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35.191

SUR

L ’ ŒUVRE SES PRISONS
D’AIX-EN-PROVENCE

PAR

PAUL B A G A R R Y
^Av o c a t

a

^Ad m i n i s t r a t e u r

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I m p r i m e r i e iSc L i b r a i r i e M a k a i r e ( V. P E Y R A s e t C ' 1, Successeurs)

2, rue Thiers

094 043553

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NOTICE HISTORIQUE
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�Notice Historique

35.191

SUR

L ’ ŒUVRE SES PRISONS
D’AIX-EN-PROVENCE

PAR

PAUL B A G A R R Y
^Av o c a t

a

^Ad m i n i s t r a t e u r

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Pour
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D’^A lX -EN -pR O V E N C E

A IX
I m p r i m e r i e iSc L i b r a i r i e M a k a i r e ( V. P E Y R A s e t C ' 1, Successeurs)

2, rue Thiers

094 043553

��A

MON

PÈ R E

A

MA

M ÈRE

��AU LECTEUR

Que le progrès constant chasse la barbarie,
Que l’amour qui se penche aux geôles d’infamie
Fasse fleurir souvent l'austère repentir,
C ’est ce que tu verras de ce livre surgir ;
Par lui tu connaîtras que l’Immortelle Vie
Peut se cacher encor sous la main qui châtie,
Et que l’homme méchant en son grand déplaisir
Rencontre plus d’un cœur pour l’aider à souffrir.
Heureux si tu comprends une telle lecture,
Plus heureux, si tu peux, corrigeant la nature,
Aider les criminels en leur tendant la main,
Relever leur courage et consoler leur peine,
Leur montrer le chemin qui va de la géhenne
Au lumineux espoir du pardon de demain.

C.

de

BO N NECO RSE

Ordonnateur de l’Œ uvre des ‘P risons.

��Il n ’est pas téméraire de dire qu’il y a peu de pays
où ont pris naissance autant de confréries et d’œuvres
de bienfaisance que dans la ville d’Aix.
Capitale de la Provence, siège du Parlement,
c’était naturellement dans ses murs que se concentrait
autrefois l’activité dans toutes les branches de la vie,
aussi bien officielle que morale et religieuse.
L’histoire de ces confréries qui, peu à peu, se sont
étendues sur toute la contrée, est connue au moins
dans ses lignes principales. Elle est d’autant plus
intéressante qu'elle touche à l’histoire de la ville d’Aix
elle-même.
Il en est une essentiellement locale, qui remonte au
milieu du xvic siècle et se continue encore aujour­
d ’hui, malgré de nombreuses vicissitudes, sous le
nom d'Œ uvre des Prisons d ’A ix .
Ce qu’elle a été depuis son origine jusqu’à nos
jours, ce qu’elle est devenue par suite des nouvelles
lois et des nouveaux règlements administratifs et
pénitentiaires, tel sera l’objet de cette courte Notice.
Il serait sans doute prétentieux de lui attribuer un
rôle trop important.

�Créée dans un but religieux et de charité, elle s’est
perpétuée avec le même caractère, malgré les luttes
politiques et religieuses qui se sont abattues sur
notre pays, et divisent encore la France.
Il ne sera pas sans intérêt de la suivre dans ses évo­
lutions successives, et de voir ses administrateurs
soucieux de conserver toujours ses traditions, qui
l’ont fait survivre à toutes les ruines des diverses épo­
ques qu’elle a traversées.
Cette Notice pourra-t-elle servir à faire mieux con­
naître l’Œ uvre des Prisons et à la faire apprécier
encore davantage ?
Sera-t-elle de quelque utilité pour compléter, si
possible, l’histoire de la ville d’Aix, car l'Œ uvre a tou­
jours été mêlée aux évènements qui s’y sont passés ?
Ces deux buts, s’ils étaient obtenus, en excuse­
raient la publication.
P. B.

Aix-en-Provence, le 20 juillet 1908.

�PREM IÈRE PARTIE

Notice Historique

��Ix’Œ üVre d e s p r is o n s

PREM IÈRE PARTIE

Notice Historique

Pour connaître l ’origine de l ’Œuvre des Prisons il faut remon­
ter à la création de la Confrérie des Pénitents Blancs de l ’Obser­
vance, connus sous le vocable de Notre-Dame de Pitié.
C’est vers 1517 que cette société pieuse fit ses débuts et Roux
Alphôran (Rues cl’Aix, tome I, p. 409) indique en ces termes
l ’emplacement de la chapelle et de l ’immeuble appartenant à ces
religieux : « A quelques pas au devant de l ’église des Religieux
« Observantins et le long de la lice qui conduit de Tourreluco à
« la rue des Guerriers, était située en face du rempart, la cha« pelle des Pénitents Blancs, dits de l ’Observance, pour les dis« tinguer des Pénitents Blancs, dits des Carmes. Cette chapelle,
« détruite pendant la Révolution, était ornée de fort belles pein« tures, notamment d’un plafond, de forme ovale, représentant
« la Résurrection, ouvrage de Jean Daret. »
Cette association des Pénitents Blancs fut comprise tout d’abord
sous le nom de « Confrérie des disciplines » d’après une consul­
tation que l ’on retrouve dans les archives de l ’Œuvre et qui date
du 10 octobre 1747 (1).
(1) Consultation faite le 10 octobre 1747, lors des difficultés soulevées
par les Pénitents Blancs au sujet de la propriété du local des réunions de
l'Œuvre des Prisons, après les lettres patentes de 1747. Le document est
signé par Desargues, Guerand et Sim éon.— Voir les archives de l'Œuvre.

�—

6

—

Leur chapelle fut construite sur un terrain donné gratuitement
par les religieux observantins, à condition de ne pouvoir l ’alié­
ner et de le restituer en cas de disparition. Puis le 20 juin 1663
et le 23 juillet 1664, les mêmes pénitents achetèrent des mêmes
religieux certains terrains, moyennant, pour les deux achats, une
rente annuelle de quarante-six livres. Enfin, vers 1646, les Péni­
tents firent une loterie et, avec le produit des sommes ainsi re­
cueillies, élevèrent les appartements destinés aux assemblées des
recteurs ; on voit que les loteries remontent à une époque fort
ancienne. Tels sont les renseignements que nous donne le docu­
ment de 1747.
De Haitze, dans le tome 2 de l ’histoire de la ville d’Aix, nous
apprend que, lors de leur création, les Pénitents, appelés parfois
par les pontifes, dans leurs bulles, « frères flagellez » et par le
vulgaire &lt; battus », s’occupaient « de l'entretien des pauvres
« prisonniers, de la visite des frères malades et du devoir de
« l ’hospitalité envers les frères étrangers, de la sépulture des
« morts... »
Toujours d’après le même auteur, ils furent établis en 1517
dans l’église Notre-Dame de Beauvezet, leur « sac de pénitence
« estait de couleur bleue », leur patron « le grand et premier
« prédicateur de la pénitence, le glorieux saint Jean-Baptiste. »
Les Pénitents se dévouèrent donc, dès leur institution, aux
soins a donner aux prisonniers, et ce but fut même autorisé par
les lettres patentes qu’ils obtinrent du roi Henri II le 27 septem­
bre 1554, vérifiées et confirmées au Parlement le 23 février 1555.
Toutefois dès 1534, toutes les confréries, dans le Midi, eurent
à lutter avec les Huguenots, qui, cherchaient à obtenir leur sup­
pression, et intriguaient auprès du pouvoir séculier pour rendre
leurs réunions difficiles sinon impossibles.
Aussi, dès que les luttes religieuses furent apaisées, ces asso­
ciations reprirent un élan plus important.
Les Pénitents Bleus de saint Jean-Baptiste devinrent, à cette
époque, les Pénitents Blancs « pour témoigner que leur inno« cence avait triomphé de la malice des Huguenots » (selon l ’ex­
pression de de Haitze) et ils prirent comme vocable Notre-Dame
de Pitié. Pourtant, pour respecter le souvenir des temps anciens,
ils conservèrent saint Jean-Baptiste comme patron et la couleur
bleue à leur bannière et au pavillon de leur croix.

�Ainsi étaient créés les Pénitents Blancs de l ’Observance ou de
Notre-Dame de Pitié, tels qu’ils subsisteront jusqu’à l ’ère révolu­
tionnaire.
Ce sont eux qui sont les véritables créateurs de l ’Œuvre des
Prisons, car les premiers ils ont conçu l ’idée de soulager et de
secourir les prisonniers.
Faudra-t-il pourtant donner comme point de départ à notre
Œuvre la date de l ’institution même des Pénitents ou bien pren­
dre une époque moins reculée?
Sans doute dans les premières années ce n’était encore que
l ’embryon de l ’Œuvre actuelle, et si les registres des délibéra­
tions ne commencent qu’en 1639 ou 1686, il faut pourtant bien
admettre qu’avant ces époques il y a eu des tâtonnements qui en
ont été le prélude.
D ’ailleurs les délibérations postérieures qui ont eu, pour des
causes diverses, à en faire l ’historique, lui donnent l ’origine la
plus ancienne. D'après les unes (délibérations des 29 octobre
1775 — 30 juin 1841 — 20 avril 1842) ce sera la date des lettres
patentes obtenues du roi Henri II par les Pénitents, d’après les
autres ce sera la date de la création même de la confrérie, comme
l ’indique la délibération du 20 décembre 1808 où il est écrit:
« une société de gens de bien établit en 1517 l’Œuvre des Pri­
sons. »
De Haitze dans sa notice intitulée « Etat de l ’Œuvre pour le
« secours des prisonniers, exercée par la compagnie des F. F.
« Pénitans Blancs, sous le titre de Notre-Dame de Pitié, de la ville
d ’Aix » et publiée en 1689, s’exprime ainsi : « Ce n’est pas dès
« aujourd’hui, c’est depuis son établissement, que cette compagnie
« pratique ce charitable exercice avec autant de zèle qu’elle en a
« pour s’acquitter de ses autres pieux devoirs. » Plus loin le
même auteur ajoute : « Au commencement de leur institution les
« Pénitens visitaient avec assez d’assiduité les prisons... on sça» vait que c’était là un des principaux objets que la compagnie
« s’était proposée dans le temps de sa fondation. »
En 1698 les recteurs de cette époque présentant une requête à
Mgr Daniel de Cosnac, archevêque d’Aix, pour être autorisés a
assister aux processions, débutaient ainsi dans leur supplique,
intéressante au point de vue qui nous occupe : « ...ladite Œuvre
« commencée en 1517 et continuée depuis... »

�—

8

—

C’est donc avec la Confrérie des Pénitents Blancs de l ’Obser­
vance on de Notre-Dame de Pitié et c’est en 1517 qne l ’Œuvre
des Prisons prit naissance. Œuvre à la fois locale et charitable,
elle exista pendant de longues années à Aix (1) et n ’étendit que
plus tard ses ramifications dans le ressort du Parlement (2) et
c’est avant tout un établissement religieux de bienfaisance.
Les délibérations dont il a été question plus haut relatent le
bien que firent ces créateurs de l ’Œuvre et les misères qu’ils ont
secouru, en même temps que l ’idée qui les guida dans leur entre­
prise.
Les prisons étaient à ce moment là « un séjour infect, dégoû­
tant, horrible même, » des cachots humides servaient de de­
meure à tous ces malheureux qui y étaient enfermés. Les déte­
nus, soit pour crimes, soit pour dettes, y étaient parfois même
oubliés.
C’est cette situation lamentable qui donna aux Pénitents l ’idée
de s’intéresser à ces infortunes en procurant, aux uns des défen­
seurs charitables pour obtenir leur élargissement, aux autres les
moyens de soutenir et défendre leurs causes, pour être soit plus
tôt jugés, soit plus tôt délivrés de leur captivité.
Ils allaient dans les villes et bourgades, faisaient des quêtes et
en distribuaient ensuite le montant aux prisonniers pour alléger
les rigueurs de leur détention ; ainsi aux consolations qu’ils leur
apportaient en les visitant, ils y joignaient des soulagements ma­
tériels en leur donnant des aliments, des vêtements et des som­
mes en argent.
Mais il n’y avait encore aucune règle stable. Chacun des Péni­
tents, avec le zèle dont il était capable, agissait de son côté et
personnellement.
Aussi, au sein même de la Confrérie, il se forma bientôt un
bureau spécial, qui s’occupa spécialement de la visite des prison­
niers et des secours à leur procurer. Un mouvement se produisit
fl) Pourtant des œuvres du même genre durent être créées dans d'autres
villes de France. La délibération du 30 décembre 1696 s'occupe, en effet,
de modifications à’ introduire dans l ’Œuvre comme à Paris et dans les
principales villes du royaume.
(2) On verra plus loin que l ’Œuvre créera dans toutes les villes et bour­
gades^ de la Provence des bureaux pour faire les quêtes, mais ce seront
des dépendances de l'Œuvre d’Aix. — La délibération du 22 juillet 1806,
parle de la création d’une œuvre similaire à celle d’Aix, projetée à Mar­
seille. M. le Sous-Préfet avait en effet demandé d’urgence, le 14 juillet pré­
cédent, les titres et règlements pour servir de modèle.

�en faveur de cette idée et des gens notables de la ville se firent
un honneur d’en faire partie.
Dès ce jour l ’Œuvre était définitivement créée. Jusqu’à ce
moment « les misérables captifs relégués au fond de leur cachot,
« n’étaient entendus par personne. On avait même de la répu« gnance pour eux. » A présent que leurs malheurs sont connus,
on sait qu’il y a des innocents mêlés avec les coupables, que
tous sont dans le plus grand dénûment et ne reçoivent jamais
une seule consolation ; on va s ’intéresser à eux et s’occuper
d’eux.
Le 1" mai 1639, le recteur de la compagnie des Pénitents
Blancs, le frère André Mathieu, sieur de Fuveau, avocat à la
Cour, fit nommer des trésoriers spécialement destinés à s’occuper
des secours pour les prisonniers. Il fit voter les premiers règle­
ments, encore informes, dont il ne nous reste qu’un résumé par
des notes inscrites, par le frère Louis Petit, en tête du premier
registre des délibérations :
« Cette dévote institution eut son commancement la sus dite
« année, où tous les dimanches, après le divin office, les sieurs
« recteurs ou vice-recteurs allaient en personne, ou plusieurs
« confrères qu’ils commettaient, dans la conciergerie, pour visi« ter les pauvres prisonniers, où leur était distribué les deniers
« provenus des aumônes pour ce sujet, avec offre aux nécessi« teux de l ’assistance gratis d’avocat, procureur, solliciteur et
« autres pour leurs affaires et cette distribution a continué jus« qu’en 1641, ou s’étant apperçu que cette aumône ne profitait
« guères aux prisonniers, au contraire les aucuns l ’employaient
« en débauche, fut délibéré élire un trésorier pour conserver les
« dites aumônes dans un tronc, où il aurait la clef, pour les dits
« deniers retirer ou ayder à retirer les nécessiteux qui sont rete« nus le plus souvent pour sommes minimes... »
Les recteurs délégués à cette nouvelle tâche cherchent à se pro­
curer des fonds et pour cela font des quêtes dans leur chapelle et
placent même un tronc à l ’extérieur. Ils ne distribuent d’abord
que « trente sols par semaine, » le dimanche, par l'intermé­
diaire de celui ou ceux qui sont de service. Ils établissent un
roulement et quatre d’entr’eux sont désignés tous les mois pour
visiter les prisons. Enfin ils se réunissent tous, deux fois par se­
maine, et observent scrupuleusement leur ébauche de règlement.

�—

10

—

Puis, quand, en 1641, ils s’aperçoivent de l ’écueil des secours
pécuniaires, ils les suppriment et les remplacent uniquement par
des dons en aliments ou en vêtements, mais leur préoccupation
continuelle et principale est toujours de soulager les détenus au
point de vue moral et religieux.
En 1663, la Compagnie des Pénitents eut comme recteur Louis
de Vendôme, duc de Mercœur, gouverneur de Provence, qui fut
créé Cardinal quelques années après.
Il considéra comme son premier devoir, celui de secourir les
pauvres prisonniers, s’attacha particulièrement à cette Œuvre
et chercha, en organisant des quêtes dans toutes les églises et cha­
pelles, à procurer des fonds et à faire profiter de ces aumônes tous
les prisonniers, quels qu’ils soient et quel que soit leur culte.
Il fit de nouveaux règlements publiés solennellement le 25 dé­
cembre 1663 en assemblée générale, puis approuvés le l'r avril
1664 par Mgr le cardinal de Grimaldi, archevêque d’Aix et ho­
mologués par le Parlement le 5 juin 1666. Ce fut, a dit de Haitze
« la couronne du rectorat de M. le duc de Mercœur. » Ce der­
nier fut d’ailleurs puissamment aidé par son vice-recteur M. le
Président du Tolonet, frère Jacques de Galifet, qui fut, dit en­
core de Haitze « comme le promoteur d’un si pieux dessein ».
Mais l ’Œuvre n’était pas encore assez vivace pour pouvoir sur­
vivre à celui qui avait su ainsi animer le zèle de ses confrères.
Les ressources étaient encore modestes et les Pénitents, étant
très nombreux, voulaient tous s’en occuper, empiétant ainsi sur
les attributions des quinze, qui, d’après les règlements, avaient
seuls qualité pour le faire.
Aussi à la mort du duc de Mercœur il y eut un peu de relâche­
ment et de négligence..
Mais en 1685 la compagnie des Pénitents eut à sa tête le frère
Antoine d’Albert, sieur de Saint-Martin, avocat général, qui
donna un élan nouveau et définitif à l ’Œuvre.

Déjà, en 1663, 1664 et 1666, son premier règlement avait été
approuvé et homologué par les diverses autorités. Mais, dès les
premiers jours de l ’année 1686, le sieur de Saint-Martin com­
mença par faire un essai avec douze membres de la Confrérie des

�Pénitents, choisis par lui parmi les plus zélés. L’essai dura deux
mois ; puis, quand il eut examiné et approfondi les besoins et les
nécessités de l ’administration nouvelle, il convoqua une assem­
blée générale pour le .25 mar^'Î686^il y proposa et fit adopter de
nouveaux articles au règlement de 1663 : L’Œuvre était consti­
tuée.
Le premier registre des délibérations commence par le procès
verbal de cette séance du 25 mars 1686 et le vote des trois nou­
veaux articles ajoutés aux premiers statuts : le bureau devra se
renouveler par moitié toutes les années au début de janvier, les
nouveaux membres, choisis parmi les officiers de justice, escuyers, bourgeois et marchands, tous entre les plus remarqués
par leurs vertus et leur piété, seront installés le 2 février, jour de
la Purification. Ainsi le mandat devait être de deux années et
chaque membre sortant devait proposer son remplaçant, mais ce
dernier devait être toutefois « baloté » en assemblée générale.
Après cette réunion préliminaire, les séances régulières et nor­
males sont toutes consignées sur de nombreux registres qui se
continuent jusqu’à nos jours, presque sans interruption.
Voici le titre du premier de ces documents :
REGITRE
CONCERNANT L’ŒUVRE SAINTE
DU

SERVICE

DES PRISONNIERS,

COMMISE AUX SOINS
DES

FRÈRES

PÉNITANS

BLANCS

SOUS LE TITRE
DE NOTRE-DAME DE PITIÉ,
SUIVANT

LEURS

STATUTS,

HOMOLOGUEZ
PAR LA

COUR DU

PARLEMENT

ET APPROUVEZ
PAR L ’ O R D I N A IR E .

Puis à la suite et sur la même feuille se trouve cette autre
mention :
« Lequel regitre a esté commencé par moy frère Pierre-Joseph
« de Haitze, archivaire de la d. œuvre, ensuite de la délibération
« du vingt-cinq mars mil six cent quatre vint et six, y contenue
« et par ordre de Monsieur Antoine d’Albert, sieur de Saint-Mar-

�—

12

—

« tin, advocat général en la Cour de Parlement, recteur de la
« Compagnie. »

L’Œuvre des Prisons était ainsi constituée et composée de
douze prieurs auxquels on adjoignait un trésorier et un secré­
taire, mais tous, avant d’entrer en fonctions, devaient, le jour de
leur installation, prêter serment entre les mains du recteur de la
Compagnie des Pénitents.
D’ailleurs l’Œuvre était toujours sous leur dépendance et en
était une émanation. Les prieurs, pour être nommés, devaient
être agrées par les Pénitents et leurs réunions se tenant dans les
locaux de cette confrérie étaient présidées par le recteur ou le
vice-recteur de cette dernière.
Chaque semaine deux d’entr’eux étaient désignés pour visiter
les prisonniers, s’enquérir de leurs besoins, leur apporter des
consolations, leur distribuer des secours, leur procurer des défen­
seurs pour soutenir leurs causes et s’occuper surtout d’eux au
point de vue moral et religieux.
Lorsque un détenu obtenait sa liberté par les soins des prieurs,
il devait venir en rendre grâces à Dieu dans la chapelle de l ’Œu­
vre, remercier ses bienfaiteurs et s’engager à rembourser les
sommes déboursées pour sa libération, quand il « le pourra sans
grande incommodité. »
Les prieurs se réunissaient tous les dimanches « après les saints
« mystères », et les réunions de tous les premiers dimanches du
mois étaient obligatoires pour chacun, à moins d’empêchement
légitime, et ce à peine de verser trente sols dans la caisse de
l ’Œuvre. C’est à cette réunion que se désignaient ceux qui de­
vaient être de service et que se rendaient les comptes des quêtes
faites dans toutes les églises et chapelles.
Les quêtes étaient en effet, au début, le principal et presque
unique rendement de l ’Œuvre. Aussi pour éviter toute négligence
sur ce point, le prieur, qui ne s’acquittait pas de sa mission, devait
verser de ses propres deniers une somme égale à celle qu’avait
produit la quête précédente.
Enfin la distribution des secours était réglée minutieusement,
et les dépenses ne pouvaient être engagées selon l ’importance

�— 13 —
qu’après approbation d’un certain nombre de prieurs et quelque­
fois même seulement après délibération spéciale.
Telles sont les grandes lignes de ce règlement définitif, ap­
prouvé en 1695, par le roi Louis XIV qui autorisa l ’établissement
des recteurs des prisons par des lettres patentes, vérifiées axx Par­
lement le 29 avril 1695.
Il est impossible de retracer tout ce que fit l ’Œuvre pour les
prisonniers. Sans doute il serait intéressant, mais surtout long et
fastidieux de résumer tous les nombreux registres de délibéra­
tion, où tout se trouve d’ailleurs relaté avec le plus grand soin.
On s’occupa de la salubrité en faisant blanchir les cachots et
en mettant à sec le plus bas, appelé « cachot de saint Mitre. »
Dès 1688 (1) l ’Œuvre décida même d’installer des lits, puis des
tables dans la cuisine commune et des bancs dans les cours (2).
Des vêtements de toute sorte, furent distribués et un vestiaire
complet établi peu à peu. Enfin pendant les grands froids de
nombreuses distributions de charbon se faisaient dans les cachots
et des aliments, modestes sans doute, mais nombreux, étaient
donnés tous les jours, alors que les prisonniers ne recevaient que
ce que l'on appelait le pain du roy.
Peu à peu les dons affluèrent. Toutes les personnes nota­
bles laissaient en mourrant des legs (3) importants à cette
Œuvre que tout le monde approuvait et cherchait à favoriser.
D’autres faisaient même des dons durant leur vie, quelquefois en
indiquant certaines conditions. C’est ainsi, qu’à certaines dates,
les prisonniers profitaient de distributions d’aliments imposées à
des époques précises par de généreux donateurs.
Aussi l’Œuvre fut-elle bientôt à la tête de capitaux importants,
placés sur les nombreuses corporations de la Provence, mais
emportés d’ailleurs plus tard presque complètement avec la tour­
mente révolutionnaire.
A son tour elle reçut même des fonds qu’elle détenait tout en
payant les intérêts au propriétaire, sa vie durant.
Tout en multipliant autant que possible et autant que les
(1) V. Délibérations des 11 janvier et 22 février 1688.
(2) V. Délibérations du 3 novembre 1686.
(3) Mgr le cardinal de Grimaldi, archevêque d’Aix, laissa à l’Œuvre 1,500
livres et M. de Chazelle une pareille somme, pour ne citer que les plus im­
portants dans les premières années.

�14 —
besoins s’en faisaient sentir les distributions de vêtements, ali­
ments et combustibles, tout en assainissant les prisons, l ’Œuvre
en profita également pour s’occuper de la libération des malheu­
reux qu’elle visitait.
Ainsi, quand un prisonnier était détenu pour dettes, elle
examinait sa situation avec le plus grand soin, et puis, si elle
estimait son cas digne d’intérêt, elle versait parfois des sommes
importantes pour le faire sortir de prison, après avoir discuté
avec le créancier.
Quand un détenu était poursuivi pour crime ou délit, elle se
procurait, à ses frais, les pièces neccessaires pour la défense,
s’occupait de la cause (1) du malheureux et tâchait d’obtenir en
sa faveur un jugement plus rapide et le moins rigoureux possi­
ble, Puis, après une condamnation, l ’Œuvre faisait encore les
frais nécessaires pour lui obtenir des lettres de grâce.
On le voit, les prieurs s’intéressaient à tout ce qui pouvait être
utile aux prisonniers. Leurs travaux étaient nombreux. Aussi
dès le début il fut créé la fonction d’un agent, rétribué, et cet
emploi, supprimé au bout de quelques années dans un but d’éco­
nomie, dut bientôt être rétabli. Il était d’ailleurs indispensable
pour aider les prieurs dans les occupations de toutes sortes qui
étaient la conséquence de leurs fonctions. (Délibération du 15
septembre 1686).
Les malades n ’étaient nullement négligés et les registres des
délibérations indiquent qu’on leur distribuait et procurait tous
les secours temporels et spirituels ; quand un d’entr’eux venait à
mourir, les prieurs lui rendaient les derniers devoirs.
Par une délibération du 8 février 1688, l ’Œuvre régla le ser­
vice funèbre des prisonniers. Le corps, après avoir été déposé
dans un suaire, devait être exposé à la porte des prisons, pen­
dant que les deux prieurs de service feraient la quête « deman« dant pour l ’âme du défunt. » Puis au moment du convoi la
Compagnie des Pénitents venait chercher le corps avec six flam­
beaux à écussons ; les prieurs de l’Œuvre, au nombre de six, en
(1) Le Clergé de France, réuni à Paris le 17 novembre 1670, décida de
nommer et de créer, dans chaque diocèse, un Conseil charitable pour assis­
ter les pauvres vexés par des procès injustes. C'est l'origine du Bureau
(l’Assistance Judiciaire de nos jours. A Àix exista l'Œuvre du Conseil cha­
ritable ou de la Défense des Pauvres Playdeurs. C’est Mgr de Grimaldi qui
l'établit le 30 septembre 1671, sous le vocable de Sainte-Marie-Magdeleine.

�— 15 —
habit séculier et avec leurs écussons particuliers, devaient accom­
pagner le cortège, tandis que les deux prieurs semainiers, placés
de chaque côté du corps, « demandaient pour l’âme du défunt. »
Enfin une messe était célébrée le jour même ou le suivant, selon
que l ’inhumation avait lieu le matin ou le soir.
Tout d’abord, mue par certains scrupules, l ’Œuvre ne s’occupa
que des hommes détenus ; mais, par une délibération du 18 jan­
vier 1688, il fut décidé de visiter également les femmes.
Au début ces visites n’eurent lieu qu’une fois par semaine.
Mais, quand les Sœurs du Tiers-Ordre de Saint Dominique eurent
définitivement accepté d’aider les prieurs dans leur entrprise de
soulagement des prisonniers, et quand un aumônier attitré fut
attaché aux prisons, il fut d’usage que les semainiers seraient
accompagnés ou par une sœur ou par l ’aumônier dans leurs visi­
tes aux cachots des femmes. Toutefois ces décisions furent diffi­
cilement appliquées dans les premières années ; aussi le règle­
ment de 1717 en fit aux prieurs une obligation, qui fut renouve­
lée par une délibération prise plus tard le 18 juillet 1773.
A quel moment exact, les Sœurs du Tiers-Ordre de Saint-Domi­
nique commencèrent-elles à donner leurs soins aux prisonniers ?
Les registres des délibérations sont muets sur ce point. Le 2
février 1688 il en est parlé pour la première fois, mais, d’après
les termes dans lesquels il en est question, il est probable que
leurs services datent d’une époque plus reculée ; d’ailleurs la
création de leur ordre est bien antérieure à 1688.
Elles furent d’un puissant secours pour les prieurs qui les char­
gèrent d ’une partie de leur mission. Elles soignaient les mala­
des, visitaient journellement les femmes, faisaient des. distribu­
tion de soupe préparées par elles, s’occupaient du linge et de
l ’entretien du vestiaire. Mais l ’Œuvre des Prisons payait natu­
rellement toutes les dépenses.
Les Sœurs du Tiers-Ordre continuèrent à donner leurs soins
aux prisonniers jusqu’en 1791. Des difficultés étaient nées à ce
moment avec les prieurs au sujet de fonds que ces derniers pré­
tendaient exclusivement destinés aux prisonniers. Est-ce la rai­
son qui les a fait renoncer à leur mission antérieure ? C’est tou­
tefois peu probable, car elles se trouvaient sans ressources au
moment ou elles remirent leur démission entre les mains de la
municipalité.

�— 16 —
L'Œuvre, émanation d’une confrérie religieuse, et composée
uniquement de personnes que les règlements indiquaient devant
être « remarquables par leur vertu et leur piété », ne devait évi­
demment pas se désintéresser des soins spirituels. Aussi les bons
Pères Capucins se chargèrent dès le début du service religieux ;
ils venaient visiter les détenus, tous les matins, dans leurs
cachots.
Les prieurs s’occupaient de tout ce qui concernait le culte et
la chapelle, dont tout le mobilier est la propriété.
La délibération du 30 décembre 1696 indique que tous les soirs,
un prêtre venait faire la prière aux prisonniers. Cette décision
est reproduite par le règlement de 1747, dans son article 30.
Cette même délibération de 1696 donna accès dans l ’Œuvre â
quatre prêtres, choisis par les prieurs et agréés par l ’autorité
écclésiastique, « pour que tout ce qui concerne le service reli« gieux soit scrupuleusement exécuté. » D’ailleurs tout ce qui
avait trait au spirituel fut confié à ces ecclésiastiques par délibé­
ration du 13 février 1697, homologuée par le Parlement.
L’Œuvre des Prisons fit encore plus ; bénéficiaire de nombreux
dons et legs, elle songea également à témoigner sa reconnaissance à
ses bienfaiteurs généreux. Aussi des services furent organisés
et célébrés pour le repos de leurs âmes, tantôt dans la cha
pelle des Prisons, tantôt dans la paroisse des Prisons. Il fut
même décidé que tout bienfaiteur, qui laisserait une somme de
trois cents francs ou plus, aurait son portrait, peint aux frais
de l ’Œuvre, et conservé dans les salles de délibération en
mémoire de ses générosités. (1) De plus, le jour de ses funé­
railles, l ’Œuvre devait assister à ses obsèques. La même détermi­
nation fût prise pour celles des recteurs, vice-recteurs anciens
et en exercice, leurs pères et mères, leurs épouses et enfants
âgés de plus de quinze années.

L’Œuvre devenait de plus en plus prospère, mais elle n ’était
encore que l ’émanation de la Confrérie de Pénitents-Blancs. Les
lettres patentes de Louis XIV, approuvant les statuts de 1686,
(1) V. Délibération du 14 février 1700.

�— 17 —
avaient bien déjà, en 1695, sanctionné et autorisé l ’établissement
des prieurs des Prisons. Toutefois ces derniers étaient toujours
sous la dépendance de la confrérie et chacune de leurs délibéra­
tions devait être approuvée par les Pénitents, qui présidaient,
en la personne de leur recteur, chaque réunion et avaient un
droit de contrôle absolu.
Dès le 30 janvier 1698 l ’Œuvre vota son autonomie. Ce n’est
pas encore une séparation complète qui ne viendra que plus
tard. Sans doute les prieurs comprennent qu’ils doivent des
égards et de la reconnaissance envers leurs aînés, mais ils déci­
dent que, seuls, ils pourront diriger et administrer leurs res­
sources, pourvoir aux vacances qui se produiront dans leurs
rangs. Comme droit honorifique et par déférence, ils s’engagent à
notifier à la Confrérie des Pénitents les nouvelles nominations.
Le but des promoteurs de cette décision était de bien prouver
la séparation des deux établissements, pour que le public sache,
d ’une façon complète, que les fonds destinés aux prisonniers
n'étaient pas confondus et employés aux besoins de la confrérie
des Pénitents.
Dès ce moment, l ’Œuvre des Prisons forme une société nou­
velle et spéciale ; aussi elle demande à prendre rang dans toutes
les cérémonies publiques. Sur sa demande, M" Daniel de Cosnac,
alors archevêque d’Aix, autorisa les « recteurs pour les secours
« aux pauvres prisonniers d’assister, sous leur étendard, à tou« tes les processions solennelles, et notamment à celle de la Fête« Dieu......immédiatement venant la croix de la Charité....... »
Depuis cette époque de longues et nombreuses contestations
s’élevèrent entre les prieurs des Prisons et les autres Confréries
au sujet des préséances. Le Parlement eut à se prononcer sou­
vent sur ces différends qui paraissent bizarres aujourd’hui. Enfin
la délibération du 30 mars 1727 contient la copie d’un arrêt, qui,
pour en finir, régla la marche de toutes les confréries et œuvres
pieuses aux cérémonies publiques.
Etablie définitivement dans la Capitale de la Provence, l ’Œu­
vre étendit eu quelques sorte sa juridiction charitable dans tout
le ressort. D’ailleurs procurant des secours à tous les détenus,
quel que soit le pays d’où ils viennent, il était juste que toutes les
villes et bourgades lui procurent des subsides. Aussi les prieurs
2

�— 18 —
organisèrent des quêtes partout et établirent un bassin dans tou­
tes les églises et chapelles de la province. C'est ce qui donna lieu
au règlement du 28 février 1712 créant dans tous les pays des
bureaux dont les membres, plus où moins nombreux suivant
l ’importance de la ville, devaient récolter les aumônes et
envoyer toutes les années au bureau central d’Aix le produit
des quêtes. Ce règlement fut homologué par le Parlement, le 7
avril 1712 et les quêtes autorisées dans toutes les églises du dio­
cèse par Mgr de Vintimille, archevêque d’Aix, par son ordon­
nance du 13 avril 1712, et son mandement du 6 juin suivant.
Des députations furent même envoyées à tous les prélats de la
Provence pour obtenir d’eux les mêmes décisions.
L’Œuvre augmentait ainsi de plus en plus d’importance, et les
gouverneurs de Provence, non seulement lui accordaient leur
protection, mais tenaient même à en faire partie. C’est ainsi que
le duc de Villars fut installé en qualité de recteur le 30 mars
1739. Le premier président Lebret en avait été aussi recteur
en 1713.
***
En 1698, l’Œuvre avait reconnu certaines prérogatives à la
confrérie des Pénitents. Ce fut dès le 18 novembre 1742 le sujet
de diffieulés nouvelles.
D’abord soulevées au sujet de l ’opportunité des assemblées
générales, elles devinrent plus vives dès le 2 janvier 1746. Les
Pénitents émirent, en effet, la prétention de faire des proposi­
tions pour les nomminations ; des délibérations pleines d ’acrimo­
nies en fnrent la conséquence de part et d’autre, et puis annu­
lées. Certains membres voulurent, mettant même en cela le feu
aux poudres, faire célébrer, à la chapelle des Prisons et non com­
me autrefois à celle des Pénitents, le service pour un recteur
décédé.
Le Parlement eut encore à se prononcer, mais chercha toujours
à conserver les traditions et à maintenir la paix, ainsi que cela
résulte de l ’arrêt d’expédient du 25 mai 1746.
Malgré tout, lŒuvre fonctionna toujours très régulièrement,
avec l ’appui, d’ailleurs, des autorités supérieures qui, reconnais­
sant son utilité, cherchaient à la maintenir et à lui éviter tous les
obstacles.

�— 19 —
Toutefois en présence de toutes ces difficultés qui se renouve­
laient sans cesse, le Gouvernement, instruit de ces divisions,
décida de désunir ces deux corps pour éviter des entraves qui
pourraient devenir nuisibles à une œuvre de charité.
Par lettres patentes du 4 décembre 1746, Louis XV sépara
« ces deux établissements qui ont des objets differents, en con&lt; servant néanmoins, y est-il dit, une distinction qui conserve la
« mémoire de charité, qui avait porté la Confrérie des Pénitents
« Blancs à faire des quêtes pour les prisonniers, qui ont fait
« naître ensuite la pensée de former une administration chargée
« de veiller à leur besoin. »
Dorénavant l ’G‘luvre_ sera administrée et dirigée par les rec­
teurs des Prisons seuls. La Confrérie des Pénitents n’aura aucun
contrôle possible sur la gestion et la direction, « aucun rang,
« séance, voix ni droits honorifiques en l ’assemblée des recteurs
« des dites prisons. » Seulement, par déférence encore pour ces
mêmes Pénitents, parmi les quinze recteurs de l ’Œuvre, il y en
aura toujours un, au moins, choisi dans la confrérie de NotreDame-de-Pitié. Enfin les Recteurs des Prisons dresseront entre
eux seuls tels statuts et règlements, qu’ils jugeront utiles, à
charge de les faire homologuer par le Parlement.
Malgré les mémoires présentés par la Confrérie, ces lettres
patentes furent enregistrées au greffe de la Cour, ensuite de l ’ar­
rêt du 2 janvier 1747 et transcrites sur les registres des délibéra­
tions le 6 janvier 1747.
Dès lors l'Œuvre des Prisons devenait une œuvre particulère
et distincte de bienfaisance, placée sous le contrôle du Parle­
ment.

Le 8 janvier 1747, de nouveaux statuts furent votés et homo­
logués le 10 avril suivant.
Toutefois le Parlement, tout en les approuvant et pour montrer
la suprématie de la Cour souveraine sur toutes les corporations
du pays, ajouta deux articles. C’est ainsi que toutes les années,
après les élections des nouveaux membres, les recteurs, ainsi
choisis, devaient être présentés au Président de la Tournelle et au
Procureur Général du Roy par six anciens recteurs ; de plus, en
cas d’abus constatés dans les prisons, il devait en être référé de

�—

20

—

suite au Président de la Tournelle et aux gens du Koy qui donne­
raient leurs ordres.
Ces nouveaux règlements ne sont toutefois que la reproduc­
tion des anciens. Le nombre des recteurs est fixé à quinze. C’est
là le nombre originaire. Au début il devait être de douze, mais
en y ajoutant le trésorier et le secrétaire. Plus tard quand l ’OEudevint plus prospère, et dès les lettres patentes de Louis XIV de
1695 ce chiffre, bien que maintenu en principe à douze, était
porté en fait à quinze, car on ajouta la fonction de « linger », qui
existe encore d’ailleurs de nos jours. (1) Aussi l ’article premier
de ce règlement s’exprime ainsi : « L’Œuvre sera composée de
« quinze recteurs tous distingués par leur piété et choisis parmi
« les gentilshommes, avocats, procureurs, notaires, bourgeois et
« marchands habitans de la ville d’Aix, dans lequel nombre
« seront compris un secrétaire, un trésorier et un linger. Nul
« ne pourra être élu qu’il n’ait atteint au moins l ’âge de vingt« cinq ans. »
Les prieurs doivent se réunir toutes les semaines sous la prési­
dence du « semainier » qui rend compte des visites aux prisons,
des besoins des détenus et des distributions effectuées ; ainsi rien
n’est changé au but même de l’Œuvre : secours spirituels et en
nature, tout est maintenu. Les recteurs s’occupent de la libéra­
tion des détenus pour dettes, ils tachent d’obtenir des lettres de
grâce (2), procurent des défenseurs charitables et prennent soin
des femmes détenues aussi bien que des hommes. Enfin toutes les
années le compte du trésorier est examiné et approuvé.
L’Œuvre était jusque-là désignée sous le titre et le vocable de
Notre-Dame de Pitié, comme la Confrérie des Pénitents. Par déli­
bération du 5 février 1747 pour « concilier leur but de charité
« pour les pauvres prisonniers avec leur dévotion et l’usage
(1) Un pou plus tard, le nombre des recteurs des prisons sera porté à 16.
C’est le chiffre qui a été conservé et maintenu do nos jours.
(2) L’Œuvre, pour obtenir des lettres de grâce ou des lettres patentes,
était obligée d'avoir à Paris un personnage, s'occupant de ses intérêts.
Dès 1733, le registre des Délibérations nous apprend qu'un sieur Beaupied,
secrétaire en la grande Chancellerie, à Paris, s ’en occupait gratis. Pour le
remercier, l’Œuvre décidait do lui offrir un présent qu’on lui renouvelait
tous les deux ou trois ans. La générosité de l ’Œuvre n’était toutefois pas
énorme : le 3 décembre 1733 on lui envoie un présent, sans dire en quoi il
consiste, qui coûte 254 livres 4 sols. Le 6 mars 1747, on lui envoie un quin­
tal d'huile, qui coûte 65 livres. Le 4 janvier 1761, on envoie de l’huile
encore pour 61 livres, 16 sols au sieur Rarnieu, à Paris, qui a remplacé le
précédent, et ainsi dans la suite.

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21

—

« immémorial », les recteurs décident de se placer sous le voca­
ble de Notre-Dame de Consolation et de Saint-Mitre. Cette déli­
bération fut approuvée par l’autorité ecclésiastique (V. Délibé­
ration du 19 février 1747) le 16 février suivant.
Et c’est ainsi que, comme conséquénce de la séparation d ’avec
les Pénitents, et pour conserver la tradition provençale de Saint
Mitre, ce saint devint le patron des prisons d’Aix et sa fête fut
célébrée toutes les années.
Séparée complètement de cette confrérie, l’Œuvre tenait pour­
tant encore ses réunions chez elle. Mais cette situation ne put
durer longtemps.
Dès le début de 1748, les Pénitents réclamèrent la libre jouis­
sance du local et ne voulurent plus recevoir chez eux, ceux qui
avaient voulu une séparation définitive. Un procès s’en suivit et,
après entente, le Parlement rendit, le 7 mars 1748, un arrêt d’ex­
pédient aux termes duquel l ’Œuvre devrait quitter à la SaintMichel suivant le local qu’elle occupait.
Toutefois cet arrêt fut exécuté avant cette date, car, dès l'arri­
vée de Pâques, les prieurs des Prisons allèrent s’installler chez
un sieur Tabary, chirurgien, proche des prisons. Us louèrent
deux pièces au premier étage moyennant 75 livres par an. La
délibération du 9 avril 1748 ne donne aucune indication précise
sur l ’emplacement de cet immeuble.
Malheureusement en quittant la Compagnie des Pénitents, les
recteurs des Prisons durent lui laisser quelques portraits de bien­
faiteurs que cette confrérie prétendait lui appartenir.
L’Œuvre obtint du Parlement dès le 16 septembre 1751, pour
ses réunions et ses archives, les appartements destinés au ser­
vice de la Chancellerie, près la Cour des Aides, après sa suppres­
sion. Mais quand cette chancellerie fût rétablie, il fallut chan­
ger encore. C’est a ce moment que le prince de Marsan, gouver­
neur de Provence, lui accorda un local situé au dessus de la
chapelle de Saint-Mitre et dépendant de son gouvernement.
Les prieurs des prisons y restèrent de 1775 à 1779, et,
le 2 mai de cette derniere année, allèrent s’installer rue PontMoreau. Depuis cette époque, jusqu’au moment de l’acquisition
de l’immeuble, rue des Epinaux, ce fut pour eux un nouveau
sujet de dépenses.
Ces dernières d’ailleurs augmentaient toujours. Aussi les que-

�tes furent réglées d’une façon minutieuse dans toute la Provence.
Après avoir mûrement « examiné la situation des quatorze dio&lt; cèses compris dans la juridiction du Parlement », l ’Œuvre
décida le 26 décembre 1762 un règlement intitulé « pourl’adminis« tration et la correspodance » aux termes duquel chaque recteur
était chargé d’un diocèse et devait surveiller l ’assiduité des quêtes.
Des difficultés surgirent à ce sujet avec la ville de Marseille,
mais le Parlement donna droit aux recteurs d’Aix par son arrêt
du 8 février 1753 et maintint le règlement général du 28 février
1712 homologué le 7 avril suivant. Toutefois tous ces procès
entre œuvres charitables des deux villes voisines ne se terminè­
rent que par l ’arrêt du 24 avril 1760, d’après lequel, le produit
des quêtes, faites à Marseille, devait être divisé en deux parties
égales, pour, la moitié être administrée par le conseil charitable
de Marseille et être distribuée aux prisonniers de cette ville, et
l ’autre moitié être envoyée à l’Œuvre d’Aix.
Pour assurer d’ailleurs le fonctionnement des quêtes dans la
province et en garantir la régularité, le Parlement, par arrêt du
24 décembre, accorda certaines faveurs à ceux qui acceptaient ces
fonctions et ce, sur la production de lettres de nomination
signées de deux recteurs des Prisons et enregistrées au grelfe du
Parlement. Grâce à ces formalités et pendant leur exercice, les
quêteurs étaient exempts de certaines charges.
Enfin l’Œuvre obtint du Parlement le 18 juin 1760 de se faire
remettre l’argent provenant des dépouilles ayant appartenu
aux prisonniers jugés et déposées au greffe, ainsique les effets
conservés toujours au greffe depuis plus de dix ans. Tout devait
être vendu par les recteurs et le produit placé par eux, ainsi que
l ’argent qu’on leur remettait directement, sur un « corps » ou
une association solvable ;
Quelques années plus tard, et sur la demande qui lui en
avait été adressée en vertu de la délibération du 15 octo­
bre précédent, le Parlement autorisait une quête générale dans
les villes et les faubourgs et une autre quête le jour du transfert
des prisonniers aux prisons des casernes.
La quête générale produisit 468 livres. Quand à celle qui eut
lieu le jour du transfert des prisonniers, le 15 novembre 1786,
elle produisit cent livres et cinq sols, neuf deniers, elle fut
faite par les deux recteurs semainiers le long du cortège qui

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parcourut les rues Pont-Moreau, Saint-Jean et le cours SainteAnne.
Aux nouvelles prisons, l ’Œuvre continua ses services comme
par le passé. Elle alla en faire l ’inspection avec le Parlement
tout entier et obtint certains locaux pour entreposer ses provi­
sions et loger le « Bombardier ». (1)

Lorsque la Révolution éclata, l ’Œuvre était prospère, mais
bientôt ses ressources disparurent presque complètement (2).
Toutes les associations et corporations sur lesquelles étaient
placées ces réserves, moyennant intérêts, sombrèrent ou disparu­
rent (3). C'était une perte certaine. Il est vrai que le district dis­
tribua des secours et donna des sommes relativement importantes
pour maintenir l ’Œuvre.
Mais les idées nouvelles commençaient à se faire jour surtout
parmi les détenus. Déjà des plaintes avaient été adressées par les
semainiers. Le 10 novembre 1790, le recteur, rendant compte de
sa visite aux prisons, rapporte qu’il a été, de la part des prison­
niers, l’objet « de propos indécents, de demandes indiscrètes...
« de menaces... » et cela parce que, par manque de ressources,
on avait supprimé le « régal » de saint Mitre.
L’Œuvre délègue quatre de ses membres (4) à l ’assemblée ad­
ministrative du département. Mais, le président, sans même avoir
consulté ses collègues, et, tout en vantant et reconnaissant les
(1) On appelait ainsi, depuis fort longtemps d'ailleurs, celui qui était
chargé de soigner les malades. C’était un prisonnier qui recevait 24 sols
par mois. Les émoluments avaient été portés à 3 livres par mois le 30 avril
1780. Plus tard, ses appointements s ’élevèrent jusqu'à 108 livres par an.
(2) D’après un état dressé en janvier 1763 et déposé aux archives de
l'Œuvre, cette dernière possédait:
Sommes portant pensions................................. 35.257 liv. 17
Legs et accom pagnem ents.................... . .
1.364
Sommes prêtées par contrats sans intérêts.
3.922
14
Sommes dues par promesses privées . . . . 1.231
41.774
31
et, d’après le même état, les pensions du premier article s’élevaient à
1,593 livres par an.
(3) La délibération du 15 janvier 1792 constate qu’il est à dû l’Œuvre
1832 livres de rente et, le 12 février suivant, lors de la reddition des comp­
tes, l ’Œüvre n’a en caisse que 18 livres, 13 sols, 10 deniers.
(4) La délégation comprenait les sieurs Mouret et Rey, recteur et vicerecteur; Lambert, secrétaire, et Jaubert, iinger.

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�— 24
services rendus par les recteurs des prisons, déclare que les pri­
sonniers ont eu à se plaindre du geôlier ; il se borne à ces récri­
minations, sans accorder à l ’Œuvre les moyens qu’elle réclamait
pour faire respecter ses membres.
Aussi, quand les délégués retournent parmi leurs collègues et
leur communiquent le résultat de leurs démarches, les recteurs
prennent le même jour, 10 novembre 1790, une nouvelle délibé­
ration, d’après laquelle aucun recteur n’ira aux prisons la se­
maine suivante, tout en assurant le service des distri­
butions, dont sera chargé un prisonnier, ne &lt; devant exposer
« aucun des administrateurs à des insultes, des menaces et voye
« de faits. » Cette décision était prise dans l ’espoir que « d’ici
« dimanche l ’assemblée administrative aura donné des ordres
« nécessaires pour prévenir tout malheur. »
Bien que cette délibération ait été adressée à l ’assemblée ad­
ministrative, cette dernière ne prit aucune mesure. Aussi le 14
novembre 1790, l ’Œuvre se réunit à nouveau. « Considérant, dit
« textuellement la délibération, que les menaces et l ’ingratitude
« des prisonniers envers plusieurs des recteurs ne la porteront
« jamais à les abandonner, sans avoir pourvu aux moyens d’être
« continuellement secourus. Considérant que l ’humanité, la bien« faisance et quelquefois l'humilité doivent être le mobile qui
« dirige les hommes dans quelque religion qu’ils soyent nés et
« surtout dans celle que nous avons le bonheur de posséder...
« Considérant enfin que les recteurs, dont les fonctions sont gra« tuites, pénibles et dégoûtantes, bornent toute leur ambition à
« servir les pauvres et ne désirent d’autre récompense que celle
« que le Tout-Puissant destine à ses serviteurs, aucune puissance
« de la terre ne peut les forcer à continuer leurs fonctions, lors« que leur conscience et leur charité leur commandent impérieu« sement de les cesser... »
Les recteurs délibèrent donc à la suite de cet exposé et à
l ’unanimité de continuer leur service jusqu’au 2 janvier 1791,
jour d’élection des membres selon l’article 4 du règlement et les
lettres patentes de 1747, que jusqu’à cette date les recteurs de se­
maine « feront distribuer » tous les secours de toute nature
selon les usages. Il est de plus ajouté « que le bureau ayant
« ainsi pourvu au soulagement des prisonniers, délibère solen« nellement, à l ’unanimité, de son pur et libre mouvement, sans

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«
«
«
«
«

autre suggestion que celle de sa conscience, qu’il renonce à
toutes fonctions quelconques audit jour 2 janvier 1791 et met
entre les mains du corps administratif toutes les fonctions temporelles et spirituelles, qu’à cette époque les recteurs ne s’assembleront plus. »
Il était en outre indiqué, toujours dans la même délibération,
que le procès verbal de la séance serait imprimé avec celui de la
réunion du 10 novembre précédent pour être distribué : trentesept exemplaires au corps administratif, dix au directoire du dis­
trict et quatorze au corps municipal. Enfin les recteurs des pri­
sons terminaient en déclarant que celui de ces 'corps administra­
tifs, qui était chargé de l ’inspection des hôpitaux ét établisse­
ments de bienfaisance, procéderait à la nomination, élection et
installation de nouveaux recteurs, ceux actuels étant prêts à ren­
dre leurs comptes et à remettre à leurs successeurs tous les titres,
papiers et meubles appartenant à l ’Œ uvre.
Cette publication produisit de l ’effet. Prise le 14 novembre
1790, dès le 15, soit le lendemain, le sieur Martin fils d’André,
président du corps administratif du département, écrivait aux
recteurs des prisons. Il leur indiquait qu’une enquête avait été
ouverte et que les propos répréhensibles avaient été tenus « par
« un petit nombre de prisonniers, tourmentés par des assertions
« aussi coupables que mensongères, avec lesquelles on cherchait
« à les égarer et les porter au désespoir... » Il suppliait les rec­
teurs de continuer à secourir les prisonniers, à leur donner con­
fiance dans les nouveaux juges « désireux de découvrir l ’inno« cence plutôt que le crime, » et à distribuer des consolations,
qui recevront un nouveau prix, dans « la bouche » des recteurs
à des malheureux qui « leur doivent de la confiance. » Enfin il
terminait ainsi sa lettre : « Il m’est infiniment agréable de vous
« adresser cette prière au nom de l ’assemblée générale de l ’ad« ministration du département. J ’ai l ’honneur d’être, messieurs,
« votre très humble et très obéissant serviteur... »
L’Œ uvre réunie le 19 novembre, annula ses deux précédentes
délibérations, mais elle ne répondait pas et ne s’engageait pas à
reprendre son service, car le département ne lui accordait au­
cune satisfaction, en ne prenant aucune mesure pour éviter le re­
tour des mêmes incidents.
Aussi le 24 novembre 1790, le même sieur Martin, fils d’André,

�— 26 —
président du département, écrit encore à l'Œuvre. Il rappelle sa
lettre du 15 et invite les recteurs des prisons à reprendre leurs
fonctions et à donner aux prisonniers le repas de saint Mitre qui
avait été supprimé, fait qui avait été la cause du commencement
de trouble.
Cette lettre était le résumé du rapport des commissaires près
l ’administration départementale. Les recteurs des prisons se réu­
nissent (1) le 26 novembre et répondent en termes convenables
mais catégoriques. S’ils ont supprimé des secours et le repas de
saint Mitre, c’est que la caisse est vide, et le corps administratif
peut allouer des secours pour permettre à l ’OEuvre de faire de
nouvelles distributions. Quant aux raisons qui ont obligé les rec­
teurs de suspendre les visites aux prisons, ils restent fermes dans
leurs décisions et s’expriment ainsi : « les défenseurs de la pa« trie, les défenseurs des citoyens ne leur ont point encore indi« qué les moyens propres à rassurer leurs craintes ; remplissez
« cette tâche envers des administrateurs des pauvres, elle leur
« est due ; et vous les verrez bientôt prêts à essuyer les larmes
« de la douleur et du gémissement. C’est le vœu des recteurs que
« leur délibération du 24 nous charge de vous exprimer. »
Ce langage était correct mais décisif, et, il faut bien le recon­
naître, s’il était digne, il n ’était pas fait pour éviter toute suscep­
tibilité. Pourtant, par lettre du 9 décembre, le district remettait
600 livres aux recteurs des prisons.
Mais les idées marchaient et la délibération du 19 décembre
1790 montre que la politique avait pénétré même dans l ’OEuvre
des Prisons.
La Société des Amis de la Constitution présenta, en effet, au
corps administratif du département une pétition pour faire pro­
noncer l’exclusion de quatre membres, recteurs des prisons, ac­
cusés «• d’impatriotisme ». De suite, le civisme de cinq recteurs
« est échauffé » ; ils se rendent au corps du département, esti­
mant « qu’il est des circonstances qui commandent impérieuse« ment de s’écarter des règlements, surtout lorsque le bien de la
« patrie et l ’intérêt de l’OEuvre l ’exigent. » Ils demandent à
cette assemblée de devancer les élections, et, sous la présidence
(1) Sont présents à cette délibération : les deux recteurs de semaine : les
sieurs Rey et Topin, et les sept membres suivants: Jaubert, Mouret, Alpheran, Eyssautier, Simeonis, Perrier et Brezet.

�27 d’un commissaire du département, d’autoriser le remplacement
immédiat des quatre recteurs dénoncés et de tous ceux qui vont
avoir leur mandat expiré ou dont l'absence rend le renouvelle­
ment nécessaire. Cette requête fut accueillie avec des éloges.
Tel est le résumé de la situation fait par le sieur Périer, rec­
teur semainier à l’assemblée de l ’OEuvre dans la réunion précitée
du 19 décembre 1790, qui eut lieu sous la présidence de M. Vernet, homme de loi, administrateur du département, délégué à cet
effet, et en présence de MM. Périer, Lambert, Siméonis, Chastel,
Topin et Rey, recteurs. Les sieurs Brezet, Mouret et Jaubert,
dont les pouvoirs n’expiraient que quelques jours après, avaient
signé leur démission le 17 décembre. Ainsi les nouvelles élections
devenaient valables.
Le président, délégué du département, fit un discours, surtout
politique, dans lequel il retraça le respect que les recteurs de­
vaient avoir pour la nouvelle constitution et ne parla que fort
peu de l ’OEuvre, promettant néanmoins l ’appui et la bien­
veillance des autorités.
Puis, après avoir renouvelé presque tout le bureau, et sur la
proposition du sieur Périer, les délibérations des 10 et 14 novem­
bre précédent furent annulées.

L’OEuvre continua son service, mais avec de nombreux embar­
ras. Certes le même esprit ne régnait plus parmi les recteurs (1),
et leurs fonctions devenaient de plus en plus difficiles. Les res­
sources d’ailleurs manquaient et les quêtes ne pouvaient plus
être faites. Aussi le 30 mars 1791, les membres des prisons adres­
saient à la municipalité un mémoire, dans lequel ils exposaient
le dénûment de leur société ; les capitaux placés sur des corps de
métiers ont disparu par suite de la suppression des jurandes, la
(1) Ainsi, sur une plainte portée le 9 janvier 1791 par les maires et offi­
ciers municipaux de Meyrargues contre le sieur Desgarats ou Desgavaux,
recteur délégué de cette localité, une enquête fut ouverte. La Municipalité
ne voulait pas préciser ses griefs, mais réclamait son remplacement par les
sieurs Jean Reynaud et Louis Barlatier. L’Œuvre décida, le 6 mars 1791,
tout en exprimant « son regret que M. Desgaveaux ne put continuer d’être
« recteur, quoiqu’il eût toujours bien mérité de l’Œuvre, » de le rempla­
cer à cause de ses discussions avec le maire et puisqu’il « n’est plus agréa­
ble aux habitants de Meyrargues », elle nomma à sa place les (leux candi­
dats proposés par la Municipalité.

�— 28 —
Provence ayant été divisée en départements, celui des Bouchesdu-Bhône seul envoie maintenant des subsides, Aix ne fournit
presque plus rien, car « il est connu qu’Aix est la ville du
« royaume qui perd le plus à la révolution. »
De plus, les sœurs du Tiers Ordre de saint Dominique, qui
s’occupaient avec dévoûment des prisonniers démissionnèrent
pour manque de ressources. Elles remirent à la municipalité leurs
capitaux, s’élevant à 318 livres de revenus et la délibération du
30 mars relate que la mairie pria l ’Œuvre de s’en charger, à
condition de remplir les conditions acceptées par ces dames en
recevant ces fonds. Les recteurs acceptèrent l’offre, mais d’une
façon purement provisoire, et sans prendre d'engagement for­
mel, car si les dames du Tiers Ordre avaient 318 livres de reve­
nus, elles en dépensaient plus de mille, dit la délibération, grâce
aux aumônes qu’elles recevaient.
Ces réserves n’étaient pas inutiles. Il fallut en effet quelqu’un
pour s’occuper, à la place des religieuses, du linge, du vestiaire
et de la soupe. C’est ainsi de cette époque que date la création de
la « Mère de l’OEuvre, » (délibération du 3 avril 1791) dont le
choix fut parfois difficile. Mais c’était aussi de nouvelles dépen­
ses.
Toutefois l ’OEuvre ne fut pas éteinte par le décret de suppres­
sion des congrégations séculières et confréries des 10-18 août
1792 ; elle fqt en effet comprise parmi « les hôpitaux et maisons
« de charité » qui, aux termes de l'article 1er du décret, devaient
continuer h fonctionner sous le contrôle des corps administratifs
et municipaux.
•
D’ailleurs en vertu de la décision de l ’Assemblée nationale du
24 août 1793, les titres des créances de l’Œuvre furent envoyés
à Paris avant le l ’r janvier 1794 et la rente liquidée et inscrite au
grand livre de la dette publique en vertu des lois des 9 vendé­
miaire et 24 frimaire an vi. C’est ce qui formera le début de la
dotation actuelle.

L’OEuvre des Prisons avait bien passé une première crise, mais
si elle y avait survécu sans interruption, il n’en sera pas toujours
de même.
Continuellement en effet les recteurs font des demandes de

�— 29 —
subsides, parfois il leur en est accordé, mais les fonds finissent
par manquer partout.
Au mois de nivôse an n i, le registre des délibérations porte,
en marge, cette mention « l ’OEuvre des Prisons a été suspendue
« par l ’ancienne administration du district dans le courant du
« mois de nivôse an n i de la République Française. » C'est la
première interruption dont la cause n ’est pas donnée, mais qui
ne fut pas de longue durée.
Dès le mois de prairial de la même année, en effet, la commis­
sion municipale écrivit à chacun des recteurs, personnellement,
pour les prier de remettre en activité une œuvre, arrêtée, est-il
écrit « contre le vœu de la loi. » Le 17 prairial an n i le registre
des délibérations prouve que cette demande fut accueillie et les
réunions recommencent à partir de cette date.
Les recteurs forment de suite leur bureau et adressent des péti­
tions pour avoir des fonds. Il leur est accordé 1.200 livres, mais
ce n’est pas suffisant. A peine peut-on avec cette somme couvrir
un déficit arriéré. Enfin sur une nouvelle demande le district
leur remet encore 6.000 livres; ainsi l ’OEuvre peut marcher et
fonctionner un certain temps.
Mais ces sommes furent vite épuisées et, le 16 pluviôse an iv,
le trésorier rendant ses comptes aux commissaires de la munici­
palité, n’a en caisse que 142 livres et 15 sols. Aussi les recteurs
remettent en même temps que leur démission, tous les fonds aux
délégués du département ; leurs fonctions sont encore devenues
impossibles.
#

* *
Le 18 germinal an v, le sieur Miollis, commissaire du pouvoir
exécutif, après une visite aux prisons, en faisait, à ses collègues,
un tableau navrant et effrayant : « Il est de mon devoir, d’ins« truire l’administration des maux qui affligent l ’humanité souf« frante dans les prisons... J'ai vu, dans cette maison, des mal« heureux n’ayant pas même une cruche à leur usage... J ’ai vu
« des hommes qu’on ne pouvait panser faute de linge... la mi« sère est si grande, que les prisonniers cachent, autant qu’ils le
« peuvent, la mort de leurs camarades, pour avoir une augmen« tation de nourriture... J ’ai trouvé au milieu des hommes con-

�— 30 —
« damnés aux fers, et ayant à peine la figure humaine, une
« jeune fille de trois années, d’une physionomie charmante, qui
« a été délaissée par sa mère qui s’est évadée, et que ces hommes,
« que le malheur a rendu sensibles, soignaient avec les senti« ments les plus tendres, en se privant chacun de quelque lé« gère partie d’un pain qui est insuffisant à leur propre subsis« tance. »
Et il terminait ainsi son rapport : « La cause des maux
« qu’éprouvent les prisonniers d’Aix, a son origine dans la sup« pression d’un bureau de bienfaisance qui y était établi pour le
« soulagement des détenus, sous le nom d’OEuvre des Prisons. ;
« Ce bureau, administré par des personnes des deux sexes, vrai« ment admirables par leur zèle, faisait distribuer aux prison« niers les secours et les soins que l’humanité commande et était
« une sauvegarde pour les mœurs... Il est urgent de pourvoir
« aux maux dont nous avons été les témoins... Il convient de
« rappeler à leurs fonctions les anciens administrateurs du se« cours aux prisonniers, de remplacer par d’autres ceux de ces
« premiers qui ne pourraient pas continuer cet exercice... »
Sur ce rapport, l’administration centrale du département prit
sur le champ un arrêté d’après lequel l ’OEuvre des Prisons serait
de nouveau établie et ses recteurs remplacés, si besoin, et réins­
tallés avec l ’adjonction de deux dames « respectables par leurs
mœurs » pour les soins a donner aux femmes détenues. Enfin le
département délivrait un mandat de quinze cents livres pour les
divers achats de linges, vêtements, couvertures et autres objets ;
il se chargeait en outre de toutes les dépenses de nourriture et
d'amélioration aux prisons, que le receveur de l ’enregistrement
devrait payer sur le visa des membres de l ’OEuvre ainsi recons­
tituée. Cette dernière était en outre autorisée a recevoir les dons
de toutes les villes du département et le produit des quêtes qui
seraient faites dans les maisons par ses délégués.
Sur le vu de cet arrêté, la municipalité convoqua, le 12 floréal
an v, les anciens recteurs, mais ils n’étaient plus que six. Le
bureau fut complété pour comprendre les quinze membres règle­
mentaires qui devinrent « les commissaires d’humanité, » c’est
ainsi qu’on les appelait alors, avec deux dames, dites « dames
« d’humanité. »
L’OEuvre était ainsi reconstituée, et fonctionnait sous le patro-

�— 31
nage et le contrôle de l'autorité municipale. Son premier soin fut
encore de se procurer des fonds.
Toutefois, le 10 vendémiaire an vu , se trouve encore une nou­
velle lacune dans les registres des délibérations qui ne repren­
nent que le 28 nivôse an x.
Pourtant ce ne fut pas une troisième interruption. Le registre
de correspondance indique, en effet, que l’OEuvre continuait ses
services. Mais il est probable que les membres, à cause des trou­
bles de l ’époque, ne pouvaient commodément se réunir et laisser
trace de leurs décisions.
Le 8 pluviôse an ix, le maire prenait un arrêté, occasionné,
est-il dit, par la négligence de certains commissaires d’humanité.
Aussi onze d’entr’eux furent révoqués et remplacés.
Cet arrêté fut approuvé par le Préfet le 14 pluviôse suivant.
Les nouveaux membres devaient être installés et commencer
leurs fonctions le 15 pluviôse de la même année. Mais le registre
des délibérations ne fait pas mention de cette cérémonie et les
procès verbaux ne commencent h être rédigés qu’à partir du 28
nivôse an x.

A la tourmente révolutionnaire succéda une ère de calme qui
permit aux œuvres de bienfaisance de prospérer rapidement.
Celle des prisons, dès sa réapparition, s’organisa bien vite.
Tout d’abord, les commissaires d’humanité élaborèrent un
nouveau règlement. Puis, le culte ayant été rétabli et un nouvel
archevêque installé, ils s’occupèrent des secours religieux à don­
ner aux prisonniers.
L’Œ uvre obtint l ’usage d’une ancienne chapelle qui était dans
les prisons aux casernes. Le 24 messidor an x, elle décida de la
faire réparer à ses frais et d’acheter des ornements, des vases sa­
crés et un mobilier. Elle vota la somme de trente sols par messe
pour le prêtre qui desservira momentanément les prisons et orga­
nisa les quêtes. Le 26 messidor an x, la municipalité les autorisa
dans la ville et l ’autorité préfectorale donna le même droit le 3
ventôse an x m pour « tous les temples et lieux où peut être ex« citée la charité. »
Les commissaires d’humanité ne négligeaient ainsi aucun

�— 32 —
moyen pour se procurer des subsides. D’ailleurs, depuis leur der­
nière réorganisation, ils étaient chargés de toutes les dépenses
des prisons ; sans doute le gouvernement en remboursait une par­
tie, mais c’était toujours un surcroît de charges pour l ’OEuvre
qui avait ainsi à surveiller les fournitures, à en régler le montant
et réprimer les abus. Toute l ’administration et la surveillance
des prisons concernait les commissaires d'humanité et ce régime
dura jusqu’en 1821, moment où tout ce qui avait trait au con­
trôle des prisons fut confié à une commission spéciale, dite
de surveillance.
Le 18 frimaire an xi, un nouveau règlement, copie de celui de
1747, fut définitivement voté.
Mais le champ des obligations et fonctions des recteurs deve­
nait énorme. Sans cesse les délibérations se font l ’écho de plain­
tes au pouvoir administratif sur les abus commis par les préposés
des prisons. L’OEuvre remédie à certains inconvénients, soit en
empêchant la promiscuité des prisonniers des deux sexes, soit en
faisant exécuter des travaux pour améliorer la salubrité.
Aussi, dès thermidor an xr, un relâchement s’étant produit
dans les fonctions de certains commissaires, leurs collègues
étaient surchargés et, après plusieurs avertissements donnés, il
fallut en arriver à une réorganisation.
Elle eut lieu le 19 thermidor et les nouveaux membres nommés
par la mairie furent installés par le chef de la municipalité qui
fit à cette occasion l ’éloge de l ’Œ uvre (1).
Toutes les autorités firent leurs efforts pour les faciliter dans
leurs tâches : l'autorité religieuse en ordonnant des quêtes, l ’au­
torité administrative en prenant à sa charge certaines dépenses.
Ainsi le 3 messidor an x i i , sur la demande de l ’archevêque, le
Gouvernement autorisait officiellement le culte dans la chapelle
dépendant des prisons et assurait dès ce moment le traitement de
l'aumônier.
Il est bon de noter en passant que, le 7 brumaire an xiv, l ’OEuvre rétablit la fête de saint Mitre, qui n ’avait plus été célébrée
depuis les incidents qui se produisirent au début de l ’ère révolu­
tionnaire.
(1) La Mairie d’Aix était présidée par M. Sallier, dont les adjoints
étaient les sieurs Michel et Alexis.

�La fête eut lieu le 22 brumaire, ou le 13 novembre 1805 ; elle
consista en une messe, avec instruction, célébrée par l’aumônier
et suivie du « régal » traditionnel, comprenant « pain, bœuf en
« daube et un quart de vin. » L’après-midi les commissaires et
les dames d’humanité allèrent visiter les cachots, chambres et
infirmeries, exhortant les prisonniers il la patience et recevant
leurs réclamations.
C’est le moment où l ’OEuvre des Prisons est arrivée au xix'
siècle à la prospérité complète. Le nombre des commissaires fut
porté à seize par suite du règlement du conseiller d’Etat, préfet
du département, en date du 17 brumaire an xiv, qui créa, pour
tous les bureaux de bienfaisance, le poste « d’ordonnateur. &gt; Le
premier qui fut nommé fut le sieur Vial, élu le 20 décembre 1808.
Ce même arrêté soumit la comptabilité à l ’approbation du maire;
plus tard elle le fut aussi à celle du préfet.
*
* *
En 1819, et par l ’ordonnance royale du 9 avril, furent créées
les commissions de surveillance pour les prisons. Leurs attribu­
tions consistaient à s’occuper de la salubrité, et des améliorations
de toute sorte dans les locaux, enfin de l ’instruction religieuse
des prisonniers, de leur régime intérieur et de leur travail.
Cette commission fut nommée par le Ministre, sur présentation
du Préfet et installée le 10 février 1821.
Mais il ne faudrait pas croire que cette dernière ait remplacé
l ’OEuvre des Prisons. C’est plus tôt celle-ci qui pendant plusieurs
années supplanta et annihila la première dans toutes ses fonc­
tions et attributions.
Dès le début, en effet, on considéra que les deux commissions
devaient se réunir, travailler et délibérer de concert dans le but
commun des prisons. Au point de vue officiel elles étaient pour­
tant séparées : l ’OEuvre se réservait le côté de bienfaisance, cha­
ritable et religieux, la commission, tout ce qui était purement
matériel et administratif.
A la séance d’installation, le maire d’Aix prit la parole ; il
remercia l ’OEuvre et engagea ses membres à se réunir à la com­
mission et travailler ensemble ponr le bien des prisonniers.
Cet accord fut bien vite établi. La commission de surveillance
3

�— 34 —
fut composée de sept personnes dont quatre faisaient partie de
l ’OEuvre. Parmi les trois qui n’en étaient pas membres, une dé­
missionna de suite et les deux autres, à la fin de leur mandat,
furent remplacées par d’autres membres de l'OEuvre.
Ainsi l ’accord ne pouvait être que complet. Aussi le 6 avril
1822 les commissaires votèrent un nouveau règlement, calqué
sur celui de 1747, mais seulement arrangé pour pouvoir être exé­
cuté, tout en se conformant à l ’ordonnance de 1819.
Cette entente dura plusieurs années et les prisonniers n’eurent
qu’ii s’en réjouir, car les améliorations apportées à leur régime
furent nombreuses et de toutes sortes, jusqu’en 1843 date de la
séparation des deux commissions et de la dernière transforma­
tion de l ’OEuvre.
D’ailleurs cette dernière voyant ses finances dans un état satis­
faisant, estima, le 13 avril 1831, que la meilleure administration
était de faire un placement sur elle-même et d’économiser ainsi
un loyer. Elle projeta d’acheter l ’immeuble, sis à Aix, rue des
Epinaux, n° 6. Des pourparlers avaient déjà été engagés, et un
devis de réparation, s’élevant à douze cents francs, rédigé par
l’architecte de la ville. Aussi l ’acte sous seing privé fut signé le
21 avril 1831 et envoyé, avec toutes les pièces, à la préfecture
pour l ’approbation nécessaire.
Mais des difficultés furent à ce moment soulevées. L’OEuvre
avait-elle la capacité juridique pour posséder ? Sans doute elle
avait toujours été respectée et aidée par les pouvoirs publics,
mais les autorités administratives exigeaient une certaine pru­
dence pour éviter toute contestation et pour empêcher que, dans
un temps plus ou moins éloigné, on prétende que l ’OEuvre avait
été comprise dans le décret de suppression de 1792.
Aussi, pour arrêter tous ces obstacles et mettre fin à toute disj cussion possible, le 20 décembre 1833 intervint une ordonnance
V royale reconnaissant à l ’OEuvre des Prisons le caractère d’éta­
blissement d’utilité publique et autorisant l ’acquisition de la
maison rue des Epinaux, n° 6, pour le prix de 4.800 francs.
L’acte fut passé par devant M* Pison, notaire à Aix, le 10 mars
1834.
Quelques mois avant cette ordonnance, les prisons nouvelles et
actuelles ayant été construites, les détenus y furent transférés le
31 mai 1833. Les administrateurs des prisons avaient été mêlés

�— 35 —
aux travaux et à l ’aménagement de l ’immeuble et le 2 juin 1833
avait eu lieu, en leur présence, la bénédiction et l ’inauguration de
la nouvelle chapelle.
***
Cette ordonnance de 1833^orme le titre actuel et définitif de
l ’OEuvre. Elle se réfère d'ailleurs aux règlements et lettres pa­
tentes de 1686, 1695 et 1747. Mais dès maintenant l ’OEuvre a le
droit incontestable d’acquérir et de posséder car elle est recon­
nue d’utilité publique.
Un règlement du Ministre du Commerce et des Travaux Pu­
blics, qui porte la même date, régla les points principaux de son
organisation.
L’article premier est ainsi conçu : « L’OEuvre des Prisons
« d’Aix a pour but de distribuer aux prisonniers les secours pro« venant, soit de ses propres revenus, soit des quêtes dont il sera
« parlé ci-après, soit des dons de la charité publique. Ces se« cours consistent principalement en aliments, en vêtements, en
« chaussures et médicaments.
« Cette œuvre est toute de bienfaisance, et n ’a d’autre auto« rité que l ’autorité morale qui s’attache naturellement à une
« réunion d’hommes dévoués au soulagement des malheureux.
« Ses attributions ne portent aucune atteinte à celles de la com♦ mission de surveillance des prisons, constituée par ordonnance
« royale du 9 avril 1819. »
Après avoir ainsi défini la portée et le but de l ’OEuvre, le même
règlement, décide qu’elle sera composée de quinze membres, élus
pour cinq ans, renouvelables par cinquièmes toutes les années,
mais rééligibles, et nommés par le Préfet sur une liste composée
de trois candidats pour chaque membre à nommer et présentée
par l ’OEuvre à la sous-préfecture d’Aix. Enfin la composition dénitive devra chaque année être notifiée par le maire au concierge
des prisons et à la commission de surveillance pour que les admi­
nistrateurs puissent rentrer aux prisons et y exercer leur mission
de charité.
Les fonctions et les attributions des membres du bureau sont
définies par le même règlement. Les réunions doivent avoir lieu
chaque semaine et être présidées par le maire, à défaut par le

�— 36 —
commissaire de service et en cas d’empêchement par le plus an­
cien des membres présents. L’ordonnateur n’a qu'à faire exécu­
ter les délibérations, surveiller les dépenses, expédier les man­
dats, arrêter la comptabilité et faire la correspondance. De plus
l’OEuvre est autorisée à faire des quêtes dans les églises d’Aix et
du département, en nommant des représentants dans toutes les
localités, et à s’aioindre, avec l ’agrément de l ’autorité munici­
pale, des dames d’humanité.
A la suite de ce règlement ministériel, les nominations furent
régulièrement faites par le Préfet, sur une liste présentée par le
Sous-Préfet d’Aix, et le bureau installé le 2 février 1834. Chacun
prêta le serment prescrit.
Ainsi constituée, l ’OEuvre, dans sa réunion du 2 avril 1834,
vota des statuts, dits règlement intérieur, qui ne sont que la re­
production des précédents, comme ces derniers étaient à leur
tour la reproduction de ceux qui avaient déjà été votés. Ils fu­
rent approuvés par le Sous-Préfet d’Aix, M. Colle, le l'r mai
1834, et par le Préfet, M. Thomas, le 28 mai 1834. C’est le règle­
ment appliqué encore de nos jours.
Dès lors les quêtes furent partout réorganisées, d’une manière
encore plus minutieuse et complète, avec l ’agrément de l ’auto­
rité ecclésiastique, à laquelle on soumettait la nomination des
collaborateurs désignés pour chaque paroisse.
Pendant le choléra de 1835, le dévouaient des administrateurs
fut particulièrement remarqué et l’OEuvre assista officiellement à
la procession générale qui eut lieu pour obtenir la cessation du
fléau. De même, quand la procession du jour de la fête de saint
Mitre fut rétablie, elle eut lieu en grande pompe et se déroula
même dans les prisons.
Les commissaires d’humanité des prisons se crurent même for­
cés d’appliquer scrupuleusement le règlement ministériel. L’arti­
cle 15, visant les dames d’humanité et soumettant leur nomina­
tion à l’approbation municipale, ils se crurent liés par ces pres­
criptions. Aussi le 7 décembre 1838, ils portèrent leur nombre à
huit et leur choix fut régulièrement approuvé par la mairie.
L’ordonnance de 1833 et les règlements qui l ’avaient suivie,
n'avaient pas détruit l’accord avec la commission de surveillance.
Bien que toujours distincte et séparée en principe, l ’OEuvre ré­
duite à un but « de bienfaisance et de charité, » s’occupait tou­

�jours de tout ce qui concernait les prisons, car cette division
n’était qu’officielle; en fait elle formait un tout avec la commis­
sion établie en 1819.
L’autorité administrative le savait et ne s’en offusquait pas ;
elle demandait môme l ’avis de l ’OEuvre pour tous les travaux et
toutes les dépenses à faire aux prisons, et les administrateurs de
leur côté faisaient des rapports toutes les fois qu’ils jugeaient
utile de proposer une amélioration.
Mais.de nouveaux règlements pénitentiaires sont publiés. Une
évolution se produit et les fournitures pour les prisonniers sont
enlevées peu à peu à l’OEuvre pour être donnés administrative­
ment. Des difficultés sont même soulevées au sujet de la pro­
priété des objets de la chapelle et du vestiaire. Les droits de
l ’OEuvre furent, il est vrai, facilement établis, et reconnus en­
suite par l’autorité; mais on voit, que, d’une manière lente et
insensible, se creuse le fossé qui bientôt s’établira et séparera dé­
finitivement les deux commissions, qui jusque là administraient
et géraient ensemble les prisons.
Dès le 19 mai 1841, le Président de la réunion, exposant la si­
tuation, indique la modification qui se produit dans la réparti­
tion des déniers de l ’OEuvre : « L’Etat prend à sa charge toutes
« les fournitures intérieures des prisons... L’OEuvre réservera
« toutes ses ressources pour les secours de charité nécessaires
« aux prisonniers au moment de leur libération... nous ajoute« rons que ces secours doivent aussi s’étendre aux familles des
* malheureux ouvriers de la ville détenus pour un évènement
« quelconque... »
Sans doute le champ ouvert jusque là à la charité des adminis­
trateurs était restreint ; mais cette situation devenait obligatoire,
elle va d’ailleurs bientôt être un fait accompli par la publication
du règlement ministériel, qui régla le régime des détenus dans
toutes les prisons du royaume et fut mis à exécution à Aix dès
1843.

Des difficultés nombreuses surgissaient sans cesse avec l ’auto­
rité préfectorale qui cherchait à composer une commission de
surveillance complètement distincte.

�— 38 —
La délibération du 4 novembre 1842 se fait l ’écho de tous les
bruits qui circulent et des incidents soulevés. Un rapport assez
long est fait sur la situation et envoyé ensuite à l’autorité supé­
rieure. Les administrateurs indiquent ce que sont et leur OEuvre
et la commission de surveillance ; ils démontrent l ’intérêt qu’il y
a de ne pas désunir ce qui a si bien marché ensemble durant
plusieurs années. Bien que séparés officiellement, ces deux
corps n’en font qu’un, en fait, et ont toujours travaillé ensem­
ble pour le plus grand bien des malheureux détenus.
Mais cette thèse ne fut pas accueillie. Sans doute, ainsi qu’ils
l ’avaient décidé le 4 novembre, les membres de la commission et
en même temps administrateurs des prisons démissionnèrent de
la première, dès que le Préfet voulut y nommer des membres
étrangers à l ’OEuvre. Et si le 29 décembre 1842, cette dernière
et la commission, toujours réunies, rédigèrent en 58 articles un
règlement intérieur des prisons sur la demande du Préfet, ce fut
le dernier acte important de leur collaboration.
Le 7 février 1843, les administrateurs assemblés pour l ’instal­
lation de leurs nouveaux membres, recevaient communication de
la lettre reçue le 30 janvier précédent de M. le Sous-Préfet d’Aix,
notifiant l ’arrêté ministériel du 21 janvier 1843.
Par cet arrêté les fonctions de membre de la commission de
surveillance et de l ’Œuvre étaient déclarées incompatibles. L’ad­
ministration avisait en conséquence que de nouveaux titulaires
allaient être nommés pour former la susdite commission.
Ainsi, le but que l ’Œuvre s’était tracé dès le 19 mai 1841,
devenait, pour elle, son objet unique et ses craintes étaient réa­
lisées.
C’est la dernière phase et la dernière transformation subies
par l’Œuvre des Prisons.
Ce qu’elle a été à partir du 30 janvier 1843, elle l ’est encore
aujourd’hui.
Voici d’ailleurs comment les années suivantes, en installant les
nouveaux administrateurs élus, le président retraçait très nette­
ment leurs fonctions depuis cette dernière modification.
Le 21 janvier 1846, le semainier s’exprimait en ces termes :
« il faut que nos administrateurs se persuadent bien qu’ils n’ont
« à se préoccuper d’autres soins que de ceux qui sont du ressort
« de la charité, tous les autres objets demeurant en dehors de nos

�— 39 —
« attributions. Persuadez vous bien que votre administration
« est une administration charitable, et pas autre chose, que vous
« n’êtes appelés qu’à secourir les prisonniers dans leurs besoins,
« à les aider dans leurs affaires, à faciliter leurs relations au
« dehors pour tout ce qui a rapport à ces mêmes affaires, et aux
« soins de leur décence, et surtout à ne pas compromettre la
« sûreté des prisonniers par des complaisances trop faciles dans
« les relations des prisonniers au dehors...... Rappelez-vous donc
« bien que votre visite dans les prisons n’a d’autre but que la
« charité......»
Peu après, et le 24 juin 1846, à l ’installation des dames d’hu­
manité le président rappelait les mêmes idées ainsi : « notre
« institution a donc pour but de soulager les prisonniers dans
« leurs besoins physiques, de les consoler dans leurs peines, de
« les aider dans leurs affaires personnelles, de venir au secours
« de leurs familles souvent plus malheureuses qu’eux, privés
« du secours de leurs bras, et surtout dans les premiers
« moments de leur détention, de chercher à faire triompher leur
« iunocence, soit en leur procurant des défenseurs lorsqu’ils n’en
« ont pas, soit en leur facilitant les moyens de faire entendre
« des témoins à décharge......»
Ces passages de discours sont intéressants car ils définissent ce
qu’est devenue l ’Œuvre des Prisons depuis 1842.
Charitable et de bienfaisance elle s’est occupée, ainsi que l ’in­
diquaient ses présidents, de tout ce qui pouvait être utile au
soulagement des prisonniers dans le cadre ainsi tracé.
Le redressement moral n’a jamais été abandonné. Dans cet
ordre d’idée les administrateurs établirent dès le 23 septembre
1846, une.bibliothèque pourJes prisonniers et dès le 9 mars de la
même année décidèrent de leur faire assidûment le cathéchisme.
En dehors de ces deux innovations les administrateurs s’occu­
paient du repatriement des détenus à leur sortie de prisons, et
durant leur séjour de captivité leur distribuaient des vêtements et
leur donnaient les moyens de relèvement moral et religieux.
J
Ainsi peut se résumer le but de l’Œuvre en 1843, ainsi que
celui de l’Œuvre en 1908.
Sans doute des visites régulières et assidues aux prisons, sont
actuellement devenues plus difficilles par suite des nouveaux
règlements pénitentiaires, mais pourtant le règlement ministé-

�— 40 —
riel du 20 décembre 1833 existe toujours et en confère toujours le
droit aux administrateurs.
L'institution ..jle ...llassistance^judiciaire,. qui procure à tout
détenu qui en fait la demande, un avocat d’office pour plaider
sa cause, a encore simplifié depuis longtemps le rôle de l ’Œuvre.
Mais une catégorie de détenus a, déjà, depuis de longues
années, attiré tout particulièrement son attention, ainsi que celle
de l ’administration pénitentiaire. Ce sont en effet les enfants qui
font l ’objet de leur principale sollicitude.
Il était navrant de voir, trop souvent, hélas, de jeunes déte­
nus, âgés de moins de seize ans, souvent abandonnés par leurs
parents soit divorcés ou séparés, soit dans la misère la plus
grande, venir remplir les prisons.
Deux améliorations étaient à accomplir : leur éviter la pro­
miscuité avec des détenus plus âgés qu’eux, dont la fréquenta­
tion devenait toujours un danger et tâcher de leur abréger la
durée d’une détention, souvent même, si possible, de la leur sup­
primer.
Grâce aux nombreux congrès pénitentiaires, à l ’administration
elle-même et aux demandes incessantes de l’Œuvre, le premier
vœu a été obtenu. Depuis de longues années déjà la prison d ’Aix
à un aménagement spécial, permettant de séparer les enfants des
détenus ordinaires. Grâce à la sollicitude du gardien chef et du
surveillant spécial du local qui leur est destiné, leur détention est
entourée de tous les soins désirables.
D’ailleurs puisqu’il est parlé de congrès, il faut mentionner et
rappeler le Vmo Congrès National du Patronage des Libérés qui
eut lieu à Marseille du 13 au 18 avril 1903, et dans les séances
duquel furent examinées et étudiées de nombreuses questions fort
intéressantes.
Le 15 avril, les membres de ce Congrès vinrent à Aix pour
visiter les prisons et la ville et se rendre compte des efforts
faits par l ’Œuvre peur le relèvement des prisonniers et en parti­
culier des enfants.
Mais ce premier remède apporté à la détention de ces jeunes
détenus, il en était un autre plus efficace et plus utile peut-être.
C’est encore grâce à l ’Œuvre qu’il a pu leur être procuré.
Les enfants, en effet, sont souvent entraînés malgré eux par de
mauvaises fréquentations passagères et involontaires.

�— 41
Que de fois ils peuvent être définitivement tirés d’une voie
fâcheuse, si une main secourable vient les prendre, au moment
où ils ont commis leur première faute, et leur donner le moyen
de se relever. Si on les envoie dans une maison de correction,
c’est, bien que ces maisons aient été améliorées, la perte souvent
définitive et irrémédiable.
C’est au barreau de l ’Ordre des Avocats, secondé par l’Œuvre
des Prisons, que revient l ’honneur, à Aix, d’avoir apporté le
moyen de sauver ces jeunes détenus.
En 1894, sous le bâtonnat de Me Maurice Masson, le Conseil de
l ’Ordre établissait le Comité des Enfants traduits en Justice et
déléguait quatre de ses membres, tous faisant partie de l ’OEuvre
des Prisons, pour s’occuper des causes intéressant les jeunes
délinquants.
Dès qu’un enfant est poursuivi, soit devant le tribunal correc­
tionnel, soit devant la Cour, dès qu’il est interrogé par le magis­
trat instructeur, les membres du comité en sont avertis. Un d’eux
examine le dossier, prend des renseignements sur la famille,
s’entend avec le magistrat du parquet et selon les cas demande
sa libération ou le laisse mettre dans une maison de correction,
s’il n’y arien à espérer.
Mais si, le plus léger espoir est encore possible, le Comité
demande sa mise en liberté et son acquittement. Il faut bien
reconnaître, d’ailleurs, que les magistrats sont toujours très
heureux de se rendre à un pareil désir.
L’OEuvre des Prisons intervient alors. Si le jeune acquitté a
une famille, offrant des garanties suffisantes, l ’enfant est rapa­
trié chez ses parents aux frais de l ’OEuvre. Si au contraire les
parents sont morts, disparus ou ne pouvant pas le recevoir pour
une cause quelconque, il est confié à un orphelinat ou à un établis­
sement de bienfaisance charitable, toujours aux frais d e l’OEuvre.
Plusieurs ont déjà été engagés dans les rangs de l ’armée après
avoir été placés durant un certain temps dans une maison d’édu­
cation, et sont devenus de très bons soldats.
Ainsi s’explique la bienveillance qu’a toujours rencontré l ’OEu­
vre auprès de l ’administration supérieure par les subventions
qui lui sont de temps en temps accordées.

�— 42 —
Telle est l'Œ uvre des Prisons, (1) après les nombreux change­
ments qui ont été apportés à son organisation.
Toutefois tous ces changements n’ont jamais modifié l ’idée maî­
tresse qui avait poussé ses créateurs à l ’instituer.
OEuvre religieuse et de charité, a-t-il été dit au début, elle est
restée et reste encore aujourd’hui une œuvre religieuse et de
charité.
Secourant les prisonniers dans toutes leurs souffrances, elle
s’occupe d’eux dans le rayon restreint dans lequel l’ont placée
les derniers règlements pénitentiaires. Ainsi elle pourvoie à la
\ bibliothèque des prisons, elles procure des vêtements et des sub­
sides aux prisonniers à leur sortie de la maison d’arrêt pour
qu’ils puissent trouver le travail qui leur permettra de reve­
nir dans la voie du bien. Elle rapatrie les détenus et s’occupe
surtout de l ’enfance dont elle recherche à obtenir le relèvement.

L-

(1) V. Discours fie M. Joannes Bouche, avocat à la Cour, L 'A ssista n c e.
L e R e lè v e m e n t m o r a l d e s P r is o n n ie r s e t l ’Œ u v r e d e s P riso n s d ’A i x . Aix.
Typographie et Lithographie J. Barthélemy. 1898.

�DEUXIÈME PARTIE

LES TRADITIONS
ET

L ’Œ uvre des Prisons

��DEUXIÈME PARTIE

Les Traditions et l’Œuvre des Prisons

L’aperçu historique qui précède ne permettait pas d’y faire
rentrer, sans risquer de l ’encombrer, tous les incidents particu­
liers de l ’Œuvre des Prisons.
En examinant les registres des délibérations, on voit sans cesse
se perpétuer l ’idée du maintien de la tradition, qui a toujours
été la pensée dominante des administrateurs et qui a, il faut bien
le reconnaître, conservé cette société charitable au milieu de
tant d’autres qui ont disparu avec le temps.
Aussi sans reprendre chronologiquement les faits, il peut être
intéressant, tant en glanant un peu partout, d’examiner en détail
certains évènements, qui touchent à la fois et à l'histoire de la
ville d’Aix et à celle de l ’Œuvre elle-même, car elles sont sou­
vent liées ensemble.

Siège et local de l ’Œ uvre. — Acquisition de son immeuble. —
Au début, l ’Œuvre se réunit chez les Pénitents. Ce sontd’ailleurs
ces derniers qui l ’ont créée ; et il était d’autant plus naturel que
les délibérations aient lieu chez eux qu’elle ne formait en ce mo­
ment qu’un bureau et une section de la confrérie des Pénitents
Blancs de l ’Observance.
Mais lorsque, en 1747, les lettres patentes eurent consacré son
émancipation et établi sa séparation d’avec cette compagnie, il
fallut aller se loger ailleurs.
Cette détermination devint bien vite obligatoire, car, le 7 mars

�— 46 —
1748, les Pénitents donnèrent en quelque sorte congé, et signi­
fièrent aux prieurs des prisons de chercher un local.
La décision était grave, une commission fut nommée pour exa­
miner cette prétention qui fut tout d’abord rejetée. Le Parlement
fut même appelé à se prononcer. L’Œuvre soutenait que, depuis
les lettres patentes de 1695, elle avait une vie propre et distincte,
qu’en 1698 elle avait déjà voté son autonomie, que les nouvelles
lettres patentes ne faisaient que sanctionner une situation anté­
rieure et que par suite rien n’étant innové, elle n’avait pas à
abandonner des locaux qui, d’ailleurs, avaient été construits par
le produit d’une loterie et par conséquent grâce à la charité pu­
blique.
Mais, sur la présentation de nouveaux et nombreux mémoires,
il fallut s’incliner et un arrêt d’expédient fut rendu par le Parle­
ment en vertu duquel l ’Œuvre dut aller tenir ses réunions dans
un autre immeuble.
Toutefois, obligés de chercher un local, les prieurs des prisons,
trouvèrent plus digne de se décider de suite. Le 9 avril 1748 ils
louèrent deux pièces au premier étage de la maison, près des
prisons d’alors, possédée par un sieur Tabory, chirurgien. Ils y
rentrèrent à Pâques 1748 moyennant un loyer annuel de soixantequinze livres.
Où se trouvait exactement cet immeuble ? il est difficile de le
déterminer. Les procès verbaux des délibérations ne donnent que
cette mention « proche des prisons » et les archives ne contien­
nent aucun document sur ce point.
Ce local fut vite abandonné. En 1749, en effet, l ’office du viguier ayant été supprimé, l ’auditoire où ce magistrat rendait la
justice devint vacante et l ’Œuvre s’y installa.
Mais dès 1751 on lui disputa ce logement. Le sieur Bec, visi­
teur des gabelles essaya, mais en vain, de l ’occuper et une or­
donnance de 1751 rejeta sa prétention.
Son successeur comme visiteur des gabelles, le sieur Mottet,
renouvela encore la même demande ; puis ce fut le prévôt de la
sénéchaussée.
Avec ce dernier la discussion fut sérieuse. L’Œuvre, le 25
mars 1756, après une délibération, qui porte cette date, rédigea
un long mémoire pour défendre ses droits. Elle indiquait sa si­
tuation, le bien qu’elle faisait et, craignant de ne pas voir sa

�— 47 supplique admise, * comme, y est-il dit, l ’intérêt des justiciables
« peut prévaloir sur celui des pauvres », elle proposait de divi­
ser l ’immeuble qui lui avait été donné, car il « est assez vaste
« pour loger et l ’Œuvre et la prévôté. »
A la suite de ce placet, M. l ’Avocat Général vint visiter les
lieux, mais le Prévôt demandait tout le local ; en vain cherchat-on, dans le palais, d’autres appartements pour loger les prieurs
des prisons. Ces derniers, en désespoir de cause, offraient même
de laisser tout l ’appartement au Prévôt, il condition que leurs
réunions puissent s’y tenir tous les dimanches. Toutes ces propo­
sitions furent rejetées ; toutefois l ’autorité ne prit pas de parti et
l ’affaire ne fut pas solutionnée momentanément.
En 1761, le Prévôt présenta encore une nouvelle demande.
Cette fois l ’Œuvre maintint encore ce qu’elle estimait être son
droit, en se basant sur l’ordonnance de 1751 qui l ’avait mise en
possession.
Dans un nouveau mémoire, elle soutint que le Prévôt, ne for­
mant pas une juridiction, ne pouvait pas s’établir en tribunal dis­
tinct et séparé ; que, d’ailleurs, dans les cas où il n’y a qu’une
procédure sommaire, le Prévôt peut rendre la justice partout,
même dans la rue ; que, dans les cas où il y a une procédure, il
doit se joindre à la sénéchaussée la plus proche du lieu où le dé­
lit a été commis ; qu’enfin, dans les cas extraordinaires où le
Prévôt, après procédure, doit définitivement juger un délinquant,
messieurs du siège doivent lui procurer un logement, car il de­
vient alors officier inséparable et indivisible de la sénéchaussée.
Les défenseurs de la thèse de l ’Œuvre des Prisons ajoutaient,
que messieurs du siège avaient des locaux spacieux et que le pré­
vôt pouvait toujours prendre les salles réservées au receveur des
épices, ce qui devait être même pour lui un avantage, car il res­
tait ainsi toujours membre de la sénéchaussée.
Ils affirmaient, enfin, que la prétention du prévôt était con­
traire à la volonté de Sa Majesté qui avait voulu, en supprimant
les fonctions du viguier, tout réunir à la sénéchaussée, et que
l ’intérêt de l ’Œuvre était de conserver un local voisin de la pri­
son.
L’affaire fut longue à instruire et à solutionner, car, continuel­
lement, de nouveaux mémoires étaient présentés de part et d’au­
tre et soumis à tous les corps constitués.

�— 48 —
Enfin, en 1707, une nouvelle demande fut encore présentée par
le prévôt. Cette fois c’était le coup décisif et les prieurs des pri­
sons furent battus.
Le 17 mai 1767, l’Œuvre décida de chercher des apparte­
ments propices, et le 2 avril, loua pour deux années, deux piè­
ces au second étage de la maison de M. le conseiller de France,
derrière le palais, pour le prix de quarante huit livres par an.
Puis le 10 avril 1774, elle résilie son bail, car elle obtient, pour
abriter ses réunions, les locaux qui servaient au service de la
chancellerie pour la cour des aides.
Le malheur voulut que, peu de temps après, la cour des aides
fut rétablie. Les recteurs, se trouvant alors sans gîte, s’adressent
au prince de Marsan, gouverneur de la province, pour lui de­
mander une des salles de son gouvernement, située au dessus de
la chapelle de saint-Mitre, au palais.
Cette supplique fut accueillie favorablement et, dès le 13 mars
1774, le local leur était concédé gracieusement à la charge de
faire les réparations nécessaires.
Mais l ’Œuvre ne s’y installa pas pour longtemps. La délibéra­
tion du 12 août 1778 indique, que « la démolition du palais rend
« nécessaire le transport des archives dans un lieu plus sûr. »
Aussi dès le 14 août, la commission nommée loua, pour un an,
une chambre, au second étage, de la maison, située près l ’ancien
palais et appartenant au sieur Martin, curé d’Istres, pour la
somme de quarante cinq livres.
Puis le 14 mars 1779, le sieur Martin « étant bien aise de jouir
« des appartements occupés aujourd’hui par le bureau de l ’Œu« vre » résilie les accords. Les recteurs sous-louent alors, à par­
tir de la saint Michel suivant, au sieur Jean-Baptiste Pons, maî­
tre perruquier, « deux chambres au second étage et un cabinet »
dans la maison appartenant, rue Pont-Moreau, à M. le conseiller
Du Bourguet. Le prix était de cent livres par an et cette location
fut renouvelée jusqu’en 1791.
Le 5 juin de cette dernière année, l ’Œuvre décide de se réunir
rue de l ’Eglise du Collège, chez Mlle Marcadé. La location était
de 150 livres.
Le loyer augmentant toujours, les recteurs s’adressent à la
Municipalité pour obtenir un local gratuit, et notamment celui
occupé autrefois par les sœurs des écoles chrétiennes, devenu

�vacant par leur suppression. Mais leur demande n’ayant pas été
adoptée, ils durent renouveler encore leur bail.
En l’an xi, ce fut la municipalité qui leur offrit l ’immeuble des
Bénédictins. Mais cette fois les recteurs refusèrent, craignant que
la possession n’en fut trop éphémère. Ils préférèrent le 15 vendé­
miaire an x ii louer, rue Longue-Saint-Jean chez le citoyen
Pierre-Hippolyte Mollet, moyennant cent vinq-cinq francs par
an. Cette maison isle 64, n° 25 (elle est ainsi indiquée dans la dé­
libération du 30 septembre 1806), devint plus tard la propriété
des sœurs Bagnoly, dont l ’Œuvre resta la locataire jusqu’à la
saint Michel 1818. Depuis le 23 avril 1811 la location comprenait
toute la maison et le prix avait été élevé à deux cents francs,
elle fut résiliée parce que l ’immeuble devenait incommode à
cause de la fumée (délibération du 7 mars 1818).
Le changement ne fut toutefois pas bien important, car les
commissaires d’humanité louèrent, pour le même prix et dans la
même rue Longue-Saint-Jean, la maison appartenant au sieur
Louis-Jules-François d’Estienne Dubourguet, chevalier de l ’or­
dre royal de la Légion d’honneur et maire d’Aix. La convention
est datée du 5 avril 1818.
En 1820, ce bail fut renouvelé pour attendre les formalités ad­
ministratives nécessaires pour l ’acquisition projetée de la maison
rue des Epinaux, au prix de 3.500 francs, somme primitivement
fixée.
Après de nombreuses démarches auprès de l ’administration,
des devis et des délibérations, il fut signé un projet de vente
avec les propriétaires le 20 avril 1831 et pour le prix de 4.800
francs.
Mais ce ne fut qu’après l’ordonnance royale de 1833, autori­
sant cette acquisition, que, par acte notaire Pison à Aix, du 10
mars 1834, l ’Œuvre des Prisons devint propriétaire définitif de
l ’immeuble rue des Epinaux, n° 6, qui est aujourd’hui le siège
de ses réunions.
Les précédents propriétaires étaient les sieurs Trousseau, Alliez
et Roure.
F ête de Saint M itre.— Une des traditions les plus anciennes,
d’ailleurs toujours maintenue, est sans doute celle de la fête de
Saint Mitre.
4

�— 50 —
Cet usage ne pouvait et ne devait être introduit qu’après que
l ’Œuvre des Prisons se fut séparée d’avec les Pénitents Blancs.
Jusqu’à ce moment, elle était, comme cette confrérie, sous le patronnage de Notre-Dame de Pitié.
Mais quand, à la suite des lettres patentes de 1746, elle devint
absolument maîtresse d’elle-même, les recteurs demandèrent le
5 février 1747 et obtinrent de l ’Archevêque d’Aix, le 16 février
suivant, d’être érigés sous le vocable de N.-D. de Consolation et
d’avoir pour patron Saint Mitre.
Déjà, dans le palais se trouvait une chapelle, dédiée à ce saint
et dans les prisons un cachot portant son nom. Les prieurs vou­
lurent assurément perpétuer la légende de Saint Mitre et leur
pensée ne pouvait qu’être adoptée, puisqu’il est certain que c’est
dans les prisons d’Aix que ce saint eut la tête tranchée.
Aussi, dès qu’il fut choisi pour patron, la tradition fut natu­
rellement établie de l’honorer et de célébrer sa fête aux prisons.
En 1764, à la suite de la fondation d’un bienfaiteur, le sieur Fombeton, on créa le « régal » dit de Saint Mitre. C’était un repas
supplémentaire, consistant d’abord en une simple « soupe »,
qu’on donnait en plus aux prisonniers. Il fut sans doute aug­
menté par la suite mais resta toujours modeste au moins dans les
premiers temps, car en 1764, la dépense ne s’élevait qu’à 20 li­
vres et en 1765 à 16 livres, 8 sols. Toutefois c’est la suppression
de ce « régal », faute d’argent, qui, au début de l ’ère révolu­
tionnaire, faillit occasionner des troubles dans les prisons.
Il fut également institué et établi pour toutes les principales
fêtes religieuses et civiles ou officielles. Ainsi les règlements de
1833 et 1834, encore en vigueur, en prescrivent quatre par année
dans l ’article 12 : Jours de Pâques, de la Noël, de la fête du Roi
et de Saint Mitre.
Mais ces modestes festins, ainsi octroyés aux détenus,
devinrent légèrement plus importants, sans toutefois dépas­
ser certaines limites. A son rétablissement, le jour de SaintMitre, le 13 novembre 1805, ce régal comprenait &lt; du pain,
du bœuf en daube et un quart de vin » ; plus tard même on y
ajouta soit douze châtaignes, soit une orange.
Cet usage est conservé encore de nos jours, en se conformant
toutefois aux règlements pénitentiaires.
En dehors du côté purement matériel, dès avant la Révolution,

�— 51 —
il y avait aussi ce jour-là, des offices religieux célébrés en
grande pompe par l ’aumônier. Rien n’était négligé à ce point de
vue.
Après la Révolution, la fête de Saint Mitre fut reprise avec
grand éclat en l ’an xm .
Le registre des délibérations du 7 brumaire an x iv , indique
que, le 13 novembre 1805, l’aumônier fera une allocution à l ’of­
fice du matin et que l ’après-midi, après les vêpres, les adminis­
trateurs et les dames d’humanité visiteront les cachots et les
chambres, recevront les réclamations des prisonniers et les exhor­
teront à la résignation.
En 1825 la fête de Saint Mitre dura même deux jours. La céré­
monie religieuse commença la veille et le jour même se clôtura
par « les vêpres, un sermon et la bénédiction du T.-S. Sacre« ment. »
En 1836, le registre des délibérations du 16 novembre, nous
révèle une tradition qui existait autrefois à A ix . Avant la démo­
lition du palais, paraît-il, il y avait, le jour de Saint Mitre, une
procession, qui se rendait dans la chapelle dédiée à ce saint, à
l ’intérieur même du palais et dans le voisinage de laquelle étaient
situées les prisons.
Cet usage fut interrompu et abandonné lors du transfert des
détenus aux casernes.
Mais en 1836, l ’Archevêque d’Aix voulut rétablir cette cou­
tume et l ’Œuvre, se basant sur ce que les prisons étaient encore
au centre de la ville, demanda à l’autorité écclésiastique d’auto­
riser que la procession s’y arrête.
Cette idée fut accueillie favorablement et la municipalité, ne
s’y opposant pas, prit les mesures nécessaires.
Voici d ’ailleurs la teneur de l’ordonnance archiépiscopale. Elle
se trouve dans la délibération de l ’Œuvre du 17 novembre 1836
et ne manque pas d’intérêt car elle indique l ’itinéraire suivi et
les cérémonies prescrites :
« La procession partira de Saint-Sauveur à 9 h. 1\2 du matin,
« passera par les rues Grande-Horloge, le Marché, des Mar« chands et, à dater de cette année, elle se rendra par la rue Ri« flerafle aux prisons ; les reliques du saint seront déposées entre
« les deux grilles et le Chapitre entrera dans ladite chapelle
« pour y donner la bénédiction. La procession en sortant passera

�« par les rues Peyresc, place des Prêcheurs, Trois-Ormeaux,
« Matheron et de là à la Métropole. »
C’est d’ailleurs ce qui eut lieu durant plusieurs années et, le 14
novembre 1838, l ’Œuvre décide que les administrateurs et les
dames d’humanité assisteront à la cérémonie, recevront le clergé
à la porte des prisons, et qu’à la sortie de la chapelle, quatre ad­
ministrateurs accompagneront la procession à la Métropole.
De tout cela qu’en reste-t-il aujourd'hui ? Evidemment fort
peu. Mais le principe au moins a été conservé.
Le « régal » a été maintenu, bien que réduit à cause des rè­
glements administratifs. Mais de la fête religieuse il ne reste plus
rien ou à peu près.
En installant de nouveaux membres, le 28 mai 1878, le prési­
dent faisant l ’exposé de la situation, se félicitait qu’à la fête de
Saint Mitre de l ’année précédente, le Sous-Préfet d’Aix, le chef
de la municipalité et les chefs des corps judiciaires, étaient venus
assister à la cérémonie religieuse aux prisons et qu’ensuite un
déjeuner, sorte de « régal » plus raffiné, avait été offert aux auorités dans l ’immeuble de l’Œuvre.
Depuis cet usage s’était conservé et Mgr l ’Archevêque d’Aix
venait régulièrement célébrer la messe pour les prisonniers.
Mais en 1906 l ’Œuvre et les prisons s’étant trouvées momenta­
nément sans aumônier air mois de novembre, la fête ne put avoir
lieu.
En 1907 l ’ancienne tradition allait être continuée et non re­
prise. Le service pénitentiaire fit savoir que, d’après une déci­
sion ministérielle, les administrateurs ne pourraient plus, comme
par le passé, célébrer la fête.
Voici, d’ailleurs, la teneur de la lettre ministérielle inscrite
dans la délibération du 25 novembre 1907 : « Paris le 14 novem« bre 1907. — Le Président du Conseil, ministre de l ’Intérieur,
« à M. le Préfet des Bouches-du-Rhône — Par votre lettre du 19
« octobre dernier, accompagnée d’un rapport du directeur de la
« circonscription pénitentiaire de Marseille, vous m’avez de« mandé des instructions au sujet de la cérémonie religieuse an« nuelle célébrée par l’Œuvre des Prisons d’Aix. J ’ai l ’honneur
« de vous informer, que cette cérémonie n ’ayant pu être célé« brée l’an dernier, j ’estime qu’il n’y a pas lieu de reprendre la
« tradition dont il s’agit, au cas où l ’aumônier et les membres

�« de l ’OEuvre des Frisons d’Aix en manifesteraient le désir cette
« année. Je vous prie de vouloir bien faire part de ma décision
« au directeur de la circonscription pénitentiaire de Marseille. »
Cette conséquence, il faut bien l ’avouer, de la loi, dite de Sépa­
ration, est assez extraordinaire. Votée sur les affirmations de
vouloir respecter la liberté de conscience, il semble naturel que
la loi de 1905 ne pouvait pas avoir pour but d’empêcher les
détenus de la religion catholique de célébrer les fêtes de leur
culte.
Il fallut s’incliner. La messe fut dite à l ’heure accoutu­
mée par l’aumônier, comme les dimanches ordinaires. Mais au
même moment, le 15 décembre 1907, à l ’église de ,1a Madeleine,
paroisse des prisons, M" l ’Archevêque célébrait, pour les prison­
niers, une messe solennelle. Seul de tous les personnages officiels,
invités selon la coutume, M. le Maire d’Aix y assistait entouré
de tous les administrateurs.
Voilà donc tout ce qui reste de cette vieille et antique tradi­
tion : messe basse aux prisons, messe solennelle dite par Mgr
l ’Archevêque pour les prisonniers, mais en dehors d’eux et dans
la paroisse voisine, « régal », assez frugal d’ailleurs, distribué
aux détenus, et déjeuner au bureau de l’Œuvre, offert aux invi­
tés actuellement fort réduits.
Devoirs rendus aux défunts. — Un autre usage, encore con­
servé de nos jours, est celui des devoirs rendus aux morts.
Ainsi l ’OEuvre des Prisons, dès le début, décida, soit quand un
prisonnier mourrait, soit quand un recteur, ancien ou en exer­
cice, ou même un bienfaiteur décédait, de faire dire un service
pour le repos de son âme et de l’accompagner jusqu’à sa der­
nière demeure.
La délibération du 8 février 1688, dont il a été déjà parlé, ré­
glait le cas du décès d’un prisonnier. Sans doute l ’habitude pri­
mitive de déposer le corps dans un suaire et de l ’exposer n’a pas
été maintenue bien longtemps (1) ; mais les recteurs et de nos
jours les administrateurs se sont toujours fait, et se font encore,
un devoir de suivre le corps du prisonnier jusqu’au cimetière
(1) La délibération du 7 septembre 1783, indique qu’à partir de cette
date, l ’exposition publique en dehors des prisons fut supprimée, mais rem­
placée par l’exposition a la conciergerie du palais.

�— 54 —
avec leurs écussons et d’assister au service qui est célébré pour
eux quelques jours après.
Pour les prieurs, recteurs, vice-recteurs et bienfaiteurs, une
coutume semblable fut vite établie. Ainsi la délibération du 2
mars 1710 mentionne que l ’OEuvre était représentée par ses
membres, avec écussons, aux obsèques de M. Lebret, intendant
de la province et bienfaiteur.
Les instructions pour les recteurs, imprimées en 1740, et repro­
duisant la décision prise le 14 février 1700, indiquent dans l ’arti­
cle 19, que l ’on accompagnera à la « sépulture ceux qui ont fait
« quelque legs à l’Œuvre, de même les recteurs anciens et mo&lt; dernes, comme aussi les pères, mères et femmes des recteurs
« servants. »
De même, dès le 14 février 1700, il fut voté de faire exécuter
le portrait de chaque bienfaiteur qui aura laissé plus de trois
cents livres. C’est ainsi que les salles actuelles des délibérations
possèdent de nombreux tableaux, qui s’augmentent encore au­
jourd’hui, et dont la nomenclature sera donnée à la fin de la no­
tice.
Depuis cette époque, d’ailleurs, tous les règlements ont imposé
cette pieuse tradition, y compris celui du 8 janvier 1747 dans son
article 38.
Plus tard même on y ajoutera d’accompagner à leur sépulture
les corps des enfants, âgés de plus de quinze ans, de tout recteur
en exercice.
La question de préséance à ces obsèques devint souvent entre
les confréries une cause de procès très curieux et très longs.
Ainsi, en 1724, aux obsèques du sieur Paulet, chirurgien et
ancien recteur, les Pénitents Noirs (délibération du 24 août 1724)
contestèrent à l’Œuvre le droit de marcher aux côtés de la bière
et ce, malgré un arrêt du Parlement du 8 juin 1710. Voyant leur
prétention rester sans résultat, les Pénitents Noirs s’emparèrent
du corps et le portèrent à l’église, laissant ainsi, seuls dans la
rue, les recteurs avec leur croix et leurs insignes. Mais le Parle­
ment, saisi du différend, maintint aux recteurs des prisons le
droit de marcher aux côtés de la bière, sauf aux Pénitents Noirs
à mettre deux des leurs avec leurs écussons avant ou après le
cercueil.
En 1767 et le 25 octobre, l ’Œuvre régla l’ordre à suivre aux

�— 55 —
obsèques des recteurs : « Après la croix du chapitre de l ’hôpital,
« la Charité ouvre la marche avec la famille ; ensuite viennent
« les Pénitents Blancs de l ’Observance, les Pères de Saint-Lau« rent et le Chapitre ; ensuite les recteurs avec flambeaux
« et les deux semainiers avec les écussons à côté du
« corps. »
Le règlement du 18 frimaire, an XI, indique encore les mêmes
devoirs à rendre et celui de 1834 qui régit l’Œuvre de nos jours
porte dans son article 15 : « elle (l’Œuvre) accompagne à la
« sépulture les personnes décédées dans les Prisons, les anciens
« administrateurs, les administrateurs en exercice, ainsi que les
« Dames d’Humanité, les père, mère et épouse des administra« teurs en service, ainsi que leurs enfants au dessus de quinze
« ans, toutes les personnes qui ont fait quelque don ou legs à
« l ’Œuvre.
« Si ces dons ou legs sont de trois cents francs au moins
« elle fait faire le portrait du donateur pour le placer dans la
« salle des délibérations. »
Enfin l ’article 16 est ainsi conçu : « Le premier jour libre,
« après le décès d’un administrateur ou d’une Dame d’Huma« nité en exercice, il sera célébré, dans la chapelle des Prisons,
« un service funèbre auquel l ’Œuvre doit assister.
« L’Œuvre doit assister aussi aux messes de requiem qui seront
« célébrées dans la dite chapelle, le jour des morts et dans l ’oc« tave, pour le repos de l ’âme des bienfaiteurs et des adminis« trateurs décédés. »
Processions, Cérémonies Publiques.— Dès que l ’Œuvre eut
voté son autonomie et sa vie propre, le 30 janvier 1698, elle vou­
lut participer naturellement à toutes les cérémonies extérieures
et publiques, et affirmer ainsi son existence et son rang.
Avant cette époque elle marchait avec la Confrérie des Péni­
tents de l ’Observance ; mais depuis, n’ayant vis-à-vis de ces der­
niers que des devoirs de déférence, elle tient à prouver à tous
sa vitalité officielle et figurer dans toutes les représentations exté­
rieures de la ville d’Aix.
Certes, les idées ont été bien modifiées depuis cette époque,
et il est,curieux, se reportant à quelques siècles en arrière, de
voir l ’importance qu’avaient, pour un pays et pour les confréries,

�■

— 56 —
ces grandes manifestations extérieures de la foi et de la vie
d’une cité.
Chaque corporation y avait sa place réglée à l ’avance. Quel­
quefois, souvent même, des discussions en surgissaient quand une
confrérie discutait le pas à sa voisine et le Parlement était alors
appelé à trancher le litige.
Cet usage à disparu déjà depuis de longues années et la tradi­
tion de l’Œuvre s’est ainsi perdue par la suppression des proces­
sions en France.
C’est ainsi en 1698 que les recteurs manifestèrent le désir de
figurer aux cortèges de la Fête-Dieu, et, en vertu d’une délibéra­
tion prise le 1" avril, présentèrent le 15 suivant une requête à
M" Daniel de Cosnac, archevêque d’Aix, pour être autorisés à
figurer aux processions solennelles. Il y eut à ce sujet, pour
régler les préséances, un concordat passé avec les hôpitaux le 4
mai 1698. Aussi, le 7 mai, l ’autorité ecclésiastique accorda (1) la
permission sollicitée.
Ainsi en 1698, l'Œuvre assista à la procession de la Fête-Dien
en suivant les prescriptions de l ’ordonnance archiépiscopale.
Dès le 1er avril, en décidant d’inaugurer cet usage, les rec­
teurs avaient délibéré, afin de figurer dignement à cette cérémonie
religieuse, d’acheter une croix et une bannière pour « faire
« arborer en tête des officiers de l’Œuvre qui composeraient la
« marche ayant des flambeaux en main. »
Le célèbre peintre Daret fut chargé du travail. Toutefois,
cette décision ayant soulevé des protestations, la bannière fut
supprimée l ’année suivante.
Pour éviter toute difficulté, les recteurs arrêtèrent le 14 juin
1699 un règlement sur l ’ordre à suivre aux processions « pour
« être inviolablement observé dans tous les temps. » Il est ainsi
conçu :
« La marche des dits recteurs sera ouverte par leur croix à
« écusson, après laquelle les Sœurs du Tiers-Ordre de Saint(1) Voici la teneur de l'Ordonnance de l ’Archevêque d'Aix :
........En conséquence, autorisons les recteurs pour les secours des pau­
vres prisonniers d’assister, sous leur étendard, à toutes les processions
solennelles et notamment à celle de la Fête-Dieu, où les recteurs des autres
hôpitaux de cette ville ont accoutume de paraître ; ordonnons à ces Ans
qu’ils auront rang et séance aux processions et marcheront immédiatement
devant la croix de l’Hôpital de la Charité, avec défense à tous ceux qu’il
appartiendra de les troubler.

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«
«
«
«
«
«
«
«
«
«

Dominique, qui ont part à l ’Œuvre des Prisons, prendront
leur rang ; et, immédiatement après, les deux semainiers en
exercice suivront, portant un flambeau avec les écussons de
l'Œ uvre. Après eux viendront les sieurs recteurs ecclésiastiques, qui seront suivis par les recteurs quêteurs, tant vieux
que modernes, qui auront à la queue les sieurs recteurs et vicerecteurs do la vénérable compagnie des Pénitents de NotreDame de Pitié, suivant leur manière ordinaire dans leurs marches publiques et, après eux, les deux derniers semainiers avec
leurs flambleaux à écussons termineront la marche. »
Voulant enfin, comme ils l ’avaient annoncé, être complets pour
l ’avenir, les recteurs décidaient que, quand ils auraient un aumô­
nier spécial et attitré, ce dernier « fermerait la marche en sur­
et plis. »
Plus tard, le 14 mai 1702, on donnera au porte-croix une lon­
gue robe (1) dont on n’indique pas la couleur, mais qui devait
être violette, d’après l ’article 17 des instructions pour les recteurs
de 1740.
De nombreuses questions de préséance furent encore soule­
vées, dans la suite, par diverses confréries : ainsi en 1704 et le
13 juillet par celle du Bon-Pasteur, comme plus tard, le 15 mars
1711, par les hôpitaux de la Charité et le 24 mai 1716 parles
Penitents-Noirs au sujet des funérailles.
Aussi, pour arrêter toutes ces discussions, le Parlement, saisi
chaque fois des litiges soulevés, rendit, le 8 juin 1710, un arrêt
« entre les recteurs des hôpitaux, les autres maisons de pauvreté
« et les recteurs des confréries. » Ainsi était tranchée définiti­
vement toute difficulté de ce genre pour les processions et enter­
rements. Cet arrêt est curieux pour connaitre le rang et l ’ordre
de toutes ces sociétés qui sont réglés de la façon suivante : (2)
« Les confréries du Corpus Domini de chaque paroisse auront
« le premier rang et pourront choisir la place qui leur convien« dra. Après eux les recteurs de YHôpital Saint Jacques, ceux
« de YHôpital de la Miséricorde et consécutivement ceux de
« YHôpital de la Charité ; après eux viendront en rang les rec­
il) Cette robe coûta 29 livres, 9 sols, 3 deniers, d'après la délibération
du 18 juin 1702.
(2) Cet arrêt du 8 juin 1710 est relaté dans la délibération du 30 mars
1727.

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«
«
«
«
«

teurs de la Rédemption des Esclaves captifs, puis ceux de
l’Œuvre des Pauvres Prisonniers, ceux de la Maison des Filles
Repenties ou du Bon-Pasteur, puis ceux de la Maison du Refuge
et consécutivement les recteurs de la Maison de la Pureté et en
dernier lieu les recteurs de l 'Hôpital des Insensés. »
Parmi les œuvres purement charitables, la Cour ordonne que :
« les prieurs du Mont-de-Piété auront le pas, puis ceux de la
« Propagande Fide, posterieurement ceux du Conseil charitable
« des Pauvres. »
Quant aux confréries : « celle de N.-D.-d’Espérance de l ’Eglise
« Métropolitaine aura le pas, déclarant que celles du Saint« Rozaire, du Scapulaire de Saint-Augustin, du Pardon de Saint« François et autres, auront le rang des ordres auxquels elles
« appartiennent. »
La délibération des 17 août 1738 (1) est également fort inté­
ressante à ce point de vue, car elle relate, d’une façon assez
complète, « la cérémonie faite du centenaire de Notre-Dame de
« l ’Assomption, le 15 août 1738 »
L’OEuvre des Prisons figura d’ailleurs toujours à toutes les
fêtes publiques, même après la Révolution et durant tout le
XIXme siècle, tant que les processions furent autorisées.
Le registre des provès-verbaux du 13 juin 1863 signale même
(1) Registre 5 des Procès-Verbaux, page 1370.
Délibération,du 17 août 1738, jour de Dimanche, après la célébration des
Saints Mystères, le bureau estably pour le secours des pauvres prisonniers
de cette Ville d’Aix, assemblé aux formes ordinaires par MM. les Recteurs
en semaine.
Auquel bureau M. de Bounaud Saint-Pons, recteur semainier, a repré­
senté que MM. les Vicaires Généraux ont fait l ’honneur d’inviter MM. les
Recteurs de l’Œuvre pour assister à la procession solennelle pour le cen­
tenaire depuis le vœu de Louis XIII ; et attendu la réquisition par billet
signé de Cabanes, avocat général, les sieurs semainiers, pour donner des
marques de la piété de leur compagnie et de leur zèle pour Sa Majesté, ont
convoqué les anciens et nouveaux recteurs pour assister à la même proces­
sion, ce qu’ils auraient fait, se laissant précéder, les sieurs recteurs, du
Bon-Pasteur, du Refuge et des Insensés. Les sieurs recteurs aux Prisons
auraient marché avec la croix de l’Œuvre avant l’Hôpital, la famille de la
Charité. Immédiatement et après eux auraient marche les autres hôpitaux*
cinq compagnies des Pénitents Blancs, Noirs, Bleus et Borras ; ensuite tous
les religieux suivant leur ordre, après eux le corps de l’Université, la com­
munauté des Procureurs au Parlement et du siège, à leur suite et avant le
clergé toutes les reliques des saints et les bustes de l'église Saint-Sauveur
avec son clergé et chanoines, la statue de N.-D. de France portée par les
Pénitents Blancs de l'Observance, les sieurs lieutenants criminels, le
viguier, les consuls tous portant le dais et ensuite la Cour du Parlement
suivie des sieurs trésoriers généraux de France et officiers du siège, la
maréchaussée faisant clôture. — Ayant le sieur de Bounaud Saint-Pons,
recteur, fait ladite relation pour servir de mémoire à la postérité........

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un incident qui se produisit à celle de la Fête-Dieu. L’Œuvre des
Prisons avait dû marcher avant la confrérie des Orphelines et de
la Providence, de création récente, et avant le Tiers-Ordre des
Capucins. Les administrateurs s’adressèrent à l ’autorité ecclé­
siastique pour rétablir leur droit ; ils rappelèrent l ’ordonnance
de M" de Cosnac du 7 mai 1698 sur les préséances et l ’arrêt du
Parlement du 8 juin 1710. Ils ajoutaient qu’ils n ’avaient pas
voulu quitter la procession pour éviter un scandale, mais récla­
maient le rang auquel ils avaient droit.
En dehors des processions, l ’OEuvre des Prisons était appelée
aussi à prendre part à toutes les cérémonies publiques et officiel­
les, privées même, mais se rapportant à un évènement intéressant
la nation toute entière.
Ainsi, le 4 octobre 1744, elle est conviée à allumer « le feu de
« joye » et assister à la fête célébrée dans le couvent des
P. P. Capucins à l ’occasion de la convalescence du roi Louis XV.
En 1768, les recteurs assistent au service célébré pour la mort de
la reine et en 1774 à celui qui eut lieu à la Madeleine pour la
mort de Louis XV. La délibération du 2 pluviôse, an xm , relate
que la fabrique de Saint-Sauveur invita l ’OEuvre à assister à la
procession et à la plantation de la Croix, hors de la porte NotreDame ; puis c’est la municipalité (Délibération du 18 août 1806)
qui l ’invite à « assister à la dédicace de la Colonne, placée sur
« la fontaine de la place de la Mairie d’Aix, le jour de la fête de
« l ’Assomption et de la Saint Napoléon. »
Plus tard elle prendra rang à la cérémonie religieuse et au
Te Deum chanté pour « célébrer le retour des Bourbons sur la
« terre de France, cérémonie qui fera époque dans l ’histoire des
nations » (Délibération du 19 avril 1814— registre 12me) et au
service célébré pour la mort de Louis XVIII (Délibération du
22 septembre 1824— registre 13me). En 1835 elle assiste le 22
juillet à la procession de N.-D. de Grâces, implorée pour obtenir
la cessation de l ’épidémie du choléra. Enfin le 30 août 1838 elle
se rend à la mairie pour se joindre au corps municipal et aller
assister, à la Métropole, au service d'actions de grâces en l ’hon­
neur de la naissance de Philippe, comte de Paris.
La nomenclature de toutes les cérémonies officielles, aux­
quelles l ’OEuvre des Prisons assistait, serait longue et fastidi­
euse. Mais ces exemples, pris un peu partout et dans toutes les

�époques, prouvent le rôle joué par cette institution depuis son
origine.
Bannière, Croix.— L’histoire de la Bannière de l ’Œuvre est
évidemment fort courte. Son existence ne fut en effet qu’éphé­
mère, puisqu'elle ne fut produite qu’aux processions de la FêteDieu de l ’année 1698.
Mais il est intéressant d’en noter la création pour être complet.
D’ailleurs, même à titre de souvenir, la mention en est curieuse,
car elle fut peinte par Daret.
C’est donc le 1" avril 1698, que l ’OEuvre, sollicitant de pren­
dre rang aux processions, décida « pour assister dignement à
« cette cérémonie religieuse », d’acheter une croix et une ban« nière ».
Les deux furent d’abord réunies ensemble. D’après la même
délibération, cette bannière devait porter d’un côté, l ’image de
N.-D.-de Pitié, au-dessus des Prisons, et de l ’autre la figure de
Saint Jean-Baptiste (premier patron des Pénitents) dans la prison
d ’Hérode, catéchisant les prisonniers. Les deux vocables, sous
lesquels avait été érigée la Confrérie des Pénitents, à laquelle
appartenait encore l’OEuvre, étaient ainsi représentés. Comme
le dit la même délibération, on rappelait ainsi « l ’ancien et
le moderne. »
Cette bannière devait, en outre, être bordée d'un satin bleu
fleurdelysé « autant pour conserver les couleurs anciennes »
(les Pénitents blancs avaient, d’abord et au début, été des Péni­
tents bleus) &lt; que pour marquer l ’honneur que l ’Œ uvre avait
« d’être sous la protection de Sa Majesté, ensuite des lettres
« patentes qu’elles lui avait conféré. »
Ce travail (1) fut confié au célèbre peintre aixois Daret, un des
recteurs, ainsi qu'il a été déjà indiqué.
Toutefois la production de cette bannière suscita de nom­
breuses protestations, sans qu’on puisse, vu le silence des délibé­
rations sur ce point, en connaître la cause.
(1) Les délibérations des 25 mai et
juin 1698 indiquent, pour frais de
cette bannière :
Peinture, 50 livres ; soie, 22 livres, 9 sols ; façon de frange, 3 livres, 10
sols ; dorure de la bannière, 21 livres, 12 sols ; pour la croix, 2 livres, 10
sols ; pour les ferrements, 1 livre, 5 sols ; pour une canne, 2 livres, 7 sols,
6 deniers.
Enfin pour les convocations à la procession, et le port de la bannière,
1 livre, 8 sols,

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— 61 —
Elles furent soulevées par les marguillers de la Confrérie du
Corpus Domini de St-Sauveur. Aussi « pour éviter toute difli« ^culté et dans l ’intérêt de la paix » (Délibération du 3 mai 1699)
les recteurs décidèrent sa suppression.
L’OEuvre la remplaça par une simple croix, à laquelle on
ajouta un écusson aux armes de Saint Pierre-ès-Liens avec cette
légende autour : mementote vinctorum tanquam simul vincti.
C’est là d’ailleurs la devise ancienne des Prieurs des Prisons.
De Haitze, dans son petit ouvrage historique sur l’Œ uvre (1)
s’exprime ainsi : « c’est aussi pour seconder cette louable ardeur.
« que le bureau des Prieurs des Prisons, qu’elle (la Confrérie des
« Pénitents) commet annuellement pour ce sujet, a pris pour
« devise ces paroles de Saint Paul qui y incitent les chrétiens
« du côté spirituel : Souvenez-vous de ceux qui sont dans les
« chaînes, comme étant vous-mêmes enchaînés par d’autres liens,
« momentote vinctorum tanquam simul vincti. St Paul. Hébr. 13.
« verset 3e. »
De nos jours, la Croix qui sert encore pour les enterrements,
porte sur l ’écusson cette simple et unique mention : OEuvre des
Prisons d’Aix.
É cu ssons.— Il a été souvent déjà parlé des écussons de l’Œ u­
vre. Il est donc juste et intéressant d’examiner ce qu’ils ont été
et ce qu’il sont aujourd’hui. Ils ont d’ailleurs subi de nombreu­
ses transformations.
Ils ornaient, et ornent encore de nos jours, les flambleaux que
portent les recteurs ou administrateurs toutes les fois qu’ils figu­
rent à un cortège en corps, précédés par la croix de l ’OEuvre.
C'est le 27 avril 1787 (2) que les recteurs décidèrent d’inaugurer cet usage, poAr « marquer la fonction et le caractère des
« prieurs dans les assemblées publiques. » Daret et de Haitze
furent chargés de faire exécuter ce projet.
La même délibération fixe qu’il y sera peint « sur le fond la
« porte d’une prison et au dessus l ’image de N.-D.-de Pitié, titu(1) Etat de l'Œuvre pour le secours des Prisonniers exercée par la Com­
pagnie des FF. Pénitents Blancs, sous le titre de N.-D. de Pitié de la ville
d'Âix. — Par frère Pierre Joseph De Haitze, secrétaire de l'Œuvre.
A Aix, chez Charles David, imprimeur du roi, du clergé et de la ville,
1689.
(2) l ,r registre des Délibérations, page 31.

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«
«
«
«

laire de la chapelle et aux deux côtés la figure de deux frères
pénitans à genoux. Au dessous d elà peinture cette inscription
tirée du chapitre 13, de l ’epître de Saint Paul aux Hébreux :
mementote vinctorum tanguant simul vincti. »
Ce travail fut exécuté par Daret et la délibération du 1er juin
suivant mentionne qu’il fut délivré irn mandat de vingt livres
« pour prix de la peinture des écussons, faite par le frère Daret,
« qui s’est contenté fort généreusement de cette somme pour gra« tifier de la plus value les pauvres prisonniers pour lesquels il
« s’emploie. »
En 1693, l ’OEuvre décide de modifier ces mêmes écussons,
mais la délibération ne fut appliquée qu’en 1708. Qui fut chargé
de ce travail et dans quel but ces modifications furent-elles
ordonnées ? Il est difficile de le savoir et les procès-verbaux n’en
parlent pas. C’est la délibération du 8 mai 1729 qui nous l ’ap­
prend et n'en n ’indique pas le motif.
Donc, en 1708, on mit deux prisonniers à genoux à la place des
pénitents. Puis en 1709 on changea encore et on remit les Péninitents. Mais ils parait que la nouvelle peinture était de si mau­
vaise qualité que les pénitents, rétablis sur l ’écusson de 1709,
disparurent, ne laissant voir que les prisonniers de 1708 implo­
rant la Vierge.
Aussi la Confrérie de l ’Observance s’en plaignit et prétendit
imposer l ’obligation de rétablir les pénitents primitifs.
C’est cet incident et cette explication que donne la délibéra­
tion du 8 mai 1729, ajoutant que les écussons seraient refaits et
représenteraient : « l ’image de N.-D.-de Pitié, avec deux péni« tents, un de chaque côté, à genoux, et intercédant la Vierge
« Marie pour les pauvres prisonniers. Au-dessous desdits péni« tents, il sera peint deux prisonniers à genoux, c’est-à-dire un
« de chaque côté, qui seront enfermés dans la prison qui est
« peinte aux mêmes écussons. »
Cette fois c’est le peintre Joubert qui en fut chargé et pour les
huit écussons il reçut seize livres (Délibération du 3 juillet 1729).
Le 17 août 1738, le même peintre reçut encore pour huit écussons
représentant toujours N.-D.-de Pitié, deux Pénitents et deux pri­
sonniers, la somme de vingt-quatre livres.
Jusqu’au 23 germinal, an xi, on ne trouve plus de modifica­
tions indiquées dans les délibérations ; pourtant il est à présumer

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qu’ils furent changés lors de la scission de l’Œuvre d’avec les
Pénitents Blancs.
En l ’an xi, ces écussons parurent trop volumineux et la délibé­
ration du 23 germinal mentionne que, pour les cérémonies publi­
ques, l ’Œ uvre sera précédée par un porte-croix (auquel on don­
nera vingt-quatre sols par service) revêtu d’une robe violette
avec sur le cœur une plaque qui portera : Œuvre des Prisons.
Les écussons, depuis cette date, furent petits et avec cette seule
mention : Œ uvre des Prisons.
Enfin le 17 juillet 1839, les administrateurs renouvelèrent de
nouveau leurs écussons. C’est la maison Bergeron qui les confec­
tionna moyennant soixante francs pour les quinze. Ils furent
peints par la dame Constantin épouse Amatler, pour le prix de
quarante cinq francs. Ils portaient encore simplement la men­
tion : Œuvre des Prisons et il sont semblables de nos jours.
Sceau. Arm es.— L’Œuvre établit son « sceau » et son
« cachet» dès le 20 juin 1700. Que portaient-ils comme emblème ?
Les registres des délibérations ne l ’indiquent pas. Sans doute
Saint Mitre ne pouvait pas encore y figurer, puisque les recteurs
ne le choisiront, comme patron, qu’en 1747.
Le sceau représenté en tete de cette notice, a du par suite, et
même sûrement, n’être créée qu’aprês le 16 février 1747 et bien
que les procès-verbaux n’en fassent pas mention on peut lui attri­
buer comme date le milieu du x v i i i ' siècle.
Au moment de la Révolution les recteurs adoptèrent un sceau,
très simple et sans intérêt. C’était un ovale avec au milieu : Œu­
vre des Prisons d ’Aix. Il n ’en reste que des reproductions sur
différentes pièces.
Après la Révolution, un des documents conservés aux archi­
ves, et datant de 1823, en mentionne un dont l ’empreinte seule a
été conservée. Il est assez curieux car il représente le corps en­
tier de saint Mitre, revêtu d’une robe et portant sa tête dans les
mains ; autour est inscrite la mention suivante : Administration
départementale des Prisons d’Aix. C’est celui représenté en tête
de cette notice.
Plus tard, le 16 avril 1845, le cachet sera encore modifié, mal­
heureusement il ne nous a pas été conservé. Il aura alors au mi­
lieu ces mots: Œuvre des Prisons d’Aix Bouches-du-Rhône et

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autour cette ancienne devise : Mementote vinctorum tanquam simul vincti. Il fut gravé par Eeinaud moyennant vingt-quatre
francs (délibération du 4 juin 1845).
Le 13 novembre 1763 (registre 7" page 272) les recteurs avaient
fait graver sur bois « les armes de l ’Œuvre, pour s’en servir
« tant pour les mettre à la tête des mandements qu’en toutes les
« autres occasions. »
L’écusson de ces armes exécuté par Frix Nicolas, graveur sur
bois portait autour Œuvre des Prisons d’Aix, et représentait d’un
côté Notre-Dame de Consolation, portant l ’Enfant-Jésus, de l ’au­
tre saint Mitre, avec sa tête dans ses mains et, au dessous, deux
prisonniers chargés de chaînes. Enfin, en dehors de l ’écus­
son, de forme presque ronde, mais légèrement ovale, étaient
disposés les attributs du supplice : au haut et d ’un côté les fers
pour le cou, de l ’autre ceux pour les mains, en bas de l ’écusson
et disposés symétriquement les fers des pieds et des chaînes.
Ce sont ces armes qui sont encore représentées en tête de la
notice.
Aumôniers. — L’Œuvre des Prisons n’eut un aumônier atti­
tré que plusieurs années après sa création. La date ne peut en
être indiquée d’une façon précise mais ce ne fut certainement
qu’au début du x v i i i 0 siècle.
Toutefois, dès leur établissement, les prieurs s’occupèrent du
service religieux aux prisons et rétribuèrent un ecclésiastique
qui venait tous les soirs réciter la prière aux détenus.
Le 30 décembre 1696 « pour satisfaire pleinement à l ’esprit de
« l’Œ uvre qui est de procurer aux pauvres prisonniers, tant au
« spirituel qu’au temporel, les secours religieux » les recteurs
décidèrent d’introduire des ecclésiastiques parmi eux. Le Parle­
ment approuva cette innovation apportée aux statuts et aux élec­
tions suivantes quatre prêtres, parmi lesquels les curés de Saint" veur et de la Madeleine, furent élus.
'ailleurs les Pères Capucins avaient déjà obtenu une entrée
libre aux prisons. Tous les matins, ils venaient visiter les prison­
niers et ils y restaient même assez longtemps puisque, le 25 fé­
vrier 1691, il fut décidé de fournir du charbon pour leur chauf­
fage.
Ces religieux resteront jusqu’au 5 juin 1791, au nombre de

�deux, aumôniers des prisons. A cette date, la municipalité fut
avertie qu’ils n’avaient pas prêté le serment prescrit. On les
somma de le prêter et sur leur refus ils durent abandonner les
prisons le 20 juin. Six jours après l ’abbé Gueidan, prêtre, « cy
« devant père de Saint-Pierre » fut nommé aumônier à leur
place.
Mais, peu après, l ’exercice du culte fut momentanément inter­
rompu et suspendu. Ce ne fut que le 15 thermidor an x que les
recteurs purent avoir un prêtre, spécialement chargé du service
des prisons, moyennant trente sols par messe. Puis au début de
l ’an x n , un aumônier fut nommé et l ’Œuvre lui donna un traite­
ment de deux cents francs par an. Quelques années plus tard le
Gouvernement se chargea de pourvoir à cette dépense, et les ad­
ministrateurs lui allouèrent alors un supplément de cinquante
francs, le 23 septembre 1806. Cette situation dura jusqu’au
Ie' janvier 1 8 ü ; à cette date en etfet le département prit à sa
charge et d’une manière définitive le traitement de l ’aumônier _
et le porta à six cents francs. C’est d’ailleurs ce qui a été main­
tenu jusqu’à nos jours.
Successivement divers ecclésiastiques furent nommés à cette
fonction, lorsque eu 1820 fut prôchéc à Aix une grande mission
par les religienx Oblats, Parmi eux se trouvait « Monsieur de
« Mazenot, » alors seulement « supérieur de la mission de Pro« vence (1). » C’est lui qui se chargea, sur la demande des ad­
ministrateurs, de prêcher une mission aux prisonniers ; elle se
termina par la plantation d’une croix dans la cour des anciennes prisons aux casernes, en présence de l ’Archevêque d’Aix,
des autorités et des membres de l ’Œuvre.
Voici, d’ailleurs, un passage de la délibération du 16 may
1820 (registre 13 page 3), au sujet de cette cérémonie qui eut
lieu le vendredi 12 mai et qui commença par le baptême de deux
prisonniers : « L’administration s’occupa du choix des parrains
« et marraines des deux prisonniers qui devaient être baptisés et
« de tous les préparatifs de la fête. M. le comte de Villeneuve,
«• préfet du département, Madame la comtesse, son épouse, Ma­
il) Les Oblats de Marie Immaculée furent établis à Aix le 1er novembre
1818 sous le nom de « Missionnaires de Provence » par l'abbe Charles
Eugène de Mazenod. Léon XII les érigea en ordre régulier en 1826. (V. L es
P a ro isse s d u diocèse d ’A ix , par l'abbé Constantin, curé de Saint-Remy).
5

�—

66

—

« dame la comtesse de Valbelle et M. Pin aîné furent priés d ’as« sister comme parrains et marraines. — La cérémonie impo« santé et majestueuse qui devait avoir lieu le 12 du courant,
« commença, ainsi qu’elle avait été fixée, à 8 heures du matin,
« dans la chapelle des prisons et fut annoncée la veille par les
« sons de la cloche à l ’entrée de la nuit et le matin dès l ’aube.
« — Mgr l ’Archevêque, assisté de MM. Guigou, Rey et Honorât,
« chanoines, et des gens de la maison, M. le comte Préfet et Ma« dame la comtesse, son épouse, M. Pin et Madame comtesse de
« Valbelle, parrains et marraines, M. le Maire d’Aix, M. de Ro« bineau Beaulieu, l’un de ses adjoints, M. le commandant de
« gendarmerie, divers magistrats de la Cour royale et du tribu« nal de première instance, les anciens administrateurs, les ad« ministrateurs et les dames des prisons en exercice, ainsi qu’un
« grand nombre de fidèles s’étaient rendu aux prisons et ayant
« pris les places désignées, la cérémonie commença par le bap« tême des deux prisonniers. — Cette cérémonie achevée, Mon« seigneur célébra la sainte messe et communia les prisonniers
« qui s’en étaient rendu dignes. La communion fut précédée par
« une courte allocution de M. de Mazenod... Il fut procédé à la
« suite de cette cérémonie à la plantation de la croix, qui était
« exposée dans la petite cour où elle est actuellement placée sur
« un appareil garni d’une draperie rouge. — A cet effet, une
« procession composée des fidèles, du chœur des chanteurs, des
« prisonniers qui avaient reçu les sacrements et auxquels
« l ’administration avait fait donner et distribuer des habillements
« décents, des administrateurs anciens et modernes, des dames
« des prisons, des parrains et marraines, de la mairie, du com« mandant de gendarmerie et du clergé se met en marche. Mon« seigneur, après avoir fait les prières d’usage pour la bénédic« tion de la croix et ensuite l ’adoration de la croix avec son
« clergé, la mairie, les administrateurs et les dames d’humanité
« prit place à la procession et fit le tour de la cour. — La croix
« était portée par six prisonniers, pris parmi ceux qui avaient
« approché des sacrements et par quatre administrateurs en
« exercice. — Arrivés à l ’endroit où elle devait être placée, elle
« fut descendue de l ’appareil et plantée aux acclamations des
« fidèles et aux chants des cantiques de la mission. — La pro« cession rentre ensuite dans la chapelle et Monseigneur termine

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la cérémonie par un Te Deum et la bénédiction du Saint-Sacrement. — Un régal fut distribué de suite après à tous les prisonniers et les autorités avec une partie des fidèles assistèrent
à la distribution du régal. — Le soir à 5 heures il y eut une
dernière instruction de M. de Mazenod... suivie du Te Deum,
et la bénédiction du Saint-Sacrement. »
C’est sans doute en souvenir de cette mission, que les religieux
Oblats furent choisis, quelques années après, comme aumôniers
des Prisons. La date ne peut en être fixée d’une façon bien pré­
cise, mais en 1833 ils avaient déjà été désignés à cette fonction,
car c’est le Père André, de l'ordre des Oblats, qui fut délégué
par l ’autorité ecclésiastique, comme aumônier, le 2 juin 1833,
pour procéder à la bénédiction de la chapelle des prisons actuel­
les.
D’ailleurs jusqu’à nos jours, ils ont conservé ce titre, se dé­
vouant, avec tout le zèle possible, à l’évangélisation des malheu­
reux détenus et leur apportant, avec une ardeur infatigable, tou­
tes les consolations de la religion.
Ils durent quitter cette œuvre de dévoûment à la suite de la
loi du l -r juillet 1901 et le dernier aumônier des prisons, mission­
naire oblat, fut le R. P. Trouin. C'est en avril 1903 que l ’autorité
supérieure notifia que ce religieux ne pouvait plus, parce qu’il
était oblat, continuer aux prisons un ministère qu’il y exerçait
depuis de longues années, apportant sans cesse aux détenus des
paroles de paix et de consolation.
Depuis, l’aumônerie des prisons est confiée à un prêtre désigné
par l’autorité ecclésiastique, mais nommé par le Préfet.
Chapelle. — Puisqu’il vient d ’être parlé de l ’aumônier il est
juste de s’occuper de la chapelle. La question ne manque pas
d’intérêt car tout ce qu’elle renferme appartient à l ’Œuvre.
Les registres des délibérations prouvent en effet que, dès l’ori­
gine, les recteurs s’étaient attaché à procurer aux prisonniers
toutes les facilités possibles pour l ’exercice de leur culte. Jusqu’à
la Révolution les prieurs seuls étaient chargés en maîtres absolus
de tout ce qui concernait la chapelle et nul n’aurait même eu
l ’idée de leur contester leur propriété.
Lorsque le culte fut rétabli, après le 28 nivôse an x, les mem­
bres de l ’OEuvre obtinrent l’usage d’une ancienne chapelle aban-

�—

68

—

donnée qu’ils firent restaurer. Mais tout le mobilier et les orne­
ments de l ’ancienne, ayant été transportés au district le 10 plu­
viôse an iii , il n'en restait plus rien. Aussi ils achetèrent ce qui
était nécessaire pour les cérémonies.
Bientôt elle fut amplement fournie et dès le 17 octobre 1809
l ’Œuvre faisait sculpter en bois et dorer par Ramel un grand
buste de saint Mitre pour le prix de soixante-treize francs. Ce
buste, tel qu’il existe encore dans la chapelle actuelle des prisons
a été plus tard redoré par Olive pour le prix de trente-six francs
(délibération du 23 avril 1845). D’ailleurs l ’inventaire dressé le
20 décembre 1810, en vertu de la délibération du 21 novembre
précédent et déposé aux archives de l ’Œuvre, donne déjà une
nomenclature assez longue et complète.
En 1819 et aux anciennes prisons des casernes, les administra­
teurs firent établir une cloche et à cette cérémonie le 21 juillet
M. Castellan et madame la marquise de la Fare furent l’un par­
rain et l ’autre marraine.
Enfin en 1820 ce fut la croix de la mission que l ’Œuvre fit en­
core élever ainsi qu’il a été indiqué et relaté plus haut.
Le procès verbal de la délibération du 25 juin 1823 indique
qu’un inventaire (1) plus complet que le précédent avait été
dressé peu avant.
Le 20 décembre 1831, les administrateurs achetèrent, moyen­
nant cent francs « chez Sardat, bouquiniste » un grand Christ
avec cadre doré, dont l’auteur est malheureusement inconnu.
Ce tableau fut placé dans la chapelle des prisons. Puis au mo­
ment où les nouvelles prisons furent inaugurées, ce tableau ne
put être replacé à cause de ses dimensions ; il fut alors confié à
titre de dépôt à MM. les administrateurs de l ’hospice. C’est très
vraisemblablement celui qui figure aujourd’hui dans la salle des
séances de l ’Œuvre.
Mais au moment où les administrateurs des Prisons se séparè­
rent par force de la commission de surveillance, l'administration
émit la prétention de faire comprendre, dans les inventaires offi­
ciels, tout le mobilier et les objets de la chapelle. L’Œuvre pro(1) Cet inventaire déposé aux archives, où il est encore conservé, avait
été dressé en double original. Daté du 22 mai 1823 et signé de trois admi­
nistrateurs, il comprend 55 articles et prouve que la chapelle avait déjà de
nombreux vases sacrés et ornements, enfin tout ee qui est nécessaire au
culte.

�testa naturellement et tous ces détails sont intéressants pour éta­
blir sa propriété qui n ’a d’ailleurs plus été contestée depuis.
Ce fut le 27 octobre 1841 que la prétention se manifesta par
une lettre du Sous-Préfet d’Aix, indiquant que l ’Œuvre s’était
opposée à ce que l ’on inventorie les objets se trouvant dans la
cliappelle et la sacristie, mais que ces objets étant déposés « dans
« un édifice départemental, étaient, jusqu’il preuve du contraire,
« présumés appartenir au département et qu’ils devaient en con« séquence être compris dans l ’inventaire des prisons. &gt;
La délibération du 3 novembre suivant (registre 15, folio 81)
contient la réponse des administrateurs des Prisons. Ils exposent
qu’ils ne veulent pas se soustraire à une mesure administrative
par manque de déférence, mais uniquement pour défendre un
droit et conserver à leurs successeurs la propriété d’objets ache­
tés par le produit de leurs collectes. Ces objets ne peuvent être
présumés propriété du département, parce que déposés dans un
édifice départemental, car ils sont toujours resté entre les mains
de leurs propriétaires, qui les y ont eux-même simplement dé­
posé, pour continuer le service auquel ils sont destinés.
Les administrateurs ajoutaient que les objets du culte avaient
été achetés par eux et que, si, des ornements avaient été laissés
aux prisons, c ’était parce que le département les y avait engagé,
en leur donnant un local pour servir de sacristie et un coffre-fort
pour enfermer les vases sacrés ; que, d’ailleurs, par mesure de
précaution, tous les objets étaient, depuis quelque temps déjà,
enfermés et gardés dans la maison de l ’OEuvre. Quant au mobi­
lier, s’il était laissé à la chapelle, bien qu’étant encore leur pro­
priété, c’était parce qu’il avait été acheté dans l ’intérêt des
prisonniers et que les cérémonies du culte ne pouvaient
avoir lieu pour eux ailleurs qu’aux prisons. Ils ajoutaient
aussi que le département ne pouvait invoquer une présomption
de possession, que cette présomption se retournait contre lui, car
toutes les fois qu’on voulait user d’un objet de la chapelle, il fal­
lait avoir recours à un administrateur. Ils terminaient en indi­
quant qu’après la Révolution, quand le culte fut rétabli, ils
avaient tout acheté de leurs deniers, produit de dons et de quêtes,
et invoquaient l ’inventaire du 22 mai 1823 et celui fait depuis
le 14 juillet 1841, ainsi que leurs délibérations antérieures.
Ce dernier mémoire a clos la question soulevée. L’administra-

�— 70 —
tion n’y répondit pas ; elle ne revendiqua plus rien et ne main­
tint pas sa prétention de faire procéder à l ’inventaire de tous ces
objets.
Pourtant, plus tard et le 3 mai 1843, une discussion semblable
fut encore soulevée à la suite d’une difficulté au sujet de la prise
de possession des bancs de la chapelle par la commission de sur­
veillance. Soucieuse de faire respecter ses droits et d’éviter toute
question de propriété, considérée par elle comme certaine et in­
discutable, l ’Œ uvre présenta encore un mémoire (1). Elle
nomma une commission qui se rendit chez le Sous-Préfet et de­
puis cette époque les délibérations ne portent plus de trace de
contestation semblable.
L’Œuvre a depuis encore, si non renouvelé, au moins aug­
menté la valeur de tous ces objets. Tous ces détails, bien que
peut-être longs, étaient sans doute utiles afin d’établir pour l ’ave­
nir une propriété aussi certaine et indiscutable aujourd’hui
qu’elle l ’était avant et après 1843.
Bibliothèque. — Sa création est d’époque plus récente, mais
il est utile de l ’indiquer pour démontrer la propriété de l ’Œuvre.
Elle date en effet du 23 septembre 1846. Depuis elle a été conti­
nuellement agrandie par les administrateurs qui ont acquis de
nombreux volumes. 11 serait fastidieux d’en faire une nomencla­
ture complète. Il suffira sur ce point de signaler le fait et d’ajou­
ter que, depuis, l ’Œ uvre n’ajamais omis de continuer cette tradi­
tion si profitable aux détenus.
Ordonnateur. — De nos jours c’est l ’ordonnateur qui est con(1) Pour soutenir cette thèse, le Secrétaire de l’Œuvre, M. Pison, notaire,
fit, le 2 mai 1843, un nouvel inventaire qui compte 62 articles et est déposé
aux archives. Il débute ainsi : « L’usage de la chapelle des Prisons d ’Aix
« a été donné à l’administration de l’Œuvre à l'époque du rétablissement
« du culte, ainsi qu'il conste d’une délibération du 24 messidor an x ; c ’est
« sur la demande do l’Œuvre et c’est à elle que le Gouvernement avait
« accordé l'autorisation d’établir un oratoire dans lesdites prisons; ce fait
« est justifié par les délibérations du 4 floréal an xii et 13 vendémiaire
« an x iii ; de la résulte la preuve que tout ce qui est relatif au culte appar« tient à l'Œuvre ; mais, indépendamment de cette preuve, chaque article
« est justifié par facture, délibérations ad hoc et mandat de paiement, ainsi
« qu’il su it:........» L’inventaire, reproduction de celui de 1841, porte, en
face de chaque objet, et dans une colonne spéciale, la justification de la
propriété relative à ce même objet, en indiquant soit l'époque du legs, soit
la date de l'acquisition avec son montant et la délibération qui l’a auto­
risée.

�71 —
sidéré comme le Président de l ’Œ uvre et qui occupe la place
d’honneur à toutes les délibérations.
Cet usage, un peu contraire aux règlements, date déjà de quel­
ques années et personne évidemment n’aura l’idée de le modi­
fier, car il ne peut présenter que des avantages.
Au début c’était le Recteur des Pénitents qui présidait. Plus
tard, quand la scission avec cette confrérie fut définitive, le rec­
teur semainier, comme on l’appelait, c’est-à-dire celui qui, étant
de service, avait visité les prisons et pourvu aux distributions,
rendait compte de son mandat et présidait la réunion.
C’est cette tradition qu’avait adopté le règlement ministériel
du 20 décembre 1833, encore en vigueur aujourd’hui, qui indi­
que, dans son article 10, que les réunions seront présidées par le
maire, « en son absence par le commissaire de service et, en
« l ’absence du commissaire de service, par le plus ancien des
« membres présents. »
Mais, comment et depuis quand cette fonction a-t-elle été
créée? Quelles étaient ses attributions ?
Le 5 août 1806, un des membres de l’OEuvre proposa la nomi­
nation d'un ordonnateur, comme on l'avait fait dans tous les hos­
pices et établissements de charité, pour, disait-il « régler les
« opérations administratives et faire disparaître la confusion qui
« règne parfois dans leur exécution. » Mais cette motion fut re­
jetée.
On offrit même un moyen terme pour apaiser les oppositions
de ceux qui voulaient continuer les traditions anciennes et per­
mettre, comme par le passé, à tous les membres de prendre part
à la direction de l ’Œuvre. C’est ainsi que l ’on proposa de nom­
mer une commission de quatre membres, qui jouerait le rôle
d’ordonnateur, et qui de concert avec les commissaires de ser­
vice rentrants et sortants exercerait seule l’administration. Ainsi,
disait-on, les délibérations y gagneraient puis qu’on serait moins
nombreux pour discuter et tous les membres y prendraient part,
chacun à son tour.
Mais ce projet n’eut pas plus de chance que le premier.
Pourtant il fallut s’incliner. Le règlement rendu par M. le Con­
seiller d’Etat, Préfet du département, en date du 27 brumaire
an xiv, réglant la nouvelle organisation des bureaux de bienfai-

�— 72 —
sance, imposait la fonction d’ordonnateur dans tous les établis­
sements similaires ou considérés comme tels.
Ce fut le 20 décembre 1808 que le sieur Vial fut nommé pre­
mier ordonnateur, mais les réunions furent longtemps encore pré­
sidées par l’administrateur de service.
La fonction nouvelle consistait à « assurer l’exécution des dé« libérations de l ’Œuvre, surveiller les dépenses votées, expé« dier tous les mandats, arrêter la comptabilité, et faire la cor&lt; respondance. » C’est ainsi encore que s’exprime l’ordonnance
ministérielle du 20 décembre 1833 ; mais après la scission d’avec
la commission de surveillance en 1843, les administrateurs se­
mainiers n’eurent plus un rôle bien important. L’Œ uvre deve­
nait exclusivement charitable et de bienfaisance, tout le côté ad­
ministratif lui était enlevé. Aussi ces fonctions de semainiers,
parfois absorbantes jadis, furent abandonnées et peu à peu
l ’usage s’introduisit de faire présider les réunions par l’ordonna­
teur.
Sœurs du Tiers-Ordre de Saint-Dominique. — Quelle a été
leur origine et en quelle année se sont-elles établies à Aix ? Les
registres des délibérations ne donnent pas sur ce point d’indica­
tion bien précise.
Pourtant dans la séance du 2 may 1790 (1) le sieur Key, rec­
teur de l ’OEuvre et un des commissaires nommés spécialement
pour étudier la situation de ces dames, fit un long rapport, où se
trouvent les indications suivantes :
« Nous avons cherché à connaître l’établissement des dames
« du Tiers ordre. Aucun titre n’a pu nous l’indiquer précisé« ment ; nous avons trouvé seulement un mémoire desdites da« mes de 1751, dans lequel elles disent qu’il y a plus de quatre
« cents ans que le tiers ordre de saint Dominique est établi en
« cette ville d’Aix, que plusieurs de leurs sœurs voulurent bien
« assister de leurs soins et de leurs conseils charitables différen« tes œuvres pies, qui, comme celle des pauvres prisonniers, de« mandaient plus de secours et de soins. Le tiers ordre nomma
« pour cet effet deux sœurs pour soigner les prisonniers mala« des, pour avoir soin du blanchissage et rapiessage du linge,
(1) 8« registre des Délibérations, page 666.

�— 73
«
«
«
«
«
«
«
«
«
«
«
«
«
«

dont le tiers ordre a payé la moitié des frais, disent-elles. —
Ces expressions contenues dans un mémoire des sœurs du Tiers
ordre, nous induisent à penser, et nous le trouvons même dans
un mémoire de 1763, fait pour notre Œuvre contre lesdites
dames, que cet ordre ne fut d’abord institué que comme une
congrégation pieuse ; les dames, qui y furent associées, exercèrent leur charité soit à habiller des pauvres enfants qu’on appelle Enfants Blancs, soit à prendre soin des pauvres filles qui
cherchaient à se placer, soit enfin à prendre soin des pauvres
prisonniers malades, Ce n’était d’abord que par les secours
des aumônes des fidèles qu’elles subvinrent à leurs dépenses,
mais ensuite leur exercice pieux leur valut quelques legs, que
les testateurs appliquèrent à leur choix à celle des trois œuvres
qui leur plut. »
Telle fut, d’après les recteurs des Prisons, l ’histoire de cet or­
dre, qui s’occupait de secourir trois genres d’infortunes : « les
prisonniers, les enfants blancs et les filles de service » rapport
du sieur Pin, recteur, délibération 29 octobre 1775 — 8e cahier
p. 175.
Dès la fin du x v n e siècle elles s’occupèrent des prisons, sans
qu’on puisse en préciser la date exacte.
Elles prenaient soin des malades, de la cuisine, du linge et de
la chapelle et continuèrent ce pieux dévoûment jusqu’au 30 mars
1791, devançant ainsi l ’application du décret des 10-18 août 1792
sur la suppression des congrégations séculières et confréries.
A ce moment, n’ayant plus de ressources, elles remirent leur
démission à la Municipalité, à laquelle elles donnèrent aussi les
fonds qu’elles administraient.
Mère de l ’Œ uvre.— Les religieuses du Tiers-Ordre disparais­
sant, il fallait à l ’Œuvre quelqu’un pour remplacer les services
qu’elles rendaient, pour faire la soupe, entretenir le vestiaire,
soigner les femmes détenues malades, prendre soin de la chapelle,
etc... C’était autant d ’occupations auxquelles les administrateurs
ne pouvait pas se livrer.
Dès leur disparition on chercha une personne à gages pour
remplir tous ces divers rôles et on l ’appela « Mère de l ’Œuvre ».
D’où vient cette dénomination? Sans doute de ce que les sœurs
chargées du soin des prisonniers étaient appelées « mères » ce

�— 74 —
qui à lieu en général pour les religieuses. Mais ce qu’il est bon
de retenir c’est que c’est le nom qui fût donné dès l'origine.
Le 30 mars 1791, l ’Œuvre avisée officiellement du départ des
religieuses du Tiers-Ordre, se réunit et, après avoir accepté les
fonds laissés par ces dernières, en se chargant, provisoirement et
sans engagement fixe, des obligations y attachées, décida de
chercher « une femme pieuse et honnête, qui prenne dorénavant
« soin du linge et de la soupe avec les appointements les plus
« modiques. »
Les officiers municipaux offrent des appartements dans les
casernes pour faire la soupe et loger la servante. De son côté la
dame Salva, de Tordre de St Dominique propose d’aider les rec­
teurs dans leur recherche et de former la nouvelle domestique
dans ses fonctions.
Aussi le 3 avril 1791, les administrateurs nommèrent « mère de
l ’Œuvre » la dame Arnaud, veuve du sieur Esclapon, bourgeois
de la ville de Callas, « dame pieuse et honnête et la plus recom« mandable » moyennant deux cents francs par an.
Cette dernière accepta, mais quand on lui indiqua qu’elle
aurait à panser ou surveiller « le pansement des femmes con» damnées au fouet ou flétries par un fer chaud, son cœur ne put
« résister à la douleur qu’elle éprouvait en voyant les souffran­
ce ces de ces tristes victimes, » et elle refusa, prétendant qu’ « elle
succomberait de douleur. »
L’Œuvre la remplaça. Puis le 11 vendémiaire, an xi, elle fit
un règlement pour la « mère », indiquant toutes ses obligations
et ses charges et la mettant sous la surveillance de Dames
d ’Humanité.
Actuellement l ’Œuvre'étant propriétaire d’un immeuble, ou se
tiennent ses délibérations, y loge la mère. C’est cette dernière
qui entretient les locaux, remet aux prisonniers les vêtements et
secours accordés par les administrateurs et prend soin du mobi­
lier de la chapelle des Prisons.
Telles est l ’origine de la mère de l ’Œuvre. Telles sont ses fonc­
tion s actuelles. Ainsi l ’appellation ancienne est restée, même
quand c’est un homme qui est concierge de l ’immeuble avec les
occupations indiquées plus haut; cette circonstance s’est produite
en 1898.
La tradition est de cette façon conservée.

�— 75 —
Dames d’Hum anité.— La création des Dames d’Humanité
date aussi de la disparition des sœurs du Tiers-Ordre de St Domi­
nique et en a été la conséquence.
La mère a été établie de suite, car il fallait immédiatement
quelqu’un à gages, préposé aux services les plus pénibles, ren­
dus par celles qui venaient de résilier leurs fonctions.
Mais les administratenrs ne pouvaient, par eux seuls, s’occu­
per de tous les détails, qui étaient la conséquence des soins de
toutes sortes donnés aux prisonniers.
Aussi quand l ’OEuvre fut rétablie, après le tableau navrant de
la situation des prisonniers, fait par le commissaire du pouvoir
exécutif, M. Miollis, le 18 germinal, an v, les nouveaux adminis­
trateurs furent autorisés à s’adjoindre deux dames, « respecta­
bles par leurs mœurs », ponr prendre soin du mobilier et veiller
aux détails nécessités par les prisonniers.
Le 12 floréal, an v, la municipalité, reconstituant le bureau de
cette administration, nomme en même temps deux dames, dites
« dames d’humanité », de même que les administrateurs étaient
dénommés « commissaires d’humanité ».
Ces fonctions furent remplies avec beaucoup de dévoûment, et,
pendant l ’épidémie qui sévit aux prisons en l ’an xi, les deux
dames d’humanité succombèrent l’une le 14 et l’autre le 21 flo­
réal, ce sont les dames d’Arnaud et Sarraire. Le Président aux
séances des 17 et 27 floréal fit leur éloge et disait en un style
pompeux mais juste : « qu’est devenue cette amante de l ’hu« manité qui quelquefois fesait l ’ornement de nos assemblées et
« qui n ’y paraissait jamais que pour faire le bien et éveiller
« notre sollicitude envers les malheureux détenus ? Qu’est
« devenue cette mère de bienfaisance des prisonniers, qui jour et
« nuit à toute heure et à chaque instant, pensait, agissait et s’oc« cupait uniquement des malheureux ? Elle n’est plus. »
Elles furent immédiatement remplacées et leur nombre porté à
quatre ; plus tard il fut même élevé à six.
Enfin après les règlements de 1833 et 1834 qui imposaient pour
leur nomination l’approbation municipale, l ’Œuvre crut néces­
saire de procéder régulièrement à leur installation. C’est ce qui
eut lieu le 7 décembre 1836, mais cette fois elles furent huit
agréés par la mairie.

�— 76 —
En 1863 cette tradition a été abandonnée. Les dames d’humanité
n’ont pas été réélues, sans doute parce que, d’après les nouveaux
règlements pénitentiaires, l ’accès des prisons devint plus difficile.
C’est là une lacune regrettable, qu’il serait heureux de pou­
voir combler et il est a souhaiter que cet ancien usage puisse
être repris, car leur institution offrait de grands avantages, par
le bien que des personnes dévouées feraient et pourraient encore
faire dans les prisons.
Il suffirait d’ailleurs pour s’en convaincre de lire ce passage du
discours, prononcé par le président à la séance d’installation des
dames d’humanité, le 30 juin 1841 :
« La corporation des Dames d’Humanité nous est bien
« précieuse dans plusieurs services de l ’administration. C’est
« par elles que notre lingerie est surveillée, que la distribu« tion de la soupe se fait chaque jour ; c’est par elles que les
« prisonniers sont plus particulièrement soignés et si elles ne
« concourent pas à nos délibérations, elles contribuent active« ment aux bienfaits que l ’Œuvre répand sur cette classe de
« malheureux, repoussés de la société et pour ainsi dire aban« donnés de tous. »
Que de bien d’ailleurs ne pourraient-elles pas faire dans les
prisons des femmes peut-être un peu abandonnées depuis leur
disparition.
Quêtes. — Les quêtes furent, dans les débuts de l ’Œ uvre, sa
principale et unique ressource.
Lorsque, au xvi* siècle, les Pénitents s’occupèrent des prison­
niers, ils allaient de maisons en maisons, de bourgades en bour­
gades, et demandaient les aumônes qu’ils distribuaient ensuite
immédiatement ; ce n ’est qu’après 1649 qu’ils établirent une
caisse.
Puis, quand, en 1686, des règlements furent établis, les dons
arrivèrent nombreux et les quêtes, faites scrupuleusement, pro­
curèrent des ressources relativement élevées.
Le duc de Mercœur, en fit une des conditions principales pour
la vitalité de l ’OEuvre. Mais l ’Hôpital de la Miséricorde et les
quêteurs de la Rédemption des Esclaves s’cn émurent, craignant
que des bassins trop nombreux à tous les offices ne portent atteinte
à leurs ressources habituelles. Une entente eut lieu. Les sieurs

�■

— 77 —
Jacques André, conseiller du Roi en la Cour de Provence, Pierre
Robillaud, avocat en la Cour, l ’un recteur et l ’autre vice-recteur
des Pénitents, convinrent que « le public était non seulement
« incommodé dans ses prières, mais même soulé, pour ainsi dire »
(c’est ainsi que s’exprime de Haitze), par les nombreux bassins
qui sont passés pendant la célébration des messes. Ce fut l ’aprèsmidi, au Salut, que se fit, à partir de ce moment, la quête pour
les Prisons.
Le règlement de 1686 était d’ailleurs très sévère et prévoyait
la négligence des quêteurs. Aussi, d’après son article 12, celui
qui en aura négligé une, sera tenu de remettre de ses propres
deniers, une somme égale à celle recueillie dans la même église
le dimanche précédent, ainsi qu’il a été dit.
Le 21 août 1707, les Prieurs obtinrent du Parlement de prohi­
ber, sous peine d’une amende de cinq cents livres, toute quête
publique ou particulière faite pour les prisonniers, par d’autres
que les recteurs.
Enfin, ces quêtes furent ordonnées dans tout le ressort de la
Provence et, le 28 février 1712, l ’Œuvre prenait une délibération
élaborant un règlement, homologué le 7 avril suivant, en vertu
duquel un bureau dépendant de la Compagnie des Pénitents était
établi dans chaque ville et bourgade de la province ; le trésorier
devait envoyer tous les produits des quêtes à l ’Œ uvre d’Aix,
tous les mois ou tous les trois mois. Une exception était seulement
faite pour les pays de sénéchaussée ; dans ces derniers, le produit
des aumônes ainsi recueillies devait être divisé en deux parties
égales, pour l ’une d’elle servir au soulagement des prisonniers
détenus dans cette ville.
Ce règlement, voté et homologué, les recteurs s’adressèrent à
tous les évêques et archevêques pour le faire appliquer. Mgr de
Vintimille, archevêque d’Aix, rendit, dès le 13 avril 1712, une
ordonnance prescrivant aux vicaires, curés et autres supérieurs
d’exhorter leurs paroissiens à faire des aumônes pour les prison­
niers et de commettre des personnes « solvables » pour faire les
quêtes. Cette prescription fut même renouvelée par le Mandement
publié le 6 juin suivant.
Des députations (1) furent envoyées dans chaque diocèse, pour
(1) Les registres des procès-verbaux donnent des détails nombreux et
curieux sur chacune de ces délégations :

�— 78 —
obtenir des autorités ecclésiastiques de faciliter l ’Œuvre, dans le
but qu’elle se proposait. D’ailleurs, elle obtint partout satisfac­
tion.
Plus tard, le 26 décembre 1762, les recteurs votèrent encore un
nouveau règlement, plus complet, chargeant chacun d ’eux de la
correspondance spéciale avec un diocèse entier. Ainsi, le travail
étant divisé, l ’exactitude des quêtes fut mieux assurée.
Cette nouvelle décision était devenue obligatoire à cause de la
négligence reconnue dans de nombreux pays de la province,
comme le prouvent les décisions des 26 avril 1723, 21 mars et
8 août 1758, qui rappellent touiours les prescriptions édictées
dans les Mandements des autorités ecclésiastiques.
Des difficultés furent soulevées à ce sujet en 1752 à l ’OEuvre
d'Aix.
C’est ainsi que les Directeurs du Bureau charitable de Mar­
seille voulurent se soustraire à cette obligation. Ils soutinrent
qu’ils n’avaient pas à participer aux besoins de l ’OEuvre établie
à Aix, vu le nombre considérable des détenus prisonniers dans
leur ville. Le Parlement fut saisi de la question et, le 8 février
1752, ordonna que les quêtes seraient faites régulièrement, sur le
territoire de Marseille, et le produit remis aux recteurs d’Aix,
conformément au règlement du 28 février 1712, homologué le
7 avril suivant.
Mais le bureau de Marseille n’exécuta pas cet arrêt. Aussi, par
requête du 21 octobre 1755, les recteurs des Prisons d’Aix deman­
dèrent à être autorisés à nommer, eux-mêmes, des personnes qui
feraient des quêtes sur le territoire de Marseille, avec défense h
tous autres d’en faire.
A la suite de cette supplique, le Parlement rendit, le 26 avril
1760, un nouvel arrêt et décida que « tant à la diligence des rec« teurs des Prisons d’Aix que des directeurs de celles de Mar« seille, il serait établi dans chaque église de la ville et du terDélibération du 18 juillet 1712 : M. de Saint-Louis, délégué auprès de
l’Archevêque d’Arles. Il se rendit en ce lieu avec son valet et l’Œuvre vote
31 livres, 10 sols, « tant pour sa voiture et nourriture que pour la dépense
« et salaire du valet qui l’a suivi. » — Délibération des 7 et 4 septembre 1712 :
MM. Grimaud, vice-recteur des Pénitents et de Saint-Louis, sont délégués
auprès de l’Evêque de Marseille. L’Œuvre vote 33 livres, 10 sols pour
voyage, séjour et retour. — Délibération du 30 septembre 1710: M. de SaintLouis est nommé délégué auprès de l ’Evêque d’Apt. L’Œuvre lui vote
24 livres.

�— 79 —
« roir, un bassin, pour quêter les dimanches et fêtes, aux vêpres,
« ainsi qu’on le fait à Aix, à la charge, au trésorier des prisons
« de Marseille, d’envoyer annuellement à celui des prisons d’Aix,
« la moitié du produit des aumônes, l ’autre moitié devant servir
« aux détenus de la ville de Marseille. » Ainsi se termina ce dif­
férend qui avait duré plusieurs années.
En 1775, pour favoriser l ’Œuvre des Prisons, le Parlement, par
son arrêt du 24 décembre, décida que le bureau des Prisons d’Aix
nommerait un quêteur pour chaque ville et faubourg, comme par
le passé, mais que ce dernier « serait exempt, pendant son exer­
ce cice, de la charge du séquestre, excepté pour la collecte des
« tailles et des affaires concernant le roi et le pays. »
Après la période révolutionnaire, les quêtes furent réorganisées
dès le 23 germinal an xr.
Pour toutes les paroisses du diocèse, des mandataires sont dési­
gnés par l ’OEuvre, et agréés par l ’autorité ecclésiastique. Pour
Aix, les administrateurs établirent entre eux une sorte de roule­
ment. D’ailleurs, la Municipalité d’Aix avait donné son autorisa­
tion dès le 26 messidor an x et l ’autorité préfectorale la donna,
pour tout le département, le 3 ventôse an xn.
Le règlement ministériel du 20 décembre 1833 confirme cet
ancien usage dans ses articles 13 et 14 et celui du 2 avril 1834,
voté par l ’Œuvre, en règle tous les détails dans ses articles 7
et 8.
De tout cela, il ne reste aujourd’hui presque plus rien. Peu à
peu, en effet, le produit des aumônes ainsi obtenues diminua à un
tel point qu’en 1889, l ’habitude fut abandonnée et on ne désigna
plus de quêteurs. Plus tard, on chercha à reprendre cet usage,
c’est ce qu’indique la délibération du 12 décembre 1895 ; mais il
était difficile de revenir sur un passé oublié depuis si longtemps.
Aussi, l ’Œuvre y renonça.
De nos jours, les administrateurs n’ont pu conserver que les
troncs dans les paroisses d’Aix et les bassins tenus à la porte de
toutes les églises de la ville, le jour du Jeudi-Saint. C’est là le
dernier vestige de cette tradition qui procura, dans les temps
anciens, des ressources si importantes à l ’Œuvre des Prisons.
Tableaux des Bienfaiteurs. — C’est le 17 février 1700, ainsi
qu’il a été dit, que l ’OEuvre décida de faire exécuter les portraits

�— 80 —
de tous les bienfaiteurs qui feraient un don ou legs de trois cents
livres au moins.
Depuis, cet usage a été et est encore maintenu et les règlements
de 1833 et 1831 maintiennent cette tradition.
Malheureusement, les plus anciens et les plus intéressants par
suite, manquent à la collection.
Après les lettres patentes du 4 décembre 1746, les recteurs des
Prisons, en effet, obligés de quitter les locaux appartenant aux
Pénitents Blancs, furent également forcés de leur restituer les
tableaux sur lesquels ces derniers prétendaient exercer un droit
de propriété.
Ainsi, le sixième registre des délibérations, page 411, contient,
à la suite du procès-verbal de la séance du 18 mars 1648, la liste
des sept portraits dont les Pénitents donnent quittance en les
recevant ; ce sont les suivants : cardinal Vendôme ; cardinal de
Grimaldi ; comte de Tende ; Legrand, prieur d’Angoulême ; Fabre
Bourilly ; capiscol de Gonsard ; Duchaisne.
Ce dernier, celui du Président Duchaisne, eût été particulière­
ment intéressant; il était l ’œuvre du peintre Arnulphy et, d’après
la délibération du 10 avril 1729, avait coûté 48 livres.
Il en est trois dont l ’existence est révélée par les procès-ver­
baux, mais qui n’existent plus à l ’Œuvre : celui de Lebret, par
Celony, peintre, (la délibération’ du 29 mars 1711, qui en parle,
indique que c’était « un des plus beaux qu’il eut encore fait » ;
il coûta 35 livres), et ceux des Dames d’Humanité Sarraire et d’Ar­
naud (la délibération du 27 floréal an xi, ne fait que les mention^
ner, sans indiquer leur auteur).
Voici la liste des tableaux existant dans les salles des réunions
de l ’Œuvre, d'après leur date d’ancienneté, sauf pour le premier,
qui a été indiqué en tête parce que Mgr de Grimaldi était un des
premiers bienfaiteurs importants. A la suite des indications rele­
vées sur chacun d’eux, seront données celles qui, s’y l’apportant,
se trouvent relatées dans les procès-verbaux des délibérations :
1. Cardinal

de

GRIMALDI.

Par délibération du 17 mai 1843, les administrateurs
décidèrent de faire « copier » le portrait de Mgr de Gri­
maldi, « premier bienfaiteur de l ’OEuvre », l ’ancien
« n’existant plus parce qu’il a été conservé par la confrérie
« des Pénitents lors de leur séparation. » Le travail fut

�— 81 —
confié au peintre Vadon, et coûta 53 fr. (Délibération du
24 mai 1843).
2. M. François GARNIER ANTIEN, Procureur au siège, vicerecteur, 1686.
3. Messire Henri LOMBARD d e FAVCON, chanoine, recteur,

1693.
D’après la délibération en date du 14 novembre 1700, ce
tableau fut peint par Palmé et coûta huit livres.
4. Messire Joseph
5. Messire Jean

de

de

TRES, conseiller au Parlement.

CIPIÈRES.

La délibération du 14 novembre 1700, qui ordonna de
faire exécuter ce tableau en même temps que celui du cha­
noine Favcon, en acceptant le legs de l’abbé Decipieres
(c’est l ’orthographe de la délibération), permet de suppo­
ser que le peintre Palmé en fut également chargé.
6. Maître Jean-Antoine d ’AYMARD
à la Cour des Comptes.

de

PIERRERUE, conseiller

La délibération du 10 janvier 1711, indique que le por­
trait fut exécuté par Palmé, moyennant 8 livres, 15 sols.
7. Thérèse

de

PIOLENC, dam e

de la

BASTIDE.

La délibération du 4 septembre 1712 indique que le por­
trait de la dame de la Bastide, mère de M. l ’abbé de
Limaye, un des recteurs ecclésiastiques, fut décidé, bien
que cette bienfaitrice n’ait laissé que 200 livres. Cette
mesure fut prise en reconnaissance des services rendus par
son fils. — M. de Saint-Louis fut chargé de s’entendre avec
le peintre Palmé pour payer ce portrait huit livres, selon
l ’usage adopté par l’Hôpital de la Miséricorde. — Le cadre
fut confié au sculpteur Rautier, et coûta 35 sols.
8. M. Philippe PERRINY, assesseur d'Aix, Procureur du Pays,
décédé en 1718.
D ’après la délibération du 12 mars 1719, ce tableau fut
exécuté par le peintre Joubert.
9. Dame Jeanne d e THOMASSIN, ép. de messire Joseph de
GALICE, conseiller au Parlement, décédée le 14 décembre
1719.
D ’après la délibération du 14 avril 1765, ce portrait fut

6

�— 82 —
copié sur celui appartenant à MM. les Présidents de Peynier et d’Auribeau. Il fut peint par Aubert, moyennant
12 livres.
10. Claire-Françoise d e FORBIN
marquis d e BORMES.

d ’OPPÈDE,

veuve de M. le

La délibération du 13 mars 1720 attribue ce portrait au
peintre Joubert, vice-recteur. Il coûta 10 livres. (Délibé­
ration du 6 décembre 1722).
11. Antoine SILVECANNE, consulaire, décédé en 1721.
Ce portrait fut peint par Joubert, moyennant 10 livres.
(Délibération du 6 décembre 1722).
12. Dame Françoise

de

MENC

de

MARTIN, décédée en 1722.

Ce portrait est encore peint par Joubert, pour le prix de
10 livres. (Délibération du 11 juin 1724).
13. François

de

CORMIS, avocat au Parlement.

Ce portrait de l’avocat Decormis, (orthographe de la déli­
bération du 13 juin 1723) qui avait donné à l ’Œuvre 525
livres, produit de la vente de sa vaisselle d’argent, fut peint
par Joubert, pour 10 livres. (Délib. du 11 juin 1724).
Il fut refait ensuite comme n ’ayant pas sa « véritable
ressemblance ». (Délib, du 8 mai 1735) par Joubert, pein­
tre, qui reçut pour ce travail 8 livres. (Délib. du 7 mai 1736).
14. Marie-Françoise d e GRAMON, dame
Président, décédée en 1728.
15. François

de

BONIFACE LEYDET

de

de

LEBRET, premier

FOMBETON, 1734.

Ce portrait fut exécuté par Sieye, peintre, moyennant
10 livres. (Délib. des 9 mai et 18 juillet 1734).
Il fut refait par Joubert, peintre, comme n’ayant pas sa
véritable ressemblance. (Délib. du 8 mai 1735) et Joubert
reçut pour ce travail 8 livres (délib. du 7 mai 1736).
16. Messire Joseph-François d e GALICE, doyen du Parlement,
décédé le 24 janvier 1765.
Tableau fait par Aubert, moyennant 12 livres. (Délib.
du 29 mai 1768).
17. Marie-Philibert-Thérèse-Marguerite BENARD
décédée le 16 janvier 1767.

de

REZAY,

�— 83 —
OEuvre de Aubert, peintre, moyennant 12 livres. (Délib.
du 17 avril 1768).
18. Jean-Baptiste-AntoineDEBRANCAS, archevêque d’Aix, mort
le 30 août 1770.
OEuvre de Faure, peintre, moyennant 18 livres. (Délib.
du 12 janvier 1772). — Très beau cadre ancien.
19. Noble Auguste d e GRAS d e VALGAS, écuyer du lieu de
Pierrerut, habitant en la ville de Pertuits.
Portrait par Faure, peintre, moyennant 18 livres. (Délib.
du 12 janvier 1772).
20. J.-Baptiste VACHIER.
Le portrait du sieur Vachier, indiqué dans la délibéra­
tion du 20 octobre 1807, comme « bourgeois, fils de feu
François et de Claire-Anne de Carces (Var) », mort à l ’hos­
pice des Incurables d’Aix et ayant laissé cinq cents francs
à l ’Œuvre, fut exécuté par Clerian, peintre, moyennant
trente-six francs. (Délib. du 26 septembre 1808).
21. Marie-Thérèse BUREL, décédée à Aix le 30 décembre 1807.
Le portrait de cette Dame d ’IIumanité est l ’œuvre de
Clerian, peintre, moyennant 48 fr. (Délib. des 31 décem­
bre 1807 et 23 février 1808).
22. Rose-Marie-Marguerite CABASSOLE, âgée de 76 ans, décédée
le 18 décembre 1815.
Le portrait de cette bienfaitrice, cousine de M. Dubreuil,
jurisconsulte (délib. du 28 février 1816), fut l ’œuvre de
Clerian, moyennant 36 fr. — Joli cadre ancien.
23. Demoiselle Thérèse-Françoise SILVESTRE AGNELLY, dame
des Prisons, décédée le 20 novembre 1820.
24. Joseph

de

PERRIER, chanoine, décédé le 18 octobre 1825.

OEuvre de Clerian, peintre, pour la somme de 36 fr.
(Délib. des 7 novembre 1825 et 12 septembre 1832).
25. Madame Henriette-Julienne PASSAIRE, veuve SIMEONIS,
dame des Prisons, âgée de 55 ans, décédée le 31 octobre
1827.
OEuvre de Tassy, peintre, pour 50 fr. (Délib. du 15 no­
vembre 1828).

�— 84 —
26. Anne-Henriette d e FÉLIX d ’OLLIÈRE, veuve de M. le mar­
quis d e GUEIDAN, décédée le 13 novembre 1834, âgée de
75 ans.
Œuvre deBontoux, peintre, moyennant 40 fr. (Délib. du
18 novembre 1835).
27. Victor-Àntonin CASTELLAN, avocat, décédé le 19 mai 1836.
28. Mademoiselle AUBERT Marie-Thérèse, décédée le 22 novem­
bre 1837, à Aix, âgée de 66 ans.
Œuvre de Bontoux, peintre graveur, moyennant 40 fr.
(Délib. du 30 mai 1838).
29. Dame d e GRAVIER Anne-Madeleine, épouse d e LABOULIE,
dame d’Humanité des Prisons, âgée de 69 ans, décédée le
13 décembre 1838.
Œuvre de Bontoux, peintre, 40 fr. (Délib. du 15 mai
1839) .
30. Josepli-Barthélemy d e MENC, décédé le 15 septembre 1838,
âgé de 84 ans. — Pinxit Tassy, 1828.
31. Marie-Madeleine - Henriette - Joséphine MOLLET, épouse
EVRARD, dame d’Humanité des Prisons, âgée de 48 ans,
décédée le 26 septemlre 1839.
Œuvre de Bontoux, peintre. 40 fr. (Délib. du 22 avril
1840) .
32. PELLEGR1N Vincent, ancien administrateur des Prisons,
décédé â Aix le 22 août 1848, Vadon, pinxit.
Ce portrait signé coûta 50 fr. (Délib. du 22 novembre
1848).
33. Juste LONG, vice-président au Tribunal supérieur de Mo­
naco, décédé le 28 novembre 1848, âgé de 64 ans.
34. Joseph FRADET, âgé de 75 ans, décédé le 3 décembre 1848.
Pinxit : Vadon, 1849.
35. Madame

de la

FARE, née

de

VENTO.

36. Marquise d e CHARLEVAL d e CADENET, née d e SURIAN,
décédée le 25 juillet 1854, âgée de 67 ans. P inxit: Joseph
Vadon, 1856.

�37. Demoiselle Jéronime-Elisabeth-Clotilde ALARY, née à Auck
(Gascogne), le 19 novembre 1800, décédée à Aix le 24 août
1857, dame d’Humanité de l’Œuvre des Prisons d’Aix.
Œuvre de M. Bastiani Pezetti et sa fille « artistes pein­
tres avantageusement connus dans cette ville ». Le por­
trait coûta 40 fr. et le cadre 10 fr. (Délib. du 14 juillet
1858).
38. François-Auguste ROBAUD, âgé de 83 ans, décédé le 1" avril
1860. Pinxit : Joseph Vadon, 1859.
39. C. AILÏÏAUD, conseiller à la Cour d’Appel d’Aix, ordonna­
teur et bienfaiteur de l ’Œuvre des Prisons, décédé le 30 juil­
let 1864.
40. Alexis-Louis-Marie FELIX, administrateur et bienfaiteur,
décédé le 20 mars 1862, à l’âge de 72 ans.
41. Marie-Rose AUDRIC, née AILLAUD,
17 juillet 1870.

décédée à Aix le

42. Jean-Baptiste BONNET, organiste de Saint-Jean-de-Malte,
administrateur de l ’Œ uvre des Prisons pendant 30 ans,
décédé le 11 mai 1873,
Ce tableau est daté d’octobre 1851, mais n ’est pas signé.
43. GUILLIBERT Ernest, conseiller à la Cour, bienfaiteur de
l'Œuvre, 1839-1898. Pinxit : Villevieille.
44. Monseigneur François-Xavier GOUTHE-SOULARD, arche­
vêque d’Aix, bienfaiteur de l ’OEuvre des Prisons, 1820-1900.
Pinxit : Villevieille, 1902.
45. Gabriel d e BONNECORSE-LUBIÈRES, conseiller à la Cour,
ancien ordonnateur de l ’OEuvre, 1825-1900. Pinxit : Villevieille.
Pour être complet sur tous les détails que les registres des Déli­
bérations donnent sur les tableaux, on peut encore indiquer que
la délibération du 7 juin 1857 avait chargé le peintre Vadon de
revernir et réparer, moyennant un franc cinquante centimes cha­
que, tous les portraits de bienfaiteurs existant à ce moment là.
Notons encore :
Une lithographie représentant Mgr Claude REY, ancien évêque

�—

86

—

de Dijon, bienfaiteur de l ’OEuvre, décédé à Aix le 17 août
1858.
Une photographie de Mgr CHALENDON, archevêque d ’Aix.
Une photographie de Philippe-Louis d e MEYRONNET, baron d e
Saint-Marc, ancien conseiller à la Cour de Cassation, com­
mandeur de l ’ordre Impérial de la Légion d’Honneur, bien­
faiteur de l ’OEuvre, né à Aix le 2 décembre 1780, décédé au
château de Saint-Marc le 11 octobre 1866, par Gondran.
Une aquarelle signée H. L., représentant Madame Marie PIN,
veuve COMBE, décédée à Aix le 10 mars 1872.
Enfin, il peut être encore mentionné comme objets curieux et
intéressants conservés dans les salles des délibérations de l ’OEu­
vre :
Une peinture représentant le Christ sur sa croix, avec cadre bois
doré — c’est sans doute celui acheté le 21 décembre 1831
pour les anciennes prisons.
Une peinture représentant le Christ sur sa croix avec, au bas,
cette mention : Donné par la dame Suchet, dame des Prisons
d’Aix, le 12 novembre 1817.
Une peinture représentant Sainte Thérèse.
Un petit tableau, peinture représentant un vase forme ancienne,
garni de fleurs, avec serpents à chaque anse et au milieu la
Vierge de la Garde se détachant sur un fond, formé par la
mer et un panorama de Marseille.
Une statue ancienne de la Vierge, en bois.
Une petite statue en bois de Saint Mitre, portant sa tête dans les
mains.
Un très beau marteau de porte, style Louis XIII, en fer forgé.
C’est celui qui existait à la porte principale de l ’immeuble
de l ’OEuvre.

�-

87 —

Ordonnance royale du 20 décembre 1833
LOUIS-PHILIPPE, Roi des Français........
Sur le rapport........ avons Ordonné et Ordonnons ce qui suit
A rticle premier . — L’établissement formé en 1686, à Aix
(Bouches-du-Rhône), sous le nom d’OEuvre des Prisons, et con­
firmé par lettres-patentes de 1695 et 1746, est reconnu comme
établissement d’utilité publique.
A rt . 2. — Il sera administré conformément au Règlement
annexé à la présente Ordonnance.
A rt . 3 .— L’OEuvre des Prisons est autorisée à acquérir,
moyennant la somme de quatre mille huit cents francs, et aux
clauses et conditions énoncées dans un acte sous seing-privé du
21 avril 1831, une Maison située à Aix, rue des Epineaux n" 6.
A rt . 4 .— Notre Ministre, Secrétaire d’Etat au département du
Commerce et des Travaux publics, est chargé de l ’exécution de
la présente Ordonnance.

Donné au Palais des Tuileries, le 20 décembre 1833.

R èglem ent M inistériel du 20 décembre 1833
A rticle premier . — L’OEuvre des Prisons d'Aix a pour but

de distribuer aux Prisonniers les secours provenant, soit de ses
propres revenus, soit des quêtes dont il sera parlé ci-après, soit
des dons de la charité publique. Ces secours consistent principa­
lement en aliments, en vêtements, en linges, en chaussures et
médicaments.
Cette OEuvre est toute de bienfaisance, et n’a d’autre autorité
que l ’autorité morale qui s’attache naturellement à une réunion
d ’hommes dévoués au soulagement des malheureux. — Ses attri­
butions ne porteront aucune atteinte à celle de la Commission de
Surveillance des Prisons, instituée par Ordonnance royale du
9 avril 1819.
Art . 2. — L’OEuvre est composée de 15 membres ; leurs fonc-

�—

88

—

tions durent 5 ans ; ils sont renouvelés chaque année par cin­
quième et sont toujours rééligibles.
Dans les quatre ans qui suivront la nomination générale, le
sort désignera les membres qui devront sortir d’exercice.
Le Maire d’Aix est président né de l ’OEuvre des Prisons.
A mt. 3. — Les membres de l ’OEuvre seront nommés par le Pré­
fet, la première fois, leur nomination aura lieu sur une liste tri­
ple de candidats, qui sera présentée par le Sous-Préfet d’Aix ;
pour le renouvellement partiel, les nouveaux membres seront
également nommés par le Préfet, sur une triple liste de candidats,
qui sera présentée par l ’OEuvre et sur l ’avis du Sous-Préfet
d’Aix.
En cas de mort, de démission ou d’autres causes de vacance
accidentelles, le membre sortant n’est remplacé qu’au plus pro­
chain renouvellement annuel, et seulement pour le temps que
doivent durer encore ses fonctions.
Art . 4. — Après que les membres de l’OEuvre auront été nom­
més, le Maire, chargé de la police des Prisons, sera prié d’en
transmettre la liste aux concierges des Prisons d’Aix, et de don­
ner l ’ordre de les laisser communiquer avec les prisonniers pour
l ’accomplissement de leur mission charitable. Le tout néanmoins
sans préjudice des ordres qui auront été donnés par les magis­
trats chargés de la police des Prisons.
La même liste sera transmise a la Commission de Surveillance
des Prisons.
Il en sera de même à chaque renouvellement partiel pour les
Membres nouvellement nommés.
Art . 5 .— L’OEuvre nommera tous les ans dans son sein, un

ordonnateur, un trésorier, un linger et un secrétaire dont les
fonctions seront essentiellement gratuites, comme celles de tous
les autres membres de l ’OEuvre.
A rt . 6. — L’Ordonnateur fait exécuter toutes les délibérations
prises par l’OEuvre, surveille les dépenses autorisées par ces déli­
bérations, expédie à cet effet tous mandats nécessaires et arrête
tous les trimestres la comptabilité du trésorier.
Il est spécialement chargé de la correspondance.

�A rt . 7. — Le Trésorier reçoit le produit des quêtes et autres
revenus, il opère la rentrée de toutes les sommes exigibles, fait
sous sa responsabilité tous actes conservatoires pour le maintien
des droits de l ’Œuvre. Il ne peut acquitter aucune dépense, ni
payer aucune somme d’argent que sur la présentation d’un man­
dat délivré par l ’Ordonnateur, en vertu d’une disposition du
budget de l ’Œ uvre et d’une délibération spéciale.
Il fournit à l ’Ordonnateur, au commencement de chaque tri­
mestre, un bordereau de la situation de la caisse.
A rt . 8. — Le Linger a le soin de la surveillance de la lingerie;
il est chargé de faire tous les samedis la distribution du linge aux
prisonniers. — A la fin de chaque année il remet à l ’Œuvre l ’état
des objets confiés à ses soins.
A rt . 9. — Le Secrétaire est chargé de la tenue et de la garde

des registres, papiers et archives de l ’Œuvre, il transcrit sur un
registre spécial, toutes les délibérations, lesquelles doivent être
signées par les membres présents.
A rt . 10. — L’OEuvre se réunit au moins une fois par semaine
à un jour déterminé ; elle est présidée en l ’absence du Maire par
le Commissaire de service, et, en l ’absence du Commissaire de
service, par le plus ancien des membres présents.
Elle peut se réunir extraordinairement, en cas d’urgence, sur
la convocation du Maire, du Commissaire.de service ou de l ’Or­
donnateur.
A rt . 11. — Les membres de l’Œuvre ne peuvent délibérer
qu’au nombre de six au moins. Les délibérations seront toujours
prises à la majorité des voix des membres présents. — En cas de
partage, la voix du président est prépondérante ; les délibérations
ont lieu en scrutin secret, s ’il est requis par trois membres au
moins.
A rt . 12. — Les membres de l ’Œuvre, à tour de rôle, feront
pendant une semaine entière le service des Prisons. — Seront
dispensés de ce service, l ’Ordonnateur, le Trésorier, le Linger et
le Secrétaire.
L’Administrateur de service sera tenu de se rendre chaque jour
aux Prisons. — Il surveillera la distribution et la qualité des ali-

�— 90 —
ments donnés aux prisonniers au nom de l ’Œuvre et principale­
ment leur bonne qualité ; il s’informera des besoins des prison­
niers, visitera principalement les malades et donnera à tous, les
soulagements qui peuvent dépendre des attributions de l'Œ uvre
et des siennes.
A r t . 13. — Conformément à l ’usage établi, les administrateurs
pourront, sauf l ’agrément de MM. les Curés, faire des quêtes dans
les églises d’Aix, les Dimanches et fêtes pendant les vêpres, et
placer des bassins dans les mêmes églises, pour y réunir les
aumônes des fidèles à l ’occasion de certaines solennités.
Les commissaires de service pour les quêtes en versent le pro­
duit à la fin de chaque mois, dans la caisse du trésorier.
Ar t . 14. — Indépendamment des quêtes qu’elle fait par ses
administrateurs, l ’Œuvre des Prisons est autorisée à désigner
dans toutes les Communes du département, des membres corres­
pondants, à l ’effet seulement de faire, avec l ’agrément de MM. les
Curés et Desservants, au nom de l ’Œuvre, dans toutes les églises
de ces Communes, des quêtes dont le produit sera transmis tous
les trois mois au Trésorier de l ’Œuvre.
Un compte particulier sera établi pour ces versements qui
seront plus spécialement employés au soulagement des prison­
niers appartenant aux arrondissements qui les auront fournis.
A r t . 15. — L’Œuvre pourra encore, avec l’agrément de l ’au­

torité municipale, faire choix d’un certain nombre de dames, qui
prendront le nom de Dames d ’Humanité, et dont les fonctions
seront d’aider les membres de l ’Œuvre dans les soins à donner
aux prisonniers, principalement en ce qui concerne les prison­
niers du sexe féminin.
A rt . 16. — L’Œuvre dressera chaque année le budget de ses
dépenses présumées pour l ’année suivante ; ce budget, délibéré
dans l’assemblée des membres de l’Œuvre, sera adressé, ainsi
que la délibération, au Sous-Préfet qui soumettra le tout à l ’ap­
probation du Préfet.
A r t . 17. — Pour tout ce qui concerne les dépenses, les appro­
visionnements, les acquisitions, les acceptations de dons ou legs,
les aliénations, la gestion des biens, la comptabilité, et le conten-

�— 91 —
tieux, l ’OEuvre des Prisons d’Aix se conformera aux règles pres­
crites pour les Bureaux de Bienfaisance.
A rt . 18. — Les dispositions concernant l ’administration inté­

rieure de l ’OEuvre seront déterminées par un règlement particu­
lier, lequel sera délibéré par les membres de l ’Œuvre, après
qu’elle aura été définitivement constituée, et qui sera soumis à
l ’approbation du Préfet.
Vu par Nous, Ministre, Secrétaire d’Etat au département du
Commerce et des Travaux publics, pour être annexé à l ’Ordon­
nance du Roi, du 20 décembre 1833.
Enregistré sous le n° 7184.
Le Ministre du Commerce et des Travuux publics,
Signé : A. THIERS.

R èglem ent Intérieur de l ’Œ uvre
Ce Règlement, voté en vertu de l ’art. 18 du Règlement Minis­
tériel précédent, est encore appliqué aujourd’hui. Il fut approuvé
par les autorités compétentes.
A rt . 1". — Nul ne peut être proposé comme candidat de l ’Œu­
vre des Prisons d’Aix, s’il n’est de bonnes vie et mœurs, et s’il
n’est âgé de vingt-sept ans accomplis.
A rt . 2. — Les Administrateurs tiendront leurs séances ordinai­

res, le mercredi de chaqne semaine, à six heures de relevée
depuis le premier octobre, jusques au premier avril, et à sept
heures aussi de relevée pendant le reste de l ’année.
A rt . 3. — Au commencement de chaque année, il sera nommé
une commission de trois membres de l ’OEuvre qui sera spéciale­
ment chargée de tous les achats de toiles, étoffes et autres objets
nécessaires à l ’Œuvre. Elle pourra s’adjoindre deux Dames d’hu­
manité pour les achats relatifs à la lingerie.
Art . 4. — En cas d’absence ou de maladie d’un des officiers du
bureau, il sera remplacé par l’Administrateur de semaine.

�A rt . 5. — Le Semainier ne pourra se faire remplacer dans son
service que par un administrateur en exercice.
A rt . 6. — L’Administrateur de semaine doit, outre ce qui est
prescrit par l ’article 12 du Règlement Ministériel, recevoir et exa­
miner toutes les observations et réclamations qui lui seront faites
par les prisonniers ; s’il découvre des abus, il doit, autant que
possible, les faire cesser et en rendre compte au plus prochain
Bureau, qui en référera, s’il y a lieu, à qui de droit.
Il doit visiter l ’infirmerie et les cachots, exhorter les prison­
niers à la patience, au bon usage de leurs peines, les aider dans
leurs affaires, faciliter leur correspondance avec les autorités, en
s ’assurant qu’elle ne contient rien d’inconvenant.
Lorsqu’il y aura des condamnés à la peine capitale, il leur
facilitera tous les secours religieux qu’ils réclameront.
Si, dans le cours de sa visite, un prisonnier lui manquait d’une
manière grave, il pourra provoquer contre lui telle mesure qui
sera jugée nécessaire.
Il doit s'assurer que les punitions qui peuvent être infligées par
le concierge sont justes, méritées et proportionnées a leur faute ;
et, dans le cas contraire, en rendre compte à l ’autorité compé­
tente.
Il doit assister à la Messe qui sera célébrée dans la chapelle des
Prisons, tous les Dimanches et fêtes, à huit heures du matin,
depuis Pâques, jusqu’à la fin de septembre, et à neuf heures pen­
dant le reste de l ’année, afin d’y faire régner l ’ordre et la décence
convenable.
Il veillera à ce que nul prisonnier ne soit contraint d’y assister
malgré lui.
Enfin, il doit, en sortant de semaine et à la première séance de
l’Administration, faire le rapport de ce qui s’est passé pendant
son service.
A rt . 7. — Le service des quêtes est réglé le dernier mercredi
de chaque mois, et chaque administrateur doit faire exactement
ce service dans l’église qui lui sera désignée par le sort.
Il inscrira sur un bordereau imprimé qui lui sera donné à cet
effet, le montant de chaque quête, qu’il totalisera à la fin de son
service, pour en verser le montant au trésorier de l ’OEuvre, après

�— 93 —
avoir certifié véritable ledit bordereau qu’il laissera aussi entre
les mains du trésorier, comme pièce de comptabilité.
On ne pourra se faire remplacer pour ce service que par un
collègue en activité, ou par un ancien administrateur.
A rt . 8. — Les bassins ou troncs placés dans les églises le Jeudi-

Saint, seront gardés à tour de rôle, par tous les administrateurs
sans exception, l ’agent de l ’Œuvre pourra, par exception et sui­
vant les circonstances, être aussi chargé de ce service.
A rt . 9. — Il sera procédé à l ’ouverture des troncs fixes placés
dans les églises, dans la semaine qui suivra le Dimanche de la
Pentecôte, par une commission nommée dans l’assemblée la plus
rapprochée de cette époque.
A rt . 10. — Les membres de l ’Œuvre ne pourront accorder

aucune demande faite à l ’Œuvre, par des prisonniers, leur don­
ner aucun secours, soit en général, soit en particulier, faire droit
à aucune plainte de leur part, ni rien décider sans une délibéra­
tion de l ’Administration, le Commissaire de semaine entendu.
En cas d’urgence, on prendra l ’avis de six collègues, au nom­
bre desquels devra toujours se trouver le Commissaire de semaine
ou celui qui le remplace, et il sera donné connaissance de la
détermination qui aura été prise à la plus prochaine assemblée.
A rt . 11. — Lorsque parmi les administrateurs il se trouvera
des avocats, avoués ou notaires, ils ne pourront se charger de la
défense des prisonniers, ni faire des mémoires, placets ou autres
actes que gratuitement et par charité.
Tous les administrateurs, quelle que soit leur profession et leur
qualité, devront agir pour les prisonniers gratuitement et sans
rétribution.
A rt . 12. — On donnera aux prisonniers un régal les jours de

Pâques, de Noël, de la fête du Roi, et de la fête patronale de
Saint Mitre ; indépendamment de ces régals il pourra en être
donné d’autres suivant les circonstances, et après une délibéra­
tion, toutefois lorsque les ressources de l ’OEuvre le permettront.
A r t . 13. — Il ne sera donné aucun secours particulier pour la
subsistance, tout devant être distribué en commun aux prison­
niers ; néanmoins, il pourra être accordé par délibération de

�V

— 94 —
l ’Administration, et sur la proposition dn semainier, aux prison­
niers élargis, des secours, soit en habillement, souliers, linge, et
même en argent, pour leur faciliter les moyens de se rendre dans
leurs foyers, mais toujours avec la plus grande circonspection.
Cette distribution sera faite par une commission qui sera nommée
chaque année à la première assemblée de l ’OEuvre, afin d ’éviter
les abus.
A r t . 14. — L’OEuvre fournit aux prisonniers, suivant ses res­
sources, des chemises, des capotes et des pantalons de drap en
hiver, des vestes et des pantalons de toile en été, pendant leur
séjour dans les Prisons seulement, sauf l ’exception portée en
l ’article précédent ; ils reprennent en sortant les vêtements, lin­
ges et effets qu’ils avaient en entrant.
Le Linger est spécialement chargé de cette distribution et de
l’exécution de cet article, tout comme il reste chargé de faire
changer les chemises tous les samedis.
A r t . 15. — L’OEuvre est tenue d’assister aux processions solen­
nelles de la Fête-Dieu et de l ’Assomption ; elle y appelle les
anciens administrateurs.
Elle peut, après délibération et sur l’invitation du Curé, assis­
ter à la procession de la paroisse.
Elle accompagne à la sépulture les prisonniers décédés dans
les prisons, les anciens administrateurs, les administrateurs en
exercice, ainsi que les dames d’humanité, les père, mère et épouse
des administrateurs en exercice, ainsi que leurs enfants au-des­
sus de l ’âge de quinze ans, toutes les personnes qui ont fait quel­
ques legs ou dons à l ’OEuvre.
Si ces dons ou legs sont de trois cents francs au moins, elle fait
faire le portrait du donateur pour le placer dans la salle des déli­
bérations.
Elle accompagne, enfin, tous les individus décédés, moyennant
la rétribution ordinaire fixée par les anciens Règlements, lors­
qu’elle y est appelée.
A r t . 1 6 .— Le premier jour libre, après le décès d’un admi­

nistrateur, ou d’une Dame d’humanité en exercice, il sera célé­
bré dans la chapelle des Frisons un service funèbre auquel l ’Œu­
vre doit assister.

�— 95 —
L’Œ uvre doit assister aussi aux Messes de requiem qui seront
célébrées dans ladite chapelle le jour des Morts et dans l ’octave,
pour le repos de l ’âme des bienfaiteurs de l ’Œuvre et des admi­
nistrateurs décédés.
A r t . 17. — Les administrateurs sont tenus de remplir avec soin
tous les devoirs qui leur sont imposés, soit par le Règlement
Ministériel, soit par le présent Règlement intérieur ;
De se rendre avec exactitude aux assemblées tant ordinaires
qu’extraordinaires, et aux heures fixées, soit par les règlements,
soit par les convocations.
Sont tenus plus spécialement de s’y rendre l ’Administrateur
semainier, qui doit présider l ’assemblée en absence de M. le Maire
et faire le rapport de son service, le Semainier entrant qui doit
recevoir du Bureau et du semainier sortant les instructions et
renseignements nécessaires, enfin tous les officiers du Bureau, à
moins d’empêchement légitime.
A r t . 18. — Le présent Règlement sera soumis à l’approbation
de M. le Préfet, conformément à l’article 18 du Règlement minis­
tériel, annexé à l’Ordonnance royale du 20 décembre 1883.

Délibéré en Assemblée générale de l ’Œuvre des Prisons d’Aix,
le 2 avril 1834.
Signés : Castellan , R imbaud , A l ex is , R eynaud , T avernier ,
F ouquet , Mus, G iraud , S connio , Mic h e l , More ,
E vrard , L e Coq et L ong, Secrétaire.
Pour expédition conforme,
Signé : LONG, secrétaire.
Vu pour être approuvé. A Aix, le Ie' mai 1834,
Le Sous-Préfet d’Aix,
Signé : COLLE.
Vu et approuvé par Nous, Conseiller d’Etat, Préfet des Bou­
ches-du-Rhône, pour recevoir entière exécution,
A Marseille, le 28 mai 1834.
Signé : THOMAS.

�— 96 —
L istes des R ecteurs
Ce fut le 8 septembre 1697 que l’Œuvre des Prisons décida de
faire le tableau de tous les recteurs pour conserver ainsi le nom
de ceux qui se dévouèrent pour les prisonniers, et en perpétuer
plus tard le souvenir.
Actuellement, il y a dix tableaux dans la salle des délibéra­
tions et il est intéressant de donner, pour être complet, à la fin
de cette notice, les noms de tous les recteurs et des administra­
teurs jusqu’à nos jours.
Le premier de ces tableaux porte cette mention : « Table de
« Messieurs les Recteurs de l’Œuvre des Prisons, de la ville
« d’Aix, unie à la confrairie des Pénitents-Blancs sous le titre de
« Notre-Dame des Sept Douleurs, par un règlement fait entre
« ladite OEuvre et ladite confrérie en l ’année 1686, confirmé par
« Lettres Patentes du mois de mars 1695 ». Il va de 1686 à 1710
inclus.
Le second, n’a que cette mention : « Table seconde de Mes« sieurs les Recteurs des Prisons depuis l ’année 1711 jusqu’à
« celle de 1731 ».
Sur le troisième, est insrite cette autre mention : « Table troi« sième de Messieurs les Recteurs des Prisons portant la désu« nion de l ’Œuvre d’avec les Pénitents-Blancs près l’Observance,
« ensuite des Lettres Patentes accordées par Sa Majesté le 14"” dé« cembre 1746 et enregistrées en la Cour du Parlement le 2 jan« vier 1747.
Enfin les autres, jusqu’au septième inclusivement, portent ceci :
« Table de Messieurs les Recteurs de l ’Œ uvre des Prisons », tan­
dis que, aux trois derniers, le mot « recteur » est remplacé par
eelui de « membres ». C’est à partir de 1855 que cette modifica­
tion se produit.
Voici la liste des recteurs et membres de l ’Œuvre jusqu’à nos
jours, malheureusement elle ne commence qu’en 1686 :
1686
: Antoine D’Albert de Saint-Martin, conseiller du Roy et
son avocat général au Parlement, protecteur de l ’OEuvre, recteur ■
Pol Barlatier, marchand, vice-recteur ; Honoré de Bosque, écuyer;
Jean-Baptiste André, consulère ; Alexandre Roman, bourgeois ;

�— 97 —
Louis Latil, bourgeois ; Jean Sisteron, marchand ; Antoine Jaubert, marchand; Jaque Arnaud, marchand; Bernardin Berlatier,
marchand ; Henri Imbert, conr au greffe à la Cour du Parlement ;
Claude Rouard, bourgeois ; Pierre-Joseph Dehaize, écuyer, secré­
taire de l ’Œuvre ; Jean-François Marguerit, trésorier de l’Œuvre.
1687 : Noble Jean-Baptiste Dolivary, srde Campredon, recteur;

François Granier, conseiller au siège, vice-recteur ; Jean-Baptiste
Daret, peintre, archivaire ; Joseph Reynaud, bourgeois ; Gaspard
Imbert, marchand orphèvre ; Alexandre Reboul, marchand ;
Pierre-Joseph Dehaize, secrétaire ; J.-F. Marguerit, trésorier.
1688 : Joseph de Galice, conseiller en Parlement, recteur ;
Mathieu, procureur au Parlement, vice-recteur ; Jean du Puget,
écuyer ; Honoré Maynier, avocat ; Alexandre André, notaire ;
Antoine Monier, bourgeois ; Jean-Baptiste Simon, marchand ;
Antoine Jaubert, marchand; P. Joseph Dehaize, secrétaire; J.-F.
Marguerit, trésorier.
1689 : Noble Joseph de Corriolis, marquis de Limaye, sr de la
Bastide des Jourdans, recteur ; Noble Jacques Hermite, conseil­
ler-secrétaire en Chancellerie, vice-recteur ; Jean-François Dehidière, écuyer; André Debuerre, avocat; Jacques Giraud, avocat:
Albert Bayan, bourgeois; Jacques Granet, procureur en la Cour;
Jean-Baptiste Mignard, procureur au siège ; Antoine Imbert,
marchand orphèvre ; François Granier ; P. Joseph Dehaize,
secrétaire ; J.-F. Marguerit, trésorier.
1690 : Marc-Antoine de Templary, consr en la Cour des Comp­

tes, aydes et finances, recteur; Gaspard Imbert, marchand orphè­
vre, vice-recteur ; Jean-Baptiste Isnardy, avocat ; Antoine Amou­
reux, procureur en la Cour ; Jean Sault, bourgeois ; Jacques
Cauvin, bourgeois ; Dehaize, secrétaire ; Marguerit, trésorier.
1691 : Noble Sextius de Seguiran, écuyer, recteur ; Jacques
Reboul, bourgeois, vice-recteur ; Jean Gouiran, avocat; Joseph
Gautier ; Jacques Rivol, bourgeois ; J. Augustin Grimaud, pro­
cureur au siège ; Yincens Reynaud, notaire; Jean-Baptiste Auteman ; Louis Faure, ageant de l ’OEuvre ; Esprit Marcadier, mar­
chand : Dehaize, secrétaire ; J.-F. Marguerit, trésorier.
7

�— 98 —
1692 : Azan, conseiller du Roy, avocat général en Parlement,
recteur ; Joseph Fuzal, greffier en la dite Cour, vice-recteur ;
Claude Masse, procureur en la Cour ; Joseph Bayon, substitut de
Messieurs les gens du Roy en la Cour ; Joseph Grassau, notaire ;
Jean-Baptiste Malherbe, marchand ; P. Joseph Dehaize, secré­
taire ; J.-F. Marguerit, trésorier ; Jacques Cauvin, ageant.
1693 : Pierre de Brenon, sr de S1-Jean, consr en Parlement,
recteur ; Claude Monier, bourgeois, vice-recteur ; Joseph d’Olivari, écuyer ; J. Louis Gantes, bourgeois ; Joseph Jaulne ; Jean
Yerdet, greffier aux comptes ; François Romegat, marchand ;
Emé Paris, bourgeois ; Dehaize, secrétaire ; Marguerit, trésorier ;
Cauvin, ageant.
1694 : Henri de Lombard de Chourdo, seigneur de Faucon,
prêtre, recteur ; Gaspard Mollin, procureur au siège, vice-recteur;
Joseph Gabriellis, bourgeois ; François Lantelme, bourgeois ;
J. Joseph Honde, notaire ; P. Jean Grassau, notaire ; Barthélemy
Carmaud, bourgeois ; Tobie Mauvin, procureur en la Cour ;
Dehaize, secrétaire continue ; Marguerit, trésorier continue ; Cau­
vin, ageant continue.
1695 : Noble Joseph de Simiane et la Cépède, marquis de la
Coste, recteur ; Guillaume Roche, greffier, vice-recteur ; J. Louis
Genôzi, avocat ; Jean-Baptiste Marguerit, bourgeois ; Antoine
Imbert, orphevre ; Joseph Reynaud, marchand ; Antoine Morisat, marchand ; Louis Lemaire, marchand ; Dehaize, secrétaire
continue; Marguerit, trésorier continue; Cauvin, ageant continue.
1696 : Joseph Scipion Dagut, président aux comptes, recteur ;
Antoine Jaubert, marchand, vice-recteur ; Jacques Heraud, avo­
cat ; Louis Rencurel, bourgeois ; Guillaume Inard, maître en
chirurgie ; Antoine Plauchut, marchand ; Jean-François Pitton,
bourgeois ; Louis Lemaire, marchand ; Dehaize, secrétaire conti-*
nue ; Marguerit, trésorier continue ; Cauvin, ageant continue.
1697 : Noble Scipion Armelin, conseiller du Roi, contrôleur
des décimes, recteur ; Antoine Jaubert, marchand, vice-recteur ;
Blegier, docteur en St&lt;! Théologie, curé de St-Sauveur ; Louis
Henricy, docteur en droits et curé de Ste-Magdeleine ; Duranty,
prêtre, docteur ; Charles Bonardy, prêtre ; Gaspard Bruis, avo-

�— 99 —
cat ; Jean Bec, avocat ; Joseph Bertrand, bourgeois ; Jean-Fran­
çois Ricard, greffier aux comptes ; Jacques Etienne, bourgeois ;
Joseph Payan, marchand ; Dehaize, secrétaire ; Jacques Ileraud,
consecrétaire ; Marguerit, trésorier ; Cauvin, ageant.
1698 : Noble Jean-Louis Hugues de Dons, marquis de Pierre-

f'au, recteur ; Henri Imbert, greffier en la Cour, vice-recteur ; Noël
Poitevin, bénéficier ; Esprit Bonnet, prêtre, docteur ; Joseph
Cazeneuve, avocat ; Jean-Baptiste Curet bourgeois ; Joseph
Ripert, bourgeois ; Raymond Roubaud, marchand ; Jean Chaudon, marchand ; Guillaume Isnard, maître en chirurgie ; Dehaize,
secrétaire ; Jacques Heraud, consecrétaire ; Marguerit, trésorier ;
Cauvin, ageant.
1699 : Noble J. Joseph de Gaufridy, baron de Très, recteur ;
Joseph Pazery, marchand, vice-recteur ; Pierre Decugis, curé de
Ste-Magdeleine ; Guillaume Maynard, prêtre ; Antoine Bonfillion,
avocat ; Louis Martin, greffier, garde sac ; André Vian, greffier
aux minutes ; Jean-Baptiste Rey, bourgeois ; Jean-François
Constans, marchand ; Louis Dupland, marchand ; Dehaize, secré­
taire ; Gaspard Brueys, consecrétaire ; J.-F. Marguerit, trésorier ;
Jean-François Ricard ; Cauvin, ageant.
1700 : Antoine Bermond, bourgeois, recteur : J. Martin Roman,
vice-recteur ; Charles Bonardy, prêtre ; Honoré de la Bastide,
ecclésiastique ; Claude de Cipières ; Antoine Canceris ; Jean
Esclangon, bourgeois ; Jean Devergis, bourgeois ; Reymon Rou­
baud ; Guillaume Pelissier, m“ apothicaire ; Gaspard Brueys,
secrétaire ; Jacques Heraud, ad%trésorier ; Jean-François Ricard,
pour les linges : Cauvin, ageant.
1701 : J.-L. Thomassin, s' de Peynier, consr en Parlement, rec­
teur ; Jacques Granet, vtce-recteur ; Antoine Esmiol, prêtre ;
Ignace Delabastide, ecclésiastique ; Antoine Bonfillon ; Louis
Martin, greffier aux comptes ; Blaize Fadan, bourgeois ; Jean
Boniface, bourgeois ; Antoine Bioulles, notaire ; Pierre Laugier,
marchand ; Melchior Donnet, marchand : Gaspard Brueys, secré­
taire ; Jaques Heraud, adÿ trésorier ; Jean-François Ricard, pour
les linges ; Cauvin, ageant.
1702 : Noble Jean-Augustin de Pigenat, recteur ; Antoine

Canceris, vice-recteur : Charles Bonardy, prêtre ; Gaspard df "

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100

—

naud de Saint-Pons, prêtre ; Esprit Amayon, prêtre ; Jacques de
Bounaud de Saint-Pons ; Antoine Bernard, avocat ; Eucher Boyer,
avocat ; François Bogue, avocat ; Joseph Aubert, avocat ; C. Si­
mon Guérin, bourgeois ; Jean Levezy, notaire apostolique ; Blaize
Fedon, secrétaire ; Jean Devergis, trésorier ; Jean-François Ricard,
pour les linges ; Antoine Bonfillion, pour les linges ; Cauvin,
ageant.
1703 : Noble François-Augustin de Pigenat, recteur ; Antoine
Canceris, vice-recteur ; Jean-François Borelly, adjoint ; Blacas,
prêtre, prieur ; Jean-François Borilly, avocat ; Lazare Vincens,
adj' ; Joseph Philys, bourgeois : Charles Pelegrin, bourgeois ;
Gaspard Besnard, bourgeois ; Jean Izoard, marchand ; Mechior
Danne, marchand confirmé ; Blaize Fedon, secrétaire ; Jean
Devergis, trésorier ; Antoine Bonfillion, pour les linges ; Jacques
Cauvin, ageant.
1704 : Noble Antoine d’Albert, écuyer, recteur ; Jean Jaubert,
bourgeois, vice-recteur ; Jean-Estienne de Martini de Saint-Jean,
ecclésiastique ; François Bègue, ecclésiastique ; Jean Anglezy,
bourgeois ; François Blancard, bourgeois ; Laurens Chanter,
bourgeois ; François Chambe, commis au greffe du Parlement ;
Honoré Vignes, procureur au siège ; Alexandre Boniface, ni” en
chirurgie ; Claude Ri, marchand ; François Pélissier, marchand ;
Biaise Fedon, secrétaire ; Jean Devergis, trésorier ; Antoine Bon­
fillion, pour les linges ; Bernard, avocat, pour les linges ; Jacques
Cauvin, ageant.
1705 : Charles de Grimaldy, marquis de Regusse, ccr du Roi en
ses conseils et son avocat général en Parlement, recteur ; Joseph
Gras, procureur en ladite Cour, vice-recteur • Estienne Serraire,
prêtre ; J. Estienne Fabry, prêtre, prieur et seigneur du sr Honoré
Roquefavour ; Honoré Fassy, bachelier ; J. Nicolas Gillis, procu­
reur en Parlement: HuguesBurel, bourgeois; FrançoisRoubaud,
marchand ; J. Paul André, bourgeois ; Biaise Fedon, secrétaire ;
Jean Devergis, trésorier ; Jean Izoard, marchand, pour les linges;
Lazare Vincens, ad1pour l ’huile ; Antoine Bonfillion, ad1 semai­
nier annuel pour les affaires.
1706 ; Ce Jos. Max”" Louis de Valbelle, sr c‘” de Sainte-Tulle,
recteur-, Gaspard Lebrun, avocat, vice-recteur-, Pierre desMartins

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101

—

de Puylobier, ecclésiastique, recteur ; l ’abbé de Brenon de SaintJean, recteur ; Laurens d’André, avocat en la Cour ; Honoré de
Saint-Giron, avocat ; Henri Gautier, bourgeois ; Jean Michel,
bourgeois ; J. François Mestre, bourgeois ; Antoine Vitalis, mar­
chand ; J. Louis Paulet, me en chirurgie ; J. Nicolas Gilles, secré­
taire; JeanDevergis, trésorier confirmé; Jean Izoard, marchand,
confirmé pour le linge et pour l ’huile ; Lazare Yincens, avocat,
confirmé pour le linge et pour l’huile ; Antoine Bonfillion, avocat,
semainier annuel pour les affaires.
1707 : Dominique Mainier, bourgeois, vice-rccteur ; le prieur
Fabry, confirmé ; Gilles de Gaillard, prêtre, prieur de Lauris ;
Lange Maunier, prêtre ; Louis Devergis, avocat ; Christophle
Maricaud ; J.-B. Yitte, bourgeois ; Augustin Jaubert, bourgeois;
Antoine Ricord, marchand ; Jean Devergis, bourgeois, trésorier
confirmé; Tassy, pour la direction des affaires; André, secrétaire.
1708 : Jean-François de Galice, conseiller au Parlement, rec­
teur; Joseph Giraudin, bourgeois, vice-recteur-, Estienne Serraire,
prêtre; André Yaisse, prêtre, prieur Colmar; Honoré d’Arnaud,
conseiller, procureur du Roy à la Monnaye ; Mitre Bérard, garde
sac au Parlement; Balthazar Cunclier, bourgeois; J.-B. Bourrely,
bourgeois; Honoré Isnard, m* en chirurgie; Louis Jaubert, pein­
tre ; François Brignal, marchand ; Antoine Canceris, bourgeois,
trésorier ; Honoré Tassy, bachelier en droits, ageant confirmé ;
J. Paul André, bourgeois, secrétaire confirmé.
1709 : Subrogation de douze recteurs à la place de ceux qui n’ont
plus voulu servir, ainsi qu’il paraît par la délibération du 7 ju il­
let de ladite année : De Ramatuelle, écuyer, recteur ; Gaudin,
bourgeois, vice-recteur ; Michel Fabry Borilly, écuyer ; Gaspard
Lebrun, avocat; Henri Imbert, garde arrêts; Jean Sisteron, mar­
chand ; Antoine Jaubert, marchand ; Granet, procureur au Par­
lement; Guillaume Roche, audiencier; Joseph Pazery, bourgeois;
Honoré de la Forest, bourgeois ; Alexandre Reboul, bourgeois ;
Jean Hortos, marchand ; Antoine Ricard, marchand ; Mûre
Berard, secrétaire.
1710 : Lazare de Clapier, seigneur de Colongues, recteur ; Jean

Pierre Poulet, marchand ; l ’abbé de Toron, chanoine, doyen du
Chapitre St-Sauveur ; le prieur Honore ; Antoine Boyer, bour-

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—

geois ; André Cabre, bourgeois ; Louis Lombard, bourgeois ; Jac­
ques Imbert fils, marchand ; Laurens Marcelin, marchand ; Jean
François Imbert ; Antoine Canceris, bourgeois, trésorier confir­
mé ; Berard, secrétaire confirmé ; Paul Davin, ageant.
1711 : Jules François de Meyronnet, cons" en Parlement, rec­
teur ; André Vinies, procureur aux comptes, vice-recteur ; J.-B.
de Joannis, prêtre ; Guis, prêtre ; Henri de Saint-Louis, écuyer ;
Pierre Papety, marchand orphevre ; Pierre Chave, bourgeois ;
Michel Delphin, marchand ; Melchior Panier, procureur au siège ;
Ciprien Mottet, marchand ; Antoine Canceris, trésorier confirmé ;
Mure Berard, secrétaire confirmé ; Paul Davin, agent confirmé.
1712 : Jean Ant. Grimaud, procureur aux sièges, recteur des
FF. Pénitents Blancs ; l ’abbé de Limaye de la Bastide ; Joseph
Jean, notaire; PierreMartinat, notaire; Bernard Roustang,bour­
geois ; Jean Louis Cundier, bourgeois ; François Raymond, bour­
geois ; Pierre Garnier, marchand ; Honoré de la Forest, linger ;
Antoine Canceris, trésorier confirmé ; Mure Berard, secrétaire
confirmé ; Paul Davin, agent ;
1713 : Cardin Lebret, premier Président en Parlement et inten­
dant en province, recteur-, Jacques de Gauffridy, baron deTrest,
avocat général en Parlement, vice-recteur ; Joseph Heraud, prê­
tre ; Raphaël Silvecanne, prêtre ; François Savornin, prêtre ;
Laurent d’André la Duranne, avocat ; Joseph Giloux, écuyer ;
Agricol Graffeau ; Pierre Chave, bourgeois ; Mathieu Paul, mar­
chand; Joseph Aune, greffier aux Eaux et Forêts; Antoine Cance­
ris, trésorier ; Honoré de la Forest, linger ; Mure Berard, secré­
taire ; Paul Davin, agent ; Hierosme Panier, marchand.
1714 : Pierre Jos. de Laurans de Brues, président à mortier au
Parlement, recteur ; Louis Charbonnier, premier huissier en ladite
Cour, vice-recteur ; J.-F‘ de Gaillard de Chaudon ; Jean Joseph
Comte, avocat; Alphonse Arbaud, bourgeois; Hierosme F. André,
bourgeois ; Jacques Bouteille, bourgeois ; Joseph Tourniaire,
bourgeois ; Joseph Aune, secrétaire ; Antoine Canceris, trésorier ;
Honoré de la Forest, linger.
1715 : Gaspard de Gueidan, avocat gcn'" au Parlement, recteur ;
Antoine Bellon, premier huissier en la Cour, vice-recteur ; Henri

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de Puget de Saint-Marc, prêtre ; Antoine Vial, prêtre ; Jacques
Geoffroy, prêtre ; Jean Fs Tusset, capitaine de vaisseau ; J.-B.
Ripert, avocat ; Esprit René Silvecanne, bourgeois ; Jean Jos.
Hodoul, bourgeois ; Jos. Hip. Barnoin, bourgeois ; Louis Leas,
bourgeois ; Honoré Boyer, marchand ; Laurent Gautier, chirur­
gien ; Antoine Canceris, trésorier ; Honoré de la Forest, linger ;
Joseph Valière, agent ; Joseph Aune, secrétaire.
1716 : Jean Et. de Thomassin de Cabre, ch", nV de S1 Paul,
seig1' de Rognac Fuveau et conser du Roi, président à mortier au
Parlement, recteur ; André Cabre, bourgeois, vice-recteur ; Antoine
Vial, prêtre, confirmé ; Joseph de Chabus, s” de la Garène ; Jo­
seph Mechior Perraud, écuyer ; Claude Fabre, bourgeois ; Fran­
çois Imbert, marchand ; Pierre Martinat, notaire, secrétaire ;
Honoré de la Forest, linger ; Antoine Canceris, trésorier ; Joseph
Valière, agent.
1717 : Jean Dedons, seigneur du Lis, cons" aux Comtes, rec­
teur ; Pierre Papety, bourgeois, vice-recteur ; Henri du Puget,
prêtre ; Louis Panardy, curé de la paroisse Sl*-Magdeleine ; Fran­
çois Aubert, prêtre ; Mayeul Giraud, prêtre ; Jean-Louis Graffi ;
Philipe Chassignole, f de Chantereine ; Marc Antoine Imbert ;
Joseph Tourniaire ; Louis Dalmas, bourgeois ; Honoré Roubaud,
bourgeois ; Charles Pavillon, orphevre : Ciprien Angevin, dro­
guiste ; Pierre Martinat, secrétaire ; Antoine Canceris, trésorier ;
Honoré Boyer, linger ; Joseph Valliôre, agent.

1718 : Louis de Mathieu, seigneur de Fuveau, écuyer, recteur-,
Joseph Aune, greffier, vice-recteur ; Jean Gaillard, prêtre ; Boniface Bayol de Peiresc ; Ignace Lombard, marchand ; Antoine
Gautier, bourgeois; Thomas Pasturel, orphevre ; Jacques S'-Légcr,
marchand ; Pierre Martinat, notaire, secrétaire ; Antoine Cance­
ris, trésorier ; Honoré Boyer, linger ; Pierre Chave, directeur des
affaires ; Joseph Vallière, agent.
1719 : Franc Amiel de Barrigue, seig' de Fontainieu, cons" au
Parlement, recteur ; Arnoux Verier, procureur au Parlement,
vice-recteur ; Joseph Héraud, prêtre ; Boniface de Blacas, prêtre;
Agneau, diacre: Charles Pavillon, orphevre confirmé; Guillaume
Levest, bourgeois; Félix Fauque, bourgeois; Jean Antoine Chau­
vet, procureur au siège ; Ciprien Jaubert, marchand ; Antoine

�■

— 104 —
Reboul, marchand ; Pierre Rey, bourgeois ; Honoré Boyer, lin­
ger ; Pierre Martinat, secrétaire ; Antoine Canceris, trésorier ;
Pierre Chave, directeur des affaires ; Joseph Yallière, agent.
1720 : Henri Jos. de Thomassin, seigr de Mazaugues et de Pins,
recteur ; Antoine Reboni, bourgeois, vice-recteur ; Joseph Sossy,
avocat ; Louis Teissier, bourgeois ; Jean Paul Graffeau, bour­
geois ; François Bermond, notaire ; Jean Antoine Perrin, bour­
geois ; François Joubert, peintre ; Charles Pavillon, orphevre ;
Pierre Martinat, secrétaire ; Jean Louis Cundier, trésorier ; Joseph
Yallière, agent.
1721 : attendu la contagion, il n’a été procédé cette année à
aucune élection.
1722 : Jean Liberal de la Bonlie, seig' d’Eygalades, cons" du
Roy au Parlement, recteur ; Joseph Laugier, procureur en ladite
Cour, vice-recteur ; Noël Franç. Roubaud, avocat ; Jean Franç.
Garcin, avocat ; J.-B. Vallansan, bourgeois ; Nicolas Romegat,
bourgeois ; Antoine Yiguier, marchand; Ciprien Jaubert, linger-,
Pierre Martinat, secrétaire-, Jean-Louis Cundier, trésorier; Joseph
Vallière, agent.
1723 ; Cézar de Mars de Tripoly de Panisse, cons9' au Parle­
ment, recteur-, Antoine Reynaud, marchand, vice-recteur-, Antoine
Agnelier, bourgeois ; Jean Barry, bourgeois ; Claude François
Raspaud, notaire ; Jacques Dauphin, marchand ; Paul Bernard,
marchand ; Honoré Mouton, marchand ; Ciprien Jaubert, linger-,
Pierre Martinat, secrétaire-, Jean Louis Cundier, trésorier-, Joseph
Yallière, agent.
1724 : Jean Bernard de Coriolis, prêtre, aumônier de A. R.
Mgr le duc de Berry, abbé de Gaillac et de Crus, recteur ; Louis
Teissier, bourgeois, vice-recteur ; Jean Joseph Bouge, procureur
au siège ; Louis Gras fils ; Jean Franç. Vigne fils ; Jacques Bon­
net, bourgeois ; Joacchin Pin, marchand ; Joseph Aune, bour­
geois ; François Joubert, linger ; Jean Louis Cundier, trésorier ;
Jean Antoine Cauvet, secrétaire ; Joseph Vallière, agent.
1725 : Charles de Lombard de Gourdon, marquis de Montauron, cons" au Parlement, recteur ; Estienne Gouirant, vice-recteur ;
Joseph Marguerit fils ; Joseph Berage, marchand ; Jean Michel

�— 105 —
Bernard, procureur au siège ; Antoine Cartus, marchand ; Pierre
Orcel, marchand ; Pierre Beaudin, marchand ; François Joubert,
linger ; Ciprien Jaubert, trésorier ; Jean Ant. Chauvet, secrétaire ;
Joseph Vallière, agent.
1726 : Philippe Joseph de Félix, baron d’Ollières, recteur ;
Pierre Granier, marchand, vice-recteur ; Antoine Reynaud, mar­
chand ; J.-B. Peisse, greffier au siège ; Joseph Vian, marchand ;
Estienne Gouiran, bourgeois ; Joseph Brezet, bourgeois ; André
Barbarroux, marchand cirier ; J.-B Vallansan, linger ; Jacques
Saint-Léger, trésorier ; Claude Franç. Raspaud, notaire, secrétaire ;
Joseph Vallière, agent.
1727 : Antoine Joseph de Niquet, seig' de Serane, Mourabech,
Argens, Lingoux, Montfort et Bellac, cons" du Roi, président à
mortier au Parlement de Toulouse, recteur ; J.-B. Mignard, pro­
cureur au siège, vice-recteur ; Joseph Bonnet, avocat ; Gabriel
Mathieu, procureur au Parlement; FrançoisPerrinet, marchand;
Benoit Le Grand, bourgeois ; François Pavillon, orphevre ; Jean
Revest, bourgeois ; Jacques Saint-Leger, trésorier ; J.-B. Vallan­
san, linger ; Claude Franç. Raspaud, notaire, secrétaire ; Joseph
Vallière, agent.
1728 : Joseph do Bontassy, marquis de Chanteaulure, seig' de
Fuveau, cons' au Parlement, recteur ; Nicolas Romegat, bour­
geois, vice-recteur ; François Joubert, peintre ; Pierre Arnulphy,
avocat ; Claude Marcadier, marchand ; Louis Pascal Sarraire,
marchand ; Estienne Gamel, marchand ; François Fedon, bour­
geois ; Jean Joseph Julien, avocat ; J.-B. Peisse, linger ; Estienne
Gouiran, trésorier ; Claude Franç. Raspaud, secrétaire ; Joseph
Vallière, agent.
1729 : Jean Franç. de Seguiran, cons" du Roi et son avocat
général en Parlement, recteur ; Nicolas Romegat, vice-recteur
confirmé ; François Perrinet, marchand, recteur substitué aux
lieu et place de M. Julien, avocat ; Pierre Garcin, notaire ; Jean
Franç. Blancard, bourgeois ; François Geoffroy, audiencier en la
Cour des Comptes ; Pierre Cartoux, bourgeois ; Constantin Pas­
cal Senes, procureur au Parlement ; Joseph Antoine Borrely fils;
Estienne Gouiran, trésorier ; J.-B. Peisse, linger ; Claude Franç.
Raspaud, secrétaire ; Joseph Vallière, agent.

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106

—

1730: Alexandre Jos. de Robert d’Escragnolle. grand prévôt de
la Maréchaussée de Provence, recteur ; Guillaume de Levest, lieu­
tenant de prévôt, vice-recteur ; J.-B. Jos. Aune, greffier au Parle­
ment ; Jean Tercian, marchand ; Jean Pierre Maisse, marchand ;
Joseph Garnier, bourgeois ; Jean Antoine Roman, bourgeois ;
François Montagne, bourgeois ; Estienne Gouiran, trésorier con­
firmé ; J.-B. Peisse, linger confirmé ; Claude François Raspaud,
secrétaire confirmé ; Joseph Vallière, agent confirmé.
1731 : Antoine de Fresse, seig' de Monval, cons" aux Comptes.
recteur ; Pierre Paul Aillaud, procureur en ladite Cour, vice-rec­
teur ; François Geoffroy, audiencier en ladite Cour, confirmé ;
Honoré Aubin, fils du Procureur ; J.-B. Arnaud, procureur au
siège ; Jos. Dalmas, notaire ; Sauveur Ferrier, chirurgien ; Fran­
çois Burel, orphevre; Estienne Gouiran, trésorier confirmé ; J.-B.
Peisse, linger confirmé ; Claude Fr. Raspaud, secrétaire confirmé;
Joseph Vallière, agent confirmé.
1732 : MM. les Recteurs et Vice-Recteurs des FF. PénitentsBlancs en cette année : Concorde Cadet, avocat ; Sauvé, bour­
geois ; François Nicet, marchand ; Aubert, avocat ; Jacques Perrache, greffier garde sac ; François Montagne, linger ; Estienne
Gouiran, trésorier ; Claude François Raspaud, secrétaire ; Joseph
Vallière, agent.
1733 : Jean Jos. Laz. Dom. Franç. Xavier de Coriolis, baron
de Limaye, président en la Cour des Comptes, recteur-, J.-B. Jos.
Aune, greffier en la chambre des Requêtes, vice-recteur-, Stanislas
Gordes, avocat ; François Guigue, avocat ; Jean Jos. Aillaud,
greffier aux Comptes ; Lazare Molinas, apoticaire ; Joseph Cundier, bourgeois ; Blachier, greffier ; Estienne Gouiran, trésorier ;
François Montagne, linger ; Claude Fr. Raspaud, secrétaire ; Jos.
Vallière, agent.
1734 : Jean Louis Gab. de Thomassin, c" de Reillanne, prési­
dent à mortier au Parlement, recteur ; Franç. Jules Choquel, avo­
cat, vice-recteur: J.-B. Jos. Aune, confirmé; Joseph Brezet, bour­
geois; Jean Honoré Estienne ; Augustin Barras, marchand; André
Barbarroux, marchand cirier ; Jean Paul Buisson, procureur au
siège; Sauveur Ferrier, chirurgien; Honoré Hermite, marchand,

�— 107 —

Estienne Gouiran, trésorier ; François Burel, linger ; Claude Fr.
Raspaud, secrétaire ; Joseph Vallière, agent.
1735 : Jos. Hon. du Puget de Barbentane, seignr de Bras, rec­
teur ; André Barbarroux, march. cirier, vice-recteur ; Honoré
Chery, proc. aux Comptes ; Sebastien Arnaud, marchand ; Jac­
ques Michel, marchand : Jean Germain Panier fils ; Philippe Clé­
ment, bourgeois ; J.-B. Roland, bourgeois ; Estienne Gouiran,
trésorier-, Prançois Burel, linger-, Claude Fr. Raspaud, secrétaire-,
Joseph Vallière, agent.
1736 : Jacques de Clapier, seigr de Colongue, recteur ; Fran­
çois Burel, orphevre, vice-recteur ; Denis Jacques Burtin, avocat ;
Joseph d’Authier, avocat; Alexis Jaubert, bourgeois; JeanFranç.
Paul, marchand; Jos. Paul Jaubert, bourgeois; Jacques Figuière,
droguiste ; Estienne Gouiran, trésorier ; Claude Fr. Raspaud,
secrétaire ; Sauvaire Ferrier, linger ; Jacques Vallière, agent ;
1737 : François de Laurans, m' de B ruée, c10 de Bignon, seigr
de S‘-Martin, recteur-, Esprit David, libraire, vice-recteur-, Antoine
Gaspard Bonnaud de Sl-Pons, avocat ; Augustin Fr. Boüis, avo­
cat ; Joseph Mollet, marchand; Antoine Bouteille, avocat; André
Joseph Guiramand, bourgeois : Jean Rencurel, procur' au siège ;
Etienne Gouiran, trésorier-, Claude Fr. Raspaud, secrétaire-, Joseph
Vallière, agent.
1738 : Marie Antoine de Maricaud, seigr Solleillias, recteur ;
Jean François Plaignard, bourgeois, vice-recteur-, Alexis Jaubert,
bourgeois, confirmé ; Pierre Jaulne, avocat ; Esprit Constans
l ’aîné, bourgeois ; Henry Reybaud, procureur au siège ; Esprit
David, libraire ; Jean Louis Estienne Agier, bourgeois ; Estienne
Gouiran, trésorier-, Joseph Brezet, linger-, Joseph Vallière, agent-,
Claude Fr. Raspaud, secrétaire.
1739 : Très haut et très puissant seig' Mgr Honoré Armand de
Villars, Duc et Pair de France, Grand d’Espagne de la première
classe, Ch" de la Toison d’Or, Brigadier des armées du Roy, Gou­
verneur pour Sa Majesté du pais et comté de Provence, Prince
du Martigues, Vicomte de Melun, Baron de Berre, Seigr de Lan­
çon, Saint-Marc, Istres, Entreçens et autres places, recteur ; Jos.
Charles de Tressemanes de Charteuil, ch" de l ’ordre de S1 Jean
de Jérusalem, vice-recteur ; Joseph Sextius Simeon, avocat; J.-B.

�—

108

—

Aune, greffier ; Jean Franç. Estienne Bressier, avocat ; Bernar­
din Pugnaire, bourgeois ; J.-B. Mignard, proc' au Parlement ;
Jean Paul Buisson, proc' au siège ; Jean Revest, bourgeois, tréso­
rier ; Jacques Figuière, marchand, linger ; Claude Franç. Raspaud, secrétaire ; Joseph Vallière, agent.
1740 : Jos. Ch. de Tressemanes de Charteuil, ch" de l ’ordre de

l ’ordre de S'-Jean de Jérusalem, recteur ; J.-B. Peisse, greffier au
siège, vice-recteur ; Baltazard Emerigon, avocat ; François Barrin, avocat; Jean Pierre Des-orgues, avocat; Jean Estrivier, avo­
cat; Joseph Perron, marchand; Laurens Feraud, bourgeois; Fran­
çois Ansillon, chirurgien ; Claude Fourachon, chirurgien ; Jac­
ques Figuière, linger ; Jean Revest, trésorier ; Raphaël, notaire,
secrétaire ; Joseph Vallière, agent.
1741 : Antoine duPuy, seig'dela Moutte, cons" au Parlement,
recteur ; Jean Ant. Chauvet, procureur, vice-recteur ; Honoré
Gaurdin, avocat ; Louis Charles Thiers, avocat; Jean Aymé, bour­
geois ; Jean François Michel, bourgeois ; Jacques Henry, mar­
chand ; Jacques de Clapiers Colongue, linger ; J.-B. Mignard,
proc' au Parlement, secrétaire ; Jean Revest, trésorier ; Joseph
Vallière, agent.

1742 : Louis Bruno de Mayol, consr en la Cour des Comptes,
recteur ; Sebastien Armand, marchand, vice-recteur ; Laurens
Feraud, bourgeois, confirmé; François Bercin, avocat, confirmé;
Jean Estrivier, avocat, confirmé ; Dominique Codur d’Aiglun,
écuyer; Jean François Aubert, avocat ; Jean Mathieu Auvet, mar­
chand ; Toussaint Monier, marchand ; Joseph Bertrand, apothi­
caire ; Jacques de Clapiers Colongue, linger ; Jean Revest, tréso­
rier ; J.-B. Mignard, secrétaire ; Joseph Vallière, agent.
1743 : Louis Mathieu de Barlatier, seigr du Mas, cons" au Par­
lement, recteur ; Jean Michel Bernard, proc'au siège, vice-recteur ;
Louis Caulet, avocat ; Jean Joseph Blanc, avocat ; Jean Louis
Fouque, avocat ; Louis Pasturel, avocat ; Antoine Feraud, mar­
chand ; Jean François Martin, marchand ; Jean Auenoux, mar­
chand ; Antoine Burel, orphevre ; Dom. Stuard de Romany,
écuyer, linger; J.-B. Mignard, secrétaire-, Jean Revest, trésorier-,
Gueiroard, avocat de l ’Œuvre ; Joseph Vallière, agent.

�— 109 —
1744 : Jean Antoine de Payan, seig' de S'-Martin, cons" en la
Cour des Comptes, recteur ; Joseph Perron, marchand, vice-rec­
teur ; Jean-François Fedon, bourgeois ; Louis Emerigon, procr au
Parlement ; François Barbarroux, marchandairier ; J.-B. Honoré
Barraly, marchand ; Jean Franç. Garrus, bourgeois ; Gueroard,
avocat de l’Œuvre ; J.-B. Mignard, secrétaire ; de Romany, écuyer,
linger - Jean Revest, trésorier ; Joseph Vallière, agent.
1745 : MM. les Recteur et Vice-Recteur de l ’exercice 1744,
confirmés ; Gaspard Bernard, mardi. conf° ; François Jaubert,
marchand ; Jos. Louis Arnaud, notaire ; Blaize Serraire, avocat;
Balthazard Mathieu Pasturel ; Joseph Philippe Floux, marchand;
Charles Melchior Ripert, procraux Comptes ; Caussin, bourgeois ;
de Romany, écuyer, linger ; J.-B. Mignard, secrétaire ; Jean
Revest, trésorier-, Gueiroard, avocat de l ’Œuvre-, Joseph Vallière,
agent.
1746 : Jules Alphonse d’Arnaud de Nibles, cons" au Parlement,
recteur-, J.-B. Aune, greffier aux Requêtes du Palais, vice-recteur ;
Jean Franç. Fedon, bourgeois ; Gaspard Jean Franç. Bernard ;
Jean Jos. Bertet, avocat; Franç. Laurens Raspaud ; Charles Espariat, orphevre; Jean Louis Fouque, avocat, linger-, J.-B. Mignard,
secrétaire ; Jean Revest, trésorier ; Joseph Vallière, agent.
(Fin de l ’union de l ’Œuvre avec les FF. Pénitents Blancs près
l ’Observance).
1747 : Jean Jos. Bertet, avocat ; Charles Melchior Ripert, proc'
aux Comptes ; Jos. Philippe Floux, marchand : Balth. Mathieu
Pasturel, avocat ; Caussin, bourgeois ; Charles Espariat, orphe­
vre ; François Jaubert, marchand ; Franç. Laurens Raspaud ;
Blaize Serraire, avocat ; Gaspard Jean Franç. Bernard ; Jean
François Fedon, bourgeois; Jean Estrivier, avocat: Joseph Louis
Arnaud, notaire, secrétaire-, Jean Mathieu Auvet, trésorier-, Tous­
saint Monier, linger ; Gueiroard, avocat de l ’Œuvre ; Joseph Val­
lière, agent.
1748: Gaspard Pierre Esuniol, avocat; J.-B.Burtin, bourgeois;
Jean Jos. Digne, fils du proc' ; Ignace Franç. Xavier Giroudenc,
avocat ; Laurens Feraud, bourgeois ; Antoine Aubert, bourgeois ;
Jean Franç. Michel, bourgeois ; Joseph Bourgarel, orphevre ;
Henry Reibaud, proc' au siège, ancien recteur, secrétaire ; Tous-

�— 110 —

saint Monier, linger ; Jean Mathieu Auvet, trésorier ; Joseph Vallière, agent.
1749 : Jean-François Ailhaud, greffier en la Cour des Comptes;
Jacq. Balth. Roch Perraud, écuyer ; François Chambe, bourgeois;
Henry Reibaud, secrétaire ; Pierre Barlatier, marchand ; Tous­
saint Monier, linger ; Jean Mathieu Auvet, trésorier ; Jacques
Sabatier, agent.
1750 : Estienne Michel, marchand ; Balthazard Pavillon, mar­
chand; Thomas Louis Bertrand Lantelme, notaire ; Jean Franç.
Bouteille, bourgeois ; Joseph Hyacinte Agnelier, bourgeois ; Jos.
André Gleize, bourgeois ; Jean Franç. Ailhaud, secrétaire ; Antoine
Burel, linger-, Jean Mathieu Auvet, trésorier-, Jacq. Sabatier, agent.
1751 : Sube, fils cadet, avocat ; Jean Jos. Pierre Bouge, proc'
au siège; Barthelemi Pascal Agnelier, bourgeois ; Th. Louis Ber­
trand Lantelme, notaire, secrétaire ; Jean Louis Rayon, bourgeois ;
Jean Mathieu Auvet, trésorier ; Antoine Burel, linger ; Jacques
Sabatier, agent.
1752 : Esprit Redortier, avocat ; François Roubaud, bourgeois ;
Pierre Mollet, marchand ; Augustin Bec, bourgeois ; Alexis Jos.
Castagnet, marchand ; Jean Marie Facachon, marchand ; J.-B.
Roland, ancien recteur ; Jos. Franç. Marc Hubert, bourgeois ;
Lantelme, notaire, secrétaire ; Antoine Aubert, linger ; Jean Ma­
thieu Auvet, trésorier ; Jacques Sabatier, agent.
1758 : Augustin Adibert, imprimeur ; Thomas Louis Bertrand
Lantelme, secrétaire ; Jean Mathieu Auvet, trésorier ; Antoine
Aubert, linger-, Jacques Sabatier, agent.
1754 : Thomas Michel, marchand ; Noël Firmin Rencurel, mar­
chand ; J.-B. Reinaud, marchand ; J.-B. Rey, marchand ; Louis
Marguerit, avocat ; Jos. Antoine Brousse, apothicaire ; Jos. Jacq.
Ginezy, marchand ; T. L. Bertrand Lantelme, secrétaire ; Jean
Mathieu Auvet, trésorier ; Antoine Aubert, linger ; Jacques Saba­
tier, agent.
1755 : Louis Joseph Maquan, procureur au Parlement ; Joseph
Henry Clément, marchand ; Lantelme, secrétaire ; Jean Mathieu
Auvet, trésorier ; Antoine Aubert, linger ; Jacques Sabatier,
agent.

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111

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1756 : Louis Raspaud, marchand ; Jean Jos. Perrot, négociant;
Toussaint Ferrât, épicier ; Simon Auvet, marchand ; Jos. Marie
Emerigon, avocat ; Louis Marguerit, avocat, secrétaire ; Jean Ma­
thieu Auvet, trésorier ; Antoine Aubert, linger ; Jacques Sabatier,
agent.
1757 : Guillaume Mathieu, avocat ; Philippe Sollier, proc' au
Parlement ; Alexandre Reinaud, marchand ; Louis Marguerit,
avocat, secrétaire : Jean Mathieu Auvet, trésorier ; Ant. Aubert,
linger ; Jacques Sabatier, agent.
1758 : Estienne Turrel, marchand ; Joseph Thomas Pin, mar­
chand ; Charles Franç. Rencurel, avocat ; Augustin Féraud, mar­
chand ; Lazare Gabriel Gras, proc' au Parlement ; Jos. Sauveur
Mignard, avocat ; Jean Franç. Amiot, proc” au Parlement ; Louis
Raspaud, marchand, confirmé ; Louis Jos. Maquan, proc” au Par­
lement, secrétaire ; Jean Jos. Perret, négociant, trésorier ; Joseph
Henry Clément, marchand, linger ; Jacques Sabatier, agent ;
Simon Auvet, marchand, confirmé.
1759 : Franç. Nicolas Geoffroy, bourgeois ; Louis Verdollin,
procur' au Parlement ; Ange Orçel, marchand ; Louis-Joseph
Maquan, secrétaire , Jean-Joseph Perret, marchand, trésorier ;
Louis Raspaud, linger ; Jacques Sabatier, agent. Barthélemy Letli,
p'1en Parlement ; Jos. Franç. Chansaud, pd en Parlement ; Jean
Antoine Baille, notaire royal.
1760: Augustin Batalier, marchand; Jean Antoine Raybaud,
avocat ; Jacques André, proc1 en Parlement ; Jean Charles Contard, proc” aux Comptes ; Charles Simeonis, marchand ; J. Franç.
Allard, notaire royal ; Jos. Thomas Pin, marchand, confirmé ;
Charles Franç. Rancurel, avocat, confirmé ; Louis Verdollin,
proC en Parlement, secrétaire ; Jean Jos. Perret, marchand, tré­
sorier ; Estienne Turrel, marchand, linger ; Jacq. Sabatier, agent.
1761
: Louis Verdollin, proc”en Parlement, secrétaire, confirmé;
Charles Espariat, orphevre, trésorier, pénitent ; Franç. Auguste
Pavillon, bourgeois; Jos. Thomas Pin, marchand, linger-, Antoine
Simon, marchand ; Félix Alexis, bourgeois ; Jean Louis Cellony,
proc en Parlement ; Jos. Montagne, marchand ; Cauvet, procr aux
Comptes ;

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112

—

1762 : J.-B. Gras, bourgeois ; J.-B. Jannety, procureur ; J.-B.
Arnaud, marchand ; J.-B. Rodelin, bourgeois ; Antoine Audemard, marchand ; Félix Mathieu Sarraire, marchand, pénitent ;
Sébastien Pontier, proc' au siège, confirmé ; Augustin Batailler,
marchand, linger ; Jean Antoine Raybaud, avocat, secrétaire ;
Jacques Sabatier, agent.
1763 : Bernard Bernard, cons' du Roi, controleur contre-garde
à la Monnaye ; J.-B. Garnier, avocat ; Louis Pelegrin, avocat ;
Bernard Dominique Gautier la Duranne, bourgeois ; Gaspard
Cadet, marchand ; Franç. Aug. Pavillon, bourgeois, confirmé ;
AugustinBatalier, marchand, linger-, Charles Espariat, marchand
orphevre, trésorier, confirmé, pénitent ; Jean Ant. Raibaud, avo­
cat, secrétaire, confirmé ; Jacques Sabatier, agent.
1764 : Louis Nicolas de Milan de la Rocque ; Claude Caëtan
Focachon, me en chirurgie ; Pierre Brouchier, fils aîné du sieur
trésorier de France, confirmé ; J.-B. Hodelin, bourgeois ; J.-B.
Gras, bourgeois ; J.-B. Arnaud, marchand ; J.-B. Jannety, proc'
au siège ; Franç. Aug. Pavillon, bourgeois ; Félix Mathieu Sar­
raire, marchand ; Antoine Audemard, marchand, linger ; Charles
Espariat, marchand orphevre, trésorier confirmé ; Jean Antoine
Raibaud, avocat, secrétaire confirmé ; Jacques Sabatier, agent.
1765 : Joseph Jude Simon Geoffroi ; Antoine Giraud, docteur
en médecine ; Joseph Cicard, proc' en Parlement ; Jean François
Barles, proc' au siège ; Estienne Claude Anori, X' Guigues; J.-B.
Garnier, avocat, confirmé ; Charles Espariat, marchand orphe­
vre, trésorier, confirmé ; Jean Antoine Raibaud, avocat, secré­
taire, confirmé ; Gueyroard, avocat de l ’Œuvre ; Jacques Saba­
tier, agent,
1766 : Pierre Franç. Xavier Chaudon ; Franç. Claude Simon,
proc' en Parlement ; Toussaint Paul Vernet, proc' au siège ;
Honoré Gaspard Bremond, march. horloger : Marc Antoine Fouque, march. droguiste; J.-B. Martin, march. de soye;Louis Nico­
las de Milan de la Rocque : Pierre Brouchier, fils aîné du Tréso­
rier de France, linger ; Charles Espariat, marchand orphevre,
trésorier confirmé ; Jean Antoine Raibaud, avocat, juge Royal de
Gardanne, secrétaire confirmé ; Jacques Sabatier, agent.
1767 : Antoine Clair Barras, fils cadet, marchand qinqaillier ;

�— 113 —

Alexandre Joseph Graffeau, procr aux Comptes ; Jacques Elzeard
Maureli, proc' en Parlement ; Claude Antoine Tassy, proc' en
Parlement ; Jos. Jude Simon Geoffroy, confirmé ; Charles Espariat, march. orphevre, trésorier confirmé; Jean Antoine Raibaud,
avocat, juge Royal de Gardanne, secrétaire confirmé ; Jacques
Sabatier, agent.
1768: Jacques Berenger, proc aux Comptes ; Jean Pierre Franç.
Chambes, avocat ; Jean Franç. Aubert, fils du sr Jean Jos. au bu­
reau de la Province ; Joseph Martin, marchand, fils du sieur JeanBaptiste, aussi marchand; Toussaint Paul Vernet, proc au siège,
confirmé ; J.-B. Martin, march. de soye, confirmé ; Joseph Payan,
notaire royal.
1769 : Joseph Elzeard Maurely, proc' en Parlement, confirmé ;
Antoine Tassy, proc' en Parlement, confirmé ; Marius Simon,
proc' aux Comptes ; Antoine Clair Barras, fils cadet, march. quinquaillier, confirmé : J.-B. Martin, march. de soye, confirmé, linger ; Marc Ant. Fouque, march. droguiste, trésorier ; Ant. Henri
Figuière, proc' au siège ; Jean Ant. Raybaud, avocat, juge Royal
à Gardanne, secrétaire confirmé.
1770 : Ant. Henri Figuière, proc' au siège général, recteur,
secrétaire ; Honoré Peisse, marchand orphevre ; Jean François
Aubert, fils de Jacques, recteur ; Franç. Gaspard Henri Heiriès,
proc' au siège général, recteur ; Elseas Beratid, proc' aux Comp­
tes, recteur ; Jos. Jacques Molinard, bourgeois ; Coint, proc' en
Parlement ; Jean Pierre Franç. Chambes, recteur confirmé ; Jos.
Martin, marchand, fils de Jean-Baptiste, recteur confirmé ; Jean
Franç. Aubert, fils de Jean Joseph, confirmé; Fouque, trésorier;
J.-B. Martin, linger ; Jacques Sabatier, agent ; Pierre Estienne
Sicard, cadet, proc' au siège général, recteur.
1771 : Ant. Henry Figuières, procureur au siège général, rec­
teur, secrétaire ; Marc Ant. Fouque, march. droguiste, trésorier ;
J.-B. Martin, march. de soye, linger ; Jean Franç. Aubert, bour­
geois, fils de Jacques, recteur ; Jean Franç. Aubert, fils de Jean
Joseph, recteur ; Joseph Martin, marchand, fils de Jean-Baptiste,
recteur : Honoré Peisse, marchand orphevre ; Pierre Estienne
Sicard, proc' au siège général ; Franç. Gaspard Henri Heiries,
8

�— 114 —
proc' au siège général ; Jos. Jacques Molinard, bourgeois; Elzeard
Beratid, procr aux Comptes ; Michel Denis Jaubert, bourgeois,
recteur ; Pierre Florens Grange, bourgeois, recteur ; Antoine
Clair Barras, fils cadet, mardi, quinquaillier ; Louis Pelegrin,
avocat en la Cour ; Jean Pierre Franç. Chambes, proc' aux Comp­
tes ; Jacques Sabatier, agent.
1772 : Jean Franç. Aubert, bourgeois, fils de Jacques, confirmé;
Jean Franç. Aubert, fils de Jean Joseph ; Joseph Martin ; Honoré
Peisse, marchand orplievre ; Jos. Jacques Molinard, bourgeois ;
Louis Pellegrin, avocat en la Cour ; Marc Ant. Falary, avocat en
la Cour ; Jos. Ant. Claude Bermond, proc’ en Parlement; Pierre
Perron, cadet, march. toilier ; Esprit Franç. Geoffroy, bourgeois ;
Jean Jos. Martin, march. de soye, linger ; Marc Ant. Fouque,
march. droguiste, trésorier ; Jean Pierre François Chambes, avo­
cat et proc’ en Parlement, secrétaire : Jacques Sabatier, agent.
1773 : Jean Franç. Aubert, bourgeois, fils de Jacques ; Joseph
Jacques Molina, bourgeois ; Michel D" Jaubert, négociant ; Louis
Pellegrin, avocat ; J. A. C. Bermond, procureur ; Pierre Perron,
marchand ; Esprit Franç. Geoffroy, géomètre; Barthélemy Gibe­
lin, avocat ; E. Richaud, avocat, recteur pénitent ; Gaspard Ber­
nard, bourgeois ; Joseph Gérard, marchand ; Villevieille, mar­
chand ; Honoré Peisse, orplievre, linger ; Jean F. Aubert, bour­
geois, trésorier ; Marc Ant. Fabry, avocat, secrétaire ; Jacques
Sabatier, agent ; Joachin Mitre Pin, avocat, recteur.
1774 : J. A. Perrache, greffier ; F. Jaubert, bourgeois ; Joseph
Martin, marchand; J. A. C. Bermond; Jean Franç. Aubert, bour­
geois, fils de Jacques ; M. Denis Joubert, négociant ; Pierre Per­
ron, marchand ; Esprit F. Geoffroy, géomètre ; Barthelemi Gibe­
lin, avocat ; Gaspard Bernard, bourgeois ; Joseph Gérard, mar­
chand ; Villevieille, marchand ; Joach. Mitre Pin, avocat, secré­
taire; Jean F. Aubert, bourgeois, trésorier-, Honoré Peisse, orphevro, linger ; Jacques Sabatier, agent.
1775 : Jos. Ant. Martin, bourgeois ; Ant. Pierre Jaubert, avo­
cat ; Jean Gab. Flor. Eozier, march. orplievre; Villevieille, mar­
chand ; Barthelemi Gibelin, avocat ; Gaspard Bernard, procu­
reur ; François Jaubert, bourgeois ; Joseph Martin, marchand ;
Esprit Franç. Geoffroy, bourgeois ; Joseph Gérard, marchand ;

�— 115 —
J. André Perrache, greffier ; Joacliin Mitre Pin, avocat, secrétaire ;
Jean Franç. Aubert, trésorier ; Jean Franç. Aubert, linger.
1776 : Jean And. Avy, proc' au siège ; Jean Mathieu Bontoux,
marchand ; André Jos. Bertet, notaire; Ant. Loubon, marchand;
Jacques Monfort, proc' au Parlement ; Pierre Nicot, proc' au
siège ; Henry Pelicot, avocat ; Jean Roccas, médecin ; Franç.
Henry Raybaud, proc' au siège. — Recteurs confirmés : Jos. Ant.
Martin, bourgeois ; Jean Gain Franç. Rozier, orfèvre ; Jos. de
Breuil, avocat, secrétaire ; Jean Franç. Aubert, bourgeois, tréso­
rier ; Jean Franç. Aubert, linger ; Jacques Sabatier, agent.
1777 : Jean Jos. Aymard, bourgeois ; Augustin Carnaud, march.

de fer. — Recteurs confirmés : Jean And. Avy, proc' au siège ;
Jean Math. Bontoux, marchand; André Jos. Bertet, notaire; Ant.
Loubon, marchand; Jacques Monfort, proc'au Parlement ; Pierre
Nicot, proc' au siège ; Jean Roccas, médecin; Franç. Henry Ray­
baud, proc' au siège ; Jos. Ant. Martin, bourgeois ; Jean Gab.
François Rozier, orphevre ; Joseph du Breuil, avocat, secrétaire ;
Jean Franç. Aubert, bourgeois, trésorier ; Jean Franç. Aubert,
linger ; Jacques Sabatier, agent.
1778 : Guillaume Bouquier, marchand ; Pons Franç. Dalaux,
avocat ; Alexandre André Denans, avocat ; Franç. de Souliers,
proc' au Parlement.— Recteurs confirmés : André Joachin Bertet,
notaire ; Jean Math. Bontoux, marchand ; Franç. Henry Ray­
baud, proc' au siège ; Augustin Carnaud, marchand de fer ; Jean
Gab. Franç. Rozier, orphevre ; Jean Jos. Aymard, bourgeois ;
Joseph Ant. Martin, bourgeois; Pierre Nicot, proc' au siège ; Jean
André Avy, proc' au siège, secrétaire ; Jean Franç. Aubert, bour­
geois, trésorier ; Jean Franç. Aubert, linger ; Jacq. Sabatier, agent.
1779 : Jos. Hon. Gondon, marchand ; Jos. Nicolas, marchand ;
Ant. Destienne, écuyer ; Jos. A. F. Double, proc' au siège. — Rec­
teurs confirmés : André Jos. Bertet, notaire ; Franç. Henry Ray­
baud, proc' au siège ; Jean Mathieu Bontoux, marchand ; Pons
Franç. Dulaux, avocat; Alexandre André Denans, avocat; Franç.
de Souliers, proc' en Parlement ; Jean And. Avy, proc' au siège,
secrétaire ; Jean Franç. Aubert, linger ; Jean Franç. Aubert,
bourgeois, trésorier ; Jacques Sabatier, agent ; Augustiu Carnaud,
march. de fer ; Guillaume Bouquier, marchand.

�—

116

—

1780 : Jean Jos. Hon. Franç. Robaud, avocat; Jean Jacob, avo­
cat ; Ant. Gab. Moüan, avocat ; C. J.-B. Sube, proc au siège ;
Jean Jacq. Aubert, bourgeois ; Jean Louis Court, le jeune, proc'.
— Recteurs confirmés : Jean André Franç Double, procr ; Antoine
Destienne, écuyer ; Guillaume Bouquier, marchand ; Augustin
Camaud, marchand; Jos. Nicolas, marchand; Jos. Hon. Gondon,
marchand; Jean And. Avy, procr secrétaire; Jean Franç- Aubert,
linger ; Jean Franç. Aubert, trésorier ; Jacques Sabatier, agent ;
J.-B. Barth. Estrivier, avocat, nommé par délibération du 9 juil­
let 1780 à la place de M' Roubaud.
1781 : Jean Franç. Gasp. Bernard, notaire royal ; Franç. Darbaud, proc au Parlement. — Recteurs confirmés : Ant. d’Estienne,
écuyer ; Jean Jacob, avocat; Antonin Gab. Moüan, avocat; J.-B.
Barth. Estrivier, avocat ; Jean Jacq. Aubert, bourgeois ; Jean
Louis Court, le jeune, proc' au siège ; Jean And. Franç. Double,
proc au siège ; C. J.-B. Sube, proc' au siège ; Guillaume Bou­
quier, marchand; Jos. Hon. Gondon, marchand; Jean And. Avy,
proc' au siège ; Jean Franç. Aubert, linger ; Jean Franç. Aubert,
trésorier ; Jacques Sabatier, agent.
1782 : Toussaint Bernard Emeric, avocat; Lange Eymen, proc'
au Parlement ; Pierre Noël Passot, proc' au siège ; Jos. Manuel,
proc au siège ; Pierre Est. Michel, l ’aîné, march. de fer. — Rec­
teurs confirmés : Ant, d’Estienne, écuyer ; Antonin Gab. Moüan,
avocat ; J.-B. Barth. Estrivier, avocat ; Jean Franç. G. Bernard,
notaire; Jean Jacq. Aubert, bourgeois; Franç. Darbaud, proc' au
Parlement ; Jos. Hon. Gondon, marchand; Jean And. Avy, proc'
au siège, secrétaire ; Jean Franç. Aubert, linger ; Jean Franç.
Aubert, trésorier ; Jacques Sabatier, agent.
1783 : André Sauvaire, avocat ; Jos. Hon. Agnely, avocat ;
Franç. Xav. C' Constans, proc' en Parlement ; Jean And. Salvator, proc' au Parlement ; Jos. Aubert, négociant ; J.-B. Alexis,
marchand ; J.-B. Hiacinthe Martin, marchand. — Recteurs confir­
més: J.-B, Barth. Estrivier, avocat; Tous. Bern. Emeric, avocat;
Pierre Noël Passot, proc' au siège ; Jos. Manuel, proc' au siège ;
Pierre Estienne Michel, l'aîné, march. de fer ; Anton. Gab. Moüan,
avocat, secrétaire ; Jean Franç. Aubert, trésorier ; Jean Franç.
Aubert, linger ; Jacques Sabatier, agent ; Jos. Ambroise Scisson.

�— 117 —
1781 : Gaspard J. L. Bernard, avocat ; Joseph Grégoire, proc'
au Parlement; Pierre Bruno Champsaur, marchand; J.-B. Alexis,
marchand, trésorier ; Jos. Manuel, procr au siégé, linger. — Rec­
teurs confirmés : Tous. Bern. Emeric, avocat ; André Sauvaire,
avocat ; Jos. Hon. Agnelly, avocat; Jos. Aubert, négociant; Franc.
Xav, Cr Constans, proc au Parlement ; Jean Ant. Salvator, proc'
au Parlement; Pierre Noël Passot, proc' au siège ; Pierre Estienne
Michel, aîné, marchand ; J.-B. Hiac. Martin, marchand; Antonin
Gab. Moüan, avocat, secrétaire ; Jos. Amb. Seisson, agent.
1785 : Charles Perrinet, avocat ; Franç. Aug. Verdet, avocat ;
Gab. Hip. Maille, proc' au Parlement ; Claude Franç. Raspaud,
bourgeois ; Ben. Laurens Legrand, bourgeois ; Antoine Maurel,
proc' au Parlement. — Recteurs confirmés : Gasp. J.-L. Bernard,
avocat ; Jos. Grégoire, proc' au Parlement ; Pierre Bruno Champau, marchand ; Jos. Aubert, négociant ; Pierre Noël Passot, proc'
au siège : Pierre Est. Michel, marchand ; Tous. Bern. Emeric,
avocat, secrétaire ; J.-B. Alexis, marchand, trésorier ; J.-B. Hiac.
Martin, linger ; Jos. Ambroise Seisson, agent.
1786 : Franç. Coquillat, avocat ; Elzéar Henry Jaubert, bour­
geois ; Jos. Henry Maximin Clément, marchand ; Ant. Aubert,
marchand.— Recteurs confirmés : Gasp. J. L. Bernard, avocat ;
Ch. Perrinet, avocat ; Franç. Aug. Verdet, avocat ; Gab. Hip.
Maille, proc' au Parlement ; Ant. Maurel, proc' au Parlement ;
Claude Franç. Raspaud, bourgeois ; Benoît Laur. Legrand, bour­
geois ! Pierre Bruno Champaur, marchand ; Tous. Ben. Emeric,
avocat, secrétaire ; J.-B. Alexis, marchand, trésorier ; J.-B. Hip.
Martin, marchand, linger ; Jos. Ambroise Seisson, agent.
1787 : Franç. Cotte, marchand ; Jos. Barth. Chastel, marchand;

Louis Bremond, horloger ; Pierre Et. Lambert, proc' au Parle­
ment ; Franç. Maure, proc' au Parlement ; Jos. Franc. Regnauld,
avocat ; Pierre Jos. Anast. de Gastanel, écuyer ; Ant. Aubert,
marchand ; Jos. Henry Max. Clemens, marchand ; Elzear Henri
Jaubert, bourgeois. — Recteurs confirmés : Charles Perrinet, avo­
cat ; Claude Franç. Raspaud, bourgeois ; Pierre Bruno Champsaur, marchand, linger ; J.-B. Alexis, marchand, trésorier ; Tous.
Ben. Emeric, avocat, secrétaire ; Jos. Ambroise Seisson, agent.
1788 : Louis Grégoire, marchand ; Jos. Mourrc, avocat ; Gasp.

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118

—

Mouret, libraire; Hip. Hiac. Croisier, procr au siège; Hon. Paul,
marchand. — Recteurs confirmés : Claude Franç. Raspaud, bour­
geois ; Elz. Henri Jaubert, bourgeois ; Jos. Vincent Régnault,
avocat ; Pierre Jos. Anaclet de Gastaud, E. A.; Franç. Maure,
procr au Parlement ; Franç. Cotte, marchand ; Louis Bremond,
horloger ; Pierre E. Lambert, proc' au Parlement, secrétaire ; Jos.
Barth. Chastel, marchand, trésorier ; Ant. Aubert, marchand, linger ; Jos. Amb. Seisson, agent.
1789 : Biaise Alpheran, bourgeois ; Hon. Franç. Eyssautier,
procr aux Comptes ; Nie. Jos. Gab. Dufour, notaire ; J.-B. Pierre
M1Brezet, greffier aux Comptes ; Jean Franç. Rey, bourgeois ;
Hon. Paul, marchand; Jos. Mourre, avocat; Louis Grégoire, mar­
chand; Gaspard Mouret, libraire. — Recteurs confirmés : Jos. Vingent Régnault, avocat ; Pierre Jos. Anaclet de Gastaud E., avo­
cat ; Elzéar Henry Jaubert, bourgeois; Pierre Et. Lambert, proc'
au Parlement, secrétaire ; Jos. Barth. Chastel, marchand, tréso­
rier ; Hip. Hiac. Croisier, proc' au siège, linger ; Jos. Ambroise
Seisson, agent.
1790 : Félix Ant. Simeonis, marchand ; Claude Charles Topin,
marchand ; Henri Pascal Perrier, marchand ; Biaise Alpheran,
bourgeois ; Hip. Franç. Eyssautier, proc' aux Comptes ; Nie. Jos.
Gab. Dufour, notaire ; J.-B. Pierre Ml Brezet, greffier aux Comp­
tes ; Jean Franç. Rey, bourgeois ; Jos. Vincent Régnault, avocat;
Pierre Jos. Anaclet de Gastaud E., avocat. — Recteurs confirmés:
Gasp. Mouret, libraire ; Jos. Mourre, avocat ; Elzéar Henry Jau­
bert, bourgeois, linger ; Pierre Et. Lambert, proc' au Parlement,
secrétaire ; Jos. Barth. Chastel, marchand, trésorier ; Jos. Amb.
Seisson, agent.
1791 : Jos. Barth. Chastel, bourgeois, trésorier confirmé ; Jos.
Franç. Rey, bourgeois, secrétaire confirmé ; Henri Pascal Perrier,
marchand, linger ; Claude Ch. Topin, marchand ; Félix Auguste
Simeonis, marchand. — Recteurs nouveaux : Pierre Paulin Chaussau, homme de loi ; And. Clém. Vict. Bressier, homme de loi ;
Louis Claude Allègre, homme de loi ; Louis Bremond, horloger ;
Jean Jos. Moutte, marchand ; Louis Jos. Milliard, bourgeois; Hon.
Emeric, marchand ; Pierre Carbonel, arte vétérinaire ; Jacques
Ch. Honnorat, fabricant de chandelles ; Jos. Eymieu, ménager ;
Jos. Amb. Seisson, agent.

�— 110 —
1792 : Jacq. C. Martin, homme de loi ; Pierre David, négociant ;
Jaoq. Franç. Ant. Barles, marchand ; Ant. Gantier, tonnelier ;
Et. Jacq. Caillet, marchand ; And. Clôm. Victorin Bressier, hom­
me do loi ; Louis Bremond, horloger ; Louis Claude Allègre,
homme de loi ; Jean Jos. Moutte, marchand ; Honnoré Emeric,
marchand; PierreCarbonel, ar1” vétérinaire; Jos. Eymieu, ména­
ger ; Jean Franç. Eey, bourgeois, secrétaire; Louis Jos. Milliard,
bourgeois, linger ; Jacq. Christ. Honnorat, fab1 de chandelles ;
Jos. Amb. Seisson, agent.
1793 : Franç. Lacas ; Ant. Eeissolet; Jos. Jean Claude Tarris;
Pierre Lantelme ; Jos. Thibaud ; André Eoux, homme de loi; Jos.
Debout; Ant. Gautier, tonnelier ; Et. Jacq. Caillet, marchand ;
Jos. Franç. Ant. Barles, marchand, linger ; Pierre David, négo­
ciant, secrétaire. — Recteurs confirmés: Louis Bremond, horloger;
Pierre Carbonel, A. vétérinaire ; Jacq. Christ. Honorât, fab1 de
chandelles, trésorier ; Jos. Amb. Seisson, agent.
1797 : Administrateurs nommés par l ’administration munici­
pale, d’après l’arrêté cle l ’administration centrale du département
du 1 8 germinal an v : JeanJos. Moutte; J.-B. Brezet; Jos. Esmieu,
ménager ; Honoré Paul, homme de loi ; André Laurent Turrel ;
Isoard, aîné ; J.-B. Martin-Vitalis, cadet ; Louis Jos. Berage ;
Michel Magnan ; Jos. Dignoseyo, marchand ; Lubières fils;Bonnaud Aubert ; Isnardon ; Franç. Barles, linger ; Ant. Martel,
secrétaire ; Jacq. Honorât, trésorier.
1802 : Administrateurs nommés par le Maire d'Aix, le 21 nivôse
an x : Dignoseyo, marchand ; Eamel aîné, prêtre ; Aubert, orfè­
vre ; Boulay, orfevre ; Durand, percepteur ; Eibies, prêtre ; Louis
Martin Yial, receveur communal ; Durand père, propriétaire ;
Boyer, marchand ; Dubois, vitrier ; Xav. Martin, cap. réformé ;
Bouvier père, marchand ; C. Arnaud, linger ; Michel Magnan,
marchand, trésorier ; Brouchier, géomètre, secrétaire.
1803 : Michel Magnan, marchand ; Eibies, prêtre ; L. M. Vial,
receveur communal ; Dubois, vitrier ; Xav. Martin, cap. réfor­
mé; Bouvier père, marchand; Aug. Gautier, propriétaire; Hesse,
march. toilier ; Armieux, droguiste ; Fabre, march. de soie ; Jos.
Sibour, march.; Pierre Praget, chaudronnier; Boyer, march.,
linger; Dignoseyo, march., trésorier-, Eamel, aîné, secrétaire.

�—

120

—

1804 : Turrel André ; Bouvier père ; Pin Gaspard ; Manuel,
avocat ; Fonscolombe Charles; Merentier J.-B.; Dol Jos. Sauveur ;
Dubois, vitrier ; Fraget, chaudronnier ; Bonnet, horloger ; Gaudran Paul ; Martin, marchand ; Puget, agent ; Barneoud, tréso­
rier ; Magnan, linger ; Vial, receveur communal, secrétaire.
1805 : Turrel André ; Bouvier Franç., père ; Pin Gaspard ;
Manuel, avocat ; Fonscolombe Charles ; Merentier J.-B.; Dol Jos.
Sauv., propriétaire ; Dubois, vitrier ; Praget, chaudronnier ; Bon­
net, horloger ; Gaudran Paul ; Martin, marchand ; Puget, agent ;
Barneoud, trésorier ; Magnan, linger ; Vial, secrétaire.
1806 : Pin Gaspard ; Bouvier Franç. père ; Magnan Michel ;
Dol Jos. Sauveur; Merentier J.-B.; Fonscolombe Charles; Manuel
Jacq. Ant., avocat; Dubois, vitrier ; Praget, chaudronnier; Bon­
net, horloger ; Gaudran Paul ; Martin, marchand ; Puget, agent-,
Barneoud, trésorier ; Turrel, linger ; Vial, secrétaire.
1807 : Alexis et D’Olivary, présidons ; Bonnet, horloger ; Bou­
vier Jean ; Fonscolombe Charles ; Dol Sauveur ; Decanis Noe ;
Martin Pierre, marchand; MazenodCh. Jos.Eug.; Merentier J.-B.
Gaudran Paul ; Tassy André Denis ; Vial Jerome; Barneoud Jean
Franç. Ch., trésorier-, Vial Louis Martin, secrétaire-, Turrel André,
linger.
1808 : Alexis et D’Olivary, présidons, adi'oints de la Mairie ;
Vial Louis Martin ; Merentier J.-B.; Turrel André, propriétaire ;
Fonscolombe Charles ; Martin Pierre, marchand ; Dol Sauveur ;
Bonnet, horloger ; Tassy André Denis ; Decanis Noe ; Gaudran
Paul ; Gérard Augustin ; Barneoud Jean Franç. Ch., trésorier ;
Sube Louis Claude, secrétaire ; Leouffre Gab., linger.
1809: Fonscolombe Charles; Martin Pierre, marchand; Meren­
tier J.-B.; Turrel André ; Dol Sauveur ; Bonnet, horloger; Tassy
André Denis ; Gaudran Paul ; Decanis Noe , Gérard Augustin ;
Castellan Victor ; Vial Louis Martin, ordonnateur ; Barneoud Jean
Franç. Ch., trésorier ; Sube Louis Claude, secrétaire ; Leouffre
Gabriel, linger.
1810
: Martin Pierre, march. drapier ; Fonscolombe Ch., pro­
priétaire ; Merentier J.-B., propriétaire ; Bonnet Jos. Ant., hor­
loger ; Dol Jos. Sauveur, propriétaire ; Gaudran Jos. Paul, négo-

�—

121

—

ciant ; Tassy André Denis, distillateur ; Gérard Augustin, pro­
priétaire ; Turrel André, propriétaire ; Leouffre Gab., proprié­
taire ; Barras Jos. Sebastien, march. clincailler ; Trouche Jos.
Aug., fabricant tanneur ; Carie Aime Bruno Denis, avocat ; Vial
Louis Martin, receveur municipal, ordonnateur ; Sube Louis
Claude, avoué, secrétaire ; Barneoud Jean Franç. Ch., trésorier ;
Castellan Victor Antonin, avoué, linger.
1811 : Sube Lotus Claude, avoué ; Martin Pierre, march. dra­
pier ; Merentier J.-B., propriétaire ; Bonnet Jos. Ant., horloger ;
Dol Jos. Sauveur, propriétaire ; Gaudran Jos. Paul, négociant ;
Tassy André Denis, distillateur ; Gérard Augustin, propriétaire;
Barras Jos. Franç. Séb., march. clincailler ; Trouche Jos. Aug.,
fabr. tanneur ; Angelin Franç. Jos. Denis Alban, avocat en la
Cour; Vial Louis Martin, receveur municipal, ordonnateur-, Bar­
neoud Jos. Franç. Ch., trésorier-, Castellan Victor Antonin, avoué,
linger ; Carie Aime Bruno Denis, avocat en la Cour, secrétaire.
1812 : Sube Louis Claude, avoué ; Martin Pierre, march. dra­
pier ; Merentier J.-B., propriétaire ; Bonnet Jos. Ant., horloger ;
Dol Jos. Sauv-, propriétaire ; Gaudran Jos. Paul, négociant ;
Tassy André Denis, distillateur ; Gérard Augustin, propriétaire;
Barras Jos. Franç. Séb., march. clincailler ; Trouche Jos. Aug.,
fabr. tanneur ; Angelin Franç. Jos. Denis Alban, avocat en la
Cour ; Vial Louis Martin, ordonnateur ; Barneoud Jos. Franç.
Ch., trésorier ; Castellan V. Antonin, avoué, linger ; Carie Aime
Bruno Denis, avocat en la Cour, secrétaire.
1813 : Sube Louis Claude, avoué ; Tassy André Denis, distilla­
teur ; Dol Jos. Sauveur, propriétaire : Gaudran Jos. Paul, négo­
ciant; Bonnet Jos. Ant., horloger; Praget Pierre, chaudronnier ;
Gérard Augustin, fabr. de bas ; Merentier J.-B., propriétaire ;
Martin Pierre, march. drapier ; Martin-Vitalis J.-B. Hyac., pro­
priétaire; Rimbaud J.-B. Mitre, march. de bois; Vial Louis Mar­
tin, ordonnateur-, Barneoud Jean Franç. Ch., trésorier-, Castellan
Victor Antonin, avoué, linger ; Angelin Franç. Jos. Denis Alban,
avocat, secrétaire.
1814 : Tassy André Denis, distillateur ; Dol Jos. Sauv., pro­
priétaire ; Gaudran Jos. Paul, négociant ; Bonnet Jos. Ant., hor­
loger ; Praget Pierre, chaudronnier ; Gérard Augustin, fabr. de

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122

—

bas ; Merentier J.-B., propriétaire; Martin Pierre, drapier; Martin-Vitalis J.-B. Hyac., propriétaire ; Brochier Pierre Joseph,
march. de fer; Barneaud Jos. Franç. Ch., propriétaire, ordonna­
teur ; Vial Louis Martin, receveur municipal, trésorier ; Castellan Victor Antonin, avoué, linger ; Angelin Franç. Jos. Denis
Alban, avocat, secrétaire ; Rimbaud J.-B. Mitre, march. de bois.
1815 : Dol Sauv. Jos., propriétaire ; Gaudran Jos. Paul, négo­
ciant; Bonnet Jos. Ant., horloger ; Praget Pierre, chaudronnier;
Gérard Augustin, fabr. de bas ; Merentier J.-B., propriétaire;
Martin Pierre, drapier; Martin-Vitalis J.-B. Hyac., propriétaire;
Rimbaud J.-B. Mitre, march. de bois ; Brunet Balth., proprié­
taire ; Castellan Victor Antonin, avoué, ordonnateur ; Vial Louis
Martin, receveur municipal, trésorier-, Brochier Pierre Jos. Guil­
laume, march. de fer, linger ; Angelin Franç. Jos. Denis Alban,
avocat, secrétaire ; Tassy André Denis, distillateur.
1816 : Dol Sauv. Jos., propriétaire ; Bonnet Jos. Ant., horlo­
ger ; Praget Pierre, chaudronnier; Merentier J.-B., propriétaire ;
Martin Pierre, drapier ; Rimbaud J.-B. Mitre, march. de bois ;
Brunet Balth., propriétaire ; Tassy André Denis, distillateur ; Dar­
sonville Jos. Marcellin, commis à la recette des contributions ;
Bonnet Jean Jos., tailleur d’habits; Alexis fils Louis Félix Marie,
propriétaire ; Castellan Victor Ant., avoué, ordonnateur ; Vial
Louis Martin, trésorier ; Brochier Pierre Jos. Guillaume, march.
de fer, linger ; Gérard Augustin, fabr. de bas, secrétaire.
1817 : Martin Pierre, anc. march. drapier ; Dol Jos. Sauveur,
propriétaire; Merentier J.-B., propriétaire; Bonnet Jos. Ant.,
horloger ; Rimbaud J.-B. Mitre, march. de bois; Darsonville Jos.
Marcellin, commis des contributions ; Bonnet Jean Jos., tailleur
d’habits ; Philip Jos., négociant ; Brunet Balth., propriétaire ;
Reynaud Hyp. Fabien, march. mercier ; Lânder Léopold, pro­
priétaire ; Castellan Victor Antonin, avoué, ordonnateur ; Alexis
fils Louis Félix Marie, propriétaire, trésorier-, Brochier Pierre Jos.
Guillaume, march. de fer, linger ; Gérard Augustin, fabr. de bas,
secrétaire.
1818 : Merentier J.-B., propriétaire ; Gérard Augustin, fabr. de
bas ; Rimbaud J.-B. Mitre, march. de bois ; Brunet Balth., pro­
priétaire ; Bonnet Jean Jos., tailleur d’habits ; Philip Jos., négo-

�— 123 —
ciant ; Reynaud Hyp. Fabien, march. mercier ; Tavernier Simon
Jules, march. de comestibles; Honnorat Fidele Jos., march. dra­
pier ; Fouquet Jean Claude, march. toilier ; Dalmas Simon, pro­
priétaire ; Castellan, avoué, ordonnateur ; Alexis fils, trésorier ;
Brochier, linger ; Darsonville Jos. Marcellin, secrétaire.
1819 : Merentier J.-B., propriétaire ; Gérard A., fabr. de bas ;
Rimbaud J.-B. M., march. de bois; Brunet B., propriétaire; Bon­
net J, J., tailleur d’habits; Philip J., négociant; Reynaud H. F.,
march. mercier ; Tavernier S. J., march. de comestibles ; Hon­
norat F. J., march. drapier ; Fouquet J. C., march. toilier ; Dal­
mas Simon, propriétaire ; Castellan V. A., avoué, ordonnateur ;
Alexis fils L. F. M., trésorier ; Brochier P. J. G., march. de fer,
linger ; D’Arsonville J. M., commis aux contributions, secrétaire.
1820 : Merentier J.-B., propriétaire ; Rimbaud J.-B. M., mar­
chand de bois ; Brunet B., propriétaire; Bonnet J. J., tailleur
d’habits : Philip J., négociant; Reynaud H. F., march. mercier;
Tavernier S. J ., march. comestibles ; Fouquet Jean Claude, march.
toilier ; Dalmas Simon, propriétaire ; Long Roch Basile Just,
avoué ; Castellan Victor A., avoué, ordonnateur ; Alexis fils L. F.
M., propriétaire, trésorier ; Brochier P. J., march. de fer, linger ; D’Arsonville J. M., secrétaire.
1821 : Commission de Surveillance des Prisons d ’Aix. — D. Dubourguet, maire ; Christine R. de la P. S' Jean (intra muros) ;
Brunet Balth., propriétaire ; Castellan Vict. Ant., avoué au tri­
bunal civil ; Brochier P. Jos. Guill., march. de fer ; Darsonville
Jos. Marcellin, employé à la Mairie. — Administration : Meren­
tier J.-L., propriétaire ; Castellan V. A., avoué, ordonnateur ;
Rimbaud J.-B. M., march. de bois ; Brochier P. J. G., linger ;
Brunet B., propriétaire ; Darsonville J. M., secrétaire ; Bonnet
Jean Jos., tailleur d’habits ; Alexis L. F. M., trésorier ; Philip
Jos., caissier à l’admin. des Postes; Reynaud II. F., march. mer­
cier; Tavernier S. J., march. comestibles; Fouquet J. C., march.
toilier ; Dalmas S., propriétaire ; Long R. B. J., avoué en la Cour ;
Mus Jean Ant., propriétaire.
1822 : Commission de Surveillance des Prisons d'Aix. — P. Dubourguet, maire ; Christine R. de la P. S‘ Jean (intra muros) ;
Brunet Balth., propriétaire ; Castellan V. A., avoué au trib. civ.;

�— 124 —
Brochier P. J. G., inarch. de fer ; Darsonville J. M., employé à
la Mairie ; Alexis L. F. M., propriétaire. — Administration :
Merentier J.-B., propriétaire ; Castellan V. A., ordonnateur ; Rim­
baud J.-B. M., march. de bois ; Brochier P. J. G., linger-, Brunet
B., propriétaire ; Darsonville J. M., secrétaire ; Bonnet J. J., tail­
leur d’habits ; Alexis L. F. M., trésorier ; Philip J., caissier à
l ’admin. des Postes ; ReynaudH. F., march. mercier: Tavernier
S. J., march. comestibles; Fouquet J. C,, march. toilier ; Dalmas
S., propriétaire ; Long R. B. J., avoué en la Cour ; Mus J. A.,
propriétaire.
1823
: Commission de Surveillance des Prisons d ’Aix. — P. Dubourguet $ , maire ; Christine, R. de la P. S1 Jean (intra muros) ;
Brunet Balth., propriétaire ; Castellan V. A., avoué au trib. civ.;
Brochier P. J. G., march. de fer ; D’Arsonville J. M., employé à
la Mairie ; Alexis L. F. M., propriétaire. — Adm inistration: Cas­
tellan V. A., ordonnateur ; Rimbaud J.-B. M., march. de bois ;
Brochier P. J. G., linger ; Brunet Balth., propriétaire ; D’Arson­
ville J. M., secrétaire ; Bonnet J. J., tailleur d’habits ; Alexis L.
F. M., trésorier ; Philip Jos. caissier à l’adm. des Postes ; Reynaud H. F., march. mercier; Tavernier S. J. march. comestibles;
Fouquet J. C., march. toilier; Dalmas Simon, propriétaire; Long
B. R. J., avoué en la Cour ; Mus J. A., propriétaire ; Giraud $
Jean Louis Edouard, capitaine en retraite.
1824: Commission de Surveillance des Prisons d ’Aix. — P. Dubourguet ÿ;, maire ; Christine, chanoine ; Brunet Balth., proprié­
taire ; Castellan Y. A., avoué au trib. civ.; Brochier Jos. P. G.,
march. de fer ; Darsonville Jos. M., employé à la Mairie ; Alexis
L. F. M., propriétaire.— Administration: Castellan V. A., avoué,
ordonnateur ; Rimbaud J.-B. M., march. de bois ; Brochier J. P.
G. , linger ; Brunet Balth., propriétaire ; Darsonville J. M., secré­
taire ; Bonnet J. J., tailleur d’habits ; Alexis L. F. M., trésorier ;
Philip J-, caissier à l ’adm. des Postes ; Reynaud H. F., march.
mercier ; Tavernier S. J., march. comestibles ; Fouquet J.-C.,
march. toilier ; Dalmas S, propriétaire ; Long R. B. J., avoué en
la Cour ; Mus J. A., propriétaire ; Giraud *&amp;, capitaine en retr.
1825
: Commission de Surveillance des Prisons d ’Aix. — D. Dubourguet
maire; Castellan Y. A., avoué au trib. civ.; Brochier

�— 125 —
J. P. G., mardi, de fer ; Alexis L. F. M., propriétaire ; Rimbaud
J.-B. Mitre, mardi, de bois; Tavernier Sim. Jude, march. comes­
tibles ; Darsonville J. M., employé a la Mairie. — Administra­
tion-. Castellan V. A., ordonnateur; Rimbaud J.-B. M., march. de
bois ; Brochier J. P. G., linger ; D’Arsonville J. M., secrétaire ;
Bonnet J. J., tailleur d’habits ; Alexis L. F. M., trésorier ; Philip
J., caissier à l ’adm. des Postes; Reynaud H. Fabien, march. mer­
cier ; Tavernier S. J. march. comestibles ; Fouquet J. C., march.
toilier ; Dalmas S ., propriétaire ; Long R. B. J., avoué en la Cour ;
Mus J. A., propriétaire ; Giraud $ J. L. E, capitaine en retraite;
Sconnio, O $ , Jerome J.-B., capitaine en retraite.
1826 : Commission de Surveillance des Prisons d ’Aix. — D. du
Bourguet, $ , maire ; Castellan Y. A., avoué au trib. civ.; Alexis
Louis Félix Marie, propriétaire ; Rimbaud J.-B. Mitre, march. de
bois; Tavernier Simon Jude, march. de comestibles; Darsonville
J. M., empl. la Mairie ; Long Rocli Basile Juste, avoué en la
Cour. — Administration : Castellan V. A., doyen, ordonnateur •
Rimbaud J.-B. M., march. de bois ; Darsonville J. M., secrétaire ;
Bonnet J. J., tailleur d’habits ; Alexis L. F. M., trésorier ; Rey­
naud H. F., march. mercier ; Tavernier S. J., march. comesti­
bles ; Fouquet J. C., march. toilier ; Long R. B. J ., avoué en la
Cour ; Mus J. A., propriétaire ; Giraud $ , J. L. E., capitaine en
retraite; Sconnio, 0 . $ , linger-, MichelPierre Marius Jos., march.
toilier ; More fils Ant. Franc. Marie, avocat ; Evrard Louis André
Innocent, pharmacien.
1827 : Commission de Surveillance des Prisons d ’A ix .— D. Du
Bourguet &gt;$, maire ; Castellan Victor Ant., avoué au trib. civil ;
Alexis Louis Félix Maire, propriétaire ; Rimbaud J.-B. Mitre,
march. de bois; Tavernier Simon Jude, march. comestibles; Dar­
sonville Jos. M., empl. à la Mairie; LongRoch Basile Juste, avoué
en la Cour. — Administration ; Castellan Y. A., doyen, ordonna­
teur-, Rimbaud J.-B. M., march. de bois; Darsonville J. M., secré­
taire ; Bonnet J. J., tailleur d’habits ; Alexis L. F. M., trésorier-,
Reynaud H. F., march. mercier; Tavernier S. J., march. comes­
tibles ; Fouquet J. C., march. toilier ; Long R. B. J., avoué en la
Cour ; Mus J. A., propriétaire ; Giraud $ , J. L. E., capitaine en
retraite ; Sconnio, 0. &amp;, J. J.-B., linger-, Michel P. M. J., march.
toilier ; More fils A. F. M., avocat ; Evrard L. A. I., pharmacien.

�—

126

—

1828 : Commission de Surveillance des Pinsons d ’Aix. — D. Du
Bourguet $ , maire ; Castellan V. A., avoué au trib. civil; Alexis
L. F. M., propriétaire; Rimbaud J. B. M., march. de bois ; Tavernier S. J., march. comestibles ; D’Arsouville J. M., employé à la
Mairie ; Long R. B. J., avoué en la Cour. — Administration: Cas­
tellan V. A., ordonnateur ; Rimbaud J.-B. M., march. de bois ;
Darsonville J. M., secrétaire ; Bonnet J. J., tailleur d’habits ;
Alexis L. F. M., trésorier ; Reynaud H. F., march. mercier ; Tavernier S. J., march. comestibles; Fouquet J. C., march. toilier;
Long R.B. J., avouéenla Cour; Mus J. A., propriétaire; Giraud
J. L. E., capitaine en retr.; Sconnio, O.
J. J.-B., linger-, Michel
P. M. J., march. toilier ; More fils A. F. M., avocat ; Evrard L.
A. I., pharmacien.
1829 : Commission de Surveillance des Prisons d ’Aix. — D. Du
Bourguet $ , maire ; Castellan Victor Ant., avoué au trib. civil ;
Alexis Louis Félix Marie, propriétaire ; Rimbaud J.-B. Mitre,
march. de bois ; Tavernier Simon Jude, march. comestibles; Dar­
sonville J. M., employé à la Mairie ; Long Roch Basile Juste, avoué
en la Cour. — Administration : Castellan V. A., doyen, ordonna­
teur; Rimbaud J.-B. M., march. de bois; Darsonville J. M., secré­
taire ; Bonnet J. J., tailleur d’habits ; Alexis L. F. M., trésorier ;
Reynaud H. F., march. mercier ; Tavernier S. J., march. comes­
tibles ; Fouquet J. C., march. toilier ; Long R. B. J., avoué en la
Cour ; Mus J. A., propriétaire ; Giraud
J. L. E., cap. en retr.;
Sconnio, O. $ , J. J.-B., linger ; Michel P. M. J., march. toilier ;
More fils A. F. M., avocat ; Evrard L. A. I., pharmacien.
1830 : Commission de Surveillance des Prisons d ’Aix. — D. Du
Bourguet
maire ; Castellan V. A., avoué au trib. civil ; Alexis
L.F.M.,propriétaire; Rimbaud J.-B. M., march. de bois; Taver­
nier S. J., march. comestibles ; Darsonville J. M., employé à la
Mairie ; Long B. R. J., avoué en la Cour. — Administration: Cas­
tellan V. A., doyen, ordonnateur ; Rimbaud J.-B. M., march. de
bois ; Darsonville J. M., secrétaire ; Bonnet J. J., tailleur d ’ha­
bits ; Alexis L. F. M., trésorier ; Reynaud H. F., march. mercier;
Tavernier S. J., march. comestibles ; Fouquet J. C., march. toi­
lier ; Long R. B. J., avoué en la Cour ; Mus J. A., propriétaire ;
Giraud «&amp;, J. L. E., cap. en retr.; Sconnio, O. $•, J. J.-B., linger ;

�— 127 —
Michel P. M. J., march. toilier; More fils A. F. M., avocat;Evrard
L. A. I., pharmacien.
1831, 1832, 1833, 1834 ; Commission de Surveillance des Pri­
sons d ’Aix. — Castellan Victor Antonin, avoué au trib. civil ;
Rimbaud J.-B. Mitre, march. de bois ; Tavernier S. .1., proprié­
taire ; Long R. B. J., avoué en la Cour ; Sconnio, O.
J. J.-B.,
cap. en retr.; More fils Ant. Franç. Marie, avocat ; Eyriès Louis
Eug. Ferd., avoué en la Cour. — Administration : Castellan V. A.,
doyen, ordonnateur ; Rimbaud J.-B. M., march. de bois ; Bonnet
J. J., propriétaire ; Alexis L. F. M., trésorier ; Reynaud II. F.,
march. mercier ; Tavernier S. J., propriétaire ; Fouquet J. C.,
march. toilier; Long R. B. J., secrétaire; Mus J. H., propriétaire;
Giraud «$, J. L. E., cap. en retr.; Sconnio, O. $ , J. J.-B., linger ;
Michel P. M. .1., march. toilier; More fils A. M. F., avocat; Evrard
L. A. I., pharmacien ; Lecoq Jean Jos. Louis Maurice, proprié­
taire ; Eyries Louis Eug. Ferd., avoué en la Cour.
1835 : Commission de Surveillance des Prisons d ’Aix. — Castel­
lan Victor Antonin, ancien avoué ; Rimbaud J.-B. Mitre, march.
de bois ; Tavernier Simon Jude, propriétaire ; Long Roch Basile
Juste, avoué en la Cour ; More Ant. Franç. Marie, avocat. —
Œuvre des Prisons : Castellan V. A., ordonnateur ; Rimbaud J,-L.
M. , march. de bois; Bonnet J. J., propriétaire; Alexis Louis Félix
Marie, banquier, trésorier ; Reynaud IL F., march. mercier ;
Tavernier S. J.; Fouquet J. C., march. toilier ; Long R. B. J.,
avoué en la Cour, secrétaire ; Mus J. A., propriétaire ; Giraud $
Jean L. E., cap. en retr., linger-, Michel P. M. J., march. toilier;
More A. F. M., avocat , Tassy André Denis, propriétaire ; Tempier Pierre Franç. A lex., march. de comestibles.
1836 : Commission de Surveillance des Prisons d ’Aix. — Rim­
baud J.-B. M., march. de bois ; Tavernier S. J., propriétaire ;
Long R. B. J., avocat ; More A. F. M., avoué. — Œuvre des Pri­
sons : Rimbaud J.-B. M., march. de bois ; Bonnet J. J., proprié­
taire; Alexis L. F. M., banquier, trésorier-, Reynaud H. F., mar­
chand mercier, ordonnateur ; Tavernier S. J., propriétaire; Fou­
quet J. C., march. toilier ; Long B. R. J., avocat ; Mus J. A., pro­
priétaire ; Giraud $ J. L. E., cap. enretr., linger-, MichelP.M. J.,
march. toilier; More A. F. M., avoué; Tassy A. D., propriétaire;

�—

128

—

Tempier P. F. A., march. comestibles ; Pellegrin Louis Auguste,
avoué, secrétaire ; Vitalis Jean Louis Esprit, propriétaire.
1837 : Commission de Surveillance des Prisons d ’Aix. — Rim­
baud J.-B. M., march. de bois ; Tavernier S. J., propriétaire ;
Long B. R. J., avocat ; More A. F. M., avoué ; Tassy A. D., pro­
priétaire; Michel P. M. J., march. toilier ; Pellegrin L. A., avoué.
— Œuvre des Prisons : Rimbaud J.-B. M.; Alexis L. F. M., ban­
quier ; Reynaud H. F., march. mercier, ordonnateur ; Tavernier
J. S.; Fouquet J. C., march. toilier, trésorier ; Long B. R. J.; Mus
J. A., propriétaire ; Giraud J. L. E., cap. en retr., linger ; More
A. F. M.; Tassy A. D.; Pellegrin L. A., secrétaire ; Rossignol Alex,
Jacq. Jos., march. clincailler ; Michel P. M. J.; Dasse $ Clément,
capitaine en retraite.
1838 : Commission de Surveillance des Prisons d ’Aix. — Rim­
baud J.-B. Mitre, march. de bois ; Tavernier Simon Jude, proprié­
taire ; Long Roch Bazile Juste, avocat ; More Ant. Franç. Marie,
avoué ; Tassy André-Denis, propriétaire ; Michel Pierre Marius
Jos.. march. toilier ; Pellegrin Louis Aug., avoué.— Œuvre des
Prisons : Reynaud Hyp. Fabien, march. mercier, ordonnateur ;
Tavernier Simon Jude, propriétaire ; Fouquet Jean Claude, march.
toilier, trésorier-, Long Roch Bazile Juste, propriétaire, secrétaire-,
Mus Jean Ant., propriétaire; Giraud $ J. Louis Ed., cap. en ret.;
linger ; Tassy André Denis, propriétaire ; Pellegrin Louis Aug.,
propriétaire; Dasse $ Clément, cap. en ret.; Rossignol Alex. Jacq.
Jos., march. clincailler ; Michel Jean Et. Franç. Xav., propriét.;
Pison Félicien Jean Eug., notaire royal ; Brancliard Jos., march.
coutelier ; Michel Pierre Marius-Joseph, march. toilier ; Aubert
Claude Hyp. Bienvenu, march. de grains.
1839 : Commission de Surveillance des Prisons d ’Aix. — Tassy
André D., propriétaire ; Michel P. M. J., march. toilier ; Pelle­
grin L. A ., ancien avoué ; Pison Félicien J. Eugène, notaire royal ;
Alexis L. F. M., banquier; Dasse $ Clément, capitaine en retr.—
Œuvre des Prisons : Tavernier S. J., propriétaire ; Fouquet J. C.,
march. toilier, trésorier; Long R. B. J., propriétaire, ordonnateur;
Mus J. A., propriétaire; Tassy A. D., propriétaire; Pellegrin L. A.;
Dasse $ Clément ; Michel P. M. J.; Michel Jean Et. Franç. Xav.,
propriétaire ; Pison F. J. E.; Blanchard Jos., march. coutelier ;

�— 129 —
More A. F. M., avoué à la Cour, secrétaire ; Alexis L. F. M.;
Pecout Jos. Marius Martin, march. de laines, linger ; Rossignol
A. J. J., march. mercier.
1840 : Commission de Surveillance des Prisons d ’Aix. — Tassy
André Denis, propriétaire ; Pellegrin Louis Aug. Vinc., ancien
avoué ; Pison F. J. E., notaire royal; Alexis L. F. M., banquier;
Mus J. A., propriétaire; Dasse $ Clément, cap. en retr. — Œuvre
des Prisons : Long B. R. J., ordonnateur ; Mus J. A.; Tassy A. D.;
Pellegrin L. A. Y.; Dasse $ ; Rossignol A. J. Jos., march. mer­
cier ; Michel J. E. Fr. Xav., propriétaire; Pison F. J. E., notaire,
secrétaire ; Blanchard Jos., march. coutelier; More A. F. M., avoué
la Cour ; Alexis L. F. M.; Pecout Jos. M. M., march. de laines,
trésorier ; Guigue Franç. imprimeur, linger ; Pons Jos., march.
de papier ; Reinaud de Fonvert Jules, propriétaire.
1841 : Commission de Surveillance des Prisons d ’Aix. — Tassy
A. D.; Pellegrin L. A. V.; Pison F. J. E.; Alexis L. F. M.; Mus
J. A.; Dasse % Clément. — Œuvre des Prisons : Long R. B. J.,
ordonnateur; Pellegrin L. A. V., ancien avoué; Dasse &amp; Clément,
cap. en retr.; Rossignol A. J. Jos., march. mercier ; Pison F. E.,
notaire royal ; Blanchard Jos., march. coutelier; More A. F. M.,
avoué à la Cour ; Alexis L. F. M., banquier ; Pecout Jos. M. M.,
march. de laines, trésorier ; Guigue Franç., imprimeur ; Pons Jos.,
march. de papier, linger ; Reinaud de Fonvert J., propriétaire,
secrétaire ; Vassal Hilarion, pharmacien ; Lionneton Aug., avoué
à la Cour ; Fouquet Jean Claude, march. toilier.
1842 : Commission de Surveillance des Prisons d ’Aix. — Tassy
André Denis, propriétaire ; Pellegrin Louis Auguste Vincent, an­
cien avoué ; Pison Félicien-Jean Eugène, notaire royal ; Alexis
Louis Félix Marie banquier ; Mus Jean Antoine, propriétaire ;
Dasse &gt;5; Clément, cap. en retr. — Œuvre des Prisons : Long Roch
Basile Juste, ordonnateur ; Pison Félicien Eugène, notaire royal,
secrétaire ; Branchard Jos., march. coutelier ; More Ant. Franç.
Marie, avoué à la Cour ; Alexis Louis Félix Marie, banquier ;
Pecout J. Marius Martin, march. de laines, trésorier ; Pons Jos.,
march. de papier, linger ; Reynaud de Fonvert Jules, propriét.;
Vassal Hilarion, pharmacien ; Lionneton Aug., avoué à la Cour;
Fouquet Jean Claude, march. toilier; Bonnet J.-B. Jos. Bernard,
9

�— 130 —
propriétaire ; Tassy André Denis, propriétaire ; Revest Jean,
propriétaire.
1843 : Œuvre des Prisons d ’Aix. — Le Maire d’Aix, président
né ; Long Roch Basile Juste, ordonnateur ; Pison Félicien Eug.,
notaire royal, secrétaire ; More Ant. Franç. Marie, avoué à la
Cour ; Alexis Louis Félix Marie, banquier ; Pecout J. Marius
Martin, march. de laine, trésorier ; Pons Jos., march. de papier;
Reynaud de Fonvert Jules, propriétaire ; Vassal Hilarion, phar­
macien ; Lionneton Aug., avoué h la Cour ; Fouquet Jean Claude,
march. toilier ; Bonnet J.-B. Bernard, propriétaire, linger ; Tassy
André Denis, propriétaire ; Revest Jean, propriétaire ; Pellegrin
Louis Aug. Martin, anc. avoué ; Jaubert Jos. Charles André,
avocat.
1844 : Le Maire d’Aix, président né ; Long R. B. J., ordonna­
teur ; Pison F. E., notaire royal, secrétaire ; Alexis L. F. M., ban­
quier ; Pecout J. M. M., march. de laines, trésorier ; Pons Jos.,
march. de papier ; Lionneton Aug., avoué à la Cour ; Fouquet
J. C., march. toilier; Bonnet J.-B. Bernard, propriétaire, linger;
Tassy A. D., propriétaire ; Revest Jean, propriétaire ; Pellegrin
L. A. M., ancien avoué ; Jaubert Jos. Ch. André, avocat ; Guignon J.-B. Marius, marchand ; Condroyer Vital, avoué h la Cour ;
Daumas Jos. Franç. propriétaire et imprimeur.
1845 : Le Maire d’Aix, président né ; Long R. B. J., ordonna­
teur ; Pison F. E., notaire royal, secrétaire ; Lionneton Aug.,
avoué à la Cour ; Fouquet J. C., march. toilier ; Bonnet J.-B.
Bernard, propriét”, linger ; Tassy A. D., propriété; Revest Jean,
propriété; Pellegrin L. A. V., anc. avoué; Jaubert J. C. A., avo­
cat ; Guignon J.-B. M., march.; Condroyer V., avoué il la Cour ;
Daumas Jos. Franç., propriétaire ; Pecout Jos. M. M., march. de
laines, trésorier ; Alexis L. F. M., banquier ; Colomb Jos. Louis
Amable, avocat.
1846 : Le Maire d'Aix, président né ; Long R. B. J., ordonna­
teur ; Pison F. E., notaire royal, secrétaire ; Bonnet J.-B. Bernard,
propriétaire, linger ; Tassy A. D., propriétaire ; Pellegrin L. A. V.,
ancien avoué ; Jaubert J. C. A., avocat ; Condroyer V., avoué il
la Cour ; Daumas J. F., propriétaire ; Pecout Jos. M. M., march.
de laines, trésorier ; Alexis L. F. M., banquier; Colomb J. L. A.,

�131 —
avocat ; Pons Jos., mardi, de papier ; Philip Jos., propriétaire ;
De la Bonlie J. H., propriétaire ; Revest J., propriétaire.
1847 : Le Maire d’Aix, président né ; Long R. B. J.; ordonna­
teur ; Pison F. E., notaire royal, secrétaire ; Bonnet J.-B. Bern.,
propriétaire, linger ; Revest J., propriétaire ; Janbert J. C. A.,
avocat ; Condroyer V., avoué à la Cour ; Damnas Jos. Franç.,
propriétaire; Pecont J. M. M., mardi, de laines, trésorier ; Alexis
L. F. M., banquier ; Colomb J. L. A., avocat ; Pons Jos, mardi,
de papier ; De la Boulie Jean Hip., propriétaire ; Fouquet J. C.,
march. toilier ; Lionneton Aug., avoué à la Cour ; Dauphin $ L.,
ancien magistrat.
1848 : Le Maire d’Aix, président né ; Jaubert J. C. A., avocat,
ordonnateur ; Bonnet J.-B. Bern., bibliothécaire et linger ; Revest
Jean, sous-bibliothécaire ; Condroyer Vital, avoué à la Cour; Daumas Jean Franç,, propriétaire ; Pecout J. M. M., march. de lai­
nes, trésorier ; Alexis L. F. M., banquier ; Colomb L. J. A., avo­
cat ; Pons Jos., march. de papier; Fouquet J. C., march. toilier;
Lionneton A., avoué à la Cour, secrétaire-, Dauphin $g. Louis, anc.
magistrat ; Caire Cas. Hyp., march. clincailler ; Vincent Franç.
Mitre Barth., march. drapier ; Gouiran $ Hyp., capit. en retr.
1849 : Même administration (M. Revest Jean est remplacé par
M. Pécout Henri, march. toilier, avec la fonction de sous-biblio­
thécaire.
1850 : Le Maire d’Aix, président né ; Mollet Ange Hyp., avo­
cat, ordonnateur ; Bonnet J.-B. Bern., linger ; Jaubert J. C. A.,
notaire, bibliothécaire ; Pecout Jos. M. M., march. de laines, tré­
sorier ; Alexis L. F. M., propriétaire ; Colomb J. L. A., avocat ;
Pons Jos., march. de papiers; Fouquet J. C., march. toilier ; Lion­
neton A., avoué à la Cour, secrétaire-, Dauphin ifj Louis, anc. ma­
gistrat ; Vincent F. M. B., propriétaire ; Pecout H., march. toi­
lier, sous-bibliothécaire ; Escoffier J.-B., prof, à l’Ecole Normale;
Mistral Ed. Pierre Franç. Gab., avocat ; Gouiran $ H., capit. en
retraite.
1851 : Le Maire d’Aix, président né ; Mollet A. IL, avocat,
ordonnateur ; Bonnet J.-B. B., linger ; Jaubert J. C. A., notaire,
bibliothécaire ; Alexis L. F. M., propriétaire ; Pons Jos., march.

�— 132 —
de papiers; Fouquet J. C., march. toilier ; Lionneton A., avoué à
la Cour, secrétaire ; Dauphin &amp; Louis, anc. magistrat ; Vincent
F. M. B., propriétaire, trésorier-, Gouiran $ II., capit. en retr.;
Pecout H., march. toilier; Mistral E. P. F. G., sous-bibliothécaire-,
Carie Michel, prof, à l ’Ecole de Droit ; Bernard Louis, march.
toilier ; André-Constant, avoué au tribunal.
1852 : Les mêmes administrateurs (M. Alexis L. F. M., est rem­
placé comme administrateur par M. Revest Jean, anc. notaire).
1853 : Le Maire d’Aix, président né ; Mollet A. H., conseiller à
la Cour, ordonnateur, Vincent F. M. B., trésorier ; Goirand Hyp.,
capit. en retr.; Pecout FI., march. toilier ; Bonnet J.-B. Bernard,
propriétaire, linger ; Mistral P. F. G.; avocat, bibliothécaire ; Car­
ies Michel, prof, à l’Ecole de Droit ; Bernard Louis, mardi, toi­
lier ; André-Constant, avocat ; Revest Jean, anc. notaire ; Pons
Jos., march. de papiers ; Fouquet J. C., march. toilier ; Lionneton A., avoué, secrétaire-, Meyer Firmin, notaire; Guignon J.-B.,
sous-bibliothécaire.
1854 : Le Maire d’Aix, président né ; Mollet A. H., cons" à la
Cour, ordonnateur ; Pecout IL, march. toilier, trésorier ; Bonnet
J.-B. B., propriétaire, linger ; Mistral P. F. G., avocat, bibliothé­
caire ; Caries Michel, prof, à l ’école de Droit ; Bernard Louis,
march. toilier ; André-Constant, avocat ; Revest Jean, anc. no­
taire ; Pons Jos., march. de papiers ; Fouquet J. C., march. toi­
lier ; Lionneton A., avoué, secrétaire-, Guignon J.-B.; Sardat Jos.
Alex., libraire, sous-bibliothécaire ; Chiris Ch., cadet, négociant.
1855 : Le Maire d’Aix, président né ; Mollet A. H., cons" à la
Cour, ordonnateur ; Mistral P. F. G., avocat, sous-bibliothécaire ;
Caries Michel, prof, à l ’école de Droit ; Bernard Louis, march.
toilier, bibliothécaire ; André-Constant, avocat ; Revest Jean, anc.
notaire ; Pons Jos., march. de papiers, linger ; Fouquet J.-C.,
march. toilier ; Lionneton A., avoué, secrétaire ; Sardat J. A.,
libraire, trésorier ; Chiris Ch. cadet, négociant ; Tavernier Ch.,
avocat ; De Berlier Alph., avocat ; Trupheme Jos., march. tail­
leur ; Pradier-Lambert, anc. professeur.
1856 : Le Maire d’Aix, président né ; Lionneton A., avoué,
ordonnateur ; Caries M., prof, à l ’école de Droit ; Bernard Louis,
march. toilier, bibliothécaire ; Revest J., ancien notaire ; Pons

�Jos., mardi, de papiers; Sardat J. A., libraire, trésorier; ChirisC.
cadet, négociant; Tavernier Ch., avocat, secrétaire ; De Berlier A.,
avocat, sous-bibliothécaire ; Truphexne Jos., mardi, tailleur ; Pradier-Lambert, anc. professeur ; Bonnet J.-B. B., propriétaire,
linger ; Pecout H., march. toilier ; Fouquet, mardi, toilier.
1857 : Le Maire d’Aix, président né ; Lionneton Aug., avoué,
ordonnateur ; Revest J., anc. notaire ; Pons Jos., march. de pa­
piers ; Sardat Jos. A., libraire, trésorier ; Chiris C. cadet, négo­
ciant ; Tavernier Ch., avocat, secrétaire ; De Berlier A., avocat,
bibliothécaire ; Trupheme Jos., march. tailleur; Pradier-Lambert,
professeur; Bonnet J.-B. B., propriétaire, linger-, Pecout H.,
march. toilier ; Aillaud Celestin, cons" à la Cour impériale ;
Roman Eugène, conservateur des hypothèques ; Guignon Pierre
Marius, march. de nouveautés ; Silvy Marius, propriétaire, sousbibliothécaire.
1858 : Le Maire d'Aix, président né ; Lionneton A., avoué,
ordonnateur ; Sardat Jos. A., libraire, trésorier-, Chiris Ch. cadet,
négociant ; Tavernier Ch., avocat, secrétaire-, De Berlier A., avo­
cat, bibliothécaire-, Trupheme Jos., march. tailleur ; Bonnet J.-B.
B., propriétaire, linger ; Aillaud C., cons" à la Cour impériale ;
Roman E., conservateur des hypothèques ; Guignon P. M., march.
de nouveautés ; Silvy M., propriétaire ; Guiton-Talamel Franç.
fils, négociant, sous-bibliothécaire ; Sabatier Pierre, propriétaire ;
Martin Jean Jos. Victor, employé à la Mairie ; Isoard Jos., anc.
maître de pension.
1859 : Le Maire d’Aix, président né ; Ailhaud Cél., cons" k la
Cour, ordonnateur ; De Berlier A., avocat, secrétaire ; Trupheme
Jos., march. tailleur ; Bonnet J.-B. B., propriét'6, linger ; Roman
E., conservateur des hypothèques ; Guignon P. M., march. de
nouveautés ; Guitton-Talamel F. fils, négociant, trésorier ; Saba­
tier Pierre, propriétaire ; Martin V., employé à la Mairie, sousbibliothécaire ; lsoard Jos., anc. maître de pension ; Etienne Mar­
cellin, architecte ; Mayhet Marcellin, cons" à la Cour ; Desemery
Jean Marius, teneur de livres ; Bernard L., mardi, toilier, biblio­
thécaire ; Silvy Pierre, propriétaire.
1860: Le Maire d’Aix, président né ; Ailhaud C., cons" à la
Cour, ordonnateur ; Bonnet J.-B. B., propriétaire, linger ; Gui-

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■

— 131 —
gnon P. M., marcli. de nouveautés ; Guitton-Talamel F. fils, négo­
ciant, trésorier ; Sabatier Pierre, propriétaire ; Isoard Jos., anc.
maître de pension ; Etienne Marcellin, architecte ; Desemery J. M.,
teneur de livres ; Bernard L., march. toilier, bibliothécaire ; Silvy
Pierre, propriétaire ; Pons Jos., march. de papiers ; Chiris Ch.,
négociant ; Tavernier Ch., avocat, secrétaire ; Lalment Paul,
employé des Eaux et Forêts, sous-bibliothécaire ; Mane Désiré,
march, de papiers.
1861 : Le Maire d’Aix, président né ; Ailhaud C., cons" à la
Cour, ordonnateur ; Guignon P. M., march. de nouveautés ; Guit­
ton-Talamel F. fils, négociant, trésorier ; Sabatier Pierre, pro­
priétaire ; Etienne Marcellin, architecte; Desemery J. M., teneur
de livres ; Bernard L., march. toilier, bibliothécaire ; Pons Jos.,
march. de papiers, linger ; Chiris Ch., négociant ; Tavernier Ch.,
avocat, secrétaire ; Mane Désiré, march. de papiers ; Couzinet
Pierre, capit. enretr.; Martin Victor, commis, sous-bibliothécaire’,
Robert Aug., ancien professeur ; Baude Hip., ancien maître de
pension.
1862 : Le Maire d’Aix, président né ; Tavernier Ch., avocat,
ordonnateur ; Sabatier Pierre, propriétaire ; Etienne Marcellin,
architecte ; Desemery J. Marius, teneur de livres, trésorier ; Ber­
nard Louis, march. toilier, bibliothécaire ; Pons Jos., march. de
papiers, linger ; Chiris Ch., négociant ; Couzinet Pierre, capit. en
retr.; Martin Victor, commis, sous-bibliothécaire ; Robert Aug.,
anc. professeur, secrétaire ; Baude Hip., anc. maître de pension ;
Vallier Aug., greffier à la Cour ; Talon Henri, avoué à la Cour ;
Michel Denis, propriétaire ; Samat, agent.
1863 : Le Maire d’Aix, président né ; Ailhaud, cons" à la Cour,
ordonnateur ; Tavernier Ch., avocat ; Desemery J. M., teneur de
livres, trésorier ; Bernard Louis, march. toilier, bibliothécaire ;
Pons Jos., march. de papiers ; Chiris Ch., négociant ; Couzinet
Pierre, capit. en retr.; Martin V., commis, sous-bibliothécaire ;
Robert A., anc. professeur, secrétaire ; Baude H., anc. maître de
pension ; Vallier A., greffier â la Cour ; Talon H., avoué à la
Cour; Bonnet J.-B., propriétaire, linger-, Mane Désiré, march. de
papiers ; Laugier, propriétaire ; Samat Auguste, agent.
1864 : Le Maire d’Aix, président n é; Ailhaud, cons" à la Cour,

�— 185 —
ordonnateur ; TavernierOh., avocat, trésorier ; Pons Jos., march.
de papiers; Chiris Ch., négociant; ConzinetPierre, cap, en retr.;
Martin Y., commis, sous-bibliothécaire ; Robert A., anc. profess',
bibliothécaire ; VallierA., greffier à la Cour, secrétaire ; Talon H.,
avoué à la Cour ; Bonnet J.-B., propriétaire, linger ; Mane D.,
march. de papiers ; Laugier, propriétaire ; Michel Denis, agent
d’affaires ; Bellon Jos., pharmacien ; Claude Blanc, professeur ;
Samat Aug., agent.
1865 : Le Maire d’Aix, président né ; Lescouvé Alfred, avocat
général, ordonnateur ; Robert A., anc. professeur, bibliothécaire ;
Vallier A., greffier à la Cour, secrétaire ; Talon H., avoué à la
Cour ; Bonnet J.-B., propriétaire, linger ; Mane Désiré, march.
de papiers ; Laugier Benoît, propriétaire ; Michel D., agent d’af­
faires ; Bellon Jos., pharmacien ; Claude Blanc, professeur à
l ’école d’Arts et Métiers ; Olivier Michel, propriétaire ; Desemery
J. M., teneur de livres, trésorier ; Etienne M., architecte, sousbibliothécaire ; Sabatier Pierre, propriétaire ; Silvy Jos. Pierre,
propriétaire ; Samat A., agent.
1866 : Le Maire d’Aix, président né ; Lescouvé A., avocat gén.,
ordonnateur ; Vallier A., greffier à la Cour ; Talon H., avoué à
la Cour ; Bonnet J.-B., propriétaire, linger ; Laugier H., proprié­
taire ; Michel Denis, agent d’affaires ; Bellon Jos., pharmacien ;
Claude, professeur à l ’école d’Arts et Métiers ; Olivier M., pro­
priétaire, secrétaire ; Desemery J. M., teneur de livres, trésorier;
Etienne M., architecte, sous-bibliothécaire; Hilaire Louis, march.
mercier, bibliothécaire; Boyer Jos., propriétaire; Jullien Raphaël
Victor, greffier du Juge de Paix ; Chiris Ch., négociant ; Samat
A., agent.
1867 : Le Maire d’Aix, président né; Lescouvé A., avocat gén.,
ordonnateur ; Bonnet J.-B., propriétaire, linger ; Michel Denis,
agent d’affaires ; Bellon Jos., pharmacien ; Claude Blanc, prof'
aux Arts et Métiers ; Olivier Michel, propriétaire, secrétaire ;
Desemery J. M., teneur de livres, trésorier ; Etienne M., archi­
tecte ; Hilaire Louis, march. mercier, sous-bibliothécairc ; Boyer
Jos., propriétaire ; Jullien R. V., greffier du Juge de Paix ; Chi­
ris Ch., négociant ; Robert A., professeur, bibliothécaire ; Tavernier Ch., avocat ; Sconnio Jos., commis ; Samat A., agent.

i

�— 136 —
1868 : Le Maire d’Aix, président né ; Michel Denis, agent d’af­
faires ; Bellon Jos., pharmacien ; Olivier M., propriétaire ; Desemery J. M., teneur de livres, trésorier ; Hilaire L., march. mer­
cier, bibliothécaire ; Boyer Jos., propriétaire ; Jullien B. Y., gref­
fier du Juge de Paix ; Robert A., prof', bibliothécaire ; Tavernier
Ch., avocat, ordonnateur ; Sconnio Jos., commis, secrétaire ; De
Bonnecorse Gab., conseiller à la Cour ; Boyer Ch., commerçant,
linger ; Yallier A., greffier à la Cour ; Mane Marius, libraire ;
Laugier Benoît, rentier ; Samat A., agent.
1869 : Le Maire d’Aix, président né ; Olivier M., propriétaire ;
Hilaire L., march. mercier, bibliothécaire ; Boyer Jos., propriét” ;
Jullien R. Y., greffier de la Justice de Paix ; Robert A., profess',
bibliothécaire; Tavernier Ch., avocat; Sconnio J., commis, lin­
ger ; De Bonnecorse G., conser à la Cour, ordonnateur ; Boyer Ch.,
commerçant ; Mane Marius, libraire ; Laugier Benoît, rentier ;
Florens E., employé des Ponts et Chaussées, secrétaire', Aubin
Louis, imprimeur, trésorier ; Chiris Ch., négociant; Allein J.-B.,
praticien ; Samat A., agent.
1870-1871 : Le Maire d’Aix, président né ; Jullien R. V., gref­
fier du Juge de Paix ; Robert A., profess', bibliothécaire ; Taver­
nier Ch., avocat ; Sconnio Jos., commis, trésorier ; De Bonne­
corse, cons" à la Cour, ordonnateur-, Boyer Ch., commerçant;
Mane Marius, libraire ; Florens E., greffier du Juge de Paix,
secrétaire ; Aubin Louis, imprimeur ; Chiris Ch., nôgoc' ; Michel
Denis, agent d’affaires ; Etienne M., architecte ; Condroyer Em­
manuel avoué à la Cour ; Peloutier Prosper, propriétaire ; Vallier
Aug., greffier à la Cour ; Samat A., agent.
1872-1873 : Le Maire d’Aix, président né ; De Bonnecorse G.,
cons" à la Cour, ordonnateur ; Florens E., greffier du Juge de
Paix, trésorier ; Chiris Ch., négociant ; Aubin Louis, rentier,
bibliothécaire ; Boyer Ch., négociant, linger ; Etienne M., archi­
tecte ; Condroyer Em., avoué à la Cour ; Michel D., figent d’af­
faires ; Euzet Louis, avocat ; Reynaud Jos., négociant ; Allein
J.-B., praticien; Roman Paul, notaire, secrétaire', GuillibertErn.,
subst. du Procureur Général ; Dubourg François, géomètre ; Goirand Hip., capitaine en retr.; Samat A., agent.
1874 : Le Maire d’Aix, président né ; Condroyer E., avoué à la

�— 137 —
Cour, ordonnateur ; Sconnio Jos., teneur de livres, trésorier ; Sube
Abel, avocat, linger ; Roman Paul, notaire, secrétaire ; Etienne M.,
architecte ; Michel Denis, agent d’affaires ; Euzet Louis, avocat,
bibliothécaire ; Reynaud Jos., négociant ; Allein J.-B., praticien;
Guillibert E., substitut du Proc. Gén.; Dubourg F., géomètre ;
Aninard Cas., avocat ; Robert Louis, négociant ; Ollivier A., né­
gociant ; Jauffret Jean, capit. en retr.; Samat A., agent.
1875 : Le Maire d ’Aix,président né; Euzet Louis, avocat, ordon­
nateur ; Sconnio J., teneur de livres, trésorier ; Sube Abel, avo­
cat, linger ; Roman Paul, notaire, secrétaire ; Aubin Louis, ren­
tier, bibliothécaire ; Guillibert E., subst. du Proc. Gén.; Reynaud
Jos., négociant ; Dubourg F., géomètre ; Robert Jos. Marius, né­
gociant; Jauffret J., capit. en retr.; DeFortis Alphan, propriét” ;
Ravit Ant., agent d’assurances ; Martin Ch., anc. notaire ; Guignon J.-B., rentier ; Ollivier Alphonse, négociant ; Samat A.,
agent.
1876 : Le Maire d’Aix, président né ; Roman Paul, notaire,
ordonnateur ; Guillibert E ., substitut du Proc. Gén.; Dubourg F.,
géomètre; Ollivier Alph., march. toilier, linger-, Robert Louis
Marius, débitant de tabacs ; Jauffret Jean Franç., employé de
l ’octroi ; Ravit Ant., agent d’assurances ; Reynaud Jos., march.
toilier; Aubin Louis, bibliothécaire-, De Fortis Alpli., rentier;
Sconnio Jos., teneur de livres, trésorier-, Florens E., greffier du
Juge de Paix, secrétaire ; Sardat Alex, père, libraire ; Charrier
Àmable, propriétaire ; Chiris Ch. cadet, propriétaire; Samat A.,
agent.
1877 : Le Maire d’Aix, président né ; Florens E., greffier du
Juge de Paix, ordonnateur ; Ollivier A., march. toilier, secrétaire-,
Sconnio Jos., teneur de livres, trésorier ; Aubin Louis, rentier,
bibliothécaire ; Jauffret J. F., employé de l’octroi en retr., linger-,
Robert L. M., débitant de tabacs ; Ravit A., agent d’assurances ;
De Fortis Alph., rentier ; Sardat A., libraire ; Charrier A., pro­
priétaire ; Chabaud Melchior, propriétaire ; Guignon J.-B., ren­
tier ; Etienne M., architecte ; Grillet, professeur en retr.; Giraud
Alex., fabricant de chocolat ; Samat A., agent.
1878: Le Maire d ’Aix, président né-, Ollivier A., march. toilier;
Sconnio Jos., teneur de livres, trésorier ; Jauffret J. F., employé

�— 138 —
en retraite, linger ; Aubin L., rentier, bibliothécaire ; De Fortis
A., propriétaire ; Ravit A., agent d’affaires ; Sardat A., libraire;
Charrier A., propriétaire ; Chabaud M., propriétaire; Etienne M.,
architecte ; Reynaud Jos., march. toilier ; Euzet Louis, avoué,
ordonnateur ; Condroyer Era., avoué, secrétaire ; Roman Paul,
notaire ; Piller Jos., confiseur ; Samat A., agent.
1879 : Le Maire d’Aix, président né ; De Fortis A., propriété ;
Ravit A., agent d’affaires ; Charrier A., propriété ; Chabaud M.,
propriétaire ; Etienne M., architecte ; Reynaud Jos., march. toi­
lier ; Euzet Louis, avoué, ordonnateur-, Condroyer E., avôué,
secrétaire ; Roman Paul, notaire ; Piller Jos., confiseur ; Florens
E., rentier, trésorier ; Robert M., débitant de tabacs ; Trouchet
Jos., commis ; Sabatier Victor, professeur ; Aubin Louis, rentier,
bibliothécaire ; Samat A., agent.
1880: Le Maire d’Aix, président né-, Euzet Louis, avoué, ordon­
nateur ; Florens E., rentier, trésorier : Fabre Gaston, avocat,
secrétaire-, Reynaud Jos., march. toilier, bibliothécaire ; Charrier
A., rentier; Chabaud M., rentier; Condroyer E., avoué à la Cour ;
Piller Jos., confiseur ; Jauffret J. F., empl. en retr.; Ollivier A.,
march. toilier, linger ; Sabatier V., professeur ; Robert M., débi­
tant de tabacs ; Michel Marius, empl. en retr. ; De Magalon ; Ravit
A., agent d’affaires ; Samat A., agent.
1881 : Le Maire d’Aix, président né ; Euzet Louis, avoué, ordon­
nateur ; Florens E., propriétaire, trésorier-, Chabaud M., proprié­
taire ; Reynaud Jos., march. toilier ; Condroyer E., avoué à la
Cour ; Piller Jos., confiseur ; Jauffret J. F., commis en ret.; Olli­
vier A., march. toilier; Robert M., débitant de tabacs ; MartineauDeschenez, avocat ; Perrin Maurice, avocat, bibliothécaire ; Mas­
son Hip., avocat ; Truchet Joseph.
1882 : Le Maire d’Aitu, président né ; Euzet Louis, avoué, ordon­
nateur-, Florens E., propriétaire, trésorier -, Martineau-des-Chenez,
avocat, secrétaire ; Piller Jos., confiseur ; Jauffret F., commis en
retr.; Ollivier A., march. toilier ; Robert M., débitant de tabacs ;
Ravit A., agent d’affaires ; Charrier A., propriétaire ; Perrin
Maurice, avocat ; Chabaud M., propriétaire ; Sabatier V., profes­
seur ; De Fortis A., propriétaire ; Aubin Louis, rentier ; Martel,
retraité des Douanes ; Gajan Aug., agent.

�— 139 —
1883 : Le Maire d’Aix, président né; Euzet Louis, avoué, ordon­
nateur ; FlorensE., propriétaire, trésorier ; Robert M., débitant
de tabacs, linger : Guiran Augustin, secrétaire ; Jauffret F., com­
mis en retr.; Ollivier A., march. toilier ; Martineau-des-Chenez,
avocat ; Perrin Maurice, avocat ; De Fortis A., propriétaire ;
Ravit A., agent d’affaires; Piller Jos., confiseur; DeForbin Palamède ; Barban, huissier la Cour ; Chabaud M., propriétaire ;
Charrier A., propriétaire ; Gajan A., agent.
1884 : Le Maire d’Aix ; Euzet Louis, ordonnateur ; Florens E.,
trésorier ; Robert M., linger ; Guiran A., secrétaire ; Jauffret, ren­
tier ; Ollivier, march. toilier ; Perrin M., avocat ; Ravit, direc­
teur d’assurances ; Piller, confiseur; Charrier A., rentier ; De
Forbin Palamède, avocat ; Chabaud M., propriétaire ; Sabatier
Victor, professeur au Lycée ; Payan Jules, confiseur ; Gajan A.,
agent.
1885 : Le Maire d ’Aix ; Euzet Louis, ordonnateur ; Florens E.,
trésorier ; Robert M., linger ; Guiran A., secrétaire ; Ravit, direc­
teur d’assurances ; Piller, confiseur ; Charrier A., rentier ; De
Forbin Palamède, avocat ; Chabaud M., rentier; Sabatier V.,
professeur ; Payan Paul, confiseur ; Brès Marius, ex-juge de paix;
Gilly Franç., empl. de commerce ; Pecout Paul, rentier ; Gajan,
agent.
1886 : Le Maire d’Aix ; Euzet L., ordonnateur ; Florens E.;
trésorier ; Robert M., linger ; Guiran A., secrétaire ; Ravit, direc­
teur d’assurances ; Piller, confiseur; Charrier A., rentier ; Do
Forbin Palamède, avocat ; Chabaud M., rentier ; Sabatier V.,
professeur ; Payan Paul, confiseur ; Brès Marius ; Gilly François,
empl. de commerce ; Pecout Paul, rentier ; Reynaud Ant., ren­
tier ; Gajan, agent.
1887 : Le Maire d’Aix; Euzet L., avoué, ordonnateur; Florens
E., trésorier ; Robert M., linger ; Brès M., ex-juge de paix, secré­
taire ; Guiran A., avoué ; Piller, confiseur ; Charrier A., rentier;
Chabaud M., rentier ; Sabatier V., professeur ; Payan Paul, con­
fiseur ; Gilly Fr., empl. de commerce; Pecout Paul, rentier ; Rey­
naud A., rentier ; Estays Louis, chev. de la Légion d’IIonneur ;
Delaurens H., pharmacien ; Gajan A., agent.
1888: Mêmes administrateurs (M. Delaurens IL, pharmacien,

�■

— 140 —
est remplacé, comme administrateur, par M. Ollivier Alphonse,
mardi. toilier.
1889-1890 : Le Maire d’Aix ; Euzet L., ordonnateur ; Florens
Ed., trésorier ; Robert Marius, linger ; Piller, confiseur; Charrier
A., rentier ; Chabaud M., rentier ; Sabatier V., professeur ; Payan
Paul, confiseur ; Gilly Fr.; Pecout Paul, rentier ; Reynaud A.,
rentier ; Estays L.,
Ollivier A., march. toilier; Delaurens H.,
pharmacien (secrétaire en 1889) ; De Saboulin Armand, rentier
{secrétaire en 1890) ; Gajan A., agent.
1891 : Le Maire d’Aix ; Euzet L., avoué, ordonnateur ; Florens
E., trésorier ; Robert L., linger ; Charrier A., rentier ; Chabaud
M., rentier ; Gilly Fr.; Pecout Paul, rentier ; Reynaud A., ren­
tier ; Ollivier P., march. toilier ; Delaurens H., pharmacien ; De
Saboulin Armand, rentier ; Roman Paul, notaire ; De Catelin,
rentier, secrétaire ; Gajan A., agent.
1892 : Le Maire d’Aix; Euzet L., avoué, ordonnateur; Florens
E., trésorier; Robert L., linger-, Charrier A., rentier; Chabaud M.,
rentier ; Gilly Fr.; Pecout Paul, rentier ; Reynaud A., rentier ;
Ollivier P., march. toilier; De Saboulin A., rentier; Roman Paul,
notaire ; De Catelin, rentier, secrétaire ; De Bonnecorse de Benault
de Lubières Charles, avocat; De Duranti La Calade Jérôme, avo­
cat ; Becarn Franç., rentier ; Gajan A., agent.
1893 : Mêmes administrateurs (M. Becarn Franç. est remplacé
par M. Proal Paul, cons" à la Cour d’Appel).
1894 : M. le.Maire d’Aix ; Euzet L., avoué, ordonnateur ; Flo­
rens E., trésorier-, Gilly Fr.; Robert L., linger ; Charrier A., ren­
tier ; Chabaud M., rentier ; Pecout Paul, rentier ; Reynaud A.,
rentier; Ollivier P., rentier; De Saboulin A., rentier ; Roman
Paul, notaire ; De Catelin, rentier, secrétaire ; De Bonnecorse de
Bedault de Lubières Ch., avocat ; Proal P., conseiller à la Cour ;
Aube Ernest, avocat; Gajan A., agent.
1895 : Mêmes administrateurs (M. Proal Paul, cons'r à la Cour,
est ordonnateur à la place de M. Euzet ; M. Pecout Paul, rentier,
est remplacé comme administrateur par M. Jauffret A., avocat.
1896 : Le Maire d’Aix ; Proal P., cons" à la Cour, ordonnateur ;
Florens E., trésorier ; Gilly F., linger ; Euzet L., avoué ; Robert

■

�— 141 —
L., rentier ; Charrier A., rentier ; Ollivier P., rentier ; De Saboulin A., rentier ; Roman Paul, notaire ; De Catelin, secrétaire ; De
Bonnecorse de Bedault de Lubières Ch., avocat ; De Duranti La
Calade J., avocat; AubeE., avocat; Jauffret A., avocat; Bagarry
Paul, avocat ; Bouche Joannes, avocat ; Gajan A., agent.
1897 : Le Maire d’Aix ; De Bonnecorse de Bedault de Lubières
Ch., avocat, ordonnateur ; Florens E., trésorier ; Gilly F., linger ;
Jauffret A., avocat, secrétaire ; Euzet L., avoué ; De Saboulin A.,
rentier ; Roman P., notaire ; De Catelin, rentier ; De Duranti La
Calade J., rentier ; Aube E., avocat ; Bagarry P., avocat ; Bou­
che Joannes, avocat ; Eymard Léon, avocat ; Ollivier Pierre,
rentier ; De Sigaud de Bresc, rentier ; Gajan A., agent.
1898 : Le Maire d’Aix ; De Bonnecorse de Bedault de Lubières
Ch., avocat, ordonnateur ; Florens E., trésorier ; Gilly F., linger-,
Jauffret A., avocat, secrétaire ; Euzet L., avoué; De Saboulin A.,
rentier ; De Catelin, rentier ; De Duranti La Calade J., rentier ;
Aube E., avocat; Bagarry P., avocat ; Bouche J., avocat ; Eymard
L., avocat; Ollivier Pierre, rentier ; De Sigaud de Bresc, rentier ;
Rose Louis, avocat ; Gajan A., agent.
1899 : Le Maire d’Aix ; De Bonnecorse de Bedault de Lubières
Ch., avocat, ordonnateur ; Florens E,, trésorier ; Gilly Fr., lin­
ger ; Jauffret A., avocat, secrétaire ; Euzet Louis, avoué ; De Sa­
boulin Armand, rentier ; De Catelin, rentier ; De Duranti La
Calade, rentier ; Bagarry Paul, avocat ; Eymard Léon, avocat ;
Ollivier Pierre, rentier; De Sigaud de Bresc, rentier; Rose Louis,
avocat ; Tavernier H., greffier en chef du trib. civil ; Roman H.,
avoué au tribunal ; Gajan A ., agent.
1900-1901 : Le Maire d’Aix ; De Bonnecorse de Benault de
Lubières Ch., avocat, ordonnateur-, Florens E., rentier; Gilly F.,
linger ; Jauffret A., avocat, trésorier ; Euzet L., avoué ; De Cate­
lin, rentier ; De Duranti La Calade, rentier; Bagarry P., avocat;
Eymard L., avocat ; Ollivier P., rentier ; De Sigaud de Bresc,
rentier ; Rose Louis, avoué, secrétaire ; Tavernier H., greffier en
chef eu trib. civil ; Roman H., avoué au tribunal ; Rigaud Cas.,
avocat ; Gajan Aug., agent.
1902 : Mêmes administrateurs, sauf M. de Duranti La Calade,
démissionnaire et non remplacé.

�142 —
1903 : Le Maire d’Aix ; De Bonnecorse de Benault de Lubières
Ch., avocat, ordonnateur ; Florens E., rentier ; Gilly Fr., linger-,
Jauffret A., avocat, trésorier ; Euzet L., avoué ; De Catelin, ren­
tier ; Bagarry Paul, avocat ; Eymard Léon, avocat ; De Sigaud
de Bresc, rentier ; Rose Louis, avoué, secrétaire ; Tavernier H.,
greffier en chef du trib. civil ; Roman Henri, avoué au tribunal ;
Rigaud Cas., avocat ; Jourdan A., avocat ; Revol Amédé, avoué
à la Cour ; Gajan A., rentier.
1904-1905 : Le Maire d’Aix ; De Bonnecorse de Benault de
Lubières, ordonnateur-, Gilly Franç., linger-, Jauffret Alfred,
trésorier ; Euzet Louis, avoué ; de Catelin, rentier ; Bagarry Paul,
avocat ; Eymard Léon, avocat ; De Sigaud de Bresc, rentier ;
Rose Louis, avoué, secrétaire ; Tavernier Henri, greffier en chef ;
Roman, avoué ; Rigaud Casimir, avocat ; Jourdan Alfred, avo­
cat ; Revol Amédée, avoué ; Bastard Charles, rentier ; Gajan
Auguste, agent.
1906 : Mêmes administrateurs (M. Jauffret A., est remplacé
comme trésorier par M. Rigaud Casimir, avocat ; M. de Catelin,
démissionnaire, est remplacé comme administrateur par M. Mille
J.-B., avocat.
1907 : Le Maire d’Aix ; De Bonnecorse de Benault de Lubiè­
res, ordonnateur ; Gilly Franç., linger ; Jauffret Alfred, avocat ;
Euzet Louis, anc. avoué ; Bagarry Paul, avocat ; Eymard Léon,
avocat ; De Sigaud de Bresc, rentier ; Rose Louis, avoué ; Taver­
nier Henri, greffier en chef ; Roman, avoué ; Rigaud Casimir,
avocat, trésorier-, Jourdan Alfred, avocat; Revol Amédée, avoué;
Bastard Charles, rentier ; Mille J.-B., avocat, secrétaire ; Gajan
Auguste, agent.
1908 : Le Maire d’Aix ; De Bonnecorse de Benault de Lubières,
ordonnateur-, Gilly Franç., avocat, linger-, Jauffret Alfr., avocat;
Bagarry Paul, avocat ; Eymard Léon, vaocat ; De Sigaud de
Bresc, rentier ; Rose Louis, avoué ; Tavernier Henri, greffier en
chef ; Roman, avoué ; Rigaud Casimir, avocat, trésorier ; Jour­
dan Alfred, avocat, secrétaire ; Revol Amédée, avoué ; Bastard
Charles, rentier ; Mille J.-B., avocat ; Euzet Gabriel, avoué ;
Gajan Auguste, agent.

�— 143

L is t e des D a m e s d’H u m a n ité
Depuis leur institution
DATES
DE

N O M IN A T IO N

NOMS ET PRÉNOMS

DÉMISSIONS

DÉCÈS

MMme*
14 floréal an v. Sarraire.
14 floréal an v. d’Arnaud.
18 prairial an xi d’Ansouis.
18 prairial an xi Berenger.
12 nivôse an xit Delafare.
12 nivôse an xii Agnelly.
12 nivôse an xn Burel.
11 janvier 1808. Suchet.
30 novemb. 1810 Passaire, épouse Simeonis.
15 mars 1814.
Degravier, ép. de la Boulie
28 novemb. 1818 Allard Rose.
21 décemb. 1820 Astier, veuve Dadoust.
21 décemb. 1820 Bouteille Marie.
14 novemb. 1822 Jeaume, veuve Rampai.
9 septemb. 1826 Carnaud, ép. Barbaroux.
9 mars 1831.
Silvestre Irenée.
31 décemb. 1833 Pasquier, veuve Bernard.
7 décemb. 1836. Mollet, épouse Evrard.
11 janvier 1837. Aude, épouse Moutte.
9 mai 1838.
Gérard Sextie.
17 octobre 1838. Passot, veuve Bonnet.
13 avril 1839.
Didelot, ép. de la Boulie.
16 octobre 1839. Brochier, ép. Magnan.
5 août 1840.
Belliard, veuve Michel.
5 août 1840.
Latour, ép. Antoine.
9 juin 1841.
Salgado, ép. Durand.
17 août 1842.
Allary Clotilde.
9 juin 1841.
Curet Virginie.
Michel Deloqui Cécile.
9 juin 1846.
25 novemb. 1846 Icard Arsène.
16 décemb. 1846 Sibour.
11 décemb. 1850 Alexis.

21 floréal an xi
14 floréal anxi
12 nivôse anxn
1833.
10 novem. 1818
30 décem. 1807
1828.
13 décem. 1838
184G.
Novembre 1822
14 octob. 1833. 15 novem. 1842
juin 1841.
1844.
Décembre 1833
9 mai 1838.
26 sept. 1839.
184G.
1846.
Août 1840.
août 1840.

31 juillet 1842.
24 août 1857.

�— 144 —
Renom inations et N om inations des Dames d’Hnmanité
(Exercice 1857)
DATES

NOMS ET PRÉNOMS

D E N O M IN A T IO N

14 mai 1855.
»
»
»
»
5 juillet 1856.
»
»
1« avril 1857.
4 novembre 1857
2 novembre 1861
»
30 avril 1862.
»

Mme veuve Michel.
Mme veuve Antoine.
Mi'» Allary.
Mu* Icard.
Mme Alexis.
Mlle Poujoulat.
Mme de Foresta.
MUe Pontier.
M"e Cornelia.
Mme de Berlier.
Mme Lionneton.
Mme Sabatier.
Mme de Saporta.
Mme Boutière.

DÉMISSION

DÉCÈS

14 décem. 1856
24 août 1857.

�TA B L E

Pages

Au Lecteur, Sonnet........................................................................
Avant-P ro pos ........................
1" P artie. — Notice historique...................................................
2'""P artie. — La tradition et POEuvre des Prisons................
—
Siège et local de l ’Œuvre (acquisition d ’un
immeuble).......................................................
—
Fête de S‘ M itre....................................................
—
Devoirs envers les défunts.................................
—
Processions, cérémonies publiques...................
—
Bannière et Croix..................................................
Ecussons..................................................................
—
Sceaux et arm es...................................................
Aumôniers.............................................................
Chapelle..................................................................
Bibliothèque...........................................................
—
Ordonnateur..........................................................
Sœurs de Saint-Dominique.................................
Mère de l ’Œ uvre...................................................
—
Dames d’Humanité................................................
—
Quêtes......................................................................
—
Liste des Bienfaiteurs (Tableaux).....................
—
Ordonnance royale du 20 décembre 1833. . . .
—
Règlement Ministériel du 20 décemdre 1833..
—
Règlement intérieur du 2 avril 1834.................
—
Listes des Recteurs................................................
—
Liste des Dames d’Humanité.............................

..A o ît-iè o L ,

($ AlXJMR'Vv

vu
1
5
45
45
49
53
55
60
61
63
64
67
70
70
72
73
75
76
79
87
87
91
96
143

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������Notice Historique

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I m p r i m e r i e A- L i u r a i r i e M a k a i r e (V. P eyras et (&gt;il. Successeurs)
2,

rue Thiers

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                  <text>Ouvrages imprimés édités au cours des 16e-20e siècles et conservés dans les bibliothèques de l'université et d'autres partenaires du projet (bibliothèques municipales, archives et chambre de commerce)</text>
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        <name>Dublin Core</name>
        <description>The Dublin Core metadata element set is common to all Omeka records, including items, files, and collections. For more information see, http://dublincore.org/documents/dces/.</description>
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                <text>Notice historique sur l'Œuvre des Prisons d'Aix-en-Provence </text>
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                <text>Histoire de l’Œuvre des Prisons d’Aix, fondée en 1686 par la Confrérie des Pénitents Blancs, et qui a vocation à venir en aide aux prisonniers. Cette association, reconnue d’utilité publique en 1883, poursuit toujours sa mission humanitaire</text>
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                <text>Bibliothèque droit Schuman (Aix-en-Provence), cote RES 35191</text>
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                <text>Notice du catalogue : http://www.sudoc.fr/105900087</text>
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                <text>Vignette : https://odyssee.univ-amu.fr/files/vignette/RES-35191_Bagarry_Notice_vignette.jpg</text>
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                <text>145 p. : Ill. </text>
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                <text>Aix-en-Provence. 20..</text>
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            <description>A summary of the resource.</description>
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                <text>Présence d'un Frontispice Mention sur la page de garde : offert à la bibliothèque universitaire par l’Oeuvre des Prisons d’Aix; onze juin 1917&#13;
&#13;
L'Œuvre des Prisons est une des confréries de la ville d’Aix. Son origine remonte à la création en 1516 de la Confrérie des Pénitents Blancs de&#13;
L’Observance connus sous le nom de Notre-Dame de Pitié, dont l'objectif était de soulager et de secourir les prisonniers.&#13;
&#13;
Progressivement, un bureau spécial émergea au sein de la Confrérie et des gens notables de la ville s'y ajoutèrent pour soutenir la cause : c'est ainsi que fut créée l'Œuvre des prisons d'Aix-en-Provence en 1686.&#13;
Après cet historique, Paul Bagarry traite des traditions et de l'Œuvre des Prisons à travers certains événements notables qui touchent aussi la ville d'Aix. Il cite les textes officiels de 1833-1834 (ordonnance royale, règlement ministériel et règlement intérieur) et établit la liste des recteurs par années, les portraits des principaux bienfaiteurs, la liste des Dames d'Humanité, etc.&#13;
&#13;
Résumé Mélissa LEGROS&#13;
&#13;
Il est à noter que le bâtonnier Bagarry a donné à la BU de droit d’Aix en 1925 de nombreux manuscrits (Code Buisson, Remarques de droit attribuées à Dupérier, Recueils de notes du Doyen Bernard, Factums...) et plusieurs recueils d’actes royaux enregistrés à Aix.&#13;
&#13;
L’œuvre des prisons existe toujours, même si elle a diversifié ses actions&#13;
http://odp.hedracommunication.com/presentation/&#13;
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            <name>Provenance</name>
            <description>A statement of any changes in ownership and custody of the resource since its creation that are significant for its authenticity, integrity, and interpretation. The statement may include a description of any changes successive custodians made to the resource.</description>
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                <text>Bibliothèque droit Schuman (Aix-en-Provence)</text>
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        <name>Prisons -- France -- Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône)</name>
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