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                  <text>•
•

-

.

DE

LA

SANCE

DE

L ECOLE

•

•

DE

DROIT,

D

I .

Le Mardi 1 � Avril 1806 , deuxième année de 1 En 'Pire
et

du règne de N.4POLioN

•

•

•

•

•

fr

n

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1

SEANC"E

LA

DE

D'OUVERTURE

,
D'
T
I
O
DE" L'É COL E DE DR

AIX.

•

"

Le Mardi l � Avril 1806, deuxième

et du règne de

année de

NA POL ÉON,

à

l'Empire
midi

français

•

Thibaudeau, Conseiller d' État, Préfet du d�partel11ent des Bouches­
du-Rhône, Commandant de la Légion d'honneur, accompagné de MM.
•

les Doyen d'honneur et Membres composant le

Conseil de discipline et

le Bureau de l'administration, de MM. l es Directeur de l'É cole, Profes­

'seurs, Suppléans et Secrétaire- général, s'est rendu dans la grande salle de

la Maison commune,

OL1

se trouvaient réunis un grand concours de Citoyens,

parmi lesquels 011 distinguait M. l'Archevêque d'Aix et d'Arles et sou C lergé ;
7

Les Membres eomposJllt le C on seil de discipline, sont

MM. Boffier, Président cie

la Cou r d'appel; Porery, ancien Professeur (0); Guerin, P rés ide n t de la COllr de
justice criminelle; Bernard, Presiclcnt du tribunal de première instance; Pe;se, Pro_

cureur-genéral impérial de la Cour d'appel; Durand-Maillanlle , Juge d'appel; HJporiat,
Procureur_genéral impérial de la Cour de justice crimineJl�; ROUX-POISOt, Bremond,

Dubreuil et Laset, Avoc�ts.

Les Membres composant le Bureau cI'administration, sont MM. Thibauderw, Con­
seiller d'Etat, Préfet dll clépartement des BOllches.du_Rhône, Pré
sident n é; Pate/Y,
Doy Il d'honn ur, Pré ident du Conseil de disc ip lin e ; Baffier, Pré
sident de la
our
"
cl' �pp l, m mbrc du meme COllseil i Sallier, Maire d'A
ix ; Alpherall, Direct \If d
l'Ecole; Aude , p(O� ssellr.

(d)

"

LI

"14

mars

1806, le

Illf ""/oltIJa';OIl M. Paic,y,

Conse il

de

discipline

et d'enaigncmellt ayant nomm
Doyen d'honneur, M. Bnfft tr, prlsideru de /n
lit

�(

1

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M. 10 SOIIS Préfet; les Mem es d
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criminelle, du Tribunal de prc I 11 i è rc instaLlce, d
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cl
s
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plus notables des div se

M. le Conseiller d État
'

ouvert la s é a n ce , et a dit:

n

MESSIEURS,
C'est p:u

les :UI11CS

qlle les Natiolls

leur p l l i ss a n cc ;

qu'elles étendent

fondés que par les lois. Les

agrandisse lit leur

111 is les Empires

armes

Ile

territoire et

sont solidement
lIUX

donnent de l'illustration

peuples;

,

d'appel, après l'avoir pro.laTllé, a dit que » le COliS il cie discipline et d'enseigne.
me/lt de l'Ecole cie Droir de Paris s'�r�ir hOlloré en nomm:lIlt pOlir Doycn d'han.
)j
/leur M. le Sénnrcur l'rolll:het, cclui que Sa M�jesté Impériale ct Royale avait
»
JO procl:lrné le premier '.TurisconsIÙte de France
en le présentant au Senat; que le
» Con se il de disciplinc de J'Ecole d'Aix tiC s'hon rait p&lt;lS moins en appclnllt aux
o

»)

»)
»)
1)
»

»

m�lI1es fonctions M. Pazery le
que,

tlOur ne pas

est pénctré

à

011

longue

�garcl,

la discipline
et

honorée,
18 vi., "

cles Juri e nsuit S des p"ys

sliflisJir

de

f�tigllcr sa lllodesti

par cclui qui pLlçait

régler

prcmier

glorieuse

les tresors

Ù
cie

il

n

de drt'lit é cr i t

scntimcns dOllt chocuil

xpl'illlant les

clire que le vœu de Iii

1&lt;1 tê t e clu Conseil (lestiné

à

était rempli

surveiller l'cnscigncmwt

et

l

J 1Ir15COIISU
'
1 te qUI, apr è s avoir f, UClU' ...1. une
côlrri �'.re , (l'I st '1 . 11t
. '11 esse
enCO re tous 1 es Jours d'Ilne VICI
nuU ' .
de scienCe et d'érudition qu'il avait a m as s é s pendant t oute
l'Ecole ,

Un

.

.

.

, (')irecteur de l'E"ol. t Itduant M. Paf'ry Doyen J'ho,.,.,ur, Il
.n rDppelant ce qu'iHmi" disait du vlnlrable
Nestor, fU' DIe.
d, la bouch�
plu douces que le miel, qu·.II. .r.i •• ,
qu'eU..
1. plu. haute Il,elle. " JI a a iou'� fut
t

'U

de

•

bi,nt. ÏI
U

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Je mOllde; les gr
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géo
par
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vern
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gou
�st à la fois
k. lois assurenf leur prospérité.

Les gran d s conquérants

-

vic toi re !
La France ;!\ait tou j ours occupé, p a r

sa

i a ire, un rang

gl oire

m iJ t

di tingué parmi les puissances; mais s s loi s étaient i parfaites. Le s'è.:.e
ont pla é s es arm' es au premier
q ui vieut de bllir et celui qui c om m en c e
rang, et perfectioDné sa lé islation, � a engo, Austerlitz et le Code
a ion, la p us gran d e t-;ation qui ait
N:\POLÉO� ont cons t i t :.J é la g ra n de

,

core paru sur la terre,
, Com lJent parl e r de taut de prodioes que quelques a née , que ques
jours ont produi t , sa us faire éc ;Jter to ce que l 's c œur s fra çais fiers
eo

d'u e si belle existence, pe uvent renfen er d a

our et da

' ra ion pour

_le héros a u qu e l nOLIs de \ oll s tant de bi e n f a its, tant de p rod' ges !

Uo gra

où trouver Je� expressions qui puissent rendre ces sentimens?
homme, l a lumière, la pro i ence de
,

l es éloges; les monumens qu i!

meut

a

fondé,;

soo
;

siècle, est au desms

at estent:3

a

f e i s pl

l 's

s

d

e tous

'Joquern-

,

sa gloire et Ja reconnaissance pub:-que.

La postérité a don n é le nom de Gracd s il des l\Ionarques qll ne re t
,

•

_

que Je mérite d avoi r adopté des Code; de loi s p éparées
'

con sul te s Q u e
,

lois de

SOli

es J u r i s

r

­

dira-t-elle de l'Empereur qui a pr�s:dé à la con:ect"oo

peuple, et qui les
,

a--

marquées du

sceau

'

es

de son. g' n ? Je 1 i

t-u au milieu dt! son Conseil, se dépo i Jant de 1 é lat de Ja ? '55-n e,

infatigable da os la discussion, là-' provo q i

er

par ses qu e 5. t io l s, la ranimer

par ses réflexions profon des ,. et la soutenir par ses

aux

sources ,du droit naturel , et desceo re dans l es
•

obje
pl u s

(ons; remo .ter
pet' ts

ét ils du

droit ciyil; rechercher les causes premi' res des principes; f-' re l'appli
de ces principes

aux

besoins
, en

de la

a-

so iété ; examiner tous les rapports,

rapp eler

d'oubliés; comparer le s di\'ers
; respecter cc que la sagesse des
uoe IRatière que lorsqu'eUe arait

que la conviction était dans

no.

de

tous

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Olltes les sciences, tous les arts avaient
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testable. Les ho mm es naIssent, Vlvent
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stant que chaque lll dwl du pou va i t
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,
seu1 appren cl re les
et peut ê tre Illeme 1 arb'Itre supreme de leur fortune
c nseur des autres ,
d e' le
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et de leur vie! E range

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d'être dirigé

-

vé

Ces

r ités

Molé,

besoin

.
.

énoncées, pOllf être senties da n s

n'ont besoin q ue d'être

�

lJlle cit � riàe eneo e de tant de glorieux s ou venirs ,

ses

a

où la pourpre eu.

le Parquet ses Daguesseau, le Barreau ses Gerbier, la juris

p�l1deuce ses Tronchet; dans une cité qui, malgré ses pe rt e s

,

a

­

fourni

de sot! allcicn fonds des Orateurs cé l èbr e s , des Jurisconsultes estimables à
ses

Tribui13llX,
•

à SaIl ÉGoIe de Droit, 'au Conseil d E tat , au Ministère;
'

dans une cité enfiu qui était, pour a ins i dire, cl a ss iqu e pour les l ois, comme
l'Italie l'est pour. les arts.
.

.

C'est SOlIS les auspices de tant
de noms illust re s que va s'ouvrir une
École de Droit, fond é e par la mu
nificence de SA MAJESTÉ.
VOllS allez travailler , MESSIEURS à
hl
t
-

•

,

.

com

er ce te lacune que des temps

orageux Ollt laissé d ans l'étùdc
des lois', vous
1 lU. rend re toute s a p
o

allez

mpe, fartIler des Jurisconsul tes, des M a gi s t ra ts ,
former des hommes d
'É t t,.
a
car, dans les monarchies tem érees, le Barreau
"

•

rétablir leur culte,

taLent..

,

a

carrière

GCm'Kteot pas
•

la morale.

J

a

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ri ante 'lUI

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t'lé6nition qui car'act'érise i bi\!
,J us t I" ce, ou pllltot dans le cœllr
o rte s dll sanctuaire de l a
p
les
r
Inscnte 511
d� cellX quï"le fréquentent En effet, sans la probi t é et le désiotéressemeut
du
ré
sac
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sil
l'a
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nc
ce
no
'iu
de
e
ug
réf
le'
e
êtr
le Barreau qui devrait
'

'

•

.

malheur; n'est
,

pl us qu une caverl'l,(! où l'avidité abus e de la confiance, pour

pour

faire des dupes' et
,

Ràppelez

'

'

'

immoler des victimes.

sJr-tout p a rmi vos élèves
'

,

cet te d ouc e confraternité

l'estime ré d proq ue , qui liait les Avocats

e nt r'e ux

nications favorables aux p arties ; rappelez ce

fondée sur

•

, qui facilitait les cam mu.
,

respect religieux pour les

anciens de' i'Ordre , cette délicatesse sur le èhoix d e s causes, cette noble

berté' qui n'est �Lie; la co ns c ie rl cè de fonctions honorables, et l'indépendance
'

,

de tout autre c onsid ératio n que le devoi r; enfin, toutes ces qualités géné-

reuses qu i dOllllaieut à la Profession un rang distingué daus l'État.
,

Pa tdoll ne z

;

MESSIEURS, ces conseils il celui

qui,

pour ainsi dire, né

'tians le Barreau, élevé pour cette c a rriere , s'y élança avec passion, la

parcour ut pendant trop peu de temps; mais qu�. fit tous ses 'efforts pour

s'y fo rmer à l'e xemp le de bons modèles, et qui s'honore de r ap po rt e r à
,

,

,

leur véritable source tout le bien qu'il a pu faire, et tous les s uccès qu'il
a

pu obtenir.

,

N'en doutons pas, MESSIEURS, nous les verrons renaître ces jours de
,

.

l'antique splendeur du Barreau et de la Magistrature; nous en a vons pour
'g-arants les vertus et les taleats des Jurisconsultes a u x quels SA MA J E ST É
,

a

confié l'enseignement, et la sollicitude paternelle d'un héros qui veut

élever la France à tous les genres de gloire et de
,

(

p rospérité.

Ce discours si éloquent, auquel les auditeurs étaient préparés par les

talents connus de l Orateur ,
'

a

e xcité leur enthousiasme; les applaudissemens

"té rép,étés il l'unanimité. )

,

-

-

. , .

,

,

.

,

de la première Chaire de Code civil et Directeur

ptis la paroW

et a dit:

,

•

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tISsez. Il était· né rcligicux, bOIl fils, bon époll)( , bon pè
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Placé dans' l'ordre social, l'hOll101C
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tous les ellgagcll1ells. Cette ml1XilTle
naturelle, Je droit des gens.

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'cl-t-'on établi es? (1uelle
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été lellr gra latiou? qllelle devait ttre leur perfection?
,

.

L'origine' des lois toivilcS,

l'hom

C

ollbliaut

sos

J'tlpport

per clit,

avec ses sCU1blnblcs

n'cil

,

:.Ivec

5011

rcm,oute à

dOl l t o n s pas,

l'époque où

lui-mêl11e, m�conllai�sallt ses rapports

repos et S:l ,fél icit�.

Bientôt Ja' ligue et· la fu rc u r des p&lt;;lssions

_.
.

-

,

se répandirent sur la terre,

:Jtt'lqLl�rellt J'hOUlIll� dalls ses pClIsées ct d au s ses affections, ob sc u rc ir ent
rai

sa

SOli

011,

ct s'cl11ptlrèrcllt de ses mOllvel11ens.

L'homme

fut

jdole ; ambiticux dans scs proj ets, il1sfltiablc dans ses dcsirs,

:Ivec orgueil l'abrlgl rift mOfl'rle el/ticr. De là

,

les a g it 4l ti ol 1

il se vit

de SOI1 cœur

de SOIl csp,rit'Q los eotrel risçs ,les violences, l es haines, les vengeances,

et

lJlIC

.

corruptioh géllél'ale.

Bientôt, tOlltes les

sa

iétés furent trollbI

'

cs.

Sociétés cutrc époux, so c ié é

m l!lI1c état, soclcrés clltre Ics empir
es; e l les fment tout s
,
,dé ordre ct 'ail pell haut de sc détru
ir mutuellement.
Le mO/lcle cllticr serait relltre d
ans l e haos
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.. qui viendra me délivrer, me prot ger?»

Alor

la philo ophic s'cst montrée, ct lui

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ai n secourable.

J�s telll!:&gt;s , placé Varmi les h om mes , Jt! as f!spriu
suMinus, ljui, dlg gés des p1'ljugés' , ont pris dans La supériorité dt! leurs
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n,

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)'u(s /ts rfules de: leur conduiteJ

Chaque N a tion s\ldr'Cssa aux Sages, à

des passions, et leur demauda des lois, Les Législateurs, chez

au-dessli
les

É

O'

h om m es qu'elle voyait t:tre

ces

y ptiens ; Minos dans la C rete ; Lycurgue à Sp ar t e ; Zoroastre

Per e;

1 s Dra

O ll

co

, les Socr a te, lC5 So lon da1JS la Grece, étaient' des

LOll1l1ll.:s. Philosophes, ils aimaient la ve rtu i Législateurs, ils 1::1lseignèrent

aux p IIples comment ils d e v aic nt h ptrltiqucr.
est

n a

la loi civile, ce qu on disait de la philosophie, qu e l l e

d it cie

'

'

fille du C i e l , que, comme la vertu, elle cst la maftresSf! U LI uint du

mon&amp;.

nc m�me définition, par co n sé que nt les mêmes 11onoeurs et tes mêmes

attributs, lin même culte ct lin même sacerdoce, appartiennent il la philo­

sophie ct à 1

loi:

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veLuti sanctissimum sa (rd tium;

,san tissimi sacadous (1).

est la condition cie l'homme, qlle la pcrfe tion Il'

il ion; ql!' tOllt cc qtri
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l'homme (I)! ))

»

le temps; elle est
aussi ancienne que le monde, quand a u contraire on est forcé de con..
venir q u e la loi civ ile n'obtiendra sa perfection, qu e de la révolution des
années et de l'expérience des siècll.!s.
Parlerait-on encore des lois anciennes de Lacédemone et d' A t h e ne s , si
le souvenir n'en eût été co ns ervé par les change mens et le améliorations
-qu'elles trouvèrent dans celles d e Solon?
Raisonuons sur des époques moins reculées.
.
. La loi naturelle, essentieIlement parfa i te

fut avant

,

'

•

Rome,
ittata èm

sous ses Rois ,

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Numa, 1 eur

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, 1 es R om31ns en furent

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�Les. fragmens qui en restent,

( 9 )

p rou ven t

que de meilleures lois

co n v e naien t

aux Romains.
me,
SOl!5 ses Empereurs, atteignit par ses l ois ce d egré
loir
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et d'honneur , dont la durée atlssi célèbre que la force de ses armes f
ut

.
que
l'étendue
de
ses
solide
conquê
tes
plus

Le règne de Constantin fut celui des Papiniens , des UI piens, des
Julius Paulus, de tous ces Jurisconsultes dont les décisions furent mises
� l'égal des Constitutions de l'Emper eur, et acquirent la même au to rité.
Deux Codes parurent à la fois. Ils furent effacés par un troisième.

Le Droit Romain, on le sait, fut l ou vr a ge de l'Empereur Justinien,
de ses soins, de ses recherches, des lumières et de l'érudition de quelques
g rands hommes, Jurisconsultes, qu'il avait associés à ses trava ux.
Quels éloges, ces producti9ns immenses 11'ont-elles pas recueili, dans
tous les temps, chez tous les peuples, en France!
Lu C ano n s de l'Église romaine les offraient à la vénération publique
des émanations célestes: 'J'enerandœ Romanœ ltges divinitt'ts pu
promu/gatœ (1).
célèbre de DOS Jurisconsultes disait que, sans la science des
l'hum me le plus sage et né sous la constellation la plus
sitfere natas, ne pou v ait avoir qu'une idée incom­
et de la véritable justice (2).
les queSlions non résolues par les coutumes,
,comme à l'anchre s acr ée , quasi ad sacram
'

p a rle (4)) de ce peuple que
aux hommBs! Tout y respi r e encore
, cene pl'flfbnd eur de' bon sens , et, pour tout
qui a été le caractère propre
, t'et esprit de
Daguesseau qui

-

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(a)
( .)
(4)
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.. ",,0
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d.

16,

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J filium tJu. rel",", dd AJ1rkanum, tratt. 6.
la loi r , t, s sr, ,ol. il, vereri jure ,,,"d'dru/O.

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-

-

certaines décisions, sorU df. Llgislation !TJ.:zndiée, accordtf. au crédit
L�jl/1po,.tllfzitl, sO l l ve n t à l'aY3rice ou à l'impudicité?
,

à

a

DOlUS ces l o i s , quand il e st vrai que les portes du sanctuaire de Thl!mis

doivent être ouve rtes de toutes parts, t ou j ours libres et facilement acces-'

sibles, que si g n ifient ces circuits,
,

ces formules

forment un dédale presque impénétrable,

si l'on

d'actions to rtueuses qui

qu'il fa ut

•

cependant pénétrer,

ut aborder le tr épied �acré et recevoir ses oracles?
A ces re p roc hes que la force de la vérité arrache aux plus
zélés apolo­
gis tes dtl Droit romai n , il faul
joindre ceux qui naissent d'un défaut
ve

d'ordre, d'une diffilsio'n qui en rend l tu
é de et la science si difficiles, si
abstraites, si pénibles, qui
a entraîné la nécessité des commentaires
des
'

avait tenté de remédie
r?

on

,

La Frallce, compo
sée d'une reun on
i
d' États, ou 3CqlllS, ou conquIs,
,
souffrait que chacull d
,
"
e ces État
s fnt
' regl SUlvant les lois qui le r égissaieu t
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avant 1 epoque de son
assoc i atio n
Dans plusieurs de c
es États 1
.,
, es prem,leres conquêtes des Romains et
,

•

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.

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�Je.

(

,

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}

dernières des Francs, le Droit Romain avait

de profondes racine'�
L'habitude en avait comme formé Un droit naturel. On ai mait à en,
excuser ou tolérer les défallts; o n ch erch a i t à les pallier, en fa veu r des
grandes vertus que 1'011 y a d m i r ait On s'y était p er m i s quelques u sage s ,
qllelrIlles statuts, qlle 1'011 croyait être co fo r m e s à l'esprit des Lois Ro m ai n es ,
n

j'etté

.

et ces règles part iculières é t a ie nt en certaines rencontres un surcroît d'em.,
•
barras et de bizarrerie.

D aut res observaient des C outu m es locales, et l e n omb re de ce s Coutum es
allait à l'infini.
'

'

cette législation i n,e oh é ren te dans sa généralité,
mi-partie dans ses reli:ltious intérieur es la France était encore gouvernée
,
Indépendamment cie

sur certaines matières par des l o i s générales ou plus géuéralisées. Quatorze

siècles ne

s'étaient pas écoulés, saus qlle l es Souverains y fissent

du pouv oir qu'ils tenaient du C ie l e t de le u r Couronne, de don ner à
leurs su j ets de s lois de pplice et de co n du ite publique et privée.
.

,

,

u 5ag e

A Dieu ne plaise, que pour vouloir trOp flatter les t e mps qui s'offrent

ù n ous, il so it ici question cie d épr im e r les sièc les qui les ont précédés,

de leur enle ver le mérite du bon qui nous amène au m�iiIeur.

Loin de n ous tOllt esprit de lllédisance ou de cen sure

a,mère qûi

tendrait

à nous i n culp er d'ingratitude envers les Lois Romaines sous l esquel les

nous

mes nés, et don t dès notre en fance noUS mmes .instruits à sucer le lait.

SOI

Ce qu'on veut d ire

daI

e ut a le

i

et cette

réflexion nous ramène à cette vérite! fon­

, que les imperfection s que 1'011 r ema rque

c vile s

mêllle dani les Lois
,
que la perfection des

,-

omaines , . jusqu'ici

lois

,

les plus estimées, prouvent

,

ne peut résu lter qlle des lumieres successivement accrues d'àge

aoc, ct fortifiées par l'expéricnce.

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D éj à , l e Ju riscons ulte des Magis tra ts ( 1 ) ava it com pos é l'ex cel len t
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peu t re
le plus sû r des Juges .
v

Dé]"à

;
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le Jmisconsulté des 'con sci e nces , l e ve rtu eux et c élèbre Profe s s e u r

d'Orléans ( 2. ) , ava 'i t e m ployé le cours d'une l o n g u e c a r r i è re à composer
'
cés Pandectes et ces traités pa rticu l i ers , d o tI t la lecture e t l'usage o n t de
•

j9ur

en jour développé l e travail e t l a s c i e n ce .

, E n u n mot ,

l a Fra-nce desi rait u n C od e

.

L a F r a n c e vou lait avo ir

S O I1

éo de. E l le dev a.i,t le vou loir ; e l le l e p o u v ait. Ass ez et tro p l ong t e m p s ,
�,n fa i t d.e lég isla üo n , . ell e pa'rais sai t e n qu elque s ort e s 'ê t re dé vo ué e à
-

u n jo ug étr a ng er .

Ro me , l 'orgue ill eu se R o m e

de s bo rn es à l a sa ga c ité hu m ai ne ? a va it- el le

,

avait-elle

donc

im po sé

co nq u i s s u r le s. N a t i o n s

le

.
tU It e ? av. ai t- el le c on sI g n e da ns l e livre" d e se s d
e s ti n é es , qu 'a" J a m a I s a u cu n e
. .
.
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N au on n e p ou rr aI t 1 e'g3I er ; m ême l a su rp as se r
.
1. L e m o m e n t a r n v e
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c.e tt e su b lI m e e t Im p o rt a n te ré form
e d o it s' o p é re r R a p p e 1 o n s . r a p i
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Lé gi s l a te u rs o n t ell les leu rs . NA PO L ÉO .,
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U n e p r e m iè r e lo i fo n d e

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.

sec o n d e Lo i l es dis tri b u e d a n s l e s v iJle s d e l E m p i r e que S A M J\J EST f
Im pé r i a l e e t Ro ya le d é s i g n e , et e n dé velo pp e le s ré gl t!m en s s age s ( 2. )
a m a p a t r i e ! ils so nt do nc r e v e n u s ce s b ea u x jo u rs d e v o tr e· a n c i e n n e
établissemens qui v o us
pros p é r ité ! vous compt iez dans le n o mb re d e
é l e v a i e n t a u r a l l g d e s vill e s de F ra n c e les pl u s d isti nguées , c e t te École
de Droi t q u ' u ll de vos a n c i e n s Sou ve r a i n s , aussi r e no mmé par son goût
pour l e s s ciences que par s a b o n r é ( 3 ) ' &lt;,\vait p lacée d a n s votre c n ­
ce inte ; c e t t e É c o l e , q u i fu t cell e d e s p lus grands M ag i s t r at s , dont l e s
C h a i re s rete n t i rent d e la d o c t r i n e e t d e s l eçon s des m a î t r e s les plus savan s ;
Un e

'

.

d'où s o n t s , rt is t Ol n t d e J u r i s c o n s u l t e s et Or&lt;'l te u rs célèb res , les Dup erier

les S a u r i n

)

les MontvalIon , les
C o l o l1 i a , l e s S i m e o n , l es Pazer y , les G a s sie r , les Pascalis , et ceux de ses
élèves qu'un m é r ite rare e t d e grand s t al en ts ont co n du i t s à des Ipl a c e s
disti ngllées d a n s l É t a t ( 4 ) . Vous n e l'aviez p l u s , e t V O l i S n e s p é r i e z pas
les Decormis , l e s Pasca l , l e s

,

Ju l i e n ,

'

'

de ]a

rec o u v r e r jamais. Le gr a n d NAPOLÉ ON

VOuS

la

Quel droit

rend.

avie z-vo us à u n e fave ur s i é c lata nte ?

a m es c o n c itoyen s ! c é l é b rons la b onté de n o t re au g u s t e Maître . Con,

voudrai t p o u v o i r nOlis
accor der e ll c ore . Voyo n s - y toutes les satisfa ctions que le g r a n d N A PoLÉo N
prép a r e à ses s u j e t s , tous les tri o m p h es dont son am ou r pour ses p eu p les , dont
sidéro n s d a n s ce qu'e l l e n ous ac corde , t: e qu'ell e

.

son

a m e gran de e t s e n s ib l e e s t sans cesse occup ée p ou r leur bonh ellr. Et dans
E

,

1
an

J z.

'rb vCG C'

,

fo nda l'Éc ole de Dro it fla ns l'Un ive rs ité
•

, M in istre de s C ul te s ; M . Si m eo n
d e la Cou r .te
, pt ' lIII e r Pr Hi d ea t

�•

( 16

•

ce s

e.

p l u s p r o fo n d e s e t de n ot r e a d m ir a tI o n , le s e r m e n t à j a m a is i na l t é a b l
r
e de
n otr e a mo u r po u r sa pe rs o n n e s a c ré e e t d 'u u d é v o ile me nt s a
ns bo rn e s à
s- e s vol o n t é s et à ses ord res . Qu e l es v OÎltes de c e t é d i fi c e d édi é a r n s
o
p
pèr es auxJ i n té rê t s de la p a t r i e , r é p è t e n t n o s tr a nsp ort s d a l lég re s s e e
t ces
accl amati ons de notr.e vive reco n n aissan e .
,

.

'

'

le C o nse ille r d ' É tat

M.

m a rq u é q u'il
-

ac

hon ore

l a s s e m b l é e d e sa
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c o rd e à l'ét abl isse m ent d e l

'

Éco le

pré s e n c e . L'j l1 t érê ,

, à sa pro ,p éri té ,

vou s

rép ond d e s o n i� l e pou r le b i e l l de l a C i té , et nou s J e ren d. b ien p réc ieux

et chér issab le. Q Ll e n' ave z - v o l i s pas .a a t t e n d re de l a b i e nvei llanc e d e sel

intent ions et de la s a ge s s e de ses vues ! Dé pos ita i re d e
notre a u guste

dé c ret s

,

il s e

e t i n c o[!)par able M o n a rq u e ,

m i n i s t re

la con fiallce de

re s p e c t a b l e de ses

de pouvo i r ê t re a u x pieds d u Trône l i n t e r p r è t e e t

fél i c i t e r a

'

l e ga ra n t d e. n o s s e n t i m e n s et de nos v œ U K.

Un PrHat , doué d e tou tes les vertlls , p l e i n de l a sc ie nce d e' l 'e sp rit

s a i n t et d e c e l l e des hommes , a ppl a u dit à n o s t " lnSports ; il en

l a s i n c é ri t é . Ses m a i n s se lèven t

C i el , e t l e C i e l

au

con n a î t

n o u s accorde

ses

bénédic t i o n s . T a nd i s que s e s travallx a p o s t o l ique s e t l e gouvern e m e n t d'ua

vaste Dio cèse s e m bl en t l o cc uper to u t e n tier , r i e n n e l u i é c h a pp e de to u t
'

ce

qui peut c o n c o u r i r

-

'

à

l'ava n tage o u au s ou l a geme n t d ' u n e C i t é d o n t l es

bes o i n s pres s e n t e t déc h i re n t

SOn

dont l'Eco l e l u i est redevab l e à
nous

en

cœu r

.

Les

l 'époque

s o i n s et les d e s Î r s effic;Jces

même d e s o n

é ta b lisseme nt ,

offre n t l e témoig nage. OffroD i l u i les exp ression s d e notre reco n­

llajssauce ct de notre r es p ect.
•

M a g ist rats pén étré s de l'am onr et d es de vo irs d e le ur état , v ien n e nt
rend re à la maj esté des l o i s l ' h om m ag e au qu el ils i nv i te n t le s pe up le s

pu

le u r. vertul et l'u t ile applica t iO D de le ur science. Q u i l leur e s t d o ux ,
U DÎSsa Qt leurs. a c cl a m at i o n s à c eU ei de l e u rs cO Dc itoyeD s , d' cn s ce l ler la
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�n ou s a rrl V� ; q u e t ro p s o u v e n t n
o u s a ffi ig e o ll s d e n os d o lé a n c e s
in d i� c rè te s
et de n o s 11lJ us te s so lli ci t a tio n s , lo rs qu e d s se nt im en
e
s cle g r a t i t u d e in fi
n io
de vr aie nt êt re la ré c o m p e n s e de s e s e Ia:"
l 'o r t il o u 1 a c o n s o l a t i Q n
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N on , M ES S I EU r,. S , rie n ne po ur ra it s ép ar e r l ' E m p ere ur N AP OL �ON '
d es
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S0 111S cl e sou glo rie ux E m p i r e C ' e s t à B ra u n n c au , e n p réi e n ce cl A
es
utric hie n s et des Rus ses coal isés ; c'est à la tê te de s e s ar m ées , d a n s de s
,o ntr ées l o i n t a i n e s , à l ' é p o qu e mê me où s a m a i n for te de ses l au r i ers
acc um ulé s tra çai t l e s p la n s de la jou rn ée d ' A u s ter litz , de cet te j our née
mé mo rab le , où la v i c to i re e n cha î née v i n t · à s e s p ie d s l u i j u r e r u e
n
cons tante e t éte rnell e fidél ité ; que de la mêm e m a i n il signe le pr e mie r
décret d'orga nisatio n de' l'Écol e d'Aix ( 1 ). C ' es t à Mu nich , en t r a i ta nt
de la paix , qu'il signe le secon d ( 2 ) . Qu e l l es épo q ues , q u e c e l le s qu i
nous p r ésen t e n t l'heureux rapprochement de s e s t ri omphes et de ses b ie nfai t s t
Q u i n e dira pas : ouï ; l E u r o p e e n t iè r e es t da n s l a Fra�ce ; e t l a F r a n c e ,
tou te où i l e s t ? A i n s i , l e s moindres déta ils d' u n e ad minis t ration immen se ,
c o mme l e s plus grands objets , s o n t à s e s y eux dignes d'occu per et d'in_
téress e r s o n a m e et s a pe nsée , de fixer son atte ntion aussi vigilante
à t o u t , q u e s o n bras e s t invin cible à t o u s ! Quelle leçon , quel e x e m p le
pOli r ceux que s a bon té sup rême daig ne app eler au serv ice de ses
.

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volontés !

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( 18 )

-

Ainsi qu'à la gu e rre , au Barrea u o n cueille des lauriers ; l'a rt e n e st
même ; le ta le nt y d o n n e le co urage ; et des vertus p a c ifiqu e s y fo rm e nt

d� M ros .

mat tre s vous a ttendent , n on

teoks , des

Dans ces

les Col o n l a , l e s S i m e on

tous les eussiez trouvé s ; l e s Sa u ri n , l e s J u l ien

p ' re e t

'
n y s on t plus : heu reux

fils

tels qu'a u trefoÏJ

e n c o re , p uis q u ' u n e pro vide n ce qu e

no us de "o n s bé nir , ve i l le s u r les j o u rs de ce éné rabl e J u risc oDsu lte 1 ) , le
c om p ag no n de leur s t ra\'a ux et l'ém u le de l eu r gl oire ; p u isqu 'e l le l 'a c o n s e rv é

à la

n o u ve

ll e É cole

p ou r être e n que lque

sort e l a pi e r re

a n gu aire et

fo dame ntal e de son édifi ce , et pou r lui t ra ns met tre e n héri tage , com me

apa nage d'une d is ciplin e fl oris s an te , l e

de ces a n t iqu e s

dépôt

v e J tllS

et

de cette profonde érudit ion d o nt l 'a n ci e n ne a vait été s i long te ps illustr ée "
Du-m oins , les très-fa ibles di s cipl es de t e l s m aîtres s'attac hero t- ' s à don n er
� l eu rs étèves l'exem ple d'u ne a pp l i c ati o n e t d' u n e as siduité co ta n te à
leu� d e voi rs Puisse nt les efforts de le ur zèle répon dre à la missio n ,j
.

h � n or a b l e que SA MAJES TÉ Imper i a l e et Royale

appelés u n j ou r cà

Et vous

vous ,

exer c e r

le redoutabl e ministere d e la

aux É c o l e s de l a Loi "

v o u� y imtru·re. L E s p rit S aint vOUa y i n vit e
'

Urral/Z.

Et la Terr e

vo� trava

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gra nde , l'ut ili é de ces Éco les ! O ù e n j U P'e pa

qu'on do i

L� Oro! R
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udimini , ljui j

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Q :l' e e e

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.

att ach e a l 'instruc tion que

'bon neur et l a consi dérat ion qu 'e ll e vous

a

ju.stice , -

"
u n j our l es J uges de la Terre , re connai s s e z le prix d'une ius

dont vous êtes le principal obj e t. Venez

,

d a igné l e u r c o uE e. !

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'1 o b ti e ll fl e n t Je r o n g q u i le u r e s t d
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Il
tJe e m a n q u a i e n t . cl n o s an cic n n es Êe ol
cs .
0/ 1 y acq u i e rt ég ale me n t d c s no tio ns Su r t ou t c e qU t
.
Co n ce r lle le p
ouv o i r
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pr'eil l' ord r
Q
s()c ia1 . O n e u ign ore l e s é l é m e ll s ' le s clC' t a 'l l s , qu a n d t ou s 1
e s 'n e m
br. e s de
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É p o u r l a s e r vi r u t i l e m e n t .
appclcs

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Les

des

r

èg l e s d e la p rocé d u r e c i v i l e

c r i rI1 i o c l l e sont e n c ore d li r e S S
or t
coles . L e s form es q u i i n t r od u iseut d a n s le po r t iq u e de s LaI' S , ve l' Il
et

en t

à l a gar de de leur S&lt;ll! c t u él i re.

es t spéci a l e m e n t consacrée à l' en se lg n em e nt
.
lo
d
à
l
e
a g ire u n o m Fra nç a ls ,
de l a législ a t i o n fra nçaise , d ce Code ér igé
.
COlll m e DrOI t d e l a Fra n c e e t c d u i de tou t es l e s N a t ions. · Des Éc oles
Mais , l 'i n s t i t u t i o n des

doive n t e n rép a n d re
e st

ouve rt aux

Éc oles

.

l es dogm es ct e n a s su r e r

h o m mes d e t o u t e s

l'imm ortal ité. L'a ccès

en

l e s cl asse s , de toutes le condi tion s ',

tous so n t invit és à pa rtag er l e u r e n s e igne ment ; i l es t le patri moin e comn ltlll
\

a tous.

Car t elle est e nco re l 'exc e l l e n ce de ce ch ef- d 'œuv re de r a iso n e t d'in tel­
cllll
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Fra nç ai s , d 'ê tr e h o m m e

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.

, L e F r a n c a is y ap pren d à co n na îtr e ,

à l e s co ns er ve r e t à l e s

n é F ra nç ai s , y

v o it

2t te nt ats
le b o n

d e la

et d ei ré b el li on s à la

o rd re

dr oi ts de s o n or ig ine ;
n 'ê t re

pa f

r e d re s s e m e ns

d es

dé fe n d re ; l'é tr an ge r q ui re gr et te d e

co m m e n t il

Là , so n t le s /p ré ce p te s

à ho no re r le s

pe ut l e de ve ni r.

p lu s sa in e

m a ra Ie

, le s

lo i na tu re lle , le m ai nt ie n

de s m œurs ,

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Loi s ancienne s ,

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la bon ne fo i d u tiers fo rcé d e tr aiter avec
t rou ve u n e ass u ranc e , u t i l e mêm e à c e s �t res i n ca p&lt;l bles d 'a g i r.

Là , l e père de fa m i l l e , comp ta ble à ses e n fa n s d ' u n e égal it6 de ten d resse ,

l e s appelle au par t age é ga l de s a fo r tu ne ; et le fil s qui a s u d i s p u tc r l e
m i e u x à ses frères l'ava ntage d' a dmi nistrer des s o i n s. , des secours , des s o u ­

lél g em e ns , des consolations à u n p ère s u c c o m b a n t salis le poins de l'âge ou

des i n fi r m i tés

,

e n r e t i re l e prix par u ne d i s position qui le flatte s a n s choquer

le d roit d es autres. E t lù encor e , ce l u i q u i m e u rt s a n s l'espoir de revivre

dam u n autre l u i-même , reçoit d u s age Solon l a l iberté d'encen ser e t de
favoriser le doux l i e n de l'al n i t i é .

On y voit qu e ll e e s t l a foi d e s c n g:lgem e n s , quel c s t l e l ie n d es o b l i­

'
gations ; o n y a p p re n d à ê t re pr o b e c!&lt;l Il S l e s ventes e t l es é c h a n g e s , fidèle
cla ns les sociét és
Les règles et

,

e � a c t d a u s l 'exe rcice d e s m ;J lI d a t s .

les préc a u t ions tutela i res d u droit de propr iété , toutes

les p r op ri h� s y s o n t assu rées.
En

Li lI

.
m o t , le Co de N A POLÉON e s t l e m e n tor · d o n t l a sagesse appart i e n t

à chacu lJ ; i l est le Man uel que c h a c u n p e u t t e n i r à sa d i s p El s i t i o lJ
ces se

, e t s a n s cesse c o n s u l ter pour la c o n d u i t e d e s e s

a

ffa i re s

,

S ;J ll S

p o u r la

règle d e ses i n té rêts ; à l a iueur des r è g l e s ' qll i Y sor. t exposées avec u n e

p l i c it é séd u i s a nte , ch a c u n pell t être à s o i

cla rté a d m i rable , avec u ne

s im

le Juris w lI s ulte l e p l u s éclairé , le J ll ge l � plus i m p a r t i a l .
Tel es t , cl i s , j e , c e p r od ige d e

possèd e ; s o n M O ll a rqu e l e n
'

a

s a ge s s e e t d e

-

mê me

La France le

s c ie n ce.

in v est i e. O n dirait que p o u r e l l e , i l n'avait

p a s fa i t a ssez p a r ses v i c t o i res ; o u que d es m a i u s de l a v i c toire , i d o)atre

d e Ja

m a g n i6cell c e

de se s explo it s , ce h é ro s l'ava it reçu com me u n prés ent �

seul dign e d'ê t re offe rt à la Nat i on des N a tions .
-

Fra nce ,

ct

F ran ce et t e s Royau m es , rec o n n a i s ta gra nde u r
s p le nd eu r !

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F ra n ç ai s , v o i l à vo tre pa tr ie !

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d i gn ité,
POL

l u i ses Ve r t u s , s o n gé nie , s o n n m e et res b i e n fa i t ;

sur les

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ations ! En lui ,
lui , .

,

vous

uro pë

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con n u

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a vu son va inqueu r ;

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10 l , n e po ur ro ut se pr év al oi r cl u d i t te m ps d' ex
er ci ce à
1 effc t d'o b te ni r le D i p l o m e cle L i c e n cie , q 'au ta nt qu 'il s &lt;ll I r lit
su bi , a v nt
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udém iai re a n 1 5 , co rre sp oll cla ll t

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rit par l'ar ticl e pré c ité.

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tral

l'ar ticle

exig s

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E t qu a n t

I ,e r

Jurisprudence.

•

v e n d é m i a i re dern ier , av a ient les t rois a ns

obte n i r l e D i plome de Lice n c ié , e n souten an t
l ,c r

pre s c r i t par l e d i t a rt i c l e , avant le

pub l i

corre ponda n t au 2 3

;mu

2. l ,

1 tioll et d Un ipersité de
'

l aet

;z. 3 se p te m br e 1 8 06 ) l'exam en

l e mêm e déla i e st acco rdé a ux él�v c s du
et des Itahlissemms c o n nu s � Pa ris so us les no ms d'Acadimie

d

e u : cl' n t r eu " qui , au

d" tud

;l U

;

septe m b re

1 8 06.

ven dém iair e au 1 5 ,

ceux qui j u s t i fi e r o n t réguliéretnen t et e n temps utile d e deux

a

d é tudes , s o i t aux �coles centrales , soi t à l'Académù de Ligisla-

•

ou à

l' Un.ivasité de Jurisprudmce à Paris ,

de Li en cié ,

n

étant

s ou

ils obtiendront le grade

m i s qu'aux exam e n s e t à l' a cte pllblic déterminé s

p:u l e s a r t icles 4 3 e t 44 du Déc ret imp éria l du 4 com plém e ntair e a n I2. ,
du
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Dé ret

de l a
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ct

sui van t l a dé ci s i o n de Sôn E xc e l l e n c e le G ra n d Juge , Mi ni s t re

us tic e , à no us t r a n s m i s e
r

én ér al

let tre

par

de M . le C Ol1 5ei lle r- d'E tat ,
,

di 1 i n s t r u c tio n pu bl iqu e , le 1 5 ma rs de rn ier .
Le Dir(

u ur

de l' École ,

A L P H E R A N.

Le

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              <text>Procès-verbal de la séance d'ouverture de l'École de Droit, d'Aix, le mardi 15 avril 1806, 2ème année de l'Empire français et du règne de Napoléon</text>
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      <name>Facultés de droit (Aix-en-Provence Bouches du Rhône) -- Histoire</name>
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