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                    <text>tJ~4t

ORDONNANCES
SYNODALES
DU

DIOCESE

D; AIX.

,
P U B LIEE S DANS LE SYNODE
général, cenule 2 o. Sept~mbre 174 2 •
par Mon[eigneur l'IllufirilIime &amp; Reverendi{ljme J E A N - B APT l STE
ANTOINE

DE

BRANCAS

Archevêque d'Aix.

A

Chez

A 1 X,
Imprimeur du Roy;
&amp; de Monfcignew: l'Archevêque. '74"
RE N

É

AD l B E It T

�ORDONNANCES
SYNODALES

••

,

DU DIOCESE DAIX.

,

PUBLIEES DA NS LE SYNODE

général, tenu le 2 o. Septembre 174 2 •
par Monfeigneur l'J!lufl/'ijJime &amp;- ReverendijJime ] E A N - B APT l STE AN.
TOI N EDE B R A N C A 8
Arch,",,'Vêque d'Aix.

',
III
I

-'.~,,:

EAN-BAPTISTE A NTOINE DE BRANCAS,

. ,"

par la permiŒon de Dieu 8{
l'autorité du St. Siege Apoftolique, Archevêque d'Aix; Au Clergé
Séculier &amp; Régulier, &amp; aux Fideles de
nôtre Diocè[e) Salut &amp; bénédiél:ion
A ij

C;Q

�lV

nôtre Seigneur J E S U s-C H RIS T ,9t ui
dt le !ouverain Pafieur &amp; l'Evêque/ de
nos ames.
Dès que la Providence Divine daigna
nous apeller au gouvernement de ce Diocè[e , un de nos premiers [oins fut de
nous informer s'il y avait desOrdonnances publiées par nos PrédeceGèurs, le[quelles fuffent connuës &amp; aétuellemenc
en vigueur; afin de nous mettre en devoir de tenir exaétement la main à leur
execution. Il nous fut répondu &amp; en même tems repre[enté, que plufieurs de nos
Prédeceffeurs avoienc fait véritablemenc
diver[es Ordonnances, &amp; avoienc même
reùni &amp; raffemblé la plus grande-partie
pour en compo[er un corps de Reglemens; mais que les exemplaires fait de
·ces Ordonnances di[per[ées , [oit du recuëil qui en avait été faic autrefois,
étaient devenus depuis long-tems fi rares, que parmi les EccléGafiiques , parmi les Curés même du Di0cè[e , les uns

v

n'en avoient aucune connoiffance, les
autres les regardaient comme emierement abrogées; d'autres croyaient être
en droit d'en conGderer, comme pouvant être enfreints Cll1S [crupule, certains articles feulement dont l'ob[ervation, était pre[que univer[ellement &amp;
en même tems impunément negligée ;
d'autres encore éprouvaient à cet égard
des craintes, des doutes, &amp; des perplexités qui troubloient leurs con[ciences.
&amp; leur cau[oient des continuelles allarmes ; d'autres enfin ou plus exaéts ou
plus rigides , pen[oient qu'on était obligé fous peine de peché d'ob[erver tous
les points comenus dans ces Réglemens,
attendu (lue l'ignorance n'était pas invincible , ni par con[equent excu!àble.
fi ce n'efi quelques uns, dont par di,.
verres circonfiances 1l1rveouës depuis
qu'ils ont été établis, l'execution éroit
déformais en quelque forte impoŒble.
Nous aurions [ouhaité, MES TRE S-

Aiij

�,

VI

~tre dès-lors en état de
Elire rous les Réglemens nécdIàires pour
le mainrien ou le retJbliflèmenr du bon
ordre &amp; de la diCcipline EccléfiJCIique ;
.
.
mais nous ne pouvIOns encore nt connoÎtre les abus qu'il y avoit à réformer,
ni {ça voir quels éroiem les moyens qtùl
convenoit d'employer pour les faire
cdfer. Il nous falloit du tems pour être
in{huits; &amp; c'dt ce qui n'a pli arriver
qu e !i.lcceŒvement, par ,les avis que
plufieurs d'enrre vous nous ont donnés;
par les plaintes qui nous ont été porcées ;
par les informations que nous avons pri(es dans le cours de nos Vi{ites , &amp; par
les recherc hes que nous n 'avons ceffé
-d'en faire.
A mefi.lre que nous avons été in(huits
qu'il y avoit à établir quelque poim de
difcipline neceffa ire ou utile, à faire
quelq ue arrangement avantageux ou
conven able, à renouveller quelque pratique [alucairc) &amp; neanmoins 4ePllis long
CHERS FRERES,

_.

VI)
""
r
tems1 neg ]
Igee,
a cOrriger que1que ulage
abu{if ou dangereux; en un mot, à édifier ou à détruire ( car le Sage nous avertit qu'il ya tems pour l'un &amp; pour l'autre) felon que la gloire de Dieu, l'honneur de l'Eg life, la pureté du Culte Divin, la décence du Service &amp; des Cérémonies, l'infrruétion &amp; la [anétihcation
foit des Mini{hes de Jefus-Chrifr, foit
des {impies Fidéles, ont pant l'exiger,
&amp; que les circonfrances des tems , des
lieux &amp; des perfonnes ont pû le permettre; nous avons tâché d'y pourvoir par
divers Reglemens qui [e [ont fucced és
les uns aux aurres. Tous ces foins, au[..
quels il faut ajoûter plu{ieurs autres occupations dont vous n'ignorés pas que
n~~s fommes chargés dans la place où la
dlvllle Providence a jugé à propos de
nous mettre, ne nous one pas permis de
navailler aulli-tôt que nous l'aurions deiiré à dreffer un corps d'Ordonnances
comenant au moins les principaux &amp;.1es
' Aiv

�.. ,

VII)

plus e{fentiels Reglemens [ur ce qui concerne la conduite &amp; les obligations des
per(onnes Eccléliafbques, la maniere
dont on doit s'aquirer de tout ce qui regarde le CuIre &amp; le Service Divin, &amp;
l'eliaéte regulariré avec laquelle les Sacremens doivent être adminifirés.
Nous Commes enfin parvenus à dreffer
ce corps d'Ordonnances, &amp; nous y
avons mis , :lmant qu'il nous a été poOlble, la derniere main. Gefi du moins
ce que nous fair pré(umer l'attention
que nous :lVons euë de mettre à profit
tous les avis qui nous om été dqnnés par
pluliems perfonnes verrueufes, zelées,
inrelligences &amp; experimencées que nous
avons eu foin de conhllrer. En fe conformant au delir {in cere que nous leur
avons temoig né qu'elles fiffem leurs plus
fcrupuleufes remarques fur nôtre travail,
elles nous ont fait part avec la faime liberté que nous exigions d'elles, de rout
ce qu'elles ont crû qu'il étoit à propos d'X

ile
ajoûter ,d'y retrancher, on d'y changer;
&amp; nous avons avec empreffémem profité
de leurs lumieres, le[quelles nous declarops volontiers nous avoir été d'un trèsgrand recours.
Recevez donc, MES TR"ES - CHERS
FR ERE S , ce recuëil de Réglemens , non
feulement comme le fi'uit des veilles de
vôtre Pafieur, qui preffé par la charité
de Jefus-Chrifi, [ouhaiee avec le plus vif
empreffément que le Seigneur [oit glorifié en vous, qu'avec le recours de la
grace vous rravailliés rous àVôtre {anétificarion, &amp; qu'aidés de ce même [Clcours,
vous operiés Je grand ouvrage de vôtre
[a lut , en travaillant chacun Celon vôtre
portée au falut des peuples; mais encore
comme le rehllrat des reflexions judicieu[es de pluGeurs per[onnes que nous
avons conhllrées, qui [ont animées de
l'e[prit de'Dieu , &amp; dont le zéle efi reglé
par une {olide &amp; {aime prudence.
Nous efperons qu'aucun de vous ne

�~ous (oupçonnera d'avoir voulu dom~ner

avec empire (ur (a foy &amp; [ur [a ,con[CIe~1ce. Nous [çavons ce que notre dlvl.n
Sauveur nous recommande en nous dl[am dans le Chapitre 2.2. me. de l'Eva ngile Celon sr. Luc: Les Rois des N~tions les
traitent avec empire, &amp; ceux qUI ont autorité fur elles font appeliez les bienfaiteur~.
Il r/ ert fera pas de même parmi vous. MaIs
que celui qui eft le plus grand. dev~enne comme le moindre) &amp;- que celUI qUI gouverne
devienne comme celui qui fert. Nous n'ignorons pas non plus l'exhortation vive &amp;
pathetique qui nous dl: faite par le Chef
des Apôtres dans [a premiere Epître,
lor[qu'il nous dit : PaifJezle Troupeau dont
vous êtes chargés, veillant fur fa conduite
par une aifoélion qui foit felon Dieu) &amp; par
une charité deftntereJsée j non en dominant
fur ceux qui vous font écMs en partage,
mais en vous rendant le modéle du Troupeau
qui vous cft confié. Et quoique nous exerçions par la volonté du Seigneur un mi-

:xi

nifl:ere d'autorité, de commandèment:
&amp; de pui{fance, nous reconnoi(fons
qu'en gouvernant les Pafteurs inférieurs,
&amp; les Peuples commis à nôtre vigilance ,
nous devons éviter tout efprit d'orguëil ,
de fafte &amp; de tirannie, &amp; ag'ir avec humilité) douceur &amp; charité.
Nous o[ons nous fl.ater que vous [erés
per[uadés de nos di[poGtion s à cet égard,
10r[qu'en li[ant ce recuëil d'Ordonnances, vous aperce'vrés ( ce qui vous fera
facile) l'attention que nous avons euë à
. nous coorenter pre[que toûjours de vous
indiquer la voye, dans la per[uaGon que
cela [uffiroit pour engager la plûpart
d 'eorre vous à y entrer. Si nous avons
employé les exhortations &amp; les inftances,
ç'a été pour imiter l'Apôtre, qui exhortait, pre(foit, conjurait [auvent les premiers Fidéles ; Si de tems en tems nous
avons u[é de termes de commandement
&amp; de défen[e, ç'a été pour déterminer
ceux d'entre vous qui trop confciemieux

�xij
,
pour vouloir enfrei?d,r~ une Loy portee
par leur Superieur legmme, ne [erotent
pas affés vertueux pour être touchés de
[es invitations &amp; de [es remontrances ;
Enfin, G quelquefois, m ais en m ême
rems à regret &amp; le plus rarement qui
nous a été poŒble , nous avons, en
pre(crivant quelque régIe, menacé ceux
qui la violeroient d'employer contre eux
le glaive (pirituel, ou même declaré que
ceux qui l'am'oient violée, [e trouve~
roient dès ce même moment frappés de
quelqu'une de ces peines, d'autant plus
redoutables, qu'elles produifem leur effet
dans l'ame du coupable malgré [a ré~
flll:ance ou (a füite ; Ce n'a été que pour
des fautes d'une grande con[équen ce,
dans lefquelles l'ignorance, ni la [urpri(e,
ni la foibleffe n'ayant aucune ou pre(que
aucune part) l'infraél:eur de la Loi ne
peut au jugement m ême des per[onnes
les moins rigides &amp; les plus portées à la
çoade[cendance, qu'être emierement

xiij
inexcuCable; Pour arrêcel' &amp; retenir
par la terreur des CenfLues ceux que la
dureté de leur cœur rendroit incapables
de recevoir toute autre imprefIion que
celle de la crairrre ; Enfin pour punir,
mais en puniffant pour guérir un petit
nombre de malades opiniâtres qui rejer~
rent tous les remedes, &amp; ne prennent que
ceux qu'un Médecin zélé &amp; charitable
les oblige de prendre par le foin qu'il a
de leur faire une [aluraire violence.
Peut-être y en aura-t-il pluGeurs par-mi vous que leur zéle ardent pour la
gloire de Dieu, pour la [ainte [évérité
de l'Evangile, pour l'exaél:e regularité
de la difcipline EccléGall:ique, &amp; pour
l'édification des peuples, engagera à [e
recrier , du moins en [ecret) contre plu~
-fleurs adouciffemens qu'ils remarqueront
dans ce recuëil d'Ordonnances; mais
nous les conjurons de conGdérer que ces
adouciffemens nous ont paru en quelque
. forte neceffaires pour nous accommoder

�xi"

par conde[cendance à la foibleife de ce
{iècle ; nous treflàillerons en même tems
de jove lorique nOLlS en verrons plulieurs
parr~i vous ?orter leur ~éle &amp; leur l:egulari ré au-dela de ce qUl dt pre[cnr ou
même limplement indiqué dans ce
corps de Reglemens ; &amp; nous bénirons
mille fois le Seigneur de voir plulieurs
d'entre vous ne pas fe borner à l'obfervatio n des regles communes, mais vouloir entrer &amp; avancer roûj ours dans la
voye de. la plus haute perfeétion.
Il-ne nous rdte plus qu'à vous recommander à toUS l'ob[ervation exaéte des
Réglemens contenus dans ce recuëil
d'Ordonnances. Nous VallS exhortons
à les lire [auvent avec attention, &amp; avec
un faim empreifement, afin de vous
remplir l'e[prie &amp; le cœur des régIes fa·
Jutaires qu e vous y rrouverés , &amp; des
principes qui doivent en diriger la pratique.
Nous efperons avec d'autant plus de

xv
confiance de vous voir foigneux de conformer vôtre conduite à ces Réglemens ,
qu'ils [ont pre[que tous tirés des faims
Canons dreifés par divers Conciles, principalement par le dernier Concile General tenll à Trente, &amp; par le Concile pJrticulier de cette Province tenu dans cerre
Ville en 1 585 . Nous n'y avons faie le
plus [auvent d'a utre changemel)t que
celui d'en 'adoucir la [éverité par une
conde[cendance, ,fur laquelle nous prions
&amp; nous vous conjurons de prier le Seigneur de vouloir bien par [on infinie
mi[éricorde, ne pas entrer avec nous
dans un jugement rigoureux.
Demandés, MES T RES - CHE R S
F RER E S ,- nous VOliS en con jurons;
demandés pour nous au Souverain Parteur de nos ames, qu'étant comme
nous le fommes par la di[polition de
fa Providence, vôtre Pafl:eur fous fon
autorité fuprême, il nous purifie, nous
éclaire &amp; dirige cotÎtes nos voyes; ob te·

�xvi

nés-nous par vos prieres ferventes la
g race d'être pour vous un digne modéle
à Cuivre. Enfin donnés-nous la [atisfaérion de pouvoir dire avec vérité que
vous êtes nôtre joye dans le tems , &amp; de
pouvoir e[perer avec confiance que vous
[erés tous nôtre couronne dans l'éternité.
DO N N É à Aix dans n ôtre Synode
général , tenu le 200 m e• jour de Septem~
bre 174 2.

~

J. B. A. Arch. d'Aix.

ORDONNANCES
SYNODALES
,

,

DU DIOCESE DAIX.
PUB LIE'ES &lt;JJANS L E S 1NO &lt;JJ E
général , tenu le 2o. Septembre J 742. par
Monjèigneu r l'II/lIflri!Jme &amp; ReverendijJÎme JEAN - BAPTISTE ANTO I NE
D E BR A N CAS Archevêque d'Aix.
.

PREMIERE PARTIE.
PAR MONSEiGNEUR,
SOL LIE R

Secret.

DES PERSONNES ECCLESIASTl~ES
en général.
A RT ICLE P REM I ER:
&lt;JJe la jà/nteté d~ vie qu'exige l 'étal •
Ecc!ejiaflique.

I.

'0 - ------ ---

_ RDONN A Nc tS

rn
œJ

~cclérial1:iques

ES
{ont l'héritag€
du SeIgne ur , &amp; le Seigneu r eft leur
partage. ~e1 honneur pour eux! Mais (;et
'.
B
J

�'1

OrdonnilrJCfS synodales
honneur ne tourneroit-il pas à leur confu/iot1
s'ils ne 'trav aillo ient pas efficacement à s'en
rendre dignes par une vie toute falote, &amp;
par conréquent éloignée des maXimes, des
vanités, &amp; des plalli rs du monde.
, .
1 I. MAI s ce n'ell: pas affés pour les Ecc1éliaftiques d'être faints; Leur é tat demande
qu'ils paroilfen\ tels aux ~eux du monde
qu'ils doivent eclalrer &amp;, edlfier par leurs
exemples; non pour s'attirer des ~ouanges,
ni pour s'en aplaudlr, pU1{que d es-lo rs Ils
fe rendroient in dianes aux yeux de Dieu meme à qu i ils voudroient ravir une gloire qui
n'eft dùë qu'à lui; mais afin que le procham
voyaot leurs bonnes œuv res '. en foit édifié,
&amp; glorifie le Pere célefte. Rien en effet, dlc
Je làint Concile de Trente, ne porte plus
efficacement les Fideles à la pieté &amp; au fervice de Dieu, que la bonne vie &amp; le bon exemple des perfonnes qui [e [ont confacrées au
Seigneur dans le faint Minifiére ; Mais, par
une raifon con traire, rien n'ell: plus propre
à porter les peuples au de[ordre, que le mauvais exemple desEcc1éliafiiques. Qle ceux-ci,
qui [ou ve nt &amp; avec rai[on ont lieu de gélUlr
fur le peu de refpeé!: &amp; le peu d'égard qu'on
a dans le monde pour l'état faine qu~i1sont

1
• \ r. "
•
/fIe
DIOef
j ( a AIX.

,

~

embra/fé, faffent refléxion, que qlielqu'inexcufables qu e foient en effet les laïques qui
oublIent ce qu'ils doi vent aux Mi niftres dlt
Seigneur, ces mêmes Minilhes en [ont rer..
po nfab les devant Dieu, dès-qu'ils y donnent
~ccalio n par une condui re peu réguliere, peu
edlfianre, quelque fOlS même aufTi difTipée
.&amp; aufTi mondaine que l'eft celle des perfonneS
toutes profanes qui fe livrent au x funell:es
maximes, &amp; qui s'engagent dans lès route!!
éga rées du liècle.
III. No U s exhorton;; donc tous les Ecclélia ll:iq ues, &amp; nous les conjurons par les entrailles de la charité &amp;dela mirérico rdede n6cre Dieu, qui du haut des Cieux nous a vifiré
fur la terre, &amp; qui en fe faifant homme, a vou lu
ê tre lePrlllce &amp; le modélede tous lesPall:eurs,
en rachetant [es otiailles pat [on propre Sang,
de confiderer [ouvent l'éminence de leur état
dont ils ne fauroient en effet concevoir l1n~
trop haute idée; mais' en même tems de refl échir fa ns ceffe fur les devoirs attachez à une
profelIion li relevée, &amp; fur les obligations
qu'un état fi {aine leur impofe; Ainli, confor.
mément au reglement du faint Concile de
Tre?te , ils d6ivent avoit' une très-grande at~entlon pour faire enforre qu'il n'y aye rien

B ij

�'+

Or J 01ll11zt1aS

Synodalfs

d ans leurs h abits, dans leur co nt enance, d 311S
leur démarche, d ans leurs entretiens, dans
leurs meubles , &amp; dans routes leurs m a Ol e re~
d' a"irqui ne re{fente la faintet é de la profeilion
qu,il s ont embra{fée. Comme fan s la Fo.y tl eft

impojJibie de plaire à '1Jieu, &amp; qtle la Foy eft
le commencement dIt falut, lef011demem &amp; la
racine de t Olite jtlftification; ils doivent s'aphquer fortem ent à acquerir, à nournr &amp; à augm enter en eu x par le recour s de l~ gr~ce certe
premiere de toutes les vertus CIHwennes.
Un de leurs principaux devoirs ell: d'lI1fplrer
cette vertu aux autres; &amp; c'eft par une fourni/llon fili ale &amp; un inviolable attachement à
toutes les déci lions de l'Eglife cette Mere
commune d es Fidéles, qu'ils feront en état
de con[erver dans eux mêmes, &amp; d'infpirer
au prochain ce zéle qui dl li n eceIra ire ,&amp;
qu'on ne peut fe difpenCer de maOlfefrer dans
les occalions pour la pureté de la Foy.
IV. MAI S comme il eft important d'ôterà
ceux qlli s'écartent de la véritable Foy ,le préte xte de dire, comme ils font Couvent '. que
pourvû qu'on témoigne croire cc que les PaCteurs exigent qu'on croye, ceux-ci n'en dem andent pas d'avantJge, fans s'embarra{fer
d'ailleurs ~ l'on vit fuivant !es préceptes d~

du 'Diocèfl d'Ai."(.

5"

l'E vang ile; &amp; comme en efFe t la Foy fans les
œu vres eft une F oy morte, c'efr- à-dire une
F oy qui n'operant ras par la chariré , ne peut
mériter le f.1Iur, les Eccléfi afti q L1es s'a pliqL1eront fortement à montrer leur Foy, fe lon le
précepte de l' Apô tre Saint Jacq ues , par leurs
bonnes œ uvre s. C'eO: par la pureté de leurs
mœ urs qu'ils doivent faire éclater la lint'Crité
de leur Foy.
V . N ou s exhortons tous les Prêtres à célébrer le [aintSacrifice de la Meffe le plus dignement &amp; le plus Couvent qu'ils pourront; Ils
doivent faire artention qu'en s'abftenant trop
facilement &amp; fans rai fa n légitime d'offrir à
D ieu chaque jour l'HoO: ie fans de he, ils privent aucant qu'il eO: en eu x l'Eglife d'un précieux avanta ge, les viv ans &amp; les morts d'un
puiffant [ecours , &amp; eux-même d'une grande
confol ation &amp;d'un falutaire remede. M ais ils
doivent prendre garde, que la gloire deD icu,
l'utilité du prochain, &amp; leu r propre fanéhfication foi~nt les motifs qui les d éterminent;
ce que nous difons afin que ceux qui ne font
engagés, par aucu ne ci rcon O:ance pa rtieuli ere,
à célébrer fouvent la [ainte MeIre, ne s'en di[penfent pas par pareffe, par nonchalence, encore moins par inditference ou par dégoût;

- -- . --

--

-

~

iij

�(;

Ordonnal1ul SynodAle!
&amp; que ceux qui font obligez ou engagez à cé.
lébrer plus fouvent, ayent :ttrention à ne s'y
déterm iner ni par habitude, ni par refpeél:
humain , ni encore moins par le fordide in.
terêt d'une retribution temporelle.
V I. L E S Diacres &amp; les SOLI-Diacres étan t
confacrés à Dieu &amp; engagés irrévocablem ent
au ferviced e l'Eglife, doivent fedif!:in guerdes
autres Eccléfi af!:iques p:H une plus grande fer.
veur &amp; par une pieté plus édifiante ; &amp; com·
me ils aprochent de plus près l'Autel fur le.
quel ils doivent facrifier l'Agneau fans tâche
d ès qu'en étant trouvés dignes, autant que
l'mfirmité humaine peut le permettre, ils au.
ront reçù l'onél:ion facrée du Sacerdoce, ils
auront foin pour s'y préparer de Communier
autant qu'ils pourront, tous les huit jours,
ourre les Fêtes principales de Nôtre SeiO"neur
]efus-Chrif!: &amp; de la Sainte Vierge.
b
VII. L E S autres Clercs doivent Ce faire un
devoir j:le Communier au moins une fois toUS
les quinze jours, outre les mêmes grandesFê.
tes; le tout néanmoins en fuivant l'avis de
leurs Direél:eurs. Nous leur recommandons
&lt;\ux uns &amp; aux aurres d'aprocherdu facré Ban.
Gilet avec un efpr!~ ~~ foy, de confiance) &amp;:
9'lImQ\If,
- . -. - -

du Diocèft d'Aix .

7

----------~------------

ART l C LES ECO N D.
'!Je l' Habit EccléjiaJliqtle, &amp; de la Tonflll"~
Clericale.

J. QUOIQ..U'UN cxtérieurreglé nefoitpas
toûjours une preuve de la regulamé
des mœurs, on a neanmoinsdepuis long-tems
regardé comme une obligation indifpenfable
aux Eccléliaf!:iques de fe d if!:inguer des laïq ues
par des habits convenables à leur état .; &amp; fi
un extérieur décent &amp; modefl:e n'ef!: pas tOlÎjours une marque de la fainteté réelle &amp; intéI"ieure , on peut affurer qu'un extérieur déréglé , outre le mauvais effet qu'il produit dans
l'efprit des peuples, annonce prefque toujours un déréglement dans les mœurs. C'ell:
pour cela que les Conciles, notamment le
Concile de Trente, ont fait à cet égard des
Ordonnances expreffes.
II. EN conféquence, nous ordonnons ex':
pre(fément, non feulement à tous Curés, Vicaires, Secondaires, &amp; autres ayant charge
d'ames, mais encore à touS Eccléfiaf!:iques
'Conf!:itués dans les Ordres Sacrés, ou pourl~s d'un Bénéfice du revenu de cent livres J
_.
Biv

�~

OrdomlllnctI SYlIOdalts
de quelle qualité &amp; condition qu'ils {oient;
relidens dans nôtre Diocèfe, s'Ils one arcelOt
1';Îge e quarorze ans, de porter roûjo,urs hl
Soutane d ans le lieu de leur relidence, a peIne en cas de contravention de leur part, d'être
procedé contre eux par les voyes de droit. Ils
pourront néa nmoins, quand ils Ceront en voya ge, ou dan s quelque lieu d ans lequel ils ne
feroient que comme en paffant, ne porter
qu'une Soutanelle pourvû qu'clle Coit de COllleur noire, &amp; d'ailleurs fi mode!1e, fi décente, &amp; fi conforme à l'état Clerical, que
ceux qui Il porteront foient toôjours diftingués des laïques tant par la forme de cet habillement, que par le collet ou rabat, fans
lequeltls ne paroîtront jamais, en Corre qu'ils
foient roûjours reconnus pour des Eccléliafliques qui aiment, honorene, &amp; refpeél:ent
leur état. III. L E S Eccléli afliques ne porteront
point Coit Cous leur Soutane dans le lieu de
leur rélidence, {oit avec leur Soutanelle en
voyage, ni bas, ni habits de couleur, ni autre vêtement qui reffente l'efprie mondain
&amp; réculier.
IV. Nou s défendonsfouspeinede [u[pen[e
encouruë pa~ le [cul faie, à C~~t P~~trc, même:.

titi 'J)/ocèft d'Aix.

9
étranger, de dire la rainre Meffe dans nôtre
Diocère fan s être revêcu d'une Soutane, telle
qu'on doit la porter, c'e!1-à-dire d'une lon~
gueur convenable, boutonn ée &amp; a\'ec des
manches, ce qui excl ut ce qu'o n :lpelle communémenr des allum elles , pour fi g nifier des
Soutanes fans manches. Ordonnon s en même
eems à tout Vicaire ou Secondaire, Supéri eur
&amp; Sacri(bin des Communautés tane Séculieres que Régulieres, chacun en droit Coy, de
tenir la main à l'execution de la prélénee défenCe .
V . L E S fimplesClercsqui n'ont poine de Bénéfices, ou qui n'en ont que d'un revenu audeffous de cent livres, ou qui en ayant d'un
revenu de cent livres &amp; au -dela, n'ont poine
encore atteint l'âge de quarorze ans, porreront
au moins le petit col let &amp; un habit noir.
VI. Tou s les Eccléliaftiques de quelque
qualité &amp; de quelque âge qu'ils Coient, porteront les cheveux courts. Ils porteront aufIi
la TonCure C lericale d'une g randeur proportionnée à l'Ord re qu'ils ont reçù.
VII. L'USAGE des perruques e!1 devenu li
général, même parmi les Ecc1.élia!1iques, qu'il
n'eft plus poffible d'en arrêter le cours, encore
~~ins ge !'~nterdire ~n~i~rement. Mais corn:

�SYmJdaltf
me la feule commodité, peut-être même la va·
nité, femblenr y avoir d'abord donné lieu, &amp;
que ces mêmes morifs pourrOlen~ encore y
avoir beaucoup de part, 11 ea de notredevolr
d'y aporrer les précautions néceŒures pour
que cet ufage foit du moins moderé Cuivanr le
beCoin , &amp; reglé {don la décence; Cefl: pourquoi nous declarons que ceux. qUI ne portent point la perruque Ce rendrolent coupa.
bles s'ils Ce déterminoient à la prendre Cans
un réel &amp;véritabk befoin; &amp;nous recomman·
dons très-fortement à touS les Ecclé!iafl:iques,
tant à ceux qui portent aétuellemenr, qu'à
ceux qui dans la Cuite Ce trouveront par un vé·
ritable beCoin obligés à porter la perruque,
d'avoir une grande attention à ceque leur perruque foit très-mode!l-e, &amp; quela TonCure y
foit exaétemenr marquée de la grandeur pro·
portionnée à l'Ordre dont ils Cont honorés,
en forte qu'il n'y aye rien ni dans la longueur,
ni dans la couleur, ni dans la forme, ni dans
l'ajuflement qlji reifente la mondanité, ni aucune propreté recherchée.
VUI. Nous exhortons fortementrous les
Ecclé1ia!l-iques à con!iderer combien ils doivent être attentifs à éviter dans leur extérieur
~dans ce quileur 3ppa~tienr, ~~~ ~~ qui p~~;

'10

OrJqnnanUf

'lJioc'èfo d'A;x

r'
faire juger ou fOllpçonner qu'ils aiment la vanité &amp; le luxe; mais nous les exhortons en
même rems à éviter également toure maI-propreté dégolltantc. La négligence excefIive,
encore plus l'affeétatio n de quelque eCpece
qu'elle foit, éta nt toûjours condamnable dans
des Ecclé!ia!l-iques, dont la profefIion exige
qu'ils CoienrCouvent, par rapore auxfonétions
de leur mini!l-ére, expofès aux yeux du public, &amp; dont l'un des principaux devoirs dl:
de chercher à s'attirer le refpeé\: &amp; l'e!l-ime des
peuples par une !implicité vraiment chrétienne, &amp; par toures les autres vertus propres
de leur état.
aIl

1

ART 1 C LET ROI SIE M E.
me l'habitation &amp; de la converfation des
.

1.

SI

•

Ecc!éjiafliques.

tous les Fidéles qui ont une autorité
légitime fur les perfonnes qui habitent
avec (lUX font tellementobligésà vçillerfurleur
maiCon , que s'ils ne remplilfentpas ce devoir,
on doit les regarder comme ayant abandonné
JaFoy ,&amp;comme étant pires que leslnfidéles ..
~combien plus forte raifon cette ebligati?~
-- - - -, - - --- - - .
-

�1: -i

dll Diccèfi d'A;:.;.
13'
il ell toLÎjours dan gereux qu'elles ne donnent
quelque atteinte à fa reputation, &amp; par con!equentl'honnellrdll minillere n'en foit terni,
&amp; que le minifl ére même n'en foi t avili dans
l'efprit des peuples. C'ell pourquoi les Ecclélialliques doivent avoir une délicateffe extrême fur rour ce qui peut donner lieu aux plus
legers foup çons contre eux fur cette matiere.
III. IL feroitàfouhairerquerouslesEcclé_
fialliques [uivant ce qui fe pratiquoit crénéra.
Jement aurrefois, &amp; à l'exemple de ce"'qui dl:
pratiqué encore de nos jours par plufieursEc~lélialliques de vertu, fe fiffent [ervir par des
Jeunes garçons, qU'llsélevaffcm aux lettres &amp;
à la pieré, ou par des hommes qu'ils priffent
chez eux en qualité de domelliques. Mais
comme 11 feroit difficile, peur-être même impoffible, que rous les Ecclélialliques trouvaffenc aujourd'hui l'occafton &amp; le moyen
d'obferver cette pratique, il ell du moins néceffaire de prendre toutes les précautions
qu'exige une matiere li délicate.
IV. C'E S· T pourquoi nous défendonsex_'
preffément à tous Eccléftalliques conllituez:
dans lesOrdres Sacrés, &amp; à tous Bénéficiers de
q~elque qualité &amp; condition qu'ils foiem,

~rille pr~uve a~~~ ~i~~ qu'~~~ !ui~~ !~nefre ~

~ a~l:ll! ~ te~lr dans leurs mai~ons ~ucune pe~:

ordonnlmus sJt10dalrJ •
dl-elle étroite pour les Ecclélialliques. Ils
doivent donc veiller avec une artention conti.
nüelle à ce que tous ceux qui [ont dans leurs
mai [ons [oient inllruits de toutes les chofes
néceffaires au [al ur , vivent d'une maniere
édifiante &amp; Frequentent les Sacremens, ne
fouffrant point chez eux ni parents, ni do.
melliques , ni aucunes perfonnes qui foiem
adonnés au vin, qui frequentent les jeux ou
les cabl rets, qui foient fujets à des emportenlens, qui tiennent des dlfcours contraires à
la pudeur, qui foient d'une reputation mauvaife, ou feulement équivoque, ou enfin qui
faffent quelque chofe, ou qui fe conduifent
d'une maniere capable de caufer le moindre
fcandale.
1 I. RIE N ne met les Ecclélialliques dans
un plus grand danger de perdre l'efpritde leur
état que l'habita tion ou la trop familn::re conver[ation avec les femmes quelqu'âgées ou
quelque vertueufes qu'ellespuiffentêtre. Mais
quand même les trop grandes liaifons d'un
Eccléliallique avec les per[onnes du fexe
n'amoliroient pas fon cœur, impreffion qui
ell extrêmement à craindre, les chûtes même
Jes plus déplorables en étant quelque fois une

�140

OiJonnRnUJ SynodRlfJ

fonneclu fexe qui n'ait au moinsquarante-cinq
ans accomplis, à l'exception de leurs Meres,
Sœurs, T antes &amp; propres Nieces, comme
auffi de fe mettre en penfion chez des Filles,
Veuves , ou Femmes feparées de leurs Maris,
lefquelles foient au-de{fous du même âge de
quarante-cinq ans accomplis, Nous n'enren.
dons cepend ant pas qu'il fait défendu au xEc.
cléfialliques de faire venir dans leurs maifons
quelques perfonnes du fexe pour des fcrvices
extrao rdinaires, pourvû qu'elles ne couchene
point chez eux, ni pareillement de recevoir
thez eux de perfonnes du fexe, qui étant do.
miciliées dans une autre Ville, Bourg, ou
Vill age, viendroient leur faire une vifite, &amp;
pa{fer quelques jours chez eux; mais nous re·
commandons très-fortement à rous les Eccléfiafbques que dans rous les fufdits cas où il
leur dl: permis de tenir ou de recevoir chez
eux des perfonnes du fexe, ils ayent une at·
tenrion particuliere à ce qüe ces perf'onnes dt!
fexe parenres ou alltres foient d'une con"
duire irréprochable, d'une bonne reputation,
&amp; n'artirent pas fouvent chez eux d'autres
perfonnes du mêhle fexe.
V. N 0 us défendons pareillem'e nt à touS
~ccléfiaftique~ conmcuez,dan~'lt$'Ordrcs Sa--- - --- - -- - --- ---- --- ...

'dll Dio(èfi d'Ai.~.
Jf
crés, ou Bénéfi ciers, de fe promener dans les
promenades publiques avec des perfonnes du
fexe , comme auiE de s'arrêter lon g tems dans
les bour iques o u à l'enrrée des bour iques pour
conve rfe r avec ell es. Leur recommandons de
rom nôtre pouvoir d'éviter à l'égard des perfonnes du fexe même les plus fages &amp; les plus
verrueufes, ou fous pré texte de conduire &amp; de
direé1:ion fpiritu elle, les fréquentations, les
afllduitez , &amp; toute forte de familiaritez ou
de liaifons trop partic111ieres. Et comme nous
ne fommes plus dans ce tems où rous les Eccléfiafl:iqu es même les fimples &amp; jeunes Clercs
éro ient logez dans des maifons où ils éroient
élevés &amp; vivoienr féparés de leur famille, &amp;
que plufieurs Eccléfiafl:iques fe trouvent fouvent comme obli gés de demeurer chez leurs
Peres, Meres, ou autres proches parens 011
parentes' où il y a des Femmes ou Filles de
Service, &amp; où les perfonnes du fexe fréquentenr, N ous-recommandons-aufdits Eccléfiaf..
tiques d'éviter avec un foin extrême toute familiarité avec les perf6nnes du fexe, d'avoir
attention à ne fe trouver jamais feul s avec
elles, &amp; de n'habiter jamais une ch ambre la.
quelle ne foit feparée de la leur fans au~
cu ne communication.

�Ordol11ulne(s Synodalfs

l6

ART l C LE QUA TRIE M E.
cnes repas

&amp; du cabaret, &amp; autres lietlx
femblables.

I.

L

A fobrieté dl: une vertu à la pratique
de laquelle les Eccléliaftiques doivent
particuliereme or s'a ttache r. E ll e cfl: la gar.
d icnne de la pureté, &amp; n en ne ferolt plus ca·
pable d'avilir les Eccléliafti qu es &amp; d e leur at.
tirer le mépris des peuples que de les vOIr fe
l iv rer à l' intemperance. Nous leur recomman.
d ons d'é\'iter avec foin tous les excès de bau.
che, de ne point fe trouver aux feftins cres
laïques, fur tOut à ceux que l'on fait à l'occa·
fi on des nôces, &amp; de fe comporter avec tan t
de retenu ë, de fobrieté &amp; de modeftie dans
les repas que certains ufa ges ou certaines
bienféances les autorifent à donner ou à re.
cevo ir, qu'on ne puiffe j amais en être mal.
édi fié.
1 I. EN execution des Saints Canons,
nous défendons exprelTèment à tous Ecclé.
fi a1l-i ques demeurant ordinairement dans nôrre Diocèfe, de quelque qual ité &amp; conditio n
qu'lis [oient) même aux !impies Clercs, [ou.s
_.
pell: ~

du Vioc?/( d'Ai.oç.
r-

it

peine d 'ê tre procedé contre eux par les voyes
de droit, de man ger &amp; de bOire fous quelque prétexte que ce fait d a.l;s les Cabarets,
H ô telleries, Auberges, Caftes, &amp; toutes autres mai fons même Bou rgeoifes où l'on vend
du vin en détail, d ans le lieu de leu r relidence ni d ans l'érenduë d' une lieuë aux environs,
à
referve du feu l cas de réelle &amp; prelfante
·nécdlité. La même défenfe rega rde ceux qui
pourI'éluder ou autrement iraien t, par un pur
crprit de di(Jjpation, man ger &amp; bOire dans
les Cabarets, Hôtelleries ou Auberges au.delà
d e la diftance d'une licuë, ou qui par les mê4
mes motifs iraient man ge r &amp; boire dan s la
cour, dans les ja rd ins, devant les portes ,
dan s les ruës, ou d ans rou s autres lie ux dépendans des Cabarers ou Caftes , .en fe fai rant
:lpporrer à boire &amp; à manger de[dltsCabarers.
N'entendons compren dre d ans cerre défenre
les Eccléfial1:iques qui étalî[ en voyage mangent &amp; boivent d ans les Logis &amp; Cabarets publics, qui [ont [ur la route , élo ig nés néanmoins au-del à d'ulle lie uë de leur refidence,
ni ceux qlli étant ou logés ou invités chès leurs
proches parens qui ti en nen t Cabaret ou Auberge man aeroienc avec eux, pOllrvlt qU'lIs
y mangent "'dans une chambre [epa;Je, [an~

la

�'i S

oràom1ltnm SynoàRlfS
excès &amp; fans fcandaie, &amp; ~ulement avec leurs
parens &amp; amis.
=

ART l CL E CI N QUI E M E.
'De la chaffe &amp; dl/port des armu.

1.

1

L efl: difficile que des Eccléliaf1:iques

aillent à la chaffe fans s'expoÎer au dan.
ger de tomber dans qu elqu'irregularité, fans
une gr:lnde pene de tems, &amp; fans êrre forcés
&lt;le bleffer la gravité &amp; la moddbe li conve.
nables à leur état; &amp; par conféquent fans don.
ner lieu à ce que le refpeél:&amp; la vénération que
Je peuple do it avoir pour eux foient conlide.
rablement alterez. C'eft pourquoi nou s dé.
fendons très-ex preffément à tous Ecclélialli·
ques conftituez dans les Ordres Sacrés ou Bé.
néficiers , d 'aller non feulement à la chaffe
qu'on apelle ch affe au chien courant, grande
cbaffe, ou cbaffe bruyante, mais encore l
toute forte de cbaffes avec arme à feu .
II. ET comme l'efprir del'Eglife eO: que
fes Mi niftrcs deftinés à manier des armes fpi.
rituelles pour combattre les ennemis de Dieu
&amp; de la Réligion, regardent le porc des armes

19

âll Diocèfl d'Aix.

materielles comme une précaution peu convenable à lem état; N O llS défendons à cous Eccléfiafliques conftituez d ans les O rdres Sacrés
ou Bénéficiers, d e porter même en voyage de
nliit ou de jour, ni fulil, ni pifloler, ni dague, ni épée, ni aucun e autre arme femblable, fi ce n'eft en certaines oc ca fions extraordini ares où le droit naturel y autorife ,
dans les cas permis par le droit.

.sc
•

ARTICLE SIXIEME.
T&gt;es jeux de hazard,

&amp; des jeux publics:

1. L E s jeux qu'on ape1le jeux de pur
ha za rd, étan t d éfendus même aux
laïques, à combien plus forte raifon les Ecc1 éfialtiques doivent-ils les regarder comme
d es amuÎemens criminels. C'efl pourquoi,
conformément au x Îaims Canons, nous d éfendons à cous les Eccléfiafl:iques, même auX:
'fimples Clercs, de quelque qua lité &amp; condi.
tion qu'ils foient, de jolier en quelqueoc~a_
fion &amp; pour quelque raifon que ce puiffe etre
à aucun de ces jeux de dez ou de cartes qu'on
apelle jeu de pur hazard, ou jeux de refte ~

Cij

�io

Oramnanw Synodales
&amp; d'entrer en part dans ces fortes de jeux :
Comme au!1l d'aller pour quelque ra1fo n q~e
ce fait pour y être même !impies fpeébteurs
dans aucun berlan, jeu de paume, de mail ,
de billard, ou autre academie ou affemblée
de jeu.
.
.
Il. No u s ne prétendons pas IOterdlre
'aux Ecc1éflaniques tome forte de diverti/fe.
mens ,' T'efprie hum ain n'étant pas capable de
fuporter une atte ntion continuelle à des accu.
' pations fér ieufes &amp; importantes, Mals nous
ne pouvon s trop les exhorter, non feulement
à nO' prendre jamais que des dJv~rtlffemen~
in nocens &amp; nullement contraires a la fall1tete
&amp; à la décence de leur état, mais encore à ne
,p rendre des divertiffemens qu'à titre de dé.
Jaffement, c'eft-à-dire rarement, pendant un
tems peu con!iderable, tels en un mot qu'ils
ne [oient pas une occa.{jon pour eux d'être
détournés de leurs véritables &amp; effentielles oc.
cupations, &amp; uniquement pour fe merrre en
état de réprendre leurs exercices avec plus
d'ardeur. Nous ne pouvons même nous dif.
Jlen[er de fai re obferver que prefque touS
les EccléGaftiques qui font tant fait peu péné.
tréS de l'efpcit de leur état, eroyent, avec rai.
fon, devoir
~'.inrerdire enciercment(ou(efort~
(
.

du Diocèfè d'Aix,
11
de jeux de cartes; &amp; penfent, avec un égal
fondement, ne devoir prendre leurs diverciilèmens même les plus innocens, que dans
des lieux qui ne foient pas expofés à la vüë
du public,

ART l C LES E P Tl E M E.
J.

TOu

'Des Spdlac!es.

TES les perfonnes même laïques
qui font profeffion de vert u &amp; de pieté, rega rdent "ailiftance aux fpeéhcles comme un dive rtiffemenc fouvent très-funefte ,
prefque toûjours très-dangereux, &amp; conftamment peu convenable à un Chrêtien. C'ell:
même une des premieres chores qu'une perfo nne, qui, ap rès avoir vécu dans la diilipatian du monde, rentre en elle-même pour
penfer férieufement à [on falut, croit devoir
entierement s'interdire.
Les gens du monde emprelfés pour les
fp eél:acles &amp; qui y affiftent fréquemment,
bl~ment eux-mêmes les perfonnes, qui, après
s'être privées pendant long tems de ce divertilIèment, reprennent le train de fe le pro~urer comme ~utrefois quoique beaucoup plu~
C iij

�il"

OrdomlJ1lfu S

sJnodtllt!

-

--

- - --

--

23 /

dl# Diocèfl t1'4ix.

rarement. Ils font même fcandalifés d'une
telle conduite. Croye nt-ilsque l'ailiftance aux
fpeébcles foit mauvai[e ou dan gcreufe ? Ils fc
condamnent donc eux-mêmes, puifqu'ils fe
procurent fi fréquemment un plaifir criminel
ou du moins dangereux. Croye nt-il s que cette aili{lance aux fpeélacles foit un délaffement
permis ou un amufement innocent? Pourquoi font-ils fcandalifés dès que des perfonnes
qui ont fa it profeilion de vertu ceffent de fe
l'interdire entierement &amp; fe le procurent quelquefois. Il faut donc conclurre que l'aililtance aux fpeélacles ell: un divertiffemenr fou vent
criminel, prefque toûjours dangereux, &amp; inconre{lablement peu convenable à un Chrêtien, qui ne fe conrenre pas d'cn porter le
nom, mais qui veut en avoir les fentimens &amp;
en remplir les devoirs. Cela étant ainfi, des
Eccléliaftiques feroienr-ils en aucune fa ço n
e xcufables, s'ils alloient, quand même ce fcroit .très-rarement, aux fpeélacles. C'e{l pourquoI nous défendons expreffément à tous Ecc1élia{liques, même aux fimples Clercs, d'afJi~er fous quelque prétexte que ce puiffe être.
fOlt dans les places publiques t foit ailleurs, à
:lUcun fpeélacle profane, tels que font les
9peras, Tragedies, Comedies, F arees, Ma.

-

rÎonetes, Danfes filc la corde, Bouffoneries,
Bals, Danfes, Mafcarades; &amp; autres fem-:
bl ables.

ART 1 C L E HUI T 1 E M E.
&lt;])1/ foin des affaires temporelles.

1.

L'A

nous apprend que celui
qui cft enrôlé dans la Mil ice de JefusChr iO: ne doir pas s'embarraffer dans le foin
des affaires renlporelles, afin de plaire au Seigneur àqui il s'eft donn é. Rien en effet n'avilir d'avanta ge la di g nité de l'état Ecc1éfiart ique que lorfque ceux qui y font engagez
abandonnent ou néglige nt les fonélions fublimes de leur profeilion pour fe livrer à des foins
bas &amp; terre{lres. En conféquence, nous défendons à tous Eccléfiaftiques d'être Agens ,
Procureurs) Hommes d'affaire, Solliciteurs
de procès , ou Inrendans des mai[ons féculieres ; de faire aucun trafic, negoce, commerce, ni autre gain [ordide &amp; indigne de
leur profeilion ; &amp; d 'être Rentiers, Fermiers,
Affociés ou Cautions, fi ce n'eO: des biens
écc1éfiaftiques limez dans la Paroiife où ils
font domiciliez.

-

P Ô T RE

'

-

Civ
.
- ~

�r
ne s'embarralferont point dans les

%4

Ortknnft/lus SynoJalll
II. SI la charité ou l'indifpenfable né~
ceOiré exige des Eccléllaftiques qU'lIs prennent Coin des affaires de leur fa mille:, ou de
ccllcs des perCon oes dcnituées de tout fecou rs,
ils au ront Coin de n'y empl oyer que le moins
de tems qu'ils pourront, &amp; de s'y conduire
toùjours d'une m3 11iere qui falfe connoÎtre
&lt;.lue e'dl: un cfprit de réligion qui les anime.
rI r. LOR S ~ U E les Ecclcfiaft iques fe
trouveront dans la neeefTité d'agi r pour la
défenCe &amp; la eon[ervarion Coit de leurs biens
de p::\trimoine Coit des bi ens &amp; des d roi rs
dépendans de leurs Bénéfices , ils doivcn t
être extrêmement attentifs à éviter tout e[prit de vanité, de ehicanne &amp; de Cordide interê t. Il faut même, s'ils font enfin obligés
de défendre ou de pourCuivre leurs droits en
Juftice, que ce neCoit qu'après avoir épuifé
tous les moyens praticables pour parvenir à
un convenable accommodement; &amp; toùjours
avec une reCerve, une douceur, &amp; un e mo.deration qui falIènt connoÎtre qu'ils plaident
à regret, &amp; qu'ils ne craignent rien tant
dans le procès, que de perdre eux _mêmes
Ja charité, &amp; de donner occafion à ce que
les autres la perdent. Ils ne Ce mêleront point
des affaires des Communautés
&amp; Maifons
de
.
.
~

d'j Diocrfl d'Aix

'z

Villes, &amp;
éleél:ions aux Charges publiques pour fo1l1citer le choix des uns au préjudice des autres.

ARTICLE NE UVI EM E.
&lt;]Jes dmx principales OCC1Ipations des ECc!f-.
fiafliques ; fia v oir ,la Priere &amp; l'Etude.

r.

L

'0 l S IVE TE' cfl: un vice d'autant
plus dan O'e reux qu'ell e ne confifle pas
dans certaines aEti ons qui \ ayene une malice
propre &amp; déterminée, ni par confeql1ent ca- .
pable de faire une certaine impreilion. C'eil:
pour cela que les perConnes oifives Ce pel'Cuadent aifément, quoique très - faulfement ,
qu'elles ne Cone pas coupables; tandis qu'il
n'eil que trop certain que l'oifiveté eil el1emême un très - grand mal qui en entraîne une
infinité d'autres, &amp; donne lieu à un trèsoranù nombre de pechés au moins d'omiffion. Mais fi l'oifiveté eft un crime pour toUS
les Chrêtiens, à plus forte rai Con les Eecleilafl:iques doivent-ils en avoir horreur. Nous
les conjurons de tout nôtre cœur, de s'apliquer Joigneufement à la Priere &amp; à l'Etude,

�·i6

ordon"anm Synodalu

dll Dioc,; d'Aix.
27
occupations propres de leur état , lefque1les chifme Romain ; lesOrdonnancesSynod·a1es,
à quelqu es intervalles près d 'un délaffemcll[ &amp; le grand Carechifme que nous avons comconvenable , doivent remplir tout le te ms p oCé pour nôtre DiocèCe; quelques courtS &amp;
qu'ils ne font pas obligés d'employe r aux bons Commentaires Cur l' Ec riturefain te ; quel.
fon étions exterieu res de leur mlll1fte re.
que Traité aprotlvé fur la Morale &amp; les Cas
II. No U s exhortons donc tous les Ec.
de conCcience ; quelgues ouvrages de T heoc1éfiaftiqucs, &amp; prin ci palement ceux qui tien.
logie d' une doétrin e Ca ine, orrodoxe &amp; hors
nent un rang diftiogué dans le Clergé, ou qui
d e rout Coup~on ; les Inftruétions de Saint
tont chargés de la conduite des ames, d'cm. Charles, ou autres Livres fèmblables; chaque
ployer clllque jour, au moins une demi ' Ecclefiaftique de\'ant fe les procurer felon Ca
heure, à la confideration &amp; méditation fur
portée &amp; fuivant fes facultés.
les "erités Chrêtienn es, particul icrement &amp;
1 II. No U s recommandons en même·
plus Frequemment fu r celles qui rega rd ent
rems aux Curés , de ne laiffer jamais paffer
un feul jour fans prier Dieu avec ardeur pour
les obligations &amp; la perfeétion de leur éta t;
comme aul1i d'employer chaque jour certai.
la convedion &amp; fanétification de leurs Paroil1iens, étant pour eux UR devoir indif.
nes heures à l'étude des chofes convenables
pen fable d 'adreffer fouvent leurs vœux Be
à leur état. Les Livres dont ils doivent fe
[ervir pour cela, font d'abord la Sainte Bi·
leurs prieres au Seigneur pour le falut des.
ames confiées à leurs foins.
ble, fur tout le Nom'eau Teftament en latin
de l'édition vulgate; Livre divin que tout
Ecc!éfiaftique ne peut fe difpenfer d'avoir
ART 1C LED 1 XIE' M E.
pour le lire fouvent avec un efprit de foi ,
d'humilité &amp; de réligion; l'Imitation de Je.
'Des Prhres étrangers.
fus - Chrill:, les ouvrages de Saint Fran~ois
de Sales, ceux de Grenade ou de Rodri.
J. QUoIqU'il yaye beaucoup de Pré;
tres étrangers foit Séculiers foit
gues ; les Meditations de Dupon ou de Beuvelet; le Concile de Trente avec le Categuliers ~on~ !a foy &amp; !es mœurs font irr~~

R.

~

_

__

_

__

~

_

___ 4

�·1 ~

Ordllll1llnUS Synodnlt J

'

prochables, &amp; aufqu els, par confequent;
nous lail1èrions avec joye l'entiere liberté de
dire la fai nre Melfe dans nôtre Diocèfe ; ce.
pendant pour empêcher que des Prêtres va.
gabonds, quelquefois de mauvaifes mœurs,
ou liés de cenfures,&amp; des Religieux cou reurs,
libertins, apofl:ats &amp; autres n'étant pas.Prè.
rres, ne fulfene admis par furprife à célé.
brer les faints Mifleres, li de peu r d'enve.
loper les bons Prêtres dans une défe nfe gé.
nérale, nous demeurions dans le (jl ence à
cet égard; Nous défendons à COliS Chapitres,
Curés , Vicaires, Secon daires , ChapelJins,
Superieurs &amp; Superieures de Communautés
Séculieres ou Régulieres, foi difanr exemptes
&amp; non exemptes, Sacrillains &amp; Sacriltaines,
&amp; toutes autres per[onn.es que la prefenre défen[e peut regarder, d'admettre fOll ~ quelque
pretexte que ce foit, aucun Prêtre étran ger,
foit Séculier [oit Régulier, à dire la fainte
Melfe, [ans qu'il leur ait apparu auparavant
de nôtre permiŒon exprelfe ou de celle de
l'un de nos Vicaires Généraux. N'enrendons
comprendre dans la prefenre défenfe, les Prêtres étrangers, tant Séculiers que Ré"uliers ~
qUI etant nouvellement arrivés foit pour de!Deurer dans nôtre Diocèfe pendant un cec..
•

,

T

~

_

.

•

••

_4

_

__

..1

dll Diocèfe d'AIx.

29
tain tems, foit pour en partir bien-tôt; font
logés dans un e ComOlu nauté compofée de
Prêtres ou Religieux d'un O rdre, Societé.
;u Congregation dont ils [one membres reconnus pour tels.
II. TOUTEFOIS à l'égard des Eglifesou
Chapelles fittiées dans les Paroil1ès de nôtre
D iocèfe, autres que les trois Paroiffes de cette
Ville ou ccllede fon Fau xbourg; nous permet.
tons aux Curés &amp; autres Superieurs, d'y lair.
fer célébrer la faime Mellè aux Prêrres étran.
gers, pourl'Îl que lefd . Prêtres én·angers ayen c
l'h abi t long &amp; décent, la tonrure ou couronne
conven able, les cheveux courts. Et aunl pôur"û qu'ils falfene apparoir de leurs Lettres de
Prêtrife &amp; Lettres Tellimoniales en bonne
forme de leur Evêque , ou de leur Obedience
s'ils fone Religieux; ou que ce foie nt des
Prêtres connus &amp; hors de rout foupçon fur
leur foi &amp; fur leur mœurs; &amp; cc néa nmoins
tout au plus pour trois jours. Après quoi J
ils ne les lailferont plus celebrer s'i l ne leur
apparoit de la permifllon de l'Archiprêtre du
Canton, laquelle néanmoins l'Archiprêtre ne
donnera qu'avec connoilfance de caufe, &amp;
ne pourra donner que pour quinze jours J
~près lefquels !l faudra nôtre permiffion ex~

�30

o,Jonnancts SynoJaln

pre{fe ou celle d'un de nos Vicaires Gén~;
raux.

..

AR TICLE ONZIE'ME.
~es

Religimx:

1. TOu s les Religieux doi\'enrdemeurer .
chacun dans un des Couvens de fon
Ordre. C'efl: pourquoi nous défendons à tous
Religieux de demeurer dans nôtre Diocèfe
pendant plus de huit jours hors des Maifons
de leur Ordre, fans nous avoir fait apparoir
de la perminion qu'ils doivent en avoir reçûë
d&lt;; leurs Superieurs, fous peine d'être proce.
~~ contre eux par les voyes de droit. En·
JOignons pour cet effet aux Curés, d'en don.
ner avis à nôtre Promoteur; &amp; défendons,
~atfé ledit délai de huit jours, à tous Supe.
neurs &amp; Superieures, Sacriflains &amp; Sacrifl:ai·
nes des Eglifes ou Chapelles, de les admettre
â la célébration de la fainte Metfe à moins
qu'ils ne fatfent apparoir d'une ~ermiffion
de nôtre part, ou de celle d'un de nos Vi·
caires Généraux; ce que nous défendonséga.
Jement à tous ceux qu'il appartient, par ra·
pore aux Chapelles rurales ~ aux ChapellC$

~omefiiques~

aIl Viocè(e a'v1ix.
~ t'
1 I. No u s défendons à rout Réligielllc
demeurant ou même patfant dans un Lieu de
nôtre Diocère, de loger ailleurs que dans une
Mairon de fon Ordre, s'il y en a une dans le.
dit Lieu, &amp; s'il n'yen a pOlOt, nous l'exhor.
tons à loger autanr qu'il lui fera ponible dans
quelque Maifon R éguliere d'un auere Ordre
s'il y en a.
III. Tou s les Réligieux porteront roûjours, même hors de leur Couvent &amp; en voyage) l'Habit de leur Ordre, ne cachant jamais fous aucun autre vêtement la marque
de leur ProfeiTion. Ils ne paroitront jamais
qu'avec la décence &amp; la modefl:ie convenables
à leur état. Ils éviteront de s'arrêrer fans néceiTité dans les places ou promenades publiques. 115 éviteront également de s'arrêter
dans les boutiques ou devant la porre des
,boutiques fans néceiTité &amp; uniquement pour
converfer avec les perfonnes qui les ha:bitent, ce qui feroit un fujetde très·mauvaife
édification pour toutes les perfonnes qui fe·
roient témoins d'une conduite, laquelle prouveroit fi clairement le peu de foin que de tels
Religieux auroient de füir l'oiliveté. Ils éviteront avec encore plus de foin) de fe trou·
ver dans des alfemblées publiques de jeu ~

�'3 l

Symdaln
autres femblables. Tous les Religieux qui par
leurs Reglesou Conll:iturions font obli gés d'al.
1er avec un Compagnon, n'ironc pOlllt fe uls
&amp; fJUs Compag non dans les Villes. &amp; lieux
de leur réfiden~e, à peine d'être procedé Con.
tre-eu x par les voyes de droit, fi après avoir
averri leurs Superie urs, ils n'y ont pa s mis
ordre , excepré néanmoins que ce ne fL1t pour
des raifons de nous connuës &amp; par nous ap.
prouvées. Il s n'y porteront point un chapeau
com me s'il s allo ient à la campagne, fi ce n'eft
que par leur R egle il leur fùt perm is , ou du
moins ne leur fôt pas défendu d'en ufer ainfi;
&amp; à l'égad des Rel igieux, s'il y en a aufquels
leurs Regles ou Conll:itutions ne prefcrivent
poine d'aller avec un Compagnon, nou s ne
pouvons nous difpenfer de les exhorter fortement il établir &amp; obfervcr parmi eux , une
pratique fi édifiante, fi falutaire, &amp; fi capable de prévenir bien des inconveniens.
'
IV. Tou s lesRéguliersfuivantles Conf.
titutfons des Souverains Pontifes, obferveront
lesFêtes ordonnées dans n&amp;treDiocèfe. Nous
leur défendons de donner la Communion
fous quelque prétexte que ce foit, à aucune
perfonne (éculiere dans leurs Eglifes ou Cha.
pelles) pendant la quinzaine de Pâques, {ans
. -!'eipreIfe
Ordonltlmus

'33'

du '])ioc'èfe d'v1ix.

l'exprelfe permilIion du Curé ou la nÔtre;
Comme auill nous leur défendons d'avertir le
peuple par le fon de leurs cloches pour les
Melfes qu'ils voudront célébrer pend ant tout
le tems que durent la Melfe du Prô ne &amp; le
Prône de la Paroilfe , dans l'érenduë de laquelle leurs Maifo ns ou Couvens font firuez . .
V . N o u s ordonnons à tous les Supe-'
rieurs des Couvens ou Mai{o ns Religieufes
de nôtre Dioc èfe, de nous remettre dans trois
mois à compter d u jour de la publication des
prefentes , un état des Con freries ou Congregations qu i {ont établies dans leurs Eglifes,
Chapelles , ou M:lifons; Leur défendons en
même rems d'en établir, ni lailfer érablir aucune nouvelle fans nôtre pcrmillion exprelfe.'
Nous défe ndons pareillement à tous les R é.
guliers fous les peines de droit, de publier
aucun miracle, ni d'attacher au x murailles de
leurs Eglifes ou Chapelles, aucune reprefenration de miracles, fi lefdit s miracles ne {one
reconnus &amp; alltorifés par le Sain t Siege, ou
pJr nous. Comme aulli nous lcur défendons
fous les peines exprelfément portées par le
droIt, dc fo lliciter qui que ce foit à choifir fa
fépul tll re chez eux , ni de détourner aucune
per{oll ne du delfein qu'elle aurait d'être en~

D

�34
orJomJ4nm SJnoda/f s ,
_
terrée dans fa Paroilfe; de paébfer d une mlniere fordide pour des Services ou Meffcs,
offrants de les acquirer pour un honoraIre
moins coniiderable que celui qu'on exigerait
ailleurs fuivanc les Reglemens) afin de proçurer du profit à leur ~acriftie. .
.
V 1. LE S Religieux ne dOIvent pas Igno.
rer les défenfes exprelfesqlli leur ont été faites
fous les plus grieves peines par plllfieurs Sou.
verain s Pontifes, de lailfer entrer dans l'enclos
ou enceintes de leurs Couvens ou MaiCons
R égulieres lesperfonnes du fexe; derorre que
leur ianorance, négliaence) compialfance ou
foibl;lfe à cet égard n~ peut être que criminel.
le; C'ell: pourquoi adoptant &amp; renouvellant cn
tant que de befoin les fufdites défenfes) noU!
défendons à tous Reguliers fous les peinesde
droit de Jaiffer entrer dans J'enclos ou enceIn·
te de Jeurs Cotlvens ou Maifons Regulieres
aucune perfonne du fexe; en quoi les Regu·
liers par leur négligence ou complaifance,
foiblelfe ou connivence, fe rendroient d'au'
tant plus coupables) qu'ils contribueroiend
ce que les perfonnes du fexe ençourulfent l'ex'
çommunication) étant défendu à toutes pero
fonnesdu fexe fous peine d'excommunication
cncouruë par le ~eul fait) d'encrer fous quel·

'lJjoc'èJê tl\..Alx.
~ S'
que prétexte que ce foit dans l'enclos ou enceinte des Maifolls ou Convens de R eligIeux,
fi ce n'eft en fuivant fans fedécourner, la Proceillan) qui en forrant de l'Eglife ) pa{]è dans
le Cloître) &amp; non ailleurs, pour renrrer dans
)'Eglife ; fi ce n'cft auill à l'égard de quelques
perfonnes du fcxe qui auraient à cet eftèc
quelque titre ou concellion légitime en bonne
&amp; dûë forme) &amp; viré par nos Prédecelfeurs
ou par Nous.
V II. LES R éguliers n'ignorent pas non
plus qu'ils ne peuvent ni Confeifer foit licitement foit validement aucune perfonne quelle
qu'elle foit) fi ce n'eft les Religieux de leur
Ordre, lorfqu'ils en ont l'aprobation de leurs
Superieurs R éguliers) s'ils en ont le privilege) ni Prêcher dans nôtre Diocèfe) même
dans leurs Eglifes ) Chapelles) Confreries ou
Congregations fans nôtre aprobJtion pofitive
&amp; exprelfe ; aprobation laquell e nOLIs pouvons limiter &amp; revoquer felon que nous le jugeons à propos. Et nous ne penfons pas qu'il
ye!1 aye dé[ormJis ni qui veüillent revoque~
en doute) ni qui foient capables de vouloir
enfreindre une loy fi certaine) fi précife &amp;
fi indifpenfable. Mais outre nôtre aprobatioll,
nous voulons que tous les R éguliers lorfqu'ils
Dij
,111

�'36

ordonnl,nus 'Synodales

iront ou Prêcher ou Confclfer dJns quelque
Ville ou Paroilfe autre que celle dans l'éten_
duë de laquelle ils fonc leur r~fide.nce ordinai_
re, foienc artencifs &amp; exaé\:s a vOIr le Curé de
la Paroilfe, ou autre tenant fa place, taJ)t
pour lui donner cette marque de d é ferel~œ &amp;
d'égard, que pour confere.r avec Ill!, s Il e~
necetraire, fur les diverfes mftrué\:lOns &amp; precautions qu'il doit prendre pour n'être pas
furpri s , &amp; pour faire du fruit dans l'exercice
de fon miniftére,
VII I . N 0 U s recommandons au x Réguliers de ne jamais rien dire foit en pu~l~c,
foit en particulier qui foit direé\:ement DI 10direé\:ement concre le refpeé\: qui eft dl! à l'Ordre Hierarchique, l'honneur du Clergé, 1'0bligation d'afiilter aux Melfes, Prônes &amp; Inf.
trué\:ions des Paroiffes; Recommandant en
même rems au Clergé Séculier d'avoir &amp; de
témoigner dans les occalions toute la vénération qui eft dûë aux Ordres Religieux, &amp; touS
les égards de bienféance, de conlideration &amp;
de charité qui font dùs à chaque Religieux
. --.
en particulier.

'.

1/11 'lJio,èft à\Aix.

37:

ART l C LED 0 U Z lEM E.
&lt;J)es R eligimfes.

Q

u 01 Q...U E

par nôtre Ordonnance en
forme de R ég1emenc pour les Religieufes , en darte du 20. Mars 1739. nous nous
foyo ns contentés de prefcrire des régIes générales fans entrer dans un certain détail,
lequel pour prévénir plufieurs inconveniens
auroit peut-être été necetraire ; cependant la
confiance où nous fommes d'une part qu'il ne
fe palfera rien dans les Couvens de Religieufes de nô tre Diocèfe qui nous oblige à faire
d es R églemens plus détaillés, &amp; d'autre parc
la liberté que nous nous refervons &amp; qui eCl:
attachée à l'autorité que lePrince desPafteurs
110US a confiée de remedier par de nouvelles
précautions aux divers abus ou relachemens
qui pourroient s'y gliffer, ce qu'à Dieu ne
plaife, nous engagent à nous contenter ici
de renouveller en tant que de befoin la fufdite
Ordonnance en forme de Réglement pour
les Religieufes, en datte du 2 o. Mars 1739.
laquelle fera de nouveau imprimée à la fuite:

~u

prefcnt Article:

-

.-

p iij

�'; 8

Ordonnallus sJllodll/o

ORDON.lVANCE
fJJE MONSEIGNEUR.
i'Archevêqlle d'Aix, mforme de R égIement p01/r tes R éiigieujès.
E A N-B A P T 1 STE AN TOI NE DE
. BR A N CA S, par la permiffion de Dieu,
&amp; l'authoriré du Saint Siege A pofl:olique, Arèhevêq ue d'Aix; Aux Supérieures des Communautez Régulieres, &amp; à toutes les Religieufes de nôtre D iocèfe, Salut &amp; bénédifrion en
N ôtre Seigneur J ESUS-CHRI ST.
Les Vierges Chrétiennes, qui pour fe met.
tre à l'abri des dangers du liécle, ont fait un di.
vorceéternel avec le monde, en fe confacrant
dans un faine azile au fervice du Seigneur,
font la plus illufhe portion du Troupeau que
la Providence a daigné confier à nos foins.
Elles font la joye, l'ornem ent &amp; la confola~ion de .1'Eglife ; mais elles ne peuvent joiiir
a Jufl:e titre ,d'un honneur li précieux, ni poffe.
d er l ég:tlme~ent une li grande gloire, qu'au.
t ant qu elleslollt fidéles auxcngagemensqu'e1~es o~t contraétés, &amp; foigneufes de répondre
a la falOteté de l'état qu'elles ont votié au Sei.
gneur. D épuis que par la Providence D ivine
- -- ------- - . -

J

d'l Dioc;ft d'Ail(.

39

nous fommes chargez de la conduite de ce
Diocè fe, nous avons fo uvent réfléchi fur les
moyens que nous pourrions prendre pour contriblier au foùt icn &amp; à la confervarionde la d if..
cipline Régulierc d ans les Monafreres de Filles qui fone fo ûmis à nô tre autorité. Chaque
Commun amé a fa R égIe &amp; fes Confritutions
particulieres j Regle &amp; Confritutions dont
J'obfervation exaéte ne peur manquer d'attirer
les bénédiébons célefrcs j mais outre qu'il
peut y a voir dans ces Régies &amp; dans ces Conftitutions quelques articles, qui par raport amc:
diftèrenees circonfrances des lieux &amp; destems,
ne feroient plus pratiquez aujourd'hui fans in.
convenient ; il nous a paru cOl1l'enable, &amp;
même neceffaire, de donner un Réglement
général &amp; commun fur certains points impor.
tans, afin que l'uniformité fur ces mêmes
points éeant établie, nous fuffions affurez que
ce qui pour la plus grande gloire de Dieu &amp;
pour le bon ordre, aura été édifié dans un
Monafrére, ne fera pas détruit dans un autre;
&amp; que les Articles du préfent Réglement feront par tout également obfervez.
ACE S CAU S E=&amp; ) nous ordonnons cc
qui fuit.
I. Co MME avant toutes chofes la volonté
-, - -- ,
Div
-

�•

'40

OrJolfnlfl1Ces

s;nodalts

"

de Dieu doit être confultee, furtout lo rfqu 1\
s'agit du choix d:un état les Supérieures &amp;
Confeilleres ou DJfcretes ces Couvens de Re.
ligieufes de nôtre Diocèfe, examineront avec
foin les Filles qUi [e prefenterone pour être
Religieufes, afin de connoÎtre fi c'ef!: par tlne
vocation dÎl'ine qu'elles demandent d'être re·
çtiës au nombr~des Vierges fpécialemcne con·
facrées au rervlce du Seigneur; fi elles corn·
prennent fuffiJamment en quoi confifl-e l'encagement qu'elles témoignent voulOir con·
~raéter ; fi elles s'y portent de leur propre &amp;
libre volonté &amp; de leur plein gré, ou fi elles
n'y font poine induites par quelques perfuafions humaines, ou même par quelques mé·
naces ou contraintes. Et dans le cas où il y
auroit un juf!:e fujet de croire que lefdites Fil.
les qui fe préfencent pour être Religieufes, ou
ne comprennent pasa{fez les obligationselTen.
tielles de l'état qu'elles veulent embra{fer , ou
yfont induites par quelque féduétion ou quel.
que contrainte ; Nous défendons aufdltes Su·
périeu res fous les peines &amp; cc:nfiues portées
par le faint Concile de.T.rente, de les recevoir. Declarons que tous ceux &amp; celles qui par
voyes illicites induiront les Filles à embra{fer
la- rie
Religieufc, ou
même qui- ~olontai~e:
---- - - - - --

d,t Diocèfe d'Aix.

..p
ment contribueront en quelque maniere que
ce fait à ce que lefdites Fil les embraITent l'état
Religieux, par leduétion ou par contrainte,
encoureront l'excommunication portée par le
même Concile . ..
Ir. L'EGLI SE ayant rolljOU~S défaprouvé
que pour la reception des Filles qui veulent fe
confacrer par des Vœux [olemncls da 'Js lcs
Monaf!:eres de Religieufes, on fît des Contrats re is qu'on pourroit tes faire fans crime
pour des engagemens purement temporels,
&amp; la pauvreté des Monaf!:éres ne pouvant fervir de prétexte légitime pour éluder les défcnfes portées à cet égard par les faints Canon s ;
Nous recommandons aux mêmes Supérieures,
&amp; à tolltes Religieufes Vocales, d'avoir une
extrême attention à ce que pour la receprion
defdites Filles, il ne foit fait aucun Contrat
[ufpeét de fimonie, ni aucune convention illégitime, ou qui tienne de l'avarice; &amp; pour
éviter ces. defordres, nOlis leur recommandons en même tems de fe faire inf!:ruire avec
foin tant pour le fonds que pour la forme, de
ce qui par raport aux circonf!:a nces de l'état
où fe trouve leur Monallére, peut leur être
permis, &amp; de ce qui dans quel que circonitance
'!' Con,il, d, Trmf&lt; S'Jfion '5 , ,h.p. 18,

�4-i

Ordonnancer SJ'1odalu
que ce foit leur 1efl: défendu.
.
III. D EF E NDO NS de recevoir aucune
Fille foit à l'Habit , [oit à la ProfefIion,
qu'elle n'ait été auparava nt , exa?linée, &amp;
agréée par Nous, ou par un de p~re de notre
part. Ordonnons en même tems a routes Su.
perieures de nous 1I1former du t~ms auquel
on fe propofe de donner l'H abIt de Relt.
gion à une Prétendante; &amp; pareillement du
rems auquel doit fiOlr le NOVIciat de cbaque
Novice, un mois avant que la cérémonie de
la Vêture doive êrre faite, &amp; pareillement un
mois avant que leditN oviciat [oit expiré, ahn
que la Prétendante &amp; la Novice [oient e:xa·
minées par Nous ou par quelqu'un muni de
nôtre autorité. L'aél:e de ces examens fera
ligné par la Prétendante ou Novice, &amp; par
celui qui aura fait l'examen, &amp; régiilré dans
un Livre der1:iné à cet effet dans chaque Mai.
[on Religieufe; &amp; il fera fait un double pa·
,eillement ligné fur une feüille féparée) la~
quelle fera dépofée à nôtre GrefFe.
IV. Qu 0 1 Q.. U E la Vêture ou prife d'Ha~
bit d'une Fille dans un Monar1:ére de Reli·
gieufes, ne foit que le commencement de l'épreuve par laquelle l'Eglife a voulu qu'une
perfonne qui fe prepofe de s'engager pa~ ~~

du 7Jiocèfi d'Alx
4-3
V œux folemne!s, palfe indifpenfablemene
pcndant le cours d'lIne année entiere; c'eO:
cependant unc cérémonie toute fainte à laquelle une F ille ne doit fedéterminer qu'après
avoir confulté mùrement la volonté divine,
formé le projet de fe con facrer à Dieu, conçû
une efpérance rJifonnable que le Seigneur
&lt;.laio-nera la confirmer dans fon généreux deffeil~, &amp; s'y être difpofée par des priéres ferventes dans la retraite &amp; dans le lilence. Il arrive néanmoins alfez fouvent que par un ufage
qui s'cil introduit, &amp; qui fondé d'abord fur
des motifs en foi très·loüables, a dégeneré
en abus , cette cérémonie devient un fpeél:ac1e en quelque force tout mondain &amp; roue
profane; Toute la matinée d' un jour qui de.vroit être palfé tout entier dans le plus grand
récüeillement, eil occupée à des amufemens
frivoles) fouvent même dangereux. U ne jeu ~
ne Fille en employe une partie à fe parer avec
des ajuftemens recherchez, tels que la vanité
&amp; l'envie de plaire ont PLI les inventer, &amp; l'au.
Cre partie à fe faire voir dans cet étalage de
parures trop capables de lui infpirer une vaine
complaifance pour elle·même. Les Parens invitent beaucoup de perfonnes pour affifter à
!~ cér~'E~~!~ j !~ ~~mbre ~es aŒaan~ dl: ~ç:

�44

OYJonnanc~} Synodales

crû par pl ulietl rs au n es perfonnes que la cu:
riolité y attire. On prétend que rom ce fafle
n'eft employé que pour faire éclate r davan.
t age le mépris qu'en a conçLÎ celle qui va bien.
tôt le fouler au x pieds en s'en dé poüill ant &amp;
en y renonça nt pou r roûjours. Mais nous ne
fommes plus dans ces liécles heureux où la foi
vive, la lim plicité C hrétienne, &amp; l'innocence
des mœ urs éccicnt des ve rtus communes. st
la jeune per fo nne qui eft ainli en fpeél acle,
pollède quelques ag rémens narurels , il fe
trouve parm i les alliftans des gens a{fe z peu
C hrétiens pour être fâchez qu' une relie vic.
time foit immolée à J ES US -CHRI ST; &amp;alfez
peu religieux pour tenir dans le Templ e même
du Seigneur des di[collfs frivoles, quelq ue.
fois même peu décents. Il eft pareillement à
craindre qu'une jeune Fille qui a pris l'H abit
de Religion avec un tel éclat, par cela même
foit engagée à ne pas reculer pendant l'épreu.
ve du Noviciat, quelque lieu qu'elle aye
quelquefois de croire que Dieu ne l'appelle
pas à l'état Religieux, &amp; que pour éviter le
réproche de legereté ou d'inconll:ance, un
refpeél: humain le plus funell:e la conduire
rnalheureufement jufqu'à former dans le Cloî.
tre, qui devient dès-lors ~on e.~fer, des ~n~

Ju Dioc'èfo d'Aix.
45'
gagemens irrévocables. P ou R obvier à de
rels inconveniens , N ou s défcnd ons à to mes
Supérieures de permettre qu'aucune F ille à
)'occalion de la cérémonie de fa Vê ture, [oic
llabillée d'une maniére tane foir peu éloignée
de la plus grande &amp; de la plus exaéte modell:ie;
en forte qu' une Fille qui va prendre l'Habi tde
R eligion , paroi{fe avoir déja eneiérement renoncé il toute parure mondaine. Ordonnons
en même·tems aufditesSuperieures de recom_
mander aux Paren s de la F ille qui doit prendre l'Ha bit, de ne poine faire d'invi tation générale , &amp; de fe réduire à inviter les proches
P arens , &amp; toutau plus quelques per[onnes en
très · petit nombre amies particuliéres de la
famille , enforte que cette cérémonie ne foit
point un fpeél:Jcle d'écl at.
V . L E s pen lions particuliéres que les Parens donnent à leurs Filles R eligieufes, ou
que les F illes, qui étant maÎtre(fes de leurs
biens , établi{fenr en leur propre faveur lor[qu'elles fe font Religieufes, [ont très-fouvent une occalion de violer le Vœ u de Pauvreté; les Religieufes qui font dans le cas
d'avoir de ces fortes de penlion, ne fçauroienc
faire trop d'attention à ce que non feule ment
·elles n'en fone en aucune façon propriétaires ,

�46

OrJonnanus SynoJal(f

&amp; ne peuvent les po/feder ni les employer que
par la permiffion des Supérieures, ce qui peur.
être n'ell: que trop Couvent un prétexte dom
on {e {ert pour {e faire illufion à roi-même; •
mais encore qu'ellesdoi venc rega rder ces pen'
fions comme appartenances à leur MonaCtêre, &amp; {e confidérer elles- mêmes comme
n'ayant aucun droit {pécial d'en u{er; enforre
que les Supérieures puifTentemployercespen.
fions à telufage qu'elles jugcront néce/fairel
leur Communauté, fans que leur conduiteà
cet égJ.rd excire aucune plaince extérieure, ni
même aucun murmure fécret. Pour prévénir,
amant qu'il ell: pollible, tous les inconveniens
au{quels ces pen fions parriculiéres peuvent
donner lieu , Nous défendons à routes Supé.
rieures d'en {oufFrir aucunes qui ne {oienc mi·
{es dans le dépô t commun, pour être emplo.
yées, foit aux befoins des Religieufes à l'oc·
cafion de{quelles la Communauté les a accep·
tées, {oit, s'il ell: néce/faire, aux .befoins de
!a Communauté ainfi que les Supérieures le
Jugero.nt à propos, {ans que le{dices Religieu.
{es pullrent s'en faire rendre compte, ni les
demander comme un bien auquel elles ayent
plus de drOIt que les autres Religieufes. Nous
ordonnons que la même ehofc s'exceuec à J'é:

du Vioerft J'Aix.
41
gard des préCens en argent. Et quant aux préi ens en quoi qu'ils confi{lent, nous défendons
à routes les Religieufes de nôrre Diocèfe li'en
recevoir &amp; d'en faire aUCUll fans la permillion
expre/fe de leur Supérieure; à laquclle nous
recommandons expre(fément de veiller à ce
que toutes les Religieufes ayene, {air lor fqu'elles font en fan té, foir lorfqu'elles {ODt malades, généralement rout ce qui leur ell: nécc/faire.
.
VI. No U s défendons {Ol1S peine d'ex-'
communication à routes Supérieures &amp; Religieufes, de fortir de la Clôrure fans nôrre permiffion par écrit. Défendons aulli à roures Supérieures de permettre l'cncrée dans leur Monall:ére à aucune Religieufe d'un autre Monaftere, quand même l'autre Monall:ére feroit
&amp; du même Ordre &amp; fitué dans nôtre Diocèfe, {ans nôtre confentemenc exprès &amp; par
écrit. Et dans le cas où avec nôtre permillion
une Religieufe feroit entrée dans un MonaCtere où elle n'a pas fait fa Profeffion, pour y
faire quelque Céjour, Nous ordonnons que
ladite Religieufe Ce conforme en tout aux Reglemens qui s'y obfervent, en {orte qu'e1Je foit
en toutes cho{es {ujette à l'obeï(fance de la Supérieure &amp; à la diCcipline du Monailére.
.

�'4-8

Synodllles
V II. No U s défendons à toute forte M
OrdOnl1!lI1CfS

perfonnes de quelque féxc &amp; de quelque condition qu'elles puiffenr être, fOlls peine d'e.xcommunication qui s'encourra par le feul faIt,
., d 'encrer au dedans de la Clôture des Monaftéres des Reli a ieufes. Défendons fous la même peine à tou~e~ Supérieures &amp; Reli?iet~fes,
de donner entree dans leur Monail:ere a aucune perfonne de quelque fexe &amp; de quelqu,e
condition qu'elles fOlent, &amp; fou s quelque pretexte &amp; en quelque occalion que ce puiffe ètre,
fans nôtre permifTion expreilè &amp; par écrit; à
l'exception néanmoins des perfonnes aufquelles on permet ordinairement d'entrer pour les
befoinsdes Religieufes ou de la Maifon ; tell es
que font, les Confeffeurs pour adminill:rer
les Sacremens aux Malades, &amp; pour les a ffifrer à la mort; les Médecins, Chirurgiens ,
&amp; autres perfonnes pour les fécourir dans leurs
maladies; les Maçons, Manœuvres, M énuifiers, Charpentiers, Serruriers, Jardiniers ,
&amp; autres Ouvriers pour travailler aux ouvrages néceffaires dans la Maifon; en toutes lefquelles entrées chaque Monafrére obfervera
exaétemenc tout ce qui eil: ordonné à cet égard
dans fes Régles,Conllitutions ou Coûtumiers.
'1-

Concile d, TT,." s'JJio" q. ch.p. f .

.

VIII. DE-

49

J/I Dioc~fl d'Aix.

VIII. DE FEN DO N S en conÎéquence
très - expreffément &amp; non o bfrant tour ufage
contraire, ou permifTion tacite, d e faire en ..
trer dans les Monail:éres de Rel igie ufes j les
Tailleurs d ' habits , les Maîtres à chanter, les
Joüeurs d' lnil:rumens, les perfonnes parenteS
ou amies des Novices, nouveilesProfeffes ,
ou autres Religiel1fes, à l'occafion des Vètures, ProfefTions, ou autres folemnitez ; les
petits garçons &amp; les petites filles de quelque
:3.ge que ce fa it par le Tour ou autrement. De.
c1arons que lodqu'on travaille à quelque mur
de clô rure, ou à quelque bâtiment renfermé
dans l'encei nee d'un Mon afl:ére, il n'cil: point
permi s fous ce prétexte d'y entrer, n'étant
pas même permis d'entrer dans le lieu où les
Ouvriers travaillent dan s l'interieur du Couvent, li ce n 'eil: q ue les R eligieufes cu(fent
pris la précaurio n de fe fépJ rer d es O uvrie rs
par un rérranchem enc bien ferm é , d'ulle éle.
varion convenabl e , &amp; pro pre à conferver
exa éte~ le n t la Cl ôt ure ; p récaLltion qu'ell e~
ne doi vem jJmais Il égl ige r a lita nt qu'il eil: poffible, lorfque le tra vail ne peut pas êrre achevé en peu de jours. Declaro ns pJreiliemenc
que lorfqu'à l'occa fi on' des E nrerremens, il
(lntre des perfonnes dans les Mon ail:éres , no E

�'50

sY/lodtrlu
.
He intentio n exprclfe efl: qu e les Supérieures
o rJolZ/lImu J

fo iem rr ès-exaétcsàempêcher que c,es perf~n­
Des , fous prétexte qu'elles font de~a ent~e~s
r.C léol
pou r ca U1
\' time
" , s'arrêtent anres
r
, la cere·
monie achevée dans lffdits Mona{l:eres,.&amp;
di fferent d'en forcir pour faClSfJlre leur cuno· 1
jité , ou pour quelqu'autre frivole ral;on . .
IX. No U s n'entendons pas ne~nmolns
comprendre dans les défenfes précedentes,
l'entrée des Tourrieres dans les Couvens au[.
q uels elles font attachées, &amp; des Servantes ou
D omef!:iques que les Communautez pren.
dront à lc:ur fervicedans l'intérieur du MonaCtére. Défendons néanmoins à coures Supé.
rieures &amp; Religieufes de prendre pour Tour.
r ie res ou pour Servantes &amp; Domef!:lques des
fe mmes mari éesde quelque âge qu'elles fOlent.
I_e ur recomm andons de ne prendre pour rem·
pl ir ces Employs que des Filles ou Veuves
d'u ne conduite irréprochable, &amp; d'une fag efTe éprouv ' e.
.
A. N o U s déclarons Jufll que nôtre inten.
ti on n'cft pas , par les détènfes ci-delfus, de
re voquer les permiflîons que des perfonnes
F ond atrices , ou infignes Bienfaiétrices pourroient avoir obtenuës tant pour elles _ mêmes
'1 ue pour les per[onnes de leur famille qui le$

\ da Dioc"efi J'Aix.

ft

féprefencent, d'entrer dans les Monalléres
qu'elles ont fondez, ou aufquels ell es ont faic
des dons très- confiderables, fuppofé , &amp; non
autrement, que les perfonnes qui fe prétendent Fondatrices, ou Bienfaiétrices foient
fondées en Contrats approuvez par écrit, par
quelqu'un de nos Prédccelfcurs ou par Nous.
&amp; portant une permiffion exprefTe à l'égard
de l'encrée dans lefdits Mona!l:éres; aux claufc s précifes defquels Contrats, les Supérieu_
res auronc foin de fe conformer, fans pou.
voir leur d o nner aucune extenlion fous quéI •.
que prétexte que ce foit.
XI. NE (eront pJreillement compriîes
dans les précédentes défenfes, les per[onnes
du féxe qui pourront être reçûësdans les Mo.
na!l:éres en qualité de Penlionnaires; à l'é.
g ard qefquell es nô tre intencion ef!: qu'on ob.
ferve exaétem enr ce qui ièra marqué ci-après
d ans les Articles XIX. &amp; fuiv3l1 s.
XII. N o us ordonnons qll'ince(fammenc
&amp; le pl ù tô t qu'il fera poflîble, il Y aye dans
rous les Parloirs des Couvens de Religieufes
une double g rille fcellée dans le mur, l'une
dc{qudles grilles, fçavoir celle qui ef!: en dedans pourra être de bois, ou mêm.e faire avec.
de fimples barreaux de haut en bas , pourvCt

.

E ij

�.~ %

OrJonl1ana s S)'nod"[l!

,.

.

u'ils foient fons &amp; folldes, &amp; qu dg fOlent
~Iacez très-près les U:1S des autres. Ordon_
' lions pareillement qu Il y aye des volets d~
bois, ou des challls garnis de ro:le nOIre, ldquels foient roûjours ferme z ou a clef, ou du
moins avec des verroux ou crochets fur la
grille du dedans lorfqu'il n'y a perfonne .au
Parloir. Qu'il y ait au Confelllonai une gnlle
de fer bien lCell ée, &amp; qu'au dedans de ladHe
grille il y ait encoreou une plaque de fer blanc
troüée avec une rode nOIre applIquée deifus,
ou un treillis de bois ulr lequel pareillement
une toile noire foit appliquée. Enjoignons exprelfément à routes Supérieures de tenu la
main à la prompte exécutIOn du c~ntenudans
Je prefent Article; comme auill de veIller
exaétemenr à ce que les murs de Cl ôture
[oient en bon érat, &amp; dans le cas de befoin,
promptemenr réparez, &amp; que les Porres de
Clôture, tous les Tours &amp; Parloirs foient
bien fermez.
XIII. CE S T dans la retrai e &amp; le lilence
que l'ame s'éleve à Dieu. Une Religieufe pour
peu qu'elle aye de zéle pour fa perfeélion, &amp;
qu'cl le foit arrentive fur elle· même, s'apFerçoir aifémene, que lorfqu'elle s'dl: livrée à
'luelque diilipation inutile, elle ne retournc,

aIl Viocèfl d'Aix,
n
aux faines exercices de fon état, qu'avec une
confcience agitée &amp; un cœur deffeché. Le
Parloir eO: fouvent un e occalion à cette diflipat ion li funefic:. U ne R el igien fey perd quelquefois dans l'efpace de quelqucs heures rout
cet efprit inrérieur qui efi fi nécdfaire à fon
érat, &amp; qu'clle avoit acquis par le travail de
plulieurs années. C'eO: pourquoi nous exhortons au nom du Seigneur, toutes les Religieufes d'éviter les Parloirs aurant qu'il leur
féra .pofllble, &amp; de n'y demeurer qu'autant
que la nécefllré ~ la charité, ou une bienféance indifpenfable le demandera. Rt: com mandons aux Supérieures de veiller exaéle-·
ment à ce qu'aucune Relig·eufe n'a ille trop
[ouvent, ou ne demeure trop long . tems au
Parloir; qu'aucune n'y foit jamais après la
Retraire de la Communauté fonn ée, ni pendant les heures de l'Oraifotl, ou de l'Office
Divin, fi ce n'eO: pour quelque raifon importante 'par elles approuvée; qu'aucu ne en aucun tems n'y mange; qu'aucune fan s une permiffion expreffe, qu'elles ne donn eront que
rarement &amp; pour des raifon simporranre" n'y
donne foit à manger, foit des rafraichifiè_
mens ou autres boiffons. Enfin qu'aucune ne
fe trouve jamais au Parloir fans une autre
E iij

�14

OrdOnnll1lUJ sJnodala
Religieufe appellé.e communémen.r Auditrice,
Compagne ou A I1dl:an te du Parloir; fi cen'eil:
que pour quelque caufe lég.itime elles ne ju.
geaffent à propos de l'en dtlpenfer; fur tous
Jcfquels points nous chargeons la confcience
defdites Supérieures,
X l V, L JI: s Supérieures ne permettront
point qu'aucune Religieufe fe confeffe, ni
communique de fa confcience :lVCC quelque
Prêtre, foit Séculier, foit Régulier, ailleurs
que dans le Confe/lional; fi cc n'dl: que par
néceilité, ou par quelque rai{on très.impor.
tante, elles fuffent obligées de permettre que
ce fût au Parloir; auquel cas les volers ou
chailis dont il a été fait mention ci. del1ùs
dan s l'Article X 1. demeureront fermez,
X V, No u li défendons à coures Reli.
gicu{cs de {c, confeffer à aucun Prêtre, {oit
Sécul ier, {oir Régulier, fi elles ne font al1ù.
rées qu'il a nôtre approbation exprcffe pour
en rendre les Confeilions des Reliaieuîcs dans
nôrre Diocè{e, Declarons que le p~uvoird'en.
ee~dre les Confeilions des Religicufes, n'cil:
po me compns dans l'a pprobation pour enren.
d;e les Confeilio ns des Fidéles, à moins qu'il
n y (olr nommément exprimé, N'entendons
toutefois que les ReligieuÇes pui~~~~ s'adrcf~

:5')

dll 'Diocèfo J'u1ix,
fer à leur gré &amp; indifl:illél-cme nt pour fe confeflèrà te! b 'être Séculier ou Réglliierqu'elles
voudroicnt choifir parmi ceux qui fom approuvez expreffémenr pour les entendre.
Chaque Communauté ayant un Confeffeuc
ordinaire, c'efl: à lui que les Religieufes doivent communément s'a dreflèr, la multiplicité des ConFcflèur$-'donnal1t lieu aflè z[o uvenr,
aini! que l'expérieocc l'a fait connoÎtre, à des
inconveniens confidérables; mais elles pourront qu atre Fois dans l'année s'jdreflèr pour
fe confeffer à des Confcflèurs exprcffément
approuvez de Nous pour enrendre les Confel110ns des Religieufes, Enjoignons pour cet
eflèt à chaque Supérieure de procurer à roure
fa Communauré quatre fois l'année, quatre
ou cinq Con fe ffe urs extraordinaires , :1 l'un
defquels voulons que [OlItes les Rcligieutès à
leur choix, {oicnt tenl1ës de fe pré[enrer, {oie
pour fe confeffer, fi,it au moins pour lui demander fJ. bénédiél-ion . Permc:tons en mê·
me - tem s à chaque Supérieure d' accorder
quelquefois des Confe·ffeurs cxtraqrdinairc ~
aux Rcli gieu [es particuliéres qu'clIc fç al1ra en
avoir un véritable befoi n, Déclarons ne:l11moins que les Supérieures ne doivent pas avoir
trop [ouvent ceere condefcendance; &amp; que fi

.

E iv

�, 6
orJonnanuJ SynodlJ!'(!
5
"
elles
fe rendoient trop faCl'1cs liur ~e pOlOt,
flOUS nous croirion~ oblIgez ~our prevcmr les
incon ven iens qUi naltrOient dune trop gra ~de
çomplaifance de leur p;irC, de re~r alOdre la
perOli(JIon que nous leur ?onnons a ce: égard.
XVI. DEFENDONS a toutes SuperIeures
des Monaftéres Religieufes, de permettre
qu'auc un Prédicateur foit Séculier, foit Ré.
gulier, prêche dans leurs EglIfes, Cha p;l.
les ou Parloirs, fi elles ne font bien a{furees
qu'il dt aprouvé de Nous pour prêc her. Dé.
clarons que ce feroit contrevenir à n ~ tre dé.
fcnfe, fi pour l'éluder, on permettolt fcule.
ment à un Prêtre, ou autre, foit Séculier,
foit Régulier, de débiter à la grille du Choeur,
dans. quelque Parloir ou ailleurs, un {impIe
D ifcours en forme d'Homelie, de Confé.
rence ou d'';ntrecien, fous prétexte que celui
qui parleroit ain(i, ou n'auroit point éré re.
vêtu d'un furplis, ou n'auroit paru qu'a,rec
[on habit ordinaire , ou enfin n'aurait fait
que lire à "oix haute &amp; intcllipible, un Se r.
mon ou Difcours tel qu'on vient de le' dé.
flgner, &amp; que lui ou quelqu'autre auroit
compofé.
XVI I. QUQI~UE laviedcs perfonoes
qui [e [ane vQlontairemen~ {enfermées pOlir

dtl Diocèft d'Aix.
;7
toûjours dans le Cloître afin de s'y confacrer
entierement au fervice du Seigneur, pui{fe
êcre regard ée avec raifon comme une rcrraite
continu elle; cependant les perfonnes Rcli.
gieufes pour peu qu'clics ayent d'expérience
dans les l'oyes de Dieu, &amp; de zélc pour leur
propre fanébfication, reconnoi{fent combien
jlleur eft utile, &amp; en quelque forte néccllàire,
de prendre tous les ans un certain tems pendant lequel elles pui{fcnt vacquer plus aOidôment à la Médication &amp; à la Priere. Les Religieufes les plus régulieres &amp; les plus ferventes
fo nt celles qui fentent plus vivement le bèfoin
qu'elles ont de fe renouveller de tems en tems
dans l'efprit de leur érat '; outre que dans le
Cloître, comme dans le {iécle, on a befoin
de travailler à vaincre les pallions, on s'y ac.
cOlîtume à remplir par habitude les ~ieux exer.
cices qui y font établis, parce qu'on les remplit tous les jours; &amp; d'ailleurs les divers emplois qu'oll y exerce, quoiqu'utiles &amp; même
néce{faires, donnent lieu à une diOipation
prefque inévirable; Gert pourquoi nous
exhortons les Religieufes à faire exaétement
tous les ans upe Retraire fpirirue lle peur ren.
(rer plus particuliérement en elles-mêmes,
pour cc;p\l{fer dans l'&lt;1mertume de leur cœu~

�•

,.8

Ordo7l"i17lu! S) '7loJalu
toutes leurs fautes &amp; toures leurs négl igences
proj ets vag~ es
pallees, pour former non

?es

&amp; généraux, mais des rélolunons d étalllces
&amp; efficaces, &amp; pour renouveller leur ferv eur

ou rallemie, ou peut-être emierement étetnte.
Elles auront foin de prendre les aVIs de quelque per[onne experimenrée dans la maniere
de faire util ement la Retrai te , &amp; elles auront
une attention particuliere pom Cuivre en tout
l'e[prit de leur état.
XVIII. Qu 0 l Q.. U E ce qui regarde l'ad.
rnin iftration des biens &amp; revenus appartellans
aux Communautez de Reli gieures ne pUllfe
point emrer en comparairon avec ce qui concerne la pieté , la ferveur &amp; la regul arité qui
doivent regner dan s ces raimes Retraires ; le
lOin du remporel eil: cependant un de vo ir qu'il
n'eft pas permis de négliger. Les Supérieures
fom obligées de veiller à ce que les biens de
kurs C ommunaute z roi ent régis &amp; ménagez
:avec une rage &amp; convenable économie, non
pGur accumuler des richelfes vaines &amp; mé pri.
fables; mais dans la vûë de mettre leurs Mai·
fons en état de {ubiifter &amp; de {e [olltenir. Mais
comme des Filles renfermées dans un Cloître
;l'étanc point à porcée de cour [çavoir , e ncore'
~oim de tout faire par elles-mêmes, Je trou~

du Dioc'eft a'Aix.

59

ventdansla nécellltéde s'en rapporter [u'r bien
des cho{es, à des per[onnes étrangeres, quelquefois ou peu intelligentes, ou peu attencives, peur-être même peu fid éles, il eft à
craindre que le tempDfel des Monafl:éres ne
combe peu à peu dans un grand dérangement.
Pour pré vénir un pareil inconvenienc, Nous
ord onn ons aux Supérieures &amp; autres Religicufes qu' il apparriendra, de tenir prêts, rous
les ans , un état de rout le temporel de leurs
1vlairons, &amp; un cam pre exaét de route la recette &amp; de route la dépcn{e de l'année ellliere,
pour êt re repré[emez , examine z &amp;arrêtez par
tel député de nô tre part que nous jugerons à
propos de nommer pour cet effet. D éfendon s
en même tems à roures Supérieures, Di{cretes,
Con{eilleres, Economes, &amp; autres Religieu.
fes, de faire aucune d épenre coniidérable ,
telles que {o nt achats de mai{ons, ou atHres
fonds, conftruéhons de bâti mens , repara~
tians importances, &amp; autres dépenres [embla.
bles . [ans avoir auparavant obtenu l)ôtre permiŒon exprelfe.
X IX, N a u s défendons e"prelfémcnt
à toures Supérieures de recevoir dans leur$
Couvens en qualtté de Peniionnaires, allCU~Fl:mme, [oie qu'clic [oit Mariéç, [oie qu'ell~

�~o

OrJonntln&amp;(s SJnoà"/(J
foit Veuve, de quelque âge qu'elle (oit, (ans
nôtre permiffion expre{fe &amp; par écrit. Défen_
dons également aufdires Supérieures des Monalléres, d'y recevoir en qualité de Penfion_
naire aucune Fille qui n'aye pas déja atteint
l'âge de fix ans accomplis, ou qui are déja atteint l'âge de quin ze pareillement accomplis;
fur quoi nous chargeons lefdites Supérieures
de s'informer avec exaéhtude pour être inftruites avec fûreté del 'âgedefd itesFilles avant
quedelesrccevoir en qualité de Penfionnaires.
Pourront néanmoins lefdites Supérieures ga rder dans leursCouvens, les Filles qui y aya nt
été élevées , s'y feront cond uites avec édification, &amp; ce, jufqu'à ce que lefditesFilles ayent
atteinr l'âge de dix-huit ans accomplis, auquel rems lefdites Filles feront renduës à leurs
Parens fans délai; à moins que nous n'eu fli ons
jugé à propos de donner une permiŒon par
écnt portant une prorogation . Et afi n de faire
ceffer au plûtôt les inconvenients du pafle,
Nous ordonnons à routes les Supérieures de
nous envoyer au plü-tard dans deux mois, un
état exaél: ~u nom &amp; de l'âge de toutes leurs
Pe~lionnalres; furquoi nous leur ferons f~a­
"olr en fuite nos intentions.
XX. R. 1 EN n'cft plus préjudiciable à l'é~

dll7Jiorèfe a'uli.,&lt;.
6r'
ducation des jeunes Filles Penfionnaires dans
un Couvent, quede les laiflèr forcir fréq uemment fans néceOité. ~elques heures de difllpation hors du Monafiére, leur font fou vent
perdre le fruit des foins qu'on y avoir pris pendant plufieurs mOIS pour les form er à la vertu.
Ce qu'elles voyent, ce qu'elles entend en t
&lt;iuelquefois même dans leur propre famïlle ,
leur donnent du monde une idée qui les flatte,
parce qu'on n~ leur en fait goûter que ce qu'il
peut y avoir d agréable &amp; d'amufant : elles ne
rentrent dans le Couvent qu'avec dégoût, &amp;
comme dans une Maifon où l'ennui, la gêne
&amp; la contrai nte feront leur p:lrtage. C'efi à
quoi les Parens Couvent les plus fuges &amp; lei
plus réglez, ne font pas affez d'attention,
lorfque pa r une affeébon trop fenlible, &amp; par
une complai fa nce trop humaine pour leurs
enfans, ils fouhaitent de les voir de tems en
tems dans leur propre mai[on, ou même de
les méner d3ns des compagnies. Pour prévemr les fUites fâcheuf.:s qu'une trop grande'néglIgence à cet égard entraînerait infailliblement , Nous ordonnons que toutes les Penlionnaires garderont la Clôture pendant leur
demeure dans le Couvent ; qu'elles ne pourIOnt en forcir que rarement) &amp; pour des rai.-- - ---~

�,
-6 i

63'

OrdonRnw Synodal"

du 7Jioc'rft d'l,Ai:.:.

fons qui feront jugées légitimes pa~ la Supé-"
rieure; &amp; qu'elles ne découchero nt pmals, fi
ce n'cil qu'ir y eût pour cela qu elque raifo n
très-importa nte au jugement d e laSllpé rieure.
Défendons exprelTément à toutes Pen{ionn aires, qui pou r quelque rai[on légi time &amp; approuvée par la Superieure, feroient [orties
pour quelques tems du Couvent, d 'aller aux
Bals, Comedies, &amp; autres fpeél:acles d angereux &amp; profanes, fous quelque prétexte que
ce foit, même accompagnées de leurs Peres&amp;
Meres ; &amp; au cas que cela fût arrivé, ordonnons aux Supérieures de nous en donner avis
fans délai, pour recevoir nos ordres à cet
égard.
XX I. LES Penlionnaires n'écriront au"
cune lerrre au déhors, &amp; n'en recevront aucun.e fans permi{ljo ri de la Supérieure. Leur
défendons exprelTément d'envoyer ou de recevoir aucune leme pour les ReliO"ieufes :
Elles n 'iront poine au Parloir fans °êrre accompagnées d 'une Reli g.èufe choi{ie par la
Supérieure, à moins que pour de jufles rai.
fons &amp; à l'éga rd de certaines perfonnes, elle
Jle juge à propos d'en ufer aurrement. La
Supérieure néanmoins ne permettra jamais
qu'aucune PenGonnaire mange au Parloir.

X X II. No U s recommando ns très -exprelTémen t aux Supérieures &amp; Maîrrellès des
PenGonnaires, de vei ll er avec un foin trèsexaét à ce que les PenGonnaires ne lifent aucun Livre de Romans, de Comedies, ou au.
tres fembl ables; qu'elles ne chantent auc une
cha.nfon libre ni a ucun ai r Iice ntieu x; qu 'elles
ne Jouent pma ls aux cartes &amp; aurres jeux de
haz ard . O rdonnons au x Religieufes qui fçauraie nt que lefdlres Pen{ionnaires ont conrrevenu en .quelque point au conrenu du préfent Article, d'en avertir fans délai la Supérieure, laquelle aura foin d'y rémedier
promptement &amp; efficacemenr.
X XI II. L A vaniré, la jalouGe, la mon ':
d anité font des paillons qui s'inGnüent aifémcm d ans le cœ ur des jeunes Filles, fi l'on
n 'a foin de prendre de bo nne heure toures les
mefures néce (Jjires pour lesen préferv er. C'eO:
pourquoi nous ordollnons que toutes les Supérieu res ti ennent la mâin à ce que les Penfionnaires ne portent point des habits trop
magnifiques, qu'elles n'ayent point des ajuf~emens trop recherchez, qu'elles fotent roûJours vêruës avec beaucoup de modefl:ie, qu'il
n'y aye pas une trop g rande inéO"alité dans la
maniére dom elles feront vêt~ës j en[orte

�'64

OrJO/1I'JII/1CfS sY/1odlllts

,

qu'elles (oient routes habIllées limplement &amp;
modeftemenr. Défendons aux Religieufes de
permcme aux Penfionnaires, fOlls quelque
pré exre que c~ foit, de faire ,des d éclan~a.
rions ou des reprefemanons d aucune plece
de Théatre, quand même le fujet en fe roit
innocent &amp; même pieux; ces (orres d'exerci.
ces Il'étant propre qu'à caufer aux Religieu_
[es auIE bien qu'aux Penfionnaires, tOUt au
moins beaucoup de diilipation &amp; de perte de
tems,
XXIV, Nous recommandons fortement
auX Supérieures de tenir la main à ce que les
Penlionnaires ne foiem jamais plufieurs en.
[emble fans qu'il y ait Ilne Religieufe commiCe
à cet efFet poun'eiller fur elles; &amp; comme il
pooTroir arri ver que quelque Penfionnaire fe
comportâr, Coir par fes aétions, [oit par [es
di[cours, d/une maniére capable de faire des
imprel1ions fUllefl:es Cur les autres , No us ordOllllons aux Religieufes qui en auroienr con.
noil1ànce , d'Cil avertir la Su péri eure, la quelle
employera rous les moyens nécdfa ires pour
arrêter le mal. Et au cas que la Supérieure
"apperçoive que [es rémonrrances &amp; toutes
autres l'oyes convenables dont el le s'cft fer.
Yie, [one 'inu tiles, Nous lui ordonnons de
pOUtVOIr

da 7JÎO((jé J'u/x.
"6f
pourvoir efficacemem, &amp; néan moins avec
touS les ménage mens &amp; les égards que la cha.
rité &amp; la pruden ce exigen t , à ce qu' une Pen.
fionnaire dont l'exemple pourroit être conta.
gieux, foit [ans délai retirée du COllVel1r.
X X V, No u s exhortons forremenr les
Supérieures de loger alita nt &amp;. le plûtôt qu'il
fera porIible, toutes les Pel1lionnaires dans
un corps de logis fcparé, où ell es Coient hors
de portée de laCommul1au té de s Religieufes l
enforte qu'elles n'aycnt poin t de commerce
, avec les Religieufes, li cc n'cft avec celles qui
feront prépolccs pOlir \'e dler à leur éducation
&amp; à leur conduire, N nus declarans que ceux
d'entre les Couverts de nôtre Diocère, qui fe
mettront leplus promprem cnt &amp; le plus cffica.
cement en état de fc conformer à ce prefcnc
Article , fi important pour le véritable ava ntage &amp; des Religieufes &amp; des Pcn fionnaires f
&amp; li néceffaire pou r faire ceffer les grands incon ve nients qu i naiffcnt d'u nuf3ge contraire f
s'attireront de nôtre part des mar'llies d ' un~
{péciale atfettion, &amp; d' une bienvei ll ance particlli iere, Ordonnons très.ex preffémem aux
Supérieures de tenir la main àce qlle toures les
Pcnfionnaires , de quelqu e âge que ce loit,
couchent toû~urs ieparemellt.
1

F

�'66

'OràolllllllltfS Synoàal&lt;s

XXVI. No u s recommandons aux Re;
ligieufcs de s'appliquer à lOfplrer aux Pen~
nnaires du gOllt pour le travail &amp; pour la
fio
1
.
lefrure des bons Livres, afi n qu 'II
~ es s' accoutument à s'occuper d'u~e ~a01~re féneufe!
utile &amp; éonvenable, &amp; a éviter 1o!fiveté. qUI
dl la fource des plus grands maux. Mais ce
'lue nous leur recom~andons parde{fus tout,
comme étant ce qu Il y a de fondamental Ile
d'e{fentiel pour l'éducation des jeunes p.erfonnes, c'eO: de les infrruire a vec ~out le fOIn poffible des Véritez que la RehglOn enfelgne,
des Devoirs qu'elle impofe, &amp; des Moyens de
falut qu'elle fournit. Comme la Foi eflle com.
7l1encement dl~ faltlt de J' homme, le fondement
&amp; la racine -de toute jtifiification;
Il fa~t
eo leur enfeignant tous les points qu'elles dOIvent croire-, s'étudier à leur infpirer un zéle
:lrdent pour la pureté de la Foy; une foûmiffion parfaite pour toutes les déci fions de la
Sainte Eg1ife;. une confiance filiale pour cette
Mere commune des Fidèles, qui les a enfantéesenJEsus-CHRIST; un attachement inviol able pour la Chaire de Saint Pierre, occupée fans inter.ruption par les Succe{feurs de ce
frince des Ap8tres; Chaire refpeétable dç

*

.. Conti/, si, Trm" s'ffion.' . ,hop. 1.

Ju

1J;oc~fl

~.,

J'A;x.

l'tgtire Romaine, qui eftla Mere &amp;: ta Maitrelfe de routes les aurres Eglifes, &amp; le cenrre
Ele l'U nité Catholique, hors de laql1elle il n'1
:1 point de falut. Mais comme la Foy, fût-(/llé
la plus ferme, la plus courageufe &amp; la ph 9
inébranlable, n'eli: qu'une Foy morte li elle
n'ell: pas jointe aux bonnes œuvres; il fall t
travailler à les bien inO:ruire de taures les
obligations qU'elles ont contraflées en quali té
Ele Chrétiennes 1 à faire na~trc dans leur cœut
un grand amour pour Dieu &amp; pour JESUS.
CHRIST 1 à leur faire goûter les maximes de
l'Evangile 1 à leur infpirer une horreur eX
trême du péché, &amp; un délie ardent de leur
propre falut; Enfin à leur faire comprendre
que les Sacremens ayant été inftituez pout
nôtre fanétification, elles doivent fe mettre
en état de les fréquenter afTidûmcnr J mais
toûjours avec amour &amp; . avec rcfpeét, afin
d'approcher fouvent fdon l'intention de] E·
:SUS-CHRISt' de ces canaux fJcrez pat où
découlent les graces que n8rre Divin SauVeur a voulu répandre avec abondance fi.l~
les Fidéles.
.
Cefr pour la gloire de Dieu, St po.':Ir la
fanétification de fon Nom, que nOLIs avonS
fait les l?réCents Réglemens. Nous fomme'
4

F ij

�68

OraonnAnw SynadA/a . •
_
bien perflladez que toutes les ReiJgteures de
nôtre Diocèfe, qui inftrUltes des oblIgatIOns
de leur état, ont quelque zéle pour ~eur pro.
pre perfeél:ion, les recevront avec Joye, &amp;
fe. feront un devoir de s'y conformer avec
exaél:itude. Nous [onlmes également con·
vaincus que les Parens qUI font ralfonnabl~s
. &amp; vertueux, &amp; qui aiment Coltdement &amp; c!1re.
tiennement leur Enfans, applaudIront a ce
qui dans ces Réglemens conccr~e les P~nfion.
naires &amp; Ce feront un platfir d y cooperer en
tour c: qui dépendra d'eux. Telle eft la jufte
confiance que nous donnent les motifs que le
SeIgneur a daigné nous inCpirer 10rCque nou~
avons drefiè la pre fente Ordonnance, a
J'exécution de laquelle nous fommes réCa·
Jus en-conféql!Çnce de tenir exaél:ement la
malll.
Et fera nôtr... prefenre Ordonnance·lùe:
da ns tous les Monaftércs de Religieufes de
nô:re Diocèfe à haute &amp; intelligible voix l
dans la Salle de Communauté, rolltes les Re·
ligie ufes aJlèmblées, .au plû-tard huit jours
après que bdite Ordonnance aura été Temire
entre les mains de la Supérieure, ou autre
Religicufe tenan t Ca place; laquelle leaure fe
fera enfuire dc.1a.J11ême maniére au moins une

411 Diocèfl d'AIx. '
69
dans Jecours de chaque année. DON N"E'
à Aix dans nôtre Palais Arçhiepifcopal ce
zoo Mars 1739.

rois

&gt;I&lt; J. B. A.

Arch. d'Aix.

PAR MONSEIGNEUR,:
SOL LIE R

Secret.

._-----------AR TI CLE TR El ZIEME.
, cnes Bénéfices

&amp; des Bénéficiers.

1. L 'E s Bénéfices font des titres Ecclé.
fia!hques qui a!rujcti!Tènt ceux qui en
font revêtus à plu!ieurs devoirs également im.
portans&amp; indifpenCables. Il eft il craindre qu'au
-lJeu de les regarder dans le vérirable poine de
vûë fuivant lequel la Foy &amp; la Réligion doivent les faire enviCager, on ne les con!idere
qu'avec les l'aux préjugez que fourn iffenc &amp;
avec les funefies dc!irs qu'infpirent l'ambition
&amp; la cupidité. Nous ne pouvons croire qu'il
y ait des Ecclé!iaO:iques a!lèz ennemisde Dieu
&amp; d'eux-mêmes pour vouloir enrrer dans la
p~!reŒon d'aucun Bénéfice par les voyes abommables de la Jimo nie ou de la confidence,
F jij

�70

o,Jo/ln~/lct! , sJnoJII~ts . .
.
deque1quemaniereq~e1 une&amp; 1a~tre COlt paf.
liée. Si quelque EccielIalbque étOit alfez mal.
heureux pour avoir mis lui-même .ou fouffert
qu'on mÎe pour lui en ufagcdc paretlle~ vo~cs,
qu'il fache qu'ourre les peines de droit qu II a
encoufuës, il cft, fous peille de damnation,
obligé de quitter le Bénéfice ainfi obtenu, &amp;
de rell:ituer eous les fruits qu'il en a (:er~ûs.
I;Eglife dételle fl fore l'entrée dans les Bénéfi.
ces par la voye de la IImonie, qu'elle veur ab.
Columene qu'un Eccléfiafiique à qui l'on au·
roit, par cerre voye, quoiqu'à fan inr~û, pro.
curé un Bénéfice, foir tenu en confcience &amp;
fous peine de damnation de le quitter, &amp; mê.
me de rellituertous les fruits qu'il en auroit
. perçlis, à l'exception feulement de ceux qu'il
auroit confumez dans la bonne foy, dès le
momenrqu'il auroit eu uneeonnoilfance alfu.
rée qu'on a employé en fa faveur une voye fi
criminelle.
.
II. MAI s ne pouvons-nous pas craindre
avec fondement que piulleurs EcclélIaftiques,
pour fe procurer des Bénéfices, ne fe falfent
pas .une pei?e d'~mployer des voyes, qui,
qUOique mOinsodleufes, ne lailfent pas d'être
criminelles. C'eft pourquoi nous les conju.
rons au nom du Seigneur de s'interdire entie-

du '])ioc~ft J'LAfx.
71
re'ment toute forte de brigues, de follicitations,
de flateries &amp; de ba/felfes honreufes; les avertilfans en même tems qu'on ne peut en conf..
cience ni acquerir, ni même accepter l'inftitut ion d'un Bénéfice qu'avec l'intention véri.
table &amp; fincere de le garder &amp; d'cn remplir les
obligations.
II J. LES Bénéficiers auront toûjours de~
vant les yeux l'obligation indifpenfable dans
laquelle ils font d'employer en faveur des pauvres ou de l'Eglife tout ce qui leur refte du ,e- .
venu de leurs Bénéfices :lprès en avoir pris de
quoi fournir à leur honnête entretien &amp; à une
fublIftance convenable, modefte &amp; décente i
que par confequent ils fe rendraient coupables
d'un grand peché, qu'on peut apeller une eCpece de larcin, s'ils employoient, ne fût-ce
même qu'une partie de leur revenu, en dépenfes vaines ou à enrichir leurs parens.
1 V. 1 L S auront foin, ainII qu'ils y font
tenus très-étroitement, de remplir attentivement toutes les obligations que les Bénéfices
dont ilsfontpourvûs leur imporent; telles que
font, non feulement celle qui leur eft commu"
ne avec tous les Eccléfiall:iqyes conftituez dans
les Ordres Sacrés, de chanter dans le Chœur
ou de reciter du moins en paniculier , felon la
_
~ iij

,.

�'1 'J,

Sjnod"I~J

.
qualité du Bénéfice dont ils font pourvûs;
l'O mce Divin avec to ure l'artentlon &amp; la de.
votion rcquifes , mais encore celle de ra.maffer
&amp; confen'er {oigneufemeo t rous les tltres &amp;
papiers de leurs Bénéfices pour en maintelll(
tous les droits par le renouvellement des Reconnodlànces &amp; aurres moyens légItimes, &amp;
pour en remplir toutes les obhga tions &amp; tOlltes
les charges ; de tenir en bo n état tOllS les biens
&amp; bâtimens en dépen da ns; d'cxecuter ou r~o
eux-mêmes, s'ils y font tenus, ou de faire
exeCllter avec ponél:ualité toutes les Fonda.
tians qui y funt artilchées ; de réfider perfon~lellement &amp; habituellement dans le lieu où
leur Bénéfice ell: fitué, fi leur Bénéfice exige
la 'réfidence, fllf quoi plufieurs Bénéficiers fe
natent mal à propos, en croyant pouvoir excufer devant Dieu leurs fréquentes &amp; fouvent
longues abfences, fous prétexte que le fervicç
de \'Eglife n'en fouffre pas , &amp; que pendant
qu'ils font abfens ils ne per~oivent pas 1esé mo.
lumens qu'ils percevraient s'ilsçroient prefen$.
. V. E T comme il n'arrive que trop fou vene
que les biens dépendans des Bénéfices fe pero
dent foit parla négligence des Bénéficiers pen.
dam leur vie, fOit parce qu'aprçs leur mort
I,~ ritre$ &amp; p~piçr~ fOllç ~e!~v~z pilf !e\lrs pa:
OrJOl1nill1(tJ

n

dû '])Îoco/ d'LAix.
rens ou' autresperfonnes inrere{fées; Nous enjo ignons :1. ro ~s les Bénéfic iers de nôtre Dio.
cèle de rememe au pltîtard dans deux ans à
comprer du jour de la pu blication des prefcntèS, une copie de tous les titres &amp; docum ens
qui confl:atent les droits , revenus , legs pieux:
&amp; fond ations de leurs Bénéfices, dans nos
Archi ves, fans frais, pour y avoir recours
dan s le befoin.
. VI. N 0 U s ne pouvons nous difpenfer
de conju rer au nom du Seigneur, tous les Bénéficiers de nôtre Diocèfc defaire une férieufe
attention au dan ger extrême qu'ils courent
pour le faim de leurs ar.Jes lorfqu'ils fe déterminent à religner leurs Bénéfices pour en faire
poutl'oir les per[onnes qu'ils défignent à cet
effet. Il n'cfl: que trop certain que plulieurs en
iignant ou faifant figner par un Notaire l'Aél:e
de Relignation de leurs Bénéfices, mettent le
[ceau à leur reprobation ; la chair &amp; le fang
les déterminant à faire une aébon d'une li grande conféquence, il Y a tout lieu de craindre'
que des motifs fi peu Chrétien s ne les aveuglent. Un Bénéficier pour conferver un bien
de cette efpéce dans (1 fami lle Ccomme fi par
un ufage trop prariqué, lequel dl: en même
!çm~ un aQllS déplorable) il écoit permis de

�;

7~
Oraonnllnm Synoa"ln .
..
polfeder par héritage le fanétual,re ~u ~el.
gnellr) s'écarte bien fouvent de 1 oblIgatIon
indi(pen(able dans laquelle Il dl: quand Il refi.
gne (on Bénéfice en faveu~ de quelqu'ùn, d~
jetter les yeux fur un fUJet digne; quahte
dont fouvent fes parens Eccléfiaftiques font
dépourVlîs. ~e (era-ce s'il fait arcention, ainfi
qu'il doit la faire, qu'il eft étroitement obligé
tout au moins fi fan Bénéfice eft à charge d'a.
mes, de fixer fon choix non feulement en fa.
veurd'un flljetqlli ait toutes lesqualitez réqui.
fes, mais encore en faveur du plus digne d'en.
tre les filjets qu'Il eft à portée de connoÎtre,
c'ef1:-à-dire du fujet qui lui paroit ou par la
connoilfancequ'il en a lui.même, ou par lete.
moignage des perfonnes d'une pieté fincere &amp;
éclairée qu'il doit confulter, le plus propre à
travailler utilementpourIa gloirede Dieu, l'avantage de l'Eglife, l'édification &amp; fanétification des ames dans le Bénéfice dont il s'ao-it.
Nous proreftons que nôtre préfente e~hor;
tation aux Bénéficiers de nôtre Diocèfe, n'a
pour motif que la gloire de Dieu, l'utilité de
l'Eglife, &amp; leur falut éternel; ne defirant autre
ch.ofe à cet égard, fi ce n'eft que les Bénéfice'~
{oIent rem phs par les pl usdignes fu jets de quelque part qu'en vienneladéiignation &amp; le choix:

au ']);o;èfl d'Aix.

'ff

VII. No U s ordonnons à tout Bénéficier,
:au Bénéfice duquel l'obligation de refider dl:
attachée, &amp; dont le Bénéfice n'eft pas fitué
dans nôtre Diocèfe, de fe retirer incelTamment dans le Diocèfe où eft fan Bénéfice; fi
ce n'ell: qu'ayant quelque raifon légitime pour
féjourner pendant un certain temsdans nôtre
Diocèfe, &amp; ayant auffi la per~iffion de fOIl
Evêque, il ne nous faITe apparoir de l'une /le
1 de l'autre. Faute de quoi nous declarons que
nous ferons obligez de proceder contre eult
par les voyes de droit. Enjoignons pour cet
effet aux Curez chacun en draie foy, d'en
donner avis à nôtre Promoteur, &amp; à nôtre
Promoteur de nous en avertir.

ARTICLE Q.UATORZIEME.
'Des Arr:hiprhres.

o us

renouvelions en tant qee de be;
foin nôtre Ordonnance en datte du 10.
Juillet 1740. au fujet des Archiprêtres, nous
. en tenant en ce qui ell: porté par ladite Ordonnance, laquelle fera de nouveau imprimée

N

~ la fuite du préfe~t Artide~

.'

.

�'1 ~

Ordoni1al1((s Sp,odillts

ORDON.LVANCE
'DE

MONSEIGNEUR

l'Archevêqlle d ' Aix , pOlir !'etab!iffilllent
&amp; Irsfonétiol1S des A rchiprêtres dans fln
,])iocèfl:,
E A N-B APT l ~ T E AN TOI N EDE
BR A N CAS, par la pcrmiillon de Dieu,
&amp; l'aurhor:ré dll Saint Siege ApoflolIque, Ar.
chevêque d'Aix; Au Clergé Séculier de nô.
tre Diocèfe, Salut &amp; bénédiébon en Nôtre
Seigneur JESUS-CHRIST qui cfl: le SOlive,
rain Pafteur de nos ames,
QIelques foins que nOLIs puiillons nous
donner pOlir fçavoir rollt ce qui peut inte.
relrer nôtre follicitude Paflorale, l'étenduë d'e
nôtre Diocèfe ne nOlis permettant pas d'en
renouveller la Vilite en entier aufll fouvent
que nous le fouhaiterions, nOliS ne pouvons
nous trouver que trop rarement &amp; pour un
tems ' trop court dans chacune des Paroilfes
qui lecompofenr, Nous recevons à la vériré
un très-grand fecours de la part de nos Vicai·
res Généraux &amp; autres Ecclé(jall:iques que
nouS' nous fommes alrociés pour être nos
Cooperateurs dans le gouvernement du Trou:

J

tltl

'Diocèfi d'Aix

it

i'eau confié' nQS foins; leur zéle, leur application, leurs talens, &amp; leur intime correfpondance entre eux &amp; avec nous font nôtre
joyc &amp; nôtre conColation, Mais faiCant rollS
Iellr réfidence ordinaire comme nous dans
nôtre Ville Archiepifcopale, l'experience nOliS
fair affez conn oÎ tre qu'iln'ell: pas poffible que
nous fachions un certain dérail en quelque
forre journalier, dont toutefois il Ceroit fouvent neceffaire que nous fullIons infl:ruits pOlir
être en état, fuivanr l'exigence des cas, d'arrêter les abus qui peuvent Ce gliffer, de pourvoir à certains befoins preffans, de maintenir toute choCe dans l'ordre, &amp; d'augmenter
autant qu'il ell: à defirer le culte &amp; le fervice
de Dieu,
Cdl: par ces raiCons &amp; {elon ces vÎlës, que
nous avons refolll conformément à ce qui eft
marqué dans le Concile de nôtre Prov.ince
tenu e'n l'année mille cinq cens quatre-vingt
cinq, &amp; à l'exemple de ce qui a été pratiqué
avec un merveilleux fuccès dans plu(jeurs
Diocèfes, d'établir comme nous ,érabliIfons
en effet par c;es Préfentes, des Archiprêtres,
autrement Vicaires Forains, qui, chacun
dans le Canron de nôtre Diocèfe qui lui aura
été confié"veillcront avec application fur tout

�'7 8

1

orJonnanm SJnDt/altl
.
ce qui Ce pa!T"era, C'eft fur eux q~~ nou~ nous
repoferons d'une partie ,de l'admInlftratlon de
nôtre Diocèfe, &amp; ils dOivent fe dIibnguer des
autres Eccléfiaftiques par leur zéle ardent,
fincere &amp; éclairé pour la pureté de la Foy,
pour la fainteré des mœurs, pour l'édifiante
regularité des Miniftres de l'Eglife, pour l'inf.
truaion &amp; fanél:ification des Peuples, pour
la décence de tout ce qui regarde le Culte Di.
"in; en un mot, pour tout ce qui peut con.
tribuerà établir, à maintenir &amp; à amplifier le
regne de JESUS-CHRIST dans tous les cœurs,
Nous leur ordonnons en vertu de l'o.
beï!T"ance qu'ils nous doivent, de remplir leur
emploi avec exaél:itude &amp; fide1icé pour la
gloire de Dieu, &amp; de nous donner avis de
tout ce qui fe fera pa!T"é, &amp; de tout cc qu'ils
auront fait de confiderable ou de remarqua.
ble dans leur Canton en nous écrivant au
moins une fois de trois en trois mois pour
entretenir avec nous une correfpondance reglée; fauf de nous écrire plus fouvent 10rfqu'i1
!e préfentera quelque affaire particuliére dont
11 fera à propos qu'ils nous inftruifent fans
retardement. Et afin que nous puiffions leur
adre{fer fûrement &amp; promptement les ordres
qu'il fera nece!T"aire de leur donner, ils auront

ait Dioc~fo

d'Ail(,
79
foin de nous indiquer, chacun, une perfonne de confiance qui fait domiciliée en cette
Ville, &amp; à laquelle nous puilllons faire remettre nos lettres pour les leur faire tenir,
Les Archiprêtres feront ordinairement des
Curés ou Vicaires perpetuels en titre, ils exerceront cette fonél:ion pendant l'efpace de cinq
ans, pour ralfon de quoi nous leur donnerons
une Commilllon par écrit; &amp; après ledit rems
leur Commillloll ce!T"era, &amp; nous en d~nne­
rons une à un autre Curé du même Diftriél: , à
mOllls que nous ne jugeaffions à propos de
donner une nouvelle Commilllon au même
Curé qui auroit déja fait la fonél:ion d'Archipr,être, Nous ne donnerons jamais de Commlffion d'Archiprêtre pOlir moins de cinq
ans, fi ce n'eft dans le cas où lin Archiprêtre
venant à mourir, ou à être transferé de fa
Cure à une alltre d'un Diftriél: different, nOliS
donnerions la Commilllon à lin autre Curé
du même Canton pour achever le tems des
cinq années qui avoit été commencé par fan
pr~dece!T"eur ; nous refervant toueefois le pouvOlrde revoquer aux Archiprêtres laCommiCfion
que nous leur aurions donnée ', révoca,
tlon néanmoins à laquelle nous ne préfumons
pas que nous foyions jamais engagés par au~
,

�~o

OrJolI"A/lUS sJ"od"lef
cune rairon , fi ce n'dl celle d'une infirmité
habituelle QU autre raifon {emblable qui mer.
troit un Archiprêtre entierement hors d'état
'd'exercer les fonétions de cerre Charge.
Les Archiprêtres pendant tout le temsql1e
Ie~r Commillion durera auront dans toure
l'étenduë de.leur Archiprêtré le pouvoir de
Prêc her , de Carechilèr, de Confeffer, d'ab.
foudre de tous les Cas &amp; Cenfures même {pécialemen t refervés, à l'exception de ceux qui
dans le Titre des Cas dont l'abrolution nous
dl fpécial~l(lent refervée, {one aux Nombres
4. &amp; ,. j de recevoir les abjurations d'héréfie,
&amp; d'en donner l'abfolution tant dans le for
interieu r, que dans le for exterieur aux pero
fonnes qui fe feront converties dans leu r Dif.
triél:; de bénir les Ornemens &amp; Linges d'E.
glifc, les Cloches, les Cimetieres, les Croix,
les Images , &amp; toutes autres Bénédiétions
pour lefquelles il y a des Prieres dans le Ri·
tuel Romain, &amp; qui peuvent être fai tes fans
y employe r l'onétion avec quelqu'une des
(aimes Huiles; de permettre au x Malades ou
Infirmes l'ur:lge de la viande ou des œufs dans
les rems où cet urage dl prohibé; de célébrer
à l'exC\ u{jon de rout autre, \es funeraill es des
Curés; de permettre les Proce!Iions) ou autres

Dioc'èft d'Aix;
Si
fi-cs Prieres extraordinai res dans des rems de
{ecbercffe ou de pluye tro p abon dante, ou
autres calamités , pourvù que ce {oit {ans
tranfporr, expofirion, ni bénédiétion du Saint
Sacrement, fait dans l'Ollenfoi r , {oit dans
le C iboire; de faire la conjuration des vers,
chenilles, &amp; autres infeétes ; pour de mander
à Dieu la con{ervatio n des fruits de la terre.
Ils dillribuero nt les fa intes Hu iles.
Chaque Archiprêtre aura le rang &amp; téance
&lt;;Jans toutes les a{fe mblées Eccléliafriques
avant tous les Curés de fon Arcbiprêtré. Il au.
~a droit de mettre en pofièiJion \es Ecc\éliaf.
tiques nouvellem ent pourvlls des Cures li.
tuées dans {on Dif1:riét, lefq uels Eccléfi afti.
ques feront tenus pour cet effet de lui préfen.
ter nos Le[ tres de ProviGon ou de ViJà. Dès
qu'il apprendra que quelque Curé de {on Ar.
chiprêtré efr atteint d'une maladie tant {oic
peu dangereufe, il irlle vili[er &amp; le con(oler,
il aura foin de veiller à ce qu e le Curé malade
fait {eco um dans tous fcs befoins (piri[llcls &amp;
temporels. Il pou rvoira même au {ervice de la
Paroi{fe plr le moyen de quel que Prêtre Se.
condai re ou autre déja approuvé dans quelqu'une des Paroi{fes con tiguës fi le Curé malade n'a poillt de Second aire. N'entendons
JII

1

G

�gi
OrJonnanm Syl10JlIla
_
néanmoins par là, que lorfqu'un Curé fera attaqué d'une maladie, les. Curés fe~ vodins
foient difpenfés de remplir I~ devoir que la
charité leur impofe, d'accoune avec empref.
fement auprès d.e leur ~onfrer~ malade pour
lui rendre tous les fervlces qUi dépendront
d'eux.
.
Dès qu'un Curé fera mort, l' Archl~rêtre
nous en donnera avis; il fe tranfportera mcef.
famment dans la maifon du défunt pour pourvoir à fes funerailles , s'il n'y a point de parent
ou ami qui en fait chargé ..I1 fera mettre dans
un lieu fur, ou entre les maInS de quelque perfonne qui en réponde en prefence de deux ou
trois des principaux habitans de la Pa rOI Ife ,
tous les titres &amp; papiers de la Cure, &amp; auffi
s'il dl: befoin tous les Vafes Sacrés, Ornemens, Linges, Regîtres, &amp; généralement
tout ce dont le Curé défunt étoit chargé, dont
il fera drelfer un Etat ou Inventaire, ayant
foin outre cela de pourvoir à ce que les Effets
apartenans en propre au Curé défunt, ne
foient pas divertis, s'il ne fe trouvait aucun
Parent à portée de les garder &amp; conferver. Il
donnera enfuite avis à tous les Curés de fon
Archiprêtré, pour que chacun d'eux ' dife,
le plLÎtôtqu'il pourra, une Melfe pour le ré~

dU Dioc'èft d'Aix.

!;

pas de J'ame de fan Confrere, &amp; il pourvoira,
dans le cas &amp; de la maniere qu'il eft dit cidelfus, au fervice de la Paroilfe, jufqu'à ce
que nous y ayons pourvû nous-mêmes.
Chaque Archiprêtre prendra garde Ii on
execute nos Ordonnances générales pour touC
nôtre Diocèfe, notamment celles qui regardent la vie, les mœurs &amp; la conduite des Eccléfiafl:iques. En confequence il nous donnera
avis regulierement des contraventions qu'il
aura remarquées.
Afin que chaque Archiprêtre fait en état
de remplir toutes les obligations de fa charge,
il doit outre la vifite dont nous parlerons ciaprès, parcourir quelquefois les Paroil1ès de
fan Archiprêtré; ayant toûjours une atten.
tian particuliere à traiter tous les Prêtres, Be
furtout les Curés avec toute forte de douceur,
de ménagement &amp; d'égard, fans néanmoins
aucun refpeél: humain, ni aucune exceili ve
condefcendence, afin qu'en gagnant tout à
la fois leur eftime &amp; leur confiance, il puilfe
les engager avec plus de fucc ès à travailler lincerement &amp; de concert av~c lui à la gloire de
Dieu, à leur propre falut, &amp; à l'édification
&amp; fanél:iJ1cation des peuples.
Chaque Archiprêtre fera tous les ans la
Gij

�8~

OraO/1/1IZ/1m. Synodal!.s

0

'

Vltite publique &amp; regu he:e de toutes les PaO· (lès de {on Archiprêtre, 11 en dreIfera l\es
r 1
'
Procès Ve rbaux, qu'il nous enverra au p utard un mois après.
Il exprimera dès le commencement de [on
Procès Verba l l'année , le mOlS, &amp; le Jour auquel il fera {a Vilite; le nom duLieu qu'il vi~
litera, le nom du Patron prIncIpal, &amp; celuI
du Titulaire de l'Egli{e.
Il marquera d'abord li l'on aexecuté la Sen:
tence de nôtre derniere Vilite; &amp; li on ne l'a
pascxecutée en tout ou en partie, il exprimera
en quoi on y a manqué.
",
Il vi(jtera le Tabernacle, le CIboIre, lOften[oir, la petite Boëte pour porter le Viatique aux Malades, les Boëtes Oll [one conrelluës les {aimes Huiles, les Calices &amp; Patenes,
l'Encen{oir &amp; la Navette, les Ornemens&amp;
, Linges, les Croix ProcelEonelles, les MeIfels,
Graduels, Antiphonaires &amp; Rituels, les AureIs, les Chapelles tant celles qui font corps
avec l'EgliCe Paroiffiale, que toutes Chapelles rurales , domeil:iques, &amp; autres qui {ont
litu'ées dans l'étenduë de chaque Paroi{fe, les
Pierres Sacrées, k: Bâtiment àe tOlite l'Eglife, la Sacriil:ie, les Fonts Bapti[maux, les
Confel1lonaux, le Benitier, les Reliquaires,

.J'I 'Diocèft d'&lt;..Aix.

8;

JesTableaux &amp; Staruës qui [ont expo[ées d ans
l'Egli[e ou dans les Chapelles au x yeux du pu.
blic, les Banieres, le Cimetiere , les Rca iftres, la Mai{on Prdbiterale; &amp; [ur routes ~cs
cho[es &amp; autres cn dépend antes, [elon que
chacune en cil: [uCceptible, 11 en examinera &amp;
en marquera la qtlalité, l'état, la décence, le
nombre, la lituation, &amp;c.
Il marquera en{uite rout ce quiconcerneles
per[onnes Eccleliail:iques, les Fondations,
les Confreries, les Maîtres &amp; MaÎtreIfes d'Ecales, les Sages - Femmes, le nombre des
Communians; s'il y J beaucoup de per[onnes
qui ne faIfef.lt pas leur Pâque; s'il y a des [candales; s'i l y a des [uperil:itions Oll autres abus
qui détruiCent la véritable pieré. Sur tous lefquels articles il fera les ob[ervarions convenables, ajoLÎtant [ur tout ce qu'il remarquera
d'important, celles qu'il ju?;era neceIfaires.
Nôtre Diocè[e fera divifé en [ept Archiprêtrés; [ça voir , l'Archiprêtré d'Aix, l' Ar~
chiprêtré de Brignolles~ l' Archiprêrré de
Lambe[c, l'Archiprêtré de Rians, l'Archiprêrré de Trets, l'Archiprêtré de Perruis, &amp;
l'Archiprêtréde Cadenet'&amp; Raillane.
Chaque Archiprêtré comprendra, outre les
ParoiIfcs &amp; Succur[ales qui leur feront amiG iij

�,; ~
OrdoJ1"lIl1uS SJ1IOda!n
buées, touS les Services qui [e font dans les
Chapelles limées dans l'écenduë de chaque
Paroiffe ou Succurfale.
L'Archiprêtré d'Aix fera compofé des Paroiffes &amp; Succurfalcs [uivantes. Puy-Ricard,
les Milles, Aiguilles, Saine Antonin, Bouc,
Cabriés, Saint Canldet, Gardane, la Fare,
le Puy Sainte Reparade., ~imet, Merüeil,
Sr. Marc, Meirargues, Simiane, Venel, Samt
Savournin, le Tolonct, Beaurecüeil , Vauvenargues, Venelles, Ventabren &amp; Coudoux.
L'Archiprêtré de Brignolles contiendra les
Paroiffes fuivantes; [ça voir, Brignolles, le
Val, Correns, Châteauvert, Camps, la Celle,
la Roque- Bruffane, Gareous, Mazaugues,
Beffe, Rougiers, Tourves &amp; Bras.
L'Archiprêtré de Lambe[c contiendra les
Paroiffes [uivantes; Lambefc, Rognes, la
Roque d' Anteron, Malemort, Alenc, AufonS, 1a Barben, Pelliffane, Lançon, Iil:res,
&amp; Confoux.
.
L'Archiprêtré de Rians comprendra I~
Paroiffes de Rians, Artigues, la Verdiere,
Jouques, Peyrolles, Vinon, Saint Paul de
Durance, Be[audun, Ginaffervis, Saint Mar~
tin de Pallieres, &amp; Efparron de Pallieres.
L' A.rchiprêt~~ d~ Ire~~ ~~~t~~n~r~ les Pa:

dg DiocJfl d'Aix.

r

87. .

roill"es de Trets, Saint Maximin, Porrieres,
Puylobier, Olieres, Bruë, Seillons, Roulfet,
Fuveaux, Châteauneuf, Peynier, la Bail::donne Saint Chriil:ofle &amp; Pourcieux.
L'Archiprêtré de Pertuis fera compofé des
Paroiffes de Pertuis, Cucuron, la Tourd'A ygues, Mirabeau, Beaumont, la Bail:ide
des Jourdans, Corbieres, Vitrolles d 'A yglles,
Peypin, Saint Martin de Brafque, Cabrieres
d' Aygues, la 8alhdonne d'A ygues, Gram ...
bois &amp; la Motte d'Aygues.
L' Archiprêtré de Cadenet &amp; Raillane con'"
.t iendra Cadenet, Raillane, Villemus, Montfuron , Mon j uil:in , Vaugines) _Lormarin,
Lauris, Villelaure &amp; Anfoüis.
Nous déclarons qu'avant la fin de la pre"
fente année mille [ept cens quarante, nous
.nommerons les fept Archiprêtres de nôtre
Diocèfe, lefquels commenceront leurs fonctions au premier Janvier de l'année prochaine
17fI. Et fera nôtre prefente Ordonnance
}ûë &amp; publiée par tout où befoin fera.
nON N E' à Aix dans nôtre Palais Ar&lt;:hiepifcopal le 20. Juillet 17fO.
ffi J. B. A. Arch. d'Aix.

PAR MONSEIGNEUR.
SOL L I .E

R)

Secret.

�, ,

sg

Ordol/lJilnClS sJlIodlllo

du Diocèfe d'Ai.I:.

la retraite qu'il fera da ns nô tre Seminaire fera

------------~-----

ART le L E QUI N Z 1 E M E.

'Des Ctlrez Olt Vicaires perpetllels, &amp; des
Vicaires amovibles 011 Secondaires .

I.

AUe

U N Ecc1 élia fl:ique nouvellement
pOUI'l! d 'une Cure dans n ô tre Diocèfe, n'en commencera les fonétions qu'après
avoir fai t une retraite d al1 S nôtre Seminaire,
:;'il a étéilevé dans nôtre Seminaire, ou s'il a
fait dan s nôtre Diocèfe les fon étioll s de Se.
condaire penda nt un an complet; la retraite
&lt;Iue nous exigeons de lui fera d e huit j o urs,
po ur [e préparer par des reflexion s [alutaires,
par d es prieres ferventes, &amp; par de fortes
re[olurions à rravailler avec zele &amp; avec apli.
cation à fa propre fanétificatioll, en trava il.
lant à cell e du T roupeau qui va lui être confié,
auquel il Cra att aché par les liens les plus fo rts
&amp; d on t il doit êt re étroitemen t &amp; fpec iale.
ment c111rgé, com me en étant le Pafteur en
titre d'office. Si l' Eccléfi'a ftique nouvelleme nt
pourVLÎ d'une Cure n'a poi nt été é levé da ns
pôtre Seminaire, &amp; pareil lement n 'a poin t
e ncore fait dans nôtre Diocèfe les fon éholls
de Secondaire ~ll moins pend ant un an entier,

89

,

d'un mois, afin qu'il aye le loifir d'y ap rendre
tout ce qui concerne la maniere d'adminiftrer
les Satremens, &amp; d e fair e avec facilité &amp; décen ce tou tes les fonétiol1s de [on minifl:ere.
1 I. L A rcfi dence perfonnelle &amp; lubiruelle
d es Curés dans leurs Pa roilfes , eft pour eux
d'un e obliga tion la plus ·étroite &amp; la plu s indifpenfab le. Cette obliga tion de rélider dl:
une fuite necenlire du com mand emen t exprès que Dieu leur fait de eonnoÎtre leurs
Oiiailles &amp; de veiller fa ns cetTe fur leurs T rou.
p ea ux. Qle l [uj et d'amere douleur &amp; de regret euifant ne [eroit.ce pas pour un Curé tant
foit peu fenfibl e à la gloi re de Dieu &amp; au [al ut
des ames, enl'abfenc'.': duqu el , quand même
elle n'auroit été que d e peu de tems, li ce n'ef!:
pour des raifons preflàntes &amp; aprouvées de [es
Superieurs, il [croit arrivé d ans [a P3roi flè
quelque évenement fâcheux qu'il auroit prévenu ou auquel il auroit remed ié s'il av oit été
préfent. Les Curés même qui ont un ou plu'fieur s Secon daires, s'ab u[eroient étrangement
fi fous ce prétexte, ils croyoie nt pouvoir libreme nt s'abfe ntcr de leurs Paroiffes. Les Secondaires qui de leur cô té ne do ivent pas non
plus s'abfenrer fans d es r ~i[ons pre(fames)

�'0font les Cooperateurs

dll 'J)iocèfl d'u1ix\

OràonflllflctJ SyflJdll'ts

&amp; les Coadjuteurs des

Curés; mais en travaillant à la vigne du Sei.
gneur, ils doivent aider les Curés aufquels la
culture en el!: fpecialcment &amp; principalement
confiée. D'où il s'enfuit que les Curés ne peu.
vent, fous quelque prétexte qucce foit, s'en
répofer fur les foins &amp; la vigilance de leurs Se·
. condaires; &amp; que les SecondaIres ne peuvent
pas non plus negliger la ré(jdence fous pré.
texte qu'ils ne font pas Pal!:eurs en titre. Gdl:
pourquoi nous défendonsexprelfément à tous
Curés ou Vicaires perpetuels &amp; à cous autres
Prêtres ayant charge d'ames, tels que font les
Pro-Vicaires, ceux qui delfervent les Suceur·
fales ou Annexes, les Secondaires &amp; autres
femblables, de s'abfenter de leurs ParoifIès
au.delà de fix jours confécutifs fans en avoir
donné avis à l'Archiprêtre de leur Cancon ; &amp;
au.delà de quinze jours pareillement confecutifs, fans nôtre permiffion exprelfe; permif.
fion que nous fommes dansla Jifpofition d'ac.
corder fans peine toutes les fois que nous
croirons, efperant d'avoir toûjours lieu de '
le préfumer ainfi, qu'elle nous el!: demandée
avec jufies &amp; legitimes raifons; bien entendu ,
toutefois, qu'un Curé ne quittera jamais fa
Paroilfe,&gt;même pour peu de jours, fans lai(fec

,

' .91

au moins un Prêtre qui foit aprouvé pour y
confecrer, &amp; à portée d'y faire toutes les fonc_
tions pour fupléer à l'abfence, quoique courre,
dudit Curé. Enjoignons aux Archiprêtres de
nous donner exaétement avis de chaque contravention qu'ils fçauroient avoir été faite à
la préfenre défenfe ; contravention dans laqueUe nous prérumons néanmoins que qui que
ce fait ne tombera. Déclarons en même te ms
que nous n'e tiendrons pas pour réfidens, ceux
qui fe feroient une erpece d'habitude de s'ab.
fenter frequemment de leursParoilfes, quand
même leurs abfences ne feroient que d'un plus
petit nombre de jours confecutifs; étant vifible que ce feroit là un abus contre lequel
nous ne pourrions également nous difpenfer
d'employer les voyes dedroit.
III. MAI s la réfidence des Curés &amp; au':
tres Prêtres ci-decrus mentionnés, feroit inutile, s'ils fe contentaient de demeurer exaéte.
ment dans les lieux aufquels la divine Providence les a attachés, fans fe mettre en peine
de remplir les devoirs aufquels leur emploi les
alfujetir. 'Tout Prêtre chargé du foin des
ames doit confiderer que le gouvernement
qui lui el!: confié el!: l'art des arts, c'el!:-à-dire,
!out enfemble le plus excellent &amp; le plus diffi~

�91
Ordo"nllll&amp;($ Synodales
cile, &amp; par con[equen t celui qui exige la pTus
urande [ol1icitude &amp; la vigilance la plus
~l(aél:e; Qle fi le minifterequ'il exerce ell: au fTi
redoutable &amp; aufIi dan gere ux qu'il l'cft en
effet, il doi t cependant ne pas [e déco urager;
mais en n'a trenda nt rien de fes propres &amp;
feules forces, être per[uadé qu'il pem ro ut
avec le recours du Seigneur qui le fortifiera
par fa g race. O:!e le meilleur moyen qu'il aye
d ans fon état pour [e fanétifier, moyen qu'il
eftindifpe nfablement ob li gé d'employer, c'ell:
de travail1e r avec zéle, avec cou rage, &amp; avec
une conftante ailid uité au falut du prochain.
Qle c'eft pou r lui une obligatio n d'aimer veritablement fes Paroilliens, &amp; par confequent
d'ofFr.ir foUvent pour eux [es plus ferventes
prieres &amp; [es Sacrifices; De les répaître [ouvent du pain de la parole Divine; De les inftruire avec un foin ailid u des verités que la
Rel igion en fei gne ) des devoirs généraux &amp;
particuliers qu'elle impofe) &amp; des moyen s de
falut qu'elle fournit ; De ne rien negliger fait '
par fon bon exemple, fait par fes difcours)
fait par fon em pre{fement à les a Ili fter de rou t
fon pouvoir dan s leurs be[oins fpirituel s &amp;
te,?porels pour les rerirer du vice &amp; pour les
aflermlr dans la vertu; Enfin que pour être

9J
d/l 7Jiocèfl d'LA;;:'
~n veritable DifcipledeJ Esus - CHRIST &amp;
un P afreur felon le cœur de Dieu, il faut
qu'une affeébon cotlte parernelle, une fainte
inquierude &amp; une chariré coûjours agi{fante,
Je pre{fent, l'excitent , &amp; l'animent fans celfe
p our la fanél: ification &amp; le falut de cous ceux:
qui [o nt confiés à fes foins.
IV. C'E S T pour les Curés &amp; pou ries Se..
condaires qui travaillent dans la même Paroilfe, un devoir fp éci al d'être unis entre eux:
par les liens d'une parfaite charité, d'une affeél:ion fincère, &amp; d'une cordialiré reciproque ; alfociés aux mêmes fon él:ions, exerçans
Je même miniftere, &amp; chargés de conduire le
m ême T roupeau, il s doivent mutuellement
.fe refpeél:er, s' honnorer, s'entre-aider. Comme leurs pçines, leurs foin s, leurs rravaux:
doiven t tendre au même but, il faut qu'il n'y
ait entre - eux qu'un efprit) qu'un cœ ur &amp;.
qu'une ame. Il faut que leur union fait le mod èle de la concorde qui doit regner d ans les
familles. C'eft par leur exemple qu'il s donner ont le poids en quelque forre nece/faire aux:
exhortarions que leu r min il1:e re les oblige
d'adrelfer fur ce fu jet d ans les occafio ns à.
leu rs Paroilliens. Ils doivent bannir en rie rement [Out efp ric de jaloufie, de contention &amp;

�-9+

OrJoIWJet! Syl10JlIlfJ

_

de mes-intelligence; évitant fur-tout ces dé;
bars li indecens pour des Prêtres au fujet du
partage des honoraires, retribution ou cafuel
qui fe per~oivent dans les Paroil!"es; !es Curés
devant à cet égard fe faire un pomt d honneur
de favori[er des Secondaires dont les re{four_
ces pour leur fubliftance foot ordinairement li
mediocres; outre le tort qu'ils fe feroient les
uns &amp; les autres à eux-mêmes par les altercationsqu'ilsauroient enfemble, ilsferendroient
refponfables devant Dieu du peu de fuccès
qu'auroit auprès des Paroiffiens parmi 1er.
quels il fe formeroit des divilions, la fonél:ion
honorable d'Anges de paix qu'ils doivent
remplir à leur égard.
V. LES Secondaires auront pour les Curés
toute la déference qui eft dûë à la qualité de
Pafteur en titre; &amp; les Curés auront pour les
Secondaires tous les égards qui font dûs à des
Prêtres revêtus du même caraél:ere Sacerdotal &amp; coopérateur~ dans le même miniftere. Il
fcroit honteux pour les uns &amp; pour les autres,
qu'il y elÎt entre eux d'autre débat que celui
que peut faire naître l'empre{fement réciproque à fe charger de ce qu'il y a de plus pénible
dans les fonélions, &amp; à ceder ce qui peut paroÎtre plus honnorable. Les Secondaires doi~

flu Diocèfl J'Aix.

9;

\Tent -néanmoins faire ~ttention qu'ils [ont
obligés d'aider &amp; de [oulager les Curés, pour
lefquels Ils [ont tenus d'ailleurs d'avoir toute
la déference co~venab.le, n'étant pas jufte
que les Secondaires dl[puta{fent indécem_
ment aux Curés le droit que ceux-ci Ont de
faire dans leurs Paroi{fes toutes les fonél-ions
Curiales par préference. LesSecondairesn'en_
treprendront pas non plus d'introduire ou de
fuprimer des ufages dans les Paroi{fes, [ans
l'agrément des Curés, quand même cette introduél:ion ou cette fupreffion feroit utile &amp;
a-,rantageu[e. Pourrons néanmoins les Secondaires dans le cas où ils ne pourroienr convenir à cet égard avec les Curés, nous propo[er
leurs vCiës, fur quoi après avoir pris l'avis des
Curés, nous reglerons cc qui nous paroîtra
plus convenable &amp; plus a\'antageux pour la
gloire de Dieu. Reglemcns aufquels nous
fommes perfuadez que tant les Curés que les
Secondaires qui n'ont que des vùës de religion &amp; de foi, fe conformeront avec fimplicité &amp; [ans aucune peine. Mais comme d'un
côté les Curés qui par une pare{fe inexcufable
fe déchargeroient de prefque tout le fardeau
que leur minifiere leur impofe, pour le ladrer
porter à leurs Secondaires l fe rendroient très-

�~6'

OrdonniJnClS Synod,,!es
_
coupables deva nt Dje~; nou s n; fça u non~
d'au tre part nous. empeche; d~ bl amer fanement les Cu rés qUi par un zele mdtfcre t , plus
encore ceux qui par quelqu'aut re motif qlJl
ferait en foi criminel, voudrOient n,e laltTe,
fa ire à leurs Secondaires que ce qu une lmpuitTance abfoluë &amp; totale les me t hors d'état
de faire eux-mêmes. Outre que ce ferOlt de
la part des Curés , une conduite toute p:opre
à contrifl:er , ou à décourager , ou enfin a rendre ' oÎ ftfs &amp; paretTeux les Secondaires, il eft
necetTaire que ceux-ci fe formen t ::\ toutes les
fonétions Pafl:orales, ce qu'ils ne fçaurolenc
faire s'il s ne les exe rcent de tems en tems.
VI. L ES Secondaires en exerçans leur
mini fl:e re dans les Paroi(fes, do ivent avoir
p our objet la gloire de Dieu, leur propre faim,
&amp; la fàn étifica tion des ames. ~e1 malheur ne.
feroi t - ce pas pou r eux, s'il s agi (foient pa.r
d'autres motifs. Selon ces prin cipes , .ils dOIvent rravai lle r avec zele &amp; avec aplication,
dans les Paroi tTcs aufq uellcs la volo nté de
Dieu les dcfl:in e ; volonté qui lew el1 manifefl:ée par l'orga ne de celui que la Providence
a établi pou r êrre tom cnfcmble &amp; leur Superieur &amp; leur Pere. Ils doivent en con fequcnce
éviter deux ext rêmirés opofées &amp; égaleme nt
cond am nables. )
•

dll 7Jiocèfl tl:LAix.
!)1
~ondamnables. La ptemiere, qui fcroitde S'ar.
tacher tellement à une ParoitTe, qu'ils ne fe dé"
terminalfenc qu'avec chagrin &amp; avec dépit à
fe tranfponer dans une autre où leur Superieur jugeroit à propos de les envoyer. E r la
feconde, qui conlilleroie à fouh aÎler avec inquiétude &amp; avec impatience de quitter la Paroi(fe où la Providence les a placés pour aller
dans une autre, qont des motifs purement
humains leur font envifaget le féjour comme
plus agréable ou plus comOlod~. Pour fe garantir de ces deux dangereux écueils, les Se.
condaires doivene conliderer qu'ils ne peuvent avoir l'avantage de f~ avoir qu'ils travail.
lent felon l'ord re de Die u , qu'autant qu'ils
rravaill ent fuivane la del1:ination qui leur eŒ
manifefl:ée. par leur Superte nr; que fans cel:
efprlrde dépendance il s one tout lieu de crai ndre que Dieu ne répandant pas fur eu.x·fes bé.
nédiEtions) le urs foin s par confequenc né
foienr infruétueux, leurs traVaux fans fucc ès ,
leurs dégours ( car nulle part 0 11 en e(l exem pt)
fans confo lation , leurs fou ffrances fa ns douceu r , &amp; leurs peines fans récompenfe. Q!e
lors même qu'ils croiroien t avoir des motifs
dégagés de toute vôë humai ne pou r fo uh airer
ou de continuer leur féjôur dans la Paro j{Îe

H

�98
ordonnances Sy110dIJles
où ils font ou de la quitter pour aller dans
une autre,' c'eil pour eux une obligation indifpenfable de foÎ!mettre finceremenr leurs lumieres à celles de leur Superieur; devant être
perfuadés que quelques droites ql~e foient
leurs intentIOns, quelques falntes meme que
foienrleurs vÎ!ës, ils peuvent aifémenr fe tromper &amp; Ce ,faire illufion à ,eux-mêmes, t~ndi~
qu'il y a des graces parncuheres attachees a
l'état de celui que la Providence a placé à leur
tête; graces qui lui font connoÎtre ce qui en:
le plus convenable, le plus unIe, &amp; le plus
avantageux dans le gouvernement général qui
lui eft confié.
VII. Nous ne prétendons pas néanmoins
ôter aux Secondaires la liberté de nous faire
fur cela leurs réprefentations, en nous expofant avec confiance les raifons qu'ils pourroient avoir pour défirer de ne pas quiccerune
Paroi(fe de laquelle nous fouhaiterions de les
retirer, ou de ne pas aller dans une Paroi/fe
où nous voudrions les envoyer. Nous ferons
toùjours difpofés à les écouter, &amp; nous nous
ferons un plaifir d'y avoir égard toutes les fois
qu'il nous paroÎtra que l'interêt de la gloire
de Dieu &amp; le bien de l'Eglife l'exigent, ou
même le permettent. Mais nous efperons qu'a-

•

dr/ v ioetfl d'A;"&lt;

9&lt;&gt;

près que les Secondaires nous aurol1t expofê
leurs raifo ns, fi nous ne jugeons pas à propos
de nous y rendre, ils n'infifteront pas davantage; &amp; que perfuadés, comme ils doivent
l'être, que l'afFeaion fincere que nous leur
portons, nous aura rendus plus fenfibles
qu'eu x-mêmes à nôtre refus ; l'cf'pri t de foi,
de religion &amp; de pieté qui doit les animer; les
portera fans regret à fe conformer aux deifeins
de Dieu fur eux; deifeins qui leur font manifefl-és d'une maniere non éq uivoque par l'organe du Superieur que la Providence leur a
donné.
----------------~---~

ART 1 C LES E 1 Z 1 E M E.
'De la viJite de la P aroijJe , &amp; fur tout des
malades &amp; moribonds.

1.

U

N des plus eifenriels devoirs d'un
Paneur, eft celui de connaître, autant qu'il lui eil pofIibl e, toutes fes Oliailles 1
puifqu'il eil refponfable de la perte de romeS
celles qui fe feront perduës par fa taute. C'eft
pourquoi il eil à propos que chaque Curé,
autant qu'il lui fera pofIible, faife louvent,
accompagné de [es Secondaires, ou au défaut
G ij

�100
orJonnanU! s,mdllies
de Secondaires, accompagné de quelque per~
fonn e d'une vertu &amp; d'une pieté reconnuë, la
viiice O'énérale de fa Paroiffe, allant dans toutes le~ maiCons pour s'inftruire en détail des
beCoins Cpiricuels &amp; temporels de Ces P~roir.
fiens, pour leur temoigner [on affeélion patern elle!' &amp; Ca [ollicicude Panorale, &amp; pour
leur donner les avis qu'il croira neceffaires, ne
fe proporant dans cette vi!ite d'autre fin que
la gloire de Dieu &amp; le [aluc des ames.
1I. 1L fera un état dans lequel il difringuera chaque famille, marquan~ le nom du
chef de la famille, de la femme, des enfans
&amp; des domeftiques; il Y ajoûtera touces les
informations convenables; &amp; il nous en donnera une copie 10rCque nous jugerons:l propos de la lui demander. Le travail qu'il faut
faire pour drelfer un pareil état, ne fera pénible pO\lr chaque Curé que pour la premiere
fois qu'il le fera; il lui coùtera peu dans la
fuite. Il en retirera pour la gloire de Dieu un
avantage qui le dédommagera abondamment
des [oins qu'il y aura employés.
~\)\)f.
LES Curez éviteront avec foin, non~~- fé ~ t toutes viii tes dangereu[es, mais
!J/~ 'l 'E.5..o~ei~i vi!ites inutiles;, rien n'étant plus
: ', _--..:~:f'i~1 1cs porter au relachement, en \eur

.

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_.~/.
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\'~' ::-..'~
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-

JII 'Dioc'èfl d·u1Îx.

JO l

faifant goMer les idées du monde, &amp; de les
décrediri:r dans l'e[pri~ des peuples.. N 'emeudons néanmoins que les Curcz ne puillènt &amp;
même ne doivent viliter leurs Paroilllens lorfque la charité ou la bien[éance l'exigent, pourvù qu'en temoignant ainli leur zéle &amp; leur affeélion pour leurs Oüailles, ils évitent toute
familiarité indifcrete, &amp; qu'ils fe comporten t
. coùjours avec la gravité, la décence &amp; la retenuë convenables.
1 V. MAI s c'eft à l'égard des malades
qu'un Curé doit redoubler fan zéle, fa charité, [es [oins, &amp; fan attention; il prendra
toutes les précautions neceffaires pour être
inftruit, dès le commencement, de 'la maladie de [es Paroilllens. Du moment qu'il en cft
averti, il doit les viliter au plûtôt, fans attendre d'y être apellé, pour les confoter &amp; pour
les alllil:er, autant qu'il dépend de lui, dans
tous leurs befoins. Ses viCtres doivent être
frequentes, afin d'engagerles malades par fes
touchantes exhortations, à regarder leurs maladies comme un moyen de fanétificatÏon &amp;
de falut que Dieu leur a menagé; à fO!l~"ir,
par con[equent, leurs maux avec relig.liàtion
&amp; avec patience; à fuporter leur état.èf) efprit ,
de pénitence, uniffant leurs fouffrançés :à cd-

a ·ji}

.. /)';.

,.

�Ordonnances Synodales
lesde] Esus -CH RIsT , ~fin qu'ellesf~ rvenc
à l'exp iatio n de leurs peches. Sile Cure apercoi t le moindre danger, II dOIt prendre fur
lui le foin d'en avernr le malade, fans atten.
dre que le dan ger [oit conlide rable , pou r le
po rrer à recourir aux Sacrcmens, &amp; à s'y dif.
pofer C1ns délai plr une confdIion Jccompa.
&lt;'née de toures les cond iti ons requifes, con·
fefll on qu'il fera en état de fJi re com me il faur,
lorfqu'illa fera avanr '1 lie la maladie ayc dim i.
nué la li berré de fan erprit, n'étant que t ro p
ordi naire que des parcns ou amis , par une ti·
mide refc, l'e qu'une crainte mal placée leur
in(oire, ou pour mieu x dire, par une affeétio n
cruelle qu'ils ofent apeller menagement de
prudence, rcfufent de faire connoître, en·
core moins d'annoncer au mal ade le péril où
il efi, &amp; en lui dégu ifant fan étar, voudroient
même empêcher qu'on le lui aprît.
V. L' E T A T où nous nous trou vero ns
au moment de nôtre mort étant celui fuiv all C
lequel Dieu nous jugera pour nôrre def!:inatian éternelle , c'ef!: au x aproches de ce ma.
ment décifif que l'eeprit tentate ur ramaffe
toutes fes forces &amp; cm ploye toutes fes rufe~
pou r nous attaquer avec plus de fuccès &amp; pour
nous attirer dans [es pi ege~ 1 1,1~ Çuré &amp; cout
IOl

du 'J)iocèfe d'Aix,

103

autre tenant à cet égard fa place, doit par coofequent êrre aflîdu, amaot qu'il lui ef!: poflîbl e, auprès des moribonds pour les animer
&amp; les encourager dans ce combat, en les exhortant par de courtes mais frequ entes, &amp; en
même rems vives &amp; pathetiques affeétions, à
une douleur fineere de leurs pechés , à une vive teco nnoiffance &amp; un ardent amour pour
Dieu, &amp; à une ferme confiance en la mifericorde du Seigneur'; les engageant de tems en
te ms à jetter amoureufemenr les yeux fur l'image de nôtre adorable Sauveur expirant fur
la Croix pour l'amour de nous, objet fi capable de faire naître dans nos cœ urs les fentimens de la plus fineere componétion &amp; de
la devotion la plus tendre, &amp; à prononcer
fouvent finon de bouche, au moins du cœur,
le faint nom de J ESUS; nom adorable devant
lequel tous les genoux fléchiffent; nom fi
doux à une ameChrétienne, &amp; fi redoutable à
toures les puiffances de' l'Enfer. Enfin il employera tous les moyens qu'un zèle ardent,
une tendre charité &amp; une alfeélion toute paternelle lui infpireront pour aider les perfonnes qui font fur le point d'entrer, Cuivanr l'exprellion de l'Ecriture, dans la voye de toute
chair, à mourir dans la paix &amp; dans la joye
du Seigneur.

�10{.

OrelPn",rnUJ s)'nod41eJ

VI. LES maladies dangereu[es ne ront
pas néanmoins les [eules qui doivent exciter
le zéle des Curez &amp; des Secondaires. Lorfque
des per[onnes [ont rctenuës dans leurs mai.
fons par des maladies Ou infirmités longues
&amp; habitllelles , quoiqll'i1n'y air aucun danger
prochain de mort, leur état exigc qu'un Curé
aille de cemsen tems les vi{iter pour les [oula.
ger alitant qu'il dépend de lui dans leurs be.
Joins temporels, pour les exhorter à faire un
faint ufage de leurs [ouffrances par la [oLÎmif.
fion &amp; par la patience; pour les porter ~ fe
çonfeiIèr de tcms en tems, pour les préparer
~ lareccprion de la fainte Euchari.f1ie, laquelle
leur [cra portée dans leurs maiCons auffi fou·
Yent qu'il fera cO/lvenable &amp; que la devotion
des malades, qui ne doivent pas être privés
des grands avantages qui y [ont àttachés, pa.
roÎtra l'exiger, pourvLÎ qu'ils communient à
jLÎn; Enfin pour les entretenir dans des fen.
timens de componEtion, de pénitence &amp; de
confiante reugnation à la ~olonté de Dieu,
qui par un effet de fa miCericorde leur a mena.
gé ce moyen pour lc~ purifier, les fanétifier &amp;
les fauver.
VII. TOUTEFoI~le Curé &amp; toutau·
tre prêtre pour exercer [on mininere avec;

à~ DÎocèfe d'Ah: ,
'101
décence convenable &amp; d'une .naniere

toute la
qui écarte jufqu'au moindre ombrage, aura
foin, 10rCqu'il viurera les perConnes du fexe
dans leurs maladies, que la porte de la cham.
bre foit ouverte aucant qu'il fera poOible, toutes les fois &amp; pendant cout le tems qu'il fera
obligé d'êrre fcul avecet1es.
VII J. Co MME il peut arriver que les
Cu re z malgré leur attention &amp; leur vigilance,
ne foiem pas inftruits de la maladie dont fe
trouve quelquefois fubitement atteint quelqu'un de leurs Paroiffiens, ils auront foin
d'avertir de tems en te ms dans leurs Prônes,
de l'obligation qu'ont les Parens des malades,
&amp; les Medecins qui les voyent, de porter lefdits malades dès le commencement de leurs
maladies, à recourir aux Sacremens, &amp; d'en
donner ou 'faire donner avis, fans trop differer, aux Miniftres de l'Eglife; obligation
fondée [ur la loi indifpenfable de la charité,
fur tout dans un cas auffi important &amp; expreffément déclaré par la Confiitution du Pape
Innocent III. &amp; du Saint Pape Pie Vm'.

�'7 cil

ordonnances SJl10dales

AR TICLE DIX-SEPTLEME.
cne la condtlite des Curez &amp; Secondaires à
t'rgard des prétmdus Reformez , q1lol1
afelle nOt/veaux Convertis.

1.

C

'E ST pour nous un grand [ujet de
douleur ,. de voir qu'il y a encore plu.
fieurs Paroiffes de nôrre Diocère dans 1er..
quelles la Re ligion Calvinille s'ell m;,i ntenuë
&amp; comme eerperuée depuis près de deux fié.
des dans un cerrain nombre de familles. La
plûpart des perronnes qui demeurent atra.
chées à cètte Religion, laquelle, outre les
erreurs capitales &amp; ~uJripliées qu'elle en·
feigne, ne contient d'autre reforme que ce\le
du nom qu'elle affeél:e de porter, ne [ont inr·
truites ni de la Religion [eule veritable que
nous profeffons, ni de la fauffe Religion
qu'elles mêmes profeffent. Les préjugés de
l'éducation [oûtenus par une grande igno.
rance, Couvent même, nous ne craignons pas
de le dire, [ans routefois vouloir'les offenrer,
fortifiés par l'amour d'une liberté funefie qui
leur fa it abhorrer route gêne &amp; Jo ure contrainre, [ont les [euls liens qui les arracheIH
à l'erreur.

du Diocèfe d'Aix.
101 J 1. No U s conjurons les Curez chargés
du foin de ces Paroiffes, de ne rien negliger
pour ramener à la ve ritable foi ceux de leurs
ParoiŒens qu'une farale prévenrion en aécarrés , &amp; pou r y affermi r ceux qui auront donné
quelqu es marq ues d'un fince re retour.
III. L r. s C urez doivent d'abo rd évirer
avec unc ar renrion parriculiere, rouè ce . qui
dans leur cond ui re, leurs difèours, &amp; leurs
manieres d'agir " pourroi r le moin s du monde
favor irer les impref1l ons défavanrageufes que
les Minillres de la R eligion prérenduë Reformée ont eu foin de donner à ceux de leur
SeCJe conrre les Prêrres de l'Eglire Carholi.
que, Ils chercheront à gag ner leur confianco
en leur temoignant des fenrimcns d'a ffeCJion
&amp; de rendreffe, en les confolanr dan s leL\rs af.
fi ,él:ions, les vifiranr dans leurs mal adies, les
fecourans dans leurs beroins, cherchant les
occafions de les infiruire &amp; de les perruader ,
fans [e rebuter de leur refifiance, &amp; fa ilS défefperer jamais de leur falut tant que le Seigneur les la'iffe dans ce monde; En un mot 1
ils metrront en ufage tous les moyens qu'une
chariré indufhieufe peut fournir pour les attirer par la douceur; routes les démarches qui
rcffentent la violen~e ou l'ext:ême ri gueur n!;

�'108

Ordonnllncts s,nod/lia
convenant pas à des Prêtres dépolitaires de

l'autorité d'un Dieu Sauveur qui eil: venu non
pour forcer ni pour contraindre les hommes à
fuivre {a Loi, mais pour les engager à l'em.
brai1êr en éclairant leurs e{pî-its &amp; en rouchant
leurs coeurs. Toutefois ils éviteront de {e prê.
ter par une lâche conde{cendence &amp; par une
foibleffe criminelle à des menagemens qui ne
pourroient {ervir qu'à entretenir les préte n.
dus Reformés dans leur obil:ination, ou à fa.
vori{er la funeil:e tranquilité' avec laquelle ils
demeurent dans leurs erreurs.
1 V. 1 L S s'apliqueront avec un foin parti.
culier à l'inil:ruétion des Enfans de la ReI ~
gion prétenduë Reformée, employant les
moyens qu'ils trouveront les plus efficaces
pour les attirer au Catechifme. Ils tiendront
la main à ce que les Enfans nouveaux nés de~
prétendus Reformés, {oient, dans le rems
prefcrit par nos Ordonnances, portés à l'E.
g1ife pour y recevoir le Bâréme. Ils veilleront
pareillement avec foin, à ce que les Enfans
des prétendus Reformés {oient enterrés en
terre {ainte, lor{qu'étant Bâtifés ils feront
morts avant l'âge de {ept ans accomplis.
Sur lefquels trois points s'il y avoit quelque
0pp0Îltion ou refus de la part des Parens l

dll 'Iliocèfe d'cAix.

Ioj

les Curez nous'en donneront avis; mais à l'é.
garddesprérendus Reformés qui {erontmorrli
ayant atteints depuis quelque tems l'âge auquel la raifon eil: {uffi{amment dévelopée,{ans
avoir donné aucune marque de Catholicité.
nous défendons de leur accorder la fépulture
Ecdefiail:ique, fous peine d'interdit ipfofaB(J
de l'Eglife, Chapelle ou Cimetiere dans le·
quel ils auraient été enterrés; ~ de {u{penfe
pareillement ipfo faBo à l'égard des Curez &amp;
autres Prêtres qui fçachans bien que lefdits
Défunts n'ont donné aucune marque de re·
tour .fincere à la foi Catholique, Apoil:olique
&amp; Romaine auroient affifté à leur enterrement.
V. Q u A N T aux prétendus Reformés ou
nouveaux Convertis qui voudroient fe ma.
rier, nous défendons expreffément à tous
Curez, Secondaires &amp; autres Prêtres, de proceder à la célébration de leurs mariages, même
de publie'r leurs bans, jufqu'à ce que lefdits
nouveaux Convertis, ayant donné pendant
une année entiere, des preuves fuivics de la
Îlncerité de leur converfion à la foi Catholi·
que, nous ayons jugé à propos, fur le compte
qui nous en aura été rendu, de permettre
qu'il loit paffé outre à la publication de leurs

�,

OrJol1l1/fnUS Synodales
bans &amp; à la célébration de leurs mariages. De:
c1arons en même tems, que nous ne donne_
rons cette permiilion que lorfqu'il nous aura
aparu que Iefdits nouveaux Convertis de l'un
&amp; de l'autre fexe, font fuffifall1ment infiruits
des verités de la foi Cadiolique, fur tout de
celles qui font opofées à leurs erreurs, ont
affifié régulierement à la Melfe &amp; aux Offices
Divins les jours de Dimanche &amp; de Fêtes, ont
aproché des Sacremens de Pénitence &amp; d'Eucharifiie, au moins pour les Pâques précedentes, &amp; en dernier lieu du Sacrement de Pénitence, pour fe mettre en état de recevoir dignement le Sacrement de Mariage, ont déclaré
exprelfément &amp; d'une maniere authentique,
qu'ils promettent &amp; font dans la refolution de
vivre &amp; de mourir dans la Religion Catholique Apofiolique &amp; Romaine, la feule veritable &amp; hors de laquelle il n'y a point de falut;
enfin ont donné par toute leur conduite des
preln'es d'une veritable &amp; fincere converfion
à la Foi de l'Eglife Romaine.
l 10

d'l Di,cèfl d'Aix.

AR TICLE

III

DIX - HUITIEME.

&lt;J)es RetraÎtes pOlir les Cf/rez &amp; Secondaire.,;
atlflJ.1lelles . d'au(res Prêtres pourront être
ad'mis.
.

I. QUOI Q..U E les occupations des Cu';
rez, Secondaires &amp; autres Prêtres
qui travaillent au falut des ames, foient des
occupations faintes, elles ne lailfent pas d'occalioner une diŒpation dont les fuites pourraient être dangereufes, fi on negligeoit de
les prévenir. Il ell: à craindre que les Prêtres,
mêmes les plus irreprochables dans leur foi &amp;
dans leurs mœurs, ne fe falfent une habitude
de traiter les chofes les plus fainees fans y
aporrer toutes les difpolitions requifes , &amp;
qu'en fe familiarifant, pour ainfi dire, avec
les fonébons Sacrées du Minifiere, &amp; ne les
exerçans plu3 que par coûtume, ils ne s'oublient eux - mêmes &amp; ne fe perdent, tandis
qu'ils employent, même avec fuccès, leur
foins à la Canél:ification des autres. Il efi donc
pour eux d'une grande importance qu'ils fe
féparent de tems en tems de tout ce qui peut
les difiraire, en Ce renfermant dans une fainte

�'-s 11
. O,donnana j sJnod;t/tI
retraite, pour y medirer à loilir les veritez
,érernelles; pour rapeller toutes leurs années
en la préfence du Seigneur; pour s'apliquer à
connoÎtre &amp; à déraciner les mauva1fes affec.
tions qui ont mis obflacle à leur avancement
fpiricuel; pour cOl)liderer mûrement &amp; avec
attention tous les devoirs de leur état; pour
réparer par une lincere pénitence, toutes \eûrs
fautes &amp; toutes leurs negligences pa{fées; pour
délivrer une confcience, qui par le poids donc
elle feroit ou chargée ou embarra{fée, les auroit empêché, peut-être depuis long-tems, de
goûter aucune des confolations que Dieu fe
pla1t, au moins quelquefois, de répandre
dans l'ame de ceux qui le fervent &amp; qui l'aiment; Enfin pour former de forces refolurions &amp; pour prendre de foIides mefures, afin
d'être à l'avenir de vertueux, zélés, &amp; fervens Minill:rcs de JESUS-CHRIST.
II. PERSUADEZ comme nous le fommes,
des grands avantages que la retraite fpirituelle peut procurer à rous ceux qui travaillent
dans les fonéhons du faint Minill:ere, nouS
avons crlI que ce feroit une chofe très - agréable à Dieu, d'établir une Rctraite qui fe feroie
annuellemenr dans nôrre Seminaire pendant
huit jours confecurifs, en faveur principalement

da Diocèfl d'Aix.
J ri
ment des Curez &amp; des,Secondaires, lefquels
jufqu'à la concurrence d'un certain nombre
i feroient reçlIs gratuitement. N ous exhor~
rons rous les Curez, les Secondaires &amp; cous
autres Prêtres travaillans aux fonétions du
faint Minill:ere pour le falur des Ames dans
nôtre Diocèfe, à s'y rendre avec empre(feme~t &amp; avec un délir lincere d'en profitcr.
MalS comme tous les Curez &amp; Secondaires de
nôtre Diocèfe ne peuvent être reçùs dans nôtre Seminaire pour faire en même rems la Retraite, &amp; que par confequent, on ne fçauroit
y en recevoir qu'une partie toutes les années.
Nous exhortons tous les Curez &amp; Secondaires à s'y rendre autant qu'ils pourront, au
moins une fois de trois en trois ou de quatre
en quatre ans.
III. L A Retraire commencera tous les ans
leMardi au foir fuivant immediatementle neuviéme jour 'Cie Septembre. Plu lieurs raifons
deconvenance nous ont fait prendre cet arrangement pour fixer le tems de l'ouverture de
cerre Retraire. Si cependant il furvenoit quel~
que évenemenr qui obligeât de changer cetre
fixatIOn, on auroit foin d'avertir quelque tems
par avance de ce changement, par une lettre circulaire adre{fée aux Archiprêrres, qui,
.

1

�; 14
Ordonnanm SJnoJII 1~J
.
chacun dans fon D,{lnél:, en ferolent parr
aux Curez &amp; a'ux Secondaires de leurs Archiprêtrés. On feconformeraexaél:en~enr pen;
dant la Retraire, au reglement qUi a eté dreIT.:
à ce fujet.
1 V. No u s ne pouvons alfez temoigner
combien nous fumes touchés, confolés &amp;
édifiésl'annéederniere pendant la Retraire qui
fur la premiere depuis que nous en avons fait
"' l'établiffemcnt; rien n'égale l'empreffemenr,
la po~él:ualité, le recüeillement, la joye &amp; la
ferveur que tous ceux qui s'y écoient rendus
firent paroître; nous en difons autant &amp; avec
une égale fatisfaél:ion, de la Retraire qui vient
d'èrre faire certe année, &amp; nous ne fouhaltons
pour l'avenir autre 'chofe à cet éga rd, fi ce
n'ell que le Seigneur veüille bien conrinuer
d'y répandre les mêmes bénédiél:ions. Mal!
afin de remettre devant les yeu x les motifs &amp;
les avantages de laRetraite, noùs avons jugé
à prop~s d'inferer :lIa fuite du prc{cnr article,
l'A verriffemene que nous adre ff.1mes {ur ce
fujet le l l.Decembre 1740. aux PrétresSéculiers employés dans nôtre Dioc2[e au x fonctions du faint Minificre.

J,~ '1JÎocèfe d'LAix.

31 S'

AVERTISSEMENT
'DE MONSEIGNEUR
l'Archevêque d'Aix j aux Trhres Séculiers employez dans fin 'Diocè(e ({(IX fonctions dit foint Minijlére pOlir la jàntlifica.
tion des Ames.

J

EAN-BAPTISTE-ANTOINE )jE
BR A N C ~ s, par la pemiffion de Dieu
&amp; l'autorité du Saint Siége Apofiolique j Ar'chevêque d'Aix; A tous Curez, Secondaires
&amp; autres Prêtres Séculiers exerçans dans nôt;e
Dioeèfe les fonél:ions du faine Minifiére pour
l'inltruél:ion &amp; la fanél:ification des Fid èles,
Salut &amp; bénédiél:ion en nôtre SeigneurJE susCHR IS T qui elt le fouverain Pafieur &amp; l'EI'ê.
que de nos Ames.
Il y a long-tems, MES TRES-CHERS
FR ERES, que nous fouhaitions avec un em.
l'reffement extrême de vous procurer un bien,
dont tous les Diocèlês qui ont le bonheur de
le goûter, ont éprouvé avec fuccès le {olide
avantage. Ce bien prétieux eil: l'établiffement d'une Retraite annuelle &amp; publiql1e.
Nos delirs viennent d'être accomplis; &amp; nous
étant enfin trouvé en état de rendre cer'éta.
bli(fement permanent &amp; durable, nous n'a-

�16

Ordonnl1ncts Synodilles

~ons pas differé un moment d'y mettre la der.

\

Dicre main.
.
Q.lOique la vie . des Minifires du SeIgneur
doive être, pour atnli dIre, une retraIte continuelle, la fainteté de leur état les obligeant
à vivre dans le recüeillement, &amp; dans l'exer.
cice fuivi de la préfence. de Dieu; le de\'oir
de leur Minifiére les engage néanmoin s indif.
penCablement à fe tr?uver fouvent p,arrni le.s
perConnes du Géc1e, a l'tnilruéboD, a .Ia con·
ver Gan &amp; à l'édification defqllelles Ils dOl.
vent fa~s celfe travailler. Qtelques faintesque
foient les occupations auCquelles ils font livrés
par état, il eil à craindre qu'ils n'en prennent
occaGon de fe prêter à une dilTiparion tour au
moins vaine, fou vent même très-dangereufc.
D'ailleurs, il cil difficile que refpirant l'Jir
eonraa ieux du monde, au mil ieu duquel ils
'" de vivre, ils n'en reffentent quelfont forcé,
quefois les fllnefl:es impreilions. Enfin en exer·
çant fou vent , quoique par devoir, les fonc·
tians faintes de leur Miniilére, n'y a-t· il pas
lieu d'aprehender qu'il n'arrive à quelques
uns, peut-être même à plufieurs, de ne les
exercer prefque plus que par coûrume ou par
habirudc, &amp; qu'à force de fe famil iarifer avec
cc qu'il y a de plus auguile &amp; de plus redout~·

du Dioc(fe d'Ail:.

11 7

ble, ils ne negligenr de Ce mettre &amp; de fe conferver toûjours dans les difpofirions, fans 1efquelles leur Miniilére, d'ailleurs li utile au
f~ILIt du prochain, devient par leur faute l'oceafion funel1e de leur reprobation.
Pour prévenir tous ces dangers, rien n'en:
plus efficace , M ES TRES'CHERS FRER ES ,
que de fe renfermer de tems en tems dans une
fainre retraite. C'eillà que débarra(fé de toute
affaire, &amp; rendu enrier'ement à foi·même, on
en: en état de s'examiner devant Dieu, de faire
des reflexions faluraires, de s'exciter à la corn.
ponébon ? de gémir fur fes negligences, fUT
fes tiedeurs, fur fes infidelités, fur Ces égaremens, enfin fur l'oubli prefque enrier de fes
devoirs dans lequel on a peut-être vécu pendant bien des années, &amp; fur la liruation déplorable dans laquelle on a laiffé languir fon ame.
C'efl: dans la retraite qu'on med ire à loilir les
verirés éternelles; verirés faintes &amp;adorables;
verités tout à la fois terribles &amp; conColantes ;
verités qui fonr connoître la Grandeur, la
Majefl:é, laPuilf;Jnce, la Juilice, la Bonté,
la MiCéricorde &amp; les autres divins attributs du
Souverain Etre ; verirés qui éclairent l'efprit
de l'homme des plus pures lumiéres d'une foi
fertai ne &amp; infaillible j verités li propres à nous
1 iij
.

�ordonnances S)'nodalu
découvrir nôtre_propre néane, nôtre baffelT'e~
nôtre indignité, à nous infpirer une horreur
extrême du peché, &amp; une fainre haine de nous
mêmes; veritésenfin fi capables de nous faire
enrrer dans cous les delT'eins qu'a eus fur nous
un Dieu, qui parfaitemenr heureux de rou te
érernité par la conremplation de fon E tre, &amp;
fans aucun befoin de rout ce qui n'eft pas lui.
même, a voulu nous créer dans le rems, pour
nous faire part de fon propre bonheur; un
Dieu :qui nous conferve à chaque inftane par
fa mam coure-puilT'ante, fans le foûrien con.
tinuel de laquelle nous retomberions au 010·
ment même dans le néant d'où nous fommes
fonis; un Dieu qui pour nous tirer de l'ercla.
, vage dans lequel nous avoit précipité le peché
de nôtre pr~mier pere, efclavage confirmé,
pour alnfi dIre, &amp; aggravé par nos iniquités
perfonn elles, &amp; pour nous ouvrir le Ciel,
dont l'entrée nous avoit éré fermée, s'eO: luimême fait Homme; afin de nous racheter,
ayant pris fur lui nos miréres, &amp; s'érant a!fujwi à la mort &amp; à la mort la plus accompagnée
de douleur &amp; d'opprobres, pour nous procu,
rer, en lavant tous nos p'echés dans fon Sang,
un; ~Ie glorIeufe.&amp; fans fin; un Dieu roCIjours
pn:ça nous pardonnçr nos intidelités, nos in·
118

du Diorèjè d'Aix,
J 19
gratitudes, nos perfidies, enforre qtle faifan c
fes délices, ainfi qu'il s'en explique lui-même,
d'être parmi les el1fal1S des hommes, il femble
que fon amour pour nous, quoique méconnu,
quoique méprifé, quoiqu 'ou tragé, lui fJ.ir re·
garder fan bonheur, tout parfait &amp; tout inalrerable qu'il eO:, comme inféparable &amp; comme
dépendant de nôtre propre felicité, C'eO: dans
la. retraite qu'en fe mettant en la préfence de
Dieu d'ulle maniere, pour ainfi dire, plus
fpéciale &amp; plus intime, on travaille à fe bien
fonder &amp; à fe bien connoÎtre, à déraciner de
fon coeur toures les affeaions ou mauvaifes ou
d;J.n gereufes, à pleurer &amp; à. expier fes pechés,
à fe faire un nouveau plan de vie, à prendre
des précau tions faluraires contre la rechûte, &amp;
à form er une forte &amp; généreufe refolurion de
valllcre tous les obfl:acles qui pourroient dé·
formais détourner du chemin qui conduit au
falut, ou même ~rrêrer, ou retarder les progrès dans la voye de la perfeaion à laquelle
tout Chrétien, &amp; plus encore tour MiniO:re du
Seigneur, eO: obligé de tendre faiiscelT'e.
l)lufieurs d'entre vous, MES TRES-CHERS
FRERES , font déja dans le faine ufage de
quitter de rems en rems toutes leurs occupatlons exterieurcs, pour vaquer pendant quell iv
&gt;

�Ordonmwces Synodll!(s
q ues joms aux ex:rcices de la..ret~aite en parti.
culier, &amp; nous prefumons qu Il n en eft pas un
feul parmi vous, ~ui ne fo it perfuadé de to~te
l'utiliré d'une pratIque fi falmalre" &amp; qU! Il ell
reconnoinè tout le prix. M ais 1 R etraiteque
nous vous propofon s, a trois prin cipaux avan.
tages, que vous ne pouvés trouver dans celle
qui fe fait en particulier.
C'ell: une Retraite publique &amp; commune,
c'cll:-à-dire, qui ell: faite par plufieurs perfon.
nes qui aflill:ent enfemble aux mêmes exercices &amp; qui les remplinènt en commun . Or le
Seio-neur a promis de fè trouver au milieu de
deubx ou trois perfonnes afTèmblées en fon
nom , par où il a voulu nous faire entendre,
que lorfque plufieurs perfonnes s'uniroient
pour le prier &amp; le lotier en commun, il feroit
prefent parmi eux par une influence fpécialc
&amp; plus abondante de fes bénédiétions &amp; de fes
graces. D':lilleurs, lorfqu'encommun on prie,
on médire, on écoute la parole de Dieu, on
lolie le Seigneur, la ferveur ell: excitée, ani.
mée, foùtenuë, fortifiée par le concours de
tous ceux qui remplilfent enfembJe les mêmes
exercices de pieté, &amp; par les exemples, dont
J'impreilion ell: fi làlutaire fur l'efprit &amp; fur le
cœur de ceux mêmes qui (eroient encore ou
120

dll 7&gt;iocèfl d'LAix.
121
chancel ans , ou tiedes, ou languilfalls, ou
enfin, ce que nous n'cifons penfer, encore trop
attachés par de fun efl-es &amp; volontaires liens
aux vaines &amp; frivoles douceurs de cette vic
mortelle.
C'ef!: une Retraite propofée pour un tems
marqu é de chaque année, à tous les Prêtres
qui travaillent à la fanétification desames dans
l'exercice du faint Miniftére. Vous êtes tous
excités à vous y rendre fans differer à un autre
tems auquel vous croiriez avoir plus de Ioifir,
délais qui fouvent peuvent aboutir à faire perdre de vûë cette fainte pratique; &amp; en même
rems chacun de vous, en venant faire la Retraite, a l'avantage de s'y trouver avec un
grand nombre de fes Collegues dans le Sacerdoce, fans pouvoir être arrêré par une certaine
crainte, dont toute blâmable qu'elle ef!:, puifqu'clic dl: infpirée par un refpeét humain
qu'on ne fauroit excufer, plufieurs d'entre
vous, remplis d'ailleurs de vertu &amp; de zele,
Ont avoüé avoir éprouvé &amp; fuivi la funef!:e imprefIion, s'imaginans, nous ont-ils dit avec
franchife, que s'ils faifoient lIne Retraite,
foitdans nôtre Seminaire, foitdans quoiqu'autre Maifon convenable à cet effet, 011 pourroit
dire qu'elle n'a pas été de leur part tout-à-faic

�OrdOrJ1JtlInCfS SJnoda/ls
volontaire, &amp; qu'ils y ont ét~ cngagés o.u obli-

. 1 II

gés par des motifs capables d'lnrerener leur
répucanon.
Enfin cerre Retraite cft à la portée de tous
ceux qui tr3vaillenr à la vigne dl! Seigneur
dans norre Diocè{e. Nou s avons pour cela
écarté touce dépen{e, bquelle {croit peut-êrre
pour plufic;urs un obfl:acle qu'il s ne pourroient
furmonter qu'en {e rctranclunt une pa me de
ce qui leur cfl néceiTaire ou du 010lOS uttle
pour -Jeur honnête {ublifl:ance. Tous ceux
donc qui {e pre{enteronr pour faire la Retraite, y feront reçùs gratUItement, &amp; tour cc
qui fera néçe/Taire pour leur nourrIture &amp; leu~
entretien pendant qu'elle durera, fera fourO!
fans qu'ils s'en mettent en peine. Letout néan.
moins pour un certain nombre de per{onnes
jufqu'à la concurrence du revenu annu,cl des
fonds que nous avons établ i pour cet effet.
La Rerraite que nous vous annonçons, {e
donnera dans nôtre Seminaire. Elle commencera dans le mois de Septembre prochain, pOlir
être renouvellée tous les ans, tOLÎjours dans le
même tems. L'ouverture s'cn fera le {air du
. premier Mardi après le neuf de Septembre,
pour finir le Mecredi matin de la {cmaine [Uivante, &amp; aïnli à perpéruité, Ceux par confé.

du Diocèft d'Aix,
lZ3
quene qui \'oudronc y anlfter '. {e rendront
dans nôtre Seminaire le Mardi depUIS deux
heures après midi, ju{qu'à {cpt heUI es du lo ir,
après lequel rems il s ne pourroienr plu s êrre
recûs It:s Exercices érant commen ces; &amp; Jls
fO ;(Jf~nt 3prè~ le der nier Exerci cele Mecredi
matin de la [emaine' 1l1ivante. MaiS comme ,1
pOlmoit arri\'er qu'i l s'en pre[ent:ît en tel
nombre qu'il n'y eùt pas dans le SemlOalre de ~
chambres convenables pour tous, ceux qll1
voudront aailler à la Retraire J en av&lt;miront
le Supérieur de nôtre Seminaire au moins
ql1in ze jours auparavant. .
. .
Cependant, attendu qll'll ne (crOIt nt convenable, ni même ponlble, qu'on donn ~.t en mê.
me temsdans nôrreSeminaire la Rerralreà toUS
les Prêrres Séculiers qui exercent les fonél:ions'
du ['tÎnt Miniftere dans nôrre Diocè[e, &amp; que
d'ailleurs le produ'it annuel des fonds établis
ne [auroit (uffire à ce qui (eroir néce/Taire pour
plufieurs Retraires con(écurives dans le cours
.de la même année j Nous vous exhortons"
MES TRES· CHERS FRERES, à vous con.
certer en[emble, de façon que lor[que vous
viendrez faire la Retraire, il relle roûjours
dans chaque Cancon, &amp; même, aurant qu'il
fera ponible) dans chaque Paroilfe, quelques

�Ordom"mus Synodales
uns d'entre vous, pour ne pas laiffer m~me,
pendant ce court inrervalle, les peuples fans
le fecours qui leur .dl: necellàirc : en fone
qu'aurant qu'il (e pourra, chacun de vous
vienne alternativement à la Retraite, au moins
une fois dans l'e(pace de trois ou quarre ans.
~ojque nous n'adi"eO"ions cet Averti(fement qu'aux Prêtres Séculiers employés habiruellément dans nôtre Diocèfe aLlx,fonéhons
du faint Minifiere pour la (ariél:ification des
Ames, foit en reconciliant les pécheurs dans
Je fecret Tribunal de la Pénitence, foit en
ajoûtant à cette fonél:ion fi importante celle
d'annoncer publiquement la parole de Dieu;
Nous ne prétendons pas néanmoins exclurre
de la Retraite les autres Prêtres qui fouhaiteroient d'y être reçûs ; Nous les y invitons même de tout nôtre cœur: Nôtre intention el!:
feulement que ceux qui travaillent dans nôtre
Diocèfe à la vigne du Seigneur foient admis
par préference, &amp; joüiffent (culs de ce que
nous avons établis gratuitement en leur faveur.
DoN. NE' à Aix Elans nôtre Palais Ar. .
chiepifcopal le 12. Décembre 1740.
.

ail Diocèfl d'Aix.

12+

~

J. B. A. Arch. d'Aix.

,
12)

1

ARTICLE DIX-NEUVIEME,
I.

1

'Des Regiftres.

L efi d'une très-grande importance pour
le répos &amp; la tranquilité des familles,
que les Regifires des Batémes, Mariages &amp;
Sepultures, foient tenus avee beaucoup de
foin, &amp; que tous les aél:es que ces Regifires
doivent contenir (oient écrirs &amp; dreffés de la
maniere la plus exaél:e. Le défaut de foin &amp;
d'exaél:itude à cet égard pouvant donner lieu
à des procès d'une crès-grande confequence.
II. Pou R prévenir les inconveniens fouvent irreparables, dont les Curez s'ils y
avoient don.né occafion par leur faute ou par
leur negligence, fe feroient rendus refponfables devant Dieu; Nous ordonnons ce qui
fuir. Chaque Curé tiendra deuxRegifires des
Batémes, Mariages &amp; Sepultures, lefquels
commenceront au premier Janvier &amp; finiront
au dernier Decembre de chaque année; il les
fera parafer conformément aux Ordonnances
renduës à ce fujet ; &amp; pour éviterl'inconvenient dans lequel il tomberoit en differant
d'obferver cette formalité) il aura foin de faire

�'1 Z6
orJonnanus Synodllin
parafer fes Regiares, tout au plus tard dans
le mois de Decembre précédent, Lorfque l'an.
née fera finie, l'un de ces Regillres demeurera entre les mains du Curé qui le con[ervera,
ain{j que tous ceux des années précédentes,
avec un grand [oin; &amp; l'autre fera envoyé par
le Curé pour être remis au Greffe dans lequel
il doi~ être depo[é.
111. DAN s l'un &amp; l'autre de ces deux
Regillresferont inferés tout de fuite &amp; fùivant
l'ordre des dattes, tous les aétes des Batémes,
Mariages &amp; Enterremens, qui [erontfaits non·
feulement dans l'Eglife ou Cimetiere de la Pa.
roiffe, mais encore tous ceux qui feront faits
dans tous le~ autres Lieux, Eglifes, Chapelles
&amp; Cimetieres, limés dans l'étenduë de la Paroiffe ; &amp; les noms, furnoms, état, qualité
&amp; demeure de ceux qui auront été Batifés,
Mariés ou Enterrés, feront écrits avec foin &amp;.
d'une maniere claire &amp; dillinéte ; Nous en exceptons feulement les enterremens des perfonnes R eligieufcs &amp; de celles qui meurent
dans des Hôpitaux ou autres maifons dans
lefquelles il ea d'ufage gue les Curez ne vont
pas faire la cérémonie des Sepultures, &amp; dans
Jefquelles en conféguence on tient pour cet
effet des Regi (rres publics,

d'j 7)iOCtfl d' &lt;.Aix.

127

1 V. Pou R le Batéme, on fera mention
dans l'aae, du jour &amp; à peu près de l'heure
auquel l'Enfant ell né, &amp; du nom &amp; furnom
de fes Pere &amp; Mere, Parrain &amp; Marraine; fi
l'Enfant ell Iimplement Ondoyé, fait en confequence d'une permillion que nous aurions
. accordée de differer les cérémonies du Batéme, fait dans le cas où par necellité on auroit
été obligé de l'Ondoyer fans délai, il en fera
fait mention expreffe dans l'aae. Lorfque les
cérémonies du Batéme feront fupléées, l'aéte
du fuplement defdites cérémonies fera mis
dans le Regifl:re du jour auquel ledit fuplement aura été fait, en marquant qu'on a flIpléé les cérémonies du Batéme à l'Enfant qui
avoit été Ondoyé un tel jour, en le délignant
d'une maniere précife &amp; dillinétive. Si l'Enfant qu'on Batife a été expofé fans que fan
Pere ni fa Mere foient connus, ou li l'Enfant
ell: ill'egitime, il en fera fait mention dans
l'aac, &amp; 00 n'y nommera le Pere &amp; la Mere
. que lorfgue le Pere ou la Mere reconnaîtra
l'Enfant. Chaque aac de Batéme fera ligné
dans les deu x Regifl:res par celui qui anra fldminifl:ré ce Sacrement, par les Parrain &amp;Marraine, &amp; par le Pere de l'Enfant s'i l cil préfcnr; &amp; li quelqu'unc de ces trois perronnes

�')28
Ordonn~ncts S,mdalt'J
ne f~ait pas ligner, il en fera fait dans l'aae

une mention expreffe.
V. 0 N ne Batifera dans une Pa roi ffe que
j'Enfant né dans l'étenduë de la même Pa.
roiffe; &amp; pour cet eftèt, le Curé ou autre ce.
nant fa place, s'informera très.exa.él:ement du
lieu précis où l'Enfant dl: né. SI cependant
un Curé ou aùrre tenant fa place, fe trou voit
obli!~é pour prévenir un accident facheux ou
un danger conliderable, de Batife~ un Enfan.t
qui lui auroit été préfencé, &amp; qUi cependant
feroit né dans \'étenduë d'une autre Parolffe,
nous ordonnons que dans l'aél:e il foit fait
menrion expreffe que l'Enfanr dl: né dans une
telle Paroiffe, &amp; que ce n'dl: que par neceiliré
qu'ayant été porté dans une telle Eglife on l'y
a BariCé.
V 1. Pou R le Mariage, l'aél:e exprimera
fi les Parties foneenfans de Familleayantleurs
Peres &amp; Meres, Tuteurs ou Curateurs, &amp; par
qui elles font autoriCées à l'effet de conrraéter
Mariage. Si -les rrois bans ont été publiés, ou
s'il ya eu à cet égard quelque difpenfe accordée. S'il y avoir entre les Parries quelque empêchement public, dont elles ont obtenu &amp;
fait, fuivant les regles, fulminer la difpenÎe.
Si les Parties fone l'une &amp; l'amre de la même
Paroilfe.

d/J Diocèft d'Aix.

I! 9

Paroiffe. Si l'une des deux Parties efld'une aLItre Paroiffe, [oir de ce Diocè[e, [oi t d'un Diocère étranger. Chaque aél:e de Mariage fera
ligné par le Curé ou autre Prêrre qui tenant fa
place a béni le Mariage, par les nouveaux
Mariés, leurs Peres &amp; Meres, s'il s [ont pré.
fens, &amp; par quatre temoins gens domici liés
d ans le Lieu &amp; connus, le[quels, dans le cas
où les nouveaux Mariés &amp; leurs Peres &amp; Meres ne [eroient pJsafièzconnus du Curé ou du
Prêtre tenant la place du Curé qui doit bénir
le Mariage, certifieront en ourre par leurs
ligna turcs , qu'ils con noi ffen t les Contraébns
&amp; leurs Peres &amp; Meres , pour tels qu'ils [e di·
fent, &amp; li les Peres &amp; Meres n')' font pas ,
qu'ils connoiffent les Conrraéta ns pour pero
fonnes libres &amp; [ans émj)êchement, &amp; co éC3r,
pat con [cquene , de contraéter Milriage enfemble. Si quelqu'une des per[onnes ci·deffiJ.9
menriollnées ne f~avo,ir pas figner, il en fera
fait une mention expreffe dans l'aél:c.
Vl1. 0 ANS l'Enterrement, on marquera
le nom, [urnom &amp; qualité de la per[onne défunee, le nom de fes Pere &amp; Mere s'ils [ont en·
core vivans, le jour &amp; l'heure de [a more, le
lieu de [a fepulwre; enfin quels [ont les $acremens que la per[onne a reçCts pendant la malaK

�30

OràonnancfJ sy"oà"l(!
die donc elle ell morte. Chaque aél-e de repul.
cure Cera figné par le Prêtre qui aura préfidé à
la cérémonie, &amp; au moins par deux temoins
qui auront allifté à t'enterrement. Si ledit en·
terrement n'a pas écé fait dans l'Eglife ou Ci.
ruetiere de la Paroiffe, le Curé, qUlnd même
il n'y auroit pas afiifté, mettra dans le Regî.
cre pe Ca Paroiffe, un aél-e qu'il fignera Cur le
raport de deux cemoin! qui figneront auffi,
par lequel il fera fait mention qu'une telle pero
Conne morte un tel jour &amp; à une telle heure
dans l'étenduë delaParoiOè , a été, un tel jour
&amp; à une telle heure, enCeyelie dans une telle
EgliCe, Chapelle ou Cimetiere.
VII I. CaM MEil pourrait arriver qu'à
la mort des Curez ou dans d'autres cas, des
perConnes parentes ou heritieres du Curé, ou
autres perConnes, euffent enlevé &amp; retinffcnt
encore les Regîtres de quelque Paroiffe, Nous
ordonnons à toutes les perConnes qui auraient
IeCdits Regîtres en touC ou en partie, de les re·
mettre au Curé aél-uel dans le délai d'un mois,à
compter du jour de la pùblication des préCen.
tes, Cous peine d'excommunication encouruë
par le feul fair. DéfendonsCous la même peine
à toutes perConnes de Ce Caifir deCdits Realtres
à l'occalion de la mort des Curez, Coitpour
l

rlll '])iocèfe à' LAix.
i ~r
te leS àPropricr l Coit pour les remettre à quel~
que perfonne autre que l'Archiprêtre du Canton, ou le Secondaire de la même Paroiffe,
ou leSucceffeur du Curé défunt.

ART l C LEV l N G T lEM E.
'De ta taxe &amp; honoraires pour les fonrtions
Curiales &amp; Ecc!éjîafliqtlN.

ou s

renouvelions en tant que de be.
Coin, nôtre Ordonnance en darte du 16,
Janvier 1741. au fujet de l'honora_ire, retri.
bu tions &amp; droits CaCuels pour les fonél-ions
Cumies &amp; Ecc1cfiaftiques, laquelle Ordonna nce fe ra imprimée de nouveau à la Cuite du
préren t article.

N

ORD01V.Z'vANCE
'DE MONSEIGNEUR
i' Archevtque d'Aix, portant reglementfiJr'
l' Honoraire, Rétribrltion &amp; 'Droits Ca/ùelf
pour les fonnions des CtJrez ; Secondaires,
Prêtres j &amp; autres Eccléfiafliqucs dll'Dia.
céfed'Aix.
.

I

L Ceroit à deGrer, :M EST RES· C liE It 9
FR E RES, que tOliS les Miniftres de l'E-

K ij

�Ordonnllnces SJnodal~s ,
olifë fll {fcnt dans le cas de n'avOlr;t demander
~u PeLIple Ch rérien aucune rétribution temporell e , pour les (ervices (pirituels qu'ils lui
rendent dans les fonB:ions de leur miniftére ,
fe conrènrant de recevoir ce qu'on voudrait
leur ofFrir par réconnoi{fance; Mais nous ne
fomm es plus dansces heureux tem s,olilachari:é des Fidèles prévenoit les bc(oins des Minifhes. Le droit qu'ont ceux-ci d'ex iger ce
qLlÎ leu r dt dû à titre de rétribution pour les
fervi ces qu'ils rendent à cewx dont Ils (ont les
interce{fctHs allprès de Dieu, dt un droit bien
établi , pu i(q ue (elon les termes de l'A pôtre,
il eft jufte que celui qui combat ne combarre
pas à (cs dépens, &amp; que celui qui (en l'Aurel,
"ive de l'Aurel. Les Miniftres de l' Egli(e dOIvenr néanmoins faire arrention, combien il
cft important, non - (eulemenr qu'ils foient
exemrs de rour e(prit de cupidité &amp; d'avarice,
mais encore qu'ils en évitent al'ec (oin le moin·
dre foupçon, &amp; par con(équenr, que l'édifica·
tion publique demande (ollvent qu'ils n'ufent
pas de leur droit dans tolite fa ri gue ur. Ils ne
pourroient vouloir exiger des pauvres une ré·
tribution temporelle-, (;wJs fe rendre coupa.
bics de la cruauré la plus dure; &amp; la chariré
Chrérienne ~oit les engager à ufer de con*['

13 2

d'l 'Di(j'~f: d'Aix.
133
tendance :t l'égard des perfonnes qu' ils fçauroient êrre dans des diii:lOti rions [uivanr let:
qu Iles ils ne pourroient exiger à la rigueur ce
qui leur eft dti, r:1ns rifquer de les éloigner
par là de ce qui doir être l'objer des vœux les
plus empre{fés que les Eccléiiaftiques doivent
former; fçavoir, la IJnéhficatioIl &amp; le falue
des ames. Cependant, comme il ne fcroit pas
jufte que le déGotere{fement des Ecc1éGafl:ique5l, dont pluiieurs même ne pourroient ulee
de généroGté, qu'en fc privant de ce qui ell:
ablolumenr néce{faire à leur fubiiftance, fervît de prétexte aux Fidèles pour leur refuler la
rtitriburion cl.ùë à leurs travaux; Nous avons
jugé à propos dé faire un Réglement lud'honoraire, rétriburion, &amp; droits Cafi.lels pour
les fonB:ions des Curez, Secondaires, Prêrres.
&amp; aurres Eccléiiaftiques de nôtre Dioeèle ;
leur défendant eD même tcms, fous peine
d'être procedé contre eux par les voyes de
droit:
PremieJ"cment, de rien exiger pour l'aclmini ftration des Sacremens.
Secondement, de rien exiger pour aucune
fonélion des per[onncs véritablement pauvres.
Troiiiémement, de marchander par avance, &amp; de paélile.r comme des mercenaires,
K iij

�13+

OraOi11UI/IUI SJ110dll/rs

t'aifant entendre qu'ils refuCe ~oient de prêter
leur minillére &amp; d'exercer les fonébonS qu'on
leur demande, fi on ne vouloit pas leur don.
11er la rétribution qu'ils Couhairene.
Qmriémemcnr, de rien e"xiaer au-delà de
ce qui cll: porté par le RéglelJ1t: n~ , Coit en exrorquane quelque chaCe de plus par imporrul1iré, Coit en témoignant de n'être pas conrens,
quand an nc leur ofFrira que ce qui ell porté
d ans ledit Réglement. N'enrendons toutefois
qu'il leur Coit défend'u de recevoir, même à
!'occa!lon de l'adrr\\nifl:ration des Sacremens,
(celU! de la PénItence toûjours excepté ) ce
que les Fid èles leur àfFriroient librement &amp;
de plein gré, au delà de ce qui eil: porté dans
ledit Réglement,

REGLEMENT
L' HON 0 RAI RE '
Rétribution, &amp; &lt;IJroits Cajùefs pOlir le;

SUR

fona/ons des Cllrez, Secondaires, Prêtres,
(;;- autres Eccféjiajliques dtl &lt;IJiocèft d'Aix,

pOu

chaque Melfe balfe Votive de
Devotion 1 de Mons 1 ou autrel~enr.
S~avolr ;
R

ail

Diocèft a'Aix.

13)

Dans les Villes &amp; F aubourgs d'A ix,
de 8rignolle, Pertuis, Saint Maximin &amp; LambeCc, Ccpt Cols.
7. Cols,
Dans les autres Lieux du Diocèfe,
fix Cols.
, 6. Cols,
Pour chaque Meife baife de Fon.
dation, dix fols.
,lo,Cols.
Pour chaque grande Meife Votive,
de Devorion, de Morts, ou autre·
ment. Sçavoir;
Au Prêtre Célébrant, quinze Cols. 1 ).Cols:
Aux Diacre &amp; Sous -Diacre, s'ils
en font les fonél:ions avec les orne· ,
mens convenables; à chacun fix fols. 6. Cols;
A chaque Prêtre, ou aucre Eccléfiaf!:ique apellé pour y affiaer en Surplis, quatre Cols.
.4. fols:
Au Cler s'il n'ef!: pasEcc1éfiafl:ique,
un Col.
I. CoL
Pour chaque grande Meife fondée.
Sçavoir;
Au Prêtre Célébrant, vingt Cols. lo.fols.
Aux Diacre &amp; Sous-Diacre, s'ils en
font les fonél:ions avec les ornemens
convenables; à chacun huit Cols.
. 8. Cols.
A chaque Prêtre, ou autre Ecclé.
.fiail:ique apellé pour y affiner en Sur.

Kiv

�36

·OrJonvtJf}(($ SJl1od.!es
plIS, cinq fol s.
; . fols.
A u C ler S11.0 'dt pas Eccléfiafl:iq ue,
d cux fols.
2 . fol s.
P o ur la publ ica tio n d'un, ou deux, ou
rrois Balls de M ari age ,. éga lement
pOlir trois Bans comme pOUf un feul
ou pour deux , qu and il y a difpe nfe ,
:1\'ee l'exped ir.ion du Cer tificat, lo rfqu e le Ma riage doit ètre fa it ailleurs.
Sçavoir;
:' D ans les V illes &amp; F auxbollrgs d'Aix,
B riO'l:&gt; nolle, Pertuis , Sa ine Maximin
&amp; Lambefc , ·quarante fols. . . . 40. fols.
D ans les autres Paroifiès du Diocère, rmore fof!.
. 3 o. fols.
POllr chaque publicarion de Monitoire a~'ee l'cxped irion du Cerrificat,
d ix fols.
-.
..
,10 . fols,
. Pour chaque publieatioq des aggraves &amp; réaggrave.s'avec l'ex pedition
.
.
.. lo.fols.;
d u CcrriGCJ t , d ix fols.
. ' Pou r la fu lminatio n &amp; publication
de I:l Senrençe. d'excomm uoic arion
po rtée en conféquence des Mani.
toi res. SC
, JI'oir ;
Au Prêrre qui a fait ladite fulm im tio n &amp;. pu bl içation , trois li vres. .~( 3. liv.
J

r

dtl 'Dioc'tfl J'&lt;..Aix.
137
A chaque Ecclé liafl:ique apellé pour
y a fli fier , dix fols.
.
. 10. fols,
Pour chaque revelarion , déclara tion ou dépoli tio n de témoi n rcçîtë
par le Curé en co nfe q ue nce des Monitoires, cinq fo ls.
,. fols.
POLIr l'enrerremenr d 'un e perfonne
au-ddfusde l'âge de fepc ans. Sçavoir ; .
D ans les Villes &amp; Fauxbourgs
0' Aix, Brignolle, Pertuis, Saint
Maximin &amp; Lambefc :
Si la perfonne était d'une famille
difl:in guée ou ricoc :
Au Curé ou aucre Prêtre tçnant fa
place, treore fols.
. 3o.fol s:
A chaque Secondaire, Prêtre, ou
autre Ecc1éfiafiique apellé pour y af~
fifrer en Surplis, fi x fols.
6. fols,
Et fi la perfonne éroit d'une conditi'ln commune, on donnera la moitié
de ce que delfus .
Dans les autres Paroilfes' du Dio.
cèfe, fi la,pcrfonne était d'une famille
difl:inguée ou riche dans fan état &amp;
condirion:
. A u Curé, ou autre Prêtre tenant fa
place, quin ze fo ls.
.,
, 1 ) .fols.

�'138

Ordo1Jmmces SynodtlltS

A chaque Secondaire, Prêtre, ou
;lUtre Eccléfiaaique apellé pour y af{iner en Surplis) trois (ols.
.
. 3. (ols.
Et fi la per[onne était d'une condition commune &amp; peu ai(ée dans (on
état, on donnera la moitié de ce que
dclfus.
Lor(quc le Clergé (era réquis d'aller faire la
levée du Corps dans un endroit éloigné, pOUf
le conduirt dans le lieu Olt il doit êt re enterré,
le Clergé allant fa:re cette levée, les honoraires (eront au double; le Clergé ne (era pas
néanmoins obligé de (e rendre à la requifirioll,
&amp; alors les Parens (eront tenus de faire porter
Je Corps à l'entrée de la Ville, Bourg, Village ou Hameau, ou à la porte de !1-g!i(e fi
elle dl Halée en pleine campagne.
Pour l'cnrerrement d'un enfant au-delfous
de l'âge de fept ans, les honoraires, fuivant
tous les cas marqués, [cronc moindres d'une·
moitié.
Pour chaque Extrait en forme des
Regîrres de la Paroilfe. Sçavoir;
Dans les Villes &amp; Fauxbourgs
d'Aix, Brignolle, Pertuis &amp; Saint
Maximin, dix [ols.
.
.
.1 0.ÎoI5.
A Lambefc, awmdu qu'il n'y a

d'l Diocèfo d'Aix.
139
pointdeJuaice Royale, huit [ok . 8. (ols:
Dans les aucres Paroiffes du DIOcè(e, cinq fols.
.
.
. ; . [ols.
C'eft au Curé [eul qu'apartient ce qu c les
Parrains &amp; Marraines donnent de leur plein
gré à l'occafion des Batémes, comme au {Ti c.e
que les nouveaux Mariez d??nent volontaltement à l'occa/ion de la celebratlon de leurMariage.
.
Le Curé ea en droit de perceVOIr feul les
rétributions provenances des publications des
Bans de Mariage &amp; Certificats d'icelui, comme au!li les rétributions provenantes des
Extraits en forme tirés des Regîtres de la
Paroiffe.
Et quant à rout autre efpece de Ca(uel, le
produit en doit être partagé entre le Curé &amp;
les Secondaires, en forte q~e chacun. d'eu~ en
ayent une portion égale, a p~oportlon ne:nmoins par ra port à l'honoraire des Me.fie;&gt;,
de ce que chacun d'eux en aura acquitte,
fur quoi ils [e rendront un compte exaé\: 8ç
fid èle.
Nôtre intention n'ell pas néanmoins de
mettre aucun obftacle à l'execution des COI).
ventions qui [e font dans beaucoup de P~7
roifIès ,-'(:ntre le Curé ~ 1&lt;:$ Secondaires) fUb

�140

Oraol1lllltJe(s Synodales

leCquelles le Curé donne à chaqueSecon.
claire la nourrirure, l'aplicarion libre d'une
Mdfe par Cemaine &amp; une cerraine Comme d'ar.
gent à railon de rant par année, au moyen de
quoi il rerient pour lui la rérriburion de cent
cinquante livres par an, payées par le Prieur
Décimateur pour chaque Secondaire, &amp; gé.
J1éralement toute la portion du Caluel qui ap.
partiendroit à chaque Secondaire.
N ous conjurons inframment les Curez &amp;
les ~econdaires, de le concilier tellement,
qu'il n'y aye jamais entre eux aucune contefl:a.
tion pour raiCon deCdites retributions ou par.
tage du CaCuel ; c,es forces de conrefratioos
érant Couvent injufles de la p:m des uns &amp; des
autres, &amp; de part &amp; d'autre preCque toûjours
indécentes. Oye li dans certains cas les Curez
&amp; les Secondaires ne peuvent entre eux coo·
venir à cet ég&lt;lrd, ils doivent Ce Cou venir qu'il
leur cfl: exprelfémenr défendu de fe poucvoir
&gt;lilleurs que pardevanc Nous ou pardevaoc
nôtre Official.
Et afin que le prélent Réglement foit exe.
curé exaél-ement &amp; Celon fa forme &amp; teneur,
Nous ordonnons à tous les Curez de le publier
au Prône &amp; d'en afficher un exemplaire dans
les Sacriflies.
V;Jot

aIl 'Diocèfe à' u1i.'(.
14I
DON N E' à Aix daos nôtre Palais ArchiepiCcopal ce I6.Janvier 1741.

ffi J. B. A.

Arch. cl' Aix.

PAR MONSEIGNEUR;
SOL LIE

R

Secret.

Le Réglement ci-defflls a été bomologué art
Parlement par Arrêt de la COllr du 14. Mars
de la mEme année 174- 1. &amp; enregiJlré ail Greffe
de l'Officialité le l l . des mémes mois &lt;6~ an.

ARTICLE VINGT - UNIEME.
&lt;]Jes Prédifafetlrs.

A

Ue U N Eccleliafrique ne pourra Précher dans nôtre DiocèCe fans avoir auparavant obtenu nôtre permiilion ex pre Ife.
Pareillement aucun Regulier ne pourra lans
avoir obtenu nôtre exprelfe permiilion, Précher dans aucune EgliCe ni Chapelle de nôrre
DiocèCe, même dans l'EgliCe ou Chapelle de
fon Ordre, ni aux grilles des Parloirs des Religiel1[es même exemptes, porres ouvertes.

�14i

Oràontl/tnm SJlloàlllu
,
Leur défendons également aux uns &amp; aule au_
tres de Précher, ainIÎ qu'il ,ef!: marqué, ci.
deffus, fans avoir obtenu norre perml~lOn
cxpreffe, fous peine de fufpenfeencouruepar
le feul fait. Défendons pour cet effet, aux
Curez &amp; touS aucres Superieurs, fous, les pei.
nes de droit, de le leur permettre, a mOIO$
qu'il ne leur ait aparu de nÔtredlte permlf.
.fion.
.
r
1 I. LES Curez &amp; Secondaires ne 10nC
poinr compris dans la défenfe de Précher fa~s
nÔtre expreffe permii1ion, attendu que le r?lO
d'annoncer la parole de Dieu eft P?ur les Cu·
rez une obligation attachée. à,leur titre de Paf.
teur par ra port à leursParolfllens &amp; da~sleurs
Paroiffes, &amp; qu'à l'égard des Secondalr.es, le
pouvoir que nous leurs donnons d'en faICe le~
fonél:ions dans une ParOlffe, renferme CelUi
.cie Précherdans cette même Paroiffc; pouvo~r
dont l'exercice dl même dès lors un deVOir
pour eux.
III. CEPENDANT aucun, Ecclefiaf!:ique,
même Secondaire ou Curé, &amp; aucun Regll'
'lier quoique munis de nôtre expreffe per rolC,
fion de Précher, ne pourra fans un nouveau
mandement &amp; permii1ion fpéciale de nôtre
part, entreprendre de Précher ~me StatiOn

à" Diocèft J'Aix.

JH

d'A vent ou de Carême, fôt-ce même dans la
Paroiffe dont il dt Curé ou dans laquelle il eft
Secondaire ou déja aprouvé pour y Précher.
1 V. ATTENDU que dans les Paroilfes la
plus grande partie des Habitans aux jours ouvriers, fe trouvent cccupés au travail pendant
prefque toute la journée, Nous ordonnons
que dans toutes les Paroillb de nôtre Diocère ( à l'exception de celles de la Ville d'A ix)
dans lefquelles on 'Préche le Carême) le Sermon fe dira aux jours ouvriers le foir) aii'n
que les Habitans reve,nans de leur travail
foient en état d'y ai1ifter ; laiffant à la prudence de chaque Curé le foin de fixer à quelle
heme du foir, foit avanr, foit après le coucher
du S?leil , le Sermon fera Préché lefdits jours
OUVriers,
V. LES Curez &amp; Secondaires recevront
avec honneur &amp; charité les Prédicateurs foit
Séculiers foit Réguliers qui iront Précherdans
les Paroiffes la Station de l'AventouduCarême; ayant foin d'avertir lefdits Prédicateurs,
de peur que par furprife ceux-ci ne prilfent
leur logement dans quelque mairon malfamée ou peu convenable. .
V J. No U s conjurons tous les Prédica.
teurs de faire une fericufe attention fur , la

�++

ordonnances SJ'lbdaln
grandeur &amp; l'excellence du mini Clere qu'ifs
exercent; fur la fin qU'lis doivent fe propo(ce
en l'exerça nt; fur la manieredont ils doivent
l'exercer; enfin fur les difpofitions avec 1er.
quelles ils doivent remplir une fi importante
fonél:ion. ~'ils conçoivent donc qu'en Pré.
chant, c'ea la parole Divine qu'ils annoncent
comme dc véritables Amba{fadclIrs du Tout. ·
pui{fant. O!!e le motif qui les anime foit la
gloire de Dieu &amp; la fanél:ification des ames.
Qlc par la meàitation &amp; la prierc, ils (e pré.
parenr à publier les veritez du falut ; &amp; que
la pureté de leurs mœurs, une fainte ciro
con(peél:ioll dans .tous leurs enrretiens, une
'vigilance continuelle fllr routes leurs dé.
marches, enfin une exaél:e &amp; édifiante re·
gularité dans toute leur èonduite, accredi.
tent, foûtiennent &amp; fortifient leurs di(cours
dans "efprit des peuples, fur le[qllels l'exem·
pie fait pre[que toùjours une imprelIion beau·
coup plus [olide &amp; plus durable que lesexhortations les plus vehementes &amp; les plus pathetiques. De là les Prédicateurs doivent eonc1urre
combien ils [croient coupables aux yeux de
Dieu s'ils recherchoienr des Stations d'Avent
ou de Carême comme de vils mercenaires qui
exercent un mêtier dans la princip~!e vûë de
gagner
1

.
. dll Dioc'rfe ,)'Ai.'(.
JH
f:agner,une rcrnoutlon temporelle, &amp; combien
Ils [e decredlterOient dans l'efprir même des
hommes '. s'ils écoienc foup çoonés d'exerccr
une fonél:lOll fi noble &amp; fi relevée par un moti f
aulIi bas &amp; auŒ indigne. Ils doivent encore
en conc1urre qlle la fonél:ion de Prédicateur
Evangeltque étant toute (aiote, il faut qu'elle
[Ol,t exercée faintement, &amp; par confeq ucnr
qu un Prêtre annonçanr publlqucll1entl'Evan_
gde dans la C lui re de verité avcc f:\ con fcience
chargée d'un peché mortel pOlir lequel il con.
[erverolt
,
. une affc Ebon volontaire , ou qu'il
n aurolt pas encore deteClé, don neroit à toue
le Ciel le fpeébcJe tragique dc la parole
de DIeu annoncée p:tr un ennemi de Dieu
même.
V II. LE S P rédicateurs éviteront avec
~olO dans leurs Prédications, toute affeél:atlon d'é~egance &amp; de langage recherché; comme aU(]1 toute opinion nouvelle ou contentleufe, &amp; toute qudl:ion curieufe &amp; inutile.
Ils s'attacheront à Précher d'une maniere fimpie, touchante &amp; perfuafive, [,1ns avoir en
vlÎë de plaire, de s'attirer des aplaudilTemcns
ou de [e f:u.re une répnrJtion; mais uniquement pour lll(]ruire leurs Auditeurs des verilés faintcs de j'Evangile , pour les porter à la
L

�46
OraolJnaua$ Synodalt,
;uite du vice &amp; à la pratique de la vertu, &amp;
pour les exciter à mettre en ce.uvre .Ies moyens
de falur. Ils ne déligneront jamais perfonne
ême indireB:ement dans leurs Sermons. Ils
~e parleront jamais qu'en gé~éral des défauts
des Eccléfiafbques, des ~eltgleux, des Ma.
gilhats, &amp; autreS perfonnes ddl:inguées par
leur état j inliftans au con traite , mais fans af.
feB:acion lorfque l'occaMon s'en préfcntcra,
fur l' hon~eur &amp; le refpeé\: qui leur font dûs.
Ils auront touS les égards &amp; toute la déference
convenables pour les Curez des Parodres,
contre le gré defquels ils auront une exaB:e at·
teorion de ne rien entreprendre de nouveau,
quand même ,ce ,!u'ils voudroient entrepren.
dre leur paroltrolt utlle &amp; avantageux pOUl
la gloire de Dieu &amp; le bien fpiritucl des Parolf.
{jens. Ils s'informeront des vices qUi regnent
dans le Lieu où ils doivent Précher, afin de
les atraquer plus forrement, mais rcôjours
d'une maniere générale j &amp; d'enfelgner auX
Peuples les moyens de s'en corriger. Ils auront
une grande attention à ne rien dire qUI putffc
faire juoer ou même foupçonncr qu'Ils fe fer·
vent, ~u pour mieux.dire, qu'ils abufent d~
l'autorité de la Chaire pour faire de la peine.
des perfonnes contre lefquelles on pourrolt

_.

. au 'Dioc'èfl d'LAix.

-1

+1

crOire qu'ds ont quelque fentimenr de jaloulie
ou d'aigreur.
.
VII1. No li s leurs défendons expreffé.
ment de raponer des hiftoires apocrifes ou
fufpeél:es de fauffeté 1 de raconter non-feule.
ment des miracles fllpofés, auquel cas, {j la
fupolinon leur étoit connuë, nous déclarons
qu'ils ~ncour~oiel'lt l'exeommllnication par le
feul fait 1 mais encore des miracles incertain§
&amp; nullement autorifés; d'annoncer aucune
Indulgence (ans nôtre permillion expreffe; de
pubher aucun avertiffement pOlir des chofes
puremene temporelles &amp; qui n'one aucun ra.
porr au ~ulre de Dieu, de quelque parr que la
requtfitlon leur en fût faire.
1 X . No us leur recommandons forrement de ne jamais employer dans leur Prédi.
cations des termes de bouffonerie, &amp; pareil.
lement de ne jamais fe fervir d'aucune expreC{jon badine ou plaifanee fous le faux pretexte
de réveiller l'attention de leurs Audireurs.
Ces Cortes d'écarrs étant tour·à·fait coneraires
à la fainte majefté &amp; à l'augufle décence de la
C::haire ~vangelique, &amp; ne fervanr qu'à faire
me &amp; a égayer mal.à-propos des perfonnes
dont un Prédicateur doit au conrraire s'effor.
cer à exciter des larmes de pénitence, &amp; dan~
L ij

�1+8

OrdomJlJflCfS SJ110daZe!.

.

le cœur defquelles fon mll11ftere eXige qU'Il

travaille à faire naître des fenCll11ens d'une
C0111 ponétion fa 1utai re.
X. LEs Prédicateurs s'accommoderont,
autant qu'il leur fera po fIi ble , à.la ponée du
plus grdlld nombre de leurs Auditeurs. Ils n,e
s'en tiendront pas à ces dlfcoul's vagues &amp; ge.
ncraux q li i ne font, pour a in fi dire, que des {pe.
(ulations inutiles t;c. vaines; encore moins à
ces d &amp;ours érudiés qui ne fervent {auvent
qu'i faire admirer l'efprit &amp; le génie, plus
. fou vent enco re à faire remarquer la vaine
gloi re &amp; l'affeéta tion du Prédicateur; mais ils
entreront dans le détail de ce que les fidèles
, doivent confiderer pour concevoir l'hofl"€ut
du vice, &amp; de ce qu'ils doivent pratiquer
pour faire des dignes fruirs de pén itence ..
XI. SI les Prédicateurs font Reltgleux,
ils logeront dans la Mai{on de leur Ordre, S'II
yen a quelqu'une dans le lieu où ils prêchent,
&amp; s'il n'y en a point, ils logeront, autant qu'Il
fera pofTible, dansquclqu'autre Mai{on Reguli ere. lis ne logeront jamais dans des Cabarers
ni dans aucune mai{on fuCpeéte. Il s ne diront
jamais rien qui puiffe détourne r le Pe~ple
fid èle de l'aOiduir é :lvee laquelle il dOit aOlfrer
aux Offices Divins qui {ont eclcbrés , &amp; auX

d/4

'Diocè(e d'u1ix. .

r4-9

inftruê.'l:ions qui Cont faites d ,1I1S l'Ef.;life I:'a.
rO IOia le. Ils I1!vite rollt avec foin toute afFeéb.·
tion baffe &amp; indigne pour accreditcr les dcvotions de leur Ordre au·delà de ce que l'Egl1fe
les autorife, &amp; pour anirerchczeux l'affiuence
du Peuple fous prétexte de pieré; \es moyens
qU'Jlse mployeroienr pour cela n'étant que trop
capables de faire tomber Cur eux le Coupçon
d'un vil .&lt;X mépriCable inrerêt, ou tout au
moins d'un zéle imprudent &amp; mal reglé.
XI J. No U s ne pen {ons pas qu'il y ait
aueun Préd icateur qui s'imagine pouvoir dans
aucun tems, fous prétexte du travail qu'exiO"e
fa pro~e!llon, fe diCpenCer de la recitatigll
journaliere de l'Office Divin. Les Prédica.
teurs s'abuferoienr éga lement, fi fou s le même
prétexte ils penCoient pouvoir fe difpenCer de
l'ob{ervarion du jeûne pend an t le Carême &amp;
tous \es autres jours au{quels le jeû ne eft Of·
donné par l'Egli{e. Nous les exhortons en
même rems à ne pas omettre pendant leurs
Stations, de célébrer le plus fou vent qu'ils
pourront la fainte Meffe, n'étant ni· jufte ni
raiConnable
qu'cn annonçant
l'Ev:wgile ils
.
,
privent l'Egli{e &amp; fe privent eux - mêmes d'un
auffi
prérieux avantaO"e
que l'dt celui qu'on
.
b
retire du Sacrifice adorable qui eft offert fur
nos Autels.
.
L iij

�50
ordon/J/lncts Sylloa"ln
XII I. N 0 U s recommandons très- for.
tement à rous les Prédicateurs, d'éviter dans
!eurs Sermons avec une extrême attention,
tout ce qui pourroit donner la moindre atteinte à la pureté, fimplicité &amp; integrité de la
Foi; comme auffi à tout ce qui Fourroit alterer
l'exaébtude &amp; la faince Cévériré de la morale
Evangelique; &amp; fi quelque Prédicateur s'é.
carroit tant foit peu de b voye droite fur l'un
ou fur l'autre de ces deux points, nous en·
Joignons aux Curez &amp; Secondaires de nous
en donner incelfamment avis, en nous mar·
quant avec précifion en quoi le Prédicareur
auroit manqué.
XIV. N 0 U s défendons exprelfément
qu'on difo aucune Melfe dans l'Eglife ni dans
aucune Chapelle de ladite Eglife pendant
qu'on y Préche , étant à propos que per[onne
ne foit détourné d'affifter avec attention au
Sermon, &amp; que les Ecdefiaftjques y afiiftenc
également tant pour leur propre avantage que
pour faire connoicre par leur exemple l'aill·
duicé avec laquelle on doit écouterla parole
de Pieu.

dIlDio(~ft d'Ail(.

J

•

15 1

ARTICLE VINGT-DEUXIEME.
'Des Maî/res &amp; MaîtrejJes d'Ecole.

I.

L

'1 N s

de la ]eul1elfe
ell un objet qui merite une attencion
toute parricu liere. C'eft par cette inl1:ruél:ion,
lorfqu'elle eft confiée à des perfonnes ver.
rueu[es, capables, &amp; apliquées-à remplir leur
devoir, que les Enfans aprenant de bonne
heure ce qu'ils doivent croire, ce qu'ils doi.
vent faire, &amp; ce qu'ils doivent éviter pour
rendre à Dieu le culte qui lui eft dû, [e for.
ment à devenir de veritables Ch rétiens. Les
[emences de Religion &amp; de vertu jettées dans
leurs am es [ont en état de prendre de profondes-ucines. Leurs jeunes cœurs font d'autant plus [ufceptibles de favorables impreffions qu'ils n'ont pas eu le lojiir d'en recevoir
de mauvaifes. Ce [ont de nouvelles planees
qui ont be[oin d'être cultivées &amp; arrofées avec
[oin, de peur que le tems pendant lequel elles
[ont encore cendres &amp; flexibles étant palfé, il
ne devienne prefque impoillble de les redref·
fer &amp; de leur faire perdre le mauvais pli au·
, quelle funefl:e penchant de leur nacure les au·
L iv
TRU C T ION

�P
o,ào,ma/lus Synodales
~ .
roit comme détermlOés. C'eft pourquoI nous
ordonnons ce qui fuir.
11. LES Curez auront (oin de procurer
dans leurs Paroi{fes l'établlfli: mcr;t des petites
Ecoles, s'il n'yen a point; &amp; s'Ji y e~ a, ~Is
veilleront à ce que les Maîtres &amp; Mameues
d'Ecole s'aquiccent avec exactitude de tous
leurs devoirs , &amp; foient d'une conduire édi·
fiante.
l II. AUCUNE per(onne ne pourra faire
Ecole publique dans nôtre Diocè(e fans nôtre
aprobatioll par écrit, aprobatlon que nous
pouvons revoquer quand il nous plaira, ~
qui pourra être pour un tems lImité, apres
lequel les Ma îrres &amp; MJîrre{fes d'Ecole ne
pourronr plus conrinuer d'cn(eigner s'ilsn'onc
obtenu de nous ou de celui à qui nous aurons
confié ce (oin, une prorogation. Enjoignons
à cous les Curez de s'oppo(er J. ce qu'aucune
pedonne ticnned ans lell rs Paroi{fes les Ecoles
publiques (an s nôtre aprobation expre{fe &amp;
encore fu bfift ante. Et au cas que leur opofi.
lion n'eût pas le fuccès qu'ils fone en droit
d'en attendre, nous leur ordonnons de nous
en donner avis, afin qu'en con(equence des
Loix de l'Eglife, Délarationsdu Roy /3( Arrêts
duConfeil de Sa Majefté, nous foyons en étac
l

,

'D'j , ceje
\r;; d'A'IX.

5' 3
cl agir par 1es voyes de droi t contre ceu x &amp;
celles qui malgré Nous voudraient tenir dans
nôtre DlOcètè des Ecoles publiques.
IV. l r;s .Curez vlfircroJl[ Je rem~en tems
les Ecoles de leurs l'aroi{fcs , &amp; lorfclu'tls Iront
aux Ecoles des filles,ils fe feront accomp;JCTncl'
par lin de leurs Secondaires, ou à déLI:t de
Secondaires, par un de leurs Paroifll cns, homme J'une f3gc!fe &amp; d'une Vertu recon nuës.
V. No us défendons aux Maîrres &amp; MaÎ.
tre{fes d'Ecole fou s peine d'inrerdiél:ion, d'admettre fous quelque prétexre qtle ce foit, lèS
enfJ ns des deux di fFe rens fe xes dans une même
c1 a{fe; recommandons aux Curez d'y tenir
exaél:emellt la main; comme aufli de veiller J.
ce que les garçons [oient enfeignés par Ull
Ma ît re, &amp; les filles par une Maîtreflè dans
une Ecole feparée, ou du moins ell des rems
differens fi c'eft dans la même Ecole; en forte '
que les garçons ne foient jamais cnfeignés par
des .Maîrretfes, ni les filles enfeionées
par les
D
M ames; &amp; que les garço ns &amp; les filles ne
foient jamais en même rems enfeionés dans le
même lieu, qu and même les un sfe roienr inf.
truits d 'un côté par un M ~Î rre, &amp; les autres
ini1:ruites d'un autre côté par une MaÎrre{fe
féparement.
,

.

aIl

1

�! 5'+

ordonnrmcts Synodatu
'
V J. LES pauvres tam garçons que filles,
feront reçlls dans les Ecoles publiques avec
autant d'aftèébon que les riches, &amp; Ceronc inCtruits gratuitement.
VII. 0 N enCeignera dans toutes les Ecoles nôtre CathechiCme, défendons d'yen enfeigner aucun aucre au préjudice de celui que
nous avons dreifé pour l'uCage de nôtre DiocèCe.
V J Il. LES Curez veilleront exaétement
à ce qu'il n'y ait dans les Ecoles aucun Livre
&lt;lui ne Coit bon &amp; aprouvé, &amp; qui ne Coit convenable à la porcée des Enfans.
1 X. LES Maîtres &amp; MaÎtreifes d'Ecole
feront au moins tous les Mecredi &amp; tous les
Samedi le CatechiCme aux Enfans de leurs
Ecoles; leur enCeignant le Pater, l'Ave &amp;1e
Credo en latin &amp; en françois, les Commande·mens de Dieu &amp; de l'EgliCe, l' Abregé de la
doéhine G.hrétienne, le Benedièite &amp; les Graces, l'Angellls, la Priere du matin &amp; celle du
foir, la maniere de Ce bi~n Confeifer &amp; d'aproch~r dignemenc de la Cainte Communion;
&amp; les Maîtres enCeigneront en outre aux garçons la maniere de répondre à la Meife &amp; de
la Cervir, le tout Celon la porcée des Enfans,
~ à meCure qu'avan~ant en âge ilsCerol1t capa-

ail DiocèJe d'A/x,

H
bics de recevoir peu à peu une plus ample in[.
rruétioll.
X. Tou s les jours de Dimanche &amp; de
Fête, les Maîtres &amp; MaÎtreifcs conduiront
les Enfans de leurs Ecoles à la Meife de Paroillë &amp; à l'Ollice de Vêpres, les y faiCant Jr.
lifter avec modellie, &amp; leur infpirant la maniere d'y a/liller avec devotion. Ils les conduiront aulIi tous les jours, autant qu'il fera
polIible, à l'EgliCe pour y entendre la Cain te
Meife.
XI. LES Maîtres &amp; Maîtreifes s'informeront de tems en CCIm ft les Enfans Cont modelles hors de l'Ecole, d'une conduite Cage &amp;
obéiifans à leurs Peres &amp; Meres, afin de les
corriger Cuivant l'exigence des cas.
XII. 1 L S engageront les Enfans à fe Confeifer Couvent, &amp; tout au moins quatre fois
par an, à l'occafton des Fêtes de Noël, Pâ.
ques, la Pentecôte &amp; de tous les Saints. Et ils
leur en donneront eux'- mêmes l'exemple en
fe Confeifant encore plus Couvent.
XIII. EN FIN comme rien n'ell plus
capable de faire fur les Enfans des imprelIio~s
falutaires ou funelles, que lebon ou le mauvaIs
exemple des perConnes Cur tout qui ont quelque autorité fur eux; les Curez veilleront
1

�15"6
OrdOnflftnC(S SynodR les
avec grand roin rur la conduire des Maîtres &amp;
MlÎtreires d'Ecole; ils les engage ronr de rems
en rems à reflechir lùr l'excellence de l'emploi
qui leur dl: confié, &amp; rur l'importance des devoirs qui y font atrachés; ils les exhorteront à
faire une arrention lèrieure fur l'obligation de
f.:rvir de mod èle aux Enfa ns commis à-leurs
foins, &amp; que s'i l ell: necelfaire de leur aprendre à lire &amp; à écrire, à lluoi les Maîtres &amp;
Maîtrelfes doivent en efFet s'apliquer, il dl:
encore bien plus necdEire, fa n Sa~IC Ul1 e comparaifon, de leur enfeigner à devenir de bons
&amp; véritables Chrétiens. Qle fi les Curez trouvaient q:'elque Maître ou Maîtrelfe d'Ecole
dont h foi ou les mccurs fulfenc mauvaifes ou
fufpeétes, ou qui ayant certains défauts ne
travaill ât pas à s'en corriger, après quelques
remontrances, fi elles font inutiles, ils nous
en donneront avis, afin que nous foyons en
état de l'interdire, même fans délai, fi le cas
le requiert.

ARTICLE VINGT-TROISIEME . .
'Dt la ViJite Epifcopale.

1.

LEs

Saints Canons, &amp; en particulier
le feptiéme Canon dt; la Sel110n feptiéme du faint Concile de Trente, recom·

d'I Diocèjè d'Aix.
'15"7
mande exprelfément aux Evêq ues de yifiter
fouvent les Paroilfes de leurs Diocèfes. Cette
Vifite ell: en effet un des principaux moyens
pour reformer, les abus &amp; déraciner les fcandales qui fe gf1lfent dans les Paroilfes, pour
y rétablirladifciplineEcc1éfiall:ique&amp; y maintenir le bon ordre, &amp; pour y exciter le Palteur
&amp; les Olililles à remplir toutes les obligations
que la Religion leur impofe. Convaincus,
comme nous le fommes, que cette Vilite ell:
un de nos principaux devoirs, nous déclarons
que tant que le Seigneur nous donnera des
forces, nous continuerons l'exercice d'une
fonétiori que nous regardons comme une &lt;les
plus importantes dUl11inirtere faint dont nous
fommes chargés.
IL DE z que les Curez auront reçû de
nôtre part l'ordre pour nôtre Vi(ite, ils en
avertiront leurs Paroil1Iens, &amp; la leur annonceront au Prône pendant trois Dimanches
confecutifs. Ils adrelferont à Dieu leurs prieres les plus ferventes, &amp; ils exhorteront leurs
Paroil1Iens à prier au1111e Seigneur avec inftance afin qu'il nous acco rde les lumieres&amp; les
fecours necelfaires pour connoÎtre &amp; exec\lter
ce qui fera le plus propre à procurer fd gloire
&amp; le falut des am es , &amp; qu'il daigne répa ndre

�1~

o,Jonnllnctr Sy~oJ41(f
_,
fur nÔtre Vi li ce fes bénédltl:lOns les plus abon.
dances. Pour cet effet, chaque Dimanche de·
puis le jourauq~e1les,Cu.rez auront ét~ avertis
de nÔtre Vi lice, Jufqu au Jour auquel notre VI'
1ite commencera, on expofera après Vêpres
fur le Maître-Aurelle faint Ciboire, pendant
l'expolition duquel on chantera le Venierea.
tor &amp; le Pange lingua; on dira enfulte les
Oraifons melJI qui corda fide!ium, &amp; mells qfti
nobis fub Sacramento mirabili. Après quoion
donnera avec le faint CibOire la Bénédll~ho11
;lU Peuple.
III. LES Curez auront foin dès qu'ils au·
ront été avertis du tems auquel nous devons
faire nÔtre Vilire, de travailler avec une gran.
de attenrion &amp; avec une conllante a!Iiduité à
in (l-ruire tous ceux &amp; celles qui n'ont point en·
core re~û le Sacrement de Confirmation. Ils
ne nous préfenreront néanmoins que les pero
fonnes qu'ils jugeront être fuffifamment inf·
nuites &amp; convenablement difpofées, à chacune deCquelles il fera donné un billet contevant Con nom de Batéme &amp; fon nom de fa·
mille. Ces billets lignés par le Curé ou par l'u11
de Ces Secondaires, étant repris fuçce!live·
ment des mains des perfonnes qui fe préfenteropt pour la Confirmation à mefurc; que noUi
.

du 'IJioctft d'v1ix.
1 ;9
leur confererons ce Sacrement, on aura foin
de les rama(fer avec exatl:irude pour en faire
un catalogue de tous ceux &amp; celles, qui, un tel
jour, tel mois, telle année, auront re~û le Sacrement de Confirmation pendant le cours de
nôtre Vilire dans une telle Paroi(fe; Catalogue que le Curé lignera &amp; qu'il confen'era
pour y avoir recours en cas de beCoin.
1 V. LES Curez auront foin de traYailler
de bonne heure à remplir avec exaB:it~de les
Chefs de Vilitequé nous leurenvoyonsen même rems que nous leur indiquons le tems auquel nous nous propofons d'aller vilirer leurs
Paroi(fes; mais comme cesChefs de Vilite ne
contiennent que des demandes par lefquelles
quoiqu'en grand nombre, on peut n'avoir pas
prévû cous les cas particuliers, chaque Curé
dre(fera un memoire pour nous être préCcnré ,
lequel contiendra ce qui, par raport à l'état de
fa Paroi(fe, ne fe trouveroit pas compris dans.
les demandes que les Chefs de Vi(ice contiennent; Et nous chargeons Ca conCciencede nous
réprefenter tout ce donc il ell nece(faire qu'il
nous donne connoi(fance, pour que nous
foyons en état de procurer par nos foins la
ce(fation des fcandales, le retranchement de.
filperllitions, l'abolition des abus, \'excinétioll

�160

Ordonnfll1cts splodalt!

de toute doéhine mauvai[e, [u[peél:e ou dan:
gereufe; en un mot, tou t ce qu i inrereiTe la
gloire de DIeu &amp; le ~alut des ames.
V. L A veille du Jour auque/nous devrons
'arriver dans une Paroilfe pou r y faire nôrre
Vifite, on y [onnera tou tes les cloc hes à fix
heures du [oir pendant une demIe heure ,pour
avertir Ic Peuple de ne pas s'éca rte r; &amp; le Jou r
de nôtre ViGre, ou fi elle doit du.rer pendant
plufieurs jours ,.Ie premier)our ~?ra Fête d'o.
bli oatio n depuIs mlotH t Jufqu a mIdI. Les
C~~rez auronr foi n d'averr ir non·[eulement les
ConCuls mais encore les Reél:e urs &amp; Tré(o.
Tiers de l'Hôpita l, les Maîtres &amp; MJÎtreiTes
d'Ecole, &amp; les Margu illiers, Prieurs ou Recteu rs des Confreries de [e renir:l portée de Cc
rendre auprès de nous dès que nous jugerons
à propos de les mander.
.
VI. LES Curez auront [oin de préVOIr
tout le Cérémonial qui doit être obrervé, &amp; les
Prieres qu i doivenr être recitées lor[que nous
allolls :ll'Eglire co mm encer nôtre ViGte, afin
que tout [oi t executé de ruite a\:ec décence &amp;
[ans embarras. Nous \cur recommandons de
faire enrorte que lor[que 11 0US arriverons da?s
le Lieu, tout [oit déja dl[po(e:, &amp; au tJnr qu Il
dl: poffible , toures les Confeffions des per"
fonnes

11/1 Vlocèfl ri' -..AL".

1Ôt

{onnes qui [ont difpofées pour aprocher du
,Sacremenr de Confirmation entendues ; érane
. à dcfirer que peu de tems après nôtre arri vée;
nous puinions proceder à nôrre Vifite &amp; employer utilement tout le tems pendant lequel
nous demeurerons dans la Paroiffe que nous
nous prapofons de Vifirer,
VI r. P EN D À NT rouf le tems que nOIlS
ferons dans chaque Pa ra iffe , tous ceux &amp; cel.
les qui [ouhaireront de nous parler en fecree
n'auront qu'à nous le temoigner ou par elles~
mêmes ou par autrui, nous leur donnerons
une audience parriculiere. Nous exhortons
tous ceux &amp; celles qui auraient connoiffance
de quelque dé[ordre, abus ou (candale, s'il y
a lieu d'efpérer que nous pourrions y aporter
quelque remede, à nous le découvr ir avec
confiance, mais [ans panJon Ik [ans artifice &amp;
dans un efprit de religion &amp; de charité .. Nous,
ne pouvons même nous difpen[er d;avercir les
per[onnes qui en font inlfruites " qu'elles [e
rendraient très.coupables devant Die,u; fi pac,
leur filcnce elles nous lailfoient ignorer des
mau x aurquels nous aurions pû remedier fi
elles nous én avoient donné connoifiànce. Et
afin que rien n'empêche les pcrfonnes qui
pourroient nous in{1:ruire, de nOlis parler avec,
M

�161
Ordollna/1res Synodales
confiance, nouS leur déclarons que fur tous
les avis qu'elles nous donneront, nous leur
garderons un fecret inviolable.

ARTICLE VINGT _QUATRIEME.
J.

L

'D1~

Synode,

A tenuë des Synodes Diocèfains dl:
regardée comme un des moyens les
plus efficaces pour rétablir ou pour conferver
dans toute fa vigueur la difcipline Ecc\efiaflique j pour animer le zèle de touS 1.es Pa fleurs
dans l'exercice du miniflere [aint dont ils font
chargés, &amp; pour exciter touS ceux qui font
honnorés du Sacerdoce, à faire refpener pat
une vie pure, [ainte &amp; édifiante, &amp; par une
conduire pleine 'd'humilité, de modellie &amp; de
charité, la dignité éminente dont ils font revêtus. Plufieurs Diocèfes en ont relfenti, avec
un merveillèux fuccès, \es prétieux avantages.
C'ell dans l'efperance bien fondée d'un fuccès
également avantageux, que nous croyons de.
voir rétablir à cct égard dans nôtre DiocèCe,
un ufage qui pour dlverfes raifons avait été in,
terrompu depuis alfez long-tems. Nous dé·
clarons donc qu'à l'avenir nous tiendrons le

dll niocèfe d'Aix ,
J 6~
Synode de nôtre Diocèfe le plus [auvent que
':s clrco~llanees pourront nOLIs le permettre f
&amp; !or[qu Il ne [urvlendra d'ailleurs aucun le~
gltlme obO:acle.
~.I. No us ordonnons en vertu de [ainre
obellfance, à tousIes Curez ou Vicaires perpetuels en titre, fOlt Séculiers [oit Régu liers
&amp; à tous les Pro- Vicaires ou De{f"er~ans e~
Chef dan~ les Paroi{fes) &amp; à tous les Ecclefiaf.
tl~ue~ qtll de droit ou par colÎrume [Ont obliges d ailî 11er au Synode, de s'y trouver en
-per[on,ne fous I:s peines portées par le droit;
leur defendant a tous fous \cs mêmes pein~s ,
de [e renrer du Synode jufqu'àce qu'ilfoi[ en.
tlerement fini .
II r. CE U x qui étlot legirimément empêchés ne viendront pas au Synode) feront
tenus de nous envoyer par écrit les raifons
pour lefque1les ils ne s'y font pas rendus, avec
un memOIre concernant l'état de leurs Paroi[fes: Nous préfumons qu'aucun de ceux qui
dOlvent venIr au Synode, ne s'abO:iendra de
s'y rendre, s'il n~en eO: veri,tablement difpenfé
par une excufe reelle &amp; Icgltlme j mais comme
po.ur affilrer l'execution des loix-, il faut ordi.
nalrement qu'il y ai t des pun icians contre ceuJe
fur lefquels la crainte des peines ferait plus
Mi]

�16+
o,donnancn. s.Yllod..les .
d'impr.efiion que l'amour de l:lJufirce, Nans
d éclarons que rourCuré ou ylcalre perpetuel
en titre, foit Séculier fOlt Regulier, tout PrÇ)'(! . .
u Dc{fervant Cil chef dans 1\esfi ParOl[vICaire 0
fi '
fces cl ,.- no· ae Diocèfe , &amp; tout Eccd en'lallique
ft
obli"é p:u droit ou parcoùtume 'a III er au
lurl
Syno"'d e, qlli' fans excu Ce réelle &amp; legltllne
"
neglig2 d'v ycnir, fe fer3 rcndud es laprcl1llcre
fois rrts- ~e prehenfible. Er que cel~ 1 qUI fans
excufe réelle &amp; legitime aura negl!ge deux fOlS
de fuite de fe rendre au Synode, aura encouru 1:1 peine de Sufpenfe par le fe,ul, fait.
IV. LOR. SQ..U'AYANT· Juge a propos cl~
conv oquer le Synode, les Curez auront reçu
pour cer efret nôtre ~\'lande01ent, d~ en avert iront dès le Dimanche fUlv:lnt le l euple J~
·' ne &amp; ils exhorteront leurs ParOl{]lells a
P 10
,
"Id .
prier ardemment le Seigneur pourqu 1 algne
'répandre fur cette aé1-io n fi importante, fes
plus abondantes bén é dié1-io~s: Ils s'y dlfpoferont eux-mêmes par des 1 [lercs ferventes,
&amp; fo lli citeront la Divine mifcricorde par le
faint Sacrifice de la Mcflè qu'tls o!lrironr ail
moins une fois exprdlè ment à cette lIltentton.
V. LA veille du jour auquel lé fera l'ouverture du Svnode , on fonn ua tur le [OIr pen.dam UI1C dcmi hcure, (outCS \cs cloches de

dll Diocère d'Aix.
1 6)
n\:tt re Eglife MctropolirJi ne , &amp; le lendemalll
on fOl1l1cra de même fur les fcpt heures.
V 1. L A veille du Synode , chaque Archiprêtre fe prélèntera devant nous pou r conferer
fur le memoire qu'il nous aura adre{fé fept OLJ
huit joursauparaval1t, contenant roue ce qu'ils
aUront rem arqué dans l'étenduë de \eur Archiprêtré dont il efi à propos que nou s foyons
inrl:ruits; afin qu'en confequence nous foyons
en érat de faire ce que le devoir du minificre
faint dont nous fommeschargésexige de nous .
pom la gloire de Dieu &amp; le falut des ames. Les
Curez viendronr enfuite rour à rour, &amp; nous
donnerons audience aux lins &amp; aux autres depuis trois heures après midi jufqu'à fix heures
du foir.
VII. CHA .~UE Archiprêtre nous remettra la line de tous les Curez &amp; Pro- Vicaires ou Delrervans cn chef des Paroilres de
fo'n Archiprêtré, &amp; leurs noms feront inis de
fuite felon l'ancienneté de chacun d'eux dans
J'ordre de Prêtrife, afin d'éviter route oeeafion à des dimculrés &amp; à des prétentions fur la
préféance. C'efl: en conformité de cet arrangement que Ce fera l'a pel de rous les Clîrez &amp;
Pro-Vicaires de cluque Archiprêtré. Erquant
à l'ordrqles Archiprêtrésencre-eùx, on comM iij

�T 66

rit, 'Diocèft d'LAix.

Ordol111411cts SJmdalcs

mencera pai celui d'Ai x, l'Archîprêtre à la
tète, enfuire celui de Brignolle, &amp; les autres
fui vant l'ordre dans lequel Ils font ran gés dans
nôtre Ordonnance du 20 . Juillet ' 740. pour
l'érabliifemcnt &amp; les fonébons des ArchiprêTres; fçavoir, Aix, Brignolle, Lamberc,
Rians, Trets, Pertuis, &amp; Cadenet avec
Reillane.
•
V II 1. CHA Q.U E Cmé ou Pro-Vicaire
a-vant que de quittet fa Paroi Oè pour fe rendre
au Synode, aura foin d'aller vifirertous les ma·
lades, &amp; de pourvoir amant qu'il fera pofTible,
;lU X befoins de fes Paroil1lcns pendant"fon abfence; &amp; s'il efi' feul, il priera quelqu'autre
Prêtre déja aprouvé dans une des Paroi/fcs
contiguës à Ij\(jenne, de tenir fa place jufqu'à
fan rerour du Synode.
IX. No U S Clxhortons tous ceux qui fe
rendront au Synode, il fe comporter, fait ell
ven ant en certe Ville, fait pçndant le féjour
qu'ils y fer ont, avec tome la modefiie, la retcnu~, &amp; la gravité qu'exige en roUt tems' la
fainteté de leur état. Ils ne s'ar.rêteront paine
pour fe promener dans les rues, dans les mar.
chés, dans les places, ni dans aucun autre lieu
public; ils éviteront autant qu'II leur fera par..
fib le , de log~r dans d_es C abarers ou H ôtelle-

J 67

ries, &amp; tâcheront à fe loger fait dans quelque
Communauté, fait dans quelquem airon Bourbeoife cl~ez leurs parens ou amis.; ils ne negli.
geront Tl,en pour edlfier le prochain, &amp; répandre par tout la bonne odeur de J ES U sCHRIST .

X. L F, jour de l'ouverture du Synode,
tous ceux qui doivent y affiil:er fe rendront en
Surplis &amp; Bonnet carré dans le Palais Archiepifcopal fur les huit heures du matin . A huit
heures &amp; dem~, on y fera l'a pel de tous ceux
qui doivent s'y Grouver; &amp; eur les neuf heures,
taure l'aifemblée fe rendra proceOiqnnellement dans le Chœur de nôtre Eulife Metropolitaine, en ohantant le Veni Cr~ator; étant
arri.v is, nous dirons l'Oraifon Velu qui corda
fide/ium. Enfuite nous célébrerons au MaîtreAurel une Meife ba/fepu Saint Erprir. Après
la leaure de tOttèrtoire &amp; avant l'Offrande
du pain &amp; du,vin, il Yaura un Sermon lequel
fera Préché dans une Chaire qui fera placée
pour cet efFee dans le même Chœur. A près le
Sermon, nous ferons l'Offrande du pain &amp; du
vin, après laquelle rous les Affiflans viendront
Ild ofcllium anntJli Pajforalis. Cela fait, nous
continuerons la Sainte Melfe, fur la fin de laquelle, ,'efi·à-dire, après que nous aurons

�68

ordonntmcl's s)",odflüs
hü le precieux Slng de None· Seigneu r JES U S~
CHRIST, tous les Me mbres du Synode Corn.
munieront de nôtre main. La MeOè finie &amp;
Ior{que nous auron s fait nôtre aé1:io n de gra.
ces, route l' Affembléc rcvlendrl cn proceffion dans nôtre Palais ArchicpilèopaJ. Ap rès
qu oi on {e retirera.
X 1. A trois heures apr ès midi, le Synode
s'affemblera da ns le Palais Archiepi{copal; &amp;
la fé.ance dur era ju fqu' !! fix heures. O n s'y tie n.
dr:! dans une parfaite moddl: ie &amp; dans un
gra nd filen ce, pour y enrendre la leél:ure des
Conflimtions Synodales donr le Promoteur
au ra requ is la publica ti on. A près quoi le mê.
me Promotet:r expofera les d il'erfès plaintes
qu'i l croira devoi r faire {u r les contraventions
aux Reglemens &amp; O rd on nances, &amp; les remonrrances &amp; requifi tions qu'il aura jugées
ncceffaires pour obvier ou relll cdier aux man·
qu emens &amp; aux 3bus, &amp; pour \l1aintenir ou
rétablir la regularité &amp; le bo n ordre dans tout
ce qui intereffe la di{cipline Ecclelialhque.
Sur quoi chacun pourra dire {on {entiment {e.
Ion les lu miercs de fa con{cience , &amp; pour la
plus grande gloire de Dieu. Celui qui parlera,
aura foin de s'exprimer en peu de mots, d'un
ton de voix qlli puiife être emendu, {ans ètre
T

du Diocèft d'Aix. '
169
trop élevé, &amp; toüjours avec beaucoup de 010deftie &amp; de retenu ë. Onl'écomera avec grand
filence, &amp; aucun des membres de l'affcmblée
ne l'inrerrompra pour quelquc caufe que ce
foir.
XII. LES mat ieres qui auront dlÎ être traitées dans cerre {éa nce ayant été di{curées, on
s'affcmblcra le lendemai n mat in depu is neuf.
heures julqu'à midi, &amp; s'il eft expedicnt
l'après midi depuis trois heurcs ju{qu'à fix,
dans le P31ais Archiepi{cop31, oll après avoir
conti nué , s'il efl neceffaire, de di{cuter les
matieres, on publ ie ra les nou veaux Reglemens qu'on aur-a jugé à propos d'établir.
XII I. CH A Q..U E {éance fera précédée
du Veni Creator, pour demande r les lumieres
du Saint Efprit, &amp; term inée parl'Antienne de
la Sainte Vierge; &amp; ap rès b dern icre, on di ra
le Te 'Deum lat/dam/IS. D3 ns tolltes les {éances, .
rous les afiillans {eronc en Surplis &amp; Bonnet
carré.
X IV. N 0 U s recommandons expreffé_
mCl1t &amp; infram ll1ent :l tous ceux qui auront affi fté au Synode, de faire acrenrion qu'il cft
non.feulement convenable, mais encore trèsim~orranr, qu'ils s';lbfl:iennent {oigneu{ement
dc parler aux per{onnes du liécle de ce qui s'cf!:

�17 0

Ol'dOnllllnCfS

SYl1oda!fS

paffé dans le&amp;,SroQde, f~ contentant de I~ur
dire s'ils font IOterroges, que tout ce qu on
y a t:aité, reglé &amp; f!:atué, a ~~é pourla plus
grande aloire de Dieu, pour 1edIficatlOn des
Peuples~ &amp; pour, laJa néhfication des ames.
Nous leur recommandons auffi de retourner
chacun chez foi avec un air &amp; une contenance
qui faffent de plustCl'l Pli us éclater leur moder.
tie, leur dlfcretloo, lelilr prudence &amp; leur re·
tenue.

ARTICLE VING,T-CINQ,UIEME.
I.

L

'Des Conferences:

des,Col,lfere!1 ces Eccle,
jiaftiques cf!: tfelp fenGble p,our qu'il.
foit necellàire d~ ~'fm~r.~llêr à la, ~Jl1pntrcr.
L'expS'!rience qUI en a ·ete faIte dan§ plulieurs
Diocèfes, en a fait connoÎtre les grands &amp; CoIides avantages. Il fuffit de dire qu~el1es excitent l'amour &amp; l'ardeur pour l'étude,. qu'elles
procurent parmi les Miniftres de JE sus·
C li RIS T cette uniformité fi déGrable de
fentiment &amp; de conduite par rapon à tout ce
qui conceme le faint Minifl:ere, &amp; qu'elles occafiannenc .&amp; aftèrmiffent entre·eux une hllUTILITE'

'Dioc';:f t d'Aix.
17I
fan cordiale &amp; une fainte correfpondance.
1 I. C' EST donc avec raifon que nous re.
gardons comme très-avantageux l'établiffement des Conferences Ecclcliaftiques dans
nôtre DlOc èlè; en con(équence, nôtre intenrion e(l: qU'JI y ait dans chaque Archiprêtré
des Conferences a\lfquelles a{lifleront tous les
Curez ou Vicaires perpetuels, Pro-Vicaires
ou Deffcrvans en chef, Secondaires &amp; autres
Prêtres habitans &amp; réiidans dans les Paroiffes
du reffort de l' Archiprêtré, pour conferer fur
les points qui feront par nous propofés, en
conformité des reglemens fui vans,
1 l I. L ES Conferences fe tiendront fep t
mois de l'année, c'ell:-à-dire, qu'elles fe rien,
dront aux mois d'A vri'l, May, Juin, Juil/et,
AolIt, Septembre &amp; Oétobre, &amp; qu'il yaura
par confequent dans chaque Archiprêtré fept
Conferences'par an; enforte néanmoins que
chaque Oon' ference fe [ienne dans fon mois,
&amp; que dans le même mois on n'en tienne hmais deux. .
.,1
(
1 V. CHA Q"U E Conference fe tiendra le
premier Mardi du mois, &amp; fi ce jour étaie empêché, elle fe tiendra au premier jour!libre
dont on fera convenu d'avanee'dans laCbnference précédente. On §'y rendra de bOlln ~
dll

�17 Z

Ordon/liJnus SJ'Jod:l les

h eure, en'forte qu'après le lignai donné au [6n
des cloches de la ParoiiTe où elle fè tiendra,
o n commence la Mdl(; à huit heures préc ifès.
La Mefie: fera dite par un des Prêt res de la Pa.
Toiffe dans laquelle on fera a{lèmblé, ou en cas
d'em pêchement, par quelqu'autre Prêt re qui
aura été averri pour cet effet. Ce fera une
Meffe baffe du Saine Efprit, pour implorer les
lumieres d'enhaur. Et tous les Membres de la
Conference y afli Cl:eronc en Surplis &amp; Bonnet
carré.
V. L' A r~ CHI PRE T RE prélidera &amp;
tiendra toôjours l:J premiere place; en l'ab.
[enec dei' Archiprêtre, le Promoteur; &amp; en
J'ab[ence du Promoteur, le Secretaire préfi.
dera. Er S'Il arril'oir que tous les rrois n'eulfent
pô [e rendre à la Conference, celui des Cu rez
qui fera le plus anc'ien dans l'Ordre de Prêtrife
préfidera &amp; tiendra la premiere place. A l'é·
gard de tous les autres Curez, ils prendront
entre-eux leur rang fuivaIit leur ancienneté
dans l'Ordre de P rê trife, ce que feront égaiement emre-eux ra us les autres Prêtres qui ne
[ont pas C urez en titre.
VI. L OR S Q.. U E la Meffe fera finie,
chacun fur des bancs ou chaires qu'on aura
eu foi n de ranger à cet eftèc, prclidra fa place

~/I Dioc'èft d'Aix.
173
dans 1 Egllfe me~e, de b:quelle toutes les portc,s feront fermees, apres en avoir faie forrir
genérJ lemenr &amp; fans aucune exceprion taures
les perfonnes féculiercs, de rout âge, de toue
{exe, &amp; de route condirion, même rou s Ics
Eccl:/iaftiques qui ne font pas dans les Ordres
Sa,cres. Les Diacres &amp; les Soudiacres pouvant
y c,rre admis, uniquement pour profiter de ce
qu lis y entendronr dire, fans qu:illeur fait
perr.Tl1S, de parl er, fi ce n'dl qu'ils fulfent interroges par le Pré/idcllt.
.
. VII. L E Pré/idenr commencera par faire
lire les ref~ lurions de la Conference précé~
dente. Apres quoI Il propoCera le point de l'E.
mture Sainte, lequel fera expliqué par celui
qU I en aura été chargé dans la précédenre
'
Conference. Le même qui aura éré cil
'CI'
l'
'
"
Jrge
exp Iqucr le p01J1e de 1EcrIture Sainte, fera
les diffic ultés &amp; les ré~o udra. Il répondra aufli
aux dIfficulrés qUI lUI feroi en t objcétées par
quelqu'un de l'Affemblée; mais le tou r fe fera
en peu de mots, d'un Con modcne, fans co ntenat lOn mdlfpute, &amp;d'une manie re /impie,
tranquille &amp; décenre. La même chofe fera
prati quée &amp;~: la même maniere, par rap0rr
au p01J1t de 1 heolog leScholaftiqu e ou Morale. EnfLl1Ce chacun dira [on :}vis de fui re ,.
,

.

�o~Jo,:n~~m SynoJ,,'u,
fans que jamais 1 un tnrerrompe 1autre. Les
quettions feronr décidées à la plurahré des fuffrages, &amp; le PréG~ene ayan~ prononcé la re·
(olurion prIfe par 1 Affemblee, le Secreralre
en charO"era fon procès verbal.
V1
C E U x qui auront des cas à pro.
pofer, pourront enfu ire en faire la propoGrion
à l'Affemblée. Ils feront cette propoGrloll
par écrit d'UI'le maniere.fuccinre, claire &amp; pré:
cife, de forrç néanmoins qu'on ne pUiffe nt
connoîrre ni même foupçonner quelles font
les perfonnes comprifes dans le cas propofé.
Les avis ferone donnés par les Aaill:ans tout
de même que fur les points de la Conference.
Le Secretaire chargera fon procès verbal de la
déciGon donnée à la pluralité des fuffrages)
de même que ~es principales railons Cur leC.
quel les on aura établi la" déciGon. Avant la fin
de la Conference, le PréGdent expoCera les
poinrs propofés pour la Conference fui vante )
&amp; l' Affemblée chargera quelqu'un des Af·
fi ll:a ns de l'explicarion de ces poines. Chacun
des membres de la Conference aura par ce
moyen le loiGr d'érudier \es points &amp; d'en
chercher la reColurion &amp; les preuves. Ceux
q ~ i n'aurone pû Ce rendre à la Confer;nce fe·
rone tenus d'en voyer au Secret;nre unecrtrpar
l

74

lI:.

.
du '])iocèft d' lAix.
'1 H
eux ligné conrenane la refolution &amp; les preu.
ves deces·poines, &amp; les raifons de leur abfence.
IX. LE Secretaire nous enverra chaque mois
le procès verbal du refultat de la Conference
dont il gardera un double. Dans le cas où le
Secreraire ferait abfene, le Prélident nommera
un des Aai ll:ans pour en faire la fonébon, &amp;
dans ce cas, le Secretaire qui n'aura pû fe
rendre à la Conference, aura eu foin d'avertir
le Prétident.
X. LES fonéHons du Promoteur de la
Conference, feront de veiller à l'exaéte ob.
fervation des Reglemens faits pour la tenuë
des Conferences. S'il s'y gliffoit quelque abus,
il concerterôl avec l'Archiprêtre &amp; le Secre..
taire les moyens d'y remedier; &amp; fi malgré fes
avis &amp; fes remobtrance, il y avoir des Curez ,
Secondaires, ou autres Prêrres qui negligeaf.
fenr de fe rendre aaidûment aux Conferences, encore plus s'il y en avoit qui s'obll:inaf.
fent à ne pas s'y trouver, ou eo s'y trouvant
à ne pas s'y comporter avec·route la décence,
la modefi:ie &amp;Ia reeenllë convenables, il aura
foin de nous en avertir, roûjours néanmoins
après en avoir conferé avec l'Archiprêrre.
X 1. L A Conference érant finie, laquelle
durera au moins pendant deux heures, &amp; fera

�i 76

ordvnnnl1m sJ'iodlll(J
tOl1jours terminée avant midi" tous les AIlir.
tans fe mettront à genoux , &amp; le Prélide.ot
commençant l'A ntienne de la Sainte Vierge
felon le rems, roure l'Affemblée recirerJ tOlit
haur lad ire Antienne; le Prélident dira le
Verfcr, 3.uquel l'A ffemblée répondra, &amp; il
conclurra par l'Oraifon. A près quoi l'A{femblée fe levera, &amp; après avoir fait une genuflexion devant le S,lint Sacrement, tous les
Affifbns forti'ront de l'Eglife en filence, &amp; fe
rendront marchans deux à deux chez le Curé
du Lieu, où ils prendront leur répas.
XII. C E fépas doit être tel qu'il convient
à des Minifhes du Seigneur affcmblés en fon
nom; c'cft-à-dire, qu'il doit être fru gal &amp;
modefte. On n'y admenr:! aucun féclilier;
la table fera bénie par le Prélident. Un des
Eccleliafl:iques fera nommé par le Prélident
pour faire au commencement du répa s , la lec~
ture d'un chapitre du N ou veau TeO:ament en
latin; &amp; d'un chapitre du Livre de l'Imitationde] Esus -CHRI ST en fran çois_ L',un&amp;
l'autre chapitre qu'on lira, fera celui qlle la
P ro viden ce délignera :l l'ouverture du Livre.
Pendant le reftc du répas, lequel ne durera
pas au - delà de trois quarts-d' heu re , on aurJ
foin de ne s'entrete nir que ftlr des [ujcts urdes
&amp;

, .

dll Diocèfl d'AÏK.

177'

'&amp; edlnants, ayant en même tems attention

q~e dans ces entretiens per[onne ne parle
d une VOIX trop haute, &amp; que tOllt s'y paŒ:
avec une grande retenuë. On n'y fervira ue
des vlan~es communes; &amp; pour éviter Jue'
fOlt par genérofiré de la part de quelques uns
fO lt par une émulation mal placée fait e fi'
l '
'
n fl
par 9u; qu autre motif les ehofes J cet égard
ne degenerent en abus, Nous ordonnons que
cha:un des Eçclefiafliques qui fe feront trou.
vé,s a la Conference, donne uoe fomme, mais
tres-modique &amp; égale pour tous, au moyen
de, quO! le Curé donnera ou chargera quel.
qu un de,donner le ré pas. Les Eecleliaftiques
donllcllles dans le Lieu où fe fera la Confe_
rence, pourront ~éanmoillS fe difpenfer de
fe trouver audit repas &amp; fe retirer chez eux
Il fer~ même à propos qu'ils en urent ainli:
pour eVlrer le ~rop grand embarras que lem;
nom?re po.urrolt caufer en dînant (ouschez le
Cure du Lieu.
'
XII I. LA premiere Conferen~e fe tien:
dradans le Lieu du domicile de l' Archiprêe(e~
maiS c?mme p~ur plufieurs raifons il y auroic
peut - etre, de 1!?convenient que la Cen~~
re~ce fe tint tO~IJour-: dans le même Lieu, Sç
qu 11 y en aurole auCh qu'on la tînt à rour d~

N

�7g
o,donnancu S,nod .• l/!!
rôle dans chaque Paroilfe de l' Archiprêtré,
plulieurs Curez ~ouvant être dans ~es Lieux
d'un difficile acces &amp; trop dépourvus de cerraines aifances necelfaires, on aura foin après
chaque Conference de convenir il la pluralité
des fult'rages entre les Curez feu·lement, du
Lieu, &amp; en même rems du jour aufquels devra
{e tenir la Conference fllivante. Et l'Archiprêtre nous en donnera avis aufTi -tôc.
XIV . Nous ne fçaurionstropexhorter
tous ceux qui fe trouveront lUX Conferences,
à fe comporter foit en y allant, fOlt pendant
le tehlS qu'ils feront dans les Lieux où elles fe
tiendront, foit en fe retirant chez eux, d'une
maniere qui édifie les Peuples &amp; qui les porte
il rrlorifier le Seigneur. Nous ne pouvons fur
cda leùr faire une meilleure exhortation qu'en
leur aprelfant ces paroles de Saint Augufiin:
-In omnibus mori61/s ve./ris nihilfiat quod cupiqltltl11J offendat afpe[ftlm fod qu01 'UfJlram de~
ce.at [anfiitatem. Celles de SalOt GregOlr;
~orfqulil di.: Un de n06is ad ct~(fodiendam cor~is. munditiam e.xteriorum qlloque..fen(itum di}
cil/ina (èrvanda ejl. Et celles de Saint Jerôme
1·0)!fqll'en parla nt de cètte modefl:tc &amp; de rouI
"l e -mainti en exterieur, qu'il recommande fi
forrement aux Mini!hes de JES U~-()ilU S T"
l

•
.
au Dloctfl J'Aix. .
J 79
11 en fa lc remarquer les me rveilleux effets ell
difant: Ut loquacibus comprmaionem ingerant
&amp; in/randi ad flcietate.m vejlram [anaa de.fi:
deria incitent &amp; affeatls ad cœlejtia moveantur.

AR yrCLE VINGT - SIXIEME.

t

·L

'Des Monitoires.

'EXCOMMUNICA TION ea la plus
. grande de routes les peines que l'E.
glife puilfe infl iger. Elle ea la plus rerrible de
toutes les Cenfures, qui font toures d'autant
plus à craindre qu'elles proauifent lellI efFee
fur l'ame des coupables dont la réli rta nce ou la
fuite ne fçauroient empêcher qu'lis ne portent
malgré eux la peine à laquelle ils onc éré con.
damnés. Gell: de cette redoutable peine que
l'Apôtre des Nations veut parler lorfqu'il dic:
Les armes de rJôtre Milice ne font pas charne!~
les, mais prlijJantes en 'Dieu pOlir détruire les
objlac!es &amp; pOlir renverfir les deffiins des hom~
me.s, &amp; tOli te hallteur qui s'eleve contre /a
[cimce de 'Dim, rendant [on efPrit captif pOlir
le forvice de. J eJits -.Chrifl, 6 aya11t le pouvoir
de pl/rlir t 01Jfe. rebel/iorl.
1 I. CET T E même peine en le nerf de 101
N ij

1

�OraonlJa/1c(S SynoJ~I(J
difcipline Eccldiafiique,; I?ais e:le ell: une
peine medecinale ; c'eft-a-dlre, qu elle efi décernée ~fin que le pecheur fe cornge &amp; vienne
à refipifcence L'Eglife .c ene rendre Mere des
Fid èles, ne punit jamais fes Enfans que dans
la v6 ë de les faire rentrer en eux-mêmes; enrJor re que fi la punition ne cornge
. pas ceux
c ontre lefquels elle l'exerce, ce qUi neanmOlns
cft le premier objet qu'elle fe propofe, cerre
même punition ferve du mOins au;, autres
'd'exemple, &amp; leur devienne un prefervatlf
falutaire.
.
III. C'E s T pourquoi le faint Concile de
Trente nous avertit qu'il Ile faut employer
l'Excommunication qu'avec beaucoup d,e
circonfpeél:ion &amp; de retenuë, de peur qu'erant fulminée fans une mlire confideration
&amp; pour des caufes legeres, clle ne ,faife plus
fur l'efprit &amp; fur le ccellr des Fld~les t~llte
l'impreflion qu'elle dOlt . Y faire, S acco~tu­
mant par-là ou à la méprl fer ou du molOs a ne
plus l'e nvifager avec une falOte terreur.
1 V. No u s déclarons en conféquence,
que conformément à cc qui cft porté par le
même fai nt Concile de Trente, Il nefera.e~.
pedié d ans le Tnbllnal de nô tre O ffim lne,
aucune Lettre d'Excommulllcatlon ou MQ01180

l'

•

'Diocèft d'LAix.
J gi
taire, qu'aprts une feri eufe déliberation &amp;
pour caufes graves &amp; importantes.
V. LEs M onitoires ne doivent erre ac.
cordés qu'aux perfonncs qui font profenio n
de la R eligion Catholique, Apofi olique &amp;
Romaine, &amp; qui font d'une bonne reputatian; ne devant être accordés ni aux H ereti.
ques, ni aux Excomml1niés dénoncés, ni aux
Pecheurs publics. On ne doit pareillement les
accorder que lorfque le mal dont les perfon.
nes qui demandent le Monitoire fe plaig nent,
cft un mal réel &amp; veritable, &amp;Iorfqu'il ne refte
àces mêmes perfonnes aucun autre remede de
droit. Nousne pouvons à cet égard que nous
lolier beaucoup de l'attention des Juges fécu)jers à ne pas permettre trop facilement dans
nôtre Diocèfe, le recours aux Letrres de Monitoire.
V 1. LES Curez auront foin de faire connaître aux Fidèles l'érroice &amp; indifpenfable
obligarion dans laquelle ils [ont de reveler en
tems &amp; lieu ce qu'ils fçavent, lorfqu'i ls font
fans excufe legitime, pour ne pas encourir en
vertu du Monitoire la plus terrible de routes
les peines dont un Chrétien puiife êrre frapé.
Ils leur feront en même rems remarquer qu'on
nc peut fans peché, differer de dépo[er juf.
ail

N iij

�•
181

OrdonnanCtl SYllOd"Iu

qu'à la dcrniere publication du Monitoire, à
moin s que ce délai ne foit fond é fur de legiti.
mes raiions. Ils les inftruiront en même rems,
des cas dans le/quels ils font obligez à dépofer
fo us peine encore d'être tCnllSdes dommages
que la Parr ie fouffriro ir par leur fil ence, &amp; des
CJS ddns leCquels ils n' y fom pas obligés) fait
que les Monitoi res rendent à ref1itution) foit
qu 'ils ne re ndent qu'à revelation.
VI I. ILs feront obfcrver aux Peuples ,'
qu'en conCequence d'un Monitoire) il n'y a
point d'obligarion de dépofer de la parr des
.perfonnes fuivantes.
Les perfo nnes coupables ou complices du
ni me, lefque lles font cependant obligées fous
J'l eine d'cxcom munication) de faire ref1:itufion, ou réparation, ou de dédommager les
Parties offenfées fi le cas y échoir.
Leurs Confcffeurs ne peuvent dépofer en
aucun cas.
.
Leurs Pare ns ou Alliez jufqu'au quatriéme
dégré inclufivcment.
Leurs Avoca rs) Procureurs) Notaires,
Medecins, Chi rurgiens, Apotica ires, SagesFe~mes ~ &amp; ceux lufquels les perfonllcs coupables ou complices auraient dit la chofe en la
leur confiant fou~ la foi du tec ret. Tous les

,

.

d/l

'])iocfJè J'v1ix ,

1 S3

(ufdlrs ne font poinr obligez à rcvdation, fi
cc n'cf1 dan s le cas du crime de Leze - Ma jefié,
ou du crime d'HércfÏe femée fccreremenr , ou
d'un em pêchement dirimant le Ma riaO'e , ou
entin d'un crime projc tté &amp; non enco~e exccuté qui tend au dommage fpirirucl ou rcmporel d'autrui.
Ne fom pareillement tenus de dépofer en
vertu d'un Monitoire, les perfonnes qui ne
pourroiem dépofer fans s'expofcr au danger
réel d'en fouffrir injufiement' un dommage
notable.
.
VI J J. Aue U N Monitoire ne fera publiéfans qu'il y airdesLerrres fcellées de nôtre
Sceau; &amp; il n'en fera publié aucun, quoique
muni de Lerrres fcellées de nôtre Sceau, pendam la quin zaine de PRques, &amp; aux Fêtes de
Noël, de l'Afcenfion, de la Pentecôre, de
la Fêre-Dieu, de la Circonc ilioll , de l'Epiphanie, de l' Affomption de la Sainte Vierge,
de la Fère de tous les Sainrs, &amp; de la Fêtc du
principal Patron de la Paroiffe.
. IX. No() U s défendons expreffémen t .&amp;
fou s. les peines de droir, d'employer dans la
fulminarion de l'Excom municario n, aucune
cérémonie fuperf1itieufe ou inufÏtée ; &amp; nous
ordonnons qu'on s'cn tienne au x cérémonies
.
N IV

-

�8+

Sylloa/lltJ
qui font prefcrites dans le Pontifical Romain:
X . SI dans une Paroilfe il fe trouve des
perfonnes publiquement &amp; nommément Ex.
communiées , le Curé ou autre Prêtre tenant
là place, les dénoncera au Prô ne le premier
D imanch e de chaque mois jufqu'à ce qu'eIl cs
vi ennent il réfipifcence. E t en attendant, le
Curé ne fouffrira point que ces perfonnes
ainG E xcommuniées no mmément, entrent
da ns l'Egl ife , furrout pendant les Divins
O ffi ces, qu'il faudrait interrompre fi ces perfo nnes s'obfl:inoient à ne pas fe retirer. Et fi
ces mêmes perfonnesperlifl:ent pendant un an
entier dans leur endurcilfement, il fera fu i.
vant ce qui eil: porté dans le droit procedé
contre elles, comme contre des perfonnes
fufpeél:es d'herdie.
t

OrdOI1I1t1l1teJ

ARTICLE VINGT - SEPTIEME.
'De la ] uri{ditlion Ecclejiafliqu e.
1. L

Ex E Re l cEde la puilfance judiciaire nous étant confiée dans nôtre
Diocèfe , nous ne po uvons fan s manqu er à
nôtre devo ir , en negliger la conferva rio n.
Les Juges Séculiers q ui entrep rend roi en t in-

dl! Diocèfo d'Aix. '

1 ~ 5'

dûëment {iu la J urifdiél:ion Ecclefiafrique,
cOI1~entiellfe ou gratieufe, &amp; l'ufurperoient
dans les Caufcs purement fpirituclles ou perfo nnelles des Ecclefiafl:iques qui font Benefi.
ciers ou confl:itués dalls les Ordres Sacrés ou
vivans Clericalemenr, aux term cs des Edits
&amp; Déclarations du Roy, fe rendroient coupables d'une faute d'autantplusgrandequ'une
pareille entreprife leur el[ feverement dé fendu ë , tant par \cs faints Canons que par les
Ordonnances Royaux ; double obligation qui
les lie &amp; en qualiré de Chrériens enfans de l'Egllfe, &amp; en qualité de Magil[rars dont toute
l'autorité émane du Souverain . Mais comme
il pourroit y avoir des EccleJîafhques qui par
une ignorance peu excufable , ou par une foi.
blelfe qu'on peut encore moins excufer, ou
peur· êrn:; encore, ce qu'à Dieu ne plaife, par
un delfein formé de derober leur conduite à
la connoilfance du Juge d'Eglife leur Superieur dans l'ordre Hierarchique, donnalfent
lieu à cette ufurpation en procedant pardevant les Juges Séculiers, lefquels voyans la
caufe portée pardevant leur Tribunal, ou negligeroient faute d'attention de la renvoyer,
ou (roiroient pou\'oir la retenir, Nous défendons conformément aux faims Canons', à

�t 86
orJonnlJl1CfS SynoJalt!
tous E-œlefiaftiques &amp; li COus Réguliers fOlls
peine d'excommunication , de fe fOllftraire
à nôrre Tribun al Ecc ld iaHique en leurs caufes
purement fpiriruelles, perfonneHes, &amp; aurres
ç ont la connoiŒn ce apartient de droit à
N ous ou à nôtre O flic iJI. Leur défendons
fous la même peine, de fe pourvoir pour 1er.
dires Çaufes pardeva nt aucun Juge Séculier,
notamment pour le Reglement de l'h onoraire
ùe leurs fonél:ions &amp; fervices Ecclefiaftiques,
fuivanr l'Edit de 169'. concernant la Jurifdictian Ecc1efiaftique; &amp; s'il lellr arrive d'être
aOignez pardevant les Juges Séculiers en matieres perfonnelles, civiles ou criminelles,
même pour les cas privilegiés pour lefquels le
Juge Royal doit procéder conjointement avec
nôtre Official; Nous leur enjoignons encore
fous la même peine, de n'y paraître qu'à fin
déclinatoire, fuivant l'Edit de Melun, &amp; les
Déclaration s du Roy, enregiftrées dans touS
les Parlemens du Royaume, demandans leur
renvoi à nôtre Officialité. Q:le fi, ce qui n'ell:
pas à préfumer, ledit renvoi leur écoit refufé,
il s en donneront avis li nôtre Promoteur, a fi~
qu'il puillè fe joindre &amp; pourfuivre ledit renvoi par rout où il 3partiendra.
Ir. No us défèndonsà coute forr e de pet,
'-

~

-J//7)ioc((e J'LAix.
187
fonnes, de détourner par des menaces ou autres l'oyes injuftes , les peuples de nous porter
plainte fur dcs fcandalcs qui feroient arriv~~
dans l'étenduë de nôtre Diocèfe, commeaullt
de les empêcher de fervir de temoin s , ou de
les engage r à Temoigner faux , fait en difant
ce qui n'cft pas vrai , foit en taifant la verité
qu'ils auroient dù dire dans les informa.
tions, enquêtes &amp; procès qui feront mùs pardevant les Juges de nôtre Cour Ecclefiaftique.
nI. No U S ordonnons que dans nos Officialités , foit DiocèCaine, foit Merropolitaine,
les falaires &amp; dépens foi ent taxés avec mo.deration, &amp; jamais au-delà de ce qu'il s font
taxés dans les Tribunaux Séculiers, &amp; que
toutes les peines pecuniaires impofées par aumône ou autrement s'il y écheoit, foient apliquées aux Eglifes ou au x pauvres CIers denos
Seminaires.
IV. No U s enjoignons à tous les Ecclefiaftiques refidens dans nôtre Diocèfe, de re~
cevoir avec foumiflion cous les Mandemens
qui leur feront portés de nôrre part, de les
execurer &amp; faire executer aurant qu'il dépend
u't'ux , fan s aucune confiderarion humaine,
&amp; d'cn faire exaétcnwnc la leél:ure pour fuivre

�,

188

Oraonmlncrs SJnod4/($
tle point en point ce qui y aura été par nou~ ,
o rdonné.
V. DE FEN DON S à tous Curez &amp; autres, de publier aucun Ordre, Mandement
ou aurre chofe femblable, yenJnt d'une autre
autorité que la nôtre, (ans avoir auparavant
demandé &amp; obtenu nôtre permifTion expre!fe,
en confequence de laquelle, fi nous jugeons à
propos de l'acçorder, ils n'agiront que conformément aux inaruélions que nous leur
donnerons fur la maniere dont ils doivent fe
comporter.

SECONDE PARTIE.
DES

LIEUX SAINTS, DES
chofes S acrécs) &amp;- du Service ri:;Culte Divin.

ART l C LEP REM 1ER.
'Des EgliJes &amp; de IfUr décence.

1.

L

ES Eglifes font les Maifons où Dieu
retide d'une maniere fpeciale, puir..
que par le Sacrement augufte de nos A utcls ,
JESUS - CHRIST Dieu &amp; Homme tout enferllble, s'y trouve réellement &amp; corporelle_
ment prefent. Elles foot en même rems des
MaifollS deftinées particulierement à la célébration des Mi1leres faints, à l'adminill:ration des Sacremens &amp; à la Priere ; c'ea Dieu
lui -même qui les a choifies &amp; confacrées pOUf
y recevoir nos adorati'ons &amp; nos vœux. C'd!:
principalemen t par cerre raifon que les Par..
teurs &amp; le. Prê tres s'apliqueront fortement
&amp; Frequemment à infpIrer aux Peuples le-reC-

�,

188

Oraonmlncrs SJnod4/($
tle point en point ce qui y aura été par nou~ ,
o rdonné.
V. DE FEN DON S à tous Curez &amp; autres, de publier aucun Ordre, Mandement
ou aurre chofe femblable, yenJnt d'une autre
autorité que la nôtre, (ans avoir auparavant
demandé &amp; obtenu nôtre permifTion expre!fe,
en confequence de laquelle, fi nous jugeons à
propos de l'acçorder, ils n'agiront que conformément aux inaruélions que nous leur
donnerons fur la maniere dont ils doivent fe
comporter.

SECONDE PARTIE.
DES

LIEUX SAINTS, DES
chofes S acrécs) &amp;- du Service ri:;Culte Divin.

ART l C LEP REM 1ER.
'Des EgliJes &amp; de IfUr décence.

1.

L

ES Eglifes font les Maifons où Dieu
retide d'une maniere fpeciale, puir..
que par le Sacrement augufte de nos A utcls ,
JESUS - CHRIST Dieu &amp; Homme tout enferllble, s'y trouve réellement &amp; corporelle_
ment prefent. Elles foot en même rems des
MaifollS deftinées particulierement à la célébration des Mi1leres faints, à l'adminill:ration des Sacremens &amp; à la Priere ; c'ea Dieu
lui -même qui les a choifies &amp; confacrées pOUf
y recevoir nos adorati'ons &amp; nos vœux. C'd!:
principalemen t par cerre raifon que les Par..
teurs &amp; le. Prê tres s'apliqueront fortement
&amp; Frequemment à infpIrer aux Peuples le-reC-

�, 90
OrJonnllnU! Synod,tlff
peét, l'honneur &amp; la veneration qui font dds
à des Lieux Sacrés que le Seigneur veut que
nous regardions comme les Thrônes de Sa
Majefié &amp; de fa mifericorde.
.
1 J. Tou s les Curez &amp; Superieurs des
Eglifes veilleront attentivement à ce qu'elles
{oient toù jours dans la décence, propreté &amp;
nerreté convenables; Ils ferom en forte que le
dedans &amp; le dehors fait en bon état; Q!e le
couvert fait bien entretenu; Qle les fenêtres
foiel1t grillées de fer &amp; bien vitrées; Qle les
portes de l'Eglife, s'il yen a plllfieurs, ayent
chacune une ferrure &amp; fa clef, &amp; qu'elles
foiem fermées depuis le Soleil couché jufqu'à
J'aube du jour du lendemain; Oye \es Laïques
n'ayent dans leurs maifons aucune fenêtre par
laquelle on puiffe regarder dans l'Eglife, à
moins qu'il n'y aye pour cela quelque titre
précis ou pet miffion expreffc, &amp; que s'il y a
quelque porte particuliere par laquelle des
Laïques qui en auroient la clef puiffem entrer
dans l'Eglife ou dans quelque Chapelle de b·
dite Eglife, il Y ait à ladite porte tIn vcrroiiii
par dedans.ladite Eglife ou Chapelle, lequel
"erroliil on aura foin de fermer au moins toUS
les roirs, pour ne l'ouvrir, s'il le faut, que le
Jendemain au plûtôt l'ers l'Jubc du jour.

~ r. à' ,
àli D I'OCeje
AIX.
19.~
III. 1 L S ne foufFrir?nt pas qu'il y aye dans
les .Eg1Jfes nen qUI pUlffe bldfer la vùë en au.
cune façon, c'efi-à-dire, aucun Tableau
Image, Figure ou Statuë, qui fait ou indé:
ceme, ou ridicule, ou déchirée, ou mutilée,
ou réprefentanr quel que hifioire fau ffe ou apocnfe, o~ quelque nouveau miracle qui n'aurOlt pasetévenfié allthennquement par qui de
droit. Ils ne fouffrirot:lt pas non plus qu 'on
mette dans l'Eglife ni dans les Chapelles, au~
cun Tableau ni V cru de cire en aétions de graces, ce qu'on apellecommunement ex Voto,
fans nôtre expreifepermiillon.
IV. 11- s auront foin que tous les Autcl3.
[olem conltruits, ornés &amp; décorés d'une ma.
niere convenable; ~e chaque Autel ait au
moins fix pieds de longueur, trois pieds de
hauteur, &amp; deux pieds de profondeur, fans
y comprendre l'efpace occupé dans la profondeur par le Tabernacle &amp; les Gradins; Oy'il
y. aIt L!ne PIerre facrée où les Reliques foient
bIen confervées, laquelle fait emiere, en.
chaffée de niveau dans l'Autel de!a longueur &amp;
Iargem convenables; fçavoir, au moins quinze
pOl:ces de longueur, &amp; dix pouces de largeur;
Q! JI YaIt un Tableau, un CrucIfix, au moins
deux Chandeliers, une Garte apeHée vùlgai.

�'19 1

OraOl1l1a1lUj Synoa"ln
rement le Canon, &amp; deux Cartons, l'un con.

tenant le commencemenr de l'Evangile Celon
Saint Jean, &amp; l'autre contenant les Pneres
que le Prêtre dit en béni~ant l'eau qu'on met
d ans le C alice &amp; 10rCqu II lave fes malOs; le
tour d écent , propre &amp; en bon é tat; Que cha.
que Au tel fait couvert de troIS nappes; QIe
10rCqu'on n'y celebre pas la .fai nte ~ e ffe il fait
toùjours couvert d 'un tapIs; QI Il Y aIt un
devant d'A urel d 'une étoffe han t'lê te &amp; de la
couleu r convenable, à moins qu e ,l'Autel ne
foit fait en forme de tombeau; QI Il Y lIt un
marchepied ferme &amp; uni con tillant tout au
moins en une marche dom l'élevatlOn COlt
d'environ quatre pouces, ~ la profondeur ou
largeur au moins de troIS R.leds; Qle fous quel.
que prétexte que ce fait on ne s'affoye mon ne
s'apuye fur les Aurels, qu'on n'y mette deffus
ni chapeau, ni gants, ni aucune autre chaCe
profane, &amp; qu'il y ait à cô té un endrOIt con·
ven able pour mettre les Burettes. .
V . 1 L S auront attention de fllre bala yer
l'Eglife &amp; toutes les Ch apell es quien fompartic &amp; de faire dépoudrer les Autels, les Retables , le deffu s d es F o nts Baptirm aux, les
C on felliona ux, les Bancs , 8&lt;c. au mOIns une
fois chaque rernai n:.

V I. IL s

du '])ioûft J:ulix.

'193
VI. ILs au font attention pareillement t
d'empêcher qu'on feprornenedans lesEglifes;
qu'on 's'en ferve comme d'un paflàge; qu 'on
s'y entretienne; qu'on yparoiffe dans une conteoance &amp; des efpeces d'habillemens ou des
pollures irnmodelles 8&lt; indc:ccl1tes , fur tout
pendant la Meffe &amp; le Service Divin; que les
pauvres mandians roulent d'un côté 8&lt; d'autre pour ydernander l'aumône; qu'on y mange; qu'on y tienne des affemblées profanes;
qu'on y traite des affaires fécu lieres ; qU'Oh Y
étale des marchandifes quelles qu'clics foient
contre les murailles; qu'on y mette aucune
denrée ni autres chofes profanes, comme
grains, vin, bois, chanvre &amp;c. ; que les
chiens y entrent; qu'on y chante aucune chanfan quelle qu'elle fait en langue vulgaire, fait
en fran çais fait en pro,'ençal, même les chanfans apellées vulgairement Noëls, aux jours
de laVeille 8&lt; dela Fêtede laNativité de Nôtre
Seigneur; ce qui n'exclut pas les pieux Cantiques qu'on chante lors des Millions Il&lt;. pendant les Catéchifines; qu'on y joüe fur des
infl:rumens, même fur l'Orgue, des airs indignes de lamodellic &amp; de la décence qui doit
regncr dans le Lieu Saint. Ce que nous vou. loos &amp; entendons étre obfervé dans routes le,

o

�,19-4
Oraomtanrel Synodalu
EfT lifes &amp; Chapelles, même celles dont les Su;
p;rieors ou Superieures fonr ou li: prétendent
exempts de nôtre jurifd iébon.
. V II. No u s ordonnons qu'il y ait dans
ch aque Eglife au côté droit en enrranr, un
l'afc de cuiv re, étain, marbre ou pierre pour
tenir l' Eau bénite; &amp; s'il s'en trouve hors des
Eglifes ou C hapelles, nous enjoignons qu'on
les ôte ou qu'on les couvre avec un grilla ge,
afin de pré ,·cnircerraines indécences, lefquelles on évitera en meuanr lesBéniriersendedans
~ portée d'ul)(: fen êtrc grillée, de faço n qu'on
pui{ft: paf1è r la main pour prendre de i ~Ea u b~­
nite, ou en les couvrao.t avec un gnll age au
t ravers duquel on nc pui{fe paffer que la main.
O rçonnons pareillemenrqu'iI y ait uoe Chaire
à Prê,her dans un lieu éminenr de la Nef du
côté de l'Evangile, &amp; qu'il y ait au-de{fus de
ladite Chaire une efpece de dais ou imperiale
en rond, pour que la voix du Prédicateur foit
confervée &amp; renvoyée vers l'Auditoire. Les
Confelfionnaux feront confl:ruitsdefaçonque
les perfonnes qui fe confeffent ne pui{fent être
entenduës pOlt les autres perfonnes qui les environnenr. Les grillages au traversdefquels les
Confe{fcurs enrcndent les confcllions, feront
étroits, ferre z, &amp; cn bon état, &amp; il·y aura pa.r,

dtl Diocèfl d'Aix.

1$);

deli.'us une pertre porre fermant à coulice ou
aurremenr, pour être ladite porte ferm ée d'Ull
Côlé tandis que le Confc{feur entend de l'autre les confeflions. Dans route Eglife Paroiffiale, Il Y aura des Fonts Bapri/cnaux d'une
propreté &amp; décence convenables, fermans à
clef par un bon couvercle , &amp; ga rnis de toue ce
qui ell neceffJire pour l'admini(hation du
Baté01e.
. . V III.. L E Très-SaintSacrement de l'Au.
tel fera tenu &amp; refervé dans tolites les Eo-lifes
Paroi ni ales. II rera renfermé dans un Ciboire
toue d'arge nt &amp; ' doré en dedan s , lequel Ciboi re fera po ré fur un Corporal blanc dans un
T abernacle fermant à clef, &amp; doublé en dedans d'une éroffe de raye. O n ne lai{fe ra point
la clef du Tabernacle fur l'Autel , ni da·ns aucun aurre lieu expofé. O n ne mettra dans le
Tabernacle ni Reliques, ni Calices, ni Vafes
facrés, ni aucune autrech ore. On pourra feulement y mettre l'Ofl:enfc&gt;ir ou Soleil, lequel
pareill ement doit être tout d'arge nt, avec le
croi{fa nt doré. Les fainres H ofl:ies feront
toutes confom mées &amp; renouvellées au moin s
tous les quinze jou rs, &amp; rilême plus fouvene
dans les reOlS de pluye oulorfque les Eglifc9
font humides. Il y aura jour &amp; nuit une lampe
Oij

�19 6
o,JOfIna11as S,nodale!
..
,
allumée devant l'Autel où repoCe le Samt Sa·
cremenr.
1 X CHA Q..U E EglifeaurauneSacrillie,
laquelle autant qu'il Cera pol1ible, fera placée
proche du grand Autel. Il yaura dans b Sa.
criflie des armOHes fermans a clef, pour y te·
lIir &amp; . eon{erver proprement les Vares Cacrés,
Ornemens, Linges &amp; autres meubles d'EgIiCe;
]1 Y aura un lavoir &amp; un lin~e, afin que les
Prêrres'puiffent y laver &amp; eOuyer les mains;
U ne Carte contenant les Prieres pour la prépa.
ration à la MeOè &amp; pour l'aétion de graces; Un
Prie-Dieu; Une Carte contenant la taxe des
honnoraires, retributions, &amp; cafue! pour les
fonétions Eccldiafliques; Une autre conte·
liant la lifte des Cas ré{ervés; Une autre· con·
renant la lifte desF ête$ &amp; des Jeùnes commandés dans le Diocèfe; &amp; une autre contenant
la table des Fondations, Obits &amp;autres Meffes
ou Prieres qui doivent s'aqllitterannllellemenE
dans ladite Eglife ou dans les Chapelles qUI
en font partie; Un Bénitier avec de l'Eau be.
nite à côté ·de la porte.
.
X. LEs Prêtres ne fe revêtiront pour dinl
la (ainte Meffe que dans la Sacrifl!e &amp; devant
lin Crucifix qui doit)' être placé. Le filencc:
fera gardé eX;létemcnt dans les Sacrifbes 1 &amp;

dli 'Diocèft d\.Aix.
197
6n n'y admettra aucune femme ni fille, ni mê·
me aucun Laïque, fan~ necel1ité. Les Saerif·
tics demeureronr fermées hors le tems auquel
il eft neceOàire qu'elles foient ouvertes pour
le Service Divin.
XI. LEs Curez &amp; Superieurs des EgliCes
auront foin qu'il y ait des Calices &amp; Patenes
en bon état, tout d/argent, leCalice ayant
fa Coupe dorée au moins en dedans, &amp; la Pa·
tene érant pareillement dorée en dedans. Déf-cndons expreOèment de fe (ervir des CaliceS
&amp; Patenes qui ne feroient pas ' dans un érat
conforme à ce que nous venons de marquer.
Ils auronr foin pareillemenrqu'i!)' air des Corporam(, Purificatoires, Aubes, Amits, Nappes &amp; autres linges d'Eglife, Ornemens, Me{·
fels, &amp; autres Lines necerraires, Croix Pro·
cel1ionnelle, Va{e pour l'Eau bénite, A {perfOir, V :lfespourles {ainres Huiles, Encenfoir,
Navette avec fa petite cueilliere, &amp;c. le tout
en bon érat, &amp; en quantité, qualité, couleur
&amp; propreté neceffaires &amp; fufMantes ; Une
Etole blanche &amp; violere feparée des autres
Ornemens, laquelle ne fcrvira que pour l'adIlliniftranon des Sacremens.
X II. LEs Nappes d'Autel &amp; autres Lin·
ges d'Eglife, &amp; généralement tout ce qui a
b iij 1

�19 8

OrdonnanC(J SyrJodal~s

reçû bénédiéhon pour l' uf;'ge de l'Eglife, ne
fer vira jamais àaucun ufage particulitr &amp; pro.
fane; les Corporaux, Punlicaroires, Nap.
pes d'Alltel,Aubes, Amits, Cù rd olls ou Cein.
cures, N appes pourla Communion, Effuye.
mains &amp; aurres Linges , f(;ront tenus proprement; &amp; pour cet cftè t, on aura foin de ne
pas fou tfr ir qu'on s'en {èrve trOp long-rems
f.1ns I~s faire blanchir. On aura attention de
renouveller plus (auvent encore les Purificatoires, Amits &amp; Effuyemains. Les Corporaux
&amp; Purificatoires ne lèront j;J mais 'donnés à
blanchir, qu 'ils n'ayem été 3uparavanr, confo rmément aux reglesde l'Eglilè, lavésdans
deux eaux par un Prêtre Ol! autre Eccldiaf1:ique conf1:itué dans les Ordres Sacrés, lequel
aura foin de jetter en fuite ces deux eaux dans
la Pifcine.
XII I. 1 L S veilleront à ce qu'il y ait des
Ornemens de routes les couleurs que ['Eglire
empl oye. On nefe fervira jamais d'Ornem ens
&amp; Linges qui ne foiem bénis, s'ils {(1n t de la
qu alité de ceux qui doivent l'ê tre, &amp; qui ne
iDient en bon état. Les Curez ou autres n'cn
em prunteront point pour les faire pJfoltre au
tems de la Vifite. Les Prêtres ne manquero nt
point de dire aveç arccntion &amp; devoClon) les

,

du 'Diocife d' Aix.
199
Prieres marquées dans le Mellèl pour chaqu e
O rnemem, lorfqu'ils . s'habilleront pour dire
la fJime Meffe.
XIV. N 0 U s défendons fou s pein e de
Sufpenfe encourut: par le feul fair, aux Curez,
Prieurs ou Cb apc1 uins, lorfqu 'ils quirrenc,
leurs Bénéfices, &amp; fous peine d'Excommunica[ion encourut: par le feul f~ir, aux Parens
des Bénéficiers, à l'occafion de la morr de
fcux-ci, d'emporter ou faire empoHer les Calices, Vafes facrés, Ornemeos ou Lin\'es
d'Eglife, fi ce n'ell ceux qu'ils auraient ach~ré
de leurs propres deniers &amp; qui leur apartiennenc en propre. Les Curez auront foin de
dreffer &amp; de conferver un état &amp; rôle conte/Jant cous les Vafes Sacrés, Ornemens, Linges
&amp; autres me!.lbles&amp;ullencilcs(ervant à l'ufage
de l'Eglife ou de la Sacrillie.
XV. P ERS a N NEde quelque qualité
&amp; condition qu'elle foie) n'ayant draie dans
nôtre Diocèfe de mettre aucun Bane dans,les
Eglifes ParoilTiales) à l'exception des Seigneurs, des Officiers de 1ùftice, &amp; des COllJùls du Lieu : Nous défèndons exprdlemenc
à routes Cortes de perfonnes, à l;exccption de
celles ci-deffus défignées) de mettre aucun
banc dans aucune Eg!ifcParoil1i'&lt;l!e, fansavoir
Oiv

�o,d01V1AnU! Synodale!
obtenu de nous une permifIion par écrit. Ce
que nous défendons pour faire cclrer de grands
abus fur ce fujct, &amp; pour en prévenir de plus
grands encore. Enjoignons aux Curez de te·
Ilir exaétement la main à l'e xecurion de nôtre
préfenre &amp; exprelfe défenfe, &amp; de nous don.
ner fur le champ avis ~'il arrivait que quelque
perfonne quelle qu'elle fait, eût ofé y contre·
venir; fauf aux pcrfonnes qui prétendraient
avoir quelque titre particulier, de nous l'exhiber; auquel cas li le titre étoit valable, nous
ne ferions aucune difficulté d'y avoir égard &amp;
de permettre qu'on s'en fervÎt.
XVI. QUA N T aux Seigneurs des Lieux,
ilsJ'ourront fuivanr-lcur droir, conferver leur
pinc, ou même le faire placer, s'il n'y ell: déja,
dans le lieu le plus difl:ingué &amp; le plus honorable de la Nef; pourvû néanmoins que leur
banc fait alfez éloigf)é du Balufl:re, pour que
le peuple fid èle pui/lè fe mettre à genoux tout
le long dudit Balufl:re, fur tout lorfqu'il -fe
préfeme à la faime Communion; ce qu'à plus
forte raifon nous voulons être entendu des
bancs de!Enés pour les Officiers de uaice &amp;
pour les Confuls.
X VII. LA partie de l'Eglifequ'on apelle
Preiliirc:re, ou, S~nétuaire) qui tfent lieu de
lOO

J

~u Diocèftd'Aix,

loI

èhccur, ne devant être occupée que par les
Prêtres &amp; autres Minifl:res de l'Eglife; Nous
défendons aux perfonnes Laïques d'y avoir
aucun banc ou fiége fixe) fi ce n'dl qu'il y eût
à cet égard quelque titre exprès &amp; politif, ou
une polfeilion ancienne, conftante, &amp; jamais
interrompuë. Défendons en même'tems d'en
permettre l'entrée même palfagere, aux perfonnes du Sexe, au moins pendant qu'on dit
la fainee Melfe au Maître - Autel, pendant
l'Office, &amp; pendant qu'on annonce la parole
de Dieu.
X VII I. LES Curez &amp; autres Superieurs
des Eglifes, auront foin d'empêcher, autant
qu'il dépendra d'eux, qu'on commette aucune
irréverence devant leurs Eglifes ou Cimetieres; qu'on y jOlie, qu'on y danfe, qu'on y
tienne des plaids ni des alfemblées; qu'on y
étale des marchandifes, ni que des Bateleurs,
Sauteurs &amp; autres de femblable efpece, y faflent leurs tours d'adrelfe, y réprefentent leurs
farces ou y vendent leurs arogues. Et s'ils ne
peuvent l'empècher par eux· mêmes, ils fe
pourvoiront àcet effet par devant quide droit.
X 1 X. LES Litres ou Ceintures funebres
peintes fur les murailles des Eglifes, font une
inrroduél:ion peu conforme au refpea qu'on

�:2 o:t

O,donnAtJC( S SynodaltS

'd oit avoir pour les Lieux Caints. Nous ne prét ~ ndons pas néanmoins mertre aucun ob (hu:le
à l'exercice du droit qu'en ont acquis les Seicroeurs des Lieux où les EgliCes Paroiiliales
j'Of)[ (irllées; mais nous les exhortons, conformément aux Reglemens (airs par Saint
Charles &amp; par le Concile de Milan, à ne f,lire
peindre des Litres ou Ceintures funebres
qu'au dehors; Ce contentant de faire rr:ettre
cn dedans une Litre de papier ou d'éroffe qUI
s'ôrera dans les grandesSolemnitez &amp;au bouc
de l'année de deüil. Défendons au Curplus
très-expreffément de peindre des Litres ou
Ceintures funebres dans le Sanétuaire Oll repore le Saint Sacrement; comme auili de
Jaiffer des Chapelles ardentes ou repreCentatians funebres hors les jours auCquels on fera
les funerailles des Défunts ou le Service Coleronel pour le repos de leurs ames.

ART l C LE

SEC 0 N D:

&lt;J)es Cimetieres &amp; Sepflltflres.

1. LEs .Cimetieres étant des lieux Caints~
.

tant parce qu'ils Ont reçù une béné- .
diai~n Cpéciale parles Prieres .que l'EghCe a

dflDioc'èfiJ'Aix.
203
établies pour cet effet, que parce qu'ils renfermeor les prétieux o{]èmcns de plufieurs
Saints dont les ames joüiffenc pour toûjours
de la 1'1Ië de Dieu dans leCiel, &amp; dont les mêmes offcmens do ivent être un jour reiinis &amp;
ranimés.pour que leurs corps pJrricipent à une
gloire qui duit être érernelle; on doie avoir
une grande attenrion pour éviter tout ee qui
pOli rroides prof.lI1er en aueu ne maniere. Gd!:
pourquoi nous défendons qu'on y tienne aucune Jurifdiétion ni affemblée Cécu liere ou
profane; Qy'on s'en ferve comme d'un paffa~
ge ou chemin; QI'on y faffe paître des animaux; Q!'on y vende aucune denrée ni marcllJndiCe ; O!:!'on y Ceme aucune eCpece de
grains; Qu'on y plante aucune efpece d'arbres; ~' o n y faffe Cecher des grains; Ql'on
y étende du linge, chanvre, ni autre choCe:
[emblable; Ql'on y jolie, qu'on y danCe, &amp;
généralement qu'on s'en Cerve à aucun u[;lge
indigne de la fainteré du lieu. On aura Coin
d'en arracher les ronces, &amp; on fera de tenw
en tems couper l'herbe, qu'on laiffera conCumer Cur le lieu, n'étant ni à propos ni conl'e.
nable qU'Oilles tranCporte ailleurs .pour aucun
uf"ge. Il y aura une croix au milieu, &amp; un
petit coin [eparé &amp; non béni pour y entç:rrcr

�a0+

O,;'OI1/11I11((S

ail Diocèft d'Aix~

SYl'J.oÎlIl/à

les enfans morts fans Batéme.
11. LES Cimetieres feront clos de mu·
railles d'une hauteur conv'enable avec une
bonne porte fermant à clef, enforte qu'on ne
puillé y aller faire aucune ordu~e, &amp;, que les,
::'nmllUX ne pu lire nt pas y entrer. Defendons
d'enterrer les corps dans des Cimetieres non
encore ,clos &amp; fermés, jufqu'à cc qu'ils 10
foient felon la forme prercrite; fauf aux héritiers &amp; parens des perronnes qui font décédées de faire tranfporter les corps de leurs parens ou parentes défuntes dans les Cimetieres
voifins; l'aé1e d'enterrement étant neanmoins ,
retenu fur le Regître des Paroi(fes dans l'étcl}duë defquelles les perfonnes ront décédées.
III. L ES Eglifes fuivantles faintsDecrets,
_ne (ont point dell:inées à fen'ir de fépulcure
aux morts. On n'y enct;rroit dans les premiers
fiècles que l'Evêque, enfuite que les Prêtres,
&amp; quelque tems après par un privilege fpécial,
les Princes, &amp; quelques grands Seigneurs de
la plus haute nai(fance &amp; de la dill:inétion la
plus relevée, Cell: la vanité des hommes qui
a introduit peu à peu l'apus d'enterrer un
grand nombre de perfonnes prefque de cou te
condition &amp; de cour état dans les Eglifes ; abus
lequel, porté jufqu'à un certain point) en·

1

,

20,"

traîne après lui de très-grands inconveniens.
Poury remedier autant qu'il ell: en nous, Nous
ordonnons fuivant les mêmes faincs Decrets ·
qu'à l'avenir aucun corps ne fera enterré dan;
J'Eglife fi la perfonne défunte n'avoir le droit
ou fi fa famille n'érait dans une ancienne ~
conll:ante po(feiIion d'y être inhumée, ou en.
fin pour quelqu'autre rai fan importance; le
drOIt de féplllture dans l'Eglife ne donnant
tependant aucun'droit d'avoir un banc ni autre fiege fur la Hlmbe, à moins qu'il n'y ait
pOlir cet effet un titre précis &amp; valable. Perfan ne neanmoins ne fera jamais enterrée dans
le ~ané1uaire, ;l moins qu'il n'y eût pour cec
effet ritre &amp; privilege exprès, &amp; confenti par
Nous, ou quelqu'un de nos Prédece(feurs.
Et attendu q~'en faitànt des fofIès dan s l'Egli~
fe on rendrait le pavé d'une inegalité aulll in.
décence qu'incommode, &amp; que d'ailleurs l'infeélion des corps enfe\'elis fe ferait fentir, fur
tour dans certains rems, au point de rendre.
le fejo'ur dan s les Eglires au(li infùporrablc.;
que dangereux; on ne pourra enterrer aucun
corps dans les Eglifes, ni dans les Chapelles,
fi ce .n'ell: dansun caveau vooté &amp; fermé par
une pierre ou tombe, laquelle ne fera point
relevée au-de(flol~ du (Cae du pavé de l'EglifQ

�'206
Orâonnanç(S Synodalu
ou Chapelle, &amp; ne pourra être plus longue que!
de (cpt pieds, ni plus large q_ue de cinq. ,
1 V. No U s défend ons lous peille d excommunication à rous Séculiers ou R égulierS
d'enterrer en Lieu Saint ceux qui ont été tliez
en duel, les Hé rétiques publics, les Excommuniez dénoncez, &amp; autres pécheurs publics
&amp; notoires morts (ans Sacremens &amp; (ans aucun fi &lt;Yne de Religion, &amp; dans le casde doute,
on au~a recours 'à nous, &amp; en nôtre ab(ence,
à nos Vicaires Généraux.
V. DE FEN DON S pareil1ement à tous
les Fidèles (ous peine d'excommunication de
tran(porter ni faire rran(porrer pend anr I~
nuir les corps des défunts hors des mal(ons ou
.ils (eront décédez; &amp; à rous Prieurs, Curez,
&amp; autres per(onnes Eccléfian:iques Séculiercs
ou Régulieres de les recevoir en dépôt dans
leurs E&lt;Yli(es ou Chapelles, (311S une permifTion .~xpreffe &amp; par éc rit de Nous, ou en
nôtre ab(ence, de l'un de nos Vicaires Généraux; permif11 0n qui ne (era dO l'lOée que pour
des rairo ns très.-prelrdnres, &amp; pour être le dépôr fair dans les feules Eglifes Paroif1iales.
VI. No U s défe nd ons expreffément de
faire Jucun enrerremeilt ava nr le (oleillevé,
~i :lprès le rolei1couché . On n'enterrera per-

du 'J)iocèft d' LAix.

%0 i

fonne, auranr que faire (e pourra, les jours'
de Dimanche &amp; de F êre fêrée, qu'a près V èpres, à moins qu'il n'y air quelque rai(ol1
preffante pour en ufer aurremenr. Mais 011
n'enterrera j amais perronne le Dimanche
-avant le Prône. Aucun enterrement ne (e fera:
que vingt-quarre heures après la mort de la
perfonne qui doit être enfevelie ; pourrone
neanmoins les per[onnes decedées avant minuit être enterrées le lendemain un peu avant
le coucher du [oleil , quoique les vin&lt;Yt-quarre
heures ne [oient pas encore paflè~; &amp; en
tour autre cas on ne pourra fous aucun prérexte anticiper cet intervalle, fi ce n'en: de rrois
ou quatre heures tour au plllS dans le rems des
grandes chaleurs, ou des maladies populaires
&amp; dangereu(es, ou de quelqu'autre cas extraordi naire. Nous recommandonsexpreflèmenc
que les foffes qu'on fera pour enrevelir les
mo rts, même dans les ca vaux vourés , [oient
d:une profondeur fuffifante; en (o rte qu'il y
aIt [ur les corps enfevelis une épaiffeur de ter:re, laquelle foit affés confidcrable pOUi' empêcher que }'infeétion ne pénétre &amp; ne [e répande au dehors. Nousrecommandons auffi .
que lor(qu'o n ;nUJ fair une foffe, on y remcrre
averfoi n lesoffeme ns qu'on en aura tiréspour
(rc urer.

�'::08

Ordonntmet! S}'1oaaln
VII. L l~ faints Canons &amp; les Courlitu;
tians des Souverains Pomifes, défendent exprelfémenr 1coute forte de perfonnes Séculie_
resou Régulieres d'e folliciter ou induire qui
que ce- foit à choifir ~a fépulture ailleurs que
dans l'Egjlfe ou le Clmenere de fa Paroiffe.
Cell en nousy conformant, que nOLIS faifon·s
&amp; renouvellons en tant que de befoin les mêmes défenfes, declarantque'lesperfonnes qui
y contreviendroient fe rendraient coupables
d'une grande faute, pour laquelle elles feroient criminelles devant Dieu, &amp; fi la preuve en étoit faite, punilfables de la part des
hommes en qui refide URe autorité légitime.
VII I. Tou T E perfonne décedée doit
être enterrée dans le lieu delliné à la fépulture
commune des fidèles de laParoiffe dansl'érenduë de laq~elle cette même perfonne a fini fes
jours, Telle ellia régie générale fonqée fur le
droit commun; au prejudi~e duquel les Peres
même ne peuvent élire la fépulcure pour leurs
enfans, ni les Maris pour lcursFemmes, qui
n'ont à cet égard fait aucun choix av,aqt que
de mourir. Cette régIe ne fouffre 'que deux exceptions, La premiere ell fi la perfonne défume avoir choifi fa fépulrure ailleurs, en relIe
forte que fan choix ait été manifellé &amp; foit
conllaré

_
,àH Dio,cèfl d'Aix.
209
conllaté dune mal1lere certaine &amp; non équivoque. Et la reconde, s'il ya ailleurs une fepulrure alfeétée de droit ou par une ancienne
&amp; conllame coùtume à [a famille ou aux per[onnes de fon état.
X. ~'E ST au Curé de chaque Paroilfe
qu apament le drOIt de faire avec [on Clergé
la levée de COus les corps des perfonnes décédées dans l'érenduë de ladite Paroilfe en
quelque lieu que la perfonne décédée d~il'~
être enfevelie, Si c'ell ailleurs que dans le lie~
de la fepulrure commune des Fidèles de la Pa.
rollfe, le Curé ou autre Officiant ell fa place,
ayant condUIt le corps jufqu'au lieu où il doit
~tre enterré, avant que de fe retirer attellera
a celUI qUI doit le recevoir &amp; faire l'inhuma_
(IOn, que la perrünne dont le corps cO: préfenr
ell,morte dans la communion de l'Eglife,
qu elle ell dIgne d'être admire i la [epulrure
Ecclefialllque. N'entendons néanmoins en
parlant du Curé de chaque Paroilfe avec [011
Clergé, donner aucune atteinte au droit du
Cha pme de nôtre Eglife Metropolitaine
ql1and Il faIt la lel'ée des corps.
X. No u s exhortons tous les Fidèles de
nôrre Diocère, de quelque qualité, état &amp;
condmon qU'lis [oient, à faire reflex ion qUI:
p

!

&amp;

�du 1Jioctfr d'Ak
2 11
rneme celles où il y auroit desMellh fondées,
feront bIen &amp; dôiimem el'ltre'tefi'ue$ll'fa~{[tl i de
droit i tenuës avec prôpreté 6t lël~{;/!née &amp;
foùrnies de tout ce quf éftllecé!ffàlilflJ. Elles aurODt une porte fermant à'clefi i~t}'!ful1é pone
fera &amp; clemeurera ferméeopençlâfnT &lt;Jiit.letems
qu'ir ne fera pas ll'èGetfti:fne q'ù/ellè,{?&gt;j{)ouvèrfe
'pour la c~lé~rationlÔ~&lt;I~ r M~ae, Y5i}lptmF autre
C~ll Œtj'i.1J'fie '&amp; oÔif\fellab1Ié.' EII~s ,~jl6nrfèpa­
féèS(de&gt;r0I!Jt'a,ù'treJ~â'tjtnenr.'1 Nolls'-rlHendo'ns
?q~'0îkb\,)(!he au-défFusi ql11ùn 'inetteauèun
~gtahv [fjil!).i t, ' pigeol'lièr, ni aUHC nofe fem"
,1;)J.ablo, I ~afeillém(!nt gO'il y air au-delrous
flj !, aVB 1(jiJ.( éourie-, ni aUtre chiilll dè certe efpeCè)o@n l'l'y Préchera point; on n'y'Batifera
poinn ori n'y fera point l'Eau beRite 1 on n'y
don!1ha -point la bénédiél-ion 3U,l( fGrumes relevées&amp;oouche 1 on n'y Co!)felfera poior ~
on _n~y-d.ir.a point.Ja.Melre les jour.s..de.-Noël,
de l'Epi 1anie, d . 'âques, d l'Afcenlion
de N6tre - Seigneur, de ra Pentecôte, de la
Fêtç, (Q,ieu, de .I'A,lfomprion dç la -Sainte
Vierge, de la F ê(e d,e tous les Saints, &amp; 'de la
Fête du principal Patron de la Pa roi lfe dans
l'éten'd a·de laquelle elles font fittlees, fans
une permiilion fpéciale &amp; par éerfr 1 le rout
fous pc:lhé d'interditl:iOll deCdite1Ghapelles J
P ij

�:Ill

OrJomlitnus Synodales

1 Pê

.

&amp; fous peine de fufpenfe co~rre es r tresquI
auraient contrevenu à ce qUI dl: poreé da\lS le
, r. ne arcicle. N'entendons fous le nom de
~
d
Il
' r.
prele
ce es ou le
Cllap ell es rurales , ,compren re
' d S '
fait un Service publtc tenant heu , e _ervlce
article ne peut "
P aro ifllal , aufcquelles le prefent
' d l'
être apliqu é que pour ce qlll regar e e~trG,
la propreté 'la .
décence &amp; la fournIture
tien,
de tour ce qui eft necelfalre.
,
II. A l'égard des Chape~le~ domdbques
en particulier, il n'y aura pomt de cloche [1I~
penduë pour y attirer le peuple. Défendons ~
cout Prêtre, fous peine de fufpen fe encourue
par le feul fait, d'y dire la M:lfe S'Il ne lUi a
aparu de nôtre permifllon par, eent &amp; dont le
terme ne fait pas encore expire. Sous ,le nom
de Chapelles domell:iques font compnfes celles aplrtenantes aux Reguliers fitu ées hors
l'enceinte de leurs Monafteres. Et au fur pl liS ,
n ôtre intention eft que tour le contenu ,dans
n ôtre Ordonnance au fujet des Chapelles, p. r·
ticulieres, en datte du 2;, uillct 174:°' 1, la·
quelle fcra ' imprimée à la fuite du préÎent ar~
ricl e , [oit executé [e1on [a forme: &amp; teneur l

J

z 13

d" '])iocèft d'LAix.

ORDON1VANCE '
cnE

MONSEIGNEUR

1'4rchevêque d'Aix, au figet des Cha.

pdles partimlieres.

J

E A N ' - B APT l S TE A N TOI

EDE
' BR' A N C AS, par la' permiJIion de Dieu
&amp; l'autorité du Saine Siége Apofrolique Ar.
c hd ëqile CI'Aix; A u'Clergé Séculier &amp; Régulid', ' &amp; ~ tous les Fidèles de nô'tre Diocèfe,
Salut '&amp; l)énédiél:ion,
Le devoir du minifrére faint que nous exer.
çons, MES TRE S- CHERS FR kRES, exige
indifp'enfablement que nous veillons avec foin
&amp; avec attention fur tout ce qui peue interelTèr
le bon ordre &amp; l'exaél:e difcipline dans toure
l'étenduë du Diocèfe dont il a plû à la Divine
Providence de nous confier l'adminifrration .
Nous~e pouvons dilIimuler l'êronnemenr ex.
t rême
nous fumes, lorfquedès les commencement de nôtre arrivée, nous aprimes qu'il y
avait dans ce Diocèfe un nonlbre exceJIif de
Chapelles parriculieres, dan"s chacune defquelles on célébroit les Saints Mifréres, Plus
nous nous fommes apliqués à nous inftruire en
détail [ur cet article, plus narre éronnement
P iij

où

N

�214OrJonnaHU ! Synoatlln
s'dt :fêcrIP. bd perf(Jnnes &amp; cn grand nom:
bre, mènfe-de celles qui fonrd'un état &amp;d'une
condrrion des plus1fuéèBoc'Fes &amp; nullement dir.
etl "(7uéd' ~a~
ti ne verllf &amp; une: pioté ~a-'de ffils
,
,
' cc
du conlmuh \' ons ol3rênas
en dlU
erènsrtcms,
là' per ' m1bïl' d'avoir '&lt;1 s:Clupeiles d&lt;bQlefiities ~ &amp;11cff à craiald FJ'que plùfieùrs:d'ellore
ces pcrfonnes pa~ une avedion tro p f'e hlfibl\:
pour tout ée:qui p ut le r caufeI' les rn·(I)·~.ldres
fatigues&amp; les plus legerès peines, ~pl l1-5ltln ore
peut-êrrepa un efprit de vanité ( ca ~'juf~ où
cette panion ne porte-toc le pas fes " Mis )
n'ayent obtenu une femblable permiffion1quten
furprenant la religion de ce~ix aufquclil (lllb les
ont demandées , -puifqu'iI' a été de tom tems
reco nnu quc'Ies Chapelles o0me!l:iq.ullil ncdevoienr· ~tre' acrcordées que raremêrttr&amp; àfdes
perfonnes qu'l'JOe nece!l1t@prelfance 'un rang
diflingue, l &amp;rfur tout une, pieté exemplaire,
rendroient dignes de 'cene fa veur.' D iailleurs
plulieurs perfonnes en faveur defqudllesileola.noient-tdt'dds)Jles circonllanèes,
les pll!lsinle.
.
,
reframes l 'aya nt obrenu fucceffivernent'&amp; en
differens rems la permiffion d'avoir des Cha.
pelles dans leurs Châteaux, Terres ouq~·1ai­
fons de Campagne, des héririers natl!! reis ou
des ac~uéreurs étrangers qui n'avoient pas lcs

1

1

du Diocrfo J'Aix.
l ~~
mêmes raiCqns, &amp;,à qui par conféq~~8hfl~~
mêmes égards n'étoienr pas dÛ§h9 5fpeQa
dant joüi d'une gr),ç,e accordqe ~v'!.eul\ qu ' !&lt;;s
ont précédés; &amp; c'ef!: ainG qu'~ o (&lt;2.oji~!Sll!.enc
le nombre des Cqapelles pa!"..cicH!ierC§ -li'eit
multiplié juCqu'à un point qU Ln'eft'plus~ole­
ra@le àclufc:desgrapdsinconyc,:nje;:QsaufqueI9
il!d0nne. lieu . JI le"
.q .~.ln" -,!
1
., J;.ia~li"l;lIlCe , à la Meife e~rpp1!,!Ie.les jgurs
dC1 Dimanche &amp; de grande Itçte"ê aŒ!lapcc,:.4
.J1!ltt.emcllu .&amp;,fi forcclllent recomlll,andéewr
,les:Gan0ns Qe-,pl ulieurs Conciles, cft pr~que
cntipllem.pnt negligée, l
, ~ "
- {J-;Jl· nombre 'çQnlidcrablc de {'rêtres Sécu':
Jier.s f~ répandent les jours de Qim~nche &amp;~e
F.êt~l enLcJivers end.rojrs de la Campagne pour
:y'aller&gt;:dire) a M,eife_, &amp; au mpyen cJ:une ,retrir
bUJio,Qr plus-fQrtCl qu'o{lleurdOl,lneeJ! çonfide(ilci...o r,des p.eines qy'ils prennent &amp; des fati;g!:leS qu ils elfuyenr -pOUT aller d~n~ èes.eJI.dI(0i&lt;s~6Ioignés 4e lC'ur domicjle~, fe 0PF ~
."ev~l'J.lil' capable de fournirà l&lt;t':l~ ffl~~f!:aQGe,
ao::d:i&amp;que plufieurs Paroilfes \Da[\,qv ~nt!d~sfe" ()0u.r~J!ecelfaires par le défa u:c d'Il.? nomp~e~e
frênC§ qui uavaille,nt à la vign.e q,ll Seigneur
~aps, ,les fonélions du faipç Mmifrér.e_pou ~ ~a
fanélif1cation &amp; pqur I:.f~'ut ~es ~Iges. _
r lV

�&amp;ordonnanas s)'!IO'df/lrs
Des Religieux en pl,us ~rand nombre en':
core fo rrem 'de leurs Couveots dès le matin
des jours dcD lmancbe &amp;deFête, &amp; fe répandeor de toue côté pour aller dire la Meffe daos
des Chapelles panicul ieres ; en (0 rte que les
Rel igieu x, qui en ces fai nr-s:jours fpécialcment
con!:lelés a\;l culte de Dlcu demeurent dans
leurs Cou ve 1(S , ne forrt plùs par leur petit
nombre en éta t de célél' rer les Divins Offices
avec la fo lemni{é conve na bl e.
De plus , parmi les R eJjgicux Prêtres, les
plus jeunes , comme étant plus en éta t de foû.
tenir la fatigue qu'li f~ ur e{]ùye r pour aller
dans des liwx fouvent él oignés malgré la ri.
g ueur des faifolls, fOllt ceux que les Supérieurs
envoyenc p~ r préference. Ces jeunes Rali·
g ieux font expofés par-là à une grande dilTipa.
tion ; plnfieurs rifquent d'y perdre l'efprit de
leur étac" &amp; oubli ant peu à peu b retenu i! que
leur profelTion exiae, fa ne en dange r de fc livrer quelq uefois à des amufem ens &amp; à des dif.
'purs qui feraient pour les Laiques peu C hrétiens un fujcc de diverriffem ent , &amp; pO\!lr les
Laïques ve roueu x un fujet de fc andale,
D 'aill eurs nous fommes inilru ies, &amp; nous
l'avons apris avec étonnement &amp; avec douleur, qu'il y a dans nôtre Diocèfe pluJieurs
)cf

t

i

du 'Diocèfe J'v1ix .
~1
ChapellesparticuliereS (i mal cnfl'ètenùës,&amp; il
mal pourvuës de roue ce qui eil neceffa ire,
qu'on ne peut y dire la faime Meffe qu'avec
une indécence extrême.
Geft pour fai re ceffcr ces incohveôiens, &amp;:
pour en prévenir des plus grands , que nous
avolls refolu d'ord onner ce qui fuit.
T onre Chapell e domeilique, foitdan s les
Villes , fait dans les Bourgs, Villages , ou à
la Campagne, &amp; route aucre Chapelle dans
laquelle il n'y a aucune Fondation expreffé.
ment cOhfenrie, &amp; dô ëment aurorirée par
quelqu'l'lh de nos Prédeceffeurs ou par Nous,
&amp; qui d' ~ llleurs n'e~ ni aua€hée au corps
d'l~ l1e Egiife dont elle faffe partie, ni établ ie
pour U11 Se rvice public qui y ait été ordonné
&amp; qui s'yfa ffe regul!erement , ni dépendante
d'un Bénéfic e dont elle forme le titre, demeurera interdite fans al'ltre décbration dans (il{'
mois, à compter du jour de la datce des Préfentes; &amp; ce nonobilant toute perminion ci·
de.l'ahr accordée roie par nos Prédeceffèllrs 'ou
leurs G rands Vicaires , fait par nos Vicaires
Gé nérau x ou par nous· mêmes, à l'exception
de celles dans lefqu ell es ava nt l'expiraeion du
terme de fi x mois ci-deffus mentionné, nOlis
aurions jugé convenable &amp; à prop.os de pero ~

�~ 1. 8
OfJq,!nfl1Jct~{$§/TQd.lu
m~ctrê qlol!(}1'! dî ~(j)tl~'(i)O'crontiAuà de~dire la

Meffe; pc mialo{1l q\lC:J nous ne donnerons
qu'après-~ · ~voir recoO'QOla lileceiIiré ou l'uri.
liré.,i4c avec les re(lriél:ion~Ganoniques que
le ,peO::ièwve demalildé-; rell:rifrions dont la
permiiIion1llême conr.iend ra le &lt;détail Défelildons en toJJJéquence tl bous Prêtresf&gt;éculiers
ou Réguliers . fous peine de fufpenfe ClI1C(!)ÙI
r uë par Ie-feul fait, de d ~re la Meffedalls au,
cune des Càapelles d ns lefquellesil ne leur
;mra pas aparu (j'une petmiIJ.ion e.xpf'elfe.&amp;
c:pcore fubfi(tante de la·dire.
1 11')
11
, ~ Et afin que les Prôtrés , foit Sécul iers (oit
Réguliers qui iroient dite la Meife d ns les
Chapelle~ que nous aurions jugé à pr.oposde
per.mettœ, fachenten quoÎ! ()on"{lentcesre~
triaions Ganoniques pour s'y con Q.lime~, &amp;:
que les Cur,çz desParoiffesdans l'étenduë.de(.
quelles ces Chapelles feroientd icu'éese.nJoient
pareillement inllruirspour être enl![~ t.de nou~
avertir des conrravenoio.ns qu'its fç;uJr(!)ieoo~
.'h~Qi,",été fâites, fuI' qUQi. NOUS \çs exh.ortôlls à
rempli eX.~aemeftcJeU·li l ~ev(i)ir faos lauclfn!1
cGnfider~tion humaine", @ouS eJll..-apo.rtantlà
l&amp;:ut -z.éle&amp; ,,l'eur vigil1\nce l N o.uSl .déclaro~s
que 1l~Im:P'accorderons aucune permiiIion ~e
d~eJaJ\J\~1f.!;: dans des Chapèlles particulieres,
j

àM 'Diopèft· J,'c.Aix.

21.9

te11es que Cont celles que nous avons défJgnées
ci·deffus, qu'auX'&lt;londicions fuivantes.
1 °. On n'y dira point la Meffe-fous &lt;tue!que prétexte qtie ce foit'; les.jou'r.s 'd e Noiil,
de l'Epiphanie, de Pâques ,J'lie I~i'\rfcenflon
de N ' tre.Seigneur,' de la Dentocôte, de la
F ère. Dieu, de l'A ffompti0R ~ dè)'la •Sainte
Vie~ge, Ide la Fète de tous lesSa'inrs , &amp; de
la F èfedu Patron principal de la iiaroi ere.
ZO!, Ves p'erfonnes qui aUfonr d'es Chapelles
domelTiques dans lefquelles J'loer des raifons
intereffantes nous aur0ns jugéà propos de perme[[~equ'on dife la Meffe, auront attention
d n'y admettre pour l'entendre les-jours de
Dimanche, que leurs Commenfaux, &amp; leurs
Val ers ou Domeftiques, refu fant en conféquence d'y recevoir tous ceux qui n'y-,viendr0ient que pour s'éviter la peine d'aller en(endr.o.la: Melre dans llneEglifeou-Ch.1pelle
Flus\ él~jghée, oil la Meffe fe dit &amp; eft établie
pourile.fet ice du puali".
J
1
J
" ('38 , (ijeux qui amont des Ch;rpelles domef~fq.ue dans lefquelles nOlis aurons permis de
d Ire 1 Meffe, auront foin de f-aire en forte
que chaque jour de Dimanche il'yait au moins
une p érfonne de leur maifon ou parmi les Maitres' ou parmi les Valcrs ou Domellique5, qui

�~ lO

ordonnancu S)'noàlf!eJ
aille entendre la Meffi: du Prône à l'Eglife Pa~
roi/liale ou à lâ Chapelle où fe fait un Service
publIc tenant lieu de Service Paroifl1al, afin
que cette perfonne ap rcnant les annonces, publications &amp; averri{femens qui fe font par le
Curé, Vicairs:, Secondaire, ou autre Prêtre
tenant lieu de Curé à' et égard, puiflè en faire
part aux autres perfonnes de la maifon, étant
toüjours très-utile &amp; fôuvent très-important,
que ces annonces, publications &amp; averri(femens ne foient pas ignorés.
4°. Toures les Chapelles particulieres quelles qu'elles foient dans lefquelles il fera permis
de dire la Me{fe, feront enrretenll~s &amp; pourvuës fuffifamment de rout cequiefl: nece(faire,
en forre que rour y fait d'une propreté &amp; une
décence ·onvenable.
Enfin nous ne donnerons la permiffion de
dire la Me{fedans les Chapelles parri2ulieres,
que par écrit &amp; pour lin tems limité, ' lequel
fera tout au plus de cinq ans, après lequel'rerme la permiflion ce{fera, li nous ne jugeons
pas à propos de la renouveller.
l '
, Et fera nôrre prefente Ordonn~nce publiée
dans toutes les Paroi{fes de nôtre Diocèfe au
Prône de la Me{fe Paroifliale, dès le premier
Dimanche après que chaque Curé l'aura le·

d/l I&lt;ioc~fe J'Aix.
%2 l'
~ûë-, afin que perfOlll'1e n'en ignoreDON N E' à Aix dans nôtre Pal~is Archje~
pifcopal ce z). Juillet mil [ept cen~ quarante.
~

J. B. A.

Arch. d'Aix.

PAR MONSEIGNEUR,
SOL LIE

R

Secret.

AR TICLE QU ATRIEME.
~(S Confreries ~ Congregations,

&amp; Rtltres

A1!ociations (em6!a6!es ..

L Es

Confre~ies, Congregations &amp;
autres A(foclatlons femblables fone
des inih~ucions .utiles &amp; avaneageufes.' Gd!:
une, pranque louable d'entrer dans ces [orees
Je Societé, puifqu'elles contribuent àla fanétificacion des per/onnes qui S')' fone recevoir
{(e1on li lOtentlOn
'
. de !'Egli[c qui lesaautori[ées.
J"
Les ':notlfs qu'on doit [e propofer, font d'embra(fer les exercices qui s'y prariq1.lene pour
garder plus exaéfemene les Commandemens
de Dieu &amp; de l'Eglife, pour remplir plus [oi-

I.

�; -2ï

Ordonn4nm

Syn~tlAlt!

gneufement les devoirs particuliers de fon
état, pour vivre plus Chrétiennement, pour
s'exciter par une fainteémularion à la pratique
des vertus, &amp; pour profiterdesgraces fpéciales
attachées 'aux prierel&gt; &amp; aux lbonnes œuvres
qui fe font en commun.
or
Il. 1 J, n'arrive néanmoins que trop fou~
vent, que cè qui dev~0it porter à la vertu,
conduire ' même à la perfe&amp;ion, devient par
l'abus qu'on en fait, une occalion non-feu4e.
ment de relâchement &amp; de diillpationl,- \1131S
encore de débauche, &amp; même de Cca dale.
Geft ce qui excite fouvent nosgémilrem~n&amp;&amp;
nos larmes. QlOi de plus déplorable en /fer 1
que de voiries uns s'enrbler indifféremment
dans une ou plufieurs Alroeiations 0hYériennes, fans fe prepofer d'en pratiquer, aU€lln
exercice, ou fans fe me~tre en-peine-cl'e tirer
aucun profit pour la fanéhfication de tëuhs
ames &amp; pou leur falut; \es autres s\a"'l"r'~ter
aux pratiques exterieures, fans penferj!rs.'en
fc:rvir pour s'exciter à URe dévonion inferieure
&amp; véritable; plulieurs fe livrer à des joyes lmmoderées) profanes &amp; indécentes; faire m&amp;me des excès &amp; des aébauches les jours lUf.
quels on celebre la F ète du Patron de leur
Confrerie, ou al1fquels on choiiie ceux des

ail Diqcèfl. J'4ix.

'2'ij

Confreres qui doivent exercer quelque em.
ploi; d'aueres encore fe flatter qu'au moyen
d~ quelques prat!.'l,ues extene.llres de pénitence ou de quelques p-rieresyocales, &amp; fans
fe l1JC!tre , en peinl; ge quitterJeur -vie criminelle, de mortifier leurs palllens &amp; de prati(j,UJjr ~es œyvres Chr~üennes, Rieu leur fera
nl i(el1)corge par 1," ntetceŒon~èe la f1!inre Vierge (!)uJ~e, quelque Sajnt qu'ils doshonnorent
pa,r h maoiere d,ont ils en célé.b ~ç!)tla Fête, &amp;
paT! e ~~ de foin q,u'ilsonr çi'en imiter les vertll~ .4 'Jl"utres eonn {l'attacher tellement par
un(}'lI~yotloo maJremenduë aux pratiques uiit~gst~~l.:Ins (Jes, Confreries ou aUtres Affociatio . s.çi~n ,ils font membres, qu'ils negligenc
e!ltJ~fClî®nt de ,rendre à leur Paroilfe l'am~itiiq 'ils lui doi;venr. ,
,IJLb C' E ,S T p§lur pré;ven.ir d~ li grands
alms çj;!;t nous jugeons à pr-~pos, de faire les
1'.egle~çQ§fuiv.ans, à l'execution defquelsnQus
e!iljojgoollS jà&gt;tous les Curez &amp; aUGres Supe~ieursoCJIesEglitesoll Chapelles a~nS.Jefquelles
1) y ~~Confrertes, CongregatIOJ;1SI&amp; autres
fewaJ.ables Alrociations établies, de veiller attentivement, &amp; .G.1e cas échoit, de.flous avertir des contraventions, à peine d'être re";lrdés comme fufpeéts de connivençe.
b

�Z1+

Oraonnllncts Synodalt!
1 V. Tou s les Curez &amp; autres Superieurs
des Egli[es ou Chapelles, nous donneront
dans llX mois, à compteF'du jour de la publication des pré[entes Ordonnances, un état de
toutes les Confreries, Congregations &amp; 'antres [emblables A{fociations établies dans leurs
Eglifes ou Chapelles, avec un memoire contenant par qui, &amp; depuis quand elles ont été
établies &amp; aprouvées; quels en [ont les Statuts
&amp; de quelle maniere ils font obfervés; le tout
fous peine d&gt;interdié\:ion defdires Confreries,
Congregations, &amp;c, après les llX mois expirés,
fi avant ledit delai on n&gt;ya pas [atisfait, Ce
que nous voulons être entendu pareillement
d es Confreries de Pénitensde quelque efpece
que ce [air. Déclarons eh même tems par les
préfentes, que 's&gt;il y a quelques Confreries
érigées [ans nôtre expre{fe permillion ou celle
de quelqu&gt;un de nos Prédecef1è urs, nôfre intention cfl: qu&gt;elles [oient &amp; demeurent dès·à.
prcfcnt interdites &amp; [uprimécs; comme dèsà-prefent nous les interdifons &amp; fuprimons.
Défe ndons qn&gt;à I&gt;avenir aucune Conf~erie,
Congregation &amp; autre A{fociation [emblable
foit érigée ni établie dans aucun Lieu de nôtre
Diocère fous qlflque prétex ré que ce pui,{fe
êrre, même en vertu des Bulles de nôrre SalOt
Pere

,

' ,t
"
ilIl ']Jloce
j :e, d' AIX.

'Z! '[

Pere le Pape, fans nôrre permiDion &amp; apro~atJ~n expre{fe, fous peIne d&gt;interdiébon dèsa-prefent prononcée &amp; déclarée.
. V. ~. l '~ga r,d des Confreries &amp; Congregations deJa engees &amp; dô ëmenr aproLlvées &amp; autor.,fées , nous. recommandons aux per[onnes
qUI y font déJa Infcrites ou en&lt;:raaées de ne
&gt; br
r
b"
,
pass a ,en rer IOns prétexre de del/orion parti.
cubere, du Service qui fe faic'dans I&gt;Eglife Pa.
rOllli ale, &amp; fur rom de'la Me{fe de Paroi f1è &amp;
du. Prône. A ces ,lins, nous défendons fous
pel'1f q&gt;ncerdiél:ion defdicesConfreries, Con.
gregap0l]S, &amp; aurres A{fociacions fembl ables
queHes qu&gt;elles foient, de célébrer la Me{fe &amp;
de faire ~lIcun Office àans les Chapelles où
ejles 1'0~t e rJb lle s, pendant qu&gt;on dit la Mef1è
Parodllale, le Prône, &amp; aurres OlTIers de la
Paroilfe d ~ns .I&gt;érendu.:! de laquelle elles (one
(itll5P' Defendons aum de donner la CommunIOn dans les Chapelles des Confreries
&lt;?ongre'gations &amp; alltfCS femblables A{focia:
ttQIlS J) pendant la quin z;lÎne de Pâques· corn.
m~ aq.ffi d&gt;y donner dans aucun ceOlS la' béné.
diction aux fet1)m es relevées de co'u,he, &amp; d'y
fa ire aucun Office Paroiilial.
V 1. ,N ,o U S d ~ fendoI1S' coutes.les C on.
frenes meme de Pénircns , Congregations &amp;

Q..

�Ort!oimtmU'l Sjnodlllu
"autreS femblables A.{[o.ciations, fous peine
d'inrcrdiélion d'iceUes, de faire aucune Pro.
ceilion fans nôtre permiilion ~xprelfe; Déclarons en Olême .teJTls:;Ique lc.rfque nous aurons
jugé à propos d'accorder une permill)on à ~et
ég:ifd"lla IRro~aldll nepourra être flIte qu ~n
pl elOLjpÙr ;?crtr0rre- ~t1'ell~ ne'commence J~'
mais qu'apftls le Solerlllç-vé ,,&amp; qu'elle [((Hf cou·
joursJiIPje a,V'.IAC le~olej.\ ·(Jouché .'~rhf" l '
VII. 0 ne [QutfTira dans qllelql.lc Con.
frerie .()UtlGongregntioâ 'qNCf cerIoi Ikmcune
per[onnçf&lt;::a'Fldalellfe, ou qui,no JCausfaIttpaS
à ron ~evoirPa[c~l; s'il s'eDirrolltve.quelqn'ullc
qu-i, pc.rfifllcl dans [a vje kan.dalel.lf~ '?l!lidons
l'omil1jo!l"dc-{on dC&amp;'Olr Palcal ~ ap wsHdClIX
ou trois monitions, elle fera priée de [e retnuc
&amp; royéeIllUG:i(;llogue. "rIY
0 Y1 X
VI J. li 1Ji. E"S ..Reéléups , li PtrieuliS\,o1!téfc·
Tiers &amp; a!l~!Jls~ qtli,il aJill6'tien , rr{:adfJlàoca!l
feronJ r-çnq·r.eJes cOp1p't-es. exaé:teme1lH~USlbIS
ans wr~v 'I.!l'f otu il t;i e&lt;1:11~ i'l". Lou rrd QteJTm 01'1S
exprelfém~nt d'empIGlyer· l'Qrgel,\c ndd&amp;11~'tS
Confrerj&lt;;s ou Congregations, il d'I}ut ~ ufit~
gcs qu'à cdui de l'eotrerien du Servjq(l entrérien &amp; décoration dela &lt;Gh ll&lt;petlc &amp;. cldi A Il tel,
ou autres. œuvres de pieté.ou dC'cb arité, les
averrilfanc que s'ils divertilfoienc vec argent
, %6

"-

,

du '])iocèfe d' cAix.

'ni

?u a leur profit ou à des depenfes indécences,
.Is fe. rendroient 1l0upablcs d'un vol ou d'une
ddl)pation [acriléges.
1 X. LES membres àes Confreries, Con~
gregations &amp; autres A Ifociations femblables,
doivent faire profemon d ~une vie plus regulIere que le commun des Fid~les aufquels ils
doiVent fervir d'exemple. Nous 1esexhorton~
à s'aprocher des Sacremens au moins aux Fê.
tes principalesde l'anllée, &amp; le jour de la Fêre
particuliere dcleu~ Alfociatlon. Nous [omme• .
en même tems perfuadés que ceux d'entre-eux
qui ont un peu de ferveur &amp; de zèle, ne s'cri
tiendront pas là, &amp; qu'ils fe Confelferont Sc
Co~munieronc au moins une fois chaque
mOlS.

X. No U $ exhortons tOllS les Curez diln!
la Patoilfe defquels il n'y a point encore de
Confrerie du Saint Sacrement érigée, à don.
ner tous leurs foins pour qu'il yen aic incelfam.
ment une formée &amp; en état d'être autori[ée par
l'éroction que nous en ferons, en lui donnant
en même cems des reglemens convenables.
N o'Js leur faifons la même exhortation pour
ce qui regarde l'établilfemenc d'une Confrerie
ou Bureau de Charité pour les Pauvres.
Q.ij

�2 Z8

Ordonnances S)'nod/l/($

ART l C LEe
l N QY
,
'Dès H êpil'lIIx ti
ItltJI

}ltl

I-f !vI f·

J

foin des Pall'é)Yfs.
J

'1 (

~29
pour lès aider à mour-ir Chrétiennement &amp;
dan s la paix du Seignèur.
, _
1 I. A l'égard des Hôpitaux où 1'011 reco:e
les palfa,ns, on n'y merrra point enf&lt;! Il)[jI ~ les
hommes &amp; les femmes pauvresqui p3lfent, O n
ne pepmeura point qu'ils'ayenr Lfcune con-_
mlllllCanon, quand mêmcils am;reroienequ'ils
foor' mariés; &amp; on rléfotlffl-ira poillt 's'ils fane
en, fa'~Ji{'é 1 qu'ils s'arrêtent au-delà de' vingtquaere heures.' ),
. "
' . 1,
:" 1II :&gt;1!.'EsReae'urs~I DiTeaeurs-, Econome'~1
&amp;,aurres àl qui1iLapartient. rendrbnr compre
C!~afr(lmen~ tous le ans pardevanr'qui dedroir
tI~ ,l'atdn\inirrrarion qu'ils auront faite des de~
nutr5)de l'Hôpital.
;
1,' V, 0 A NS ks ,Paroilfes où il ya des dif..
tnbutlons érabltes lefquelles dbiveht îe faire
pllb.JLqlll!OOem duns ~ertains renis de l'année
fojt1t1'llblecl,
foit . en 'arbenr
ou aurres chofes',
~
0
aux pn,ttw6S du LIeu!, 'Iefdires diffriolltions fe!.
rè)ntl iY.liresen préfen\!é des (1]urez , &amp; fur les
J;&amp;J6S'tj'Q,' il,sfau ron t fait de cancerr Il vec'Ies Con.
ful s't&amp;!Jautres perfonnèS'; fi.iivanr l'lifaC1e defclies lJieull, Lefdies rôles ne compre~dront
que les ~erfonnes \'erirablemerlr pàovres&amp; necefIirèufes. Comme ces clilhiburions ne font
érllblies qu'en faveur des pauvres qui feuls ont

J'I Dioc'èfe d'Ai..:.

l

' ..

J. LEs H qpi\J,UX doiveo être fervisfui·
Y3l'ld'imepciQn ~es F Gl1dareurs; les
Pall'Vres; Sç fur tout \cs maladcsjYferal1 t reçùs
&amp; a[Jii1és a llt ~ nt qudes f,acuhés-de 1':Hôpital
pourront l~ permettre. On aura ar~eorion à Œe
gue lq, !l)aladçs fe Confdfcnt,fans délai, le
foin de pourvoIr aux befQHlS fp,r~el s do leurs
ames dC\I;t,nt,I'em pOrler (ur cclu~ de tpa va iller
à guerir lefmaux de leurs corps. Les hommes ,
f~ ronr [eparçs des femmes.&amp; d.loS une fale dIfférente. Les perfonnes qui [erveor les H ôpiuux, yeilleront à ce que princjpalement Je!
malades [pient foignés avec charité. zèle, af:
fiduité, propreté &amp; affeétion. les Prêtres qut
font chargés) ~11 fpirir,uel , vififieroJl;IV (ou~.eRt
les malades pqur Ie~ e..xhç&gt;fter, les, 1i9nf&lt;illcr,&amp;
les ~'nccpurager, Dès q\W la ,mlaote p~Jo~traf
tant foit pep 5iangHeufe" -OlH(-e la C flfelhon
q ui aura dû précéder, i ls les difpofer0n.t à recevoir le yi~ tiRue &amp; l'I;.xtrême- On.ai01l &gt;"&amp;
i ls feront ,afIidus] auprès d'eu x [ur tom dan~
1,rs ~omens çJ'i~iques des aproches de 1'1 mOje,

Qiij

�%30

C,aOl1n1I1JClS

SJlloda/(S

droit d'y participer, nous avertiffons les per.
fonnes qUI n'one aucun bcCoin decetre aumône,
que ce feroie de leur part frauder les pauvres
de ce qui leur apartient fi elles la recevoient ,
quand même elles allegueroieilt pour rai fan
que CetI,C diilribution cloir regarder tous les
Habitans, qui, lorfqu'ils font aifés, donnent
enfui.te leur part ou à leurs dorncfhques ou
mêmé à de veritables pauvres dont jls conl10iffent l'indigence &amp; le prdfanebefoin \ cetre
:I11egation ne pouvant être admife, à moins
qu'elle ne fût cxprelTement fondée fur un titre
donç les termes à ce fujee fuffent clai rs ~
précis.

ARTICLE SIXIEME.
CJ)es Reliques 0- de, Imflges.

I. LEs Reliques Font les prétieux renes
des Corps qUi ont été les temples du
Saint-Efprit, &amp; qui devant un jour réfufciter
glorieux, joüiront de cet état de gloire pend ant l'éternité, Dieu lui même, ainfi qu'il eft
raporté dans les Livres 'faines, a fouventa utorifé p:u des miracles, l'honneur qui leur ()~

rendu. ~s Images çxcicent ou rapellent dans

at' 'D~oCfft J' cAix,

2 3~

J'crprit,l'id&amp;;,foir des 9 igillaux ~ fait esm ll~cres q ,' e1Je~ réprefellrenr, Le cu.re q~'oll
rend l l \X Reljq,lIcs ,&amp; allx Ima!&gt;.~s, cr,une p'ratl.que qpl pane a la rcconnOilTance epvers
Dis: u &amp; ' \'\mjpf~n, 1e~ ~a;nrs~" ~'l SlP I dl en
ufàge. dee IS les, WC lers fiécles âe o li1è
Ce culr.e n~.S?\1,Çi~/ ~irlJJ 9~i ~'eu f~;t b~n &amp;:
util e H JC'.l" , q;è~) pllirre (0 rOlr le moinctçe prétexte ~ux ,tiçrp lq.t!,~S 9Cf,le ta er, 50mme ils
ont fal~ ... ~xfllp~rfhtlon; pourvû qu'il foit tcl
qUI!..I;EgliÇ'I\;~ groll,~ e, En elfer; cç honporant
les ij.,e1i,q,~~~,I~ ~!13~gcs, &amp; en ,I,c;ur rendant
un ,cul,e , r.s\~g)eljJ', nOLIs' ne croyons pas qu'il
y aIt en elles aucune Divinité ni auJ~ul1e vertu;
nous ne leur adrelTons pas nos Prieres , &amp;
nous n'y mettons pas nôtre confiance ; mais
c'ell: à j ES tiJ -CHRI ST même que nb!ls demandons des graces; ce font les Saints même
,~ ,
•
,
• onr auprès de:
cl ~nt nou~
Imp'1orons
l'lnterceili
·Qit;\I. ~ ~.liç:çll Ce quep ~us fi' fons;! la v ûë des
,~l)1l1ge PR dçs ~çliq)J,q, qUlr Q s rcprérencene
,J ~s~ )CHRI $ ÇlU es.s\l~nts lO~ G,l:lÎ èXé itent
qa)1s"tlq,~te. efpr.tt?~ y~ep ou velle~t l'idée de
dE 'V s - CHRISJ; ~ qUI nOlis raportons notre
5~lt~ 4:adoracion ; &amp; ,desJ~~irits qui nous
.Ta po.rc(mt nôtre cl/-Ite d«:-refpe.çr,&amp; d'honneur,
Jl N S, déJèn#,Q.1}3,exP-!~{f~fU ~nt,à tOllS SuQJv

i'È

r

A-

qv

�13')
OrJiJnn4nets S)'IloJales
.
péneurs foit Séçu l i~ rs roit Régu liers, excmP.ts
&amp; non oxempts, d'eX/pofcr ou faire ex po 1er
d ans leucaJf)ghfes ou Ghapelles, des Reliques
à la vénération dcS',Fldèl es , fi Icfdites Reliques . nio!)!; éré reconnuës &amp; aprouvées par
Nous ,01;1' pa r quelqu'un de nos Prédece{feurs ;
Comme!luŒ de com'emf cn le ur 11 {àge les of.
frand&lt;ls q~le les Fid ~l es fo nt lorfque \es Reliques font expofées, le produit defllites offrandes devant" felon l'i nten tion de l' Eglife, être
cmployé~ la décoration des Autels, cn Orne.
mens &amp; Lum inaires. Défendons pareillement
d e tranfporrer des Reliques d'une Eglife à
une aucre, rans nôtre permi fTion .
111. COMME il n'arrive que nrop rouven t
que ie commun des Fi.d èles en re familiarifant
avec les chores raimes, s'accoùtume à n'avoir
pius pour elleslererpeél: &amp; la vénération qu'on
lellr doit Nous ordonnons que lorfqu'on
portera en procdEon des Reliques, ou qu'on
les retirera foit des armoires où elles éroient
renferm ée~poll r \cs \1letuCl fur un A urel ou une
CredJ!)cc" fqiS de de{f\Js UJ1. Autel ou une Crédancc , pour les ,renferrpeLdans des armoires,
les Prêtres ~ I ~s Diacres fe uls pui{feQt les pOtte r,.- re\'êc.us de Surplis &amp; d'Etoles &amp; accom.
p agnés de quelques perfoJ;lnes portant des

. au Dioc~ft J'Aix:

:% H

cierges allumés; Défen'dons à tous autres,
même Eccleliafiiques, de porter des Reliques
dans aucun des cas marqués ci -de{fus, fans
unt! permi/lion de nôtre part.
1V. No U s recommandons très-expre{fément à tou s Superieurs rant Séculiers que Reguliers, de ne foufFrir dans leurs Eglifes ou
Cha pelles aucune Sratuë ni Image qui pui{fent
oftènfer la vûë des Fidèles, foit par f.1Viei lle{fe
{oit par fa forme " ou mutilée, ou profane, ou
ridicule, ou indécente. Leur défendons en
même rems de foufFrir dans leurs Eglifes ou
Chapelles, l'expolition d'aucun Tableau ré.
préfenrant des perfonnes mortes en odeurmê.
me de faimeté, avant que lefdites perfonnes
.
{oient Canonifées'ou Beatifiées,

ARTICLE SEPTIEME.

ILE

&lt;]Je! Fonda/ions,

s Fondations font des dons que la
.
pieté des Fidèles a (onfacrés pour fervir à l'enrretien du Service Divin, à la fubfiG.
tance des perfonnes en faveur defqudles elles
ont été faites, &amp; au fou lagement des ames qui
explem leurs pech és da.ns le Purgacoire._En

�~

34

OraPlfl1lfnm SJnol14le~

,

acqllitel" touresles Qbllganons fUlvant IaJune
jnteorio~ des F oodareurs, dt II n de VOl r des
plus im_1"9rtalr~ ;/!{.œ {eroie ~oue à l.a fois &amp; un
crill;lc &amp; une JOlu!bce de sep dlfpenfer fa os
un~r;ù[on, &amp;,tlo.e&amp;uroriré legirimes, Gdl: afin
de, ur vgir àçe,()u'~n ii.j.u(le obj~t [oit rempli ave(HolJte,l~tr,e~t1on &amp; toute 1~xaébrude
neceffaires, q.ue nAuS-.ordoonons a cous les
(i;urez de. llous e~v,olfer au plCl-tard dans fix
mois après la, publiqtion ejes pré{enres, lin
état exaét &amp; , fidèle de routes les Fondations
établies, {oit dans leurs Eglifes, [oit.dans l'é.
tenduë de leurs Paroiffes, tap, en Chapelles
ou Chapellanies, Obits, : ~u'autres -B'-ol,darions de quelque e(pece qu'elles [oient; Ordonnons pareillemeAt aux"Reél:curs &amp; ,t,ouS
aucres chargés d:~cquitter Ol} faire~cquittç~le
Service defdires Chapelles 9~ Çha pcllan!cs,
Obits &gt;&amp;c. de nous epvO?'er, dans 1e meme
délai Ul) état des biens &amp; revcJ}US, des ch~rges
&amp; des obi igatioQ§ portées par les ~él:es de..fo,Qdation, &amp;du Serviçe qu'ils 3cqljltCfnt GU (ont
Il.cquit,ter , Ifaifant mention,l1'il ,y. .a. quelque ~e­
duaion duService, de,puis .ql:lel el]\s . ( P9,u~
quelles railOns, ~ l'ar quelle autQ~if~ ,ell&lt;;a. éte

pp

faire.
11

r..{ ~

_ .,

Qv A N TaUX

"~l

1,..

Chap';:)les, Obits &amp;

tin 7J;oç~fe il: &lt;..Aix.
! 3S'
coutes autres F ondatiolls dont \' Aél:e nc le
trouve point &amp; dOllt on ne peur {~avdir préci.
Cément les obligations, les Reaeu sr&amp;" autres
chargés d'acquitter ou faire acquitter lefditcs
F ooda rions, nous préfenteront Rèq!Jêre aans
le même délai de fix mois, pour que nous reglion&amp; le Service tant pour le paffê q-uc'pour
l'avenir; Déclaralls que faûte par eux de s'être
pourVûs par devant nous dans ledi«félai, ils
feront tenus en confcience d'acquirtêfdu faire'
acquiner autane de Meffes qu'il y"à de revenu,
toures autrês charges 'payées, fur ~e pied de
l'honnoraire fixé pour les MelT'es'de Fondation par nôtre Ordonnance du 16. Janvier
17 +I. pour le préfeot' &amp; pour l'avenir; Et
qua ne aux omimolls faires auparavant, ils feront auill tenus de les acquitter ou faireacquirter fur le même pied,
111. CONFORMEMENT lIu {aine Concne
,d e Trente, nous défendons fous le's peines de
'droit, à tous Chapitre, Chanoines, Prieurs,
Curez, Cha'pelains', Habitués, A~Fegés, &amp;
tous auct'éS Beneficiers &amp; Ecclelialtique quels
'qu'ils Co iê ne , de cha'n ger, dimInuer où 't~a'nC­
ferer fans hôrreexpreffe permiffidli &amp; &lt; atltori~
farion, le Service porté par lesF ondatibils ,
même fous prétexte 'lue les revenus font ou

�n

~ 36 .
Orabnnanm S&gt;:'nod~'es
, . .
-dIminués ou 1n,fu ffi fans ; lauf a eux d avoir re~
• ,c:OJrs à Nous par une requêr,: 21JX fins cL'une
1eJup:ion ou tranéerance s'il y a lieu.
~ Y'I LEs Me.lfes fond ées ainli que celles
3u(qu&lt;;llcs font tenus les Bénéficiers à ratfon
.deJcmr)S Bénéfices, pc pour!'Pnr êr,re acquittées
q\Je , d~n s. 1 Lieu porté par h ,Fondarion , à
llJ,oins q ue pOjl/ gej\Jftll~ pjfol1s QI1 eùt obtenu
pe rou§ à cc;c ,~g ar.d llnc;qifPJ)l1 fee!lp~e..{lè; &amp; li
'les Titulaires..pe-les 3cquit/jel,lt p.a~eu!(, n) êmes
dans le I;.i,eu,]Ilarquc§., ils l1C po..UllSrgA't IpsJa,ire
acquit(er que par les Curo ~~econ!ilJ3&gt;j,(es de
la Paroilfe r;fudit Lieu , -(i,cc. n'efi,qu~eliJ{c ci
declaralfenc qu'ils ne peu ent_ouclll1,veU'len c
s'cn charger. Ce qui fera exa&amp;c:;mençpbfané;
faute de quoi lefdites M.elfes quoique célébrées, ne ferone pas cenfées acquitées i la déJ
'
charge de ceux qui en font tenus.
.
. V. Pou R l'édification &amp; la confolfltioll
des Peuples, n~usbrdonnoll sà to~s Îes Curez,
Sacriftains &amp; autres que cc foin peut concern,c;r. &lt;,ie tenir.à la Sacriftie..une Table du Qârte
de toutes IcsJ Fondatj.ons ,quidoi.~ent:~ac­
quütées dans leur.s Eglifes. &amp; de fair-c f~vOJC
cl,\aque Dimanche au Peuple los jOlJlrs lde la.
fequine aufquels des Services fo.ndésJ'c~ont
acquicrés.

1:3'1

da Dioc'èji d'Aix:

VI. No U s ordonnons fbus leS' peines
ponée$ par le droit, à tous les N l) taircs de èe
Di ocèfe, de donner avis aux,CVrez '&amp;: aUtl~9
; 1

qu'il ap~réient, des legs pieux foie pour l''Eghfe &amp; fcs Mini{tres l foit poul'-les p'atJ'vres ~
par les Tefl:atellfS do)lt ils auront re~tîS'le Teframent, au phl-rard trois'moÎs Aph"s'Ia more
delèlitsTefrareurs. OrdonTrotts'fous!cs1mêmeSi
peines à ceule que ce foin -regarde, de faire
leurs diligences 'Pour el(jger Iddits legs pieux!
Aucune Fondation nefer;i néanmoins àcceprée fans Jlôûe perm ilIion ex preffe , ne pouvnni:
d'ailleurs &amp;re con/kttée &amp; avoir fon execudon.
alfl!lfée'qu':I'p&gt;rès qu'elle aura été par nOLIs c'on~ .
[emie &amp; homologuée.
'
)

,

"

)

'De 'l'adlnin!ftration 6- alienatioll des, bi;nf
T~J
E ( ~" r. ~n· · hJ"
~
... )

'L'

.. ,fi'

l,

J:Jq j

CC'fJ1tJJ.lque
s.
.
"h."b.,

1

•

J

1

E s Ecclefiaftiques doivent dbnnel"
\ , )3Ull Ji,ai:qaes les plus vcrtlfeux,-llexerr(!
pIc dU ldétachemenc des oicns deld: lJlonde.Ils ·font encore plus obligés de faire'un Coine
utàgc' des revenus qae. I'Eglife léur fournir.
Ce fou venant qu'ils doivent cn çtre les fid èles

�~ 3S

Ordonnanm SjnoJr.1û

-éconDrnes.&amp; les juiles .difpenfateurs. Après
avoir \lcct(i~té toutes les chorges des Bénéfices
'qu'ils po{fedent, &amp; avoiril"eparé &amp; entretenU ~
autant-Aw'uh lil neceŒlire &amp; convenable l tous
les-bâ.tinl"lms &amp;,les 'IDien ~qui en dépelldent 1 &amp;
après avai pourvû à,leuttentretien avec une
'modeile«(;lécence, ils font obligés d'employer
le fûrplus Q fou lager les p.auvres, ou à faire
fub!i.O:er les Plll!lvrtls. GJe;rcsJ, àt. pmcurer des
Miffions "à étqblindes Booles Chrétiennes,
~ décorer Ids Egufes, O.lIJautres bonnesJl!uvres
iemblables:, parmi lefqueUeseelle de Ilautnône
aux pau'lres' qui fontJe:Llne.mb~es ohe~isl de
JESUS-ClFRIs..T, doit tenir Je.promier .rang.
Cette obigation eO: ft é~roite, que les&amp;r.es de
J'Eglife M 'craignent pas de dire, Klue ceux
qui n'y ,fatisfonc. pas, 'AC .rendenc coupables
d'ua) vol.fa€'rilege. - ! .
Iii') J
1 I. N'&lt;=) u.s avertiifotls tous tle.U ll qui polfe':
dent des biens d' E~life, ,que non-feuleinent
ils fe ~endeo.c icoùpables devant Dieu.d'un cri4
me éPlormelj lor[que.ou.par avarice ils':Icçumulent leu(slrevenuspour lesteair en fefenvefous
prétexte de précaution p0ur l'avenir, ou par
vanité, ollentation, fenfualité &amp; autres fernblables mot ifs, ils les employent en nombre
de domeiliques) équipa~e~ ~ meubles &amp; rép~s

du Dioctft J'Ak
i3~
peu convenables à leur état; mais enc0re.qu'il*
ne peuvent fans ·pQ:ché employer leur Cuperfht
à enrichir leurs I?arens ou à les élever au-~e.f.
filS de leur éllat &amp; condition. Nous ne prétendons pas1I1éanmoins, qu'il foit défendu à.ceux
qui po{fed&lt;tn&gt;CIdes biens d'Eglife, de',fe re[ervcrr que1que&lt;ohofe \1&gt;(ilUr les cas impréVlîs de
malad.ie., dc..défal!lc de reçolte~ d'inccmdie,.
même l'le' cajamité -pIlDlÏ'que-rqui exige qu ' QI}
foit''CliLétat(lcdo oeHommCJpar excès; c'ea:
\lAe r.eferllequè la pr;\!ld«rnce aUfOrifc, mais elle:
n'ehxcufaMe l&lt;Ju':h*lOditionqu~elle foi m.o,.
dique r!&amp;~u6 'celui: "lui l'a faite ,,'pourvoye
qulem :caS1de ~orc.elle [oit diO:ribuée au x pau:"
vr.es &amp;Employ~ eOlbonnes oeuvres; un Chrétiell, &amp; à plus forre raifon un Eccleliailique
&amp; un.P.r.être, clevanc mettre fa principale confiance en la providence Divin.e., &amp; conftderer
que fq I::op/lier cla'lilsJe riche{fes duJiécJe, c'e~
5'apuyer fur un bras dc cqair,
.
Il I. CON F O,R M E MiE N r aux fai"t5 Ca~
nons, ,"oits cléfendooSJ f01:l5. peine d'~~c0m ..
mu4hiClloolT encOl!Uuë\ par ,I.e [ell.l fair, ,à,. tous
Béné6c.iers de nô~[e oOiocèfe, de vendre)
dOll.lrer au aliener,de quelque manie-re quece
puitife ,être-, même il bail emphiteotique ou
autres-Cemblablcs, le~ fiefs, c,iom.unes) terres~

�"i-l:ô

,

or~om,~nm

SynoJA/fJ
,.
"
Seigneuries, rentes, dîmes. &amp; aurres droltS ~

biens immeubles de leurs Belléfice~, faps notre permilliofl exprelfe &amp; yar écrit, laquelle
nous ne donnerops qu'~pres avoir ob:ervé les
cormalirés 1en Prel
cas
requles,
&amp; apr,es
avoir
Il
J
1
J \.
.1
n.
reconnu l'a 1neceffité
OU(l
uhré
de
pareils
A\..les
JUil
,
'Ou Conrrats-.
!"
1 /JI
1
1V .
~ u~. ,rec.0'TIm~,rydory~là t,mis Bénéficiers &amp; AdllllOlfrr~teurs de~ biens 0,11 Communautés Ecclcfiafriques, de faire une m~ljl e,r­
~he exaéte de rous les titreS; papiers &amp; aocu~
Il '
l 'é'
mens concernant les B~n fices ou , Ulf Ps
Ecclefiaftiquesd,el'ad~iniftration der911cls ds
font charoés. Enjoignons :l tous ceux ~ililcs
rlétiennen~, de les remetrre ü/celfammr ohentre les mains defdits Titulaires o'u def~J[ s Adminiflr~ reurs, d~cl~rall( ~ue les dçc~WSu ~s
defdits citres papiers &amp; docllmcns ont eoco~.
l
'~ '
.'
1
1
C ~ '~ l
ru l'excommunication, s ils n'en QlIt lai ,fi
refiituri~n au'plù-tard deux mois après a~r?lf
fçù qu'ils ont kfdirs papiers e~ leur
Excomm uoicpion dont Ils ne pOllrr~P f ~ re
abfollS qu'après aVOIr fait ladlce relhtun,:h.,
V, UN JO: grande panie des ~ie~s d'EglI~
s'écant pcrduë par la fa ure des Beneficiers, le.quc:ls ont negli gé de faire renouveller \cs rcconnoilfances de Jeurs Emphltcores, de, COll-

,r

1

Rdp,y/! .

Ier ver

H{

JII 'Diocèfi J: tA/x.

ge

ferver leurs tirres; &amp; de mettre tes p'àp ids
' 'éfi ces a' 1'aUrl
Il l, d e l' en 1evement
'I If " '.lu'en
, Ben
l eUrs
'
1
'
1
'
,." autres
'
Ont f aIr apres ellr mort eurs r arer,"s ou
perfonnes'inrerelfées ; Nousenj oig o'J d rou s
les B én~ ficjers de nÔtre Diocè fe;' qu' ils ayenr
à re/oetrre le plù-,tÔr 9ulilleur fera ~o(Jl b l e;
dans lès archives d u'b iocèfe, unc 'c'o ple exaéte
,
'1r"ltS, re mes
de tous jes titres,
documens, d rO,
&amp; fondation s perpctllelles
a"p artcn ans à leurs
1
Il
. l,
I~ (~
Bénéfices, pour y avoir rc our en cas de
r "
"
JlI 1 /, , ,
,
belOIn,
VI. T 'o' U·oS les AClminiftrarJ ùrs des biens
di~j;llîJ ~' même de C~nfreril:s , rendron~
' [1
1
11
, cl '
,
e x a~(emenr tou s cs ans compte par evantqul
de d'r oit',' ie la recerre &amp; dépenfe qu'ils auron r fP e add its revenu s, Leur détendons
t~ès - et i- 'i te'[l1en ~ de divertir les deniers au
1- 1 'c"l es p artlcu
i , l"Icrs ou dIe
"
,
e a omn1Unaute,
Pronç
, " / HU)
1
\\' ~ t r ."
,ni de el~lem,~loyer cn t~ ut O~J en ~:r~lcl ,olr en
felhns, faIt pour aucune all'aue fecu/lere fOllS
&lt;Ju~t9.J~ préte~te que cd~it 1 un,e, pafeipe diffipanon étanr tr ès - cPimlllelle aeVant b,eu;
préj u~i~iable au bien des familles~ &amp;' a'lfujertilfanr"ç(!ux qui llont flite à l'obligatih n indi(.
penÎable de la rép arer,p ar la refii,tuti?D,
1

R

�ART l C L E N EU VIE M E.

J.

L

'De la flinte Meffo.

A Meife dl: le Sacrifice du Corps &amp;
_ du Sang de] ES vs - CHRI S:\' (ous les
efpeces du pain &amp; du l'im. C'el1un SJcrifice
véritable &amp; propremel1r dit, par lequel Dieu
dl: hon noré de la manierc la plus parfairq'l il
el1 l'accompliifement de IOl\S les an icnsSacrifi~cs. C'ef!: J'abregé des merveilles de la
toute - puiffance, de la bonté &amp; de lil nÜferi.
corde du Eils de Dieu fait HOOlme,quÎ l'a infh.
rué pour réprefenter &amp; continuer pa~QlÎrf1QUS
le Sâcrifice qu'il a ofFert de fa,propre p-erfonne
fur la croix &amp; pour nous en apliquer la vrertu.
1 I. L r: s Prêtres doivent faire attention
qLle la célébration de la Meife dl: la plus gran.
de, la plus éminente, &amp; la plus faime fODCtion de nôtre Religion; que c'cll: principale.
rilent pourexercer cette fonaion augufl:e«1u'ils
ont és.{ revêtus du Sacerdoce, &amp; qu'en ne
J'exerç3llt pas aulE [auvent qu'illcur cf!: par.
li ble, ils pr il'ent l'Egli(e &amp; fe pril'ent eux-même d'uo très - grand recours &amp; d'un très - pretieux aV3llrJg" C'd1- pOlirquoi I1 UUS e,bor-

dh Dlocèft d'Ah'; .
'2HfbhS tous tes Prêtres à célébrer la fainte Meife
le pl us fou vent qu'ils pourron t ; regardant al'CC
raifon comme une illulion dangere ure, le fen.
rimeht de ccux qui croiroient, qu'il convient
aux Prêtres non -feulemen t de s'abf!:enir qllel ~
&lt;Juefois d'offrir le L,i nt Sacrifice, ce qui dans
certains cas &amp; dans d'es circonf!:ances particuIieres; par un motif pur &amp; faint; &amp; fur-tollt
cn r~liilanr le con{e;! d'un lJ;reaeu r qui e(~
rempli du veritable c{prir de Dieu; peut pracilr-ot!'Ufl renouvellcment de foi &amp; de ferveur;
&amp; urtJaccroiffement d'amour pout J E susCf:jlR!'fi S T ' &amp; d'cmpreifemenr à le recevoir
d~~fl'SI I'Eu dhar1 llÎe ; mais encore d.'aprocher
rateintll1E' de l'Autel p:lr un efprit d'humilité
&amp; paf ta' convié!:ion où ils doiVent être qu'ils
en !f(!)riè indignes) fCJ)rÎmenr qui ne fert que
trôp ordlî naii'ement de prétex[C pour couvrit'
uMe ~~gl;îSence coupable &amp; une froideur crimiA'ell~,

urt

n re

"

•r

&lt;JIll. C 'Ë PÉ 'N''O AN T les Pr~, l'es âul'ont
f(!).jf)

ex~rêtne' de veiller fur èulC - mêmes j

non =feulementpour ne jamais célébrer la faiote
Meifc avec unc confèience chargée d'un peché mortel; ce qui feroit Url horribl e fJcrilege, mais encore pour ap rocher toûjours dtl
faint Aurel avec un cœur détaché de toure at"
Rij

�24~

Orddnnanm Synodilln
feéhon libre &amp; volontaire au peché veniel, &amp;

rempli d'un amour tendre "généreux &amp; fervent pour JESUS - CHRIST.
1 V. S' ILS avoient eu le malheur de romber dans un pcc hé morrel, ou même s'ils
éroient fur cela dans le moindre doute raironnable, il s lègarderombien decélébrev la fainte
Melfe fan s avoir eu aupara~aot recours au Sacrement de Pénitence; ne fc comentant pas
de fo rmer des Aél:es d'une contrition même la
plus vive &amp; la plus parfaitc, quand même ils
n'auroient pas un Confelfcur à portée, fi ce
n'cO: qu'ils re trollvalfent daOl; le pas:d'ufle véritable &amp; indifpenrable neceOlré-;, aJllqlJel cas
ils amont enfuite recours incc{famment' &amp; le
plû-tôt qu'il leur fera poJlible, à un. Gonferfeur, en faifant rout ce qui dl en eux pour prévenir un femblable cas ~ &amp;'pour évrrer d'y retomber.
,
V. 1 L S auront foin de ne jamais dire la
fainte Melfe fans avoir auparavant recité Matines &amp; Laudes du faint Office 1 fi ce n'ell:
qu'ils fe trouvalfent dans lecas, lequel i.\5 n'auroient pô prévenir, qu'ils ne pulfent difFerer
plû-tard de dire la Melfe après avoir été occupés pendant tout le tems précédenr à des fonctions prelfantes &amp; indirpcn!àbks de leur mi.
ni {}ere.

du Diocèfo d'Aix,
241'
VI. ILs preAdront garde de ne jamais demeurer le fair hable fi tard qu'on puilfe avoir
le moindre foupçdn qu'ils y ayent demeuré un
feul in(tall't aNx en~irà n s de minuit.
VII. A v li. N T qùe de li: revêtir des Ornemens ·Sacerdotaux pour dire la fainte Melfe,
ils auront foin de fe reclicillir &amp; de fè préparer
à cerre terriblc fontl:ion par les Priéresconvenable ~.1&amp; fUir-tour p'Jr des Aêl:es de Foi, d'Adoration' \('de Cbntri60n &amp; d'Amour; par
unoùfiÎranoe d'eux-mêmes à JESU S -CHR 1S T
pOl!lr êrre'vittimé-avec lui, &amp; par la dircél:ion
de 1im&amp;:nvion fUlvant laquclle ils fe propofent
ou rOl1l'ç}0bligés d'offrir le faint Sacrifice. C'eO:
par -lit , &lt;11\11 (1Il premier'lieu ils rempliront, au'ranr ·qu illileur fera' p0fIible, \cur devoir envers
13iClu ;&lt;&amp; qu'en fecMd lieu, ils édifieront ceux
qui reroflt' temotn'S de la maniere dont ils re
comportent, évitant la conduite fcandaleure
deqoe\ques.Prêtres qui nerougifIènt point de
monter à lDAute! UI1 moment aprè's êrre entrés
dans.)l Eglife ~vec un air encdre rour difIipé,
·ou al&gt;! Ifdrnir de quelque entretien'l'iJr des affaires féculieres) ou encore dans l'émotion caufée par quelque converfation trop gaye, trop
vive &amp; trop enjoüée, &amp; après s'être revêtus à
la hâte des habits Sacerdotaux dans la Sacrifiie.
R iij

�~.

sY/JJd"les
VI rr. J H s auront attention en fe revêtant
des Ornemens pour céléprcr la faÎme Me{fe,
de dire çxaélement &amp; del'occment les Prieres
marquées pour être dite,&lt;; à melilrcql1'~n prend
ch"Jquc Ornement pour s'en revêtir. En allan t
à l'A utel ils marcheront gravement. en fi.
lence, les yeux baines, Gns [alüer perfonne,
fi ce n'dl: leur Evêque Diocè{ain par une inclination; en pa{fant devant le Tabernable où
J ESUS -CHRI ST repofe, ils feront une ge.
nu flexion fans fe découvrir , fi ce n'efllorfque
le Saint Sac rement efl expo(é, auquel cas ils
ô teront leur bonnet, &amp; fe mettanr à genoux
feront une profonde inclination; ce qu'ils fe.
ront pareillement IQrfqu'en paflànt de\'ant un
Autel un Prêcre y donnera la Commu nion aux
Fidèles, &amp; aufli lorfqu'un Pr2trè Célébrant
élçvçra la Sainte Hofl:ie, ayanr' attention de
ne pas {e relever jufqu';lprès l'élevation du
;t+6

Calice.

I X. Av Il NT que de eommencer la&gt; Mo{fe,

jls prépareront tour ce qu'ils doivent lire &amp; le
marqueront dans le Me{feJ , afin ,d'éviter l'in.
convenient de chercher ce qui doir être dit
qu and la Me{fe ell: une fois commencée; cequi
ca4Îc foU\;ent çly trouplç {lç des di!1raÇlions
aux AmR.ns,

1+7
X. 1 L S feront eXléls à oblèrver ponCt uel lemcnt tout ce qui cfl: nu rqué dans Ies ' Ru bri·
ques du tvleHèl, lcfquelles ils Juront foin pour
cet eflèt l de lire de terns en tems à loi or &amp; en
particulier. Ils prononceront clairement, diftinélcmcnc, corrc:élement &amp; à voix hJure l
toute - fois {all~ at1'eélation l tour ce qui doie
ê tre entendu par les AIli flan s ; &amp; à voix banè
mais' bien ar ticulée ~ tour ce qui cil: marqu é
.d evoir être dit lccrctement. Ils éviteront
une
"trop grande longueur l n'étant pas convenable que pour Cuivre les mouvemens de leur devotion, particuliere, ils s'cxpo'{ent dans une
aélion publique, au danger de lafTèr ou de fatiguer j'attention des Ani!l:ans; &amp; érant encore moins convenable de donner lieu à ccc
inconvenient parunc longueur qui {eroit l'ef'Fet:
d'un air gêrié , contraint &amp; embarra{fé vee
lequel ils célébreroient. Mais ils évireront
avec encore plus de loin, la précipitation {oit
dans la prol1onciation, {oit dans les aélions,
ayant attention que les parol es qui doivent
accompagner les aéhons &amp; les bénédiétions,
[oient prononcées dans le rems auquel elles
.doivent l'être, {ans les faire préceder ni retarder. Ils tiendront la vÎl ë bailTée et1 fc rournant
"ers le peuple, Ils feront les genuflexions metdfj Dioci:fe d'Ail(.

o,dOnn;II1CfJ

l'

.

R il'

�: 4-8

Ordoim.1l1C(s s)'md.• !rs

onrungcnoüilà terreg~avcm e nr &amp;pofémcnr,
&amp; (e rélcl'owai alehl'lêmc llslironrcxaétement
toutes 1 l?l!IeJ"Clstd brrMcllè, fur-roue le_CaHOtlc&amp; las'puoJ &lt;de aJür}Jl(c ration·, &amp; ne (e
filiront.&lt;pojo ;\ ll!1uqne.ll'l'oJr'd de.?etl r qu'clic ce
Id trmmpG_ aJèêl:ureiC&gt;l-aéhl1de MlUtes les pa1'0105 q&lt;!l'01rdQtdpr.0nOl1J.laIH~ tanr d'ailleurs un
!l1oyen.tl1ès.- utile (il01!lr fc.g3 r:lntir des djfl:rac.
tions..

",1

1 _

,

~I . 1 L S prendront ga,rde avant qL\C de
Gon(açr&lt;1rle vin, s'il cO: wrnbé quelque cho(e
dnns1e C;\!ïce, afin d'ôter auparavanr ce qui
v feroir tombé. Ils ne laiiferollt Iur l'Aurel au~'tl ne ch ore qu i ne fc;rve poineau Sacrifice. Enfin ils f\:ront voir par leur recüeillemenr, leur
atrention &amp; roure leur cOhduire, qu'ils font
pénétrés de la grandeur &amp; de la fain ~c té des
1
Mi ères qu'iIHé,lébrenr. . 1
&lt;KIL Ir. s ne célébreront poinr' la, Mclfe
fans êrre fe.vêrus .fr&gt;us l'Aube d'une Sourane
longue jufqu'aox talons, fous peine do fufpen(eetloouru(:'par lcfeul fa,iL Ils ne porceront
point la calote pendant qu'ils célébreront la
MelTe, [ms une permlfIion expreffe; &amp; ceux
qoi. ponr b~ll'nes raifons auront,obrcnu ladite
permifiion, ne porteront cependant pas la
,al01e fur tkur tête depuis l'Offertoire ju[qu'à

r

du 7Jiocrfe d'v1i.'(,

249

la Communion, &amp; auront attention de ne pas
la laiffer pendanr ce tems-là fur l'AureL Ils auronr la couronne l:Jien marquée, les cheveux
courrs&amp; les mains nertes. Les Diacres &amp; SousDi ac res fe rvans à l'Aurel pour une grande
M effe, (eronr tenus de (e conformer à tour le
contenu dans ce préfent article, tant pour la
Soutane que pour la Calore, la Couronne,
&amp;c. Ils viendront à l'Autel avec le Célébranr,
&amp; nc fe retireront qu'avec lui. Leur défendons
nonobfl:ant toute permiOion, de renir la calare fur leur tête; f~a voir, au Suus-Diacrepen,
dant'qu'il chante l'Epirre, &amp; au Diacre pendant qu'il chante l' Evangile; comme aum
tant au Diac re qu'au Sous-Diacre, de lire pendant la grande Meffe ni le Breviaire ni aucun
Li vre même de devorion.
XII!. IL eO: du devoir des Prêtres, &amp; ils
doi'vent d'ailleurs cette édification au public ,
de·faire leor aébon de gralres après avoir dit la.
faime;&gt; Mcffe, employ an~ un efpace de tems
convellable potar for.mer des ,A&amp;es d'adoration de JE'SUS - CHRIST rél1dem en&gt;eux, de
recO'onp iffance de [es bren-faits; &amp; d'amour
poLIr lu,i , &amp; afin de lui demander p&gt;ar-don des
dirrra&amp;ions &amp; ges indevotions qu'ils peuvent
avoir euës pendant la célébration de la Cainte

�2)0

OrdovntlnceJ S)I1IOdlllts

Meffe; .rien n'érapr plus indécenr en foi, &amp;
plus cap~bl~ de [can&lt;;bl~fè~ les Peuples que la
cond,qire de q\l.çlqllcs P'~êt r~s, lefq uelsd'abonj
a ;;&gt;rès ~voit pic lu M.&lt;;Of:~ ~ gépoiiillell( à Il
hârc eJ,e$. Qgl~men s Sacpq:loraux, l'l' forrent
a:Jj1i. tôt-Qqu·r aller vaquer à des affaires remporelles, o,u. Q,eur ft; Ijv,rer à dcs a~ wfemens
()U à des earreti~/1s prQfpo.ctS,
·
{ j I!,(
. XIV. U l:! E de~ plus g\~nGles J.ttenriol's
que les Prê,rresdoivenr :lVoir, e(l: q;lle de reftec!lir fO)lvent fur )a grandeur ,~ la faintet,é
du Mifiere redoutablc' qu'ils cél éb rel)~ en difa nt la fainte Me{fe, fl)r Ics,difpofirions q\l'ils
doivel]C y aporrer, fur les morifs par Iefqucls
ils [e fentent porrés.-'i offrir cer augu~t; Sacrifice, &amp; [ur le danger qu'il y a qu'en mo.nrant
Couvent à l'A urel ils ne s'acGoLlrument à faire
cerre aéhon par routine, pa.r ~1abitud.e" petltêtre méme par des vûës purémenr hum.aines ;
candis qu'en di[ant Couvent la [ajnre Menè &amp;
auffi (ou!cnt qu'il 1e~lr ,efi po.(ljble, ail)1i que
110US 1e$ y exhortons, ils doivent ~'y préparer
avec une fqveur to~jours nouyelle, &amp; faire
cn forte qu'une)\1effe [aiorenlenr cél ébr~e, foit
une difppfition pour céléb\ercl~corc plus Iain.
cement celle qu'on dira le lendemai~l.
XV. LOR S Q".u' U N Prêtre) [oie Séculier

d'Aix.
'~)I
[oit Régulis:t) çlira [a premiere Meffe, nous
-défendons elÇpreLT~ rP~nr qu'on pr~nne à cette
occalioll ni Parrain ni Mar~aine) &amp; paretllement qu'on faffe courir le paftin. con,formémem à la défen[e qui en a ét~ faite par le falllt
Concile de Trenre; nôtre iorenrion érant d'abolir enriereOlenr à cer égard un ~[age ' qui
-quoiql1e peu pratiqué dans nôtre Diocèfe ~ .
pourroit peu à p~u -s'J intFOdulre ; ufage qUI
.cil: un veritable abus, n'étant le plus Couvent
pratiqué que par un efprit ou de va,nité ou de
cupidité, &amp; donnantfouvenr heu a ~esd~m­
pations &amp; des amu[emens li conr~alres a I.a
[ainteté de l'aB:ion importanre ql1l en ft:rolt
l'oco fi on ; Nous chargeons les Superieurs
-Réguliers par rapore aux Religieux qui :ont
fous leur dépend ance, de relllr la malO a ce
que Il prHenreçlÇfen[e [oit inviQlablqnentobfervéc.
X V I. Au ç U N Prêrre foit Séculier foit
R égulier" pOl!lr quelque caure &amp; fous quelque
prétexre que ce [Olt, ne pOlJrra [ans une per.mlffion expreffe de hOus, ! laquelle nous nc
donnerO!1s que bien raremenr &amp; pour des ral·[oos bien importantes, din) plu1.1eurs Meffes
-en un même jour, excepté le jour de Noël,
.jour ôluC)uel chaque l'rêne peUt çltre troIs Me[dll

1

'\

Dhc~ft

�ZfZ

Or-aonnsnw sJ'nodll/eJ

fes, fLl ivanda Rubriquecq ui aurlilrife cette pra~
,t ique, poUJ'Jontccr d'un"\! manie rcplus parriculi0r,~ d:1061I'ef'P~it. do Millère deee jour. Au cun
Ilrêcr.e DO eélélireraJ'cidromeillt ni dans un lieu
i.nter~ir. QU~ poIlu, ni lfur un Au~el où il n'y
aUl'Qitp0iODde P.ièue f:.lcroe. Il nc pourra ,pareillemeJilt dice,fciemll'rwt ' &amp; dede!fein 'Prémcdité, Ullc.Me{fe ,\0()tive ou de M0Pts lorr.
que cela efhdéfendu paltJla Rlubriq~le'; Jeltoue
fouspeinede fllfpcnfé enoounrë par ~e&lt;{i ull fa,ir,
Nous rdéfendons Itrès - eJi:,preffémen~ àn Gut
-Prêtre foiD Séculier foir R égulier ,1 de aomt
menCClr la Merre) ni avant l'aurorel, l'li après
fI:l! 1
l'heure de roidi.
X VII. LES Prêtres auront aorencion à
ne pas dire la Merre avee desOrnemeos dcichirés, ni avec des chandelles de fuif ,J111Iavec
, de trop- petits bouts de bougie ou de cierge,
afin qu'ilcne paroiffe rien d'indécent, de ~bas,
de Cordi-Q.c dans une aaion aulli :lugu{l;e que
l'ef!: celle du Sacrifice adofale tqtÜ cft 0ftèrtIfur
nos A_urels. ( t.,
,
' ) L J 11JJ,"
x:v r{J.1QyOIQ...UE la premiere i1'lnenrion
des Prêtres qui difent la Me!fe doive DoûjalUrs
être d'honnorer Dieu par le faint Saorifice,
ils doivent cependant la dire auf1l à l'intention pour laqllelle ils font tenus de la â lébrcr,

elll Dio(~fl el' Aix-.
~H
foit pour remplir les obligations 'aufquell ès
leurs Bénéfices , .s'ils [onrBénéficiers, les af.
fujerriffent à cet égard, (OitlJ!l9ur uJtisfaire à
des F ondatioos qu'~ls [e-font olur~gés d'acquiter, foit pour fc conformerlQ:, ~iotenti()n de
ceux qui on! donné à,cet cf'fe~ 1.Jn e '~6tribU[ioll
ou ' honnoraire. Ils a~lmnD uroe.allrrême arrention à'éviter jufqu'à')\€)(ubreTb êmecle tout intcrêt [ordido &amp; ,dè rout:tra1io;&lt;à plus forte raif0rl fenoFl't, ils attentifs. à éviter, 'ce qui feroie,
un crime in toler.able , commode,prtlndre plufi:eurs rctrjbrtnioflS djffi"enell~es,nlême- fous prétexte de leur ,modi~i(6) pour' dirc) moe feule
Me!fe ; de reti(er une reuibutiCi&gt;fi1 pour une
Meffe ql1 ~o n feroit d'ailleurs obligé de,dùe if.
une allUre intentionld6terminée i d'exiger .UilC
recrilDution plus fortClque celle ql:tl dl fixéepa'c
les neglemensdu Iïli:ocèfe; deiprendre une retrwution dont on le refèrvefoirune partîe) faifa~ t')dir.e enfl1ite la Meflè par ~1O allr~ti Frêne
pour une rerr~llDutioF1 moindrc; pràrique -que le
Saint Pape qui occupe aujourd'huilla ,CSllaire
èe,Saiot Pierrit, &amp;'qui veille.fur'romè l'Eglife
Ganh0.lique avec.rantde zèle&amp; a~ecl!lncatrel-i­
tlon.fL in fatigable j ' apelle un alDus'ej(ecrable ;
PQ1JlllIl'cxDirparion duquel, lilÎiVant l'ex hortation ' ~ui en dt fa ite à cous les 'Ev.êqucs Ca tho-

�'z-,4i-

OrJolmànm Si'nod.ft!

liquos pa~ le mBtne Souvetaln Pontife par tod
Bref. en c;la:Gte d~ g o, Juin !lfyt:l- L :NIOUS décernonsil-a p,eIne d'exwrulillimc:tluon cncauruë
par le fellt fait" CODtre tour IAïqlfe ; &amp; celle
de fu[,pel1fd~également encouruë ll'ar le feul'
fair, contre tout ECélidÎafl:ique fbirl Séculier
foir Rég~t!ieql,qui ' aura fait ou proturé un ft
fordide /lllg0ce; qua'l'lq,màmenle Prêtre qui
aCQJuitteroir les Me {[OSI[efloiti a\lerooqu'on lui
,donne une retnibutiom m0lndreque oelle qu'on
a reçùë j &amp; y, confelltirqio,l 0ulunS'Xjue lx
m.ê~e 'défcmfe air Jj'el&lt;i a Bég:ud des Jkt:ttgieu"
fes qui a\!lr-oient ,f;lir ml p.roour&amp;urr pareil né.:
goae; fouS peine cl'excommunication encou~
ruë par le.feu1.fuif, '" l
))1
" XliX. N:o li s défoncions de céléHrerdar19
cha.queEglife plus d'une Meffe le ]eucli,sainr,
Cerre Meffe ne fera célébréequeclan:Slles Eglifes où la reîerve du Saint Sacrement fr rrouve
habituellement j &amp; parei~lement ne Grril fél é~
brée que dans1les Egliîes où le Jeudi on con là·
cre deux HoUies j dont uoe dt réîervée poul'
le R époîoir, 'te Vendredi.Saint; on ne dira
la Mdre proprement dite nulle part; mais
dans les Egli î&lt; s îeulement où il y aura eu le
Repofoir, on dira la Me/lè qu'on apelle dr$
Préfanc7iJir::::; , c'en,à-dire, une Me[fe impro-

, 1. H

d" 'Diocèfc d\,.)1/J.:.'

prement dite, pend:1ntJ laqueLle11el Pr~ rre ne
Con [acre p'di nr., lTUIis il conî0'm1M l'Ho nie
qui a éoé ColllÎ'.1crée la velIte, :&amp;lI qtli a feiIVi
pour le R époîoir. Le Saruedi·Saint il n'y aura' parei llement dailils ahaqu Jj:gllfe qu'une
feul e Meffe. 1
1, Il
- "If(' 1
1Xi)Ç, No Ù S emncndol1sugue t@tlt'ce que
nQ\!tS V'C1l0J1S de marqmtr ~ans le préfenrarticIe, rrtlgqTde crgaltmem r rnh~les Brêtres Régulieesl, .quti les Prêtres,SéGulie1's~ 'à ~ous leîqùels
nOllsrtç:commnndons prihcipalement'aux Recte\!lf~ Sùpeheurs desÈglifes, de veiller à ce
gue ,: fur. wuè pencdaltt- I?- célébration de I~
MeŒç., il ne [e paire riên dàns Ieîdir'es Egliîes
qui [oitc~ntraire a';lx reljgi,euxm~hcê, ~ l'exacte modafue ~ ~ :m prô~bnd reîpea que.l'augtl!ilie ~SaG1'iflce 8'è la fainteté dû ' lieu où il eft
o1ilfero ,eXiigenL ~ J
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J; ,F~ 1~ C1 ~ b l Xl IriÇlI;:
. ,N, "," 'De I~ MJg'e Paroij];dle. 1
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I.
s S IS T ATN CE à la Meffe Paroif!Îalc les jours de Dimanche &amp; de Fêre
îole mnellc, en pour les Fidèles un dev oi r auqu'cl il ne leur elt pas pemlÎs de manque r lor[·

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OrJ~l1nt"'Uj sY#JDdaL!!

qu'ils n'ont aUcune raifon jufl:e &amp; legitiflle qui
les en difpenfe. L'obligation qui lie les Fidèles
à cee égard, &amp; encore plus fpécialement les
peres &amp; meres de famille pour le bon exempIe, eft fondée tant fur les anciens Canon9
que fur le faint Concile de Trente; &amp; ce feroie
un abus de préeendre s'y fOllfl:raire fous des
p;érexces aufli frivoles que le fone ceux que
plllfieurs perfonnes alJeguent, en difant les
unes qu'elles font moins recüeillics dans une
Eglife Paroiiliale, parce qu'eUe dl: plus frequentée par le peuple ; les autres qu'ell es ont
de la repllgnance ~ fe trouvçr dans Une Eglife
où font oenterrées :des peFfo nnes qui leur 000
été cheres; celles-ci qu'ell&lt;fs craigoçrit a'y refpirer tin mauvais air; c"elle~ - là que l'heure à
laquelle on dic 1a.Melfe,Par.oiŒaleefl: rropmatinale ou trop i~cort1moa'e, &amp;_autres rai fa ns
femblables, dont àUCllne ne fçauroit fournir
une Jegitime excufe. Un abus encore plus intolerable fur cc 'point, cft de voir qu'lI n'y a
prefqlle que le menu peuple qui a{]jfl:e à la
Me{fe Paroiiliale, comme fi l'obl igacion d'y
aŒfl:er ne regardoit pas également les perfonIles d'un étae plus rel evé &amp; d'une Gondmon
fuperieure, lefqllelles bien loi n de con liderer
qu'clics y font en quclque forte t:ncorepl us
o b\J~é es

JI/

Dtocèfè d'Aix:

'21'7

obligées pour le' bon , exemp'1eJ,l. s'~~ croy~nc
difpenfées fous le prétexte fOI1 ent ~aux Be
toûjours condamnable, qu'elles f5lft fùffifamment infl:ruiees, &amp; qu'elles n'apreqdroient
rien ~u'elles ne fachent déja. f of
n. LES motifs qui ont engagé l'Eglifeà
vouloir que les Fidèles alIifrà lfent, autant
qu'jlleur eft pofiible, à la Melfe Paroiili~le?
. font des plus forts &amp; des plus prelfans. C'eft a
la M'elfe ParoiŒale que fe fait d'une maniere
authentique l'a{femblée des Fidèles. Ils y reçoivent les avertitremens &amp; lesinfrrufrionsnecelfaires, infrrutl:ions aufquel1es le Seigneur
donne une bénédié1:ion particuliere. Leurpieré
y eft excitée &amp; entretenuë par les faimes cérémonies qui s'y font. Ils s'y uOilfent enfemble
comme membres de l'Eglife, avec le Pafteur
ou celui qui en tient la place, lequel leur réprelènte JESUS - CHRIST, Chef i~vi{iblede
toute l'Eglife, &amp; Pafteur .[ouveraln de nos
ames; leur difl:ribuë le pain de la parole DIvine avec un fruit particulîer, ayant pour cela
une Mi!llOIl fpéciale, &amp; fait pour eux l'oblation (lu faint Sacrifice. Les EglifesParoiiliales
font d'ailleurs plus recommandâbles que toutes les autres. Ce font les veritables Eglifes
dont toures les autres ne font en quelque forte
S

�l

f8

oYJo",zan(~s Synodalu
filCCl1I'falles &amp; a.llxiliair,cs, pllif~ue

que
c'eQ
d ans l' Eglife Parodhale qu on admlOifire le
Batème, qu'on conferve le faint C hrême, &amp;
les fa intes Huiles, qu'on fait Il Commu nion
Pable) qu'on prend l'Eucharifiie &amp; l'Huile
des infi rrnes pout porrer le Yiatique &amp; admillifirer l'Extrême·Onétion au x malades,qu'o n
bénir les mari ~ges ., qu'on fait les principales
&amp; les plu s neceifaires infiru éti o n~; qu'cnfin
c'en: dans les Eglifes ParoiŒales ou ùans les
C imerieres qui en dépendent, que fe trouve
1a fepulrurc commune des Fidèles.
II I. L'E G LISE a eu encore en vûë de
préve nir les grands mau x dont le·défa ut d'a ffifiance à la Melfe Paroiffiale efi la fource. En
effct, l'ignorance des Millères &amp; des devoirs
de la Religi"lO, la profanation des Fêtes.
l'inobfcrvance des jeûnes &amp; des abfiinences.
l'invalidité de plutieurs mariages, le défaut
d'cntretien &amp; de décoration convenables des
T empJ(s du Seigneur,&amp; plutieursaurres maux
îcm blabl es , font fouvent les fuites déplorables
de la ncgligence à remplir l'obi iga tion dans
laq\lelle les Fidèlcs font d'aŒfier, autant que
la comm odité peut le permettre, à la Meffc
de ParoiIfe.
r Y. C' EST pour cela quc plufieurs Sou-

. dt, 'Diocèft a' cAix"
2 j"9
vera in s Pontifes ont défendu très - exprelfé.
' nlent ;\ tous les Religieux de déwurncr les
Peuples de l':lflin:a nce à la Melfe P Jroifliale;
d,éfenfe que nous renouvelIons en tant que de
befuin, fou s les peines de drOit.
Y. LA Melfe Paroilli ale fera célébrée
ponétucllement les jours de Dim anc!le &amp; de
Fête dans routes les ParoI Ifes du DlOce,re. Elle
commencera aux heures [uivantes j fçavoi r,
depuis le jou'r de Pâques inc1u(j ve~en t, jufqu'a u jour de la Fête de tou Sles Saints ex~lu­
fivement, à fix heures du matin. Et depUIS le
jour de la Fête de toUS les Saints incluÎlvement, jufqu'au jour de Pâques exclufivemcnr,
à [ept heures. Nous exceptons feulement les
-Paroilfes de la Yille d'Aix &amp; celle du Fauxbourg ' àb
l'éO'ard deftqueUes
nous voulons que
'
l'ufage à p,éfent établi pour l'heure de la Melfe
'Paroifllale -Coit continué, jufqu'à ce que nous
juO'ion s à propos d'ep ocdpn'nerautrement.
Dy r. PA N s les Pa'roilfes où 11 y a plutieurs
'Melfes, on en refervera tO(ljoursune, laquelle
ne commencera au plCi.tôt que deux heures
après que la Melfc de Paroilfe fera finie. Défendons ex prelfément de prével1lr les heures
ci -delfus marquées, ou de diffe rer après lefdires heures déti" nées, fous quelque prétexte
D
~ ij

�., 60

Ordomlll71US

SynodàZ( s

que ce puiife être, foie pour des ConfeŒonj
p articulieres, foit par éga rd pour des perfonnes difiinguées; n'étant ni j li fie n i convenable
d'avancer ni de retarder le Service public, &amp;
un pareil changement, quoique rare, étant
capable de produire de tr ès - grands incon"eniens. Nous exceptons feulement des cas extraordinaires &amp; preifans, tel que feroit celui
de l'adminifiration des Sacremens à des malades qui fe trouveroient dans un danger immi.
nent , &amp; autres cas preifans.
VI J. S' 1 L fe trouve deux Paroiifes dans
chacune defquelles il n'y ait qu' une feule
Meife, &amp; qui foient aifez voifines pour que
les ParOllliens de l'une &amp; de l'autre foi ent à
portée des deux Eglifes, Nous exhorrons les
deux C;urez à convenir entre - eux pour qu 'alternativement l'un dife la Meife à l'heuredela
premiere, &amp; l'autre à l'heure de la feconde.
Nous préfumons trop avantageufement du
zèle &amp; de la pieté des Curez qui fe trouvent
dans le cas marqué, pour douter qu'ils ne fe
prétent à un pareil.arrangementpratiqué dans
plufieurs Diocèfes; &amp; c'cfi pour cela que nOlis
nOlis contentons de les y exhorter, perfuadés
qU'lI. fuffir de leur faire aperce vo ir ce que la
chauté Paftora!eexiged'eux en cetceoccalio1)..

rlll

VII I.

•

'lJiocèft d' LAix.

ZÔI

la Meife P aroiflia le
&amp; le Prô ne au x jours de 'Dimanche, on ne fera
aill eurs dans l'étendu ë de la même Paroi fiè,
aucune aifembl ée de Co nf reries; &amp; pareill ement on ne Préchera poinr ailleurs d ans l'étenduë de la mêm&lt;; Paroiifc pendamledit rems.
On ne dira pend ant cc même tems , aucune
M e Ife dan s l'Eglife P aroifiiale, quand même
cc feroitdan s quelque Chapelle reculée &amp;éloi.
gnée de la Chaire. Et fi dans quelqu'autre
Eglife ou Chapelle firuée dans l'étenduë de la
même Paroi Ife , on dit des Meifes pendant le
tems de la Meife Paroifiiale &amp; du Pt6ne, nous
d éfendons d 'y attirer le concours du peuple
ni par aucun fon de cloche, ni par aucune
autre voye.
1 X . L ES Curez ou autres Delfervans en
chef les Paroiifes , font obligés d.' apliquer le
fruit fpécial du faint Sacrifice pour leurs ParoÎifes , c 'e~-à-dire, pour tous leurs Paroiffien s en général, au moins tous les jours de
Dimanche ; en forte, q l.l'il ne leur efi pas permis ces jours-là , fous quelque prétexre que ce
pUÎife être, de dire la Melfc à une autre intention, au préjudice de celle-là; encore moins
de retirer aucune retriburion pour ladite Meife,
~ moins qu'ils ne fiifent acquiter par quelP EN DA N T

S iij

�261'

dll 'Diod'tfo d'tAix.

Ordo,mllnui S)'nod,'/t!

qu'aurre Prêtre la Melfe Paroifliale, à l'inren:
tion fuivant laquelle elle doit être cél é br~e.
No us fommes perlù:lCiés en même tem s, qu'au
rilOins ceux d'encre les Curez donc le revenu
n'cft pas borné à la limple portion congruë,
ne s'en tiendront pasà l'écrOite obfcrvatLon du
devo ir qlli leur cfl: impofé à cer éga rd , §' que
touSles jours de Féce, &amp; m ë~le plus louvene
encore, ils offriront le Caint Sacrifice, foie
pour tous leurs Paroifliens en gén~, foit pour
certaines pcr fo nnes en particulier, done les
befoins fpirituels leur feronr pllJS connus;
Et quoiqu'î n'y ait aucune obligarion pour
les F id èles d'entend re I~ Melfe les jours ouvriers, NOLIS exhorrons les Curez &amp; Secondaires à dire la Melfe ces jours-là à une heure
fixe &amp; convenable, pour que ceux qui ont la
devotion de l'entendre, puilfenc fatisfaire à
leur pieux délir.

ART l C LE 0 N Z lEM E.
De la fanélification des &lt;J)imamlm
Fêtes.

1.

LEs

&amp; du

Dimanches &amp; les Fètes étant des
jours fpécialement confacrés au, cuIre

16;

de Dieu, les Fid èles fonr obli gés de les fanctifier. C'eft un précepte dont Ics Curez auro nt
foin de fa ire fentir à leurs Paro ifliens toute la
force &amp; route l'étenduë , en lems expliquant
ce qu'il faut éviter, &amp; ce qu'il faut faire pour
fanél:ifier ces faints jours.Ileftdéfendu de vacquer pendant les jours de Dimanche .&amp; de
F ête à aucune œuvre fervile, c'efr-à-dlre, à
aucune de ces œuvres corporelles que font ordinairement les Journaliers ou les gens qui
exercent une Vacation ou un Métier pour gagner leur vic. Sur quoi les Curez infrruir?nt
leurs Paroifliens, en leur falfant connOltre
quelles font les feules efpeces d'œu~res ferviles qui peuvent être permlfes ;. &amp; II eHordonné d'employe r ces jours au fervlce de Dieu,
c'eft-à-dire, en parriculierd'entendre la Melfe;
&amp; en général, de s'occuper aUral!_t qu'o.n le
peut, à de bonnes ceuvres; C01r me d'alhfler
aux Offices Divins, d'écouter la parole de
Dieu, de vacquer à la priere, d!= lire des L~­
vres de pieté, de vi{iter les mllades &amp; les pufonniers par un erprit de chariré, &amp; autres
chofes femblablcs.; de forte que c'cft un erreur
dé,plorable de croire qu'en afTifl:ant à une ~elfe
on a fuffifamment farisfait au précepte qUi ordonnede fanél:ifier les Dimanches &amp; les Fêtes,
.
Siv

�261'

dll 'Diod'tfo d'tAix.

Ordo,mllnui S)'nod,'/t!

qu'aurre Prêtre la Melfe Paroifliale, à l'inren:
tion fuivant laquelle elle doit être cél é br~e.
No us fommes perlù:lCiés en même tem s, qu'au
rilOins ceux d'encre les Curez donc le revenu
n'cft pas borné à la limple portion congruë,
ne s'en tiendront pasà l'écrOite obfcrvatLon du
devo ir qlli leur cfl: impofé à cer éga rd , §' que
touSles jours de Féce, &amp; m ë~le plus louvene
encore, ils offriront le Caint Sacrifice, foie
pour tous leurs Paroifliens en gén~, foit pour
certaines pcr fo nnes en particulier, done les
befoins fpirituels leur feronr pllJS connus;
Et quoiqu'î n'y ait aucune obligarion pour
les F id èles d'entend re I~ Melfe les jours ouvriers, NOLIS exhorrons les Curez &amp; Secondaires à dire la Melfe ces jours-là à une heure
fixe &amp; convenable, pour que ceux qui ont la
devotion de l'entendre, puilfenc fatisfaire à
leur pieux délir.

ART l C LE 0 N Z lEM E.
De la fanélification des &lt;J)imamlm
Fêtes.

1.

LEs

&amp; du

Dimanches &amp; les Fètes étant des
jours fpécialement confacrés au, cuIre

16;

de Dieu, les Fid èles fonr obli gés de les fanctifier. C'eft un précepte dont Ics Curez auro nt
foin de fa ire fentir à leurs Paro ifliens toute la
force &amp; route l'étenduë , en lems expliquant
ce qu'il faut éviter, &amp; ce qu'il faut faire pour
fanél:ifier ces faints jours.Ileftdéfendu de vacquer pendant les jours de Dimanche .&amp; de
F ête à aucune œuvre fervile, c'efr-à-dlre, à
aucune de ces œuvres corporelles que font ordinairement les Journaliers ou les gens qui
exercent une Vacation ou un Métier pour gagner leur vic. Sur quoi les Curez infrruir?nt
leurs Paroifliens, en leur falfant connOltre
quelles font les feules efpeces d'œu~res ferviles qui peuvent être permlfes ;. &amp; II eHordonné d'employe r ces jours au fervlce de Dieu,
c'eft-à-dire, en parriculierd'entendre la Melfe;
&amp; en général, de s'occuper aUral!_t qu'o.n le
peut, à de bonnes ceuvres; C01r me d'alhfler
aux Offices Divins, d'écouter la parole de
Dieu, de vacquer à la priere, d!= lire des L~­
vres de pieté, de vi{iter les mllades &amp; les pufonniers par un erprit de chariré, &amp; autres
chofes femblablcs.; de forte que c'cft un erreur
dé,plorable de croire qu'en afTifl:ant à une ~elfe
on a fuffifamment farisfait au précepte qUi ordonnede fanél:ifier les Dimanches &amp; les Fêtes,
.
Siv

�6+

o,don""mer sJ"odal~s

%

fous prétexte que l'alliil:ance à la Melre ell: la
feule chofe qui foit fpecialement &amp; en particulier ordonnée.
II. CE n'eil: pas feulement par les œuvres
fcrviles que les jours de Dimanche &amp; de F ête
font protànés; fous prétexte que cc font des
jours de délalrement &amp; de répos, on fe livre
à l'oiliveté, à des diverri{Jêmens profanes &amp;
d ~ ngereux, fouvent même au libertinage &amp; à
la débauche? de forte que ces jours fpécialement defl:inés pour attirer (ur les Fid èles, qui
doivent les pafièr dans la pratique des bonnes
œ uvres, les graces les plus abondantes, font
devenus pour une grande partie des Chrétiens
prefque de tout état, une occalion de prévarication &amp; de pechés qui attirent fur eux la
colere &amp; la vengeance Divine. C'efl: fur quoi
nous ne f~aurions airez gemir, &amp; c'eil: ce qui
doit enflammer le zèle des Curez. Pour cet
effet, ils inculqueront fou vent au Peuple l'obligation où fom tous les Fidèles de palrer faintement les jours de Dimanche &amp; de F ête. Ils
infpireront à leurs Paroilllens des pratiques de
pieté qui foi em à leur portée; ils tâcheront à
les occuper ces jours-là autant qu'ilspourronr,
à des exercices de Reli gion, &amp; ils feront fentir aux pcrfQnnes que des raifons legicimcs

,

r

,

.

"

àllDioçèflJoAix:
26,
emp~chent d'alliil:er à la fainte Me/lê &amp; auX
Oflices Divins, l'obligation où elles font d 'y
fupléer autant que leur état ou leur lituationle
comportent, par quelques autres œuvres de
Reli gion &amp; de pieté.
Ill. LE S Magiil:rats &amp; Officiers deJuil:ice
&amp; de Police, doivent con!iderer avec attention que Dieu leur ayant mis l'autorité en main
pour empêcher les défordres, ils font obligés
fous peine de damnation éternelle ,d'employer
cette autorité qui leur eil: confiée, pour abolir
les abus &amp; les profanations qui deshonnorent
la faimeté des jours de Dimanche &amp; de Fète,
&amp; qu'Ils feront refponfables au jugement de
Dieu de tous les défordresqui auront été commis à cet égard parleurconnivence,leurnegligence ou leur foiblelre. En conféquence nous
les exhortons à tenir la main chacun en droit
foi, à l'execution exaéle des Ordonnances
Royaux, Déclarations de Sa Majeil:é &amp; Arrêts
de Reglement rendus ,à ce fujet, &amp; portans
eorre-aucres chofes, défenfes exprelres de travaillerlesDirnanches&amp; Fêtes; comme aulll de
tenir Foire &amp; Marchez, fauf d'être transferez au lendemain, &amp; de faire des danfes publiques lefdits jours de Dimanche &amp; de Fête ;
&amp; à tous Taverniers &amp; Cabaretiers, dereçe-

�'26G
ordonnAl1cts Sy/JOdlllu
voir pendant les heuresdu Cervice Divin, tane
le matin que les après- dînées, aucune pero
fonne de quelque qualité qu'elle Coit, &amp; à rous
Manans &amp; Habltans, d'al/er boire ou manger
aux tl vernes&amp;.cabarcts, &amp;auxTaverniers&amp;
CabHetiers de les y recevoir. Nous chargeons les Curez d'avertir IeCdits MagiChats &amp;
Officiers, &amp; de reveiller leur arrention &amp; leur
zéle à meCure qu'ils s'dpercevront de quelque
ablls ou continué ou nouvellement introduit.
1 V. LES Curez n'oublieront rien non·
feulement pour dérourner leurs Paroiffiens de
tous les divertiffemens mauvais ou dangereux,
lefquelsdoivent en rout remsêrre inrerdits aux
Chrériens, mais encore pour leur faire comprendre que dans certains jours &amp; .pendant
certaines heures, on ne peut en conCcience Ce
livrer à desdiverciffernens qui pourroient d'ailleurs &amp; en d'aurres rems être innocens &amp; permis. Ils auront encore Coin de reveiller l'atteorion &amp; d'exciter le zéle des Magi/1rats &amp;
:lutres Officiers de Junice &amp; de Police, afin
que ceux-ci, Cuivant le devoir de leur Charge.,
·tiennent la main à ce que du moins les jours de
Dimanche&amp; de Fête pendant la Meffc Paroi,f·fiale, le Prône, le CatecbiCme, le Sermon
s'il y en a, les Vèprcs &amp;c .. il n'y ait aucun

Dioc'èft a'A}x.
167
jeu public de carces, de dez, de billard, de
mail, de paumes, de boules, &amp; amres Cem . .
blables qui Coit ouyert; Que pareillement il
n'y ait aucune perConne qui repreCenre de farces, qui vende de l'orvietan &amp; autresparetlles
drogucs, qui jouë des gobelcts, qUI montre
des animaux, ou autres choCes rares ou cuneuCes; Enfin que pendanr ledit rems il n?yait
rien en public qui puiffe dérourner le Peuple
&amp; lui cauCer une diflipation dangercu[e.
V. No U S défendons èxpreffément aux
Curez, d'annoncer d'autres Fêtes que celles
qui [ont commandées; ils s'en tiendront pré~
cifément [ur ce point, à la lille des Fêtes q~1
[e trouve à la fin du Direétoire de l'Office DIvin poue chaque année. Déclarons en conCéquence, que toures les autres Fêtes qui pourroient avoir été établies par devotion ou même
par vœux, ne [eront point chomées, c'eCt~à.
dire, ne [cront point Fêtes d'obligation, à
moins que nous ne les ayons expreffément &amp;
par écrit autori[ées &amp; confirmées. Le prinppal Patron de chaque Paroiffe fera le [cul d'ont
on fera la F ète de ladite Paroiffe; &amp; comme
ce jour-là Cur-tout, il n'ell que trop ordinaire
que dans les Paroiffes, Cous prétexte d'u,ne
flncicnnccoûtume établie pour célébrer la Fete
JII

"

\

�:63
O,don"""&amp;ts SJl1od"tfS
.du Saint, beaucoup de perfonnés fe rivrent
à des amufemens &amp; à des diilipations ou mau.
vJifes en foi ou dangereufes par ellcs· mèmes,
ou toutau moins conrrairesà l'efpritde l'Eglife
&amp; à la fainreté du jour ; les Curez avertiront
leurs Paroiiliens que fi ces fortes d'ufages, qui
font de veritables abus, continuent, ils feront
obligés, fuivanr l'ordre que nous leur en don.
nerons, de dire auili bien que les aucres Prê.
tres de la Paroi Ife, la !àinte Melfe le matin au
lever du Soleil, &amp; de tenir l'Eglife fermée
pendanr tout le refie du jour.
VI. LOR S Q..U E les jours de Fête il yaura
quelque neceilité de travailler, on ne pourra
cependant enrreprendre le travail qu'après en
avoir obtenu de nous la permifllon exprelfe,
laquelle nous ne donnerons qu'avec une parfaite connoilIànce de caufe &amp; dans des ca~
très-prelIàns, Iefquels ne. peuvent être quetrès-rares. Chaque Curé néanmoins pourra
permettre dans fa Paroilfe le travail concer·
nant les foins &amp; les grains feulement, dès.
qu'il jugera qu'il ya quelque neceilité pendant
les jours aufquels 0lJ fait la FêtedeSaint JeanBaptill:c &amp; d es Apôtres Saint Pierre &amp; Saint
Paul, fi ce n'ell: que l'une de ces deux Fêtes lè
rencontrât avec le jour de Dimanche) en laiC.

.\

da ']);oc;'; d'A;J(. .
-2 69
tant néanmoins fubli!1:er l'obligation d'enrendre la Melfe aufdits jo'urs. N'cntendons toutefois déclarer coupables les perfonnes qui les
jours de Fète&amp;même de Dimanchefans aVOIr
demandé la permifllolT, auroienttr.availlé~ans
des cas imprévûs &amp; extraordInaires, d ~n~
necefllté abfoluë qui ne leur aurolt pas lallfe
le loilir de recourir aux Minill:res de l'Eglife.
VI J. A y A NT apris que dans plulieurs Pa-roilfes la plûpart des enfans, Bergers, &amp; autres qui gardent lesbell:!aux, n'enrendenrpref..
que jamais la Meffe les )oursmême de Dimanche &amp; de Fêtes; d'où il s'enfuit qu'étant fans
inll:ruétion, ils ignorentfouvenr jufqu'auxpremiers élemens de la Religion, &amp; menenr un
train de vie qui les conduit infailliblement à la
damnation éternelle; nous ne pouvons nous
difpenfer de nous élever contre un abus fi déplorable. Et comme cer abus vient de la negligence, fouvent même du peu de Re1tglOn
des peres &amp; meres de famille qui font valoir
des fermes ou autres biens de campagne, &amp;
dont pluflcurs n'étant occupés que du foin des
biens terrell:res &amp; de leur Interêts temporels,
s'embarralfent peu de rnenager1e rems &amp; de
prendre des arrange mens, ainli qu'ils le pourraient &amp; le det roleot f,ure, tJ0ur que leurs-

�, . d/l Jjiocèfe J'Aix.

~ 70
OrJonI1AI1Cf! sJl10dAln
..
cnfans, valets &amp; domefiiques, puiffent a niiter les jours de Dimanche &amp; de Fête à la
Melfe&amp; aux Infhutbolls de la Paroiffe; Nous
recommandons expreffément aux Curez d'a.
'l'ertir (ouvent foit en général dans leurs Pr6fles, foit en particulier, fuivant le be(oi;l &amp;
l'occanon, les peres &amp; meres de famille, les
maîtres &amp; les fermiers, qu'i ls ayent à envoyer
~eurs cnfans, valets, bergers &amp; autres dome(·
tiqu€s, au moins de deux Dimanche l'un, s'ils
fi€ p,e uvent le faire tous les jours de Dimanche
-&amp; de Fête, à la Meflè deParoiffe, &amp; de faire
en forte pour cet effet, que les valets ou do·
me(liques gardent tour à tour la mai(on &amp; les
troupeaux ou autres befiiaux; &amp; fi les peres &amp;
,?!lres ~c , Çam,il\e, maîtres &amp; maÎtreffes, per41fient a cet egard dans une negligence crimi.
nelle, on leur refufera l'abfolution comme à
des per(onnes obfl:inées dans le peché.

de Confefiions à entendre, &amp;

ART 1 C LED 0 U Z 1 E M E.
'Du Prône pOlir les 'Dimanches.

J, T O u s les Dimanches de l'année (ans
au cun e exception, &amp; fans que fous
aucun prétexte de devotion extraordinaire,

1

-

" 71

autres {embla.
bles, on puiffe s'en difpenfer, on lira dans
chaque l'aroiffe immediatement après que le
Prêtre qui dic la Meflè ParoiHia1e, aura Id
'l'Offertoire, &amp; avant qu'il ait offert le pain &amp;
.Ie vin, les Prieres du Prô ne telles qu'elles fe
trouvent ci-après dans le prefent article; après
'quoi on avertira s'il ya des Fêtes &amp; des Jeû.
'fies dans le cours .de la (elUaine; On publiera
'rles Ba.ns, s'i l yen a ~ publier, pour les Ecc\efiafbques qui doivent êtreordonnésSous-Diacres, pour les Titres Clericaux, &amp; pour les
-Mariages; S'II y a quelque Mandementdenou9
'ou de nos Vicaires Généraux, on en fera la
leéture; S'il doit y avoir clans la femaine quel.
que Obit, ou quelque.grande Meife de Fondation à dire, on en déclarera le jour, afin que
les Parens &amp; Amis .puiffent s'y trouver, ou
aprennent du moins par-là, qu'on efl: exaét.
' comme il dl: en effet indifpenfable de l'ètre, à
. executer les intentions de ceux qui ont fait des
Fondations,&amp; qu'on les ncquitte avec fidelité;
Enfin s'il ya quelques Monifoircs ou Cenfures, Jubilés ou Indu lgences, &amp; autres chofes
qui regardent la difcipline Eccléfiaitique) on
en fera tout de fuite la publication.
1I. Tou T cela fait 1 il qUra un Difcours.

r

�27 l

OrtÎonmmm Syl1Dall!n
,
Inll:ruél-ion ou~xhor.rarion d'ènviron une de:
mlheurC"1 ce ~i{cours pOU'1'ra rouler {ur diffe.
reores lPa.!IÎeres dans le cours de l'année; fça.

voir, {ur l'E,vangite expliqué en forme d'Homelie; fur le Sim!;:lole ; fur les di{pofitions ne·
celfaires pour recevoir1esSacremensa vec fruit,
principalemem les SacremenS'de Pénitence &amp;
, d'Eucharilhe ; fur les Ooromandemens de
.Dieu &amp; fur ceux dc.I'Egli{e; {ur la' fanél-ihca·
tion des jours/de Dimanche &amp; de Fête;'fur les
FinS" dernieres ; fUI'I'énormité &amp; les fuites du
peché; {ur la Priere; fur la maniere de bien
entendre la faiote Melfe; fur les Va:ux du Ba.
féme; fur l'obligation étroite où fontles Fidèlesde venir àrevelation dece qU'ilshavenc
Jor{qu'onl'ublie des Monitoires, &amp; des empêcheOlens dont "ils fonc inlhuirs lorfqu'on
publie des- Bans de Mariage; fur les deVOIrs
&amp; les pechés de chaque érat, {ur - tout par raport au~ peres &amp; meres à l'égard de leurs en·
fans.• &amp; des maîtres &amp; maÎtrelfes à l'égaJld de
leurs domel1iques ; {ur les vices &amp; défofmres
publics qui regnent dansla Paroilfe, (ans ,~éa~.
mOlns déligner jamais perfonne. même lndlreB:emeo! &amp;c. Ce Di{cours , Inflruétion ) ou
Exhorration pourra néanmoins être (uprimé
depuis le Dimanche dans !'OOave du Saint
Sacrement

. a"7JiDtèfl ~l..AfJ(. 273
Sacrement lOc1uli vement,Iufqu'all premier Di· .
manche d'OB:obre cxclufivemcnr. &amp; pendane
la Stanon du Carême &amp; de l' Avenr, s'il yen a
dans la Paroilfe J fupofé rourefois que l'u{age
auquel nous ne voulons pas déroger) ne fait
érabli) de ne poinr inrerrompre penda'nr les
tems ci-delfus defignez. Toures les fois qu'on
ne fera pas le Difcours ou InflruB:io.n , on lira
en Chaire à haute voix &amp; polémcnr) gAbregé
de la DoB:rine Chrécienne, rel qu'on le crau.
vera ci-après; lequel Abregé fera pareillement
lû pendanr tOlit le cours de l'année, au moins
le premier Dimanche de chaque mois) lors
même que l'Exhortation devra être faire, &amp;
avant que de commencer ladite Exhortation .
. III. LORSQ.,UE le même Prêtre qui
dIra la Melfe devra faire le PrÔne, toûjours
après avoir lû l'Offerroire, &amp; avant que d'avoir offert le pain &amp; le vin, il quittera la Chafuble &amp; le ·~.{anipule, gardera l'Etole croirée
fur l'Aube, il falüera l'Autel, &amp; ayant pris
fOfil han net carré,. il fe mettra à genoux au milieu de la derniere marche de l'Aurel, où il
offrira à Dieu l'aB:ion qti'i l va faire; aprèsquoi
il mOllCera en Chaire, où après avoir fair le
1i gne de la Croix fur foi étant débotlt. en di.
[am:

ln nom/ne 1;,mis, &amp; Filii, &amp; Spirifûs
T

�274&lt;

Or40nl1antes .synoaaln

,

_

SarJEli. Amen. il lb couvnra, &amp;: dira mot a moe
ce qui fjJi&lt;, en lelifant cl!une voix haute, intelligiblè, &lt;&amp; fans préclpltaUon.
'f
ITFORMCJJ.rIZ ,,'DU P RONE,
.E 't/,p L Ji&gt;Qhflirien, FlOUS fommes alfemblé~nte (allit Lieu, pFemieremenr, pour
&lt;!dorer Dieu, pour le remercier dCl1graces qu'il
nous a faites, &amp; pour notJs confacrer ,à lui avec
tout cé rqui nous apa~&amp;ient~ a-infi vous ,dirés
av.ClC moi du food cl-u cœur.
1 ~

P

Tourné dtteôté d(" Ali tel &amp; déco/j'L'e~f.

Mon Dieu, nous vous adorons avec une humilité profonde, vous reconnoilfant .poul\,le
Créateur, le Seigneur, &amp; le Souverain maître
de routes chofes vifibles &amp; invifibles. "&gt;,
NOlis vous remercions de toures les graces
que nOll§avons reçûës de votre infinie boi\nl,
fur-tour de celles qu'il vous a plû ae nous fa .e
pendant la femjline derniere.
'
.' •
NPllS vous offrons nos ame~, noscorps,
nos biens, &amp;: tour cc qu'e nOlis ferolils., d~ r,0As.
pen ferons &amp;: fouffrirons pendant cecre femaine!.
Tourné 'Uers te PfffpÜ

&amp; (OINJerf7

•

Secondement, vous êtes ici pour êrre inr..
(mirs de ce que VGUS devez expreffément
croirc, ce qui érant conrenu dans le Simbolc
des ApôtrC!s. vous le direA avec moi.

ail Dioc'èft a'Aix.

e

Tottrné 'Uers "Alltel

&amp;

•

27)

découvert.

REDo 'in Del/m PâtrelTl' 0tnnij;&gt;otenrem,
creatoreril' 'éEélil &amp;: terr~ I: Y&amp; in JefUfn
Chrillum, Filium jùs un!cuhl\ ~ Dominum
n6ftru111 : qui cdnceptos'èftfH Spiritu Sané\-o :
natus ex Mariii '\ilirgirre, p:l/fu-s f\lb Poncio Pilard, crucifixus, mortuus, &amp;: f~pulr[ls : defcendit ad in feros " 'fer-ciâ'die refQrli:xir à morcuis :
afcendit ad bœlos { feerut a'd&lt;tle~teram Dei Patris omnipotentis : ih'dè venturas eft judicare
vivos &amp;'morruos. \~.
C?èClo i:n Spiritüm.'Sané\-um, fanél:am Ec';
def!am Cathol,icam', Sanél:orum communio'·
nem ; remiffi0nem peécatorum, -carnis refur-:
reetionem ~ vitam a:ternam. Amen.
E crois en 3ieti le Pere tout-puÎlfant :aéa':
teut'du Ciel &amp; de la terre: &amp;: ell ]efus-Chr.ift
fon Filsuniqùe, nôtre Seigneüi": qu~a éfé conçlÎ dU'Sainr-Efprit, eft né de laVie'rge Marie:
a foofferr fous Ponce Pilate, a éré crucifié, eft
mor~ ;'3éré enfevèll', dl defcendl1 aux enfers,
le rroifiéme Jour· eft réfufciré des morts, cft
monlé aux Cieux, eft aŒs à la dl'oite de Dieu
le Pere tour-puilfant, d'où il viendra juger les
vivans &amp; les morlS. ] e crois &lt;iu 'Saint - Efprir,
la fainte Eglife Catholique, la communion des
T ij

J

�l 76
ordo~'!.."nm SynoJRlts
_
Saints, Ta rémiaJOI'l des pechez, la ré(iJrrection de la chair', la vic! éternelle, Ainli fair-il.
Mon Dieu~ nOlis c~oyons ferme~enr toue
cequeb faintè Eglilê Catholique Apo(toliquG
&amp; ' Romaine nous ordonne de crOlfe, parce
que c'ef!: vous, 6 Verité infaillible, qui le hù
ave"Z re \(~ré,
,
TOllrné vers le. Petlple &amp; , corlVert,
Troiliéme'menr, vous êtes ici 'Ilfcmblés pour
aprendre les Commandemens de Diefl &amp; c.eu~
de l'Eglife, lefquels vous réciterez avec mOl, :
~

U

t ·

,

li

\

l

•

.
• ' I.l{l
,,,,') 2u'" f
'"
~L E's Dimancnes 'Mc -' olilras ~)Fêres de
commanden~~t~ r-" ,-,1' '\ ,\\ .. '\
TOlls
ù:s'
lIe hez conf&lt;
,lfera '~ 1tl;JU,t le moins
, .. J!1 ',)., 1, 1,\1 ~IJ'
JJC,
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an.
, b 1 rt)fPU
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J!HJl) (
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'P
Ifdn' e r~a ur (u rWi::rrs 1I\.101119IOS il iques
h~
'1em'ènt.
Les F ères fanélifieras qui rdont pc cOl11man.
UFJ'e tOI

l

U :) J

..

N feul Dico tu adoreras &amp; aimeras par,
, r
,
faitement,
Dieu én vain tu ne jureras ni a~fre. chofe pa~
reillem'ent, ' ,
Les Dimanches tu garderas en {,c;rvanc Dieu
dévotemenr,
,
Tes pere &amp; mere honnoreras afin dC , vivr~
l'dnguemenc,
'
H omi cfdè Pbin'r ne feras dé fait ni volontaire.
mcnr.
.
,"
•
:
Lu x ur ietl~ nI ne féras de corps ni df ,c,o,?h'enrc.
menL
'1
'
Le bien d'aurru,i ru ne prendr~s ni reti~ndra8
en le (cachanr,
Faux r é lll o ign :l~e ne diras ni.m~Hiras aucune.
menr.

.

dll Dio[~
' '-1e' J' 4i ~ '
• ln
L'œuvre
de
duir
ne
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)reras,qu:en
maJl age
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leulel11cnr,
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d'autrUI
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)uf!:emenr. \, JllflOLll cUlHl J'lIW! t;j

1"8lth

'

j

TI,

Ou a ~re.rems,

-r

Veilles jeûneras,
~ le Carême
Oï';
1r
.
..
e "]crement,
Vendredi chair ne mangeras),ni, le qajl1edi
, th~ ' èiheAt,
l' )(1
,
Les ~~~s ~ e céléb[8~as d,an~ l~Cj!1 s_qu!pn te
les dh e'r\ cL
]OJffi )U". &gt;
Exaél: &amp; fid èle feras p&lt;\);.a,nç ll"" lptl\mf~ufb

&gt;"nfi 't',ru',

JlLl.lL

.

, ',

Les
~)( communiez t!'!tf uiras. Iq, ~~poncez
,.[ [ , ffié r-.JJ
" •
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e-

ment, '

"

and excommunié
tufcra~, fai~~pi abfqudre
,.1

. rornptemenr,
' .,.1" J'
~
Tourné vers /' At/tel &amp; décou.'Vert.
i )J I . J ' . ' H

Mein Dieu, '~ous efperons"arcc une ferme
T iij

�Z-7 8

OrJonH~f1Cf5 Syl10Jlfln

confiance, que vOùs nous dOllnerçz par les
merites de Jefus - Chrill, votre guce en ce
monde, &amp; fi nous obfervons vos Commande.
mens, votre gloire en l'autre, p~rce que vous
êtes tQut- puilfant, infiniment bon, &amp; fouve·
rainement fidèle dans vos pTomelfcs.
Mon Seigneur &amp; mon Dieu, nous vous aimons de tout notre cœur, parce que vous êtes
infiniment bon &amp; infiniment aimable, &amp; nous
aimons nôtre prochain commè nous mêmes
pour l'amour de VOllS.
Tourné vers le Tetlple &amp; couvert.
Qyatriémement, vous êtes ici alfemblés
pOlir aprendre que le pee hé ell le plus grand
de tous les milux, puïfque c'ell un mal qui attaque Dieu même. Qi'un feul peché mortel
fuffit pour rendre celui qui l'a commis, digne
de la damnation éternelle. Qy'il faut être dans
la ferme refolution de perdre tous nos biens,
nôtre réputation, notre fanté, nôtre vie mê·
me, plûtôt que d'offenfer Dieu mortellement.
Qi'il y a fept pechez capitaux, ainli apellés,
puce qu'ils font la [ource do touS les autres;
lçavoir, l'Orgüeil , l'A varice, la Luxure, l'En.
vie, la Gourmandife, la Colere &amp; la Parelfe.
Cinquién1ement, nous fommes ici alfem.
blés pour demander pardon à Dieu detoijSoos

dfl Di~cèfo ,a'A/x..
~ 79
pechez, &amp; fur- tout de ceux que nous avons
eu le ma!heur de commettre pendao't la' femai.
ne derniere.
'
C'efl: pourquoi nous nous en confelferons
coupables, &amp; nous ferons un Aéte de contri.
tion, en difant de bouche &amp; en nous excitant
à dire du fond de nos cœurs,
Tourné vers" Alltel &amp; décoflvert.
Onfiteor Deo om~ipotel1ti, Beatx Ma.
,
rix , femper Virgini, beato Michaëli
Archange1o, beato Joanni Baptifl:x, San8is
Apoftolis Petro &amp; Paulo, omnibus Sanétis,
&amp; tibi Pater, quia -peccavi nimis cogitatione,
verbc:&gt;&amp;opere :meâculpâ, md culpâ, meâ maximâ culp'â. Ideo precor Beatam Mariam femper Virginem, beatum Michaëlem Archange.
Jum, beattlql Joannem B~ptifl:am, Sanétos
Apollolos Petrum &amp; Paulum, omnes Sanétos,
&amp; te Pater, ora pro me ad Dominum Deum
nofl:rum.

e

E confç:lfe à D,ieu t~ut - puia:anr, à ~a bien·
, he ,reufe ryIane toujours Vierge, à Samt
Michel ~rclpnge, à Saint Jean - Baptifl:e, aux
Apôtre,s Saint Pierre &amp; Saint Paul, à tous les
Sainrs, &amp; à vous mon Pere, que j'ai beaucoup
pcc hé par pen fées, par paro.1cs, &amp; par aéhons;
T iv

J

1

�OrJmtlA'ltt.~ !i!nodiflt!
fuis. ~Bffil:rIe par,.'P. .(au~e. par ma faùre;

280

Je

P.:~fU~
:&gt; . - g~~9 r .tf1H'1: ,C'.~fl: pOljrlquoi je
pr,le ,1 \fn~ep,~eu &lt;; 1~l.&lt;jqe tqllJÇ)tlillS Vierge,
SJlpr;) . lfl ~l " A!qhalJge' , Salllc Jean-Baptilt ?lies ~nOW~:~'lIll~ flerre &amp; Sainr Paul,
tous' I - ?-IN, ~IVOUS mon -Pere, de prier
pou'r ù1ff" II Se).g eHf,'? ' 1re Dieu.
~~Ot
f)If"nTt~ ' 1 nOU$ a,vp,ns .une ol\trême dou'ft l~ .~ 'J.d)
\c,ur) S,you , ~~oir.ofE; ~fé, parce que vous êtes
inh'\lrpenr g ~ n" &gt;lr.!,6nlnl '1t aimable 1 &amp; que
le pech~ vous déplal~, pa[ponnez-nous parles
rnerites dé ,Nôtre Seig,}eur JESUS -CHRIST.
Nous
faifons un ferme pro:pos, movennant
le
Il
J. 1
ICCOllfS de votre grace, de ne plusrvouS olfen'1 .
1
".,
fer, tiC nous confeller au pl,ûtôt) &amp;tdc fatisfair e à votr: julbce pac la Bénitence, ,
J

1\

l\:'/f Ifereatur nollri omnipotens Deus, &amp; '
1 V J dimillis peccatis nonris perducar nos
ad vitam xternam . Amen. ""
l'

,

,

,1

,
l

1

Ndulgentiam abfoIucionem &amp; remiilionem
peccacorum nolhorunl tribuat nabis amriipo,tens &amp; mifericors Dominus. Amen.
TO,IImé vers le Pei/pIe

&amp; couvert.

.

Sixiémemenr, nOLIs fommes ici alfemblésafin
de 'prier Dieu pour l'accroi{femenr, la paix &amp;
l'union de nôtre [ainte Mere I~Egh[e Catho~

.
du 'Dioc'èfo -d.' ~)ç-.
z 81
lique; pour la cOtl'V~(fi n'\fus 'l'l tfidèlès, des
Hé~étiques, des SchHlfi r1~( ès~ {(t des'l'echeu-rs Catholiques; pour 'n8tre Saint Pere le
Pape, Chef vifible de l'E ife':ùniverfelle;
pour Monfcigneur nôire Arc~ev'êqt,e, PaCleur
dt ce Diocè(e, 1&amp; pbl1r ro;;s1'es Prélars &amp; routes les perfonnes Ecdella1fi'ques, principalement.cellés qui fo'nrchargée'sdu foin des Ames.;, R oy 'T res
' - CHh'é
.,,, &amp; toure 1a
pOUf notre
r tien,
Fa~1iH'e Rifya:l'ê {[four les Sëignéurs &amp; Dames
de ce Li§7; pour to~s','n?:s ~a ,è~s:~ Amis,&amp;
- Blenfal~eurs; pOlIr' cellx qUI aâmm {henr la
Jurj,ite';'pou&lt;r les MagH1:rars de cette Paroi{fe,
&amp; gé" l'ê ralemem pbur rous ceux qui om quelque Charge publique; pour les Veuves &amp; Orphelins; pour les Malades, les PauvreS, les
Prifonniers, ~ généralement pour comes 1
perfonnes affligées; pour tous ceux qui onde
i11alheur d'être engagés dans le peché morrel ,
bu qui {one en danger prochain d'y tomber;
pour rous ceux qui fe trouvent dans quelque
neceŒté fpirituelle ou corporelle; pour rous
les. Fidèles en &lt;&gt;énéral &amp; en particulier; pour
tous les HabÎr~hs de cette Pa roi {fe , 'fpéciale.
rnenrpourrousceuxquiom fait du bien à cette
-E gide: c'ell: à coures ces diverfes intenrion~
que nous allons dire !'Or;ùfon Dominicale.

�l

8%

synodalu
TOflrné vers t'At/tel &amp; decPuVfrt.
Ordot}fllf1fa s

, dfj Diocèft d'Aix.
l83
E vous faluë, Marie, pleine de :grace, le
Seigneur avec vous : vous êreSlhéniq~ar.
.delfus couees les FeOlmes;- &amp; J ES u sie ftuit de
.."v'f
vos entrailles ea béni.
, Sainte Marie mere de Dieu, p~ie zl1pour
nous pécheurs, maintenant" &amp; 'à ~'.heure. de
11ôerc mort. Ainli foir·il. ", ,
~ 1

J

Arer n\laer qui es in cœlis, fanétificetur
nomen lUum : adl'eni ~t Regnum ruum:
fiat volunras rua, ficur in C edo &amp; in terra:
panem noarum quotidianum da nobis hodiè;
&amp; dimirre nobis debita noara, ficur &amp; nos dimirrimus debiroribus noll'ris: &amp; ne nosinducas
in tentationem, fed libera nos à malo .. Amen.

P

Otre Pere qui êtes lUX Cieux: que vôtre nom fo: t fanétlfié : que l'ôtre regne
arrive : que vôtre volonté foit faae fur la terre
comme au Ciel: donnez - nous 'aujourd'hui
nôtre pain de chaque jour; &amp; pa d~?I1.iîez-nolis
.J10S o ffenfes , comme nous pardoOlWhs à ceux
qui nous ont otfenfé: &amp; ne nous indRi fez point
en remation : mais délil'rez.nous du 01 al. Ainfi
r.'
II Il
JOIt
- 1' )•
Nousy ajoûterons la Sàlut:jtion 4~ge1iq.ue,
pour obtenir plus facilement, Pilr,l'il1t,ercdlIo~
de la fainee Vierge, ce que nc,lIJs demandons a
pIeu .
')" , ,,(l'
Ve Maria, grati~ plena, Dominlls te·
cum : benediéta tu in mulieribus, ,&amp; benediétus fruétus ventris lUi J ESUS.
Sanéta Maria mater Dei, ora pro nobispecca(Q(ibus, nunc, &amp; in hor~ mor'ris no ara:, Amen.

N

A

Tourné verste P e/lple &amp; cowuer.e, ,,
Après avoirotfert à Dieu nos Prier,es pour les
Vivans,il eO: de nôtre pieté que nous Iesoffflons
,pour les Ames des Fidèles Tr6palfés, fur-tOl~t
pourles Ames de'nos Parens, AmIS, BIenfaIteurs, &amp; de cous ceux qui ont fait des dons à
~etee E,,!ife'
t&gt;
, nous dirons à cerre fin .
TOllrné vers l'Autel &amp; déco(wert.
E profundis c1amavi ad te, Domine ,
Domine exaudi vocem meam.
Fiant aur~s tux intendemes : in vocem de.
preCatIOOIS mex.
.
.
Si iniquitates obfervavens, DomIne: Do..
mine, qui fuainebir?
,
Q!ia apud te propitiatio dl: : &amp; propter le.
gem tuam [uO:inui te, Domine. .
..
Suainuit anima mea in verbo eJus: fperavIt
anima mea in Domino.
A cuaodia marurina IoIfque ad noétem : fpe.
rct Ifraël in DOl\lino.

D

~

ca

�_
au Diocèfi J'Aix. "\
2 gf
'1/toi il dira: Mes .Ereres, je vous exhorte à ob-

.,84
OraOnl1Ancts SynodAI,s
1 Quia apud Dominum miCericordia :. &amp; copio/à apud eum redemptio )(1).' l
.
Et ipCeredinieci1r-a!iI:~ ôm.nlb"ü's'&gt;j't\lql~ï ta­
tip\ls,çjus:ol./1 ~b (OI1O'J)n1 :Jt li!" in 1 &gt;t
,_ Rl'Sl~ioml :xmmra m:ldp na, éis, Db ne : &amp;
lux perperl!la luncro 'Cis! r,q Il)'
n' 'Jeron,
jr. A pOŒl.'nbi j i l IJtJ. 2Er1IG· Oo~~·rie,

ferver exaél:ement le oQntenu cdal'ls ce Mande~ ,
ment. Ordonnanof', 011 Avertiflèment , &amp; à. fui~
vre lidelement les intentions de MonCeigneur
nôtre Archevêque, que nous devons écouter
comme]Esus - CHRI S T domi( dl: minifl:re,
hlivant les parolesde]Esus - CHRIST même
à fes Apôtres: Qli vous écoute m'écoute, &amp;
qui vous méprife me mépriCe. .
S'il J a qI/tique publication à faire au filjei
d'tin (1fPirant au Sous-7Jiaconat, le,Curé dirB,:
Mes Freres:"'1Monfcigneur l' Ar.chevê~ue fe
propoCe, ~J1t!QllJ1er Sous-Diacre Maitre' N.
11 falll rJjr~ ie nom de Bal,ème &amp;- le nom de fa- ;
mille fllls;kqlldilejl,connM: Fils deN.&amp;de N.
fes Pere &amp;JMcre. Si quelqu' un prétend que ledit N. Coit Qblig6 par prome{fe de mariage • il
doit nous ,le lignjJie'(I, alin qu'on ne pafIè pas'
outre, ju{qu',à ce lque les prome{fes Coient refoluës. D&lt;:fll;ls, toutes les\perfonnes qui CauroICI&lt;\C qu3il y Q cdans là vie &amp; mœurs de notables~li\lpqfqçtions: contraires à la pureté &amp; à
]':hoqll~ff"Jé,~eq~iCes pour l'éta,ttEcc!efiafiique,
0U qu JI ell: coupllble de- quelque crime, ou
qu'il cfl: chargé &lt;I.e gr.andcs derres., ou enfin
qll'Il y a en Il!Ji qlJ.eJque empêchement canonique&gt; [ont obligécHll ~our,ieRce) de nous le

animas reorum ~"'o 1:J &gt;.\1\\'1 l~ &gt; 11- ~ .
~' . RequieCcand\IJjHaOO.:) ~ .jl\m:~ , . 2UUV Il
.•
,~
" ()ff!.'fl1fS. "'It\~\I, •• ~. \\ (.

Brotve, qua:fcnn , ,D(I)mitl'e';
. l'â&gt;n\î~J:ils'fl!­
, rm.ulorum famutarom"l~ arUftP,l ê · ~
niumFideliurnDefunéto'tOMj' lîl~ni) i ét1~
10 deliétorum : ut in,reru{~eai0r'1\is g1bri li\'ù er
fanétos &amp; el!=&amp;os~uosr.etàCc.it'àthtf~i r-è·ri ,-Per
Cltri(lull11Dominuru,nof.1ipum. l}t! Ah1èîP q(
Il En!ÎJit~ lon 'fir:alofltes les pllblicât If s '!zn:
'IJf!JftJ/ d:~af()er;liJfemenJ qûi.ftroll'f lifaii'èfl 11 )
. S{il,l. tIlqlif'lqtle Manfle.tJ1'enJ. OrdonnM2ce'ou
-Avertj(fmJe1Jt }/.rMon/ètg.neur l'Arch 1uêqll'erou
deft 1Vif air:a,(iùJùafJ:K 'Ô.pubtitJf i !e,~q'ti'dir'a:
·~&gt;s rergs ;:nous a~·ons'r.eçû,u.n M'dndeili'ent,
011 ~re' O donnmce ,ow'\.in ~v.er~i{feriiéht('de
M_onCoigneunnôcre Archevêque, 011 dt 'N1 rlieurs les Vioaires Générault de ce Dloc~ re.
Nous ,allons .vous ,enl. faire 'ta l eétbre, J llfera.

A

-cette lell.lire à hatlte &amp; intelligible voix j après

...

�~ 86'

t S7

OrJDlmllnUJ Sy",J"Tcl

_d'j '])ioc;fo â J!.'(.

dénoncer;' mais il faut en même tems; què
cetre dénonciation-rlous fait faire fecretemcnr,
pour la gloire de Dieu &amp; l'honneur de fan
Eglife, fans haine nr malice, &amp; que les perfon.
nesquilla,feront fe fOllVieTfnent dels condition
humaine ' n faquelle.l\ouslvwonSrtous. Gd!:
pour la prem'iere ou'pour ri fecunde, ou pour
I"a tr,oïfié e &amp; detntre pubhcation. 1)

trompée. Gefl pour la premiere, Ott pour la
feconde, 011 pour .Ia troifiéme&amp; demiere pu.
blicauion.
I,~
.,"'1 '
S'il')' a À p"IJ/imqttelqrle Sdn de Mariage,
le Orlr~. dira 1 Mes.Ffjeres',· ihyla promeffe de
mariage.entre N '.,fils de N. &amp;de N. fes 'Pere
-&amp; more dell/ette Barbilfe, ou &lt;de la Paroiffe
de .. . . d'une pa nt ; '{&amp; de N.1ille de N. &amp; de'
N , fe-s,perMSt mé,re., xauffi de cette Paroi(feou
d C"la 'PaI'oilfe 'de .~. ,fQ'llUcre part. Si quel.
GU flO'fçairlqlll1l y.3it entre,ledit N .&amp;-Iadite N.
quel:q;~areflté o\llaffinicé, fait maurelle, foir
fpirittlclle ou autreempêchelJlent canonique,
foit pubbia; foill'fecrer, il ef!: obligé en GonfIltel;Jœ1(,Je nous le c:lédarer au plûtôt, Er c'ef!:
pour&lt;l~ p.J:fmiere, 01/ pour la fecônde, 011 pout
rfodiémffi ,demi,erc publication: i
.

S'i~y a un titrepa~irfJorti~I àpubiiet, le Curé
dira: Mes. Freres·, ledit Maitre ~ N ·.tprétend

faire aprouver pout ' fon titre &amp;rolefiafiique,
tlnedonation à lui faite, ollon attede1'arrage
entre lui 8;{ [es Freresfou Co-heritiers, ou une
acquiiition, ou un 'c ontrat de confli~otionl de
r.ente, dont vous.allel!'.' emendre la hi&amp;trre. Il
faut lire l"'Atlè, enfoite le Cr4té dira: Je vous
a \'ertis q uI)1espe~fonoeS' qlfr aùroient cOn noif.
fance que tes reores oules biens donu il ef!: fait
memion dan.s l'Aéf-e qui,vient d!être lû, ne
font 'point au ,fufdit Maitre N. ou à ceux qui
en font la donation, ou que ces' biens &amp; ces
rentes font hipotequées., ou autrement char.
gées, enfoyte qlle ledit crtre Ecclefiaftique ne
puil1è pas produire le revenu annuel de ecrit
livres, franc de toute efpece de charges, fané
obligéesen confciencede nousen donner avis,
afin d'empêcher que l'Eglife en ce point fait

.m

~JJlif4l1t d4figJ1eYlle! penfonl'le! qU-f,v mknt con.
11'aflf Mariage, auffi biert qlle -lellrs-pcTn &amp;
mer~~ r'Jfar.1ettÎJ' notil~de ' BatÈ:me &amp; cparJes
noms, dnfainille fllllS le!quels il.s;font conntls. Si
!8-s,P-artif&lt;SJont,obJfrm; 011Ji eilqfopTopoftnl de
defJ'/flJlIJe,rYdldij}mft d'lrln Jill dell»Wlanô, il!Qut
m -fo~rhmen/ian, afin ql4'onfrache quelle doil
ê.tr'e lacdertl1Îere Pllblic(JtioTJ. ' •
,
:S'il~r (l'qlulquc Monitoire à:pflblier, le Cllr~
dira: Mes Freres, naus avons reçû des Lettres

�~ 8S

o,JonnilncfJ SynoJA/a

de Monitoire de la partde Monlieurl'OŒcial;
ou de Monfieur le Vice-gerent de l'Officialité,
obtenuës par N. dont voici la teneur.

Le Curé lira les Lettres de Monitoire avec
tOlit leur contenll,!tûs il dira : Nous vousaverti{fons que d:ux quiCont coupables ou complicesducrimeénoncédans ledit MOOltolre, dOl- .
,'ent Catisfaire au plù-tôt à la Partie lczée, Ile
que ceux qui en Cçavent quelque ch?{è, Cont
obi icyés de le reveler dans le tems porte par ledIt
Mo~itoire, autrement Ile à faute de ce faire,
nous les déclarerons les uns Ile les autres excommuniés.

S'ilY a Mandement d'Aggraw 01/ de Réaggrave, Ir CIlré en fera la leaure, ainfi que des
Lettru Monitoires.
S'il ya Sentence ou Mandement de fil/mina.
tion, le Curé en fera la !Iw/icarion, après q1loi
faifont jonner plufiet/rs petites cloches, il prendra en fa main au moins deux petites bougies allumàs, les jettera par terre en les éteignant,
&amp; les EccleJiajliqlles preftns en Surplis Olt/rit
chaCtln en main TIne bougie allumée en ayant fait
/Jutant, le Cf/ré dira: Nous fommes obligés de
fulminer l'allJthéme &amp; la malediB:ion contre
ceuxqui fonrrebcllcsà l'Egli!è Ile reflll't:nt api.
niâtrément de Caüsfaire à leur devoir après
cous

dlJ Diocèft d'Aix.
289
tous les avertifièmens qu'on leur a donnés.
Nous les dénonçons dérechef excommuniés
au Con des cloches Ile en éteignant les cierges
en figne ci'horreur &amp; pour montrer que ces.
malheureux Cont éteinrs Ile effacés du nombre
des Enfans Ile Membres de l'Eglife.

Toutes tes püb/ications, avertilfemens, &amp;
annMces faites, /e Curéfera à haute &amp; intet/igible voix, la leaure de l' Abregéde la7Joé1ririe
Chrétienne, le premier 7Jimanche de chaqlle
mois, &amp; ol/tre cela totttes les fois ql/'il n'y at/rll
point de 7JifcOUTS, E xhortation, 011 Infl rllaiorJ,
conformément à ce qui Il été marqué ci·defJils.
ABREGE' 'DE LA 7JOCTRINE
Chrétimne.
L Y a un Dieu, &amp; il ne pemy en avoirqu'ur).:
Dieu dl: un Etre mfinlm ent pJrf;i1t, ql11 a
toûjours été, Ile ferl toùjours , un pur Efprir
parfaitement heureux, Créateur, &amp;: tnaltre
fOllverain de routes chofcs.
Il y a en Dieu trois Perfonnes diainétes,
qui font le Pere, le Fils &amp; le Saillt-Elprit. Le
Pere
Dieu, le Fils cf!: Dieu) le Saint-Efprit
ell Dieu, &amp; cependant ces trois Pcrîonnes Ile
Cont ql1'un Ceul Dieu. Un Pieu eo tro is Pl!r-

I

ca

-

V

�29 0
Ordopnanç(s s)'l1odAln
{onne,s, ,c'elt qe. ~u!on \ apelk le ' Myltère de
la Saime Trinité. .),,; ~
Les Angesfon depursEfpritstirésdu néant.
Dieu en Iç:s ,clléaof le,s.,üablitdansnnétarde
fainre,té ~ gujlice. Les fàinrs A nges font
ceux qui lYil t ~ré fid èles à Dieu, ont éré recomnenfl ' ~ A' lln çonheU1;érernel; les mauvais
- 'W1r
,~
,
D'
Apgesfoptcnep 'qlJi,s'étmt élevésGontre leu,
on ,éfé gréci'p'ité~ poul; toû jours dans l'eofer.
On les apelle les Démons. 1
,A da rp,lqw:mier. de tQUS Ieshommes, ayant
ér~cré~ . 8M~ r;lQli Aa ns un état de fainreté &amp; de
bonheur, déCobè'ir à IJieu,. Son pe(lhé a éré
c'oU)mlt iqué. à cOlis fes deCcehdans s' deCorre
que tol,lS les homme~ naiOènt coupables de ce
m:ché, qu'Of) apelle pe.cOé originel. 1 . r
, En cçll1féquençe, tousJes hommes .aurOlent .
ét~ abandonn~s ,à I ~ puiffance du p~mon, fi
Die,u ~'avpit Qien vqulu leur pr0111ctt{eunJ{&lt;14f,mpteuf, p~r l,es-m(iFit~s infi?is duque~. toUS
Iq b q m~es, fOlp îya\l r-f~)lt ilpres Î., ,VCllene, OAt
é,ré ,racl)et,és" &amp;&lt; pe\!Ylentàt,.e,fi\u~-és L''' plicaçi-olj de,ces mérites e,,1f.ac~ te, pc,çi&lt;lé oflg mel , &amp;
rr::tire les !lPlI)m cp'-lde. V,efcl-av.age dlJ Démon ~
mais cil Ic; ur Ja.iJTe les infirm ités qUllfo@tles·
fu ires dU llec hé.originel " leu r pr0e Uraitlt {eu le·
n1ent tous I~s moyens ~ece{làires pOUf réftllcr
.
.

du Diocèfld'Aix.
191
à leurs pa Clions , accomplir les Commandemens, &amp; operer leur falur.
Pour cetelfet, le Fils de Dieu, [econde
PerConne dela Trinité, Dieu detoute éternité,
comme fon Pere, s'elt fait Homme da'os le
tems. Il a pris un Corps &amp; une A e femblables
aux nôtres dan s le fein de M-arie tO Ii'i jours
Vierge. Le Fils de Dieu faic'Homme : slapelle
N ôtre-Seigneur J Esus -CHRÏd 'Vr,ai'Dièu &amp;
vrai Homme tour enfemble. J,
l,.
J ES US-CHR.IS T a prêché Ibn 'Elvangile dans
la Judée, -&amp; il a choifi dOD zC'~ pôtl-es fioue
prêcher ce même Ev-angik partoure'la\l:rre.
Il a vêcu dans la pauvreré, dans l'humilité, &amp;
dans les fou Ifra nceS pour nous momrelr le chemin du Ciel. Il a vOlilu foutfrir la mort fur une
croix, pour le faIt][ éternel de tous les hommes.
Le rroiliéme jour après fa mort il elt ré{u fcité
glbriellx &amp; triompll"nr. Aprèsf'a Réfurreél'lon
il a ldemeuré ql1aranre jbuts fi r Wrerre a~a.
roilruhr fouvent à fes mfcip1-es, I&lt;.;s III f1:r.i.nfin t
&amp; leor donnant nl Mi·fTlbn, Le q\Jaranriéme
joar-j.1clt mo1nfé :ao' CSi'e", d'où il a envoyé dix
jours la prè'S fon gà~'nt - Efprlr, qUi dl: la troi.
fiéroe Ferfonne 'd~ la l'rès'r'Saïnte T~inité.
011~re le Jug(!ti1ènt'pàrriculle~, dans lequel
chaque homme a1près fa mort fera.jugé, &amp; en

V ij

�'9l
OraOpnAf!m. fJ"Oa~/(f .
,
conféqueqc.e réqom.pe?fé ,04r.PUOI dans rOll
ame, JE,"'11S,. C;\iP-IS,T, viendra ~ la fin du
monde, .&amp; ,c~lJ~ IeSj 9&lt;?mP,)C§Il~fant réfufcités,
il .les jugv~a)pu~A 9ue !Jlçfl~§cA a,
fi CTrand
apareil T, jl, rec.efpe f~ a , e~ 90!ls~ d'un bonbeur ér.erne d" nM~l',B~ ,_{\', 11 ..pIWi r;u les
mécllaç,s el1-:!S~ , Pf~ciIl' ~ Q :JR'lns I.c;~ fl.,\mj11es
écernelles de, ~~nfer 'jW ' n.S)&amp;Je$)iN\r}~ fc'rom recompenfésJ01!l P.lj lj' ~HJl S \ \I\ j"-O fls &amp;
dans leur ame,qui, ne: fC; (~I~WHl'9n~ ,pbl ' v Il .
Il n'x ~ qfj'qne vH~ca~j,e, Eg\ifl\J ~lvÇllr,
l'Eglife Catholique Apo!l:ohque &amp; R m1}" , ne.
HQrs d" FC:\tc Eglife il~ n'y il I?pi I1H~,c ,r~lut,
l:Eglife de Romee!l: la Mere &amp; M.ÎfJ#&lt;t de
toutes lesa~cres EglifesJ'alJiclIJieJ e JlVi enrre
de l'Unité Catholique. ' On l'apelltl lç lot
Siége. ~e Pap.!= E;l'ê~ue de; ~ome efJeÇhef
vifible de l'Eghfe uOIverfelle, le 1\ ~;w:e de
JESUS,CH fi. l ~i"I elll terf~, &amp; lfg~r9.,:ç.m.mun

des Fidèles, L'EglifeCathohque Apo,fiol}que
&amp; Romainqya t r~ÇJ), d~J '-su -CJ~!l- F Ie:
droie d'enfejaner infailliblemenc,\owr,ç,s.)c:p l'C·
rité~ qui reg~den,t)t fal,u t, &amp;,,Iç P yl'oir de
faire des Loix, tout Fid èlee!l:.obligé fou~lpell1~
de damnacipn, de ~ roire cO,uc cc glll) l'Egide
cnfcjCTne, &amp; defairetouecequ'clle cÇlrQ,wande.
Q1a~d on parle,dc:l'~life qui cnft;ignc &amp; 'lui
•

7Jiôé'tjè J:u~'X,
293
Ol'donne, on entehd'l5'a-rler 'du Corps deoEvê.
ques unis au Php'c',Iqtfilen eH leC Hef 1 '
Il e!f 'neceffai(ê 15'6 r'écr (-;Tm)c d'obÎervcr
les Go'm'nfand'eiI\èlis ê JDie 1 ié dè )'E&amp;fifè;
de foi1"fé peché i :&amp;\id r:ic[qSUla'ver'idlf •
J' l:.'~!9rëgél:leS·Go ~tri'àna~m(:n cfe'Diéu i:61i ~
frae ;l' r~ iinerflDjeu l pbm IüHrrlêln'M:J)) ldWlJS
rdU'ceSlc'hofés, Il( i\' c~ prb2na '~ è n1'irl~ otts.
mêm'é~6'ùf l'-à oU \'(fe f)ie'tl'.1 rlJqmen:J' J!I'
Il Y :i '(flxedmm ~~àe\nen" (ffe')E11èiT! 1vil' •
Uri' fdl Dî~lt.t iiat5reHs &amp;'lflàH?rfs 'atfam&lt; ' m'eht~ :.a Jupil'J Iloq f\ Jl.Il'dorlll;~- 'lli qJ
Dlèb JèJ,1 '&lt;1113 nejllreta~ rtl-a~tr cli'of€ paTèl!'' l'emerlt.l ", '\,~l" cl ., mo)}':&gt;b:), 1,:j.1'.l
1'.è:sjI!)1manch~s- tu '@rrderas en 1fèrv ht Dieu
,tlldévo t'tfWefi r. ,')
ri u
"
~.:)L
l '):.J
S
Tes Pere &amp; Mere h6nnoTera ·afin'-de:1 '
re
,b 10lfgtJément. ' [:JI 1:" , l -. de 01 b kliî l'
}-J\)11Wèide poinr-ne lèrli ' cfe fatt' dl'v~lMfa-ih~tJl rtleR ,Y 1 pilurlJc' ')1'1')-. .1 OJ JI G 1
Lùxl:ll'li:~x pdint ln féras élercoTp'§'nioeeotîJ f'ê\ fement, lJlrdddl,,;1p ,~ l~jr.)la~..
&lt; t
1;e 'blè'HC'dlaùtr&amp;i &lt;{èf- rdpje'rî'é:I ~li's hiJetiendras

.

aIl

L

e01ë rçacH~f1t,l:'&gt; ,!"I 1 1 &lt;) , '0 i .,
FiHlX ' ~éhloignàge
diras-ni 'meht'iras aucù-

n'e

",-, ' , '
, J .'J
I ·L
.1
nell'lenr,
'l
L'œ uvre&lt; de chair ne&amp;tiréraS'qu'en m;jrillge
feulement.
•
Viii.

�:z 9+

ordonnllnus Synod,Jlu
Bien d'autrui no convoiteras pour les avoir
in jufiemeot.

,,

Il YQ p,-reillementdix Comrnandemens de
l'Egltfe.
"
.,\, ('1
'
LlS Dimanohes Melre oüiras &amp; Ies'Fêtes pareillement. .. ICT l
,\1.
' '
l "
Tous ,tes pcchez cOl1felroras a tOUt le moins
Ulle fois l'an. 1 ) ~
, J &gt;1 Il
Ton Créateun tu, rcoevlras au moins à, Pâques
humblement.' ,
1 ~ 1
Les Fêtes t\:l fanétifieras qui t(l!fonr de corn·
mandement.
..
( '1
Q!!atre-Tems, Vigiles jeûneras, &amp; leéarême
elltierement.
'
1
Vendred.i chair ne mangeras, ni le Samedi
mêmemcnr.
Les N ôces ne célébreras dans le tems qu'on te
l'
les défend.
Exaél: &amp; fid èle feras payant les Dixmes julkment.
Les Excommuniez tu fuïras, les Dénoncez
exprcffémenr. '
Q!!and Excommunié tu fera. fais toi abrou'dre
promptement.
Le peché efi une défopèïlrance à la Loi de
Dieu , Tout Chrétien doie le craindre plus que

,

el" 'J)joçèfe J' uAi.-:,

19 5'

tous les maux du monde, IX. plus que la mo rC ,
même. Mais il doit fur-tout él;i-te,lTlle pcché
mortel ql11 le rend ennemi de Dieu, &amp; di"!lc
&lt;&gt;
de l'enfer. ll j~ e.p.~ püche =pinux, ainli
a peliez, parce qu'ils foor la fource delDeJu- '
coup d'alltres pechez. lies peolie21 capitaux
foor, l'Orgücil, l'Avarice,I'Impuret6 la G ourmandife, l'Envi~ f Ja Colére &amp; la Farcffe.
Les principales vertus Chrétiennes font
celles. 'qu'O\i. apelle oThéologalesll '/X:avoir, la
Foi, l'Efperance, &amp; la Charité. Parla Foi,
quis:ft le fondement de touteslesvertusChré.
tiennes, nous croyons toutes les verite~ que
l'Egh[è.,nous propore à croire, Par l'Erperancc
nous attendons avec confiance les biens que
Di(!l) nous a promis par les mérites de J E sus·
CHRIST . Par la Charité nous aimons Dieu
pour lui·n1ême par-deffus toutes cbofes, &amp; le
prochain comme nous· mêmes poyr l'amour
de .pieu. La Charité eft la plus grande de
toutes les vertus. Tous les hommes font obli·
gez d'aimer Dieu par-deffus toutes chofes, &amp;
nous devons nous exciter fouvent à l'accom.
p!ilremenr de ce précepte.
Pour croire les veritez, &amp; pour accomplir
les dev0irs de la Religion, Dieu nous accorèle
fa grace. Sans ce fecours nous ne pouvons rien

V iv

'

�: 9 :6,

OrJon/1.4/1C(1 SynodlJlts
fJifo-rd\aile.pour le&gt;falm , ,&amp; aveC! cc fgclllJrs ;
~ti oe,I'lPUSmanqu lI,pas d alls,le beloi lY},~otls

pfi}, ~9 l\S lqfi 1l0US vpulons, tfaire IqjDigq &amp;
évirer le mal.
.
q
,-C;;c!l pr i nc i pnl enl~n LPlf' 1 ~,s ~C~&lt;I!I'lèQS &amp;
par la Prie ro, queAts gr;lîefi de/Qieu qOi'!S,fq1lc
c Ofl)mniqjJ~\e ._ f-SJU&lt;'\
~IHS T '&lt;l iO!\ \§\.léj/e t
SjG;fl: mcn~ ; d( 3\'oir ,., Ià Ba/ème ;t la ~~r
mati0/i1, l'EuGharÜh; ,-,tla, Jj'é!Jlren$l ' , nliEx"
trême-O nél: ion , l'Ote,no &amp; le/Mafliag&lt;L J; UU
Le Bacèmc 1e{l;\u.n &amp;aQJ.çl1)l$tn ~ qui 1i9Ifs fiit
C li l!.é ~ie n
Cl nfal1§ldo Diell \Sç&gt;de l'Eglifo. l,Ger
Sacre ment eft fi néceffaire, qu'on n~ p&lt;61~ Ur~
fa.uy.éJansjê~~e Batifé, ~'e ft pou~qUGiJ-ts:Y CHRI STÜf\loulù q'ue d"J;)sd/::ica sl ~.t.A\l.tri !é
rQJ.ltesfPc tesde-pcmfonne ~p MfeJ;)tba{iI~l'j tlb&gt;lt r
b ~~ifeli.. ; jl. f'l ut Iquel/la. lril;ê(}lc Ji)crfol!qe a,ya~c.
il}J,wxi011 de tà i ~e cc quçtEgli fe fair, vl.ltfoPIt
l'e3u I13 ru relle fur la t~e~ Ge la perfonnlU'j ui
d oiD erre l ri i~e, &amp; qiu
m,ême re~s ~J e te
il , tife ,all 1~0 m du PeF~Qc.@ u· fi ls &amp;,oufS:.1i.nt-

ël'l

Erf~rir ..

,r )',"
" ' I H J ' " 1 :lb Il.'
La C0 o:5rmMiop q(l; u l1iS'lG r«m e~tqu~ nol!s
fait parf.li rs 0h.ré~i c.: QS, &amp;: npus €\o nne la force
de ~') nfdli:r. C0l1r3g®~n1CJ}.t la Fei &amp; la Loi
.oeJ.J/,-s \J\S-GHR IS'r,,· " ~
~Udl a[ittk etl unS&lt;tc.rement qui çpnrient

J1f.Dioc'èft d'Aix:
%97
véritablement, réel1emeIHl&amp;' rllb~ ln'iencment
le C0rps , 'le S~tig LI'&lt;A met'~ tarmv ihit~ do

JES U S':GHRrS 'I' f0~

les'e(p6l!esl(\ L1jpaim~lt du
,krn JI, "

vin.
li;a' Pél1'ÎreM Jef\' nnSacrb1tjtçn't' qp i'reniet
les,pi:chez com n~&gt;s a\'l r~s..l e 13at1Îrne,I". ' , 1
( IJ\ElI~rè'm~-(}f.i ,fr..jo0 h ftourJ' 1Sidrement qtti
re r1d! &gt;ali Malad~s lalta n é.du ~t:ps, ;fi (lela eft
.con" ènab'!é ' aIl' t'àl~ r (Je l'elf~ ralnll ~ GU' quilcs
aide à molfrir t&lt;ll~e·me~lt.1 0·1 ,nl ,r fI " ,
JI [1O'('dre 6fl! rlfnrt SaGremcnll .qiJi t&gt;ablit d'es
M~ i ftife~ de 1',E~ife pour letn~lté de Dielf &amp;
lê' tàiuf,'dqSllb:Jes,!!1' • )
jl l' Ü ~
J"l~
-I!.e&gt; Màri'agc'J eft fi Saç:remell['qlli fanébifie.
l'allfill'féo entre ,~'Hb m'me &amp; la Thmme," '1 , H, \
IRmir reeevo~r IUIl ISacremenr avec{rui ,' l iI'
fau ~ ~t apporter lés difpofirions 'neaeffa.ïres ,
famG (ie quoi, bieo Idfri de recevoir la gra~ e ,
on commet un facrilege,
'
La Priere eft un 'autre canal par lequel Dieu
nous Icommunique [es graces. Il faut prier au
nom de J ES U S -CHRI S T, avec arcencion,
avec hutnil-iré, avèc fe t veùr, ' avec confiance,
&amp; avec perfcverance, Nous devons prier nonfeulem eli r pour nolls - m ~Ol e s ,m ais encore
pour les aunes, foir pour les Viv'3f1s, afin que
Dieu leue faffel â'gràce qû'ilsQpertntieur fa1uc ,

�19S

au 'Dlocèft J,'c..Aix.

ordomJtfnu$ Synt!tJlJlu

299
J.V. DA N S les Paroilfes où le Curé a un ou
p}ufieurs Secondaires, il Y aura toûjours à la
Melfe, qui doit êcre commencée au moins
deux heures après la premiere finie, une courte
Infiruél:ion, à la place de laquelle on pourra,
d e tems én rems, hre l' Abregé de 1,\ Doétrine
Chrétiennc.
V. No 0 us défendons très-érroircment à,
tous Cur.e2;, Secondaires, Prédicateurs, &amp;c .
de publier dans la €haire de l'Evangile, ou '
autrement dans l'Eglife, fans nôtrepermiŒon
exprelfe &amp; pal' écrit, aucune affaire purement
féculiere, quelle qu'elle puilfc être; de quel~
q\le parr que ceere publication leur fût demarl~
dée ID\&lt;) même en3Qinrc; aucun!: perfonnc en
particul,ier ," &amp; même aucun Juge féc-ulier-,
n'ayanc 'droîc d'enjoindre une pa,reille publlcation , dans l'Eglife ,. au préjudice des fuints
Décret~par lefquels ces forces de publications
fane prohibées, &amp; des Déclarations du Roy
qui les défendenc, même pour les propres
affaires de Sa Majc!M. 1·
Voulons néa,rrmoin~. qu'au moins une fois
p~r an,' chaque oG:uré publie au Prône l'Edit
du Roy Henry II. donné au mois de Fevrier
de l'année 1; 56. contre les perfonnesdu Sexe,
qui ayant çaché leur grolfelTe, laiifenr périr

foit pour les Morts, afin que Dieu les délivré
du Purgatoire. La priere peut fe faireJans prononcer aucune pa~ole, mais pu l'efpr.ic &amp; par
le cœur. L 1 prjerequ'oh f"iliten prQnonçantdes
parples, doit toûjours. êrJie accompagnéc de
l'attention del'efprit&amp;çdeladévqtion du cœur.
La plus excellente de toures les prieres publiques d! le faint Sacrifice de la ,Me Ife. Et la
plus excellente de toUfCS -le.s, prieres "piHticuIjeres, c'ea l'Oraifofl, Dominicale, iI-Ftlllée le

Pater.

l

"Il )

C'ea une chofe util,e , loüable &amp; faint~ de
prier les Anges &amp; les Saints, &amp; fur J'Qut la
Sainte Vierg~ Marie, mere de Dieu\, la Reioe
des Anges &amp; des Saints. NOlis deV011S in&gt;plorer leur intercelIio[1 auprès de Dieu; mais n&amp;tre prjncipalc/ ~évotion doit toûjours- être
POllr JESlJS-CHRI~:r" le fcul Médiateur,fouverain) par les méritc;.~ infinis duquel nous
pui lIions être exauoez, &amp; a~ri ver à la yie.éttrn~lle,
, ~
h
, Voilà l'abregé des V érioez que la Religion
nous enfeigne, des pe.v0\rsl,qu'elle (lOUS lmpofe, &amp; des Moyens de, falut qu'elle nouS
fournit.
'•
.

J

Cette leElt/re étant finie, on fera le 'Difèollrs,
Exhortatioil on Inflmélionji le fas écheoif·

\

�198

O,donfJIfnus Synodales

foit pour les MCD(CS&gt; afin que Dieu les délivré
du Purgatoire. La prierc; peut Ce faire fans prononcer aucune pa~ole, mai§ pu l'cfptit &amp; par
le cœur. L 1 pr.ierequ'oÎl faiten prononçanrdes
paroles, doit roûjou~s être- accompagnée de
l'acrention de l'efprit&amp;dela dévqtion d!1 cœur.
La plus excellente de toutes les prieres publiques dl le faint Sacrificll de la Melfe. EtllI
plus excellente de tou·, es :Ies, prieres -~lIrticu­
lieres, c'ca l'Oraifol'l.Dominicale, a!i?Clllée le

Pater.

,.1

., Il

,C'ea une chofe util,e , loüab1e &amp; raint~ de
prier les Anges &amp; les Saints&gt; &amp; fur .Louda
Sainte Vierge Marie, mere de Dieu, la,Reine
des Anges &amp; des Sainrs. Notls devens implore( leur incerce/lio[l-auprès de Dieu; mais n8cre principale, ~évorion doi.r toûjours- êrre
pour J&amp;SlJS-CHR l~
le fcu:1 Médiateur,follverain J par les méritÇ.~ infiois duq~eI nous
pui/lions êHÇ exaucez, &amp; a.rriver à la vie érerr
llçlJe.
,,
,
, Voilà l'abregé des V él)QC;z que la Religion
1l0US en feigne" des pev.@i.rs ,qu'clle ,nous lmpofe, &amp; des Moyens de! [al ut qu'elle nouS
fournit.
't'

r,.

Cette leth/re hant finie, on fora le 'Difèours,

Exhortatiol1 on Inflmélionji le cas ùheo4·

T

au'Dlocèfd'cAix_

J.V.

299

!es ParoiŒes où le Curé a un ou
pl'ulieurs Secondaires, il Y aura roû jours à la
Melfe, qui doit êrre commencée au moins
deux heures aprèsla premiere finie, une coime
Infl:ruél:iclI1, à la place de laquelle Oll pourra,
de tems én rems, hre l'Abregé de LI Doétrine
Ch rétienne.
V . N'O U s défendons très-étroitement à .
tous Curee:, Secondaifcs, Prédicateurs, &amp;c.
de publier dans la Chaire de l'Evangile, ou
autrement dans l'Eglife, fans n6trepermiŒon
ellpreA'"ef &amp; pal écril', aucune aftàire purement
féculiere, quelle qu'elle puiffe être; de qllel~
q\le parr que cetre publication leu... fùtdemari~
dée O~ même enjointe; aucune perfonnc en
particulier,' &amp; même aucun' Juge féculier,
n'ayant drdit d'enjoindre une pareille publication dans l'Eglife, au préjudice des fiahns
Décrets-par Icfquels ces forres de publications
font prohibéeS, &amp; des Déclarations du Roy
qui les défendent, même pour les propres
affaires de Sa MajdM: 1 ~ ~
Vou lol'ls néa.nmoins', qU'a-u moins une fols
p~r an " chaque .curé publie au Prone l'Edit
du Roy Henry II. donné au mois de Fevrier
de l'année 1
contre les perfonnesdu Sexe,
qui ayant caché lellr gr(:lŒeffc 1 laiifcllt périr
DANS

,,6.

�3~o

""""

.OrJonifllllCt.! ny"odalfS

kw f,llfans [aos.qu'ilsayeno re9l1 le Batème~
,,~W.oN O/ U IS '[ccomma,lldons fortement l
tous·!f:;s çur-ezl&amp;Sèconalai'f'es, d'êtr.e et&gt;(wîrnemelle atrel!cifs _à lK!iéGgnerJJ.i.faite connoÎtre
qui que ce foi en particylierni direétement ni
jndireétemenr~dans leuTs Prones &amp; Inf1:ructip-J:l à l'o~ca~on de ce que leur zele leur iof..
pIfera de dIre contre les vices &amp; les défordres.
• tYJJ. N o 'l!1lSlleur recommandol'lsi&gt;areilIe1&amp;e(\( ~e [e&gt; .bWIl ~prépaoor nl!i\1 Lfeulemen par
l'S\lltde, mais /encare par la priere, 'à donner
a~ pçu~le&lt;une Inf1:r'1!Ifrion convena\;;le. 'Cetre
lnf1:ru&amp;ion doit être fimple &amp; familier~ 'pol1[
ê~~e à port6e des' gens gr6CIiêr.s'&amp;lignGrans'l
!;ltll tl~r cOllféqueric-; ohe encore plUsJ'ID'èrbin
dL~t're, jnnl1ujrs queles aUGresl\ celui-qui. parle
q1Uish Chairedc vérité dev.ant faire attention
que c'ea pour l'avantage fpiriroel de fes.Auditç,ùrs qu'ihem;pli~ oetee f&lt;&gt;nétion, &amp; non our
s~ttifer à lui. même de Vafl16'&amp; dangereux appLau~Jire(Dens, &amp; que c'dHaJparol'ç dè Dieu
qu'il doit, p~êcliier &amp; nbR laiparole dellhofume~ ,
Gçtte tlnaruébonren ,même ' tems udaii 'être
faite d'une maniere folide l&amp;; fdivie; Ele forte
que t,out détail trop vil &amp; trop&gt; b'as, toute exprea!on puerile &amp; trop peu ferieufe , ·tome digreiholl contraire à la gravité &amp; à la majeRé

r

.
Pli Dioe'fl J'Ak
301
parole Divine,e;nfin t~tU'e.negli · enceeu
affeétée,. ou trop_grande dans:llar,'jla ge'. ent
du dJfcours, eIilJ01ence*3éH: rftel1t'bannjs~Ul·
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daI1sJt:. Rituel. 115' é.ll~orrfltloocJeurs &amp;aI'ôiffiç\t, . ' S'}l ' t-roll\ter J!lré{0lls ,&amp; ànprati"luel' 'Ie
picl x uf~gèrd{eo pOJ1fer da.ns loollS.ma;ifons! I~
aurqpr '('!lin de-rel1ls en tems de leur e~pliquer
l~s s:likploGrÎoQs a\leI: le[q uelles ~ls doivent,s'èh
ferv:4 ,{i&amp; les etJ:ets,falutaires qoc!J!"diSei~I'leur
y ~ Jatrachés en faveur de cellloqoi en uf-ent
av~ lesdifpofl.tionlj requjfes 1..
JLJIt . LS fe,oDtl'afperEoo dù J!lellple tplls les
Dim&lt;l'JÇh~s Ul) p~Huwn'Jl[ la Mtlfiè 'ParoiCIiale,
avec! ~ prieres 8{ 1léJ6IT\.ooies &lt;:ftéoûr'umé~§J
lIs, n(3, ç}ph11ctml ~a,tl bélllrC'il' alitllh Caïque
eljJP'lJiti ulitr-,.,ft :œ j n&gt;elt all~ Seigneurs des
Licu)( $ ~urqu"l~ il 1a·dèn rreront,&amp; , à .Ieurs fa~
mil,les ~pa.rémelilo &amp;.&lt;llloo ,di.ftinôtiofl, felon
les I:lfages, ~'laf1t que de la .ddJllfierà àùcuns
aurres,Laïques) m~m~ eN génétal, aprèsnéan-

�30 i

Ordonnllnct S Synoàllln
moins l'avoir donnée à toutes les perfonnes
revêtuës d'un Surplis.
III. LEs encenfemens feront faits felon
la Rubrique. Aucun Laïque ne fera encenfé en
particulier, à la referve des Seigneurs dans
leurs Paroiffes &amp; de leurs familles, fuivant
J'ufage des Lieux; &amp; aulli des Magif1:ratsprincipaux, qui dans les Paroiffes de Ville font en
poffe(Jion d'être encenfés. Lefdits encenfemens (:le pourront néanmoins être faits qulaprès avoir encenfé l'Aurel &amp; le Clergé.
IV. LES Curez auront une attet1~ionexaél:e
à fuivre ponétuellement les ufages c0nf1:am,ment pratiqués au filjer de l'Eau bénite, de
J'Encens &amp;-autres cérémoni.esàl'égard des Seigneurs des Paroiffcs &amp; de leurs familles) leur
rendant &amp; letlr faifant rendreavecexa&amp;ieude,
les honneurs qui leurs fom dûs, &amp;évit!ancégalcment Icsdeux excès opofés, donc l'un ceôfif..
teroit à chercher fouvent les occafions &amp; les
moyens de retrancher quelque chofe des honneurs qui font deftèrés aufdits Seiglileurs &amp;
que l'Eglife ne défa prouve point; &amp; l'autre à
leur rendfe &amp; faire rendre par unecomplaifance déplacée &amp; qui avilit la dignité des Mi"
nillres de l' Eglife, des honneurs dont les Seigneurs ne [ont ni en droie ni en poflèllion de

-

~

,.

,lu 'Diocèfl a'Aix;

303
joüir, &amp; qui ne conviennent'pas à des per[onDes 1aïques.
1 (, J&lt;
y. CEP END AN T comme:il pourrait arriver d'une part, que des Seigneurs de Paroiffe
vouluffent exiger des honneurs qu'ils croiraient fauffement leur être dûs, tandis que
des Curez fait à caufe de la modicité de leur
revenu, fait par quelqu'autre raifon, fe trouveraient hors d'état de ft défendre en Juf1:icé;
&amp; d'aurre part, que des Curez s'.obfbrlalfent
fous de faux prétextes, à refufer amr Seigneurs
de leurs Parbiffes des honneurs-que ceux - ci
peuvent,legitimemcnr prétendre; Nous dé~
c1arons que du moment qu'un Seigneur aura
bit donner une premiere affigaarion aux fins
que leCuréde fa Pa roi ffe lui rende ou lui faffe
rendre quelque honneur dans l'Eglife, nôtre
intcnticrn dl; q~leleditCuré fe rende dans cette
Ville,. -0Ù après avoill examiné-&amp; fait exami·
ner aux frais du !::Iergé de nôtre Diocèfe, la
prétenoion du Seignour, nous déclarerons audit Guré ou quele'a1êmeGlergé'deoôtre 9iocèfe 'prenant f-aif &amp;caufe po~r lui, défend"a
enJ~If{ice contre la prétemion"du Seigneur fi
elle ell: rroul'ée'mal fondée, 0\1 que fi lad ire
préten'rîon efl. trouvée legirime, le Curé ne
pCI:H nlieux faire que dcs'y rendre, n'ayant en
'.

�j/l7JtoC(~ J'v1ix.

:; o-i

odon/ulnClS SJ"DJ~ltJ,
•
ce cas aucune proteétion ni afidtance a efperer
foit de nôtre parr, foit de la part de nôtre
Clergé.
V I. Nous fouhaitons que dans toutes les
Paroifiès de nôtre DiocèCe, on renouvelle au
moins de rems en tems l'ancien &amp; pieux urage
du pain béni. Les Curez auroct foin d: faire
connoÎtre à leurs ParOlffiens quel dt 1efpnt
'de l'Eglife fur ce point ~ pour les porrer au ré.
tabliffement d'une pratique fi falOte &amp;: fi uti le,
quand elle dl obfervée avec un cfprit de reli·
gion &amp; de foi. Ils leur expliqueront ~ue le pam
béni tient lieu de ce qu'on apello't autrefOIs
Eulogies, c'efl·à-dire, des pains oftèrts en
grande quantité par les ~idèles, &amp; dont une
partie feulement étOlt prlfe par.lePrêtreqUila
confacroit pour la fainee Euchanflle, ces palOs
oltèrts &amp; non confacrés étant di{l:ribués à ceux
qui n'avoient pas communié, pour leur tenir
lieu en quelque forte de la commUnion. Ils
leur feront obferver que le pain béni répre.
fente le Corps adorable de JESUS - CHRIST,
'qu'il faut donc le recevoir avec pieté,' huml.
liré, reconnOiffance &amp; refpeé\:; QI Il repre·
fenrc en même rems la communauré des biens
fpiriruels qui doit êrre enrre des perfonnes q~i
font profcfiion d'une même Religion; &amp;: qU'li
faut

30f

faut par conféquem le recevoir dans un efprie
de fraternité, d'union, de paix &amp; de charit~.
1

1

•

AR TICLE QU ATORZlEME.
J TJ,

'1

'Des f/t pres.

m

J

i

1

I.i

.O us ord f nnonls q'ue'~ans ~our~s feg
P arOiffes de notre DIO M!,' l'Office
de Vêpres'foit chanre rous lesj6uHdè Dim&amp;rlIche &amp; d Fête'comfandée ; ' l'he~re la 'plus
comnlotle par ra parr à l'éloigneme11t des Paroifl'l'eQs; on ne commencera né~~mQins ledlcHl plUtôt qu';! d eux heures après midî,
ni' plbtard qu'à' trois heurG:s, hors certains.
cas e'iccYaordinaires. Les Curez auront foin
qùe ledIt Office foit chanté devoeenknt, dlf.
rlnél:emtnê, &amp; fans'précipitation r &amp; poùrcec
e'ffer,' hous lèur recommaildons dels'àpliq'uer
à 'élevet" &amp; former plufiebrs de leurs Paroiîfie~s qui ont de la voix afin que ceux·ci puif-,
fénde? lÎder. 1
- '1 Ji.1 A P R E'S les VBptes', depuis la Fête
de la Touffaines juf~u'à celle' ae Pâques, à
caufe dé la brieveré des jburs, ils feront la
prim: du ' fair. Mais depuis P1~l1es jufqu'J la
Touffaints; ·les jours étant plus long, ils ne

1. N

om

X

�;06
OrJonnllnceJ SynoJillu
_
feront la priere du fair qu'environ une heure
a vant le coucher du Soleil, &amp; dans l'intervalle
entre l'Office de Vêpres &amp; la priere, ils râcheront d'occuper fainrement1eurs ParoilIiens en
leur faifant à l'i{[ui: de Vêpres quelque meditarion " ou quelque lefrure de pieté, ou quelque aurre faine exercice, afin de les engager
~ fanétifier des jours fpécialemenr defiinés ail
culte de Dieu.

ARTICLE QUINZIEME.
']Je l'Expofition, ProcejJion, &amp; B énédiélion
du Saint Sacrement.

1.

L

'U S AGE d'expofer le Saint Sacremeor &amp; d'en donner la Bénédiétion •
eft une faiore pratique depuis long-tems obfervée dans l'Eglife, &amp; érablie pour exciter les
Fidèles à rendre au Millère augulle de l'Eucharillie, gage prétieux &amp; ineffable de l'amour
de]Esus-CHRIST envers nous, le refpcé\:
&amp; la vénérarion qui lui font dùs, &amp; pour réparer eo quelque forte les profanations &amp; les
facrileges que ce Divin Redempteur y fouffre
de la part des Impies, des Hérétiques &amp; des
mauvais Chrétiens; mais çec ufage tQut faine

r

du Dioeefl J'Aix.
307
.&amp; tout pieux qu'il ell doit être reglé. S'il écoic
trop frequent, bien loin de produ ire les eftèts
falmaires que l'Eglife a eu en vC!ë en l'établiffa nt , il produirait des effets tout opofés : Car
telle eilla foible{[e humaine, les plus grands,
les plus nobles, &amp; les plus faines objetsce{[ent
de faire imprelIion lorfqu'ils deviennent corn'muns &amp; frequens. Leshommess'accoôtumenc
11 voir fans reflexion, &amp; par conréquent à negliger ou même à méprifer en quelque forte ce
qui dl: trop fouvent expofé à leur vôë.
1 I. C'E S T pour cet efl-èt que::.conformément à notre Ordonnance du 21. Fevrier
1739. Nous défendons à touS Curez , Supe.
,rieurs, Reél:eurs ou Direél:eurs, foir Séculiers
foit Réguliers des Eglifes &amp; Chapelles quel1es
qu'el1es foient, lituées dans l'étenduë de nbtre
Diocèfe,d'y expofer le Saint Sacrement &amp; d'y
donnerlabénédiél:ion pour quelque caufe que
ce foit, à moins qu'ils n'en ayent obtenu de
nous une permilIion expre{[e &amp; par écrit. Dé.
fendons pareil1ementde donner la bénédiél:ion
du Saint Sacrement dans la même Eglife plus
d'une fois peodanriemême jour, fous quelque
prére·xte que ce fait. Exceptons néanmoins de
cerre défenfe, le troiliéme Dimanche de chaque mois, jour auquel fans nouvel1e perm if·
. '
X ij

�0a

3
orJannantes Synaaalti
fion, 00 pourra don ner la Bénédiél-ion du Saint
Sacremenr le matin &amp; le fair dans'Ies Eglifes
Paroi!1iales feu lement; fçavoir, le matin au
retour de la Proceffion , &amp; le fair après V ê.
pres. Voulons pareillement que fans nouvelle
permiflion, le Curé ou autre Prêtre, chaque
fois qu'il viendra de porter le Viatique, puiffe
au retour dans l'Eglife donner fuivant l'ufage,
la Bénédiél-ion avec le faim Ciboire, avant
que de le renfermer dans le Tabernacle.
JII. N 0 U 5 défendons à touS Prêtres Sé.
cu1i::rs ou R éguliers, fous peine de Jllfpenfe
encouruë par le feul faÎt, de porter le Saint
Sacrement foit dans l'Ofl:enfoir , foit dans le
Ciboire, foit autrement, dans les Villes ou à
. la Campagne, &amp; de le fortir de l'Eglife à l'ocealion des incendies, inondarions, tempêtes
&amp; autres accidens; li ce n'efl: q lie ces mêmes
accidens donnaffent lieu de craindre que l'Eglifemême nefllt bientôt ou brlllée, ou inon&lt;lée, ou renverfée; auquel cas on pourra feulement tranfporrer leSaint Sacrement dans un
lieu convenable le plus proch~in.
IV. No us défendonsdcponerIeSaintSa.
crcment en ProcefTion dans ,les ru ës là ns notre
permiffion exprcffe, à la .referl'e des jours de
la Fête-Dleu &amp; de [on O ébl'c, du. Hoifi2me
•

.
dll IJivcèfl a' Aix.
309
Dimanche de chaque mois pour tes Pa roi lIë ,
&amp; des jours aufquels l'ufage de fairefcmblJb!c
ProcefTion, ancien, contranc &amp; roùjours Illiv.i, a été par nos Prédeceffeurs &amp; par Nous
autorifé 00 permis.
V. LORsQ..u'oN expoCel'a le Saint S3crement, on aura foin que ce foit toùjours a l'CC
le plus de décence &amp; de propreté qu'JI fera
pofTiblej il Y aura toûjours lorfque le Saint
Sacrement fera expoCé, &amp; lorfqu'on en donnera la Bénédiélion, au moins huit cierges alluméslic'dtdansune Ville, &amp; au moins lix
dans quelque lieu que ce foit, fans préjudice
de l'uCage obfervé dans les Eglifcs où l'on CIl
met un plus grand nombre, ufage auquel nous
fommes bien éloignés de vou loir déroger .
L'expolition du Saine Sacrement ne fera jamais faite, &amp; la Bénédiél-ioi1 n'en fera jamais
donnéequ'au Mairre-Aurel, excepté le Jeudi.
Saint, fuivant les Rubriques du Me(fe( Pendant rout le rems que le Saint Sacrement fera
expofé, il Yaura toûjoori au pied de l'Autel,
ou à _peu de diltance, au moins une perfonne
â genoux, excepté pendant le tems des Offices publics. Le Saint Sacrement ne fera jamais
expofé (Ii ce n'ell depuis le Jeudi-Saint juCqu'au lendemain) ni avant le Soleil levé , ni
X iij

�3J 0

du Dwctft J'Aix.

ordonnanus sYriDdÀlf!

après le Solcil couché. On n'en donnera ja;
m ais la 8 énédiétion qu'avant la nuit, &amp; jamais
aufTi qu'après avoir chanté au moins les deu x
dernieres ftropbes du Pallge /irlgua , avec le
Verfet &amp; l'Ora ifo n du SJilH Sacremcnr.
VI. L ORSQ.,U'ON expofcra le Saint Sacre.
ment) on aura fo in de nc pas mertre l'Ofien.
foi r dans un lieu rellcm enr élevé qu'on foit en
danger ou de le laiffer tomber Oll de commettre quelque indécence, foit pOllr le monter,
foit pour le décendre ; Et pour éviter les irreverences, lorfqu'on prêche pendant que le
Saint Sacrement eft expofé, on aura foin pen.
dant ledit tems de renfermer l'Ofl:enfoir dans
le Tabernacle s'il fe peur, ou fi cela ne fe peut
pas) de le couvrir avec un voile épais &amp; fort
étendu) en forte qu'il ne foit plus en aucune
maniere expofé à Il vC1 ë du pellple. Mais dans
le cas où le Saint Sacrement étant expofé il faud roit faire quelque Procdlion en laquelle le
Saine Sacrement ne feroit pas porré) Nous or·
donnon s qu'avant que de commencer ladite
Procefllon) on le renferme dans le Tabernacie) foit avec l'Ofienfoir s'il fe peut, fOlt en
retirant la f:lÎnte Hofiie dud it Oftenfoir; fauf
d'expofcr de nouveau le Saint Sacrement au
retour de .la Proccilion fi le cas y écheoir.

31 l

V II. Nous ordonnons que l'Oéhve de
la Fête du Saint Sacrement fgit célébrée dam
toutes les Paroiffesde notre Diocèfc ; Que tous
les jours pendant ladite Oéhve le Saint Sacrement foit expofé pendant quelque tems ; ~e
la 8énédiébon en foit donnée le foir, mais
toûjours avanc la nuit j &amp; que le jour de la
F ête &amp; le jour de l'Oétave le Saint Sacrement
foit porté en Procefiion hors l'Eglife.

ORDONNANCE
AIl

flljet de l'Expofition &amp; Bénédiélion du
Saint Sacrement.

EAN-BAPTISTE ANTOINE DE
8 R A N CAS, par la permiilion de D ieu
&amp; l'autorité du Saint Siége Apofiolique, Archevêque d'Aix; AII Clergé Séculier &amp; Régu lier, &amp; à tous Supérieurs) Reéteurs, ou Direéteurs des Eglifes &amp; Chapelles publiques de
notre Diocèfe j Salut &amp; bénédiétion en Notre
Seigneur.
lleftdenotredevoir, MES TRES-CHERS
FRERES, &amp; par la grace du Seigneur nous
nous fentons d ifpofés à le remplir, de nous
prêter autant qu'il eft poilible à tout ce qui
peut exciter, favorifer, entretenir &amp; nourrir
X iv

J

�3Tl

Ordom",ncts SJlfodalfs

la pieté &amp; ~a devotion des Fidèles dans tOllte
J'érenduë du Diocè[e dont la divine Providence nous a confié la conduite; mais c'cft en
m ême rems pour nous une obligarion effentielle de veiller avec fo in à ce qu e leur devoti a n &amp; leur pieté ayem un objet réel, &amp; que
d 'ailleurs ce qui leur e r!: pré[enré [air accomp agné de toutes les circonftances nécellà ires
pour leur utilité [piritueil e, &amp; dû ~ ment auto:
ri[é, aioli que les regles &amp; le bon ordre J'exigent. Geft en conCéquence de ces principes,
que nous croyons très-imp&lt;2rtam de nous faire
répré[enrer les Titres, Conceilions &amp; Permit:
lions en vereu de[quelles on annonce très- [ouvent d es Indulgences à gag ner par J'a·f/i che
q u'on met pour cct ciret à la. porte d'un grand
nombre d'Egli(es ou Chapel!es, &amp; en vertu
de[quelles pareillement on expofe très _ frequemment dans div'er[es Egli(es ou Chapelle$
le Très-Sain t Sacrement, avec lequel on dQnne aum 1.1 Bé.nédi ého n. Nous Commes d 'a utant plus ob ligez :l cette attention, que [uiva nt les avis qui nou s o nt été donnés, nous
avo ns un jufte (u j,et d e dourer tant de la réalité
de plu(jcurs des Indulgences qui [am annoncées au public, qu e de l'exiftance d'aucune
permiffionlégitimc de faire l'Expolirion &amp; de

d'l 'Dioc~fe d'ufix. .

313

donner la Bénédiaion du Très-Saint Sacremenr dans quelques Egli[es ou Chapelles à
l'occalion de certaines (olemnire z ou devotions parti~ uliéres. Nous ne croyons pas que
cela [e pratique de cette mani ere par ;lU cun
m auvais mOClf; nous· croyons encor.:: moins
que dan s la vôë d'attirer les Fidèles on veüille
les tromper. Nous pen[ons'3u con rraire , que
ceux qui en u (ent ainli dans les Egl ires ou Ch .pelles dont ils [ont Supérieurs, Reél-eurs, ou
Direaeurs, l'ont fait ju[qu1à préfent dans la
'per[uatiWn que l'u(age dans lequel'ils onr vû
leurs prédeceffeurs à cet égard, érait légiriroe
&amp; dû ëment 3utorifé. Nous ne pouvonscependa nt nous di[pen[er de prendre les voyes néce{faires pour mettre les eho[es en régIe.
A CES CA U S ES, Nous ordonnons à touS
Supérieurs, R eaeurs, ou Direaeurs, [oit
Séc uliers, [oit Réguliers des Egh[es &amp; Chapelles publiques quelles qu'elles [oient, ,qui
Io nt limées dans l'étendu ë de notre DlOce(e.
de nOLIs produire les Bulles ou Brefs d~ Indul­
gence qu'ils ont obrenuës de Rome; &amp; pa!elllement de nou s exhiber routes les permlflioos
,qu'ils ont obtenuës [oit de llOS Prédeceffeurs
ou de leurs Grands Vicaires, [Olt de nos VIcaires Généraux ou de nous-m êmes, pour ex-

�~J

+

Oraonnllnm SJnoaalu

pofer le Saint Sacrement dans leurs Eglifes ou
Chapelles., &amp; pour y donner la Bénédiéhon.
En accendant nous défendons, à commencer
d.!s aujourd'hui, à l'égard desEglifcs &amp; Chapelles liruées dans cette Vi lle &amp; dans fes Fauxbourgs; &amp; à commencer dans deux mois depuis la datte de la préfente Ordonnance, à
l'égard des Eglifes &amp; Chapelles lituées dans
toue le rell:e de norre Diocèfe, d'expofer aucUne affiche d'Indulgence au public jufqu'à ce
que les Bulles ou Brefs d'Indulgence nous
aya.nt été exhibez, nous ayons d01'llllé pour
cela, pofierieuremenr à notre préfenre Ordonnance, les permilIions necelfaires. Défendons pareillement à commencer dès aujourd'hui, pour la Ville d'Aix &amp; fes Fauxbourgs;
&amp; à commencer dans deux mois depuis la
datte des Préfentes, pour tout le relte de no·
-tre Diocèfe, d'Expofer le Très-Saint Sacrement dans aucune Eglife ou Chapelle quelle
qu'elle foir, &amp; d'y donner la Bénédiétion,
pour quelque caute &amp; fous quelque prérexce
quece puilfe être, jufqu'à ce qu'on aie obrenu
de Nous de nouvelles permilIions; révoquant
exprelfémene à cet effet toutes les permillions
données,q uellesqu'elles foient,jufq u'à ce jour,
lie nous réfervanc à Nous fculs la faculté d'ac-

au 'Dioc/ft

J'Jix.
~Jf
corder des PermilIions à cet égard', ainli &amp;
de ta maniere que nous le jugerons convenable. Les fufdices défenfes faires.fous peine en
cas de contravention, d'être procedé par les
voyes canoniques. Et fera notre préCente Or~
donnance publiée dans cou ces les ParoiCfes de
norre Diocèfe au PreSne de la Mefiè Paroif·
{jale, &amp; affichée à la porte de toutes les EgliCes·
&amp; Chapelles publiques. DONNE' à A ix dans
notre Palais Archiepifcopal ce 11. F evner

1739·

ffi J. B. A.

Arch. d'Aix.

PAR MONSEIGNEUR,
SOL

LIE

R Secret.

ART 1C LES El Z 1 E M E.
'Des atltres Bénédiétions.

1. PAR Mlles Bénédiétions , il yen a qui
n'étant pas ref&lt;trvées, peuvent êrre faites par tout Curé, ou de fon agrément, par
tour aurre Prêtre, à moins que le Curé ou le
Prêtre ne flIt ou excommunié, ou fufpens, ou
interdit; &amp; il Ycn a qui quoique Sacerdotales,

,

�~ 16

OrdOnnlfl1US

Sy/lod.ilu

anendu qu'on n'y emploïe aucune des fainees
Huiles, ne peuvent cependant être faites par
aucun Prêtre, mème Curé, qu'avec la permillion de l'Evêque, à qui fuivant le Rituel
même, elles fone refervées. De cette efpece
flnt les Bénédiétions des Ornemens SacerdotlUX, foit en général foit en particulier; des
Nappes &amp; Lingesd'Aurcl; des Corporaux;
des Ciboires ; Croilfants; des Soleils ou Ollenfo;rs &amp; Boëtes pour. conferveroupourporter la Sainte Eucharillie; des Vafes pour mettre les faintes Huiles, &amp; des Chalfes pour
mettre des Reliques; de la f&gt;remiere Pierre
qu'on doit pofer pour bâtir une Eglife; d'une
Eglife ou Chapellé pour qu'on 'puilfe y dire
la Me~è; d'une Eg!ife ou Chapelle polluë
pour la reconcilier lorfqu'elle n'a pas été confacrée par un Evêque; d'lm nouyeau Cimetiere ~ d'un Cimetiere poilu pour'le reconcilier; des Cloches; des perfonnes mariées qui
font empêcnées par forrilege ou malefice d'ufer du mariage; des perfonnes obfedées ou'
po{fecJies par forme d'exorcifme contre le
Dép10n &amp;c. A l'égard de routes ces bénédictions reCervées, outre que les Archiprêtres
chacun dans l'étenduë de fon Archiprêtré peuvent les faire) ainli qu'il el1 porté par notre

au

Diocèfo d'A}t,
311
Ordonnance concernant les Archiprêtres,
Nous voulolls encore .qu'ils puilfenc chacun
dans fon dill:riét, donner non généralement,
mais felllemcnt pour chaque occalion, la permillion de les faire à tels Curez ou autres Prêtres foit Séculiers foit Réguliers, qu'ils jugeront à propos ruivant l'exigence des cas; Leur
re.c ommandons néanmoinsexprelfément, furquoi nous chargeons leur confcience, de ne
donner jamais cette permiffion à aucun Prêtre
quel qu'il foit, qui feroit fufpeét de maùvaife
doétrine, ou donc les mauvaifes mœurs leur
feroient connuës, renonçans pour cet effet;
à route con.lidcration &amp; complaifance humaine; &amp; aulTide ne jamais donner cerre permiffion ni d 'en ufer perfonnellemenr eux-mêmes
pour ce qui regarde les bénédiétions des perfonnes mariées qu'on croit empéchées par
fortilege ou malefice d'ufer du mariage, &amp; des
perron'nes qu'on croit obfedées ou poifedées
par forme d exorcifme contre le Démon, fans
nous avoir auparavant confulté, &amp; avoir reçû
notre aVI s.
11. N (, u s défendons fous les peines de
droit, à tom Prêtre Séculier ou Régulier,
d'employer pour les bénédiétions qu'ils feront, d'aurres prieres que celles qui font mar-

�~ 18

Ordonnllnm Synodalu
quées dans le Rituel, ou que nous auront ex';
prelfément aprouvées.

. du Dlocèfl J'Aix.
j T~
dans chaque Parailfe de faire exaélement les
Proceffions établies à des jours fixés toures les
années ou par les Loix de l'Eglife, ou par les
anciennes &amp; confiantes coûtumes des Lieux.
Défendons non· feulement aux Curez, mais
encore à toutes perfonnes Séctllieres ou Régu.
heres, d'en intrpduire de nouvelles, même de
changer le tour'de celles qu'on eft déja en ufage de faire, pourquelque occafion quecc fair,
même fous prétexte d'un Vecu fait à cc fu jet,
fans norre permi/lion expreffe &amp; par écrir.
IV. EN fecond lieu, nous défendons qu'on
faffe des Prace/lions hors des limites de la propre Paroiffe, &amp; .même d'en faire aucune qui
aille au - delà d'un quart de Iieuë, quoique
dans le terroir de la même Paroiffe, &amp; ce quand
même il y auroit eu ci-devanr-pour cet effet
quelque permi/lion accordée.
V. TROISIEMEMENT, défendons pareillemenr, nonobftanr tout ufage ci.devanr pratiqué &amp; toute permiŒo'n qui auroit pû être cidevant accordée, de faire aucune Proceffion
ni avant le Soleillcvé, ni après le Soleil couché.
V L QUA TRIEMEMENT, tous les Ecclefiafiiques Séculiers &amp; Réguliers qui ont coûturne de fe trouver aux ProceQ'ions générales,

. ARTICLE DIX-SEPTIEME.
. 'Des Procej)ïons.
' 1. LEs Curez auront foin d'expliquer ;l
leurs Paroiiliens quels font les motifs
généraux pour lefquels l'ufage des Procefiions
fi ancien dans l'Eglife, a été érabli. ~els font
les. motifs particuliers pour lefquels chaÇJue
Proceffion qui doit fe faire dans leurs Paroiffes, a été infiiruée, ordonnée, ou permife.
Enfin quel eft l'efprit dans lequel, &amp; la maniere felon laquelle il faut affifier à ces reli.
gieufes cérémonies pour qu-'e1les foient agréa.
bles à Dieu.
1 I. MAI s comme il n'arrive quettop fou.
vent que par les diffipations, les indécences,
les défordres, les irre\'erences &amp; autres abl1S
qui fe glilfent dans les Proceffions, ·bien loin
d'apaifer la colere du Seigneur &amp; d'attirer fa
mifericorde, on excite fon courroux &amp; on
provoque fa jufie vengeance, nous jugeons
necclfaire d'ordonner ce qui fuir.
III. PREMIERElVlf.NT, on fe contentera

..

_~

�~ 10

Oràbnnllnm SynodAlts

fe rendront exaEtement tant à celles qui font
établies à perpetuité qu'à celles que nous pourrons indiquer exrraordinairement j les Ecclcfialliques Séculiers,en Su~plis&amp; Bonnetcarrr;
&amp; les Réguliers, avec l'Habit qu'ils ont coûfume d'y portef. Les uns &amp; les autres marcheront en ordre Celon leur rang, gravelnenn &amp;
rnodellement, fans fallier pedonne &amp; fans
parler à qui que ce foit; à la reCcrve de ceux
qui feroient obligés de marcher hors de rang
&amp; de parler alin de donner quelque ordre pour
le reglement de la marche.
,
\
VII. CINQ..un:MEM'ENT, chaque Corps
en général &amp; chacun en parriculier dans fon
Corps, marchera dans les Procefiions felon
fon rang, On préviendra, autant qu'il fera
poilible, les conreftations fur le pas &amp; la préféa nce; &amp; s'il en furvient quelqu'une, le plus
élevé en digniré parmi ceux qui y afiillent, la
r.eglera fur le champ par provilion, &amp; rous les
Conrendans y défereronr fansdifficulré, pour
évirer le rumulte &amp; les irreverenccs, fans préjudice du droit des Parries, lefquelles pourront ellfuire fe pourvoir fur le fonds &amp; princIpal pardevant qui il aparrienr.
VI!l. SIXIEMJ::lIl'ENT ', le filence, la moden ie &amp; le recücillemcllC, doivenr re gner
penJ Jn t

r
JII 'Diocèfe J'Aix:
32 t
pendant les Proceilions. On aura foin qu'il
n'y ait rien de fuperllitieux, de fabuleux 01)
de 'ridicule; ~ ' iln'y ait pointdedéguifement
de fcxe; Q:l'on n' y porte point d'Images, Statuës, Figures ni répre(cnrations indécences&gt;
~'il n'y ait dans les ru ës par où les ProceCfions pa{fent, aucune Tapiflêrie ni Tableau
répreftncant des cho{c::s deshonn ~ res ; Enfin
qu'il ne s')' pa{fc rien de conrra.ire à ce qu'exige)a (aiateté de cetre cérémooie; l1ii .qui pui{fe
oœaliOnJ1Cr'Une diflîpation il~déceme, Et au
cas que les Curez ne pui{fentpas par leurs exho~tations &amp; rém-qptrances, parvenir à faire
ceffer ces abus, 1l&lt;?lIS lélrr enjoignons de nOlis
en avertir afin qlIe nous (oyons en état de
prendre les me[ures nece{faires p0llf arrèt~r
les fcandales, ou li nous ne pouvions y réüflir,
d'iotendire le(diœsP.!'oceflldns. "_, .
.,
,.

ARt le L E

-

J.. " •

bïx- H'VltlEM E.

'DIt

~ l'

~

.'

Cafechi[rnl'.'
,.

-

i

'

;..

I. L'UTILITE' du .Carecgi(m:e. par de, mandes &amp; p,ar rép0{1(es aft fi grande,
que les Curez &amp; autres qui fonc chargés du
foin des Paroi{fes, ne peul'eot .fe d t[penl'èr

y

�~ 1"2

OrdOnmmCN Syt1oJ,,/es

de regarder cerre mechode comme la plus pro~
pre à les merrrb en. é~at de remplir avee,fuccès
l'écroire obligàrjoll dans liqiiélle ils fon, d'enfeigner les veritez du falut aux perfonnes fi,r
tout qui font'cncore dans un âge tendre. Gd!:
par ce rîlbyen qu'on inll:mit les enfans des
principts de la Religion, &amp; qu'on inculque
dans leur efprit fufceptible de routes les impreflions ·, la connoi(faflce des chofes qu'il
i'mporte fi,e1fent(ellemefltdef~avoir. La negli.
gence fur 'C'C pc&gt;i11t entra-Îne prefque infailli.
blement dans les ·Paroi{fes ~e lib'er~nag~ des
mœurs; &amp; lesperfonnes'quin'ont pas apris le
Carechifme pendant leur jeuneffc, trC&gt;\!Ivent
dans la fuire, 10rfqu'e1le-s fOllt avaflcées en
âge, des obfi:acles prefque i\wincibles à leur
inlhu8-ion. .
,
Il. Nous ordonnOlTs 'aux Curcztdefaire
ou par eux-mêmes, ou par quelqu'aucre Ecclefiall:ique caRable &amp; par.nous aprouvé à.cec
t'gard, le Ca'cechîfme rdus les jours de Di manche &amp; de Fê.ce chom~e" &amp; outre cela deux
autres jours pendant chaque femaine du Carême, à l'heure ·qu'ils jugeront la plus commode pour'le peuple. Ils pourront néanmoins
.s·en difpenfer' .depuis lç jour de la Fête-Dieu
inclulivemenc, jufqu'au premier Dimanche

du 7Jioc'èP à'Ji/&lt;.
31 J
èe Novembre exolufivement, s'ils jugent que
pendant ledit tems ils ne pourroient raffembler. les.enfans. Ils pourronc autH s'en difpen'.
fer .depuis le Dimanohe des.R.ameaux inclulivemenr, jufqu'au ,Dimanche de Qlalimodo
Ilxolulïvement, Ik auffi les j0urs de Noël, de
la Renceoôte" de l'AŒomption"de la Sainte
Vierge, de la Fête de tous Ies'Sa.Încs, &amp; )lie
la Fêtdlilu ~rineip:rltPâtron ,de Ia.ParoiŒe s'ils
jug'eht' ~u'au,fditôsijoutS ils tle~'.trroient q.ue
t~dp~fficilementtvQGq~'er :l cct ..exerCice; 1er
qucl:iaù 'Curplus ;,n0us:les exhorfons de rllUIIplct' 11: :pltJs fouYlll)e ;qu'ils :pourront, ' &amp; coûjoll~~ ' aum ' Couvent qu'il léu·r patloÎtra neceH"airé.
..
.
. UI. ·E&gt;oANS les ParoiŒes où H,y,auntrop
grand'nombred'enfal'ls pour que)QIffi.ême Ca!
techiae pût lui.'foulles infl:r~ire" ;les Gure~
:lur.éFltf6in qu'oA'faŒe,en..llJêroê'J~ms .&amp;en dl.
:verft~sl Eglifes ou' ~lIpeHœ, p:l.ùf~HS..çace.
chifriies' fupo,ê" qoql 't)!" àit l da ~ la, ParoiJTe
plùfieurs Eccleiiafi&gt;iqIJ'es c3&lt;pabl~ "cl.e remplie
diglh e~e!ilt!Cetre lftJOé.hon . . '1,,,'1..,
""'-l
I.V ID A iN S les Paroi1res qùl ~ f6Qt .d'une
grarrdeétendtlë &amp; dans lefquelles !I.feroit im
poftbleou trop1d ifficil.e que ~es cnHtl)s fe rei1~
diŒent atlidûment à l'Eglife, à, c2ufe.de té.
Yij

�..
~

2lj.
OraOn;,anll'S Synod,.lfs
lorgn emenr des ·lieux, de la rigueur de l:rfai(dn, 011 de la Elifficulré des chemins, les Curez
auronr fgin qu'au moins deùx fois pa'r mais il
y air un Carechifme indiqlil~ à jour &amp;,heure
précisdans' Iès lieux les plusécarrés, où rous
ceux qui font rrop éloignés de l'Eglife Parolffi ale ) puiifent fe rendre &amp; fc trouver raffemblez.
' J!
V. LES Curez qui he pouvant t0ut'faire
pa, eux - mêmes, feront fair.e le Carechifm'e
pard'aurres Ecclefiaftli'ques capables, ne ~oi­
vènr pa~ cependant fe croire par-là êlifpenfés
de,contrlbuer de leur p:lrC au'fucc ès d'unecçuvre fi importa·nte. Ils vi"fiteronc fOllvent les
Carechifmespour voir comment tour s'Y'P3'ffe1
&amp; ils ferqnt eux - mêmés de'temS'en têms lè
Cate~h'ifme ', afin d'animer &amp; d'encourager
p'~r leur.'exemple les Carecbifres ~ :rëmplir
dIgnement ceremplol, &amp; lesenfans à profiter
~es p~ines &amp; des' foins qù'on prend pour les
~nllrUIre .. Au furplus., pO)Jrl prévenir 'divers
lnêonveOlens fouvent très-confLderables" &amp;
pour que l'uniformité fi utile &amp; ,en quelque
fone fi necelfaire dam' les exprcŒoIls,mêmcs,
foit établie à cet égard dans norre Diocè(e ,
Nous ordonnons qu'on fe éonforme-exaétement au Catechifme que nous avons compofé

aIl

7&gt;iocçfe d'l...A.i~,

.'

~25

pçlUr l'ufage de none Diocèfe, &amp; nOUS .déLqdons d'~n ,enfeigner aUCUn autre au ptÇjui
dlÇeqe .celul-la· ~lj"', "
,'

,_, _J
~,! f

1

'

ARTICLE DI X-NEUVIEME.
~

.t

l'

~e la Priere faite en commün.

0'
1('

,Ir

)

, JI

1

,

r

\

UT RE , que les prieres faites ep
,
com~un onr plus deJgrce &amp; plus
d'efqcace auprès de Dieu, &amp; que d'ailleurs
elles, conrri.buent lorfqu'elles [Qnt p\1p)iques
à l'é,dilication des pellples, il ell bien imj
pQrtant que les Fidèles foient excité~ . à
remplir avec exaél;itude l'obligation o~ ils
foqc ,de prier le .~eigneur tous les jours de
leur, vie, &amp; fachene la maniere dont il .eil:
convenable qu'ils expriment dans. leurs pri~­
res. les
• fentimens &lt;;le reli&lt;&gt;ion dont leur cœur
cl QIt etre, pénétré'L l
'
•
q. 1Ç',E. S,T ,dans, c;ette vôë quç nous exhorrons tous les Curez de notre Diocèfe à
établir da..ns I «~rs, Paroiifes., ainfi qu'il fé
pratique dans plu{iellrs endroits, l'ufage
d'aifembler tous les matins.1. l'heure la plus
çonvenable, &amp; tous les foirs avant la nuit
y iij
1:)

�316
OraOm1lmU5 SYl101111r5
au [on de HUGloche, leurs' P:ù'oiiliens dans
l'Eglife, 011 étant afièmbJés, le Curé ou autre Ecclefiafiiqüe érant à .genoux JU pied
dç l'Autel, ou en Cllaire &amp; l'ev2ru du Surplis, lira à hauté voix pofément &amp; difiincrement la Priere du marin &amp; la Pt:icre du
foir , telles qu'elles' fe erouvent à la fin du
CarechiCme que noUs avol1S cornpofé pour
l'ufage de noere DiocèCé, Ccux d'entre les
Curez qui ne pourront parvenir à étàblir
j'ufage de la Priere du m'arin tous les jours.
s'apliqueront à l'établir du moins pour les
jours de Dimanche &amp; de Fête, &amp; ils en
uferont de même "à l'égard de la Priere du
foir. Nous nous en raportons [ur cela à leur
z èle, e[perant qu'il leur feta furmonter tous
les obl1:acles, s'ils oht att€nrion à ne pas fe
reburer par les djfficulrés qù'ils poùrront
rencontrer,

"

ail

Diocèftd'4i.x. .

"

327

--------------------.-

ment \' Ange/{IS trois fois pa"t jour ; [~a\l()ir,
le marin, à midi, &amp; Je foir" Ils feronr connoîrre à leurs Paroi!liens l'el'cellence de
cette priere, &amp; leur ex"pliquerant -combien
.clle efi efficace lorfqu'elle ef!: faite avec un
.e [prit de foi, de religion &amp; de piecé. Ils
les avertiront auni qu'il y a des Indulgences accordées à ceux qui au fon de la cloche, ou le matin, ou à midi, ou le foir,
recireront cet,ee ,prierç à gen9ux; fça~oir,
une Jnqu lgence partic;.ùliere -&lt;le c~n[ jgurs
pqur chaque fois, à c~ux qui érant en éCat
de grace &amp; , vérirflblement contr~rs, reciceront. cecce 'priere av,~ attention &amp; devorion
[uivant les i)1Centions marquées dans le
Bref du Souver;tin Pontife, &amp; une Indulgence pLeniere une fois chaque ~ois à ceu~
qui diront cette priere fui,vant lc:s ,mêmes
intent.i ons, le niême jour auquel ils auront
fait une -bonne Confel1lQn &amp; une [ainte
'Communion.

ART l C LEV l N G T l E !vi E.

ART IeLE VIN GT-B NI EME.

1.

L

'Dr /' :Arrgelfts.
Es Curez, chacun dans faParoilfe,
auront foin de faire [onner exaéte-

N

'Des !?l:!fête!.

0 us défendons i toure forte de
'perfOJ,lOes de quelque fexc &amp; de
quelque condirion qu'elles [oient, de faire

1.

�~~ 8,

ordonnances. 'SJ!f()d;ln

.

publiqMchlcnc la q!Jéte 'Clans aucuil fieu de
none , Dio«dfc, fiinsf oot~e permiŒon 1 exp~{)lfe &amp; ' plLPJr écrit-l' E'X€eptons néarm10ins
clé cett,e dé ftq1fo; les Reéteurs des , HôpifaUX, ,Confreries SC a!l~«; pieux établiflèmens', ai nMll&lt;]uc l les ·R.tC!li g'i&lt;wx Mandlans,
ions · lefq ud fc trouvent &lt;J ans le droit ou
'àâ'n s ' une anc icrinc &amp; coofl:anrc po(fcflion
,de qu êter foir par cux.nll!t;l)cs foit par d'autres perfonnCls qu'il s ·completrbnt à' cet efFet.
11. LEs Curez &amp; rll.lères ne recommanderont dans leurs EglifèS aucunes perfonnes
quelles qu/elles foient 'pour la qnête, qulaprès avoir vû notre permifTion; Et au ,cas
erne quelques O!:!êteurs 0U Qpêteufes allaÇ.
[Cllt dans les ~aroi{fes faire la quête fans
notre permiffion, &amp; fans avoir exhibé notredire permitlion aux. Curez des Lieux,
on pourra fJifir la quête, même par)mploration du gra S' fêculier, pour être difl:ribuée
aux pauvres de la Pawi{fe, conformément
aux Arrêts ' rendus ·au Con[eil d'Etat du
Roy fur ce fujet. Nous recommandons expre{fémcnr aux Religieux Mandians de n'envoyer pour faire la quête aucun de leurs Reli.
gieux qui ne foit d'une probité, modelhe,
referve &amp; pieté rccon.nuës &amp; éprouvées.

r

au Diocèft J'A;;, .

T

'

3i 9

III. No U s fexhortons. I~s~ Rëligieu'x ,
Mandians dont les Maifons {bnt f'u!fifam J '
ment rentées, 'de n" envo~er-:iu&lt;!tril -de leups
Religieux ni aUcune autrè ''Pm'Onne -à la
quete, étant convenable &amp;" ila "'l;hariré exigeant en q'6elque forre qu'ils a(}à~clo\1n elTt
l'avant age 'q u'ils 1pollrroicnt en r('~irer, pOUT
en ,biffer profiter les Maifons R 61igieufes
qui ne vivenr qlJle ' d'aumônés, &amp; qui Ile
peû\tent fubfifl:er que par la q.uête. ·
,
1 N 0 U s défendons 'à robs (~êreuh' ,
quand même érant Prêtres lis feraient d'ail.
leurs par nous aprouvés pout Prêcher -i&amp;
Confe{fer dans notre Diocèfe, ·d'u fer de ce
pouvoir, lequel nous fufpendons, &amp;-en ralilt
que de befoin revoquons expref[émenr, dans
les Patoi{fes pendant, tout le tC!ms qu'ils feront occupés à y faire la quêre. Leur défendons pareillemenr de publier dans aucun
lieu des Indulgences; &amp; dans les Paroi{fes
où ils iront quêter, d'expofer des Images ou
des Reliques, fans notre expre{fe permilTion.
V. " L 0 R S QY E pour des raifons intere{fantes, nous aurons jugé à propos de
donner la permiffion de quêter à quelque
perfonne, foir de norre Diocèfe, foit d'un
Diocèfe 6tranger, Nous déclarons que notre

v:

�~;o ·

OrtbnnancC$ Synoda/o

in(entiQIfl' ,e{l:,; que " cette perfonne 'ne puilfe
rouler dan,s les ~glifeS) mais qu'elle foit obl igée de Lè reeirer à la porte pour recevoir
les aUlD,Q)lf S" des Fidèles lo rfqu 'ils entrent
gans le T emple du Seigneur ou qu'ils en
fortent ~ afin que le Service Divin ne foic
pas troublé, ' &amp; ' que la devoeion des Fidèles
ne foit pas i,nterrompuë par l'importunité
~J.es mandians, &amp; par les ,dill:raébons qu'ils
caufent en parcouranc fans celfe tol!lte l'étendu ë d' I&gt;me Eglife pour expofer leur mifere.
~x hortons en ' conféquence rous les Supé.
fleurs des Eglifes à être attenrifs pour que
le prefent Reglemenc foit ponétuell~ment
executé.

TROISIEME PARTIE. :,
l

D ES

,

SACRE ME N S.
"4

ART 1 CL E PRE MIE R.

C'

&lt;]Je s flinte s Huiles. ,

0 M ~l E les faintes Huiles font employées dans l'adminiftration de la
plus grande partie des Sacremens ; Nous
croy.ons devoir en parler d ès le commencement de cette eroiliéme Partie, conformément à ce qui dl: f-agemenc prefcrit dans les
Aétes de l'Eglife de Milan, li utilement &amp; fi
glorieufement gouvernée pendanc plu{jeu~
années par le grand Saint Charles. Les ArchIprêtres auront foin d'envoyer cous les ans un
Ed:ld iafiique conftitué dans les Ordres Sacrés , lequel apr ès avoir affiité s'il feyeut, à l.~
cérémonie de la bénédiétion des falOtes HUIles, en emportera dans crois Va~es de ~uivr,e
ou d'étain, difunél:s, feparés &amp; blen.delignes

J,

�~;o ·

OrtbnnancC$ Synoda/o

in(entiQIfl' ,e{l:,; que " cette perfonne 'ne puilfe
rouler dan,s les ~glifeS) mais qu'elle foit obl igée de Lè reeirer à la porte pour recevoir
les aUlD,Q)lf S" des Fidèles lo rfqu 'ils entrent
gans le T emple du Seigneur ou qu'ils en
fortent ~ afin que le Service Divin ne foic
pas troublé, ' &amp; ' que la devoeion des Fidèles
ne foit pas i,nterrompuë par l'importunité
~J.es mandians, &amp; par les ,dill:raébons qu'ils
caufent en parcouranc fans celfe tol!lte l'étendu ë d' I&gt;me Eglife pour expofer leur mifere.
~x hortons en ' conféquence rous les Supé.
fleurs des Eglifes à être attenrifs pour que
le prefent Reglemenc foit ponétuell~ment
executé.

TROISIEME PARTIE. :,
l

D ES

,

SACRE ME N S.
"4

ART 1 CL E PRE MIE R.

C'

&lt;]Je s flinte s Huiles. ,

0 M ~l E les faintes Huiles font employées dans l'adminiftration de la
plus grande partie des Sacremens ; Nous
croy.ons devoir en parler d ès le commencement de cette eroiliéme Partie, conformément à ce qui dl: f-agemenc prefcrit dans les
Aétes de l'Eglife de Milan, li utilement &amp; fi
glorieufement gouvernée pendanc plu{jeu~
années par le grand Saint Charles. Les ArchIprêtres auront foin d'envoyer cous les ans un
Ed:ld iafiique conftitué dans les Ordres Sacrés , lequel apr ès avoir affiité s'il feyeut, à l.~
cérémonie de la bénédiétion des falOtes HUIles, en emportera dans crois Va~es de ~uivr,e
ou d'étain, difunél:s, feparés &amp; blen.delignes

J,

�O,dO/1I1i1I1~e( SYl1odll /(!
,par leur infcxiption, Une q,uanrité [uffifanre
pour toutes lesPawilfes deleurs Aréhiprêrrés,
Chaque Curé ira loi-même ou enverra un Ecciejialtique conltirué dans les Ordres Sacrés,
prendre la por~ion ne~eààire pour fa Paroi(fe,
des mail)s de fon Archiprêtre, qui fera au
plûrôt &amp; ' fans délai cette dillributlon , 'après
'aquelle Nous défendons eicpre(fém~l1[ de fe
fervir des fain-tes
Huiles
del'année précédente
,
.•
,
l
à quelque ufageque ce f0it; Ordonnonsqu'in_
ceŒmmenr on les [a(fe brùler dans la lampe
de l'Eglife,&amp; qu'on brûle l'ancien cotton qui
en a éré im~lû , pour ef! jeçcer les cendres dans
la Pifcine"
'
, II. b~NS lesParoi(fesoù leSamediSail)[
on n'auril'pt1 avoir les (ainres'HuiIG~p,évxelle­
menr bénie~, pour s'en [erl'ir à la qénédi~ion
foleqlOelle de l'eau Bamilm;lle, on conferyera
dans uny.?uf,r;r~e, ~ole,j ou autre l'are cpnvenablç, ~F ,cerpin~ qyanriré d,e ,I;ancienne
e~u Bapflfmale, pour ~'eq fervir jufqu'au te ms
auquel on aura reçû le,s [aiures Ruiles réc,em.JTIenc bénies; &amp; alors on fera l'jnfufion des
nouvelles
fainres
Huiles dans
l'eau récemment
•
•
l"
bpnlte le Samedi Saint; apres quoi on jet,cra
dans la Pifciue le relle de l'ancienne ~au Baprifmale qu'on avoir confecvée; On confecvera

'23 t

!'

du Iniocèfo d'Jix_
~H
pareillement dans chaque PaCQi(fe, les fainres
Huiles ges Infirm. s) des Ç&lt;jchfclImenes, Sc
Je faintt Chrême-: p611r s'eh fervlridans toutes
les occaliom où e1.!~Sl oivenr êcr~_~mployées,
'u [qu'à ce qu'on aye reçû Ic,s lalOres HUIles
~écC!mmenr bénies, '&lt;fuandmem_e; ~n,ne Fec~.
vroit c~lIes-ci qu'aipr,ès le S;med\,S~'?,r, ce
qui ndpeu\guere~m;ibquer',d ~,6rJ~~r a 1egard
dcs.. ParoiïTes éca.rr.ées bu ,~IOIg!!eesr ,~ c!
l'II-Ii -L ES îainrc;:sJ;Imles fel(;j~ teau~ ~
gardtes:J vec romel~ d.éçeOQe-.c!kJpr9~~e!~. DCilIf.
fibleslfan:s uri Creque{ d·argeftlj ~ eC~II}pnJl
leo/cf cdnc.iendra t.rois ·peti(siY.~fils. çu'~~n
mérail bien bouchés, chacun avec fon ln Çtl;B •
tion lJien'roarquéé l\Q ;bièq ;ditliPg\\&lt;lÇ:, V.9ur
évirer, lesméprifes ~ ~1a~eç f.pflYRfÇj~ gQ\1..P~
)om Le .Gremier [eU ilovelop~ qi\n~ ,uAf'QINr
fe -ouiétu.'y d'lIne,&amp;pffi: honnér.q~l'r9pre) ~
on tienàra le tout dans l'EglffF§ll;uf( h~Jl,f!O
maRC avec une olef QIj1.&lt;.'!1e CU'9 :~§,der . ç~i\~­
ternenr, U y àuro\:OIl);t1: ~e1a IH)~~~~~e-fep~r(j~
pour J"Hujledes In {ilJl)es afio '!o1(jlle fO~Vl B2(~
tée plus commQdemenc alJli' ITje.\sI9.Ç~ I; . ~ ~-9.
aura foin de ne jamais rranrpom;r. les .fall!r..es,
Hoilcs' qo'avec précaurio.o) rc;v(e!~!:\ce &amp; cef-

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Sacretnens en âfJéral.
1 fil!)

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Sallremens1f,mt les 'canaullifacrés
•
.pll.r &gt;lefqùels N@ljrecl?eigneur JES'US&lt;ZHRlS'f Ei~tclécouler fllr nous &amp; n04s\com.
• mllniquo,les graces qu'il-llolIIs a merirées par f:I
l''affion &amp; ~apfa mort: 1 Les:l?,rêtres ,q ui en font
les Itifpenfattlufs,ne fauroiel'lt em les adminif·
tfiint' y .a.p~l'lleii ~r.Qp d~ préparation, d'-'lttenftôn, ·d1exa&amp;üude,. de Vénération &amp; de ref-

p@a-.

,l,

;1~1'·1r.

f•

• t,

"

La 'teme)'ité 1td'admim/l:r.er·lun Sactiernen1l
eitretat dé-.pJ:éh6 Œ0rtl:1 ét:lnt l)n fadilége,
lèS Prêcrési;lftfr !out l~srOÀlr.é:b , SecoAdaires,
&amp; ai:ltres,rP-i'êt;r~s aproli' t.ei , lefquds; font à
portée de 'remplir à ~OllS momens cetre fonc.
tian redollrable ,. doivel'lt mener une'vie fi re.
glée &amp; li f~int'~1 ' qu'ils ioieno toûjours en érat
0' Jdminirtr~r'tés Sac rem -it auxperfonneSoC1ui
les demandent'ou qui font dans le cas preffanr
(kres recevaÎr.
"
Les Curez, Secondaires, ~ aurre~ Prêtres
ayant charge d';tmes , fcront diligens &amp; ponc·
t uels pour l'adminifl:ration des Sacremens

r

du DJ'o,èfo à' Ai';. ' _ 33
lorfqu'on les apellera, foit pendant le jour)
foit pendant la nuit} fur rout !oûqu'il s'agirà
des Sacremens qUl doivent être admÏnifl:rés à
des malades, ou du B~tème qu'il faut confe.
rer à des enfalls qui feroient en danger de mort.
Ils auront foin d'avertir de tems en tems dans
leurs Prônes, qu'on ait recours 'à eux fans aèl
rendre l'extrênüté &amp;.fans crainli-re qu'on les
incammode. Gert même pourtuit (jans bieh
des eccafion-s un devoir indifpeilfable de prevonJr.'la I4cmande des Sacremehs, &amp; d'alTer
:It:1-devQfI t-d e befoins de Jeurs oiia1~les, en prè"ant tous tes moyens conveniblci pour eh
être infiru~rs. Ils at:lront auill it'térrtion Jortttu"ils- forri~ont dé Joeuts maifdns ,-'de 'donner
les'0~d(es neceffaires pour qu'on fi che le Iie~
ord'o'A'poutra les'Crbuver, fi 'jDend'ànt ce tem e
'Ià,ils ~l!'oiC1lt'demllndés par d'autrès'per[onnes
qui aur0ient be'[oin deleur fecours."
•
Il. A" A 'N T ql:1e d'adminiB'rèr uri Sacré-ruent j ils auront recours à Dieu'," s'exciteront
à la cOI)'rririon &amp; drefferont'leuhntencion; ils
prévoiront ce qu'ils- ont à fairc-'tant pour la
conduire qu'ils doivent renir:,' que pour lès
cérémbniesqu'ils doivent ob[erver, Immediatement avant l'adminl!hation du'Sacremenr ,
ils auront [oin de renouveller leur intention.

�•
~~6
A~1f4it~ ~~~ ,

OrJolmances SynodAles
fc-comporreront dans cette occa:
[wn a~~, lalgrllviré, la modefrie, le refpeé1:
~ !Ie reGii'I!~JlGment qu'elle exige. Ils liront
.dans le Rimel, fans fe fier à leur memoire,
10rfqu'il .S;!lgira d'adminifrrer les Sacremens,
.pour I~dll\~niaration defquels il y a·une multj pliciré &lt;;le prieres &amp; de teérémonies, tels que
font le Batl'fflH ,.l'Extrême· Onétion &amp; le Ma,~!t!gç . Ils fe, ~onformérone exaé1:ement à tOUt
~G qui e:lt 'l'\1&lt;l,rqué dans le Rituel, fans rien
~;oûter
\ diminuer, ni changer, fi ce n'dl:
1:J
,dans le ~ ~ s d'jUne nece!lité prdrante, lefquels
J9nÇ ~ ;f'!,.q~ -Jd~ns le Rituel même, où il cfl:
~a,rqlffi ;p~ ,qu'iHaut fai1e.dans de pareils cas.
f Il I.,J)L.S. n'adminiltreront jamais aucun
SilcrS:.~mÇJ (ans êrre, revêtus des habits pref, ~fits. En fi p {équence, pqur l'adminiltration
du BatèmF,~ 4,e l'Eucharjaie, de I.'Extr ~ me­
Onétion ·&amp;,.du Mariage ils auront toûjours
fur leur.. ~9I1J9/les, le Surplis &amp; P~tole l &amp;
pour l'adn;Jipifrration du Sacrement de Péni~ence, il s aur9rr, roûjour~à la vùëdu public,
&amp; ll!tant,.'lu,e faire fe pourra même en particulier, le Surplis &amp; le Bonnet carré. Aucun
-S ac ~~me nt ; !: cepré celui de Pénitence, ne
(cra ad mini i}'ré fans qu'il y ait un ou plulieurs
cierges a!l urgés.
.J

~ -

....

IV. ILs

Ju Dioctjè d'Aix.
33"
IV. 1 L S auront Coin d'inl1:ruire fouvent

leurs ParoiiIiens de tout ce qui concerne les
Saeremens; leur nature, leur excellence, les
difp.olirions avec lcfquelles il faut les recevoir, &amp; les eftè ts qu'ils produifenr. Ils fe ront
ces inl1:ruél:ions en général dans leurs Prônes,
leurs Prédications &amp; leurs CareçhifmesJ &amp;
fui'vanr le delir du Concile de Trente, lorf.
qu'ils adrninil1:rer09t aé1:uellemenr quelque
Sacrement, ils feronr aOranr que le tcms, le
lieu, &amp; les cirçonihnces pourrpnt le perl1;lettre, quelque courte exhorration pour ranimer
la picté de ceux qui vont le Fecevoir, &amp; pour
exciter dans le cœ ur çles a IIi fransles fenrimens
de religion &amp; de refpeél: avec lefquels ils doivent êtr~ fpeétareurs de la difpenfarion des
Mifières.
V. E N FIN ils ferOnt une ferieufe reflex.ioll. fur ce qu'étant revêtus de l'autorité de
JESUS-CHRI S T &amp; agiffant en fOIl nom dans
\' "dminil1:ration des Sacremens, ils doivent
avoir atrenrion à ne pas lcs cooferer à des indignes, perfuadés, commc il elt vrai, qu'ils
en rendront au Tribunal du Seigneur Ul1
compte ngoureux ; Qle fi par lin difcernemeflt criminel jls avoient égard dans la difpenf.ltion des Mil1:t res à la qllaliré des pero

~

�33 8

ordonnances Synodaüs .
foooes &amp; fi par neghgence, pH fOJblelfe ou
par qu;lqu'autre m?tif purement hllm ~in , ils
prodiguoiem mal a propos le~ dons c~l e ncs ,
ils fe rendrOient eoupa,bles d une pre varication qui attireroit fur eux la vengeance, Dlvinç.
V 1. 1 L cft défendu à tous Re1izieu x d'admini{her lesSacremons de Mariagç, de l'Euchari nie en Viatique, &amp;, de l'Extrême-Onerion, fans le confenrement du Curé ou la p'er~
mi"(lion de l'Evêque, fous peine d'excommunication encouruë par le {eul fair, dom I:Jb.
folution en reCervée au Pape. Nous faifons la
même défenfe à tous Prêtres Séculiers fous
peine o'cxcommunicarion encourue:. par le
feul fait. Défendons en m~me tems à touS
Curez de donner ledit confenremenr à aucun ·
des Prêtres tant Séculiers que Réguliers, auf.
quels nommément &amp; perfonnellement nous
aurions jugé à propos de défendre l'adml~lf­
tration de ces Sacremens dans notre DJOcefe.

ART 1C LET ROI S l'E M E.
JI

&lt;])u Batème.
I. JESUS-CHRIST avant inl!-irué IcSaerement de Barème comme un moyen

ail

Diocèfl d'A?',,,
339
abfolument neceff:lire pour pah~en ir au faru t ,.
a voulu en même rems, p:lr Un efbèr de Ion
infinie bonté , pour re ridre la rceep!'ion c ce
Sacrement pl us fdc ile, que toute perfonn e
quelle qu'elle fait, pla valablement &amp; d.rlls le
cas de nece(]îcé licitement l'adm ininrer. G dl:
pourquoi les Curez in'nrulrortr'leursl"a roj[fiens, &amp; fllT tour les perfonnes q ui f'orit la
foné1ion de Sage-Femme, de ce qu':i rfaut ob.
fer ver dans l'admiQif1:ration tie ce Sactemebt,
&amp; des'qS dans lefquels (les per(iQnnes de rotle
état, 'de tout Cexe, &amp; même celles qui he
- foot pas membres de l'Eglife, peuvent l'ad.
minift'rer, en obfervant néanmoins autane
que la décence peut le permettre, l'ordre de
préfCrence qui doit être fuivi , felon lequel le
pere &amp; la mere de l'enfant ne doivent faire
cette fonél:ion que lorfqu'il n'y a aucune aurre perfonne en état &amp; à portée de la remplir;
autrement le pere ou la mere qui auroit BatiCé
fon enfant, fe ferait rendu coupable devant .
Dieu, &amp; allroi~ contr'lél:é un empêchement en
conféquence duquel le devoir conjugal ne
pourroi~ plus ètre demandé Far le pereou la
mere qui auroit ainli fans neceffité admininré
le Batème.
1 J. Nou s ordonnons que les enf.ll1s nouZ ij

�340
oràonnances s{nodales
.
veaux n~ foient ,porrés a l'Eghfe Parodliale
pour le plu 2al-d trois foi s vingt-quatre he,ures
après leur n ~ i{]à l\ce pour y receVOIr le Bateme.
Ûéclaràns que les pere~J &amp; .f utfes perfonncs à
qui ce Coin peut aparreOlr, fe rendrol ent coupables d'un grand peché , fi par leur ~'olonté
déterminée j ou même par leur negllgence.,
ktdirs enfans n'étoient pas portés à l'Egide
Paroilliale av ant le fufdiç tems expiré; Et de
plus, que fi ~pr ès !cfdites trois foi s vl~ g~- qua­
tre heures expirées l'enf~ nt vient a mounr
fans Batème, ils auront encollful'exçommu&lt;
nication. Permetrons néa nm o1l1s , pOlit hpnnorer l'ancienne pratique de l'Eglife, que les
enfansqui naitrontpendant la Semalne.fa1l1re .
ou pendant la femaine qui ~récéde le Jour de
la Peorec6te, s'il n'y a pOlor de da,nge r de
mort foient réfervés pour être banfes le Sarnedi~Saior ou la veille de la Peorecôte, d'abord après la bénédiél:ion folemn elle des
Fonts.
III. Nous défendons en conféquen&lt;;e (Oll~
la même peine d'excommunication encourue
par le fcul fait, ;l tOl.}te perfonne de banrer
elle-même, ni de faire batlfer par aur.ruI, a ~­
('un enfant hors de l'Eglifc P.lrol{]l ale, s ,1
n'y a en effet, ou du moins fi elle ne croit paS

dl! 'Diocrft d....Aix.
Hl
rédlcnient qu'il y a yéritable &amp;, pre{]"ante necc 111 té , ou s'il n'y a permil1lon cfe nOli s par
écr: r. Qle fi malg(é Li pré!C nte d~fenfe un
enfant avo it été batiré ailleurs que dans l'Egl'ifc Paroi lTiale, hors le cas d'un danger preffanr &amp; ra ns notre permillion par écrÎt , Nous
défe nd ons expre{]"émenr aux Curez &amp; à tous
autres Prêtres, d 'a dmettre dcsParrains ni des
Marraines lorrqti;enfuite on po ~reroit ('~nfant
à l 'E~!l fe pour q ~l'il 'il reçô't les cé;é mon'i~s du
Bat'èrrte; mais ils ehoifiront eux-nlêmes des
p au'vres pour être les Parrain &amp; Marraine de
l'enfaNt. Et a.\1 cas que les parens differa{]"enc
plus tle tro rs jours efltiers de préfenrer ou
faire pr~renter leu rs enfans, roit pOlir recevoir le Barème s'ils ne l'ont pas encore reçù ,
foit pour recevoir les cérémonies s'ils avoient
été déja ondoyés hors de l'Eglife ParoiŒale
fans necelTité &amp; fans permil1ion de noere parr;
les Curez après avoir averti lerdits parens en
préfence de deux ou trois temoins, leur feront en public trois monirions ~a noniqu es par
trois Dimanches coMécutifs; après quoi, en
cas d'ob!l:ination ; ils leur ioterdiront l'ent rée
de l'Eglire, &amp; nous en donn eront avis pour
que nous puilTions procéder plus amplemel!.t
·fi le cas yécheoit.
Ziij

�3'4&gt;~

ordonnances SJ/lod~l~s
1 V. 'N O'U s défe ndons à rour Prêtre même Cmé fuus peine de (ù (pen fe encouruë par
lé: fe ul fa ft , d'adtnirl,ill:rer ~e Barème ailleurs
que dans l'Egli fe P-arolflialè [ Comme auflî,
&amp; fous la l1lème peine , (Jt donner l'Eau Baptifinale fJl1' les &lt;!érém ElIlICS preforires 1 fi ce
n'dt pour l'un &amp; l'aucre article, qO/0 0 flit
da ns le cas de necemté, ou qu'il y d\t deN ous
pour en ufer aurremenr une perl1liffion par
écrit.
V . LO R S ~u E dans un danger preffanr,
c'efl:-à-dl re , dans un péril évident de morr ,
un enfant aura été bmfé dans la maifon ; fi
l'enfant éd13pedu danger, leCuré interrogera
la perfonne qui aura ondoyé ledit enfant &amp;
les éél1loins dignes de foi qui aOront éré préfens, afin de s'affurer fi l'on a obCervé rour ce
qui eft effenriel par raporr à la matiere, à la
forme &amp; à l'inrenrion; &amp; li de l'inform arion
exaél:e qui aura éré prifc, il refulre un doure
tant foit peu raiCoiinable fur la validité dudi t
Batème, Nous ordonnons aux Curez de le
conferer de nouveau fous condition, en faifant porter inceffamment l'enfant à l'Eglife
où le Slcrement lui fera adl1liniftré'avec rou tes
les cérémonies prefcrices.
'VI. L o R. s Q...u 'u N enfant ayant été batifé

. du Diocèfi d'Aix.
3+3
dans la malfon à caufe du péril évident oc
mort où il fe fera trouvé, il n'y aura aucun
doure que le Batème qui lui a été adminiftré
n'ait écé bien &amp; valablement conferé, fi l'enfant échape du danger, &amp; ledit danger paffé ;
le Curé aura foin qu'on le porte au plûrôt à
l'Eglife" où il fupléera les cérémonies ; de
même que lorCqu'un enfant au~a été ondoyé
d"ns l'Egli/e fans les cérémon~es dont nous
aurions permis le délai.
V II. Lo R S Q..u'u N enfant aura été ondoyé à l'EgliCe, les cérémonies étl nt diftèrées
p ar nocre permiffion, ij fera fait dans le Regîcre un aél:e dudit ondoyemcne; &amp; lorfque
les cérémonies feront fupléées dans la Cuite, il
fera p areillemenr fait dans le RegÎrre lIll aél:e
dud lt fuplémene, dans lequell'aél:e précédent
d'ondoyement fera mentionné &amp; r~ pell é .
VIII. LORsQ..u'uN enfant dans le cas
d'un péril évident de morc, aurl été ondoyé
d ans la maifon, &amp; qu'il n'y aura aucun douce
que le Sacrement ne lui ait été validement
conferé, l'enfant échapé du danger fera porté
inceffammenr à l'Eglife, ainfi que nous l'avons dic ci-deffils; &amp; alors le Curé après lui
avoir fupléé les cérémonies, mettra dans le
R egitre un aél:e dudie fuplemenr, dans lequel
Z iv

�H4
o~tUn.fJll1Jces SynodAIN
il Jera fui r mention qtle ledit enfant a été ondoyé lU! tel ju&lt;tr, dans U/l"e tclle mairon, pa.r
une telle perJ:onne, &amp; qu~nformatlOn pufe, Il
a été vérifié ·que ledi.c ondoyemc,nt a été bien
~ valablcFllCj1t fair.
IX. QUAl)lJ, aux; enfansc.l&gt; pofés, à/moins
q \:le ~ar quelque voy.e [(i re &amp; non équ1ivoque
OR I)e fût cercain que le 13:atè me leur a été bien
&amp; i"alablernenJ adminiOré , on les batifera,
t~ûjours av!;o tclttes les oérémonies prefcrites;
lçj1Noir, d'une manierc abfoluë·, s'il n'y a au·
cune rai fan de douter qu.'il s ayeor été batifés;
&amp; fous condition, s'il y a quelque doure rai{onnable 5 lequel doit fubGfter quand même
on leur auroit trouvé un bill ct par lequel il
ferait dic &amp; déclaré qu'ils oor été batifés.
X. DAN s tous les autres cas, on s'cn tiendra aux principes Juivans. Lorfqu'il ya dcs
preuves po(jtives d'un Batème conferé à une
telle perfonne, il n'eft pas permis de le rèïrerer, même fous condition, fur de fimples
foupçons &amp; fans un doute raironnable. LorCqu'il y a un doute raifonnable, on ne peur pas
adminif!:rer le Batème d'une maniereablOluë,
mais on peut &amp; l'on doit le conferer fous condition . Lorfqu'il n'y a aucune preuve poGrive
qu'une perfonne ait été batifée, &amp; qU'II n'y a

du 'Diotèfo ,J'f.Aix.

3H

en même tems fur ce point allGun d{)ute rai-

,

r
"

fonnable, il n'ef!: pas permis de batifer cette
perfonne fous condition, mais on peut &amp; on
doit la batifeFld'une maniere abfuluë.
XL LEs Curez &amp; autres ·Prêtres d&lt;i&gt;iveni:
être exrrêmement attentifs à fuivre ces princi.
pes, fauoe de quoi s'eh écartanc (l'ans la pra ri.
qlle, ils s'expoferoient à commettre des f\lcri.
leges, &amp; à encourir l'irregularité; ·&amp; afin qu'ils
évirent un fi grand danger, lorfque danS'quetque cas particulier ils feront dans l'incertitude du parti qu'ils peuvent ou doivent prendre, &amp; qu'à cer égard ils croirollt avoir un
doute raifonnable, Ils nous l'expoferont s'ils
en Ont le tems, avea routes les circonftances,
dont ils auront pris une information auffi
exafre qu'il leur aura été poffible, &amp; fe conformeront enfuite aux ordres &amp; aux avis que
nous leur donnerons à ce fujer.
XII. LES Curez ne pourront ni batifer
par eux-mêmes, ni permettre qu'aucun Prêtre
batife dans leurs Eglifes ParoiŒalcsque les en_
fans qui font nés dans l'étenduë de leurs pro.
pres Parollfes , fi ce n'eft qu'ils euffent obrenu
ou le confeorement exprès du propre Curé
ou notre permiffion pareillement expreffe, o~
fi ce n'ell qu'il s fc: crouvaffent à cet égard dans

�3+6

Oraon/Jllnm SJnoalll~s
la circonlhnce d'une prcfiÏl nte nécelIité; &amp; en
cc cas"dansl'aétc écrit [ur le Regîrre il [eradie
que l'enfante!l: né dans un\! relie Paroiffe, &amp;
il fera faie mention du conlèntement du propre Curé, ou de notre permillion. De plus,
dans le Reg~rre dç la Paroi(fe où l'enfante!l:
l1é, &amp; de laquelle l'enfJnrfera eoûjours cen[é,
quoique bati[é dans une aucre, il fera fait à la
marge une note de l'aéte écrir [ur le Regine
de la Paroiffe dans laquelle le Barème aura c:eé
admini!l:ré.
1
X II I. L 11 S Curez ou P r~rres qui confereront le Baréme, auront foin d'adminrfirer
ce Sacrement, &amp; d'en ob[ervcr touees les Cérémonies avec toute la pre té , la gravité, l'attention &amp; l'exaaitude que demande une action fi fainte &amp; fi importanre; &amp; ils veilleront
cn même-tems à ce que toutes les per[onncs
qui feront préfentes, alIi!l:em à l'adminjfira.
tion de ce .sacrement avec tout le reCpea qui
com'ient, averriffant avec charité &amp; douceur,
&amp; s'il éroit befoin , repronant avec une fainte
liberté, &amp; fans re[pea humain, les peF[onnes
qui yamaeroiçnr d'une maniere immodc!l:e,
ou qui y commettroient quelque irréverence,
cu même qui s'y comporreroie nr d'une fa~on
tant [oit peu contraire:&gt; à la mode!l:le, au re-

aiJ Dioc~fo

d'Ail(,
347
cuëil1ement &amp; à la bienréance.
/ XIV. ON aura foin en Hyver de faire
aporcer du feu pbur fàire tièchr l'eau, afin
qu'elle ne puiffe porter aucull préjudice à la
-faOfé de l'cnfant qui doie être barilé; &amp; il Y
aura en tout rems un linge de!l:illé uniqu( menr à effuyer la tê~e de l'enfant "dès qU'II aura reçû le Barème, lequel linge le Curé aura
fo in de tenir dans on état de propreré convenable, en le fa if:tnt olanchir de rems en rems,
ap.ès l'avoir lavé ainli que le doit être un linge qui a été imbibé d'une eau bénite dans laquelle a été faite l'infulion du famt Chrême.
XV. CONFORMEM EN Taux fainrsCanons,
N olls.défe ndons d'admertre pour Parrains &amp;
Marraines aucun Religieux ni aucune Reli-gicu[e, ni même aucun EccieliaO:ique, fans
norre permiflion par écrit.
XVI. DEFENDONS parei1lem enr d'admettre
pour Parrains ou Marraines les Pécheurs pu"
bl ics &amp; [candaleux; les perron nes noroirement
infâm(s.les Excommuniez; les Hérétiques; les
Infidele~; les Errangers inconnus; les Inlènfés,
H ebêtés ou Imbéciles; les Ener.gumenes; les
perfonnes qui ignorenr les Myfi ères de la Re-ligion &amp; les poinrs principaul&gt; de la Doéhmc
Chrétienne; celleSqllin'ont pas encore 4ttell1t

�3+8

OraQnnances SJnodaüs
l '~ge de quatofze ans; celles qtJi n'ont'point
fJrisfait à leuT del'oir Pafcal; le Pere&amp; la Merc.&lt;Je l'enfant ; les perfoJlnes qui s'y préfcnte_
Nient avec des airs de diffipation &amp; de mond Jl1i té contraires à la fâintc ré du lieu où le Bat ème cft admioiftré , &amp; à la véneration qui ell:
dù ë. au Saorement; les perfonnes du fcxe qui
ferOtent bablllées d'unemaniere irnmotlefte &amp;
contre la- bie nféance.
1
X V II. JLE S Curés av!!nt que de batil'er
l'enfant s'informeront du nom rantdu Parrain
que de la Marraine pour s'Qfllirer s'JI Jl'ya rien
en eux qlll d~)Il'e les excl urre de cerre fonétioOJ,
afin que li lefdirs Parrain s &amp; Marraines font
dans le :as de ne devoir pas êrre admis, ils
plll (]ènc eraor a verris, fe retirer fans bruit, en
/eur épargnant par cerre précJurion, la confuGon du refus qu'on feroit obligé de leur
faue dans le moment de la cérémonie.
,,(
X VIII. 0 N n'admettra pour le Barème
tout au plus qu' un Parrain &amp; une Marraine,
lef~uels feront avertis de l'affinité rpirituelle
qu Iiscontraétent, non entre eux mais ave'e '
l'enfant &amp; avec le pere &amp; la mere de l'enfant.
affinité qui cft une empêc hement dirimant a~
mariage que les perfonnes ainG alliées pourloient en[uite vouloir contraéter en[emble.

tlfl Vioc!/( tfv11x:
3+9
OnJes avertira aum de la charge à laqu'e1le ils
s'engagent à'avoir foin de l'enfant qu'ils tiennent fur les Fonrs tant pour le temporel que
pour le fpiriruel au défa ut des parens; &amp; de
l'obliga tion qui leur cft impofée d'avertir la
Mere &amp; la Nourrice de l'enfant qu'elles ne
peuvenr fans un grand peché c.oucher l'enfant
avec elles, avant qu'il ait atteint.!'âge d'un
an complet, i caufe du danger t.rès-lmLminenc
qu'i l y a que J'enfant ne joie érouffé.
X I~. N 0 U s défendons d' impofer -aux
enfans Ulle Jongue fuite de noms; cerre mlil-'
eiplicité étant le plus Couvent employée par
caprice, fantailie, vanité ou 4utres morifspurement bumains &amp; condamnables, &amp; n'étant pas convenable en [oi. On [e bornera
donc à un ou deux noms, ou tout ap plus, à
trois. On ne donnera 2ucun nom fabuleux ou
profane; aucun qui [oit ridicule ou qlli avec
la renconrre du nom de famille pudfe faire
quelque équivoque malfonaute mu injurieufc;
aucun des noms qui font arrribuBs à Dieo ou
à une d~ trois E'er[onnes de laSainre T riniré; .
aucun nom de Saim à UJle fille, ni-aucun nom
de Sainte à un garçon; :lucun nom inconnu;
enfin arrendu l'affefra rl on qu'one cules H érétiques des derniers fiécles de n'impo[er dans

�'3';0 .
O,d0I1114I1CfJ S)'noda l~!
le Batème que des noms de l'ancien Tel1:a;
ment, on n'impofera aux enrans aucun nom
qui n'ait été porté par un Saint ou une Sainte
de la nouvelle Alliance. Enjoignons aux Curez &amp; autres Prêtres qui adminiftreront le Barème, de refifter avec douceur, égards &amp; difcrerion, &amp; néanmoins avec fermeté, aux inftances qui leur feroient faires tant de la part
des Peres que de la part des Parrains &amp; Mar.
raines, &amp; de rous autres qui voudroienr qu'on
en uSlt autrement qu'JI n'eft porté dans le pré[ènt Art icle.
X X . LE S Sages. Femmes fe trouvant plus
fouvent que tout autre perfonne dans l'oecafion &amp; la neceflité d'adminiftrer le Sacrement
de Batème aux en fans qui font en péril de
mort, les Curez veilleront à ce que dan s leurs
Paroiflès aucune perfonne n'exerce cet emploi qu'elle ne foit de bonnes mœurs, qu'elle
ne fait inftruite &amp; ne faife profeflion de la Foi
Cath olique, ApoftoliquC' &amp; Romaine, &amp;
qu'elle ne fa che pJrfaitement la maniere de
batifer. Ils auront foin d'avertir Iefdires Sages-Femmes , qu'elles ne doivent jamais batifer que dan s le cas d'une neeelllré preifanre ;
~Ie dans ce cas elles doivent prend re garde à
Ile point fe troubler, afin d'adminiftrcr ce Sa-

..

du Diocèf d'Aix.

3,..t'

cremelle avec route 1'3tren tion &amp; tout le refpeél: n(!ce{fai res , &amp; à râcher d'a\'oir roûjours
des tem oins qui pui Œe nt certifier la maniere
dont elles ont batifé; Qle lorfqu'elles Ollt lieu
de craindre que l'enfant ne meùre avant que
d'êrre hors du ventre de la mere, elles doivent
le batiCer, c'cft-à-dire, prononcer les paroles
de la forme en verfant l'eau fur la partie du
corps qui Cortira la premiere, pourvû qu'elles
s'aperçoivenu, ou du moins eroyent s'aperce_
vOIr de quelque mouvement de vie; Que fi
c'eft la tête qlli foit fortie la premiere &amp; fur
laquelle elle ait verfé l'eau en difant les paroles
de la forme, l'enfant s'il vient à fortir entierement ne doit pas être rebatifé, même fous
condition; &amp; que li c'eft fur quelqu'autre
parne ,du corps, n'étant pas certain alors que
le Bateme fOlt valtde, elles doivent oule rebatifcr elles-mêmes fous condition, li après
fa nadfance parfaite il fe trouve dans un pro.
cham dangerde mort; ou s'il n'ea pasen dan.
ger, avertir le Curé qqe l'enfant n'a reçû l'eau
que filr une partie du corps autre que la rête.
. X XI. COM1v):E.il arrive quelquefois, aina
que nous avons eu la douleur de l'a.prendre,
que des Sages-femmes ou autres per[onnes
fait par un vil intcrét, fair même par un e[~

�36

Ordo""A~(tJ ,SynodAI(s., ,
prit de chançé, mais d une chance t.res-mal
entenduë, reçOivent chez elles, ou tiennent
dans d'autres maifons ,des filles prof!:ituées,
ou qui ont eu le malheur de fe lai{fer féduire,
pour les accoucher ou faire accoucher en fe.
cret [ans fe mettre en peine que lefdites filles
enc~intes fe confe{fent &amp; fafIèn.t leur déclara.
tian, d'où il s'enruit que le falut &amp; la vie tane
de la mere que de l'enfant, font dans un grand
dancrer; Nous ordonnons aux Sages-Femmes
&amp; a~tres d'avenir en pareil cas le Curé, ou
quelqu'autre Prêtre, lequel employera, res
foins pour que la fille encelOte fa{fe la decla.
ration de [a crro!1è{fe, &amp; mette [on ame en bon
état en reco~rant au Sacrement de Pénitence,
&amp; pour qu'on fçache ce que devient l'enfant
qui fera venu au monde, auffi bien que la
mere après fon accouchement.
X XII. LES Curez auront foin d'inferer
dans l'aae de Batéme mis [ur le RegÎtre , les
noms des Pere &amp; Mere de l'enfant, des Par·
rain &amp; Marraine &amp; des temoins, &amp; ils le fe·
rpnt fourcrire par les Parrain &amp; Marraine. &amp;
temoins, s'ils [çavent figner, fairant mentIOn
de ceux qui ont dit ne le fçavoir de ce enquIs.
X XII I. Sr l'enfant n'eft pas de légitime
mariage le Curé ou autre Prêtre adminifirant
le
,

n

'JII Diocr[e d'Aix;
~
le Batème, exprimera également dans l'Acle
fur le Regître , le nom des pere &amp; mere s'il el!:
connl!, ou fi le Parrain ou la Marrainé, ou la
Nourrice le lui font connaître, en marquant
que l'ellf~nt ef!: non légitime, linon il marquera que l'enfant dl: né de parens inconnus. Et
attendu qu e lesl enfans nés de parens inconnus
pérîfIènc roUVent lorfqu'il n'y a perronne ql.li
veille. d'une nllnicre'Cpéciale à Ihr cohf"è'rva '
tion, le Curé aura foin d'cn avertir la perfonne qui ies aura prérentés au Barème, laquelle
fera ~eflùë d'indiquer le nom &amp; le domicile de
Iii Nourrice qui doit allaiter l'enfant.
'
XX IV. LOR S'Q..U'IL fe prêfentel'a quelque Adulte pour êrre bati(é j on ne paflèra pas
Olitre, à moins qu'il ne fôt dans un prochain
danger de mort; mais le Curé nous cn donnera avis, &amp; attendra nos ordres, afin qu'avant
que de rien dérerm ir.er (ur un (ujec fi impor.
tant, nous puiffions faire routes les enquêtes
né'ce{faires, &amp; prèndrc tous les écbirciOèmens
&amp; les précautions con ven ables pOlir ~viter les
fur-pri (cs &amp; les facrile ges qui fe commettent
quelquefois par des vaga bonds, qui (e fonr ba ..
rifer, même plufieurs fois , danS '1e dcflèin de
fe procurer des liberahrés ou des aum ônes.
•

&gt;

~

Aa

�du DfoCffo t! Ai".
ART le L E

QUA TRI E M E.

&lt;]Je la Confirmation.

J. QUo 1 Q...U E le Sacrement de Confirmation ne Coit point néceilàire au (alut de cette nécefiité qu'on apelle nécef1ité de
moyen, en(orre qu'il (oit vrai de dire qu'on
peut ab(olument être (auvé (ans l'avoir reçù;
'il cil cependant certain qu'on ne peur mépnCer le Coin de le recevoir Cans (e rendre coupable d'Lm très-grand crime, &amp; qu'on ne peut
le négliger Cans Ce rendre coupable d'un peché
plus ou moins conlider;able, Celon que la négligence a été plus 0U moins grande, JE SUS'
CH RIST ayant infiiruéceSacremenr pour tous
les Fidéles, afin qu'ils reçûlfenc les effers fi
uriles &amp; fi imporrans qu'il produir dans l'ame;
de ceux qui lé reçoivent avec toutes les diCpofirions rcqui(es. C'eùr été en quelque Cort.e
l'inftituer en vain, s'il n'y avoit aucune obitgarion impo(ée aux Fidéles de le recevoir :
L'Egli(e eft li perCuadée de cette obligation,
qu'elle regarde comme coupables les parens
qui par leur négligence lailferOient mounr
leurs en fans Cans leur avoir procuré la récep~

3f f

tian de ce Sacremenr. Par les Canons Pénitentia ux l'Egli(e aurrefois condamnoir les pa.
rens coupables de cette négligem:e à une pénitence de trois ans; &amp; quoique dans Ca di(cipline exterieure elle n'u(e plus depuis plll{jeurs.
fiécles de cene (evériré, l'e(prit dans lequel
elle en a u{é autrefois filbfifte roû jours.
II. LES Curez auront loin d'i nftruire leurs
IParoifliens Cur ce qui concerne le SJcrement
de Confirmation; mais aux aproches du rems
.auquel nous conferons ce Sacrement) Cçavoir
dans cette Ville tous les ans vers la Fete de la
Pentecôre, &amp; dans les autres Paroiflès de notre Diocè{e, lor{que nous y fairons la Vifire j
ils auront foin d'alfembler toures les perConnes de leurs Paroilfes, leC'luelies éran t d'un
::Ige compétant, &amp; rel qu'il aura écé par nous
màrqué j n'auront pas été Confirmées) &amp; de
les inllruire par de fré'quens &amp; aOldllS Ca te.
chiCmes; de la nature &amp; des effets d\) S~cfe­
ment de Confirmariel1 , &amp; de toutes les di{pe1itiol1s requi(es pour le recevoir aVec fruit.
1 l I. ILS ne nous pré{enteront aucune pèrfonne pour le Sacrement de Confirmation "
qu'elle ne {oit bien inftruite &amp; bien, di{po{ée,
fur quoi nous chargeo ns leur conîcience.
IV. 5' 1 L S trouvenr quelque pettCol1 ne qui
Aa ij

�3,6

Orabnl'JanUS Synoalilo

.

doute fi elle a reçû ce Sacrement, ils examine~
ront avec crrande attention toutes les raifons
qu'il peur avoir de dourer, &amp; enfuite ils nous
les pro poferont , afin que nous foyons en érat
de décider ce qu'il convient de fair e en pareil
cas; Ils auront foin néJnmoins de faire en Corte
que ladite perfonne foit bien infiruite &amp; bien
difpolee, ;Jfin qu e fi nous Ju ge? ns que le Sacrement doit lui être admlnlnr~ , elle fOI[ en
,état de le recevoir.
V. 1 L S tiendron t un état &amp; rôle par nom
.&amp; furnom de tomes \cs perfonnes de leurs PaIoilres qui aurone reçù le Sacrement de Confirmation, en marquant l'année , le mOIs &amp; le
Jour.

y

ART l C L EC l N Q U lE M E.
&lt;De l'Euchariflie.

1. L'I NS TITUTION que ] ESUS -C1-IIUST
a faite de l'Eucharill:ie comme Sacre-

ment, eft la marque la plus éclatante qu'il aye
pC! no us donner de J'excès de fon amour pour
nous en ceffant d'honorer la terre de fa préfcncc viiibJc. La particip;Jtion à ce S;Jcrement
fe, fait pat la. Communion, ai~lfi apellée parce

dll Diocèfi J'AIx:

H7

qu'elle unît d'une maniere particuliere tous les
Fidéles entr'eux, eri les uniffant d'une fa çon
la plus intime à J ESUS -CHR.IST comme des
membres à ·Ieur chef.
II. L Es Curez auront un foin particulier
d'expliquer à leurs Paroilliens l'efIènce, la
grandeur&amp; l'excellence du S;Jcremenr de l'Eu("harill:ie, les merveilleux efFets qu'il produit,
&amp; les difpofitiolls avec Iefquelles il .faut en
aprocher j Ils les exhorteront à y participer
fouvent, en leur faifant voir les grands ;J valltagesqu'on en retire quand on le reçoit di gnemen t; ~e c'cll: n'avoir prefque aucun fencimentde pieté quedc nc s'en aprocherqu'à Pl q ùes; ~e lo rfque l'Eglife a fair un préceptc
formel &amp; exprès dc communier à Pâques, ellc
·s'ell: exp.rimée d'une fa ço n à faire entendre
clairement qu'on ne devoit pJS s'cn tenir là;
qu e cette même Eglife affemblée dans le faine
Concile de Trente a témoigné qu'elle fouhaiteroit que les Fidéles, à l'exemple des premiers C hrétien s,communiaffenr tous les jours;
Que du moins les Fidéles pour entrer dans les
vû ës de leur Mere commune, devroient communier fr éq uemmént, &amp; mener fine vie ajfez
pttre potlr meriter deCommllnier chaque jOllr,
confurmément à l'exhortation de Saint AuAa iij

�~ ,8

Oraonn""&amp;tJ SynoadlfJ

gull:in dont nous venons de raporter les exprelIions; Qle l'éloignement dela Commul'lion. fous prétexte même qu'on s'en croit in.
digne, &amp; qu'il faut s'en éloigner par humitlté,
ell: la {ource d'une infinité de de{ordres, &amp;
qu'il ell: certain,comme l'expertence l'aprend,
que ceux qui communient fréquemment vivent pour l'ordinaire, Linon d'une façon
exempte de tour reproche ,.attendu l'infirmité
humaine, du moins d'une maniere q{fez réglée pour ne donner dans aucun de ces égaremens conLiderables qui fcandali{ent, &amp; plufieurs d'une maniere très-chrétienne &amp; trèsédifiante; tandis que la plûpart de ceux qui
Ile communient qu'à Pâques vivent ordinairement comme des gens prerque rans Religion,
ou du moins fans dévotion ni pieté, &amp; tombent fouventdans les pechés les plus énormes,
&amp; quelquefois dans l'oubli prefqu'eneier do
Pie.u. ,
.
,
III. MfdS en 1'11ême-tcms ils n'oublieront rien pour faire comprendre à leurs Pa.
roilIiens l'énormité des Communions indi.
gnes, &amp; pour leur faire rentir l'horreur du raerilege qu'ils commertroient s'ils éraient aiTez
témeraires que de participer à la rainte Eucha.
r~(hçIansyavoir apOrlé coutçs le~difpofitions

.
tIN DiocfJe d'Aix:
3,9
!'Iéce{falres. Pour cet effet ils leur expliql3eronr
fou vent quelles rone ces dirpoLirions, ayant
fOin de les dé{abu rer d 'u ne erreu r dan s 1aquelle
plulieurs fe trouvent, en croyant que tant
pour recevoir l'abColution dans le Sacrement
de Pénitence, que pour apracher enfi.lite du
Sacrement de l'Eucharill:ie , il rufl1t d'avoir
déclaré en confelIiori cous res pechés avec une
cntiere exaétitude, rans s'embarraiTer beaucoup d ~avoir une çontrition véritable &amp; accompagnée de toutes les qualités qu'elle doit
avoir; erreur d'aur~1lt plus déplorable, que
quoIque la ConfeillOn {oit néceiTaire , elle
peut cependant être rupléée lorCque le Péni,
tent ne peut y rarisfaire; tandis que la Contrition ne peut dans ~ucun cas être rempl acée
par aucune autre diCpolition , étant pareillement d'une néccilité abroluë &amp; indiCpenrable.
Ils auront foin auili de combattre une autre
erreur très-pernicieure, dans laquelle ront ,ou
pourmicuxdire, un prércxteégalement dangereux&amp;mal fondé qu'a lleguene plulieurs perronnes,lerquelles ne vou lant pas refaire violence,
n'aprochentque très rarcmenc,ou même point
du tout, des Sacremens, en dirane que leur
conrcience étant chargée de plulieurs pechés
au {quels elles n'om pas renoncé, &amp; leur cœur
A .. iv

�~ 60

OrJufmanctS

Synud,tltf

n'étant pas dépris decertainsattachemens cri.·
mincis, il v:aut bien mieux qu'elles ne commu.
nient pas , que li ell~s commettoient en COI11.
Illuni:mt un horrible facrilege . Ils leur feront
comprendre qu'à la verité elles doivent bien fe
garder d'ap(ochqr indignement de laTabledu
Seignel!r, parce que fuivant l'expreOion de
]' Apôtre ,- ,illies fe r,endroient coupables du
Carps &amp; du SangdeJ ~ SU S -CH[UST, qu'clles
y mlngera t§nt leur propre conda(nnation, &amp;
que pa\" ull,llOrrible fac ~ilege elles puiferoicnt
la mort de leur 'ame dans la fource même de
la vie; mais que pour éviter cet afFreux mal.
heur, elles doivent renoncer à leurs mauvai[es habirudes,d ~teflertous leurs pechés,changer de vie, &amp; fe difpofer par une lincerc pénirence à paniciper dignement :lUX faints Myf- ,
teres, afin d'éviter d'un autre côté le malheur
dans lequel les plongerait la fatale perféveranced,llls l'état de peçhé ; perféverance à laquel.
le le délai de faire pénirence les conduiraic,
prefque infailliblement. Ppur leur rendre cerre
vériré plllS fenlible, ils leLlr ~aporterollt di ve rs
clÇemplçs palpable~&amp; prppre~ à leur faire imprefUon 1 tels entr'auHes que celui d'un homme qui érant adonné au vin, fe feroit par fOIl
inçemperance prQçurq I,IrlÇ mal'ld.ie dQnç il ne

.

du Diucèfe d' Alx . '

36 r

pourroit guerir pour fc garantir d'une mort
rrès-prochaine,qu'en prenant un certain reme·
de dont il recevroit fûremeht &amp; promptement
la fanté, s'il renonçoitauparavant à fon intemperance, mais qui cauferoit fur le chamJ&gt; '[a
mort ,s'il le prenoit [ans avoir auparavant renoncé au vin : un tel homme ne feroit-il pas
regardé comme un forcené ou comme un in.
[enfé ,Ii au lieu de renoncer à ce qui lui auroit
caufé fa maladie pour prendre leremede qui le
gueriroit fûrement, il pedi!l:oit à ne vouloir
pas prendre ce remede, parce que ce remede
néce{faire pour lui faul'er la vie, lui donneroircependant la mort s'il le prenoit fans avoir
quiné fon intemperance , à laquelle il ne veut
pas renoncer, quoiqU'elle doive aufli le con·
duire à la mort.
IV. ENFI N les Curés illO:ruiront foigneufement leurs Paroiillens des difpojjtions néce(faires pour rece\'oir JE SUS-CHRI ST dans
la faillee ElKhari!l:ie, non feulemene fans une
indignité pojjtive qui les rendroit coupables
d'un facrilege, mais encore avec une vive foi,
une profonde humilit~, une confiance filiale;
lin tendre, genereux &amp; ardene amour, &amp; par
conféquen) avec un grand d égagemen~ des
pcchçs veOlcls &amp; de l'affcél:ion ~Ox créatures)

�'362

OrdOnnIJIIUI Synodilles

afin de recuëillir les fruitsmerve.illel1xql1i (ont
attachés aux Communions ferventes, leur fai.
fam bien comprendre avec quel (oin on doit
fe précautionner contre les Communions fai.
tes a\'ec négligence &amp; avec tiédeur, encore
plus contre les Communions faites uniquement par cOÎltume, par routine, ou par une
c:(pece de bien(éance.
V. 0 N ne donnera la Communion à aucun Laïque, &amp; encore moins à aucune femme
ou fille dans le Sanétuaire, mais (eulement au
Baluf1:re qui (épare le Sanéluaire de la Nef;
&amp; fi quelque perfonne (e pré(entoir pourrece.
voir la Communion étant vêtuë d'une maniere
ou indécence ou immodef1:e, (ur tour fi quelque per(onne dl! (exe s'y pré[entoit avec des
nudités ou d'autres marques [candaleu(es de
vanité, on les avertira charitablement &amp; avec
menagemenr &amp; circonfpeéhon , .de [e retirer
ju[qu'à ce qu'elle [oit an état d'y paroÎtre
d'une maniere conv.enable, décente &amp; chré.
tIenne.
VI. Sr quelque perfonne diffamée &amp; dont
la vie (candaleu[e (eroit publique &amp; notoire,
Ce préfentoit ~ la fainte Table pour recevoir
la Communion, on la lui refufera; On en
uCcra de mêrile à l'égard de quclq,u'un ql,li [e~

du 'Diocèft d'&lt;.Aix.

~6~'

roit connu publiquement pour aVOIr récemment tué ou mutilé un Prêtre en pré{ence de
beaucoup de per{onnes {ans s'être fait ab[oudre de l'excommunication par lui encouruë&gt;
De quelqu'un qui viendroit de tuer, mutiler,
ou blclfer une per{onne à la vûë du peuple;
De quelqu'un qui [croit connu pour être ac.
tuellement dans la revolte, portant les armes
contre {on legirime Souverain; Des Héréti.
ques publics; Des excommuniés dénoncés&gt;
Des per(onnes qui exercent la profefiion de
Comedien, &amp; autres marqués dans le Droit.
VI r. LEs Curez veilleront il ce que chacun de leurs ParoiOiens s'acquine du devoir
Pa{cal. Pour cet effet, ils tâcheront à donner autant qu'il leur (era po/Tible, la Communion de leur propre main il tous le\lrs Paroi['
{jens pendant tout le cours de la quinzaine de
Pâques. Nous défendons à tous Prêtres tant
Séculiers que Réguliers, de donner la Communion {ousquelque prétexte que ce [oit pendant ladite quinzaine, à aucune per{onne
ailleurs que dans les Eglifes Paroi males , à
moins qu'il ne leur aparoilfe de l'expre{fe permimon du Curé ou de la nôtre; permi/Tion
qui ne fera accordée que pour des rairons im.
port'lllces Be prclfantcs, N'enterl-don~ tout~.

�'36+
ordonmmcer SJnotLlu
fois comprendre dans ladite défenfe; les per~
fonnes R,.eligieufes, ni les perfonnes qui demeurent habituellement dans l'incerieur des
Maifons où la clôture ell: obfervée.
Vll1. SI quelques perfonnes ne fatisfom:
pas au devoir Pafeal, le Curé les avertira charitablemenc en particulier, &amp; n'omerrra rien
de ce que le zéle du faIm des ames lui infpirera, afin de les engager à fe mettre dans les
difpolitions neceffairespour remplir leur obligation. Si ces perfonnesperfeverenc dans leur
défobèïffance malgré les exhortations rèïrerées qui leur aur-ont été faites, le Curé dans
fon Prône les avertira en général &amp; fan s les
nommer ni déligner, que li elles ne font pas
leur devoir, on fera obligé d'employer conrre
elles les moyens que l'Eglife prefcrir, fuivanr
le Décret du Concile général 'de Latran. Si
mal~ ré toliS ces averriffemens elles negli gent
tOûJours de fatisfaire au précepte, le Curé
i!lprès nous avoir rendu compte de laconduite
qu'il a tenuë :à l'égard de ces perfonnes, &amp;
aVOIr reçû nos ordres, leur fera trois monitions canoniques, avec un intervale de hnic
ou d il( jours entre chacune defdites monitions,
toûjoursen préfence de deux ou troisremoins,
aptès quoi fi lcfditesper[onnes pediltent dans,

Diocèfo d'Ai:«.
36 5'
Jeur défobèïffance à l'Eglife, le Curé nous
enverra un procès verbal de tour ce qui aura
été fait à cet égard, afin que nous puiilions
procéder fuivam les [aines Canons. ~ant
aux perfonnes qui par des empèchemens legirimes n'auroient pû Communier pehdant la
quin za ine de Pâques , clles [atisfcronr à ce
précepte le plûtôt qu'dlcm fera poilible.
. 1 X, DE C L AR 0 N S néanmoins que les
Prêtres &amp; antres Eccleiiaftiques demeurans
dans notre Seminaire, même les jCHfltS gens
qui y demeurent &amp; y étudient pour fc difpofer
à l'état Eccleiiaftique dans lequel ils ne font
pOll1t encore entrés par la recepriol1 de la Tonfllre, fatisferon.c à leur devoir Pa [cal en difant la fainrerMe{fe, ou en Communiant pendant la quin zaine de Pâques dans l'Eglife ou
Chapelle de notrcdit Seminaire.
X. SA TlS FERONT pa'reillement au devoir
Pafcal tous les Prêtres Séculiers attachés habituellement à une Eglifequoiquenon Paroi[fiale, ,en difa!?t une fois pendant la quinzaine
de Pâques la fainte Me-ll~ dans l'Eglife à laquelle ils font habituellement attadlés, Comme auili tout Prètre qui cft obligé de célébrer
la [ainte Meffe tous les jours dans une Egli[e
ou Chapelle, foi.t pour y acquitter une Fon~
dll

�366
o,donnl1nuJ Spodl11u
dation dont il eli tenu ou dont il s'eli chargé,
foit pour quelqu'autre raifo_n qui l'y aiheint .
farisfera au devoir Pafcal en difant la Meffe
dans ladite Eglifeou Chapelle, fansétreobli.
gé d'aller dire la Mdfe pend ant la quin za ine
de Pâques dans l'Eglife de la Paroiffe où il eft
domicilié.
X r. D'o ù il s'enfuir que tour Prêrre Sécu.
lier qui n'eft dans aucun des cas ci-deifus marqués , dt obligé pour farisfa ire au devoir Paf.
cal , de dire la fainte Meffe ou dli: Communier
au moins une foi s pend ant la quin zaine de
P,î ques dans l'Egl ife de la Paroiffe où il fair
afruellemenr fa demeure.

ART l CL E SI X lEM E.
&lt;]Je /a prémiere CommTmion des Enfans.
I.

C

il eft d'une extrême impor.
tance que les jeunes perfonnes faffent
leur premiere Communion avec une grande
pureté de confcience &amp; avec une fervente
dévorion, attendu que la premiere Communion cft très- fouvent la regle dli: routes les autres , \es Curez auront foi n d'avertir, à commencer du moi? de Janvicf, les peres &amp; mercS
0111 111 E

d" 7Jiocèfo d' LAix.
~ 67
.
d
~
ql1l ont es enfans d'lin âge compétant , de les
envoyer rroi s fois la femallle à la Paroll1è pour
être inihuits à faire di gnement leur premiere
CommunIOn. Ils ne s'en tiendront pas à cet
avertiffemenr , mais ils employeront outre
ccla rous les moyens convenables pour que
rous les en fans d'lin âge compétant, [ur toue
les Bergers &amp;alltres qUI habitent la campagne.
fOient mftrUlrs &amp; difpofés pour une afrion fi
importante. Er attendu que le précepre de la
Communion oblige tous les Fidèles qui étallt
l'arvcllus à l'âge de difcrction (olle en état
d'acquerir toutes les difpofitions neceffaires,
les Curez auront foin, ainfi qu'ilsy [onrobfigez fous peine de répondre devant Dieu de
l'omiffion d'un fi grand précepte, de travailler autant qu'illellr fera poffible, à ce que l'accompliffement de ce même précepte ne foit
pas ditferé trop long-tems, fous prétexre de
grol1lerecé de la pare des jeunes perfonnes,
dans la jufte craintè que l'ignorance des Fidèles venant [ouvene de ce qu'on ne veille pas
aflèz à leur Înftrufrion, ne Coie imputée aux
Pafteurs devant le Tribunal de Dieu.
Il. LES Curez &amp; auCres Confeffeurs porteront tous ceux &amp; celles qui fe difpofent pour
la premlere Communion, à faire une Confer.

�368

orJonnanttJ SynnJ a/el .
fion générale de route leur VIC, &amp; Ils les y pré.
parerollC avec d'aur ant plus de foin, qu'JI ell:
ordinairement fort à craindre que routes les
Confeflions faites jufqu'alors par de jeunes
enfans, n'aycnr pas eu routes les qualirés cC.
lèntle1lemenr neceffaircs. Ils auront atteorion
à les interroger, afin d~ les faire accufcr de
certains pechez que la honte, Il timidiré, la
legereré d'cfprir ou l'embarra s de s'exprimer
les empêchent fouvent de déclarer l Ils pren.
dront garde néanmoins à ne les interroger
qu'avec circon fpeél:ion &amp; prudence, afin d'é·
vi rer le funefte inconvenient qu'il y auroir,
que par des queftions indifcretes de jeunes
perfonnes n'apriffent ce qu'elles avaieor eu
jufqu'alors le bonheur d'ignorer.
III. LA premiere Communion fera faire ,
autant qu'il fera po!1ible, pendant la quinzaine de Pâques, ou lorfqu'on fera obligé çle
la differer, pendant la quin zaine fuivanre ;
Et acrendu que la premiere Communion cil:
alors pour ceux qui la font, leur Communion
Pafcale, elle ne pourra êrre fJite que dans
l'Eglife Paroil1iale, à moins que nous ne jn.
geaflions à propos qu'elle fût faire dans quelqu'autre Eglife ou Chap ell~ laquelle e~ ce'
cas &amp; cn conféquence de nocre permlfilOn ,
fera

JtI'D;ocèfè J'Ai,&gt;(:
369
fera cenfée à cet égard être l'Eglife Paroifliale.

ART 1C LES E P T 1 E M E.
&lt;]Je la Communion des Malades
Viatique .

1.

1

0

&amp; du foin!

cc que nousavonsditdans
l'arti cle XVJ. de la premiere Partie
de ce Rcciieil touchanc la vifitedes malades &amp;
des moribonds, on obfcrvera par ra port à la
Communion des malades les reglemens fuivanr-s.
LeCuréoll allCre tenam fa place, avant que ·
de porter il C ommunion à un malade , S' IO, formera d'abord de fa n étJt autanr qu 'ililii
fera poflible, &amp; s'il f~ ait que le mabde cf!:
ou prévenu de fentimens conrr:lires à la fourni mon lin cere de cœur &amp; d'cfprit qui ell: dCtë
.à toutes &amp; chacune dcsdécifions de l'Eglife
qui concernent la Religion &amp; la Foi, furquoi
il d·oit même dans le dome le faire expliquer,
ou engagé dans quelque obliga ti on de reftitucr, de fe reconcilier , d'éloigner de chez
lui quelque femme ou fi lle Cufpeél:e &amp; avec laquelle le malade aura it eu des liaifons criminelles &amp;c. , il lui tèra comprendre la nece Œté
Bb
UTR E

�'37°

orJonnanres synodlllts
de fe remettre promptemene dans la bonne
voye &amp; de réparer d'une malliere convenable
, Je fcandale s'il y en a eu.
IL Sr le malade s'ell: adre{fé à un autre Confeflèur qu'au Curé, outre l'attention d'exiger,
fuivant l'uf~ge conll:ammene obfervé, &amp; en
conformité de ce qui cil: porté dans une déclaration faite par une A {femblée générale du
Cle rgé de France, un billet !igné par le Confe{feur, par lequel ledit Confe{feur attelte
J'av oi r entendu en Confefllon, le Curé ne
hi{fera pas avant que de lui donner la Communion, d'entrer dans tout ce qui rega rde le
falut de l'ame du màlade, étant toûjours en
qualité de Pall:eur, chargé de ce foin devant
Dieu; &amp; il exigera de lui avec rout le zèle, &amp;
néanmoins avec ru ure la prudence necelfaires,
tout ce que fon minill:ère requiert qu'il en
exige par ra pore à l'état, la !ituation &amp; le,
c:ircon{hncesoù la perfonne malade fe trouve.
III . LORSQ...UE le malade fera préparé &amp;
difpofé à recevoir la Communion, le Curé
n'attendra pas le danger de mort pour lui portcr le Saint Sacrement, lequel le malade recevra le matin s'il fe peur à jeûn ; finon il le recevra en Viatique à quelle heure que ce foit
du jour &amp; de la nuit, au cas qu'il y eût à ~rain-

du 'DÎocè(e d''..AÎ.Y.
37t
ciré, qu 'en difleranr, le malade ne fôt plusen
état de recevoir le faine Viatique, lequel cfl:
de précepte divin dont l'omiflion retomberoit
fur le Curé li elle arrivait par fa negli genc e.
l V. L E Viatique fera porté, dans le caS
d' une maladie dangereufe! aux malades mêm'e qui étant en bas âge n'ont pas encore Communié ! pourv\t qu't1s foient in(huirs des Mi!:'
tères de la Religion, qu'on remarque en eult
une grande innocence de mœ urs joime au defi r de recévoir cc Sacrement, &amp; qu'ils faffen t
con naître qu'ils difcernent le Corps adorable
de J ESUS -CH rdS T voîlé fous les aparences
du pai n, d'avec le pai n materiel.
V, L E S Curez &amp; autres ten ant leur placej
n'oublieront rien pour déra bufer de la préven.
tion également faullè &amp; funefl:e dans laquelle
retrouvent plulieurs perfOnllCSj ql1e lorfqu'o n
propofe:l un malade de fe dirp ofe r à recevoi r
les Sacremens , la malad ie dt flIreR'lenr mo~­
telle &amp; qu'il n'y a plus d'cfpoir de guerifon j
I ls leur feronc comprendre qu'oucrequ'ordinai rerhent les malad ies étant de s peines du pe.
ché, le meilleur moyen d'en obtenir la guerifon ell: de purifie r leur ame &amp; de rentrer en
grace aup rès de Dieu par la di gne reception
des Sacremens, la tranquilité que J'ame ac-

Bb ij

�37 z

ordonnanuJ Sy1lod4lfJ

quiert par le répos d'une confcience purifiée
peut conrribuer beaucoup à rétablir la fanté
du corps, dont la maladie ne peut qu'être
augmentée p:lr l'agitation &amp; le trouble d'une
confcience chargée; &amp; que d'ailleurs fi la propofition ou exhortation faite lun malade de
fi: difpofer :t rccevoir les Sacremens doit l'cffraye r, c'eil: en ce cas une frayeur neceffaire
&amp; indiCpenfablc.
V J. LE Curé ou autre Prêtre portant le
Saint Sacrement ;l. un malade, allra foin de
remplir cene fonélion avec toute la décence,
le refpeél &amp; le recüeillement qll'clle exige. Il
fcra tolÎjours précédé d'un Clerc pomnc &amp;
faifant Canner une clochette, pour que toutes
les perfonnes qui fe rencontreront fur fon paf{age , foient par ce moyen averties qu'elles
d6ivent fe mettre dans la poil:ure convenable
pour adorer notre Divin Sauveur réellement
préfent dans la S ~i nre EuchariUie. Il fera accompagné du plus grand nombre de Paroirliens qui aura pô être raffemblé dans l'Eglife au fon de la cloche deftinée à faire connaître qu'on va portcr le Saint Sacremenr.
Plufieurs d'entre les ParoifTiens auront à la
main un flambeau ou cierge allumé. Il portera
la Sainte Eucharinie fous un Dais dans le faint

du Diocèft d'Aix.'
31"3
Ciboire. Luienjoignonsexpreffément de mettre toûjours dans le Ciboire plufieurs Honies
confacrées , afin qu'il en rene du moins une
pour le retour à l'Eglife.
VII. N EAN MOINS lorfqu'il lui faudra
porter le Saint Sacrement à la Campagne &amp;
dans une rn aifo n notablement éloignée de
l'Eglife ParoifTiale, il pourra mettre la Sainte
Euchariil:ic dans une petite Boëte d'argent
dorée en dedans, &amp; enfe rmée dans une Bourfe de foye uniquement deil:inée à cet ufage. Il
pourra, pour être en état de marcher avec
moins d'incommodiré &amp; avec plus de Cûreté,
pendre à fon col ladite Bourfe. Il fe fera précéder au moi ns par un Clerc portant une clochette &amp; un cierge allumé dans un fanal ou
dans une lanterne ; &amp; en ce cas, il ne mettra
dans la fufdi te Boëte que le nombre des Hofties neceffai res pour donner la Sainre Eucharirlie aux perfonnes au'fquelles il va la porter,
fans referver par confequenc aucune Honie
pOlir le recou[.
VIII. No U s défendons à tOllS Prêtres Séculiers ou Réguliers, fous peine de fufpenfe
encouruë par le feul fair, de porter la Sainte
Eucharirlie à un malade dont ils ne font pas
Curez, fi ce n'cil: avec l'expreffe permifIion
B.b iij

�.. 74-

orJoll/Ja/lCf j '~Jnodtll,!

du Curé ou la nôtre. Défendons en Outre
à tout Prêtre Séculier ou RéguL-:::r de porrer
te Saint Sacrement aux malades avec d'aurres
Hofbes que celles qui ont éré conf.1crées dans
l'Eg1ir~ de la Paroi{fc où 1erdits malades rcu.
dene, li ce n'dl: en cas de nece{]jcé.
1 X. L ES Curez &amp; touS autres Prêtres qui
admini{l:reront le Viatique, auront roin d'ob.
ferver exaétement &amp; ponétuellem ent tour ce
qûi ~(l: marqué à cet éga rd dans le Rituel. Ils
'1'I'omerrront jamais de prendre garde &amp; de
s'informer fi le malade a le jugement bien rain;
s'il n'a plus rien rur la conrcience qui puiffe lui
faire la moindre peine; s'il n'y a poine de dan·
ger de vomiffemenr. Enruite ils tâcheront,
mais fans le fatiguer par de longs di rcours, à
lui f'lire concevoir &amp; produire des :létcs d'une
vive foi pourtout ce quel'Eglire ordonn e de
croire, &amp; parriculierement pour la préren ce
réelle de J ES us · CHRIS T dans l'Euchari(l:ie)
d'une t nticre confiance en la mirericorde, &amp;
d'une: parfaire refignation à la volonté de
Dieu; cl'une grande douleur de fes pechez;
d'une profonde humilité ; d'un amour tendre
&amp; vehement pour JE SUS-CHRIST qui daigne
le vi{iter, &amp; d'un denr ardent de le recevo ir,
l\prè~ la Cammllnion 1 ils l'c:~c ip:rant &amp; ['ai.

dU .Diocèfo d'Aix.
375'
deront à fOrmer des aétes d'adoration, de
remerciement &amp; d'abandon entre les mains
de Dieu. Enfin ils le dirporeront à fouhaiter
de recevoir le Sacrement de l'Extrême· Onction dès qu'on Jugera à proposqu'ille re~dive.
X. L E cas arriv.anr qu'un malade peu de
tems après avoir reçîtla Communion vînt à
,'omir, fi l'Hoflie par01t en tout ou en partie, '
le Prêtre râc hera de la redonner au malade,
pourvû qu'il n'y ait pas lieu de craindre un fecond vomiflèment; autrement illa raporcera
dans un Corporal après l'avoir lavée, s'il efl:
nece{faire, avec de l'eau qui rera tranrportée
à l'Eglire pour être jettée dans la Pircine; &amp; li
l'Hoflie ne paroÎt pas, ni aucun fragment,
on lavera !e linge rur lequel le malade aura
vo mi ; on brûlera tout ce qui aura été ~·omi
par le malade; on raclera la place, les raclures
feront brlî lées , &amp; les cendres, ainCi que l'eau
avec laquelle on aura lavé le linge, reront jettés dans la Pifcine.

ART l C L E HUI T lEM E.
1.

0

&lt;]Je la Pénitence.

E tous les SacremensdelaLoi Evangelique, le Sacrement de Pénitence
B b IV

�~ 76

orJonnttnU! Synodnlf!

~fl: celui auquel les Fidèlespar un· effet de la
corruption, de I:J fragiliré &amp; de la foibldlè du
cœur humain, ont un befoin plus preff3nt &amp;
plus frequ ent de recourir. II efl: en même tems
celui dont l'adminifhation e lC i ~e de la part de
ccux qui en font chargés, le plus de zèle ,d.e
charité , de foin, de précaution &amp; de VI g Ilance. Les Curez s'apliqueronr à infl:ruHe {auvent leurs Paroifliens fur la Il cee !li té de ce Sacrement, &amp; {ur routes les diCpofirions requi{cs de b part des Péniten~ pour qu'ils puiffent
en aproéher avec fruit . Ils leur feront conna ître que {ans la reception aél: uelle de ce Sacrement ,ou du moins fan s le defir réel &amp; Ilncere de le recevoir, 011 ne peut obtenir la rcminio11 d'un peché mortel dont o~ teroit coupable, n'en eût-on commis qu'un feul; mais
que pour obtenir ce ete remlfiion dans le Sacrement de Pénitence, il faut qu e le pecheur
qui y a recours faffe une Confeffion enticre,
par cOllféquent précédée d'un examen fuffif.1nr, &amp; qu'il ait une véritable contrition , laquelle renferme une dérefl:ation véritable des
pechés commis, un ferme propos de ne plus
pecher, &amp; un d~fir fincere de (atisf,lire à la
jufl:ice Divine.
IL J L S Yeiller~nt à ce que tous leurs Pa-

•
J" Diocrfo d'Ai)(.

377

roiffiens {atisfaffent au précepte de J'Egli{e
touchant la ConfdTion annuelle; &amp; fi quelqu'un y manquait, ils obferveront ce que
nous avons ordonné ci-devant par raport à
CCLI Xqui ne (atisferoient pas au précepre de
l'Eglilè touchant la Communion Pafcale.
P OLI r cet effet, ils avertiront leurs Paroiiliens
d ès le commencement du Carême, que fuivant l'cfprie de l'Eglife, c'eil: Cpécialement
pend ant certe faime quarantaine qu'ils doivent fe préparer &amp; fe difpofer à fe confeffer,
[.1ns attendre la quin zaine de Pâqll es ; &amp; que
ccux qui par lIne ncgligence affeé\-ée attendroienr jufqu'à la fin de ladite quin zaine, fe
rend roient cntr'aurres ch ofes coupables de
l'inobfervation du précepte de la Communi on Pafcale, puifgue par cc délai volonraire
il s {e mertroient pour l'ordinaire hors d'état
de l'accomplir.
111. ILs leur elCpoferont en même rems
qlle la maniere dont l'Eglife s'exprime dans le
précepte qu'elle a fait de I~ Confeffion annuelle, montre clairement combien elle fouhaire que les Fid èles ne s'en tiennent pas à
une ConfeIlion fi rare; Qte d'une part, la
chôte Frequente de la plùpart des Fidèles
dans des pechés dont il n'dt que rrop à crain-

�·37 S
_ Ordonf1tJl1ces SjlJodlllcs
dre que plu{ieurs ne foient mortels, peut-~tr(~
même très-griefs; Et d'aurre part, la neceiTité
indifpenlàble de recourir à la Confeilion, al!
du moins le de{ir réel, véritable &amp; lincere d'y
avoir recours pour pouvoir obtenir la remil:
fion de tout peché qui a fait perdre la grace
fanébfiante, font vOir évidemment combien
les Fidèles qui fe confelfent rarement font peu
foigneux de travailler à l'unique affaire necer..
faire pour laquelle Dieu les a créés, c'eft-à.
dire, leur falut éternel; &amp; combien viliblement ils s'expofent à la perte érernelle de leur
ame, en aprochant {i peu fouvent du Sacre.
ment de laPénirence.
.
IV. Co MME il n'ea guere poilible pour
l'ordinaire, principalement dans les grandes
Paroilfes, que les Curez feuls enrendent rou.
tes les Confeilions de tous leursParoi{liens,
quand même il ne s'agiroit que des Confef·
lions qu'on fair pour farisfaire au précepte de
la Confellion annuelle, &amp; que d'ailleurs l'ex·
perience faie cOnnoÎtre qu'il convient de Ile
pas trop géner les Fidèles dans une aél:ion qui
exige qU'Ils manifell:ent entierement l'état de
leur confcience à un Con fe f1è ur , les Curez
;luront foin de faire enrendr«. qu'ils font bien
aifes que leurs Paroiiliens ne fe conduirent

d'j Diocèft J'Aix,
379
point·, fur rout dans une occalion auili importante, ni par rclpeél: humain, ni par contrainte; mais en même tems ils avertiront
ceux de leurs Paroiiliens qui voudront s'adref.
. fer pour la Confelllon à quelqu'autre Prêrre
aprouvé, de prendre garde aux motifs qui les
y engagent, motifs parmi lefquels II pourrolt
y en avoir, &amp; il n'yen a que trop fou vent ,
qui bien loin de conduire un pécheur au récouvrement de la grace fan~ifiante, le rendent encore plus criminel, &amp; le précipitent
dans un- abîme beaucoup plus profond que
celui dont il avoir befoin de fortir. Ils al'ertiront aulli que les Confelfeurs qui font hors?u
Diocèfe &amp; qui ne font pas par nous aprouves,
ne peuvent confelfer valablement lorfqu'on
va les chercher exprès &amp; en fraude, les abfolutions données en ce cas par lefdlts Confeefeurs étant nulles &amp; invalides.
V. 0 N accoûtumera de bonne heure les
enfans à fe Confelfer. Pour cet effet, on le~
inll:ruira de la doél:rine Chrétienne autant que
la portée de leur âge pourra le permettre, &amp;
en pJrticulier de ce qui concerne l'e~nce du.
Sacrement de Pénitence, fa neccllite, la ma·
niere d'en aprocher, les difpofirions requifes
pour le recevoir avec fruit, 8ç lç çrime énorme -

�380
O';Oll"II"US Synodales
qu'il y auroit fi voloneairemene on ca choit
quelquepeché morrelou quelque circonllance
c!feneielle, &amp; fi en faifane une ConfclIion entiere on manquoit voloneairemene d'une véritable conerition, laquelle doit renfermer la
deteilation des pechés commis, &amp; le ferme
propos de ne plus ofrènfer Dieu. On ne donpera poine l'abfolution Sacrameneelle aux enfans jl1fqu'à ce qu'on ait remarqué en eux une
connoiffance fuffifante &amp; les difpofitions requifes. Mais dès qu'on jugera prudemment
qu'ils one l'une &amp; l'amre, on ne difFerera pas
dc la leur accorder.

AR TICLE

N·EUVIEME.

7Jes ConfilJettrs.

1. L E s Curez

&amp; autres Confeffeurs pé-

nétrés, comme ils doivent l'être de
cette vérité, que le frequenc recours au Sacrement de Pénitence ell d 'une grande utili ré
même pour les perfonnes qui vivent dans l'éloignement de tout peché mortel &amp; dans la
pratique des bonnes œuvres, pourvù que ce
recours foit animé par des motifs dégagés de
touce illullon, &amp; reglé par une prudence Chré-

,
du Diocèft d'Aix.
381
tienne, auront foin eux-mêmes de (e con feffer
fouvent; &amp; ils auronrattention à le faire quelquefois à la vl'ië des perfonnes Laïques, pour
donner le bon exfmple par leur reCOurs à ce
Sacrement &amp; par la modellie de leur conee- .
·nance. Aucun Ecclefiallique ne fe confeffera
' éranr revêtu d'un Surplis ni d'une Aube, ces
habits qui fane le fimbole de la pureté &amp; de
l'innocence ne convenane pas à des perfonnes
dans le rems qu'elles paroiffent cn qualité de
coupables devant le facré Tribunal.
ILL E S Confeffcurs étant apellés auprès
d'un malade auqud il eft arrivé quelque accident qui lui ôte l'ufage de la parole, dcherone à le confeffer par des interrogations aufquelles le malade plliffe répondre par des
geftes. Si le malade n'cil pas en état de fI;
confeffer de la forte 1 ils tâcheront au moins
d'en tirer quelques fignes de contrition, &amp; [ur
ces figoes ils lui donneront l'abfolucion Sacra.memelle, laquelle ils lui donneront pareillement, quand m~me ils n'auraient pu en tirer
aucun figne, fi quelque rems avant que d'avoir perdu la connoiffance il a demandé un
Confeffellr, ou s'il a donné quelque marqllcde
componfrion &amp; de douleur de fes pcchés. Si
le malade [ans connoiffancc ne fe trou'ane

�38z

OrJonnll?/(ts

sJtlodll!o

dans aucune des circonfiances dont on vient
de faire men tio n, a vècu au moins depuis
un cereain rem s , d 'une maniere régu licre,
&amp; édlflante , comme \es Sacremens fo nt étlblis pour \cs ho mmes, &amp; qu'i l peut être dou[eu x fi la vie régultere &amp; édi fiaote d'une perfonne Chrétien ne &amp; Catholique doit êt re re·
gard ée comme une demande inrerpretatil'e &amp;
fu ffifa nte d'lin Confeflèur, il s lui donneront
j'abfolutiu n Sacramentelle fous condition,
c'efi- il-di re en exprinllllt s'il en ej! capable.
Mais fi le malade fan scon noiffance ne fe crouvant daos auc:me de ces ci rconfi anccs menoit
avane fon accident une vie déréglée &amp; fcaodaleufe, ou s'il éroit eombé dans cet accident
pendant l'yvreffc', on pour s'être battu en d ud,
ou en venant de commettre qu elqu'aut re crime, ils ne lui donneront que l'Jbfolutio n générale Mi(ereatllr . . . 1ndulgm tiam ... n'étant
pas perm'is d'apliquer même fous condition,
la forme d'un Sacrement lor[qu'on ne voie
rien qui puiffe avec la moindre probabilité fervir de m ar iere. Le préfent article néanmoins
ne fauroit aurorifer aucun Confcffeur i donner l'abfolueion à un m alade, d ans q uelque
circonll:ance qu'il fe trouve, fi ledie malade
ne rerraéte expreffémem les femimens dans

titi Vioct(e d'vf/x.
33J
le[quel s il auroit vècu jufqu'alors de défobèi /:
fance confiante à quelqu'une des déci(ions de
la Sainte Eglife Catholique en matiere de
D oétrine &amp; de Foi.
III. A l'éga rd des So urd s &amp; Muers, même
de naiflâ nce , on tic hera de leur faire co mprendre par fi g nes comment il faut fc reco n
noÎtre coupable, &amp; dem ander pard on à Diell.
Et s' il s do nnent quelque marque o'accufation
&amp; de componéhon, après les avo ir infir uits
amant qu'il leur aura été poflible des Mifl:ères
de l:t Foi, au moins dc ce ux do nt la croyance
cfl: n.cceffaire d e neceflité de moyen, l'abfolutlon Sacramentelle leu r fera do nn ée,
I V. EL L'E fera donn ée pareillemcn taux
perfonnes rmbecilles) Energumenes, In cenfées, Srupides, &amp; autres [emblables, lorfqu'on aura pû rrouve r q uelque intervale de
rai fon &amp; qu elque moyen pour tirer d'elles
quelque accufation au moins implicite de leu r
pech és, &amp;quelque marque ou ligne de répenUr d'avoIr ofl-èo(é Dieu; après ramefois s'être
affuré que ces perfonnes Ont, ou a près leur
avoir infpiré d e la mei lle ure maniere qu'o n
aura pû, la foi au moins des Mifl:ères dont la
croya nce ell: neceffai re de necefIité de moyen.
V . L ES Confeffeu rséviccroot aura nt 'l~'jls

�38~
ord.nnanm Sjnmln
pourront, de fe charger dcs rell:iturions qu'il~
auront ordonnées à leurs Pénitens; &amp; s'ils ne
peuvent s'en difpenfet, ils raporteronr un
acquit de la perfoone à laquelle ils l'auront
remife, pour -le mettre en main de celle qui
les en aura chargé; ayant atrention en même
tems, de ne point ni nommer, ni déligner,
ni faire connoÎtre 011 foupçonner en aucune
maniere, la perfonne qui les a chargés de
faire ladite rell:iturion. Ils n'impoferont jamais pour pénitence de faire célébrer des
Meffes ni par eux mêmes ni par les Prêrr~s
Séculiers ou Réguliers de leur Communauté.
Ils ne s'apliqueront jamais ni à eux même ni à
leur Communauré \cs aumônes qu'Ils aoront
jugé à propos d'impofer à leurs Pénirens, ni
Jes reltiturions incertaines, t'aplication defdites rell:îrutions incertaines ne pouvant être
Jegitimement faite que par l'Evêque. Ils n'accepteront aucun préfent pour peu qll1il foie
d'une valeur conliderablede leurs Pér1itens ou
Pénirences, fait avant, foir après la G:onfcC.
fion.
f,
VI. No us exhortons les Supérieurs Régulicrs d'avertir fou vent ceux de leur Maifon
ou Communauté qui font aproul'és pour eneeodre les ConfefIions, d'être crès-exatls dans
J'e xercice

JII 'Di.cff J'vlÎx.

3 8 $'
l'cxercice d'un minill:ere li fa int, Ci redoma4
ble &amp; li important, &amp; d'a gi r allrant qu'il cil:
• poOible) de concert &amp; dans une fJge corrcfpondancc avec les ConfeOèurs Sécu lie rs, afin
que les uns ne donnent poi nt légerement ou
prématurement l'abfol ution à d~s perfonnes
aufquelles elle auroit éré par les alltres june.
ment refufée ou diftèrée) certe differcnce de
conduite parmi les Confcffcurs à l'én-ard des
' "etane extremement pernicicufe
t&gt;
Pé I1ltens
au
falut des ames, lequel doit êrre le feul &amp; uni.
que objet de cous lesConfeffcurs foirSéculiers
foit Réguliers. Le(dirs Superieurs doivent
prendre garde au corn pre terrible qu'ils rendront devant Dieu li par des morifs de cornplaifance, d'inrerêr, Otl autresmorifs humains
ils nous préfentoient pour êrre aprouvés des
~eligieux. de la verru &amp; de la pieté defquc:ls
Ils ne ferolent pas moralement affurés.
VII. LES Confeffeurs auront foin de lire
de tems en tems la Semon lixiéme du faine
Concile de Trente fur la ] unification, la
SelTion quacorziéme du même Conci le fur
la Pénirence, les Avis de Saint Charles aux
Confelfeurs, nos pré(entesOrdonnances 8(
nôtre grand Catcchifme, &amp; de s'apliquer à
l'étude des Cas de confcience dans des AuCI:

�386
. . O,ào~nll~m sJ'10àAb ,
teurs qUi fOlent elolgnés &amp; du relachement
&amp; d'une rigidité outrée. Ils ~olvent reRechlr
fouvent [ur l'obligation étrOIte dans laquelle
ils font d'être des difpenfateurs /ideles, &amp; par
confequent fur le devoir qui I~ur dl impofé
de ne jamais accorder l'abfolutLOn par refpefr
humain ou par complalfance, &amp; de ne pas
la refufer ni trop long-tems dlfferer par une
fél,érité ~xceffive, [e conduifant toûjours
dans l'exercice du [acré miniflére avec une
faime liberté &amp; [ans acception de perfonnes ;
s'attachant inviolablement aux bonnes régies
&amp; aux faimes maximes, [e [ouvenant qu'ils
t iennent la place de J ESUS-CHRI ST, qui ell
un Juge fé\'ére &amp; mifericordieux Ç?ut en[emble, faifant principalement atrent~onaux dlf.
polirions des Pénitens de quelque condition
qu'ils [oient; évitant également &amp; de traiter
avec trop peu d'égards les perfonnes du COOl·
mun, quelque groffieres.su'elles ~oient &amp;
quelque viles qu'elles PlllJlent parome auX
yeux des hommes , &amp; de s'avilir pardeségards
outrés pour les perfonnes difl:.inguéos par kur
rang, leur qualité, kur crédit, leur autonté,
jeurs Emplois, leurs ncheffes, leurs talens,
ou autres avantages, comme s'ils fe croyOlent
honorés que de teUes per[onnes s'adreffaffent

.
d/l Dioco/ d'Ai.'(.
387
à euxdJns le Tribunal où ils exercent la funfrion à la vérité d'un Medecin qlll doit rralre r
des mal ades , mais en m~ me tems d'ull Juge
qui dojt juger des criminels.
VII I. L E (écrer de la Cohfeffion érane
fi important &amp; liinvîolable, q~'aucune (orre
de rai(on Oll de prérerl d,ië ucillCé bu nécefliré
Ih ~ me pl1bl ique de qnelque erpcce q 'clio
puiffe êrre, ni ducune autoriré quell e qu'elle
fOi t, ne peuten''aucun cas difperi(er de l'oblIgation de le ga rder; tous les Confeflcurs auro~t une attention eXtrême à ne jamaisdécou'Vrir rni direfrement n1 Indirèfre menr, dans
q del que Cas, en quelque manicre, &amp; par quel.
q Ue vore que ce pu iffe etre, les péchez de
leurs'Ptn irens; &amp; comme la moi ndre imprudence pçlllrrait donner atreinre à ce (ceall {.1eré, &amp; deviendrait par-là très·criminelle; les
Confemurs éviteront ~vcc une entiere ciréon'f~e\; ion de jamais rien dire qui puiffe faire conn6ître ni fO\'ip~onner que leurs Pénifen s leur ont d d ré tels ou tels pechés,J
rien qui puiife p6ltCr la perfonne qui s'eT!:
confe{fêe à former le moindre foupçon , rien
qui foit capable de lui infpirer la moindre
crainte, rien qui contribuë à lui donner la
cOllfulion la plus legere; &amp; généralement rien
Cc ij

�388
OrJomlA11US SJnoàlllu
qui puilTe donner occalion de rendre .la Co~.
felEon odieufe. Dans leurs converfar!ons des
qu'il s'agira de quelqu'un de leurs Pcnl~.ens,
ils (eronr rellement fur leurs gardes, .qu Il ne
leur échape rien ni d'imprud:nt, nt d'mdlfcret, ni de capable de faIre name le mOllldre
ombrage. Qtand ils auront befom de con fulter fur quelque cas de confclence, ou de demander le pouvoir d'abfoudre d'un Cas donc
l'abfolution efl: refervée, en expofant le Cas
d ont il s'agit avec. rontes les circonll:ances nécd raires pour le bien exp\tquer, Ils ~e ferone
néa nmoi ns de relie forre, que CelUI a qUI II~
s'adrcOèront, ne puilTe jamais connoÎtre nt
ioupçonner la pedonne qui ell: tombée dans
le Cas propofé. Q"tattd Ils enrendront les
confeOions, ils auront attention que les perfonnes qui font proche le ConfelEonal ne
p'uilTent rien connoÎtre ni foupçonner ; &amp; s'Ils
enrendent l'accufatlOn de quelque cnme énoril s ft:ront attentifs à ne dire aucune parole, 'à ne faire aucun gene , &amp; à ne lailTer écha~
per aucun ligne de furprife ou autremenrqll1
Pll ilTe ni fcandalifer les perfonnes ~UI fe rol e l~t
;\ pon ée, ni décourager ou 1I1Ctmider le Penirent. Lorfqu'ils refuferont ou ddfer ~ront
\'abfOlution, s'il y a des perfonnes qu, crane

me

du Dioc~fi J'Ai.,&lt;:
3 89'
à portée pourroient s'en apercevoir, ils di-

rom ayam le bonnet fur la tête l le Mijèreatur
&amp; autres Prieres .fans prononcer la forme,
ayant averti le Pénitent qu'ils ne jugent pas à
propos de l'abfolldre, &amp; lui ayanr adouçi ce
refus par des avis &amp; des reprefen tations convenables, fans être arrêtés par la crainte que
Je Pénitent fe rebutant mal à propos, ne revienne pas au Tribunal. Enfin ils ne parleront
point à leu rs Pénitens hors du ConfeOional
des péchez que ces mêmes Pénitens leur :IUront declaré en confeOion, fi ce n'efl: après
en avoir obtenu la permilEon, laquelle ils ne
pourront même leur demander que dans le
cas où cela feroit utile pour la conver{jon &amp; le
faim oc ces mêmes Pénitens, ou pour quelqu'autre chofe à laquelle la gloire de Dieu
feroit interenee.
1 X . No us avertilTons tous les Con.
felTcurs &amp; Diretteurs, 8: leur recommandons
de fe conduire avec beaucoup de refcrve, de
prudence &amp; de précaution à l'égard des perfonnes du fcxe, même de celles qui font profeŒon d'être devotes. Ils doivent prendre
garde à ne pas contratter des affeéhons d'autant plus dangereufes, que le prétexte de pie.
té &amp; d'a \'ancemenr dan3la vertu les couvre,
Cc iij

�39 0

Oraonl1tmers

SJnoàaltl

&amp; empc:chemême fouvenrqu'on s'en aperçoive, jufqu':l ce qu'chant accrues &amp; for:ifiées ,

elles dégénerent en atraches toutcsfenfuelles 1
&amp; précipitent quelquefois le Direfreur &amp; la
Pénitente dans des malheurs déplorables. Pour
prévénir un li funelte défordre, les Confeffeurs &amp; Direfreurs ne parleront jamais qu'avec beaucoup de gravité, de retcnuë &amp; de
circonfpefrion aux perfonnes du fexe ; Ils
éviteront avec une extrême attention i leur
égard toure familiarité indifcrete &amp; tous dif.
cours &amp; complimens trop pleins de douceur
&amp; de ménagement fous ptétex te d'égard s &amp;
de politeffe; Ils ne leur parleront jamais tête
à tête que dans le Confeffional, ou dans un
lieu où ils puilIènt être vûs aifément ; Leurs
dircours ailleurs que dans le Confeflional ne
feront jamais longs, &amp; leurs converfations
feront ordinairement fur ce qui concerne la
pieté &amp; la dévotion; Ils n'entendront jamais
leurs confeffions ailleurs que dans le Confeffion al au tral'ers des grilles, li ce n'elt en cas
de maladie ou d'infirmité qui les empêche
d'aller à l'Eglife; Ils auront foin même dans
le Tribunal de ne pas fouffrir qu'elles s'arrêtent au-dei a du tems néceffüre \lls nelcsflat'cront point dans leurs paffio.n~, ni dans lems

du 'Diocrft à'LA/x.

391
foibleffes ; Ils ne leur impoferont jamais aucune pénitence qui bleffe la pudeur; Ils ne
prendront d'elles aucun prefent tant foit peu
conliderable; Ils ne les mettront point fans
de três-fortes raifon s , dans des pratiques extraordinaires de devotion, Iefquelles fOllt
très-fouvent fujettes:l illulion, ayant attention à les conduire ordinairement par des
voyes communes de limplicité &amp; d'humilité;
Si elles les quittent, ils n'en témoigneront
aucune peine; Ils éviteront avec foin furtout
en entendant leurs confeffions de les regarder en face; Ql:lnd ils iront les voir chez
elles, ce qui ne doit arriver que rarement
hors le cas de maladie, ils ne demeureront
jamais feuls avec elles; &amp; li étant malades &amp;
voulant fe confeffer, il faue que les Confeffeurs demeurent feuls avec elles dans la
chambre pour avoir la liberté d'entendre leurs
confeffions, ils auront foin que pendant tou(
ce tems-là la porte de la chambre foit &amp; c'cmeure ouverte; Enfin, ils éviteront avetùne
attention extrême non-feulement {Out ,e qui
feroie mauvais ou dangereux foit pOlr. euxmêmes, foit pour leurs Pénitentes; mats encore cout ce qui pourroit donner l: mOIndre
fujet à des railleries ,oimé eux ou ;ontrcleurs

'C

IV

�~ 91,

orJ'lIr1"r1((!

SynoJilln

Péni[cnte~,r de fournir des foupçons ou des

ombrages, &amp; de décrier cant folt peu la dé,
\'Oflon.
X. L Il s Confe·JTeurs Séculiers n'entendroot jamais ksconfeffions dans l'Eglilè qu'a• vec le Surplis tù.r-!:t Soutane &amp; le bonnet ca rré, &amp; les Confdfcu rs R éguhe rs qu'avec l'Habjt de I~ur Ordre. Les uns &amp;. les autres n'entendront jamais les confelIions débout, ni
daos un lieu obJcur ou écarté, ni dernere
J'Aurel, ni dans les Chapelles dOOleltiques ou
Cbampêtres ; Jamais dans \es $acrilties, à
J'exception des confeilions des Eccléiia lhques, n'y confeifant point les hommes illies
jeunes ga rçons laïques que le moins qu'il fera
poŒble 1 Jamaisdans les ma ifons, ii ce. n'elt
que le, perfonpcs qui veulent fe con.fe{]er ne
fuife nt malades, ou tellement infirmes ou 10commodécs, qu'elles ne' ~ûffent fe rendre i
l'Eglife; Ils ue con feiferonc jamais Olême dans
1 Confefilonal à l'Eglife ni pendant la nUit,
ni '.ç marin avanr le jOttr, encepré la veille &amp;
le m~tin du jour deNoël ; J amuis le foir après
Je folel couché, qu'aveo la précaurion qu'il y
ait uno lampe ou un cierge allu mé qui écl aire bien &lt;.jlhnél:ement le ConfelIiOllal ; &amp; jam:\is tand ll 'lue les pone~4e l'E~lilè ropt fç~1l1~,f,

Du àiocifo J'Aix:

39;

X J. LES Confeifcur5~hns l'adminifira_
tion du Sacrement de Péoùcnce, éloi oneront
de leur efprit &amp; de leur coeur [Oute vZë tem.
porclle &amp; tOUt motif llumaih, ne cherchant
que la gloire &lt;je Dieu &amp; la lànél-ificarion des
amcs. Ils fe comporteront dans l'exercice de
ce f.aint millifiere Dvec zéle, fermeté, exaél:i.
rucle &amp; attachement inébranlables aux faimes
régies; mais en même rems avec douceur,
parience &amp; chariré 1 Ils recevront avec une
fainte affeaion les pauvres cwmme les riches,
les peribnnes du peuple comme les perfonnes
de diltinél:ion ; Ils éviteront roure préference
capable d'excirer des murmures; &amp; pour &lt;,et
effet, ils ne ferone point pa{fer les riches
avant les pauvres, ni les perfonncs de confideration ava nt les perfonnes du commun, fi
ce n'elt à raifon de l'âge , des indifpoÎltiolls,
de quelque aftâire prelrée, ou autre caufe convenable, de forre que ceux qui par - là fc
voyent retardés &amp; obligés d'attendre 'plus
long tems ne puiffenr pas raiConnablement
en être conrriftés.
_ XII. LE s- Confeifeurs ne manqueront
pmals avant que de s'aflèoir dans le Tribunal
de la Pénirence pour entendre les confc{]lons,
de s'cxçicer à une parfaite contrition de leurs

�•

394OrJonnAnm SynoJ/lla
propres pééhez, quelqu'alfurance morale
qu'ils croyent. avoir d'être en état de grace;
De remercier JESUS-CHRIST de ce qu'il a
bien voulu infiituer poul'Ia reconçiliation des
pécheurs un Sacrement"dont ils Ce reconnoiffent indignes d'êtreJes Minifires, &amp; de demander les lumiéres au Saiot-ECpritpour exercer Caintement une fonéhon li importante.
Après avoir fait devane le Saint Sacrement
leur priere à génoux, ils irone au Confellional les yeux bailfés, &amp; avee une CODccnance
qui inCpire la dévotion &amp; la componébon aux
perConnes qui les voyene palfer, &amp; particulierement à celles qui les attendent pour Ce confelfer à eux; Ils paroîtront avec un air doux
&amp; mode fie , ne témoignant jamais qu'ils entendent les con fe/lions avec repugnance ou
avec dégoût. Au Cortir du ConfenLonal ils demanderont pardon à Dieu des fatlres qu'ils
ont commiCes, &amp; conjureront le Seigneur de
ratifier dans le Ciel les Centences d'abColucion
qu'ils viennent de prononoer Cur la,terre.
XII I. 1 L S s'atcacher.ont à bien connoÎtre tout ce qui concerne l'adrniniHrarion, les
parties &amp; les effets du Sacrement de Pénitence ; Ce que c'efi que le peché; La dilference
qu'il y a eorre le peché mortel &amp; le péd)é ve-

J,. 'Dioc'ift ,l'lA;:.:.
395'
niel; Les circonllances qui changent l'efpece
dt peché; Celles qui en augrnenrene notablement la malice; Les pechez, cenTures &amp; irregularirés dont l'abColution efi reCervée 1 Les
abus qui regnent dans les differentes condi.rions &amp; dans les divers états ; Combien il faut
être reCervé à permertre aux Pénitens &amp; Pénitentes de faire des V ceux, leCquols Couvent
peuvent être imprudens ou indi[crets; L'obligation dans laquelle on efi d'accomplir
exaétemenr les V ceux qu'on a fait, quoique
l'accompliirçmenr en paroiffe difficile, la
diCpen[e ne pouvant même être demandée
que lor[que eu égard à la liruation &amp; aux diCpolirions de la per[onne qui a voüé quelque
cho[e à Dieu, il paroît expedient &amp; en quel.que forte néce{faire pour [on Calur , que les
Supérieurs lui en accordent la diCpenfe ou la
cOq:lmuration ; Les cas qui obligent à la refl:i[Urion ; Ceux qui obligent à reparer le tort
qui a été fait à la reputarion du prochaio;
Les cas dans le[quels il faut refuCer ou di/ferer
l'abColution 1 Ceux dans le[quels il faue exiger que les Pénitens reït.ercmt leurs confellions
palfées, &amp; en fafl'eor uoe nouvelle ou de toute leur vie, ou dé puis un certain tems ; L'étcnduë des Commandemcns de Dieu &amp; .de

�39 6
ordallmmçfJ SJnadll/t!
ceux de l'Eglife, &amp; en combien de manieres
on peut pécher conrre chacun de ces Coinmandemens ; Les principes de la Morale pour
cn faire l'aplicarion dans tous les cas particuliers de confclence, afin de pouvoir décicler fuivant les régIes, ou du moins, afin d'être en état de fentir lesdiffieulrez, de douter, de fufpendre par eonfequent la déelfion j
fans fe fairo une faulre honre de eonfulrer,
&amp; de rétDudre enfin par les lumieres qu'on
aura aoquifes en étudiant la matiere, &amp; en
prenant J'avis des plus habiles.
XIV. LORSQ..,UE les Confelreurs entendront .Ia confelllon des perfonnes qu'ils fçavent erre mfhultes de ce qu'elles doivent
crOIre &amp; de ce qu'elles doivent faire, &amp; dont
ils voyenr que l'accufation eft exaél:e &amp; fullifamment cireonftaneiée, ils ne les ihterrompront POiDt, fi ce n'eft qu'ils cruffent devoir
leur demander quelque éclaircilrement neceffaire. Ils s'informeront cependant d'elles,
s'Ils neIe f'ravent déj~, quel eft leur ~ge, état,
condJtJon &amp; profetlton, cetre connoilrance
étant necelraire pour être à portée de juger
famement, de donner les avis &amp; les confeils
convenables, &amp; d'apliquer les remedes les
plus propres à guém les playes de l'ame. Ils

i

.
du Diacrft J'Aix.
391
éVIteront de faIre aucune queftion inutile ou
fuperfluë, en force qu'on ne pujl&amp; ni les accufer ni même les foup çonneravecfondement
d~ vouloir par curiofiré être ioLlrul:r de cê qui
n'mterelre pas leur miniLtère. Ils éviteront
avec encore plus de foin, de faire des quer..
tions indifcrcres, imprudentes, fouvenrmême
très-dangcreufes, principalement fur ce qui
Corn mandemenr de Dieu ,
concerne le {ix iéme
.
afin de ne pas rtfquer que des perfonnesapriffent le mal qU'Glles ignorent. Cependanrlorfqu'ils auront lieu de foupçonner ou de craindre quedesperfonnes foit parune faulrehonre
foit par negligence, foir par i&lt;7 noranee, foi~
par de fauflès maximes J ne s'~ccufenr pas de
certains peehés, ou taifent des cireonfiances
qui en changenr l'efpéce, ou en augmenrenc
notablement la malice, ou ne déolarent pas
fuffifammel)t ce qui feroit connoître qu'il y a
une habitude à déraciner, ils les in~erroge­
TOnt, les Gl)eourageront &amp; les i.nfiruironr.
Mais ils altrOl)t roûjQurs ,mention à ne les interroger principalement fur certaines.matieres
délicates, qu'avec ~cjucoup de prudence &amp;
de circonfpeéhon, Ile leur fail:'lnr jalllais des
queO:ions fur des circonO:ances dont l'expreffi».n n'cO: pas IlcccIraire &amp; dont les idécsfclIJes

�'39 8

orJonnllnm SynoJaln

peuvent être funelles; n'cm ploya Ilt j:tmais eri
les interrogeans que des termes les plus refervés. Ils ne les interrogeront que peu à peu &amp;
par dégré, s'arrêtant d'abord qu'ils verront
que les perfonnes interrogées ignorent ce
qu'on leur demande; fe contentant communément à l'égard d~s perfonnes mariées, de
les avertir prudemment qu'on peut commettre
de grands pechésdans l'éràt du mariage; qu'elles doivent s'examiner' fur cela; n'y ayanr de
permis entre les perfonnes mariées que ce qui
peut être ra porté à la fin que des perfonnes
Chrétiennes peuvent Ctl propo[er dans ce même état.
XV. A l'égard des perfonnes grolTieres
qui ne fçal'ent point s'accu fer , les Confdreurs
les aideront à fe confeffer en les interrogeans
fur les pechés d&lt;lns lefquels tombent communément les gens de leur état, âge, Cexe &amp; condition; fur les pechés contre les Commandemens de Dieu &amp; concre ceux de l'EgliCe; fur
les pechés pour lefquels ils Cçauront, croiront
ou préfumeront que ces perfonnes ont de l'inclination &amp; du penchant; Cur les pechés aufquels ils jugeront que ces perfonnes Cont expoCées par raport aux occalions, circonllan,es ou con jonétures dans leCquelles elles fe

. dU Diocèfo d'Ai~. '
~9'9
trouvent. ~I ces perConnes ne [ont pas inltrui~es au mOln~ de ce qu'il y a de plLJs neceffaire
a croire &amp; a [çavoir" fur quoi le feul doute
dOl[ neceffaireme'1t exciter l'attention &amp; le
zèle des Miuillres du Seigneur, ils auront Coin
avant toutes choCes, de les inllruire ou faire
inllruire de l'V nité de Dieu, dela Trinité de,
PerConnes en Dieu, deI 'Incarnation du Verbe
de la RedempriQn des hommes, de la recom~
penfedesJuftes, &amp; de la punitioJ,1 des méchans; des Commandcmens de Dieu &amp; de
ceux del'Eglife, de l'Oraifon Dom'inicale dll
Simbole des Apôtres, de la neceOité du' Sa.
crement de Pénitence pour recevoir la remi[.
fion des pechés, dcs diCpolitions requiCes
pour le recevoir avec fruit &amp;c. O!!e li ces
perConnes grolllcres Ce trouvoient en danger
de mort, les Confeffi:urs leur enCeigneronc
fur le champ, aurant qu'ils le pourront, ce
qU'li ya de plus indifpenl.1blernenc necelfaire
à croire &amp; à faire pour être fauvé, avant que
de les abfoudrc.

�4

AltTIC.LE DIXIEME.
~es

i

cr

Satisfaélions que les
CunfejJeurs doivent impoflr.

Pmitences

LEs ConfeJfeurs · doivent faire une
rr 's."rande attention fur l'obJigation
danslaquelle"ils font d'jmpoferçles pénite nces
&amp; fatisf;lfrions falutaires &amp;con\'ellable~ Le
relâchement fur cet article eft parvenujufqu'à
un pointqu'on peur dire qu'il ne rerle prefqllo
plus que le nom de pénitence. Les ménagemens excefIifs de la part d'un grand nombre
de MiniO:res du Dieu vivant, &amp; l'indevotion,
ou pour miel).)( dire le peu de religion &amp; de
foi &amp; la d épravation du cœur dans la plûflarf
des Fidèles, font la caufe d'une grande partie
des defordres &amp; des fc::tndales qui défigurent
en quelque forre l'Epoul,Ç.de JES US-CH RIS T,
c'eO:·à-dire, l'E" life. Cen: pour arrêrer autant qu 'i l eO: en ;OU5, un·abus fi pernicieux &amp;
fi déplorable, que conformément aux exprer.
fions du faint Concile de Trente , Nous exh ortons les Con fc(Teu rs à prendre garde que
fi pour des pechés gr!efs ils impofentdes pénitences légcres, Il s fe rendent complices des
pcchés
~

ail 'Dio/eft fJ't.AfX.
01
pechés d'autrui. Ils auront donc attention ;\
im pofer des pénitences proportionnéeg à la
grieveté &amp; au nombre des pechés; mais ils
éviteront en même rems, d'en impofer de li
rudes &amp; de li longues que ceux à qui ils les
impoferoienr, ou refuferoient avec quelque
forre de.fondement de les accepter, ou ne les
accepteroient que par force fans aucun delTein
oe les accomplir, ou fe livreroient au découragement, ou même à l'abandon rotai du forn
de leur falut j de forte qu'en proportionnant
les pénitences à la qualité &amp; a la quantiré des
pechés, ils auront égard à la fituation des
perfonnes, à leurâge, temperammenc, Canté,
condition, fexe, pouvoir, état &amp; profeffion.
II. 1 L S impoferont des pénitences qui
foient en même rems fatisfaétoires &amp; Oledicinales, c'eft·à-dire, qui non-feulement punir.
feor &amp; châtient le pecheur des défordres de fa
vie palTée &amp;contribuent à fa guérifon en fatisfaifant à la juftice Divine, mais encore qui
foient propres à le conferver dans l'état de la
vie nouvelle où il commence d'entrer en Ce
précautionnant contre là propre foiblelTe &amp;
Contre les tentations &amp; lesoccafions ;lufquellc:s
il peut être expofé. Pour cet efFer, ils impoferom des pénitences opofées aux vices qu'il
Dd

�~Ol

OrJOl1",mw SYrJoJalf1

•

s'agit de détruire, &amp; aux, ma~valfes hablrude~
qu'il efr qucfrion de dcraclOer; c?mme pa~
exemple aux impies &amp; aux h?ertlns ~a fr~­
quenre leélurç des L~vres ,de pie~é, la fUlre de~
mauvaifes comRagOles, 1afIïdu~.té a)J~ Offi~c~
de l'Egli~e, &amp; le freCj~ent recour~ a un,zele
&amp; éclairé Dire~eur . Aux avares 1aumooeJ
fuivaot leurs facultés. ' Aux yvrognes )'tqn,Jnence du \'În, la fuire du cab&lt;\lret &amp;,d1s c~mpagnies qui pourrOlcnr les enrralOer fi rej&amp;rpber dans le même dérordre. A ceux qUl , ,pt
tombés dans des pechez contraires à I~ fal tq
pureté, des jeûnes &amp; autres m.cera~1 n~, &amp;
dcs priéres fréquen~es. Aux méd ,fans ol1t~e l~
réparltion~ des dtfcours avanta&amp;e x fur IS
compre des perfonnes dont ils ont medir.. A
ceux qui ont eu des halOes, des re Ife n,t un eps,
ou des inimitiés, outre les ma,rques ~e r,ec9u-,
cil iarion dans les cas où il dl necdr3lfe ae,Je
manifdler, des reflexions, f~equcnre,s f~f la
nec~.flité indirpenfable?e parapqner a .f.ef e,n~
nemis &amp; rur les divers
, e,c prelf.1ns m9t1fs, qUl
doivent faire regarder ce pard~p comiJlf ufl,
fentimcnt noble, raifonnable, Jullç &amp;. propre à procurer le répos &amp; la tranquI\l[é cfe
l'ame· &amp; des priéres finceres &amp; ardentG~ . pour
I~s pe;fonnes dont îls croyent avoir eu lieu de;
(e 'plaindre. .
1

,

•

'

" '

•

ail Dioc'ifl J'A t'x.

+0 ~

I~I. Pou R falJ'C fentir:lux t&gt;énirt:ns ,le tort
qu'ils aumienr li p'u· .6rgüeil, pré{om'P~ion,
dureté de cœur, plre(fe, Ilonthalence, .attachement:\ leurs aifes &amp;: commodité~, ou par
:rurres femblables morifs ils trouvaient trop
rudes les pénirences convenables qu'on veut
leur impofer, les Confc:ftèurs auïquels nous
l'Ccommandons de rire de t&lt;;ms' en tems au
moins l'abrogé des àll{;léns Canons pél1ircntiaux qu'ils trouvc:ronr Inferé d'~hs les avis de
S:lint Charles, avertÎrollt )efdirs Pénitens
que pour les pechés par eux commi ,ces anciens Canons prdcr(voient telle &amp; relie pénic
' corn pren d
l a' comtence,J' &amp; r leur leront
re parbten 'on îe rel~che à leur égard de cerre ancienne difcipline de l'Eglrfe; IeJr faifant enre-Ildre
en même rems, qu'ull pécheur, n'ear-il commis qu'un rcul peché mortel, s'il a une véritable contrition &amp; s'il eCl p~nérré d'une Ii.llcere
dodleur, doit ruplée à la legereté de la pénirence qui lui cŒ.imporée pàr le Confe(fcur cn
îe livrant à un graind brirement de cceur &amp; i
fp " ,. ,
..J
l a voye
, . de D'leu; &amp; en
un remur
\:çrvent &lt;jans
otfran'r au Scigncl1'r pour ratisfaire à la jufrice
Divine, t'ou tés les peines, mures les douleurs,
tOutes lés maladies, &amp; coures les miferes dOllt
Dieu J'ugera à propos qu'il fait affligé. 119
Dd ij .

�4040

OrJDn",s"m SjJJOd4/fS

prcndrontgarde de ne pas changer Iansgran:
de nc.cdlitéJa pénitence impofée par un,auere
Confe(kur, &amp; ils ne la changeront paine
faos a.voir ~upara.\IIant eneendu en canfoflion
les pechés .poul1lefquel~elle avait éeéimpofée:
IV. Nus 'recommandons néànmom's
aux. Con fdfeurs do oepoint impofer des péni.
tences qui fa{!èoe connoicre leorimedu Péni.
tent. Nous le~ :wert.i!l"obs de ne paine impofer
des. pénieences embroüillées, ou compofées
d'M troB grilnd nombre d'aérions j 6u o~e
priéres dtfferentcs qUl chargerOlda memoire
du Pénirent', &amp; qui l'expoferoie au danger
d'en oublier une partie, ou qui par la crarme
de cet oubli le meterait dansun état de per~
plexieé; ni pareillemene des pénitences qui
par ra pore aux.-&lt;lifpofiÛonsdes perfQnnc:s,l&gt;ie~
Join de mortifier leur chair rebelle, pourwjenc
en occafionner ou même en excirer la revolre.
Et nous leur défendons d'imporer au~he pénieence publique fans nOus avoir auparavant
confulré, &amp; fans avoir reçû de nous un ordre
polieif ou une permillioll.&gt;exprdre, Défenltt
que nous fairons auili aux Curés même quiauraient eu connoifF.wce de quelque crime par
une aucre voye que ceJle de la Confeillon. Ils
exigeront néanmoins des.Pécheurs publics &amp;i

411 'l&gt;Îottp rfvii".
:t.o J'
fcanda!eux avant que de lesabfQudre, non~eulement une épreuve fu"ffifanre par laquelle
tI conlte. que le fca~ale auai bieruque ce qui
y donhOlt heu a ceillf, mais encore des mar.
ques publiques d'amandoment 'par lefquelles
il ~aroilf6 que le {candale elt réparé. ~e li
ces fédleurs pllblrus &amp;fcandalcux fOllt malades, ilS les obligeronoavant que de les abfouçreà remoigner CA vrafence.deqllelqoes pertonne~, la doulell qu'ils reffi:ntenli d'avoi;
donné de mauvais cxemples~ le,r egretqtfils
onr-de n'être pas en état de fai,r e aélluellement
d'avanta e, &amp; la ferme refolutiOl1 dans laqucllcils font, s'iLplalt à Dieu de leu~ rendre
la filmé, de reparer par une conduire édilianre
loCcandale qu'ils Qnt eu le malheur de donner
pir \eur mauvaife conduite paifée.

AR TICL, ~ ONZl?-,ME.
TJ/I
"

,

Jerlne &amp; de l'Ahjinence.

(., ":f LE je4ne elt de e6utes les mortifications
, L oorporelles celle qui db principalement recommandée, comme étant communénient la plus utile, &amp; comprenant' même fous
fa dénominaeion toures lc:s autres. Le je~ne
Dd iij

�•
OrM/U1(pIUJ SJnoll.clu
. '
dt une pénUc:o(:~ églllement fat~sfaaolre
modii:i/i l , ,&amp; l'Egr~fe I]OUS déclare qu'II a

+06

se

été mHitu.é pour procurer ou conferverbdàoté
ou corps II,I.Jfii bien que~elle de l'amCt J M,u~­
CHR.J T notredwin Sauveur é,tant la i~inteté
même, .n'&lt;lvoit be[oin ni deJarisfairepouraljcun pcdlé-qu'il eût CBlllmIS-, ni.de fe précautionner connIe les tell tarions ; Cependanc
pour nous pcrfuader plusÏluimémeflt de L'uri-Iîté &amp;.rn~ me de la necefllté du jeûne, il nOUS
a donné lU1-mème l'exemple du jeûne le-plus
aufiere&amp; lç plus rigour.eux. Tous les hommes
étant donc jufiemenr condamnés &amp; par conféquent indifpenfablement obligés à fa,ire péIlitence, &amp; le jeûne étanr de coures les pénitences la plus recommandée &amp; la plusconvenable, l'Egli{equi connaît bpeu dezèle d'un
grand nombre deJes enfans, &amp; le peu d'ardeur qu'ils onr pour fecontr&lt;lindre, fe morfifier &amp; fe faire violence, malgré le befoln qtl'ils
en one, n'a pas voulu s'en raporterà eux fLlr
un article auŒ important; &amp; le jeûne leu~
étanten génér:rl recomm'dndé &amp; même ordon ..
né, elle a jugé à propos de fixer 'certains tems
pendant lefquels tOllS les Fidèles qui ont atreint un âge compétant &amp; qui font ell état
d'obfc:rvc:r la loi du jeûne) feroient en effet

. du n{octfi J'Ai:&lt;~

lt- 0 7

bbligés de Jeûner. Le prtn1ier &amp; le principal
d~ cestems fixés parl'Eglill:, efr le Carême,
pendant lequel le jeOne efi établi &amp; ordonné
depuis la na/lTànce de l'Eglife &amp; dès le remS
des 'A pMres. Ce jeûneconfiltenon-feulemenc
à s'abllenir rousles jours de Carême de certaines v(and~s, maÎS encore, à l'exception des
jours de Dimanche, ' :1 ne fàire pendant la
journée qu'un répas, fuivant l'ufage d'apreiènt, vers l'heure dl: midi, l'Eglrfe par condefcenddnae ayant bien voulu permettre qu'ah
fît fur le fair du même jour une très-Iegere refcaion, apellée collation, non pour fe nourrir, miis uniquement pour fe loûtcnir &amp; éviter ut1 trop grand atFoibli{fcment. L'Eglife a
pareillement ordonné aux Fidèles le jetînedes
Qlatre Tems &amp; de certaines veilles de Fêre,
&amp; elle leur a enjoint de s'abltenir de l'uf~ge
de certaines viandes tous les Vendredi &amp; Samedi de l'année.
1I. LES Curez auront foin d'infl:ruire de
rems en tems leurs Paroiflien's de l'oolïgatio'n
ett'oite dans laquelle ils font d'~bferver cès
jeûnes &amp; ces abfiinences fOlls pdne de peche
mortel, à moins qu'ils n'ayept des raifons
bien legitimes en vertu defqllelles ils en foient
difpenfés. Ils leur expliqùeront comment il
Dd iv

�4-0 8

ordo,,~its

spJJ.ln

_

fa.ut rempJiQuoc obligation a..ni.importante;
&amp; ajin de fc mettre-en.état de leurparler fur
ferre maciet'oâv.ecpluS'd'ex:aél:irude &amp; de pré.
ci/ion, nous les exhoitoo à lire eux-même
ce que nous avons expofé en pou de ,mors
fur ce fujet dans nôtre gtasd Cacechifme, en
~xpliquant le cinquiéme &amp; le iixiéme Corn.
mandemencde tEglife.
(
, III. ILs lesinil:ruirontauffiquepourren.
9rele jeûne~erito!re, ilfaudi:mettre le pl.ûtôc
qu'il dl poffib\e en état de grace, en falfant
tout ce qui en: necelfaire pour fe procurer\ee
bonheur fi l'on en eil: privé ,. &amp; joindre au
jeûne la pratique des bonnes œuvres &lt;fhacun
felon fon état, princlpals:ment la priére, l'au.
mône, l'affiil:a~ce au Saint Sacrifice, au~
Olllees Divins &amp; aux Prédications. Us leur
en[eigneronc encore qul:.pour rendre le jeûne
plus utile &amp; plus capa.ble d'mirer [ur eux les
mi[ericordes du Seigneur J il convient à l'égard des per[onnes marjées qu'elles gardent
pour un ·tems q'un çomrn.un con[entement I,a
continence, fuivant le conCeil de Sainn Paul,
afin de pouvoir vacquer..pJuslibrcment&amp;avec
ptus de ferveur à t'exerl;ice de la prierc; &amp; ~
l'égard des per[onncs de tout état, qu'cil es
, s'tloignentdes compagnies, qui [ansêccc man·

• JM1);OÛft tlA.(.x. '

40 .9

vaifes ni dangerèufus; feroiencoapablesdeleùr
.cau[er unc trop grande ctiffipatiofl 1 Q!1'elles
furhyenc ou !crm'Ïncl!t lelJrs-differ~ns &amp; leurs
procès, &amp; qu'ellesfe privent au moins de teibs
CR romsdes divertilfemens permi~18è des 'plai.
,firs los plus- innocens. -,Ils leur ferOnt corn
prend.re combien clb conrraire à l'efptft Ml~
Re!Jglon &amp; de la tempérance ~hréf~hnèJl':l"
bus iMroduit parmi certair\es per[onnes cl nc
lcs luqcs fous prétexte qu'il eil: permis de faite
un 'répa'S les jours de jeûne,"poûrvl1 que ce
répas [oit unique &amp; qu'on n'y mange pas d~iI
vlandesdéfenduës, fe livrent pendant cc ré:
pas, qu'ils font durer un tems tres.confiderabic, à tout ce qui peur farisfaire la gourman.
dllè, fOlt par la quanrité exceffive, foit par
la délicarelfe recherchée des mets; Et les au.
tres fous prérexte également que la loi du jeûne n'oblige qu'à fe contenter d'un répas, &amp;
ceBe .d e l'a~ttinence à [e priver de l'ufage de
certames Viandes pendant l'efpace de v-ingcr
quatre'heures, qui eompofent le jour naturel,
differenc leur cotation un jour de jet'lne, ou
Icur foupé un jour de /impIe abil:inence, jufqu'à minuit pour manger enfuire de la viande
ou pour conrenrer leur aperie. Abu;-d'autanc
plus condamnable qu'ou~re1u'il-tcnd à [OIlC-

�+10

.

O,.;hn1l/f1lft!

SynodAUJ •

fler en dérilion les préceptes &amp; les pratique,
~e l'Eglife; dont plI' ce moyen los Cam mandemens ne fom obfervésqu'en aparencequant
~ l'écorce &amp; fuiv-ant 1'1 lettre qui tuë, :lbomir
-encore dans le fecond cas à la profanation du
-our fuivant, jour de Fête ou de Dilnanche,
nie -commençant, tout f:tnél:ifi6 qo'il doie
être, par un 'excès que des Payéos raifonnables ne voudraient pascommettre.
1V. ILs leur feront connoître-combien on
'eft coupable lorfqu'on manque d 'obCerver la
loi du jeûne, ou celle de l'abfiinence, oUlué"me quelquefois l'une &amp; 1'3'u tre, fous prétellte
'de quelqoe legere indifpofition, laquelldn'eml'éche le plus fouvent ni de vacqucr aux affaires, ni de fe livrer à des plailirs &amp; à des clivertilJèmens plus nuifiblesà la fanté que nde feraient le jeûne &amp; l'abftinence. Ils leur feront
.connoÎtre aufli quc:&lt;pour obtenir une difpenfe
qui foie val~ble.devanr Dieo &amp; mettre la conf., ience en fûreté, il ne Cuflit pas de s'adre{fer
aux Superieurs Ecclefillfiiques, lefqoels ne
peuvent guere que s'en 'râporter à l'aiifurance
-qu'on leur donne qu'on en a befoin; &amp; il ne
fuffir pas -.ron plus d'avoir l':!ttefbrion d'un
Medecirr; atccfiarion fouvent obtenuë Oll fil!
-un cxpofç infidt:le, ou par quelque çonfide-

4tr

, ' , ' dll 'I)iO~tft J'LAix.
ratIOn a laquelle la complaifnfae ou la foiblelfe de celui qui l'accordo i'engagent 'à fe
rendre; mais qU'II faue oOtre cela en âvoir un
-befoio réel &amp; véritable, fait à raifon des travaux
rudes &amp; pénibles aufquels on cft oeceflâirement aO"ujetri, fait ;'r raifon de quelque maladie, infirmité ou joaommodjttconfiderabl~.
V, ILs I~s avertiront que ceux qui foodé&amp;
fur un véritable bctfoin feront difpenfés du
,joûoel.\"01rli 10 befoin 10 requiert, du je\1rle &amp;
ide Ilabftioence rounenfemblo\ no doivehe ufer
_que des viandes cc!)Qvertables à l'état de leur
-19Ht6 Ir QI'ils 'doivent p-ar conféquenr fe priver des m,ets &amp;.autres viandes qui ne fervent
qu'à flater la fenfualité, &amp; qui fouvént font
même plus capables de nuire à la faoté quede
&lt;{)ntcibuer à la rétablir; QI'ils doivent aulli ,
ne fût-ce que parrefpeél:pour la loide l'Eglife,
s'a bfren ir demaoger eo public, de donner à
manger eo gras aux porfonncs du debors, &amp;
de fe trouver à des fofiins; Et que l'état de
leur faoté ne leue pe~meteant pas d'obferver la
loi du 3eQne &amp; de l'alillinence, ni par conféque nt de recüoill ir les prétieux avantagesd'uno
pratique fi falutaire, il ell julle &amp; convenable
' que particulierement pendant ce tems-là nonfeulement ils travaillent à fec~rri~er de leur~

�~ii

O,JOll1Ul1rtS SJl14àllln
vices, mortifier leurs paflions &amp; à réprflllet
.leurs convoitifes, ce qu'on doit faire en 'tout
tems, mais encore qu'en offranc à Dieu avec
patience &amp; réfignation les peine~ &amp; les incom.
modités de leur état préfenc, ils s'adonnent à
d'autres fainces pratiques de charité, de piecé
&amp; de mortification, autant que leur ficuacion
peut le perrpeccre, pour fervir de'Compenfa.
tion &amp; de dédommagement du jeûne ou de
l'abllinence qu'ils ne peuvent obferver. )
V J. 1 L S avertiront enfin qu'aux jours-dc
jedne ou d'abfl:inence les Rorilfeursj Pou~
laliers, Cabaretiers &amp; autres femblables,
'doivent s'abfl:enir d'exp~fer publiquement de
Ja viandci en vence, &amp; les Hôtes ou T raiteues
-d'en donner publiquement à ceux qui lQgeot
(lU mangent dans leurs Hôreleries ou Logis.
VII. LEs ConfclIèurs dans le Tribuoal
'de la Pénitence fe conduironc à l'égard de leurs
Pénitcns conformément aux pfÎncipes, aUK
régies &amp; aux averrilfemens ci·delfus menrioo·
nés. Er comme il n'y a que rrop de perfonoes
qui fe fiatant d'un befoin prérendu, &amp; nullemene réel &amp; véritable, s'exemptent mal à propos de l'obfervation du jeûne &amp; de l'abfilllence; plufieurs encore qui par fenfualicé, queJr
quefois même par une gourmandifc accom-

a

"
JII"D;o~tfl JI AlX~ " , ~l f
pagne~d un efprlt d'~rrelrglon 8{ Ife Ilbertina;"!
ge, s exemptent du Jedne &amp; de l'a'brtinence~
fans fe 'mertré en peine de couvrir leur con_,
duite-d'un prétexte cbloré ; les ConfefIèurs
fu~tout pendant le Carême &amp; au tems de Plques, auront foin d'inrerroger leqrsPénicens
&amp; Pénitences fur cet article, &amp;dè les examiner avec aftenrion, afin de vOIe' fi les perfonnesql!lÎ fe fone exemptées du jedne ou de l'abc..
tinence t' ont eu des ralfons légitim~ de di/:
pen(}, &amp; fi elles ne fdnt pas dans le cas d'être
obligées à reparer toutes leurs confe(lionSl
pa'tfèês pat -une cortfeffion extraordinaire depuis letems ~u'elles ont manquéà leur obliga~011&gt; fup ce point, Ils exigeront neanmOlOl1
de ces perfonnes avant que de les abfoudre,
des éprcu\'es con venables, &amp; des marques
dFeétives d'up vérirablerépentir par l'exa.éb.
tude :lvec laquelle elles pratiqueront)es pénitences, &amp; f~f(out les jèûnes qu'ils leui impoferont, Ils fe ~ol1formeront pour cet effçç
autant qu1iJ reri pomblc) :\ l'cfprie des régie.
men's fai'rs par pluCi€M Cdndles de 'F rance ~
poreane' que-eeu~ qLli fans nécclTiré &amp; 'pa~ u'n
efpm de Itlkrttnage auront mangéde la V13nde pendàM te faiflr rems du C~rêmc, doivent
êtce condamnés à jeûner pendanr quarante

.

�",1 ~

Ord~""4n{tJ Synod./u

jDurs apfès Pâques avant que d'êrre admisà la
Communion Pa{ca[e. Et pour donner à ces
mémes pedonnes qui ont viol.é la loy du Jeûne, l1neplus grançle horreur de leur fenfualiré
&amp; de leur intç:mperance, &amp; encore pour les
engager à execurer avec moins de repugnance
les pénitences qu'on jugera à propos de leur,
impofer, ils leur feront connoîrre t}u'fls en
ufenr à leur égard avec bien deJa condèfçendance, pui(que par les anciens Canons Péni.!
tentiaux, route pcrfonne qui avait vloré le .
jeLine en Carême, était condamnée à îe~t ,
jours de pénitence pour chaque jour &lt;Ju'eUe"
avait manqué de jcùner, &amp; iquarante jours'
de jeûne aU' pain &amp; à l'eau pour avoir violé hi'
jelioe des Qlarre Tems.

----------------------------~
.
ARTICLE DOUZIEME.
le

LE

&lt;]Je!

Indttlgmces.

pouvoir que l'Egliîe a d'accorder
des Indulgences, ét;lpt une fuite de
cçlui queJEsvs-CHRIST lui adonnéderemettre &amp; de retenir les péchés; puifque pou".anç impofer la peine qui cft dûë aUl péchés,
elle peut par confequent relâcher une partie

4-;

.
du Dio((} ,j'Ai.'(.
1
de la peine que
', les péchçs mérl' tent , N ouS!
d
croyons , evolr pJrI 'r des Indlll&amp;ences à la.
{ulte des précédens aruç\es concernaQs le S _
cremenr de Pénitence.
a
Les èllrc~ inUruiront de tem~ en rems leurs
~a.tnl.ensCur ce ql1i regarde lesIlldlllgenccs.
&amp; 1 s ieur (erQnt cDuolrre principalementdcll~
cbofes. La pr,cmi~re '- que pour ga~ner Il e 111dulgencc~ 11 Ile fu.tJ1t pas d'aecqmp)ir rLees
l.es c6p[e~ p,rcfcri;cs par .le Pape ou ,ar 1'J;:vê.
CJ.lje§Iu,\ ·1 a donnee, mais cncore if ~ut néccC{alremenr être çn éta t de grace. Èt 'I ~ feconde&gt;
CJqe ce Cçr9. Ir llne gravee errem d~croire que
Ies.r.ncfJ,lI~e(lces q~elles -qu'elles r,oien t &gt; di'fpe~[e~r I:s p,crfonnes ,qll11eS onr gagnées de
fatlsfatre a DIC1J pOllI leurs péchés par la pénitence. Er comme ce qui coocernc leslndul.
gences eff UIlC m~tlere {uc laquelle il dt ce
(emble j pLus fpécialèmcor dangereux de
trop, ou trop peu, attendu que, parmi les
C?retlens les uJ)~ Jl:àr prétcndllë force d'cC:
pm rcfy[e,n de fr,~ire. rOlle ce qui n'cfl: pal&lt;
coofornje i' lellrs Idt'p, IX les autre~ porcent
leur pi~~(e crédul!eé)ù(qu'à l'cxcè? gis qu~
CÇ~CXC(!S ~arç leur négligence, leur pardfe &amp;
leur am9ur propre;' Nous ren VoYonS les Cu.
fez à ce \lue !\OUS avons dit des indlllpcllCCS

dire

�411&gt;

O,Jb""."US SyllbJlIlu '

d ans nôtre grand Catechifme, dans lequel
nous croyons n'avoir rien omis de ce qui cft'
néceifaire, ni rien dit de fuperflû fur cet ce
matlere.
II. No u s défendons à tous Cu rez, &amp; tous
autres Prêrres Séculiers ou Réguliers exemts
ou non exemts , de publier par annonces,
affiches, ou autrement, aucune Indulgence
fans avoir obtenu nôtre expreffe permiffion 1
Comme auffi de publier par annonces, affi.
ches ou autrement, aucune Indulgence, mê.
me celles d ont nous aurions permis la publication, d ès que le tems pour lequel ladite Indul gence a éré accordée eft expiré ; le t~utà
peine de fufpenfe encouruë par le feul fair.
III. No us défendons à touS Réguliers
de faire fans nôtre permifiion expreffe, au·
cune O!!êce fous prétexte d'Indulgence, Pardon , Ol'l autre grace vraye, ou prétenduë , accordée par l'Eglife. Enjoignons aux Curez
en cas de contravention àJa prefente défenfe
de nous en donner avis incdrammenr.
1 V. LES Bulles ou Brefs d'Indulgence
Ile portant point le pouvoir d'expofer le Saine
Sacrement, ni d'en donner la 8 énédiél:ion ;
Nous défendons expreffément qu'on expafe
le Saint Sacrement J &amp; pareillement qu'on en
donne

, du. ~!"ûft J'Ai.".

:'p 1

donne laBenédl él:loo dan s aucune Eglife ou
'C113pelle quell e. qu'clic 'fbir, dœ R éguliers
-comme d s cûbcrs-, "t!xe mt ~OQnon exemrs
dans laquelle il yau roit quelque I n dulgenc~
d onc noos aur tons méme permis la publ icarion , 11 lno ins que nous n'en ayohs accordé
la pecl11 i(]i on expre{lè.
., V~ U C IJN Prêrre Séculier ou R égulier,
Clto(!)')c ".li)U lion exemr , tJ 0 !l0uvant dans quel.
'&lt;J. e câs:qt'lea: foit ( cduL(de nécenité excepté)
eo ceuti rc les confeffi ons des F id èles , S' l[
n dfiGl prolWé de nOlis ou de quelqu'un de nos
,V l~ ~s G entraux,1. n.i érant aprouvé , abfoud re {f'aucun C as{fonn l'abfolurion nous cft
refor 'al .s'n n'e n :1 r.ecû le pouvoir èx près 1
lIinli 'quc le Souverain P~ntife C lement VIll.
l'a' el' preffément dèclaré cancre tous ceux qui
av-OJonr ou la témerité de prérendre le con.
traire l ; Nous déclarons de- Jl ôtre part, que
tOut Prêvro S cOlier' ou Régulier, exemt (lU
non exemt, qui aurait enrrepris d'ag ir a, na
fans pou.v0ir, toio à ['occafton des Pardons &amp;
1ndul:gen&amp;!s , foit foûs prételtte de Privileges
prércndl1S accordés à ceux qui g~ gnent cer.
raineSTodnlgènees ou eorrent d ao; œ~ra il1C9
0 0ofreries, fo it d&lt;lM quelqu'aurro 'occafi on'
qu e ce fi ie, -&amp;1bllS'qt1 cl{} u'auvre prétexte qu e
Ee

ni

�418

OraOlln4ncer Sy110aa iN
ce puilfe être (le cas de nécefTiré réelle &amp; véritable roûjours excepté); outre Il nullité de
)'abrolution qu'il auroit donnée, aura encouru par le Ceul fair la Cufpenfe, dont nous nous
reCerrons Cpécialement !'abfo!utlon .

M A .LV DA TU hI
ILLUSTRISSIMI AC
Rl''VerendijJ7mi

&lt;J). 1).

Archrepifcopt

Aqllenfis.

o AN N E S- B APT l S T A

AN T ONI USD E BR A N CAS, Providen-

J

ti:î Divin:î &amp; Sanéh Sedls ApoftoiIcx aurhoritate, ArchiepiCcopus Aquenlis; Ecc\eliarum Reétoribus ae omnibus cam Sxcubrlbus
quam Regularibus Confelfariis hU,ius DICrce.
{cos, Gratia, t\lJfericordla &amp; P:!x a Deo Parre
per ]ESUM-CHRIST UlI! Dominu01 noftrum
in Paraclero miffo de Ccelts.
.
.
Cùm nos Spiritlls Sanét:us pofucrJt Epl~CO­
pum rege re Ecclc1ilm Dei qu am acqudlvlt
Sanguine Cuo, nihil nobls fludlo magls e(fe
debet quàm ut in cordlbus OVlum, qUJS divIn:! provid entia eura: noftrx commtttere dlgnata cft,] ES U S· CH RI ST U S formetur, Iblque

el" 'Diocèft J't..Aix.
4T 9
tanql1am in Cede Cu;Î rcgne r impcrio. Quod lit
a fTi:qu 1 , adjuvante Dei grati.!, valcamus,
hortamurvos, FRATR.ES CHAR.ISSHII,&amp;
oblècramu s, ur videaris &amp; implcaris minil1crium ql10d acceptftis; pro Chri(to enim le&lt;&gt;a[ione fungimini. ~oriese rgo ad tremelld~JlI
illud mlnll1erium accedlris, III Ccelum illrelldite, unde veniJt auxiltum ,î Domino. Sic de
ve(td ;le eorum, qui confcicnria:: fux, "ulnera
vobis apcriunr, làlu rc e(torc Collici ti ur qu a:
in rcrr.1 ligave rir is rerinendo, aur rCI1l;[rclldo
Colvcriris, l1aruri ejufdem eondirionel1l obrineant &amp; in Cœlo.
UrinJm iinccr1 homjnum ergJ Deum optimum m~xitnum revcrcnri:t ac vigilan ri proprix Caluris curl rJlis adho rrario in vJnùm ficrer. R efugir CCrtt: animus de quibuCdam Jrrocioribus criminibus cogit~re, nedum di(fercre. Scd proh. dolor? quoniam mulros non
puder ea perperrarc facinora qlix nec animo
cffingere vehcmenrcr oprarcmlls, operx pretium duximlls tlt quibufd am de Confe(fariorU[11 pore(tatc prXnOral!S ae dcc\arJris, qux
ad Ca Cu U111 rcfen'Jrionem (pcétar.r, UI1 :1 cum
iis qu::t: ad abfollltionem à ccnfurls &amp; d lfpc nCarioncm in irrcglllarirJtibus ae in yoris pertinent, ca omOl:l 111 nOVtlm ordincm digcll:a,
E e lj

�Ordonnlll1w Symaal,s
,
clariori expofitione dIiucldata neenon mo",:
tis aliquot firmata &amp; illuarara vobls fedulo
tradercmus.
Qlocîrca, CUIlél:is Ecclefiaru~ Reél:oribus,
omnibufque tàm Sxculanbus qu.am Regulanbus Confe!faciis buius nonrx DIO:ceCeos hxe
fcquemia ' pro cerrflege ~c {lad regulâ exponimus &amp; exhibemus.

4,10

'lJe potejlate C(mje1!arÎomm.
Arochiarum Reél:ores quibus ra,lTlquam
Panoribus de jure ae vi riruli cujus aél:ualem po!feŒonem obtïncnr, animarum . :ur~
incumbir, pordtatem babent III farochl&lt;l Cua
Parocbianos Cu os CuaCque Parocblanas, non
tamen Moniales in Monanerio degemes, abfolvendi ab omnibus peccatis &amp; cenCuris non
reCervatis.
Poterunt eriam iidem Parochiarum Reaores ab omnibus peccatis &amp; cenCuri~ non rerervatis abfolvere in fuâ Parochi~ r.delcs omoes,
qui ex alien~ Parochi~ ad illos acccden~. Sal~
vo ramen annux confeffionls prxcepto cUl
dcrogare non intendimus.
.
Porerunt eriam &amp; iidcm Parochlarum ReBores, Calvo itcrum annux confelTionis prx-

P

du Vioer} J'LAi:.:.
~% 1
cepro, à peccaris &amp; cenfilris non referv3tis
fide\es omnes, non ramen Moniales in Monanerio degentes, abfolvere in Parochiis qùx
huic Parochix cujus Reél:ores exinunt, contigux funt nulloque medio intervallo vicinx.
Prxfatam illam duplicem faculrarem eodem modo cOl1cedimus iis qui vocantur Provicarii, Secundariis cxreriCque omnibus Confe!fariis. Qlx quidem duplex facultas concdlà femper cenfebitur tùm Parochiarum
Rcél:oribus quamdiù rirulo fuo 0011 privabuntur 1 rum Provicarlis, Secundariis, Confe1fariiCqde omnibus quamdiù eorum 3pprobario
ad coofeŒ6nes in aliqu~ Parocbi:î audiendas
duratura erir ; nili aliter expedire Judicanres,
mentem nonram cR de re five erga amnes live
erg a ahquem aur aliquos ex illis noram fccenmus.
N ullus SJcerdos Ji\'e Sxcubris /ive Regutaris, exccptis Par6chiarom Reétoribus, qua~uOlvis 'perÎonarom confefliones audire prxtùnjarfine nond, efpreCs~ approbarione, nifi
in arricolb morris. Qi! hoc f,lcereprxfumpfetir nec licirè nec valide abfolurionem impertiri porc(]-.
Nulllls vero Sace rd os /ive Sxcularis /ive
Regularis ad confefliones audiendas approEe iij

�4 2t
Ordon/14nus s)'nod,tles
batus, limires approbationis quam obrinet,
neque ullus eti3m ParochiC1: R eétor IImlres
pore{hris "el faclIlratlS quam obtinet , rùm
quoad peccJt:l &amp; cen{ùras , rùm quoad dd:
pënf:uioOleSin irregulariranbus aut in ,'oris ,
rùm quoad perlon as , rùm qlload 10clIm, rùm
quold rem pus fub quôvis prerextû, nifi in ex·
tremo necefiitaris cafu, excedere prx[umac.

&lt;]JE CASIBUS RESERVATIS.
U ~ ! MUS Pontifex &amp; Epi[co pi po{funt
fibl abColurionem reCervare quorumdam
grav iorum peccatorum prout exped ire j udln·
verinr ; neque pote Cl ullus Sacerdos fi~'e Sx.
clliaris fi~'c Regularis etiam ad confefiioncs
aud1endas approbltus, ullufque etialll Paro·
chi::c Reaor j percuis re[ervatis validè abfol.
vere nili prlÙS obrent:l IIcenti.î. fpeciali. Hxc
ellConcdl i Tridentioi doétrina; fic eni m habet Sanaa Sinodus. " Magnopere ad ChriC.
" ti:llli populi difciplina m perrinere SJnétIC" fimis Parribus no{lrls vi[um cCl ut arrocio.
" ra qu ,rdJm &amp; graviora crimina non à qui" burvis fed à fummi s d ~ mraxar Sacerdotlbus
" ablolvcr mur. Qtod quidem non decl ara" vit modo Lèd etiam [ub all l rhcmare dcfiini·

S

d/I Diocèft d'Aix.
4·! 3
« Vit Sanéta Synodus. Si quis di xe rit Epie.
" copos non haberc jus reCervandi fibi caftlS
" nifi quoad exre rnJm poliriam arque ideo
" cafuum refervarionem non prohibere quo.
" minùs Sac.erdos à re[ervaris verè abfolvac
" an arhema fic.
C a[uum nomine propriè tanrùm peccata
intelligu ntur, non autclll cen[urC1: nec irrcgu.
larirares nec vota.
Nullum peceatum referv lr ur li fir comm if[um anrè pubertatis ann os, nClllpè à pUCriS
anre annllm decimum qllarwm cOll1plecum,
&amp; à puellis ante dllOdcÇlll1 111ll an nu m comple.
rum .
N lI11llm peecatum rcfen'atllr quod foiS cogiratione aut deliderio fit commtl ùm.
Nullum pcccarllm rcfervarur qllod non (jt
opere complerum , nili criam ineomplcwm
expre{sè referv aru m repe riatut.
N ullum peecarum reièrvarur nifi Clr morraIe.
Nec illud pcecatum rc Cc rvatur de quo dubirarur prudencer an morrale fir; aut eti~m
de quo prudenter du biratur an jam dimifTi.lm
fucrie in eonfcOione priùs faétâ Saccrdotl qUI
ab hoc peccato reCervaro ab{olve ndi habebae
poreClaccm l auc denique dc q~o dubicarur
E e IV
.

�.p+

.OrJo"""",tl s),nodll/(J
.
_
mrum ante ve1 pon pubercacem fuent com.mi{fum.
Scd li cenum lic peccaeU01 reCervacum quarnvis jam declaracum Sacerdoci habeori facnlratem ab eo abColveodj liv~cempore JUbll~lli ve
alio qllol'is rempare vel modo, 000 fuiflè
reipsâ dirni{fum, ut porè declaracum in confeffione voh,locariè invalidâ ae [acrilegà , vcl
evideneer nulU; fllnc idem illud pecc3cum
manee reCervacu/D; nec ab eo pore Il ullus Sacerdos eciam approbacus auc Parochix Reaoe
;tbeolvere nili hanc fpeeialcm obcinueric habeacque facu!cacem.
~ando auremConfe{farills prudenrer dubicat ;tn peceatum, quod cerro judic3C elfe
pofi pubertatis an nos commi{fum, exrernum
&amp; morrale, fic reipsâ eeCervarum, nempè an
illud peccaCllm concineacur in reCerv3cione
fdru, rUDe debecConfe{farius ab abColucionc
dandâ ab(iineré &amp; ad DOlT)ioum ArchiepiCcopum recuerere qui dllbium illud [olvac legiCque Cco[um eacagar aperire.
1
Nulla proreus cfi rcCervario caCuum l'el
ceoCurarum in arriçulo morris ;, "rque ideo
pocefi, irno...deber qlliltber Sacerdos eriam
non approbarus quofliber px nÎrences in hoc
(xtremo po(icos J li lint aue prx[umi poffine

. , .
. à~ 'Dioc'rft .d't.Aix.
~2;
me dlCpolirl J a qUlbu[VIS peccaris &amp; ceneuris
abColvere.
Obfervandum ramen quod i'n hôc cafu ab
;t.udle~dâ confetftonc &amp; ab abfdhJeione J'mper_
oenda debet omnmo ab'ftmére Sicerdos non
approbarus, fi adlir aut facile haberi pollie
Sacerdos approbarus.
Sace:dos autem qui liber approbacus audirâ
confealone perfonx xgrora:, cujus qoidcm
perronœ confefl1onem Fas ci erat audire, 'potom eam à quocumquc peccatb eiiam fpecia!Jcer rerervaw &amp; à quâcumque cehfurâ cri am
fpecialiter refervacâ abfol vere, fi calis nt aut
credatur morbus ut ad Sacrum Viaricum, aut
Extrem:r-U naionisSacramenrum proxim è ,
eodem fcilicer vel requenci die recipicndum ,
camdem ilbm pcrfonam xgroram prxfacus
Confeflârius difponendam eaè judicaverit.
SI xger ln prxnoraro cMu vel in morris articulo, ",eccati refervari abColurionem con fecucus à Sacerdoce qui aliàs faculcatem ilium
abfolvendi non habUl{fer, poCleà convalefcac
neccaè non ocl ut ad aliquem Confe{farill~
qui habeat facu ltarem :i pecc3ris rerervatis ab~olvendi accedac dcltaa Cua refcrvara urporè
Jam remdra ci dcclaraturus. Non ita li in iiCdemcircumftanciis ab[olutionem alicujus cen-

�..p 6

ordonmlnaJ SynoJ"lu

fura; con(ecurus fuerit à Slcerdore qui à rali
cen(ur.1 abfolvendi faculrarem aliàs non habui(fer. Ut inferius dicerur in paragrafo de
Çen(uris.
Peccatorum quomodolibet re(ervatorum &amp;
peccatorum non re(ervarorum confefIio inregra uni eidernque confe(f:uio fieri debet ; neque poren: à peccatis re(ervatis alrerConfel1àrius à non re(ervatis aIrer abfolverc. Porefl:
autern aIrer à cenfurâ alter à peccato eumdem
pceniteotern abfolvere; ut dlcetur eciam in
paragrafo de Cenfuris.
Triplicis aurern generis funt cafus feu pecca ta quorum abfolurio rcfervaruc, caque Confe(fariis quibufcurnque qui ab iis f.Jcultarcm
ab(olvendi non habent expre(fam, omnino
iorerdicirur.
1 °. CaCus (eu peccara quorum ab(olurio
refervarur Summo Pontifici.
2°. Calus leu peccara quorum ab(olurio- '
nem fibi SPECIALITCR. rclèrvandarn cenfuie
Dominus Archiepilcopus.
3°. Calus leu peceae:! quorum abfolurio
Domino Archiepifcopo refcrvarur.
•

du Diocrfo J'Aix:

427

CASUS SEU PECCATA QUORUM
abfo!tllio Stlmmo Pomijici reft;vatur.

GRavis aue eriam levis fed proprer
.. ,elrcuml1:antias cenfcoda gravis, &amp;
ex malnla, nOIl aurern ex hldo aur correéhonis per legirirnaD1 llHhorirlrcm, causi, pcrcul1lo Clcrici allr ~Ionachi vcficm fuam Clericalcm aur Rellgiofam gefta.nris.
Clcrici aurcll1 nomine iotcll'gitur quilibcc
Tonfilrâ iniriarus. Per Monachum aurem ftgnificatur omnis Religiofus c[iam Con verlUS
aut N ovi cius, irem ~lonialis &amp; Soror ConverIa etiam Novicia.
Hôc calU comprebendunrur non folùm ipli
percul1ôres, led etiam manduotes percul1ioI1cm etfcélu fublecuto ; raram habenrcs percul1iollem eorum nomine faélam ; confen[ienrcs; aux ilium ,confilium aur favorem pr:x:bentes; non impedientcs cùm pofIinc &amp; ex
officio reneanrur impcdire ; invÏtum derincntes in cllaodiâ, petcuricnres Clericum etiam
cOl1lenrienrcm.
2°. Simonia rcalis &amp; conlummaca circa Ordincm Sacrum am l:leneliciulll Ecclefial1:icum
confcrcndUOl vel obrincndum. Item confiden.
1°.

�~l S

O,aonlfllncts SynDJII/rS

cia circa Beneficium EccleÎlaf1:icum dacum vel
aCfepcum cum promiffione idem Beneficium
aut ejus reditus cemporales in cO[O autex parte
dimitrendi alteri perConx.
3Q • Fallificatio Bullarum feu Lirrcrarum
Summi Pontificis, vcl earum ufus aur ultra
dics vigimi retentio cum cognitione earùm
fallicatis.
4°· Incendium Templorum nec non 00-'
morum profanarum, procuracum &amp; vo~unta­
rium, cùm lnecndiariull publiee: denonciarlls
efr.
5°· Direprio feu fpoliarro Templi, MonaC[erii, vel alrerius IEdis Sacra: cum effràétione,
quando reus pllblicèdenunti~tus dt.
6°. Vis illara ue in loco inrerdié1:o Divina
Officia celebrentl(T.
7°· Commoratlo perduos menfes in excommunicarione qui innodacus fuie is qui SLlperJorem à quo lata dl Genfura, vexal'ie.
SO. Commlloicaeio Cponranca cum excom~unicato nomÎnacim à Papa, ralem excomDlunicatum adrnirrendo:ld Oil' ina Officia.
9°· Perrinlcia quâ quis excammunicaClls
am iorerdicrus oominarim, reollir ex Eccleliâ
excedere dùm rcs divin x perJC1unrur.
" vcl admioir,
10·. Celcbratio M.ltrimonii)

.
. au Dioe,} d'Ail(.
429
tratlo Sacn Vlatici aur Exrremx- Unébonis
faaa à quovis Rcligiofo fine Jiceneii Parochi
aur Epi{copi.
Sunt &amp; alii nonnulli ca rus Summo Ponrifici
re{ervan, fed qui in his Regionibus ferè nUllquam accidunr.
Ca {us re{ervari Summo Pontifi()i habenc
omnes annexam cenfuram proprer quam refcrvantm.
,
Refervario aurem illa loeum non habet nifi
quandp cafus funt publici; id ca quando filOc
vel .:ld forum contenriofum deducri, vel in jud/clofo probatt, Vellt:l cogniri ut nullâ rergi"erfatione ce\ari poffine.
A fupramemoraris Cafibus nulllls Saccrdos
live . Sxcularis live Regularis cujufcurnque
Ord/n/s, Congregationis, Socicratis &amp; Inftituri, quamvisapprobacus in Oiœeefi, vel Parochia: Recror pote.fr abfolvere etinm vi Indulti aut Privilegii alicujusàSummo Pontifiee
vel,à Sanélii Sede obtenri, niCi lndultum illud
aur .l?rivilegium Domino Archiepifcopo exhlbltum &amp; ab eo ranquamuonum &amp; validum
rccognitl,lr:\l. fuerir . . Excepris ramen I/ldlllri~
fecreris Romanx Pœnjtenriarixin fpeciali
ca fil obtenris.
1
N cc à fupradiél:i.s caiibus ullus Saccrdos

�43 0

Ordol1l14ncfs sJ"~d,11(s

five S.ccll1aris (i\'e Rcgubris clljufcl1mque
Ordinis, Congregationls, SocietJtis &amp; Inlhtuti porelt abÎolvere (ive VI Indulri aut Pri\'i-

iegii Domino Archiepifcopo exhlbiri &amp; ab eo
rccognlti, (ive vi Indulti fecreti Pocnirentiari::c RomJnx in fpecialicafuobtenti, nl(i idem
Slcerdos ad audiendam perfonx qux in rlicm
cafum incidit, confeflionem fuerir runc tel11p oris approbJrus.
SJcerdos autcm (i1Te Srclliaris (ive Regular is cl1jufcumqt\e Ordin is, Congregltionis,
Soc ier:ltis &amp; Inititllti qui vi alicujus Indulti
aur Privdegi l Domino Archi epJfcopo cxhlbiri
&amp; ab co rccogniti, "el vi alicujus Indulti {cercti PcénÎrenriarix Roman : ,in fpcciali ca{u
6brent;, babet facult3tem abfolvendi à cafibus
Summo Pontifici refeh1atis, &amp; qui eodem
rempore Reél:or en Parochix aut ad confe{l
flones tidel ium audiend as eltapprobatus, non
ideo potefl: tideles ab fol vere à peccatis Domino Archiepifcopo quomod bcumque refervat is, ni(i à pr::cfaro Domino Archiepifcopo f~­
cultatèm hanc exprefsè accqrerit; nec valet
in hoc cafu argumenrum à majo,ri ad minus.

du Diocfft d'Aix.

4- 3i

C1.SUS .SEU PECCA'!A f(UORU M
abfo!ut/Onem fibi SpecIALl nR r~(èrvan­
darn cenfilll 7JommllS Archiepi{c0plIS,

0

l\1 NES cafus Summo POlltifici re,
fervati redeunead Dominum Arcbieplfcopum .qllando non rune publici &amp; in quibllfdJ~1 alll sclrclll1llaotlis. Idcirco qui in dictos calus lncldunt debent ordinariè remini ad
Domlnum Archiepifcopum, Cafuum autem
Ill:orum, quando eorum ad Papam refcrvario
ceff.t, abfolurioncm {ibi Sl'ECIALIn: R re{ervar DOn1rnus Archicpifcopus.
. zo" Hxrefts; fcilicctcùm quisapertè, perrlnaclrer, &amp; coràm pluribus ercorcm odel contranum aflèrie &amp; deiTèndit; vel cùm qUIs ici
hx. rerlcorum communione vel convenrû ,
ctlam ex tJmEJrc aue !imulando, ercorem fidei
contrarium declarnt vcl profiretur,
3"' Om~is aél:io, locutio vel fcriptio qux
!incerx &amp; l~tCrJon qux Conltiturioni Unigenitus utpore dogmatlco &amp; Irrefragabill univer faits Eccldixdecrero, debewr, revcrcnrix
&amp; obedienrix ullo modo ~dverfctl1r.
Item,
!célio, rerentio, laraD itio feu donario •
,
emprro, \'cnditio, locatlo, commodatio, vel
commuratio Libr.orum hxreticorum, vcl Li~
1°,

,

�4-P

O,àOnnAnUJ Synod,do
brorum aut Libellorum ab IIIulhi(Jimo &amp; Re.
verendi(JimoPra:deee(fore nollro in Mandara
die 17. Aprilis anni 1714-. ediro prohibitorum j nempè Libri Reflexionum Moralium
&amp; quorum vis aliorum Librorum aut Libellorurn, live rypis impre(forum, live manu
feriprorurn, l'el in defenlionem diéri Libri Reflexionum Moralium, aU( Propo!itionum qua: ex illo excerptx &amp; damnarx fuerunr,
\'el !incerx &amp; inreriori quxConllirulioniUni.
genitus deberur obedienrix quovifmodo adverf.,mium.
.
4°. Sacnlegus eujufliber perfonx Voro fojemni, live rarione Ordinis, !ive rarione Profellionis, ad callirarem ad Ihia·x, eum quâliber, live ejufdem , live diver!i fexlas perfonâ,
concubitus etiam imperfeétus; &amp; vice versi
facrilegus eujufliber , !i ve cj ufdem, !i ve di ver!i
fexLÎs perfonx, coneubirus eriam imperfeétus
cum quâliber perfonâ l'oro folemni, live rarione Ordinis, live rarione ProfelIionis ad caltitatem adllriét3.
5°. Omnis fermo turpis quo Slcerdos quiliber, !ive Sxcularis, live Regularis, in Sede
Confellionali po!icus, puellam vel mulierem
ad curpia provocar.
.
N orandum quod in hecnri,Î live generah,
live

"

J

ail

D'10(~}:
:1:

l" . '
a AIl(.

~rj.

live (pcclalt abfolvcndl a quarto &amp; quinto cafu ,nunquam faculras conce(fd ccnfetur ci qui
teus cil, abfo lvelldl partlelpem eriminis fcelenfque confortem. ~od quidem fic inrelli"j
volumus ut f~b quovis prerexrû :lur tempor~s
JUbllxl auc eClam obtemx facultatis !ive in "enere five in fpecie ab IIlls ca!ibus abfolvendi j
nu"?s Sacerdos live Sxcularis five Rcguloris
ponlr unquam abfolve re criminis, quod ipfe
contra plldlclclam eommi!it, parricipcm J
etlarnfi co tempore quo tale cri men patratllm
fU'~, fOCl~S, aut focia fceleris nUllquam ad
hllJuCmodl Saccrdotis aureOl peccata depo.
fuif!"et . . Sem per tamen excepto extremo neccllltatls cafu in quo quiliber Sacerdos eriam
non aprobarus quoflibct poellirenres à quibuf.
VIS peccans &amp; cenfuris abfolvere pore Il.

CASUS SEU PECCATA §2...UORUM
abfoltltlo reftrvaltlT 'Domino Archiepiflopo.

MA G

1 A, Divinatio, Sorrilegiumj
Male/icium, eriam!i 110n includae
~ifi paétum implicirum raciramve Dxmonis
Invoca rionem .
Eadem. refcrvatio complcétitur pccearum
Corum qUI Magos five DivlI10s aur WB qui fe
Ff
1°.

�•

~

Ord~1I11I1nCt! S,nol/Alts

UacY~s vel Divinos elfe dicunt

aut fimuJant;
feriÔ &amp; adhibitâ iis fide confull1nt. .
.
z o . Sacrilegium, nem pè profanatlo extenor
feu impius ufus Sanélimmx. EucharJfhxve1
fanai Chrifmalis vel al cerutrl us Olel ~anéh.
Item violenca &amp; injuriofa percunlO , ve\
notabilis, aliundè quàm è nanb~s, fangUiOIs
effufio in Eccleftà vel in Oratorio authonrate
Epifcopali ad Miffarum celebranone l1l ereél:o
&amp; benediél:o, vel in Cœmeteno fimJllter benediél:o.
.. . .
Item fornieationis, aut adlliteru cnmllll
ctiam folùm arrencara in Eee1cflâ aut alto loco
benediél:o.
. .
Item opus, aliàs lieieum, carnalts Inter con.
,
jugatos copulx in Eeclefiâ.
Item furtum rei etiam profana: 10 Ecc\efiJ,
&amp;' furtum rei facrx in quovis loco..
.
Item violatio Claufurx Regulans Monlalium, five ex parte' ipfarum Monialium qux
fine licenciâ egrediuncur extra fepta MonaneIii; five ex parte earumdem Monialium alta_
Iumve quarllmcumquç perfonarum qux SXClllarem aut R egularem quemcumque vel qua mcllmque fine licentiâ intra fepta Claufurx Re·
gll!aris admirrl1l1t aut Incrodllcunt; {ive ex
parte quarumcumqlle eum Sxculanum tum

d" Diocifed'A!x.
Hf
Reglliarium per[onlruj11 gu:\: line licentiS 10rra 1i:pta Clau(ilrx Rcgularis ingrediunrur.
Item ingrcffus pucllarum aut l1Julierum in
Monancrium Religioforum.
3°· Crimen (alfi, nempè fraudulenta Sa.
trorum Ordinum fufceprio (ilb falfis prioriS
Ordinis Liereris, vel fub falfo Dimifforio, l'el
fub ementiro tlrulo, vellùb nomine alterius.
Irem cùm quis in teGil110nium Iegitime l'O,
CltuS &amp; juridicè inrerrogatus à legit: mo &amp;
compctenri Judice fa lfum tcnimonium reddir,
tt'tm falfum diccndo tùm verum de quo juri.
dicè interrogarus à J udice fucrit, voluntariè
reticendo.
Item elem guis falfJm Monetam cudir aut
legitim ; m adulterat.
4°· Homieidillm, nempè oecilio "olunraria
per fe l'cl per alium pltrata.
Item Duellum tllm erga cos qui certamen
ineunt, tùm crga cos qui qllovifmodo cjllf.
modi certamini fcienter cooperanrur.
Item machinatio morris conjllgis , morrçm
illam reipfa tCl1tando, ctiamli mors non fc.
quatur.
Item procuratio voluntaria abortûs feu fibi
fell Jliis per vim, ar tcm, aut confilium; live
fœtus aninurusjir five 11011, &amp; liccr abürru9
reipfa nOD fequaruf,
F f ij

�43 6

OrdOfJJlImm ~J~od"l(J

_

Item gravis neg"gentla ln opprelIione par~
vulorum; quando i~ilicee Parentes, aut aha:
perfonx qux infannum curam g~runt, dormiendo infantes adhuc cenellos l,n leao ante
annum expletum admilfos oppnmunt. Aue
eriam quando fupradiax perfonx IOfanrem
adl1\lc tenellum &amp; ante annum expIerum 10
leao pro terria vice admittunt, etlamli opreflio infanris non fequaeur,
,
p Irem fub eâdem refervatione contlOetur
percuflio gravis &amp; ex maliti:l." Parns, auc,Matris Avi , aue AVIX, Socen, aut Soc rus. ,
Crimen impudicitix, nempè Sodomla
inter ejufdem aut diverli lèxûs perfonas,wam
inter virum &amp; uxorcm, &amp; qUldem non modo
con(ummata fcd ctilm foillm attenta ra.
Item Bel1:ialitas non foillm confummata,
[cd (tiam (olùm atrenrata.
..
Irem Concubinatus publicus, id ell qUI ln
iudicio probatus lit vc\ qui nullâ t(rgiverra'cione in totâ vicini:i celan poflit.
.
Item Stuprum per vim illatum frmlOx vel
pucllx.
.'
. f .
Item Raptus. QIJando fClllcet. q~lIs x mlmm vel puell am in\'itam "el,lOvltls lIve fClentlbus &amp; reluaanribus, live 19norantlbus , &amp;
tJlHUm prxfumpris inviris cjus parcn[Jbus, ~uc,

;0.

du Dio((fl d'Aix.
+37
curam gerenriblls per vim abdllcit vel reeinee
five ad libidinem explendam live ad matrimonium conrrallendulll; ctiamli nec libido [ecuta
fit nec matrimonium conrraallm. Qro ea(u
inc1uduneur raptor ipfe, ae omnes conlilillm,
auxitium, aut favorem prxbentes.
Item Incel1:llS intra primllm vel (ecundllOl
con(anguinicatis vcI affinieaeis natllra lis gradum, etiam ex copul:\. il licitâ. Conjux auecm
carnatieer eogn0(cens perfonam in primo vet
[ecundo gradu ceilm ex copuli illicir1 con jugi
con(anguineam non (olù'm inceClu illo in ca[um re(ervhtum incidie, [ed eriam eo ipfo
aminit jus petendi debitum conjugale, in
quo'd reClitlll ndn potell nifi à Domino Archicpi(capo, :Iut ab alio qui ab eodem Domino
Archiepi(copo (pecialem &amp; exprelfam ad hoc
obtinuerie faculracem.

cnE CENSURIS.

C

,E N SUR A-: naturam varia(quc cen(urarum {pecies notas cfiè (upponimus 0111nibus ConfelfJriis.
Satis nobi s lit omnes Confelfa rios moncre
quod ubicumquc hic dicirur aliquid prohlberl
(ub px n,Î excommunicJ rionis, hoc de excommunicatione mJj ori inrelligi debcr.
Ff iij
"

�... ~8

OrdonnA&gt;lcr$ SYllOa"I(!

~

Nullus Sa erdos {ive S:ccu\aris [ive Regularis eriamfi Parochia: Refror fi~l pore1tliné
llcentil fpccilli publicè &amp; extra S!eralDeo~um
l'œoireorix à qu.lv~ Cenfud a&amp;fol vere.
In Tribuoali 'a:~rem Pœnitentix Coofe!farius quÎliber ap.probarlls porefl-ol è~nfuris oon
refervatis ablùh'cre ur pater ex ipfis vcrbis
qux abfolutionem à pecclris prxceduor. Pœ-,
Jlireos qui iocidir io ceofuram referl'aram deber priùs à eeofur~ abfo\vi quam à p.eccatis
abfo\vatur.
. _
Si autem CoofdIàrius faeul atem oon ha.
bear à cenfuris reter'varis
abfo!
'eodi, deber
•
t
confirentem priù~ abfolvendu à ccofurl etiam
f.1lrem ordio,lTiè à fufpenfione ad Dominup;!
Archiepifcopum remitrere quàm eum à PC;ç,·
(:Iris abfolvar; poteft
enim airer à cenfuris, à
J,
peccaris airer Pœl1lreocem eU,rudem :lbfolvere.
Si qu is in articulo morris ve\ aliquo impedimento decentl!ls ~ aur alio qu ov i(modo, ab
a liq u,1 cen fllr~ fuerir abfol urus à Sacerdoce qt1{
facultaccm ilium abfolvenqi aliàs non habu iffer, is recuperac&lt;t fanirare &amp; imped imenro fublaro tenetur ad Superiorem recurrere mandarum ab ipfo humilircr accepcurus; id li
qu àm primùm non implear in eJmdcm cenfunm &amp; qu idcm referyatlm rc:incipir Iplo jure.

.
. Du diocèft d'Aix.
439
Non 1I1tencllmus aurem ullam elfe refervationem cirea poteftatem abfoh'cndi à cenfuris
quas incurrore potuerunt impuberes.
T riplicis autem generis funt Cenfurx refer.vatx.
1°. Cenfurx quarum abfolutio Sanaa: S~­
di refervatur.
la. Cenfurx quarum abColutionem fibi
SPE~IALlTER rcfervandam cenfuir Dominus Archiepifcopus.
Ii
3°· Cenfurx quarum abfolutio Domino
A rchiepifcopo refervator.
.' •

CENSUR.IB §2...UARUM ABSOLUTIO
Sané1.e Sfdi refervatur.
omnes [unt qux ~ngulis Clfibus SanSed,i, refervJris annexx
funt,
.

.tE
E a:!!
.

CENSURJE fj(UARUM ABSOLUTIO:
11! 17I jîbi SP r:;C IALITER refrvandam CerIfitit 1Jomim!s Archiepifcopus.
1°.

E

.tE omnes Cenfurx qu x cafibus Sum-

, mo Pontifiei rcfervaris annexa: funt
ad Dominum Archiepifcopum rcdeunt &amp; quidem ipfi Sl'ECIALITCR refervarx quoties
iidem calus ncrnpè cum funt occulri, redcunt
F f iv

�440 .

Oraonmllun SylJodaltl

.

.ad eumdem Dominllm Archicpifcopum.
2" . Excommunicario qu i innodara ell:qu:J:~
cumque pcrCona qux in primum, vel fecun.
dum vel rerrium ex calibus Dommo Archie.
piCco~o SPECIALITER. reCervaris incidic
; 0. SuCpenlio quam ira ordinanre Domino
ArchiepiCcopo incurrir qllilibet S~cerdos live
SxcuUris live Regularis, excepris Parochia~
rum Reétoribus, qui fine c}uCdem Domtnl
ArchiepiCcopi approbarionc expreCs~ , demp.
to extrema:: neceiliraris caru , confcl1lOnes au·
dire prxCumir) eriamfi obtil1uiffer faclllratem
abColvendi à calibus SummoPontifici rcCervatis vi Indulti aurprivilegii cujufcumquc etiam
Inçlulri fecreri Pœnirenriarix Romanx.
Item quiliber Sacerdos five Sxcularis live
Regularis etiam Parochix Reaor) qUI III Cacro Pœnitenrix Tribunali poreftatis aut fleul.
tatis quam optinct limites quorpodocumquc
fcientçr excedit; (ive abColvendo à çafipus
Summo Pontifici reCervaris ;Iut diCpenCando
in aliquâ Irregularitate, aut in aliquo Voto
Summo Ponrifici fimilirer reCervaris VI alleu·
jus Indulti aut Privllegii qUQd Domino. ArchiepiCcopo exhibitum &amp; ;lb co recogOl CUrll
non fllerir, nifi Indulnlm illud lit aliquod 8re.
ve Pœnitenriari;c Romanx in fpeciali caru ob-

J/I 'Diocèft "'t.Aix.
Hf
tentum ; five à cafibus aut cenfuris Domino

.,

ArchiepiCcopo quoquomodo refervatis fine
ejus exprefsâ licenrj~ , etiam fub pretextu obtenrx à cafibus SummoPonrifici refervatis abfolvendi . facu!ratis; five difpenCando, fine
fpeclalt Itcenttl, in Irregularitare aut in Voro
aut Votum aliquod commutando· five Mo~
nial!um confeClioncs, abfque fpe;iali licenri~
audlendo, five confelliones audiendo extra
limites Parochiarum in qui bus facultatem habet; five poft elapCum rem pus quo durarura
ea facult:ls quam obtinebat) confeiliones audiendo.
+0. Su fpen lio quam incnrrit quilibet Sacerdos five Sxcularis five Regularis etiam Parochia: Reétor qui matrimonio jUllgit aut benedlCl[ fponCos alterius Parochix fine licenrii
ipCorum P~roehi vd EpiCcopi. Hujus 3l1tem
fufpenfionls abColutIo pertinet ad Epifcopllm
11hus Paroehi qui matrimonio inrereffe dcbebat feu à quo benediél:io flJfcipienda erat.
5°· SlICpenfio quam incurrit is q~i ab alio
quam à proprio Ep}fcopo fine ejufdem pro_
pm EplCeopl "c(nna Ordlnes vd eri3m Ton_
furJm Clericalcm CuCcipir. Qli aurem fic Ordlnes CliCcepit ab Ordinum fuCcepcorum funcuOOlbus fuCpendicur; qui vero fic primam fuC-

�++2

OraOtJtltlnaJ SynodauJ

cepie Clericalem Tonfuram ira fufpendi,tur ab
officio Clericali ue donec à proprio Epifcopo
fpeeialem ab hoc obrinuerit abfolutionem, inhabilis lie ad ullum Beneficium aquirendum.

CENSURJE fl..YARUM ABSOLUTIO
'Domino Architpijèopo reftr valllr.
ta. EXCOMMUNICATIOquamineurrit

quxcumque perrona qux Magiam aue
Divinarionem exercer.
ZO. Excommunicario quam incurrit live
puella aue mulier qux fine licenriâ ingredirur
in Monaiterium Re1igioforum, fi ve quxcum.
que per[ona qux fine IiceOliâ in Monafterium
Monialium ingredieur.
. .
'
3 0 , Excommunicatio quam incurnt IS qUi
certamen inie lingulare quod vocatur DuelJum.
4- o . Excommunieatio quam incurrit is qui
pllellam aut fœminam five inviram live InvlClS
ejus parenribus aut curam gerelHlbus raplt &amp;
per vim abducit ad libidinem explendam ve1
ad matrimonium contrahendum; enamli nec
llbido rccura tir nec marrimoniLlm conrraél:um.
,.". Omnes Ccnfurx qll a:: voeanrur ab /Jo111Î1u, Scili ccr om nes Cenfllr;1: q uo\: {ive pcc
gencr;ljem five pcr pJrriculJrcm fcntentlam

,
du Viocfft d'tAix.
4+3
Eeruncur aut qua:: five in aliquos nominarim &amp;
,in parrieulari, five in mulras ignoras &amp; utcllmque defignaros pronuncianrur. Arque inrer illas numerari deber excommunicatio qu.1
uis innodarus cO: ob non revclara, cùm poluit &amp; debuit, qua: pec lirteras quas monitorias v()cane Cub pœnâ excommunicaeionis
~pCc;&gt; faél:o incurrendx revelare jubebatur. ,

.

'De 'DifPenfatione in Irregtdarii~tibt/S.

1

'

RR EGL'LARITA:ru "naturam, varias irregul:uirarum fpecies variafque ejufdem
fpecici irregularirares notas elfe fupponimus.
Nullus p.orçft Cuper. irregularirare, quœcumque ilta fir, diCpenfare viii Papa, l'el EpiCcopus, v..el-qui à Papa fuit ab Epifcopo fpeciaJem &amp; exprdfam ad lioe obtinuic facultatem.
l, I(

Img4 4r;tates foper.')Q(1ibt/S difP(nfotio
pert inet ad fP,apam.
la,
D SummumPontifieem peHinet dif_peofario'in om nibus Irreguladraribus
ex deliél:o publico provenicnribus.
Publicum aurem deliébul'O non cenfNur nifi
publicè norum fi crimen q!JO incurrirurcen{ùra &amp; limul publicè norû!tlexercirium Ordinis
Concra ccnfuram; \'el publicè nocum fic cri-

A

�:"4~

OrJonnanm Synodal(!

meo quo commiifo irregulariras ipfa contra:
hieur. Publieum vero pordl: effe deliétum
duplici modo.
J uris fcilicet vel f&lt;lél:i noririâ.
Juris quidem quando deliél:urn deduétu~
elt ad forum conrenrioCum, donee accufatio
penitùs ceffet aél:ioque inrenrara evanefcar,
vel quando per Judieis Celltenriam am per rei
in judieio eonfeilionem probarum cft. Faéh
autem quando deliél:um ira cognirum elt ut
nullâ rergiverfatione in tori vieind cdari
poilir.
~ Ad Summum Pontificem perrinet edam
difpenfario in irregul:uirare prQvenienre ex
homicidio volunrario lieer oeculra, five homicidium parrarum [u::phyfieè agendo , id cil:
vulnus infligendo, fiveftr parraeum moralirer,
cooperando, id elt adjuvando, cO\lfulendo,
provocando aut jubeiido; modo ramen illud
homicidium fir injufium, morra!irer eulpabile ex iudufhiî l'el ex medirarione fJtrum &amp;
plenè falrèm in caus-.î vollrum, aut ~ci illicirx
operam d~ndo commiffum.
Idem dieendl1rode muribrione qux in jure
occifioni xquipara-tpr; quando fcilicer per IIlam murilarioncm fir abfcifli0 rorllis vcl norabilis dim in utio mcmuri alicuj liS.
0.

«fi

'])iocèfo d' Aix:
~H
3 . Pertlner erlam ad Papam difpenfario
fuper ferè omnibus irregubriratibus ex defcétu provenienribus.
o

•

• Jrregl/taritates filper ql/i/ms difPenfotio
perrmet ad'Domrnllm Archiepijèopflm.
0

I) I SPENS

[uper irr.egubricare
. .. fiveex delaéto publico, {ive ex homlcldlO volunrario provenienre in qllib~fdam
CIrcumaanriis. . Idcirco quories aliquis ejllf.
modl Irreglliancacem conrraxir, eonfulcndus
ca Dominus Arehiepifcopus.
2 o. Difpcnf.lrio fllper quâvis irregularicare
ex delaél:o occulro, exeepro homicidlo volunrario, proveniente.
. 3°· Difpen[~tio [uper qU:Îcumque irregllb_
m are quamrumvls pubhd, fi illa irregulariras
contraél:a fucrie ob viol:!ram eenfuram qux
neque à Jlire, neque à Conei/iis, neque à
Summo Pontifiee, fcd à Sratutis Il lIjus Diee.
eefeos, aur ab eodem Domino Archiepifeopo
tanrùm laca fucrir.
1

.

A TIO

'De difpmjarione in Volis.
OT UMea- dcliberara promiilio faéta
Deo de meliori bOllo.
.
Vorum aurèm cfi l'cl folemne, l'el fimplex.

V

�'4+ 6

Synod"lrs
V orum foJem ne iIl ud dl quod emÎ trieur pcr
O,JOJIrJ411CfJ

fo\emnem ProfefIionem in R eligione approbat:î, vcl per Ordinis Sacri fufceprionem.
Vowm limplex dl: illud qu od live ore , nl'e
corde, lil'e publicè, !ive privarim, fed non
pcr ProfefIionem folemnem in Reli gio ne approbarâ, neque per Ordinis Sacri fufceprionem emlttlrur.
N ullus porefl fuper quovis Vota difpenfaTC, !ive quodvis Vorum comm urarc, nifi Pa·
pa l'el Epifcopus, vel qui à Papb ur ab Epifco po fpecialem &amp; exprcllàm ad hoc obciouit
faculrarem.
Vota .fmp!icia fl/per qllibtlS difpenfatio
ad Summum Pontificem pertinet.
ST A, fune. Nempè perpcrux Catliratis fervanda:, pro fire nd a: R eligionis, Pcregrin arionis in Jerufl lem, Peregrinationis ad lim ina Apoftolorum in U rbe Româ , &amp; Peregrinarionis ad Sanétum Jacobum in Compofte\l1.

l

Vota .fmplicia fllper quibus difpmfatio pertinet
ad 'Domintlm Archiepi[c0pflm.
0
1 •
s PEN S A T 1 0 fuper ipfifmetquinque Votis !implicibus de quibus fuperiüs, in mulris circumflanrils. Ideo qui ra·
lia Vora cm iferunt ad eumdem Dominum Ar-

DI

•

d/~

Diocèfl d'Aix

.

chrepifcopum plerùmque remi"trend ' r 4-41
1 0 D li
li ' "
J JUnt.
bus VOt ' J pen arlO Jn qUJbufvis aliis fcmpliciJS.
Cuilibet Confe!fario a
b
facimus difpenli d ' fi ppro aro faculrarem

~s anre ~Ubert:r~s ~nu::: !~:~~;~u~d~~'d~

0-

ora po eofdem puberrarisa n '
fi
n1
am ren ovata fuerint D b
nos con rmara
. rius hUj' ufm od i V . e et ramen ConfeŒ_
Ora non ne&lt;&gt;1'ge r d
nendo ne limil"la fiunt, ea plcrùm
b
re le. mo.
que ln pla
[ed lel'iora &amp; f T
Jel IOra opera commurarc
oneant
p
'
, .
M
fi «
aurcm arochl Paroc hi anos (uos
l;J que Parochianas prx (errim rudes &amp; lin
p Ices ne Vora levirer &amp; li ne p ri
1 1animarum curx
rtl enrum &amp;
experrorum Sacerdorum
"
confil110 emltranr.
. Moneanr verà Confclldrii confirenrcs con

~~~a ros q~1 po(1: emi{fum VOlum pcrperu~

.
.
run"lrarlS lervandx
.
mat f1OlonlUOl
conrraxe. r" quod qUldem conrrahendo, irèm &amp; pro
~~~~l a vlc~con(umOlando morralircr peccavem ' po e quldcm rcddere li jam con(uOl_
arum fu erIt marrimonium (cd
debiru
. 1
'
non pctcre
b'
m conJuga e, nili jus illud percndi de'11,rum per dl(pcnfarionem ab Epi(copo fucric
1 IS concc!fum
Moneanc c;ianl co nfiJtcntes con juges
.
Ill'

�~+s

Ora.71nllnm Synoallin

diéhs circumftamiis exiftentes non poire ;
alrerurro conjùge monuo $: ' ad alias nuptias
convolare.

Ca/ils prteciPflÏ in qflÎbtlS Confeffarii dijfem
debent P œnitentibus fuis abjolutionem.
Chrifl:us Dominus Sacerdotibus rradiderit xqu è ligandi fieur &amp; folvendi
porefl:arem, meminerint ConfeiTarii Pœnitenribus rirè difpoficis beneficium abfolucionis
eiTe impendendum, indifpofiris verà , imo
dubiè difpofiris eiTe regularirer differendum,
quoadufque moralem de legÎrimâ eorumdem
Pœnitenrillm difpofirione cerrirudinem confecuri finr; difFcrri aurem deber abfolutio prx·
fc:rrim iis.
1°. Qli fuâ clllpâ ignorant Milleria Fidei
in Simbolo contenta, Orationem Dominicam,
l'rxcepta Dei &amp; Ecclefix , Sacramenta quorum participes funt &amp; difpofirioncs ad ea rirè
fufcipienda neceiTarias, fpecialia denique fui
ftacûs officia.
2 Q , Qli in habiru &amp; confilcrudine alicujus'
peccati morralis verfantur, donec ira notabi.
Jiter -emendari fint ut defhuéh cenfearur illa
confuertldo &amp; rationabiliter fperari pollit eos
non reverfuros ad vornirum .
- -,

C

ÙM

3°, Q:Ii

..

. au 'lJiocèfe J'&lt;.Aix .

+49
3 . ~11 funt ln .occafione proxim~ peccati
rnortalTs qu:e def~rt pOt~fl:, quandiù eam reipsâ
non,deferuerl11t;, vel qui funt in occafione proxima 'lux defen non potefl: donec ità emenpau Ji~t ut remora cenfeatur, .eà quod in cà
o.m n1110 vel falrem ue plurimùm à peccato ao[.
tmcant.
. 4°· Qli iniOJicirias gerunt, donec fufficien.
tla reconclhatl erga inimicos animi ligna de .
dennr.
Qli pecunias, famam a~t alia proximi
bona refl:ltuer,e tenentu~, don!:,c reipsâ refl:i ...
,t uennt quantum
potllermt
. ..
. ; aut faltem ill am ,
quam pnmum convententer poterunt refl:i.
~uendi ~ promillionem fecerint qux fiocera
Jud/can queat.
6°. re~ca,t~res publici quoadu(que faltem
exemplan Vlta fcandalum datum fufl:ulerinr.
" 7"· Q ui in peccatum refervarum inciderinc
liS bcet benè difpofitis, ordinariè differenda
eCl faltem una vice abfolucio étiam à ConfeiTariis qui facultatem habenr à peccaris refervatis
lI bfo lvendi, ne refervatio inutilis evadat.
. 8°. Denique ii omnes quos Confeifarius
)udlcat vel non fufficienter prœparatos ante
!=onfefiionem nifi ipfe fupplel'erit, ve1 non
lOtegrè confeifos, vel nOll titè contrites) ve1

,0.

G~

�,
0
ordonnancts SynodalfS
4fn habenres
,
propo{irum fiffi"
u Clens non pec~~ndi &amp; obligationes ruas adimplendl.
,
Nullum verà pecçatorem hcet non,bene
di[po{itum dimittat Confeffanus m{i prl~S lingulari charitate &amp; benignitate, pla faluns monira &amp; idonea' peccaronlm remedla el tradlderir. .
fi
N TE Q.UA M huic nolIro Mandata nem imponamus Il::eC [equentla omnibus
Confeffariis volumus dec1ar.ata .
Per facultatem audiendi confeffiones.; {iv~
per approbationem ad confeffiones audlendas
intelligitur tantùm faculras abfolvendl fideles
h :culares à peceatis &amp; eenfuns non refe,rvatl:.
Per faculratem {ive generalem, {i~e. particilla rem abfolyend i à C'Ifibus re[ervatls 10 re1l1girur tant\lnl faéulras abfolvend,i à ca{ibusfimplicirer refervarls, non autem a Cafibus SPECIALITE",- refervatis, necà Cenfuns&lt;juo vl
modo refervatis, ne il1is quidem Cen[uns
qu:e cafibus quomodocumque re[ervatls anne1&lt;::e [Ilnt.
.
Per faeultatem {ive generalem fi ve partleuIarem abfolvendi à Cafibusetiam SP ECIALlTER refervatis intelligitur tantùm facultas abfolvendi à quocumque pcceato non a~tcm ab
ullâ cen[urâ quoquonJodo refervata.

-'

A

0

dll Diocèfo d'A/x.
4ft
l'cr faculrafem five ge n.eràlem fi ire partieu· larcm ab folvcndi à Cenfuris refervaris intellÎ_
~ Irur ra nlùm fac ultas , abfolvendi à ccnfuris
911 ::e limpliciter non verà qll::e SP EC I AL IT ER
refcrvat::e funt.
In faeultare five generafi live particulari ab.
folvendi à Ca li bus &amp; à Ccnfuris qu o01 odo_
cumq uc re fc rva tis non incillditur fJclIltas dif-.
penfandi in Irregularitate j aut in Voro ve/
Vorum al iq!lOd commutandi.
l
. N eque er iam conceffa cenfetur fJClJl ras difpen [llïdi in Irrcgular irate &amp; in Vo ro aut Vo .
~um ali quod com mutandi, per oeneralcm fa culrafcm fa ciend i in Pœ nÎtenri; Tribunali ea
omnia qux 'pfe Oominus Archiepifcopus Fare~e poffer; ni.Ct ide m Dominus Arciliepifcopus
addiuç:rit [e non ex prcl1à pro exprellis habere,
~ C::ererùm omn ibus tum Sxcularibus rùm
Regul'ai ibus Confeffariis pr::ecipimus ne ullius
laici.~ v,irj ., nili !aieus illè inhrmus fit, con fef.
fion,e~ . audiant alibi quàm in Ecclefi~ aut in
Sacrifti1,
Irem 'omnibus t{lm SxcufaribtlS rùm ReguJari b'lls ConfeŒlriis dilhiétè pra:cipimus ne
ull ius Pllellœ aut mulieris, nifi h:rc infirmalir,
vel in aliquo Mom ll-erio degat ; alibi qua m in
ECçlefi:l , in lilde Con feillollali &amp; eum imc rGg ij

�4-P

o,donnanus synod/lln .

pofitis c1athris confeffionem audlre prxfu.
mat. Puellx vero ve\ mulieris tùm Sa:cularis
tùm Regularis in aliquo Monaflerio degencis
confeffionem nullus Confe!farius etiàm pro
Monialibus approbatus audiat intra fepta Mo.
naflerii nifi hxc infirma fic.
Ut atltem ea omniaqux hic prxfcripta funt
nullus Cenfe!farius ignorare queat, unufquifque Ecclefix Reaor in Parochiâ fui, quanros
poterit Confe!farios h-eculares, &amp; unufqUlfque
Monaflerii aut Domûs EedefiaHicx Superior
in Domo fuâ Confe!farios quomodocumque
iibi fubdiros infra oéro dies ab accepro hoc
Mandato no!ho congrcgabic ae prxfens Mandatllm noflrum in hâc Congregationc palàm
leget aut legi jubebit.
Singulos vero tum Sxculares tum Regula.
res Confe!farios monemus ut pnv3nm hoc
idem Mandatum nofirum Frequenter legant
&amp; attente: perpendant.
DA T U MAquis - Sextiis in Palatio noRro
Archiepif&lt;:opali, die quartâ Aprilis anni mil.
Icfimi fepringentefimi trigefimi fecundi.
~

J. B. A.

Archiepifcopus Aqueniis.
&lt;]Je Manda!().

, .

1SN AR 0

Y

Secrct.

J~

Diocèfi J'Aix:

ARTICLE TREIZIEME,
'De l'Extrême-Onfii()n.
l

LEs Curez &amp; autres Prêtres éhargés
du fOIn des ames, expliqueront de
tems en t~ms au peuple lanature, l'utilité&amp;
I~ neceffite du Sacrement de l'Extrême_Onc_
tlon, &amp; les graces &amp; fecours qu'on en retire
lorfqu'on le re~oit avec les difpoiitions requi.
fes, &amp; avec une plus grande liberté d'efprit.
Ils feront c~nnoître l~obligation dans laquelle
font les pcrlonnesqui foncauprèsdes malades,
&amp; dans laquelle font les malades eux - mêmes
s'ils ont la liberté d'efprit fuffifante d'averti;
ou faire avertir les Minifires de l'E~life, &amp; de
demander l'Extrême - Onaion dès que la maladie efi telle qu'elle donne lieu de craindre
qu'il y ait quelque danger de mort, &amp; fans attendre l'extrêmité. Ils détruiront par leurs inftruétIons, le faux &amp; funeRe préjugé dans le.
q~el, fon~ plufieurs perfonnes, qu'on n'efiobli-,
ge d avoir recours au Sac rement de l'ExtrêmeOn ai on , que lorfqu'lln mal ade efi fans aucun~ forre d'efpoir de guérifon, aux derniers
aboIs, &amp; prefqllC! fur le point d'e xpirer; rcGgiij

�4-P

o,donnanus synod/lln .

pofitis c1athris confeffionem audlre prxfu.
mat. Puellx vero ve\ mulieris tùm Sa:cularis
tùm Regularis in aliquo Monaflerio degencis
confeffionem nullus Confe!farius etiàm pro
Monialibus approbatus audiat intra fepta Mo.
naflerii nifi hxc infirma fic.
Ut atltem ea omniaqux hic prxfcripta funt
nullus Cenfe!farius ignorare queat, unufquifque Ecclefix Reaor in Parochiâ fui, quanros
poterit Confe!farios h-eculares, &amp; unufqUlfque
Monaflerii aut Domûs EedefiaHicx Superior
in Domo fuâ Confe!farios quomodocumque
iibi fubdiros infra oéro dies ab accepro hoc
Mandato no!ho congrcgabic ae prxfens Mandatllm noflrum in hâc Congregationc palàm
leget aut legi jubebit.
Singulos vero tum Sxculares tum Regula.
res Confe!farios monemus ut pnv3nm hoc
idem Mandatum nofirum Frequenter legant
&amp; attente: perpendant.
DA T U MAquis - Sextiis in Palatio noRro
Archiepif&lt;:opali, die quartâ Aprilis anni mil.
Icfimi fepringentefimi trigefimi fecundi.
~

J. B. A.

Archiepifcopus Aqueniis.
&lt;]Je Manda!().

, .

1SN AR 0

Y

Secrct.

J~

Diocèfi J'Aix:

ARTICLE TREIZIEME,
'De l'Extrême-Onfii()n.
l

LEs Curez &amp; autres Prêtres éhargés
du fOIn des ames, expliqueront de
tems en t~ms au peuple lanature, l'utilité&amp;
I~ neceffite du Sacrement de l'Extrême_Onc_
tlon, &amp; les graces &amp; fecours qu'on en retire
lorfqu'on le re~oit avec les difpoiitions requi.
fes, &amp; avec une plus grande liberté d'efprit.
Ils feront c~nnoître l~obligation dans laquelle
font les pcrlonnesqui foncauprèsdes malades,
&amp; dans laquelle font les malades eux - mêmes
s'ils ont la liberté d'efprit fuffifante d'averti;
ou faire avertir les Minifires de l'E~life, &amp; de
demander l'Extrême - Onaion dès que la maladie efi telle qu'elle donne lieu de craindre
qu'il y ait quelque danger de mort, &amp; fans attendre l'extrêmité. Ils détruiront par leurs inftruétIons, le faux &amp; funeRe préjugé dans le.
q~el, fon~ plufieurs perfonnes, qu'on n'efiobli-,
ge d avoir recours au Sac rement de l'ExtrêmeOn ai on , que lorfqu'lln mal ade efi fans aucun~ forre d'efpoir de guérifon, aux derniers
aboIs, &amp; prefqllC! fur le point d'e xpirer; rcGgiij

�4 ;'4.

Ordo/mames synodll /n
oard ant ce Sacrement comme une annonce
~ITurée Je morc proc haine , en conlidcran r le
nom qu'il po rte d' Exrrême- O nélion, Jequcl
ne lignl 6e autre chofe que la derniere oné'non
qu' un Chréti.en re~o ir , comme s'JI ligni fioit
qu'on ne doir recevail' ce Sac rement que lo rf.
q u'on d t à la dern ie re ex rrémité.
II. L es C urez eux-m êmes &amp; autres P rêtres
charaés
des fonélion s Curiales , Juront une
t&gt;
grande attenrion à fdire enforre q ue les pero
fonnes malades re~o ivent le Sac rem en r de
l'Exrrême-O nélion ava nr qu'clics ayen r pe rdu
la connoilTa nce &amp; randis qu'elles onr l'efp rit
bien libre ; Perfuadés , comme ils doivent
l'êrre . que c'ell: pour eux une obliga rion trèsimportanre ) &amp; que fi par leur neglige nce il
arri vo it qu'un malade ne r e~ ltr l'ExtrêmeOnélion qu'après avoir perdu b connoilTance ,
&amp; fCit pr ivé par-l à des graces qu'il l uroir re~ûës J eu égard aux aéles qu'il eût pLÎ former
s'il avoit eu pour cel a la liberté d'efprit necef.
fa ire) il s en rcndro ient au Trib\lnal de Die u
un comprc terrible ; D'autanr plus qu 'il cf\: :l
crai ndre que leur negli gence n'ellt été la caufe
011 l'occafion de la damn ation érernelle du
malade , puiCqll'il peut arriver qu'un malade
çOll pablç d'un peché mortçl ou ignoré ou ou-

., .
du Diocèfi d'Aix.
4;;
bIle, ou dont II n'a pû fe ConfelTer &amp; donc il
n'avoir conçû aucune douleur , ou q~'une dou.
leurlmparfalte, ayant reçû l'Extrême-Onélion
fans connoll!'ance, meure ainfi dansfon peché,
&amp; par confequent fait damné; tandis que ce
même malade fe trouvant dans les mêmes circonll:ances auroit pû obten ir la remillion de
tous fes pechés &amp; la grace fanél:ifianre ; &amp; par
conféquenc aurait p(l fe fauver en recevant
l'Extrême-O nélion avec une liberté d'efprit
qllll'auroÎt mis en état) avec le fecours de la
grace , d'accompagner la reception de ce Sacren;Jent par des aé.1:es d'une véritable contri·
tion pa rfJi re ou imparfaite.
II r. SI néan moins le malade , fait parla
violence du mal , fair par quelque accident,
perd l'ulàge de la raifon &amp; même celui de fes
fcns, on ne laiITera pas de lui admini!l:rer l'Extrême- O nélion , pourvû que lorfqu'il avait
encore l'efprit libre, il ait demandé ce Sacre.
ment, Oll du moins qu'il air vécu d'une maniere qui donne lieu de croire ou de préfumer
qu'il le demandera it s'il étoit en état de le
faire, &amp; pourvù qu'il ne Coir pas excommunié,
&amp; qu'il n'a it pas donné des marques d' un arta·
chement opiniâtre à quelque erreur form elle
en mariere de R eligion , ou d' un refus obftiné
Gg iv

�~;6

ordcnnanc'ts SJnadales
.,
de fe _fofrmertre à quelque-décllion dogmatl.
que de l'Eglife.
1 V. LE Sacrement de l'Extr~me-Onél:ion
éùnt regardé comme le fuplement de la péni.
tence on ne l'adminiltrera point à ceux qui
font :!fc:"ntiellement incapables de recevoir le
S~crement de ·reconciliation. Par conféquent
on ne l'adminillrera ni aux cnfans qui n'ont
point encore atteint l'lIfage de raifon, ni aux
Poffedés, aux Fous, aux Furieux, aux Sru.
pides ou Hebêrés, à ceux qui font dans le dé.
lire, à moins qu'ils n'euffent eu auparavant
quelques bons intervalles pendant lefquels Ils
c:uffent temoigné par quelque démonltraClon
de pie té , le defir du moins ïmplic.ite ou inter·
prétatif qu'ils avoient de recevOIr ce Sacrement, &amp; pourvû que dans l'état préfentoù Ils
font On pui1Te le leur adminillrer fans aucun
peril de profanation ou d'indécence.
V. LE Sacrement de l'Extr~rne-Onél:ion
n'ayant été infiiwé que pour les perfonnes,
qui .parvenues à l'âge de raifon, font dans un
danger de mort caufé par Ufle maladie ou par
un état d'infirmité ou de vieilldfe ; on ne dOIt
l'adminifirer ni aux Offitiers ou Soldars qui
Vont à un combat 1 ni à ceux qui érant embarqués font en danger de f;ürc naufrage; ni auX

"

ail 'Diocèft d't..Aix,

'

4, 5'1

Cr.lmmels cbndamnés à mort; ni-amcFemmc:s
qUi font dans les douleurs de l'enfantement.
ni m~me aux perfonnes aufquelles on va fair;
une operati~n qûoique dangereufe &amp;c', ; mâis
on. pourra l admmillrer aux Femmes' qui ferOlent attelnres d'une màladie dangereufe
dont un accouchement malheureux feroit la
caufe; aux perfonnes qui feroient dans un
danger de mort en conféqlience de quelque
opération douloureufe; aux perfonnes m~me
que quelque caufe exterieure auroit mis en
danger de mort, telles que font une chate,
une
bleffure
ou autre femblable,J en obfervant
,
•
neanmolns de ne pas conferer ce Sacrement
aux perfonnes qui ayant perdu la connoifJànce
&amp; n~ayant donné aucune marque de repentir J '
[erOient tombées dans cet état en conféquence
d'un crime commis de leur pa~t; relies que
font les perfonnes qui auroient fait une chûte
mortelle pendant leur yvre{fe, ou qui auroient
été ble{fées à mort en fe battant en duel J &amp;
autresfemblables.
VI, 0 N' gardera la coamme obfervée de .
tous tems dans ce Diocèfe) &amp; prefqlJe&lt;&gt;énéralement dans route l'Eglife" de faire ~nforre
qu'aurant que le rems &amp; l'érat de la maladie
pourront le permettre J le Sacrement de l'Ex-

�4-5 S

ordonnancer .Sy'no~1I1:r
trême-Onél:ion ne COir admlOlUre aux malades
qu'après qu'ils ont reçû le Sacrement de Pénitence &amp; le Saint Viatique.
V II. 0 N n'adminiUrera poine plufieurs
fois l'Extrême-Onéhon à un malade pendant
la mèmc maladie, fi ce n'cft que le malade
après avoir reçû ce Sacrement éranten danger
de mort, revienne en conval eCcence &amp; en[ulte
retombe dans un nouveau danger de mort,
quoique. ce Coit en conCéquence de la même
maladie.
VIII. On doit faire l'onél:ion principalement [ur les cinq parties du corps qui [ont
comme les inftrumens &amp; les org.a nes des fens;
fcavoir [ur les yeux fermés, [ur les oretlles,
f~r les ~arines, [ur la bouche ( les lévres fermées) &amp; [ur les m~ins. Et à l'égard des mains,
on en doit oindre le dehors au x Prêtres, &amp; le
dedans aux autres malades. On doit cependant oindre les pieds &amp; les reins; mais outre
l'attention qu'on doit avoir d'adminirl:rer ce
Sacrement avec grande gravité &amp; ~oddb~
aux pcrConnes du [exe, on omettra toujours a
leur égard l'onél:ion [ur les rei ns ; On pourra
même l'omettre i l'égard des hommes lor[q ue
Iemalade ne[çauroit être remué &amp; tourné [ans
lui cauCer une "'rande
incommod ité. Lor[qu e.
o

d" Dioc'èfe d'Aix.
459.
le ~r~tre fera l'onél:ion fur les parties du corps
qUI font doubles, comme les yeux, les oreilles &amp;c . .' .1 fera attentif à prononcer les paroles
qll1 dOIvent accompagner cette onél:ion, de
maOlere que la prononciation dure pendant
qu'il oint l'une &amp; l'autre de ces parties:
1 X. SIle malade foit par un défaut avec
lequel il fllt né, foit par quelqu'acci.c!cpt fur~enu, . étOit pnvé d'un des membres fUf lequel
J onél:lOn dOIt être faite, le Prêtre fera l'onction fur la partie la plus proche de celle qui
manque, en prononçant néanmoins les mêmes paroles qui compofent la forme ordinaire.
X. 0 N ne doit fe fervir pour adminifl:rer
le Sacrement de l'Extrême-Onél:ion , .que de
l'Huile des Infirmes béni par l'Evêquele Jeudi
faint chaque année. Si cependantcetreHuile
venoit à diminuer, de façon qu'on jugeât qu'il
n'yen aurait pas a{fez pour [ufl1re jufqu'à l'année fuivanre, &amp; li d'ailleurs on ne pouvoir pas
en avoir d'autre qui fût bénie, on pourra l'augmenter en y mélant d'autre Huile non bénie,
pourvLÎ que ce foit en moindre quantité que
celle de l'Huile bénie qui refl:e &amp; dont on craint
~
de manqller.
XI. SIle malade étant à la derniere extrêmité on avoi t lieu de cr~ illd"e qu'il mour ûç

�460 .

, OrJonnAtlm SynoJalu

.

avant qu'on eût p(1lu~ fairerouresles Onéhons
&amp; dire routes les Priéres, te Prêtre fe hâtera de
lui faire l'Onéhon fur les yeux, &amp; s'il a le loi·
fir, fur les oreilles, les narines &amp;c, en pro·
non~ant les paroles de la forn~e qu~ répondent
à l'Onétion de chaque parne. SI le malade
{urvit quelque tems après les Onétions, le
Prêtre dira les Priéres qui font après les One·
tians. Si le malade paroît êrre dans un tel état
qu'on doute s'il dl: encore en vie, rand!s qu'on
lle lui a pas fait encore routes les Onébons, le
Prêtre les continuera en prononçant la forme
fous condition, fi vivis. Si le malade furvit
quelque tems après les Oné1:ions qu'on fe fe·
rait hâté de faire dans la crainte qu'il n'expirât
avant qu'on eût pû achever toute la cérémo·
nie, le Prêtre dira toutes les Priéres omlfes.
Enfin Gpendant la cérémonie le malade vient
àexpirer, le Prêtre difcontinuerafurlechamp.
XII. LE Curé ou autre Prêtre ten antfa
place, allant admini(lrer l'Extrême-Oné1:ion,
fera revêtu du Surplis fur la Sourane avec
l'Etole violere. Il porrera entre fes mains avec
atrenrion , décence &amp; refpeé1:, le Vafe concenant l'Huile pour les.Infirmes, ledit Vare co'
velopé dans un perit fac ou petite bourfe de
foye violetœ j Qle ,S'il falloit faire un long

•
' , . au ~i~cèfo a'Ai,'(.
46' r
trajet (Qlt a pIed fOlt a cheval, Il pendra à fan
cou ladite bourfe afin de la porrer plus corn.
modement &amp; plus fûrement j ayant arrenrion
qu'elle foit fufpenduë &amp; [oùtenuë par de bons
cordons, enforre qu'il n'y ait aucun accident
à craindre. Il fera précédé au moins d'un Clerc
portant un Crucifix ou une Croix fans b&lt;1con ,
un Bénitier avec de l'eau bénite, &amp; l'Afper[oir
&amp; le Riruel.
XII I. A v A N T que d'admini(lrer l'Ex.
trême-Oné1:ion, il reconciliera le malade &amp;
lui donnera de nouveaul'abfolution, s'il rrou.
vc la chofe poiIible, &amp; s'il la juge nece{faire
ou convenable, après néanmoins l'avoir exciré à former des aé1:es d'une foi vive, d'une'
ferme efPerance, d'W1e parfaire conrririon &amp;!
d'une ardente chariré. 11 l'excirera cnfllite à'
concevoir une grande confiance pourieSacrcment de l'Extrême-Oné1:ion &amp; un grand deGr
de le recevoir, en lui en expliquant en peu de
mots l'importance, les difpciGtions' avec lef.
quelles il faut le recevoir, les effets qu'il pio.'
duit, &amp; encore les cérémonies a'vec lefqllelles
on l'adrninifl:re, afin que pendanr l'adminiCtrarion le mala de foit foigneux de's'unir à l'in-.
tention de l'Eglife &amp; aux priéres qu'elle fOlie
pour lui.

�~6'1

ordo/manteS Synodales
:XIV. A P R 1;' S l'admini!l-ratiotl de ce Saèrement, il exhortera le malade à fe religner
totalement entre les mains du Seigneur, à oublierentierement ,le monde &amp; à ne plus pell(er
qu'à l'éternité, faifant à Dieu un gé néreux facrifice de fa propre Vie, &amp; acccpt3nt alrec couracre la mort en fatisfaét-ion pour cous fes pech~z. Et le ma1ad e entrant dans l'a go nie, le
Prêtre dira t.oux de fuite les Priéres pour les
Agonifans, &amp;:luL ferlla recomlI1orld ation de
l'ame. Si après l 'a dmin ia rJtio~ du Sacrement
fe mal ade fur vi t, le Curé ou 3lltre Prêtre tenant fa place bien loin de croi re avoir remI?li cout fon devoi r, fe ra at tent ion qu e c'cr!
c;.ncore pOUf lui une obligation pre ~an te de
fai reenfùrte, autill1t qu'il' Itli fera polliblc,
que le malade foitentretenu dans fesbons fent)mens, &amp; nullel1;lent aproché par aucuoe"per(on ne capable de le trouble~ ~ encore moins'
.d'exciter Oll renouveller' 'quelque paillon en
lui. Pour cet effet, il le vilitera fouvent &amp; l'aliimera, l'encouragera &amp; l'aidera, en lui faifant faire des prieres courtes &amp; ferventes, des
a"fres de foi, d'efperance &amp; decharicé, &amp; de
vives &amp; frequences afpirations ve rs Dieu .
XV. L'E s Cu rez &amp; autres Prêtres chargés
d'adminill:rer les Sacre mens pour s'inll:ruirc

. ".

'd

•

\1.:

•

J4'J)10cejc a'v!ix.

461'

cux-mem:s avec,exaél:itude, &amp; pour 'être plus
en état d JnftruJre \es autres fur la nature du
~acrement de l'Extrême - Onél:ion, fur [on
Importance, fur les difpofitions qu'il exige
&amp; [ur les effets qu'il produit, pourront avoi~
recours à ce qui ell: contenu fur cette matiere
~ ans notre wand Catechi{me; Et quant à
1ad m1l1t!1:ratJon de ce Sacrement, ainli qu'à
celle de t;o us les autres, ils fe conformeront
ponél:uelleme nt à tout CC" qui cil: marqué dans
le RItuel, fan s y rien ajoû ter ni diminuer.

ART le L E QUA TOR Z lEM E.
,

'DE

l

DOR'DRE.

Et premièrement de la Vocation à l'état
.
- Ecc(ejiaJliqlle.

1. L'O~DR E éta nt un Sacrement qui atta:
che ceux qui le recoivent au fervice de
l'Eglife,dont il les érabl it ~1 ioiftres,&amp; qui leur
confere le pouvoir de faire validement &amp; s'ils
[ont bien difpofés, la grace d'exe rcer' {ainte~ent1es fonél:ioo s Eccleli31l:iques pou r leculce
de DIeu &amp; le falut desames, rien n'cil: fi oece[[air.e que le foin d'exa miner fi ceux qui [e pro-

�+6+

Ordomllmm "SynodRlu

poCent d'entrer dans un état fi Caint en lui~
m ême, &amp;. d'embralfer une profeffion fi importante pour la republique Chrétienn~, y
foot véritablement apellés de Dieu. ~Olque
par notre Ordonnance pour la pr~paration
aux Caines Ordres en datte du 4. A vnl173 [.,
&amp; par notre Avertilfement au Cujet de l'éducation des jeunes gens qui ont des dlfpo(inons
pour l'érat Ecclcfiafrique, Ordonnance ~
Avertilfement que l'on trouvera à la fUite du
préfent article pour y avoir recours, Nous
ayons fait une mention expreffe de ce.qUl con.
cerne la V ocarion à l'é tar Eccle(iall!ql1e, &amp;
établi plu(ieurs reglemens tant à l'égard de
ceux qui fe diCpofcnt de loin, qu'à l'égard de
ceux qui Ce propoCent d'entrer bieneôt danscet
état en recevant la TonCure, &amp; d'y faire des
progrès par la rec~ption ~es [aines Ordre~,
Nous ajoûterons ICI un petIt detatl, &amp;. ce de·
tail ajoûré à tous les articles qui compoCent
làdite Ordonnance &amp;. ledit Avernlfement,
formera le corpsd'infl:ruéhons&amp;.dereglemens
que nous ,fol1haitons de donner fur, ce, fu~et
pour le bien &amp;. l'avantage de notre DiOc;eCe..
ILe EUX qui aCpirent à l'état Ecclefiafilque, doivent d'abord examiner s'ils n'on:
point quelque empêchement canoOlque qUl

leur

.

,du Dio(èft d'Aix ,

"'Of
leur en lIlterdlfe l'entrée &amp; qu i rende illicite &amp;.
crLll1lOelle leur promoti o n aux faims Ordres.
Examen que ferom auni les rerfonnes qui
Ont quelque automé [ur eux, tels que fo ne
leu rs Parens, leurs Protecteurs, leurs Curez,
I ~urs Dlreél:eurs li.: autres femblables, En c()(]{equence de cesempêchemens, ne peuvcnr ér re
adnllS dans l'éta t Ecc!diJfl:ique, encore moins
érre , fro~ûs aux Ordres, l
Ceux qui fane
ll1ancs, l " Ceux qUI fonr Ités par des promet:
Ces de manage" 3 Les Bigames, c;ell. à-dire;
ceux qUI am ére manés deux fois, ou qui font
veufs d'une femme laquelle éroi t elle-même
déjl veuve. 4°, Ceux qui n'ont pas l'âge requ is
par les falOrs CanOl1S, ,', Ceu x qui tone d,r~
formes, cl1ropiés 00 contrefairs de fa co n à
n'être pas en éra t d'exe rcer les fa nél:ioll s' ou à
ne pouvoir les exercer qu'avec indécence, 60.
Les H4rétiques; ceux qui font filrpeéts dans
la FOI, &amp; les Néoph ites , c'ell-:i.dire, les n Ol/veaux Colivertis, 7°, Ceux qui n'ont pas reÇ-Îl le S~crement de Confirmarion, 8°. Ceux
qutignorent les principaux Millères de la Re ..
l'p,ion ~ q.ùi étant groniers paroiffem hors_
d'~eat,de fe:rendre capables, 9·, Ceux qui font
fUJers, .quoique feulement par in tGrva le, à la
d.émcnc~, 1 O ~._ Ceux qui [one -Illjets au mal
Q,

Q.

";!&gt;.

H Il

�+66
o,donntlnm Sy/1odliles
caduc. 1 la. Les Energumenes po{f~dés ?u
obCedés du malin ECprit. 1 ZOo Ceux qlllont eté
convaincus en Jufiice de quelque crane capital. 13°. Les Bateleurs, Comedien: &amp; tous
autres qui exercent ou qUi ont exerce la profeilion de monter CurIe théatre. 14°: Les Infames . 15°. Les Concubinaircs pubhc~. 16°.
Les Imp4diques enracinés &amp; obfil~es ?a,ns
leurs pechez. 17°. Ceux qUI Cont CUJets ~ 1yvrognerie &amp; à la débauche.
Les Paqures
publics. 19"' Les UCuners. 20 . Les Banqueroutiers. H°. Tous ceux qui Contcharl?ésde
dettes ou qui Cont comptables du mamment
des deniers publics, ou qUI Cont Fermlersdes
terres droits Seigneuriaux &amp; autres biens
fembl~bles. 2.10. Les ECclaves. z3°. Les Bâtards. z4°. Ceux qui om fait fon~ionde }~ge
dans des procès crimi,nels dont 1!frue a ete la
peine de mort n~turelle, ou la yelOe de m~rt
civile, ou la pelOe de mutllat~on, ou autre
peine infamante. 15°. Ceux ql11 dans desprocès criminels ont fait la fon':hon de Maglfhat
pourCuivant la vindiéte public)ue. 16°, Ceux
qui ont été enroIlés &amp; om Cervl dans lesTroll~
peso 1 7°. Ceux qui ont commis quelque mnU
lation co.nfiderable Cur lem propre perfon ne
ou Cur celle d'autrui, Coit à deffein COlt par

18:.

, .... ' 'Î. "
,
af/ulotej(aAIX.

+67

mégarde, 28°. Ceuxquionccommis,ordonné'
ou conCeillé un homicide volomaireà la guerr~
ou ailleurs, 19°. Ceux qui n'ont éré ni exami.
nés ni aprouvés pour l'Ordination. 30°. Ceux
qUi ont exhibé un faux titre ou fupo[é leur
nom à l'examen, 31°. Ceux qui ont reçll un
Ordre [ans avoir reçlll'Ordre précédent. 320.
Ceux qUI ont reçôun Ord re par furprife l'ayant
teçll ou d'un autre E,' êqueque leleur Cansdi.
mi{foire, ou fur un Bénéfice emprunté, ou fUf
un Bénéfice pris en fraude.
. III. CES empêchemens interdiCem la re"
ception des Ordres &amp; l'exercice des Ordres
&lt;ju'on a déja reçt'ts. Parmi ces empêchemèns,
il yen a, &amp; il e(l aifé d'en faire la diltinébon,
dont on ne peur eCperer la difpenCe; &amp; à l'é.
gard de ceux dont la diCpenfe peut être obre..
lJuë, les perfonncs qui les one conrraétés n~
peuvent en confcience la demander qu'après
s'étre mis en état, autanrqu'illeur e(l poffible,
de la meriter. Surtour elles doivent examiner
avec foin fleIIes font apellées de Dieuj &amp; prendre tous les moyens convenables pour ('on.
noîrre à cer égard la volonté du Seigneur.
IV. C' ES T cerre vocation que ceux qui
afpire'oc à l'érat Eccldiafl:ique doivent examiner avanr toutes choCes, vocation Cans laquelle
.
I-ih ij

�+68
ordonnances Synodaln
çn ne peut entrer dans cet Etat, m,ème ,en re~
cevant feulement la Tonfure, qu en fe rendant par une telle temerité, très-criminel devant Dieu, &amp; en s'expofant par une femblable
préromption aux plus terribles vengeance~ du
Seigneur. Pour la connoître,. 1°. Ils exammeront foigneufcment la lin qU'lis fe propofent,
laquelle ne doit être que de procurer la glOlr~
de Dieu, dc fervir l'Eglife, d'operer leur pro:
pre faIm, &amp; de travail ler felon leur pouvOIr a
la fanéblication des peuples; regardant avec
rairon &lt;;omme abominables aux yeux de Dieu,
&amp; par conféquent comme très-criminelles &amp;
très-fundles toutes les vûës d'lntcrêt, de vanité, d'ambition &amp; autres femblablesvûës humaines, temporelles &amp; charnelles; &amp; re propofant fincerement pour cet efFet. , de faire
tout cc qui dépend d'eux pour menter, autant
qu'il efr pollible, d'être pr~mùs au Sacerdoce.
z 0. Ils feront, pour connOHre cette vocatlon,
beaucoup de priéres ferventes, &amp; à cette même intention aproc,heronr Couvent des Sacremens de Pénitence &amp; d'Eucharifre. 3°' Ils fe
fonderont eux - mêmes avec foin pour fçavOlr
s'ils o~t conçù de l'état Eccldi afriquc, l'idée,
l'dl:ime, &amp; la vénération qu't1s dOivent en
avoir; S'ils ont de l'aptitude pour les fo néhons

r
.

dfl Diocèfi d'Aix.

4 69

EccIeliafrlques; S'ils ne fone point liJjets ou
enclms à des défauts incompatibles avec un
état fi faint, enforte qu'ils n'ayent poine de
ces paflions dont la violence les mettroit dans
un grand danger de fuceomber; S'ilsaimeRt
J'étude, &amp; ft par la portée de leur efprit &amp; par
leur aplication ilsonelieu d'efpererqu'Jlspourront aequerir la fcienee neeeffaire; S'ils ont du
goût pour le recüeillement, la priere, la mortification ; S'ils font portés à s'éloiO'ner des
plaiftrs, des amufemens, des pomp~s &amp; des
dillipations du ftécle; S'ils fe fentent difpofés
au renoncement de leur propre volonté pour
fe foûmettre à celle de leur Evêque &amp; deceu x
qui tiennent fa place. 4- I1sconflilteronr fouvent un Direél'eur, verrueux, 'éclairé, prudene &amp; définrere(fé à qui ils feront connoÎtre
coures les circonflances dans lefquelles ils fe
trouvent, &amp; découvriront toutes Ieursdifpotirions interieures, pour fe conformer enfuite
à fon avis.
.
V. LES Curez s'apliqueront à connoÎtre
ceux des jeunes cnfans de leurs Paroiffes qui
ont quelques difpofirions pour l'état EcclefiJfrique; &amp; à me(ure qu'ils en cOllnoîrronr,
ils les conlidereront comme de jeunes pl anres
qu'il cfl: important de cultiver pour leur faire
H h iij
Q.

�+7 0
Ordonnances SJ'lod~l(s
porrer des fruits. En conféquence, nous les
exhortons à donner leur attentIOn &amp; leurs
foins pour que ces enfans foient de bonne
heure élevés &amp; in/truits dans la pieré &amp; dans
les lertres, &amp; par ce moyen puiffent enfuite
être reçûs au moins dans notre petit Semi,
naire, oill'on travaille, en les 'perfeéhonant
dans la pieté , dans le goût pour l'état Eceleftaflique, &amp; dans l'intelligence de la langue
Latine, à les mettre à portée d'érudier avec
fuccès la Philofophie &amp; laTheologie , &amp; de fe
difpofer plus prochainement dans notre grand
~emi naire à la reception des faints Ordres.

AR TICLE QUlNZIEME.
TJe la TOllfllrç &amp; "es quatre Ordres Millam.

J. QUOIQ.YE la Tonfurenefoitqu'une
cérémonie étaplie pour entrer dans
l'état Eccleliaftique &amp; pour fe difpofer aUl(
O rdres, elle eft cependant une cérémonie
toute fainte qui exige de ceux qui la reçoivent
une grande puret~ d'intention, un vif empreffçme n ~ de fe dclPQüiller du vieil homme) &amp; un
;;rqen t de li r de fc revêtir de l'homme nouvç&lt;}u . N'olls Ile pouvons trop in fi (h:r pour faire

+7

•
du .'Diocèft d'LAix.
1
connome combIen fe rendent coupables de'Ta nt DIeu ceux qui par un abus criminel de
cecce falnte cérémonie, en trompant l'efperance de l'Evêque qui la leur confere, la font
fen'Ir d'occalion au rem'erfement de la difcipline Ecclefiall:ique, &amp; à la difIipation du patnmOlne dejE sus· CHRI ST.
1 I. LEs quatre Ordres Mineurs étant un
plus grand avancement dans l'état Ecc\eliaflique , &amp; aprocham d'un peu moins loin le Sacerdoce , exigent de ceux qui s'y préparent de
plus grandes difpofitions, &amp; leur impofe des
obh~atlons plus étroites ; c'ell:-à-dire, que
q~OIque fU lvant la difcipline préfente de l'Eghfe, ces quatre Ordres inférieurs n'ayent
~Ius leurs fonél:ions aufIi marquées, aufIi diCtl~él:es &amp; aufIi reglée~ qu'elles l'avoient autrefOIS, ceux qui fe propofent de les recevoir
fe ga rderont bien de les conliderer, ainli que
le font certaInes perfonnes dont la maniere de
pen fer d l grolIiere &amp; toute humaine, comme
~ e {impIes formalités par lefquelles il faut paf1er pour être promûs aux Ordres fuperieurs;
MaIS au contraire ils en concevront une
idée conforme à celle que donnent les paroles
t:mployées dans le Pontifical pour leur collarions, c'ell:.à·dire, une idée haute &amp; relevée.
Hh iy

�471
Ordotll1tltlas Synodale!
Il s s'y diîpoîeront par une pl us grande ferveur
&amp; par uoe plus grande aplication à l'.étude,
étant neceifJire qu'ils foient pour cet efkt plus
fi vancés dan s la vertu &amp; dans la [cience.

ART l C LES E 1 Z I E M E.
'D14 SOlls·'])iaconat
1.

L

o~

du '])iaconat.

E Sous-Diaconat étant le premier des
Ordres facrés par lequel ceux qui l'ont
reçû font attachés ClOS retour au fervice de
)'Eglife, enforre qu'il ne leur ell: plus permis
de prendre des engagemens dans le fiécle; ceux
qui fe propofent de recevoir cet Ordre, doi.
vent avant que de fe déterminer, cmploye r
de nouveau avec la plus ferieufe aplication &amp;
avec la plus grande ferveur, tous les moyens
dont nous &lt;I\'ons parlé ci-defiùs , pour con.
nOÎtre, autant qu'il eft poŒble, la volonré de
Pic.u; Qle li après cet examen exaél: de leur
parr, &amp; après avoir pris l'avis d'un Dircél:eur
zèlé , vertueux &amp; prudent, jls ont lieu de
croire que Dieu Ics apelle, il s doivent ne plus
!:&gt;alancer à fe détermin er; &amp; ils fe rendroient
rrès.cnm inels s'il s fe lalffoienr arrêter par a Llçum: confidçrariol1, devanc les rejecter &amp; les

.
DII diocèfe d'Aix.
4n
regarder tomes comme mauvaifes, ou pour le
moins comme fufpeél:es, même celles dont
l'humilité fembleroit leur fournir un religieux
morif. Qle fi au·contraire &amp; de leurs propres
reflexions, &amp; de l'avis deleuI Direél:eur, ils
avoient lieu de conclurre que la volonté du
Seigneur n'ef!: pas qu'ils s'engagent irrevocablement au [ervice de l'Eglife; alors ils doivent exa miner ferieufemenr &amp; confulter leur
Direél:eur, pour fçavoir s'ils peuvenren conr..
cience demeurer dans l'état de la Clericature
ou des Ordres Mineurs qu'ils ont reçll; Etat
qui quoique moins relevé , êlt toùjours un
E tat fainr lequel impofe des obligations irrfportanres, de l'accomplifIèmenrdefquellesdépend le faim éternel de ceux aufquelselles font
imporées. Ils doivent d'autant plus fe défie r
du deifein qu'ils auroient de demeurer dans
cet état, qu'il n'eft que trop à craiîld'fe que ce
deifein n'eût pour motif réel, quoique peutêtre ils ne s'en aperçuifenc pas, ou vouluifent
fe le diffimuler en fe faifanr illufion à eux-mêmes , le délir de conferver des revenus Ecclefi a!Tiques dont ils feroient déja pourvûs, ou
de vivre dans une efpéce d'honnête oifiveté ,
ou d'éviter cn changeant d'Gtat, la necefliré
d'en em bra llè r un autre ou plus pénible ou
moins- honnora b1c.

�4-7+
o,donmmus sJnodalu
1 I. CE U x qui après avoir fait tout ce qui
dépend d'eux pour connoÎtre la volonté du
Seigneur, feront déterminés en conféquence
à fe préfenter pour recevoir le Sous-Diaconat,
fi leur Evêque juge à propos de le leur conferer, auront foin auparavant, fuivant ce qui
dl: ordonné par plufieurs Conciles, notamment par le Concile cecumenique de Trente,
&amp; en particulier par le Concile de la Provlllce
d'Aix, de ra porter un certificat en bonne forme de la publication que le Curé de la ParOllfc
dont ils font originaires, ou dans laquelle leur
famille dl: domiciliée, aura faire de leurs bans
durant trois jours de Dimanche ou de Fête
chomée, non immediatement fui vis pendant
la célébration de b Metre Paroiffiale, conformément à la formule inferée à la fin de l'Article où il dl: parlé du Prône; Publication établie pour que le peuple inf!:ruit du delfclll
qu'un Ecclefiaf!:ique a formé de fe préfenrcr
pour recevoir un Ordre qui arrache irrévocahlement au fervice de l'Eglife, puilfe donner
[es raifons d'opofitions s'il y en a qui foient
·legitimes ~ fondées fur des empêcbemcns canoniques. La dernierc de ces publications ne
pourra être anterieure toUC au plus que de
quatre mois à la reception aél;lIelle du $.ous-

+7f

du 7Jioûft d'tAix.
Diaconat, &amp; ne pourra l'être moins que de
huit jours.
III. 1 L S ra porteront auffi le certificat en
bonne forme de la publication qui aura été
faite de leur titre Clerical par le Curé de la Paroi Ife où font fitués les biens fur lefquels le titre C lerical ef!: fondé, durant trois jours de
Dimanche ou de Fête chomée non immediatement confecurifs pendant la célébration de
la Meffe Paroiffiale. Cette publication fera
faite pareillement fuivant la formule inferée
dans l'Article du Prône, fupofé néanmoins
que le titre Clerical foit atfeél:é fur un bien féculier; car s'il ef!: atfeél:é fur un Bénéfice, il
fuffira qu'ils ayent foin de nous juf!:ifier par
l'exhibition de toutes les pieces necelIàires,
que le Bénéfice dont ils font pourvûs &amp; pairibles poffefièurs, raporte an·nuellement au Titulaire, encore fimple Sous-Diacre, au moins
la fomme de cent livres franche &amp; quitte de
toute efpéce de charge. Ce que nous voulons
être pareillement entendu d'une pen fion an~
nuelle &amp; à vie dont u'n Ecclefiaf!:ique joüiroic
fur un Bénéfice fur lequel elle feroit canoni~
ql1emcnt établie.
1 V. LE titre Clerical aftèél:é fur un bic!}
récLJli~r, Qoit rapQrcçr pareillement au moin~

�4. 76

ordonnanus Synodales

la fomme de cent livres de revenu quitte &amp;
net. Le Contrat doh:être en bonne forme, &amp;
:lCteaé par quatre temoins dignes de foi &amp; fol.
vables, Iefquels après avoir prêté fermenc de·
vant le Juge du Lieu où le bien ea fitué , certi.
fieront, 1°.. Qle les fonds fur lefquèls le titre
Clerical établi apartiennenc réellement &amp;
véritablement à celui qui l'a confl:itué. 2 Oye
ces fonds font d'une valeur plus que fuffifante
pour fuporter la rence annuelle de cent livres
franche &amp; quitte de coute efpece de retenuë &amp;
de charge. 30. Q le ces mêmes fonds font libres de coutes dettes &amp; exemts de coute hipoteque. 4°. Enfin, qu'ils n'ont nulle cannait:
fance qu'il [oie incervenu au fujet dudit Contrat, aucun dol, fraude, con vcneion, ni paéte
illicite ou fraud u!cux.
V. No u s ordonnons exprelTément à tous
ceux qui fçachant qu'on a publié les bans &amp; le
tirre des Ecc lefiafl-iq ues qui fe propolènr de
recevoir le Sous-Diaconat, lo nc inaruits de
quelque cho[e de notable fait cancre la vie &amp;
mœ urs defdits Ecclefiafl:iques, foie contre la
\'ali~i~ê ou {ùffiJànce de leur titreClcrical, fo ie
au fujet des empêchemens clnoniq uesdont ils
[eroiene liés,de le rel'eler fid èlement, &amp; néan·
moins fecretement, \lU Curé qui aura fait la

ea

Q.

. .
da &lt;])iocèfe d'Aix:
;,. 77
publIcatIOn, lequel enfuite fera tenu de nous
en donner avis.
, V I. Aue u N Ecclefiaaique de notre Dioce.fe ne. pourra fous quelque préccxte que ce
fair, OJ tranfporter, vendre ou aliener en aucune maniere le pJtrimoine, ni quitter par réfignation, démiiiion ou autremenc, le Béné.
fice fous le titre duquel il aura été ordonné
Sous.Diacre, [ans notre exprès con[entement, .
Il:quel nous ne donnerons point qu'aurane
qlll,l nous au~a aparu que ledit E~c1efla(fique
a d ailleurs dune mantere alTuree, de quoi
l'Ivre honnêtemenr.
VIL Q UOI QY E ceux qui ont reçô le Sous.
Diaconat ne pUllTenr plus changer d'état, {e
trouvant Irrévocablement attachés au [erl'jce
de l'Eglife, il ne {llffit pas pour la {ûreré de
leur con{cicnce qu'ils viveoc d'une maniere
réguliere, fe faifant un devoir de remplir les
obltgatlon s que l'Ordre qu'ils ont recô leur
impofe, &amp; un honneur d'en exercerdc.tems
en tems les fonaions. Il faut encore qu'ils
[oient dans la difpofition de faire tout ce ql1i
dépend d'cux pour fe rcndre cn quelque forte
dignes d'être promLls à la Prêtrife fi leur Evêque juge à propos de les y élever &amp; leur faie
connoître à ce {uj et [es imemions, étant obli-

�:"78

o,aonl1Anm Synoaaln

gés de regarder la voix de leur Evêquecommè
l'organe par lequel Dieu leur fait connoÎtre fa
vQlonté'&amp; fcs de{feins fur eux. Nous en difens
autant de ceux qui dnt reçl~ le Diaconat.
VII L A l'égard du Diaconat j les SousDiacres fe garderont bien de le confiderer
c'o mme Ull"fimple dégré par lequel il faut monter pour parvenir à la Prêrrife. OllOique par
la recepcion de cet Ordre ils ne fa {fe nt ,que renouveller l'obligation &amp; re{ferrer les nœuds
d'un engagement déja irrevocablement pns
lorfqu'ils ont reçû le premier desOrd:es facrés , ils doivent cependant concevOIr du
Diaconat une grande &amp; haute idée. Les fonc rions en fone beaucoup plus relevées, &amp; les
pouvoirs beaucoup plus étendus; Les Diacres
font ape/lés les Comminill:res &amp; les Cooperateursdu Corps &amp; du Sang deJE s us-CHRIST;
les Sous - Diacres doivene donc fe difpofer au
Diaconat par une nouvelle ferveur &amp; par un ~
plus grande aplication ~ l'érude.
.
.
IX. Co MME parmI les Ecclefiafhques qUI
ne font pas encore honorés du Sacerdoce,. II
Y en a plufieurs qui pour être en état de fam:
ou de continuer leurs études, ne trouvent
guere d 'autre re{foufce que celle de fe meme
dan s des ma ifo ns féculiercs pour y être Pré-

Dioû(e d'AÎK,
479
cepreurs des Enfans; Nous ne leur défendons
pas abfolument d'exercer cet emploi; mais
n~us voulons l conformément à ce qui avoit
éte prefcm par un de nos Prédece{feurs Mon _
fel~neur le Cardinal Grimaldi, dont la mémoue cil: .en~ore en ,bénédiél:ion à juile titre
dans ce DlOcefe, qu Ils ne pui{fent l'exercer
fans en aVOIr 9btenu de nous la permillion expre{fe; Ce que nous vou Ions être pareillement
obfervé par les Eccleliafriques qui demeurent
~ns notre Dioc~fe fans en être originaires,
a peme de leur erre n:fufée toute permiffion
de, faIre aucu,ne fonél:ion Ecclefiall:ique, &amp;
menlede paronreen SurplIs dans aucune Eglife Dl Chapelle de notre Diocèfe · NOLI S les
avertilTons en même rems les uns Be les autres
qu'ils efpereroient en vain d 'être promùs par
nous aux Ordres fuperieurs, &amp; que nous ne
~ouff1ons même les lai{fer tranquilles dans
1 exeTClce de cet emploi, s'ils n'obfervoient
exaél:emenr les condirions fuivances. l 0. T~ut
Eccleliaftique Précepteur des Enfans aura
pour ~remier &amp; pour principal objet, le foin
de les Inll-rulredes Verirés que la Reli g ion enfei gne, des DeVOIrs qu'elle impofe, &amp; des
Moyenst!e f. lut qu'elle fournir; fa plusg randc'
attentlOll devant être de les rendre de û lez
.

ail

�480

ordomumU$ sJnoJII1(~ .

C

'Catholiques &amp; de parfal~s ChretlC!ns. 2 .11
ne [ouffrira point qu'lIs litent aucun LIvre capable de corrompre la limplicité de leur foi &amp;
d'alrerer l'innocence de leurs mœurs. Il y vell·
lera attentivement, &amp; il fera en garde non-feulement contre la cu rio lité des Enfans, mais
encore s' il étoit neceffaire, contre le faux zèle
'des Parens peu Catholiques, &amp; contre l'imprud ente remerit~ des P~rens p'Cu Chrétiens.
3°. II s'apliquera a mftrulre fes Ecoliers co~­
form émen t aux delirs ralfonnables &amp; chretiens de lems Parens. 4". Il ne couchera point
d ans le même lie avcc aucun de fe s Ecoliers, ni
dllns la même chambre où cOllc hent des perfonne s du fcxe de quelque 3ge qu'clles foient.
5 Q • Il évite ra couee familiariré ave~ les fe~lm;,s
&amp; filles qui habitent la même malfOll. 6 . S Il .
fe chargea it d'enfeigner à lire ou à écrire que/que fille de la maifon , . même .:1 q~elque fœur
de fes Ecoliers, ce qU'II ne dOle faIre que dans
des casen quelque forre indifpenfablesj il aura
attenrion à ne demeurer jamais feul avec clIc,
quelque âge Gu'elle ait, . pendan~ :e rems ~l ê ­
me qu'il lui monrl':era a lIre &amp; aecme. 7 . Il
aura fo in de condUIre fes EcolIers aux Offices
Divins &amp; aux Inftruélionsles jours de Dimanche &amp; de F êre.' 8°. 11 fera, aurant qu'i~ fera
po(ltble,

•
àU''I?/ocèft. a\.Aix.
4 8t
~onlble, aŒfter/es EcolIers rdus les jours à

la ~alOre Mcffe. 9 .II -affiftcra lui-méme,aueanc
qu Il le pourl'a, nUl( cxefGIces ét~blis pour les
Clercs exrernes dans notre Seminaire fi c'ef!:
d ans cette Ville l &amp; les jours de Dim:ncbe &amp;
de .F éte aux Officcs de la ParoilIècn Soutane
~~rplis &amp;, B,onnct carré. 10°. Il s'apliquera
1 etude &amp; a 1 Oral[on, &amp; [e mettra en étar de
pouvoir dignement être promt1 aUx Ordres
[uperieurs. Ile. S'il eft Bénéficier Ou s'il dl:
Sous-Diacre, il portera habituellemer)t la Soutane. 1 Z 0. Il ne [e mêlera point des affaires
temporelles de la famille dont les enfans font
confiés à [es foins; &amp; il n'en fera ni le Procureur, ni l'Agent, ni le Sollicireur, ni l'Eco~
nôme. 13°. Enfin il fera tellement retenu dans
[es paroles, modeftc dans fon maintien, cireonfpeél: d~l1s [es manieres d'agit, &amp; attentif
à remplir cous [es devoirs, principalement
ceux quc la Religion, la pieté Chrétienne' Be
la .[aint;t~ de [on état exigent, que les Laïq\l~
fOle,nt edlfiés de couee [a conduite,

i

t :&gt;!&lt;:t

*t*
1{&lt;
li

�"

ARTICLE DIX-SEPTI EME.

L

. 'De la Prhrift·

A. Dignité des Prêtres dl fi .augufle,
elle exige de eeux ql1l en fonthonnorés
des qualités li é.minentes, &amp; leur lmp?f;: de ~
importantes ' obligations, qu'on ne faurOlr nt
en conee~oir une rrop haute dbme" lU fe préparer trop [oï'gneufement par la pl'ierc &amp; p~r
l'étude pour la recevoir, ni. porter.trop lOIn
la pratique des vertus les plus fubh.?1e,,5 .Iorfqu'on en dl revêtu. GeU encore des,expreffions fi belles, fi touchantes &amp; fi magOlfiques
.quI! le Pontifical ren fer.~e à.ce fujer &amp; qüi font
employées dans l'OrdlOltion des Prêtres,
qu'on doie. fire~ l'idée qU'li faut ~e .fo:mer
d'une Dignité fi relev~e, &amp; d'un Mlnlflere fi
:noble, fi redoutable, fi Caint, ,&amp; fi Important.
Ceux qui fe difpoCent à la Prêtrife, ~on~~er~.
ront qu'étant Prêtres ils feront obhgés cl olfnr
pour la remiillon.-des pechez du peuple, le
faint, augufre &amp; redoutable Sacrifice clllCorps
&amp; du Sang de JESUS -CHRI ST; D'admlnlftrer Cuivant la volonté de lem Evêque, les
:s.ac:emens, excepté ceux de III Coo fi rruarion 8:

L

. ;,1 ~ioc;fuJ\..A;x.

4'8' ~

del0rdre,donrl adllllndtr;ltiQn el1 refcrvéeà
.Ia pulifance Eplfcopale; D'annoncer aux Fi.
dèles! toûjours Celon que leur Evêque le ju.
gera ~ propos, la parole de DIeu, foie par des
.Prédlcatlons, {Olt par des 'Prônes, fo it par
des Catechlfmes; De s'apliquer Jelon l'ordre
-:c la ·dlfpo/ition de leur Evêque, à qui dans
1Ordu'lanon ds auront fait la promeife folemneUe de révérence &amp; d'obt\ïffa/lcc, à rOllt ce
'quI concerne les fonaions du Miniflè(e, pour
. les exercer par tout où leur Evêque le jugera à
propos; De travailler principaleOlenr à la di.
TealOnl des con{ciences dans le tribunal de-la
Pénitence; direaion qlle les Prêtres ne f~au.
- i'ole~J exercer avec trop de prudence&amp; de précaution, ma,lS à laquelle ils doivent fe portee
avec d'autant plus de zèle &amp; d'empreiIèment
qu'elle leur fournit, y étant légitirnémenè aurorifés, le pou voir ,con folant, l'heureufe oc-cawon &amp; le moyen infaillible d'apliquer aux
ames pénitentes &amp; bjen di{po{ées, le fruit de
la Paillon de notre Divin Sauveur, En un mor,
'ils ferone attention que tout Prêtre du Clergé
Séculier Ce ' fait illu/ion à lui.même s'il croit
pou.voir fe borner au foin de travailler Ha propre fana ification, étant certain qu'il ne peut
. être en fùreté de conCciencc j quelque régu.
1i ij

�1

4,84OrJonnanm Synodales
Iiere, quelque au frère même que fait fa vie;
s'il n'eft dans la lincere difpolition de travailler auffi felon fan pouvoir &amp; fes talens) au falutdu prochain.
1J. N 0 U S défendons fous peine de fufp.enfe encouruë par le' feul fait, à tout Prêtre
Séculier de notre Diocèfe, d'en forrir pout
alle'r demeurer pendant un tems confiderable,
tel que ferait le tems de trois mois oU'au delà,
dans un autre Diocèfe, foit pour y travailler
aux fonétions du faint Minirlère, foit pour
autre raifon, fans notre permiilion expreffe,
fi ce n'dt qu'il fût pourvCi dans cer autre Diocèfe, d'un Bénéfice qu'il iroit delfervir.
II J. N 0 U s défendons pareillement &amp;
fous la même peine, à tout Prêtre Séculier d~
notre Diocèfe, &amp; à tout Prêtre demeurant
dans notre I?iocèfe fans en êrre originaire &amp;
fans y avoir aucun Bénéfice, fous peine de lui
être refufée &amp; même revoquée toute permiffion d'y dire la Me Ife , de s'engager dans des
maifons féculiéres pour y faire la fonétion de
Précepteur des Enfans, fans notre permiOion
exprelfe, laquelle nous nedonneronsque dJlls
des circonftances qui ne peuve nt être qu 'e~­
traordinaires &amp; très-rares; Pareille fonétion
qu'un Prêtre ne fe porre gueres à exercer que

,
.. ~u TJiocèft d\Aix.
48 r
par les, vâes d une ambition déplacée, ou par
Je mouf d'un fordide inrerêt, ou par un efprie
de dlili~au?n, ou par une efpéce de mépris
o,u de degout pour les travaux du (aine Miniftere, .ou enfin par quelqu'autre rai fan toute
h.umalne, aboutilIànt prefque tOlÎjours à l'avl!llfement du caraétere Sacerdotal dont efle
degrade en quelque forte ceux qui one l'honneur d'en être revêtus.

ORDONNANCE
'DE MONSEIGNEUR
t'Archevêqtle d'Aix pOlir la préparatron at/x Saints Ordres.

l

EA N-BAPTISTE AN TOI NE DE BRANCAS
par l,a per~iilion de Dieu, &amp; par l'autorité
du Saint Siege Aporlolique, Archevêque
d'AIx: A tOlls les Fidèles de notre Diccèfe·
SAL UT &amp; BENEDICTION en notFe Seigneu;
JES U S-CHlU ST, qui eft le fouverain Parleur
de nos ,;\mes.
De routes les obligatiQns que nous impofe
le redoutable minirlère dont nous fommes
chargez, il n'y el) a point, MES TR ES-CHERS
FRERES, de plus indifpenfable pO'Jr nous,
.lIl de plus importante pOll~ l'a vantage fpiritue1
1i iij

�48~

oràonn~ncej Sfnodtllts

de nos DiàcèCains, que le choix des Ouvriers;
qui de concert avec nous, &amp; fous notre autorité, doivent travailler à la fantl:ificatioll
des Ames confiées à nos Coins.
Mais comment pourrions - nous fatisfaire
pleinement à cette obligation, fi par unc trop
indulgente facilité, ou plûtôt par une crimi.
nelle condeCcendance, nous admettions lege·
rement aux Caints Ordres ceux qui Ce préCentent pour les recevoir? L'A pôtre Saint Paul
nous avertit de ne pas impoCer trop prompte.
ment les mains, &amp; il nous déclare en même
tems ( terrible déclaration qui doit nous rem·
plir de frayeur &amp; de crainte) que nous Cerons
complices des pechezdeceux que nous aurons
admis aux Ordres avec précipitation.
Le difcernement des Cujets propres à deve.
nir de dignes Minifires de J ESUS -CHRIST,
&amp; de fidèles diCpenCateurs des mifrères de
Dieu, doit donc être l'objet de nos foins les
plus empre(fez &amp; de notre plus CerieuCe atten·
tion. Car combien y en a-t-il Cnous le diCons
en gémiffant ) dont le ddfein d'entrer dans
l'état Ecclefiafiiq ue n'a d'alltre moti fq ue l'am·
bhion de parvenir à des places confiderables,
le ddir de poffeder des biens temporels at·
tachez à des Bénéfices que des Parens, des

( '
du Diocèft d'Aix.
487
1mlsJ o~ des Proteél:eurs leur font envifager;
1envIe d embraffer un état dans lequel ils ne fe
l'r~pofent ~u.e de l'Ivre avec plus de tranquillite, plusd alfance, plus d'oifiveté, ou plus
de confideratlon qu'ds n'en auroient cu aans
~out autre état qu'ils auroientpûchoifir. Faut11 s'étonner après cela fi l'on voit tan.r d'Eccléc
fial1:iques mener un.e vie 'fi inutile à l'Eglife
aux dépens toutefOIS de laquelle ils vivent,
(&amp; donc Ils con Comment les revenus en dépen~es po~r le moins fuperftuës) fi peu conforme
a la famteté de leur état, &amp; à la régularité que
ce même état exige; quelqu,efois même fi
mon?aine, pour ne rien dire de plus, &amp; pàr
confequent fi capable Cfllt-elle exempte des
plus grands défordres ) de fcandalifer les Fi·
_dèles. Combien y en a-t-il encore qui ne POllvant étouffer la voix de leur conCcience, la.
quelle 111&lt;\lgré qu'ils en ayent, fe fait entendre
à eux, &amp; leur crie Cans ceffe qu'ils font entrés
dans l'état EcclcfiaO:ique fans aucune vocation
d'en-hauc, &amp; par des vùës toutes opoCées :\
J'eCprit de Dieu, prennenr cependant la funefie refolurioll de ne point quitter cet état
auquel ils ile fone pas encore liez irrévocablement, parce que l'ambition, la cupidité oule
caprice de leurs Pareils les y ayant f.lit entrer,
1i il'

�48 S

oraon""m:u l Synod"l(J
u-n faux honneur, un interêt fard ide , ou 'un
refpeél: humain les y retient,
En efFet, quelle peur-on pen fer qu'ait été
Il vocation de ceux qui fone entrés dans l'érat
Ecc\eliall:ique ~ la hâte &amp; fans préparation,
qui Y ont demeuré en menant une vie oilive,
commode, &amp; toute profane, &amp; qui en font
fortis dès que la fucceflion de quelque Parent
leur a donné de quoi fe dédommager des rçvenus Eccléliall:iques, ou des autre~ avantages
~emporel s dont ils joüi!foient ?
Vous voyés , ME S T~ ES - CH E R S FR E R E S,
de quelle iml"0rtance il ell: que nous nous appliquions à nO\lS affurer par des épreuves convenables, de la -vQcation de ceux qui fe pré[entent pO\lr recevoir les Ordres, Vous mêmes VQUS gémiffez fouvent fur la conduite de
plufieurs Ecçleliall:iques qui par une vieoilive
&amp; dillipée, peut - être même molle &amp; licen·
tieufe, deshonnorent leur état &amp; leur OIinill:ère,
Q!e fçavon$-nous encore fi les mauvais e~em ­
pIes que ces Eccleliall:iques donnent) ne fert
pas de prétexte à plufieurs d'entre vous pour
refl1fer de mener une vie pure &amp; Chrétienne ;
prétexte frivole s'il en fut jamais; mais préfexte que nOus nous efforcerons, tour friv ole
qu'il en, de I~r enlever autant qu'il nous fe ra

ail Dioc~fo d'Ai.~.
489
poffible, par' notre atrention à fo~ttler de fi.
dèles Minill:res du Dieu vivant.
QlOique la Tonfure foit une fimple céré.
monie qui n'engage p,oint abfolument à l'état
Ecclefiall:ique, tout ce que nous venons'd'expofer fait affez fentir de quelle c.onféquence-il
dl de ne pa~ y admettœ trop facilement ceux
qui fe préfenterontpour la recevoir,&amp; combien
il ell: important d'employer tOliS les moyens
neceffaires pour difcemer ceux que l'efprir de
Dieu difpoCe aux Ordres par une vocation
fainee &amp; défintereffée, d'avec ceux qui s'y
portent d'eux-mêmes pour fatisfaire leur cupidité ou celle de leurs Parens. Nous ne devons
admeme à la Clericature que ceux defquels
nous pouvons efpérer avee fondement qu'ils
deviendront un jour de dignes Minill:res de la
nouvelle Alliance; &amp; nous regardons comme
une de nos plus importantes ,obligations' de
tenir l'entrée du Lieu Saint fermée à tous ccux
dont nous n'aurons pas lieu denous promettre
qu'ils f&lt;;ront dans la fuite dignes d'être admis
dans la partie la plus intime du Sanétuaire.1 .
Pour parvenir à ce difcernement, allfli difficile qu'il ell: neceffaire, il faut que par des
épreuves convenables nous nous affurions,
auçant qu'il ell: poJ1iple, de Il vocation de ceux

�'49 0

,
o,àonnancu Syno411!(S
qui alpirent à l'état Ecc1elia(hque ; Leur voca·
tion ainli affurée &amp; connuë par des épreuves
fuffifantes, il faut encore que nous la culti.
vions avec loin, Si l'on ne peut ètre admis,
fans un long &amp; pénible ap~entifGge parmi
ceux qui exercent des Arts ulllquemcnt établIs
pour les befoins ou pour les commodltez de
cette vie paffagere, ne ferOlt-ce pas la plus
grande de toutes les imprudences d'admettre
Qes fujers fans une épreuve convenable? au
nombre de ceux qui exercent des fonébons
établies pour conduire les Ames à une heureufe éternité?
Toutefois, MES TR ES - CHERS FRERES,
les épreuve~ par lefquelles nous ferons parrer
tous ceux qui fe préfenteronc pour être admiS
aux Ordres, n'ont pas pourunique objet l'affurance que nous voulons avoir de la pureté
de leurs intentions &amp; de l'innocence de leurs
mœurs; l'examen des clifpolitions qu'ils peuvent avoir, &amp; de l'ufage qu'ils font de ces
mêmes difpofitions pour s'infrruÎte de tollres
les obligations attachéçs à l'état qu'ils fe propofent d'embrafIèr, merite encore notre. artention &amp; nos foins. La f.:ience lans la pleré
enfle le cœur &amp; conduit fou vent dans l'égarement; la pieté lans la fcience laiffe quelque-

ail Diocefl a'Aix.

4.91
fois ignorer des devoirs impmtans &amp; elfenriels. L'li ne &amp; l'Jutre doivent concourir à for.
mer des Minifrres qui puilfent conduire les
peuples dans la folide fimplicitéùe la Foi, &amp;
dans la voye droicc de la jufrice.
Gefr pour remplir autant qu'il nousefrpof.
fible, tous ces ditferens objets, que nous
avons jugé à propos de faire les Reglemens
fui vans.
_
1. No U s n'admettrons à la Tonfure que
ceux qui feront aétuellement pour le moins en
Rethorique, ou qui n'étudiant pas dans des
Colleges leront affez infrruits pour pouvoir
commencer dès l'année luivanre l'étude de la
Philofophie; &amp; la capacité des uns &amp; des au·
tres lera examinée avec foin &amp; avec attemion.
II. No U s n'admettrons pareillernentà la
Tonfure que ceux qui, outre une attefiation
de leur Régent, par laquelle nous foyons affurez de leur affiduité, de leur aplicarion &amp;
de leur fagelfe, nous préfenteronr un Certif:i-.
cat par lequel le Curé de la Paroilfc dans l'étenduë de laquelle ils demeurent, am:fie
qu'ils ont exaétement affifié en Surplis toUS
les jours de Dimanche &amp; de Fête aux Offices
de la Paroi{fe pour le moins pendlnt un an ;
que leur conduite a été modefie &amp; édifiaMe,

�+9i

Oraonn",,,us Synod",!e$
&amp; qu'ils ont frequenté les Sacremens.
. 1 II. CE U X qui fe croyant apellez à l'état
Ecclefiallique, voudronc fe dlfpofer alOft
d'avance à recevoir la Tonfure, ne pourront
~ependant pas porter l'habit E.cclefiallique &amp;
.le Surplis jufqu'à ce qu'ils en ayenc reçû la permillion du Curéde leur Paroiffe, lequel tourefois ne la. leur ac.cordera qu'après nous en
avoir donné avis, &amp; avoir reçû nos ordres.
1 V. Tou s ceux qui après avoir obCervé
tout ce que nous venons de marquer, feront
difpofés à recevoir la Tonfure, fe préfente.
ront chaque année le trois du mois de JUillet
pour être examinez, &amp; ceux qu~ leront admis
entreronc le fur-lendemalO au fair cinq du même mois dans notre Seminaire, où ils feront
une Retraite de huit jours, après lefquelsdans
la confiance où nous ferons que le Seigneur
les delline à devenir un jour de fidèles Mini!;.
tres de fon Eglife, nous leur confererons la
Tonfure.
,
V. No U s n'admettrons aux quatre Or.
dres Mineurs que ceux qui auront déja étu~iç
pendanc une aooée en Theologie, &amp; leur ca·
pacité fera foigoeufement examinée.
VI. Nous n'admettrons pareillement aux
quatre Ordres Mineurs que ceux qui, outre

dl, nlocèfi d' Aix:
~93
une attelhtioo de leur Profeffeur, par laquelle
nous foyoos affurez de leur alliduiré, de leur
aplication &amp; de leur' fageffe, oous préfenre.
ronc un Cerrificat par lequel le Curé de la Paroiffe,daosl'étenduë de laquelle ils demeurent ,
attelle que depuis qu'ils fane initiez daos la
Clericature, ils ont exaél:ement affiné en Sur.
plis cous les jours de Dimanche &amp; de F êce aux
Offices de la Paroiife, que leur conduite a été
reguliere &amp; modofie, &amp; qu'ils ont frequenc~
les Sacremens avec édification; &amp; encore un
Certificat du Direél:eur de l'œuvre des Clercs
exrernes, par lequel il paroiife "'lu'ils ont af·
finé ré&lt;Tulierement aux exercicesérablis, &amp; que
"
leur conduite
a été exempre de rout réproche.
VII. CE U x qui feront difpofez à recevoir les quatre MlOeurs, fe préfenreronc le
Lundi apres l'Afcenfion pour être examinez ~
&amp;; ceux qui Ceront admis encreront le Samedl
fuivant dans notre Seminaire où lis feront une
Retraire, après laquelle nous leur confererons les quarre Ordres Miheurs la vetlle ou le
jourdelaFêrede laTriniré.
"
VII I. No U s déclarons néanmOIns que
nous confererons les quatre Ordres Mineurs
à ceux qui ayant d'ailleurs roures les qua!trez
requifes " auront étudié pendant deux ans en

�~94:

orrlônnilntts Synod4ln
Philofophie;
ont fait cet étude dans notre
Seminaire.
1 X. Co MME par le Soudiaconat on Ce
confacre irrévocablement au fervice de l'E.
gl-ire, &amp; on s'engage folemnellement à garder
la chafreré perpetuelle; nous ne fçaurions être
trop attentifs pour examiner ceux qui (e diCpofent à la teception de cet Ordre, &amp; pour
leur fournir à eux-mêmes tous les moyens ne·
ceffaires, afin -qu'its puilfent reflechir mûrement [ur une aétion auili importante. C'eil:
pourquoi nous n'admettrons au Soudiaconat
-que ceux qui, par une conduire réguliere &amp;
édifiante, &amp; par une [erieu(e a plica tion à l'étu·
de, nous donneronr lieu d'c[perer avec confiance qu"ils feront un jour des cooperateurs
fid èles de notre minifrere.
x. P 'o UR cet effet, nous n'admettrons
au Soùdiaconat que ceux qui outre les Certifi'cats dont nous a\'ons parlé ci. devant dans
l'Article VI. lefquels ils auront foin de nouS
ra porter , -auront étudié pendQnt deux ans en
Theologie, &amp; qui auront demeuré dans notre
Seminaire pendant l'e[pace pour le moins de
fix mois entiers &amp; non intérr0mpus,
XL L A crainte de voir des Ecclefiafriques
expo[ez par di~·ers évenemens à tomber dans

s'*

. du 'J);oc'eft J'LAix.
~9t
un état d'llldlgence, capable d'avilir leur ca.
raél:ere, &amp; de leur attirer le mépris des peu.
pies, a été le motif d'une Loi, !üivant laquelle
aucun Clerc n'efr admis au premier Ordre Sacré, donc la reception lie irrevocablemenr à
l'Eglife, &amp; interdit toute autre profeffion qué
celle de fervlr dans le Temple, s'if n'a pas une
Feff&lt;;&gt;urce affurée pour {atisfaire aux be[oins
• lesplLls preffans de la vie. C'ellpourquoi tous
cetlX qUI fe dl[po[eronr à req:voi'r le Sou dia.
·cooat auront [oio de [e conformer de bonne
heure àux ~egles fi [agemenc &amp; depuis fi long.
tem§ établIes touchanc les Tirres Clericaux.
-Pour cet effer, ils nous préfenreronr un Titre
Clerical revêtu de coures les fOTmalitez neec[.
f~ire.s~ en vertu duquel ils foie-nt afTurez d'une
pènfion annuelle au moins de cenr livres francbe &amp; quitte,de coures charges, &amp; afFeétée (ur
url foh,~ dlpable de fuporrer ladite penfion; fi
ce n'eft. qu'ils fuffent 'déja polirvûs &amp; paifibles
poffdffeurs d'un Bénéfice dorit ils auroient eu
foin de nous jufrifierque le reveouefr[uffi[anf,
XI1. No U s n'admettrons pareillement
:tu premier Ordre Sacré que ceux' qui auront
iigné purement &amp; fimplemenr fans difrinction du droit &amp; du fait, fans Iimirarion &amp;
fans reflriétion, le FOFOllIlairc d'Alexandre

�, 96

Ordoll1Jllnets Synodllles
~ II. &amp; qui nous auront donné des preuves
certaines &amp; non équivoques de leur (olIlUJ(fion parfaite &amp; fincere à toutes les dé~~(jons
.&amp; à toutes les Loix de l'Egltfe, allliÎ qu a toutes les Conflitutions dogmatiques des Souverains Pontifes acceptées par le Corps des pre'miers Pafleu!"s, lefquelles (ont vérItablement
des Loix dogmatiques de l'Eghfe l1n1~erfel\e,
&amp; notamment à la Conf'htutlon donnee par le
Pape Clement XI., &amp; adoptée par le Corps
des Evêques, laquelle commence parcesmots:
Unigenillls &lt;]Je; Filius; afin que nou~ foyons
affurez qu'ils font enfans dOCiles de 1Eg\lfe,
qu'ils veulent roû-jours marcher dans la fimphcité de la Foi, qu'ils abborrem rollte ~ou.veauré
' profane &amp; qu'en rnariere de ReligIOn Ils font
per(uad~z qu'on ne peut r:o~ver la,v:rité ~ la
. folide paix que dans la (oumlilion a 1autoflté.
XIII. Nov s n'admettrons au Diaconat
. que ceux qui depuis la reception du Saud laconat auront continué à donner des preuves
de la regulariré .de leur conduite &amp; de ,leu:
.aplicarion à l'étude,; &amp; .qm a~rom demeure
au moins pendant troIS mOIS dans notre
Seminaire.
XIV. No u s n'admettrons à l'Ordre de
Prêrrife que ccux qui auront étudié pen~ant
trOIS

•
• \j 1.:e d'Arx.
Dlllc8

.
4-91
.trois ans en Theologie, &amp; qui depuis la recep_
tion du Diaconat auront demeuré au moins
pendant trois mois dans notre Seminaire•
Nous déclarons que nous ne conferérons cec
Ordre qu'à ceux qui nous auront donné des
preuves de leur pieté, de leur prudence, de
leur (age{fe &amp; de leur capacité; en (orte que
.nous pui lIions juger qu'ils (eronten érard'exercer utilement, foit pour leur propre (alut, (oit
pour le (al ut du prochain, les importantes &amp;
.redoutables fonClions de leur minifiere.
XV. Pou R. donner aux nouveaux Prêtres
Je moyen de s'infiruire plus particulierement
&amp; plusen dérail de tom ce qui regarde les foncrions au(quelles ils fone defiinez, &amp; (pécùlement l'adminiftrarion des Sacremens; pour
.leur donner pareillement le ioifir d1acquerir
dans l'exercice. de ces fonétions une certaine
facilité qu'ils ne (&lt;;auroient avoir dès I~ lende•
main de leur Ordination, quelque (010 qU'Ils
.aYent pris de les aprendre auparavant; enfin
pOllr leur procurer un intervale, pendant le.quel éloignez du rumulre &amp; de la di!li~ation ;
ils puiffent pal' des prieres ferventes armer ,rur
eux les plus abondantes bénédiél:ions du CIel ~
&amp; fe préparer ail.lfi à cultiver la vigne du Sei.
gneur; notre inu:ntion eil que les nouveaux
•

. .

J/1

Kk

�49 8

ordOlll1lll1m Syl10aales
. '.
Prêtres demeurent encore a près leur Ordmatian l'efpace d'un mois dans narre Seminaire.
'. XVI. N ou s n'entendons pas néanmoins
nous engager de donner les Ordres à ceux qui
auront rempli rout le rems des épreuves que
nous jugeons à propos d'exiger, fi d'ailleurs
nous n'avons pas lieu d'erre contens de leur
conduite Oll de leur capacité. Dans ce cas,
110US renverrons abfolument ce'ux dont nous
aurons fujet de croire que leur promotion ne
pourroit jamais êm: utile à \'Eglife; &amp; à l'é.
gard de ceux dont nous pourrons raifonnable.
ment efperer que les difpofitions deviendront
plus favorables, nous continueront d'ex~er
d'eux une épreuve dont ils ne pourront s'im·
puter qu'à eux-mêmes la prolongation. .
XVII. 1 L ell importantqueceux ql1len.
treront dans norre Seminaire commencent par
une Retraite dans laquelle ils pui{fent, av~c le
fecours d'en-haut, medirer les grandes vérHez
de la Religion, reflechir fur les obligations
de l'érat auquel ils afpirent, bannir de leu.r
cœur routes les aftèétions terrefrres, &amp; punfier leur ame de toures fes foüilleures. Mais
comme on ne peur jamais fe promettre un plus
grand fruit &amp; un fure ès plus heureux de e~rte
Rerraite que lorfgue les Ecclefilfrlques ;lflem-

, . ' du Diocèfo J'Aix.

+99

·blez s unllrent tollS pour en faire les exercices
~vee plus de regulariré &amp; plusd'apareil; notre
'lOtenrlOn cft que COus ceux qui voudront fe
retirer dans notre Seminaire ayent foin de s'y
rendre dans le rems luarqué. Pour cetetfet,
~ous .ceux qUi fe préfenteront y feront reçûs
'a lllOlOS qu'il ne fe trouvât d'ailleurs quelqu~
0bfra~le, dep.uls le l, ;' Oétobre jufqu'au l 8.
du meme mOIS, apres lequel tems aucun Ec.
c1eGafilque n'y feca plus reçù, s'il n'a obrelJu
de nous une permi/lion expreffe, laquelle nOLIs
n'accorderons qu'à ceux dont le retardement
aurait été cauf6 ,par quelque empêchement
legltlme.
,Nous ne pouvons nous empêcher de temoigner combien nous fouhaitons,. &amp; corn·.
bien il eH en etfe,t utile &amp; avantageux queceux
qUI fe dlfpofellt a la reception du premier Ordre Sacré, continuellt à demeurer dans notre
.Seminaire jufqu'après la rcception de l'Ordre
de Prêtrife fans aurre interruprionquecelledu
tems pendant lequel notre Seminaire f~ra
-vacanr.
Nous exhortons tous ceull au(quds les Eccleliafbques demanderont des atteftations; à
fe louvenir toüjonrs de l'obligation qu'ils onç
de ne poine refufer leur temoigrtage p~r ca.
Kk ij

�500

o,donnlltJces sJn~tll(f

price, &amp; de ne point l'acçorder par c6mplaifance; dans l'un &amp; l'autre cas, ce ferait de
leur part une prévarication, &amp; ils feroient refponfables à Dieu, ou du bien qu'ils auraient
empêché, ou du mal auquel ils auraient donné occafton.
Nous conjurons auffi les Pe res &amp; les Meres
de ne point abufer de l'autorité qu'ils ont fur
leurs enfans, foit pour empêcher d'embralfer
l'état Ecclelia!l:ique, ou en retirer ceux qui y
paooifiènt apellez, foit pour y faire entrer
ceux qui n'y font pas propres &amp; qui ne paroif~
knt avoir aucune vocation. Cet abus n'ef!:
peut-être que trop frequent, Une rendrclfe
toute charnelle, une prédileél:ion inju!l:e, une
vanité niai placée, n'engage-t-elle jamais des
parens à retenir dans le liécle ceux de leurs enfans que le Seigneur apelle au fervice de fes
Autels; D'un autre cô té, un interêt fordide,
un ridicule caprice, UÎl dégoût fecret ne porte-t-il jamais des Peres &amp; des Meres à rega rder
le Sanél:l1aire comme le feu l apana ge de ceux
d'entre leurs enfans que certains défauts réels
ou ' imaginaires leur foht regarder comme
moins ' dignes dé leur affeél:ion, ou comme
moins pro pres à [econder leurs vûi!s roures
terre!l:res &amp; tourcs rn ond:lÎnes. Q! 'ils {çachenr/

dll 'Dioc'èfe d'Aix:
ces parens auffi infidèles que les Pavens m JO 1
· fi
,
eme,
qu 'e na br
Ulant:\10 1 de leur autorité ils
Il ' S
.
,ourra·
.
g en t 1a M 3)elle upreme d'un D ' ' 1
. fi '
leu Ja aux, à
qUi eulll apartient de marquer la route dans

Jaquell~ chaque morrel doit marcher,
.
N ?,us nous flattons que toutes les perfonnes
qUI .s Jl1(ereiIènt pour la gloire de Dieu po
le
pour l'e'd 'fi . '
ur
bl'bIen de la Re/ igion ,
1 catIOn pulque, &amp; pour le falue des Arnes, aplaudiront
aux Reglemens que nous venons de faire &amp;
feront perfiladez que nOlis ne devons en difpenfer que dans des cas el&lt;traordinaires, &amp;
par conréqu~nt très-rares, c'e!l:-à-dire, lorfque la nec efilté ou l'utiliEé évidente de l'ECTlife
le demanderai r. Qle fi comre 1I0tre att~nre
on nous foJ/icire d 'accorder fur ce point des
dlfpenfes; nous déclarons que quelque violence que, nous foyons cbliCTés
de nous faire à
0
nous - memes pour combattre le penchant qui
nous porte à la condefcendance, nous rcfifrerODS aux {ol /icirations indifcrettes; &amp; nous
e{perons, qu'encore que nous foyons plus
[enlibles au chagrin de refufer, que/esperfonnes qUi s'adreiIèroient à nous ne pourroienç
l'êrre ~u défag rérnent d'elfuyer un refus, le
Selgoeur daig nant venir ~ notre fecours par fa
grace, ne permettra pas qu'allcune confidcraK k iij

�ordoÎmances 'Synoda!fJ

5'0:t

tion humaine l'emporte [ur l'obligation où
nous Commes de remplir, dans toure leur étenduë, les devoirs de notre minillere.
Si mandons que les Pré[enres [oient lùës &amp;
publiées aux Prônes des Paroiffes, &amp; par tout·
où be[oin fera, afin que per[onnc n'en ignore.
p p ~ N E' à Aix ce+m'. Avril 173 r.

&gt;J4:

J. B. A.

Arch. d'Aix.

Et plus has,

PAR MONSEIGNEUR;
!SNARDY.

AVERTISSEMENT
E

fJ)

MO NSEIGNEUR

l'Archevêque d'Aix , aIl jiijet de t'éducation
des Jeunes gens qui ont des difPojitions potlr
l'Etat Ecclejiajliq/le.

J

EAN-BAPTISTEA N TOINE DE BRANCAS

par la permilIion de Dieu, &amp; l'autorité
du Saint Siége A polloltque, Archevêque
d'Aix ;-ALI Clergé Séculier de notre Diocèfc ,
&amp; au x Peres &amp; Meres de famille , Tuteurs ,
Curlrcurs, &amp; autres perfonnes qui exercent

«/1

Diocèfo d'Aix.
f Q;
quelque autorité fur les Jeunes gens encore en
bas âge, Salut &amp; bénédiéhon en Notre Sei.
gneur.
L'éducation de la Jeulleffe, M BS TR ES CH BRS FR ERES , a. toûjotrrs été rega rdée
avec toute Corre de ralfons,. comme un objet
desplu~ Inrereffans pour le bien de la Rel igion
&amp; de 1Etat. MaiS cerre éducation ell encore
d'une plus grande importance, &amp; elle exige
~e notre part, uneattenrion toutedes pluspar_
tlculteres, lor[qu'clle regarde les Jeunes gens
qUI Ollt des dlfpofitlOns pou r l'état Ecclefiafrique. Il ellen eftèt d'une conféquence extrême,
que ceux qui dès leurs jeunes ans paroi/fenc
aVOIr des difpo(jrÎons favorables, foiem de
bonne heure élevés d'une maniere qui prévienne en eux les défauts &amp; les vices qu'ils
pourroient contrafrer, &amp; qui leur fermeroient
pour tot'\ jours, avec juile raifon, l'entrée dans
un état pour lequel ils avoient eu d'abord de
j'inclination &amp; du goût, &amp; auquel il femble
que le Seigneur les avoit apellés. Il ne manque
pas de Jeunes gens qui feroient filfceptibles de
j' inllrufrion &amp; de l'éducation necdraires pour
devenir dans la fuite de di gnes cooperateurs
du minillere [aint dont nous fommes chargés:
11 y en a beaucoup qui feroje,nt en état un j ()U~
K k iy

�'ro+

OraOI1/141JUS Sy,ioâ./t!
de cultiver avec fuccès la vigne du Seigneur Î
mais leurs difpofitions font ou ignorées ou ne..
gligées. PluGeurs Peres de famille, quoique
d'une profeffion honn ête, ou même d'un état
au-delfus du commun, n'ont pas de quoi fournir à tou~ les frais necdraires pour l'éducation
de leurs enfans. On ne trouve gueres que dans
les principaux Lieux de notre Diocèfe, les fa.
cilicés &amp; les moyens de pourvoir à cette édu.
cation . Raremen't trouve-t-on dans les au cres
Lieux des perfonnes qui ayenc &amp; le calent&amp;le
loifir de former &amp; d'inftrlJ i re les Jeunes genS
juCqu'au point auquel il faudrait qu'ils fuŒ:nt
inftruits &amp; formés, pour pouvoir coue de Cuite
encrer dans l'étude de toueesles fciences,dont
la connoiŒlOce eft necelfaire, &amp; acquerir coures les qualités du cœur &amp; de l'efprie donc il
faut être pourv~ avant que d'être admis auX
faints Ordres, &amp; furcoue avant que d'être éle.
vé à la dignité éminente du Sacerdoce. D'ail.
I.e urs, il arrive Couvent que plufieurs d'entre
les cunes gens dont les Parens font en érat de
faire coutes les dépenfes necelfaires, derneu·
rans déja dans cerre VIlle, ou y venanc pour
y (;cre inftruits de tOllt ce qu'exige l'état Eccletiafl:iqlle auquel ils afpirent, y font pril'és de
j'*vancage que leur procurerait une Calutaire

J

rlll 7Jiocèfe d' &lt;...Aix_
'1'0 f
contrainte, n'y ayant perfonne à qui leurs Pa.
rens ou abfens, ou negligeans, ou occupés
d'ailleurs, confient le foin de l'exercer à leur
égard, en veillant d'une maniere parciculiere
fur leur conduire; &amp; qu'abufant de la liberté
'qui leur eillaiflee, ils perdent leur vocation.
contraél:ent demauvaifes habitudes, &amp; fe pervertilfent.
- C'ell pour prévenir, :lutant qu'il ell pomble, ces inconveniens , dontla rareté des Ou.
'vriers E\'angeliques, &amp; par conféquent le défaut de culture dans le champ du Seigneur,
fane les trifres effets, &amp; pour entrer dans les
vûës du Saint Concile de Trente, qu'un de
nos Prédecelfeursvoulutqu'on s'apliguât dans
la Maifon du Seminaire de ce Diocèfe, à inCtruire &amp; à former un nombre de Jeunes gens
qui paraîtraient avoir de l'inclination &amp; de
l'aptitude pour l'état EccleGallique, &amp; dont
l'éducation n'auroit pû.être qu'ébauchée, tandis qu'ils ont été auprès de leurs Parens. On
fut perfuadé &amp; avec raifon, que dès qu'il y
aurait un moyen à la faveur duquel les Jeunes
gens déja inllruits jufqu'à un certain point,
pulfent à peu de frais être élevés, formés" &amp;
mis en état de faire rousles progrès neceffalres
dans les Cciences &amp; dans la pieré, d'un côté les

�506
Ordonnancf! SY/lodales
Peres defamillechercheroient à fairein!huire,
autant qu'il eft pofIible, dans le lieu de leur
refidence ceul' de leurs en fans qui leur paroî.
troienr avoir des difpoficions favorables; &amp;
d'un autre côté plufieurs Prêtres ou autres Ec.
clefiaftiq;les réfidansd.lOs les Paro"ilfesdll Dio.
cèfe employeroient par un motif de zèle &amp; de
charité, le loifir &amp; les talens qu'ils pourroient
avoir, au loüable &amp; pieux travail de donner
les prémices d'une inftruéhon &amp; d'une éduca•.
tion convenables, à ceux du moins, d'entre
les Jeunes gens dans lefquels ils remarque.
raient un bon naturel, une certaine ouverture
d'e[prit, du goût pour la pieté , des mœurs
pures, quelque amour pour l'étude; en un mor,
des difpofirions pour l'état Ecclefiaftique.
Mais cette poreion de l'objet pour lequel
)'écablilfemenc des Seminaireseft fi fort recom·
mandé, n'a pas eu rout le fuccès qu'on s'en
érait promis, parce qu'il dl furvenu des abC.
tades à fOIl enciere execution. La Maifon d\!
Seminaire s'étanr trouvée plus remplie qu'elle
lle l'étoie autrefois par le concours des Eccle·
fiaftiqlles t:.IOt de ce Diocè Ce que des autres
Diocèfes de Provence, qui plus avancés dans
les [ciences &amp; dalls la pieré, fe difpofent à re·
cevoir les Ordres Sacrez 1 n'a plu~ été capable

f07
de contenir le même nombre de jeunes Afpi.
rans. ]j)'un autre cil té , la ftruéture &amp; la fituation de cette même Maifon du Seminaire, ne
permettent pas ni d'en exhaulfer les Bâtimens,
ni de leur dorlner une plus grande ércnduë.
D'ailleurs, il paroît moins conve'lable, par
plufieurs raifons dont l'experience a procuréune connoilfance particuliere, que de jeunes
Afpirans [e trouvent rèiinis dans une même
Maifon avec des Ecclefiaftiques déja avancés.
Nous avons donc crû , MES TRES·CHERS'
FR E R 'E S, que pour continuer d'une façon
plus avantageufe l'éducation &amp; l'inftruétion
des Jeunes gens arpirans à l'Etat Ecc1efiafli-'
que, &amp; pour la conftater d'une maniere plus
utile en lui donnant une notJvelJe forme, il fe.
rait beaucoup plus convenable de la rranfpor.
ter dans une Maifon feparée, qui feroit corn·
me une erpece de petit Seminaire, toûjours
néa nmoins fous l'infpeétion,fl1 périorité &amp; con·
duire des Direéteursde notre grand Seminaire.
.. Tel eft aufIi le projetquenousavons formé 1
&amp; dont nous vous annonçons l'execurion prochaine. Il y aura donc dans cerre Ville une
MaiCon dans laquelle feront établis des Eccle·
fi aftiques dépurez' de notre Seminaire, pom y
travailler à l'éducation &amp; à ]'in(hué.tion des

dn Diocèft d'Aix.

�50$.

Ordonnanm sJnod4l!s .
Jeunes Afpirans à l'état Eccldiaihque, defquels la vocation fera examinée, les dlfpolitions cultivées, les études reglées, les mceurs
formées, &amp;toute la conduite veillée &amp; dirigée.
L'ouverture de ce petit Seminaire fe fera le
dix-huit du mois d'Oaobre prochain, &amp; ainfi
dans les années fui vantes à pareil jour. Pour
cet effet, tous les Afpirans qui fouhaiteront y
être admis', feront tenus de fe préfenter depuIs
le quinze Oaobee jufqu'au fair du dix-fept du
même mois.
On n'y recevra que les Jeunes gens qui fe
feront toùjours comportés avec [age{[e, modellie &amp; pieté, qui auront frequenté les ~a.
cremens, qui paraîtront avoir?u gOllt &amp; des
difpolitions pour l'état Ecclehallique, qUI
n'auront aucun de ces défauts notables, lefquels doivent leur incerdire l'entrée dan~ cet
état, &amp; qui feront trouvés déja affez inll:ruHs
pour pouvoir dans l'efpacetout a\l plusdedeux
ans, être mis en état, plr le foin avec lequel
on les enfeignera, d'entrer dans l'étude de la
Philofophie.
Ceux d'entre les Afpirans qui dans une année n'auroient pû être reçlls, foit parce quele
nombre de ceux qu'on fera en état de receVOir,
a,ura déja 'été rempli, fait par quelque ralfun J

'du Dioctft d'Aix. ,
. 50 9'
autre néanmoins que celle de quelque défaut
effentiel &amp; permanent de leur part, pourront
fe préfenter l'année fui vante , &amp; s'ils font admiffibles, toutes chofes d'ailleurs égales, ils
feront reçûs par préference.
Lorfqu'il fe préfentera un nombre de jeunes
Afpiransau-delà de celui qu'on fera en état de
recevoir, on choifira parmi tous ceux qui feront trouvés admiffibles, ceux qui donneront
lieu de concevoir en leur faveur de plus grandes efperances; &amp; dans le cas où il yen aurait
qui feroient trouvés de route façon, mérite~
également d'être reçûs , on préferera ceux qUI
feront plus avancés en âge, ou dOllt les familles feront moins avantageufement poufvûës
des biens de la fortune.
Lorfque les Jeunes gens reçûs dans ce petit
Seminaire, n'auront plus qu'un an à y demeurer pour être enfuite en état de paffer à l'étude
de la Philofophie, Coit dans n'otre grand Se:
minaire, fait ailleurs, ils porceron,t le petit
Habie Ecc1eiiallique, &amp; les jours'de Dimanche &amp; de Fête ils prendront la Soûtane, &amp;
iront affifter en Surplis &amp; Bonnet carré aux
Offices Divins dans la ParoilTe qui leur fera
affignée.
.
Les Afpirans re~ûs dans la MalCon y ferollt

�'5 10
o,ponnanuJ Synoda!(s
élevés ,. infiruits &amp; nourris chaque an'née pen:
dant dix mois, c'ea-à-dire, depuis le dix-huit
Oétobre jufqu'au feize du mois d'Août fui ..
vant, &amp; ils ne payeronr à cet effet qu'une trèsmodique pen fion ; &amp; à l'égard de ceux d'entre
lefdits Afpirans dont les Parens ne feroient
pas en état de payer cette pen fion , nonobŒant
fon extrême modicité, on y fupléera en propottiopnant les fecours aux befoins de chacun
d'eux,
Cea a~x Direéteurs de notre Seminaire
qu'il faudra s'adreffer pour tout ce qui concerne l'œuvre donc nous vous faifons part,
quoique executée dans une maifon féparéc. Ce
font ces mêmes Direéteurs qui examineront
les Jeunes gens qu'on préfelitera pour y être
reçC!s, &amp; qui furveilleront à toutcequi regarde
certe œuvre. C'ea pourquoi nons leur en confions l'infpeétion, la conduite &amp; le gouvernement; le tout néanmoins fous notrç entiere
dépendance; &amp; pareillement, fi nous avons
la confolation de rendre un jour cet établiffement fixe &amp; permanent, dans la nouvelle forme que nous lui donnons, fous celle de nos
Succeffeurs dans l'A rchevêcbé d'Aix,
Nous pourvoirons par un Reg1cment parJiculier à tous les points nécc{faires pour la

.
dll 'Dioceft J'lAix.
'f il
condUite de \'œuvredonr il s'agit; Reglement
dans lequel nous ne ferons qu'ajoûter à cclui
qui étoitobfervédans la Maifondu Seminaire,
les articles que la dlfferenre firuation du lieu
paroîtra devoir exiger. Mais comme cette œuvre, felon le nouvel arrangement donr nous
vous faifons part, doit être connuë tane des
Prêrres &amp; autres Ecclefiaaiques, que des Peres de famille &amp; autres perfonnes àufquelles il
importe d'en être inaruits, afin que les uns &amp;
les autres puiffenr ou y concourir ou en profiter; tous les Curez de notre Diocèfe, à chacun defquels plufieurs exemplaires du préfent
Avertiffemenr feronr adreffés, auront foin,
après l'avoir lù eux-m êmes avec attention, &amp;
après en avoir fait parr à tous les Prêtres &amp;
autres Ecclefiaaiques réfidans dans leurs Paroiffes, de le publier au Prone où ils en feront
la ' Ieéture pendant trois Dimanches conCécmifs.
- DONNE' à Aix dans notre Palais Archie~
l'ifcopal ce z7·Janvier 1741.

li&lt; J.

B. A. Arch. d'Aix.

�5'1 ~

OrJonnlfnces Synodal(J

ART 1 CLE DIX-H U IT IEME.
'Du Mariage.

1. [ ) E tous les Sacremens il n'en ell: aucu~
qui foit moins refpeété, aucun qUI
foit prophané avec moins de fcrupule que le
Sacrement de Mariage. On peut dire que la
plus grande partie des perfonncs, quoique
élevées dans le fein de l'Eglife Catholique,
oubliant, mais d'un oubli volontaire &amp; par con·
féqueot criminel, queJ Es us, CHR.IST par
un effet de fa bonté &amp; de fa mirericorde, a
bien voulu élever le Mariage à la dignité de
Sacrement, &amp; le rendre par ce moyen une
fource feconde de graces, ne regardent l'en·
gagement qu'elles prennenren [e mariant ,que
comme un établi{fement purement pohtlque
&amp; tout humain. En efFet, cette alliance qui
re~ût dès le commencement du monde fa premiere bénédiétion de Dieu Créateur, pour
former le lien le plus fort de la focieté civile,
&amp; qui dans la fuite des tems a été cimentée par
le Sang de Dieu Redempteur, pour qU'ellc:
devînt un ligne [almaire par lequel ceux qUI
en aprocheroient dignemcnr acqui{fent, avec
la

. du Dioc;; d'AIJ(" ,
.;T 3
la wace fanétdiallte, le droit ~ t(lUS les (ecours
fptrltoels [ans lefquels on ne peut rem plirchrétlennement routes les obligations de l'érar;
Cette ~Ihance, dIs-Je, li refpeéhble, fi fai nro
&amp; li laCtée, la plûpart de s Chrétiens qui s'y
engagent ne la COlltracrent plus que par des
vûë~ :harnelies. Un amour tout profane; une
vanite: fouvent déplacée &amp; prefque toûjours
exceOlve; une IOfatiable avidité pour les richeffes; une ambition démefuréc; tels fonr
J~s divers &amp; principaux motifs, qui chacun
feparement, fouvenr même plufieurs unis en.
femble, déterminent le grallç! nombre des
Chrétiens qui quittent le célibat, à déclarer
au pied de l'Aurelia volon ré dans laquelle ils
font de porter le joug du Mariage. L'oubli de
Dieu &amp; le mépris des difpofirions que la ReligIOn exige vont li loin à cet égard, que III prémler pas pour elllbraffer un état donr le Sei.
!;neur a confacré &amp; dont il a voulu qu'on fanc.
tlfiât l'entrée, ea bien fouventmarqué par un
facrilege commis de propos déliberé; c'efi-à.
dire, par la profanation volontaire d'un Sa.
crement que l' Apôrre nous aprend êrre grand
cn j ESUS-CHR.IST &amp; en l'Eglife.
1 I. A P R E'S cela doit-oll êtreCurpris qu'il
y air tant de MJriages [uivis de divers mal.
LI
•

�il r +
Ordonnance" SJ"lodaln
heurs; quelquefois même de toutes les efpeees
de malheurenfemble, Comment des perfonnes qui ont aprochédu Sacrement de Mariage
'par des motifs fi peu ChrétIens &amp; avec de fi
mauvaifes difpofitions, peuvent-elles efperer
que Dieu bénira leur union; qu'il leur fera la
gr ace de fuporccr avec une véritable relignation, &amp; par conféquent de mettre à ~rafit
pour la remiillonde leurs pechez, les peines,
les dégoûts, les adverfités, les plus affreux
défail:res dont elles n'auroient que trop merité
d'être accablées; ni qu'il les garantira des dangers extrêmes aufquels elles feront expofées
par raport à leur falut éternel, s'il perme~ par
un effet de fa colere plûtôt que de fa mlfencorde, qu'elles joüi{fene des fau{fes, ou toue
au moins foi bIcs douceurs de cette vie, des
fatisfaébons toû jours imparfaites qu'on ea en
état de goûter dans ' ce monde, des fragiles
plailirs qu'on peut fe procurer ici-bas; en un
mot, d'Lln bonheur toue humain &amp; d'une:
profperité temporelle.
.
, JI I. C'E S T pour prévenir autant qu'Il
. poffible, un abus fi déplorable &amp; un fi funelle
' défordre, que les Curez s'apliqueront à Inftruire &amp; à préparer les perfonnes qUI dOIvent
fe ma.rier , pour 'lu'cllcs. s'aprachent du Sa-

1

ea

allDiocife d'.l/Ix.
~I ~
crement de Manage avec les diCpolitîonsque
la fOl enfelgnc être nece{faires, &amp; par les matlfs qu'ex/ge l'efprit de religion &amp; de Chrill:ian1fme. lis leurs infpireront un grand refpea:
pou~ce Sacrement, en leur cn lèignant qu'il
~Il:? maltut/on Divine l O!!e] Esus -CHRIsr
1 a et3blt pour fanéhfier l'alliance entre l'homme &amp; la femme" &amp; leur,con ferer la grace de
vivre dans une union vérItablement chrétien.
ne.', &amp; d '~l ever felon Dieu les enfans qui pourr,olentnaHrede leur mariage; Qu'il réprefenre
1 umon h/poaat/que du Verbe Fils de Dieu
ave,c la Nature Humaine dans l'lncarnation j
&amp; l,ul1lon de ] ESUS:CHRIST avec fon Eglife;
QI 11 confill:e pnl1Clpalement dans l'union des
cœurs &amp; des voloncés par la charicé entre le
mari &amp; la femm e; O!!e pouren aprocherdigne.
menc 11 eCl: abfolumenr necdraire d'êcreenécaf
de grace, c'efr-à-dire, d'être dans l'amitié de
D ieu, membre vil'ant de] ESUS-CHRISt, &amp;
temple du Saint-Efprit; DifpoGcion fans la.
quelle on commettroit une profanation facri.
lege; O!!'avant que de fe déterminer à cm ..
bra!Ièr l'état du Mariage, il cil: d'une extrême
imporrance de confulrer Dieu &amp; d'employer
tous les moyens con venables pour connoÎtre
fa volonté; étant bien certain $ quoique cette
LI ij

�51 6

Ordonmmui SJnodRll$

maxime fait peu connuë &amp; encore moins goûtée, que la vocation de Dieu dt aufIi neceffaire pour fe fanél:ifier dans l'état du Mariage,
qu'elle l'dt pour fe fanél:ifier dans l'étatEcclefiaftique &amp; dans l'état Religieux; Q!'il faut
connoÎtre au moins les principaux &amp; importans devoirs de cet état, &amp; avoir une ferme rcfolution de les remplir par un efprit de religion
f&lt; de chriftianiCme; Enfin que les perfonnes
qui veulent fe marier font indiCpenfablement
obligées d'avoir pour motif de s'aider, de Ce
fecourir mutuellement dans leurs befoins fpirituels &amp; temporels, &amp; fuivant l'état &amp; les
circonftances où elles fe trouvent, d'avoir des
enfans, pour les élever dans la vraye Foi, dans
la crainte &amp; dans l'amour de Dieu, &amp; de fe
procurer un moyen Iegitime pour fervir de
regle .&amp; de remede aux agitations d'une chair
corrompuë &amp; rebelle; Banniffant avec foin &amp;
avec horreur routes les vûës qui feraient contraires à la fainteté &amp; à la fin du Mariage, ou
qui exclurroienc les principaux motifs que la
Religion exige.
1 V. LOR S Q..U E les Curez parleront fur
cette matiere, foiten particulier pom inllruire
les perfonnes qui veulent fe marier, foit en
public dans leurs Prônes pourque1eursP3roif-

.

ail Dioc~fi d'Aix.

fI 7

fiens f~achent ce qUI concerne la fainteté dll
Manage; les dlfpolitions du cœur avec 1efquelles il faut en aprocher; les motifs que doivent a vOir ceux qUI font déterminés à fe marier.
les empêchemens canoniques en conCéquenc~
deCquels on ne peutlicitcment&amp; fans un grand
peché, &amp; ceux en conCéquence defqucls on ne
peut même validement &amp; fans un peché encore plus grand contraél:er mariage, à moins
qu'on en ait obtenu une legitime difpellfe;
Ils auront attention i s'expliquer d'une.maDlere proportionnée à la capacité de leurs Auditeurs, mais en fe fervant toûjours des exprefIions les plus reCervées, &amp; des termes les
plus mefurés, employant à cet égard la plus
exaél:e circonCpeél:ion, afin d'éviter toute occalion de trouble aux ames pieufes; de tentation aux perConnes d'une vertu foible &amp; chan,cel ante ; de mauvaiCe plaiCanterie aux mon··
dains indevots, &amp; de raillerie indecenre aux:
libertins.
V. LES Curez s'inftruiront eux-mêmes à.
fond fur [Qut ce qui concerne le Mariage, &amp;
ils s'y apliqueront avec d'autant plus de foin,
que le Mariage ne pouvant être célébré que
par leur minillere, les moindres fautes de leur
part non·feulement peuvent être très-conliLI iij

�;18

ail '])ioc'èfl à\,A;x.

Ordonnances synodalo

derables, mais encore avoir des fuites très~'
funeftes, aufquelles mêmc quelquefois on ne
peut remcdier que très-difficilement.
V L 1 L S trouveront de quoi s'inll:ruire
fur cette matiere, &amp; principalement fur ce qui
concerne les empêchemens au Mariage, dans
notre grand CaEeChIfme; &amp; à ce propos, ils
feron~ attention à une chofe fouvent ignorée
au fUJet &lt;Je l'empêchement dirimant procédant des fiançailles val ides. Dans les Diocèfes
où les fiançailles Eccleuaftiques, c'eft-àdire,
falces en facede l'Eglife &amp; devant fon Miniftre,
fon en ufage, .on ne reconnoÎt point d'autres
fiançatlles valides; Mais lorfque celles-là ne
font pas établies , comme elles ne le {ont point
en elfet dans notre Diocèfe, non plusquedans
p~u~eurs autres, on reconnoÎt, pour fiancailles
vl~nraple~ fervant de fondement à l'empèchell1ent dirimant de .l'honnêteté publique, des
promelfe§ de ~aClage conll:atées par écrit en
pr~fence de troIS.ou quarre remoins, ou pu.
bltees par la proclamation d'un ou pluueurs
Uans.
.
V~L S'ILS aprennent qu'il y ait dans lenrs
Parolt;es des pçrfonnes qui ayent été mariées
maigre quelque empêchement dirimant foit
qu'en ~rant iQftrllices elles eù!lènr crimi~elle-

1
1,
1.

519
ment pa lfé outre, foit qu'elles l'eu Ifen t ignoré
&amp; l'ignoralfent encore dans la bonne foi; ils fe
conduiront de la maniere fui vante: Si l'empêchement dl: public, c'eft-à-dire, tel qu'il puilfe
êrre prouvé dans le for exterieur, ils avertiront les perfonnesen quefbon qu'elles nepeuvent el1 cqnfcience vivre cO!llme mari &amp; femme, leur mariage étant nul; &amp; que leur mariage après la difpenfe obtenuë, doit être de
nouveau célébré en face de l'Eglife. Et au cas
que ces perfonnes ne veüillent pas déferer à
leurs rémontrances, ils nous en donneront
.avis. Si l'empêchement dt occulte, ils avertiront en fecret la Partie qui y a donné lieu par
un crime, lui remontrant que fon mariage
étant nul, elle ne peut ni demander ni même
rendre le devoir conjugal, jufqu'à ce qu'après
la difpenfe obtenuë, le mariage foit réhabilité
cn fecret. Au furplus, lorfque les Curez Be
autres fe trouveront à cet égard dans le doute
ou dans l'embarras c;raignant que l'avis qu'ils
donneroient ne fût inutile ou n'occa{ionnlt
quelque grand inconvenient, ils auront foin
de nous confulrer.
V III. SI les Curez ont connoiifance qu'il
y ait dans leurs Paroiifes des perfonnes mariées&gt; lefqueUes tiennent leur manage fecret

�~20

ordonntlnctJ sJ11od,,/u

.

&amp; caché; arrendu qu'une pareille conduire.
eft contraire au refpeét qui cil: dù au Sacrement, &amp; donne fouvent occafion à Ull fcandale dont elle fournie le fujet ou du moins le
prétexte aparent &amp; plaufible, ils obligeront
ces pcrfonnes fous peine de ne pas les admettre au x Sacremens, à déclarer leur mari age &amp;
à le faire conna ître au public.
1 X. 1 L S n'admettront point à la participation des Saeremens les maris &amp; les femmes
réparés les uns des amres fans l'autoriré de l'Eglife ou de la Jufrice. Et fi. après les avoir
'ave rri s plufieurs foi s charitablemenren fcerce,
les perfonnes mariées ne fe reeoneilient &amp; ne
fe réiinilIènr pas, ils nous en donneront avis,
pour recevoir [ur cela nos infiruéhon~ &amp; nos
prdres.

AR T ICLE DIX-N E UV l EME.
']Je /(1 p,tb/ication des Bans.

l.

LE

Loix Ecclefiafiiques &amp; les Loix ciydes ordonnene de concert, qu'avant
qu 'au cun mariage [oit conrraété &amp; célébré ,
l'annonce ,o u proclamation en foit faite par la
pubJ IC~ [lOn des Bans. Cette p\lblication préJfi

.'

,

.,
. 1

d,j Diocèfe d'Aix.

1'1 1

lable dl: en effet d'une fi grande importance;
qu'on ne peut l'omettre, à moins qu'on en ait
obrenu une difpenfe legitime, [ans [e rendre
très-criminel. En conféquence, nous défendons à tous Curez , Secondaires &amp; tous autres
Prêtres quels qu'ils [oient, fous peine de fuCpenfe encouruë par le [eul fait, de célébrer
aucun mariage, de quelque Paroilfeque foient
les Parties contraétantes, avane que la publIcation des trois Bans ait été faire dans les form es prcfcrites par tout où elle a dû l'être, ft
ce n'efi qu'il leur aparoilfe d'une legitime diCpenfe accordée par qui de droit.
rI. L A publication des Bans de Mariage
fera faite pendant trois jours de Dimanche ou
'de Fête chomée non-immediatement filivis,
dans la Chaire où fe faie le Pr8ne &amp; pendant
la Melfe de Paroilfe, en nommant les Parcies
par leurs noms &amp; furnoms, &amp; encore par les
noms dont on a accoûtumé de les apeller &amp;
fous lefquels elles [ont le plus connuës; Comme auŒ en défignant par nom &amp; furnom le défunt mari fi c'eft une Veuve; ou la femme défunte fi c'~fi un Veuf, d'une voix hame, difiincte &amp; intelligible. Defendons à tous Cmcz, ~c­
condaires &amp; tous autres Prêtres quels qu Ils
[oient, ious peine d'être procédé COlmc eux

�';1

i

OrdOltnanCCf Sy nodlliu

,

par les voyes de drait, de faire aucune publi cation de bans dans un autre tems de la journée, foic1ernatin, foit l'après midi, même
fous prétexte d'une plus grande affluence de
peuple; de faire aucune publication de Bans
d 'une voix baire, entre-coupée, préc ipitée )
en nommant les Parties d'une maniere qui ne
les défigne pas airez , ou en ne pronon ~ ant
pas airez diftinétement; le tout dans le deffein, par une complaifance criminelle ou autrement, de n'être point entendus; Enlin de
faire deux publications de Bans le même jour
en faveur des mêmes pcrfonnes,
III. CONFORMEME NT au x inrcntionsdu
faine C oncile de Trente, nous déclarons que
nous ne donnerons jamais difpenfe de la publication des trois Bans fans des raifons fi importanresqu'elles nous la fairent juger en quel,que forre abfolument neceifaire ; d'où l'on
peue conclurre qu'une pareille difpenfe ne
fçauroit être qu'extrêmement rare, N cus dé.clarons cc) outre que pour nous conformer à
"intenrion du même faint Concile, pour ne
pas nous e~pofer devant Dieu au jufte reproche d'avoir été par une complaifance coupable, _un cruel diiIipateur au lieu d'un difpel1~
Üteur fid èle j pour 6vi~er l'abus énorme 'lu,

JI~

l
1

'Diocrfo 4\.Alx.
51;'
s'enfi.livroit fi par une facilité exce11ive nous
donnions lieu de regarder la regle commune
comme l'exception, &amp; l'exception comme Ia
regle commune, en accordant indifferemment la difpenfe àrous ceuxquilademandent;
enlin pour ne pas autorifer en quelque forte
les perfonnes du peuple qui veulent fe marier
à dire, ce qu'elles difent en effet quelquefOIS,
que pour conc\urre plus promptement un
mariage elles iront acheter des Bans, car telle
dl l'expreiIion dont une trop grande a!furance d'avoir ce qu'elles fouhaitent les engage
à fe fervir, fur le fqndement que pour l'obtenir elles en font quittes pour quelques petits
frai x qu'il leur en coûte l o,u pour qlJelque legere aumône qu'on leur Impofe; Nou ~ ne
difpenferons des deux derl1lerc~ pLJbhcatlOns
qu'après que les Curez des Parnes auront faIt
la premierc publication, dans laquelle Ils au'
ront eu foin d'avertir que \es Parties fe propofent de demander la difpenfe des deux autres,
qu'ils en auront dreiré I,e Certilicat, lequel Ils
ne pourront déllvrer?1 avant les ~l!lgt-quatre
'heures expirées depUIS la publIcation, ni dar\s
le cas où il y aurait eu quelque, opo{itlOn ; &amp;
qu'ils nous auront expofé par ecrit les ralfons
fur lefquelles les Parties fc fondent pour de,:

�5' 2 +

oràonnana$ SJnoJ,,/n

mander ta difpenfe des autres publications;
difpenfe que nous n'accorderons même alors
que dans le cas où les raifons à nous expofées
&amp; atreftées par les Curez, ou d'ailleurs à nous
connuës, nous auront paru legitimes &amp; fuf.
fifantes. Nous avertiffons en même rems tous
les Curez &amp; autres qui célébreront des Mariages, que fi on leur exhiboit une difpenfe par
nous accordée de la publication des trois Bans,
ils doivent y avoir égard , fans que ladite difpenfe foit lnfinuée au Greffe des Infinuations
Ecclefiaftiques, attendu qu'elle doit être fecrete. Mais qu'ils ne peuvent fan s s'expofcr
aux peines po nées par les Déclarationsdu Roi,
agir en cOhféquence d'une difpenfe par nOlis
accordée de la publication d'un ou deux Bans
feulement, s'il ne leur aparoît par le certificat
apofé fur la difpenfe même par le Greffier
des Infinuations ,que ladite difpen[e a été
enregiftrée.
1 V. LE domicile qu'on apelle domicile de
fait, eft celui qu'a acquis une per[onne qui
demeure dans une Paroiffe depuis fix mois entiers, fi auparavant elle demeuroit daus une
J?aroiffe du même Diocèfe depuis fix autres
mois, ou qui demeure dans une Paroiffe depuis un an entier) fi aup:\rayant elle demçu.

dll Diocèfo d'Ai.&gt;:.
fl f
roit dans une Paroiffe d'un autre Diocèfe. A
plus forte raifon le domicile de fait eft celui
qu'a acquis une perfonne qui demeure depuis
plus d'un an dans la même Paroiffe.
V. LE domicile de droit ea par ra port aux
perfonnes mineures de vingt-cinq ans, le domicile aétuel de leurs peres &amp; meres) ou li
leurs pères font morts) de leurs meres, ou li
elles n'ont ni peres ni meres, de leurs Tuteurs
ou Curateurs; ce qui n'empêche pas que ces
mêmesperfonnes mineures ne puiffent avoir
un autre domicile) qui eft celui de fait, c'eftà-dire, celui qu'elles auroient acquis par leur
demeure aétueHe &amp; fuffifante dans une autre
Paroiffe.
VI. L A publication des Bans doit fe faire
dans la Paroiffe du domicile des deux Parties
contraétantes. Si les deux Parties contraétantes [ont de di/ferentes Paroiffes, la publication des Bans doit être faite dans les deux Paroiffes) c'eft-à-dire, dans la Paroiffe du domicile de chacune des Parties.
VII. SI l'une des Parties hJbire ordinai.
rement dans deux Paroiffes differentes, tantôt
dans l'une, tantôt dans l'autre; en forte que
[oità dift'erentes réprifes, foit tOllt de fuite,
elle habite pendant une portion confiderablc

�·~ 2 6

ordonnanu S Srnoda/n
de l'année dans une Paroilfc, &amp; pendant une
:lucre portioo à peu près aufli confiderable de
l'année dans une autre Paroilfe, la publication
des Bans doit être faite dans l'une &amp; l'autre
Paroi(fe. Sil'-aur're Partie conrraétante eadans
le même cas, il faut en ufer de la même façon
à l'égard de toutes les deux.
VII I. SI l'une des Parties demeure dans
une Paroi(fe où elle n'a pas encore acquis un
domicile fuffifanc, ourre la publication des
Bans daos ladite Paroilfe, femblable publica.
tion fera faite auffi dans la Paroilfe où la perfonne demeurant auparavant avoit acquis un
Icgitime domicile; de forte que fi la perfonne
n'avoit point acquis ce domicile dans la Pa·
roi(fe où immediatement auparavant elle avoit
demeuré, il faudroit remonter jufqu'à la Paroi(fc où elle avoit fait précédemment une de·
meure [uffifante pour y acquerir un legitime
domicile. Si les deux Parties contraétantes
font dans le même cas, on doit' en ufer de
mem.e à l'égard de l'une &amp; de l'autre.
1 X. L A publication des Bans de Mariage
fera toùjours faite dans la Paroi(fe d'origine
des Parties contraéta.ntes, c'ea-à-dire) dans
la Paroilfe où les Parties [ont nées, quand
même ellesdemeureroicnt aétucllernem &amp; de-

.
dll 'Dioctfe d' &lt;.Aix.
'p.,
pUIS long-tems dans une autre) qu'on r~por_
terOit un extrait mortuaire des peres &amp; meres,
ou que les peres &amp; meres vivant habiteraient
depuis long- tems ailleurs; à moins q'u'il ne
conae par un certificat en bonne forme &amp;
dûërnenc legalifé du Curé de ladite ParoilTè
d'origine, que lefdites Parties contraétantes
en [ont [orties avant l'âge de puberté [ans y
ttre retournées depuis cet âge; 11 ce n'dt aulU
qu'étant Veuves, leur premier Mariage n'ait
été célébré dans la même Paroi(fe où elles veulent [e marier une [econde fois) &amp; que par
con[équent leur état vidue! y fait connu.
X. L A publication des Bans pour le Mariage des perfonnes mineures de vingt- cinq
ans doit être faite dans leur domicile de droit,
c'ea.à-dire, dans le domicile aétuel de leurs
peres &amp; meres, on de leurs meres [eules ft
leurs peres font morts; ou fi elles n'ont ni peres ni meres, de leurs Tuteurs ou Curateurs;
fans préjudice de la publication qui doit être
faite dans leur domicile de fait, fi elles en ont
un qui fait different.
XI. Pou R. faire encore mieux comprendre dans quelles Paroilfes il faut publier les
Bans d'un même Mariag~, nous ra porterons
ici un exemple par lequel'il paraît qu'il peut y

�"5'18
Ora0I1I1t1/W!1 sJllod.llu
avoir un cas dans lequel il faudroit pour le
même Mariage, faire la publication dans huit ·
Paroilfes differences, le voici: Pierre voulant
fe marier avec Fran~oife, demeure depuis
.quatre à cinq mois dans une Paroilfe; 1\ demeuroit auparavant dans une aotre ParOllfe
du même Diocèfe depuis plus de fix mpis, ou
d'un aLltre Diocèfe depuis plus d'un an; Il ell:
né dans une Paroilfe d ifFerente des deux premieres, de laquelle il n'dl: forti qu'après avoit
atteint 1':1ge de puberté; Il cfl: mineur de VIngtcinq ans, &amp; fes pere &amp; mere, ou li fon pere
dl: mort, fa mere; ou li [es pere &amp; mere (ont
mons, [on TLlteur ou Curateur demeure dans
une ParoifIè dilferenre encore des trois précédentes, voilà quatre Paroilfes dans chacune
de[quelles la publication dçs Bans doit être
faite. Si Fran~oife de fon côté fe trouve dans
des circonltances toutes femblables à celles où
fe trouve Pierre, il faue aulli publier les Bans
dans quatre aurres Paroilfes; deforteque dans
un tel cas, s'il [e renconcroit, il faudroit que
trois proclamations de Bans pendant reois
jours de Dimanche ou de Fête fêtée, non Immediatement [uivis , fulfenr faites dans hUlt
differentes Paroilfes.
XII. SI une perfonne mineure de vingtcinq

5' 2 9

du Diocèfo d'Aix:

cinq ans n'ayant ni Pere ni Mere, ni Tuteur ni
Curateur ( ce qui peut arriver fouvent lor(que
des perfonnes orphelines [one pauvres ) "eue
fe maner, le Curé ne procédera à la publication des Bans, qu'après que cette perlonne
ayant préfeneé requéte au Juge du re{fort, en
aura obtenu la nomination d'un Tuteur ou
Curateur, homme majeur de trente ans &amp; domicilié, à l'effet du moins de confentir au
Mariage de ladite per[onne mineure &amp; orpheline.
XIII. AUCUN Curé ne procédera à la
publication des Bans de Mariage, qu'il n'aie
vû les deux Parties qui ,'eulent [e marier, fi
elles [ont toures les deux dans fa Pa roi Ife , OLt
celle qui y cft, &amp; qu'il n'aye pris autant qu'il
lui fera pollible, toutes les mellires necelfaires
pour f~avoir li elles fone bien libres dans l'engagement qu'elles veulent prendre; Si elles
om l'âge réquis; Si étant mineures de vingtcinq ans elles one le con[entemene de leurs
Peres &amp; Mercs, ou de leurs Tureurs &amp; Cura.teurs; Si ayanr leurs Peres &amp; Meres, &amp; éeam,
fçavoir le Gar~on au.delfus de rrenre ans,.&amp; la
Filleou même une Veuve, au-delfusde vlngtcinq ans, le confentement des Peres &amp; Meres'
a été obtenu, ou fi n'ayane plsétéo brcnu, les

Mm

�-no

o~dontJIm((!

sy1toà"l(S

,

PartieS Dnt fait les aétes de re[peél: ou fommations re[peétueu[es que les Ordonn:lnces
Royaùx exigent en pareil cas; Si elles n'ont
point faie de promeffe de Mariage à quelqu'autre; Si ayant été mariées leur viduité dl:
ell: conll:atée par une preuve [uffi[ante; S'il
n'y a aucun empêchement fait public [oit [ecret; Si les deux Parties qui veulent contracter Mariage [ont réparées d'habitation, c'ell:à-dire, demeurent danS deux m:li[ons clifferentes; Si elles font fuffifamment inftruites
des véritez &amp; des devoirs de la Religion; Si
elles conçoivent tous les engagemens du Mariage; Si elles ont rempli \eur devoir Pafcal j
Si elles comprennent la necefficé qu'il y a de
fe préparer pour aprocher dignement du Sacrement de Mariage, &amp; fi en effet elles fe préparent de bonne heure pour acquerir les di[policions necdfaires par une bonne Confe[fion, &amp;e.
XIV. EN eonféquence, les Curez ne publieront point les Bans de Mariage pour les
per[onnes qui font en pri[on ou qui font arrêtées par des Gardes, ni pour \es per[onnes
qu'ils fçauroient politivemenr être induites au
Mariage par violence ou par une crainte con(iderable qui leur aurait été infpirée; ni même

,"

au viocèft d'&lt;.Aix.

'n 1

pour quelques perfonnes que ce foient, [urtout li elles [ont encore jeunes, fans s'être auparavant affurés en particulier, pour peu qu'ils
ayent Iielld'en doucer, que leur eonfentement
cil: bien libre, réel &amp; véritable; ni pour les
per[onnes qui n'ont poim encore atteint l'âge
de puberté, c'efl-à-dire, l'~ge de quatorze
ans accomplis pour les Garçons, &amp; celui de
douze ans pareillement accomplis pour-Ies
Filles; ni enlin, [ans flotre permïfIion expreffe,
pour les perfonnes dont les Mariages précédens auraient été déclarés non-valablement
contraétés, eaffés ou annuBés [eulement par
la Juil:ice féculiere.
X V, LES Curez refuferont conflamment
de publier les Bans de Mariage pour les perfennes mineures de vingt - cinq ans, quand
même ces per[onnes feraient déja Veuves,
ju[qu'à ce que ces mêmes per[onnes ayent obtenu le confentement en bonne &amp; dûë forome
de leurs Peres &amp; Meres, ou li leurs Peres font
morts, fait réel lement' fait civilement, de
leurs Meres; ou fi elles n'ollt ni Peres ni Meres (la mort de ceux-ci, [oit réelle [oit civile,
étant certaine &amp; conll:atée ) de leurs Tuteurs
ou Curateurs, à moins que les Curez ne fuffent certains' 8&lt;: affurés par avance que le conMm ij

�'1'3 z

ordonnAnces Synodflles

fenrement dont il s'agit [cra accordé (ans dif.
ficulré. Pourront néanmoins les Curez publier
les Bansde Mariagedesper[onnes mineuresde
vingt-cinq ans au Mariage defquelles la Mere
refuferoit opiniât rement de con [en tir, pour.
vlÎ que le Pere con[ente expreirément audit
Mariage &amp; ell requiere la publication &amp; la cé·
lébration . Mais à l'égard du Pere, les Curez
fans [on con[encement ne pourront publier
les Bans de Mariage de [es Enfans mineurs, à
moins que ledit Pere ne mt ou en démence,
ou en captivité, ou depuis long-tems ab[ent
fans qu'on elÎ t plÎ avoir aucune de [es nouvel.
les, après tome fois que les formalités judiciaires en tels' cas requifes auroient été ob[ervées. Ce qui doit pareillement etre pratiqué à
l'égard de la publication du Mariage des perfonnes mineures dont le Pere étant mort ou
réelLement ou civilement, la Mere [eroit dans
un des cas ci-devant mentionnés.
X V I. IL s refu[eront pareillement de publier les Bans de Mariage, ranr pour les Garçons qui ayant leurs Peres &amp; Meres, o u [euJement leurs Peres ou leurs Meres, [eroient
même parvenus au-deli de l'ige de trcnte ans
accom plis, que pour les Filles ou Veuves qu i
ayant également leurs Peres &amp; Mercs ou [C lI-

au' 'Dio'';;fl

d'A;x:
5'33
Jement leurs Peres ou leurs Meres feraient
, âgées même au-delà de vingt-cinq ans accomplis,ju[qu'à ce qu'il leur ait aparu que, foit ces
Garçons, [oit ces Filles ou Veuves, ont demandé le con[enrement de leurs Peres &amp; Meres par les aél:es de refpeél: ou [ommations refpeél:ueufes que les Ordonnances Royaux exigent en pareil cas.
XV II. ILs en ufero nrde même à l'éga rd
de toute perfonne qui ayant déja été mariée
&amp; [e di fanr Veuve , prétend convoler à de fecondes nôces, jufqu'à ce qu'il leur aparoifre
que la viduité de certe per[onne eU conUante
&amp; certain e, ou par le Reg Îrre mortuaire de
leur propre ParoifIè, ou par un Certificat
mortu aire en bonne forme dûëment legalifé ,
par lequel il conae poGtivement que l'autre
Partie dont celle qui veut [e marier [e dit veuve, eft morte , fans que ledit Certificat délivré par qui de droit plJiil"e être fupl éé par aucune pré[omprion quelle qu'elle foit, fût-elle
fondée fur la plus longue ab fence pendant'laquelle 011 n'aura it eu nulle pou '(çlle; toute
preuve negarive étant à cec égard rejercée
comme infuffifante.
XVIII. 1L S refufero nt au!1i de publier les
Bans de Ma ri age pour les per[onnes e,n.tre lefMm JI]

�1'340

oraoiminm Synodlilts

quelles Ils f~auroient qu'il y a quelque ernp~~
chernent public, ou entre lefq uelles ils fçauroient par tout autre voye que celle de la Con.
felEon, qu'il y a un empêchement fecret, jufqu'à ce que lefdites perfonnes en ayent obtenu
tlne legitime difpenfe.
XI X. L'HABITATION fous le même toit
&amp; la frequentation trop familiere des perfonries qui fe propofent de contraaer Mariage
enfemble étant fouvent unc occalion de peché
&amp; donnant lieu à des crimes, ce qui lIon-fculement rend ces perfonnes crès - coupables,
mais encore les expofe au danger prefque cer·
rain de profaner par tin facrilege-Ie Sacrement
de Mariage, les Curez exigeront que ces pero
fonnes foient feparées d'habitation, &amp; fi elles
Jogent fous le même toit, c'ef1:-à-dire, dans
la même maifon, ou fi elles fe frequcntent
trop familiairement &amp; avec fcandale, ils refu.
feront .de p~blier les Bans jufqu'à ce qu'elles
foient féparées d'habitat-ion, &amp; qu'elles ayent
ceffé de fe frequenter avec une familiarité
fcandaleufe.
~ XX. LES CureZ dijfereront de publier
les Bans de Mariage pour les perfonnes qui ne
font pas fuffifamment inf1:ruices des Mifteres
que fa Foi ~n!eigne) &amp; des devoirs généraux

aa Dioc'tfe d ' A i x . n ;
&amp; particuliers que la Religion leur impofe&gt;
Pour celles qui vivent d'une maniere à faire
juger qu'elles dédaignent, méprifent, ou fl%
mettent peu en peine de fe difpofer à recevoir
dignement &amp; chrétiennement le Sacrement
de Mariage; &amp; pour celles qui n'ont pas faie
leur devoir Pafcal aux Pâques précédentes;
jufqu'à ce que ces perfonnes foient inf1:ruites
fuffifamment, &amp; qu'elles fe difpofent ferieufemene &amp; efficacement à recevoir avec fruie
les Sacremens de Pénitence &amp; d'Eucharif1:ie
avant la célébration du Mariage.
XXI. A l'égard de la publication des Bans
de Mariage pour les Sold~lts, les Vagabonds,
les Etrangers &amp; les Inconnus, les Curez refuferont d'y proceder, jufqu'à ce que nous en
ayant donné avis, ils ayent reçû de nous les
ordres nece{faires felon l'exigence des cas,
afin de prévenir toute fraude &amp; d'éviter toute
fl,lrprife.
X XII. 1 L S refuferont aulE de publier les
Bans de Mariage pour des perfonnes qui auroient vêcu dans le libertinage &amp; dans le crime avec un [candale public &amp; notoire, jufqu'à ce que fur l'avis qu'ils nous en donneront
in.ce{famment, ils ayent. re~û de nous les ordres que nuus jugerons à propos de leur don·
Mm iv -

�~36

ordonnances Synodalts
ner, fur la maniere dont ils doivent s'y pren.
pre pour que ces perfonnes réparent aupara.
va nr par une facisfaéb on convenable ,le [cano
claie qu'elles ont caufé.
XXIII. SI quelqu'un forme opoGcion par
écrit au Mari age, les Curez du moment mê.
me que cerre opoGtion leur aura été dûëment
notifiée, ne pafferont point outre, &amp; fufpendront même COute publication de Bans jufqu'à ce qu'il leur aparoilfe que ladite opoGtion
a été levée ou par le déiifl:emene juridique de
la Pareie opofan te, ou par le déboutement de
lad ite opoGr ion prononcé par le Jlige legitime.
XXIV. ATTENDU l'importance de la ma.
cicre, &amp; l'extrême conféquence dont elle cft:
pour le bien de la Religion &amp; de l'Etat, Nous
ordonnons rrès-expreflement à COus Curez,
Secondaires &amp; autres Prêtres qui pourroient
fe trouver dans le cas, de fe conformer exaéle.
ment à tous les poinrs contenus dans les nom.
bres XIlI. X IV. XV. XVI. XV II. XVIII.
XIX. Xx. XXI. &amp; XXII. du prefent Article,
leur défend ans fous peine de fufpenfe encou.
J'uë par le feul fair, de conrrevenir fciemmenr
à aucu n des Jùfdits points.
X X V. LEs Curez déclaremnt que cous
'CUl' &amp; celles qlJi fçavellt quelque empêche-

du 'Dioc~fo à'r..Aix_
f3r
ment dirimanr à l'égard des Mariages que l'on
publie, foor obligez en confcience de le reve1er à celui qui a publié les Bans ou à celui qui
doit célébrer le Mariage, d'abord après la
premiere publication. Et que coute perfonne
qui en pareil èas auroit gardé le Glence, foit
par foiblelfe, foit par quelque motif d'interêt,
foit à plus forte raifon par malice, auroitcom.
mis un très-arand peché, en donnant lieu à
la profanarign d'un Sacrement, &amp; fe feroit
renduë refponfable des fuites d'un Mariage
célébré contre les Loix de l'EgliCe qui le déclarent entierement nu\.
X X VI. 1 L S avertiront en 'même tems,
que ce feroit un grand peché, en conféquence
duquel on feroit même renu au 'dédommagement que la Juft:ice exige, d'aporrer empêchement aux Mariaacs qui doivent être célébrés,
en formant desbopoGtions vaines &amp;: frivoles
par malice &amp; fans caufe legitime.
XXVII. CO NF ORM EM ENT au Rituel
Romain, lorfque deux mois ft: feront écoulés
depuis la publication des Bans d'un M~riage
fans que ledit Mariaae ait été célébré, 11 faudra de nouveau publ~r les Bans avant la célé.
bration dudit Mariage, à moins que nous ne
jugions à propos d'cndifpcnfer.

�53 S

OràOmIA/1US Sy/1oà4lo

XXVII1. LA derniere publication des
Bans précédera néanmoins la célébration du
Mariage au moins de vingt-quatre heures. Et
s'il n'y a qu'une publication dans laquelle il
aura falu avertir le peuple que les Parties fe
propofene de demander diCpenfe des deux autres, cette publication unique, fupofé que la
difpenfe des deux autres ait été accordée, précédera au moins de deux fois vingt - quatre
beures la célébration du Mariage.

L

l

ART 1 C LEV 1N G T 1 E NI E. (

L

'De Iii célébration du Mariage.

E Mariage pour être valide devant
être célébré par le propre Curé des
Parties, Nous défendons fous peine d'excommunication encouruë par le feul fait, &amp;
dont nous nous refervons fpécialement l'abfo.lurion , à tous Curez, Secondaires &amp; autres
Prêtres tane Séculiers que Réguliers, de célébrer le Mariage des perfonnes qui rie font pas
leurs vrais &amp; legirimes Paroiffiens, à moins
qu'ils n'en eu{[ent obtenu la permiflion expre{[e du propre Curé ou la nôtre. Permiftian qu'ils feront tçnus de tranfcrire mor-à-

dll Diocèft d'Aix.

'5'39

mot dans le RegÎrre, &amp; dont pour leur jultification ils auront foin de garder foigneufement l'original, à moins que le propre Curé
ne flit préfent &amp; ne fignât lui-même [on nom
[ur le Regîrre.
,
.
1 1. N 0 U s défendons fous la meme peme
d'excommunication encouruë par le feul fait,
&amp; dont nous nous refervons auffi fpécialement l'abfolution, à tous nos Diocèfains d'aIler fe marier hors de notre Diocèfe pardevant
un Prêtre étranger, lequel n'étane le propre
Curé d'aucune des deux Parties, ne peut validement célébrer leur Mariage.
.
III. L E propre Curé des pcrfo~nes qUl
veulent fe marier, ell: celui de la ParoIffe dans
laquelle les Par~ies c~ntraétantes, fi elle~ font
~ajeures de vmgt-cmq ans, ont acq~ls un
: domicile tel que l'exigent les Edits &amp; Declarations de Sa Majelté, notamment l'Edit du
moisde Mars de l'année 1697., &amp; te! en effet
que nous l'avons expliqué,dans le nombre IV.
de l'Article précédent.
.
1 V , LE propre Curé des perfonnes qUl
veulent fe marier, fi elles font mtneures de
vingt-cinq ans, dl: celui de la ~aro,tffe dans
laquelle font aél:uellement domlclltes les Peres, Meres, Tuteurs ou Curateurs defdltcS

�'5'40

orJonrJlmuJ S)'nodll/(J

du Viotèfe d'LAix.

Parties mineures eontraébnres, ainli que nous '
l 'a \'ons pareillement expliqué dans le nombre
V. du précédent Article.
V. NE A N III 0 1 N S li les cleU}. Parties
contraéta ntes font chacune d'une dilFerente
Paroi{fe, le Mariage pellt être validement
célébré par le propre Curé de l'une des deux
Parties; mais fuivapt la loüable coûtume, le
Mariage fera toùjours, aurant que faire fe
peur, célébré par le propre Curé de l'Epoufe.
VI. EN conféquence, le Curé d'une Pa.
rOI{fe d ans laquelle les deu x Parties contrac.
tantes ne demeurenr quedepu is un te ms moin dre que celui qui ell nece{faire po ur y avoir
acquIs Je domicile, tcl qu'il a été expliqué ci.
de{fus, ne pourra célébrer le Mariage defdites
Parties, qu oique aétuellemenr demeuranres
dans fa P;lroi{fe, fans le confentement exprès
de I~ur propre Curé , ou notre expre{fe pero
millIOn .

ou fans notre expre{fe permilTion .
VII J. Aue U N Curé, V icaire ni autre
Prêtre, ne célébrera un Mariage non-feul ement qu'après que les publicarions des Bans
auronr été faites par tout où elles onrdli l'êrre,
ainli que nous l'av0ns dit dans le nombre I.
de l'Article précédent , mais encore qu'après
qu'il lui aura aparu d e ces publicarionspar des
Certificats en bonne forme, conrenans que
!efdites publications ont éeé faiees un tel &amp; rel
jour, fans qu'il y ait eu aucune opofirion ;
1efdits C ertific ats faifans mention des difpenfes, s'il ye n a eu; dattés du lendemain de la
derniere des publications, délivrés &amp; fignés
par ceux à qui il apa rtienr, &amp; d LÎëmen e legaIifés par qui de droit; légal ifa rion tomefois
qu'il pourra [e di fpe n[er d 'exiger lorfque les
Certificats feront fignés par des C urez ou Secondaires de notre Diocèfe, ou des Diocèfes
voilins donc la fignature lui fera parfaitement
connue.
1 X. L O R S Q.. U E les Cl1I'CZ de notre Dioeèfeayantà célébrer un Ma riage auron t be[oil1
préalablem ent d'un Certifi cat , [oit de la publica t ion des Bans de l'une des deux ou de
tomes les deux Par ries , foit de la mort de
l'une des Parrics don t l'aut re [e dix veuve, foit

, VI I. UN Curé pareillement ne pourra célebrer le Manage des perfonnes mineures de
vm gr-clllq ans, quoique d omi ciliées depuis
long-te ms d ans fa Paroi{fe, fa ns le confenment exprès du Curé de la Paroiffe d ans laquelle demeurent les Peres, Me res, Tuteurs'
o u Curateurs dcfdites Parties contraéhntes,

·1

5'4 1

�'540 Z'

o,tlonntlnr(J Sjnodlllu
de quelque autre Certificat ou extrait que ce
puiffe être, ligné par un Curé étranger dont
la lignacure ne leur fera pas parfaitemenc con.
nuë, ils n'y auront aucun égard li ledit Cerri.
ficat n'e!llégalifé par qui de droit; &amp; dans le
do ure fur la vérité ou légicimiré de la légalifa.
tian, s'il n'ca vifé par nous ou par un de nos
Vicaires Généraux,
X . LES Curez ne donneront point leur
confencement à ce que le Mariage d'aucun de
leurs Paroiiliens ou Paroiilienncs fait célébré
même dans leurs Eglifcs Paroiiliales par un
Prètre étranger, fi ce Prêtre n'a pas de nous
la permifiion exprelfe de dire la Melfe dans
nacre Diocèfe ; ni par un Prêtre fait Séculier
de notre Diocèfe, fait Régulier quel qu'il
puiffe être auquel nous aurions jugé à propos
de défendre nommément l'adminiaration du
Sacrement de Mariage, ou auquel nous au.
rions défendu en général de faire dans notre
Diocèfe aucune des fan étions que nous fommes en droit de lui interdiTe fans forme de
procès. Et dans le cas où ils confenciront
qu'un Prêtre quel qu'il fait, aucre néanmoins
que ceux que nous venons d'exclurre, célébre
un Mariage dans leurs Eglifes Paroiiliales, &amp;
non ailleurs, ils feront tenus d'y atll iler eux·

.1

du Dioc'èftd'Aix .
f~j'
mêmes, ou d'y faire ' ailiaer un de leurs Se.
condaires, de laquelle affifta nce , ainli que de
leur confentement, il fera fait mencion fur le
Regirre. Défendons au furplus à tout Curé
de donner jamais pOlir quelque caifon &amp; fous
quelque prétexte que ce puiffe être, aucune
permiilion à leurs Paroiiliens d'aller fe marier
indifferemment &amp; généralement par tour où
bon leur femblera .
X 1. 1 L S n'admettront point au Sacre.
ment de Mariage les perfonnes qui malgré les
avis qu'ils leur auront donnés &amp; les exhorta.
tians qu'ils leur auront faites de bonne heure,
n'auroient pas réparé \'omiilion de leur devoir
Pafcal , ou ne feroienc pas encore fufli[am.
ment inftruires, ou n'auroient pas encore
réparé les fcandales par elles caufés , ou qui
ne leur exhiberaient pas un billet de confef.
lion ligné pàr leConfeffeur (à moins qu'ils ne
fçuffent fûrement qu'elles fe font auparavant
confeffées à un tel Confeffeur ) ou qui fe pré.
fenteroient au Sacrement avec des airs immo·
deftes &amp; des parures indécentes.
XII. U N Curé ou autre Prêtre aprenant
par la Confeflion d'une des Parties dont il eft
fur le point de célébrer le Mariage, qu'il y a
encre-elles un empêchement dirimant, aver-

�5'+4

SJl10daln
tira la Partie de laquelle ill'a apris, qu'elle ne
peut, fans commettre un horrible [acrilege
dont les fuites même [croient les plus fune[tes, aprocher du Sacrement de Mariage, &amp;
qu'elle ell par con[équent obligée étroitement
&amp; ab[olument de dilferer la célébration fil'empêchement eil public, c'eil.à.dire, rel qu'il
puiflè être prouvé dans le for exrerieur. III'cngagera à le découvrir elle-m ême à fes Parens,
en difant qu'on lui a fait entendre, comme il
eft vrai ,que le Mariage [croit nul, &amp; qu'elle
ne peut le conrraél:er qu'après avoir obtenu une legitime difpenfe. Qle fi l'empêchement eft occulte &amp; diffamant, il lui répréfcntera qu'il faut necelfairemenc chercher quelque moyen pourditferer le Mariage; Il pourra;
par exemple, lui [uggerer de faire un vœu de
ne point fe marier. ou un voeu de chafteté
jufqu'à ce que la difpenfe de l'empêchement
ait été obtenuë; de forte qu'elle puilfe dire
.pour rai[on du délai de [on Mariage, qu'elle
a fait un vœu au moyen duquel [on COBfee,
feuf lui a déclaré qu'elle ne pouvoir [e marier
ju[qu'à ce qu'elle eût obrenu une difpenfe. Si
toutefois ~lalgré les avis du Confeffeur, la
Partie le prelfoit' &lt;le célébrer le Maria ge, &amp;
in,lifroit [ur $:da bors du Tribu!}al , .il procé.
.
derait
OrJonnllnm

du Diortfo d'Aix,
'541'
déroit à la cêlébrariotl du Mariage, pour ne'
pasdollner atteinte au lac ré &amp; inviolable fcea.u
de la ConfefIion.
. XIII. N Q U s défendons de célébrer
aucun Mariage ailleurs que dans l'Eglife b .
roifIiale, ni aucrementqu'en public; la porcede
l'Eglife ouverte, ni aVant l'aurore, ni aprè:l
midi, ni les jours de Dimanche &amp; de Fête
ch ornée , ni les jours de Jeûne, ni dans les
tems prohibés par la Loi générale de l'Egil[e,
[ans notre: permifIion exprelfe &amp; pai' écrit.
XIV. LEs Curez &amp; autres Prêtres ob.
ferveront exaétement toutes les Rubriques du
Ritllel Romain dans l'adminifiration du Sa.
crement de Mariage. Ils ferom revêrus d'un
Surplis, d'une Etole &amp; d'un Bonnetcarré. Ils
adminifireront cc Sacrement avec toute la
gravité qu'exige une aél:ion fi fainte, &amp; auronC
foin de veiller à ce que les AfIiftans [e tien.
nent dans la modeftie requi[e. Ils exhorteront
les nouveaux Epoux à fanél:ifier l'état qu'ils
embralfent, &amp; à éviter fur tout à l'occafion
de leurs N Ôces, l'excès dans le luxe, dans les
repas &amp; dans les divertilfemens. On ne man·
quera jamais, fous quelque prétexte que ce
foit, d'ob[erver l'ancien &amp; convenable u[age,
fuivant lequel d'abord après la célébration du

.

Nn

�5"4"6
Ordonn4nm S,nodllltS
Mariage le Curé 'ou autre Prêtre célébre la
faime Me{fe à laquelle les nouveaux Mariés
doivent alllller. Touref6ison ne dira les Priéres n.1arquées dans le Rituel pourla bénédiction N ùpriale, que lorfque la nouvelle Marié~
fera dans le cas des premieresN dces ; de forté
qu'on ne dira point IefditesPriéres ni la Meilq
Votive Pro Sponfo &amp;- Sponsâ, mais feulemel1t
la Me{fe du jour, lorfque la femme aura déja
été mariée &amp; fera veuve, ni même dans le cas
où la femme, quoique mariée pour la pre~
m iere fois, aurait mené auparavant une vio
libertine &amp; feroit tombée dans un défordr.e
public &amp; notoire.
XV. LES Curez s'apliqueront à défabu{e~
&amp; à guérir les perfonnes qu'une fupedlitioll
aulll ridicule que criminelle engage à obferveÊ
certàins mois &amp; certains jours 'a ufquels eUes
font difIÎculté de fe marier, comme fi les ~a'
riagescélébrésdansces mois ou d~Rs ces jÔÎlrs~
par quelque maligne infiu.e nce ou par quelquç
autre raifon, devaient ~[re malheureux. 11ftTeur feront comprendre que l'idée dont elle~
fe Jaiflènt procurer à cet égard llle peut leur
être infpirée que par le Démon, qui employ.e
çà àrrilice pour protiter de leur foibl~{fe &amp;
pour res tromper. ' .
.

ail

X V J.

'])ioc'èft d'LA1x.

"f47

Curez déclareront excommuniées les perfonnes qui u[enr d~ fortileges,
venclÎces malefices ou arts magiques conrre
ceux qui ;omraéteht Mariage; in~is ils déc1~­
rerone aulll que les pcr[?nnes qUI dOIvent, fe
marier commettraient egalernent un tr efgrand crime en conféqu~nce duquel ellesau.
roie'nt pareillement encéuru !'excornmuOlca..
tian 1 Ct pom Ce précautionnet contre les male/ices elles ufoient decaraétercsou autres pr~.•
tiques défcnduës 1 ne devant chercher des
précautions &amp; des remedes à. cec égard que
dans la bonté &amp; dans la IhiCencorde d~ Dieu
follicitées I?ar leurs propres prîércs, pat celles
qu'elles peuvent' e.ngager d'aucres perfonnes
~ faire dans cette mtenClO~, par la frequentatièn des Sacremens, &amp; par les pnéres ete
l'Eglife.
'
i'
X V Ir. 1 L S feront entendre a~lè penon.
nes qui veulent fe marier, qu'eilvam elles'demanderaient que leur Maria~e fùt célébré en
'Particulier, fait dans la Sacnfhe l fOlt dans
quelque Chapelle en pré[en~e des feul.s. t~­
moins nece{faires, parce fermee B!:n~n p,ub~l­
quement dans l'Eglife, de peur qu il ne s y
trouvât quelqu'un qui usit de }tlalefice con,cre
, elles ou par une cfpéce d" hO'nte mal p'lac~;
,
N n 1)
LES

�1'+~

Or40nnlln((s Synodales
une pareille préC&lt;!urion ne pouvant être infpirée que par une timidité exceffive ou une
crainre - immoderée; précaution contraire à,
la li!Ilplicité Chrétienne &amp; à la confiance cnl
Dieu. Précaution frivole, puifque les male~
nGes.-ne po_uvant jamais être operés que par la
peirniffion divine, Dieu pourroit également
pcrmct{'):e que les ,malefices fu1Tent employés'
c~onrre cles perfoones qui fe marieroient en fe- '
cret, &amp; dans une Sacrillie ou Chapelle dont
les.porces feroient fermées. Précaution enlia '
opofée à la regle fuivant laquelle les Maria&lt;1es
doivent être célébrés publiquement clans Il?E_
~life, à moins que pour des rairons parti cuJws &amp; très-fo~tes l'Evêque ne juge à propos
d'en difpenfer. _
XVIII. CO_N'FORME MENT à ce qui
ell -prefcrit par les Ordonnances Royaux,
Edits &amp; Déclarations de Sa Majefl:é, on ne l
célébrera aucun Mariage fans I?affifl:ance de_
qUiltrc Temoins dignes de foi, lefquels ligne••
ronf 1: A&amp;-e de célébr,ation fur le R'egître avoc~
le Prêtre, s'ils fçavent ligner; &amp; s'ils ne le
fçaycnt pas, il fera fait mention fur le Reg1tre qu'interpellés de ligner, ils ont dit ne
le fçavoir.
•
XIX. POUR. éviter toute furprife, lor[. '
&lt;

au Diocèfeà' Aix-.
'H9
qu'un Curé devra célébrer le Mariage de quel.
ques perfonnes, Iefqueltes quoique domiciliées depuis un tems plus ou moins long dans
fa ParoitTe, ne lui font cependant pas bien
connoës, outre toutes les précautions ci-devant mentionnées, il prendra encore celle;
d'exiger que des quatre Temoins dontl'affif· '
tance au Mariage dl: prcfcrire par les Edits &amp;
Déclarations dl1 Roi, il yen ait au moinsdcU1c
qui étant majeurs, domiciliés &amp; connus' dudit
Curé, attefl:ent qu'ils connoi1Tent perfonnelJement les Parties contraéhnte,s pour telles '
qu'elles fe difent, &amp; pour perfonnes libres de
rout engagement contraire à celui qu'elles veulent prendre par leur Mariage. Et dans-le cas
même où fe trouveroient préfentes des perfonnes fe difant Peres &amp; Meres des Parties
contraB:ântes, le Curé, s'il ne lesconnoÎt pas,
exigera que les mêmes remoins att~fl:ent qu'ils'
connoi1Tent perfonnellement lefdltes perConnes pour teltes qu'elles fe difent, lefquelles
attefrations feront par écrit ligné defdlts 'Femoins, s'ils fçavent ligner, linon le Curé- ferà
mention qu'interpellés de ligner ont déclaré
ne le fça\·0ir.
. .
X X. No u s déclarons que les Temoins
qui auroient accefré çontre lèur,confcience que
Nn iij

�~-f0

o,àenmmcts 5Jl1odll/n
les:Parties.cootrattanrès font relles'qu'elles fe'
dl/ene, ou qu'elles font libres de tour engage.
ment opof€ à. celui qu'ellcs veulç:nr prendre
par le Manage ,0U que les perfonnes fe d'ifant
les Peres &amp; Meres 'defdires Parties concrac.
tames foRt telles qu'elles fe difent, feroient
tombées par le feLiI fait dans l'excommullù:a tion.
_
X X I. .0 E C LA R 0 N S :tulli qtle les pero
'C0nnes qui' [e ma1&lt;;roiem avcéconnoi{fanèe
ÉJu'il Y' a un empechemcnt dirimant à leur
?v~ariJg~ fans ên avoir obtenu une legivime
&lt;lifpen(e, encourroient par le feul fait l'ex.
communica[Îofl .
. ' X X Il. LE s Curez s'éleveront avec force
contre l'abus, s'il s'étoit introduit dans leurs
-Paroi{fes,. co?liftanc en ce que des perfonnes
fOit en condUifant'les Epoufes à l'Eg'life, foic
en les ramenant"&amp; pendant la fuite de h jour.
né~. commetten~ beaucoup d'infolencés i ce
qUI oU[r~ la profanation en quelque fOHe du
Sacrement, occaÎlonne fouvent des crimes,
des &gt;querelles &amp; des accidens funelles, ou
, fI-;ec des charivaris', des rambours, pOFrs
cl 'armes ~ feu, &amp;0. deshonnorenr la fainrecé
• du Ma~iagc; cn obligeanr les Veufs &amp; les Veù.
ve$ -qlll f~ .m~ri~nr) ou celix qui c:ontraÇlc;nc

Hl

i!,j Dioctfi à'Ai.'(.

leur Mariage hors la Paroi{fe, à payer quel.
que ·contribution. Ils leur ferone comprendre
qu'il n'y a que des perfonnesfanséduçacion &amp;
prefque fans Religion qui loient. capables de
commettre de femblables excès; Ql'ils ne
pourroient admettre ces perfonnes à la parti~
pa'tion dcs Sacremens fans ~voir auparavant
exigé d'elles une pénitence convenable. ~e
fi malgré leurs exhorrarions, &amp; leurs remon·
trances, le fca'ndale d'un pareil défordre continuoit dans leurs, Paroilfes, ils implorerpnc
llallill:ance du bras féculi&lt;;r, &amp; en donneront
avis à notre Promoteur en l\!i délignant par
nom &amp; furnom les perfonnes qui perfillent
à commertre de tels excès, afin que fur le
compte qu'il nous en rendra, nous foyons en
état de prendre fur ce fujee les mefures convenables.
X X II 1. L E Curé ou autre Prêtre célé·
.brane le Ma,riage, fera attentif à prendre gar.
de fi lorfqu'il a demandé le confentel1l\!.nc
de chaque Partie, elle l'a exprimé en répondant ·d'une maniere exprelfe &amp; pof\Jlve ; &amp;
attendu quefurtouten pareil cas; leconfe.nre.ment tacite que le filence fait préfumj:Fl}edolc
pas être regardé comme fuff.ifant, !I n~ l1'a.lfer~
pas outre jufqu'à çe que ch.aque·P-artl.e,alt Il/&lt;-

.

Nn

lV

�f~~
orJonnllnUS' SJfJo.d'll/(J
primé"' fon confencement d'une façon 'pr~ife
&amp; non équivoque 1 fans que -fous prétexte
qu'u~ cerraine pudeur, retenuë, modeilie
9 l njmidiré, empêche quelquefois en pareille
occafiqn l'une des Parties contraaantes d'ex.
pril;\er d'une maniere fi fenfible le confeme_
mem qu'elle donne néanmoins réellemeUD &amp;:
de p]e,in gré, il puiire en ulèr autrement_
• XXIV: COMME d'aurre parr, il pour.
rOlt y a~OIU ,des perfonnes, ainG qu'on en
a vil des exemples" qui voulant conrraéter
Mariage enfemble, &amp; étanr bien éloignées
de cerre timIde pudeur &amp; de cette retenuë
modeile, ponairenr la hardieire &amp; la terne.
rité ju[qu'au point de [e préfenter foit avant
foit après la publicarion des Bans à un
P:&lt;:tre ou même à leur propre Curé: en lui
declarant de~ant un Notaire ou un Sergent
-&amp; des Temoms~ dans l'Eglife ou ailleurs,
qu'elles fe marient en fa préfence, exprimant
leur confenremenr aauel &amp; réciproque,
Nous déclarons qQe dans le cas d'un atten.
tat fi cc,&gt;ntraire au rcfpea quiell: dûa l'autorité
Ecclefialhque &amp; à l'auroriré Séculiere, Je[.
Qg e !lcs de concert défendent très. rigo ureufement cie pareils Mariages qu'on préccnqrqlÇ 'Q!ltu~er fans les priéres de l'Egli[e

J'I 'Diocèft J'LAix.
tn
&amp; les formes pre[crires., les Curez;. Seco"ndaires &amp; tous aurres Prêtres doivent -fe retirer &amp; prorefter qu'ils n'y ' prétent en aucune façon ni leur minift~re ni ,leur a~f­
tance; telle étant la condUIte que nous Ieut
enjoignons très-exprelfément de renir en pa~
reille occafion. Défendons à' toutes perfonJ1es de contraéter de femb!ables Mariages
•
•
.
c
••
fOlTS peine d'excommuOlcation encourue par
le [eu 1 fait, &amp; dont elles ne pourront recevoir l'abfolurion, que l ors qu "apres une" penitence proporcionnée à l'énormité de leur
faute, elles fe feront -réparées &amp; ml[es en
état de faire réhabiliter leur prétendu Mariage en face de J'Egli[e &amp; [e1on les formes
prefcrites. Défendons .auffi fous I~ même
peine d'excommuOlcation encourue par_ le
feul fait à tous Notaires, Sergens, TemolOs
lX autre~ de cooperer· par leur minïfiere,
,
,
fi
affill:ance, con[eil ou autrement, a une l
criminelle enrreprife. Déclarons en ·même
tems que fi des per[onnes qui v~ulent [c
marier croyenc avoir heu de fe plalOdre de
ce que la publication de leurs Bans &amp;-Ja
célébration de leur Marïage leur eft refuféè
par leur Curé, elles peuvenrs'adreire~ à
pous. Et fi nous trouvons que' teurs· pl:lln-

�rsi-

d'Ail(.
5.H
.d~ toutes leurs erreurs, elles auront aprC!Jché des , Sacremens de Pénitence &amp; d'Eucharifiic. Les Curez au furplus en uferont
.à l'égard de ceux de la Réligion préteDd~ë
R eformée, qu'on a pelle nouveaux,ConvertIs,
,ainii &amp; de la maniere que nous l'avons pref..
crit dans l'Article dix .feptiéme de la pre~
miere Partie.
.
X X V 1. LES Curez écriront exafrement
dans leurs Regîtres ro~s l'es Aél:e~ de célébration des Mariages qUI feront céle.brés dans
leurs Paroilfes. Ils y feront mention de I~
.publication des Bans &amp; des dlfpenfes ac
permiffions qui auront été ac~ordées, dé.
clarans que les difpenfes ont eté d{Jement
iniinuées. Ils y énonceront le confenre~ent
des Pareos. Ils y marqueront I~ jour, le heu,
les noms &amp; furnoms des Parties &amp; des-qua'tre Temoins. Ils feront iigner avec eult .Ief.
dits Aél:es, pa~ les Parties ~ les 1.'emolOs J
faïfant mention de ceu'lt qUI ont \lllt ne f~a·.
voir flgoer .
' ,
X X VII. LES Curez liront de,tems en
'lems le Decret du Concile de .T'Tente, tOU.chant les folemnités du 'Manage, Seillon
2'4. Chap. i . , lequel commence parc I~;
mo~s ; TametJi dllbltandllrlJ non eft , &amp; .

. a/J Dioûft

OraOnnlll1US S)/'JoJillfS

tes font bien fondées, &amp; que le refùs de la
part de leur Curé ell: injufre, nous aurons
foin d'y pourvoir efficacement.
-: XXV. CO'NFORMEMENT aux faines
~anons" n~us défendons fous peine d'ex.
~ommUflicatlon -encouruë par Je feul fair,
à toutes peFfonnes de quelque condition ~
qualité qu'elles foient, de contraél:er Ma.'
.liage avec des Hérétiques; &amp; aux Parens
~ ~uteurs fous la .même .peine, de cOllfen'(1~ a de ' tels Ma.nages pour :Ies perfollnes
mmeu.res fur lefquelles ils on~ l'autorité que
·la LOI leur donne. Défendons fous peine de
fufpenfe encouruë par le feul fair" à tous
~u;ez, Second~ires &amp; autres Prêtres, d~
celebrer le Manage entre deux Parties qui
ferojenc. roures les deux ou dont feulement
J'~ne des deux fe(oic dans la profeffion publJ;I~e. de l'Héréfie... Qye Ii ces perfonnes
fIerctlques promettent d'abjurer leurs .er~
J'eurs, Qn n~ fe fiera p;tS à leurs proQ1elIès,
~ leur Manage ne pourra être célébré que
lorfqu'ayanr donné des preuves fuffi fantes
!3e leur fincere rerapr ;\ la. Foi de J'Eglife
Cathohque,Apofioltque &amp; R,omaine, &amp;
axant ~alt foit en . puplic, foit en particu'
lier ~Julvant l'exigence des cas l J'abjuratiQll
,

•

�:5;6

OràolllJ.tnCf! SJlloàald

J~ Diocèft à' AIx. '
'5o 5'7
tldialhques Séculiers de notre Diocèfe, /l(.
à tbus les Supérieurs des Communautés Ré.
gulieres, de fe pourvoir inceffamment C!13~
cun d'un Exemplaire du Recued d~fdltes
Ordonnances. Les exhortons de le hre en
entier avec attention au moins deux fdis
dans chaque année 1 &amp; d'y avoir fou vent
recours en détail fuivant l'occafion &amp; le be·
foin afih de fe rendre familiers des Statues
&amp; Reglemens qu'ils doiv.ent obferver. reKu.
lierement chacun en drOIt fOI, &amp; faire ob.
ferver par ceux qui font foûmis à leur conduite. Exhortons les Seigneur:s 1 Juges, Ma.
giftrats &amp; Confuls des.- Liéux, à fal~e attention qu'ils fone obltgez en confcIen:e
d'employer l'autorité qUI le,ur ,:ft confie~ .
pour faire rendre à l'Eglife 1obeJerance qUI
lui eft dûë 1 &amp; qu'ils rendronr compte a~
Tribunal de Dieu de tous les défordres q~l
feront arrivés faute par eux de -'es avoIr
prévenus 1 arrêtés ou puni,s ,1orfqu'Ils. t \-1ü .
&amp; dû lè faire. Mandons a nos Archtpretres
de tenir 'la main chacun dans fon Dlftna~_
à l'execlirion des préfèrltcs Ordonnances-, .
&amp; de, nous donner avis des c?ntrav~nrlons
" y 'feroient faites pour yerre par nouS
qUI
d'" o.
pour.vû . pal' :rouees les yoyes ues '" con-

'liront aufli de_rems en tems les Ordonnan~
ces de nos Rois au fujet d.es ~Mariages
principalement l'Edit du mois de Mars i 69/
dal)s lequel prefque tous ks Articles des Orllonnances précédentes rendu~s fur le même fujee · font renou\'ellés, &amp; les formalités
qfl'Qn doit obferver fone prefcrires,

C 0 N I,C LUS flO N.
,

r;:"' 0

,

r', •

~

il n'dl: pas polIible que dans
\...J ce Recüeil de Reglemen~ nou.s ayons
prévû &amp; expliqué tous les cas dans lefquels
il peut fe rencontrer des embarras &amp; de$
ai.fficultés , Nous recommandons très _ ex'"
preiIèment à tous les Curez, Secondaires;
Confel(eurs &amp; autres qu'il apartient, de re~
-courir à nous dans leurs. doutes, afin que
nc;&gt;us foyons en étaç de leur donner les avis
co~venabJe~ -&amp; les ordres .necelfajres. ' , ..
. Mais attendu que foit pour obf~rver foi.
~~lqe~ foit pour faire obferver par les aut~e$ 1 -felon ·que Je devoir l'exige, les pré.
fentes Orqonnances Synodales, . il faut en
a~oir ~onnoilfance,&amp; même fçavoir en détail
c~ .qu'clles contiennent 1 Nous enjoignons à
tou~ .Ic;s Curez, Second lires. &amp; autres Ec.
MME

0n.

•

�'n S

Oraomll1nm.Syl1oallles 'da Diocèfl il Ai '(.
venables fuivant l'exigence des cas.
Au furplus, notre intention ell: qu'au
moyen des préCentes Ordonnances toutes
les eenCures portées, toutes les injonébons
&amp; défenfes faites, &amp; toutes les permilIions
données uniquement par les Ordonnances
générales de nos Prédecelfeurs &amp; en venu
préc:ifément d'icelles,
, ,cdrenc d'avoir lieu.
.

i

-

DES PRINCiPALES . MATIERES
, contenuè's dans les trois Parties des Ordo'l1-

nancc&gt; SynodaiJs du Diocèfe d'Aix.

t,

PREMIERÈ BARTIE.

FIN.

~es PerJonnes Ecclifiafliques en général.
AR TICLE PREMIER.

Ela fainteté qu'exige l'état Ec~le;
fiafliqtJe.
page 1 .
.Au. II. ~e j' Habit Ecclejiafliquc, &amp; de
la TonfiJre Clericale.
p. 1·'
ART. III. 'De "habitation &amp; delaconverfap. I I .
tian des EccleJiafliques.
ART . IV. ~es repas &amp; d14 Cabaret, &amp; autres limx femblables.
p. 16.
ART. V. 'Delachajfe&amp;dflportdesarmes ..18.
AR T. VI. 'Des jm.&gt;: de hazard, &amp; des Jeux
publics.
p. 19·
Au. VIl~ 'Drs Speaades.
p. 1I ~

D
.\
1.

•

�'n S

Oraomll1nm.Syl1oallles 'da Diocèfl il Ai '(.
venables fuivant l'exigence des cas.
Au furplus, notre intention ell: qu'au
moyen des préCentes Ordonnances toutes
les eenCures portées, toutes les injonébons
&amp; défenfes faites, &amp; toutes les permilIions
données uniquement par les Ordonnances
générales de nos Prédecelfeurs &amp; en venu
préc:ifément d'icelles,
, ,cdrenc d'avoir lieu.
.

i

-

DES PRINCiPALES . MATIERES
, contenuè's dans les trois Parties des Ordo'l1-

nancc&gt; SynodaiJs du Diocèfe d'Aix.

t,

PREMIERÈ BARTIE.

FIN.

~es PerJonnes Ecclifiafliques en général.
AR TICLE PREMIER.

Ela fainteté qu'exige l'état Ec~le;
fiafliqtJe.
page 1 .
.Au. II. ~e j' Habit Ecclejiafliquc, &amp; de
la TonfiJre Clericale.
p. 1·'
ART. III. 'De "habitation &amp; delaconverfap. I I .
tian des EccleJiafliques.
ART . IV. ~es repas &amp; d14 Cabaret, &amp; autres limx femblables.
p. 16.
ART. V. 'Delachajfe&amp;dflportdesarmes ..18.
AR T. VI. 'Des jm.&gt;: de hazard, &amp; des Jeux
publics.
p. 19·
Au. VIl~ 'Drs Speaades.
p. 1I ~

D
.\
1.

•

�TABtE

TABLE

A R1'. V III. 'Du foin des affaires

tet1lpiJ~

p. 23,
ART. IX. 'Des deux principales occ/tjJdtilms
des Ecclifilljfiquu; {ravoir, la Triere &amp;
l'Etude.
p.
ART. X. 'Des Prhres étrangers.
p. 27.
ART . XI. &lt;]Jes Religieux.
p. 30.
ART. XII. 'Des Retigieufos.
p. 37.
Ordonnance de lYlonfoignelJr l'Atchevêqtle
d'Aix, en forme de Reglement pour les Religieufos.
p. 38.
ART. XIII. &lt;]Jes Bénéfices 0- des Bénéfcters.
p. 69.
AR T. XIV. 'Des Archiprêtres.
p. 7,.
Ordonnance de Monftigneur l'Archevêque
. d'Aix, pour l'établifJement &amp; les j071Clions des Archiprêtres dans {on 'DiocèJè·
p. 76.
.ART. XV. 'Des Curez ou Vicairesperpetuels.
. &amp; des Vicaires amovibles lm SfcondaiTes.
p. 88.
.AR T. XVI. &lt;]Je la vifite de la P aroijJe, &amp;
jùrtout des Malades &amp; Moribonds. p. 99.
ART. XVII. 'De la conduite des Curez &amp;
Secondaires à l'égard des Prétendus Reformez, qu'on apellf nOII7{eaUX Convertis.
relies.

2,.

p.

106.

Aù . XVIIL

ART.

XVIII. &lt;]Jes Retraites pour les C~rez

à Secondaires, allfqlJelles d'al/tres Pre Ires
pourront être admis.
p. III .
AvertijJement de Morif'eignetlr l'Archevêql/e
d'Aix, auxTrêtresSh1lliers employez~ans
fon&lt;]JiocèJè aux fonDions dit (aint Mmiflere
pour la fanélification des Ames. p. 1 J ).
ART. XIX. &lt;]Jes Regîtres.
p . 12;.
ART. X X. &lt;]Je la taxe &amp; honoraires pOItT
. les fonélions Curiales &amp; Ecc/efiaJitP I3
ques.
.,',
. r.
Ordonnance de MOI'if'etgnet/T 1 Arche·vequ.e
d'Aix, portant reglement fur l' HonoraI.
Te, Retribution &amp; &lt;]Jroits Cafilds po:/r l~s
fonélions des Cwez, SecondaIres , P~e­
tres, &amp; at/tres Ecclejiajfiq1les dZI 'DIOCèfe
p. 13 r.
d'A'IX.
Reglement fitr l'Honoraire &amp;c.
p' . 134·
ART . XXI. &lt;]Jes Predicateurs.
p; 1.41.
ART. XXII. 'Des Maitres &amp; MattrejJes
d'Ecole. .
p. 1 p .
AR T . XXIII. 'De la Viftte EpiJcopale. p. 15 6•
p 16z •
· R T. X'XIV. &lt;]J/I Synode.
A
:;
.
ART. XXV. &lt;]Jes Conferellces.
p. 17°·
ART. XXVI. &lt;]Jes Monitoires . . p. J 79·
ART. XXVII. &lt;]Je la JtJrifdlélton Ecclefi'!fi iqlle.
...
00 p. 18 4.

�TABLE
SEC 0 N DE PAR T 1 E.
fJ)es Lieux Saints, des chofes Sacrées, &amp;
dtl Service &amp; Cutte &lt;]Jivin.

RT. PREMIER. &lt;]Jes Eglifes &amp; de
leur décence.
p. 1- 89.
ART. II. 'DesCimetieres&amp;Sepultt!res. p.202.
ART. III. 'Des Chapelles rf/raIes &amp; des
Chapet/es domeJfiqlœs.
p. 210.
Ordonnance de Monfeig. t'Archevêque d'Aix,
al/fujet des Chapelles particulieres. p. 21 3.
ART. IV. 'Des Confreries, Congregations,
&amp;alltres AjJociationsjèmblables. p. HI.
ART. V. 'Des H ôpitaux, &amp; dll foin des
Pauvres.
p. 22 8.
ART. VI.1JesReliq1les&amp;deslmages. P·23 0 •
ART. VII. &lt;]Jes Fondations,
p. 233,
AR T. VIII. &lt;]Je /'adminiftratirm &amp; alienation
p. 237·
. des biens EccleJiafliques.
AR r. IX. 'De la (ainte Mejfe.
p. 24 2 ,
ART. X. 'De la Mejfe ParoijJiale. p. 2 H·
ART. XI. &lt;]Je la fallé1ijication des &lt;]Jimanches &amp; des Fhes.
p. 262.
AIbT. XII. 'Du Prône pour tes 'Dimanches.
p.27°·
p. 274·
Formutt du Prône.
p, z 89·
4bregé de /o1}ofirine Chrétienne.

A

,,' .
TA BLE
ART. XIII. 'De l'Eau bénite; de l'Encens
&amp; d14 pain béni.
p. 3° 1:
ART. XIV. &lt;]Jes Vêpres.
p. 3°;·
ART . XV. 'De l'Expofition, ProcejJion,&amp;
Bénédifliondtl Saint Sacrement. p. 3°6.
Ordonnance atl fujet de l'Expofition &amp; Bé-.
p. 3 1 1.
nédiflion dit Saint Sacrement.
AR T. XVI. 'Des at/tres Bénéditfions. p. 3 1 ;.
ART. XVII. 'Des ProcejJions.
p·3 18 .
AR T. XVIII. &lt;]Jtl Catechifme.
p. pI.
AR T. XIX. 'De la Priere faite en commtm.
p. pf·
p.31 6 •
AR T. XX. &lt;]Je l'Angeltls.
p·p7·
ART. XXI. &lt;]Jes f2.Eftes.

TROISIEME PARTIE.
&lt;]Jes Sacremens.

ART. !. &lt;]Jes Jainfes Huiles. P· 33 1 :
ART. Il. 'Des Sacre mens engenerat. P·334·
AR T. III. 'Du Batéme.
.
p. 33 8 .
AR T. IV. 'De la Confirmation.
p. 3;4·
ART. V. 'De l'Euchariftie.
P·3;6.
AR T. VI. &lt;]Je la premiere Communion des
. Enfans.
p. 366.
ART. VII. 7Je la Commtmion des Malades,

�TABLE
à dt/foint Viatique.

p'. 369.

AR T. VIII. 'De la Pénitence.
p. 37).
ART. IX. &lt;]Jes ConfejJmrs.
p. 380.
AR T. X. &lt;]Jes Pénitences à Satisfaélions que

les ConfejJeurs doivent impofer. P.400 .
AR T. Xl. &lt;]JI/ Jeûne 6'-: de l'Abjlinence. 40f .
.ART. XII. :Des Indulgences.
p. 4 1 4Mandatum I!!lIflrijJimi oc Reverertdiflimi
7J,7J. ArchiepiJèopi ,Aquertjis.
p, 41 s..
ARt. XIII. 7Je "Exti~me·Onmon, p. 4)3.
ART. XIV. &lt;]Je l'Ordre. Et premierement
de/a Vocation à l'état Ecclejiafliq1/e. p, 4 6 3.
ART. XV. &lt;]Je Ja Tonfilre &amp; des quatre
Ordres Minl!tlrs.
p. 470.
AR I. X VI. 'DII Sous. &lt;]Jiaconat &amp; du &lt;]Jiaconat.
p. 47 2 •
ART. XVII. &lt;]Je la Prhrifi.
p. 482.
Ordonnance de Monfeign. l'Archevêqlle d'Aix
potlr la préparatjona/lx Sts. Ordres, P.4 8.f .
AvrrtiJfemertt de Monfeigneur l'Archevlqlle
d'Aix, ott ./idet de l'éducation des Jeunes
gens qui ont des difiofitions pour ,'hat Ecc!ejiafliqlle.
p. ,02.
ART. XVIII .&lt;]Ju Mariage.
p. ,1 Z.
~R ..:
' &lt;]Je fa publication des Bans. po.
'A,îlT.L.i ~
la celebration dtJMariage. n 8.

(/:;{?onc.f:,o/foN.&lt;~

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&amp;'l'I '-:-~Pl
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p. f)6.
in de la Table.

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                </elementTextContainer>
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                  <text>Ouvrages imprimés édités au cours des 16e-20e siècles et conservés dans les bibliothèques de l'université et d'autres partenaires du projet (bibliothèques municipales, archives et chambre de commerce)</text>
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        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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                <text>Ordonnances synodales du Diocèse d'Aix. Publiées dans le synode général, tenu le 20 septembre 1742</text>
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                <text>Ordonnances publiées par Jean-Baptiste Antoine de Brancas (1693-1770), archevêque d'Aix et président des États de Provence</text>
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                <text>Brancas, Jean-Baptiste Antoine de (1693-1770)</text>
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                <text>Bibliothèque droit Schuman (Aix-en-Provence), cote RES 23642</text>
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                <text>René Adibert (Aix-en-Provence)</text>
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                <text>Notice du catalogue : &lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.sudoc.fr/201652781"&gt;http://www.sudoc.fr/201652781&lt;/a&gt;</text>
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                <text>Vignette : https://odyssee.univ-amu.fr/files/vignette/RES-023642_Ordonnances-synodales-vignette.jpg</text>
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                <text>xvi-558-[6] p.</text>
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                <text>Jean-Baptiste Antoine de Brancas (1693-1770), issu d’une famille de la haute aristocratie fut brièvement évêque de La Rochelle (1725-1729) avant d’accéder à l’archevêché d’Aix, qu’il occupa jusqu’à sa mort. En tant qu’archevêque d’Aix, il était également président des États de Provence et premier procureur du pays. Il fut exceptionnellement écarté de la présidence de l’assemblée des communautés en 1757, suite à divers conflits religieux. Il était d’ailleurs en conflit ouvert avec le Parlement d’Aix. Généreux en aumônes, il finança la fondation de plusieurs établissements à Aix en Provence telles que l’OEuvre des Orphelines, les frères des Écoles Chrétiennes, le Petit-Séminaire ou encore une aile de l’hôpital Saint-Jacques destinée aux convalescents. Un dossier consacré à l’archevêque Brancas est disponible à la bibliothèque du musée Arbaud. Les statuts synodaux de la ville de Marseille sont également disponibles en ligne.&#13;
1 vol. (xvi-558-[6] p.).&#13;
&#13;
Faire lien avec "Statuts synodaux du Diocèse de Marseille. Lûs &amp; publiés dans le Synode tenu dans le palais épiscopal, le 18 avril 1712"</text>
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            <description>A statement of any changes in ownership and custody of the resource since its creation that are significant for its authenticity, integrity, and interpretation. The statement may include a description of any changes successive custodians made to the resource.</description>
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                <text>Bibliothèque droit Schuman (Aix-en-Provence)</text>
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        <name>France -- Histoire religieuse -- 18e siècle</name>
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