe /os qU'il l'égard de Genesla l et Delzo ns ; qu 'il a relevé
appel co nlreces derniers seu lement ;
Qn'il l'este à rech e l'cher si la déc is ion des pl'emiel's j nges
est justifiée; qu'i l con vient to u t d'abord de cons ta ter que
la bonne fo i des pa r ties n 'est poi nt en cau se, pas plus que
la regula l'ité des tiLl'es qu 'elles produ isent et SU I' lesquels
elles fondent lem droit;
Que d'au tre part, et quoi qu 'i l ait é té d it, on ne peul
imp u ter à l' une d'e ll es des fa u les de n at n re à mod iliel' leur

si tuation léga le; qu 'on ne sa urait . en effet, cOllsidérel'
comm e coupa bl e d'imprude nce le créancier q u i, en recevan t le connaisse men t d u cha l'gemenl qu i lu i est de nnéen
gage, n'exige pas la rem ise de Lo us les exem pl a i l'es de ce
docume nt ; qu 'un seu l co nnaissement lui étan t nécessaire
po ur fai re valoir ses droits, on con çoit qu'il ne s'inq uiél(\t
pas de la représe nta tion des a utres; q ue, d'aill eu rs, s'il )'
a vait là un e fau te caractér isée, e lle serai l commune aux
de ux pa l'lies;
Oue pas p lus q ue de ,\'olf, Gen estal e t De lzo ns, a,'ant de
faire des avances, n 'on t exigé que la p reuve leur fùt l'appor tée, pal' r envo i exi gé de tous les conna issemen ts, que la
marcha ndise n 'avait pas fa it l'objel d'engage ments ante,
rieurs;
Attend u enlln qu'i l n'est pas possible de fa ire un grief il
de W olf de ne s'être pas présenté a u m oment de l'arrivée

( 33 )
de l'A :nbelos à Houen ; qu'i l Surnt de l'a ppe ler qu 'à l'époque 0 11 " a \'aIt re('••ll les conna issementsJ le
'
,
navi re n'avait
pas de pa l'! de destll1 a tion ass igné, e t de vai t recevoir ses
ord res SUI' la côte an g la ise ;
Qu 'o n s'ex pliqu e fo:t bien, dès lors, qu e de Wolf a it eu
quelque pellle à le SUi vre dans ses péré~rin at ion . e t " t
n
pu inter ven ir q u'après le clébarqu enlent O
d es nl l" d a l
3 1'C l an Ises'

Qu 'il faut
don .c recon
nail re 0u 'il n'exis le pas a u pOll1t
' d 'e
,
de l ' appréCiatIOn
vue
du
fait
de
diffiérence
da
1 l'
'
' d
'
J
~ 1S
(l Si tuatIOn
e~ pal'll es ;
j

,

Qu e la q uestion qu i s 'agi te doi t dès lo rs tl'O uve r exclusivement sa SolutIOn dans les principes qui rèlTlent 1
d
é'
0
e CO o eoOl's ~ cr ancle,l's gagistes; qu'cnt re créa nCiers de ce tt e
ca légorle, le prem~ er en da te, s'i l a conse rvé la possessilm
de la ch o~e d,on nee en g~ge , doit tO li jOlll'S avoi l' la préfél'en ce , gu il n l' a pOll1 t d ", lie urs de dis linction à fa ire entre le , pl'lvil ège résu lta n t d'Ull gag~ ordi nail'e et celui du
comm lsSIOnn
. alJ'e à ra ison de ses a"ances 1. qu'i l n'e.\"l ~ t e
de raISon
pas
pOUl' ét a blir entre eu 'x une d lUi
''''é rence qm'
,
n est pas , dans la loi e t serait con lraire à so n texte comm e
à son espl'l t ;
Qu 'atl' tel'm es de l'art icle 92 du Code cie comm el'ce la
possessio n d u créancier p eut ê tre malé rie ll e ou s ymbo,
llqu e; qu 'ell e se m a nifes te, soit pa l' une déte ntio n réell e
de la cbose da ns les m agasins ou na vires deceill i-ci soit
pa l' la ll'ad ilion fictive qlli lu i en est fa ite a u moyen de la

remise du conn aissement ,.
Mais, qu elle q u'elle soit, q u'elle a dans tOIlS les cas la

mê~e va le ur et produi t les mêmes elJets ju rid iq ues; q ue le
léglslateUl' a é tabl i une ass imilatio n com plète entl'e ces
deux ge nres de possession au moyen desque ls le créancier
e.s l sa isI du gage, e t q ue l'u ne n'a pas de préé minence Sur
l au tre;

2' p, -

1891.

3

�(

~4

)

Qu'il n'l'avait point, en effet, de moti f de sacriGer la
possession fictive à la possession ,'éelle; qu'il est non moins
importa"t pOlir le cha,'ge ur de truuvel' les moyens de
conduire la marchandise qui voyag-e olt elle poulTa être
réalisée dans les mei ll eures. conditions, que d'obtenir des
avances au moment de son a ni vée et de so n déchargement;
Que, d'au tre part, do nner le pas à la déten tio n matérielle,
c'eùt été fa voriser des f,'audes d'auta nt plus dan gere uses
qu'elles auraient été plu s difficiles àsa isir ;
Qu'ainsi donc la possess ion de la chose engagée à plusieurs ne confère aucu n droit au créancier qui en est investi, et u'a null ement pou r résultat d'ann ihiler les effets
d' une possession sy mboliqu e an térieure;
Qu'il suitde là que celui qui le premieL' a reçu en gage le
chargement d'un nav ire pal' la remise du connaissement,
est censé en conserver la po session, même après la prise
de possession elTecLLve des marchandises par un créa ncier
dont le titre est postérieur, et aussi longtemps que l'identité
de la marchandise peut être étab lie;
Qu'i l n'est pas possibl e de lui opposer la maxime: qu'en
fail de meubl es la possession vaut ti tre, puisqu' il possède
concurl'emment avec le créa ncier qui détient la marchan dise, et que la possess,on de celui-ci n'a pas le caractère exclusif nécessai,'e pour l'accompl issement u' un e prescriptiun quelconque;
Que vainement on prétend, dans l'espèce, que, le connais·
sement une fois accompli par la l'e mise des marchandises,
il n'y a plus de place pour la possessio n symbolique; que
ce fait peut sans dou te dégage,' le capi taine de toute l'es'
ponsabili té, vis-à- v is du chargeu t' et des autres porteurs

de connaissements, mais qu 'il est sans importance daus les
rapports des cré""ciers gagisles; que leur situation resle
après l'accomplissemenL du con nai,sement ce qu 'elle éta, t
avanL, si l'objet de leur gage subsis te toujours;

( 35 )
Qu 'i/Il 'est pas admissible qu e la marchandise a it
son lden t,Lé en entrant dans les Do l' d R
perdu
c _s e ouen sous le
nom de G. enestal et Delzons''quPl
e le 'OCès- verbal de s ' .
alSle
répond vlctol'ieuseme"l à celle objection;
Qu'il est constaté el d'a,lIeurs reconnu ar le . .
qu e Sl le chlrgement de l'A mbelo$ a été p
s mtlmés,
SO us
leUI, nom d an s les Docks de Roueu c'est àemmagasmé
l' f
'é
d
"
,
aaveurdeleur
qua l It e co mmlsslon nai l'es' qu'ils "e '
'.
" s en sont pas prêtend us propl'l éta,res, et que par sui te atlc
f '
,
é
un e con ll Slon ne
s est op rée en tre les marchand ises qUl' le
"
, Il
.
.
cOnstltualenL et
ce es qlll poul'a ,entl eur appa"leni," ,
'
Qu 'ainsi de 'Volfestfol1déàdemanderqllerem' l ' .
'se III SOIt
fal te des m .:.l..l Ch an ù'ISf'S conSlÏl uant le cl
b1
.
largement de l'A me os; que la so lllt, ol1 donnée SUl' les co " cl '
'.
1 d'
,.
II s,on s prmClpa es ,spense d examtner les conclu sions s LI bSI'd'lalres;
.
Par ces motifs ,
La Cour, faisa nt d"oit à l'appel relevé parde Wo lf contre
le ]ugementrendu pal' le Tribunal de co mmerce d R
1 9
î 1889'
.
e ouen
e aVrJ
J dlt qu 'il a été mal
jugé; infirm e Je iu ge~
ment all~qué; déclare, en conséq uence, qu e le droit de
gage d e 1 ap pelant su ,' le chargement de l'A mbelos étant
an terleur en date prim e celui de Genestal et Delzons ' dit et
ordonne, etc.
'
Du 27 mai 1889, - Cour de Rouen ( 1" Ch,) _
11 TI
1
, EI'LOT, " prés, - P l., MM , l'nÈRE et MAR .HS ,

FRET . -

CLAllSE .

-

F' RE']' DU
-

P

rés .,

M~ME EN CAS DE SINIS'l'RE.

NULLITÉ ,

Est nulle e( de nul effet la clause de l'al/rétement d'après
laql~elle le (l'et sel'a acquis au (réteur que le navire
a"l'we cl bo n pm ,( ou se pe1' d e en COU1'S de
' voyage,

�( 36 )
9 § 9 du Code de comme"ce
'1 e 30 -,
-,
, ,
L d ï que l'artte
ed rOt
.
d
tipule
,- la 110n. ,.e8Ittu(lon~ en
~e alla: pat'fus e s . 'é
am
. ' . du ( ,'el ayéd'oval/ce, ne satt1'otl s tencas
d,oe de
auStlH8.t7
patemee'nt , dan; le l1t6me cas, du (,'et enco,'e
dû ( 1) ,

(COMPAGNIE HAVRAISE P ÉNINSULA IR E CONTRE PORTE ET C',)

LA

COUR ,

, te 'eté Pal' la Compagnie Havra ise
Statuant sur rappellll rJ
d'
le Tribu na! de com' d'
' ugement l'e n li par
PéninsulaIre un]
, lS89 , en la forme, reçoit la
m erce de la SelOe, le 7 mal , '
,
Compagnie Hav raise PéninsulaIre appelan te,
Au fond:
"

et considérant

qu:d~:~~~~~~~:~:i:~al~~:l/;~;'d~r~~~:~s~ co::::::~ce ~':'~:

Ile de l'ancienne ordonnan ce, et q ue ce
" 1
"
' tés Il la fi n de cet artlC e
pas ce
n' y Cl ronvenLion conlra lre) l e]e
f urnisse nt tout
alljouro'hui divisé en deux paragraphes, e~,t dél'Oger à la

d'abo l'd une r aison de c~olre~ u ee ~'a~:'i : dlldit arLicle, il
lée dans la prer ègle form ul ée da ns la euxI ~ f '
u'en est pas de même pOUl' la r egle olmu
mière ;
d' 'II urs
' 1 302 qui se retrouve 31 e
QUe c'est ains i que l ,artlc
e
, "
ble tOU]' ours
' 1 t s marItIm es sem
dans la plupart des léglS a ,on
" 1 10" du 12 aoùt
.
,a II moment ou a
avoir élé inlerprét é Jusqu

.'

ements du Tribuna l de corn '

( 1) Voy. dans l e même sells d~u~ Ju g r
l886 1. 19 et 173. merce de Marseille el un arrêL d AIX. Ce ~~. de I ~ Gour de Rouen
1887 1 86. - En sens con l l'aire, deux acre 5 2 34 _ 1887.2.66.
dont u~ réforme un jU(iemenl du Ha vre, - 18 86 . .
.

-1 890, 2, 189,

( 37 )

1885 est intervenue, la jurispr udence étant en effet l'estée
abso lumen t mu ette su r la question aujourd' hui so umise à
la Cour;
Qu'au s ur pl us, en présence des dis pos itions nombreuses
d'où il ré",ltait, da ns le système du législa teur de 1807,
qu e le fl'et ne pOuvait ê tre dù qu ' une fois le transpo rt
effectué, le propriétaire d u lIavil'e n'eù t pu songer à s tipuler le Il'et acqu is, même en cas de sinistl'e, pui::;que, en
dehors de l'a ''tiole 302, l'a rtic le 347 in te rdisait le contrat
d'ass uran ce sur le fret ;
Que l'a rti cle 318 dé fendait au cap itaine de se faire consentiJ', Su r le [l'et à fai re,aucune avance, et qu'enli a, "article 258 refusait m êm e aux m a lelots leul' loyer, au cas de
nau rl'age ;
Qu'il est vl'a i que ces dernières disposition s sont aujourd'hui abrogées, mais q lle le s urplli S du système qui a va it
régl é les rappOl'ts de l'affréteul' et du cond ucteur du nav ire,
n'en continue pas moins de sllbsister ;
Qlle l'aI'lic le 302 n'a nu lle ment été abrogé; qu'il n 'a en
ri en été innové aux aut res disposition s co nt enu es au titre
du fl'e,t, e t spécial em ent ;\ l'arti cle 297 qui attache la perte
du fret à la fra ud e sur J'état de navi ga bilité dll na vire , la
loi nOllvelle s'ét a nt bornée il r end re plus favorable le sort
du malelot, et il é larg ir la base dll contrat d'assurance, mais
en laissant dans leur intég";té le titl'e du fret, le titre du
capilaine et en se bOl'nant à complétel' l'arlicle 216 du titre
troisième des prop,'iéta ires de Ilav il'es ;
Ou'il suit de là q ue, dans les rappol'ts de J'am'éteur et de
l'armatel''', la cout um e de repose r sllr celte idée fondamentale qui, pOUl' sauvegarder la mal'chaniise co nfiée an
navII'e contl'e J'omnipolence du capita ine prepusé du pro priétaire, édicte que le fret ne doit être dù que dans le cas
d'heureuse arriv ée, n'a poi nt été abo lie;
Que cette r ègle est des plus efficaces pOUl' prévenir les

�( 38 )
laits de baratarie, et qu'il laut y voir une des sanctions
nceéssaires de la responsabi lité si é troile prononcée contre
tout conùucteur de navire par l'article 22 1 du Coele de
commerce, laquelle ne pounait plus se conce \'uil' sons
l'empire d'u ne règle clia'ére nte, et spécialement sous l'em,
pirede celle qui autoriserait la stipulation que voudraient
lairecertiDer les appelants;
Que cet te clause, si elle était autorisée, cleviendrait lacilement de s t~' l e et aurait pO L1\' co nséquen ce, IOl'squ e les
événements de mer surgissenl , de désintéresser le c~pltain e
de la conservatiou de la march andise qui lui est confiée,
alors qu 'il se trouve placé entre le l'es pect de ses obligations vis-à- vis de l'affréteur, et le souci de la conse l' vation
du navire, ou le soin de sa conservalion persounelle;
Qu'en présence d'une lell e éve ntualité, la loi a dt'! penser
qu'i l ne pouvait valablement promettre son lait et valablement obliger son contractant, nans un contrat syna llagmaLi'lue dont la réciproc it é est l'essence, quand il est évi,
dent qu'il ne s2urai t se lier lui-m ê me;
Qu'il est Vl'ai de dire qu e, pour l'éventu alil é qu'elle prévoit, la stipulation se rai t sa ns Cause de la part de l'am'éteur, n'ayant qu' un objet impossible de la part du capitaine;

( 39 )
jours restituable, disposition laissée en vigueur par la rélOl'me de 1885 ;
Qu'on "bjecle, il €St vl'ai, que la part ie qui a acquitlé
son pl'lX pal' al'ance, peu t déroger à cetle règle par une
COll ventlOn conlrall'e eL renon cer à se faire restitu er ce
qu 'elle a payé; mais que s i, pa l' exception, le capitai" e peut
reten;" le prix d'un service qu'i! n'a pas rendu, c'est que
son dl'olt dérive, dans cett e h y pothèse, non plus d 'un contrat sy na llagmal iqu e dans leq uel ,sous n ne lorme captieuse
il aurait Sl ipu~ é de son cocon tractan t un eng:lgement sa n~
en pl'elldre IUl ·même aucu n, ma is ulliqu ement de la re-

non ciatio n donn ée en pl eine connaissa nce pal' l'affréteu r à
répéter ce qu'il a payé sa ns cause, renonciation qu 'une
parti e est toujours libre de laire ;
Par ces motils,
ConDl'me le jugement dont est appel, ordonne qu'il sor,tira effet;
Condamne l'appela nte à l'amende et aux dépens de son
appel.

Du 22 am'il 1890, - Cour de Paris (5' Ch,)

FAILLITE, -

Qu'il en est ainsi surtout depuis la loi de 1885, qui, en
modifiant l'article 258, a admis que les matelots pourraient
être payés de leurs loye rs, même an cas de naulrage, et a
supprimé ainsi pOUl' partie les garant ies que le l'apport du
capitaine , au cas de naur.'a 0~e , pouvait offrir de sa sincérité,
en "n levaut aux hommes de l'équipage tout int él'êt personnel à le contredll'e, ainsi que le vou lditl'article 20;
Que c'est él' iclemment en raiso n d e ce qui vient d'être
dit, qne la loi a posé en règle générale, dans le paragraphe
2 de l'ar ticle 302, que le Il'et mêmel'ayé d'avance est tou-

PRI VILÈGE. -

-

CON TnIDUTIONS INDIRECTES .

DnOlTS ACQ UIS AUX TIEn s.

Le p,'ivilège de l'ad minist,'ation des Con/,'ihulions indirectes pour le 1'eCOllVt'emen t de ce qui llii es t dâ, ne
pput s'exercet' au p,'éjudice des droits alllé1-ieuremen{
acqu is aux t ie1's .

Spécialement, si un failli, pos{é1'iew 'ement à sa declara tion de faillit e , Ottv1'e un déMI de 6ois8ons, la Ré9i~ ne
peut exerce?" son pf ivilège POli?' les sommes qu i lui sont

dlles, S1/?' le mOlltant de l'acti(ill1;eni01'ié et déjà affecté
comme gage à la m asse des créaltci."s de la (aillite,

�( 40 1
(CONTRIDl'TIONS TNO Ill EC'r ES CONTR E SYN DI C G AUIUND,)

AnR~'l'.

L,\ Cov n,

Sur le m oyen uniq ue, p ris de la fa usse a pplicati on de
l'a rticle 413 d u Code de comm erce, e t de la vi olat ion de.
articles 2093,2095 e t 2098 du Code ci vil , ai nsi q ue de l'al'ti cle 47 du décret du 1" ge r mina l an XlII;
Attendu q ue s i, d'après le pre mi e !' alinéa de l'article
2098 du Coae civil , le pri vilège à l'aison d es d roi ts du Tréso r public et l'ord re da ns leq ue l il s'exel'ce, so n t l'églés par
les lois qu i l es con cernent, l e 'l' ré.or ne peut cependa nt,
d'après le deuxième a lin éa du mèm e, art icle, obtellll' de
priv ilège au préj udice des drOits anténeurement acqUlsà

( 41 )
Atte ndu qu' en d écida nt, dans cet é tat des fa its, q u e la
Hégie n'é tai t pas fo nd ée à exercer a u préjud ice d es droits
acqu is il la masse, S UI' le pr ix de ve nte des meub les e t

objets mobiliers inventoriés, pou r un e créance posterieure
a u j u geme nt d écla l'atif de la faill ite, le privil ège de l'article '17 du décr e t du 1" germin a l an XIII , le Tri b un a l de
Montm o ril lon n 'a violé n i ce t al'licle ni a uc un des 3I'licles

susvisés;
Pa r ces motifs ,
Hejette,

D u 20 av"il 1 889. - Cour de ('assation (C h , des req ,) P ,'és. , M . B ÉDARRIOES .
M, ABUE LET ,

-

M. CUEVnIEn, av . gén . _ P l .,

des tiers;
Attend n que, aux termes de l'a rti cle lt43 du Code de corn·
m erce la déc laration de faillite dessa isit le fai ll i de l'adm inis~ratio n de ses b ie ns et opère en fave u r de ses créan-

c.iers une mainmise av~c droiL de gage sur tout, son actif ;
qu'à partir de ce moment aucune créance n?ll\'elle ne peut

COMPÉTENCE. -

ELECTRICITE. -

SOC If:TE O'ÉCLA In AGE .

Une société d'éclaÏ1'age lJa'r l'élecl1·ic1.lé est commet'ciale ,
comme toules les sociétés d'éclairage, et justiciable du,
T ,'ibunal de commerce.

ê tre c réée a u préj udice de la m asse , e t venu' e n concou rs

avec les créances dont l'ori gine ou l'exis tence est antérieure
à la déc la ration de fai lli te;
Atten du qu' il r ésu lte des co ns tatat ions d u jugement
attaqué: '1' que Gaurand, a lors marc h and de ch aux à
Larue a été déclal'é en ra ill ite le 19 mai 1885, et que,
deux jours après, sp.s m e ublfs et effe ts mobiliers on t été
invenlol'iés; 2' que ledit Gaurand a ouvel't pl us tard, sal~s
autorisation du synd ic ni du juge-commissa ire, un débit
de boisso ns à Montmoril lon, e t que la Hég ie a décer né contre lui, le 2 1 juillet 1887, une conlrai n te en pa iemen t de
225 fI' . 89 C., montan t des droits qu'i l devait payer en l'année 1881 ;

( COMPAGN IE EOI SON CONTR E V INCENT , )

An ntT,

LA COU R,
Co nsidé ra nt qu e la Société d 'éclairage par l'élec tri cité
dite "Com p" gn ie électl'ique Ediso n de Sain t-Et ie nne» n e

présen te pas seu lement, pa r sa forrr:e et son organisati on,
les appa l'ences d 'll ne société commerc iale, mais q ue tou tes
les opél'ations qu i e n so nt l'ubjet,constituen t pa r lem' nature
méme des ac tes de commerce;
Qn 'aux te rm es de se sta tu ls ell e a pou r objet la cr éa ti on
e t l'ex plo itati on d' u ne ou de p lusieu l's s ta tio ns centra les
d' écla irage et de force électriq ue p a r les procédés Edison ;

�( H )

( .3 )

Oue, pal' ses trailés d'abonnement , elle s'engage à fournir
Il ses abonnés, soit leco ura nl é lectriqu e sel' va nt à l'a limen,
taliou de l'écla il'age , soit les lam pes e t ap pareils nécessaires avec leurs fil s cunducteurs;

Oue, q uels qu 'e n soien t l'origin e e t le mode de prod uction, il su ffit q u'e lt e soi t mise en Œ'UVl'e pal' le tl'avai l d'au -

Oue ses opérations consistent prin cipal em ent daus la
mise en œ UHe de l'é leclricil é à l'aitl e de certain, procédés
et du travai l de mac hin es et d 'ou vri ers, afin de la rendre
propre il l'éclairage e t de r éa liser ain si des bé néfi ces;
Oue cette spécu la tion su r la main - d'œuvre qui en est
l'é lé ment essen tiel, constItu e l'entre prise de manu fac ture
qui est répu tée commercia le;
Considérant que la Soc ié té a ppelante objecte vainement
que l 'élect l'icité qu 'ell e dislribu e pour l'éclairage, n'est
poin t le p rodu it du tra vail de l'homme , qu 'ell e est une
force ou un age nt ré pand u da n s la nature do nt le pou l'ai!'
de l'homm e se horne à opére l' la mani fes ta tion, et qu 'elle
ne saura it dés lors é tre considé rée comme un objet manufacturé ou une m arch and ise;
Oue, qu e lle qu e sail la na lure de l'électri cit(, au point
de vue scientifiqu e, il est cert ain qu 'e lle ne peut se développer et ê tre u lilisée pour l'éclairage qu e pal' un lravail
de lu ise en œuvre qui est néce,sail'e pour la rendre propre
à cett e destinalion , et q ui a réellem en t pour e ffet de la
transform er en un produit i ndu stri el ayant une valeu r vénale et marchand e;
Ou 'ell e devient ainsi un e vérit a bl e m a rchan dise, suivant
le sens léga l de ce term e, appl icable à loutes les choses
mobilières q u i peu ven t ê tre l'objel d' un trafic;
Considé rant a u sur pl us q ue, po ur q ue l'en 1reprise de
man ufacLu re aiL un ca rac tère com merc ial , il n'est poi nt
néces' aire que la m al ière s ur laque lle e ll e s'exerce, ait été
l'objet d' un achat pl'éalab le, avec l'i nten tion de reven'
dre ou de louer ;

trui , qu e ce tt e exploit ation ail un e cel' ta ine import ance et

'1" 'elt e soit fa ite da ns un b ut de pu re s pécula i ion ;
Ou e la Compagnie élect l'iqu e de Sai nt-Etienne ré unit
d'aulant pl us ces conditi ons,qu e son orga nisa ti on compor t.e

Iïn. la ll ation d'un malé ri el imporlant a vec des ate liers et
des bureaux et un certa in nombre d'employés el d'ouvr iers;
Ou e, de plus . elt e im plique au ssi l'ac hat d'une ceria ine
qu anlil é de m a tiè l'es premières et de ma l'cha ndises qui se
ra llach ent J 'u ne mani ère nécessaire à l'objét de l'enlreprise eL qui, à raison de leur va leur relati ve, ne sauraient
être con sidé rées comme de, élémenl s accesso ires;
Co nsidé ranl, dès lors, q ue celle Société, comme taules
les a utres socié tés d'écla il'age, a lin ca ractél'e comm ercia l
et est j ustic iab le d u Tribuna l de commerce;

l'al' ces mOlifs et ceux des premiers juges;
Di t qu ' il a é lé bi en j ugé par le j ugement du Tribun al de
commerce de Sa int- Elienn e, en da te d u 27 décembre 1888,
mal et sans griefs appelé;
Ordnnn e, e n conséqu ence, qu e led it ju gement sorti ra son
plein et entie t, effet;
Conda mn e la Socié té appela nte à l'amende et aux dépe ns,

Dl&lt; 1"' ju illet 1890 , -

COlll' de Ly on ( 1" Ch, ) - P ,'é."

M, FouncADE, '1"' prés ,

COMPETENCE .

-

'l'IlIDUN :\ UX

DE:

CO MM ERCE .

-

P EREM PTION

DE JUGEMENT.

La ,'eOie qui in/et'dit aux fl'ibul1au:r; de commerce de connaill'e de l'exéchlt:on de le1l1's juoem.eH(S , ne s'app liqu e
qu'aux difficultés pouvant HaU1'e de l'exécu t ion consi dérée ell elle -méme et (m'mant une p,'oeéd ,,,'e d i.tine/è,

�( 44 )

( 45 )

Mais celte ,'èfJle ne s'oppose pas li ce qu'un I&gt;'iô""al de

At tendu , en fait, que la Cour de Paris avait été saisie par
le dema ndeur ~~ .cassation de J'appel ; l ' d'li n jugement
par défaut du l l'Ibuna l de commerce de la Seine, du 10
n:'ars 188 1, le c~ndamnant, so lidairement avec les aut res
SIgnata Ires au paIement de quatre bill ets sou scrits à son
ordre pal' la dame Du Po rt et endossés pal' lui à Nyer '
2' d' un a u t.re j ugemen t du 5 juillet 1888, le débo u ta n t d~
son OppOSltlOll au pl'em ier j ugemen t ; que le dé fende u r
éven tuel conclu a it à la confirma tion de ces de ux ju gemen ts; q ue, le d?mandeu r en cassation sou tenait que le
prem lel' é ta It pén mé fa ll te d'exéc u tio n da ns les six mois de
son oblention et demanda it à la Cou r de surseoir à statuer
jusqu'à la solll tion pal' le Tri bunal civil de la Seine d'une
demande en péremption de ce jugement du 10 mars 1882

commerce, saisi d'une opposition à un,jugement de dé (aut, statue $U'- la quesüoa de pe1'emption de ce i 1lge ~
ment, si elle est soulevée pal' l'une des pat'Iies (1).
(COSTA CONTRE

NYER ,)

Sur le premier m oyen du po nrvoi di r igé contl'e l'arrêt
du 18 avril 1889 , m oyen fondé SU l' li n excès de pou voil's et
ultra pelila, par viola tion àe la r ègle du do ub le degl'é de
jur idiction et des ar ticles 44? et 553 du Code de procédure
civile et fausse application de l'article 15 du même Code,
en ce que la Cour d'appe l, saisie de deux jugements du
Tribunal de commerce l'end us, le premi er par défallt, et le
second par défaut-congé contre l'exposa nt, a rejeté les conclusions de ce lui- ci à fin de su l'sis e t, sou s le prétexte de
plénitude de juridiction, statué sur la péremption du premier jugement, alors que la demande ell pérempt ion était
pendante par voie pl'incipale de vant le Trib unal civi l et que
le Tl'ibunal de com merce n'avait é té sa isi par voie d'opposition que pour le cas où cette demande serait rejetée
pa r le Tribunal civil ;
Attend u , en droit, qu'en i nterdisan t aux tri bunaux de
commerce de connaitre des cO ll teslations élevées sur l'exécution de le urs jugemen ts, les articles 442 et 5 ~3 du Code
de procédure civile n'ont en tendu parler que des diffi cullés
qui peuvent naitre il l'occasion de l'exécut ion con;id érée
en e lle-même e t formant une procédnre dislincte; mais
que ces tri lJllnaux ,éta n t co rn pélenl s pvUl' conna ll re Je I"oppositio n à leurs jugemenLs, le sont auss i pour conn . titre d~
conteslations que celte opposilion pe ut soulever;
(1) Voy., Cool. ir'Tabl e déce nnal e. v. Compé ten ce . n-' 71 et 79 . Rn sens contraire, 2- Table décennale , Ibid ., n° 119.

dont Il avait sa is i ce Tribuna l en même temps qu'il avai~
formé opposition audit ju gement devant le T,'ibuna l de
commerce;

Attendu que cette qu estion de péremption était un des
élements de la solutio n de la procédure d'opposilion soumise à la COll!' ; que compéten le pour conna nre des con testations que l'opposit ion pouv ait soul ever , la Cour n'élait pas
tenlle d 'attendre la décision que le l'I'ibllnal civil a urait pu
rendre à ce t éga rd; qu 'e n appl'écia nt ell e-même le moyen
de perem plion in voq ué pal' le sieur Costa, sa ns s'arrélel' à
sa d ema~de de sursis, la Cour d'appel n'a ni e.&lt;cédé ses pouVOirS, n I VIolé ou faussement appliqué les arl irlesde la loi
invoquée par le pourvoi;
Rejette,
D l&lt; 12 (év?'ie?' 1890. - Cour de cassa tion (Ch, des r eq, )
Prés., M. D EMANGEAT . - PI., M, GOSSET .

�( 46 )

AFFRÊTEMEN T. -

L ·aff,·~tem,en{

PnEUVE. -

( 47 )

SI RhlENT DÉCI SOIRE .

d'un navi,'e }Jeut élre ]J1,Otwé pal' le sel'menf

décisoire (1),
( BOISSIÈDE CONTRE BOBET, )
J UGEMENT,

Le Tribunal,

dire et j uger qu'i l n'l'a jamais e u d'affrètemen t con
senti entre lui et Boiss ière, et qu e tout s'est borné à des
POlll'p;)l'~ ers qu i ne s3 uI'ai en L pl'ésenter le carac tère d'une
con ventlOlI; débouter Boissièl'e des dema nd es et conc lusions deso n exploit intl'oducti f d'in ~ tance eL su bs idiairement lUI décel'ller acte de ce qu 'i l est prêt à accepter la délaLlOn de se rment, si le Tribu ll al juge cette preuve légale

et nécessaIre ;
AtLendu"que si, aux termes de l'arLicle 273 du Code de
con"me,rce: l e~ cba rt es-parties doivellt être rédigées par
écn L, 1 écn t n est eXIgé que comme moyen de pre uve' que

Attendu que Boissière soutien t que Robet lui a frété verbalement, le 16 aoùt 1890, tro is navires à vapeur de 500

dès lors, ces chal'les- parties doivent être ass i mi l é~s au~

tonnes env iron chacun, pO LIr transporter, en seplembre,des
avoines à Port-Vendres ou à Celle au pr ix de 10 fI', par
1,000 k, délivrés ; ~ue. Robet ayant ni é l'existence de cet

lemellL p~r lémoins, mais peuvent loujour~ l'ê tre par l'aveu

affrétement et refusé de l'exécut er, Boissière a assigné
Ro bet devant ce Tribuna l pOUl' voil' prononcer la ré,il iation de la convention verbale d'affrè tement et s'entendl'e
condam ner à 'lO,500 Ir. de dommages-intérêts; que Boissière déclarait, par le m êm e ex ploit, qu 'en ras de dénégation SUI' l'existence de la conven tion, il déférerait le serment à Rob,et;

cont ra ts civil s, qui ne pe llve nt pas être prouvés habitnelde la par tI e, ?e qui autorise la délation du sel'men t ; que,
au surpl us, 1 a l'Llc le 273 du Code de commerce ne dél'Oge
pas aux termes gé néraux de l'article 1358 dl! Code civil qui
cons tItue le dl'o lt com mun, lequel édide que le serment
décisoire peut être déféré su r qu elque espèce de contesta-

tiun q1le ce SOiL;
Pal' ces motifs,

Attendu que Robet concl ut à ~e qu' il plaise au Tribunal

Dil eL juge qu 'à l'audience du 18 octobre 1890, Hobet
prêtel'a le serme nt dans les termes sllivants : " N'est-il pas
« exact qll e, le 16 août, Robet a frété à Boissière trois VR( peul's d'environ bOO tonn es pOUl' transporter des avoines
« en septembre pour Port- Ve ndres ou Celle, à pal'tir du 8 ou
« 10 se pt embre, à raison de tO Ir, les 1,000 k. dé livré,?»
En cas de prestation de sel'm ent, déboute Boissièl'e de
ses demandes et conclusions eL le condamne aux dépens,
sous réserv e, dans le cas con trai re, de statuer ce que de
drOIL,

(1) Voy . SUI' celte question, Tab le générale , v· AfIl'tH emenl, Il' 2.
- ~ . Table décennale . ibid., no' (. et 5.

Du 13 seplemb,'e 1890, - 'l'ribullal de commerce de
Nantes, - P ré." M, 'l'ALvANDE, - P I" MM, LE BOURDAIS
et LAHAYE,

Attendu que, pal' ses conc l us ions prises à l'a udience,
Boissière ,lemande à ce qu'il plaise a u 'l'I'ibunal dire et
juger que Robet pl'êtera le serment demandé par Boissière,
condamner Hobet aux dépens du présent jugement, touS
droits réservés pO Ul' discuter, en cas de refus de prestalion
de serm ent, la question des dommages-inté rêts dus pour
inexécution du contrat verba l ent re parties ;

�( 4S )

LOI
SUR LE CONTRAT DE LOUA GE DE SEn VICE ET SUR LES RAPPORTS
DES AGENTS DES CHEMINS DE Flm AVEC LES COMPAGNIES

\27 décemb,·. 1890.)

Article 1". - L'article 1780 du Code ci vi l est complété
comme il suit :
Le louage de service, lait sans détermination de durée,
peut loujours cesser par la volonté d·une des parties contraetautes.
Kéanmoins, la résili ation du contrat par la votonté d'un
seu l des contractants peut donner lieu à des dommagesintérêts.
Pour la fixalion de l'indemnité à a llou er, le cas échéant;
i l est tenu compte des usages, de la nature .:les services engagés, du temps écou lé, des reten ues opérées et des vel·1ements effectués en vue d'une pension de retra ite, el., en
général, de toutes les circonstances qu i penvent justifier
["ex istence e t déterminer l'étend ue du préjudice causé.

( 49 )

'l'nID UNt\L DE eQ.)I.HEBCE. - EXPER "
~
_
TIEn s NVM:tI É: P fi
15 NOMMES PAn COMPROMIS
1 •
A
LE PHÉSID I!.N'I'
0
'
HEQUf:TE , _ FAnTIE NON p
,
,HDO~NANCE SUR
l i A Pt.LEE Opp
,
OSITlON ET APPEL.

L01'SqU'Ul1 com)J1'omis dés/'
d
g/le eux eX1Je1'ts 'YlO
éd
au " èolement d'un ';',ce d'
'f"
f' U1'p1'OC
et"
"
11. le en stll} l
t
'
désacco1'd, un tie1's sera'i t '1 ' .
u an qu au cas de
. Cita ISt par le Présid t d
' ·b
l 1'1. unaL de commerce
1
en u
, ce CltQ1X ne 'Yleld ~t· 'é l'
melll (ait pa,. le P é ·d
r
&gt;e' flu '''rel' Sl ellt qu e conb'adi t .
Les deux pa1'tiesp,'éseldes
c oll'ement, et

ou appelées.
E::d donc Ï1 T éguliè1'ement ,'endue cl
,
.d .
, ans ce cas l'ordo
1 ance qu't tS1gne un tie1'8 e~l'pert
1
11pa?' l'I{ne des pm'ties sans . l' Sil" ":q/léte p"ésel1(ée
,
que ou!&gt;·e mt élé cilée.
L Q1'donnance ,'endue en ft l
gage1' le (and
t
p ,·e.l. cas, étant de 11atU1'e ci en, es SuscephbLe d'opposilioJ
t d'
ellcore qu'oll la qualifie d·acle d l . .' e . appel ,
cieuse,

e

a J W'tclwtton gl'a-

L'a,.,.~t

qui le dé ·d
. .
circonstances d~ll e atllSl., pa1' app}'~ciation des (aits et
sation.
a cause, ne sau?'att être sujet à cas -

Les parties ne peuvent renoncer à J'a vance au droit éven-

tuel de demander des dommages-inté rêts en vertu des dispositions ci-dessus.
Les contestations auxquelles pouna donner lieu ["application des paragraphes précédents, lorsqu'ell es seront portées devant les Tribunaux civil s et devant les Cours d'appel,
seront instruiles comme affaires sommai res et jugées d' ur~
gence.
Art. 2. - Dans le délai d'une an n ée, les compagnies et
administrations de ch emins de 1er devant soumettre à l'homologation m inistérielle les statuts e t règlements de leurs
caisses de retraites et de secours.

(ASSU REURS CONTnE

CaNTE

ET AL8ANÈS. )

II y a eu pourvoi en cassai io n
'1
. ,
sm.anees la '"
.•
,pm a Compagn'e d as..l.~OnC1e?'e

conlre l'arrêt

d d

dessus ar 1 C
'"
l'en li ans le sens cil. 101/
a our dAlx le 19 uovemb,·e 1887. (Ce rec. 188S,

Co~~:n :~~'ique .. Violation des articles 806 et slt ivants du
du mé p CCédlll e Civil e, lausse application de l'article 4 17
me ode, vIOlaI !On de l'article 1134 du Cod ·· 1
ceque la Cour ad' 1 é
e em , en
ordonna
..
ec ar recevable l'appel formé contre les
nces rendues pa,· le Président d u Tribuna l de cam .
2' P. - 1890.

4

�( 50 )
merce, alors que ces ordonnan ces Il'éta ient susceptibles
d'aucun recours ,
AnntT,

LA Coun,
Sur le moyen uniqu e du pou rvoi :

ALl endu qne, pal' inl el'pl'élalion souveraine, l'arrêt attaqu é a déclaré qu' il r es ultait des term es et de l'esprit du
compromis passé le 2 j uin 1887, entre la Com pagnie la
Fo ncié?'e et Albanès, qu 'en cas oe désacco rd les deux parlies devaient concourir à la nomination du troisième ex~
pert devant le président d u T r ibu nal de comm erce; 'l ue,
le désaccord s'étant produit, la Compngnie la Fonciel'e,
sans assigner Albanès, a pl'ést:!lIté l'èquèle au PrësidenL et
el obtenu, arrièl'e Albanès, la llominalion du tl'oi:iième
expert; que l'oppositiu n d'Alban{&gt;s, déclarée recevable en
la forme, a é té rejetée au fo nd; qu'Albané&gt; a parlé appel
des décisions qUI précèdent; que son appe l a été déclaré
r eceva bl e et que les décisions du premier ju ge ont été reform ées par l'arrêt a tlaq ué ; qu e le pOlll'voi sou tient qu'au cun r ecours n 'était admissible co ntre la premi ère et la
deuxième décisions r endues e n matière de j uridiction gra-

cieuse;
Attendu qu e si, au li eu d'agir par requ ête, la Compagnie
la Fon ciè)'e, se conformant au x obligatio ns du compromis,
eùt assigné Alban ès devant le l'résident du T r ibu nal de
commerce et provoqué un débat contradictoire, les drOIts
de recou rs ordinai l'es r és ultant,tant de l'art icle 4 17 du Code
de procenure civi le, qu e des prin cipes d u droit commun,
n'p.ussent pu êll'e cont estés au dé fendeu r éven tnel; que
l'anéL cu nstate que Id d~signat i un de l'ex pert, da ns l'espèce, puuvait ellgager d'un e mali 1ère 8-él' ieuse el délillit i,re
le fund du procès, et ...,u e l'ul1 ne cun,p,'e"d rai t pas que la
Compag nie la F oncié,'e, e n n'exécu tant pas les conditions

( 51 )
dU ,compl'omis e t par 1111 fail il!' 't
dlü er la situation des
't'
ICI e de sa pOl't, ait pu mo.
pm les et pl'I\'er li b
a nt ' qu ','
,
} anès des droits
I Ul appal'len
.
, a aUC lI1l pO lllt de 1
d'
l)eul Iall'e rentrer dal13 1 . ' . . 'li e, ull leul's on ne
.
a Jllt'ldlC ll O 1
.
'
Sl 0ns dont il s'ag it pu'
1 g racIe use les déci•
'.
J
Isqu e, d'un e pa 'l i '
JamaI s eté d'a ccord SUI' le d ,
l , es partIes n'ont
"
•
.
J'OIL re \'end '
é
etel'e d ag ll' pal' sim pie l'eq è t
'
Iqll par la F onqu e, d'autre pa rt, ce dont ~~ ~,arl'lère de l'aut l'e partir, et
fp',lce à la procédurü s uivi IP algnalL Albanès, c'est qu e
"1
'
e , a ca useeùt été t '
l
'
qu 1 pùt, se fa lr~ e ntendre t l
'
la nc lée sans
suile, " arrêt aUaqné en déc~a l aa lfl~ll'e con naiLl'e; que, par
au cun des al' ti cles vtse's
' n , appel valable, n'a vio lé

au

p OUl'VO I.

l'al' ces motifs ,
Hejette,

Du 15 janvie,' 1890
' , - COUI' de cassation (C "u , d es req,)
EFFETS,
DE CQi\I IM ERCE.
APRcs PROTt T

.

. -

DELAI.

El\' DOSSEun
HEcouns CON'l'1I1l:'

REMDO UnSEillENT
LE !PHÉCBDENT.

'

Le dé/ai de qH'l.nSatHe
'
, accordé ci l'e d
bOU1'sé u.n e!7' t d
11. ossew' qui a 1"em e e commerce po '
COU 'I 'S contre les e d
' - li1 exercer SOn 1~e1l 08seuI's Jwt!céd t
éOa1'd, non du lende'"a',' , 1
en St COU?'t à son
.
l {; U p1'oféf n
. d
matn du iOlo' OÛ 1l
J,
.
a 1.emuoUJ'sé
aS"f}né lui-méme (1) ,
'
( L EVEt CONTIII::

Le Tribunal ,

Heçoll'

ou

'
lQ1.S
il lendedu .
" ,
Jou,- Olt ,/ a été

V '"'~ U \'E L EiIIOI NE.)

J UGEilIENT .

Level opposant en la fOl'me nu j uge ment pal' dé-

(1) Voy , il cet éga ..d I ..o i ,'é
l'
merce, n0 64.
J
~ I me able déceonale, vo Effets de com-

�(

5~

)

( 53 )

faut contre lui rendu en ce l' I'ibunal le t 5 novembre
1889, et statuant au fond, sur le mérite de son opposition;

On, 'ainsi les délais l é~a
ux de dénonc'la t'IOn d e protêt n 'ex
,
0
p"'al e nt que le 14 novembl'e 1889',
-

Allendo que, par le jugement précité, Lel'el a été con-

Olle,
' que la dé" dès 10 1'5," Level n'est pa fO lldé à soutenll'
nonciatIOn qUI Illl a été faite 1 19 d
'

damné, solidail'ement avec ulIll'es) à payel' la somme de

9,000 fr" montant de troi, bill els de 3,000 fI', chacun, il
l'échéance du 15 octobre 1889, souscdts pa l' un sieur l'olin
au profit d' un sieur Ilattani , endossés successivement à
Level, à veuve Lemoine el à un sieur Bou ché, prOII ~s t es le
16 octobre 1889 et dénoncés à Level le 12 novem lJ re

suivant;
Attendu qoe ce derni er se bome il soutenir, à l'appui de
son opposition, que le protet ne lui a pas été dénoncé dans
le délai légal ;
Ou e, dès lors, la demande en pai ement desdits bill ets
seraiL non recevable à son éga:'d ;
Mais allendu qu'en exécu tion de l'art icle t 67 du Code de
commerce, et conformément à l' interpl'étation constante

donnée par la ju ris pru dence aux dispositions de ceL article,
le délai de quinza in e accordé à l'endosseur qlli a remboursé, pOlir exercer son r eCO llrs contre les précédents endossellrs, n'a point pour dé part la date du prot èt, mais celle
du lendemain d u jour du remboursem en t 'effectué entre
les mains du port eur, ou de l'assignation en paiement qu'il
a reçue de l'end osseur;
Ou' il est établi que veure Lemoin e a remboul'sé les
bitlets, objet du lit ige, le 2 1 octobre 1889, au sieur,Douché,
à Pontivy;
Oue, en conséquence, ledélai de quinzain e cooraiten c.e
qoi la tooche du 22 octobl'e ao 5 novembre 1889, auquel
délai il y a lieu d'ajouter un délai s uppl émen taire de
neuf jours à raison de la d i.tance qui ex iste entre J'ootil'Y
et Paris, où devait s'effectuer le paiement;

tardi ve'

C

•

....

li

même mOlS est

Par ces motifs ,
RejeLle l'exception;
Et au fond :
Attendu que foi est due aux titl'es ,'
Oue Level, endosseur, se doit à sa signatu re;
Oue"faute par lui de jlls tifier de sa libération ou decompensa tlOn Itquld e et exigible, il convient de l 'obli ~e r au
paiement desdits bille ts;
0
Pal' ces mot ifs ,

, D é b~ute Leve l de son opposition au jll~ement dudit
JOUI' 10 novemhre dernier ' ordonne (Ille ce

'7

exécuté s 1
f
'
Jugement sera
:,
e on sa orme e t tenem , nonobstant ladite opposltlon ; et le condamne aux dépens,
17 J'anvier 1890 . S Dit
.

l ' I,'b
I una 1 d e commel'ce de la
em e, - P"és., M, MonEL-TI II "AUT - PI ~IM D
et L1 GNF.REUX.
.
.,
1. ESQUCHES

SOCIF,TÉ ANOt-;nlE
1
•
•

-

PnE SCllTPTION.

-

ARTICLE 6!t

TNTÉn~TS .

Ac'fIONNAInES .
-

-

\' EnSE~IE NTS
SOCtr~T';;. -

FAILLIT E DE LA

DU C ODE DE CO;\IMERCE

RI::CLAMÉS.
SYNDIC

NON i\PPLICADLE. -

.

L es actionnaires ,d'une 80délé anonyme, en payant la
8omm~ nécessau'e pOU1' la libération de leurs ac{t'ons
ne ,patent pas U1ie dette sociale, mais bien u.ne dett;
pe1 sonnelle envers la sociUé.

�( 5', )

( 55 )

La p,'esc,'iption de rinq ails établie pa,. l'a,.ticle 64 d"
Code de comm.,'ce n'est donc pas applicable li l'aclio',
(01'mée contre eux en paiement des sornmes nOn ve,'.
sées (1).
Il en est Slt1'tOllt ainsi quand ce versement leuJ' est réclamé, non pa,. le liquida/eHt', mais pa,. le syndic de la
société tombée en (aillite, l'QI,ticle 64 ,,'ayant pas p,'évu

le cas de (alilile, mais seulemenl cel"i de liquidatio/!,
L OI'sq"e plus de cinq ans se sonl écoulés enl,'e l'appel de
fonds e/l'action enjostice du 8!Jndic 1 les actionnai'I'es
peltven t oppose1' la pr'escr1JJ!?"on des inté1'~ts pOUf' tout
ce qui excëde les cinq ans p1'éc~daHt la dem,ande ell
juslz·ce.
lSVNDlC DU CRÉDtT DE FRAl&lt;CE

CONTRE LE RO UX,)

JUGEMENT.

Le Tribun al,
Attendu qu e Pinet, ès qualité, demande à Lero\1x paiement de la somme de 2,250 fI' , pour libcration des troisième
et quatrième q uarts SUI' neuf actions du Cl'édit Je France
possédées par le défendeur, c'est-à-d ire le vet'sement du
complément de sa commandite dans la Société dont il a fait

partie;
Que, pour résister à la demand e, Leroux expose que la
Société anonyme le Crédit de Fi'ance a été dissoute et mise
en liquidation le 24 décembl'e 1883, pal' un jugement de
ce Tl'ibunal qui a nomm é les sieu rs PetIt et Souriau liquidateurs, tous deux étrangers à la Société;

(t) Voy., dans le même se ns, Iroisi~me Tabledécennale, v· Société,
D' 8U,

Qu'i l soulient que, n'a yant été l'objet d'aucune demande
en justice au slljet de la delle qu'il a contractée envel's la
Soci é te pal' le fait de la passe sio n d'act ions non libérées
et ce, jusqu'à la date de l'a signation de Pillet, ès qualité
( 13 aoùt 1889), la prescr iption Illi sCl'ait acquise, par applicat ion de l'article 64 du Code de commel'ce ,'
Mais attendu, tout d'abOl'd, qu'en règle gé ném le 10 pres cription, si ell e n'es t pas ulle présomption de paiement en
faveu r du débiteu r, est lll1e déchéa nce enco uru e par le
créa ncier négli gent ;
Qlle, notamm ent, les obli gations olidaires étant des
obligatio ns onéreuses, on comprend bien que la loi ait
voulu en l'est t'eindl'e la dUl'ée pendant un temps au-de là
duqll ell'action serait pl'escrite;
Qu'il est manifeste que le législateur, en décidant (article 61) que toute action diri g6e co ntre les a3sociés nou
liquidateurs et leurs ayants droit, cinq ans apl'ès la pllblisation de la di sso lu tion de la Société, serait prescrite, a limité il cinq années la dllrée des obligations solidaires des
associés non liq uidateurs ;
Qu'en effet ceux-ci , n'ayant pas à lem d isposition les
livres, pièces et documents de la Société, pO'Jl'I'aient, apl'ès
un ce l'lain laps de temps, se trou vel' dépourvus de moyens
de défe nse et ê tre véritablement dans l'impossibilité de
répondre il une action tal'dive introduite contre eux par un
créa ncier négli gent;
Attendu que, dans ce cas, la prescription édictée par l'al"
ticl e 64 est bien un e déchéance que le créa nciet' a encourue
pat' la négligence qu'il a apportée il faire valoit, des dmits
il l'exel'cice desquels il est r éputé avoir reno ncé;
Que, créancier en vertu d'un e ob li gatio n sociale, il lui
appat'tenait de mettre en callse, dans le dé lai impal'li, celui ou ceux de ses codébiteurs so lidaires tenus il l'extinction
du passif social ;

�( 56 .l
Oue, toutefois, la loi a distingué si la liqu idation est opérée pal' l'un des assoc iés 0" pal' des liquidateurs ét,'angcrs,
cequi est, au surplus, le cas de J'espèce actuelle;
Nais attendu que la p,'escription spéciale susvisée ne
saurait s'appli quer aux action nai res el aux commanditaires
qui, n'ayanL pas vel'se leur commandite, sont tenus an
paiement, non d' une de tt e socia le, mais de la delle personnell e qu'i ls ont contractée en vers la Socié té, et alors
qu ' ils sont ,nt erpel lés pour l'ex tinc ti on de œlle de ll e, soit
pa,' la Société ou son représenta nt légal, soit par les créanciers sociaux;
Que s'i l est vrai que le texte de J'arti cle 64 ne distingue
pas, il convient, ponr e n dégager l'esprit, de se repol'tel' a
l'ensem ble de la loi qui révèle la pensée du législateur, et
notamment aux di3positions qui ont déterminé les régie"
de la commandite et les obligations des commandi tai,'es;
Attendu que l'on ne saurait contester que si la comman dite est due à la Société, elle est, en fait, la garantie des
tiersqui lui lont confiance, sur la loi de l'existence in integrltm du capital socia l, tel qu'i l est révélé dans les puul,cation s l ~ ga l es q ui 'Ont accompagné la constitut ion de la
Société;
Olle cette presomption de J'in tégralité de la command,te
est si abso lue, qu' il ne poulTait dé pend re de la vo lonté,
même unan ime, d'u n e asse mbl ée d' acticnnair-es de la réduire , qu'autant que la Société n'aurait pas de passif soci.l
à éteindre;
QIl'a (orlio1'i cette réduction ne saurait s'opérer pour
quelque caase que ce soit, lor-sq ue précisément J'appel lait
à la commandite a pour objet d'éteindre le passif socia l ;
Oue J'application de l'article 6!. aurait a lo,'s pour consequence d'opérer cette réductio n dans des conditions qu i
seraient contl'aires aux a utres prescriptions de la loi ;

( 57 )

Attendu que l'état de liq uidatio n de la Soc'ét '
d'fi 1 d
'
,e, qu, mol,Je a u~'ée des obligations solic!ai l'es des associés ne
d,Oll, pal' slllie. apporlel' al,;cun changement aux dl'Oits' des
ti ers SUI' la comm and ile ,.
Quï l ne sau,'ait y avoir, ap"ès cinq années, tille déch"ance .encourue pa,' le c,'éancie,'
ql'" a fal' t con l'lance aux
((
déclaratlO ns de l'acte socia l ,'
'
Ou 'i1 n 'y a p as dava nt age de présomptio n de pa iemelH, et
enco,e mo'n, la poss ,bll,té d'une remi se de dette',

d Oue,l'on
. ne sa urait voi ,' J non pills , da ns la prescl'l"ptlOll
?nts ag,t, une pénalité que le Ipg,slateur n'a ni indi ué
JlI

pl'é \' ue;

q

c,

A~lend~, au ~ U1'plus , que devrait-on, ainsi que le LléfendeU! a rait plaide,', entend,'e l'appl ica tion de J'article 6..
dans le sens géné,'a l et a!Jsolu qui ressortirait de la' jurisprlldence établie pal' J'alTêt de la Cour de cassation du 27
J,anv ,e r 188u ( 1), cet a!'licle sB"ait enco"e inap plicable dans
1 e'pèce actuel le;
Ou'en effet, l'a lTét sus vi sé suppose que non seu lement la
Soe,eté a é té dissou te,qu 'e llc a é té mi se en liquidation,
ma,s que cetle IJqu, da t' OIl a e ll la suite qu 'e lle comportait
et, que les liqUIdateu rs rempl issent ou Ollt l'empli le ur
l1ll SS IOI1 ;

, Et, attelldu que si le C,'édit de France a été mis en
l'qmdatlOn, le 24 décembre 1883, i l a été déclaré en é tat de
~"II , te le 4 févri:,' 1 8~ i , et qlle, pal' arrêt de la COli" de
al 's, la date d ouverture des opérations de la faill ite a
éte défin,tll'ement repo ,'tée au ~2 août IR82 c'est- à-d il'e à
une époque de seize mois allté,'ieure Ù la mise ell IiquidalIOn;

(1) Voy . cet arrèl , 3 Tabl e décennale , v· Société, 11· 33.
8

�( 5S )
Attendu que rarl'êt susv isé a eu préciséme nt pour effet
de substituer, et ce, à partir du
aoùt l 88~, l' etat de fail·
lite, a r cc tout es ses conséqncnces, à un état de liquidation
qui n'avait été [,rononce 1ue sur la présomption d'une situalion in bon.i,\( ;

n

Que celle présomption n'a survécu que six semaines aux
premières investigations des liquidateurs, qui se sont reconnus dans l'impossibi lité de remp lir leur mission, et lOe
l'o nt pas l'em plie;
Qu'il n'e,t même pas besoin de d ire q ue la déclaration de
fai ll ite a in telTom 1"1 la p l'escriplion résultant d'un élat de
liquidation qui n'a pas produit effe t, el qu'i l suffit de constaler que ra l,ticle 64 n'est pas opposable au syndic d'une
fai ll ite qui requi ert des actionnaires les versemenl s qu 'ils
n 'ont pas effectués sur leurs ac tions dont la libél alion est
nécessaire à l'extinction du passif;
Qu'il s'ensuit qu'à tous égal'ds le moyen opposé doit être
rejeté;

( 59 )
pendant cinq ans, anté ri eu rement à 1 d
, .
.
d I a ate de 1aSSigna
11011, et a u e à, comme de droit , dé l ' p.
1f d '
'
cale Inel ès q ua
1·lé
l
,ma on e ~n le surp lus de sa d eman d
"
e 1 en déboute·

et co ndamne Leroux aux dépens .

-

NAVIRE • -

CONs1'nuc
1
TION .

"i!O URN ISS Eun .

-

-

PnrVILEGE,
,

Les a,.tic~es 190 et 191 d" Cod. cle comm"'ce portant u
les navu'es son t all'ectés pa,' p1'ivitè[je
.
q e
80nunes dues a
fi'
au patemen l des
.
UX, OU1'msseurs et CJlt&lt;V1'ie1's employés à
la cons(r1.tctz~n; S1. le navù'e n'a point eJ/CQ1'e (a it de
voyaoe, ne d?8l1,nguent pas si la con . . t1'ucb·on a eL·
a" éco nonne
. ou a. Im,rait ni el1 ce d ' '
u tell.
P
.
/' "
et ntel' cas 81.. les
~!tV;t~1'8 Ott (ournisseu"s ont eu Ou nOll conna?:88~J1Ce du
,o",a,t (1) ,
(GOMBERT ET COLIN

Attendu que le débi teur ne sau rait voir sa delle accrue
indèfini tivemen t par l'accumu lation des intérêts;

çON'TnE.
11. UVSSEN, )
,

AnntT.
SUI'

le premiel' m oyen:

Vu les articles "190 et 19 1" n' 8 dll Code de commerce

~~rl~nL que l e~ ~l avires et autl'es bâlimenls de mer son~
eetés par pl'lvd ège au pai ement des somm es du es aux
fOUI'l11SSeur~
.
..
. ' e L ouvrIers
emplo yés ù la constru ction, si( le
na, Ife n.3 pOIl1L encore f"iL de voyage;
Allendu que cette di spos ilion de la loi est générale ;
qu'elle Ile d istin g ue pas si la construction a eu lieu pa&gt;'

Pal' ces motifs,
Condam ne Leroux à payer à l'inet, ès qual ité, la somme
de 2,250 fr., pOUl' les callses suséooncées, aveC les intérêts

,

Du 14 mars
" G 11;90 .- T rI·b unal de commel'ce de la Seine
P rS.,lu
é
. OY . - P L. , 1~[ lu
" . SAD,\ TIER et H OUYVET.
.

Su r les intérêts:

Que la loi a édicté, en ce qu i concerne les in térêts, une
prescription de cinq ans, e t qu e les intérêts n e peuven tétre
réclamés au delà de ce laps de temps, ant érieurement 1\ la
demande en justice, et qu'on ne saurait, en l'espèce actu elle, les [aire courir de la date fixée pâ r l'appel de
fonds;
Que , de ce chef, la demande introduite par Pin et, è;
qualité, n e saurait ê tl'e accu eilli e qu 'à concu rrence de
la portion des intérêts qui ne sont pas prescrits;

'

(1) Voy. 2- Table décenn ale, v· Navire, 0.6.

,

�( 60 )
Acollomie ou d ro~'faif, ni, en ce dernier cas, si les ouvriers
Ou fourni sseurs ont eu, ou nOI1 ) connaissance du fOl'raiL ,"
que, notamm ent, en cas de cunstruction à IoddÎl, l' e ntl'e~
preneur deme urant propriétaire du navire jusqu'à Son
achèvement el livraison. les ouv riers et fournisseurs qui
ont traité avec lui acquièren t, pa,' le faiL de lelll' travail ou
de lellrs fournitures, le privilège prévu par l'article 191,
n· 8, p,'écité, lequel, une fois n é, conti nue desu bsisler, en
vertu du droit de suite, snr le navire livré;\ l'armateur;
que ce de1'l1ier ne peut donc se li béJ'el' valablement de son
prix qu 'en le paya nl conform émen t à la loi;
Attendu qu'il rés ulte en fait de l'arre t attaqué qu'au
mois d'avri l 188-\ , Gombert-Lavallée, armateur à Gral'elines, a traité avec Colin pour la cons tru c tion à forfait de
la Goelette-FI'égale; qu e Colin a lui-même commandéà
HU J'sse n, forgeron au même lieu, la foul'llitul'e e t la pose
dèS fers nécessaires à ladite construction; que Huyssen est
ainsi devenu créa ncier de Colin, sa ns qu e la totalité desa
créance l ui eùt été payée lors de la livraison de la goélette
à Gombert;
Attendu que ce r eliqu at é tail rlone garanti pal' le p,'ivilège ci-dessus é noncé, pui squ 'il n 'a pointété pl'étenduque
la Goëlelle, F,'égate eùt fait aucun voyage avant que][u yssen eù t ag i cont re l'arm ateur pour fai re valoir son privilège; que, néanmoins , l'arl'ét atlaqu é a repoussé l'act ion
de Hu ysse n, soi t pa ,'ceque, co nnai ssant les cond itions du
traité int ervenu en lre Gombe ,'t et Colin , il n 'avail de droit
contre Gombert qu 'a utant que celu i-ci l'estait encore débit eu r de Colin , co nformémen t à l'arti cle 'Iï98 du Cod e civil,
soit parce que ledit [-[uyssen, post" l'i e ul'ement à l'ach.ve-

ment et li\'I'ai on du navire, avait tl'ailé directement arec
Gombert pOUl' son a rm em ent, sans d'aille urs que l'a rrêt
justifie ou m ê me jJl'éle nde qu e Hll )'5sen eilt, à celle occasion , renoncé à so n Pl'ivil ège; qu'en statuant ainsi, led it
~rrêt a contreven li aux dispositions légales susvisées;

( 61 )
Casse ('arrêt de Douai du Il décembre 1886 et renvoie
devant la Cour d'Amie ns,

D u 27 oclob,'e
' ). 1890 , - Cou ,, de cassat'
(
Ion (Ch
, . CI\'.
P rés" M,GREn-lER , conseill er '- .
M D,'. sJARDI NS , av, gén.

SocrÉTE ANO~YME . ~',ION S LI~G ,~LES. -

AVGMENT/\TION 0"
CA l' 1T
'
'"
AL C
Ql'\DIVEn S8MENTS FICTIFS . , _
NU LLIT "~. _

li En s INTEnE:SsÉs . -

A CTlON DU LIQU IDATEUR.

L es p}~esc1'iJ?tion8 1'elatù;es à la SOllSc1'~'plion in t égrale du
car~1{al edt ~ lC v e1'sement du quart, dans les sociétés pa?'
actIons, muent êt re observées , à peine de nullité a
.
b.
L'
' ll$Sl
un J~01t1~ augmentation du capital socia l gue 1JOft1' la

eo"sl !tulzon de la société e/lc-mtime ( 1).
Ulle augmentation de capital es! nulle si le vet'semenl ne
" ésl~lte que d'lin/eu d'éc}'Ùt41'es, (el q/le la mention a u
déhli du comJ~{e COla'an! dit SOlt8c1'ipleu1', 100'squ,ïl n'y
a7Jas ait cl'édd des vatel/t's équivalentes (2) .

M ais eel~e nuLLité ,,'est l'as opposable aI/oC Ii."s l'al' les
SOUSC1'lptew's et, par su'Ù e, ?le les dispense pas de {aire
leu1's versemen ts lorsque des tie1'S y s0111 'ù1fére8ses ( 3) .

En consequ ence , en acbneltanl que la soel'été n'eût eUem~n1e} en pm'ciL cas, aur.u ne action POU?' cont1'Qlnd'r e te

SOllsc1'ipteu1' a H ve1'sement} celte action apparlielld,'ait,
lIOn 8eu len~en t, en cas

de faillite, au syndic 1'epl'ésentant
l~s cl'éan~1.e1:s sociauJ:, mais encore, hOl's du cas de (aill'/, t~, au ltqu1.daleu1' nom.me par la société avec les pou -

VO&gt;1'S les p llts élendus po,,,' ,'éalisel' l'actil' et aeq,,"t..,
le l'assif.

~ 1 -2-3) Voy" à cel égard , 3* Tab le décenu ale, v' Societé,

SUl\'an ls.

n o'

69 el

�( 62 )
( LIQUIDATEUR DE LA BA NQUE NOUV ELL E CONTRE D ELOUELLE.)

Le 9 avd: L88\, Le Tribun aL de commerce de la Seine
avait rendu Le ju gement suivant :
J UGEMENT,

Le Tribuna l,
Vu leu r connex ité, join t les causes et statuant sur le tout
par un seu l et même jugement;
Attendu que la Société dite Banque Nouvelle, créée en
avriL 1880 au capil a L de deux mill ions de fran cs, a élé an ,
tori~ée par délibération de l'assemblée générale des actionnail'es du 30 août L88 1 à élever son ca pita Lde 10,000,000 fr,
par l'émission de 16,0 00 aclions nouvelles de 500 fi.. chacune; que Le L" décemb re 188 1 e!le a déclaré par-devant
M" Dufou r , notai re à Paris, que les 16,000 aclions étaient
souscrites'et le premier quart versé;
Attendu que la Banq ue No uvell e demande à Delobelie
12,749 Ir, 34 po ur li bérat ion des troisième et q ua ll'ièrne
qu arls de 50 actions de laditè émiss ion qu ' il a souscrites;
que de son cOlé Delobell e sou ti en t qu'une parlie des sonscriptions seraient simLll ées , que le versemenL du premier
quar t n 'aurait ja mais été effectué complèlement; qu'en
conséquence, il y avait li eu de prononcer la nullilé de
l'augmen la lion du capi tal de la Banqu e Nouvell e; que, par
suite, aya nt entendu souscril'e des actions d' une Sociélé
dont le capital devait ê lre de 10,000,000, il ne satll,.,t être
tenu de faire parlie d'une Soc iété à un capita l moindre;
que sa souscription serait nulle et que n on seulemenl il ne
pourrait être Lenu de li bé rer les 50 aclions qu' il a sous'
cl'ües, mais qu' il sera it fondé à demander à la Danque
Nouvelle la restit ution des 15,000 fr, qu'il a versés sur sa
souscri ption ;
AlLendu que de l'exam en des documents produits et des

( 63 )
débals, il resulLe qu 'en effet les déclarations de souscriptIO n e ~ de ve l'sements sont inexactes; que notamment en
ce qUI concer.ll e un sieu r Odoux, ad ministrateur, illSCl'it
comme so uscflpteur de 150 ac tions et d'a uLre part de 1I 9
le versement du premiel' quart de 187,500 fr, a éLé porlé
au déb It de son compte Courant à la daLe du 13 seplem bre
1 8~ 1 , a lol's q ue le comple n'a com mencé il ê Lre crédité
qu en ma~s et décemb re 1882 de 105,000 fr, pou r Coupons
et ven te d acllOns de la Banque No uvell e, et de 100,000 fi',
de "aleurs accepLees par Odoux pa yables en fév rier et
m ...s 1883 ;
Qu'il ré~u lLe des dive rs co rn pi e, dlt sieu r Odoux qu'au
momen t ou li a é lé déblLé d u vel'sement du premier quart
du monlantde sa so uscription, il n'éla ilcl'éd ilell l' d'aucnne
somme; qu e si la Soc iélé pl',l lend que, aulo risée par ses
s~allll s, ell e alll'ait fait au ,sieut' Odoux, 101'5 de sa souscriptIon, une avallce s lI r nanllssement de près de 500000 fr,
elle n'élablit null ement qu 'à ce moment elle avaiL'des res~
sOUl'ces disponi bles pour effeci ue r en espèces les versements
nécessa ires, m,a is qu 'a u contraire il est consta nt qu 'elle
ne les possédatt pas; qu'enOn il y a lie u de consLa ter g ue
les aut l'es perso nn es dénomm ées dans les cDll clll sions du
défendeur et qui figurent dan s l'éLa t a nnexé il la déclaration faile de vant Mo Dufour, com me souscripl e urs de? 500
actions, l'!. 'ont f~iL aucun versemen t, en espèces; qu~ le
moutant du crédIt de le m comp Le est le l'ésulla l d'un si mple je u d'ecritul'es ayant pOUl' but de fa ire croire à des
souscl'i ptions sérieuses;
AILendu que les prescriptions de l'arlicle 1"' de la loi du

2~ juillet 1867 doivent êt re obsel'vées aussi bipn lorsqu'i l
s agit de l'augmen tation du capita l d'une société anonyme
que po ur l'émiss ion des aclions du capi lal originai re;

. Allendn qu 'il résu lt e des faits préc ilés ~ue l'all gmenlaIlOn du capila l de la Danque Nouve ll e a e u lieu con lraire-

�( 64 )
ment à ces p,'esr l'Îptio ns; qu' il y a lieu en conséquence
d'en prononcer la nullit é;
Attendu que cette augme nt a tion est null e e t de nul elfel
à l'égard des intéressé:;, mais qu e cetle nullité, ùe même
que la n ulli té de la Société, ne peut ê tre opposée aux tiers;
Que conséq uem me nt la sou scrip tion aux actions et les
engaBemeuts qu 'ell e comporte, a insi que les yersemenls
effectu és sur les actions émises, doivent demenrer acquis
aux liers qu i ont fait confian ce au capital é non cé et publié,
mais ne sauraient donn er à la Sociclé,q ui ne représente pas
les tiel's, le droit d'exiger des souscri pteurs le paie ment de
ses aClions émises par une au gme nl ation de capita l déclarée Bul! e ;

( 63 )

de~ aClionnail'~s d.e

la SOf'Îélé la Uanque Nou \'ell e, Morea ll

a elé nommé Ilqllldaieul' de lad ite S 'é é
OC I t ,avec les pC llvo,,'s les plu s é tendus pOlir "&lt;ire l' e' ' d . ,
•
•
.
0
Il ,t mm l (l'el'
et pOUl'
réa lise r 1 actlf socia l, et que dès lors 1' 1a f l 't' '
,
,
] ua 1 e pOUl' pours Uivre le recollVl'ememenL des sommes de
i' .
'
LI S POlll' Iberatl.on des opérat lOns
so uscrites',
.

_

t

, CO,nsi dérant qu e la dema nde form ée cont l'e DelobeUe
lenll e éV idem ment da ns les ",llri buliollS (t l' 'd
l" .
ç
LI ICJUI aleu l' eL
qu e IHtlll1éest m a l fondé ù lui oppose l'un pré lendu déf t
de q ualité;
au
Considéranl, all fond cJue la nullité de l',
'
d'
.'
~
augmentatIOn
" capll a l de la SOCiété Ile Ea ul'ail affranch i,' D"lob Il d
l' obl',..
t'
"1
'
e e e
loa Ion qU I a de vel'ser ::tux 111al'I1S d l'
'd
~

,.

Attendu qu'ilrésnlte de tout ce qu i précède qu'il est sans
intérét d'examin er si, co m me le prélend Delobelle, le fait
d'avoir souscrit des actions d' une socié té dont le capilal
ne serait pas celui auquel il a en lend u souscrire, peut ne
pas le rendre as.&lt;ocié; qu 'il y a li eu de prononcer la nul lité de l'au gmentation du capita l de la Banque Nomelle,
de repousser la demande ùe ladi te Société e t de déclarer
llelobelle mal fondé da ns le S Ul'~lu s ùe ses conclusions ;
Par ces motifs,
Déclare nulle l'augmen tation du ca pit al de la Société la
Banq ue Nou vell e aulo l'isée pal' détibératio n du 30 aoùt l88 1;
Déclare ladite Société mal fo ndée en sa demande, l'en
déboute;
Déc lare Delobelle mal fo ndé dans le surplus de ses conclusio ns, l'en deboute, et condamne la Banqu e NOlII'elie
par les voies de droit aux dépens" ,
Appel pal' le liq uidateur,

LA COUR,

AnR tT,

Considérant qu e pal' dé libération de l'assemblée générale

.

c

lt

IqUI

ateul' les

som mes q u Il reste devoir pOlit' libé!'er les act ions

souse1'J les',

qu

"1
J

a

. C:nsidél'ant que, s,i MO.l'eau, en la Cjualjt é qu 'il agit, ne
1 elllésenle

'1 '
a
. pas les creanciers de la Soc iélé diSSoute ,Jnen
, ,P~s nIO,t,l1s,com:-ne !nandalaiJ'e de tous les actionnaires le
dlolt de 1 en liser l act if, pour faire face .', 1111 pass'f '
'&lt;
1 Impor, .
lanl dont 1 eXistence n 'est pas contes tée',

,COIl Sid~~·an.[, enfÎl~1 que la Ilullilé de l'émission dont se
pl é~~llL 1 ~nll~11é, n a pas [ni t cl isparaiLl'C la co mmunauté
de lan, qU I eXlst~ en tre les actionnaires, pa rmi leSfj llels la
pl ~lpa lL OIJt verse le mO~ltD.1 intégral de 1 lU' SOuscription , et

qu Ol~ ne peU l,' sa ns vlolel' Je prin cipe d'égalité qui s' împose;\ tOllS, fa"'e ;'t celiX qui sont en retard de Ee li bél'er
un e SltuullO li pl'lvd églée ;

ConEidél'ant qu e de ce qui précède il l'ésulle (Jue les pl'e
.
d
,
t&gt;es.al~ralent. u tout en pl'onoll~ant la Ilullitéde la
seco nde CIDlsslOn, fau'e droit il la demande du liquidateur'
mlerS J u~

j

Considél'un t qII e lad i te demand e, q LI i s'é levait od ai Il ail'e~
men t il do
' 11
0
'
,
uze ml ~ sepL cent tren te neuf fi-. a été l'édu l'te ,'1'
Ollze n .JI f
)
(
, lie r, pa ,' les conc lusions l'ectificaLives de Moreau
lJUI en demande acte;

2" p, -

189 1

5

�( titi )
( 67 )

SUI' l'int ervention de Lougarre ag issant comme liquidateul' de la Société 1&lt; de la Je tée-pro menade de l'iice » ;
Considérant qu e Louga rre ès qu al ités serail sans droit
pour form el' tierce opposition , e t qu e dès lors son in ter-

failli te, He vise que la
compensation convellf'ioHllelle eL
1/ 'empêche Il uUemeltt
Les eflels d e tCl compensation
légate (1),
P CI/II' qu.e ?a co mpensation lér. l
dll (ailli, it 8!1('11 n

ven Lion n'est pas recevabl e ;

I ~ :lue es delt'I:
l.'ées h'quides et e:t"l[Jibt
'
es avan t le
alo1's méme que t'
ol n:e, '!tl1'e de
portée à une époque
'l' .
échue .
ou une d es deux n'était }Ja s

Par ces motifs, et adoplant au s urplus les motifs des ptemiers juges, m et l'appell atio n à n éant;
Confirme le ju ge m en t en ce quïl a prononcé la nnllité de
l'augmentation du cap ita l de la Société 1&lt; 1. Danque Nouvelle » e l en ce qu 'il a reje té la demande de l'inlimé ell
restitution des quin ze mille fI', pal' lui versés su r le montant de sa souscription;

( P ANNAUD CONTRB SYN DIC

Ordonne que, de ces deux c hefs, ce dontest appel sortira
son plein et entier elIet ;
Infirme ledit jugement en ce q u' il a rejeté la demande
form ée pal' Moreau ès noms con tre Delobell e e n paiement
de ce qu'i l r este devoir pO UL' lihérer les ac tions pal' lui sous·
crites; émendanL déchal'ge r appe lant ès noms des co ndamnations contre tui prononcées; lui donne acte de èe qu'il
déclare réduire "a demande en principa l à onze mille ft".;
Condamne Delobell e à payer a u liq uida teur la somme de
onze mille Ir" avec les intér êts de droit ,
Cour d e Paris CG" Ch,) - P rés"
P l.) .M ~ L P ANNIEn, AlberL ~1 t\RTIN e~

Du 1" iu illet 18QO , M.

DE 'l'H EVENAl\O . -

R E~OU ,

FAILLITE , -

ARTICLE
-

446

DU CODE DE COMMEnCE,

COMPENSATION LÊGA LE,

'l' 1"' 0 UCII ET,)

LA Coun ,
Atte nd u que l'an naud est pOl'leu l' de
"
lotal avec fra is de 1 G9, f ' 91)
, deux blt lels, "u
,,.,.. 1, ., C elll'eglsll'é$
,
réb uchel les 96 I e' "
' '.'
' SOusc nl ' par
l'ne l ct 30 JUlllet 188 0 t
de lelll's échéa nces aux d l d 9
" e pl'oteslés 101'$
la même ann ée ;~lq~ue' ce~ l~s d:tSte ~1~lIL el ~ no \~embl'e de
que le j uge me nt dont est appe l a ,/~t'p0 "ll nl~e, mais
pensCi' le montanl '\ d ,
le u,e ,\ 10l't d en cam 1 553 fI' , ~
lI e conCUl'l'ence, arec LIll e somm e de
cilet
. ~O c" retenu e 1)&lt;1 1' Pannaud SUI' l'avoil' de Tl'éb
ail co urant de l'année 18R't .
li
'l '

Auendu, en efl'e t, que 1'&lt;1 l'ti cle'Hü du Code de
'
commerce
ne prohibe qu e la seu l ,
Il'e dett es q'
. . e compensa tion conventi onnelle enUI ne l'eUIlI S. . ent pas e l '
cal'actè l'e Je la liquidl'te'" ct 1 l' " memc lomps le double
1
te eXlfl'Jbd lLé'
' '1 '
(O ut011X q lie la cl'éanee e t la de lte 'd; '1' 'ï '1 qU, In est pas
et l'aulre tiquides et ex i&lt;-i bl
teluC le,tetal ent l'u ne
en conséqu ence ,e cOl; 0 es ~n 1884, et qll elles ont dit,
Cline r '
','
. ~)enser lega lemenlenLl'e elles; gu 'aup eu 'e n est d aille urs rappO l'tée q ll e Pannaud ait

L'article 446 au Code de con",Je,'ce , en aéclm'anl ,,"ls
to us paiements pa?' com,peHsation laits dU1'an{ la ]lé..

"iode suspecle, pa,' Le débile/II' depuis lorS décla&gt;'é e"

'
,
deites
'
se SOlent iI'o ltJ"
1 1
'!lemel/ Ci écla 1'al1'/'
L 1'. 'l '
'
a 1 al hie serait 1"e-

t [JO e pwsse 8 opére,' â l'éga"d

(1) 1'0l'. Coul. ce l'ec, lSUU, l, S6,

�( Ij~ )

posséde ù ce momenl flllt:&gt; aulre Cl'l'anCe avec laquelle la
compensat ion ait dù pl'éfé l'ablement s'ope l'el' ;
Attendu qu e vain ement on objectel'ait que le jugement
du 3 septembl'e 1885, qu i a déclal'é la fa illit e de Tl'ébllchet
,
,
a fix é la da te de la ce sation des pa iemen ts au Il septcm bl'e 1882, c'est-à- di l'e à une époque postéri eul'e à l'échéance
de l'un des hi llets et anterie ul'e au mo ment ot. l'annalld
s'est consti tué pal' ses l'e tentions dé bite"l' des 1,5j3 li'.
30 c. ci-dessus ; qu e si bien la loi ex ige, pOUl' que la com-

l)ensation légal e ou le paiement puissent s'opél'er, que
l'échéa nce des delles se soit pl'oduite avan t la déclal'atiou
de faillite, ell e n'y m et point pO Ul' condition que cette
échéance soit inlel'venue al'anl l'époque oh la fail li le a pu
èll'e l'epol'tée :
Atlendu que vainemen t e ncore le syudic soutient qlle le;
jug~ment et an él q ui ont ol'donné l' établ issement [Jal' ex perl
du com pledes parties impliquent le défaut de liquidite des
dettes et créances respeclives; que l'on peut il bon droit

répondre que, s'i l potlvait y a"voir, avant la déclal'aLion de
failli te, incerlilude SU I' le rés ul ta t fina l d u comp te, il n'y
en avait aucune quan t au rnontanL: 1 des deux billel s
souscri ts en 1882 ; 2" des 1,:;,,3 Ir , 50 c, qne Pannaud al'ail
l'e ten us iL son Pl'OJit SU I' le mon tant des mandats arlministra lifs apparl enant à T rébuc het;
AllendL1 que l'œuv l'e du compLe consislait prér.isément ,\
é lablir entre les dettes et les créauces toules les compensations ou im putations légitimes, eL lIue l'appel émis pal'
l'aunaud a pour objet le rech'essement de ce compte, en réparant l'omission fa iLe pal' l'experl, et ap rès lui pal' le TribHnal, concerna nl les billels précités ;
Allend u qu 'il n' y a pas lieu de fa il'e iL la callse applicaLion de [' ",'t iele 4'17 du Code de commerce, ma l iJ propOs
invoqué pa l' le jugement déféré;
0

Héfor me .

( 69 )
D u 13 novembre 1890
P "(;8., M, BÉLA", _ PI

,iM
"' 1

_

~ .

.
. .
N;Ollt de POlll ers (2' Ch,) RI NE

eL DE 1.A MARDIÈRE.

LOI
l\IO DIF!A !\'t' LE S ARTI CLES

\

1,33

E1'

',30 nu

CODE

DE COMM EnCE

2l »w/'s 189'1

Arti cle uniqu e, - Les a rli cles 1035 et
com
',36 du Code de
merce sont modifiés ainsi qu'i l s uiL:
Ar t. 435 , - Sont non recevables'
Tonies ac tio ns contre le ca 'ta'
dommage al'l'ivéà la

protestation',

marChan~~sem: :~ ll es aSéSUl'eul's, POli!'
I l

e a

té reçue sans

TOilles actions contre J'a tfl'{' l eu 1
" pOlll' aVilri es si 1

pila ine a livré les nlat'1
' ns e caC \éln(l'lses et l'eC U Son f"et so
.

pl'otes té;

•

u

aVOir

Ces pl'Otestatioll s son l nu lles si ell es ne sont hit
.
gndlées dans les ving t-qua tre heures et s' 1 ; es et Slleur daLe, elle ne sont s uivies d 'ulle d m~:1 ~;1~~, eU nl,Ol s de
Art "36
'l"
l S lce,
ou tes actlOu s en indemll i lé pOlll' d
. , ,pl'Ovena lL d' b d
omm a~e
.
• 1
a 0 1' age sont uo n recevabl es si ell es n'ont é~'
Inte nlees chus le dé! . d'
,
e
dage,'
a l un ail "com pter du jou!' de l'abor-

FIN DE NON
fiECE " OIn, 1
1
H EQL1~~'rE I~N E:\PERTISE As
l'ANCE \ l 'r:; •
DC~I.\ NDE EN JUSTICE ,- SISj
,&lt;'\ PEn'l'ISE. D"
EXPIRJ~,
'
I~L \ 1

La, regll~tc en nom.ination d'eJ.'}'Jel'ts et la si[jlli(icat' d
l ol'do
1
taH
e
llna/we constituent une pl'olesta/ion suffi's t
pOttl' ,'C l' 1
I/lp 1/ ' e vœu des m'Iicles ·1.15 el·I .'IC d" Codan1e
com mel'ce , en c((s (,{" aom'Ie a, la mm'chaJ/dis(!,
.
e (, c

�( 70 )

( 71 )

Alais on 'le saurait c01lsidë,'el' l'assistance du ca}~ifaÎlle
à t'e,:r:pe,.tise comme ~quivalellt â une "eeDnnalssance
du droit dit consignataire OtL ci des pou1'jJarlel':) ayant
dispensé cel Id-ci de r01'1n~}" sa. demande en jl/silce
dans le mois de la p,'olesla/10n (1),
( COM J)M~N[F. 'l' RANSA'l'LANT IQUr. COl\TfiR FOUCAULD. )

L.\ COt'n J
StaLl1an t'su1'le premier moy en du pourvoi
Vn les ar ticles 435 c t 436 dn Code de commerce;
Attendu qu'aux termes des dispositions de ces art icles,
applicables en matière de transport pal' mer, la recevabilité
de IOutes actions pOUl' dommage 3r1'lVé a la marchandise
est s ubordonnée il une tl' ip le condi tion, sa vaii': l' que la
marchandise n'ait pas é té r eç ue sans pl'otestation; qne
les protes tations et r éclama tio n s aient é té, faites et sig",:
liées dans les vingt-qua tl'e henres; 3' qli elles aient éte,
dans le mois de leur date, suivies d'cme demande en jn,lice;

2:

Attendu que, motil'és pal' la nécessité de proci'c1er san,
conll'adicloi"èment avec le ll'anspOl'teul', à rI:S

!'clal'd ~l

vél'ific~lions et constatations

qu"un ajo\lrnement l'endl'uil

difficile

ou incertaines, ces formalités e t dè lais doivent
ëLre ri oO'ourellsemenL ohsel'vés: qu ';\ raison de leut' Ino}Jsel'vation l'action se tl'ollve fl'.ppée de déchéance;
Attendu que s i, à défaut d'un texte de loi prescrivant la
forme de la protestation qui doit titre faite dalls les l'Ingtquatre heures de la l'éce pti on , on doit admettre que la re-

(1) \'0\', Ta.bles A'é nél'ale et déce nnalf's,

\'~ vl,i n 1t ('

non l'p('('\'oil',

quète à li n d'expertise ou l'expertise ell e- mêm e consti t l1~
l1n e jl1'otestation s uffisante, 10l'squ'el le a lieu dans ledit
déla i, il est certain que, pour t' tre à l'abri de la déchéance,
la dema nd e en justice doit ètl'e formée dans le mois s uivant) par voie d'assignation devanl le Tl'ilJunal conte nant
des conclusions tend ant à une condamnation PO~Il' le dommage épl'Ollvé ;
Attendu , en outre, q ue l'exce pti on de déchéance, à défaut de demande en justice régu liè re, coustitue un m oyen
de défense proposab le en tout état de cause, pu isque, en
réa lité, ce mo ye n porte Sur le fond même du litige e t est de
nat\1l' e à le tl'nnche l'; qu'on ne: saurait, pal' suite, pl'étendl'e fa il'e résu lter la renonciation implici te à ce moyen de
la simp lecompal'llLion dUll'ansporteu l'devantl'expel'l,àun
moment où les pl'étenlions du demandeur en responsabilit é n'ont pas enCOl'e été fOl'mulées e t où à'ai lleurs le déla i
de !'ass ignntion commencc seulement;'t courir;
Attendu que, dam: l'e'pèce, le jugement a ttaqué constate
que l'expertise demandée le 1" a nil 18S" par la demoiselle
Fo ucauld pOUl' fa ire constatc!' lesav.,'ies éprouvées pal' ses
meubles pendant le transport. opéré de M,,,'seille "A lger,
pal' les soin s de la Compagnie T ranSilt lil ntique, a eu lieu le
3 ani l, jour de la réception des cot is, mais q ue l'assiguatian en jllstice n 'a é té sig nifi ée que le 2 t mai IS85; qu'i l
l'epousse n éa nmoins la déc héance opposee pal' la Compaftnie, e n vertu de l'article 436 dn Code de commerce, SOIlS
le prétexte d'une l'enonc ia tion implicite au bénéfice de cet
article) réSllllanl uniquemenL de ce qne l'agent de la Compagnie alll'a it assisté aux opérations de l'expertise qui avait
eu lieu avant l'assigna lion ;
Attend Il qu'en s ta tuant ai nsi le j ngement attaqué a méconnu les l'ègles de la ma ti",'e ci-dess us l'a ppelées, et formellement viole les .,'ticles s usv isés;

�1

( 72 )

( 73 )

Par ces matir.,

Et ans q u'il soit besoi ns d e s tatuel' Slll' le second
moyen)
Casse.

Du 13 mai 1889.- COllr de rassa t.i on (Ch. civ .) - Prés"
M.

BARmen,

F AILLITE. TIF . PORT.

TURE . -

L" prés,

LI QUIDATION JUDICI/\ InI::. TI ERCE OPPOS ITION .

-

h :GEMEN'l' OËCLAflA-

NON RECEVADI Ll TÉ . -

QUAL I'l'E. -

LIQUlDATE UR. -

PROTP.TS. -

-

Hr-

D ATE DE L'OOVER·

CIRCONSTANCES.

lVotan,1ment, le p1'of~t de quelqu es l?'a'lles n'est pas in dica t~( de la cessatwn des jJaiern en l,~ du lù'é si le COlo'a n t
de ses all"iI'es n'a l'as eté inte1"rompu (2/
~Ve constitu1 pas , non plus, cessation d~l'aiemenlsle l'eta1'd daJlsl'acgHittement d e c1'éances fja? 'anties Pal' des
gages O~t des hypothèque:&gt;, qui, par lem' lW lzt1'e, ne doivent p011lt ét1'e comprises dans la masse ,
(SOCI ÉTJ' I ND UST RIELLE CONTRE BORDES.)

L 'arlicle 4 de la loi du 4 ma,'s 1880, e/l disposant que le
jugement déclarati( de la liquidalion judiciail'e /l'es(
susceptible d'aucun "eCDll1'8 et ?Ie peut étl'e a ttaq ue pm'
la voie d e la tie1'ce -opposition, n'ad nl,et al/cu.ne e;ccept io n à ce p ,·incipe.

Le moment, de la cessaf?'oH d es paiements d'un comme1' ..
ça?I!, q~t ~e1't à défe l'min e1'l'ouve'riu1'e de sa (a'l'llile 01'
de sa l'l9utdationi!ld-ici~we, es t celu,i li pm'{ù' duquel
le mouvement comme1'C'l.at de sa maison s'est {}'OUVÔ
suspendu dans son ellsemble (1 ).

.

J UGE MENT,

SUl' )'intel' venlion :

Attendu gl)e Jaubert i nter venallt dans l'instance soutient

En r.onsequeHce, un tie1'S ne peut ét1'e 1'eçu op.!Josallt ci

1111

jU!Jem.ent P"olloHç'ant la Hquidation y'udic iai1·e d!Ulle

société, alo,'s mé,,," qu'il s,,'ail alté[Jué da"s l'opposition que cetLe société n'est pas comnw1'ciaLe.
L 'OHve1' tu1'e d e La liq uidation judiciaire p ellt éb'e 1'epol'fée, SU1' la demfJ,1lde d/! l1:quiclateu1" COi71me celle de la

lat/lile (1).
Si les liquidateu1's iudt'ciaù'es nomm és en veJ'tu de la loi
du 4 1nm's 1889, ne representenl point la masse li

régal des syndics de (aillile, ils sonl toule/'ois, dalls

q ue la dispos it ion con len ue dnn s le pal'agraph e 2 de 1"\I'l i.cIe IJ de la loi du 4 m Urs 1889 : « Le ju gement qui déclare
OUVe ,. te la liq u id a tion judic iaire n'est s usœplible d'aucu"
l',eCOlll'S eL ne peut èll'e al têlqu 0 pal' la l'oie de tie l'ce oppositl~ n », ne peut avoir le sens absolu qui appal'ait au pl'em iel' abol'cl ; qu' en cfl'et, entl'e autl'es

consequ ences POIl-

l'ant ,.és u lter d e l'ap plica ti on de cet aJ'Li cle ainsi inlcl'prèté,
onr ~e,l'aIt amené à décider t.Iu 'ull non comm erçant, auquel

le l l'Ibu nal aura it accordé pal' erreur sa mise en élaL de
liquidatio n judi ciaire, den 'a iL l'ester en cet éta l ; qu e, des
lors, les tiers ayant traité avec le li quidé verraient leurs in-

une cin'faine mesll1'e, les mandatai1'es de la ma3se, ail
nom de laquelle ils SOllt appelés ci l'ail'e cel'tains acles.

( 1) Voy, le prt-spnl "olum e, Jeo

p ~ I' Li e,

p, G5

('t

lil notp,

( 1-2) Voy, :\ ce l éga l'd, 'fabl e géll~ I'31e, , . Faillile, no' 20 el sui \". _
Tabl e déce nnnl e, l hid., no. Il et suÎ\', - 2· Tab le déce nn ale Jllirl
n" 2(1 c t s uh', - 3~ Tab le déeoolln lc. I lIid, n ~' :{~ pl ~lI Î\'.
'
"

�( 7!, )

( 75 )

térêls aravement comprom is sans qu 'il s aienl pu se faire

entendOre; qu'i ls se trouveraient , PO~ll' des ~n.gageIüen ts ré·
17ulièremenL cont ractés avec un déblteut' CIVIl, sous
le coup
o
.
des lois spéc iales aux comm erçants; qll e ce serait, en 1111

m ot, le bo nl el'ersement des juridictions qui sont cependant
d'ordre publi c ;
Ou'à un autre point de vue la loi du 4 mars '1ssn serai t
en"contradi ction avec elle· m ê me; Cju'il est en effet di fficile
d'adm ett re qu e le j uge m en t de mise en li quidation judiciai re rendu sur simpl requête et en deho l's de tou te co n,
testation sur les déc la l'ation intéressées du débiteur, ne
puisse êlre l'objet d'a ucIIll reco urs, .al ol~s que ce n}; ~le jugement, rendu après débat con tradi c toIre par le ln bunal
saisi en même tem ps d'Hne requête en ad miSSIOn au IJé-

nêllce de la li quidatio n judiciaire et d'une

assignaliOl~

en

déclal'ation de faillil e, serait , dans tous les cas, susce ptible
d'appe l ;
Qu'i l su ffit, an d ire de Jaube r t, de fa ire ressorti l' de pareilles conséquences pour faire rejeter comm e COnIL'(l Jl'e au
d roit civil entier l'int erp rétation litt éra le de l'a r ticle 4 ;
Ql1'il fant don c décid er que le jugem ent de mise en liquidation jud iciait'e obtenu par la Société In dustri elle n'e.st
pas opposable aux ti ers et n e pe ut p1'0dlll re aucun ellet
,\ leur égard ;
On e, par slli te, l'intervenant doit être admis à prou\'er
~ ue

la Soc iété Indu strielle n'était plu s com m erçante ~u
momen t
ell e a déposé sa r equête à li n de liqUIdation l Udiciaire et e n a obtenu à tort le Lénélice; Cju'en tous ca"c,
jugement est non avenu yis-à-vis ües tiers Lfui peuvent,dès
lors s'oppose l' il tOlltremontemen t pOllr un e Société '1111 ne

0"

de\'l'aÎt mème pas ètl'e en éLal de liquidation j udICl aI 1'p.;

Attenùu que les Iil]ui da te ul's opposen t i la dcm~nde e~
intervent ion u ne Un ùe non recevoir tirée de l " I"ltcle 46

ùu Code de procédure civile et de l'article
mars 18 n ;

'1

de la loi dn 4

Mais, a tt end u que l'arti cle IGG est spécial ,1 l'intervent ion
Cjni a lieu en ap pel; qu'il s'agit dan s l'espèce d'une inter-

vention en premi ère instance, qu'ains i el conformémen t i\
la dOrLl'ill e et à la ]o ll l'Îspl'url ence l'ar ticle 4GG n'est pas appli ca bl e en la cause;
fÎ n ce qni concer ne l'al'ticle 4 de la loi d u t, m al'S ISSn :
Attendu qu e tout en reconnaissanL la gravité des conSequen ces signalées par Jaubert, le Trib! 1nal se trOll ve en présence, llon seu lemenl des terme absolus de [':tl'licle susvisé,
mais égalemenl de Iïntenli on du légh;lateur exp l'i mée dans

la disGlI ss ion des arti t les, d'établir lIne s itllation définit il'e
dès la pl'emière h eure; qlle dans ces condi tions le Tribn nal ne peu t qu 'appt iquel' le texte forme l de la lo i et q lIc,sans
avoir à exa miner si, llU mom ent de mise en li qu idaliou, la
Société lndns brielle é tai t ou non un e Société commerciale,
il l' a lieu de déclarel' Jaubert non recevabl e en sa demande;
SU I' les d€llx fins de non l'ccevo il' so ul evées pal' les adminis tl'ate n!"s de la Société fndustrielle et. tit'ées du défaut de
~l1alit é et du défaut dïl1tén\t des liquidateul's judicia ires:
En

C0

qui concerne le défaut de ~ uali!é :

Attendu qucd'après les admi nistl'ateul's,les liquidés CO Ilservanl l'admi nistration de leurs biens, les liquidaleurs ne
seraient que ùes \( Cura teurs 1) ne repl"ése ntant pas ln masse
el ne pouvant pOlll"su irre le hUll/ll'ils rech erchent, c'est -à

dil'e la mise e n état Je faillite de la Société; que, dans cet
ordre d'id ées, les tel'mes de r a l'tic le t9 de la loi dll ',m al's
IS8n ont limit atifs et ne sauraient autoriSe!' l'act ion intentée;
)lais a tt end u qu e la demande int.I'oduit e porte s impl emen t s m la déte rmin at ion de l'é poqu e de la cessation de

�( 7ï )

( Î(i )

paiement s de la Société indus tri elle; Clue les liquidatenrslle
concluent pas cl la cOlwersion de la liquidation en failli te;
que la fixation demandée e t une qu estion à la fois de fait
et d'appréciatiou qui doit ê tre examinée indép endamment
des conséqnen ces possibles aux termes de l'article 10 de la
loi du 4 mars 1889 ;
Attendu que l'article 1.4 1 du Cod e de comm erce dispose :
« Par le jugem ent déclaratif de la fail lite ou pal' jugement

ul térie urement rendu sur le rapport d u juge- commissai re,
le Tri bu nal déterminera soit d'oHice, soit sur la poursuite
de toute partie « intéressée ", l'époqu e à laq uell e a eu lieu
la cessatiou de paiements; »
Attendu que la loi du 4 m al'S 1889 ne contient aucune
disposition contrai re à celle de cet article, qui est dès
lors appl icable cl la liquidation judiciaire (art, 24);
Attendu que les liquidateurs sont év idemment cles inté,
resses dansle sens de l'a rticle Hl ; q'l'ils ont done quali té pOUl' introduire une ac tio n en remontement ;
A,ttend u d'ailleur- que rien n 'autorise à dire que les term es de l'articl e 19 so ien t limila tifs et que les liquidateurs
so ient exclus des aya nts d roits qua li fiés pour agir en déc la ration de fail li te; qu ' il serait éga lement excessif de soutenÜ' qu 'ils ne peu ve nt agi r au nom de la m asse;
Attendu en eITet que, s'ils ne représentent pas la masse à
l'égal des syndics en matière de fa il lit e, illù n sont pas
moins dans lIne cer taine mesu re « les mandataires de la
masse ", pu isque les créanciers sont adm is à donne l' leur

avis SUl' leur nomination

OLl

leur l'emp lacement; que les

liquidateur, sont dés ig nés expressément par la loi pour
exercer certaines actions an profit de l'intérêL de cettc
masse, quand il s'agit, par exempl e, de requérir des ins'
criptio ns h ypothécait'cs; q u'il laut clonc décid er qu 'il ap'
parlient aux liqu idateurs de reche rcher le moment ou le
lilj uidé s'est trouvé en étaL de cessation de paiemen ts ('1 de

faire lixel' la date pal' le 'l'I'illunal; qu e tellc est du reste la
jGris prudence de la CO ll\' de Doua i (a lTét ùu If novembre
1889),
En ce qui concerne le défaut d' intérêt:

Attendu qu e les administratelll's souli elldt'aient en va in
que les liqu ida teurs ne justifient d'auc un in tél'èt pour inteil ler leut' acticm eLqu 'elle aurait au cont l'i:tt t'C pOU L' résu llat d'imposer à nouveau à l'actif loutes les charges nou vell es résultan t de la procédure de faill ite à re pl'endre;
Allend u , en eITet, qu e de la fixa tion de la cessation des
pai emen ts peut rés uller la nullit é de cert a ins ao tes dont
le mainti en sel'ait con tl'aire It l' intérCt de la masse et :\
1'"g"lité en tre tous les créanciers, éga li té qu i doit è tre
maintenue GU rétabl ie; qu 'ainsi tina lement la doub le fi n
de non recevoi r so ul evée pal' les adminisll'a leul's ne sali t'ail
èLl'e accue illI e;
Au fond:
Attendu que les liquidatell\'s judicia ires deman d eurs
enonceltl quatre rail s pl'incipaux étab lissant, d'apl'ès eux,
qu 'à la date du 2 janviel' 1889 la Société In dust l'iel le de
Bordeaux é lait en é ta t decessation de pa ieme nts;
Qll'il s exposen t :
'l' Que le 'l janv ier 1889, deux tl'aites, ensemble 58,335 fr"
tirées par Jaube rt, acceptées par la Société Industrielle, on t
été protestées faute de paiements à la requète de Piga neau
eL fil s, tiers porteurs; que ces traites, il est \ll'ai, ont été
reLil'ées deux jours après des main s des pOl'leUl's, mais que
ce pa iement tal'dil, elTectué il l'aid e d 'expédients, ne sau rait
inlll'mel'ia s i gnifi~I L i o n des pro têts du 2 janvier ;
2' Que les impositions aITérentes à la Société et ex ig ibles
dans les premiers JOurs de janvier n'ont pas été payées;
3' Que le 2 janvier 1889 ve nait à "chéance le cou Von semest l'iel des obl iga tions hypothéca iœs émises pal' la So-

�( 78 )
ci ~ l é

Indus lrie lle, que ce coupon n 'a pas été payé e t que le

18 mars s uivant les obligataires ont dù laire signilier à la
ociété un commandement llOll suivi d'effet ;
4" Que le 28 déce mbre 1888, la dame veuve Selllin , porteur d'un contrat hypothécaire sou scrit par la Société, a
fait signifier il ladite Soc iété un commandement en paiement du semestre échu au 4 novembre précédent et. s'élevaut il 8 ,750 fI', ; que c Li e sommation es t l'estée sans réultat; qu e l'impuissance do la Société etait donc, dès le
28 décembl'e, mau ifeste ;
Att endu qu e si la loi ne définit pas la cessation des paiements et n e fait poin t mention des signes qui doivent être
considé rés comme caracléris tiqu e de cet état, il rés ulte d.
la jurisprudence (Ju e le moment de cessation des paiements
est celui à partir ~uq ue l le mo u vement commel'cia l a été
manifestem ent s us pendu da ns son ensemble ;
Qu'lI convient donc d'exa miner si ' es qua tre fa its visés
par les liquidateul's démontre nt l'arrêt de la vi e commerciale de la Socié té Incl us trie l1 e :

Premier moyen,
Prot êt de deux traites, ensembl e 58 ,335 f I'. , ol'dre hubert'
Att endu que ces tra iLes ont é té l'etirées le 5 jan vier ; qu e
d'après une nombre use juris prud e nce, l'ex is tence de prolêts ne constitue la cessation de pa iem ent s qu 'autan l que ces
protê ts ont été le point de départ de de malldes en j ust,ice,
mais qu 'il n'l'a pas lie ll de s'arrê ter à des prol êts qUI" ont
ét é suivis d'au cune poursu ite, pal' s llite de paiement , quelques jours après, des eDets protestés, s urtou L lo rsque les
protêts n'on t pas interrompu le couranL d'affa il'es du déblteu r ;

Altendu, il est vra i, que les liquidate11l's so utiennent que
le r etrait des deux val eurs n'a été ob tenu yu 'en engageant

les revenus de l'avenil' ; q u'étei ll dre ulle dette pal' empru nl

( ig )
n'es l pas un pai ement , mais au contraire une de mOllSLl'ation de l'impuissa nce de payer e tdu ma nque de ressources
cons titutif de l'ela t de cessation de paiem ents;
Mais attendu que celLe argumentation ne sa urait être ad-

mise; qu e 1a circons tance monll'e, au co ntrai re) qu e la
Société Jnd ustrie l1 e n 'avait pas, au 2 ja nvier 1880, l'e rd u
toul Cl'êdit ; qu 'on ne sa 1lT'a it lui repl'ochel' de S'èll'c ad res-

sée, pOUl' obtenir d e~ fond s, il celui-l à même qui , trois
Illois après, par l'effet se ul dll temps, devait se lrouver le
débil e u l' de la Socié té; qu 'ainsi il n'y a pas li eu de s'arrête!' à ce prem ier mo yen ;
Deuxième moyen ,
Non-paiement des impositions échéanl le 1"' janvier
1889 :
Attendu que le refu s de paie ment n'est pas juridiqu emenl établi , qu ' il n'y a do nc pas li eu de s' y "n éter;
Tl'Oisième moyen,

Non-paiem ent du co upon des obliga tions échéant le 1"
janvie l' 1889 :

Attendu, san s avoir à l'echercher f'i le capital obligations
t:st ou non un e dell e comm ercial e, qu e ln III ise en demeure
des obli gati ùns date seulement du 18 mars, qu e le re[u s de
pai ement n'est dOll c pas élabli à la date du 2 janvier;
Ali end u d'aill eUl's que les fo nds de,tines a u pa ie. ment du
coupon paraissent avoir été sa isis-a l'rètés en vertu dJun e
condamn atio n par défa ut obtenu e co ntre la Société [ndu stl'i elle, qu e le troisième moyen ne pe ut êt re retenu;

Quatrième moyen,
Com mande ment de la ve llvoSeurin en date clu 28 décembre 1888 :
ALle nd u q ue le lion-pa ieme nt d' une delle hy pothécaire
nesaurait il lui se ul démontrer l'impuissa nce du c1cbite u r

�( 8u )

( 81 )

téristiqu e d' une cessaLion de pa iements; qu'cn etl'l3t,
~IE
é'
'cl '
pal' le Cait de l'hypothèque, le cr anCltl' est 11~'llltl el:1
.

conU'e -ya lenr de la dette; qu 'en ,consequence, mcapacltc
proprement dite du déhi teur lùxlsteralt 'lue SI le gage ne
suftisaiL pas à désintéresser le créancier; que SI la garantie
est suffisauLe, le cl'éanciel' gagiste peul. l'ester éLra~1ge r à.l~
Caillite , dont la procéd ul'e, il propremel;t pa rl el', n a pas ete
, St.l
"t u e'e pOlll' Illi ,) qu 'ains i l'arti cle 5.G
11l
. . du .Code de Com merce d 1'spose'• " Les créanciers du fatl ll qUI sont va lable-

ment nantis de gage ne so nt in scl'i,ls

da l~ s

la masse que

pOUl' mémoil'e &gt;J, L'article 508 I e ur mterrllt de prendl'~ p~rl
au vote du concordat sous pe ine de la pelte de lelll PlIYilège;

Allendu qu'à la date du 'l janv ier 1889" Ia dame veuve
SeUl'in n'aurait pu intl'oduirecontre la Soctete Indusln elle
de Bordeaux uue demande de mise en fail lite e n se fondant
sur le non -elfet du commandemen t du 28 dér,embre précédent' qu'e ll e a dù se bom er il m enacer la SOCié té de la realisati~n du gage; qu'on ne -penl donc al1jourd'hlll l'epO,I'ICI'
la date de la ce sation des paie ments il un mom ellL ou la
fa illite n'eùt pas é té prononcée;
Attendu q ue cette solution s'im pose plu s impéri eusement encore sous le ré:; im e de la loi du 4 mars 1889 ; que
si, en effet , la convel'51on de la liquidation jlldlClal~'e en
faillit e pouvait e tre la conséqu ence d u remontemen t, " se rait étran ge qu e la faillit e piLt ê tre obtenue pa~' une \'ole
détourn ée alol's qu 'elle n 'eùt pu êt rc de ma ndee dll'eclement ;

Allendl1, au surplus, que le 0~mman d emen tdu"8dé. ' '"', t
cembre n'a pas é té s ui vi de pourSuites; qu e le deblteUl es
resté à la tête de ses affaires; que ces c irconstances s~nt

exclusives du l'emonlement: qu'il sel'nit excessif C{u u,n
créancier non payé par s uite de sa négligente ou ~OllL aullC
moLif pùt ohtenir lIlI l'emonte ment après une pél'l ode que:conque ; qu ' il ne faut pas, en eUet, perdre de vue que, des

l'époqu e fixée com me élant celle de la cessal ion des paiements, les opél'o Lious engagées avec le débile uI' peuvent
être m ises en s us picion ; que la grav ité de celle conséquence ex ige la plus grande circonspec lion dans l'usage de
, celle mesure; qu 'en conséquence, le quatri ème fait signal é
par les Iiquida te lll'R pour étab lir la cessation des paiem ents
de la Société In d ustriell e à la date du 2 janvier 1889 ne
saura it être relenu ;
Attendu que si, apres avoir étudi é en particulier chacuu
des moyens de la dema nde, on examine dans son ensemble
la situation du 2 janvi er 1889, de la Société Industriell e,
ri en n'a utorise à dire qu 'à ladate indiquée la vie commercia le de la Société fùt manifestement é leinte; qu 'à ce sujet
un e première cons tatation s'im pose; que non seu lement,
en elfet, les g uich ets de la Sociélé n'ont pas été fe rmés un
instant, mais que le livre de ca i ~e accu se un mouvement
de fond s considé rab le pendant toute la durée de jallvier, le
to tal des e ncaissements et des paiement s s'élevant chaqne
jour à plusieurs mi ll iers de frallCS; qu'il n'y a donc pas
eu, le 2 janvier, d'anèt proprement di t da ns le fonctionnement de la Société; que si l'on remarqu e mai nte nant que
le but du remontement est de rélablir l'égalit é entre les
créanciers e l en fave1lt' des non payés, il faut recon nalLre
qu e la mesUl'e sera it sans objet da ns l'espèce, puisqu E', la
dam e veuv e Seurin, étant créancière hypothécaire, n'a pn

perdre pal' son in action a ucun de ses droit s; qu1il n'y a
donc pas li eu de reporter ail 2 janvier 1889, la date de la
cessation des paiemenl s de la Société Industriell e;

Par ces mOlifs,
Le Trib una l reçoit Jaubert intel' venant pour la lorm e
seulement d.ns l'instance pendan te entre les liquidateurs
jud iciaires et les adn:i nis tl'a teurs de la Société Indu, lriel le,
le déboute de ses fi ns et conclusions; et sans s'arrêter aux
fins de non recevoir son levées par les adm inistratenrs de

2'

p, -

1891.

6

�( 82 )

( 83 )

la Société Industrielle, déclare Véron et Nègrié mal fondes
condam
ne au.'
dans 1eur a em a nde 1 les e n déboute et les '
.
ceux
relatifs
à
la
demand
e
en
lIlterventlOn
de
f
dépens, sau
'
,
Jaubert, qui doive nt r es ter à la ~harge de ce derm er ;

. , enregistreL es con d am Ile en O utre aux. frais de minnte
et
signification
du
présent
Jugement.
'
t'lon
ment , exp éd 1

nu 10 juillet

1890, - Tribunal de commerce de BorPI, , MM, DE SÈZE, BRI CARD
deallx. - P l ' éS ' IM
' BUHA N . et JOLIVET ,

PnOPRltTÉ l NDUSTR IELLE . _

MAR QUE DE FABRIQUE. -

DÉ POT .

USAGE ANTÉnIEUR PAR DES TIERS .

Le dép61 d',.ne marque de (abl'ique n'est pas, li lui seul,
attributif de la p,'op,.iété de celle mM'gue (1 ),
' 1emen t •,'1 ne conl'' ère au déposant aucun
droit ex-é
S p éC1.a
.
clusi! sur la m arque déposée, lorsqu'tl est CO,"S;:~.
que bien antériew'emenl, elle état! employée p~, d ,

t,oe; illdus t1'iels publiquement. sans réclamalwn et a

tit,'e de droit,
Une lelle m arque dot,t Ure con St'dé 1'Il e comme lombée da'.,
Le domaine public,
l(X, ..

CONTRE

Z .. ,)

AnR ~T,

Sur le second moyen , de la violation des articles 1, ~d8
et 16 de la loi du 23 j uin t 857 et de l'article 7 de;: Il;~on~
20 avrll 1810, en ce que la Cou r d'appel a refusé

(1) Voy, ce rec, 1890, 1. 307 , _ 2- TaLl e décennale, v" Propriété
industriell e, o· 3.

nailre au demandeur la proprié lé privative d'ulle mal'qu e
d. fab riqu e , sous le prélex le qu e celle marque éta it tombée
dans le domaine public au momen t où il e n avait fa it le
dépOt, bien qu 'il ne soit pas dén ié qu e l'aul eur ou deman deur avait imaginé ceL te marque, et qu e, d'autl'e part, il ne
so it pas élabli que ni l ui, ni le dema ndeu r aiell t jam a is eu
la volonté d'y renonce r;
Attendu que l'anêt aUaqué ne reconn ait pas que la marque li tigieuse ait été in ventée so it par le demandeur an
pourvoi, soit par son auteul' ; qu e, à. raison des circonstan ces qu 'il l'elève, cetl e précis ion n'élait null ement nécessail'e ; que là où il n'y a jamais eu d roit de propri été cerIain , dûment é tabli, il ne sa u ra it ê tre question de renoncia tio n rég uli ère à cette pl'o pri é té; que, pal' sll ite, les juges
du fond n'élai en t point tellus de rec herche l' si les fails
d' usage de la marque par les conculTellls du demande ur
po uvai ent e ll'e opposés à ce dernier comme un e renon ciation à lout dro it privalif ;
Attendu , au s urplus,que l'arrêt a tt aq ué cOllstate, en fai l,
que l'emploi de la marque liti gie use, bien antérieurement
au dé pôt pal' le dema nde ur, avait eu lieu pal' un certai n
nombre d'i ndu stl'iels de Nevers s ur les faïe nces de leU\'
fabrication ; qu e cet emploi s'est exercé penda nt 101lie une
série d'ann ées; qu il n'était ni cac hé, ni clandest in ; quï l

s'afJirm ait publiqu ement, non comme un empiètement qui
pou va it êt re to lér é, m ais ('om m e J'exe rcice d'un droit in-

conlesté; qu e ja mais aucu ne réclamation , aucune protes.
lation ne s'es t é levée de la part du d e~la n dellr, ni dece ll e de

!'on auteur; que, dans Its ces:3ions ùe fond s de commerce èL
des procédés de fabrication, auc llne pr étention n'est indi .
qu ée pa l' le demandeur ou son aute llr, re la tivement à un
droit pril'a ti f de propriélé SUI' la marque aujourd' hui revendiquée;
Attendu q ue, dans ces ci l'co nstances, c'est à bOIl dl'oit
qu e l'arrêt at laqué a ref usé de reconnaitre au demandeu r

�( 84 )
un droit privatif de propriété sur la marque, et qu 'en statuant ainsi il a donné des motifs su ffi sants à l'appui de sa
décision et n'a violé ni les d ispositions de l'article 7 de la
loi du 20 avril 1810, ni celles des articles 1, 2,8 et 16 de la
loi du 23 juin 1857;
Sur le troisième moyen, tiré de la violation des articles
1 8 et 16 de la loi du 23 jui n 1857 et de l'article 7 de la loi
d'u 20 avril 1810, en ce que l'anét attaqué a jugé que le
de.mandeur n 'a vait pu s'appropriel' une marque de fabrique abandonnée, bien qu'i l n'établisse p~s qu'il en ait été
fait un usage commercial depms le Jour ou Il est soutenu
qu'elle a été abandonnée, ou m ême qu'il en ait été fait
un usage quelconque pal' un antre que l'exposant pendant
les années qui ont précédé le décre t ;
Attendu que l'arrêt attaqué n 'avait pas à statuer sur la
question sou levée pal' le pourvoi, à savoÏl' si le non -usage?u
l'abando" d'une marque pendant un certain temps autonse
uue appropriation nouvell e de cette marque pal' l'indust riel
qui la remet en circulation et en fai t un emplOI Sillon nouv';"u, du moins renouvelé; qu'i l a décidé, pal' une constatation souveraine des faits, d' une part, que la marque Iltl,gieuse était tombée dans le domaine public il l'époque ou
le dépôt en a é té effer.tu é par le demandeur, et, d'autre
part, que du moment ail elle était tombée dans le do~allle
public, elle ne pouvait plus être r evendiquée il 1Itie de
prop,'it'té privative; que ces so lutions parfaitement motivées ne violent aucun des Lextes de lOIS IIlvoqués,
Rejette,

Du 6 novembre 1890, - COllr de cassation (Ch, crim,)

( 85 )

PnOPRIÉTB INDUSTRIELLE. USAGE. -

MARQUE DE FAuniQUE . -

NON-

DROIT PEnSIST,\NT.

L'J. prop"iété d'une mm'gue de fabrique est absolu.e el en.

tièremen t indépendante de l'usage auquel eUe peut éit'e
appliquée ( 1) ,
L 'action en f'evendication exel'cee pal' le déposant d'une
marque cont'r e' ceux fj u,i l'a m'aient usurpéeJ ne sau.

mit donc Ure écartée pa,- le motif que le déposant) ni
au moment du dép6t, ni au moment du, l'races, ne lahriqu.ait le produit auquel sa mat'que était destinée .
( DESCAMPS CONTRE BALMV ,)

Attendu, en droit, qu'aux termes de l'article 2 de la loi
du 23 juin 1857, une marque de fabriqu e ou de commerce
devient la propriété exclu sive de celui qui en a déposé
deux exemplaires dans les cond itions prescrites par le décret du 26 juill et 1858 ;
Qu'il résulte de l'ensemble des dispositions de la loi SUl'
les marques de fabrique que cette propriété, qui peut consister' sail dans un nom, sous une fo rme distincte, so it

dans des com binaisons de formes, de sign es ou &lt;le couleurs
servant à distinguer les produits d'une fabrique ou les
objets d'un commerce, est absolue et entièrement indépendante de l'u sage a uqu el ell e peut êtl'e appliquée; que, pal'
suite, elle ouvre au profit du déposant un droit de revendication contre ceux qui l'auraient usurpée;

Qu 'on ne sau rait écarter cet te revendication par le motif
(1 ) Vo y . 2° Table décennale,

V'

Propriété induslrielle. n° 6.

�( R6 )

( 87 )

que le déposant de la marque, ni au moment du dépOt, ni
au moment où il a introduit la demande, ue fabl'iquait pas
le produit auquel la marque était destinée; d'une part, en
effet, les termes de la loi sont généraux et assu rent, sans
di5tinction, aux déposan ts, la propriété de la marque déposée, et , d'autre part, cette propriété, n on encore utilisée,
peut l'être u ltérieu l'emen t, soit pal' la fabrication du produi t ind iqué, salt pal' la cession à u n industriel qu i le lab r ique; et ce d roit d'utilisation subsiste pour le déposant
tant que de circonstances livrées à l'appréciation du juge,
notamment du temps écou lé depu is le dépot, il ne résulte
pas qu 'i l doive être considéré comme abandonné;

Casse l'anét de la Conr de Douai du 9 avri l 1890 et renvoie devant la Gour d'Amiens ,

Attendu, en fait, qnïlré5uHe des qua li tés de l'arrêt altaqué que le sieur Descamps a régu lièremen t déposé:
l' Uue carte peloton;
2' Une étiquette d'intérieur de boite;
3' Une balte d'une distribution particu lière, avec l'indication qu e ces marques étaient destinées aux fils à coudre,
li n, coton et autres , ainsi que cela résulte des mentions io,
sérées au procès- vel'bal de dépôt de la marque et affirmées
par les signatures du déposant et du greffier;
Oue l'arrêt attaqu é a écarté la demande introduite pal'
Deseamps contre Ba ln y et Marot en réparation du préjudice
que lui avaient causé l'u surpatio n ou l'imitation lrauduleuse de ees marques, en se fondant sur ce que les marques
de labrique ne l'euvent protéger que les produi ts de la fabrication du déposant, et sur ce que Descamps, ne labriquant que des fils de lin , ne pouvait être admis à repro'
cher auxdits sieurs Balny et Morat d'emplo)'"-T pour des
fils de coton, auxquels elles étaient destinées et qu'ils
fabriquaient exclusivement , les marques déposées par
Desca mps;
Attendu qu'en statuant ainsi la COlll' de Doua i a viol,
l'article de la lo i ci-dessus visé;

DI&lt; 1" décemb,'e 1890, - Cour de cassation (Ch, ci v,) P r és " iII, iIIAzEAU, t " prés , - PI" Mill, PEROUSE et DEFERT,

MARQUES DE FADRIQUE ET DE COMMERCE. -

D ÉPÔT.

Décre! du 27 (ém'i." 189 1,

Art, t " , - Le dépOt que les fabricants, commerçants ou
agricu lte ul's peu vent laire de leur marque a u grelle du
Tribunal de commerce de leur domici le ou, à délaut de tribunal de commerce, au greffe du Tribunal civi l, pourjou ir
des droi ts résultant de la loi du 23 juin 1857, est soumis
aux di~positions sui vantes .
Art. 2, - Le dépôt doit être effectué par la partie intéressée ou par son fondé de pouvoir spécial.
La procu ration peut être sous seing privé, malS eI:e doit
être enregistrée; ell e est laissée au grelle ,
Art. 3, - Le déposa nt doit fournir en triple exemplai re
SU I' pa pier libre le modèle de la marque dont il eITectue le
dépOt,

Ce modèle consisle en un dessin, une gravu re ou une
emprein te exécu tée de manière à repré~en ter la marque
avec netteté et à ne pas l'a ltérer,
Le papier snI' lequel ce modèle est tracé ou collé, présente
la forme d'un carré de 18 centimètres de cOlé; la marque
doit en occuper le milie u, de manière à laisser les espace5
nécessaires pour inscrire les mentions dont il sera parlé
ci~aprûs .

Art, 4, - Si la marque consiste en un signe uniq ue ou
dans un ensemble de signes employés si multanément, dont

�( 88 1

le mod èle soit de trop grandes dimensions pour tenir Sur
une seule feuille de papi er ayant 18 centimètres de c6té, ce
mod èle pourra être, soi t réduit dans la proportion nécessaire, soit divisé en plusieurs parties, lesquell es seront
tracées ou collées sur plusieurs feuilles de papier ayant
18 centimètres de cOté,
Si la marque es t de petite dimension, le modèle pourra
la représenter augmentée,
Ar t. 5, - Si la marque est en creux ou en relief sur les
produits, si elle a dù être réduite pour ne pas excéder les
dimensions prescrites, si ell e a été augmenlée on si elle
présente quelque autre particularilé relative à sa ligu ration
ou à son mode d'emploi sur les prad nits auxqu els elle est
destinée, le déposant doit l'indiqner sur les trois exemplaires, soit par une ou plusieurs figures, soit au moyen
d'une légende explicative,
Ces indications occu pent la ga uche du papier où est tigur ée ou coll ée la marque, La droite est réservée aux mentions prescrit es aux articles 10 et Il ,
Les exemplaires déposés ne doivent contenir aucune
autre indication,
Art. 6, - Le greffier vérifie si les trois exem plaires sont
établis conformément aux dispositions qui précèdent.
Si ces exemp lai res ne sont pas dressés sur papier de dimension ou contienn ent des indications interdites pal' l'arlicle 5, le greffier les l'end au déposant pour être rectifiés ou
remplacés et ne dres&gt;e le procès-verbal de dépôt que su r la
remise des trois exempla ires régulièrement établ is,
Le greffier procède de la même manière:
Si les trois exemplaires ne sont pas semb lables;
Si le modèle de la marq ue n'adhère pas co mplètement
au papier sur lequel il est appliqué;

( 89 )

Si le modèle est tracé au crayon;
Si le modèl e est en métal, en ci re ou présente nn relief
qnelconque, de nature à détériorer les registres SUI' lesquels
les exemplaires devront être collés',
Si le cliché tl' pographiqne n'est pas produit avec les trois
exemplaires de la m"'qne ,
Art. 7, - Le cliché typographique que le déposant fournit avec les Il'ois exemp lail'es de sa marq ue, ne doil pas
dépasser 12 centImètres de côté; il doit être eu métal et
conforme allx clichés employés usuellement en imprimerie ty pographique,
Si la marq ue consiste en une bande d' uue longueur de
pill s de 12 centimètres ou en lin ensemble de signes, cette
bande pellt être divisée en plusieurs parties qui seront reproduites sur le même cliché les unes sous les alltres ou il
peut n'être fourni qu'lin seu l cliché reproduisant c~t ensemble réd uit ,
Le déposant inscrit su r un côté du cli ché son nom et son
ad l'esse ,
Art, 8, - Le greffier doit appliquer sur les tl'ois exemplaires du modèle le timbre du TI'ibuna!. Lorsque ce modèle, au lieu d'être tracé su r le papie r, y eSI seulement
co llé, le greffier doit apposer le timbre de manière qu'une
par tie de l"emprei nte porte sur le modèle et l'autre sur le
pap ier.
Art, 9. - Le gl'effier colle un des trois exemplaires sur
un e feuill e du registre qu'il tient à cet effet; les modèles y
sont plac.és à la suite les un3 des autres, d'après l'ordre des
présentations . Le registre esL fourn i par le greffier; il
doit êtl'e en papier li bre du fOl'mat de 24 centim ètres de
largeu r SUI' 40 centim ètres de haute ur. Le registre est coté
et paraphé par le l'résident du Tribunal de commerce ou du
Tribunal civi l, s uivant le cas,

�( 90 )
Art. 10. - Le greffier dress~ ensuite sur un registre
timbré, coté et paraphé comme le registre mentionné cidessus, le procès ·verbal du dépôt dans l'ordre des présentations. Il indique :
l' Lejour et l' heure du dép()t ;
2' Le nom du propriétaire de la mal'que et, le cas
échéant, le iTom du fo ndé de po u voir;

3' La profession du propriétaire, son dom icile et le genre
d'i nd ustrie ou de commerce po ur l equel il a l'inten tion de
.
se servir de la marque.
Le greffier inscrit, en outre, un numéro d'ord,e sur chaque procès-verbal. Il reproduit ce numé ro sur chacun des
trois exemplaires, ainsi que le nom , le domicile, la profession du propriétaire de la marqll e , et., s'il y a lieu, de
son fondé de pouvoir, la date, l' h e ure et le lieu du dép,H
et le ge nre d'industrie ou de com merce auquel la marque
est destinée.
Le procès- verbal e t les modèles sont signés pal' le gremer
et par le déposan t ou par so n londé de po u voir.
Art. Il. - Lorsqu e le dé pôt est lai t en vue de conserver
pour une nouvell e péri ode de quinze ans une marque déjà
déposée, cette circonslance doit ê tre me ntio nn ée au procès·
verbal de dé pôt, ainsi que s ur les trois exemp laires du
modète.
Art. 12 . - Il est dù au gre ffi er , outre le droit fixe de
1 fI' . pal' procès-verbal de dépôt, y compris le coût de l'e,péditiou, le rembo ursement des droits de timbre et d'enregistremen t.
Le même labricant ou commer can t peut effectuer le dépôt de plusieurs marqu es dans lin ~eu l procès-verbal, ma,i'
il est dù au greffier autant de lois le dro i t lixe de 1 Ir. qUI I
y a de marques dé posées .
Art. t3. -

Dans le cas ail un e expédition du procès-

( 91 )
vel'bal est demandée u ltérieurement pal' une personn e
qu elconque, elle doit être délivrée moyenna nt l'acquittement d'un droit fixe de 1 Ir. e t le remboursement du droit
de timbre.
Art .. 14 .. - Un des trois exemplaires ainsi que le clich é
typograplllque de c haque marque sont transmis dans les
cinq jou l's de la date du procès-verbal, au mi~istère d"
commerce.
Les exem plaires tra nsmis au m inis tère du commerce y
. testent déposés pour être communiqués sans Irais au
pub l ic.
ML. 15. - Les étrangers et les Francais dont les éta blissement s sont bOl's de France et qui pe~veJlt déposer leurs
marqu es de fabrique et de co mmerce en France en vertu

so it de l'article 6 de la loi du 23 ju in 1857 , soi t de l'articl ~
9 de la loi du 26 nov embre 18iS relative à l'étab lissement
du timbre ou signe spécial destiné à être apposé sur les
marques com mercia les et de fabr ique, ne sont admis à en
effectuer le dé pôt qu 'au gl'efTe du Tribunal de comm erce du
département de la Sei ne.
Mt. 16.- Lorsq u'un déposa nt entend renoncer à l'emploi
de sa marqu e, il en rait la décla ration au greffe du T"ibuna l où la marque aura é té déposée. Le greffier in sc r it cette
décla!'at ion en marge du procès-ve rha l de dépôt eten donn e

immédia lementavi s au ministre du co mm erce, qui la publ iera dans le B ulletin officiel de la p,'op1'iélé indu. ln elle et commerciale.
Arl. '17. - Au commencement de chaque a nn ée, le grelliel' dresse s ur pap ier libre et d'apl'ès le modèle arrêté pal'
le ministre du comm erCe un répertoire des marques dont il
aura reçu le dé pôt pendant le cou rs de l'année précédente.
Le grelfier est a utorisé à délivrer au déposant des certifica ts d'identité de sa marqu e moyennant le droit de 1 Ir.
fixé par l'article 8 du décret du 18 juin 1880.

�( 92 )

( 93 )

Art, 18, - Les registres, procès-verbaux et répertoires
déposés dans les greffes sont communiqués sans frais,
Art, 19, - Les marques déposées sont publiées, après
leur réception au ministère du commerce, dans le Bulletin
officiel de la propriélé induslrielle et commerciale,
Art, 20, - Le décret du 26 juillet 1858 est et demeure
rappo rté,

'uisa{eurs dt!vaient et' ti'r er profit ell percevant des
d,'oils d'entrée.
Peu importe, dans ce cas, qtl e les exposants aient voulu
honore ,- la memoire d'un aufem', Ott se soient proposé
de (air e don à l'Etat de l'entreprise, ap"ès ,.éussite
s'I.Ï 'JI a eu de leur pat't une sp ecula!t"on dans faffai~
t'e (1),
(BASSE CONTRE ROCHE ET GOUDCHAUX,)

MARINE. -

PRIMES. -

PROROGATION.

L oi prot'ogean l l.. articles 9 et 10 de la loi du 29 janvier
1881 su.' la marine marchande

JUGEMENT.

Le Tri bunal,
SUI' le renvoi :

(31 juillet 1890) (1) ,

Attendu que les demandeurs soutienn ent qu'ils ne se Article (" ,- Les dispositions des articles 9 et 10 de la loi
du 29 janvier 188 1 relatives aux primes à la navigation
continueront d'être exécutées jusqu'au 29 janvier 1892,50115
réserve de la modification rés ultan t de l'article 2 de la
présente loi.
Art, 2, - Pendant la durée de la prorogation ctablie par
l'article 1" de la ?résen te loi, les navires de construction
étl'angère, fl'.ncisés postér ie urem ent au 29 janvier 1891,
n'auront pas droit à la prime é tab lie par l'article 9 de la loi
du 29 janvier 1881.

COMPÉTENCE.

-

EXPOSITION ARTI STIQUE . - DR OITS n'eNTRÉB.
-

A CTE DE COMMERCE.

L'enl1'ep"ise d'une exp osition artistique ou. littb'airepellt
con8tituer une opé1'ation commerciale, lorsque les 01'ga{il Voy . ce rec . J88 1. 2. 124, le texte de la loi du 29 Janvier IBSI.

raient pas commerçants;

Que le bail à eux consenti et passé devant M' Renard , notaire à Paris, stipu lel'ail l'obligation de n'occuper les lieux

qu e

«

bourgeoisement

1) ;

Que, par suite, ils n'ont pu y installer une exploitation
commerciale;

Att endu que les défendell!'s soutiennent encore qu'ayanl,
dès l'origine de l'entreprise , exp rim é l' intention, en cas de
succèô de lems effor ts, d'acqué,'ir les immeu bles pOli!' en
faire don il l'Etat ou à la ville de Paris, ils no sauraient
.voir fait œuvre de spéculation;
Que la cause ne sel'ait donc pas commerciale, et que ce
Tribunal serait incompéte nt pOUl' en connaître;
Mais attendu qu' il appe rt des stipulations mêmes du bai l
dont il est excipé, que Roche et Goudchaux n'ont loué tes

( 1) Voy. cepe ndant ce rec. 1884. t. 32 et 51S .

�( 94 )
deux bOtels précédemment habités pal' VictOl' Hugo, 1 ~6
et 128, qu e « pOUl' y ins ta ll er des expositions , et y donner
« des lê tes accessibles au publk, mo yennant une rétri,
« bntion à l'entrée » ;
Qn'il n'importe qu e ces expositions et ces fêtes aient eu
pour objet ou pour prê texte d'honorer Ili mémoire de Vic-

tor Hu go;
Qu'i l suffit de constater, en la cause, que les dérendeurs
ont eu vue de créer une emreprise d'attraction dont ils
de vaient tirer profit;
Qu'en effe t, a u bail précité, ils se sont réserv é le droi t,
non de sous- louer les li e ux, mais de céder l'en tre prise;
Attend u qu' ils am tra ité de cette cession avec un tiers,
mo yennant un prix pay able co mp ta nt e t un e par ticipation
dans les bénéfices, s'engageant , pa l' con tre, vÎ s- à-vi sde leur
concessionna ire, à s upport er, no ta mment, les f rais de reconstru ction, d'entretien et r e nou vellemellt d u mobilier de
Victo r Hugo ;
Qu ' un e publicit é import ante deva it ê tre la ite aux Irais de
Ro che e t Gondchau x, publicité destinée à fa ire na llre et à
en tretenir la c uriosité du public dont la laveur ê tait l'élém ent indispensable du s uccès fin an cier de J'opération ;
At tendu qu ' il n'y a li e u de r echerch er ni de s'arrêter allx
in te ntio ns qu e pou vaient av oil' les dé fe nd e urs, en cas de
r éuEsite de leur en tre prise;
Qu', l s ulli t de constater q u e ces in tentions, fussent-elles
réelles, lussent-elle, m êm e réa li sées , ne sau raient modi fier
le ca rac tère de l'entreprise au cours de son exp loitatio n ;
Qlle Roche e t Go udc" a ux ont, en l'espèce, fait une spéculation, et que le ur e n tr eprise a eu un caractère comm ercial ;
Et attend u qu e la dem ande a po ur obj et le pa iement, à un
emp loyé, d'a ppoin te m ents dus par Roch e et Goudchaux;

( 9- )

D'où il s uit que la caUEe est commercia le , et ce Tribun al
compélent pOUl' en connattre ,Par ces IDnlifs,

Retient la cause ;
Et attendu qu e les défende urs n'ont pas conclu au fond ;
Délaut ;
Par ces mot ifs,
Cond amne les délend e nrs solidairement à payer au demand e llr la somm e de 1,200 Ir" montant de la demande,
avec les Intér êts s lliva nt la loi ,Et les condamne a ux dépens,
Du 14 f ém'ier 189 0 _ Sein e , - P ,'és " N_ GOY,

SOCIÉTÉ ANONYME, -

Tri bun a l de commerce de la

V En SE ~I ENTS

C m .fPLI CITt:!. -

fICTI FS . -

BANQUIER.

HES PONSA DILfTÉ.

Une Société a nonyme d oil (!Ir e déclQ1'ée nulle fJO U,' dé faul
de ver~em en t d u qUQ1' I , .91., pou r un {j1'a nd no m b1'e de
8ou~cr'tpteu1'8, ce ve't'semenl n'a consist é que dans u ne
ouvet'ture d e crédit à eux ratte par une Société de banque, laque lle , devanl élre le bal1qui,,' de la Société â
crée,', acceptait en {Ja1'an tie les actions elles-mémes des
souscrip t eurs, el ava i t con seJ/l'i, d'accord avec les ( Oll .
dalew's, à (:e qu'il l i e (-al ex ifJé aucun verse m en t
effecl if.
En p a,'eil cas , celle Socielé de banque peu l é/,'e déclarée
"esponsable, d ans les termes du. d 'l 'oit commun et en
vertu de l' a1"ltO cle 1302 du. Code civil , d u conCOU 1'$ acli f el inlér essé qu'elle a J,,'été aux Qg;"semen!s délic-

�( 96 )

tueux des ( o..datem's et administmtem's de la Société
nouvelle.

Spécialement lo,'sque, pour permett,'e à cette Sociéléd. ,.
constituer et de fonctionner avec une appa1'el1ce de re9tda'l'ité, elle a cet'ft/ié t'exis tence de versements tlon

,'éelleme"t (ails ,
Et à ce titre elle peul êl1'e condamnée, solidaù'ement
avec les adminisi1'ateu rs et fondateurs, à la 1'épa1'ation
du p,'éjudice qui en ,'ésu /te ,
(SOCItTÉ DES

DÉ POTS

ET

COMPTES COURANTS CONTRE SYNDIC

DE LA GRANDE CO~PAGNIE DI ASSURANCE. )

Il ya eu pourvoi en cassation par la Société de DépOts et
Comptes courants contre l'arrê t rend u dans cette aUaire
par la Cour de Paris le 8 aoùt 1889, rapporté dans ce recueil, 1890, 2, ~5,
AIIR tT,

LA

COU R ,

Sur le moyen un iqu e pris de la violation de artides
1382, II SI du Code civil et 7 de la loi du 20 avril 18 10 :
At tendu que l' arrêt attaqué a pro non cé la nullilé, pOllr
défaut de versement du quart, de la Société anonyme la
Grande Compagnie d'assurances; qu'apl'e3 avoir, à raison
de celte nu ll ité, déclaré les fondateurs et administraleurs
responsables solidairement envers les créanciers de la fail lite de la Grande Compagnie, de tout le passif social, par
applioation de l'artic le 42 de la loi du 24 juillet 1867, il a
constaté ql:e la Société des Dé pôts et Comptes couranls s'étail
associée aux agissement délictue ux desd its fondateurs, en
attestant fau ssement, par un ce.ti1icat du 26 fév l'ier 1881,
que comme banquier de la Compagnie elle avait reçU de
chacun des souscl'ipte urs le montant en espèces du quarl

(

~7

)

des " cti~lB pal' Iui so"sc ~'ites, so it en tout 1 ~,500,OOO fr "
alors qu en r~alIl é ell e 11 avait reçu de Ll'oi ~ so uscripte urs
seulementqu
u ne somme de 2 , 1°5000
f"1., quen
'
dé l'lVl'ant
.
... •
ce cel'IIO cal, la Société des Dépôts a ~U pOIl!' but de cacher
au pllb l,'C le dé faut de versem ent du qUal't e t a Irompé
le public SU l' le montant des sommes vel'sées par les souscripteur::; ;
Altendu que des faits ainsi cons taté" il résu lte que la
SO,"'été des Dé pôts et Comptes cOUl'anl s s'est l'endu e comp lI ce de, act es dé lictueux commis p'" les fondateurs, el a
a lllslped":llls la ficllOn de la constitulion de la Grande Com pagme ass urances;

On'ere a aill si enCQUI'U la même responsabil ité qll e les
fundat e nrs, et gu'en la décla rant tenu e solidaiJ'ement des
m~m es condamn ations, l'al'l'êt aUaqué n'a violé aucune
101 ;

Par ces motifs, rejette,

DI&lt; 21 octob,'e 1890 , _ COU\' de cassation (C h, des J'eg,)
P 1'és, , hl, DÉDARnroEs,
~r. CHEVnlEn, av, gén , _ PI
"

hl,

SADA TI ER

,

COMPÉ1' ENCE . -

CAUTIONN EMENT. -

CORDAT. -

EX 1~CUTION

D'UN CQN-

ACTlON N I~E DE L,\ FA ILLI'l'E.

Si le cautionnement, m6 me donné 1)(/..1' lin commerça llt et
p0 1U' une dette conwU1'ciale, est en }J1't'ncipe un pw'
cOlll1"'al de hien/œisance ayant 101 cal'actèt'e civ~'l et releva l l t . d e la l'1l1'~'diclion civile l il en esl aulremen t du
caul'tOnnemenl donné pOU1' ga1'anti1' rexécu tio n d'un
conco1'dat.

Ce cautio'&gt;nement doit G/'e ,'epllte lJé de la (a illite et ,'essm'fu' comme d Ie de la jlt1'idiclioll comme1'ciale ( 1).
( 1) Vo~·. Co nf. ce l'ec. 1885. 2. 2J.

2' l' , -

189 1

7

�( 98 )
( 99 )
(Le reste sans illtérêl.)

(L.'FFI'fE CONTRE ALA Zr.)

Appel par Alauzy.

Du 12 février 1890, jugement du Tl"ihuna l de commerce
de Tou louse ainsi conçu:

AnR e ,·.
LA COUR,

Le Tribuna l ,
Attend u qu'il résu lt e de la doc trine et de la jurisprudence que le cautionnement d' un e dette commerciale a
lu i- même un caractère comm ercia l et so umet dès lors le
commerçant ou le non commel·çant qui l'a souscl·it Il la
juridiction consu laire, lorsqu'i l se rattache à une opération
de commerce, et ré vèle de la part de la caution l'intention
de se lier commercialement, ou que tout au moins il est
souscrit dans la forme commerciale;

Adop tan t les motils des premiel·s j uges,
Confi rme.

M.

Du 2 1 mai 1890. - Cour de Tou louse ( 1" CIl.) - P,-és.,
FADREGUETTES. - Pl. , MM. GARDELLE eL AnMAING.

FAILLITE. -

H YPOTHÈQUE

DE COMMEnCE. -

Attendu que ces prin cipes s'appliquent à l'espèce; qu'en
effet, il est incontestable que la garantie d'Alauzy s'applique à une opération commerciale; que celui-ci avait l'intention de s'engager commercialement, puisque I"obligation qu'il conkactait devait porter SUI· des effets de commerce et sur un concordat amiahle qui cons titue un acte
essentiellement commercial ;

LI~GALE.

-

AnTICLE

563

DU CODE

PROFIT DES CRÉANClEnS HYPOTHÉcAmES.

L'articl.e ~63 du. Code de comme1'ce "est1'eiOHant, en cas
de (al/hie du »Im·i, l'hypolhèque légale de la (emme,
peut étl'e 'LllVoqué, non se'u lement l'a1' le syndic GU pl'Ofit de la masse, mais encore pm' tout c1'éancie1' hypotMcaù-e dl&lt; mari (1) .
(CAISSE DE L'INDUSTRIE CONTRE BOURRIOT.)

Attendu que si, en thèse générale, le cautionnement
d'une dette commerciale est un contrat purement civil, il
prend un cal·actèl·e commercial et entraine devant la juridiction consulaire l"individu m ême non commerçan t qui
l'a souscrit, lorsqu e ce lui-ci est intervenu comme partie au
concordat de la personne cautionnée et que le cau tionnement a eu pour objet d'assurer l"exécution de ce con·
cordat;

. Attend u d· u ne part que !"immeu bl e donL le pdx est en
dlstflbuL lon, dépendait de la communauté des époux lùuflat-Jeandet, eL par la renonciation de sa femme il cette Communauté est devenu la propriété en tière du mari·,

Attendu que Alauz)', par le retard qu'il a mis à soulever
son exception, lais.&lt;e il bon droit su pposer qu'il ne la considérait pas lui -même comme sél·ieuse;

~;~s~n~d ~ fait,

Altendu que l'exception sou levée a causé un préjudice â
Laffi te en I"entl·atnan t ;\ des dépenses except ionn elles;

J UGEMENT .

Le Tribu na l,

~l) Ju gé même qu e cet artic le est applicable au cas oû la. faillite

?':l

pas été jud ici3iremc nt déclarée. Ce rec. 1890.2:
. ' 0). aUSSI, comme se rappariant a cette qu es tion un arrêt de
la Cou ,, de cassa tion du Il décembre 1889 .- Ce rec 1890 2 ~3 et la
note
.
..

�( 100 )

Que c'est donc il tort que la Caisse générale de l'Industrie
et du Bâtiment o'a été colloquée que sur des parts et portions de l'immeuble;
Attendu, d'autre part, que Muffat-Jeandet, ouvrier bijoutier à l'époque de son mariage, et n'exerçeant alol's aucune
fonction déterminée, est devenu commerçant dans l'aonée
eo prenant la suite du fonds de commerce exploité par le
sieur Mall ard, son beau-père ;
Que l' immeuble a été açheté par les époux au cours du
mariage;
Qu e Muffat-Jeandet a été déclaré en faillite par jugement
du 23 octobre 1887 ;
Qu'il résulte de ces fait s que ni la dame Muffat.Jeandet,
ni Bourriot, son ayant cause, ne peuvent se prévalOl.r de
l'hypothèque légale pour garantir des reprises matrImoniales ;
Attendu que l'article 563 du Code de como:merce écarte
d'une façon absolue, dans les cÎl'constances qu li délermiOe,
l'hypothèque légale de la fem me ;
Qu'à la différence notamment de l'article 446 du même
Code, il ne prononce pas une Dullilé qui ne serait relatIVe
'Ju 'à la masse des créanciers;
Qu'il a eotendu assurer le crédit du mari , en donnallt
pour gage à ses créanciers, lorsqu'une faillite llltel'Vlent,
l'actif acquis par celui -ci dans son commerce ou son ln·
dustrie, sans que les créanciers aient à craindre d'être prl'
més par les reprises de la femme;
'
Qu 'il en résulte que BOUl'l'lOt
es,, mal fondé dans la fin
de 000 recevoir qo'il oppose à son adversaire ;

( lOI )

•

Déclare JJoul'riot mal fondé en ses conclusions et contestations, l'en déboule et le condamne en tous les dépens;
Aulorise en tous cas le poursuivant à employer ses frais
en frais de poursuite,
Du 26 av,'il1890, - Tribunal ci vil de la Seine (2' Ch,)
Prés" M, GrLLET,

rAILLITF.. -

DI S1'nID UT ION PAR CONTRIBUT ION . -

DU DÉLAI POUR PRODUIRE. -

JUGEMEroiT

RIEUR.

La (o,'c/usion édictée pm' l'm'ticle 660 du Code de procédu,1'e civile contre les c1'éancie1's qui 1}'ont pas p,'odui t
dan.s le mois de la sommation, en cas de disb'ibution
par contributi on, s'applt,'que al/ssi bien !WX créancie1's
qui, n'ayant pas (m'me opposition, n'ont pas été sommés de p'1'oduù'e, qu 'a ceux qui ont 1'eçtl. la somma-

tion.
Les c1'éallciers p"oduisants ont donc un dl'o i t exclUSif
sur la somme ci: ~istl'ibtte?'~ des t'expi1'ation du délai
pou'!' p,'odu,ù'e.

En conséquence, si la j'aillite dit débilew' est déclaré.
ap,'ès ce dé/al:, le syndic est sans droit POU?' revendiquer au profiL de la masse le mmltant d e la somme à
disl1'ibue'r .

Il en est ainsi à p tus (01'te ,'aison si la (aillite esl déclarée
après la dénonciafion du "ëglement p1'ovisoù'e et l'expimti~n dit délai po",' y con!1'edù'e (1 J,

Par ces motifs,
' e t du BAtl'ment
sera colDit que la Caisse de l' 1nd ustrle
a
loquée sur la totalité du pI'i, de l' immeuble;

EXPIRATION

D'ÉCLARATIF POSTÉ-

(1) Voy. ce rec. 1883. 2. 176 et la Ilote.

�( 102 )
(VEU \ E LAVAL CONTRE SYNDIC LAVAL I.).T

( 103 )
C",)

Du 26 jui llet 1888, jugement du Tribunal de commerce
de Tou louse ainsi conçu:
Le Tribunal,
Attendu qu'ava n t d'examiner les nombre ux contredits
élevés envers le règlement provisoire, il convient toutd 'abord de statuer sur les conclus ions du syndic demandant
l'annulation de ce règlement et le rappo rt à la masse de
la faill ite des sommes q ui y sont distribuées;
Attendu qu'aux termes des articles 443 et s uivants du
Code de commerce, le jugement déclaratif de la fai ll ite em,
porle de plein droit, à partir de sa date, dessaisissement,
pour le fai ll i, de l'administration de tous ses biens; que
dés ce moment les syndICS ont seuls qualité pour opérer
le reCOUYl'ement des sommes qui lui sont dues, et pour en
faire la répartition; que les créanciers ne peuvent plus ni
commencer, ni cont inuer indi viduellement leurs poursuites, et que tou tes con testations, tou tes difficu 1tés doivent
être portées devant le Tribunal de commerce,seu l compétent
pour en connaitre et pour les résoudre;
Attendu que ces principes ne souffrent excep tion que si
l'actif du faill i se trOll\'e déjà attribué défi nitivement à
certains de ses créanciers, antérieuremen t au jugem ent dé:
claratif; qu'il y a lieu, par conséquent, de rech ercher SI
c'est le cas dans l'espèce;
Attendu que la somme à distribuer a été consignée le l"
mars 1886; que le 26 du même mois l'ordonnance d'ou ver,
ture de distribution par contribution de la somme consIgnée a été rendue; que, le 8 mai s uivant, les créanciers
opposants ont été sommés de produire, et qu'enDn M, le
juge- commissaire a dressé le règlement provisoire, le 18

mars 1887, lequel règlement a été h'uppé de divers cor&gt;iredits dont le TI'ibuna l est saisi;
Attendu que le jugement déc larant la faillite Laval et C'
a été rendu pal' le Tribun al de commerce de Toulouse le
25 janvier 1887, c'est- à-dire postérieurement aux sommations de produire, mais antérieurement au règlemenLpro _

visoire; que, par autre jugement du 29 ju illet suivant, le
même Tribunal a déclaré la faillite de la Soci été Laval
et Signolll'el , et l'a reportée pal' sa dér,ision du 30 novembre
dern ier au 25 mars 188 1 ;
Attendu qu e SUl' l'audi enee, le syndic de la faillite Laval
et Sig nourel s'en est l'emi s Il justice, mais que le syndic de
la faillite Lava l et C'a conclu Il l'annulation de la llistribu tion et au rapport de la somme consignée à la masse de la
fai ll ite;
Attendu que ceUe prétention ne saurait être accueillie
que si, lors du jugement déclaratif, la somme en distribution ne se trouvait pas définitivement attl'ibuée aux créanciers produisants;
Attendu que ces créanciers voudl'aient fa ire résulter
cette attribution de ce que, 10l's du jugement déclaratif,
les délais pour produire étaient expirés, et qu e la forclusion édictée pal'l'article 660 du Code de procédure civ ile
était encourne par les cl'éa nciers n'ayant pas produit;
Attendu q u'un pareil système, s'i l étai t, accueilli, serait
en contl'adiction avec les règles étab lies par la loi s ur les
faillites; que si, en effet, on peut admettre que la som me Il
distribuer se trouve définitivement acqui se aux produi-

sants, lorsque le règlement provisoire est dresse avant le
jugement déclaratif, puisque dans ce règlem ent se tl'ouvent
dejà posées les bases de la répal'tilion, il ne saurai t en ê tre
ainsi lorsque le jugement déclaratif précède I~ règlement
provisoire; qn'en effet, par ce jugement, le syndic est investi de tous les droits et actions ùu failli et qu'il aurait

�( 104 )
suffi d'un simpl e dire s ur le procès-verbal, pour que le
ju ge-commissaire de la distribution s'en déparlit et que 1.
somme consignée fit fon ds dans la masse de la fai llite;
Attendu, quant à la fot'cl usion qu'auraient encourue
les créanciers non produisants, que cette question r este enti ère et pouna ê tre utilement por tée devant le syndic et le
juge- commissaire de la fai llite, a in s i qu e tout es qu estions
et exceptions s'il y éc het;
Attendu, d'aut,e part, que s i le 'l'l'ibuna l avait maintenu
le regl em ent provisoi re, il devait co nséquemment statuer
oU l' les contred its et qu ' il po uvai t se faire que les mêmes
difficultés se présentan t dans la faillite ou s u r l'actif réalisé
par le synd ic fusse nt tra nchées de façon diffé rente par 1.

juridiction commerc iale, eL donnassent lieu ainsi à une
contrariété regrettable dans les décisions, ce que la loi a

( 105 )
été ouverte par ordonnance du 26 mars 1886, sui vie le 8 mai
1886 de la sommat ion de produi,'e ad re ée à tous les
créanciers opposants, au vœ u de l'article 659 du Code de
procéd u re r-iv ile;
Attendu que la forcl usion édictée par l'article 660 du
m ême Code, conLre les créa nciers qui n'ont pas produit
dans le mois de la sommaLion, s'es t appliquée, il dater du 9

ju in 1886, acssi bien aux créanciers qui, n'aya nt pas form é
opposition , n'o nt pas été som més de produire,q u 'à ceu x qui

onl reçu la sommation ;
Que la conséquence de ce principe est qu 'à Pat'Li,' du 9
juin 1886 la 5(,mme à distribuer a élé acqu ise, sa uf règlement enlre eux, aux seu ls créanciers ayant produ it à celle
époque;

toutes les opé,'ations de la failli te;

Qu'au reste, le 18 mars 1887, le règlemenL provisoi re
aya nt été drcssé par le jn ge-commissai re, la dénonciation
en a été faite aux créanciel's produisants ;

Attendu qu'i l est juste, en l'état des choses, d'all ouer les
frais de la procéd ure ainsi que les dépens, comme frais privil égiés de justice à prélever sur la somme consignée;

Que le délai pour contredi"e était donc e&lt;piré, lorsque
le 29 jui ll et 1887 la faillite d 'Emi le Laval eL C' a été prononcée par le T, ibunal de co mmerce de Tou louse;

voulu év iter, en concentrant entre les mailis du syndic

Par ces m otifs,
Annule le règlem en t provi so ire dressé par le juge contmissaire le 18 mars 1887 et renvoie les parties à se pourvoir d evant qu i de droit,
Appel.
AnntT ,

LA Coun,
Attendn qu'à la s uite d'incendie d ' un immeuble app.rtenant à Lava l, l'indemnité de 42,257 fr , à lui due p.r la
Compagnie assureur, a é té, à la suite d'oppositions, versée
le 1" mars 1886 à la Caisse àes DépOts et Consignations;
Que la dis t,'ib uti on par co ntrib u tion de cette somme a

Que le sy ndic Azém a,' ne peut êll'e admis à revendiquer
pour sa failli te un e somme déj à ilTévocab lem en t aLLribu ée
à des ti ers avant sa nomi natio n ;
Que va in ement il invoque l'al'ticle 443 du Code de co mmerce, puisque, d'u ne part, le dessaisissemen t du fa ill i,
quant à la somme de 42,257 fr " était consommé lors de la
failli le, et que, d'autre part, il n'existait pl us aucune action
perme ttanl de ,'emettre en question, au profit de la faillite,
l'a!reelation aux créa nciel's produisanlS des denie rs à dis-

tribuer;
Que les opérations de la procédure, quant aux conLredits
sou lcvés en Lemps opportun et quanL au règlement définiti f,
concernent les créanciers conleSlants al! produisa nls se uls
et ne so nt orùonnées q ue dans leu,' intérêt exclusif;

�( 106 )

( 107 )

Attendu qu'il importe pe u que le 25 janvier 18871.
Société Laval-Signourel ait été déclarée en faillite; que
Royère, syndic de cette fai ll ite, a d'aill eurs concouru à la
distribution par contribution et n'a pas contred it ; qu'il a
accepté les bases de la répartition_;
Par ces motifs,
Réform ant le j ugemem r endu par le Tri bunal civil de
Toulouse le 26 juillet 1888;
Déclare mal fond ée la demande d'Azémar en sa qualité
de syndic de la faillite Laval et C· ;

Mais, POtu' pouvoir invoquer cette clause ci l'encon.tre
d'un chm'geu1' qui réclame sa marchandise, l'a1'mateu.r
ifst tenu, ou. de 1'epresenter la marchandise avariée, ou.

d'établir qu'elle a pé,';.
Spécialement, lorsqu'un navire a éch.oué, mais que la
(otalité de son cha1'gement n'a pas pb'i, l'm'matett1' ne
sau1'ait oppose1' au x réclamations du chm'geur la clause
d 'exo nération ci-dessus qu'a la charge, sm't de 1'eprésente1' la lnœt'ch.andise aVa1'iée, soit de just1jiel' qu,'elle
est au. nombre de celles qui ont été perdues dans le
sinist1'e ,

Ordonne qu e la distribution régu lièrement poursuivie
sera continuée sur les derniers errements de la procédure;

(COMPAGNIE TR ANSATLANTIQUE CONTRE SCOTTO.)

Commet M_ Molinierjuge- commissaire en remplacement
de M. Rodeloze ;
Renvoie les parties devant le Tribunal civil de Toulouse,
composé d'autres juges que ceux qu i ont rendu la décision
rélormée.

Du 6 mars 1882, arrêt de la Cour d'Alger ainsi conçu:

D u 2 aVl'iI1890.- - Cour de Toulou se 0" Ch. ) - Prés.,
M. FADREGUETTES, 1" prés, -Pl ., MM. DE LAPORTALIBREet
DUFFAUD .

ARMATEUR. -

CONNAISSEMENT . -

FAUTES DU CAPITA INE. -

CLAUSE D'EXONÊRATION DES

MAR CHANDISE . -

ECHOUEMENT. -

JUSTIFICATION DE LA PERTE .

E&amp;t licite el valable la clause du connaissement l'al' la·

quelle un al'mat",,· d éclare ne pas l'épond"e des (ail les
du capitaine el de l'équipage (1).

(1) Voy. à cel éga rd , 3° Table déoennale, ''0 Armaleur, nO
' 19 ct
suiv. - Voy. enco re le présent vol um e, [.. partie, p.~ 87 .

LA COUR,
Attendu qlJe la Compagnie TI'ansatlantique excipe de la
clause 8: (, La Compagnie ne répond pas des barateries,
fautes ou négligences quelconques du capitaine, du pilote,
des marins ou de toutes autres personnes embarquées à
bord du navil'e ou de chalands eLgabares, à quelque tiLre
que ce soit. ) ;

Attendu que, si ceLte Compagnie peut exci per de l'exonération stipu lée en la clause 8 de ses connai ssements envers
tou s chargeurs et consignataires qui 1'0nL consentie en connaissance de cause, elle ne saura it néanmoins, alol's que

les marchandises et colis dont. elle a pris charge ne sont
pas représentés, se soustraire à 1'0bli gaLion de justifier que
la disparition e.t le laiLde l'un des cas prévus audit arLicIe 8;

Attendu que la Compagnie ne prétend pas et ne saurait
prétendre que le Chal'ies-Quint se soit perdu corps et biens;
qu 'il est constant et non dénié que la totalité du chargement du Charles- Quint n'a pas péri dans l'échouement

�( 108 )
survenu en rade de Djidjelli le 20 octobre 1880; quïl est
également constant que toutes les marchandises n'ont pas
été avariées ; que la Compagme, par sUite? est au molOS
tenue de justifier à ses chargems ou consigna taires que
tout colis dont la préseuce à bord est constatée pal' la production de connaissement r éguliers, ne figure pas au
nombre de ceux que leur éta t de conservation a permis de
som traire aux ventes successives auxq uelles il a été procédé à l'insu des intér essés ; qu'une ju stification de cette
nature consti tue un e obligation élémentaire ; que c'est
il. bon droit que les premiers juges, constatant qu'après dix
mois écoulés aucune sorte de docum ent n 'est prodUIt par la
Compagnie qui fasse connattre la natme et l'importance
des avaries provenues aux marchandises,. et ce qu.elles sont
devenues, ont jugé, il. défaut de toute JustificatIOn par:l~
Compagnie, devoir accueillir la demande de Scotto ;. qu 1
ya lieu, en conséquence, il. confirmatIOn pure et simple
du jugement dont est appel ;
Pal' ces motifs, etc.
Pourvoi en cassat ion pal' la Compagnie générale Transatlantique.
AnntT.

LA COUD,
SUI' le moyen uniqu e tiré de la violation et fausse application des articles t t 34 e t 1384 du Code civil, US, 103,216,
221, 222, 2R3 et suivants du Code de commerce, et encore
de la violation de l'article 7 de la loi du 27 avn l ISlO :
Attendu que tout défendeur est tenu de prouver les faits
sur lesquels il londe l'exception qu 'il oppose à la demande
intentée contre lui ;
Attendu que pour pouvoir invoquer la clause de nOllresponsabilit é stipu lée dans l'artic le 8 des connal sseme~ts,
,
.
d eval't d' a bord etala Compagnie générale 'IransatIant.lque

( 109 )
b lir que les marrhaMises réc lamées par Scotto avaient péri
on s ubi de graves avaries ; qu 'il résult e des dëclaralions de

l'arrêt attaqué que, pour s'exonérer de l'obli gation de représenter les marchandi ses et co lis dont la Compagnie a
pri charge, elle se se borne à exciper de la clause précitée
des connaissements, sans pl'odl1il'eaucune justifica tion;
Que, cependant, il est certain que le Chat'les·Quint ne
s'est pas perdu corps et biens; qu e la totalité de son char.
gemen t n'a pas péri dans l'échouement survenu en l'ade de
Djidjelli; qu 'il est également constant que toutes les marcba ndises n'ont pas été avariées ; qu'el!e ne justi fie même
pas que les marcbandises réclamées ne figurent pas au
nombre de celles que leur état de consel'vation a pel'mis
de soustra ire aux ventes successives auxquell es Il a été
procédé à l'insu des intéressés; qu 'enfin aucune sorte de
document n'est produit par la Compagnie qui fasse connai tre la nature et l'importanGe des avaries provenues aux
marcbandises, ni ce qu'e lles sont devenues;

Que; dans ces circo!~stances, l'arrêt aUaqué, dont les motifs justifient suffisa mment la déc ision , en confirmant le
jugement du Tl'ibunal de commel'ce de BOne, n 'a vio lé, ni
faussement appliqué aucun des tex tes invoqu és;
I{cjette.
Du 6 février 1889. - Cour de cassation (Ch, des req.)Prés., M, BlluADnIDEs. - M. PETITON, a l', gén. - Pl" M,
CHAUFFARD.

�( 11 0 )

FAILLITE.

-

'l'URE. -

( III )

L IOillOATION Jt.i01CIA llI E .
ARTICLES

NULLITÉS. -

44fi

ET

447

DU

-

janv ier 1889, en paiemen~, jusqu'à due concurrence ,des
valeurs pour une somme de 13,494 Ir, ; qu e, prétendan t
que ces paiemen t tombent sou s l'application des articles
446 e t H7 du Code de commerce, ils ont, en leur qualité,
fait assigner lesdi ts Morel et Leroy, eu ayant soin de mettre
les liq u idés en cause; qu' il ont conclu à ce que l'époque
de la cessation des paiement s soit reportée au 10 janvier;
en conséquence, s'entendl'e les défendeurs condamner à
l'appor te r à la liquidation la somm e de 13,594 fI'. indùment
reçue pal' eux;

HEPORT D'OUYER -

CODF.

DE COMME II CE.

ACT ION EXERCÉE PA n LE LIQUIDATEUR.

.
L'ou,vel'llt1'e de la liquidationiudiciai1'e peut êt,'e repo1' ·
fée, 8U,,' la demande du,

liqu,idateur, comme ['ouvel'_

ture de la ja.illite (1).
Ne (ait pas obstacle à ce ,·epm·t la disposition de l'm'licle
4 de la loi d" 4 ma,'s 1889 q,ti déclare insusceptible d'aumn "ecou,'s le jugement déclarati( de la liquidation iudiciaire (2) .

Attendu que les défendelll's ont opposé deux nns de non
recevoir à la demande des liquidateurs judiciaires;
l' Sur la fin de non recevoir tirée de ce que le jugement
d u 12 m ars 1889, qui a ordonné l'ouverture de la liqui,lation judiciaire, fixe la ce.sation des paiements dans les
qu inze jours antérielll's audit jugement; qu'aux termes de
l'article 4 de la loi précitée, ce jugement n'étant susceptibled'aucun recours, il)' a, pal' conséq uent, chose jugée;

L e liguidaleu1' jlldiciai'r e a qualité pOUl' in tenter, au
nom. de la masse, les actions en. nullité résulta,,{ des
articles 446 et ./47 du Code de comm,,·ce.
( MOREL ET LEROY CONTRE LIQUIDATEURS CHAMBRELENT ET C'. )

ARRtT
LA COUR,

Attendu que les sieurs Chambrelen t et Delorme, commercants il Bou logne. on t été déclarés en é tat de fai lli te par
jugement du 25 février '1 889; que, metta n t à pl'ont les dispositions de l'al·ticle 25 de la loi du 4 mars 1889 , les fai ll is
ont obtenu le bénéfice de la liquidation judiciaire, suivant
tin jugement du l'l mars de la même année; que ce jugement a ordonn é l'ouverture de leu r liquidation judiciaire,
et leur a adjoint comme liquidateurs les sieurs Didn ée et
Didr)' ;
Attendu que les liquidateurs ont constaté que ~I OI'el at
Leroy, créanciers de, liquidés, avaient reçu , les 15 et '25

( 1-2) Voy. Co nf 1(&gt; pr ése nt "olume, l ,e fl :l l tie , p . 65e t la note.

, ,

Attendu que l'article susv isé dispose bien, en elfet, que
le jugemen t qui déclare ouverte la liquidation judiciai re,
n'est susceptible d'allcun l'ecours, mais I)u 'il ne dispose
null e part que l'époque de la cessation des paiements est
irrévocablement fixée;
Attendu que la loi de 1838 perm etta it aux intéressés de
demander le report à une date antérieure à l'époq ue fixée
par le Tribunal pOUl' la cessa tion cles paiements; que l~ lot
nouvelle n'a pas voulu -innove!' SUl' ce pOi11t, pUlSQl1 elle
pré voit précisément le cas (art. 19) où la faillit~ d'un commel'cant admis au bénélice de la iIqllldatlOn ]udlcIaue peut
être 'déclarée soit d'office, soit SUI' la poursuile des crean ciers, sïl est' reconnu que la l'e,]uéle n'a pas été pl'ésent?e
dans les qninze jours de la cessatIon des paiem ents, qutl
résulte à l'évid ence de cette disposition de la lot que le
jugement qui admet un com melTnnl nu bénèfire de la 11 -

�( 11 2 )
quidation judi ciaire, fixe prov isoi rement ,el no n pas irrêvo
cablement, la date de la cessation des paiements
Attendu qu e l'on ne comprend.'a it pas q ue le lég islaleu .'
eût voulut attl'ibuer un carac tère Mûniti[ et sans recours
possible i cette par t.e du ju ge ment qui constate un [ait,
sur la simpl e affil'mal io n du liquidé dans sa requê te et dans
ses expli cations en chambre d" cun sei l, sans autrement le
contrOler;
Altdldu , en fait , que le ju ge ment d'admission du failli à
la liquidation judiciail'e a cons tat ~ il tort "l ue Ch ambrelent
e t Delorme avaient cessé lem s pai ements dans les quin ze
jours an téri eurs Il celui dudit ju gem en l, c'es t -à-dire le 2
f~vr i e r . terme exlrême ; qu'en

Cfel, un ju gem ent du 25

févrie r avait déjà prononcé le m' fa illi te, il la s uil e dn dépOt
de len r bilan effect ué le 23 dudit m ois ;
Attendu que la Iln de non .'ecevoi ., de chose jugée n'est
pas foudée ;
2' Sur la lin de non recevoi r prise dans le défaut de
quali té des liquidateu rs, qui n e poul'l'aient agir au nom et
pOUl' le compte de la masse des créanciers:
Altendu que la loi n ouvell e a eu pour but de soustrai ,'e
a ux déchéan ces qu'entraine la fa illil e le débiteur malheureux et de bonne fo i, en remplaçant pour ce lui-ci la fa illite
par la liquidation j ndiciaire et le sy ndic par les liq uidaleurs judicia ir6s, s imples s urve illanl s a utorisés du liquidé ;
Mais a ttendu qu'à cO té et au-de,sus de ce desir de venir
en aide au débiteur seu lemen t m a lheureux, se pl ace le
prin ci pe de l'égalité en tre tous les créancie rs d u liquidé,
a ussi bien que du fai lli ; qu e la loi nouvell e n'a pas en tendn sacrifier ce p in cipe, pui squ 'ell c vise expressément, dan s son article 19, l'app lica li on des a rticles 446 el
4'17 du COùt-&gt; de commerce j qu 'e ll e 3u lol'Ïse :tin si la rec hel'-

n tt" 1
-;~ ,r 1 0;
J.

__

/'

i'

,

\,
\

( 11 3 )
che et la POUl'3,uile des acles commis pa., le liquidé contrai .
re ment à la la. ;
Mais attendu que cette fa~l1 lté doit, à pein e de rester
lettre ffi?rte, ê tre exercée par un demandeur ayant qu alité
pOUl' actIOnner le créancier indùment favori sé',
Attendu que l'action ne peut ap partenir au liquidé luim ême, qUi a, part.c.pé en toute connaissance à l'acle qui
devatt dé pou!lle r une part.e de ses créanciers; qu'elle ne
sau ra.t appa
. rtelllr non plus a ux créanciers dépouill és J ag'18_
sa nt s é parement, puis'Iue l'article 446 du Code de Com met'ce d.spose que les actes sont uuls et de nul e ffet relativement h la masse;
Attendu que, le liquidé et les créanciers ainsi éca rtés il
reste les liqu idatems; que si l'on refusait aussi qualité
pour aga' à ces del'Illel's, on arri verai t à ce tle étra nge COIIséquence que la loi a urait orga nisé une ac tion quepet'sonn e

ne pourrm t mettre en mou vemenL ;
, Attendu qu ' ~1 n'en est pas ainsi ;
],qllldateurs n ont pas le l'Ole ac td
être considé.,és plutôt comme des
liquidés, les dispositions de la l oi
cet te loi a remis entre leurs mains

que si, en principe, les
des synd.cs et peuvent
curateurs adjoints aux
de 1889 montrent que
la défense des intérèls

d es créa nciers considérés en masse, et le soin d'ag ir dans

l'intér êt généra l de cette masse; que l'articl e 4 dispose,en
effe t, qu ' ils sont tenus de réquérir les insorip tions hy pothécaires de l'articl e 490 du Cod e ri e comme.'ce; qu'i l l eur appat'ti ent donc d'agit' dans l'intérêt de la masse dont parl ent
les ar ticles 4 e t 8 de la loi et qu 'ils on t quali té pOUl' demander le repol't de la fai lli te et le l'apport il la masse des sommes qui en avaient été indûm ent sous traites;
Attendu que la seconde fin de non recevoi,' n'èst donr pas
fond ée;
Par ces mati f~,
Confirme,

2' p , -

1891.

8

�,

( \1 4 )

Du -1 novemb,'e 1889, - Cour de Douai ( 1" Ch,) - P"és"
M, MAZEAUD,

1" prés, - Pl" MM,

LIVRES DE COMMERCE .

-

MAILLARD

et

ALLAERT,

REPR ÉSENTATION, DEMANDÉE. -

INSTANCE A I NTRODUtnE . -

GRIEFS A RECHERCHER.

La ,'eprésentation des liv,'es d' ,m comme,'ça"l ne peut ~b'e
motivée que pa&gt;' une contestation déja née et a l'eltet
d'y recherche,' ce qui a {rait à un diff'é1'end existant.

Spécialement, cette ,'ep,'ésentation

saurait éb'e réclaméepa.t· lote Compagnie de Chemin de jer,pour y 1'eIle

chercher si 'Un expéditeur de valeu1's n'auraz! pas {ail
des décla-rations inexactes, et, en cas d'alfi,'mative, in

tenter contt'e lui une instance en paiement d'un supplément de taxes,
(CHE&gt;JI N DE FER D' ORLÉANS CONTRE COMPAGNIE DES l'ORTEUUS
DE TITRES , )
J UGEMENT,

Le Tribunal,
Attendu qu 'en ajoutant à ses conclusions originaires en
paiement de la somme de 90 fr, 35 c, et les modifiant pour
le surplus, la Compagnie du chemin de fer d'Orléans réclame la représentation, pa,' l'Union sl' ndicale des ]lOl'leurs
de titres, de ceux de ses livressnr lesquels se trouvent cousignées les expéditions de va leLU'S qu'elle lui a confiées ;
Qu'il convient d'examiner séparément ces deux chefs de
réclamations;
Sur les 90 Ir, 35 :
Attendu que la Société défenderesse fait, à hi. ban'e, offre
de ladite somme, en l' ajoulant les f.-ais de l'instance ;

( 11 5 )
Qu'il écbet de déclarel' ces offres !urn.anles ,'
Sur la représen ta tion des livres:
Attendu qu~, pour justifier cetle prétention, la Compagn ,e du chem' " de fer d'O,'léans excipe de deux contraven'
d
tIons dres~ées contre la Société défenderesse à
d
éd ' l'
d
1
raH;on e
eux exp 'lOn s e titres au porteu,' fait es pour une valeu r déclarée bien in lérieure à la somme q u'elles représenta,ent, réellement, et all ègue que les constatations qui ont
élé ~ "' S1 effectuées, cons titu eraient une forle présomption
de 1 H~ exact ltud e des déclarations afférentes à qualre au tres
ex [,édltlOns que la même Sociélé a Caites à des époques
u Ilérleures ;
Ou'elle soutient, en conséquence, en se basant Sur l'article 15 du Code de comme,'ce, que l'Union syndica le des
porleurs de titres devrait être astreinte, sous une pénahté à délermlner, à ,'eprésenler ses livres à l'arbitre déjà
comm iS pal' Justice Sur les conclusions originaires il l'effet
de 1ui permett,re de vérifier si les déclarations d~ valeurs
auxquelles on t don né lieu les expéditions p,'écitées, correspondent à la va leur véritable des titres qui en faisaient l'objet;
Mais attend u que la représenlati on des li vres, aux termes
m êmes de J'article '15, dont excipe la Compagnie des che min de fer d'Orléans, ne peut être molivée qu e par une
con testation déjà née, el à l'effet d'y rechercher ce gui a
trait à un différend exislanl ;
Que tel n'est pas le cas en l'espèce, puisque, loin d'élever aucu ne réc lamation détel'minée sur les envo is de valeurs faiLs par son entremi se, la Compagnie demanderesse
se borne actuellement à so lli ci tel' la communica liou des

livres de la Sociélé l'Union sy ndical e des porleurs de titres,
pour y puiser et rechercher les griefs sur lesquels pourrait être évent uellement étayée une insla nce en redressement d'application de larifs, au cas où cette communica,

�( 11 6 )
tion ferait ressortir l'inexactitude des déclarations de valeurs énoncées par l'expéditeur;
Oue, pur su ite, la Compagnie du chemin defer d'Orléans
saurait d'auta nt moins exiger la représeutatlOn réclamée
qu'elle évoque des faits dolosifs et f l'a u duleu ~ rlO?t elle est
tenue de justifier, ce qu'e lle ne fatt pas en 1 espece;
Ou'au surplus, avan t d'opérer entre les mains du destinataire la déli vrance des colis ayant fait l 'objet des expéditions qu'elle suspecte aujourd:h~lÎ d'ülexactitude, illui
appartenai t de faire procéder administrativement aux cons·
tatations judiciaires auxquelles elle avatt eu précédem·
ment recours pour verifier la sincérité des décl"'ations de
valeurs énoncées sur les bordereaux d'e;:péditions antérieures ;
Oue, n'ayaut pas cru devoü' s'entuurer des mêmes pl'écautions relativement aux envois faisant suite à ceux dont
elle avait exigé le contrOle et qui ont donné lieu à deux
procès-verbaux con tre l'expéditeur, elle ne ~eut s'en prendre qu'à elle-même de la trop grande contiance accordée
par ses agents aux énouciations du même envoyeur;
Ou'à tous égards donc ce second chef de la demande
doit être repoussé;

( 117 )

nu 29 mar8 11!90. - Tribunal de commerce de la
Seine. - Prés., M. RAFFARO.
SOCI ÉTÉ ANONYME, -

-

DIVIDENDES. -

DlREr:T~UR,-

PART DU

BÉNÉFICES f iCTIFS. _

RE ST IT UTION. -

EMPLOI NON JUSTIF IÉ. -

SOMMES TOUCHEES.

RESPONSABILITÉ . -

ADM INIS-

TRATI:WR SURVEI LLANT.

L'article 10 de la loi dtt 24jttillet 1867 qui dispense les
act'i onnaù'es de la 1'estùtd':on des dividendes tOl/chés

con(ormbnen( li l'ùwen taü'e, et cela a/01'S ménle que
les bénéfices allé9"és am'aient été, depllis lors, reconnU8
fictifs , ne sau:t'a-t"t éi1'e inv oqu.é pa,. le dù'ec(eu1' même
d'une société anonyme.

lt est donc tenu, en paf'eil cas, li la ?'estitutz'on des dividendes touchés pa.' ltti.
L e dù'ec{eu1' d 'une société anonyme est pe1'sonnellement
,'esponsablg des sonvnes qu'il a tou chées pour compte de

la société et dont il ne justifie pas remploi, encore
qu'il ait élé assisté d'un adminisl1·aleu,. s",.veillant sa
gestion.
((( LA CLÉM ENT I NE ) CONTRE RiCARD.)

Par ces motifs,
Déclare suffisantes les offres faites à la barre pal' l'Union
syuiicale des porteurs de litres; en conséquence,. condam ne la Société défenderesse à payer à la Compagnie du
chemin de fer d'Orleans la somme de 90 fI'. 35 c., avec les
interêts suivant la loi; déclare la Compagnie du chemi n
de fer d'Orléans mal fondée dans le surplus de ses de ·
mandes, fins et conclusions ; l'en débo ute; et condamne la
Société l'Union syndicale des porteurs de titres aux dé·
pens jusqu'au jour des offres; condamne la Compagnie du
chemin de lei' d'Orléans au s urplu s des dépens.

LA COUR,

Considérant que les conclusions de la Compagnie L a
Clémentine tendent à ce que Ricard soit déclaré son débiteltl' :
D'lIne somme de 8,500 Ir. pOlir argent versé et non touché dans la caisse sociale; et à ce qu 'une som me de
19,302 11'.86 c. soit ret.ranchée du compte de Ricard où c~-

�( 118 )

( 11 9 )

lui-ci prétendrait indùment la maintenir comme rpprésentant sa part dans les bénéfices de l'année 188 1 ;

CO,nsidérant que l'article 1376 du Code civil dispose que
celUl qUl reçoIl par erreur ce q ui ne lui est pas di! s'obli"e
à le restituer à celui de qui il l'a i~dtiment l'ecu
0
,
,' '

En ce qui concerne la somme de 8,500 fI', ;
Considérant que la Compagnie La Clémentine n'établit
pas en l'état que cette somme ait été touchée par Ricard
personnellement et qu 'il doive être déclaré responsable
vis -à,vis de la Société;
Qu'il convient de cbarger l'expert qu i va être ci- dessous
' dêsigné, de rechercher par qui cette somme a été touchée,
si elle l'a été par Ricard et ce qu'elle est devenue;
En ce qui tou che les 19,302 fI'. 86 ,c, formant la part de
!licard dans les prétendus bénéfices de l'aunée 1881 :

Que le principe est général et absolu',
Qu'il régit les matiè,'es commerciales aussi bien que les
matières çivi les, le mandat comme les autres con trats les
'sociétés comme les personnes ordinaires ;
,
Con sidé,'ant que l'erreur qui sert de point de départ à la
~is tributi o n des bénéfices fictifs, tombe incontestablement

la substa nce de la chose qui en fait l'objet, puisqu'elle
a pou r effet de présenter comme réel un excéden t de bénéfices inexistants;
SUI'

Considérant que la Société appelante soutient que de
graves inexactitudes, commises dans les comptes profits et
pe,'tes présentés à l'assemblée générale des actionnaires
pour l'exercice 1881 , avaient trompé cette assemblée sur
les résultats de "et exercice et l'auraient induite à ('roire
qu 'il se soldait par lin excédent considérable de bénéfices, alo rs qu'en réalité il se soldait en déficit; que ce
ne serait que sous l'empire de cette conviction absolumeut
démentie par les faits, qu'elle aurait décidé dans sa séa nce
du 31 mars 1882 une distrib ution de dividendes; et que,
dès lors, ce serait indùment que la somme ci-dessus indiquée aurait été, à la suite et en exécution de cette délibérat ion, portée au crédit de Ricard [comme représentant la
part que les statuts lu i attribuaien t, en sa qualité de direc,
teur, dans les bénéfices faussement allégués; que cette
somme doit être retranchée de so n compte;

Qu e toutes les sommes qui ont pu être distribuées sur la
foi de l'existence de cet excédent de bénéfices purement
imaginaire, l'ont été sans cause, e t sont, dès 101'.5, sujeues
à res titution , à moins que la loi , par UDe disposition ex-

Considérant, en droit, qu'i l est de principe qu'il ne se
pent rien fonder sur l'erreur de stable ct de définitif;

Que cette dispense ne vise que les actionnaires seuls;

Que l'el'J'eur est une ca use de révision pour les comptes,
de répétition pOUl' les sommes payées, de nullité du consentement en loutes matières, lorsqu'elle tombe su r la
substance de la chose qui en est l'objet;

presse, dérogeant au principe généra l ci-dessus visé, n'en

ait décidé aut,'ement ;
Considérant que l'inscription au credit d'un compte équiv,i lent à paiement, il rêsulte dece qui précèJeque l'iuscriptia n de la so mme de 19,302 Il' , 86~, à l'avoir de Ricard,
devl'ait êLl'e le11\1 e pour nu ll e et non avenue, si le caractère
pu rem ent fictif des bénéfices distri bu és étai t démontré;
Considérant que, vainement, pour échapper à cette conclusion, Hicard invoqn e sa qualilé de simple agent de la
Sor: iét é et se retranche derri ère le troisième alinéa de l'article 10 de la loi du 24 juillet 1867;
Et que le législateu,', en prenant le soin d'affranchir les
act ionnai res, par nl1 texle rormel, en dehors de tous cas

restrictivement déterminês, de l'act ion en répétition de
dividendes fictifs, It laquelle les soumettait avant 1867 une
jurisprudence presque unanime, a implicitement (les ex-

�( 120 )
ceptions é tant de droit étroit) la issé cette aclion ouver te
da ns les lerm es du droit com mu n , cont re les a u Ires personnes admi8es a u p artage des bén éfices sociau x et non
désignées dans l'a rUcle 10, s pécialemen t contre les directeurs ;
Que les raisons qui ont fa it introduire en fave ur des actionna ires l'immunité qu e le ur confère J'a rticle 10 susénoncé, ne m il iten t nu llement en fave ur des d irecteurs ;
Qu e pour les actionn aires la part de dividende es t le seul
revenu de leu rs ac tions , tandis que, pour le direc te ur, la
pa rt à lui a t.Lribuée da ns l'excéden t des bén éfi ces con stit ue
une allocation su pplémentaire qui vient s'ajonter à son
traitement norma l ;
Que, d'a utre pari , les act ionnaires, demeurant étrangers
aux opéra tions de la Société e t ne les connaissan t que par le
tableau plu s que som ma ire qu i le ur en est présen lé dans
le comple de profi ts et per tes, sont protégés pa r leu r bonne

foi ;
Qu 'il en est tout a utl'ement du direc leur, qui , m êlé à
tou s les ac tes de la Société, les conn ait dans tous leu rs dé,
tails, ne peu t se fai re i llU SIon SUI' l'ensemb le e t la n at ure
de leurs résultats, a lors m ê me q u 'il n 'aura it pas m atériellemen t conco ur u il la r édac lion du bil an et du compte J e
profits et pertes produit .:levan t l'assembl ée des ac tion-

naires ;
Considéra nt que ce n'est pas avec plu s de raison qu e Ricard soutient qu 'il ne peu t ê tre dépou ill é des avan tages
que l ui ass u re la dé libération du 3 1 m a i 1882, tant que
cetle délibération n 'a pas é té ple inem en t et régulièremen t
annu lée ;
Qu'il su ffi t q ue l'erre u r qu i vicie l'a ll oca tion créée par
cette délibérai ion soit jU l'idiqnem en t élablie, pour qu e Hicard ne puisse se per pétu er da n ~ la jouissa nce d' une a llocation enl achée vis- à-vis de l ui d' un e nullité radicale;

, ( 121 )
Qu'il peu t d'autant moins exiger J'a nnu lation préalable
e t absol ue de la déli bération , que les dispositi ons susvisées
de l'article 10 de la loi d u 24 juillet 1867 ne per metten t pas
cette ann u la tion a u rega rd des actionnaires ;
Mais, considéran t que les parties sont en complet désaccord sur l'appréciation des élémen ts principaux du compte
de profits et per tes présenté à l'assemblée générale du 31
m ai 1882;, , .
Con sidérant qu e dans ce conllit d'all égations et de calculs
contradictoires il y a, pou r la Cour, nécessité de recourir à

une expertise;
Par ces m otifs,
En ce qui concerne la somme de 8,500 fr, :
Dit, ava n t faire dro it au fond, que par Flory, e"Per t, dem eurant à Paris, rue des Sain t-Pères, 8, que la Cour comm et à cet effet, i l se,.., serment préalablement prêté entre
les m ains de M, le Présiden t de cette cbambl'e, procédé à
l'examen des regisl res et papiers de la Compagn ie La Clém entine et recherché si cetle somme de 8,500 fI', a été en
to ta lité ou en partie to uchée par Ricard personn ellement
e t quell e application elle a reçue;
En ce qu i concern e la som me de 19,302 fr, 86 c. portée
a u compte de Ri card comme représenl ant sa part da ns J'excéden t de bénéfices de l'année 1881 :
Sans s'arrêter aux fin s de non recevoir relevées par Hicard, lesquelles sont rejelées ;
Dit, avant faire dl'Oit au fo nd , que paI' l'ex pert q ui vient
d' être désigné et qu i est éga lement commis à cet effet, il
se l'a , à l'aid e des registres et papi ers de la Compagnie La
Clémentine, procédé à la véri fical ion des ar ticles du
compte de profilS et pertes soumis à l'assemblée générale
d ~s actionnaires du 31 mai 1882; que l'expert s'assurera
notamment de l'im por tance réelle des commissions à re-

�1 122 )

couvrer et de celle des commissions de l'a nn ée pattées les
premières à l'avoir et les secondes au doit du compte; qll'il
élablira un compte régulier de profils et pel'tes pour l'exercice 188 1 ; déterminera exactemen t le solde de cet exercice, et, en cas d'excédent de bénéfices, en précisera le
chiffre, pour être sur le lout dressé un l'apport qui sera déposé au g reffe de la Cour et êtl'e ensuite s tatu é ce qu'il
apparliend ra,

n" 3/anvie,' 1889 , -

Cour de Paris (3' Ch .)

L'experti8e ordonnée ayant eu lieu, la Co ur a rendu
l'''Têt définitif dans les termes suivallts :
ARR~'f.

LA COUR,

En ce qui touc he les 8,500 f,'. :
Considérant que la Compagnie La Clémenline a fait la
preuve à laquelle elle élait tenue;
Qu'en effet il est ét" bli qu e cell e somme a été touchée
pal' Ricard;
Qu'il a signé les acquits nécessaires pour to ucher une
partie des chèques composant ceUe som me el, qui on t été
tous reçus et acceptés p~r La Clémentine ,Que Ricard es t respo nsable de ceLLe somme dont il ne
justifie pas avoir' fait emploi pour le compte de la Cùmpagnie dont il élait le directeur général ;
Qu'en vain Ricard pl'étend qu'il n'effectuait les recette~
et ne signait la correspondance et ne réglait le travai l des

bureaux que conjointement avec un administrateur;
Qu 'en effet, le l'Ol e d'administrateur est un r61e de surveillance et d'assistance, mais ne peut être confondu avec
cel ui de directeur général, à qui incombent l'action et aussi

( 123 )

la responsabilité complète de tous les actes de sa directian ;
Que c'est à bon droit que l'expert a eté d'avis d'inscrire au
débit de Hicard cette somme de 8,500 fr.;
En ce qu i touche les 19,302 fI', 86 c, :
Considél'ant que Hicard réclame cetle somme com me
constituant sa part statutaire dans les bénéfi ces de l'exercice 1381 ;
Considérant que le droit cle Hi card ne peut donc s'exercer qu 'a utant que l'année 188 1 aurait donné des bénéfices
à la Compagnie La CLémentine;
Que peu imporle la date à laquelle Ricard aurait qu iLlé
la Compagn ie et la part qn 'il aurait prise à la confection
des tom ptes ;
Qn'i l n'y a qu'à rechercher s'i l y a eu oui ou non des
bénéfices;
Considérant qu 'il résulte de l'expertise à laquelle il a été
procédé et de LOUS les éléments de la cause comme des domenls versés aux débats, que l'exercice de 188 1 n'a rapporte aucun bénéfice; qu'il s'est même soldé par une perle
qui a été évaluée à plus d' un demi-mill ion;
Qu' il )' a li eu, SUl' ce point, cledéclarer Hicard mal fondé
en sa prélention et de l'en débouler;
Par ces mol ifs,
Eotél'ine le l'apport de l'expert commis par justice;
Dit que le com pte de Ricard doit êtl'e débité de la 'omme
de 8,500 h, qu'il a encaissée et dont il n'a pa,; rendu
compte;
Di t que le même cam pte a été inexactement crédité d' une
somme de '19,302 fI', 86 c" Hicard n'ayanl pu prélever r,eLle

�( 124 )
somme sur des bénéfices de l'exercice 1881, qui 8'05t, en
réa lité, soldé par une perte;
Considérant que ces redressemen ts augmenten t le débit de
Ricard d'une somme totale de 27,802 fI', 87 c.; que si l'on
déduit de ceUe somme celle du créd it de Ricard , 12,500 fr.,
celui-ci devient débiteur d'une somme de 15,294 fr. 86 c. ;
Condamne, en conséquence, Ricard à paye: à La Clémentine cette somme principa le de 14,294 fr . 86 c., avec
les intérêts de droit.

Dit 31 décemb"e 1890.- Cour de Paris (3' Ch.)- P,·és.,
M. BOUCHER-CADART.

ABORDAGE. -

R ÈGLEMENT. -

ptNAL~S. -

I NFRACT IONS . -

DISPO SITIONS

TRlDUNA UX MARITIMES COMMERCIAUX.

Loi dit 10 ma,·s 1891 (1).
CHAPITRE 1". -

Des délits et des peines.

Article premier. - Tout capitaine, maître, patron ou
officier de quart, qui se rend coupable d' une in fraction
aux règles prescrites par les décrets en vigueur su r les feux
à allumer la nuit et les signaux à faire en temps de brume,
est puni d'une amende de 10 à 300 fI'. et d' un emprisonnement de trois jours à un mois, on de l'une de ces deux
peines seulement.
Art. 2. - Si l'infraction prévue à l'article précédent, ou
toute autre infraction aux règles prescrites sur la route
à suivre ou les manœuvres à exécu ter en cas de rencontre
d'un bâtiment, est suivie d'un abordage, l'amende peut
étre portée à 500 fr. et l'emprisonnement à trois mois.
( 1) Voir ce rec. 1885. 2. 164, le règlemen t du l e, septembre 1884
relalÜ

aUl:

abordages.

( 125 )
Si l'abordage a pour conséquence la perte ou l'abandon
d'un des na vires abordés,ou s' il en trainesoit des blessures,
soit la mort pour une ou plu~ieurs personnes, le coupable
est puni d'une amende de 50 à 1,000 fr. et d'un emprisonnement de quinze jours à six mois; le retrait de la facu lté
de commander peut, en outre, être prononcé pour trois ans
au plus.
AI·t. 3. - Tout homme de l'équipage qui se rend coupable d' un défaut lie vigi lance ou de tout au tl'e manquement aux obl igations de son service, suivi d'un abordage
ou d'un naufrage, est puni d' une amende de 16 à 100 fI' . et
d' un empri sonnement de dix jours à quatre moi5, ou de
l'une de ces deux peines seulement
Art. 4. - Après un abordage, le capitaine, maître ou
patron de cbacuu des navires abordés est tenu, autant qu'il
peut le faire sans danger pour son navire, son équipage et
ses passager5, d'em ployer tous les moyens dont il dispose
pour sa uver l'a utre bâtiment, son équ ipage et ses passagers
du danger créé pa d 'abordage. HOI's le cas de force majeure,
il ne doit pas s'éloigner du lieu du sinistre avant de s'êLre
a~suré qu' une plus longue assistance leur est inuti le, et, si
ce bâtiment a sombré., avant d'avoir fait LOUS ses efforts
poUl' recueillir les naufragés.
Tout capitaine, maître ou patron qui enfreint les prescriptions précédentes, est puni d' une amende de 200 à
3,000 fr ., d'un emprisonnement d'un mois a un an et du
retl'ait temporaire ou définitif de la faculté de com mander.
L'emprisonnement peut être porté à deux ans, si uue ou
plusieurs personnes ont pél'i dans le naufl·age.
Art. 5. - Après lin abordage, le capitaine, maUre ou
patron de chacun des navires abordés est teou, s'i/le peut
san~ danger pOUl' son navire , son équipage et ses. passagers, de faire canna Ure au capitaine de l'autre bâtIment
les noms de son propre navire et des ports d'littac he, de

�( 126 )
départ, de destination de ce! u i-ci , sous peine d' une amende
de 50 à 500 fr, et d' un emprisonnement de six jours à trois
mois.
Art, 6. - 'l'out capi taine, maltre ou patron coupable
d' avoiL' perdu pal' négligence ou impéritie le navire qu'il
était cha rgé de conduire, est puni d u retrait tempora ire ou
défi nitif de la facu lté de com mander ,
Art. 7. - Un règlem ent d'administ,ratioll publique fixera
les mu ye ns Je sauvetage don t de vront être pou rvus les navires affectés a u tra nsport des passagers, suivant leur ton nage et la nature de lems voyages,
'l'out capit aine qu i pT end la mer sans être pourvu de ces
moyens de sau vetage, qui ne les en tl'eti ent pas en élat de
servir ou ne les r emplace pas au besoin , es t puni d' un e
amende de 50 à L 500 fI' .
Art, 8, - Tuut armateur qui n'a pas pomv ll son navire
des moyens d'é tablir et d'entretenir les leux et. de fai re les
si gnaux de brume réglemen taires, est puni d'une amende
de 100 à 2,000 fr ,
Dans le cas où son navire est affecté au transport des
passagers, si l'armatem ne l'a pas pourv u des moyens de
sauvetage fi xés pal' le règlement d'adm inis lratio n pub liqu e,
il est puni d'u ne amende de 100 à 3,000 Ir"
Ces peines sont prononcées indépend amment de celle,
dont sont passibl es les ca pitaines, m ailres ou palrons, en
vertu des articles précédents.
Tou tefois, l'arm ate ur sera affranchi de to ute responsabi lité pénale, s'il a la it cùnstatel' pal' la comm ission de visite
prescrite par l'article 225 du Code de com merce, q ue son
nav ire est pourvu de tous les ap pareils ex igés pal' les
règlements,
Art. 9, - L'article 463 du Code pénal est applicabl e aux
cas prév us par la présente loi,

( m)
CHAP ITRE

II. - Des jur idictions et de la p,'ocMure.

Art. 1.0, - La conn . issance des deli ts pl'évus par la présem e lOt est atlflbuée ~ la juri diction des tribun aux maritimes commerciaux, institu és pal' le Cod e di sciplinaire et
pénal de la marine marchande du 24 mars 185~.
Dans les cas prévus par l'ar~i cl e t " , il n'est en rien dérogé a u ~ d ispositions de ce Cod e concernant la composition
de ces tl'lIHl naux et le lieu ou ils se réunissent.
Art, l i, - Dans les cas prév us pal' les arti cles 2, 3, 4, 5,
Ul1 des porls
de FI'ance, chefs-lieux d'arro ndissement ou de sous- arrondissement mar'itim e, Les ci nq memb,'es q ui le composent
sont ; un capitain e de vaissea u ou de fréga te, présid eut ;
un juge au trib unal de comm erce, juge ; un lieutenant de
vaissean , ju ge ; de ux capi laines au long cours, juges. Le
ca pita ine de vaisseau ou de frégate et le lieutenant de vaissea u s"nt dé,ignés pal' le prélet maritime de l'arrondissement,

6,7 et 8, le tflbun al est tou jo urs réuni dans

Le juge du tribun al de commere et les capita ines au long
rours sont désignés pal' le président du tr ibun al de commerce dn lie u, Oll , à défau t de tl'ibunal de commet'ce sur
les lieux,par celui du tri.bunal de commerce le plus voisin ,
Art. 12, - Lorsq ue le capi tai ne d' un nav ire de commerce poursuivi deva nt le tribunal composé conlormément à l'article I l est un ofti ciel' appartenant au corps de
la marine, les ca pita ines au long cou rs siégeant comm e
j uges son t rem placés par de ux olficiers du même grade que
l'inculpé, désignés pal' le préfet maritim e de l'an ondissement,
Art, 13, - Chaq ue fois que le tribunal maritime commercial est composé cunformément à l'article I l , un commissa ire-rapPo l'teul', pris parmi les ofJiciers de marine en

�( 128 )

( 129 )

acti vHé ou en retraite et désigné pal' le minis tre, est chargé
de l'iustruction et remplit près ce ,tribunal les fonction s de
ministère public, Un offi ciel' ou un emplo yé du commissariat de la marine, désigné pal' le préfet maritime de
l'arrondissem ent, remplit les fonctions de greffier,

Il fait parveni r en même temps le dossie r de l'enquête
au commlssaue-rapporteur qu'il a désigné,

Art, 'l4, - Les commandants des bâtiments de l'Etat, les
consuls et les commissaires de l'inscription maritime on t
qualité pour faire rechercher et constater les délits prévus
par les articles l , 7 et 8 de la présent e loi , pour rece voir à
leur sujet les pla intes des capita ines, des équipages et des
passagers des navires de commerce, a insi 'lue les pl'OC!?Sverbaux des experts chargés de la visite de ces navi res;
enfin puur,assem bler, conformément a ux prescrip tio ns des
articl es 10 et suivan ts du Code disciplinaire et pénal pour
la marine marchande,du 24 mars 1852, les tribunaux maritimes commerciaux q ui d(&gt;ivent connaitre des infractions il
l'article 1" de la présen te loi,

die nce, aprés en avoir prévenu le préfet maritime ou le
chef de ser vICe de la marine du port,

Ar!. 15, - Dans les cas a utres que ceux q ui son t prév us
par l'article 1" de la présen te loi , les co mmandants des
bâtiments de l'Etat, les cons uls ou les com missaires de
l'inscription mari time procèdent à une enqu ête et en transmettent les résultats au miniôtre de la marine, avec les
procès-verbaux, plaintes et rapports qui l'ont mo tivée,
Si la contravention prév ue pal' l'un des articles 7 et 8 est
constatée dans un port de France, l'a utorité maritime de
ce port tran smet éga lement les pièces e t les rés ultats de
l'enquête au ministre de la marin e,
Si, d' après les résul ta ts de l'enq uête, le minis tre juge que
le délit sign alé doit étre déféré au tribunal maritime commercial composé confol'mément il l'article Il, il ordo nn e la
formation de ce tri bunal da ns le chef- lieu d'arrond issement ou de sou s- arrondisse ment mariti me où il lui parait
le plus facile de procéder il l'instruction et d'éclail'er la
justice,

Art, 16, -

Le commissaire"rapporteUl' procède à l'ins-

t r~c tlO n, Dès qu'elle est termi née, il remet les pièces au
p ~éslden t d u trIbunal, qUi fixe le jour et l'heure de l'au-

Ar t, 17, - Les jugements sont rendus à la majorité des
VOI X, La q uestlOll J e l'a pplication de l'article 463 du Code
pénal doit toujo urs être posée,
Art. 18, Les jugements des tribunaux maritime, comcomposés confol'mément à l'article 11 de la présen te lOI, peuvent être l'objet d' un recours devant l'un des
tl'l bu naux de revision permanents institués par l'artic:e 47
du Code de Justice militaire pour l'armée de mer du 4 juin
1858,
'
m e rcJa~x,

Les délai s, la forme de ces recours et la procédure devan t ces tribunaux seront ceux indiqu és par le même Code,
Le recours sera porté devant le tribunal de revision de
l'arrondissement maritime dans le ressort duquel le ju&amp;ement aura été rendu,
0
Art, 19 , - Dans tous les cas Ol! une condamnation à la
peine de l'emprisonnement a été pl'ononcée par applica tion
de la présente loi, et dès q u'elle est devenue définiüve le
,
,
'
comm Issa Ire-rapporteur près le tribunal mal'itime commercial, ou le commissaire de la Républiqu e près le tribuna 1 de l'evis ion, remet le condamné, sans délai, a l'ec une
expédition du jugement, au procureur de la Hépublique d"
lieu, qui fait exécuter la sentence,
La peine du retrait de la faculté de commander est mise
à exécution par les soins du préfet maritime ou du chef du

service de la marine, suivant le cas,

SUI'

les réqu isitions du

ministère public,

2' p , -

1891.

9

�( 130 )

( '1 31 )

Le recouvrement des amendes est poursuivi dans la
forme ordinaire par les agents du département des fiQance~,
à la requête (lu ministère public.
Art. 20 . - Toutes les sommes provenant des amendes
prononcées en vertu de la présente loi sont versées dans la
Caisse des inva lides de la manne.
Art . 21. - Les juridictions saisies des délits-prévus par
la présente loi ne co nnaissent pas de l'action civile.
Art. 22. - Les commandants, les officiers et les marins
des b:ltimenl s de l'Etat continu en t à être soumis, po~r lous
les faits relatifs aux abordages, aux règles et ]urldlCllOns
instituées dans le Code de justice militai !'e pour l'armée
de mer, du 4 juin 1858, sans que, au cas d'abordage entre
un bàliment de J'Etat et \111 navire de commerce, les Incu lpés appartenant à ce dernier nav ire puissent, pour cause
de connexité, être l'envoyés devant un consml de guerre.
Mt. 23. - Les dispositions du décret du 24 mars 1852 .
particulièrement celles concernant la procédure, la tenue
de l'audience, la forme des jugements et leu r exécutlOl1,
seron t app liquées en tant qu'elles ne son t pas contrall'es à
la presente loi.

ABORDAGE. GE R. _

l!'IN DE NON RECEVOIR . -

TRIBUNAL FnANçAlS. -

PORT ÉTRANGER .

DU CHARGEUR . SIGNiFIÉE. -

-

DEMANDEUR };Tl\AN -

PROTESTATION NÉCESSAIRE.

DÉLAI. -

SIGNIFICATION AU

CAPITAINE DÉCHU. -

NOM

PROTESTATION NON

CONNNAISSANCE PAR L'j\.BORDEUR.

-

ASSIS-

TANCE A UNE ENQUÈTE.

Les p"oleslations et significations prescrites pa,' les a,·tieles 435 et 436 du Code de comm"'ce sont obligaloires
pour obleni?' devant un T&gt;'ibunal français la reparation du dommage cause pa,' un abordage.

Et cela méme au cas oû le demandeu1' serait ei1'anger et
où l'abordage aU1'ait lieu ci l'ét'r anger.
Si un capitaine ét1'anger, abordé pa?- un / 1'ançais dans
des eaux ét?'ange"e~, n'est tenu de protester que dans

les forrr.es établies par la loi du lieu OÛ il se trouve, il
doit toutefois le (aire dans le de/ai de vingt-quatre
heures p"esc"i/ pa,· la loi (,·ançaise.
Le delai et la (orme sont, e?' pareil cas, deux choses indépendantes l'une de l'autre.
L )a601'dé est donc non 1'ecevable dans 80n action, si,
ayant p?'oteslé dans les vingt-qualre-heures, i l n'a pas

(ait notifie?' sa p"otestation dans le méme delai.
L es prolestations utilement signifiees dans les delais par
les chargeu1's et aSSUf'eU1'S de la ca1'oaison du navi1'e
abordé, en leur nom et dans leur in tét'ét personnel, ne

peuvent "elever le capitaine de la déchéance qu'il a
encourue .
L a connai8sance que l'abordeu?' aU7'ait eue de la pro .
testation de l'abordé, ne d'i spense pas, non plus, celuici d'en (ai1'e la notification.

L 'assistance des consignataù'es du navi're abo1'dett1' à une

enquéte P"ovo9uée pa,' l'ab01'dè, ne peut pas davantage
suppléer à la notification de la protestation, ni équivaloir à d es p01.(1·pm·le1·par lesq uels les parties sesel'aient

dispensees de "empli?' les I,n'malites des al·ticles 435
et 436 du Code de commerce.
Les fins de non recevoir des m·ticles 435 et 436 du Code
de comm."ce peuvent éb'e opposees en tout etat de
cause et méme pou,' la p"ernière (ois en appel.
(STEEL, YOUNG ET

C'

CONTRE CHARGEURS HÉUNIS.)

No us avo ns rapporté dans ce recueil ( 1887. 2. 163 . 3' Table décennale, v' Abordage, n" 58 et suiv.) l'arrêt

�( 132 )
rendu dans cette affaire par la Cour de Rouen, le 2 juin
1886,
Pourvoi en cassation par Steel, Young et C' ,
AnReT ,
LA COUR,

Sur le premier moyen du pourvoi :
Attendu qu'aux term es des articles 435 et 436 du Code de
commerce, les actions en indemnité pour dommages causés
par l'abordage, dans un lieu ou le capitaine a pu agir, ne
sont recevables que s' il y a eu, de la part de ce capitaine :
l' Protestation dans les vingt-quatre heures de réclamer
le dommage cause par le uavire abordeur;

2' Signification, dans le m ême délai, de cette protestation;
Et 3' dans le mois, demande en justice pour obten ir la
répara tion du dommage:
Qu'il est constaté et reconn u , en fait, que, daus l'espèce,
la première et la troisième de ces conditions ont été r emplies; mais qu'en ce qui concerne la seconde, r an êt attaqué déclare qu'à aucune époq ue le capitaine du Nith, bien
qu 'il ne se fût pas trouvé da ns l' impossibilité d'agir, n'a
fait connaitre sa protestation ni au capita in e de la VitLede- P ernambuco, ni à la Société des Chargeurs- Réunis,propriétaires et armateurs de ce navire; que, dès lors, en l'ab,
sen ce de toute signification de la protestation , l'action en
réparation des avades n'était point recevable à l'encontl'e
du navire abordeur;
Attendu que vainement les demandeurs en cassatio n ,
propriétaires et armateurs du navire Niih, prétendent
trouver des équipollen ts à la signification prescrite par l'article 436 du Code de commerce :
l ' Dans la requête à fin d'expertise et d'enquête présentée

( 133 )
le lendemain du sinistre au jllge portugais par le cap itaine
de leur navire;
2' Da ns la signification de la protestation faite au Havre
le jour même de l'événement à la Compagnie des Char geurs Reunis par Bensade et C', propriétaires de la cargai son du navi re abord é, et pal' l'assureur de cette cargaison;

Ma is a ttendu, d'une part, qu'une enqu ête à fin d'expertise, alors qu'elle n'a pas été signifiee à l'abordeur, ne sa urait équivaloir à une protestation signifiée; d'a utre part,
q'ue la loi exige qu'au moyen d'un e sign iû ca tion faite à sa
requête, et dan s les limites de son droi t propre, la partie
lésée révèle ell e-même à son adversaire et sa protestation
et la volonté persistante de poursuivre la répara tion du
dommage ;
Que, nulle solidadté n'existant entre l'armateur et le
chargeur, la signification laite pal' le chargeu r, dans l'espèce, ne saurait sauvegarder les droits de l'armateur,
l'arrêt constatant, dans la cause, qu'il n'y avait ni mandat,
ni ge.tion d'affaires; d'où i l suit qu'en déclarant" en ces
circonstances, non recevable l'action formée contre la Société des Chargeurs Reu nis pal' Steel You ng et C', armateurs
du navire Nith, loin d'avoir méconn u les dispositions légales visées pal' le pourvoi , la Cour de Rouen en a, tout au
contraire , fa it Ulle saine application ;
Sur Je secoud moyen :
Attend u que, les déchéances édictées par les articles 435
et 437 du Code de commerce n'étant pas d'ordre public, les
parti es intéressées peuvent Y renoncer, et qu'il appartient
au juge du fait de spéci liel' les circonstances d'où il fait rés ulter une telle renoncia tion , saul à la Cour de cassation à
exercer son contrôle;
Que l'arrêt attaqué décid e que la comparution d u représen tant de la Société des Chargeurs-Réunis à r enq uête suivie à Lisbonne, les réserves ou les pourparl ers in terven us

�( 134 )

( 135 )

après l'abordage n e pouvaien t, en raison des cÎl'const,a nces
de la cause, être considérées comme emportant reno uciatiou à opposer une déchéance acquise à ce moment; que,
dans ces circonstances, cette décision n 'a méconnu les dispositions d'aucuue loi ;
Par ces mo tifs,
Rejette le pourvoi formé contre l'arrêt de la Cour de
Roueu du 2 juin 1886.

Du 17 février 1891. - Cour de cassa tion (Ch . civ.) P rés., M. MAZEAU, '1" prés. - M. MANAU , conseiller l'apporteur. - M. DESJARDINS, av. gén. (con cl. con!. ) - PI.,
MM. n EVIN

et MORILLOT.

DÉPOT DE LA MARCHA NDISE EN

FRET. -

-

MAINS TIERCES.

CONSIGNATION DES SOMMES CONTESTÉES.

L e d"oit que l'a1'lic/e 306 du Code de commerce reconnaît
au capitaine de demand." le dép6t de la ma,'chandise
en mains tierces pOU1' garantù' le paiement du ( l'et,
peut ê!,'e remplacé pa&gt;' des équivalents.
Notamm.ent le consignataire de la ca1'9aison peut empêcher l'exe1'cice de ce d,'oit en consignant en m.ains
li.,'ces le monlant des sommes réclamées pa,' le capitaine (1).
(BROWN . ET CORBL8T CONTRE V ALLER meREs ET C' , )
JUG EMENT.

Attendu que Brown et Corblet, armateurs au Havre, ont

(1) Voy. en sens co ntmirc, 3" Table décennale,
et suiv.

V"

Fret,

HG'

18

J,'été à ' 'Vall er frèl'es et C' , négociants ù l'ar is , leur steamer Tanca1'ville, pour transporter, au lfavl'e ou à Dunkerque, 2,800 to nnes de b lé et orge à charger dans les ports
de Sousse et de Mehdia ;
Attendu que , des difficultés s'étant é levées entre les f,'éteurs et les affréteurs sur l'in terprétation de diverses clauses de la charte·pa,'t ie et s ur le règlemen t dll compte de
fret et accessoires, Brown et Corhlet se sont opposés à l'enlèvement de 300 sacs blé l'estés sur le quai ;
Que Wa ller frères ont offe,'t de verser en main s tierces la
somm e réclamée jusqu 'au vidé du litige; que Brown et
COl'blet ont décliné cette offre, et ont assigné Waller Jrères
pour s'entendre condamner il leur payer la somme de
6,9 13 fr. 99 c , solde de lem compte de fret, voir dire que
les fréteurs seront autorisés à faire mettre aux magasins
pu bl ics les blés et orges l'estés S Ul' le quai ; s'entendre, en
outre,Walier frères ~ondamner aux intérèts de droit et aux
dépens:
Attendu que, la cause n'étant pas en état '(]'êt,'e plaidée
au fond, le 'l'l'ibuna l nlesl, quant ù présent, appelé il statu er que SlU' l'oll're faite par les défendeu,'s d'ell'ecIU Ct' en mains tierces le versement du solde du compte
de fret et accesso ires, à fin d'obtenir livraison immédiate
de la m archandise l'esta nt il en lever ;
Attendu qu'il est de juris prud ence qu e les sures taries
doivent être consid érées comme un supp lément de fret ;
Attendu que les versements faits a11 capitaine, pal' les
représentants des all'ré teu rs à Sousse et ù Mehdia , sont réput é5, aux termes de la cha l't e- partie, faUs à valoir SUl' le
Jl'et; que ces versements, ajo utés à cem ell'ect ués au Ilavre fOl'menL un total inférieur au montanLdu rl'et augment é
des' slll'estal'i es non contestées; qn 'en conséquence Bl'o.wn
et Corbie! sont fondés ù l't'clamer il Waller frères, il titre

�( 136 )
de so lde de fret, une certaine somme dont la quotité sera
détermin ée ultérieurement;
Attendu que la fac ulté don née au capitaine, par l'article
306 d u Code de commerce, de demand er le dé pôt en mains
tierces de la marchandise transportée,\ jusqu 'au paiement
de son fret, consliLuerait un droit puremeut i llusoil'e, si
ell e n'avait d'au tre s ignifi cation qu e cell e d' une réteution
indéfinie; qu' il convient de compl éter ceLLe d is pos it ion pal'
celle de l'article 305, qui confère au capitaine, dan s le cas
de refu s de pa iement d u fret, le droit de fai re vendre, pal'
autorité de justice, partie de la cargaison, jusqu 'à con currence d u fret dù ;
Attendu , dès lors, que le pr ivil ège conféré au capitaine
sur la m archa ndise, l'a été en vue de sa réalisa tion éventuelle en n umé raire; qu'e n conséquence , l'offre faite pal'
le destinataire de consigner en mains tierces une somme
d'argent éq uivalente au montant du fret ou a ux réclamatio ns du capitai ne, n'a pas le caractère de substi tution arbitraire d' un gage spécifié par la loi, mais équi va ut simplement à la conversion de ce dern ier gage en espèces, conversion en vue de laquelle celui-ci a évidemm ent été institu é et qui seule peut en faire une garantie effective et
réelle ;
Attendu que cette interprétation est d'accord avec les intentions d u législateu l' de 1807, q ui a déclaré « s'être inspil'é des formes con ci liatrices d u commer ce et conserver les
intérêts d u capitain e, qu i a le droit d'être payé de son fret
ava nt de li vre r u révocablement son gage;
Attendu que le dépôt en ma ins tierces d' un e som me d'a rgent su ffisante, au li eu du dépôt de la m archandise ellemême, loin d'a moindrir la sécuri té d u gage attribué au
capitaine, l'accroit d' une façon certai ne, puisq u ' il soustl'ai t
ce gage à l'aléa d'u ne réalisation et aux r isqu es d'a moindrissement résultan t soit de sa nature périssable , soit des
frais nécessités pal' sa con servation , soit enfi n d' une dé-

( 137 )
préciation des Cours; qu'en outre, il répond mieux aux exigences actuelles du commerce qui recherche à la fois les
so l u tions rapides et les réductions de dépenses;
At tendu qu'on ne saurait sérieusement soutenir que le
dépôt de la somm e réclamée dans u ne des banqu es habituell ement désignées pal' ce Tribunal, présente moins de
garanties pour les armateurs que le dépOt de la marchand ise en mains tierces, conformément aux prescriptions de
l'a rti cle 306; que les demande urs reconn aissent eux-mêmes
que ce dern ier dépôt n'est pas sans O!Tt'il' certains inco nvén ien ts, puisqu 'i ls co ncluent à ce qu'i l plaise au Tribunal
ordonner qu 'i l sera effectué aux frais, risques et perils des
défend eu rs ;
AlI endu qu'a u surpl us l'intérêt est la mesure des actions;
qu'il est à remarq uer da ns l'espèce que Wall erfrères offrent
de déposer une somme supérieure de près du double à la
valeur de la marchandise que Brown etCorblet veu lent séques trer ; qu e cetle situation justifie avec d'autan t plus de
force la solu tion ci-dessus;
Par ces motifs,

Le Trib unal,
Donnant acte aux parties de lelll's réserves et réc lama tions respectives, dit et j uge que, moyennant le dépôt pal'
\ l'a ll er frères et C' , dans les caisses du Crédi t havrais, de la
somm e de 6,013 fI', 90 c " Brown et Corblet seront teuus de
leur délivrer le solde d u chargement de blé et orge dou t
ils sont les récla mateurs pal' le steamer T ancarville, et ce,
sous une contrainte de 50 fr , pal' jour de retard, acquise
jour par jour;
Condamne Brown et Corblet aux dépens du présent jugem enL ;

Renvoie la cause à l'instru ction pour le sur plus des contestatio ns; réserve les dépens quant à ce ;

�( 138 )

( 130 )

Et., v u la solvabil ité notoi re des par ties , ordon ne l'exécution provisoire d u présent jugemen t, nonobstan t appel et
sans caution .

une somme principa le de 28,000 f I'. avec les intérêts à partir du mois de décembre 1886 ,.

Du 9 mm's 1891, - Tribunal de commeroe d u Havre .
- P rés., M. L EMALE. - Pl., MM. DE GRANDMAISON p OU r
Brow n et COl'blet, G UER RAND pou r 'Wall er frères .

tIOn;

. Attendu que Pinet dema nde la validité de lad ite opposi Attendu que l'opposition d u 24 mars 1888 a été dénoncée
et con tre-dénoncée dans les délais de la loi' qu'elle est
régu lière en la forme;
,
Attend u q u'elle est bonne et ju ste au fond;

F AIL LITE. -

LIQUID ATION Jt1DrCIA IRE. -

ABANDON- D'ACTI F. -

CONCO RDAT PAR

LIQUIDATEUR AG ISSANT SEUL .

Les dispositions de la loi du 4 ma"s 1889 SI'" la liquidat ion judiciaù'e, o1'don11ant que lOldes actions judiciaù'es soient inten(~e8 et suivies à la jois cqntre le
liquidateur et le liquidé, ne s'appliquent qu'aux actions
engagées pendant le CO",'8 méme de la liquidattOn.
Elles ne s'appliquenl pas, au cas de concO/'dal par abandon d 'aclil, aux actions tendanl à la ,'éalisalion el à la
,'épartilion de l'aelif abandonné.
E n consequence, le liquidateur maintenu en. (onctions

pou,' liquide&gt;' l'aclif abandonné peul valablemenl intente,&gt; et soutenir ces actions, seul et sans rassistance
d l&lt; liquidé .
( LI QUIDATEUR CA ILAR CON TRE FERRADOU. )
J UGEMENT.

Le Tribunal,
Attendu qu'en vertu d'une ordonnance rendue par le
Président du Tribuna l civil de la Seine en date du 24 marS
1888, Pinet, agissant alors com me syndic de la faillite de
Jean-Marie Cailar , a Jait pratiqu er, suivant exploit de
Pépin, h uissier, en date du même JOUI', un e op position s ur
Ferradou entre les mains de la Banque transat.lantique,pour

Attendu que le défende ur oppose, il est vrai, à la demande une fin de non recevoir tirée de ce que Pinet agit seu l
ès q ualité et que la pl'Océdn re do it être su ivie en présence
de Cail ar le liquidé ;
Attend u qn'à l'appu i de sa prétention il soutient qu'aux
termes de l'article 5 de la loi du 4 mars 1889, en cas de
liquidation judiciaire, les actions mobi lières et immobili ères, ainRi que les voies d'exécution,doivent être intentées
et s uivies à la fois contre le liquidateur et le débiteur liqu idé; qu e, d'après J'article 6 de la même loi , ce n'cst
qu'au refus dll liquidé gu 'il pourra être procédé par le lilluidateur seu l avec l'autorisation du juge ; que ce principe
est général et doit s'appliquer même au cas où la liqu idati on judiciai re a été terminée pal' suite d'un concordat
par aba ndo n d'actif; qu'au trement la situation du liquidé
serait moins avantageuse après l'obtention du concordat ;
Mais attendu que le système ind iqué par Ferradou est en
opposition avec les prin cipes qui régissent la matière ;
Attendu que les articles 5 et 6 de la loi du 4 mars 1889
s'appliquent exclusivement et limitativement aux actions
engagées à partir du jour de la déclaration d'ouverture de
la liquidation judiciaire et pendant le cours des opérations
de celle-ci;
Attendu qu'ils n'exigent la présence du liquidé que pour
les actions inten tées ou suivies pendant celte période, et

•

�( 140 )
qu'ils cessent d'être applicables dès l' instant Où ladite liquidation a pris fin par concordat pal' aba ndon d'actif;
Attendu que l'article 15 de la loi pI'écitée stipule expressément daDs son dernier a linéa que, dans le cas d'abandon
d'actif, les opérations de réalisation et de répartition de
l'actif apandoDné se suivront conformement aux disposi tions de l'article 54 1 du Code de commerce;
Attendu que cette disposition n 'a é té insérée dans la loi
de 1889, SUl' l'initiati ve de la commission du Sénat, que
pour combler la lacune qui existait dans le projet primitivement voté par la Cbambre des députés et prévenir toute
équivoque sur la s ituation juridique de la liquidation de
l'actif abandonné;

( t 4t )
Cailar a élé bomologué le 17 jallvier '1 890; que, dès lors, à
parlir de ?ette ~ême époque, la présence de Cailar n'avait
plusde raison d être dans les opérations relatives à la réa11sa tlOn et à la répartition des biens qu'il avait abandonnés'
que, dès lors aussi à partir de la même époque, Pinet:
mamtenu comme liquidateur à l'actif abandonné, avait
qualité pour agir seu l SUl' les procédures pal' lui suiv ies
contre les débiteurs de l'actif abandonné ,'
Par ces motifs,
Déclare bonne et valable, etc.
DI&lt; 29 novemb,'e 1890 , (3' Cb.) - P,'ès , , hl. LAUTI!.

'l'ribunal civil de la Seine

Attendu que hl, DemOle, le rapporteur de la loi, s'expri-

mait ainsi sur ce point: « La Chambre a 'Prévu, avec raison,
le cas où le concordat comprendrait l'abandon d'nn actif à
réaliser. Remarquons bien que, dans la pen sée de la Cham·
bre comme dans la nôtre, cette circonstance ne faiL pas
obstacle à la clôture de la liquidation j uJiciaire, Mai s alors
comment devront se fa ire la réalisation et la répartition de
l'actif abandonné aux créanciers ~ Le cas est prévu en
matière de fai llite pal' l'article 54 1 du Code de commerce,
Aux termes de cet article, la liquidation de l'actif abandonné se fait su ivant les règles établie; pOl1l' le cas où , le
concordat n 'étant pas intervenu, les créanciers ,e sont
trouvés de plein droit sous le régime de l'union \) ;

SOCIÉTÉ ANONYME. -

ADMINI STRATEUR. -

INT ÉRÊT DANS UN

MARCHÉ.- ACTIONNAIRE n'UNE AUTnE soclÉrt . DILITE.

-

DROIT DE VOTE.

POUR QTRE ÉLU . -

-

I NÉLIGI-

NOMBRE D'ACTIONS REQUIS

POS~ESS IO N A L'ENTRÉE EN FONCTIONS.

Les dispositions de l'a,,tiele 40 de la loi d" 24 i"illet
1867, intel'disant aux adm.inistrateu1"s de sociétés anollyrrte8 de pt'endre ou conserver un inlé1'ét direct ou
indù'ect dans une ent1'epl'ise ou. '1.Ln marr:hé fait avec la

societe, doivent avo'i!' pour effet de ,'endre inéligible
aux (onctions d 'adminis tl'atetf'l' d'une société, l'aci1:onnaire qui est aussi p1'opl'iélai1'e d'un nombre important d'actions dans tine aub'c sociélé donlles intéréts
sont contraù'es aux inlél'~ts de celle où il es! nommé
adm.inist1'ate u1'.

Attendu qu'il suit de là que le liquidateur à l'actif abandonné agit en sa Douvelle qualité et avec tous les droits et
pouvoirs qui y sont attachés; que, notamment, il est chargé
de poursuivre la vent e des immeubles, marcbandises et
effets mobiliers composant l'actif abandonné (534 C. corn,);
qu' il peut même transiger de loute espèce de droits dépendant dudit actif abandonné (535 C. cam,);

A moins que l'assemblée génb'ale ne le ,'eléve rie cette
inéligibilité ( 1" arrêt).
li/ais les dispositions du même article n'empêchent nul-

Atlendu, en fait, que le concordat pal' abandon d'actif de

lement les actionnaires qu i sonl aussi actionnaù'es de

�( 142 )

l'a .. /1'e société, de p,'end,'e ,'éguliè,'ement pm't al&lt;
vote 9" i relève l'administr aleu,' de son inéligibilité
(2' arrêt),
Quand les statuts d'une société anonyme exigent qu'un.
acti onnaù'e, pOU1" éb'e 1wmm.é adm.ini::Jt1'ate'Ur , p~ssè.de

'/.ln ce1'tain.
au x

n ontb1~e

pl~esc1'1ptions

d #aclt"ons, il suffit, pou?' satts(au'e
d e la loi, que rad1ninist,'atetw /'/.{8-

tifie de cette p,'op,';élé au m ornenl de son enl,'ée en
fonctio ns.

Il n 'est pas nécessaire, pou,' la validilé de son éleclion,
qu'il en sail p,'opriélaù'e au moment du vole t'l' arrêt) .
( COEZ CONTRE D"UTHUlLLg ET AUTRES.)

La première des questions ci-dessus avait été jugée en
sens différent pal' le Tribunal de commerce d'Arras le 1"
février 1889, dans les termes suivants:
Le Tribunal ,
Attendu que le gri ef articul é par les demandeurs est que
les membres du conseil d'administration sont en même
temps actionnaires et m ême administrateurs de la Société
de Fléchillelle dont la Société d'Estrée-Blallche fait les
transports et qui est avec celle-ci en opposition d'intérêts;
Attendu que Guél'ard n'est plus mème actionnaire de la
Société ; que les autres défendeurs ne sont pas adminis:
traleurs de Fl échin ell e; qu 'il s'agit donc de rechercher SI
des actionnaires de Fléchinelle peuvent être nommés administraleurs d'Estrée-Blanche, vu les rapports qui existent
entre les deux Sociétés;
Attendu qu'aux termes de l'article 40 de la loi du 28 juillet 1867 sur les Sociétés, il est interdit aux administrateurs
de prendre ou de conserver un intérêt direct ou indirect
dans nne entreprise ou dans un marcb é fait avec la société

( 143 )

ou pour son compte, à moins qu 'ils n'y soient autorisés par
l'assemblée générale;
Attendu que, dans l'espèce, il n' y a entre les deux Sociétés aucun marcb é; que le seul point de contact se trouve
dans les transports qu e fait Estrée-Blancbe pour le compte
de FlécblOelle ; que ces transports se font d'après les tarifs
homologués qui ne peuvent être modifiés qu'avec l'approbation de l'aulorité supéri eure, article 48 du cahier des
charges de la concession du chemin de fer de Fléchinelle .
qu e les actionnaires d'Estrée-B1anche ont donc leurs inté~
rêts sauvegard és pal' cette clause; que,dans ces conditions
l'article 40 n'est pas applicable ;
,
Attendu qu e si llne difficulté s'est élevée entre les industriels et la Compagnie d'Estrée-Blanche sur le poin t de
savoir si certains droits accessoires n'ayan t jamais été perç us sont ou ne sont pas dus, cette qu estion sera l'ésolue,non

pas pal' les administrateurs d'Es trée-Blan ~he,mais par décision des Tribunaux qui en sont saisis ;
Attendu qu'il résulte d8 ce qui précède qu'il n'y a aucune incompatibilité entre les fon ctions d'administrateur
d'Estl'ée-B1ancbe et d'actionnaire de Fléchinelle ;
Par ces motifs,
Après en avoir délibé,'é conformément iL la loi et jugeant
en premier ressort ;
Dit qu e hl l\!,. Pien'e Dauthuill e, Denys hlarant, Alphonse
Gu érant et Joseph hlorel étaient éligibl es aux fon ctions
d'administrateUl' de la Société d'Estrée-llIaoche . . .
Appel par Coez.
ARR ~ T.

LA COUR,
Atten d u qu 'à raiso n, les appelants en qualité d'actionnaires de la Société d'Estrée-Illanche, demandent que la

�( 144 )
nomination faite en assembl ée générale du 3 décembre
1888, de Denys Dauthuille et 110rel comme membres du
conseil de survei llance de ladite Société anonyme, soit
déclarée nulle et non aveuue ;
Attendu que Denys, Dauthnille et Morel sont tous trois
propriétaires d'actions dans la Société anonyme de Fléchinelle;
Attendu que le prix des trausports ininterrompus de
charbons de Fléchinelle form e chaque année les trois
quarts environ du produit du chemin de fer d'Estrée;
Attendu qu'eu égard à l'op position manifeste d'intérêts
existants entre les deux Compagnies, les trausports donnent
lieu à de uombreuses et graves difficu ltés;
Attendu que si Den ys, Dauthui11e et Morel n 'étaient pas
administrateurs de Fléchinell e, le jour où ils ont, en vertu
de la délibération de l'assemblée générale du 3 avril 1888,
pris l'administration de la Société d'Estrée-Blanch e, il est
n éanm oins constant qu'ils sont to us trois prop ri é taires d' un
uombre considérable d'actions dans la Société Fléchinelle ;
Attendu que l'article 40 de la loi du 24 juillet 1867, interdit à tout adminis trateur d' uue Société de conserver un
intérêt direct ou indirec t dans u ne entrepri se ou dans u n
marCh é fait avec la soc iété ou pour son comp te; cl moins
qu'il n'y soit autorisé par l'assemblée générale;
Attendu que les mo tifs d u législateur qui n 'a pas voulu
qu ' un administrateur pùt ab user de son pouvoi r , si son intérêt était en opposition avec celui de la société,s'appliquent
à tout admi nistrateur ayant un intérêt individuel ou u n
intérêt collectif contraire il celui de la société qu'il est
chargé d'administrer;
Qu'il y a d'au ta nt plus lieu de fa ire application de ce
principe à Denys, Daut huille et Morel, qu e leur intérêt
dans F léchinelle est important, et qu'il a ppert des docu ments de la cause, que la majorité qui les a nomm és IL

,

( 103 )
reconna issance de It
et l'acte d
.
, '"
. e qUIlIan ce du 12 seplembre 1889. d'
, It, des 101's, que P ... demeu re de'bite ' d
h( somme. d e 63 1 0-0
f l'., montant des deux adjud ications
Ut e
tl
s usénoncees ; résel've il P, .. ses dl'oits de cl'éance IL l'encon tl'e de la failtile de n... ; dit qu'i l n' y a lien d';lIouel'

des . do~:nageS-ll1tél'êts ~lllX intim és; J'eroit en la forme
les lntenenants en leuI' Illtel'vention' all fOllct fal' t ré sel'Ve
aux IntImés
de lem s dl'oits contl'e. le. S .tnel'venan ts el fait
.
toutes l'esel'ves ,contraires au profit de ces derniers; condamne P .. . il 1 amende et à tous les dépens ,
•

•

J

DI&lt; 10 av,'il l S91 . - Cour d'A ix ( t" Ch. ) - Prés M
CJl.\l.H\ l N I.'~C. - Pl.} MM. HInA UO, V', II HOIH1ÈRE (du bar~'~a~
de MarseIlle) et

AFrnBTgME~T.

DJ~ PAR'l'

J1A SSlhlES,

-

Df;p.\ R'l' ANNONC8

u r,TÉ RIEUil.

-

D ÉFAUT

DE~I.U\DE EN DO:Ui\I.\GES- I NTJ!: RI~ l'S.

D.\ NS

UN JOURNAL.

-

DE

pnOTEST.\TlON.

-

Ft\' DE KON RECE -

VOlH.

L 'avis ius(n'é dans lm JOll1'nal) de la daie du clépa1't d'un
1Z~vi1'e, ne doit être considéré que comme une i ndica .
[zon dûnnée au. comme1'ce .

n ne saurait

avo'i1' la (orce dlun con/rat pass~ entre le
capilaine et les chm'geMB quant ci l'ob(igalion de partir
ci telle dale.

En cons~quence, au cas 01; le navlI'e n'est parti que posté1'ieU1'ement l'affJ'éle1t1' qui n'u, pas protesté! He }Jeut
obleni,. conl1'e le capilai'lle des dommages-inté/'éls (1 ) ,
J

(1) Yo y . cepenùan t, 3" l'able lI ~ce nnaJe. ,,0 COlllmi ss ionnaire ùe
lnulspol'IS, n" 2 1 lme esp~ce jugèe en sens contl'a il'e,)nai s oit il s'agi s_
sa it d'un se rvice l'ogu1i PI',

1" P . -

\

, (

ltWL

13

�( 1U', )

( 1U3 )

(M IR ZAYANTZ COl'TnE Jl EN o Ens ON FRÈRES.)
J UGEMENT .

Attendu que le siem i\Ii!"zay antz a emba!"qué su!" le va]Jeur Caledonia, dont le départ était a nnoncé ]JOUI' le 2 1
janvier dernier, une certa ineq uantilé de loupes de noyer il
destination de Ne\V~Yo rk ;
Attendu que ce navi ,·e,a ' llieu. de partir il la date ci-dessu~ indiquée, n 'a elfectué so n dépa !"t que le "lD février ;

Attendu que le sieur hlirza)'a ntz a allégllé que ce reta r d
mis dans le départ du navire ayu it eu

pOU l'

consé'1 uence

de faire arriver les bois charges à leu r destination ,1. un
moment où le marc hé de New-York était encombré et ou
l'écou lement ne pouvait se faire qu'à des conditions préjudiciables il ses intérêts; lJu'à raison de ce il réclame des
dommages-intérêls il Henderson frères;
Attendu que le sieur Nirza)'antz aurait dù protester en
temps utile contre Je retard dont il se plaint aujourd'hui;
qu'il ne saurait sérieusemen t prétendre qu'il a ignoré le
retard dont s'agil, ; que l'importance de la cal'gaison qu 'il
avait il bord, lu i faisai t un devo ir de se rendre compte si en
r éalité le batea u étai t parti il l'epoq ue indiqu6e par le jOlll'-

na l le SémaJ'hol-e; que cela lui étai t d'autant plus aisé
qu'il habite Marseille et ~u ' il pouvai t se rendre compte très
facil ement de la situation;
Attendu que l'avis donné dans un journal de la date du
départ d'un navire ne doit être considéré que comme une
indicalion fournie au commel'ce; qu'lI ne saurait être assimilé à un contrat passé avec les chaq;eurs, les dispensant
de faire les protestations dans les formes et les délais que
la loi prescl'it;
Attendu que même en admettant la prétention contraire
du sieur Nirzayanlz, celui-ci n'en au rait pas mo ins à faire

la preuve édu pr,éj udice que le retard dont ' s'agit lu i aurait
o~~.~t~OI~; 0; qu Il résulle des débats que, si le navi re était
p . ( . P que annoncée, la mat'chand'ise serait arrivée à
destlnatlOn à un morne n t ou. 1e marché était déJ'à approvisionné;

Par ces motifs,
Le l'db."n al déboute le sieur Mirzayantz de sa demande
lan t par lIn de non recevoir qu'a utrement et le
l
'
aux dépens.
'
co neamne

Du 1" mai 189 1. -. P" es ' ,M. Jouno AN,. Juge.
.
- P l. ,
.M~. A[CA IID pOUl' 11 1l'zayant z, AU'l'nAN pOUl' Henderson
fI-eres.

Cam.lIs . -

INTEnOIC'l'ION O'ENTI\ER CHEZ UN CONCURIlENT .
HEl\\'OI SAN~ AIOTfFS.

L'eJ:lployé d'nne maison, qui, pou't' le cas où il cesserait
d occupe1' son em.plai, s'est intm'dit de (aire le méme
c01nmerce.que son l'ab'on, ou d'éi1'e employé- dans une
auh'e 11Wlson gui le ferait, ne saurait ê!r'e lié à cet
éga1'd qu'au cas, de cessation volontai'r e de L'emploi ou,
au cas de 1'en'Vo~ JJOU1' motils g1'aves et léoitimes .

jl{ais il en est autrement et {employé doit titre répltté
avou~ ,~ecouv'ré toute sa libe1·té, quand son pafr'on l'a
cOllgédzé brusquement et sans motifs et a méme été condamné J'our cela à des dommages-inléré/s (1).
(JARDIN ET

C'

COl'T"" GlJlGO ü ET LÉV!. )
JUGEMENT.

Attendu que Guigou a été employé au sel'vice de la maison P. Jardi n et C' ; qu' il résulte d'un jugement du Tribu(1) Voy. comm e (ma l. 3e Tabl e décenoale, v- Veutc , n° en .

�( 196 )

nal de céans, en dal e du 3 1 octobre 1890, qu'i l a cté indùment congédié et qu'i l a obtenu de ce ch ef la condamnation
desdils P. Jardin et C' à l'indemnité d 'usage, soit le montant d' un mois d'appointemen ts;
.\t,tendu que P. Ja rdin et C' excipent a ujourcl'hui d'un

engagement 'pris pal' Gu igùu en vers eux,â savai t' de ne point
voyager ou faire voya ge l', ni l'epl'ésentel' direc tement ou
indirectement une auLee maison de thés, ni en CO l'e moins
de faiee le comm erce des lhés, et ce penda nt une duree de
trois années, dans le cas olt il viendrait il ne pl us fail'e parlie d u personnel de leur maison ; qu'ils lni reprochent aujourd' hni d'avoir contrevenu audit engagement en fondant
et diri geant une maiso n conCUl'rente sous la raison soci ale:
Guig olt et L évi, et l'out cil é, conjointement avec le sieur
Lév)', en paiement de 20,000 ft'. de dommages-intérêts ;
Attendu que l'engagement ci-d essus spécifié ne pouvait
évidemment lier Gui gou q ue pour le cas olt il aura it volon·
tairement cessé son emploi ou reçu con gé pour un motif
grave et légitime, mais non p OUl' le cas olt, comm e dans
l'espèce, il est con slant qu ' il a été brusquement et indùment congédié, après de ux mois de service seulement ;
qn'il n'es t point douteu x que GlligOll n'a con senti a accepter une condition de cette nature qu 'en vu e de l'enJ ploi
fructueux qui l ui était at tribué dan s la m aison P. Jardin
et C' et dont i l pouvait espérer lJénéG cier pendant un temps
plus ou moins long ; que p , J ardin et C·, en le privant arbi·
trairement de cet emploi , ne sauraient en m ême temps lui
interdire d'utiliser ses connai.sances et son activité dans un
commerce concurrent ;
Pal' ces mo tifs,
Le 'l'ribunal déboule Jardin et C· de leur demande, tan t
à l'en conlre de Guigou qu e de Lévi, et les condamne aux
dépens,

( 197 )
D l&lt; 8 mai 1 89 1, - P ""8 ., M. JOUI\DAN, j uge , _ P l .,
MM. SEN&gt;\S poUl' Ja rdin et C", BARNJER pour les défendeUl's.

r.OMMI sS rON NAIn E

DE 'l'Rt\NS POIlTS l\IAn l'l'IMES . -

CLA l ISE. _

D ÉDARQIJEM ENT AU X FIl .\ I$ ET nI SQ UES DE LA MARCI-I.\ i\ DlSC.
-

PREU VE DE FAu'r E A LA ClIA RC B DE

I:AF'Fnl~TE l,;n.

L a clau se d'un connaissement qui laisse cL ta cha,'ue d e la
m w 'chandise les ( l'ais et ,'isqJ&lt;es de débm'qllement et le
SéjO U1' cl quai , ne p eut e:conérel' le t'l'anspm'teU1' de la
,'esl'0nsabililé de ses (aules.

lI!ais elle a 1'010' efl'el de mell,'e la 1','elIVe de la ( au.le ù la
charge du p,'op,'iétaire de la marchandise ( 1) .
( D EROY E ET G VGLIERM fNOT CONT RE COMPAGNIE DES TRANS PORTS

MARITHI ES .)

J UGE MENT .

Attend ll qu e le 22 novemb re dernier il a été chargé il
Marse ill e, s ur le vapeU!' L OI'?'aine de la Compagme des
'l'ra113pOl'ts maritimes , à l'adresse des sieurs Del'oye et Guglierminot, négocianls à 'l'unis, un e mac hine et un baqu et
c uivre ;
Attendu que la machine dont s'agit a été embal'quée à
Mal'seil le sans aucun emball age, mais n'a éprouvé néan moins aucune ava rie penda nt le transpol't; q u' il en a été
de même dans les opérat ions de débarq uement, rIe mise il
quai et de dé pôt dans les magasins de la Douane;

( 1) V oy.:.I e T able décen nale, \, 0 Capitninr, n Ot 56 et sui\' . 2- T n. ble déce nnale, l hid . , n° 6li, et "0 Co mmiss ionnaire de transport s, n ~ 26. - Jn 'l'all ie décennal e, l Md ., no' 3, 15.

�( Ino )

( LDS )
ALLendu q"',," momenL oÏl les sieu rs Deroye et Guglierminot se sont présentés en douane pour opér er le reLil'ement de la m ach ine, ils ont constaté que des avari es
s'éLaien t produites; qu' ils p" étendent en rend re responsabl e la Compagnie transporteur;
Allendu que la Compagnie excipe des cla uses de son conn a issem en t metLant à la c bal'ge de la march a nd ise les
fra is et risques de débarquement à qua i Goulette ou 'l'unis
ainsi que le séjou r à qu a i, cla use qui se t,'ouvent repl'oduites au recto de ce m ême can nai sement au moyen d' un
timbre humide qui a dù frapper nécessai rement l'attention du chargeUl' ;
Attendu que s'i l est de jlll'isprudence constante que pareille clau se ne peut exonérer le transporteu r de la r esponsabilité de ses fautes, i l fant, pOll!' qu'il n e pùisseen bénéJ1cier, qu'i l soit démontré qu 'il a it commis u ne faute ou
un e imprudence qui ai t donné na issance à l'avarie constatée; que rien dans l'espèce n e démontre qu' un reproch e
de ce ge nre puisse être adressé à la Compagn ie des Transports maritimes ;
Qu'il est en effet reconnu pal' les destinataires eu x'mêmes
qu e l'avarie dont ils se plaignent, Il e s'est produite qne pendant le séjour de la m achine dans les h anga rs de la Douane ;
Attendu qu'on n e saurait n on plus faire un reproche à la
Compagnie des Transports maritimes d'avoir IaiL déposer
la machine dont s'agit dans un local olt ne se trouvaienl,
pas toutes condit ions de sécurité anxquelles les destina,aires pouvaien t prétendre; que le défau t d'emballage de
celle machine l'a fait classe r pal' la Douane dans la calégOl'ie ùes articles logés dans des locaux s pèciau x; qu'un
l'eglement existe, en effe t, dans celle administralioll, relatif an magasinage des marchandises qui y sont déposées,
et qu' il n'é tait pas au pouvoirde la Compagnie des Transports de choisir tel ou le i loca l p" ésentant pins ou moins
de sécurité pOUl' la machine dont s'agit ;

Pal' ces motifs,
Le Tri bu n al déboute les sie urs Deroye et Gllglierminot
de leur dema nde et les condamne aux dépens,

nu

12 m ai 1891, - P"és" M, BESSÉ DE, juge, - Pl"
MM , MOU'l'ON pOlll' Deroye et Guglierminol, GnANDvAr, pOUl'
les 'l'mns ports ma,'iLimes,

CAPlTA INE. FIN

DE

NON

DU NAVIRE .

P OlOS lKCONNU. -

RECEYOtn .
-

-

DJ!:F'ICIT.

NOMBRE
CONS IGNATAIRE

HÈGLElI:Er-iT OU MANQUANT. -

PROTESTA-

TION NON NÉCESSAlRE.
ARMATEUR. -

CONN :\l SSE!\IENT ANG LAIS . -

FATITES DU CAP1TAINE . -

EXONÉRATION DES

CLAUSE PARTICULIÈRE.

La clause poids inconnu 'insel'ée pœ!' le capitaine dans un
connaissement, ne l'exoltè/'e pas de la '}'esponsabilité du
1Iomb,'e des col'is pa,' lui ,'eco""t/s embm'qués (1),
L a (in de non ,'ecevo;,' résultant d" dé/allt de p,'oleslation
ne pellt ~t'}'e opposée pm" Cm'Ina/eu'}' au P"op1'iêtaü'e de
la cargaison gui 1'écLame le mOlltant d'un déficit, lors ·
qu'un reglement de {a quantité manquante est inter'venu ent~'e ce dernier d'une pm'/, et le capitaine et le
COJ/sigl1ataÏ1'e du navire d e l'atti1'e (2).
Lm'squ'u H COHnaissement a11g1aù; p,xonè1'e tm'malew'de
la r'eRpo&gt;l8C1bilite des (alites des pilotes, de l'équipage el
du. C(lpita1.·ne dans le management or navigation of the

(1) Voy . Conf. 3" Tab le décCllll:ll c,
2 0 'J' 3b ledécen l::lle, Ibid., 1) 0 65.
(2) ,"oy . :ln;lI. 3~ 'f[llJ le ()("ccllnall',

\, 0

\ '0

Cnpitainfl, no' 61,6'2. -

Fin de non rec&lt;,\'o ir, n'" 8, 9.

�( 200 )

( 201 )

sb ip, 18 1I10t managemen t ue peut tire interp"eté dans
le sens de ta direction ou e:rploitation com.merciale; 1l
doit l'étl'e dans le sens d es maniements et travaux qH 'en

dehors de la di1'ection nanlique. l'éqltipage et le capitaù le peuvent av où' li accomptù' d ans le navire, par

exemple t'appl'op"iation des cales, la sW'veiLlance des
mat'chandises etc.
J

Une pareille clause ne peut donc etconé}'er l'at'mateu ?' de

la " espollsabililé cl'l", déficit .
( CAPIT,UNC PATnIOGC

CON TRe

BEAU ET

C' .)

JUGEMENT.

Attendu qu'a la date du i fév ri e r dernier, le capitaine
Patl'id ge a réclamé, et avec lui , les sielll's Hercldnd et
" 'oods, armateurs du navire Stella, parli es intervenantes,
réclament aux sieurs H, Deau et C' 4,305 fI', 75 C, pOUl'
solde de fret d'lm chargement sésame Coromandel apporté
en novembre dernier à leur consignabi on pal' ledit navire;
Attend u que ledit cbal'gemenl consis tait e n un nomb l'e
de sacs déterminé, su r lesquels manquai e nt 1S6 ball es
d'u ne valeur de 4,302 f I', 50 C, ; qu e la clause poids inconnu
ne pouvait dispenser le capitaine de repl'ésenter, à l'al'l'ivée, le nombre intégral de sacs reconnn s à l'embarqu emenL
et notés s ur les con naissements; qu e chaqu e sac, formant
un objet détermin é, puuvait et devait être compté, et que,
s'i l n'en avait pas é té ainsi, le nombl'e total n'en eilt pas été
précisé; que le déficit dont MM , H, Beau et C' se plai gnen t
ne saurait ê tre contesté; qu 'il a été constaté entre ces del'niers, le capitaine et les sieu rs J'ri sch, cou rtiel's, manda taires du capit aine eL agents du nav ire, eL qU\1l1 règlemenL
est intel'venu , en suite ol e cette constatation, à la date du
22 janvier 1891; qu e les arma teur s du navire se trouvaient
ainsi liés pal' le fait régu lie r ct non reprochab le, soit de

Ic ul' capitaine, soit de leurs agents: 'lu e la loi n'a déterminé aucune form e pour la recounaissance, la constatation et l'évaluat,ion de t'importance réell e d'un déficit, et
qu' il snllit que la qu alit é du mandatail'e soit établie el certaine; qu e, diITéremment, la bonne foi du consignalaire
serail surprise;
Que, dès lors, et en l'état, aucune déchéance ne saurait
être opposée aux sieurs lI. Beau et C' ;
Attend u, toutefois, qu e les demandeurs prétendent être
déch argés, vis-à-vis de ces derniers, de tonte l'esponsabilité
quel co nqu e à l 'occasion du déficit dont s'agit, pal' un e
cl a use spéd ale du connaissement, rédigé en anglais, et qui
exonérerait le capitaine de la perte des colis à lui remis,
notamm ent e n cas de négli gence et faute quelcouque des
pilotes, de l'éq uipage et du capitaine dans le managemellt
0" navigation o(lheship, suivant l'expression du texte original ;
Que le mo t navigation est évidemment relatif à la direction et condui te naulique dUllavil'c en Iller ; que, qua nt au
mol managemel1t qu i précède, il s'agit de déterminer exactement sa valcur; qu'il est cerlai n que cc mo t doit m'oir un
sens et une portée diITérente de celui de navigation, rien
d 'inu tile ou de redo ndan t, ne [louvant èlt'e supposé; qu e
jusqu'ici ce mot management, qui signifie litt éralement
maniemenl, a été lraduit et ent endu comme s'appl iquant à
la dil'ectio" ou exploitation commercial e du nav ire; m ais
(l ue cette i n terprétation ou tl'adnction est en contradiction
al'Cc les mots pilotes el équ']Jage, auxquels on se réfèrE,
ceux-ci n'ayant aucune part;\ la direction commerciale du
nav ire;
QLlï l parait, dès lors, plLls logique et plu s con forme aLl
sens eITectif (ln mo t mallagement de l'interpréter comme
indiqu anL tou s les maniem el1ts e t travaux qu'cn dehors ~e
la direction naLl~iqtle proprement dit e, l'éqLlipage el le capl-

�(

~02

)

( 2û3 )

laine peuvent avoir ù accomplir daus le navire: comm e pal'
exemple l'approp ria lion des cales, les soins et la sUl'\'eil-

lance

t)

place util e à lem' donnel' dans cet al'l'image, elc . ; gue c'esl
a illsi que l'ensembl e de la cla use doit êlre inlerpl'étce et
l'est, en effe t, pal' le Tribun al ;
J'al' ces mOl irs,

Le Tribunal , sans s'al'l'êtel' à la fin de non recevoir pro posee , e t a u bénéfi ce de 1'0O'I'e fail e pa l' les sieurs H. Dea u
et C· de payer am de mand e urs la somm e de 202 rt". 25 c.
pOU l' solde, loule compensation faile, et r éalisée qu'elle
soil, les m et horsd"ins tan ce et de p ro c~s ;
Condamne les demandeu rs a ux dépens,
Du 13 mai 1891 . - P rés., M. DARTHÉLEMY. - P I" MM .
AICARD pour le capila ine et l'armalem , SENÈS pour Deau
eL C",

SOC IÉ'J'É .

-

PARTrCIPATION. -

DISSOLUTION . -

L IQUIDAT ION .

Une association en pG1·ticipation ne constitue pas un él/'e
m01'al et ne sall1'œit, al H'ès
sentée, 'I.H's-â-vis du. public 1

qu'elle
pa?' un

a cessé, éh'e
h"quidatell1' .

?'cp1'é-

jJ[ais il en est auf1'emenl enh'e associés.
En conséquence, lO1's&lt;jIl'1.lne association en pm'ticipalion
est dissoute, le participant .qé1'ant n'a )Jas le droit, si
son copa1"ticipe n'y cOllsent ?Jas, de cOIi/imlel' seul et
sous son nom la liljw:dation des an'ai'r es en cou.rs, et
1.111 tiel'8 manda/aire de justice doit éb'e nommé à cet

effet ,

(1IlcHAno FRÈRES CONTRE GAn.lEn, )

apporter aux marchandise, leul' bon al'l'ima ge, la
J UGEMEN'l'.

Al.leodu qu'entl'e Richard fl'ères et Frédéric Garni er, il a
été formé u n associati on en pa"licipalion pour le commerCe
de's huil es en général, sans limitation de lemps; que cette
Soci élé occu lle a élé gérée pal' jo'rédéric Gal'llie[';
Que ni les admi nist,rateurs de Iti chard frè res, ni Garnie r' ,
ne ve ulent ptus la co nti nu atio n decetle Sociéte; que deu x
dema ndes ont élé form ées pal' eux, lenda nt à ce but; mais
qu e les pa rlies ile so nt pas d'accord SUI' les mes mes à prendre comme conséquence de cetle cessation des accords;
Que Garnier s'oppose il ce qu 'i l so it 110mmé un liquidalem et conclut seulement à la nomination d' un arbilre-rapporteur qu i serait simplement chargé de dresser et apul'er
les com ples ;
Altendu que si une association en participalion ne constitn e pas un être moral eL ne saurai t, après sa cessation,
être représentée, vis- à- vis du public, Pal' Ull liq uidateur, il
ne s'ensuit pas de la que le participant gérant ai t le droit
de fai re et de con tiu uer seul et sous son nom la liquida lion
effective et réelle des aŒ'aires en COl1l'S, en réalisa nt,payant
et encaissant;
Qu'eor.'e les parties, l'association conslilue lIne véritable
commu nauté dïntérèts ou indivision) CJu i doit être néces8airement l'objet d'une liquidation définilil'e, non seu lement pal' un apuremenl des comptes, mais encore pal' la
réalisa lion des marchandises et de l'actif pouvant exister
et pal' l'extindion du passif;
QlIe du momen t que les parties ne sont plus d'accord et
qll'e toule con fian ce récip roque entre elles a néce~sail'e ­
m en t disparu, il ne salirait êlre que ceLle réalisai Ion de

�( 205 )

( '204 )
l'actif et ceLLe extin ction du passif soit m ain tenue dans les
m êmes m ains, co ntre le gré et J'opposition de l'autre parlie intéressée; qu'un tiers m a ndataire de justice doit bt,rc
nommé pour la sauvegarde des droits de chacun;
Pal' ces motifs ,
Le Tribunal d it CJue J'association en par ticipation dont
s'agit a cessé d'ex istel' en tre lespal't ies; e n conséquen ce les

l'envoie devant
#

.hl~

Lejourdan, av ocat, arbitre-rapporteur, à

J'effet de procédel' à la vérifica tion et apurem en t des comptes de cette part icipation et des copar ticipan ts; do nne audit M' Lejourdan le mandat, e n qu ali té de séquestre de ladi te participation, d'encaisser et r ecevoir les somm es dues
il la participation, comme aussi de pal'er les som mes du es
pal' ell e;
Dépens réservés;
Le jugem en t exécuto ire

n u 14 mai 1891, -

S lll'

minute,

P ,'és" M,

BAnT" "'.EM\'.

-Pl"

MM, AUTRAN pOUl' Rich ard frères, lIenri G'AUTIEI\ pOUl'

Garn ier .

emBUS. -

EMPLOYI~ n'IIDTE L ou DE CAFrL -

CONGI~.

JI est d'un usage constant ci l11m'seille que les employés li
lin lib'e quelconque da&gt;lsl'e,cploilation des cajës, hôlels
el,&gt;esfaui'ants, peuvent don1le?' et ,'ecevoù' congé sans

avis J,,'éalable .

s ion du I)ru sq ue congé dont ell e a été l'objet, un e indemnité
de '1 50 ft'. représentant un mûis d'appoi ntement et la nolll'l'itme pendant le mêm e laps de temps;
Attendu qu'a ux termes de la jurispr udence du Tribunal,
J'emp loyé renvoyé brusquement et sans motifs a dl'oit il
un e indem ni té d'un mois ; qu'applic~t i on de celte règle devrait ê tre fa it" da ns l'espèce, si la veuve Pitre n'ava it pas
fai t partie du persû'lllei d'lm café;
Qu'il est d' un usage constant à Marseill e que les employés à un titre quelco nqu e dans l'exp loitation des cafés,
h ètels et l'estau J'anls pe uvent donner et recevo il' congé sans

aucun avis préalable;
At tendu que cet usage résulte non seu lement des l'enseignement four nis à M, le juge délégué par presque tons les
patrons des principaux cafés de la ville, mais encore d u
règlement de la chambre syndicale;
Attendu qu e ce règlement est affiché dans la partie du
local oü les emplo yés du Café de F,'ance prennent leurs
repas; que la veuve Pitre ne peut donc exciper de l'igno rance qu'elle avait de ce règlemen t au moment où elle a
été installée comm e caissière; qn 'il s'est donc formé entre
elle et son patron un véritabl e cont rat dont les dauses et
co nditions l ui sont opposables;
Pal' ces moti fs,
Le Tribunal déboute la veuve Pitre de sa demande et la
condamne aux dépens,

nu 15 mai 1891. -

(VELVE l'lTn!: CONTr.E fi UEL ,)
JU GEMEi\T .

Attendu qne la veu ve PiLrc, ca issière an Café de F1~ance)
exploité par le sie u I' Hu el, l'éclame à ce de rn ie ,', ,\ l 'occas-

~lM,

lI[,\l\n:-l

PI'és ,,)L JounoAN, juge. -

pour l'CUITe Pitre, )Jarcel

MICHEL

P l"

pour Ruel.

�( 206 )

JUGE~IE~T l'AR DÉFAUT. -

EXI:: r.UTION. -

( 2U7 )

que l'opposiLiou n'est plus a(lmise lorsqu'i l y a un a r te
qu elconque duquel ilresulle nécessairemenL qu e l'exécu tion
a éléconnu e de la parlie défaillanl e; mais que la loi donne
cerLalils exemples de ces cas ( la saisie eL la veUle des meubl es, la noLificalion de la sai sie des immeubles du débiLeur, etc.) ;

DI~ NONCrA1' toN

DE SAI SIE Ii\lMOBTLIÈBE.

Si la disposition finale de {m'licle 1 59 d" Code de procédure civile ,'épute un jugement de défau t e:l'écu té et
ù~SH8cept ible d'opposition, lorsqu 'un acte d eJ.:écltt1'on,
quel qu'il soif, esl connu de la l'm'lie défaillante, le

Que l'un de ces cas se produi sant, il décou le du texle de
la loi, que la connaissan ce de l'exér.uLion du jugemen Lde
délauL en résulLe nécessairement et se Lrouve obligaloirem ent é tablie, et que les lribunaux n'onL plus à ,'echercher
si ceLte conna issance a exisLé réellemenL eL en fait, de la
part du débileur, mais si les formalilés de saisie e t vente
cie meubles eL ce lles de noLili caLion de la saisie des immeu hI es onL été r égulièremenL accomplies, el si la co ndiLion
vOldu e pal' la loi esLainsi réalisée et in~onlesla bl e',

1

mém.e a1't~'cle énumére aussi cel 'tai ns actes qui l'o nt 1'éJ'.tlc!' le jugement exécuté, pal' eux-mêmes el indépen.
dam,ment de la connaissance que La méme pm-tie p01.l1 ·~
1'a'it eH avoi}' ,

Spécialement, la notification de la saisie d 'un immeuble
du défaillant est u n acle, d'e~'écutio" rendant ù.,.ecevahie to ute opposition tlltl~ " ieul'e) alors 1néme que cette
notification n'aurait pas été connue de la partie saisie,
si dit "esle elte a été fa ite suivanl les formes Legales ,
(CAVA ILLt CAnnoNE LL CONTRE DEMOISELLE

DUFA U. )

•

Attendu qne, dans l'espèce, la nolificalion de la saisie des
imme ubl es des défa illanls a eu lieu ; que vainemenL ils exci pent de ce que les significations n'a uraient pas été con·
nu es d'cu x, faul e de leu r avoil' élé faites à perso nne;

Que la demoisell e Dufau souLi enL que Iclll' opposilion,
en dale du 9 ani l JS9 1, esl non recevable;

Atte ndu qu' il suffiL qu e ces signi fi caLi ons, fauLe pal' les
défa illanl s de s'être trouvés il leur domici le ou d'y avoir
é lé représenLés pal' que lqu 'un, aienL élé à eux rég ulièremenL fai les en la forme prescrile pnr la loi en parei l cas;
Cju e l'arücle 159 du Code de procéd ure n'ex ige pas, en eD'el,
qu e la nO lifi ca Lion ait spécialemen Let exclusivement eu
lie u il pe rsonne, pour emporler les conséquences rigouqu 'ell e doiL en Lrai nel', si l'oppos iLion au jugemenL de défaut
n 'a pas élé immédialemenL Jaile ;

Aliendu qu e J'arLicle 158 du Coele de procédure civile
auLorise J'opposiLion jusqu'à J'exécul ion du jugemen t de
défauL;

ALtelidu que les époux Cavaillé Carbonell ne sauraien t
conLesler la régu larité de la nOlificaLioli de la saisie de leurs
immeubl es;

Que l'arlicle 159 du Code indique commenL le jugement
doit éLre réputé exécuLé ;

Que ce LLe procédure accomplie à leur enconlre sufm
pour rendre non recevable lel\l'opposiLion du 9 avril 1891,
si tardive ment JaiLe ;

J UGEMEt&lt;T.

ALLendu que les é poux Cavaill é Cal'bon ell ollL élé

COI)·

da mné3, au profiL de la demoi se ll e Durau ) au paiem ent
d ' un e somme de 14,000 fr . pal' jugement de défaui du 2 1
oelobre IS0 0, r e ndu pal' le Tribuna l 'de céans;

Que le principe géné ral qui se dégage de cet arlicle, esL

�( t08 )

( 161 )

Par ces motifs,
Le Tribunal déboute les époux Cavaillé Cal'bonell de leul'
opposiLion envers le jugemen L de défauL d u 2 1 ocLobre
1890 , comm e non l'ecevabl e ;
Les condamne a ux dépens.

Dl' 15 mai 189 1. - P l'és ., M.lJAn'I'H1'LE"". - PI" MM.
':lO Ul' Cavai lié Cal'bonell , NEil EL (du barreau de l'el'pi-

I SNE L

gna n) 'pour demo iselle Du fau.

SOCIÉTI!:. -

COMMAN DITAIRE . -

hll\lTXT ION . -

C01\l i\lAN-

DITAlfl l!: OIAGENT DE CHANGE .

Si le commanclitai-l'c cZ' une societé o1'dinaire peut sïm.misce1' dans la !Jé1'ance et ellcow'il' pm' suite la 1'esponsabilité du passif, il ,,'en est }Jas de mé",e du COI11 m,andilaire d'un agent de change.
1l1ém.e al' cas Ott il se1'ait ,'eCOJl1w. f]u iL avait un bU1'eau
dans le local occupé pa1' l'agen t et qll'il étail quelquefois
en ,'elalion avec les clients, il ne sau1'ait en 1'ésultel '
pou?' lui l'immixtion ent1'ainant la ?'espollsabitité dit

passif 80cial,
(CADEl'iEL

CONTne

AR N.\UD.)

J UGE MEN'f.

AUendu que Cadenel, créanciel' de la fa illite Rouza n, a
ac tionn é devanL le Tr ibunal de céans le sieur Arnau d , exagen Lde ch ange, co mma nditai re de Houzan, pOU l' s'entendl'e décla rer res ponsable du mon tanL de sa cl'eanceda ns ladite faillite;
Attendn q ue pour j usLili er sa dema nde, le Rieur Cadene l
préLend que la charge ci e Homa n é tait êl1 réali té gérée pa r

Attendu qu e c'esL en vain qu e Pajat so nLieot qu' il y a e u
faute de la part du capitaine dans ceL acciden Lde mer , qui
s'est produit fortuitement , alors qu 'en raison de l'opacité
du brouillard aucun feu n'étaiL visibl e ;
ALLendu que , dans tous les cas, ses all égations, do nt la
preuve n'est ni rapportée, ni même o1Ierte, ne sauraient
pré va loir contre de ux l'apports de mer , a ffil'm és et faisant
foi e n ju stice, à l'égal d' un e preuve par témoins;

Att endu , au contraire, que le capi1ain e a tenté, mais vai nem ent, par Lous les mo yens il sa dis position, de se dégagel' , e Lque ce n 'est qu'en présence de l'immin ence du péril
qu'il a ~ u recours il la Société de sau ve teurs de SLockholm;
Attendu, ell conséq uence, q n'on l'encon tl'e dans l'espèce
Lous les cal'actè res constitu tfs de l'avarie comm u ne, et que
Pa ja t et s~s assureurs l'on t si bien comp ris,qu' ils ont plai dé
à to utes fin s et ont donné plu s d'im porta nce à leur subs idiail'e qu 'à leurs conclusir,ns principales;
Attentlu , en effe t, 'l ue les défend eurs on t soutenu , pour
le cas où le trib nn al crOIrait qu 'il n 'y a pas lieu d'app liquer
les prin cipes à ca nse du péril imm inent, que coura ient le
nél vire et la cargaison , il conviendrait tO\l t au moins de
réd nire la co nLrib ution de la ca l'gaison a ux seules dépenses
justifiées qui on t eu pOUl' effeL de la sauver, dé penses qui,
selon e ux, devraien t se ch.i ffr er par 10,000 fr.;
Attend u qu e le capitai ne SCb ultz, après de longnes et
multip les déli bérations, a faiL, en so uscrivant à l'indemnité de 125,000 fr., ce q ue tou L autre au rait fait en pal'eille
occ u1'1'ence, et que si l'on considère l'impoltance du sau velage, ell e n 'offl'e auc une exagération;
Atten d u q u' i! ne fauL pas oublier qu'il s'agissait de sauver un nav ire eL une cargaison de 75 1,000 fr. ) avec des
n avires spéciaux ayan t à bOl'd des pompes à vapeul' d'une
grande puissance, des dq uipes de plongeurs et un person -

2' P . -

189 1.

Il

�( 162 )

( 163 )

n el considérable de marins, de caHa Ls e L d'ouvriers de tout
genre ;

bo"g, qne c'est il tort q ue Pa.iat soulien t que lorsq ue le vapeUl' a é ~é r amené, le 3 mai, à Oregl' und, il é tait com plèlem en t à 1 abl'! de tont péril , etq ue le convoyage n'a eu pour
h u t qu e de répal'er son navire pour ne pas perdre son fret'
qu e ces o péra Lions doivent être considé rées com me avarie~
particu liè res;

Attendu q u'il y a lieu de te nir compte de la rareté de
l'emploi de ces nav ires sau veLe urs, du résulLat obl e nu , des
da ngers e Lrisq ues courus et des nom bre ux aléas conte nu s
dans le contrat ;
AUr-ndu qu e toutes l'éserves relalives il la d iscussion de
l'indemnité ell e-m éme devant le tribu nal des compromis
avaient é té faites d' une mani è re ex pres,e dans le con tra t,
pour sauvegarder les droits respectifs des parties en cause ;
ALtendu qu e, lorsqu e le capita ine Schultz mit en dem e ures les pa rties il l 'e fl'eL de savo ir s i ell es voul aienL rat ifier le conLrat et souscri re il l' indem nité, les a rm ate urs d u
Rosembo1'U et ses assureurs ai nsi que le dest inataire de la
ca rga i ~on bois e l ses ass ureurs acceptèrent, mais qu e Oison
e LWdgl, représenla nL des ass ureurs rie la carga ison fers,
n 'acceptèl'ent pas, mais rèpond irenL d' une façon évasive et
am bigl:ë en disant: • Si les arma te urs R osemb01'g et Com • pag nies i ntél'essées cha l'geJ.lent, accep ten t le p'lix exo rbi« lanL 5,000 li vres, ass ureurs fe rs pe uvent pas n aLurelle« ment résister avec succès »);
Aliend u qu'en exéc uLion des termes du con trat, tou Le
conles ta Lion deva it être tra nch ée par le s usd iL tribunal ; q ue
sa com pos ition était de nature à in spirer confi ance aux intéressés, èlanL don né qu 'i l étaü co m posé de cinq membres,
dont deux nomm és pal' chaqu e partie en ca use, eL le cinqu ième par la gl'ande cha ncel lel'ie don t on ne sa urait contester ni la com pelence, n i l'bonorab ilité, et q ue la sentence rend ue pal' ce tribun al est la sancLion du contra t
passé pa r le capitaine, q ui peut , à bou dro it, s'estim er
avoir bien agi ;

Atlendu q ue le navire fu t ren tré à Ol'egrund , le remorquage ne pouvant 5;e faire, pendant la nuiL, dans des conditions a ussi désa van tageuses; que la visite des fon ds e t
l'ave ug lem ent des vo ies d'ea u qu i s'efl'ectuèrent alors
é laient im praticabl es en cours de navigation eL que l'cscale
faite e n cet endroit é tait u ne nécessité;

d'y

Attendu qu'il eù L été impossible
l'éparer le Rosembm'g, Oregrun d n'éla nt q u' un po rt de minime imporlance,

n'ayant ni bassin , ni docks, ni , en

lI ll

mot 1 les !'essources

sufIisalltes;

Altendu q ue la meille u l'e preuve de ceLte insuffisanr.e rés ulte de ce q ue le capita ine de l'Eol, après la signature du
con tr aL, s'éta nt présen té dans ce por t pou r y obtenir d u
re nfort, dans le b u t de procéder a u sauvetage, se Lrouva
en face d'une pénurie telle, (1li 'il ne pu Ly recruter que onze
hommes;
ALtend uqll e le cooLrat de sauve tage in diq uait Stockho lm
com me é tant le port où devait être conduit le Rosembor[J,
e t que la Société de sa uveteu l'S n'au l'ait pas llI anqué d'en
chois ir un plus rapproché s'il en ava it exislé, offI'ant des
avantages similaires;

Atte ndu, en conséqu ence , q u 'à tous points de vue , lïn demnité est bien e t légi Limem ent due ;

Attendu q ue le Rosemb01'g ne 1I0itait qu'à l'aide des navi res sauvetfurs q ui , accostés à ses Oancs, le soutenaient
et le main tenaient il flOI, et que c'est da ns ceLle situation
qu'il s par vin ren t à Oregl'und cl 10 h, du soir; mais bien
q ue les fo nds fu.sent élanchés pa l' les plongeu rs, les pom pes n e cessèrent de fonction ner ;

Allendu, en ce qui concel'lle le r emorquage du R osem-

Attendu qu'il n'est pas sérieux de dire que, dans de pa -

�( 164 )

( 165 )

reilles conditions, na vire et cargaison étaien t en sù re té e t
'lue le navire pouvait y faire procéder à ses réparations;
Attendu qu'il est de jill'isp1'lldence constante et consacree par de nombreux arrêts de COU l', qu e les frais qui
so nt la suile i mmédiate de l'avarie com m une son t classés
comme tels;
At.t.endl1 que c'esL da ns de jJarei lJ es cond itio ns de naviga·
bilité qu ' il arriva d'abord à Farll su nd e t ens uite à Stoc1&lt;110101 ;
Sur ce qui concerne les frais fa its à Boulogne, , ,;
Par ces motifs,
Le tribunal dit que c'est bien dans l' in térê t commun dn
n avi re et de la cargai,on que le Rosembo1'O a été renfloué,
all ëgéet conùl1 it il Slockholm pOlll' s'y faire réparer . .. ;
qlle ce sauve tage et ses conséquences doivent étl'e classés en
ava ries communes;
Homologue da ns sa teneur le ra~'port du dispacheur concernant le règlement d'avades, il l'excep tion de . ..

D u 20 J'anaie,' 1891. - 'l'l"Ïb unal de commerce de Boulogne. - P ,·és.,
J'ETI'f-CAZIN. - PI" M~1. PONTICOUIlT
pOUl' le capitaine, DELARUE (d u barrean de Paris), et DE
BEAUMONT pOUl' les consipïlalail'es et leurs assureurs.

hl:

EFFET DE COi\f;\,IERCE.

-

-

BILLET A ORDRE.- TIERS POHTEtlR.

DROiTS ATTACHES I\U T ITRr.. -

EXIGIBILITE DEVANCEE.

Le tiers porteur régulièremell{ saisi de billets li ordre se
tl'ouve subrogé à tous les droits, p1'iviléges et [jaJ'anties
attachés au tiu'e qui lui est cédé, sans qu'il soit besoin

po",' cela 9ue le billet ni l'endos en (asse mention .
Spécialemenl, 100'sque des billels ont élé sOl/8crils en paie-

m ent d'un fonds de commerce et qu'il a été convenu
qu'en cas d'3 revente du fonds, ce qui 1'este1"ait dû su,-

te p,.,·x deviendrail immédiatement exi{jibl., le tiers
porteur des billrts est {ondé ci ,'éclam." te paiement immédiat, comme aurail pu le (ait'e le bénéficiaire O1'iOinaire, si l'éaentualitéde la revente s'est ,'éalisée.
(DUSSEAUT CONTRE DUQUÉNOIS

ET

CLÉRIOT. )

JUGEMENT.

Le Tribunal,
Reçoit les sieurs et dame Duqu énois opposants en la
forme au jugement pal' défaut rendu contre eux en ce tribunal le 3 l jànvier 1890 :

Et s Latuant au fond , tant sur le mérite de leur opposition que sur leurs conclusions et demandes reconventionelles ;
Sur la demande principale et sur les conclusions et demand es des épo ux Duqu énois, en ce qu'elles s'a,lressent à
Du sseaut :
Attendu que la demande de Dusseaut tend au paiement
d'nne somme totale de 22,7R I ft·. 25 c. comme suit:
Un bi ll et souscrit par les époux Duquénois à échéancedn
16 janvi er 1890 ... ......... , ... ... ..... ... .
1. 031 25
Vingt-neuf billets souscrits par les mêmes à
échéances diverses, d'avril 1890 à avril 1897,
pour, en principal. ... .................. .. 21.750

»

----

Somme égale" ... ,

2t.78 1 25

Attendu que Dusseant se présente tiel's porleur saisi par
endos récrulier de Etienne-Cyrille Clériot, cessionnaire luimême, p~r endos également régulier, de A, Cleriot, le bénéficiaire des billets dont s'agit;

�( 167 )

( 166 )

Que foi est due aux titres;
Que Dusseaut ne saul'ait donc être tenu à aucune autre
justification pour établir qu'i l est légitim e propriétaire des
billets dont il réclame le paiement ;
Qu 'i! n'y a point , non plus , à rechercher pour qu el motif
Etienne Clériot, qui avait conservé lesdits bill et s ju squ 'a u
13 janvier demier, /1 ju gé bon de les transmettl'e à cette
date à Du ssea ut , cette transm ission aya nt été fa ite dans la
plénitude de son droit ;
Qu 'i l est, du l'este, constant qu' il les a tl'ansmis avec un
endos énon çant leur exigibilité;
Qu e, d'a ill eurs, les époux Duquénois n'apportent auCu ne
preuve à l'appui de leurs all égalions, et qu'i l va étre, au
contraire, établi plus loin qu'a yant déjà formu lé à l'encontre d'Etienne Clériot, devant nn e autre j ul'idiction, les
dil'ers gl'i efs qu'il s réitèrent aujourd 'hui , lenr demande a
été repoussée ;

•

Attendu en ce qui con cerne l'exigibi li té des bill ets non
échus, que de. documents soumis il ressort qu 'à la date du
10 mars 1888 les époux Duquénois ont ac heté de A, Clériot
l'établissement de ba ins que ce dernier exploitait à Paris,
ru e d u J&lt;'aubourg- Poissonni ère, 3 e l 5, et ce, à des conditions de prix déterminées en deux actes sou s signatures privées, d u 10 mal'S 1888, enregiôtrés;
Qu'il a élé énoncé, auxdits ac tes, qu e, " pour fa ciliter à
« A, Clél'iot la libre di sposition des sommes non payées
" compta nt et des intérêts y aO'é rents, les é poux Duqu é« nois remettai ent à celui-ci des billets pal' eux sou scrits à
" son ordre, don t l'importance co rrespond ait à chaqu e
« fraclion du prix, intérêts compri s, lesqu els bill ets ne
" faisai ent qu' une eul e et même chose avec le con tra t, et
" don t la remise acquitt ée vaudrait quittance et libération
(I

jnsqu'à due concurrence

») ;

Qn'il est donc manifeste que les billets objet du litige,
qui sont ceux susindiqués, représentent la créance elle même de A. Clériot SUl' les époux Duquénois et ne [ont
qu ' une seule et Tilême chose avec elle;
Attendu , d'autre pari, qu' il a été stipu lé aux deux actes
du 10 mars 1888 qu'en cas de revente, par les épou x Duqu énois, du fonds de commerce pal' eux acqn is, avan t leur

com pl ète libération, ce qui restel'ait alors dü sur leur prix
et accessoires deviendrait imm édiatem ent exigible ;
Qu'i 1 n 'est point dénié par les époux Duqu énois qu ' il s ont
re vendu leur fond s de comm erce à la dale du 11 jui llet
derlli er, à un sieur 'l'adieu;
Que l'éventualit é prévue aux conventions susvisées s'est
don c réalisée;
Et attendu qu e l'endossement régulier d' un billet à ordre a pOUl' eO'et de dessaisir l'endosseur au profit du cessionn a ire de la propriété du ti lre ainsi céJé;
Qu e Du sseaut , tiers porteu r réguli er , se trouve donc ipso
( acta suhrogé à lous les d l'oil S, privil èges et garanties
at.tachés à son titre;
Qn'il n'es t point nécessai re que ces droits, pri vilèges et
gal'an ties soient transcrits SUI' le billel, non plus que sur
les endos, lesdi ts droi lS et privil èges faisant corps al'ec le
tilre de créance lui- même, et qu 'il suffit senl ement po urle
tiers por te ur, de j usti fi er des droits attachés il cell e-ci, ce
qui a lieu dans l'espèce, pour q u'i l so it [ondé il les exercer
en ver tu de l'endos inscrit à SOIl profit;
Qu 'il éc het, du resle, de relever qu e si le syslème des
épou x Duqu énois était admis, il a u~'ait pour rés ult at de
faire qu e le porl eur saisi pal' endos Il'1'égu ''.er au rait plu s
de droit qu e le porlell r saisi pal' endos régulter, ce q lll est
contraÜ'e il tonte doctri ne en matière de bdl et à ordre;
Que, pal' suite, il convient de reconnaître qu e Dusseaut" en

�( 168 )
la qualité qu'il se présente, est Iondé à ex iger des éponx
Duquénois, non seulement le paiement des billels éc hus le
16 janvier 1890, mais encore le montant en principal de
ceux à échéances postérienres, soit 750 Il' , par chaq ne billet, et au total, pour l'ensemble desdils bi ll ets, 22,78 1 Ir ,
ZO c" les docum ents soum is établissant que les in térêts
afférents aux som mes dues par les époux Duqu énois, jusqu 'an 16 janvier '1890, so nt représen tés par les 281 Ir,
25 c, ajontés anx 750 fI', de principal échéant ledit jonr ;
Qu'il y a donc lieu de faire droit à la demande, en décidant toutefois que c'est seulement des intérêts à raison de
5 % l'an qui son t d us Ù Du sseaut j usq n'au jour dn paie ment effectif, et non de 6 OrO ainsi qu'il le demande, et ce,
aux termes des conventions.Iu 10 mars 1888 ;
Que, par voie de consèquen r,e, les demandes, fi ns et con clusions des époux Duquénois contre Dussea ut doivent êtl'e
rejetées comme non recevables et mal fondées;
Par ces motifs, etc,

D u 3 avril 1890, - Tribuna'l de commerce de la Seine,
- P,'és" M , DROI N,
FRET. -

DÉPOT DE LA MARC HANDISE EN MA INS TIERCES.
CONSIGNATION DES SOMMES CONTESTÉES.

Le d,'oit q"" l'a,'!icle 306 du Code de comm01'ce reconnaU au capitai&gt;1e de demand." le dépdt de la ma,'chan dise en mains tierces pOt'" ga1'anti1' le J)aiement
du /"et, pellt être remplacé pa?' des équivalents,
JVotamment, le consignataire de la ca1'gat"son peut empêche?' texel'cice de ce d"oil en co nsign ant en lnains

tierces le montant des sommes ,'éclamées pm' le capitaine (1).
( 1) Voy. en note du jugement confi rm é l'indication d'une décisioll
contrai l'e,

( 169 )
( BROWN ET CODOLET CONTRE WALLER FnÈI\ES ET

C' ,)

No us avons rapporté ci-des us, p, 134, le jugement rendu
dans ce sens le 9 mars 1891 par le Tribunal de commerce
du Havre ,
Appel par Brown et Corblet.

Adoptant les motifs qui ont déterminé les premiers
j uges;

Et attendu que la clause de la chaJ'le-parti e, qui accorde
au capitaine lin gage absolu sur le chargement pOllr le
paiement de son fret, du faux fl'et et des surestaries, ne
contient qu'une référence aux dispositions de l'article 306;
Qu 'il y sera en tous cas donn é satisfaction puisque le ca-

pitaine) créancier d'une somme d'argent, conservera sur
les fond s déposés le même droit de gage et le même privilège qu' il aurait eu sur la marchandise;
Attendu que les dépens doivent être supportés par la
parti e qui succombe;
Pal' ces motifs ,
La COLlI', parties ouïes et /J, l'avoca t général :
Met l'appell ation an néant;
Confirme le jugement dont est appe l ;
Condamne les a ppelants à l'am ende et aux dépens.

Du 27 mai ;891. - Courde Rouen (1" Ch ,) Pl" MM, FRi:RE et MARAIS,

hl, L"TELLIEn, -

Prés "

�( 170 )

( 171 )

•
SOCIÉTÉ ANONYME . -

-

DIVIDENDE S. -

P ART DU DIIlECTEUl1. -

B 8NÉF ICES FICTIFS.

HE ST ITUTION.

lui ) contienn ent des erreurs graves pal' suite desq uelles le

L'm,tiele 10 de la loi du 24 juillet 1867, qu i dispense les
actionnaires de la ,'esti t ulion des dividendes touchés
con(01'mément â l'ùwen taire, et cela alO1's même qtle
les bélléfices allégués aw'aient été , depuis lO1'S, "econnus !ictifs, ne saw'ait éb'e invoqué par le direc'e~w
même d'une société anonym,e.

Il est donc tenv, en paJ'eil cas,
dendes touchés pa,' lui (1) ,
( RI CA RD CONtRE

a la 'r estitution

me nts que les statu ts de la Société auLorisen L le directeu r
il raire SUl' les bénéfices d'u ne année, a lors surLo uL qu'il
est étab li que les inventaire et les comptes dressés pal'

des divi-

«( LA CLÉMENTI NE )),)

La qu estion a été décidée dans ce sens pa,' un arrét de la
Cour de Paris, du 3 janvier ISSD, rapporté ci-dessu s,
p , 117.

Pourvoi en cassation pal' Hi caJ'd .
L A COUR ,

Sur les trois moyens du pourvoi réu ni s à ra ison de leu ,'
con ne:\:ilé :

Attendu que la dispos iLion de J'art icle 10 de la loi Ju 24
juillet 1867, qui porte qu'aucune répétitio n de dividendes
ne peut êt ,,(, exercée contre les actionna;,'es, sau r dans les
cas qu 'elle spécifie, n e sa uraiL s'appliqu er aux pré lève-

( J) Un arrêt du même joUI' decid e la qu estion ;i l 'égard des rtividenues louchés par les adlllini sll'aieu rs, dan s le même secs qu'à
l'égard de ceux qui ont élé lou chés pat'Ie directe Ul'. Cet arrêt l'ej elte
le pourvoi 