Titre

Arrêté de l'administration centrale du departement des Bouches-du-Rhone. portant approbation de l'adresse des professeurs de l'Ecole centrale, aux peres de famille & aux jeunes citoyens du département. du 19 pluviôse, l'an 6.e de la république française, une & indivisible

Description

En 1795, en pleine période révolutionnaire, l'instruction publique est complètement réorganisée : des Écoles centrales sont créées à l'échelon de département : huit de ses nouveaux enseignants expliquent aux parents la nécessité de cette réforme

Créateur

École centrale des Bouches-du-Rhône. Auteur
Bouches-du-Rhône. Administration centrale. Éditeur scientifique
Mouret frères. Imprimeur

Source

Bibliothèque droit Schuman (Aix-en-Provence), cote RES 8200

Éditeur

chez les freres Mouret, imprimeurs du département & librairies. An VI républicain (Aix)

Date

Droits

domaine public
public domain

Relation

Notice du catalogue : http://www.sudoc.fr/257400559
Vignette : https://odyssee.univ-amu.fr/files/vignette/RES-8200_Arrete-administration_vignette.jpg

Format

application/pdf
1 vol.
8 p. ; In-4
In-4

Langue

Type

text
monographie imprimée
printed monograph

Identifiant

https://odyssee.univ-amu.fr/items/show/811

Couverture

Autre forme de titre

Adresse des professeurs de l'Ecole centrale, aux peres de famille & aux jeunes citoyens du département des Bouches-du-Rhône (Titre de départ)
Arrêté de l'administration centrale du département des Bouches-du-Rhône portant approbation de l'adresse des professeurs de l'École centrale, aux pères de famille & aux jeunes citoyens du département. du 19 pluviôse, l'an 6 de la République française, une & indivisible (forme modernisée)

Résumé

Document signé à la fin : "Signés, Camoin, professeur des langues anciennes ; Forty, professeur de dessin ; Kolly, professeur d'histoire naturelle ; Nicolas, professeur de mathématiques ; Jeanssaud, professeur de chymie ; Benoit, professeur de grammaire générale ; Sicard, professeur de belles-lettres ; & Mevolhon, professeur d'histoire." (Notes)

La période révolutionnaire porte de graves soupçons sur toutes les institutions issues de l’Ancien Régime. L’école n’y échappe pas et un décret du 25 février 1795 réorganise totalement l’administration scolaire qui correspond aujourd’hui à notre second cycle (collège et lycée) : une École centrale est créée par département (parfois 2 ou 3 en fonction de la démographie), celle des Bouches-du-Rhône est installée à Aix. On en compte une centaine dès 1797 (1). La nouvelle scolarité de 6 ans est divisée en trois sections de deux ans (admission à 12, 14 et 16 ans), chacune délivrant 3 à 4 enseignements distincts :

 - 1ère section : dessin, histoire naturelle, langues anciennes et, sur autorisation, langues vivantes
 - 2ème section : mathématiques, physique et chimie expérimentales
 - 3ème section : grammaire, belles-lettres, histoire et législation

Sachant que jusqu'à la Révolution Française, le latin et l'éducation religieuse (qui disparaît ici des programmes officiels) s'imposent dans l'éducation des enfants, on mesure la grande modernité de ces programmes et la place accordée aux disciplines scientifiques et techniques, chères à un nouvel idéal citoyen éclairé.

Le présent manifeste, écrit en 1798 par des enseignants de ces nouvelles écoles, a été rédigé à l’attention (adresse) des parents d’élèves (les pères) et des jeunes (les futurs citoyens) afin de leur expliquer le bien-fondé de la réforme. On remarquera que les huit signataires du texte ont pris soin d’être très représentatifs des disciplines proposées au cours des trois cycles d'enseignement : langues anciennes, dessin, histoire naturelle, mathématiques, chimie, grammaire générale, belles-lettres et histoire. Le plaidoyer et la profession de foi des auteurs sont approuvées par le Département (l'arrêt, d'une seule page, précède le document) à un point tel qu'il en demande aussitôt l'affichage dans toutes les communes des B-d-R et son envoi au Directoire, au Ministre de l'Intérieur et à toutes les Ecoles centrales, pas moins !

Les écoles intermédiaires, une proposition émise par de Nicolas de Condorcet dès 1792 (1743-1794)

Déjà prévues par le plan général d'instruction présenté par Condorcet en 1792, puis reformulées par Bancal des Issarts et adopté par le Comité d'instruction publique, ces Écoles centrales auront une vie des plus éphémères : à la suite d'une enquête menée en 1801 par le ministre de l'Intérieur qui soulignait leur mauvaise coordination avec l'enseignement primaire, un manque d'éducation morale et religieuse, une liberté des élèves excessive et surtout, un esprit révolutionnaire peu compatible avec le régime bonapartiste (id, 1), une loi du 11 floréal an X (1er mai 1802) les supprime pour les remplacer par des lycées entretenus par l'État pour les plus importantes, par des écoles secondaires ou collèges financés par les communes ou par des fonds privés, pour les autres.

1. École centrale (Révolution française) - École centrale des Bouches-du-Rhône
2. Nicolas de Condorcet - Nicolas de Condorcet

Provenance

Bibliothèque droit Schuman (Aix-en-Provence)
Fichiers
RES-8200_Arrete-administration.pdf

Citer ce document

École centrale des Bouches-du-Rhône. Auteur, Bouches-du-Rhône. Administration centrale. Éditeur scientifique, et Mouret frères. Imprimeur, “Arrêté de l'administration centrale du departement des Bouches-du-Rhone. portant approbation de l'adresse des professeurs de l'Ecole centrale, aux peres de famille & aux jeunes citoyens du département. du 19 pluviôse, l'an 6.e de la république française, une & indivisible,” Bibliothèque numérique patrimoniale, consulté le 29 novembre 2021, https://odyssee.univ-amu.fr/items/show/811.

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Position : 784 (161 vues)

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